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Livre blanc de Make it Up 2013 - Festival d'Obsolescence Reprogrammée
 

Livre blanc de Make it Up 2013 - Festival d'Obsolescence Reprogrammée

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Voici le libre blanc, rédigé par Weave Air, suite au Festival d'Obsolescence Reprogrammée, Make it up, qui a eu lieu en décembre 2012. Vous y trouverez les enjeux de l'obsolescence programmée, de ...

Voici le libre blanc, rédigé par Weave Air, suite au Festival d'Obsolescence Reprogrammée, Make it up, qui a eu lieu en décembre 2012. Vous y trouverez les enjeux de l'obsolescence programmée, de nombreuses interviews et informations sur le sujet. Vous trouverez aussi les prototypes réalisés pendant le festival et surtout l'ensemble des perspectives induites par le DIY, le design thinking et l'upcycling sur le sujet.

Make it up est co-organisé par nod-A, Weave Air, Making Society & Wiithaa et soutenu par Plaine Commune, la Mairie de St-Ouen, la Fing et Cap Digital.

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    Livre blanc de Make it Up 2013 - Festival d'Obsolescence Reprogrammée Livre blanc de Make it Up 2013 - Festival d'Obsolescence Reprogrammée Document Transcript

    • LIVREBLANCRETOUR SUR L’EXPÉRIENCE MAKE IT UPFESTIVAL D’OBSOLESCENCE REPROGRAMMÉE
    • MAKE IT UP - RETOUR SUR l’expérience 1Make It Up, festival d’obsolescence reprogrammée, est un dispositifcollaboratif de R&D. Des communautés de designers, ingénieurs, artisteset bricoleurs se sont réunies autour d’un objectif : inventer de manièrecollaborative de nouveaux types d’objets innovants et intelligents à partir dematériaux recyclés et de récupération. Grâce à un esprit Do It Yourself et unedémarche ouverte, Make It Up a la volonté d’explorer de nouveaux usages àtravers l’lnternet des Objets.Ce Livre Blanc revient sur la première édition de Make It Up qui s’est dérouléeen 2012. L’objectif est de documenter l’intégralité de la démarche - pourque d’autres puissent se l’approprier et la faire grandir - et de la mettre enperspective, au regard des tendances émergentes.
    • MAKE IT UP - RETOUR SUR l’expérience2 3MAKE IT UP - RETOUR SUR l’expérienceDans cette optique, l’objet interminablement augmentable signifie que lesartefacts produits par l’innovation doivent devenir des supports durablesd’apprentissages individuels et collectifs qui les fassent évoluer sur unebase économe, c’est-à-dire en les individuant durablement par une évolutionfonctionnelle, et non par le remplacement de l’objet par un autre objet.Je ne crois pas que l’on puisse et doive quitter l’ère industrielle. Nous sommes surcette planète 7 milliards d’individus et serons 9 milliards dans peu de temps, 350000 nouveaux nés arrivant chaque jour que nous devons accueillir. Pour cela, quiest un défi colossal, nous devons inventer une nouvelle forme de développementindustriel, et non rêvasser d’un monde « post-industriel » ou « décroissant ».Le modèle de « croissance » actuel, théorisé par Keynes, amoindrit la capacité desindividus. Il s’agit plutôt, avec des indicateurs tels que le PIB qui poussent à descomportements ultra-toxiques, d’une mécroissance.Il faut dépasser ce modèle et commencer à penser et à pratiquer une vraiecroissance, ce qui suppose une nouvelle forme d’innovation qui ne reposeraitplus sur la mise sur le marché constante et frénétique de nouveaux produits. Unevraie croissance doit faire des produits industriels des bases d’apprentissagescollectifs par lesquels l’innovation devient de plus en plus sociale, relationnelleet psychosociale, c’est-à-dire fondée sur la transformation de soi avec lesautres dans des pratiques sociales réinventées au service d’une véritableéconomie (économiser signifie d’abord prendre soin), plus que sur la constantetransformation destructrice de la matière.Il faut penser l’objet industriel de demain comme le support d’une augmentationtoujoursplusfinedelacapacitationdesindividusàtraverslapratiqueindividuelleet collective de l’objet – et je parle de capacitation au sens d’Amartya Sen. Il s’agitbien d’un objet interminablement augmentable et intrinsèquement inachevé. Ils’agit d’un nouveau système d’objets, pour reprendre les termes de Baudrillard, oùla destruction créatrice dont parlait Schumpeter, qui est devenue une destructiondestructrice, fait place à une économie de contribution.L’économie devient alors néguentropique : elle produit plus qu’elle ne détruit,et elle repose sur une intelligence distribuée, sur une culture du partage etsur l’augmentation individuelle et collective de la puissance d’agir telle que ladécrivait Spinoza. Il ne s’agit plus de détruire l’autre selon une idéologie de laconcurrence, mais au contraire d’augmenter contributivement sa puissanced’agir pour augmenter la sienne.EDITOBERNARD STIEGLERL’obsolescence re-programmée me semble vouloir inverser la logiqueactuellement dominante du jetable en une logique vertueuse. Make ItUp n’est pas simplement dans la récupération ou dans une démarcheartistique : c’est une démarche industrielle, sociale et, à vrai dire, vitale.D’un point de vue systémique, l’industrie contemporaine est devenueessentiellement entropique : elle détruit plus qu’elle ne produit. Make It Upme paraît tenter de concrétiser un modèle qui inverserait cette logique et quiredeviendrait néguentropique.Il y a un phénomène plus grave que la jetabilité des objets et dont on parlepeu mais dont nous souffrons tous : la jetabilité des personnes. Quelqu’un quiconsomme sans cesse des choses qu’il jette se jette finalement lui-même. Lesindividus s’individuent à travers la pratique de leurs objets. Si ces objets sontconçus pour être jetés, alors les individus deviennent jetables eux-mêmes – c’est-à-dire : sont confrontés à la mésestime de soi et au dégoût des autres et du monde.C’est ce que nous vivons.Le consumérisme va très mal pour mille raisons. Au niveau économique, ildevient insoutenable parce qu’il produit de l’insolvabilité généralisée. D’un pointde vue environnemental, il génère de la pollution. Mais la cause principale deson déclin est psychosociale : il produit de la mésestime de soi chez les individuscomme dans les groupes. Cette mésestime touche à la fois l’ouvrier qui travailleà la chaîne dans une usine pour produire des objets jetables, le consommateurqui consomme ces objets jetables, et le pays qui se sent régresser vers le pire.Tous ont individuellement et collectivement le sentiment de ne servir à rien pourn’aller nulle part dans un monde immonde.Je conçois la démarche d’obsolescence re-programmée comme une volonté deproposer une alternative à cette déchétisation généralisée en commençant parcelle des hommes, et cette démarche de Make It Up passe par la généralisationde processus de requalification individuelle et collective, de reconstitution et deremise en circulation de l’estime.
    • MAKE IT UP - RETOUR SUR l’expérience4 5MAKE IT UP - RETOUR SUR l’expérienceEDITOPAR BERNARD STIEGLERENJEUXCHIFFRESOBSOLESCENCE PROGRAMMEEINTERNET DES OBJETSPROBLEMATIQUE MAKE IT UPDISPOSITIFPROCESSUS R&DINSPIRATIONMAKEATHONEXPOSITION26 81012141618202428SOMMAIREPROTOTYPESBLEND UPBOUCHES A OREILLESPALPIT’HACKERPALPPICTOASTTWITTE MOODPERSPECTIVESQuestions poséesAutoproduction et déchetsOBJET AUGMENTABLECONCLUSION & MAKE IT UP IICO-ORGANISATEURSPARTENAIRESRemerciements343638404244466668707248505258
    • MAKE IT UP - RETOUR SUR l’expérience6 7MAKE IT UP - RETOUR SUR l’expérienceH30°OBSOLESCENCE PROGRAMMEE | Internet des objets |problematique MAKE IT UPENJEUX
    • MAKE IT UP - RETOUR SUR l’expérience8 9MAKE IT UP - RETOUR SUR l’expérience18 moisdélai moyen de renouvellement dun téléphoneportable en France (TNS - Sofres 2006)10 ansdurée de fonctionnement potentiel d’un téléphoneportable, hors batterie (ADEME, 2012)40%des appareils électromé-nagers sont remplacésalors qu’ils fonctionnentencore (TNS Sofres, 2011)434 kgdéchets liés à la fabrication et aufonctionnement d’un ordinateurportable (Amis de la Terre, 2010)56%des appareils qui tombent enpanne ne sont pas réparés(ADEME, 2012)590 kgde déchets par an et par français(ADEME, 2011)20 kgde Déchets d’équipements électriques et électro-niques (DEEE) par an et par français (ADEME)70%des DEEE sont incinérés(CNIID, 2008)x2la puissance nécessaire pour écrire untexte sur un ordinateur double tous les 2ou 3 ans (GreenIT, 2010)+36%d’ augmentation des émissions de gaz à effet de serreliées à l’ensemble du cycle de vie de l’iPhone 5 parrapport à l’iPhone 4S pour atteindre 75 kg (Apple, 2012)1 300 000 tonnesde DEEE seraient expédiées d’Europeprincipalement vers l’Afrique de l’Ouestet l’Asie chaque année (Agence Européenne del’Environnement, 2012)L’obsolescence programméeEn quelques chiffresL’internet des objetsEn quelques chiffres1 200 milliardsdedollars : marché mondial de l’Internet desObjets estimé en 2022 (Machina research,2012)110 millionsd’objets sont connectés àInternet (Juniper Research, 2012)143jeux de données publiqueslibérés par Rennes Métro-pole (Rennes Métropole, 2012)50 millionsde smartphones et tablettes équipés de la technologieNFC (Communication en champ proche) pour réglerses achats en 2011 (Microsoft, 2012)55%des individus équipés d’un mobilepossèdent aujourd’hui un smartphone(Baromètre Dauphine, 2012)180différentes façons decommuniquer, s’identifieret sécuriser le transfert dedonnées dans l’Internet desObjets (HP, 2012)20foyers standards ont généré en 2011 plus de trafic Internetque l’ensemble de l’Internet en 2008 (Cisco, 2011)200 milliardsde dollars : marché mondial del’Internet des Objets estimé en 2011(Machina research, 2012)
