La motivation au travail en France, en Allemagne et au Royaume-Uni.
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La motivation au travail en France, en Allemagne et au Royaume-Uni.

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Étude Viavoice pour W&Cie - Novembre 2013

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  • 1. La motivation au travail Viavoice pour W&Cie Enquête comparée auprès des actifs allemands, britanniques et français Contact. W&Cie : Denis Gancel d.gancel@wcie.fr. + 33 (0)1 72 27 01 15 1 cours de l’Île Seguin, 92650 Boulogne Billancourt. www.wcie.fr Viavoice Paris . Études & conseil 9 rue Huysmans, 75 006 Paris. + 33 (0)1 40 54 13 90 www.institut-viavoice.com
  • 2. Sommaire et note technique Synthèse des enseignements 3 Résultats détaillés par pays 5 La motivation au travail 6 Les sources de motivation 7 Les sources de démotivation 8 Modalités de réalisation Sondage Viavoice réalisé pour W&Cie. Interviews effectuées en ligne du 22 au 25 octobre 2013. Echantillon de 1 598 actifs européens interrogés, divisé en trois échantillons représentatifs nationaux : - France : 579 actifs interrogés ; - Royaume-Uni : 511 actifs interrogés ; - Allemagne : 508 actifs interrogés. 2
  • 3. Synthèse des enseignements (1/2) Existe-t-il un problème de motivation au travail en France ? Si nos chiffres indiquent qu’une majorité d’actifs français (56 %) se déclarent aujourd’hui motivés au travail, cette proportion est largement inférieure aux résultats obtenus auprès des actifs britanniques ou allemands. En cause, selon les personnes interrogées ? Une précarité davantage ressentie (ou crainte ?) que par nos voisins, mais également une « pression » moins acceptée. Des Français moins motivés au travail que leurs voisins européens Les actifs français sont beaucoup moins nombreux à se déclarer motivés au travail (56 %) que les actifs britanniques (78 %) ou allemands, ces derniers apparaissant comme les champions de la motivation professionnelle puisque 80 % d’entre eux se déclarent « motivés », dont 28 % « très motivées » (contre 12 % des actifs français et 24 % des actifs britanniques). Cette nette différence entre la France et ses voisins est d’autant plus manifeste en prenant en compte certaines catégories d’actifs : - Les salariés du secteur privé en France sont moins motivés que leurs homologues du secteur public (52 % « motivés » dans le privé contre 61 % dans le public), une différence qui ne se retrouve ni en Allemagne ni au Royaume-Uni ; - Les « séniors » apparaissent beaucoup moins motivés en France que les « juniors » : 71 % des actifs français de moins de 25 ans et 65 % des 25-34 ans se déclarent motivés au travail, contre 50 % des 45-54 ans et 51 % des plus de 55 ans. Là encore, ces différences ne se remarquent pas chez nos voisins. La passion pour son travail : un levier de motivation essentiel et partagé Au palmarès des sources de motivation exprimées par les personnes se déclarant « motivées », l’« intérêt » pour le travail est très nettement privilégié, que ce soit par les actifs allemands (pour 60 % des personnes se déclarant motivées), français (44 %) ou britanniques (39 %). Le fait toutefois que les Allemands fassent davantage part de leur passion pour leur métier constitue une des clefs d’explication d’une motivation plus forte qu’ailleurs. Auprès des actifs britanniques, on remarque également une cristallisation autour de cet enjeu de l’intérêt pour son travail en tant que source de motivation, mais aussi très souvent de démotivation : ainsi 41 % des actifs britanniques « pas motivés » expriment une grande lassitude, voire un rejet vis-à-vis de la profession qu’ils exercent, en faisant la principale raison de leur mal-être au travail. 3
