Sempervira n°12 csrs

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Le parc National de Taï (PNT) situé au sud-ouest de la Côte d'Ivoire et couvre près de 536 000 ha. Il représente plus de 50% de la superficie totale des blocs de forêts ombrophile primaire de …

Le parc National de Taï (PNT) situé au sud-ouest de la Côte d'Ivoire et couvre près de 536 000 ha. Il représente plus de 50% de la superficie totale des blocs de forêts ombrophile primaire de l'Afrique de l'Ouest sous stricte protection. Il occupe en outre, trois quart de la superficie de forêt ombrophile encore existante en Côte d'Ivoire. L'exceptionnelle diversité des espèces des espèces végétales et animales, ainsi que le taux particulièrement élevé d'endémismes et d'espèces rares qui caractérisent ce parc ont conduit à son classement en Réserve de la Biosphère en 1978 et à son inscription sur la liste du Patrimoine mondial de l'UNESCO en 1982. Avec son énorme potentiel de diversité génétique, le Parc national de Taï représente un véritable "laboratoire naturel" propice à la recherche scientifique (écologie, éthologie, génétique, biotechnologie, recherche médicale...).

Le caractère dynamique de la gestion d'une aire protégée comme le PNT et sa zone et sa zone périphérique nécessite une recherche et une communication régulière sur les processus écologiques, environnementaux, économiques et sociaux qui contribuent à façonner ce milieu. Une telle communication doit se faire de façon horizontale et verticale entre plusieurs groupes d'acteurs:
-chercheurs et institutions de recherche;
-gestionnaires du parc et décideurs politiques;
-partenaires au développement;
-ONGs de conservation;
-privés et société civile;
-populations riveraines...

Cette concertation permettrait à la recherche scientifique d'être véritablement au service de la conservation du parc et du développement de sa zone périphérique en fournissant, dans une vision partagée et grâce à la complémentarité des disciplines, l'essentiel des informations souhaitées ou jugées indispensables par les autres acteurs pour une gestion intégrée de l'espace Taï.

C'est la raison pour laquelle un atelier sur le bilan et les orientations des activités de recherche menées dans l'espace Taï entre 2000 et 2011 a été organisé les 23 et 24 novembre 2011 au Centre Suisse de Recherches Scientifiques en Côte d'Ivoire. Cet atelier est le deuxième du genre après une première expérience réussie en 2000.

Le présent document capitalise les importantes informations issues des allocutions prononcées au cours de ce deuxième atelier. Il dresse une liste des principales recherches conduites dans l'espace Taï dans la période de référence. Il présente ensuite les réflexions des participants sur les priorités de recherches pour la prochaine décénnie et les dispositifs censés favoriser une transparence dans l'orientation, la coordination et la capitalisation des activités de recherche.

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  • 1. Chapitre en cours sempervira Recherche et conservation: S E M P E R V I R A option de valorisation du Parc National de Taï (PNT) N u m é r o 1 2 Numéro 12 Atelier organisé les 23 et 24 novembre 2011 avec l’appui du CSRS et de la GIZ sur le thème: «Bilan et orientations des activités de recherche scientifique dans l’espace Taï, sud-ouest de la Côte d’Ivoire» ISSN 1025-8167 1
  • 2. Chapitre en cours Centre Suisse de Recherches Scientifiques en Côte d’Ivoire (CSRS) S E M P E R V I R A N u m é r o 1 2 Directeur Général: Bassirou Bonfoh Adresse: 01 BP 1303 Abidjan 01, Côte d’Ivoire Tel: +225 23 47 27 90 Fax: +225 23 45 12 11 Email: administration@csrs.ci Site Web: www.csrs.ch 2
  • 3. Chapitre en cours sempervira Photo de couverture Hippopotame pygmée (Choeropsis liberiensis). Photo: IBREAM Copyright © 2013 CSRS ISSN 1025-8167 Sempervira Abidjan CSRS 01 BP 1303 Abidjan 01, Côte d’Ivoire Imprimé en Côte d’Ivoire S E M P E R V I R A N u m é r o 1 2 Numéro 12 3
  • 4. S E M P E R V I R A N u m é r o 1 2 Chapitre en cours 4
  • 5. Chapitre en cours Sous la direction de Constant Yves Adou Yao 1,2 , Inza Koné 1,2 & Bassirou Bonfoh2 1. UFR Biosciences de l’Université Félix-Houphouët Boigny, Abidjan, Côte d’Ivoire 2. Centre Suisse de Recherches Scientifiques en Côte d’Ivoire (CSRS) Avec la participation de Akpatou K. Bertin, Bitty E. Anderson, Bogui E. Bandaman, Gléanou K. Epiphanie, Ouattara Karim. Recherche et conservation: option de valorisation du Parc National de Taï (PNT) Design Boris Kouakou Abidjan, juillet 2013 Office Ivoirien des Parcs et Réserves (OIPR) 06 PB 426 Abidjan 06 Tel: 00225 22 41 40 59 - Fax: 00225 22 41 37 69 N u m é r o 01 BP 1303 Abidjan 01, Côte d’Ivoire Tel: +225 23 47 27 90 - Fax: +225 23 45 12 11 Email: administration@csrs.ci - Site web: www.csrs.ch S E M P E R V I R A Appui financier et technique 1 2 www.parcnationaltai.com 5
  • 6. S E M P E R V I R A N u m é r o 1 2 Chapitre en cours 6
  • 7. Chapitre en cours S E M P E R V I R A N u m é r o 1 2 Les partenaires du Parc National de Taï 7
  • 8. Table des matières Chapitre en cours Table des matières Préface Liste des abréviations................................................................................................12 Résumé exécutif.........................................................................................................14 1. Introduction...........................................................................................................17 1.1.Contexte et justification.........................................................................17 1.2.Objectifs.......................................................................................18 1.3.Résultats attendus à court et moyen terme.....................................18 S E M P E R V I R A N u m é r o 1 2 2. Méthodologie et déroulement de l’atelier.............................................................19 2.1. Participants.........................................................................................19 2.2. Comité d’organisation de l’atelier........................................................20 2.3. Déroulement de l’atelier......................................................................20 Phase 1: présentation des enjeux de la conservation du PNT et synthèse des résultats de recherche.........................................................20 Phase 2: Travaux en commissions....................................................21 Phase 3: Validation des résultats des commissions en plénière.......21 8 3. Allocutions d’ouverture.........................................................................................23 3.1. Allocution de Dr. Koné Inza, représentant le Directeur Général du CSRS..23 3.2. Allocution du Col. Tondossama Adama, Directeur Général de l’OIPR...25 3.3. Allocution du Professeur Kouamélan Essétchi Paul, Directeur de L’UFR Biosciences de l’Université de Cocody.....................................27 3.4. Allocution de Dr. Tahoux Touao Martine, Directrice du CRE, Point Focal Programme MAB et Patrimoine Mondial UNESCO, membre du Conseil International et Intergouvernemental de Coordination (CIC) du Programme MAB...........................................................................28 3.5. Allocution du représentant du Directeur Général de la Recherche (MESRS)...............................................................................................32 4. Liste des recherches conduites dans l’espace Taï entre 2000 et 2010..............33 4.1. Liste des recherches conduites en sciences sociales et de développement....................................................................................34 4.2. Liste des recherches conduites en Botanique et foresterie............34 4.3. Liste des recherches conduites sur les chimpanzés..........................34 4.4. Liste des recherches conduites sur les singes à queue.....................34 4.5. Liste des recherches conduites sur d’autres animaux y compris le suivi écologique...............................................................................35
  • 9. Table des en cours Chapitre matières 5. Résultats des travaux en commissions.............................................................37 5.1. Résultats de la Commission 1 sur l’identification des priorités de recherche en sciences biologiques......................................................38 5.2. Résultats de la commission 2 sur l’identification des priorités de recherche en sciences sociales.............................................................40 5.3. Résultats de la commission 3 sur l’identification des priorités de recherche en sciences agronomiques..................................................42 5.4. Résultats de la commission 4 sur les propositions pour une institu tionnalisation du bilan, de l’orientation et de la gestion des activités de recherche scientifique, d’alimentation du site web du PNT par les chercheurs et initialisation du processus de zonage du PNT.............44 N u m é r o S E M P E R V I R A Annexes....................................................................................................................47 Annexe 1 : Programme de l’atelier..............................................................48 Annexe 2 : Liste des participants.................................................................49 Annexe 3 : Galerie photos du déroulement de l’atelier.................................52 Annexe 4 : Résumés des recherches en sciences sociales.............................55 Annexe 5 : Résumés des recherches sur les chimpanzés..............................59 Annexe 6 : Résumés des recherches sur les singes à queue.........................93 Annexe 7 : Résumés des recherches sur d’autres animaux et suivi écologique...............................................................................145 Annexe 8 : Résumés des recherches en Botanique, agroforesterie.....177 Annexe 9 : Listes des publications portant sur le Parc National de Taï et son Espace environnant de 2000 à 2011...............................201 9.1 Publications sur les chimpanzés.......................................202 9.2 Publications sur les singes à queue....................................205 9.3 Publications sur d’autres animaux et le suivi écologique...211 9.4 Publications en Foresterie, Agroforesterie et Botanique...214 9.5 Publications en Sciences sociales et de Développement....216 1 2 6. Note conclusive : discours de clôture par le représentant de Monsieur le Directeur Général de la Recherche.......................................................................45 9
  • 10. Préface Chapitre en cours Préface Le Parc national de Taï (PNT) est situé au sud-ouest de la Côte d’Ivoire et couvre près de 536 000 ha. Il représente plus de 50 % de la superficie totale des blocs de forêt ombrophile primaire de l’Afrique de l’Ouest sous stricte protection. Il occupe en outre, trois quart de la superficie de forêt ombrophile encore existante en Côte d’Ivoire. L’exceptionnelle diversité des espèces végétales et animales, ainsi que le taux particulièrement élevé d’endémismes et d’espèces rares qui caractérisent ce parc ont conduit à son classement en Réserve de la Biosphère en 1978 et à son inscription sur la liste du Patrimoine Mondial de l’UNESCO en 1982. Avec son énorme potentiel de diversité génétique, le Parc national de Taï représente un véritable « laboratoire naturel » propice à la recherche scientifique (écologie, éthologie, génétique, biotechnologie, recherche médicale…). Le caractère dynamique de la gestion d’une aire protégée comme le PNT et sa zone périphérique nécessite une recherche et une communication régulière sur les processus écologiques, environnementaux, économiques et sociaux qui contribuent à façonner ce milieu. Une telle communication doit se faire de façon horizontale et verticale entre plusieurs groupes d’acteurs : - chercheurs et institutions de recherche ; - gestionnaires du parc et décideurs politiques ; - partenaires au développement ; - ONGs de conservation ; - privés et société civile ; - populations riveraines… S E M P E R V I R A N u m é r o 1 2 Cette concertation permettrait à la recherche scientifique d’être véritablement au service de la conservation du parc et du développement de sa zone périphérique en fournissant, dans une vision partagée et grâce à la complémentarité des disciplines, l’essentiel des informations souhaitées ou jugées indispensables par les autres acteurs pour une gestion intégrée de l’espace Taï. 10 A cet effet, un atelier sur le bilan et les orientations des activités de recherche menées dans l’espace de Taï entre 2000 et 2011 a été organisé les 23 et 24 novembre 2011. Cet atelier est le deuxième du genre après une première expérience réussie en 2000 (Voir Sempervira No 9). Le présent Sempervira capitalise les importantes informations issues des allocutions prononcées au cours de ce deuxième atelier. Il dresse une liste des principales recherches conduites dans l’espace Taï dans la période de référence. Il présente ensuite les réflexions des participants sur les priorités de recherches pour la prochaine décennie et les dispositifs censés favoriser une transparence dans l’orientation, la coordination et la capitalisation des activités de recherche. Les allocutions prononcées respectivement par les représentants du Centre Suisse de Recherches Scientifiques en Côte d’Ivoire (CSRS), l’Office Ivoirien des Parcs et Réserves (OIPR), l’UFR Biosciences de l’Université Félix Houphouët-Boigny, le Centre de Recherche en Ecologie (CRE), la Coopération Allemande (ici GIZ) et la Direction Générale de la Recherche et de l’Innovation Technologique (DGRGIT) de Côte d’Ivoire ont toutes souligné la nécessité de faire en sorte que les résultats de la recherche soient mis à la disposition des acteurs présents dans l’espace Taï en vue de susciter des synergies d’actions complémentaires.
  • 11. Chapitre en cours Préface Sans surprise, l’atelier révèle l’abondance et la diversité des études conduites sur les chimpanzés et les singes à queue du Parc qui font l’objet de recherches continues depuis respectivement plus d’une trentaine et plus d’une vingtaine d’années. La prise en compte des aspects de la conservation et des zoonoses par les primatologues ivoiriens et étrangers est particulièrement appréciable. L’atelier montre, par ailleurs, que le nombre et la diversité des recherches conduites sur d’autres animaux ainsi que sur la flore et la végétation du PNT reste appréciable, même si ces recherches se font rarement de façon discontinue. Par contre, les sciences sociales se présentent comme étant le parent pauvre de la recherche dans l’espace Taï même s’il n’est pas exclu que des recherches en sciences sociales aient échappé aux efforts de capitalisation par la commission scientifique de l’atelier. De ce fait, le CSRS s’est engagé à analyser la logique et les relations entre les différents acteurs en vue d’harmoniser les actions et de mutualiser les ressources. Au cours des travaux en commissions, les priorités de recherche ont été identifiées en sciences biologiques, en sciences sociales et en sciences agronomiques. Les participants ont formulé les idées de recherche en leur affectant un ordre de priorité et une durée approximative tout en précisant les structures qui pourraient s’approprier ces idées de même que les ressources et les potentiels bailleurs à solliciter. Directeur Général de l’OIPR Directeur GIZ Côte d’Ivoire Directeur Général du CSRS Col. Adama TONDOSSAMA Dr. Frank BREMER Prof. Bassirou BONFOH N u m é r o Qu’il nous soit permis de féliciter le comité de rédaction des actes de cet atelier et de remercier tous ceux qui auront contribué à son succès avec une mention spéciale aux chercheurs qui se sont mobilisés pour fournir les informations et participer effectivement aux échanges. S E M P E R V I R A Le présent Sempervira se présente donc comme une mine d’information pour tous ceux qui s’intéressent aux recherches conduites dans l’espace Taï et tous ceux qui voudraient entamer les processus de valorisation. Il sera autant utile aux structures de recherches désireuses de mener des recherches répondant à des besoins exprimés par les utilisateurs potentiels qu’aux praticiens et décideurs politiques qui, en le parcourant, auront une idée plus précise des informations disponibles sur l’espace Taï et sur celles à rechercher pour atteindre différents objectifs de conservation et de développement. 1 2 Les participants ont aussi estimé que la redynamisation, voire la restructuration du conseil scientifique du PNT en léthargie depuis près d’une décennie pourrait permettre une orientation et un meilleur suivi et une meilleure capitalisation des activités de recherche menées dans l’espace Taï. 11
  • 12. Liste des abréviations Chapitre en cours Liste des abréviations Banque Mondiale CEDEAO Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest CI Côte d’Ivoire CIC Conseil International et Intergouvernemental de Coordination CJB Conservatoire et Jardin Botaniques de Genève CNRA Centre National de Recherche Agronomique CNF Centre National Floristique CODESRIA Conseil pour le Développement de la Recherche en Sciences Sociales en Afrique CORAF Conseil Ouest et Centre Africain pour la Recherche et le Développement Agricole CRDI Centre pour la Recherche et le Développement International CRE Centre de Recherche en Écologie CRO Centre de Recherches Océanographiques CSRS Centre Suisse de Recherches Scientifiques en Côte d’Ivoire DDC Direction du Développement et de la Coopération Suisse DEA Diplôme d’Études Approfondies DG Directeur Général DGA N u m é r o Banque Africaine de Développement BM S E M P E R V I R A Agence Nationale d’Appui au Développement Rural BAD 12 Action pour la sauvegarde de la Biodiversité en Côte d’Ivoire ANADER 1 2 ACB-CI Directeur Général Adjoint DPN Direction des Parcs et Réserves DZSO Direction de la Zone Sud-Ouest FAO Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation FARA Forum Africain pour la Recherche Agricole FEM Fonds Mondial pour l’Environnement FFI Fauna Flora International FIRCA Fonds Interprofessionnel pour la Recherche et le Conseil Agricoles FIS/IFS Fondation Internationale pour la Science FISDES Fonds Ivoiro-Suisse de Développement Économique et Social FPRCI Fondation pour les Parcs et Réserves de Côte d'Ivoire GIZ Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit HUB Humboldt Universitaet zu Berlin ICRAF International Center for Research in Agroforestry IES Institut d’Ethno Sociologie IET Institut d’Écologie Tropicale
  • 13. Liste des abréviations Chapitre en cours Institut des Sciences Anthropologiques et de Développement KFW KfW Entwicklungsbank (KfW Banque de Développement) MAB Programme "Man and Biosphere" de l’UNESCO MESRS Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique MINAGRI Ministère de l’Agriculture MIRAH Ministère des Ressources Animales et Halieutiques OIBT Organisation Internationale des Bois Tropicaux OIPR Office Ivoirien des Parcs et Réserves ONG Organisation Non Gouvernementale PACPNT Projet Autonome pour la Conservation du Parc National de Taï PAG Plan d’Action et de Gestion PASRES Programme d’Appui Stratégique à la Recherche Scientifique PACPNT Projet Autonome pour la Conservation du Parc national de Taï PNT Parc national de Taï PNUD Programme des Nations Unies pour le Développement PNUE Programme des Nations Unies pour l’Environnement PO Plan d’Opérations PRODEMIR Programme de Développement Économique en Milieu Rural RB Réserve de Biosphère RBT Réserve de Biosphère de Taï REDD Reduced Emissions from Deforestation and Forest Degradation / Réduction des Emissions résultant de la Déforestation et de la Dégradation des forêts SEM Son Excellence Monsieur SG Secrétaire Général TCP Taï Chimpanzees Project TMP Taï Monkey Project UAA Université d’Abobo-Adjamé UC Université de Cocody UCA Université de Cocody-Abidjan UEMOA Union Économique et Monétaire Ouest-Africain UFR Unité de Formation et de Recherche UICN Union Internationale pour la Nature UNESCO Organisation des Nations Unies pour l’Éducation, la Science et la Culture WCF Wild Champanzee Foundation WWF World Wild Fund for Nature N u m é r o ISAD 1 2 Institut National Polytechnique Felix Houphouët Boigny S E M P E R V I R A INPHB 13
  • 14. Résumé en cours Chapitre exécutif Résumé exécutif Les 23 et 24 novembre 2011, s’est tenu au Centre Suisse de Recherches Scientifiques en Côte d’Ivoire, un atelier, sur le thème BILAN ET ORIENTATION DES ACTIVITÉS DE RECHERCHE SCIENTIFIQUE DANS L’ESPACE TAÏ. Cet atelier a été organisé à l’initiative de l’OIPR, appuyé par l’UFR Biosciences, le CRE, le CSRS et la GIZ. Le financement a été assuré par le CSRS et la GIZ à travers son Programme de Développement Économique en Milieu Rural (PRODEMIR), notamment sa composante Conservation du Parc National de Taï. Ont participé à cet atelier le Président du Comité de Gestion Locale du PNT, les représentants de l’OIPR, du CSRS, des Universités de Cocody, d’Abobo-Adjamé, de Bouaké, de l’INPHB, de la GIZ, du CNRA, de la Direction Générale de l’Environnement, de la Direction Génerale de la Recherche, du Ministère de l’Agriculture, des ONG internationale de conservation (WCF) et nationale (ACB-CI). Les travaux se sont déroulés en quatre grandes étapes : S E M P E R V I R A N u m é r o 1 2 - la première étape a vu se succéder à la tribune le Dr Koné Inza, représentant du Directeur Général du CSRS; le Colonel Todossama Adama, Directeur Général (DG) de l’OIPR; Dr Tahoux Martine, Directrice du CRE; Prof. Kouamelan Essetchi Paul, Directeur de l’UFR Biosciences et M. Angan N’Dah Jean-Luc, représentant le DG de la Recherche. Tous ont relevé l’importance que revêt le PNT pour la Côte d’Ivoire et l’Afrique de l’Ouest. De ce fait, ils ont tous souhaité une synergie d’actions des partenaires pour la conservation de ce patrimoine mondial de l’humanité. 14 - la deuxième étape a consisté en une présentation faite par le Directeur du PNT sur les enjeux de la conservation dudit parc, suivie de celle du Dr. Caspary de la GIZ sur les anciens dispositifs institutionnels d’orientation et de capitalisation des résultats de la recherche et du besoin de leur redynamisation avant une série de présentations synthétisant les résultats des études menées ces dix dernières années en sciences sociales, en sciences biologiques et en sciences agronomiques ; - la troisième étape a consisté à mener des réflexions en commissions, sur quatre sous thèmes (ST) (1- identification des priorités de recherche en sciences biologiques, 2- identification des priorités de recherche en sciences sociales 3- identification des priorités de recherche en sciences agronomiques et agroforestières , et de développement 4- Propositions pour une institutionnalisation du bilan et de l’orientation et de la gestion des activités de recherche scientifique, propositions d’alimentation du site web du PNT par les chercheurs et initiation du processus de zonage du PNT dans l’espace Taï); - la quatrième étape s’est déroulée en plénière et a permis d’amender et de valider les propositions d’idées de projets faites par les commissions. L’atelier a permis de formuler des recommandations permettant d’obtenir
  • 15. Chapitre en cours Résumé exécutif les résultats attendus de chacun des sous-thèmes soumis à réflexion. La commission 1 qui a travaillé sur l’identification des priorités de recherches en sciences Biologiques a retenu 30 idées de projets regroupées dans sept domaines de recherche concernant tous la biologie végétale et biologie animale (§ 6.1). La commission 2 ayant travaillé sur les propositions de projets de recherche en sciences sociales a retenu neuf idées de projets appartenant aux domaines de recherche suivant : sociologie, anthropologie, socio-économie, épidémiologie, géographie (§ 6.2).. La commission 3 a réfléchi sur les propositions de projets de recherche en sciences agronomiques, agro-forestières et de développement. Elle a retenu sept idées de projets (§ 6.3). La commission 4, qui a travaillé sur les propositions pour une institutionnalisation du bilan, de l’orientation et de la gestion des activités, a proposé: - pour le dispositif institutionnel, la redynamisation du Conseil Scientifique du PNT qui devra être restructuré pour mieux tenir compte de l’environnement actuel ; - pour le bilan des activités de recherches, un bilan annuel précédant le plan d’opérations du PNT ; Aux termes des travaux, il est à noter qu’environ 168 publications diverses réalisées de 2000-2011 dans l’Espace Taï ont pu être recensées soit une moyenne de 16,8 publications/an. N u m é r o Chaque commission a, par ailleurs, identifié les institutions à impliquer dans les rédactions de projets ainsi que les potentiels bailleurs de fonds. S E M P E R V I R A - pour le zonage, sa prise en compte dans le plan d’aménagement et de gestion du PNT en 2012 (§ 6.4). 1 2 - pour le site Web, l’animation par le conseil scientifique de la rubrique résultats/activités de recherche qui sera actualisée chaque trimestre et de façon ponctuelle à l’occasion de chaque événement majeur ; 15
  • 16. S E M P E R V I R A N u m é r o 1 2 Chapitre en cours 16
  • 17. Chapitre en cours Introduction Crédits photo : WCF 1. Introduction Vue de la rivière Hana dans le PNT Ce massif forestier classé Parc national en 1972 et inscrit Réserve de biosphère en 1978, puis Patrimoine mondial en 1982, constitue l’un des derniers vestiges importants de la forêt tropicale primaire en Afrique de l’Ouest. Sa riche flore naturelle (plus de 1300 espèces de plantes supérieures dont 150 identifiées comme étant endémiques) et ses espèces de mammifères menacées, comme le Chimpanzé, le Colobe rouge, l’Hippopotame pygmée et le Céphalophe de Jentink etc., lui confère un grand intérêt scientifique. Depuis plusieurs décennies, ce laboratoire naturel de recherche scientifique a fait et continue de faire l’objet de plusieurs investigations scientifiques par des chercheurs de diverses disciplines, et venant de divers horizons. Ces recherches ont permis d’évaluer, de comprendre et documenter les changements qui ont eu lieu dans l’espace Taï, c’est-à-dire la zone couvrant l’aire protégée et ses environs. En effet, les résultats de ces recherches ont énormément contribué et contribuent encore à la gestion de cet espace. N u m é r o Le Parc National de Taï (PNT) est situé dans le sud ouest de la Côte d’Ivoire dans l’interfluve Sassandra-Cavally. Il couvre une superficie de 5360 km² et s’étend sur neuf (9) sous-préfectures relevant des départements de Guiglo, de Tabou, de San Pédro et de Soubré. 1 2 Contexte et justification S E M P E R V I R A 1.1. 17
  • 18. Introduction Chapitre en cours Cependant aujourd’hui, certains éléments du dispositif d’orientation, de coordination et de capitalisation des activités de recherche scientifique mis en place dans les années 90 ne sont pas fonctionnels et le potentiel de la Réserve de biosphère en ce qui concerne la recherche, les études et l’observation continue de l’environnement, la formation et l’éducation du public et des jeunes en particulier n’est pas pleinement exploité. Comme conséquence, la diffusion des résultats de recherches auprès des gestionnaires de la Réserve de biosphère, de la communauté scientifique, des partenaires au développement et du public ne se fait pas, le plus souvent, au moment opportun. Pourtant, le caractère dynamique de la gestion d’une aire protégée comme le PNT et sa zone périphérique nécessite une communication régulière sur les processus écologiques, environnementaux, économiques et sociaux qui contribuent à façonner ce milieu. Dans ce contexte, la mise en valeur de l’ancien dispositif favorisant une transparence dans l’orientation, la coordination et la capitalisation des activités de recherche scientifique s’est avérée nécessaire. A cet effet, il a été prévu conformément au Plan d’opérations 2011 du Parc national de Taï, d’organiser et d’instituer un atelier pour faire l’état des lieux sur les activités de recherche dans le PNT et sa périphérie. Le dernier atelier du genre a été organisé en 2000. Le présent atelier qui s’est tenu les 23 et 24 novembre 2011 a bénéficié de l’appui financier du Centre Suisse de Recherches Scientifiques en Côte d’Ivoire (CSRS) et de la GIZ à travers son Programme de Développement Économique en Milieu Rural (PRODEMIR), notamment sa composante Conservation du Parc national de Taï. S E M P E R V I R A N u m é r o 1 2 1.2. Objectifs 18 L’atelier avait pour objectif général de faire le bilan des recherches menées dans l’Espace Taï, entre les années 2000 et 2010, afin de proposer de nouvelles orientations de recherches pour les années futures. Plus spécifiquement, il s’agissait de : • informer les gestionnaires du PNT, ses partenaires et le public des résultats des recherches scientifiques réalisées et en cours dans l’espace Taï ; • proposer des thèmes prioritaires pour la conservation du PNT et pour le développement de sa zone périphérique, et enfin de ; • proposer un dispositif qui permet d’instituer le bilan et l’orientation des activités de recherche scientifique. 1.3. Résultats attendus à court et moyen terme La mise en œuvre des recommandations de l’atelier devrait permettre que les programmes de recherche mis en œuvre au Parc national de Taï soient cohérents avec le plan d’aménagement et de gestion du parc. Ces programmes devraient être pilotés et suivis par un dispositif d’orientation, de coordination et de capitalisation des activités de recherche.
  • 19. Méthodologie et déroulement deen cours Chapitre l’atelier Crédits photo : Service Communication CSRS 2. Méthodologie et déroulement de l’atelier Ont participé à cet atelier, une soixantaine de personnes issues de l’OIPR, du CSRS, des Universités de Cocody, d’Abobo-Adjamé et de Bouaké, de la GIZ, du CNRA, de la Direction Générale de l’Environnement, de la Direction de la Protection de la Nature, de la Direction Générale de la Recherche, du Ministère de l’Agriculture, des ONG internationales de conservation (WWF-WCF, ) et nationale (ACB-CI). La liste des participants figure à l’annexe 1 du présent rapport. N u m é r o Participants S E M P E R V I R A 2.1. 1 2 Travaux en pleinière 19
  • 20. Méthodologie et déroulement de l’atelier Chapitre en cours 2.2. Comité d’organisation de l’atelier Superviseur Président  Modérateur Général  Membres Dr. Koné Inza Dr. Ouattara Karim Dr. Adou Yao Constant DGA CSRS Chercheur au CSRS Vice-Doyen chargé de la Pédagogie à l’UFR Biosciences, Université de Cocody-Abidjan Dr. Diarrassouba Djakalia Chercheur au Centre de Recherche en Écologie (CRE) Colonel N'dri Pascal Office Ivoirien des Parcs er Réserves Mlle Gléanou K. Epiphanie Étudiante au CSRS M. Bogui Elie Bandama Étudiant au CSRS Mlle Kamaté Mariam Membre de la GIZ Outre la prise en main des questions d’ordre logistique liées à l’organisation pratique de l’atelier, le comité d’organisation s’est chargé de recenser les résumés des études conduites dans l’espace Taï entre 2000 et 2011 ainsi que les publications produites dans la même période. Pour cela, les responsables de structures ou groupes de recherche connus pour avoir conduit des travaux de recherche dans l’espace Taï ont été contactés plusieurs semaines avant la tenue de l’atelier. 2.3. Déroulement de l’atelier L’atelier s’est déroulé sur deux jours au Centre Suisse de Recherches Scientifiques en Côte d’Ivoire, sis à Abidjan, Adiopodoumé, Km 17, route de Dabou. Il s’est articulé autour des quatre axes suivants : • aménagement et gestion du Parc national de Taï ; S E M P E R V I R A N u m é r o 1 2 • résultats des projets de recherche (Taï Monkey Project, Taï Chimpanzees Project, Botanique, Sciences sociales, …) ; 20 • nouvelles orientations de recherches ; • dispositif d’orientation, de coordination et de capitalisation des activités de recherche. Outre les cérémonies d’ouverture et de clôture, les travaux se sont déroulés en trois grandes phases. Phase 1: présentation des enjeux de la conservation du PNT et synthèse des résultats de recherche La première phase a consisté à présenter les enjeux de la conservation du PNT et les synthèses des résultats des études menées au cours des dix dernières années dans l’espace Taï. Les résumés de travaux ont été présentés en cinq sessions durant toute la première journée : (i) Recherches en sciences sociales et de développement, (ii) Recherches en Botanique et foresterie, (iii) Recherches sur les chimpanzés, (iv) Recherches sur les singes à queue, (v) Recherches sur d’autres animaux et suivi écologique. Dans chacune des sessions, 2 à 3 présentations orales ont été faites. Un résumé de chaque étude par axe de recherche ainsi qu’une liste bibliographique portant sur les dix dernières années avaient été collectées avant la tenue de l’atelier.
  • 21. Méthodologie et déroulement deen cours Chapitre l’atelier Phase 2: Travaux en commissions La deuxième phase de l’atelier a consisté à mener des réflexions au sein de quatre commissions: Commission 1: identification des priorités de recherche en sciences biologiques ; Commission 2 : identification des priorités de recherche en sciences sociales ; identification des priorités de recherche en sciences agronomiques, agro-forestières et de développement ; Commission 3: propositions pour une institution du bilan et de l’orientation des activités de recherche scientifique, propositions d’alimentation du site web du PNT par les chercheurs et initiation du processus de zonage du PNT. Commission 4 : Les commissions 1-3 ont identifié les priorités de recherche par domaine selon une échelle de 1 à 5, où 5 correspond à la plus haute priorité et 1, à la plus basse. Pour chaque recherche prioritaire, les structures nationales et internationales susceptibles de s’y intéresser ont été mentionnées de même que les mécanismes de mobilisation de fonds et les mécanismes de transfert des résultats. Phase 3: Validation des résultats des commissions en plénière S E M P E R V I R A N u m é r o 1 2 La troisième et dernière phase de l’atelier s’est déroulée en plénière ; elle a permis d’amender et de valider les propositions d’idées de projets faites par les commissions. 21
  • 22. S E M P E R V I R A N u m é r o 1 2 Chapitre en cours 22
  • 23. Allocutions d’ouverture Chapitre en cours P O SI TI O N D U C HAPITRE Allocutions d’ouverture Crédits photo : Service Communication CSRS 3. Vue d’ensemble de l’assitance N u m é r o Le Directeur Général du CSRS, en mission hors du pays, voudrait par ma modeste voix, vous souhaiter la traditionnelle bienvenue au sein de notre institution à l’occasion de cet atelier pour faire le bilan et définir les orientations de la recherche dans le Parc de Taï et ses environs. Le CSRS se réjouit de la tenue d’un tel atelier qui montre, une fois de plus, que le rôle de la recherche pour la conservation des écosystèmes et le bien-être des communautés riveraines est largement reconnu, notamment par les gestionnaires d’aires protégées. En effet, cet important atelier inscrit dans le plan d’opération 2011 de la Direction de Zone Sud-ouest de l’OIPR ne vise autre chose que la capitalisation et la valorisation des résultats de la recherche pour le développement durable dans l’espace Taï. Votre présence dans cette salle témoigne de l’intérêt que vous accordez à cette démarche et sans doute à la conservation du Parc National de Taï, Réserve de la Biosphère et site du Patrimoine Mondial. 1 2 Allocution de Dr. Koné Inza, représentant le Directeur Général du CSRS S E M P E R V I R A 3.1. 23
  • 24. Allocutions cours Chapitre en d’ouverture Il faut savoir qu’il ne s’agit pas de la première expérience du genre. En effet, déjà en 1994, se tenait l’atelier sur les orientations de la recherche dans l’espace Taï. En 1996, la Fondation Tropenbos publiait un document culte intitulé « PNT : synthèse des connaissances » faisant la synthèse de milliers d’études menés dans l’espace Taï depuis la période coloniale. En 2000, se tenait un atelier sur l’état de la recherche dans le PNT, au cours duquel les recherches en cours à l’époque ont été présentées oralement, puis synthétisées dans un document édité par le CSRS. Si ces efforts, dont la liste n’est pas exhaustive, ont contribué à mieux faire connaître l’espace Taï et à fournir des outils d’aide à la décision pour les mesures de conservation des massifs forestiers et le développement de leurs zones périphériques, les praticiens sont d’avis que les choses restent loin d’être parfaites dans la diffusion de l’information scientifique aux utilisateurs et même dans la priorisation des thématiques de recherche. N u m é r o En effet, le CSRS vient de célébrer ses 60 ans d’existence, soit 60 ans de recherche en partenariat dans les domaines de la santé animale et humaine, de la gestion de l’environnement urbain, de l’adaptation aux changements climatiques, de la sécurité alimentaire et de la conservation de la Biodiversité pour ne citer que ceux-là. Le CSRS, a une longue présence continue dans le PNT à travers notamment le projet Chimpanzés de Taï qui a plus de 30 ans aujourd’hui, le projet Singe de Taï qui a plus de 20 ans et bien d’autres projets à durée plus limitée ou qui aspirent à une telle longévité sur d’autres animaux et la flore du parc et des forêts mitoyennes ainsi que sur des problématiques de sécurité alimentaire. Je voudrais, très humblement, saisir l’occasion qui m’est offerte, pour rendre un vibrant hommage aux pionniers de la recherche dans l’espace Taï pour le compte du CSRS, qui ont formés et continuent d’inspirer bon nombre d’entre nous, notamment le Professeur Christophe Boesch, initiateur du Projet Chimpanzé de Taï. S E M P E R V I R A 1 2 Que le CSRS se trouve fortement impliqué dans la recherche de solutions à ce problème n’est certainement pas le fait du hasard. Le CSRS est considéré depuis longtemps, comme étant un partenaire du Parc au même titre que la GIZ, la KFW, le CRE, le WWF… A ce titre, le CSRS a participé activement aux activités de l’ex-conseil scientifique du PNT mis en place en 1995 et en a même assuré le secrétariat entre 2000 et 2002. En tant que partenaire du Parc, le CSRS a été régulièrement associé aux exercices de planification pluriannuelle et annuelle de la direction du Parc et bien d’autres efforts de renforcement de la synergie entre les partenaires du parc. Ainsi, dans le but de susciter des vocations pour des recherches orientées vers la conservation du PNT, le CSRS a initié en 2001 le prix pour 24
  • 25. Allocutions d’ouverture Chapitre en cours la recherche en partenariat pour la conservation du dudit parc et en a coparrainé six éditions (soit une tous les deux ans), dont 5 avec le WWF et une avec le PACPNT. La présence dans cette salle, de tous les lauréats nationaux de ces prix, témoigne de la constance de leur engagement pour la conservation de ce patrimoine exceptionnel. Par ailleurs, au fil des ans, le CSRS a su se montrer attentif à l’environnement de la recherche. C’était le cas, au lendemain de la crise politico-militaire survenue en Côte d’Ivoire en septembre 2002 quand s’appropriant les recommandations du Conseil scientifique du PNT, le CSRS a initié et mis en œuvre avec les partenaires du Parc, un important projet financier par la DDC pour contribuer à la normalisation de la situation dans la sous-préfecture de Taï et à la conservation du Parc. Le CSRS s’est, en outre, toujours impliqué dans la recherche de la solution à diverses crises sociales qui ont éclatés dans la zone. En collaboration avec le CRE, le CSRS est sur le point d’achever un important projet de réhabilitation des infrastructures de recherche dans le PNT. Enfin, le CSRS se prépare à lancer, en collaboration avec les autres partenaires du Parc, un projet sur l’analyse des effets d’interaction des acteurs dans l’espaces Taï sur l’émergence d’une conscience écologique chez les riverains, gage de l’appropriation ou de l’endogenéisation des stratégies de développement durable dans l’espace Taï. Je vous remercie. Mesdames et Messieurs, honorables invités, L’atelier de ce jour est d’une importance de premier ordre pour nous, gestionnaires de ce massif, et cela pour plusieurs raisons. La première raison est qu’il est l’occasion de mettre en exergue les efforts consentis par la communauté scientifique ; pendant près d’une décennie depuis 2000, pour faire reculer les limites de l’ignorance de la valeur biologique et patrimoniale du Parc national de Taï. N u m é r o L’atelier de bilan et d’orientation des activités de recherche scientifique dans l’espace Taï qui nous réunit ce jour m’offre l’agréable occasion et l’insigne honneur de saluer nos illustres chercheurs, qui sans relâche, dans des conditions difficiles, œuvrent pour faire avancer la science et, en même temps, contribuer à la conservation du Parc national de Taï, Patrimoine Mondial et Réserve de Biosphère. C’est également le lieu de vous remercier, vous les Partenaires au développement qui appuyez techniquement et financièrement ce Patrimoine de l’humanité. 1 2 Allocution du Col. Tondossama Adama, Directeur Général de l’OIPR S E M P E R V I R A 3.2. 25
  • 26. Allocutions cours Chapitre en d’ouverture Constituant le plus grand vestige de la forêt tropicale primaire sous statut de stricte protection en Afrique de l’ouest, le Parc national de Taï abrite de nombreuses espèces végétales et animales. Mais, vous le savez mieux que moi, honorables chercheurs, il reste encore beaucoup à découvrir. La deuxième est que l’atelier de ce jour ouvrira des perspectives nouvelles quand à l’orientation des activités de recherche et des mécanismes appropriés de leur mise en œuvre dans le cadre de la gestion durable et intégrée du Parc national de Taï. En effet, la gestion de ce Parc s’intègre de plus en plus dans une approche patrimoniale et éco systémique avec l’intervention d’une pluralité d’acteurs dont les intérêts sont parfois opposés mais qu’il faut concilier. La science peut nous y aider avec l’expertise des chercheurs, en apportant des réponses à nos questionnements sur la nécessité ou l’intérêt de conserver la nature. Il est aujourd’hui admis que la conservation des espèces et des écosystèmes s’impose si l’humanité souhaite connaître un développement durable. S E M P E R V I R A N u m é r o 1 2 L’Union Internationale pour la Nature(UICN), en 1980, soulignait déjà que, et je site « La préservation de la diversité génétique est un gage d’avenir et un investissement nécessaire pour maintenir et améliorer la production agricole, forestière, halieutique, pour garder des options ouvertes pour l’avenir, et pour parer aux changements défavorables qui surviennent dans l’environnement » fin de citation. 26 C’est dans cette optique que la biologie de la conservation que vous pratiquez de plus en plus, et qui applique les principes de l’écologie, de la biogéographie, de dynamique de population , etc. mais aussi de la sociologie, de l’économie, de l’anthropologie, permet de fournir les outils appropriés et les mesures efficaces pour gérer durablement la diversité biologique. Actuellement, les innovations technologiques multiples permises avec la télédétection, la télémétrie, l’utilisation de l’ADN, etc., sont des champs exploratoires dont pourrait bénéficier la biodiversité de l’espace Taï. De même, les questions liées aux changements climatiques, à l’évaluation des stocks de carbone, au payement des services environnementaux, etc., sont autant de thématiques ouvertes qu’il faudra davantage prendre en considération. Mesdames et Messieurs, distingués invités, Au-delà du bilan des travaux déjà réalisés dans l’espace Taï, cet atelier, devrait surtout nous permettre : D’abord, de réfléchir et de proposer des moyens appropriés pour capitaliser et promouvoir les travaux de recherches ;
  • 27. Allocutions d’ouverture Chapitre en cours Ensuite, de réfléchir sur le cadre ou les dispositions requises pour la conduite de la recherche dans l’espace Taï qui prennent en compte les questions actuelles évoquées plus haut, ainsi que les préoccupations des populations riveraines et la nécessité de préserver la biodiversité ; ces dispositions pourraient inclure un système de suivi-évaluation qui permet aux gestionnaires de mesurer les progrès accomplis dans l’attente des objectifs définis dans le plan d’aménagement et de gestion ; Et enfin de proposer des mécanismes de gestion gagnant-gagnant entre les chercheurs, les gestionnaires et les populations riveraines. Mesdames et Messieurs, distingués invités, chers participants, Avant de clore mon propos, permettez-moi de réitérer ma gratitude aux Ambassades d’Allemagne, de Suisse, de Norvège, des ÉtatsUnis d’Amérique , du Japon, et de la France, à la GIZ, au PNUD, au CSRS pour leur appui financier sans cesse renouvelé à la Côte d’Ivoire et que nous espérons davantage croissant pour la gestion durable des Parcs nationaux et réserves en général et du Parc national de Taï en particulier, dans l’approche intégrée « Espace Taï ». Plein succès à vos travaux. Je vous remercie. L’UFR Biosciences que je dirige compte 13 Laboratoires et un Centre de Recherche (CNF). Au plan de la recherche, les 13 laboratoires de l’UFR Biosciences travaillent autour de quatre pôles de recherches : (i) Conservation de la biodiversité des espèces vivantes et valorisation des écosystèmes (Responsable : Professeur Kouamélan Essétchi Paul ; Contacts : kessetch2002@hotmail. com ; (+ 225) 01 37 53 63) ; (ii) Biotechnologie, Bioéthique et Biosécurité (Respon- sable ; Professeur Ahonzo Niamké Lamine Sébastien ; Contacts: niamkes@yahoo.fr; (+ 225) 05 50 63 54) ; (iii) Substances naturelles et pharmacologie (Responsable : Professeur N’guessan Jean-David ; Contacts : nguessanjd@yahoo.fr; (+225) 03 33 62 39) ; N u m é r o Nous sommes aujourd’hui rassemblés ici pour parler de la recherche scientifique dans l’espace Taï. De ce fait, il n’y a pas de long discours à faire. 1 2 Allocution du Professeur Kouamélan Essétchi Paul, Directeur de L’UFR Biosciences de l’Université de Cocody S E M P E R V I R A 3.3. 27
  • 28. Allocutions cours Chapitre en d’ouverture (iv) Alimentation, Nutrition, Santé (Responsable : Profes- seur Kati-Coulibaly Séraphin ; Contacts: katicoulibalys@yahoo. fr; (+225) 06 22 16 40). Je pense que ces thématiques ont bien leur place dans l’espace Taï. Déjà nombreux sont les collègues, qui à travers des projets interuniversitaires ou en collaboration avec le Centre Suisse de Recherches Scientifiques (CSRS), ont fait d’excellents travaux de recherches dans cet espace Taï. Nous sommes ici, aujourd’hui, pour apporter notre contribution constructive à la réussite de cet important atelier qui, nous l’espérons, permettra de constituer des poules de compétence autour d’un objectif commun, celui de la conservation de la biodiversité de l’espace Taï. Je vous remercie 3.4. Allocution de Dr. Tahoux Touao Martine, Directrice du CRE, Point Focal Programme MAB et Patrimoine Mondial UNESCO, membre du Conseil International et Intergouvernemental de Coordination (CIC) du Programme MAB S E M P E R V I R A N u m é r o 1 2 Je voudrais d’entrée de jeu remercier les initiateurs et les organisateurs de cet important atelier qui nous donnent l’occasion de faire l’état des lieux des activités de recherches menées dans l’Espace Taï, au cours de ces dix dernières années, 2000-2011. 28 Dix années caractérisées par des crises de toutes sortes, qui à coup sûr, n’ont toujours pas permis de mobiliser toutes les énergies nécessaires ; aussi bien au plan local qu’international, pour permettre aux chercheurs de réaliser les objectifs prioritaires de développement de notre pays, surtout concernant les engagements pris vis-à-vis de la communauté internationale. C’est le lieu de rendre hommage aux agences de coopération bilatérale de recherche et de développement, à tous les partenaires qui malgré cet environnement difficile, ont initié et soutenu les actions de recherche menées dans l’Espace Taï au cours de la décennie passée. Je pense particulièrement aux Coopérations Suisse et Allemande. Excellences, Mesdames, Messieurs, La dynamique d’une communauté, aussi scientifique soit elle, ne peut être forte et cohérente que si elle marque une pause pour faire le bilan des acquis et des activités afin de dégager les perspectives d’activités scientifiques. Les quatre groupes de réflexion savamment identifiés au cours de cet atelier permettront, sans doute, d’y arriver.
  • 29. Allocutions d’ouverture Chapitre en cours Il est d’autant essentiel que les caractéristiques d’une Réserve de Biosphère et d’un site du Patrimoine Mondial comme le Parc National de Taï, sont largement tributaires de la qualité des résultats des activités de recherche qui s’y déroulent Le Parc National de Taï, celui de la Comoé et la Réserve Naturelle Scientifique de Lamto, sont trois aires protégées dont l’histoire et le développement sont intimement liés à la vie du Centre de Recherche en Écologie , à travers , notamment le développement du programme sur l’Homme et la Biosphère (MAB) et la mise en œuvre de la Convention concernant la Protection du Patrimoine Mondial Culturel et Naturel , deux institutions de l’UNESCO dont le CRE est, en Côte d’Ivoire , le Point Focal. sur la base d’un zonage spatio-écologique adapté, la conservation de la biodiversité et des ressources biologiques, avec leur utilisation durable ? L’efficacité d’une Réserve de Biosphère implique que les spécialistes en sciences naturelles et sociales, les gestionnaires des sites, les acteurs du développement, les autorités administratives et les communautés locales, travaillent en synergie pour assurer la gestion durable de ce précieux Patrimoine qu’est le Parc National de Taï. Les approches des principaux thèmes de recherche abordés par les chercheurs du CRE obéissent aux principes généraux régissant la mise en œuvre du Programme MAB dans le monde et ceux préconisés par la Stratégie Séville (1995) et le Plan d’action de Madrid (2008). N u m é r o Pour rappel, les Réserves de Biosphère sont conçues pour répondre à l’une des questions essentielles : comment concilier, S E M P E R V I R A En 1975, l’Institut d’Écologie Tropicale (IET) est identifié comme centre d’excellence pour la formation des écologues forestiers de la Sous-région ouest africaine. Pour la mise en œuvre d’une recherche de qualité, la Station d’Écologie de Taï fut créée pour servir de base scientifique pour la promotion de la Recherche–Action dans l’Espace Taï. En 1982, le Parc National de Taï est inscrit sur la liste mondiale des Réserves de Biosphères, puis un an plus tard, en 1983, sur la liste des Biens Naturels du Patrimoine Mondiale de l’UNESCO. 1 2 En effet, notre pays a apporté très tôt, son adhésion à l’UNESCO, pour le lancement du Programme intergouvernemental et interdisciplinaire sur l’Homme et la Biosphère (MAB), mis en œuvre dès 1971 lors de sa 16ème Conférence Générale. Ce Programme a coïncidé avec les préoccupations de la Côte d’Ivoire en donnant l’opportunité à notre pays de créer en 1971, le premier Ministère ivoirien de la Recherche Scientifique. C’est en 1975, avec la mise en œuvre du Programme MAB, que fut lancé le tout premier Projet de recherches interdisciplinaires dénommé ‘’Projet Taï’’ sur l’effet de l’accroissement des activités humaines sur la forêt du sud-ouest ivoirien. Note 15 du MAB. 29
  • 30. Allocutions cours Chapitre en d’ouverture Il s’agit essentiellement de : (i) associer davantage les populations aux actions de gestion intégrée des sites de Réserves de Biosphère ; (ii) mettre au point des itinéraires techniques et scientifiques tenant compte des savoir-faire locaux ; (iii) sensibiliser les populations et les décideurs aux enjeux mondiaux de l’heure (lutte contre la pauvreté, les changements climatiques, la gestion durable de la biodiversité, etc.) (DRESDE) Ainsi, de 2000 à 2011, 08 projets de recherches ont été développés dans les thématiques qui seront présentés dans les différents travaux en commission. L’analyse des résultats des activités de recherche menées, par le CRE, malgré cette longue période de crise, devrait : 1- Rassurer la communauté internationale sur le bon niveau des indicateurs écologiques et sociaux de l’espace Taï ; 2- Dégager à la suite de cet atelier un véritable plan d’intervention de tous les acteurs impliqués dans la gestion durable de la Réserve de Biosphère de Taï. S E M P E R V I R A N u m é r o 1 2 En ce qui concerne le CRE, ces deux objectifs sont essentiels pour notre pays. En effet, lors de la récente Conférence Générale de l’UNESCO (25 octobre – 10 novembre 2011), sous le haut plaidoyer de SEM le Président de la République, ADO et avec la participation de 07 Ministres, la Côte d’Ivoire vient d’être élue à 100% des voix des 177 États partis, membre du Conseil International et intergouvernemental de Coordination (CIC) du Programme MAB de l’UNESCO. 30 C’est ici l’occasion de vous demander, Monsieur le DG de la Recherche Scientifique représentant Mr le MESRS, de bien vouloir transmettre à notre Ministre, nos remerciements les plus chaleureux, pour avoir confirmé le rôle moteur du CRE au plan mondial, en choisissant notre modeste personne comme Représentant de l’État Parti Côte d’ivoire au sein de cette prestigieuse institution. Il nous interpelle ainsi sur les efforts et les engagements à déployer pour que les réserves de biosphère continuent d’être de hauts lieux de démonstrations scientifiques et techniques pour le développement durable de l’Espace Taï. Excellence, Mesdames, Messieurs, La réserve de biosphère de Taï pour rappel, constitue l’un des derniers vestiges importants de la forêt tropicale primaire en Afrique de l’Ouest. Sa riche flore naturelle et son exceptionnelle diversité faunique représentent un grand intérêt scientifique. Les nombreuses études scientifiques réalisées depuis ces dernières décennies, ont permis de démontrer que ce joyau : • est éminemment représentatif des processus écologiques et biologiques en cours dans l’évolution et le développement des écosystèmes et communautés de plantes et d’animaux terrestres,
  • 31. Allocutions d’ouverture Chapitre en cours • contient les habitats naturels les plus importants pour la conservation in situ de la diversité biologique, y compris ceux où survivent des espèces menacées ayant une valeur universelle exceptionnelle du point de vue de la science et de la conservation. Ce sont là, Mesdames, Messieurs, deux critères qui ont permis à la Côte d’Ivoire d’inscrire ce parc sur la liste du Patrimoine Mondial en 1983, après la ratification de la Convention de 1972, par la Côte d’Ivoire en 1980. C’est dans ce contexte que le CRE mène, tant bien que mal, les activités de recherche et accompagne au quotidien l’OIPR dans la conduite de la mise en œuvre des objectifs de gestion du Parc National de Taï en tant que Réserve de Biosphère et Bien du Patrimoine Mondial. Il convient à présent d’interpeller l’OIPR sur la création de nouvelle RB et sites du Patrimoine Mondial. L’UNESCO en a fait une recommandation spécifique lors de sa récente Conférence Générale. Excellence, Mesdames, Messieurs, Tout en remerciant le Directeur Général de l’OIPR, qui a toujours cru en la recherche scientifique, la coopération Suisse (l’Ambassade, le PASRES et le CSRS), pour leur appui à la réhabilitation de la station, nous continuons de compter sur leur appui pour soutenir nos actions de recherche afin d’assurer la gestion durable des Réserves de Biosphère, notamment celle de Taï. N u m é r o Nous comptons sur l’appui de toute la communauté de l’Espace de Taï pour une véritable action solidaire qui seule peut garantir la souveraineté de la RBT. S E M P E R V I R A Par ailleurs, si au cours des deux dernières années, le CRE a pu, en collaboration avec le CSRS, sur le financement du FISDES, amorcer la réhabilitation de la station de Taï, il nous parait essentiel que l’Etat ivoirien pourvoie à son opérationnalité, afin que le CRE puisse répondre efficacement à ses missions tant au plan national qu’international. 1 2 Le CRE, en tant qu’Institution Nationale Focale du MAB et du Patrimoine Mondial, et dont la mission principale est d’organiser, d’animer les activités de recherche dans les Aires Protégées en Côte d’Ivoire, nécessite un véritable renforcement des capacités de tous ordres afin qu’elle puisse pleinement jouer son rôle moteur pour la gestion durable de ces Aires. Vive la Recherche Scientifique pour que vivent les Aires Protégées, l’Espace Taï, pour une Côte d’Ivoire prospère. Je vous remercie. 31
  • 32. Allocutions cours Chapitre en d’ouverture 3.5. Allocution du représentant du Directeur Général de la Recherche (MESRS) Nous sommes réunis une fois encore pour valoriser l’Espace Taï ce pourquoi ce séminaire est organisé et le thème en est l’illustration en l’occurrence «Atelier national sur le bilan et l’orientation de la recherche dans l’Espace Taï». Nous ne pouvons qu’être satisfaits de cette coalition des différentes institutions, des différents partenaires, des différents agents du Parc national de Taï (PNT) pour la valorisation de notre Espace dans toutes ses composantes. La direction Générale qui ne peut être en marge de cette initiative s’appliquera autant que possible avec en tête son Directeur M. Le Professeur Sidibé Valy que j’ai l’honneur de représenter, à aller au bout de sa mission. Nous exhortons tout un chacun à participer ou à jouer pleinement sa mission pour un développement meilleur de notre Espace, le PNT afin de faire le recensement véritable de nos acquis. Mesdames et Messieurs, chers invités, je pense bien que sur cette note de détermination de notre Ministère par le biais de la Direction de la Recherche, nous déclarons l’ouverture de l’atelier. S E M P E R V I R A N u m é r o 1 2 Merci à tous. 32
  • 33. Présentation des recherches conduites dans l’espace Taï entre 2000 en cours Chapitre et 2010 Présentation des recherches conduites dans l’espace Taï entre 2000 et 2010 Crédits photo : Service Communication CSRS 4. N u m é r o S E M P E R V I R A La synthèse des recherches conduites dans l’espace Taï entre 2000 et 2010 a été faite sur la base des résumés parvenus au comité d’organisation avant la tenue de l’atelier (annexes 4 à 8). Ces résumés ont été regroupés selon cinq grandes thématiques et transmis à des personnes ressources qui en ont fait une synthèse orale au cours de l’atelier. Les cinq grandes thématiques retenues sont: (i) les sciences sociales et de développement; (ii) la botanique et la foresterie, (iii) la recherche sur les chimpanzés, (iv) la recherche sur les singes à queue, (v) la recherche sur d’autres animaux et le suivi écologique. 1 2 Prof. Christophe Boesch présentant les travaux de recherche sur les chimpanzés de Taï 33
  • 34. Présentation des Chapitre en coursrecherches conduites dans l’espace Taï entre 2000 et 2010 4.1. Présentation des recherches conduites en sciences sociales et de développement La synthèse des résumés des recherches en sciences sociales a été présentée par Dr. Goh Denis de l’ISAD. Au total, trois résumés d’études ont fait l’objet de cette présentation (annexe 4). Ce nombre ne reflète sans doute pas, dans l’absolu, le nombre d’études menées en sciences sociales dans l’espace Taï entre 2000 et 2010. Cependant, il illustre bien la rareté de ce genre d’études dans ledit espace. La production scientifique qui nous est parvenue se résume à une thèse, un mémoire de Maîtrise, une contribution à un livre et plusieurs rapports d’évaluation des activités de recherches et de gestion dans l’espace Taï (Annexe 9). 4.2. Présentation des recherches conduites en Botanique et foresterie La synthèse des résumés de recherches en botanique et foresterie a été faite par Drs Adama Bakayoko de l’Université d’Abobo-Adjamé et Adou Yao de l’Université de Cocody. Ce sont ainsi 25 études qui se sont déroulées dans l’espace Taï, ces 10 dernières années qui ont fait l’objet de cette synthèse (annexe 5). S E M P E R V I R A N u m é r o 1 2 En effet, selon les résumés qui ont pu être rassemblés avant le début de l’atelier, il a été noté que dans le domaine de la botanique au moins 25 publications ont été produites, reparties en quatre thèses de Doctorat, 10 rapports de Diplômes d’Études Approfondies (DEA), cinq livres ou chapitres de livre, et enfin au moins sept articles publiés dans des revues de renommée internationale (annexe 9). 34 4.3. Présentation des recherches conduites sur les chimpanzés Les recherches sur les chimpanzés ont été résumées par Prof. Christophe Boesch, Dr. Fabian Leendertz et Dr. Wittig Roman du Projet Chimpanzés de Taï. Ainsi, une cinquantaine d’études qui se sont déroulées dans l’espace Taï ces 10 dernières années ont été résumées aux auditeurs (Annexe 6). L’on note que plus de 50 publications ont été faites sur les chimpanzés entre 2000 et 2010, soit trois livres, huit thèses de Doctorat, trois mémoires de DEA/Master et au moins 35 articles parus dans des revues scientifiques internationales (Annexe 9). 4.4. Présentation des recherches conduites sur les singes à queue Les recherches sur les singes à queue ont été résumées par Drs Bitty Anderson et Karim Ouattara du CSRS. Plus de 55 publications issues de travaux qui se sont déroulés dans l’espace Taï ces 10 dernières années ont été résumées aux auditeurs (Annexe 7).