    • MAKE IT UP - RETOUR SUR l’expérience10 11MAKE IT UP - RETOUR SUR l’expérienceOBSOLESCENCEPROGRAMMEESymbole d’un modèle deconsommationL’obsolescence programméeconsiste à réduire la durée devie d’un objet pour augmenterson taux de remplacement etsoutenir la consommation.E q u i p e m e n t sé l e c t r o n i q u e snon réparableset à fin de vieprématurée, meublesfragiles, prêt-à-porter éphémère,accessoires jetables…Nous vivons à l’ère de l’obsolescenceprogrammée, incités à racheter plutôt qu’àréparer, à abandonner nos objets devenusobsolètes pour s’équiper du dernier modèle.Exemples historiquesAvec une valse incessante de nouveauxmodèles, Apple incarne cette pratique, àl’instar de l’iPhone 5 qui a rendu obsolètesses cinq prédécesseurs et leurs accessoiressortis quelques mois auparavant. Enfouillant dans les archives du siècle dernier,Cosima Danoritzera recensé dansson documentairePrêt à Jeterd’autres exemplesd ’o b s o l e s c e n c eprogrammée. Dansles années 1920, lecartel d’industrielsPhoebus aurait ainsi limité la durée devie des ampoules à incandescence à 1 000heures alors qu’elles pouvaient durer 2 500heures. De son côté, l’entreprise de chimieDuPont de Nemours a changé la formule deses bas nylons car ils étaient initialementtrop résistants.Symboles d’un siècleLe concept d’obsolescence programmée aété décrit pour la première fois en 1932 parl’américain Bernard London. Il voyait dansune obsolescence légalement obligatoireun moyen de régler la crise économiquede l’époque grâce à la surconsommation.La pratique s’est finalement généraliséedans les années 1950, notamment à traversles travaux du designer industriel BrooksStevens qui a introduit la notion de modepour les objets du quotidien. Des exemplesplus contemporains, comme certainesi m p r i m a n t e séquipées de pucespour bloquer leurfonctionnementau bout de 18 000copies, replacent cespratiques dans notreconsommation. Enjuillet dernier, l’ADEME s’alarmait ainsi dela durée de vie raccourcie des équipementsélectroniques.Symbole d’un modèleAussi flagrants soient-ils, les exemplesd’obsolescence programmée sont rares et lapolémiqueexisteautourdelaprogrammationde cette obsolescence, surtout lorsquerôde la théorie du complot. Nous pensonssimplement que l’obsolescence rapidede nos objets, qu’elle soit sciemmentprogrammée ounon, est un symbolefort de notre sociétéde consommation.La pression toujoursplusfortesurlesprixengendre une baissede la qualité et lebesoin d’innovationconstante pousse au renouvellementrapide. Joseph Schumpeter décrivait cesfondements du modèle consuméristecomme une destruction créatrice. Nos objetsne sont pas programmés pour durer et cetteréalité renvoie tant les industriels qui lesfabriquent que les consommateurs qui lesachètent, à leurs responsabilités.«C’estl’undesplusbeauxdesignsque vous n’avez jamais vu. C’estde loin l’objet le plus précis et leplus beau que nous avons crééjusqu’à maintenant. »Steve Jobs, lors du lancement de l’iPhone 4, 2010.« L’obsolescence rapide de nosobjets, qu’elle soit sciemmentprogrammée ou non, est unsymbole fort de notre société deconsommation. »Make It Up, 2012.Désastre écologiqueLargement théorisée et discutée audébut du XXème siècle, l’obsolescenceprogrammée a été remise sur le devantde la scène à cause de ses conséquencesdésastreuses sur l’environnement. Alors queles déchets s’accumulent et engendrent degraves pollutions,les ressourcesn a t u r e l l e ss’épuisent.Les associationsde défense del’environnementdénoncent depuisquelques annéesces pratiques qui entraînent de lourdespollutions et aggravent les inégalitéssociales. Les équipements électroniqueset électriques sont en première ligne avecl’utilisation massive de terres rares et laproduction de déchets toxiques (DEEE) quifinissent souvent en Afrique ou en Asie.Techniques etpsychologieL’obsolescence estun phénomènecomplexe. Commele rappelaitl ’ é c o n o m i s t eaméricain VancePackard, lesmécanismes decette obsolescencedes objets peuvent être techniques (nonréparabilité ou incompatibilité avec lesavancées technologiques) mais égalementde l’ordre du psychologique lorsquele consommateur est poussé à acheterun nouveau produit alors que l’ancienfonctionne encore.Alternatives émergentesAlors qu’un projet de loi pour pénaliserl’obsolescence programmée a été déposéau Sénat en mars 2013, de nombreusesalternatives émergent pour promouvoir laréparation, la location, l’achat d’occasion, letroc ou le don.Des plateformes web d’échange entreutilisateurs s’organisent notamment autourde la réparation de matériels électroniqueset informatiques à l’instar du site américainiFixit ou de Commentreparer.com. Desrepair café, café de la réparation, fleurissenten Europe suivantl’exemple duStichting RepairCafés aux Pays-Bas. Internet ouvreégalement denouveaux horizonspour la location, lepartage et le marchéde l’occasion avecles sites comme Le Bon Coin, Covoiturage.fr ou LaMachineDuVoisin qui mutualisentles usages et les objets. Les réseauxd’entreprises sociales investissent de leurcôté la réparation et le réemploi, comme leréseauEnvie,ATFGaiaouencorelesAteliersdu Bocage membre d’Emmaüs. En parallèle,des industriels font évoluer leur modèlepour proposerdes produits plusdurables, à l’imagedes robots Maximix,des téléphonesFairPhone ouMobileToutTerrain,des machines àlaver Miele et de lacafetière Malongo.Make It UpMake It Up s’inscrit dans ces dynamiquespour explorer le champ des alternatives etfaire collaborer les différents acteurs autourde nouvelles formes de dispositifs.« L’obsolescence programmée,c’est inculquer à l’acheteur le désirde posséder quelque chose d’unpeu plus récent, un peu meilleuret un peu plus tôt que ce qui estnécessaire. »Brooks Stevens, designer industriel américain,1954.« L’obsolescence des appareils estquasiment pensée au départ parles opérateurs pour favoriser lerenouvellement. […] Je mettrai engarde et essaierai de lutter contrecette obsolescence programmée dansle domaine du numérique. »Benoît Hamon, Ministre délégué à l’économie socialeet solidaire et à la consommation, 2012.
    • MAKE IT UP - RETOUR SUR l’expérience12 13MAKE IT UP - RETOUR SUR l’expérienceinternet desobjetsDes objets connectéspour quoi ?Les objets qui nous entourentcommencent à communiquerentre eux et à interagir avec nous.Cette réalité imaginée depuis desdécennies par la science-fiction,fait ses premiers pas dans nos vies modernessous la forme de l’Internet des Objets. Lethermostat intelligent Nest qui optimisenotre confort, le lapin Nabztag qui donnevie à nos activités numériques ou les dronesParrot guidés parun smartphonesont autantd ’ i l l u s t r a t i o n sd’un monde où lesmachines parlentaux machines…Internet des ObjetsL’Internet des Objets représente l’ensembledes objets physiques qui ont la capacité de seconnecter et de communiquer sur Internet.Constitué jusqu’alors essentiellementd’humains et d’ordinateurs, l’Internets’enrichit aujourd’hui d’objets autonomes,qui peuvent échanger des informationssans intervention humaine. Cettecommunication M2M, machine to machine,représente une potentielle révolution carelle permet la transmission d’une grandequantité d’informations du monde réelvers le réseau. Une intelligence artificielleet ambiante est en train de naître, à la foissource d’opportunités et de questionsfondamentales pour nos sociétés.Tout 3.0Les applications de cette intelligence dans lemonde physique sont quasiment illimitées,et suscitent beaucoup de fantasmes : la villeconnectée et intelligente, les smartgridsde l’énergie, la maison pilotée par ladomotique, l’agriculture 3.0, la télésantéplanétaire, le bâtiment durable, etc. Autantde pistes émergentes pour un Internetdes Objets qui n’a toujours pas réellementtrouvé ses usages même si le potentielest grand. Cette intelligence permettraitd’optimiser le système, à commencer parles chaînes mondiales de logistique et detransport, avec des gains, tant économiquesqu’environnementaux, potentiellementcolossaux.Technologies abordablesL’avènement de l’Internet des Objets àgrande échelle est rendu possible parl’extraordinaire baisse des coûts destechnologies concernées. RFID, WiFi, NFC,Bluetooth sont autant de technologies decommunication sansfil à courte portéequi sont devenueslargement abordablesdepuis quelquesannées. Le coût descapteurs a égalementchuté et lesparamètres mesurables se sont multipliés :localisation, vitesse, température,luminosité, niveau de sucre dans le sang,qualité de l’air, humidité du sol... Enparallèle, la révolution du smartphone vientnourrir les opportunités et le champ despossibles de l’Internet des Objets.Un nouveau marchéPoussé par des perspectives encourageanteset des acteurs économiques majeurs telsqu’IBM ou Cisco, le marché émergent del’Internet des Objets ne fait pas moins faceà un enjeu fort de standardisation. Alorsqu’il implique une multitude d’industriesaux pratiques différentes, l’Internet desObjets a un besoin crucial d’harmonisationpour créer un réseau global et interopérable.Si certains acteurs en place cherchent àpousser leur propre standard propriétaire,l’enjeu de l’organisation oneM2M, quiregroupe sept organismes de normalisation,est d’assurer l’ouverture et l’interopérabilitédes systèmes.« Il est impossible de stopperl’essor de l’Internet des Objets.Nous pouvons seulement choisircomment l’utiliser. »Rob van Kranenburg, auteur de The Internet ofThings, 2013.Un Internet des Objets françaisEn France, une multitude d’acteurs –beaucoup de startups – se sont positionnéssur ce marché et se sont fait une placeau niveau mondial : Withings avec unpèse-personne connecté, Parrot avec sesdrones et périphériques, Joshfire avec sasmartdrop Evianou encore Orangeavec ses solutionsde santé connectée.Si certains ontpu ancrer leursapplications dansle monde industriel,beaucoup ontencore un modèleéconomique fondé sur la vente des donnéesde leurs utilisateurs à des fins publicitaireset commerciales.Big DataL’Internet des Objets vient nourrir latendance du big data, il crée une grandequantité de données qui s’accumulentsur le réseau. A mesure que les capteurss’améliorent et se rapprochent de nous, lesdonnéesdeviennentde plus en plussensibles, à l’instardes donnéesmédicales. Si laquestion de laprotection de lavie privée est viteéludée aux Etats-Unis, elle reste crucialedans nos sociétés européennes. Quellegestion et quelle protection pour la masseconsidérable d’informations issue de cesobjets connectés ?Mythe d’un monde programmableLe développement de l’Internet des Objetsravive les ambitions transhumanistes decertains gourous de la technologie d’outre-Atlantique, et d’ailleurs. Le mythe d’unmonde physique devenu programmable, aumême titre qu’un monde virtuel, pose desproblématiques éthiques brûlantes. Ainsi,certains voient dans l’Internet des Objets unmoyen d’éliminer certains comportementsjugés non conformes et de toucherdirectement à l’autonomie des individus.Une limite supplémentaire est franchielorsque des appareils sont directementimplantés sur le corps humain. Une petitepuce RFID dans le poignet pour payer voscourses, Madame Michu ?Gouvernance ettransparenceComme lerappelle Rob vanKranenburg, latransparence totalecréée par l’Internetdes Objets està la fois sourced’opportunités et de dangers. Cela sera soitplus d’ouverture et d’intelligence collective,soit plus de surveillance et moins dedémocratie…Laquestiondelaresponsabilitédes machines intelligentes renduescomplètement autonomes est égalementcruciale. L’Internet des Objets pourrapotentiellement avoir des répercutionssociétales telles, que sa gouvernance nedoit pas rester entre les seules mainsd’experts dans leslaboratoires desgrandes universitéset entreprises. Ledébat doit êtrepublic et ouvert,Make It Ups’inscrit dans cettedynamique.Un outil, pas une solutionComme le rappelle le chercheur américainEvgeny Morozov, les technologies, etl’Internet des Objets en premier lieu,ne doivent pas réduire les capacités deshommes mais au contraire considérer « leurcomplexité et la richesse de l’expériencehumaine – avec ses failles, ses défis et sesconflits. Des technologies intelligentes, ausens humain du terme, ne devraient pasavoir pour fonction de trouver les solutionspour nous. Ce dont nous avons besoin,c’est qu’elles nous aident à résoudre lesproblèmes. »« Des technologies intelligentes, ausens humain du terme, ne devraientpas avoir pour fonction de trouver lessolutions pour nous. »Evgeny Morozov, auteur et chercheur, 2013.« La vie privée dans un monde decapteurs connectés est encoresource d’inquiétudes. Elles serontvite dissipées par l’étrange plaisirdel’expérimenter,commecelas’estpassé pour les réseaux sociaux. »Bill Wasik, éditorialiste à Wired, 2013.
