La théorie des jeux et de la décision en présence d’asymétrie  d’information du crédit bancaire.
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La théorie des jeux et de la décision en présence d’asymétrie d’information du crédit bancaire.

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Les relations au sein de l’entreprise tendent à se complexifier depuis quelques années. L’ouverture internationale multiplie en effet le nombre d’incitations entre les différents agents qui......

Les relations au sein de l’entreprise tendent à se complexifier depuis quelques années. L’ouverture internationale multiplie en effet le nombre d’incitations entre les différents agents qui constituent la base relationnelle de l’entreprise. Cette dernière peut donc s’appréhender comme un nœud vers lequel les liaisons convergent et ou chaque relation (Entreprise/Actionnaires; Entreprise/Clients; Entreprise/Salariés; Entreprise/Fournisseurs; Entreprise/Banques…). Cet article s’inscrit dans le contexte actuel ou les PME ne pouvant s’autofinancer et n’ayant pas accès au marché financier, restent fortement dépendantes des banques. Nous montrons dans le cadre d’une revue de la littérature, l’importance du financement de la PME par les banques sur les marchés du crédit. En effet, elles rencontrent des difficultés du fait de leur petite taille. Ce qui conduit à l’asymétrie d’information et le problème d’anti-sélection et d’incitation contraire qui amènent les banques a une mauvaise appréciation du risque PME. Pour améliorer sa structure d’information sur la PME, la banque peut utiliser la méthode prêt-observation dans l’optique d’observer les signaux dégager sur son niveau d’effort. C’est le principe Bayésien qui permettra d’améliorer sa structure d’information sur la PME et de fait,s’engager à offrir des contrats aux meilleurs conditions et de limiter les situations d’asymétries d’informations ex post et le rationnement du crédit qui en découle.

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  • 1. World Academic Journal of Business & Applied Sciences-Journal of Economics & Finance-Vol.1 No.1 (2013)1La théorie des jeux et de la décision en présence d’asymétried’information du crédit bancaire.Stéphano zico EtoughéFam’Ella (Corresponding author)Tianjin University Liu Yuan D qu,District Foreign Students Flats 92 Weijin Road, Nankai District,Tianjin 300072 China Tianjin University, School of ManagementZhang ZaishengTianjin University Liu Yuan D qu, District Foreign Students Flats 92 Weijin Road, Nankai District, Tianjin300072 China Tianjin University, School of ManagementRésuméLes relations au sein de l’entreprise tendent à se complexifier depuis quelques années. L’ouverture internationalemultiplie en effet le nombre d’incitations entre les différents agents qui constituent la base relationnelle del’entreprise. Cette dernière peut donc s’appréhender comme un nœud vers lequel les liaisons convergent et ouchaque relation (Entreprise/Actionnaires ; Entreprise/Clients ; Entreprise/Salariés ; Entreprise/Fournisseurs ; Entre-prise/Banques…)Cet article s’inscrit dans le contexte actuel ou les PME ne pouvant s’autofinancer et n’ayant pas accès au marchéfinancier, restent fortement dépendantes des banques. Nous montrons dans le cadre d’une revue de la littérature,l’importance du financement de la PME par les banques sur les marchés du crédit. En effet, elles rencontrent desdifficultés du fait de leur petite taille. Ce qui conduit à l’asymétrie d’information et le problème d’anti-sélection etd’incitation contraire qui amènent les banques a une mauvaise appréciation du risque PME.Pour améliorer sa structure d’information sur la PME, la banque peut utiliser la méthode prêt-observation dansl’optique d’observer les signaux dégager sur son niveau d’effort. C’est le principe Bayésien qui permettrad’améliorer sa structure d’information sur la PME et de fait,s’engager à offrir des contrats aux meilleurs condi-tions et de limiter les situations d’asymétries d’informations ex post et le rationnement du crédit qui en découle.Mots clés : asymétrie d’information, sélection adverse, PME, décision, marché, prêt bancaire, contratJournal ofEconomics & FinanceAvailable on: http://wajbas.webs.com/Journal of Economics & Finance (2013)
  • 2. World Academic Journal of Business & Applied Sciences-Journal of Economics & Finance-Vol.1 No.1 (2013)2Introduction.La théorie de la décision et des jeux dépasse très largement le cadre étroit des sociétés, même si ces derniers ontconstitué son premier objet d’étude et lui ont donné son nom. La théorie de léquilibre général est une branche de lamacroéconomie (dont le terme est introduit en 1933 par l’économiste norvégien Ragnar Frisch1) est lapproche théo-rique qui étudie léconomie à travers les relations existant entre les grands agrégats économiques, le revenu, linves-tissement, la consommation, le taux de chômage, linflation, les contrats, le financementetc.En tant que telle, elle constitue loutil essentiel danalyse des politiques économiques des États ou des organisations.Elle cherche à expliquer comment se fixe le niveau de production et de consommation des biens et les prix dans uneéconomie. Les modèles déquilibre général sont donc utilisés pour mesurer limpact des décisions politiques, commelaugmentation dun taux de prélèvement. Le premier résultat d’Arrow et Debreu synthétise le principal argumentpour une dérégulation dune économie, qui aboutirait à un équilibre Pareto-efficace. En revanche, la dépendancedirecte de cet équilibre à lallocation initiale des ressources rentre dans la défense dune politique de redistribution.De même les banques centrales utilisent des modèles stochastiques dynamiques déquilibre général pour déterminerleur politique de taux.Par ailleurs, plusieurs auteurs ont bien établit que le principe d’asymétrie d’information est la source du phénomèned’anti-sélection et d’incitations contraires ou risque moral2. Elle peut aboutir à ce qu’une banque offre du crédit surla base d’un même taux d’intérêt aux entreprises qui présentent des niveaux de risques différents. Elle est particuliè-rement à la base du phénomène d’anti-sélection et d’anticipations contraires qui conduisent très souvent la banque àne point discerner avec plus d’objectivité les PME3. Dans le cas du contexte mondiale actuel, il est évidentque lesPME, quand elles ne peuvent s’autofinancer, restent fortement dépendantes des banques car elles ont peu d’autresopportunités de financement. Du fait de leur chiffre d’affaire qui est trop petit, 80% de celles-ci n’ont vraiment pasaccès au marché financier.La relation banque-entreprise est soumise à plusieurs sources de discordance posant le problème d’asymétried’information. Du fait de sa petite taille,la PME à une structure d’information pas toujours lisible a contrario