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  • 1. Schéma de cohérence territoriale du Trégor Diagnostic Contribution de Côtes d’Armor Développement PME- Structure globale du tissu économique et de l’emploi, sphères d’activités, tissu industriel, PME-PMI, d’accueil activités maritimes, infrastructures d’accueil d’entreprises Agence Côtes d’Armor Développement 1 rue Pierre et Marie Curie Centre d’Affaires Eleusis 3 BP 10017 22196 PLERIN cedex 02.96.58.06.58SCOT Trégor – Etat des lieux – Côtes d’Armor Développement – Version 11/2008 Page 1
  • 2. SOMMAIRE Pages 1 - Etat des lieux 3 1.1 - Entreprises et établissements 3 1.2 Démographie 1.2 - Démographie des établissements et entreprises 3 1.3 1.3 - Structure des établissements et de l’emploi salarié par grand secteur d’activités 5 1.4 - Répartition des établissements par taille et secteur d’activité principal 1.4 9 1.5 1.5 - Géographie des établissements et des emplois et 11 1.6 1.6 - Répartition et évolution de l’emploi salarié du secteur privé de 1993 à 2006 12 sphères 1.7 – Les sphères d’activité 15 1.8 1.8 – Pêche et aquaculture 22 1.9 – Plaisance et nautisme 24 1.10 1.10 - La fonction technopolitaine du Trégor 25 1.11 - Les infrastructures d’accueil d’entreprises 28 2 – Orientations, préconisations (introductives des débats relatifs au PADD et DOG) 36SCOT Trégor – Etat des lieux – Côtes d’Armor Développement – Version 11/2008 Page 2
  • 3. 1 - Etat des lieux1.1 - Entreprises et établissements (précisions sur les sources et données statistiques utilisées)Les différentes sources d’informations disponibles relatives au dénombrement et à l’évaluation du nombred’établissements ou d’entreprises1 et de leur effectif salarié recouvrent rarement les mêmes champs et nesont que très rarement exhaustives. Il est, par conséquent, difficile d’établir une photographie complète de lastructure du tissu économique et de l’emploi d’un territoire sinon par croisement de plusieurs fichiersstatistiques.CLAP (Connaissance Locale de lAppareil Productif) est un système d’information de l’INSEE qui présentel’avantage d’être alimenté par différentes sources. Son objectif est de fournir des statistiques localisées aulieu de travail jusqu’au niveau communal, notamment sur l’emploi salarié pour les différentes activités dessecteurs marchand mais également non marchand. La présente étude est essentiellement fondée sur lesdonnées issues de cette base d’information.Le référentiel d’entreprises et d’établissements est constitué à partir du Répertoire national des entrepriseset des établissements (SIRENE) également utilisé comme base de référence dans cette étude. Les donnéessur l’emploi salarié résultent d’une mise en cohérence des informations issues de l’exploitation des DADS(Déclarations annuelles de données sociales), des bordereaux récapitulatifs de cotisations de l’Urssaf (Unionpour le recouvrement des cotisations de sécurité sociale et des allocations familiales) et des fichiers de payede la fonction publique d’État. Seuls quelques secteurs sont exclus du champ d’analyse de CLAP pour desquestions de fiabilité et de pertinence des informations statistiques2.Enfin, l’ASSEDIC produit également des données qui concernent l’emploi salarié du secteur privé3exploitables sur une période longue.1.2 - Démographie des établissements et entreprisesLes statistiques relatives à la création dentreprises sont issues des informations contenues dans lerépertoire SIRENE4. Les créations dentreprises sont classées en trois catégories : les créations pures, lescréations par reprises d’entreprises, et les réactivations d’entreprises.Concernant les créations détablissements, elles sont prises dans un sens non restrictif détablissementnouvellement actif. Elle intègre tous les mouvements économiques qui permettent daccroître les moyens deproduction en les créant, les réactivant ou les activant économiquement, mais aussi en les maintenant enexploitation grâce à un changement dexploitant.On distingue les créations d’établissements pures ou ex-nihilo (création dun établissement économiquementactif jusqualors inexistant ayant pour conséquence lexploitation de nouveaux moyens de production), lescréations par reprise dun établissement (reprise totale ou partielle par une entreprises de lactivité dunétablissement économique dune autre entreprise), la réactivation (lorsqu’un établissement dune personnephysique qui avait cessé son activité redevient économiquement actif) et, enfin, lactivation économique(quant un établissement qui nexploitait pas les moyens de production et se met à les exploiter).1 Le recensement et l’interprétation des informations relatives au tissu économique distinguent les notions «d’établissement» et «d’entreprises». Entreprise : lentreprise est une unité économique, juridiquement autonome, organisée pour produire des biens ou des services pour le marché. On distingue l’entreprise individuelle (personne physique) qui ne possède pas de personnalité juridique distincte de celle de la personne physique de son exploitant et lentreprise sociétaire, par exemple Société Anonyme (SA), Société à Responsabilité Limitée (SARL). L’entreprise est localisée à l’adresse de son établissement siège. Établissement : létablissement est une unité de production géographiquement individualisée, mais juridiquement dépendante de lentreprise. Létablissement, unité de production, constitue le niveau le mieux adapté à une approche géographique de léconomie. Remarque : la population des établissements est relativement stable dans le temps et est moins affectée par les mouvements de restructuration juridique et financière que celle des entreprises2 Secteurs exclus : agriculture (NES16 = EA), défense (APET = 752C), intérim (APET = 745B)3 ASSEDIC : emplois salariés du secteur privé (Y compris intérim et hors agriculture et secteur coopératif)4 SIRENE : créé par le décret 73-314 du 14 mars 1973, SIRENE est un système informatique didentification inter-administrative des entreprises et des établissements dont la gestion a été confiée à lINSEE. Lobjectif principal du système est dattribuer à chaque entreprise et établissement un numéro dimmatriculation et une activité principale exercée (code APE). Il est mis à jour en continu à partir des informations déclarées par les entreprises ou leurs établissements aux Centres de Formalités des Entreprises (chambres des métiers, chambres de commerce et dindustrie, greffes des tribunaux de commerce, URSSAF ou centres des impôts). LINSEE met à jour annuellement les effectifs salariés du secteur privé à partir de sources multiples et améliore régulièrement le répertoire à laide de plusieurs enquêtes.SCOT Trégor – Etat des lieux – Côtes d’Armor Développement – Version 11/2008 Page 3
  • 4. Le nombre d’établissements et d’entreprises sur le territoire du SCOT du Trégor a fortement progressé aucours des dernières années (cf. graphique ci-dessus). Si l’on considère les établissements (champ ICS5), quirecouvrent un champ plus large que celui des entreprises, leur nombre est passé de 2.831 en 2001 à 3.510en 2006 soit une progression de 23,98% nettement supérieure à celle observée à l’échelle des Côtesd’Armor (+16,58%). Chaque année se sont en moyenne 136 nouveaux établissements qui ont été répertoriés. SCOT Trégo r : évo lutio n du no mbre détablissements et SCOT Trégor : évolution du nombre de créations détablissements dentreprises entre 2001et 2006 entre 2001 et 2006 (So urce : INSEE, SIRENE, Champ ICS) (Source : INSEE, SIRENE, Champ ICS) 3 700 500 3 500 450 3 300 400 3100 350 2 900 300 2 700 250 2 500 200 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2001 2002 2003 2004 2005 2006 No mbre détablissements No mbre dentreprises Créations détablissements Créations pures détablissementsDurant cette même période, 416 créations d’établissements ont en moyenne été recensées chaque année.Elles ont progressé jusqu’en 2004 (année au cours de laquelle 475 nouveaux établissements ont étérépertoriés dont 330 créations pures) pour ensuite fléchir en 2005 puis à nouveau en 2006 traduisant uncertain essoufflement du rythme de création d’entreprises qui, pour élevé qu’il soit, est inférieur à la moyennebretonne alors, qu’en revanche, le taux de défaillance dépasse la moyenne régionale. Le rythme dedisparition d’établissements, qui reste inférieur à celui des créations, a fortement progressé en 2003 et estensuite resté relativement stable au cours des 3 années suivantes.Au cours de l’année 2006, 429 créations d’établissements ont été répertoriées sur le territoire d’étude (dont296 créations «pures»). Leur ventilation entre les 4 grands secteurs d’activités est, en tous points, équivalenteà celle constatée en Côtes d’Armor. Ainsi, pratiquement la moitié de ces nouveaux établissements (200 soit 47% des créations) SCOT Trégor : structure de lévolution du nombre concerne le secteur des services (notamment les détablissemnets entre 2002 et 2006 (Source : INSEE, SIRENE, Champ ICS) activités de «conseil et d’assistance » et de «services 500 aux entreprises») qui est désormais celui qui «tire» 400 l’économie et compense les disparitions 300 d’entreprises et d’emplois constatés dans d’autres 200 secteurs comme l’agro-alimentaire (cessation 100 dactivités artisanales et commerciales dans le 0 secteur alimentaire : charcuterie-traiteur, -100 boulangerie-pâtisserie…). -200 -300 Les deux autres principaux secteurs d’activités -400 «créateurs d’entreprises» sont le commerce (28% des 2002 2003 2004 2005 2006 créations) et la construction (17%), loin devant Créations détablissements l’industrie (8%). La structure des créations «pures» Evolution du nombre détablissements d’établissements est très semblable à celle de Disparitions détablissements l’ensemble des établissements. Elles sont simplement un peu plus nombreuses dans le secteur de la construction.5 Lappellation champ ICS désigne lensemble des secteurs marchands de lindustrie, de la construction, du commerce et des services. Ce champ, utilisé par exemple dans les études sur la démographie des entreprises et des établissements, ne prend pas en compte notamment lagriculture, les services financiers, ladministration, les activités associatives et la location de biens immobiliers.SCOT Trégor – Etat des lieux – Côtes d’Armor Développement – Version 11/2008 Page 4
  • 5. Le taux de création d’entreprises dans le champ de léconomie productive (9,8% par an) place la zoned’emploi de Lannion (dont le périmètre est relativement proche de celui du territoire d’étude) au 2nd rangrégional après celle de Rennes (10,6%). (Bretagne : +9,4% par an). Naturellement, l’essentiel des créationsd’établissements est concentré sur le territoire de la Communauté d’agglomération de Lannion (73,8%).Les secteurs du commerce et des services représentent 68,1% des créations d’établissements de lacommunauté, l’industrie seulement 8,3% (cf. carte ci-dessous). Cette proportion est encore plus importantesur la commune de Perros-Guirec (89,5%).Les transferts géographiques d’établissements constituent l’une des composantes qui font varier le rythmede création nette d’établissements. Leur examen conduit à constater qu’ils sont généralement favorables auterritoire. Ainsi, au cours des dernières années (2002-2006), une centaine détablissements a quitté le Trégorpour s’implanter et se développer, pour la plupart, dans d’autres régions bretonnes. Communes et groupements de communes du SCOT du TREGOR Nombre de créations détablissements par secteur dactivité en 2006 Création détablissements Communes du SCOT du TREGOR 320 Nombre total de créations détablissements 160 sur la période 2001 - 2006 2 à 10 10 à 25 32 25 à 50 50 à 100 100 et plus Industrie Construction Commerce Services Source : Insee - CLAP Source : Insee - CLAP au 31/12/2005 Cartographie : CAD22 - Armorstat.com - avril 2008 Cartographie : CAD22 - Armorstat.com - avril 2008Dans le même temps de l’ordre de 250 établissements ont fait le choix du Trégor pour accroître leur activité,la moitié étant issue d’autres territoires bretons. Les principaux secteurs d’activité sont ceux de laconstruction, du commerce, de léducation, de la santé et de laction sociale puis des services auxentreprises. Il s’agit en général de petits établissements qui emploient moins de 5 salariés. SCOT Trégor : création détablissements par grand secteur Créations détablissements en 2006 par type de création et par activité dactivité en 2006 (Source : CLAP - INSEE) principale exercée (Source : CLAP - INSEE) 200 36 8% 160 74 120 17% 200 80 47% 40 0 Industrie Construction Commerce & Autres services 119 réparation 28% Industrie Construction Commerce Services Créations pures Créations reprises Créations réactivations1.3-Structure des établissements et de l’emploi salarié par grand secteur d’activités 6Il est commun de considérer que la structure économique du Trégor est atypique par rapport au reste desCôtes d’Armor : • l’agriculture y est davantage tournée vers les productions végétales (notamment légumières) qu’animales,6 Un secteur regroupe des entreprises de fabrication, de commerce ou de service qui ont la même activité principale (au regard de la nomenclature dactivité économique considérée). Lactivité dun secteur nest donc pas tout à fait homogène et comprend des productions ou services secondaires qui relèveraient dautres items de la nomenclature que celui du secteur considéré. Au contraire, une branche regroupe des unités de production homogènes.SCOT Trégor – Etat des lieux – Côtes d’Armor Développement – Version 11/2008 Page 5
