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  • 1. RAPPORT RSE
  • 2. CFL • RAPPORT RSE 2013
  • 3. CFL • RAPPORT RSE 2013 TABLE DES MATIÈRES Avant-Propos 06 Chapitre 1: Qui sommes-nous, que faisons-nous? 08 Chapitre 2: Notre culture de sécurité 10 Chapitre 3: La sûreté nous tient à cœur 17 Chapitre 4: Une attention particulière pour nos collaborateurs 20 Chapitre 5: Nous protégeons notre environnement 24 Chapitre 6: Les problèmes de société ne nous laissent pas indifférents 27 Chapitre 7: Entretiens 30
  • 4. 06 • 07 Cette année, le Groupe CFL publie pour la première fois un rapport de responsabilité sociale. Nous nous sommes décidés à cet exercice afin de souligner la volonté de notre entreprise de contribuer activement au grand défi du déve- loppement durable. De même, cette publication nous permet de démontrer que la démarche de la Société Nationale des Chemins de Fer Luxembourgeois évolue depuis très longtemps dans le respect des enjeux environnementaux, sociaux et écono- miques. Le présent rapport témoigne de notre sens de responsabilité, envers nos clients, nos collaborateurs et les autres parties prenantes. Il témoigne également de notre engagement pour préserver l’environnement. Par la bonne gestion du trafic ferroviaire et le développe- ment proactif de l’infrastructure ferroviaire, les CFL vont à la rencontre des objectifs établis dans le contrat de service public et le contrat de gestion de l’infrastructure signés avec l’Etat grand-ducal en mai 2009: accroître la mobilité et améliorer la qualité de vie des résidents et des usagers transfrontaliers, concourir au développement économique du pays et de la Grande Région, contribuer à la protection de l’environnement. L’activité des CFL s’inscrit dans la stra- tégie globale du gouvernement qui préconise une chaîne de mobilité dans laquelle le rail fait figure de colonne ver- tébrale. En effet, le transport ferroviaire est le mode de transport qui réussit le mieux à répondre aux attentes croissantes de mobilité, tout en préservant l’environnement et en garan- tissant un haut niveau de sécurité. Autant pour le transport des personnes que pour l’ache- minement des marchandises, une mobilité sûre et fluide n’est pas que synonyme de réconfort et de confiance pour les utilisateurs, elle est aussi une condition de base d’un développement économique dynamique. Ce n’est pas par hasard que, dans une charte signée conjointement, les membres de la direction générale du Groupe CFL s’engagent en faveur de la sécurité, de la qua- lité et de l’environnement. L’approche intégrée visant à combiner les exigences économiques avec le respect des droits des travailleurs et la protection de l’environnement est la clé de la responsabilité sociétale. AVANT-PROPOS Etant un des employeurs les plus importants au Luxem- bourg, les CFL sont bien conscients de leur responsabilité en termes d’attention portée à l’égard de leur personnel. Une culture d’entreprise fortement imprégnée par les exi- gences de sécurité témoigne simultanément d’un souci de qualité envers les clients et du respect des collaborateurs. La protection de l’environnement est inhérente au trans- port en commun. Par ailleurs, le transfert modal au profit du transport ferroviaire contribue à la réduction des gaz à effet de serre et des émissions de CO2. Enfin, il faut souli- gner que la traction des trains voyageurs des CFL est exclu- sivement assurée par des sources d’énergie propres. Penser et agir d’une façon socialement responsable, dans un esprit de développement durable et dans l’intérêt des générations futures, est un réflexe qui s’inscrit depuis longtemps dans l’ensemble des activités des CFL. Ce rapport de responsabilité sociale en apporte plus d’un exemple. Jeannot WARINGO Président Alex KREMER Directeur Général (jusqu’au 28 février 2014) Marc WENGLER Directeur Général (à partir du 1er mars 2014) CFL • RAPPORT RSE 2013 RAPPORT SUR LA RESPONSABILITÉ SOCIALE D’ENTREPRISE DU GROUPE CFL 2013 RAPPORT SUR LA RESPONSABILITÉ SOCIALE D’ENTREPRISE DU GROUPE CFL 2013 Alex KREMER, Jeannot WARINGO, Marc WENGLER (de gauche à droite).
  • 5. L’Administration des Chemins de Fer (ACF) est l’autorité nationale de sécurité et a comme mission de garantir l’interopérabilité des systèmes ferroviaires et la sécurité ferroviaire. En outre, elle est l’organisme indépendant de répartition des sillons et de tarification de l’infrastructure ferroviaire. L’Institut Luxembourgeois de Régulation (ILR) est l’organisme de contrôle du marché ferroviaire. Les dispositions législatives découlant des directives concer- nant l’organisation des chemins de fer au sein de l’Union ont été mises en vigueur, au cours des vingt dernières années, par le Grand-Duché de Luxembourg comme par les autres Etats membres de l’Union Européenne. Ces directives ont comme but essentiel de favoriser l’interopérabilité et d’aboutir à une plus grande intégra- tion des différents modes de transport. Les directives euro- péennes en la matière concernent le développement des chemins de fer (1991), les licences des entreprises ferroviaires (1995) ainsi que la répartition des capacités d’infrastructure ferroviaire et la tarification de l’infrastructure ferroviaire (2001). Le premier paquet ferroviaire de 2001 a été suivi d’un deuxième en 2004 et d’un troisième en 2007. CFL • RAPPORT RSE 2013 08 • 09 QUI SOMMES-NOUS, QUE FAISONS-NOUS? La Société Nationale des Chemins de Fer Luxembour- geois (SNCFL) a été créée en 1946. Ses actionnaires sont l’Etat luxembourgeois (94 %), l’Etat belge (4 %) et l’Etat français (2 %). Par le biais du contrat de service public de transport de voyageurs par chemin de fer et par route, l’Etat a confié aux CFL en tant qu’Entreprise Ferroviaire (EF) l’exploitation des transports intérieurs et transfrontaliers pour la période de 2010 à 2024. Le transport de marchandises, qui opère sur un marché libéralisé depuis 2007, est assuré par les trois filiales fret du Groupe CFL: • CFL cargo, dont les CFL détiennent deux tiers des parts et ArcelorMittal un tiers. • CFL multimodal, filiale à 100 % des CFL. • Lorry Rail, détenue à 33,3 % par les CFL. Ces trois filiales assurent le transport fret par rail, par route, le transport combiné ainsi que le commissionnage aérien et maritime. LeGroupeCFLestégalementleGestionnaired’Infrastructure (GI) au Luxembourg. Cette mission lui est confiée par l’Etat luxembourgeois, propriétaire de l’infrastructure ferroviaire, par le biais d’un contrat de gestion qui traite du renouvel- lement, de la modernisation et de l’extension du réseau, de la maintenance et de l’entretien de l’infrastructure ferro- viaire, ainsi que de la gestion du trafic pour la période de 2010 à 2024. Chapitre 1 • QUI SOMMES-NOUS, QUE FAISONS-NOUS? Chapitre 1 • QUI SOMMES-NOUS, QUE FAISONS-NOUS?
