Didier Rousseau Le Nouvel économiste 07 décembre 2009
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Didier Rousseau Le Nouvel économiste 07 décembre 2009 Didier Rousseau Le Nouvel économiste 07 décembre 2009 Document Transcript

  • 03 DEC 09 Hebdomadaire Paris OJD : 21890 5 PASSAGE PIVER Surface approx. (cm²) : 1349 75011 PARIS - 01 58 30 64 64 N° de page : 63-64 Page 1/8 MARCHE LIBRE Un mal bien français Les autorités n'ont toujours pas compris l'utilité d'un marché boursier non rêglementé pour financer les PME. Le constat a été maintes fois dressé: le déficit endémique de capitaux et de fonds propres freine le développement des PME françaises, et hypothèque la croissance de demain. Malheureusement la mentalité française, qu'il s'agisse des dif- férentes autorités ou des entrepreneurs eux-mêmes,n'a pas en- core intégré le fait que l'accès à un premier marché boursier, non règlementé, serait une solution idéale de financement, en complément ou en substitut du private-equity. Contrairement aux anglo-saxons, et notamment au fameux marché londonien de l'A LM, dont la souplesse et le pragmatisme ont assuré le fi- nancement de plus de 1550 sociétés en devenir. En effet, quoi de plus logique que de permettre à une jeune en- treprise d'exposer au public son projet et à des investisseurs de toute sorte,- dûment avertis des risques mais aussi des espé- rances de gain -, de se rencontrer par l'intermédiaire du mar- ché? A quand des mesures permettant de pallier aux inconvénients du marché Libre sans en perdre les avantages ? WEAVE Eléments de recherche : WEAVE : cabinet de conseil en management, toutes citations 0485712200502/GST/MJL/2
  • 03 DEC 09 Hebdomadaire Paris OJD : 21890 5 PASSAGE PIVER Surface approx. (cm²) : 1349 75011 PARIS - 01 58 30 64 64 N° de page : 63-64 Page 2/8 Par Mathieu Bruckmiiller n mal bien français : la sous-capitalisation marchés financiers ne jouent pas leur fonction defi- fournisseurs. Bref, Ta reconnaissance d'une PME solide U chronique des PME est une réalité bien connue, mais qui, faute de solutions rapi- desjes condamnent à un sur-place mortel. Alors que nanœment de l'économie et plus particulièrement des en treprisespetites et mopennes';,estime Robert deVo- giié, PDG d'Arkeon Finance, société de Bourse. De etsérieuse.LeMarchélibreresteunexœnentmoyende mettre un premier pied en Bourse", explique-t-il. Mal- gré tout, pour de nombreux intervenants, les possi- les banques, oise de liquidité oblige, sont de plus en nombreux spécialistes en sont convaincus,la Bourse buitésoffertesparleMarchélibredelever des fonds plus réticentesàdélierles cordons dela bourse,il de- lesteencorelemeilleurmoyendefinancerlesPME, sont aujourd'hui très limitées. "Ce n 'estpas un mass- vienturgent pour les entreprises de multiplier leurs Toutil par excellence", précise RémyTnannberger, marketdelevéedecapitaux", souligne Sébastien Kor- sources de financement. "Les prêts de trésorerie ont ancien avocat qui a initié et dirigé personnellement chia, gérant actions chez Meeschaert Asset chutédelô %enunan.Jusqu'id,lesPMEfaisaientsau- près de 2SO introductions en Bourse sur tous les mar- Management C'est un jardin d'acclimatation, un bon vmt affaires avec uneseule institution financière, dés- chés, réglementés ou non, de la Cote de Nyse-Euro- moyen de se frotter pourlapremièrefoisàla vie bour- orrnaiseUesenrjrenrnntplusieurs.Maislepointmajeur next à Paris. sière, de structurer sa communication financière pour ces entreprises consiste à trouver d'autres moyens pour se rendre attrayant aux yeux des investisseurs pour avancer", estime Didier Rousseau, président- Le Marché libre, afin de