CARTULAIRES DE MONTPELLIER - tome 3 (980-1789)
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CARTULAIRES DE MONTPELLIER - tome 3 (980-1789)

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ARCHIVES DE Ia VILLE DE MONTPELLIER
PUBLIÉS PAR LES SOINS DE L'ADMINISTRATION MUNICIPALE - TOME TROISIÈME
INVENTAIRE DES CARTULAIRES DE MONTPELLIER (980-1789)
Cartulaire seigneurial et Cartulaires municipaux

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  • 1. j llBïillïil i 1 - "'*
  • 2. OZ A MOAJ
  • 3. ARCHIVES DE LA VILLE DE MONTPELLIER INVENTAMES ET DOCUMENTS
  • 4. ARCHIVES DE Il VILLE DE MONTPELLIER PUBLIÉS PAR LES SOINS DE L'ADMINISTRATION MUNICIPALE TOME TROISIÈME INVENTAIRE DES CARTULAIRES DE MONTPELLIER (980-1789) Cartulaire seigneurial et Cartulaires municipaux Liber instrumentorum memorialis ou Mémorial des Nobles, — Grand Talamus, — Livre noir, — Petit Talamus, — Talamus historique, — Continuation du Grand Talamus. Inventaire du Cartulaire de Lattes. — Inventaires complémentaires. DOCUMENTS Le Cartulaire montpelliérain des Rois d'Aragon et des Rois de Majorque, seigneurs de Montpellier, etc. Éclaircissements topographiques. — Documents complémentaires. MONTPELLIER IMPRIMERIE SERRE ET ROUMKGOUS, î>; RUE DE LA VIEILLE-INTENDANCE 1901-1907
  • 5. UNE NOUVELLE HYPOTHÈSE SUR L'ORIGINE DU NOM DE MONTPELLIER Parmi les diverses étymologies proposées, deux seulement retenues par Germain. — L'étymologie «Mont fermé au verrou» [Mons-pessulanus quasi mons pessulo claususj, préférée par Germain et par L. Gui- raud. — L'adjectif pessulanus n'est pas le participe pessulatus. — La vraie forme primitive du nom de Montpellier, Mons pestelarius, aliàs pistillarius, nous est fournie par le Liber instrumentôrum memorialis; elle a été mise en lumière par C. Chabaneau. — Mons pistillarius et Mons pessulanus représentent un seul et même radical, avec des suffixes différents. — Sens divers du substantif pistillum, pestellum, etc. — Sens unique de l'adjectif pistillarius, .pestelarius, etc. — Les moulins pestelliers ou pastelliers. — Noms de lieux composés de deux éléments, dont le premier est le mot monlem ou le mot podium: — le second élément de ces noms de lieux, tiré soit de la nature physique des lieux, soit de la production du sol, soit d'un nom de personne, gentilice ou surnom. — Le nom Mons pistillarius évoque le souvenir de la culture duguèdeetde la fabrication du pastel. — Vraisemblance historique locale de celte interpréta- tion. — La teinturerie des draps à Montpellier, d'après les plus anciens documents de nos archives. Objections possibles à cette hypothèse, dictée par le seul sens connu de l'adjectif pesleleiius. — Vocables appartenant aux langues anté-romaines, encore existants dans beaucoup de noms de lieux. Plusieurs opinions, singulièrement différentes les unes des autres, ont été émises jusqu'il' r4iy710logip.dll nom de Montpellier. De ces opinions, il en est qui ne méritent même pas d'être prises au sérieux, — celle-ci, par exemple, qui «fait dériver Monspessulanus de Monspisciculanus, à cause de l'abondance et de la qualité du poisson.que la proximité de la mer permet d'y manger », — ou cette autre, qui en rai- son du caractère intellectuel de notre ville, fait « venir Montpélier de ce beau mont de Thessahe « que les Muses et les sçavans ont toujours tantaymé et estimé : Monspeliiim, quasi Mons-Pelion »: Certains auteurs sont allés plus loin encore dans le domaine de l'imaginaire... et de l'absurde. Notre éminent historien local, Je toujours regretté Alexandre Germain, n'a retenu, dans l'intro- duction de son Histoire, de la commune de Montpellier, que les deux hypothèses les moins aventu- reuses, — hypothèses qui ont encore aujourd'hui l'une et l'autre leurs partisans, — celle-ci plus en faveur chez les érudits, — celle-là plus à la mode chez les littérateurs et les félibres. VILLE DE MONTPELLIER. — TOME III.
  • 6. X ARCHIVES DE LA VILLE DE MONTPELLIER « Faut-il s'arrêter (écrivait Germain en 1851) au Mons Pessulus de certains étymologisles, ou recourir au Mons puellarum de quelques autres? » D'après les premiers, le monticule sur lequel est bâti Montpellier aurarfété anciennement un terrain planté de bois, une sorte de parc ou garigue, remplie d'herbes sauvages, où les habitants de Substantion avaient seuls le droit de faire paître leurs troupeaux. Afin d'en interdire l'accès au bétail étranger, ils avaient entouré ce lieu d'une palissade, et en avaient fermé la porte avec un verrou. Montpellier signifierait alors Mont fermé au verrou (Mons-pessulanus quasi mons pessulo clausus) » En vertu de l'autre étymologie, Montpellier viendrait de Mons puellarum, contracté enMons- puelium, et tirerait cette qualification des deux sœurs de S. Fulcran, qu'Arnaud de Verdale dit avoir été maîtresses et donatrices de notre territoire, — ou bien encore, d'après une interpréta- tion plus galante, de la beauté de ses jeunes filles, que le bon vieux chroniqueur Froissart appelle courtoisement « les friches dames de Montpellier ». Germain considère cette dernière étymologie comme « plus gracieuse que vraie » ; — il fait obser- ver que «Montpellier, selon toute apparence, n'attendit, ppur prendre un nom, ni les deux sœurs de S. Fulcran, ni la réputation de ses belles habitantes ». Germain paraît avoir préféré— sans aller cependant jusqu'à une acceptation catégorique —la théorie du mont fermé au verrou, mons pessulo (1) clausus : « Cette étymologie (dit-il) ne serait pas unique dans son genre. Substantion lui-même est quel- quefois appelé dans les vieux monuments Serratio, parce que sa forteresse, selon Gariel, était comme une serrure pour la sûreté du passage (Serratio a sera). — La ville de Pau, elle-aussi, doit son nom, dit-on, à une enceinte de pieux ou de poteaux qu'on y éleva à une certaine époque, contre les brigandages des Yascons (Palum a palis) ». Germain ajoute : « Montpellier, par analo- gie, ne pourrait-il pas avoir été autrefois entouré d'une enceinte fermée, au verrou ou à la herse, contre les courses sans cesse renaissantes des Sarrazins ». — « On trouve aussi dans les chartes Monspestellarius,- vulg. Montpesteylal, et par abréviation Montpeylat, qui dans l'idiome local signifie monticule fermé à clef, monticule bien clos, bien retranché, bien fortifié » (g). Nous ne nous arrêterons pas à relever ce que peuvent avoir de fantaisiste les interprétations, rapportées par Germain, des noms de Pau et de Substantion (Sextanlio, et non pas Serratio). Nous -mondant faire remarquer que Montpestevlat et Mn^fy^»^J "e_noup =uut fonrn--?,. an aucune façon, par nos anciens documents. Nous trouvons Mons pestelarius, nous trouvons Mons pessulanus, — mais nous ne trouvons pas Mons pessulaTus. — Si Mons pessulatus existait, la question de l'étymologie de Montpellier courrait être considérée comme tranchée, au moins en partie. Mais Mons pessulatus n'existe pas. D'après un autre professeur de l'Université de Montpellier, M. Léon-G. Pélissier, dont les savantes et nombreuses publications historiques sont bien connues, — «la seule vraisemblable (1) « PESSULUS proprie est vectis ferreus, vel ligneus, quo fores clausae obfîrmantur intus » (Forcel- lini, Lexicon, t. IV, p. 643). (2) Germain, Histoire de la Commune, de Montpellier, tome I, pp. m à v.
  • 7. NOUVELLE HYPOTHÈSE SUR L'ORIGINE DU NOM DE MONTPELLIER XI <le toutes ces étymologies est Mons petrosus, mont peirié, montagne de pierres. Le nom populaire de Montpellier (Loti Clapas) provient d'une observation analogue » (1). L'opinion de M. Léon-G. Pélissier soulève de graves difficultés. Montpellier et Montpeyroux font deux. 11 n'y a pas de document où Montpellier soit appelé Mons petrosus. Et il reste à démontrer que pestelerius et pessidanas soient équivalents comme sens à petrosus. Le nom de Clapas, appliqué à la ville compacte, enserrée dans le rempart de sa Commune Clô- ture, est moderne. — Le nom de Peyrou, transposé, mais toujours vivant, et dont il existe plu- sieurs similaires dans le département de l'Hérault, n'est qu'un vocable partiel, une désignation de ténement, et non la dénomination générale de la ville. Sa forme ancienne, Petronum, est aussi distincte depestelarius que de pessulanus. L'étymologie du mont fermé au verrou a obtenu, en 1891, l'adhésion très nette de notre distin- guée compatriote Mademoiselle Louise Guiraud. — A. un certain endroit de son étude sur le Monastère Saint-Benoit (à propos de la bannière de nos anciens Ouvriers de la Commune Clô- ture), l'érudite historiographe des Fondations du pape Urbain V à Montpellier a rappelé le sou- venir du « mont primitif dont la fortification sommaire a valu le baptême à notre ville. — Mons ■» pessulus, mont fermé, clos ». — « Cette étymologie (ajoute-t-elle) ayant été souvent donnée, avec » raison, croyons-nous, mais sans preuves, nous consignons ici un texte local du xv e siècle, qui » fournit du moins le radical en question ». Ce texte se termine ainsi : «.... traditionem et dispe- » sullationem sarrature ipsius clavis » (2). Cinq ou six ans avant la publication de ces quelques mots de M 11 " Guiraud, l'éminent roma- niste montpelliérain M. Camille Chabaneau, — dans ses Remarques sur le texte du « Mémorial [des Nobles], » placées en tête de l'édition que Germain a donnée de ce cartulaire, —avait attiré l'attention sur les formes archaïques du nom de Montpellier: Montem pistellarium, Montpestler, Montpestleir, Montpesler, Montpesleir, Monpeslier. 11 avait en même temps fait observer que « la forme Mons pessulanus,... [qui est] beaucoup plus fréquente dans les chartes latines [que Mons pistellarius] et... [qui] apparaît déjà dans les plus anciennes, n'est ... qu'une traduction de Mons pistellarius ». M. Chabaneau ajoutait: « Il reste incertain s'il faut entendre le Mont du verrou ou le Mont du pilon. Il semble pourtant que la substitution de pessulanus à pistellarius milite en faveur de la pre- mière signification. Pestel, encore aujourd'hui, signifie verrou. Voy. le dictionnaire d'Azaïs » (3). Ainsi que l'ajustement observé M. Chabaneau, le nom français moderne Montpellier dérive des formes françaises archaïques Montpestler, Montpesler, lesquelles dérivent du latin Montem pistel- larium, La plus ancienne charte concernant Montpellier, qui se soit conservée, — cette charte date de 985, — nous offre la forme Monte pestelario : — in terminium [de villa Monte pestelario (4). (1) Léon-G. Pélissier, Montpellier, clans la Grande (3) Liber instrumentorum mernorialium, Cartulaire Encyclopédie, tome XXIV, p. 266. des Guillems de Montpellier, p. XLVI; — cf. p. XLIII, (2) L. Guiraud, les Fondations du pape Urbain Và (4) Lib. inslr., édit. Germain, p. 125. Montpellier, III, le Monastère Saint-Benoit, pp. 39-40.
  • 8. XII ARCHIVES DE LA VILLE DE MONTPELLIER En même temps que Mons pistillarius, pestillarius, pestellarius, etc. (1), on rencontre la forme Mons pessulanus, qui est restée la plus usitée durant touteda seconde partie du moyen âge et que M. Chabaneau considère comme une traduction de la précédente. — Nous serions personnelle- ment porté à croire que Mons pessulanus estplus qu'une traduction de Mons jjistillarius et que ces deux adjectifs représentent simplement deux états parallèles du même terme, — de même que Larus (ou Larius) et Lanus représentent parallèlement, aux époques carolingienne et romane, les deux formes du nom latin de notre rivière du Lez. Les formes pestelarïus QÏpessulanus ne sont pas, en réalité, aussi éloignées l'une de l'autre qu'il semblerait au premier abord. La différence qui les caractérise ne réside guère que dans leurs suffixes : — ici le suffixe arius, là le suffixe anus. — Si l'on y réfléchit un instant, on constate que dans les deux formes le radical est identique essentiellement. Pestel, dont la réduction à pesfl (1) Nous croyons devoir grouper ici méthodique- ment les diverses formes du nom de Montpellier, au- tres que Mons p>essulanus, — que nous avons relevées dans les chartes latines ou romanes du Mémorial des Nobles. — Nous laissons au second plan le mot initial montem et le suffixe arius, erius, pour considérer plus spécialement l'évolution du vocable essentiel. Ces formes constituent deux séries très nettement distinctes : — en premier lieu, la forme dissyllabique PESTEL et ses variantes PISTELL, PISTILL, PESTILL et PESTELL ; — en second lieu, la forme monosyllabique PESTLet ses dérivés PESL et PEL. PESTEL et ses variantes 1° la forme PESTEL: — novembre 985, Monte -pes- telario (Germain, Lib. instrum. memor., p. 125). 2» la forme PISTELL:-fin du x° siècle (?),xi* siècle (?) et vers 1103, Monte pistellario, Montem pistellario (op. cit., pp. 111, 581 et 027-628). 3° la forme PISTILL: — commencement du xi° siè- cle, Monte pistillario (op. cit., p. 282). — Cf. vers 1070, «villa que dicitur Mons pistiltaretus» (Alaus, Cassan et Meynial, Cartulaire de Gellone, p. 108). 4° la forme PESTILL:— commencement du xi" siè- cle, Monte pestillario (Germain, op. cit., p. 282). 5- la forme PESTELL : — vers 1076, en 1114, etc., Monte pestellario, Montem peslellarium (op. cit., pp. 147,148, 269 et 705). — Cf. Monte pestelterel (ibid., pp. 229-230 et 231). PESTL et ses dérivés 0° la forme PESTL:—x'ir siècle, Montpestler (p. 156); -xn- siècle, Monpestler(pp. 249, 250, 251, 258, 259, 266, 275, 501, 512, 515, 516, 517, 518, 519, 520, 539, 584, 585, 586, 589, 591, 600, 608, 609, 610, 611, 620, 621, 625, 626, 639, 610, 641, 643, 681, 684,704, 746, 747, 775 ; — xn- siè- cle-, Monpesïleir (pp. 275, 292, 426); — 1187, Monpesl- lier (pp. 74-5 et 747). Cf. 1113, Montepestlairelo (p. 261);—1119, Monle- pestlairet (pp. 215, 216, 217); — 1151, Monlpestlaireto (p. 80); — 1113, Montepestleirelo (p. 228); —1124, Mon- pestleireto (p. 280). 7° la forme PESL: - 1090, 1130, Montpesler (pp. 69 à 72, 123-124) ; — 1090, Muntpesler (pp. 09 à 72) — xu« siècle, Monpesler (pp. 153, 275, 292, 598, 044, 721, 775); — 1114, Monlepeslario (p. 697);—1114, Montepeslero (p. 702) ; - 1090, Montepeslier (p. 69) ; — 1090, Mont- peslier, Munlpeslier (pp. 69 à 72); — 1161, 1187, vers 1190 et 1201, Monpeslier (pp. 315, 365, 717, 746). Cf. Montepeslairelo, Monlempeskiirelum, Monlepes- lairet, Monpeslairelo, Montpeslairet, Monpeslairel (pp. 69 à 72, 73, 77, 82, 9.0, 91). 8" la forme PEL: — janvier 1172 (n. st.), Monspel- iensis (p. 392). La charte du 20 décembre 1090 (pp. 69 à 72) nous offre : — trois fois, Montpesler, et cinq fois, Muntpes- ler ; — une fois, Munlpeslier; une fois, Montepeslier (en latin), et cinq fois, Munlpeslier; — deux fois, Montpes- lairet ; trois l'ois, Montepeslairel ; trois fois, Montepes- lairelo ; trois fois, Monpeslairelo, et une fois, Montem- peslairelum; — soit, sur 27 cas, 27 fois la forme PESL. Un serment de fidélité, fait à Guilhem VI, entre 1030 et 1049 (p. 275), donne trois fois Monpeslier; une fois, Monpestleir, et une fois, Monpesler;— soit, sur cinq cas, quatre fois la forme PESTL et une fois PESL. Dans un autre serment de fidélité, fait à Guilhem VII, [le 31 juillet 1159?], nous trouvons cinq fois Mon- peslier, et une fois, Monpesler (p. 775). Enfin un autre serinent de fidélité, fait à Guil- hem VIII, le l*r juin 1187 (pp. 745 à 747), nous fournit: — trois fois, Monpeslier; — trois fois, Monpestlier, — et trois fois, Monpeslier. Au total, la forme romane dominante au xue siècle a été certainement Monpeslier. — Dès le xir siècle (peut-être môme dès la fin du xie siècle, si le copiste du cartulaire a reproduit sans la moderniser la gra- phie de la charte du 20 décembre 1090), on trouve la forme Monlpeslier, Monpeslier, qui constitue la tran- sition entre Monpeslier et Montpellier.
  • 9. NOUVELLE HYPOTHESE SUR L ORIGINE DU NOM DE MONTPELLIER. XIII s'imposait, en raison des lois de l'accentuation, n'est autre chose, sauf le que pessl, transcrit pessul avec une voyelle intercalaire. — Le cartulaire de l'ancienne abbaye de Gellone (aliàs Saint- Guilhem-le-Désert) nous fournit, pour le nom d'un mas des environs de JVJeyrueis (Lozère), deux formes correspondant exactement au double état latin du nom archaïque de Montpellier : — d'une part, entre 1077 et 1099, Freg pestel;— d'autre part, entre 1098 et 1119, Frigidum pessulum (1). Le mas en question porte aujourd'hui le nom de Frépestel (2). 11 n'est pas discutable que l'adjectif pistillarius, pestellarius, dérive du substantif pislillum, pes- tellum. 11 n'est pas moins certain que pislillum, pestellum offre à la fois, au moyen âge, le sens de verrou et le sens de pilon. Les textes réunis par Du Gange et par La Curne de Sainte-Palaye ne laissent pas le moindre doute à ce sujet. — Mais il est permis de se demander si pistilum, pestel- lum, n'aurait pas eu également au moyen âge un autre sens, tout aussi susceptible d'être évoqué dans la circonstance (3). Ce troisième sens existe. Du Cange le mentionne en ces termes : aPestellum, = Glastum, » herbœ genus, qua infectores lanarum utuntur. G ail. Pastel ». Et comme exemple, Du Cange cite un passage ainsi conçu d'un règlement industriel de Carcassonne : «nulluspotest.... tingere seu tingi facere aliquem pannum brunetse nisi cumpestello » [A). L'adjectif médiéval en arius ou erius, dérivé de pislillum, se rattache exclusivement au sens de pastel. On ne le rencontre que dans les documents d'ordre agricole, industriel ou commercial, con- cernant la plante tinctoriale indifféremment désignée depuis longtemps sous les noms de guède ou de pastel, — Visatis tinctoria saliva de Linné. Le Glossaire de Du Cange ne contient pas l'adjectif archaïque pistillarius (5), mais on y trouve, à la suite de l'article pestellum (G), la forme, moins ancienne et phonétiquement équivalente, pes- telerius, employée pour qualifier une espèce de moulin, molendinum pestelerium. L'interprétation fournie est celle-ci : ad pestellum perlinens, et l'auteur renvoie au mot molendinum, où figure la définition suivante : Molendinumpaslellerium, pestelerium, quo pastellum seu glastum premitur (c'est-à-dire un moulin à broyer le pastel ou guède). Quatre documents sont cités pour exemples : deux en latin, deux en français; l'un du xiv6 siècle, les trois autres du xve . Une charte de 1361 donne successivement molendinopastellerio et molendinopastetli; un autre texte, celui-là du temps de Charles VII, nous présente la forme molendino pestelerio. En français, une lettre de rémission de 1470 se borne à parler d'ung moulin pastellier ; une autre lettre de rémission, de 1449, est plus explicite : un molin à pasteiller, autrement dit molin à guedes (7). (1) Alans, Cassai! et Meynial, Cartulaire de Gellone (édit. Soc. archéol. Montpellier), pp. 333 et 335. (2) «FRÉPESTEL, com. de Meyrueis, pop. G hab. » (J. Bouret, Dictionnaire géographique de la Lozère, p. 151). — Il existe un autre FRÉPESTEL dans la Lozère (commune de Saint-Germain-de-Calberte) (cf. Bouret, ibid.j. (3) « PISTILLUS proprie est instrumentum, quo quip- piam in mortario teritur, pilum ; pestello » (Forcellini, Lexicon, t. IV, p. 685). Il n'y a pas lieu de tenir compte ici du sens, — d'or- dre exclusivement scientifique et de date relativement récente, — dans lequel les botanistes ont ressuscité le phonème original, pour désigner le pistil des Heurs. (4). Du Cange, édit. Favre, tome VI, p. 294. (5) Cf. Du Cange, édit. Favre, tome VI, p. 337. (6) Tome VI, p. 294. (7) Tome V, p. 414.
  • 10. XIV ARCHIVES DE LA VILLE DE MONTPELLIER L'étymologie naturelle de pastel paraîtrait bien être le pastillus romain. Il serait très vraisem- blable que le glastum, qui recevait, après sa préparation industrielle, la forme d'un pastillus, en ait également reçu le nom. On aurait eu successivement pastillum, pastellum, pastel. — Mais si le passage de pastillus à pastel est tout à fait régulier phonétiquement, le passage de pkstelb, pastel et de pkstilarius à p&stelarius est plutôt anormal, étant donnée la résistance traditionnelle de I'A entravé. Quant à l'origine rationnelle de ce nom de pastel, s'il est permis de la voir dans la prépara- tion du guède sous forme de boules de pâte (pastillus), rien' ne prouve qu'elle ne doive pas, tout aussi bien, être cherchée dans la préparation du guède dans un mortier au moyen d'un pilon (pistillus). Ce pilonnage de la plante doit avoir été le seul procédé en usage pendant toute la période où ont été employés les petits moulins à bras. Plus tard seulement, on aura appliqué à la fabrication du pastel les grandes meules mues par l'eau ou par le vent. Quoi qu'il en soit d'ailleurs de l'étymologie du mot, il n'est pas permis de contester, au nom de la phonétique, le sens de pastel fourni par les documents, auxxiv8 et xv° siècles, pour le substan- tif pestellum et pour l'adjectif pestelerius. Reste à savoir si les textes des xive-xve siècles produits par Du Cange sont susceptibles d'être appliqués, en toute sécurité historique, à l'interprétation du pistillarius montpelliérain, fourni par les textes des x° et xi8 siècles, mais remontant vraisemblablement à une date encore plus reculée. La toponymie générale, d'une part, — notre histoire locale, d'autre part, — nous autorisent- elles à voir l'origine du nom de notre ville dans la culture du guède et dans la préparation du pastel, — ou même seulement dans l'existence d'un domaine, voire d'un simple mas, possédé par un individu exerçant ou ayant exercé le métier soit de cultivateur de guède, soit de meunier fabri- quant le pastel? Parmi les noms de lieux composés de deux éléments, dont le premier est le substantif montem ou son analogue (de moindre ampleur) podium, — un certain nombre possèdent comme second élément un qualificatif, indiquant la nature physique, la forme, la couleur, de la montagne ou du monticule désigné. Exemples : Montaigu, Montredon, Montblanc, Montnègre, Montbrun, Puech-" agut, Puechredon, etc. — Visiblement, Montpellier n'appartient pas à cette première catégorie. D'autres noms de lieux, de formation similaire, ont pour second élément un qualificatif tiré des produits, factices ou spontanés du sol. Exemples, dans le département de l'Hérault : — près d'Aniane, le Mont Calmés, Mons Calmensis, — et plus près de nous, entre le causse d'Aumelas et la vallée delà Mosson, dans la commune de Saint-Paul-et-Valmalle, les monts Camels ou Cal- mels, — dont l'étymologie semble bien identique à celle des chaumes ou pâturages de la région vosgienne. Montpellier nous paraît pouvoir très bien rentrer dans cette seconde catégorie. Si l'on y a réel- lement, dès cette époque lointaine, comme plus tard sur tant d'autres points du Languedoc (1), (1) Cf. notamment De Lasteyrie, Du Pastel, passim, et l'Inventaire sommaire des Archives départementales, de l'Hérault, série C, tome I, pp. 403 et suiv.
  • 11. NOUVELLE HYPOTHÈSE SUR L'ORIGINE DU NOM DE MONTPELLIER XV cultivé le guède et fabriqué le pastel, il serait très normal qu'il ait porté le nom de mont pestellier, de même que certains terrains où l'on a cultivé l'orge ou bien que l'on a plantés en oliviers, se sont appelés Montorgier, montem ordearium, ou Montoulieu, montem olivum. En ce qui concerne spécialement la culture du guède, il existerait un similaire. Dans sa monographie du Pastel, de l'Indigotier et des autres végétaux dont on peut extraire une couleur bleue (publiée en 1811), C.-P. de Lasteyrie rapporte, à la suite de Matthiole, qu'en Italie, «aux environs de Nocera,... on trouve une bourgade nommée Guado, à cause de la grande culture du pastel qui avait lieu dans ce canton» (1). — Ce qui s'est produit en Italie a fort bien pu se produire en Languedoc. Mais ce nom de Montpellier est susceptible d'être considéré comme pouvant tout aussi bien pro- venir d'une autre source. Dans une troisième catégorie de noms de lieux dont le premier élément est le mot montem ou le mot podium, —un bon nombre offrent comme second élément un nom d'homme. Exemples: — Montarnaud, Montem Arnaldi, — Montbazin, Montem Basini, — Montgiscard, Montem Giscardi, — Puéchabon, Podium Abonis, — Puyguilhem, Podium Guillelmi, — etc. Montpellier ne paraît pas, au premier abord, rentrer dans cette troisième catégorie. Notre archaï- que cartulaire seigneurial le Mémorial des Nobles nous offre bien des noms d'hommes, comme Pellier, Pelhier, Pelherius, mais nous ne trouvons aucun Pestellarius. Cependant/ifa parfaitement pu exister chez nous, à l'époque carolingienne et même antérieure ment, bien que les textes ne nous en aient conservé aucune trace, une famille locale du nom de Pistillarius. Ce gentilice Pistillarius aurait visiblement été à l'origine un simple cognomen professionnel, analogue à ceux que nous retrouvons encore aujourd'hui dans un certain nombre de noms de familles, tels que Teinturier, Barbier, Teissier, Lelaboureur, Lefileur, Levaneur, etc., etc. Il est parfaitement possible également que ce surnom de Pistillarius ne constitue qu'un simple cognomen individuel, n'ayant pas été transmis héréditairement et étant resté quand même dans la toponymie locale. Si le Monspnslillarius du Mémorial des Nobles représente un primitif Mons Pislillarii, de même que Mons Arnaldus a couramment représenté un primitif Mons Arnaldi et Mons Basenus un pri- mitif Mons Basini, nous nous trouverions en présence de deux éventualités aussi normales l'une que l'autre. Ou bien nous aurions affaire à un nom de famille primitivement surnom, — à iuri cognomen passé à l'état de gentilice. Ou bien, s'il s'agit, non pas d'une famille, mais seu'eme. v d'un individu, nous serions en face d'une désignation tout à fait analogue aux noms qui ont été attribués, aune époque récente, — pour des motifs tout personnels, que nos contemporains con naissent encore très bien, — à divers domaines des environs de notre ville, tels que le Mas du Ministre, le Mas de l'Enterrayre, le Mas du Chapelier, etc. Au total, trois hypothèses sont permises, susceptibles d'être ramenées à deux : — ou bien le (1) Bu Pastel...., p. 53.
  • 12. XVI ARCHIVES DE LA VILLE DE MONTPELLIER qualificatifpistillarius représenterait une culture et une fabrication locales, — ou bien il représen- terait le cognomen d'un particulier, cognomen resté isolé ou devenu nom de famille. Dans ces deuxj derniers cas, nous serions toujours ramenés à un individu ou à un groupe d'individus ayant pra- tiqué cette même culture et cette même fabrication, — soit l'une et l'autre simultanément, soit, seulement la seconde, c'est-à-dire la meunerie du pastel, la préparation du guède à l'usage des' teinturiers. Que notre pistillarius dérive de la fabrication ou du fabricant, nous nous trouvons toujours plus ou moins immédiatement en présence de l'exploitation, de la mise en œuvre industrielle d'une plante tinctoriale bien déterminée. Or, le fait précis d'une exploitation de ce genre, à Montpellier, — à l'époque historique la plus lointaine que les documents nous permettent d'atteindre,— se présente dans de réelles conditions de vraisemblance. Il est impossible de déterminer à quelle date au juste une population a commencé à se grouper sur le monticule où les chartes constatent, à partir de 1113 (1), la présence de la paroisse Saint- Firmin de Montpellier. Les Romains, qui ont occupé et cultivé toute notre région, ont laissé des ! traces de leur séjour tout autour de notre ville et même sur des points faisant aujourd'hui partie de nos faubourgs, mais rien n'a encore été découvert qui permette d'affirmer que notre Clapas lui-même ait été habité par eux. En ce qui concerne la première partie du moyen âge, bien que l'assertion d'Arnaud de Verdale, — assertion-basée sur des documents et sur la tradition, in scripiis et fama pertinaci (2), — ne soit plus corroborée aujourd'hui par des textes carolingiens encore existants, il ne semble pas qu'il j ait lieu démettre en doute (3) la donation faite à l'évêque de Maguelone, au x6 siècle, par les | deux soeurs de l'évêque de Lodève saint Fulcran, de ce qu'elles possédaient en alleu, l'une à Mont- cellier, l'autre à Montpelliéret, possessionem et possessionis jus, quod in his villis et in pertinentiis ad eas videbantur Iiabere. Or, dès le xe siècle et même bien antérieurement, la culture du guède et la préparation du pas- tel pour la teinture étaient parfaitement connues. Elles étaient familières notamment aux Arabes qui ont exercé si longtemps une influence com-) merciale, artistique et scientifique à Montpellier. Nous en avons la preuve dans un texte, plusieurs fois mentionné déjà par les auteurs qui se sont occupés de l'histoire de la teinturerie. Au cours de! son Livre de l'Agriculture, l'arabe Ibn-Al-Awam, reproduisant un écrivain antérieur Abou'l-Khaïr, traite des semailles et de la récolte du guède et décrit le broiement des feuilles, leur traitement (1) « C'est au commencement du XII" siècle, et pour préciser, le 5 septembre 1113 qu'apparaît dans nos document s la dénomination de paroisse Saint-Firmin, paroisse Saint-Denis » (Louise Guiraud, Recherches têpographiques sur Montpellier au moyen âge, dans les Mémoires de la Soc. archéol. de Montpellier, série in-8°, tome I, p. 92). — Cf. le JÀber instrumenlorum, édit. Germain, p. i60. (2) Cf. Arnaud de Verdale, Calalogus- episcoporum Magalonensium, édition Germain, dans les Mémoires de la Société archéologique de Montpellier, tome Vil, p. 488. . (3) « Il faut rejeter les fables sans consistance qui attribuent sa fondation aux sœurs de saint Fulcrand » (Léon-G. Pélissier, Montpellier, clans la Grande Ency- clopédie, tome XXIV, p. 266). :. - ■':>. .■/. . ■ {■■'::'■'. /
  • 13. NOUVELLE HYPOTHESE SUR L ORIGINE DU NOM DE MONTPELLIER XVII par rhumidité jusqu'à la putréfaction, et ensuite leur trituration de façon à en former une pâte, «dont on fait de petites boules qu'on fait sécher au soleil et qui sont employées en teinture» (1). La teinture des draps est, avec la mégisserie (autrement dite blanquerie) (2), la plus ancienne industrie marquante que l'on connaisse à Montpellier (3). Dès le xn8 siècle, elle apparaît dans des conditions qui témoignent de son importance. Germain a cru y trouver une allusion, dans le testament, daté de 1121, du seigneur de Montpel- lier Guilhem V (4). Ce qui est certain, c'est que dès le mois de janvier 1182 (n. st.), un statut de Guilhem VIII interdit à tout étranger d'exercer à Montpellier le métier de teinturier en draps (5). La même interdiction protectionniste reparaît en 1204 dans la grande charte des coutumes (6) et on la voit renouvelée dans le cours du xm" siècle (7). Notre vieux recueil municipal désigné sous le nom de Petit Talamus contient, entre autres cho- ses, les sérments prêtés par les différents fonctionnaires et par les représentants des différents corps de métiers. Or, le corps de métier qui figure aussitôt après les fonctionnaires, est celui des teinturiers — et leur serment est précédé du texte des établissements constatant leur ancienneté et leur privilège, si durement prohibitif à l'endroit de leurs concurrents étrangers (8). Le rang occupé par les teinturiers dans la circonstance suffirait à indiquer leur importance. Nous ajouterons, au risque de nous écarter un peu trop des chartes des x* et xi° siècles, nous fournissànt le vocable caractéristique Mons pistillarius, — que la teinture au pastel est restée long- temps florissante à Montpellier. Les lettres patentes accordées par Charles VIII, en juillet 1493, (1) J.-J. Clément-Mullot, Le Livre de l'Agriculture d'Ibn-Al-Awam, traduit de l'arabe (Paris, Franck, 1864-1867, 3.vol. in-8°), tome II, première partie, pp. 125-126. — Cf. C.-P. de Lasteyrie, Bu Pastel,..., pp. 54- 55, _ et J.-B. Weçkerlin, Le Drap «escarlate» au moyen âge, essai sur l'étymologie et la signification du mot ÉCARLATE et notes techniques sur la fabrication de ce drap de laine au moyen âge (Lyon, A. Rey, 1905, in-8°), p. 60, note. (2) «BLANCHER, s. ni. (Tanneur). Ce nom est donné en Languedoc aux tanneurs qui apprêtent les menus cuirs ; aux ouvriers qui s'occupent de la petite tanne-: rie»(Encyclopédie méthodique, Manufactures, Arts et Métiers, par Roland de la Platière, 2" partie, tome III, [Paris, 1790, in-4°], Vocabulaire des arts et métiers con- cernant les peaux et cuirs, p. viij). (3i Voir Germain, Histoire du Commerce de Mont- pellier, tome I, pp. 20 à 25. (4) «La fabrication et la teinturerie des draps étaient une industrie fort ancienne à Montpellier. Guillem V, dès 1121, en fait mention dans son testa- ment, ap. Hist. gén. de Lang., II, Pr. 416» (Germain, Hist. de la Commune de Montpellier, t. I, p. 204, note). — Cf. Germain, Hist. du Commerce de Montpellier, t. I, p. 25; également cf. Lib. instr. mem., édit. Germain, p. 176. VILLE DE MONTPELLIER. — TOME III. (5) Cf. le Petit Thalamus, ms, fol. 289; édit. Soc. archéol. Montp., p. 137. (6) «Nuiras extraneus homo aliquospannos laneos in Montepessulano tingere potest,in grana aut in ali- quo colore ». — D'Aigrefeuille, Hist. de Montpellier, édit. in-fol., tomel, p. 700; édit. in-4", tome II, p. 574. — Germain, Hist. de la Commune de Montpellier, tome I, pp. 118 et 203. — ie Petit Thalamus de Montpellier, édit. Soc. archéol. Montp., pp. 48 et 49. — Jos. Ber- thelé, Archives de la ville de Montpellier, tome III, p. 119, art. 104. (7) Le 16 des calendes de janvier 1226, « Establimen d'aquels que fan lo mestier del teng dels draps : — cum certa causa sia que per la costuma, que es fâcha lonc temps ha, que neguns homs estranhs alcuns draps lanis en Montpeslier tenher non pot, en grana ni en alcuna autra color » (Le Petit "Thalamus, édit. Soc. archéol. Montp., p. 138). —Le 4 dos ides de juin 1251, autre « Establimen d'aquels que fan lo mestier del teng dels draps: — qum la costuma fâcha sobrel teng, que neguns homs estranhs non puesca tenher en jMont- peslier draps lanis, si per v ans en Montpeslier non havia estât » (ibid.). (8) Le Petit Thalamus, ms., fol. 375 à 377 ; - cf. Ber- thelé, Archives de la ville de Montpellier, tome III, pp. 228-229, art. 1376 à 1378. 3
  • 14. XVIII ARCHIVES DE LA VILLE DE MONTPELLIER aux Consuls de Montpellier, au sujet du « mestier, art et exercice juré de drapperie », ordonnent que jes deux «surposez» (nous dirions aujourd'hui inspecteurs) «visiteront les tainturiers de pastel» (1). Les « articles et ordonnances [s. d.] faiclz sur l'art et mestier des tainturiers, par Messieurs les Con- suls de Montpellier et surposez touchant le fait et art delà Drapperie», visent spécialement le « tinct de pastel» et le métier de «tincturier de pastel » (2). Les statuts de «l'art et mestier des tinturiers... dans la ville de Montpellier» rédigés, en 1603, prescrivent comme épreuve pour l'obtention de la maîtrise, une manipulation de pastel (3). CONCLUSION. — Nous croyons que l'adjectif pestelarius, qui constitue l'élément caractéristi- que de la plus ancienne forme connue du nom de Montpellier, peut très bien avoir eu, dès l'année 985, le même sens qu'aux xiv° et xve siècles. — Ce que nous savons de plus lointain sur l'indus- trie montpelliéraine correspond parfaitement à cette donnée générale. C'est pourquoi, laissant de côté les étymologies de montagne des jeunes filles, de montagne du verrou, de montagne du pilon, et autres, dont on ne saurait contester le caractère ou trop fantaisiste ou trop recherché, — nous estimons logique de proposer à leur place — à titre simplement d'hy- pothèse vraisemblable, bien entendu, et sous réserve cYobjections décisives possibles, — l'étymologie plus terre à terre et plus normale de montagne du pastel ou dupastellier. L'objection la plus forte qui nous paraît pouvoir être faite à l'encontre de cette conclusion por- terait— non pas sur l'évolution phonétique, qui nous conduit très normalement du Monte peste- lario de 985 au Montpellier actuel, en passant par les formes Montpestler, Montpestlier, Montpes- lier, ni sur le sens de l'adjectif pestelerius du xs au xv° siècle, — mais sur l'origine réelle et sur le sens primordial du terme qui nous apparaît en 985 sous la forme pestelario. On sait qu'à l'époque romane et à l'époque gothique, quantité de noms de lieux ont reçu, sous la plume des notaires plus ou moins instruits, une forme latine nouvelle, dérivant approximativement de la forme en usage dans la langue vulgaire, et, dans certains cas, s'écartant très sensiblement de là forme latine primitive et arrivant à donner aunom delieu ainsi rebaptisé un sens nouveau absolu- ment fantaisiste (4). II est permis de se demander si les notaires de la fin du x° siècle, qui écrivaient (1) Archives municipales de Montpellier, série H, registre coté : Draperie et Teinture, 1493 à 1662, fol. 7 verso. (2) Id., fol. 12 et suiv. (3) Id., fol. 223 recto. (4) La forme latine Mons pessulanus, — qui a spécia- lement inspiré l'étymologie de montagne du verrou (pessulus = verrou), mais qui n'est en aucune façon celle dont dérive la forme romane MONTPESTLER, d'où MONTPELLIER, — pourrait être une de ces réfections notariales. Il nous paraîtrait difficile de retrouver, dans cet adjectif en anus, un nom de lieu composé do la même façon que tous ces substantifs topiques, où le suffixe italique anum s'est ajouté au nom du propriétaire de l'époque romaine, de môme que dans la période histo- rique antérieure, le suffixe celtique ac, latinisé en acum, s'était ajouté au nom du propriétaire autochtone ou au nom d'un nouveau possesseur appartenant à la race conquérante. On pourrait supposer, sans doute, que notre « Chi- pas» a été un Pessulanum, c'est-à-dire le domaine d'un personnage dénommé Pessulus. Mais il faudrait alors admettre que l'on a ensuite pris l'habitude de renfor- cer ce vocable par le mot mont, et que cette habitude a transformé le substantif Pessulanum en un adjectif identique pessulanus, — alors que l'adjectif dérivé de
  • 15. NOUVELLE HYPOTHESE SUR L ORIGINE DU NOM DE MONTPELLIER XIX Monte pestelario ou Monte pistellario, reproduisaient bien exactement le vocable primitif, ou bien s'ils ne transcrivaient pas déjà une forme latine nouvelle, calquée sur la forme en usage dans la langue vulgaire. Il est permis également de se demander si le terme pestel, d'où l'adjectif pestelarius, — ou plus exactement le terme inconnu, auquel correspond pestelarius, — n'appartient pas à quelqu'une des langues qui ont été en usage dans notre région antérieurement à l'époque romaine, et ne doit pas être rangé, de ce chef, avec tant d'autres noms de lieux, dont l'origine et la signification res- tent mystérieuses, alors que la formation des autres noms de lieux en ac, en an, en argues, en et, etc., se présentent à nous dans des conditions d'interprétation plus facile. L'hypothèse que nous avons exposée est peut-être appelée à avoir un jour le sort de l'étymo- logie du nom de Tréviès. On a pu croire aux trois chemins, très vias, tribus viis, tant que l'on n'a pas connu la forme carolingienne Terrevias, dont le radical se retrouve dans le nom du torrent, le Terrieu, qui arrose cette localité (1). Aujourd'hui l'on sait que l'étymologie des trois chemins n'est plus justifiée ; — mais la question de l'origine et du sens de Terrevias reste toujours à résoudre. En ce qui concerne l'étymologie de Montpellier, il conviendrait de rechercher si les langues primitivement parlées sur notre terroir ne pourraient pas nous fournir un vocable quelconque, susceptible d'être reproduit dans un adjectif tel que pestelerius. — Nous avouons sans détour qu'une investigation de ce genre dépasse totalement la mesure de nos connaissances personnelles, et nous làiss.ons aux linguistes compétents le soin d'examiner si le problème n'est pas susceptible d'une solution toute autre que celle que nous avons été amené à proposer. Montpellier, le 12juin 1907. Pessulanum aurait dû être normalement pessulanensis. — Il ne nous semble pas qu'une hypothèse de ce genre puisse être solidement motivée. En tout cas, avec un nom de lieu tel que Pessula- num nous serions ramenés à un nom de personne, PeSsulus. Mieux vaudrait alors, en donnant la pré- férence à la forme latine, d'où est sortie la forme vul- gaire Montpellier, — supposer un gentilice ou un cognonem, tel que Pistillus.— Ce nom propre Pistillus a existé : la céramique gallo-romaine le fournit. — Nous aurions eu alors un Pislillanum, Pestellanum. qui aurait dû nous donner, avec l'adjonction du mot montem,un adjectif pestellanensis. Mais il serait témé- raire d'affirmer l'existence de ce pestellanensis et il vaut mieux le laisser—avec le Monlpesleylal, que Ger- main n'a pas dédaigné, — parmi les dénominations purement imaginaires. Montpellier ne nous paraît pouvoir être ni la mon- tagne du domaine de Pessulus, ni la montagne du do- maint de Pistillus. — D'autre part nous n'avons pas moux pessulatus, qui pourrait se traduire mont ver- Jos. BERTHELÉ. rouillé (mons pessulo clausus). —Nous avons Mons pes- sulanus, auquel nous ne trouvons pas de sens présen- table, et qui ne correspond à rien dans la tradition toponymique vulgaire. Nous avons surtout Mons pes- telarius, qui nous a donné la forme encore vivante et qui est susceptible d'une interprétation acceptable. Pestelarius est un adjectif incontestable et incontesté: nous devons l'accepter comme un adjectif, — et cher- cher à le traduire comme tel, — soit que cet adjectit ait été maintenu, dans l'usage, à l'état de qualificatif, — soit qu'il ait passé, de vieille date, pour une raison de personne, à l'état de cognomen familial ou même seulement de gentilice isolé. Malheureusement, et c'est ici que nous revenons à une objection possible, l'absence de textes antérieurs â 985 ne nous permet pas d'affirmer que notre Monte pestelerio représente la vraie forme primitive ! ! Avant 985, il y a le vide ! ! ! (1) Berthelé, Archiv.de In ville de Montpellier, tome III, pp. 498 à 500.