de lagrande entreprise (Ang, 1991). Cela conduit les banques àdévelopper des comportements de rationnement du créditface aux PME (Psyllaki, 1995). Les PME constituent de fait un fonds de commerce des banques. Les banques nerestent donc pas passives face aux asymétries d’information qu’elles subissent.L’asymétrie d’information peut donc êtreà la fois préjudiciable pour les entreprises que pour les banques. Cette thèsesur la théorie des contrats amèneà s’interroger sur la façon d’enrichir le débats relatif aux contrats offerts de sorteàséparer les « bons » des « mauvais » contrats en observant ce qui se pratique sur le marché de l’assurance.LOBEZ (1997) nous apprend que l’offre appropriée permet de séparer les diverses entreprises sur la base du choixqu’elles font d’un contrat particulier dans un ensemblestructure. STGLITZ et WEI (1981, 1983 et 1992) insistent surle rôle du taux d’intérêt, les garanties, les collatéraux. STIGLITZ et ROTSCHILD (1976), BESTER (1985) s’y ali-gnent àla même analyse.BOOT, THAKOR et RUDELL (1991) vont nous instruire qu’en présence de deux situations présentes au mêmemoment, les banques ne se risquent d’offrir des contrats qui ne sont pas ensembles. Alors qu’avec seulement del’aléa moral, elles réussissentà ne demander des garanties qu’aux emprunteurs a hauts risque. L’introductiond’information privée les conduit à demander des garanties à tous les emprunteurs sans distinction entre les risquesélevés et les risques moins élevés.1Ragnar Frisch, « Editors Note », dans Econometrica, vol. 1, no 1, janvier 1933, p. 1-4.2Voir BESTER H (SEPT 1985), BHATTACHARYA S (Juil 1992), BHATTACHARYA S. et THAKOR A.V.(1994), STIGLITZ J.E et WEISS A (Juin 1981).3Ils sont d’autant plus importants qu’il s’agit du financement des PME. En effet, l’acceptation commune tend à faireles PME pour plus risquées que les grandes entreprises, ce qui n’est pourtant pas évident
  • 3. World Academic Journal of Business & Applied Sciences-Journal of Economics & Finance-Vol.1 No.1 (2013)3Au regard de cette observation4, il convient de noter que la banque est dans l’impossibilité de trouver un contrat luipermettant en une seule fois, de séparer le risque. Pour nous, il serait possible de séparer alors les deux effets car labanque octroie deux types de prêtsconsécutifs et a court-terme dans l’optique du test de la PME. Dans le premier cas,la banque va observer les effets types de l’effort fourni et dans le second cas, c’est l’inverse. Ainsi, nous pourronsi-névitablementséparer le problème d’anti-sélection du risque PME de celui de l’incitation à l’effort ponctuel.L’asymétrie d’information définit les relations ou un agent détient de l’information qu’un autre agent n’a pas. Cettesituation est souvent décrite par l’intermédiaire des relations d’agence ou le principal mandant demande a un agent-mandataire d’effectuer une action en son nom. Dès lors l’agent détenant plus d’information peut être tenté d’agirdans son propre intérêt et non dans celui du principal.L’entreprise se définit comme une entitésocio-économiqueréunissant, dans un espace géographique unique, pour uneactivitédéterminée, et dans le cadre de l’économie marchande, un ensemble d’hommes et de moyens.L’entreprise se présente donc comme une somme de relations imbriquées caractérisées par des asymétriesd’informations. Acet effet, il serait loisible que la banque approfondisse le cadre de réflexion de la résolution desproblèmes du marché financier désire par un grand nombre de PME. Pour cela, nous nous demandons si le modèlepropose peut-il fournir des élémentsà la pratique de l’intermédiationfinancière des banques qui tend à se développer.Cet article est consacréà l’étude des comportements d’asymétrie d’information dans le cadre des contrats banques-PME, comportement de rationnement du crédit d’une part, usage des mécanismes permettant de limiter l’effet ra-tionnement du crédit d’autre part.Nous présentons cette analyse en trois parties. La revue de la littérature qui sous-tend l’objet de la recherche. Ensecond lieu nous évoquerons l’impact qu’a le prêt-observation dans un modèlesur les contrats bancaires aux PMEavant d’en évoquerles prolongements de notre discussion qui étend le modèle de base.1. L’objet de la rechercheasymétrie d’information des contrats entre banques-PMELa théorie du rationnement du crédit par le marché financier a fait l’objet de nombreuses évolutions depuis Stiglitzet Weiss (1981). Leurs travaux ont porté sur les situations d’équilibre non walrasien dit mélangeant dans la me-sure où aucun moyen n’existe pour distinguer dans le cadre de cette approche,les bons des mauvais emprunteurs.Dans ce modèle,les banquiers ne cherchent évidemment pas àréduire l’asymétrie d’information. Ils demeurentpassifs devant l’imperfection qui les contraintà ne point financer certains agents économiques que sont les PME enparticuliers. Lesprolongements de l’analyse qui vont s’en suivre ont cherchéà lever cette hypothèse. En effet,lesbanques ne sont pas passives devant l’existence d’asymétries d’informations. Elles le sont encore plus dans la me-sure où elles mettent en place des mécanismes qui permettent de régler les problèmes d’asymétries d’informations etleurs impacts sur le marché financier.La théorie des PME au rationnement du crédit dans le cadre des contrats mélangeantPour revenir au rationnement de crédit, le red-lining terme utilisé par la littérature anglo-saxonne correspond beau-coup plus à la réalité observe. Le red-lining consiste à écarter un groupe demprunteurs du crédit, quel que soit letaux en vigueur car supposé très risqué (petites tailles) par la banque. Dans ce cas, le rationnement ne sexplique pasen termes dadéquation de loffre et de la demande par les quantités. Cest tout simplement un refus de prêter à unecatégorie demprunteur en loccurrence ici les pauvres, même si les banques disposent de suffisamment de ressources.Le red-lining correspond exactement à ce qui se passe dans les PME.En s’appuyant sur le rationnement du crédit d’équilibre : à savoir le modèle de Stiglitz et Weiss (1981), qui reposesur l’existence d’asymétries d’information ex ante et le modèle de Williamson (1986, 1987), qui lui, repose surl’existence d’asymétries d’information ex post.4Du hasard moral conjuguéa l’information privée