préparer au mieux de futurs financements. fondateur du cabinet de conseil Weave. Un enjeu école maternelle de la Bourse "Rpermetà une entreprise d'accéder à un début deno- stratégique quand on sait que les PME représentent Dans ce contextej'actuel président de la société d'in- toriéiÉ.J'en veuxpawpreuverim demesdientsqw.de- 60 % des emplois de l'économie hexagonale. vestissementThannberger &Cie plaide avec vigueur puisson introduction voitsan accèsauxgrands comptes pour que les petites entreprises recourent au Mar- facilités, favorisant du mêmecoupsa croissance.En re- Aller en Bourse pour grandir, et non grandir ché libre, ce compartiment non régulé et non régle- vardTeleverdesjondsmepamttrèsdiffidlemtmiment pour aller en Bourse menté de la Bourse de Paris, aux conditions d'accès depuis la création d'Altemext. A l'époque, il avait Or le poids de l'intermédiation bancaire demeure minimalistes, qui compte actuellement 286 sociétés. d'ailleurs été question de supprimer le Marché libre", malgré tout écrasantSiles PME nesontpas fermées Carcette "Botirsedelamatemelle",autreîoisdénom- abonde Johann lissowskt, avocat en droit boursier àl'idéed'ouvrir leur capital pour grandir,force est de mée "marché" hors-côté" et transformée en "mar- et ancien chargé de mission à l'AMF. constater qu'elles ont eu jusqu'ici tendance à solli- ché libre" en 1996, malgré son relatif anonymat, citer davantageleprivate^quityquelepublic-equity. sourit à certains, à l'image de FatilasoL, spécialiste de Manque d'investisseurs, Le capital-investissement représente 7 % du finan- l'énergie solaire photovoltaïque. "Notresociétése dé- de liquidité, d'informations cement des 65 400 PME françaises contre 0,6 % pour veloppe très vite et il faUait renforcer nos fonds propres "Leprincipal inconvénient du Marché libre demeure les marchés boursiers, d'après un rapport remis à la dernanièKtrèssignifimtive.Nousavonscommencépar son manquedeliquidité",expEque d'ailleurs Jérôme ministre de l'Economie, Christine Lagarde, en sep- tembre dernier par l'AMF, Nyse-Euronext, le mé- fl est pourtant utile d'aller en Bourse diateur du crédit et la Caisse des dépôts. C'est peu dire que les marchés de capitaux sont sous- utilisés. pour grandir et non pas d'attendre d'être Question dementa]itérépondentcertains.Hest pour- un géant pour s'y confronter tant utile d'aller en Bourse pour grandir et non pas d'attendre d'être un géant pour s'y confronter. "Les fawektoi^delaplacedeParispourvoirdesfondsd'm- Hernaniqui envisage sérieusement de transférer Fa- vestissement qui étaient disposés à rentrer chez nous, cilasol sur Alternext pour atteindre davantage d'in- rnaisUaétéimpossibkdesemettred'accordsurlavalo- vestisseurs, notamment les institutionnels. Ce risation de notre société. Nous avons décidé de prendre manque de liquidité explique le désintérêt des gran- unpetitrisqueen inscrivantnotresodétésurkMarché des gestions pour ce segment, aggravé par le fameux libreenjuin 2008", explique Jérôme Hernani,le di- ratio poubelle qui impose aux gérants de porte- recteurgénéral délégué. Unpari payant. Dans lafou- feuilles de ne pas détenir plus de 10 % de leurs fonds lée, l'entreprise bretonne a procédé à une en valeurs de marché non réglementé. De fait, les so- augmentation de capital qui lui a permis de lever 3,7 ciétés du Marché libre sont quasi absentes du radar M d'euros, frais d'opérations déduits. "Nous des analystes financiers. Une situation qui se réper- souhaitions obtenir entre 3 et 5 M d'euros. Nous som- cute sur la structure du marché. "E n'y a aujourd'hui mes donc très satisfaits car fe contexte du marché