  • 4. Synthèse des enseignements (2/2) Comment expliquer la plus faible motivation des actifs français ? Les causes de démotivation selon les pays sont relativement proches et s’expliquent par trois raisons immédiates que sont le manque de reconnaissance (financière ou matérielle), la pression managériale ou encore de mauvaises conditions de travail. En France, on identifie des causes de démotivation plus intenses qu’en Angleterre ou en Allemagne : - Le sentiment de précarité : la peur de perdre son travail ou la peur pour l’avenir de son entreprise est particulièrement présente en France (elle est exprimée par 23 % des actifs français « pas motivés » contre 9 % en Allemagne et 8 % au Royaume-Uni) alors même que le code du travail est souvent considéré comme plus protecteur. Qui plus est, la question de la précarité soulevée par les actifs français est singulièrement observable auprès des catégories de salariés les moins motivées en France que sont les salariés du secteur privé ou encore les « séniors ». - La « pression » (notamment managériale) et l’ambiance de travail ressortent particulièrement parmi les causes de démotivation citées par les actifs français (25 %) ou allemands (28 %), alors que les Britanniques incriminent davantage le manque d’intérêt pour leurs fonctions. Une crise de la fierté d’appartenance ? Les manifestations de salariés lors des fermetures d’entreprises révèlent un attachement lorsque la situation est compromise et qu’il est parfois trop tard... Qu’en est il dans la vie courante ? L’étude consacrée à la psychologie collective (Viavoice pour W&Cie) a appris que les Français redoutent la mondialisation qu’ils perçoivent, plus que leurs voisins, comme une « menace ». Globalement, le manque de motivation en France s’explique donc par des attentes fortes à l’égard du travail, insatisfaites sur plusieurs registres : besoin de reconnaissance, besoin de sérénité (dénonciation du stress et de la pression), besoin de stabilité (dénonciation de la précarité), besoin de bonnes conditions de travail. Ainsi s’exprime l’actualité et l’importance d’une spécificité française : la critique d’une vision purement fonctionnelle du travail qui invite tous les acteurs à faire évoluer leur mode de management vers une vision plus identitaire, plus valorisante, susceptible de renforcer une fierté d’appartenance mobilisatrice : - Un travail qui définit une identité personnelle* : « il y a un peu de moi dans mon travail, mes attentes à l’égard de mon travail sont donc majeures » ; - Un travail qui définit une identité de métier** : « mon travail est un savoir-faire, un ‘art’ réalisé par des ‘hommes de l’art’, là encore mes attentes à l’égard de mon travail sont donc majeures ». La motivation professionnelle « à la française » appelle donc des réponses qui tiennent compte de ces aspirations identitaires, et qui ne soient pas réductibles à des règles ou à des dispositifs internes. Denis Gancel, W&Cie Aurélien Preud’homme et François Miquet-Marty, Viavoice * Dominique Méda, Réinventer le travail, PUF, 2013. ** Philippe d’Iribarne, La logique de l’honneur, Seuil, 1989. 4
  • 5. La motivation au travail Actuellement, dans le cadre de votre travail, diriez-vous que vous êtes très motivé, assez motivé, pas vraiment motivé ou pas du tout motivé ? Très motivé Assez motivé Pas du motivé Pas vraiment motivé Ne se prononce pas Sous-total « Motivé » 80 % Allemagne 28% 52% 16% 3% 1% Sous-total « Motivé » 78 % Royaume-Uni 24% 54% 16% 5% 1% Sous-total « Motivé » 56 % France Base : ensemble de l’échantillon 12% 44% 33% 10% 1% 5
  • 6. La motivation au travail - résultats détaillés Actuellement, dans le cadre de votre travail, diriez-vous que vous êtes… (Sous-total « Motivé ») Moyenne actifs allemands 80 % Moins de 25 ans 25-34 ans 35-44 ans 45-54 ans Plus de 55 ans Moyenne actifs britanniques 78 % 71% 86% 71% 73% 68% 81% 87% 83% Secteur public 79% Secteur privé 79% Base : ensemble de l’échantillon Moyenne actifs français 56 % 78% 76% 80% 78% 75% 65% 54% 50% 51% 61% 52% 6