    • MAKE IT UP - RETOUR SUR l’expérience14 15MAKE IT UP - RETOUR SUR l’expériencePROBLéMATIQUEM A K E I T U PNotre consommation et notre vie quotidienne sontmodelées par une obsolescence rapide des objetsqui pose de nombreux enjeux environnementauxet sociétaux. Alors que les modèles d’équipementsélectroniques se succèdent, les déchets s’accumulent etles ressources naturelles s’amenuisent. Cette prise deconscience des industriels et des consommateurs amène àl’émergencedenouveauxmodèleséconomiquescirculaireset centrés sur l’usage.En parallèle, l’Internet des Objets est un des grandssecteurs économiques d’avenir et la technologie, toujoursplus performante et innovante, se présente comme uneopportunité. Loin des délires transhumanistes d’unetechnologie salvatrice, des mouvements collaboratifs sefondent sur les nouveaux outils numériques et un espritpeer-to-peer pour partager et co-construire de manièreconcrète.Partant de ce constat, le festival Make It Up entrechoque lesproblématiques d’une société durable et de la connectivitépour explorer les nouveaux usages qui peuvent naître d’unprocessus de co-création. Pour ce faire, nous avons choiside nous placer dans une démarche d’up-cycling – recyclagevertueux et créatif - pour créer des objets connectés à partirde déchets et de matériaux récupérés et leur donner uneseconde vie communicante.
    • MAKE IT UP - RETOUR SUR l’expérience16 17MAKE IT UP - RETOUR SUR l’expériencePROCESSUS R&D | INSPIRATION | MAKEATHON | EXPOSITIONDISPOSITIF
    • MAKE IT UP - RETOUR SUR l’expérience18 19MAKE IT UP - RETOUR SUR l’expérienceINSPIRATIONRencontre d’experts pour imprégner la démarchedes grandes tendances et échanges avec desutilisateurs/citoyens pour recueillir leurs idées etbesoinsDe septembre à décembre 2012MAKEATHON3 jours de co-création et de prototypage rapide enéquipes transdisciplinaires• Outils de prototypage• Objets obsolètes et déchetsLes 1, 2 et 3 décembre 2012EXPOSITION2 jours d’expérience visiteur avec interactionentre les prototypes et le public, sensibilisation,partage et débats d’idéesLes 8 et 9 décembre 2012PROCESSUS R&DMake It Up est un dispositif collaboratif de Recherche & Développementorganisé autour de quatre phases.PerspectivesAnalyse de la production, mise en perspective del’expérience, valorisation et documentation avecle Livre BlancDe janvier à mai 2013COLLABORATIFDESIGN THINKINGDO IT YOURSELFLIBRE ET OUVERTMake It Up fonde son dispositif sur l’intelligencecollective déployée grâce à une co-créationen équipes transdisciplinaires. En mixantles communautés de designers, ingénieurs,marketeurs, artistes, etc., l’approche s’appuie sur lepartage de savoir et la collaboration de pair à pair.Le projet s’inscrit également dans une démarcheparticipative grâce aux interactions directes avecle grand public et au partenariat avec la plateformede financement participatif KissKissBankBank.La pensée design est au cœur duprocessus de créativité de Make ItUp. Le Makeathon est fondé sur lesméthodes itératives de résolution deproblèmes issues du design, à traversun prototypage rapide des idées etune orientation forte vers l’utilisateur.Les participants s’approprient cesméthodes et les replacent dans uneproblématique industrielle actuelle.La philosophie open source issuedu web et du logiciel libre guidela démarche de Make It Up.Dans un objectif de diffusion deconnaissance et de reproductibilité,le dispositif est entièrementdocumenté et les prototypesfonctionnent grâce aux micro-processeurs libres et ouvertsArduino.Le faire soi-même et la réappropriationde savoir-faire par l’utilisateur reprend del’ampleur, notamment grâce aux nouveauxoutils numériques. Au point que ChrisAnderson voit dans le mouvement makeret ses fablabs, laboratoires de fabrication,la prochaine révolution industrielle1. MakeIt Up s’ancre dans cette nouvelle sourced’innovation et de créativité issue duterrain pour aborder la complexité de sessujets de manière concrète et pragmatique.1. Makers : La nouvelle révolution industrielle, 2012
    • MAKE IT UP - RETOUR SUR l’expérience20 21MAKE IT UP - RETOUR SUR l’expériencePour inspirer la démarche et ses participants, Make It Up est allé à larencontre de penseurs, experts et associations qui explorent le systèmeactuel et ses alternatives… mais également des utilisateurs et citoyensde Seine-Saint-Denis pour recueillir leurs besoins et idées.« Grâce au numérique, noussommes en train de sortirdu modèle consuméristepour entrer dans le modèlecontributif »Bernard Stiegler, philosophe et directeur de l’IRIOutre l’importance de l’innovation qui s’accélère, lorsque Bernard Stiegleranalyse l’obsolescence programmée, il insiste sur la puissance dévastatricedu marketing qui détourne les désirs des individus vers des marchandises.Les alternatives se trouvent, selon lui, dans l’émergence d’un nouveaumodèle contributif fondé sur les nouvelles interactions du numérique.INSPIRATION« Il est impossible de stopperl’essor de l’Internet des Objets.Nous pouvons seulement choisircomment l’utiliser »Rob van Kranenburg, auteur de The Internet of ThingsPour Rob van Kranenburg, l’Internet des Objets est une vague technologiquequi ne pourra pas être arrêtée. C’est la façon dont nous utiliserons cet outilqui donnera naissance à une société soit plus ouverte soit plus surveillée. Anous de choisir.« La course au prix leplus bas amène unemoindre qualité dansl’électronique. Noussommes dans l’ère dujetable »Frédéric Bordage, animateur de GreenIT.frPour Frédéric Bordage, les industriels n’ont plus àprogrammer l’obsolescence. C’est la pression sur lesprix et les nouveaux logiciels toujours plus puissantsqui rendent obsolètes si rapidement nos appareilsélectroniques et découragent la réparation.« Le rôle de latechnologie est denous aider à agirdifféremment »John Thackara, fondateur de Doors of PerceptionJohn Thackara voit dans l’Internet des Objets unensemble d’outils permettant de créer de l’informationpour rendre les processus plus intelligents. Il restecependant persuadé qu’il existe déjà des millions desolutions durables, créées en d’autres lieux, mais aussien d’autres temps. Le vrai défi reste de les diffuser.« Nous avons trouvé beaucoup d’exemplesd’obsolescence programmée qui étaientde plus en plus actuels »Cosima Dannoritzer, réalisatrice du documentaire Prêt à jeterDans son documentaire qui a remporté un vif succès et a remis le conceptd’obsolescence programmée sur le devant de la scène, Cosima Dannoritzerdécrit de nombreux exemples de ces pratiques industrielles. Elle-mêmesurprise par l’ampleur du phénomène, elle a voulu ouvrir le débat et proposerdes pistes d’alternatives.Un conseil pour les participantsde Make It Up ?« Ne pensez pas aux objets en eux-mêmes mais réfléchissez au contextedans lequel ils existeront. Demandez-vous comment ils peuvent contribuerà l’économie locale et soutenable.Quelle valeur peuvent-ils apporter ? »Un conseil pour les participantsde Make It Up ?« Il faut sortir de l’ère gadget, il fautse concentrer sur les vrais besoins, lesbesoins de 80% des gens au quotidien »TOUTES LES vidéos sur :dailymotion.com/makeitupfest
    • MAKE IT UP - RETOUR SUR l’expérience22 23MAKE IT UP - RETOUR SUR l’expérience« Au Moyen-Âge, un individurencontrait en moyenne 200objets dans toute sa vie.Aujourd’hui, nous en voyons20 000 chaque jour »Benoît Heilbrunn, professeur de marketing à ESCP EuropeD’un système fondé sur le marketing et l’omniprésence des objets, BenoîtHeilbrunn estime que nous entrons dans un modèle post-consommatoire où laconsommation serait collaborative et enseignée à l’école. Selon lui, l’échangeconsommatoire n’est plus simplement un échange économique, c’est aussi unéchange de valeurs, de compétences et de symbolique.« Alors que les ressourcesnaturelles s’épuisent en Chine,des déchets électroniques seretrouvent illégalement surles plages du Nigéria ou duGhana »Camille Lecomte, chargée de campagne aux Amisde la TerreCamille Lecomte souligne le double enjeuenvironnemental lié à l’obsolescence programmée :épuisement des ressources naturelles et accumulation desdéchets. Pour y répondre, l’association Les Amis de la Terreréclame une loi contre l’obsolescence programmée et uneextension de la garantie à 10 ans pour les équipementsélectroniques.« Il faut opérer un changementd’imaginaire, une révolution culturellequi suppose de nouvelles règles du jeupour les acteurs économiques »Serge Latouche, économiste penseur de la décroissancePour Serge Latouche, l’obsolescence programmée est le symbole du systèmecapitaliste qui repose sur une triple illimitation : production, consommationet déchets. Selon lui, de nouveaux modèles économiques soutenables tels quel’économie circulaire et l’économie de la fonctionnalité sont à développer poursortir de ce système qui détruit la planète.Un conseil pour les participantsde Make It Up ?« Il faut intégrer l’adaptabilité desobjets dès leur création, pour ne pascréer des bijoux de technologie qui seretrouvent obsolètes au bout de 2 ou 3ans… »TOUTES LES vidéos sur :dailymotion.com/makeitupfestET LESUSAGERS ?Vos objets utiles ?« Le robinet et l’interrupteur sont des objetssimplescaronlesutilisesansmêmeypenser»« La machine à laver le linge est très utile,car je ne me vois pas laver les draps comme àl’ancien temps... »« La brosse à dent est à la fois facile et utile,même sans mode d’emploi »« Le stylo est facile et encore indispensable »VOS dIFFICULTéS D’usage ?« J’étais très content car j’avais plus ou moinscompris mon ordinateur et maintenant il y al’iPad. D’un côté, c’est plus facile, mais c’estcomme s’il fallait réapprendre à lire »« Avec le numérique, on s’habitue à ne paschercher et c’est difficile de réapprendre, ilfaudrait le simplifier »« La prise en main du matériel électroniqueet informatique n’est pas simple et le guided’utilisation est trop épais pour qu’on le lise »« La technologie moderne est compliquée àutiliser et n’est pas toujours nécessaire »DES OBJETS COMMUNICANTS ?« Pourquoi ne pas inventer une boîte auxlettres intelligente qui ferait le bilan ducourrier, mettrait directement la publicitépour le recyclage et règlerait les factures etles impôts ? »« Un frigo intelligent serait très pratique, ilpourrait nous indiquer les aliments qui sepériment etceuxqu’ilfautmangerenpriorit黫 Je voudrais une poêle qui m’alerte lorsquequ’il faut ajouter de l’huile et crie au secourslorsque cela commence à brûler »et aussi...« Au départ, les objets ont été façonnés parrapportauxbesoinsdeshumains,maintenantnous façonnons les besoins par rapport auxobjets. On réfléchit à comment rendre lesobjets indispensables, c’est problématique »« Si quelqu’un est dans une solitude profonde,il aura peut-être envie de parler à un objet,mais moi vraiment pas. Si je veux parler, jevais dans la rue »« Avec toutes ces nouvelles technologies,il faut se poser la question du sens de cettecommunication entre les objets… Il y a peut-être déjà trop de technologie autour de nous »« Est-ce vraiment de la communication ?Les objets peuvent simplement échangerdes informations, ça n’est pas vraiment unecommunication comme celle que nous avonsen ce moment »Quelques témoignages d’Usagers rencontrés aux puces de saint-ouenet à l’Atlas, centre municipal de culture scientifique. Merci pour leurcontribution.