  • 16. ARCHIVES DE LA VILLE DE MONTPELLIER INVENTAIRES ET DOCUMENTS II Fonds dit du "Greffe de la Maison Consulaire" Inventaires rédigés par Pr. Joffre en 1662, 1676, etc. Série AA Actes constitutifs et politiques de la Commune AA. 1. — Registre. — In-folio, 216 feuillets, parchemin. OSO-1— CARTULAIRE dit le MÉMORIAL DES NOBLES, — « où sont escritz en latin les franchises et costumes de la ville de Montpellier, — privilèges accor- dés par divers papes aux seigneurs de la dicte ville, en faveur des habitans d'icelle,— constitutions, conven- tions, donations et autres contrats passés entre les susdits seigneurs de Montpellier, [les] évêques de Maga- lone et autres ; — sèremens de fidélité faicts ausdicts seigneurs ; — mariages et testamens d'iceux ; — instru- mans des leudes, fiefz, albergues, censés et usages des maisons de Montpellier, Mirvaux, Homelas, Châteauneuf, VILLE DE MONTPELLIER. — TOME III. Sentreyrargues et autres lieux des environs, — et autres actes touchant l'antiquité et advantages de la dicte ville (1)». AA. 2. — Registre. — In-folio, 46 feuillets et 327 pages, papier. 1G7C — «INVENTAIRE du livre intitulé MÉMORIAL DES NOBLES » : — 1° «table» alphabétique (fol. 1 à 46) ; — 2° «sommaire des actes du livre intitulé MÉMORIAL DES NOBLES, fait par le sr JOFFRE, docteur et advocat,... l'année présente 1676...» (pp. 1 à 327). Nous avons donné les rubriques de la table dans l'in- troduction du tome premier des Archives de la ville de (1) Fr. JOFFRE, Inventaire des Titres et Documans réservés dans les Archives du Greffe de la Maison consulaire de la ville de Montpellier, — Archiv. municip. Montp., II. 10, fol. 1. 1
  • 17. 2 ARCHIVES DE LA VI Montpellier (pp. LXXXI-LXXXII) ; — nous publions ci-après le sommaire in-extenso (cf. ci-dessous pp. 5 et suiv.) (1). AA. 3. — Registre. — In-4°, 83 feuillets, papier. XIX E siècle. — Notes prises par Achille Monl.el, ancien archiviste de la ville de Montpellier, en vue d'une édition du MÉMORIAL DES NOBLES : — analyses des pièces, indications bibliographiques, répertoires méthodiques et chronologiques. A A. 4.— Registre.— Grand in-folio, 4* et 387 feuillets, parchemin Ê204-M95. — CARTULAIRE dit le GRAND TALAMUS, — «où sont couchés, en langue latine, catalane et fran- çoise, les privilèges de la ville de Montpellier, — conces- sions apostoliques et royales, faictes en faveur des habitans et esglises d'icelle, — transactions passées entre les Roys de France, d'Aragon, de Majorque et évêques de Magalone, — élections des sieurs Consuls, Ouvriers, Consulz de Mer et d'autres, —jurisdiction du Baillif, — esmolumans du Bois de Valène, — statutz sur le fait de la Draperie, — poids et mesures, — pensions faictes aux esglises et hospitaux, — mariages et testamens des Seigneurs et Dames de Montpellier, — establissement de Couvens, — et autres actes des antiquités et franchises de la dicte ville (2).-- Cf. ci-dessous A A. 6. AA. 5.— Registre.— Grand in-folio, 6* et 195 feuillets, parchemin. ÊHSO i989. — «CONTINUATION DU GRAND TALAMUS DE L'HOSTEL DE VILLE DE MONTPELLIER », commencée en 1682 par les soins de l'administration municipale (3). (1) Une copie de cet inventaire du Mémorial des Nobles est conservée dans la Bibliothèque de la Société archéologique de Montpellier, mss. n« 1T, tome II, fol. 63 à 176. (Cf. EMILE BONNET, Collections de la Société archéologique de Montpellier, Catalogue des Manuscrits, p. 9). (2) F. JOFFRE, //. 10, fol. 2 (3) Une copie de la rubrique des actes contenus dans cette continuation du Grand Talamus est conservée dans la Bibliothèque de la Société archéologique de Montpellier, mss. n° 17, tome II, fol. 53 à 61. (Cf. ÉM. BONNET, loc. cit.). ,E DE MONTPELLIER A A. 6.— Registre.— In-folio, 33 feuillets, 527 et 140* pages, papier. tG7ii. — INVENTAIRE du GRAND TALAMUS : — 1° «table» alphabétique (fol. 1 à 33) ; — 2° «sommaire des actes du Grand Talamus, fait par le s1 ' JOFFRE, docteur et advocat,... l'année présente 1676... (pp. 1 à 527); — 3° autre «table [alphabétique] du sommaire du Grand Talamus» (pp. 1* à 140*). Nous avons donné les rubriques de la première de ces tables dans l'introduction du tome premier des Archives de la ville de Montpellier (pp. LXXXII à LXXXIV) ; —■ nous publions ci-après le sommaire in-extenso (1). AA. 7. — Registre. — Grand in-folio, 54 feuillets, parchemin. i204-i249 — CARTULAIRE dit le SECOND TALAMUS, ou plus communément le LIVRE NOIR, — «où sont les libertés et costumes de Montpellier, avec autres actes, sçavoir— instrumant portant promesse faicte par le Roy et la Reyne de Majorque de n'aliéner point la ville et château de Montpellier, — mariage et testament de Marie, dame de Montpellier, — privilèges et bulles apostoliques en faveur de l'esglise Nostre-Dame-de-Tables, — per- mission donnée par un évêque de Magalone aux Consulz de Montpellier d'acheter des biens deppendans de sa directe, — et autres titres concernans la ville du dict Montpellier (2)». AA. 8. — Registre.— In-folio, 10 feuillets et 57 pages, papier. XVIP siècle. — INVENTAIRE du LIVRE NOIR : — 1° «table» alphabétique (fol. 1 à 10) ; — 2° «sommaire [fait par le sr JOFFRE, docteur et advocat,] du livre couvert de Lois, cotté Livre des Privilèges et Coustumes de Montpel- lier, n° 3 du premier rang de l'armoire A.» (pp. 1 à 57). Nous avons donné les rubriques de la table dans l'in- troduction du tome premier des Archives de la ville de (1) Une copie de cet inventaire du Grand Talamus est conservée dans la Bibliothèque de la Société archéologique de Montpellier, mss. n° 17, tome I, fol. 1 à 172. (Cf. ÉM. BONNET, loc. cit.). (2) F. JOFFRE, II. 10, fol. 2 V.
  • 18. SERIE AA. — LES CARTULAIRES MUNICIPAUX Montpellier (p. LXXXVI) ; — nous publions ci-après le sommaire in-extenso (1). AA. 9. — Registre. — Petit in-4°, 564 feuillets, parchemin. lSOÀ-t004. — CARTULAIRE dit le PETIT TALAMUS, — «où sont les privilèges royaux de la ville de Montpelier et ses costumes, — eslections des Consuls de Mer, Scindics et Ouvriers, — establissemens sur le fait des Onze Mestiers, des notaires, cabaretiers, leudes, pois, blés, — sèremens de toute sorte d'officiers consulaires et artisans, — statutz et autres ordonnances, — et certains usages de la susdicte ville de Montpelier, — conceu en termes latins, catalans et françois (2)». AA. 10. — Registre. — In-folio, 21 feuillets et 112 pages, papier. XVII E siècle. — INVENTAIRE du PETIT TALAMUS : — 1" «table» alphabétique (fol. 1 à 21) ; — 2" sommaire du Petit Talamus» [par le sr JOFFRE, docteur et avocat] (pp. 1 à 112). Nous avons donné les rubriques de la table dans l'in- troduction du tome premier des Archives de la ville de (1) Une copie de cet inventaire du Livre Noir est conservée dans la Bibliothèque de la Société archéologique de Montpellier, mss. n° 17, tome II, fol. 1 à 50. (Cf. EM. BONNET, loc. cit.). (2) F. JOFFRE, IL 10, fol. 2 v° et 3 r». Montpellier (pp. LXXXIV à LXXXVI) ; — nous publions ci-après le sommaire in-extenso (1). AA. 11. — Registre.— In-4°, 102 feuillets, parchemin. É&98-HW9. — RECUEIL dit le TALAMUS HISTO- RIQUE: — élections consulaires, —^événements histori- ques locaux, — transcriptions de divers documents. AA. 12. — Registre. — In-4», 40 feuillets, papier. H97-M30S. — Copie de INVENTAIRE du CARTU- LAIRE DE LATTES. — Ce cartulaire, aujourd'hui perdu ainsi que les originaux qui y é%ient reproduits, fut compilé en 1549. Il contenait (sous forme de vidimus) la transcription de « trente-huit privilèges accordés à la communauté de Lattes par les Roys de Mayorque et d'Aragon, seigneurs du dit Lattes » ; — l'inventaire en fut rédigé par Joffre en 1665 (2). (1) Une copie de cet inventaire du Petit Talamus est conservée dans la Bibliothèque de la Société archéologique de Montpellier, mss. n" 17, tome 1", fol. 285 à 349. Le même mss. contient « 3» fol. 174 à 175, un avertissement sur le Petit Thalamus ; — 4° fol. 177 à 281, un extrait des chroniques romane et française du Petit Thalamus ; — 7° fol. 352 à 377, un glossaire pour l'intelligence de la chronique historique du Petit Thalamus. Ce glossaire a été composé par J.-J. Desmazes en 1787. Il est inédit». (EM. BONNET, loc. cit.). (2) Archives communales de Lattes, 1, pp. 1 à 40.
  • 19. LE MEMORIAL DES NOBLES « Le Mémorial des Nobles. . . , un des cartulaires seigneuriaux les plus précieux qui aient été conservés » (À. GERMAIN). SOMMAIRE des actes du livre intitulé MÉMORIAL DES NOBLES, fait par le sieur JOFFRE, docteur et advocat, par ordre de noble Estiene de Pélissier, sieur de Boyrargues, ancien trésorier de France en la généralité de Monpellier, sieurs Pierre-Privat Coste, lieutenant de cavalerie, Jean Fargeon, maître appothicaire, Daniel Pech, imprimeur, Antoine Lapimpie et François Bessière, maître celier, consuls majours et viguiers de la ville de Monpellier. l'année présente 1676, à la diligence de maître Estienne Maryé, notaire royal et greffier consulaire (1). I. — Rapports des Seigneurs de Montpellier avec ies Souverains Pontifes. 1. — Fol. 11. Art. 1. Bulle du pape Victor, donnée le jour précédant les ides de septembre, laquelle Sa Saincteté envoya à Guillaume, seigneur de Monpellier, par Bandin, sous-diacre et légat, député du Sainct Siège (1) Nous avons ajouté à cet inventaire, afin de le rendre plus commode à consulter, — 1* au début de chaque chapitre, un titre général, — 2° en tête de chaque article, un numéro d'ordre. Ces additions, composées en caractères typographiques spéciaux, se distingueront facilement du texte de Joffre. en Gotie, Provence, Gascogne et Espagne, exhortant le dit Guillaume d'employer son autorité contre les chisma- tiques et d'opposer ses forces à leurs oppressions. 2. — Fol. 11. Art. 2. Autre bulle du pape Célestin, donnée à Latran, le 4 des ides de décembre, contenant mandement à l'Abbé de Saint-Gile de se transporter à Monpellier, pour recevoir, au nom de l'Esglise romaine, le don de Guillaume de Monpellier, à raizon d'une cha- pelle qu'il veut faire construire au dit Monpellier à l'honneur de Dieu, y établir une censive raisonable, payable annuellement au Saint Siège, y poser la première pierre et solliciter le dit Guillaume à constituer des prestres pour le service d'icelle et les doter de ses biens. 3. — Fol. 11. Art. 3. Autre bulle du pape, donnée au territoire de la Colomne, par laquelle Sa Saincteté enjoint au Comte de Mauguio de ne faire point travailler à la monoye, que soubz l'autorité du Sainct Siège, et de la mesme façon qu'il fut ordonné par le pape Calixte, son prédécesseur. 4. — Fol. 11. Art. 4. Autre bulle du pape Célestin, donnée à Latran, le 4 des ides de décembre, par laquelle Sa Saincteté se conjouit avec Guillaume de Montpellier, du recouvrement qu'il a fait de la ville de Monpellier, que les habitans lui avoient ostée injustement, l'exhor- tant de régir son peuple en toute équité. 5. _ Fol. 11 v Art. 5. Autre bulle du pape Cèles-
  • 20. 6 ARCHIVES DE LA VILLE DE MONTPELLIER tin, donnée à Latran le 6 des ides de décembre, addressée à l'Archevêque de Narbonne et à ses suffragans, les exhortant d'empêcher le trouble fait par des habitans de la ville de Monpellier à Guillaume, leur seigneur, depuis le recouvrement de la dite ville. 6. — Fol. 11 v°. Art. 6. Autre bulle du pape Adrian, donnée à Latran, le 3 des nones de may, addressée à l'Archevêque de Narbonne et à ses suffragans, à l'Évêque de Magalone et à son Chapitre, les exhortant comme dessus sur le sujet du trouble fait par les habitans de Monpellier à Guillaume, leur seigneur, et de se servir des censures ecclésiastiques, mesme d'empêcher la célébra- tion des offices dans les églises de Saint-Fermin et de Nostre-Dame et autres esglises. 7. — Fol. 11 v°. Art. 7. Autre bulle du pape Inno- cent, donnée en Avignon le 9 des calandes d'avril, contenant sauvegarde du Saint Siège en faveur de Guillaume de Monpellier, la personne duquel l'Esglise Romaine a mis sous sa protection, avec la ville de Mon- pelier, la Paluds et ses autres biens. 8. — Fol. 11 v. Art. 8. Autre bulle du pape Inno- cent, donnée à Latran aux calandes de janvier, par laquelle Sa Saincteté, compatissant au mauvais traite- ment fait à Guillaume, seigneur de Monpellier, par les habitans du dit Monpellier, il renouvelle contre eux la sentance d'excommunication et deffend toute sorte d'offices divins en cette ville, à la réserve du batesme des enfans et des pénitances des mourans. 9. — Fol. 12. Art. 9. Autre bulle du pape Innocent, donnée à Latran aux calendes de janvier, addressée à l'Archevêque de Narbone et à ses suffragans, les exhor- tant d'enjoindre à leurs parroissiens de n'avoir point de communication avec les habitans de Monpellier excomu- niés à cause de leur perfidie envers Guillaume, leur seigneur. 10. — Fol. 12. Art. 10. Autre bulle du pape Inno- cent, donnée à Latran le 3 des nones d'octobre, addres- sée au dit Archevêque de Narbonne et à ses suffragans, pour raison de la susdite excommunication contre les habitans de Monpellier endurcis et infidèles à leur seigneur, les exhortant de ne les souffrir point aux divins offices de leurs parroisses et empêcher qu'ilz n'ayent point de communication avec leurs parroissiens. 11. — Fol. 12. Art. 11. Autre bulle du pape Inno- cent, donnée à Latran, envoyée à Guillaume de Monpel- lier, contenant que Sa Saincteté compatit à son adversité et qu'elle a écrit pour que le Comte de Tolose n'ayde à ses rebelles. 12. — Fol. 12. Art. 12. Autre bulle du pape Inno- cent, donnée le 11 des calendes d'octobre, par laquelle Sa Saincteté exhorte Guillaume, seigneur de Monpellier, d'estre zélé aux intérêts de l'Esglise Romaine et lui promet mesme affection de la part du Saint Siège. 13. — Fol. 12 v°. Art. 13. Autre bulle du pape Innocent, donnée à Latran le 9 des calandes de juillet, addressée à l'Archevêque d'Arles, légat du Saint Siàge, lui enjoignant de deffendre les offices divins, etc., excepté le bastème des enfans et la pénitance des mourans, aux habitans de Monpellier, toutes les fois qu'ilz seroient rebelles à Guillaume de Monpellier, leur 14. — Fol. 12 v°. Art. 14. Autre bulle du pape Inno- cent, donnée à Latran aux calandes de janvier, addressée aux Ëvêques de Mande et du Puy, à ce que leurs parrois- siens n'eussent point communication avec les habitans de Monpellier, excommuniés à cause de leur rébellion contre Guillaume de Monpellier, leur seigneur. 15. — Fol. 12 v°. Art. 15. Autre bulle du pape Innocent, donnée à Latran aux ides d'avril, contenant remercimens faits par Sa Saincteté à Guillaume, seigneur de Monpellier, pour les services par lui rendus au Sainct Siège. 16. — Fol. 12 v Art. 16. Autre bulle du pape Innocent, addressée à l'Archevêque d'Arles, légat du Saint Siège, lui ordonnant de renouveller l'excommuni- cation contre les habitans de Monpellier, rebelles à
  • 21. JOFFRE. — LE M El Guillaume de Monpellier, leur seigneur, et leur deffendre toute sorte d'offices divins et fonctions de l'Esglise, excepté le batême des enfans et la pénitance des mourans ; — la dite bulle, donnée à Latran aux calandes de janvier. 17. _ Fol. 13. Art. 17. Autre bulle du pape Inno- cent, donnée à Latran le 3 des nones d'octobre, portant que Sa Saincteté compatit aux déplaisirs de Guillaume, seigneur de Monpellier, sur le sujet de la rébellion des habitans du dit Monpellier. 18. — Fol. 13 v°. Art. 18. Autre bulle du pape Alexandre, donnée à Monpellier le 5 des calandes de juillet, contenant sauvegarde de l'Esglise Romaine en faveur de la personne de Guillaume, seigneur de Mon- pellier, et de ses biens, — ordonnant au surplus qu'il ne sera permis qu'au Saint Siège ou son légat d'em- pêcher de célébrer les divins offices dans la chapelle du dit Guillaume à Monpellier, ni dans l'autre chapelle qui est au château de la Palus, chacune desquelles fait une pièce d'or annuellement au pallais de Latran à Rome, les prémices et autres droits de paroisse appartenant à l'esglise de Magalone. 19. — Fol. 13. Art. 19. Autre bulle du pape Alexan- dre, donnée à Monpellier le 2 des ides de juillet, addres- sante à l'Archevêque de Narbonne, Chapitre d'Arles, leurs suffragans, et aux évêques de Viviers, le Puy, Mende et Rodés, les exhortant de protéger et soustenir les intérêtz de Guillaume de Monpellier et des habitans, la personne et biens estant soubs la sauvegarde de Sa Saincteté. 20. — Fol. 13 v». Art. 20. Autre bulle du pape Innocent IIIme , donnée à Latran aux ides de juillet, par laquelle Sa Saincteté donne au légat du Saint Siège la charge de faire la dédicace de la chapelle de Guillaume, seigneur de Monpellier. 21. — Fol. 13 v. Art. 21. Autre bulle du pape Alexandre, donnée le 5 des ides d'octobre, à la réquisi- tion de Guillaume, seigneur de Monpellier, addressante DRIAL DES NOBLES 7 aux consuls et peuple de Gênes, pour raison de la propriété prétendeue sur mer par lesdits consuls et peuple, sous prétexte de quoy ils ont exercé mille rapines et autres violances, — Sa Saincteté les exhortant et leur enjoignant de désister de ces hostilités, autre- ment elle leur signifie qu'elle pourvoira au châtiment des malfacteurs. 22. — Fol. 13 V. Art. 22. Autre bulle du pape Alexandre, donnée le 5 des ides d'octobre, addressantes à l'Archevêque de Gennes, lui enjoignant de faire désister les consuls et peuple de Gennes de leurs rapines sur mer, autrement les faire châtier exemplairement. 23. — Fol. 13 v». Art. 23. Autre bulle du pape Alexandre, donnée le 16 des calandes de février, addres- santes à l'Archevêque de Narbone et aux Évêques de Nismes, Usés, Mende et Magalone, les exhortant à conti- nuer leurs soins pour supprimer les énormes exactions du péage, et attendu que le Comte de Mauguio ne veut pas désister, d'interdire sa sépulture dans la ville d'Alès et dans toute sa terre, et empêcher la célébration des offices dans tous les lieux où il sera. 24. — Fol. 13 v°. Art. 24. Autre bulle du pape Célestin, donnée à Latran le 9 des calandes de janvier, contenant sauvegarde du Saint Siège, prenant sous sa protection Guillaume de Monpellier, sa femme Anne et son fils Guillaume et leurs biens, laquelle sauvegarde est de même manière que celle qui fut accordée par le pape Alexandre, prédécesseur du dit pape Célestin, à Guillaume, père de celluy-cy, ci-devant raportée fol. 13, art. 18. 25. — Fol. 14. Art. 28. Autre bulle du pape Inno- cent IIIme , donnée à Latran le 6 des ides de juillet, année seconde de son pontificat, addressante à Guillaume, seigneur de Monpellier, par laquelle Sa Saincteté lui dit qu'elle a receu avec joye ses lettres de noblesse qui marquent l'illustre généalogie de ses prédécesseurs de glorieuse mémoire, et qu'au surplus elle envoyé, selon son désir, son légat pour travailler à la destruction des hérétiques incessament.
