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  • 1. Découvrez la première étude IBM réalisée auprès des Directeurs Marketing en page 25. LE QUOTIDIEN DE L’ÉCONOMIE EN DIFFICULTÉ, GROUPAMA BOURSE CES STARS DE SE SÉPARE DE SON PATRON, LA COTE QUI VALENT MOINSHAMILTON/REA JEAN AZÉMA QUE LEURS ACTIFS PAGE 31 PAGE 32 MARDI 25 OCTOBRE 2011 Septembre L’ESSENTIEL Rigueur, présidentielle : Maître de l’euro pendant huit ans, les appels de Raffarin A deux jours de l’intervention Jean-Claude Trichet tourne la page télévisée de Nicolas Sarkozy, noir pour l’ex-Premier ministre appelle à de nouveaux efforts budgétaires « importants ». INTERVIEW PAGE 2 Ces villes qui cherchent à séduire les étudiants l’assurance­vie La concurrence entre villes de taille moyenne s’aiguise pour attirer les étudiants. Une question d’image, mais surtout de développement économique. COMPÉTENCES, PAGE 14 ENTREPRISES & MARCHÉS Chimie : bataille autour d’une pépite tricolore en France Novasep, un sous-traitant h Premier mois de décollecte depuis décembre 2008 de l’industrie pharmaceutique étranglé par 400 millions de dette, h L’assurance-vie pénalisée notamment par des aiguise l’appétit de ses créanciers rendements en déclin h Avec la crise, les demandes de et du français Minafin. Sous l’œil des pouvoirs publics. PAGE 24 rachat de la part des épargnants ne cessent de progresser Ericsson voit l’avenir en rose avec l’Internet mobileBLOOMBERG Ericsson vient de décrocher l’appel d’offres lancé par Orange pour moderniser ses stations de base mobiles dans la zone de Paris et ses alentours. a crise n’est pas favorable à l’assurance-vie. l’assurance (AFA). Rarissime, le phénomène PAGE 26 ET « CRIBLE » PAGE 40 L Comme le laissaient entendre plusieurs illustrebienlesdifficultésquetraverseactuel- assureurscesdernierstemps,lemarchéfran- lement ce placement pourtant apprécié des Jeux vidéo : coup d’envoi çais de l’assurance-vie a connu en septembre Français, entre baisse des rendements, con- de la saison des fêtes son premier épisode de décollecte depuis fin currence du Livret A, envol des rachats de la Avec « Call of Duty » 2008. La collecte nette, c’est-à-dire la diffé- part d’épargnants en quête de liquidités, et « Assassin’s Creed », rence entre les sommes engrangées et les menaces récurrentes sur sa fiscalité et nou- Activision Blizzard et Ubisoft prestations versées, est devenue négative de velle stratégie des bancassureurs. PAGE 30, misent des dizaines de millions 1,8 milliard d’euros, d’après les statistiques L’ÉDITORIAL DE FRANÇOIS VIDAL PAGE 18 d’euros pour gagner la bataille publiées hier par l’Association française de ET « CRIBLE » PAGE 40 des blockbusters. PAGE 27 Face à la crise, Gecina accélère ses cessions IMPÔTS Près de 500 millions collectés par les intermédiaires La foncière craint une aggravation de la crise financière et a lancé une importante cession de logements parisiens ISF PME : la bonne surprise du cru 2011 pour se désendetter. PAGE 28 REUTERS Lagardère à la conquête du spectacle vivant musical Après ses 20 % dans le Zénith de ême raboté, le dispositif ISF PME, qui l’ISF, soit une baisse de « seulement » 8 % par BCE. Décrié par certains comme fossoyeur de l’industrie européenne, Paris, le conglomérat rachète les M permet de réduire son impôt en investis- rapport à 2011. Le bilan n’est toutefois que encensé par d’autres pour sa gestion de la crise, le président de la Banque Folies Bergère et coproduit de santdansunePME,conservesonattrait.Près provisoire : le montant des capitaux promis centrale européenne, Jean-Claude Trichet, achèvera son mandat de président nombreux spectacles musicaux. d’un mois après la clôture de la campagne aux PME ne sera précisément connu qu’en le 31 octobre pour laisser la place à l’Italien Mario Draghi. Européen PAGE 29 2011, la trentaine d’intermédiaires financiers fin d’année, lorsque Bercy aura traité les dos- convaincu, le Français, ardent défenseur d’une monnaie forte et pourfendeur interrogés par « Capital Finance » (groupe siers des contribuables ayant investi directe- de l’inflation, synonyme d’appauvrissement, quitte la scène. PAGES 8 À 12 « Les Echos ») fait état d’une collecte de ment dans des PME. PAGE 3 ET L’ÉDITORIAL ET NOS INFORMATIONS PAGES 6 ET 7 456 millions d’euros auprès des assujettis à DE JEAN-FRANCIS PÉCRESSE PAGE 18 SUR Le coup de colère des patrons de start-up Obama dans le piège esortréservéaustatutdejeune des entreprises concernées font des anti-Wall Street L entreprise innovante dans le valoir qu’ils ont déjà payé un projet de loi de Finances 2012 lourd tribut à cette remise en DOMINIQUE SEUX provoque l’émoi dans la commu- cause : coupes dans les dépenses DANS «L’ÉDITO ÉCO» nauté des patrons de start-up. Si de R&D, gel des embauches de le dispositif n’est pas remis en chercheurs de haut niveau, délo- n s’invitant dans le débat politique américain, le ROSENFELD/REPORTERS-REA À 7H20 cause, il entérine de fait la calisations, licenciements… voire IDÉES E mouvement de protestation Occupy Wall Street a DU LUNDI AU VENDREDI réforme de 2011 qui a imposé, faillite. Une étude du cabinet PAR déjà remporté une victoire. Barack Obama semble sans préavis, un rabotage des Sogedev, publiée en exclusivité a priori le mieux placé pour bénéficier de cette avantages fiscaux accordés sur le site des « Echos », révèle un PIERRE DE contestation. Il devra néanmoins s’en méfier, car la ISSN0153.4831. 103e ANNÉE NUMÉRO 21045 40 PAGES depuis 2004 à ces sociétés à la tré- premier état des lieux de ces ten- GASQUET fronde contre les financiers « jette aussi une lumière sorerie précaire. Or les dirigeants sions. PAGE 13 crue sur les lacunes et les faiblesses de son propre bilan », écrit Pierre de Gasquet. PAGE 18 Allemagne2€.Andorre2€.Antilles-Guyane-Réunion 2 €. Belgique 1,80 €. Canada 4,10 CAD. Espagne LES 2,10 €. Grande-Bretagne 1£60. Grèce 2,20 €. Italie 2,20 €. Luxembourg 1,80 €. Maroc 16 DH. Suisse RUBRIQUES LE FAIT DU JOUR POLITIQUE PAGE 2 LE MONDE EN CHIFFRES PAGE 6 COURT TERME PAGE 21 PIXELS PAGE 26 LONGUE DURÉE PAGE 40 3,20FS.Tunisie2.100TNM.ZoneCFA1.500CFA.
  • 2. FRANCE2 MARDI 25 OCTOBRE 2011 LES ECHOS LE FAIT DU JOUR POLITIQUE Ni rêve ni larmes, la voie étroite Raffarin : « La France doit faire sur la gravité de la situation en ne masquant pas la difficulté, donc l’impopularité, de nouveaux efforts importants » des décisions à prendre. icolas Sarkozy s’exprime jeudi Je comprends le problème, mais je GUILLAUME TABARD Un chiffre a été remarqué à l’Elysée : les 57 % de Français prêts, selon le sondage Ifop/ N devant les Français. Au retour d’un nouveau voyage en Chine, Jean-Pierre Raffarin l’appelle INTERVIEW JEAN-PIERRE RAFFARIN ANCIEN PREMIER MINISTRE, ne partage pas la solution. La démondialisation est un contresens de l’histoire. C’est un suicide. C’est JDD à des « mesures difficiles à lancer « une grande campagne de s’assurer que le quadriréacteur ira Une émission en forme et douloureuses » ; une majo- proximité et d’explication ». VICE-PRÉSIDENT DU SÉNAT au crash. Quand on est endetté, fer- de quitte ou double. Plus de rité qui anticipe la deuxième ET PREMIER VICE-PRÉSIDENT mer ses frontières, c’est rester seul huit mois après son dernier étape d’austérité, après les Qu’attendez-vous de l’intervention DU CONSEIL NATIONAL DE L’UMP avec ses dettes. Nous avons besoin rendez-vous télévisé premières mesures annon- télévisée du chef de l’Etat ? de la croissance mondiale pour – le 10 février face à un panel cées en août par François Ce doit être un exercice national de créer de la valeur chez nous et pour de Français –, Nicolas Sarkozy Fillon. Ce n’est donc pas tant pédagogie de grande ampleur. De payer nos dettes. Par contre, pour sait qu’il joue gros. « Pour sur l’inexpérience que les ce point de vue, le gouvernement notre compétitivité, il serait mieux retourner l’opinion et prouver sarkozystes veulent attaquer doit accélérer. J’attends que le prési- de financer nos charges sociales par qu’il sait encore reprendre François Hollande que sur sa dent explique pourquoi la dette est la consommation que par la pro- la main, c’est maintenant ou prise en compte de la réalité. un problème aujourd’hui alors que duction et les produits importés jamais », confie un ministre « En 1981, il a fallu deux ans à nos budgets sont en déficit depuis « J’attends que le président explique pourquoi la seraient ainsi directement concer- de ses proches. la gauche pour revenir au réel, trente-six ans. Pour cela, il doit pré- dette est un problème aujourd’hui alors que nos nésparcequenousappelonslaTVA Plusieurs fois évoquée, déjà là, deux heures suffiront », senter la nouvelle donne mondiale antidélocalisation. Ce n’est pas une reportée, l’émission, sur TF1 ironise le chef de l’Etat. depuis que la Chine est devenue le budgets sont en déficit depuis trente-six ans. » piste protectionniste mais une piste et France 2, aura bien lieu Mais Nicolas Sarkozy ne veut banquier du monde et expliquer de justice. jeudi. Si toutefois un accord pas s’en tenir au discours de la que tout se passe comme si nous est bel et bien trouvé demain rigueur. « Elle est inévitable, étions à bord d’un quadriréacteur tes. Il faudra réduire encore nos La majorité est-elle allée assez loin La stratégie de « riposte » soir à Bruxelles. Car, plus mais sauver l’euro n’est pas un dont les deux premiers moteurs dépenses et, principalement, choi- sur la taxe sur les hauts revenus ? de l’UMP pendant et après la que jamais, le chef de l’Etat motif suffisant pour mobiliser – l’Amérique et l’Europe – sont tom- sirentrecouperdesdépensessocia- Pour le moment, oui. Il est en revan- primaire PS a-t-elle été la bonne ? ne veut intervenir « que pour les Français », souligne un bés en panne (de croissance) et que les peu efficaces ou revenir sur les cheurgentquelepatronatmettelui- J’approuve la combativité de Jean- commenter des décisions », de ses proches. les deux autres – la Chine et les allégementsdechargesencompen- mêmedel’ordredanslesrémunéra- François Copé. Il est au front et pas précise l’Elysée. « Parler de rêve, comme le fait grandspaysémergents –sontenris- sation des 35 heures.La questiondu tions.Surcesujet,lacolèregronde.Il aux abris. Mais, pendant l’état de Pédagogie, vérité, perspecti- François Hollande, c’est une que de ralenti. La non-croissance tauxintermédiairedeTVAestégale- y a aujourd’hui des rémunérations grâce de François Hollande, nous ves. Ce sont les trois mots- erreur magistrale », estime révèle le trop de dettes. Il y a un ris- ment posée. quisontprovocantesetdesdiscours devons reconnaître que la majorité clefs du président. Pédagogie Franck Louvrier, conseiller en que de chute parce que, sans crois- qui sont arrogants. L’hyperluxe con- car le caractère « extrêmement communication du président, sance, les prêteurs ne font plus con- Faut-il le faire tout de suite ? siste maintenant à demander à technique » des enjeux liés à pour qui « s’en tenir au dis- fiance. Et moins il y a de croissance, Le temps est contre nous. Il ne faut payer plus d’impôt. Les provoca- « Il faudra choisir entre la crise de l’euro et des dettes cours sur le sang et les larmes plus il faudra de réformes. pas perdre de temps. tions, ça suffit ! couper des dépenses des Etats nourrit l’inquiétude. serait tout autant une erreur ». « La moitié n’a rien compris », Conscient de l’extrême sensi- Croyez-vous en des résultats C’est « le sang et les larmes » ? Certains estiment que la France sociales peu efficaces a maugréé Sarkozy dimanche bilité de l’opinion sur l’Europe tangibles de l’UE et du G20 qui Ce n’est pas un message de douleur perdra son triple A, la seule ou revenir sur les soir après une rencontre et de la fracture non résorbée soient suffisants pour convaincre mais un message de responsabilité. question étant de savoir quand. informelle avec huit des référendums de 1992 les marchés et les opinions ? Car il doit être clair que les efforts Une autre issue est-elle possible ? allégements de charge journalistes spécialisés dans et 2005, Nicolas Sarkozy L’essentiel pour moi, c’est le G20. dont nous nous exempterions nous Oui. Comme au rugby, le recul est en compensation des les questions européennes. voudrait tracer une « nouvelle Réussite ou échec, le G20 sera histo- seront imposés par la hausse des rarement une bonne stratégie. La Jeudi, Jean-Pierre Pernaut perspective européenne », rique. L’après ne sera plus comme taux d’intérêt. Il faut expliquer aux confiance fait aussi appel à des res- 35 heures. » (TF1) et Yves Calvi (France 2) conjuguant un fédéralisme l’avant. Ce sera, au G20, la coopéra- Français qu’un pays endetté doit se sorts psychologiques. Il faut défen- devraient donc poser les accru dans la gouvernance tion ou la division. La division vien- faire à l’idée qu’il est dépendant de dre le triple A avec énergie, comme était peu audible. Le problème pour questions les plus concrètes de l’Union européenne et un draitdesdésaccordseuropéens,des la confiance de ceux qui lui prêtent. le fait le président. le PS est de connaître l’état de grâce que se posent les Français protectionnisme assumé accusations européennes contre les SiFrançoisHollandeannonce,dans six mois avant l’élection, ce qui ne Deuxième impératif : la vérité aux frontières de l’Europe. Américains, des reproches des un souci démagogique, des dépen- Une majorité de Français sera pas forcément facile à gérer. Américains contre les Chinois. La ses très importantes en matière se dit favorable à des barrières Pour nous, la question est d’appor- bagarre, c’est la récession mondiale d’éducation, il les paiera par la protectrices. Une forme ter les bonnes réponses à cette terri- assurée. La coopération, c’est la hausse des taux d’intérêt. Son projet de démondialisation est-elle ble crise qui menace jusqu’à l’exis-EN BREF marque de confiance attendue par est une impasse. possible ? tence même de l’Europe. Le match les marchés et les opinions publi- de 2012 sera celui de l’éthique deRoyal pense être « très utile » au perchoir ques. Mais, pour entraîner le G20, conviction contre l’éthique de res- Nicolas Sarkozy a besoin du soutien ponsabilité. Nous devons démon-de l’Assemblée nationale de l’Allemagne. Sur des sujets tech- trer que la sagesse est dans notre Candidate malheureuse niques comme les financements camp. à la primaire socialiste, Ségolène innovants et, plus globalement, Royal (photo) se présentera aux pour la crédibilité de notre conti- Nicolas Sarkozy a accéléré le pas. élections législatives à La Rochelle. nent, l’accord avec Angela Merkel Mais doit-il se déclarer candidat François Hollande et Martine Aubry est nécessaire. Une division de dès maintenant ? lui ont « ouvert la perspective » de l’Europe anéantirait toute chance Il doit maintenant monter en pre- devenir présidente de l’Assemblée desuccèsduG20.Aufond,lagravité mière ligne. C’est-à-dire pédagogue en cas de victoire de la gauche, de la situation place chacun devant dès maintenant, candidat le a-t-elle assuré hier. « Je n’ai rien l’exigence d’un accord à Cannes. moment venu. Le G20 pourrait êtredemandé », assure la présidente de la région Poitou- L’accord à Bruxelles est un préalable le rendez-vous qui ouvrira les yeuxCharentes. « Je pense que je peux être très utile à ce poste ». à l’accord de Cannes. des Français sur les risques majeurs qui nous menacent. C’est l’occasionFilippeti rappelle Duflot à l’ordre Etes-vous inquiet pour l’euro ? d’une grande campagne de proxi- Non.Lamonnaieuniquerésistera.Il mité et d’explication qui devraitLa députée PS Aurélie Filippetti, membre de l’équipe de François lui faut néanmoins une gouver- s’engager rapidement. Dans cetteHollande pendant la primaire PS, a estimé hier que Cécile Duflot nance unique. Mais elle sera phase, d’ailleurs, c’est plus au gou-ne pouvait pas « poser un flingue sur la tempe » du candidat secouée en fonction de la crois- vernement de piloter qu’au parti.socialiste à l’occasion de la négociation entre les deux partis pour sance. La question aujourd’hui D’icià2012,lapédagogiedoitprécé-2012. « Une discussion, ce n’est pas un ultimatum, c’est un échange majeure, c’est celle de la croissance der le projet.[…] J’ai l’impression que les écolos se moquent de la victoire de la mondialeetlapartdel’Europedansgauche et qu’ils font passer en priorité leurs desiderata personnels », cette croissance mondiale. Sondages en berne, affaires, JEAN PAUL GUILLOTEAU/EXPRESS-REAa-t-elle taclé dans une interview au site Internet du « JDD ». « S’ils crise : cela ne rappelle-t-il pasveulent des circonscriptions pour les législatives de 2012, c’est à eux de La France peut-elle se dispenser la situation de Valéry Giscards’entendre avec le PS, il ne faudrait pas inverser les rapports de force. » de nouvelles mesures d’austérité ? d’Estaing en 1981 ? IP3 PRESS/MAXPPP Nous devrons faire des efforts, Il n’y a pas dans la majorité un partiGuéant promet 123 millions d’euros comme nos partenaires. Et ces qui souhaite l’échec du président ! efforts devront être à nouveau De toute façon, une présidentielleaux commissariats de police importants et surtout durables. est toujours serrée. Rien n’est joué.Le ministre de l’Intérieur, Claude Guéant, va proposer au Parlement Nous sommes devant l’exigence Pour l’ancien Premier ministre, « moins il y a de croissance, PROPOS RECUEILLIS PARl’inscription de 123 millions d’euros de crédits pour les parcs d’adapter nos dépenses à nos recet- plus il faudra de réformes ». PIERRE-ALAIN FURBURYimmobiliers et automobiles de la Police nationale, a-t-il annoncéhier, dont 73 millions pour les « constructions, restructurations etmodernisations de commissariats » – « il y a des besoins partout enFrance », a -t-il reconnu –, 50 millions pour l’achat de véhicules pour François Fillon envisage de revoir les « orientations budgétaires »la police et autant pour la gendarmerie. Le Premier ministre n’exclut pas met de demain sur le sauvetage de la péens cruciaux, consacrés au sauve- de « revoir les orientations bud- zoneeuro,aprécisélePremierminis- tagedelazoneeuro.Ils’agissaitaussi, gétaires », dans le cas très pro- tre.Elledoitintervenir« danslesdélais pour François Fillon, de jouer lesRENDEZ-VOUS bable où la prévision de crois- sance 2012 était révisée. les plus rapprochés possibles », a estimé pour sa part le premier prési- pédagogues,d’exposerlesoptionsde gouvernance européenne privilé- dent de la Cour des comptes Didier giées par l’exécutif.CARCASSONNE, 12 H 30. Nicolas Sarkozy préside une table ronde Matignon prépare les esprits à une Migaud,, hier sur Public Sénat, esti- A chacun son rôle. Nicolas Sarkozysur le thème de la modernisation du secteur public de la santé. nouvellevaguederigueur.Danslecas mant qu’il en allait de la « crédibilité » s’exprimera jeudi soir à la télévisionSÉNAT, 14 H 30. Examen de la proposition de loi Ciotti visant où la prévision de croissance 2012 de la France. Toute révision de crois- pour expliciter aux Français, pour laà instaurer un service citoyen pour les mineurs délinquants. (1,75 %) était révisée, le gouverne- sance de 0,5 point nécessitera de première fois, les enjeux et les effetsASSEMBLÉE, 16 H 15. Vote solennel sur la première partie ment prendra les mesures d’écono- dégager 4 milliards d’euros d’écono- delacrise. LePremierministren’aeu,du projet de loi de Finances pour 2012. mies nécessaires pour respecter la mies supplémentaires, en augmen- lui, de cesse d’endosser la rigueur, etASSEMBLÉE, 16 H 15. Audition du secrétaire d’Etat au Commerce, trajectoire de réduction des déficits tant les recettes ou en réduisant les ce« devoirdevérité »souventpromu,Pierre Lellouche, par la commission des Affaires économiques. (3 % en 2013), a assuré le Premier dépenses. parce que dû, selon lui, aux Français.LE PUY-EN-VELAY, 18 HEURES. Meeting de Nathalie Arthaud. ministre, François Fillon, hier soir, à Vilipendé,ilyaquatreans,pouravoir ÉRIC FEFERBERG/AFP l’occasion d’une rencontre avec les Devoir de vérité évoquéunEtat« enfaillite »,François présidents de l’Assemblée nationale « Ce genre de réunions d’information Fillon, en déplacement en Corée du ECHOS DE CAMPAGNE et du Sénat, ainsi que les présidents des groupes politiques des deux est une démarche traditionnelle lors- qu’il y a des événements politiques Sud, vendredi dernier, n’a pas man- qué de rappeler : « C’est pour défen- LE BLOG DU SERVICE POLITIQUE DES ECHOS chambres. Cette révision des prévi- majeurs », rappelle-t-on au groupe drenotresouveraineté nationalequ’il sions de croissance reste pour l’ins- UMP à l’Assemblée. De fait, celle-ci François Fillon recevait hier les fautmettreuntermeàcetendettement lesechos.fr/echosdecampagne tantsuspendueauxrésultatsdusom- intervient entre deux Conseils euro- représentants des élus à Matignon. excessif. » CAROLINE DERRIEN
  • 3. FRANCE 3 MARDI 25 OCTOBRE 2011 LES ECHOSIMPÔTS Les principaux intermédiaires financiers ont collecté 456 millions d’euros auprès des assujettis à l’ISF, soit une baisse limitée à 8 % par rapport à l’an dernier, selon les données collectées par « Capital Finance ». Le montant investi directement par les contribuables n’est pas encore connu.Même raboté, le dispositif ISF PMEconserve son attrait auprès des ménages ’est un fléchissement, mais il vement rassurant pour les PME,C est plus modeste que ce que les PME pouvaient craindre aprèsl’allégement de l’impôt sur la for- mais il doit être regardé avec pru- dence:lesintermédiairesfinanciers représentent moins de la moitié detune et le tour de vis sur les niches la collecte totale.fiscales. Le dispositif ISF PME, qui Le montant des capitaux promispermet de réduire son impôt à hau- aux PME ne sera précisémentteur de 50 % des sommes investies connu qu’en fin d’année, lorsquedans une PME, conserve son attrait Bercy aura traité le dossier des assu-auprès des ménages. Près d’un jettis ayant choisi d’investir directe-mois après la clôture de la campa- ment dans des PME (500 millionsgne 2011, la trentaine d’intermé- d’euros l’an dernier). La réductiondiaires financiers interrogés par d’impôt ayant été rabotée d’un tiers« Capital Finance » (groupe « Les dans ce cas (de 75 % à 50 %), c’estEchos ») font état d’une collecte de peut-être là que la baisse de la col-456 millions d’euros auprès des lecte a été la plus sévère. Ainsi, lesassujettis à l’ISF, soit une baisse de ménages qui investissaient directe-« seulement » 8 % par rapport à ment dans une entreprise ont-ilsl’année précédente. En introduisant peut-être préféré passer par un sont ainsi pratiquement tous des venus à augmenter leur collecte Finance (qui bondit de 8,8 à 40 mil- menté de respectivement 9,2 % et intermédiaire cette année. indépendants. Certains s’en sont cette année. Parmi eux, 123Venture lions, dont 33 d’ISF PME). Au total, 15,5 %, estime « Capital Finance ».456 MILLIONS Deuxième réserve : l’allégement du barème de l’ISF n’aura lieu que l’an prochain – seule la première tran- che ayant été supprimée cette même fait une spécialité, comme Entrepreneur Venture et Audacia. Les acteurs qui s’étaient placés danslejeudès2008sontmêmepar- (+ 64 %, à 74 millions collectés), Audacia (+ 38 %, à 55 millions d’euros), Entrepreneur Venture (+ 39 %, à 47,3 millions), A Plus les montants collectés par les fonds d’investissement de proximité (FIP) etlesfondscommunsdeplacement dans l’innovation (FCPI) ont aug- LUCIE ROBEQUAIN Lire page 18 l’éditorial de Jean-Francis PécresseLe montant collecté au profit année. C’est donc l’an prochain quedes PME par les principaux la collecte pour les PME sera la plusintermédiaires financiers. difficile, reconnaît le gouverne- ment, qui ne table d’ailleurs que sur 511 millions de réduction d’impôtdes estimations prudentes sur les (contre 750 millions d’euros prévusnon-répondants, on peut estimer la cette année).collecte globale des gérants à quel- Ce bilan provisoire n’en reste pasque 470 millions d’euros. moins instructif : outre la quasi-dis- Les mesures de restriction déci- parition des holdings, il confirme ledées faisaient pourtant craindre désengagement des banques et desle pire : le plafond de dépenses éli- assureurs dans ce type de finance-gibles a été ramené de 50.000 à ments. De grands noms comme45.000euroscetteannée.Ensuppri- BNP Paribas Private Equity et Cré-mant la première tranche d’ISF, le dit mutuel - CIC Capital privé ontgouvernement a également réduit ainsi décidé de ne plus lever dede moitié le nombre d’investisseurs f o n d s I S F, r e l è v e « C a p i t a lpotentiels. Ce bilan est donc relati- Finance ». Les principaux gérantsCONJONCTURELe risque de contractionde l’activité se renforce u moment où Bercy se pré-A pare à abaisser sa prévision decroissancepour2012,lesdonnées des enquêtes de con-joncture menées auprès desentreprises affichent une accen-tuation du risque d’une contrac-tion de l’activité à la fin del’année. Après une nouvelledégradation du climat des affai-res, annoncée vendredi parl’Insee, les indices PMI publiéshier par Markit témoignent ainsiàleurtourde l’ampleurduralen-tissement économique enFrance comme dans la zoneeuro. Pour la première foisdepuis l’été 2009, ils indiquentque l’activité s’est contractée la prévision de croissance alle-dans l’Hexagone en octobre, du mande est de 1 % pour 2012 etfait d’une forte baisse dans les celle du consensus de 0,9 %.servicesetd’unnouveaureculde La ministre du Budget, Valériela production manufacturière. Pécresse, a confirmé hier que la« L e s ecteur pr iv é français révision de la prévision de crois-vacille », souligne l’économiste sance« n’estpasuntabou »,maisde Markit, pour qui les données veut « prendre le temps de regar-d’enquête sont, à ce stade, « con- der l’ensemble des indicateurs àformes à un taux de contraction disposition dans les jours et lestrimestriel significatif du PIB, de semaines qui viennent ». La pre-l’ordre de 0,5 % à 0,6 % ». Et d’agi- mière estimation de la crois-ter le spectre d’une récession sanceautroisièmetrimestresera(définie comme deux trimestres publiée le 15 novembre.consécutifs de recul du PIB) « à Pour l’exécutif, le sommetmoins d’un rapide retournement européen de mercredi puis lede tendance ». G20deCannesdevraientdonner une meilleure visibilité sur lesCroissance nulle possible perspectives économiques.Cette menace est de plus en plus Reste que si une solution politi-prise au sérieux par les écono- que à la crise de la zone euro estmistes. « Une récession de faible indispensable pour rétablir laampleur fin 2011-début 2012 se confiance des chefs d’entreprise,dessine désormais », estiment les il n’est pas évident qu’elle suffiseconjoncturistes d’Exane BNP àsauver la findel’année et à bienParibas, pour qui « il sera alors amorcer 2012 : « Même si desdifficile de tabler sur une crois- décisions positives sont prisessancemoyennesupérieureà0,5% mercredi, elles mettront plusieursl’an prochain ». « Notre prévision mois à se diffuser aux agents éco-destagnationenFranceàlachar- nomique », estime Bruno Cava-nière2011-2012paraîtdésormais lier.« Lechocdeconfiancesedou-trop optimiste, constate aussi bled’unresserrementpalpabledeBrunoCavalier,chezOddoSecu- l’accès au crédit, et ce dernier phé-rities. Il serait raisonnable que le nomène n’est pas réversible ins-gouvernement planche sur un tantanément », indique-t-onscénario de croissance nulle en chez Exane BNP Paribas.2012. » Des propos pessimistes : FRÉDÉRIC SCHAEFFER
  • 4. FRANCE4 MARDI 25 OCTOBRE 2011 LES ECHOSSOCIAL En septembre, le ministère du Travail a enregistré 43.343 nouveaux contrats ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR d’apprentissage, un chiffre stable par rapport à septembre 2010, et 27.243 nouveaux contrats de professionnalisation, en hausse de 23 %. Grand emprunt : 150 millions pour la formationAlternance : la rentrée 2011 L ’innovation pédagogique dans les formations. C’était – critiquerécurrenteentendueportée par les « contrats pro » chezlesuniversitaires–lagrande absentedelapremièrevaguedes appels à projets des investisse- ments d’avenir financés par le e mois dernier, le ministère du de l’été s’est avérée un simple effet bre 2010. La poursuite de cette ten- grand emprunt, centrée sur laL Travail a enregistré 43.343 nou- veaux contrats d’apprentis-sage, selon les données statistiques d’optique. Le coup de frein affiché en juin et juillet, mois sur lesquels le nombre de contrats recensés ne dance aboutirait en fin d’année à dépasser les 180.000 contrats, légèrement au-dessus du record recherche. En juin dernier, Nico- las Sarkozy avait souhaité quel- ques réorientations pour laque « Les Echos » se sont procu- dépassait pas la moitié de ce qu’ils de 2008. deuxième vague. Ce sont finale-rées. C’est, à 150 près, le même avaient été douze mois aupara- ment 150 millions d’euros quinombre qu’en septembre 2010. En 600.000 contrats en 2015 serontréallouésàunappelàpro-ces temps conjoncturels incer-tains, c’est une bonne nouvelle.D’autant que, depuis le début de2011, la performance mensuelle de 470.000 E n l ’a b s e n c e d e s u r s a u t d e l’apprentissage, le dynamisme des contrats de professionnalisation suffirait, en termes statistiques en jets baptisé « initiative d’excel- lence en formations innovan- tes » (Idefi), présenté ce matin par le commissaire général àl’apprentissage était systématique- Le nombre de contrats tout cas, à rompre avec deux l’investissement,RenéRicol,etle ERIC FEFERBERG - AFPment en repli par rapport au même en alternance en 2011 si le années de stagnation de l’alter- ministre de l’Enseignementmois un an auparavant. Le retard rythme des neuf premiers nance, portant le total des contrats, supérieur, Laurent Wauquiez.n’a pas été rattrapé mais l’essentiel mois se maintient. toutes formules confondues, de « Lesobjectifssontàlafoisdefairedes contrats se conclut toujours 230.800 entre janvier et septembre émergerdesdiplômesaumeilleurdans les derniers mois de l’année. autour de 470.000 sur l’ensemble standard mondial, de répondreSeptembre augure donc d’un mil- vant, a été provoqué par un chan- de l’année. au défi de la démocratisation et à Laurent Wauquiez, ministrelésime du même ordre que les gement de procédure de valida- Mais au-delà des chiffres, il va celui de l’insertion professionnelle de l’Enseignement supérieur.deux années précédentes : sur les tion des contrats. La Dares a, laisser entier le problème posé par des étudiants, en multipliant lesneuf premiers mois de l’année, depuis, corrigé ce biais et les statis- le passage du bac professionnel de partenariatsaveclesentrepriseset des parcours différenciés : un132.628 contrats ont été comptabi- tiques indiquent au contraire la deux à trois ans, qui constitue une l’alternance », explique Laurent parcoursd’« excellence »pourleslisés, soit 6.000 de moins qu’en bonne tenue des contrats de pro- réelle difficulté pour l’apprentis- Wauquiez, qui veut voir dans ce meilleurs étudiants, un parcours2010 et presque autant qu’en 2009. fessionnalisation depuis le début sage et, sans doute, l’un des freins à nouvel appel à projets « l’émer- « classique » et un autre renforcé Il est désormais quasiment de l’année. 27.243 contrats ont été lever pour rendre moins hypothé- gence de fleurons qui auront un pour ceux qui rencontrent desacquis que la performance de la enregistrés par l’administration en tique l’objectif affiché par le prési- effet structurant pour l’ensemble difficultés, avec des passerellesformation en alternance en 2011 septembre, soit 6.000 de plus qu’en dent de la République d’aller jus- dune filière ou d’un site ». entre chacun. Sont égalementse jouera cette année sur les septembre 2010. De janvier à qu’à 600.000 contrats conclus dans attendusdesprojetssurlaforma-contrats de professionnalisation. septembre, le total atteint 98.180. l’année en 2015. Démonstrateurs d’excellence tion continue, l’ingénierie, lesDe ce côté, la mauvaise nouvelle C’est 23 % de plus qu’en septem- LEÏLA DE COMARMOND Mais les places seront chères. études de médecine, la profes- Pour éviter le saupoudrage, sionnalisation,unmeilleurappui 20lauréatsserontdésignésparun de la formation sur la recherche, D’un secteur à l’autre, le succès de l’apprentissage varie fortement jury international et pourront recevoir, en moyenne, sur une dès la licence, et la pluridiscipli- narité. Les dossiers sont à dépo- durée de contrat de huit ans, ser d’ici au 19 décembre et lesSelon le métier et le niveau de niveau géographique, selon les exemple les bouchers, il y a plus de lignant que même les annonces 1 million d’euros par an. Les sélectionnés seront connusformation, le succès de métiers et les niveaux de for- places que de jeunes », note Robert qu’il publie dans des journaux gra- niveauxdelalicenceetdumaster début mars 2012, après le verdictl’apprentissage n’est pas homo- mation. » Dufour, secrétaire national de la tuits n’apportent plus de candidats. sontconcernés.« L’idéeestd’avoir définitif des Idex (les initiativesgène. Le passage de deux à trois Fédération nationale des associa- Yann Lafitte déplore un « manque des démonstrateurs de ce qui peut d’excellence, ces grands campusans du bac pro est un frein. L’« effet Masterchef » tions régionales des directeurs de d’information sur l’orientation vers exister d’excellent et d’innovant en à vocation mondiale), ces der- Un petit tour de France montre en centre de formation d’apprentis les métiers » auxquels forme son formation, précise-t-on au Com- niers ne pouvant cumuler leur« Si, déjà, on stabilise le nombre effet de fortes disparités entre (Fnadir), qui dirige le CFA de la CFA. En post-bac, « je n’ai pas de missariat général à l’investisse- dotation pour le campus avecd’apprentis cette année, c’est bien. » régions ou même départements. Chambre de métiers et de l’artisa- problème car je suis inscrit sur le ment, donnant en exemple les celle de l’appel à projet, Idefi.Comme ce patron de branche Ainsi, sur les neuf premiers mois nat de Maine-et-Loire. La chau- portail de l’académie, mais en deçà, cursus de licence qui proposent ISABELLE FICEKpatronale, nombreuses sont les de l’année, le Languedoc-Rous- dronnerie est dans le même cas, c’est une autre affaire », déplore-entreprises dont le souci n’est pas sillon affiche une hausse de plus de comme les transports et la logisti- t-il, estimant qu’il y a « un gros tra-tant d’augmenter leur nombre 3 0 % q u a n d l ’A l s a c e b a i s s e que. En Franche-Comté, il y a vail à faire pour former et informerd’apprentis mais de le maintenir d’autant. Les disparités sont aussi 800 postes à pourvoir sur le secteur, les professeurs principaux ». EN BREFau même niveau que l’an passé. fortes entre les professions : il y a souligne Yann Lafitte, directeur du Si elle souligne « l’incertitude par exemple sur la cuisine l’« effet CFA transport et logistique situé à Coûts annexes Députés et gouvernement améliorentéconomique qui entraîne un man- “Masterchef ”» (l’émission télévi- Besançon. Depuis trois ans, le Sans compter l’arlésienne de laque de visibilité sur les mois et sée, NDLR), qui a contribué à mul- manque de candidats est devenu réforme de l’orientation. Ce direc- le solde budgétaire de 1,5 milliard d’eurosannées à venir », l’Assemblée per- tiplier les vocations ; en revanche, « régulier » sur les niveaux V (CAP teur de CFA pointe un autre souci Les députés doivent approuver, aujourd’hui, la première partiemanente des chambres de métiers « dans les métiers en tension, par et BEP) et IV (bac), pointe-t-il, sou- qui freine les vocations, celui des du budget 2012. Les amendements gouvernementaux etet de l’artisanat constate cepen- coûts annexes que doivent suppor- parlementaires votés lors du débat ont permis d’accroîtredant une hausse de 3 % des con- UNE MÉDAILLE D’OR PAS TOUT À FAIT COMME LES AUTRES ter les apprentis, surtout en pro- les recettes de 942 millions d’euros et de réduire les dépensestrats signés par rapport à l’an der- vince : « C’est jusqu’ à 90 % de leur de 397 millions d’euros. Le rééquilibrage du bonus-malusnier « au jour d’aujourd’hui ». Une médaille d’or de l’appren- cette spécialité que son par- salaire qui peux passer en frais automobile – qui ne pourra plus être déficitaire – permet, Du côté de la métallurgie aussi, tissage décernée sous l’égide du cours qui fait de sa prochaine d’hébergement, de restauration et quant à lui, une amélioration de 112 millions d’euros. Au final,on juge que « la rentrée se profile Sénat et des ministères de décoration un double événe- de transport », déplore-t-il. Cela le solde budgétaire s’est donc amélioré de 1,5 milliard d’eurosplutôt bien ». Le directeur général l’Education nationale, des PME ment. Arrivé en juillet 2008 pour empêche même parfois le contrat par rapport au projet présenté par le gouvernement finadjoint chargé de la formation de et de l’Alternance, c’est toujours rejoindre sa mère, ce jeune de se conclure, souligne un res- septembre, ce qui doit ramener le déficit de l’Etat à 80,3 milliardsl’Assemblée des chambres françai- une belle récompense, mais Moldave a bien failli ne pas ponsable de branche. Mais les pro- d’euros fin 2012 . L’extension de la taxe sur les boissons sucréesses de commerce et d’industrie celle qui sera remise à rester en France. La demande blèmes ne viennent pas tous, loin à celles contenant des édulcorants (coca « light ») apportera(ACFCI), Bernard Legendre, est Dragos B., début 2012 revêtira de titre de séjour à ses dix-huit s’en faut, du manque de candidats : 35 millions d’euros supplémentaire. Quant à la taxe sur les hautssur une perspective approchante : une dimension encore plus ans avait d’abord été rejetée et les entreprises font aussi défaut. Le revenus, elle apportera 200 millions d’euros de plus que prévu.« Les chiffres de l’apprentissage symbolique. Après un CAP en assortie d’une obligation de souci est particulièrement marquédevraient cette année se maintenir lycée professionnel, ce jeune quitter le territoire. Mais l’asso- sur le bac professionnel, dont le Fonction publique hospitalière :au même niveau que l’an dernier, prépare un bac professionnel ciation RESF (Réseau éducation passage de deux à trois ans a nette-voire se situer en légère hausse. » par apprentissage en « ensei- sans frontières) s’en est mêlée et ment freiné les ardeurs patronales, la CGT progresseMais il souligne aussi que « der- gnerie » (fabrication d’enseignes Dragos a fini par obtenir un titre comme le soulignent tous les Les résultats des électionsrière se cachent des tendances qui lumineuses). Ce n’est pas tant de séjour vie privée et familiale. acteurs de l’apprentissage. professionnellespeuvent être assez variées au L. DE C. dans la fonction publique hospitalière sont marqués par une nette AFP progression de la CGT.SOCIAL La note de conjoncture sociale d’Entreprise & Personnel juge inévitables des choix Le syndicat a recueilli 33,5% des voix lors du scrutin de jeudi budgétaires « douloureux » après la présidentielle et prédit une rentrée 2012 très tendue. dernier, selon les résultats quasi-définitifs diffusés hier par le ministère de la Santé. C’est deux points de plus qu’aux élections précédentes de 2007. La CFDT n’est pas parvenue à progresserLes DRH craignent un climat social comme elle le souhaitait, maintenant sa position pratiquement inchangée par rapport à 2007 (+0,1 point, à 24,5%). En troisième position, FO progresse très légèrement (+0,6 point à 22,7%).explosif en 2012 sur fond de rigueur accrue Sud, l’Unsa et la CFTC reculent. Tous les syndicats ont déploré une participation en forte baisse (48,6 %, soit 8 points de moins qu’en 2007). Ce recul est dû, selon eux, aux nombreux problèmes d’organisation du scrutin (« Les Echos » du 20 octobre). « La remise en cause e plus dur est à venir. C’est la dès lors celui du vrai basculement tés des entreprises « risque d’être Quelque 956. 000 agents étaient appelés à voter.L conclusion à laquelle parvient d’acquis sociaux Entreprise & Personnel (E&P), devrait êtrele think tank des DRH de grandes dans la rigueur, avec « des choix forcément douloureux » en termes de hausses d’impôt et de refonte trop important ». D’autant que, « sans parler encore de plans sociaux, la remise en cause d’acquis Reclassement des chômeurs : les opérateurs privés ne feraient pas mieux que Pôle emploientreprises, dans l’édition 2011 de de la protection sociale. « L’austé- à l’agenda 2012 sociaux » pour soutenir la compé-sa note de conjoncture sociale, rité n’est aujourd’hui qu’un mot », titivité « devrait être à l’agenda 2012 Le conseil d’administration de Pôle emploi convoquéprésentée vendredi. Les auteurs, écrivent les auteurs. des entreprises. » des entreprises ». L’atonie des mar- aujourd’hui va recevoir le ministre du Travail, Xavier Bertrand.Jean-Pierre Basilien et Michèle Toute la question est de savoir chés européens et américains ris- Au menu, un point sur les négociations en cours sur laGilabert, distinguent deux « à quel moment le coût social sera présidentielle devront se concen- que en outre d’entraîner des délo- convention tripartite Etat-Unedic-Pôle emploi. Mais avant cela,s é q u e n c e s. C e l l e e n c o u r s, jugé insupportable et par quelles trer sur la lutte contre le chômage, calisations vers l’Asie et l’Amérique il devrait notamment se pencher sur l’efficacité des opérateursd’abord, de « transition », avec un catégories sociales », analysent-ils, « la baisse du coût du travail » et du Sud. Pour E&P, ce contexte doit privés de placement des chômeurs avec la seconde vague declimat marqué par l’« attente » du prévenant que « c’est autour de la « l’efficience du système éducatif ». inciter les entreprises à redoubler l’étude menée par Pôle emploi et le ministère du travail avecscrutin présidentiel mais aussi perception de la justice sociale d’efforts d’« explication » des stra- le sondeur LH2, treize mois après la prise en charge des« d’une mise en œuvre de politiques accompagnant les projets de Entre les attentes et les possibles tégies auprès de salariés débousso- chômeurs. Celle-ci donnerait le résultat suivant : taux de retour àd’austérité dont [...] l’essentiel est réforme que se joueront les équili- L’étude n’est guère plus optimiste lés et à se montrer exemplaires en l’emploi salarié de 42 % pour les opérateurs privés et de 50 %devant nous » tant « rien n’est bres sociaux », en particulier lors pour les entreprises. Elle redoute termes de responsabilité sociale pour Pôle emploi concernant les licenciés économiques et unréglé » en ce qui concerne « l’inter- d’une rentrée de septembre 2012 de nouveaux conflits salariaux tant, en la matière, « elles seront taux de retour à l’emploi respectivement de 51 % et de 52 % pourminable crise de la dette ». Selon la qu’ils craignent explosive. E&P début 2012 tant l’écart entre les attendues sur leurs actes ». les chômeurs très éloignés de l’emploi pris en charge dansnote, le second semestre 2012 sera estime que les débats de l’élection attentes des salariés et les possibili- DEREK PERROTTE le cadre du programme trajectoire.