com- quasimentplusd'intermédiairesenchargedesPME'1, mençaitdéjààêtrediffidle. Cetteopération nousapemis constate Robert deVogiié. "Aujourd'hinleMarchéli- de lever des fonds de f acm conséquente avecun niveau bre est marginalisé, U séduit peu d'investisseurs et souf- de valorisation deux fois supérieur aux bases de discus- fre d'une mauvaise image", diagnostique Yannick sion que nous avions eues avec les fonds d'investisse- Petit,président-directeurgénérald'Allegra Finance, ment", explique l'ancien banquier qui a rejoint société d'introduction en Bourse. Si plusieurs entre- l'entreprise familiale. Au-delà, Jérôme Hernani prises envisagent de venir sur le Marché libre pour "Les PME faisaient souvent affaires avec une institution financière, désormais elles en prennent pointe un autre avantage: la visibilité. "Quandonest évoluer vers d'autres compartiments comme Alter- plusieurs. Leur but consiste à trouver d'autres sitiœmprovinœ,êtreœté,mêmesurleMarchélibre, next, d'autres s'inscrivent et ne communiquent plus moyens pour avancer", Didier Rousseau, chez n'estpaschosecoumnte.Outreimintérêtaccnidesmé- dutout.PourYannickPetit,seules30 % des sociétés Weave. dias locaux, cela nous a donné une vraie crédibilité vis- inscrites sur le Marché libre feraient un effort de à-visdenosdients,denosprospectsmaisaussidenos transparence en publiant a minima leurs résultats WEAVE Eléments de recherche : WEAVE : cabinet de conseil en management, toutes citations 0485712200502/GST/MJL/2
  • 03 DEC 09 Hebdomadaire Paris OJD : 21890 5 PASSAGE PIVER Surface approx. (cm²) : 1349 75011 PARIS - 01 58 30 64 64 N° de page : 63-64 Page 3/8 annuels. Grande souplesse peuples émetteurs qui a pour corollaire l'absence de protection des investis- seurs : pas étonnant que le Marché libre soit parfois comparé à un Far West. Une équation qui explique engrandepartie,selonYannick Petit, son absence de promotion. "C'est la cave de la Bourse où se côtoient le pire et le meilleur", explique Sébastien Korchia. "Le ManMlibmestvictimedesesavantages:ilesttrèssou- ple. Il est facile d'accès, mais trop peu d'entreprises connaissent mêmejusqu 'à son existence. Je suis frappe que le Marché qui accueille k plus de nouvelles valeurs depuis sa création, y compris étrangères, qui a été à rabridetouslesexcèsetscandalesdepuissa création en 1996,nesoitrjasunpeuplusamsidéréM™Lagardese- raitbien inspiréedekdterdanssesdiscoursdetempsà autres,carlesmtreprisesqu'ilabriten'ontrienàenvier àcdlesqidsontinscritessurAlternext.Cetâitismetrès 'Les marché financiers ne jouent pas leur fonction français a déjà coûté cher à notrePlacefinancière", dé- de financement de l'économie et plus plore Rémy Thannberger. particulièrement des PME", Robert de Vogué, chez Arkeon Finance. L'échec relatif <falternext, le succès de PALM En créant Alternext en 2005, un marché organisé affiché : concurrencer l'insolent succès del'Altema- mais non réglementé, Euronext voulait mettre sur pied un marché sur mesure pour les PME. Objectif tive Investment Market (AIM),lancé en 1995 àLon- dres, et spécifiquement conçu pour les activités en forte croissance. Ce marché cumule les avantages d'une cotation publique avec une approche régle- mentaire flexible. Aujourd'hui ce dernier compte plus de 1550 entreprises cotées contre 126 chez son homologue français, avec à la clef une capitalisation totale 20 fois supérieure à celle du marché parisien. Undépart poussif qui trouve sa raison, entre autres, WEAVE Eléments de recherche : WEAVE : cabinet de conseil en management, toutes citations 0485712200502/GST/MJL/2