  • 35. Présentation des recherches conduites dans l’espace Taï entre 2000 en cours Chapitre et 2010 Pour les Singes à queue, l’on retiendra, plus de 40 publications dont sept thèses de doctorat, trois mémoires de DEA, deux livres et au moins 30 articles publiés dans des revues scientifiques internationales (Annexe 9). 4.5. Présentation des recherches conduites sur d’autres animaux y compris le suivi écologique Dr. Akaptou K. Bertin (CSRS), MM. Adeba Joël (Université de Cocody) et N’Goran Paul (WCF) ont résumé une quarantaine de travaux qui ont porté sur divers autres groupes zoologiques et le suivi écologique (Annexe 8). S E M P E R V I R A N u m é r o 1 2 L’on note également une forte production scientifique avec plus de 22 productions scientifiques, dont trois thèses de doctorat, un DEA, trois livres et au moins 16 articles parus dans de grandes revues internationales (Annexe 9). 35
  • 36. S E M P E R V I R A N u m é r o 1 2 Chapitre en cours 36
  • 37. Résultats des travaux en commissions Chapitre en cours Résultats des travaux en commissions Crédits photo : Service Communication CSRS 5. S E M P E R V I R A N u m é r o 1 2 Travaux en commission 37
  • 38. Résultats des travaux en commissions Chapitre en cours 5.1. Résultats de la Commission 1 sur l’identification des priorités de recherche en sciences biologiques Président : Prof. KOUAMELAN Essétchi Paul Rapporteur : Dr. KOUADIO Kouassi  UCA 5- Études de la densité et de la distribution des Léopards dans le PNT 4  CSRS État CI, PASRES, GIZ, FPRCI,  UCA PNUD, BM, BAD 6- Évaluation de la pression anthropique sur l’herpetofaune de 4 l’espace Taï 3 ans CSRS CSRS, UAA, UCA, OIPR CSRS 4  UAA 9- Étude des ongulés emblématiques N u m é r o 5 8- Étude des mollusques du PNT 1 2 7- Gestion conflits hommes-animaux 3 CSRS 10- Développer l’élevage de petits gibiers OIPR 11- Inventaire de l’entomofaune du PNT 4 UCA 12- Inventaire de la faune du sol 4 UAA 13- Développement d’un indice d’intégrité biotique dans l’espace Taï Faune aquatique Bailleurs 4 Leader potentiel  CSRS Structure Temps nécessaire pour débuter l’étude OIPR Idées de projet 5 4- Étude des zoonoses impliquant les micromammifères S E M P E R V I R A 1 an 3- Impact des activités humaines sur la biodiversité des micromam- 5 mifères 38 5 2- Actualisation des connaissances sur les micromammifères dans l’espace Taï Domaines de recherches 1- Poursuite du programme Hippopotames pygmées Autres animaux : Faune terrestre Priorité** Résultats des travaux 5 UCA 14- Diversité biologique et distribution de l’icthyofaune l’espace Taï 5 15- Valorisation de la portion du lac de Buyo 4 OIPR 16- Biodiversité des invertébrés aquatiques 5 UCA 3 ans UCA, UAA, CRO, CRE UCA État CI, PASRES, GIZ, FPRCI, PNUD, BM, BAD
  • 39. Résultats des travaux en commissions Chapitre en cours 17- Diversité biologiques de l’espace Taï 5 18- Étude des grands rapaces 5 Oiseaux UCA UCA CTR, UCA CTR CTR, UCA CTR 3 ans Etat CI, PASRES, GIZ, FPRCI, PNUD, BM, BAD, FIS, CTR 19- Étude des communautés de Calao 20- Cartographie de la végétation du PNT 5 5 ans 21- Dynamique de la végétation des anciennes plantations dans la partie Ouest du PNT 5 5 ans 22- Impact de la déforestation sur la santé de la population riveraine 3 4 ans 23- Étude ethnobotanique dans l’espace Taï 4 4 ans 24- Évaluation des ressources végétales dans l’espace Taï 4 4 ans 25- Impact des activités humaines (exploitation agricoles, grumes et orpaillages) sur les fragments forestiers de l’espace Tai 4 4 ans 26- Importance des ressources végétales pour la préservation du PNT 4 4 ans  OIPR PNUD 27- Recherche des substances naturelles d’origine végétale à inté- 3 rêt thérapeutique et nutritionnel 3 ans  UAA 28- Promouvoir la culture des plantes utiles dans les fragments forestiers de l’espace Tai + de 5 ans OIPR CJB UAA (UFR SN, CNF BAD CRE) / UC (UFR BIOSCIENCES, CNF)  CSRS  CRE CSRS / OIPR FFI  OIPR FAO  CSRS CSRS GIZ / CJB 5 5 ans 4 3 ans ** La priorité 5 est la plus grande et la priorité 1, la plus petite CSRS, CRDI, UCA (CNF) FAO, PNUD, FEM, CSRS, PNUD UCA (CNF) 1 2 29- Impact des changements climatiques sur l’espace Taï CSRS, UCA (CNF), UAA (CRE), CNRA, OIPR, GIZ PASRES N u m é r o 4 30- Stockage de carbone dans l’espace Taï Changement climatique et conservation CSRS S E M P E R V I R A Diversité végétale 5 39
  • 40. Résultats des travaux en commissions Chapitre en cours 5.2. Résultats de la commission 2 sur l’identification des priorités de recherche en sciences sociales Président : Dr. Goh Denis Rapporteur : Mme MEITE-KONE Salimata Leader potentiel Universités, Centres de recherche CRDI, CRE/ GIZ, ISAD/ FEM, CSRS PNUD 5 Universités, Centres de recherche CRDI, CSRS/ GIZ, CRE FEM, PNUD 5 Universités, Centres de recherche CRDI, ISAD/ GIZ, OIPR FEM, PNUD Universités, Centres de recherche CRDI, CSRS/ GIZ, ISAD FEM, PNUD CRE/ ISAD CRDI, CSRS/ GIZ, ISAD/ FEM, CRE PNUD Bailleurs Structure Temps nécessaire pour débuter l’étude Priorité** Idées de projet Domaines de recherches Résultats des travaux 1- Valorisation des initiatives et savoirs écologiques traditionnels de l’espace Taï : Sociologie Anthropologie Ethnobotanique - Inventaire, étude des forêts villageoises/sites sacrés et appui au renforcement du dispositif de conservation 4 6 -18 mois - Femmes et gestion durable des ressources naturelles dans l’espace Taï S E M P E R V I R A N u m é r o 1 2 Socio-économie 40 2- Évaluation économique des avantages liés à la conservation du PNT Sociologie Anthropologie Socio-économie 3- Le phénomène d’orpaillage dans le PNT Sociologie Anthropologie Socio-économie Biologie animale 4- Étude de la filière viande de brousse dans l’espace Taï 5 - Étendre l’étude jusqu’au Libéria Sociologie Anthropologie Socio-économie Biologie végétale 5- Étude de l’exploitation des produits forestiers ligneux et non ligneux dans l’espace Taï 4 Universités, Centres de recherche Sociologie Anthropologie 6- Analyse des relations entre les parties prenantes de la gestion du PNT -Gestionnaires -Chercheurs -Population riveraines -ONG -Partenaires au développement 5 Universités, Centres de recherche juin-18 mois CRDI, GIZ, FEM, PNUD
  • 41. Résultats des travaux en commissions Chapitre en cours Universités, Centres de recherche CRDI, CSRS/ GIZ, ISAD FEM, PNUD Sociologie Anthropologie 8- Modèle de structuration sociale du milieu pour une gestion durable du PNT 4 Universités, Centres de recherche CRDI, CSRS/ GIZ, ISAD FEM, PNUD Sociologie Anthropologie Socio-économie 9- Évaluation socioéconomique des microprojets autour du PNT 5 Universités, Centres de recherche CRDI, CSRS/ GIZ, ISAD/ FEM, CRE PNUD 1 2 3 N u m é r o 7- Migration et gestion durable du PNT - Pression foncière - Problème de santé publique S E M P E R V I R A Sociologie Anthropologie Géographie Épidémiologie 41
  • 42. Résultats des travaux en commissions Chapitre en cours 5.3. Résultats de la commission 3 sur l’identification des priorités de recherche en sciences agronomiques Président : Dr. Diby Lucien Rapporteur : Dr. Ayémou Sopie Amandine 4 5 ans S E M P E R V I R A N u m é r o 3- Agroforesterie et Sylviculture 42 4- Association Agriculture-Élevage 3 3 ans CSRS, CNRA, CRE, OIPR, UAA, UCA, INP-HB, ANADER, MINAGRI, MIRAH, GIZ CSRS, CNRA, CRE, OIPR, UAA, UC, INP-HB, ANADER, MINAGRI, MIRAH, ICRAF, GIZ CSRS, CNRA, CRE, OIPR, UAA, UC, INP-HB, ANADER, MINAGRI, MIRAH, INERA Bailleurs 2 ans CSRS, CNRA, CRE, OIPR, UAA, UCA, INP-HB, ANADER, MINAGRI, MIRAH, GIZ Leader potentiel 2 ans 2- Diagnostique Socio-économique à la 4 périphérie du PNT 1 2 1- Évaluation des potentialités et 5 contraintes agricoles à la périphérie du PNT Structure Temps nécessaire pour débuter l’étude Priorité** Idées de projet Domaines de recherches Résultats des travaux CSRS GIZ, MINAGRI, BM, FAO, FIRCA, FARA, AGRA, CORAF, UEMOA, CEDEAO CSRS CNRA GIZ, FIRCA, MINAGRI, UEMOA, CEDEAO ICRAF, MINAGRI, OIBT, FAO, BM, REDD, Industriel du bois, MINEF, UNESCO, FEM, PNUE, PNUD, Fondation Bill Gate, UEMOA, CEDEAO UAA GIZ, MINAGRI, BM, FAO, FIRCA, FARA, AGRA, CORAF, UEMOA, CEDEAO
  • 43. Résultats des travaux en commissions Chapitre en cours 5- Changement climatique et production agricole 6- Évaluation des stocks de carbone à la périphérie du PNT 7- Agriculture et Éducation (coopérative scolaire) 3 2 2 4 ans CSRS, CNRA, CRE, OIPR, UAA, UC, INP-HB, ANADER, MINAGRI, MIRAH CRE UNESCO/MAB, FEM, REDD+, PNUE, CRDI 3 ans CSRS, CNRA, CRE, OIPR, UAA, UC, INP-HB, CRE ANADER, MINAGRI, MIRAH, IRD, CIRAD UNESCO/MAB, FEM, REDD+, PNUE, CRDI 3 ans CSRS, CNRA, CRE, OIPR, UAA, UC, INP-HB, ANADER, MINAGRI, MIRAH, WCF UNESCO, MINAGRI, MEN CSRS Recommandations de la commission : Recherche en sciences agronomiques N u m é r o - la commission recommande d’accroître la scolarisation dans les villages et campements à la périphérie du PNT ce qui permettra à la population jeune de mieux comprendre la nécessité de conservation du PNT. S E M P E R V I R A - l’activité de l’orpaillage est devenue une contrainte majeure à la périphérie et dans le PNT, il y a lieu d’y mettre fin par des patrouilles régulières et en traduisant les contrevenants à la justice; 1 2 - Face aux menaces qui pèsent sur l’Espace Taï, la commission recommande d’évaluer la dynamique des populations humaines à la périphérie du PNT pour mieux l’anticiper dans les projets ; 43
  • 44. Discours en cours Chapitre de clôture par le représentant de Monsieur le Directeur Général de la Recherche 5.4. Résultats de la commission 4 sur les propositions pour une institutionnalisation du bilan, de l’orientation et de la gestion des activités de recherche scientifique, d’alimentation du site web du PNT par les chercheurs et initialisation du processus de zonage du PNT Président : M. N’GUESSAN K. Antoine Résultats des travaux Propositions et recommandations Responsable Périodicité 1. Au titre du dispositif institutionnel Redynamiser le Conseil Scientifique du PNT A partir de 2012 Convoquer dans l’urgence les membres du Conseil Scientifique SG Conseil Scientifique Contribuer à actualiser le plan d’aménagement et de gestion du PNT OIPR, Conseil Scientifique A partir de 2012 Restructurer le Conseil Scientifique SG Conseil Scientifique A partir de 2012 Assurer l’animation du Conseil Scientifique 2. Au titre du Bilan Réaliser un bilan des activités de recherche scientifique du PNT Conseil Scientifique du PNT Chaque année avant le PO du PNT 1 2 Tous les 3 mois ou Conseil Scientifique du PNT lors des événements majeurs Faciliter l’utilisation des logos du réseau des réserves de la biosphère et des sites du patrimoine mondial CRE S E M P E R V I R A Animer la rubrique résultats / activités de recherche scientifique N u m é r o 3. Au titre du site Web 44 4. Au titre du Zonage Inscrire le zonage comme activité dans l’aménagement du plan d’activité de 2012 OIPR, CRE 5. Au titre de la Station de Recherche en Écologie Tropicale (SRET) Actualiser la convention de gestion OIPR - CRE OIPR, CRE Avant la fin de l’année 2011
  • 45. Discours de clôture par le représentant de Monsieur le Directeur Général de la Recherche Chapitre en cours 6. Crédits photo : Service Communication CSRS Note conclusive : discours de clôture par le représentant de Monsieur le Directeur Général de la Recherche Monsieur le représentant de la Direction de la Protection de la Nature, Monsieur le Doyen de l’UFR Biosciences, Messieurs les représentants des centres et instituts de recherche, Messieurs les représentants d’ONG nationale et internationale de conservation, Monsieur le représentant de la GIZ, Messieurs et mesdames enseignants-chercheurs et étudiants, Mesdames, messieurs, N u m é r o Monsieur le Directeur Général de l’OIPR, S E M P E R V I R A Monsieur le Préfet du Moyen Cavally, Président du Comité de Gestion Locale du PNT, 1 2 Photo de famille des participants à l’atelier 45
  • 46. Discours en cours Chapitre de clôture par le représentant de Monsieur le Directeur Général de la Recherche Au terme de ces deux jours de séminaire avec pour thème : atelier de bilan et d’orientation des activités de recherches scientifiques dans l’espace Taï, l’ensemble des participants que nous sommes avons travaillé sur ce thème sus-mentionné afin de tenter d’en extirper des recommandations, des résolutions, des suggestions aux différents problèmes qui en découleraient. Nous pensons que ces résolutions seront, à chaque degré de responsabilité, traitées et que le suivi sera effectif. Rappelons que le développement passe par la recherche, la capitalisation et la valorisation des résultats de recherche de notre espace Taï, qui passeraient par la volonté commune de nos institutions, des différents partenaires et surtout du gouvernement à travailler en synergie. Alors de ce fait, l’intégration inclusive et exclusive de tous les acteurs est imminente. Bien sûr, chacun jouant son rôle et même pourquoi pas à s’inciter mutuellement à atteindre nos objectifs communs et spécifiques. Aussi, nous souhaiterons que cela ne soit la dernière de ce genre de rencontre et par la même occasion profitons pour remercier les organisateurs, l’ensemble des participants, toutes les institutions présentes. En définitive, nous pensons que tous ensemble et avec surtout l’aide de Dieu qui fait beaucoup pour nous ivoiriens, je pense, actuellement la valorisation de notre espace et avec la crise que nous vivons est capitale pour les générations futures. Une fois encore merci, bonne soirée à tous et que Dieu veille sur chacun de nous et sur la Côte d’Ivoire. Le séminaire prend ainsi fin. S E M P E R V I R A N u m é r o 1 2 Merci pour tout. 46
  • 47. Chapitre en cours Annexes Crédits photo : Annexes Rafraichissement pour les participants à l’atelier Annexe 4 : Résumés des recherches en sciences sociales Annexe 5 : Résumés des recherches sur les chimpanzés Annexe 6 : Résumés des recherches sur les singes à queue Annexe 7 : Résumés des recherches sur d’autres animaux et suivi écologique Annexe 8 : Résumés des recherches en Botanique et agroforesterie Annexe 9 : Listes des publications portant sur le Parc National de Taï et son espace environnant de 2000 à 2011 N u m é r o Annexe 3 : Galerie photos du déroulement de l’atelier S E M P E R V I R A Annexe 2 : Liste des participants 1 2 Annexe 1 : Programme de l’atelier 47
  • 48. Chapitre I Programme de l’atelier Annexes en cours Annexe 1 : Programme de l’atelier Horaire Thèmes Intervenants Jour 1 : 23 novembre 2011 DG-OIPR Intervention de l’UFR Biosciences Directeur de l’UFR Biosciences Intervention du CRE Directrice du CRE 9 H 40 – 9 H 45 Objectif de l’atelier, Présentation du programme, organisation et présentation des participants Modérateur 9 h 45 – 9 h 50 Ouverture de l’atelier Représentant du Directeur Général de la Recherche (MESRS) 9 h 50 – 10 h 20 Présentation et PAG du PNT DZSO 10 h 20 – 10 h 30 Présentation de l’ancien dispositif d’échange Conseiller PRODEMIR (GIZ) sur la recherche dans l’espace Taï 10 h 30 – 11 h 00 Pause café (Cocktail d’ouverture) 11 h 00 – 12 h 00 Session 1 : Recherches en sciences sociales et de développement Modérateur et participants 12 h 00 – 13 h 00 Session 2 : Recherches en Botanique et foresterie Modérateur et participants 13 h 00 – 14 h 30 Pause déjeuner 14 h 30 – 15 h 30 Session 3 : Recherches sur les chimpanzés Modérateur et participants 15 h 30 – 16 h 30 Session 4: Recherches sur les singes à queue Modérateur et participants 16 h 30 – 17 h 00 Pause café 17 h 00 – 18 h 00 N u m é r o Intervention de l’OIPR 9 h 30 – 9 h 40 S E M P E R V I R A DG CSRS 9 h 20 – 9 h 30 48 Mot de bienvenue 9 h 10 – 9 h 20 1 2 9 h 00 – 9 h 10 Session 5 : Recherches sur d’autres animaux et suivi écologique Modérateur et participants 18 h – 18 h 00 Formations des 4 groupes de travail Modérateur et points focaux des groupes de travail 8 h 30 – 10 h 30 Travaux de groupe 10 h 30 – 11 h 00 Pause café 11 h 00 – 12 h 30 Travaux de groupe 12 h 30 – 14 h 00 Pause déjeuner 14 h 00 – 16 h 30 Plénière Jour 2 : 24 novembre 2011 Participants Participants Modérateur 16 h 30 – 17 h 00 Pause café 17 h 00 – 17 h 30 Synthèse Rapporteur Général 17 h 30 Clôture Représentant du Directeur Général de la Recherche (MESRS)
  • 49. Annexes I Chapitre l’atelier Programme deen cours Annexe 2 : Liste des participants LISTE DES PARTICIPANTS Atelier de bilan et d’orientation des activités de recherches scientifiques dans l’espace Taï Les 23 et 24 Novembre 2011 Au Centre Suisse de Recherches Scientifiques en Côte d’Ivoire (CSRS) Sis à Adiopodoumé , Yopougon, km17 route de Dabou No Nom & Prénoms Structures Fonctions E-mail 1 Adeba Patrick Joel Université Cocody 2 Adou Yao Constant Yves UCA Enseignant-chercheur adouyaocy@gmail.com 3 Akpatou Kouamé Bertin CSRS/UCA Enseignant -chercheur bertin.akpatou@csrs.ci amonbak@yahoo.fr jeanlucangan@yahoo.fr Doctorant adebapj@yahoo.fr 5 Angan N’dah Jean-Luc DGRSIT Assistant du Directeur général 6 Ayemou Sopie Amandine Université Abobo-Adjamé Enseignante-cher- amandine.sopie@gmail. cheur com 7 Bakayoko Adama UAA/CSRS Enseignant-chercheur bakadamaci@yahoo.fr 8 Ban Simone CSRS /UCA Doctorante bdagui@yahoo.fr CSRS Assistante à l’organisation Mariama.barry@csrs.ci 9 Barry Mariama Dianké 10 Bernard Comoé DPP/MINAGRA Chargé de la planibcomoé@yahoo.fr fication 11 Bitty E. Anderson CSRS/UCA Enseignant-chercheur anderson.bitty@csrs.ci 12 Boesch Christophe TCP/WCF/MPI Professeur boesch@eva.mpg.de 13 Bogui Elie Bandama CSRS/UCA Etudiant DEA elie .bogui@csrs.ci 14 Caspary Hans-Ulrich GIZ/ PRODEMIR Conseiller int. Composante PNT Hans-ulrich.caspary@ giz.de 15 Champean Julie WCF Volontaire Julie_champean@hotmail. com 16 Coulibaly Brahima CNRA Chef de Programme forêt et Environnement brahim_coulibaly@yahoo. fr 17 Diarrassouba Abdoulaye OIPR / DZSO Directeur de Zone Sud-Ouest diarrassouba@gmx.net 18 Diby Lucien CSRS Directeur int. DVRA lucien.diby@csrs.ci 19 Didié Zadou CSRS Doctorant didie.zadou@csrs.ci CRE Ingénieur qualiticien-chimiste jesspiquiro@yahoo.fr 20 Djessou Serge 1 2 OIPR/DZSO/ brigade mobile N u m é r o Amon Koutoua Benoît S E M P E R V I R A 4 Coordonnateur Brigade mobile Sud-Ouest 49
  • 50. Chapitre I Programme de l’atelier Annexes en cours 21 Ettien Jean-Baptiste CSRS/UCA Enseignant-chercheur Jb_ettien@yahoo.fr/ jb.ettien@csrs.ci 22 Eza Soumaley Sylvie CSRS Etudiante DEA soumaleyde@yahoo.fr 23 Gba Bomey Clément CSRS Etudiant DEA Clement.gba@csrs.ci 24 Gléanou K. Epiphanie CSRS Doctorante gleaphani@yahoo.fr gohdenis@yahoo.fr 25 Goh Denis UCA Enseignant-chercheur 26 Joseph Ipou Ipou CNF Directeur ipoujoseph@yahoo.fr 27 Kablan Aka Yves WCF Doctorant yveskablan@gmail.com Kamelan_marius@yahoo. fr UAA Enseignant-chercheur Kimsey_m@yahoo.fr Koissi Miezan Henry Abel Préfecture de Guiglo Préfet de la Region du Moyen Cavally, Préfet de Guiglo koissimiezan@yahoo.fr Koné Inza CSRS DGA Inza.koné@csrs.ci 32 Koné Mamidou W. CSRS/UAA Enseignant-chercheur Mamidou.kone@csrs.ci 33 Koné Tidiani UFR Biosciences Enseignant-chercheur ktidiani@yahoo.fr 34 Koua N’ZI Daniel OIPR/DT Chargé d’Etudes Kouadaniel2000@yahoo.fr 35 Kouadio Kouassi Université Cocody Enseignant-chercheur attowoulo@yahoo.fr 36 Kouamé N’dri Pascal OIPR / DT Chef de Cellule appui technique ndripascal@yahoo.fr 37 Kouamé Thérèse CRE Chercheur ndrimarithérese@yahoo.fr 38 Kouamelan Essetchi Paul Biosciences Directeur Kessetch2002@hotmail. com 39 Kouao Marthe Lydie CSRS Etudiant DEA martlydi@yahoo.fr 40 N u m é r o Kimsé Moussa 31 S E M P E R V I R A CSBIO/UCA 30 50 Kamelan Tanoh Marius 29 1 2 28 Président du CSBIO/Doctorant Kpan Tokoua Flora CSRS Etudiante DEA Flora.kpan@csrs.ci 41 Kramoh Koffi Julie OIPR/DZSO Chef secteur Taï kramoh@yahoo.fr 42 Leendertz, Fabian TCP/MPI/RKI Chef Vétérinaire leendertzf@rki.de 43 Mangara Ali CRE Chercheur mangaraali@yahoo.fr mtahoux@yahoo.fr 44 Martine Tahoux Touao CRE/UAA Directrice/ P. Focal MAB 45 Méité-Koné Salimata CSRS Sociologue Doctorante Salimata.Koné@csrs.ci 46 N’goran Kouamé Paul CSRS/WCF Doctorant paul.ngoran@csrs.ci 47 N’guessan K. Antoine ACB CI Président nguekoi@yahoo.fr 48 Ouattara Karim CSRS Postdoc Karim.ouattara@csrs.ci 49 Soiret Serge CSRS/WCF Doctorant Soiret_serge@yahoo.fr 50 Soro D. Marcelline Université Abobo-Adjamé Enseignante-cherMarcell_soro@yahoo.fr cheur 51 Soro Kafana CRE Chercheur Okafana1@yahoo.fr 52 Soro Senan CSRS/URES daloa Enseignant-chercheur Senan.soro@csrs.ci 53 Soulemane Ouattara UFR Biosciences Enseignant-chercheur souleuat@yahoo.fr 54 Tall Abdoulaye CSRS Informatique abdoulaye.tall@csrs.ci
  • 51. Annexes I Chapitre l’atelier Programme deen cours Directeur Général atondossama@yahoo.fr CSRS/UB Etudiante DEA Tina.tra@csrs.ci 57 Traoré Sylvain Gnamien CSRS/UAA Doctorant Jeansylvain50@yahoo.fr 58 Tuo Nadoclo DPN Chef de service nadoclotuo@yahoo.fr 59 Wittig Roman TCP/MPI/EVA Superviseur TCP wittig@eva.mpg.de 60 Yapi Fabrice OIPR/DZSO/ SE-SIG Chargé de SE et SIG fabbyof@yahoo.fr 61 Youan Bi Athanase CSRS Postdoc Bertrand.youanbi@csrs.ci 1 2 OIPR Tra Goin Lou Tina N u m é r o Tondossama Adama 56 S E M P E R V I R A 55 51
  • 52. Chapitre I Galerie photos du déroulement de l’atelier Annexes en cours Annexe 3 : Galerie photos du déroulement de l’atelier 2 3 4 5 6 7 8 S E M P E R V I R A N u m é r o 1 2 1 52
  • 53. Annexes I Chapitre l’atelier Galerie photos du déroulement deen cours 12 1. Dr. Koné Inza, Représentant du DG du CSRS lors de son allocution 2. Col. Tondossama Adama, DG de l’OIPR lors de son allocution 3. Une vue des participants 4. Prof. Kouamelan Essetchi, Directeur de l’UFR Biosciences lors de son allocution 5. Dr Tahoux Martine, Directrice du CRE lors de son allocution 6. Dr Caspary, représentant de la GIZ lors de sa présentation 7. M. Anganh Jean-Luc prononçant le mot d’ouverture de l’atelier au nom du DG de la Recherche 8. Prof. Boesch Christophe lors de sa présentation sur les chimpanzés 9. Dr Bitty Anderson exposant sur les singes à queue 10. Dr Karim Ouattara synthétisant les étides sur la communication vocale chez les singes 11. Travaux en commission 12. Travaux en commission N u m é r o 11 1 2 10 S E M P E R V I R A 9 53
  • 54. S E M P E R V I R A N u m é r o 1 2 Chapitre I Résumés des recherches en sciences sociales Annexes en cours 54
  • 55. Annexes I Résumés des recherches enChapitre en cours sciences sociales Enquête sociale dans un village à la périphérie du PNT S E M P E R V I R A N u m é r o 1 2 Crédits photo : Dr Akpatou K. Bertin Annexe 4 : Résumés des recherches en sciences sociales 55
  • 56. Chapitre I Résumés des recherches en sciences sociales Annexes en cours Agriculture et protection de l’environnement dans le sudouest de la Côte d’Ivoire. Entre logiques marchandes et logiques écologiques Coulibaly Djakalidja (2011) Thèse de Doctorat publiée par l’Harmattan Résumé S E M P E R V I R A N u m é r o 1 2 Au lendemain de l’indépendance de la Côte d’Ivoire, le gouvernement ivoirien sous la conduite du Président Félix Houphouët-Boigny met en place une politique de développement économique axée sur la production des matières premières agricoles d’exportation, notamment le cacao, le café, le coton, la canne à sucre, le palmier à huile, etc. d’une part et les productions vivrières, d’autre part. Le développement de l’agriculture s’accompagne d’une politique d’industrialisation qui s’articule principalement autour de l’agro-industrie. L’articulation de ces politiques combinée à un mode d’accès au foncier dualiste et une demande accrue de main d’œuvre, le tout associé à un système politique confère au modèle ivoirien de développement toute son originalité. Le Sud-Ouest de la Côte d’Ivoire constitue un laboratoire de recherche en sciences sociales, et cela à double titre : les mutations sociales induites par le façonnement du milieu naturel et les comportements d’adaptation des acteurs face à l’amenuisement des ressources forestières. 56 En effet, cette région a connu un programme de développement global avec la création de l’Autorité de l’Aménagement du Sud-Ouest (ARSO) en 1969. Le façonnement du milieu donne lieu à la problématique de cohabitation entre agriculture et protection de l’environnement,car le milieu a été un champ d’expérimentation des politiques de protection de l’environnement et de développement agricole. Le terrain présente des contradictions dans la mesure où l’agriculture à été l’élément fondamental de dégradation des massifs forestiers de la région. Aujourd’hui, les diverses pressions exercées sur les ressources naturelles forestières occasionnent une crise environnementale qui créent différentes logiques (marchandes, écologiques et sociales). Les différents acteurs développent des stratégies, soit pour l’accaparement des ressources naturelles, soit pour la gestion et la préservation de ces ressources. Ainsi les logiques de production économique affrontent les logiques de protection de la nature. Le tableau du Sud-Ouest offre la complexité d’un milieu dans lequel les comportements des acteurs dans leur rationalité sont difficiles à saisir. En outre, les comportements adaptatifs de la paysannerie face à la disparition des ressources forestières engendrent un remodelage des systèmes de production. Les besoins de financement des structures étatiques de protection des massifs forestiers créent aussi une logique marchande au sein des logiques écologiques. Les influences des différents acteurs donnent lieu à des réseaux d’alliance qui contribuent à l’accès aux ressources forestières du domaine permanent de l’État. Par ailleurs, l’existence de rapports entre l’homme et la nature au niveau traditionnel confère une source d’enrichissement de la connaissance dans le milieu. En effet,
  • 57. Annexes I Résumés des recherches enChapitre en cours sciences sociales les modes traditionnels de conservation des ressources naturelles ont permis de donner à la conservation tout son sens. La naissance de conflits entre modernité et tradition dans l’accès aux ressources donne une fois de plus au Sud-Ouest sa spécificité. Les réalités socio-anthropologique, économique et environnementale de la région constituent un modèle en Côte d’Ivoire qui peut permettre à l’État de dégager des perspectives nouvelles de gestion des ressources naturelles au niveau national. Il s’agit de partir des expériences du passé pour élaborer des stratégies nouvelles qui permettent protection de l’environnement et développement agricole. Les organisations communautaires et la gestion durable des aires protégées : cas du Parc national de Taï (Côte d’Ivoire) Gléanou K. Epiphanie (2007) Mémoire de Maîtrise en Bioanthropologie à l’Institut des Sciences Anthropologiques de Développement: ISAD, Université de Cocody-Abidjan Résumé Nous avons eu recours, pour le recueil des données, à la recherche documentaire, aux entretiens sémi-structurés et à l’observation directe. L’analyse de l’objet a été possible grâce aux méthodes comparative, structurale et systémique et, celle des données, grâce à la méthode qualitative. Les résultats de l’étude révèlent qu’il existe de nombreuses organisations communautaires dans la zone d’étude. Cependant, celles qui aident à la gestion et à la protection du parc sont en nombre insuffisant. Ce sont d’une part les ONGs ”SOS Taï”, N u m é r o En vue de protéger le PNT, deux approches ont vu le jour. La première était caractérisée par les opérations “ Coup de poing”. La seconde dite participative s’inscrit dans une perspective de développement économique et social et entend faire des populations riveraines du parc des acteurs actifs de sa conservation. Si telle est la volonté des autorités politiques, des scientifiques…, quelles sont alors les capacités des organisations locales existantes à être des acteurs de la conservation du parc ? Les populations locales disposent-elles d’instances de concertation et de prise de décision en matière de gestion des ressources naturelles en général et du PNT en particulier ? S E M P E R V I R A A l’instar des autres aires protégées de la Côte d’Ivoire, le PNT est soumis à de fortes pressions anthropiques dues à la démographie galopante, aux pratiques agricoles extensives et dégradantes, aux prélèvements abusifs de bois, au braconnage, à l’orpaillage, etc. 1 2 Le Parc National de Taï (PNT) est situé dans le Sud-Ouest de la Côte d’Ivoire. Il représente les ¾ de la forêt hyper-ombromphile de la Côte d’Ivoire et plus de la moitié de la superficie totale des zones forestières protégées de l’Afrique de l’Ouest. 57
  • 58. Chapitre I Résumés des recherches en sciences sociales Annexes en cours “Vie et Forêt”, “WCF” dont le premier objectif est la lutte contre l’agression du PNT et d’autre part les organisations internes aux villages d’étude impliquées dans la gestion des ressources naturelles des villages. Dans ce dernier groupe, il existe des organisations communautaires qui, bien qu’elles soient en nombre insuffisant, aident à la conservation du PNT ; c’est le cas de l’association des jeunes de Gouléako II. L’analyse de ces organisations révèle qu’elles ont de nombreuses faiblesses. Les difficultés financières, la démobilisation des membres suite aux échecs dans les activités, l’absence d’assise légale, la perte de l’autorité traditionnelle et le manque de moyens financiers, sont des manifestations de ces faiblesses. Malgré ces insuffisances, les organisations recensées ont des potentiels. S E M P E R V I R A N u m é r o 1 2 Au terme de l’étude, il faut retenir que les organisations communautaires prises en compte peuvent être des partenaires à la gestion durable du Parc National de Taï, à condition de corriger leurs faiblesses et de renforcer leurs capacités. La correction des faiblesses devra porter sur la redynamisation de ces organisations, le renforcement de leur capacité organisationnelle, financière, structurelle et en matière de gestion des ressources naturelles. 58
  • 59. Annexes I Chapitre en cours Résumés des recherches sur les chimpanzés Casage de noix par une femelle Chimpanzée S E M P E R V I R A N u m é r o 1 2 Crédits photo : WCF Annexe 5 : Résumés des recherches sur les chimpanzés 59
  • 60. Chapitre I Résumés des recherches sur les chimpanzés Annexes en cours Recensement des chimpanzés (Pan troglodytes verus, Blumenbach 1779) en forêt tropicale humide: élaboration et évaluation d’une approche méthodologique performante au Parc National de Taï, Côte d’Ivoire. Célestin Yao Kouakou 1,2,3,4*; Christophe Boesch2,3,4; Eliezer Kouakou N’goran 2,5, Souleymane Konaté2, Hjalmar Kuehl 3 (2009) Unité de Formation et Recherches des Sciences de la Nature, Université d’AboboAdjamé, Abidjan Côte-d’Ivoire, 2 Centre Suisse de Recherches Scientifiques en Côte-d’Ivoire, Abidjan Côte-d’Ivoire, 3 Max Planck Institute for Evolutionary Anthropology, Leipzig Germany 4 Taï Chimpanzee Project (TCP), Côte-d’Ivoire 5 Université de Cocody, Abidjan Côte-d’Ivoire * Correspondance à: Célestin Yao Kouakou ; koyacel7@yahoo.fr 1 S E M P E R V I R A N u m é r o 1 2 Résumé 60 Les recensements des primates sauvages menacés de disparition sont importants pour connaître leur abondance et distribution spatiale lesquelles permettent aux gestionnaires des milieux naturels de mettre en place des plans de conservation. En forêt tropicale, la visibilité réduite et le comportement cryptique des primates rendent les comptages directs d’individus quasi impossibles. Les méthodes indirectes par comptage de nids sont alors les plus couramment utilisées pour recenser le chimpanzé commun (Pan troglodytes). Mais, la validité de celles-ci n’avait pas été, jusque là, testée sur des populations de taille connue. Dans cette étude, des recensements par comptage de nids sur pied et par comptage de nids marqués ont été réalisés pendant deux années sur 234 transects linéaires de 400 m de long chacun, dans les territoires de quatre groupes de chimpanzés (P. t. verus), au Parc National de Taï. Trois de ces groupes étaient habitués à la présence humaine et ils comptaient au total 40 chimpanzés sevrés connus. Parmi ces individus, 26 ont été suivis pendant 145 jours pour estimer le taux de production de nids des chimpanzés. Les transects ont été prospectés une fois en utilisant la méthode de comptage des nids sur pied et trois fois pour le comptage de nids marqués. Les coordonnées géographiques des nids ont été notées au cours des comptages. De plus, 141 nids frais ont été suivis pour l’étude de leur dégradation. En modélisant cette dégradation en fonction des variables telles que l’espèce d’arbre utilisé dans le nid, la pluviométrie, la hauteur du nid, l’âge du nid ; la durée moyenne de vie des nids a été estimée à 91.22 jours. Les chimpanzés de Taï produisent en moyenne 1.143 nids par individu par jour. L’utilisation des valeurs de ces facteurs de conversion a montré que les deux méthodes de comptages de nids avaient des niveaux de précision similaires et qu’elles sont fiables. En outre, l’analyse de la localisation des nids par les techniques statistiques de scan spatial notamment avec le model de Bernoulli a montré qu’il est possible de déterminer la distribution spatiale des territoires de groupes voisins de chimpanzés à partir des nids comptés. Cette approche efficace de détermination de groupes sociaux de chimpanzés voisins est applicable à divers autres espèces territoriales puis elle a des implications importantes pour la conservation.
  • 61. Annexes I Chapitre en cours Résumés des recherches sur les chimpanzés Estimating Chimpanzee Population Size with Nest Counts: Validating Methods in Taï National Park Celestin Yao Kouakou 1–4, Christophe Boesch1,2, and Hjalmar Kuehl1 (2009) Department of Primatology, Max Planck Institute for Evolutionary Anthropology, Leipzig, Germany 2 Centre Suisse de Recherches Scientifiques en Côte-d’Ivoire (CSRS), Abidjan, Côte d’Ivoire 3 Université d’Abobo-Adjamé, Abidjan, Côte d’Ivoire 4 Wild Chimpanzee Foundation (WCF), Abidjan, Côte d’Ivoire 1 N u m é r o S E M P E R V I R A Successful conservation and management of wild animals require reliable estimates of their population size. Ape surveys almost always rely on counts of sleeping nests, as the animals occur at low densities and visibility is low in tropical forests. The reliability of standing-crop nest counts and marked-nest counts, the most widely used methods, has not been tested on populations of known size. Therefore, the answer to the question of which method is more appropriate for surveying chimpanzee population remains problematic and comparisons among sites are difficult. This study aimed to test the validity of these two methods by comparing their estimates to the known population size of three habituated chimpanzee communities in Taı ¨National Park [Boesch et al., Am J Phys Anthropol 130:103–115, 2006; Boesch et al., Am J Primatol 70:519–532, 2008]. In addition to transect surveys, we made observations on nest production rate and nest lifetime. Taï chimpanzees built 1.143 nests per day. The mean nest lifetime of 141 fresh nests was 91.22 days. Estimate precision for the two methods did not differ considerably (difference of coefficient of variation o5%). The estimate of mean nest decay time was more precise (CV56.46%) when we used covariates (tree species, rainfall, nest height and age) to model nest decay rate, than when we took a simple mean of nest decay times (CV59.17%). The two survey methods produced point estimates of chimpanzee abundance that were similar and reliable: i.e. for both methods the true chimpanzee abundance was included within the 95% estimate confidence interval. We recommend further research on covariate modeling of nest decay times as one way to improve the precision and to reduce the costs of conducting nest surveys. 1 2 Abstract 61
  • 62. Chapitre I Résumés des recherches sur les chimpanzés Annexes en cours How feeding competition determines female chimpanzee gregariousness and ranging in the Taï National Park, Côte d’Ivoire Julia Riedel and Christophe Boesch Abstract S E M P E R V I R A N u m é r o 1 2 Studies on East African chimpanzees showed that female dominance rank can crucially influence feeding competition and reproductive success as high-ranking females monopolize core areas of high quality, are more gregarious, and have higher body mass and reproductive success than low-ranking females. Females of West African chimpanzees in Taï National Park do not monopolize core areas; they use the entire territory as do the males of their community and are highly gregarious when compared to the East African chimpanzees. Although female chimpanzees in Taï generally exhibit a linear dominance hierarchy benefits of high rank are currently not well understood. We tested whether high-ranking females increase gregariousness and minimize their travel costs. We found that high-ranking females were more gregarious than low-ranking females only when food was scarce. During periods of low food abundance, high rank allowed females to enjoy benefits of gregariousness, while low-ranking females strongly decreased their gregariousness. High-ranking females traveled more than low-ranking females, suggesting that low-rankers might follow a strategy to minimize energy expenditure. Our results suggest that low-ranking females are more influenced by feeding competition. We propose that ecological conditions such as predation pressure by leopards and differences in food distribution between the studied chimpanzee populations affect gregariousness and ranging in chimpanzees in a more complex way and further studies are needed to detect the variability of chimpanzee social behaviors. 62 Connaissances Spatiales et Temporelles chez les Chimpanzés Sauvages Ban Dagui Simone, Janmaat Karline et Boesch Christophe (2010) Résumé Introduction et objectifs de recherche. Ce n’est pas simple d’être un primate frugivore dans la forêt hyper – ombrophile. Pour s’adapter aux arbres fruitiers largement diffusés dans la forêt, les primates se servent de leur mémoire spatiale qui les aide à retrouver les sources de nourriture. Jusqu’á présent, peu d’attention a été concentré aux stratégies utilisées par les primats pour se nourrir dans un environnement (la forêt hyper – ombrophile) avec une grande variété temporaire de la production des fruits. Pour les primats, les observations des stratégies pour trouver des fruits mûrs ne sont qu’anecdotiques.
  • 63. Annexes I Chapitre en cours Résumés des recherches sur les chimpanzés Cette étude recherchera systématiquement un nombre de stratégies cognitives utilisé par les chimpanzés (Pan troglodytes verus) pour trouver des fruits murs dans le Parc National de Taï (PNT) en Côte d’Ivoire. Avec les méthodes d’observation, cette étude testera si un chimpanzé peut utiliser de l’information (points 1-4) pour décider quels arbres visiter. 1) la synchronisation de production des fruits, 2) les signaux acoustiques émis par d’autres animaux, 3) la période de temps depuis la visite précédente, 4) l’état des fruits à la visite précédente et, 5) la mémoire a long terme des coordonnés des arbres et leur fructification La preuve de l’emploi des stratégies énumérées plus haut chez les primates est importante parce que cet usage pourrait engendrer l’évolution des facultés cognitives qui sont nécessaires pour la réalisation de projets. Les résultats pourraient être d’importance pour notre compréhension de la complexité de l’environnent et son influence sur l’évolution de l’intelligence primate et humaine. Site d’étude L’étude se déroulera dans le Nord-Ouest du Parc National de Taï, à l’est de la station Sud du Project Chimpanzés. Dans cette région du Parc, il y a trois communautés de chimpanzés étudiées depuis de nombreuses années par le Projet Chimpanzés (TCP). Lors des suivies des chimpanzés, nous avons recueilli les données comportementales suivantes: • activités (de façon continue) • composition du groupe • direction des sons provenant d’autres chimpanzés • position durant les voyages • taux d’admission et de rejet de fruits • présence d’autres frugivores • vocalisations N u m é r o Au cours de la deuxième période nous avons suivi 5 adultes chimpanzés femelles du 18 avril 2009 au 11 septembre 2009. De façon alternée, nous avons suivi chaque individu pendant 27 à 29 jours (voir tableau ci-dessous). S E M P E R V I R A Études déjà effectué Au cours de l’année précédente, Karline Janmaat, postdoc, à le Max Planck Institute, Allemagne, conduit deux recherches de terrain dans le Parc National de Taï, en étroitecollaboration avec Simone Dagui Ban, étudiante en doctorat à l’Université de Cocody. 1 2 La forêt de Taï est une forêt sempervirente avec une moyenne pluviométrique annuelle de 1800 mm et des températures moyennes mensuelles de 24 – 28°C. Elle se caractérise par deux saisons pluvieuses et deux saisons sèches. 63
  • 64. Chapitre I Résumés des recherches sur les chimpanzés Annexes en cours Nous avons aussi marqué avec de la peinture pulvérisée les arbres qui ont été inspecté, les arbres qui ont servi d’alimentation ou les arbres qui ont servi d’abri pour le sommeil. La position de ces arbres a été enregistrée à l’aide d’un GPS. Le lendemain, un de nos assistants retourne aux arbres déjà marqués pour y inscrire un code à l’aide de la peinture et enregistrer les données suivantes: • phénologie (% de la couverture par les arbres mûrs et / ou des fruits verts) • diamètre du tronc mesuré à hauteur de poitrine (DBH) • photo de la quantité de fruits sous l’arbre (chaque direction du vent) • diamètre de la couronne • la distance de détection olfactive et visuelle lors du déplacement en direction d’arrivée des chimpanzés Le tableau ci-dessous montre le nombre de jours que nous avons réussi à suivre les individus. code d'individu coc oli jul ish lou age 29 36 39 39 29 date # jours # nid au nid 16 Avril - 16 Mai 09 29 20 19 Mai - 19 Juin 09 27 14 11 Juin- 21 Juillet 09 28 24 20 Juillet -16 Aout 09 28 28 12 Aout - 11 Sept 09 28 27 longues periodes des jours consecutif 21 & 8 9&8 12 & 9 28 21 Tout au long des périodes d’observation nous avons effectué plusieurs tests interobservateurs pour comparer les données recueillis afin de vérifier si elles ont été recueillies selon les mêmes principes. Nous avons testé les données suivantes : • activité des chimpanzés • la direction des sons émit par les chimpanzés • identification des arbres visités S E M P E R V I R A N u m é r o 1 2 • diamètre du tronc mesuré à hauteur de poitrine (DHP) 64 • phénologie des arbres visités La figure ci-dessous illustre une carte des déplacements d’un individu que nous avons réussi à suivre sur la plus longue période de 28 jours consécutifs. Les données que nous collectons à travers nos efforts joints sont nombreuses et, jusqu’à présent nous entrons toujours les dernières données. Nous allons bientôt commencer avec les premières analyses. Nos observations sur le terrain toutefois déjà révèlent quelques indications intéressantes que nous avons décrites ci-dessous. Premièrement, nous avons observé que les chimpanzés ont inspecté l’état de fructification d’un grand nombre d’arbres dans leurs périodes respectives d’observation (min = 44, max = 105). Une partie de ces arbres inspectés a été jugés être des points de changement significatif dans leur parcours quotidien. Ce qui suggère que les femelles n’inspectent pas seulement les arbres qu’elles trouvent sur leur route mais aussi, elles planifient se déplacer vers des arbres éloignés pour les inspecter. Tous les arbres d’une espèce ne sont pas inspectés. Ce qui suggère que les chimpanzés sont sélectifs dans leurs inspections. Curieusement, nous avons constaté qu’ils inspectent également des arbres ou des espèces d’ont-ils n’avaient mangé les fruits
  • 65. Annexes I Chapitre en cours Résumés des recherches sur les chimpanzés auparavant. Comme exemples d’espèces, nous pouvons citer: Nauclea diderrichii, Scytopetalum tieghemii and Erythroxylum mannii. Certains de ces arbres étaient vides et ne présentaient aucuns signes qu’ils contenaient des fruits. Cette observation génère une intéressante possibilité selon laquelle les chimpanzés se rappellent de leurs expériences de nutrition de l’année précédente et qu’ils utilisent une mémoire à long terme quand ils sont à la recherche de fruits. Études envisagée Durant la troisième période de recherche, nous suivront deux femelles. Chaque femelle sera suivie de façon consécutive pendant 50 jours. Nous commenceront 21 jours à l’avance comparativement à l’année précédente et nous utiliseront la même méthodologie que celle de l’année précédente -2009-. Dans le but de tester l’existence d’une mémoire à long terme des coordonnés des arbres et de leur fructification, nous investiguerons vers quels endroits ou vers quels arbres les femelles de dirigent lors de leur recherche de fruits. Comme hypothèse, nous supposons quelles préfèrent inspecter les arbres dont elles se sont longtemps nourris l’année précédente. Disease in Tai chimpanzees Fabian Leendertz; Sonja Metzger, Siv Aina Leendertz, Alexandra Guignard, Christophe Boesch Like humans, chimpanzees are susceptible to many different pathogens (i.e. viruses, bacteria and parasites). Whereas some pathogens may be relatively harmless for infected chimpanzees, other highly pathogenic agents may cause serious and even fatal acute or chronic diseases. Listed below a number of important pathogens and diseases currently investigated. N u m é r o S E M P E R V I R A Wild Chimpanzees today are highly endangered and threatened by a number of factors like habitat destruction and poaching. Another major threat to chimpanzee populations is disease. To investigate and better understand the various pathogens and diseases affecting and threatening Tai chimpanzees [as well as to establish and put in place effective hygiene measures to prevent transmission of diseases between people and chimpanzees], the “Projet Santé”, a permanent health and disease monitoring project in cooperation with the Robert-Koch-Institut in Germany and the Institut Pasteur and the LANADA in Côte d’Ivoire has been implemented as part of the TCP. 1 2 Abstract 65
  • 66. Chapitre I Résumés des recherches sur les chimpanzés Annexes en cours Acute diseases in Tai chimpanzees Sophie Köndgen, Fabian Leendertz; Sonja Metzger, Siv Aina Leendertz, Alexandra Guignard, Christophe Boesch Abstract Apart from Ebola, which killed several habituated individuals in 1992 and 1994, the following two acute diseases have been responsible for most disease related fatalities among Tai chimpanzees over the last 30 years. S E M P E R V I R A N u m é r o 1 2 Respiratory diseases More than five respiratory disease outbreaks have been observed in the last decade, three of them resulted in high morbidity- and mortality rates. Necropsies were performed on seven individuals found shortly after death and histopathologic examination revealed the presence of purulent bronchopneumonia. Lung tissue samples were screened by PCR for a broad range of respiratory pathogens. In all samples analysed, a mix of bacterial and viral pathogens has been found. The most common bacterium was Streptococcus pneumoniae, which was found in all respiratory outbreaks. In addition, Pasteurella multocida played a role in the 2004 outbreak. All samples tested were positive for either of two paramyxoviruses, the human respiratory syncytial virus (HRSV) or the human metapneumovirus (HMPV). To establish the origin of the viruses found, phylogenetic analyses were performed and revealed that the strains were closely related to strains circulating in contemporaneous, worldwide human epidemics. This represents the first direct evidence of anthropozoonotic virus transmission to wild great apes and strengthens the compliance of strict hygiene measures. 66 Anthrax- like disease An anthrax-like disease caused by a Bacillus cereus carrying the two plasmids pX01 and pX02 which determine most of the pathogenic properties of B. anthracis has been described to kill wild chimpanzees in the TaiNational Park in 2001 and 2002. Since then no further conclusive link between individuals who went missing and the disease could be made as no biological material was available to test for the causative pathogens. However, between 2008 and 2009, seven new fatal cases of anthrax- like disease in two habituated chimpanzee groups were observed and could be confirmed by laboratory analysis, pointing towards an endemic presence of the pathogen in the region. So far it has not been possible to determine how chimpanzees get infected with the pathogen, but further studies are on the way to identify the source of infection and to understand possible ways of circulation or persistence of the pathogen in the area, which may have important implications not only for chimpanzee conservation, but also for the health of the local human population.