  • 5. COLLECTIVITÉS LOCALES 5 MARDI 25 OCTOBRE 2011 LES ECHOSCULTURE POLITIQUE Le secrétaire général de l’UMP recevait hier les élus parisiens pour essayer de circonscrire les divisions internes alors que Rachida Dati multiplie les offensives contre François Fillon.Les collectivités réoriententleurs dépenses culturelles es collectivités locales « Cette année des financements Jean-François Copé tenteL consacrent à peu près autant de crédits à la cul-ture que l’Etat : soit environ ont même été débloqués pour des opérations nouvelles », se réjouit Robert Dorey, adjoint au de ressouder la droite parisienne7 milliards d’euros. Vont-elles maire. Toutefois, et dans unchoisir de rogner ce poste en contexte plus contraint, de nou-cette période de vaches mai- velles orientations se dessi- lssontvenuslestésdeleurscahiers Vincent Roger. « Comme un kiné qui poste pour son fils à Bercy. Selon legres budgétaires ? « Il y a trenteans, les budgets culturels étaientassimilés aux loisirs. Aujourd’hui nent : « J’ai développé une poli- tique de longue série dans ma scène nationale. Les spectacles I de doléances. Des dizaines d’élus de la capitale ont défilé hier à l’UMP. Son secrétaire général, Jean- agirait vertèbre par vertèbre, Copé essaie de déverrouiller les blocages », dit un de ses proches. Jean-François clan Charon, un recours a d’ailleurs été déposé au Conseil d’Etat.« Fran- çois Fillon n’aurait pas dû affronterles maires et les élus, en général, restent trois semaines et sont François Copé, est chargé de trouver Copé a promis une réorganisation Rachida Dati comme cela, il auraitont compris que la culture n’était ainsi amortis sur une durée plus une « médiation » au sein d’une « dans un délai rapide ». dû d’abord consulter les élus », glissepas un domaine facultatif. Elle étendue », justifie le maire de fédération parisienne au bord de l’élu Pierre-Yves Bournazel. Rachidacontribue à la notoriété du ter- Sceaux. l’implosion. Depuis le succès des Les ambitions du camp Charon Dati a reçu le soutien d’édilesritoire. C’est vrai aussi bien à Po u r s a p a r t , e t a f i n d e « dissidents » (derrière Pierre Cha- Sera-t-il sensible aux revendications (Claude Goasguen, Françoisdroite qu’à gauche. Donc je suis mutualiser certaines fonctions, ron)auxsénatorialesetl’annoncede du camp Charon, qui exige des pos- Lebel..) mais pas d’une partie desraisonnablement optimiste », le département du Rhône a l’arrivée de François Fillon à Paris en tes dans les instances ? Et pourrait-il élus du 7e. Peut-elle envisager unrépond Philippe Laurent, maire opté pour un regroupement de 2012, les querelles se sont ravivées. aller jusqu’à remplacer le secrétaire autre point de chute, elle qui avaitde Sceaux (Hauts-de-Seine) et ses trois musées (employant Deux camps s’affrontent : l’un – au départemental, Jean-Jacques Gian- été« parachutée »rivegauche ?« En THOMAS COEX/AFPprésident de la Fédération 160 agents aujourd’hui) sous pouvoir – se réclamant de François nesini ? « Ce poste doit s’émanciper 2008, il n’y avait pas de leadership etnationale des collectivités terri- une direction unique, prélude Fillon, l’autre constitué notamment de la tutelle du président de la fédéra- Rachida était un symbole », défendtoriales pour la culture (FNCC) au transfert vers un établisse- de pro-Copé, les deux hommes se tion, Philippe Goujon », affirme un élu, qui devine le prochain des-qui tenait récemment sémi- ment public, sans doute un EPA disputant l’après-2012. Charge à ce Jean-Pierre Lecoq, pilier du clan sein de l’eurodéputée : « Son inten-naire à Lyon. (établissement public adminis- dernier de ramener la paix. Charon. « Plus d’ouverture, oui, mais Jean-François Copé promet tion est de s’attaquer à la circonscrip- tratif ). Un statut qui permet Hier, rien n’a été annoncé lors des pas de prime aux dissidents », rétor- une réorganisation rapide. tion de Philippe Goujon, elle n’en feraCertains aménagements d’accueillir des partenaires (y premières réunions. Certains élus que Philippe Goujon. qu’unebouchée ».« Lapolitiquen’estIl n’en reste pas moins que cer- compris privés) dans la pers- s’en sont agacés, d’autres ont appré- Plus sensible encore, les législati- Rachida Dati. La maire du 7e, qui la pas un jeu de bonneteau » balaie cetains exécutifs ont décidé de pective de l’ouverture du cié le simple fait de pouvoir jouer ves. En briguant la deuxième cir- convoite aussi, l’a accusé dimanche dernier.tailler dans leurs dépenses, musée des Confluences, début carte sur table. « L’ambiance a été conscription (5e-6e-7e), François d’avoir « dealé » le soutien du LAURENCE ALBERTcomme le département de 2014. « Il faudra alors trouver 5 plutôtsereine »racontel’élufilloniste Fillon s’est attiré les foudres de député sortant Jean Tiberi contre un ET CAROLINE DERRIENl’Isère (– 23 % annoncé en à 6 millions d’euros supplémen-2011). D’autres ont cessé de taires pour le fonctionnement »,soutenir des événements. Ainsi reconnaissait récemment Jean-en est-il pour Joué-lès-Tours Jacques Pignard, conseillerqui a coupé cette année son général du Rhône en charge deaide au festival de théâtre ama- la culture.teur, lequel n’a pas survécu. La « On doit trouver de nouvellesmunicipalité de Guérande évo- marges. On est sans doute à laque, elle, un budget « stable ». fin d’un cycle », estime GeorgesMais « nous réduisons de 2 % Képénekian, adjoint à la culturenos subventions aux associa- à Lyon, ville qui consacre 20 %tions culturelles. Nous soutenons de son budget à la culture. C’estdavantage les projets que les tout l’enjeu de l’étude prospec-structures », précise Catherine tive Culture et médias 2030 duBailhache, adjointe à la culture. ministère de la Culture que laLa commune de Bourgoin- FNCC veut nourrir de ses pro-Jallieu (Isère), qui affecte 13 % pres réflexions.de ses recettes à ce secteur, MARIE-ANNICK DÉPAGNEUXassure ne pas opérer de baisse. CORRESPONDANTE À LYON Toulouse a augmenté son budget de 5 % GGRMaquette de la future Salle des musiques actuelles qui,dans le nouveau quartier de Borderouge, complétera l’offreexistante avec une salle de 500 places et des studios de répétition.La nouvelle municipalité va aux amateurs et aux profession-construire une Scène de nels. La Maison de l’image, dontmusiques actuelles, une Mai- le coût est estimé à 16 millionsson de l’image et un Centre de d’euros, fait partie du grand pro-découverte scientifique. jet de ville de rénovation des quartiers HLM.Après une large concertation, lanouvelle municipalité toulou- Extension de l’arc culturelsaine, dirigée par Pierre Cohen La mairie veut encore construire(PS), a défini en 2009 son projet uneCitédeladansedansl’ancienculturel, qui vise à décentraliser hôpital La Grave, au centre-ville,la culture dans les quartiers et à mais elle bute sur le prix de ventepromouvoir la musique, les arts de 18 millions d’euros demandévisuels, les spectacles de rue et parl’Etatpourcebâtimentclassé.la découverte des sciences. La Cette Cité hébergerait l’actuelmairie a augmenté l’enveloppe Centrededéveloppementchoré-de la culture de 5 % en 2011, à graphique, trop à l’étroit, et com-117 millions d’euros, soit 16,8 % pléterait l’arc culturel formé ledu budget primitif. Elle accroît long de la Garonne par le muséeses subventions et programme d’Art moderne, la galerie photo-plusieurs équipements. Dans le graphique du Château d’eau etnouveau quartier de Borde- l’Ecole des beaux-arts.rouge, en construction dans le Ancien chercheur lui-même,nord de la ville, elle ouvrira à la le maire souhaite développer lafin 2013 une scène des musi- culture scientifique pour formerques actuelles, comprenant « une ville de la connaissance ».une salle de concert de 500 pla- La ville a lancé le festival Laces et des studios de répétition Novela et édifiera un Quai deset de préproduction pour les savoirs en reconstruisant deuxartistes en résidence, d’un coût vieux immeubles de la faculté dede 6 millions d’euros hors taxes. médecine près du MuséumCe lieu de création accueillera d’histoire naturelle. L’un abriterades concerts à public restreint le siège du pôle de recherche eten complément des grandes d’enseignement supérieur, avecsalles existantes. une salle de conférence et des La ville ouvrira aussi en 2014 services d’information pour lesune Mais on de l’image de étudiants. L’autre deviendra un6.000 mètres carrés,qui centre de découverte scientifi-accueillera des artistes en rési- que. L’ensemble coûtera 28 mil-dence dans le quartier populaire lions d’euros et sera réalisé d’ici àdu Mirail et abritera des salles 2 0 1 4 p a r l a C o m mu nau t éd’exposition et un pôle de créa- urbaine du Grand Toulouse.tion de photo, d’audiovisuel et LAURENT MARCAILLOUde jeux vidéo, Le lieu sera ouvert CORRESPONDANT À TOULOUSE
  • 6. Suivez-nous aussi INTERNATIONAL6 sur Twitter MARDI 25 OCTOBRE 2011 LES ECHOS twitter.com/EchosMonde ALLEMAGNE Alors qu’on pensait que seule la Commission budgétaire se prononcerait, les 620 députés sont appelés à définirEN CHIFFRES demain les lignes rouges d’Angela Merkel pour l’effet de levier du FESF. Un nouveau test pour la coalition.Zone euro : nouveaurecul d’activité FESF : le Bundestag impose un vote en plénière pour encadrer Merkel ouveau coup de théâtre, hier à N Berlin, deux jours avant le pro- chain sommet européen : le Bundestag va se prononcer, de nou- veau, en plénière, sur l’« optimisa- tion »duFondseuropéendestabilitéL’activité privée a accéléré sa financière (FESF). Aux termes descontraction en octobre dans procédures mises en place en sep-la zone euro, l’indice PMI tembre, à l’occasion du vote surs’établissant à 47,2 contre l’extension du FESF, seule la Com-49,1 en septembre. « La zone mission budgétaire devait définir uneuro est confrontée à un mandatdenégociationpourlachan-risque croissant de retour à la celière, en amont de la réunion derécession », selon Markit, qui mercredi. Mais l’oppositionpublie l’indice. Le taux de – notamment les Verts – a fait pres-détérioration de l’activité a sion, dès la semaine dernière, pouratteint son plus haut niveau impliquer l’ensemble des 620 dépu- JULIAN STATEN SCHULTE/AFPdepuis juillet 2009. Si, en tés. Hier, alors qu’Angela MerkelAllemagne, l’activité globale informaitleschefsdesgroupesparle-progresse toujours, elle est mentaires des discussions euro-de plus en plus modérée. péennes de dimanche, le patron du groupeCDU a lui aussi souhaité faireJapon : le commerce voter la plénière, « parce que la ques-se redresse tiondel’effetdelevierduFESFagagné Le vote en plénière accroît la pression sur Angela Merkel et sa coalition. dans les derniers jours une impor-La balance commerciale tance fondamentale dans le débat côté, les Européens pourraient lan- inconnu » sur le plan institutionnel : texte, se laissent cette fois toutes les quand le ministre des Financesdu Japon est repassée public ». cer un fonds spécialisé, ouvert aux le Bundestag et le chef du gouverne- options ouvertes. Le vote de demain (CDU) et celui de l’Economie (FDP)dans le vert en septembre. investissementsprivésetsouverains, ment doivent se familiariser avec un aura donc valeur de test pour la coa- ont annoncé des allégements fis-L’excédent s’est établi à Un cas unique y compris de pays hors zone euro, nouveau modus operandi. Une lition conservatrice. caux pour 2013. Au total, il n’y a eu300,4 milliards de yens Les dirigeants européens cherchent qui pourrait acheter de la dette pri- nouvelle donne qui sème la per- vendredi d’accord sur pratiquement(2,86 milliards d’euros). à démultiplier la force de frappe du maire et secondaire, et bénéficierait plexitéàBruxelles,oùlesdébatssont Nombreuses failles aucun des dossiers sur la table.Les exportations ont crû de FESF, jusqu’à environ 1.000 milliards aussi de la garantie du FESF (voir ci- déjà extrêmement techniques. Le Or celle-ci montre de nombreuses L’opposition s’agite aussi beau-2,4 % par rapport au mois d’euros, selon des élus Verts, afin de contre). Les documents élaborés à vote en plénière accroît, aussi, la failles. Une réunion de travail entre coup. Les sondages donnent àde septembre 2010, à convaincre les marchés que la Grèce Bruxelles devaient arriver hier soir à pressionsurAngelaMerkeletsacoa- les trois partis au pouvoir, à la chan- l’heureactuellegagnantleblocSPD-5.980,7 milliards de yens restera bien un cas unique. Ils plan- Berlin. Le Bundestag devrait voter lition. Lors du vote sur la première cellerie, vendredi, a capoté. Elle était Verts.(56,95 milliards d’euros). chent sur deux mécanismes qui mercredi à la mi-journée, après la extensionduFESF,lachancelièren’a censée donner des impulsions pour KARL DE MEYER À BERLINLes importations ont pourraient fonctionner en parallèle. déclaration de politique euro- obtenu que 315 des 330 voix de sa lesdeuxdernièresannéesdelalégis- AVEC ANNE BAUER À BRUXELLESaugmenté de 12,1 %, à D’un côté, le FESF pourrait garantir péenne de la chancelière. majorité. Les sociaux-démocrates et lature. Mais elle a été largement tor-5.680,3 milliards de yens une partie du risque de défaut des Ce changement de scénario illus- les Verts, qui avaient annoncé dès pillée par le patron de la CSU bava- Europe en crise,(54,1 milliards d’euros). obligations émises par les Etats de la trequ’onest,selonlesmotsduporte- avant le vote du mois de septembre roise, furieux de n’avoir pas été nouvelle Europe zone euro en difficulté. De l’autre paroled’AngelaMerkel« enterritoire leur intention de voter en faveur du consulté, la semaine dernière, sur lesechos.fr/dossier La droite italienne se déchire sur la réforme Détrompez-vous, des retraites réclamée par Bruxelles Julien crée de la richesse. De retour du Conseil européen lors duquel les Italiens considè- pourtouslessalariésen2015(contre 60 actuellement pour les femmes et rent qu’il a été « humilié », Silvio 65 pour les hommes). « Sachant que Julien est salarié en contrat de professionnalisation en tant qu’électricien Berlusconi a convoqué en l’on vit en moyenne au-delà de d’équipement. Créer de la richesse, c’est pour Julien acquérir un diplôme urgence un Conseil des minis- 80 ans, les jeunes ne peuvent plus et une expérience professionnelle reconnue sur le marché du travail. tres, hier soir. payerlesretraitesdeceuxquiarrêtent Pour son entreprise, c’est l’assurance d’une personne formée et accompagnée de travailler à 57 ans », fait remar- par l’AFPA qui va contribuer au développement de l’entreprise. Enironisantdimanchesoirsurl’inca- quer Silvio Berlusconi, qui rappelle L’AFPA est le 1er organisme de formation qualifiante en France. pacité de Silvio Berlusconi à rendre que le dernier plan de rigueur de crédible son action pour éviter la l’été prévoit, justement, d’indexer contagion de la crise grecque à l’Ita- les pensions sur l’espérance de vie à lie, Nicolas Sarkozy et Angela Merkel partirdel’anprochain.Al’adressede ont « humilié » tout le pays, dénon- l’Europe, son entourage fait aussi çaient hier les journaux de la pénin- remarquer qu’en Italie, l’âge moyen sule. Le « Cavaliere » a riposté en fin de départ « effectif » à la retraite est de journée, dans une déclaration équivalent à celui des Allemands et solennelle assez surréaliste. Alors supérieur à celui des Français. que Paris et Berlin attendent de lui qu’il arrive à la nouvelle réunion des Des mesures concrètes AFP chefs d’Etat et de gouvernement Compte tenu de la sensibilité du européens, demain, avec des mesu- sujet, le conseil des ministres n’a pas res précises en poche, il a prévenu « Sachant que l’on vit réussi à prendre de décision et en qu’il viendrait « avec des positions en moyenne au-delà attendant une nouvelle réunion arrêtées»s’agissant«delacrisedusys- aujourd’hui, Silvio Berlusconi a tème bancaire, en particulier franco- de 80 ans, les jeunes passé une partie de la nuit enfermé allemand ». Une manière de mas- ne peuvent plus payer avec plusieurs membres du gouver- querlapagaillequisejouaitàRome? nement. Quoi qu’il arrive, réformer AulieudeserendreàMilanoùilétait les retraites de ceux lesretraitesne sauraitsuffire, a averti convoqué pour une audience au tri- qui arrêtent de la Commission européenne. « Les bunal, dans l’affaire Mills où il est partenaires de l’Italie ont besoin de poursuivi pour corruption de travailler à 57 ans. » clarté (…). La meilleure façon de témoin, le « Cavaliere » était rentré SILVIO BERLUSCONI les convaincre, c’est de prendre directement de Bruxelles dans la des mesures concrètes avec un calen- capitale, où il a convoqué en urgence ceux qui ont commencé à travailler drier », a déclaré hier son porte-pa- un Conseil des ministres, hier soir. jeune, sous réserve d’avoir cotisé role pour les Affaires économiques, pendant au moins 40 ans. L’idée Amadeu Altafaj. Le « Corriere della Relancer la croissance serait d’interdire en 2012 (au lieu de Sera » fait remarquer que la réforme Sans aucune marge de manœuvre 2013) tout départ à la retraite avant des retraites produira des effets seu- AFPA - 13, place du Général de Gaulle - 93108 Montreuil Cedex - Agence budgétaire pour relancer la crois- 57 ans, et de porter ce seuil à 60 ans lement à long terme et ne fera éco- sancedelatroisièmeéconomiedela en 2015. nomiser, au mieux, que 2 à 3 mil- zoneeuro,SilvioBerlusconiabrandi La seconde hypothèse, plus liards d’euros en 2013. NC E une énième réforme des retraites. « sévère, imposerait le seuil de 60 ans GUILLAUME DELACROIX RNA ALTE En Europe, on parle d’un âge de dès 2013, avec un objectif à 67 ans CORRESPONDANT À ROME départ à 67 ans pour tout le monde je vais en discuter avec la Ligue du Nord », avait-il indiqué dès diman- che soir. Son principal allié de gou- vernement, c’est bien le problème, refuse purement et simplement SUR + quune formation, un emploi. d’aborder le sujet. « Les retraités ont déjà donné », ont lancé ses ténors, www.alternancepro.fr Umberto Bossi, leader de la Ligue, et Roberto Maroni, ministre de l’Inté- rieur, allant jusqu’à menacer de AVEC NOS CORRESPONDANTS DANS LE MONDE Cette action est cofinancée par l’Union européenne. L’Europe s’engage en « descendre dans la rue ». La pre- «LES ECHOS DE L’ÉTRANGER» France avec le Fonds social européen. mière hypothèse de travail consiste- rait à accélérer la suppression du À 6H55 SUR 101.1 DU LUNDI AU VENDREDI régime dit « de l’ancienneté », lequel TOUTES LES FRÉQUENCES SUR WWW.RADIOCLASSIQUE.FR donne droit à la retraite anticipée à
  • 7. INTERNATIONAL 7 MARDI 25 OCTOBRE 2011 LES ECHOSFMI, FESF, « véhicule spécial » : ÉTATS-UNIS Près de 1 million d’Américains pourraient bénéficier des nouvelles mesures mises en place par l’administration pour refinancer leur crédit immobilier. les derniers scénariosDans le cadre de la résolutionde la crise de la dette euro-péenne, le Fonds monétaire La seconde, quant à elle, pren- drait la forme d’un « trust », placé sous l’égide du FMI, et qui Les Etats-Unis au secours des petits propriétairesinternational intervient à serait alimenté, là encore parplusieurs niveaux. des transferts de capitaux du FESF, d’une part, et des contri-Est-ce sous la pression de ses butions du secteur privé etactionnaires autres qu’euro- d’autres Etats d’autre part. Cepéens ? Toujours est-il que le « trust » serait analogue à celui ’estdansleNevada,l’undesEtats 2005, ce qui représente une baisse deFonds monétaire international(FMI) ne devrait pas, dans unavenir proche, augmenter con- qui a été créé sous l’égide du FMI pour aider les pays pauvres très endettés, le « Powerty C le plus durement frappé par la crisedel’immobilier,queBarack Obamaaprésentéhierl’unedesnou- 37 %. Dans un discours prononcé hier, William Dudley, le président de la Réserve fédérale de New York, asidérablement ses finance- Reduction and Growth Trust ». velles mesures concoctées par son indiqué qu’« une chute continue desments à l’Europe. Seule différence : les moyens du administration pour résoudre une Le règlement de la crise euro- « trust » européen seraient bien partie des problèmes liés au marchépéenne est avant tout l’affaire supérieurs. On parle de plu- immobilier.Ils’agitenfaitde« revam- Un peu plus dedes pays européens. Dans le cas sieurs centaines de milliards. per »leHomeAffordableRefinancing 5,2 millions de maisonsde la Grèce, du Portugal ou de Program annoncé dans les premiersl’Irlande, les prêts du Fonds ne jours de sa présidence, mais qui n’a ont été vendues A plus long terme, en 2010 contre VIA BLOOMBERGreprésentent que les 3/11e des pas été un succès, avec à peinefinancements, le solde étant le FMI pourrait 894.000 foyers parvenus à refinancerassurés par l’Union euro- leurcrédit.« Les barrières au refinan- 8,3 millions en 2005,péenne et la Commission. Et il intervenir de cement étaient de plus en plus évi- ce qui représenteest peu probable, au cas où la manière plus directe dentes. Les lever pourra aider l’éco- Barack Obama a présenté hier l’une des nouvelles mesures une baisse de 37 %.Grèce venait à demander un nomie de façon substantielle ainsi pour résoudre une partie des problèmes liés au marché immobilier.nouveau programme et un au cas où la crise que le marché immobilier dansnouveau soutien des bailleurs s’aggraverait. son ensemble », a expliqué hier pour recréer de la concurrence entre que la question du refinancement prix risque de mener vers plus dede fonds internationaux que la Shaun Donovan, le ministre chargé les prestataires de crédits privés qui « serait une question clef pour le prési- défautsdepaiement,desaisies,deven-part du FMI augmente. Les pays A plus long terme, le FMI duLogement. voudrontdèslorssignerdenouveaux dent cette année ». Théoriquement, tes de détresse et vont saper la richesse,émergents n’y sont pas favora- pourrait intervenir de manière Cette fois, l’administration lève prêts.Lespersonnesviséessontcelles 11 millions de personnes sont consi- la confiance et les dépenses des Améri-bles. plus directe au cas où la crise toute une série de contraintes ainsi qui sont à jour dans le paiement de dérées comme étant « underwater », cains. Casser ce cercle vicieux est la Au stade actuel, le rôle central s’aggraverait. Comme les minis- que certaines commissions perçues leurcréditimmobilieretquin’ontpas mais seuls un peu plus de 1 million questionlaplusurgente ».sera assuré par le Fonds euro- tres des Finances du G20 l’ont par les agences hypothécaires afin pu refinancer jusqu’à présent alors pourraient profiter du nouveau pro- Mercredi, à Denver dans le Colo-péen de stabilité financière indiqué à Paris, le 15 octobre d’élargir la base d’emprunteurs éligi- mêmequelestauxd’intérêtsonttom- gramme. Depuis leur plus haut en rado, Barack Obama devrait annon-(FESF) puis, par la suite, par le dernier, il faut s’assurer que le bles. La solution a été préparée par la bés à 4,17 % et que la valeur de leur juin2006,lesprixdesmaisonssesont cer de nouvelles mesures pour venirMécanisme européen de stabi- FMI a les ressources adéquates Federal Housing Finance Agency et crédit excède celui de leur habitation. écroulées de 31 %. Un peu plus de enaideauxétudiantsendettés.lité. Les équipes de Klaus pour y faire face. La directrice les agences hypothécaires et l’admi- Gene Sperling, le directeur du Natio- 5,2 millions de maisons ont été ven- VIRGINIE ROBERTRegling, le directeur général du générale du FMI, Christine nistration espère que cela va suffire nal Economic Council, a assuré hier dues en 2010 contre 8,3 millions en BUREAU DE NEW YORKFESF, travaillent à la mise en Lagarde, a été chargée de pré-place d’un pare-feu suffisam- senter à son conseil d’adminis-ment puissant pour endiguer tration, le mois prochain, destoute extension de la crise, solutions pour augmenter les BRUXELLES Alors que les Britanniques seraient une majorité à vouloir quitter l’Union européenne, sinotamment par un système de ressources du Fonds que ce soit l’on en croit un sondage ICM, les élus conservateurs veulent un référendum sur le sujet.garantie des emprunts d’Etat par une augmentation des quo-émis par les pays européens. tas des pays membres, l’émis- Est à l’étude également laconstitution d’un fonds spécial,un « Special Purpose Vehicule » sion de droits de tirage spéciaux ou encore de prêts bilatéraux. Par ailleurs, Christine Cameron face à une fronde anti-Europe(SPV). Ce dernier serait ali- Lagarde devra présenter lors dumenté par un transfert de fonds sommet du G20 de Cannes, de e Premier ministre David Came- un gouvernement de droite sur la aucune chance de passer. Les chefs tions.Ilaprécisécependantqu’ilétaitdu FESF, pour une premièretranche, et, pour la seconde, pardes contributions du secteur nouveaux instruments destinés à aider des pays affectés par toute crise tout en ayant une L ron a plaidé hier devant son Par- lement qu’il n’était dans l’intérêt de la Grande-Bretagne ni de quitter question européenne. Largement relayée par la presse britannique, l’adresse du président français Nico- des trois principaux partis du pays avaienteneffetenjointleursmembres de voter contre. Mais le débat d’hier « fermement décidé » à « rapatrier des pouvoirs » de Bruxelles, mais par d’autres moyens. Ed Miliband, leprivé et d’Etats souverains. politique économique jugée l’Union européenne, ni de discuter lasSarkozydimancheàDavidCame- montre que la question de l’Europe leader de l’opposition, a de son côtéCette seconde tranche serait sérieuse. Ce sera vraisembla- de cette question en ce moment. ron selon laquelle les Européens en menace de faire exploser à nouveau dénoncé l’ambiguïté sur la questionelle-même subdivisée en deux blement une ligne de liquidités Mais il a dû affronter une chambre avaient assez de recevoir des leçons l’unité du parti conservateur au pou- européenneduPremierministreavecsous-parties. La première pren- à court terme destinée à tout des communes électrisée par une par des Britanniques qui n’aimaient voir,d’autant qu’ilestencoalitionavec les membres de son parti et estimédrait la forme d’un fond spécial pays membres du Fonds et pas motion déposée par 60 élus conser- pas la monnaie unique avait ajouté à des libéraux démocrates réputés qu’ilenrécoltaitlesfruits. Unsondageeuropéen qui serait alimenté seulement aux pays européens. vateurs demandant la tenue d’un la tension à Westminster. europhiles. « Lorsque la maison de ICM pour le « Guardian » établissaitpar des contributions privées. RICHARD HIAULT référendum sur les liens entre le votrevoisinestenfeu,lepremierréflexe hier que 70 % des Britanniques vou- Royaume-Uni et l’Europe d’ici à mai Consultation populaire devraitêtredel’aider »,aplaidéDavid laient un référendum et que 49 % des 2013. Cette motion pour une consultation Cameron en faisant référence à la interrogés voulaient une sortie de La contribution de la France Avant que les députés ne votent tard, hier soir, le gouvernement était populaire,quidemanderaitsilaGran- de-Bretagne devait rester ou non crise de l’euro. Il a fait valoir que son paysavaitintérêtàinfluencerlesdéci- l’Unioneuropéenne,contre40%con- tre.Dequoimotiverleséluseuroscep- à l’Europe fait toujours débat menacéeparlaplusgranderébellion danssesrangsjamaisenregistréepar dansl’Unionourenégocierlescondi- tions de son appartenance, n’avait sions de l’Union européenne, avec lequel il réalise 40 % de ses exporta- tiques. NICOLAS MADELAINELa contribution au budget del’Union européenne s’élèveraà 18,9 milliards l’an prochain, TUNISIE Après une révolution qui a coûté « 2 à 2,5 milliards d’euros » et les élections,en hausse de 3,5 % par rap- le ministre tunisien des Finances, Jaloul Ayed, se dit « optimiste » sur l’avenir du paysport à 2011. et mise sur « un retour à la normale en 2012 », avec une croissance d’au moins 4 %.C’est l’un des paradoxes del’Europe : les députés françaisont autorisé, hier, une progres-sion des dépenses publiques au « Il n’y a pas de raison qu’Ennahda refroidisse les projets des investisseurs »niveau européen qui leur estinterdite, pour le moment, auniveau national. La contributiondelaFranceaubudgetdel’Unioneuropéenne atteindra ainsi ci, les gens croient en leur avenir », attendus finalement pour ce mardi, commerciaux » – ils se font18,9 milliards d’euros l’an pro-chain, en hausse de 3,5 % parrapport à 2011 (+ 600 millions I assure le ministre tunisien des Finances Jaloul Ayed depuis son bureau du quartier de la Kasbah, à le parti islamiste estimait, hier, avoir remporté environ 40 % des suf- frages, ce qui lui donnerait 60 à aujourd’hui à 80 % avec l’Union européenne–en« explorantlesmar- chés du Moyen-Orient, du Maghreb,d’euros). Cette dynamique est « Que nous votions ou pas ce pré- Tunis. Là où, ilya quelques mois, les 65 sièges dans une assemblée de l’Asie, de l’Amérique du Nord et debien supérieure à ce que la lèvement européen, il s’appli- sit-in se succédaient en signe de constituante de 217 membres. l’Amérique latine ».France s’autorise pour ses pro- quera », a regretté le député mécontentement. Au lendemain du « Ennahda est un courant modéré, La croissance devrait aussi tirer lepres dépenses (0 % en valeur Charles de Courson, de loin le premier scrutin libre de l’après-Ben pays vers le haut. Après un débuthors charge de la dette et pen- plus critique. Avec cinquante Ali,après« unerévolutionquiacoûté d’année difficile, Jaloul Ayedsions). Elle devra donc être com- autres élus, il a proposé de sup- 2 à 2,5 milliards d’euros, soit environ Jaloul Ayed parie annonceunecroissanceduPIBinfé-pensée par des économies à due primer les aides de préadhésion 7 %duPIB »,JaloulAyedsedit« opti- sur 7 % de croissance rieureà1 %en2011,mais« unretourconcurrence sur d’autres mis- versées à la Turquie et qui pèse- miste » sur l’avenir du pays au vu àlanormale »dès2012avec4à4,5 %sions. La facture sera d’ailleurs ront à hauteur de 148 millions d’un taux de participation record par an à partir de croissance, un taux comparablepeut-être plus lourde : le prélève- d’euros sur le budget français qu’il juge « excellent » pour rassurer de 2014. aux années qui ont précédé la révo-mentapprouvéhierparlesdépu- cette année. En vain. les investisseurs étrangers, car illus- lution. Il parie sur 7 % de croissancetés français est basé sur un projet Les autres partis, qui voulaient trant une démocratie en marche. par an à partir de 2014.de budget européen de 129 mil- éviter tout signe de défiance à Les investisseurs vont-ils pour très souvent comparé à l’AKP turc, Des résultats possibles, selon lui,liards d’euros, en hausse de 2 % l’égard de l’Europe, se sont mon- autant se ruer dès demain vers la rétorque Jaloul Ayed. Il y aura sûre- grâce aux « turbos de l’économie »par rapport à 2011. Mais le Parle- trés beaucoup plus disciplinés Tunisie ? « Le retour des investisse- ment des questionnements de la part que sont la Caisse des Dépôts et DRment européen, qui plaide pour que les années précédentes. ments étrangers – en recul de 37 % desinvestisseurspotentiels.Maisiln’y Jaloul Ayed, ministre des Finances. Consignations (CDC) et le Fondsune progression de 4,9 %, a tou- « Nous aurions tort de rejeter sur pourleseulsecteurdutourismesurles a pas de raison de croire que cela souverain lancés par le gouverne-tesleschancesdefairemonterles l’Europe la responsabilité de nos neuf premiers mois de l’année – sera refroidisse leurs projets, d’autant que ment, car il n’a pas été établi sur la ment provisoire. Mais aussi grâce àenchères, demain lors de son propres errements », a estimé le progressif », estime-t-il. « Minoritai- les élections ont pour but de former la base d’une quelconque idéologie « l’impact positif » que représente ladébat budgétaire. socialiste Pierre Moscovici, refu- res » seront les investisseurs qui constituante, dont l’objectif principal politique ». Libye. Après avoir pesé sur l’écono- sant de faire du prélèvement avaient des projets avant la révolu- sera de rédiger une nouvelle consti- L’actuel ministre des Finances mie tunisienne, la Libye représenteUne variable d’ajustement européen une variable d’ajuste- tion et qui attendront encore des tution. » souligne le rôle des investisseurs tra- « un potentiel d’emploi de 200.000CoincéentredeuxConseilseuro- ment pour réduire les déficits. mois avant de se lancer, poursuit-il. Jaloul Ayed se veut d’autant plus ditionnels – européens – qui « conti- personnes »–lepayscompte700.000péenscruciauxconsacrésausau- « La France ne doit pas s’enfermer « Les entraves aux investissements rassurant que le plan de réformes nueront à être au premier rang » et chômeurs. Et la Tunisie envisage unvetage de la zone euro, le débat a dans une logique purement qui sont apparues juste après la révo- qu’il a piloté avec le reste du gou- celui de nouveaux investisseurs, en renforcement « notable » des expor-semblé,pourbeaucoupdedépu- comptable. Ce que nous donnons lution seront largement levées. » vernement depuis sept mois pour provenance du Golfe et des Etats- tationsverslepays.« Lacomplémen-tés français, bien anecdotique. aux Etats de l’Est, nous le récupé- Un gros score d’Ennahda ne ris- s’attaquer au chômage et aux désé- Unis,« quicommencentàregarderla tarité extraordinaire entre les deuxMais il a donné lieu, comme cha- rerons un jour ou l’autre », a éga- que-t-il pas de refroidir certaines quilibres entre les régions est « un Tunisie avec beaucoup plus d’intérêt pays est de bon augure », conclutque année, à des critiques soute- lementfaitvaloirladéputéeUMP entreprises étrangères ? Avant la plan technique qui pourra tout à fait que dans le passé ». La Tunisie cher- Jaloul Ayed.nues de la part des centristes. Pascale Gruny. LUCIE ROBEQUAIN publication des résultats définitifs, être retenu par le prochain gouverne- chera toutefois à « diversifier ses flux MARIE-CHRISTINE CORBIER
  • 8. 8 LE DÉPART DE JEAN-CLAUDE TRICHET MARDI 25 OCTOBRE 2011 LES ECHOSUN AMOUREUX DE L’EURO LE DÉPART DE JEAN-CLAUDE TRICHET MARDI 25 OCTOBRE 2011 LES ECHOS 9DÉFIÉ PAR LA CRISELes huit années de présidence de Jean-Claude Trichet à la Banque centrale européenne 10 LE DÉPART DE JEAN-CLAUDE TRICHETprennent fin le 31 octobre. Si son combat contre l’inflation a été débattu, le Françaisa choisi, depuis 2007, une ligne de conduite pragmatique dans une crise qui n’en finit pas. MARDI 25 OCTOBRE 2011 LES ECHOS quelques jours de son départ, C’est aussi durant ces années Guerre mondiale », explique-t-il enA Jean-C laude Tr ichet ne que, sous la houlette du chancelier chôme pas. La crise des det- allemand Gerhard Schröder et dutes souveraines de la zone euro et président français Jacques Chirac, décembre 2008. A ses détracteurs il offre toujours la même réponse : « Nous faisons exactement ce queles négociations pour la conjurer le Pacte de stabilité et de crois- l’on croit approprié au moment demobilisent ses dernières heures à sance européen va être vidé de sa le faire. » LE DÉPART DE JEAN-CLAUDE TRICHETla tête de la Banque centrale euro- substance. Les deux grandes puis-péenne aprèsMARDIans OCTOBRE 2011 LES ECHOS huit 25 de prési- sances économiques, ralliées pardence. Quelques jours aupara- l’Italie, veulent ainsi éviter de lour- Claquements de porte Pour illustrer cette posture, l’his- 11vant, de son bureau au 35e étage de des sanctions pour avoir laissé leur toire retiendra la plus controverséel’Eurotower, à Francfort, Jean- déficit budgétaire dépasser les des décisions prises par la BCE : leClaude Trichet pouvait voir une limites. Jean-Claude Trichet est rachat à compter de mai 2010bonne centaine d’« indignés » v e n t d e b o u t c o n t r e c e t t e d’obligations d’Etat. D’abord de lacamper aux abords du bâtiment. manœuvre politique, mais il ne dette grecque, puis espagnole etLa cible était-elle bien choisie ? peut l’éviter. On connaît la suite… italienne, car ces économies souf-Affublé du surnom de « monsieur La seconde phase de son man- frant d’un hyperendettementEuro », il n’aura eu de cesse de sou- dat va être marquée du sceau de la voient leur accès aux marchés de 12bénéficiant surtout « aux plus pau-vres et plus vulnérables de nos LE DÉPART DE JEAN-CLAUDE TRICHETligner l’action de son institution crise. Son début se situe au creux capitaux rendu quasi impossible. Si elle paraît inévitable pour éviter une explosion des taux d’intérêt de MARDI 25 OCTOBRE 2011 LES ECHOSconcitoyens en Europe, qui nous LE 9 AOÛT 2007, ces pays, une telle politique signi-demandent d’être capables de déli- fie aussi que la digue entre la politi-vrer la stabilité des prix ». De ce « MONSIEUR EURO » que monétaire et budgétaire estpoint de vue, le Français a bien SE MUE EN rompue. Côté allemand, le vaserempli la feuille de route reçue des déborde pour les plus orthodoxesEtats européens. Or, ce bilan est GESTIONNAIRE des banquiers centraux. Cela seéclipsé aujourd’hui, ces dernières DE CRISE QUAND LE traduira par deux claquements deannées ayant surtout montré Jean- porte du conseil des gouverneursClaude Trichet faisant preuve de MARCHÉ MONÉTAIRE de l’institution, d’abord Axelpragmatisme en prenant des déci- S’ARRÊTE SUBITEMENT Weber, président de la Bundes-sions rapides et inédites pour sou- bank, puis Jürgen Stark, chef éco-tenir la zone euro en péril. DE FONCTIONNER. nomiste de la BCE. A son arrivée en 2003 à Franc- Jean-Claude Trichet laisse-t-ilfort, le haut fonctionnaire, ancien une BCE transformée en « badgouverneur de la Banque de de l’été 2007. Le 9 août précisé- bank » des mauvais élèves de laFrance, a une priorité qu’il met vite ment, « monsieur Euro » se mue zone euro, comme on le lui repro-en œuvre : se poser en défenseur en gestionnaire de crise quand le che surtout en Allemagne ? Face àfarouche de l’indépendance de la marché monétaire s’arrête subite- ces ultimes attaques, le Français,BCE. Quitte à s’attirer les foudres ment de fonctionner. La BCE agit d’ordinaire courtois, sort de sesde responsables politiques comme alors vite et fort, étant la première à gonds. Devant le bilan « impecca-Jacques Chirac ou Nicolas Sarkozy. reconnaître qu’un phénomène ble » de son institution, il aurait majeur se prépare. « Nous avons souhaité « davantage d’applaudis-La chasse à l’inflation aidé le marché de manière expédi- sements ». Son héritage, ce serontLes premières années de son man- tive et, je dois dire, avec succès », se ces appels renouvelés aux Etatsdat seront relativement tranquil- félicite-t-il à l’époque. La BCE avait membres pour mettre de l’ordreles. Quand son alter ego américain alors octroyé des liquidités en dans leurs finances publiques. SaAlan Greenspan veut, par une quantité pour sortir le marché leçon de la crise actuelle ? Plus quepolitique de taux d’intérêt faibles, interbancaire de la tétanie. Puis, à jamais une union économiquedoper l’économie américaine, le l’automne 2008, la faillite de Leh- européenne est nécessaire, en sui-Français n’a de cesse de traquer man Brothers produit le cata- vant la route tracée par l’unionl’inflation dans tous les coins. clysme redouté. La BCE, qui vient monétaire.Question stabilité monétaire, de relever son taux directeur, va le JEAN-PHILIPPE LACOURJean-Claude Trichet a réussi son baisser de 175 points de base en CORRESPONDANT À FRANCFORTpari puisque, selon lui, l’inflation a moins de deux mois. Une démar-été contenue à 2,01 % par an che « jamais menée par une ban- La BCE sans Trichetdepuis 1999. que centrale depuis la Seconde sur lesechos.fr/dossier L’HOMME PUBLIC RESTE DISCRET SUR SON AVENIR Ilnelaisserienfiltrersursesprojets : unepositionquipourraitcréerun d’unefaçonaumoins« médita- Jean-ClaudeTrichet,quiaura conflitd’intérêtsavecsaprécédente tive ».Etfestive,puisqu’ilestattendu soixante-neufansendécembre,est fonction.Unsautdanslesecteur le12décembreàStrasbourgpour fidèleàsadiscrétion.Interrogésur privéparaîtainsiexclu.S’engager prononcerl’élogedesonamietchef sonavenir,toutauplusconcède-t-il danslapolitiquefrançaisen’estpas del’EurogroupeJean-Claude vouloirsereposerunpeu,beau- nonplusuneoptionpourceservi- Juncker,devantrecevoircejour-là couplireets’occuperdavantagede teurdel’Etat.Onleditsollicitéde unprixeuropéendelacultureremis sesquatrepetites-filles.Lesstatuts toutesparts.Certainement,la parunefondation.Jean-Claude delaBCEluiimposentunepériode poursuitedelaconstructioneuro- Trichetn’apasencoreconfirmésa deretraitd’unanavantd’accepter péennevacontinueràl’occuper présence… J.-PH. L.Mario Draghi, le successeur,s’inscrit dans la même ligneLe nouveau président de la BCE a tion grecque, il est aussi opposé à sujet pour avoir présidé durant prèstoujours été pour une politique de toutesolutionquiressembleraitàun de six ans le Conseil de stabilitétaux rigoureuse. Mais son profil défaut de paiement. Il est favorable à financière du G20. C’est d’ailleursde banquier d’affaires inquiète. des sanctions automatiques en cas pour cette raison qu’il a la confiance de dérapage des finances publiques de la communauté financière.Personne ne doute que l’Italien dans la zone euro, ainsi que l’a mon- En Italie, les banquiers n’en gar-Mario Draghi s’inscrira dans les pas tré le ton comminatoire de la lettre dent pas moins une dent contre lede Jean-Claude Trichet. Au sein du qu’il a cosignée avec Jean-Claude vice-président de Goldman SachsConseil des gouverneurs de la Ban- TrichetdébutaoûtpourexigerdeSil- qu’il a été de 2002 à 2005. « Il ne s’estque centrale européenne, où il sié- vioBerlusconiunepolitiqued’austé- jamais départi de son profil de ban-geait depuis janvier 2006 en tant que ritédignedecenom.Car,selonlui,la quier d’affaires et n’a jamais comprispatron de la Banque d’Italie, le nou- crise des dettes souveraines est pour l’importance de la banque deveau président de la BCE a toujours lamonnaieunique« l’épreuvelaplus détail », déplore l’un d’entre eux. « Ilétéconsidérécommeun« faucon » : difficile depuis sa création ». a parfois été sous influence, commeardent défenseur de la lutte contre on l’a vu avec Cesare Geronzi, prési-l’inflation, il suivra la politique de Ancien de Goldman Sachs dent de Mediobanca puis de Gene-taux rigoureuse héritée de la Bun- Enoutre,l’activismedontMarioDra- rali,raconteunautre,ilpeutselaisserdesbank. Alors qu’il n’était pas ghi a fait preuve à Rome ces derniè- tirer par la manche sans avoir le cou-encore officiellement investi candi- res années pour inciter le secteur rage de résister. » Autre bémol : Jean-Claude Trichetdat, Mario Draghi avait du reste tenu bancaire à se restructurer puis à ren- Mario Draghi n’est pas le roi de la présidait la Banqueà rassurer Berlin en déclarant, en forcer ses fonds propres laisse à pen- communication. centrale européennefévrier, que l’Allemagne devait « ser- ser qu’il prendra à bras-le-corps la GUILLAUME DELACROIX depuis le 1ervirdemodèle ».S’agissantdelasitua- stabilité financière. Il connaît bien le CORRESPONDANT À ROME novembre 2003.
  • 9. MARDI 25 OCTOBRE 2011 LES ECHOS LE DÉPART DE JEAN-CLAUDE TRICHET 9 UNE CARRIÈRE10 AU CŒUR DE L’ÉCONOMIE LE DÉPART DE JEAN-CLAUDE TRICHET MARDI 25 OCTOBRE 2011 LES ECHOS 1er janvier 1999, l’euro est De 1969 officiellement lancé mais à 1971 pièces à l’Ecole nationale et billets, LE DÉPART DE JEAN-CLAUDE TRICHET que présente11 d’administration (ENA), Jean-Claude Trichet fait MARDI 25 OCTOBRE 2011 LES ECHOS Jean-Claude partie de la promotion Trichet, Thomas More, avec GROUPE ENTITÉ, DANIEL JANIN/AFP, MICHEL DELLUC/XPN-REA, ELODIE GREGOIRE/REA, WITT/SIPA ne seront Michel Bon, Jean-Louis disponibles Bianco, Claude Guéant, que trois ans François d’Aubert et plus tard. Jean-Paul Huchon. En 1986, Le 2 août 1993, Le 16 septembre il occupe les fonctions après une réunion 1993,12 directeur de cabinet de d’Edouard Balladur, alors ministre des LE DÉPART DE JEAN-CLAUDE TRICHET d’urgence le week-end à Bruxelles, en pleine crise du Système monétaire il est nommé gouverneur MARDI 25 OCTOBRE 2011 LES ECHOS de France, de la Banque peu après de nouvelles Finances. De 1987 européen, les marges de attaques contre le franc à 1993, il assurera les fluctuation des devises français au sein du SME. fonctions de directeur du SME entre elles sont Attaché à la politique du Trésor (photo : en élargies de 2,25 % à 15 %. du franc fort, il prend part 1989). A ce titre, Jean-Claude Trichet, aux négociations il négocie le traité directeur du Trésor, est au en vue de la création de Maastricht, qui côté d’Edouard Balladur, de l’euro en 1999. ouvre la voie à l’union Premier ministre, économique et et de Nicolas Sarkozy, monétaire de l’Europe. ministre du Budget, L’EURO S’EST AFFIRMÉ PÉCHÉ PAR EXCÈS DE ZÈLE SES ERREURSSES SUCCÈS COMME DEVISE DE RÉSERVE EN MATIÈRE DE TAUX Introduite le 1er janvier 1999, la monnaie unique a déjà plus de douze Jean-Claude Trichet n’a jamais cessé d’être un partisan convaincu d’abord du ans d’existence. Depuis, sa part dans les réserves officielles de change franc fort puis de l’euro fort. A la tête de la BCE, il a toujours respecté scrupuleuse- des banques centrales croît lentement mais sûrement. D’après les ment son mandat lui enjoignant de combattre l’inflation et d’assurer la stabilité de statistiques du Fonds monétaire international (FMI) publiées fin la monnaie unique. Mais son orthodoxie lui a joué deux mauvais tours depuis septembre, les réserves en euros des banques centrales du monde son arrivé à Francfort, en 2003. La première fois en juillet 2008, quand l’institut entier s’élevaient à près de 27 % du total. Fin 1998, les réserves de d’émission européen a relevé ses taux d’intérêt directeurs. Problème, le durcisse- change cumulées du mark, du franc français et du florin néerlandais ment de la politique monétaire s’est fait six semaines avant la chute de Lehman représentaient moins de 17 % de l’ensemble des avoirs en devises. Brothers. Chute qui a rapidement entraîné une crise économique globale. Le dollar a de son côté été victime d’une relative désaffection de la part Second impair, la BCE a une nouvelle fois relevé ses taux en juillet dernier. « Les des banquiers centraux. Sa part dans les réserves officielles mondiales taux sont à 1,5 % et, jusqu’à il y a un mois, Jean-Claude Trichet annonçait une allouées a baissé de 9 points sur la même période (de fin 1998 à la fin reprise robuste… Or le FMI et l’UE viennent d’annoncer une croissance zéro pour le du deuxième trimestre 2011). Mais, avec plus de 60 % du total, le billet second semestre. En fait, la hausse des taux de la BCE est un excellent indicateur vert campe encore loin devant la monnaie unique. En revanche, le avancé des récessions ... », ironise Patrick Artus dans les colonnes de l’hebdoma- match a été remporté haut la main face au yen. Celui-ci pèse moins de daire « Challenges ». Le chef économiste de Natixis est l’un des critiques les plus 4 % aujourd’hui, alors que sa pondération dans les réserves officielles sévères de l’action de Jean-Claude Trichet à la présidence de la BCE, qu’il a totales était de près de 7 % fin 1998. M. P. qualifié de « pompier incendiaire ». M. P. DES MESURES EXCEPTIONNELLES PENDANT LA CRISE POUR AIDER LES MARCHÉS La BCE a fait preuve de « pragmatisme » et de « flexibilité » depuis 2008 ; elle a été la seule instance capable de calmer les marchés par « sa puissance de feu », affirment certains économistes. De fait, l’action de Jean-Claude Trichet pour aider au bon fonctionnement des marchés pendant la crise financière est considérée comme un succès. Alors que la faillite de Lehman Brothers a paralysé le marché monétaire et entamé la confiance dans le système bancaire, la BCE a corrigé l’erreur de juillet 2008 en baissant ses taux d’intérêt à partir d’octobre 2008, jusqu’à 1 %. Elle a surtout lancé à partir de ce moment des mesures « non conventionnelles », dont l’objectif principal était de permettre aux banques de disposer d’un large accès au guichet de la banque centrale. Concrètement, la BCE a fourni des liquidités aux banques de la zone euro en quantité illimitée dans le cadre des opérations de refinancement sur toutes les échéances jusqu’à un an. Elle a aussi étendu la liste des actifs acceptés en garantie dans le cadre de ces opérations, elle a fourni des liquidités en devises étrangères (principale- ment en dollars mais aussi en francs suisses) et elle a acheté pour plus de 60 milliards d’euros d’obligations sécurisées afin de soulager les banques. Puis, en mai 2010, alors que les tensions sur le marché se sont de nouveau brusquement exacer- bées à cause de la Grèce, elle a accepté de racheter des obligations d’Etat. Au total, elle a constitué un portefeuille d’emprunts souverains (Grèce, Irlande, Portugal, Espagne et Italie) de 165 milliards d’euros à ce jour. G. M. MANQUE DE VIGILANCE VIS-À-VIS DES MEMBRES DU CLUB DE L’EURO STABILITÉ DES PRIX : La crise de la dette dans la zone euro s’explique, entre autres facteurs, par le fait MISSION RÉUSSIE que des taux d’intérêt identiques ont été appliqués à des pays de niveau écono- mique différents, poussant les moins compétitifs à l’endettement et au gonfle- ment de la valeur des actifs. La BCE n’a-t-elle pas manqué de discernement ? S’il y a une mission que la Banque centrale européenne a rempli avec un En 2010, Christian Noyer, gouverneur de la Banque de France, le reconnaissait : zèle et une réussite incontestables, c’est bien la stabilité des prix. L’infla- « Il est clair que nous n’avons pas été assez vigilants sur les écarts de compétitivité tion doit être « proche de 2 %, en dessous de 2 % » avait promis Jean- qui se sont creusés à l’intérieur de la zone euro », ajoutant, dans une allusion à la Claude Trichet. En dépit du sentiment resté longtemps ancré chez les Grèce et à l’Irlande, que quand des pays affichent des gains de productivité de consommateurs que le passage à l’euro avait engendré une hausse des 1 % à 2 % par an et des salaires en hausse de 7 % à 8 %, « c’est intenable au bout prix, l’objectif a été tenu : le taux annuel moyen d’inflation dans la zone de dix ans ». La façon, en outre, dont la BCE a renoncé à « discriminer » les euro s’est élevé à 2,01 % depuis 1999, a affirmé le président sortant de la dettes des Etats en fonction de leur qualité, poussant les marchés à considérer BCE il y a quelques jours, devant le Parlement européen. La BCE a toute- la dette grecque comme la dette finlandaise ou allemande, constitue sans doute fois été constamment tiraillée par des mouvements contraires : d’un côté, une erreur dont on mesure aujourd’hui l’importance. C. C. la volonté de couper court à toute poussée inflationniste se heurtait au risque de ralentir une économie européenne souvent fragile, comme c’est typiquement le cas en cette fin d’année 2011. De l’autre, il y avait la diffi- culté de gérer un taux d’intérêt unique, c’est-à-dire le coût de l’accès au UNE SCISSION AU SEIN financement dans les 17 pays de la zone euro, alors que le niveau de l’inflation était souvent très hétérogène entre les différents Etats membres. DU DIRECTOIRE DE LA BCE Un point qui reste problématique. C. C. La politique suivie par la BCE sous l’impulsion de Jean-Claude Trichet n’est pas du goût de tout le monde. Surtout en ce qui concerne les rachats de UNE EXCELLENTE POLITIQUE DE COMMUNICATION titres de dette souveraine sur le marché pour éviter un envol des taux d’intérêt payés par la Grèce, l’Espagne ou l’Italie, en pleine crise. Certains membres de la banque centrale allemande, la Bundesbank, l’ont fait savoir Pourparlerauxmarchés,ilfautd’abords’exprimerenanglais.Jean-ClaudeTrichets’estpliéàcetterèglesansdifficulté,selonson de manière spectaculaire. Dans un premier temps, Axel Weber, le président propremodedecommunication.Ils’appuiesurdesexpressionsclefsquiéclairentlalogiquedécisionnelledelaBCEetpermettent de la Bundesbank, un moment pressenti pour succéder à Jean-Claude auxopérateursd’anticiperlesprochainesactions.Leplusconnudecescodesestceluide« strongvigilance »(« vigilanceélevée »), Trichet à la tête de l’institution européenne, a fait savoir qu’il ne briguerait quisignifiequelaBCEvareleversestauxlorsdelaprochaineréunion.MêmesiJean-ClaudeTrichetajoutetoujours« we’renever pas le poste, étant en désaccord avec la politique menée. Les mêmes pre-committed »(« laBCEnes’engagejamaisàl’avance »),luipermettantdegarderunemargedemanœuvre.« Sacommunica- raisons ont poussé l’Allemand Jürgen Stark, l’économiste en chef de la BCE, tiondémontreuntalentremarquablecar,bienqu’ilnes’exprimepasdanssalanguematernelle,iln’ajamaiscausédemalentendu », à quitter ses fonctions. Jean-Claude Trichet, qui aimait à relever « l’unani- souligneAntonBrender,chezDexiaAM.FrederikDucrozet,chezCréditAgricoleCIB,loueaussisesqualités :« Trichetpréparetrès mité » des décisions de politique monétaire à l’issue du conseil, a aban- bienleterrain,sonsystèmedecommunicationbalisérendlaBCEprévisiblesurlestaux. »Seulbémol :lesintentionsdelaBCEsont donné le terme au profit de « consensus » lors de sa dernière conférence de moinslimpidesquandils’agitdebaissedestauxoudepolitiquenonconventionnelle. I. CO. presse. Une scission affecte bien le directoire de la BCE. R. H.