  • 22. 8 ARCHIVES DE LA VI 26. Fol. 14. Art. 26. Autre bulle du pape Inno- cent, donnée à Latran le 6 des ides de juillet, année seconde de son pontificat, contenant sauvegarde de Sa Sainteté en faveur de la personne et biens de Guillaume, seigneur de Monpellier. 27. - Fol. 14 v°. Art. 27. Autre bulle du pape Innocent donnée à Latran aux calendes de juillet, année 3 de son pontificat, addressantes à Guillaume, seigneur de Monpellier, l'exhortant d'assister de ses forces le légat envoyé du Saint Siège en Provence contre les hérétiques. 28. — Fol. 14 v°. Art. 28. Autre bulle du pape Innocent, donnée à Latran le 4 des ides de juillet, année 3me de son pontificat, par laquelle Sa Saincteté, suivant le conseil des archevêques et évêques estant au siège, enjoint à toute personne de ne favoriser en aucune manière les héritiques, à peine d'estre déclarés infâmes et indignes d'estre admis aux charges publiques ni à porter tesmoinage, incapables de tester ni de recuillir aucune succession, et que personne ne soit contraint de lui répondre sur aucun négoce ; — si c'est un juge, que ses sentances soient nulles ; si advocat, qu'il ne lui soit pas permis de playder ; si notaire, que ses notes soient de nulle efficace ; si clerc, qu'il soit privé d'offices et bénéfices ; — que si ceux qui seront ainsi notés de l'Esglise, la mesprisent, qu'ilz encourent anatème, que leurs biens situés dans les terres du Pape soient confis- qués ; — enjoignant d'en faire de mesme aux princes séculiers, à quoy ils seront obligés par censures ecclé- siastiques, lesquelz biens ne leur seront jamais rendus s'ilz ne quittent leurs erreurs. 29. — Fol. 15 v. Art. 29. Autre bulle du pape Célestin, donnée à Rome le 15 des calandes de décembre, année 4m<! de son pontificat, addressante aux Archevêques de Narbone et Arles, à ce qu'il procurent le payement de 500 marcs d'argent, promis à Guillaume de Monpellier, lorsqu'il épouseroit la fille de B., frère de l'évêque de Bésiers et de Rosselin, par le dit B. 30. — Fol. 15 V. Art. 30. Autre bulle du pape Eugène, donnée le 5 des ides d'avril, contenant mande- LE DE MONTPELLIER ment à Guillaume de Monpellier de laisser la libre disposition à l'évêque et clercs de l'évêque de Magalone des esglises de Monpelier, comme de Saincte-Croix et de Sainct-Nicolas et des autres qui sont faites ou à faire, n'estant jamais permis aux laïques de disposer des églises ni de leurs biens. 31. — Fol. 15 v°. Art. 31. Autre bulle du pape Innocent, donnée à Latran le 3 des calandes de may, par laquelle Sa Saincteté donne permission à Guillaume, seigneur de Monpelier, d'avoir une église où se célèbre- roient les divins services et s'y fairoient les enterremens, réservé le droit de la maîtresse église. 32. — Fol. 15 v°. Art. 32. Autre bulle du pape Innocent, donnée le 3 des ides de juillet, année 4e de son pontificat, contenant sauvegarde du Sainct Siège, en faveur de Guillaume, seigneur de Monpellier, de ses enfans et de ses biens, avec droit d'appeller à la Cour de Rome des sentances d'excommunication, en cas il en seraient données contre lui par les ordinaires. 33. — Fol. 16. Art. 33. Autre bulle du pape Inno- cent, donnée le 2 des ides de juillet, par laquelle Sa Saincteté met sous la protection de l'Esglise Romaine la chapelle de Guillaume, seigneur de Monpellier, et les biens d'icelle, fondée dans sa maison par ses prédéces- seurs, — avec permission, en cas [où] il y auroit un interdit général dans sa terre, aux chapelains de la chapelle d'y célébrer les offices divins, à voix basse, les portes closes et sans sonner les cloches. 34. — Fol. 16. Art. 34. Autre bulle du pape Inno- cent, du 3 des ides de juillet, année 4 de son pontificat, contenant même privilège que la précédente pour la susdite chapelle de Nostre-Dame du Château de Monpel- lier, en faveur du sacristain, chapelain et clercs d'icelle. 35. — Fol. 16. Art. 35. Autre bulle du pape Inno- cent, du 5 des ides de juillet, année 4 de son pontificat, par laquelle Sa Sainteté exhorte Guillaume de Monpellier de vouloir procéder contre les hérétiques, suivant les légitimes décrets, — l'Évêque d'Agde, conformément à *
  • 23. JOFFRE. — LE MÉMORIAL DES NOBLES 9 sa commission du Saint Siège, ayant déjà commancé de faire donner les assignations 36. — Fol. 16 v». Art. 36. Autre bulle du pape Innocent, donnée le 4 des ides de juillet, année 4 de son pontificat, envoyée à Guillaume, seigneur de Monpellier, par laquelle Sa Saincteté, sur le subjet des hérétiques, lui signifie qu'elle ne peut pas lui bien respondre qu'après le retour du légat, sur quoy elle sera par luy pleinement instruite. 37. — Fol. 16 v°. Art. 37. Autre bulle du pape Innocent, du 4 des calandes de janvier, année 4 de son pontificat, contenant mandement à l'Archevêque de Narbone et à l'Évêque de Comenge d'obliger par cen- sures ecclésiastiques le comte de Comenge à rapeller sa femme, fille de Guillaume, seigneur de Monpellier, qu'il a congédiée sans subjet, et la traiter comme un mary doit faire suivant l'affection conjugale. 38. — Fol. 16 v°. Art. 38. Autre bulle du pape Innocent, du 5 des calandes de janvier, année 4 de son pontificat, contenant mesme mandement que le précé- dant en la susdite bulle, au Chapitre d'Auch, aux fins qu'il procure à la femme du Comte de Comenge, fille de Guillaume, seigneur de Monpellier, d'estre rapellée par son mary. 39. — Fol. 16 v". Art. 39. Autre bulle du pape Innocent, du 5 des calandes de janvier, année 4 de son pontificat, addressée au Chapitre de Tolose, contenant pareil mandement que dessus, aux fins que le Comte de Comenge rappelle sa femme et qu'il la traite avec l'affec- tion que doit avoir un légitime épous. II. — Rapports des Seigneurs de Montpellier avec les Évêques de Maguelone. 40. —Fol. 19. Art. 40. Conventions faites, le 3 des calendes de janvier 1090, entre Gotafred, évêque de Magalone, et Guillaume de Monpelier, fils d'Ermengarde et Brenguier de Turrèves, par lesquelles Guillaume de Monpellier remet audit"évêque : 1° l'église de Nostre- Daine de Monpellier et les clercs, ensemble les autres églises, clercs et justices d'iceux ; 2° l'église de Monpe- liéret avec le cimitière et deppendances, et l'aleu avec la troisième partie du disme ; 3° les deux parties de tout le bien que Pierre Liacas et Guion, son fils, ont eu de l'aleu de Saint-Pierre, en quelle part qu'il soit, excepté dans l'enclos des fossés et murailles de Monpellier, car tout ce qui est dans le dit enclos, avec la troisième partie de ce qui est hors du dit enclos, dépendant du dit bien de Pierre Liacas, le dit évêque a donné au dit Guillaume de Monpellier, moyenant 300 sols melgoirés. Ft le dit Guillaume a juré au dit évêque que tout le bien que le dit évêque tenoit de Saint-Pierre, ou que le dit évêque pourrait aquérir à l'advenir, du conseil du dit Guillaume, qu'il ne le luy osleroit point. De plus, le dit Guillaume a fait mesme sèrement aux Chanoines de Magalone, de ne leur osier point le bien qui appartient à la communauté de Saint-Pierre de Magalone, ni celui qu'ilz aquerroient à l'advenir. Au surplus, le dit évêque adonné à Guillaume de Monpellier la troisième partie de tout le bien, que le dit Pierre Liacas et Guion, son fils, et le dit Guillaume ont teneu de l'aleu de Saint-Pierre au-dehors des dits fossés, comme cy-dessus est dit, et le dit Guillaume de Monpellier a quité au dit évêque les autres deux parties, desquelles deux parties le dit évêque, en retenant une, a donné l'autre à Brenguier de Turrènes, avec le conseil de Guillaume de Monpellier, et le dit Bren- guier de Turrènes en a remis deux à l'évêque et a donné l'autre à Guillaume de Monpellier avec le conseil du dit Brenguier. De plus les dits évêque et Guillaume ont con- venu que, toutes les fois que Bernard Adalfred voudra convenir avec l'évêque du fief de Monpeliéret, l'évêque donnera au dit Bernard Alafred la troisième partie de l'édifice fait ou à faire à Monpeliéret, excepté de l'église et ses appartenances et les habitans, et de toute la leude, tolner et placites, et des habitans au terroir du dit Mon- peliéret, et le quart des mas et appennaries ayant esté d'Alafret, son père. Et lorsque Bernard Alafret conviendra avec l'évêque de cette manière, l'évêque baillera à Guil- laume de Monpellier l'autre troisième partie du dit édi- fice fait et à faire au dit Monpeliéret, excepté de l'église et ses appartenances, et excepté de Cabmiensis, et excepté l'usage que l'évêque Arnaud a eu sur tout Mon- peliéret et son terroir, et excepté ce que Pierre de Lunas avoit en sa seigneurie avant qu'il avec Guillaume. Et VILLE DE MONTPELLIER. — TOME III. 2
  • 24. 10 ARCHIVES DE LA VILLE DE MONTPELLIER de toutes les autres choses ainsin qu'il est écrit de la leude, de tolneo et de placites, Gotofret en donnera la troisième partie à Guillaume de Monpellier, avec pacte qu'il lui sera fidèle et qu'il ne troublera l'édifice de Mon- pelliéret, mais y aydera quand l'évêque y travaillera, se retenant le dit évêque dans tout Monpeliéret la troi- sième partie de la leude, tolne et placites, église, clercs et appartenances, et son viguier dans sa part de tout Mon- pelliéret. Et la convention estant faite entre le dit évêque et Guillaume ne s'aocomplissant point par la mort de l'un ou de l'autre, leurs successeurs l'accompliront, sine huila pecunia. 41. — Fol. 19 V. Art. 41. Serment de fidélité, fait par Guillaume, fils d'Ermenjarde, à Gotafret, évêque, et église de Magalone, dans lequel est dit que le dit Guil- laume réfute au dit évêque l'église Nostre-Dame de Monpellier avec les clercs, l'esglise de Monpelliéret avec le cimitière, appartenances et aleu, la troisième partie du disme et clercs de la dite ville, et les deux tiers des fiefs teneus par Pierre Liacas de Saint-Pierre hors des fossés de Monpellier. Et à mesme temps le dit évêque donne au dit Guillaume tout le fief de ses prédécesseurs, qu'ilz avoient de Saint-Pierre, excepté l'église Nostre- Dame de Monpellier et l'esglise de Monpeliéret, et toutes les autres églises, dismes, clercs et justices d'iceux. Plus lui donne tout ce qui est du fief de Pierre Liacas, estant dans les fossés et murs de Monpellier, et la troisième partie du fief hors les murs et.fossés du dit Monpellier. Plus est conveneu que l'évêque donnerait au dit Guil- laume la troisième partie des nouveaux édifices faits ou qui se fairont à Monpeliéret, quand Bernard Alafret conviendra avec le dit évêque, excepté l'esglise et les cimitières et deppendances et l'aleu et la troisième partie du disme, et excepté les mas et tout ce que Arnaud, évêque, a teneu dans la ville, dans sa dominicature, et excepté ce que Pierre de Lunas tenoit dans sa dominica- ture avant qu'il plantast (sic) avec Guillaume. Moyenant quoi, ledit Guillaume lui sera fidèle, etc.— Et après, l'an 1093 et le 8 des calandes de may, il a laissé,... [dans] l'église de S'-Nicolas, toutes les églises et dismes qu'il tenoit en propre, et d'autres pour lui, et ce librement pour la rémission de ses péchés* 42. — Fol. 19 v°. Art. 42. Autre serment de fidélité de Guillaume de Monpellier, filz d'autre Guillaume de Monpellier, à Galtier, évêque de Magalone, sans date. 43. — Fol. 20. Art. 43. Transaction passée, au mois de septembre 1140, entre R..., évêque, et l'église de Magalone, d'une part, et Guillaume, seigneur de Monpel- lier, fils d'Ermessende, portant que le terroir de la Palus, avec le château basti dans icelui, appartiendra au dit Guillaume en fief relevant de l'esglise de Magalone, et lorsque la ville de Monpellier et le dit château de la Paluds seront possédés par un seul seigneur, ce seigneur n'en faira qu'un homage à l'évêque de Magalone et un serment de fidélité au dit évêque et église du dit Maga- lone, mais lorsqu'il y aura divers seigneurs, chacun faira son homage à l'évêque et un serment de fidélité au dit évêque et esglise de Magalone ; — que si celui qui sera seigneur du château de la Paluds y veut faire bastir une chapelle, il la faira consacrer et déservir et donnera un logement au prestre auprès d'icelle. — Il sera donné l'entier disme à Saint-Pierre de deux moulins qui sont à la Paluds, ou estant destruitz, de ceux qui y seront baslis ; si on fait de nouveaux moulins au dit terroir, les susdits deux estant détériorés, Saint-Pierre prendra sur les nouveaux ce qu'il pert sur les autres. — Les barques auront droit d'aborder à ou au port de Lates, si on veut; et si on veut séjourner au dit port, à cause de la seureté du lieu, personne ne pourra l'empêcher. — Guillaume, seigneur de Monpellier, ou ses gens, ou le seigneur du château de la Paluds, ne prendront pas leur censive, ni ne la bailleront pas en transportant opem vel consilium. —■ Ceux qui ont des mas et pos- sessions de Saint-Pierre, voulant habiter à Monpellier, ne peuvent les tenir, mais les doivent bailler à un de leurs enfans ou parans, qui jouisse des commodités rurales et soit vassal de Saint-Pierre et qui demeure sur le lieu, et s'ilz ne veulent faire ni l'un ni l'autre, il leur sera permis de s'en défaire. — Guillaume ou ses succes- seurs n'auront point de justice au regard des clercs de l'église de Magalone ni de ceux qui seront ordonnés par icelle pour célébrer les offices et faire les fonctions de l'esglise dans l'évêché. — Concernant les possessions de Monpeliéret, chacune des parties retiendra les sienes. —
  • 25. JOFFRE. — LE MÉMORIAL DES NOBLES 11 Et au surplus le dit Guillaume prestera serment à l'évê- que et esglise de Magalone, comme est contenu au sacramental fait à Galtier, évêque de Magalone. 44. — Fol. 20 v". Art. 44. Ratification faicte, le 15 des calandes de mars 1151, par R..., évêque, et le convent de Magalone, de la précédante transaction, receue par Durand, notaire. 45. — Fol. 21. Art. 45. Autre ratification faicte, au mois de juin 1161, par Jean, évêque de Magalone, et le convent du dit Magalone, de la susdite transaction du mois de septembre 1140 (art. 43). 46. — Fol. 21 v°. Art. 46. Serment de fidélité fait, au mois de février 1152, par Guillaume de Monpellier, filz d'autre Guillaume et de Sibilie, à Ramond, évêque de Magalone, receu par Pierre de Cocon. 47. — Fol. 21 v°. Art. 47. Autre serment de fidélité fait, au mois de juin 1161, par Guillaume, seigneur de Monpellier, fils de Sibillie, à Jean, évêque de Magalone. 48. — Fol. 22. Art. 48. Autre serment de fidélité fait, au mois d'avril 1184, par Guillaume, seigneur de Monpellier, filz de Matilde, à Jean, évêque de Magalone. 49. — Fol. 22. Art. 49. Autre serment de fidélité fait,,au mois de nouvembre 1193, par Guillaume, seigneur de Monpellier, filz de Matilde, à Guillaume, évêque de Magalone. 50. — Fol. 23. Art. 50. Déclaration faite par Ra- mond, évêque de Nismes, lorsqu'il fit son testament, qu'il se trouva présent lorsque Gotafred, évêque de Magalone, donna à Bernard Guillaume, son frère, à fief la viguerie de Monpeliéret, que le dit évêque avoit, et lausa audit Bernard Guillaume l'autre partie de viguerie qu'il tenoit de Bernard d'Aranfret à Monpellier, ensemble les fours qui y estoient avec le sestayral, les lombes et le quintal, de la mesme façon que t'avoit possédé Guillaume Aymoin. 51. — Fol. 23. Art. 51. Donation faite par Pierre de Lunates et son filz Auztur, à Guillaume de Monpel- lier : le fief de Montpeliéret qu'il tenoit de l'évêque de Magalone, de la mesme façon que Deusdé, ayeul du dit de Lunates, l'avoit tenu du dit évêque, et tout ce qu'ilz ont au dit Monpeliéret et dans son terroir, — ne se rete- nant que le service du dit Guillaume, — faisant don de ce fief au dit Guillaume, avec le conseil de Bernard Aranfred de Sobers. 51 bis. — Fol. 23. Art. 51 répété. Autre donation faite, au mois de janvier 1126, par Pétronille, à Bernard, de sa fille Pétronille pour femme, lui constituant en dot la moitié d'une maison située à Monpellier, à la rue de la Flocarié, près du portai d'Obilion, et dans ce chemin qui va à Sentreyrargues, — ensemble une vigne, située au vignoble de Nostre-Dame-la-Belle. 52. — Fol. 23. Art. 52. Engagement fait, en 1138, par Rixende, veuve de Pons Falcon, de Popian, et Guillaume de Pinian, son filz, pour dix marcs d'argent fin, à Pierre de Gironde, du domaine, usages, quarts et albergues, qu'ils ont dans la ville, parroisse et terroir de Monpelliéret, suivant le rolle inséré au dit acte, obmis icy pour cause de brièveté et parce qu'il ne désigne presque point les possessions qui y sont sujètes. 53. — Fol. 24. Art. 53. Dons faictz par Guillaume de Monpelier à Pierre Ramond de Monpeyrous, Pierre d'Alverga, Ramond Batoire, Géraùd Fournier, Pierre Gabert, Bernard Fabre, Pons de Mateplane et Pons de Mesoa, de certaines possessions des mas d'Estiene Râpas, d'Estiene Gontard, de Pierre Géraud et de Pons Benoit, et du bien de Sf -Pierre, le moulin de Plancas, 2 moulins de Sarmalecs et les vignes de Novigens. 54. — Fol 24. Art. 54. Différens (quœrimoniaî) entre l'évêque et chanoines de Magalone et Guïllaulme de Montpellier, concernant le Castel, Arnier, mas de Dates, moulins de Teiran, du port, censive des Sarrasins, des maisons de Monpellier données par Guillaume Arnaud à S'-Pierre, du bien (de honore) de S'-Fermin, des maisons joignant l'esglise Nostre-Dame, de la chapelle de Sainct- Jean du Val, de maleficiis habitis in vinearum mersione,
  • 26. 12 ARCHIVES DE LA .VILLE DE MONTPELLIER de la destruclion des moissons et des maisons, ruine des païsans. profanation des cimitières et églises, usur- pation de la justice et de la capture des clercs, de 1570 [sols] que Guillaume avoit sur les habitans à la rue de la Flocarié, du cacabe qui estoit à la dite rue de la Flocarié appartenant au dit évêque et que le dit Guillaume s'est approprié, des valons (vallum) que Guillaume a fait ériger, où l'évêque a perdu des censives, du mas des Gardes, que Bernard Ferrand a usurpé aux chanoines, etc. 55. — Fol. 24. Art. 55. Déclaration faite, au mois de may 1173, par Guillaume, seigneur de Monpellier, et Guion, son oncle paternel et tuteur, que la montagne de Saint-Bausile, avec toutes ses appartenances, appartient à l'esglise de Magalone, pour la conservation de laquelle le dit Guillaume et son tutur promettent leur protection à l'église de Magalone, pour raison de quoy la dite esglise leur a donné et délivré 400 sous melgoirés, avec conven- tion qu'elle ne fairoit point faire aucun château ni forte- resse dans la dite montagne. Acte receu par Ramond de Lassos. III. — Rapports des Seigneurs de Montpellier avec les Comtes de Mauguio. 56. — Fol. 25. Art. 56. Délaissement fait par le comte Pierre et sa femme Almodis, pour l'amour de Dieu, de la leude que son père et son ayeule avoit à Castelnou, et de la taverne de Sustantion. 57. — Fol. 25. Art. 57. Accord fait entre le comte Pierre, Guillaume de Monpellier et Guillaume Aymoin, par lequel ledit comte lausa (laudavit) à Guillaume de Monpellier et à ses vassaux tous leurs biens et explèches, ensemble lausa (laudavit) audit Guillaume le château de Mauguio, que son père Bernard Guillaume accapta de Guillaume Âgullin, et au surplus donna au dit Guillaume de Monpellier sa fille en mariage. 58. — Fol. 25. Art. 58. Conventions faictes, en 1120, entre Guillaume, comte de Montpellier, et Ramond, comte de Mauguio, contenant que le dit Guillaume donne au dit comte sa fille en mariage avec 7000 s., sous les conditions y exprimées concernant la restitution du dot, faute d'enfans. 59. — Fol. 25 V. Art. 59. Différent entre Guil- laume de Monpellier etGaudalmar de Mauguio, pourrai- son d'une pessière, à cause de quoy ils firent des at- troupemens et furent souvent aux prises. 60. — Fol. 25 v°. Art. 60 Accord fait, le 7 des ides de may 1125, entre Ramond, comte de Mauguio, et Guil- laume, seigneur de Monpellier, portant que ledit Guil- laume ne prendra point la leude du poisson, que de celui qui sera vendu à Monpellier, — et pour ce qui est du droit de fidélité prétendeue par le comte du dit Guillaume, le dit comte la doit prouver. —H y a des rè- glemens pour raison de la monoye. 61. — Fol. 26 v°. Art. 61. Transaction entre Guil- laume de Monpellier et Bernard Gadalmar, pour raison de quelque desmêlé et domages faits entre eux respec- tivement, qu'il n'est pas besoin de mettre icy. 62. — Fol. 27. Art. 62. Conventions faites entre Ramond, comte de Sustantion, et Guillaume de Monpel- lier, portant que le dit comte ne prendra point de leude de ce qui se portera à Monpelier. 63. — Fol. 27. Art. 63. Mémorial de ce qui fut con- venu par Ramond, comte de Mauguio, avec Guillaume de Monpellier, et Ramond Guillaume, évêque de Nis- mes, et Bernard Guillaume, son frère, et les habitans de Monpelier, pour raison de certains différens. 64. — Fol. 27 v°. Art. 64. Concordat fait, au mois de juillet 1128, entre Bernard, comte de Mauguio, et Guillaume de Monpellier, sur la monoye de Mauguio. — Plus le dit comte, mourant et laissant des fils et filles, veut qu'ilz demeurent avec leurs biens au pouvoir du dit Guillaume et dans sa baillie de Monpellier, les garçons jusques à ce qu'ilz soient faits chevaliers et puissent ré- gir leur bien, et les filles jusques à ce qu'elles soient en aage de se marier. Et si le dit Guillaume vient a décé- der, il veut que ses enfans demeurent chés le seigneur de Monpellier de mesme façon. — Se démétant le dit
  • 27. JOFFRE. — LE MÉÏ comte de toutes ses prétentions envers le dit Guillaume, excepté les réserves par lui faites dans la transaction passée entre lui et le dit Guillaume, par la médiation d'Aldegar, archevêque, et de Galtier, évêque de Maga- lone; — et au surplus remet audit Guillaume le château de Montferrier. Et ledit Guillaume quitte audit comte aussy toutes ses prétantions, excepté aussy les réser- ves par lui [faites] dans la dite transaction; et en consi- dération dudit concordat, preste audit comte 13000 s. melgoirés. — Acte reçu par Pierre Angel. 65. —Fol. 28. Art. 65. Autre concordat fait, au mois d'avril 1130, entre Bernard, comte de Mauguio, fdz de Marie, et Guillaume de Monpellier, filz d'Ermes- sende, par lequel ledit comte concède audit Guillaume à fief 3 deniers melgoirés sur la monoye de Mauguio pour chaque 20 sols, excepté l'usage de 3 sols; — et en cas il décéderoit laissant des enfans masles et femeles, il les laisse au pouvoir du dit Guillaume de Montpellier, de la mesme manière qu'il est contenu au concordat précé- dant de 1128, etc. 66. — Fol. 28 v°. Art. 66. Engagement fait, en 1130, par Bernard, comte de Mauguio, fils de Marie, à Guillaume de Monpellier, fils d'Ermessende, — pour les 3 deniers que le dit comte a baillé à fief perpétuel au dit Guillaume dans la monoye de Mauguio, — des usage et leùdes que le dit comte a en la mer, estang et riverages, sur les barques portant bois, poisson et chair, excepté les droits des fiévatiers du dit comté aus dites barques, — duquel engagement le dit Guillaume jouira pendant la vie de la comtesse, femme du dit comte, — et après son déceds, le dit comte lui engage tout ce qu'il a à Bala- ruc et terroir d'icellui, à Maymone et en son terroir, dans la parroisse et terroir de Sainct-Maurice, à Juvignac et dans la parroice Saint-Gervais de Juvignac. — Acte receu par Pierre Angeli. 67. — Fol. 29. Art. 67. Serment de fidélité fait, en 1130, par Guillaume de Monpellier, fils d'Ermessende, à Bernard, comte de Mauguio, filz de Marie, contenant qu'il ne faira pas contrefaire la monoye de Mauguio, ni n'en faira point d'autre d'argent à Monpellier ni au comté de Sustantion. 5RIAL DES NOBLES 13 68. — Fol. 29. Art. 68. Conventions par lesquelles Bernard, comte de Mauguio, promet à Guillaume de Montpellier de garder le bail à fief qu'il lui a fait de 3 deniers sur la monoye de Mauguio. 69. — Fol. 29 v°. Art. 69. Donation faite en 32, par Bernard et sa femme Senegunde, à Guillaume, seigneur de Monpellier, de partie de l'aleud que les donateurs ont au terroir de Magalone, au faubourg de Sustantion, au terroir de Candranicis, au mas et terroir de Montpesle- lier, au mas de Malbert, les dits mas consistant en maisons, jardins, champs, vignes, preds, bois, garri- gues, etc. 70. — Fol. 29 v°. Art. 70. Accord entre Brenguier Ramond, fils de Douce, comte de Gévaudan et marquis de Provence, d'une part, et Guillaume de Monpellier, fils d'Ermessende, contenant que le dit Ramond loue et concède au dit Guillaume toutes les possessions apparte- nant au dit Guillaume et à son père et par eux tenues pendant la vie de Bernard, comte de Mauguio, fils de Marie ; — plus toutes les conventions et bayllies que le dit comte Bernard a fait avec le dit Guillaume ; — Plus les choses que le dit Bernard a obligées pour les con- ventions et nomment les 3 deniers sur la monoye de Mauguio ; — Plus donne et concède au dit Guillaume et aux habitans de Monpellier, les biens que la comtesse de Montferran leur a engagé ou aliéné ; — Plus loue et concède audit Guillaume, durant la vie de la comtesse Aralmas, le château de Montferran et tout le terroir comtal qui est au terroir de Sustantion, sur le chemin public qui conduit du pont Fiscal jusques au lieu appellé Vétule, — et après la mort de la comtesse, le dit Ramond loue audit Guillaume Montferrand, avec tout ce qui est cy-dessus dit, qui est sur le chemin, en sorte que tous les revenus qui en proviendront soient du dit Guil- laume, jusques à ce que le dit Ramond lui ait payé 15000 sols melgoirés, que le dit Guillaume a baillé à la dite comtesse pour le susdit bien (pro supradicto honore). — Plus le dit Ramond promet au dit Guillaume de lui faire louer et concéder ce dessus à Béatrix, sœur du dit Guillaume, lorsque le dit Ramond l'aura prise en mariage.— Plus concède le dit Ramond au dit Guillaume, pendant sa vie et après sa mort, le château de Montfer-
  • 28. 14 ARCHIVES DE LA VI ran, avec tout l'honneur du comte de Mauguio qui est sur le dit chemin, et le dit Ramond aura le restant du dit comté de Mauguio, qui est sous le dit chemin vers la mer. Que si le dit Ramond meurt sans enfans, ce restant du dit comté sera aussy au dit Guillaume. Que si la susdite sœur du dit Guillaume meurt sans être mariée avec le dit Ramond, il prendra à femme une des Allés du dit Guillaume, etc. 71.— Fol. 30 v°. Art. 71. Concession faite, en 1145, par Brenguier Ramond, fils de Douce, comte de Mauguio et marquis de Provence, et Béatrix, fille de Guillaume, au dit Guillaume de Monpellier, filz d'Ermessende, de 3 deniers melgoirés que Bernard, comte, a baillé au dit Guillaume sur la monoye de Mauguio sur chaque 20 sous ; — plus lui concèdent et louent tous les engagemens que le dit Bernard lui a fait. 72. — Fol. 31. Art. 72. Serment de fidélité fait, en 1135, par Guillaume de Monpellier, fils d'Ermecende, à Brenguier Ramond, filz de Douce, comte de Mauguio, disant qu'il lui sera fidèle et qu'il ne tiendra pas contre lui le château de Montferran, etc. 73. — Fol. 31 v°. Art. 73. Accord fait, en 1145, entre Ramond, comte de Mauguio, et Guillaume, seigneur de Monpellier, contenant — 1° que la leude, que le seigneur de Monpellier prend du poisson, ne se prendra que de celui qui se vendra à la dite ville ; — 2" que le bien du comte aliéné par la comtesse de Mauguio, estant morte, retournera au comte ; — 3° concernant la fidé- lité, si le comte prouve que le père de Guillaume la lui ait promise, le dit.Guillaume faira de mesme; — 4° que le château de Montferrier reste au dit Guillaume ; -- et e:i!m il y ...[est] fait mention de la justice, qui doit être exercée envers les vassaux du comte et de Guillaume, et de certain port. 74. — Fol. 32 Art. 74. Engagement fait, au mois de mars (145, par Béatrix, comtesse de Mauguio, fille de Guillaumette et de Bernard, comte de Mauguio, d'heureuse mémoire, et par Bernard Pelet, comte et mari de la dite B'atrix, de l'engagement l'ait à Guillaume, seigneur de Monpellier, filz d'Ermessende, par le dit feu Bernard, L.E DE MONTPELLIER père de la dite Béatrix, pour raison des 3 deniers que le dit comte Bernard baille à fief perpétuel au dit Guillaume sur la monoye de Mauguio, lesquelz la dite Béatrix et Pelet, son mari, confirment, — et lui engagent les droits qu'ils ont sur mer, dans les estangs et aux ports, con- sistant en usages et leudes sur les barques, bois, chair, poisson, dont le dit Guillaume jouira durant sa vie et de la dite Guillaumette, mère de la dite Béatrix. — Et après sa mort, ils lui engagent tout ce qu'ils ont à Balaruc, Maymona et aux parroisses de Sainct-Maurice et Juvi- gnac, pour en jouir comme dessus. 75. — Fol. 32 v°. Art. 75. Ratification faite, en 1145, par la susdite Béatrix, comtesse de Mauguio, et le susdit Bernard Pelet, son mari, de la donation faite par Ber- nard, comte de Mauguio, père de la dite Béatrix, à Guil- laume, seigneur de Monpellier, des 3 deniers à fief per- pétuel sur la monoye du dit Mauguio sur chaque 20 sous. 76. — Fol. 33. Art. 76. Serment fait, au mois de mars 1145, par Guillaume de Monpellier, fils d'Ermes- sende, qu'il ne faira pas contrefaire la monoye de Mauguio, ni ne faira point faire autre monoye d'argent à Monpellier ni au comté de Sustantion, ce qu'il promet d'observer à Béatrix, comtesse de Mauguio, fille de Guillaumette et de feu Bernard, comte de Mauguio, et à Bernard Pelet, comte du dit Mauguio. 77. — Fol. 34 V. Art.77. Placitum fait par Bamond, comte de Saint-Gile, et Ramond Estiene, Guillaume Ar- naud et Guillaume Aymoin, lesquelz promettent de pro- téger et deffendre le bien et les vassaux de Guillaume de Montpestallier (Guillelmus de Montepestellario). 78. — Fol. 34 v°. Art. 78. Serment respectif fait, au mois de juin 1164, entre Ramond, duc de Narbone, comte de Tolose et marquis de Provence, et Guillaume, seigneur de Monpellier, se_promettant de se protéger et se deffendre. 79. — Fol. 35. Art. 79. Accord fait entre le comte Ildefonse et Guillaume de Monpellier, touchant leur desmêlé pour Mauguio, — contenant 1° que le dit Ilde- fonse tiendra du comte de Mauguio, six ans durant, ce
  • 29. JOFFRE. — LE MÉ1 qui est depuis le pont Fiscal du Vidourle jusques au pont de Châteauneuf, et du dit pont de Châteauneuf jus- ques au clapier de Malevetule, pardessus vers Mauguio, suivant la division faite par le chemin des Pèlerins ; — que s'il se fait de monoye à Mauguio pendant ce temps- là, il la faira faire et sur icelle le dit Guillaume aura 3 deniers pour livre, — et possédera durant six ans le château de Montferrier et le comté de Mauguio, de- puis le dit pont Fiscal du Vidourle jusques au pont de Castelnou, et depuis le dit pont jusques au clapier de Malevetule, par-dessus le chemin vers Montferrier, sui- vant la susdite division du chemin des Pèlerins ; — et après les dits six ans, la tille de Bernard, comte de Mau- guio, se mariera par le conseil dudit Ildefonse [et] dudit Guillaume, et le dit Ildefonse lui rendra ce que dessus, de mesme que le dit Guillaume, excepté le violar de la Vétule de la comtesse de Mauguio, si elle est vivante, et exceptée la donnation de la comtesse de Mauguio, sœur dudit Guillaume, si elle... vit aussy, — et si la dite fille du comte Bernard meurt sans être mariée, le- dit Ildefonse aura Mauguio, et le dit comte, suivant la susdite division, aura toute la monoye, sans que le dit Guillaume y ait aucune part, et le dit Guillaume aura de la main du dit Ildefonse le dit château de Mont- ferrier et du comte de Mauguio, suivant la susdite divi- sion, dont il faira homage audit Ildefonse. 80. — Fol. 35 v°. Art. 80. Serment fait, en 1174 au mois de décembre, par Ramond, duc de Narbone, comte de Tolose et marquis de Provence, à Guillaume, seigneur de Monpellier, filz de Matilde, de deffendre sa persone et ses intéretz. 81. — Fol. 35 v°. Art. 81. Autre serment fait parle comte Ildefonse à Guillaume de Monpellier, filz d'Er- messende, de deffendre sa personne, ses villes et châ- teaux, qui sont depuis l'évéché d'Usés jusques à la mer, vers Saint-Gile, ou depuis le Rosne, comme il est terminé par l'évéché d'Usés et par la mer, jusques à la rivière d'Érau; et en cas qu'il seroit troublé pour le châ- teau de Montferran, le dit Ildefonse promet le secourir de toutes ses forces. 82. — Fol. 36. Art. 82. Autre serment fait par Ra- ORIAL DES NOBLES 15 mond, comte de Mauguio, à Guillaume, seigneur de Monpellier, filz d'Ermenarde, pour raison du château de Mauguio, promettant d'employer ses forces pour le luy conserver. 83. — Fol. 36. Air. 83. Autre serment fait par Ber- nard, comte de Mauguio, à Guillaume de Monpellier, filz d'Ermessende, promettant de le servir. 84. —Fol. 36. Art. 84. Autre serment fait, au mois de juillet 1149, par Béatrix, comtesse de Mauguio, fille et héritière de Bernard, comte du dit Mauguio, — sçachant que le dit Bernard se despartit, pour l'amour de Dieu, de tout ce que luy pouvoit appartenir à l'occasion des naufrages, au comté de Sustantion et Mauguio, tant sur mer que sur terre, la dite Béatrix confirme la dite dé- mission, de mesme que Bernard Pelet, son mari, ce qu'ilz promettent à Guillaume de Montpellier, fils de Sibilie, d'observer, — pour laquelle démission le dit Guillaume leur a délivré 3000 sous melgoirés. 85. — Fol. 36 v°. Art. 85. Bail fait, au mois de juin 1171, par Bernard, filz de Béatrix, comtesse de Mauguio, à Guidon, filz de Guillaume, seigneur de Monpellier, en fief perpétuel, de tout ce que le comte Bernard, son ayeul, et sa mère Béatrix avoient à Châteauneuf et ter- roir d'icelui, suivant l'estendeue dans laquelle les clercs, au nom des églises de Nostre-Dame et de Saint-Clerc prenoient les dismes, avec tous les habitans, hommes et femmes, chevaliers, fiefs, fiévatiers, justices, firmances, usages, rivages, eaux, moulin, maisons, baumes, etc., — ensemble Sustantion et la ville de Sustantion jusques à la rivière du Lez, hommes, femmes, chevaliers, feu- dataires, usages, alberges, justices, firmances, etc.; — et tout ce que le seigneur de Mauguio a eu au mas de Ma- lestar, mas de l'Ayguelongue et terroir d'iceux, hommes, femmes, filz, fiévatiers, usages, firmances, justices, riva- ges, pacages, etc.; —plus tout ce que ledit seigneur de Mauguio a eu en la ville de Saint-Martin du Crès, à sça- voir l'albergue des chevaliers, et sur les habitans de Saleson, changés dans la dite ville de Saint-Martin du Crès, et ce moyenant l'albergue annuelle de dix che- valiers, en estant requis par ledit Bernard.