  • 67. Annexes I Chapitre en cours Résumés des recherches sur les chimpanzés Chronic diseases in Taï Chimpanzees Sonja Metzger, Siv Aina Leendertz, Christophe Boesch, Fabian Leendertz Abstract N u m é r o S E M P E R V I R A Gastrointestinal parasites: Tai chimpanzees are chronically infected throughout the year with a high number of gastrointestinal parasites. Parasitological examination of ~850 fresh and formalinpreserved fecal samples collected between 2007 and 2010 from 72 individuals using classical (flotation, sedimentation, fecal culture, immunofluorescence microscopy) and biomolecular (PCR) methods revealed the presence of 15 parasite species including 10 nematodes (Oesophagostomum stephanostomum, Oesophagostomum sp., Ternidens deminutus, Trichostrongylus sp.. Necator americanus, Necator sp., Strongyloides fuelleborni, Trichuris sp., Capillaria sp., Enterobius sp.), 1 cestode (Bertiella sp.), 1 trematode (Dicrocoelium sp.) and 4 protozoa (Cryptosporidium sp, Giardia sp., Troglodytella abrassarti). An additional protozoa species (Balantidium coli) has been found during histopathological examination of tissue samples from the intestines of a dead chimpanzee. Even though severe clinical symptoms, like blood loss, tissue damage and even death caused by massive parasite infections have been described in the literature, such cases seem to be rare and so far have never been observed in the studied Tai chimpanzee population. Nevertheless multiple chronic parasite infections could still have an important impact on chimpanzee health by e.g. impairing the nutrition of infected individuals or as co-pathogens in an animal with a weakened immune system. 1 2 Unlike acute diseases, which are characterized by a rapid onset and a short duration of the symptoms, chronic diseases develop slowly and persist over a long period of time Nevertheless chronic diseases can be very severe and even fatal. A well-known example is Aids in humans caused by the human immunodeficiency virus (HIV). Tai chimpanzees have been found to chronically be infected by a number of pathogens such as STLV-1 and Foamy Viruses. Luckily the chimpanzees of Taï National Park do not carry SIV. 67
  • 68. Chapitre I Résumés des recherches sur les chimpanzés Annexes en cours Variation dans le comportement alimentaire et l’utilisation d’outils chez les chimpanzés du Parc National de Taï, Côte d’Ivoire : phénomène culturel ou écologique ? Soiret S.K. 1,2 ,Kouassi Ph. 2 , Boesch C. 3 (2010) 1 Centre Suisse de Recherches Scientifiques en Côte d’Ivoire 2 Université de Cocody, Laboratoire de Zoologie et de Biologie Animale 3 Max-Planck-Institute for Evolutionary Anthropology, Leipzig, Germany Résumé L’étude débutée en 2009 est basée sur la variation de comportement chez deux communautés de chimpanzé sauvages dans le Parc national de Taï (Côte d’Ivoire). Il s’agit d’une communauté de chimpanzés habitués de la zone de recherche du secteur de Taï et d’une autre communauté en cours d’habituation dans le secteur de Djouroutou. Ces deux communautés distantes de 60 Km sont, a priori, supposées présenter une variation comportementale. Nos premiers résultats ont montré que les chimpanzés de Taï préfèrent casser les noix de Coula edulis, Parinari excelsa et Panda oleosa, et jamais les noix de Sacoglottis gabonensis avec des marteaux en pierre ou en bois, alors que ceux de Djouroutou, préfèrent casser en plus des noix citées ci-dessus, la noix de Sacoglottis gabonensis en utilisant uniquement les marteaux en pierre pour toutes les noix. Les différences génétiques comme explication peuvent être exclues, car nous observons une seule et même sous espèce animale, Pan troglodytes verus, dans un même bloc forestier le Parc National de Taï. Les différentes questions de recherche qui se présentent à nous sont : S E M P E R V I R A N u m é r o 1 2 1- Pourquoi les chimpanzés cassent du Sacoglottis gabonensis à Djouroutou et pas à Tai? 68 2- Pourquoi n’utilisent pas de marteau en bois ? 3- Y a-t-il d’autres différences dans le cassage des noix ? Pour déterminer dans qu’elle mesure une explication culturelle est compatible avec l’observation des variations de comportement chez ces chimpanzés, nous avons adopté une « approche par défaut ». Pour ce faire, nous avons testés avec des données récoltées sur le terrain les possibles explications écologiques pour ces différences. Les variations comportementales pour lesquels toutes les explications écologiques seront exclues, seront « par défaut » expliquer par des différences culturelles. Les premiers résultats montrent que les quantités de fruits produites présentent des variations plus ou moins grandes d’une année à l’autre entre les deux territoires des chimpanzés. Les marteaux en bois ne sont pas utilisés à Djouroutou. Sur des transects de 4km de long et 20m de large à Taï et Djouroutou, la disponibilité des marteaux potentiels en bois est de 68,56% à Taï contre 39,12% à Djouroutou. Les marteaux Potentiels en pierre représentent 31,44% à Taï contre 60,88% à
  • 69. Annexes I Chapitre en cours Résumés des recherches sur les chimpanzés Djouroutou dominé dans les deux territoires par la roche Quartzite. Les deux communautés étudiées montrent des différences spécifiques claires dans le choix de la nourriture et des outils, montrant l’existence possible de différences culturelles entre communautés voisines. Une meilleure compréhension des différences comportementales ou culturelles du chimpanzé commun pourrait contribuer à la mise en place de projet de conservation de cette espèce dont la survie est menacée. Male Competition and Paternity in Wild Chimpanzees of the Taï Forest Christophe Boesch 1,2; Grégoire Kohou 2, Honora Néné 2, and Linda Vigilant 1 1 Max Planck Institute for Evolutionary Anthropology, Leipzig D-04103, Germany 2 Centre Suisse de Recherches Scientifiques, Abidjan, Côte d’Ivoire Am J Phys Anthropol 130:103–115, 2006. V V C 2005 Wiley-Liss, Inc. N u m é r o S E M P E R V I R A In social animals, competition among males for mates affects individual reproductive success. The priority-of-access model attempts to account for the influence of demographic conditions within groups upon male reproductive success, but empirical data for testing this model are scarce. Our long-term study of chimpanzees in the Taı ¨ National Park, Côte d’Ivoire, encompasses a period of steady decrease in community size and fluctuating numbers of competing males and sexually receptive females. These demographic changes, in combination with genetic assessment of paternity for 48 offspring from three communities, allowed us to quantify the effects of varying levels of competition upon male reproductive success. On average, the highest-ranking male sired 50% of all analyzed offspring during a 14-year period from 1987–2000. Competition among males strongly decreased the relative reproductive success of the alpha male, such that the alpha male’s rate of success decreased from 67% with few competitors to only 38% with four or more competitors. The increasing number of synchronously receptive females in large groups also reduced the proportion of paternities by the alpha male. Thus, patterns of paternity in Taï chimpanzeesfit well the predictions of the priority of-access model. We also found that despite the inability of dominants to monopolize reproduction, they achieved a higher reproductive rate in large multimale groups, because these have more females and a higher infant survival rate. Varied levels of male competition within communities seem to explain differences in the reproductive success of alpha males observed in different chimpanzee populations, and in other primate species. 1 2 Abstract 69
  • 70. Chapitre I Résumés des recherches sur les chimpanzés Annexes en cours Call combinations in wild chimpanzees Catherine Crockford 1 & Christophe Boesch 1,2 (2005) 1 Max Planck Institute for Evolutionary Anthropology, Deutscher Platz 6, 04103 Leipzig, Germany 2 Centre Suisse de Recherches Scientifiques en Côte d’Ivoire Abstract S E M P E R V I R A N u m é r o 1 2 By combining different call types, such as barks with screams, individuals have the potential to vastly increase the range of information that can be decoded by listeners. Few animals’ studies, however, have examined the information content of call combinations compared with the information conveyed by each call singularly. We examined several aspects of call combinations in the repertoire of wild chimpanzees in the Taï Forest, Ivory Coast, including the types of combinations, the contexts and possible functions and compared these with the use of single calls. Almost half of all vocalizations produced by the Taï chimpanzees occurred in combination with other vocalizations or with drumming. A total of 88 different types of combinations were used. Single calls and call combinations were each produced in specific contexts. The contexts in which six of ten combinations were produced differed from the contexts of at least one of the component calls. The contexts in which the combinations were produced varied from the component calls in five different ways, three having potentially novel functions. Two of the three may have an additive function, such that two pieces of information can be conveyed simultaneously, increasing message complexity. This analysis clearly shows that call combinations are an important part of chimpanzee communication. The implications with regard to the evolution of human language are discussed. Testing of the information conveyed by single calls and of call combinations, using playback experiments, is advocated. 70 Social influences on ranging patterns among chimpanzees (Pan troglodytes verus) in the Taı National Park, Côte d’Ivoire Julia Lehmann and Christophe Boesch (2003) Max Planck Institute for Evolutionary Anthropology, Deutscher Platz 6, 04103 Leipzig, Germany Abstract Group size is expected to be an important factor to predict home-range (HR) size in social animals. In chimpanzees adult males play an important role in defending the HR against neighbors, and therefore it has been suggested that HR size depends on the number of adult males. In this long-term study on wild West African chimpanzees, we analyzed the relative importance of community size and composition on
  • 71. Annexes I Chapitre en cours Résumés des recherches sur les chimpanzés ranging patterns over a 10-year period, using multivariate statistics. Because community size decreased from 51 individuals with 6 adult males in 1992 to 22 individuals with only 1 adult male in 2001, we expected a decrease in HR size, which should be better predicted by the number of males than by community size. We further investigated the effect of fruit availability on monthly HRs over a 4-year period. As predicted, HR size decreased during the first 7 years of our study but increased during the last 3 years. Overall, the number of adult males was the best predictor of HR size, whereas fruit availability did not correlate with HR size. HR use remained stable over the entire study period, with a constant proportion of about 35% of the HR used as core area. High HR and core-area overlap values between different years indicated strong site-fidelity. Although the number of males within the community explained the decrease in HR size, the recent increase in size remains unexplained. This finding suggests that other factors such as relative fighting power of males affect HR size. Sexual Differences in Chimpanzee Sociality Julia Lehmann & Christophe Boesch, (2008) Max Planck Institute for Evolutionary Anthropology, 04103 Leipzig, Germany School of Biological Sciences, University of Liverpool, Liverpool L69 7ZB, UK School of Human & Life Sciences, Roehampton University, London SW15 4JD, UK N u m é r o S E M P E R V I R A Scientists usually attribute sexual differences in sociality to sex-specific dispersal patterns and the availability of kin within the social group. In most primates,the dispersing sex, which has fewer kin around, is the less social sex. Chimpanzees fit well into the pattern, with highly social philopatric males and generally solitary dispersing females. However, researchers in West Africa have long suggested that female chimpanzees can be highly social. We investigated whether chimpanzees in the Taï Forest (Côte d’Ivoire) exhibit the expected sexual differences in 3 social parameters: dyadic association, party composition, and grooming interactions. Though we found a significant sexual difference in each of the 3 parameters, with males being more social than females, the actual values do not reveal striking differences between the sexes and do not support the notion of female chimpanzees as asocial: females had dyadic association indices comparable to mixed-sex dyads, spent ca. 82% of their time together with other adult chimpanzees, and had a comparable number of grooming partners. Further, female associations can be among the strongest bonds within the community, indicating that both sexes can have strongly favored association partners.The findings are in contrast to reports on East African chimpanzees, the females of which are mainly solitary and rarely interact with other females. Our results suggest that researchers cannot generally regard chimpanzee females as asocial and need to redefine models deriving patterns of sociality from dispersal patterns to integrate the possibility of high female sociality in male philopatric systems. 1 2 Abstract 71
  • 72. Chapitre I Résumés des recherches sur les chimpanzés Annexes en cours Bisexually bonded ranging in chimpanzees (Pan troglodytes verus) Julia Lehmann & Christophe Boesch, (2005) Abstract S E M P E R V I R A N u m é r o 1 2 While male mammals seek to maximize access to potential mates, females maximize feeding efficiency. Ranging patterns are therefore often sex specific. Sex specific ranging patterns have also been reported for East African chimpanzees and a recent study on female ranging patterns concludes that social organization is best described by a male-bonded community model, where females occupy individual home ranges that are distributed within the boundaries of the male-defended range. In West African chimpanzees, however, such sex- specific ranging patterns have not been consistently observed and a bisexually bonded community model, where both sexes use the entire home range equally, has been suggested to best describe social organization. In this study we analyze 5 years of data on individual ranging patterns of chimpanzees in the Taï National Park (Côte d’Ivoire) to test specific predictions of the different models of chimpanzee social organization. We found that although males in Taï had slightly larger home ranges than females, all individual home ranges and core areas overlapped highly. Small individual home range size differences were entirely due to the use of peripheral areas and were correlated with female social dominance. These findings strongly support the bisexually bonded community model for Taï chimpanzees. Thus, we conclude that there are fundamental differences in the spaceuse patterns of East and West African chimpanzees and discuss possible factors leading to such differences. 72 To what extent does living in a group mean living with kin? D. Lukas,* V. Reynolds,† C. Boesch* and L. Vigilant*; (2005) *Max Planck Institute for Evolutionary Anthropology, Deutscher Platz 6, Leipzig 04103, Germany, †Oxford University, School of Anthropology, 51, Banbury Road, Oxford OX2 6PE, United Kingdom Abstract Chimpanzees live in large groups featuring remarkable levels of gregariousness and cooperation among the males. Because males stay in their natal communities their entire lives and are hence expected to be living with male relatives, cooperation is therefore assumed to occur within one large ‘family’ group. However, we found that the average relatedness among males within several chimpanzee groups as determined by microsatellite analysis is in fact rather low, and only rarely significantly higher than average relatedness of females in the groups or of males
  • 73. Annexes I Chapitre en cours Résumés des recherches sur les chimpanzés compared across groups. To explain these findings, mathematical predictions for average relatedness according to group size, reproductive skew and sex bias in dispersal were derived. The results show that high average relatedness among the philopatric sex is only expected in very small groups, which is confirmed by a comparison with published data. Our study therefore suggests that interactions among larger number of individuals may not be primarily driven by kin relationships. To fission or to fusion: effects of community size on wild chimpanzee (Pan troglodytes verus) social organization Julia Lehmann • Christophe Boesch N u m é r o S E M P E R V I R A To balance advantages and disadvantages of group living, some species have fission-fusion social systems in which members of the same group form frequently changing subgroups. This allows flexible responses of group size to external conditions while at the same time retaining group stability. In chimpanzees, subgroup (party) size and composition depend mainly on the presence of receptive females, food availability and the activity of the party. Here we analyze the extent to which fission-fusion parameters are influenced by changes of demographic variables like community size and composition. Data were collected from a habituated West African chimpanzee community (Taï forest, Côte d’Ivoire) over 10 years, during which total community size decreased from 51 to 21, and the number of adult males decreased from 9 to 2. Taï chimpanzees are highly gregarious, as they spend more than 80% of their time with unrelated conspecifics. With decreasing community size, party size, party duration and male-female association increased. Neither activity nor the presence of receptive females or feeding competition could explain the observed changes in grouping patterns. Thus, the decrease in community size led to an increase of party cohesion and also enhanced cohesiveness between the sexes, while general sociality remained unchanged. Therefore, our data support the notion that small communities are more cohesive and have a less flexible fissionfusion system. 1 2 Abstract 73
  • 74. Chapitre I Résumés des recherches sur les chimpanzés Annexes en cours Sociality of the dispersing sex: the nature of social bonds in West African female chimpanzees, Pan troglodytes Julia Lehmann, Christophe Boesch, (2008) School of Biology, University of Liverpool, U.K.bHuman and Life Sciences, Roehampton University cMax Planck Institute for Evolutionary Anthropology, Leipzig Abstract S E M P E R V I R A N u m é r o 1 2 Patterns of group social structure are often linked to the competitive regime within a social unit and to the availability of kin. In line with this, many studies have shown that the dispersing sex, which is considered to have fewer kin around, is less social, while the philopatric sex has strong social bonds. Chimpanzees were considered to fit well into this scheme with highly social and competing philopatric males and generally asocial and solitary dispersing females. However, recent data suggest that chimpanzee females can indeed be highly social, even though they are unlikely to be related to each other. We studied female sociality in a long-term habituated group living in the Taï Forest, Côte d’Ivoire. Female social relationships as measured by association and grooming preferences were well differentiated and long lasting. Association (and to a lesser extent grooming) bonds were associated with reduced aggression between social partners. In addition, the competitive regime as indicated by group size had a strong effect on female social networks, which were more centralized and less clustered in smaller groups, suggesting that competition may play a major role in shaping female chimpanzee sociality. These findings suggest that strong social bonds can occur even in the absence of a strong network of kin relationships. 74 Does promiscuous mating preclude female choice? Female sexual strategies in chimpanzees (Pan troglodytes verus) of the Taï National Park, Côte d’Ivoire R. M. Stumpf and C. Boesch (2004) Abstract According to sexual selection theory, females should selectively mate with highquality males to enhance offspring survival and maximize reproductive success. Yet, chimpanzee (Pan troglodytes) females are known to mate promiscuously. Although there is substantial rationale for a promiscuous mating strategy, there is also a strong expectation that females should be selective, and the question arises as to whether promiscuity precludes female choice. The aims of this study are to: (1) compare wild female chimpanzee sexual strategies throughout estrus, and (2) determine whether females exhibit mate preferences for particular males. Over 2,600 h of data were collected on two habituated chimpanzee (Pan troglodytes verus) communities in the Taï National Park, Côte d’Ivoire. Female mate preferences
  • 75. Annexes I Chapitre en cours Résumés des recherches sur les chimpanzés were measured by quantifying proceptivity and receptivity toward males. Results indicate that all females exhibited proceptivity and resistance to male solicitations, but that there was substantial variation in their magnitudes within and among females. Female proceptivity rates were lower and resistance rates were higher in the periovulatory period (POP) when conception is most likely. Females were more selective during POP, and more promiscuous outside of POP, suggesting that females may follow a mixed reproductive strategy, being selective when conception is likely and more promiscuous when conception is unlikely. Results from this study emphasize the importance of considering the fertility window when determining female mate preferences, and of examining female behavior in POP and non-POP phases separately when evaluating hypotheses for multimale mating. Kin biased investment in wild chimpanzees Julia Lehmann, Gisela Fickenscher & Christophe Boesch (2006) (Max Planck Institute for Evolutionary Anthropology, Deutscher Platz 6, 04103 Leipzig, Germany) Keywords: chimpanzee, paternal care, kin recognition, kin preference, play. N u m é r o S E M P E R V I R A Kin selection theory predicts that recognition and preferences for kin can be highly beneficial. However, evidence of recognition of offspring by fathers in mammals has accumulated very slowly. Especially, in multi-male groups with a promiscuous mating system, like the chimpanzee, where offspring survival does not seem to depend on paternal care, paternal kin recognition has not yet been observed. In this study, we examined whether adult males of a wild chimpanzee community show recognition of their offspring (as determined genetically) and whether infants prefer to interact with kin rather than with unrelated peers. Our analysis utilizes up to 14 years of observational data to investigate if adult males associate more frequently and behave less aggressively with females that carry their offspring. Furthermore, we use grooming and play behavior to establish whether adult males and youngsters show preferences for kin versus non-kin. We found that, adult males did not associate preferentially with females with which they had offspring, but they were generally less aggressive towards any given female when she had a new born infant. Interestingly, however, fathers maintained these low rates of aggression long after the aggression rates of the non-sires had returned to their basal levels. Furthermore, fathers spent significantly more time playing with their own offspring. Thus, our data show for the first time that wild chimpanzee males can recognize their own offspring. Infants preferred to groom and tended to play more with their maternal siblings, but showed only a weak preference for playing with their paternal siblings when given the choice between similarly aged related and unrelated interaction partners. Despite the fact that paternal care does not play an obvious role in chimpanzee survival, kin recognition is observed in different aspects of the life of adult males and youngsters. 1 2 Abstract 75
  • 76. Chapitre I Résumés des recherches sur les chimpanzés Annexes en cours Habituation of Wild Chimpanzees (Pan troglodytes) of the South Group at Taï Forest, Côte d’Ivoire: Empirical Measure of Progress Paco Bertolani a, Christophe Boesch b (2007) a Department of Biological Anthropology, University of Cambridge, Leverhulme Centre for Human Evolutionary Studies, Cambridge , UK; b Department of Primatology, Max Planck Institute for Evolutionary Anthropology, Leipzig , Germany Abstract The last part of the chimpanzee (Pan troglodytes) habituation process of the Taï South Group was monitored over 2 years (1994–1996), during which all males and most of the females became habituated to observation by humans. The time needed (5–7 years) to habituate the community was similar to that recorded for the Taï North Group and is comparable to other populations studied in Africa. Variation emerged in habituation rate: males were habituated earlier than females, and among females, sexually cycling individuals were habituated faster than non-cycling females. Such differences may be a function of both the methods used to find the chimpanzees and the sex of the individual. Reproductive status and individuality may also have influenced habituation rates by affecting the number of contacts required to habituate a chimpanzee to neutral humans. S E M P E R V I R A N u m é r o 1 2 Keywords: Chimpanzee, Pan troglodytes, Habituation, Sex differences,Taï National Park 76 Pathogens as drivers of population declines: The importance of systematic monitoring in great apes and other threatened mammals Fabian H. Leendertzab,c, Georg Paulib, Kerstin Maetz-Rensingd , Wayne Boardmane ,Charles Nunncf , Heinz Ellerbrokb , Siv Aina Jensena,b,c , Sandra Junglenb,c ,Christophe Boescha,c (2006) a Great Ape Health Monitoring Unit (GAHMU), c/o MPI-EVA, Deutscher Platz 6, Leipzig, Germany b Robert Koch-Institute, ZBS1, Nordufer 20, Berlin 13353, Germany c Max-Planck-Institute for Evolutionary Anthropology, Deutscher Platz 6, Leipzig, Germany d German Primate Centre, Veterinary Medicine and Primate Husbandry, Kellnerweg 4, Go ¨ ttingen, Germany e Zoological Society of London, Regents Park, London, United Kingdom f Department of Integrative Biology, University of California, Berkeley, United States Abstract Until recently, the focus of great ape behavioral and ecological research has been distinct from the focus of scientists working in medical and veterinary sciences.
  • 77. Annexes I Chapitre en cours Résumés des recherches sur les chimpanzés More scientists are calling for a connection between medical and field research due to recent disease outbreaks in great apes, including Ebola, and indications of crosstransmission of Ebola and other viruses between primates and humans. A major limitation to progress is the lack of information on infectious diseases and their transmission in wild primates. Here, we present examples of successful pathogen detection in wild great apes and describe approaches and techniques that can be used in the field, focusing in particular on investigation of deaths and non-invasive sample collection. This interdisciplinary approach is providing new insights to infectious diseases of great apes and is helping to protect the health of great ape populations. This framework can also be applied to other mammals under threat from infectious diseases, including African wild dogs, seals and Tasmanian devils. In addition to providing benefits for great ape conservation, research that integrates infectious disease with primate ecology provides insights to emerging diseases in humans and the role of disease in primate evolution. Measuring urinary testosterone levels of the great apes— Problems with enzymatic hydrolysis using Helix pomatia juice Barbara Hauser *, Doreen Schulz, Christophe Boesch, Tobias Deschner (2008) Max Planck Institute for Evolutionary Anthropology, Department of Primatology, Deutscher Platz 6, D-04103 Leipzig, Germany N u m é r o S E M P E R V I R A Helix pomatia (Hp) juice is a common enzymatic preparation for deconjugation of urinary steroids. It has been used in many published studies on urinary testosterone (T) in chimpanzees and bonobos, although the ability of Hp juice to convert other urinary steroids into T has been reported for human urine. We developed a protocol for determination of reliable T levels in primate urine using liquid chromatography–mass spectrometry. T levels were determined in a set of human, bonobo and chimpanzee urine sam-ples (A) by measurement of intact testosterone glucuronide (TG) and testosterone sulfate (TS), (B) after hydrolysis/solvolysis with b-glucuronidase from Hp and (C) from Escherichia coli. When samples were hydrolyzed with Hp juice, results were not correlated with the direct assay of TG and TS, and determined T concentrations were considerably higher. By contrast, hydrolysis with E. coli b-glucuronidase yielded a good agreement of T concentrations. We demonstrated the ability of Hp juice to convert androst-5-ene-3b, 17b-diol (A5diol) into T using commercial standards and within the urine of all three species. As A5diol usually is present at higher levels in urine than T, this artifact leads to erroneous results for T concentrations in primate urine. The proportion of T ex­ reted as sulfate (TS) is often neglected as TS can only be cleaved by adc ditional solvolysis. In all three species, we found substantial amounts of TS in the urine of some subjects and a high variance of TS proportion between and within subjects. Therefore the inclusion of solvolysis into the sample preparation seems necessary. 1 2 Abstract 77
  • 78. Chapitre I Résumés des recherches sur les chimpanzés Annexes en cours Characterization of Bacillus anthracis-Like Bacteria Isolated from Wild Great Apes from Côte d’Ivoire and Cameroon Silke R. Klee 1, Muhsin Özel 1, Bernd Appel 1†, Christophe Boesch 2, Heinz Ellerbrok1, Daniela Jacob 1, Gudrun Holland 1, Fabian H. Leendertz 1,2,3 , Georg Pauli 1, Roland Grunow 1 and Herbert Nattermann 1 (2006) Robert Koch Institut, Centre for Biological Safety, Berlin, Germany 1 Max Planck Institute for Evolutionary Anthropology, Leipzig, Germany 2 Great Ape Health Monitoring Unit, Max Planck Institute for Evolutionary 3 Anthropology, Leipzig, Germany S E M P E R V I R A N u m é r o 1 2 Abstract 78 We present the microbiological and molecular characterization of bacteria isolated from four chimpanzees and one gorilla thought to have died of an anthraxlike disease in Côte d’Ivoire and Cameroon. These isolates differed significantly from classic Bacillus anthracis by the following criteria: motility, resistance to the gamma phage, and, for isolates from Cameroon, resistance to penicillin G. A capsule was expressed not only after induction by CO2 and bicarbonate but also under normal growth conditions. Subcultivation resulted in beta-hemolytic activity and gamma phage susceptibility in some subclones, suggesting differences in gene regulation compared to classic B. anthracis. The isolates from Côte d’Ivoire and Cameroon showed slight differences in their biochemical characteristics and MICs of different antibiotics but were identical in all molecular features and sequences analyzed. PCR and Southern blot analyses confirmed the presence of both the toxin and the capsule plasmid, with sizes corresponding to the B. anthracis virulence plasmids pXO1 and pXO2. Protective antigen was expressed and secreted into the culture supernatant. The isolates possessed variants of the Ba813 marker and the SG-749 fragment differing from that of classic B. anthracis strains. Multilocus sequence typing revealed a close relationship of our atypical isolates with both classic B. anthracisstrains and two uncommonly virulent Bacillus cereus and Bacillus thuringiensis isolates. We propose that the newly discovered atypical B. anthracis strains share a common ancestor with classic B. anthracis or that they emerged recently by transfer of the B. anthracis plasmids to a strain of the B. cereus group.
  • 79. Annexes I Chapitre en cours Résumés des recherches sur les chimpanzés Non-invasive testing reveals a high prevalence of simian T-lymphotropic virus type 1 antibodies in wild adult chimpanzees of the Taï National Park, Côte d’Ivoire Fabian H. Leendertz 1,2,3, Christophe Boesch 2, Heinz Ellerbrok 1, Wolfram Rietschel 4, Emmanuel Couacy-Hymann 5 and Georg Pauli 1 1 Zentrum fu ¨ r Biologische Sicherheit, Robert Koch-Institut, Nordufer 20, 13353 Berlin, Germany 2 Max Planck Institute for Evolutionary Anthropology, Deutscher Platz 6, 04103 Leipzig, Germany 3 Institute for Parasitology and International Animal Health, Freie Universitä t Berlin, Konigsweg67, 14163 Berlin, Germany 4 Zoologisch-Botanischer Garten Wilhelma, 70342 Stuttgart, Germany 5 Lanada/Lcpa, Bingerville, Côte d’Ivoire Abstract Little information is available on the prevalence of retrovirus infections in populations of non-human primates living in their natural habitats. To gain such information, methods were developed to detect antibodies to simian T-lymphotropic virus type 1 (STLV-1) in urine from wild chimpanzees. Samples from more than 74 chimpanzees living in three communities in the Taï National Park, Côte d’Ivoire, were analysed. The prevalence of STLV-1 antibodies in adults and adolescents was significantly higher (35/49, 71,4%) than that in infant and juvenile chimpanzees (3/31, 9,7%). In order to compare evolved human and chimpanzees’ life histories we present a synthetic life table for free-living chimpanzees, derived from data collected in five study populations (Gombe, Taï, Kibale,Mahale, Bossou). The combined data from all populations represent 3711 chimpanzee years at risk and 278 deaths. Males show higher mortality than females and data suggest some inter-site variation in mortality. Despite this variation, however, wild chimpanzees generally have a life expectancy at birth of less than 15 years and mean adult lifespan (after sexual maturity) is only about 15 years. This is considerably lower survival than that reported for chimpanzees in zoos or captive breeding colonies, or that measured among modern human hunter-gatherers. The low mortality rate of human foragers relative to chimpanzees in the early adult years may partially explain why humans have evolved to senesce later than chimpanzees, and have a longer juvenile period. N u m é r o Abstract S E M P E R V I R A Kim Hill Christophe Boesch Jane Goodall, Anne Pusey and Jennifer Williams 1 2 Mortality rates among wild chimpanzees 79
  • 80. Chapitre I Résumés des recherches sur les chimpanzés Annexes en cours High Variety of Different Simian T-Cell Leukemia Virus Type 1 Strains in Chimpanzees (Pan troglodytes verus) of the Taï National Park, Côte d’Ivoire Fabian H. Leendertz 1,2,3, Sandra Junglen 1, Christophe Boesch 2, Pierre Formenty 4, Emmanuel Couacy-Hymann 5, Valerie Courgnaud 6, Georg Pauli 1 and Heinz Ellerbrok 1 (2003) * Division of Retrovirology, Robert Koch Institute, D-13353 Berlin, 1 Max Planck Institute for Evolutionary (Anthropology, D-04103 Leipzig,) 2 and Institute for Parasitology and International Animal Health, Free (University of Berlin, 14163 Berlin,) 3 Germany; Ebola Taï Forest Project, World Health Organization, Abidjan 4 Lanada/Lcpa, Bingerville, Côte d’Ivoire; 5 University of Montpellier 1, 34032 Montpellier Cedex 1, France6 Abstract S E M P E R V I R A N u m é r o 1 2 We found human T-cell leukemia virus type 1- and simian T-cell leukemia virus type 1 (STLV-1)-related infections in 5 of 10 chimpanzees originating from three groups of wild chimpanzees. The new virus isolates showed a surprising heterogeneity not only in comparison to STLV-1 described previously in other primate species but also between the different chimpanzee groups, within a group, or even between strains isolated from an individual animal. The interdisciplinary combination of virology, molecular epidemiology, and long-term behavioral studies suggests that the primary route of infection might be interspecies transmission from other primates, such as red colobus monkeys, that are hunted and consumed by chimpanzees. 80 Pandemic Human Viruses Cause Decline of Endangered Great Apes Sophie Köndgen1,2,9, Hjalmar Kühl2,9, Paul K. N’Goran2,3,9, Peter D. Walsh2, SvenjaSchenk 2,4, Nancy Ernst 1,2, Roman Biek 5, Pierre Formenty 6, erstin Matz Rensing 7, Brunhilde Schweiger 1, Sandra Junglen 1,2, Heinz Ellerbrok 1, Andreas Nitsche 1, Thomas Briese 8, W. Ian Lipkin 8, Georg Pauli 1, Christophe Boesch 2, and Fabian H. Leendertz 1,2,* 1 Robert Koch-Institut (Nordufer 20 D-13353 Berlin Germany) 2 Department of Primatology Max Planck Institute for Evolutionary Anthropology Deutscher Platz 6 D-04103 Leipzig Germany 3 Centre Suisse des Recherches Scientifiques en Côte d’IvoireAbidjan 01 BP 2494 Côte d’Ivoire 4 Berlin Veterinary Faculty Institute of Immunology and Molecular Biology Philippstr. 1310115 BerlinGermany 5 Division of Environmental and Evolutionary BiologyUniversity of Glasgow Graham Kerr Building, Room 401 Glasgow G12 8QQ (United Kingdom) 6 Ebola Taı¨ Forest Project World Health Organization (WHO) WHO Office in Abid-
  • 81. Annexes I Chapitre en cours Résumés des recherches sur les chimpanzés jan Abidjan 01 Côte d’Ivoire 7 German Primate Center Kellnerweg 4 (D-37077 Göttingen Germany) 8 Centre for Infection and Immunity (Mailman School of Public Health, Columbia University, New York, New York 10032) Abstract Commercial hunting and habitat loss are major drivers of the rapid decline of great apes. Ecotourism and research have been widely promoted as a means of providing alternative value for apes and their habitats. However, close contact between humans and habituated apes during ape tourism and research has raised concerns that disease transmission risks might outweigh benefits. To date only bacterial and parasitic infections of typically low virulence have been shown to move from humans to wild apes. Here, we present the first direct evidence of virus transmission from humans to wild apes. Tissue samples fromhabituated chimpanzees that died during three respiratory-disease outbreaks at our research site, Côte d’Ivoire, contained two common human paramyxoviruses. Viral strains sampled from chimpanzees were closely related to strains circulating in contemporaneous, worldwide human epidemics. Twenty-four years of mortality data from observed chimpanzees reveal that such respiratory outbreaks could have a long history. In contrast, survey data show that research presence has had a strong positive effect in suppressing poaching around the research site. These observations illustrate the challenge of maximizing the benefit of research and tourism to great apes while minimizing the negative side effects. Culture pervades much of human existence. Its significance to human social interaction and cognitive development has convinced some researchers that the phenomenon and its underlying mechanisms represent a defining criterion for humankind. However, care should be taken not to make hasty conclusions in light of the growing number of observations on the cultural abilities of different species, ranging from chimpanzees and orangutans to whales and dolphins. The present review concentrates on wild chimpanzees and shows that they all possess an extensive cultural repertoire. In the light of what we know from humans, I evaluate the importance of social learning leading to acquisition of cultural traits, as well as of collective meaning of communicative traits. Taking into account cross-cultural variations in humans, I argue that the cultural abilities we observe in wild chimpanzees present a broad level of similarity between the two species. Keywords: shared meaning, social learning, comparison, group difference, cultural repertoire N u m é r o Abstract S E M P E R V I R A Christophe Boesch 1 2 Is Culture a Golden Barrier Between Human and Chimpanzee? 81
  • 82. Chapitre I Résumés des recherches sur les chimpanzés Annexes en cours Identifying hotspots of chimpanzee group activity from transect surveys in Taï National Park, Côte d’Ivoire Célestin Yao Kouakou∗,†,‡,§,1, Christophe Boesch‡§ and Hjalmar S. Kuehl‡ (2011) ∗ Unité de Formation et Recherches des Sciences de la Nature, Université d’AboboAdjamé, Abidjan Côte-d’Ivoire † Centre Suisse de Recherches Scientifiques en Côte-d’Ivoire, Abidjan Côted’Ivoire ‡ Department of Primatology, Max Planck Institute for Evolutionary Anthropology, Leipzig Germany § Wild Chimpanzee Foundation, Abidjan Côte-d’Ivoire S E M P E R V I R A N u m é r o 1 2 Abstract: 82 Locating activity hotspots – areas of higher density, more intense use, or distinct social units – is a prerequisite for answering many questions in animal ecology. However, for many species, carrying out such research from direct observations in tropical habitat is time-consuming and unrealistic for non-habituated animals. This study aimed to locate chimpanzee home ranges from transects nest counts. For validation purposes, 233 line transects were sampled within the home ranges of four habituated social groups of chimpanzees in Ta¨ ı National Park, Côte d’Ivoire. In total, 373 km of transects were surveyed over 188 days and 683 nests of chimpanzee were recorded. First, we characterized heterogeneity of nest distribution patterns, including variation in density and group size within the area. Second, we used scan statistics, a likelihood-based cluster technique to locate chimpanzee social groups and compared them with the known home range boundaries. Chimpanzee nest distribution was characterized by a positive density and group-size gradient away from the range periphery. Furthermore, nest distribution clusters corresponding to the four groups could be successfully identified, although additional clusters for, for example, low-density areas between social groups seem to be an unavoidable byproduct. The approach taken can be extended to awide spectrum of data stemming from direct observations, camera traps, acoustic or genetic sampling to derive information about structure and patchiness of wild animal populations. Keywords: binomial model, cluster, line transects, nest surveys, Pan troglodytes, Poisson model, range boundaries, scan statistics, spatial gradient
  • 83. Annexes I Chapitre en cours Résumés des recherches sur les chimpanzés Food Competition and Linear Dominance Hierarchy among Female Chimpanzees of the Taï National Park Roman M. Wittig1 and Christophe Boesch1 (2003) Abstract S E M P E R V I R A N u m é r o 1 2 Dominance rank in female chimpanzees correlates positively with reproductive success. Although a high rank obviously has an advantage for females, clear (linear) hierarchies in female chimpanzees have not been detected. Following the predictions of the socio ecological model, the type of food competition should affect the dominance relationships among females. We investigated food competition and relationships among 11 adult female chimpanzees in the Taï National Park, Cˆ ote d’Ivoire (West Africa). We detected a formal linear dominance hierarchy among the females based on greeting behavior directed from the subordinate to the dominant female. Females faced contest competition over food, and it increased when either the food was monopolizable or the number of competitors increased. Winning contests over food, but not age, was related to the dominance rank. Affiliative relationships among the females did not help to explain the absence of greetings in some dyads. However comparison post hoc among chimpanzee study sites made differences in the dominance relationships apparent. We discuss them based on social relationships among females, contest competition and predation. The cross-site comparison indicates that the differences in female dominance hierarchies among the chimpanzee study sites are affected by food competition, predation risk and observation time. 83
  • 84. Chapitre I Résumés des recherches sur les chimpanzés Annexes en cours Sexual Differences in Chimpanzee Sociality Julia Lehmann 1,2 & Christophe Boesch 3 (2008) 1 School of Biological Sciences, University of Liverpool, Liverpool L69 7ZB, UK 2 School of Human & Life Sciences, Roehampton University, London SW15 4JD, UK 3 Max Planck Institute for Evolutionary Anthropology, 04103 Leipzig, Germany S E M P E R V I R A N u m é r o 1 2 Abstract 84 Scientists usually attribute sexual differences in sociality to sex-specific dispersal patterns and the availability of kin within the social group. In most primates, the dispersing sex, which has fewer kin around, is the less social sex. Chimpanzees fit well into the pattern, with highly social philopatric males and generally solitary dispersing females. However, researchers in West Africa have long suggested that female chimpanzees can be highly social. We investigated whether chimpanzees in the Taï Forest (Côte d’Ivoire) exhibit the expected sexual differences in 3 social parameters: dyadic association, party composition, and grooming interactions. Though we found a significant sexual difference in each of the 3 parameters, with males being more social than females, the actual values do not reveal striking differences between the sexes and do not support the notion of female chimpanzees as asocial: females had dyadic association indices comparable to mixed-sex dyads, spent ca. 82% of their time together with other adult chimpanzees, and had a comparable number of grooming partners. Further, female associations can be among the strongest bonds within the community, indicating that both sexes can have strongly favored association partners. The findings are in contrast to reports on East African chimpanzees, the females of which are mainly solitary and rarely interact with other females. Our results suggest that researchers cannot generally regard chimpanzee females as a social and need to redefine models deriving patterns of sociality from dispersal patterns to integrate the possibility of high female sociality in male philopatric systems. Sociality of the dispersing sex: the nature of social bonds in West African female chimpanzees, Pan troglodytes Julia Lehmann a,b,c , Christophe Boesch c,1 (2008) a School of Biology, University of Liverpool, U.K. b Human and Life Sciences, Roehampton University c Max Planck Institute for Evolutionary Anthropology, Leipzig 2008 Abstract Patterns of group social structure are often linked to the competitive regime within a social unit and to the availability of kin. In line with this, many studies have shown that the dispersing sex, which is considered to have fewer kin around, is less social, while the philopatric sex has strong social bonds. Chimpanzees were considered to fit
  • 85. Annexes I Chapitre en cours Résumés des recherches sur les chimpanzés well into this scheme with highly social and competing philopatric males and generally asocial and solitary dispersing females. However, recent data suggest that chimpanzee females can indeed be highly social, even though they are unlikely to be related to each other. We studied female sociality in a long-term habituated group living in the Taï Forest, Côte d’Ivoire. Female social relationships as measured by association and grooming preferences were well differentiated and long lasting. Association (and to a lesser extent grooming) bonds were associated with reduced aggression between social partners. In addition, the competitive regime as indicated by group size had a strong effect on female social networks, which were more centralized and less clustered in smaller groups, suggesting that competition may play a major role in shaping female chimpanzee sociality. These findings suggest that strong social bonds can occur even in the absence of a strong network of kin relationships. Spatial abilities of Wild Chimpanzees (Pan troglodytes verus) Emmanuelle Normand Thèse de Doctorat soutenue le 11 juin 2010 N u m é r o S E M P E R V I R A Malgré la multiplicité des études démontrant le comportement fascinant des animaux dans leur milieu naturel, quelques domaines de recherches demeurent difficiles à aborder. Ainsi, l’étude de certains aspects cognitifs nécessite un certain contrôle sur l’environnement afin de dissocier les influences écologiques et sociales de l’implication cognitive ; par exemple la cognition spatiale incluant la mémoire spatiale, les mécanismes d’orientation spatiale, ainsi que leur implication dans la navigation, tel que par la planification. L’étude de la cognition spatiale des chimpanzés sauvages s’est déroulée dans le Parc national de Taï, une forêt tropicale dense où les ressources potentielles sont abondantes et réparties sur un territoire de 25 km², avec une visibilité d’environ 30 mètres. De plus, les chimpanzés vivent dans une société du type fission-fusion, impliquant de multiples relations sociales. Toutefois, l’enregistrement précis de la position et des activités des chimpanzés, ainsi qu’une carte botanique précise, nous a permis de dissocier les effets écologiques, sociaux et cognitifs afin de mieux comprendre les relations entre ces différents facteurs. Par cette étude, nous montrons que les chimpanzés ont développé un mécanisme permettant une navigation précise grâce à une carte Euclidienne contenant des informations sur la direction et la distances vers des ressources connues. Ce mécanisme est extrêmement adapté et efficace par la connaissance précise de la localisation de milliers de ressources dans leur habitat. Ces capacités permettent d’augmenter leur efficacité en sélectionnant les ressources les plus productives, en les planifiant à l’avance et, de manière plus avancée, en planifiant le parcours le plus court à travers ces différentes ressources durant la journée lorsque la pression sociale requière une meilleure précision dans le choix des ressources. Ces découvertes illustrent d’abord les capacités extraordinaires des chimpanzés, et deuxièmement que les aspects cognitifs peuvent être expliqués dans le milieu naturel des animaux. 1 2 Résumé 85
  • 86. Chapitre I Résumés des recherches sur les chimpanzés Annexes en cours Daily Energy Balance and Protein Gain Among Pan troglodytes verus in the Taï National Park, Côte d’Ivoire Antoine K. N’Guessan & Sylvia Ortmann & Christophe Boesch (2009) Abstract Energy balance and protein gain contribute significantly to an animal’s survival. Although data are available for certain species in captive settings, there is little information on these factors for primates living in their natural environments. In this preliminary study, we combined detailed behavioral, phonological, and chemical data for a well habituated chimpanzee community from the Taï National Park, Côte d’Ivoire, with estimates of energy gain and expenditure from captive chimpanzees and humans to investigate how energy balance and protein gain across age-sex categories are affected by seasonal variations in food availability and how chimpanzees correspondingly alter their feeding and daily journey length (DJL). Comparisons between fruiting seasons characterized by varying quantities and qualities of available food revealed that food quality had the largest effect on individual energy balance and protein gain. Within given fruit seasons, energy balance and protein gain did not vary among age-sex categories. However, there was variation across seasons among adult males and young of both sexes, but not among adult females. Our study revealed important effects of periods of food scarcity to which chimpanzees reacted by reducing their DJL and increasing their feeding time. To what extent does living in a group mean living with kin? S E M P E R V I R A N u m é r o 1 2 D. Lukas,* V. Reynolds,† C. Boesch* And L. Vigilant*(2005) 86 * Max Planck Institute for Evolutionary Anthropology, Deutscher Platz 6, Leipzig 04103, Germany, † Oxford University, School of Anthropology, 51, Banbury Road, Oxford OX2 6PE, United Kingdom Abstract Chimpanzees live in large groups featuring remarkable levels of gregariousness and cooperation among the males. Because males stay in their natal communities their entire lives and are hence expected to be living with male relatives, cooperation is therefore assumed to occur within one large ‘family’ group. However, we found that the average relatedness among males within several chimpanzee groups as determined by microsatellite analysis is in fact rather low, and only rarely significantly higher than average relatedness of females in the groups or of males compared across groups. To explain these findings, mathematical predictions for average relatedness according to group size, reproductive skew and sex bias in dispersal were derived. The results show that high average relatedness among the philopatric sex is only expected in very small groups, which is confirmed by a comparison with published data. Our study therefore suggests that interactions among larger number of individuals may not be primarily driven by kin relationships.
  • 87. Annexes I Chapitre en cours Résumés des recherches sur les chimpanzés Anthrax kills wild chimpanzees in a tropical rainforest Fabian H. Leendertz1,2,3 , Heinz Ellerbrok2,ChristopheBoesch1,Emmanue lCouacyHymann4, Kerstin Ma ¨ tz-Rensing5 ,Regine Hakenbeck6 , Carina Bergmann6 , Pola Abaza1,2 ,Sandra Junglen1,2, Yasmin Moebius1, Linda Vigilant1, Pierre Formenty7& Georg Pauli 2 Abstract Abstract This monograph synthesizes sixteen years of observations on wild common chimpanzees (Pan troglodytes) by a husband and wife team working in Taï National Park in the Côte d’Ivoire. Boesch and Boesch-Achermann utilize an “ethnological approach” (p. vi) in their study, and treat certain admired subjects as if they were trusted human informants. They believe that this approach is warranted because of subtle differences in individual behavior. In fact, the Taï chimpanzees show the highest known incidence of hunting and tool use among any wild chimpanzee populations. They also show evidence of symbolic behavior in auditory communication (drumming on tree buttresses) that may coordinate the pace of group movement and the direction of travel. The book is richly illustrated with photographs, and there is a reference section and a detailed index. Two appendices conclude the book, one containing a list of all identified chimpanzees and known genealogies, and one providing a list of mammals in Taï National Park and the frequency with which they were observed. N u m é r o Christophe Boesch and Hedwige Boesch-Achermann (2000) S E M P E R V I R A The Chimpanzees of the Taï Forest Behavioural Ecology and Evolution 1 2 Infectious disease has joined habitat loss and hunting as threats to the survival of the remaining wild populations of great apes. Nevertheless, relatively little is known about the causative agents1–3 We investigated an unusually high number of sudden deaths observed over nine months in three communities of wild chimpanzees (Pan troglodytes verus) in the Taï National Park, Ivory Coast. Here we report combined pathological, cytological and molecular investigations that identified Bacillus anthracis as the cause of death for at least six individuals. We show that anthrax can be found in wild non-human primates living in a tropical rainforest, a habitat not previously known to harbor B. anthracis. Anthrax is an acute disease that infects ruminants but other mammals, including humans, can be infected through contacting or inhaling high doses of spores or by consuming meat from infected animals Respiratory and gastrointestinal anthrax are characterized by rapid onset, fever, septicaemia and a high fatality rate without early antibiotic treatment 6,7 .Our results suggest that epidemic diseases represent substantial threats to wild ape populations, and through bushmeat consumption also pose a hazard to human health. Long-term studies of wild chimpanzees habituated to human. 87
  • 88. Chapitre I Résumés des recherches sur les chimpanzés Annexes en cours Alarming decline of West African chimpanzees in Côte d’Ivoire. Campbell, G., Kuehl, H., Kouamé, P. N. & Boesch, C., (2008). Current Biology 18 (19): R903-R904. Résumé Côte d’Ivoire is thought to be one of the final strongholds of the endangered West African chimpanzee (Pan troglodytes verus). In a recent assessment of their conservation status, Côte d’Ivoire was estimated to support between 8,000 and 12,000 individuals, accounting for almost half of the remaining world population; however, this estimate was based primarily on a nationwide chimpanzee survey that was conducted in 1989-1990. Since then, information on chimpanzee abundance and distribution within this region has been sparse. To update the status of chimpanzees in Côte d’Ivoire and evaluate their population trend, we repeated the 1989-1990 survey. Our results show that there has been an alarming decline in chimpanzee numbers, and that urgent action is required to prevent them from disappearing entirely. Wild chimpanzees produce group-specific calls: A case for vocal learning? Crockford, C., Herbinger, I., Vigilant, L. & Boesch, C., 2004 Ethology 110(3): 221-243. S E M P E R V I R A N u m é r o 1 2 Abstract 88 Vocal learning, where animals can modify the structure of their vocalizations as a result of experience, has been found in a range of birds and mammals. Although vocal learning is a fundamental aspect of developing spoken language, there is as yet little evidence that vocal learning occurs in primates. Here we examine whether vocal learning may occur in chimpanzees. We analyzed whether wild male chimpanzees, Pan troglodytes verus, of four communities living in a similar habitat in the Taï Forest, Côte d’Ivoire, developed community specific pant hoots. If so, we expected males of three contiguous communities to have distinct pant hoots, while pant hoots of males from a fourth, distant community, located 70 km away, should only differ from those of the contiguous communities by chance. Our analysis confirmed these expectations. In addition, the acoustic distances between the pant hoots of pairs of individuals did not correlate with the genetic relatedness of those pairs, where genetic relatedness was determined using nuclear DNA analysis. Thus, neither habitat nor genetic differences accounted for the observation that there were acoustic differences in the pant hoot structure of males living in neighboring communities, but not in those of males from a distant community. This suggests that chimpanzees may actively modify pant hoots to be different from their neighbors, providing support for the vocal learning hypothesis.