  • 10. 10 LE DÉPART DE JEAN-CLAUDE TRICHET MARDI 25 OCTOBRE 2011 LES ECHOS GESTES ÉLOQUENTS ET PHRASES FÉTICHES MARDI 25 OCTOBRE 2011 LES ECHOS LE DÉPART DE JEAN-CLAUDE TRICHET 11 12 LE DÉPART DE JEAN-CLAUDE TRICHET MARDI 25 OCTOBRE 2011 LES ECHOS « Nous sommes la banque centrale de 17 pays souverains et de 332 millions de citoyens « Nous sommes farouchement indépendants. » « Nous regardons les événements de très près, « Nous apprécions énormément que les autorités américaines européens. » avec une vigilance répètent qu’un dollar fort forte. » est dans l’intérêt des Etats-Unis » MICHAEL PROBST/AP/SIPA d’Amérique.Un super-gérant : ILS ONT DIT L’homme de l’euro stable« Un excellent skipper J ean-Claude Trichet, dont le HANS TIETMEYER la pensée et dans la pratique en mandat à la présidence de matière monétaire ont cependantpar gros temps » la Banque centrale européenne prend fin bientôt, a rendu par le passé été contredites par la réalité. Nos consultations et négociations en commun ont toujours été guidées d’excellents services à par des arguments objectifs et nonMohamed el-Erian, le PDG de anticipations, bien que l’Europe l’Europe et à l’euro. Sa en premier lieu par des intérêtsPimco, premier fonds obliga- soit confrontée à des problèmes contribution a été décisive afin nationaux partisans outaire mondial, estime que plus complexes que les Etats- que l’Europe se rassemble et que superficiels. Jean-Claude TrichetJean-Claude Trichet a très Unis. » Mieux : comme la Ban- « Jean-Claude l’euro s’installe comme une s’est toujours montré unbien su réagir face aux turbu- que du Japon l’a laissé entendre Trichet a résisté monnaie stable lors de la première partenaire non seulement DRlences. depuis plusieurs années, le pré- décennie de son existence. Ce compétent, mais aussi loyal dans sident de la BCE a compris « plus à l’hyperrigidité n’est pas la politique de la BCE qui Hans Tietmeyer, qui fut ce domaine.Ancien économiste du Fonds tôt que la Fed » les limites du rôle de certains est la cause des problèmes actuels le président de la Bundesbank Il n’y avait pas plus de raison demonétaire international (FMI) et d’une banque centrale et de ses rencontrés sur les marchés de 1993 à 1999, connaît bien parler à l’époque d’une supposéecogérant du premier fonds obli- instruments « non convention- Allemands […] financiers en Europe, mais les son ami Jean-Claude Trichet. domination allemande que degataire mondial, Pimco, avec Bill nels » en période de difficultés Il a été le plus errements dans les politiques A tel point qu’à l’époque suggérer une dominationGross, Mohamed el-Erian porte structurelles. budgétaires et économiques de des débuts de la BCE, certains française, comme cela ressortun regard aigu sur la crise de la Contrairement à certains ana- européen quelques Etats de la zone euro. estimaient que les deux aujourd’hui dans certainesdette souveraine européenne lystes américains qui accusent de tous. » L’euro demeure une devise stable, hommes détenaient discussions en Allemagne. Selondepuis plusieurs mois. Face aux la BCE d’avoir sapé la reprise en JACQUES DELORS bien que son devenir dépende le véritable pouvoir au sein moi, Jean-Claude Trichet – aussicritiques adressées par certains relevant prématurément les 14 SEPTEMBRE 2011 aussi de décisions politiques de l’institution européenne. en tant que président de la BCE – aobservateurs américains à taux d’intérêt directeurs avant attendues dans certains pays et à Dans cette tribune, contribué ces dernières années del’« excès d’orthodoxie » de la Ban- l’été, le patron de Pimco n’y voit l’échelon de l’Union européenne. Hans Tietmeyer rend manière décisive à promouvoir laque centrale européenne sous la pas d’inconvénient majeur. J’ai eu à titre personnel le privilège un hommage appuyé au stabilité de la monnaie unique dehoulette de Jean-Claude Trichet, de travailler étroitement durant président sortant de la BCE. même qu’il a défenduilestime, pour sapart,queceder- deux décennies avec mon collègue l’indépendance de la politique denier s’est révélé un « skipper » « LES EFFORTS DE français Jean-Claude Trichet, la BCE. Je suis aussi persuadé qu’ilparticulièrement habile en LA BCE N’ONT PAS d’abord comme représentant du est conscient d’une chose : lespériode de turbulences. Pour lui, gouvernement fédéral, puis de la difficultés actuelles sur les marchésles carences de la politique ÉTÉ SUFFISAMMENT banque fédérale allemande une Union économique et financiers en Europe ne peuventmonétaire et économique euro- SOUTENUS PAR (Bundesbank). Notre coopération monétaire et vers l’euro, nous nous être surmontées par la poursuitepéenne sont plutôt imputables au plan personnel a toujours été sommes efforcés, en tant que des rachats d’obligations d’Etat parau manque de réactivité des gou- LES POLITICIENS Il a permis de marquée par la confiance représentants de nos banques la BCE. Ces difficultés doiventvernements nationaux. DE CHAQUE PAYS. « rassurer nos mutuelle et l’orientation commune centrales respectives, de travailler avant tout être réglées par les Etats « Jean-Claude Trichet a réussi à vers les objectifs d’une intégration étroitement ensemble pour membres concernés, enétablir un équilibre très subtil FORCE EST DE partenaires européenne à la fois progressive et préparer l’euro. Cela n’était pas conduisant des changementsdans la politique de la BCE en fai- CONSTATER QUE lorsque des pérenne. En tant que toujours évident à l’époque, au décisifs dans leurs politiques et parsant en sorte qu’elle soit générale- représentants de nos regard des expériences fort des mesures d’aide appropriéesment respectée. Le principal regret LES RÉSULTATS doutes pesaient gouvernements, nous nous différentes de nos pays en matière par la communauté des Etatsest que les efforts de son président, ÉCONOMIQUES sur l’engagement sommes rapidement engagés dans monétaire. Nos efforts portés par membres. Jean-Claude le sait : unet plus généralement de la BCE, ET FINANCIERS une coopération franco- un respect mutuel et une amitié euro stable sur le long terme an’ont pas été suffisamment soute- européen allemande resserrée en vue d’une croissante nous ont néanmoins besoin d’un respect de la frontièrenus par les actions des politiciens NE SONT PAS de la France ». intégration renforcée des conduits à adopter de plus en plus entre les politiques monétaire etau sein de chaque pays. Pour cette À LA HAUTEUR JEAN ARTHUIS politiques économique et de positions communes. Les budgétaire tout autant que d’uneraison, force est de constater que NOVEMBRE 2003 monétaire en Europe. Après que le craintes exprimées jusqu’alors orientation durable de ces deuxles résultats économiques et finan- DES BESOINS chemin a été tracé en 1992, à dans la presse française à l’égard politiques vers la stabilité.ciers ne sont pas à la hauteur des DE LA ZONE EURO. » travers le traité de Maastricht, vers d’une domination allemande dans HANS TIETMEYERbesoins de la zone euro », résume MOHAMED EL-ERIAN,Mohamed el-Erian. Pour lui, ce PDG DE PIMCOsont les gouvernements natio- UNE DOCTRINE QUI EN APPELLE PLUS À HAYEK QU’À KEYNESnaux qui ont commis l’erreur derefuser de reconnaître la néces- Quand il veut donner un sens aux monétaire stricte qui lui a valu le nise un équilibre budgétaire desitédelarecapitalisationdesban- « Les défis auxquels est confron- mesures de soutien exceptionnel- surnom d’« ayatollah du franc l’Etat, une politique orientée versques européennes en laissant tée la zone euro ne se résument les au secteur financier prati- fort » du temps de son gouverno- le long terme et favorisant lapasser l’« opportunité en or » de pas à une variation de 0,25 % à quées par la BCE, son président rat à la Banque de France, Jean- compétitivité. Pour autant, Key-les inciter à lever du capital en 0,5 % de la politique de taux en vient à citer le sociologue Claude Trichet a fait siennes en nes n’est pas laissé de côté. Jean-2009 et en 2010, au moment où d’intérêt. Ils portent davantage « C’est un type allemand Max Weber. « Suivant matière économique les idées de Claude Trichet se servait dans unles marchés y étaient disposés. sur des questions fondamentales bien, efficace, la théorie du grand penseur « désinflation compétitive ». Pour discours de juillet 2010 d’une telles que la gestion du bilan, les allemand Max Weber, je dirais que lui, la stabilité de la monnaie et citation « souvent oubliée » de« Mieux que Bernanke » obstacles structurels à la crois- incontournable nous devons nous appuyer tant des prix est la voie royale pour l’économiste britannique après laSi l’on compare son bilan avec sance et la gouvernance écono- grâce à ses sur l’éthique de conviction que sur favoriser la croissance, donc crise de 1929 : elle dit qu’autantl’action de Ben Bernanke à la tête mique. » l’éthique de responsabilité », l’emploi. En ce sens, et bien qu’il les Etats ont eu raison de creuserde la Réserve fédérale améri- Seul reproche éventueladressé compétences explique-t-il dans une interview ait flirté dans sa jeunesse avec le le déficit pour combattre la crise,caine (Fed), Mohamed el-Erian à Jean-Claude Trichet, qu’il con- et à son sens donnée au quotidien allemand PSU et le PS, il est plus proche de autant les mêmes raisons devai-estime même que la « gestion sidère comme un « remarquable « Frankfurter Allgemeine ». Il relie l’école de la pensée néolibérale et ent les inciter à revoir leur posi-Trichet » prête moins le flanc aux banquier central » dans un con- du service l’éthique de conviction à la politi- de son promoteur, l’Autrichien tion pour ne pas vivre au-dessuscritiques. « Il s’est montré plus texte particulièrement difficile : public. » que monétaire, au sens de la Friedrich Hayek, que du modèle de leurs moyens. Une façon pourouvert à l’approche holistique celui de ne pas s’être suffisam- FRANÇOIS D’AUBERT fixation des taux d’intérêt. La keynésien. Hayek est souvent cité le président de rappeler sonconsistant à répondre à une série ment fait entendre sur l’impor- NOVEMBRE 2003 seconde éthique est reliée aux dans les archives de la documen- credo libéral, selon lequel lade défis en insistant, très tôt, sur tance du rôle actif des gouverne- mesures non conventionnelles, tation reflétant la doctrine de la consolidation budgétaire et lales responsabilités des autres ments nationaux. destinées à fluidifier les marchés. BCE. Ce n’est pas étonnant quand croissance ne sont pas AFP, REAagenceset del’establishmentpoli- PIERRE DE GASQUET Aussi, adepte d’une politique on sait que l’économiste préco- incompatibles. J.-PH. L.tique. A ce titre, il a mieux géré les BUREAU DE NEW YORK
  • 11. MARDI 25 OCTOBRE 2011 LES ECHOS LE DÉPART DE JEAN-CLAUDE TRICHET 11 GESTES ÉLOQUENTS ET PHRASES FÉTICHES 12 LE DÉPART DE JEAN-CLAUDE TRICHET MARDI 25 OCTOBRE 2011 LES ECHOS « C’est clair comme du cristal. » « Tous les gouvernements doivent avoir « Comme vous le savez, je ne commente jamais « Nous faisons toujours ce que nous jugeons nécessaire pour être certain d’assurer la stabilité une longueur d’avance. » les taux de change. » des prix. »Un anti-Maastricht : « Le grand ILS ONT DIT Un chef d’entreprise:prêtre de la secte de l’euro » « Il a pousséPour le conseiller financier Phi-lippe Villin, Trichet a mené une ni à la gravité de la situation actuelle. » périphériques, notamment les rachats d’obligations souveraines. aux délocalisations »politique « à la solde de la zone Et qu’importe si le mandat de la « Trichet a d’abord refusé de voir lesrhénane ». BCE lui fixait un objectif unique. déficits budgétaires et du commerce L’euro fort a largemement varie de 10 %, nous perdons 10 % « Evidemment, le pacte de Maas- extérieur qui se sont créés progressive- pénalisé les entreprises à de bénéfices. C’est insupportable,Philippe Villin porte un regard très tricht,quiaassignécommeseulobjec- ment en Europe du Sud et sur lesquels l’exportation, selon Reinold s’enflamme l’homme d’affairessévère sur l’action de Jean-Claude tif à la BCE de lutter contre l’inflation, il n’a alerté, en temps utile, ni les gou- « J’ai trouvé Geiger, le président de autrichien, qui a racheté l’entre-Trichet.« Undésastrecomplet »,juge était très mauvais dès le départ et c’est vernements ni les opinions publiques. curieux que la BCE L’Occitane, les poussant à prise en 1996. Heureusement,le conseiller financier, ancien direc- Sa politique de déflation imposée à produire ailleurs. nous gagnons de l’argent. Maisteurdu« Figaro ».« Pourfaireoublier l’Europe du Sud, et désormais à la injecte des beaucoup d’entreprises industriel-qu’ilétaitfrançais,ilamenéunepoli- « QU’IMPORTENT France et à l’Italie, mène à la catastro- liquidités sans Le départ de Jean-Claude Tri- les, à cause de cette survaleur detique à la solde de la zone rhénane, phe. Je l’avais écrit dès février 2010. En chet ? « Je suis plutôt content qu’il l’euro, ont été poussées à délocali-sans jamais prendre en compte l’inté- LES VICTIMES effet, cette politique est stupide parce baisser les taux parte. Il a été fêté comme un héros, ser. » Pas question pour le fabri-rêt du reste de l’Europe. Du coup, il a POURVU QUE LE que, en faisant baisser le PIB, elle [...] On a fait des ilnel’estpaspourmoi. »Alorsque cant de crèmes à base d’immor-joué la surévaluation de la monnaie empêche mécaniquement ces pays de la majorité du gotha européen a telle ou de verveine de faire seseuropéenne depuis 2003 pour tous les DOGME SOIT SAUF ! » sedésendetteretqu’elleignorelacause facilités pour salué l’action de l’ancien patron valises.Carilvend« L’Occitaneenpays hors de cette zone. Cela a été très PHILIPPE VILLIN, fondamentale de l’explosion des det- les spéculateurs, de la BCE, le ton de Reinold Gei- Provence » : ses cosmétiques nehandicapantpourlaFranceetl’Italie tes, la perte de compétitivité, que seule ger, le président du groupe peuvent donc être fabriquéset dramatique pour les autres pays CONSEILLER FINANCIER unedévaluationpermetderésoudre. » on complique L’Occitane, sonne comme une ailleurs. Une partie des 600 mil-d’Europe du Sud. » A ses yeux, la tâche pour les fausse note. lions d’euros levés lors de l’entréel’absenceoulapertedecompétitivité pourquoi je m’y étais opposé. Mais « A poursuivre en justice » entrepreneurs. » Si Jean-Claude Trichet « a fait en Bourse vont d’ailleurs servir àsont largement à l’origine de la crise Trichet n’a pris aucune distance, il n’a Pour le conseiller financier, « les beaucoup de choses positives, en accroître la capacité de produc-des dettes souveraines actuelle et la fait preuve d’aucune vision économi- rachatsdedettenerèglentrien,etsont NICOLAS SARKOZY rachetantlesdettesdespaysendif- tion à Manosque. Impossible LE 14 SEPTEMBRE 2007politique de taux d’intérêt menée que.Ilamêmeétéau-delàdecequele même contraires aux traités ». Phi- ficulté ou en mettant en circula- aussi pour l’entreprise d’augmen-parTrichetaétéleplussouventinap- pacte réclamait et a contribué à faire lippe Villin estime que des citoyens tion des liquidités », il a eu un tort ter ses prix hors de la zone europropriéeparcequecaléesurlesseuls exploser le chômage en Europe. C’est européens devraient poursuivre la principal, selon le dirigeant de la pour compenser les effets néga-besoins de la zone rhénane. pourquoi je le qualifie volontiers de BCE et Jean-Claude Trichet en jus- PME provençale, spécialisée tifs du change. Car elle fait face à criminel économique. Il aurait pu tice, à l’instar de ce qu’a proposé le dans les cosmétiques : sa politi- laconcurrencedesociétésaméri-« Aucune vision économique » suggérer une modification des traités. professeur allemand Markus Ker- que de l’euro fort, qui a pesé sur la caines ou asiatiques qui produi-« De plus, deux erreurs majeures ont Maisilnel’ajamaisfaitparcequ’ilest ber : « Parce que la BCE habille en compétitivité des entreprises sent sur place.été commises quand la BCE a relevé le grand prêtre de la secte maas- achats secondaires des achats pri- européennes. « En Europe, lasestauxd’intérêtenjuillet2008etune trichtiennedel’euro.Qu’importentles maires. Il s’agit là d’un fédéralisme BCE fait la politique de l’Allema-nouvelle fois au printemps 2011, ce victimes pourvu que le dogme soit furtif qui va ruiner les contribuables gne, juge le patron. C’est le seul « DEPUIS QUATRE Àqui a achevé les pays malades. Cela sauf ! », lance Philippe Villin. européensparcequ’ilsaurontàrégler pays qui y trouve son compte. » Et CINQ ANS, L’EUROmontre bien que Trichet n’avait rien Celui-ci critique aussi vivement la l’a d di t i o n s a ns q u ’ i ls l’ai e nt « Nous avons sans si le gouvernement américain oucompris ni à la crise des “subprimes” politique de la BCE envers les pays approuvé ! » GUILLAUME MAUJEAN arrêt demandé à la les autorités chinoises ont tout EST SURÉVALUÉ BCE de réexaminer fait, ses dernières années, pour DE 30 % À 40 % maintenir un taux de change bas PAR RAPPORT AUUn eurodéputé : « Il a laissé ses taux pour faire baisser le taux et aider ainsi leur industrie à l’exportation, « ce soutien politi- quen’existepasenEurope »,cons- DOLLAR ET DONC AUX MONNAIES de changeflamber les actifs financiers » tate-t-il, amer. euro-dollar. » ASIATIQUES. » Nouveau choc à encaisser REINOLD GEIGER, SILVIO BERLUSCONI « Depuis quatre à cinq ans, l’euro PRÉSIDENT DU GROUPELe député Verts européen Pascal Les compliments s’arrêtent là. d’obligations souveraines – a été pré- LE 8 JUIN 2004 est surévalué de 30 % à 40 % par L’OCCITANE EN PROVENCECanfin reproche à Jean-Claude Remontant aux origines de la crise cédée, rappelle Pascal Canfin, d’une rapport au dollar et donc auxTrichet d’avoir laisser dériver la qui secoue la zone euro, Pascal Can- lettreenvoyéedébutaoûtdétaillantles monnaies asiatiques. Et ce, parcevaleur des actifs boursiers et fin reproche à la BCE de n’avoir pas mesures à prendre par le gouverne- qu’il faut se défendre à tout prix de Du coup, Reinold Geigerimmobiliers. assez alerté l’opinion publique sur la ment Berlusconi. Exigences qui se l’inflation », souligne Reinold l’annonce sans ambages : « Pour flambée des actifs boursiers et sontmatérialiséesparunplanderigu- Geiger, dont l’entreprise, basée à notre développement futur, nousL’eurodéputé Verts Pascal Canfin immobiliers. Pour lui, le mandat de eur adopté durant l’été. « J’attends Manosque, est cotée depuis plus ne cherchons pas en Europe. »reconnaît d’emblée une qualité au stabilité des prix confié à la BCE encore les courriers adressés à Bau- d’un an à la Bourse de Hong L’Occitane est en quête d’une ouprésident sortant de la BCE. Mais ce comprend les prix des actifs finan- douinProt,ledirecteurgénéraldeBNP Kong. Une politique qui n’a guère deux marques de cosmétiques,sera la seule : « C’est un vrai Euro- ciers. « Jean-Claude Trichet se félicite Paribas, ou à Josef Ackermann, le donné de résultats satisfaisants, dont la fabrication se fera en Asiepéen qui a défendu au long de son d’avoir limité la hausse des prix à la patron de Deutsche Bank, leur enjoi- mêmedanscedomaine.En2011, ou en Amérique. « Avec le tauxmandat l’intérêt général au moment consommation à 2 %, très bien, mais gnantdemettrefinauxbonusextrava- « Trichet, qui nous les deux hausses successives des d’aujourd’hui, nous ne pouvonsoù les gouvernements étaient plutôt il a parallèlement laissé dériver la gants qu’ils distribuent. Dès lors que la fait la morale sur les taux de la BCE n’ont ainsi pas pasêtrecompétitifàl’internationalpréoccupés par leurs intérêts natio- valeur des actifs financiers. » Il y a BCE devient le sauveteur du système évité l’inflation, « surtout liée à en produisant en Europe, assurenaux. » Jean-Claude Trichet s’est d’ailleurs à cet égard « une responsa- bancaire, elle doit exiger des réformes dépenses de l’Etat, l’augmentation du coût de l’éner- l’ancien champion de ski. Le coûtmême départi du mandat strict de la bilité historique collective » des ban- importantes. »Enfin,Jean-ClaudeTri- nous a laissé gie et des matières premières ». du transport, lui, est négligeable,BCE en décidant, en mai 2010, au ques centrales dans le monde, selon chet a conservé, selon l’élu, un « biais Les entreprises de la zone euro car il n’excède pas 5 % du prix dedébut de la crise grecque, de rache- le député européen. idéologique »lorsque,évoquantladis- la Banque ont, elles, dû encaisser ce nou- vente. » Un discours qu’il a tentéterdesobligationssouverainessurle cipline budgétaire, il parlait toujours de France avec veau choc. A l’exemple de L’Occi- de faire entendre à la BCE. Sansmarché secondaire. « Il ne s’est pas « Biais idéologique » de« réductiondesdépenses »etjamais tane, dont l’ensemble de la pro- succès. Et demain, avec le succes-abrité derrière le dogme, ni les désac- L’autre critique majeure à l’égard de la de « hausse des impôts ». Là, regrette 250 succursales qui duction est réalisé en Provence. seur de Jean-Claude Trichet ? « Jecords au sein du Conseil des gouver- politique de Jean-Claude Trichet Pascal Canfin, « il sortait de son man- n’ont plus aucune Tandis que ses ventes se répartis- n’ai aucun espoir que cela change, AFP, BLOOMBERGneurs,souligne-t-il.J’auraisaiméque porte sur « le traitement différent qui a dat »carlafaçondontlesEtatsrééqui- sent à près de 50 % en Asie, 25 % note le patron. Je suis écœuré, carle président de la Commission, José été porté aux banques et aux Etats ». librent leur budget relève de leur sou- monnaie à gérer. » aux Etats-Unis, au Canada et au c’est la France et beaucoup de paysManuel Barroso, fasse preuve du L’aide financière que la BCE a récem- veraineténationale. PATRICK DEVEDJIAN Brésil et 25 % en Europe. « A cha- européens qui s’appauvrissent. »même esprit d’indépendance. » ment apportée à l’Italie – via le rachat CATHERINE CHATIGNOUX EN SEPTEMBRE 2007 que fois que le taux de change DOMINIQUE CHAPUIS
  • 12. 12 LE DÉPART DE JEAN-CLAUDE TRICHET MARDI 25 OCTOBRE 2011 LES ECHOSUn dialogue Le bilan de la BCEréussi avec a tripléles marchés depuis 2003 Le bilan de la BCE a quasi triplé depuis l’entrée en fonction deLe bilan est plutôt positif du tensions sur la dette, comme l’a Jean-Claude Trichet à la prési-côté des intervenants de montréunjeuderôleorganiséen dence de l’institution. C’estmarché. Jean-Claude Trichet septembre par les think tanks l’instauration des mesures dea fait beaucoup dans la crise Bruegel et Peterson Institute avec crise, en août 2007, qui a accélérépour résorber les tensions. des intervenants de marché. le processus : en l’espace de Si la communauté financière quatre ans, le bilan a presqueLe bilan de Jean-Claude Trichet met tant d’espoir dans cette insti- doublé de taille. Le total des actifsest plutôt bon aux yeux des mar- tution, c’est aussi parce que Jean- atteint désormais 2.300 milliardschés. Tout d’abord sur le volet de Claude Trichet a démontré qu’il d’euros, ce qui reflète l’augmenta-la crise. « Il a été réactif, inventif et comprenait parfaitement la logi- tion des prêts aux établissementsa su imposer certaines décisions que des marchés. C’est lui qui financiers (les opérations dequi ne faisaient pas l’unanimité », avait prévenu qu’impliquer les refinancement) et les achats deassure Raoul Salomon, chez Bar- investisseursdansunplanderes- titres de dette sur le marché. LeclaysCapital.Sapolitiqued’octroi tructuration de la dette grecque programme d’achat desde liquidités illimitées est louée risquait de faire des vagues. Les emprunts d’Etat italiens, espa-par toute la communauté finan- événementsluiontdonnéraison. gnols, grecs, irlandais et portugaiscière. « La BCE a une très bonne Les marchés ont par ailleurs con- représente à lui seul plus deconnaissance de ce qui se passe au fiance dans son intelligence poli- 165 milliards d’euros. Or, poursein des banques, ce qui lui a per- tique : ils ont été impressionnés certains, ce gonflement du bilanmis de bien calibrer ses actions », est inquiétant : la banque centralepoursuit Raoul Salomon. De fait, prend trop de risques, notam-au cours des dernières années, « IL A SU IMPOSER ment du fait de son exposition àJean-Claude Trichet aurait été en CERTAINES la dette des pays en difficulté,contact quotidien avec le dépar- mais aussi du fait de l’allonge-tement des opérations de mar- DÉCISIONS QUI ment de la maturité de ses prêts.ché de l’institution, qui fait le lien NE FAISAIENT PAS « Nous sommes très prudents »,avec les trésoriers des banques a pourtant assuré Jean-Claudeeuropéennes. L’UNANIMITÉ. » Trichet, lors de la conférence du RAOUL SALOMON, 6 octobre. La banque centraleUn dogme révolutionné BARCLAYS CAPITAL applique une stratégie de gestionAutre succès qui lui est attribué : des risques rigoureuse, d’aprèsles achats de titres sur les mar- lui. La valeur des actifs apportés àchés.Enmai2010,lorsqueleplan parsonbrasdeferaveclegouver- la BCE est revue en continu et desdesauvetagedelaGrèceaétémis nement italien l’été dernier. appels de marge sont effectuéssurpied,c’estl’annoncedesinter- C’est sur le volet de la politique pour couvrir les risques. Parventions sur le marché secon- monétaire – les taux d’intérêt– ailleurs, Lorenzo Bini Smaghi,daire qui a le plus marqué les que les critiques sont les plus membre du directoire, a expliquéesprits. Depuis, le programme a nombreuses. « Lorsque la BCE a que l’institut d’émission était dotéétéétofféetélargiàd’autresdettes choisi de monter son taux direc- d’un capital de 81 milliardspubliques,malgrél’oppositionde teuren2008,sonanalyseétaittrop d’euros, via l’Eurosystème, c’est-à-membres éminents de la banque focalisée sur l’inflation, alors dire les 17 banques centrales descentrale comme Axel Weber et qu’elle aurait dû percevoir que pays de la zone euro. A ce mon-Jürgen Stark. Ces mesures défen- l’impact du pétrole cher sur la tant, il faut ajouter les comptes dedues par Jean-Claude Trichet croissance était plus grave », réévaluation, soit 300 milliardsconstituent une véritable révolu- estime Frederik Ducrozet, chez d’euros mobilisables. Il faudraittion dans le dogme de la BCE. Crédit Agricole CIB. « En matière donc que la BCE enregistre desMais ce sont elles aussi qui cris- d’analyse économique, la BCE pertes très élevées pour avoirtallisent les frustrations des mar- regarde trop dans le rétroviseur. » vraiment besoin de faire appelchés : leur ampleur est jugée trop Mais, même sur ce point, Jean- aux gouvernements afin d’êtrelimitée par rapport à ce que la Claude Trichet est en partie par- recapitalisée. Par précaution, elleRéserve fédérale américaine ou donné : les opérateurs fustigent l’a d’ailleurs déjà fait fin 2010. Aud’autres banques centrales font. surtout la rigidité de l’institution final, si la situation l’exigeait, ilCar, pour la communauté finan- et reconnaissent que le pari serait même concevable que lacière, la BCE est potentiellement d’ancrer les anticipations d’infla- BCE imprime de la monnaie.l’institution qui peut résorber les tion a été gagné. ISABELLE COUET I. CO.
  • 13. LUNDI SCIENCES INNOVATION 13MARDI TECHNOLOGIESMERCREDI CROISSANCE VERTE TECHNOLOGIESJEUDI MÉDECINE & SANTÉ MARDI 25 OCTOBRE 2011 LES ECHOS L’OBJET LE CHIFFRE L’INITIATIVE À SUIVRE Une tablette tactile fabriquée en France vise le monde de la cuisine 30% Limoges invente la céramique urbaine Les technologies en débat Les tablettes tactiles peuvent Le rendement de la cinquième Bientôt, on privés comme Comment notre société peut- servir partout, mais celle-ci a génération de systèmes photo- attendra son bus les saunas elle débattre du développe- un lieu de prédilection : la voltaïques à concentration assis sur un banc – grâce à leur ment des technologies et des cuisine. La Qooq, dont la (CPV) s’améliore, selon de porcelaine. avantage d’être innovations émergentes, afin deuxième version sort ces le groupe français Soitec Treize prototy- imputrescibles –, d’aboutir à leur développe- jours-ci, est avant tout conçue qui vient de les présenter. Dans pes de mobilier les espaces ment responsable ? Cette pour donner des recettes en leur version précédente, ces urbain – plaques relaxation ou les grande question sociétale sera texte, photos et vidéos. Mais elle appareils d’une surface de de rues, assises, hôtels de luxe. abordée lors du colloque peut servir à bien d’autres 100 mètres carrés, capables de claustras – en Eléments d’un organisé le 8 novembre, à la DR choses, comme rédiger des suivre la course du Soleil pour céramique vont projet porté par Maison de la chimie à Paris, mails, naviguer sur le Web ou générer de l’énergie, n’offraient être présentés au la CCI locale, par Vincent Chriqui, directeur écouter la radio. Si le premier qu’une efficacité de 27 %. La Salon Bâtimat la ville et le Pôle général du Centre d’analyse UNICER modèle, lancé en 2009 et vendu à de Qooq. Afin de compenser les technologie reste exactement la (7-12 novembre européen de la stratégique (CAS), et Pascal environ 10.000 exemplaires, venait coûts de main-d’œuvre, le design a même : concentrer les rayons à Paris) après céramique, ils Faure, vice-président du de Chine, le nouveau est en revan- été repensé pour automatiser du Soleil, au moyen de lentilles avoir été dévoi- sont issus de Conseil général de l’industrie, che « made in France ». Il fabriqué l’assemblage au maximum. Résul- de Fresnel, sur des cellules lés à l’hôtel de région de Limoges, deux années de recherches menées de l’énergie et des technolo- chez un industriel de l’électronique, tat : la Qooq, qui fonctionne sous photovoltaïques à très haut fin septembre. Ces objets pratiques, au sein d’Urbacer, programme gies. L’un des objectifs est de Eolane, à Montceau-les-Mines Linux, est vendue à un prix compéti- rendement et beaucoup plus haut de gamme, ont toutes les innovant de création et de design. tirer les leçons des échecs, (Saône-et-Loire). Ce choix a été fait tif (349 euros). Elle se distingue aussi petites que celles fabriquées à qualités, que ce soit en solidité ou en Une structure a été créée pour leur comme dans le cas des OGM, pour résoudre des problèmes par son modèle économique : elle partir de silicium. En revanche, résistance aux intempéries et à la développement par les entreprises mais aussi des réussites de d’approvisionnement rencontrés est livrée avec 500 recettes, le catalo- ces systèmes, compétitifs dans dégradation naturelle, grâce au grès impliquées dans le projet : les débats publics en France et à avec la version 1, mais aussi d’un gue complet, soit 3.500 recettes, les régions à très fort ensoleille- ou à la porcelaine émaillés montés porcelainiers Raynaud, Mérigous, l’étranger. Pour fixer les bases « ras-le-bol d’entendre dire que l’on ne nécessitant un abonnement ment, ont bénéficié de petites sur des supports métalliques sou- Pierre Arquié, l’émailleur Soyer, d’une stratégie efficace face à pouvait plus produire en France », (9,99 euros/mois). améliorations, notamment dés. Modulables, ils visent une l’industriel Cerinnov. une pandémie, par exemple. explique Jean-Yves Hepp, président B. G. en matière d’optique. clientèle de collectivités ou d’acteurs JEAN-PIERRE GOURVEST www.strategie.gouv.frAIDES FISCALES La réforme du statut en 2011 a déjà touché les équipes et les projets de recherche de 64 % des start-up françaises. ÉTUDE Les budgetsJeunes entreprises innovantes : de R&D en hausse… saufle cri d’alarme des dirigeants a chasse aux niches fiscales est Il en ressort que 64 % des dirigeants fouet toutes les JEI et pèse sur 23.000 en France n 2010, les dépenses deL ouverte et inquiète les start-up. A priori, le statut de jeune entre-prise innovante (JEI) n’est pas remis sondés déclarent avoir dû réduire leurs dépenses de R & D, parfois de manière drastique. emplois, génère 24 millions d’euros. Ya-t-ilunmoyenéquitable,àlafois pour Bercy et les JEI, de rectifier le tir E recherche et développe- ment des entreprises mon- diales les plus innovantes sontsur la sellette dans le projet de loi de Qu’est-ce que l’Etat va y gagner ? avant que le préjudice soit irréversi- reparties à la hausse. C’est l’élé-Finances 2012. Mais c’est une fausse Victime de son succès, le dispositif ble ?« Ilvaudraitmieuxreveniràune ment clef de l’étude annuellebonne nouvelle, car cela signifie que JEIluicoûtetropcher :121,7millions exonération totale des charges patro- « Global Innovation 1000 », dule gouvernement n’entend pas reve- d’eurosd’exonérationsdecotisations nales pendant huit ans et, en contre- cabinet américain Booz &nir sur la réforme de 2011, qui a patronales en 2010. Avec cette partie, supprimer l’exonération sur Company, à paraîtreimposé sans préavis un rabotage des réforme, il escompte une économie l’impôt sur les sociétés qui rapporte- aujourd’hui. Après une baisseavantages fiscaux accordés, depuis budgétairede57millionsd’eurosdès rait 20 millions d’euros », suggère de 3,5 % constatée en 2009,2004, à ces sociétés à la santé finan- 2011, répartie en trois volets. Le pla- Charles-Edouard de Cazalet, direc- entraînée par le ralentissementcière précaire. D’où la colère des diri- fonnementannueldel’exonérationà teur associé de Sogedev. D’autant de l’industrie automobile, legeants de ces JEI, contraints de don- 106.056 euros par établissement (3 que ce statut a prouvé qu’en accélé- montant total investi par lesner un coup de frein brutal à leurs fois le plafond de la Sécurité sociale), rant leur croissance, les JEI devien- 1.000 s o ciétés coté es quiplans de développement. En cours qui affecte les entreprises employant nent plus vite bénéficiaires. A l’autre tablent le plus sur l’innovationd’année fiscale, il est impossible de plus de dix chercheurs, renfloue les extrême, si l’Etat était tenté, sous la dans le monde a grimpé dequantifier l’ampleur des dégâts. caissesde31millionsd’euros.Lepla- pression de la dette, de supprimer ce 9,3 %, pour totaliser 550 mil- fonnement mensuel à 6.142 euros dispositif, il ruinerait tous ses efforts liards de dollars l’an dernier.Un dispositif victime de son succès brutparmoisetparsalarié(4,5foisle depuis 2004. Car 46 % des 2.373 JEI « Cette tendance est positive,Néanmoins,uneenquêteducabinet SMIC) rapporte 2 millions d’euros. seraient mises en péril. mais il faut préparer l’avenir avecSogedev, publiée aujourd’hui en Modification la plus dévastatrice : la CHANTAL HOUZELLE beaucoup de prudence », estimeexclusivité par « Les Echos », révèle dégressivité des exonérations patro- Benoît Romac, directeur chezles premiers indicateurs qui doivent nales sur les quatre derniers exerci- L’étude de Sogedev : Booz & Company. Une stratégiemettre les pouvoirs publics en alerte. ces(de75à10 %),quitouchedeplein www.lesechos.fr/document prudente qui se lit à travers les chiffres : la nette reprise des budgets de R&D reste cepen- dant inférieure à la forte hausse « Si le statut disparaît, nous serons « La dégressivité des taux d’exonération du chiffre d’affaires global des entreprises du panel (+ 15 %). Il obligés de quitter la France » nous pénalisera pour plusieurs années » en résulte une légère baisse de l’intensité de R&D (rapport entre les dépenses et le chiffreCréé en 2008 et soutenue par Oséo, Verteego tionssocialesontaugmentédeprèsde15 %,ce Avec sa carte SIM virtuelle destinée aux opé- tions.Premièreconséquence :lasociétéadû d’affaires), qui est passée de 3,76développe une plate-forme logicielle qui qui nous oblige à réfléchir à deux fois avant rateurs de services mobiles, iQsim a affiché, renoncer à deux embauches cette année. à 3,52 % entre 2009 et 2010. « Cepermet aux entreprises de disposer de don- d’embaucher. En conséquence, nous testons lors de son exercice clos fin mars une crois- « La dégressivité des taux, introduite dans la n’est pas le montant des dépensesnées environnementales fiables (activités, des solutions d’externalisation. » sance de 30 % de ses ventes, à 2,3 millions loi de Finances 2011, sera très pénalisante de R&D qui est seul gage de per-produits et traçabilité des substances chimi- Verteego a déjà installé son directeur d’euros – dont 95 % à l’exportation. Fondée pournousdanslesprochainesannées,carelle formances supérieures. Les entre-ques). La start-up a obtenu le statut JEI en scientifique au Luxembourg et deux déve- en 2009 par cinq associés, l’entreprise, qui noustouchedepleinfouetdansnotrephasede prises prennent conscience de la2010 avec effet rétroactif depuis sa création. loppeurs en Inde. Et ce n’est qu’un début. Si compteaujourd’hui25personnes,aaccéléré stabilisation. Pour 2012, il ne faut surtout pas nécessité de les maîtriser », souli-Grâce à l’apport de ses fondateurs et de lestatutJEIvenaitàdisparaître,« notreavenir sondéveloppementgrâceauxéconomiesde aggraver les choses et il faudrait probable- gne Benoît Romac.« business angels », parmi lesquels Xavier serait, sans aucun doute possible, compromis charges sociales permises par le statut JEI ment faire marche arrière », estime MarcNiel, elle a pu recruter 12 personnes, dont 10 en tant que jeune entreprise implantée en avant sa réforme. Lorenzi, qui pense toutefois que l’exonéra- Offensive de la pharmacieenR&D.« Cestatutestcrucial,danslamesure France. Nous relocaliserions probablement la « La modification intervenue en 2011 est tion de l’impôt sur les sociétés pourrait être Problème : la France, elle, neoù il rend les charges sociales tout à fait com- société en Belgique, au Royaume-Uni, en injuste,carnousavionsintégrécedispositiffis- discutée. En revanche, si le statut était sup- suit pas cette reprise mondiale.pétitives face à nos concurrents anglo- Israël, au Brésil, aux Etats-Unis ou en Autri- cal dans notre plan de financement. Le fait primé,« nous serions obligés delicencier 25 % En 2009, 49 entreprises dont lesaxons », insiste Jeremy Fain, son directeur che,quiestlepaysnataldemonassocié »,pro- que les règles changent en cours de jeu nous du personnel et de revoir nos ambitions à la siège est basé en France, figu-général. Pour l’instant, « l’impact de la jette Jeremy Fain. oblige à revoir notre développement », souli- baisse. » raient dans ce panel. En 2010,réforme2011n’apasétévital,maisnoscotisa- C. H. gne Marc Lorenzi, vice-président des opéra- C. H. les sociétés tricolores recensées ne sont plus que 44 et ont cumulé des dépenses de R&D« Sans le statut JEI, nous n’aurions pas « Nous avons déjà dû réduire de 29,6 milliards de dollars con- tre 30,1 milliards l’année précé-acquis notre indépendance financière » nos effectifs de moitié » dente. D’où une intensité de R&D nationale qui ressort à 2,61 %, très inférieure à laDepuis sa création, en 2005, Sophia Conseil, Résultat : la charge en cotisations sociales « Spin-off » de l’université Pierre-et-Marie- levée de fonds, malgré les avancées scientifi- moyenne mondiale.qui réalise des études d’ingénierie, de patronales s’alourdit de 600.000 euros, soit Curie (UPMC) lancée en 2006, Biophytis ques et techniques de nos programmes de Autre fait marquant : la pro-recherche et d’innovation pour des grands presque 10 % du chiffre d’affaires. « Sophia développe notamment des candidats médi- recherche », explique Stanislas Veillet, prési- gression des groupes pharma-groupes industriels, a affiché une croissance Conseil paie 250.000 euros d’Urssaf par mois caments pour les pathologies métaboliques dent de Biophytis. « Nous avons donc dû ceutiques. En 2009, seuls Rochede 1.124 %. Rentable, la société a engrangé et nous créons 2,5 millions d’euros de TVA (obésité, diabète) ou liées au vieillissement. réduire notre équipe de plus de 50 %, en pas- (1 er ) et Pfizer (5 e ) figuraientunchiffred’affairesde7,9millionsd’eurosen par an. L’investissement n’est-il pas renta- Au-delà de la réduction de charges octroyée sant de 15 à 7 personnes. » Si, en ces temps dans le Top 5 du classement.2010 pour un effectif de 180 personnes. Sur ble ? », interroge Vincent David. sur 80 % de son effectif de R&D, le statut JEI, incertains, les capital-risqueurs deviennent Deux autres laboratoires les ontquoi repose sa solidité ? « Sans le statut JEI, « Notre croissance organique a compensé que la société a obtenu en 2007, a facilité, en encoreplusfrileux,ilestclairquelestatutJEI rejoints en 2010 : Novartis etnotre société n’aurait pas connu un dévelop- en six mois cet imprévu de taille. Mais nous 2009, le bouclage de son premier tour de initial, comme les labels Oséo ou FCPI, avait Merck , qui bénéficient du reculpementaussirapideetn’auraitpasacquisson avons retenu la leçon et serons plus prudents table de 3 millions d’euros, auprès de Seven- valeur de sésame pour gagner leur con- de Nokia et Toyota. Mais Micro-indépendance financière », certifie Vincent à l’avenir. Je souhaite que l’Etat préserve les ture et CM-CIC Capital Privé. A la suite du fiance. « Tout le système d’aide au finance- soft (ex-2e) résiste, à la 4e place.David, président de Sophia Conseil. entreprises qu’il a amenées sur cette piste rabotage opéré le 1er janvier 2011 sur les ment de l’innovation est basé sur ce statut. S’il C. H.« L’impact de la réforme de 2011 est énorme, sans les abandonner car, à bien y réfléchir, les avantages fiscaux du dispositif, cette jeune n’est pas maintenu, nous serons contraintscarnouspassonsdirectementde100 %à16 % gains seront supérieurs aux investisse- société de biotechnologie subit une lourde d’arrêter notre activité », constate Stanislas L’étude « Globald’exonération, à cause du plafond annuel de ments. » sanction. « Nous avons énormément de mal Veillet. Innovation 1000 » surl’exonération de 106.000 euros. » C. H. àréunir5millionsd’eurospournotreseconde C. H. www.lesechos.fr/document
  • 14. LUNDI MARKETING & PUBLICITÉ COMPÉTENCES MANAGEMENT & FORMATION14 MARDI MANAGEMENT & FORMATION MERCREDI STRATÉGIE & LEADERSHIP MARDI 25 OCTOBRE 2011 LES ECHOS JEUDI DROIT & FINANCE LA DRH DE LA SEMAINE LE CHIFFRE L’ACCORD À SUIVRE Corinne Moreau (DHL Express France) 4.256 EDF veut rendre ses salariés acteurs de leur parcours Le WEF met le cap sur Singapour SON ACTUALITÉ C’est le nombre de lycéens Avec l’accord Défi une centaine Construire un réseau mondial C’est en septembre que Corinne (provenant de 1.016 établisse- formation, signé au niveau V d’échange et de réflexion sur Moreau a rejoint ce groupe ments de toute la France ) que par l’ensemble de – autrement dit, l’entrepreneuriat : l’idée lancée de logistique, qui effectue Sciences po Paris accueille ses organisations le CAP. Environ en 2008 par EM Lyon et KPMG 70.000 expéditions par jour. cette année dans ses différen- syndicales, 4 % des recrues a fait du chemin. Pour sa Pour accompagner sa croissance, tes années menant au diplôme EDF entend cadres sont quatrième édition, le « World la DRH a repris le flambeau des de master. L’école de la rue retrouver son d’ailleurs issues Entrepreneurship Forum » 100 recrutements prévus en 2011. Saint-Guillaume confirme ainsi statut de « vitrine de cette voie. (WEF) se déroule du 2 au Elle s’attelle aussi à développer les l’élargissement de son vivier de sociale ». L’objec- L’accent est 5 novembre à Singapour, un compétences internes, via, notam- recrutement à l’ensemble de tif est de donner aussi mis sur les des hauts lieux l’économie ment un programme de formation l’Hexagone, et même à l’outre- aux 160.000 formations de la connaissance. L’occasion maison baptisé « spécialistes de mer. En moyenne, chacun des collaborateurs « promotion- pour des entrepreneurs, AFP l’international » et souhaite encou- lycées concernés aura envoyé une visibilité sur nelles », notam- des responsables d’ONG et des DR rager la fierté d’appartenance de 4 étudiants à l’école. Quant aux leur parcours, de ment avec des experts du monde entier de ses 1.500 collaborateurs en France. élèves de première année les rendre acteurs de leur évolu- « académies métier », au nombre travailler ensemble à la diffu- Local France. Depuis 2009, sélectionnés dans le cadre tion et de favoriser le renouvelle- de huit. Autre innovation, le sion des meilleures pratiques SON PARCOURS elle était DRH de Speedy France. des fameuses « conventions ment des compétences, à tous les dispositif Cap initiative cadre, qui en la matière. Et de proposer A cinquante ans, armée d’un DEA éducation prioritaire », ils sont niveaux. « La formation représente permet à un salarié de postuler à des mesures concrètes. L’atten- d’économie, elle fut d’abord com- SA CITATION issus de 85 établissements 8 % de la masse salariale, soit une formation pour passer cadre tion se portera notamment sur merciale chez Sofinco, avant « Passer des analystes de Dexia situés dans 14 régions. A noter 450 millions d’euros, contre 6 % sans l’accord de son manager. les travaux du « WEF Junior », d’y être nommée responsable du aux mécaniciens de Speedy puis encore que le taux de boursiers auparavant », souligne Marianne « Notre premier travail pour 2012 celui des étudiants, en pointe département carrière. En 1998, elle aux démarcheurs-livreurs de DHL à Sciences po a, dans le même Laigneau, la DRH. Le principal sera que les managers s’appro- sur ce sujet. devient DRH de Fortis Assurances, Express rend plus passionnant temps, fortement progressé : il volet de l’accord porte sur l’alter- prient ces dispositifs, qui peuvent qu’elle quitte en 2007 pour déve- encore un métier de DRH qui ne est passé de 6 % à 26 % en une nance : EDF compte 4.700 alter- bousculer les habitudes », indique Sur lesechos.fr/tv, la vidéo de lopper les RH chez Dexia Crédit s’exerce pas sans passion. » L. N’K. dizaine d’années. nants et prévoit d’en accueillir la DRH. J.-C. L. Patrick Molle, créateur du WEF.ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR La concurrence s’aiguise pour attirer les jeunes. Un enjeu d’image, mais surtout de développement économique.Ces villes qui veulent séduire les étudiants l y a les grandes métropoles étu- cert avec l’université sur la cons- Hakem, adjointe à la vie étudianteI diantes : Toulouse et ses 95.000 inscrits, Lille (autour de 100.000)et Lyon (plus de 120.000), Mont- TOULOUSE POUR L’AMBIANCE. Classée numéro un au palmarès truction de résidences pour étu- diants ou les transports en direction des sites universitaires. » à Nantes (50.000 étudiants). Nous avons désormais une politique volontariste, en liaison avec lepellier (55.000), sans oublier Paris, de « L’Etudiant », la Ville rose Sans compter que la présence CROUS et les institutions, pour atti-qui en aligne plus de 300.000. Mais bénéficie d’une solide d’étudiants profite directement à rer des étudiants. » Strasbourg seaussi une ribambelle de villes plus réputation liée à son côté l’économie locale. « Entre son retrouve aujourd’hui « en compéti-petites, comme Albi, Dijon, Alès, convivial. Les étudiants ont loyer, sa nourriture, l’habillement tion avec Paris ou Berlin, notam-La Rochelle… Toutes entichées droit à de nombreux tarifs et ses loisirs, on peut compter qu’un ment auprès des étudiants étran-des étudiants, toutes multipliant préférentiels (transports, étudiant venu d’une autre région gers », assure Paul Meyer. Il existeles initiatives pour les attirer – et les concerts au Capitole ou de l’étranger dépense entrefidéliser. Il est loin, le temps où les à 5 euros…). Un « Pass Log » 12.000 et 15.000 euros par an, ana-mairies ne voyaient dans la popu- permet de payer la caution lyse Michel Kalika, professeur de « Entre son loyer,lation estudiantine que source de pour le logement ; des management à Dauphine. Multi- sa nourriture,chahuts, d’agitation et de tracas. colocations solidaires sont pliez par quelques centaines, etDésormais, elles en réclament et aussi proposées depuis deux vous arrivez à un montant non son habillement eten redemandent. Pas une com- ans. A la rentrée, une semaine négligeable injecté sur place. Sans ses loisirs, un étudiantmune moyenne, voire petite, qui oublier les retombées annexes – les WOSTOK PRESS/MAXPPP ouverte (expositions, concerts,ne rêve d’avoir son IU T, son danse…) permet de se mettre parents qui viennent voir leur pro- venu d’une autreantenne universitaire ou son école au diapason. géniture et passent quelques jours à région oud’ingénieurs. l’hôtel, ou les services divers qu’il C’est que, pour une aggloméra- faut développer. » A elle seule, de l’étranger dépensetion, compter un gros contingent l’ESC Dijon-Bourgogne évalue entre 12.000 etd’étudiants sur son sol présente ainsi à 30 millions d’euros par an lebien des avantages. En termes chiffre d’affaires annuel qu’elle 15.000 euros par an. »d’ambiance et de réputation, génère. Curieusement, cependant, MICHEL KALIKA, PROFESSEUR DE MANAGEMENT À DAUPHINEd’abord : « Cela donne une image il existe encore peu d’études sur lesjeune et dynamique, observe STRASBOURG retombées – directes et indirectes –Nicole Gibourdel, déléguée géné- DES ÉTUDIANTS DE TOUTE de la présence d’un site universi- même un palmarès des villes « oùrale de la Fédération des maires L’EUROPE. Première université taire ou d’une grande école sur un il fait bon étudier », réalisé par ledes villes moyennes (FMVM). Et de France pour le taux d’étudiants territoire. mensuel « L’Etudiant », avec unecela stimule la vie culturelle et spor- étrangers, Strasbourg multiplie dizaine de critères : qualité destive. » Les étudiants sont en effet les initiatives : tarifs réduits sur Opérations séduction études, mais aussi transports, cul-les premiers à remplir cinémas, les transports (en fonction du Il n’empêche : les villes et les col- ture, loisirs, coût de la vie, environ-théâtres et salles de concerts, ou à niveau de bourse), construction lectivités locales font désormais de nement…fréquenter stades et clubs de sport. de logements, accès facilité au gros efforts pour séduire institu- Reste que, dans ce contexte, les sport et à la culture… Autres tions et étudiants. Un peu partout, grandes villes sont avantagées.Cercle vertueux atouts, un cadre très agréable, elles se mettent en quatre pour Elles seules peuvent offrir uneMais plus encore, ils apportent près du centre-ville, et un coût de améliorer leur cadre de vie. Au large palette de formations.une contribution majeure au la vie limité. A la rentrée, programme : construction de rési- « L’enseignement supérieur faitdéveloppement économique. La l’opération « Strasbourg aime ses dences universitaires, comme à partie de nos priorités stratégiques,présence d’une université ou étudiants » propose, pendant un Grenoble ou à Epinal ; création de précise Jean-Luc Chambault,d’une grande école est un argu- mois, une série de manifestations lignes de transport avec tarifs directeur général de la commu-ment fort pour inciter des réduits pour les étudiants ; accès nauté d’agglomération Castres- FREDERIC MAIGROT/RÉA et de services gratuits : parcoursemployeurs et des cadres à s’ins- découverte, croisières nocturnes privilégié aux événements cultu- Mazamet (1.600 étudiants pourtaller. Par la suite, les collabora- sur le Rhin, concerts, festival rels et aux activités sportives… A 85.000 habitants). Maistions se multiplient en général de courts-métrages, rando roller, chaque rentrée, plusieurs villes aujourd’hui, avec la restructura-entre entreprises et institutions guichet unique d’information… organisent aussi des soirées tion en cours du paysage universi-d’enseignement supérieur. A la d’accueil, avec concert, cocktail de taire, ce sont les grands centresclef, un effet bénéfique sur l’inno- bienvenue et informations en tout comme Toulouse qui concentrentvation et l’emploi… et sur l’attracti- genre. A Lyon, la semaine der- toutes les attentions. C’est pourquoivité de la ville. Bref, c’est une spi- nière, les 16.000 étudiants étran- nous avons misé sur des filières spé-rale positive qui peut s’engager. POITIERS gers étaient conviés à une fête. Les cialisées et professionnalisantes « L’enseignement supérieur favo- UN TAUX D’ÉTUDIANTS oraux des concours d’entrée sont (BTS, IUT, école d’ingénieurs), liéesrise les synergies et permet de mon- RECORD. Avec quelque aussi l’occasion de promouvoir sa à nos points forts : le numérique etter des projets innovants, confirme 25.000 étudiants pour ville auprès des étudiants. « Nous la santé. » Castres-Mazamet con-Paul Meyer, délégué vie étudiante 130.000 habitants, c’est recevons quelque 4.000 candidats naît cependant une évasion deà la communauté urbaine de la ville la plus estudiantine venus de toute la France, indique nombre de ses bacheliers vers desStrasbourg (52.000 inscrits). En de l’Hexagone. Outre Stéphan Bourcieu, directeur géné- formations implantées sousoutre, les diplômés formés ici et des filières dans la plupart ral de l’ESC Dijon. Autant en profi- d’autres cieux. Comme la plupartrepartis aux quatre coins du monde des disciplines (business ter pour leur montrer les atouts de de petites communes.créent un puissant réseau. C’est un school, écoles d’ingénieurs, notre ville. » JEAN-CLAUDE LEWANDOWSKIatout considérable pour la ville. » IUT…), elle dispose d’une Peu à peu, une véritable concur- Même logique à Grenoble douzaine de résidences et rence s’instaure entre les agglomé- Le palmarès de(62.000 étudiants, 400.000 habi- le logement privé n’y est pas rations pour attirer les étudiants. « L’Etudiant » et l’interviewtants) : « Notre développement est très cher. En prime, une taille « Certes, c’est la qualité des ensei- de Nicole Gibourdelfondé sur l’innovation, l’enseigne- humaine, avec de nombreux gnements qui prime, poursuit Sté- sur lesechos.fr/formationment supérieur et la recherche, espaces verts, et une foule phan Bourcieu. Mais, à niveauexpose Geneviève Fioraso, dépu- d’événements culturels tout égal, les conditions de vie ettée et première vice-présidente de l’ambiance déterminent le choix de PLUS SUR LE WEB au long de l’année. Un bémol :la communauté d’agglomération. le week-end et surtout l’étudiant. Elles deviennent un vraiC’est pourquoi nous avons une pendant les vacances, enjeu – même si on n’en est encore Retrouvez tous les articlesapproche intégrée en matière Poitiers se vide et paraît qu’au début. ». « Un peu partout, de la rubrique sur MAXPPPd’aménagement urbain : tous les un peu endormie. une prise de conscience s’est opérée, lesechos.fr/managementacteurs locaux travaillent de con- observe de son côté Abbassia et sur lesechos.fr/formation