  • 6. • la densité d’établissements industriels y est moindre (7,5% de l’ensemble des établissements contre 9,0% dans les autres communes du département), • l’agro-alimentaire est peu développé (1,9% seulement des emplois salariés du secteur privé) dans ce territoire en position de «cul de sac» que ne l’avantage pas d’un point de vue logistique, la spécialisation industrielle dans les domaines de l’électronique et des télécoms7, secteurs extrêmement • concurrentiels et techniquement très évolutifs, y est poussée à l’extrême (15% de l’emploi salarié contre 3,8% en Bretagne) : le Trégor est le territoire le plus spécialisé en Bretagne dans les industries des équipements électriques et électroniques et la fabrication de composants, • la prédominance des secteurs du commerce et des services y est encore plus flagrante que dans le reste du département.Cet ensemble de caractéristiques fait du Trégor l’un des bassins d’emploi bretons les moins diversifiéséconomiquement et des plus dépendants des décisions économiques stratégiques et financières extérieuresau territoire régional voire national. Nombre détablissements actifs au 31/12/2005 par activité en NES5 Source : Connaissance Locale de lAppareil Productif (CLAP) Part EPCI, EPCI - Communes Industrie Construction Commerce Services Total commune Beg Ar Chra 28 59 55 180 322 7.55% Centre Trégor 25 45 25 111 206 4.83% Lannion Trégor Agglomération 211 356 651 1 754 2 972 69.72% Pays Rochois 14 25 25 87 151 3.54% Mantallot 4 2 2 2 10 0.23% Perros-Guirec 39 51 123 389 602 14.12% Total SCOT TREGOR 321 538 881 2 523 4 263 100.00% Total Côtes dArmor 2 541 4 009 6 445 17 228 30 223 Part SCOT TREGOR 12.63% 13.42% 13.67% 14.64% 14.11%L’une des conséquences de cette construction particulière de l’appareil productif est, sur le plan social, lajuxtaposition, d’une part, d’une proportion très importante d’emplois de cadres aux salaires élevés (le plusélevé en moyenne de Bretagne !) et de techniciens et, d’autre part, d’un taux de chômage de longue duréequi touche surtout les personnes peu ou non qualifiés ainsi que les femmes avec, de surcroît, uneinadéquation entre la population à la recherche d’un emploi et l’évolution des emplois proposés par exempledans les domaines de l’électronique et des télécommunications.Pour autant, cet état de quasi «mono-activité» constitue dans le même temps un avantage en dotant leterritoire de capacités de formation, de recherche et de développement, d’emplois hautement qualifiés8, desalaires élevés…Le présent volet du diagnostic s’appuie sur les données NES 5, 16 et 36 au 31/12/2005. L’activitééconomique est déclinée selon la Nomenclature Economique de Synthèse (NES) depuis le niveau de détail leplus fin (114 postes) jusquau niveau le plus agrégé (5 postes)9.7 En 2000, les entreprises France Télécom et Alcatel employaient chacune dans leurs différents établissements 2000 personnes. Cependant, depuis 2001, Lannion est frappée directement par la récession dans les télécommunications. A l’image de l’entreprise Highwave dont les effectifs ont très fortement chuté entre 1998et août 2002, près de 2000 emplois liés aux télécommunications ont déjà disparu ou sont menacés dans la technopôle lannionaise.8 La part des cadres (en progression de 30% depuis 1990) et professions intellectuelles supérieures dans la population active ayant un emploi du territoire d’étude s’élève à 16% contre 10% en moyenne pour la Région. Les ouvriers (+8% depuis 1990) représentent 22% des actifs contre 28% en Bretagne.9 La nomenclature économique de synthèse (NES), adoptée par lInsee en 1994, est une double nomenclature nationale - dactivités économiques et de produits - agrégée, pertinente pour lanalyse économique. Les regroupements constitués sont un dénominateur commun pour la présentation des statistiques économiques agrégées, valable pour tous les domaines : ils visent à refléter, autant que possible, le comportement dagents confrontés à leur marché, alors que la structuration de la NACE (nomenclature des activités dans la Communauté européenne) et de la NAF (nomenclature dactivités française) font intervenir dautres critères comme les spécificités techniques du processus de production ou lorganisation en filières de production. La NESSCOT Trégor – Etat des lieux – Côtes d’Armor Développement – Version 11/2008 Page 6
  • 7. Globalisés, les secteurs du commerce et des services, forts SCOT Trégor : répartition des établissements actifs par grand secteur d’un effectif de 3.404 établissements fin 2005, représentent dactivité au 31/12/2005 (Source : CLAP - INSEE) pratiquement 8 établissements sur 10, proportion quasi 321 équivalente à celle constatée en Côtes d’Armor. Les 8% 538 tendances observées quant aux créations d’établissements, 13% décrites précédemment, contribueront certainement à renforcer dans l’avenir cette réalité qui vaut également au niveau départemental et régional. 2 523 Une analyse plus fine des données relatives aux 58% 881 21% établissements met en évidence le fait que la structure globale de leur répartition entre les différents secteurs (NES16) et sous-secteurs (NES36) d’activité est quasiment Industrie Construction Commerce Services identique en Côtes d’Armor et sur le territoire du Trégor.Les quelques différences qui existent, très minimes (< à 2 points), concernent par exemple une proportionplus importante sur le Trégor d’établissements dans le secteur des «services aux particuliers», principalementdans le domaine de l’hôtellerie et de la restauration. Par contre, cette relative homogénéité dans la structuredes établissements ne se retrouve dans la ventilation des effectifs salariés. Les écarts sont là beaucoup plusfréquents. Les plus importants sont détaillés ci-après. Effectifs salariés des établissements actifs au 31/12/2005 par activité en NES5 Source : Connaissance Locale de lAppareil Productif (CLAP) Part EPCI EPCI - Communes Industrie Construction Commerce Services Total commune Beg Ar Chra 151 106 111 611 979 4.78% Centre Trégor 149 86 50 296 581 2.83% Lannion Trégor Agglomération 2 705 1 043 2 632 10 455 16 835 82.13% Pays Rochois 61 48 36 373 518 2.53% Mantallot 21 0 8 1 30 0.15% Perros-Guirec 168 121 157 1 108 1 554 7.58% Total SCOT TREGOR 3 255 1 404 2 994 12 844 20 497 100.00% Total Côtes dArmor 29 703 13 195 25 037 93 435 161 370 Part SCOT TREGOR 10.96% 10.64% 11.96% 13.75% 12.70%Secteur des industries et de l’énergie10 : Les établissements relevant des industries «agro-alimentaires»représentent environ 3%11 de l’ensemble des établissements et un tiers des unités industrielles en Côtesd’Armor comme sur le territoire du SCOT. comprend trois niveaux comportant respectivement 16, 36 et 114 positions. Il est également possible de regrouper les activités en 5 postes.10 Le secteur de l’industrie inclut les industries «agro-alimentaires» (industrie des viandes, du lait, des boissons, du tabac ; le travail du grain ; la fabrication daliments pour animaux ; industries alimentaires diverses), les industries «de biens de consommation» dont le débouché "naturel" est la consommation finale des ménages (habillement et cuir ; édition, imprimerie, reproduction ; pharmacie, parfumerie ; entretien, équipements du foyer), lindustrie «automobile» (construction et équipementiers spécialisés de voitures particulières, véhicules de loisir, de véhicules utilitaires ; carrossiers), les industries «de biens déquipement» autrement dit la production de biens durables servant principalement à produire dautres biens (construction navale, aéronautique et ferroviaire ; équipements mécaniques ; équipements électriques et électroniques), les industries «des biens intermédiaires» qui produisent des biens le plus souvent destinés à être réincorporés dans dautres biens ou qui sont détruits par leur utilisation pour produire dautres biens (produits minéraux ; textiles ; bois et papier ; chimie, caoutchouc et plastiques ; métallurgie et transformation des métaux ; composants électriques et électroniques) et, enfin, le secteur «de l’énergie» (production de combustibles et de carburants ; production et distribution délectricité, de gaz et de chaleur, captage, traitement et distribution deau).11 Scot Trégor : 2,30%, Côtes d’Armor : 3,03%SCOT Trégor – Etat des lieux – Côtes d’Armor Développement – Version 11/2008 Page 7
  • 8. Toutefois, dans ce dernier, elles n’emploient que 1,46% des SCOT Trégor : répartition des effectifs salariés par grand secteur dactivité aueffectifs salariés (8,82% en Côtes d’Armor) et moins de 31/12/2005 (Source : CLAP - INSEE)10% des salariés du secteur industriel contre pratiquement 3 25550% en Côtes d’Armor. 16%Une autre différence majeure est le poids relatif très 1 404important des emplois salariés dans le secteur des 7%industries «des biens d’équipements» : 8,53% contreseulement 2,88% en Côtes d’Armor. Ils représentent par53,7% des emplois industriels (15,6% en Côtes d’Armor). 12 844 2 994 15%Cette différence tient à la place très importante prise au 62%cours des dernières décennies dans l’activité économiquedu Trégor par les industries «des équipements électriques Industrie Construction Commerce Serviceset électroniques». Répartition (NES16) des salariés des établissements Répartition (NES16) des établissements industriels actifs par activité au 31/12/2005 industriels actifs par activité (Source : données CLAP) au 31/12/2005 (Source : données CLAP) 100% 100% 90% 90% 80% Energie 80% 70% 70% Industries des biens intermédiaires 60% 60% 50% 50% Industries des biens déquipement 40% 40% Industrie automobile 30% 30% 20% 20% Industrie des biens de consommation 10% 10% 0% 0% Industries agricoles et alimentaires SCOT Trégor Côtes dArmor SCOT Trégor Côtes dArmorSecteur des services12 :Dans le secteur des «services», marchands et non-marchants, la structure globale de la répartition desétablissements entre les différents sous-secteurs d’activités est également quasiment identique. Lesdifférences entre le Trégor et les Côtes d’Armor apparaissent également au niveau de la répartition desemplois.Ainsi, comparativement au département, la proportion dans le Trégor d’emplois salariés dans les secteursdes «services aux particuliers» (7,7%) mais surtout des «services aux entreprises» (18,5%) est plus forte. Dansce dernier cas, l’explication réside essentiellement dans un développement de la part des emplois dans lesecteur des «postes et télécommunications» beaucoup plus important qu’en Côtes d’Armor (11,31% contre3,21%), le Trégor concentrant 44,75% des effectifs salariés costarmoricains de ce secteur d’activité.Ainsi, si la part des effectifs salariés dans les secteurs des «activités financières», de «l’éducation, de la santé,de l’action sociale» et des «administrations» est, comparativement aux Côtes d’Armor, inférieure, celle desautres activités de services est, au contraire, plus importante. Cela concerne en particulier les établissementsayant une activité immobilière très présents et très dynamiques dans cette portion littorale des Côtesd’Armor.12 Une activité de service se caractérise essentiellement par la mise à disposition dune capacité technique ou intellectuelle. A la différence dune activité industrielle, elle ne peut pas être décrite par les seules caractéristiques dun bien tangible acquis par le client. Compris dans leur sens le plus large, les services recouvrent un vaste champ dactivités qui va du commerce à ladministration, en passant par les transports, les activités financières et immobilières, les services aux entreprises et aux particuliers, léducation, la santé et laction sociale. Ce vaste ensemble est dénommé «activités tertiaires». On y distingue le tertiaire marchand (transports, commerce, services aux entreprises, services aux particuliers, activités immobilières et financières) du tertiaire non-marchand (éducation, santé, action sociale, administration,...).SCOT Trégor – Etat des lieux – Côtes d’Armor Développement – Version 11/2008 Page 8
  • 9. Répartition (NES16) des établissements Répartition (NES16) des salariés des établissements de de service actifs par activité service actifs par activité au 31/12/2005 au 31/12/2005 (Source : données CLAP) (Source : données CLAP) 100% 100% 90% 90% Administration 80% 80% 70% Éducation, santé, action sociale 70% 60% 60% Services aux particuliers 50% 50% 40% 40% Services aux entreprises 30% 30% 20% Activités immobilières 20% 10% 10% Activités financières 0% 0% SCOT Trégor Côtes dArmor SCOT Trégor Côtes dArmorEnfin, si le poids des emplois dans le secteur de l’éducation est identique sur le Trégor et en Côtes d’Armor(respectivement 8,75 et 8,90%), il est inférieur aux moyennes départementales dans les domaines de la«santé et de l’action sociale» (13,5 contre 16,07%) ainsi que de «l’administration» (7,9 contre 10,37%). Indice de spécialisation économique du territoire du SCOT du Trégor par rapport à la Bretagne L’indice de spécialisation économique du Trégor Industries agricoles et alimentaires La comparaison de la structure des emplois du Trégor Industries des biens de consommation avec celle observée en Bretagne conduit globalement Activités financières aux mêmes conclusions (cf. graphique ci-contre). Administrations Lecture du graphique : Activités immobilières L’indice de spécificité ou de spécialisation situe les Transports Industries des biens intermédiaires secteurs d’activités économiques du territoire par Commerce rapport à ceux de la Bretagne. Cet indicateur est le Construction rapport entre la part des effectifs du secteur dans Energie l’emploi total du territoire et cette même part dans la région. Education, santé, action sociale Agriculture, sylviculture, pêche • Un indice > à 1 signifie que, par rapport à la Services aux particuliers Bretagne, l’activité est «sur-représentée» dans le Services aux entreprises territoire. Biens déquipements et automobiles • Un indice < à 1 traduit une «sous-représentation» de 0 0.5 1 1.5 2 2.5 l’activité.1.4 - Répartition des établissements par taille et secteur d’activité principalUne très grande proportion des 4.263 établissements référencés par l’INSEE sur le territoire du SCOT duTrégor, dans le cadre du système d’information CLAP, sont des «très petites» ou «micros» entreprises.En effet, la moitié d’entre elles déclarent déjà ne pas employer de salariés. Par ailleurs, les entreprisesemployant moins de 10 personnes représentent 40,79% de l’ensemble des établissements mais seulement26,11% des salariés. Les «petits» établissements (de 10 et 50 salariés) représentent quant à eux 7,04% desétablissements et 29,92% des salariés.Au final, les «moyennes» (50 à 250 salariés) et «grandes» entreprises (> à 249 salariés) ne représentent que1,43% des établissements mais 45,98% des effectifs salariés. Les 10 plus grands établissements duterritoire (> à 100 salariés) emploient à eux seuls 25,13% des salariés du secteur privé !La concentration des emplois est donc extrêmement forte et la dépendance par rapport aux grands groupeset aux donneurs d’ordres extérieurs au territoire très grande. Ceci complique forcément les actions dereconversions lorsqu’interviennent des difficultés dans une filière ou une entreprise. Le Trégor a dû, dans lepassé, faire face à des crises successives de lindustrie électronique qui se sont traduites à chaque fois parune progression sensible du chômage et des départs dactifs.Par ailleurs, beaucoup d’autres petites et moyennes entreprises et industries, fournisseurs ou prestataires deservices des grands établissements, qui sont fortement dépendances des deux locomotives (France TélécomSCOT Trégor – Etat des lieux – Côtes d’Armor Développement – Version 11/2008 Page 9