  • 6. CFL • RAPPORT RSE 2013 10 • 11Chapitre 2 • NOTRE CULTURE DE SÉCURITÉ NOTRE CULTURE DE SÉCURITÉ Pour le Groupe CFL, il s’agit de donner la priorité à la sécurité dans toutes les activités. L’approche sécuritaire est commune pour les domaines de la sécurité au travail, de la sécurité ferroviaire et de la sécurité routière. Cette culture de sécurité se traduit par des aspects psychologiques (ce que pensent les salariés au sujet de la sécurité), des aspects comportementaux (comment se comportent les salariés) et des aspects organisationnels (comment sont organisés l’entreprise et le travail afin de garantir la sécurité).
  • 7. La sécurité ferroviaire Les efforts réalisés dans le domaine de la sécurité ferro- viaire visent à assurer la sécurité de l’exploitation et, par conséquent, celle des voyageurs, des salariés du Groupe CFL et de la population ainsi que celle des marchandises transportées. Le gestionnaire d’infrastructure n’a constaté en 2013 aucune collision de trains et aucun accident mortel d’un collaborateur du groupe. Le heurt d’obstacles sur la voie était à l’origine de quelques incidents sans graves conséquences. Le nombre de déraillements et de tampon- nements lors d’activités de manœuvre a diminué. Sur les sept accidents mortels déplorés en 2013 sur le réseau ferré luxembourgeois, trois avaient été causés par la non-adver- tance de personnes traversant les voies. Dans les quatre autres cas, il s’agissait d’un suicide. La direction Activités Voyageurs, la direction Gestion Infra- structure et les filiales fret ont mis en place des systèmes de management de la sécurité (SMS) destinés à établir des procédures opérationnelles permettant la gestion de la sécurité ferroviaire de manière structurée et systématique. L’instrument SMS est conforme aux règles de sécurité euro- péennes et nationales. Pour coordonner au mieux les actions de sauvetage en cas d’incident ou d’accident ferroviaire, les CFL ont, en 2013, contribué à la formation de base de 30 futurs pompiers du Service Incendie et Ambulance de la Ville de Luxem- bourg et de 50 sapeurs-pompiers des corps de Clervaux et Troisvierges. CFL • RAPPORT RSE 2013 12 • 13 La sécurité au travail Le nombre des accidents de travail dans le Groupe CFL était de 214 en 2013 contre 193 en 2012. Les trébuche- ments sont à l’origine de presqu’un tiers de ces accidents. L’augmentation du nombre d’accidents (de 5,0 par 100 salariés en 2012 à 5,4 en 2013) n’est pas uniforme selon les branches d’activités. Elle est principalement due à des déclarations d’accident intervenues suite à des suicides et des accidents de personnes tierces sur les rails. Le nom- bre de déclarations d’accidents de travail dues aux suites psychologiques d’une agression, qui avait connu un pic en 2011, retrouve son niveau de 2010, soit 18 cas. Chapitre 2 • NOTRE CULTURE DE SÉCURITÉ Chapitre 2 • NOTRE CULTURE DE SÉCURITÉ 10,0 8,0 6,0 4,0 2,0 0,0 Groupe CFL – Accidents de travail par 100 agents 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 Service QSE Comité Directeur Sécurité 26 février 2014 janvier–décembre 8,1 7,6 7,8 7,0 7,5 6,0 5,5 5,2 5,3 5,8 5,0 5,4
  • 8. La sécurité routière Les efforts des CFL dans le domaine de la sécurité routière sont destinés à assurer la sécurité dans les domaines de transports par route autant du côté voyageurs que du côté marchandises, ainsi que celle des salariés du Groupe lors de leurs trajets et déplacements professionnels. Ainsi, au niveau du transport routier de marchandises, tous les camions du groupe CFL multimodal sont équipés d’un logiciel de navigation et de localisation, renforçant le con- tact et l’échange entre les chauffeurs et la centrale opéra- tionnelle en cas de nécessité. Les chauffeurs sont tenus de respecter les consignes de sécurité en matière de charge- ment, de déchargement et de transport, et sont régulière- ment formés dans ces domaines. Un manuel chauffeur a spécifiquement été élaboré à ces fins et son respect fait partie intégrante des conditions de travail. Afin de réduire les accidents de trajet du personnel, les CFL se sont ralliés à la campagne de sensibilisation natio- nale «Trajet sécurisons-le», en publiant mensuellement des informations sur un sujet spécifique. Sur le réseau ferré européen, 30 % des accidents mortels ont lieu aux passages à niveau (PN). Pour sensibiliser les automobilistes à ces dangers, la «Journée internationale de sensibilisation aux passages à niveau» est organisée depuis 2009 dans 45 pays. Le slogan «Aux passages à niveau, priorité à la vie» est également repris au Grand-Duché. Lors d’une action publique le 7 mai 2013 au PN 80 à Bertrange, les responsables des CFL ont insisté, ensemble avec la Police Grand-Ducale, sur la nécessité d’observer scrupuleusement les dispositions du Code de la Route aux points où se croisent la route et le rail. En 2013, deux piétons ont été tués en traversant les rails sur un passage à niveau. Pendant les dix dernières années, deux conducteurs de voitures ont perdu la vie à la suite d’un accident sur un PN. Le programme de suppression des passages à niveau est poursuivi, leur nombre étant passé en 40 ans de 202 à 137. CFL • RAPPORT RSE 2013 14 • 15 Le contrôle de la vitesse Le système de sécurité européen ETCS (European Train Control System) permet de transmettre au conducteur de train les informations relatives à la vitesse autorisée, tout en contrôlant si le conducteur respecte ces indications. Dans le cas contraire, le système intervient de façon proactive et freine le train. L’installation du système européen sur le réseau ferré du Grand-Duché de Luxembourg a été poursuivie et, fin