  • 15. MANAGEMENT & FORMATION COMPÉTENCES 15 MARDI 25 OCTOBRE 2011 LES ECHOS LE LIVRE L’INITIATIVE LA QUESTION DE MANAGEMENT PAR ÉRIC ALBERT Bien-être, au Les « business schools » asiatiques PEUT-ON TROP DÉLÉGUER ? PRÉSIDENT DE L’IFAS travail ou ailleurs ciblent les étudiants occidentaux « Il est l’heure de se réveiller ! » La nouvelle confirme, s’il arlos Ghosn a annoncé ces teur en dehors de sa zone de gérial bien rodé. Chez les diri- assène l’auteur à son lecteur en était besoin, qu’il faut C derniers jours la réorganisa- tion de Renault, qui le remet en première ligne. L’une des confort et à prendre le risque de l’échec. Ce qui a comme consé- quence de provoquer une émo- geants, il n’est pas rare que la question du mode de manage- ment soit un sujet qui, sous un peu surpris. « Pas pour partir travailler, non ; pour partir à la recherche de la vie qui vous désormais compter avec les « business schools » asiatiques. Quatre d’entre leçons tirées de la crise de la tion chez les deux protagonistes. prétexte de délégation, est convient et pour rallumer votre elles, toutes classées dans fausse affaire d’espionnage serait Chez le manager, on peut cons- devenu tabou entre eux. Comme enthousiasme et votre envie de le Top 30 mondial par le qu’il a trop délégué, avance tater une oscillation entre l’envie s’il était évident qu’à un certain rêver », poursuit Maud Simon, « Financial Times », qui l’entreprise. Cette question du de développer son collaborateur niveau, challenger son n – 1, psychologue du travail et coach fait autorité en la matière, curseur de la délégation se pose (et de ne plus à avoir à faire lui-même dirigeant, était une de son état. A l’heure où les ont décidé d’unir leurs pour tout manager. Où se trouve soi-même) et l’inquiétude de sorte de manque de respect face études se succèdent pour évo- forces pour recruter des DR le bon niveau entre une déléga- lâcher au risque de rater ou à sa grande expérience. Cette quer le stress et le mal-être au étudiants MBA occiden- tion qui relève de la défausse d’être dépossédé. Mêmes émo- relation implicite qui conduit à travail, son livre, un manuel taux. La Nanyang Business des MBA, comme le QS World et une délégation factice d’un tions chez le collaborateur, qui, ne plus questionner, ni remettre d’autocoaching, à manier avec School, de Singapour, l’Indian MBA Tour (à Paris le 8 octobre). manager qui garde tout en main ? lui aussi, peut ressentir de l’exci- en question, tout en apportant un cahier sous le bras, un crayon School of Business (ISB), d’Hyde- Elles disposent de deux Revenons à la double finalité de tation face à la nouveauté et de son aide est l’un des pièges de la à la main et une connexion rabad (Inde), la Hong Kong UST arguments forts. D’abord, leur la délégation. D’abord, permettre l’inquiétude face au risque. délégation. Un indicateur de ce Internet à portée de souris, Business School et la China présence dans la zone économi- à celui qui délègue de s’investir Cette double charge émotion- dérapage est qu’il existe des pans propose à chacun de passer à Europe International Business que la plus dynamique du monde. dans d’autres tâches à plus nelle influence la façon de délé- du périmètre de ses collabora- l’action. Douze chapitres pour School (CEIBS), de Shanghai, vont Ensuite, des frais de scolarité grande valeur ajoutée pour guer. Force est de constater que teurs dont on ne parle jamais. douze semaines de renaissance travailler ensemble, sous (entre 45.750 et 72.308 dollars) très l’entreprise ; ensuite, favoriser la bien des managers délèguent ce Ou pis encore, on évite d’aborder car, assure-t-elle, « les rêves le nom de Top Asia Business inférieurs à ceux des universités montée en compétence et en qu’ils n’ont pas ou plus envie de certains sujets qui rendent mal à n’attendent pas ». L. N’K Schools (TABS) pour attirer les américaines. Sur les cinq derniè- responsabilité du collaborateur. faire. Mais c’est rarement admis l’aise. On délègue rarement trop « Fais ce qu’il te plaît ! », meilleurs étudiants d’Europe et res années, les candidatures dans Une nouvelle délégation consiste par les protagonistes qui s’abri- mais souvent mal. Maud Simon, InterEditions, d’Amérique, notamment en ces quatre MBA sont déjà en forte toujours à mettre son collabora- tent derrière un discours mana- ea@ifas.net 167 pages, 17 euros. participant aux prochains Salons progression. J.-C. L. LIVRE Pascal Picq, paléoanthropologue, a étudié les entreprises modernes Darwin au secours du management esmilieuxd’affairesnerecourent L pas seulement aux meilleurs experts des métiers de l’entre- prise, ils sollicitent aussi des sociolo- gues, des écrivains, des philosophes REA ou encore des anthropologues. LaGrenoble Ecole de Management (à gauche) et Arts et Métiers ParisTech ont été chargées de donner raison ?Lesentreprisessedoiventdedes préconisations pour l’enseignement des risques psychosociaux. multiplier les biais si elles veulent finement appréhender la com-FORMATION Deux écoles pilotes dans le cadre du Plan Santé au travail 2 plexitédeschangementsdumonde. Pascal Picq, paléoanthropologue, aLa santé au travail attirél’attentiondepatrons,ilyaune quinzained’années,alorsqu’ilinter- venait à la radio pour parler d’adap- tation – un maître mot en manage- ment.Aujourd’hui,leregardcritiquefait son entrée à l’école quejettecemaîtredeconférencesau Collège de France sur l’univers de l’entreprise laisse à penser que la théoriedel’évolution(celleduchan- gement,fondéesurdesobservations n IU T, je ne savais pas ce des risques. On en est loin. Pourtant, sensibilisés aux aspects plus et des lois naturelles) pourrait éclai-E qu’étaient les risques psychoso- ciaux, le harcèlement moral, lesincivilités, les préjugés discriminants. lorsqu’on débute en entreprise, ça vous tombe dessus ! » humains : la variété des comporte- ments des ouvriers, la différence entre travail prescrit et travail réel, rer d’un jour nouveau la sphère microéconomique.J’ignorais les dégâts que le stress pou- Deux écoles pilotes l’intérêt de l’ergonomie des postes « Autoriser l’erreur »vait engendrer sur les gens », raconte D’où sa proposition de suivre deux dès la conception des produits… Et Pour Pascal Picq, l’entreprise, enCamille Marti, vingt-six ans, élève de écoles pilotes dans le cadre du Plan dès le printemps, ils s’initieront, France et en Europe continentale,3e année à Grenoble Ecole de Mana- Santé au travail 2, l’une de manage- deux demi-journées, à l’organisa- s’est développée selon une concep-gement (GEM), en stage dans une ment, l’autre d’ingénieurs. L’objec- tion de la prévention ainsi qu’aux tion typiquement lamarckienne.multinationale. « A l’école, j’ai appris tif ? Repérer les bonnes pratiques et notions de stress et de RPS, grâce à Autrementdit,selonunschémaver-tout cela comme à agir sur mon pro- les échecs sur la forme et le fond, et des cours mais aussi à de mini-mé- tical de croissance continue, d’amé-pre stress afin d’éviter de le communi- en tirer des préconisations pour moires favorisant l’échange de lioration des filières existantes, parquerauxautres. »Camille,quisevoit l’enseignement supérieur. Elues, points de vue. Autre originalité : le secteur et sur la base d’une disponi-bien manager d’ici à dix ans, a parti- GEM et Arts et Métiers ParisTech module, étalé sur trois ans, Con- bilité sans limite des matières pre-cipé au groupe facultatif « mindful- sont de cultures différentes. Certes, fiance en soi Arts et Métiers. mières. « Une malédiction ! Tant deness » (pleine conscience), proposé toutes deux abordent l’évolution de Approche radicalement différente richesses ont poussé au développe- philosophiedechercheurquiautorise vient Pascal Picq. Selon ce dernier,parl’établissementparmiunemulti- la législation. Mais depuis dix ans, à GEM, qui s’est dotée d’une arbo- ment soutenu des équipements, des l’essai et l’erreur et favorise l’innova- l’essentiel du problème tourneraittude de modules ou ateliers ciblés rescence de dispositifs. Un centre énergies et des certitudes et à l’enraci- tion et de la diversité. » Darwin serait autour de ces « équipes gagnantessur le bien-être au travail. Et ce n’est pas du luxe ! Bien que lerapport Dab, remis au ministre duTravail en 2008, insiste sur la néces- 65 % dédié au développement personnel (CDPM) propose aux volontaires d’apprendre à gérer leurs tensions internes, comme l’a fait Camille nement »,constate,unbrinironique, le paléoanthropologue. « La crise actuelle n’est pas qu’un accident de parcours ; elle participe de l’évolu- même,selonlui,unrecoursutileface aux enjeux de la mondialisation. « Car être darwinien ne revient pas à éliminer les autres, mais à écarter des d’hier – celles précisément de tous ces anciens étudiants techniquement bien formés (d’où l’excellente pro- ductivité française, NDLR) – qui res-sité de former les futurs managers à des écoles de commerce Marti, avec à la clef des ateliers ou tion. » Le système de développe- pratiques et des modèles aux effets teraient parées de la certitude objec-la santéet àlasécuritéautravail,peu et de gestion abordent des conférences sur la manière dont ment – mis en œuvre par des ingé- délétères pour l’économie et l’ensem- tive de leur domination » .d’écoles se bousculent pour caler le sujet dans leurs cursus. se construisent les émotions et les nieurs aux raisonnements bien ble de la société », insiste Pascal Picq. « Problème : si ces équipes ne se pré-leurs programmes en ce sens. En croyancesetlafaçondelesgérer.Les carrés(avecdegrandesréussitesàla « Lamondialisationatoujoursexisté. parent pas à défier les enjeux à venir,témoigne l’enquête de l’INRS de élèves peuvent aussi s’entretenir clef, comme Airbus, le nucléaire, les Ilyavingt-cinqmilleans,del’ivoirede elles perdront », pronostique Pascaljuin2011surlespratiquesdesécoles l’école grenobloise axe sa formation avec un coach s’ils se heurtent à un télécommunications, etc.) – est mammouthetdescoquillagesnacrés Picqenrappelantquelesentreprisesde commerce et de gestion : seules sur le stress et les RPS (risques psy- problème en stage ou avec un pro- aujourd’hui à bout de souffle depuis circulaient déjà de l’Atlantique à la comme les civilisations meurent, le65 % des sondées abordent le sujet chosociaux), alors qu’Arts et métiers fesseur. D’ailleurs, enseignants et quelemondeestpasséd’uneécono- Sibérie », poursuit-il. « La concur- plussouvent,deladéliquescencededans leurs cursus, et parmi elles, s’appuientsurtoutsurlamaîtrisedes administratifs de l’école sont, eux mie de « produits » à une autre, de rence consiste à coévoluer. S’isoler ne ce qui a fait leur succès. Et d’enjoin-54 % y consacrent moins de 20 heu- risques physiques. « En général, aussi, formés aux RPS. Sous la forme « concepts ».Changerdeparadigme peut aboutir qu’à l’extinction pure et drelepaysàsedépêcherd’enseignerres… c’est peu ! D’autant que, pour l’ingénieur entre sur ce sujet par son de cours, d’études de mini-cas et de nécessite désormais bien plus de simpledel’espècequiseprotège. » l’adaptabilité. « Car la France reste le23 %decesrépondants,cescoursne métier de chimiste, électronicien, retours d’expérience, des modules, créativité et d’innovation. Ce qui seul endroit, où l’on croit encore qu’àsont pas obligatoires. Même constat mécanicien, note Marc Lassagne, comme RPS et comportements s’inscritdanslecadred’unephiloso- Difficultés à changer vingt ans, selon que l’on a tel diplômecôté ingénieurs : en 2008, seules maître de conférences en sciences organisationnels, s’enrichiront dès phie – darwinienne cette fois – Pourquoidiable alors,fortes de cette ou pas, les jeux sont faits et l’avenir59 % des écoles étaient mobilisées. de gestion et référent du projet santé cette rentrée. d’adaptation au changement et claire perception du changement, tracé. » Or, l’impératif pour réussir « Certaines écoles, y compris parmi à Arts et Métiers ParisTech. Il se pen- Déjà, depuis 2006, les élèves audi- sous-entend la mobilisation de tous les entreprises françaises rencon- demain est de transformer les con-les plus prestigieuses, restent rétives à che plutôt sur les risques de chutes, de teurs-contrôleurs de gestion ou les mécanismes de l’innovation, via trent-elles tant de difficultés à modi- traintes en sources d’innovation etla question. Elles privilégient les blessures, d’explosions ou sur les TMS futurs consultants sont tenus de sui- le recours à des chercheurs, des uni- fier leurs modes de fonctionne- surtout de désapprendre d’urgencesciences dures, le marketing, la (troubles musculo-squelettiques), vre un module pour gérer les rela- versitaires, des artistes, des desi- ment ? Parce que, en France, au lieu lesbonnesrecettesdupassé.finance, déplore Philippe Bielec, s’attache à en analyser les causes. tions clients. « On apprend à ces gners, etc. Sans compter, en même dechangerlemodèle(fondé,rappe- MURIEL JASORingénieur-conseil à la branche acci- Même si nous sommes généralistes, le futurs experts focalisés sur leurs temps, la nécessaire prise en consi- lons-le, sur une culture élitiste « Un paléoanthropologuedents du travail de la Caisse natio- décryptagedesituationsdangereuses méthodes à ne pas déstabiliser leurs dérationdecontraintesculturelleset d’ingénieur, un sens prononcé de la dans l’entreprise » par Pascal Picq,nale d’assurance-maladie (Cnam). garde une place de choix ». interlocuteurs déjà sous pression », historiques. conformité et un certain autorita- éditions Eyrolles, 255 pages,Chaque étudiant devrait avoir un kit Depuis 2009, l’école, ayant repris souligne Dominique Steiler, patron « Mais, la France reste le pays de risme), on préfère en exclure ceux 18 euros.de base pour savoir ce qu’est un acci- le référentiel Best – le socle de com- du centre. Philippe Bielec pourrait Lamarck, pas de Darwin », relève qui ne s’y conforment pas et refuserdent du travail, se familiariser avec pétences à acquérir listées par remettre son rapport de synthèse au PascalPicq.« Or,ledarwinisme–mal la diversité. « Or, l’homme est le seul Interview de Pascal Picqles maladies professionnelles, con- William Dab – a étoffé son cursus. ministère en 2012. compris et trop souvent caricaturé – grand singe entrepreuneurial, mais à en vidéo surnaître l’évaluation et le management Les « Gadz’arts » sont désormais MARIE-MADELEINE SEVE n’est pas la loi du plus fort. C’est une conditionqu’ilsaches’adapter »,pré- lesechos.fr/tv
  • 16. 16 MARDI 25 OCTOBRE 2011 LES ECHOS OFFRES D’EMPLOI  
  • 17.              Auditeur(trice) Interne Performance Chief Notre client, un des leaders dans la production de biens de grande consommation, souhaite renforcer son équipe financière et recrute dans ce cadre un(e) Auditeur(trice) Interne Performance. Financial Officer* Captive du Groupe Man, filiale française de Man Finance International, notre client poursuit son Yvelines (78) H/F CDD 1 an développement. Rattaché(e) au Directeur Administratif et Financier de lentreprise, vos principales missions seront les suivantes : Essonne (91) H/F Réaliser les missions de Contrôle Interne et optimiser les procédures (finance, logistique, production, Rattaché(e) au CFO Groupe, vous intégrez une structure bicéphale (CEO/CFO) où vous encadrez commercial...), avec un focus sur les Achats (suivi de la base de données Achats, des factures trois Départements : la Finance, le Crédit et le Contentieux. fournisseurs, du process de validation), Vous êtes responsable de la supervision de l’ensemble des activités comptables et financières Superviser les projets d’amélioration de la performance validés par la Direction de l’entreprise et animer de la structure. Vous travaillez à lharmonisation des procédures comptables et à loptimisation les groupes de travail associés, du contrôle interne. Vous assurez le suivi du credit management, du recouvrement (dans le respect Identifier les principaux risques pour l’entreprise et définir les indicateurs clés de contrôle, des objectifs fixés) et de la trésorerie. Etablir les synthèses à destination de la Direction France et du Groupe. Vous êtes linterlocuteur(trice) privilégié(e) des intervenants externes de la société (Commissaires aux Cette description prend en compte les principales responsabilités ; elle nest pas limitative. Comptes, Avocats, banques...). En collaboration avec votre équipe, vous veillez à garantir l’équilibre Des déplacements réguliers sur le site, entre Compiègne et Amiens, sont à prévoir. financier de l’entreprise et à optimiser ses performances. Issu(e) dune formation supérieure de type école de commerce ou équivalent universitaire, vous disposez En adéquation avec la stratégie du Groupe, vous définissez et pilotez la politique risque de la filiale. dau moins 2 années d’expérience dans des fonctions similaires au sein dun Groupe industriel, ou dune expérience dau moins 3 années dans des missions de contrôle interne au sein dun grand cabinet daudit Issu(e) dune formation supérieure en finance de type école de commerce ou équivalent universitaire, intervenant pour des clients du secteur industriel. vous justifiez dune expérience dau moins dix années dans une fonction similaire, au sein Votre niveau danglais est courant, la maîtrise de la langue allemande serait un plus. dune filiale dun Groupe international, idéalement dans un établissement financier. Vous faites preuve de fortes capacités danalyse, de synthèse et dorganisation. Vous êtes autonome, Anglais impératif, allemand apprécié. force de proposition et démontrez des qualités de leadership, de pédagogie et daisance relationnelle. *Directeur(trice) Financier Merci d’adresser votre CV par e-mail (format WORD) : finance@michaelpage.fr avec en objet Merci d’adresser votre CV par e-mail (format WORD) : finance@michaelpage.fr avec en objet la référence FEBE 586545 à Emaline Bareau (Bureau de Neuilly-sur-Seine). la référence BALU 587210 à Anne-Sophie Luçon (Bureau de Neuilly-sur-Seine). Spécialiste du recrutement en Finance & Comptabilité Spécialiste du recrutement en Banque 156 bureaux dans 32 pays / www.michaelpage.fr 156 bureaux dans 32 pays / www.michaelpage.frDEMANDES D’EMPLOICadres Secrétairescommerciaux JF. 34a., 12a. exp + SECRÉTAIRE exp. ch. Exp. sect. indust. pharma./ poste polyv. et évolutif Luxe/événementiel/RP, Polyv. Maît. Informa./Angl.+Ital. Word – Excel – Outlook – Genesys. POUR RÉSERVER VOS ANNONCES OFFRES D’EMPLOICh. Pl. Resp. conf. 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  • 18. CARNET ENTRACTE 17 MARDI 25 OCTOBRE 2011 LES ECHOS PORTRAIT Cédric Goubet De l’Elysée au motoriste CFM International Farce d’entreprise quatre-vingt-six ans, Andrea A partlefaitqu’ilavulejour(ilyaquaranteans) à Cambrai, la ville natale de Louis Blériot, rien ne prédisposait spécialement Cédric Goubet A Camillerinebaissepaslagarde : toujoursaussicaustique,inven- tifetdansl’airdutemps,leromancier à faire carrière dans l’aéronautique. Rien… si ce italien défraie la chronique avec un n’est son attrait de longue date pour le monde drôledethrilleréconomique.Loinde industriel, qui l’a poussé l’an dernier à troquer sa la Sicile mélancolique et baroque du position en vue de chef de cabinet du président de commissaire Montalbano, « Inter- la République contre un poste d’adjoint du direc- mittence » nous plonge dans l’Italie teur de l’ex-branche propulsion de Safran (qui duNordindustrieuse,poursuivreles supervisait notamment Snecma et Turbomeca). manœuvres – pas très catholiques – Enarquedansunmonded’ingénieurs,lejeunepré- deladirectiond’unedesplusgrandes fetaviteapprislalanguedesesnouveauxcollègues entreprises du pays. On n’est plus BASSO CANNARSA/OPALE et largement eu le temps, en un an, de faire le tour dans le polar d’atmosphère, mais du groupe dirigé par Jean-Paul Herteman – qu’il dans la farce noire. avait croisé lors de sa vie antérieure de haut fonc- Les personnages sont des « figu- tionnaire. Une année de transition au terme de res », comme dans des comédies de DR laquelle on l’a jugé prêt à prendre les commandes Molière ou de Goldoni : Manuelli, le deCFMInternational,lacoentreprisedeSnecmaet L’année suivante, lorsque Nicolas Sarkozy et patriarche un brin gâteux fondateur GE –quiontdernièrementrenouveléleurpartena- Claude Guéant repartent place Beauvau, Cédric de l’entreprise qui porte son nom ; Andrea Camilleri signe un thriller économique féroce. riat jusqu’en 2040 – dont les moteurs d’avion sont Goubet les suit et prend en charge une cellule de Beppo, son fils bon à rien, qui ronge les plus vendus au monde : quelque 22.000 de ces prospective essentiellement dédiée aux questions son frein dans son placard doré ; méprisée par les deux hommes, elle enginsvolentactuellementauxquatrecoinsduciel. Jusqu’àsonentréeàSciencespo,cefilsd’uncadre d’aménagement du territoire. L’aventure se pour- suiten2007rued’Enghien,auQGdecampagnedu Mauro de Blasi, directeur général dévoré d’ambition, et sa femme Roman Italien va concevoir un plan diabolique, qui risque de ruiner leur réputation. delaSanefetd’uneinfirmièren’avaitjamaismisles candidat de l’UMP. A la manœuvre : Claude désœuvrée, Marisa ; Guido Marsini, Si l’on ajoute à cela la frustration de pieds à Paris. C’est un professeur du lycée Fénelon Guéant et son adjoint, Cédric Goubet. le directeur adjoint chef du person- INTERMITTENCE l’héritier, Beppo Manuelli, prêt à – l’autregrandhommedeCambrai –quilepoussaà Déjàpèredetroisenfants,qu’iln’auraguèreleloi- nel et amant de Marisa ; Birolli, le d’Andrea Camilleri tout pour reconquérir du crédit tenter sa chance rue Saint-Guillaume et, de là, à sir de voir grandir, ce cinéphile averti, amoureux vieux patron de l’entreprise en diffi- Traduction de Serge Quadruppani, auprès de son père, on a là tous les l’ENA(promotionValmy :celledeBrunoLeMaire). des films noirs des années 1950 et de ceux de culté Artenia, et Licia, sa fille, une Métailié noir, 168 pages, 17 euros. éléments pour un final explosif. Uneréussitescolaireauxalluresd’ascensionsociale Clouzot, se retrouve, après la victoire de son candi- businesswoman aux dents lon- Vanité des hommes, qui croient pour ce petit-fils d’un ouvrier d’Usinor et d’un che- dat le 6 mai, chargé d’une tâche à la fois bien cir- gues… Camilleri en dresse la liste maîtriser leur destin parce qu’ils minot de la SNCF. conscrite et terriblement stressante. En tant que exhaustive en préface – comme s’il secret en ce sens. Le tout, au mépris détiennent une once de pouvoir ! chef de cabinet, il lui revient la lourde charge de s’agissait d’une pièce de théâtre. des lois et des salariés – menacés de Mauro se voit rappeler par « inter- Au cœur du pouvoir construire et mettre en œuvre l’agenda présiden- Argent et sexe sont logiquement centaines de licenciements. mittence » – des ischémies qui le Sa chance aura sans doute été de tomber, dès sa tiel. Beaucoup de déplacements en province à la les deux moteurs qui animent ce paralysent et lui font perdre con- sortie de l’école en 1998, sur un préfet appelé à un clef,etmêmeundînerd’Etatoutre-Mancheenpré- petit monde d’entrepreneurs sans Final explosif naissance – sa fragilité et l’absurdité bel avenir en la personne de Claude Guéant, alors sence de la reine d’Angleterre, soirée dont il garde scrupule.Mauros’apprêteàabsorber Côté sexe, Mauro joue aussi un jeu de ses combats. Farce et vaudeville, en poste à Besançon. Entre le grand commis de un souvenir particulièrement ému… Artenia, au bord de la faillite, afin dangereux. Tandis qu’il reluque la thriller et satire tout à la fois, « Inter- l’Etat et sa petite main, la relation sera durable. De cette longue immersion au cœur du pouvoir, d’intégrer ses pertes dans le bilan de jeune Licia Birolli, il ne voit pas que mittence » est un pamphlet féroce QuandNicolasSarkozyestnomméen2004àBercy Cédric Goubet dit qu’elle lui a permis d’affûter son Manuelli et d’obtenir 40 % de réduc- sa femme Marisa est à cran et a pris contre l’Italie ultralibérale et ses éli- etyfaitvenirceluiquiétaitdéjàson« dircab »place sens de l’organisation, de s’habituer à vivre 24 heu- tions d’impôts. L’acheteur et le ven- son second, Guido, pour amant. tes cyniques. Un grand éclat de rire Beauvau. Celui-ci se souvient de son ancien colla- res sur 24 avec une forte pression sur les épaules deur ont bien l’intention de se sucrer Quand la « desperate housewife » jaune qui fait froid dans le dos. borateur dans le Doubs et lui confie le suivi d’un et… de découvrir la France. Discrétion oblige, on au passage et ont signé un accord va réaliser qu’elle est tout autant PHILIPPE CHEVILLEY premier dossier clef : la création des pôles de com- n’en saura pas plus sur son quotidien dans l’ombre pétitivité, sur la base du rapport Christian Blanc. de Nicolas Sarkozy. YANN VERDOENTREPRISES opérationsenEuropeetassuraitla préside le Conseil général du Mankell s’égare en « Chinafrique » direction financière opération- Calvados depuis le 31 mars où il nelle de la zone EMEA et de deux fait son entrée en 1998. Il est aussi n auteur de polar qui reconnaît tiroirs et récupère un vieux carnetSANOFIDavid Meekerest nommé directeur général divisionsopérantdansl’ensemble du monde. vice-président du Sénat depuis 2008 où il siège depuis treize ans. Il est par ailleurs vice-président U son impuissance à boucler son histoire, c’est honnête, mais ça ne pardonne pas. Page 546 : « Des danslequeluncertainJ.A.racontela conquêtedel’Ouest(danslesannées 1860) ; la construction des cheminsde Genzyme. national du Nouveau Centre. Il points demeuraient obscurs, des de fer à travers la sierra Nevada àDavid Meeker, médecin, a rejoint MICROSOFT occupait depuis 2004 la fonction détails restaient inexpliqués. Le coups de dynamite ; sa haine desGenzyme en 1994 au poste de Laurent Schlosser de vice-président de la FedEpl. ruban rouge ? Que signifiait-il ? Seul quasi-esclaves chinois employésdirecteur médical du programme devient directeur mobilité Liu Xin aurait pu répondre, mais il pour faire progresser le capitalismethérapie génique et mucovisci- et opérateurs au sein étaitmort.Biendesquestionsdemeu- yankee àtravers les Grandes Plaines.dose. Il a ensuite dirigé le déve- de la nouvelle division reraient sans réponse, peut-être à Or, les habitants de Hesjövallen sontloppementdemédicamentspour Consumer Channels Group ÉTABLISSEMENT jamais. » Et, page 554, Birgitta Ross- plusoumoinsdesdescendantsdecele portefeuille maladies rares. Il (CCG) de Microsoft France. PUBLIC lin, la juge suédoise du « Chinois », y très peu recommandable J. A.était, depuis deux ans, directeur Laurent Schlosser, quarante-qua- revient :« Jenesuispascertainequ’on SEYLLOU - AFPdes opérations de Genzyme. tre ans, ancien élève de l’Ecole puisse prouver tout ce que je raconte. Les coulisses de la « Chinafrique » polytechnique et de l’Ensta, CNAF Probablement pas. Ainsi, je suis inca- Ensuite, Henning Mankell s’offre un exerce chez Steria, Unilog et Jean-Louis Deroussen pable d’expliquer pourquoi le ruban grand bond en arrière. 1863 : San,NEXANS Logica avant de rejoindre Micro- est réélu à la présidence du rouge a fini dans la neige à Hesjöval- Henning Mankell abandonne Wu et Guo Shi, paysans pauvres duBenjamin Fitoussi soft en 2008 au sein de la division conseil d’administration de la len. Nous savons qui l’y a apporté, et son flic fétiche, Kurt Wallenberg, Guangxi, fuient la famine après queNicolas Badré grandesentreprisesetpartenaires Caisse nationale des allocations c’est tout. » pour nous plonger dans leurs parents se sont pendus. EnBenjamin Fitoussi est nommé où il a occupé pendant trois ans la familiales (CNAF). On ne saura donc pas comment les coulisses de la « Chinafrique ». Californie, San va vivre un enfer,directeur de la stratégie et fonction de directeur du secteur Jean-LouisDeroussen,cinquante- un ruban de dix-neuf centimètres avantderentrerdesannéesplustarddu développement de Nexans. communications. huit ans, commence comme pro- qui pend (parmi quatre) des lampes en Chine, avec la haine des BlancsNicolas Badré devient directeurfinancier adjoint. fesseur de mathématiques. Devenu en 1990 secrétaire général accrochées au-dessus des tables d’un restaurant chinois au fin fond Roman vissée au corps. En particulier à l’égard d’un Suédois particulière-Benjamin Fitoussi, trente-neuf SAFRAN adjoint, puis secrétaire général du d’un village suédois se retrouve à policier ment sadique, un certain… J. A.ans,ingénieurdel’Ecolenationale Olivier Savin Syndicat national de l’enseigne- quelques kilomètres de là, sur la A la fin de sa vie, San rédige sessupérieure de mécanique et est nommé directeur ment chrétien (SNEC-CFTC), il scène d’un crime dans lequel dix- LE CHINOIS Mémoiresqu’illaisseraàlapostérité.d’aérotechnique, intégre en 2000 des programmes « green taxiing » prend parallèlement en 1996 la neufpersonnesontétémassacréesà de Henning Mankell Ondevineassezviteque,centtrente-Roland Berger. Entré en 2006 chez de Safran. présidence de la Fédération CFTC l’armeblanche…Onpeutdevineren huit ans plus tard, la tuerie de Hes-Alstom Power, il occupe successi- Olivier Savin, quarante-quatre des enseignants du privé. Secré- revanche pourquoi : Henning Man- Le Seuil, 572 pages, 22 euros. jövallen a été perpétrée par un des-vement, en France puis en Suisse, ans, diplômé de Sup de co, intègre tairegénéraladjointdelaCFTC,en kell, citoyen suédois qui vit une par- cendant vengeur de San, Ya Ru,les postes de directeur marketing le groupe en 1992 chez Messier- charge de la protection sociale de tie de l’année en Afrique – « un pied oligarque milliardaire et corrompuet stratégie, directeur logistique Services où il occupe successive- 2000à2008,puisvice-présidentde dans la neige, un autre dans le tueur sans visage élimine un village delanouvelleChine.Onespèrejusteaprès-venteetdirecteurdelaligne ment les postes de responsable la CFTC depuis 2008, il est élu en sable » –, voulait écrire un roman entier. La juge Birgitta Rosslin – cette queMankellnousaenvoyéssitôtsurde produit « chaudière ». des ventes de rechange puis de 2006 président du conseil d’admi- géopolitique pour dénoncer le néo- fois, le policier récurrent de Mankell, une fausse piste pour nous surpren- responsablemarketingetenfinde nistration de la CNAF. colonialisme chinois. Il fallait un fil KurtWallenbergn’estpasdelapartie dre au dernier acte. En attendant, ilNicolas Badré, quarante ans, responsable du pilotage des filia- rouge, ce serait un ruban. Rouge, –remarquequ’elleestliéeàl’unedes nous impose un laborieux cours dediplômé de HEC, intègre en 1995 les et joint-ventures internatio- comme l’Orient. familles préparées en sushi par géopolitique sur les séquelles duSaint-Gobain. Il y occupe diffé- nals. En 1998, il rejoint Snecma Du coup, tout se met en place. l’assassin, la famille Andren. Elle maoïsme et les coulisses de larentes fonctions de directeur Servicescommedirecteurgénéral ILS SONT NÉS Dans le nord de la Suède, donc, un pointe son nez, fouille dans des « Chinafrique ». THIERRY GANDILLOTfinancier au sein de filiales opéra- de Snecma Morocco Engine Ser- UN 25 OCTOBREtionnelles en France et à l’interna- vices et prend en 2002 la fonctiontional. En 2007, il rejoint Owens de directeur de l’usine SnecmaCorning comme directeur finan-cier Europe. Il y était responsablede l’exécution des processus Services à Châtellerault avant de devenir directeur de la division réparations. Entré en 2008 chez Mathieu Amalric, acteur, 46 ans. François Cornélis, directeur L’ivresse de la mélancoliefinanciers pour l’ensemble des CFMInternational,ildevientvice- général chimie de Total et vice- président exécutif en charge des président du comité exécutif ombre et drôle, court et dense. bâtisse décrépite… Bien qu’il soit programmes CFM56 et LEAP. du groupe, 62 ans. Jérôme Gallot, directeur général de Veolia Transdev, S Pour son deuxième roman, « Un avenir », Véronique Bizot réussit l’équilibre parfait. Au centre Roman français grippé, Paul parcourt avec sa voiture les trois cent kilomètres qui le sépa- rent de la maison et se retrouve 52 ans. de son petit monde romanesque, la coincé par la neige. Emmitouflé SUR ORGANISATION Maxime Lombardini, directeur grande maison de famille, pleine de dans une couverture, près de la che- UN AVENIR PROFESSIONNELLE général d’Iliad, 46 ans. mystèresetderegrets.Toutautour,la de Véronique Bizot minée, il se repasse le film du passé. François Morinière, directeur campagneetdeshistoiresd’enfance. La neige est propice aux glissades général du groupe L’Equipe, La famille, qui grandit, se cogne aux Actes Sud, 104 pages, 15 euros. dans le temps et dans l’espace. Le FEDEPL 47 ans. murs. La mère qui se tue dans un rhume de Paul entretient brumes et Jean-Léonce Dupont Claude Perdriel, président- accidentdecheval,lepèrequidispa- fièvre. C’est fou ce qu’il se passe deDANIEL FORTIN prend la présidence directeur général du Nouvel raît du jour au lendemain et meurt Paul qu’il « disparaît pour un temps choses dans ce « petit » livre qui cul-DANS de la Fédération des entreprises Observateur, 85 ans. en Malaisie, les six enfants laissés indéterminé » et demande à ce der- tive les histoires d’hier, pour mieux«À LA UNE DE L’ÉCO» publiques locales (FedEpl). Eric Raffy, architecte dans la tourmente… « Un avenir » nier de venir vérifier que le robinet préparer un « avenir » à ces héros. Jean-Léonce Dupont, cinquan- et designer, 60 ans. commence par un drôle d’appel au d’un lavabo du second étage a bien Unavenirincertain,maisvolontaire,DU LUNDI AU JEUDI te-six ans, maire honoraire de secours :Odd,leseuldesenfantsqui été « purgé avant son départ »… On qui tire un trait sur l’engourdisse-À 19H20 Bayeux, président de la Sem MARIE-SOPHIE RAMSPACHER vit encore dans la maison familiale, est en plein hiver et un accident de ment, l’inaction, la perte – enfin immobilière (Saiem de Bayeux), msramspacher@lesechos.fr annonce dans une lettre à son frère tuyauterie peut s’avérer fatal pour la digérée. PH. C.
  • 19. IDÉES18 MARDI 25 OCTOBRE 2011 LES ECHOSAssurance-vie: la fin des beaux jours en croissance de 19 milliards d’euros. Mais, cette fois-ci, c’est différent. L’assurance-vie n’est plus un havre. Elle n’échappe plus au mouvement de défiance généralisée à l’égard des produits financiers. Sonimagedeplacementsûretrémunérateur, véritable bouclier anticrise, est largementÉDITORIAL écornée. A cela, trois raisons : une attractivitéPAR FRANÇOIS VIDAL moindre du fait d’un environnement de taux d’intérêt bas qui limite la rémunération ’est grave docteur ? Pour la troisième offerte aux assurés ; un statut de refugeC fois seulement en quinze ans, le mois ébranlé en raison de la crise de la zone euro, dernier, les assureurs-vie ont moins qui laisse craindre pour l’intégrité du capital collecté d’épargne qu’ils n’en ont investi ; enfin, un régime fiscal fragilisé par laretournée aux assurés. Le placement pré- perspective d’une intensification de la chasseféré des Français, qui avait résisté jusque-là aux niches dans un proche avenir. A ce cock-à toutes les tempêtes, fait grise mine. Coup tail détonant vient s’ajouter la volonté desde pompe temporaire ou banques, dont les filialesinflexion de trajectoire d’assurance-vie ont repré- F.MÉNAGER POUR « LES ECHOS »structurelle ? La fin de l’âge senté plus de 60 % de la col- La question est loin d’être d’or de lecte en 2010, de réorienteranecdotique, tant le rôle l’épargne des Français versjoué par l’assurance-vie est l’assurance-vie leurbilanpourcausederégle-central pour le pays. Seul remet en mentation plus stricte.produit d’épargne longue Pour l’assurance-vie, c’estdu paysage hexagonal, son question une clairementlafindel’âged’or.Astock de quelque 1.400 mil- partie essentielle courtterme,l’effetdeladécrueliards d’euros sous gestion du cycle ne sera certes pas forcémentfinance les entreprises à spectaculaire. A moins d’unehauteur de plus de 750 mil- de financementliards d’euros et l’Etat à près de l’économiede 500 milliards. On aimerait croire les française. accélération du phénomène, improbable à ce stade, les 1.500 milliards d’euros s’éro- deront lentement. Cela ne « Occupy Wall Street », cadeauassureurs, qui veulent semontrerrassurantseninvo-quant le précédent del’automne 2008. Après tout, signifie pas pour autant qu’il ne faut pas s’en préoccuper dès aujourd’hui. Car c’est une partie essentielle du cycle de empoisonné pour Obamaune fois passé le grand financement de l’économieeffroi post-Lehman, l’assu- française qui s’en trouvera L’ANALYSE on le sent bien : comme les républicains représentants, Eric Cantor, y voit surtoutrance-vie avait repris son remise en question à un DE PIERRE DE GASQUET avec le Tea Party en 2010, Barack Obama l’expression hystérique d’une « popu-petit bonhomme de che- moment ou à un autre. hésiteencoreàendosserunmouvement lace », le patron de General Electric, Jef-min et le stock d’épargne qui y est logé n’a in tacticien, Michael Bloomberg, a d’inspiration populiste aux contours frey Immelt – pourtant une des ciblesplus cessé de progresser, jusqu’à cette ren-trée. Sur l’année en cours, il reste d’ailleurs Lire nos informations page 30 F renoncé à « nettoyer » Zuccotti Square, le sanctuaire des « anti- Wall Street ». Il sait que l’hiver new- yorkais est plus rigoureux que ceux de Madrid ou de Tunis. Pourtant, on aurait incertains. D’abord, parce qu’il n’ignore pas que l’émergence d’OWS est à double tranchant. D’une part, elle vient confor- ter ses appels à une plus grande équité fiscale et à un contrôle accru sur les insti- privilégiées du mouvement –, n’a pas caché son « empathie » pour la colère des protestataires. Pour Barack Obama lui-même, « Occupy n’est pas si différent des protestations que nous avons vu venirInvestir dans l’ISF-PME tort de sous-estimer l’impact du mouve- ment Occupy Wall Street (OWS), qui tutions financières. Mais elle jette aussi une lumière crue sur les lacunes et les du Tea Party […] A gauche comme à droite, les gens se sentent coupés de leur entre dans sa sixième semaine. Boudé faiblesses de son propre bilan en la gouvernement »,a-t-il reconnu dansuneÉDITORIAL tage fiscal censé inciter à convertir son par les grands médias américains à ses matière. Enfin, malgré le flou relatif de la interview sur ABC. Pour l’économistePAR JEAN-FRANCIS PÉCRESSE impôt en apport de capitaux à des PME : le débuts, ce mouvement « sans agenda ni plate-forme, elle ne vise pas seulement Dean Baker, directeur du Center for Eco- plafond a été raboté au nom de la chasse tête », né le 17 septembre, a désormais la domination de Wall Street et la finan- nomic and Policy Research, OWS serait aux niches, le taux a été amputé au nom de gagné la sympathie de 54 % des Améri- ciarisation galopante de l’économie même le « vrai Tea Party », le mouve- première vue, les pessimistes ont eu tort. la chasse aux riches. Que ceux-ci aient mal- cains et de 67 % des New-Yorkais (1). Il américaine. Derrière la « révolte des ment anti-Wall Street et pro-équité fis-A Entrepreneurs, banquiers, financiers, gré cela peu réduit le format global de leurs suffisait de sentir l’humeur du rassem-gestionnaires de patrimoine… : ceux qui investissements n’est qu’à moitié rassurant. blement organisé le 15 octobre, surcraignaient, cette année, un effondrement Car, à y regarder de plus près, la collecte TimesSquare, pourvoirqu’ilneselimite Si le président semble a priori le mieux placédes montants d’impôt de solidarité sur la 2011 de l’ISF-PME est en trompe l’œil. pasàunquarterondechômeursexaspé-fortune (ISF) convertis en investissements Elle a été sauvée par quelques gros inter- rés et d’étudiants désœuvrés. Certes, il pour bénéficier du mouvement, ce dernierdans les PME – une possibilité ouverte médiaires, successeurs des « holdings est possible qu’il ne survive pas à jette aussi une lumière crue sur les lacunesdepuis 2007 – semblent contredits par les ISF », dont le succès vient de ce qu’ils ont l’automne. Mais en s’insinuant dans lepremières remontées. Les chiffres rassem- proposé des investissements hypersécuri- débat politique américain, il menace et les faiblesses de son propre bilan.blés par « Capital Finance », la lettre spécia- sés, parfois avec capital garanti à cinq ans. Si déjà de contraindre les candidats tradi-lisée du groupe « Les Echos » font état d’un l’aversion au risque n’a jamais été si forte, tionnels à aiguiser leurs programmes.léger tassement. Et chez certains gérants c’est bien sûr que le contexte général s’y A première vue, Occupy Wall Streetparisiens, on s’attend même à une stabilité prête et que, pour cause de réforme, la cam- (que nul ne songe à baptiser du nom des 99 % contre les 1 % de privilégiés », il y a cale étant plus cohérent que son équiva-globale des sommes ainsi investies dans le pagne de l’ISF a eu lieu après un été calami- « indignés » outre-Atlantique) peut être forcément aussi la rage des 9,1 % d’Amé- lent conser vateur. Mais tous lesfinancement de l’économie réelle plutôt teux sur les marchés. Mais c’est aussi que vu comme un cadeau inespéré pour ricains au chômage. analystes sont loin de faire ce parallèle.que dans celui de la dépense publique. moins l’avantage fiscal est fort, moins l’inci- Barack Obama. Face à l’exaspération Pour toutes ces raisons, Barack Certains notent plusieurs différences Ilestvraiquedeuxchangementsdevenus tation est grande de placer ses fonds dans d’une grande partie de la classe Obama est condamné à manier la majeures avec le Tea Party : l’inspirationeffectifs cette année dans l’environnement des entreprises innovantes, à risque mais moyenne américaine – aujourd’hui fronde anti-Wall Street avec précaution. globale, l’appel d’OWS aux jeunes, lafiscal n’incitaient guère à l’optimisme sur le prometteuses. Majorer l’avantage fiscal « matraquée » par les principaux res- Si elle peut lui permettre de remobiliser ferme volonté des protestataires demaintien de ces flux financiers. Le premier pour l’ISF investi dans le vrai capital-risque ponsables de la crise, qui poussent temporairement sa base, et accessoire- récuser toute affiliation quelconque etest la réforme de l’ISF lui-même avec ne devrait pas être vu comme un coût sup- l’audace jusqu’à vouloir lui imposer de ment d’aider la candidate démocrate toute tentative de récupération par lesl’entrée en vigueur d’un nouveau seuil, à plémentaire mais comme une création de nouveaux frais bancaires pour se ren- Elizabeth Warren à battre l’ex-étoile partis traditionnels, ainsi que l’absence1,3 million d’euros, qui en exonère quelque richesse économique. flouer –, le candidat démocrate est le montante républicaine Scott Brown de rejet systématique du gouvernement.300.000 foyers. Moins de contribuables, mieux placé pour récolter les raisins de dans le Massachusetts, il doit aussi Selon un récent sondage « Time »/Abt,c’est moins d’investissements potentiels. Le Lire nos informations la colère. A condition de voir effective- veiller à ne pas se laisser déborder sur sa la popularité du mouvement anti-Walldeuxième élément est la révision de l’avan- page 3 mentlejour,la« taxeBuffett »surlesmil- gauche. Pour le président démocrate, Street est désormais deux fois plus éle- lionnaires figure au menu des révoltés qui est désormais au coude-à-coude vée (avec 54 % d’opinions favorables) d’OWS. Au moment où la plupart des avec Mitt Romney dans les sondages (à que celle du Tea Party (27 %). Pis : 86 % grands barons de Wall Street – pourtant 45 % contre 43 %), la priorité des priori- des sondés estiment que Wall Street etPRÉCISION. L’éditorial « Automobile : préparer le rebond » publié hier laissait entendre parmi ses plus gros soutiens financiers tés reste de rallier les suffrages des indé- ses lobbyistes ont pris trop d’influenceque PSA Peugeot Citroën était actionnaire de Valeo, ce qui n’est pas le cas. PSA est par en 2008 – menacent de lui tourner le dos, pendants pour s’assurer un second sur Washington et 79 % estiment que lecontre actionnaire de Faurecia. Barack Obama aurait toutes les raisons mandat. En habile manœuvrier, il a fossé des inégalités est beaucoup trop de s’appuyer sur les frustrations d’un réussi jusqu’ici à stigmatiser les républi- large aujourd’hui. mouvement qui se veut aussi apolitique cains comme les principaux responsa- Même si, par instinct, il se méfie que transversal. bles du blocage institutionnel au Con- encore de ce mouvement d’inspiration « L’argent de Wall Street a désormais grès. Mais il va devoir aussi démontrer populaire, voire populiste, BarackEchanges de sion avec son principe, qui l’honore, de tout faire pour sauvegarder la vie de ses soldats. Il abandonné Barack Obama en faveur de Mitt Romney », constate le Nobel d’éco- qu’il est en mesure de faire passer aux forceps une partie de son plan pour Obama devra forcément en tenir compte dans sa stratégie de réélection.mauvais procédés l’assouplit donc, mais sous condition de ne restituer aucun Gazaoui ayant « du sang sur nomie Paul Krugman, en rappelant que « l’argent pèse dans la politique améri- l’emploi, « par morceaux », pour tenter de relancer l’économie avant l’automne (1) Sondage Time/Abt SRBI du les mains ». Puis distingue entre les lieux où caine ». Pour lui, Barack Obama a été 2012. 13 octobre et sondage de la QuinnipiacLE BILLET DE FAVILLA ils ont commis leurs forfaits… Dans ce genre « puni » par Wall Street et aurait tort de Le plus frappant dans l’émergence du University du 18 octobre. de négociations, ceux qui attachent du prix à ne pas embrasser la colère des protesta- mouvement anti-Wall Street, c’est la près quelque deux mille jours de déten- la vie humaine ont toujours un désavantage taires d’OWS pour en faire un élément diversité des réactions qu’il suscite. Si le Pierre de Gasquet est correspondantA tion, le jeune sergent israélien Gilat Shalit parrapportàceuxquilaméprisent.Lerésul- clef de sa stratégie électorale. Pourtant, leader républicain à la Chambre des des « Echos » à New Yorka enfin été libéré. Tout le monde s’en réjouit tat est qu’un jeune Israélien « vaut »pour lui et pour sa famille. Mais les péripéties aujourd’hui 1.027 islamistes (sauf erreur), cequi ont conduit à cet heureux dénouement qui ne fait après tout pas cher du Palestinien 16, rue du 4-Septembre, 75112 Paris Cedex 02 Tél : 01 49 53 65 65 - Fax : 01 49 53 68 00laissent un goût amer. A cause des palinodies de Gaza. Site Web : lesechos.fr« transactionnelles » inévitables dans ces Entre-temps sont intervenus une foule DIRECTEUR DE LA RÉDACTION Henri Gibier PRÉSIDENT-DIRECTEUR DE LA PUBLICATION FABRICATION PHOTOCOMPOSITION-PHOTOGRAVUREindignes prises d’otages contre rançon, fina- d’intermédiaires, espagnols, syriens, alle- DIRECTEUR DE LA RÉDACTION DÉLÉGUÉ Nicolas Barré Francis Morel Boétie Compo IMPRESSION Ivry (Le Monde),lement récompensées. Et des presque deux mands, qatariens, turcs, égyptiens, dont les RÉDACTEURS EN CHEF David Barroux (Industrie- Nantes (Ouest-France) Montpellier (Midi Libre), High-Tech, Régions ) François Bourboulon (Web) PUBLICITÉ Les Echosmédias Mulhouse (L’Alsace), Ste-Marie de La Réunion (RotOcéan).milliers de morts tombés dans l’intervalle services ont généré, selon diverses sources, Ludovic Desautez (Projets numériques) Tél. : 01 49 53 65 65. Fax : 01 49 53 68 22entre les deux camps, près d’un par jour. Le des dizaines de milliers de dollars. Au bout Daniel Fortin (Enquêtes, Idées) Arnaud Le Gal (Dossiers DIRECTEUR GÉNÉRAL Nicolas Wattinne TIRAGE DU 20 OCTOBRE 2011 : 138.481 exemplaires spéciaux et actualité entrepreneuriale) Gilles Sengès (Editions DIRECTRICES GÉNÉRALES DÉLÉGUÉESspectateur ordinaire pense aux pires du compte les familles de victimes israélien- en continu) Dominique Seux (France et International) Véronique Jacqueline, Cécile Colomb Membre de OJD-Diffusion contrôle CPPAP : 0411 C 83015 Toute reproduction, même partielle, est interdite sansmoments de l’Antiquité ou du Moyen Age. Et nes sont légitimement indignées ; et Mah- François Vidal (Finance-Marchés, Services) DIRECTEUR GÉNÉRAL ADJOINT Hervé Noiret l’autorisation expresse de l’éditeur (loi du 11 mars 1957)le philosophe sarcastique constate que cette moud Abbas, humilié, constate que le DIRECTRICE ARTISTIQUE Sophie Laurent-Lefèvre DIRECTRICE PUBLICITÉ PÔLE CORPORATE Edité par Les Echos, SAS au capital de 794.240 euros Fabien Laborde (Adjoint) Caroline Chambonnièreterre dite « sainte » semble une terre maudite. « dur » Netanyahou cède plus à la force RÉDACTEUR EN CHEF TECHNIQUE Didier Boileau DIRECTRICE PUBLICITÉ COMMERCIALE RCS 582 071 437 Retour sur les faits, pour autant qu’on les rétrograde qu’aux arguments de la négocia- RÉDACTEUR EN CHEF INFOGRAPHIE Philippe Hoyau Catherine Ibled-de Marles EDITORIALISTES Philippe Escande, Jacques Hubert-Rodier, DIFFUSION - DIRECTRICE Sophie Gourmelen Les Echos est une publication duconnaisse : aux premières hypothèses tion pour le progrès. La morale de cette his- Jean-Francis Pécresse, Jean-Marc Vittori, SERVICE ABONNEMENTS LES ECHOS PRINCIPAL ASSOCIÉ Ufipar (LVMH)d’échange de Shalit, prisonnier du Hamas, toire est que l’Histoire n’en a pas. Malheu- Gilles Coville, Sabine Delanglade, Laurent Flallo, 17, route des Boulangers, 78926 Yvelines Cedex 9 PRÉSIDENT-DIRECTEUR GÉNÉRAL Francis MorelIsraël rétorque qu’on ne négocie pas avec les reuse conclusion pour un heureux Sylvie Ramadier (Entreprises et Marchés, Le Crible.fr) Tél. : 01 70 37 61 36. Fax : 01 55 56 70 38 DIRECTEUR GÉNÉRAL PRESSE ÉCONOMIQUE Nicolas Desbois Jean-François Polo (En Vue) du lundi au vendredi de 9 h à 18 h DIRECTEUR DÉLÉGUÉ Bernard Villeneuveterroristes. Mais cette position entre en colli- événement.