  • 89. Annexes I Chapitre en cours Résumés des recherches sur les chimpanzés Chimpanzee sites and the origins of percussive stone technology Mercader, J., Barton, H., Gillespie, J., Harris, J., Kuhn, S., Tyler, R. & Boesch, C., 2007 Proc. Nat. Acad. Sci. USA104(9): 3043-4048. Abstract Archaeological research in the African rainforest reveals unexpected results in the search for the origins of hominoid technology. The ancient Panin sites from Cote d’Ivoire constitute the only evidence of prehistoric ape behavior known to date anywhere in the world. Recent archaeological work has yielded behaviorally modified stones, dated by chronometric means to 4,300 years of age, lodging starch residue suggestive of prehistoric dietary practices by ancient chimpanzees. The «Chimpanzee Stone Age» pre-dates the advent of settled farming villages in this part of the African rainforest and suggests that percussive material culture could have been inherited from an common human-chimpanzee clade, rather than invented by hominins, or have arisen by imitation, or resulted from independent technological convergence. Cultural differences in army ant predation by West African chimpanzees? A comparative study of microecological variables. Möbius, Y., Boesch, C., Koops, K., Matsuzawa, T. & Humle, T., 2008.Anim. Behav.76(1): 37-45. N u m é r o S E M P E R V I R A Behavioral diversity in the predation pattern of army ants (Dorylus spp.) by different populations of wild chimpanzees, Pan troglodytes, has been proposed to reflect different cultural traditions. Chimpanzees use either stick tools (known as ant dipping) or simply their hands to prey on two groups of army ants (epigaeic and intermediate species). A recent analysis has shown that, contrary to the cultural hypothesis, the tool length and associated harvesting technique used by chimpanzees in different populations is to a large extent influenced by characteristics of the ants themselves. However, in line with the cultural hypothesis, chimpanzees at two long-term study sites in West Africa (Bossou, Guinea, and Taï National Park, Côte d’Ivoire) prey on the same five army ant species but adopt different strategies to do so. We conducted controlled human simulations of ant dipping and an ant survey at these two sites to evaluate alternative ecological explanations related to ant behaviour and ecology that could account for the observed differences in chimpanzee predation behaviour. Ant speed explained differences in tool length within Bossou but not between Bossou and Taï. Our results do not support an ecological basis underlying the lack of dipping at ant trails in Taï chimpanzees. Finally, neither ant aggressiveness (measured as speed and persistence) nor yield when using tools could explain why, unlike Bossou chimpanzees, Taï chimpanzees do not use tools to harvest epigaeic species. We conclude that an interaction of cultural and ecological factors shapes the differences in army ant predation between Taï and Bossou chimpanzees. 1 2 Abstract 89
  • 90. Chapitre I Résumés des recherches sur les chimpanzés Annexes en cours Sophisticated Euclidean maps in forest chimpanzees. Normand, E. & Boesch, C., 2009 Behav. 77 (5): 1195-1201. Abstract N u m é r o Does promiscuous mating preclude female choice? Female sexual strategies in chimpanzees (Pan troglodytes verus) of the Taï National Park, Côte d’Ivoire. Abstract S E M P E R V I R A 1 2 We examined the spatial orientation abilities of wild chimpanzees, Pan troglodytes verus, in Taï National Park, Côte d’Ivoire. Predictions resulting from the hypothesized use of topological maps and Euclidean maps in a tropical forest were tested using quantified measurements of travel direction, distance travelled and routes based on landmarks. The results strongly suggest that the chimpanzees knew precisely where they were going, travelled in a straight line to reach food resources, and were aware of the distance they were going to walk. They also returned to a food resource from many different directions rather than repeatedly using the same paths. Furthermore, the initial direction taken to reach a food source corresponded exactly to the general direction needed to reach that resource suggesting that they did not navigate by landmarks to reach the goal. To control for the possibility that chimpanzees may remember numerous landmarks allowing them to navigate as precisely as if with a Euclidean map but in reality only using a topological one, we compared movement patterns in the core and peripheral areas of the territory, as they used the latter 75% less frequently. We found no variation in the linearity of movement, but a reduction in the distance travelled at the periphery, which corresponds to the possibility that the chimpanzees used a Euclidean map to navigate between resources. All these results provide additional support for the use of a Euclidian map in chimpanzees and we discuss how particular ecological conditions could favor the development of such sophisticated spatial orientation abilities in primates. According to sexual selection theory, females should selectively mate with highquality males to enhance offspring survival and maximize reproductive success. Yet, chimpanzee (Pan troglodytes) females are known to mate promiscuously. Although there is substantial rationale for a promiscuous mating strategy, there is also a strong expectation that females should be selective, and the question arises as to whether promiscuity precludes female choice. The aims of this study are to: (1) compare wild female chimpanzee sexual strategies throughout estrus, and (2) determine whether females exhibit mate preferences for particular males. Over 2,600 h of data were collected on two habituated chimpanzee (Pan troglodytes verus) 90 Stumpf, R. M. & Boesch, C., 2005 Behav. Ecol. Sociobiol. 57(5): 511-524.
  • 91. Annexes I Chapitre en cours Résumés des recherches sur les chimpanzés communities in the Taï National Park, Côte d’Ivoire. Female mate preferences were measured by quantifying proceptivity and receptivity toward males. Results indicate that all females exhibited proceptivity and resistance to male solicitations, but that there was substantial variation in their magnitudes within and among females. Female proceptivity rates were lower and resistance rates were higher in the periovulatory period (POP) when conception is most likely. Females were more selective during POP, and more promiscuous outside of POP, suggesting that females may follow a mixed reproductive strategy, being selective when conception is likely and more promiscuous when conception is unlikely. Results from this study emphasize the importance of considering the fertility window when determining female mate preferences, and of examining female behavior in POP and non-POP phases separately when evaluating hypotheses for multi-male mating. The efficacy of female choice in chimpanzees of the Taï Forest, Côte d’Ivoire Stumpf, R. M. & Boesch, C., 2006.Behav. Ecol. Sociobiol.60(6): 749-765. N u m é r o S E M P E R V I R A Male-male competition has historically been considered the major force driving sexual selection. However, female choice and inter-sexual conflict are increasingly recognized as important influences affecting differential mating and reproductive success. Many females exhibit preferences for particular males; however, male strategies may conflict with females’ ability to obtain their mate preferences. To influence paternity, females must affect both (1) whether or not sexual interactions occur, particularly during the periovulatory period (POP) and (2) the outcome of sexual interactions. This study focuses on the effectiveness of female choice in wild chimpanzees (Pan troglodytes verus). Over 2,600 h of data were collected on two habituated chimpanzee communities in the Taï National Park, Côte d’Ivoire. Female mate preferences were measured by quantifying proceptive and resistance behavior toward males in both the periovulatory period and non-POP phases of estrus. The efficacy of female preference was measured both (1) by measuring success rates of female proceptivity and resistance behaviors and (2) by determining how well measures of female mate preference (proceptivity and resistance rates) predict male mating success. Though male chimpanzees are clearly dominant to females, the results indicate that females could effectively resist male solicitations and, in most cases, unwanted copulations were averted. Both female proceptivity and resistance rates correlate (positively and inversely, respectively) with male mating success in POP. Outside POP, female proceptivity rates corresponded with male mating success, but resistance rates did not. Males (irrespective of rank) that were preferred by females obtained higher mating success compared to other males during the POP, suggesting that females were effective in their mate choice and that, despite clear male dominance, female choice influences paternity in wild chimpanzees. 1 2 Abstract 91
  • 92. Chapitre I Résumés des recherches sur les chimpanzés Annexes en cours Territory Characteristics among Three Neighboring Chimpanzee Communities in the Ta¨ ı National Park, Côte d’Ivoire Ilka Herbinger 1,3, Christophe Boesch 1 and Hartmut Rothe 2 ,(2000) 1 Max Planck Institute for Evolutionary Anthropology, Inselstr.22, 04103 Leipzig, Germany 2 Ethologische Station des Instituts fuer Zoologie 3 Anthropologie, der Universitaet Goettingen, Sennickerode 11, 37130 Gleichen, Germany. S E M P E R V I R A N u m é r o 1 2 Abstract 92 We studied territory characteristics among three neighboring chimpanzee communities in the Taï National Park, Côte d’Ivoire, and compared themwith other chimpanzee populations. We characterized territories and ranging patterns by analyzing six variables: (1) territory size, (2) overlap zone,(3) territory utilization, (4) core area, (5) territory shift, and (6) travel distance. Data collection covered a period of 10 mo, during which we simultaneously sampled the local positions of mostly large parties, including males in each community, in 30-min intervals. In Ta¨ ı, chimpanzees used territories in a clumped way, with small central core areas being used preferentially over large peripheral areas. Although overlap zones between study communities mainly represented infrequently visited peripheral areas, overlap zones with all neighboring communities also included intensively used central areas. Territory utilization was not strongly seasonal, with no major shift of activity center or shift of areas used over consecutive months. However, we observed shorter daily travel distances in times of low food availability. Territory sizes of Ta¨ ı chimpanzees tended to be larger than territories in other chimpanzee communities, presumably because high food availability allows for economical defense of territorial borders and time investment in territorial activities. Therefore we suggest, that use of territory in Taï ı chimpanzees is strongly influenced by intercommunity relations. To understand differences in territory characteristics between various populations, it is of major importance to consider not only the intra-community but also the intercommunity context.
  • 93. Annexes I Chapitre à cours Résumés des recherches sur les singes en queue Mone de Campbell dans le Parc National de Taï S E M P E R V I R A N u m é r o 1 2 Crédits photo : Florian Möllers Annexe 6 : Résumés des recherches sur les singes à queue 93
  • 94. Chapitre I Résumés des recherches sur les singes à queue Annexes en cours The Functional Significance of Diana monkey ‘Clear’ Calls Dana Uster 1,2 and Klaus Zuberbühler 2,3 (2001) 1 Zoologisches Institut, Universität Braunschweig; 2 Centre Suisse de Recherches Scienti.ques, Taï Monkey Project, Abidjan; 3 Max-Planck-Institute for Evolutionary Anthropology, Leipzig Abstract N u m é r o Predator-specific alarm calls in Campbell’s monkeys, Cercopithecus campbelli Abstract S E M P E R V I R A 1 2 In their natural West African rainforest habitat, Diana monkeys continuously produce high rates of a close-range clear-sounding call, but the function of this behaviour is unknown. In other primate species, close-range calls are typically given in socially relevant situations, for example, to gain access to grooming partners or food. Quite contrarily, we tested a number of hypotheses and found that Diana monkey ‘clear’ calls primarily function to avoid predation. Call rates were significantly elevated when predation threat was high, for instance when the visibility was poor, when the group spread was large, when the group was not associated with other monkey species, or after alarm calls. Call rates were not significantly elevated, however, in circumstances of high social competition, for instance when the group spread was small, during resting phases, while feeding on clumped food sources, or when foraging in the periphery where inter-group encounters were more likely to occur. Calling was contagious in that calls typically elicited vocal responses from out-of-sight group members within a few seconds. Because of this, callers can effectively monitor a much larger area than is visually accessible to single individuals, suggesting that Diana monkey clear calls act as an essential element in a mutualistic system of coordinated vigilance. One of the most prominent behavioural features of many forest primates are the loud calls given by the adult males. Early observational studies repeatedly postulated that these calls function in intragroup spacing or intergroup avoidance. More recent field experiments with Diana monkeys (Cercopithecus diana) of Ta Forest, Ivory Coast, have clearly shown that loud male calls function as predator alarm calls because calls reliably (1) label different predator classes and (2) convey semantic information about the predator type present. Here, I test the alarm call hypothesis another primate, the Campbell’s monkey (C. campbelli). Like Diana monkeys, male Campbell’s monkeys produce conspicuous loud calls to crowned hawk eagles 94 Klaus Zuberbühler (2001)
  • 95. Annexes I Chapitre à cours Résumés des recherches sur les singes en queue (Stephanoaetus coronatus) and leopards (Panthera pardus), two of their main predators. Playback experiments showed that monkeys responded to the predator category represented by the different playback stimuli, regardless of whether they consisted of (1) vocalisations of the actual predators (crowned hawk eagle shrieks or leopard growls), (2) alarm calls to crowned hawk eagles or leopards given by other male Campbell’s monkeys or (3) alarm calls to crowned hawk eagles or leopards given by sympatric male Diana monkeys. These experiments provide further evidence that non-human primates have evolved the cognitive capacity to produce and respond to referential labels for external events. Keywords : Alarm call, Predation, Semantic, Non-human primate, Communication, Animal Cognition Répertoire et contextes sociaux des cris unitaires du colobe vert (Procolobus verus) dans le Parc National de Taï (PNT), Côte d’Ivoire. Koffi J-C. Bene 1,2,*,Inza Kone 1,2 & Klaus Zuberbuhler 2,3 (2006) 1 Laboratoire de Zoologie et Biologie Animale, UFR Biosciences, Université de Cocody Abidjan, 22 BP 582 Abidjan 22 2 Centre Suisse de Recherches Scientifiques, Taï Monkey Project, Abidjan, 01 BP 1303 Abidjan 01. 3 School of Psychology, University of St Andrews, St Andrews, KY16 9J, Scotland (UK) * Auteur pour les correspondances (E-mail : koffi.bene@csrs.ci ou jeanclaudebene@ yahoo.fr) Mots clés : Colobe Vert, vocalisation, cri unitaire, contexte social, communication, Parc National de Taï, Côte d’Ivoire. N u m é r o S E M P E R V I R A Pour caractériser l’environnement social et écologique du Colobe Vert (Procolobus verus), des observations régulières par tranche de 15 minutes d’animaux focaux dans trois groupes ont été mené. Les observations et les enregistrements de cris occasionnels (Ad libitum) ont permis de répertorier huit (8) types de cris unitaires émis par différentes classes de sexes et d’âges. Ces cris peuvent être regroupés en quatre catégories selon les contextes sociaux dans lesquels ils interviennent : les cris a, b et c en cas de prédation et de trouble (présence de prédateur, cris d’alarme d’autres espèces), les cris f et g en situation de conflit (combat entre individus), les cris b, c et e en contexte de stabilité (calme apparent), et les cris b, c et e pour signaler des rencontres intergroupes (rencontre avec d’autres groupes de singes). 1 2 Résumé 95
  • 96. Chapitre I Résumés des recherches sur les singes à queue Annexes en cours Pulse register phonation in Diana monkey alarm calls Tobias Riede (2003) Department of Psychology, 245 Uris Hall, Cornell University, Ithaca, New York 14853 Klaus Zuberbu¨ hlerb) School of Psychology, University of St. Andrews, St. Andrews, Fife KY 16 9JU, Scotland, United Kingdom S E M P E R V I R A N u m é r o 1 2 Abstract 96 The adult male Diana monkeys ~Cercopithecus diana! produce predator-specific alarm calls in response to two of their predators, the crowned eagles and the leopards. The acoustic structure of these alarm calls is remarkable for a number of theoretical and empirical reasons. First, although pulsed phonation has been described in a variety of mammalian vocalizations, very little is known about the underlying production mechanism. Second, Diana monkey alarm calls are based almost exclusively on this vocal production mechanism to an extent that has never been documented in mammalian vocal behavior. Finally, the Diana monkeys’ pulsed phonation strongly resembles the pulse register in human speech, where fundamental frequency is mainly controlled by subglottal pressure. Here, we report the results of a detailed acoustic analysis to investigate the production mechanism of Diana monkey alarm calls. Within calls, we found a positive correlation between the fundamental frequency and the pulse amplitude, suggesting that both humans and monkeys control fundamental frequency by subglottal pressure. While in humans pulsed phonation is usually considered pathological or artificial, male Diana monkeys rely exclusively on pulsed phonation, suggesting a functional adaptation. Moreover, we were unable to document any nonlinear phenomena, despite the fact that they occur frequently in the vocal repertoire of humans and nonhumans, further suggesting that the very robust Diana monkey pulse production mechanism has evolved for a particular functional purpose. We discuss the implications of these findings for the structural evolution of Diana monkey alarm calls and suggest that the restricted variability in fundamental frequency and robustness of the source signal gave rise to the formant patterns observed in Diana monkey alarm calls, used to convey predator information.
  • 97. Annexes I Chapitre à cours Résumés des recherches sur les singes en queue The Costs and Benefits of a Forest Phenomenon Sonja Wolters 1,2,3 and Klaus Zuberbühler 2,4 (2003) 1 Abteilung Ethologie, Universität Münster 2 Centre Suisse de Recherches Scientifiques, Taï Monkey Project 3 Abteilung Verhaltensforschung& Ökologie, Deutsches Primatenzentrum 4 School of Psychology, University of St. Andrews N u m é r o Keywords: association, Cercopithecus diana, Cercopithecus campbelli, polyspeci. c, predation,mixed species, competition, calls, vigilance. S E M P E R V I R A One of the most striking behavioural patterns of many forest primates concerns their tendency to live in semi-permanent mixed-species groups. Functional investigations have ascertained that individuals obtain some antipredator bene. Its without paying the costs of intra-species resource competition. Despite these advances, very little is known about the subtle mechanisms that keep mixed species groups together on a daily basis. Our results showed that in the Diana–Campbell’s monkey association both species bene. ted from each other in diverse and idiosyncratic ways. In the presence of Campbell’s monkeys the conspicuous Diana monkeys were more likely to descend into the lower forest strata, increased their foraging behaviour, and individuals became less vigilant. The cryptic Campbell’s monkeys, in turn, were able to use the higher forest strata and exposed areas more often, spread out over larger areas, were more likely to travel, and engaged in more conspicuous vocal behaviour when associated with Diana monkeys. These data suggested that both species bene. ted from each other in ways that went beyond passive group-size related antipredator bene. ts, such as a dilution effect and increased chances of predator detection. Instead, the increased safety of the mixed species group allowed individuals to exploit their ecological niche more broadly, to forage more ef. ciently, and to engage in more social behaviour, suggesting that the bene. Ts of mixed species groups are much more varied and diverse than currently thought. 1 2 Abstract 97
  • 98. Chapitre I Résumés des recherches sur les singes à queue Annexes en cours Leopard predation and primate evolution Klaus Zuberbühler 1,2, David Jenny 2,3 1 School of Psychology,University of St Andrews,Scotland 2 Centre Suisse de Recherches Scientifiques,Abidjan, Côte d’Ivoire. E-mail: kz3@st-and.ac.uk 3 Zoologisches Institut,Universita¨t Bern, Switzerlandand Journal of Human Evolution (2002) 43, 873–886 S E M P E R V I R A N u m é r o 1 2 Abstract 98 Although predation is an important driving force of natural selection its effects on primate evolution are still not well understood, mainly because little is known about the hunting behaviour of the primates’ various predators. Here, we present data on the hunting behaviour of the leopard (Panthera pardus), a major primate predator in the Taı¨ forest of Ivory Coast and elsewhere. Radio-tracking data showed that forest leopards primarily hunt for monkeys on the ground during the day. Faecal analyses confirmed that primates accounted for a large proportion of the leopards’ diet and revealed in detail the predation pressure exerted on the eight different monkey and one chimpanzee species. We related the species-specific predation rates to various morphological, behavioural and demographic traits that are usually considered adaptations to predation (body size, group size, group composition, reproductive behaviour, and use of forest strata).Leopard predation was most reliably associated with density, suggesting that leopards hunt primates according to abundance. Contrary to Predictions, leopard predation rates were not negatively, but positively, related to body size, group size and the number of males per group, suggesting that predation by leopards did not drive the evolution of these traits in the predicted way. We discuss these findings in light of some recent experimental data and suggest that the principal effect of leopard predation has been on primates’ cognitive evolution. Keywords: alarm call, cognitive evolution, sociality, population dynamics, body size, group size, primate male, vigilance, prey.
  • 99. Annexes I Chapitre à cours Résumés des recherches sur les singes en queue Context-related call combinations 1 in female Diana monkeys Agnès Candiotti 1,2,3, Klaus Zuberbühler 2,3, and Alban Lemasson 1,4 1 Université de Rennes 1, Laboratoire EthoS ‘‘Ethologie animale et humaine’’, U.M.R. 6552-, C.N.R.S., Station Biologique, Paimpont, France; 2 Centre Suisse de Recherches Scientifiques,Taï Monkey Project, Abidjan, Ivory Coast; 3 University of St Andrews, School of Psychology, St Andrews, Scotland, UK; 4 8 Institut Universitaire de France, Paris, France N u m é r o Keywords: social calls, call combination, vocal flexibility, nonhuman primates S E M P E R V I R A Nonhuman primates possess species-specific repertoires of acoustically distinct call types that can be found in adults in predictable ways. Evidence for vocal flexibility is generally rare and typically restricted to acoustic variants within the main call types or sequential production of multiple calls. So far, evidence for context-specific call sequences has been mainly in relation to external disturbances, particularly predation. In this study, we investigated extensively the vocal behaviour of free-ranging and individually identified Diana monkeys in non-predatory contexts. We found that adult females produced four vocal structures alone (‘H’, ‘L’, ‘R’ and ‘A’ calls, the latter consisting of two subtypes) or combined in non-random ways (‘HA’, ‘LA’, ‘RA’ call combinations) in relation to ongoing behaviour or external events. Specifically, the concatenation of an introductory call with the most frequently emitted and contextually neutral ‘A’ call seems to function as a contextual refiner of this potential individual identifier. Our results demonstrate that some non-human primates are able to increase the effective size of their small vocal repertoire by varying the acoustic structure of basic call types but also by combining them into more complex structures. We have demonstrated this phenomenon for a category of vocalisations with a purely social function and discuss the implications of these findings for evolutionary theories of primate vocal communication. 1 2 Abstract 99
  • 100. Chapitre I Résumés des recherches sur les singes à queue Annexes en cours Cooperation and competition in two forest monkeys Winnie Eckardt a,b and Klaus Zuberbühler b,c,d a Abteilung Biologie, Fakultät für Biowissenschaften, Pharmazie und Psychologie, Universität Leipzig, Bruderstraße 32, 04103 Leipzig, Germany, b Centre Suisse de Recherches Scientifiques, Taı¨ Monkey Project, B.P. 1303, Abidjan 01, Côte d’Ivoire, c Max-Planck-Institute for Evolutionary Anthropology, Inselstrasse 22, 04103 Leipzig, Germany d School of Psychology, University of St. Andrews, St. Andrews, KY16 9JP, Scotland Behav Ecol 15:400–411 2004 S E M P E R V I R A N u m é r o 1 2 Abstract 100 Putty-nosed monkeys, Cercopithecus nictitans stampflii, occur at various sites in West Africa, particularly in the transition zone between rainforest and savannah. The species is sometimes seen in primary rainforest, although at a curiously low density compared with that of other monkey species. We conducted a 24-month field study in the tropical rainforest of Taï National Park, Ivory Coast, and found that putty-nosed monkeys require an ecological niche almost identical to that of the Diana monkeys, Cercopithecus diana diana. Moreover, the niche breadth of puttynosed monkeys was significantly decreased in the presence of Diana monkeys, suggesting that feeding competition with Diana monkeys kept putty-nosed monkeys from successfully colonizing a rainforest habitat. However, contrary to the interspecies competition hypothesis, groups of both species almost completely overlapped in home ranges and formed near-permanent mixed-species associations, rather than avoiding each other. We hypothesized that Diana monkeys tolerated immigrating putty-nosed monkeys and formed mixed-species groups with them, despite high levels of competition, because of their merit in predation defense. Direct observations and a series of field experiments confirmed that male putty-nosed monkeys play a vital role in defense against crowned eagles, suggesting that putty nosed monkeys obtain access to feeding trees by offering antipredation benefits to Diana monkeys. We discuss these findings in light of biological market theory. Keywords: alarm calls, biological markets, feeding ecology, mutualism, niche overlap, predation, semantic.
  • 101. Annexes I Chapitre à cours Résumés des recherches sur les singes en queue Vocal production mechanisms in a non-human primate: morphological data and a model Tobias Riede a,*, Ellen Bronson b,, Haralambos Hatzikirou a, Klaus Zuberbühler c a Institut für Theoretische Biologie, Humboldt-Universität zu Berlin, Invalidens trasse 43, 10115 Berlin, Germany b The Baltimore Zoo, Druid Hill Park, Baltimore, MD, USA c School of Psychology, University of St. Andrews, St Andrews, Scotland, UK Received 3 July 2004; accepted 5 October 2004 Human beings are thought to be unique amongst the primates in their capacity to produce rapid changes in the shape of their vocal tracts during speech production. Acoustically, vocal tracts act as resonance chambers, whose geometry determines the position and bandwidth of the formants. Formants provide the acoustic basis for vowels, which enable speakers to refer to external events and to produce other kinds of meaningful communication. Formant based referential communication is also present in non-human primates, most prominently in Diana monkey alarm calls. Previous work has suggested that the acoustic structure of these calls is the product of a non-uniform vocal tract capable of some degree of articulation. In this study we test this hypothesis by providing morphological measurements of the vocal tract of three adult Diana monkeys, using both radiography and dissection. We use these data to generate a vocal tract computational model capable of simulating the formant structures produced by wild individuals. The model performed best when it combined a non-uniform vocal tract consisting of three different tubes with a number of articulatory manoeuvres. We discuss the implications of these findings for evolutionary theories of human and nonhuman vocal production. 1 2 Abstract S E M P E R V I R A N u m é r o Keywords: Cercopithecinae; formants; vocal tract; motor pattern; Cercopithecus Diana 101
  • 102. Chapitre I Résumés des recherches sur les singes à queue Annexes en cours Referential labelling in Diana monkeys Klaus Zuberbühler 1,2 (2000) 1 Department of Psychology, University of Pennsylvania, Philadelphia 2 Centre Suisse de Recherches Scientifiques, Taï Monkey Project, Abidjan, Ivory Coast S E M P E R V I R A N u m é r o 1 2 Abstract 102 Animal semantic communication has received considerable theoretical and empirical attention because of its relevance to human language. Advances have been made by studies of alarm-call behaviour in nonhumans. In monkeys, for example, there is evidence that recipients have a fairly sophisticated understanding of a call’s meaning; that is, the predator type usually associated with a certain alarm call. Little is known, however, about the mental mechanisms that drive call production in nonhuman primates. In some non primate species, it has been found that signallers do not respond to a predator’s physical features but instead seem to respond to its relative threat or direction of attack. In these species, therefore, alarm calls do not denote different predator categories but simply reflect different types or levels of danger. Because different predator categories typically impose different types and degrees of threat it is entirely possible that nonhuman primates also respond to threat rather than a predator’s category. This study examined how wild Diana monkeys, Cercopithecus diana, of the Taï forest, Ivory Coast, label predation events. By altering playback stimuli and the position of a concealed speaker, I investigated whether Diana monkeys respond with acoustically different alarm calls depending on a predator’s (1) distance (close versus far), (2) elevation (above versus below), or (3) category (eagle versus leopard). Analysis of male and female alarm-call behaviour showed that Diana monkeys consistently responded to predator category regardless of immediate threat or direction of attack. Data further suggested that, in addition to predator category, monkeys’ alarm calls might also convey information about the predator’s distance. A syntactic rule in forest monkey communication Klaus Zuberbuhler 1,2 (2001) Max-Planck-Institute for Evolutionary Anthropology, Department of Psychology, Leipzig, Germany 2 Centre Suisse de Recherches Scientifiques, Taı¨ Monkey Project, Abidjan, Côte d’Ivoire. 1 Abstract Syntactic rules allow a speaker to combine signals with existing meanings to create an infinite number of new meanings. Even though combinatory rules have also been found in some animal communication systems, they have never been clearly
  • 103. Annexes I Chapitre à cours Résumés des recherches sur les singes en queue linked to concurrent changes in meaning. The present field experiment indicates that wild Diana monkeys, Cercopithecus diana, may comprehend the semantic changes caused by a combinatory rule present in the natural communication of another primate, the Campbell’s monkey, C. campbelli. Campbell’s males give acoustically distinct alarm calls to leopards, Panthera pardus, and crowned-hawk eagles, Stephanoaetus coronatus, and Diana monkeys respond to these calls with their own corresponding alarm calls. However, in less dangerous situations, Campbell’s males emit a pair of low, resounding ‘boom’ calls before their alarm calls. Playbacks of boom-introduced Campbell’s alarm calls no longer elicited alarm calls in Diana monkeys, indicating that the booms have affected the semantic specificity of the subsequent alarm calls. When the booms preceded the alarm calls of Diana monkeys, however, they were no longer effective as semantic modifiers, indicating that they are meaningful only in conjunction with Campbell’s alarm calls. I discuss the implications of these findings for the evolution of syntactic abilities. Hornbills can distinguish between primate alarm calls Hugo J. Rainey 1*, Klaus Zuberbühler 2 and Peter J. B. Slater 1 (2004) 1 School of Biology, Bute Medical Buildings, University of St Andrews, St Andrews KY16 9TS, UK 2 School of Psychology, University of St Andrews, St Andrews KY16 9ZU, UK Keywords: interspecific communication; anti-predator behaviour; Ivory Coast; primates; associative learning; habituation N u m é r o S E M P E R V I R A Some mammals distinguish between and respond appropriately to the alarm calls of other mammal and bird species. However, the ability of birds to distinguish between mammal alarm calls has not been investigated. Diana monkeys (Cercopithecus diana) produce different alarm calls to two predators: crowned eagles (Stephanoaetus coronatus) and leopards (Panthera pardus). Yellow-casqued hornbills (Ceratogymna elata) are vulnerable to predation by crowned eagles but are not preyed on by leopards and might therefore be expected to respond to the Diana monkey eagle alarm call but not to the leopard alarm call. We compared responses of hornbills to playback of eagle shrieks, leopard growls, Diana monkey eagle alarm calls and Diana monkey leopard alarm calls and found that they distinguished appropriately between the two predator vocalizations as well as between the two Diana monkey alarm calls. We discuss possible mechanisms leading to these responses. 1 2 Abstract 103
  • 104. Chapitre I Résumés des recherches sur les singes à queue Annexes en cours The relationship between acoustic structure and semantic information in Diana monkey alarm vocalization Tobias Riede 1, Klaus Zuberbühler 2 1 Institut für Theoretische Biologie, Humboldt-Universität zu Berlin, Invalidenstrasse 43, 10115 Berlin,Germany 2 School of Psychology, University of St. Andrews, St. Andrews, Fife KY16 9JU, Scotland, United Kingdom Abstract 1 2 Causal knowledge of predators’ behaviour in wild Diana monkeys N u m é r o Klaus Zuberbühler 1,2 Abstract S E M P E R V I R A Mammalian vocal production mechanisms are still poorly understood despite their significance for theories of human speech evolution. Particularly, it is still unclear to what degree mammals are capable of actively controlling vocal-tract filtering, a defining feature of human speech production. To address this issue, a detailed acoustic analysis on the alarm vocalization of free-ranging Diana monkeys was conducted. These vocalizations are especially interesting because they convey semantic information about two of the monkeys’ natural predators, the leopard and the crowned eagle. Here, vocal tract and sound source parameter in Diana monkey alarm vocalizations are described. It is found that a vocalization-initial formant downward transition distinguishes most reliably between eagle and leopard alarm vocalization. This finding is discussed as an indication of articulation and alternatively as the result of a strong nasalization effect. It is suggested that the formant modulation is the result of active vocal filtering used by the monkeys to encode semantic information, an ability previously thought to be restricted to human speech. Wild Diana monkeys, Cercopithecus diana, of Taï forest, Ivory Coast, are preyed upon by leopards, Panthera pardus, and chimpanzees, Pan troglodytes. These two predators differ in their main hunting tactic and Diana monkeys attempt to avoid predation with two distinct antipredator strategies: conspicuous alarm-calling behaviour to leopards and silent, cryptic behaviour to chimpanzees. However, the Diana monkeys’ choice of the appropriate antipredator strategy is complicated by the fact that chimpanzees themselves also fall prey to leopards. Chimpanzees give loud and conspicuous alarm screams when they detect a leopard. When these chimpanzees’ leopard alarm calls were played back to different groups of Diana monkeys, in 104 1 Max-Planck-Institute for Evolutionary Anthropology, Leipzig 2 Centre Suisse de Recherches Scientifiques, Taï Monkey Project, Abidjan, Ivory Coast.
  • 105. Annexes I Chapitre à cours Résumés des recherches sur les singes en queue about half of the cases recipients switched from a chimp-specific cryptic response to a leopard-specific conspicuous response, suggesting that some individuals assumed the presence of a leopard. Groups whose home range was in the core area of the resident chimpanzee community were more likely to respond this way than more peripheral groups, indicating between-group differences in semantic knowledge. In a follow-up experiment, the monkeys’ understanding of the chimpanzee alarm calls was further assessed with a prime–probe technique. Monkeys were primed with chimpanzee alarm calls and then, 5 min later, tested with leopard growls to see whether they were able to anticipate the presence of a leopard. Results were consistent with the hypothesis that monkeys responding cryptically to chimpanzee alarm calls did so because they were not able to understand the calls’ meaning. Data are discussed with respect to three possible cognitive mechanisms, associative learning, specialized learning programmes, and causal reasoning that could have led to causal knowledge in some individuals but not others. Predator-specific alarm calls in Campbell’s monkeys, Cercopithecus campbelli Klaus Zuberbühler (2001) Keywords: Alarm call, Predation Semantic, Non-human primate, Communication, Animal Cognition N u m é r o S E M P E R V I R A One of the most prominent behavioural features of many forest primates are the loud calls given by the adult males. Early observational studies repeatedly postulated that these calls function in intragroup spacing or intergroup avoidance. More recent field experiments with Diana monkeys (Cercopithecus diana) of Ta Forest, Ivory Coast, have clearly shown that loud male calls function as predator alarm calls because calls reliably (1) label different predator classes and (2) convey semantic information about the predator type present. Here, I test the alarm call hypothesis another primate, the Campbell’s monkey (C. campbelli). Like Diana monkeys, male Campbell’s monkeys produce conspicuous loud calls to crowned hawk eagles (Stephanoaetus coronatus) and leopards (Panthera pardus), two of their main predators. Playback experiments showed that monkeys responded to the predator category represented by the different playback stimuli, regardless of whether they consisted of (1) vocalisations of the actual predators (crowned hawk eagle shrieks or leopard growls), (2) alarm calls to crowned hawk eagles or leopards given by other male Campbell’s monkeys or (3) alarm calls to crowned hawk eagles or leopards given by sympatric male Diana monkeys. These experiments provide further evidence that non-human primates have evolved the cognitive capacity to produce and respond to referential labels for external events. 1 2 Abstract 105
  • 106. Chapitre I Résumés des recherches sur les singes à queue Annexes en cours Predation increases acoustic complexity in primate alarm calls Claudia Stephan and Klaus Zuberbühler School of Psychology, University of St Andrews, St Andrews KY16 9JP, UK Abstract According to most accounts, alarm calling in non-human primates is a biologically hardwired behaviour with signallers having little control over the acoustic structure of their calls. In this study, we compared the alarm calling behavior of two adjacent populations of Diana monkeys at Taï forest (Ivory Coast) and Tiwai Island (Sierra Leone), which differ significantly in predation pressure. At Taï, monkeys regularly interact with two major predators, crowned eagles and leopards, while at Tiwai, monkeys are only hunted by crowned eagles. We monitored the alarm call responses of adult male Diana monkeys to acoustic predator models. We found no site-specific differences in the types of calls given to eagles, leopards and general disturbances, but there were consistent differences in how callers assembled calls into sequences. At Tiwai, males responded to leopards and general disturbances in the same way, while at Taï, males discriminated by giving call sequences that differed in the number of component calls. Responses to eagles were identical at both sites. We concluded that Diana monkeys are to use their repertoire in contextspecific ways, but that ontogenetic experience determines how individual calls are assembled into meaningful sequences. S E M P E R V I R A N u m é r o 1 2 Keywords: predation; compositionality; vocal learning; evolution of language 106 Interspecies semantic communication in two forest Primates Klaus Zuberbühler 1 *Max Planck Institute for Evolutionary Anthropology, Inselstrasse 22, D- 04103 Leipzig, Germany, 2 Centre Suisse de Recherches Scientifiques,Taï Monkey Project, Abidjan, Côte d’Ivoire Abstract West African Diana monkeys (Cercopithecus diana) and Campbell’s monkeys (Cercopithecus campbelli) frequently form mixed-species associations. Males of both species produce acoustically distinct alarm calls to crowned eagles (Stephanoaetus coronatus) and leopards (Panthera pardus), two of their main predators. Field playback experiments were conducted to investigate whether Diana monkeys respond to Campbell’s alarm calls and whether they understand the calls’ seman-
  • 107. Annexes I Chapitre à cours Résumés des recherches sur les singes en queue tic content. Diana monkeys responded to playback of Campbell’s leopard or eagle alarm calls as though the original predator were present. In a second experiment, Diana monkeys were primed with either Campbell’s eagle or leopard alarm calls and then subsequently probed with the vocalizations of a crowned eagle or a leopard. Results showed that monkeys used the semantic information conveyed by the Campbell’s alarm calls to predict the presence of a predator. The data are consistent with the hypothesis that non-human primates are able to use acoustic signals of diverse origin as labels for underlying mental representations. Keywords: alarm call; anti-predator behaviour; non-human primate; semantic communication; mixed species Causal cognition in a non-human primate: playback experiments with Diana monkeys Klaus ZuberbuÈhler a,b,* a Max-Planck-Institute for Evolutionary Anthropology, Inselstrasse 22, D-04103 Leipzig, Germany b Centre Suisse de Recherches Scienti®ques, TaõÈ Monkey Project, Abidjan, Ivory Coast Received 24 September 1999; accepted 24 March 2000 Keywords: Causal cognition; Non-human primate; Field playback experiments; Diana monkeys N u m é r o S E M P E R V I R A Crested guinea fowls (Guttera pucherani) living in West African rainforests give alarm calls to leopards (Panthera pardus) and sometimes humans (Homo sapiens), two main predators of sympatric Diana monkeys (Cercopithecus diana). When hearing these guinea fowl alarm calls, Diana monkeys respond as if a leopard were present, suggesting that by default the monkeys associate guinea fowl alarm calls with the presence of a leopard. To assess the monkeys’ level of causal understanding, I primed monkeys to the presence of either a leopard or a human, before exposing them to playbacks of guinea fowl alarm calls. There were significant differences in the way leopard-primed groups and human-primed groups responded to guinea fowl alarm calls, suggesting that the monkeys’ response was not directly driven by the alarm calls themselves but by the calls’ underlying cause, i.e. the predator most likely to have caused the calls. Results are discussed with respect to three possible cognitive mechanisms ± associative learning, specialized learning programs, and causal reasoning ± that could have led to causal knowledge in Diana monkeys. 1 2 Abstract 107
  • 108. Chapitre I Résumés des recherches sur les singes à queue Annexes en cours Influence de l’environnement physique et social sur la structure acoustique et l’utilisation des cris chez le Cercopithèque Diane femelle (Cercopithecus diana diana) Agnès Candiotti 1 2 3, Klaus Zuberbühler 2 3 and Alban Lemasson 1 1 Éthologie animale et humaine, UMR 6552 – C.N.R.S., Université de Rennes 1, Rennes, France 2 School of Psychology, University of St Andrews, St Andrews, United Kingdom 3 Tai Monkey Project, Centre Suisse de Recherches Scientifiques, Abidjan, Côte d’Ivoire S E M P E R V I R A N u m é r o 1 2 Résumé: 108 Il est généralement admis que les primates non-humains ont un comportement vocal peu flexible et qui n’est pas contrôlé de façon volontaire, contrairement aux humains. Cependant des études récentes ont cependant montré qu’une plasticité acoustique existe chez plusieurs espèces de primates, notamment les cercopithèques forestiers. Nos travaux de recherche portent sur la communication vocale du singe de Diane (Cercopithecus Diana diana) du Parc national Tai. Les propriétés sémantiques des cris forts des mâles sont bien connues mais le répertoire vocal des femelles a été très peu étudié. Elles forment pourtant le noyau du groupe social, dont l’organisation repose sur des échanges vocaux fréquents dans un habitat visuellement limité. La fonction de ces échanges vocaux est encore largement incomprise à l’heure actuelle, mais les paramètres physiques et sociaux de l’environnement semblent influencer fortement la structure acoustique de ces cris et leur utilisation. Nous avons choisi de tester cette hypothèse chez deux groupes de singes Diane du Parc National de Tai habitués à la présence humaine. Les femelles adultes sont connues et observées individuellement. Une étude pilote menée en 2009 a montré que ces cris peuvent être classés en plusieurs types et sous types selon leur structure acoustique mais aussi selon leur contexte d’émission. De plus, ces cris sont rarement émis seuls et font partie d’échanges vocaux entre plusieurs partenaires. Nous étudions actuellement plus en détail l’influence des caractéristiques de l’habitat (comme le degré de visibilité) d’une part et de la dynamique sociale d’autre part. De plus, nous émettons l’hypothèse que la variabilité vocale observée est influencée par des facteurs extérieurs mais nous n’excluons pas une influence génétique, c’est pourquoi nous souhaitons déterminer la proximité génétique entre les individus étudiés. Cette étude de la communication vocale du Cercopithèque Diane femelle contribue à mieux connaître le mode de vie d’une espèce phare du parc National de Tai, mais qui reste cependant menacée d’extinction. Evidence for a spatial memory of fruiting states of rainforest trees in wild mangabeys Karline R. L. Janmaat *, Richard W. Byrne * & Klaus Zuberbuhler *†(2005) * School of Psychology, University of St Andrews † Taı Monkey Project, Centre Suisse de Recherches Scientifiques, Abidjan
  • 109. Annexes I Chapitre à cours Résumés des recherches sur les singes en queue Abstract We investigated the ranging behaviour of two groups of wild mangabey monkeys (sooty mangabeys, Cercocebus atys atys, and grey-cheeked mangabeys, Lophocebus albigenajohnstoni) relative to a number of preselected target trees within their home range. We observed the groups’ visiting patterns and speed when they approached within a critical distance of a target tree as a function of the tree’s fruiting state. For both groups, the likelihood of coming into sight or actually entering these trees was significantly higher if fruit was available. Target trees with fruit were also approached significantly faster than were trees without fruits. These behavioural differences were unlikely to be the result of auditory, visual or olfactory cues available over long distances, suggesting that monkeys relied on spatial memory to relocate fruit trees and distinguish between trees that had and had not carried fruit in the immediate past. Results further indicated that the monkeys clearly distinguished between different types of fruit-bearing target trees. We suggest that the monkeys used memory of previous feeding experience to assess each tree’s differences and were able to anticipate changes in fruit quality. We found no evidence that individuals belonging to a particular age or sex class led the group towards trees with fruit more often than did others. Infanticide risk and infant defence in multi-male free-ranging sooty mangabeys (Cercocebus atys) Cécile Fruteau (2010) N u m é r o S E M P E R V I R A For years, infanticide by males was thought to be unlikely in multi-male primate species. Recent studies have, however, presented evidence of infanticide in such species and a recent model by Broom and colleagues predicts that males’ age and rank influence the occurrence of infanticide: youngest and highest ranking immigrant males are more likely to commit infanticide than their older and lower ranking counterparts if putative fathers fail to protect infants. I collected data on adult free-ranging sooty mangabey females in the Taï National Park, Ivory Coast, over eleven months including a birth and a mating season. Infanticide had been previously reported in captivity for this species, but not in the wild. Several males entered the group prior to and during the mating season. As predicted by the model, only the more dominant immigrant ones attacked mother-infant pairs significantly more often than did other males. Mothers often reacted with counter-attacks. Potential fathers guarded and supported infants and mothers throughout the period of infant vulnerability. Furthermore, as only one of seven infants died despite 136 observed attacks on mother-infant pairs and unattended infants by immigrant males, we conclude that cooperation between putative fathers and mothers represents an effective protection against infanticide. 1 2 Abstract 109
  • 110. Chapitre I Résumés des recherches sur les singes à queue Annexes en cours Mating market in sooty mangabeys (Cercocebus atys): females’grooming behaviours vary according to the operational sex ratio (Inrevision Behavioural Ecology and Sociobiology) Cécile Fruteau N u m é r o 1 2 Abstract Sooty mangabeys have a clear mating season during which males are expected to compete over receptive females, both by fighting over access to females as well as by gaining favours of females through affiliative behaviours. In this study, we investigated the relations between grooming sessions and sexual activities in a group of sooty mangabeys from the Taï forest, Ivory Coast. We compared the length of grooming bouts adult males and females exchanged with each other according to the receptive state of the female. In contrast to most species, we found that females were the active gender seeking for sexual opportunities while males only concentrated their sexual effort towards females displaying maximal tumescence. Most of grooming sessions were not reciprocated by males but directly followed or preceded by mating. Females tended to groom low-ranking males before they mate, while high-ranking males were groomed after the mount. Furthermore, females gave longer grooming bouts to males when they were receptive than when they were not. However while they were receptive, the length of the bouts decreased when they were close to ovulation (stage 4 sexual swelling) and when more males were available in the group. These findings demonstrate that grooming-sex exchanges in mangabeys follow biological market predictions as supply and demand as well as partners’ intrinsic value influence the grooming durations. Hence in mangabeys, females compete for access to certain males, probably because resident males function as a protective shield against infanticidal males and because multi-male mating is thought to deter infanticide through paternity confusion. When females trade grooming for grooming: Testing partner control and partner choice models of cooperation in two species of primates S E M P E R V I R A Cécile Fruteau (2011) 110 Abstract We tested predictions following from the biological market paradigm using reciprocated grooming sessions among the adult females in a sooty mangabey group with 35 females (Ivory Coast) and in two groups of vervet monkeys (South-Africa) with four and seven females, respectively. As expected, females optimized their benefits by frequently grooming closely ranked partners and time matching their exchanges. Such dyads were characterized as frequent grooming partners. Power asymmetries
  • 111. Annexes I Chapitre à cours Résumés des recherches sur les singes en queue altered their exchanges, the subordinate female of a dyad having to groom longer than her partner. Moreover, the reciprocal nature of the grooming sessions allowed us to investigate ‘partner control’ strategies such as “parcelling” and “raising the stakes”. Females of both species neither parcelled nor gradually invested more grooming in the course of sessions. Rather, the longer bouts of a grooming session were usually given at the beginning of the session and the length of the first bout predicted the length of the whole session for frequently grooming. Furthermore, we investigated trust building in frequent and infrequent grooming partners. We found that infrequent groomers of both species did not build trust and the first bout they invested in a grooming session could not predict the session length. We conclude that each female has a good knowledge of her value as a grooming partner within each dyad and knows how much to invest in order to receive grooming within the same session. Infant access and handling: baby Market in Sooty Mangabeys and Vervet Monkeys Cécile Fruteau (2010) N u m é r o S E M P E R V I R A Access to one’s newborn infant is a commodity that can be traded for other benefits such as grooming in nonhuman primates. According to the biological market paradigm, the price paid should fluctuate with the number of newborns in the group. We investigated the grooming sessions between mothers with infants less than 3 months old and other adult females in free-ranging primates: one group of sooty mangabeys, Cercocebus atys, with 35 adult females (Ivory Coast) and two groups of vervet monkeys, Chlorocebus aethiops, with four and seven females, respectively (South Africa). Although many more infants were born per birth season in the mangabey group than in the vervet groups, interaction patterns involving infants showed many similarities: mothers did not reciprocate grooming received from nonmothers, but exchanged it directly for the opportunity to handle their infants, whereby obtaining access to infants required longer grooming bouts than reciprocating grooming in grooming sessions not involving infants. Low-ranking handlers needed to groom mothers for longer than their higher-ranking counterparts. The ‘value’ of an infant, in terms of grooming time received by the mother, decreased when infants grew older or when many infants were simultaneously present in the group. In vervets, infant availability affected handling times: females handled infants for longer when there were fewer infants. Furthermore, only frequent grooming partners of the mother could handle infants for longer and this familiarity was not kin related. This suggests that if the value of an infant varies with dominance, infant handling time may be determined by the quality of the females’ relationships. 1 2 Abstract 111
  • 112. Chapitre I Résumés des recherches sur les singes à queue Annexes en cours Technical Note: Converting Durometer Data into Elastic Modulus in Biological Materials James D. Pampush 1, David J. Daegling 1, Anna E. Vick 2, W. Scott McGraw 3, Ryan M. Covey 3, 4 and Andrew J. Rapoff 4 (2011) 1 Department of Anthropology, University of Florida, Gainesville, FL 2 Department of Social and Behavioral Sciences, Santa Fe College, Gainesville, FL 3 Department of Anthropology, The Ohio State University, Columbus, OH 4 Department of Mechanical Engineering, Union College, Schenectady, NY Abstract Researchers have increasingly recognized the need to quantify the material properties of primate food items, particularly hardness (H) and stiffness (E), which is measured as elastic modulus. Assessing E in the field is particularly difficult because the typical equipment needed to perform the requisite analyses is expensive and cumbersome. Alternatively, researchers can use hand-held, relatively inexpensive, portable durometers that measure H on Shore scales. Shore-D durometers show a reliable ability to characterize H in harder-stiffer materials, and Shore-D measures in these materials can be reliably converted to E. Shore- A durometers—employed in past field studies of food properties—do not accurately characterize the properties of harder-stiffer materials, which are likely to be those materials exerting the greatest mechanical demands on primate masticatory morphology. We offer recommendations for Shore-D durometer usage in the field. S E M P E R V I R A N u m é r o 1 2 Keywords: durometer; elastic modulus (E); food material properties; hardness; stiffness 112 Sex and Age Differences in the Diet and Ingestive Behaviors of Sooty Mangabeys (Cercocebus atys) in the Tai Forest, Ivory Coast W. Scott McGraw 1, Anna E. Vick 1, and David J. Daegling 2 (2010) 1 Department of Anthropology, 4064 Smith Laboratory, The Ohio State University, Columbus, OH 43210-1106 2 Department of Anthropology, 1112 Turlington Hall, University of Florida, Gainesville, FL32611-7305 Abstract Members of the Cercocebus Mandrillus clade are united by several morphological features, including expanded premolars which are argued to be associated with a preponderance of hard objects in the diet. We test the association between premolar expansion and hard object feeding by examining how different dental regions are used during food processing. We examined the diet and oral processing activities of sooty mangabeys (Cercocebus atys) in the Ivory Coast’s Tai forest from August 2008 to September 2009.