  • 30. 16 ARCHIVES DE LA VILLE DE MONTPELLIER 86.— Fol. 37. Art. 86. Recognoissance à fief franc et honnoraire, faite, au mois de mars 1188, par Guil- laume, par la grâce de Dieu seigneur de Monpellier, filz de la duchesse Matilde, à Ramond, comte de Mau- guio, de tout ce qu'il a au château de Castries, Château- neuf et dans la ville de Sentreyrargues et aux châteaux du Pouget et Pinian ; — plus, des chemins depuis Maie- vétule jusques à la rivière du Vidourle, et de Monpellier jusques à la rivière de l'Hérau, — ensemble des 3 de- niers melgoirés sur la monoye de Mauguio sur chaque 20 sous ; — plus des rivières, rivages et paluds du Lez, du droit de prendre du bois et de l'explèche pour lui et les habitans de Monpellier, au bois de Valène, de tous les arbres, exceptés les roures et euzes, sauve l'usage ancien dudit bois. — Pour lesquelles choses il lui fait hommage et serment de fidélité. — Et au surplus lui rend l'Ayguelongue, Boutonet et Malestar, qu'il lui avoit usurpé, et ledit Ramond, comte de Mauguio, luy lause toutes les susdites choses, promettant de ne prendre point, au château de Sustantion et évêché de Maga- lone, aucun péage, excepté le péage ancien, qui est de 4 deniers, in Carnon, et excepté le péage ancien de- puis le chemin de Monferran à Gange ou de Gange à Monpellier. 87. — Fol. 37 v°. Art. 87. Donation à fief, faite, aux calandes de juin 1194, par Ramond, duc de Narbone, comte de Tolose, marquis de Provence et comte de Mauguio, filz de la comtesse Faydète, à Guillaume, sei- gneur de Monpellier, filz de la duchesse Matilde, du château de Frontignan et ses appartenances, sous Chômage et albergue de 24 chevaliers. 88. — Fol. 37 v". Art 88. Autre donation faite, le 4 des calandes de juin 1194, par le susdit Ramond, duc de Narbone, etc., à Guillaume de Montpellier, fils de Matilde, de la seigneurie et de tout le droit que le dit comte Ramond avoit au château et terroir d'Omelas et au château et terroir du Pouget, au château de Saint- Pons, au château de Popian et au château de Masernes, en la ville de Saint-Paragoire, au château-de Montar- naud et au château de Pinian, et tout ce que R. Ato avait au château de Cornon.-;ec, au châleau de Montba- sens, dans la ville de Saint-Paragoire, dans la ville de Murviel et dans leurs terroirs, — sous condition de n'aliéner rien des susdites choses, et de ne le transférer qu'à ses enfans, et en ce cas, tout retourneroit au dit donateur ou à ses successeurs. 89. — Fol. 38. Art. 89. Serment fait, le 4 des ca- lendes de juin 1194, par Guillaume, seigneur de Mon- pellier et fils de la duchesse Matilde, à Ramond, comte de Tolose et de Mauguio et fils de la comtesse Faitide, lui promettant qu'il ne prendra, en tout Sustantion, que les usages anciens. 90. — Fol. 38 V. Art. 90. Transaction entre Ra- mond, comte de Mauguio, et Guillaume, seigneur de Monpellier, en ces termes : — tout ce que Guillaume de Monpellier a au château de Castries, Châteauneuf, dans la ville de Sentreirargues, au château du Pouget, au château de Pinian, aux estrades et dans la monoye, il le tient en fief franc et honoraire du comte Ramond, auquel il fait homage et serment de fidélité, — et le comte de Tolose ne doit point recevoir, aux chemins de Sustantion, de péage. 91. — Fol. 38 v°. Art. 91. Donation faite, au mois d'avril 1187, par'Ildefonse, roy d'Aragon, comte de Bar- selone et marquis de Provence, à Guillaume, seigneur de Monpellier, et à sa femme Agnès, de tout le bien de Prades (totum illum honorem de Pratis), sçavoir du châ- teau,, ville et mas, terres, vignes, preds, pacages, jus- tices et firmances, bois, cultes, incultes et aux à la parrce de Sainte-Juste et de Saincte-Rufine ; - plus donne l'albergue de VerneL — Acte receu Pierre de Corron. 92. - Fol. 38 v°. Art. 92. Testament de Guillaume de Montpellier, de 1121, contenant qu'il lègue à Guil- laume, son filz ayné, la ville de Montpellier avec ses ap- partenances, la paluds de Laies avec les moulins, plus le lief qu'il tient du comte de Mauguio, de la Mausson vers l'orient; — plus lègue à Guillaume son filz le ca- det (filio minori; le château d'Omelas, le château de Montaurnaud, et le château de Popian. L'acte finit icy. 93. — Fol. 39. Art. 93. Donation faite, au mois de juin 1171, par Bertrand, comte de Mauguio, fils de
  • 31. JOFFRE. — LE MÉMORIAL DES NOBLES Béatrix, comtesse de Mauguio, et de Bernard Pelet, comte dudit Mauguio, à Guilhaume, seigneur de Mon- pellier, en aleud, de la ville de Grabélz et de tous les feudataires ; — plus de tout ce que Béliarde et Aguil- lon de Castelnou, son mari, liènent du dit comte Ber- trand ou delà comtesse de Mauguio, dans la parreo dudit Grabelz et dans celle de St-Gervais de Juvignac. IV. — Testaments,des Seigneurs de Montpellier. 94. - Fol. 41 v Art. 94. Testament de Guidon Guerregiat, fait au mois de février 1177, par lequel il donne 1° au monastère de Valmagne, les moulins de Pauliau, la terre de Valautre et la terre de Cocon ; — 2° remet à Guillaume de Monpellier Châteauneuf, Sus- tantion, le Crès, moyennant qu'il paye 20.000 sous mel- goirés, sous le conseil de l'abbé de Valmagne ; —3° laisse à Bergondin, son neveu, Paulian, excepté les moulins; plus le fief de Bertrand qui est au-delà du Lez, ce qu'il a [à] Sentreirargues, le château du Pouget et l'engage- ment d'En Cat de Peyrebrune ; — 4° remet aux filz de Bamond de Castries, ce qu'il a au château de St-Pons et au château de Lopian;'— si Guillaume de Montpellier ne paye point à la première année 5000 sous, et autant chaque année jusques à 20000 sous en debtes, Bergun- dion aura le susdit château et payera lesdits 20000 sous comme dessus est escrit; — 5° laisse à sa femme les engagements et patus d'Armassargues ou Aymargues, que Pierre de Rivchaute et Brémond de Someire luy ont obligé ; — et en cas Bergondin décèderoit sans légitime héritier, la maison de Valmagne auroit Paulian, et le reste Guillaume de Monpellier ; — et si le dit Guillaume décédoit sans légitime héritier, il auroit Castelnou et payeroit le restant du debte de 20000 sous ; — que si l'un et l'autre décédoit sans légitimes héritiers, le seigneur de Monpellier auroit Castelnou et Salset et les autres biens, excepté les moulins de Paulian, que la maison de Valmagne auroit ; — que si la femme du tes- tateur avoit un fils, il auroit tout son bien, excepté Châ- teauneuf, le Crès et Sustantion, qui seroit à Guillaume de Monpellier, comme il est dit cy-dessus, excepté les «lits moulins qui seraient à ladite maison de Valmagne ; — si elle avoit une fille, elle auroit Salzet; —6° si 17 Bergondion décédoit sans légitimes héritiers de sa femme, la maison de Valmagne auroit le château de Paulian, en payant les susdits 20000 sous de debte, et en refus, la maison de la Milice, et à son refus, l'ïïospi- tal de Jérusalem. 95. — Fol. 45. Art. 95. Testament fait, au mois de novembre 1192, par Borgondion, filz de feu Guillaume de Monpellier et de la duchesse Matilde, par lequel il laisse 1° à son frère Guillaume tout ce qu'il a dans l'évéché de Magalone et ce qu'il a, ayant esté des Hé- brards, et le fief de Ramond de Lévedon de Porcian, qu'il laisse à l'évêque de Magalone, lequel château il remet au pouvoir de Guillaume de Monpellier, et ex- cepté aussy ce qu'il a au terroir de Sentreyrargues, qu'il laisse à Pierre Lucian, advocat, lequel le tiendra à fief de Guillaume, seigneur de Monpellier; — 2° laisse à Hermessende, sœur de Pierre Hermengau, et aux en- fans de Ramond de Castries tout ce que le dit Pierre llermehgaud, son frère, avoit au château de Pouget, • - laissant ledit testateur tous ses autres biens et droicls à Bergondiase, sa fille, et si elle décède sans enfans, le tout retourne à Guillaume, seigneur de Monpeillier. 96. — Fol. 46. Art. 96. Testament de Guillaume de Monpellier, fait en 1121, par lequel il laisse — 1° à Guillaume, son fils ayné, Monpellier et ses appartenan- ces, la palus de Lates avec les moulins [et] le fief qu'il tient du comte de Mauguio depuis [la Mausson] vers l'o- rient; — 2° à son autre filz Guillaume minor, le château d'Omelas, le château de Monfarnaud, le château de Po- pian, le château du Pouget, le château de St-Pons, le château de Masernes, et le fief qu'il tient au comté de Bésiers, et autre fief qu'il tient du seigneur de Nar- bonne, et le domaine (et totum honorem) qu'il a delà Mausson vers l'occidant, excepté le château de Ville- neuve, lequel il laisse à Bernard, son filz, et les conde- mines et vignes qu'il a près de la rivière de la Mausson ; — plus ce qu'il a à la parroisse Ste-Eulalie et à la par- roisse Nostre-Dame d'Exindre et au château de Fronti- gnan, et au château de Montbasens, château de Gor- nonsec, château de Pinian ; — voulant que son héritier qui aura Montpellier serve le fief qui est de Saint-Pierre ou VILLE DE MONTPELLIER. — TOME III. 3
  • 32. 18 ARCHIVES DE LA VILLE DE MONTPELLIER de l'évêque de Magalone, dans ce domaine (in isto ho- nore) à Guillaume minor, son filz et à son filz Bernard aussy, de mesme que ce fief qu'il tient du comte de Mauguio, depuis la Mausson vers l'occidant, et qu'il le laisse au dit Guillaume le cadet; —et en cas que ses enfans décèderoient sans héritiers légitimes, il les subs- titue l'un à l'autre, les masles préférés aux femèles par ordre de primogéniture : les masles sont Guillaume ma- jor, Guillaume minor et Bernard, et les femèles sont Guillaumète, Ermenarde, Âdalayde; —3° et parce que la femme du testateur est enceinte, il ordonnai que si elle faisoit un masle, qu'il seroit moine de St-Sauveur d'Aignane, et si s'estoit une fille, qu'elle seroit moi- nesse, leur laissant un légat, de mesme qu'aux autres filles. 97. — Fol. 46 v°. Art. 97. Testament fait, le 3 des ides de décembre 1146, par Guillaume de Monpellier, filz d'Ermescende, par lequel il donne — 1° à l'église de Sainte-Croix, qu'il a fait bastir près de sa maison, sa chambre qui est près de la dite église et le portique qui est au-devant la dite chambre, qui dure depuis le pilier jusques à la muraille de la sale et jusques à la muraille de la chambre ; — plus donne un jardin qui est au chef de la dite église et tout le portique qui est au-devant de l'esglise, et ce pour le logement du chapelain et clercs qui serviront ladite esglise ; — plus donne à ladite église un jardin, situé au chemin qui va à l'église de Saint- Cosme, confrontant d'une part avec jardin de Pierre "Vinfran, d'autre part avec le jardin de Pons de Mesoa, d'autre part avec le Merdanson, et sept carterées de vignes au vignoble de Maranègues, donnant le tout à perpétuité ; 2° donne aux infirmes qui demeurent près du pont du Lez, le moulin qui est joignant leur maison, que la mère du dit testateur jouissoit, — ensemble 7 carterées de vigne, située au terroir de Sauzet ; 3° donne à Guillaume, son fils ayné, Monpelier avec ses appartenances, les estrades, chemins, bois, pacages, eaux, rivages, perrières et hermes; teneus à fief du comte dé Mauguio, — Tortose avec ses appartenances, laquelle ville le comte de Barselonne lui avoit baillée à fief ; 4° donne à Guillaume, son filz minor, Châteauneuf avec ses appartenances, la ville de Sauzet avec ses ap- partenances, excepté les choses qui sont nécessaires à Monpellier, sçavoir de laver et de sécher les draps aux rivages et graviers, de jouir des patus, et l'entrée et sor- tie des chemins ; — plus la caslanie au château de Mau- guio, une portion de la Monoye de Mauguio, le caslanie de Montferrier et les albergues et baylies en ce païs (in illa patria), ce qu'il a à Sustantion, St-Martin du Crès, Pinian et en tout l'évéché de Sustantion, excepté ce qu'il a laissé à Guillaume, son filz ayné ; S0 laisse à son filz Bernard sa nourriture, érudition et habitation de son dit ayné, et non autre chose ; 6° laisse à son filz Guidon le château de Paulian avec ses appartenances, lequel le seigneur de Monpellier pourra racheter moyenant 5000 sous ; — plus laisse au- dit Guidon le château du Pouget avec ses appartenan- ces; 7° donne à chacune de ses filles Adalaïsse et Ermé- cende cent marcs d'argent pour leur dot. A suite de quoy la substitution des biens dudit testa- teur est réglée entre ses fils Guillaume major, Guillaume minor, Bernard et Guidon, et puis à ses filles Guillau- mète, Alayssète et Ermessende. 8° Le dit testateur ordonne que les religieux de l'or- dre de Cisteaux (ordinis Cistel), ni leurs hommes, ne payeront jamais leude à Monpellier. 98. — Fol. 48. Art. 98. Testament de Guillaume, seigneur de Monpellier, filz de Cibilie, du mois de sep- tembre 1172, par lequel il ordonne : — 1° il laisse au monastère Nostre-Dame de Grand-Selve, où il veutestre enterré, Ramond, son fils, pour y être moine, avec 1000 sous melgoirés ; — 2° 1000 sous melgoirés pour un an- niversaire perpétuel ; — 3° donne à Guillaume, son fils ayné, tous ses biens et lui ordonne de fournir le néces- saire à Guillaume, son fils minor; —4° laisse son fils Gui- don à la maison de la Milice du Temple, pour y estre reli- gieux(frère), le privant de la substitution de ses biens ; — 5° déclare avoir marié sa fille Cibilie avec Gaucelin ; — 6° fait de légats à Guillaumette, Alayssète et Marie, ses filles ; — 7° déclare avoir fait faire religieuse Clé- mence, son autre fille ;—-8" à suite de quoy, règle la substitution de ses biens entre ses dits filz et filles ; — 9° déclare qu'il ne veut point que les moines de Cisteaux, ou leurs hommes, payent aucune leude ou usage à Monpel-
  • 33. JOFFRE. — LE MÉ: lier, ou au château de Lattes, ni en aucun lieu du testa- teur;— 10° ordonne à son héritier seigneur de Mon- pellier de payer annuellement à Nostre-Dame de Grand- Selve, appelléeCalcasac, 100 sous melgoirés, des reve- neus des preds de la Paluds ou des grains, s'ilz se la- bourent ; — 11" ordonne aussi à son héritier qu'il fasse aussi moudre à son héritier seigneur, aux moulins de la Paluds, le blé du monastère de Franquevaux, sans moul- ture ; — 12" ordonne que pour le bien de Coconet, que Guidon, frère du testateur, osta à l'esglise de Magalone, qui avoit esté vendu à ladite église par le dit testateur moyenant 3000 sous melgoirés, que la dite somme soit restituée à ladite église du bien de la Palus du plus proche du terroir de Cocon, priant l'évêque et chanoi- nes de Magalonne de lui faire un anniversaire à la feste saint Cosme et saint Damien. 93. — Fol. 49 v°. Art. 99. Autre testament de Guil- laume, par la grâce de Dieu seigneur de Monpellier, filz de feu la duchesse Matilde, fait le jour précédant les nones de nouvembre 1202, par lequel il ordonne — 1° qu'il veut être enterré au cimetière du monastère de Grand-Selve ; — 2° donne à l'église de Magalonne 2000 sous pour un anniversaire à la feste saint Michel ; — 3" donne au monastère Saint-Félix 1000 sous pour autre anniversaire ; — 4° donne au monastère des Chartreux, qui est dans l'évéché de Viviers, une saumée de poissons salés, payable annuellement à perpétuité ; — 5° ordonne que son héritier habille tous les ans à perpétuité 30 pauvres à Pasques, 13 à la Noé et 7 à la Pentecoste ; — 6° confirme à la maison de Valmagne à perpétuité le moulin de l'Hérau, que Guidon, son oncle paternel, lui avoit baillé ; — 7° ordonne à l'église du Château, outre les ornements qu'il lui a donnés, que le chapelain major aye la chapelainie et les offrandes du pain, et pour ses vestemens le jardin et la vigne de ladite église et 12 sestiers blé annuellement et 100 sous en argent, et veut que des chandelles et des deniers donnés en offrandes à la dite esglise du Château, il y en ait une qui brulle perpétuellement; que le sacristain aye le quart du seel et de la bulle, et que les autres trois tiers soient employés aux ornemens de l'église, ou que son héritier, seigneur de Monpellier, tienne un autre chapellaindansla dite église, un diacre, un soubs-diacre, ORIAL DES NOBLES 19 un clerc et un escobelier ; — 8" fait son héritier Guil- laume, son iilz ayné, auquel il laisse la ville de Monpel- lier avec ses appartenances, le château de la Paluds, le château de Montferrier, Châteauneuf, le château de Castries, Loupian, Omelas, Pouget, Popian, Montarnaud, Vindémian, Tressan, Sainct-Paragoire, Sainct-Pons, Cor- nonsec, Montbasens, Frontignan, Miraval, Pignan, Sainct- George, Murviel, Mujolan et leurs appartenances, et ce qu'il avoit depuis la rivière de l'Hérau jusques à celle du Vidourle ; — 9° laisse à ïomas, son fils, appellé Tour- touze, le château de Paulian, avec ses appartenances, et les droicts qu'il a dans la ville de Tourtouse, ensemble ce qu'il a au-delà de l'Érau, dans les évêchés de Loudève et Résiers ;— 10° ordonne que son fils Ramond soit moine de Grand-Selve; — 11° veut que Bernard Guil- laume, son fils, soit chanoine de Gironde et Loudève ; — 12° que son fils Guidon soit moine de Cluni ; — 13° que son fils Bourgondion soit chanoine du Puech ; — 14° fait de légats à ses filles Marie, Agnète et Adalaïsse ; — ensuite le testateur règle la substitution de ses biens entre ses filz et filles et à certains parens ; —• 15° ordonne le testateur que la costume de Montpellier qui donnoit la faculté aux habitans eâgés de 14 ans pouvoir d'aliéner, n'auroit plus de lieu, mais qu'en toutes affaires l'aage de 25 ans seroit requis ; — 16° donne à perpétuité aux habi- tans de Monpellier et de Lates le droit de pouvoir acheter et vendre du sel, ne voulant point qu'il y ait aucune Salinerie ni nouveau péage ; — 17° annulle ce qu'il avoit ordonné contenant la Flocarié, table, moulin et teintures de R. Carizon et de Bona.— Acte receu par G. Bamond, notaire, et transcrit par Jaques Laurens, notaire de Monpellier. V. — La Viguerie de Montpellier. 100. — Fol. 55 v°. Art. 100. Donation faite à fief, en 1103, par Guillaume de Monpellier, à Ramond et Ber- nard Guillaume frères, de toute la viguerie de Monpel- lier (totam vicariam) et de la viguerie de tous les mas de Montpellier. Les appartenances de la viguerie sont toutes les firmances et contraintes de justice contre les habitans de Montpellier et des mas du dit Monpellier, — une saumée
  • 34. 20 ARCHIVES DE LA VILLE DE MONTPELLIER de bois paisible annuellement par [chaque] mas le jour de Noé, avec une journée d'asne avec son conduc- teur en temps de vendange, — et c'est outre les con- traintes contre les chevaliers et leurs femmes de Mont- pellier ; — plus les donations et conseils des possessions .(honorum) et des gages ou engagemens (pignorum) de Monpellier, et le sixain denier de omnibus placitis Monlispessulani, excepté le drudarie de l'épouse du seigneur de Monpellier et de [Pons] Ramond, qui est lorsque placitun vaut 15 sous ; excepté aussi le placita des chevaliers, qui est lorsque le seigneur de Monpellier aura un homme sien aux placites de Monpellier ; plus les mandemens etvétations, excepté ceux du dit seigneur de Monpellier ; — plus le château situé près la porte Saint-Nicolas à Monpellier, et la censive et droit de lods et ventes sur des maisons et espaces y énoncés ; — plus le sestayral, excepté sur les habitans qui ont maison ou place pour en faire, à Monpellier: le sestayral est de tout blé, légume, farine, linons, chanvre, et des ciiastagnes Longobardorum, qui se mesurent ; — plus les lombes des pourceaux qui se tuent à Monpellier pour vendre ; — plus la cencive des fours qui sont en nature, excepté quelques-uns y énoncés ; — plus le bailiatique de l'arquintal et le 3me denier dans l'arquintal ; plus la terre située au chemin allant à Saint-Cosme, vers le costé gauche, et les vignes de Guillaume, dont sera deub l'hommage. 101. — Fol 56 v°. Art. 101. Rémission faite, au mois de février 1103, par Ramond Guillaume, évêque de Nismes, et Bernard Guillaume, son frère, à Guillaume, seigneur de Monpellier, du baillage de las leudes et de la censive de Monpellier, du droit d'avoir un baille et les placiles (placita), dans lesquelles le seigneur de Monpellier ne sera point viguier, et le viguier les faira grandes ou petites, des maisons des fours faits à Mon- pellier depuis la mort de Guillaume, seigneur de Mon- pellier, ayeul du dit Guillaame, lesquelles ne seront pas augmentés à l'advenir dans aucun lieu où le seigneur de Monpellier aura cencive ou droit de vente, sans le conseil du dit seigneur de Monpellier,' et de ce moulin et terres que les dits remettants avoient accaptées après le départ de Guillaume de Monpellier pour Jérusalem, et comme plus emplement est conteneu au dit acte. 102. — Fol. 57. Art. 102. Donation faite, le 5 des ides de mars 1118, par Bernard Guillaume, viguier de Monpellier, à son filz Guillaume Aimoin, de toute la viguerie de Monpellier et du château qu'il avoit au dit Monpellier, et ce qu'il avoit sous l'église de Saint-Nicolas, les lombes qu'il avoit au dit Montpellier, le droit qu'il avoit au four de Gauzfred d'Alcotonar, et à celui de Pierre Ilugon, et dans les mas que Guillaume de Monpel- lier. avoit dans la ville de Monpellier, à sçavoir une saumée de bois sur chacun annuellement, et un asne en vendanges ; —plus de toute la viguerie de Monpéliéret et des fours qui y sont, et les lombes, le sesteyralage et de ce qu'il a au quintal de Monpellier, de la caslanie du château de Pinian, etc., comme plus à plein est audit acte. 103. — Fol. 57. Art. 103. Testament de Bernard Guillaume, viguier de Monpellier, fait le 5 des ides de mars 1118, par lequel, en cas il décèderoit en faisant le voyage de Jérusalem, -.-[il] laisse à Gaucelin, son filz, et Ramond, son frère, une maison qu'il a à Monpellier, confrontant, etc.; — plus son four vicarial, confron- tant, etc. ; —plus donne à Guillaume Gaucelin et Ramond, son fils, ce qu'il a aux autres fours de Monpellier, excepté les fours qu'il a donné à Guillaume Aymoin, son filz ; — plus ce qu'il a au quintal de Monpellier, en tout le ses- teyralage de Monpellier, ou du terroir dudit Monpellier ; ensemble les autres biens qu'il a où que ce soit, aleuds, fiefs, etc., excepté la viguerie et le château de Monpellier et la viguerie de Monpéliéret, suivant la donation qu'il en a fait à Guillaume Aymoin; excepté aussy la caslanie de Pinian, suivant ladite donation et excepté la maison et le four vicarial, soubz les conditions en cas de mort des légataires y contenus, etc. 104. — Fol. 58. Art. 104. Concession faite, au mois d'avril 1139, par Guillaume, seigneur de Monpellier, à Gaucelin de Claret, à Guillaume Aymoin, Ramond Aimoin et à Pelagoc, de la viguerie de toute la ville de Monpellier, comme elle est édiftiée (sicut modo œdifficata est) et comme elle sera augmentée, en quel lieu et parroisse que ce soit, et la viguerie de toutes les terres en tous les mas de Monpellier, — les appartenances de laquelle viguerie sont énoncées cy-devant en la donna-
  • 35. JOFFRE. — LE MÉ! tion de 1104, fol. 55 v°, art 100 ; — plus lechâteau situé près la porte de Saint-Nicolas à Monpellier, et la censive sur plusieurs maisons, y énoncées sans confrons; — plus le sestayralal, dans tout Monpellier, de tout blé, légumage, farine, lin, chanvre et chastaigne; — les lombes de tous les pourceaux qui se tueront pour vendre à Mon- pellier;— plus' les fours, excepté deux, l'un hors le portai de Villeneuve et l'autre hors le portai du Peyron, sur lesquelz le seigneur de Monpellier a censive ; — plus le baillage de l'archintal, et les mesallas, que les habitans de Monpellier et les Lombards donnent pour l'archintal; — plus la terre qui est au chemin allant à Saint-Cosme, du costé gauche, autre terre et vignes sans confrons, et certaine table. 105. — Fol. 59. Art. 105. Partage fait, en 1150, entre Gaucelin de Claret, (ilz de Bernard Guillaume de. Monpellier, avec Ramond Aymoin et Pelag, filz de Guil- laume Aymoin, neveus dudit Gaucelin, du bien de Ber- nard Guillaume, père dudit Gaucelin et ayeul desdits Ramond Aymoin et Pelag, et de Sénégonde, mère dudit Gaucelin, sçavoir est : — baille ausdits neveus la vigue- rie de Monpellier, les lombes, la drudarie et le fief de la viguerie de Monpellier, à sçavoir le sestayralat, les lombes, le quintal, les fours, le fief de Pinian, la Vérune (totum honorem de Veruna et terminio ejus), — la troisième partie du sestayralat de Monpellier, avec la troisième partie de la table où l'on s'assemble, — la troisième partie du quintal, le lieu où a esté fait le châ- teau vigairal, et ce que le père dudit Gaucelin avoit sous l'église de Saint-Nicolas, et les trois fours de Faidet, d'Alcotonier et de Bernard Hugon, avec les mas amasats que Guillaume de Monpellier a dans la ville de Monpel- lier, sçavoir une saumée de bois en chacun d'iceux, et un asne en vendanges, et les censives sur les maisons y énoncées et non confrontées ; — plus une condamine à Lunel qui a esté de la susdite Sénégonde. El ledit Gaucelin a eu pour sa part deux portions de sestayral de Montpellier et de la table où l'on s'assemble, deux parts du quintal, la maison du père dudit Gaucelin, le four de végairal, une maison située au-devant la maison de Guillaume Urbain, plus les deux parties de l'usage au vignoble de Largen et à la vigne de Saint- Cosme, les mas de Monlelz et de la Bruguière, et L'al- [ORIAL DES NOBLES 21 bergue de 4 chevaliers, que fait Guillaume Jordan, pour une vigne au vignoble près d'Andésanegues, une terre à la Paluds, la condamine de Ch,âteauneuf, audit Château- neuf 2 sous 4 deniers d'usage, et à Perolz l'albergue de dix chevaliers, et l'usage des barques tenues par ledit Gaucelin du comte de Mauguio, et les moulins et usages de Albaillargues et de son terroir, et ce qui a esté de de Sénégonde, excepté la susdite condamine de. Lunel. 105 bis. — Fol. 59 v°. Art. 105 répété. Déguerpis- sement ou démission faite, aux nones de septembre 1113, par Adalmas, fille de Faidet, et Guillaume Aymoin, son mari, audit Faidet, du four que ledit Faidet avoit donné en hérédité à ladite Aldamas, excepté ce que Bernard Guillaume avoit audit four, lequel four ledit Faidet tient à fief de Bernard Guillaume et lui en fait hommage et albergue, y ayant ledit Faidet le droit de vente, lorsqu'il se vend, et le conseil, lorsqu'il s'engage. 106. — Fol. 59 y0 . Art. 106. Vente faite, au mois de may, par Pierre Barrai et ses enfans, à Bernard Guil- laume de Monpellier, d'un jardin et terre tenus de Pons Focon (ou Folco) et de ses frères, — sous l'usage d'un sestier, les deux parts fromant et le tiers orge, ■— con- frontant le plantier dudit Bernard Guillaume, l'olivète de Nostre-Dame de Monpellier vers l'autan, le jardin dudit Bernard Guillaume, ayant esté de Pierre Vinfran, vers aquilon, et la terre de Guillaume de Monpellier vers corine, — et lors de la vente ledit Folcon aura le conseil, et Ramond Estiène de Monpéliéret 6 deniers; — ladite vente pour lé prix de -4 livres 10 sous melgoirés. 107. — Fol. 00. Art. 107. Déguerpissement et dona- tion en aleud faite par Pons Folcus et Bertrand etFolcusr ses frères, et Florance et Ricarde, ses sœurs, à Bernard Guillaume, à sa femme Sénégonde et à leurs enfans, du jardin et terre que Pierre Barrai a eu de Folcon Engelen, cy-dessus vendu, art. 106. 108. — Fol. 60. Art. 108. Transcrit de la susdite vente, faite par Pierre Barrai à Bernard Guillaume de Monpellier, d'un jardin cy-devant fol. 59 v°, art. 106. 109. — Fol. 60 v°. Art. 109. Sommaire de la vente faite par Jean Cambeiran, Peyronelle, sa femme, à
  • 36. 22 ARCHIVES DE LA VILLE DE MONTPELLIER Ramond Guillaume, archidiacre, et Bernard, son frère, de 5 carterées de vigne allodiable, pour le prix de 33 [sous] melgoirés. 110. — Fol.60v°. Art. 110. Sommaire du droit de placite de Pierre Ramond et du droit de drudarie de Bernard Guillaume de Monpellier, le dit Ramond prenant 1 sou et le dit Guillaume le dixième denier pour fief, etc. 111. — Fol. 60 v°. Art. 111. Bail en emphitéose fait, au mois de décembre 1151, par Ramond Aymoin et Pelagoc, son frère, à Ramond d'Arlènes, du demi- quart sur la condamine du dit Arlènes, à lui léguée par Guillaume Laget, confrontant la vigne qui a esté de Ber- nard Hugon, possession qui a esté de Pierre Guiraud de S'-Cosme, de pardevant le chemin allant au plantier qui a esté de Faidet, moyennant l'usage de 3 sous melgoirés, se réservant le conseil. 112. — Fol. 00 V Art. 112. Transaction passée, au mois d'avril 1178, entre Ramond Aymoin, d'une part, et Ricarde et Guillaume de Montoulieu, d'autre, pour raison du bien qui a esté de Pelagoc, - portant que le dit Aymoin baillera sa fille Aymoine en mariage au fils du dit Montolieu et de la dite Ricarde, appellé aussi Guil- laume, avec le droit que le dit Aimoin a sur le dit bien de Pelagoc, excepté le bien que le dit Pelagoc avoit à Pignan et à la Vérune, — et les dits de Montoulieu et Ricarde donneront à leur fils les droitz qu'ilz ont au dit bien de Pelagoc, et la seigneurie de Montoulieu, et certaines possessions, — réservé à la dite Ricarde le sestayralat de Monpellier, sa vie durant. 113. — Fol. 61 v°. Art. 113. Donation ou investiture faite, au mois d'aoust 1183, par Guillaume, par la grâce de Dieu seigneur de Monpellier, fils de feu la duchesse Matilde, à Ramond Aymoin, du fief que Pelagoc, frère du dit Aymoin, avoit à Monpellier et terroir de Monpel- lier, qu'il tenoit du dit seigneur de Monpellier dans la viguerie, consistant au quintal de fer, sestayral, lombes, usages, seigneuries, conseilz. — Acte receu par Guil- laume Ramond. 114. — Fol. 61 V Art. 111, Bail en fief honoraire fait, au mois d'aoust 1183, par Guillaume, seigneur de Monpellier, filz de feu la duchesse Matilde, à Ramone Aymoin, de la troisième partie que le dit Guillaume ; dans toutes les tables qui sont sous l'église Saint-iNicolar, et au chef de l'église, du costé de la maison de Guillaume Adalguier, en droite ligne comme va la muraille sou;: l'esglise, depuis la maison de Bernard Seguin jusques ai portalet de la rue qui est derrière la muraille vieille qui va à la Vermeillerie, — ensemble la seigneurie, conse<; et usage sur le jardin et terre que Vital, juif, tenoit du dit. Guillaume, quant à la portion qui a esté de Guillaume Aymoin, père du dit Ramond, qui est la troisième partie confrontant le jardin dudit Guillaume, seigneur de Mon- pellier, aygarelle au milieu, le chemin allant du dit Guil- laume Gaufred à Sl -Cosme, et le jardin d'Élisier. — Apte receu par Guillaume Ramond. 115. — Fol. 61 v°. Art. 115. Testament de Ramons! Aymoin, fait au mois de nouvembre 1182, par lequel il fait héritier Bernard Guillaume, lui laissant tout ce qu'H a depuis le Lez jusques à la rivière de l'Érau ; — plu ; laisse, à sa fille Aymoine tout ce qu'il a de Pelagos, son frère, et ce qu'il a à Saint-Gile ; — plus à sa fille Adalmus ce qu'il a au château de Golias et dans l'évêché d'Usés ; — plus à Alamande, sa fille, 3000 sous melgoirés ; — suite, il règle la substitution de ses biens entre ses enfans, les masles préférés aux femèles. 116. — Fol. 62. Art. 116. Transaction passée, a» mois de may 1190, entre Aymoine. fille de feu Ramond Aymoin, et Guillaume de Montoulieu, son mari, d'un ; part, et Adalmus, sœur de la dite Aymoine, et Ramon 1 Bernard de Mon tpeyrous, d'autre part, pour raison des biens du dit Ramond Aymoin, — portant que la dite Aymoine aura toute l'hérédité qui a esté de Pelagoc, excepté ce qu'il avoit à la Vérune et à Pinian, ensemble les biens ayanL esté au dit Ramond Aymoin et Pelagoc. son frère, à Saint-Gile, la moitié des tables de Saini- Nicolas, la moitié du jardin qui a esté de Ramonil Aymoin, confrontant le jardin de Guillaume Gaufred. chemin public au milieu, et la moitié du consei!. seigneurie et usage du champ qui se tient avec le dit jardin ; — et la dite Adalmus aura tous les biens ayant
  • 37. JOFFRE. — LE MÉMORIAL DES NOBLES esté du dit Ramond Aymoin, son père, réservé les choses susdites. — Acte receu par Jean Laurens. U7_—Fol. 62 v°. Art. 117. Autre transaction faite, au mois d'avril 1195, entre Alamande, fille de feu Ramond Aymoin, d'une part, et Adalmus, sa sœur, pour raison des biens du dit Aymoin, — portant que la dite Alamande payera à Adalmus, sa sœur, les droitz ayant esté du dit Ramond Aymoin à Monpellier et certains deniers demeurant à la dite Alamande, les droictz ayant appartenu au dit Ramond Aymoin au château de Colias et son terroir et dans l'évêché d'Usés, etc.— Acte receu par Guillaume Ramond, notaire. 118. — Fol. 63. Art. 118. Vente faite, au mois de janvier 1199, par Aralmus, fille de feu Ramond Aymoin et Ramond Bernard de Montpeirous, son mari, à Guil- laume, seigneur de Monpellier, filz de la feu duchesse Matilde, de tout ce qui a appartenu à Bernard, Guillaume et Ramond Aimoin, ses filz, prédécesseurs de ladite Aralmus, ou qui appartient aus dits vendurs, dans la cour de Monpellier ou à l'occasion de la dite cour ou viguerie, à sçavoir les justices, jurisdiction, lods, consel et censives à Monpellier, le sestayral, quintal, lombes, fours et leurs censives, lods, questes, jardins, vignes, champs et leurs seigneuries, censives, lods et tables qui sont aux environs de l'esglise Saint-Nicolas ; — plus ce qu'ils ont au terroir de l'Argent et au Clos Vigayral, et généralement tout ce qu'ilz ont à Monpellier et depuis la rivière de la Mausson jusques à la rivière de Salason et en la cour de l'évêque de Magalone, justice, conseil et lodz, pour le prix 11350 sous melgoirés réélement compté. — Acte receu par G. Ramond, notaire. 119. — Fol. 63. Art. 119. Prétantions entre Guil- laume de Monpellier et Bernard Guillaume, concernant les firmances, le fief de Bernard Guillaume, le sestairalage et la justice de la ville de Monpellier. 120. — Fol. 63 v°. Art. 120, Différent entre Bernard Guillaume et Guillaume de Monpellier, pour raison de î'eslargissement de certains larrons. 121. — Fol. 6i. Art. 121. Plainte (quaerimonia) faile 23 par Guillaume de Montpellier contre Gaucelin de Claret et les neveus dudit Gaucelin, disant qu'ilz ne lui font pas le service qu'ilz lui doivent pour le fief qu'ilz liènent de lui, qui est de lui rendre bornage et prester le serment, à cause de la Viguerie, et qu'ilz prènent plus qu'ilz ne doivent du sestayralage, des usages des fours, du quintal, de la drudarie de la femme du dit Guillaume de Monpel- lier, du four de Faidet, de la table qui est au marché, des bancs qui sont soubz Sainct-Nicolas, des justices, du guidonage, des lumbes des porceaux, etc.. 122. — Fol, 64 v°. Art. 122. Vente faite, au mois d'octobre 1197, par Guillaume de Montoulieu à Guillaume, seigneur de Monpellier, filz de la feu duchesse Matilde, de la viguerie, firmanches, conseilz, lods et justice des habitans de Monpellier et de ce qu'il peut lui appartenir à cause de la dite Viguerie dans les placites ou procès de Monpellier, et pour son particulier et au nom de Ricarde, sa mère, ou de Pelagos, son frère, et ce moyenant 1500 sous melgoirés réélement comptés. — Acte receu par Jean Laurens, notaire. VI. — a De honoribus qui sunt alii a Vicaria et contractu matrimoniorum.» 123. — Fol. 65. Art. 123. Donation faite, au mois de may 1188, par Richelde, nièce de Pierre Sicobert, à Guillaume de Monpellier, filz de la duchesse Matilde, du droit qu'elle peut avoir de la succession de Géraud Sicbert, son père et frère du dit Pierre Sicbert, et sur les biens dudit Pierre Sicbert. — Acte receu par Guil- laume Ramond. 124. — Fol. 65 v°. Art. 124. Homage et serment de fidélité fait, le 4 de mars 1124, par Brenguier Aura et Ramond Aura, à Guillaume, seigneur de Monpellier, avec conventions que le dit Brenguier pourra recouvrer le château de La Rochète pour le rendre à la comtesse Aralmus et la dite comtesse le lui remèlroit à fief. — Acte receu par Gitbert. 125. — Fol. 65 v°. Art. 125. Vente faite, au mois de janvier 1128, par Ramond de Malbosc et Cibillie, sa femme, avec le conseil de Gervais de la Paillade, à Guil-
  • 38. 24 ARCHIVES DE LA VILLE DE MONTPELLIER laume de Monpellier, de tout ce qu'ilz ont en tout ce bien (in loto isto honore), qui se tient depuis le portai de Rofe, vers la maison de Calvet, jusques au portai de l'hospital de Durand Despinas, dedans et dehors les murailles ; — plus la maison qui est dans la cour qui a esté de Guiraud Albaric et se tient à la muraille com- mune du dit Monpellier; — plus de certains usages ; — pour le prix de .100 sous melgoirés. — Acte receu par Pierre Anglés. 126. — Fol. 65 v*. Art. 126. Costume des Seigneurs de Monpellier sur les habitons de la dite ville. — Il n'est pas permis à aucun bourgeois de donner, ni vendre, ni engager son bien aux chevaliers ni clercs, ni donner leur fille pour femme à un chevalier avec le bien de Monpellier et de la paroisse de Saint-Firmin. Il est arrivé que Faidit, bourgeois, a donné sa tille en mariage à Guillaume Aymoin, fils de Bernard Guillaume, viguier, et lui a donné pour héritage le four qu'il tenoit par le moien de Bernard Guillaume, dont il lui faisoit bornage etalbergue, et où le dit Bernard Guillaume a droit de vente et de conseil ; à suite de quoy, il y a certaines con- ventions entre les susdits Faidit, Aymoin et Guillaume, faites en 1113. 127. — Fol. 66. Art. 127. Contrat de mariage passé, au mois d'aoust 1129, entre Guillaume, seigneur de Monpellier, et Cibilie, lequel donne à la dite Cibilie, à cause des noces, le château de Monlferrier, Châteauneuf, Suslantion, Sauzet et Saint-Martin-de-Crès.— Acte receu par Pierre Anglés. 128. — Fol. 60 V. Art. 128. Contrat de mariage passé, le 5 des calendes de mars 1156, entre Guillaume, seigneur de Monpellier, et Matilde, sœur de la duchesse Bergunde, par lequel le dit Guillaume donne à la dite Matilde, pour cause de noces, le château de Montferrier, le château de Pinian, le marché de Montpellier du Peiron et les bancs du dit Montpellier, avec leurs usages et appartenances, et deux moulins de ceux qui sont à la Paluds. -- Acte receu par Durand. 1?9. — Fol. 67. Art. 129. Acquisition fait par Guil- laume, pour Guillaume, seigneur de Monpellier, de Géraud Limosin, pour le prix de 4 livres et demi, d'une terre située près du chemin de Prunet, sous le jardin de Gaucelin Barengé et du dit Limosin. 130. — Fol. 67. Art. 130. Vente faite par Guillaume Constance, prestre, à Guillaume, seigneur de Monpellier. d'une taille qui est au marché du dit Monpellier, entre la table de Pierre Bocard et la table d'IIugon Lardier, avec un solier, pour le prix de 500 sous melgoirés réélemenl payés. 131. — Fol. 67. Art. 131. Sommaire de l'engage- ment fait, par Pierre Pons, à Pierre Ilugon et à sa femme et à Bertrand Arnaud, d'un fief aux vignes de Mairargues, qu'il tient de Guillaume de Monpellier, et de la moitié d'une ferragine, que le dit Pons donne à fief au dit Ilugon, pour la somme de 100 sous melgoirés. 132. — Fol. 67. Art. 132. Vente faite par Guillaume de Puécbabon et Pierre de Pierre, du dit Puéchabon, à Guillaume de Monpellier, du droit qu'ilz ont au quart de la censive du Campnou et de la Blancarié, qui est la moitié de la dite censive et du quart, et la moitié de 5 sestiers orge, et la moitié de la maison de deux cheva- liers, et la moitié de 3 escus des oublies de Bernard Siîvestre, et la moitié de la maison de deux chevaliers, et la moitié du disner du lendemain et la moitié de 3 escus des oublies sur Ameluioh Ragobert cl. 18 deniers annuellement payables par Bernard de Neiris à la fesle Saint-Michel, et ce pour le prix de 175 [sous] melgoirés comptés réélement. — Acte receu par Pierre Anglés. 133. — Fol. 67. Art. 133. Autre vente faite par Jean. Guillaume [et] Arnaud, fils de la fille de Pierre Lambert, à Guillaume, seigneur de Monpellier, de la moitié d'une terre qui est avec la terre de Ponce d'Ameillan, et les maisons qui sont dans autre terre de ladite Ponce, pour le prix de 200 sous melgoirés. 134. — Fol. 07 v". Art. 134. Serment fait par Ra- mond de Bon'efons à Guillaume, fils d'Ermengarde, pour raison d'une cour et forteresse qu'il a Montpestelier. 135. — Fol.67v°. Art, 135. Donation pour cause de V
  • 39. JOFFRE. — LE MÉMORIAL DES .NOBLES noces, faite par Guillaume de Montpellier à Cibilie, sa femme, du château de Montferrier, Châteauneuf, Sustan- tion, Saint-Martin-du-Crès et Salzet, plus de 300 sous annuelz sur Lates, lesquelz châteaux doivent l'homage au Seigneur de Monpellier. 136. — Fol. 67 v". Art. 136. Vente faite, au mois de nouvembre 1139, par Guillaume Isnard et Brenguière, sa femme, à Guillaume, seigneur de Monpellier, et à Cibilie, sa femme, d'une maison à Villeneuve, confronte la maison de Pierre de Gironde, le jardin de Durand Aste- fracte (astae fractœ) et de par devant le chemin public de Saint-Jaques. — Acte receu par Durand, notaire. 137. — Fol. 67 v Art 137. Autre vente faite par Guillaume de Monpellier, Ramond Guillaume et Bernard, son frère, à Pierre de Milan, de 5 champs et d'une moitié de vigne, qui ont esté du mas de Pons Guidenet, dont 3 font l'albergue annuelle de 6 chevaliers au dit Guil- laume, une oye et un porceau de 2 sous et bastiment donne certaine cencive. 138. — Fol. 68. Art. 138. Autre vente faite, au mois de septembre 1129, par Hugues Bérenguier, à Bernard Quintin, de ce qu'il a au vignoble de Puech Aviller, au quart et 7 saumades et ung panier de raisins pour la garde, et ce qu'il a dans le srolatgue, aux patis, à la seigneurie et conseil des ventes, engagemens et accaptes, moyenant 140 sous melgoirés réélement comptés,— laquelle vente Guillaume de Villeneuve lause et approuve pour en faire à ses volontés, avec le conseil de la cour de Guillaume, seigneur de Monpellier, ayant eu pour le conseil 30 sous melgoirés. — Acte receu par Pierre Anglés. 139. — Fol. 68. Art. 139. Engagement fait par Ro~ gier de Puéchabon, à Bernard Siîvestre et à sa femme, du quart de la censive de la Campnou et de la Blancarié et de 3 sestiers orge, et de la maison de deux chevaliers et l'e 3 escus des offrandes dudit Bernard Siîvestre, et la maison d'Amelio Ragambert, faisant 2 chevaliers et le disner du lendemain, et 3 escus d'offrande et 18 deniers de Bernard de Nères, payables à Saint-Michel, pour i 70 sous melgoirés. (Voyés la vente précédente, art. 132). 25 140. - Fol. 68. Art. 140. Eschange fait, au mois d'avril 1157, portant que Guillaume de Monpellier doit bailler à Guillaume de Tortose, pour l'échange du château de Pinian, dix sestiers orge annuellement, lesquelz dix sestiers ledit Tortose baille par engagement audit Guillaume de Montpellier, pour 150 sous melgoirés. 141. — Fol. 68. Art. 141. Prestation de serment fait par les vassaux de Guillaume de Monpellier, lils d'Ermes- sinde. 142. — Fol. 68 v°. Art. 142. Donation faite, au mois d'aoust 1152, par Ramond Gaucelin, seigneur de Lunel, à Guillaume, seigneur de Montpellier, de la ville de Lan- sargues (villam quœ appellatur Lansanegues), — et appro- bation et concession de la dite ville, faite au dit Guil- laume par Pons Gaucelin, frère du dit Ramond. — Acte receu par Durand, notaire. 143. — Fol. 68 v". Art. 143. Autre donation faite, au mois de septembre 1139, par Guillaume de Monpellier, à l'Hospital, [de] 100 sous de censive payable annuellement à Saint-Michel, et affecté sur le jardin tenu par Martre, où est construit Villeneuve, et sur le propre jardin du dit Guillaume de Monpellier. 144. — Fol. 68 v.°. Art. 144. Donation à cause des noces faite, au mois de juillet 1153, par Guillaume de Tortose à sa femme Hermessende, dé la moitié d(j 3 deniers sur la monoye de Manguio et de la moitié de Sustantion. 145. —Fol. 69. Art. 145. Vente faite par Pierre Gé- raud de Saint-Cosme et Rixende, sa femme, à Guillaume de Monpellier, de la terre appellée al Petrun (au Peyrou), — confronte d'occidant le portai qui va à Saint-Cosme, de midi la terre qui a esté de Pierre Guillaume Ébrard, d'orient la cave de viel val (.veteris valli), d'aquilon le chemin allant du portai qui est joignant la maison de Guillaume de Monpellier jusques à l'autre portai qui va à Saint-Cosme, — laquelle terre ledit Géraud de Saint- Cosme tient à fief du dit Guillaume, — faisant la dite vente pour le prix de 2000 sous melgoirés. 146. — Fol. 69. Art. 146. Démission faite, en 1123, VILLE DE MONTPELLIER. — TOME III.