  • 20. IDÉES Envoyez vos contributions à idées@lesechos.fr 19 et partagez vos idées sur lecercle.lesechos.fr MARDI 25 OCTOBRE 2011 LES ECHOSAu-delà du bébé La nouvelle révolution du travailprésidentiel LE COMMENTAIRE DE FRANÇOIS DUPUY e choc pétrolier de 1973 et l’ouverture L desmarchésquis’enestsuivieavaient client. Ce dernier s’était jusqu’ici con- tenté d’exiger des produits de qualité à dépendance ont donc tendance à se multiplier, rendant le travail toujours déjàeuunimpactdécisifsurlefonction- un prix toujours plus bas. Voici que plus exigeant, plus stressant, dans des a France compte un augmente donc le coût nement des entreprises, donc sur le tra- cela ne suffit plus ! En un laps de temps combinaisons de possibilités toujoursL bébé de plus. Certes, près de 2.300 enfants naissentenmoyennechaque jour dans sesmaternités. Mais celui-ci d’arrêter de travailler pour élever des enfants. Cette idée se retrouve dans l’imaginaire populaire : les familles nombreuses, c’est vail de leurs salariés. Pour conserver un client qui désormais avait le choix, elles avaient dû abandonner la logique « pro- tectrice » du travail en silos, dans lequel chacun dispose d’une bienfaisante très rapide, la demande est passée des produits vers les solutions, intégrées si possible, qui, pour faire bref, nécessi- tent la combinaison toujours plus plus nombreuses et complexes. La « solution », ce n’est pas seule- ment intégrer du service au produit, ce qui serait assez simple. C’est intégrerest exceptionnel, encore les pauvres à la Groseille, à autonomie et évite ainsi les situations deplus que tous les autres. l’exception de quelques dépendance contraignantes. Pour satis- La demande des clients est passée des produitsPour la première fois dans tribus catho-bourgeoises faire une attente qu’on peut résumerl’histoire du pays, son père façon Le Quesnoy. d’une formule lapidaire : « donner plus vers les solutions intégrées. Ce sont les salariésest un président de la Mais c’est de moins en pour moins », c’est bien l’organisation qui vont devoir assumer cette nouvelle donne.Républiqueenexercice.Et moins vrai. L’économiste du travail qui a servi de variable d’ajuste-c’est peut-être cet enfant Margherita Fort, de l’uni- ment. La « coopération » devint le mot-qui a fait franchir à la pla- LA CHRONIQUE versité de Bologne, a tra- clef, elle qui permet à la fois l’améliora-nèteleseuildes7milliards DE JEAN-MARC VITTORI vaillé avec ses collègues tion de la qualité et la réduction desd’habitants. A en croire les Nicole Schneeweis et coûts. Les entreprises y virent une sortecalculs des démographes, Rudolf Winter-Ebmer, de de pierre philosophale, même si sa mise sophistiquée de plusieurs produits ou les produits entre eux puis aux services,cette barre symbolique Contrairement l’université de Linz, sur en œuvre se traduisait par une détério- de plusieurs compétences réparties un pour être sûr que l’on a bien « captédoit être franchie en cette à ce qu’on croyait, les effets pour les femmes ration notable des conditions du travail, peu partout dans l’entreprise. toute la valeur » liée directement oufin octobre. Il est toutefois de l’allongement de la pour les cadres en particulier. À nouveau, la « communauté d’inté- non à son activité.impossible de savoir si la natalité scolarité obligatoire dans C’est pourquoi cette « révolution du rêts » entre l’entreprise et ses clients Oncomprendquelesexigencesquienc ’e s t l a p e t i t e G i u l i a ne recule pas huit pays européens, travail » eut des conséquences en cas- joue à plein : la première peut ainsi résultent en matière de modes de travailSarkozy qui a fait sauter le dont la France (passage cade, dont la moindre ne fut pas l’appa- étendre ses offres en multipliant les sont de plus en plus dures et s’exercentcompteur. Le statisticien avec l’éducation de l’âge de fin de scolarité rition des phénomènes de retrait ou de combinaisons de ses savoir-faire ; les sur des salariés déjà largement mis àle plus doué de l’Univers et la richesse. de quatorze à seize ans désinvestissement, des « nouveaux seconds peuvent obtenir des services contribution par le choc précédent.serait bien en peine de le entre 1959 et 1967). Leur entrants » en particulier, face auxquels qui leur permettent de transférer à Quant aux entreprises, cela les metdire, car la détermination conclusion : « Une année les entreprises se sont trouvées dému- leurs fournisseurs les contraintes liées à face à un vrai dilemme : il leur faut cha-du jour et de l’enfant sym- supplémentaire de scola- nies. Elles y répondirent par des mots la simple utilisation des produits : four- que jour davantage capter la bonneboliques constitueunpro- rité accroît le nombre et des slogans bien plus que par des nir de l’électricité, c’est bien ; être capa- volonté et l’investissement de leurs sala-blème qui dépasse de loin d’enfants de 0,2 à 0,3. » actes ou de vraies politiques de res- ble d’en assurer une gestion « intelli- riés… pour les faire travailler dans desen complexité nos bonnes Quatre années de plus à sources humaines. gente » pour le client, c’est mieux. conditions toujours plus éprouvantes.vieilles baignoires qui se remplissent d’un l’école, un enfant de plus ! Mais, en fin de compte, chacun a pris Mais entre l’entreprise et ses clients, On voit aujourd’hui qu’elles n’y parvien-côté en se vidant de l’autre : chaque Deux universitaires israéliens, Moshe acte, bon gré mal gré, de cette révolu- il y a les salariés, et ce sont eux qui vont nent plus en utilisant les vieilles recettes,seconde, plus de 4 enfants viennent au Hazan et Hosny Zoabi, ont montré un effet tion et l’a inscrite dans le grand livre du à nouveau devoir assumer les consé- celles de la coercition (process, indica-monde et près de 2 humains le quittent, des voisin aux Etats-Unis. Le lien entre le pessimisme contemporain. quences de cette nouvelle donne. Là teurs de toutes sortes). Il va leur falloirmoyennes qui cachent des accélérations et niveau d’éducation des femmes et leur Et voici qu’aujourd’hui, un second où la collaboration était devenue faire ce à quoi elles sont le moins prépa-des coups de frein (en France, par exemple, nombre d’enfants dessine une courbe en coup de boutoir se fait jour, tout aussi nécessaire au sein de chaque unité, elle rées : faire confiance à leurs salariés.il y a un pic de naissances en septembre et U : des enfants relativement nombreux violent que le premier et tout autant lié devient aujourd’hui indispensablede décès en janvier). chez les femmes peu ou très éduquées et à la prise en compte des attentes du entre les unités. Les situations de François Dupuy est sociologue. Toutenétantexceptionnelle,lanaissance moins chez les femmes à niveau moyen.élyséenne s’inscrit dans des tendances de En revanche, une corrélation forte et posi-fond. Les accouchements surviennent plus tive existe entre le nombre d’années d’étu-tard dans la vie – l’âge moyen des mères à la des et le nombre d’heures travaillées. Lesnaissance a franchi le cap des trente ans en deux chercheurs montrent que les fem-France, et une mère sur vingt a plus de qua- mes surdiplômées ont intérêt à travailler, L’Europe ne se sauvera pas sans communauté d’objectifsrante ans à l’accouchement. Et les heureux en employant des baby-sitters, peu payéesévénements se multiplient dans des aux Etats-Unis. En Europe, où les inégali-familles recomposées de plus en plus nom- tés sont moindres, cette incitation estbreuses. Au-delà, l’arrivée de la fille de Carla moins forte.et Nicolas Sarkozy fait écho à une série de Deux chercheuses américaines, Lisa LE POINT DE VUE D’ÉRIC PETERStravaux publiés tout récemment par des Dettling et Melissa Schettini Kearney, ontéconomistes de différents pays, comme s’ils travaillé sur une explication plus surpre- a crise a considérablement com- Rien ne serait plusvoulaient composer un joli bouquet d’étu- nante aux Etats-Unis : le nombre d’enfants L plexifié le jeu politique d’une Union contraire à l’intérêtdes en l’honneur de la famille présiden- est lié… au marché de l’immobilier. Une européennequipensaitprofitertranquil-tielle. Des travaux dérangeants : contraire- hausse de 10 % du prix des maisons lement des acquis intégrateurs de son des Etats membresment à ce qu’on croyait, la natalité ne recule « accroîtrait le taux de naissance de 4,5 % nouveau traité. Entre les pays exporta-pas avec l’éducation et la richesse. parmi les propriétaires ; cet effet prix mène- teurs et importateurs net, les anciens et que de voir une Europe Longtemps, l’idée de progrès a été asso- rait à une baisse de 1 % parmi les non-pro- les nouveaux Etats membres, ceux de la à objectifs multiplesciée avec la baisse du nombre d’enfants priétaires ». Explication : les locataires zone euro et ceux de Schengen, les Etatsdans les familles. Ne craignant plus les craignent de ne plus pouvoir acheter. Et les membres naviguent dans des escadres à se développer avecmorts cruelles qui enlevaient les nourris- propriétaires considèrent leur logement géométrie variable. Plus grave, avec la un cœur dynamiquesons, les femmes ont fait moins d’enfants. comme une réserve de valeur dans crise, les trajectoires semblent mainte- centré sur l’euroLa fécondité baisserait quand le revenu laquelle ils pourront éventuellement pui- nant s’installer dans la divergence : d’unemonte. Gary Becker, l’un des premiers éco- ser pour financer l’avenir de leurs petits. Europeàplusieursvitesses,onpasseraità et une périphérienomistes à s’être intéressé à la famille, expli- Mais ce n’est sans doute pas le renchéris- une Europe à plusieurs objectifs. en retrait.que que la hausse du niveau d’éducation sement de son hôtel particulier dans le Pourtant, la crise a mis en lumière lades femmes accroît leur espérance de 16e arrondissement de Paris qui a décidé nature extraordinairement forte des inter-revenu quand elles prennent un emploi et Mme Sarkozy à faire un bébé ! dépendances qui lient les 27 pays de l’Union européenne : les flux financiers, l’harmonisation des règles et des supervi- zone euro, est affaiblie par ses refus répé- pourfairefaceàlacrise,quiaétédiscutée sions, la circulation des biens, des services tés d’aller de l’avant au niveau de l’Europe lorsduConseileuropéendu23octobre.Il et des personnes, la présence sur la scène à 27, que ce soit en matière fiscale, moné- s’agitd’uneréponseambitieuseetimmé- LE LIVRE DU JOUR internationale, l’immigration et la démo- taire ou même de défense. Le Conseil diate, qui s’appuie sur la méthode com- graphiefontpartied’unensembledontles européendeceweek-endad’ailleursclai- munautaire, qui a fait ses preuves pour Les leçons d’une révolution atouts et les enjeux sont indissociables. rement illustré ces tensions, entre la rendrel’Europeplusforte.Cettefeuillede C’estainsiquelesdécisionsfiscalesdel’un volontédevoirlazoneeuroêtrerenforcée route s’articule autour de cinq priorités : Le propos. Tunisie, Egypte, Libye… De l’Atlantique peuventpesersurlesretraitesdescitoyens et celle de demeurer en dehors tout en une action décisive concernant la Grèce, aux rives du Golfe, le soulèvement des peuples arabes des autres, mais aussi que la croissance de restant associé aux discussions. la finalisation des mesures concernant la contre leurs dictateurs a eu raison de l’impuissance l’un procure des emplois à d’autres. Pour sortir de cet état quasi schizophré- zone euro grâce notamment à un fonds et de la résignation présumées de populations Ilestclairaujourd’huiqu’untraitement nique, c’est à la racine de l’euroscepti- de stabilité efficace, une recapitalisation que l’on avait un peu vite considérées comme de fond doit être prodigué de manière cisme qu’il convient de s’attaquer, c’est-à- coordonnée des banques européennes, définitivement fâchées avec la démocratie. prioritaireàlazoneeuroparlespaysdela dire au désarroi de citoyens et d’élus qui l’accélération des politiques de soutien à Dans cet essai, Akram Belkaïd revient sur les causes zone euro. Mais rien ne serait plus con- comprennent le « comment » mais plus le la stabilité et à la croissance et la mise en du printemps arabe et s’efforce aussi, loin de tout traire à l’intérêt de l’Europe et de chacun « pourquoi » de l’intégration européenne, place d’une gouvernance économique romantisme, d’en prédire l’avenir. des Etats membres que de voir une comme le rappelait récemment Peter solide et intégrée pour l’avenir. Europe à objectifs multiples se dévelop- Mandelson. Les citoyens peuvent com- Après les discussions préliminaires de L’intérêt. « Je n’avais pas vu venir la révolution », perdemanièrestructurelle,avecuncœur prendre que le monde qui émerge de la ce week-end, le moment de vérité appro- avoue aujourd’hui avec sincérité l’auteur. dynamique centré sur l’euro et une péri- crise est bien différent du monde che. Jean Monnet avait l’habitude de dire Et pourtant, que de voyages accomplis, phérie en retrait. d’« avant ». A l’heure où, par exemple, le que « les hommes n’acceptent le change- que de kilomètres parcourus sur ces terres où il s’est Le cas britannique en est une bonne Brésilestenpassedeprendrela6e placeau ment que dans la nécessité et ils ne voient la toujours senti chez lui. Akram Belkaïd possède illustration. Politiquement, des forces classement des PIB mondiaux devant le nécessité que dans la crise ». Nécessité et une connaissance intime des pays qu’il a traversés nourriesd’euroscepticismesontàl’œuvre Royaume-Uni, seule l’Union européenne crise font bien partie du menu des som- de part en part, qu’il a toujours jugés avec une rare finesse, et souhaite faire pourfavoriserundécouplagequipermet- aura les moyens de peser et de défendre mets européens de mercredi. Espérons partager à ses amis européens sa lecture dépassionnée des événements qui s’y trait de rester à l’écart tout en conservant les intérêts de tous les citoyens européens. que l’escadre européenne, qui compte sont déroulés. Il faut donc le lire – et le croire – lorsqu’il évoque les possibles tous les bénéfices du « club » européen. IDEES.qxp:Mise en page 1 24/10/11 17:01 27Page 1 changera de bord dans la Dansl’histoiredesédificespolitiques,il navires, régressions d’un printemps arabe que l’on a peut-être trop idéalisé, ou encore Mais ces forces oublient que, sur le long y a des « moments », lors desquels des bonne direction et, surtout, qu’elle le fera quand il fait part de sa conviction qu’il faudra compter avec les partis islamistes terme, les intérêts anglo-saxons sont fon- constructionspeuventsefaireou,aucon- aucompletetleplusrapidementpossible. avides de s’installer au pouvoir pour y promulguer des lois conformes à la charia. damentalement liés à l’intégration, aux traire, se défaire. Le président de la Com- « Rien ne sera plus jamais comme avant », concède-t-il cependant, persuadé politiquesdecroissanceeuropéennesetà mission européenne, Jose Manuel Bar- Eric Peters est conseiller au Bureau qu’à terme, c’est bel et bien la fin de dizaines d’années d’humiliations un marché des Vingt-Sept qui absorbe roso, a décidé d’agir et de construire en de politique européenne du président qui s’est jouée lors de ces mois exceptionnels. 50 % des exportations d’outre-Manche. proposant une feuille de route globale de la Commission européenne. Une pause ou un retour en arrière favori- L’auteur. Né d’un père algérien et d’une mère tunisienne, ce journaliste seraient « l’isolationnisme et le protection- et essayiste de talent a toujours clamé sa foi dans une identité et une solidarité nisme », comme l’a répété avec courage JEAN-MAX KOSKIEVIC, ESG MANAGEMENT SCHOOL panarabes. Installé en France depuis le milieu des années quatre-vingt-dix, NickClegg,le13octobredernier.Enfin,un Akram Belkaïd porte un regard particulièrement éclairé et sans concession désengagement du Royaume-Uni aurait «Les règles régissant la valeur d’une œuvre sur un peuple arabe à qui il demande aujourd’hui « d’être digne de ses sacrifices ». pour corollaire une perte d’influence sur d’art contemporain sont au mieux opaques, D. FO. l’ensemble des politiques européennes. voire parfaitement inconnues des collectionneurs » Maislapositiondugouvernementbritan- « Etre arabe aujourd’hui », par Akram Belkaïd, Carnets Nord, 304 pages, 18 euros. nique,danssonsouhaitd’éviterundécro- À LIRE SUR lecercle.lesechos.fr chage de la périphérie par rapport à la
  • 21. MARDI 25 OCTOBRE 2011 LES CHIFFRES BUDGET 2011 286,4 milliards deuros. SMIC HORAIRE 9,00 euros à partir du 01-01-2011. PIB 2010 1.932,8 milliards deuros (à prix courant). CAPITALISATION BOURSIÈRE DE PARIS TAUX DE BASE BANCAIRE 6,60 % à partir du 15-10-2001. T4M 0,9963 % en septembre 2011. DE LÉCONOMIE PLAFOND SÉCURITÉ SOCIALE 2.946 euros/mois à partir du 01-01-2011. 1.158,834 milliards d’euros (au 30-09-2011). INDICE DES PRIX (BASE 100 : 1998) 123,95 en sept. 2011. TAUX DE CHÔMAGE (BIT) 9,6 % pour le 2e trimestre 2011. DETTE PUBLIQUE 1. 692,7 milliards d’euros (fin du 2e trim. 2011).EN FRANCE EN MARGE LA PHOTO DU JOUR À LÉTRANGERUn « tuteur ad hoc » gère MouammarKadhafiles dossiers judiciaires Six Stradivarius pour enterré aujourd’huide Liliane Bettencourtn La juge des tutelles de Courbevoie un concert unique dans le désert lybien n Mouammar Kadhafi sera enterréa désigné vendredi, à la demande aujourd’hui avec son fil Moatassimde Françoise Bettencourt-Meyers et idèle à sa réputation, le public du dans le désert lybien, dans unde ses enfants, un « tuteur ad hoc » F Conservatoire national de Moscou, endroit tenu secret, a annoncé hierà qui il revient désormais de gérer réserva, en cette soirée d’octobre doux, soir le Conseil national de transitionles dossiers judiciaires de ses applaudissements les plus nourris à (CNT). Les déclarations du chefLiliane Bettencourt, a-t-on appris l’unique violoniste étranger présent sur du CNT, Moustapha Abdeljalil,hier de sources judiciaires. Il s’agit la scène, le Français Mathieu Arama, sur l’adoption de la loi islamiqued’Olivier Pelat, un proche de supersoliste à l’Opéra national de Bor- comme base de la législationla famille Bettencourt. deaux et heureux dépositaire d’un Stra- en Libye ont par ailleurs suscité divarius millésime 1713 – l’une de ces l’inquiétude, hier, en Libye commeScientologie : années, entre 1700 et 1720, où le maî- à l’étranger. L’Union européennedépôt de plainte tre-luthier de Crémone, ancien élève a appelé au respect des droitscontre une circulaire de Nicolo Amati, donna le meilleur de de l’homme et la France a annoncén L’Eglise de scientologie dit avoir lui-même. qu’elle serait « vigilante », en matièredéposé une plainte auprès du Peut-être une part du génie d’Antonio de diversité culturelle et religieuserapporteur spécial des Nations unies Stradivari fut-elle de travailler des bois ou d’égalité des sexes.sur l’indépendance des juges, ciblant d’érable et d’épicea du nord de l’Italie, àune circulaire de la chancellerie ladensitéjamaiségalée.Sesviolonsn’en Séisme en Turquie :portant, selon elle, atteinte au droit ont pas moins cette capacité sans 279 morts,des « minorités religieuses » pareille à emplir les salles d’un son plus selon un bilan provisoireà un procès équitable. Concernant vif, plus pur, plus riche que tous les n Les secouristes travaillaient« la vigilance et la lutte contre autres. Pourvu que le talent de l’artisan d’arrache-pied, hier, à la rechercheles dérives sectaires », elle avait été soit servi par celui de l’artiste. Celui de survivants du séisme qui a frappé,adressée aux procureurs et d’Arama, élève d’Igor Oistrakh, est de ne la veille, la province orientale de Van,présidents des tribunaux de grande pas se laisser intimider par son instru- y faisant 279 morts et 1.300 blessés,instance et des cours d’appel. ment. Pour la première fois dans le selon un dernier bilan provisoire. grand répertoire de l’histoire de la musi- Le Premier ministre grec, GeorgesAffaire Magnitski : que, qui n’en avait jamais vu trois Papandréou, a indiqué hier queJack Lang saisit Alain Juppé ensemble, six Stradivarius (cinq russes la Grèce était prête à aider son voisinn Le socialiste Jack Lang a adressé et un français) étaient réunis ce soir-là, à turc pour faire face à cette catastrophe.un courrier à Alain Juppé au sujet Moscou, à l’initiative de l’associationdu « scandale » de l’affaire Sergueï « Dialogue franco-russe » et de Bernard L’ambassadeur américainMagnitski, ce juriste russe salarié Magrez, « tycoon » français du vin, auto- en Syrie quitte Damasdu fonds Hermitage Capital didacte aujourd’hui propriétaire for- pour « raisons de sécurité »Management, mort en prison tuné d’une quarantaine de domaines. n L’ambassadeurdesEtats-Unisen 2009 parce que les autorités Fondateur d’un institut culturel, à Bor- enSyrie,critiquesévèredurégimedepénitentiaires et judiciaires russes deaux, ce mécène n’a pas acquis un Bacharal-Assad,aquittélepays« pouravaient refusé de lui fournir des soins. Stradivarius pour le mettre sous cloche. uneduréeindéterminée »,enraison« Votre action est déterminante pour Entre les mains d’Arama, le « Fom- de« menacescrédiblespoursasécuritéprendre rapidement des sanctions brauge » – baptisé du nom du château personnelle »,selonWashington.Ila,– interdiction de visas – à l’encontre de Bernard Magrez à Saint-Emilion – àplusieursreprises,défiéDamasdes fonctionnaires russes impliqués revit enfin, après trois siècles dans le enserendantsurleslieuxdedans cette affaire », écrit-il. huis-clos d’une famille britannique. manifestationsquiontétéréprimées. REUTERS L’initiative, privée, vaut d’être saluée.Vitesse : rétention de permis Car,enFrance,lesquelquesStradivarius Rencontre entre les Etats-pour Jean-Paul Huchon appartenant à l’Etat dorment tous dans Unis et la Corée du Nord des musées et n’en sortent jamais. En Thaïlande. Un moine bouddhiste marchait dans les rues de Bangkok envahies dans l’espoir d’une détente Russie, les cinq joués ce soir-là appar- par les eaux, hier, alors que la Thaïlande connaît ses pires inondations depuis n Les Etats-Unis et la Corée du Nord tiennent à la collection nationale... cinquante ans. Les flots encerclaient hier l’aéroport national de la capitale. ont entamé hier à Genève JEAN-FRANCIS PÉCRESSE un deuxième round de discussions afin de relancer les négociations visant à convaincre Pyongyang LA MÉTÉO d’abandonner son programme JOËL SAGET/AFP nucléaire en échange d’une aide EN FRANCE CE JOUR MERCREDI EN EUROPE ET DANS LE MONDE importante. Objectif : la reprise LONDRES BRUXELLES CE JOUR MERCREDI JEUDI des pourparlers à six (les deux Corées, LILLE 11 /15 11 / 13 11 / 12 Amsterdam 9 /12 9 /13 8 /13 la Chine, le Japon, la Russie et les 8/ 15 Athènes 16 /19 16 /17 14 /16n Le président PS de la région Etats-Unis) interrompus en avril 2009. 60 40 LUXEMBOURG Berlin 3 /12 5 /11 7 /12Ile-de-France, Jean-Paul Huchon, 7 / 10 10/ 16 Bruxelles 11 /12 7 /13 8 /16s’est vu retirer son permis CAEN REIMS Gouvernement BREST 9 / 12 12 / 14 PARIS 11 / 13 Dubai 27 /33 26 /32 26 /32de conduire pour excès de vitesse, Francfort 4 /10 6 /14 6 /15 de la « dernière chance »après avoir été contrôlé dimanche 11 / 15 STRASBOURG 10/ 19 en Jordanie 60 LE MANS 5 / 11 Helsinki 7 /10 5 /9 6 /8à 171 km/h au lieu des 8 / 15 JEUDI HongKong 24 /27 22 /26 24 /27 n Un nouveau gouvernement130 réglementaires. Il conduisait NANTES jordanien – comportant deux 10 / 14 Istanbul 15 /16 14 /14 12 /14un véhicule de fonction du conseil ORLÉANS DIJON 11 /15 8 /14 8 /14 femmes et seulement quatre 11 / 15 Londresrégional. Jean-Paul Huchon préside 9 / 12 BERNE 9 /15 ministres sortants, mais aucune LA ROCHELLE Luxembourg 7 /9 5 /13 5 /14 7 / 12également le Stif, le Syndicat des 12 / 15 LIMOGES 10/ 20 Madrid 8 /14 8 /14 9 /16 personnalité politique affiliée àtransports d’Ile-de-France, autorité 9 / 13 Milan 8 /8 8 /15 8 /14 un parti –, qualifié dans les milieuxqui régit les transports collectifs LYON Moscou 0 /4 2 /6 2 /6 politiques comme celui de lapublics et privés de la région. 10 / 14 14/ 20 New York 9 /15 10 /14 12 /16 « dernière chance », a prêté serment, GRENOBLE TURIN New Delhi 21 /32 21 /31 19 /30 hier, alors que de nombreux BORDEAUX AURILLAC 9 / 14 VENDREDI 10 / 14 8 / 13 8 /8 Rio de Janeiro 19 /29 21 /31 22 /30Nice : Eric de Montgolfier Jordaniens émettent des doutes 30 San Francisco 14 /20 14 /21 14 /22dénonce « la dérive » sur les capacités de l’équipede la police municipale BIARRITZ NICE Shanghai 14 /18 14 /18 16 /20 ministérielle à engager des réformes. TOULOUSE 60 9 /19 12 / 18 13 / 14 Singapour 26 /30 26 /31 26 /32n Le procureur de la République du 11 / 18 MARSEILLEtribunal de Nice, Eric de Montgolfier, 14 / 19 10/ 18 Sydney 19 /25 25 /17 14 /18 Le Kazakhstan recrute Tokyo 19 /25 15 /18 9 /17a dénoncé hier auprès de l’AFP BARCELONE Toronto 5 /10 7 /9 5 /6 Tony Blair AJACCIO« la dérive » du fonctionnement de la 18 / 20 14 / 19 13 /21 Zurich 6 /12 7 /12 5 /10 n L’ancien Premier ministrepolice municipale de la cinquième britannique Tony Blair a été recrutéville de France, accusée d’intervenir comme consultant économiquetrop souvent sans en informer et politique par le Kazakhstan,au préalable la Police nationale. a annoncé, hier, cette ex-républiqueIl rappelle aussi que « l’usage soviétique d’Asie centrale richede gyrophares sur la voie publique en pétrole et au bilan démocratiquedoit correspondre à une situation critiqué, dirigée depuis la périoded’urgence et ne donne pas un droit soviétique par le président Nazarbaïev,absolu ». Le maire UMP de Nice, soixante et onze ans, réélu pourChristian Estrosi, a renouvelé un nouveau mandat de cinq ans cettesa confiance à la police municipale. année avec plus de 95 % des voix.Théorie du genre :un député UMP ne veut pas PARCE QUE LE COURANT PASSE MIEUX LA CITATIONde questions aux examens SANS PROBLÈMES TECHNIQUES.n Le député UMP de la Drôme, « Ces chiffresHervé Mariton, veut être assurépar le ministre de l’Education, Luc m’impressionnentChatel, que les examens de sciences 0810 00 86 64* et je suis infinimentde la vie et de la terre (SVT) de classe www.pullmanhotels.comde première ne comporteront pas dequestions liées à la théorie du genre, reconnaissante. »a-t-il déclaré hier. « Comme le PA R I S - V E R S A I L L E S - C D G A I R P O R T - M A R S E I L L Eministre a plaidé le malentendu sur CANNES-MANDELIEU - BORDEAUX - MONTPELLIER - TOULOUSE CRISTINA KIRCHNER,la définition des programmes, nous *7,8 cts à la connexion puis 2,8 cts/minute. réélue dimanche, dès le premiervoulons nous assurer qu’il n’y aura tour de la présidentielle,pas de malentendu sur les questions avec 53,42 % des voix contred’examen », a ajouté le député. 17,18 % à son principal adversaire.
  • 22. ENTREPRISES ET MARCHÉS LE QUOTIDIEN DE L’ÉCONOMIE MARDI 25 OCTOBRE 2011 EURO STOXX 50 CAC 40 DOW JONES (*) OR PÉTROLE + 1,35 % + 1,55 % + 0,89 % + 0,81 % + 0,84 % 2.369,07PTS 3.220,46PTS 11.913,62PTS 1.649,88$ (*) EN CLÔTURE 111,71$DEVISES EUR/GBP 0,87 EUR/JPY 105,89 EUR/CHF 1,23 GBP/USD 1,60 USD/JPY 76,06 USD/CHF 0,88 TAUX EONIA 0,93 % LIFFE EURIBOR 3 MOIS 1,59 % OAT 10 ANS 3,30 % T-BONDS 10 ANS 2,23 %À LA UNE DERNIÈRE HEURE COURT TERMEAssuranceSeptembre noir pourl’assurance-vie en France.PAGE 30 ET L’ÉDITORIAL DE SeaFrance : Bruxelles rejette le plan du gouvernementFRANÇOIS VIDAL PAGE 18GroupamaEn difficulté, le groupe se sépare PAR GILLES COVILLEde son patron, Jean Azéma.PAGE 31 Le choixBourseCes stars de la cote qui valent du plus fortmoins que leurs actifs.PAGE 32 a crise du couple France-Allema- L gne ne se lit pas que sur les visages de leurs dirigeants sortant d’un tête-L’ESSENTIEL à-tête. Ou dans l’écart croissant des taux d’intérêt servis par leur detteENTREPRISES ET RÉGIONS publique (40 points de base de plusFranche-Comté en deux semaines). Quand la ten-A Belfort, la Vallée de l’énergie sion politique monte, les marchésfédère 200 entreprises. actions font aussi diverger lesPAGE 22 valeurs françaises de leurs compa- PHILIPPE HUGUEN/AFP rables allemandes. C’était très net laINDUSTRIE semaine dernière, un peu atténué ceEDF lundi. Sur cinq jours glissants, leL’électricien français subit un DAX 30 a gagné 3,4 %, le CAC 40revers dans sa tentative de prise moins de la moitié. Si les deux placesde contrôle de l’italien Edison. Le tribunal de commerce de Paris doit fixer aujourd’hui le sort de la compagnie de ferries transmanche. ont connu cet été la même violentePAGE 23 chute de 35 % depuis leur plus haut e répit laissé à l’Etat français pour Sea- d’Etat injustifiée. Le sursis devait permettre soit la liquidation est prononcée soit le tri- de l’année, Paris n’a repris que 19 %Novasep L Francen’aurafinalementserviàrien.La Commission européenne a en effet rejeté hier le plan de restructuration de la au gouvernement de trouver une autre solution basée sur un prêt consenti par un investisseur privé, en clair une banque. bunalretientuneoffredereprise delacom- pagnie qui emploie plus de 800 salariés et perdrait quelque 30 millions d’euros par an. sur son plus bas, Francfort 22 %. Très secoué par la panne de crois- sance que son industrie a dû admet- compagnie de ferries transmanche en Mais, à l’expiration du délai, hier en début La plus crédible et de fait la dernière restant tre en septembre, l’indice allemand redressementjudiciaire,l’estimant« incom- d’après-midi, le plan français était resté en en lice, celle émanant de l’ industriel danois s’est repris plus tôt que le français, patible avec les règles européennes en l’état. « La France n’a pu démontrer que la DFDS, associé à Louis Dreyfus Armateurs, soumis pour sa part à la spéculation matière de contrôle des aides d’Etat ». contribution financière de la compagnie prévoit de reprendre 460 personnes, plus sur les trois banques qui y figurent. Thierry Mariani, le ministre des Transports, était exempte d’aide d’Etat et reflétait la con- 80 autres si elles acceptent de travailler sur a dit « regretter » cette décision de la Com- fiance des marchés quant à sa viabilité d’autres lignes, explique aux « Echos » Niels DRChimie : bataille pour la reprise mission européenne, dans un message future », explique la Commission dans un Smedegaard, le PDG de DFDS. Son projet Quand la tensiond’une pépite française. adressé via son compte Twitter. communiqué. prévoit de retirer un des quatre navires de franco-allemandePAGE 24 Mercredi dernier, Bruxelles avait accordé SeaFrance et de fusionner son unique ligne quelques jours de sursis à la France, en Reprise ou liquidation Calais-Douvres avec la ligne Douvres-Dun- monte, le CAC 40HIGH-TECH & MÉDIAS repoussant sa décision sur la recapitalisa- Cette décision porte un coup à l’avenir de kerque (DFDS) et les activités ferries de décroche du DAX 30.Ericsson tion de SeaFrance. Dans la ligne de mire de SeaFrance, qui a été placé en redressement LD Lines pour mieux affronter la concur-L’équipementier suédois marque la Commission figurait le prêt de 100 mil- judiciaire en juin 2010. Le tribunal de com- rence du leader du trafic des ferries trans-des points en France. lions fait par la SNCF, maison mère de la merce de Paris doit se prononcer aujour- manche, le britannique P&O. Mais les biais sectoriels n’expli-PAGE 26 ET « CRIBLE » PAGE 40 société,quiétaitconsidérécommeuneaide d’hui sur son sort. Restent deux options : RENAUD HONORÉ (À BRUXELLES) ET A. BO. quent pas tout. Sur des paires cohé- rentes, telles qu’Air Liquide-LindeJeux vidéo dans les gaz industriels, L’Oréal-Le match des blockbusters Beiersdorf dans les cosmétiques,de Noël est lancé. PAGE 27Microsoft Renault instaure des mesures Lafarge-Heidelbergcement dans les matériaux de construction, on cons- tate le même profil. Les trois alle- de chômage partiel sur plusieurs sitesL’avènement du « cloud mands ont chuté plus fort que lescomputing » tire la croissance. français, dans les deux premiers cas,PAGE 27 ils ont rebondi plus haut, tous affi- chent un meilleur score depuis leSERVICES enault va recourir à des mesures de 2.700 salariés. En dehors de la France, fermées au moment des ponts. La CGT a début de l’année : Air Liquide resteGecina R chômage partiel en novembre pour réguler ses stocks, a indiqué hier une porte-parole, alors que son concurrent l’usine de Novo Mesto, en Slovénie, sera fermée « dimanche, lundi, mardi ». Le groupe au losange, qui a connu en dénoncé « une certaine opacité de la direc- tion sur les raisons qui motivent les déci- sions de journées chômées », via son délé- dans le rouge (– 1,3 %) là où Linde gagne 0,4 %, L’Oréal (– 4 %) est en retard sur Beiersdorf (+ 1,3 %) et la national, PSA Peugeot Citroën, a déjà début d’année des problèmes d’approvi- gué, Fabien Gâche. perte de Lafarge est de 13 % plus éle- fermé des usines quelques jours en octo- sionnement sur un moteur Diesel équi- De son côté, PSA avait annoncé dès sep- vée que celle d’Heidelbergcement. bre. L’usine de Douai (Nord), où sont pro- pant de nombreux modèles Renault et tembre que certains de ses sites seraient Les fondamentaux géographiques duits les monospaces Scenic et la Mégane Dacia, a « pas mal produit après l’été » touchés par des mesures de chômage par- ou financiers étant plutôt à l’avan- BLOOMBERG c a b r i o l e t e t q u i e m p l o i e e n v i ro n pour faire face aux demandes des clients tiel ce mois-ci. Selon la CGT, il était prévu tage des groupes français, difficile de 4.800 salariés, sera fermée du 26 octobre qui n’avaient pas pu être satisfaites, a que le site d’Aulnay-sous-Bois (Seine- ne pas en déduire que les investis- au 1er novembre inclus. Sandouville (Sei- expliqué la porte-parole. Il s’agit à présent Saint-Denis) chôme six jours, ceux de seurs pratiquent, consciemment ouFace à la crise financière, ne-Maritime), où sont assemblés l’Espace de « réguler le stock, même si l’activité reste Poissy (Yvelines) et de Rennes cinq jours, pas, une discrimination politique.la foncière accélère et la Mégane, avec 2.400 salariés, fera le très forte », a-t-elle précisé. Elle a relativisé celui de Mulhouse deux jours – mais sur Cela peut les conduire à une incohé-son désendettement. PAGE 28 pont du 1er novembre, tout comme Flins ces mesures de chômage partiel en rappe- une seule ligne de montage – et celui de rence, au moins temporaire. (Yvelines), en charge des Clio avec lant qu’il est courant que les usines soient Sochaux durant une journée. Aujourd’hui plus volatile que leLagardère CAC 40, donc a priori plus risqué, le DAX 30 est plus cher en termes de valorisation des bénéfices. Logique- Le Qatar entre par la petite porte au ment, ce devrait être l’inverse. Tôt ou tard, ce sera corrigé. capital de la Société des Bains de Mer DENIS/REALe conglomérat s’offre le théâtre près avoir manifesté en 2008 son sou- également bénéficiaire du monopole monégasque. Monaco QD Internationalde music-hall des Folies Bergère.PAGE 29 A hait de monter à hauteur de 30,4 % dans la Société des Bains de Mer de Monaco, qui l’avait alors éconduit, le Qatar d’exploitation des casinos. Depuis 2008, la donne a changé. Après des années fastes, la SBM a, pour la pre- Hotels and Resorts Management est détenu à 80 % par la société qatarienne, qui ambitionne de développer des opérations SUR entre finalement par la petite porte au capi- mière fois depuis 1997, enregistré des per- dans la gestion d’établissements hôteliersFINANCE tal de la SBM. L’Autorité des marchés finan- tes lors de son dernier exercice clos fin de grand luxe à l’international. Une activitéBanca Popolare di Milano ciers (AMF) a signalé que QD Hotel & Pro- mars,à– 17,3millionsd’eurospourunchif- qui fait aussi partie des axes stratégiques deMatteo Arpe rate son offensive. perty Investment LTD avait franchi le seuil fre d’affaires de 361,7 millions, en recul de développement de la SBM. Dans un envi- DANSPAGE 30 des 5 %, à la suite de l’acquisition d’actions 3 %. La Principauté a, de son côté, saisi la ronnement économique incertain, les hors marché. Enregistrée à Malte, la société main tendue des Qatariens et scellé « un deux sociétés, qui ont deux actionnaires «LA CHRONIQUE du fonds d’investissement Qatari Diar Real partenariat entre Etats ». En 2010, elle a communs, QD Hotel & Property Invest- BOURSE»MARCHÉS Estate Investment Company, lui-même donné le feu vert à un accord de co- mentLTDetl’Etatmonégasque,pourraientMatières premières détenu par le gouvernement du Qatar, pos- entreprise entre QD Hotel & Property préférer les synergies à la concurrence. À 13H ET 17HFort regain d’optimisme. sède 5,94 % du capital et des droits de vote Investment LTD et la Société nationale de CHRISTINE NAVAS DU LUNDI AU VENDREDIPAGE 33 du premier groupe hôtelier monégasque, financement (SNF) détenu par l’Etat CORRESPONDANTE À NICE
  • 23. ENTREPRISES ET RÉGIONS22 MARDI 25 OCTOBRE 2011 LES ECHOS FRANCHE-COMTÉ Initié il y a trois ans par les industriels de la filière, ce cluster belfortain, PME À SUIVRE où cohabitent Alstom et General Electric, prépare une plate-forme technologique Talents Home a fait renaître et un banc d’essai commun. les meubles Ehalt Prestige L’industriel du meuble prend un nouveau départ en s’appuyant sur sa marque historique, Ehalt Prestige, et en se diversifiant dans l’agencement de luxe. Ses effectifs auront triplé en trois ans. A Belfort, la Vallée de l’énergie Deux ans après son dépôt de bilan et sa mise en liqui- dation, l’usine ultramoderne fédère 200 entreprises de meubles Ehalt installée ’il fallait trouver un père à à Belfort, en juin 2010. Il y a eu à Bischwiller a retrouvé son lustre d’antan. De 38 salariés au redémarrage, en S cette Vallée de l’énergie, qui affiche désormais le plus gros stand au Salon européen Power 500 contacts sur une seule journée et des entreprises ont décroché des affaires. » février 2010, les effectifs Gen sous le pavillon France, ce Au-delà de la visibilité, l’associa- ont déjà passé le seuil des pourrait être Alain Seid, le prési- tion de préfiguration de la Vallée 80 personnes et devraient dent de la chambre de commerce de l’énergie, lancée en juin 2011, REPÈRES atteindre les 110 d’ici quel- et d’industrie (CCI) du Territoire travaille à la montée en compéten- ques mois. Cette année, le Chiffre d’affaires : de Belfor t. Ce cluster est sa ces de la filière, via la mutualisa- chiffre d’affaires de la nou- 7 millions d’euros attendus. réponse à un constat : celui de tion d’infrastructures de R&D. velle entité Talents Home, Effectif : plus de 80 salariés. petits sous-traitants ayant du mal Une boucle fluidique commune à qui regroupe notamment à entrer en contact avec les servi- Alstom et à GE Energy mais les marques Ehalt Prestige ces achats des deux gros donneurs ouverte aux PME est à l’étude, ainsi et Mockers, atteindra 7 mil- fabrication cohabite avec d’ordre locaux, Alstom et General qu’un banc d’essai de process lions d’euros, en progression des opérations totalement Electric, qui eux-mêmes sont par- de validation non destructif. Les de 18 %. Dès le premier manuelles qui tiennent de venus à cohabiter, en soi une don- laboratoires universitaires seront exercice, en 2010, les comp- l’artisanat d’art, notamment née économique décisive. Car si tes étaient dans le vert, avec un résultat net de 170.000 euros, bénéfice qui devrait doubler en 2011. pour la marqueterie et les finitions. Si la fabrication de collections de meubles représente encore 40 % de elle n’avait jusque-là jamais été structurée, la filière énergie compte ici quelque 200 entrepri- ses de toutes tailles représentant 49.000 Pour compléter sa gamme l’activité, c’est surtout l’agen- 14.000 emplois directs avec un emplois au total, directs de mobilier, Talents Home cement pour le compte de chiffre d’affaires de plus de 5 mil- ou induits, dépendent a mené récemment une prescripteurs et d’architectes liards d’euros et 35.000 emplois de la filière énergie. opération de croissance qui a le vent en poupe, et induits. externe en rachetant les bien au-delà de l’Hexagone. meubles Monge, à Thori- D’ores et déjà, l’entreprise Identifier les besoins communs impliqués dans ces moyens, lais- gné-sur-Dué, près du Mans, réalise plus de 70 % de ses Dans ce bassin industriel voisin sant à chacun la confidentialité une petite entreprise d’une ventes à l’exportation : elle de celui, automobile, de Sochaux- de ses programmes, assure Jean- quinzaine de personnes est présente à tous les Montbéliard, où les savoir-faire et Luc Habermacher, manager de qui confiait jusqu’alors grands Salons de l’ameuble- technologies sont proches – mais Converteam, également installée une bonne part de sa fabri- ment, à Paris, à Milan, à dont les plans de charge diffè- sur le technopôle Techn’Hom et cation à des sous-traitants Moscou et même à Shan- rent –, petits et grands ont vite président de l’association de la Val- locaux. À l’avenir, ses char- ghai, où elle a son propre compris l’intérêt de travailler sur lée de l’énergie. « Les sous-traitants, ges de travail alimenteront showroom pour présenter des thématiques communes. non seulement on en a besoin, mais aussi Bischwiller. « L’an ses différentes collections et A l’initiative de la CCI, un comité c’est ce qui fonde la pertinence des prochain, nous prévoyons ses réalisations d’aménageur de pilotage réunissant entreprises, implantations belfortaines, pour- d’investir sur notre site de palaces, de villas de luxe universités, collectivités et Etat suit-il. Ce réseau de petites entrepri- alsacien plus de 1 million et de yachts. Parallèlement, s’est mis en place en 2008, qui a tra- ses assure une complicité et une DR d’euros pour installer une elle poursuit son activité de vaillé à l’identification des besoins La « Vallée de l’énergie » compte nombre de savoir-faire et technologies qualité de relation indispensables. seconde ligne à commande fabrication de portes de énergétiques à un horizon de cin- différents, parmi lesquels l’usinage de précision. L’aider à améliorer ses compéten- numérique et acquérir de haut de gamme et d’habilla- quante ans, des systèmes, des ces, c’est un gage de pérennité, c’est nouveaux équipements ges muraux sous sa marque technologies… « A partir de là, on tout de suite du business, explique démarche et fait venir leurs sous- du gagnant-gagnant. » industriels », annonce le Mockers, ainsi que la fabri- a commencé à être dans l’action. Alain Seid. La crise arrivait. Nos traitants lors de nos premiers “Ren- MONIQUE CLÉMENS PDG et principal action- cation sur mesure de fenê- Ce qui m’intéressait, c’était d’avoir donneurs d’ordre ont compris la dez-vous d’affaires de l’énergie” , CORRESPONDANTE À BESANÇON naire, Raphaël du Mérac. tres de luxe pour grandes Dans l’usine de Bischwiller, demeures. qui s’étend sur 10.800 mètres carrés, l’auto- CHRISTIAN LIENHARDT CORRESPONDANT Axilab rapproche son banc d’essai de General Electric matisation des processus de À STRASBOURG La TPE nantaise compte sur les de répondre favorablement à l’invi- ments calculés et validés en labora- à proximité, c’est génial. Nous allons compétences de proximité dans tation. Spécialisée dans l’acousti- toire. Mais son banc d’essai fluidi- participer à cette Vallée de l’énergie l a Va l l é e d e l ’ é n e r g i e p o u r que et le fluidique, la petite société que est désormais installé à Delle, qui se met en place, avec nos modes-EN BREF rebondir. technologique de Loire-Atlantique dansla Valléedel’énergie, oùAxilab tesmoyens.Notreobjectifestderéali- (10 salariés, chiffre d’affaires de vient de s’implanter et où trois per- ser 2 à 3 millions d’euros de chiffreRelation client : Acticall ouvre un deuxième « Notre client General Electric nous 1,6 million d’euros en 2010) a ainsi sonnes assurent sa mise en route. d’affaires ici d’ici deux ou trois ans et sollicitait depuis trois ou quatre ans choisi de conserver et même de « Nous pourrions être cinq à six nous avons déjà identifié d’autressite à Rouen pour que nous nous rapprochions », d é v e l o p p e r s o n l a b o ra t o i re rapidement, et nous faisons déjà clients potentiels. La région est trèsLe groupe Acticall, spécialisé dans la relation client, va ouvrir explique Joël Coudrieau, dirigeant d’acoustique et de vibrations à Nan- appel à la sous-traitance locale, les favorable à la diversification »,un deuxième centre d’appels dans l’agglomération de Rouen, d’Axilab, qui a pris le temps de tes et de lui adjoindre une unité de universités et les spécialistes de explique Joël Coudrieau.qui permettra le recrutement de 160 personnes. Implanté revoir son projet d’entreprise avant productionetd’assemblagedesélé- micromécanique. Ces compétences M. C.sur la commune de Saint-Etienne-du-Rouvray, ce centres’ajoutera à celui ouvert en 2006 à Petit-Couronne et qui compte520 salariés. Au total, Acticall aura créé fin 2011 quelque660 emplois dans cette agglomération en cinq ans. Le centre PACA Le groupe avignonnais conclut la première acquisition d’une série de rachatsde Saint-Etienne, qui offre des possibilités d’extension, sera d’entreprises envisagés pour consolider ses positions dans la « nutraceutique »principalement dédié aux clients de Bouygues Telecom, alors et se renforcer dans le cosmétique.que celui de Petit-Couronne travaille notamment pour EDF,GDF, ERDF, Orange ou encore Sofinco. Acticall, qui devraitréaliser un chiffre d’affaires proche de 170 millions d’eurosen 2011, compte au total 5.300 salariés répartis sur quatorze sitesdont douze en France et deux au Maroc. Naturex acquiert le producteur d’extraitsCentre : Pier Augé sauvé par un triod’investisseurs végétaux BurgundyLa marque de cosmétiques Pier Augé, fondée en 1961 à Monaco peine achevée une augmen- acquisition renforce notre expertise lement doubler l’offre du françaispar Pierre Augé, est reprise par un trio d’investisseurs.Christine Vallin, ex-directrice financière de Kraft et d’Econocom,s’est associée à Michel Kindig, dirigeant d’Argos Consulting, A tation de capital de 48,8 mil- lions d’euros destinée à financer une campagne de crois- dans la “nutraceutique” », explique Jacques Dikanski, président fonda- teur de Naturex. Présente à l’expor- dans le cosmétique. « L’entreprise dispose de ressources scientifiques de haut niveau qui vont renforcerun spécialiste du secteur pharmacie-cosmétique. Leur holding, sance externe, le leader mondial tation dans 35 pays, l’entreprise nos moyens de “sourcing” etdedéve-360° Cosmétiques, dispose de plus de 3 millions d’euros de fonds des ingrédients naturels Naturex réalise 39 % de son activité dans ce loppement de nouveaux produits »,propres, dont un tiers est consacré à cette acquisition. vient d’annoncer l’acquisition de secteur stratégique mariant nutri- indique le patron. Burgundy vaLa fille du fondateur, Catherine Augé, conserve 15 % des parts. la société française de production également fournir à NaturexSpécialisé dans les crèmes anti-âge, Pier Augé n’a plusle clinquant des années 1970-1980, lorsqu’il employaitune centaine de personnes. Son usine de Châteauroux compteaujourd’hui une trentaine de salariés et réalise un chiffre d’extraits végétaux Burgundy. Créée à la fin des années 1990 sous la forme d’un joint-venture entre la Holding Financière 13 MILLIONS D’EUROS d’importantes capacités d’extrac- tion, de purification et de séchage qui s’ajoutent aux onze autres sites de production dans le monde.d’affaires de 2,9 millions d’euros. Les nouveaux investisseurs Mâconnaise et le laboratoire phar- Le chiffre d’affairesespèrent doubler les revenus d’ici à 2017, en élargissant maceutique Arkopharma, rem- de Burgundy Multiplication des rachatsla distribution et en ciblant des pays émergents. Le tribunal placé en 2008 par Cristal Union, pour l’année 2010. A force d’acquisitions (9 en neufde commerce de Châteauroux se prononcera sur cette reprise l’entreprise est aujourd’hui recon- ans), Naturex a créé un modèlele 16 novembre. nue comme un des principaux d’intégration quasi routinier qui acteurs européens de la chimie tion et santé. Elle dispose d’un lui a permis de digérer en un seulPhilips veut vendre son site de Nevers fine du naturel, notamment savoir-faire issu de ses propres exercice, l’an passé, le rachat de la depuis le rachat en 2009 de l’acti- recherches, notamment sur les division ingrédients de l’espagnolLes 174 salariés de Philips à Nevers (Nièvre) sont entrés en vité d’extraction végétale de dérivés de raisin, les extraits de thé Natraceutical pourtant le plusconflit avec leur direction qui projette de vendre leur usine l’industriel allemand Cognis. Le et les produits d’abeilles dont elle important de son histoire, et despécialisée dans les tubes fluorescents. A l’appui de débrayages groupe emploie 60 personnes sur est un des leaders sur le marché. doubler de taille pour l’occasion,ponctuels et autres mouvements sociaux annoncés, ils ne deux sites de production certifiés en passant de 101,9 à 226,3 mil-veulent pas entendre parler de repreneur, même si le groupe biologiques dans l’Ain et en Espa- Diversification lions d’euros.néerlandais se propose d’accompagner ce dernier durant gne, et a réalisé 13 millions d’euros Les autres activités de Burgundy Après Burgundy, plusieurstrois ans. Selon Xavier Rouby, secrétaire général de la métallurgie de chiffre d’affaires en 2010. sont tournées vers la pharmacie et autres dossiers d’acquisitionde la Nièvre, « Philips se concentre sur la fabrication de diodes La double implantation géogra- phytopharmacie (28 % du chiffre devraient suivre. DRélectroluminescentes (LED), sans envisager une production phique de Burgundy n’est pas le d’affaires) et le cosmétique (17 %). Le groupe Naturex, en constante PAUL MOLGAde ce type à Nevers ». seul bénéfice de l’opération. « Cette L’apport de Burgundy devrait éga- expansion. CORRESPONDANT À MARSEILLE
  • 24. Suivez la rubrique Energie INDUSTRIE 23 sur Twitter twitter.com/EchosEnergie MARDI 25 OCTOBRE 2011 LES ECHOSÉNERGIE L’électricien français a présenté hier une nouvelle offre à ses partenaires européens, qui l’ont aussitôt rejetée. « C’est une proposition irrecevable », a déclaré Graziano Tarantini, président du conseil de surveillance d’A2A. Les parties ont jusqu’à lundi pour trouver un accord.EDF subit un revers dans sa tentativede prise de contrôle de l’italien Edison a campagne italienne d’EDF rédigerlesdernièrespagesd’unaccord qui serait déterminé à partir d’un eux, EDF doit s’engager sur un prix de l’huile sur le feu. Hier, certains à peau français sur le siège d’Edison àL tourne au vinaigre. Hier, A2A, le partenaireitaliendugroupefran-çais,aimmédiatementrejetésanou- complet comme les avocats les ado- rent »,adéclaréhierledirecteurfinan- cier d’EDF, Thomas Piquemal, après multipled’Ebitdad’unéchantillonde sociétés comparables ». Pour le groupe français, ce dispositif doit fixeetattrayant.Entrésdanslecapital autourde1,50europaraction,ilsveu- lent au moins retrouver leur mise... Milan s’interrogeaient sur la conco- mitance entre cette nouvelle propo- sition et la situation fragile de Silvio Milan, se défend un proche d’EDF. Nous devons défendre les intérêts de nos actionnaires. » Mais le groupevelle proposition visant à prendre le une rencontre avec ses partenaires permettre aux autres actionnaires de Hier, le titre Edison valait 0,88 euro Berlusconi. Une situation qui rap- doitsoignersespartenairespourfairecontrôle d’Edison. « C’est une propo- italiens. Le groupe présidé par Henri profiter des synergies attendues par après avoir chuté de près de près de pelle l’offre de Lactalis sur Parmalat aboutir son projet. Les partenairessition irrecevable, a déclaré Graziano Proglioavaitfaitunepremièrepropo- le rapprochement avec EDF et évite 6%.Poursapart,A2Aveut« repartir » faite le jour d’une rencontre franco- doivent trouver un accord d’ici àTarantini, président du conseil de sition en mars, qui semblait proche de valoriser la société sur des multi- du projet d’accord auquel les action- italienne,finavril.Lechefdugouver- lundisoirsurlabasedelapropositionsurveillance de la régie de Milan et d’aboutirjusqu’àcequeleministrede ples« déprimés »,commec’estlecas naires italiens et EDF étaient parve- nement italien a été sommé ce d’hier ou de celle de mars, toujoursBrescia, qui contrôle indirectement l’Economie oppose son veto. Depuis, actuellement. A terme, EDF veut nusenmarset« l’améliorer ».Celui-ci week-end par ses partenaires euro- surlatable. Ilspeuventaussirepous-25 % du deuxième électricien italien. les cartes sont rebattues. Or, entre les racheterles30%détenusparsespar- prévoyaitessentiellementdeséchan- péens,dontlaFranceetl’Allemagne, ser l’échéance, ce qu’ils ont déjà faitNousnepouvonspasbraderEdison». actionnaires d’Edison - les régies A2A tenaires italiens, tout en gardant ges d’actifs, A2A récupérant notam- de s’engager sur des réformes avant deuxfois.Encasdedésaccordpersis-EDFdétientdirectementounon50% etIren,etlabanqueMediobanca-les Edison en Bourse. Il lui faudra pour ment deux centrales hydrauliques le sommet de mercredi. Une tant, des enchères seront lancées.d’Edison, et cherche à posséder 80 % prioritésdivergent... cela demander une exemption d’Edipower, lafiliale d’Edison. demande que pourrait rejeter son L’électricien français disposant endu capital pour en faire sa plate- La nouvelle offre d’EDF prévoit d’OPAàlaConsob,legendarmedela allié,laLigueduNord,etfaireéclater prime d’un droit leur permettant deforme gazière en Europe. notamment de leur accorder une bourse italienne. Tensions politiques en Italie la coalition. surenchérir sur la meilleure offre. « Notre objectif est de dessiner les optionleurpermettantdecéderleurs Les actionnaires italiens ne voient Faute daplanir les différences, la « Nous ne sommes pas prêts à faire THIBAUT MADELINcontoursd’unaccordpossibleetnonde titres dans trois ans à EDF « à un prix pas les choses du même œil. Selon manœuvre d’EDF pourrait mettre n’importe quoi pour planter le dra- AVEC GUILLAUME DELACROIX (À ROME) Espionnage contre Greenpeace : forte amende requise contre EDFLe parquet a requis hier 1,5 mil- FLOYD LANDIS JUGÉlion d’euros contre le groupe PAR LE MÊME TRIBUNAL pérennitéénergétique français. Ce derniercomparaît pour un piratage Le parquet a réclamé dix-huitinformatique ayant visé en mois de prison avec sursis2006 des responsables de contre Floyd Landis, le cou-Greenpeace. reur cycliste soupçonné d’avoir fait appel au même désendettementDerniers jours de procès. Premiè- pirate informatique qu’EDFres plaidoiries des parties civiles. pour espionner le laboratoireRéquisition. La journée a plutôt national antidopage (LNDD).mal commencé hier pour EDF, Le procureur de la Républiques o u p ç o n n é d ’e s p i o n n a g e à a demandé la même peine croissancel’encontre de Greenpeace. Depuis d’emprisonnement avec sursisune semaine, huit prévenus, dont pour recel contre l’ancienla société EDF, comparaissent pour entraîneur de l’Américain,un piratage informatique ayant affirmant que les deux hom-visé en 2006 l’organisation écologi- mes « connaissaient l’origineque et particulièrement l’ordina- frauduleuse » des documentsteur de son directeur des campa- du LNDD piratés en 2006 sansgnes, Yannick Jadot. « C’est un pouvoir établir qu’ils étaient àdossier sans précédent que vous l’origine de ce piratage.allez avoir à juger », s’est exclaméWilliam Bourdon, plaidant pourFrederick Karel Cannoy, avocat peine d’emprisonnement de troisdont l’ordinateur aussi a été ans, dont trente mois avec sursis etespionné. « La sanction que vous mise à l’épreuve, assortie d’uneallez prendre doit être didactique, forte amende contre les deuxpédagogique, forte […] contre ses anciens responsables de la sécuritéeffractions dans l’intimité des du groupe EDF. Ils sont soupçon-citoyens. » nés d’avoir mandaté une officine Des fondamentaux solides pour privée pour s’introduire dans« Arrogance et mensonge » l’ordinateur de Yannick Jadot, PHOTOPQR/LA PROVENCE/MAXPPPPlus tôt dans la matinée, l’avocat de aujourd’hui eurodéputé Europe une croissance durableGreenpeace, Alexandre Faro avait Ecologie-Les Verts (EELV) et porte-stigmatisé « l’arrogance et le men- parole de la candidate à l’électionsonge » d’EDF qui aurait « déguisé présidentielle Eva Joly.le piratage en mission de veille ano- Le magistrat a attaqué desnyme ». Accusé de complicité de « méthodes de police parallèlespiratage informatique et recel de totalement inacceptables dans un Pérennité : Désendettement : Forte croissance surdocuments confidentiels obtenus Etat de droit ». Une cybercrimina- concessionnaire du Tunnel réduction de la dette de les 2 activités du Tunnelfrauduleusement sur l’ordinateur Manifestation de militants lité qui « porte atteinte à ce quide Yannick Jadot, EDF nie les faits de Greenpeace contre constitue le patrimoine personnel jusqu’en 2086 110 Me en septembre 2011 et du fretet dit avoir été victime d’un con- les activités nucléaires d’EDF. de chaque individu » et dont « nous Une dynamique forte : en 17 ans Groupe Eurotunnel dispose d’une + 16% : l’augmentation du chiffretractant qui aurait outrepassé sa pouvons tous être des victimesmission. lourde et surtout très symbolique potentielles », martèle le magistrat. plus de 265 millions de voyageurs structure de capital saine, simplifiée, d’affaires au 30 septembre 2011. Le parquet, l’après-midi, n’a pas p ou r l e g rou p e é n e rg é t i q u e Contre l’expert en informatique et 55 millions de véhicules ont composée d’un large actionnariat Une croissance qui devrait serassuré EDF. Benjamin Blanchet, le français, en plein débat sur le qui est à l’origine de l’envoi du emprunté le Tunnel. individuel aux côtés d’investisseurs poursuivre à l’aube d’une annéesubstitut du procureur, décrit nucléaire après la catastrophe de « cheval de Troie » espion, le pro- long terme. 2012 intense.d’emblée une « affaire emblémati- Fukushima. Ses avocats devront cureur a requis cette fois deux ansque car elle innerve l’ensemble de la aujourd’hui défendre les argu- de prison, dont un an avec sursis, etsociété par ses atteintes aux princi- ments devant le tribunal. 10.000 euros d’amende. Les plai-pes fondamentaux ». Au final, il Leur tâche sera d’autant plus dif- doiries de la défense sont atten- Une nouvelle dimension du ferroviaire en Europe www.eurotunnelgroup.comrequiert une amende de 1,5 million ficile que le procureur de la Répu- dues aujourd’hui.d’euros contre EDF. Une amende blique a également requis une VALÉRIE DE SENNEVILLE
  • 25. INDUSTRIE24 MARDI 25 OCTOBRE 2011 LES ECHOSCHIMIE Novasep, le groupe français de chimie fine fondé par Roger-Marc Nicoud, se trouve AUTOMOBILE étranglé par 400 millions d’euros de dette. Un accord a été trouvé avec les créanciers, mais un actionnaire regrette qu’une solution industrielle française ait été écartée. Sans alliés chinois, Saab s’approche d’une failliteChimie : bataille pour la reprise L e compte à rebours est lancé pour Saab. Le tribu- nal de Vännesborg (Suède)d’une pépite française doit annoncer d’ici à jeudi s’il accepte ou non la requête de l’administrateur judiciaire qui a demandé la semaine der- ’est l’histoire d’une belle de cette restructuration financière nière la levée de la protectionC PME française, Novasep, une société high-tech qu’unaccident de parcours a envoyé au l’une des plus importantes menées par le Ciri ces dernières années. Le Fonds stratégique d’investisse- contre les faillites. Les derniers rebondissements ne sont pas à l ’av a n t a g e d e l a m a r q u etapis, et dont plusieurs groupes ment (FSI) donne un coup de suédoise. Celle-ci vient des e disputent aujourd’ hui le pouce : il s’engage à apporter 30 renoncer à l’accord d’investis-contrôle sous l’œil attentif des millions d’euros à l’entreprise. « La sement étudié avec les chinoispouvoirs publics. D’un côté, des transaction est intéressante car Zhejiang Youngman Lotuscréanciers qui veulent perdre le l’investissement aidera Novasep à Automobile et Pang Da Auto-moins de plumes possible. De se renforcer dans les technologies de mobile, son ultime chance del’autre, le patron d’une société purification, qui sont en croissance, sortir du régime des faillites.concurrente, Frédéric Gauchet, alors que la fabrication de principes Saab avait signé en juin unqui, au dernier moment, tente de actifs souffre de surcapacités en accord avec les deux investis- pas de temps pour trouver unemettre la main sur l’affaire pour France. Et pour les actionnaires, il seurs chinois de 245 millions autre solution à cause de lacréer un champion français de la existe des mécanismes qui limitent d’euros contre un peu plus de la situation financière de Saab.chimie fine – un peu comme son leurs pertes », indique-t-on du côté moitié du capital du construc- Une réorganisation n’est pasbeau-père Jean-François Dehecq des créanciers. teur des berlines 9-3 et 9-5. possible dans la situationl’a fait dans la pharmacie avec Leur objectif était de commer- actuelle. »Sanofi. Solution industrielle cialiser des véhicules Saab en Si le tribunal accepte sa Au cœur de la bataille, Novasep. Un point de vue qui fait bondir Chine, à l’image de ce que requête après-demain, des mil-Créée en 1995 par Roger-Marc Gilde, le premier actionnaire, selon Geely a déjà fait avec Volvo. liers de demandes de mise enNicoud, cette entreprise qui fabri- lequel l’entreprise risque d’être Entre-temps, Youngman et faillite déposées par les salariésque des procédés de purification dépecée alors que des solutions Pang Da se sont ravisés et ont de Saab, bloquées par le pro-de molécules ainsi que des princi- industrielles n’ont pas été étudiées. proposé de racheter non pas la cessus de protection, pourrontpes actifs pour la pharmacie a En particulier un rapprochement moitié, mais 100 % de Swedish être activées. Les employésconnu une belle ascension. En intelligent avec Minafin, l’entreprise Automobile, la maison mère de poussent vers une faillite, car ils2006, lorsqu’après quelques de Frédéric Gauchet, qui emploie Saab, dont l’action a fondu. Une ne perçoivent plus leur salaire DRannées dans le giron du chimiste Créé en 1995, Novasep fabrique des procédés de purification 570 personnes et réalise 120 mil- offre qu’on juge « inaccepta- de façon régulière depuis plu-américain Rockwood, elle est de molécules ainsi que des principes actifs pour la pharmacie. lions d’euros de ventes. « Une fusion ble » du côté suédois. sieurs mois. En pareil cas, unreprise en LBO par un groupe de permettrait de remonter une filière mécanisme d’assurance sur lesfinanciers emmenés par le fonds cadre du LBO, supporte une dette Une fusion avec française de chimie fine, fondamen- La seule solution connue salaires se mettrait en place, cenéerlandais Gilde, sa valorisation de 400 millions d’euros, et fait face tale pour le pays, car elle draine Or cet investissement chinois qui leur permettrait d’êtreatteint 425 millions d’euros. à des charges d’intérêt élevées. Minafin permettrait beaucoup de matière grise. Minafin était la seule solution connue rémunérés. Fin 2009, Novasep a refinancé sa de remonter une est un grand spécialiste du domaine pour permettre à Saab de sortir Ce n’est pas l’investissement1.200 employés dette en émettant des obligations et n’est pas endetté », explique un la tête de l’eau. « Il est de mon de North Street Capital, dirigéMais aujourd’hui, cette entre- à haut rendement. Cette année, filière française défenseur de ce projet. « Et que pen- devoir en tant qu’admistrateur par un passionné d’automo-prise de 1.200 personnes va mal. en juin, la société a été dans de chimie fine, ser du FSI qui, au lieu d’étudier un de demander l’arrêt de la réor- bile, qui devrait changer laL’activité de chimie pharmaceuti- l’ i n c a p a c i t é d’ h o n o re r u n e rapprochement industriel français, ganisation », a écrit la semaine donne. La société d’investis-que souffre, Novasep ayant perdu échéance. fondamentale car elle soutientuneprisedecontrôlepardes dernière au tr ibunal Guy sement américaine a acquistrois grands contrats auparavant S’est alors ouverte une période draine beaucoup fonds étrangers ? » Lofalk, l’administrateur de pour 10 millions de dollarsconfiés par les américains Pfizer,Merck et Gilead, pour certains de de négociations complexes entre la société de Pompey (Meurthe-et- de matière grise. Le dossier Novasep « présentait une réelle urgence, se défend le Saab. Après s’être rendu à deux reprises en Chine, il a constaté (7,2 millions d’euros) de titres dans le groupe et investirait unleurs produits. De 167 millions Moselle), ses actionnaires, et ses fonds souverain français. L’accord que les investisseurs chinois total de 60 millions la semained’euros en 2009, le chiffre d’affai- créanciers, parmi lesquels figurent un accord est obtenu à la majorité n’étant pas définitivement conclu, n’avaient pas le même point de prochaine.res de ce pôle devrait tomber à les fonds d’investissement améri- des actionnaires. Il prévoit que les une offre industrielle pourra être vue sur la transaction. « Il n’y a IN. F.128 millions cette année (sur un cains Tennenbaum, Silver Point et créanciers, conseillés par Roths- regardée ultérieurement. » La déci-total de 290 millions attendus en Pimco. Le tout sous l’égide d’un child, convertissent en capital plus sion définitive est attendue dans les2011). Et les profits ont eux aussi mandataire ad hoc et du Comité de 220 millions d’euros de dette (en prochaines semaines.fondu. Situation compliquée interministériel de restructuration échange d’une vaste majorité du LAURENCE BOLLACK EN BREFpour une entreprise qui, dans le industrielle (Ciri). Début octobre, capital de Novasep), ce qui ferait ET DENIS COSNARD ECA. Le spécialiste des systèmes de sûreté a enregistré une croissance de 12,7 % de son chiffre d’affaires consolidé au troisième trimestre, à 27,5 millions d’euros. Sur neuf mois, le pôleÉNERGIE La Commission européenne dévoile aujourd’hui un projet visant à obliger les industries civil/aéronautique a connu une forte croissance (+ 51 %), tandis extractives (Total, Areva, etc.) et forestières à publier le détail des sommes qu’elles que les activités de défense/robotique ont reculé de 22 %. versent aux gouvernements. La mesure doit permettre de lutter contre la corruption. MATTEL. Le groupe américain Mattel a racheté, pour 680 millions de dollars, la société HIT Entertainment, propriétaire de licencesLutte anticorruption : Bruxelles pousse pour enfants en bas âge, dont Thomas le petit train. La société était détenue par un consortium mené par le fonds Apax Partners.les groupes à la transparence en Afrique GENZYME. Un peu plus de six mois après avoir conclu l’acquisition de l’entreprise américaine de biotechnologie, Sanofi a annoncé hier la nomination, comme directeur général de la biotech, de David Meeker, l’actuel directeur des opérations. La nomination prendra effet à compter du 1er novembre. esentreprisescommeTotalou Cette obligation concernera les porters affichés de ce type de mesu- satisfaire les entreprises concer-D Areva seront bientôt obligées de faire la transparence com-plète sur toutes les sommes versées sociétéscotées(ilyenaenviron200) et les grandes sociétés non cotées (plus de 400). La publication se fera res.Auprintempsdernier,leConseila donc demandé à la Commission de réfléchir à un projet en ce sens. C’est nées. Dès le mois de juin, Business Europe avait envoyé une lettre au commissaire Michel Barnier, en FAURECIA. Le titre de l’équipementier automobile a clôturé en hausse de 12,31 %, à 19,76 euros, après avoir annoncé une progression de son chiffre d’affaires de 16 %, à 3,8 milliardsaux gouvernements des pays d’Afri- par pays et par projet. chose faite avec ce projet qui doit charge du projet, pour lui signifier d’euros, au troisième trimestre. La filiale de PSA a confirméque. Ce souhait de longue date des « permettre à la société civile de ses « inquiétudes » sur ce projet. Le ses prévisions pour l’année 2011.ONG devrait être exaucé par la connaître précisément ce que les syndicat patronal au niveau euro-Commission européenne, qui Il s’agit avant tout gouvernements perçoivent des multi- péen faisait notamment état « dedévoile aujourd’hui un train de de faire la lumière sur nationales en contrepartie de l’exploi- coûtssupplémentairespourlessocié- Outillage agricole : Somfy reprend 47,5 %mesures sur la responsabilité des tation des ressources naturelles loca- tés » obligées de lister les verse-entreprises. les sommes versées aux les », explique une source ments pays par pays, et d’un risque du groupe Roger Pellenc Parmi les points les plus attendus, Etats africains, là où la européenne. Certains parlementai- de« surabondanced’informations » Somfy Participations vient de prendre 47,5 % du capitalfigure cette disposition spécifique res européens (avant tout les Verts et pour l’investisseur, selon le docu- du groupe Pellenc. Créée en 1975 par Roger Pellenc,réservée aux industries extractives suspicion de corruption les libéraux) veulent même aller plus ment dont « Les Echos » ont obtenu cette entreprise du Vaucluse se classe parmi les leaders(mines, pétrole, etc.) et forestières : est la plus forte. loin, et réclament que cette transpa- copie. Les industries pétrolières mondiaux dans la vente de machines viticoles et oléicolesces entreprises auront l’obligation rence soit imposée à toutes les entre- jugent également que la portée de (machines à vendanger, tables de tri, etc.). Elle a réaliséde publier un rapport où figureront prises.« Enélargissantàlatotalitédes cette mesure exclusivement euro- un chiffre d’affaires de 115 millions d’euros en 2010 pour untous les paiements effectués aux L’idée d’une transparence plus secteurs, nous aurons un instrument péenne est faible, puisque 85 % du résultat net de 8 millions d’euros, avec 750 salariés. Cette prisegouvernements(redevancesminiè- grande imposée aux industries de lutte non seulement contre la cor- secteur au niveau mondial ne sera de participation devrait être effective d’ici la fin de l’année, dateres, part du pétrole brut revenant à extractives revient régulièrement ruption, mais aussi contre l’évasion pas concerné. a laquelle Pellenc sera consolidé dans les comptes de Somfy.l’Etat, impôts payés, etc). « Dans les dans les discussions du G20. Les fiscale », explique Pascal Canfin En outre, s’agissant d’une opération de transmissionfaits, il s’agit avant tout de faire la Etats-Unissesontdéjàpenchéssurla (Europe Ecologie-Les Verts). Distorsion de concurrence actionnariale, l’accord prévoit dans le cadre de promesseslumière sur les sommes versées aux question à travers la récente loi Si elles remportent globalement Surtout, les entreprises disent crain- d’achat et de vente l’acquisition par Somfy ParticipationsEtats africains, là où la suspicion de Dodd-Franck,maissonapplicationa l’adhésion du monde politique, les dre une distorsion de concurrence. de la totalité du capital d’ici 2015.corruption est la plus forte », expli- été repoussée. La France et la mesures proposées par la Com- « Les Etats d’Afrique verront ça forcé-que un bon connaisseur du dossier. Grande-Bretagne sont aussi des sup- mission sont toutefois loin de ment d’un mauvais œil, car c’est une Le papetier finlandais M-Real confirme intrusion claire dans leur souverai- LA COMMISSION VEUT SUPPRIMER L’OBLIGATION DE PUBLIER DES COMPTES TRIMESTRIELS neté. Forcément quand il faudra son intention de fermer son site français choisir entre des sociétés chinoise ou Le papetier finlandais M-Real a confirmé hier son intention L’obligation de transparence devoirs administratifs pour les transparence pour favoriser européenne pour un projet, il est à de fermer sa papeterie d’Alizay (Eure), qui compte 330 salariés, faite aux industries extractives PME, que d’autres pour favoriser l’accès aux marchés des petites craindre que ce soit un grave handi- après l’échec de négociations avec des candidats à la reprise. et forestières est un des volets les entrepreneurs de projets sociétés. Ainsi, l’obligation de cap », explique un industriel. Le « La détérioration de l’environnement économique, les difficultés d’un large paquet de mesures « innovants » et à « haut impact publier des comptes trimestriels secteur milite plutôt pour l’initiative croissantes de l’industrie du papier en Europe, ainsi que le contenu présenté aujourd’hui par la social ». Parmi les points mar- devrait être supprimée. « D’une EITI qu’il a lui- même lancée, et qui même de la proposition de reprise qui a été faite, rendent impossible, Commission européenne sur la quants, il y aura notamment une manière générale, cela devrait prévoit que les Etats déclarent les dans un futur proche, le redressement de l’usine d’Alizay », responsabilité des entreprises. révision des directives compta- permettre de lutter contre revenus dégagés au global par indique-t-il. Cette annonce intervient alors que des discussions Un texte « auberge espagnole », bles pour réduire les obligations la volatilité et la vision de court- l’industrie extractive dans leur pays, se sont poursuivies dimanche et lundi à Paris entre M-Real, où l’on retrouve aussi bien des faites aux PME, ainsi que terme des marchés », explique aprèscontrôled’auditeursextérieurs. le thaïlandais Double A, candidat à la reprise, les représentants initiatives visant à simplifier les la modernisation de la directive une source européenne. RENAUD HONORÉ des salariés et le ministre de l’Agriculture, Bruno Le Maire, BUREAU DE BRUXELLES par ailleurs élu UMP de l’Eure.