  • 4. World Academic Journal of Business & Applied Sciences-Journal of Economics & Finance-Vol.1 No.1 (2013)41.1.1. Asymétries d’information ex ante Rationnement du crédit aux PMELapproche de lécole de la répression financière est fondée sur l’hypothèse implicite dun marché parfait. Et pour-tant, avec Stiglitz et Weiss (1981, le rationnement du crédit peut coexister dans un marché du crédit compétitif (Cf.Venet B.1994, p94). Lexplication du rationnement du crédit réside dans lintroduction de l’hypothèse de l’asymétriede linformation dans la théorie de léquilibre [Arrow G.A, 1970]. Bien avant dillustrer cette hypothèse, il convientde définir le rationnement du crédit qui désigne le fait que parmi des demandeurs de crédit supposés identiques,certains obtiennent le crédit et dautres ne lobtiennent pas, bien que ces derniers soient prêts à payer des taux dinté-rêt plus élevés. Le rationnement du crédit fait aussi référence à une situation où certaine catégorie dindividus soientincapables daccéder au marché du crédit compte tenu du taux déquilibre du marché. Comme nous lavons déjàsouligné, lexplication pertinente de la persistance du rationnement du crédit réside dansl’asymétrieinformationnelle.Une hausse des taux d’intérêts ou des garanties requises peut en effet provoquerl’apparition d’un phénomène d’anti-sélection5et/ou d’alea de moralité6qui finalement limite l’espérance de profitdes banques. Dans ce contexte,les banques sont amenéesàpréférer la limitation du volume de créditsoctroyésplutôtque d’augmenter les taux ou les garanties requises.Au demeurant, quand les banques font face à deux situations à la fois。Les choses deviennent plus compliquées.En effet, comment une banque va-t-elle pouvoir trier dans plusieurs PME sans en avoir au préalable leur rendement.Il faudrait qu’elle arrive alors àdéceler si de mauvais rendements sont dues à la qualité trop risqué de la PME ou biensimplement à un manqué d’effort.Pour cela, Stiglitz et Weiss (1981)après avoir démontré l’existence possible d’un rationnement du crédit dansleurs travaux, quand tous les emprunteurs sont identiques,lèvent cette hypothèse. Ils supposent dans leur modèlel’existence de groupes d’emprunteurs observables par le prêteur. Sur chaque segment de clientèle , la banquedétermine un taux d’intérêt optimal qui permet la maximisation de son profit une fois pris en compte les risquéd’anti-sélection et d’alea de moralité. La fonction de profit de la banque pour la catégorie d’entreprise estrepresente en fonction du taux d’intérêt sur la figure 1. Nous representons ici,trios PME. Nous les ordonnonsen fonction de l’espérance de profit anticipé par le prêteur pour chacune d’elles : si alors maxPour Stiglitz et Weiss (1981),si ,c’est dire que les emprunteurs de la catégorie ne reçoivent descrédits que si les emprunteurs de la catégorie ont ete totalement servis. Au demeurant,si le taux de refinance-ment des banques s’établit au point ,on constate que les emprunteurs de type 3,qui sont prêtsà s’endetter autaux ,reçoivent les crédits qu’ils demandent ( ( ) ). Les emprunteurs de la catégorie 2 peu-vent s’endetter au taux mais seulement seront servis après les clients de la catégorie 3 ( )( ) ). Enfin,aucun individu du groupe 1 ne reçoit de crédit,quel que soit le taux d’intérêt que ces5L’existence d’asymétries d’information impose la fixation du taux d’intérêt sur la base de la qualité moyenne duportefeuille d’emprunteurs. Ce faisant,les entreprises qui présentement une qualité supérieureà la moyenne peu-vent refuser de payer une prime de risqué jugé injustifié. Elles quittent le marché si bien que la qualité du porte-feuille de créances se détériore.6Une augmentation des taux incite les dirigeants désirant maximiser le profit à choisir un projet qui présente uneplus forte rentabilité mais également une plus forte probabilité de défaut pour le prêteur.
  • 5. World Academic Journal of Business & Applied Sciences-Journal of Economics & Finance-Vol.1 No.1 (2013)5PME acceptant de payer ) ).Par conséquent,ces PME de la catégorie 1 sont exclues du mar-ché financier. D’où le redlined.Figure 1 : Le redlining sur le marché du créditSource : STIGLIZ, WEISS, 1981, P.406.Sagissant du comportement des banques face à cette situation d’asymétrie dinformation qui a été décrit par Sti-glitz et Weiss (1981), le problème d’asymétrie dinformation sur le marché du crédit est à lorigine des phéno-mènes de sélection adverse et dincitations adverses. Lorsque le taux dintérêt augmente, les projets les moins risqués,cest-à-dire ceux ayant le plus de chance daboutir et de supporter des charges accrues dintérêt, voient leur rentabilitéespérée diminuer fortement. Les investisseurs les moins risqués se retirent donc au plus vite du marché et il y a en-trée des investisseurs plus risqués insensibles aux variations des taux (sélection adverse), tandis que les investisseursqui ne quittent pas le marché sont plus incités à choisir des projets risqués (incitation adverse).Alors, laccroissement des taux va entraîner ainsi un accroissement de la proportion des projets risqués dans leportefeuille de prêts bancaires et une baisse de lespérance de rentabilité des banques. Cela accroît la fragilité ban-caire et donc les risques de faillite. Il existe donc un seuil maximum de taux dintérêt qui correspond à une meilleurediversification du portefeuille de prêts des banques et à une rentabilité espérée maximale. Du coup, au-delà de ceseuil, il y a une baisse de lespérance de rentabilité du fait de la détérioration de la qualité des emprunteurs.En effet, le système d’information des PME souffre d‘une importante déficience(Ang, 1991 : Ennew et Binks,1995).Tout d’abord il existerait une réticence des dirigeants de la PME à transmettre des données comptables etfinanciers7. De plus,du fait de l’envergure du marché des titres pour les PME,il y aurait peu d’incitations pourune agence à collecter et à diffuser des informations sur cette catégorie de firmes.1.1.2. Asymétrie d’information et rationnement du crédit aux PMELe second effet est laléa moral, il se manifeste après loctroi du prêt, le principal est confronté à cet aléa (hasard)si lagent modifie les termes du contrat signé exante en menant expost des actions qui ne vont pas dans lintérêt duprincipal. Il peut sagit pour lemprunteur de sengager par exemple dans des activités risquées qui réduisent la pro-babilité du remboursement du prêt.Toutefois, laléa moral ne saurait être associé à l’asymétriedinformation dans lamesure où, le prêteur peut bien être informé sur les agissements de lemprunteur, mais n’ayant pas les moyensou silest coûteux dempêcher lemprunteur de nuire à ses intérêts lagent aura un comportement daléa moral qui lui-mêmedépendra des procédures de faillite.Les banques ne sont pas soumises au problème de free riderparce qu’une seule banque peut participer toute seuleà loctroi dun crédit à un client. Elle peut alors profiter pleinement des retombées de lactivité dinformation et demonitoring.7Au Gabon,95% des PME ne satisfont pas l’obligation légale de dépôt des comptes (Le Guirriec,1996)