    • MAKE IT UP - RETOUR SUR l’expérience24 25MAKE IT UP - RETOUR SUR l’expérienceLE DISPOSITIF DU MAKEATHON | 3 jours de co-créationM A K E A T H O NFabrication SoftwarePropulseursPROJETDesignHardwareOvniUn temps de prototypage rapide pour desobjets recyclés, innovants et connectésLe Makeathon suscite la rencontre et facilite la co-création entre despersonnes aux compétences variées et complémentaires. Ensemble,en 72 heures, hors de leurs environnements de travail habituels,les participants imaginent, conçoivent, prototypent et testent leurobjet up-cyclé et connecté. Ils ont pour cela, des outils (un fablab,un techshop et un atelier de bricolage) et de la matière (des déchetset des objets obsolètes). Le Makeathon est une smart mobilisationou SmartMob dont le but est de permettre aux talents de se révéler,aux idées inédites d’être prototypées, aux participants de collaborerdans un contexte créatif et convivial.Des équipes transdisciplinairesChaque équipe est composée de différents profils : un designer,un ingénieur hardware, un développeur software, un bricoleurresponsable de la fabrication, un propulseur marketing et un ovniau profil atypique.Temps court et intensité : afin de stimulerl’agilité d’esprit et la motivation desparticipants durant tout le Makeathon, il estnécessaire de rassembler leur énergie detravail sur une durée limitée. La dynamiquede production est ainsi présente de laconception jusqu’au rendu du projet final.Coachs et facilitateurs :des coachs professionnels etspécialisés dans un domaineprécis sont identifiés en amontafin de suivre, cadrer et porterles équipes durant toute ladurée du Makeathon. Desfacilitateurs sont égalementomniprésents pour soutenirles équipes dans leurs objectifsde rendus.Prototypage rapide pourcristalliser les idées : leséquipes sont incitées dèsla phase de conception àrendre palpables leurs idéesafin de pouvoir les testeret les remettre en questionrapidement pour ne pasperdre de temps. En effetc’est en itérant, réitérantet testant un prototypequ’une équipe limite lesrisques d’incohérence oude non-sens de son projet.La qualité du rendu estprimordiale pour rendre leprojet compréhensible etcommunicable.Process et rythme : les sessions de travail sontcadencées avec des objectifs de temps et deproduction précis afin d’assurer la qualité desrendus finaux. Les journées des participantsalternent entre des moments de conception,de production, de prototypage, d’échange etde bilan avec les coachs, de détente mais ausside tension, toujours limités en fonction dudéroulé.Équipes transdisciplinaires : Chaque participant apporteà son équipe la vision, la technique et les savoir-fairepropres à son domaine et à ses sensibilités. Ainsi l’équipedéploie une force de travail pluridisciplinaire et complètequi équilibre le projet et assure sa cohérence.LeMakeathonreposesur:untempscourt,unprocessusrythmé, des équipes mixtes et multidisciplinaires, descoachs et des facilitateurs et un prototype rapide.3 jours | 43 participants | 12 coachs |4 m3d’objets obsolètes et de déchets |1 découpe laser | 1 imprimante 3D | 5 kg decircuits et composants Arduino | 1 atelierde bricolage | 6 prototypes fonctionnelsMAKEATHON
    • MAKE IT UP - RETOUR SUR l’expérience26 27MAKE IT UP - RETOUR SUR l’expérienceR E G A R D de l a re c her c he sur l e d i s p os i t i fM A K E A T H O NComme l’affirme Stegall1, le rôle du concepteur dans le développement d’unesociété plus soutenable n’est pas seulement de créer un nouvel éco-produit,mais aussi d’envisager les produits, process et services qui encouragent etrépandent de nouveaux comportements.Tel fut le rôle des participants de Make It Up qui, durant trois jours, à travers la conceptiond’un nouveau produit, ont eu l’occasion de repenser nos modes de consommation et deproduction. En prenant des objets du quotidien, objets auxquels les citoyens n’accordentpas d’attention particulière, ils ont entrepris une démarche que l’on pourrait appelerDesign For the Ordinary. Selon Shove2, ce qui est normal et ordinaire - notammentles comportements routiniers des utilisateurs – a une plus grande importance pourla construction d’un système durable que les objets extraordinaires et les nouvellestechnologies introduites sur le marché.Pour concevoir ces nouveaux produits, différentes équipes projets ont été constituées.Ces équipes étaient composées d’un nombre limité de personnes avec des compétencescomplémentaires, engagées vers un objectif commun, et qui se tiennent mutuellementresponsables3. Ainsi, les différents participants ont dû développer leur propre dynamiquede groupe, souvent complexe, tiraillés entre la nécessité d’instaurer un langage et unprocessus communs dans chaque équipe, et celle d’enrichir ce processus grâce à ladiversité des interprétations de la problématique.Par ailleurs, le festival Make It Up s’est clairement positionné dans la philosophie dudesign thinking, processus de réflexion centré sur l’usage et prônant une démarche deconception itérative. Ce type d’approche, ainsi que les outils qui l’instrumentent répondentbien aux problématiques environnementales4. Ils encouragent une réflexion plus globale,s’extrayant du cadre purement technologique de l’obsolescence pour favoriser l’analysedes usages et des fonctionnalités du produit, dont dépendent largement les performancesenvironnementales du projet final.Par Benjamin Tyl, Ingénieur de recherche éco-innovation, PhD. APESAet Marion Real, Doctorante éco-innovation, APESA.L’APESA est un centre technologique proposant aux acteurs économiques des solutions concrètes àcourt et moyen terme pour leur démarche de progrès vers un développement durable en s’appuyantsur 3 pôles : Eco-innovation, Management responsable et Technologies Energie Environnement,tout en proposant ses capacités de mise en réseau et de prospective. Plus spécifiquement, lestravaux de recherche de l’APESA portent sur l’analyse des phases d’éco-idéation ainsi que l’étudede l’influence des parties prenantes dans les processus d’éco-innovation.pistes pour générer des idéesplus pertinentesInterprétation de la problématiqueL’innovation naît souvent de la rencontre entre deux univers différents. Make It Up nous a ainsiamenés à répondre au problème de l’obsolescence accélérée des produits actuels en le confrontant àcelui de l’interactivité et de la connexion des objets avec leur environnement. Force est de constaterque ces trois jours ont permis de mettre en relief la difficulté d’appréhension de ces différentesnotions, et le manque d’appropriation du sujet par les participants.Ainsi il est apparu que le concept d’obsolescence, et notamment son rapport avec les enjeux dudéveloppement durable, était mal assimilé. Selon la plupart des participants, s’attaquer au problèmede l’obsolescence des produits ne consisterait qu’à travailler sur les déchets. Or, le festival auraitgagné à amener les participants à s’interroger davantage sur la démarche même de « conceptiond’un produit » et sur notre rapport aux objets. Au-delà, la lutte contre l’obsolescence des produitsimplique davantage que la simple conception de nouveaux objets pour les consommateurs. Fry5propose même de supprimer les produits par le design - elimination by design - en proposant deréelles alternatives.Contextualisation de la réponseLa fonctionnalité d’un produit ne peut se justifier que par une meilleure compréhension du contextegéographique, temporel et culturel dans lequel le système évolue, sans se focaliser sur le produituniquement6 & 7. Or, la plupart des participants de Make It Up ont débuté leur réflexion autour destechnologies mises à leur disposition afin d’en tirer une problématique. Il aurait été intéressantd’accompagner les groupes vers une plus grande contextualisation de leur problématique, et dechercher, dans un second temps, la technologie adéquate pour y répondre. Dispositif, organisation du processusCe festival s’est aussi inscrit dans le cadre d’un processus de conception collectif, où selon Granath8,tous les acteurs sont considérés comme des experts. La démarche séquencée du festival a été parfoisjugée trop contraignante. Comme indiqué par Pinheiro-Croise9, la mise en place d’un processusouvert, moins formalisé, et avec moins de protocoles de validation, permet aux acteurs d’établireux-mêmes leurs propres rôles individuels et collectifs. Un intermédiaire entre une démarche trèsséquencée et un processus totalement libre reste à trouver.Rôle et diversité des acteursCette réflexion sur le rôle des acteurs nous amène également à réfléchir à la sélection initiale età la diversité de compétences des participants de ce projet. Le festival a regroupé des participantsinitiés, des hackers d’objets, qu’ils soient informaticiens ou designers. Aussi ce mouvement prônantla philosophie du Do It yourself devrait-il viser plus de diversité, être plus grand public. A l’instarde Jullien10, qui se demandait si on « peut envisager une écologie du Libre favorable aux nuls »,des initiatives telles que Make It Up doivent s’interroger sur l’efficacité de ces processus pour les« simples utilisateurs », et sur les moyens d’appropriation et de partage des savoir-faire entre lesindividus quel que soit leur niveau d’expertise.Sources :1 : Stegall, N. (2006) Designing for Sustainability: A Philosophy for Ecologically Intentional Design2 : Shove, E. (2003) Comfort, cleanliness and convenience: The social organization of normality3 : Busseri M., Palmer J. (2000), Improving teamwork: the effect of self-assessment on construction design teams4 : Young G. (2010) Design thinking and sustainability5 : Fry T. (2005) Elimination by Design, Design Philosophy Papers6 : Lagerstedt, J. (2003) Functional and Environmental Factors in early phases of product development7 : Lilley, D. (2007) Designing for Behavioural change: reducing the social impacts of product use through design8 : Granath, J.Å. (1991), Architecture, Technology and Human Factors: Design in a Socio-Technical Context9 : Pinheiro-Croisel R. (2012) Innovation without design: the dynamics of role making and the gradual emergence of the collective designer10 : Jullien, N., Zimmermann, J.B. (2005) Peut-on envisager une écologie du Libre favorable aux nuls ?