  • 26. Suivez-nous aussi HIGH-TECH & MÉDIAS26 sur Twitter MARDI 25 OCTOBRE 2011 LES ECHOS twitter.com/EchosTechMedias TÉLÉCOMS L’équipementier suédois vient de remporter un appel d’offres important auprès d’Orange, à qui il fourniraPIXELS désormais les stations d’antenne dans trois régions de l’Hexagone.Rugby : cartonplein pour TF1 Ericsson marque des points en France ricsson est en phase de con- criseactuelle »,expliqueFranckBoue- LE RÉSEAU DE FREE E quêteenFrance.Cetété,Orange a sélectionné ses équipements pour 3 des 5 grandes zones du pays. tard. Au troisième trimestre, le chiffre d’affairesmondialacrûde24 %. EnIle-de-France,Ericssonaprisla MOBILE DEVIENT VISIBLE SUR LES TÉLÉPHONES Selon nos informations, le numéro place d’Alcatel-Lucent. Ce dernier unmondialdumobilearéussiuntri- aurait été handicapé dans la course Mais qui se cache derrière plé : outre l’Est et le Sud-Ouest, il a pardesproblèmestechniquessurve- ce « 20815 » ? Ce chiffre appa- étéretenuenIle-de-France,larégion nus dans son réseau mobile, qui ont raît sur l’écran du mobile, dans GABRIEL BOUYS/AFP la plus densément couverte en nui à la qualité du service d’Orange à la liste de réseaux accessibles, antennes. « C’est une belle progres- la fin 2010. Chez l’équipementier après « Orange », « SFR », sionpourEricsson,quiétaitdéjàdans franco-américain, néanmoins, on se « Bouygues Telecom ». le cœur de réseau d’Orange, mais qui déclare « pleinement satisfait » du Pour les internautes, signe depuis deux ans de plus en plus résultat de l’appel d’offres, sans plus la réponse est claire : c’est Free,15,4 millions de de contrats pour les stations de base, de commentaires. Car Alcatel-Lu- dont les antennes ont com-téléspectateurs ont regardé oùsontinstalléeslesantennes »,salue centvapouvoirdéployerleréseaude mencé à surgir de terre.dimanche dernier la filiale un professionnel. En 2009, Bou- quatrièmegénération(LTE)del’opé- Plusieurs d’entre eux sont ende la Coupe du monde de ygues Telecom avait aussi conservé rateur historique à l’Ouest, une train de compléter une carterugby sur TF1, ce qui a Ericsson pour le renouvellement de région qu’il détenait déjà, et même collaborative des zones depermis à la chaîne ses stations de base et le déploie- au Sud-Est. La pilule est plus dure à France qui reçoivent le signald’afficher une part mentdenouvellesinfrastructuresde avaler pour Nokia Siemens de Free (http://couver-d’audience de 82,3 %. troisième génération (3G) dans trois Networks,quiétaitaussidanslazone ture.3g.free.fr). Pour lancerUn pic d’audience a même régions. Ile-de-France. L’équipementier ses opérations en janvier, Freeété enregistré, avec européen, qui n’a pas souhaité Mobile doit avoir couvert le18 millions de Nokia Siemens Networks évincé s’exprimer, a désormais quasi dis- quart de la population, soit àtéléspectateurs en fin de Le groupe suédois, qui a refusé de paru du radar d’Orange – du moins peu près la région parisienne.match. L’opération a été commenter nos informations, est dans l’accès mobile en France. Mais le quatrième opérateurégalement excellente sur d’ailleurs en train de recruter 70 per- Enfin, leschinoisHuaweietZTEse ne s’en tient pas à cette zonele plan publicitaire : TF1 sonnes en France pour assurer la sont une fois de plus cassé les dents : hérissée d’obstacles naturelsa enregistré, en données modernisation des réseaux 2G et 3G. ce n’est pas encore cette année qu’ils (les bâtiments). Il déploiebrutes, 24 millions FranckBouetard,lepatrondelafiliale entreront dans le mobile en France également dans le reste dede recettes publicitaires. française, a parlé d’« une bonne chez l’opérateur historique. Dans un la France, avec son partenaire année », avec notamment des con- entretien aux « Echos », en septem- Nokia Siemens Networks. trats tels ceux avec Virgin Mobile bre, Stéphane Richard, le PDG de Au début, il suffira de peuAnne Sinclair (dont Ericsson va opérer le réseau) et France Télécom, s’était vanté que la d’antennes pour atteindre lepourrait rejoindre NRJ Mobile, deux opérateurs virtuels FrancesoitleseulpaysaveclesEtats- taux de couverture requis, maisle Huffington Post envoied’émancipation.Al’échelledu Unis à barrer la route aux équipe- plus il y aura d’abonnés, plus IAN HANNING/REA groupe, les perspectives sont excel- mentiers chinois. il faudra déployer pour conser- lentes : « C’est la croissance du trafic SOLVEIG GODELUCK ver les mêmes performances. Internet qui tire notre activité. Or, il Free Mobile complétera son devrait se multiplier par 20 en cinq Lire également « Crible » réseau avec celui d’Orange. PIERRE VERDY /AFP ans, donc nous n’avons pas peur de la page 40 Un technicien d’Orange installe une antenne pour l’UMTS 3G. Hans Vestberg : « L’explosion de l’Internet mobile va changer tous nos repères »Selon des informations deRue89 et de « L’Express », Ericsson a affiché une solide ron 5 millions de stations de base qui permettent de se connecter àle banquier et actionnaire croissance au troisième mobiles dans le monde, dont Facebook, mais pas de téléphoner.du « Monde » Matthieu trimestre, mais la conjoncture 1 million sont si vieilles qu’il faut A l’opposé, certains pompiersPigasse, qui a signé un s’assombrit. Faut-il s’attendre INTERVIEW les changer. La plupart d’entre américains sont équipés d’uneaccord de collaboration à des mois plus difficiles ? HANS VESTBERG, elles sont en Europe, car nous caméra frontale qui retransmet enavec le Huffington Post, Il faut voir plus loin que cela. Le PDG D’ERICSSON avons été les pionniers du GSM. direct les images de l’accident versaurait proposé à Anne haut débit mobile est la technolo- En ce moment, chez Ericsson, l’hôpital ou la police via un réseauSinclair de rejoindre gie qui a le plus fort potentiel de nous sommes donc en train LTE. Et cela, c’est un service àl’édition française du site transformation pour la vie des d’imprimer notre marque en valeur ajoutée qu’ils paient peut-d’informations américain. individus, les entreprises, et la modernisant les réseaux euro- être autour de 1.000 dollars parCelui-ci doit se lancer le société tout entière. En septembre, péens. C’est maintenant que les mois. Avec l’avènement des objets15 novembre. Le poste il y avait 5,8 milliards de clients opérateurs décident qui seront les connectés, on peut aussi imaginerqu’occuperait la journaliste mobiles dans le monde, dont 900 fournisseurs pour les années à un service de « m-santé » qui per-ne serait pas encore défini. millions à haut débit. En 2016, ces venir. Ce travail de fond nous per- mette de vérifier votre santé à dis-Le « Huff Post » pourrait chiffres atteindront 7,8 milliards, met de gagner des parts de mar- tance grâce à un capteur qui envoieaussi s’attacher les services dont 5 milliards d’abonnés à haut ché, tout en maintenant nos mar- « Le nombre des abonnés au haut débit BLOOMBERGdu journaliste et animateur débit. Le nombre de ces derniers ges opérationnelles à 11,3 %.de M6 Marc-Olivier Fogiel. va donc plus que quintupler en va plus que quintupler en cinq ans. » « En ce moment, cinq ans. Nous rentrons dans une La Commission européenne nous imprimons vient de proposer d’investir 9 milliards d’euros dans le haut notre marque nouvelle ère industrielle, celle de débit. Est-ce suffisant ? en modernisant la « société en réseau ». Tout ce qui Je ne commenterai pas une initia- pourra bénéficier du fait d’être tive de Bruxelles. Remarquez les réseaux connecté le sera, et cela va profon- toutefois que cette industrie est européens. dément transformer le monde parvenue à 5,8 milliards d’abonnés dans lequel nous vivons. Plusieurs mobiles avec de l’argent unique- C’est maintenant études ont montré que 10 % de ment privé. Aujourd’hui, vous avez que les opérateurs Le N°1 mondial des salons de sous-traitance industrielle pénétration du haut débit rappor- en main un téléphone que vous décident qui seront + tent au moins 1 % de PIB supplé- pouvez utiliser partout dans le mentaire. Et 1.000 connexions monde, grâce aux efforts de stan- les fournisseurs pour haut débit cor respondent à dardisation menés par les industri- les années à venir. » 80 emplois créés. Alors, oui, il va els. Il suffit de 40 dollars pour se certainement y avoir plus payer un mobile, ce que nous *Travailler ensemble d’équipements connectés, et cela avons obtenu grâce aux économies un petit signal épisodiquement, va profiter à Ericsson. Je vois trois d’échelle. Nous sommes donc allés pour un abonnement annuel qui aires de croissance : le développe- très loin avec des fonds privés. Et pourrait être de 1 euro par an seule- ment du haut débit mobile, les ser- nous continuerons à le faire : en ment. En offrant des solutions de ce vices gérés pour le compte des 2015, 90 % de la population mondi- type, nous aidons les opérateurs à opérateurs, et la gestion et la fac- ale sera couverte par un réseau segmenter leur offre, pour que turation des réseaux (OSS/BSS). mobile grâce à l’argent privé ! Cela chaque utilisateur dispose de la Nous sommes numéro un dans les n’empêche pas les fonds publics juste quantité de données. Cela va Demandez deux premières spécialités et nous d’être toujours les bienvenus. changer tous nos repères. dès maintenant serons parmi les trois premiers en VOTRE BADGE OSS/BSS après la finalisation du Vos clients opérateurs Quels repères ? GRATUIT rachat de Telcordia. cherchent de nouveaux modèles Alors que nous avions jusqu’ici un économiques face à l’explosion forfait Internet unique pour 50 for- (code invitation PZ) sur epinte - France Vous avez bénéficié de très gros du trafic Internet mobile, faits voix différents, ce schéma va MBRE Paris Nord Vill www.midest.com ! 5 > 18 NOVE contrats aux Etats-Unis pour qui les contraint à de lourds complètement s’inverser. Une 1 le passage au très haut débit mobile (LTE) chez ATT investissements sans garantie de revenus supplémentaires. telle évolution est logique, puisque les données représentent désor- Plate-forme mondiale d’échanges techniques et commerciaux : et Verizon. A présent, les Comment les aidez-vous mais 75 % du temps passé sur un Pourquoi les industriels visitent MIDEST : 1 800 exposants dont 700 venus de plus de 30 pays investissements se rééquilibrent à passer ce cap difficile ? « smartphone ». En comparaison, vers l’Europe, où la concurrence Par le passé, le modèle de factura- il y a cinq ans, la voix pesait encore Tous les savoir-faire de la sous-traitance industrielle : 90% pour rencontrer Transformation des métaux Transformation des plastiques, caoutchouc, composites est plus forte puisque les tion de l’accès à Internet était plutôt 93 % du trafic… En fin de compte, il des exposants de haut niveau Électronique / Électricité Microtechniques équipementiers chinois s’y sont simple. Mettons que c’était 15 dol- faut absolument multiplier les82% pour trouver des réponses Traitements de surfaces Fixations industrielles fait une place. Vos profits lars par mois quel que soit le nom- types de forfaits, sinon on risque à leur besoin de sourcing Travail du bois NOUVEAU Services à l’industrie (focus Environnement et Informatique industrielle) NOUVEAU vont-ils en pâtir ? bre d’abonnés, quel que soit le d’exclure une énorme partie de Maintenance industrielle et tertiaire : Maintenance Expo 2011 En Europe, la situation concurren- débit. Mais quand la majeure par- l’humanité. Cela met clairement la 79% pour référencer NOUVEAU Trouvez vos futurs partenaires grâce aux rendez-vous BtoB organisés par b2fair tielle n’a pas changé puisque les tie des humains veulent se con- pression sur les opérateurs, qui ne de nouveaux sous-traitants Retrouvez toute l’année l’actualité de la sous-traitance et du salon sur www.midest.com, équipementiers asiatiques sont n e c t e r, c o m m e n t f a i re ? E n p e uve nt p l u s s e c o n c e nt re r Source : Midest 2010 Twitter @MidestParis et Viadeo, hub MIDEST ! déjà là depuis cinq ou six ans. Mais Indonésie, 80 % de la population uniquement sur l’opération de il y a tout de même une profonde ne peut pas payer cette somme. Un leurs réseaux. www.midest.com Simultanément à différence entre les marchés opérateur distribue maintenant PROPOS RECUEILIS PAR américain et européen. Il y a envi- des cartes SIM à 50 cents par mois, S. G.
  • 27. EchosJeuxVideo, le blog de test HIGH-TECH & MÉDIAS 27 des jeux vidéo sur lesechos.fr/jeux-video MARDI 25 OCTOBRE 2011 LES ECHOSJEUX VIDÉO Avant les fêtes de fin d’année, les grands éditeurs misent sur leurs principales licences. INTERNET Cette année, « Call of Duty : Modern Warfare 3 » d’Activision Blizzard et « Assassin’s Creed : Revelations » d’Ubisoft sont les deux titres les plus attendus. Avec Panda, Google n’a pas totalement rebattu les cartesJeux vidéo : le match des C e n’est peut-être pas le bou- leversement redouté. Mais Panda, la dernière version leur trafic, en partie lié à cette visibilité, a pu, dans certains cas, chuter de 30 % à 50 %. Un vraiblockbusters de Noël est lancé de l’algorithme de Google mise en œuvre en France à partir de la mi-août, n’a pas été sans con- séquence sur l’écosystème coup dur pour des sociétés dont le modèle économique s’appuie, précisément, sur le tra- fic. Ainsi, le moteur de shopping ’estlematchdel’annéedansles Internet français. Ce filtre, qui Twenga a licencié une cinquan-C jeux vidéo. « Call of Duty : Modern Warfare 3 » contre« Assassin’s Creed : Revelations ». sanctionne les contenus de « mauvaise qualité » (les dou- blons, la reprise d’informa- taine de personnes sur un total de 150 salariés, dont 30 en France. Leguide.com a, lui,Deux jeux dont les budgets, tenus tions, etc.), devait surtout, selon constaté un impact négatif desecrets, atteignent plusieurs dizai- les experts, perturber la visibi- 25 % sur son trafic au Royaume-nes de millions d’euros et qui, espè- lité des agrégateurs de conte- Uni, où Panda a été déployé dèsrent leurs éditeurs Activision Bliz- nus, des comparateurs de prix avril. Mais son chiffre d’affaires azard et Ubisoft, vont s’écouler à ou encore des « fermes de con- progressé de 4,5 % au troisièmeplusieurs millions d’exemplaires. tenus », ces sociétés qui produi- trimestre, grâce à des activités Si le marché des jeux vidéo a sent des articles en fonction de réparties dans 14 pays euro-trouvé un débouché supplémen- la popularité des requêtes sur péens. « En France, nous avionstaire avec les réseaux sociaux, les Google afin d’augmenter leur anticipé la mise en œuvre dejeux pour console, qui s’adressent à propre trafic. A l’inverse, les sites Panda grâce à notre expérienceun public de joueurs plus avertis, d’information devraient profiter britannique », précise Corinnerestent au cœur de la stratégie des de cette mise à jour. « Mais il Lejbowicz, la PDG degrands éditeurs. Chaque année, les faut relativiser l’impact de Leguide.com.nouveaux opus sortent au début du Panda, assure-t-on chez Google « Les comparateurs ont été lesmois de novembre – le 8 novembre France : seules 6 à 9 % des requê- plus touchés, note Olivierpour « Call of Duty : Modern War- tes globales ont été touchées. » Andrieu, spécialiste du référen-fare 3 » et le 15 novembre pour cement et auteur de « Google« Assassin’s Creed : Revelations » – Les comparateurs touchés Panda : comprendre, analyser,afin d’être présents dans les bacs Peu présentes en France, les agir ». Mais certains semblentpour les fêtes de Thanksgiving aux « fermes de contenus » n’étaient s’être adaptés et leur visibilité aEtats-Unis et de fin d’année dans le pas très concernées. La mise en remonté au cours des dernièresreste du monde. La période est stra- œuvre de Panda a juste tué dans semaines. » Il était en effet possi-tégique, puisque les éditeurs réali- l’œuf certains projets naissants. bled’alerter lemoteurderecher-sent sur cette période les deux tiers C’est le cas des Experts, le projet che pour lui signaler une pertede leur chiffre d’affaires annuel. du groupe Internet Wikio, fermé de visibilité inexpliquée. GoogleChaque année, ils rivalisent de créa- quelques mois après son ouver- semble aussi avoir lissé sa mise àtivité, tout en promettant à chaque ture. Les comparateurs de prix jour depuis et déployé des répli-fois le meilleur jeu possible, pour ont, de leur côté, davantage ques de Panda à intervalles régu-s’attirer les bonnes grâces des con- souffert. Selon certaines études liers. Ce qui explique que cer- DRsommateurs,quidevrontdébourser Qui, d’« Assassins’s Creed : Revelations »... ... ou de « Call of Duty : Modern Warfare 3 », sera le vainqueur ? réalisées par des sociétés spécia- tains sites, après avoir perdu enpourchaquejeuentre60et70euros. lisées dans le référencement, visibilité, sont remontés dans les « A la minute où le jeu sort, il y aujourd’hui. Et il n’est envoyé à la fois-ci dans des grandes villes toute la marque. En plus du jeu, leur perte de visibilité a pu résultats de recherche.aura des centaines de millions de presse professionnelle, dont l’avis commeNewYork,Londres,Parisou Ubisoft a sorti des courts métrages osciller entre 15 % et 90 %. Et NICOLAS RAULINEcommentaires.L’attenteestcolossale, est déterminant, qu’une semaine Berlin, mettra l’accent sur la dimen- d’animation, des bandes dessinées,donc les ventes sont de plus en plus avant son lancement. sion en ligne. Activision Blizzard va etmêmeuneencyclopédie.Unpro-rapides », estime Michaël Spor- en effet créer un réseau baptisé jet de long métrage est évoqué,touch, vice-président d’Activision La barre est très haut « Elite », sur lequel on pourra jouer même s’il n’est pas confirmé par EN BREFPublishing pour l’Europe. Les édi- Inaugurée en 2003 par Activision, la en ligne en permanence, selon son l’éditeur.Butdecettestratégie :mul-teurs jouent gros : si un jeu est mal licence « Call of Duty » collectionne niveau. Une version payante du site tiplier les points d’entrée à « Assas- WikiLeaks suspend ses activitésnoté ou ne bénéficie pas d’un bou- les records. Les différents opus se sera aussi créée. sin’s Creed », afin d’étendre le nom-che-à-oreillefavorable, notamment sont vendus, en cumulé, à 100 mil- Ubisoft n’est pas en reste. Pour bre de joueurs potentiels. Le jeu a Le site Internet WikiLeaks a annoncé hiersur les réseaux sociaux, la sanction lions d’exemplaires dans le monde. son jeu phare « Assassin’s Creed », été développé dans plusieurs stu- qu’il devait suspendre temporairement sesest immédiate. L’éditeur américain, L’année dernière, « Black Ops » a devenue la plus importante licence dios du groupe, à Montréal, Singa- activités, faute de fonds. Le site de révélationfilialedufrançaisVivendi,entretient généré 650 millions de dollars de de son portefeuille (en lieu et place pour, Malmöe ou Annecy, et néces- de documents est l’objet d’un « blocus » de ladonc un suspens savamment dis- recettes en cinq jours de commer- des jeux tirés de l’univers de Tom sité un an de production. En trois part de Visa, Mastercard, Bank of America,tillé : au cours des derniers mois, cialisation. « Avec “World of War- Clancy), il veut créer un univers à épisodes, il s’est déjà écoulé à Paypal et Western Union depuis décembre« Call of Duty : Modern Warfare 3 » craft” la licence “Call of Duty” est un , part entière. « Nous construisons un 30 millions d’exemplaires. Ubisoft a 2010. Selon son fondateur Julian Assangea été présenté dans tous les Salons des deux piliers d’Activision Bliz- univers cohérent autour d’« Assas- mis labarretrèshaut : ilsouhaite en (photo), celui-ci a fait chuter les revenus degrand public, comme le Paris zard », confirme Michaël Spor- sin’s Creed » », explique Jean Gues- vendre au minimum dix millions. WikiLeaks de 95 %, la plupart des dons étantGames Week, qui ferme ses portes touch. Le jeu, qui se déroule cette don, en charge des contenus pour GRÉGOIRE POUSSIELGUE bloqués. Assange accuse Washington d’être à l’origine de ces contre-attaques bancaires. Les dons à WikiLeaks auraient plongé de « plus de 100.000 dollars par mois » avant la décision de Visa et de Mastercard à « 6.000 ou 7.000 dollars » actuellement, selonINFORMATIQUE Si Windows et Office demeurent les vaches à lait du groupe, la division qui développe le porte-parole de WikiLeaks, Kristinn Hrafnsson. les architectures informatiques dans le « nuage » s’impose comme sa nouvelle locomotive. Les fournisseurs d’accès craignent de devoir verser 300 millions d’euros au CNCL’avènement du « cloud computing » Les opérateurs télécoms vont-ils devoir verser plus de 300 millions d’euros par an au Centre national de latire la croissance de Microsoft cinématographie (CNC) ? C’est ce que redoute la Fédération Française des Télécoms, qui « s’étonne et s’inquiète des éléments communiqués dans l’urgence au Parlement » pour déterminer le montant de la taxe sur les services de télévision. L’objectif t de six ! La division serveurs de L’avènement du « cloud compu- autres chez Microsoft. C’est de là que affiché est de récolter 190 millions d’euros, mais le régulateurE Microsoft vient d’enregistrer son sixième trimestre d’affiléede croissance à deux chiffres, avec ting »quipermetdegérerl’informa- tique à distance, en fonction des besoins, a aussi permis de faire viennent désormais l’innovation et la différenciation pour le groupe. » ROMAIN GUEUGNEAU des télécoms, l’Arcep, a refait les calculs et trouvé plus de 300 millions d’euros. La réunion d’arbitrage à Matignon se tiendra finalement aujourd’hui.des ventes en hausse de 10 %, à décoller les revenus de la division4,25 milliards de dollars. Avec plus serveurs au cours des deux derniè-de 800 millions de revenus supplé- res années. Celle-ci développe AVIS FINANCIERSmentaires en deux ans, elle repré- notamment la plate-forme Azure,sente désormais un quart du chiffre qui permet de déployer et d’exécu-d’affaires du groupe, et s’impose ter des applications informatiques CHIFFRE D’AFFAIRES DES 9 PREMIERS MOIS 2011 : 565,49 M€commelenouveaumoteurdecrois- dans le « nuage ». Le produit séduitsance, alors que Windows et Office les PME. En France, en un peu pluspatinent.« Lesuccèsdecettebranche d’un an, 450 clients professionnels Progression des commissions de courtage de 7.9%illustre l’évolution récente du modèle l’ont adopté. C’est le cas de la sociétééconomique de Microsoft, davan- d’e-commerce Mistergooddeal, qui Progression des activités internationales de 45%tagetournéverslesentreprises »,sou- fait actuellement basculer son sys-ligneMatthieuPoujol,analystechezPierre Audoin Consultants (PAC). tème informatique sur Azure, afin de mieux gérer les pics de charge en A PRIL enregistre au cours des neufs premiers mois de l’exercice 2011 un CA consolidé de 565.49 M€, soit une progression On notera une progression toujours très soutenue du développement des activités inter- nationales du groupe, dont le chiffre d’affaires CA PUBLIÉ 570 565,49 M€ La division développe et com- « Le succès de cette casd’affluxdecommandes(période publiée de 1.6 % et une baisse de 2.5 % en pro s’affiche en hausse de 45 % aux neufs mois.mercialise des logiciels pour les ser- des fêtes notamment). 560 556,49 M€veurs informatiques. La gamme de branche illustre forma*. Les commissions de courtage s’af- fichent toujours en hausse, à + 7.9 %, (+ 1.0 % Au regard de ces performances après 9 mois +1.6% 550produits est large : elle va du sys- l’évolution récente du Partenariats avec les SSII pro forma), alors que les primes d’assurance d’activité, en ligne avec les chiffres publiéstèmed’exploitationlui-même(Win- Le succès des offres « cloud » de diminuent de 8.6 %. au semestre, un repli un peu plus marqué endows Server) aux logiciels de base modèle économique Microsoft passe aussi par un renfor- Santé-Prévoyance étant compensé par une 2010 2011 - La branche Santé-Prévoyance affiche un CA accélération de la croissance des activitésde données, de stockage et de ges- de Microsoft, cement de ses partenariats avec les de 370.40 M€ en baisse de 5.3 %, avec des Dommages tant en France qu’à l’international,tiondesopérations,quitournentsur sociétés de services informatiquesles infrastructures informatiques davantage tourné locales. En France, le géant améri- commissions de courtage en repli conjonc- turel de 3.1 % et des primes d’assurance APRIL reste confiant sur ses anticipations de chiffre d’affaires et de résultat opérationneldes entreprises. Le segment est por- vers les entreprises. » cain s’appuie sur des acteurs diminuant de 8.6 %. pour l’ensemble de l’exercice 2011 (horsteur. Au cours du deuxième trimes- comme GFI, Sogeti et Atos pour éléments exceptionnels liés au contexte MATTHIEU POUJOL, ANALYSTE - La branche Dommages affiche une progres- financier).tre 2011, les ventes de serveurs ont mieux populariser ses offres. sion de CA de 16.8 % à 201.97 M€, avec desbondi de 8 % dans le monde. « En soft. La reprise des investissements Malgré les incertitudes macroé- commissions de courtage en forte hausse * CA pro forma : CA déterminé pour un périmètre deentreprise, on assiste à une véritable informatiques dans les entreprises conomiques, la division devrait de 31.2 % (+ 8.1 % pro forma) et des primes consolidation identique à celui de la période en cours.démocratisation de l’usage des ser- depuis 2010 a profité aux fabricants conserver son statut de locomotive d’assurances en repli de 8.4 %.veurs, sur lesquels il devient plus comme HP, Dell ou IBM et aux édi- au sein du groupe. « La dégradation La publication du chiffre d’affaires 2011 sera réalisée le 30 janvier 2012 après clôture des marchés.facile de développer des applications teurs de logiciels comme Microsoft, de l’économie aura certainement uninformatiquesutilesàlaconduitedes qui prétend équiper 70 % des impact sur l’activité, tempère Mat-affaires », explique Satya Nadella, serveurs avec son système d’exploi- thieu Poujol, chez PAC. Mais la divi- Retrouvez toute l’information financière sur : www.april.fr/finance - Relations investisseurs : - 04.72.00.35.80patron de la branche chez Micro- tation Windows. sion sera moins touchée que les
  • 28. Suivez-nous aussi SERVICES28 sur Twitter MARDI 25 OCTOBRE 2011 LES ECHOS twitter.com/EchosServices IMMOBILIER Craignant la montée des difficultés de financement, la plus importante foncière européenne de bureaux lance des cessions de son patrimoine de logements. L’envolée du coût de la dette a fait baisser son résultat net sur neuf mois. Face à la crise financière, Gecina accélère son désendettement igne de la tension croissante en présentant aux analystes les vite. Visiblement, Bernard Michel En revanche, le premier action- S que suscitent les tractations de sauvetagedesbanques,lenou- veau PDG de Gecina, Bernard résultats trimestriels. Outre le gel de tous les projets de développement de bureaux et un n’exclut pas, vu l’état des marchés financiers, une brutale dégradation des conditions de financement naire de Gecina, l’espagnol Metro- vacesa, a besoin de dividendes pour couvrir ses remboursements Michel, s’est placé dans le camp des tour de vis sur les frais généraux, dans les prochains mois. d’emprunts en Espagne. Or sur pessimistes avec pour mot d’ordre 500 millions d’euros d’immobilier neuf mois, le résultat net récurrent « tous aux abris ». Pour mémoire, il y résidentiel parisien va être cédé (lire Des craintes de la foncière a baissé de 8,5 %, à a trois semaines, la plus importante ci-dessous), en sus des 325 millions Mais Gecina réfute tout problème 240 millions d’euros, du fait d’une foncière européenne de bureaux déjà vendus cette année. Au final, financier. « Nous avons 1,2 milliard envolée des frais financiers. Il (6,7 milliards d’euros en porte- la foncière compte passer de d’euros d’emprunts arrivant à devrait baisser de 7 % sur l’année. feuille) a remplacé sans crier gare 1 à 1,5 milliard de cessions cette échéance d’ici à 14 mois mais cela a «Lecoûtdesfinancementss’estconsi- son directeur général Christophe année, sur un patrimoine valorisé été géré, indique Gilles Bonnier. dérablementrenchéridepuisfin2010 Clamagéran, un professionnel 11,8milliardsàfinjuin.Resteàvoirà Nous avons souscrit depuis juin 5 et a connu une nouvelle hausse reconnu de l’immobilier, par le pré- quel prix les actifs partiront. « Les nouveauxfinancementsetdisposons depuis cet été », explique Gilles Bon- sident du conseil d’administration. plus values de cessions enregistrées aujourd’hui de 1,15 milliard de nier. La hausse des loyers encaissés Issu du Trésor et du Crédit Agri- cette année, par rapport à la valeur lignes de crédit non utilisées d’une (+2,9 %) n’a pas suffi à compenser le cole, Bernard Michel a été nommé d’expertise des biens, ressortent à durée moyenne de 3,5 ans ». phénomène. Dans ce contexte, le avec mission de ramener immédia- 4,1%surletotaldescessions,età19% La soudaineté des mesures prises financier Bernard Michel semble tement l’endettement net (5,2 mil- sur la seule partie résidentielle », pré- depuis trois semaines a aussi fait donc là pour rester. « Le conseil m’a liards)de44%à40%delavaleurdes cise le directeur financier, Gilles craindreàcertainsledémantèlement nommé pour gérer cette période de actifs en portefeuille. « Les banques Bonnier. de Gecina par son actionnariat espa- crise économique or nous la traver- prêtent moins facilement Alors que Gecina n’avait procédé gnol.«C’estunscénarioimpossible,on sons toujours… », a t-il répondu aux aujourd’hui, il faut se mettre à l’abri cette année qu’à des ventes de loge- n’a jamais vu, ni en Europe ni dans le analystes s’enquérant de la possibi- d’une nouvelle contraction du crédit ments au détail, cette fois trois ban- monde, le démantèlement d’une fon- lité d’un nouveau directeur général sans attendre leur hypothétique ques sont mandatées pour effectuer cière de cette taille, ayant 12 milliards en 2012. recapitalisation»,a-t-ilsoulignéhier une vente en bloc. Objectif : aller d’actifs !»,acontréhierGillesBonnier. MYRIAM CHAUVOT « Les logements sont peu rémunérateurs, mais nous en garderons pour diversifier les risques »Gecina est la dernière foncière que, incluant aussi les résidences Notre immobilier résidentiel cycle, les prix sont élevés et c’estfrançaise ayant encore des étudiantes, les cliniques et les mai- étant parisien, il se porte bien : les l’actifleplusdemandé…etlemoinslogements. Cette cession sonsderetraite, fait36 %. Aveccette loyers ont augmenté de 2,1 % sur rentable :notrerendementnetyestexceptionnelle de 500 millions cession de 10 à 15 immeubles neuf mois grâce à une hausse de de 4,1 % contre environ 6 % end’euros signifie-t-elle un et nos 200 à 300 millions de ventes 9,7 % lors des relocations. Et nous bureaux et 6,5 % en santé. Les loge-désengagement total à terme ? au d é t a i l t o u s l e s a n s, n o u s nepercevonsaucunsignedebaisse ments sont peu rémunérateurs INTERVIEWNon, 29 % de nos 11,8 milliards devrions ramener la part des loge- des prix de l’immobilier résidentiel. mais nous en garderons pourd’euros de patrimoine sont des ments à 20 % de notre patrimoine diversifier les risques, car c’est une BERNARD MICHELlogements, à Paris ou en proche dans deux ans et le pôle démogra- Mais, alors, pourquoi vendre ? source de revenus très stable. PDG DE GECINAcouronne, et le pôle démographi- phique à 30 %. Les logements sont en haut de Comment se passera la cession ? Nous mettons en vente pour 700 millions de logements, afin d’accroître le choix de produits. Ce sont des immeubles haussman- niens, ou des années 1960 et 1970, à Paris et en région parisienne, avec des appartements d’une surface « Nous devrions ramener la part des logements moyenne de 70 mètres carrrés. Mais à 20 % de notre patrimoine dans deux ans. » quelle que soit la demande, nous ne céderons pas pour plus de 500 mil- lions.Nousn’enavonspasbesoincar clure un accord d’ici à la fin de didatures de fonds de gestion de notre structure financière est solide. l’année pour un « closing » d’ici à patrimoine privé et de particuliers Le montant cible de cession corres- mars 2012. Nous mettons en vente fortunés français. Depuis un an, ils pond simplement à notre objectif, à en sous-portefeuilles d’une cen- achètent aussi des bureaux de sur- savoir ramener l’endettement net de taine de millions et verrons s’il y a faces moyennes, de 20 à 60 millions Gecina à 40 % de la valeur de son un candidat pour l’ensemble. En d’euros. Récemment, nous avons patrimoine,soitlamoyennedesfon- tâchant de privilégier les investis- vendu Origami, un immeuble de cières en Europe, contre un ratio de seurs de long terme. bureaux loués à Barclays, avenue 44 % à fin juin 2011. Friedland à Paris, pour un peu S’agissantdeventeenbloc,iln’ya Les particuliers fortunés sont-ils moins de 90 millions, à un particu- pas de droit de préemption des susceptibles d’y participer ? lier français. locataires et nous espérons con- Oui,noscessionssuscitentdescan- PROPOS RECUEILLIS PAR M. C. BÂTIMENT Une nouvelle audience devant la cour d’appel de Paris pourrait relancer l’enquête de l’Autorité de la concurrence sur des soupçons d’abus de position dominante. Concurrence : l’enquête sur le marché de l’isolation relancée e sera sans doute l’un des organismes certificateurs (Afnor, en cour d’appel. Si celle-ci devait C sujets de conversation à Bati- mat, le salon international de laconstruction,quiouvrirasespor- Acermi et CSTB) et du géant fran- çais de la laine de verre, Isover Saint-Gobain, les enquêteurs de acter la décision de la haute juridic- tion, l’Autorité de la concurrence pourrait enfin utiliser les pièces sai- tes le 7 novembre prochain à Paris. l’Autorité de la concurrence avaient sies pour étayer ses soupçons de Car de ce qui sortira de l’audience, effectué des descentes sur plu- comportements illicites. aujourd’hui, devant la cour d’appel sieurs sites (« Les Echos » du Dans sa requête au juge des de Paris dépendra l’avenir de 24 juin 2009), en vue de rechercher libertés et de la détention, elle n’en l’enquête lancée par l’Autorité de la la preuve d’éventuelles pratiques exposait pas moins d’une dizaine, concurrence sur le marché de la anticoncurrentielles sur ce juteux énumérés par la cour d’appel : à rénovation thermique des bâti- marché de l’isolation. l’encontre du CSTB pour avoir ments existants. notamment « fait obstacle à une Les sages de la rue de l’Echelle Tir de barrages judiciaire demande d’agrément technique s’étaient emparés du sujet sur la Mais l’institution n’a pu mener plus présentée par Actis » ou « opéré une base du dossier transmis fin 2007, à avant ses investigations face au tir communication agressive l’époque à la DGCCRF, par la de barrage judiciaire des entités déloyale » à l’égard des produits de société Actis, fabricant d’isolants visées, lesquelles ont multiplié les cette société ; visant Isover Saint- réflecteurs minces multicouches, recourscontrelesconditionsdeces Gobain, pour « lobbying agressif » qui cherchait alors en vain à faire visites et des saisies de documents. et avoir « œuvré » au retrait d’une certifier ses produits. Ayant obtenu, Le Centre scientifique et technique certification du Tri Iso Super 9 début juin 2009, par ordonnance du bâtiment (CSTB) a ainsi obtenu, d’Actis ; ou encore le FILMM et du juge des libertés et de la déten- par un arrêt de la cour d’appel de l’Afnor. Le tout, selon la requête, tion du tribunal de grande instance Paris du 4 janvier 2011, la nomina- laissant présumer « un abus de de Paris, le droit à procéder à des tion d’un expert afin de déterminer position dominante ». opérations de visites et saisies dans si les enquêteurs auraient pu pro- Contactées, aucune des parties les locaux de la principale organi- céder autrement. Un jugement n’était en mesure ou n’a souhaité sation professionnelle des produc- cassé par un arrêt de la Cour de cas- répondre aux sollicitations des teurs d’isolants, le FILMM, des sation le 16 juin, renvoyant l’affaire « Echos ». ANTOINE BOUDET
  • 29. SERVICES 29 MARDI 25 OCTOBRE 2011 LES ECHOSCULTURE Après une participation de 20 % dans le Zénith de Paris, le conglomérat a racheté EN BREF il y a deux semaines les Folies Bergère. Il multiplie les coproductions de grands spectacles musicaux exploités dans les Zénith et autres Arena en France et à l’étranger. Proxénétisme au Carlton : Eiffage dépose plainte contre son directeur, mis en examenLagardère s’offre le théâtre de Eiffage entend se constituer partie civile dans l’instruction actuellement en cours à Lille et a déposé une plainte hier auprès du parquet de Lille « contre toute personne et notamment tout salarié ayant participé aux faits poursuivis dans ce dossier », a indiqué la société dans un communiqué. David Roquet, lemusic-hall des Folies Bergère directeur de sa filiale matériaux enrobés du Nord, basée à Annay (Pas-de-Calais), est soupçonné d’avoir réglé aux frais de la filiale d’Eiffage les parties fines auxquelles Dominique Strauss-Kahn et un commissaire auraient participé dans l’affaire du Carlton de agardère Live Entertainment Lille. Il a été mis en examen pour «proxénétisme aggravé enL vient de racheter pour 9 mil- lions d’euros les Folies Bergère,dont il laisse la gestion à Jean-Marc bande organisée». Eiffage pourrait invoquer l’abus de biens sociaux.Dumontet, associé, déjà proprié- Faiveley confirme son objectif 2011 malgrétaire de Bobino, du Point Virgule etdu Théâtre Antoine avec Laurent un chiffre d’affaires en baisse sur 6 moisRuquier. Après sa prise de partici- L’équipementier ferroviaire Faiveley Transport a publié, hier, sonpation de 20 % au capital du Zénith chiffre d’affaires au premier semestre de son exercice décalé (clos lede Paris, la filiale de Lagardère 31 mars), en recul de 7,5 % à 380,3 millions d’euros. Plombé par laUnlimited – branche sport et crise en Espagne et la remise en cause des lignes à grande vitesse endivertissement du conglomérat – Chine, le groupe a maintenu sa prévision d’une « légère croissanceconforte ses positions. « Nous du chiffre d’affaires sur l’exercice ». Après avoir souffert au premiercroyons au potentiel du spectacle trimestre, il a redressé la barre au deuxième avec un chiffre d’affairesvivant et à ses synergies avec nos en légère progression de 1,2 %, à 211 millions. Au 30 septembre, sonautres activités », observe son pré- carnet de commandes atteignait un niveau historique à 1,6 milliardsident, Jérôme Langlet. d’euros grâce à un contrat record remporté pour des équipements Plusieurs millions d’euros de tra- de freinage sur des trains construits par l’allemand Siemens et levaux seront entrepris dans ce canadien Bombardier pour la Deutsche Bahn.« must » de la vie parisienne oùseront proposées 190 dates de con- Les vols de la Kuwait Airways perturbés parcerts par an ainsi qu’une revuel’été. « Avec leurs 1.700 places, les Plusieurs millions d’euros de travaux seront entrepris aux Folies Bergère, un « must » de la vie parisienne. une grève des employés de la compagnieFolies Bergère figurent parmi les Des centaines d’employés deplus grandes salles de ce type à de grands spectacles avec des par- autour de 6 millions d’euros, riste Olivier Debenoist », souligne la compagnie aérienneParis, juste après l’Olympia », fait tenaires variés. Il s’est, par exem- comme pour « Mozart l’opéra Jérôme Langlet. Au Zénith de nationale Kuwait Airways ontvaloir Jérôme Langlet, arguant ple, allié à TF1, à Thierry Suc (pro- rock » auquel il avait également été Paris, il ne souhaite pas intervenir entamé hier une grèveaussi « d’un superbe foyer pour ducteur de Yannick Noah), au associé. Ce spectacle a attiré dans la programmation, confiée illimitée, perturbant les vols,organiser des événementiels jusqu’à chorégraphe Kamel Ouali et à 1,5 million de personnes, il sera au fondateur du lieu, Daniel Col- a déclaré le chef de leur1.500 personnes ». Car le président Jean-Charles Mathey (coproduc- diffusé dans 200 salles de cinéma ling. En revanche, il veut optimiser syndicat à l’AFP. Celui-ci avaitde Lagardère Live Entertainment teur de « Mozart l’opéra rock ») le mois prochain et entame une l’occupation de la salle en consti- annulé une grève qui étaitn’entend pas investir le marché à pour coproduire la comédie musi- tournée mondiale. tuant un club de partenaires et en y prévue pour le début du moisn’importe quel prix. Ainsi a-t-il cale à succès « Dracula », actuelle- créant un festival l’été. après un accord avec lelaissé Gilbert Coullier (groupe ment au Palais des sports de Paris. Un festival au Zénith Dans le collimateur aussi, les gouvernement sur une majoration de 30 % des salaires, mais queFimalac) offrir deux fois plus que « Nous allons la prolonger d’un Quant au spectacle pour enfants Zénith et Arena qui pourraient les autorités n’avaient pas honoré leur promesse. Le syndicatlui pour devenir le producteur de mois et peut-être plus, avant une « Cendrillon », coproduit avec Play faire l’objet de futurs appels regroupe quelque 4.000 membres, tous koweïtiens. Les autoritésJohnny Hallyday. tournée en 2012 dans les Zénith de On, il a déjà séduit au théâtre d’offres dans des métropoles régio- craignent que cette grève, si elle se prolonge, ne perturbe le départ A la tête d’une équipe resserrée France », se félicite le patron de Mogador plus de 100.000 person- nales, sans négliger enfin des salles des milliers de pèlerins pour La Mecque la semaine prochaine. Lede 14 personnes, Jérôme Langlet Lagardère Live Entertainment. Le nes. « Mais nous soutenons aussi à l’étranger. Koweït, troisième producteur en importance de l’Opep, est l’unepréfère miser sur la coproduction coût de cette création tourne des artistes émergents tel l’humo- MARTINE ROBERT des rares monarchies du Golfe où les grèves sont autorisées. LE MOULIN ROUGE MET DALLOYAU EN CUISINE Les cabarets ne sont générale- séduire une clientèle à la fois Une mise en bouche avant ment pas réputés pour leur française et internationale. Les d’admirer les 60 danseurs de la gastronomie. Mais cela pourrait chefs de Dalloyau proposeront revue “Féerie” Ouvert il y a . changer. Dès le 3 novembre, un choix de mets et de pâtisseries 122 ans, le Moulin Rouge attire Dalloyau prend les commandes mythiques, dont l’Opéra “Moulin chaque année 600.000 personnes des cuisines du Moulin Rouge. Rouge” créé par la maison en avec ses revues à grand spectacle, L’illustre maison du Faubourg- 1955 et revisité. Les menus plumes, strass, paillettes et Saint-Honoré a imaginé une auront des noms évocateurs de French Cancan. La Maison carte sur mesure pour le célèbre l’histoire du lieu : Toulouse- Dalloyau, elle, partage son savoir- cabaret de Pigalle, de nature à Lautrec et Belle Époque. faire culinaire depuis 1682 . Spectacle vivant : la diversité culturelle menacée par la concentration du secteurLes cartes sont rebattues dans L’OFFRE S’APPAUVRITles concerts et productionsmusicales. Elles tendent à se Ralentissement du marchéconcentrer dans les mains de du spectacle musical en 2010grands groupes. Le développe- Billetterie : – 5 %.ment de nouveaux artistes en Perceptions de la Sacem sur lesfait les frais. Le public aussi. spectacles : – 4 %. Investissements sur leFimalac, SFR, la FNAC, Lagardère, développement d’artistes :Live Nation… Les investissements – 30 %.de grands groupes dans les salles Diversité de la scène en péril :de concerts et dans la production Fréquentation des salles pourde spectacles musicaux se sont les artistes émergentsmultipliés ces derniers temps. Une en chute de 22 %.concentration qui pourrait mettre 13 % des concerts concentrenten péril la diversité culturelle. Au 68 % des recettes.Mama Event, qui a rassemblé la Concerts de musiques actuellesfilière vendredi et samedi dernier, sur le répertoire Sacem ence sujet a tourné au leitmotiv. baisse de 5,9 %.« L’arrivée d’intervenants françaiset étrangers, intérieurs ou extérieurs nes publiques. « Comment une col-à la filière musicale, engendre une lectivité locale peut-elle résister auxconcentration verticale et horizon- sirènes d’un groupe qui lui proposetale, en lien avec l’uniformisation de de gérer son lieu pour trois foisl’offre observée. Faudra-t-il envisa- rien ? », interroge-t-il. « Saufger des mesures pour préserver la qu’ensuite on entre dans le jeu de ladiversité ? », s’est ainsi interrogé rentabilisation de la programma-Jacques Renard, directeur du Cen- tion au détriment du développe-tre national des variétés. ment plus risqué de nouveaux artis- Pour Bernard Miyet, président de tes », analyse-t-il. Ce que confirmela Sacem, « la concentration influe Nicole Tortello Durban, déléguéesur les stratégies ; les groupes déci- générale du Prodiss, qui regroupedent de plus en plus au niveau euro- 300 entrepreneurs : « Il n’y a pas depéen ou américain : cela favorise les problème quantitatif de salles en ALAIN GUIZARDgrandes stars qui n’ont jamais effec- France. En revanche il y a un pro-tué autant de tournées mondiales ». blème qualitatif : il faut permettre à toutes les esthétiques d’être repré-Production spéculative Dracula, un spectacle de Kamel sentées. »De fait, constate l’économiste de la Ouali, coproduit par Lagardère. Et le public en fait les frais : avecculture Françoise Benhamou, « ce moins de choix, il paie globale-sont actuellement les très gros rock, fédération de petites structu- ment plus cher les billets d’artistesacteurs qui s’en sortent le mieux ou, res de diffusion, estime pour sa part reconnus soucieux de compenserà l’inverse, les petits sur des cré- que le secteur passe d’une produc- les pertes de recettes sur les dis-neaux dits de niches ». Philippe tion artisanale à une production ques.Berthelot, directeur de la Fédu- spéculative, y compris dans les scè- M. R.