décem- bre 2013, le pourcentage des voies équipées a atteint 94 %. L’objectif est d’équiper l’ensemble du réseau en 2014. Côté matériel, les 22 rames automotrices du type 2000 sont équipées par le système, ainsi que trois locomotives de la série 3000, une locomotive de la série 4000, une voiture pilote «Dosto» et une automotrice de la série 2200. Du côté du gestionnaire d’infrastructure, l’ensemble des engins de maintenance sont équipés. Chapitre 2 • NOTRE CULTURE DE SÉCURITÉ Chapitre 2 • NOTRE CULTURE DE SÉCURITÉ Sensibiliser les salariés à la sécurité Les indicateurs de sécurité sont contrôlés régulièrement par chaque unité locale, chaque supérieur hiérarchique et par le Comité Directeur Sécurité qui suit un plan d’action reprenant 222 actions d’amélioration. Subsidiairement, l’entreprise ferroviaire et le gestionnaire d’infrastructure définissent des actions dans le cadre de leurs systèmes de management de la sécurité respectifs. Un tiers des agents et salariés du Groupe CFL ont assisté à la 5e «Journée Sécurité du Groupe CFL» le 10 juin 2013. Cette journée de sensibilisation traite de la totalité des sujets en relation avec la sécurité et permet un échange d’expériences et des formations dans tous les domaines. Chaque mois, un calendrier visualisant sous forme de cari- cature un danger potentiel d’accident a été distribué aux collaborateurs du Groupe avec leur fiche de salaire. Le personnel d’entreprises sous-traitantes a été sensibilisé par un calendrier mural représentant des mises en scènes potentiellement dangereuses.
  • 9. LA SÛRETÉ NOUS TIENT À CŒUR Sont considérés comme des incidents liés à la sûreté les agressions verbales ou physiques, les menaces, les actes de harcèlement, le franchissement de voie, les actes de vandalisme, le vol, les cambriolages ou les fausses alertes à la bombe. Après un pic en 2011, la tendance descendante entreprise l’année précédente se poursuit en 2013. Le recul s’explique par la présence accrue d’agents de l’équipe sûreté et par la vidéosurveillance. Sécurité et sûreté au terminal intermodal de Bettembourg En plus des autres certifications, CFL multimodal est opé- rateur économique agréé (AEO) et répond aux critères suivants: respect de la réglementation douanière, gestion appropriée des archives, solvabilité financière et normes appropriées en matière de sécurité et de sûreté. Le cer- tificat AEO est reconnu au niveau européen et permet à CFL multimodal d’avoir un accès plus aisé aux régimes de simplification douanière. Par la suite, la filiale est dans une position plus favorable au regard des nouvelles exigences en matière de sécurité. CFL • RAPPORT RSE 2013 16 • 17 Les audits et les formations en sécurité Dans le cadre du système de management de la sécurité ferroviaire, le gestionnaire d’infrastructure, la direction Activités Voyageurs et les filiales fret réalisent régulièrement des audits dans les domaines de la sécurité. Ces audits ont pour objet de mesurer le niveau de la sécurité vécue et existant sur le terrain. Les mesures d’amélioration qui en découlent sont reprises dans une base de données dont la mise en œuvre pratique est suivie par les services concernés. Avec 308 audits réalisés en 2013, l’entreprise ferroviaire a pratiquement atteint son objectif de 311. Les filiales fret s’étaient fixé un objectif de 513 audits et en ont réalisé 454. Le gestionnaire d’infrastructure a dépassé son objectif. Le service QSE (qualité, sécurité, environnement) du Groupe CFL réalise en outre avec chaque service et filiale un audit de sécurité bilatéral, qui est discuté avec tous les concernés. En plus, chaque service et filiale réalise ses propres analy- ses d’incidents et d’accidents, des audits de sécurité et des campagnes de sensibilisation spécifiques. Quant aux formations en matière de sécurité, 257 colla- borateurs ont été formés en 2013 dans les domaines «secourisme», «auditeur interne» et «conduite en sécurité». 247 agents CFL ont suivi des formations portant sur la lutte contre les incendies et sur l’évacuation, les filiales fret ayant formé 113 personnes dans ce domaine. Les certifications des filiales fret Les filiales fret détiennent chacune une multiple certifica- tion et se soumettent à des audits annuels par des or- ganes accrédités externes afin de maintenir ces certificats. L’objectif est d’organiser le travail de manière à garantir la sécurité et la santé du personnel, la sécurité des trans- ports de marchandises tout en respectant l’environnement, ainsi qu’à contribuer à la satisfaction des clients et à la rentabilité. L’entreprise ferroviaire CFL cargo détient les certifications ISO 9001, OHSAS 18001 et SMS 2004/49/CE. CFL multi- modal, l’opérateur logistique, a la triple certification ISO 9001, ISO 14001 et OHSAS 18001. Les Ateliers de Pétange, de leur côté, disposent également de plusieurs certificats. Chapitre 2 • NOTRE CULTURE DE SÉCURITÉ