  • 03 DEC 09 Hebdomadaire Paris OJD : 21890 5 PASSAGE PIVER Surface approx. (cm²) : 1349 75011 PARIS - 01 58 30 64 64 N° de page : 63-64 Page 4/8 dans les critères d'introduction, plus sévères que sur Alternextquelesémetteurssoientaccompagnéspar PAM qui a su privilégier la flexibilité etla sécurité des émetteurs, sansnuirepourautantàla qualité de information pourlesinvestisseurs. "Altemextestpkis régementéqueœqitëlaissaitentrevairsaphilosophie d'origine. Cetexcèsesttypiquementliéà la mentalité fmnçaise.Mêmeencréantunespaœlibre,onmettou- joursdesrèglements. On neserujamaiscapabkdefawe comme les AngloSaxons", diagaostique un familier du sujet. Pour rectifier la trajectoire, Christine La- garde a présente début octobre un plan d'attaque afin de doubler le nombre de PME cotées sur Alter- next d'ici 18 mois avec des mesures d'assouplisse- ment concernant l'introduction. Le rapport qui lui a été remis un peu plus tôt par P AMF, Nyse-Euronext, le médiateur du crédit et la Caisse des dépôts, souli- gne qu'un seuil de maturité sera atteint avec la cota- tion de 600 entreprises en 2010. Un seuil encore bien "Aujourd'hui le Marché libre est marginalisé, il en-deçà des 1000 sociétés, préconisé, pour la même séduit peu d'investisseurs et souffre d'une échéance, par Jacques Attali dans son rapport pour mauvaise image", Yannick Petit, chez Allegra "libérerlacmissanœfrançaise". Finance. La mauvaise volonté de Nyse-Euronext Alors que l'essentiel des efforts semble se tourner l'équivalent d'un listing sponsor qui interviendrait verslarelanced'Alternext,certains s'interrogent sur aux côtés de l'entreprise pour préparer sa cotation l'avenir du Marché libre et sur les moyens de le re- etl'assister durant son parcours boursier. Par le biais dynamiser. Pour Yannick Petit, avec de petites re- de due diligence simplifiée, ce partenaire pourrait attester du sérieux de l'entreprise, évitant ainsi de présenter aux investisseurs des canards boiteux. A côté, les entreprises devraient se conformer à un mi- nimum d'information et s'engager auprès du mar- ché à dévoiler des résultats chaque année. Mais plusieurs mesures récentes viennent sérieusement hypothéquer l'avenir du Marché libre. En avril der- nier, l'AMF a supprimé toutes les obligations d'in- formations périodiques et permanentes comme le rapport sur le gouvernement d'entreprise ou la dé- claration parles dirigeants des opérations réalisées sur les titres de la société. Les seules obligations d'in- formations qui demeurent se limitent désormais au respect du Code de commerce. Petite concession de l'AMF : le maintien de l'obligation d'établir un pro- spectus en cas d'offre au public. En clair, l'AMF in- "Lever des fonds sur le Marché libre me parait vite les sociétés du Marché libre à venir se lister sous difficile notamment depuis la création d'Alternext. Alternext sous peine d'être encore un peuplus mar- A l'époque, il avait d'ailleurs été question de supprimer le Marché libre", Johann Lissowski, ginalisées. Plus rude encore est la décision unilaté- avocat en droit boursier. rale prise en juin par Nyse-Euronext d'instaurer à touches,il serait possible derelancerleMarchélibre partir du I" janvier prochain une cotisation annuelle et de permettre aux petites entreprises de venir da- de 2 500 euros par an et par ligne d'actions admise, vantage se financer. "Caraufinal,ils'agitbiendetrw- majorée de 500 euros par ligne secondaire pour les ver de l'argent", explique-t-il. Selon lui, il faudrait sociétés présentes sur le Marché libre. Raison invo- trouver une formulesouplequipermettecommesur quée par l'opérateur : l'harmonisation de sa struc- ture tarifaire avec le marché réglementé Euronext et lemarché organisé Alternext En cette période de WEAVE Eléments de recherche : WEAVE : cabinet de conseil en management, toutes citations 0485712200502/GST/MJL/2