  • 10. R&D et Alcatel CIT) sont très directement touchées par ces accidents économiques et sociaux. Cette réalité est renforcée par le fait que certaines de ces PME et PMI ont été créées par des cadres et chercheurs issus des grands groupes lannionais. Dotés de très grandes compétences techniques, particulièrement innovants, ils n’ont, par contre, pas toujours suffisamment consolider leur démarche commerciale. SCOT Trégor : répartition des établissements actifs (en VA) par SCOT Trégor : répartition des effectifs salariés (en VA) par tranche tranche deffectif salarié au 31/12/2005 deffectif salarié au 31/12/2005 (Source : CLAP - INSEE) (Source : CLAP - INSEE) 2 500 4 000 3 500 2 000 3 000 1 500 2 500 2 000 1 000 1 500 1 000 500 500 0 0 0 1-4 5-9 10-19 20-49 50-99 100- 200- > 500 1-4 5-9 10-19 20-49 50-99 100- 200- > 500 199 499 199 499 Appareil productif Economie résidentielle Fonction publique Appareil productif Economie résidentielle Fonction publique SCOT Trégor : les 46 entreprises de plus de 50 salariés (au 31/12/2006) salariésRaison sociale Commune Effectif NAF 4 NAF 16 (31/12/06)FRANCE TELECOM SERVICES DIVERS LANNION 1301 TERTIAIRE SERVICES AUX ENTREPRISESALCATEL LUCENT FRANCE LANNION 1096 INDUSTRIE INDUSTRIE DES BIENS DEQUIPEMENTSSTE PERLANDIS CENTRE LECLERC LANNION 208 TERTIAIRE COMMERCECREYF S INTERIM LANNION 175 TERTIAIRE SERVICES AUX ENTREPRISESDISTRIBUTION CASINO FRANCE DCF GEANT LANNION LANNION 169 TERTIAIRE COMMERCEHARMER SIMMONS (FRANCE) S.A.S. LANNION 154 INDUSTRIE INDUSTRIE DES BIENS DEQUIPEMENTSCTE CANTONAL LANNION LANNION 129 TERTIAIRE EDUCATION, SANTE, ACTION SOCIALECRIT INTERIM LANNION 123 TERTIAIRE SERVICES AUX ENTREPRISESCRIT LANNION 123 TERTIAIRE SERVICES AUX ENTREPRISESCEGELEC OUEST LANNION 121 CONSTRUCTION CONSTRUCTIONSOCIETE DE TRANSPORT AFFRETEMENT DU TREGOR PLOUNEVEZ MOEDEC 120 TERTIAIRE TRANSPORTSEMERAUDE I D LANNION 114 TERTIAIRE EDUCATION, SANTE, ACTION SOCIALEADECCO TRAVAIL TEMPORAIRE ADECCO LANNION 114 TERTIAIRE SERVICES AUX ENTREPRISESSA TEAMLOG LANNION 112 TERTIAIRE SERVICES AUX ENTREPRISESPOLYCLINIQUE DU TREGOR LANNION 108 TERTIAIRE EDUCATION, SANTE, ACTION SOCIALEDEVOTEAM SRIT LANNION 105 TERTIAIRE SERVICES AUX ENTREPRISESSAFRAN LANNION 96 INDUSTRIE INDUSTRIE DES BIENS DEQUIPEMENTSNOVATECH INDUSTRIES SLPE PLOUMILLIAU 95 INDUSTRIE INDUSTRIE DES BIENS INTERMEDIAIRESL AGAPA PERROS GUIREC 92 TERTIAIRE SERVICES AUX PARTICULIERSADM ETS LA POSTE DORH LANNION 83 TERTIAIRE SERVICES AUX ENTREPRISESPLESDIS SUPER U PLESTIN LES GREVES 80 TERTIAIRE COMMERCERADIO FREQUENCY SYSTEMS FRANCE CGTI CELWAVE LANNION 80 INDUSTRIE INDUSTRIE DES BIENS DEQUIPEMENTSSAS SOLUTIONS PLASTIQUES INDUSTRIE LANNION 78 INDUSTRIE INDUSTRIE DES BIENS INTERMEDIAIRESSTE VAFILUC INTERMARCHE LANNION 75 TERTIAIRE COMMERCEANRH LANNION 73 TERTIAIRE EDUCATION, SANTE, ACTION SOCIALENOVATECH INDUSTRIES SLPE LANNION 72 INDUSTRIE INDUSTRIE DES BIENS INTERMEDIAIRESTREGARMOR SUPER U TREGASTEL 71 TERTIAIRE COMMERCESA LE GRAND MATECO LANNION 70 TERTIAIRE COMMERCECOLANDIS CENTRE LECLERC LANNION 65 TERTIAIRE COMMERCESTE KOS INTERMARCHE ST QUAY PERROS 65 TERTIAIRE COMMERCEADREXO SDP LANNION 65 TERTIAIRE SERVICES AUX ENTREPRISESTREHOREL LANNION 64 TERTIAIRE SERVICES AUX ENTREPRISESADAPEI 22 LANNION 59 TERTIAIRE EDUCATION, SANTE, ACTION SOCIALEEURO PROCESS LANNION 58 INDUSTRIE INDUSTRIE DES BIENS INTERMEDIAIRESFRANCE TELECOM SERVICES DIVERS LANNION 58 TERTIAIRE SERVICES AUX ENTREPRISESVEDIORBIS LANNION 58 TERTIAIRE SERVICES AUX ENTREPRISESEIFFAGE CONSTRUCTION BRETAGNE ECB LANNION 57 CONSTRUCTION CONSTRUCTIONBAIR INTERMARCHE PLOULECH 56 TERTIAIRE COMMERCEAEP LANNION LANNION 56 TERTIAIRE EDUCATION, SANTE, ACTION SOCIALECASINO DE PERROS ET COTE GRANIT ROSE PERROS GUIREC 56 TERTIAIRE SERVICES AUX PARTICULIERSKERGUS PLESTIN LES GREVES 54 TERTIAIRE EDUCATION, SANTE, ACTION SOCIALESTE GARAGE DES COTES DARMOR LANNION 53 TERTIAIRE COMMERCESOC INTERNAT DE METALLURGIE DE L INOX SIMETI LANNION 52 INDUSTRIE INDUSTRIE DES BIENS INTERMEDIAIRESKERLUDE BTA (Liquidation en cours Juin 2008) LOGUIVY PLOUGRAS 51 INDUSTRIE INDUSTRIE DES BIENS DE CONSOMMATIONCOUVOIR PERROT POMMERIT JAUDY 50 AGRICULTURE AGRICULTURE, SYLVICULTURE & PECHES.N. P.E.C.I. PERROS GUIREC 50 INDUSTRIE INDUSTRIE DES BIENS INTERMEDIAIRES SCOT Trégor – Etat des lieux – Côtes d’Armor Développement – Version 11/2008 Page 10
  • 11. En termes d’attractivité la zone d’emploi de Lannion, dont les limites géographiques sont relativement termes d’attractivité,proches de celles du périmètre d’étude, se situe au 132ème rang parmi les 348 ZE françaises. Autrement dit,l’attrait économique exercé par le Trégor est supérieur à la moyenne nationale. Il en est de même au niveaurégional : 8ème rang sur 18.Ce bon classement ne doit rien au hasard et résulte de nombreux facteurs : la qualité des infrastructures, unedensité économique relativement élevée (cf. définition ci-dessous), la qualité des services aux entreprises,une proportion d’emplois de haut niveau bien plus importante que celle observée dans des agglomérationsde même dimension et équivalente à celle de ville comme Montpellier ou Toulouse, la présence de nombreuxcentres de formation supérieure (1.500 étudiants soit environ 2% des étudiants en Bretagne) ou derecherches et les nombreux partenariats établis avec de très nombreuses entreprises locales, la dynamiquede création d’entreprises plutôt bonne notamment dans la sphère productive ainsi que dans le secteur desservices aux entreprises, une capacité à intéresser des entreprises d’Ile-de-France mais aussi à fidéliser lesétablissements existants, un bilan migratoire d’entreprises positif (Entre 1998 et 2004, la ZE de Lannion aaccueilli 60 établissements du secteur de léconomie productive et enregistré «seulement» 35 départs).Ce classement national de la ZE de Lannion serait sans doute bien meilleur si elle n’était pas pénalisée parles baisses répétées d’emplois dans certains secteurs ainsi que par une relative faiblesse voire l’absence decertains équipements (aéroports, gare TGV, région en situation «d’impasse» et absence de carrefour routiermajeur…)Densité économique : nombre d’emplois salariés des services marchands (hors emplois agricoles rapporté à la surface du territoire(ZE de Lannion : 17 emplois / km², médiane France : 13,3)1.5 - Géographie des établissements et des emploisSans surprise, on observe que près de 70% des établissements et 82% des salariés recensés dans le cadrede CLAP sont concentrés sur le territoire de Lannion Trégor Agglomération. Le Trégor compte un seul pôleurbain, celui de Lannion, qui concentre l’essentiel des entreprises, des emplois et qui exerce son influencesur les communes périphériques. Communes du SCOT du TREGOR Communes du SCOT du TREGOR Nombre total détablissements actifs au 31/12/2005 Nombre total de salariés au 31/12/2005 1 500 13 000 750 6 500 150 1 300 Source : Insee - CLAP au 31/12/2005 Source : Insee - CLAP au 31/12/2005 Cartographie : CAD22 - Armorstat.com - avril 2008 Cartographie : CAD22 - Armorstat.com - avril 2008Tous les grands établissements (+ de 100 salariés), à l’exception d’un seul (La STAT à Plounévez-Moëdec),sont implantés sur la seule commune de Lannion ainsi que 34 des 46 entreprises de plus de 50salariés (source : Fichier entreprises CAD22, cf. tableau précédent). Au total, elle concentre34,6% des établissements et 61.95% des personnes employées. Si l’on y rajoute les données de Perros-Guirec, seconde agglomération du territoire, ces deux communes réunissent au total 48,72% desétablissements et 69,53% des travailleurs. Le solde des entreprises et employés est réparti de manièrerelativement homogène sur le reste du territoire avec un avantage toutefois pour les communes sièges dezones et d’espaces d’activités qui concentrent une bonne part des établissements et entreprises.SCOT Trégor – Etat des lieux – Côtes d’Armor Développement – Version 11/2008 Page 11
  • 12. Trégastel Perros-Guirec St-Quay-Perros Lannion Pommerit- Ploulech Jaudy Ploumilliau Plestin- Les-Grèves Communes du SCOT du TREGOR Les 46 entreprises de 50 salariés et plus en 2006 Plounevez-Moëdec Agriculture, sylviculture Commerce Industries des biens de consommation Transports Industrie des biens déquipements Services aux entreprises Loguivy-Plougras Industrie des biens intermédiaires Services aux particuliers Construction Education, santé, action sociale Source : Fichier entreprises de CAD - données au 31/12 Cartographie : CAD22 - Armorstat.com - mai 20081.6-Répartition et évolution par grand secteur d’activité de l’emploi salarié du secteurprivé de 1993 à 2006Au 31/12/2006, le Trégor comptait 14.317 emplois salariés dans le secteur privé13 soit 3.721 de plus qu’en1993 (+35,12%). La répartition de ces emplois entre les 4 grands secteurs d’activités est sensiblementdifférente de celle des emplois salariés issues des données CLAP (cf. point 3). La forte progression de l’emploi salarié du secteur privé est comparable à celle observée à l’échelle départementale (+34,07%). Toutefois, la comparaison des indices d’évolution des effectifs salariés (base 100 en 1993) conduit à constater que, si les évolutions en Côtes d’Armor et en Bretagne ont été relativement régulières, continues et sont restées parallèles tout au long de la période, elle a été plus perturbée sur le territoire du SCOT. Ainsi, l’évolution de l’emploi salarié du secteur privé sur le Trégor depuis 1993 comprend plusieurs périodes distinctes :• de 1993 à 2001 : au cours de cette période, 3.804 nouveaux emplois privés sont apparus dans le Trégor. Le rythme de création de postes salariés (+35,9%) a été supérieur à celui observé en Côtes d’Armor (+27,06%) et en Bretagne (+27,86%) et il s’est accéléré à plusieurs reprises (en 1994 puis entre 1998 et 2001) ;• de 2002 à 2004 : durant ces 3 années, 1.625 emplois ont été perdus par rapport à l’effectif de 2001 (- 11,28%). Dan le même temps, l’effectif salarié départemental dans le secteur privé est resté relativement stable (+1,07%) alors qu’il a continué de croître au niveau régional (+3,43%).• de 2005 à 2006 : cette dernière et courte période a été marquée par une relance assez nette de la création d’emplois dans le Trégor. Elle se termine par un solde positif d’emplois (+1.542) correspondant à une hausse relative de 12,07% bien supérieure à celle observée en Côtes d’Armor (+4,39%) ou en Bretagne (+3,57%).Contrairement à la plupart des territoires costarmoricains, l’évolution de l’emploi dans le Trégor est erratique.Elle varie en effet au rythme des succès mais aussi des difficultés rencontrés par les filières économiquesdominantes (électronique, télécommunications…).13 Source : ASSEDIC de Bretagne (y compris intérim, hors agriculture et secteur coopératif).SCOT Trégor – Etat des lieux – Côtes d’Armor Développement – Version 11/2008 Page 12
  • 13. Ainsi, le retournement d’activité en 2001 dans lessecteurs de l’électronique et de la téléphonie a stoppé SCOT Trégor : répartition des emplois salariés du secteur privéla croissance ininterrompue depuis 1993 de l’emploi (y compris intérim, hors agriculture et secteur coopératif)salarié du secteur privé. Cette situation a duré deux au 31/12/2006 (Source : ASSEDIC) 2981années avant qu’un nouveau rebond n’intervienne en 21%2005 confirmé en 2006.A noter que la dynamique de création d’emplois aucours des années 1990 et au début des années 2000 6726a favorisé l’arrivée sur le territoire de très nombreux 47% 1472 10%actifs, et notamment de jeunes actifs, désireux decontinuer à résider et à travailler dans le Trégor. Or,depuis quelques années, cette croissance de la 3130population active suit un rythme supérieur à celle des 22%créations d’emplois d’où l’apparition d’un déséquilibre Industrie Construction Commerce Servicesentre le nombre d’emplois proposés et la populationactive résidante. SCOT Trégor : évolution des emplois salariés du secteur privé SCOT Trégor : évolution des emplois salariés du secteur (y.c. intérim) de 1993 à 2006 (Source : ASSEDIC de privé (y.c. intérim) par grand secteur dactivité de 1993 à 2006 Bretagne) (Source : ASSEDIC de Bretagne) 16000 7000 14000 6000 12000 5000 10000 4000 8000 3000 6000 4000 2000 2000 1000 0 0 1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 Industrie Construction Commerce ServiceLes difficultés plus grandes que dans le passé rencontrées de certaines catégories de demandeurs d’emploisà trouver un contrat de travail illustre cette nouvelle donne14. Si ce déséquilibre naissant devait s’accentuer,il pourrait obliger des actifs a quitter le territoire avec les conséquences économiques et démographiquesliées.Selon les 4 grands secteurs d’activités, l’évolution de l’emploi salarié privé sur la période 1993-2006 a ététrès différente. Les gains d’emplois concernent les secteurs des services (+3.066, +83,77%), du commerce(+960, +44,24%) et de la construction (+272, +22,66%).Seule la branche industrie termine la période par un solde négatif (-582, -16,33%). Cette dernière a pourtantconnu une évolution comparable à celle des trois autres secteurs d’activités jusqu’en 2001, année à partir delaquelle, les effectifs ont commencé à se réduire. 1.986 emplois ont ainsi été perdus entre 2000 et 2006 (-39,98%) notamment dans le secteur de la fabrication d’équipements et de composants électriques etélectroniques.14 La relance de lemploi en 2004, confirmée en 2005 puis, à un degré moindre en 2006, a réduit partiellement le nombre de demandeurs demploi du Trégor. La zone demploi de Lannion comptait au 30 juin 2007 près de 2 200 demandeurs demploi de catégorie 1, soit 400 de moins quun an auparavant et presque 1 000 de moins quen juin 2003. Le chômage avait fortement augmenté pendant les difficultés de la filière électronique en 2002 et 2003. Il revient à un niveau plus proche de la moyenne régionale en 2007. La part des femmes parmi ces demandeurs est en revanche en augmentation sur cette période, ce qui révèle sans doute des difficultés de réinsertion en entreprises plus fortes pour les femmes. Sur lensemble de la Bretagne, la part des femmes parmi les demandeurs demploi est toutefois plus élevée. Les proportions de 50 ans et plus et de chômeurs de longue durée sont supérieures aux moyennes départementale et régionale. Lorsque les difficultés économiques augmentent les demandeurs de ces 2 catégories éprouvent davantage de difficultés à sortir du chômage.SCOT Trégor – Etat des lieux – Côtes d’Armor Développement – Version 11/2008 Page 13
  • 14. Evolution comparée en indice (base 100 en 1993) de lemploi SCOT Trégor : évolution annuelle (en %) de lemploi salarié salarié (y.c. intérim) du secteur privé de 1993 à 2006 du secteur privé (y.c. intérim) de 1993 à 2006 (Source : ASSEDIC de Bretagne) (Source : ASSEDIC de Bretagne) 140 12% 135 10% 8% 130 6% 125 4% 120 2% 115 0% -2% 110 -4% 105 -6% 100 -8% 1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 SCOT Trégor Côtes dArmor BretagneCertains établissements ou entreprises ont pris la décision de réduire leur effectif salarié (Alcatel CIT, SAGEM,Lucent Technologies, Solutions Plastiques…), d’autres, jusque là généralement très performants, ontdisparus (Alcatel Optronics, Corvis Algety, Higwave, Optical Technologies, AITAP…). Parallèlement, et au coursde la même période, les emplois dans les autres secteurs ont continué de progresser notamment dans lesecteur des services qui a littéralement «explosé» à partir de 2004. Evolution des emplois salariés privés du secteur de lindustrie (y.c. intérim) entre 1993 et 2006 (Source : ASSEDIC de Bretagne) Biens déquipements électriques et électroniques -815 Produits minéraux -28 Eau, gaz, électricité -13 Bois, papier -1 Pharmacie, parfumerie, entretien 0 Composants électriques, électroniques 1 Construction navale, aéronautique, ferroviaire 2 Habillement, cuir 2 Eédition, imprimerie, reproduction 3 Biens déquipements mécaniques 6 Equipements du foyer 7 Textile 11 Automobile 12 IAA 15 Chimie, caoutchouc, plastiques 101 Métallurgie, transformation des métaux 115 -1000 -800 -600 -400 -200 0 200 400Secteur de l’industrie : les pertes d’emplois les plus conséquentes entre 1993 et 2006 concernent labranches des «biens déquipements électriques et électroniques» (-815 postes), pertes qui sont loin d’êtrecompensées par les gains d’emplois obtenus, notamment, dans les secteurs la «métallurgie et latransformation des métaux» (+115) ainsi que de la «chimie, caoutchouc et plastiques» (+101).Secteur du commerce : Les emplois salariés ont progressé dans les trois branches d’activités commerciales.Cette augmentation a toutefois été plus importante dans le secteur du «commerce de détail et de laréparation» (+792) que dans celle du «commerce et la réparation automobile» (+118) ou du «commerce degros» (+50).Secteur des services : Seules les branches d’activités de «l’éducation» et des «activités associatives et extra-territoriales» ont vu leur effectif d’emplois salariés baisser entre 1993 et 2006 et, cela, dans des proportionsfaibles (respectivement -67 et 33 salariés). Toutes les autres branches du secteur des services ont progressénotamment les branches des «postes et télécommunication» (+1.075 emplois salariés), des «servicesopérationnels» (+658), de «conseil et assistance» (+564) ainsi que, dans une moindre mesure, de «l’hôtellerieet de la restauration» (+295) ou de la «santé et action sociale».SCOT Trégor – Etat des lieux – Côtes d’Armor Développement – Version 11/2008 Page 14