  • 6. World Academic Journal of Business & Applied Sciences-Journal of Economics & Finance-Vol.1 No.1 (2013)6Le problème de free-rider: la collecte dinformation sur la qualité des projets ou la surveillance des emprunteurssont un bien public; tout le monde en profite des effets positifs (réduire le risque de sélection adverse et daléa moral),il y a un problème de free-rider si certains agents ne subissent pas les coûts de collecte dinformation et de monito-ring et ils profitent de cet investissement.Pour Williamson (1986, 1987), puisque les dirigeants des PME se faufilent pour cacher les résultants de ses acti-vitésfinanciers dans l’optique de minimiser ses remboursements, à partir de cet instant, les banques peuvent êtrea-menéesàController la PME financée. Le monitoring intervient ici une fois le défaut de remboursement révèle demanièreà s’assurer de la conformité des résultantsdéclarés et afin de récupérer, le montant requis ou engage uneprocédure de mise en liquidation.Ce modèle confirme les résultants de Stiglitz et Weiss dans le contexte de l’existence d’asymétries d’informationex post. La limite de cette approche est que cette thèse ne permet pas de spécifier la nature des PME affectées par cerationnement.YAN.Y. (1996), présente la question dans les sens d’un relâchement d’hypothèse du contrôle non aléatoire de laPME en cas de défaut,on peut se prononcer sur la situation des PME sur le marché du crédit financier.2. Le modèleprêt-observation dans le cadre du rationnement du créditL‘étude du comportement des firmes en situation d’asymétrie d’information permet de confirmer la surexpositiondes PME au rationnement du crédit. C’est en cela que nous introduisons le problème dans le modèle suivant:Dans le processus de négociation, nous savons qu’au début, les banques sont réticentes a priori sur les PME. C‘estDIAMOND (1991) qui précise que les banques fondent leurs a priori sur les informations passéesdétenues des PME.A cet effet, compte tenu du fait que la PME n’a pas le choix pour son financement car ne pouvant s’autofinancer etque le marché n’exige que de se financer auprès des organismes de crédits, sa source de financement ne peut dans uncontexte d’asymétrie d’information, êtrerenseignée sur son potentiel. A cet effet,considérons que la PME a unepériodedonnée a besoin de contracter une somme pour financer un projet à rendement fixe en réussite et0 en échec. Puisque cette somme est fixe, on constate qu’elle ne peut nullement apporter l’information dont a besoinla banque pour lui permettre de mesurer le risque lié au crédit et les défaillances de la PME8.Chaque période ,insiste la PME à fournir un effort prive soit haut soit bas . CelonRAJAN (1992), ce dernier peut correspondre à un effort inobservable du proprietaire de la PME quand pour unegrande entreprise, il correspond à un effort occasionnel observable. Plus loin, BOOT. THAKOR. UDELL (1995),l‘effort ne joue que sur la probabilité de succès du projet, cependant l’effort bas ajoute aux rendements observablesune rente privéeinobservable . Pour HOLMSTROM-TIROLE (1993), les PME sont dirigées par des entrepre-neurs qui, en l’absence d’incitation et/ou de contrôle, peuvent délibérémentréduire la possibilité de réussite afin debénéficier d’une rente. Dans ce cadre, la PME reste évidemment confronte à l’arbitrage en choisissant l’efforthaut , elle devrait dans ce sens, avoir plus de chance de succès mais sa rente privée sur le projet est nulle .De ce fait, en choisissant l’effort bas , la PME a moins de chance de succes mais sa rente privee sur le projet eststrictement positiveDans ce cas, la banque propose à la PME deux prêts-observations à court-terme, chaque prêt tient sur une périodede sorte à observer si la PME peut désormais recevoir des prêtsà long-terme. Lors de la premièrepériode, , labanque propose un crédit a court-terme et ouvre un compte courant a la PME de sorte qu’elle y verse régulièrementl’argent minimum nécessaire au remboursement de ce prêt.8Pour des modèles ou le niveau d’investissement M est utilisé comme un signal de la probabilité deremboursement,voir BESTER (84b) et MILDE et RILEY (1984)
  • 7. World Academic Journal of Business & Applied Sciences-Journal of Economics & Finance-Vol.1 No.1 (2013)7Pour la deuxième période , la PME ici a deja remboursee l’integralite de son precedent pret. De ce fait, labanque ouvre dans ses comptes, une ligne de crédità faible risque pour la banque. C’est généralement le profit dupremier prêtgénéré qui est mis àdisposition. Ainsi, la PME peut dans les limites d’un maximum convenu, afind’éviter les décalages temporaires, sortes de « crédits blancs », débiter son compte pour des besoins de financement.Ce prêt n’est point lie au financement d’une quelconque transaction particulière9et est dépourvue de garanties in-trinsèques.Afin de limiter le risque de non-remboursement, la banque peut annoncer qu’elle ne prêtera pour la deuxièmepé-riode que les PME qui auront intégralementrembourséà la fin de la périodeindiquée, l’intégralité de leur crédit maisne précisera pas les critères lui permettant de classer les PME car son but ici est de contrôler, suivre et observer lesretards et incidents de paiement durant chaque période10.Figure 2 : Le contrôle de la banque à l’intérieur de la PMELa qualité du projetLe contrôle exercé par la banque à l’intérieur de la PME est une probabilité ex ante que la banque ne sera pas horslimites prescrites.2.1. La formulation de la structure de l’information bancaireAu départ,nous nous appuyons sur le modèlebayésien, nous tenons compte alors pour modéliser,les idées apriori qu’a la banque par rapport à l’effort type inobservables fourni par les PME. Considéronsla présence des va-riables aléatoires avec une loi de probabilitéà priori. Cette situation conduit à ne pouvoir préciser avec certitude,lavaleur que devraient avoir les inobservables. Définissons pour cela la probabilité que cette valeur soit dans certainesrégions.Au regard des variables inobservables, , soulignons qu’un élément deest une vecteur , ou represente les types haut ou bas et les , les paramètres de l’effort.L’asymétrie d’information ici est due au fait que lorsque la PME se présente à la banque, celle-ci ne sait riend’elle. Ce qui pose le problème d’anti-sélectionqui désigne un effet pervers du fonctionnement du marché financier-résultant de problèmes informationnels qui surviennent lorsqu’il y a inobservabilité d’une caractérique inaltérable.Cette situation peut traduire les relations qui s’exercent entre la banque-PME. Ainsi si la banque observe imparfai-9Ce prêt ne porte pas en lui-même son dénouement10Et pas seulement à la fin de chaque période