  • 30. FINANCE 30 MARDI 25 OCTOBRE 2011 LES ECHOS ASSURANCE Pour la première fois depuis décembre 2008, le marché a basculé dans le rouge en septembre. Entre la hausse des prestations et la baisse des sommes engrangées, le mouvement de décollecte a atteint 1,8 milliard d’euros. La collecte nette a fondu de 57 % depuis le début de l’année. L’assurance-vie a subi un mouvement de décollecte en septembre ’issue était prévisible. Comme les rachats, totaux ou partiels, ont L le laissaient entendre plusieurs assureurs ces derniers temps, le marché français de l’assurance- atteint un niveau très élevé : près de 60 % des prestations, selon la Fédé- ration française des sociétés d’assu- vie a connu en septembre son pre- rance (FFSA). La crise pousse des mier épisode de décollecte depuis petits épargnants à retirer parfois fin 2008. La collecte nette, c’est-à- toutes leurs économies pour rem- dire la différence entre les sommes bourser des mensualités de crédit engrangées et les prestations ver- ou tenir le coup. Les assureurs sées, est tombée à – 1,8 milliard savent aussi qu’ils devront mécani- d’euros, d’après les statistiques quement verser plus de prestations publiées hier par l’Association dans les années à venir, certains française de l’assurance (AFA). Le contrats ouverts il y a vingt ans ou secteur avait failli basculer dans le plus étant un complément de rouge en décembre 2010 (collecte retraite pour leurs souscripteurs. nulle) et en août (à peine La collecte négative de septem- + 100 millions d’euros). bre ne se lit pas dans les encours, Rarissime, le phénomène illus- qui restent à un niveau très élevé tre bien les difficultés dans lesquel- (1.368 milliard d’euros, + 4 % sur un les se débat ce placement pourtant an). Reste à savoir si elle sera un très prisé des Français depuis de épiphénomène. La dernière fois longs mois déjà. Les assureurs sont que le phénomène s’était produit, pris en tenaille entre une baisse Depuis le début de l’année, la col- année. Le flou qui a longtemps mes de liquidité Bâle III. Alors que ble – et des superlivrets offrant des après la faillite de Lehman Bro- marquée des cotisations (– 11 % lecte nette a déjà fondu de 57 %, à plané sur la réforme de la fiscalité les contrats d’assurance-vie en taux d’appel à 5 %, voire plus, ont thers, le marché avait connu un très sur les neuf premiers mois de 19,2 milliards d’euros. Sauf catas- du patrimoine a bloqué la collecte euros présentent des rémunéra- également fait mal à l’assurance- fort mois de décollecte (– 3,1 mil- l’année) et une envolée des presta- trophe très improbable sur les trois au premier semestre. Dans le tions déclinantes (3,40 % en vie. Certains ménages ont enfin liards en octobre 2008) et une répli- tions (+ 19 %). En septembre, ces derniers mois de l’année, elle res- même temps, l’assurance-vie s’est moyenne en 2010), la concurrence préféré investir dans l’immobilier. que moins violente (– 400 millions dernières se sont ainsi élevées à tera néanmoins positive en 2011. fait siphonner par les bancassu- d’un Livret A à 2,25 % net d’impôt en décembre 2008). L. T. 11,5 milliards d’euros, soit bien L’assurance-vie fait les frais de reurs, soucieux de vendre des pro- – bien parti pour réaliser une col- Envol des rachats davantage que les sommes versées plusieurs phénomènes adverses duits bancaires pour renforcer leur lecte nette record en 2011 malgré Au-delà, les assureurs ont des rai- Lire également l’éditorial par les épargnants (9,7 milliards). qui ont conjugué leurs effets cette bilan dans la perspective des nor- un mois de septembre un peu fai- sons d’être inquiets. En septembre, de François Vidal page 18 « Les épargnants ont aujourd’hui une très forte préférence pour la liquidité » Le marché de l’assurance-vie Pourquoi les Français mée chez les bancassureurs en et 2008. Les épargnants sont donc est en collecte négative au mois placent-ils moins d’argent 2011.L’offreetlademandeseretrou- logiquement échaudés. Mais pour de septembre pour la première sur l’assurance-vie ? vent donc. A tel point que, pour la ceux qui ont un horizon de place- fois depuis décembre 2008. Nous évoluons aujourd’hui sur un INTERVIEW première fois depuis 1995, la col- ment à plus de quinze ans, c’est Comment expliquez-vous marché des nouveaux placements CYRIL BLESSON lecte de l’épargne bilancielle va probablement le moment d’aller cette situation ? financiers assez limité par rapport ASSOCIÉ CHEZ PAIR CONSEIL, dépasser celle de l’assurance-vie. verscessupportsinvestisenactions. La crise financière de cet été a aux années fastes, malgré un taux « LES CAHIERS DE L’ÉPARGNE » probablement nourri une forte d’épargne historiquement élevé. La rémunération des contrats vague de rachats sur les unités de Cette situation s’explique beaucoup en euros ne fait également « La rémunération des compte, comme fin 2008. C’est un par le ralentissement du crédit à plus rêver… contrats en euros sera phénomène conjoncturel. Il se l’habitat, les crédits des uns servant Elle sera encore à la baisse en 2011 double probablement de rachats à alimenter les placements des et devrait tourner autour de 3 % en encore à la baisse importants sur les fonds en euros autres. On l’a bien vu pendant le moyenne, contre 3,40 % en 2010. en 2011 et devrait par des épargnants inquiets de la boom de l’immobilier, la collecte de Pour quelqu’un qui a un horizon tournure de la crise de la dette sou- l’assurance-vie était très élevée. En de placement à huit ans et qui ne tourner autour de 3 % veraine. Tout cela vient s’ajouter à règle générale, ce sont plutôt des « Le marché est aujourd’hui clairement en veut pas prendre de risque, cela en moyenne. » la hausse tendancielle des presta- ménages de 50-70 ans qui vendent difficulté. Il va finir l’année avec une collecte nette reste malgré tout un placement tions, liée au vieillissement des leur bien avant la retraite ou après le attractif, dans un contexte général portefeuilles d’assurance-vie et départ de leurs enfants pour en plus de deux fois inférieure à celle de 2010. » de baisse significative des rende- Quels facteurs pourraient donc à l’arrivée à maturité d’un acheter un plus petit, et donc moins ments financiers. permettre un redémarrage nombre croissant de contrats. Le cher, ou déménager en province : il de l’assurance-vie ? marché est aujourd’hui clairement leur reste un solde de liquidités à Livret A ou des superlivrets ban- Les banques ne cherchent Les assureurs n’arrivent pas Ce qui la refera partir, ce sera en difficulté. Il va finir l’année avec placer. Or les 50-70 ans sont la caires marche si bien cette année. pas non plus à vendre de davantage à vendre des unités d’abord une amélioration de l’envi- une collecte nette plus de deux fois clientèle clef de l’assurance-vie. La collecte des dépôts à vue non l’assurance-vie en ce moment. de compte (UC). Pourquoi ? ronnement macroéconomique etJEROME CHATIN/EXPANSION-REA inférieure à celle très élevée réali- Deuxième raison de fond essen- rémunérés est elle aussi très forte Elles ont besoin de collecter de Historiquement, la collecte est très financier et son impact sur la confi- sée en 2010. D’après nos prévi- tielle, les épargnants ont depuis trois ans. Même un produit l’épargne bilancielle pour se pré- corrélée à l’évolution du CAC 40, ancedesépargnants :celapassepar sions, elle devrait être de l’ordre de aujourd’hui une très forte pré- en déshérence comme le plan parer aux normes de Bâle III et, malgré la diversification en cours larésolutionpolitiquedelacrisedes 20 à 24 milliards d’euros, contre férencepourlaliquidité.Ilssonttrès épargne logement (PEL) com- compte tenu de leur accès délicat des supports vers l’obligataire dettes souveraines. Mais le chemin 50,1 milliards l’an dernier. Et nous frileuxetontpeurdefairedespertes mence à retrouver des couleurs. A aux ressources sur les marchés d’entreprise. Or nous venons de promet d’être long… n’attendons pas de fort relèvement sur les marchés financiers. Cela 2,5 %, il va redevenir intéressant si financiers, la collecte de l’assu- vivre le troisième krach boursier en PROPOS RECUEILLIS PAR pour 2012. explique pourquoi la collecte du les taux courts baissent. rance-vie est probablement dépri- moins de dix ans après ceux de 2002 LAURENT THÉVENIN BANQUE Le directoire de BPM revient à Andrea Bonomi, tandis que Filippo Annunziata présidera EN BREF le conseil de surveillance de la banque coopérative italienne. DENIZBANK. Mashreq Bank, deuxième banque de Dubai par la capitalisation boursière, s’est déclarée intéressée par Denizbank, la Matteo Arpe rate son offensive filiale turque de Dexia. Dexia et Denizbank ont déjà ouvert des négociations avec la Qatar National Bank dans le cadre d’une transaction qui pourrait atteindre 4 milliards d’euros. Intesa sur Banca Popolare di Milano Sanpaolo et Sberbank auraient également des vues sur Denizbank. La BaFin allemande réclame aux assureurs 11 ’est demain que Banca Popo- C lare di Milano (BPM) doit mettre en place son nouveau directoire. Samedi, l’assemblée leurs engagements bancaires L’autorité de surveillance du secteur financier, la BaFin, a demandé aux grands assureurs allemands de lui fournir d’ici au 7 novembre générale de l’établissement coopé- Le nombre de sièges la liste de leurs engagements auprès des banques, a révélé hier le ratif a entériné avec 98 % des voix au conseil d’administration « Financial Times Deutschland ». L’organe de contrôle souhaite la suppression du conseil d’admi- (sur 19) qui reviennent connaître toutes les formes de placements des compagnies nistration et l’adoption d’une gou- aux salariés actionnaires. d’assurance auprès des banques. Selon le « FTD », certains acteurs vernance duale. La nomination du du secteur financier craignent que la BaFin fasse pression sur les conseil de surveillance a donné la assureurs pour qu’ils réduisent leurs engagements, dans le but victoire aux salariés actionnaires, aujourd’hui à la tête du fonds d’éviter une contagion des banques aux assureurs, ce qui pourrait avec onze sièges sur dix-neuf. Ces d’investissement Sator, et Andrea encore accentuer les difficultés des établissements bancaires. derniers ont décidé de porter à la Bonomi, avec son fonds familial La BaFin a assuré que telle n’était pas son intention. présidence l’un des doyens de Investindustrial. Ce dernier propo- DINO FRACCHIA/REA l’université Bocconi, Filippo sait une solution de relative conti- Le Groupement Carte bancaire va lancer Annunziata, mettant fin sans trop nuité en soutenant Filippo Annun- d’esclandres au mandat de Mas- ziata. Il a reçu davantage de un concurrent à Kwixo (Crédit Agricole) simo Ponzellini, initié en 2009, soutiens en assemblée générale et Le Groupement Carte bancaire va lancer, d’ici à la fin de l’année, dont l’action de ces derniers mois deviendra ainsi président du direc- L’établissement a prévu de lancer une augmentation de capital un service de paiement mobile et Internet basptisé « i-CB », était très controversée. toire. Né à New York il y a quaran- de 800 millions d’euros le 31 octobre. a révélé « La Lettre de l’expansion ». Il attend encore d’avoir La bataille se jouait aussi entre te-six ans, il est surnommé à Milan reçu les engagements de l’ensemble des banques partenaires. deux hommes d’affaires intéressés le « chevalier blanc du “private revers pour la Banque d’Italie, enfin entérinée pour un montant Il se placera en concurrent de Kwixo, le service du Crédit par une prise de participation equity” », pour avoir pris le con- laquelle appelait à une rupture. de 800 millions d’euros, sera lan- Agricole, qui ne participera pas au projet de place. Kwixo compte significative au capital, en échange trôle des motos Ducati, des maga- Les nouveaux dirigeants de BPM cée le 31 octobre. déjà 100.000 adhérents. Près de 600 sites d’achats le mettent d’un rôle opérationnel : Matteo sins Coin et des hélicoptères Inaer. vont démarrer sur les chapeaux de GUILLAUME DELACROIX à disposition, avec un panier moyen de 270 euros, rappelle la Arpe, ancien patron de Capitalia, La défaite de Matteo Arpe est un roue car l’augmentation de capital, CORRESPONDANT À ROME « Lettre de l’expansion ».
  • 31. FINANCE 31 MARDI 25 OCTOBRE 2011 LES ECHOSASSURANCE Après onze années passées à la tête de l’assureur mutualiste, Jean Azéma a été révoqué hier par le conseil d’administration de Groupama SA. Thierry Martel, l’actuel directeur général des activités France, va lui succéder. Christian Collin devient directeur général délégué du groupe.En difficulté, Groupama révoque Jean Azémaet nomme Thierry Martel pour le remplacer ne page se tourne chez Grou- Il sera remplacé par Thierry Mar- sa notation dégradée coup sur le dossier comme le lait sur le feu. aller jusqu’à 50 % sur ses obliga- qu’à dire qu’elle est purement etU pama. Jean Azéma a été révo- qué hier de la direction géné-rale de Groupama. La sanction est tel, l’actuel directeur général assu- rance et banque France. Les prési- dents de caisse régionale ont donc coup par Standard & Poor’s (S&P) puis par Fitch. Les agences lui reprochent notamment un niveau Pour donner des gages à S&P et tenter de redresser ses fonds pro- pres, l’assureur avait présenté un tions, dont l’impact risque d’être autrement plus douloureux. simplemententerrée.Au-delà,Jean Azéma indiquait cependant encore fin septembre aux « Echos » que letombée en fin d’après-midi, au privilégié un homme du sérail – à de fonds propres insuffisant. Pris plan de réduction des coûts de Le sort du groupe en question conseil d’administration avait con-terme d’un conseil d’administra- quarante-sept ans, ce diplômé de dans la crise des dettes souverai- 300 millions d’euros sur les deux Lors d’une année décidément bien firmé la stratégie du groupe : « Lation de Groupama SA. Les puis- Polytechnique, de Sciences po et nes, plombé par ses fortes partici- prochaines années. Thierry Martel difficile pour Groupama, Jean priorité pour 2012-2015 est d’ensants patrons des caisses régiona- de l’Institut des actuaires a fait pations dans Société Générale et et Christian Collin devraient au Azéma avait par ailleurs dû faire adapter le rythme d’exécution à unles – sans qui rien ne se fait – ont l’essentiel de sa carrière au sein du Veolia Environnement, dont les moins appliquer ce plan, sinon en une croix sur deux de ses grands contexte de croissance atone de l’éco-donc décidé de retirer leur con- groupe mutualiste – plutôt qu’une cours de Bourse se sont effondrés présenter un autre plus ambitieux projets. Contrairement à son plan nomie en Europe et en France. »fiance à l’homme qui dirigeait le solution extérieure. Christian Col- cet été, l’assureur suscite des inter- encore. D’autant qu’existe une de marche, le groupe mutualiste a Le sort de Groupama – maisgroupe mutualiste depuis plus de lin, cinquante-sept ans, l’actuel rogations sur sa marge de solvabi- autre épée de Damoclès : la dette renoncé à faire partie des dix plus aussi celui de Jean Azéma, pilier deonze ans. Jean Azéma, cinquante- directeur général finance et ris- lité. A fin juin, elle était de 130 % grecque. Au premier semestre, gros assureurs européens. Il a éga- la Fédération française des socié-huit ans, n’aura donc pas réussi à ques, devient directeur général (117 % en prenant les seuls fonds l’assureur avait déjà dû passer une lement essuyé un échec – remar- tés d’assurances – est suivi de trèsles convaincre qu’il restait encore délégué. propres durs), soit juste un peu au- provision 88 millions d’euros à la qué – en Italie en n’arrivant pas à près par le petit monde financier.et toujours l’homme de la situation dessus du seuil de 100 %. suite de sa par ticipation au entrer au capital de Premafin et de Plusieurs acteurs pourraient luimalgré les difficultés actuelles du Contexte chahuté Jean Azéma reconnaissait lui- deuxième plan de soutien à la Fondiaria SAI, le quatrième assu- porter secours au cas où le groupesixième assureur français. Son Le nouveau duo reprendra donc même il y a un mois que « la situa- Grèce. Comme les autres acteurs reur du pays. Quant à l’introduction mutualiste aurait besoin finale-mandat expirait en 2015. L’éven- les rênes de Groupama dans un tion [était] un peu tendue » (« Les du secteur financier, il devrait logi- en Bourse de Groupama SA, elle est ment de s’adosser à un investisseurtualité de son départ avait déjà ali- contexte pour le moins chahuté. Echos » du 26 septembre). L’Auto- quement appliquer une nouvelle repoussée aux calendes grecques… extérieur.menté les rumeurs durant l’été. Fin septembre, l’assureur avait vu rité de contrôle prudentiel surveille décote supplémentaire pouvant pas avant 2015. Certains vont jus- LAURENT THÉVENINBANQUE C’est le montant de fonds propres supplémentaires ANNONCES LÉGALES pour satisfaire aux exigences des autorités européennes et affronter la crise grecque, selon Christian Noyer. AVIS DE DISSOLUTION AUGMENTATION DE CAPITAL AVIS DE CONSTITUTION ET DE LIQUIDATION SOCIÉTÉ DʼIMPORTATION Par acte SSP du 18 octobre 2011, il a DE LʼOUEST – SIO PARIS TOKYO été constitué la société suivante :Les banques françaises ont SARL au capital de 10.000 euros Siège social : 8, avenue de Choisy, Société par actions simplifiée au capital de 1.066.700 euros Siège social : PARIS (75008) Forme : SCCV. Dénomination sociale : SCCV 25 RUE HAUTE 6, rue Quentin-Bauchart 75013 PARIS RCS PARIS 485 480 057 Capital social : 100 euros.besoin de près de 10 milliards 437 480 395 RCS PARIS LʼAGE du 11 octobre 2011 a décidé la dissolution anticipée de la société à La collectivité des associés a décidé, lors de lʼAssemblée Générale Siège social : 50, rue Jouffroy- dʼAbbans, 75017 PARIS. Objet : acquisition de tous terrains et la construction de tous biens ainsi que Extraordinaire en date du 29 septembre compter du 2 octobre 2011, nommé 2011, de procéder à lʼaugmentation du leur vente, en état futur dʼachèvement liquidateur Mme Ly Cheng TAN, 14, capital social de la société par émission ou après achèvement. Soit au moyen de hristian Noyer, le gouverneurC de la Banque de France, a décidé de jouer la transpa- rue Ponscarme, 75013 PARIS et fixé le siège de liquidation au siège social. Par AGE du 13 octobre 2011 il a été approuvé les comptes de liquidation, de 321 actions nouvelles de 100 euros de valeur nominale chacune, avec une prime dʼémission de 292 euros par actions. ses capitaux propres ou dʼemprunt, ainsi que de lʼoctroi de toutes garanties à des opérations conformes au présent objet civil et susceptible dʼen favoriser donné quitus au liquidateur de sa le développement.rence. Alors que l’Autorité bancaire Le capital de la société est porté de gestion et prononcé la clôture de 1.034.600 euros à 1.066.700 euros. Durée : 99 anseuropéenne (EBA) ne souhaitait liquidation de la société à compter du Pour avis. Cessions de parts : elles sont même jour. constatées par acte authentique ou sousapparemmentpasfournirdedétails Radiation du RCS de PARIS. seing privé. Elles ne sont opposables àdans l’immédiat sur les besoins en la Société quʼaprès la signification ou lʼacceptation prévues par lʼarticle 1690fonds propres des banques euro- du Code civil et elles ne le sont auxpéennes, le régulateur français a tiers que lorsquʼelles ont été publiées. AUGMENTATION DE CAPITAL Toutes les cessions de parts sontprécisé hier, sur BFM, que les quatre SC FAMCA soumises à lʼagrément préalable de lagrands établissements de l’Hexa- TRANSMISSION UNIVERSELLE collectivité des associés donné par une Société Civile au capital de 109 euros décision extraordinaire.gone devraient renforcer leur capi- DU PATRIMOINE 50, rue Jouffroy-dʼAbbans, 75017 Paris Gérant : M. Pierre-Philippe Emmanueltal à hauteur de 10 milliards d’euros PASCAL SITTLER/REA 440 730 570 RCS Paris PPEG CANERI, 50, rue Jouffroy-dʼAbbans, 75017 PARIS.avant mi-2012. « [Ce] sera tout à fait Par AGE du 11 juin 2010 le capital social Immatriculation au RCS de PARIS. SARL au capital variable de 100 eurosabsorbable par les banques elles-mê- a été augmenté de 6 euros pour Siège social : 50, rue Jouffroy-dʼAbbans, le porter à 115 euros.mes », qui sont « tout à fait à même 75017 PARIS Modification au RCS de Paris. 453 974 511 RCS PARISderéunir[cettesomme]sansaucuneaide de l’Etat », s’est-il empressé de Christian Noyer, le gouverneur de la Banque de France. Par AGE du 19 octobre 2011, la AVIS DE CONSTITUTION Société FAMCA, immatriculée au RCSsouligner. « Les banques françaises de PARIS, sous le n° 440 730 570, Par acte SSP du 10 octobre 2011, il asont bien capitalisées et ne sont pas sommatrices en fonds propres ; à « Les banques dont le siège est sis, 50, rue Jouffroy- MODIFICATIONS dʼAbbans, 75017 PARIS, représentée été constitué la société suivante :exposées à des risques particuliers. » faire appel si nécessaire à des inves- Forme : SARL. ETOUR françaises sont bien par M. Pierre-Philippe CANERI son Dénomination sociale : Paris Fuji. tisseurs privés. A priori, elles ne gérant, a décidé de dissoudre sans liquidation la société PPEG, par SARL au capital de 5.000 euros Capital social : 5.000 euros.Accélérer le mouvement en cours capitalisées et ne sont devraient pas recourir aux fonds application de lʼarticle 1844-5 alinéa 3 Siège social : 9, avenue de lʼOpéra, Siège social : 8, avenue de Choisy, 75013 PARIS.Autotal,lemontantenvisagépourla publics. Rappelons que BNP Pari- du Code Civil. 75001 PARIS pas exposées à des Cette dissolution entraîne la 502 747 405 RCS PARIS Objet : restaurant, plats à emporter.recapitalisation des banques euro- basadégagé4,7milliardsd’eurosau risques particuliers. » transmission universelle du patrimoine Durée : 99 ans Gérante : Mlle Michelle TAN, 10, boule-péennes avoisine les 108 milliards premier semestre, le groupe Crédit de la Société PPEG à la Société LʼAGE du 30 septembre 2011 a décidé de transférer le siège social au 8, rue vard de la Villette, 75019 PARIS.d’euros et prend en compte les Agricole 2,4 milliards et Société FAMCA. Lemercier, 75017 PARIS et ce à Immatriculation au RCS de PARIS. CHRISTIAN NOYER Les créanciers peuvent faire oppositiondécotes sur les dettes souveraines Générale 1,6 milliard. devant le Tribunal de Commerce du compter du 1er octobre 2011, et dʼétendre lʼobjet social qui estdes pays européens en difficulté Pour autant, la décote appliqua- Greffe de Paris dans un délai de trente jours à compter de la publication du désormais : tous conseils, études,(Grèce, Portugal, Irlande, Espagne, niveau chaque banque est concer- ble sur la dette de la Grèce – le mon-Italie), mais également les surcotes née. Interrogées hier, elles n’étaient tantfinalestencoreendiscussionau présent avis. audits, assistances en ingénierie infor- Radiation du RCS de PARIS. matique ; tous conseils en organisation LIQUIDATION et systèmes dʼinformation ; toutesurlesdettesdespayslesplusriches pas en mesure de répondre. En tout sein de l’IIF – va peser sur les comp- conception, développement, réalisation EDVANCEcomme l’Allemagne. Avec ce cous- état de cause, il s’agit d’accélérer un tes trimestriels des banques puis- et commercialisation de systèmes dʼinformation ; toute fourniture et Société en liquidationsin supplémentaire de fonds pro- programme déjà mis en œuvre par qu’elles n’ont pour l’heure déprécié prestation de service sʼy rapportant. au capital de 10 000 euros Siège : 10 bis, rue de Fontenay,pres, les banques sont censées ras- le régulateur français. Ainsi, les ban- ces titres qu’à hauteur de 21 %. La Modifications au RCS de Paris. 92340 Bourg-la-Reinesurerlesmarchéssurleurscapacités ques françaises devront ainsi attein- plus exposée, BNP Paribas, a AVIS DE MODIFICATIONS 484 195 342 RCS NANTERRE Dénomination : Groupe ISTYA. LʼAssemblée Générale réunie leà absorber un défaut partiel de la dre dès juin 2012 les normes plus informé qu’une décote de 50 % Forme juridique : Union mutualiste de « Les Echos » sont officiellement habilités 30/09/2011 a approuvé le compte défini-Grèce,voirelesrisquesdecontagion strictes de Bâle III, alors qu’elles aurait un impact de 1,7 milliard tif de liquidation, déchargé M. Olivier groupe (UMG). pour lʼannée 2011 à la publication des annonces DUVOID de son mandat de liquidateur,dela crisede ladetteàl’Espagne età s’étaient engagées à la rentrée à res- d’euros. Mais « le coût supplémen- Siège social : 3, square Max-Hymans, légales pour les départements 75, 91, 92, 94, 75015 PARIS. donné à ce dernier quitus de sa gestionl’Italie. Le Fonds monétaire interna- pecter le nouvel objectif de ratio de taire que peut avoir le traitement de Date de constitution : 6 mai 2011. selon les règles typographiques en vigueur et constaté la clôture de la liquidation. (communiquées à la demande), par arrêtés Les comptes de liquidation seront dépo-tional avait pour sa part évoqué le fonds propres durs de 9 % en 2013. ladette grecqueestquelque chose qui Immatriculation : n° 532 661 832. Lʼassemblée générale du 22 septembre sés au greffe du Tribunal de commerce. des préfets concernés.montant de 200 milliards d’euros fin Comme déjà annoncé, les banques est parfaitement absorbable », 2011 du Groupe ISTYA a procédé auxaoût, tandis que les analystes de sont donc appelées à mettre en assure Christian Noyer. modifications, à effet du 1er janvier Pour tous renseignements : 01.49.53.67.75 ou 67.82 2012, des dispositions statutaires rela-Goldman Sachs avaient été jusqu’à réserve l’essentiel de leurs résultats, Des établissements en Europe ou par mail à lʼadresse suivante : tives aux droits de vote de lʼassemblée annonce@lesechosmedias.fr.avancerlasemainedernièreceluide quitte à ne verser ni dividende ni pourraient avoir du mal à passer la générale et à la composition du conseil dʼadministration.298 milliards… bonus ;àréduireleursengagements ramped’unedécotede50 %,aupre- Difficile à ce stade de savoir à quel dans certaines activités trop con- mier rang desquels les grecs. L. B.
  • 32. MARCHÉS32 MARDI 25 OCTOBRE 2011 LES ECHOS CHUTE DE LA BOURSE D’ATHÈNES LE YEN PROCHE DE SON RECORD LE CACAO TRÈS RECHERCHÉ La Bourse d’Athènes La brusque remontée Les industriels a chuté de 4,51 % hier du yen, vendredi, de la filière parient sur fond d’inquiétudes à un record sur une hausse des prix. quant aux conséquences à 75,82 yens par dollar Selon la CFTC, leurs sur l’économie d’une a relancé les anticipa- positions à l’achat décote importante de la tion d’intervention sur le marché américain dette grecque, certaines de la banque du Japon (136.630 contrats) n’ont valeurs bancaires per- pour le faire baisser. pas été aussi importan- dant plus de 20 %. Il a fini hier stable. tes depuis 1995. CHRIS RATCLIFFE/BLOOMBERG FRANCOIS PERRI/RÉA XAVIER POPY/RÉA XAVIER POPY/RÉA DENIS/REÉADe nombreuses grandes sociétés françaises, qui appartiennent généralement aux segments cycliques, financiers et des services aux collectivités, valent en Bourse moins que leurs fonds propres.ACTIONS Les marchés actions affichent des valorisations particulièrement basses, inférieures à leurs moyennes historiques. Certains indicateurs ont même atteint des points bas, témoins des fortes incertitudes qui règnent. 16 valeurs du CAC 40 se traitent au-dessous ou au niveau de leur actif net.Les stars de la Bourse sont valoriséesà des niveaux historiquement bas ’est un fait : les marchés actions Compte tenu des incertitudes, lesC sont peu chers. En soldes, même. Les indicateurs de valo-risationsontprochesdeleurspoints investisseursnesontpasprêtsàpayer beaucoup pour une action. »bas. Ils ont atteint des records pour Contexte de « déprime »certains. Les ratios rapportant les Conséquence directe : de nom-cours des sociétés aux bénéfices breuses grandes sociétés valent enattendus – le « price earning ratio » Bourse moins que leurs fonds pro-(PER) – sont ainsi inférieurs ou tout pres. C’est le cas de 16 valeurs duproches du seuil symbolique de 10 CAC 40, alors qu’elles n’étaientpour les grands indices européens « que » 10 avant l’été. Ces 16 valeurscomme le CAC 40, le DAX à Franc- appartiennent aux segments cycli-fort ou le Stoxx 600, selon le consen- ques – les plus sensibles à la crois-sus FactSet. sance–commeLafarge,ArcelorMit- Le CAC 40, par exemple, se traite tal,Renault,Peugeot;financiers–enavec un multiple de 9,2 sur la base première ligne de la crise des dettesdes résultats 2011 et descend même souveraines – comme Crédit Agri-à8,6pour2012.Soitunniveaucom- cole SA, Société Générale, AXA, péennes, de craintes de trou d’air des analystes pourraient être révi- un très net ralentissement, voire un actuellement sous leur moyenneparable à celui du point bas du mar- BNPParibas;etdesservicesauxcol- économique – voire de récession en sées, les estimations pour l’an pro- débutderécession.Pourrevenirsurla historique, mais certaines, telsché de mars 2009. « C’est une situa- lectivités – étroitement dépendants Europe –, d’une économie améri- chain apparaissant élevées (+ 12 % valorisation historique hors bulle l’automobile (avec ratio cours/tion “anormale” : la moyenne des dépenses et de la fiscalité des caine encore incertaine et de signes prévu en Europe, après une hausse Internet, à partir du PER actuel, il bénéfices 2012 de 7), les médiashistoriquesesitueplutôtentre13et14 Etats – comme Veolia Environne- de ralentissement en Chine, la con- de 9 % cette année). faudraitgrossomodoquelesrésultats (10,1), l’immobilier (12,8), la distri-en Europe, explique Pierre Sabatier, ment, GDF Suez. Globalement, le fiance des investisseurs paraît dura- Si l’économie va jusqu’à retomber plongent de 25 % », analyse François bution (10,5) ou encore la technolo-stratégiste chez PrimeView. Ces fai- cours sur actif net – dit aussi « price blement entamée. Economistes et en récession, la chute pourrait être Duhen, chez CM-CIC Securities. gie (11,8) et les télécoms (9,4), ontbles valorisations signifient à la fois to book » – du CAC 40 se situe à stratégistesontdéjàrevuleursprévi- très dure : en période de « crois- Une tendance que l’on retrouve franchiàlabaisseleurspointsbasdeque les investisseurs ne croient pas 1 pour 2011 et à 0,9 pour 2012, affi- sions de profits afin d’intégrer ce sance négative », les résultats dans l’analyse des multiples secto- 2009, d’après une étude de CM-CICaux attentes de bénéfices, mais aussi chant ainsi un nouveau point bas. contexte de « déprime » générali- dégringolent de 25 % à 35 %, selon riels du Stoxx 600 : la plupart des Securities.que l’aversion au risque est forte. Sur fond de crise des dettes euro- sée. Les anticipations de bénéfices PrimeView. « Les marchés intègrent industries européennes se traitent MARINA ALCARAZ Des indicateurs qui ne constituent pas pour autant un signal d’achatLes faibles valorisations n’inci- acquérir une valeur. Mais la donne investisseurs à accroître leur exposi- Pour que les ratios cours/bénéfi- que les prévisions de croissance à retrouveront sans doute pas àtent pas les investisseurs à se a changé depuis quelque temps. tion aux actions, sur la seule base ces (PER) reprennent de la hau- 12 mois des résultats refléteront le moyen terme leur moyenne histori-« ruer » sur les actions. Plu- « Ce n’est pas parce que le marché qu’elles sont peu chères ! » Le spé- teur, il faudrait – mathématique- ralentissement en cours de la crois- que, vu la forte aversion pour le ris-sieurs spécialistes estiment que n’est pas cher qu’il ne peut pas bais- cialiste cite l’exemple du marché m e nt – s o i t q u e l e s B ou rs e s sance économique », estiment les que. Les investisseurs ne sont pasles multiples ne retrouveront ser encore. La valorisation consti- japonais où plus de la moitié des remontent, soit que les anticipa- spécialistes de Natixis. prêts à payer des actions commepas leur moyenne historique. tue, certes, un pallier mais elle n’a valeurs affichent un ratio cours/ tions de bénéfices s’ajustent à la De nombreux professionnels par le passé, alors qu’ils savent très pas de pouvoir prédictif, rappelle actif net inférieur à 1 « depuis de baisse ; ou que les deux évoluent. doutent ainsi que les valorisations bien qu’en cas de trou d’air les EtatsTraditionnellement, les faibles Roland Kaloyan, stratégiste chez nombreuses années ». Or le Nikkei « Les PER calculés sur les résultats puissent renouer avec leurs ne pourront pas mettre la main auvalorisations sont perçues comme Société Générale. Les incertitudes n’a jamais réussi à « décoller » pour attendus ne constitueront un outil niveaux habituels. En tout cas, pas pot », indique François Duhen,un signal – parmi d’autres – pour sur la croissance n’incitent pas les autant. de valorisation pertinent que lors- dans l’immédiat. « Les multiples ne chez CM-CIC Securities. M. A.GESTION A la tête de 34,7 milliards d’euros d’actifs, le Fonds de réserve pour les retraites a limité les dégâts lors d’un troisième trimestre éprouvant pour tous les investisseurs. Il le doit à son positionnement majoritaire sur les obligations, qui représentent plus de 63 % de son portefeuille.Le Fonds des retraites limite la casse grâce aux obligations d’EtatA 2,6 % latêtede34,7milliardsd’euros d’actifs, le Fonds de réserve pour les retraites (FRR)affronte une nouvelle crise, mais actifs comme les obligations afin de sécuriser ces versements. C’est la fonction de son portefeuille de cou- verture, qui représente plus de 63 % reculé de 144 % à 132 % d’un tri- mestre à l’autre, tout en lui offrant toujours une marge de sécurité confortable. flexibilité ont permis d’atténuer cette baisse. Cette fraction de son portefeuille représente aujourd’hui 36,8 % du total de ses actifs. annuelle de long terme est assez modeste, à 2,6 %. Seulement, le FRR est encore un fonds jeune à l’historique limité. Il n’a en effetavec de nouvelles armes. Il dispose des actifs. Il a progressé de 5,3 % au Rendement annuel de long Son portefeuille de performance commencé ses investissementsmaintenant d’un horizon de place- troisième trimestre grâce à la baisse terme de l’actif net du FRR. qui regroupe ses placements en « Décennie perdue » qu’en 2004, et de surcroît lors de lament, 2024 et d’un échéancier clair desrendementsdestitresd’Etatdes actions, matières premières…, est Bilan, sur les neuf premiers mois de fameuse « décennie perdue », qui ade ses versements. Il doit verser pays développés, permettant ainsi chargé de dégager le plus fort ren- l’année, le rendement net de l’actif vu les actions et les marchés con-2,1 milliards d’euros chaque année au FRR de limiter nettement les desesengagements.Conséquence, dement à horizon de 2024. Il a sans du FRR affiche un repli de 1 %. naître une succession de crises età la Cades (Caisse d’amortissement dégâts. Toutefois, la baisse des taux son ratio de financement (rapport surprise baissé dans le sillage des Comparée à celle d’autres institu- de soubresauts inhabituels et rap-de la dette sociale) jusqu’en 2024, longs induit une hausse de la valeur entre la valeur de marché de l’actif marchés, en affichant une perte de tionnels (fonds de pension, fonds prochés.ce qui le contraint à privilégier des actuelle de son passif, c’est-à-dire net et la valeur actuelle du passif) a 10,4 %. Mais sa diversification et sa souverains), sa performance N. A.-K.
  • 33. MARCHÉS 33 MARDI 25 OCTOBRE 2011 LES ECHOS LA SÉANCE DU 24 OCTOBRE 2011 LA VALEUR QUI MONTE LA VALEUR QUI BAISSE TomTom. L’action du fabricant néer- Banca Popolare di Milano. Le titre landais d’instruments de navigation a perdu 3,35 %, à 1,646 euros, hier, s’est envolée de 18,61 % hier, après l’échec de l’offensive de Matteo à 3,62 euros, les investisseurs saluant – 3,35 % Arpe sur le groupe bancaire +18,61 % le plan de restructuration (un objectif (lire page 30). Le directoire de BPM de 50 millions d’euros d’économies sur reviendra finalement à Andrea Bonomi, l’exercice 2012). Mais le titre reste loin tandis que Filippo Annunziata présidera du pic de 56,33 euros atteint en 2007. le conseil de surveillance.CHANGES-ACTIONS En hausse, les Bourses anticipent des décisions ambitieuses pour sortir la zone euro d’une crise qui la menace. Au pied du mur, elles anticipent que les politiques feront un Le CAC 40 passe au-dessus des 3.200 points geste fort en direction des marchés. A plus de 1,39 dollar, l’euro est tout aussi confiant. Le CAC 40 est repassé hier au- hausse. Société Générale s’est dessus des 3.200 points, au adjugé 4,11 % ; AXA a prisMarchés : le bénéfice du doute terme d’une séance volatile où les espoirs autour d’une solu- tion à la crise de la zone euro ont succédé aux inquiétudes sur les risques d’un retour de la réces- 3,59 % ; Crédit Agricole SA 2,77 % et BNP Paribas 0,69 %. EDF a gagné 1,58 %. L’électri- cien français a annoncé hier avoir fait de nouvelles proposi-est accordé aux politiques sion. L’indice parisien a clôturé sur une hausse de 1,55 %, à 3 . 2 2 0 , 4 6 p o i n t s, d a n s u n volume d’échanges modeste de tions à ses partenaires au sein de l’italien Edison en vue de prendre le contrôle du deuxième groupe énergétique es marchés accordent le béné- laFeddeChicago,CharlesEvans,les 2,52 milliards euros. La publica- transalpin. Unibail-RodamcoL ficedudouteauxdirigeantsdela zone euro pour surmonter leursdissensions et aboutir à une solu- autorités monétaires américaines pourraient conditionner le main- tien des taux d’intérêt à court terme tion en début de journée des indicateurs PMI de Markit ont jeté un froid en faisant état a reculé de 0,69 %, après que Credit Suisse a abaissé sa recommandation de surperfor-tion plus durable et réaliste pour la à zéro à certains indicateurs écono- d’une contraction de l’activité mance à sous-performance.zone euro. Ils en ont surtout assez miques. du secteur privé en France pour Hors CAC 40, l’équipementierdes « compromis de compromis », la première fois depuis la mi- automobile Faurecia s’estet autres demi-mesures. Il est grand Wall Street, un indicateur avancé 2009. Le pessimisme ambiant envolé de 12,31 %, après avoirtemps, selon les intervenants que le Exemple ? Les taux courts demeu- ne s’est véritablement dissipé confirmé ses objectifs annuelsprocessus de tâtonnement, bien reraient fixés à zéro tant que le taux qu’avec l’ouverture de Wall lors de la publication de sescompréhensible, pour aboutir à un de chômage ne baisse pas sous les Street. résultats trimestriels. Les inves-consensus, prenne fin car il entre- 7 % ou que l’inflation ne remonte Les valeurs cycliques ont été les tisseurs ont salué le départ letient la volatilité et la nervosité pas au-delà de 3 % en rythme premières à profiter de ce regain 29 octobre de l’actuel PDG ducompte tenu du flot d’informations annuel.LaFedgarderaunœilatten- de confiance. ArcelorMittal a producteur d’énergie Séchi-contradictoires qu’il suscite sur les tif sur la tenue de Wall Street. A juste avancé de 4,66 % ; Accor a pro- lienne-Sidec (+ 9,01 %), Nor-marchés. C’est dire s’ils attendent titrerévèleuneétude(1)puisqu’une gressé de 4,97 % et Alcatel-Lu- dine Hachemi, remplacé pardes décisions tangibles et ambitieu- chute de 5 % de l’indice Standard & cent a avancé de 3,98 %. Jacques Petry « pour cause deses dans les jours à venir. Poor’s 500 augmente d’un tiers la Du côté des valeurs financières, divergence stratégique ». Persuadées d’un geste fort des probabilité d’une baisse des taux de la tendance était également à la M. RNpolitiques,lesBoursesdeParis,Lon- 25 points de base par la Fed.dresetFrancfortontterminésurdes La hausse de Wall Street n’a engains respectifs de 1,55 %, 1,08 % et revancheaucunimpactsurlesdéci-1,41 %.L’euroétaitluiaussiconfiant, sions de la banque centrale. Celle-ci EN BREFen terminant en progression de peutvoirdansWallStreetunindica-0,47 %, à 1,3921 dollar. Le dernier teur avancé de l’économie. Un indi- Les patrons d’un « dark pool » mis à l’amendesondage de Bank of America Merrill cateur pertinent pour un pays large-Lynch auprès de 300 investisseurs ment dépendant de la santé de ses aux Etats-Unismontre que la proportion de ges- marchés financiers, mais un baro- La Securities and Exchange Commission (SEC) a épinglé les patronstionnaires estimant que la monnaie mètre dont l’importance semble d’une plate-forme de négociation de titres opaque, ou « dark pool »,unique est surévaluée avait atteint avoirdécruaucoursdutemps,puis- pour avoir dissimulé à leurs clients qu’une majorité des ordresson plus bas niveau depuis sept que de précédents travaux mon- envoyés sur ce système provenait d’une entité affiliée. Appeléemois. Soucieuse de contribuer elle venir lui jouer des tours, Wall Street mentquantitatif(QE3),quelesmar- traient qu’une baisse de 5 % du Pipeline Trading Systems, la plate-forme a pour directeur exécutifaussi à restaurer le calme, la Banque évoluait dans le vert en début de chés s’attendent à l’issue de cette S&P500augmentaitdeplusdemoi- Fred J. Federspiel et pour président Alfred R. Bekerley III, ex-présidentcentrale européenne a accéléré la journée. La Réserve fédérale (Fed) réunion.Ilsn’excluentpasenrevan- tié la probabilité d’un assouplisse- du Nasdaq. Les deux hommes ont accepté de verser 100.000 dollarssemaine passée ses rachats d’obli- se réunira début novembre après che que la Fed innove une fois de ment monétaire de 25 points de d’amende chacun en échange d’un abandon des poursuitesgations publiques à 4,5 milliards une série de statistiques meilleures plusdanssapolitiquedecommuni- base. judiciaires. Pipeline versera une pénalité de 1 milllion de dollars.d’euros contre 2,2 milliards précé- qu’attendu, laissant espérer que la cation. Conformément à ce que N. A.-K.demment. récession tant redoutée sera finale- semblent laisser entendre certains (1) « Has the Fed Reacted Dexia SA reprend toute la gestion d’actifs Satisfaiteaumoinspourquelques ment évitée. Ce n’est d’ailleurs pas à membres de la Fed, la vice-prési- Asymmetrically to Stock Prices ? »,jours, de ne pas voir la zone euro un nouveau round d’assouplisse- denteJanetYellenouleprésidentde Danmark Nationalbank. La participation de Dexia Banque Belgique (DBB) dans Dexia Asset Management (86,4 milliards d’euros d’actifs sous gestion au 31 décembre 2010) a été transférée à Dexia SA, a annoncé le groupe dans un communiqué. La cession de Dexia BanqueMATIÈRES PREMIÈRES Le cuivre a dépassé les 7.500 dollars la tonne, en hausse de 7,4 %. Les cours Belgique pour 4 milliards d’euros à l’Etat belge a été finalisé la des céréales ont progressé. Même l’or, pourtant valeur refuge, a vu son prix augmenter. semaine dernière par Dexia, première étape du démantèlement de la banque franco-belge. « Les relations commerciales et opérationnelles entre Dexia Banque Belgique et Dexia AssetFort regain d’optimisme sur le secteur Management restent bien entendu en vigueur », ajoute le texte.des matières premières L’AVIS DE MICHEL JUVET erait-ce le retour de l’appétit comme un indicateur avancé de Enfin, les prix des produits agricolesS DIRECTEUR DE LA RECHERCHE pourlerisque ?Entoutcas,sur l’économie, s’est envolé dans ont également profité de ce regain DE BORDIER & CIE les marchés des matières pre- l’après-midi de 7,4 % sur le London de confiance. En dépit d’une acti-mières, à la suite des négociations Metal Exchange. Le métal rouge a vité réduite sur Nyse Euronext, ledes dirigeants européens le week-end dernier qui ont tracé les gran- touché un plus haut et dépassé le seuil des 7.500 dollars la tonne. contrat de blé échéance novem- bre 2011 a touché un plus haut en Banques : les actionnaires beaucoupdes lignes d’un plan de sortie de L’aluminium s’est inscrit également séance, à 189 euros (+ 1,25 %), tan- plus pénalisés que les créancierscrise, l’optimisme était de retour en hausse. Il se traitait en séance dis que le maïs a engrangé, en mati-hier. Le sentiment des investisseurs autour de 2.176 dollars. née, jusqu’à 2 % de hausse. Depuis la faillite de Lehman rée, « les anciens actionnairesétait d’autant plus positif qu’après De son côté, le pétrole a profité de Brothers, à chaque fois qu’une sont éliminés du bilan et lestrois mois de contraction, l’activité ce nouvel accès d’optimisme. En fin Corrélation or-actions positive banque s’est retrouvée en situa- créanciers acceptent souventdu secteur manufacturier chinois a de séance européenne, le brent de Contre toute attente, l’or a évolué tion d’insolvabilité, « les action- dans leur intérêt de restructurerretrouvé en octobre le chemin de la la mer du Nord progressait de dans le même sens que les marchés naires ont été largement plus leurs dettes, afin de maintenir encroissance, grâce à la reprise des 0,84 %etleWTI américain de1,8 %. actions et que les autres matières pénalisés que les créanciers », vie leur débiteur ». Une telle res-nouvelles commandes. L’indice Même si, selon les analystes de la premières. Un comportement souligne Michel Juvet, écono- tructuration dans certainesPMI calculé par la banque HSBC a Commerzbank, entre la disparition inhabituel – qui s’explique selon les miste chez Bordier & Cie. « Il est banques aurait « réduit forte-atteint 51,1, contre un niveau de de Mouammar Kadhafi et les analystes de la Commerzbank par logique, d’un point de vue juridi- ment leur endettement et aurait49,9 pour le mois de septembre. importations de la Chine, en repli le comportement des spécula- que, qu’ils soient en première évité le besoin de fonds propres Revigoré par ces bonnes nouvel- sur le troisième trimestre, les nou- teurs –, mais qui prévaut depuis vement de l’or. Ce qui n’a pas été le ligne, mais leurs pertes, dans le de l’Etat ».les et par un euro plus fort face au velles de nature à soutenir les cours plusieurs semaines – la corrélation cas ces dernières semaines. Les flux cas des banques, soulèvent des Toutefois, « il n’est pas faciledollar, le cours du cuivre, considéré peuvent sembler bien minces. entrelemétaljauneetlesactionsest financiers à destination des ETF interrogations. » Les actionnai- d’agir en amont, alors qu’un éta- devenue positive. Le cours de l’or a (« exchange traded funds », ces res de Citigroup, d’ING en 2008 blissement financier ne se profité de ce nouvel accès de con- fonds cotés en continu) investis en ou encore de Dexia, qui avaient retrouve pas ostensiblement fiance dans l’avenir de la zone euro. or sont restés stables, à 2.222 ton- déjà vu le cours de leurs actions dans une situation d’insolvabi- En fin d’après-midi, il s’inscrivait en nes, ces dernières semaines. s’effondrer (de 70 à 90 % en dix lité », reconnaît-il. Pour résou- hausse de 1,13 % après avoir touché Malgré tout, que les prochaines mois) sous le poids des pertes drecetteéquation,unedessolu- un plus haut à 1.662,03 dollars discussions débouchent ou non sur enregistrées,ontsubidenouvel- tions consisterait à mettre en SUR l’once (+ 1,55 %). Les analystes spé- du concret, l’or devrait moins bais- lesbaissesdel’ordrede30à50 % place des obligations converti- cialisés dans l’or s’accordent à dire ser que les autres classes d’actifs. dans les trois mois qui ont suivi bles obligatoires (Coco), propo- que si les prochaines négociations Car cette semaine va être riche en les recapitalisations étatiques, se-t-il. « Lorsque les ratios de entrelesdirigeantseuropéenssurla fêtes religieuses pour l’Inde, princi- selon ses calculs. « Pendant ce fonds propres deviennent trop ANALYSE / EXPERTISE / COMMENTAIRES… crise de la dette venaient à échouer, pal consommateur avec la Chine, même temps, les créanciers obli- faibles, ces obligations se trans- DANS «POINT BOURSE» le métal jaune, qui joue en général avec Dhanteras (lundi) et Diwali (la gataires n’ont, eux, rien perdu. » forment automatiquement en le rôle de valeur refuge, devrait bais- fête des lumières, mercredi). La Pourtant, dans la plupart des actions. Les créanciers partici- ser, comme les autres classes demande en or physique comme restructurations d’entreprises pent alors comme créanciers et DU LUNDI AU VENDREDI d’actifs. A moins que les investis- en joaillerie devrait être forte. non financières, lorsque la sol- comme nouveaux actionnaires à À 9H47, 10H47, 11H47, 12H47, 14H47, 15H47, 16H47, 17H47, 20H55 seurs se remettent à acheter massi- LAURENCE BOISSEAU vabilité ne peut plus être assu- la réhabilitation de la banque. »