  • 7. Les sources de motivation (1/2) Pourquoi vous dites-vous motivé au travail ? (Question ouverte, principales réponses spontanées) France 1 La passion éprouvée pour son travail : « J’aime mon travail » 44 % 2 De bonnes conditions de travail (humaines et matérielles) 17 % 3 Un travail considéré d’abord comme une source de revenus pour bien vivre 13 % 4 La perception d’une reconnaissance, un sentiment d’utilité 7% 5 Le professionnalisme, la volonté de donner le meilleur de soi 3% Royaume-Uni 1 La passion éprouvée pour son travail : « J’aime mon travail » 39 % 2 De bonnes conditions de travail (humaines et matérielles) 13 % 3 Un travail considéré d’abord comme une source de revenus pour bien vivre 11 % 4 La perception d’une reconnaissance, un sentiment d’utilité 9% 5 Le professionnalisme, la volonté de donner le meilleur de soi 7% Allemagne 1 La passion éprouvée pour son travail : « J’aime mon travail » 60% 2 De bonnes conditions de travail (humaines et matérielles) 19 % 3 Un travail considéré d’abord comme une source de revenus pour bien vivre 7% 4 La perception d’une reconnaissance, un sentiment d’utilité 7% 5 Le professionnalisme, la volonté de donner le meilleur de soi 3% Base : personnes se déclarant « motivées » dans le cadre de leur travail 7
  • 8. Les sources de motivation (2/2) Pourquoi vous dites-vous motivé au travail ? (Question ouverte, réponses spontanées) 60% La passion éprouvée par son travail 39% 44% 19% De bonnes conditions de travail (humaines et matérielles) Un travail considéré d'abord comme une source de revenus pour bien vivre La perception d'une reconnaissance, un sentiment d'utilité Le professionnalisme, la volonté de donner le meilleur de soi 13% 17% 7% 11% 13% Allemagne Royaume-Uni France 7% 9% 7% 3% 7% 3% 8 Base : personnes se déclarant « motivées » dans le cadre de leur travail
  • 9. Les sources de démotivation (1/2) Pourquoi vous dites-vous démotivé au travail ? (Question ouverte, principales réponses spontanées) France 1 Un manque de reconnaissance humaine et financière 28 % 2 Un travail usant et stressant, une trop grande pression 25 % 3 Une situation précaire, un avenir incertain 23 % 4 De mauvaises conditions de travail (humaines et matérielles) 20 % 5 Un travail qui n’intéresse pas 9% Royaume-Uni 1 Un travail qui n’intéresse pas 41 % 2 De mauvaises conditions de travail (humaines et matérielles) 25 % 3 Un manque de reconnaissance humaine et financière 22 % 4 Un travail usant et stressant, une trop grande pression 10 % 5 Une situation précaire, un avenir incertain 8% Allemagne 1 Un manque de reconnaissance humaine et financière 31 % 2 De mauvaises conditions de travail (humaines et matérielles) 29 % 3 Un travail usant et stressant, une trop grande pression 28 % 4 Un travail qui n’intéresse pas 14 % 5 Une situation précaire, un avenir incertain 9% Base : personnes se déclarant « pas motivées » dans le cadre de leur travail 9
  • 10. Les sources de démotivation (2/2) Pourquoi vous dites-vous démotivé au travail ? (Question ouverte, réponses spontanées) 31% Un manque de reconnaissance humaine et financière Un travail usant et stressant, une trop grande pression Une situation précaire, un avenir incertain 22% 28% 28% 10% 25% 9% Allemagne 8% Royaume-Uni 23% France 29% De mauvaises conditions de travail (humaines et matérielles) 25% 20% 14% 41% Un travail qui n'intéresse pas 9% Base : personnes se déclarant « pas motivées » dans le cadre de leur travail 10
  • 11. « La réalité ne pardonne pas qu’on la méprise. » Joris-Karl Huysmans Les récents sondages Viavoice, réalisés pour HEC, les CCI de France, Libération, Le Monde, Le Figaro, Les Echos, France Inter et France Info sont consultables sur www.institut-viavoice.com 9, rue Huysmans, 75 006 Paris. + 33 (0)1 40 54 13 90. Viavoice est une SAS indépendante. © Andrew Bret Wallis - Getty Études et conseil pour la stratégie, la communication, le marketing et les relations humaines