  • 15. Evolution des emplois salariés privés du secteur des services (y.c. intérim) entre 1993 et 2006 (Source : ASSEDIC de Bretagne) Education -67 Activités associatives, extra-territoriales -33 Recherche et le développement 9 Administration publique 22 Transports 22 Services de personnels et domestiques 34 Activités financières 51 Activités récréatives 113 Activités immobilières 124 Santé, action sociale 209 Hôtels, restaurants 295 Conseil, assistance 564 Services opérationnels 648 Poste, télécommunications 1075 -200 0 200 400 600 800 1000 1200 Evolution de l’emploi salarié du secteur privé de 1993 à 2006 (y compris intérim, hors agriculture et coopératives) Source : ASSEDIC 1.7 – Les sphères d’activités Une autre façon d’appréhender l’activité économique du Trégor est d’analyser sa structure sur la base d’un découpage en trois sphères qui renvoient à des logiques différentes de localisation de l’activité : • la sphère «productive» englobe les secteurs orientés vers les marchés extérieurs au territoire considéré. Cest la partie de léconomie la plus exposée aux contraintes et aux +2.600 chocs de léconomie mondialisée auxquels est davantage confronté le Trégor que d’autres territoires costarmoricains ou bretons : l’em- ploi suit les entreprises. On y retrouve essentiellement l’industrie 0 ainsi que les secteurs de l’énergie, 0 des services aux entreprises, du -61 transport de marchandises, du commerce de gros et une partie des activités immobilières ; Evolution de l’emploi salarié par secteur d’activités : cf. cartes ci-après d’activités• la sphère «résidentielle» contient les services marchands aux personnes, qui se développent près des lieux où les populations résident ou simplement séjournent comme les touristes : lemploi suit la population. Sont compris principalement dans cette sphère les services aux particuliers, la construction, l’éducation (hors fonction publique), la santé, l’action sociale, le commerce de détail, les activités financières ainsi que le transport de voyageurs ;• enfin, la sphère «publique», dont la localisation est dabord commandée par lorganisation administrative du territoire. On y trouve les emplois relevant des trois fonctions publiques : Services de l’Etat, fonctions publiques territoriale et hospitalière.SCOT Trégor – Etat des lieux – Côtes d’Armor Développement – Version 11/2008 Page 15
  • 16. d’activités Evolution de l’emploi salarié du secteur privé de 1993 à 2006 par secteur d’activités (y compris intérim, hors agriculture et coopératives) Source : ASSEDIC Rouge : évolution positive - Bleu : évolution négative Secteur Industries Secteur Construction Secteur Services Secteur CommercesCe découpage sectoriel reste schématique puisque, bien entendu, tous les secteurs sont productifs et donccréateurs de valeur ajoutée. Par ailleurs mêmes les services aux personnes, comme le tourisme par exemple,ne sont pas à labri de la conjoncture internationale. Les activités de la fonction publique sont, elles même,très diverses et la localisation des emplois publics peut obéir à des logiques variables selon que prévalent lesimpératifs de proximité ou de centralité (définition INSEE).Au 31 décembre 2005, 4.263 établissements actifs étaient recensés par l’INSEE dans les 44 communesincluses dans le champ d’études (14,14% de l’ensemble des établissements répertoriés en Côtes d’Armor). Nombre détablissements actifs au 31/12/2005 par sphère dactivité Source : CLAP - INSEE Appareil Economie Fonction Total Part EPCI EPCI - Communes productif résidentielle publique SCOT commune Beg Ar Chra 63 229 30 322 7.55% Centre Trégor 57 129 20 206 4.83% Lannion Trégor Agglomération 645 2 136 191 2 972 69.72% Pays Rochois 36 99 16 151 3.54% Mantallot 5 4 1 10 0.23% Perros-Guirec 105 482 15 602 14.12% 14.12% Total SCOT TREGOR 911 3 079 273 4 263 100.00% Total Côtes dArmor 7 304 20 901 1 943 30 148 Part SCOT TREGOR 12.47% 14.73% 14.05% 14.14%La répartition des établissements et des emplois salariés du Trégor et des Côtes d’Armor divergent peu.Autrement-dit, le territoire d’étude ne se distingue pas réellement du reste du département si ce n’est par unelégère surreprésentation des établissements de la sphère résidentielle au détriment de l’économieproductive.Une proportion très importante des établissements (entre 62 et 77% selon les tranches d’effectifs) quin’emploient pas ou peu de salariés (moins de 10), relève de la sphère économique résidentielle.En effet, la plupart entreprises qui sont rattachées à cette sphère d’activité concernent les établissements deservices aux particuliers, de construction, de commerce de détail et d’activités financières qui ne sont pas, enrègle générale, de «gros» employeurs.Au fur et à mesure que l’on progresse vers les tranches d’effectifs les plus importantes, un rééquilibrages’opère. En effet, la part de la sphère résidentielle, à la fois au niveau du nombre d’établissement et deseffectifs salariés, diminue progressivement au profit de la sphère productive mais surtout de la fonctionpublique dans lesquels l’on retrouve les établissements les plus importants.SCOT Trégor – Etat des lieux – Côtes d’Armor Développement – Version 11/2008 Page 16
  • 17. La sphère résidentielle soutenue par le haut niveau de résidentielle, SCOT Trégor : répartition des établissements actifsrevenus d’une partie de la population (active et par sphère dactivité au 31/12/2005retraitée) et par l’activité touristique, est en effet, et de (Source : CLAP - INSEE) 273très loin, la plus importante : 72,23% des 6% 911établissements contre 21,37% pour l’appareil productif 21%et seulement 6,4% pour la fonction publique.Toutefois, la même comparaison appliquée auxeffectifs salariés conclut, à l’inverse, à un relatiféquilibre dans la répartition des 20.500 emploisrecensés entre les sphères résidentielle (39,03%),productive (34,53%) et publique (26,44%).Le développement de l’économie résidentielle est lié àla fois à l’augmentation de la population, à la 3 079 73%progression des salaires et revenus des habitants ainsi Appareil productif Economie résidentielle Fonction publiquequ’au dynamisme de lactivité touristique. Effectifs salariés des établissements actifs au 31/12/2005 par sphère dactivité Source : CLAP - INSEE Appareil Economie Fonction Part EPCI EPCI - Communes Total productif résidentielle publique commune commune Beg Ar Chra 317 448 214 979 4.78% Centre Trégor 248 173 160 581 2.83% Lannion Trégor Agglomération 6 213 6 092 4 530 16 835 82.13% Pays Rochois 91 322 105 518 2.53% Mantallot 21 8 1 30 0.15% Perros-Guirec 187 958 409 1 554 7.58% TREGOR Total SCOT TREGOR 7 077 8 001 5 419 20 497 100.00% Total Côtes dArmor 51 909 65 810 43 651 161 370 Part SCOT TREGOR 13.63% 12.16% 12.41% 12.70%Or, léconomie résidentielle du Trégor est confortée par SCOT Trégor : répartition des effectifs salariés par sphère dactivité au 31/12/2005lattrait durable qu’il exerce, notamment, sur les (Source : CLAP - INSEE)ménages retraités, souvent aisés, mais également surles actifs. Ainsi, les personnes en activité qui résident 5 419sur le territoire, et qui occupent un emploi à l’extérieur 26% 7 077de la zone d’étude, sont 2 fois plus nombreuses que 35%celles qui viennent y travailler.En général, ils effectuent des navettes quotidiennesavec les zones d’emplois limitrophes15. Beaucoupexercent une profession intermédiaire et sont aussibien des cadres que des ouvriers ou des techniciens.Après avoir perdu, pour certains, leur emploi danslindustrie ou la filière télécom, ils ont trouvé un poste 8 001 39%géographiquement plus éloigné de leur lieu derésidence misant sur une relance de l’emploi pour se Appareil productif Economie résidentielle Fonction publiquerapprocher à nouveau de leur domicile.Par ailleurs, une part non négligeable des actifs résidents, généralement des cadres des grandes entreprisestrégoroises, en mission plus ou moins longue ou détachés dans des entreprises de la région parisienne, ontfait le choix d’effectuer des déplacements hebdomadaires plutôt que de se rapprocher de leur lieu de travaileffectif.Quant aux effets positifs de l’économie touristique sur le développement de la sphère résidentielle, ils sont,en réalité, moindres que ceux produits par la population résidente. En effet, une étude réalisée en 2003estimait que l’ensemble des activités touristiques représentait environ 900 emplois salariés en moyenne sur15 Le solde des déplacements domicile-travail est toujours favorable à la zone de Lannion (Solde des sorties-entrées : environ + 900 avec la ZE de Saint-Brieuc, +580 avec Morlaix et +400 avec Guingamp et Rennes).SCOT Trégor – Etat des lieux – Côtes d’Armor Développement – Version 11/2008 Page 17
  • 18. lannée dans la zone d’emploi de Lannion (environ 700 emplois lhiver et 1.100 emplois pendant la saisonestivale). Ces emplois ne représentent en fait qu’un peu plus de 3% de lemploi salarié total, proportionidentique à celle observée en Côtes-dArmor et inférieure à la moyenne régionale (3,7%).Retenir, par ailleurs, que s’ils sont les plus nombreux, les établissements relevant de l’économie résidentiellesont aussi ceux qui, en règle générale, distribuent les salaires les moins importants. En effet, ils regroupentprès des 3/4 des établissements et 40% des salariés et ne distribuent qu’un 1/3 des rémunérations. Nombre de retraités au km² par EPCI en 1999 Les retraites et pensions dans les EPCI des Côtes dArmor pour lannée 2005 Montant annuel moyen de la retraite < à 10 et de la pension dun foyer fiscal en 2006 10 à 20 Moins de 13 500 € 20 à 30 13 500 à 15 000 € 30 et plus 15 000 à 16 500 € 16 500 € et plus Moyenne = 15 003 € Médiane = 14 311 € Moyenne = 20,5 Source : Ministère de lEconomie, des Finances et de lIndustrie - IRCOM 2005 Médiane = 14,1 Cartographie : Côtes dArmor Développement - Octobre 2007 Source : Insee - recensement de population 1999 - exploitation complémentaire Cartographie : Côtes dArmor Développement - Octobre 2007A noter également que le développement d’une économie résidentielle suppose de nombreux emplois offrantun large éventail de métiers et de niveaux de qualification. Les territoires doivent toutefois être attentifs aufait que ce développement ne soit pas fondé sur une logique unique au service, par exemple, des seulespopulations âgées (L’illusion de «l’or gris») et qu’il ne se fasse pas au détriment de l’économie productiveégalement source de richesses.D’autre part, si les dynamiques résidentielles peuvent générer activités et emplois, elles doivent êtremaitrisées car elles s’appuient sur des équilibres parfois fragiles : une bonne gestion du cadre de vie, unemixité sociale… Ainsi, une attractivité trop forte de certains territoires peut générer certaines tensions tellesqu’une trop forte pression foncière (demande supérieure à l’offre qui participe à l’augmentation des prix dufoncier et donc à la création d’inégalités sociales) ou une altération des atouts locaux : l’attractivité d’unterritoire est due pour partie à ses atouts naturels et environnementaux, la concentration excessive depopulation pouvant, dans certains cas, entraîner un risque de désaffection de ce territoire. Autant derisques que le Schéma de cohérence territoriale du Trégor peut et doit limiter.Sphère publique : Le Trégor compte de nombreux établissements importants, notamment dans les secteursde la santé (hôpitaux, centre héliomarin…), de l’enseignement supérieur ou de la recherche, qui participent àla consolidation de la sphère publique16. Celle-ci occupe une place importante, équivalente, voire supérieure,à celle constatée dans des agglomérations plus importantes alors même que Lannion n’est pas ville sièged’administrations importantes : 6% seulement des établissements mais 26,44% des effectifs salariés,proportion égale à celle observée en Bretagne et légèrement inférieure à celle des Côtes d’Armor (27,05%).La sphère publique distribue 30% des rémunérations dont les ¾ aux salariés des secteurs de l’éducation, dela santé et de laction sociale.La sphère productive (21% des établissements et 35% des effectifs salariés) regroupe les activités orientéesvers les marchés extérieurs, lindustrie, les services aux entreprises, le transport de marchandises et lecommerce de gros et lénergie. Dans le Trégor, elle sappuie en réalité principalement sur les activités desfilières des télécoms et des technologies de l’information, cette hyperspécialisation constituant un facteur defragilisation de l’économique locale, ainsi que le montrent les fréquentes fluctuations demplois.16 La sphère publique regroupe les établissements relevant de lune des trois fonctions publiques, État, santé et territoriale et les établissements employant des salariés de la fonction publique (établissements denseignement privés, syndicats intercommunaux...).SCOT Trégor – Etat des lieux – Côtes d’Armor Développement – Version 11/2008 Page 18
  • 19. Les salaires et traitements dans les EPCI des Côtes dArmor pour lannée 2005 Evolution du taux de mobilité* en nombre de points entre 1990 et 1999 Montant annuel moyen du salaire et du traitement dun foyer fiscal en 2006 < à 10 points 10 à 12 points Moins de 18 300 € 13 à 15 points 18 300 à 19 300 € > à 15 points 19 300 à 20 300 € 20 300 € et plus * non compris les navettes internes Moyenne = 19 354 € Médiane = 19 158 € Moyenne = 12,3 % Source : Insee - recensement de population 1999 Médiane = 13,0 % Source : Ministère de lEconomie, des Finances et de lIndustrie - IRCOM 2005 Cartographie : Côtes dArmor Développement - Octobre 2007 Cartographie : Côtes dArmor Développement - Décembre 2007Ces activités génèrent à la fois de la valeur ajoutée et de bons salaires. Elle distribue la part la plusimportante des revenus salariaux du territoire (40%) et contribue ainsi fortement à la formation du revenu desménages trégorois. Comme en Bretagne, la sphère productive génère davantage de revenus que la sphèrerésidentielle. Toutefois, les écarts sont amplifiés par limportance des emplois qualifiés de la sphèreproductive de Lannion.Sphères d’activités, analyse spatiale :Majoritaires dans 19 des 45 communes du Trégor, les établissements relevant de la sphère résidentielle sontlargement prépondérants en nombre dans les 6 composantes territoriales qui forment le périmètre d’étude (4communautés et 2 communes). Répartition (en %) des effectifs salariés par sphère dactivité au 31/12/2005 (Source : INSEE - CLAP) 100% 90% 22% 20% 28% 27% 26% 26% 27% 27% 80% 70% Communes et groupements de communes du SCOT du TREGOR 60% 30% 46% 36% 39% 50% 41% Répartition des établissements actifs 62% par sphère dactivité au 31/12/2005 62% 40% 70% Etablissements 30% 3 000 20% 43% 32% 37% 35% 32% 1 500 10% 18% 12% 300 0% Centre Trégor Lannion Trégor Beg Ar Chra Perros-Guirec Total SCOT Pays Rochois Total Côtes Mantallot Agglomération TREGOR dArmor Sphère productive Sphère résidentielle Sphère publique Source : Insee - CLAP au 31/12/2005 Cartographie : CAD22 - Armorstat.com - avril 2008 Appareil productif Economie résidentielle Fonction publiqueToutefois, selon les territoires, leur poids relatif par rapport à l’ensemble des établissements varie de 62%(Centre Trégor) à 80% (Perros-Guirec) si l’on fait abstraction de la commune de Mantallot (40%) qui ne peutêtre considérée comme représentative compte-tenu de sa taille et du nombre d’établissements concernés. Auniveau communal, l’intervalle entre les extrêmes est de 54 points (33 à 87% des établissements).Ces écarts sont encore plus importants en termes d’emplois y compris entre des territoires pourtant a prioritrès similaires. Ainsi, le poids des effectifs salariés relevant de l’économie résidentielle varie, dans lescommunes, de 0 à 80% et, au niveau intercommunal, de 30% (Centre Trégor) à 62% (Pays Rochois), ces deuxcommunautés ayant pourtant des caractéristiques à prime abord très semblables.La présence sur le territoire du Centre Trégor d’un espace d’activités relativement important et d’un certainnombre de PME et PMI suffit à modifier très sensiblement la structure de son tissu économique. Ceci luiconfère les proportions d’établissements (28%) et d’emplois (43%) dans la sphère productive les plusimportantes du territoire, assez nettement supérieures aux valeurs moyennes du Trégor (respectivement 21SCOT Trégor – Etat des lieux – Côtes d’Armor Développement – Version 11/2008 Page 19