    • MAKE IT UP - RETOUR SUR l’expérience28 29MAKE IT UP - RETOUR SUR l’expérience Une exposition pour penser et agir à long termeEXPOSITIONL’exposition Make It Up s’est déroulée les 8 et 9 décembre2012 au Marché Malassis au coeur des puces de Saint-Ouen Au-delà du temps fort de la co-création du Makeathon,l’exposition permet d’intégrer directement le grand public àl’expérience Make It Up. Ce temps d’échange vise à permettreaux citoyens d’interagir directement avec les prototypes et dedébattre sur les sujets soulevés par la démarche.Exposition des prototypes et présentation de la méthodeL’exposition s’inscrit dans la dynamique participative de MakeIt Up orientée vers lesutilisateurs finaux et legrand public. Les objectifssont multiples :• Enrichir chaqueprototype des avis etressentis spontanésd e s citoyens,potentiels utilisateurs et des experts• Favoriser l’essaimage de la méthode créative et rendrevisibles de nouveaux savoir-faire auprès des industriels etprofessionnels• Faire grandir les prototypes les plus pertinents en trouvantun premier soutien financier à leur développement sur laplateforme de financement participatifLes prototypes sont présentés directement par leursconcepteurs aux visiteurs qui sont placés en tant qu’utilisateurspotentiels. La mise en scène des prototypes, élaborée à la fin duMakeathon, est reconduite, et « augmentée », pour l’expositionafin de permettre l’expérimentation en conditions réelles desprototypes et scénarios imaginés par chacune des six équipesde participants.Débats d’idées et échanges citoyensLa découverte des prototypes est rythméepar trois débats citoyens pour mettre enlumière et explorer les enjeux qui gravitentautour de la démarche Make It Up.• « Quels objets connectés voulons-nous voir grandir ? »Sans aucun doute ceux dont chacun peut maîtriser l’usage, au profit d’un mieux-être personnelet collectif. Une opportunité pour les entreprises présentes (Seb et Alcatel-Lucent) d’envisagerla transformation de leurs modèles économiques et de leur posture dans une chaîne de valeuréconomique et sociale renouvelée.• « Allons-nous vers de nouveaux objets repensés par le Do It Yourself (DIY) ? »La transformation numérique met chacun en capacité de créer, produire, reproduire, de faire soi-même… Mais comme l’a résumé Benoît Heilbrunn (Professeur à ESCP Europe), citant ClaudeLévi-Strauss dans La Pensée Sauvage, « le bricolage ne se borne pas à accomplir ou exécuter ; ilraconte le caractère et la vie de son auteur ».• « Construire une économie circulaire et promouvoir une consommation responsable ? »Les impacts positifs du recyclage par les consommateurs sont réels mais l’approche ne peutêtre naïve. Mickaël Evrard, qui a travaillé dix ans sur l’écologie industrielle à Plaine Commune,le souligne : « lorsqu’un particulier met une poubelle de déchets sur le trottoir, cette quantité dedéchets en a déjà généré 70 fois plus dans la production amont ».Blend Up PalpBouches à Oreilles Tweet moodPictoastPalpit’HackerTribune des intervenantsPlan de l’exposition
    • MAKE IT UP - RETOUR SUR l’expérience30 31MAKE IT UP - RETOUR SUR l’expérienceCimetière des objets obsolètesSessions de travail en groupeAtelier de prototypagePitchs des idées Découverte des objets obsolètesPièce imprimée
    • MAKE IT UP - RETOUR SUR l’expérience32 33MAKE IT UP - RETOUR SUR l’expériencePremiers testsReportage téléPoint avec les coachsPrésentation des prototypesTravail en équipe
    • MAKE IT UP - RETOUR SUR l’expérience34 35MAKE IT UP - RETOUR SUR l’expérienceBLEND UP | BOUCHES A OREILLES | PALPIT’ HACKER | PALP |PICTOAST | TWITTE MOODPROTOTYPES
    • MAKE IT UP - RETOUR SUR l’expérience36 37MAKE IT UP - RETOUR SUR l’expériencePROJET BOUCHES-à-OREILLES | RECEVOIR ET DIFFUSER LESBAVARDAGES DE LA VILLELe « Bouches-à-Oreilles » est un dispositif de captation vocale, d’archivage et de restitution sonoreplacé sur le mobilier urbain dans l’espace public. Il reçoit, enregistre et diffuse les bavardages queles passants veulent bien lui confier.Zone d’expression libre, il est à la fois la boîte à cris du crieur public et le crieur lui-même. Il donnela possibilité de recueillir les mémoires d’un lieu que portent les passants. Par son intermédiaire,ils établissent un dialogue indirect à l’échelle d’un quartier ou d’une ville. Chaque « Bouches-à-Oreilles » est géolocalisé et les bavardages sont enregistrés en podcasts sur une plateforme webaccessible à tous.Ce dispositif peut par exemple être utilisé par la ville pour donner la parole aux habitants surune thématique particulière ou dans le cadre d’un évènement, pour recueillir les ressentis desparticipants.FICHE RECETTEObjets usuels Hard SoftCombinétéléphonique +plaque de bois +bouton poussoirEtapesArduino + Android Plateforme web(stockage de donnéeset interface) + comptetwitterObjet finiPrincipaux outilsDécoupe laserFer à souderOutils manuelsCompétences clésProgrammation pourArduino et AndroidAssemblage mécanique1. Réparation ducombiné2. Assemblage descomposants3. Mise en service etconnexion à la plateformeEn chiffres26 h de travail16 composants assemblés600 g de bois30 cm de fil d’étaineL’équipeAudrey Souvignet : designSofiane Louiba : softwareCédric Codet : hardwareLydia Tokic : ovniRim Besbes : fabricationCatherine Belotti : propulseurKaty Vuylsteker : ovniAudrey Sovignet : hardwarePlus d’informations sur :bouches-a-oreilles.org
    • MAKE IT UP - RETOUR SUR l’expérience38 39MAKE IT UP - RETOUR SUR l’expériencePROJET PICTOAST | RECYCLER UN GRILLE-PAIN POURPERSONNALISER LES TOASTS DE SES PROCHES !Pictoast permet de réparer un grille-pain usagé en y ajoutant une fonction ludique pourpersonnaliser les toasts de ses proches. Grâce à Pictoast, il est possible de laisser un messageaffectif à ses colocataires, ses enfants ou sa moitié sous forme de pictogrammes imprimés sur lestoasts.Le tutoriel Pictoast donne la possibilité à chaque utilisateur de personnaliser ses pictogrammes, des’approprier le projet et de le faire évoluer.FICHE RECETTEVieux grille pain(récupération) +disque de plastique +éléments métalliquesObjets usuelsEtapesHard SoftServo + Arduino +connectique wifiPlateforme web+ application mobile Objet finiePrincipaux outilsDécoupe laserImprimante 3DTournevisPerceuseCompétences clésProgrammation pourArduino et processingAssemblage mécanique1. Réparation de larésistance du grille-pain2. Assemblage desengrenages et servo3. Choix de roulette 4. Mise en serviceet connexion à laplateforme webEn chiffres26 h de travail12 composants assemblés400 cm² d’acrylique pourdécoupe laser20 g d’ABS impriméL’équipeXavier Hollebecq : ovniLuc Serreboubée : designerLoïc Le Guen : designerFélicien Goguey : hardwareThomas Meghe : hardwareElise Sanceaume : ovniSamuel Bernier : fabricationElise Faure : propulseurPlus d’informations sur :www.facebook.com/pictoast
    • MAKE IT UP - RETOUR SUR l’expérience40 41MAKE IT UP - RETOUR SUR l’expériencePROJET BLEND UP | MIXER VOTRE PAPIER ET CRéER CE QUEVOUS VOULEZBlend Up est un dispositif de recyclage individuel de papier, qui s’inscrit dans la tendance du Do ItYourself et s’intègre au sein d’un service communautaire.En utilisant la fonction broyeur d’un blender, Blend Up permet de recycler le matériau papier à lamaison pour créer de nouveaux objets et suggérer de nouvelles applications.Reliée au blender, une plateforme web permet de récupérer les informations de consommationet de créer une communauté de particuliers connectés et solidaires, qui échangent sur leursexpériences. Créer une connaissance collaborative du matériau permet d’enrichir la banque dedonnées et de savoir-faire afin de les mettre au service d’applications domestiques, et pourquoi pashumanitaires ?FICHE RECETTEBlender +BouilloireObjets usuelsEtapesAutres SoftAmidon + Papier+ Eau + Colorant +Micro-ondesPlateforme web(stockage de donnéeset interface) + applicationmobileObjet fini : en fonctiondu modèleePrincipaux outilsBlenderBouilloireFourGrillePlanche de boisCompétences clésBricolageMaquettageCuisine1. Démonter etassembler lescomposants du blenderet de la bouilloire5. Placer la pâte entre2 grilles et compresser2. Déchirerle papier et porterl’eau à ébulition3. Verser l’ensemble dansle blender et mixer le toutjuqu’à obtention d’unepâte4. Placer l’ensembledans un récipient6. Sécher la pâtesur une plancheen cartonEn chiffres26 h de travail13 kg de pâte de papiergénérés16 objets fabriqués7. Enrober le modèle avecla pâte à papier pourobtenir une forme8. Faire chauffer letout au micro-ondespendant 4 à 5 minutesL’équipeRahmane Kalfanr : softwarePablo Porcel : ovni designerCamille Lefer  : fabricationInouk Bourgon : hardwareAnthony Cocherie : hardwareEmile de Visscher : designerStéphanie Paris : designerShabnam Anvar : propulseurPlus d’informations sur :kickpaper.tumblr.com
    • MAKE IT UP - RETOUR SUR l’expérience42 43MAKE IT UP - RETOUR SUR l’expériencePROJET PALPIT’ HACKER | APAISER SON STRESS GRâCE à UNOBJET UP-CYCLéPalpit’hacker est un objet nomade associé aux battements du cœur qui s’inscrit comme unprolongement corporel. Palpit’hacker capte un état de stress et y répond par un rythme sonoreapaisant.L’objet est composé d’un collier, qui capte le rythme cardiaque de l’utilisateur, et d’une enceinte(provenant par exemple d’un téléphone) qui émet un rythme sonore régulier sur lequel l’individuva, par mimétisme, se réguler. L’interaction établie permet au corps de ressentir le rythme calme del’objet et ainsi, faire retrouver à l’individu plus de sérénité.FICHE RECETTEObjet usuelEtapesHard SoftArduino1 boîte de conserve+1boutonpoussoir+ 1 enceinteAppli smartphonePlateforme webObjet finiePrincipaux outilsFer à souderOutils manuels1. Démonter l’enceinte,extraire le haut parleuret fabriquer le bouton2. Souder les filsélectriques sur lemicro et brancher lacarte Arduino3. Monter les enceintesavec les autres élémentstels que les boîtes deconserve4. Installer ledispositif sur le plande travailL’équipeDavid Touzain : designerMaruani Millie : softwareSophie Delon Rollan : softwarePaul Damade : hardwareRomain Roclore : ovniCamille Courlivan : fabricationAurelien Daily : fabricationEn chiffres26 h passées19 composants assemblés3 enceintes démontées1 m de fil électrique1 boîte de conserveCompétences clésProgrammation pourArduino et processingAssemblage mécaniquePlus d’informations sur :makeitup.fr/prototypes/palpit-hacker
    • MAKE IT UP - RETOUR SUR l’expérience44 45MAKE IT UP - RETOUR SUR l’expériencePROJET PALP | UTILISER UN KIT DE COMMUNICATIONTACTILE à DISTANCEPALP est un kit de communication tactile, connecté et fabriqué à partir de vibreurs et d’enceintesrecyclés. L’échange s’effectue par impulsion manuelle sur des enceintes sonores qui transmettent lemessage aux destinataires sous forme de vibrations. Associé à un langage de proximité, clandestinet non contrôlable, ce kit permet d’établir de nouvelles formes de communication sur Internet àl’échelle locale ou communautaire.Le dispositif est en open source et reprogrammable en fonction des codes et usages de chaquecommunauté. Maintenant, à vous d’inventer votre langage codé en loucedé !FICHE RECETTE2 hauts-parleurs(émetteur + récepteur)+ 1 balle de tennis + 1boîte en cartonObjet usuelEtapesHard SoftServo + Arduino +câble USB + boîtierlibreAppli smartphonePlateforme web(stockage de donnéeset interface)Objet finiePrincipaux outilsScieMeuleusePerceuseTournevisFer à souder1. Démonterl’ enceinte etextraire le hautparleur2. Scier le support mé-tallique pour retirerl’aimant3. Souder les filsélectriques sur le microet brancher le micro surla carte Arduino4. Fabriquer la boîtesupport contenantl’ensemble du système(carton ou métal)l’équipeClaire Dehove : ovniCécile Johanet : ovniJulie Boillot-Savarin : ovniMarie Leblanc : designerPaul Appert : fabricationSimon Arnold : propulseurLars Albinsson : propulseurEn chiffres26 h passées2 enceintes démontées50 cm de fil d’étain utilisé1 m de fil électrique utiliséCompétences clésProgrammation pourArduino et processing1. Faire un troudans la balle detennis2. Souder 2 connexionsau vibreur et bloquerle vibreur dans la balle3. Connecter les fils à lacarte Arduino4. Relier la carte àl’ordinateur par lecâble USBEmetteurRécepteurPlus d’informations sur :MAKEITUP.FR/PROTOTYPES/PALP