  • 8. World Academic Journal of Business & Applied Sciences-Journal of Economics & Finance-Vol.1 No.1 (2013)8tement les caractéristiquesde la PME,elle aura tout intérêtàsous-estimercelle-ci. Ce pourquoi est inconnu. Ainsi,la loi de probabilité a priori est représentée par une fonctionLorsqu’on fait face à une asymétrie d’information sur un marché, qu’il s’agisse d’information portant sur la PMEet/ou sn chiffre d’affaires, les agents bancaires vont s’engager dans des activités propres à modifier l’asymétrie ini-tiale. Ainsi, à l’occasion des prets-obsavations, la banque va observer chacune des deux périodes pour avoirl’effectivité d’une variable indiquant si le remboursement a été intégral ou pas. Pour cela, la Banque mettra en place,une variable pour indiquer les incidents de retard de paiement comme signaux sur la qualité de l’effort de la PME.Cette variable est :où la variable représente le remboursement effectif duprêt de la première période Cette variable peut prendre les deux valeurs que sont : :.Ceci, au cas oùla PME rembourse globalement son prêt à la première période et pour le cas opposé. , C’estl’ensemble des incidents de paiement que peut causer la PME en cette période. Elle a pour valeur : lorsque laPME a de retard de paiementà dans le cas opposé. On observe lorsque la PME a remboursé sonpremier crédit.Pour la variable , on attribue aussi deux valeurs à savoir car, on estime que la PME a rembourséglobalement son prêt à la deuxième période et dans le cas contraire11Stigler (1961) est connu pour avoir développé le premier la théorie économique de la réglementation, égalementconnu sous le terme de théorie de la capture ou économie positive de la réglementation. Cette théorie décrit com-ment des groupes dintérêts et des acteurs politiques, vont utiliser les moyens de réglementation et le pouvoir coerci-tif pour orienter les lois et les règles dans des directions qui les favorisent. Le problème est donc le suivant : lautori-té réglementaire étant soumise à linfluence des groupes de pression, elle nest plus garante de lintérêt général.Pour Stigler, la réglementation doit sanalyser comme la production dun service de redistribution politique, offertpar les décideurs ici les banques, et demandé par les entrepreneurs, les PME. Les acteurs étant rationnels, les of-freurs maximisent leur chance de réélection, ou essaient dobtenir par la suite des postes dans les industries quils ontsous leur tutelle. Quant aux demandeurs de service, ils recherchent les privilèges de monopole que la réglementationengendre nécessairement, notamment vis-à-vis de leurs concurrents étrangers.La théorie de Stigler n’examine qu’une seule facette du mâché. Pour cela, si l’on doit comprendre l’équilibre dansun marché, il nous conviendrait de regarder aussi du côté du comportement des producteurs. Dans cet aspect, Fisher(1970) et Winter (1971) proposèrent des modèles qui conduisirent à un modèle d’équilibre concurrentiel12, alors queDiamond (1971) et Rothschild (1970) conduisirent des modèles au contrat monopolistique ou à un contrat comprisentre le taux concurrentiel et le taux monopolistique. Dans ce cas, les banques savent que les PME ont du mal àobtenir l’information et exploite la force de marché que cela leur confère.En général,la solution retenue se met enplace au niveau interne c’est-à-direau sein de la relation.Aussi souvent, lorsque la PME a globalement remboursé son prêt à , à ce moment-là, la banque va désor-mais prendre en compte les différents mouvements débiteurs et créditeurs et l’attitude de la PME vis-à-vis de labanque.Apres cette observation, a priori, la banque pourrait désormaisdéduire la probabilité de vecteur d’observabilité.. .11La banque observe à la première période, elle ne prête pas à la deuxième période. Pour cela, en observantc’est comprendre12Voir Rothschild (1973) pour une exposition précise des caractéristiques essentielles de ces modèles.
  • 9. World Academic Journal of Business & Applied Sciences-Journal of Economics & Finance-Vol.1 No.1 (2013)92.1.1. La première période du prêtDans le cadre du prêt-observation de la période 1, nous cherchons à comprendre comment l’information du côtéde la banque est analysée pour la PME en tenant compte de certaines hypothèses sur les a priori.A priori, pour la banque, une PME peut être de type tout comme elle peut fournir l’effortDe cette approche, la distribution de probabilité a priori respecte les égalités suivantes :De ces probabilités, nous avons :En regardant du côté de l’effort que doit nécessairement fournir la PME pour avoir plus de chance à nepas rembourser globalement le crédit. Nous considérons que la PME réussit , le aura une probabilite bienplus grande àprésenter des retards de paiements que .Il est a noté ici que la fonction vraisemblance respecte les inégalités qui suivent :On constate que pour un même niveau d’effort, un aura plus de chance de commettre des incidents qu’unAu regard des hypothèses émises, on constate que la banque a des difficultés de comparaison au regard de :Puisque la banque ne peut évaluer le risque en raison du manque dinformations fiables, et de demandes trop ris-quées.Afin que la banque soit en mesure de répondre aux demandes de financement des PME, lasymétrie dinformationdoit être réduite. On peut espérer une amélioration de la situation grâce aux réformes. Sinformer sur ses partenairescommerciaux avant de traiter avec eux est un impératif de bonne gestion. Pour que la banque obtienne facilementdes informations sur la PME et sur le comportement de lentrepreneur et pour quun rapport de confiance sinstalle,laccent doit être mis sur la relation de clientèle. Par cette relation, la banque doit mettre en place une base de don-nées comportant toutes les informations concernant la PME. Cette mesure lui permettra davoir un suivi des clientset de prendre des mesures face aux concurrents.Pour cela, si les hypothèses sont respectées, la banque augmente sa probabilité de sélectionner une PME de bonnequalité en la choisissant dans le lot des PME qui n’ont pas eu d’incident ou retard de paiement dans les mensuali-tés de leur prêt ), non plus dans l’échéance de leur prêt.Figure 3: Différence d’utilité de la PME ex ante