  • 20. et 35%) et des Côtes d’Armor (24% et 32%) ou aux proportions observées sur les territoires desCommunautés de Lannion Trégor Agglomération (22 et 37%) ou encore de Beg-Ar-C’hra (20 et 32%).La sphère publique est celle pour laquelle les écartsentre le poids relatif des emplois salariés dans les sixcomposantes territoriales du Trégor sont les moinsimportants (7 points). Ceci peut apparaître paradoxal sil’on se rappelle que cette sphère, dont «la localisationest dabord commandée par lorganisationadministrative du territoire…», recouvre principalementles emplois relevant des trois fonctions publiques (Etat,territoriale, hospitalière) que l’on s’attend a priori a Communes du SCOT du T REGORtrouver concentrés dans l’agglomération lannionaise. Poids des salariés de la sphère résidentielle dans le total des effectifs salariés au 31/12/2005Ce rééquilibrage résulte, pour partie, du 0%développement important, dans les secteurs 10 à 25 % 25 à 39 %périurbains et ruraux, de différentes administrations 39 à 60 % 60 à 80 %locales (dans les EPPCI notamment) et services Moyenne SCOT : 39,03 % Moyenne 22 : 40,78 %publiques à la population notamment en direction de Source : Insee - CLAP au 31/12/2005 Cartographie : CAD22 - Armorstat.com - avril 2008certains publics (personnes âgées, demandeursd’emplois, enfants et adolescents…). Communes du SCOT du TREGOR Communes du SCOT du TREGOR Poids des salariés de la sphère publique Poids des salariés de la sphère productive dans le total des effectifs salariés au 31/12/2005 dans le total des effectifs salariés au 31/12/2005 < à 10 % 0 % 10 à 26 % 0 à 10 % 26 à 50 % 10 à 24 % 50 à 70 % 36 à 50 % 80 à 100 % 50 à 70 % Moyenne SCOT : 26,44 % Moyenne SCOT : 34,53 % Moyenne 22 : 27,05 % Moyenne 22 : 32,17 % Source : Insee - CLAP au 31/12/2005 Source : Insee - CLAP au 31/12/2005 Cartographie : CAD22 - Armorstat.com - avril 2008 Cartographie : CAD22 - Armorstat.com - avril 2008 L’économie résidentielle, levier de développement des territoires costarmoricains ? Une analyse cartographique des Communautés d’agglomération et de communes des Côtes d’Armor, à partir d’un certain nombre d’indicateurs, permet de mieux appréhender et de comparer le niveau d’attractivité résidentielle des territoires infra-départementaux. Pour ce faire, 7 indicateurs ont été retenus qui : 1) d’une part, mesurent l’attractivité résidentielle des EPCI : part des migrants résidentiels entrant dans la population totale de la communauté de communes ou d’agglomération : quantifie la proportion de nouveaux habitants sur un territoire ; part des migrants alternants sortant dans le total des actifs occupés de la communauté de communes ou d’agglomération : évalue la proportion de personnes résidant sur un territoire mais travaillant à l’extérieur ; nombre de logements touristiques par km² : identifie les espaces les plus touristiques ; part des retraités dans la population totale ; 2) d’autre part, évaluent la situation financière de leur population : montant annuel moyen des salaires et traitements d’un foyer fiscal ; montant annuel moyen des pensions et retraites d’un foyer fiscal ; 3) et, enfin, estiment l’importance des activités économiques résidentielles : part des emplois salariés de la sphère résidentielle dans le total des emplois salariés (mesure le poids des emplois liés au commerce et aux services à la population). L’analyse croisée des dynamiques résidentielles L’objectif de l’analyse croisée est de différencier les territoires des Côtes d’Armor en fonction du caractère plus ou moins résidentiel de leur population et de leur économie. En effet, lorsque l’on superpose l’ensemble des 7 critères qui viennent d’être commentés, différents territoires apparaissent. La méthode consiste à attribuer à chaque territoire unSCOT Trégor – Etat des lieux – Côtes d’Armor Développement – Version 11/2008 Page 20
  • 21. score allant de 1 à 4, en référence aux quatre classes de valeurs utilisées dans chacune des cartes relatives aux 7 critères étudiés. La somme de ces scores permet alors de regrouper les Communautés en fonction d’un fait résidentiel plus ou moins marqué : plus le territoire obtient un score élevé et plus il peut être considéré comme résidentiel. On peut ainsi établir 5 groupes de communautés, celles qui bénéficient d’une particularité résidentielle «très forte», «forte», «marquée», « modérée » ou enfin « faible ». Les territoires des Côtes d’Armor dont le caractère résidentiel de la population et de l’économie est «très fort» ou «fort » sont quasiment tous localisés à proximité du littoral et incluent les principales agglomérations du département, de DINAN, SAINT-BRIEUC et LANNION. Dans ces communautés, le fait résidentiel «fort» tient essentiellement au niveau moyen élevé des revenus, salaires et pensions, des foyers fiscaux ainsi que, pour LANNION TREGOR Agglomération, à une très forte attractivité touristique. Leur fonction résidentielle est par contre amoindrie par une faible proportion d’actifs sortant de leur territoire communautaire pour aller travailler et une part des retraités assez nettement en deçà de la moyenne départementale. Dans les autres communautés de ces groupes, la fonction «habitat» s’est en général amplifiée au cours des dernières années. Cela concerne, notamment, les capacités d’accueil touristique ainsi que les résidences secondaires dont la progression dans les communes les plus proches du littoral est significative. Dans ces territoires littoraux, le montant moyen des salaires ou plus fréquemment des retraites, est supérieur au niveau moyen départemental. Ils se distinguent des espaces urbains par un poids plus important des emplois de la sphère résidentielle (à l’exception de RANCE FREMUR). Certains d’entre eux bénéficient en outre soit d’une part importante de retraités (PAYS DE MATIGNON, COTE DE PENTHIEVRE) ou de proportions d’actifs « migrants » ou de migrants résidentiels supérieures à la moyenne départementale (SUD GOELO, RANCE FREMUR). Ces mêmes caractéristiques s’appliquent à quelques territoires ruraux ou situés en « arrière du littoral », leur fonction étant amplifiée par une capacité plus grande à attirer de nouveaux habitants, un taux de mobilité des actifs occupés pour aller travailler ainsi qu’un poids des effectifs salariés liés à la sphère résidentielle conséquent. Le fait résidentiel est « marqué » dans des groupements intercommunaux costarmoricains, limitrophes des précédents. Un ensemble homogène apparaît en périphérie de l’agglomération de DINAN et en limite du département d’Ille-et- Vilaine avec lequel les échanges (migrations alternantes) sont de plus en plus nombreux. Les autres territoires apparaissent plus isolés. Ils se différencient des précédents essentiellement par leur moindre capacité à attirer de nouvelles populations, une attractivité touristique peu marquée ainsi que, sauf pour GUINGAMP, des niveaux de revenus, pensions et de salaires, plus faibles que la moyenne départementale. La part des effectifs de la sphère résidentielle est elle aussi en général plus faible (CDC du TRIEUX et de GUINGAMP surtout), le PAYS DE MONCONTOUR faisant exception avec le plus fort taux d’emplois du département. Une mesure du fait résidentiel dans les communautés dagglomération et de communes des Côtes dArmor Dans le reste du département, le fait Carte de synthèse des 7 indicateurs résidentiel apparaît «modéré voire modéré», modéré Faible «faible Il s’agit de territoires dans faible». faible Modéré Marqué lesquels la part des salariés de la Fort sphère résidentielle ainsi que le Très fort montant des salaires et retraites sont souvent inférieurs à la moyenne départementale. Par ailleurs, sauf pour PLANCOET VAL D’ARGUENON, leur attrait touristique est moindre et la proportion d’habitants âgés est souvent importante. Les territoires qualifiés de « faiblement » résidentiel sont de plus pénalisés par une plus grande difficulté à attirer de nouvelles populations résidantes et par une Cartographie : Côtes dArmor Développement - Janvier 2007 part de leur population active migrante moindre. Le développement de la fonction résidentielle des territoires est généralement considéré comme un levier au développement de l’économie locale. Certains territoires costarmoricains ont une forte capacité à attirer de nouvelles populations. Toutefois, cette réalité ne se traduit pas nécessairement dans le champ économique. En effet, pour que présence de population soit synonyme de dynamisme économique, il est nécessaire que les biens et les services soient consommés localement, avec une condition, celle d’une offre disponible satisfaisante. Pour certains territoires, dont la fonction industrielle est faible, l’accueil de populations nouvelles peut être un moyen déterminant de développer une activité économique sur leur territoire, d’autant que les besoins des populations ne cessent de croître et de se diversifier.SCOT Trégor – Etat des lieux – Côtes d’Armor Développement – Version 11/2008 Page 21
  • 22. « La nature de la relation entre la progression des emplois et l’évolution de la population (notamment à travers l’apportmigratoire) sur un territoire témoigne de son modèle de développement. En effet, les emplois supplémentaires sontpourvus soit par des inactifs ou actifs en recherche d’emplois, des nouveaux actifs entrés sur le marché du travail oubien encore par des nouveaux actifs venus d’autres territoires. En simplifiant, la relation migration-emploi permetd’expliquer l’origine de la croissance démographique d’un territoire : résidentielle, économique ou équilibrée. A noterque pour un emploi créé, l’apport migratoire est généralement supérieur à 1 personne car il intègre souvent unefamille.Ainsi que l’indique le tableau ci-dessous, le modèle de développement du Pays du Trégor-Goëlo (NDR : dont lepérimètre est plus vaste que celui du SCOT) se distingue très nettement de celui d’autres pays costarmoricainscomparables. Le rapport entre les emplois supplémentaires et l’apport migratoire entre 1999 et 2005 y estpratiquement de 7 alors qu’il n’est au niveau départemental en moyenne que de 1,5. Autrement dit, le développementdu Pays du Trégor Goëlo s’appuie sur un modèle qui a recours à un apport migratoire exogène extrêmement important,bien supérieur aux créations d’emplois ce qui ne fait que renforcer le caractère résidentiel de sa population et de sonéconomie » Evolution 99/05 Emplois Apport des DEFM Territoires Rapport supplémentaires migratoire de catégorie 1 (en %) Côtes d’Armor 88 764 134 000 1,5 -22,3 Pays Centre Bretagne 1 610 1 130 0,7 -24,3 Pays de Guingamp 1 997 3 025 1,5 -21,9 Pays de Dinan 2 092 5 441 2,6 -26,8 Pays de Saint-Brieuc 5 671 5 651 1,0 -29,3 Trégor- Pays Trégor-Goëlo 1 018 7 004 6,9 -24,1 Pays Centre Ouest Bretagne 226 2 990 13,2 -16,0Source : INSEE1.8 – Pêche et aquaculture (synthèse des données 2007)La flottille de pêche costarmoricaine reste stable grâce, notamment, à l’essor constant des navires de plus de18 mètres qui favorise les créations d’emplois (8 à 10 marins par unité). Ces unités hauturières, récentes etperformantes, consacrent l’essentiel de leur activité à la pêche de poissons et de céphalopodes (seiches,encornets…). Ces unités hauturières, gérées au sein de 3 armements, ont pour ports d’attache Saint-Quay-Portrieux et Erquy, en dehors du périmètre du Schéma de cohérence territoriale.Sur la zone littorale concernée par le SCOT, la flottille de pêche, de type côtier, comprend 31 unités répartiesdans plusieurs ports : Locquémeau, Locquirec, Trébeurden, Perros-Guirec, Ploumanac’h, Trégastel, L’Ilegrande et Landrellec. Leur activité principale est l’exploitation saisonnière de la Coquille Saint-Jacques sur lesgisements de Perros-Guirec, traditionnellement ouvert au mois d’Octobre (60 tonnes en 2000, 220 en 2007),et de la Baie de Saint-Brieuc, ouvert de Novembre à Avril (4.000 tonnes en 2000, 8.500 en 2007).En période estivale, cette flottille côtière pratique plusieurs méthodes de pêche (chaluts, casiers, filets, lignes,dragues) et consacre une partie de ses moyens à la récolte de coquillages (bulots, amandes…) destinés à latransformation.Les productionsEn 2007, les produits enregistrés en criées à Locquémeau et Perros-Guirec se répartissaient en 3 groupesd’espèces pour un tonnage global de 327 tonnes et une valeur de 0.86 millions d’€ :• les poissons et les céphalopodes (encornets et seiches) capturés au chalut : 67 tonnes,• les coquillages péchés à la drague : 260 tonnes. Les Coquilles Saint-Jacques issues des 2 gisements classés représentent 77% des débarquements.Bien que ces débarquements soient en hausse depuis 2000, ils ne représentent que 1,5% du volume et de lavaleur totale débarquée en Côtes d’Armor. Cependant, plusieurs unités migrent dans les ports de la Baie deSCOT Trégor – Etat des lieux – Côtes d’Armor Développement – Version 11/2008 Page 22
  • 23. Saint-Brieuc pendant l’ouverture de la campagne du gisement principal et les données des produitsdébarqués sont alors enregistrées sous les criées de Saint-Quay-Portrieux et de Loguivy.Pêche et aquaculture (données Côtes d’Armor et SCOT Trégor) : CÔTES D’ARMOR SCOT TREGOR ACTIVITES 2000 2007 2000 2007 PECHE : 34 31 Navires 308 309 0 0 dont hauturiers (> à 18 m) 19 29 54 57 Marins pêcheurs 705 832 embarqués Volume débarqué Autour de 400 Autour de 500 tonnes 18.500 tonnes 27.000 tonnes tonnes Autour de 1.25 millions d’€ Chiffre d’affaires 39 millions d’€ 67 millions d’€ Autour d’1 million d’€ CRIEES : Points de vente 3 3 0 0 Salariés 68 77 0 0 Mises en marché 17.000 tonnes 24.400 tonnes 97 tonnes 327 tonnes Chiffre d’affaires 34 millions d’€ 60.9 millions d’€ 0.35 millions d’€ 0,86 millions d’€ MAREYAGE : Données 2006 DONNEES 2006 Entreprises 21 22 2 2 Salariés 235 263 7 5 Volume 20.700 tonnes 22.000 tonnes 230 tonnes 260 tonnes Chiffre d’affaires 49,8 millions d’€ 71,6 millions d’€ 1,4 millions d’€ 1.5 millions d’€ 64 ateliers expéditeurs de coquillages 1 atelier expéditeur de coquillages AQUACULTURE Huitres : 2.600 tonnes, 45 ateliers, 115 emplois, 7 M d’€ 18.000 tonnes Moules : 7.600 tonnes, 38 ateliers, 130 emplois, 12 M d’€ 38 millions d’€ de CA Truites et turbots : 200 tonnes, 25 emplois, 2 M d’€ Truites (eau douce), 1.500 tonnes, 45 emplois, 3 M d’€ EVOLUTION DES VOLUMES EN CRIEES DE LOCQUEMEAU ET PERROS GUIREC (en tonnes) 300 200 100 0 POISSONS ET CEPHALOPODES COQUILLAGES 1991 2000 2007A ces chiffres, il convient de rajouter une activité de pêche à pied professionnelle (palourdes et coques)enregistrée à la criée de Locquémeau. La production annuelle est comprise entre 25 et 70 tonnes pour unchiffre d’affaires évalué à 0.3 millions d’€.MareyageLes 2 entreprises de mareyage basées sur ce secteur géographique représentent 2% du chiffre d’affaires dumareyage en Côtes d’Armor. Ce sont des petites entreprises (5 salariés au total), spécialisées dans lel‘expédition de poissons et de coquillages (une seule entreprise en 2007).SCOT Trégor – Etat des lieux – Côtes d’Armor Développement – Version 11/2008 Page 23