  • 10. Lors de la conception de bâtiments et de points d’arrêt nouveaux, l’accent est mis sur l’utilisation de matériels de construction transparents et de mobilier anti-vandalisme. Par ailleurs, pour limiter les «coins perdus» des arrêts isolés, les CFL y installent un éclairage suffisant et assurent l’entretien des haies. Les coûts causés par le vol de câbles ayant considérablement augmenté, les câbles usuels en cuivre seront progressivement remplacés par des câbles en fibre optique. La vidéosurveillance La vidéosurveillance dans les gares et aux points d’arrêt sert à dissuader ou à identifier les auteurs de délits. Ainsi, les images enregistrées peuvent apporter des preuves dans le cadre d’agressions. L’ensemble des trains, à l’exception des automotrices 2000 et des autorails, ainsi que les autobus des CFL sont équipés de caméras. En cas de besoin, l’enregistrement est extrait suivant les prérogatives des autorisations délivrées suivant la loi de la protection des données. Plus de 300 caméras sont actuellement opérationnelles dans plusieurs gares et points d’arrêt, d’autres seront installées lors des travaux de rénovation projetés. Les ascenseurs dans les gares et aux arrêts sont systématiquement équipés de dispositifs de surveillance. Les images des caméras ainsi que les appels téléphoniques des bornes SOS sont transférés à la centrale de vidéosurveil- lance installée aux abords de la gare de Belval-Université, disposant de 13 collaborateurs. L’équipe sûreté La mission principale des 54 agents de l’équipe sûreté consiste à marquer une présence rassurante lors de tournées CFL • RAPPORT RSE 2013 18 • 19 Les mesures préventives et le suivi juridique Une formation préparant à gérer, sinon à éviter les conflits est dispensée au personnel des CFL qui est en contact avec les clients, comme p. ex. les agents des guichets, le per- sonnel d’accompagnement des trains et les membres de l’équipe sûreté. Ces agents ont été assermentés, ce qui leur confère des droits spécifiques comme la vérification de l’identité de personnes. Le suivi juridique systématique se traduit par des poursuites en justice et des prononcia- tions d’exclusion du transport. Les incidents liés à la sûreté sont enregistrés dans une base de données regroupant les agressions verbales et physiques, les comportements inconvenants, les actes de vandalisme et les délits. Avec 548 cas en 2013, le nombre d’incidents liés à la sûreté a régressé pour la deuxième année consécutive, tandis qu’en même temps, le nombre d’accidents de travail déclarés à la suite d’une agression est monté de 15 à 18. Chapitre 3 • LA SÛRETÉ NOUS TIENT À CŒUR Chapitre 3 • LA SÛRETÉ NOUS TIENT À CŒUR effectuées dans les gares. Leur présence a un caractère dis- suasif et en cas de nécessité, ils peuvent avoir recours aux forces de l’ordre. Environ 4 % des trains sont accompagnés par des agents de l’équipe sûreté. Les forces de l’ordre et les agents de douanes assurent une présence occasionnelle dans les trains et bus. Des équipes d’une société de surveil- lance externe, accompagnées de chiens de garde, assurent une présence continue en gare de Luxembourg. Des actions de sensibilisation La sensibilisation à la tolérance et au respect mutuel sont des actions de prévention importantes dans la lutte contre les incidents liés à la sûreté. Les CFL ont développé une campagne intitulée «10 steps to rail cool» comme outil de formation s’adressant aux jeunes âgés entre 12 à 14 ans. Le concept se base sur la présentation d’un film tourné par des jeunes et qui est diffusé lors de formations dans les lycées. Le film «10 steps to rail cool» est disponible sur Youtube.
  • 11. Recruter de nouveaux collaborateurs En 2013, la société-mère a procédé à 206 embauches per- mettant 90 mises en stage dans la carrière inférieure, 46 dans la carrière artisanale, 14 dans la carrière moyenne, 50 dans la carrière supérieure. S’y ajoutent l’embauchage de six cadres hors statut, 52 embauches pour CFL cargo et 51 pour CFL multimodal. La moyenne de 140 embauches annuelles réalisées au cours des cinq exercices révolus a donc été largement dé- passée en 2013, les CFL devant répondre à de nouveaux besoins comme dans l’accompagnement des trains, où le nombre des collaborateurs a augmenté entre 2008 et 2013 de presque 50 %. En général, la prochaine décennie sera marquée par le départ à la retraite d’un tiers des collabo- rateurs actuellement en activité. La formation des nouvelles recrues Plus de la moitié du budget formation est dédiée à la for- mation de base, voire à l’adaptation à un nouveau poste de travail. Un grand nombre des fonctions exercées au sein des CFL sont directement liées à la sécurité d’exploitation et nécessitent une formation complète et rigoureuse. Ainsi, au niveau des filiales fret p.ex., chaque nouveau collabo- rateur participe obligatoirement lors de son premier jour de travail à une formation d’initiation à la sécurité et sûreté au travail. En 2013, plus de 60 formations ont été dispensées par 13 formateurs au Centre de Formation des CFL, créé en 2007. La durée des formations varie d’une journée pour la «journée du conducteur» à 10 mois pour une formation ini- tiale pour les conducteurs de train. Le Centre de Formation assure la formation du personnel d’accompagnement des trains, des chefs de circulation et des conducteurs de trains, mais aussi de métiers moins connus comme les dirigeants de manœuvre ou les aiguilleurs du réseau tertiaire. Afin de formaliser les processus de formation et de pou- voir garantir la meilleure qualité de formation, le Centre de Formation a passé avec succès la certification ISO 29990 «Services de formation dans le cadre de l’éducation et la formation non formelles – Exigences pour les prestataires de services». CFL • RAPPORT RSE 2013 20 • 21Chapitre 4 • UNE ATTENTION PARTICULIÈRE POUR NOS COLLABORATEURS La formation continue des collaborateurs En fonction des besoins actuels et futurs, les CFL offrent une formation continue à leurs collaborateurs tout au long de leurs carrières. Ainsi, au niveau du groupe fret, près de 50.000 heures de formation ont été prestées en 2013. Au niveau de la société-mère, quelque 2.500 agents ont suivi des formations. A titre d’exemple, voici la description du cycle de formation que doit suivre un conducteur de locomotives: A chaque changement dans la réglementation, il doit participer à un cours