  • 113. Annexes I Chapitre à cours Résumés des recherches sur les singes en queue In addition to compiling diet profiles, we recorded the frequency that individuals performed four activities: 1) incising, 2) canine puncturing/scraping, 3) postcanine crushing (i.e., isometric biting), and 4) routine mastication (chewing cycles). Sooty mangabeys have a relatively narrow diet that consists largely of nuts/seeds, fruits, and invertebrates. While there are age and sex differences in diet, the most frequently consumed foods are similar across age and sex classes. The most frequently consumed foods are seeds of Sacoglottis gabonensis which are the hardest items in the sooty mangabey diet. Patterns of ingestive behavior vary with food type,but adults and nonadults (excluding infants dependent on mothers) of both sexes process similar foods. Premolar expansion in Cercocebus atys is associated with powerful crushing of hard objects of specific size and durophagy is a constant feature of sooty mangabey feeding ecology throughout ontogeny. Keywords: durophagy; premolar; Papionins Full-Field Characterization of Wishboning Strain in the Colobine Mandibular Symphysis Ronald B. Bucinell 1, David J. Daegling 2, W. Scott McGraw 3 and Andrew J. Rapoff 1 1 Department of Mechanical Engineering, Union College, Schenectady, New York 2 Department of Anthropology, University of Florida, Gainesville, Florida 3 Department of Anthropology, The Ohio State University, Columbus, Ohio Keywords: mastication; stress; asymmetric bending; primates; Digital Image; Correlation N u m é r o S E M P E R V I R A The masticatory loading regime of lateral transverse bending (wishboning) is hypothesized to be instrumental in the evolution of symphyseal form among primates. The biomechanics of wishboning have largely been inferred by assuming that the mandible behaves as a curved beam under this load; however, the characterization of stress and strain in the anthropoid symphysis has been interpretively challenging. This is due, in part, to both limitations of sampling strain in an in vivo context and the incongruence of beam theory assumptions on the one hand, and the anatomical complexity of mandibular morphology on the other. Utilizing three-dimensional (3D) Digital Image Correlation (DIC), we employ an in vitro approach to characterize the strain field in a sample of colobine mandibles under simulated wishboning loads in order to assess the utility of idealized curved beam models for characterizing strain gradients in symphyseal bone. Conventional theory of curved beams suggest that colobine mandibles should exhibit reduced disparity of labial and lingual stresses relative to papionin primates given differences in overall mandibular architecture. This prediction is borne out by our analysis: whereas macaques experience lingual: labial strain disparities of 3.5:1, the colobine mandibles exhibit ratios on the order of 2–3:1. However, despite the fact that wishboning loads represent a case of asymmetric bending, details of the wishboning strain field do not conform to expected stress distribution under this model. 1 2 Abstract 113
  • 114. Chapitre I Résumés des recherches sur les singes à queue Annexes en cours Reduced Stiffness of Alveolar Bone in the Colobine Mandible D. J. Daegling 1, M.ichael C. Granatosky 1, W. Scott McGraw 2, and Andrew J. Rapoff 3 (2011) 1 Department of Anthropology, University of Florida, Gainesville, FL 32611-7305 2 Department of Anthropology, The Ohio State University, 4064 Smith Laboratory, Columbus, OH 43210 3 Department of Mechanical Engineering, Union College, Schenectady, NY 12308 S E M P E R V I R A N u m é r o 1 2 Abstract 114 Alveolar bone has several mechanical functions, including tooth support and accommodation of occlusal and other masticatory forces. Its unique functional-mechanical environment is reflected by its structural characteristics, but whether alveolar bone is materially distinct from bone elsewhere in the primate facial skeleton is uncertain. This uncertainty is attributable not only to a limited amount of data but also to conflicting findings among these data. We evaluated elastic modulus variation in the mandibular corpus of eight adult specimens of the monkeys Procolobus badius and Colobus polykomos via microindentation to evaluate whether alveolar bone is more compliant than basal bone and to quantify patterns of variation between sexes and species. We sampled Vickers hardness from six serial transverse sections and one coronal section from both the alveolar process and the basal corpus. Hardness values were converted to elastic modulus via regressions specific for bone tissue. Analysis of variance reveals that a plurality of variation is found on a regional scale; i.e., alveolar bone is more compliant than adjacent basal bone. Species affiliation and sex are not significant sources of variation. These findings support a hypothesis that compliance of alveolar bone represents a material solution for avoiding large stress concentrations arising from occlusal loads. Other comparative data suggest important differences between colobine and cercopithecine mandibles in terms of bone stiffness, both overall and in terms of relative stiffness of alveolar and basal cortical bone. Keywords : biomechanics; mastication; stress; strain; primates
  • 115. Annexes I Chapitre à cours Résumés des recherches sur les singes en queue Material Property Variation of Mandibular Symphyseal Bone in Colobine Monkeys David J. Daegling 1, Jennifer L. Hotzman 1, W. Scott McGraw 2, and Andrew J. Rapoff 3 1 Department of Anthropology, University of Florida, Gainesville, Florida 32611-7305 2 Department of Anthropology, The Ohio State University, Columbus, Ohio 43210 3 Department of Mechanical Engineering, Union College, Schenectady, New York 12308 J. Morphol. 270:194–204, 2009. N u m é r o Keywords: microindentation; mastication; elastic modulus; stress; strain; primates S E M P E R V I R A The anterior mandibular corpus of anthropoid primates is routinely subjected to masticatory loads that result in relatively high local levels of stress and strain. While structural morphological responses to these loads have been extensively explored, relatively little is known about material property variation in mandibular bone of nonhuman primates. Consequently, the role of regional and local variation in bone stiffness in conditioning stress and strain gradients is poorly understood. We sampled elastic modulus variation in the bone of the anterior mandibular corpus in two species (N 5 3 each) of sympatric colobine monkeys, Procolobus badius and Colobus polykomos. These monkeys were chosen for comparison owing to their distinctive dietary regimens, as P. badius rarely includes hard objects in its diet while C. polykomos habitually processes obdurate items during feeding. Elastic modulus is determined through bone hardness data obtained via microindentation, which enables the description of stiffness variation on sub-millimeter scales. Labial bone stiffness exceeds that of lingual bone in the sample overall. Female mandibular bone is generally stiffer than that found in males, and overall Procolobus mandibular bone is stiffer than that in Colobus. These results, interpreted collectively, suggest that the material response to elevated masticatory stress is increased compliance of the affected bone. 1 2 Abstract 115
  • 116. Chapitre I Résumés des recherches sur les singes à queue Annexes en cours Spatial patterning of bone stiffness variation in the colobine alveolar process David J. Daegling a, Michael C. Granatosky a, W. Scott McGraw b , and Andrew J. Rapoff c (2010) a Department of Anthropology, University of Florida, 1112 Turlington Hall, Gainesville, FL 32611-7305, United States b Department of Anthropology, The Ohio State University, 4064 Smith Laboratory, 174 W. 18th Ave., Columbus, OH 43210, United States c Department of Mechanical Engineering, Union College, 807 Union Street, Schenectady, NY 12308, United States S E M P E R V I R A N u m é r o 1 2 Abstract 116 Alveolar bone is functionally involved with tooth support and must also be competent in accommodating masticatory forcess. Data from a variety of perspectives – including observations of anatomy, metabolic activity and determination of mechanical properties –suggest that alveolar bone is more compliant than the more inferiorly situated basal bone of the mandibular corpus. The nature of stiffness variation within the alveolar process, however, remains largely unexplored. The technique of microindentation is used to estimate bone stiffness variation in the cortical alveolar bone of a sample of eight adult mandibles from two species of West African colobus monkeys. The null hypothesis under investigation is that bone stiffness variation in the alveolar process is random with respect to species, sex, and location. Alternative hypotheses are evaluated with respect to species, sex and locality effects, including those associated with cortical thickness variation and masticatory loading. Microindentation data do not indicate species or sex differences. Spatial variation in alveolar bone, however, is nonrandom. The stiffest bone is localized in the superior alveolar process, and significant differences between buccal and lingual cortical plates are found in five of eight specimens. Evidence for a super or inferior stiffness gradient is found in half the specimens but is confined to either the buccal or lingual cortical plate. Covariation between bone stiffness and bone thickness is weak. Relative compliance of the alveolar process represents a biomechanical solution for enhancing toughness of cortical bone. The relationship of the spatial patterning of bone stiffness to themasticatory loading environment is unclear. Keywords: Biomechanics; Microindentation; Mandible; Primates; Stress Strain.
  • 117. Annexes I Chapitre à cours Résumés des recherches sur les singes en queue A Comment on the Status of “Colobus polykomos dollmani” in Côte d’Ivoire John F. Oates 1,2 and W. Scott McGraw 3 1 Department of Anthropology,hunter College,City University of New York, NY, USA 2 Department of Anthropology and Geography Oxford Brookes University,Oxford,UK 3 Department of Anthropology,the Ohio State University colombus, OH;USA Abstract The report by Sery et al. ( Primate Conservation 21:55-61, 2006) that Colobus polykomos dollmani had been observed in Southern Côte d’Ivoire during surveys in 2003-2004 is questioned .Not only is this taxon of the black-and-white Colobus monkeys of uncertain validity ( being regarded by some authors as a set of hybride between Colobus polykomos and C. vellorosus, but Sery et al also do not provide sufficient evidence on the features of the monkeys they observed for these to be reliably assigned to a taxonomic entity. Whether or not C.p.dollmani is a valid taxon, future research in the region between the Sassandra and Bandama rivers should be encourage so as to clarify the affinities oh any remaining black-and-white Colobus populations and to formulate concrete plans for the conservation of any evolutionarily distinctive population located. S E M P E R V I R A N u m é r o 1 2 Keys words: Black-and-white Colobus,Taxonomy, geographic, distribution, Colobus polykomos dollmani, Colobus vellerosus, Côte d’Ivoire. 117
  • 118. Chapitre I Résumés des recherches sur les singes à queue Annexes en cours Brief Communication: Plio-Pleistocene Eagle Predation on Fossil Cercopithecids From the Humpata Plateau, Southern Angola Christopher C. Gilbert 1,2, W. Scott McGraw 3 and Eric Delson 4,5,6 1 Department of Anthropology, Yale University, New Haven, CT 06520-8277 2 Yale Institute for Biospheric Studies, Yale University, New Haven, CT 06520-8277 3 Department of Anthropology, The Ohio State University, Columbus, OH 43210-1106 4 Department of Anthropology, Lehman College/CUNY, Bronx, NY 10468 5 Department of Vertebrate Paleontology, American Museum of Natural History, New York, NY 10024 6 New York Consortium in Evolutionary Primatology (NYCEP) Am J Phys Anthropol 139: 421–429, 2009. S E M P E R V I R A N u m é r o 1 2 Abstract 118 Recent studies suggest a large raptor such as the crowned eagle (Stephanaoetus coronatus) was responsible for collecting at least a portion of the primate fauna from the South African fossil site of Taung, including its lone hominin specimen. This tapho-nomic signature at Taung is currently regarded as a unique and, most likely, isolated case in primate and human evolution. However, the activities of large, carnivorous birds should also be detectable at other primate fossil localities in Africa if raptors have been a strong selective force throughout primate evolution. Over the last 60 years, a collection of extinct cercopithecids has been assembled from several cave breccias on the Hum-pata Plateau in southern Angola. The material, dated near the Plio-Pleistocene boundary, includes an assortment of craniodental and postcranial remains variably assigned to Papio (Dinopithecus) cf. quadratirostris, Parapapio, Cercopithecoides, and Theropithecus.We compare the Angolan and Taung material to remains of extant primates killed by crowned eagles in the Ivory Coast’s Taï National Park. Our analysis indicates that the size distribution and composition of fauna from the localities is quite similar and that there are striking consistencies in damage to the crania from each site. The absence of large bodied (>20 kg) primates and other mammalian taxa at the Taung hominin locality and Taï, and their rarity in Angola, combined with the strong ikelihood that raptor nests were positioned near fissure openings at both fossil localities, provides additional support for eagle involvement. On the basis of this evidence, we conclude that at least some of the Angolan cercopithecids were most likely raptor prey and hypothesize that raptor predation has been a strong and perhaps underappreciated selective force during the course of primate evolution. Keywords: Taung; Taï; primate evolution; South Africa; West Africa
  • 119. Annexes I Chapitre à cours Résumés des recherches sur les singes en queue Functional Morphology of the Mangabey Mandibular Corpus: Relationship to Dental Specializations and Feeding Behavior David J. Daeglin 1 and W. Scott McGraw 2 1 Department of Anthropology, University of Florida, Gainesville, FL 32611-7305 2 Departments of Anthropology, The Ohio State University, Columbus, OH 432101364 Am J Phys Anthropol 134:50–62, 2007. Keywords: mastication; biomechanics; durophagy N u m é r o S E M P E R V I R A Recent molecular and morphological surveys suggest that mangabeys do not represent a monophyletic group. Specifically, Cercocebus is the sister taxon of Mandrillus, whereas Lophocebus forms an unresolved trichotomy with Papio and Theropithecus. The Cercocebus-Mandrillus clade is characterized by skeletal and dental adaptations related to acquisition and processing of hard-object foods that resist decomposition for months on the forest floor. Although species of both mangabey genera can be described as frugivorous seed predators with a strong reliance on hard-object foods, a growing body of evidence indicates that Cercocebus (terrestrial) and Lophocebus (arboreal) mangabeys differ in the hardness of the seeds they consume and the manner in which seeds are processed. The taxa are also distinguished on the basis of dental morphology. Given the purported differences in feeding behaviors of the two mangabey genera, we consider whether there are predictable biomechanical consequences of these behaviors that are reflected in mandibular corpus dimensions. In addition, we present metric data summarizing functional aspects of mangabey mandibular corpus morphology. Mangabey genera are generally not distinguished by differences in relative corpus size, either in postcanine or symphyseal regions. Distinct symphyseal scaling patterns characterize the Papio-Lophocebus clade and the Mandrillus cercocebus clade, while the postcanine corpus scales similarly between them. The hypothesis that preferential use of the incisors vs. premolars to initially process these foods results in distinct stress environments is weakly supported, given circumstantial evidence that the relative importance of bending vs. torsion may differ between Cercocebus and Lophocebus. 1 2 Abstract 119
  • 120. Chapitre I Résumés des recherches sur les singes à queue Annexes en cours Primate Biogeography, Edited by Shawn M. Lehman and John G. Fleagle.New York, 2006. Abstract N u m é r o 1 2 Numerous lines of evidence indicate that mangabeys are not a natural group and that terrestrial mangabeys (genus Cercocebus) are more closely related to mandrills and drills (genus Mandrillus) than they are to arboreal mangabeys (genus Lophocebus). Available field data indicate that Cercocebus mangabeys and Mandrillus share a foraging regime characterized by a reliance on hard object foods and habitual aggressive use of the forelimbs during foraging. These behaviors are reflected in the dentition and limb anatomy of terrestrial mangabeys and Mandrillus to the exclusion of Lophocebus, Papio and Theropithecus. In this study, we examine variation in several facial characters in mangabey skulls to test biogeographic hypotheses about interrelationships of the Cercocebus mandrillus clade. Allmangabeys possess depressed cheekbones, however the extent of maxillary excavation is much less pronounced in all Cercocebus spp., particularly in C. torquatus. Mandrills exhibit little suborbital excavation. In Mandrillus and Cercocebus, the paranasal ridges run medially towards the incisors while in Lophocebus albigena, they run towards the canines. The extent of nasal ridge development—a striking feature in male mandrills varies considerably in Cercocebus but is most pronounced in C. torquatus. Additionally, Mandrillus spp. and C. torquatus exhibit virtually identical orientations and development of the temporal lines. Based on these cranial features, we suggest that C. agilis exhibits the primitive cranial morphology while the derived condition is shared by C. torquatus and Mandrillus. The hypothesis that C. torquatus is the sister taxon of Mandrillus is concordant with Grubb’s (1978, 1982) hypothesis for the evolution and radiation of terrestrial mangabeys. Keywords: Papionins, Mangabey, Mandrill, Sub-orbital fossa, Maxillary fossa,Nasal bones, Facial Morphology Posture, Ischial Tuberosities, and Tree Zone Use in West African Cercopithecids S E M P E R V I R A W. Scott McGraw and Paul W. Sciulli 120 Abstract Ischial callosities are present in all cercopithecoid primates and hylobatids while callosity-like structures are occasionally found in gorillas, chimpanzees and orangutans. The size and shape of calloused sitting pads and the underlying tuberosities vary among cercopithecoids and multiple explanations for this variation have been proposed. We examined the functional context of ischial callosity use in three colobine and four cercopithecine species ranging in the Ivory Coast’s Taï forest. In-
  • 121. Annexes I Chapitre à cours Résumés des recherches sur les singes en queue nominates of 96 individuals were collected opportunistically and tuberosity size was determined by digitizing the outline of each bone and calculating the circumscribed area. The square root of this dimension was scaled with acetabular diameter to create a species index which was compared to several behavioral variables. Data from the field and laboratory indicate that the largest tuberosities are found in monkeys that feed most often from seated postures in the small branch milieu of tree crowns. Our results provide strong support for Vilensky’s (1978) hypothesis that ischial callosities are adaptations for exploiting the terminal branch niche. Keywords: Feeding • Innominate • Positional Behavior • Support Use Locomotion and Habitat Use of Stampflii’sPutty-Nosed Monkey (Cercopithecus nictitans stampflii) in the Taï National Park, Ivory Coast E. Anderson Bitty 1,2 and W. Scott McGraw 2,3 1 Department of Zoology and Animal Biology, University of Cocody, Abidjan, Ivory Coast 2 Centre Suisse de Recherche Scientifique, 01 BP 1303 Abidjan 01, Coôte d’Ivoire 3 Department of Anthropology, The Ohio State University, Columbus, OH 432101364 Am J Phys Anthropol 134:383–391 2007 Keywords: positional behavior; polyspecific associations N u m é r o S E M P E R V I R A Stampflii’s putty-nosed monkeys Cercopithecus nictitans stampflii are large, rare, poorly known guenons with a discontinuous distribution in West Africa.Putty-nosed monkeys occur at low densities in Ivory Coast’sTai National Park where they are believed to have migrated from less forested regions north of the park (Eckardt and Zuberbühler: Behav Ecol 15 (2004) 400–411). In this article, we compare the positional behavior of Putty-nosed monkeys to that of three other guenon species in the Tai Forest and provide an additional test of the relationship among locomotion, body size, maintenance activity, and habitat use in generalized arboreal quadrupeds. Our results indicate that putty-nosed monkeys confine the great majority of their locomotion to the main canopy where most movement occurs on boughs and branches. Comparison of overall locomotor frequencies across the four Tai guenon species reveals a general pattern; quadrupedalism accounts for at least 70% of the total profile, climbing ranges between 15 and 20%, and leaping accounts for 5–10% of total movement. The overall locomotors consistency among the taxa, especially between putty-nosed and Diana monkeys, is significant considering marked interspecific differences in support preference and strata use. 1 2 Abstract 121
  • 122. Chapitre I Résumés des recherches sur les singes à queue Annexes en cours A community-level evaluation of the impact of prey behavioural and ecological characteristics on predator diet composition Susanne Shultz 1, Ronald Noë 2,3, W. Scott McGraw 2,4 and R. I. M. Dunbar 1 (2004) 1 Population and Evolutionary Biology Research Group, School of Biological Sciences, University of Liverpool, Liverpool L69 3GS, UK 2 Taï Monkey Project, Centre Suisse des Recherches Scientifiques, 01 BP 1303 Abidjan 01, Côte d’Ivoire 3 Ethology et Ecologie Comportementale des Primates, Université Louis Pasteur, F-67000 Strasbourg, France 4 Department of Anthropology, The Ohio State University, 114 Lord Hall, 124 West 17th Avenue, Columbus, OH 44906 USA S E M P E R V I R A N u m é r o 1 2 Abstract 122 Although predation avoidance is the most commonly invoked explanation for vertebrate social evolution, there is little evidence that individuals in larger groups experience lower predation rates than those in small groups. We compare the morphological and behavioural traits of mammal prey species in the Taï forest, Ivory Coast, with the diet preferences of three of their non-human predators: leopards, chimpanzees and African crowned eagles. Individual predators show marked differences in their predation rates on prey species of different body sizes, but clear patterns with prey behaviour were apparent only when differences in prey habitat use were incorporated into the analyses. Leopard predation rates are highest for terrestrial species living in smaller groups, whereas eagle predation rates are negatively correlated with group size only among arboreal prey. When prey predation rates are summed over all three predators, terrestrial species incur higher predation rates than arboreal species and, within both categories, predation rates decline with increasing prey group size and decreasing density of groups in the habitat. These results reveal that it is necessary to consider anti-predator strategies in the context of a dynamic behavioural interaction between predators and prey. Keywords: predation risk; group size; comparative method; prey choice; primates; duiker
  • 123. Annexes I Chapitre à cours Résumés des recherches sur les singes en queue Diversity of GuenonPositional Behavior W. Scott McGraw Department of Anthropology, The Ohio State University, 1680 University Drive, Mansfield, OH 44906, USA. The Guenons: Diversity and Adaptation in African Monkeys, edited by Glenn and Cords. Kluwer Academic/Plenum Publishers, New York, 2002. Abstract S E M P E R V I R A N u m é r o 1 2 I assess the positional diversity characterizing the guenons and examine the correlation between locomotion and posture with other aspects of guenon biology including diet, body size and limb length. I discuss data from three field studies on six species representing most guenon species groups. Additional data on ground dwelling were culled from the literature. Results indicate that terrestriality varies widely among guenons. Current data indicate that Cercopithecus solatus may be the most ground-dwelling member of this group though additional data are needed for confirmation. Most guenons are predominately quadrupedal, most leap approximately 10% of the time and climbing is the most variable locomotor behavior. Climbing and leaping are not correlated with body size; intermembral index is a much better predictor of leaping. Certain elements of positional behavior are associated with guenon diets. Climbing is negatively correlated with fruit intake while species that eat more insects sit less and employ more transitional postures. Additional field studies are needed to understand more fully the diversity of positional behavior within the guenon radiation, and thus to allow more stringent tests of the relationships among locomotion, posture, diet, body size and limb length. 123
  • 124. Chapitre I Résumés des recherches sur les singes à queue Annexes en cours Skeletal and dental morphology of African papionins: unmasking a cryptic clade John G. Fleagle 1, and W. Scott McGraw 2 1 Department of Anatomical Sciences, Health SciencesCenter, State University ofNew York, Stony Brook, Ne York 11794-8081, U.S.A. E-mail: jfleagle@mail.som. sunysb.edu 2 Department of Anthropology,The Ohio State University,1680 University Dr.,Mansfield, Ohio 44907,U.S.A. E-mail: mcgraw.43@osu.edu Journal of Human Evolution (2002) 42, 267–292 1 2 Abstract One of the more perplexing problems in primate systematics concerns the phyletic relationships of the large African monkeys—Mandrillus (including drills), Papio, Lophocebus and Cercocebus. For over twenty years, there has been molecular evidence that mangabeys are an unnatural group and that the terrestrial forms Cercocebus are thesister taxon of Mandrillus, while the arboreal forms Lophocebus are more closely allied with Papio. Nevertheless, most systematists have been reluctant to accept this scheme due to the lack of morphological evidence. In this paper, we undertake a detailed analysis of the scapula, humerus, radius, ulna, pelvis, femur and dentition of papionin primates. We identify a host of features shared by Cercocebus and Mandrillus to the exclusion of Lophocebus and Papio. The polarity of characters is established by examining an out-group comprised of several species of Macaca. The features shared by Cercocebus and Mandrillus are functionally related to specific feeding and locomotors behaviors that include aggressive manual foraging, the processing of hard-object foods and the climbing of vertical trunks. We hypothesize that the ability to subsist on hard seeds and nuts gleaned from the forest floor is a key adaptation for the Cercocebus mandrillus clade. S E M P E R V I R A N u m é r o Keywords: Cercocebus,Lophocebus, Papio, Mandrillus, phylogeny, anatomy. 124 Socioecology, Predation, and Cognition in a Community of West African Monkeys W. Scott McGraw and Klaus Zuberbühler Abstract The Ivory Coast’s Taı¨ Forest is home to a diverse primate fauna, including eight monkey species that interact daily with the environment, each other, and a web of predators. These interactions have led to an array of adaptations, some of which conform to theoretical expectations, and others are at odds with current behavioral ecology models. In this paper, we draw on fifteen years of observations to examine
  • 125. Annexes I Chapitre à cours Résumés des recherches sur les singes en queue two central issues. First, how do broad trends in diet and resource distribution influence group size and levels of sociality? Second, what mechanisms are used to counter pressures exerted by the predator community? The general picture that emerges is that while the pressure exerted by predators at Taı¨ has led to a host of behavioral and cognitive adaptations, it is food preferences and foraging habits, not predation pressure, that are the main determinants, not only of group size, but also its direct consequences - mating systems. Key words: Cercopithecids; Taï; behavior; Colobus, diet and sociality levels. Further evidence for eagle predation of, and feeding damage on, the Taung child L.R. Berger a and W.S. McGraw b a Institute for Human Evolution and the Bernard Price Institute for Palaeontological Research, School of Geosciences, University of theWitwatersrand, Private Bag 3,WITS 2050, South Africa. b Department of Anthropology, The Ohio State University, 114 Lord Hall, 124 West 17th Avenue, Columbus, Ohio 43210-1364, U.S.A. N u m é r o S E M P E R V I R A We present new evidence supporting the hypothesis that a large raptor was responsible for the death of the c. 2.0-Myrold Taung child, holotype of the early hominin species Australopithecus africanus. We compare the Taung child’s skull with those ofmonkeys killed and eaten by modern crowned eagles, Stephanoaetus coronatus, in the Ivory Coast’s Tai Forest. Close inspection of primate feeding remains from these large, powerful raptors reveals scratch marks in the orbital, frontal, temporal, parietal and occipital regions. Scratches similar in size and distribution are also present on the Taung child’s skull. The new taphonomic evidence, combined with previously recognized similarities in breakage patterns and other assemblage characteristics, bolsters the case that a large bird of prey was responsible for the death of the juvenile hominin from Taung. 1 2 Abstract 125
  • 126. Chapitre I Résumés des recherches sur les singes à queue Annexes en cours Vulnerability and conservation of the Taï monkey fauna W. Scott McGraw (2006) Abstract S E M P E R V I R A N u m é r o 1 2 Taï National Park is the last stronghold for a number of West African primates. Despite its status as a national park, poaching is widespread throughout the forest leaving some of the park’s residents including primates vulnerable to extirpation. Five criteria are used to assess the vulnerability to extirpation of seven cercopithecid monkeys within the park. Based on the combined effect of these variables, the relative vulnerability (from most to least vulnerable) and predicted order of disappearance is Procolobus badius, Cercopithecus diana, Cercocebus atys, Colobus polykomos, Cercopithecus petaurista, Procolobus verus and Cercopithecus campbelli. The interaction of factors contributing to increased vulnerability is important. For example, examining densities alone might lead to the erroneous conclusion that the red colobus is the least vulnerable monkey while the olive colobus is most at risk. This analysis demonstrates that additional characteristics such as group size, body size and anti-predator behaviors must also be considered. In the short term, dramatic improvements in the effectiveness of anti-poaching patrols within the park are necessary to prevent further loss of the Taï monkey fauna. Ultimately, the future of the Taï primate fauna rests on reducing human pressure on wild resources and changing attitudes about local wildlife from one consisting exclusively of ‘‘monkeys as food’’ to one of monkeys as income for food. Discussions of Ivory Coast’s primate fauna have taken a back seat to questions about the country’s future. As of this writing (October 2005), peace has not returned to the Ivory Coast and the future of Taï’s cercopithecids continues to hang in the balance. 126
  • 127. Annexes I Chapitre à cours Résumés des recherches sur les singes en queue Influence du braconnage sur les populations simiennes et effets secondaires sur la végétation : Un exemple tiré d’une région forestière de régime pluvieux en Côte d’Ivoire Johannes Refisch & Inza Koné (2001) N u m é r o S E M P E R V I R A Le Parc National de Taï (PNT) abrite la dernière grande zone de forêt pluviale de l’Afrique de l’Ouest. Pour assurer sa protection, le gouvernement ivoirien, représenté par le Ministère de l’Agriculture et des Ressources animales, a mis sur pied en 1993 le Projet Autonome pour la Conservation du Parc National de Taï (PACPNT) en étroite collaboration avec l’Etablissement de Crédit pour la Reconstruction (ECR), la Coopération Technique Allemande (GTZ), le World Wide Fund for Nature (WWF) et la fondation néerlandaise TROPENBOS (SLE 1996). Une étude relative à l’influence du braconnage sur les singes et aux effets secondaires sur la végétation a pu être réalisée de mai 1997 à avril 2000 en étroite collaboration avec la Direction du PACPNT et avec l’appui financier du Programme d’accompagnement en Ecologie Tropicale (TÖB). L’étude a d’abord tenté de déterminer si le braconnage avait une influence sur le comportement des singes, en prenant comme exemple deux espèces cibles : le cercopithèque Diane et le Colobe bai. Pour ce faire, deux groupes de Dianes et deux groupes de Colobes bais ont été observés une fois par mois pendant un an dans une zone braconnée d’un part et dans une zone non braconnée d’autre part (soit 8 groupes en tout). Nous avons relevé des paramètres comportementaux tels que l’utilisation de la strate, l’exposition, l’utilisation de la végétation comme écran végétal, l’activité, les distances entre congénères et la réaction face à l’observateur. Alors que les Dianes changent de comportement dans les sites braconnés, nous n’avons pu constater de différences comportementales significatives chez les Colobes bais, en signe d’adaptation à la menace du braconnage. L’étude tente en outre d’expliquer le rôle joué par les singes dans la dispersion des graines et, partant de là, de comparer le recrutement des plantules dans des zones protégées (où la chasse n’est pas pratiquée) avec la régénération dans des zones où la densité des primates est réduite à cause du braconnage. Jusqu’à présent, le Taï Monkey Project a pu identifier 218 espèces de plantes consommées par les singes ; 44 de ces espèces sont des plantes dont les graines sont dispersées par ces mêmes animaux. Des expériences de germination ont montré que les graines dispersées par les singes conservent leur capacité de germination. Etant donné que le taux de mortalité sous l’arbre-parent est très élevé à cause de différents facteurs (forte prédation des graines sous l’arbre-parent, forte concurrence entre les plantules sous l’arbre-parent, forte prédation des plantules, etc.), la dispersion des graines par les animaux joue un rôle important dans la régénération de nombreuses espèces végétales. Une évaluation de la densité de la population simienne et l’analyse des perturbations anthropogènes indiquent que seules les régions d’étude du Taï Chimpanzee Project, du Taï Monkey Project (toutes deux à proximité de la station de recherche scientifique) et le site du projet d’écotourisme à Guiroutou présentent encore une faune intacte. Trois sites représentatifs du Parc ont été comparés ; ces sites diffèrent par la densité de population simienne, mais 1 2 Résumé 127
  • 128. S E M P E R V I R A N u m é r o 1 2 Chapitre I Résumés des recherches sur les singes à queue Annexes en cours 128 sont comparables sur le plan de la stratification verticale de la forêt et de la composition floristique : 1) le site d’étude du Taï Monkey Project ne présentant aucune activité de braconnage, 2) un site avec une activité de braconnage modérée à 1800 m à l’ouest de la station de recherche et 3) un site dans la partie est du Parc National de Taï (point N) soumis depuis de nombreuses années à un braconnage intensif. Le site soumis à une pression de braconnage modérée se distingue de façon significative des deux autres sites par le nombre et le regroupement des espèces de plantules. Il est très difficile d’évaluer l’importance des singes pour la régénération de la forêt pluviale, étant donné que a) les singes sont à la fois des agents de dispersion et des prédateurs de graines, b) de nombreuses espèces végétales sont extrêmement rares et la variabilité des données en complique l’interprétation, c) dans le cadre de ce travail, aucune donnée n’a pu être relevée sur d’autres agents de dispersion de graines, d) il est difficile de prévoir les impacts à long terme sur la biodiversité, étant donné que les plantes peuvent continuer à se propager sur plusieurs siècles. On peut toutefois partir du principe que la disparition de singes comme agents de dispersion des graines a des répercussions sur la régénération des sortes d’arbres dont les graines ne peuvent être dispersées par d’autres vecteurs en raison de leur taille. Les mesures suivantes sont recommandées afin d’améliorer la protection du Parc National. Les interactions faune-flore intéressent aussi les touristes écologistes. Utilisation des résultats de ce travail pour un guide du monde de la faune et de la flore du Parc National de Taï et lors de visites guidées pour les touristes. Définition de nouveaux indicateurs proposés pour évaluer l’efficacité des mesures d’accompagnement dans les villages de la périphérie du Parc et des activités de protection. L’Equipe du suivi écologique pourrait exploiter les paramètres comportementaux identifiés dans le cadre ce travail pour classer les zones du Parc, selon le comportement des singes, en zones à forte et à faible pression de braconnage.Promotion d’un projet scientifique dans la partie est du PNT. La présence de scientifiques et d’assistants dans une zone dissuade les braconniers d’y sévir.Création d’un petit poste de surveillance à la station de recherche. En cas de braconnage à proximité de la station, les Eaux et Forêts de Taï mettent trop de temps pour arriver sur place. • Formation professionnelle des Eaux et Forêts en stratégies d’intervention, planification et déroulement des interventions, à l’instar des mesures prises par le WWF dans le Parc National de Comoé. Evaluation du risque d’extinction de certaines espèces fortement menacées : la majeure partie du Parc National est soumise à une forte pression de braconnage. Reste à voir dans quelle mesure les populations de singes peuvent y survivre à long terme. Des analyses de viabilité peuvent être effectuées à l’aide de modèles démographiques (YOUNG & ISBELL. 1994, BALLOU et al., 1998). Pour ce faire, il faut cependant disposer d’une bonne base de données démographiques et génétiques de la population pour les groupes de singes vivant dans les régions braconnées.
  • 129. Annexes I Chapitre à cours Résumés des recherches sur les singes en queue Travaux sur la Mone de Campbell au PNT Ouattara Karim, Lemasson Alban et Zuberbuhler Klaus Résumé N u m é r o S E M P E R V I R A Mots clés : éthologie, répertoire vocal, différence mâle-femelle, prédation, communication référentielle, syntaxe, cercopithèque. 1 2 Le débat sur l’existence de précurseurs du langage dans la communication vocale animale est toujours ouvert. Depuis 10 ans, les recherches sur les cercopithèques se multiplient car leur système social et leur habitat visuellement clos en font de bons modèles pour une telle comparaison. Nous avons conduit la première série d’observations éthologiques à long-terme sur 2 groupes de mone de Campbell (Cercopithecus c. campbelli) sauvages afin d’en décrire l’organisation sociale et le répertoire vocal. La prédation est apparue comme un facteur déterminant. Nous avons donc réalisé des expériences sur 7 groupes simulant la présence de différents prédateurs (leurre visuel et acoustique). La taille du prédateur, sa technique de chasse et la modalité de détection influencent la réponse comportementale des femelles et du mâle du harem. De plus, les femelles ont 5 cris d’alarme et les mâles combinent différents cris forts en séquences. Six séquences, contextuellement déterminées, ont été identifiées variant dans la composition, l’ordre et le rythme de succession des cris. Il en ressort un répertoire adapté à une communication référentielle avec un encodage potentiel de messages sur la nature et l’imminence du danger, le type de prédateur et l’activité de l’émetteur. La différence avec une population captive suggère un déterminisme vocal non-totalement génétique. Nos résultats montrent des capacités proto-syntaxiques originales (affixation, combinaison sémantique). Si nous démontrons dans l’avenir que ces messages sont décodés par les congénères, nous contribuerons à diminuer le traditionnel fossé phylogénétique associé aux capacités vocales limitées des singes les opposant à l’homme. 129
  • 130. Chapitre I Résumés des recherches sur les singes à queue Annexes en cours Social behavior of free-ranging juvenile sooty mangabeys (Cercocebus torquatus atys). Range, F., 2006 Behav. Ecol. Sociobiol.59(4): 511-520. Abstract S E M P E R V I R A N u m é r o 1 2 Sooty mangabeys are terrestrial monkeys exhibiting female philopatry and male dispersal. Studies in captivity as well as in the wild have found that adult females form linear dominance hierarchies. However, while captive studies found no evidence for a matrilineal social system, a previous study in Taï National Park, Ivory Coast, suggested that relatedness could influence both dominance rank and affiliation pattern among adult females. Here I test whether the dominance rank, coalitionary behavior, and affiliative behavior of juveniles in a group of free-ranging mangabeys in the Taï National Park are in accordance with a matrilineal, individual, or age-related dominance system. I found that juvenile females’ dominance ranks remained stable over time and were highly correlated with the dominance ranks of their mothers, whereas juvenile males’ dominance ranks were initially correlated with the ranks of their mothers, but showed greater instability with increasing age. Moreover, coalitions occurred mainly between juveniles and animals that were close in rank, including their mothers and siblings. Finally, juvenile females associated and groomed preferentially with close-ranking juvenile and adult females. Juvenile males showed similar preferences in affiliation with adult females, but when associating with juvenile males, they preferred peers. The observed social behavior of free-ranging juvenile sooty mangabeys resembled the social behavior described for juveniles of many matrilineal primate species. 130 Familiarity and Dominance Relations Among Female Sooty Mangabeys in the Taï National Park Friederike Range 1–3* and Ronald Noë 1,4, 2002 1 Max-Planck Institut für Verhaltensphysiologie, Starnberg, Germany 2 Department of Psychology, University of Pennsylvania, Philadelphia, Pennsylvania 3 Lehrstuhl fuer Tierphysiologie, Universitaet Bayreuth, Bayreuth, Germany 4 Laboratoire Éthologie des Primates, University Louis-Pasteur, Strasbourg, France Abstract Dominance relationships of female sooty mangabeys have thus far been studied exclusively in captive groups. In captivity, adult females form astable linear hierarchy as would be expected in species exhibiting strong contest competition. However, the same individuals do not exhibit other aspects of behavior that would be expected
  • 131. Annexes I Chapitre à cours Résumés des recherches sur les singes en queue where contest competition occurs. For example, they show no kin-based alliances leading to hierarchies in which the members of each matriline occupy adjacent ranks.The goal of this study was to provide the first data on dominance relationships of sooty mangabey females in their natural environment in the Taï National Park, Ivory Coast. In our study group, adult females formed a linear dominance hierarchy. Aggression over food increased in food patches, as would be expected for species that experience contest competition. Moreover, females formed highly differentiated social relationships, showing particular affinities with females of adjacent rank. Key words: sooty mangabey; Cercocebus torquatus atys; female dominance; foraging efficiency; affiliative relationships; coalition The strategies employed by sooty mangabeys in a socially complex world Friederike Range, 2004 Presented to the Faculties of the University of Pennsylvania in Partial Fulfillment of the Requirements for the Degree of Doctor of Philosophy Moreover, juvenile females interacted mainly with females assumed to be close maternal kin. These data suggest that sooty mangabeys in their natural habitat have a social system that is similar to that described for many other matrilineal primate species. My second goal was to investigate the strategies sooty mangabeys use to deal with the complexity of their social system. First, I investigated triadic interactions involving juveniles, testing the hypothesis that juveniles possess knowledge of third-party rank relationships. I found that most of the observed behavior. N u m é r o S E M P E R V I R A The social structure of sooty mangabeys has thus far been studied exclusively in captive groups. In captivity, adult females form a stable linear hierarchy but do not show kin based alliances, which would lead to hierarchies in which the members of each matrilineal occupy adjacent ranks. Moreover, juveniles (females and males) climb the dominance hierarchy and sometimes outrank their mothers by up to 10 ranks. Because these patterns differ form most other species of Old World monkeys, I first investigated the social structure of adult female and juvenile sooty mangabeys in their natural environment - the Taï National Park. I found that adult females formed a linear dominance hierarchy and showed affinities with females of adjacent rank. Juvenile males’ dominance ranks were initially correlated with the ranks of their mothers but showed greater instability with increasing age. Conversely, juvenile females’ dominance ranks remained stable over time and were highly correlated with the dominance ranks of their mothers, 1 2 Abstract 131
  • 132. Chapitre I Résumés des recherches sur les singes à queue Annexes en cours Primate remains from African crowned eagle (Stephanoaetus coronatus) nests in Ivory Coast’s Tai Forest: Implications for primate predation and early hominid taphonomy in South Africa. McGraw, W. S., Cooke, C. & Shultz, S., 2006. American Journal of Physical Anthropology131(2): 151-165. Abstract S E M P E R V I R A N u m é r o 1 2 Understanding the initial processes of deposition can help with interpretations of fossil assemblages. Here we discuss the taphonomy of primate remains collected under 16 nests of African crowned eagles (Stephanoaetus coronatus) in the Tai Forest, Ivory Coast. From 1,200 bones collected, including 669 primate bones, we calculated minimum number of individuals (MNI), survivability profiles, and damage profiles using methods identical to those employed by Sanders et al. (2003) in their analysis of bones from eagle nests in Uganda. Crowned eagles leave a consistent taphonomic signature on their prey remains; hence, results from our analysis of the Tai assemblage are similar to those from the Ugandan sample. Hindlimb and cranial bones are relatively abundant in the sample, while ribs, vertebrae, carpals, and tarsals do not survive well. Primate crania typically display puncture marks around the eye, long bones remain largely intact, and scapulae exhibit raked breakage. These data have implications for understanding the dynamic between extant primates and one of their principle predators, as well as the taphonomy of hominid-bearing caves in South Africa. We concur with Berger and Clarke (1995) that a large raptor could have been. 132
  • 133. Annexes I Chapitre à cours Résumés des recherches sur les singes en queue Impact de la chasse commerciale sur les populations de singe dans la région de Taï, en Côte d’Ivoire 1 Johannes Refisch 1,2 & Inza Koné 2,3 1 Department of Biogeography, University of Bayreuth, 95440 Bayreuth, Germany; 2 Taï Monkey Project; Centre Suisse de Recherches Scientifiques, B.P. 1303 Abidjan, Côte d’Ivoire 3 Laboratory of Zoology, University of Cocody, 22 B.P. 582, Abidjan 22, Côte d’Ivoire Résumé Nous avons étudié l’impact de la chasse sur les espèces de singes dans le Parc National de Taï et ses principales forêts périphériques en Côte d’Ivoire. La consommation moyenne de viande de brousse par capita et par an à eté estimée à partir d’études de marchés et d’interviews. Nous avons estimé la quantité de viande de gibier d’origine simienne extraite du Parc National de Taï en 1999 à 249 t. La pression de la chasse était plus forte sur les espèces de singes de plus grande taille telles que le colobe bai, Procolobus badius,le colobe noir et blanc, Colobus polykomos et le cercocébe enfumé, Cercocebus torquatus atys. Les estimations de densité de population sont été faites par la méthode des transects. La production annuelle maximale de chaque espèce a été calculée en utilisant le modèle de Robinson et Redford (1991) en supposant des conditions sans chasse. La comparaison des prèlèvements avec la production maximale soutenable suggère que le prèlèvement en cours des colobes bais (Procolobus badius) est soutenable alors que celui de colobes noirs et blancs (Colobus polykomos), des cercoc` ebes enfumés (Cercocebus torqatus atys), des cercopithéques dianes (Cercopithecus diana) et des mones de Campbell (Cercopithecus campbelli) excède le seuil de durabilité de jusqu’a trois fois. S E M P E R V I R A N u m é r o 1 2 Keywords: Côte d’Ivoire; population density; primates; sustainability; wild meat. 133
  • 134. Chapitre I Résumés des recherches sur les singes à queue Annexes en cours Primate seed dispersal and its potential role in maintaining useful tree species in the Taï region, Côte-d’Ivoire: implications for the conservation of forest fragments Inza Koné 1 *, Joanna E. Lambert 2, Johannes Refisch 3, Adama Bakayoko 4 1 Laboratory of Zoology, University of Cocody, Abidjan, Côte-d’Ivoire and Taï Monkey Project, Centre Suisse de Recherches Scientifiques en Côte-d’Ivoire 2 Department of Anthropology, University of Wisconsin-Madison, Madison, WI, 53705 U.S.A 3 Department of Biogeography, University of Bayreuth, Germany and Taï Monkey Project, Centre Suisse de Recherches Scientifiques en Côte-d’Ivoire 4 Laboratory of Botany, University of Cocody, Abidjan, Côte-d’Ivoire and Centre Suisse de Recherches Scientifiques en Côte-d’Ivoire * E-mail : inza.kone@gmx.net / inza.kone@csrs.ci S E M P E R V I R A N u m é r o 1 2 Résumé 134 Suite à la dégradation des forêts, les primates se retrouvent à dépendre de plus en plus de fragments de forêts. Il en est de même des populations humaines qui par le passé trouvaient leur moyens de subsistance dans des forêts continues. Il est de plus en plus reconnu que la dispersion des graines par les primates à un effet significatif unique sur la démographie et la régénération de la forêt. Le but de cette étude était d’explorer le potentiel des singes à queue pour maintenir l’utilité des fragments forestiers pour les humains à travers la dispersion des graines dans la région de Taï à l’ouest de la Côte-d’Ivoire. Pour cela, nous avons d’abord établi une liste des espèces des fruits dont les graines sont dispersées par septdes huit espèces de singes à queue dans le Parc National de Taï en utilisant des données d’observations personnelles ainsi que des données publiées par d’autres auteurs. Nous avons ensuite déterminé l’abondance, dans les fragments forestiers de la région de Taï, des espèces d’arbres dont les graines sont dispersées par les singes à queue en mettant l’accent sur les plantes utilisées par les humains. Les singes à queue frugivores du Parc National de Taï ont consommé les fruits de 75 espèces d’arbres dont 52 (69%) produisaient des graines dispersées de façon quasi exclusive par les singes et se rencontraient aussi dans les fragments forestiers voisins de ce parc. Au total, 25 (48%) de ces 52 espèces d’arbres étaient d’utilité pour les communautés locales suggérant que le maintien des populations de primates dans les fragments est important non seulement pour la régénération de ces fragments, mais aussi des populations humaines quivivent audépens des ressources forestières. La conservation des espèces de singes est un but essentiel en soi, mais en assurant leur maintien dans les fragments forestiers, l’on maintien aussi la dispersion des graines de ressources importantes pour les humains dans ces fragments. Mot clefs: Conservation, dispersion des graines par les primates, fragments forestiers, Parc National de Taï, plantes utiles, régénération de la forêt.