  • 40. 26 ARCHIVES DE LA VILLE DE MONTPELLIER par Ermengaud de Corsan et Aralmus, fille de Faidet, sa de cest endroit de la rivière qui couloit au moulin de femme, à Guillaume de Monpellier, [de ce] que la dite Cavanac et de tout le droit qu'ilz avoienf dans toute la Eralmus avoit aux parroisses de Saint-Fermin et Saint- rivière du Lez, vers le lieu de Cavanac et le terroir de Denis du dit Monpellier. Lates, moyenant 1000 sous melgoirés. 147. -— Fol. 69. Art. 147. Vente faite, au mois de nouvembre 1124, par Pierre Dieudonné de Salzet et Brune, sa femme, à Ermessende et Guillaume de Mon- pellier, son filz, de tout ce qu'ilz avoient au moulin situé sur la rivière du Lez, sous le pont de Castelnou, près d'autre moulin appellé Crozel, et ce collatéral s'apelle Novet, — pour le prix de 4 livres 10 sous melgoirés. 148. — Fol. 69. Art. 148. Accord entre Pierre, [évêque de Maguelone], et Ramond Estiène et Guillaume Arnaud et Guillaume Aymoin et les babitans de Monpel- lier (de Montepestillario), pour raison des leudes que les dits habitants doivent depuis Narbone par mer ; — ayant conveneu qu'estant arrivés au port de Cabrète, ils y attendront les leudaires du viscomte et de l'archevêque, pour voir s'ils voudront leude [de] ce qu'ilz apporteront. 149. — Fol. 69 v". Art. 149. Donation faite par Guil- laume, seigneur de Monpellier, fils d'Ermessende, et Cibilie femme dudit Guillaume, aux lépreux, d'une terre située au mas de Pierre Daunac, — confrontant de sep- tantrion avec l'estrade publique qui va au pont de Chàteauneuf, d'oriant le chemin allant à Sauzet, et de midi les vignes qui sont à la montaigne (in monte), — laquelle donne de censive, pour sa portion de la censive de 26 sous que fait le dit mas, 2 sous. 150. — Fol.69v°. Art. 150. Serment fait à Guil- laume, seigneur de Monpellier, filz d'Ermessende, par ses hommes. 151. — Fol. 69 v°. Art. loi. Donation faite, en 1130, par Ramond, comte de Barselonne, à Guillaume de Montpellier, à fief, de la cité de Tortouse. — Acte receu par Pons. 152.— Fol. 70. Art. 152. Démission (guirpicio) faite, au mois de juin 1147, par Rostan Frédoul et Guillaume d'Arssas, à Guillaume de Monpellier, fils d'Ermessende, | 153. — Fol. 70. Art. 153. Autre démission faite, au mois d'octobre 1146, par Béatrix, fille de feu Bonet Mal- lole, à Guillaume, seigneur de Monpellier, fils d'Ermes- sende, et à l'Hospital de Jérusalem, de ce qu'elle a au moulin de Las Teules à Salzet et son terroir, pour le prix de 20 sous melgoirés. — Acte receu par Durand, notaire. 154. — Fol 70. Art. 154. Rémission faite, au mois de décembre 1151, par Bernard d'Omelas, à Guillaume, seigneur de Monpellier, de ce qu'il a dans la maison qui est dans la Condamine, entre la maison qui a esté de Géraud d'Omelas, frère du remettant, et la maison de Guillaume Malecalciat. 155. — Fol. 70. Art. 155. Eschanges faitz, le 15 des calandes de mars 1151, par lesquelz Guillaume de Mon- pellier, fils de Cibillie, baille à l'esglise de Saint-Fermin et au Prieur d'icelle l'église de Sainte-Croix, que le père du dit Guillaume fit bastir près de sa maison d'habitation, avec une chambre ; — plus baille une maison confron- tant la maison de Pierre Calvet, la muraille anciène et la maison de Jean Olivel ; — plus les conselz des ventes et engagemens, et la censive de la maison d'Albert Fabri et de la terre de Guillaume Trutan et de Pons Lautard, le tout confrontant de par derrière avec la cour de sa maison, d'un costé avec maison de Pierre Guinaman, de par devant avec le chemin public ; — plus la censive de la maison de Géraud de Sustantion, qui est près la chapelle joignant celle de Saincte-Croix. Et le dit Prieur, du consantemenl de Ramond, évêque de Magalone, baille au dit Guillaume de Monpellier la maison de Saint-Fermin, avec l'usage et conseil sur les maisons qui ont esté de Baltugat, Pons Gaucelin et Sigal, joignantes à la maison du dit Saint-Fermin, laquelle maison confronte de cers à la maison de Jordan jacula- teur et à la cour vieille de la maison du dit Guillaume et des autres partz avec chemins publics.— Acte receu par Durand, notaire. 155 bis. — Fol. 70 v°. Art. 155 répété. — Donation
  • 41. JOFFRE. — LE MÉMORIAL DES NOBLES 27 faite par Guillaume, seigneur de Monpellier, Ermessende. sa mère, et Cibilie, sa femme, au monastère de Cluni, d'un lieu près de Sauzet, sur la rivière du Lez, pour y bastir un monastère et un cimetière. 156. Fol. 71. Art. 156. Serment fait à Guillaume, seigneur de Monpellier, par ses vassaux (ab hominibus suis). 157. — Fol. 71. Art. 157. Transaction passée, au mois d'octobre 1161, entre Guillaume, seigneur de Mon- pellier, d'une part, et Guion, son frère, pour raison des Irois deniers sur la monoye de Mauguio, desquelz le dit Guion se despart en faveur du dit Guillaume. 158. — Fol. 71 v°. Art, 158. Sauvegarde accordée, au mois de septembre 1160, par Guillaume, seigneur de Monpellier, en faveur de la parroisse Saint-Jean de Mur- viel et babitans d'icelle, laquelle le dit Guillaume met en sa protection ; — en recognoissance de quoy les babitans de la dite parroisse promettent de lui donner 170 sous melgoirés et un muy d'orge annuellement à la feste Nostre Dame d'aoust. — Acte receu par Fulco. 159. — Fol. 71 v». Art. 159. Vente faite, au mois de septembre 1164, par Pons de Mesoa, en franc aleud, à l'hospital de Guillaume de Monpellier, qui est hors le portai Saint-Guillen, dans le jardin qui a esté de Guil- laume Gerbal, de la maison et usage et de tout le droit qu'il a en la vigne que le dit Gerbal donna audit hospital, — confrontant avec vigne qui a esté dudit Gerbal, vigne d'Ermessende Gerbaude, vigne du dit Guillaume de Monpellier et vigne de Brenguier Lamber, — faisant cette vente pour le prix de 14 livres moins 5 sous melgoirés. — Acte receu par Fulco, notaire. 160. — Fol. 71 v°. Art. 160. Autre vente faite, en 1170, au mois de may, par Guillaume Bonigos, filz d'autre Guillaume, à Guillaume, seigneur de Monpellier, d'une maison et moitié de jardin, avec un puits, — confrontant la maison Voluera, maison de Guillaume Brenguier, jardin de Pierre de Saint-Antonin, chemin au millieu, — pour le prix de septante solz melgoirés. — Acte receu par Fulco. 161. — Fol. 72. Art. 16). Autre vente faite, au mois de février 1176, par Estiénète et Marie, sa fille, à Guil- laume, seigneur de Montpellier, d'un plan, confrontant la maison de Pons de Fournés, maison d'Auriols, chemin au milieu, maison de Bertrand de Congeniés, androne au milieu, maison de Borsières, chemin au milieu, et maison d'Estiône d'Asillan, chemin au milieu, — pour le prix de 24 livres melgoirés ; — auquel plan le dit Guillaume a l'usage de 13 deniers obole. — Et le dit Guillaume a donné à la dite Estiénète une table dans ce plan, qui lui fait 13 deniers obole d'usage annuellement. — Acte receu par Fulco. 162. — Fol. 72. Art. 162. Concession faite, au mois de décembre 1176, par Guillaume, seigneur de Monpel- lier, filz de Matilde, et Guidon, son oncle paternel, aux cuiratiers de Monpellier, de faire des tables de cuiraterie au plan confrontant avec la maison de Brunon Auriol et de ses frères, chemin au milieu, avec la maison de Pons de Fournés, avec la maison de Bertrand de Congeniés, androne au milieu, et avec maison de Narbisière, chemin au millieu..., [le dit] plan acheté par le dit Guillaume ; — et de chacune desquelles tables sera donné d'accapte au dit Guillaume 40 sous melgoirés, et 2 sous d'usage annuel à Saint-Michel ; — avec convention que personne ne faira point aucun lieu pour vendre des cuirs que les cuiratiers accomodent pro solis, sinon dans les dites tables. 163. — Fol. 72. Art. 163. Bail en emphitéose fait, au mois de nouvembre 1176, par Pierre Bertulfe, archi- diacre de Magalone, prieur et procureur de Nostre-Dame de Monpellier, à Guillaume dé Quarante et à sa femme, d'une terre confrontant le jardin de Guillaume de Mon- pellier, deux chemins, dont l'un va à Saint-Cosme et l'au- tre à Celleneuve, sous l'usage de 3 sestiers blémercadal, deux parts froment et le tiers orge, paiable à la feste Nostre-Dame d'aoust, à l'église de Nostre-Dame. 164. — Fol. 72 v° Art. 16 i. Transaction faite, le jour précédant les ides de mars 1179, entre Guillaume, sei- gneur de Monpellier, filz de la duchesse Matilde, et ses bourgeois, pour raison de certaines possessions que les dits bourgeois avoient en engagement du dit Guillaume,
  • 42. 28 ARCHIVES DE LA VI dont les dits bourgeois lui ont remis les actes, sans que les dites possessions y soient désignées. 165. — Fol. 72 v». Art. 165. Vente faite, au mois de septembre 1181, par Ermengarde et Bertrand Fabri, son mari, à Guillaume Fabre, soubs le conseil de Guillaume, seigneur de Monpellier, d'un champ confrontant le jar- din de Guillaume de Monpellier, la terre de Nostre-Dame et le chemin allant au jardin du dit Guillaume, pour le prix de 100 sous melgoirés, soubs l'usage annuel de 3 deniers melgoirés audit Guillaume. 166. — Fol. 73. Art. 166. Eschanges, passés au mois de mars 1193, par lesquelz Guillaumetle, fille de Guil- laume de Lemosin,et Guillaume de Vachières, son mari, baillent à Guillaume, seigneur de Monpellier, filz de la feu duchesse Matilde, le quart et seigneurie qu'ilz ont sur une terre, située au Puech Arquinel, confrontant de cers la terre de Pierre de Porte et d'Ermengaud de Mau- guio, de corine le chemin, — et le dit Guillaume leur baille une vigne, située au cours de l'Olivier, confron- tant de vent vigne de Pierre Razeire, de cers vignes du dit seigneur de Montpellier, de corine les vignes de Bri- cie, et d'aquilon le chemin, se réservant l'usage de 4 de- niers. — Acte receu par Guillaume Ramond. 167. — Fol. 73. Art. 167. Vente faite, au mois de janvier 1194, par Rostan d'Arsac, à Guillaume de Mon- pellier, fils de la feu duchesse Matilde, d'une terre, si- tuée au Puech Arqu[in]el, confrontant de cers terre qui a esté de Bernard Bringuier, de corine le chemin, de vent la terre de P. de Porte et d'aquilon le chemin allant de Saint-Cosme, pour le prix de 150 sous melgoirés. — Acte receu par Guillaume Ramond. 168. — Fol. 73. Art. 168. Eschanges. passés au mois de juin 1194, par lesquelz Pons Guillaume, iilz d'autre Pons, baille à Guillaume de Monpellier, filz de la feu duchesse Matilde, le droit qu'il a à la monoye d'or, — et le dit Guillaume de Monpellier lui baille une pile de sa table, qui est la plus haute du costé de cers aux tables des changeurs, confrontant avec autre table dudit sei- gneur de Monpellier, chemin au millieu, d'aquilon avec l'esglise Nostre-Dame, chemin au millieu, et par derrière LE DE MONTPELLIER le chemin de la Draperie. — Acte receu par Guillaume Ramond. 169. — Fol. 73 v°. Art. 169. Autres eschanges, pas- sés au mois de septembre 1194, par lesquelz Guillaume Hugon baille à Guillaume, seigneur de Monpellier, deux sestiers d'orge de censive sur une terre, qui a esté d'André Clavel, située à la dîmerie Saint-Martin-de- Prunet, confronte avec terre qui a esté dudit André Cla- vel, terre qui a esté de G. de Prunet, et terre qui a esté de R. de Gironde. — Et ledit Guillaume de Monpellier, iilz de la feu duchesse Matilde, baille au dit Ilugon la moitié du quart, usage et seigneurie sur toute l'horte (in toto hortali) qui est de Guillaume de Prunet, dans laquelle horte l'église de Saint Fermin a l'autre moitié, confrontant la terre qui a esté de G. Bidoc. de cers terre du dit Ilugon, d'autre part l'horte de Dieudônné Co- bayre, et la terre de Bernard Bringuier. — Acte receu par Guillaume Ramond. 170. — Fol. 73 v°. Art. 170. Vente faite, au mois de février 1195, par Béatrix, femme de Guillaume Fabre, et Guillaumète, sa fille, à Guillaume de Monpellier filz de la feu duchesse Matilde, d'une terre, confrontant le jar- din du dit Guillaume de Montpellier, le jardin et terre que ledit Guillaume de Montpellier a acheté de Guillaume de Quarante et le chemin allant à Saint-Cosme, pour le prix de 7 livres melgoirés. — Acte receu par Guillaume Ra- mond. 171. —Fol. 73 v°. Art. 171. Autre vente faite, au mois de février 1195, par Guillaume de Quarante et Sau- rine, sa femme, à Guillaume de Monpellier, filz de la feu duchesse Matilde, de la censive de 3 ... [sétiers blé] mer- cadal, deux parts froment et le tiers orge, sur une terre dudit Quarante, confrontant le jardin du dit Guillaume de Monpellier, deux chemins, dont l'un va à Saint-Cosme et l'autre à Valeribert, pour le prix de 105 sous melgoi- rés. — Acte receu par Guillaume Ramond. 172. — Fol. 74. Art. 172. Eschanges, passés au mois de janvier 1196, par lesquelz Guillaume de Mon- pellier, filz delà feu duchesse Matilde, baille à Ramond Lambert la censive de 4 sous melgoirés sur les ouvroirs
  • 43. J0FFRE. — LE MÉMORIAL DES NOBLES 29 de la Fustarié dudit Lambert, confrontant P. Ramond de Arlènes, maison de Ramond Laurans, et des autres partz chemins publicsde la Fustarié. — Et le dit Ramond baille audit Guillaume les deux parts des usages bas écritz au dict acte, — les débiteurs desquels sont énon- cés au dit acte avec la qualité et quantité de l'usage, mais [non] le fonds qui les fait. — Acte receu par Guillaume Ramond. 173. — Fol. 74. Art. 173. Vente faite, au mois de février 1187, par Guillaume de Salvinhac, lils de Guil- laume et de Guillaumette, à Guillaume, seigneur de Mon- pellier, fils de la feu duchesse Matilde, de l'albergue de' 5 chevaliers, avec l'avoine et disner du lendemain, et usage sur la terre que Bertrand de Montmirat, de Cas- tries, tient de lui, située à la paroisse Saint-Vincens de Salvinhac, terroir d'Arnier, confrontant devent terre de Saint-Pierre de Magalone, terres de Ramond Adalmus, et de corine terre du dit Guillaume de Monpellier, valat au milieu, de cers le chemin public allant de Lates à Salviniac, d'aquilon la terre de P. de Valat et la terre de Pons de Rial, — plus 8 deniers de censive sur 2 terres que Monrosière tenoit audit terroir d'Arnier, — pour le prix de 200 sous melgoirés, — déclarant qu'il tenoit les susdites choses à fief honoraire de l'évêque de Maga- lone ; — desquelles terres de Monrosier l'une est à la parroisse Saint-Vincens de Salviniac, confrontant d'a- quilon la terre de P. de Valat, de cers la condamine d'Ar- nier, de corine la condamine de P. de Valat, et devent la Lironde ; — et l'autre est à ladite parroice, confron- tant de corine la terre de Saint-Pierre, de cers la terre de Bertrand de Montmirat et d'aquilon la terre de Pons de Rial. — Est à remarquer que, sur la condamine supé- rieure de Bertrand de Montmirat, les enfants de Guil- laume de Saint-Michel ont 2 chevaliers d'albergue, se tenant aussi de l'évêque de Magalone. Au pied de quoy, G. de Magalone i éleu par Brenguier, archevêque de Narbone,) confirme la susdite vente au dit Guillaume de Monpellier et lui concède les susdites choses en fief honoraire, et lui donne l'albergue de deux chevaliers avec seigneurie, conseil et lods, sur la por- tion des enfans de Guillaume de Saint-Michel qu'ils tien- nent de lui dans la grande condamine (in majori conda- mina). —Acte receu par Guillaume Ramond. 174. — Fol 74 v". Art. 174. Vente faite, au mois de mai 1197, par Ramond d'Aniane à Guillaume, seigneur de Monpellier, fils de la feu duchesse Matilde, de 2 sous de censive sur deux moulins soubs mesme toit, situés sur la rivière de la Mausson, dont l'un a esté de P. Bro- dât, et l'autre de P. Airoard, pour le prix de 20 sous melgoirés. — Acte receu par Guillaume Ramond. 175. •— Fol. 7.4 v°. Art. 175. Recognoissance, fait au mois de juillet 1192, par Guillaume de Liron à Guil- laume de Monpellier, filz de la feu duchesse Matilde, de la condamine par lui aquise de Rostang d'Aubeterre. con- frontant le chemin allant à Centreyrargues, d'autre part l'horte de Guillaume de l'Isle, chemin au milieu, d'aquilon l'agal, et du vent le champ de Pierre Bastier ; — plus recognoit la parran d'olivier, confrontant le jar- din de Guillaume de l'Isle, Robert Pellier et d'autre part le chemin qui va au pont Juvénal, dans laquelle conda- mine, ledit Guillaume a 6 deniers d'usage, payable à la feste de saint Michel. — Acte receu par Jean Laurans. notaire. 176. —Fol. 75. Art. 176. Serment de fidélité fait à Guillaume, seigneur de Monpellier, par ses vassaux, où il est fait mention de Monpellier, du château de la Pa- luds, du château de Montferrier, Castelnou, appartenant au dit Guillaume. 177. — Fol. 75. Art. 177. Recognoissance à fief faite, au mois d'octobre 1196, par Marie de Fabrègues, fille de feu Pierre de Fabrègues, à Guillaume de Monpellier, de l'usage, seigneurie, etc., des maisons et casaux que Constance de Monpellier tient d'elle, confrontant la mai- son de R. Gleyse, le jardin de Mre Guidon, chemin au mi- lieu, la maison d'Estiène Guitard et la maison de Amélie Gaufrèse, teneue aussi de ladite Marie de Fabrègues, laquelle confronte, etc. — H y a quantité des possessions bien désignées, qui sont de l'usage de ladite Marie de Fabrègues. — Acte receu par Laurens, notaire. 17g. — Foi. 75 v°. Art. 178. Vente faite, au mois d'avril 1200, par Ramond d'Armassargues, à Guillaume de Monpellier, des droictz consistant en usage, lods, etc., que lui et ses prédécesseurs ont eu dans la ville et ter-
  • 44. t. ■ ARCHIVES DE LA VILLE DE MONTPELLIER30 roir do Monpellier, au terroir de la Loua, Puech Barrai, Puech Aunit, Valoribert, Malpas. pour le prix de 2000 sous melgoirés. — Acte receu par Hugues Laurens, no- taire. 179. — Fol. 76. Art. 179. Autre vente, au mois d'a- vril 1200, par Bertrand de Montmirat, à Guillaume, sei- gneur de Monpellier, filz de la feu duchesse Matilde, d'une terre au terroir de Lates, confrontant le chemin public allant de Lates à Salvignac, possession dudit Guil- laume, chemin au milieu, la paluds de l'estang et les salsoires (cum salsoris), dans laquelle terre le dit Guil- laume a l'albergue de six chevaliers, pour le prix de 4100 sous melgoirés. — Acte receu par Hugues Laurens, notaire. 180. — Fol. 76 V. Art. 180. Recognoissance faite, au mois de juin 1199, par Bernard de l'Isle, fils de feu Pons, au seigneur de Monpellier, filz de la feu duchesse Matilde, de ce qu'il a au terroir des Cours et d'une mai- son confrontant maison de G. Garin, maisons basses en- vironant la recogneue, — plus recognoit la troisième partie du moulin de Sept Cans, lui faisant bornage du tout. — Acte receu par Guillaume Ramond. 181 — Fol. 77. Art. 181 (1). Bail en emphiléose fait, le 15 des calandes de février 1204, par Pierre, roy d'Aragon, comte de Barselone et seigneur de Mon- pellier, à Pierre Lucian, de partie de jardin et des usages et lods que Guillaume, seigneur de Monpellier, [beau]-père dudit. roy Pierre...[avoit] acheté d'Aralmus, fille de Ramond Aimoin, confrontant le jardin dudit roy Pierre, ayant esté de Eléasar, l'aygarelle, et des autres chemins, — plus a baillé la seigneurie dans cette por- tion que Bernard Pierre a au jardin, se réservant le con- seil sur ce dessus. — Acte receu par Guillaume Ra- mond. (1) Addihon aii Cartu.'aire dos Guilhems. VII. — Quittances, etc. 182. — Fol. 78. Art. 182. Démission faite, le 16 des calendes de janvier 1124, par Ermengaud de Fabersan et ses frères, à Guillaume de Monpellier, pour raison de certaines quérimonies que Ramond Guillaume de Fa- bresan, leur père, faisoit audit Guillaume de Monpellier. — Acte receu par Guillaume de Saint-Estiène. 183. — Fol. 78. Art. 183. Accord, fait au mois de janvier 1160, par lequel Gaujouse, femme de feu Guil- laume Rostan, se despart de ses prétentions en faveur de Guillaume de Monpellier, pour raison de la capture faite de la personne du dit Rostan. 184. — Fol. 78. Art. 184. Autre accord par lequel Pons de Mondragon qui te [à] Guillaume de Monpellier ses intéretz, pour raison de la capture de la personne de son père. 185. —Fol. 78. Art. 1185. Quittance, de l'an 1167, de 3000 sous melgoirés que Guillaume de Monpellier de- voit à Guillaume de Narbonne. 186. —Fol. 78. Art. 186. Démission faite, au mois de mars 1163, par Émeric de Montclarat et Ramond de Montferrier, son frère, à Guillaume de Monpellier, filz de Cibilie, des prétentions du père desdits de Montclarat et de Montferrier contre ledit Guillaume. — Acte receu par Fulco. 187. - Fol. 78 V. Art. 187. Quittance, de l'an 1165, faite par Bernard d'Armassargues, à Guillaume, seigneur de Monpellier, de certains deniers. 188. — Fol. 78 v" Art. 188. Autre quittance, de Fan 1192, faiie par Arnaud de Marvejolz, à Guillaume, seigneur de Monpellier, de certaine somme de de- niers. 189. — Fol. 78 v". Art. 189. Autre quittance de l'an 1196, faite par Salve et Mone de Posquièresà Guillaume, seigneur de Monpellier, de certains deniers.
  • 45. JOFFRE. — LE MEMORIAL DES NOBLES 31 190. — Fol. 79. Art. 190. Autrequitance, de l'anl 196, faite par David, filz de Blanche, à Guillaume, seigneur de Monpellier, de certains deniers. 191. — Fol. 79. Art. 191. Autre quittance faite, en 1196, parRaynoard, filz de Pierre d'Àlbaron, à Guillaume, seigneur de Montpellier, de certains deniers et ensuite lui quitte tout le droit qu'il pourroit avoir sur les droits de Ramond Aton. 192. - Fol. 79 v°. Art. 192. Autre quittance faite, en 1196, par Fide, fille de Pierre Alharon, à Guillaume de Monpellier, du dot de ladite Fide, que ledit Guillaume a payé à son nom à Pierre de Bernis, son mari. 193. — Fol. 79 v". Art. 193. Autre quittance faite, au mois de may 1197, par David Cohen, de Lunel, filz de feu Salamon, à Agnète, femme de Guillaume, seigneur de Monpellier, de certains deniers. 194. — Fol. 80. Art. 194. Divorce et rupture de mariage, pour cause de paranté, de Bernard, comte de Comenge, d'avec Comtor, fille d'Arnaud Guillaume de Barta, du mois de nouvembre 1127. 195. — Fol. 80. Art. 19o. Quittance faite, au mois d'aoust 1199, par Guillaume Brun à Guillaume, seigneur de Monpellier, de certains deniers. 196. — Fol. 80. Art. 196. Autre quittance faite, en 1199, par Rostan de Sabran, à Guillaume, seigneur de Monpellier, de SOOO sous melgoirés du dot de Clémence, femme dudit Rostan et sœur dudit Guillaume, payés par ledit Guillaume, affectés sur le château de Trescas et sur la ville de Calvignargues. 197. - Fol. 80 v". Art. 197. Autre quittance faite, en 1199, par Ramond Guillaume, évêque de Loudève, à Guillaume, seigneur de Montpellier, son neveu, de certain bien que ledit Guillaume de Monpellier avoit eu de Gaucelin, évêque de Loudève, prédécesseur dudit Ramond Guillaume. 198.— Fol. 80 v°. Art. 198. Autre quitance faite, aux calendes de juin 1214(1), par Pons d'Orlague, à Guillaume de Monpellier, de 20.0oO sous melgoirés pour lâchai d'Omelas et autre domaine, que ledit Orlague et sa femme avoit vendu audit Guillaume de Monpellier. — Acte receu par Bernard de Porte, notaire. 199. — Fol. 81. Art. 199. Autre quittance faite, en 1200, par Ramond de Roquefeuil et Guillauinèle, sa femme, à Guillaume, seigneur de Monpellier, filz de la duchesse Matilde; de o0i0 sous melgoirés du dol de ladite Guillaumète. 200. — Fol. 81. Art. 200. Quitance faite, au mois d'avril 1201, par Bernard de Montpesat, à Guillaume, seigneur de Monpellier, du prix de certain bien de feu Raymond Aimon, pour l'assurance de quoy le dit de Montpesat a ippotéqué une maison située derrière l'esglise de SaintTerrain. 201. — Fol. 81 v». Art. 201 Accord et société faite, en 1177, entre Guillaume, seigneur de Monpellier, filz de Matilde, et les habitans de Pise, se promettant de se protéger respectivement. 202. — Fol. 81 v°. Art. 202. Serment fait par Guil- laume, seigneur de Montpellier, aux Pisans et Génois de deffendre leurs biens et leurs personnes. 203. — Fol. 82. Art. 203. Contrat de mariage, fail au mois de décembre 1197, entre Bernard, comte de Commenge, et Marie, fille de Guillaume, seigneur de Monpellier et de la duchesse Matilde, — lui donnant pour dot 2C0 marcs d'argent fin et les habits nuptiaux, — et ledit comte de Commenge lui donne, par donnation à cause des noces, le château de Murel, — et s'ils ont un fils, ledit comte lui donne ses biens, et si une fille, il lui donne aussi ses biens, excepté Commenge, —se retenant la Montagne déserte, Faver, Ceren et Gillac pour pouvoir donner ces châteaux aux fils qu'il a eu de Condor, fille d'Arnaud Guillaume de Barte. — Acte receu par Guillaume Ramond, notaire. (1) « Le Mémorial écrit à faux M»ce» xmi(12U). C'est M° C°XC»VlHi° » qu'il convient de lire (1199). » (Germain, Lib. instr., p. 342;.
  • 46. 32 204. — Fol. 82 v°. Art. 204. Démission faite, au mois de décembre 1197, par Marie, fille de Guillaume, seigneur de Montpellier, audit Guillaume et, à autre Guillaume, son flls et d'Annète, femme dudit Guillaume, et frère de ladite Marie, à sçavoir de la ville de Monpellier et appar- tenances d'icelle, des châteaux de Lates, Montferrier, Châteauneuf, Castries, Omelas, Pouget, Popian, Cornon- sec, Montbasens, Montarnaud, Paulian, Maziôres, Pignan, Frontignan, Loupian, forteresse de Val et les villes de Saint-Paragoire, Murviel, Saint-George et Vindémian, avec leurs deppendances, — déclarant qu'elle est payée de 200 marcs d'argent de son dot et ornemens nuptiaux, renonçant à tous autres droits, — laquelle démission et renonciation Bernard, comte de Commenge, son épous, confirme. — Acte receu par Guillaume Ramond, notaire. 205. —Fol. 83 v». Art. 205. Donnationfaite, en 1199, par Bernard, comte de Commenge, à Marie, sa femme, en dot, de dix marcs d'argent sur le château de Murel. 206. — Fol. 83 v. Art. 206. Serment de fidélité fait, en 1201, par quantité de chevaliers, à Marie, comtesse de Commenge, Matilde et Pétronille, ses filles, pour le château de Murel et autres terres, en suite du mandement de Bernard de Commenge, épous de la dite Marie. 207. — Fol. 84. Art. 207. Autre serment de fidélité fait, en 1201, à ladite Marie, comtesse de Commenge, et à ses filles, pour le château de Reumes et autres terres, en suite du mandement de Bernard, comte de Com- menge, épous de ladite Marie. 208. — Fol. 84 v". Art. 208. Autre serment de fidé- lité fait, en 1201, à ladite Marie,comtesse de Commenge et à ses dites filles, pour le château de Sàmatan et au- tres terres, en suite du mandementdudit comte de Com- menge, son époux. 209. — Fol. 85. Art. 209. Autre serment de fidélité fait par Arnaud Mascaron à la dite Marie, comtesse de Commenge, et ses filles, pour le château de Murel et autres terres. RCHIVES DE LA VILLE DE MONTPELLIER VIII. — Les biens des Ébrards 210. - Fol. 86 v°. Art. 210. Engagement fait, en 1116, aux nones de may, par Aimelde, femme d'Hugon Bernard, ...à Pierre Guillaume Ébrard, pour 301 sous melgoirés, de l'hérédité à elle donnée par feu Guil- laume Ébrard, son père, excepté le bien de Montelz, qu'elle a engagé à Guillaume Félix et à Martin Félix, une terre qu elle a aussy engagée à Martin de Chaulet, autre possession appellée de Calvisson à Estiène Pons. — Acte receu par Ramond. 211. —Fol. 86 v°. Art. 211. Rémission faite, le 12 des calendes de mars 1118, par Aldiarde, fille de Pons Vitalis, à Pierre Guillaume Ébrard, d'une vigne de la di- rectede ladite Aldriarde, située au terroir d'Auriol, con- frontant la vigne de Pierre Adémar, le chemin public de Saint-Jaques. 212. — Fol. 86 v°. Art. 212. Conventions faictes entre Pierre Guillaume Ébrard et sa femme Aldriarde, avec Bertrand de Silvinhac, pour raison du bien ayant esté à Guillaume Ébrard, ayeul dudit Pierre Guillaume Ébrard ; sans date. 213. — Fol. 87. Art. 213. Division, sans date, faite entre Pierre. Guillaume Ébrard et sa femme Aldiarde avec Bertrand de Silvignac et sa femme Ermengarde, par laquelle parvient au dit Silvignac le domaine que le- dit Ébrard tient en la ville de Silvignac, dominicature, preds et autres ses deppendances. 214. — Fol. 87. Art. 214. Rémission faite par Ber- trand et sa femme Ermengarde, à Pierre Guillaume et à sa femme Aldiarde, du domaine qu'ilz ont au terroir d'Audairangues; —plus du domaineayant esté tenu par Pons Vidal de Prunet ; —plus de ce domaine tenu par Ber- nard et Borelles ; — plus de la ferre qui est à Prévey- ranegues, joignant la terre qui a esté de Brenguier Ébrard ; — plus du domaine de Garrigas, ayant esté tenu par Guillaume Ébrard ou Pierre, son frère. 215. — Fol. 87. Art. 215. Vente faite, au mois de février 1131, par Ramond Ilugon à Guillaume Ébrard,
  • 47. J0FFRE. — LE ME] d'une maison située à Monpellier, entre la terre du ven- deur et la cour de Pierre Paincalcat; — plus les vignes et terres que ledit vendeur a au Puech Avilier; — le tout pour le prix de 300 sous melgoirés, comptés réélement. Acte receu par Ramond. — La dite vente, sans date. 216. — Fol. 87. Art. 216. Autre vente faite, en 1132, par Guillaume de Pouget à Guillaume Ébrard, d'une por- tion de l'hérédité de sa mère, pour le prix de 300 sous melgoirés. 217.— Fol. 87 v°. Art. 217. Autre vente faite, au mois de février 1132, par Guillaume Ramond deCondemine, à Guillaume Ébrard et ses frères, d'une maison avec cour, située à Saint-Fermin, acquise de la femme de Géraud Bertrand, entre la maison de Ramond de Montolieu et de Brenguier, son frère, et la maison de Brémond Baston, et la maison de Pierre Girbaud, et de par derrière se joint avec la muraille, et de par devant confronte le che- min, — pour le prix de 100 sous melgoirés. 218. — Fol. 87 v». Art. 218. Autre vente faite, au mois de juillet 1132, par Pierre de Valfère à Jean Ra- con, d'une vigne de la directe de Guillaume Ébrard, si- tuée au vignoble du Puech Avilier, entre la vigne de Pons Bérenguier et la vigne de Guillaume Colon, pour le prix de 20 sous melgoirés ; —et au mesme acte le dit Guillaume Ébrard baille, en eschange de ladite vigne, audit Jean Racon, une siène vigne située au mesme vi- gnoble, près du plantier du dit Racon tenu d'Aymeric et d'un chemin, à laquelle vigne le dit Guillaume Ébrard retient une obole d'usage. 219. — Fol. 87 v°. Art. 219. Engagement fait, en 1134, par Hugues de Boissières, pour 300 sous mel- goirés, à Guillaume Ébrard, de certains preds à Raffe- gan. 220. — Fol. 88. Art. 220. Autre engagement fait, en 1135, par Pierre de Puéchabon, pour 150 sous mel- goirés, à Guillaume Ébrard, d'une terre au terroir de Pru- net. 221. — Fol. 88. Art. 221. Vente faite, au mois de ORIAL DES NOBLES 33 janvier 1135, par Pierre de Puéchabon, en aleud, à Guil- laume Ébrard, du droit qu'il a au mas de Pons Benoit de Prunet, située au terroir de Prunet, lequel droit est la moitié du dit mas, consistant en terres, vignes, quart, usages, albergues ; — faisant la dite vente pour le prix de 340 sous melgoirés. 222. — Fol. 88. Art. 222. Donation faite, en 1136, par Guillaume Ébrard, à Bernard de Londres, d'une carterée vigne, située à Audisanegues, près de la vigne de Pons d'Ariens, moyennant 2 sous melgoirés d'accapte et une mostarenque de vin d'usage à noé. 223. — Fol. 88 v. Art. 223. Transaction faite, au mois, de décembre 1136, entre Guillaume Ramond et Bernard Ébrard frères, pour raison du quart des vignes et une terre, tenues par Pons Revel et les enfants de Pons Rigal et Pierre Bedos, de Guillaume de Monpelier, — confrontant [les dites vignes] le chemin allant aux vaisseaux ou vases des morts (ad vasa mortuorum), autre chemin allant à la Blancarié, un lieu appelé Croyra, et les vignes de Dieudoné de Salzet, — et la terre confronte le plantier de Bernard Pierre et le plantier de Pierre Bedos, — contenant ladite transaction que les enfans de Pons Rigal et de Pierre Bedos et Pons Revel payeront l'albergue annuelle de 4 chevaliers, avec 3 émines orge mercadal et le disner au lendemain audit Guillaume Ébrard et à ses frères, à la place dudit quart, en sorte que les enfans du dit Pons Rigaud et de Pierre Bedos fairont toute l'albergue un an et Pons Revel faira la dite albergue un autre an. 224. — Fol. 88. Art. 224. Testament fait par Pierre Guillaume Ébrard, dans lequel il énonce de ses biens le mas de Pierre Pons, l'usage de 30 sous et 3 deniers à Monpellier, les moulins de Châteauneuf, le fief tenu par les enfans de Ramond de la Fon, le fief que le testateur tient de Pierre d'Obilion, la caslanie d'Omelas, le fief qu'il a d'Hugues de Sobers, et le fief que Brémond d'Omelas tient dudit testateur [et] pour lequel il lui fait homage, le fief que ledit testateur tient du comte, l'usage du moulin de Ferran, l'albergue de Pons Hugon et autres biens, qu'il divise entre ses enfans. Le dit testament est sans date. VILLE DE MONTPELLIER. — TOME III.