  • 10. World Academic Journal of Business & Applied Sciences-Journal of Economics & Finance-Vol.1 No.1 (2013)10La qualité du projetTrès souvent, en situation ex ante lutilité espérée du propriétaire lorsque son activité est financée entièrement paremprunt bancaire à court terme est soustraite de la position a priori ex ante prévue utilité de la Banque en cédant defonds entièrement par emprunt sans lien de dépendance2.1.2. La deuxième période du prêtNous nous intéressons au prêt-observation de la période 2 pour voir comment la banque peut affiner son informa-tion relative à la capacité de la PME de remboursement a priori.Au départ, il existe une vraisemblance qui conduit a sur définit pour chaque vecteur ,la probabilite que le signal soit émis. Dans ce cadre, la banque attribue à chaque signal la vraisem-blance suivante :Quel que soit la PME, à la deuxième période, il y a de forte chance qu’elle faille à ses engagements, Inversement,au regard des efforts consentis, elle peut tout de même tenir ses engagements. C’est que pour un effort soutenu, laPME peut réussir tout comme pour un effort bas, la PME est vouée à l’échec.Cela se traduit formellement par :Pour être informé de la loi jointe, la banque n’a point besoin de connaitre , il suffi-rait à la banque donc de connaitrePrécisons que le taux de marge général mesure lévolution de la performance de lactivité commerciale de La PME ;la rentabilité financière mesure laptitude de la PME à rentabiliser les fonds apportés par les banques et enfin la ren-tabilité économique quant à elle, mesure laptitude de lentreprise à rentabiliser les fonds apportés par les associés etles prêteurs.2.1.3. Le rôle du taux d’intérêt dans les prêts-observationsConstruire une relation équilibrée consiste dune part à ne pas trop dépendre de son banquier et dautre part à nepas lui faire courir des risques quil ignore mais pressent. Pour instaurer un climat de confiance durable, le dirigeantdoit donc avoir au moins deux interlocuteurs bancaires quil peut mettre en concurrence, dans certains cas, ou quipeuvent intervenir ensemble dans dautres. Par ailleurs, pour rassurer, le meilleur outil du dirigeant reste de montrer,quil maîtrise la situation, quil anticipe les besoins et prévoit des solutions crédibles. Il ne faut jamais être surpris ousurprendre.Il y a des caractéristiques et des contraintes que les PME doivent respecter si elles veulent participer au processusde prêts-observation. Il s’agit du taux d’intérêt. Le taux d’intérêt de la période 1 doit être conforme à certaines con-traintes incitatives de la PME dans son processus d’entrer dans le marché financier bancaire. Pour cela, il faudraitque le gain espéré d’un type haut qui fait des efforts a la période 1 soit positif. D’où :0Soulignons que lors de la période 1, les mêmes taux d’intérêts ( sont proposés aux PME par la banque. Ainsi,les PME dynamiques accepteront d’emprunter à la période 1 si le taux d’intérêt est à la quantité suivante :
  • 11. World Academic Journal of Business & Applied Sciences-Journal of Economics & Finance-Vol.1 No.1 (2013)11/Pour la période 2, la banque va proposer un taux d’intérêt aux PME qu’elle considère de type haut etqu’elle considère de type bas.De ce fait, les PME dynamique accepteront les prêts si les taux d’intérêts sont à :En considérant que la banque à la période 2, propose des contrats bancaires dont les taux respectifs sont con-formes aux contraintes qui font que pour tout fixe :De cette présentation, il ressort que les gains espérés seront tels que à chaque niveau d’effort fixe fourni par laPME, le gain utilisé pour obtenir cette effort haut sera d’un type bas tel que le prêt procure le même gain espéré chezla PME de type b avec ou sans effort à la période 2.Figure 4: Effort exerce par le propriétaireLa qualité du projetLa ligne continue représente leffort exercé par la PMElorsqu’elle est financée entièrement par emprunt sans liende dépendance tandis que la ligne pointillée représente leffort exercé par de la banque lorsque la PME est financéeentièrement par des emprunts bancaires à court terme.3. Prolongement du modèle.3.1. La manifestation d’une situation de sélection adverse:les relations PME-Banque.Certains crédits de trésorerie ont une dénomination précise évoquant un objet spécifique ou tout au moins lorigineprincipale des besoins. Assortis de conditions dutilisations particulières, les crédits de trésorerie spécialisés, partici-pent au financement des stocks dont le poids est lourd pour la plupart des PME. Compte tenu de leur spécificité, lescrédits de campagne ont des caractéristiques particulières.
  • 12. World Academic Journal of Business & Applied Sciences-Journal of Economics & Finance-Vol.1 No.1 (2013)12La solution du laisser-faire s’avèredésastreuse puisqu’elle conduit à l’élimination des contratssur lemarché finan-cier. On peut en effet s’intéresser à trois solutions:Côté banque,la banque peut proposer un système de garantis aux PME afin de véhiculer une image de sérieux etde crédibilité, par exemple par des engagements type contrat-observable. Ou bien l’instauration de label de crédibili-té, la mise en avant de diplômes professionnelsCôté PME, la PME doit tenter de s’informer au maximum à partir des données observables sur la banque et lesconditions de financement.Figure 5: La fraction optimale accordée par la banque à la PMELa qualité du projetLa fraction dendettement optimal bancaire à court terme est calculée en supposant que la rentabilité financière dela PME est prioritaire.C’est le moyen coercitif pris par la BGFI au Gabon à l’encontre d’une PME dans l’achat des pipelines au Came-roun. Elle instaure une règlementation qui rend obligatoire la révélation de tout ou partie de l’information par laPME ou qui va instituer des procédures de recours efficaces contre les PME de mauvaise qualité.En outre, entre les partenaires par l’instauration d’un système reposant sur la confiance mutuelle. En effet, laconfiance va permettre d’obtenir une solution plus efficiente pour les deux parties. On peut supposer que les institu-tions peuvent adopter un comportement discrétionnaire c’est-à-dire modifier leur comportement en fonction du co-contractant (avoir confiance ou méfiance). La théorie des jeux montre alors qu’il y aura un effet négatif de ce com-portement discrétionnaire donnant lieu à un résultat sous-optimal pour les deux parties et un effet positif provenantd’un comportement de confiance réciproque aboutissant à la situation optimale. Ainsi, pour éviter cette situation deméfiance réciproque, il faut que la transaction soit répétée un nombre infini de fois ou un nombre fini mais dont ladate d’échéance n’est pas connus. Alors, chaque partie aura intérêt à adopter un comportement de confiance.Hayek (1937) a répondu à cette question en soulignant que les individus étaient les seuls à même de recevoir et deproduire les informations nécessaires à leurs besoins. On comprend ici que Le marché financier n’est donc pas unmodèle d’équilibre abstrait mais bien un processus de transmission des informations et des connaissances. Cetteposition théorique repose sur un postulat important (transparence et adéquation de l’information-prix) et sur l’idée