  • 24. Cultures marines et environnement environnementUne seule entreprise de conchyliculture est installée sur la Zone d’activités de Landrellec en Pleumeur-Bodou. Une expérimentation d’élevage de moules en longues lignes a été autorisée et devrait voir le jour en2009.1.9 – Plaisance et nautisme (synthèse des données 2007)Le secteur économique de la plaisance est caractérisé par son dynamisme et par lextrême diversité desproduits proposés : voiliers et navires à moteur de tailles et de caractéristiques très différentes, voile légèreou sportive... Les projets des entreprises sont nombreux : développement ou renforcement de nouvellesactivités, élaboration de nouveaux produits…La flottille en chiffres au niveau départemental et sur le quartier maritime de Paimpol (qui inclut le périmètreSCOT) :• 30.889 unités immatriculées au 31/12/07, une flottille active estimée à 16.680 unités (10.040 sur le quartier de Paimpol, soit 60% du total) : o une progression moyenne de la flottille active de 450 unités par an, o 74% d’unités de moins de 6 m (73% sur le quartier de Paimpol), o 68% de navires à moteurs (65% sur le quartier de Paimpol).• Un marché du neuf en augmentation : o 697 unités, +28% par rapport à 2000 (369 sur le quartier de Paimpol, +19% par rapport à 2000), o plus significative sur les plus grandes tailles (+72% sur les 6-8m, +155% sur les plus de 8 m).• Un marché de l’occasion également à la hausse : o 2.207 unités, +32% par rapport à 2000 (1.172 sur le quartier de Paimpol, +13% par rapport à 2000), o tendance moins marquées sur les plus grandes tailles (+27% sur les 6-8m, +23% sur les plus de 8 m).Comme sur l’ensemble du littoral français, les ports des Côtes d’Armor sont saturés. Les places nécessairessont estimées à 54.000 à l’échelon national (étude 2003), saturation qui constitue un obstacle audéveloppement des entreprises et du tourisme nautiques.La zone littorale incluse dans le SCOT Trégor se caractérise par une capacité de 3.300 places, soit environ23% de la capacité théorique du département des Côtes d’Armor. Beaucoup de mouillages sont constituéesde places d’échouage ou des corps morts. Seuls les Ports de Perros-Guirec (800 places à flot) et deTrébeurden (700 places à flot) font exception. ACTIVITE CÔTES D’ARMOR SCOT TREGOR 3.300 places 14.000 places (de Plestin-les-Grèves à Trélévern) Ports et mouillages - 9.700 places dans 38 ports - dont 1.300 places à Perros-Guirec (Données Conseil Général) - 4.300 places dans les sites (Le Linkin et Ploumanac’h) de mouillages. - dont 940 places à Trébeurden (Port à flot et Trozoul) Filière plaisance Entreprises 126 31 (cf. détails ci-dessous) Salariés 430 86 Chiffre d’affaires 56 millions d’€ 11 millions d’€SCOT Trégor – Etat des lieux – Côtes d’Armor Développement – Version 11/2008 Page 24
  • 25. Aucun projet de port à sec susceptible d’augmenter les capacités d’accueil n’est identifié pour l’instant surcette zone.Il existe une seule aire de carénage agréée dans un chantier naval de ce secteur. Cet unique dispositif estinsuffisant pour répondre aux obligations réglementaires.Les entreprises du nautisme sur le secteur :La filière plaisance nautisme sur la zone considérée regroupe une trentaine d’entreprises (hors associations,coopératives et écoles de voile), soit environ 25% de l’activité départementale pour un chiffres d’affaires de11 millions d’€.Plusieurs chantiers de construction se développent régulièrement depuis plusieurs années autour de laconstruction aluminium (Bord à Bord à Plestin-les-Grèves) et composites (Trégor Composites à Lannion). Lacaractéristique de la construction navale réside dans la conception et à la commercialisation de petites sériesde bateaux, voire de constructions à « la carte ». Activité principale Côtes d’Armor SCOT Réparation, maintenance, manutention, hivernage, agencement 59 13 Constructions navales 19 6 Vente de bateaux neufs ou occasion 11 4 Sellerie, voilerie, gréements 15 2 Expertise 8 3 Electronique, électricité 5 0 Production d’équipements nautiques (accessoires) 3 2 Formation, permis 2 0 Ports à sec 1 0 Production de logiciel (gestion portuaire…) 1 1 Architecture 1 0 Confection vêtements marins 1 0 Totaux 126 311.10 - La fonction technopolitaine du TrégorUne vocation ancienneLa décentralisation du CNET (Centre national détudes des télécommunications) dIssy-les-Moulineaux àLannion en 1960, décidée dans le cadre d’une politique d’aménagement du territoire volontariste, marque ledébut du développement de la recherche et de l’industrie des télécommunications17 dans lOuest. Lapremière réception TV intercontinentale (Etats-Unis/Europe) par satellite, réalisée par le CNET à Pleumeur-Bodou en 1962, sera l’une des premières grandes et symboliques réussites de ce programme.Dans les années qui suivront, une véritable dynamique va se développer autour de lélectronique, de latéléphonie et de l’informatique en Bretagne ainsi qu’en Côtes d’Armor, principalement dans le Trégor.D’autres établissements publics et privés de la région parisienne, font le choix de s’implanter en Bretagnejusquau milieu des années 70 et donnent ainsi naissance à un pôle de renommée internationale18.Au fil des décennies, cette région a largement participé, par ses recherches, ses productions et sa capacité àanticiper et à s’adapter, au développement de très nombreuses technologies comme, par exemple,l’électronique appliquée aux communications (composants, techniques de codage, traitement du signal et de17 Le secteur des télécommunications rassemble aujourd’hui les activités de transmission de la voix, de données, de textes, de sons et dimages. Ces activités ont pour caractéristique commune lassurer le transfert dinformations, sans les produire ou les modifier. Il peut sagir de communications vocales (téléphone avec ou sans fil), démissions hertziennes (pour la radio et télévision) ou, encore, de transfert de données. Ce secteur comprend à la fois une technique, un contenu et un service. Devenues incontournables dans le développement des entreprises, les télécommunications sinscrivent désormais dans le contexte dune mondialisation accrue qui se traduit par des innovations permanentes et des regroupements dopérateurs.18 Centre détudes de météorologie spatiale (Pleumeur-Bodou), Centre électronique de larmement (Bruz), Centre commun détudes de télédiffusion et télécommunication (Cesson- Sévigné), Thomson, Alcatel, Sagem…Les centres de recherche publics et les grands groupes industriels constituent alors le moteur du développement des télécommunications. 50% des effectifs de la recherche française dans le domaine des télécommunications sont concentrés sur les pôles bretons (Lannion, Brest, Rennes).SCOT Trégor – Etat des lieux – Côtes d’Armor Développement – Version 11/2008 Page 25
  • 26. l’information…), à la mesure, au médical, au sport, à la domotique, aux transports, à l’automobile, aumachinisme agricole…A partir des années 60-70, sous l’impulsion principalement du CNET, les activités informatiques se sontégalement développées au profit notamment des techniques de communication (commande descommutateurs…). Les recherches qui ont suivi ont conduit à appliquer l’informatique à d’autres domaines :conception assistée par ordinateur, documentation automatique, traitement de la parole, interfaces hommes-machines, bases de données (annuaire électronique…), génie logiciel, services d’informations, administrationdes réseaux, intelligence artificielle…De nombreuses révolutions technologiques ont été préparées dans le Trégor : le 1er commutateur temporel, leminitel, RNIS, fibres optiques, ATM (technologie de réseau permettant de transférer simultanément sur unemême ligne des données de la voix et des images), l’écran plat à cristaux liquides, le 1er simulateur deconduite automobile, de nombreuses plate-forme de recherche (PERFOS : fibres optiques spéciales,PERSYST : évaluation et recherche sur les systèmes de télécommunications, DORIS : interaction homme-machine)…Classée actuellement second pôle national dans le domaine des télécommunications après lIle-de-France, laBretagne bénéficie du dynamisme mondial de ce secteur, et ce malgré plusieurs restructurations. restructurationsUne croissance marquée par des restructurations La période 1975-2000 a été marquée à la fois par des restructurations au niveau des grands groupes, par limplantation dentreprises étrangères et par la création et le développement de PME/PMI qui ont revitalisé lactivité des télécommunications. Pour renforcer la compétitivité du secteur, des restructurations ont été engagées à la fin des années 70 (notamment au CNET et dans les groupes Thomson et CIT-Alcatel) qui se sont traduites, dans un premier temps, par le non remplacement des départs puis par des licenciements.Une première crise, en 1985, conduira à la disparition de plus de 1.000 postes dans le Trégor. Une secondecrise suivra en 1996, avec la suppression notamment de 400 emplois par Alcatel.Pourtant, grâce au développement dactivités de production axées sur les nouvelles technologies liées àlinformatique et loptronique, à lengagement de diverses structures, aux aides à linnovation et à unepolitique dessaimage à partir déquipes de recherche, le secteur costarmoricain des télécommunicationscontinue de se renforcer.On assiste à un essor spectaculaire de start-up et PMI dont lactivité est essentiellement concentrée sur lemarché des télécommunications. Cest lépoque de la création de Kéopsys, MobActiv, Highwave, AlgetyNovatech, Elios…. Pendant cette période, marquée par des restructurations et concentrations dactivités,lemploi continue de progresser. Le Trégor comptera plus dune centaine dentreprises en 2000 contre 40 dixans plus tôt.Un secteur en mutationLe secteur des télécommunications connait depuis le début des années 2000 une embellie mondiale due engrande partie à lexplosion du marché de linternet et de la téléphonie mobile (à noter quentre 2000 et 2005,le taux déquipement de la population française en téléphones mobiles est passé de 10% à 80%). Ellemasque cependant des inégalités selon les pays et les secteurs, les opérateurs de services detélécommunications se développant au détriment des fournisseurs déquipements. Les équipementiersdoivent désormais faire face à une importante pression de la part des opérateurs qui sont eux-mêmes soumisà une forte concurrence et doivent compter, dautre part, avec larrivée sur le marché des équipementierschinois.SCOT Trégor – Etat des lieux – Côtes d’Armor Développement – Version 11/2008 Page 26
  • 27. Dans cet environnement économique, et pour satisfaire leurs clients, les équipementiers évoluent enproposant des services nouveaux notamment à base de logiciels à forte valeur ajoutée. Dans ce contexte, larégion de Lannion, spécialisée dans le secteur des télécoms, a dû faire face à une période de récession entre2002 et 2003. Les entreprises, qui avaient profité de la période de croissance exceptionnelle des annéesprécédentes, ont été particulièrement touchées et nombre dentre elles ont cessé leur activité (Highwave,Corvis, Photonetics, SR Télécom…). Les plans sociaux mis en place par les deux plus grosses entreprisesimplantées sur Lannion, Alcatel et France Télécom Recherche et Développement (ex CNET), ont conduit à lasuppression de 800 emplois. Néanmoins, le Trégor bénéficie dimportants atouts grâce aux compétences etsavoir-faire accumulés au fil des décennies. A la recherche de nouveau débouchés, de nombreusesentreprises ont vu le jour ou se sont diversifiées vers dautres secteurs en lien avec les technologiesdéveloppées dans le secteur des télécoms comme la santé, la défense, les services. Le transport intelligent etles sciences au service du handicap constituent deux axes de développement prometteur. Parmi lesentreprises créées depuis 2000, on peut citer Capey optronique, Erdry, Laser Conseil, Tietronix, Oxxius,Ekinops,…). Leffectif global de ces PME sélève actuellement à plus de 1.000 salariés.La Technopôle AnticipaLa reconnaissance officielle de la Technopôle Anticipa en seul Le Trégor représente à lui seul près de 15% des1989, dont la fonction principale est de fédérer entreprises, emplois relevant en Bretagne du secteur deslaboratoires et centres de recherches publics ou privés, est TIC (Techniques de l’information et de lavenu confirmer la position de pointe du Trégor dans les communication).domaines notamment des télécommunications, de Les 5.200 emplois concernés sont partagéesl’électronique, de l’informatique, de l’optronique, des pour l’essentiel, et à parts quasi égales, entrehyperfréquences, de la reconnaissance et systèmes de la les activités de fabrication et de servicesparole. immatériels. Les variations à la hausse ou à la baisse de l’activité économique et des effectifsLa Technopole Anticipa rayonne à l’international. Elle salariés dans ce secteur impactent fortementregroupe plus de 180 sociétés (5.000 salariés) dont de l’ensemble le la conjoncture économique dugrands groupes internationaux spécialisés dans les télécoms Trégor.mais également de très nombreuses PME-PMI qui œuvrent Ainsi, les difficultés industrielles intervenues endans des activités extrêmement diversifiées (télécoms, 2001 se sont traduites au cours des deuxoptique, informatique, plasturgie, mécaniques, sociétés de années suivantes par la perte de plus de 1.500services…). emplois (surtout dans la branche fabrication,Espace de coopération entre des ressources humaines les entreprises œuvrant dans le secteur des services immatériels ayant été moins touchées)hautement qualifiées, elle fédère également une dizaine de avant que la tendance ne s’inverse à nouveaulaboratoires de recherche (France Télécom R&D, Centre de en 2004 du fait principalement de la trèsmétéorologie spatiale, plateformes de recherche sur bonne santé de la branche des servicesloptique et loptronique PERFOS et PERSYST, GISO2, Groupe immatériels.dIntérêt scientifique en optique et optronique…), des UMR(Unités mixtes de recherche) du CNRS et plusieurs établissements d’enseignement supérieur19. Cettesynergie de compétences permet aux entreprises implantées dans le Trégor d’être toujours à la pointe del’innovation.Le Pôle Images et RéseauxDans le cadre de la nouvelle politique industrielle lancée par le Gouvernement en 2004, qui vise à susciter etsoutenir les initiatives émanant des acteurs économiques et académiques présents sur un territoire, le Pôlede compétitivité à vocation mondiale »Images et Réseaux», a été lancé officiellement en octobre 2005 àLannion. Il fait partie des 4 Pôles de compétitivité situés en Bretagne. La présence à Lannion du siège du Pôlede compétitivité à vocation mondiale «Images et réseaux» atteste de la place de leader qu’occupe laTechnopole dans le domaine des télécommunications.A la convergence de laudiovisuel, des télécommunications et des technologies de linformation, le Pôle«Images et Réseaux» a vocation à aider ses membres à créer et développer les technologies et les servicesinnovants de demain (notamment les nouveaux réseaux fixes et mobiles de distribution des contenus19 L’Ecole nationale supérieure de sciences appliquées et de technologies créée en 1986 (300 étudiants) qui délivre 3 diplômes dingénieurs (optronique, informatique et électronique) et a une double mission denseignement et de recherche (Laboratoire lannionais de lIRISA, Laboratoire Foton, Equipe TS2M et plateforme Doris), le Lycée Félix Le Dantec qui propose depuis 1989 un BTS Génie optique option photonique et réalise des prototypes pour les entreprises locales (35 étudiants ont obtenu leur diplôme en 2007) et, enfin, lIUT de Lannion qui prépare près de 200 étudiants au DUT Réseaux et Télécommunications pour répondre aux besoins des entreprises en personnel technique qualifié et qui propose, depuis 2004, une Licence Gestion des Systèmes et Réseaux.SCOT Trégor – Etat des lieux – Côtes d’Armor Développement – Version 11/2008 Page 27