  • 48. 34 ARCHIVES DE LA VILLE DE MONTPELLIER 225. — Fol..89. Art. 223. Engagement fait, en 1128, par . Pierre de Puéchabon, pour 270 sous melgoirés, à Guillaume Ébrard, de la moitié du quart du mas de Prunet, teneu par Pons Benoit, et de l'albergue de 4 chevaliers et le disner et 2 sestiers d'orge et d'un pourceau de 12 deniers. 226. — Fol. 89. Art. 226. Autre engagement, sans date, par Eldiarde, veuve de Pierre Guillaume Batisat, pour 230 sous, à Estiène Barsalone, orgier, de partie du jardin qui a esté dudit Batisat, confrontant jardin d'Aymeric Taillador, jardin de Pierre Guillaume, de la cour et la terre qui est de Brunon Mazot. 227. —Fol. 89 v°. Art. 227. Sommaire de la rémis- sion faite par Pons Galtier à Pierre Guillaume, du fief du dit Galtier, qu'il a eu de Guillaume Ébrard. 228. — Fol. 89 v°. Art. 228. Engagement, sans date, fait par Guillaume de Limotgas, pour 20 sous melgoirés, à Pierre Guers, de 2 sous 6 deniers de censive sur la maison de Pons Macé, Constantin Borbon et la femme d'Arnaud Pescaire. . 229. — Fol. 89 V. Art. 229. Autre engagement, sans date, fait par Ramond Hugon, du Pouget, pour 7 sous melgoirés, à Pierre Crespin et Pierre Vellot, de l'albergue de 2 chevaliers et un sestier orge, que les dits Crespin et Velot font annuellement, audit Hugon. 230. — Fol. 89 v°. Art. 230. Autre engagement fait, en 1139, par Pierre de Puéchabon pour 100 sous mel- goirés, à Guillaume Ébrard, du domaine qu'il a, consistant en vignes, terres, albergues et usages, à la paroisse Saint- Martin-de-Prunet. 231. — Fol. 90. Art. 231. Autre engagement fait, en 1144, par Guillaume de Monpellier, avec le consen- tement de Guillaume et Bernard Ébrard, pour 200 sous melgoirés et pour dix muids de froment, à Bernard de Monredon, du bien que lesdits Ébrard avoient à la parroisse Saint-Séverin de Gairices, consistant en mas et usages. — Acte receu par Guillaume Bernard, notaire. 232. —Fol. 90. Art. 232. Autre engagement, de 1140, fait par Ramond Ëléasar du Pouget à Guillaume Bernard et Ramond Ébrard frères, pour 40 sous melgoirés, du fief tenu par le dit Éléasar des dits frères. 233. — Fol. 90. Art. 233. Donation faite, au mois de juillet 1144, par Guillaume, seigneur de Monpellier, filz d'Ermessende, à Guillaume et Bernard Ébrard frères, d'une maison à fief qui a esté de Pierre Mitasmols, confronte maison de Guillaume Girbal, maison qui a esté de Jean Peyssonier et chemin allant à la maison de Cabales ; — plus d'une sale, autre maison qui est devant la porte de l'église Saint-Fermin, jardin ayant esté d'Hugues de Caulet, une vigne ayant esté de Bernard Samuel,' près du fossé de Monpellier, un champ près du jardin de Brunon de Toulouse et près du chemin allant à Perveiranigues. —■ Acte receu par Durand, notaire. 234. — Fol. 90 v°. Art. 234. Autre donation faite, au mois d'aoust 1146, par Guillaume Ébrard à Guillaume de Monpellier, fils d'Ermessende, de tous ses aleuds et fiefs qu'il a à Monpellier et à la parroisse de Saint-Fermin, avec tous les usages, excepté les casaux qu'il a près du cimetière, — et ce qu'il a à Monpelliéret et à la parroisse Saint-Denis ; — plus de ce qu'il a à la parroisse Saint- Martin de Prunet et à la parroisse Saint-Ilaire de Sen- treyrargues, — plus le fief qu'il a à la parroisse Saint- Jean de Cocon et une terre allodiale à la parroisse Saint- André de Maurin, — plus ce qu'il a à la parroisse Saint- Séveri de Gairices, — se réservant que, s'il a aucun hé- ritier de légitime mariage, que le tout lui appartiendra. — Acte receu par Durand, notaire. 235. —Fol. 91. Art. 235. Autre donation faite, au mois de janvier 1171, par Guidon, filz de feu Guillaume de Monpellier, en fief honoraire, à Girbal, filz de Pierre Girbal, de tout ce qu'il a ou Guillaume Ébrard a eu sur une terre, confrontant de corine terre de Ramon Lo- baira, d'aquilon terre d'Estiène d'Orlac, de vent le che- min de Saint-Jacques, et sur plusieurs autres possessions y désignées ; — plus de la moitié de l'albergue de 4 che- valiers et un mouton de 2 sous un an, et l'autre an un pourceau de 12 deniers, que Pons Benoit paye, et 6 de- niers de censive. — Et ledit Girbal a délivré, pour les sus-
  • 49. V JOFFRE. — dites choses données, 200 sous melgoirés et payera an- nuellement 2 chevaliers d'albergue avec avoine et le dis- ner au lendemain. Et sur la fin du dit acte, Bourgognon, fils de la feu du- chesse Matilde, neveu dudit Guidon, loue et concède audit Girbal les susdites choses, au mois de février 1181. 236. —Fol. 91. Art. 236. Engagement fait, en 1171, par Guidon, filz de feu Guillaume, seigneur de Monpel- lier, pour M M D SOUS melgoirés, à Girbal, filz de feu Pierre Girbal, d'une condamine qui est à Novitals, con- frontant, etc. ; — plus de l'albergue de 60 chevaliers sur Frédol de Sustantion, dont sa portion est 20 cheva- liers, le mas de la Valète 10, Pierre Asmund 4, Novigens 6, Jocon 10, et Péret 10, — plus autre condamine à la dismerie de Cocon. 237. — Fol. 91 v°. Art. 237. Transaction faite, en 1193 au mois de février, entre Guillaume, seigneur de Monpellier, d'une part, et Pierre Estiène et Ermessende, sa femme, et Garcende, leur belle-mère, d'autre, conte- nant que le dit Pierre Estiène, Ermessens et Garcens cèdent audit Guillaume tout ce qu'ils avoient des biens de Guillaume Ëbrard et de ses frères, ensemble toutes les albergues et autres choses obligées à Guidon Guéné- jac par engagementpar Girbal. —Acte receu par Hugues Laurens, notaire. IX. — La Coutume de Montpellier, etc. 238. — Fol. 94 v°. Art.238. La costume des seigneurs de Monpellier est telle : — il n'y a qu'un seul seigneur de Monpellier ; — il fait son baille des plus sages et plus riches bourgeois de Monpellier, et avec le baille il esta- blitde prud'hommes et sages officiers en sa cour, — et [ceux-ci] promettent de ne rien prendre de personne par don et récompense ; — ilz jugeront suivant l'usage de la cour, et rendront justice tant au pauvre qu'au riche ; le seigneur ayme ses emphitéotes et ses vassaux et se réjouit de leurs prospérités, et ne s'oppose jamais à l'exécution des volontés testamentaires. 239. — Fol. 94 v°. Art. 239. Serment de fidélité et 35 de justice fait par le grand baille de Monpellier (major bajulus) à Guillaume, seigneur du dit Monpellier, du mois de septembre 1190, dans lequel estfait mention qu'il aura des assesseurs. 240. — Fol. 94 v°. Art. 240. Autre serment du se- cond baille, fait au dit Guillaume, seigneur de Monpellier, au mois de septembre 1190. 241. —Fol. 95. Art. 241. Autre serment de fidélité et de justice fait à Guillaume, seigneur de Monpellier, par le juge de la cour du dit Monpellier, au mois d'octo- bre 1190. 242. — Fol. 95. Art. 242. Confirmation faite, le 8 des ides d'avril 1201. par Guillaume, seigneur de Mon- pellier, de tous les actes et instrumens faits par R. Écri- vain, P. Augel, Pons Boga, G. Caiphas, Mc Durand, G. de Marcillan et P. de Valbelle. 243. — Fol. 95. Art. 243. Les costumes de Mon- pellier, qui sont : — un juif ne peut être baille à Mon- pellier; — il n'i a, en la cour du baille, ni légiste ni advocat ; — les faussaires sont punis ; — les usu- riers ne peuvent porter témoinage ; — si les discordes ne sont publiées, on n'en fait pas mention ; — les habitans de Monpellier peuvent vendre leurs biens, prendre le prix et s'en aller, s'ils veulent; — le père mariant sa fille et l'héréditant, elle ne peut après rien demander au bien de son père, — et si le père a plus d'un fils ou d'une fille, qui ne soit héréditée ou mariée, le père mourant intestat, ses biens retournent au fils et à la fille par égalles parts, — et si quelqu'une des filles mariées ou héréditées par le père' décède sans gadie (sine gadio) et héritiers, ses biens reviènent au filz et fille qui n'a pas été mariée ou héréditée, par égales parts, — et si le fils ou fille, qui n'a pas été mariée ou héréditée, mouroit sans enfans, tous les biens de l'un reviendroient à l'autre ou à son héritier, et si tous deux mouroient sans enfans, leurs biens reviendroient aux filles mariées ou à leur héritier, — toutefois chaque personne peut faire gadium de son droit ; — la mesme chose est entendeûe des biens de la mère ; — les héritiers ou filz des cautions ne sont pas tenus du cautionement LE MÉMORIAL DES NOBLES
  • 50. 36 ARCHIVES DE LA VILLE DE MONTPELLIER fait par la caution, après sa mort, qu'on n'aist fait clameur à la cour; — le droit de conseil d'une maison ou sol à Monpellier est le cinquième denier : comme si le vendeur a receu du prix 100 sous, l'acheteur donne au seigneur 25 sous, mais on relâche de beaucoup ; — le droit de conseil des engagemens est sixsolz; — le débiteur condamné paye la debte, et pour la justice, paye presque le quart de la debte. — Il y est parlé du larcin, de l'adultère et d'autres crimes aus dites costumes, où l'on peut avoir recours. La Leude de Montpellier 244. — Fol. 95 v°. Art. 244. Du droit des leudes sur toute sorte de gibier, chairs, peaux, filets, clouds et autres marchandises, icy obmis pour cause de brièveté. L'École de Médecine de Montpellier 245. — Fol. 96. Art. 245. Concession faite, au mois de janvier 1180, par Guillaume, seigneur de Monpellier, fils de la duchesse Matilde, aUx habitans de Monpellier, qu'il est licite à qui que ce soit de tenir escole pour enseigner la phisique. Fiefs et feudataires des Guilhems. — Albergues, censives et autres redevances. — Mas des environs de Mont- pellier. — Quartiers divers de la ville de Montpellier. 246. — Fol. 96 V Art. 246. Estât des fiévatiers du seigneur de Monpellier ; — Raymond Aymoin est le premier, et ensuite sont les autres en quantité, — et parce qu'il y a seulement les noms propres des personnes et non des fiefs, ilz sont icy obmis. 247. — Fol. 96 v°. Art. 247. Autre estât de certains fiévatiers, qui sont : L'hospital de Jérusalem, l'hospital de Robert, B. 0., B. de Rosier, Pierre Garin ont le fief de Brenguier Éme- ric; — Jean Rodier et autres ont le fief d'Arnaud de Figuières; — Jean Rodier a le fief de Pierre de Saint- Pons ; — P. de Jocon a le fief de Ramond Guillaume ; — A. de Vilar, Cavanac et Guiraud Marinier ont le fief de Pons de l'Isle. Les autres fiefs sont, sçavoir : le fief de Bernard Aimoin, le fief de Bernard Ramond d'Aubeterre, le fief de G. de Fabrègues, le fief de Pons de Pomayrolz et d'Amel de Cervian, le fief de Pierre de Fleix, le fief de Pons Maltos, le fief de Ramond Adémar, le fief de Ramond de Pomairolz, le fief d'Amel de Cervian, le fief de Bertrand de Saint- Gervais, le fief de Barbetorte, le fief de Gaucelin Merlet, le fief de Gaucelin de Mata, le fief de G. Dupuitz, le fief de Malcanète, le fief de Bertrand Mercier, le fief de Bernard Rostan, le fief de Pons Carbonel, le fief de Guiraud d'Omelas, le fief de P. de Sentreyrargues. 248. — Fol. 97. Art. 248. Autre estât des mas ou personnes qui font des albergues. Le mas de Pierre Samuel fait 10 chevaliers ; — le mas de Rogier Nègre fait 4 chevaliers ; — le mas de Gaimont, 10 chevaliers. Les noms des personnes, dont il y en a quantité, sont icy obmis, parce que, ne faisant des albergues que pour des fiefs et les fiefs changeant souvent de posses- seurs, on ne tire que fort peu d'instructions par les noms des possesseurs ; — que si on a besoin de les sçavoir, on pourra recourir au dit estât. 249. — Fol. 97. Art. 249. Autre estât des mas de Guillaume, seigneur de Montpellier, et combien ils font d'albergues, — et c'est du fief de la comtesse. Le mas de la Paillade fait 5 chevaliers ; — le mas de Malaribert, 4; — le mas de Valmallanegue, 2; — le mas del Lacas, 2; — le mas del Cremat, 1 ; — le mas de Voltes, 4; — le mas de Fraissinet, 4; — le mas del Ranc, 2; — le mas de Combaillols, 10; — le mas de Cairolet, 6 ; — le mas del Carrolz, 4, et son appennarie, 2 ; — le mas de Carbonières, 2; — le mas de Viars, 2; — les deux mas de Saint-Clémés, 5; — le mas de la Valète, 10. 250. — Fol. 97 v°. Art. 250. Autre estât des mas qui font albergue, du fief de la comtesse. Le mas de Péret donne albergue à Guillaume de Mon- pellier ; — le mas de Cocon donne 10 chevaliers ; — 4 mas de Novigens font albergue à G. de Monpellier; —
  • 51. JOFFRÈ. — LE MÉMORIAL DES NOBLES 37 2 mas de Palmassargues font 2 chevaliers ; — S mas de Biganergues (de Biganicis) font des albergues au dit G. de Monpellier;—4 mas de Figayroles font des alber- gues au mesme ; — le mas de Puechagut fait semblable- ment 4 chevaliers d'albergue ; — le mas de Gampmiller fait 1 chevalier; — le mas de Porcel de la Piscine, 2 che- valiers ; — le mâs de Pierre Ramond de Cellenove, 5 ; — le moine de Cellenove, 30. 251. — Fol. 97. Art. 251. Autre estât des mas et personnes qui font albergue. Le mas de Gardioles fait 7 sestiers orge ; — le mas de Carescauses, 5 sestiers; — le mas de Fan, 4 sestiers; — le mas de tance aigiïe, 3 sestiers ; — Matelongue, 3 émines ; — les habitans de Valfeneira, 4 sestiers; — Fontfrède, 12 sestiers, émine ; —le mas delà Roque, 7 sestiers, émine ; — Sustanlion, 7 sestiers, émine. Les noms des personnes sont icy obmis, par les mesmes raisons dictes cy-devant, voyés l'article 248. 252. — Fol. 98. Art. 252. Autre estât des mas. De Vol, 4 saumades de vendange pour la garde (per gardiam) ; — Livrun en fait 6 ; — Viars, 2 ; — Cairol, 2; — Cairolet, 3; — Lasteires, 3; — Combaillolz, 6 ; —■ Lance aiguë, 3; — Saint-Clémens, 2; — Laroque, 8; — Sustantion, 8 ; — Boutonet, 10 ; — Puech Agelager, 6 ; —■ Carescauses, 5; —Las Mates, 8; — Grabel, 10; — Fan, 5: _ Vilavids, 10. 253. — Fol. 98. Art. 253. Autre estât des censives delà Blancarié et des noms des emphitéotes, — les dits noms des emphitéotes estant icy obmis par les raisons énoncées cy-devant, article 248. 254. - Fol. 98 v°. Art. 254. Autre estât des censi- ves qu'on perceoit des Cordes (de censu qui redditur de Gordis), avec les noms des emphitéotes, icy obmis par les mesmes raisons rapportées cy-devant, article 248. 255. — Fol. 98 V. Art. 255. Autre estât des emphi- téotes et censives du Champ de Pomayrolz, les noms des dits emphitéotes icy obmis par les mesmes raisons rap- portées cy-devant, art. 248. 256. — Fol.98 v°. Art. 256. Autre estât des emphi- téotes et censives du Champ de Guillaume Ëbrard, les noms des dits emphitéotes icy obmis par les mesmes raisons rapportées cy-devant, article 248. 257. — Fol. 99. Art. 257. Autre estât des emphitéo- tes et censives de la Condemine de Guillaume de Mon- pellier, — le nom des dits emphitéotes icy obmis par les mesmes raisons énoncées cy-devant, art. 248. 258. — Fol. 99 v°. Art. 258. Autre rolle comme dessus. 259. •- Fol. 99 v°. Art. 259. Autre estât comme dessus. 260. — Fol. 99 v°. Art. 260. Engagement fait, en 1155, par Guillaume de Tortose et Ermessende, sa femme, pour 300 sous melgoirés, à Guillaume de l'Isle, des al- bergues de soixante chevaliers, — sçavoir 10 sur le mas de Combaillolz,—4 sur le mas de Pons de Fraissinet, — 3 sur le mas d'Estiène de las Mates, — 6 sur le mas de Cayrolet, — 4 sur le mas de Cayrol. —■ 4 sur le mas de Biars, —2 sur le mas de las Voûtas, — 2 sur le mas del Lécas, — 3 sur le mas de Valmanegue, — 4 sur le mas de Bonières, —■ 12 sur la ville del Péret, — 4 sur Pierre Astivens, — 1 sur Pierre de Jocon, — et 1 sur la nommée Cabanas. — Acte receu par Pons d'Aubeterre. 261. — Fol. 100. Art. 261. Autre engagement fait par Pons Fulco, pour 30 sous melgoirés, à Henri, de certaine censive. —■ Acte receu par Girbert. 262. — Fol. 100. Art. 262. Articles tirés du testa- ment de Guillaume de Monpellier, concernant certaines vignes qu'il a par engagement de certains habitans de Monpellier. 263. — Fol. 100. Art. 263. Estât de certains mas et de leurs albergues. Saint-Jean de Védas, sur la dominicature, 3 chevaliers ; — Combaillolz, 10 ; — Matas, 3 ; — Cairolet, 6 ; — Cai- rolz, 4 ; — Biar, 4; — le mas de Veirers, 3; — le mas del Lécas, 2;— le mas de Fraissinet, 4; — le mas de
  • 52. 38 ARCHIVES DE LA VILLE DE MONTPELLIER Valaribert, 4 ; — Puech Serer, 3 ; — le mas de Cairal Seira, 4 ; — le mas de Roca, 6 ; — la Valète, 10 ; — le mas de Bonières, ; — le mas de Voûtes, 2; — Val- mallanega, 5; — ...[le mas] de Rollanegues, [S]; — Sainte-Agnès, 10; — ayant obmis le nom des personnes qui font albergue, par les mesmes raisons cy-devant alléguées, article 248. 264. — Fol. 100. Art. 264. Autre estât des censives de Villeneuve et des emphitéotes d'icelles, — ayant icy obmis les noms des dits emphitéotes, par des raisons cy-devant alléguées, article 248. 265. — Fol. 100 v°. Art. 26S. Autre estât des cen- sives de la Blancarié, qui ont esté d'Auger de Naires, et des emphitéotes d'icelles, — ayant icy obmis les noms des dits emphitéotes, par les raisons susdites, article 248. 266. — Fol. 100 v°. Art. 266. Autre estât des censi- ves du Campnou et des emphitéotes d'icelles, — ayant icy obmis les noms des dits emphitéotes par les raisons que dessus, art. 248. 267. — Fol. 100 v°. Art. 267. Autre estât des censi- ves, comme dessus. . 268. — Fol. 101. Art. 268. Autre estât des censives, comme dessus. 269. — Fol. 101. Art. 269. Autre estât des censives, comme dessus. 270. — Fol. 101 v°. Art. 270. Autre estât des censi- ves, comme dessus. 271. — Fol. 101 v Art. 271. Autre estât des censi- ves comme dessus. 272. — Fol. 102. Art. 272. Autre estât des censives, comme dessus. 273. — Fol. 102. Art. 273. Autre estât des censives, comme dessus. La Leude de Montpellier 274. — Fol. 102 v°. Art. 274. Autre estât des droicts de leude à Monpellier sur les blanchiers, cuiratiers ou leurs marchandises, draps, fustaines, estamines, peaux, venaison, soye, bestiaux, fruits, poissons, jardina- ges, etc. Fiefs et feudataires des Guilhems. — Albergues, cen- sives et autres redevances. — Mas des environs de Montpellier. — Quartiers divers de la ville de Mont- pellier. 275. —Fol. 103. Art. 275. Estât des emphitéotes, censives et albergues de Guillaume, seigneur de Mon- pellier, — ayant obmis icy les noms des dits emphitéotes, pour les susdites raisons en l'article 248. 276. — Fol. 103 v°. Art. 276. Autre estât des mas qui font albergue à Guillaume, seigneur de Monpellier. Le mas de Cayrolet, 6 chevaliers ; — le mas d'Abiart, 6 ; — Las Mates, 6 ; — le mas de Fraissinet, 4 ; — le mas del Ranc, 2 ; — le mas de Masaner, 5 ; — le mas de Valmarlangas, 3 ; — le mas de Font-Frède, S ; — le mas del Lécat, 4; — le mas de Combes, 6; — le mas de Bo- nières, 6 ; — le mas de l'Olivier, 6; — le mas deFerran, 2 ; — le mas de Valaribert, 6 ; — le mas de Faves, 6; — l'apendarie, 2; — le ...[mas] de la Fosa, 6; — le mas de Pons Andrieu, de Juvignac, 4; — le mas del Frigou- lier, 6 ; — le mas de l'Olivier de Saint-Clémens, 6 ; — le mas de la Roca, 6; — le mas de Sungil, 4; — le mas de Ranc, 3 ; — le mas de la Valseira, de Saint-Clémens, 6 ; — le mas de Matepelozel, 3; — à Palmassargues, 6 (a Palmasanicis) ; — Novigens, 12 ; — le mas de Forques, 6 ; — Jocon, 12; — à Védas, 12 ; — le mas de Saint-Jo- rio, 4 ; — le mas de Rieucoulon, 6 ; — les apendaries de Puéchagu, 6 ; — le mas de Reguin, 6 ; — la bailie de Pé- retd'Arzat, 12;—la bailie de Morillan, 12;—la bailie de Lansargues, 12 ; — le mas de Lenfre de Javignac, 4 ; — la bailie de Sainte-Eulalie, 10 ; — la bailie de Neuge- len de Lates, 10; — le mas de Cerdas, 12; — le mas de la Valète, 12 ; — le mas de Cabanes, 6 ; — le mas de Vè- res, 6 ; — le mas de las Voltas, 4 ; — le mas del Pojet, 6 ;
  • 53. JOFFRE. — LE MES le mas de Berta de Juvigna, 6 ; — le mas de Camiler, 6; —le mas de Feschet de Val Rennes;—le mas de Sordilun, 6; — le mas del Cordel, 6; — ayant obmis de mettre icy les noms des vassaux qui font albergues, par les raisons alléguées cy-devant, article 248. 277. — Fol. 103 v». Art. 277. Autre rolle ou estât des mas qui font albergue à Guillaume, seigneur de Monpellier. Védas et Béjanegues, 40 chevaliers ; — Puéchagut, 4 ; — La Peissine,2; — Figairoles, 23 ; — La Paillade,2; — Laget, 4; — Valaribert, 6 ; — Bonières, 6 ; — Valmalane- gue, 6 ; — Cercles, 6 ; — Olivier, 6 ; — Poujet, 6 ; — Ma- tas, 3; — Veiriers, 6 ; — Lécas, 2 ; — Roiraux, 4; — Freyssinet, 6 ; — Cayrolz, 6 ; — Elzerias, 6 ; — Bejars, 4 ; — Rocamale, 2 ; — La Boissière, 6 ; —las condemines de Saint-Agnès, 10; — Romos, 5 ; — Font Béton, 6; — La Valsière, 6; — Puech Ferrar, 3 ; — Rodolaneges, 2; — Olivier, 3; — Fontfregia, 6 ; — La Valète, 10 ; — Jo- con, 20 ; — Combes, 3 ; — Puechmarin, 2; — Àugilage- rie, 4; — Novigens et Palmaçaneges, 16 ; — Celleneuve, .27. Les noms des personnes qui font albergue sont obmis icy parles raisons énoncées en l'article précédent 248. Nota. — Il a esté obmis de cotter un article 278. 279. — Fol. 104. Art. 279. Autre estât des mas et vassaux qui font albergue. Le mas de Puéchagut, 2 chevaliers ; — le mas d'Adalfre de Juvignac, 6 ; — le mas de Barta de Juvignac, 4; — le mas de Bonières, 6; — le mas de Valmalange, 6; — Cercles, 6; — le mas Olivelz, 6; — le mas de Pojet, 6; — le mas de Mates, 3; — le mas de Vivers, 6; — Fraissi- net, 4; — le mas à Cayrol, 6; — le mas Elséar, 6; — le mas de Vias, 4 ; — Rocamala, 2; — La Boissière, 6 ; — las condamines de Saint-Agnès, 10; — le mas de Roinos, 5 ; — le mas de Font Béton", 6 ; — le mas de Vassera, 6; — Puech Ferrers, 3; — Roolanguers, 2; — Fontgrège, 6 ; — La Valète, 10 ; — le mas de Cabanes, 6 ; — le mas de Combes, 3 ; — le mas de Puimarin, 2 ; — le mas d'Argelagère, 4 ; — le mas de Guillaume Aldeger de Novigens, 6. Les noms des personnes qui font albergue sont icy IRIAL DES NOBLES 39 obmis, par les raisons rapportées à l'article précédant 248. 280. — Fol. 104. Art. 280. Autre estât des vassaux et leurs albergues, — icy obmis par les mesmes raisons du dit article 248. 281. — Fol. 104 v°. Art. 281. Autre estât des censives du Camp Agret du Peyrou et des personnes qui les doivent, — dont les noms sont icy obmis par les mesmes raisons du dit article 248. 282. — Fol. 104 v°. Art. 282. Autre estât des cen- sives du Camp de Brunon de Silvestre et des personnes qui les doivent, — dont les noms sont icy obmis par les raisons du dit article 248. 283. — Fol. 105. Art. 283. Autre estât des censives de la Cuiraterie vieille et des personnes qui les doivent, — dont les noms sont icy obmis par les mesmes raisons énoncées dans l'article précédant 248. 284. — Fol. 105. Art. 284. Autre estât des censives de la Condamine et des personnes qui les doivent, — dont les noms sont icy obmis par les raisons raportées dans l'article précédant 248. 285. — Fol. 106 v°. Art. 285. Autre estât des cen- sives de la rue Francigène et des personnes qui les doivent, — dont les noms sont icy obmis par les raisons raportées cy-devant, article 248. 286. — Fol. 107. Art. 286. Autre estât des censives des habitans de Monpellier, de l'an 1201, — dont les noms sont icy obmis par les raisons raportées cy-devant, article 248. 287. — Fol. 107. Art. 287. Autre estât des censives de la rue des Cordes, de la rue de la Blancarié et de Bernard Lambert, qui en prend la moitié ; — ayant icy obmis les noms des emphitéotes, par les raisons raportées cy-devant, article 248. 288. — Fol. 108. Art. 288. Autre estât des censives
  • 54. 40 ARCHIVES DE LA VILLE DE MONTPELLIER de la Condemine, — ayant icy obmis les noms des emphitéotes, par les raisons raportées cy-devant, arti- cle 248. 289. — Fol. 109. Art. 289. Autre estât des censives du Camp de Brun Silvestre, — ayant icy obmis les noms des emphitéotes, par les raisons raportées cy-devant, article 248. 290. — Fol. 110. Art. 290. Autre estât des censives de la Cuiraterie vieille et de Pierre de Conchis, qui en prend la moitié, — ayant obmis icy les noms des emphitéotes, par les raisons rapportées cy-devant, art. 248. 291. — Fol. 110. Art. 291. Autre estât des censives de la rue du Champ de Pons de Pomairolz, dont le dit Pons en prend la moitié, — ayant obmis icy les noms des emphitéotes par les raisons rapportées cy-devant, [art.] 248. 292. — Fol. 110. Art. 292. Autre estât des censives du Champ de Guillaume Ëbrard, — ayant icy obmis les noms des emphitéotes, par les raisons cy-devant rap- portées, art. 248. 293. — Fol. 110 v0.- Art. 293. Autre estât des censi- ves du Champ Agret de Pretorio, — ayant obmis icy les emphitéotes, par les raisons alléguées cy-devant art. 248. 294. —Fol. 111. Art. 294. Autre estât des censives, — ayant obmis icy les noms des emphitéotes, par les raisons que dessus, art. 248. 295. — Fol. 111. Art. 295. Autre estât des censives de la rue Francisque, — ayant obmis icy les emphitéo- tes, par les susdites raisons, art. 248. 296. — Fol. 111 v°. Art. 296. Autre esta des censi- ves du Préteur, —ayant obmis icy les emphitéotes, par les raisons susdites, art. 248. 297. — Fol. 111 v°. Art. 297. Autre estât des censi- ves de l'eschange de Guiraud Atbran, — ayant obmis icy les emphitéotes parles raisons susdites, art. 248. 298. — Fol. 111 v°. Art. 298. Autre estât des censi- ves de l'eschange de Ramond Lambert, — ayant obmis icy les emphitéotes, parles susdites raisons, art. 248. 299. — Fol. 112. Art. 299. Autre estât des mas te- nus à fief, par les habitans de Cornille, de Guillaume, seigneur de Montpellier, et d'Ermenarde, sa femme. Un mas en la parroisse Saint-André de Abolargues, ayant esté de Bertrand d'Abolargues ; — les mas de Rocha Aimera, de Bochet, d'Adilan, de Saint-Gervais, de la Costa, un jardin à Popian, au champ au Plan Grand, autre champ à las Plantades. — Les noms de quelques possesseurs sont icy obmis. 300. — Fol. 112. Art. 300. Autre estât des mas qui font albergue à Guillaume, seigneur de Monpellier. Le mas de Brenguier du Val partage avec le mas de Cellas, fait 6 chevaliers d'albergue, un pourceau, un mouton, spatule et 6 deniers d'oubliés, de l'usage du- quel mas de Celles Guillaume de Monpellier en a la troi- sième partie, Le mas de Pierre Révélât fait 10 chevaliers, un pour- ceau, un mouton, un aigneau, spatule, et pour oublies 6 deniers. Le mas de Bernard Félix fait 6 chevaliers, un pour- ceau, un mouton, spatule et pour oublies 6 deniers. Le mas de Pons d'Ozon : 6 chevaliers, un pourceau, un mouton, spatule, et pour oublies 6 deniers. Pour une maison à Sévérac, 2 chevaliers. Le mas d'Olivier : 6 chevaliers, 1 pourceau, 1 mouton, et pour oublies 6 deniers. Le mas de Pons Ricard de Celles : 4 deniers, un pour- ceau, un mouton. Le mas de Guillaume Ricard de Celles : 4 chevaliers, 1 pourceau, 12 deniers et 1 varan. Le mas de Pierre Ayfre de Cavaillan : 4 chevaliers, 1 pourceau et 1 mouton. Folcrand de la Roque, pour des terres au terroir de Cavaillan : 4 deniers. Le mas de Pierre Frédal de Muro Vetulo: 6 chevaliers, 2 pourceaux, 1 mouton, 1 aigneau et 1 vassieu.