de formation théorique. Vu l’exiguïté du réseau ferré, il assure régulièrement des tours de service le menant sur l’un des trois réseaux limitrophes où il est accompagné deux fois par an par un formateur pour exclure toute lacune, omis- sion ou erreur. Suivant le besoin, le conducteur doit égale- ment participer à des cours de formation pratique. Grâce au simulateur de conduite, l’organisation de ces cours a su être facilitée de façon significative. Sans dérangement du trafic normal, le simulateur peut reproduire chaque cas de figure qui pourrait se présenter dans la réalité. De même, l’introduction du logiciel «questionmark» constitue une étape importante. Non seulement il permet d’organiser des examens et des formations spécifiques, mais il procure au conducteur le moyen de vérifier, 24 heures sur 24, ses connaissances professionnelles. 3.000 tests individuels sur une période de neuf mois, dont 10 % sur base volontaire en dehors des formations officielles, témoignent du succès de ce logiciel performant. UNE ATTENTION PARTICULIÈRE POUR NOS COLLABORATEURS Etant un des employeurs les plus importants au Luxembourg, les CFL sont bien conscients de leur responsabilité sociale, également en termes d’attention portée à l’égard de leur personnel. Le secteur ferroviaire devant garantir à tout moment un niveau de sécurité maximale, le suivi médical régulier et la formation continue du personnel constituent des priorités absolues pour l’entreprise. Une bonne communication interne et externe, le dialogue per- manent et approfondi avec les partenaires sociaux, le soutien d’associations sportives, culturelles et artistiques sont autant de moyens pour favoriser le bien-être au travail. PERSONNEL AU 31 DÉCEMBRE Société mère CFL cargo CFL Evasion CFL-Immo CFL Multimodal NEG Totaux 2012 3025 607 8 14 339 51 4044 2013 3040 590 7 16 357 40 4050
  • 12. Les services de Santé au Travail et de Psychologie sont constamment en train de développer des systèmes d’enca- drement permettant de minimiser les risques psycho- sociaux et d’éviter le harcèlement ou le burn-out. Si des cas de l’espèce se présentent quand-même, ces deux services sont la première adresse d’assistance pour les personnes concernées. Pour endiguer l’absentéisme dû à des problèmes privés ou professionnels, les responsables hiérarchiques sont instruits et sensibilisés afin de garantir une prise en charge à temps et de façon systématique d’agents fragilisés. Les risques liés à la consommation d’alcool et de drogues ont fait l’objet d’un règlement interne mettant l’accent sur la prise en charge des agents concernés et, en première ligne, sur la prévention. Le nouveau groupe de contact En 2013 la direction générale a décidé de mettre en place une instance indépendante qui interviendra au niveau des différends liés aux relations de travail, à l’exclusion des liti- ges concernant une procédure disciplinaire. Cette instance, appelée «groupe de contact», est présidée par le direc- teur des ressources humaines. Les membres du groupe de contact, désignés par le directeur général en fonction de leurs compétences individuelles en la matière, forment un groupe homogène offrant aux agents une écoute et un accompagnement. Ils tenteront de trouver une solution aux problèmes qui leur sont rapportés, tout en garantissant une neutralité absolue et une confidentialité lorsqu’elle est demandée par les personnes concernées. L’idée de la médiation prime toutes autres considérations. Le support psychologique Le nombre d’accidents de travail dus à des agressions physiques ou verbales contre des agents CFL s’élève à envi- ron 10 % du chiffre total des accidents déclarés. Le ser- vice de Psychologie s’occupe immédiatement de la prise en charge de la victime. Il assure le suivi de l’affaire et accompagne l’agent afin de lui permettre de reprendre ses fonctions. En 2013, le service de Psychologie s’est occupé de 106 accompagnements psychologiques et a accordé un soutien psychologique aux victimes dans 34 cas. Dans l’hypothèse où une reprise de ses fonctions ne serait plus possible, les CFL mettent tout en œuvre pour proposer à l’agent un poste adapté permettant son maintien en service. Il en est de même pour les agents devenus physi- quement inaptes à l’exécution de leurs fonctions. CFL • RAPPORT RSE 2013 22 • 23 Le suivi médico-social du personnel En 2013, les services médico-psycho-sociaux des CFL (entr- aide médicale, bureau des pensions, service de santé au travail, service de psychologie) ont été rassemblés dans l’immeuble «Les Rotondes» à Bonnevoie. Le service de Santé au Travail a procédé à presque 400 examens d’embauche et à 1.000 examens périodiques, dont plus d’un tiers concernent les conducteurs de train. De plus, 45 examens ont été effectués sur demande du salarié, le double sur demande de l’employeur. En 2013, 258 colla- borateurs ont été vaccinés dans le cadre de la campagne annuelle contre la grippe. Le service de Psychologie a établi 300 bilans de recrutement ainsi que 95 bilans d’évolution professionnelle, de compé- tence et autres. Dans 175 cas, il a donné des conseils ou est intervenu comme médiateur. Chapitre 4 • UNE ATTENTION PARTICULIÈRE POUR NOS COLLABORATEURS Chapitre 4 • UNE ATTENTION PARTICULIÈRE POUR NOS COLLABORATEURS Une récompense pour CFL multimodal Fin 2013, l’équipe Ressources Humaines de CFL multimodal a reçu le prix «HR Team of the Year», décerné annuelle- ment par HR One. L’équipe a été récompensée pour son professionnalisme, sa capacité d’innovation, sa flexibilité et surtout pour le codex déontologique appliqué quotidien- nement dans l’accompagnement et le soutien du personnel.