  • 34. EURONEXT34 SÉANCE DU 24-10-2011 CAC 40 INDEX: 3220,46 (+1,55 %).NEXT 20: 5729,51 (+1,74 %).CAC LARGE 60: 3500,65 (+1,57 %). CAC ALL-TRADABLE: 2399,02 (+1,57 %).DATE DE PROROGATION : 25 OCTOBRE LES ECHOS CAC 40 SRD (suite) Valeurs françaises SRD (suite) Valeurs françaisesVALEURS MNÉMO / INFO / OUV CLOT %VEIL %AN BPA VALEURS MNÉMO / INFO / OUV CLOT %VEIL %AN BPA VALEURS MNÉMO / INFO / OUV CLOT %VEIL %AN BPA VALEURS MNÉMO / INFO / OUV CLOT %VEIL %AN BPAOST VOL. +HAUT %MOIS +HAUT AN PER OST VOL. +HAUT %MOIS +HAUT AN PER OST VOL. +HAUT %MOIS +HAUT AN PER OST VOL. +HAUT %MOIS +HAUT AN PERISIN / DATE DÉTACH. COUPON / DIV NB TITRES +BAS %52S +BAS AN RDT ISIN / DATE DÉTACH. COUPON / DIV NB TITRES +BAS %52S +BAS AN RDT ISIN / DATE DÉTACH. COUPON / DIV NB TITRES +BAS %52S +BAS AN RDT ISIN / DATE DÉTACH. COUPON / DIV NB TITRES +BAS %52S +BAS AN RDTACCOR(AC) u A 23,090 23,960 +4,97 ­28,050 1,43 MICHELIN(ML) u A 51,130 52,050 +2,38 ­3,070 5,78 GAMELOFT(GFT) B 3,930 3,820 ­0,26 ­30,040 REXEL(RXL) s A 12,940 13,580 +5,11 ­16,460 1,59A ou E 1345405 24,110 18,910 36,200 16,76 Nom. A ou E 996036 52,360 15,130 68,540 9,01 127659 3,930 3,240 5,480 Jce 1/1/07 268611 13,650 20,820 18,855 8,54FR0000120404 01/06/11 T 0,62 226901972 22,920 ­18,860 18,600 2,72 FR0000121261 20/05/11 T 1,78 179996774 49,970 ­12,950 40,200 3,5 FR0000079600 75800174 3,780 ­12,180 3,140 FR0010451203 27/05/11 T 0,4 268448140 12,820 ­3,990 10,110 3,1AIR LIQUIDE(AI) u A 92,500 93,410 +1,41 ­1,300 5,47 PERNOD­RIC(RI) u A 67,700 67,380 ­0,46 ­4,240 4,23 GECI INT.(GECP) # C 1,430 1,420 ­0,7 ­50,000 RODRIGUEZ(ROD) C 2,840 2,870 +1,41 ­40,950 ­1,64 693676 93,940 6,170 100,650 17,08 500116 67,870 14,530 72,780 15,93 46087 1,430 1,430 3,350 17134 2,870 0,350 7,300FR0000120073 11/05/11 T 2,35 283715673 92,020 ­2,680 80,900 2,55 FR0000120693 01/07/11 A 0,67 264721803 66,870 2,340 56,090 2,7 FR0000079634 01/10/01 T 0,1 32846375 1,380 ­58,600 1,110 15, FR0000062994 25/04/06 T 0,55 12500000 2,800 ­47,820 2,470 1,47ALCATEL LUC(ALU) u A 1,965 2,038 +3,98 ­6,510 0,18 PEUGEOT SA(UG) u A 17,030 17,480 +3,19 ­38,470 5,63 GECINA(GFC) s A 69,260 69,760 +0,5 ­15,250 5,35 RUBIS(RUI) s A 39,850 40,700 +2,24 ­6,600 22958541 2,047 ­7,190 4,470 11,32 3502271 17,620 8,130 33,600 3,1 38799 70,550 5,870 105,000 13,04 A ou E Div 2 12/7/11 46556 40,750 7,050 45,745FR0000130007 05/06/07 T 0,16 2320272931 1,961 ­22,800 1,737 4,39 FR0000121501 02/06/11 T 1,1 234049142 16,375 ­40,950 14,510 6,49 FR0010040865 25/05/11 T 4,4 62650448 68,270 ­19,640 59,800 6,34 FR0000121253 10/06/11 T 3,05 30337600 39,850 4,430 32,500 3,83ALSTOM(ALO) u A 26,245 27,315 +4,66 ­23,720 3,11 PPR(PP) u A 104,550 106,900 +2,84 ­10,170 8,44 GFI INFOR.(GFI) b B 2,940 2,940 ­0,34 ­1,670 0,46 S.I.P.H.(SIPH) # B 77,800 76,000 ­0,95 ­8,650 1404469 27,360 9,810 45,320 8,78 377114 107,500 9,730 132,200 12,67 A ou E 5801 2,960 1,730 4,270 6,39 6493 77,800 ­1,590 112,000FR0010220475 30/06/11 T 0,62 294634313 26,150 ­27,790 21,910 2,38 FR0000121485 23/05/11 T 3,5 126829379 104,100 ­7,960 90,500 3,37 FR0004038099 05/06/09 T 0,22 54293742 2,930 ­2,970 2,740 7,94 FR0000036857 27/09/11 T 5,5 5060790 75,450 2,840 61,800 7,17ARCELORM.(MTP) A 13,940 14,425 +5,45 ­49,170 PUBLICIS(PUB) u A 34,145 34,850 +2,53 ­10,640 2,75 GL EVENTS(GLO) b B 18,500 18,650 ­1,84 ­27,150 SAFT(SAFT) s B 21,430 21,910 +2,36 ­20,470 9579962 14,430 19,410 29,095 478967 34,850 10,950 41,835 12,67 (Ly) 26691 18,650 ­7,670 28,240 Ex DS 9/11/09 28104 22,090 8,470 31,600LU0323134006 19/08/11 A 0,16 1560914610 13,720 ­42,070 10,465 5,48 FR0000130577 30/06/11 T 0,7 193357945 33,990 ­6,190 29,100 2,06 FR0000066672 04/07/11 T 0,9 17923740 18,210 ­23,880 17,360 4,74 FR0010208165 24/05/11 T 0,7 25174845 21,125 ­21,570 18,995 3,27AXA(CS) u A 10,740 11,095 +3,59 ­10,880 2,01 RENAULT(RNO) u A 27,680 28,300 +2,83 ­34,940 6,8 GPE CRIT(CEN) b B 14,520 14,850 +0,2 ­27,420 SART.STED(DIM) B 47,010 48,770 +4,43 29,360Ex DS 10/11/09 8025585 11,200 12,070 16,160 5,52 2430333 28,575 12,880 50,530 4,16 2436 14,870 5,240 23,870 16109 49,410 7,710 64,500FR0000120628 29/04/11 T 0,69 2320445452 10,680 ­16,800 7,880 6,44 FR0000131906 11/05/11 T 0,3 295722284 27,090 ­33,740 22,070 1,09 FR0000036675 12/09/11 T 0,25 11250000 14,520 ­18,630 13,360 1,69 FR0000053266 26/04/11 T 0,9 17023448 46,020 47,790 37,300 1,93BNP PARIBAS(BNP) u A 32,500 32,000 +0,69 ­32,790 7,31 SAFRAN(SAF) u A 22,690 22,470 +1,22 ­15,210 1,81 GPE FLO(FLO) b B 4,800 4,810 +2,56 ­1,640 SCOR(SCR) #7 u A 17,600 17,450 +0,43 ­8,160 2,41A ou E Ex DS 30/9/09 6134237 33,895 6,490 59,930 4,38 2010449 22,880 ­3,020 30,500 12,41 Ex DS 2/9/09 24596 4,810 3,000 7,480 Regr. Jce 1/1/06 278187 17,670 7,420 21,630 7,24FR0000131104 20/05/11 T 2,1 1207739898 31,005 ­39,780 22,720 6,61 FR0000073272 26/04/11 T 0,5 417029585 22,230 5,100 21,405 2,25 FR0004076891 14/06/11 T 0,12 38914956 4,420 8,330 4,160 2,56 FR0010411983 25/05/11 T 1,1 191980457 17,255 ­4,590 12,910 6,33BOUYGUES(EN) u A 28,000 28,610 +2,49 ­11,300 3,15 SANOFI(SAN) u A 51,130 51,490 +1,02 7,610 6,63 GPE PARTOU.(PARP) # B 1,710 1,680 ­1,18 ­10,160 SEB(SK) s A 58,850 59,680 +1,9 ­23,220 5,59A ou E 1900837 28,625 14,740 35,045 9,08 1990040 51,540 4,340 56,820 7,77 Ex DS 20/7/10 62196 1,720 ­4,550 3,150 118193 60,250 ­1,580 82,150 10,68FR0000120503 29/04/11 T 1,6 356535365 27,580 ­12,230 20,880 5,73 FR0000120578 16/05/11 T 2,5 1348373901 50,510 3,570 42,850 4,9 FR0000053548 30/04/02 T 0,8 96815591 1,680 ­10,160 1,590 1,97 FR0000121709 19/05/11 T 1,17 49951826 58,710 ­9,590 55,310 2,CAP­GEMINI(CAP) u A 26,690 27,645 +4,1 ­20,860 2,54 SCHNEIDER(SU) u A 42,200 43,590 +3,4 ­22,160 8,19 GUYENNE G.(GG) b B 80,000 80,260 +0,73 ­0,740 4,17 SECH.SIDEC(SECH) # B 12,790 13,735 +9,01 ­27,770 872551 27,780 10,120 43,385 10,88 Div 2 le 02/09/11 1731420 43,790 7,440 61,825 5,32 1535 81,250 0,450 110,000 19,25 (Ly) 130245 13,735 8,580 22,090FR0000125338 06/06/11 T 1, 155770362 26,435 ­26,660 21,980 3,77 FR0000121972 29/04/11 T 3,2 548782658 41,570 ­15,190 35,935 3,8 FR0000120289 26/05/11 T 4,8 6649047 80,000 ­1,760 73,830 6,02 FR0000060402 04/07/11 T 0,7 28446645 12,750 ­37,170 11,700 5,56CARREFOUR(CA) u A 18,125 18,610 +2,93 ­30,950 2,66 ST­GOBAIN(SGO) u A 33,645 34,220 +2,75 ­11,120 3,4 HAULOTTE(PIG) B 7,700 7,700 +0,13 ­33,560 ­0,33 SECHE ENV(SCHP) # B 35,000 34,140 ­2,65 ­42,090 4441429 18,615 8,580 31,982 7, A ou E 1964278 34,420 18,530 47,640 10,06 38466 7,970 18,640 17,520 5777 35,000 ­7,720 70,000FR0000120172 05/07/11 T 1,08 679336000 17,940 ­45,000 14,655 5,97 FR0000125007 13/06/11 T 1,15 535562105 32,970 ­1,110 26,070 3,45 FR0000066755 10/07/09 T 0,22 31198869 7,450 ­17,650 5,500 3,02 FR0000039109 07/06/11 T 1,3 8634870 34,000 ­38,250 33,500 3,71CR.AGRICOLE(ACA) u A 5,000 4,977 +2,77 ­47,630 1,81 STE GENER(GLE) u A 19,275 19,750 +4,11 ­50,900 6,07 HAVAS(HAV) s A 2,890 3,010 +3,86 ­22,620 0,32 SEQUANA(SEQ) b B 4,750 4,902 +4,03 ­57,920Jce 1/1/01 Ex DS 6/6/08 8914359 5,048 ­4,840 12,920 2,75 Ex DS 08/10/09 4201246 20,220 ­1,250 52,700 3,25 A ou E 456183 3,020 9,060 4,312 9,41 Nom. 104406 4,949 6,590 14,245FR0000045072 26/05/11 T 0,45 2498020537 4,834 ­58,520 4,011 9,29 FR0000130809 31/05/11 T 1,75 776079991 19,000 ­54,600 14,315 9,23 FR0000121881 12/05/11 T 0,1 430846044 2,872 ­20,980 2,460 3,45 FR0000063364 31/05/11 T 0,4 49545003 4,750 ­55,440 4,120 8,49DANONE(BN) u A 47,660 47,830 +0,28 1,720 3,02 STMICROEL(STM) u A 5,359 5,461 +2,75 ­29,440 0,75 HERMES INT(RMS) #7 u A 245,000 241,550 ­1,04 54,100 4,66 SILIC(SIL) s A 74,500 74,500 +1,36 ­19,610Ex DS 01/06/09 1821397 47,970 3,530 53,160 15,84 3727395 5,480 10,640 9,730 7,28 40640 245,050 6,950 272,500 51,83 14448 75,310 2,820 104,000FR0000120644 10/05/11 T 1,3 648861000 47,300 4,980 41,920 2,73 NL0000226223 22/08/11 A 0,09 910559805 5,293 ­5,880 3,961 5,27 FR0000052292 03/06/11 S 0,5 105569412 241,100 37,090 142,050 0,61 FR0000050916 16/05/11 T 4,65 17439704 73,810 ­25,130 68,000 6,33E.A.D.S(EAD) u A 20,590 20,550 +0,98 17,830 0,83 SUEZ ENV(SEV) u A 11,865 11,830 +0,34 ­23,430 HI MEDIA(HIM) b B 2,440 2,460 +1,65 ­29,710 SODEXO(SW) #7 u A 51,020 51,760 +1,57 0,370 2,98 1351696 20,740 ­3,090 25,390 24,76 1388833 11,910 13,210 15,995 Jce 1/1/05 108994 2,500 5,200 246970 52,000 4,390 55,960 17,37NL0000235190 01/06/11 T 0,19 820141566 20,240 11,500 17,555 1,08 FR0010613471 24/05/11 T 0,65 508707791 11,695 ­16,430 10,020 5,51 FR0000075988 02/05/07 T 0,1 45622145 2,370 ­28,280 2,090 1,95 FR0000121220 02/02/11 T 1,35 157132025 50,970 9,280 46,360 2,65E.D.F.(EDF) u A 22,570 22,890 +1,58 ­25,430 1,8 TECHNIP(TEC) u A 68,140 68,800 +1,53 ­0,430 3,98 HUBWOO(HBW) b C 0,240 0,240 ­4, ­21,820 SOITEC(SOI) s B 3,610 3,670 +2,17 ­48,840 0,16 1725685 22,905 4,950 32,750 12,72 526820 69,030 13,660 78,140 17,29 Jce 1/1/00 Ex DS 18/6/09 201532 0,250 9,090 0,440 Jce 1/4/98 906863 3,690 ­9,740 10,174 22,94FR0010242511 01/06/11 S 0,58 1860812110 22,530 ­28,170 17,890 5,1 FR0000131708 06/05/11 T 1,45 110249353 67,300 10,990 52,850 2,14 FR0004052561 102720455 0,240 ­21,820 0,200 FR0004025062 122105792 3,521 ­44,000 3,480ESSILOR INT(EI) u A 52,500 52,490 +0,02 8,960 2,49 TOTAL(FP) u A 38,110 37,935 ­0,17 ­4,330 5,15 ICADE(ICAD) s A 65,000 64,300 ­1,08 ­15,780 SOPRA(SOP) b B 45,000 45,575 +1,28 1,470 5,77 431973 52,900 ­2,780 57,720 21,08 A ou E 5985812 38,110 14,140 44,550 7,37 52728 65,270 9,280 89,500 1081 45,750 6,710 67,994 7,9FR0000121667 16/05/11 T 0,83 211655343 52,260 9,350 46,605 1,58 FR0000120271 19/09/11 A 0,57 2358543649 36,980 ­3,150 29,400 6, FR0000035081 18/04/11 S 3,3 51813088 63,240 ­18,960 54,090 11,23 FR0000050809 14/06/11 D 3,92 11858945 45,000 ­1,080 39,100 8,71FR.TELECOM(FTE) u A 13,000 13,030 +0,7 ­16,450 1,79 UNIBAIL­R(UL) u A 144,500 143,450 ­0,69 ­3,070 8,88 ILIAD(ILD) s A 85,320 84,500 ­0,48 3,810 4,93 STALLERG.(GENP) # B 46,420 46,020 ­0,88 ­22,000 6791630 13,080 5,930 16,650 7,28 263668 144,850 6,610 162,950 16,15 52876 85,320 0,600 92,780 17,14 1278 46,600 ­5,480 59,900FR0000133308 05/09/11 A 0,6 2648858606 12,760 ­21,840 11,115 10,82 FR0000124711 05/05/11 D 2,7 91925147 141,350 ­6,300 124,050 1,87 FR0004035913 04/07/11 T 0,4 54696740 84,000 1,400 74,760 0,47 FR0000065674 01/06/11 T 0,75 13469319 46,020 ­23,590 40,000 1,62GDF SUEZ(GSZ) u A 21,640 21,580 +0,37 ­19,630 1,93 VALLOUREC(VK) u A 44,660 46,335 +4,24 ­41,050 5,56 IMERYS(NK) s A 39,990 40,905 +3,57 ­18,000 3,93 STERIA(RIA) s B 13,090 13,815 +3,72 ­28,790 2,21 3959842 21,770 ­3,830 30,050 11,18 951225 46,610 6,520 89,580 8,33 77180 41,105 8,310 55,000 10,41 60442 13,885 9,300 23,000 6,25FR0010208488 04/05/11 S 0,67 2251530067 21,060 ­23,410 18,320 6,98 FR0000120354 16/06/11 T 1,3 119084420 44,170 ­39,820 38,335 2,92 FR0000120859 06/05/11 T 1,2 75474155 39,630 ­7,450 35,850 3,04 FR0000072910 06/06/11 T 0,24 30142677 13,060 ­31,610 10,000 1,8LOREAL(OR) u A 79,790 79,770 +0,34 ­3,980 4,48 VEOLIA ENV(VIE) u A 11,075 11,230 +1,95 ­48,650 1,38 INGENICO(ING) s A 26,550 27,000 +2,04 ­0,350 1,66 SWORD(SWP) b B 12,890 12,780 ­0,54 ­44,000 662591 79,970 8,710 91,240 17,81 1831929 11,275 1,450 24,300 8,14 A ou E 200474 27,240 ­4,220 35,100 16,27 Jce 1/1/02 25336 12,900 ­0,230 23,500FR0000120321 29/04/11 T 1,8 600992586 79,100 ­6,960 68,830 2,26 FR0000124141 23/05/11 T 1,21 519652960 10,915 ­45,740 9,381 10,99 FR0000125346 06/05/11 T 0,35 51951176 26,450 23,510 22,120 1,32 FR0004180578 14/07/11 A 1,7 9289965 12,750 ­50,850 10,850 5,37L.V.M.H.(MC) u A 116,200 117,850 +2,12 ­4,260 6,17 VINCI(DG) u A 34,675 35,755 +3,83 ­12,110 3,36 INTER PARF.(ITP) b B 22,010 22,140 +0,64 ­10,940 T.F.1(TFI) s A 9,255 9,406 +1,91 ­27,650 0,93 883899 118,000 18,260 132,650 19,1 2140782 35,870 10,290 45,480 10,64 Ex DS 15/06/09 17341 22,300 7,010 26,700 338948 9,421 0,280 15,185 10,11FR0000121014 20/05/11 S 1,4 508245420 116,000 4,020 94,160 1,82 FR0000125486 06/06/11 S 1,15 564987121 34,270 ­9,460 29,490 4,85 FR0004024222 03/05/11 T 0,48 19842368 22,010 ­8,130 18,400 1,98 FR0000054900 19/04/11 T 0,55 213418803 9,085 ­16,910 8,373 5,96LAFARGE(LG) u A 29,040 29,950 +4,48 ­36,170 3,93 VIVENDI(VIV) u A 16,140 16,460 +2,91 ­18,510 2,21 IPSEN(IPN) s A 23,240 23,350 +0,89 2,260 TECHNICOL(TCH) s B 2,220 2,269 +4,18 ­36,170A ou E 1295993 30,065 15,190 48,760 7,62 A ou E 5603530 16,510 7,340 22,070 7,45 36029 23,430 3,230 28,980 Jce 1/1/10 1220885 2,279 1,700 5,730FR0000120537 01/07/11 T 1, 287247518 28,575 ­29,250 22,285 3,49 FR0000127771 05/05/11 T 1,4 1247016443 15,875 ­19,980 14,100 8,75 FR0010259150 01/06/11 T 0,8 84219074 23,000 ­1,930 18,260 3,46 FR0010918292 174846625 2,157 ­51,720 1,981 IPSOS(IPS) s A 25,750 26,105 +1,71 ­21,230 2,53 TELEPERF(RCF) s A 15,655 15,800 +1,41 ­37,430 2,39 36154 26,155 7,760 34,614 10,32 146629 15,885 ­1,160 28,600 6,61 FR0000073298 30/06/11 T 0,6 45241154 25,320 ­16,900 21,420 2,18 FR0000051807 06/06/11 T 0,33 56598048 15,400 ­31,440 15,220 2,12 JACQUET MET SERV(JCQ) b B 9,500 9,595 +1,48 ­26,140 TESSI(TES) b B 61,700 61,250 +0,03 ­0,410 10330 9,700 2,220 19,300 846 61,700 4,630 73,800 FR0000033904 13/05/08 T 1,1 24028438 9,500 ­23,670 8,100 9,13 FR0004529147 27/06/11 T 2, 2932772 61,250 ­7,230 52,010 3,27 JC DECAUX(DEC) s A 18,285 19,220 +5,23 ­16,530 1,01 THALES(HO) #7 u A 25,065 25,735 +2,94 ­1,720 2,42 SRD Valeurs françaises Jce 1/1/01 155228 19,250 2,920 25,140 19,03 A ou E 263621 25,855 9,280 30,500 10,63 FR0000077919 04/06/08 T 0,44 221623303 18,285 ­11,630 14,625 3,91 FR0000121329 26/05/11 T 0,5 202292837 24,960 ­11,640 22,110 2,VALEURS MNÉMO / INFO / OUV CLOT %VEIL %AN BPA VALEURS MNÉMO / INFO / OUV CLOT %VEIL %AN BPAOST VOL. +HAUT %MOIS +HAUT AN PER OST VOL. +HAUT %MOIS +HAUT AN PER K.& BROAD(KOF) b B 13,700 13,960 +2,05 ­39,280 THEOLIA(TEO) b C 0,970 0,950 ­18,800ISIN / DATE DÉTACH. COUPON / DIV NB TITRES +BAS %52S +BAS AN RDT ISIN / DATE DÉTACH. COUPON / DIV NB TITRES +BAS %52S +BAS AN RDT 8359 13,990 1,970 25,600 Nom. Jce 1/07/01 Ex DS 26/08/08 A 0,94 21584658 654298 0,970 1,060 1,630 FR0004007813 13,690 ­31,230 11,120 20,38 25/6/10A.N.F.IM.(ANF) b B 30,220 29,990 ­0,79 ­3,260 CASINO(CO) #7 u A 64,240 64,180 +0,28 ­12,020 5,71 KLEPIERRE(LI) #7 u A 22,410 22,330 +0,22 ­17,280 1,94 FR0000184814 112755309 0,930 ­25,780 0,810(Li) A ou E 3532 30,220 ­2,690 36,000 A ou E Ex DA 02/06/09 154687 64,430 9,260 76,550 11,24 A ou E 244509 22,485 5,530 29,910 11,51 THERM.G.(THEP) B 126,700 127,350 +1,02 12,620FR0000063091 20/05/11 T 1,54 27772021 29,520 ­5,090 26,750 5,09 FR0000125585 18/04/11 T 2,78 110177687 63,620 ­3,850 51,350 4,34 FR0000121964 11/04/11 T 1,35 189648240 21,900 ­21,100 18,770 6,06 (Ly) 714 127,790 8,650 151,000ABC ARBITR.(ABCA) # B 6,340 6,360 ­12,520 CEGEDIM(CGM) b B 22,630 22,000 ­2,61 ­46,500 FR0000061111 13/04/11 T 6,1 1827900 126,700 17,050 112,100 4,84 L.D.C(LOUP) B 70,940 72,000 +1,49 ­3,360Nom. A ou E 21408 6,410 1,760 7,800 Ex DS 24/11/09 8424 22,630 ­3,930 49,800 1268 72,000 5,960 81,390 TOUR EIFFEL(EIFF) B 43,950 43,510 +0,21 ­24,940FR0004040608 10/06/11 S 0,35 52032912 6,340 ­8,090 5,690 8,65 FR0000053506 01/07/11 T 1, 13997173 22,000 ­51,110 21,600 4,43 FR0000053829 22/08/11 T 1,8 8157378 70,940 5,880 65,110 2,54 5282 44,340 1,870 69,700ADP(ADP) s A 57,850 58,600 +1,28 ­0,800 CEGID(CGD) b B 16,950 16,960 ­0,24 ­25,120 FR0000036816 08/08/11 A 2,1 5736272 43,010 ­27,160 40,660 9,67 L.PERRIER(LPE) b B 72,000 74,470 +3,43 ­6,910 38504 58,880 3,440 67,040 (Ly) 2790 17,050 8,440 24,000 2391 74,790 ­0,510 100,870 TRANSGENE(TNG) B 8,180 8,400 +2,82 ­40,000FR0010340141 16/05/11 T 1,52 98960602 57,650 ­5,380 51,670 2,63 FR0000124703 23/05/11 T 1,05 9233057 16,850 ­28,170 14,340 6,18 FR0006864484 18/07/11 T 0,76 5945861 72,000 ­9,460 65,150 1,06 Jce 1/1/98 Ex­DS 11/05/10 40560 8,500 1,940 15,650AFFINE(IML) b C 14,960 14,860 ­0,67 ­13,100 CFAO(CFAO) s A 27,625 27,405 ­1,39 ­15,860 LA CIE(LAC) C 3,330 3,300 ­0,6 ­7,300 FR0005175080 31682650 8,180 ­47,170 7,710A ou E 13455 15,150 2,130 23,750 30578 28,150 1,920 33,500 31283 3,330 20,000 3,960 TRIGANO(TRI) b B 13,685 13,360 ­0,96 ­43,150 1,41FR0000036105 16/05/11 T 2,43 9002042 14,620 ­14,990 13,500 16,24 FR0000060501 06/06/11 T 0,82 61525860 27,075 ­13,380 24,175 2,95 FR0000054314 18/01/11 T 0,28 36243653 3,250 ­17,910 1,990 8,43 35241 13,920 ­3,750 26,510 9,48AIR FR­KLM(AF) #7 u A 5,665 5,752 +2,2 ­57,800 1,24 CGG VERIT.(GA) #7 u A 16,100 16,530 +3,34 ­27,420 0,63 FR0005691656 12/01/11 T 0,1 21179740 13,270 ­28,360 10,645 0,74 LAGARDERE(MMB) #7 u A 18,780 19,270 +2,99 ­37,500 2,57Nom. 2670333 5,757 3,750 15,300 4,64 A ou E 1132101 16,580 22,490 27,785 26,24 (SCA) A ou E Nom. 269437 19,410 4,080 36,375 7,5 UBISOFT(UBI) s B 4,317 4,481 +5,31 ­43,990 0,28FR0000031122 14/07/08 T 0,58 300219278 5,487 ­55,920 4,707 5,59 FR0000120164 11/06/93 1,22 151861932 16,050 ­9,990 11,430 FR0000130213 18/05/11 T 1,3 131536536 18,605 ­33,670 16,810 6,95 303208 4,483 9,770 9,431 16,AKKA TECH(AKA) b B 16,890 16,900 +1,81 24,780 CHARGEURS(CRI) b C 3,580 3,570 ­23,880 LEGRAND(LR) #7 u A 25,790 26,065 +2,18 ­14,470 FR0000054470 94963130 4,233 ­49,120 3,565Ex DA 07/09/09 5636 16,900 3,940 22,540 6905 3,600 ­1,650 6,170 258647 26,160 10,750 31,705 UNION TECH(FPG) b C 0,740 0,740 ­39,340FR0004180537 29/06/11 T 0,7 12154498 16,540 33,760 13,453 3,83 FR0000130692 03/06/08 T 0,65 13119783 3,520 ­22,050 3,250 15,85 FR0010307819 31/05/11 T 0,88 263281981 25,390 ­4,890 22,190 3,45 5940 0,740 ­1,330 1,590ALPES (CIE)(CDA) b B 18,480 18,050 ­2,33 ­23,160 CHR. DIOR(CDI) A 96,550 97,780 +2,15 ­8,530 6,95 FR0000074197 22/06/01 T 0,05 8658736 0,710 ­44,360 0,640 LISI(FII) b B 53,970 53,880 ­0,22 7,140A ou E 1693 18,480 ­3,580 24,320 163024 97,890 15,650 116,300 14,07 4868 54,500 5,230 70,180 VALEO(FR) #7 u A 36,240 37,385 +4,28 ­11,960 5,05FR0000053324 21/03/11 T 1, 24153761 17,950 ­17,810 16,000 5,41 FR0000130403 20/05/11 S 1,23 181727048 96,150 ­6,430 79,100 2,2 FR0000050353 03/05/11 T 1,05 10786494 53,800 4,620 47,000 1,94 A ou E 616751 37,525 17,380 49,880 7,4ALTAMIR AM.(LTA) b B 6,570 6,520 ­1,36 1,560 CIMENTS FR.(CMA) s A 64,000 64,010 +0,02 ­11,710 5,84 FR0000130338 28/06/11 T 1,2 78907421 35,850 ­5,830 27,465 3,35 LVL MEDIC(LVL) B 12,400 12,600 +2,36 ­11,890A ou E 17965 6,600 ­0,310 8,320 23334 64,540 1,930 77,490 10,96 10044 12,650 ­1,790 19,100 VICAT(VCT) s A 46,845 47,515 +1,54 ­23,980FR0000053837 21/04/08 T 0,2 36512301 6,500 9,760 5,950 7,19 FR0000120982 12/08/11 A 1,5 36282260 63,040 ­4,260 53,420 4,69 FR0000054686 10/03/10 T 0,25 10569383 12,300 ­23,220 11,590 1,42 10612 47,600 ­2,920 62,890ALTAREA(ALTA) A 129,790 129,500 ­0,23 3,600 CLUB MED.(CU) s B 13,000 13,185 +2,21 ­14,690 0,77 FR0000031775 10/05/11 T 1,5 44900000 46,560 ­12,450 44,000 3,21 M6­TV(MMT) s A 12,250 12,395 +2,65 ­31,520 1,25 71 129,800 ­0,540 148,500 A ou E Ex DS 12/5/09 43583 13,260 1,620 18,390 17,12 250491 12,430 1,520 19,015 9,92 VILMORIN(RIN) b A 77,100 77,020 +0,25 ­9,610FR0000033219 30/06/11 T 8, 10178817 129,500 2,370 112,000 6,16 FR0000121568 20/03/01 T 1, 30238048 12,980 ­4,660 11,255 FR0000053225 11/05/11 T 1, 128957939 11,950 ­29,110 11,130 8,28 Ex DS le 17/3/10 4356 77,800 5,160 93,000ALTEN(ATE) s B 20,380 19,930 ­1,73 ­18,930 1,99 COLAS(RE) A 108,000 109,710 +2,34 ­24,310 FR0000052516 23/12/10 T 1,41 17218101 76,600 1,010 68,800 1,84 MAIS.FRANC(MFC) b B 24,800 25,250 +1, ­18,550Jce 1/1/99 68910 20,380 ­2,280 29,300 10,02 A ou E 1035 113,100 1,580 169,000 4912 25,250 8,840 39,300 VIRBAC(VIRP) A 123,260 125,500 +2,07 ­3,460FR0000071946 24/06/11 T 1,1 31966790 19,690 ­16,650 17,560 5,42 FR0000121634 28/04/11 T 6,3 32654499 107,950 ­21,040 100,000 5,88 FR0004159473 06/06/11 T 1, 6937593 24,800 ­21,190 20,000 4, A ou E 13783 126,000 2,950 133,000ALTRAN TEC(ALT) s B 3,904 3,957 +2,78 21,640 0,28 DAS.AVIAT.(AM) A 692,950 692,900 ­0,01 15,290 FR0000031577 18/07/11 T 1,5 8714352 123,260 11,850 101,150 1,22 MANITOU(MTU) b B 13,220 13,170 +1,93 ­23,890Ex DS le 24/6/08 514452 3,978 17,770 6,069 14,13 49 692,970 9,980 720,000 38668 13,580 10,210 24,990 VIVALIS(VLS) b B 6,140 6,020 ­1,95 ­18,210FR0000034639 01/07/02 T 0,2 143708816 3,790 28,470 2,841 3,21 FR0000121725 23/05/11 T 10,7 10125897 665,000 15,100 587,020 1,54 FR0000038606 09/06/08 T 1,05 39547824 12,840 ­8,540 10,010 13,04 Jce 1/1/07 Ex DS 5/07/10 22035 6,140 ­0,330 8,200ANOVO(NOV) b C ­53,620 DAS.SYST.(DSY) #7 u A 56,700 58,040 +1,65 2,870 2,87 MAUREL & P(MAU) s A 14,515 14,490 +0,24 37,350 FR0004056851 21117443 5,990 ­11,340 5,500Ex­DS le 08/03/10 5,700 178016 58,470 9,040 62,860 20,22 265330 14,590 17,710 17,500 VRANKEN(VRAP) B 28,390 28,360 ­0,14 ­14,580FR0010698217 7983379 ­51,970 2,560 FR0000130650 13/06/11 T 0,54 120868123 56,700 12,350 49,065 0,95 FR0000051070 04/07/11 T 0,25 121397732 14,190 36,060 10,540 1,73 Ex DS 3/12/09 1479 28,820 5,110 37,680APRIL GPE(APR) b B 11,590 11,735 +1,25 ­44,480 DELACHAUX(DCH) b B 82,000 82,020 +0,02 36,700 FR0000062796 05/07/11 T 1,05 6702814 28,300 ­15,850 26,050 3,7 MEDICA(MDCA) # B 13,945 13,940 +1,01 0,500(Ly) 24310 12,030 2,490 24,000 10923 82,190 0,110 82,700 Jce 1/1/09 29869 14,060 4,730 15,920 WENDEL(MF) n A 54,250 55,690 +3,71 ­19,180 6,86FR0004037125 27/04/11 T 0,49 40894135 11,565 ­46,050 10,305 4,23 FR0000032195 29/06/11 T 1, 13051560 82,000 39,230 58,600 1,22 FR0010372581 10/06/11 T 0,1 47904187 13,800 ­0,430 11,905 0,72 A ou E 155655 56,110 17,140 87,330 8,12ARCHOS(JXR) b C 6,820 6,840 +1,33 70,020 DERICHB.(DBG) s B 2,864 2,980 +6,43 ­42,850 0,63 FR0000121204 02/06/11 T 1,25 50558975 53,250 1,810 40,450 2,33 MEETIC(MEET) B 13,350 13,590 +0,67 ­16,370Jce 1/1/02 Ex DS 27/11/09 704724 6,890 7,380 12,570 998669 3,030 8,560 6,660 4,73 Ex D OP 16/08/11 1892 13,590 ­3,550 17,220 ZODIAC(ZC) s A 56,830 56,680 +0,67 0,850 3,61FR0000182479 25028462 6,610 122,220 4,062 FR0000053381 31/03/09 T 0,08 168082030 2,818 ­16,200 2,324 2,38 FR0004063097 09/06/10 D 0,15 22989848 13,160 ­36,790 12,400 1, A ou E 101188 56,990 ­2,190 62,750 15,7AREVA(AREVA) # A 21,805 22,500 +1,08 ­25,400 DEVOT.(DVT) b B 12,350 12,510 +1,21 ­36,170 MERCIALYS(MERY) s A 26,720 26,270 ­1,87 ­6,510 FR0000125684 12/01/11 T 1, 55838942 56,040 13,070 45,365 1,78 46841 22,510 ­5,160 30,500 Jce 1/1/99 3399 12,620 ­1,340 21,700 115134 26,745 ­1,570 30,100FR0011027143 383204852 21,805 ­25,400 19,005 FR0000073793 27/05/11 T 0,5 10524660 12,350 ­40,140 11,200 4,05 FR0010241638 26/09/11 A 0,54 92001663 26,100 ­9,790 24,100 4,71ARKEMA(AKE) n A 47,300 49,000 +6,03 ­9,040 DIAGNOST.MEDIC.(DGM) b C 0,310 0,310 ­3,12 ­11,430 MERSEN(MRN) b B 27,200 27,605 +2,58 ­19,520 2,66 Autres valeurs de la zone EuroJce 1/1/06 401732 49,000 11,360 78,500 91279 0,320 ­11,430 0,450 Ex DS 21/09/09 42448 27,605 ­7,350 43,760 10,38FR0010313833 27/05/11 T 1, 61493795 46,325 10,910 37,405 2,16 FR0000063224 41897805 0,300 ­8,820 0,250 BENI STABILI( ) 0,450 0,430 ­2,27 ­32,810 FR0000039620 26/05/11 T 0,75 20257835 26,810 ­15,890 25,165 2,79 4362 0,450 10,260 0,780ASSYSTEM(ASY) b B 12,760 12,880 +0,31 ­5,640 DREAMNEX(DNX) b C 17,010 17,390 +2,29 ­36,490 METAB.EXP(METEX) C 3,690 3,630 ­0,55 ­43,720 IT0001389631 09/05/11 T 0,02 1915744011 0,430 ­41,100 0,370 5,A ou E Jce 1/1/03 14962 12,990 3,290 18,200 N/P Jce 1/1/06 1199 17,430 8,080 28,050 47585 3,700 ­8,560 6,750FR0000074148 16/06/11 T 0,45 20157082 12,760 ­1,150 11,500 3,5 FR0010436584 07/07/11 S 1, 2834575 17,000 ­37,020 14,900 12,76 GEMALTO(GTO) #7 u A 32,750 33,665 +3,25 5,720 2,55 FR0004177046 21223200 3,590 ­43,280 3,140 249229 33,910 ­5,920 37,850 13,2ATARI(ATA) b C 1,320 1,320 +1,54 ­51,290 EDENRED(EDEN) n # A 19,425 19,895 +3,14 12,310 MODELABS(MDL) C 2,730 2,740 ­2,84 ­23,680 NL0000400653 20/05/11 T 0,24 88015844 32,750 4,710 25,740 0,86Jce 1/4/07 44698 1,320 ­13,160 3,660 631280 19,900 10,900 22,640 Ex D OP 08/08/11 499 2,740 1,110 4,300FR0010478248 25034035 1,290 ­65,540 1,180 FR0010908533 26/05/11 T 0,5 225897396 19,075 25,960 15,400 2,59 ORCO(ORC) C 3,890 4,070 +4,63 ­44,320 FR0010060665 22871155 2,730 ­17,960 2,650 A ou E 17488 4,090 10,450ATOS ORIGIN(ATO) s A 34,460 36,080 +4,31 ­9,440 3,32 EIFFAGE(FGR) s A 24,315 25,025 +3,09 ­24,180 3,2 MONTUPET(MON) C 3,800 3,940 +5,07 ­43,310 LU0122624777 25/04/08 T 1,19 17053866 3,890 ­45,370 3,270Jce 1/1/01 330526 36,320 10,730 44,055 10,87 205442 25,175 7,470 47,850 7,82 36212 3,940 ­3,430 9,090FR0000051732 13/06/11 T 0,5 82459754 34,330 5,070 28,860 1,45 FR0000130452 26/04/11 T 1,2 90000000 23,870 ­31,110 19,500 4,94 SES GLOBAL(SESG) n # 18,640 18,610 ­0,16 4,460 0,7 FR0000037046 23/09/11 T 0,12 11473974 3,800 ­49,420 3,400 3,2 313771 18,800 1,860 19,440 26,59AUDIKA(ADI) b B 14,500 14,460 ­0,34 ­13,620 ENT.CONTR.(ENTC) # B 83,000 81,250 ­7,04 ­29,290 N.DENTRES.(GND) b B 61,890 61,050 ­7,920 LU0088087324 20/04/11 T 0,68 332985130 18,595 5,320 16,565 4,29 2913 14,700 ­9,620 21,980 13326 83,990 ­3,120 116,490 954 61,890 5,260 84,000FR0000063752 24/06/11 T 0,41 9450000 14,150 ­18,900 14,050 2,83 FR0010204321 11/05/11 T 3,1 5165408 79,000 ­1,750 73,300 3,55 FR0000052870 27/05/11 T 1,1 9911241 61,050 3,830 51,620 1,8AVANQ.SOFT(AVQ) bEx DS 19/1/10 C 1,910 111372 1,800 1,910 ­4,26 ­12,200 ­25,620 3,910 ERAMET(ERA) s A ou E A 103,600 71476 108,100 109,400 +6,19 3,540 ­57,860 278,500 NATIXIS(KN) #7 u A 2,350 2,320 +1,44 ­33,710 0,5 Valeurs Internationales A ou E Ex DS 5/9/08 3457915 2,401 ­2,600 4,389 4,64FR0004026714 18283898 1,780 ­39,390 1,220 FR0000131757 13/05/11 T 3,5 26513466 102,400 ­55,590 96,700 3,44 FR0000120685 02/06/11 T 0,23 3082345888 2,271 ­48,740 1,911 10,06 GEN.ELECT(GNE) 11,790 11,950 +1,01 ­11,870 2,AVENIR TEL(AVT) b C 0,640 0,640 +1,59 ­18,990 0,01 ESSO(ES) A 69,500 70,400 +0,28 ­29,930 5978 12,020 3,910 16,050 5,97 NATUREX(NRX) b B 53,450 53,500 +0,02 35,420 US3696041033 15/09/11 A 0,1 10543160270 11,750 3,200 10,450Jce 1/7/98 106243 0,640 1,590 1,140 64, 3860 70,400 1,380 107,000 Ex DS 06/02/09 4366 54,900 10,750 61,595FR0000066052 21/10/11 D 0,05 93270895 0,630 ­24,710 0,590 8,57 FR0000120669 26/09/11 A 2, 12854578 68,500 ­27,360 65,520 8,55 HSBC HOLD(HSB) 5,910 6,050 +2,02 ­20,290 79,57 FR0000054694 20/07/11 T 0,1 5034432 53,450 26,500 37,345 0,18BCI NAVIG.(BNA) b C 0,980 0,970 ­1,02 ­24,220 ETAM(TAM) b B 13,950 13,710 ­3,79 ­62,450 A ou E 45906 6,090 5,770 8,770 0,08 NEOPOST(NEO) s A 54,720 54,940 +0,83 ­15,740 5,04 GB0005405286 17/08/11 A 0,09 17867449929 5,910 ­19,650 5,360Jce 1/1/00 40205 0,980 ­13,390 2,300 1203 14,050 ­5,450 42,400 Jce 1/2/99 68637 55,330 ­0,180 70,270 10,9FR0000076192 8938359 0,950 ­34,900 0,950 FR0000035743 18/06/08 T 0,5 7982547 13,710 ­60,830 13,190 3,73 FR0000120560 11/07/11 S 2,25 32941646 54,220 ­7,180 47,125 7,16 MAROC TEL(IAM) 12,990 12,740 ­0,16 ­5,070BELVEDERE(BVD) b C 27,790 27,990 +1,08 ­49,620 EULER H.(ELE) s A 50,160 51,610 +1,37 ­27,670 6,66 5610 12,990 ­0,310 14,780 NETGEM(NTG) b C 2,680 2,660 ­0,75 ­16,880 MA0000011488 20/05/11 T 9,52 879095340 12,740 ­5,280 11,000 82,92Jce 1/1/96 11728 28,520 ­11,030 74,000 A ou E 40508 51,990 14,080 76,500 7,75 Jce 1/1/00 87083 2,680 ­5,340 4,400FR0000060873 27/09/07 T 0,5 3137593 27,680 35,020 13,660 1,64 FR0004254035 25/05/11 T 4, 45083212 50,160 ­26,060 41,000 7,86 NYSE EUR.(NYX) A 19,100 19,240 ­2,19 ­12,860 FR0004154060 13/06/11 T 0,12 37102011 2,620 ­19,880 2,530 4,48BENETEAU(BEN) s A 10,500 10,690 +2,39 ­32,470 0,67 EURAZEO(RF) s A 32,700 33,870 +3,58 ­35,880 3,54 3161 19,970 10,160 29,850 NEXANS(NEX) s A 44,400 46,145 +4,58 ­21,600 3,69 US6294911010 13/09/11 A 0,26 274259424 19,100 ­11,050 16,500 39410 10,690 ­0,330 16,750 15,96 69469 33,870 6,560 55,873 9,57 169621 46,275 5,350 76,550 12,51FR0000035164 01/02/11 T 0,12 82789840 10,395 ­27,450 8,820 1,15 FR0000121121 23/05/11 T 1,2 63141655 32,285 ­35,170 28,135 3,49 OXIS(OXI) C 0,040 0,030 ­72,730 FR0000044448 03/06/11 T 1,1 28604391 43,925 ­14,290 38,940 2,49BIC(BB) s A 64,000 64,200 +0,47 ­0,190 4,77 EURO DISNEY(EDL) b B 4,980 4,920 ­1,2 19,420 Act. Nouv. Regr. 382553 0,040 0,120 NEXITY(NXI) s A 21,500 21,580 +0,65 ­36,820 US6918294025 6673673 0,030 ­57,140 0,020 126532 64,490 0,360 69,000 13,46 Regr. (1p100) Jce 1/1/07 56648 5,070 4,680 10,890 85557 21,700 3,750 36,930FR0000120966 20/05/11 T 1,9 47949549 63,520 ­1,230 57,790 2,97 FR0010540740 38976490 4,850 13,890 4,040 RIO TINTO(RTZ) 36,530 38,800 +7,63 ­26,920 FR0010112524 27/09/11 D 4, 52402145 21,210 ­27,660 19,235 18,66BIOALLIANCE(BIO) b C 3,450 3,470 +1,17 ­34,550 EURO RESS.(EUR) b B 3,360 3,370 ­4,530 Ex DS 17/6/09 11830 38,800 16,550 56,060 NICOX(COX) b B 1,076 1,089 +1,78 ­50,500 GB0007188757 10/08/11 A 0,33 1528978708 36,530 ­15,340 30,750 36454 3,490 ­1,980 6,305 8580 3,380 ­1,460 4,260 Jce 1/1/99 Ex DS 26/11/09 292641 1,120 1,870 2,780FR0010095596 16979715 3,430 ­40,690 2,910 FR0000054678 06/07/11 A 0,28 62496461 3,330 ­9,890 3,210 7,33 FR0000074130 72605993 1,076 ­56,270 0,968 RUSAL (S)(RUSAL) 12,890 12,890 +1,18 ­44,250BIOMERIEUX(BIM) s A 62,900 63,850 +2, ­13,510 EUROF SC(ERF) s B 61,000 62,620 +3,35 16,180 Reg. S 200 12,890 3,620 25,990 NRJ GRP(NRG) b B 7,320 7,350 +0,27 ­9,260 0,47 US9098832093 770900742 12,890 ­27,870 11,810 92381 64,530 ­2,520 84,000 Ex DS 14/06/10 16309 63,220 9,900 76,900 935 7,390 3,810 9,050 15,64FR0010096479 17/06/11 T 0,98 39453740 61,850 ­9,410 59,500 1,57 FR0000038259 14/06/11 T 0,2 14302797 61,000 40,040 46,550 0,33 SCHLUMB.(SLB) A 49,430 50,080 +0,74 ­19,170 4,35 FR0000121691 17/05/11 D 0,3 83086030 7,320 ­2,260 6,200 4,09BOIRON(BOI) b B 20,380 20,150 ­1,08 ­29,320 EUROTUNNEL(GET) #7 u A 6,291 6,369 +1,27 ­3,210 4838 50,130 10,500 69,910 11,51 OENEO(SBT) C 1,850 1,860 +1,09 ­13,490 AN8068571086 30/08/11 A 0,25 1434212164 48,640 3,470 41,580(Ly) 4021 20,500 ­0,490 32,250 Act A Jce 1/1/07 766674 6,390 ­0,480 7,828 Ex D.S le 27/11/09 28817 1,870 7,510 2,520FR0000061129 31/05/11 T 0,7 21482556 20,000 ­26,700 18,220 3,44 FR0010533075 03/05/11 T 0,04 545648210 6,264 ­10,300 5,663 0,64 SINCLAIR PH(SPH) B 0,280 0,290 ­38,300 FR0000052680 28/09/11 T 0,08 44402563 1,830 ­10,580 1,600 4,35BOLLORE(BOL) s A 169,850 171,500 +0,88 7,900 EUTELSAT(ETL) s A 30,620 30,665 +0,28 11,960 Jce 1/7/06 0.01 GBP 16820 0,290 ­3,330 0,520 ORPEA(ORP) s A 29,880 30,100 +1,04 ­13,110 GB0033856740 231545397 0,280 ­6,450 0,260 10673 171,500 3,970 178,000 240994 30,850 1,540 31,630 Jce 1­1­02 24633 30,120 ­0,920 36,750FR0000039299 02/09/11 A 2, 24983529 168,100 9,270 140,200 1,76 FR0010221234 11/11/10 D 0,2 220113982 30,555 9,190 26,000 0,65 TOTAL GAB(EC) A 291,510 296,900 ­3,930 FR0000184798 12/09/11 T 0,23 42352795 29,800 ­16,590 28,030 0,77BONDUELLE(BON) b B 63,310 63,660 +0,55 ­10,940 4,42 F.F.P.(FFP) A 34,480 33,955 ­0,61 ­33,810 9,47 175 296,900 3,450 390,000 PAGESJAUN.(PAJ) s A 2,998 3,056 ­0,13 ­55,060 0,87 GA0000121459 07/06/11 T21,03 4500000 291,450 7,380 270,000 7,09 5904 63,900 ­1,850 72,070 14,4 (Ny) 13568 34,500 ­3,800 56,850 3,59 648764 3,084 3,070 7,890 3,51FR0000063935 04/01/11 T 1,5 8000000 63,310 4,570 58,550 2,37 FR0000064784 15/06/11 T 1,5 25157273 33,780 ­33,810 31,750 4,39 FR0010096354 20/06/11 T 0,58 280984754 2,980 ­62,060 2,706 18,95BONGRAIN(BH) B 49,990 49,600 +2,27 ­17,680 FAIVELEY(LEY) s B 44,800 45,100 +0,67 ­27,110 PARROT(PARRO) B 15,750 15,910 +0,95 ­33,980 1610 50,000 4,420 70,000 14578 45,910 0,320 71,690 2879 16,200 3,110 29,010FR0000120107 13/05/11 T 1,6 15432216 49,190 ­14,480 44,540 3,3 FR0000053142 14/09/11 T 1,2 14404711 43,950 ­29,970 39,000 2,68 FR0004038263 12868934 15,750 ­7,450 13,530BOURBON(GBB) s A 19,580 20,505 +5,15 ­35,010 FAURECIA(EO) s A 18,790 19,755 +12,31 ­8,670 2,87 PIERRE VAC(VAC) b B 29,930 28,700 ­1,03 ­52,470Ex DA 16/06/09 158077 20,600 19,150 32,815 A ou E 1507987 19,800 21,790 31,445 6,88 6759 29,930 ­4,330 66,450FR0004548873 03/06/11 T 0,9 67712495 19,265 ­31,340 15,040 4,2 FR0000121147 31/05/11 T 0,25 110367803 17,955 4,060 13,495 1,42 FR0000073041 15/03/11 T 0,7 8821551 28,300 ­44,120 28,300 2,41BOURSOR.(BRS) b B 6,530 6,390 ­1,69 ­19,220 FIMALAC(FIM) b B 28,960 29,200 +0,83 ­8,810 1,8 PL.OMNIUM(POM) s B 19,200 20,000 +5,26 13,320 18287 6,530 ­0,310 9,250 A ou E 3689 29,200 5,530 33,000 16,22 (Ly) 157018 20,000 10,800 27,040FR0000075228 87708116 6,390 ­26,130 5,740 FR0000037947 08/02/11 T 1,5 28830000 28,800 ­8,750 22,650 5,18 FR0000124570 03/05/11 T 1,4 52933797 19,000 42,620 14,176 2,46BULL REGPT(BULL) s B 3,670 3,680 +1,38 7,920 FIN. ODET(ODET) A 310,210 318,650 ­0,11 3,630 PONCIN YAC.(PONY) # C 1,820 1,820 +0,55 ­7,610Regr. 171157 3,690 13,580 4,990 (M) 812 320,000 ­0,870 390,000 21354 1,850 1,110 3,460FR0010266601 120786647 3,600 7,600 2,900 FR0000062234 17/06/11 T 0,45 6585990 309,000 6,220 291,000 0,14 FR0010193052 13675290 1,800 ­21,480 1,450BUR VERITAS(BVI) n A 54,910 55,680 +1,42 ­1,830 FONC.LYON(FLY) A 35,570 35,540 +0,85 2,570 R.COINT.(RCO) s A 58,740 59,100 +0,12 11,610 2,63Jce 1/1/07 103590 56,100 2,810 59,810 A ou E 285 35,570 ­3,690 43,420 A ou E 77888 59,630 13,980 63,880 22,47FR0006174348 09/06/11 T 1,15 109268602 54,810 7,510 48,570 2,09 FR0000033409 11/05/11 S 1,4 46528975 35,540 0,110 32,510 5,96 FR0000130395 01/08/11 T 2,3 49477689 58,740 21,380 47,000 3,9C.N.P.(CNP) #8 s A 11,000 10,960 ­0,09 ­18,840 1,98 FONC.MURS(FMU) A 17,380 17,600 +2,56 ­9,040 RALLYE(RAL) A 22,680 22,560 +0,27 ­29,910 4,03Div par 4 le 6/7/10 386109 11,100 ­0,860 17,190 5,54 (Ly) 5655 17,650 ­3,930 23,390 (Ly) A ou E 74403 22,705 4,250 36,505 5,6FR0000120222 10/05/11 T 0,77 594151292 10,900 ­21,090 10,005 7,02 FR0000060303 06/04/11 D 1,45 56438939 17,370 ­0,400 16,800 8,45 FR0000060618 12/09/11 A 0,8 46415358 22,250 ­19,430 19,825 8,13CANAL +(AN) b B 4,448 4,430 ­0,45 ­11,750 FONC.REG(FDR) s A 52,700 52,850 +0,08 ­27,000A ou E 31728 4,529 0,290 5,880 (Ny) A ou E 45881 53,100 0,590 79,710 RECYLEX(RX) B 3,110 45133 3,250 3,370 +4,84 ­1,220 ­50,150 8,250 RETROUVEZ L’INTÉGRALITÉ DES INFORMATIONSFR0000125460 23/05/11 T 0,27 126690768 4,430 ­17,660 4,050 6,07 FR0000064578 11/05/11 T 4,2 54948439 52,000 ­34,750 46,130 7,95 FR0000120388 04/07/90 0,61 23974982 3,110 ­50,610 2,800 RÉGLEMENTÉES SUR LESECHOS.FR/BOURSE A : Indicateur acompte, solde ou total du dividende. BPA : Bénéfice par action. PER : Price Earning Ratio. Les plus haut et plus bas ajustés sont sur l’année civile. Les valeurs lclassées par ordre alphabétique sont regroupéesRETROUVEZ L’INTÉGRALITÉ DES INFORMATIONS en trois classes de capitalisation signalées par les lettres A pour les capitalisations supérieures à 1 milliard d’euros, B pour les capitalisations comprises entre 1 milliard d’euros et 150 millions d’euros et C pour les capitalisations inférieures à 150 millions d’euros.RÉGLEMENTÉES SUR LESECHOS-COMFI.COM n : Valeurs de l’indice CACNext20. u : Valeurs de l’indice CACLarge60 s : Valeurs de l’indice CACMid60. b : Valeurs de l’indice CACSmall. Les bénéfices par action : source FacSet JCF Estimates. Mise en ligne intégrale des informations réglementées sur www.lesechos­comfi.fr
  • 35. EURONEXT. ALTERNEXT. MARCHÉ LIBRESÉANCE DU 24-10-2011CAC MID 60: 6029,60 (+1,80 %). CAC SMALL: 5755,56 (+0,45 %). 35CAC MID&SMALL: 6018,11 (+1,55 %).SBF 120INDEX: 2451,33 (+1,58 %). LES ECHOS EURONEXT HORS SRD Actions françaises EURONEXT HORS SRD (suite) Actions françaises ALTERNEXT ALTERNEXT SUITE ISIN VALEUR OUV +HT +BS CLÔT ÉCART VOLISIN VALEUR OUV +HT +BS CLÔT ÉCART VOL ISIN VALEUR OUV +HT +BS CLÔT ÉCART VOL ISIN VALEUR OUV +HT +BS CLÔT ÉCART VOL FR0010285965 1000MERCIS C 40,26 40,48 40,26 40,37 +0,27 166FR0000064594 A.D.T. b C FR0004027068 LANSON ­ BCC B 50,01 50,01 50,01 50,01 ­0,38 11 FR0000063653 SICAL F FR0004168243 1855 C 0,09 0,1 0,08 0,1 +11,11 2032951FR0006807004 A.P.R.R. A 50,7 50,94 50,5 50,65 +0,08 881 FR0000032278 LATECOERE b C 8,75 8,75 8,46 8,5 2404 FR0010202606 SIDETRADE C 25,71 25,73 25,71 25,73 +0,08 791 FR0010795476 A2MICILE E. C 7,2 7,2 6,5 6,5 ­7,14 69FR0000076887 A.S.T. GRPE b C 3,78 3,79 3,65 3,79 1563 FR0000075442 LDLC.COM b C 5,93 6,5 5,93 6,2 +4,55 11496 FR0000061582 SIPAREX C 19,75 19,75 19,5 19,5 ­1,27 5 FR0010567032 ACCES IND. C 4,65 4,65 4,65 4,65 1FR0010557264 AB SCIENC. b B 5,59 5,59 5,5 5,57 ­0,36 12082 FR0000072399 LE BELIER b C 7,8 8, 7,8 8, +2,56 3884 FR0000060170 SIRAGA