    • MAKE IT UP - RETOUR SUR l’expérience46 47MAKE IT UP - RETOUR SUR l’expériencePROJET TWITTE MOOD | JOUER D’UN INSTRUMENT POURCOMMUNIQUER SUR TWITTERLes souris informatiques sont maintenant devenues obsolètes et encombrent nos tiroirs,Twitte Mood leur offre la seconde vie qu’elles méritent. Twitte Mood est un piano/orgue hybride àla fois high et low tech dont les touches sont celles des souris, devenues communicantes.Chaque mélodie jouée sur Twitte Mood devient un message publié automatiquement sur Twitter.Les notes ont remplacé les lettres et les messages renvoient vers un lien qui permet de lire ensuitechaque combinaison sonore.Des vieilles sourisd’ordinateur + uneplaque en boisObjet usuelEtapesHard SoftServo + Arduino +connectique wifiAppli smartphonePlateforme web(stockage de donnéeset interface)Objet finiePrincipaux outilsDécoupe laserScieTournevisPerceuseCompétences clésProgrammation pourArduino et processingAssemblage mécanique1. Réparer les souris etdécouper la planche debois2. Connecter lessouris à l’interfaceArduino3. Mettre en serviceet connecter à laplateforme webEn chiffres26 h passées38 composants assemblés820 g de bois utilisé5 souris recycléesL’équipeArnaud Angelo : softwareCristelle Fritz : propulseurLeo Marius : ovniCamille Bosqué : designerRosanna Del Prete : softwareMorgan Bucher : designerMaxime Girard : ovniFICHE RECETTE4. Jouer les premierstweets musicauxPlus d’informations sur :guettablastr.tumblr.com
    • MAKE IT UP - RETOUR SUR l’expérience48 49MAKE IT UP - RETOUR SUR l’expérienceQuestions posées | autoproduction et déchets |objet augmentable à l’infiniPERSPECTIVES
    • MAKE IT UP - RETOUR SUR l’expérience50 51MAKE IT UP - RETOUR SUR l’expérienceL’effervescence des journées du Makeathon est là pour le prouver, la vraie valeur de Make ItUp se trouve dans son processus de co-création, au moins autant que dans les prototypes quien sont issus. Néanmoins, ces objets créés en trois jours posent des questions pertinentes etengagent certaines réflexions quant aux tendances qui émergent dans nos sociétés.Blend Up par exemple, ce mixeur recyclé en micro-usine de recyclage de papier pour fabriquer desobjets du quotidien, place l’utilisateur en véritable producteur qui valorise ses déchets. Blend Upredéfinit la place de l’utilisateur dans la chaîne de production et le rend acteur de la gestion de sesdéchets.PicToast, grille-pain qui envoie des messages affectifs imprimés sur des toasts, questionne l’im-portance des objets multi-usages, qui se voient ajouter des fonctions et des personnalisations. Pic-Toast a été augmenté de nouvelles fonctions et sa durée de vie a été rallongée. Cette dynamiquepourrait être appliquée à bien d’autres de nos objets du quotidien.Nous avons décidé de partir de ces questions et de tirer le trait de leur logique pour étudierquelles pourraient être leurs implications pour la société à plus long terme.PERSPECTIVESQuestions poséesQuestion issue duprojet BLEND UPQuestion issue duprojet PICTOASTET SI LES CONSOMMATEURSDEVENAIENT AUTOPRODUCTEURSA PARTIR DE LEURS DECHETSMENAGERS ?ET SI ON INVENTAIT LES OBJETSAUGMENTABLES A L’INFINI ?SIMULATION 2020A travers deux ateliers de créativité, nous avons réalisé l’exercicede style de nous projeter dans les modes de vie de 2020 à partirdes questions posées par les objets de Make It Up. Concrétiser unfutur possible, à défaut de prédire l’avenir, permet de dessiner desperspectives pour s’interroger sur les modes de vie actuels.En partant des tendances émergentes – sortes de signaux faiblesportés par le travail des participants à Make It Up – nous pouvonsétudier leurs impacts potentiels pour les acteurs – publics, privés,actuels, nouveaux - et prendre des orientations à court et moyentermes en connaissance de cause.Nous avons exploré ces deux questions sous l’angle des usageset des modes de vie mais également sous l’angle des nouveauxmodèles économiques à créer ou adapter pour appréhender ceschangements. Les scénarios issus de ces séances ne sont pasirréalistes ; les technologies employées existent pour la plupart etsont déjà développées par des start-up et de petits acteurs.QUELS USAGES ETMODES DE VIES ?QUELS MODELESECONOMIQUES ?Merci aux participants des ateliers de créativitéStéphanie Bacquere, Marion Bedat, Adrien Beton, AnnabelBonnard, Nicolas Buttin, Justine Collon, Pascale Fondeur, OlivierDewavrin, Florent Gitiaux, Edouard Gomez-Vaez, GeorgesKoulouris, Julien Le Net, Stéphanie Paris, Bertrand Ranvier,Tobias Riché, Brieuc Saffré, Pierre Saulay, Matthieu Vergote
    • MAKE IT UP - RETOUR SUR l’expérience52 53MAKE IT UP - RETOUR SUR l’expérienceCes dernières années ont vu naître une réelle prise de conscience des citoyensqui commencent à changer de comportement et d’habitudes de consommation.Motivés par des raisons économiques, des convictions environnementales ouun besoin d’épanouissement, de plus en plus de consommateurs se mettentainsi à produire par eux-mêmes.Enraciné sur des modèles ancestraux et les valeurs du Do It Yourself, le mouvementde l’auto-production se fonde sur un besoin d’autonomie et une résilience créative duconsommateur. Pour soutenir ces démarches, le numérique permet la démultiplicationdes formes de collaboration, en mixant des approches très localisées et un partaged’information à une échelle globale.En fonction des produits et des communautés, l’autoproduction doit être pensée surl’ensemble des échelles d’un territoire : le foyer, l’immeuble, le quartier, la commune, larégion, etc. A l’instar des SEL (Système d’échange Local), il n’est pas question que chaqueindividu sache tout faire, c’est le partage au sein d’une communauté qui ouvre l’accès àl’ensemble des savoir-faire.La problématique grandissante des déchets a été au cœur de la prise de conscienceenvironnementale des citoyens. Ainsi, le statut du déchet évolue dans l’imaginairecollectif pour être peu à peu considéré comme un gisement de matière première, à l’imagedes initiatives d’économie circulaire. De plus en plus de Français achètent de l’occasion,récupèrent des objets abandonnés, réparent, recyclent… La réduction des déchets àla source et la gestion de cette deuxième vie des produits, qui sont au cœur de l’éco-conception, deviennent prioritaires.De nombreuses initiatives d’auto-production se développent à nouveau. De plus en plusde citoyens collectent leur compost et cultivent un potager; le mouvement de l’up-cyclinggénéralise l’utilisation de déchets et d’objets obsolètes pour construire meubles, mobilier,accessoires… et des communautés fortes et actives, physiques ou virtuelles, se créentautour de ces pratiques.Et si les consommateurs deve-naient auto-producteurs à partirde leurs déchets domestiques ?FoyerImmeubleQuartierTerritoirePartie prenanteType de déchetVêtements DEEEAlimentairesToxiquesFluxEnergieEauPackagingONGRessourceriesOrganismeset PouvoirspublicsIndustrielsBâtimentsCONTEXTEbricolage | biffin | énergie | émotion | don | contre-don | collecte | communauté | impression 3D |mutualisation | SEL système d’échange local | système de recyclage | stockage | savoir-faire | objetsdans le nuage | organique | partage | pédagogie | rareté | réparation | seconde vie | tri | up-cycling| valorisationUpCycleMe est un wiki de la secondevie des objets qui s’inscrit dans unenvironnement intelligent et collaboratif.Grâce aux informations issues de capteurs,UpCycleMe permet aux consommateurs etaux industriels d’optimiser complètement lerecyclage des déchets.Print’IT est un système local de valorisationdes déchets plastiques fondé sur desinfrastructures installées localement et uneplateforme communautaire. Les industrielsutilisent un plastique recyclable à l’infini pourleurs emballages et produits plastiques et lesconsommateurs valorisent directement leursdéchets en matières premières ou en nouveauxobjets imprimés.scénarios
    • MAKE IT UP - RETOUR SUR l’expérience54 55MAKE IT UP - RETOUR SUR l’expériencee?Analyse de l’objet et/ou deses composantsmerenvoieversJe la propose surJe cherche une solutionde recyclage (demandespontanée)J’ai besoin dematière oud’objetsJ’ai une idéede recyclageLa poubelle scanne etanalyse mon déchetLa poubelle est paramétrablepar l’usager en fonction de sesenvies et compétencesRéceptiond’une alerte(Email, SMS...)Bineo : fabricant de poubellesintelligentes• 100 000 poubelles vendues enFrance par an• Vente de kit pour connexiondes poubelles existantes• Prix d’une poubelleintelligente : 30€UpCycleMe 3.0 : plateforme webcollaborative autour de la seconde vie desobjets• 100 000 visiteurs uniques par jour• 150 nouvelles solutions de recyclage(domestiques et industrielles) postéeschaque mois par les membres• 50 000 tonnes de déchets échangés surla plateforme par antransmetla compositionde l’objetJe poste une demande surJemerenseignesurUP CYCLE ME, le wiki de la seconde vie des objetsUP CYCLE MEle wiki de la seconde vie des objetsSIMPLECOMPLEXEPersonnelCollectivitéNational/IndustrielConséquencesUpCycleMe est un wiki de la seconde vie des objets qui s’inscrit dans un environnementintelligent et collaboratif. Les déchets sont scannés lorsqu’ils sont jetés et l’ensemble desinformations sont regroupées sur une plateforme d’échange de matières recyclées. Le recyclage estrendu collaboratif, documenté et peut être mis en œuvre à différentes échelles (locale, régionale,nationale) selon les caractéristiques des déchets.Trash : application mobile del’organisme Eco-Emballages• Mesure des potentiels derecyclabilité des objets• Guide à l’achatNotation des produits à la vente enfonction de leur recyclabilitéModification des normes deconception et jurisprudenceClassement en troiscatégories en fonction del’intérêt, du danger, etc.A RECYCLER SOI-MÊMEProposition de secondevie avec 1 ou plusieurscomposants/objets(enrichis par les utilisateurs deUP CYCLE ME)A RECYCLER LOCALEMENTProposition de seconde vie,avec contacts de personnes oulieux suceptibles de m’aideret me conseiller (FabLab, ouautres...)A NE PAS RECYCLER SEULContacts vers des particuliersou entreprises spécialiséesrecherchant ces composantsou objets
    • MAKE IT UP - RETOUR SUR l’expérience56 57MAKE IT UP - RETOUR SUR l’expérience€€€J’habite dans unecopropriété équipéepar SITA HOMEAchat de produits deconsommationHygiénisationMise encommunDestruction matièreDéchetsRecomposition matièreBobines de fil plastiqueAutres• Ressourcerie• DéchetteriePrint’ITestunsystèmelocaldevalorisationdesdéchetsplastiquesfondésurdesinfrastructuresinstallées localement et une plateforme communautaire. Alors que les industriels utilisentpour leurs emballages et produits un plastique recyclé et recyclable à l’infini, les consommateursrecyclent et valorisent directement leurs déchets plastiques grâce à des équipements de fabricationde bobines de fil plastique implantés dans les quartiers.SITA Home : gestionnaire d’installations de recyclage et valorisationde déchets plastiques• Plus de 30 000 copropriétés équipées en France• 20 000 tonnes de plastiques recyclés par an• Adaptation de la taille et de la capacité des équipements en fonctionde la typologie des zones urbainesPRINT’ITrecyclez et créez vous-même vos objetsJouetJouetBoîteVêtementSculptéo Lab : réseau de laboratoires locaux d’impression 3D• Impression 3D d’objets pour particuliers et entreprises en petites etmoyennes séries• Location de petites imprimantes 3D pour foyer• 145 laboratoires d’impression en FranceAmazonPlasticSolutions:plateformewebdédiéeauxproduitsetmatièresplastiquesrecyclés• Venteetéchanged’objetsimprimésenplastiquerecyclé• VentedebobinesdefilplastiquerecycléetdefichiersCAOpourimpression3D• 10000produitsvendusouéchangéschaquejoursurlaplateformeLes bobines peuvent être directement vendues sur la plateforme collaborative ou utilisées parles consommateurs pour imprimer de nouveaux objets en 3D. La plateforme permet également lavente d’objets imprimés et de fichiers CAO entre utilisateurs.