  • 13. Réduire la consommation d’énergie Depuis 2008, les caténaires des CFL sont alimentées par l’énergie de traction «Nova Naturstrom». Comme la quasi- totalité du trafic voyageur est effectué par traction élec- trique, les émissions de CO2 sont de zéro gramme par train-kilomètre. L’électricité verte utilisée est produite exclu- sivement par des énergies renouvelables: à 95 % par l’eau (hydroélectricité) et à 5 % par des éoliennes. Des actions de sensibilisation incitent les salariés du Groupe CFL à privilégier des appareils à faible utilisation énergé- tique et à réduire la consommation électrique pendant le travail. Les bâtiments des CFL situés à Luxembourg sont connectés au chauffage urbain. La gestion des déchets Le tri des déchets a rapporté aux ateliers de réparation et à l’unité de production des CFL d’être certifiés ISO 14001 (management de l’environnement en général) et ils ont obtenu la certification par la «Superdreckskëscht». Un système de tri et de collecte des déchets fonctionne dans les gares de Luxembourg et de Belval-Université. Six caté- gories de déchets y sont séparées dans les collecteurs sur les quais: verre, papier, plastique, canettes en métal, cartons à boissons et déchets mixtes. CFL • RAPPORT RSE 2013 24 • 25Chapitre 5 • NOUS PROTÉGEONS NOTRE ENVIRONNEMENT Les nuisances sonores Un premier plan d’action de lutte contre le bruit des chemins de fer a été établi en 2009 au niveau national. Des actions concrètes sur le terrain ont dès lors été réali- sées, comme la mise en place d’écrans de protection sur la ligne Luxembourg – Pétange au lieu-dit «op der Biff», à Bascharage-Sanem, à Dippach-Reckange et à Hollerich. A Esch-sur-Alzette, le remplacement de la fixation directe du rail sur le viaduc par une voie ballastée a été complété par un mur anti-bruit. Des projets-pilotes sont en cours, comme au point d’arrêt de Noertzange avec la mise en place d’écrans antibruit et la pose d’amortisseurs de rail. NOUS PROTÉGEONS NOTRE ENVIRONNEMENT Les transports en commun en général et le trafic ferroviaire en particulier sont les moyens de transport les mieux destinés à protéger l’environnement. En plus de toutes les vertus écologiques inhérentes, les CFL multiplient les efforts pour améliorer leur bilan énergétique et écologique.
  • 14. LES PROBLÈMES DE SOCIÉTÉ NE NOUS LAISSENT PAS INDIFFÉRENTS Le groupe CFL collabore très étroitement avec les organisations d’aide aux personnes à mobilité réduite. Il réalise des partenariats avec des acteurs notamment dans les domaines social et culturel. L’engagement social des CFL s’explique aussi par le fait que les cheminots sont quotidiennement confron- tés aux problèmes de la société qui se reflètent souvent dans les enceintes des gares. Pour aider à y remédier, le référent social des CFL collabore avec le service «streetwork» de la Ville de Luxembourg pour orienter les personnes en détresse. Les mesures de compensation de la nature Lors de grands projets d’infrastructure il est parfois iné- vitable d’entreprendre des travaux qui ont un impact sur le paysage et l’écosystème des zones concernées. Dans ces cas, les CFL mettent en œuvre des projets de mesures compensatoires, comme par exemple dans la zone humide de la «Dreckwiss» entre Bascharage et Sanem, où le lit originel de la Chiers est revitalisé pour permettre une ex- ploitation agricole extensive. A Dudelange/Burange, une zone compensatoire est aménagée dans le cadre des travaux d’aménagement du nouveau terminal intermodal. Les travaux de renaturation de la Diddelenger Bach dé- marreront, quant à eux, dans le courant de l’année 2014. Les recommandations en matière d’assainissement de sol, de protection des eaux et de la compensation de la nature sont également prises en compte lors de la construction du nouveau viaduc de dédoublement à Pulvermühle et lors de la mise à double voie entre Luxembourg et Sandweiler- Contern. CFL • RAPPORT RSE 2013 26 • 27 Des efforts considérables pour réduire le bruit ont été réali- sés par l’acquisition de nouveaux trains voyageurs à partir de 2004 et seront poursuivis par la mise en service de huit nouvelles rames Stadler en 2014. De son côté, CFL cargo réalise actuellement un projet-pilote à l’atelier de Pétange pour remplacer le système de freinage de son parc de wagons. Les quelque 3.500 wagons munis de sabots de frein en fonte grise qui, au contact avec les roues, sont générateurs de bruit, vont être équipés de semelles plus silencieuses. Enfin, CFL multimodal utilise trois reachstacker sur le terminal intermodal à Bettembourg qui sont équipés avec le matériel technique le plus récent, afin de réduire le dérangement sonore à son minimum. Chapitre 5 • NOUS PROTÉGEONS NOTRE ENVIRONNEMENT
  • 15. Des places de stationnement pour personnes à mobilité réduite ont été créées aux alentours de nombreux arrêts et gares. Le degré d’accessibilité des gares et arrêts du réseau ferré luxembourgeois a été évalué par Info-Handicap et publié sur le site www.welcome.lu, destiné à renseigner les personnes à mobilité réduite. L’accessibilité pour les personnes à mobilité réduite est assurée lors de la construc- tion de nouvelles infrastructures et lors de la rénovation de gares et de points d’arrêt existants. Le matériel roulant moderne est équipé de rampes d’accès et de WC pour chaises roulantes. Les guichets de vente comme ceux à Luxembourg disposent d’un système de sonorité qui peut être activé par les personnes malenten- dantes. Le personnel CFL en contact avec les clients est sensibilisé dans le cadre d’une formation dispensée par Info-Handicap. Sur demande, une heure avant le trajet en train, le voya- geur à mobilité réduite est pris en charge par le personnel d’assistance lui garantissant un déplacement en toute sécurité. Grâce à un logiciel de demande d’assistance pour personnes à mobilité réduite mis en place par plusieurs réseaux ferroviaires européens et l’UIC, les personnes en situation de handicap peuvent voyager en toute confiance, sachant qu’une assistance leur est garantie tout au long du voyage ainsi qu’à l’embarquement et au débarquement. Les partenariats sociaux et culturels Les CFL mettent leurs infrastructures, et notamment la gare de Luxembourg, à la disposition d’organisations non- gouvernementales (ONG), afin d’y organiser des actions de sensibilisation pouvant toucher les milliers de voyageurs qui y passent chaque jour. Ils contribuent ainsi à rendre attentif à la problématique des pays en voie de dévelop- pement en mettant à disposition des ONG des panneaux et des emplacements dans la nouvelle verrière de la gare de Luxembourg. Des organisations comme la Croix-Rouge et l’Unicef profi- tent du soutien des CFL pour organiser des événements et conférences de presse destinés à sensibiliser le public à leur cause. La Croix-Rouge a lancé son Mois du Don en avril 2013 dans le pavillon grand-ducal de la Gare de Luxem- bourg et des bénévoles de l’Unicef étaient régulièrement présents dans différentes gares du réseau pour diffuser