  • 28. numériques, et les nouvelles technologies numériques de limage, comme: la télévision numérique terrestre(TNT), la télévision haute définition (TVHD), la vidéo à la demande, la télévision sur les réseaux haut-débit…).Il regroupe, à ce jour, plus de 150 adhérents dont une centaine de PMEPMI et 20 établissementsdenseignement supérieur et de recherche. Situé à Lannion, il englobe les zones de Brest, Rennes, Lorient,Vannes, Nantes et Laval et concerne environ un millier dingénieurs. Doté dun programme de 300 millionsdeuros dinvestissements sur 3 ans, le pôle compte aujourdhui 104 projets labellisés dont 65 sont dores etdéjà financés.1.11 – Les infrastructures d’accueil d’entreprises (espaces d’activités et immobilier)L’état actuel du réseau d’infrastructures d’accueil d’entreprises sur le territoire du Trégor peut être qualifié de«satisfaisant». 43 espaces d’activités (EA) sont recensés pour une superficie globale de 385 hectares, soit10% des surfaces costarmoricaines référencées dans l’Observatoire départemental des espaces d’activités20.La superficie totale actuellement occupée est de 345 ha. Le taux moyen d’occupation (87%) est élevé et biensupérieur au taux moyen départemental (77%).Sur la période 1993-2007, chaque année, se sont en moyenne 21,5 hectares qui ont été aménagés et 18,8hectares commercialisés. Autrement dit, le rythme de développement des espaces d’activités par les maîtresd’ouvrages publics est conforme à la demande des entreprises et ne génère pas de réserve foncièreimportante.Une cinquantaine d’hectares est actuellement disponible pour les développements et implantationsd’entreprises (800 ha sur le département), Une partie de cette surface est toutefois «non utile» ou, du moins,difficilement exploitable (petits lots, «dents creuses», terrains mal situés ou mal desservis…). Au total, lescapacités d’accueil immédiates ou à court terme sont relativement limitées notamment pour des projetsnécessitant une surface relativement importante (plus de 3 ou 5 ha). Plusieurs projets d’extension ou decréation d’espaces d’activités en cours ou prévus dans les 2 ou 3 prochaines années permettront de sortir decette situation de relative «pénurie foncière». majoritairementDes espaces majoritairement de petite tailleLes espaces d’activités du Trégor sont majoritairement de petite taille. Les ¾ d’entres eux (32 sites) ont unesuperficie inférieure à 10 ha. Ils ne représentent qu’un quart de l’offre disponible soit une dizaine d’ha.Toutefois, les collectivités territoriales ou les établissements publics maîtres d’ouvrages et gestionnaires deces infrastructures, dans le Trégor comme en Côtes d’Armor, ayant désormais tendance à privilégier lesextensions aux créations ex nihilo de sites, la taille moyenne des espaces d’activités devrait croître demanière significative dans les années à venir. Actuellement, la surface moyenne des EA du Trégor n’est que de 9 ha contre 12 ha au niveau départemental. 2 espaces d’activités seulement ont une superficie supérieure à 50 ha : le Parc d’activités de Pégase à Lannion, l’un des plus vastes du département (120 ha) et la Zone d’activités horticole de Pluzunet (76 ha) qui inclut à la fois l’unité d’incinération du SMITRED (traitement des déchets ménagers d’un grand ¼ Nord-Ouest du département) et des serres de production essentiellement de fleurs qui utilisent comme source de chauffage la chaleur produite par les fours des incinérateurs. Ces deux sites majeurs représentent 45 % de la surface totale mais n’offrent dans l’immédiat que 4 ha de disponibles (hors projets d’extensions respectifs de 40 et 10 ha).20 Observatoire départemental géré par CAD22 : 330 EA recensés en Côtes d’Armor pour 3 900 haSCOT Trégor – Etat des lieux – Côtes d’Armor Développement – Version 11/2008 Page 28
  • 29. Une localisation à proximité des axes de communication et des pôles urbainsL’essentiel des espaces d’activités est localisé sur le territoire de Lannion-Trégor Agglomération (32 EA, 235ha), principal pôle urbain du territoire d’étude, et plus précisément le long ou à proximité immédiate de la 2X2voies Guingamp- Lannion (RD767).Cette localisation privilégiée des sites d’activités, associée au caractère particulièrement touristique duterritoire et aux expériences passées, impose donc de porter une attention extrême à la bonne intégration deces infrastructures dans leur environnement afin de préserver la qualité paysagère des lieux. d’activités145 ha d’espaces d’activités en projetLes terrains disponibles à la vente sont pratiquement tous situés sur des sites gérés par les Communautésd’agglomération ou de communes qui, désormais, assument l’intégralité ou l’essentiel du développementéconomique de leur territoire respectif.Lannion-Trégor Agglomération concentre plus de la moitié de cette offre (cf. tableau ci-dessous). Les surfacesrestantes sont localisées principalement sur les Communautés de communes de Beg-Ar-C’hra et du PaysRochois (respectivement 25 et de 18% de la superficie disponible). A noter, qu’à ce jour, 1 seul hectare estdisponible sur la Communauté de communes du Centre Trégor (ZA de Kerbiquet à Cavan). Les surfacesdisponibles varient de 2 à 11 ha selon les espaces d’activités.De l’ordre de 145 ha supplémentaires devraient être aménagés au cours des prochaines années. L’essentiel(121 ha) est localisé sur le territoire de Lannion-Trégor Agglomération. Cette proportion intègre l’extension duParc d’activités de Bel Air (22 ha), actuellement en cours d’aménagement, ainsi que les projetsd’agrandissement des Parcs d’activités de Pégase (40 ha) et de Buhulien (20 ha) à Lannion et de la Croix-Rouge (18 ha) Ploumilliau, tous trois aujourd’hui en phase étude.Les Communautés de communes du Centre Trégor et du Pays Rochois envisagent également l’extension deplusieurs de leurs sites : la Zone d’activités de Kerbiquet à Cavan (10 ha), la Zone horticole de Pluzunet (10ha) et l’Espace d’activités de Kerverzot à la Roche Derrien (5 ha). La Communauté de communes de Beg-Ar-C’hra, de son côté, envisage de renforcer ses disponibilités foncières, qui s’élèvent actuellement à 12 ha, endéveloppant le site d’activités de Beg-Ar-C’hra, seul site notable du territoire d’étude situé en bordure de laRN12 (axe Rennes-Brest). Communautés Lannion- Lannion-Trégor Pays Centre Trégor Beg-Ar- Beg-Ar-Chra TOTAL (données 2008) Agglomération Rochois Nombre de ZA 32 4 4 3 43 Superficie totale (ha) 234 97 26 29 386 Superficie disponible (ha) 27 1 9 12 49 Extension en cours ou en projet (ha) 121 20 5 0 146 Nombre de ZA de + de 20 ha 5 2 0 1 8 Part surface gérée par CDC 81% 95% 85% 86% 87%85% des surfaces à vocation économique gérées par les EPCILa maîtrise d’ouvrage intercommunale tend à se généraliser sur l’ensemble du territoire : 50% des sites et85% des superficies totales sont déjà gérés par les Communautés de communes ou d’agglomération.Ces proportions vont croître encore au cours des prochaines années, l’intégralité des projets d’extension oude création d’espaces d’activités étant portée par les groupements intercommunaux.La superficie moyenne des espaces d’activités communaux est de 3 ha contre 15 ha pour les zonesintercommunales. A noter toutefois que cette moyenne tombe à 8 ha si l’on exclue de l’analyse le site dePégase à Lannion et la Zone horticole de Pluzunet.Comme l’immense majorité des espaces d’activités costarmoricains, les sites du Trégor ont, pour la plupart,vocation à accueillir tous les types d’entreprises quelque soit leur taille, leur activité… Certains sont toutefoisplus ou moins dédiés à des activités spécifiques. On retiendra, notamment, l’Espace horticole de Pluzunet,déjà mentionné, mais également la Zone maricole de Pleumeur-Bodou, les sites commerciaux de Bel Air et duRusquet Sud à Lannion, l’Espace industriel et de recherche de Pégase à Lannion, les sites logistiques deKerauzern à Ploubezre et de Beg-Ar-C’hra à Plounévez-Moëdec, l’Espace agro-alimentaire de Pommerit-Jaudyet, enfin, l’espace dédié aux activités de domotique (CTS) à Pleumeur-Bodou.SCOT Trégor – Etat des lieux – Côtes d’Armor Développement – Version 11/2008 Page 29
  • 30. Les espaces d’activités Bretagne Qualiparc Neuf espaces d’activités (2 créations et 7 extensions/requalifications) sont concernés, à des stades différents, dans le programme Bretagne Qualiparc dont 7 sont localisés sur le territoire de Lannion-Trégor Agglomération : • 5 en phase diagnostic : La Croix Rouge à Ploumilliau, le Châtel à Plestin-les-Grèves, Buhulien à Lannion, reconversion du CTS à Pleumeur-Bodou et Kerbiquet à Cavan, • 1 en phase études pré- opérationnelles : Pont Losquet à Langoat, • et 3 en phase travaux : Pégase V, Rusquet et Bel Air.La quasi-intégralité des projets récents ont spontanément intégré le dispositif Bretagne Qualiparc. Lesquelques exceptions concernent des sites de petite surface (< 5 ha) dédiés en général à l’accueild’entreprises artisanales.Le Parc d’activités de Pégase a été retenu comme site d’intérêt départemental. A ce titre, il est destiné àrecevoir en priorité des activités de type industriel ou logistique ainsi que des PME et PMI relativementimportantes. d’entreprises Immobilier d’entreprises : 11. 11.000 m² de surfaces disponibles Selon les informations collectées par Côtes dArmor Développement auprès des maîtres d’ouvrages publics et privés21, 17 bâtiments dune superficie globale de 11.300 m² sont actuellement disponibles sur le territoire du SCOT du Trégor, soit 10% de loffre costarmoricaine. Les espaces locatifs représentent 63% du marché. Avec une surface cumulée de 9.400 m², les ateliers et entrepôts représentent 83% des disponibilités. Cette proportion est identique à celle constatée au niveau départemental. A elle seule, Lannion-Trégor Agglomération concentre 60% de l’offre totale (6.790 m²).Cependant, rapportées à léchelle du département, les surfaces disponibles sur ce territoire restentrelativement faibles puisqu’elles ne représentent que 4% des disponibilités costarmoricaine (contre 30% parexemple pour la CABRI). L’offre est constituée à 83% de surfaces privées (9.420 m²). Pratiquement les 2/3sont répartis sur 3 bâtiments à vocation artisanale ou industrielle : Alcatel à Lannion (4 080 m²) et 2 garagesautomobiles à Pommerit-Jaudy (1.500 m²) et à la Roche-Derrien (800 m²). Les bureaux (1.300 m²)21 Si les informations relatives aux ensembles immobiliers publics sont très proches de la réalité, en revanche, celles concernant les ensembles immobiliers privés sont partielles.SCOT Trégor – Etat des lieux – Côtes d’Armor Développement – Version 11/2008 Page 30
  • 31. représentent 14% de la superficie proposée à la vente ou à la location par le secteur privé et sont localisésexclusivement sur la commune de Lannion.Cette proportion est équivalente à celle constatée en 2007 au niveau départemental22. Les locaux deseconde main constituent l’essentiel de l’offre privée. Un seul ensemble immobilier neuf a été recensé sur leterritoire. Il s’agit de l’ensemble immobilier porté par Atlantique Expansion et localisé sur l’Espace d’activitésde Bel Air à Lannion. A ce jour, aucun projet initié par des professionnels du secteur n’a été porté à laconnaissance de Côtes d’Armor Développement. On notera, en particulier, la présence sur le territoire de 3 agences/promoteurs spécialisés en immobilier d’entreprises : Blot Immobilier, Marchadour Immobilier et Atlantique Expansion. Toutefois, les données relatives à l’immobilier privé ne sont pas aussi fiables que les informations obtenues auprès des collectivités territoriales. Les chiffres fournis ne constituent donc qu’une estimation minimale de la réalité. Par ailleurs, la taille de l’échantillon (12 biens) ne permet pas de réaliser une analyse détaillée de l’offre privée. En conséquence, l’analyse qui suit va se concentrer sur l’immobilier public.L’immobilier d’entreprises public sur le SCOT du Trégor : un parc de 47 000 m² Progression du nombre de bâtiments publics Le parc immobilier public s’est accru au cours des dernières années sur le territoire du SCOT du Trégor. A ce jour, 2423 biens sont recensés. Cette tendance va se renforcer dans les mois à venir dans la mesure où quatre projets d’aménagements de bâtiments devraient arriver à terme d’ici à la fin du premier semestre 2009. La surface mise à disposition des entreprises devrait donc passer de 47.000 à près de 59.000 m² (+ 26%). Plus de la moitié de ces surfaces est actuellement dédiée à l’accueil d’entreprises artisanales ou industrielles.22 Suivant une étude réalisée par CAD en novembre 2007 : « L’immobilier d’entreprises en Côtes d’Armor »23 Les bâtiments individuels locatifs situés sur le territoire de Lannion Agglomération, dont la superficie cumulée s’élève au totale à 9 627 m², ont été comptabilisés comme un bâtiment unique. Il en est de même pour les bâtiments localisés sur l’espace d’activités de la Croix-Rouge à Ploumilliau (1390 m²).SCOT Trégor – Etat des lieux – Côtes d’Armor Développement – Version 11/2008 Page 31
  • 32. Une forte concentration sur le territoire de Lannion-Trégor Agglomération Lannion-Les immeubles d’accueil d’entreprises se développent à proximité des grands axes de communication (RN12,RD767) et des principaux pôles urbains du territoire. Ainsi Lannion-Trégor Agglomération concentre, à elleseule, plus de 90% de la surface totale des immeubles locatifs publics recensés dans le Trégor (42.700 m²),soit environ 50 % du parc public costarmoricain !Ce positionnement unique sur le département s’explique par l’acquisition récente par la Communautéd’Agglomération de vastes ensembles immobiliers laissés vacants par de grandes entreprises nationales,voire internationales (France Telecom, Sagem, Alcatel…). Il s’agit de grands bâtiments, pour la plupartmodulables à la demande, qui permettent à la collectivité de répondre au mieux aux demandes des porteursde projets, à la fois dans les domaines des services, de la recherche ou encore de l’industrie et de l’artisanat.Le Parc d’activités de Pégase regroupe 92% des surfaces immobilières publiques de l’agglomérationlannionaise (39.000 m²).Avec 12.000 m² de surfaces supplémentaires (soit l’intégralité des projets programmés sur le territoire duSCOT), le poids prépondérant de Lannion-Trégor Agglomération en matière d’immobilier d’entreprises vacontinuer à s’accroître au cours des années à venir.Les Communautés du Centre Trégor et de Beg-Ar-C’hra, quant à elles, ne concentrent respectivement que 6et 2% des surfaces immobilières publiques recensées sur le territoire du SCOT, la Communauté decommunes du Pays Rochois étant la seule à ne pas disposer, à ce jour, de bâtiment destiné à l’accueild’entreprises.SCOT Trégor – Etat des lieux – Côtes d’Armor Développement – Version 11/2008 Page 32