  • 135. Annexes I Chapitre à cours Résumés des recherches sur les singes en queue Effet du braconnage sur quelques aspects du comportement du Colobe Bai Procolobus [Piliocolobus] badius (Kerr) - et du Cercopithèque Diane -Cercopithecus diana diana (L.) - dans le Parc National de Taï, Côte-d’Ivoire KONE Inza Thèse Unique 2004 Résumé Mots clefs : Impact, braconnage, comportement, Colobe Bai, Cercopithèque Diane, Parc National de Taï, indicateur. N u m é r o S E M P E R V I R A Elle visait à contribuer à une meilleure compréhension de l’impact de l’Homme sur les populations de Primates non humains en vue d’en déterminer les implications pour la conservation. L’étude a porté sur le Colobe Bai (Procolobus [Piliocolobus] badius) et le Cercopithèque Diane (Cercopithecus diana diana) en raison de leur relative abondance dans le PNT, de la forte pression du braconnage qu’ils y subissent et de la bonne connaissance de leur comportement en l’absence du braconnage. Les aspects comportementaux examinés sont les associations plurispécifiques, les regroupements interindividuels, l’utilisation des strates, le degré d’exposition du corps, l’utilisation d’un écran végétal pour se cacher, les activités, les items consommés, les émissions de cris, la réaction provoquée par la présence de l’observateur, la distance de réaction. Ces aspects comportementaux sont faciles à observer sur le terrain et sont susceptibles de contribuer à la détermination des différences comportementales entre les populations de Primates en zones braconnée et non braconnée. De chacune des deux espèces étudiées, deux groupes ont été suivis en zone braconnée et deux autres en zone non braconnée entre 07:00 et 17:30 pendant, au moins, 14 mois. Chaque groupe a été suivi, au moins, une fois par mois et jamais plus de trois fois dans le même mois, pour éviter les effets de l’habituation.La récolte des données s’est faite essentiellement par la méthode du « balayage du groupe » suivi sur une base horaire. L’étude a montré que la pression du braconnage influence nettement le comportement du Cercopithèque Diane qui devient cryptique tandis que cette influence n’est pas clairement déterminée dans le cas du Colobe Bai. Ces résultats indiquent que les aspects comportementaux examinés peuvent être utilisés comme indicateurs de la pression du braconnage dans le cas du Cercopithèque Diane mais pas dans celui du Colobe Bai. L’étude permet, en outre, d’attirer l’attention sur la forte vulnérabilité du Colobe Bai par absence de réaction appropriée au contexte du braconnage et du Cercopithèque Diane par une probable augmentation du stress. 1 2 Le braconnage constitue le plus grand problème auquel les gestionnaires du Parc National de Taï (PNT) sont confrontés. Une bonne connaissance de l’impact de ce fléau sur la faune sauvage renforcerait la base écologique nécessaire à l’amélioration des stratégies de gestion de ce parc. A ce jour, la plupart des études traitant de l’impact du braconnage sur les populations d’animaux sauvages se sont limitées aux aspects démographiques. La présente étude est l’une des premières du genre à s’intéresser à l’influence du braconnage sur le comportement des Primates du PNT. 135
  • 136. Chapitre I Résumés des recherches sur les singes à queue Annexes en cours Répertoire et contexte social d’un système graduel de vocalisation: le cas du Colobe bai (Piliocolobus badius badius) dans le Parc National de Taï. Béné J-C. K. DEA 2001 Résumé Considéré au départ comme un système simple, de récentes recherches ont montré que le système de vocalisation du Colobe bai (Piliocolobus badius badius) avait à la fois un champ illimité et méconnu et que chaque cri évoquait un contexte spécifique. Notre étude consiste à faire le répertoire des différents types de cris émis par le Colobe bai, puis à les relier à leurs contextes sociaux. Le suivi régulier d’animaux focaux e permis de noter sept (7) cris différents à l’audition : ow, tchaw, wheet, Sc, tcha, tcho et hôô. L’analyse des contextes sociaux d’occurrence de ces cris nous a permis de les regrouper en quatre catégories : les cris de stabilités, les cris de copulation, les cris de conflits intra-groupes,les cris d’alarme. Mots clefs : Colobe bai, vocalisation, parc national de Taï, cri Les règles structurales du comportement vocal du Colobe Vert (Procolobus verus, Van Beneden 1838) dans le Parc National de Taï, Cote d’ivoire. Béné J-C. K. S E M P E R V I R A N u m é r o 1 2 Thèse Unique, 2007 136 Résumé De manière générale, les animaux qui vivent dans des milieux fermés comme les forêts tropicales denses communiquent le plus souvent par le biais de la vocalisation. Dans ce processus, peuvent intervenir des cris unitaires comme des cris combinés. Des études d’animaux focaux et de Ad Libitum menées dans trois groupes de Colobe Vert du Parc National de Taï indiquent que ce singe, malgré le fait qu’il vive dans un milieu où la végétation est dense, vocalise très peu. De plus son répertoire vocal est constitué de cris unitaires au nombre de huit types, parmi lesquels trois sont souvent utilisés pour produire des cris combinés. Les types de cris unitaires peuvent être regroupés en quatre contextes sociaux qui sont le contexte de prédation avec les cris a, b et c, le contexte de conflit avec les cris f, g et h, le contexte de stabilité avec les cris b, c et e, et le contexte de rencontres intergroupes avec les cris a, b, c et e. Quant aux cris de combinaisons, leurs interventions les plus précises nous permettent de leur attribuer trois contextes sociaux principaux. Ces contextes nous indiquent que le Colobe Vert possède des cris combinés caractéristiques de ses différents prédateurs. En effet, face à un prédateur terrestre, le Colobe Vert combine deux types de cris unitaires (a et b) en une séquence très simple, ab. Lorsque c’est un prédateur aérien, le cri de
  • 137. Annexes I Chapitre à cours Résumés des recherches sur les singes en queue combinaison met en jeu trois types de cris unitaires (a, b et c) dans des séquences plus complexes cbab. Cependant, face à un prédateur comme le Chimpanzé, le Colobe Vert devient très silencieux. D’autres contextes sociaux comme les rencontres intergroupes engendrent aussi des cris combinés avec les noyaux cbab ou cb. En période de calme apparent que nous avons qualifiée de période de stabilité, une combinaison de cris avec le noyau cb est le plus souvent émise par le Colobe Vert. L’étude a également montré que certains paramètres environnementaux et sociaux influent considérablement sur l’émission des différents cris unitaires et combinés de cette espèce de singe. Lack of Evidence of Simian Immunodeficiency Virus Infection Among Nonhuman Primates in Taï National Park, Côte d’Ivoire: Limitations of Noninvasive Methods and SIV Diagnostic Tools for Studies of Primate Retroviruses Sabrina Locatelli 1, Amy D. Roeder 2, Michael W. Bruford 2, Ronald Noë 3, Eric Delaporte 4, Martine Peeters 1 (2010) 1 UMR 145, Institut de Recherche pour le Développement (IRD), University of Montpellier 1,Montpellier, France. e-mail: sabrina.locatelli@gmail.com 2 Cardiff School of Biosciences, Cardiff CF10 3TL, UK 3 Ethologie des Primates (DEPE-IPHC-UMR 7178), Université de Strasbourg and CNRS, Strasbourg,France 4 Department of Biological Sciences, University at Albany, State University of New York, Albany, NY12222, USA Keywords : Microsatellites. Nonhuman primates. Noninvasive sampling. Serologic. assays. SIV N u m é r o S E M P E R V I R A It is now well established that the human immunodeficiency viruses, HIV-1 and HIV2, are the results of cross-species transmissions of simian immunodeficiency viruses (SIV) naturally infecting nonhuman primates in sub-Saharan Africa. SIVs are found in many African primates, and humans continue to be exposed to these viruses by hunting and handling primate bushmeat. Sooty mangabeys (Cercocebus atys) and western red colobus (Piliocolobus badius badius) are infected with SIV at a high rate in the Taï Forest, Côte d’Ivoire. We investigated the SIV infection and prevalence in 6 other monkey species living in the Taï Forest using noninvasive methods. We collected 127 fecal samples from 2 colobus species (Colobus polykomos and Procolobus verus) and 4guenon species (C. diana, C. campbelli, C. petaurista, and C. nictitans). We tested these samples for HIV cross-reactive antibodies and performed reverse transcriptasepolymerase chain reactions (RT-PCR) targeting the gag, pol, and env regions of the SIV genome. We screened 16 human microsatellites for use in individual discrimination and identified 4–6 informative markers per species. Serological analysis of 112 samples yielded negative (n=86) or uninterpretable (n=26) results. PCR analysis on 74 samples confirmed the negative results. These results may reflect either the limited number of individuals sampled or a low prevalence of infection. Further research is needed to improve the sensitivity of noninvasive methods for SIV detection. 1 2 Abstract 137
  • 138. Chapitre I Résumés des recherches sur les singes à queue Annexes en cours Prévalence, diversité génétique et caractérisation moléculaire de virus de l’immunodéficience simien (SIV) chez les colobes et les cercopithèques du parc National de Taï, Côte d’Ivoire et la réserve d’Abuko, Gambie Sabrina Locatelli Thèse de Doctorat S E M P E R V I R A N u m é r o 1 2 Résumé 138 Plus de 40 espèces de primates non-humains (PNH) d’Afrique sont porteurs du virus d’immunodéficience simien (SIV). Il est aujourd’hui bien établi que les virus de l’immunodéficience humaine, VIH-1 et VIH-2, sont issus de la transmission interespèce des SIV infectant naturellement les PNH d’Afrique. Le SIVsmm infectant les cercocèbes enfumés (Cercocebus atys atys) est à l’origine du VIH-2, tandis que le SIVcpz infectant les chimpanzés (Pan troglodytes troglodytes) et le SIVgor des gorilles des plaines (Gorilla gorilla gorilla) sont les ancêtres du VIH-1, responsable de la pandémie du VIH/SIDA (Syndrome de l’Immunodéficience Acquise). Les ancêtres des virus de l’immunodéficience humaine, le VIH-1 et le VIH-2, ont franchi cette barrière d’espèce à plusieurs occasions, probablement par le contact avec le sang et les tissus infectés des primates chassés. Les changements socio-économiques et environnementaux, combinés à la variabilité génétique et la prévalence des SIVs chez les primates non-humains, suggèrent qu’aujourd’hui, plus que jamais, la population humaine est exposée aux virus de primates. La chasse n’est pas limitée aux chimpanzés, aux gorilles et aux mangabeys mais elle est étendue à de nombreuses espèces de cercopithèques et colobes. Il est donc très important de continuer l’identification et la caractérisation moléculaire de nouveaux lentivirus et d’en mesurer la prévalence chez les primates sauvages, afin de pouvoir évaluer quels virus pourraient représenter un risque pour la population humaine. Nous avons collecté plus de 300 échantillons fécaux provenant de deux groupes sociaux de colobes bai (Piliocolobus badius badius), deux groupes sociaux de colobes magistrats (Colobus polykomos polykomos), trois groupes de colobes verts (Procolobus verus), trois groupes de cercopithèques Diane (Cercopithecus diana), un groupe de Mone de Campbell (Cercopithecus campbelli), un groupe de cercopithèques à nez blanc (Cercopithecus petaurista) et enfin d’un groupe de cercopithèques hocheurs (Cercopithecus nictitans) près de la frontière Ouest de la forêt de Taï en Côte d’Ivoire, entre mars et juillet 2004. Seize marqueurs microsatellites développés chez l’Homme ont été sélectionnés et utilisés en combinaison pour la discrimination des échantillons collectés chez ces 7 espèces de primates. Entre 25% et 37% de ces 16 marqueurs génétiques ont été amplifiés avec succès selon l’espèce. Les échantillons de colobes et de cercopithèques ont été testés pour la présence d’anticorps réagissant de façon croisée avec des antigènes VIH. Ensuite, des réactions de transcriptase inverse et des réactions de polymérisation en chaîne (RTPCR) ont été effectuées, en utilisant à la fois des oligonucléotides universels mais
  • 139. Annexes I Chapitre à cours Résumés des recherches sur les singes en queue aussi des oligonucléotides spécifiques à l’espèce virale ciblant les régions gag, pol, et env du génome SIV. Seules les analyses sur les échantillons de colobes bai ont mis en évidence des infections lentivirales. Quatorze sur 53 individus (prévalence=26%) de colobes bai (Piliocolobus badius badius), appartenant à deux groupes sociaux voisins, sont infectés par SIVwrc (Western Red Colobus). Les analyses phylogénétiques des séquences pol et env ont révélé un degré peu élevé de diversité génétique au sein des individus infectés du même groupe social. En revanche, nous avons constaté une plus grande diversité génétique lorsque nous avons comparé les SIV infectant les deux groupes. Les données comportementales et démographiques collectées sur ces communautés ont indiqué que les colobes bai vivent dans une société de type multi-mâles multi-femelles, où les femelles émigrent de leur groupe natal au stade de sub-adulte. De plus, les reproductions extra-groupe ainsi que la dispersion des mâles n’ont été que rarement observées. Les caractéristiques phylogénétiques des SIV infectant ces deux groupes sociaux de colobes semblent refléter certains de leurs traits comportementaux. Les résultats issus de ces études nous ont fourni un aperçu critique des facteurs qui gouvernent la transmission du SIV au sein de la même espèce de primate. La détermination de la prévalence du SIV nous permettra de mieux évaluer les risques de transmission de ce virus du primate à l’Homme. Les outils de la génétique moléculaire nous ont permis de discriminer les échantillons récoltés de manière noninvasive. De plus, le travail sur le terrain nous a permis de mieux appréhender la complexité des sociétés de primates en milieu naturel. La caractérisation moléculaire complète de nouveaux SIVs chez les colobes de la Côte d’Ivoire et de la Gambie nous a permis de mieux comprendre l’histoire évolutive de ces virus. Les résultats de ces travaux ont donné lieu à 5 articles dans des journaux à comité de lecture (dont un récemment soumis) N u m é r o Le génome complet du SIV du colobe vert (SIVolc) a également été séquencé : le colobe vert est un taxon très proche des colobes bai. Les analyses de ces virus ont montré que le SIVwrc et le SIVolc appartiennent à des lignées distinctes mais phylogénétiquement proches sur la totalité du génome. S E M P E R V I R A Un SIV a pu être identifié dans un échantillon de tissu provenant d’un colobe bai (Piliocolobus badius temminckii) récolté dans la Réserve Naturelle d’Abuko en Gambie. Les analyses phylogénétiques de séquences partielles des gènes pol et env ont montré que le virus SIVwrc-Pbt est très proche des souches de SIVwrc-Pbb de P. b. badius de la forêt de Taï en Côte d’Ivoire. Ceci suggère que des sous-espèces géographiquement séparées sont infectées par des virus apparentés. La caractérisation moléculaire et les analyses phylogénétiques du génome complet de SIVwrc-Pbt et de deux autres génomes complets séquencés par la suite ont pu confirmer que SIVwrcPbt et SIVwrc-Pbb appartiennent à une lignée de SIVs spécifiques de l’espèce, bien qu’apparentés à la lignée de SIVs des cercopithèques de l’Hoest (SIVlho), des cercopithèques à queue de soleil (SIVsun) et des mandrills (SIVmnd-1). 1 2 Aucun SIV n’a pu être identifié dans 112 échantillons de fèces appartenant à deux autres espèces de colobe et trois espèces de cercopithèques qui habitent la forêt de Taï en Côte d’ Ivoire. 139
  • 140. Chapitre I Résumés des recherches sur les singes à queue Annexes en cours Dispersal Patterns Among Olive Colobus in Taï National Park Amanda H. Korstjens 1,2,3 and Eva Ph. Schippers 1,2,3 (2002) Abstract In Primates, females aremore likely to be philopatric thanmales.However, in some species like Procolobus verus, females or individuals of both sexes disperse. In Taï National Park, Ivory Coast, olive colobus groups are small, withone or two adultmales and•6 females.Dispersal is common for juveniles and adults of both sexes. Adult male dispersal is less common than adult female dispersal. Adult females immigrated especially into small, one-male groups indicating that food competition played a role. Furthermore, unknown sexually receptive females visited resident groups and mated with the resident males for a few days before disappearing again. Adult males dispersed when this improved their mating opportunities. All juveniles left their natal groups. The dispersal of juveniles may be a strategy to prevent inbreeding with their parents. Dispersal by juvenile males furthermore seemed to be the result of mate competition. The high dispersal rates, visits by receptive females, and dispersal of all individuals in the population suggest thatmoving between groups is a strategy that can be used ad hoc in several situations more easily in the olive colobus than inmost other primates. The predation risks related tomoving between groups were reduced by dispersing in conspecific or allospecific groups and by dispersing to neighboring groups. S E M P E R V I R A N u m é r o 1 2 Keywords: Procolobus verus; dispersal; inbreeding avoidance; competition; polyspecific associations. 140
  • 141. Annexes I Chapitre à cours Résumés des recherches sur les singes en queue Relation et communication interspécifiques entre trois espèces de cercopithèques dans le Parc National de Taï, Côte d’Ivoire Roland Kouassi Wa DEA 2008 Résumé La fonction anti-prédatrice des groupes polyspécifiques, au sein desquels vivent les singes, est bien connue avec l’effet de dilution, la défense collective et l’effet de confusion. Cependant, les autres aspects qui maintiennent la formation de groupes polyspécifiques de façon quasi permanente n’ont pas été beaucoup étudiés. L’objectif de cette étude a été alors de montrer l’influence de l’association polyspécifique (Cercopithèque Diane, Mone de Campbell, Pétauriste) sur les activités, le comportement social et vocal de la mone de Campbell. Pour le suivi écologique, ces cris pourraient ainsi renseigner sur l’espèce de singe, son état (agressé ou pas) et même sur d’autres espèces animales puisqu’il existe différentes vocalisations contre la panthère, l’aigle couronnée. Mots clefs : Singe, relation, association polyspécifique, comportement vocal, Taï N u m é r o Nous retenons que les relations interspécifiques qui se tissent au sein du groupe polyspécifique formé par ces trois espèces de cercopithèques présentent des avantages tant sur le plan interaction social (activités, occupation du domaine vital), que sur le plan de défense. S E M P E R V I R A Au niveau du comportement vocal, la co-habitation quasi permanente a permis aux mâles de la mone de Campbell et du Pétauriste de développer une stratégie de défense et d’alerte qui consiste à combiner des unités de cris dans les séquences de cris forts avec un respect scrupuleux des règles de conversation. Ainsi, en présence de l’Aigle Couronnée ou de la Panthère, les unités de cris forts sont combinées et séparées d’un délai variant entre 0,4 s à 1,2s. Lors des rencontres intergroupes, des bagarres intra/interspécifiques ou des chutes de branches ou d’arbres, ce délai varie entre 0,7s et 1,6s. 1 2 Nos résultats indiquent que les avantages liés à la formation de grands groupes vont au-delà des avantages anti-prédateurs. En effet, l’accroissement du sentiment de sécurité au sein des groupes polyspécifiques permet aux individus de singes d’exploiter plus largement leur niche écologique, d’être plus épanoui et d’avoir plus de comportements sociaux. 141
  • 142. Chapitre I Résumés des recherches sur les singes à queue Annexes en cours Epidémiologie des zoonoses parasitaires gastro-intestinales chez l’homme et les primates non-humains du Parc National de Taï : Implications pour la conservation et la santé publique. Roland Kouassi Wa Thèse en cours depuis 2009 Résumé S E M P E R V I R A N u m é r o 1 2 Les affections parasitaires sévissent dans les pays en voie de développement particulièrement chez les populations pauvres et sont devenues également une menace réelle pour les populations de primates des forêts tropicales. En effet, la relation phylogénétique très étroite entre les humains et les primates non humains, couplée avec la forte expansion des populations humaines et leurs activités au sein des habitats de primates occasionnent une exceptionnelle recrudescence des échanges de pathogènes. Pour évaluer les facteurs de risques de l’émergence et la circulation de zoonoses parasitaires entre populations riveraines et primates non humains afin de concilier les intérêts de conservation du Parc National de Taï (PNT) avec la préservation de la santé publique, nous avons collecté et analysé des échantillons de selles des humains et des singes à l’intérieur et à la périphérie du parc. Dix (10) groupes sociaux de singes composés de 3 espèces de colobes (Colobus polykomos polykomos, Piliocolobus badius badius, Procolobus verus), 3 espèces de cercopithèques (Cercopithecus diana diana, C. campbelli campbelli, C. petaurista buettikoferi) et 1 espèce de cercocèbe enfumé (Cercocebus atys atys) ont été suivis et échantillonnés à l’intérieur et à la périphérie de forêt de Taï ; et ont permis de collecter 2 483 échantillons de crottes. Au niveau de la population humaine, 824 personnes ont répondu à une enquête par question et 345 échantillons de selles ont été collectés dans 4 villages situés à la périphérie et chez les chercheurs et assistants du parc. 142 Les analyses préliminaires ont permis de mettre en évidence un taux de contact homme-singe très élevé, 100% et 88.22%, respectivement à l’intérieur et à la périphérie du parc. Plusieurs parasites ont été observées à la fois chez les humains et les primates non humains : Helminthes (Trichuris trichura, Trichuiris sp, Ankylostoma sp, Oesophagostomum sp, Strongyloïdes stercoralis, Strongyloïdes sp, Strongles sp, Ascaris sp, Strongyloïdes fulleborni, Dicroceolium sp) et protozoaires (Entamoeba coli, E.histolytica/dispar, E. hartmani, Giardia intestinalis, Endolimax nana, Iodamoeba butschli, Chilomastix mesnili, Blastocystis hominis). Le polyparasitisme est très marqué tant chez les humains que chez les primates non-humains avec 97.2 % d’individus avec au moins deux espèces de parasites. Les personnes ayant participé à l’étude et les autres membres de leur famille ont reçu un traitement médical contre ces parasitoses et sensibilisés à une meilleure hygiène mais aussi à la préservation du parc. Les taux de prévalences et la distribution de ces infestations parasitaires nous permettront par la suite, d’appréhender les zoonoses parasitaires des primates non humains et des hommes de cette région puis d’élaborer un programme de lutte ciblée contre les principales parasitoses intégrant les mesures chimiothérapiques et préventives. A terme, cette étude vise à avoir des
  • 143. Annexes I Chapitre à cours Résumés des recherches sur les singes en queue populations riveraines du parc en bonne santé, moins capable de transmettre des pathogènes, et aussi très bien sensibiliser à la conservation du PNT. S E M P E R V I R A N u m é r o 1 2 Mots clefs : Zoonoses, parasites gastro-intestinaux, conservation, santé publique 143
  • 144. S E M P E R V I R A N u m é r o 1 2 Chapitre en cours 144
  • 145. Annexes I Chapitre en cours Résumés des recherches sur d’autres animaux et suivi écologique Le Micropotamogale de Lamotte (Micropotamogale lamottei) S E M P E R V I R A N u m é r o 1 2 Crédits photo : Akpatou Bertin. Annexe 7 : Résumés des recherches sur d’autres animaux et suivi écologique 145
  • 146. Chapitre I Résumés des recherches sur d’autres animaux et suivi écologique Annexes en cours Biodiversité des poissons de la rivière dodo (Côte d’ivoire) Kamelan T. M. & Kouamelan E. P. DEA Résumé La forêt classée de la Haute Dodo constitue avec le Parc national de Taï qu’elle avoisine le principal réservoir d’espèces végétales des forêts hydrophiles de Côte d’Ivoire. Dégradée par l’agriculture, la protection de la Haute Dodo devrait jouer un rôle important dans la gestion écologique du territoire proche du parc. Dans la mise en œuvre de programme de la préservation et de la conservation des ressources naturelles, la bonne connaissance de la biologie et l’écologie des espèces doit faire l’objet d’une attention particulière. L’étude du peuplement ichtyologique de la rivière Dodo a été réalisée sur l’ensemble du bassin. Au total 35 stations ont été échantillonnées. 32 espèces dulçaquicoles ont été identifiées dont 19 sont signalées pour la première fois. En revanche, neuf espèces connues de cette rivière n’ont pas été capturées. La famille des Cichlidae domine le cours supérieur tandis que les Alestidae sont les plus abondants du cours inférieur. La distribution des espèces, suivant le gradient amont-aval, est influencée par les variables environnementales. Mots clés : Parc de Taï, Haute Dodo, Ichtyofaune, Biodiversité, Rivière Dodo, Côte d’Ivoire. S E M P E R V I R A N u m é r o 1 2 Déterminants de la distribution spatio-temporelle des Primates et autres grands Mammifères emblématiques dans le Parc National de Taï 146 Bogui Elie Bandama 1,2 & Koné Inza 1,2 1- Centre Suisse de Recherches Scientifiques en Côte D’Ivoire (CSRS) 2-UFR Biosciences, Laboratoire de Zoologie et de Biologie Animale, Université de Cocody Résumé La non-actualisation des données sur la faune mammalienne du Parc National de Taï (PNT) est un problème auquel sont confrontés les gestionnaires du Parc. Une bonne connaissance des déterminants de la distribution de cette faune sauvage renforcerait la base écologique nécessaire à l’amélioration des stratégies de gestion du PNT. A ce jour, plusieurs études traitant de la distribution des mammifères ont été réalisées, par contre celles s’attardant sur les déterminants influant sur le mode de distribution sont quasi inexistantes. La présente étude est l’une des premières à s’intéresser au déterminants de la distribution spatio-temporelle de cette faune mammalienne en particulier des espèces emblématiques comme le Colobe bai ; le Colobe Magistrat; le Cercopithèque Diane ; le Chimpanzé d’Afrique de l’Ouest; le
  • 147. Annexes I Chapitre en cours Résumés des recherches sur d’autres animaux et suivi écologique Céphalophe de Jentink; le Cephalophe Silvicultor; le Cephalophe Zebré laPanthère; le Buffle de Forêt ; l’Eléphant de forêt et l’Hippopotame nain. Afin de déterminer la présence des espèces ciblées la méthode des marches de reconnaissance a été utilisée. Les données sur les mammifères emblématiques ont été récoltés pendant une ou plusieurs journées par mois, entre septembre 2009 – avril 2010. En situation optimale, les observations(directes ou indirectes) ont débuté à 7h:30mn et se sont terminées à 17h:30m. Les résultats préliminaires de cette étude montrent que les espèces emblématiques sont relativement abondantes dans la zone<< E>>, zone non braconnée située à l’Est de la station du Centre de Recherche en Ecologie (CRE). Ces espèces emblématiques sont moins observées dans la zone << W>>, zone braconnée située à l’Ouest de la station du CRE. Au vu de ces résultats, nous pouvons dire que le braconnage influence nettement le mode de distribution des espèces dans le PNT. Le braconnage est donc un déterminant majeur de la distribution des espèces. Mots clés : Déterminants, distribution, Primates, Mammifères, emblématique, PNT Comportement de chasse chez les léopards des forêts d’Afrique occidentale David Jenny 1,2,* & Klaus Zuberbühler 2,3 1 Zoologisches Institut, Universität Bern, Switzerland, 2 Centre Suisse de Recherches Scientifiques, Abidjan, Ivory Coast 3 School of Psychology, University of St Andrews, St Andrews, Scotland, UK Keywords: predation, carnivore, Taï forest, selective hunting, monkey alarm calls N u m é r o S E M P E R V I R A La panthère (Panthera pardus) est un prédateur majeur de mammifères dans l’écosystème de la forêt pluviale en Afrique Occidentale. La plupart des renseignements sur le comportement de chasse des panthères est tire`e d’études menées dans des habitats ouverts de la savane, tandis que peu est connu sur les panthères forestières. Les données que nous avons rassemblées par radio-e´metteurs et les analyses des crottes montrent plusieurs différences entre les panthères forestières et des populations de savane. Les panthères forestières sont des chasseurs diurnes et crépusculaires qui suivent le schéma d’activité de leur proie. Ils de´ploient des différences saisonnières et développent des préférences de proie fortement individualisées. Nos conclusions défient l’image répandue des panthères comme prédateurs opportunistes nocturnes. 1 2 Résumé 147
  • 148. Chapitre I Résumés des recherches sur d’autres animaux et suivi écologique Annexes en cours Seasonal variation in hornbill abundance in a West African national park detected using analysis of acoustic recordings Hugo J. Rainey and Klaus Zuberbühler (2007) Bird Conservation International 17:235–244. Résumé S E M P E R V I R A N u m é r o 1 2 Les taux d’abondance et de mouvement des populations de calaos étaient auparavant estimés par un échantillonnage et des analyses sur le logiciel Distance, des transects linéaires et des repérages télémétriques. Nous avons eu recours à un grand ensemble d’enregistrements audio effectués sur plus de 10 ans afin d’estimer la variation saisonnière de l’abondance de trois espèces rencontrées. Dans le Parc National de Taï, en Côte d’Ivoire : le Grand Calao à Casque Noir Ceratogymna atrata, le Grand Calao à Casque Jaune Ceratogymna elata et le Calao à Joues Brunes Bycanistes cylindricus. Ces deux dernières espèces sont aujourd’hui considèrées comme presque menacées. Nous avons procéde´ à des enregistrements de battements d’ailes pour tester une potentielle variation saisonnière de la production des cris. Les cris des Grands Calaos à Casque Jaune et à Casque Noir étaient dix fois plus abondants entre juillet et février qu’entre mars et juin. En revanche, les Calaos à Joues Brunes n’ont présenté qu’une petite variation du taux d’abondance entre ces deux périodes. D’après ces données, nous avons conclu qu’un grand nombre de Calaos à Casque Jaune et à Casque Noir quittent le Parc National de Taï entre mars et juin. La signification de ces de´couvertes est discute´e en tenant compte de la fragmentation et de la régénération des forêts de Haute Guinée ainsi que de la dimension relativement petite de l’habitat forestier subsistant dans cette région. 148 Effet positif de la présence à long-terme d’une aire de recherche pour la protection des espèces menacées dans le parc national de Taï GenevièveCampbell 1, HjalmarKuehl 1, Abdoulaye Diarrassouba 1,2,3 et Christophe Boesch 1,4 1 Institut Max-Planck pour l’Anthropologie évolutive, Allemagne 2 Agro Paris Tech, France 3 OIPR, Office Ivoirien des Parcs et Réserves, Côte d’Ivoire 4 Wild Chimpanzee Foundation, Allemagne et Côte d’Ivoires Adresse email : genevieve.campbell@eva.mpg.de Résumé La présence de scientifiques, de touristes ou de gardes de parc à l’intérieur des aires protégées est normalement supposée avoir un effet bénéfique pour les populations
  • 149. Annexes I Chapitre en cours Résumés des recherches sur d’autres animaux et suivi écologique animales, principalement par la réduction de la pression de braconnage. Cependant, ces suppositions sont rarement testées. Nous avons ainsi évalué et quantifié les apports bénéfiques de conservation de la présence continue d’une aire de recherche (constituée des projets singes et chimpanzés et de la station de recherche de l’institut de recherche en écologie tropicale) dans le parc national de Taï. Nous avons parcouru 225 km de transects linéaires à l’intérieur d’une aire d’échantillonage de 200 km2, incluant 60 km2 de l’aire de recherche et 140 km2 de ses zones périphériques. Nous avons collecté des données sur les signes directs et indirects de braconnage, primates et céphalophes rencontrés sur les transects. Les résultats démontrent une plus grande abundance de primates et céphalophes à l’intérieur de l’aire de recherche avec des taux de rencontre plus élevés comparé avec ses zones périphériques. Cet effet est particulièrement prononcé pour les espèces menacées, tel que le colobe rouge (Procolobus badius). Nous observons la tendance inverse pour les signes de braconnage, avec peu de pression de braconnage dans l’aire de recherche. Cette étude démontre qu’il est relativement facile de mesurer l’efficacité de différentes actions de conservation et que leur évaluation devrait être faite de façon systématique. Nos résultats suggèrent aussi d’importants bénéfices de conservation quant à l’inclusion de sites permanents de recherche dans les plans de management des aires protégées. b) c) Figure 1. a) Plan d’échantillonage dans l’aire d’étude avec la zone de recherche représentée en hachurée; b) Taux de rencontre avec des signes de braconnage ; c) Taux de rencontre avec des groupes de colobe rouge. N u m é r o a) Groupe de colobe rouge (Gr/km) S E M P E R V I R A Signes de braconnage (signes/km) 1 2 Parc National de Taï 149
  • 150. Chapitre I Résumés des recherches sur d’autres animaux et suivi écologique Annexes en cours Capacités de régénération de la faune face à la pression du braconnage. Diarrassouba Abdoulaye Master 2009 S E M P E R V I R A N u m é r o 1 2 Description sommaire du travail de recherche 150 Le PNT, situé dans le Sud Ouest de la Côte d’Ivoire constitue l’un des derniers vestiges importants de la forêt tropicale primaire en Afrique de l’Ouest. En raison de sa riche flore naturelle (1300 espèces de plantes supérieures dont 150 identifiées comme étant endémiques) et ses espèces de mammifères menacées, comme le Chimpanzé (Pan troglodytes verus), le Colobe rouge (Piliocolobus badius) l’Hippopotame nain (Hexaprotodon liberiensis) et le Céphalophe de jentink (Cephalophus jentinki) etc, ce massif forestier fut inscrit Réserve de Biosphère en 1978 puis Patrimoine Mondial en 1982 et compte parmi les 25 sites prioritaires pour la conservation de la biodiversité. Malgré tous ses atouts, le PNT rencontre un véritable problème lié aux menaces anthropiques. Depuis quelques années, de nombreuses activités de recherches et de conservation sont mises en oeuvre afin de contrôler les agressions sur la les ressources biologiques du parc. Ces études ont montré que la biodiversité du PNT est quotidiennement exploitée sur toute son étendue à l’exception des sites de recherche et d’écotourisme (Hoppe-Dominik, 1997, Köndgen & al., 2008, McGraw & al., 2007). Cependant, des indices de braconnages, tels que des douilles de cartouches, des pièges et des coups de feu sont régulièrement découverts ou entendus dans ces zones notamment dans celle de recherche. Ces perturbations stressent énormément les espèces animales comme le chimpanzé ou le colobe rouge qui s’épanouissent mieux sur les sites sécurisés. Nos travaux de Master et les récents résultats de biomonitoring indiquent qu’il existe un « effet de périphérie », montrant que la densité des espèces animales diminue suivant le gradient allant du centre du parc vers la périphérie. Notre travail s’inscrit dans le cadre du projet FISDES/PNUD/WCF/OIPR intitulé, Amélioration de la recherche de la biodiversité du Parc National de Taï, Côte d’Ivoire, en contrôlant les effets des activités humaines illégales. Nous nous proposons d’y mener des études plus précises afin de mieux comprendre d’une part, les effets de la présence humaine non agressive et permanente dans la zone de recherche et ses environs sur l’abondance de certains mammifères (les primates et les ongulés) et, d’autre part, d’étudier la capacités de régénération de la faune face à la pression du braconnage. L’objectif global du projet : Iidentifier les espèces animales indicatrices d’une meilleure gestion du Parc National de Taï. Les objectifs spécifiques: - Suivre l’évolution de l’abondance et la densité de différentes espèces animales bioindicatrices dans une zone de 300 km2 face à la pression du braconnage ; - Déterminer les facteurs qui influencent la distribution de la faune dans la zone de recherche et ses environs.
  • 151. Annexes I Chapitre en cours Résumés des recherches sur d’autres animaux et suivi écologique Les méthodes d’étude Le site d’étude est situé au Centre Ouest du Parc National de Taï, précisément dans la zone de recherche et ses périphéries. Il s’étend sur une superficie d’environ 300 km2. La collecte des données se réalisera par 4 assistants de Taï Chimpanzee Project et 4 agents des Eaux et Forêts (Brigade Mobile) pendant 20 jours par mois sur des transects linéaires selon la méthode de « distance Sampling ». Ces transects (162) ont une longueur de 1 km chacun positionnés à l’aide du logiciel Distance 5.0 comme base d’échantillonnage. Les coordonnées géographiques du début, du milieu et de la fin de chacun des transects seront enregistrées dans un GPS pour guider la navigation sur les transects à une vitesse moyenne de 500 m/heure afin de détecter au mieux tous les signes présents. La technique de transect linéaire utilise la mesure de la distance perpendiculaire ou la distance radiale et l’angle d’un animal par rapport au transect (Bousquet, 1984, Buckland & al., 1993, Burnham & al., 1980). Sur le transect, chaque fois qu’un animal ou groupe d’animaux (mono ou plurispécifiques) est vu, nous noterons (Annexe 2) : • l’espèce (ou les espèces) repérée(s) ; • le nombre d’individus (par espèce) ; • l’heure de l’observation ; • le type d’habitat (marécage, végétation rupicole, jachère, forêt primaire, forêt secondaire…) ; • la distance perpendiculaire mesurée du premier individu vu à la ligne du transect (pour chaque espèce) ; • la distance perpendiculaire mesurée au groupe de crottes d’éléphant à la ligne du transect, ainsi que son stade de dégradation; Tous les indices des activités anthropiques (layons de braconnage, coups de feu, fumoirs, campements de braconniers (anciens ou récents), pièges à collet, douilles de cartouches, exploitations de perches pour construction, exploitation de frottedents…) seront également relevés ainsi que leurs coordonnées géographiques. Les analyses statistiques et spatiales seront respectivement réalisées avec les logiciels Excel, SPSS, Trend, R et le programme ArcGis 9.2. La justification Cette étude permettra de mettre en évidence les impacts de la présence humaine permanente et non agressive couplée d’une surveillance renforcée sur la pression du braconnage et sur les populations animales. En outre, elle permettra d’identifier les espèces animales qui répondront plus favorablement à l’amélioration des mesures de gestion mises en œuvre. Les résultats permettront d’adapter la stratégie de surveillance afin de contribuer plus efficacement à la conservation de la riche biodiversité du Parc National de Taï. N u m é r o En outre, les tas de crottes des ongulés à l’intérieur d’une bande d’un mètre de part et d’autre de la ligne du transect seront enregistrés et leur stade de dégradation noté. S E M P E R V I R A Pour les chimpanzés, les distances perpendiculaires entre chaque nid et le transect seront exactement mesurées, ainsi que la classe du nid (quatre classes selon son état de dégradation). 1 2 • la distance depuis le début du transect donnée par le GPS. 151
  • 152. Chapitre I Résumés des recherches sur d’autres animaux et suivi écologique Annexes en cours Evaluation des différentes fonctions de gestion pour la protection des espèces animales du Parc National de Taï KABLAN Aka Yves Thèse (en cours)2011 S E M P E R V I R A N u m é r o 1 2 Description sommaire du travail de recherche 152 Le Parc National de Taï (PNT) qui est situé dans le sud-ouest de la Côte d’Ivoire représente l’un des 25 sites prioritaires pour la conservation de la biodiversité en raison de sa richesse tant au niveau de faune que de la flore marqué surtout par un taux d’endémisme élevé. Malgré tous ses atouts, le PNT rencontre un véritable problème lié aux menaces anthropiques. Pour remédier à ce problème, de nombreuses initiatives de recherches et de conservation sont faites afin de contrôler les agressions sur la faune et la flore du parc. C’est ainsi que depuis quelques années, le gouvernement ivoirien a mis en place, avec le soutien de nombreux partenaires, un plan d’aménagement et de gestion du Parc National de Taï. Ce plan qui a pour objectif global la conservation à long terme du parc, comporte des fonctions clés à savoir la surveillance du parc par les agents de l’Office Ivoirienne des Parcs et Réserves (OIPR), l’éducation environnementale à travers la sensibilisation des populations riveraines, la stimulation de l’auto-promotion des populations riveraines à travers le développement des microprojets, la promotion du parc à travers le développement de l’écotourisme, la recherche, le suivi écologique de la faune et de la flore et l’aménagement du parc. Toutes ces activités visent à réduire la pression humaine sur le parc. Malgré tout, celui-ci continue d’être agressé. Par exemple, dans la zone de recherche, des indices de braconnages, tels que des cartouches utilisées, des pièges et des camps de braconniers, sont découverts régulièrement dans cette zone, ce qui indique la vulnérabilité du parc. Dans le cadre de notre étude, nous nous proposons d’évaluer les différentes mesures de gestion qui sont en cours dans le parc afin de voir l’effet réel de ces mesures sur la protection des animaux pour ainsi permettre aux gestionnaires de mieux orienter leur politique de conservation du parc. L’objectif global du projet : Déterminer les méthodes efficaces permettant une meilleure protection de la faune et la flore du Parc National de Taï. Les objectifs spécifiques: 1- Evaluer la contribution des différentes mesures de gestion, notamment a) la surveillance à l’intérieur du PNT b) la sensibilisation autour du PNT c) les micro-projets autour du PNT d) le suivi-écologique dans le PNT e) la présence permanente dans le PNT à travers les projets de recherche et d’écotourisme sur l’abondance et la densité des animaux.
  • 153. Annexes I Chapitre en cours Résumés des recherches sur d’autres animaux et suivi écologique 2- Evaluer l’impact de la surveillance, la sensibilisation, les microprojets, le suiviécologique sur l’intégrité de la flore. N u m é r o La justification Ce projet permettra de déterminer les méthodes les plus efficaces afin d’adapter la stratégie de conservation pour une meilleure contribution à la préservation de la riche biodiversité du Parc National de Taï. S E M P E R V I R A Les méthodes d’étude L’exécution de ce projet se fera dans les zones du Parc National de Taï où les différentes mesures de gestion sont en cours et les plus appliqués. Nous nous appuierons sur la documentation existante à savoir les différents rapports de gestionnaire du parc et de ses partenaires (OIPR, GTZ/KfW, WCF/WWF/CSRS, CRE) concernant les différentes mesures de gestion. Les données et résultats de ces rapports seront enregistrés dans une matrice élaborée pour être ensuite analysés. Ces résultats seront complétés par les données que nous récolterons pendant notre période d’étude. Pour la collecte des données, le système de suivi écologique (déjà en cours au PNT depuis 2004) sera réalisé à partir de la méthode d’échantillonnage générale de transects en ligne. Pour quantifier la faune et les activités de braconnage, sur les transects, nous prendrons en compte les observations directes d’animaux et également toutes les observations indirectes, telles que les crottes et les empreintes des espèces animales, ainsi que les indices d’activités humaines, tels que les indices de braconnage (les cartouches utilisées, les camps de braconniers, les empreintes humaines, les coups de fusils, les pièges) et la rencontre des braconniers. Nous utiliserons également des cameras pièges pour identifier les braconniers et pour prendre en image les espèces rares ; et les enregistreurs de sons pour les coups de fusil. Nous réaliserons aussi des enquêtes auprès des populations riveraines bénéficiant ou non des microprojets et/ou assistant ou non aux campagnes de sensibilisation et/ou participant ou non dans des projets de recherches et d’écotourisme. Ces enquêtes nous permettront d’avoir les avis des populations sur les différentes mesures de gestion du parc et de mesurer leurs impactes. Toutes ces donnés et des analyses à variable multiple nous permettrons de mettre en évidence la relation qui existe entre l’abondance de la faune, l’intégrité de la flore et l’efficacité des différentes mesures de gestion. 1 2 3- Déterminer l’interaction entre les différentes mesures permettant d’assurer efficacement la protection de la faune et la flore du parc. 153
  • 154. Chapitre I Résumés des recherches sur d’autres animaux et suivi écologique Annexes en cours Effects of Forest Fragmentation and Habitat Degradation on West African Leaf-Litter Frogs Annika Hillers, ‡ Michael Veith, § And Mark-Oliver Rodel†∗∗ ∗ Department of Ecology, Institute of Zoology, Becherweg 13, 55128 Mainz, Germany †Department of Animal Ecology and Tropical Zoology, Theodor-Boveri-Institute, Biocenter of the University, Am Hubland, 97074 Würzburg, Germany Abstract: S E M P E R V I R A N u m é r o 1 2 Habitat degradation alters the dynamics and composition of anuran assemblages in tropical forests. The effects of forest fragmentation on the composition of anuran assemblages are so far poorly known. We studied the joint influence of forest fragmentation and degradation on leaf-litter frogs.We specifically asked whether the processes structuring leaf-litter anuran assemblages in fragmented forests are the same as those in continuous forests. We analyzed anuran assemblages with respect to habitat characteristics, including fragmentation and degradation parameters. In comparison with continuous forests, species richness and diversity were lower and assemblage composition was altered in forest fragments. These changes seemed to be mainly caused by habitat degradation rather than forest fragmentation. Availability of aquatic sites for breeding, vegetation structure (including those variables indicating degradation), and leaf-litter cover had the most influence on the presence of single species. The comparatively small impact of fragmentation on anurans might be due to the location of the study area; it still possessed large tracts of continuous forest. These forest blocks may stabilize the regional rainforest climate and thus weaken the effects of fragmentation. 154 Keywords: forest fragmentation, frog assemblages, habitat degradation, leaf-litter anurans, species assemblages,Ta¨ ı National Park, tropical rainforest, West Africa
  • 155. Annexes I Chapitre en cours Résumés des recherches sur d’autres animaux et suivi écologique Accounting for detectability improves estimates of species richness in tropical bat surveys Meyer, C. F. J., Aguiar, L. M. S., Aguirre, L. F., Baumgarten, J., Clarke, F. M., Cosson, J.-F., Estrada Villegas, S., Fahr, J., Faria, D., Furey, N., Henry, M., Hodgkison, R., Jenkins, R. K. B., Jung, K. G., Kingston, T., Kunz, T. H., MacSwiney Gonzalez, M. C., Moya, I., Pons, J.-M., Racey, P. A., Rex, K., Sampaio, E. M., Stoner, K. E., Voigt, C. C., von Staden, D., Weise, C. D. & Kalko, E. K. V., (2011). J. Appl. Ecol.48(3): 777-787. Résumé 1. Species richness is a state variable of some interest in monitoring programmes but raw species counts are often biased due to imperfect species detectability. Therefore, monitoring programmes should quantify detectability for target taxa to assess whether it varies over temporal or spatial scales. We assessed the potential for tropical bat monitoring programmes to reliably estimate trends in species richness. N u m é r o 4. Synthesis and applications. Due to generally high species-specific detection probabilities, Neotropical aerial insectivorous bats proved to be well suited for monitoring using AS. However, for species with low detectability, such as most gleaning animalivores or nectarivores, count data obtained in bat monitoring surveys must be corrected for detection bias. Our results indicate that species-averaged detection probabilities will rarely approach 1 unless many surveys are conducted. Consequently, long-term bat monitoring programmes need to adopt an estimation scheme that corrects for variation in detectability when comparing species richness over time and when making regional comparisons. Similar corrections will be needed for other species-rich tropical taxa. S E M P E R V I R A 3. The mean proportion of species detected across 96 sampling plots was estimated at 0.76 (range 0.57-1.00) and was significantly greater for phytophagous than for animalivorous species. Species-averaged detectability for phytophagous species was influenced by the number of surveys and season, whereas the number of surveys and sampling methods [ground- or canopy-level mist nets, harp traps and acoustic sampling (AS)] most strongly affected estimates of detectability for animalivorous bats. Species-specific detectability averaged 0.4 and was highly heterogeneous across 232 species, with estimates ranging from 0.03 to 0.84. Species-level detectability was influenced by a range of external factors such as location, season, or sampling method, suggesting that raw species counts may sometimes be strongly biased. 1 2 2. Using data from 25 bat assemblages from the Old and New World tropics, we estimated detectability for all species in an assemblage (mean proportion of species detected per sampling plot) and for individual species (species-specific detectability). We further assessed how these estimates of detectability were affected by external sources of variation relating to time, space, survey effort and biological traits. 155
  • 156. Chapitre I Résumés des recherches sur d’autres animaux et suivi écologique Annexes en cours Long-term monitoring of tropical bats for anthropogenic impact assessment: Gauging the statistical power to detect population change. Meyer, C. F. J., Aguiar, L. M. S., Aguirre, L. F., Baumgarten, J., Clarke, F. M., Cosson, J.-F., Estrada Villegas, S., Fahr, J., Faria, D., Furey, N., Henry, M., Hodgkison, R., Jenkins, R. K. B., Jung, K. G., Kingston, T., Kunz, T. H., MacSwiney Gonzalez, M. C., Moya, I., Pons, J.-M., Racey, P. A., Rex, K., Sampaio, E. M., Stoner, K. E., Voigt, C. C., von Staden, D., Weise, C. D. & Kalko, E. K. V., (2010) Biol. Conservation143(11): 2797-2807. S E M P E R V I R A N u m é r o 1 2 Abstract 156 Bats are ecologically important mammals in tropical ecosystems; however, their populations face numerous environmental threats related to climate change, habitat loss, fragmentation, hunting, and emerging diseases. Thus, there is a pressing need to develop and implement large-scale networks to monitor trends in bat populations over extended time periods. Using data from a range of Neotropical and Paleotropical bat assemblages, we assessed the ability for long-term monitoring programs to reliably detect temporal trends in species abundance. We explored the magnitude of within-site temporal variation in abundance and evaluated the statistical power of a suite of different sampling designs for several different bat species and ensembles. Despite pronounced temporal variation in abundance of most tropical bat species, power simulations suggest that long-term monitoring programs (>= 20 years) can detect population trends of 5% per year or more with adequate statistical power (>= 0.9). However, shorter monitoring programs (<= 10 years), have insufficient power for trend detection. Overall, our analyses demonstrate that a monitoring program extending over 20 years with four surveys conducted biennially on five plots per monitoring site would have the potential for detecting a 5% annual change in abundance for a suite of bat species from different ensembles. The likelihood of reaching adequate statistical power was sensitive to initial species abundance and the magnitude of count variation, stressing that only the most abundant species in an assemblage and those with generally low variation in abundance should be considered for detailed population monitoring.
  • 157. Annexes I Chapitre en cours Résumés des recherches sur d’autres animaux et suivi écologique Host Associations and Evolutionary Relationships of West African Chiropteran Blood Parasites Schaer, J.,(2010) Humboldt-Universität Berlin. Abstract Abstract For the first time Ischnopsyllidae are reported from Ivory Coast. They comprise three species of Lagaropsylla, one of which is described as L. senckenbergiana n. sp. The hosts of the new taxon, Chaerephon russata and Ch. aloysiisabaudiae, and of Lagaropsylla sp., Ch. nigeriae, represent first records of these bats for Ivory Coast. N u m é r o Beaucournu, J.-C. & Fahr, J., (2003) S E M P E R V I R A Notes sur les Ischnopsyllinae du Continent Africain. IV: Quelques Lagaropsylla Jordan & Rothschild 1921 de Côte d’Ivoire; description de L. senckenbergiana n. sp. (Insecta: Siphonaptera: Ischnopsyllidae). Senckenbergiana 1 2 Bats host a diverse suite of malaria parasites. Within the family Haemosporidia, six different genera have been described from bats. I present results from screening 27 different bat species from Guinea and Côte d’Ivoire using both microscopy and molecular methods. Malaria parasites were detected in twelve different bat species. The results show three different groups of bat malaria parasites. The majority of parasites seen in the suborder Megachiroptera group with other species that belong to the genus Hepatocystis that is contained within the paraphyletic genus Plasmodium. Other parasites are closely related to rodent malaria species, which naturally infect thicket rats (Thamnomys) in the region. A third group comprises parasites that group with Plasmodium reichenowi and Plasmodium falciparum and others that group with avian malaria parasites. To date, little is known about the correlations of bat ecology and infections with malaria parasites. The degree of negative impacts of parasites on their hosts and whether the infections are chronic also requires further investigation. Nonetheless, the phylogenetic results suggest that, as for example lyssaviruses, malaria parasites may possibly represent another example of a zoonotic disease with bat origins. 157
  • 158. Chapitre I Résumés des recherches sur d’autres animaux et suivi écologique Annexes en cours A fresh look at Afrotropical bat assemblages: Combining different sampling techniques and spatial scales. Fahr, J., (2001) Bat Research News 42(3): 98. Abstract S E M P E R V I R A N u m é r o 1 2 Abstract. Until recently, Afrotropical bat assemblages were considered to show highly impoverished levels of species richness when compared with the Neotropical or Australasian region. This view was held both at the local and regional scale. Contrary to this proposition, I found highly diverse assemblages at two study sites in Ivory Coast, West Africa, using standardized sampling methods including harp traps, mist nets on ground and canopy level, roost search, and acoustic monitoring. Each method produced heavily biased results, both in species composition and relative abundance. Certain species were recorded with a single technique only, consequently complete inventories can only be obtained by combining several techniques. The advantages and shortcomings of each method are compared. I further conclude that previous studies of Afrotropical bat assemblages are far from completion. They suffer from insufficient and non-standardized methods, leading to the previous assumption of impoverished species richness. In this study, I also show that even within a fairly homogeneous habitat some species were exclusively found in particular situations at the micro-scale. I conclude that sampling methods, habitat specificity, and scale dependency strongly influence the results and conclusions of community studies. Further directions in comparing the results obtained at the local scale with patterns at the regional scale are discussed. 158 Biome transitions as centres of diversity: Habitat heterogeneity and diversity patterns of West African bat assemblages across spatial scales. Fahr, J. & Kalko, E. K. V.,(2011) Ecography34(2): 177-195. Abstract It is widely accepted that species diversity is contingent upon the spatial scale used to analyze patterns and processes. Recent studies using coarse sampling grains over large extents have contributed much to our understanding of factors driving global diversity patterns. This advance is largely unmatched on the level of local to landscape scales despite being critical for our understanding of functional relationships across spatial scales. In our study on West African bat assemblages we employed a spatially explicit and nested design covering local to regional scales. Specifically, we
  • 159. Annexes I Chapitre en cours Résumés des recherches sur d’autres animaux et suivi écologique analyzed diversity patterns in two contrasting, largely undisturbed landscapes, comprising a rainforest area and a forest-savanna mosaic in Ivory Coast, West Africa. We employed additive partitioning, rarefaction, and species richness estimation to show that bat diversity increased significantly with habitat heterogeneity on the landscape scale through the effects of beta diversity. Within the extent of our study areas, habitat type rather than geographic distance explained assemblage composition across spatial scales. Null models showed structure of functional groups to be partly filtered on local scales through the effects of vegetation density while on the landscape scale both assemblages represented random draws from regional species pools. We present a mixture model that combines the effects of habitat heterogeneity and complexity on species richness along a biome transect, predicting a unimodal rather than a monotonic relationship with environmental variables related to water. The bat assemblages of our study by far exceed previous figures of species richness in Africa, and refute the notion of low species richness of Afrotropical bat assemblages, which appears to be based largely on sampling biases. Biome transitions should receive increased attention in conservation strategies aiming at the maintenance of ecological and evolutionary processes. Species composition, abundance and vertical stratification of a bat community (Megachiroptera: Pteropodidae) in a West African rain forest Henry, M., Barrière, P., Gautier-Hion, A. & Colyn, M. (2004) N u m é r o A pteropodid bat community was surveyed in a West African rain forest using mistnets set for 3 mo in 2 consecutive years (1996-97). The captures were carried out in the understorey and in the canopy for a total of 5054 mist-net hours and were analysed to answer three main questions: (1) to what extent does the bat assemblage vary along the vertical axis, (2) does the observed vertical stratification depend on wingspan (with largest bats preferring canopy openings to the cluttered understorey) and (3) was the vertical stratification repeatable from one year to the next? Nine bat species were reported, among which two were captured exclusively in the canopy where the total capture rate tended to be higher. The community structure did not differ between the four canopy stations. Four species significantly favoured canopy, two significantly favoured understorey and two were opportunistic regarding vertical stratification. Wing size and canopy-preference index were not significantly correlated and except for Eidolon helvum, index values for the 2 sampling years were correlated. Important inter-annual and seasonal variations of species richness and capture rate were observed and these are discussed in relation to rainfall patterns and migratory behaviour of the species concerned. S E M P E R V I R A Abstract 1 2 J. Trop. Ecol.20(1): 21-29. 159
  • 160. Chapitre I Résumés des recherches sur d’autres animaux et suivi écologique Annexes en cours Bats and Bat Flowers in a West African Rainforest Community. Pettersson, S. (2005) Ph.D. Thesis, Göteborg University Abstract S E M P E R V I R A N u m é r o 1 2 Little information exists on what plants Africa’s only nectar specialized bat, Megaloglossus woermanni feeds on, and to what extent other forest dwelling bats utilize nectar. Accordingly, little is known of how the resources are distributed in time and space, and how the plants display the rewards, factors presumably affecting the foraging strategies of the visitors. The aim of this thesis was to fill some of this gap and explore the interactions between bats and bat flowers in a West African rain forest community, in Taï national park (Ivory Coast). 160 Bats were caught in five permanent plots and presence of pollen in the fur and feces were scored. Before release the bats were marked using a ball chain with an individual number. Flowering phenology for five bat-pollinated tree species in the area was recorded and their density estimated by line transect and square samplings. In order to characterize the floral scent, the floral odour of eight West African bat pollinated plants species was characterized by in situ head space collection and GC-MS analyses. Of seven regularly occurring pteropodid species, nectar and pollen was important to only the nectar specialist Megaloglossus woermanni and the opportunistic fruit and nectar feeding Myonycteris torquata. Six plant species accounted for 98% of all pollen findings and Parkia bicolor, Maranthes aubrevillei and M. glabra were equally visited by M. torquata and M. woermanni. Flowers of three other species were mainly or only visited by M. woermanni. The plant species flowered sequentially and most species were mass flowering. Anthocleista nobilis was the only tree flowering through out the year, and is suggested to be a keystone species in this area for M. woermanni during periods of low food availability. The floral scent of the eight investigated species neither shared any specific compounds nor any other discernible pattern in their floral scent composition. Most of the identified compounds are common in the floral scent of species pollinated by a variety of animals. Adansonia digitata (Bombacaceae) was the only African species found to have a substantial amount of sulphur compounds in its floral scent. This feature contrasts with the New Worlds bat-pollinated plants, which frequently contain these compounds. Flowers of Ceiba pentandra (Bombacaceae), native to both South America and Africa, did not contain any sulphur substances in the floral scent, unlike a previous study in the New World, in which the major floral scent constituents were sulphur compounds. We suggest that the differences in the floral scent of C. pentandra, including the absence of sulphur compounds in the African variety, result from the different selective regimes exerted by the flower visiting Pteropodidae bats in Africa and Phyllostomidae bats in the New World, respectively.The two smallest resident bat species in the area, the nectarivorous M. woermanni and the frugivorous Scotonycteris zenkeri, showed the highest site fidelity over extended periods, indicating residency in rather small areas. M. torquata appears to have low site fidelity, but stays in the local area. The two migrating species and the largest resident species were never recaptured.
  • 161. Annexes I Chapitre en cours Résumés des recherches sur d’autres animaux et suivi écologique Host Associations and Evolutionary Relationships of West African Chiropteran Blood Parasites Schaer, J. (2010) Diploma Thesis, 130+XXII pp. Humboldt-Universität Berlin Abstract S E M P E R V I R A N u m é r o 1 2 Bats host a diverse suite of malaria parasites. Within the family Haemosporidia, six different genera have been described from bats. I present results from screening 27 different bat species from Guinea and Côte d’Ivoire using both microscopy and molecular methods. Malaria parasites were detected in twelve different bat species. The results show three different groups of bat malaria parasites. The majority of parasites seen in the suborder Megachiroptera group with other species that belong to the genus Hepatocystis that is contained within the paraphyletic genus Plasmodium. Other parasites are closely related to rodent malaria species, which naturally infect thicket rats (Thamnomys) in the region. A third group comprises parasites that group with Plasmodium reichenowi and Plasmodium falciparum and others that group with avian malaria parasites. To date, little is known about the correlations of bat ecology and infections with malaria parasites. The degree of negative impacts of parasites on their hosts and whether the infections are chronic also requires further investigation. Nonetheless, the phylogenetic results suggest that, as for example lyssaviruses, malaria parasites may possibly represent another example of a zoonotic disease with bat origins. 161
  • 162. Chapitre I Résumés des recherches sur d’autres animaux et suivi écologique Annexes en cours Diversity erosion beyond the species level: Dramatic loss of functional diversity after selective logging in two tropical amphibian communities. Ernst, R., Linsenmair, K. E. & Rödel, M.-O. (2006). Biol. Conservation133(2): 143-155. S E M P E R V I R A N u m é r o 1 2 Abstract 162 Assessing the effects of logging on different aspects of biodiversity and general ecosystem properties is of prime importance if the few remaining areas of intact tropical forest are to be efficiently protected. Commonly used measures of biodiversity may only inadequately reflect actual disturbance after logging and studies restricted to only one specific eco-region do not allow for generalizations of results. We hence measured the impact of selective logging on different levels of diversity of two tropical anuran communities in two geographically distinct eco-regions. Species-diversity patterns were incoherent both, within and between studies. In West Africa, species richness did not differ between primary and exploited forest sites, whereas South American anuran communities exhibited higher species richness in primary sites. Yet, in both eco-regions, functional diversity (FD) was higher in primary forest communities. Absolute values of FD were higher in South American anuran communities, despite higher species richness in West African communities. FD was higher in older recovery, as compared to younger recovery states, even though species-diversity did not differ significantly. Three major conclusions can be drawn from our results. 1. Scale matters: it is important to monitor different levels of biodiversity in order to reveal its actual loss after anthropogenic disturbance. 2. Time matters: the disturbance history of a site is important in order to detect patterns that otherwise remain unnoticed. 3. Geographic history matters at the local scale: whereas general patterns at higher diversity levels were identical in both ecoregions, species richness, species diversity and turnover patterns differed. A new Atheris species (Serpentes: Viperidae), from Taï National Park, Ivory Coast. Herpetol. Ernst, R. & Rödel, M.-O.,(2002) J.12(2): 55-61. Abstract We describe a new species of the genus Atheris from Taï National Park, a large rainforest area in south-western Ivory Coast. Atheris sp. nov. shows close affinities to A. squamigera, but is distinguished from it by a combination of scale characteristics, as well as morphometric differences in head proportions.