leur message. L’action anti–raciste «Making Luxemburg» a été lancée en Gare de Luxembourg par l’envoi d’une locomo- tive de la série 4000 ornée des visuels de l’action. Des locomotives ont aussi porté les messages de la Croix- Rouge, de l’Unicef et de SOS Villages d’Enfants Monde aux quatre coins du réseau ferré luxembourgeois et au-delà des frontières, ainsi que lors de la célébration du centenaire du Lycée technique privé Emile Metz de Dommeldange en 2013. Les CFL sont partenaires de la Foire Agricole d’Ettelbruck, afin d’inciter les dizaines de milliers de visiteurs de ce grand rendez-vous estival à accéder au site via la gare d’Ettelbruck, idéalement desservie par le rail. Dans le domaine culturel le Centre National de l’Audiovisuel, le Musée «Dräi Eechelen» ainsi que les Amis des Musées d’Histoire et d’Art Luxem- bourgeois ont profité d’une coopération avec les CFL pour propager leurs programmes auprès du grand public. Et comme chaque année le 23 avril, la gare de Luxembourg a accueilli ce jour-là les volontaires de l’association «Freed um Liesen» pour distribuer des milliers d’exemplaires du «Buch am Zuch», un livre édité spécialement et distri- bué exclusivement en ce jour d’anniversaire des poètes Shakespeare et Cervantès aux clients des CFL. CFL • RAPPORT RSE 2013 28 • 29 Les personnes à mobilité réduite L’installation systématique et progressive des lignes de guidage pour personnes mal voyantes sur tous les quais rénovés, permet aux personnes souffrant d’une déficience visuelle d’accéder aux transports publics. Ainsi, la gare de Belval-Université dispose d’un plan tactile pour person- nes mal voyantes, de lignes de guidage et d’ascenseurs. Les arrêts de Bascharage-Sanem, Dippach-Reckange et Schouweiler, situés sur la ligne de Luxembourg à Pétange sont équipés de toutes les installations techniques d’acces- sibilité et d’information, et offrent un confort maximal à tous les voyageurs. Chapitre 6 • LES PROBLÈMES DE SOCIÉTÉ NE NOUS LAISSENT PAS INDIFFÉRENTS Chapitre 6 • LES PROBLÈMES DE SOCIÉTÉ NE NOUS LAISSENT PAS INDIFFÉRENTS L’action internationale «Gares & solidarité» Onze entreprises ferroviaires européennes, dont les CFL, ont signé la charte «Gare et Solidarité» soulignant leur engagement dans le développement d’initiatives sociales dans les gares européennes. Dans le cadre de cet enga- gement, une exposition de photos est organisée chaque année dans les gares de Luxembourg et Belval-Université. Faisant appel à la tolérance et à la solidarité face à un public multiculturel originaire de différentes classes sociales, l’édition 2013 était consacrée aux témoignages d’un projet de la Fondation Thierry van Werveke réalisés par des per- sonnes errantes.
  • 16. COMMENT MET-ON EN PLACE UNE CULTURE DE SÉCU- RITÉ DANS UNE ENTREPRISE? L’engagement du management, donc de la direction géné- rale et des responsables hiérarchiques, doit être visible sur le terrain. Cet engagement est une des conditions de base pour la mise en place d’une culture de sécurité et se traduit par une communication ouverte. Le management doit être à l’écoute du personnel confronté à la réalisation pratique des objectifs définis. Les moyens y relatifs devront être mis à disposition, tant du point de vue budgétaire que quant à l’effectif. CFL • RAPPORT RSE 2013 30 • 31 Doris HORVATH • Chargée de gestion du service QSE Chapitre 7 • ENTRETIENS Chapitre 7 • ENTRETIENS VIVRE UNE CULTURE DE SÉCURITÉ EST DONC UN TRAVAIL EN GROUPE? En effet, le rôle d’un service «Sécurité» ou du Service QSE est d’assister la direction générale pour définir les grandes lignes dans le domaine de la sécurité, de conseiller les ser- vices opérationnels et de faire le suivi et le contrôle de la sécurité. En outre, le Service QSE incite à des actions de sensibilisation et de prévention et s’échange avec d’autres entreprises au niveau national ou international. Ce n’est pas le Service QSE qui «fait» la sécurité, mais chacun de nous contribue à l’amélioration du niveau de la sécurité. PÉRENNISER UNE CULTURE DE SÉCURITÉ AU QUOTIDIEN POUVEZ-VOUS CONFIRMER QUE LA MISE EN PLACE DE MESURES PRÉVENTIVES RIME AVEC LA RÉALISATION DE MESURES TECHNIQUES? Les mesures de préventions proposées par le personnel sont souvent d’ordre technique et, en effet, les CFL investissent beaucoup dans la technique afin d’assurer un haut niveau de sécurité. Néanmoins, dans le cadre d’une politique de prévention d’accidents, il est important d’agir au niveau du comportement sécuritaire. COMMENT PEUT-ON FAVORISER LE COMPORTEMENT SÉCURITÉ DU PERSONNEL? En montrant l’exemple, comme en montant des escaliers: Tenez-vous au garde-corps. Réfléchissez aux risques d’ac- cidents, évaluez vos propres risques et comportez-vous en conséquence. En intégrant la communication de la sécurité dans les activités quotidiennes, on favorise une approche sécuritaire. L’entreprise modèle s’organise de manière à permettre au personnel d’évoluer dans le domaine de la sécurité. C’est ça le grand défi dans un environnement exposé à la concurrence, à des contraintes budgétaires et à l’attente de livrer un service au client sans faille. COMMENT EST RÉALISÉ L’ÉCHANGE DE BONNES PRATI- QUES AU NIVEAU DU GROUPE CFL? Cet échange se fait au niveau du Comité Directeur Sécu- rité réunissant l’ensemble des directeurs du Groupe et les responsables des services concernés. Le retour d’expérience se fait au niveau du réseau QSE, tout comme l’échange des bonnes pratiques entre les services et les filiales. QU’EST-CE QUE LE RÉSEAU QSE? Ce réseau a été mis en place en 2007. Il se constitue d’une quarantaine de personnes, les responsables et correspon- dants QSE, qui s’engagent activement dans le domaine de la mise en œuvre de la stratégie définie et mettent en place les instructions et procédures nécessaires à maintenir le niveau de sécurité. Ils contribuent à l’attribution des forma- tions nécessaires et font le suivi et le contrôle des actions réalisées. Pour assurer que la sécurité soit vécue au quoti- dien, les correspondants QSE sont affectés aux activités opérationnelles de leur service. QUELS SONT LES OUTILS PRATIQUES POUR ASSURER LA SÉCURITÉ? Il n’existe pas une seule recette pour mettre en place une culture de la sécurité dans une entreprise. Nous appliquons toutes les différentes méthodes connues comme l’analyse des risques, l’implication du personnel concerné dans les actions préventives ainsi que l’analyse systématique des accidents et des presqu’accidents. Il faut en plus attribuer les formations nécessaires, appliquer le principe du parrain- age, sensibiliser au quotidien par des «minutes sécurité», organiser des conférences de sécurité, observer le compor- tement du personnel, faire des audits etc. COMMENT MOTIVER LE PERSONNEL POUR SE COM- PORTER DE MANIÈRE SÉCURITAIRE? Il faut créer un climat de confiance sur le terrain, afin que chacun se sente libre de s’exprimer sur le sujet de la sécu- rité. C’est le personnel sur le terrain qui est le mieux placé à proposer des mesures d’amélioration.