  • 13. World Academic Journal of Business & Applied Sciences-Journal of Economics & Finance-Vol.1 No.1 (2013)13qu’il n’y avait pas d’asymétrie d’information. Des idées qui ont été remises en cause par les travaux d’Akerlof(1971), Rothschild (1973), Salop (1977) et Stiglitz (1989). Le marché des Lemons. L’information serait moinshomogène qu’il n’y paraît (information multiple), radicalement incomplète et synonyme de coûts élevés (Salop,Stiglitz, 1977, 1982), autant de sources d’inefficience qui pèsent sur la coordination du marché financier.3.2. Le prix, une source dinformationLe prix est lui-même un vecteur d’information. Dans le cadre du modèle concurrence pure et parfaite (CPP), saprincipale fonction est dinformer de la rareté économique d’une ressource, compte tenu notamment de sa qualité.La qualité est une information complexe. Et obtenir cette information est un processus qui peut être coûteux (enargent, mais aussi en temps). L’information a donc elle-même une valeur et les individus sont disposés à payer pourl’obtenir. Cependant les marchés de l’information posent un problème, car l’information n’est pas tout à fait un biencomme les autres. C’est fondamentalement un bien d’expérience, cest-à-dire que vous ne connaissez la valeur del’information (pour vous) qu’après l’avoir obtenue. Dès lors, se pose un dilemme. Devez-vous accepter de payer «pour voir » ? (Au risque d’être déçu par l’information obtenue). Ou n’allez-vous pas essayer d’obtenir l’informationavant de payer (au risque de ne plus payer, au prétexte, réel ou imaginaire, que l’information ne vous intéresse pas) ?Ces situations sont caractéristiques de l’existence d’une asymétrie d’information. Celle-ci peut être du côté de labanque (celui-ci en sait plus que vous, et le problème à résoudre a été caractérisé comme un problème de sélectionadverse, pour la PME). Le marché des véhicules d’occasion étudié par l’économiste George Akerlof dans un articlecélèbre, The Market for "Lemons", est l’exemple type.La notion selon laquelle, les prix courants du contrat peuvent transmettre de l’information courante a été utiliséepour la première fois par Lucas (1972)13Pour lui, dans une économie ou il existe un bien stockable, le prix de cebien p est déterminé par une variable à qui représente les accroissements permanents de l’offre du bien, ainsi que parla demande temporaire courante du bien, qu’il désigne par b.Nous avons donc une fonction de prix p (a,b). Lesagents économiques n’observent directement ni a ni b, mais aimeraient connaitre a, car cette variable influe sur lavaleur future du bien stockable.En terme d’approche d’une anticipation rationnelle, on va constater que les agents économiquesprévoient a et b pourdéduire p. Dans le cadre du modèle de Lucas, la logique est inversée car ici, les agents économiques pouvaient ob-server le prix courant p puisqu’ils connaissent la relation entre p et a, b. C’est dire qu’en utilisant leur observation dep, ils peuventdéduire la relation qu’il y a entre a et b.3.3. A priori les hypothèses retenues ne sont pas exhaustives de toutes les informations dont peuvent disposerla banque sur la PMEDe prime abord, la banque peut être amenée à supposer en a priori que la PME qui fournit des efforts hauts peutêtre incitée à réaliser cet effort haut que la PME qui se contenterait de l’effort bas. Cette optique tient dans le but deconservation de la réputation de la PME auprès de banque.Ainsi, sur les a priori, nous pouvons retenir que :13Le concept avait été toutefois par Radner (1967), mais il n’avait pas modélisé l’idée que les agents utilisaient lesprix courants pour formuler leurs demandes courantes et n’avait pas défini un équilibre de ce processus.
  • 14. World Academic Journal of Business & Applied Sciences-Journal of Economics & Finance-Vol.1 No.1 (2013)14En supposant que dans la période 2, la PME a priori de type haut peut réaliser un effort bas dans l’optique debénéficier d’une rente. Cet aspect a été regardé comme hypothèse par BOOT, THAKOR et UDELL dans leur article(1991), reprise par de Kast (Auteur) de R. et Molkou (Auteur) de Durell,Clement V. (Auteur) dans leur article.A priori donc nous aurons :Dans larticle d’Arrow et Debreu démontrant lexistence dun équilibre général14, les auteurs définissent un en-semble déquations dans lespace des commodités. Dans le cadre de ce modèle économique ils définissent lensembledes unités de production et lensemble des consommateurs. Au-delà, l’information reste une variante inestimable.En présence de risque moral, les contrats deviennent inefficaces. C’est ce qui amèneHolmstrom (1979) et Shavell(1979a et b) à proposer les modalités de récompense et de punition pour réduire cette inefficacité qui ne peut êtreéliminée que partiellement. Les asymétries d’information présentent des effets distributifs, ce qui amène les agents àsurinvestir pour son obtention. Nous venons d’évoquer la complexité du bien qu’est l’information dans le cadre dumarché financier. Nous faisons constates qu’à la différence des autres biens, elle ne procure aucune utilité directe,puis elle ne dispose pas de caractéristiques d’un bien public puisqu’elle crée des externalités. D’où la difficulté del’intégrer dans un modèle d’équilibregénéral, d’autant plus que la formalisationde la demande d’information15maissurtout de l’offre n’est pas sans problème.4. ConclusionLes banques refusent la plupart des demandes émanant de petites et moyennes entreprises (PME) dorigine natio-nale. Deux séries de raisons expliquent ce phénomène. Premièrement, les banques ne peuvent pas orienter toutes lesressources collectées en raison de ratios de liquidité et de solvabilité à respecter. Cette première raison sexpliqueaussi par limportance des créances douteuses qui immobilisaient une part importante des liquidités, et du fait durefinancement de la Banque Centrale désormais accordé uniquement aux signatures de bonne qualité.Deuxièmement, en prenant en compte la nature des demandes, les banques norientent pas toutes les ressourcesqui restent à leur disposition après la prise en compte de cette première série de contraintes. Elles écartent les de-mandes sur lesquelles elles ne peuvent évaluer le risque en raison du manque dinformations fiables, et de demandestrop risquées.Le rôle des banques commerciales dans le financement du développement reste toutefois limité, compte tenu dufait quelles nont ni les moyens, ni la volonté de sattaquer au financement de certains secteurs stratégiques de léco-nomie notamment le secteur des PME / PMI.En effet, les banques privilégient à juste titre la rentabilité (opérations de services, apportant de substantiellescommissions) au détriment du financement du développement, le risque accompagnant de tels financements étantincompatibles avec le rendement attendu du capital.La plupart des banques commerciales sont aujourdhui saines, la solvabilité et la liquidité ayant été restaurées etdes marges confortables étant dégagées. Cependant, dimportants progrès restent à accomplir en matière de gestionbancaire dans des domaines tels que la stratégie commerciale, la gestion des ressources humaines, lorganisation dela fonction engagement, la gestion des risques ou encore le contrôle de gestion.14(Arrow Debreu).15Pour la demande d’information, voir Kilstrom (1974a et b). Comme il le souligne, la réflexion écono-mique sur le coût de l’information étant peu riche, la formalisation de l’offre représente une tâche ardue.