  • 163. Annexes I Chapitre en cours Résumés des recherches sur d’autres animaux et suivi écologique Anthropogenically induced changes of predictability in tropical anuran assemblages Ernst, R. & Rödel, M.-O.(2005) Ecology 86(11): 3111-3118 Abstract S E M P E R V I R A N u m é r o 1 2 Anthropogenic habitat alteration has long been neglected as a factor in the analysis of predictability patterns in biological communities. We tested this factor by investigating anuran leaf litter assemblages in primary and secondary forests of Tai National Park, Ivory Coast, during two years. We measured predictability of assemblage composition by analyzing correlations between the off-diagonal elements of distance matrices based on (1) species distribution, (2) environmental characteristics, and (3) geographic distance. Pairwise correlations between matrices were significant in all cases when considering data pooled across time and habitats. A different pattern emerged when data were split according to season and disturbance level (i.e., primary vs. secondary habitats). Assemblage composition in primary habitats was correlated with geographic proximity of sites exclusively, indicating otherwise stochastic recruitment from a regional species pool at the local community level. In contrast, assemblage composition in secondary habitats was predictable based on environmental parameters, not geographical proximity. This can be inferred to be the result of a strong local site filter effect (i.e., physiologically more-restrictive conditions within secondary forest habitats, especially due to an altered microclimate). Results were consistent throughout seasons. The observed transition in predictability patterns indicates that anthropogenic disturbance not only affects system descriptors, such as species richness, abundance, and diversity, but may also alter the system’s dynamics. 163
  • 164. Chapitre I Résumés des recherches sur d’autres animaux et suivi écologique Annexes en cours Community assembly and structure of tropical leaf-litter anurans Ernst, R. & Rödel, M.-O.(2006) Ecotropica 12(2): 113-129 Abstract S E M P E R V I R A N u m é r o 1 2 We tested two traditional views of community organization relating to the individualistic continuum versus the interactive concept using anuran leaf-litter assemblages in primary and secondary forest habitats in Tai National Park (TNP), Ivory Coast as a model system. Based on biotic data and species occurrence patterns, the relative importance of each of these concepts was assessed. Null model tests of niche and size overlap revealed that the observed multivariate structure was only weakly influenced by biotic interactions, and therefore is most likely not the sole result of present species interactions. Non-metric multidimensional scaling and quadratic regression analyses showed that particular species responded to certain habitat characteristics, in particular the presence or absence of specific breeding sites and tree size classes, the latter being an index of forest degradation in this case. This corresponded to a discrimination of four major functional response groups within the leaf-litter community. However, the strength of these speciesspecific responses, and therefore the allocation to one or other of these response groups, varied throughout the year. Thus our results indicate that differing individual life histories, rather chair interspecific interactions, were likely explanations of the observed pattern. The leaf-litter anuran assemblages of TNP can be best described as a collection of loosely interacting individuals responding to particular sets of physiological constraints imposed by a particular location, rather than as a tightly integrated and highly interacting set of species. 164 Effects of forest fragmentation and habitat degradation on West African leaf-litter frogs. Hillers, A., Veith, M. & Rödel, M.-O.,(2008) Conserv. Biol.22(3): 762-772 Abstract Habitat degradation alters the dynamics and composition of anuran assemblages in tropical forests. The effects of forest fragmentation on the composition of anuran assemblages are so far poorly known. We studied the joint influence of forest fragmentation and degradation on leaf-litter frogs. We specifically asked whether the processes structuring leaf-litter anuran assemblages in fragmented forests are the same as those in continuous forests. We analyzed anuran assemblages with respect to habitat characteristics, including fragmentation and degradation parameters. In
  • 165. Annexes I Chapitre en cours Résumés des recherches sur d’autres animaux et suivi écologique comparison with continuous forests, species richness and diversity were lower and assemblage composition was altered in forest fragments. These changes seemed to be mainly caused by habitat degradation rather than forest fragmentation. Availability of aquatic sites for breeding, vegetation structure (including those variables indicating degradation), and leaf-litter cover had the most influence on the presence of single species. The comparatively small impact of fragmentation on anurans might be due to the location of the study area; it still possessed large tracts of continuous forest. These forest blocks may stabilize the regional rainforest climate and thus weaken the effects of fragmentation. Measuring and monitoring amphibian diversity in tropical forests. I. An evaluation of methods with recommendations for standardization Rödel, M.-O.& Ernst, R.(2004) Ecotropica 10(1): 1-14 N u m é r o S E M P E R V I R A The need for standardization of field methods within and across studies has been recognized by the majority of ecologists throughout the world. However, comparable studies based on a standardized protocol are still scarce. We provide a guideline for effectively sampling and monitoring tropical forest amphibians and give recommendations for standardization. Based on a four-year study on amphibians in Taï National Park, Côte d’Ivoire, we evaluate commonly used techniques, and offer a catalogue of efficient techniques, along with suggestions for improvement of particular methods, with regard to study objectives and specific amphibian guilds. For simple short-term surveys we recommend visual and acoustic encounter surveys, accompanied by opportunistic trapping. The transect design introduced here proved to be most adequate for representative sampling and appeared to be appropriate for most studies that involve multivariate data. It is especially useful for longterm studies. Transects furthermore provide an effective method of investigating at least leaf litter frogs, not only at their breeding sites but also throughout the whole range of habitats used by them, thus generating a much more complete picture of an amphibian community than is possible with other methods. 1 2 Abstract 165
  • 166. Chapitre I Résumés des recherches sur d’autres animaux et suivi écologique Annexes en cours Phrynobatrachus alticola Guibé & Lamotte, 1961 is a junior synonym of Phrynobatrachus tokba (Chabanaud, 1921). Rödel, M.-O., Kosuch, J., Kouamé, N. G., Ernst, R. & Veith, M.,(2005) African Journal of Herpetology 54(1): 93-98 Abstract Based on genetic similarity of topotypic material from Phrynobatrachus alticola and P. tokba, we synonymise the first with the latter. We analysed tissue samples from almost the entire distributional range of P. tokba. We report six 16S rDNA haplotypes with only little variation. Haplotypes were identical in specimens from the both type localities. In contrast, we report on differences in colour pattern, habitat choice and calling behaviour between frogs from Guinea and Mt Sangbé National Park, Ivory Coast (Guinea clade) and specimens from south-western Ivory Coast to Ghana (Taï clade). Guinea clade specimens were always found close to water, which might speak in favour of a reproductive behaviour different to that of the Taï clade (direct development of terrestrial eggs) First record of the genus Acanthixalus Laurent, 1944 from the upper Guinean rain forest, West Africa, with the description of a new species Rödel, M.-O., Kosuch, J., Veith, M. &Ernst, R. (2003) S E M P E R V I R A N u m é r o 1 2 J. Herpetol.37(1): 43-52 166 Abstract We describe a new species of Acanthixalus from southwestern Ivory Coast Acanthixalus sonjae sp. nov. differs from the Central African Acanthixalus spinosus genetically by 4.6% in the investigated 16S rRNA. Morphologically adult frogs are very similar to A. spinosus. Male A. sonjae have wider heads and probably smaller gular glands than A. spinosus. Tadpoles of A. sonjae differ by much longer tails. Acanthixalus sonjae males are apparently mute. The new species is semiaquatic and lives in large waterfilled cavities of trees in secondary and primary rain forest Tadpoles complete metamorphosis in three months. They are at least partly carnivorous.
  • 167. Annexes I Chapitre en cours Résumés des recherches sur d’autres animaux et suivi écologique The tadpole of Ptychadena aequiplicata (Werner, 1898) with the description of a new reproductive mode for the genus (Amphibia, Anura, Ranidae) Rödel, M.-O., Krätz, D. & Ernst, R.,(2002) Alyte s20(1-2): 1-12 Abstract We describe the tadpole of Ptychadena aequiplicata (Werner, 1898) based on specimens from Tai National Park, Ivory Coast. Compared to other tadpoles of the genus it is unique by its bicoloured body, posterior part lighter than anterior one. Ptychadena aequiplicata is restricted to closed forest habitats. It has a reproductive behaviour unique to the genus. Clutches of numerous females were communally deposited on the forest floor, between leaves and small plants. Spawning sites were always situated at the edges of dried up ponds. Pre-hatching time was variable. Tadpoles still hatched two weeks after oviposition. In some specimensdevelopment continued in the large eggs up to Gosner stage 28. Developmental time from hatching to metamorphosis was less than two weeks. We regard this developmental mode as an adaptation to the surprisingly high desiccation risks of the forest ponds in Tai National Park. Vorläufige Liste der Schlangen des Tai-Nationalparks/Elfenbeinküste und angrenzender Gebiete. Salamandra N u m é r o We report on the faunistics, with additional biological data, of the snake fauna of the Tai National Park (TNP). 39 snake species are now known from TNP, 22 of them were found in the primary rain forest, and 17 occurred in more open habitats or at the forest border. 15 species were arboreal, 19 were epigeic, and five subterranean. We suppose that approximately two thirds of the snake fauna expected for this West African rain forest has been found. S E M P E R V I R A Abstract 1 2 Rödel, M.-O.& Mahsberg, D.,(2000) 167
  • 168. Chapitre I Résumés des recherches sur d’autres animaux et suivi écologique Annexes en cours Life history of a West African tree-hole breeding frog, Phrynobatrachus guineensis, Guibe & Lamotte, 1961 (Amphibia: Anura: Petropedetidae). Rödel, M.-O., Rudolf, V. H. W., Frohschammer, S. & Linsenmair, K. E.,(2004) Misc. Publ. Mus. Zool. Univ. Michigan(193): 31-44. S E M P E R V I R A N u m é r o 1 2 Abstract 168 We report on the life history of a West African tree-hole breeding frog, Phrynobatrachus guineensis. This article is based on field data gathered through the years 1999 to 2002 in Tai National Park, Ivory Coast. From May 2000 to September 2002 we monitored breeding sites on a nearly daily basis. In total we have 49,818 data sets covering 89 natural and 57 artificial breeding sites. P. guineensis occurs in primary rainforest and reproduces in water-filled tree-holes, fruit capsules and snail shells. Density of potentially suitable tree-holes ranged between 0 and 167 tree-holes per hectare in different parts of the forest. Breeding sites showed a clumped distribution and were situated exclusively in drier parts of the forest. Highest density of breeding sites used through a particular period was 23 per hectare. Water volume of oviposition sites ranged from 4 to 900 ml. Based on mark-recapture data, we calculated a mean population size of 49 reproducing males in an area of approximately five hectares. Breeding activity was highest during the rainy seasons and close to zero during drier parts of the year. Adult males had a total reproductive period of about one month. The longest interval from first to last capture was 193 days for a male, and 130 days for a female. Only 2.3% of known frogs survived the long dry season of about three months. Most males stayed only for a single day at a particular breeding site. The longest period that a male continuously remained at a breeding site was 23 days. We observed turnover rates of up to 75% in use of breeding sites between successive rainy seasons. Most often, only single males occupied a breeding site. However, occasionally up to six males shared the same hole. Territorial behavior was rarely observed among males. Adult frogs did not provide parental care. Mean clutch size was 18.7 eggs. Tadpoles hatched after five days, and larval development ranged from 15 to 28 days (mean 20.6 days). Mean tadpole density was 0.6 tadpoles/ml; the highest density was two tadpoles/ml. Mean tadpole mortality was 44.7%. Predation and desiccation accounted each for about one quarter of the mortality, the remainder was for unknown reasons. The presence of aquatic predators prevent P. guineensis from using larger tree-holes that are less prone to desiccation. When fly and dragonfly larvae were present, tadpole mortality raised to 75-100% per tree-hole.
  • 169. Annexes I Chapitre en cours Résumés des recherches sur d’autres animaux et suivi écologique von Cardioglossa leucomystax (Boulenger, 1903) im Taï-Nationalpark, Elfenbeinküste. Salamandra Rödel, M.-O., Schorr, G. & Ernst, R.,(2001) Zur Biologie37(4): 239-260. Resumen Im Rahmen unserer Untersuchungen über Amphibiengemeinschaften der Elfenbeinküste untersuchten wir, von Januar 1999 bis Oktober 2000, Cardioglossa leucomystax im Taï Nationalpark. Diese Art bewohnte fast ausschließlich primäre Regenwalbereiche in unmittelbarer Nachbarschaft von Fließgewässern. Männchen riefen das ganze Jahr über. Der Höhepunkt der Fortpflanzungsaktivität lag jedoch in der Regenzeit. Die Kombination aus quantitativer Erfassbarkeit von Populationsdaten mit hoher Habitatspezifität macht C. leucomystax zu einer möglichen Zielart von Monitoring-Programmen. Phenotypic plasticity and optimal timing of metamorphosis under uncertain time constraints Rudolf, V. H. W. & Rödel, M.-O.(2007) Evol. Ecol.21(1): 121-142. N u m é r o S E M P E R V I R A Life-history theory suggests that optimal timing of metamorphosis should depend on growthconditions and time constraints under which individuals develop. Current models cannot make reliable predictions for species in ephemeral habitats where individuals often face an increasing mortality risk over time because these models assume time-invariant mortality rates (i.e., daily mortality rates remain constant) and fixed seasons. We examined the plasticity of growth, development, and body mass at metamorphosis in tadpoles of the tree-hole breeding frog Phrynobatrachus guineensis in relation to an unpredictable time constraint in the field and in controlled experiments along a fixed density and food gradient. Mean mass and age at metamorphosis of sibships were positively correlated with per capita food level. Based on our results, we developed a simple model of the optimal timing of metamorphosis under time-dependent mortality rates showing that development rates are not only adjusted to growth conditions but also to time-variant mortality rates. The increasing mortality rate represents a time constraint that favors a reduced larval period, but because it is based on probabilities of survival it allows a tradeoff between development time and mass. We extend this model to different types of time constraints and show that it can predict the range of documented reaction norms. Differences between species in the correlation of age and mass at metamorphosis may have evolved due to differences in their time-variant mortality rates. 1 2 Abstract 169
  • 170. Chapitre I Résumés des recherches sur d’autres animaux et suivi écologique Annexes en cours Measuring and monitoring amphibian diversity in tropical forests. Veith, M., Lötters, S., Andreone, F. & Rödel, M.-O. (2004) Abstract S E M P E R V I R A N u m é r o 1 2 Estimating species richness from standardized transect censing. Ecotropica10(2): 85-99. 170 In the face of accelerating declines in amphibian populations, it is crucial to be able to effectively identify conservation priorities, both in terms of species and localities. Rapid assessment of amphibian community structure is therefore essential. Visual encounter Survey (VES) and standardized Visual transect sampling (SVTS) are becoming increasingly important in the measurement and monitoring of tropical anuran communities. In the present paper we compare the performance of SVTS along seven tropical forest transects where frog communities are currently being monitored: Lalut Birai (Borneo, Indonesia), Kakamega Forest National Reserve (Kenya, Africa), Tai National Park (Ivory Coast, Africa; two transects) and Ambolokopatrika-Betaolana Rainforest (Madagascar, three transects). We compared species lists generated from the transects with those from the entire study areas. Species richness was estimated using different incidence- and abundance-based richness estimators: ACE, ICE, Chao1, Chao2, First-order jackknife, Michaelis Menton Estimators (MMMeans and MMRuns). Only, a few transect characteristics had a significant effect on species richness estimate accuracy. Species saturation was significantly enhanced by the number of transect walks (n(counts)). The relative standard deviation of the First-order jackknife estimator significantly decreased with an increasing daily species richness and a combined effect of daily species richness and the overall abundance of frogs. Comparison of transect: and forest: species lists show that terrestrial species are best represented by VES/SVTS. We recommend that a transect census should be performed on at least 20 independent walks. Different species richness estimators should be applied simultaneously since their behavior/effectiveness under a wide array of transect parameters is still unknown. Long-term monitoring of large rainforest mammals in the Biosphere Reserve of Taï National Park, Côte d’Ivoire Bernd Hoppe-Dominik1 Hjalmar S. Kühl , Gerhard Radl and Frauke Fischer (2011) Abstract Long-term wildlife monitoring programs are typically listed as a fundamental component of protected area (PA management. Unfortunately, few PAs have wildlife population monitoring information available over extended periods of time, particularly
  • 171. Annexes I Chapitre en cours Résumés des recherches sur d’autres animaux et suivi écologique in the many forested Pas throughout tropical Africa. Taï National Park in south western Côte d’Ivoire is one of these few. Regular wildlife monitoring based on transect dung count sampling and direct observations began as early as 1977 in five sections of the park. In this paper, we present comparativedescriptive results from two periods, 1977–1983 and 1995–2004. Several large mammal species, such as forest elephants and bongos, have experienced dramatic population declines over this time period, with some decline rates as high as 91%. Other species, such as duikers and leopards, seem to have better resisted the primary cause of these observed declines, hunting. In addition, we found that day counts delivered mostly significantly lower density estimates for several of the monitored species than night counts, which shows the importance of carefully interpreting the estimates from other studies. The continuation of wildlife monitoring will provide further insight into the efficiency of implemented park management with regard to the observed population changes. Keywords: density, dung count, hunting, line transect,monitoring, population decline Projet Hippopotame pygmée de Taï Karim Ouattara, Inza Koné and Monique Paris N u m é r o S E M P E R V I R A L’Hippopotame Pygmée Choeropsis liberiensis (Morton, 1849)est un animal rare et cryptique. Considérée comme une espèce en danger par l’UICN et classée en annexe II par la CITES, les principales menaces sur l’Hippopotame Pygmée (HP) sont la fragmentation de leur habitat (la forêt), et la chasse. Sa population a considérablement diminuée ses deux dernières décennies passant de près de 15000 individusà environ 3000 individus selon l’UICN. Cet institutin de conservation souligne que le site qui abrite le plus d’individus à ce jour est le Parc National de Taï. D’où notre intérêt des travaux de recherche sur le long terme envisagés dans ce parc afin de conserver cette espèce. Les études sur la vie de l’HP en milieu naturel sont presqu’inexistantes. Avant le démarrage de notre projet en 2010, les seuls qui existent remontent à plusieurs dizaines d’années. Nos premières études menées dans le cadre de ce projet hippopotame pygmée initié par le CSRS et IBREAM ont porté sur la structure des populations de cette espèce mais aussi sur leur rôle éventuel dans la distribution des graines. Toutefois, nous n’avons pas de données précises sur l’écologie comportementale et la biologie de l’HP, l’utilisation de son habitat dans le milieu sauvage. La nécessité de combler les lacunes de connaissances sur la vie de cette espèce cryptique de forêt est un préalable à l’amélioration du statut de conservation de l’HP. Nos études se poursuivent dans le PNT pour évaluer la distribution et l’utilisation de l’aire de vie de l’HP. Dans les prochains mois, des études plus précises sur la génétique, l’évolution de la population, le système de reproduction et de nutrition seront menées. 1 2 Résumé 171
  • 172. Chapitre I Résumés des recherches sur d’autres animaux et suivi écologique Annexes en cours In search of the elusive Pygmy Hippo; Establishment of methods to determine population structure of Pygmy Hippos in Taï National Park, and assessment of their role in seed dispersal Mark van Heukelum S E M P E R V I R A N u m é r o 1 2 Abstract 172 The pygmy hippopotamus is a rare and elusive animal; hardly any research has been performed on this species in the wild, while the current population has decreased over the last decades to proximately 3000 animals. Listed as endangered by the IUCN, the main threats to pygmy hippos are poaching and habitat loss. To be able to conserve this species from going extinct it is highly important to increase our knowledge on pygmy hippos living in the wild. Therefore, we performed a study to establish methods that can determine the population structure (age and sex distribution), local densities and the role of pygmy hippos in seed dispersal. Camera traps and footprint measurements were used to estimate local densities and the percentage of males, females and juveniles. Footprints were measured and compared to a data set collected from pygmy hippos living in captivity, to see whether shape and size matches age and sex. Fecal samples were collected and analyzed for the identifiable seeds present and thereby unraveling the true role of pygmy hippos in seed dispersal. Generally, the amount pygmy hippos captured by camera traps was insufficient to determine either population size nor structure, but it does show reduced pygmy hippo activity during daytime. Footprint measurements suggest that during their first year juvenile pygmy hippos barely move through the forest and that there appears to be a birth season at the end of the rainy season. Furthermore, one third of all footprints in the Taï region of Taï National Park appeared to be of juveniles, which suggests that the population in this area is increasing. Feces analysis revealed that pygmy hippos do not contribute to the dispersal of seeds (<5mm); seeds do form a large part of the diet, but they are consumed as a whole, and only parts of the nutshell are excreted.The camera trap method shows potential in determining the population size and structure, but the method has to be improved in order to increase the amount of captures and to distinguish individuals. The footprint method shows great potential not only for measuring population densities, but also in determining the percentage of juvenile pygmy hippos. More measurements, both in the field and in captivity, should be taken to strengthen the hypotheses on juvenile activity and the existence of a pygmy hippo birth season. During our study interesting behavior was observed of pygmy hippos using dens, proving that there is a lot to we still don’t know about this unique species. In order to protect the pygmy hippo from going extinct more research on population size and structure, behavior and reproductive biology is necessary, since so little is known about this rare animal.
  • 173. Annexes I Chapitre en cours Résumés des recherches sur d’autres animaux et suivi écologique First results on the feeding ecology of sympatric shrews (Insectivora: Soricidae) in the Taï National Park, Ivory Coast. Churchfield, S., Barrière, P., Hutterer, R. & Colyn, M., (2004) Acta theriol.49(1): 1-15. Abstract The feeding ecology of a multi-species community of shrews inhabiting secondary forest and cacao-coffee plantations in the Taï National Park (Ivory Coast) was investi- gated. A total of 553 shrews were captured and 194 alimentary tracts were examined. Ten species were found, including Sylvisorex megalura and nine species of Crocidura, forming a series with respect to body size. New ecological data on these little known African species are presented. All species of shrews ate a wide diversity of arthropods, with Coleoptera, Araneae, Formicidae and Diplopoda making the largest dietary contributions. Lumbricidae were eaten by two species. C. obscurior had an exceptionally long intestine for its size but there was no evidence of dietary specialisation in this or other shrew species. All species investigated ate predominantly small prey and there was no correlation between size of prey items consumed and body mass of shrew species. There was little evidence of resource partitioning amongst the shrews, despite differences in body size. A community-level evaluation of the impact of prey behavioural and ecological characteristics on predator diet composition. Shultz, S., Noë, R., McGraw, W. S. & Dunbar, R. I. M., (2004). N u m é r o Although predation avoidance is the most commonly invoked explanation for vertebrate social evolution, there is little evidence that individuals in larger groups experience lower predation rates than those in small groups. We compare the morphological and behavioural traits of mammal prey species in the Tai forest, Ivory Coast, with the diet preferences of three of their non-human predators: leopards, chimpanzees and African crowned eagles. Individual predators show marked differences in their predation rates on prey species of different body sizes, but clear patterns with prey behaviour were apparent only when differences in prey habitat use were incorporated into the analyses. Leopard predation rates are highest for terrestrial species living in smaller groups, whereas eagle predation rates are negatively correlated with group size only among arboreal prey. When prey predation rates are summed over all three predators, terrestrial species incur higher predation rates than arboreal species and, within both categories, predation rates decline with increasing prey group size and decreasing density of groups in the habitat. These results reveal that it is necessary to consider anti-predator strategies in the context of a dynamic behavioural interaction between predators and prey. S E M P E R V I R A Abstract 1 2 Proc. R. Soc. Lond. B271(1540): 725-732. 173
  • 174. Chapitre I Résumés des recherches sur d’autres animaux et suivi écologique Annexes en cours Mise en œuvre d’une approche nouvelle de biomonitoring pour un meilleur suivi de la faune dans le Parc National de Taï, Côte d’Ivoire Paul K. N’goran 1,2,3,4, Christophe Boesch 1,2,3, Hjalmar Kühl 1, Ilka Herbinger 3, Fabrice A. Yapi 6, Konate Souleymane 4 et Eliezer K. N´Goran 5 1 Department of Primatology, Max Planck Institute for Evolutionary Anthropology, Deutscher Platz 6, 04103 Leipzig, Germany, www.eva.mpg.de/primat. 2 Centre Suisse de Recherches Scientifiques en Côte-d’Ivoire, 01 BP 1303 Abidjan 01, Côte d’Ivoire, www.csrs.ci. 3 Wild Chimpanzee Foundation 23 BP 238 Abidjan 23, Côte-d’Ivoire, www.wildchimps.org. 4 UFR Sciences de la Nature, Université d’Abobo-Adjamé, 02 BP 801 Abidjan 02, Côte-d’Ivoire, www.uabobo.ci. 5 UFR Biosciences, Université de Cocody, 01 BP V34 Abidjan 01, Côte-d’Ivoire, www. univ-cocody.ci. 6 Office Ivoirien des Parcs et Réserves, Direction de Zone Sud-Ouest, BP 1342 Soubré, Côte d’Ivoire, www.parcnationaltai.com S E M P E R V I R A N u m é r o 1 2 Résumé 174 Le suivi de la faune et des agressions humaines de tous ordres jouent un rôle important dans la gestion des Aires Protégées. En Côte d’Ivoire, il y a un manque d’informations à jour sur les Aires Protégées et aussi un manque d’outils de suivi régulier et d’évaluation des activités conduites dans les Parcs Nationaux et Réserves ; cela rend difficile la conservation de ces patrimoines, garant de la sauvegarde de la diversité biologique. Depuis 2005, nous avons donc amélioré le programme de suivi écologique du Parc National de Taï (PNT) afin de répondre à certaines préoccupations et surtout d’optimiser les différentes fonctions de gestion. Nos travaux sont basés sur la méthode de transects en ligne systématiquement distribués sur toute l’étendue du PNT. Le dispositif d’échantillonnage mis en place nous a permis de collecter des données représentatives du PNT. Le programme a accompli six phases de collecte de données. Les phases collectes de données durent en moyenne six mois et s’exécutent entre Août et Avril par cinq équipes constituées d’auxiliaires villageois et d’agents de l’OIPR, sous la supervision d’agents de la Wild Chimpanzee Foundation. Après avoir fait l’état des lieux des agressions humaines, nous avons estimé des densités et abondances de certaines espèces animales, et établi des cartes de répartition des agressions humaines et des espèces animales. Nos résultats ont montré que les agressions sur la faune représentent en moyenne 80% des indices de présence humaine. Bien que les menaces soient importantes sur la faune, le PNT compte encore environ 500 individus de chimpanzés (plus de 90% de déclin en moins de 20 ans), environ 30 000 individus de céphalophes, environ 110 individus d’éléphants et environ 150 000 petits singes. Nos travaux ont montré que les sites de recherche et d’écotourisme représentent des refuges naturels pour la faune. Un autre des résultats importants est que nos activités ont su optimiser quelques fonctions de gestion du PNT dont la surveillance (Figure 1) ; cela a permis de réduire les
  • 175. Annexes I Chapitre en cours Résumés des recherches sur d’autres animaux et suivi écologique S E M P E R V I R A N u m é r o 1 2 agressions humaines de plus de 10% au PNT à partir des patrouilles bien orientées dans les zones fortement braconnées qui sont des zones de forte densité d’animaux. Aussi, il est à retenir que ce programme est indispensable à la gestion des Aires Protégées de Côte d’Ivoire et même d’Afrique, en ce sens qu’il permet non seulement d’optimiser les fonctions de gestion, mais aussi d’évaluer les résultats de cette même gestion. Il a donc été transféré au PNT, à la Direction de Zone Sud Ouest de l’OIPR et peut faire l’objet de diffusion dans tous les PNR de Côte d’Ivoire. 175
  • 176. S E M P E R V I R A N u m é r o 1 2 Chapitre en cours 176
  • 177. Annexes I Chapitre en cours Résumés des recherches en Botanique, agroforesterie Racine échasse de Uapaca sp. S E M P E R V I R A N u m é r o 1 2 Crédits photo : WCF Annexe 8 : Résumés des recherches en Botanique, agroforesterie 177
  • 178. Chapitre I Résumés des recherches en Botanique, agroforesterie Annexes en cours Etude des fragments forestiers dans l’ouest de la Côte d’Ivoire Bakayoko Adama 1,2, Martin Pascal 3, Chatelain Cyrille 3, Traoré Dossahoua 4, Gautier Lauren 3 1 Centre Suisse de Recherches Scientifiques en Côte d’Ivoire 2 UFR Sciences de la Nature, Université d’Abobo Adjamé, Côte d’Ivoire 3 Conservatoire et Jardin Botanique de la ville de Genève 4 UFR Biosciences, Université de Cocody, Côte d’Ivoire S E M P E R V I R A N u m é r o 1 2 Résumé 178 La fragmentation forestière est apparue évidente lorsque les proportions de zones déforestées sous les tropiques ont complètement modifiés l’occupation des terres et la structure des paysages. Ces fragments sont considérés dans de très nombreuses régions, et la Côte d’Ivoire en particulier, comme les derniers refuges d’une grande partie de la biodiversité. En Côte d’Ivoire plus de 30 % de la surface forestière est sous forme de fragments de moins de 10 ha (Chatelain, 2004). Les caractéristiques spatio-temporelles des fragments telles que la durée d’isolation, la surface, le périmètre, la distance aux blocs forestiers, la proximité d’autres zones forestées ainsi que les pressions anthropiques conditionnent la dynamiques des espèces végétales et animales susceptibles de se maintenir, au moins temporairement, dans ces formations particulières. Les travaux menés dans la zone de Taï-Zagné se sont basés sur l’étude d’une série temporelle de 6 images satellitales entre 1974 et 2002 permettant de quantifier l’évolution et les modalités de la fragmentation dans la zone. Le travail de terrain a été orienté par ces données afin de sélectionner un lot de fragments représentatifs et capable de dégager les influences des trois facteurs d’isolation (surface, distance, âge). Les campagnes de terrain menées de 2000 à 2002 ont permis de visiter et décrire plus de 400 fragments forestiers. La composition floristique et la structure forestière ont été mesurées par la méthode du relevé linéaire de Gautier et al (1994) dans 63 fragments et 16 relevés témoins dans les grands blocs forestiers avoisinants (Parc National de Taï et Forêt Classée du Cavally et du Goin Débé). Les premiers résultats ont montré qu’il existe une forte variabilité naturelle de la végétation au sein de la zone d’étude ce qui accentue l’importance des fragments forestiers comme refuge ponctuels pour la biodiversité en dehors des grandes zones protégées. L’analyse de la composition floristique actuelle de ces fragments a permis de démontrer que pour l’instant la disparition d’espèces végétales n’est pas effective. Par contre l’analyse du potentiel de régénération révèle une forte tendance au remplacement des espèces forestières d’ombre au profit d’espèces de lumière (Martin et al.in prep). Ces données nous permettent d’avancer que les fragments forestiers sont actuellement le siège de profondes modifications dans la composition floristique d’avenir. Ces changements apparaissent liés à la forte dégradation structurale (fermeture du sous-bois, augmentation de la fréquence et de l’importance des trouées, prélèvements mécanisés et domestiques) mais également aux caractéristiques spatio-temporelles des fragments. Les connaissances acquises permettent de mieux comprendre le rôle de réservoir de biodiversité que sont ces fragments forestiers dans les zones converties aux pratiques agricoles.
  • 179. Annexes I Chapitre en cours Résumés des recherches en Botanique, agroforesterie Influence de la fragmentation forestière sur la composition floristique et la structure végétale dans le Sud-Ouest de la Côte-d’Ivoire Bakayoko Adama (2005) Thèse Unique Université de Cocody-Abidjan N u m é r o S E M P E R V I R A Dans la plupart des pays tropicaux, l’exploitation forestière et l’agriculture ont entraîné une forte réduction du couvert forestier. Avec un taux annuel de déforestation de 7,6 l’un des plus élevé au monde, la situation forestière ivoirienne est encore plus alarmante. Aujourd’hui hormis les aires protégées, l’essentiel des forêts subsiste sous forme de fragments forestiers. Pour comprendre de quelle manière la fragmentation affecte la composition floristique et la structure, il nous faut comparer la composition et la structure de ces fragments à celle des massifs. Nous avons donc choisi le Sud-Ouest de la Côte-d’Ivoire où il est encore possible de trouver entre le bloc Parc National de Taï/ Réserve du N’Zo à l’Est et le bloc des forêts classées du Cavally et du Goin-Débé à l’Ouest de nombreux fragments forestiers. Par la comparaison d’images satellitales de 1974, 1984, 1990 et 2000, nous avons pu extraire les informations concernant les facteurs d’isolation à savoir la durée d’isolation, la distance séparant les fragments des massifs et la surface des fragments qui nous ont permis de mener à bien l’échantillonnage. Soixante quatorze relevés dont 22 relevés témoins et le reste dans les fragments forestiers ont été effectués par la méthode de relevé linéaire. Ces relevés ont permis d’inventorier 746 espèces correspondant à plus de la moitié de l’ensemble des espèces inventoriées dans le Sud-Ouest. L’étude descriptive des relevés de massifs et de fragments a permis de montrer que la composition floristique de notre milieu d’étude est en grande partie liée à la variabilité géographique. La structure est le premier élément explicatif de leur composition floristique des fragments forestiers suivie de la variabilité géographique. L’influence des facteurs d’isolation qui est peu perceptible sur la composition floristique. Celle de la structure est surtout liée à la dégradation des fragments forestiers qui entraîne surtout une prolifération des espèces pionnières et lianescentes. Ceci fait que les fragments ont une diversité plus élevés que les massifs. 1 2 Résumé 179
  • 180. Chapitre I Résumés des recherches en Botanique, agroforesterie Annexes en cours Monitoring tropical forest fragmentation in the Zagne´Taï area (west of Taï National Park, Côte d’Ivoire). C. Chatelain 1, A. Bakayoko 2,3, P. Martin 1, L. Gautier 1 1 Conservatoire et Jardin botaniques de la Ville de Genève, Case Postale 60, 1292 Chambe´sy,Switzerland 2 Centre Suisse de Recherches Scientifiques, B.P. 1303, Abidjan 01, Rep de Cote d’Ivoire 3 UFR Sciences de la Nature, Université d’Abobo-Adjamé, B.P. 801, Abidjan 02, Rep de Cote d’Ivoire S E M P E R V I R A N u m é r o 1 2 Abstract 180 Deforestation west of the Tai National Park over the last 3 decades has been dramatic, with forest cover of rural areas decreasing from 89.6% in 1974 to 6.7% in 2003. The process comprised 3 major steps. During the 10 first years, deforestation was limited to a ca. 5 km band each side of the main north–south track. From 1984 to 1990 there was a massive increase in deforestation whose front met the limits of the protected areas, leaving many forest fragments of various sizes forming a mosaic in the landscape. From 1990 to 2003 these fragments were further deforested by being either totally destroyed or reduced in size, or further split into smaller units. During these latter 13 years their number was halved, their average area was reduced by an 8th, and their total area reduced by an 11th. In addition, a moving cost analysis has indicated that most of the area could now be out of reach for forest species dispersion. This critical situation may be explained by the increase of population pressure (due to internal increment as well as massive immigration) causing increased land cultivation and a growing trend to permanent cash crop cultivation, which removed important surfaces from the traditional shifting cultivation cycle. Without the implementation of a forest fragment protection policy local population demands for wood and non-timber forest products would likely be entirely dependant on protected areas in the future. Furthermore, deforestation pressure is likely to reach the protected areas which had, until recently, remained relatively untouched (despite a minor deforestation peak between 1984 and 1990). Keywords: Deforestation, Forest fragmentation, Tropical forest, West Africa, Cote d’Ivoire Taï National Park.
  • 181. Annexes I Chapitre en cours Résumés des recherches en Botanique, agroforesterie Floristic study of some fragments forests in the south western of Côte d’Ivoire. Bakayoko Adama 1,2, Chatelain Cyrille 3, Martin Pascal 3, Traore Dossahoua 4, Gautier Laurent 3 1) Centre Suisse de Recherches Scientifiques, 01 B.P. 1303 Abidjan 01, Côte-d’Ivoire. 2) UFR des Sciences de la Nature (SN), Université d’Abobo-Adjamé, 02 BP 801 Abidjan 02 3) Conservatoire et Jardin botaniques de la Ville de Genève, Case Postale 60 ; CH1292 Chambésy; SWITZERLAND. Tel.+41 022.418.51.66. 4) UFR Biosciences, Université de Cocody, 22 BP 582 Abidjan 22 N u m é r o Keywords: Deforestation ; Forest fragmentation ; Tropical forest ; West Africa ; Côte d’Ivoire ; Taı¨ National Park. S E M P E R V I R A This floristic study of the fragments forest is located in the Taï area in the Southwestern of Côte d’Ivoire. In this region we still finds many forest fragments (from 0.5 ha and more than 34 ha). The objectif of this study is to make a floristic description of of the Taï area fragments forests which have never been done and also to see whether the effects of fragmentation did not modify the floristic gradient observed in the contunous forests on both sides of our study area. For collecting data, we used the linear method. The results of the study showed that the fragments forest of the western Côte d’Ivoire, are very rich by primary species, followed by secondary species and pioneer species. The hierarchical classification of these floristic data shows an agglomeration of plots according to the geographical proximity and not according to fragments size. This link between geographical position and the floristic composition had been confirmed by the test of mantel. In fragments forests there are also a floristic difference between the South and the North of Taï area. Although having supported the multiplication of the secondary and primary species, the floristic gradients is not modified the consequence of fragmentation. 1 2 Abstract 181
  • 182. Chapitre I Résumés des recherches en Botanique, agroforesterie Annexes en cours Fragmentation forestière au sud-ouest de la côte d’ivoire : approche satellitaire et résultats préliminaires. A. Bakayoko 1,2, P. Martin 1,3, L. Gautier 3, C. Chatelain 3 et D. Traoré 2 1 Centre Suisse de Recherches Scientifiques en Côte d’Ivoire 2 Laboratoire de botanique, UFR Biosciences, Université de Cocody, Côte d’Ivoire 3 Conservatoire et Jardin Botaniques de la ville de Genève, Suisse S E M P E R V I R A N u m é r o 1 2 Résumé 182 La situation forestière de la Côte d’Ivoire est alarmante. Le taux de déforestation pour la période 1981-1990 est de 7,6 % par an (FAO, 1993). Ce taux annuel est l’un des plus élevé au monde. Au sud-ouest de la Côte d’Ivoire, la réserve du N’zo, le Parc National de Taï, les forêts classées du Cavally et du Goin-Débé sont les principales formations forestières qui restent. Ces forêts forment deux massifs entre lesquels on trouve un paysage déforesté comprenant des îlots de forêts qui sont les derniers refuges des espèces strictement forestières. Aujourd’hui, ces fragments de forêts sont en péril à cause de l’augmentation de la population rurale.Vu le rôle important que ces fragments pourraient jouer dans la conservation de la diversité biologique un projet intitulé « Fragmentation Forestière dans le Sud-Ouest de la Côte d’Ivoire « a été initié. Ce projet vise d’une part à cartographier et caractériser les fragments et d’autre part à étudier la régénération, l’aspect floristique et structural des fragments. Il permettra ainsi de comprendre le rôle que pourraient jouer les fragments dans la conservation des espèces.L’étude cartographique est abordée par une analyse diachronique de 5 images satellitales à haute résolution. L’aspect floristique et structural se fait essentiellement par la méthode linéaire de GAUTIER et al. (1994). Quant à la régénération, la méthode consiste en un comptage des sub-adultes de part et d’autre du relevé linéaire.A ce stade de notre étude, 400 fragments ont été visités et brièvement décrits. Nous avons réalisé 13 relevés témoins dans les massifs forestiers et des relevés linéaires dans 16 fragments. Mots-clés : Fragmentation forestière, Côte d’Ivoire, Cartographie, Télédétection, Écologie tropicale, Conservation.
  • 183. Annexes I Chapitre en cours Résumés des recherches en Botanique, agroforesterie Etude comparative des massifs forestiers entourant la zone de Taï à Zagné (sud-ouest de la Côte d’Ivoire). Bakayoko, A. 1,2, P. Martin 3, L. Gautier 3, C. Chatelain 3, D. Traoré 4 & R. Spichiger 3 1 Centre Suisse de Recherches Scientifiques, 01 B.P. 1303 Abidjan 01, Côte-d’Ivoire. 2 UFR des Sciences de la Nature (SN), Université d’Abobo-Adjamé, 02 BP 801 Abidjan 02 3 Conservatoire et Jardin botaniques de la Ville de Genève, Case Postale 60 ; CH1292 Chambésy; SWITZERLAND. Tel.+41 022.418.51.66. 4 UFR Biosciences, Université de Cocody, 22 BP 582 Abidjan 22 Résumé Mots clés: Forêt tropical, Côte d’Ivoire, Parc National de Tai, Forêt classée du Cavally et du Goin-Débé, Variabilité floristique, Composition floristique, similarité de Horn N u m é r o S E M P E R V I R A Le Parc National de Taï a déjà fait l’objet de nombreux travaux d’inventaire botanique ce qui n’est pasle cas des forêts classées du Cavally et du Goin-Débé. En préalable à un travail sur la fragmentationforestière dans cette région, nous avons décidé de nous intéresser aux caractéristiques floristiques etstructurales de ces deux grands massifs. L’analyse de 22 relevés linéaires de 200 m, effectués en forêtprimaire sur des zones planes de terre ferme, a permis l’inventaire de 490 espèces avec une trentainede «sassandriennes». Ce nombre correspond à 40% de la flore totale de la région du Bas-Cavally avec13 espèces communes à au moins 21 des 22 relevés. Cette étude a révélé sur la base d’une classificationhiérarchique ascendante à partir de l’indice de similarité Ro de Horn, une variabilité floristiqueentre le bloc forestier constitué par le Parc National de Taï et celui formé par les forêts classéesdu Cavally et du Goin-Débé. Une variabilité a également été observée au sein de chaque blocforestier et a permis le regroupement de l’ensemble de nos relevés en quatre groupes floristiquementdifférents et corrélés géographiquement. Nous essayons également de proposer différents facteurssusceptibles d’expliquer cette variabilité géographique. L’étude structurale de ces 22 relevés ne nousa pas permis de dégager de différences entre les deux grands massifs. 1 2 Durant ces dernières décennies, la déforestation a entraîné une forte réduction du couvert forestierivoirien. Aujourd’hui, le sud-ouest Ivoirien avec le Parc National de Taï et les forêts classées du Cavallyet du Goin-Débé s’impose comme l’une des dernières régions présentant un couvert forestier intact. 183
  • 184. Chapitre I Résumés des recherches en Botanique, agroforesterie Annexes en cours Diversité et distribution des ligneux dans le Sud du Parc National de Taï (PNT), Côte d’Ivoire. Adou Yao, C. Y., Denguéadhé, K. T. S., Kouamé, D. et N’Guessan, K. E (2007). Agronomie Africaine (AGRON. AFR.). XIX (2) : 113-122 Résumé Face à l’insuffisance de travaux dans le Sud du Parc National de Taï, la diversité des ligneux de diamètre supérieur ou égal à 10 cm a été mesurée. La distribution des espèces prépondérantes a été analysée. Des 156 espèces appartenant à 47 familles, 21 sont endémiques à la Haute Guinée dont 3 ivoiriennes et 12 sont inscrites sur la liste rouge de l’UICN. La distribution des diamètres des espèces et particulièrement celle des prépondérantes montre que la forêt du Sud du Parc National de Taï est semblable aux autres forêts tropicales. Mots clefs : Diversité ligneuse ; espèces prépondérantes ; endémique ; Parc National de Taï ; Côte d’Ivoire Plant species diversity in the southern part of the Taï National Park (Côte d’Ivoire) 5 N u m é r o 1 Département de Botanique, Université de Picardie Jules Verne, 1 rue des Louvels, F-80037 AmiensCedex, France; 2 De´partement de Botanique, Faculté des Sciences – Université de Bangui-R.C.A., BP908, Bangui, République de Centrafrique; 3 UFR Biosciences, Université de Cocody-Abidjan, BP 582, Abidjan, Côte d’Ivoire; 4 Instituut voor Biodiversiteit en Ecosysteemdynamica, University of Amsterdam, Kruislaan 318, 1098 SM Amsterdam, The Netherlands; 5 University of Wageningen, Diedenweg 18, 6703 GW Wageningen, The Netherlands; Biodiversity and Conservation 15:2123–2142 S E M P E R V I R A 1 2 T. Steve Dengueadhe Kolongo 1,2, Guillaumedecocq 1,*, Constant Y. Adou Yao 3, Edy C. Blom 4 and Renaat S.A.R. Van Rompaey (2006) Plant species diversity is surveyed in the southern part of the Taï National Park (TNP), Côte d’Ivoire. This park is the largest remaining tract of pristine forest in the West African rainforest biodiversity hotspot. Plant assemblages and environment factors were surveyed in 39 temporary 625-m2 plots within three areas. The species list was completed thanks to itinerant prospections. TWINSPAN classification and detrended correspondence analysis were applied to the 39 relevés. We recorded a total of 916 plant species, including 169 West African endemics, that rises the floristic richness of TNP in 1233 species. Most plant species recorded were Guineo-Congolian species (90.9%) among which 8% were ‘Sassandrian species’, i.e. endemics of the extreme southwest Côte d’Ivoire. Eight of these endemics were exclusive of the southern part of TNP. The 184 Abstract.
  • 185. Annexes I Chapitre en cours Résumés des recherches en Botanique, agroforesterie forest is very species-rich, particularly in Rubiaceae, Leguminosae and Euphorbiaceae. Most of the sampled species (59.5%) were erect phanerophytes with a dbh >10 cm. We distinguished 7 plant community types, mainly determined by geomorphology and disturbance history. Lowland forests were typical dense evergreen forests with different degrees of maturity related to historical human impact. Inselbergs and swampy depressions provide original azonal vegetation. We conclude that the southern part of TNP contributes significantly to the regional biodiversity hotspot since it includes the last remnants of primary evergreen rainforest and contains species assemblages from both higher rainfall biomes on moist soils derived from schist parent material and lower rainfall biomes on inselberg slopes and top. As anthropogenic disturbance clearly reduces biodiversity, these last remnants should be integrally protected. Diversité botanique dans le sud du parc national de Taï, Côte d’Ivoire C. Y. Adou Yao et E. K. N’Guessan1(2005) UFR Biosciences – Laboratoire de Botanique, Université de Cocody – Abidjan, 22 BP 582, ABIDJAN 22, Cote d’Ivoire. Afrique SCIENCE 01(2) 295 - 313 Hymenostegia afzelii, Strombosia pustulata, Diospyros sanza-minika, Funtumia africana et Calpocalyx brevibracteatus et des représentants de Caesalpiniaceae, Euphorbiaceae etEbenaceae sont celles qui ont les plus fortes valeurs d’indice de valeur d’importance desespèces (IVI) et d’indice de valeur d’importance des familles (VIF). Le nombre élèved’espèces endémiques, «sassandriennes», rares et menacées que contient cette flore,représente sa caractéristique particulière majeure par rapport aux autres forêtsivoiriennes et confirme que le PNT appartient au centre de grande diversité d’Afrique del’Ouest (Guinean Forests of West Africa Hotspot). Mots-clés : Diversité botanique, Endémiques, Importance relative des familles, ParcNational de Tai N u m é r o S E M P E R V I R A Le Parc National de Tai (PNT) constitue l’un des derniers vestiges de foret ombrophile « primaire » d’Afrique de l’Ouest. Si la partie septentrionale est relativement bienconnue, la partie méridionale l’est moins. Pour pallier ce déficit, une étude de la diversité botanique du Sud-PNT a été conduite. Ce recensement s’est réalise par deuxméthodes complémentaires : le relevé itinérant et le relevé de surface. L’inventaire apermis de cataloguer 908 espèces de plantes de toutes les tailles qui viennent compléterla liste des espèces de Tai à 1231 espèces. Ces différentes espèces se repartissent en550 genres et 116 familles : les mieux représentées sont les Rubiaceae, lesEuphorbiaceae et les Caesalpiniaceae. Parmi toutes les espècesinventoriées, 175 sontendémiques, 11 sont endémiques ivoiriennes et 61 sont espèces «sassandriennes».L’étude a montre aussi que pour les arbres de diamètre ≥ 10 cm, les espèces 1 2 Résumé 185
  • 186. Chapitre I Résumés des recherches en Botanique, agroforesterie Annexes en cours Étude de la diversité floristique dans le sud du Parc National de Taï. C.Y. Adou Yao 1, T.S. Déngueadhé Kolongo 2, E.C. Blom 3, N.K. Edouard 4, R.S.A.R. Van Rompaey 5 (2002) 1 Muséum National d’Histoire Naturelle à 57, Rue Cuvier 75231 Paris cedex 05, Université de Cocody, Abidjan, Côte d’Ivoire. 2 Université de Bangui, B.P. 908, Bangui, Centrafrique. 3 Université d’Amsterdam UvA, c/o Prof. J. Sevink, Instituut voor Biodiversiteit en Ecosysteemdynamica, Kruislaan 318, NL-1098 SM Amsterdam, Pays-Bas. 4 UFR Biosciences, CNF, Université de Cocody - Abidjan, 22 BP 582 Abidjan 22. 5 Université de Wageningen, Diedenweg 18, NL-6703 GW Wageningen, Pays-Bas. Résumé Un inventaire floristique a été conduit dans le sud du Parc National de Taï. Ce recensement a permis de cataloguer une florule riche de 899 espèces différentes de plantes. Cette florule a permis de compléter, avec les travaux de certains prédécesseurs, la liste de plantes du sud de Taï à 1200 espèces. Parmi elles, 73 ont un grand intérêt pour la conservation des forêts. Ces espèces dites «très rares», «rares», endémiques et sassandriennes se répartissent de façon irrégulière dans les trois zones du site d’étude. Le «Genetic Heat Index» et l’indice pionnier montrent que Djiroutou est la zone la plus riche en espèces «rares» et est également la moins dégradée des trois zones du site d’étude. S E M P E R V I R A N u m é r o 1 2 Mots-clés : Djiroutou, Endémiques, Parc National de Taï, Sassandriennes. 186
  • 187. Annexes I Chapitre en cours Résumés des recherches en Botanique, agroforesterie Evaluation de l’état de conservation des ressources naturelles dans l’espace tai et leur mode d’exploitation: propositions pour une gestion durable Adou Yao C. Y 1,5, Koné Inza 2,5, Béné Koffi J. C. 3,5, Bakayoko Adama Kouassi Konan E. 1, Akpatou Kouamé B. 2,5 (2008) 4,5 , 1 Laboratoire de Botanique, UFR Biosciences, Université Cocody-Abidjan 2 LaboratoireZoologie et Biologie Animale, UFR Biosciences, Université Cocody-Abidjan 3 URES de Daloa, Université Abobo-Adjamé 4 UFR Sciences de la Nature, Université Abobo-Adjamé 5 Centre Suisse de Recherches Scientifiques (CSRS) en CI. N u m é r o S E M P E R V I R A En signant un accord avec le Gouvernement Ivoirien pour l’établissement de son siège régional à Abidjan, le WWF a pris l’engagement d’enrayer puis d’inverser le processus dedégradation croissante du milieu naturel en Afrique de l’Ouest. Le WWF soutient la conservation à long terme du Parc National de Taï (PNT) depuis les années 1980. Il a contribué essentiellement à la matérialisation des limites du parc, à la surveillance, au suivi écologique et à l’éducation environnementale à sa périphérie. L’une des priorités actuelles du WWF est de contribuer à la gestion participative initiée par les autorités du parc. Cela passe impérativement par la compréhension de l’état de conservation de l’espace Taï pour prendre des décisions adéquates afin de minimiser les pressions sur le PNT. C’est dans cette optique que le WWF a commis une étude visant « l’évaluation de l’état de conservation des ressources naturelles de l’espace Taï et leur mode de gestion : propositions pour une gestion durable » afin d’aboutir à des propositions pour une gestion durable de ces ressources naturelles. Pour atteindre cet objectif, le travail a permis de : analyser la situation écologique des forêts classées et des forêts villageoises (faune, flore, cours d’eau) dans l’espace Taï, identifier et documenter les menaces et les opportunités pour une gestion durable des forêts, évaluer l’impact des principales pratiques d’utilisation des terres sur la conservation de la forêt et des autres ressources naturelles, évaluer et identifier dans l’espace Taï, les pratiques traditionnelles innovatrices d’utilisation des terres qui participent d’une gestion durable des ressources naturelles (sol, eau, forêt et ressource naturelle) et des moyens de subsistance en milieu rural, identifier et évaluer les activités des compagnies d’exploitation de bois dans l’espace Taï en faisant ressortir celles qui montrent un intérêt pour une gestion durable des forêts de cet espace, faire ressortir des informations qui pourront guider le comité de gestion locale du Parc National de Taï dans les prises de décisions, formuler des stratégies pour une meilleure conservation et pour un développement durable dans l’espace Taï. 1 2 Résumé 187
  • 188. Chapitre I Résumés des recherches en Botanique, agroforesterie Annexes en cours Diversité Floristique et Végétation dans le Sud du Parc National de Taï, Côte d’Ivoire C. Y. Adouyao 1, E. C. Blom 2, K. T. S. Dengueadhé 3, R. S. A. R. Van Rompaey 4, E. K. N’guessan 1, G. Wittebolle 1, F. Bongers 5 (2005) 1 Laboratoire de Botanique, UFR Biosciences, Université Cocody-Abidjan 2 Université d’Amsterdam UvA, c/o Prof. J. Sevink, Instituutvoor Biodiversiteit en Ecosysteemdynamica, Kruislaan 318,NL-1098 SM Amsterdam, Pays-Bas. 3 Université de Bangui, B.P. 908, Bangui, Centrafrique. 4 Université de Wageningen, Diedenweg 18, NL-6703 GWWageningen, Pays-Bas. 5 Forest Ecology and Forest Management, Wageningen University, Netherlands. S E M P E R V I R A N u m é r o 1 2 Résumé 188 A l’aide de méthodes de relevés et d’analyses bien choisis, un inventaire botanique et un inventaire des données environnementales et pédologiques ont été réalisés dans le Sud du Parc National de Taï. Une image satellite SPOT a servi à un traitement cartographique qui a permis de dresser une carte sur l’état de dégradation du Sud du Parc. Les objectifs de cette étude étaient : constitution d’une base de données floristiques informatisées d’environ 900 espèces, d’un herbier, détermination des habitats dans le sud du PNT, évaluation de la richesse réelle du sud du PNT à l’échelle locale, nationale et régionale, caractérisation de l’influence anthropique sur les formations végétales du sud du parc à travers l’indice pionnier, renforcement des capacités des chercheurs, détermination de la biodiversité végétale du sud du PNT et l’élaboration d’un livre : Tropenbos-Côte d’Ivoire Série 5. Il est intitulé « Diversité Floristique et Végétation dans le Parc National de Taï, Côte d’Ivoire ». Paru le 5 mai 2005, le livre sera disponible en Côte d’Ivoire sous peu. Tropenbos International Pays-Bas expédiera quelques exemplaires aux responsables du Parc, au CSRS, à l’Université de Cocody-Abidjan et aux chercheurs nationaux. Il est déjà disponible sur le site web de Tropenbos : www. Tropenbos. nl/index…html/côte d’ivoire/publications/. Dans la stratégie de conservation d’une aire protégée, il est certes important d’avoir de bons inventaires. Il faut aussi faire le point sur le statut de ces espèces : leur rareté, leur endémisme…. Notre étude montre que le statut de plusieurs espèces, classées comme endémiques, sassandriennes et rares, doit être revu à la lueur de nouvelles études comparatives et de compilation des échantillons d’herbiers provenant de toute la région, du Ghana à la Guinée. Poorter et al. (2004) ont fait une mise à jour des espèces endémiques de la Haute Guinée et des raretés. Il faut, à leur suite et dans un premier temps, poursuivre le travail de catégorisation des espèces en adaptant la procédure de Hawthorne et calculer des ‘‘Genetic Heat Index’’ (GHI) de différentes unités d’espace dans le PNT et les forêts environnantes, comme l’ont fait Tchouto et al. (2004) pour le Campo-Ma’an au Cameroun. Il pourrait en résulter une carte du Parc et de ses environs avec les valeurs de GHI. Les populations locales vivant autour du PNT tirent la plupart de leurs revenus de l’agriculture et des ressources naturelles qu’elles vont souvent prélever dans des parties de la forêt du Parc. Pour réduire cette pression, il serait important de conduire une étude ethnobota-
  • 189. Annexes I Chapitre en cours Résumés des recherches en Botanique, agroforesterie S E M P E R V I R A N u m é r o 1 2 nique avec les populations locales. Elle permettrait de connaître leurs besoins réels, leurs difficultés d’accès aux ressources naturelles, d’établir une liste de produits forestiers non ligneux dont elles dépendent. Dans le Parc National de Taï, de nombreuses zones restent totalement inconnues, surtout la partie centrale du Parc. Les inventaires botaniques ne sont pas suffisants. Il faut initier une étude de la végétation qui produirait une carte des végétations et des milieux et permettre la localisation des espèces endémiques et rares, avec des informations sur leur densité. Cette étude viendrait en complément des analyses de ‘‘biomonitoring’’ déjà initiées dans le Parc pour la faune et permettrait de suivre le mouvement de certains animaux et ses rapports avec la végétation, en particulier, la disponibilité en fruits. 189
  • 190. Chapitre I Résumés des recherches en Botanique, agroforesterie Annexes en cours Relations faune flore dans le parc nationalde taï : une étude bibliographique Cyrille Chatelain, Blaise Kadjo, Inza Kone & Johannes Refisch (2001) S E M P E R V I R A N u m é r o 1 2 Résumé 190 L’objectif de cette étude est de pouvoir répondre aux questions des gestionnaires duPNT sur le suivi et l’évaluation de l’état de la faune et de la flore du PNT. Il vise àidentifier les relations dans lesquelles la disparition d’un élément pourrait mettre enpéril la conservation d’une espèce. Le travail essaie également d’identifier leslacunes dans les connaissances dont certaines seraient nécessaires à l’amélioration dela gestion du parc. Pour proposer des réponses, il est absolument nécessaire de disposer d’unecompilation bibliographique, qui réactualise les inventaires faune et flore du ParcNational de Taï, puis sur les observations concernant des relations faune-floreconnues. La première partie, s’attache à faire le point sur les relations flore - faune avec laproblématique de la dissémination, de la pollinisation et des régimes alimentaires.La deuxième partie propose une liste commentée de la faune et de la flore avec leursinteractions dans le Parc National de Taï, dans le Sud-Ouest de la Côte d’Ivoire.Concernant la flore et les relations faune-flore, nous montrons que le Parc est riched’au moins 1300 espèces végétales, dont 80 sont endémiques et 4 à 20 sont endanger d’extinction. Concernant la faune, on compte 140 espèces de mammifères et 240 espèces d’oiseaux. La troisième partie traite des relations faune flore proprement dites: A ce jour on estime à plus de 270 les relations entre la flore et la faune. Elles concernentprincipalement les primates (135 items) et elles montrent une très faible spécificité.Ces informations acquises par l’observation durant de nombreuses années sontextrêmement utiles pour la maitriser l’influence des changements de l’écosystème parrapport à la survie des espèces (taille minimale des populations, surfaces desterritoires, régime alimentaire et disponibilité des ressources etc.), de plus, la plupartdes programmes de recherches œuvrent actuellement pour une meilleurecompréhension des relations faune-flore, ce qui fournira dans un temps proche denouvelles informations utiles à la préservation des espèces. Si les primates et quelques grands mammifères sont de mieux en mieux connus, et représentent une part importante des espèces, les connaissances écologiques et biologiques des autres espèces sont encore fragmentaires, cela est surtout dû à la dispersion des recherches scientifiques et techniques. Nous avons donc essayé de regrouper un maximum d’informations concernant l’écologie des espèces, lesrégimes alimentaires, les types de fruit, les modes de reproduction et dedissémination, afin de dresser un tableau le plus complet des relations potentiellespour pourraient avoir une influence sur la survie des espèces ou l’abondance despopulations. A ce titre, nous montrons que la dissémination des graines de la plusgrande partie des plantes est tributaire des animaux et l’anémochorie est relativementpeu importante. Nous montrons aussi que la destruction des graines suite à leurconsommation peu être aussi considérable pour certaines espèces.