  • 17. Pour le directeur Ressources Humaines (RH) & Organisation des CFL, les bases d’un climat de travail qui favorise l’engagement du personnel sont nécessairement la santé et le bien-être au travail. D’après Philippe Schrantz, ceci profite également à l’entreprise, car seuls des collabora- teurs motivés sont des collaborateurs productifs. CFL • RAPPORT RSE 2013 32 • 33 Philippe SCHRANTZ • Directeur Ressources Humaines (RH) & Organisation Chapitre 7 • ENTRETIENS Chapitre 7 • ENTRETIENS QU’ENTENDEZ-VOUS PAR GESTION DES RESSOURCES HUMAINES? Une gestion efficace des Ressources Humaines est basée sur trois piliers. La première est la gestion administrative des Ressources Humaines. Il s’agit entre autres des salaires et de la tenue des dossiers personnels des salariés. Mais il s’agit également de l’application correcte des textes légaux et réglementaires en vigueur, comme le statut et les conventions collectives, et de l’application des politiques de recrutement et de formation. CE QUE DOIT ÊTRE UNE BONNE GESTION DES RESSOURCES HUMAINES COMMENT COMPTEZ-VOUS ATTEINDRE CES OBJECTIFS? Je suis d’avis que nous devons tout faire pour créer un climat de travail qui favorise l’engagement du personnel envers les CFL et envers leur travail. Pour ce faire, nous nous soucions de la santé de notre personnel, tout en essayant de lui permettre de concilier le travail avec les responsabilités personnelles et familiales. Le bien-être au travail ne profite pas seulement au per- sonnel; les entreprises qui cultivent le bien-être attirent, conservent et motivent leur personnel et sont plus produc- tives. QUELLE IMPORTANCE ACCORDEZ-VOUS À LA FORMA- TION DU PERSONNEL? La mise en place d’un programme systématique de forma- tion et de développement est supposée améliorer et les compétences du personnel et le rendement organisation- nel. Ce programme doit comprendre avant tout des activi- tés de formation pour les collaborateurs afin qu’ils puissent mieux s’acquitter de leurs tâches usuelles et de nouvelles tâches. Mais il doit aussi être constitué d’opportunités de développement professionnel afin qu’ils puissent se prépar- er à occuper de futurs emplois, voire de nouvelles responsa- bilités au sein des CFL. Par ailleurs nous devons recruter les bonnes personnes en temps utile afin de garantir le transfert de compétences, le bon fonctionnement et la continuité au niveau des différents services des CFL. Le deuxième pilier, la gestion opérationnelle des Ressources Humaines, comprend la mise en œuvre de différentes décisions opérationnelles en matière de sélection de per- sonnel, de rémunération, d’évaluation, de formation, de sanctions disciplinaires, et le «management» du personnel. La gestion stratégique des Ressources Humaines comme troisième pilier consiste à élaborer et à mettre en œuvre des stratégies qui encouragent le personnel à donner le meilleur de lui-même de manière à ce que l’entreprise puisse atteindre ses objectifs. Il s’agit de contribuer à mener à bien les missions et à transposer les stratégies des CFL, tout en étant à l’écoute du personnel et en tenant compte des besoins du personnel. QUEL EST POUR VOUS LE RÔLE DE LA DIRECTION DES RESSOURCES HUMAINES? Le rôle de la Direction des Ressources Humaines est d’un côté de garantir une gestion professionnelle et efficace de l’existant, mais surtout de contribuer à aider les CFL à anti- ciper les changements à venir, à s’y préparer et à s’y adapter le moment venu. Les RH doivent faire partie de la solution et non du problème! QUELLES SONT VOS PRIORITÉS EN MATIÈRE DE GES- TION DES RESSOURCES HUMAINES? Pour moi la performance de notre personnel est directe- ment liée à quatre réalités: • L’environnement de travail qui doit être sain, sécuritaire et agréable. • La culture d’entreprise qui doit encourager l’excellence au travail. • Un management qui lui aussi encourage l’excellence au travail. • Des ressources humaines en nombre suffisant et adé- quatement déployées et formées.
  • 18. IMPRESSUM ÉDITEUR Société Nationale des Chemins de Fer Luxembourgeois 9 place de la Gare L-1616 Luxembourg CONCEPTION IMPRESSION Imprimerie Centrale