  • 15. World Academic Journal of Business & Applied Sciences-Journal of Economics & Finance-Vol.1 No.1 (2013)15Parallèlement, des banques de développement pourraient être instituées pour accompagner les investissementslongs.Les nouveaux instruments financiers (titres de créances négociables, émissions obligataires...) et des outils telsque le capital investissement pourraient aider à dynamiser et à moderniser le cadre de lintermédiation financière.Nous pouvons donc imaginer une nouvelle restructuration du secteur bancaire qui consistera pour les banquescommerciales à se spécialiser uniquement sur le secteur des PME/PMI. Cest seulement de cette manière que lesbanques sintéresseront au développement des PME. Par ailleurs, dautres banques pourraient se spécialiser dans lefinancement des grandes entreprises. Et pour jumeler les deux options, lEtat mettra un marché des capitaux oùchaque opérateur pourrait chercher librement un financement au niveau des offreurs dudit marché.BibliographiesAkerlof. G, (1970), «The Market for "Lemons”: Qualitaty Uncertainty and the Market Mechanism», QuarterlyJournal of Economics, 84,488-500.Ang. J.S. (1991), “Small business uniqueness and the theory of financial management”.The Journal ofsmall Business Finance, 2,p.1-13Arrow K. J. and G. Debreu, (1954),«The Existence of an Equilibrium for a Competitive Economy»,Econometrica, vol. XXII, 265-290.Arrow K. J. (1970), Essays in the The Theory of Risk Bearing, North-Holland, Amsterdam.BESTER H. (1985), “Screening versus rationing in credit market with imperfect information”. American Eco-nomic Review, Vol 75, no 4Binks. M., ENNEW. C et G.REED.(1992), “Information asymmetries and the provision of finance to smallfirms”.Iternational small Business Journal.1,p.35-46BOOT, THAKOR et UDELL (may 1991), “Secured lending and default risk equilibrium analysis, policy im-plication and results”. The Economic Journal 101, p.458-472Diamond, P.A. (1971), «A Model of Price Adjustment», Journal of Economic Theory, 3, 156-168.Douglas W. Diamond. (1991),“Monitoring and Reputation: The Choice between Bank Loans and Direct-ly Placed Debt”. Journal of Political Economy, vol. 99, issue 4, pages 689-721Fisher, F.M. (1970), «Quasi-competitive Price Adjuustment by Individual Firms: A Preliminary Paper»,Journal of Economic Theory, 2, 195-206.Hayek, F. (1931), Prix et Production, Calmann Levy, 1975.Hayek, F. A. Von (1945), « The Use of Knowledge in Society», American Economic Review, 30, 519-530.Holmstrom, B. (1979), « Moral Hazard and Observability», Bell Journal of Economics, 10, 74-91.Hotelling H. (1929), « Stability in Competition », Economic Journal, vol. xxxix 41-57Lucas, R.E. JR. (1972), « Expectations and the Neutrality of Money», Journal of Economic Theory, 4, 103-124.Lucas, R.E. et E.C. Prescott (1974), « Equilibrium Search and Unemployment», Journal of Economic Theory,7, 188-209.LOBEZ.F (1997), “Intermédiation financière et théorie de contrats”. UII.LILLE. D.T. 97.01 LABORESPsyllaki, M.(1995), “Rationnement du crédit et PME: Une tentative de mise en relation”. Revue Internatio-nale PME, 3-4, 64-87Ragnar Frisch, « Editors Note », Econometrica, vol. 1, no 1, Janvier 1933, p. 1-4.Rajan, R., (1991a), Essays on banking, Unpublished Ph.D. thesis, M.I.T.
  • 16. World Academic Journal of Business & Applied Sciences-Journal of Economics & Finance-Vol.1 No.1 (2013)16Rajan, R. (1991b), Conflict of interest and the separation of commercial and investment banking, Mimeo,University of ChicagoRothschild, M. (1970), «Prices, Information and Market Structure», Unpublished paper. (CitédanRothschild(1973))Salop, J. and Salop, S (1976), «Self-Selection and Turnover in the labor Market », Quarterly Journal of Eco-nomics, 90, 619-628Salop, J. and, Stiglistz, J. (1977), «Bargains and Ripoffs?: A Model of Monopolistically Competitive PriceDispersion», Review of Economic Studies, 44(3), 493-510.Salop, S. (1973), «Systematic Job Search and Unemployment», Review of Economic Studies, 40, 191-201.Salop, S. (1976), «Information and Monopolistic Competition», American Economic Review, 66, 240-245.Salop, S. (1977), «The Noisy Monopolist: Imperfect Information, Price Dispersion and Price Discrimination»,Review of Economic Studies, 44(3), 393-406.Shavell, S. (1979a),« On Moral Hazard and Insurance», Quarterly Journal of Economics, 93, 541-562.Shavell, S. (1979b), « Risk Sharing and Incentives in the Principal and Agent Relationship», Bell Journal ofEconomics, 10, 55-73.Stiger G.J. (1961), «The Economics of Information», Journal of Political Economy, Volume 69, Issue 3, 213-225.STIGLITZ Joseph. E. (1977), « Monopoly, Non-linear Pricing and Imperfect Information: The InsuranceMarket», Review of Economic Studies, 44(3), 407-430.STIGLITZ J.E et WEISS.A (1992), “Asymmetric information in credit market and its implication macro-economic”. Oxford Economic Papers, Vol.44, P.694-724STIGLITZ J.E et WEISS.A (Dec 1983), “Incentive effects of terminations: application to the credit and labormarket”. American Economic Revue, Vol 73, no 5STIGLITZ J.E et WEISS.A (juin 1981), “Credit rationing in market with imperfect information” AmericanEconomic Review, Vol 71, no 3Walras, Léon, «Éléments déconomie politique pure; ou, Théorie de la richesse sociale. Lausanne, Corbaz,1874.Winter, S. (1971), «Satisficing, Selection, and the Innovating Remnant», Quarterly Journal of Economics, 85,237-261.YAN.Y. (1996), “Credit rationing, bankruptcy cost and optimal debt contract for small business”. Documentde travail, FederalReserve Bank of clevelandFigure 1 : Le redlining sur le marché du crédit
  • 17. World Academic Journal of Business & Applied Sciences-Journal of Economics & Finance-Vol.1 No.1 (2013)17Source : STIGLIZ, WEISS, 1981, P.406.Figure 2 : Le contrôle de la banque à l’intérieur de la PMELa qualité du projetFigure 3: Différence d’utilité de la PME ex anteLa qualité du projet
  • 18. World Academic Journal of Business & Applied Sciences-Journal of Economics & Finance-Vol.1 No.1 (2013)18Figure 4: Effort exerce par le propriétaireLa qualité du projetFigure 5: La fraction optimale accordée par la banque à la PMELa qualité du projet