  • 191. Annexes I Chapitre en cours Résumés des recherches en Botanique, agroforesterie Comparaison de la régénération de quatre espèces arborescentes dans les fragments et les massifs forestiers de la région de Taï-Zagné (Ouest de la Côte d’Ivorie). Assi, K. C. Mémoire de DEA Résumé N u m é r o Mots clés : conservation des forêts, déforestation, Densité, diversité biologique, dynamique forestière, forêt classée, fragmentation forestière, S E M P E R V I R A Les plants, les pousses, les sub-adultes et les adultes de ces quatre espèces sont présents dans les fragments. Néanmoins, s’agissant de la reconstitution de la forêt, la dynamique de chacune de ces espèces lui est spécifique. Les densités de leurs sub-adultes comparativement à celles des pousses, sont très basses. Les densités moyennes de pousses ne dépendent pas de la surface des forêts. Une étude plus approfondie intégrant les espèces rares permettra d’améliorer les résultats. 1 2 La situation forestière de la Côte-d’Ivoire est alarmante. Le taux de déforestation est estimé à 6,5 p. c. par an (SCHMIDT,1990). Au Sud-Ouest de la Côte-d’Ivoire, la réserve du N’zo, le Parc National de Taï, les Forêts Classées du Cavally et du GoinDébé sont les principales formations forestières qui subsistent. Ces forêts forment deux massifs entre lesquels on trouve un paysage déforesté dont les îlots de forêts qui sont les derniers refuges des espèces strictement forestières. Aujourd’hui, ces fragments de forêts sont en péril à cause de l’augmentation de la population rurale. Vu le rôle important que ces fragments pourraient jouer dans la conservation de la diversité biologique, un projet intitulé «Fragmentation Forestière dans le Sud-Ouest de la Côte-d’Ivoire» a été initié. Ce mémoire se situe dans ce cadre. Il porte sur la «Comparaison de la régénération de quatre espèces arborées dans les fragments et les massifs forestiers de la région de Taï-Zagné (Côte-d’Ivoire)». Ces espèces sont : Chrysophyllum taiense Aubrév. & Pellegr. (Sapotaceae), Guibourtia ehie (A. Chev.) J. Léonard (Caesalpiniaceae), Lovoa trichilioides Harms (Meliaceae) et Parinari excelsa Sabine (Chrysobalanaceae). La méthode consiste en un comptage des plants dans les aires de 4 m², et à ceux des pousses, des sub-adultes et des adultes dans des relevés de surface de 100 m². 191
  • 192. Chapitre I Résumés des recherches en Botanique, agroforesterie Annexes en cours Étude comparative de deux grands fragments forestiers, entre Zagné et Taï, au Sud-Ouest de la Côte d’Ivoire. Bamba, I. (2004) Mémoire de DEA Résumé Dans le Sud-Ouest de la Côte d’Ivoire, hormis les grands massifs protégés, la forêt, ne subsiste que sous la forme de fragments. Malheureusement, ceux-ci, bien que, pouvant jouer un rôle important dans la Conservation de la Biodiversité, sont très menacés par les populations riveraines.La présente étude, réalisée dans deux fragments de taille supérieure à 32 ha, dont l’un accolé au Parc National de Taï et l’autre, proche de la forêt Classée du Cavally, a pour but, d’évaluer l’influence de la fragmentation sur la composition floristique et structurale de ces fragments. A partir de la méthode du relevé linéaire proposée par GAUTIER et al.(1994), nous avons pu remarquer que ces fragments présentent un état de dégradation intermédiaire entre les massifs bien conservés et ceux très dégradés.Cette étude nous a permis de comprendre, non seulement, que la proximité des massifs protégés, dont l’accès est le plus souvent difficile aux riverains, favorise la dégradation des fragments environnants, mais surtout que, la composition floristique et la structure des fragments sont influencés par ce niveau de dégradation S E M P E R V I R A N u m é r o 1 2 Mots clés : biodiversité végétale, composition floristique, conservation des forêts, Côte d’Ivoire, sud-ouest, Dégradation, écologie végétale, fragment forestier, parc national de Taï, structures de la végétation 192
  • 193. Annexes I Chapitre en cours Résumés des recherches en Botanique, agroforesterie Régime alimentaire des chimpanzés, distribution spatiale et phénologie des plantes dont les fruits sont consommés par les chimpanzés du Parc National de Taï, en Côte d’Ivoire. Dr Goné Bi Zoro Bertin Thèse de Doctorat : Université de Cocody-Abidjan 2007 Mots-clés : Régime alimentaire,Budget temps, Chimpanzés, distribution spatiale, phénologie, choix de la nourriture, Parc National de Taï. N u m é r o S E M P E R V I R A Nous avons étudié le régime alimentaire de trois communautés de chimpanzés parfaitement habitués à la présence d’observateurs humains dans le Parc National de Taï, en Côte d’Ivoire, entre octobre 1999 et décembre 2000. Toute espèce animale dépendant de son milieu pour trouver sa nourriture, nous avons effectué une étude de l’abondance et de la distribution spatiale des arbres producteurs de nourriture pour les chimpanzés. Nous avons aussi estimé par une étude phénologique, la production de fruit dans les territoires de ces trois communautés de chimpanzés. Nous avons par la suite, cherché à comprendre les déterminants du choix des ressources nourricières par les chimpanzés.Ces études ont montré que les chimpanzés de Taï passent plus de la moitié de leur temps actifs à se nourrir. Les végétaux occupent en moyenne 97,40 % de ce temps d’alimentation dont plus de 85 % est consacré aux fruits. Ces chimpanzés ont un régime alimentaire des plus diversifiés avec plus de 30 espèces différentes de plantes consommées chaque mois. Cependant, seulement une à 11 espèces sont exploitées pendant plus de 75 % du temps consacré mensuellement à la nourriture. Les trois territoires étudiés sont très semblables aussi bien au niveau floristique que structural. La répartition spatiale des individus des espèces est de manière générale du type grégaire avec les espèces liées généralement à des micro-habitats. Les fructifications présentent une rythmicité nette mais complexe avec les périodes d’abondance de ressources nourricières pendant les saisons sèches. Concernant les choix de nourriture chez les chimpanzés du Parc National de Taï, il est apparu un effet très clair de l’abondance de fruits sur la préférence. Cependant, les trois communautés étudiées ont montré des différences spécifiques claires dans le choix de la nourriture. Cela montre l’existence possible de différences culturelles entre communautés voisines. 1 2 Résumé. 193
  • 194. Chapitre I Résumés des recherches en Botanique, agroforesterie Annexes en cours Influence de la fragmentation forestière sur la régénération des espèces arborées dans le Sud-Ouest de la Côte d’Ivoire Martin Pascal Thèse Université de Genève, Suisse 2010 S E M P E R V I R A N u m é r o 1 2 Résumé 194 Dans le Sud-Ouest de la Côte d’Ivoire la déforestation a entraîné une forte réduction du ouvert forestier durant les 30 dernières années. Un travail préliminaire de télédétection, à partir d’une série temporelle de 5 images à haute résolution (Landsat et Spot) entre 1974 et 2000, a permis de retracer précisément l’histoire du couvert forestier dans la zone d’étude. Le paysage du domaine rural consiste actuellement en une mosaïque de forêts-cultures-jachères. Ces fragments de la forêt dense humide originelle sont des refuges pour les nombreuses espèces animales et végétales de la région. La pression actuelle sur les formations forestières dans le Sud-Ouest Ivoirien menace la pérennité de ces fragments et des espèces qu’ils abritent. Afin de prédire l’évolution de ces formations forestières il est nécessaire de s’intéresser au potentiel actuel de régénération des espèces végétales. Dans la zone d’étude, de grands blocs forestiers existent encore, dont le célèbre Parc National de Taï (PNT) et les Forêts Classées du Cavally et de la GoinDébé. Ces vastes étendues de forêts primaires constituent des sites témoins idéaux pour évaluer les modifications floristiques et structurelles qui s’opèrent dans les fragments forestiers. Au delà d’une simple comparaison entre fragments forestiers et massifs témoins, nous avons voulu tester l’influence sur la régénération des espèces arborées de l’intensité de l’isolation des fragments, approchée par leurs caractéristiques spatiales et temporelles (surface, durée d’isolation, distance aux massifs…). Notre méthodologie est basée sur des relevés où nous recensons séparément trois stades de croissance : Plantules, Pousses et Sub-adultes qui permettent de suivre les principales étapes de la régénération. Nous disposons de données d’abondance des trois stades de croissance dans 920 placettes de 4 m2 réparties dans 46 fragments forestiers. Nous disposons également de 793 placeaux de 100 m2 d’inventaires botaniques des individus sub-adultes et adultes répartis dans 53 fragments forestiers. Du point de vue de la densité des individus de régénération, les fragments forestiers présentent une forte stimulation pour les plantules et les sub-adultes comparativement à la forêt continue. La densité des individus arborés sub-adultes est plus élevée dans les fragments (1’732 individus à l’hectare) que dans les massifs témoins (1’357 individus à l’hectare). Cette stimulation est très marquée dans les fragments isolés récemment, dans les fragments de faible surface et dans les fragments fortement digités (présentant un fort taux de contact avec la matrice extra-forestière). La richesse spécifique et la diversité de la régénération sont également plus importantes dans les fragments forestiers. La fragmentation agit comme des perturbations stochastiques de l’écosystème et permet à un plus grand nombre d’espèces de coexister simultanément en limitant les phénomènes de compétition pour la lumière et en multipliant le nombre de micro-sites dans le sous-bois forestier. En nous intéressant à l’affinité écologique des espèces de régénération il est apparu que les pionniers et héliophiles sont responsables de l’augmentation de densité et de richesse dans les fragments forestiers. Mots clés : Forêt tropicale, Fragmentation forestière, Régénération, Densité, Composition floristique, Parc National de Tai, Côte d’Ivoire, Afrique de l’Ouest.
  • 195. Annexes I Chapitre en cours Résumés des recherches en Botanique, agroforesterie Etude du gradient floristique dans l’Est du Parc National de Taï (Côte d’Ivoire) Mathias Scouppe (2011) DEA Université de Genève N u m é r o Mots Clés : Gradient floristique, Relevé linéaire, Parc National de Taï, Côte d’Ivoire S E M P E R V I R A Le Parc National de Taï (PNT) est situé à l’extrême Sud-ouest de la Côte d’Ivoire. Il a une superficie de 536000 hectares et constitue à lui seul près de 75 % des forêts denses humides du pays. Selon plusieurs estimations, le PNT contient plus de 1300 espèces floristiques dont 150 sont endémiques. Ce caractère exceptionnel a poussé l’UNESCO a le classé comme patrimoine naturel mondial de l’humanité en 1982. A ce jour, la plupart des études floristiques menées dans ce massif forestier ont surtout concerné l’Ouest et le Sud, laissant ainsi la grande partie Est encore mal connue. La présente étude est l’une des premières à s’intéresser à l’Est du PNT. Elle vise à acquérir une connaissance plus détaillée de la flore et de la végétation de l’Est du PNT et de voir aussi, l’existence ou non d’un gradient floristique entre la partie Nord et Sud de la zone d’étude. A l’aide de 14 relevés linéaires, nous avons inventorié au total, 408 espèces végétales reparties entre 83 familles et 250 genres. Cette liste floristique de l’Est du PNT contient 109 espèces endémiques dont 36 sont sassandriennes, 4 espèces rares et 5 espèces en voie d’extinction. Parmi les espèces dites sassandriennes on peut citer Oldfieldia africana, Chidlowia sanguinea, Trichoscypha cavalliensis, Berlinia occidentalis et Gilbertiodendron preussii. La présence en grand nombre d’espèces endémiques montre la grande richesse floristique de la partie Est du PNT.Cette étude a confirmé l’existence d’un gradient floristique entre le Nord et le Sud de notre zone d’étude. Ainsi la zone A située au Nord-Est diffère des autres zones, par la présence en grand nombre d’espèces comme Spondianthus preussii, Chidlowia sanguinea, Calpocalyx brevibracteatus, Corynanthe pachyceras, Keayodendron bridelioides et Discoglypremna caloneura. La zone B par contre située au Centre-Est se caractérise par l’abondance de Gilbertiodendron preussii, Napoleonaea vogelii, Protomegabaria stapfiana, Rinorea oblongifolia, Alchornea floribunda. Quant à la zone C située au Sud-Est, elle diffère des zones A et B, par la présence en grand nombre de Annickia polycarpa, Scytopetalum tieghemii, Sacoglottis gabonensis, Berlinia occidentalis, Heritiera utilis. 1 2 Résumé 195
  • 196. Chapitre I Résumés des recherches en Botanique, agroforesterie Annexes en cours Etude du gradient floristique dans l’Est du Parc National de Taï (Côte d’Ivoire) Sale Konan B. 1,2, a, Scouppe Mathias 2,3 b, Bakayoko Adama 1,2 a, Chatelain Cyrille 3 b (2011) 1 UFR SN Université d’Abobo Adjamé 2 Centre Suisse de Recherches Scientifiques en Côte d’Ivoire 3 Conservatoire et Jardin Botanique de la Ville de Genève a- South Patners b-North Patner S E M P E R V I R A N u m é r o 1 2 Résumé 196 Le Parc National de Taï (PNT) est situé à l’extrême Sud-ouest de la Côte d’Ivoire. Il a une superficie de 536000 hectares et constitue à lui seul près de 75 % des forêts denses humides du pays. Selon plusieurs estimations, le PNT contient plus de 1300 espèces floristiques dont 150 sont endémiques. Ce caractère exceptionnel a poussé l’UNESCO a le classé comme patrimoine naturel mondial de l’humanité en 1982. A ce jour, la plupart des études floristiques menées dans ce massif forestier ont surtout concerné l’Ouest et le Sud, laissant ainsi la grande partie Est encore mal connue. La présente étude est l’une des premières à s’intéresser à l’Est du PNT. Elle vise à acquérir une connaissance plus détaillée de la flore et de la végétation de l’Est du PNT et de voir aussi, l’existence ou non d’un gradient floristique entre la partie Nord et Sud de la zone d’étude. A l’aide de 14 relevés linéaires, nous avons inventorié au total, 408 espèces végétales reparties entre 83 familles et 250 genres. Cette liste floristique de l’Est du PNT contient 109 espèces endémiques dont 36 sont sassandriennes, 4 espèces rares et 5 espèces en voie d’extinction. Parmi les espèces dites sassandriennes on peut citer Oldfieldia africana, Chidlowia sanguinea, Trichoscypha cavalliensis, Berlinia occidentalis et Gilbertiodendron preussii. La présence en grand nombre d’espèces endémiques montre la grande richesse floristique de la partie Est du PNT. Cette étude a confirmé l’existence d’un gradient floristique entre le Nord et le Sud de notre zone d’étude. Ainsi la zone A située au Nord-Est diffère des autres zones, par la présence en grand nombre d’espèces comme Spondianthus preussii, Chidlowia sanguinea, Strombosia pustulata, Calpocalyx brevibracteatus, Corynanthe pachyceras, Keayodendron bridelioides et Discoglypremna caloneura. La zone B par contre située au Centre-Est se caractérise par l’abondance de Gilbertiodendron preussii, Napoleonaea vogelii, Protomegabaria stapfiana, Rinorea oblongifolia, Alchornea floribunda et Craterispermum caudatum. Quant à la zone C située au Sud-Est diffère des zones A et B, par la présence en grand nombre de Annickia polycarpa, Scytopetalum tieghemii, Sacoglottis gabonensis, Berlinia occidentalis, Heritiera utilis. Mots clés : Gradient floristique, Relevé linéaire, Parc National de Taï, Côte d’Ivoire
  • 197. Annexes I Chapitre en cours Résumés des recherches en Botanique, agroforesterie Domestication Paysanne des Arbres Fruitiers Forestiers. Cas de Coula edulis Baill., Olacaceae, et de Tieghemmella heckelii Pierre ex A. Chev., Sapotaceae, autour du Parc National de Taï, Côte d’Ivoire. Léonie Bonnéhin (2000) Thèse de PhD Mots-clefs : Agroforesterie, domestication, Makoré, Attia, Parc National de Taï, Côte d’Ivoire N u m é r o S E M P E R V I R A En Côte d’Ivoire, l’agriculture a confiné la forêt dans les parcs nationaux et les forêts classées. D’un côté, les espèces forestières disparaissent du paysage agricole ; de l’autre, l’utilisation des produits des ces espèces est toujours de mise. Ainsi, les paysans vont chercher ces produits dans les parcs nationaux et forêts dont l’accès leur est légalement interdit. Cette situation engendre de nombreux conflits préjudiciables à la conservation à long terme de ces dernières reliques forestières. Comment assurer la conservation à long terme et la gestion durable des parcs nationaux et forêts classées, ou tout simplement de la biodiversité en Côte d’Ivoire? Le maintien des espèces forestières locales dans le domaine agricole peut contribuer à la conservation de la biodiversité. La voie pour y arriver est que les paysans euxmêmes domestiquent les espèces forestières qui les intéressent.La domestication est un processus à plusieurs étapes dont une consiste à mettre en culture les plantes sauvages. Dans le cadre de l’espace Taï, des enquêtes, des observations et des expérimentations ont été conduites auprès de paysans dans la région de Taï. Elles ont permis de choisir deux espèces en accord avec les paysans pour l’objet de cette étude de domestication. Il s’agit du Makoré (Tieghemella heckelii Pierre A. Chev., Sapotaceae) et de l’Attia (Coula edulis Baill., Olacaceae). Par propagation végétative et sexuée, les expériences ont été conduites en milieu paysan et elles ont donné des résultats variables. Pour le Makoré la germination est rapide et abondante, l’enracinement par marcottage se fait après huit semaines et les bouture s’enracinent en grande partie. Pour l’Attia la germination est lente et non performante, elle est seulement de 44 à 75%.D’autres aspects de la domestication ont été abordés avec les paysans. A la fin de cette recherche, le blocage culturel qui semblait entouré la domestication des deux espèces a été levé. Le processus de domestication bien engagé à l’Ouest du PNT. Grâce à ce processus, des systèmes agroforestiers permettant le maintien ou la restauration de la biodiversité dans le domaine agricole sont en train de se développer dans cette région. 1 2 Résumé 197
  • 198. Chapitre I Résumés des recherches en Botanique, agroforesterie Annexes en cours Factors Influencing Tree Phenology in Taï National Park, Côte d’Ivoire Dean P. Anderson, Erik. V. Nordheim, Timothy C. Moermond, Zoro B. Gone Bi, and Christophe Boesch Abstract Entrained phenology patterns of tropical trees are expected to be sensitive to short-term fluctuations in typical rainfall and temperature. We examined 47 mo of dataon the flowering, fruiting, and new leaf phenology for 797 trees from 38 species in the Ta¨ ı National Park, Cˆ ote d’Ivoire. We determined the timing of the phenologycycles in relation to seasonal rainfall, temperature, and solar radiation. Regression analysis was used to examine how variations in rainfall and temperature influenceddeviations in the peaks and troughs of phenology cycles. We also investigated whether populations that fruit during periods of community-wide fruit scarcity werethose populations with relatively long- or short-fruiting duration. Flower, fruit, and leaf-flushing phenophases all exhibited 12-mo cycles. The broad peak in floweringbegan with the northward zenithal passing in April and ended with the southward zenithal passing in September. Fruiting peaks occurred in the long dry season, and leaf flushing peaked in the long dry season but continued into the wet season. Deviations from phenology cycles were largely attributable to shorttermfluctuationsin rainfall and/or temperature. Fruiting durations of species were related to the mean diameter at breast height. Species with long- and short-fruiting durationscontributed equally to fruit abundance during periods of communitywide fruit scarcity. S E M P E R V I R A N u m é r o 1 2 Key words: flowering; fruiting; insolation; leaf flushing; phenophase; rainfall; temperature. 198 Utilisation de la diversité floristique des forêts villageoises de la peripherie du parc national de TAI, réserve de biosphère et patrimoine mondial (Sud-ouest de la Côte d’Ivoire) : cas de GOULEAKO II. MALAN DF. (2002) Mémoire DEA, Univ. Abobo-Adjamé Résumé Cette étude a été supportée financièrement par le WWF (Fonds Mondial pour la Nature) dans le cadre du Projet WWF/Taï. Le Parc National de Taï est le plus grand parc vestige de forêt tropicale humide sempervirenteoriginelle d’Afrique de l’Ouest.L’une des zones riveraines les plus « sinistrées » est la « périphérie Ouest », étroite bande agricole coincée entre le Parc National de Taï, la forêt classée du
  • 199. Annexes I Chapitre en cours Résumés des recherches en Botanique, agroforesterie Cavally et le Liberia. Les méthodes traditionnelles de culture, la surexploitation des espaces et des espècesont réduit cette zone uniformément verte, au début du siècle précédent, en îlots de forêt. C’est dans ce contexte que des ilots forestiers appelés « forêts villageoises » ont été préservés par les communautés riveraines. Ainsi, pour aménager et gérer durablement ces forêts, une étude a été menée pour mesurer leurs potentiels ethnobotaniques en vue d’une meilleure valorisation de leurs diversités biologiques. Au cours de cette étude, 181 espèces de plantes connues et utilisées par les Oubi ont été recensées dont 47 dans l’alimentation, 27 dans la construction des habitations, 44 dans la fabrication des masques, la confection desarticles de ménage et des outils agricoles. Il demeure un domaine où la population est fortement dépendante des plantes : lapharmacopée traditionnelle africaine. Le nombre élevé de recettes rencontrées (196), médecine ordinaire et médecine extraordinaireconfondues, est évocateur. Le faible développement des structures sanitaires dans la zone est compensé,en grande partie, par la grande connaissance des plantes qui guérissent. Quelques plantes utilisées pour traiter l’impuissance à Gouléako II, dans la sous-préfecture de Taï (sud-ouest de la Côte d’Ivoire). Malan D.F., Tra Bi F. H. (2007) Annales de Botanique de l’Afrique de l’Ouest 5 : 1-12. N u m é r o S E M P E R V I R A L’impuissance est un mal considéré comme dévalorisant dans la société moderne ivoirienne. A tel point que les praticiens de la médecine traditionnelle misent sur les plantes aphrodisiaques (« cure dent Gouro ») pour faire fortune. Une enquête ethnobotanique réalisée à Gouléako II, a permis de recenser 20 plantes utilisées pour guérir ce mal « honteux ». Une revue de la littérature montre que ces plantes sont bien connues en Côte d’Ivoire. Des substances tensioactives seraient responsables de leurs effets. 1 2 Résumé 199
  • 200. Chapitre I Résumés des recherches en Botanique, agroforesterie Annexes en cours Innovations in cassava production for food security and forest conservation in western Côte d’Ivoire Ayemou* Amandine 1,2, Tschannen Andres 1, Koné Inza 1,3, Allou Désiré 3,4, Akpatou Bertin 1,3, Cisse Guéladio 1 (2009) 1 Swiss Centre for Scientific Research in Côte d’Ivoire (CSRS), Abidjan, Côte d’Ivoire 2 University of Abobo-Adjamé, Abidjan, Côte d’Ivoire 3 University of Cocody, Abidjan, Côte d’Ivoire 4 National Centre for Agronomical Research, Côte d’Ivoire S E M P E R V I R A N u m é r o 1 2 Abstract 200 To support food security and reduce human pressure on the Taï National Park, Côte d’Ivoire,we introduced two improved cassava varieties,innovative farming techniques and processing technologiesat the western fringe of the park in 2004. The strategy was to i) increase cassava productivity on reduced surfaces, ii) limit conflicts for access to arable land, iii) increase the added value of cassava, and iv) and form a new generation of producers. After the in-situ multiplication of introduced germplasm using the mini-cuttings techniquewith three groups of producers, communal fields were established following multiple stem harvestings.After these two community-based multiplication steps, farmers transferred the improved varieties to their individual fields, and average yield was estimated at 20 t/ha compared to 5-12 t/ha observed in this area with the local variety. The experience resulted in a massive and rapid distribution of improved varieties in the Taï region. Indeed, trained farmers were hired by neighbouring villages to replicate the experience, without any incentive, and four years later, the improved varieties were planted in 15 villages. Parallel to this, two women were trained in “Attieké” production and entrusted with transferring this skill to their peers. “Attieké”,a cassava semolina obtained after fermentation is a widely consumedand commercialised food inCôte d’Ivoire.This training was particularly relevant for Taï, where “Attieké” is often not available because of poor production standards. The induced diversified sources of income may reduce poaching and land-use conflicts, but this remains to be evaluated in a sound fashion. Key words: cassava,Côte d’Ivoire, farming innovations, food security,improved varieties
  • 201. Annexes I Publications portant sur le PNTChapitre en cours de 2000 à 2011 Annexe 9 : Listes des publications portant sur N u m é r o 1 2 le Parc National de Taï et son Espace environnant de 2000 à 2011 S E M P E R V I R A 201
  • 202. Chapitre I Publications portant sur le PNT de 2000 à 2011 Annexes en cours 9.1 Publications sur les chimpanzés 2011 Campbell G., Kuehll H., Diarrassouba A., N’goran K. P., C.Boesch (2011). Long-term research sites as refugia for threatened and over-harvested species. Biology letters 7 (5): 723-726. Kouakou C.Y., C. Boesch, H.S. Kuehl (2011). Identifying hotspots of chimpanzee group activity from transect surveys in Taï National Park, Côte d’Ivoire. Journal of Tropical Ecology 27 (06): 621–630. Riedel J., M. Franz, C. Boesch (2011). How feeding competition determines female chimpanzee gregariousness and ranging in the Taï National Park, Côte d’Ivoire. American Journal of Primatology 73 (4): 305–313. 2010 Smith T.M., B.H. Smith, D.J. Reid, H. Siedel, L. Vigilant, J.J. Hublin, C. Boesch (2010). Dental development of the Taï Forest chimpanzees revisited. Journal of Human Evolution 58 (5): 363–373. Normand E. 2010.Spatial abilities of Wild Chimpanzees (Pan troglodytes verus). Thèse de Doctorat S E M P E R V I R A N u m é r o 1 2 2009 202 Herbinger I., S.Papworth, C.Boesch, K.Zuberbühler (2009). Vocal, gestural and locomotor responses of wild chimpanzees to familiar and unfamiliar intruders: a playback study. Animal behaviour 78: 1389-1396. Kouakou C.Y., C. Boesch, H. Kuehl (2009). Estimating chimpanzee population size with nest counts: validating methods in Taï National Park. American Journal of Primatology 71 (6): 447–457. Lehmann J., C. Boesch. (2009). Sociality of the dispersing sex: the nature of social bonds in West African female chimpanzees, Pan troglodytes. Animal Behaviour 77 (2): 377–387. N’Guessan A.K., S. Ortmann, C. Boesch (2009). Daily energy balance and protein gain among Pan troglodytes verus in the Tai National Park, Cote d’Ivoire. International Journal of Primatology 30 (3): 481–496. Normand E., C. Boesch (2009).Sophisticated Euclidean maps in forest chimpanzees.Animal Behaviour 77 (5): 1195–1201.
  • 203. Annexes I Publications portant sur le PNTChapitre en cours de 2000 à 2011 2008 Bertolani P., C. Boesch (2008). Habituation of Wild Chimpanzees (Pan troglodytes) of the South Group at Taï Forest, Côte d’Ivoire: Empirical Measure of Progress. Folia Primatologica 79 (3): 162–171. Boesch C., C. Crockford, I. Herbinger, R. Wittig, Y. Moebius, E. Normand (2008). Intergroup conflicts among chimpanzees in Tai National Park: lethal violence and the female perspective. American Journal of Primatology 70 (6): 519–532. Campbell G., H. Kuehl, P. N’Goran Kouamé, C. Boesch. (2008). Alarming decline of West African chimpanzees in Cote d’Ivoire. Current Biology 18 (19): R903–R904 Lehmann J., C. Boesch (2008).Sexual differences in chimpanzee sociality.International journal of primatology 29 (1): 65–81. Hauser B., D. Schulz, C. Boesch, T. Deschner (2008). Measuring urinary testosterone levels of the great apes—Problems with enzymatic hydrolysis. General and comparative endocrinology 158 (1): 77–86. Köndgen S., H. Kühl, P.K. N’goran, P.D. Walsh, S. Schenk, N. Ernst, R. Biek (2008). Pandemic human viruses cause decline of endangered great apes. Current Biology 18 (4): 260–264. Möbius Y., C. Boesch, K. Koops, T. Matsuzawa, T. Humle (2008). Cultural differences in army ant predation by West African chimpanzees?A comparative study of microecological variables.Animal Behaviour 76 (1): 37–45. Boesch C., G. Kohou, H. Nene, L. Vigilant 2006. Male competition and paternity in wild chimpanzees of the Tai Forest.American journal of physical anthropology 130 (1): 103–115. Leendertz F.H., G. Pauli, K. Maetz-Rensing, W. Boardman, C. Nunn, H. Ellerbrok, S.A. Jensen, S. Junglen, C. Boesch (2006). Pathogens as drivers of population declines: the importance of systematic monitoring in great apes and other threatened mammals. Biological Conservation 131 (2): 325–337 Lehmann J., G. Fickenscher, C. Boesch (2006). Kin biased investment in wild chimpanzees. Behaviour 143 (8): 931–955. N u m é r o 2006 S E M P E R V I R A Mercader J., H. Barton, J. Gillespie, J. Harris, S. Kuhn, R. Tyler, C. Boesch (2007). 4,300-year-old chimpanzee sites and the origins of percussive stone technology.Proceedings of the National Academy of Sciences 104 (9): 3043. 1 2 2007 203
  • 204. Chapitre I Publications portant sur le PNT de 2000 à 2011 Annexes en cours Klee, S.R., M. Özel, B. Appel, C. Boesch, H. Ellerbrok, D. Jacob, G. Holland, . (2006). Characterization of Bacillus anthracis-like bacteria isolated from wild great apes from Cote d’Ivoire and Cameroon. Journal of Bacteriology 188 (15): 5333–5344. Stumpf R.M., C. Boesch 2006.The efficacy of female choice in chimpanzees of the Tai Forest, Cote d’Ivoire.Behavioral Ecology and Sociobiology 60 (6): 749–765. 2005 Crockford C., C. Boesch (2005). Call combinations in wild chimpanzees. Behaviour 142 (4): 397–421. Lehmann J., C. Boesch (2005). Bisexually bonded ranging in chimpanzees (Pan troglodytes verus). Behavioral Ecology and Sociobiology 57 (6): 525–535. Lukas D., V. Reynolds, C. Boesch, L. Vigilant (2005). To what extent does living in a group mean living with kin? Molecular Ecology 14 (7): 2181–2196. Stumpf R.M., C. Boesch (2005). Does promiscuous mating preclude female choice? Female sexual strategies in chimpanzees (Pan troglodytes verus) of the Tai National Park, Cote d’Ivoire. Behavioral ecology and sociobiology 57 (5): 511–524. 2004 Crockford C., I. Herbinger, L. Vigilant, C. Boesch (2004). Wild Chimpanzees Produce Group-Specific Calls: a Case for Vocal Learning? Ethology 110 (3): 221–243. S E M P E R V I R A N u m é r o 1 2 HerbingerI. (2004). Inter-group aggression in wild West African chimpanzees (Pan troglodytes verus); mechanisms and functions. Universität Leipzig 130p. 204 Leendertz F.H., C. Boesch, H. Ellerbrok, W. Rietschel, E. Couacy-Hymann, G. Pauli (2004). Non-invasive testing reveals a high prevalence of simian T-lymphotropic virus type 1 antibodies in wild adult chimpanzees of the Taï National Park, Côte d’Ivoire. Journal of general virology 85 (11): 3305–3312. Leendertz F.H., H. Ellerbrok, C. Boesch, E. Couacy-Hymann, K. MätzRensing, R. Hakenbeck, C. Bergmann, et al. (2004). Anthrax kills wild chimpanzees in a tropical rainforest. Nature 430 (6998): 451–452. Leendertz F.H., S. Junglen, C. Boesch, P. Formenty, E. Couacy-Hymann, V. Courgnaud, G. pauli, H. Ellerbrok (2004). High variety of different simian T-cell leukemia virus type 1 strains in chimpanzees (Pan troglodytes verus) of the Tai National Park, Côte d’Ivoire. Journal of virology 78 (8): 4352–4356. Lehmann J., C. Boesch (2004). To fission or to fusion: effects of community size on wild chimpanzee (Pan troglodytes verus) social organisation. Behavioral Ecology and Sociobiology 56 (3): 207–216.
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  • 211. Annexes I Publications portant sur le PNTChapitre en cours de 2000 à 2011 Zuberbühler K.. (2000c). Interspecies Semantic Communication In Two Forest Primates. Proceedings of The Royal Society of London. Series B: Biological Sciences 267 (1444): 713–718. Zuberbühler K. (2000d). Referential Labelling In Diana Monkeys. Animal Behaviour 59 (5): 917–927. 9.3 Publications sur d’autres animaux et le suivi écologique 2011 Bogui E.B. (2011). Déterminants de la distribution spatio-temporelle des primates et autres grands mammiferes emblématiques dans le PNT. Mémoire de DEA. Université de Cocody-Abidjan (Côte d’Ivoire). Campbell G., H. Kuehl, A. Diarrassouba, P. K. N’goran, C. Boesch (2011). Long-term research sites as refugia for threatened and over-harvested species. Biology letters 7 (5): 723–726. Fahr J., E.K.V. Kalko (2011).Biome transitions as centres of diversity: habitat heterogeneity and diversity patterns of west african bat assemblages across spatial scales. Ecography 34 (2): 177–195. 2010 Kamelan T.M (2010). Biodiversité des poissons de la Riviere Dodo (Côte d’Ivoire). Mémoire DEA, Université de Cocody-Abidjan (Côte d’Ivoire). Meyer C.F.J., L. Aguiar, L.F. Aguirre, J. Baumgarten, F.M. Clarke, J.F. Cosson, S.E. Villegas (2010). Long-term monitoring of tropical bats for anthropogenic impact assessment: gauging the statistical power to detect population change. Biological conservation 143 (11): 2797–2807. Schaer J. (2010). Host associations and evolutionary relationships of West African chiropteran blood parasites.Diploma thesis, Humboldt-Universität Berlin. 130+xxii pp. N u m é r o Meyer C.F.J., L. Aguiar, L.F. Aguirre, J. Baumgarten, F.M. Clarke, J.F. Cosson, S.E. Villegas (2011). Accounting for detectability improves estimates of species richness in tropical bat surveys. Journal of Applied Ecology 48 (3): 777–787. S E M P E R V I R A Mark van Heukelum 2011. In search of the elusive Pygmy Hippo; Establishment of methods to determine population structure of Pygmy Hippos in Taï National Park, and assessment of their role in seed dispersal 1 2 Hoppe-dominik B., H.S. Kühl, G. Radl, F. Fischer (2011). Long-term monitoring of large rainforest mammals in the biosphere reserve of Taï National Park, Côte d’Ivoire. African journal of Ecology. 211
  • 212. Chapitre I Publications portant sur le PNT de 2000 à 2011 Annexes en cours 2008-2007 Hillers A., M. Veith, M.O. Rödel (2008).effects of forest fragmentation and habitat degradation on west african leaf-litter frogs. Conservation biology 22 (3): 762–772. Rainey H.J., K. Zuberbühler (2007). Seasonal variation in hornbill abundance in a west african national park detected using analysis of acoustic recordings. Bird conservation international 17 (03): 235–244. Rudolf V.H.W., M.O. Rödel (2007). phenotypic plasticity and optimal timing of metamorphosis under uncertain time constraints. Evolutionary ecology 21 (1): 121–142. 2006 Ernst R., M.O. Rödel (2006). Community assembly and structure of tropical leaflitter anurans. Ecotropica 12: 113–129. Ernst R., K.E. Linsenmair, M.O. Rödel (2006). diversity erosion beyond the species level: dramatic loss of functional diversity after selective logging in two tropical amphibian communities. Biological conservation 133 (2): 143–155. 2005 Ernst R., M.O. Rödel (2005). Anthropogenically induced changes of predictability in tropical anuran assemblages. Ecology 86 (11): 3111–3118. 1 2 Pettersson S. (2005). Bats and bat flowers in a West African rainforest community. Ph.D Thesis, Göteborg University. N u m é r o Rödel M.O., J. Kosuch, G. K. N’Goran, R. Ernst, M. Veith (2005). Phrynobatrachus alticola Guibe & Lamotte, 1961 is a junior synonym of Phrynobatrachus tokba (Chabanaud, 1921). S E M P E R V I R A Jenny D., K. Zuberbühler (2005). Hunting behaviour in west african forest leopards. African journal of ecology 43 (3): 197–200. Churchfield S., P. Barrière, R. Hutterer, M. Colyn (2004). First results on the feeding ecology of sympatric shrews (insectivora: soricidae) in the Taï national Park, Ivory Coast. Acta theriologica 49 (1): 1–15. 212 2004 Rödel M.O., R. Ernst (2004). Measuring and monitoring amphibian diversity in tropical forests. I. An evaluation of methods with recommendations for standardization. Ecotropica 10 (1): 1–14. Rodel M.O., V.H.W. Rudolf, S. Frohschammer, K.E. Linsenmair (2004). Life history of a West African tree-hole breeding frog, Phrynobatrachus guineensis,
  • 213. Annexes I Publications portant sur le PNTChapitre en cours de 2000 à 2011 Guibe & Lamotte, 1961 (Amphibia: anura: petropedetidae). Ecology and evolution of phytotelm-breeding anurans. Misc publ mus zool univ michigan 193: 31–44. Shultz S., R. Noë, W.S. Mcgraw, R.Dunbar, et al. (2004). A community-level evaluation of the impact of prey behavioural and ecological characteristics on predator diet composition. Proceedings of the royal society of london, series b: biological sciences 271 (1540): 725–732. 2003 Beaucournu J.C., J. Fahr. (2003). notes sur les ischnopsyllinae du continent africain, iv: quelques lagaropsylla jordan & rothschild 1921 de cote d’ivoire; description de l. Senckenbergiana n. Sp.(insecta, siphonaptera, ischnopsyllidae). Senckenbergiana Biologica 82 (1/2): 157–162. Rödel M.O., J. Kosuch, M. Veith,R. Ernst. (2003). First record of the genus Acanthixalus Laurent, 1944 from the upper guinean rain forest, west africa, with the description of a new species. Journal of herpetology 37 (1): 43–52. 2002 Ernst R., M.O. Rödel (2002). Anew atheris species (serpentes: viperidae), from Taï national Park, Ivory Coast. Herpetological journal 12 (2): 55–61. Shultz S. (2002). Population density, breeding chronology and diet of crowned eagles stephanoaetus coronatus in tai national park, ivory coast. Ibis 144 (1): 135–138. 2001 Rödel M.O., G. Schorr, R. Ernst (2001). Zur biologie von cardioglossa leucomystax (boulenger, 1903), im taï-national park, elfenbeinküste. Salamandra 37: 239–260. Truxton G T. (2001).the calling behavior and mating system of a non-lekking population of hypsignathus monstrosus.Ph.d. Dissertation. State university of new york at stony brook. 240 pages N u m é r o Rödel M.O., F. Range, J.T. Seppänen, R. Noë (2002).Caviar in the rain forest: monkeys as frog-spawn predators in taï national park, ivory coast. Journal of tropical ecology 18 (2): 289–294. S E M P E R V I R A Rödel M.O., D. Krätz, R. Ernst (2002). The tadpole of Ptychadena aequiplicata (Werner, 1898) with the description of a new reproductive mode for the genus (amphibia, anura, ranidae). Alytes 20 (1-2): 1–12. 1 2 Rödel M.O., R. Ernst (2002). A new reproductive mode for the genus phrynobatrachus: phrynobatrachus alticola has nonfeeding, nonhatching tadpoles. Journal of herpetology 36 (1): 121–125. 213
  • 214. Chapitre I Publications portant sur le PNT de 2000 à 2011 Annexes en cours 2000 Ebigbo N. 2000. Patterns in niche partitioning within a guild of constant frequency echolocating bats in Côte d’Ivoire. Diploma thesis, Julius-Maximilians-Universität, Würzburg, Germany, 155 pp. 6 plates Rödel M.O. (2000). Les anoures comme bio-indicateurs de l’état des habitats. Sempervira No9, CSRS. 9.4 Publications en Foresterie, Agroforesterie et Botanique 2011 Bakayoko A., C. Chatelain, P. Martin, T. Dossahoua, L. Gautier (2011). Floristic study of some fragments forests in the south western of Côte d’Ivoire. European Journal of Scientific Research 63 (4): 468–481. Ayemou A., A. Tschannen, I. Koné, D. Allou, B. Akpatou, G. Cissé (2011). Innovations in cassava production for food security and forest conservation in western Côte d’Ivoire. In: Innovations as key to the green revolution in Africa: 373–379 2010 S E M P E R V I R A N u m é r o 1 2 Chatelain C., A. Bakayoko, P. Martin, L. Gautier (2010). Monitoring tropical forest fragmentation in the zagné-taï area (West of Taï national Park, Côte d’Ivoire). Biodiversity and Conservation 19 (8): 2405–2420. 214 Scouppe M. (2010). Etude du gradient floristique dans l’Est du Parc National de Taï (Côte d’Ivoire). Mémoire de DEA en cours Sale Konan B., Scouppe M., Bakayoko A ., Chatelain C, (2010) « etude du gradient floristique dans l’Est du Parc National de Taï (Côte d’Ivoire) ». Mémoire de DEA en cours. 2009 Ouattara S. (2009). Evaluation des systemes agricoles et des dynamiques de croissance de Tieghemella heckelii (sapotaceae), dans le cadre de projets agroforestiers dans la peripherie Ouest du Parc National de Taï. Mémoire de DEA université d’Abobo-Adjamé 2008 Adou Yao C.Y, I. Koné, J.C.K. Bene, Bakayoko A., Kouassi K. E.,K.B. Akpatou (2008) Evaluation de l’état de conservation des ressources naturelles dans l’espace Tai et leur mode d’exploitation: propositions pour une gestion durable » Rapport d’étude pour le WWF
  • 215. Annexes I Publications portant sur le PNTChapitre en cours de 2000 à 2011 2007 Adou Yao C. Y., K. T. S. Denguéadhé, D. Kouamé, K. E. N’Guessan, (2007). Diversité et distribution des ligneux dans le sud du Parc National de Taï (PNT), Côte d’Ivoire. Agron. Afr. xix (2): 113-122. Goné BI Z. B. (2007). Régime alimentaire des chimpanzés, distribution spatiale et phénologie des plantes dont les fruits sont consommés par les chimpanzés du Parc national de Taï, en Côte d’Ivoire. Thèse de Doctorat Université de Cocody-Abidjan Malan D.F., F.H. Tra Bi (2007). Quelques plantes utilisées pour traiter l’impuissance à Gouléako II, dans la sous-préfecture de Taï (sud-ouest de la Côte d’Ivoire). Annales de Botanique de l’Afrique del’Ouest 5 : 1-12. 2006 Denguéadhé T. S., G. Decocq, C. Y.Adou Yao, E. C. Blom, R. S. A. R. Van Rompaey (2006). Plant species diversity in the southern part of the Taï National Park (Côte d’Ivoire). Biodiversity and Conservation 15:2123–2142. 2005 Adou Yao C. Y., E. K. N’Guessan (2005). Diversité botanique dans le sud du Parc National de Taï, Côte d’Ivoire. Afrique Science 01(2) (2005) 295 – 313. 2004 Bakayoko A., P. Martin, L. Gautier, C. Chatelain, D. Traoré, R. Spichiger (2004). Etude comparative des massifs forestiers entourant la zone de Taï à Zagné (Sud-ouest de la Côte d’Ivoire). Candollea 59 (2): 191–229. Kaudjhi C.A. (2004). Comparaison de la régénération de quatre espèces arborescentes dans les fragments et les massifs forestiers de la region de Taï-Zagné (Ouest de la Côte d’Ivoire). Thèse unique Bamba I. (2004).Etude comparative de deux grands fragments forestiers, entre Zagné et Taï, au sud-ouest de la Côte d’Ivoire. Mémoire de DEA, Université de Cocody-Abidjan (Côte d’Ivoire). N u m é r o Bakayoko A. (2005. Influence de la fragmentation forestière sur la composition floristique et la structure végétale dans le sud-ouest de la Côte-d’Ivoire.Thèse unique. S E M P E R V I R A Anderson D.P. Nordhein E.D., T. C. Moermond (2005). Factors Influencing Tree Phenology in Taï National Park, Côte d’Ivoire. Biotropica 37: 631-640 1 2 Adou Yao C.Y., E.C. Blom, K.T.S. Denguéadhé, R.S.A.R. Van Rompaey, E.K. N’Guessan, G. Wittebolle, F. Bongers, (2005) - Diversite floristique et vegetation dans le sud du Parc national de Taï, Coôe-d’Ivoire. Tropenbos CI series 5, 92 p. 215
  • 216. Chapitre I Publications portant sur le PNT de 2000 à 2011 Annexes en cours 2002 Adou Yao C.Y., S. Denguéadhé, E. Blom, E. K. N’Guessan, R. Van Rompaey (2002). Etude de la diversité floristique dans le sud du Parc national de Taï. Bioterre, Rev. Inter. Sci. de la Vie et de la Terre (N° special actes du colloque international du CSRS), 49-58. Malan F (2002). Utilisation de la diversité floristique des forêts villageoises de la périphérie du Parc national de Tai, Réserve de Biosphère et Patrimoine Mondial (sudouest de la Côte d’Ivoire) : cas de Gouléako II. Mémoire DEA, univ. Abobo-Adjamé Miller V. (2002). Gestion des systèmes agro-sylvo-pastoraux en zone tropicale ». DESS Tahoux T.M., Goh D., D.F. Malan (2002). Contribution au renforcement de la conservation des forêts sacrées en vue de la gestion durable des ressources naturelles ; cas de la forêt sacrée de Zaïpobly dans le sud-ouest de la Côte d’Ivoire. 2001 Chatelain, C., B. Kadjo, I. Koné, J. Refisch (2001). Relations faune-flore dans le Parc national de Taï: une étude bibliographique. Tropenbos-CI. 2000 S E M P E R V I R A N u m é r o 1 2 Bonnehin L. (2000). Domestication paysanne des arbres fruitiers forestiers. cas de Coula edulis baill., olacaceae, et de Tieghemmella heckelii Pierre ex A. Chev., sapotaceae, autour du parc national de Taï, Côte d’Ivoire. Thèse de PhD, Université de Wageningen 216 9.5 Publications en Sciences sociales et de Développement Coulibaly D. (2011): Agriculture et protection de l’environnement dans le sudouest de la Côte d’Ivoire. Entre logiques marchandes et logiques écologiques. Thèse de Doctorat publiée par l’Harmattan. Gléanou K. Epiphanie (2007): Les organisations communautaires et la gestion durable des aires protégées : cas du Parc national de Taï (Côte d’Ivoire). Mémoire de Maîtrise en Bioanthropologie à l’Institut des Sciences Anthropologiques de Développement: ISAD, Université de Cocody-Abidjan Caspary H.-U., Koné I., Prouot C, de Pauw M., 2001. La chasse et la filière viande de brousse dans l’espace Taï, Côte d’Ivoire. Tropenbos-CI Série, N°2. - Wageningen
  • 217. sempervira Chapitre en cours Titre Auteur Année 1 Inventaire floristique du Centre International de Recherche à Adiopodoumé Henri Gnésio Téré 1991 2 L’utilisation des outils par les chimpanzés de la forêt de Taï Christophe Boesch et Hedwige Boesch 1994 3 Le palmier à huile Barbara Boni, Denise Gautier Béguin et Félix Herzog 1994 4 Recherches sur les termites au CSRS Reinhard Leuthold 1996 5 Amélioration de la conservation de l’igname en milieu villageois. 1ère Partie: Étude de l’amélioration du stockage traditionnel Olivier Girardin et Charlemagne Nindjin 1996 6 L’économie de la sorcellerie David Signer 1999 7 Signification des noms vernaculaires des plantes chez les Guérés (Côte d’Ivoire) Henri Gnesio Téré 2000 8 Réflexions pour une meilleure prise en charge de la santé en milieu nomade au Tchad Kaspar Wyss et Jakob Zinsstag 2000 9 État des recherches en cours dans le Parc National de Taï (PNT) Olivier Girardin, Inza Koné et Yao Tano 2000 10 Gestion par leurs occupants d’environnements urbains défavorisés au Sahel Kaspar Wyss. N’Diékhor Yemadji, Guéladio Cissé et Marcel Tanner 2001 11 Le parasitisme des ruminants domestiques en Afrique de l’Ouest, cas de la Côte d’Ivoire Jakob Zinsstag, Atsé-Achi Louise, Komoin-Oka C., Knopf Léa 2004 12 Bilan et orientations des activités de recherche scientifique dans l’espace Taï, sud-ouest de la Côte d’Ivoire Constant Yves Adou Y., Inza Koné et Bassirou Bonfoh 2013 S E M P E R V I R A N u m é r o 1 2 N° 217
  • 218. S E M P E R V I R A N u m é r o 1 2 Chapitre en cours 218
  • 219. S E M P E R V I R A N u m é r o 1 2 Chapitre en cours 219
  • 220. S E M P E R V I R A N u m é r o 1 2 Crédits photo : F. Möllers Chapitre en cours Cercocèbe enfumé dans le PNT 220