    • MAKE IT UP - RETOUR SUR l’expérience58 59MAKE IT UP - RETOUR SUR l’expérienceEt si on inventait l’objetaugmentable à l’infini ?Les objets qui nous entourent sont toujours plus performants, évoluent toujoursplus rapidement. Pour rester efficaces et connectés, nous devons sans cesse re-nouveler nos appareils, surtout électroniques, et jeter ou accumuler les anciensmodèles dépassés.Là encore, une prise de conscience émerge. Pourquoi changer sans cesse lorsqu’il seraitpossible d’améliorer en continu ? En quelque sorte augmenter nos objets pour les rendretoujours performants, plus personnels ou leur donner de nouvelles fonctions. De plus, uneréflexion sur la notion de propriété commence à émerger parmi certains consommateursqui ont l’impression d’un trop-plein de matérialité.La réalité augmentée nous a amenés à repenser les dimensions d’un objet, articuler sespropriétés physiques avec de nouvelles réalités virtuelles. Nous cherchons maintenant àrepenser l’objet dans le temps et les usages évolutifs des consommateurs.Pour penser un objet augmentable dans le temps, il est primordial d’avoir une vision surle long terme, partagée et désirable. Repenser la temporalité des technologies sur destemps longs permettrait de les inscrire dans des démarches de progrès pertinent et deles réconcilier avec les temps biologiques de l’utilisateur. La mise en place de standardscommuns et ouverts, à l’instar d’initiatives comme Open Structures, s’inscrit dans ce sens.Augmenter un objet, c’est l’améliorer, le faire évoluer dans le temps avec pour objectif dele faire perdurer :• Soit en gardant le même usage, avec une adaptation aux évolutions technologiqueset fonctionnelles• Soit en modifiant l’usage original et/ou en ajoutant de nouveaux usagesUn objet augmenté est également un objet pouvant être personnalisé, dont le systèmeest ouvert à l’intervention de l’utilisateur qui termine le façonnage de l’objet en fonctionde ses besoins et usages.Si la première question d’auto-production à partir des déchets était centrée sur le consom-mateur, cette problématique de l’augmentation des objets concerne essentiellement lesproducteurs. Les industriels ont la main soit pour augmenter eux-mêmes les objets soitpour faciliter des augmentations réalisées ultérieurement par l’utilisateur.Ajout denouveauxusagesPersonna-lisationUne augmentation ?Ex : Tabletteupgradable - toujours adaptéeà la meilleure technologieEx : Vélo adaptableà la taille et auxusagesEx : Vêtementscustomisablestoujours à la modeEx : Mutualisationdes appareilsélectroménagersaméliorable | customisable | durable | évolutif | extensible | fonctionnel | intemporel | meilleur| moderne | multifonctionnel | nouveau | performance | plus grand | réparable | sobre | souple |upgradable | virtuelSeatUP est une assise pour enfant évolutive et intelligente. Pensée autour d’une base équipéede modules et de capteurs ajustables, SeatUP s’adapte au développement de l’enfant de 0 à 10ans, à ses différents usages et à leur évolution pour offrir une solution complète et intégrée. Deuxdéclinaisons de SeatUp ont été imaginées :- SeatUP Move- SeatUP ConfortCONTEXTEscénariosEsthétiqueTechnologiqueFonctionnelle
    • MAKE IT UP - RETOUR SUR l’expérience60 61MAKE IT UP - RETOUR SUR l’expérienceEmma vient de naîtreet ses parents achètentl’assise SEAT UPBerceauChaise hauteSiège pour lebainPoussettePoufL’assise évolue, grâce à des modules...DorelUp : filiale du fabricant d’équipements pour enfant Dorel• Fabrication d’assises et de modules écoconçus (recyclage ethygiénisation facilités)• Développement de capteurs et d’applications mobiles de gestiondes données• Agrément par le standard international ouvert et libreSEAT UPl’assise évolutiveSiège de vélo &siège-auto...tout au long de son enfance...Loc’R’us : plateforme web de location, ventede matériels SeatUP• 10 000 utilisateurs de la plateforme enFrance• 150 000 modules vendus ou échangés sur la plateforme chaque annéeKidsLab : ateliers organisés par certains FabLabs pour la fabrication de modulesSeatUp• Formation des parents à la création de modules SeatUP personnalisés• Création et vente de fichiers CAOSeatUP est une assise pourenfant évolutive et intelligente.Structurée autour d’une base etde différents modules ajustables,l’objet s’adapte au développementde l’enfant de sa naissance jusqu’àses 10 ans et couvre l’ensemble deses besoins d’assise (poussette,chaise, siège-auto/vélo…) ainsi queleurévolutiondansletemps.SeatUPpeut être équipé de différentscapteurs qui viennent mesurer lesparamètres de l’enfant et de sonenvironnement selon son âge et sesbesoins. Les informations récoltéessont regroupées sur une plateformeprotégée de suivi en ligne.
    • MAKE IT UP - RETOUR SUR l’expérience62 63MAKE IT UP - RETOUR SUR l’expérienceTarifs Carte Autres Achats PlusSEAT’UP LOCATIONAdresse 75004 Paris9, rue Geoffroy l’AngevinContacts...ok.com/seat-up-location/www.twitter.com/seat-up/ftOffOffFinAppelerRetourTéléphone 01 49 96 44 64E R T Y U I O PAS D F G H J K LZX C V B N Mespace.?123 retourLorem ipsum dolor sit amet,consectetur adipiscing elit.Sed non risus. Suspendisselectus tortor, dignissim sitamet, adipiscing nec,ultricies sed, dolor.Lorem ipsum dolor sit amet,consectetur adipiscing elit.Sed non risus. Suspendisselectus tortor, dignissim sitamet, adipiscing nec,ultricies sed, dolor.La roue avant gauche de la poussetteprésente une anomalie.Alerte MatérielVoir détailsCacherDate d’installation 15/01/2013Propriétaire Joseph FordPerformanceDernière révisionGonflage25/04/2013Numéro d’identification : 4847623FinRetour Détail de la roueTempérature actuelle 38,6°Risque de maladie ElevéAfficher : JournéeFinRetour TempératurePoid actuel 14kgTaille actuelle 82cmNom : PaulFinRetour Courbe de croissanceQWSeatUP Move fait partie de la gamme Sport de SeatUP. Il est constitué dune housse à fixer surlune des trois bases de SeatUP Move. Ces bases, ainsi que les modules sont constitués de tigesdaluminium et de plastique recyclé. Les différents modules, à louer ou à acheter, permettent auproduit de s’adapter aux différents besoins de lenfant.Base #1 / BerceauModule PoussetteModule Siège de bainModule Siège-véloModule ChaiseModule Chaise hauteModule Siège-autoModule TabouretFonctionnement&FixationBase #2Base #3 / PoufTarifs Carte Autres Achats PlusSEAT’UP LOCATIONAdresse 75004 Paris9, rue Geoffroy l’AngevinContacts...ok.com/seat-up-location/www.twitter.com/seat-up/ftOffOffFinAppelerRetourTéléphone 01 49 96 44 64E R T Y U I O PAS D F G H J K LZX C V B N Mespace.?123 retourLorem ipsum dolor sit amet,consectetur adipiscing elit.Sed non risus. Suspendisselectus tortor, dignissim sitamet, adipiscing nec,ultricies sed, dolor.Lorem ipsum dolor sit amet,consectetur adipiscing elit.Sed non risus. Suspendisselectus tortor, dignissim sitamet, adipiscing nec,ultricies sed, dolor.La roue avant gauche de la poussetteprésente une anomalie.Alerte MatérielVoir détailsCacherDate d’installation 15/01/2013Propriétaire Joseph FordPerformanceDernière révisionGonflage25/04/2013Numéro d’identification : 4847623FinRetourNiveau de risque actuel FaibleNiveau de rique quotidien MoyenAfficher : JournéeDétail de la roueFinRetour PollutionTempérature actuelle 38,6°Risque de maladie ElevéAfficher : JournéeFinRetour TempératurePoid actuel 14kgTaille actuelle 82cmNom : PaulFinRetour Courbe de croissanceQWGrâce à une série de capteurs, lapplication permet de suivre létat du matériel etinforme l’utilisateur des lieux pour réparer, louer ou acheter de nouveau modules.