  • 03 DEC 09 Hebdomadaire Paris OJD : 21890 5 PASSAGE PIVER Surface approx. (cm²) : 1349 75011 PARIS - 01 58 30 64 64 N° de page : 63-64 Page 5/8 crise,le groupecherdie à préserver sa rentabilité par touslesmoyens. "Mêmesilasommepeutsembkràpre- mièrevuelimùée,elledépasseparfoiskvdumedestmns- aaionsannuenesdecertainstitres.L£Marchélibreest un morale dè proximité et avec ce genre de mesures on ne peut que s'interroger quant à la vision deNyse-Eu- ronextsurl'avenirdecemarché.Ilyafortàpaneraue les tarifs vont encore augmenterpar la suite", déplore JuliaNoiçavocateassociéespécialisée en droit bour- sier etfusions-acquisitionschezSimonassociés.Pour éviter la fronde des sociétés qui ne souhaiteraient pas verserl'abonnementaimuel,Nyse-Euronext leur propose de se radier du Marché libre par simple let- tre recommandée avant le 31 décembre. Mais cette solution qui prendra effet au I" juillet 2010 suscite une grande inquiétude. En effet, les sociétés pour- ront se délister sans avoir à lancer une offre publique "Le Marché libre, c'est la cave de la Bourse où se côtoient le pire et le meilleur", Sébastien Korchia, chez Meeschaert Asset Management. de retrait. Les actionnaires pourraient se retrouver du jour au lendemain avec des titres non cotés qui se- ront très difficiles de céder par la suite, à bon prix. >< Pourkpeud'ini>estisseur3qu^aiTnpteencore,cettedé- cision nevapasarrangerlesaffairesduMarchélibre", analyse YannickPetit. De son côté, Rémy Thannberger fustige le compor- tement de l'opérateur de marché qui se limite dés- ormais à jouer le rôle d'une simple SSII et qui n'assure plus la promotion des marchés financiers, notamment à l'égard des PME. Une inquiétude par- tagée parYannick Petit. "LesAmériaiinssontà la tête deNv&Ewmextllssebattentpoitfattirersurleurmar- ché les grandes valeurs, les blue chips européennes. Pour ce faire, flsmettentlepaquetParcontrequandonparle depliGpetitesvaleiasqiàsontsurEimmextQMternext, WEAVE Eléments de recherche : WEAVE : cabinet de conseil en management, toutes citations 0485712200502/GST/MJL/2
  • 03 DEC 09 Hebdomadaire Paris OJD : 21890 5 PASSAGE PIVER Surface approx. (cm²) : 1349 75011 PARIS - 01 58 30 64 64 N° de page : 63-64 Page 6/8 pour sa part Rémylnannberger. i "On ne peut que s'interroger quant à la vision de La fermeture du Marché libre serait dramatique Nyse-Euronext sur l'avenir du Marché libre", Julia pour les entreprises qu'il abrite et pour celles qui Noir, chez Simon associés. souhaitent le rejoindre, et pour toute la chaîne de financement des PME", Rémy Thannberger, chez ou le Marché libre, on est très, très loin de leur base", Thannberger & Cie. pointe-t-iL Une inquiétude qui s'ajoute à la récente décision de transférer la plate-forme du marché cash CHIFFRES REVELATEURS deParisverslabanlieuelondonienneen2010,età]a Bourse, le retard des PME françaises suppression du tiers des effectifs du listing à Paris. Au final, les spécialistes des PME craignent queNyse- 0,6 % des 65 400 PME françaises sont inscrite en Euronext porte une attention de moins enmoins im- Bourse : 04 % sur le Marché libre contre 0,2 % sur portante à l'égard des petites capitalisations. "Nos Alternext. PME ontbesoin d'un mardiéet le Morale lïbreenfait 286 sociétés sont inscrites sur le Marché libre, et partie", insiste Yannick Petit "La fermeture du Mar- 126 sur Alternext, contre 1550 sur l'AIM à Londres, ché libre serait dramatique pour les entreprises qu'il dont la capitalisation est 20 fois supérieure au mar- abriteetpaurœllesqwsoiÛMitentkrvjoindreMaisau- ché parisien. rait également des conséquences sur l'ensemble de la 21 : le nombre de transfert du Marché libre vers chaîne de financement des PME et à terme, c'est la Alternext depuis sa création en 2005. Bourse de Paris eUe-même qui serait menacée", avertit Source : Nyse-Euronext WEAVE Eléments de recherche : WEAVE : cabinet de conseil en management, toutes citations 0485712200502/GST/MJL/2