  • 55. .I0FFRE. — LK MÉMORIAL DES NOBLES Le mas de Bernard de Latour et de Pierre Ariman : idem. Le jnas de Jérémie de Costerauste : 6 chevaliers, un pourceau, 1 vassieu, et 1 aigneau. Le mas de Pons Estienne de Sestairanargues : idem. Le mas de la Grefalèdé : 4 chevaliers, 1 pourceau, 1 mouton, 1 aigneau, 1 spatule, 1 poulet en carnaval, 1 pain à noë et 2 chapons (gallones). Le mas d'Ermenbald de la Taillade : idem. Le mas de Pons Galtier de Combe Laposa : idem Le mas de Salbat de la Rocire : 1 pourceau, 1 aigneau, 1 poulet, 1 pain et 2 chapons. Le mas de Pierre Galtier ou Gallier de la Croix : 4 che- valiers, 1 pourceau, 1 mouton, 1 aigneau, spatule, 1 pou- let, 1 pain et 2 chapons. L'appennarie de la Serre : 1 aigneau, 1 poule, 1 pain et 2 chapons. L'appennarie de Pierre Ruffi de la Frayssinède : 1 ai- gneau, poule et pain. L'appennarie de Luneis de Torbruguer : 1 aigneau, 1 poule, 1 pain et 2 chapons. L'appennarie de Pierre Durand del Serrareis : 1 pour- ceau de 8 deniers, aigneau, poule, pain et 2 chapons. L'appennarie de Bernard Guidon del Serrareis : 1 pour- ceau de 8 deniers, 1 aigneau, 1 sestier orge, 1 poule, 1 pain et 2 chapons. L'appennarie de Pierre de Cerclières : un aigneau, 1 poule, 1 pain et 2 chapons. Le mas de Pierre de la Coste : 4 chevaliers, 1 pourceau, 1 mouton, 1 aigneau, spatule, 1 poule, 1 pain êt 2 cha- pons. L'appennarie de Lautard de la Coste : 1 pourceau de 12 deniers, t vassieu, 1 aigneau, 1 poule et t pain. Le mas de Géraud Spade de Pus Cavalier : 4 chevaliers, 1 pourceau, 1 mouton, 1 aigneau, spatule, 1 poule, 1 pain et 2 chapons. Pierre Benoit, pour des vignes à la Fraissinède : -2 deniers, 1 pourceau, 1 mouton. Le mas de Galtier de las Bosigas : 6 chevaliers, 1 pourceau, 1 mouton, 1 vassieu, 2 aigneaux, spatule, 1 poule, 1 pain ét 2 chapons. Le mas de Géraud del Roure : 4 chevaliers, 1 pourceau, 1 mouton, 1 aigneau, spatule, 1 poule, 1 pain et 2 chapons. il Le mas d'Estiène de Landela : 6 chevaliers, 2 poules, 2 pains, 4 chapons et 3 sestiers vin. Le mas de Pons Guidon de Landela : 3 deniers, 1 poule, 1 pain, 2 chapons et 2 sestiers vin. Pierre Bernard de S'-Amans, pour une maison à Bonna- negues (pro mansione) et pour une semodiate de vignes au vignoble de Plan Major : 4 chevaliers. Le mas de Géraud Bérenguier de Plan Major: 6 che- valiers, 1 pourceau, 1 mouton, 1 aigneau. , Le mas de Plan Major : 6 chevaliers, 1 pourceau, 1 mouton et 1 aigneau. Le mas de Pons Martes de Abonnanegues : 6 chevaliers, 1 pourceau, 1 mouton, 1 aigneau, spatule, 1 poule, 1 pain, avoine et fouasse.' L'appennarie d'André Maynard d'Abbonnanegues : 2 chevaliers, 1 aigneau, 1 sestier orge, 1 poule, pain et 1 chappon. L'appennarie de,Pierre Durand : 2 chevaliers, 1 ai- gneau, 1 sestier orge, 1 poule, 1 pain et 1 chappon. L'appennarie de Géraud Durand : 2 chevaliers, 1 ai- gneau, 1 sestier orge, 1 poule, pain et 1 chapon. L'appennarie de Marcelin: idem. L'appennarie de Pons Hugon : idem. L'appennarie de Pierre Pons de Pérar : idem. L'appennarie de Marie et Ponce de Colombar : idem. L'appennarie de Pons Martet d'Agudan : idem. Le mas de Pons de la Coste : 6 deniers, 1 pourceau, 1 mouton, 2 aigneaux, 2 sestiers orge, 2 sestiers vin, 1 poule, pain, oye, fouasse et fromage. Guibertde Adelan, pour une maison à Saint-Paragoire : 2 chevaliers. Le mas de Pons Calvin de Saint-Paragoire : 6 cheva- liers, 1 pourceau, 1 aigneau, 1 oye et 1 sestier vin. Le mas de Ramond de Latour : 6 chevaliers, 1 pour- ceau, 1 aigneau, 1 oye et 1 sestier vin. Le mas de Caissanegues : idem. L'appennarie de Pons Arnulfe de Saint-Paragoire : 3 chevaliers, 1 pourceau de 8 deniers, 1 oye et i sestier vin. Gaucelin Raynés, de Saint-Paragoire, — pour un pré et pour une terre [qu'il tient] de Guillaume de Monpel- lier : 6 chevaliers, — et pour [le] molnaren de Rieutord, donne t aigneau. VILLE DE MONTPELLIER. — TOME III. G
  • 56. i2 ARCHIVES DE LA VIL La dominique ou dominicature de Saint-Paragoire, pour un jardin : 1 sestier vin. Pour le pred de Saint-Paragoire, tenu par les nommés Arnulfe, Pons et Réginard : 4 chevaliers. Pour des maisons de Constantin, prestre à Saint- Paragoire : 8 deniers. Pons Géraud de la Roque Aimera, pour sa maison à Saint-Paragoire : 8 deniers. Pons Deusdé, pour une maison à Saint-Paragoire : 6 deniers. Le mas de Géraud de Cent : (1 chevaliers, 1 porceau, 1 mouton tondu, et 1 aigneau. André Quintinens, pour partie d'un mas : 3 chevaliers, 1 pourceau de 8 deniers, 1 aigneau et 1 vassieu tondu. Pour Benoit de Campbalciis, pour partie d'un mas : 3 chevaliers et 1 aigneau. Pons Estiène de Prunet, pour le mas du Puits : 4 chevaliers. Pons et Guillaume Gaucelin frères, pour un mas à Prunet : 4 chevaliers. Le mas de Pons Lautard de Caucalières : 4 chevaliers. L'appennarie des enfans de Pierre Amalric : 2 cheva- liers. L'appennarie de Pons Bernard : 2 chevaliers. Le mas de Pierre Bisbe de Sainte-Marie-la-Belle : 6 chevaliers. Le mas de Guillaume Clarens : 6 chevaliers. Le mas de Pons Âlbaric de Calviniac : 6 chevaliers. Le mas de Pons Hugon de Cellenove : 6 chevaliers. Le mas de Sapplicie : 6 chevaliers. Le mas dels Gorgs : 6 chevaliers. De tous les mas partagés d'Ortraimont, il s'en tire d2 sous de censive, et de cette censive Guillaume de Montpellier en a la moitié, et les moines d'Aniane, l'autre. Pons Hugon de Traimont : 1 émine orge. — Pierre Lautard : idem. — Breci de la Roqua : idem. — Geniès : idem. — Pons Blanc : idem. — André Quentinens : idem. — Géraud de Centun : 1 sestier orge. — Pons Benoit de Campbalens : 1 émine orge. 301. — Fol. 113. Art. 301. Autre estât des alber- gues des mas el censives deues à Guillaume, seigneur de Monpellier. L,E DE MONTPELLIER Le mas de Busanegues albergue 1 pourceau et 1 vas- sieu. Le mas de la Garigue : 1 pourceau, 1 mouton el 1 aigneau. Le mas de la Blaquière : idem. Le mas d'Estiène Vétule : 1 pourceau et 1 vassieu. Le mas de Sestairanegues : 1 pourceau, 1 mouton el 1 aigneau. Le mas de Costarausta : idem. Le mas de Zorra : 2 pourceaux, 1 mouton, 1 vassieu et 1 aigneau. Le mas de Castel de Muro Vetulo : idem. Le mas de la Grefalète : 1 pourceau, 1 mouton et 1 aigneau. Le mas de la Talade : idem. Le mas de Comba laposa : idem et encore 2 pourceaux. 1 mouton, 1 vassieu et 2 aigneaux. Le mas de Bodigas : 1 pourceau, 1 mouton, 1 vassieu et 2 aigneaux: L'appennarie de Martin de Bodigas : 1 pourceau et 1 aigneau. Le mas de Pons Tetbal : 1 pourceau, 1 mouton et 1 aigneau. Le mas de Puech Cavalier : idem. L'appennarie de Pons Vidon: 1 pourceau et 1 agneau. Le mas de la Coste : 1 pourceau, 1 mouton et d agneau. Le mas de la Croix : 2 pourceaux; 1 mouton, 1 vassieu et 2 aigneaux. Le mas de Bretoin : 1 pourceau, 1 mouton et 1 ai- gneau. Le mas de Dieu d'Autard : idem. L'appennarie de Pons Guibald : 1 aigneau. L'appennarie de la Font Pupianes : 1 aigneau. L'appennarie de La Blanque : 1 aigneau. Le mas de Centun : 1 pourceau, 1 mouton et 1 ai- gneau. Le mas de Pierre Guintenar : 1 porceau, 1 vassieu et 1 aigneau. Le mas de Heldebert : 1 pourceau, 1 mouton et 1 ai- gneau. Estant icy obmis les noms des personnes, par les rai- sons rapportées cy-devant, art. 248.
  • 57. J'OFFRE. — LE MÉMORIAL DES NOBLES 302. — Fol. 113. Art. 302. Autre estât des censives et albergues des mas. La Taillade albergue 4 chevaliers, 1 pourceau, 1 mou- ton, 1 aigneau, spatule, 2 galluns, 1 poule, 1 pain. La Rovière : 1 pourceau, 1 aigneau, 2 chapons, 1 poule et 1 pain. Le mas de la Croix : 4 chevaliers, 1 pourceau, 1 mou- Ion. L'apendarie de Serrechef : 1 aigneau, 2 chapons, 1 poule et 1 pain. L'apendarie de la Frayssinète : 1 aigneau, 2 chapons et 1 poule. L'apendarie de Chabanela : 1 pourceau, 1 aigneau, 2 chapons, 1 poule et 1 pain. L'apendarie de Cabanela : idem. L'apendarie de Montait : 1 aigneau, 2 chapons, 1 poule et 1 pain. L'apendarie de Benoit Garta : idem. L'apendarie du Cros : 1 pourceau, 1 aigneau, 2 cha- pons, 1 poule et 1 pain. L'apendarie del Poujol : 1 aigneau, 2 chapons, 1 poule et 1 pain. L'apendarie de Bozigas : 1 pourceau, 1 aigneau, 2 cha- pons, 1 poule et 1 pain. L'apendarie d'al Pont : 3 chevaliers. A Costerausta : 6 chevaliers, 1 pourceau, 1 vassieu et 1 aigneau. La Perrière : 2 chevaliers. La Muta : 10 chevaliers pour le bailage. Sarcares : 12 chevaliers pour le bailage. A Saint-Baudil : 2 chevaliers, 2 sestiers vin, 2 chapons, 1 poule et 1 pain. Sainct-Amans des Mourgues : 12 chevaliers, 1 servi- teur pour le baillage. L'apendarie del Perel : 2 chevaliers, 1 aigneau, 1 chap- pon, une poule, 1 pain, 1 sestier avoine censuelle. L'apendarie de Dunenca : idem. L'apendarie de Pons Jean : idem. L'apendarie de Careira : idem. L'apendarie de Pierre Vital : idem. L'apendarie d'Agudon : idem. Chaque mas de Saint-Paragoire et de Milcian : 6 de- niers d'oubliés, 3 bouviers, un faucheur et un homme pour jetter le blé au vent ; Las pendaries : 3 deniers d'oubliés, un faucheur, 1 homme pour jeter les grains auvent et! bouvier. La Fosse Blanche : 6 chevaliers. Le Fan: 6 chevaliers. Carescauses : 4 chevaliers. Ayant obmis les noms des personnes, par les raisons cy-devant énoncées, article 248. 303. — Fol. 114 v°. Art. 303. Autre rolle des censi- ves du mas de .... [CampJ Millier, deues à Guillaume, seigneur de Monpellier. Il n'y a point d'article 304. Lattes, la Palus, etc. 305. — Fol. 115. Art, 305. Autre estât des censives de Guillaume, seigneur de Monpellier, en orge, au châ- teau de Lates, —ayant obmis icy les noms des emphi- téotes et leurs cotités, par les raisons cy-devant dictes, article 248. 306. — Fol. 115 v Art. 306. Constitution de dot faite en 1197, par Ermenars de Bolousanegues, à Guil- laumète, sa fille, et à Ramond de l'Irle, son fiancé, de ce que la dite Ermenarde possède, avec son mary Guil- laume de Saint-Michel, depuis la rivière de Bérange jus- ques à la rivière de la Mausson, et le droict qu'ilz ont sur le fief tenu d'eux par Bertrand de Sainct-Fermin et Bertrand de Montmiran, avec certaines possessions ru- rales, y désignées, et l'usage et seigneurie sur une mai- sonde Jean Salin, etc. — Acte receu par Bernard Calca- del, notaire. 307. — Fol. 115 [v°]. Art. 307. Vente faite, au mois d'avril 1202, par Guillaumète, fille de Guillaume de Saint- Michel et d'Ermenarde, et Ramond de l'Isle, mari de la diteGuillaumette, à Guillaume, seigneur de Montpellier, filz de Matilde, de l'albergue de 2 chevaliers et de la troi- sième partie d'un chevalier, seigneurie, conseil et lods et tout ce qu'ilz ont sur un domaine de Bertrand de
  • 58. 44 ARCHIVES DE LA VILLE DE MONTPELLIER Montmirat, situé au terroir de La Palus, confrontant, etc., pour le prix de 130 sous melgoirés comptés réelle- ment. —Acte receu par Guillaume Ramond, notaire. 308. — Fol. 116. Art. 308. Autre vente faite, au mois de septembre 1200. par Pierre d'Arsas, en franc aleud, à Guillaume, seigneur de Montpellier, de patus, paluds et hermes du dit vendeur, depuis la fontaine de Cocon jusques à l'estang et depuis les preds de Fabrègues jusques à Maurin, et particulièrement des hermes du dit vendeur, situés à la Moutouse, et depuis les rompudes du dit vendeur jusques à l'estang, excepté ce qui est de labourable, — pour le prix de 300 sous melgoirés rééle- ment payé. — Acte receu par Guillaume Ramond, no- taire. X. — Castelnau-le-Lez 309. — Fol. 118. Art. 309. Donation faite, au mois d'avril 1132, par Hugues de Castelnou, à Guillaume de Monpellier, filz d'Ermessende, d'une maison à Castel- nou, sous la tour du dit château, avec un espace près d'icelle ; — plus autre maison, située à costé de ladite tour vers l'oriant, confrontant de pied avec maison de Dalmas de Castelnou. 310. — Fol. 118. Art. 310. Transaction passée, au mois de juin 1138, entre Guillaume, seigneur de Mon- pellier, et Ramond Guillaume, seigneur de Castelnou, — portant que ledit Ramond Guillaume cède audit Guil- laume, seigneur de Montpellier, filz d'Ermessende, le droit qu'il a à la maison de Castelnou (in toto stare de Castelnou), située au-dessus de la porte du château, — et ledit Guillaume, seigneur de Monpellier, donne au dit Ramond à fief une maison située à Châteauneuf, ayant este de Ramond de Clapiers, joignant la muraille dudit lieu ; — plus autre maison à Monpellier, ayant esté de Guillaume Guitbert, au-devant la maison de Lambert Capelan, confrontant la maison de Gaubert Bourbon et la maison d'Estiène Paders. 311. Fol. 118. Art. 311. Rémission faite, par Ramond del Toron et sa femme Garcende, à Guillaume de Monpellier, de deux moulins de Novitalz sous même toit, que ledit Ramond tenoit à fief du dit Guillaume, sur la rivière du Lez, — pour laquelle rémission le dit Guil- laume a payé 70 sous melgoirés. 312. — Fol.118 v°. Art. 312. Donnation faite, au mois de may 1171, par Guidon, filz de feu Guillaume, seigneur de Monpellier, à Frédol de Sustantion et Guilhaumette, sa sœur, et à Bertrand de Saint-Dréséri, son mari, et h Guillaume de Sustantion et à Ramond, son neveu, — d'un fief situé à la parroisse de Saint-Félis du dit Sustan- tion, au terroir de Saint-Martin et du Crès, consistant en champs, vignes, usages, moulins, garrigues, eaux, patus et terres cultes et incultes, — moyenant 200 sous mel- goirés payés réélement, avec l'albergue annuelle de 10 chevaliers. XI. — Centrayrargues 313. — Fol. 119. Art. 313. Serment de fidélité fait par Pierre... [de] Sentrayrargues, fils de Guillaumète, à Guillaume, seigneur de Monpellier, filz de Sibille, pour raison de la ville du dit Sentreyrargues. 314. — Fol. 119. Art. 314. Donation faite, au mois d'avril 1168, par Pierre de Sentreyrargues, filz de feu Guillaume, à Guillaume, seigneur de Monpellier, filz de Sibillie, de ce qu'il a aux valons (infra valla) de Sen- treyrargues, plus des moulins qu'il a sur la rivière du Lez ; — et ledit Guillaume, seigneur dudit Monpellier. ayant accepté ladite donation, remet les susdites choses à fief et sous l'homage audit Pierre de Sentreyrargues. — Acte reçu par Fulco, secrétaire dudit Guillaume, seigneur dudit Montpellier. 315. — Fol. 119 v°. Art. 315. Vente faite, au mois de janvier 1147, par Brenguier de Prunet, en franc aleud. ...[à] Guillaume, seigneur de Monpellier, filz d'Erme- cende, de la seigneurie et censive de Sentreyrargues et certaines possessions, moyenant 40 sous melgoirés. — Acte receu par Durand, notaire.
  • 59. .I0FFRE. — LE MÉMORIAL DES NOBLES i5 XII. — La Valsière 316. — Fol. 120. Art. 316. Serment de fidélité fait, en 1196 au mois de juin, par Roslan d'Arsas et autres chevaliers, à Guillaume, seigneur de Montpellier, pour raison du lieu ou forteresse de la Vausière. —Acte receu par Jean Escrivain. XIII. — Montferrier 317. — Fol. 121. Art. 317. Autre serment de fidélité fait, en 1111, par Bermond, filz de Garcens, et Guillaume, filz dudit Bermond, à Guillaume, seigneur de Monpellier, filz d'Ermenarde, pour raison du château de Montferrier. 318. — Fol. 121 v°. Art. 318. Autre serment de fidé- lité fait, en 1111, par Guillaume, filz d'Aldiard, et Ramond, filz dudit Guillaume, à Guillaume, seigneur de Monpellier, pour raison du château de Montferrier. 319. — Fol. 121 v°. Art. 319. Autre serment de fidé- lité fait, en 1111, par Pierre, filz de Brunens, à Guil- laume, seigneur de Monpellier, filz d'Ermenarde, pour raison du château de Montferrier. 320. — Fol. 121 v°. Art. 320. Autre serment fait par Pons, fils de Rengarde, à Guillaume, seigneur de Montpellier, fils d'Ermessens, pour raison [du château] de Montferrier. 321. — Fol. 122. Art. 321. Autre serment fait, le 6 des ides de juillet 1124, par Pierre, fils de Brunecende, à Guillaume, seigneur de Montpellier, pour raison du châ- teau de Montferrier. 322. — Fol. 122. Art. 322. Autre serment fait, le 4 des ides de juillet 1124, par Guillaume, fils de Guidenelz, à Guillaume, seigneur de Monpellier, filz d'Ermessens, pour raison du château de Montferrier. 323. — Fol. 122. Art. 323. Autre serment de fidé- lilé fait, le 5 des ides de juillet 1124, par Bamond Ar- bes, fils d'Aldiars, à Guillaume, seigneur de Montpellier, filz d'Ermessende, pour raison du dit château de Mont- ferrier. 324. -- Fol. 122 v°. Art. 324. Conventions faites en- tre les conseigneurs de Montferrier, pour raison de la closture du dit lieu, sçavoir par Pierre Guillaume, Ra- mond Arbert, Pierre Pons, Hugues de Montferrier, Guillaume de Montferrier et Bernard Brenguier, qui sont conseigneurs égaux au dit Montferrier, chacun desquelz doit fermer et édiffier sa portion de la tour et des mu- railles du dit château, et cela doit estre fait à Sainct- Michel prochain ; — que s'il n'est pas fait, Pierre Guil- laume a pour entier ostage (plenitum ostaticum) pour sa portion, avec 2 chevaliers, qui sont Ramond d'Arbas et Puech de Puechabon, qui se metront sous la puissance de Guillaume de Monpellier ;—pareillement Ramond Arbert, poursa portion, baille pour ostage 2 chevaliers, qui sont Bernard Ramond et Ramond Folchier, par la mesme convention, — de mesme que Pierre Pons, au- tres 2 chevaliers, sçavoir Guillaume Ramond et Pierre Delanort, — ensemble Hugues de Montferrier, un che- valier qui est Pierre de Sorreguières, — et Guillaume de Montferrier, autre chevalier, sçavoir Pons Brenguier, — et enfin Bernard Brenguier a autre chevalier, nommé Géraud d'Omelas. 325. — Fol. 122 v°. Art. 325. Serment de fidélité fait, en 1140, par Bertrand de Saint-Gervais à Guillaume, sei- gneur de Monpellier, filz d'Ermessende, pour raison du château de Montferrier. 326. — Fol. 122 v°. Art. 326. Autre serment de fidé- lité fait, au 2 des ides de février 1124, par Pierre de Saint-Vincens, lilz de Florence, à Guillaume, seigneur de Montpellier, filz d'Ermessens, pour raison dudit châ- teau de Montferrier. 327. — Fol. 123. Art. 327. Autre serment de fidé- lité fait, en 1111, par Pierre Pons, filz de Rangars, à Guillaume, seigneur de Montpellier, filz d'Ermenjars, pour raison du château de Montferrier. 328. ^-Fol. 123. Art. 328. Autre serment de fidé- lité fait par Ramond de Montferrier, filz de Peyronèle, à
  • 60. 46 ARCHIVES DE LA VU Guillaume, seigneur de Monpellier, filz de Sibillie, pour raison du château de Montferrier ; — sans date. 329. —Fol. 123. Art. 329. Autre serment de fidé- lité, sans date, fait par Ramond Hugues de Montferrier, à Guillaume, seigneur de Monpellier, filz de Cibillie, pour raison du château de Montferrier. 330. — Fol. 123. Art. 330. Autre serment de fidé- lité de Pierre de Montferrier, filz d'Agnès, à Guillaume, seigneur de Montpellier, fils de Cibillie, pour raison du château de Montferrier, — fait en 1149, dans l'esglise Saint-Fermin, sur l'autel de la Sainte Trinité. 331. —Fol. 123 v°. Art. 331. Autre serment fait, sans date, par Guillaume de Montferrier, fils de Guize- nelz, à Guillaume, seigneur de Monpellier, filz de Cibil- lie, pour raison du château de Montferrier. 332. — Fol. 123 v°. Art. 332. Autre serment de fidé- lité fait, sans date, par Sicars de Montferrier, filz de Pei- ronèle, à Guillaume, seigneur de Montpellier, filz de Cibillie, pour raison du château de Montferrier. 333. — Fol. 123 v». Art. 333. Autre serment de fidé- lité, sans date, fait par Guillaume de l'Isle, filz de Bé- liars, à Guillaume, seigneur de Monpellier, filz de Cibil- lie, pour raison du château de Montferrier. 334. — Fol. 123 v°. Art. 334. Autre serment de fidé- lité, sans date, fait par Ramond d'Arsas, filz de Béliars, à Guillaume, seigneur de Monpellier, fils de Cibillie, pour raison du château de Montferrier, dans lequel Peironelle, femme dudit d'Arsas, a droit de seigneurie. 335. — Fol. 124. Art. 333. Autre serment de fidé- lité, sans date, fait par Bertrand Coissa, filz de Cibilde à Guillaume, seigneur de Montpellier, fils de Cibillie, pour raison du château de Montferrier. 336. — Fol. 124. Art. 336. Autre serment de fidé- lité, du mois d'octobre 1172, par Guillaume Pierre, filz de Ramond de Montferrier, à Guillaume, seigneur de Montpellier, filz de Matelz, pour raison du château de LE DE MONTPELLIER Montferrier; — fait au château, dans l'église Nostre- Dame, en présence de l'évêque de Magalone et autres. 337. —Fol. 124. Art. 337. Autre serment de fidé- lité, du mois d'avril 1201, de Bernard Gaucelin d'Arsac, à Guillaume, seigneur de Monpellier, fils de la feu du- chesse Matilde, pour raison du château de Montferrier. XIV. — Mireval 338. — Fol. 126. Art. 338. Rémission faite, le 7 des ides de décembre 1112, par Guillaume de Cocon et Ros- tan, son frère, à Guillaume, seigneur de Monpellier, du quart qu'ilz ont au mas de Pons Ricard, garroisse de Saincte-Eulalie, pour le prix de 33 sous melgoirés. — Acte écrit par Girbert. 339. — Fol. 126. Art. 339. Vente faite, en 1122, par Estiène Tolsan, à Guillaume, seigneur de Monpellier, et à Bernard Guillaume, son filz, de 3 carterées vigne allodialle, située au terroir de la Maie Guillelmenca, en- tre le mas de Elzet et Saint-Jean de Celles, confrontant de cers la terre de Sainte-Eulalie, d'autre part la terre de Martin de Sévéras, d'autre part chemin allant de Sévé- ras à l'esglise Saint-Jean de Celles. 340. — Fol. 126. Art. 340. Engagement fait, en 1161, par Baimbald, filz de Guillaume d'Omelas, pour cent marcs d'argent fin, à Guillaume Pierre, de la forteresse de Val et de ce qu'il a depuis la rivière de la Mausson jusques à Vie, et depuisles montagnes jusques à la mer, et tout ce qu'il a aux montagnes qui sont à costé de ce terroir, dans l'estang, dans la mer et dans les eaux qui sont à costé dudit terroir, consistant en emphitéotes et vassaux, terres, vignes, usages, albergues, seigneuries, justices, folles, questes, palus, hermes, etc. 341. - Fol. 126 v°. Art. 341. Autre engagement fait, en 1163, par le susdit Raimbald, pour 6000 sous mel- goirés, à Tiborguète, sa sœur, delà susdite forteresse de Val et des autres choses espécifiées dans l'engagement précédent, art. 340.
  • 61. .IOFFRK. LE MEMORIAL DES NOBLES 47 342. _ Fol 127. Art. 342. Autre engagement fait, en 1164, par le susdit Raimbalcl à la susdite Tibur- «•uette, pour autre somme faisant avec les précédans en tout 7400 sous melgoirés et un marc d'argent tin, sur la susdite forteresse de Val et autres choses espécifiées aux précédans engagemens, art. 340 et 341. 343. —Fol. 127 v°. Art. 343. Autre engagement fait, en 1165, par la susdite Tiburguète, fille de feu Guillaume d'Omelas, pour 8100 sous melgoirés, à Guillaume Adal- guier, de la susdite forteresse de Val et autres choses l'noncées au précédant art, 340. 344. — Fol. 127 v°. Art. 344. Autre engagement fait, en 1165, par le susdit Raimbald, fils de feu Guil- laume d'Omelas, audit Guillaume Adalguier, pour 9200 sous melgoirés, de la susdite forteresse de Val et au- tres choses espécifiées au précédant article 340, dans lequel la susdite Tiburguète intervient et le ratifie.— Et ensuite, en 1170, le dit Guillaume Adalguier a baillé audit Raimbauldune autre somme, pour raison de quoy le ditRaimbaud lui a donné la faculté de faire des fours à chaux, prendre du bois et autres droicts. 345. — Fol. 128 v Art. 345. Vente faite, en 1171 au mois de juin, par Guillaume Adalguier, de la forte- resse de Val qu'il a par engagement, pour 10.000 sous melgoirés, en faveur de Guillaume, seigneur de Mon- pellier, lequel lui a rendu la dite somme. — Acte receu par Fulco. 346. — Fol. 128 v Art. 346. Engagement fait, en 1171 au mois de septembre, par Raimbal de Aurenca, fils de feu Guillaume d'Omelas, pour 10.000 sous melgoi- rés, à Guillaume, seigneur de Monpellier, fils de Cibillie, de la forteresse de Val et autres droits énoncés dans l'article précédant 340. 347. — Fol. 129. Art. 347. Donnalion faite, au mois d'octobre 1196, par Pierre Brémond de Chàteauneuf, à Guillaume, seigneur de Monpellier, fils de la feuduchesse Matilde, de tous les droictz qu'il a au puech de Val, où il y a une forteresse nouvellement bastie. — Acte receu par Guillaume Raymond, notaire. 348. — Fol. 129. Art. 348. Serment de fidélité fait, au mois de nouvembre 1196, parles habitans de la forte- resse de Val, à Guillaume, seigneur de Monpellier, filz de Malelz, pour raison de la dite forteresse. XV. — Castries 349. — Fol. 131. Art. 349. Partage, sans date, fait par Dalmas de Castres, de ses biens, entre sa femme et ses enfans : 1° Sa femme, nommée Ava, auroit tout son bien, ne se mariant point, et se remariant, n'auroit que son dot et augment (habeat sponsalitium et dotalitium). — en- semble deux mas et leurs appartenances, dans le ter- roir de Clapiers, dans l'un desquelz demeure Pierre de la Peirouse et dans l'autre Seignouret; 2° Ëléasar, son fils, aura le château de Castries ; 3° Ramon, son autre filz, le mas d'Uglas, avec le droicl de quint en deppendant, et la moitié de la vigne qui est audit mas d'Uglas, — ensemble l'église de Sainct-Marlin de Tréviés, —■ et tout son domaine, suivant le cours de la rivière de Salason, excepté le disme de Sainct-Martin du Crès, jusques à la rivière de Vidourle, pour son filz Eléasar ; 4° Rostan, son autre filz, aura le domaine qu'il a depuis la dite rivière de Saleson jusques à celle de l'Érau, excepté la dite église fondée dans le fonds de Saint- Martin du Crès, qu'il a laissée audit Ramond, son fils; — plus aura le dit Rostan le mas qu'il a à Clapiers, où de- meure Pierre Gaudentins, et la moitié de la vigne qui est sous le dit mas, et la maison et cour qui est à l'église de Nostre-Dame (de Sancta Maria) ; A tèle condition que, si ses enfans n'obéissent à leur mère, elle pourra prendre la moitié du fonds et du meuble, outre son dot et son augment, — prohibant à Ramond, son fils, de rien permuter ou aliéner, sinon avec ses frères; — et si Ëléasar mouroit sans héritier légitime, son bien retournera à ses frères, de mesme que celui de Rostan, — et si Ëléasar n'a point d'enfant masle et que Rostan en aye, que le dit château et quint lui retourne, — et si Rostan n'en a point et Ëléasar en a, que la dite église Nostre-Dame, avec la dite ville, lui
  • 62. 48 ARCHIVES DE LA VILLE DE MONTPELLIER .parvienne, — et si les dits frères décèdent sans héritiers légitimes, que le tout parviène à leurs sœurs excepté le château de Castries. 350. — Fol. 131. Art, 350. Donation, sans date, faite par Pierre Bedoc et sa femme Olvia et son fils Ramond, de la viguerie de Libertinas et de Veirargues, en faveur de Dalmas de Castries, — et pour cette donnation, le dit Dalmas a donné à Pierre Bedoc cent solz et à Pierre Adémar 10 solz, — et si les enfans de Déodat ostoient ou retiroient d'Airal aucune chose, le dit Bedoc le recou- vreroit par décret, et ne le pouvant, donnerait à Dalmas 100 sols melgoirés et jusques à ce engagerait son bien. 351. — Fol. 131. Art. 351. Autre donnation ou ré- mission, sans date, faite par Rostan de Sauve, à Dalmas, du château de Castries, de tout ce qu'il a au dit château, excepté la demeure qu'il demandoità cause de l'hérédité de sa mère, — et Dalmas a donné au dit Rostan à fief la vieille maison de Viran; et le celier de Aila, et le celier de Pierre Almerad, après la mort de la femme de Guiraud, — et pour cette cause Rostan a fait serment de fidélité au dit Dalmas. 352. — Fol. 131. Art. 352. Vente faite, le 9 des calandes de may 1111, par Éléasar de Castries, filz d'Au- zilie, et... Engelrade, sa femme, à Dalmas de Castries et à Ermessende, sa femme, et à ses enfans, de tout ce que son père avoit à Saint-Gile et à une lieue et demie aux environs, pour le prix de 1500 sous melgoirés (M D S. melg.), comptés réélement par le dit Dalmas. 353. — Fol. 131. Art. 353. Donation faite, en 1110, par Pierre de Mauguio, lilz de Flandine, à Dalmas et à Éléasar, oncles dudit Pierre, de tous ses biens ayant appartenu à Pierre Oto, son père, excepté ce qu'il a donné à sa sœur, — avec pacte de n'aliéner sinon l'un à l'autre, — et celui qui manquera d'héritier de légitime mariage, les dits biens reviendront à l'autre, 354. — Fol. 131 v». Art. 354, Vente, sans date, faite par Rostang Dalmas, à Dalmas de Castries, de ce qu'il avoit à MesimaC) pour le prix de 400 sous et un mulet — ensemble de ce qu'il avoit à Sustantion, pour le prix de 400 sous melgoirés. — Acte receu par Rostan. 355. — Fol. 131 v°. Art, 355. Partage fait, le 5 des calendes de juin 1114, entre. Dalmas de Castries et Éléasar, son frère, de leurs fiévatiers. — 1° sont venus à la part dudit Dalmas, sçavoir Ramond Talans, Guil- laume de Lemanèges, Ramond de Banières, Guillaume de Bruguières, Pierre Bernar de Banières, Guillaume Rostan de la Tour, le fief qui a esté de Rostang Guiraud, Guillaume de Figaret, Pierre Pons de Montferrier, Pons Dupont, les enfans de Guillaume Alchier, les enfans d'Hugues Achier, Pons de Castelnou, la bailie de Maira- negues, Pierre de Corcone, les enfans de Pons Silval el Pierre d'Obillon. 356. — Fol ... [131] v°. Art. 356. Rémission faite, le 3 des ides de juillet 1126, par Arzivelle et Guillaume Ricard, son m-ary, et leurs enfans, à Éléasar et Dalmas frères, lils de feu Dalmas de Castries, du fief qu'ils ont à la dismerie de Saint-Marcel, soubs 2 chemins qui viennent de Mauguio à Saint-Marcel, pour le prix de 166 sous melgoirés payés réélement. — Acte receu par Géraud Pons. 357. —Fol. 131 v° Art. 357. Donation faite, en 1115 aux calendes d'avril, par Pierre Goiran et Marie, s;i femme, et Bernard, son frère, à Dalmas, sa femme et leurs enfans, de l'albergue annuelle de 5 chevaliers sur tout leur bien. 358. — Fol. 132. Art. 358. Vente, sans date, faite par Pierre Lambert de Besan ... [à] Dalmas de Castries, d'un local qui est à la porte de Castries, confronte du solier qui a esté de Rostan Gafor jusques à la porte du château, pour 50 sous melgoirés. 359. — Fol. 132, Art. 359. Autre vente faite, en 1114, par Estiène Alméras, à Dalmas de Castries, d'un bien qu'il a à la paroisse de Sustantion, pour le prix de 40 sous melgoirés. 360. — Fol. 132. Art. 360. Mémoire du don fait par Rostan Dalmas, à Dalmas de Castries, son neveu, du fief qu'il avoit de Guillaume de Monpellier.