    • MAKE IT UP - RETOUR SUR l’expérience64 65MAKE IT UP - RETOUR SUR l’expérienceTarifs Carte Autres Achats PlusSEAT’UP LOCATIONAdresse 75004 Paris9, rue Geoffroy l’AngevinContacts...ok.com/seat-up-location/www.twitter.com/seat-up/ftOffOffFinAppelerRetourTéléphone 01 49 96 44 64E R T Y U I O PAS D F G H J K LZX C V B N Mespace.?123 retourLorem ipsum dolor sit amet,consectetur adipiscing elit.Sed non risus. Suspendisselectus tortor, dignissim sitamet, adipiscing nec,ultricies sed, dolor.Lorem ipsum dolor sit amet,consectetur adipiscing elit.Sed non risus. Suspendisselectus tortor, dignissim sitamet, adipiscing nec,ultricies sed, dolor.La roue avant gauche de la poussetteprésente une anomalie.Alerte MatérielVoir détailsCacherDate d’installation 15/01/2013Propriétaire Joseph FordPerformanceDernière révisionGonflage25/04/2013Numéro d’identification : 4847623FinRetourNiveau de risque actuel FaibleNiveau de rique quotidien MoyenAfficher : JournéeDétail de la roueFinRetour PollutionTempérature actuelle 38,6°Risque de maladie ElevéAfficher : JournéeFinRetour TempératurePoid actuel 14kgTaille actuelle 82cmNom : PaulFinRetour Courbe de croissanceQWSeatUP Confort fait partie de la gamme Premium de SeatUP. Plus qualitatif, il est différent tantau niveau du fonctionnement que des matériaux. Il est composé de bois et d’une fine couche demousse en matière recyclée. Lensemble des éléments sont fournis à lachat. Sa modularité vientdes différentes combinaisons possibles avec les mêmes modules.PoussetteSiège de bainSiège-véloChaiseChaise hauteBerceauSiège-autoPoufFonctionnementetÉlémentsE RAS D FZX Ce.?123Lorem ipsum doloconsectetur adipisSed non risus. Sulectus tortor, digniamet, adipiscing nultricies sed, dolorLorconSedlectamultrLa roue avant gprésente une anAlerte MatéCacherNiveau de risque actuel FaibleNiveau de rique quotidien MoyenAfficher : JournéeFinRetour PollutionTempérature actuelle 38,6°Risque de maladie ElevéAfficher : JournéeFinRetour TempératurePoid actuel 14kgTaille actuelle 82cmNom : PaulFinRetour Courbe de croissanceQWLapplication permet, grâce à différents capteurs dinformer les parents sur létatde leur enfant (comportmental et médical) et la qualité de son environnement.L’ensemble des données sont strictement confidentielles et gérées par les parents.risquePoids
    • MAKE IT UP - RETOUR SUR l’expérience66 67MAKE IT UP - RETOUR SUR l’expérienceC O N C L U S I O N& MAKE IT UP IIMake It Up s’est inscrit dans un contexte macroscopiquecomplexe pour proposer une expérimentation où moyenshumains et matériels étaient mobilisés en co-création.La vraie valeur de Make It Up s’est trouvée dans son processuscollaboratif qui a regroupé des acteurs transdisciplinaires et dessavoir-faire complémentaires. Designers, ingénieurs, bricoleurs,artistes et usagers – plus de soixante participants et coachs – onttravaillé pendant trois jours à l’élaboration d’objets communicantsconçus à partir de déchets et matériels de récupération. Sixprototypes fonctionnels sont nés de cette mobilisation éphémèrede l’intelligence collective. Ils apportent à leur échelle des pistesconcrètes de solutions et alternatives pour replacer la technologiedans une société soutenable.L’Internet des Objets sera amené à tous nous concerner. Pour nourrirla réflexion sur le sujet et diffuser des informations réutilisables, ladémarche de Make It Up était entièrement ouverte et documentée.Les citoyens et l’ensemble des acteurs de la société étaient invitésà interagir directement avec le projet qui a bénéficié d’une largecouverture médiatique.vu, lu et entendu dans la presse :La réponse aux enjeux d’une société soutenable et connectée estpar essence un exercice des plus complexes. Les résultats de cettepremière édition nous rappellent l’importance de l’acculturation enamontdelacréation.L’inspirationdesparticipantsquiaétéébauchéedurant cette première édition devra être développée et approfondie.C’est en s’ancrant dans un territoire, au plus près des utilisateurs,qu’il sera possible d’apporter les réponses les plus pertinentes auxenjeux de l’économie de demain.La question du sens donné à la technologie s’est vite retrouvéecentrale - l’hyper-connexion pourquoi ? Alors que l’on sait latechnologie potentiel catalyseur d’inégalités, nous voulionsimaginer un Internet des Objets créateur de lien social et apporteurde mieux-vivre, pas seulement de bien-être. Loin des utopies qui laconsidèrent comme une fin en soi, la technologie doit être un outilpour simplifier, un moyen d’aborder la complexité du monde sansy ajouter de la complication. Le travail réalisé par plusieurs deséquipes de Make It Up, notamment sur les cinq sens, la recentre surl’humain, comme une tentative de réconcilier temps technologiqueset temps biologiques.Fort des enseignements de cette première édition, Make It Up IIexplorera un autre angle de la problématique :Comment reprogrammer l’obsolescence rapidede nos objets ?Pour y répondre, la deuxième édition de Make It Up s’appuierasur un lien étroit avec le monde industriel et les acteurs publics,imprègnera les participants des modes de vie soutenables et ancrerala réflexion sur un terrain d’expérimentation précis.| deuxième édition
    • MAKE IT UP - RETOUR SUR l’expérience68 69MAKE IT UP - RETOUR SUR l’expérienceLES CO-ORGANISATEURSweave AIR, cabinet de conseilen stratégie et innovation durable,aide les entreprises à innover pourune économie légère. Parce quela seule optimisation de l’existantne suffit plus pour faire face auxdéfis de demain, weave AIR misesur l’innovation pour inventer denouveaux modèles économiquescréateurs de valeur. Notre méthoded’innovation, l’AIR Lab, se fondesur le design thinking, les scienceshumaines et l’analyse des tendancesmicro et macro pour créer un espacede créativité, d’expérimentation etde co-construction. Nous associonsl’émotionnel au rationnel pour porterun regard neuf et mobilisons unécosystème transdisciplinaire largeautour d’une innovation accéléréepour concrétiser rapidement nosidées.www.weave-air.euNod-A, porteur du projet, est unestructure permanente et un réseauétendu d’innovateurs technoset créatifs : start-up, freelances,étudiants, développeurs, designers,chercheurs, juristes, game designers,makers, … nod-A est au coeur desréseaux de l’innovation numériqueen France, membre de SiliconSentier, de Cap Digital, et présent àla commission “innovation ouverte”OISPG de l’Union Européenne.Nod-A travaille régulièrement avecdes institutions et des grandesentreprises cherchant à innover dansleurs pratiques, et les fait ainsi co-créer avec son réseau d’innovateurs.Elle conçoit et produit les dispositifspour y parvenir.www.nod-a.comWiithaa, c’est le nom aborigèned’un petit oiseau australien, lebowerbird, qui s’amuse à collecter,récupérer et redesigner son habitatpour espérer charmer sa belle… Enreprenant cette démarche, celle del’upcycling, autrement dit recycler enajoutant de la valeur, nous voulonspermettre à nos sociétés de passerd’une économie linéaire (Produire >Consommer > Jeter) à une économiecirculaire (Produire > Consommer> Recycler/Recréer), indispensablepour arrêter les excès de notre modede consommation actuel. Grâce à unréseau social dédié, nous permettronsaux upcyclers professionnels devendre leurs produits ou projets maisaussi leurs savoirs à travers des fichestechniques ou bien des ateliers, ainsi,particulier ou entreprise auront lapossibilité de donner facilement unenouvelle vie aux objets…www.wiithaa.comPlaine Commune est unecommunauté d’agglomérationcomposée de 8 villes (Aubervilliers,Epinay-Sur-Seine,LaCourneuve,L’Ile-Saint-Denis, Pierrefitte-Sur-Seine,Saint-Denis, Stains et Villetaneuse),qui agit dans le cadre de compétencesqui lui ont été transférées parles villes dans les domaines del’aménagement du territoire, dudéveloppement économique et desservices à la population. Elle vise àmettre en œuvre une dynamique dedéveloppement.www.plainecommune.frLaVilledeSaint-Ouenestsituéedans le département de la Seine-Saint-Denis. Elle compte environ46 928 Audoniens. Dynamique etattractive, Saint-Ouen est notammentconnue pour son célèbre « Marchéaux Puces » : un des plus grands sitestouristiques en Ile-de-France (environ5 millions de visiteurs annuels).www.saint-ouen.frreaDIYmate est une start-upfrançaise qui concoit et développe denouveaux objets connectés à Internet.Sa première gamme de produitsexplore l’univers du Do It Yourself etpermet à chacun de créer son propreobjet interactif.www.readiymate.comLaFingestunthinktankderéférencesur les transformations numériques,créé en 2000 par une équiped’entrepreneurs et d’experts. La Fingcompte aujourd’hui plus de 250membres, parmi lesquels on comptedes grandes entreprises, des start-ups, des laboratoires de recherche,des universités, des collectivitésterritoriales, des administrations, desassociations.www.fing.orgMakingSociety est un médiaspécialisé sur les nouvelles pratiquesindustrielles et l’Open SourceHardware. Pour Make It Up 2012,MakingSociety apporte son expertiseen communication sur les réseauxsociaux, stratégies éditoriales etanimation de communautés portantsur des problématiques d’innovationindustrielle pointues : Internet desObjets, Open Hardware, impression3D.www.makingsociety.comCap Digital est le pôle decompétitivité de la filière descontenus et services numériques.Il regroupe plus de 700 adhérents:620 PME, 20 grands groupes, 50établissements publics, écoles, etuniversités ainsi que 10 investisseursen capital.www.capdigital.com
    • MAKE IT UP - RETOUR SUR l’expérience70 71MAKE IT UP - RETOUR SUR l’expérienceLES PARTENAIRESPartenaires financiersPartenaires médiaPartenaires techniques«Make It Up permet denourrir la réflexion deshabitants, des acteurséconomiques et des élusdu territoire. Cela donnedu sens au projet deterritoire de la culture etde la création. »Patrick Braouezec, Président de Plaine Commune
    • MAKE IT UP - RETOUR SUR l’expérience72 73MAKE IT UP - RETOUR SUR l’expérienceremerciementsParticipantsShabnam Amrar, Arnaud Angelo, Paul Appert, Simon Arnold,Catherine Belotti, Samuel Bernier, Rim Besbes, Julie Boillot-Savarin, Camille Bosqué, Inouk Bourgon, Morgan Buchert, AnthonyCocherie, Cédric Codet, Camille Courlivan, Aurélien Daily, PaulDamade, Claire Dehove, Sophie Delon Rollan, Rosanna Del Prete,Elise Faure, Cristelle Fritz, Maxime Girard, Félicien Goguey, XavierHollebecq, Cécile Johanet, Rahman Kalfane, Marie Leblanc, CamilleLefer, Loïc Leguen, Sofiane Louiba, Leo Marius, Thomas Meghe,Maruani Millie, Stéphanie Paris, Pablo Porcel, Romain Roclore, LucSerreboobee, Elise Sonceaume, Audrey Sovignet, Lydia Tokic, DavidTouzain, Emile de Visscher, Katy Hélène VuylstekerCoachsLars Albinsson, Olivier Bréchon, Jean Colladon, Justine Collon,Pascal Dupoy, Stéphane Miquel, Cédric Mivielle, Ryslaine Moulay,Madeleine Siosteen-Thiel, Arnaud Treguer, Hamel Valery,Pierric VergerIntervenantsBruno Aidan, Pascal Aubert, Samuel Bernier, Patrick Braouezec,Michaël Evrard, Pascale Fondeur, Philippe Frémeaux, BenoîtHeilbrunn, Karim Houni, Fabrice PoussièreCo-organisateursLouis Aspar, Adrien Aumont, Stéphanie Bacquère, MathildeBerchon, Pierre Bouchet, Clément Brazille, Nicolas Buttin, GuillaumeCaresmel, Maryam Diallo, Fabien Eychenne, Florent Gitiaux,Georges Koulouris, Charlotte Launay, Julien Le Net, BertrandRanvier, Véronique Routin, Fatima Saidani, Pierre Saulay, ArthurSchmitt, Marie Noéline Viguié
    • MAKE IT UP - RETOUR SUR l’expérience74 75MAKE IT UP - RETOUR SUR l’expérienceMAKE IT UPretour sur l’expérienceRédactionJulien Le Net (weave AIR)Florent Gitiaux (weave AIR)DesignBertrand Ranvier (weave AIR)Tobias Riché (weave AIR)Ont collaboré au Livre BlancBernard StieglerPierre SaulayBenjamin Tyl et Marion Real (Apesa)Stéphanie Bacquère, George Koulouris etStéphanie Paris (Nod-A)IllustrationsRishaneCrédits photosJules TirillyCamille BosquéJuan Carlos Beneyto PérezIsabelle WaternauxContactequipe@makeitup.frwww.makeitup.fr@makeitupfestjuin 2013
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