  • 03 DEC 09 Hebdomadaire Paris OJD : 21890 5 PASSAGE PIVER Surface approx. (cm²) : 1349 75011 PARIS - 01 58 30 64 64 N° de page : 63-64 Page 7/8 "Alternext est plus réglementé que ce que laissait entrevoir sa philosophie d'origine. Cet excès est typiquement lié à la mentalité française'' "II faudrait trouver une formule souple qui permette que les émetteurs soient accompagnés d'un listing sponsor pour préparer sa cotation et l'assister durant son parcours boursier." Plus rude encore est la décision unilatérale prise par Nyse-Euronext d'instaurer une cotisation annuelle pour les sociétés présentes sur le Marché libre "Nos PME ont besoin d'un marché et le Marché libre en fait partie" WEAVE Eléments de recherche : WEAVE : cabinet de conseil en management, toutes citations 0485712200502/GST/MJL/2
  • 03 DEC 09 Hebdomadaire Paris OJD : 21890 5 PASSAGE PIVER Surface approx. (cm²) : 1349 75011 PARIS - 01 58 30 64 64 N° de page : 63-64 Page 8/8 3 questions à Armand Angelli, président du comité d'organisation de Financium, le congrès des directeurs financiers et de contrôle de gestion. "Les relations avec les institutions financières se sont considérablement durcies" La grande tendance de ce congrès ? le goût de plus en plus prononcé des entreprises pour Avec le contexte économique difficile, la fonction de l'externalisation. Jusqu'à il y a peu de temps, c'était DAF est en pleine mutation-. Les professionnels ont assez tabou. Désormais il n'est pas rare qu'une entre- été très surpris par la brutalité et l'imprévisibilité du prise externalise une partie de sa comptabilité, de son retournement de la conjoncture. Ils ont été pris au service de paie, de son support aux clients et aux four- dépourvu, dans l'obligation de réagir au quart de tour nisseurs. Les DAF sont de plus en plus pragmatiques. pour s'adapter. La question est désormais de savoir : Ce type de solution permet de réduire les coûts de w qu'est-ce qu'on fait après la crise pour rebondir ? à 30 %. Aujourd'hui, l'externalisation se fait à 95 % Cette réflexion va être au cœur de cette septième édi- en France, mais les entreprises recourent de plus en "Les banques sont très réticentes à prêter, surtout aux petites entreprises qui ne peuvent pas présenter un beau business-plan à 3 ans" lion de Financium, les 8 et 9 décembre au Pavillon plus souvent à des prestataires à l'étranger, notam- d'Armenonville à Paris. ment au Maghreb et au Maroc en particulier. Ceci explique la présence du ministre de l'Industrie, du Des premières pistes pour ce rebond ? Commerce et des Nouvelles Technologies marocain La crise a entraîné une baisse des carnets de com- lors de notre congrès. mandes, des difficultés en terme de trésorerie et dè moyens de financement. Les banques sont très réti- Quid de 2010 ? centes à prêter, surtout aux petites entreprises qui ne Les carnets de commandes remontent. On sent, mal- peuvent pas présenter un beau business-plan à gré tout, un frémissement positif. Les DAF retrouvent 3 ans. Les relations avec les institutions financières se un certain optimisme. sont considérablement durcies. Pour réagir, il faut rendre les coûts plus flexibles. L'un des moyens, c'est M.B. WEAVE Eléments de recherche : WEAVE : cabinet de conseil en management, toutes citations 0485712200502/GST/MJL/2