  • 33. Des bâtiments de types différentsLes infrastructures d’accueil d’entreprises peuvent revêtir plusieurs formes, en fonction des objectifs visés :• Les pépinières d’entreprises sont des structures d’accueil destinées à faciliter la création d’entreprises. Elles offrent des services à des coûts partagés à des créateurs au démarrage de leur entreprise : un hébergement temporaire (bureaux, ateliers, laboratoires…) à loyer modéré, des services mutualisés (accueil, salles de réunions, formations...) et des services daccompagnement en partenariat avec des organismes extérieurs (domaines comptable, juridique, commercial…). Les contrats locatifs utilisés sont des baux précaires (23 mois).• Les ateliers relais offrent un accueil temporaire à des entreprises industrielles ou artisanales, désireuses de l’installer dans des locaux de dimension modeste à des tarifs avantageux. Sur ce type de bien, aucun service n’est mis à la disposition des locataires. Régit par une convention d’occupation précaire, l’atelier relais n’a pas vocation à pérenniser l’installation de ses occupants. Toutefois, dans la pratique, les collectivités utilisent à terme ce type d’outil pour maintenir les entreprises hébergées sur leur territoire. Elles basculent donc parfois dans un système de baux commerciaux.• Les hôtels d’entreprises sont des ensembles immobiliers locatifs, généralement destinés aux entreprises de services, et proposant des prestations bureautiques à la carte. Toutefois, dans certains cas, les hôtels regroupent des entreprises de services ou de production pouvant bénéficier de services communs. Régit par un bail d’occupation précaire pour les entreprises en création ou en développement, l’occupant peut toutefois bénéficier de la propriété commerciale. Dans la réalité, bon nombre de collectivités ont développées des infrastructures d’accueil d’entreprises assimilables aux hôtels d’entreprises mais ne mettant pas à disposition des entreprises des services partagés.• Les bâtiments locatifs sont des ensembles immobiliers mis à disposition des entreprises par les collectivités locales. Il peut s’agir de locaux à vocation tertiaire ou industrielle. Aucun service n’est proposé aux locataires. Ces biens immobiliers peuvent être loué d’un seul tenant à une entreprise ou être subdivisés en plusieurs locaux. On distinguera les bâtiments individuels (local hébergeant une entreprise unique soumise à un bail commercial) des grands projets (locaux de grande envergure, soumis à des baux commerciaux et/ou précaires).La prépondérance des bâtiments locatifsA l’échelle départementale, le bâtiment individuel est l’option immobilière la plus utilisée par les collectivitéspour l’accueil d’entreprises. Elle contribue, pour partie, à maintenir des entreprises sur le territoire, enparticulier celles qui sont en capacité de faire jouer la concurrence territoriale. Elle représente 1/3 dessurfaces à vocation économique.Cette proportion est moindre sur le territoire du SCOT du Trégor : ¼ seulement des surfaces immobilièrespubliques sont dédiées à l’accueil d’une entreprise unique (13.000 m²). Ce différentiel, par rapport à lamoyenne costarmoricaine, s’explique par la prépondérance sur le territoire de Lannion-Trégor Agglomérationde grands ensembles immobiliers, issus du rachat des bâtiments laissés vacants par France Telecom, laSagem, Lucent Technologie... Leur superficie moyenne est de l’ordre de 3.400 m² (hors CTS). Ils représententplus de 60% des surfaces publiques totales (37.000 m²).Une offre de services restreinteL’offre de services aux entreprises est relativement limitée au sein des bâtiments locatifs (3.500 m² soit 6%des surfaces immobilières dédiées à l’accueil d’entreprises). Elle se concentre essentiellement sur leterritoire de Lannion-Trégor Agglomération, à proximité des pôles de services et des grands axes de desserte.On notera toutefois la présence d’un hôtel d’entreprises à Cavan sur l’Espace d’activités de Kerbiquet. Cetensemble n’offre toutefois pas de services particuliers aux entreprises qui y sont hébergées. Aucunepépinière n’est recensée sur le territoire, à contrario des principaux pôles urbains du département (CABRI,CIDERAL, prochainement la CODI).Une étude départementale avait confirmé que les ateliers relais constituent un outil principalementdéveloppé par les Communautés rurales ou littorales. Ils permettent de suppléer partiellement l’insuffisancedes locaux vacants et des initiatives privées. La présence de ce type de locaux sur la Communauté de Beg-Ar-C’hra ainsi que sur les communes de Plestin-les-Grèves et sur Lannion illustre cette analyse.Un taux d’occupation élevéLe taux d’occupation des bâtiments publics est élevé : 96% en moyenne sur le territoire du SCOT. Cettesituation confirme l’opportunité des investissements publics et justifie la politique des collectivités en matièrede développement de l’offre immobilière. On constate ainsi aujourd’hui que les surfaces locatives sontrestreintes : 5 bâtiments publics seulement offrent des disponibilités. Ils sont exclusivement localisés sur lesSCOT Trégor – Etat des lieux – Côtes d’Armor Développement – Version 11/2008 Page 33
  • 34. communes de Lannion et de Cavan. Leur surface cumulée est d’environ 1.900 m². Ils sont dédiés à desactivités artisanales, industrielles ou tertiaires. L’Espace Ampère à Lannion à, lui, vocation à accueillir desentreprises leader dans le domaine de l’image et des réseaux. En dédiant en grande majorité ses surfacesvacantes à des entreprises de taille ou de nature d’activités diverses, Lannion-Trégor Agglomération a mis enplace une stratégie différente de celle constatée sur d’autres territoires, tels que la CABRI, qui réservent laquasi-intégralité de leurs projets publics à l’accueil d’activités spécifiques.7.000 m² de surfaces en projet exclusivement localisés sur LTAD’ici à la fin du 1ier semestre 2009, plus de 7.000 m² de nouvelles surfaces dédiées à l’accueil d’entreprisesdevraient voir le jour sur le SCOT du Trégor. Il s’agit exclusivement de surfaces publiques localisées sur leterritoire de Lannion-Trégor Agglomération.• A Plestin-les-Grèves, sur l’Espace d’activités du Châtel, Lannion-Trégor Agglomération prévoit l’extension sur 274 m² de l’atelier relais, soit une surface totale à terme du bâtiment de 1 474 m². Ce programme, dédié à l’accueil dune entreprise artisanale de production, devrait sortir de terre dans le courant du 1er semestre 2009.• A Lannion, sur le Parc d’acticités de Pégase, l’agglomération a entamé des travaux de requalification de l’Espace Volta (Ex. Lucent Technologie). 2 000 m², dores et déjà aménagés, vont accueillir prochainement des entreprises œuvrant dans les domaines de l’informatique et du laser. Les mètres carrés restant seront loués en bureaux individuels. L’étage du bâtiment, soit 1.000 m² supplémentaires, sera livré en fin d’année 2008 et sera dédié à des activités tertiaires.• L’Espace de Broglie, également localisé sur l’Espace d’activités de Pégase, est en cours de réhabilitation. 830 m² répartis sur 2 bâtiments pourront accueillir des entreprises artisanales ou industrielles à compter du 4ème trimestre 2008.• A Pleumeur-Bodou, sur le site du CTS, Lannion-Trégor Agglomération a lancé des travaux de requalification du bâtiment principal (5.000 m²) afin de créer une plateforme de formation et de démonstration sur le thème de la domotique. Les travaux devraient arriver à terme en fin d’année 2008. 5.000 m² supplémentaires devraient également être aménagés par la suite.Les prix de l’immobilier sur le SCOT du TrégorL’analyse a été réalisée à partir des informations fournies par les partenaires de Côtes d’ArmorDéveloppement. Les tarifs indiqués correspondent aux prix de négociation proposés par les loueurs ou lesvendeurs. Les prix sont indiqués en € hors taxes par m² et par an (hors charges) en ce qui concerne lalocation et en € hors taxes par m² pour les biens proposés à la vente.Afin de se faire une meilleure idée des tarifs de négociation pratiqués, une répartition des prix a été faite parquartile, ce qui a permis de déterminer une fourchette «minimum/maximum» qui reflète l’état du marché desprix de l’immobilier sur le territoire du SCOT du Trégor.L’immobilier publicL’échantillon est composé de 21 biens publics disponibles ou non sur le territoire du Trégor, à raison de 9locaux à vocation tertiaire et 12 à vocation industrielle ou artisanale.Les loyers dans le public, entre 57 et 67 € HT/m²/an (hors charges) pour les bureaux et entre 39 et 42 €HT/m²/an (hors charges) pour les biens industriels, sont supérieurs aux prix pratiqués sur le département.Toutefois, on notera que le nombre de biens recensés sur les territoires du Centre Trégor, de Beg-Ar-C’hra etdu Pays Rochois est restreint. Les valeurs indiquées ci-dessus sont, en conséquence, le reflet des prixpratiqués sur Lannion-Trégor Agglomération. Ceci explique, en partie, la supériorité des loyers par rapport à lamoyenne départementale.Les charges, quant à elles, sont de l’ordre de 30 € HT/m²/ an pour les 2 types de biens. Elles varienttoutefois en fonction de la qualité des prestations rendues aux entreprises hébergées et de l’ancienneté deslocaux. Types de bâtiments SCOT du Trégor Département 22 Bâtiments Tertiaires Prix par tranche (€ HT / m² / an) 57 - 67 45 - 65 Prix moyen (€ HT / m² / an) 61,5 58 Bâtiments industriels Prix par tranche (€ HT / m² / an) 39 - 42 30 - 40 Prix moyen (€ HT / m² / an) 41,5 36SCOT Trégor – Etat des lieux – Côtes d’Armor Développement – Version 11/2008 Page 34
  • 35. L’immobilier privéLa taille de l’échantillon et la qualité des informations renseignées par le secteur privé ne permettent pas deprocéder à une analyse des prix de l’immobilier à vocation tertiaire et industrielle sur le territoire concerné.A titre informatif, vous trouverez, ci-dessous, un tableau présentant les prix pratiqués par le privé à l’échelledu département relatifs aux locaux récent (moins de 10 ans) ou anciens en bon état. Vente Location Bâtiments Tertiaires Prix par tranche (€ HT / m² / an) 650 - 850 80 - 90 Prix moyen (€ HT / m² / an) 780 82 Bâtiments industriels Prix par tranche (€ HT / m² / an) 180 - 380 25 - 50 Prix moyen (€ HT / m² / an) 295 34SCOT Trégor – Etat des lieux – Côtes d’Armor Développement – Version 11/2008 Page 35
  • 36. 2 – Orientations, préconisations lieuxAu terme de cet état des lieux partiel du territoire du SCOT Trégor, il est possible d’identifier un certainsnombres d’objectifs et de priorités qui pourront servir de support aux débats au sein des différentesCommissions qui, à la fin de l’année 2008 et au cours de l’année 2009, vont travailler à l’élaboration duPADD et du DOG.2.1 - Objectifs « Développement économique et industriel »• Conforter les filières traditionnelles (télécommunications, électroniques…) tout en favorisant le développement de technologies nouvelles.• Valoriser la Technopôle Anticipa ainsi que le Pôle de compétitivité «Images et réseaux»• Conforter les relations et synergies entre enseignement, recherche et entreprises.• Accompagner les PME et PMI issues des grands groupes sur le plan commercial (études de marché, commercialisation des produits…).• Acquérir une connaissance fine à la fois des compétences disponibles et des besoins des entreprises (meilleure réactivité par une action conjuguée de l’ensemble des acteurs en faveur de l’emploi).• Impliquer plus les entreprises « dans » le territoire (elles ont parfois une vision « mondiale » de l’économie mais pas assez locale !).• Identifier des « chevilles ouvrières » pour favoriser l’émergence de réseaux et lutter ainsi contre l’isolement (tendance à un fonctionnement autarcique d’une partie du tissu économique) et l’éparpillement de beaucoup d’entreprises et des énergies.• Impliquer les grands groupes dans des actions de promotion et de prospection coordonnées de l’ensemble des acteurs publics et privés.• Enrichir l’image du territoire qui fait encore trop référence, soit aux seuls grands groupes ou aux activités économiques historiques, soit au tropisme local, au tourisme familial…• Redécouvrir certains fondamentaux économiques (« sortir » intellectuellement de la période de prospérité économique passée fondée sur l’électronique et des télécoms) : prendre maintenant le « virage économique ».• Diversifier le tissu économique afin de le rendre moins dépendant de quelques secteurs d’activités ou de quelques établissements seulement (IAA…).• Limiter les risques d’émigrations résidentielles liés aux crises industrielles récurrentes et au déséquilibre entre la population active et les emplois offerts.• Conforter l’agglomération et affirmer son rôle de pôle complémentaire aux métropoles régionales (Rennes, Brest…).2.2 - Objectifs « Infrastructures économiques et immobiliers »• Améliorer encore la qualité des infrastructures et des moyens de transport (fer, air, route) afin de compenser l’éloignement géographiques relatifs du Trégor.• Eviter l’éparpillement des activités économiques et le mitage du territoire en confortant les sites existants et en développant ainsi de véritables pôles économiques, symboles d’une économie dynamique et structurée.• Inscrire les projets dans une stratégie territoriale en mettant en place un schéma de développement des espaces d’activités et des produits immobiliers afin de définir et hiérarchiser les projets et mettre en place une stratégie foncière.• Procéder au transfert de l’ensemble des parcs d’activités du territoire sous maîtrise d’ouvrage intercommunale.• Conforter les capacités d’accueil d’entreprises de l’agglomération lannionaise et mener une réflexion sur une répartition spatiale équilibrée des espaces d’activités et des projets immobiliers en renforçant, en particulier, les sites situés au nord, nord-ouest de ce territoire. Envisager une spécialisation des parcs sur Lannion-Trégor Agglomération.SCOT Trégor – Etat des lieux – Côtes d’Armor Développement – Version 11/2008 Page 36
  • 37. • Renforcer l’offre immobilière et foncière au sud du territoire du SCOT.• Préserver les abords des grands axes routiers (RN12, RD 767) et améliorer l’insertion paysagère des espaces d’activités afin de préserver sur le long terme l’image du territoire, valoriser les entreprises implantées et améliorer le cadre de travail des salariés.• Mettre en place des outils et des moyens pour renforcer le travail d’animation économique (accueil d’entreprises, animation de zones…), en particulier sur les territoires ruraux.• Renforcer l’offre privée, notamment sur l’agglomération de Lannion, en travaillant en synergie avec des professionnels de l’immobilier d’entreprises, afin d’éviter un déséquilibre sur le marché. Un surplus d’offre publique risque, en effet, à terme, d’entraîner une baisse des prix sur le marché et in fine des difficultés pour les opérateurs privés à intervenir sur ce territoire.• Développer des structures d’accueil d’entreprises publiques, notamment à vocation industrielle ou artisanale, sur le sud du territoire du SCOT afin de compenser une offre privée relativement faible.2.3 - Objectifs « Nautisme et plaisance »Etant donnés le contexte difficile de la pêche et la faible activité du secteur en matière halieutique (environ3,5 M€ contre 11 M€ pour les entreprises du nautisme), les orientations à prendre sur le périmètre du SCOTdoivent être tournées essentiellement vers les secteurs porteurs que sont la plaisance et le nautisme.Plusieurs axes méritent d’être approfondis dans cette voie :• Renforcer les capacités de mouillage particulièrement autour du Port de Perros-Guirec, seul port disposant d’une possibilité d’extension.• Aménager des ports à sec qui libéreront des places à flot actuellement occupées par des bateaux « ventouses » (La Zone de Toëno en Trébeurden pourrait, par exemple, convenir à ce type d’investissement).• Favoriser le carénage « écologique » des bateaux de plaisance : actuellement, il n’existe pas de zones de carénage spécifiquement adaptées aux nouvelles contraintes environnementales, des zones de nettoyage (à terre ou à flot) doivent être réalisées pour répondre à ce besoin.• Sur le plan développement des entreprises de la filière nautique, il paraitrait intéressant de renforcer les sites existants afin de constituer des « pôles » : la zone de Châtel en Plestin-les- Grèves, ou la zone de Lannion Pégase sud pourraient se prêter à ces initiatives.• Etude du développement de la pêche loisir sur la bande côtière (possibilité de construction de bateaux aluminium adaptés à ce type de pêche, mise en place de récifs artificiels spécifiques à certains types de poissons, guides de pêche issus de la filière pêche…).SCOT Trégor – Etat des lieux – Côtes d’Armor Développement – Version 11/2008 Page 37

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