  • 63. JOFFRE. — LE MÉMORIAL DES NOBLES 49 361. _ Fol. 132. Art. 361. Autre vente faite, en 1128 au mois d'aoust, par Albrade et ses enfans et de Pierre Gaufred, à llennessende de, Castries et à Héliasar et Dalmas, ses enfans, du droit qu'ilz avoient à la vigne de Labretines de la Crosa, parroisse Saint-Esliène de Cas- tries, pour le prix de 65 sous melgoirés. 362. — Fol. 132. Art. 362. Autre vente, sans date, faite par Rostan Dalmas à Dalmas, son neveu, filz d'Asi- velle et d'Ermessende, du bien qu'il avoit eu de son père Dalmas, consistant en aleu et fiefs, excepté le mas de Pierre Filol, qu'il a donné à l'esglise de Magalone, sous le conseil d'Éléasar, frère du vendeur; — plus, vend au dit Dalmas, son neveu, les accaptes qu'il a fait du dit bien, sçavoir le mas de Vivers, allodial, ayant esté de Géraud Bertrand, et la terre allodiale de Rainulfe de Pé- rars, à la parroisse Notre-Dame de Clapiers, terroir de Raganiavicus, et un moulin sur le Lez à la vercoire d'In- fernet, l'entrée et sortie, de Guillaume Lairon au fief, l'albergue d'Estiène Vener de 2 chevaliers, un valet et un sestier orge pour la bailie de la terre sur les jardins, et une maison à Messinac, allodiale, d'Aldebert et Gile, son frère, baillée à iief pour un mouton annuel ; en- semble les accaptes qu'il a au comté de Sustantion et dans la parroice de Saint-Gile de Messiniac, — le tout pour, le prix de 500 sous melgoirés. 363. — Fol. 132 V. Art. 363. Rolle ou estât des fié- vatiers, sçavoir Bernard de Montferrier, Guillaume Jus'es, Rostang Gig, Ramond Gig et un des enfans Ver, Dalmas de Marges, fils de Lautier, Ramond Guillaume de Marges, Ramond Pierre de Orolaneges. et filz de Vivan de Mala- ges, — et ceux-cy font homage. 364. — Fol. 132 y». Art. 364. Donation en aleu, sans date, faite par Bernard Archer et Ermengaud, son filz, à Dalmas de Castries, du château de Castries et de tout ce qu'ilz y ont, à condition que le dit Dalmas nourrira Del- mas, fils du dit Archer, — et le dit Dalmas de Castries donne au dit Archer pour louer du bien de Ramon No- mencal, de Pierre d'Obilion et d'Ermengaud, et Dalmas donne pour fief tout ce que le dit Bernard Archer avoit au dit château. 365. — Fol. 132 v°. Art. 365. Vente, sans date, faite par Pons et Pierre Rigal frères, à Jean Aimera et Pierre Alméra de Castelnou, de la moitié du mas du Puech de Castelnou, qui est sur les moulins de Guillaume de rtlerm et Colt, pour le prix de 17 sous. 366. —Fol. 132 [v]. Art: 366. Donation, sans date, faite par Ponce Fine à Dalmas, son frère, des directes qu'.. [elle] a eu de son père ou de sa mère. 367. — Fol. 133. Art. 367. Mémoire de ce que Pierre Guillaume et Rostan, son frère, et Pierre de Brosangués ont recogneu à Éléasar Dalmas la moitié que les habitans de Pinian avoient de la bailie dans Mairargues, — et le dit Éléasar Dalmas a donné cette bailie, à toutes hon- neurs, au dit Pierre Guillaume, et s'il décède sans héritier, à Rostan, son frère, et à Pierre de Brosangués. 368. — Fol. 133. Art. 368. Vente faite, en 1127, au au mois de décembre, par Pierre Arbert et Adalaïs, sa femme, à Ermessènde de Castries et Ëléasar et Dalmas, ses enfans, du droit qu'ils avoient à une vigne située à la parroice de Clapiers, pour 30 sous melgoirés. — Acte receu par Anglés, notaire. 369. — Fol. 133. Art. 369. Donnation à fief, sans date, par Bernard Ato, viscomte, et Cécile, sa femme, à Éléazar de Castries, du château de Cauvisson, excepté le fisc, — avec pacte de ne transférer la dite seigneurie hors de ses hères. 370. — Fol. 133. Art. 370. Vente, sans date, faite par Bernard Rostan, sa femme Eldiarde et Guillaume et Pierre, ses filz, à Dalmas de Castries, du bien qu'il avoit à Moton (in Mutone), ensemble de la bailie de Saint- Pierre en aleu etl'albergue de Jean Bernard, pour le prix de 60 sous melgoirés, 371 a. — Fol. 133. Art. 371 premier. Autre vente, sans date, faite par Ramond del Toron et Garcende, sa femme, à Dalmas de Castries, de ce qu'ilz ont au moulin d'Infernet, pour le prix de 30 sous melgoirés. 371 b. — Fol. 133. Art. 371 second. Donation VILLE DE MONTPELLIER. — TOME III. 7
  • 64. ARCHIVES DE LA VILLE DE MONTPELLIER50 faite, en 1137, par Cécile à Dalmas, son mari, du droit qu'elle a de Lesenda, à... [elle] donné par son père, à condition que son mari en jouiroit sa vie durant, puis leurs enfans, et en deffaut leurs parans. 371 c. — Fol. 133 v°. Art. 371 troisième. Mémoire de l'engagement, fait par Rostan Dalmas, et du rachat ensuite, —du mas de Malvilar, engagé et racheté de Ra- mond Pierre et de Géraud, son oncle, pour 100 sous melgoirés, — et d'un champ et jardins, racheté de Guil- laume Bruguières, pour 40 sous melgoirés, — et le fief qui estoitdes fllz de Ramond, pour 30 sous melgoirés. 372. — Fol. 133 v°. Art. 372. Estât des fiévatiers de Dalmas de Castries, avec tous leurs fiefs, outre son frère Élésiar, lequel a remis tous ces chevaliers à Dalmas, à sa femme et à leurs enfans. —■ Les dits fiévatiers sont : Pierre de Corcone, Ramond Tailan, Guillaumes Alera- negues, Ramond Oto, avec ses frères, les enfans de Guil- laume Alquier, Hugues Alquier avec ses enfans, Pons Guillaume de Banières, la bailie de Mairargues et Pons Guibert de Molines. 373. — Fol. 133 v°. Art. 373. Donation, sans date, faite par Ramond Maltos, fllz de Guillaume, de ses biens à Dalmas de Castries. 374. — Fol. 133 v°. Art. 374. Vente, sans date, faite par Garcende, tille de Géraud Bertrand, à Dalrnas de Cas- tries, de ce qu'elle avoit au terroir de Clapiers, pour 40 sous melgoirés, sous le conseil de Pierre Estiène de Ba- ranegues. Saint-Hilaire-de-Beauvoir. 375. — Fol. 133 v°. Art. 375. Donation, sans date, faite par Riculfe, et sa femme,... [du] nom de Guidinilde, à Riculfe, son ayné, à Galburge et à son fils Gairao, de l'esglise Saint-Ilaire de Sustantion (1), terroir de (1) [II ne s'agit pas ici d'une église Saint-Hilaire située à Substan- tion, comme l'ont cru Joffre et Germain, à la suite du compilateur du Cartulaire, — mais bien de l'église Saint-Hilaire, dans le terri- Magalone, au faubourg dudit Sustantion, viguerie appel- lée Mormelic, avec ses cellules, cours et casaux, — en aleu ; — laquelle église et le reste appartenoit au dit Riculfe, par la donationà lui faite par le comte Brenguier, — ayant esté du comte Bernard, frère du dit Brenguier. Villeneuve-lès-Maguelonne. 376. _ Fol. 134. Art. 376. Serment de fidélité, sans date, fait par Garsens, fille de Gomberga, à Ramond, fils d'Eldebunges, pour raison du château de Villeneuve, [tour] et forteresses. 377. _ Fol. 134. Art. 377. Autre serment de fidé- lité, sas date, fait par Pons, fllz de Senégunde, à Ra- mond, fils d'Eldeburge, pour raison du dit château de Villeneuve, tour et forteresses. 378. — Fol. 134. Art. 378. Autre serment de fidélité, sans date, fait par Pons, fils de Ricelde, à Froile, fille de Gomberga, pour raison du dit château de Villeneuve. Castries (suite). 379. _ Fol. 134 v°. Art. 379. Conventions, sans date, faites entre Dalmas et Éliasar, son frère, d'une part, et Pierre de Mauguio, leur neveu, d'autre, pour raison du bien du dit Pierre de Mauguio, pour la conser- vation duquel ses dits oncles lui promettent secours, — et à cause de cela, Pierre de Mauguio leur donne la moi- tié, jusques à 6000 sous melgoirés. 380. — Fol. 134 v°. Art. 380. Serment de fidélité, sans date, fait par Pierre, fils d'Aujouse, à Dalmas, fllz d'Âyzivelle, pour raison du château de Castries. 381. — Fol. 134 v°. Art. 381. Autre serment de fidé- lité, sans date, fait par Guillaume de Buguières, fllz toire du village de «Follones », viguerie de «Mormellico», comté de Substantion, diocèse de Maguelone. Saint-Hilaire de Foulhous s'appelle, depuis le XIV" siècle, Saint- Hilaire-de-Beauvoir. — Mormetlicus doit être identifiée avec Saint- Bauzille-de-Montmel.}
  • 65. JOFFRE. — LE MÉMORIAL DES NOBLES 51 d'Aurousa, à Dalmas, filz d'Arcevella, pour raison du château de Castries. 382. — Fol. 134 v°. Art. 382. Sommaire de la dona- tion faite, le S des ides de septembre année 35, par Ra- mond et Bertrand frères, fils de Garsende, à Dalmas, fllz d'Ayzivelle, d'un château de Castries, en alleu, i 383. — Fol. 134 v°. Art. 383. Serment de fidélité, sans date, fait par Ramond, fllz de Garcende, à Dalmas, fllz..... d'Aizivelle, pour raison du château de Castries. 384. — Fol. 134 v°. Art. 384. Autre serment, sans date, fait par Bertrand, fils de Garcende, à Dalmas, fils d'Aicivelle, pour raison du château de Castries. 385. — Fol. 134 v°. Art. 385. Autre serment de fidé- lité, sans date, fait par Bernard Anfas, à Dalmas, Bren- guier et Ramond, pour raison du comté de Mauguio. 386. — Fol. 133. Art. 386. Autre serment de fidélité sans date, fait par Guillaume Jaufrés, filz de Solphonie, à Dalmas de Castries, pour raison du château de Cas- tries. 387. — Fol. 135. Art. 387. Autre serment de fidé- lité, sans date, fait par Guillaume de Castries, à Dalmas de Castries, pour raison du dit château de Castries. 388. — Fol. 135. Art. 388. Autre serment de fidé- lité, sans date, fait par Guillaume de Sobeiras, fllz de Cauzdara, à Dalmas, pour raison du château de Cas- tries. 389. — Fol. 135. Art. 389. Autre serment de fidé- lité fait, en 1124, par Ramond de Campanolas, fllz d'Er- merunt, à Dalmas de Castries, pour raison du château de Castries. 390. — Fol. 135. Art. 390. Autre serment, sans date, par Guillaume de Sobeiras, fils de Calizora, à Dal- mas, pour raison du château de Castries. 391. — Fol. 135. Art. 391. Serment fait, au mois de février 1156, par Éliasar, fils d'Agnès, à Guillaume de Tortosa, fils de Cibillie, et Ermessende, sa femme, fille de Cécile, pour raison du château de Castries. 392. — Fol. 135 v». Art. 392. Autre serinent de fidé- lité fait, en 1 1 56, par Guillaume de Sobeiras etBrenguier, son frère, filz d'Ermengaude, à Ermessende, fille de Cé- cile, et Guillaume de Tortose, son mary, pour raison du château de Castries. 393. — Fol. 135 v°. Art, 393. Testament fait, le 19 des calandes de février 1144, par Dalmas de Castries, de son bien, portant qu'après le déceds de ses enfans, il leur substitue le fllz d'Aymeric de Barbara (Aimerico), son neveu, et au dit fils d'Aymeric, il substitue Dalmas, frère du dit Aymeric. 394. — Fol 135 v°. Art. 394. Autre testament, sans date, fait [par] Ermessende, fille de Dalmas de Castries et femme de Guillaume de Tortose, portant qu'elle donne son bien à son mari Guillaume de Tortouse, pour en dis- poser à ses volontés. 395. — Fol. 136. Art. 395. Serment de fidélité, du mois demay 1157, fait par Ramond, fils de Guillaumette, à Guillaume, fils de Cibillie, pour raison du-château de Castries. 396. —Fol. 136. Art. 396. Donation faite, en 1157, par Guillaume de Tortose, fils de feu Sibillie, à Guil- laume, seigneur de Montpellier, son frère, du château de Castries, et du bien qui a apparteneu à feu Ermes- sende, femme du dit de Tortosa et fille de Dalmas de Castries; —plus donne au dit seigneur de Monpellier la ville de Tortose et tout ce qu'il a dans l'évéché d'icelle, et tout l'autre bien que son feu père Guillaume, seigneur de Monpellier, lui a laissé. 397. — Fol. 136. Art. 397. Sommaire comme, dans le mesme jour que Aymeric de Bairbaran, fils de Gar- buche et d'Aymeric de Barbairan, et Aymeric père firent vente à Guillaume, seigneur de Monpellier, du château de Castries et de tout ce qui leur estoit parveneu de la succession de Dalmas de Castries, — ils firent aussi ré-
  • 66. 52 . ARCHIVES DE LA VI mission à Gaucelin de Claret du bien qu'ils avoient eu par eschange du château de Castries, à sçavoir du châ- teau de Tésan. 398. — Fol. 136 v°. Art. 398. Sommaire des alber- gues et usages de Dalmas de Castries, sçavoir: Au mas de Verron : albergue 2 chevaliers avec avoine et 8 chevaliers avec de l'herbe, 2 pourceaux (1 à Saint- Michel et l'autre à Noë), 1 espatule, 2 louasses, 1 mou- ton, 1 aigneau, 2 oyes, demy-muy de blé, 9 bouviers en moissons, 1 homme avec son asne une sëmmaine du- rant et une semmaine en vendanges, 6 sous 3 deniers à Saint-Michel, 3 hommes à tailler la vigne et autres 3 pour la foussoyer ; — Dieudonné de Ron : 18 deniers, et Bernard Pons, son neveu, autres 18 deniers à Saint-Mi- chel, — et Guiraud Carsebra : l'albergue de 4 cheva- liers. Au mas de Cousegas : l'albergue de 5 chevaliers, 1 pourceau, 1 mouton, 1 agneau, demy-muy de blé (me- sure anciène), 6 bouviers, 6 fouques, 100 anguiles pour le pulment. 2 louasses, 1 espatule et 6 faucheurs. Au mas de Miechcamp : 1 pourceau, 2 fouasses, l es- patule, 1 agneau, 9 bouviers, 6 fouques. 100 anguiles, 18 assenars, sçavoir en moissons 6, en vendanges 6 et 6 en calandes ; 3 hommes à tailler la vigne et 3 à fous- soyer. Au mas de Cabanes : l'albergue de [12] chevaliers, 6 avec avoine et 6 avec herbe, 1 mouton, 2 aigneaux, 2 toisons de laine, 1 porc à Saint-Jean-Babtiste, 2 sestiers orge et 1 pain. A Veirargues, — Pierre de Marsanegues : 4 chevaliers, 1 pourceau, 1 aigneau, 2 fouasses, 2 chappons ; — Guil- laume de Miécamp : albergue2chevaliers et 1 pourceau; — Pierre Guitbert : albergue 3 chevaliers; — Guillaume de Micamp : encore 1 mesaille, pour droit de pressoir. A Cornet, — Amans, avec son neveu Guillaume : al- bergue 3 chevaliers, 2 fouasses, 2 chapons, 4 deniers, — et le mesme Amans, pour une vigne qu'il a de Dalmas de Castries, donne un pourceau à Saint-Michel. A Rastenclières, — Pierre Rostan Esquirole : albergue 2 chevalliers pour la bailie; — Bertrand Lautard : alber- gue 2 chevaliers pour la bailie. A Sainct-Léonard, —André : 2 chapons. ,E DE MONTPELLIER A Mudasons, — pour la bailie, Jean, avec son frère Pierre Bernard, doivent 4 chevaliers d'albergue ; — Rostagnoch : albergue 4 chevaliers ; — Pons Dieudonné : 4 chevaliers;— Goila : 2 chapons;— Guillaume Ra- mond, de Mauguio: albergue o chevaliers ; — Mauris Fraires : albergue 3 chevaliers; —Hugues Geniès, avec son frère : 4 sous à Saint-Michel ; — Bertrand Sigalz, de Mesolz : albergue 5 chevaliers;—Ramond Duradens, avec ses frères: 2 sous à Saint-Gile, 2 poules, lmesailla, 1 sestier orge canorgal à Saint-Gile pour la maison de Dalmal de Castries (per l'estar) ; - Durand Eugénie : al- bergue 4 chevalliers pour la bailie ; — Guillaume Trébat, de Montferrier : albergue 4 chevalliers ; — Bernard Goi- rans : albergue 2 chevaliers pour la bailie. A Baillargues, — Gaucelin : albergue 6 chevalliers ; — Gaufred : albergue 5 chevalliers ; — Bernard de Baillar- gues : albergue 5 chevalliers ; —Ramond de Baillargues, avec ses frères : albergue 2 chevalliers. A Marsanergues, — au mas : alberc S chevalliers ; — Bernard Gaucelin d'Arsas : albergue 5 chevalliers; — Martin Guiraud du Vilar : albergue 3 chevalliers, 1 pour- ceau, 1 mouton et 6 bouviers. Au mas de la Peyrosa : albergue 5 chevaliers, 2 pour- ceaux, 1 mouton, 1 aigneau, 2 fouasses, une saumade de lenna ; — Pons de la Peirosa : 12 deniers pour la terre de Plaguoad, l'année qu'elle rapportera, au quart du blé ; — Pierre Remolz, avec ses compagnons : 12 deniers, pour la terre dessous la Peirosa; — Ramond Rosselz et Pons Venrant : 5 sous pour le moulin paradour, avec le droit de parer 20 aunes de drap et 6 au-dessous de cotos et flassades, — et pour le moulin anhonier d'Infernet, doit 3 sous, albergue 2 chevalliers, fouasses 6, froment 3 émines, et 3 de mescle ; — Pons Venrans et son frère Guillaume : albergue 3 chevalliers, pour le champ de Regainas ; — Bernard de Regainas et Pierre, son neveu : 12 deniers pour la maison (pour l'estar) de Claporcole, et 5 deniers d'albergue; — GuillaumeCristofle, avec ses frères : o chevaliers ; — Pierre de la Figuière : 8 deniers à Saint-Michel et 2 deniers [et] maille pour la maison de Clapiers (pour l'estar de Clapiers) ; — Guillaume de Re- gainas : 2 deniers, maille pour sa part ; — Bernard Sei- gnouret : 1 pourceau à Saint-Michel et 2 chappons ; — Pons Alméras : 5 sous pour le mas de Plaguoard et le
  • 67. JOFFRE. — LE MEM( quart; — Pierre Pons de Clapier : 12 deniers pour l'es- tar . _ Guiraud de Salèles : 12 deniers pour l'estar;— Bernard de Salèles et son frère : 10 deniers à Saint- Micliel ; — Pons Vincent : 1 pourceau, 2 chapons et 6 deniers ; — Martin de Porcarella : 4 deniers ; — Guillaume de Corcone : 2 chapons ; —Jean de Regannas: 1 sestier orge, pour une vigne de Irabella ; — Pierre de Solans : 1 sestier orge, pour une vigne de Panamant ; — Guillaume deCastelnou: albergue 8 chevalliers;— Guil- laume de Figaret : albergue 5 chevalliers ; — Pierre Ber- nard de Banières : albergue 4 chevalliers; — Pierre Ber- nard Cellarier : albergue 5 chevalliers ; — Estiène Saba- tier : albergue 3 chevalliers ; — Estiène de la Mate : alber- gue 3 chevalliers ; — Pierre Gaufers d'Uglas : 3 chapons, 1 fouasse et 1 demi-aigneau ; — Bernard Farnerie de Caudarages : 3 chapons ; — Pons Botuard de Banières : 12 deniers ; — Pierre Bertoalde, prestre : albergue 2 chevaliers ; — Pons Barata, son frère : albergue 4 che- valiers ; — Sperandeu de Corbezas : 2 chapons ; — Pons Durand de Palrnasargues : 18 deniers à Saint-Michel, à vendanges une saumade de fruict, et pour la garde 2 deniers ; — Guillaume Maurillan, de Palmassargues : un plein panier ou banaste de fruit en vendanges, et 2 deniers pour la garde ; — Pons Martin, de Mairargues : 2 deniers [et] maille, et pour droit de pressoir, une pleine banaste de fruit; —- Bonnefous Desplanderon : 4 deniers pour les terres de Mouiller morte et le quart de la terre; — Âdalaïs Rabacaula et ses sœurs : 6 deniers pour l'estar de la Barrière. 399. — Fol. 137. Art. 399. Vente faite, au mois de mars 1158, par Aimeric, fils de Galburge et d'Aimeric de Barbairan, et par ses dits père et mère, à Guillaume, seigneur de Montpellier, fils de Sibillie, de tout le bien que Dalmas de Castries avoit, — à sçavoir tout le droit qu'il avoit au château de Castries et son terroir, consis- tant en tours, maisons, munitions, champs cultes et in- cultes, pacages, bois, gibier, eaux, rivières, hommes, femmes, fiefs, — et tout ce qu'il avoit dans la parroisse Nostre-Dame de Clapiers, dans la parroice de Saint-Gile des Frères, dans la parroice Saint-Pierre de Montaube- ron, dans la ville de Saint-Gile de Valflaunès et son ter- roir, — et enfin tout le droict qu'il avoit dans les évêchés UAL DES NOBLES de Magalone et Nismes, depuis la rivière du Rosne jus- ques àl'Ëraut, — pour le prix de 12200 sous melgoirés réélement comptés. — Le dit acte escrit par Pons de Auriac, advocat. XVI. — Garrigues. 400. — Fol. 138. Art. 400. Rémission, sans date, faite par Bertrand et Berte, sa femme, à Guillaume, filz d'Aldiarde et à Pierre, son frère, du domaine appeléGar- rigas, situé au Pago de Magalone, au faubourg du châ- teau de Sustantion, viguerie de Mormolocus (1), avec ses hermes, eaux, forêtz et autres deppendances. XVII. — Pignan. 401. — Fol. 138 v°. Art. 401. Donation, sans date, faite par Guillaume de Montpellier, — à Pierre Guil- laume, appellé Lait Enfant de Pinian, — du château et ville de Pinian, en fief et sous homage, lequel château et ville le dit Pierre Guillaume avoit donné au dit Guil- laume de Monpellier en aleud. 402. — Fol. 138 v°. Art. 402. Autre donnation, sans date, faite parBamondde Pignan, fllz de Rixende,à Guil- laume de Monpellier, en aleu, de tout ce qu'il a au châ- teau de Pinian et terroir, consistant en forteresses, mai- sons, terres cultes et incultes, vignes, usages, bois, preds, eaux, estangs, rivages, garrigues et pacages, et tout ce qui lui appartient pour sa portion, ou à Guil- laume de Pinian, son oncle et ses prédécesseurs, et ce moyenantl500 sous réélement comptés, — et à mesme temps le dit Guillaume de Monpellier, fils d'Ermessende, remet audit Ramond de Pinian à fief le susdit château de Pinian avec ses appartenances. — Acte receu par P. An- geli. (1) [Cf. ci-dessus p. SO, art. 375, note.]
  • 68. ARCHIVES DE LA VILLE DE MONTPELLIER64 403. — Fol. 138 v°. Art. 403. Autre donnation faite, en 1114, par Pierre Guillaume, appellé Lait Enfant de Pinian, en aleu, à Guillaume de Montpellier, fils d'Erme- cende, du château et ville de Pinian et parroice d'icellui, moyennant 300 sous melgoirés et 40 sous pour sa drude (pro drudo meo), — avec pacte que ce château parviendra à Guillaume, fils ayné du dit Guillaume de Monpellier, et s'il meurt sans enfans, à autre Guillaume plus jeune, et si le dit Guillaume minor meurt sans héritier, à la fille qui sera dame de Monpellier. 404. — Fol. 138 v°. Art. 404. Serment de fidélité fait, en 1114, par Pierre Guillaume, appellé Lait Enfant de Pinian, fils de Rieuxens, à Guillaume, seigneur de Monpellier, fils ... [d'Er]menjars, pour raison du château de Pinian. 405. —Fol. 139. Art. 403. Autre serment de fidélité fait, au mois de mars 1133, par Ramond dé Pignan, filz de Rixens, à Guillaume, seigneur de Monpellier, filz d'Ermessens, pour raison du château de Pignan. 406. — Fol. 139. Art. 406. Autre serment de fidélité fait, en 1139, par Guillaume de Pinian, fils de Rixens, à Guillaume, seigneur de Monpellier, filz d'Ermessens, pour raison du château de Pinian. 407. —Fol. 139. Art. 407. Autre serment de fidélité fait, au mois de may 1149, par Amalric de Pinian, fils de Maltosa, à Guillaume d'Omelas, fils d'Ermessens, pour raison du château de Pinian. — Acte receu par Guillaume Bernard. 408. — Fol. 139 v°. Art. 408. Autre serment de fidélité fait, au mois de may 1149, par Ramond Guillaume de Pinian, fils de Maltosa, à Guillaume d'Omelas, .... [fils] d'Ermessens, pour raison du château de Pinian. 409. - Fol. 139 v°. Art. 409. Autre serment de fidélité fait, en 1156 au mois de juin, par Guillaume de Pinian, fils de Rasens, à Guillaume, seigneur de Monpellier, pour raison du château de Pinian. 410. — Fol. 139 v°. Art. 410. Autre serment de fidélité fait, en 1157 au mois de septembre, par Amalric de Pignan, filz de Maltosa, à Raimaud, fils de Tiburge, pour raison du château de Pinian. 411. —Fol. 140. Art. 411. Conventions faites, en 1157 au mois de septembre, entre Ramond Guillaume, de Pinian, et Guillaume, seigneur de Monpellier, portant que le dit Ramond promet d'estre pour le dit seigneur de Monpellier, contre le dit Bernard de Pinian et ses frères, sauf la fidélité de Raibald, — et le dit seigneur de Montpellier promet de maintenir le dit Ramond contre Bernard de Pinian et ses frères. 412. — Fol. 140. Art. 412. Serment de fidélité fait, au mois de septembre 1157, par Ramond Guillaume de Pinian, filz de Maltosa, à Raimbalt, fils de Nebores, pour raison du château de Pignan. 413. — Fol. 140. Art. 413. Autre serment de fidélité fait, au mois de juin 1171, par Ermengau de Pignan, filz d'Arzens, à Raimbald, fils de Ticboreg, pour raison du château de Pinian. 414. — Fol. 140. Art. 414. Autre serment, sans date, fait par Ramond Guillaume de Pinian, filz d'Arzens, à Raimbaut, fils de Ticborgs, pour raison du château de Pignan. 415. — Fol. 140 v°. Art. 415. Accord fait, en 1162, entre Guillaume, seigneur de Monpellier, filz de Sibillie, d'une part, et Bernard Guillaume et Ramond de Pinian frères, d'autre, pour raison des desmélés et querelles entre parties, contenant qu'elles déposent toute sorte de haine et de prétentions, moyenant certains deniers, et en cas que les dits frères contreviennent à la teneur du dit acte, ils engagent le droict qu'ils ont au château du dit Pinian. 416. — Fol. 141. Art. 416. Serment de fidélité, sans date, fait par Ramond de Pinian, fils d'Ermecende, à Guillaume de Montpellier, filz de Matelz, pour raison du château de Pinian. 417. — Fol. 141 v°. Art. 417. Autre serment de fidélité fait, en 1175 au mois de juillet, par Ramond
  • 69. JOFFRE. — LE MÉMORIAL DES NOBLES 55 de Pinian, à Guillaume, seigneur de Monpellier, fllz de Matilde, contenant que le dit Ramond ne rendra jamais le solier avec la bisturre et leurs appartenances à Guillaume de Surieg de Pignan, ayant esté de Ramond de Surieg, que le dit Guillaume de Surieg n'aye fait serment de rendre le dit solier avec la bisturre au dit Guillaume, seigneur de Monpellier. 418. — Fol. 141 v°. Art. 418. Autre serment de fidélité fait, au mois de juillet 1192, par Ermengaud de Pinian, fils de N'Arzens, à Guillaume, seigneur de Monpellier, fils de la feu duchesse Matilde, pour raison du château de Pignan. 419. — Fol. 142. Art. 419. Promesse faite, au mois de juillet 1175, par Ramond de Pinian, à Guillaume, seigneur de Monpellier, fils de Matilde, pour raison du solier et bisturre qui a esté à Ramond de Surieg, conformément au serment de fidélité du dit Ramond, cy-devant rapporté, art. 417. 420. — Fol. 142. Art. 420. Donation faite, en 1139, par Rixende, veuve de Pons Falcon de Popian, et Guil- laume, son fllz, à Guillaume, seigneur du dit Monpellier, filz d'Ermecende, dè tout ce que les donateurs ont au château et terroir de Pinian', leur estant parvenu par succession de Guillaume de Pinian, frère de la dite Rixende, et de Ramond, fils d'icelle, — outre ce que la dite Rixende donnera, pour le salut de son âme, de son hérédité qui est au terroir du dit château, laquelle hérédité luy feust donnée lorsqu'elle se maria avec le dit Falcon. — Et le dit Guillaume, seigneur de Monpellier, remet à la dite Rixende et à Guillaume, son filz, les dites choses à lui données, en fief, se réservant le service et fidélité. XVIII. — Cournonsec. 421. — Fol. 143 v°. Art. 421. Serment de fidélité fait, en 1111, par Pons, fils d'Aymeld, à Guillaume, fllz d'Ermessende, seigneur de Monpellier, pour raison du château de Cornonsec. 422. — Fol. 143 v°. Art. 422. Autre serment de fidélité, de 1111, fait par Guillaume, fllz de Berta, à Guillaume, seigneur de Monpellier, fllz d'Ermenjars, pour raison du château de Cornonsec. 423. — Fol. 143 v°. Art. 423. Autre serment de fidélité fait, en 1112, par Guillaume, filz d'Érémie, et Pons, filz de la dite Hérémie, à Guillaume, fils d'Ermen- jars, pour raison du château de Cornonsec. 424. — Fol. 143 v°. Art. 424. Autre serment de fidélité fait, en 1140 et 8 de mars, par Ramond, filz de Flandine, à Guillaume, fils d'Ermessens, pour raison du château de Cornonsec. 425. — Fol. 144. Art. 425. Autre serment fait, en 1148 au mois de mars, par Guillaume Vedias, fllz d'Er- menjars, à Guillaume d'Omelas, fils d'Ermessens, pour raison du château de Cornonsec. 426. — Fol. 144. Art. 426. Autre serment fait, en 1148 au mois de mars, par Brémond, fils de Gaujosa, à Guillaume d'Omelas, pour raison du château de Cornonsec. 427. — Fol. 144. Art. 427. Autre serment de fidélité fait, au mois de décembre 1191, par Ramond de Cornon, fils de Guillaumette, à Guillaume, seigneur de Monpellier, filz de Matilde, pour raison du château de Cornonsec. 428. — Fol. 144 v°. Art. 428. Autre serment fait, en 1191 au mois de décembre, par Pierre de Cornon, filz de Guillaumette, à Guillaume, seigneur de Monpellier, fils de Matilde, pour raison [du château] de Cornonsec. 429. — Fol. 144 v°. Art. 429. Autre serment de fidélité fait, en 1191 au mois de décembre, par Ramond de Cornon, fils de Flandine, à Guillaume, seigneur de Monpellier, fils de Matilde, pour raison du château de Cornonsec. 430. — Fol. 144 v°. Art. 430. Autre serment fait, en 1191 au mois de décembre, par Pons Vésians, fils de Ricards, à Guillaume, seigneur de Monpellier, filz de Matilde, pour raison du château de Cornonsec.
  • 70. 56 ARCHIVES DE LA VILLE DE MONTPELLIER XIX. — Montbazin. 431. — Fol. 146. Art. 431. Donation faite, en 1113 le 7 des ides d'aoust, par Bernard Guillaume de Montbasens, à Guillaume, seigneur de Monpellier, du château et ville de Montbasens, lui estant parveneu par succession, en tout le terroir du dit château et parroisse de l'esglise de Sainte-Colombe, et ce moyenant 1000 sous melgoirés. — Acte receu par Girbert. 432. — Fol. 146. Art. 432. Serment de fidélité fait, en 1113 et 7 des ides d'aoust, par Bernard Guillaume, fllz d'Alazaïs, à Guillaume, seigneur de Monpellier, fllz de Meynards, pour raison du château de Montbasens. 433. —Fol. 146. Art. 433. Donation faite, en 1113 le 7 des ides d'aoust, par Guillaume, seigneur de Monpellier, en fief, à Bernard Guillaume de Monbasens, du château et ville de Montbasens, sous homage et serment de fidélité, lequel château le dit Bernard Guillaume avoit donné en aleud audit Guillaume, seigneur de Monpellier. 434. — Fol. 146. Art. 434. Engagement fait, en 1190 au mois de nouvembre, par Ramond Ato, fllz de feu Tiburgue, à Pierre de Cornon, pour 2000 sous melgoirés, du droit qu'il avoit sur le château de Montbasens, à sçavoir du serment et homage à lui deub pour raison d'icelui par le dit Pierre de Cornon. XX. — Frontignan. 435. — Fol. 147 v°. Art. 435. Donation faite, en 1112, par Pierre Moscaluns, en aleud, à Guillaume, seigneur de .Montpellier, du château et ville de Frontignan, moyenant 500 sous melgoirés, — lequel estoit parvenu au dit Moscalun par succession. 436. — Fol. 147 v°. Art. 436. Serment de fidélité fait, en 1112, par Pierre Moscaluns, filz d'Aimereis, à Guillaume, seigneur de Monpellier, filz de Meinars, pour pour raison du château de Frontinian. 437. —Fol. 147 v Art. 437. Donation faite, en 1112, par Guillaume, seigneur de Monpellier, à fief, à Pierre de Moscalun, du château, ville et terroir de Frontinian, sous le droit de serment de fidélité, — lequel château le dit de Moscalun avoit donné en aleu au dit Guillaume, seigneur de Monpellier. 438. — Fol. 147 v°. Art. 438. Autre donation faite, en 1112 le 7 des ides de décembre, par Pons de Frontignan, frère de Pierre de Moscalon, en aleu, à Guillaume, seigneur de Montpellier, du château de Frontignan, lequel château étoit parvenu au dit Pons par succession; — plus donne le dit Pons tout l'aleu que luy appartient en quelque part que ce soit, excepté l'aleu qu'il a à la val de Claret, — pour lequel don le dit seigneur de Monpellier lui a délivré 100 sous melgoirés. Et le dit seigneur de Monpellier donne à fief au riil Pons tout ce que le dit Pons lui a donné en aleu, s'en réservant l'homage, — avec pacte que si le dit Pons ou ses enfans décédoient sans enfans de légitime mariage, le tout retourneroit au dit Guillaume, seigneur de Monpellier, ou aux siens. 439. — Fol. 148. Art. 439. Conventions faites, en 1123, en conséquence de la donation faite par Pons de Frontignan, frère de Pierre Moscalon, de tout son aleud, excepté l'aleu qu'il avoit à la val de Claret, à Guillaume, seigneur de Monpellier. — Et ensuite le dit Guillaume donna à fief tout le dit aleu au dit Pons, avec condition qu'il lui retourneroit, si le dit Pons décédoil sans enfans légitimes. Après quoy, le dit Pons prit en mariage Adalays, à laquelle il donna (in sponsalitio) la moitié de son fief et aleu, et pro obsculo le baron, avec tout le mas qu'il tenoit de lui ;— lequel Pons estant mort sans héritier légitime, ladite Adalays, sa veuve, épousa Ramond Talant de Mauguio, qui prétendoit de jouir sa vie durant le dit sponsalitiuin, c'est-à-dire la moitié du dit fief et aleu du dit Pons ; — cependant la veuve du dit Guillaume de Monpellier et leurs enfans, voulant jouir du retour du dit aleu, donnèrent sujet aus dites conventions, — pur lesquelles est arresté que la dite Adalays et Talant, son mari, se despartent, en faveur de la dite veuve du dit Guillaume de Monpellier, nommée Ermescende, et de
  • 71. JOFFRE. — LE MÉM ses enfans, de leurs prétantions (per sponsalitium vel per obsculum) concernant le susdit noces et baiser, moyenant 230 sous melgoirés. — Acte receu par Gitberd. 440. Fol. 148 Art. 440. Serment de fidélité fait, le 8 des nones d'aoust 1123, par Guillaume Moscalun, fllz de Florance, à Ermescens, veuve de Guillaume, seigneur de Monpellier, et autre Guillaume et Bernard, fils du dit défunt Guillaume et de la dite Hermescende, pour raison du château de Frontignan. — Acte receu par Gitberd. 441. — Fol. 148 v°. Art. 441. Donation faite, le 17 des calandes de juin 1123, par Pierre, abbé d'Aniane, avec le conseil du couvent du monastère d'icellui, à Ermescende, veuve de Guillaume, seigneur de Monpellier, et à leurs enfans, de tout ce que Pons de Frontignan, frère de Pierre Mascalon, eust des abbés et couvent du monastère Saint-Sauveur, aux pescheries de l'estang, — avec pacte que le dit abbé et ses successeurs et couvent auraient, au bien de la dite Ermessende et de ses enfans, situé au terroir de Frontignan, l'explèche, qui est l'entrée et sortie, pacages et ce que leur fairoient besoin du bois (ex nemore) pour réparer les dites pescheries et pour les autres choses nécessaires au dit abbé et couvent, ainsi qu'il avoit eu avec le susdit Pierre de Frontignan, — et que la dite Ermescende et ses enfans maintiendraient et deffendroient tout ce qu'ilz ont et auront au dit Frontignan et son terroir. — Acte receu par Gitbert. 442. — Fol. 148 v°. Art. 442. Serment de fidélité fait, au 3 des calendes de décembre 1144, par Emen de Cabrière, fllz de Arsende, à Guillaume d'Omelas. (ils d'Ermessens, veuve de Guillaume, seigneurde Monpellier, pour raison du dit château de Frontignan, — promettant le dit Cabrière observer le dit serment et le faire ratifier à son fllz Pierre de Corcon, qui a espousé Garcende, fille de Guillaume de Frontignan. — Acte receu par Raynar. 443. — Fol. 148 v». Art. 443. Autre serment fait, en 1180 au mois de décembre, par Pons de Fabrègues, fils de Garsens, à Ramond At, fils de Ticborg, pour raison du château de Frontinian. 444. — Fol. 149. Art. 444. Autre serment fait, en 1199, ORIAL DES NOBLES 57 par Pierre Ramond de Frontignan, iils de Guilhaumète, à Guillaume, seigneur de Montpellier, (ils de Matilde, pour raison du château de Frontignan, dont il a fait et fait homage au dit seigneur de Montpellier. 445. — Fol. 149. Art. 445. Autre serment de fidélité fait, en 1200 au mois d'avril, par Bertrand de Gigean, fils de Marie, à Guillaume, seigneur de Monpellier, Iils de la duchesse Matilde, pour raison du château de Frontignan, dont il lui faira homage à sa volonté. XXI. — u De Leuco •>'.' 446. — Fol. 150. Art. 411». Donation faite, sans date, .... par Ëliasar et Guillaume et Pons, son frère, à Guillaume de Monpellier, du château de Leu (de Leuco), — plus du château de Montarnaud, — ensemble l'esglise de Siste- ranargues (de Sistaranicis) et la condemine de Mulgar (de Mulgario). XXn. — Valmalle. 447. — Fol. 150. Art. 447. Recognoissance faite en fief honoraire, en 1197, par Bernarde, fille d'Hugues de Mauguio, et Ramond de Maruéjoulz,... son mari, à Guillaume, seigneur de Monpellier, fils de la feu duchesse Matilde, de la forteresse de Valmale, sous serment de fidélité. XXIII. — Le Mas Dieu, La Blaquière et Sestayrargues. 448. — Fol. 150. Art. 448. Autre recognoissance à fief, faite en 1201, au mois d'aoust, par Bernard Ramond de Maruéjolz, à Guillaume, seigneur de Montpellier, lilz de la feu duchesse, du quart du Mas de Dieu et de son terroir, et albergue de 2 chevaliers et G deniers d'oubliés, lesquelz quarts et albergues Gaucelin de Londres tient du dit recognoissant. — Plus le dit recognoissant reco- VILLE DE MONTPELLIER. — TOME III. s
  • 72. 58 ARCHIVES DE LA VILLE DE MONTPELLIER gnoit tout ce que le dit Gaucelin tient de lui en appen- j Montarnaud, filz de Ponsa, à Guillaume d'Omelas, filz naries, ayant esté de Bernard Nadalie, et tout ce qu'il J d'Ermessens, pour raison du château de Montarnaud. possède au mas de Sestairargues (de Sestairanicis), le tout sous l'homage et albergue de 5 chevalliers annuel- lement. — Acte receu par Bernard de Serre, notaire. XXIV. — Montarnaud. 449. — Fol. 150 v°. Art. 449. Serment de fidélité fait en 1111, par Pierre Bernard, fils de Guillaumette, à Guillaume, seigneur de Monpellier, fils d'Ermenjarde, du château de Montarnaud. 450. — Fol. 150 v°. Art. 450. Autre serment de fidélité fait, en 1111, par Bernard Ramond, fils d'Autorgue, à Guillaume, seigneur de Monpellier, fils d'Ermenarde, pour raison du château de Montarnaud. 451. — Fol. 150 v°. Art. 451. Autre serment de fidélité fait, en 1111, par Hugues Rustan, Bertrand et Pons, fils de Garsens, à Guillaume, seigneur de Monpel- lier, Iils d'Ermenjarde, pour raison du château de Montarnaud. 452. — Fol. 150 v. Art. 452. Autre serment de fidélité fait, en 1118, par Adémar, fllz de Garsens, à Guillaume, seigneur de Monpellier, fils d'Ermenarde, pour raison du château de Montarnaud. 453. — Fol. 150 v». Art. 453. Autre serment de fidélité fait, en 1149 au mois de juin, par Arnaud de Maruéjolz, fils de Resplandide, à Guillaume d'Omelas, fils d'Ermessens, pour raison du château de Montarnaud. 454. — Fol. 151. Art. 454. Autre serment de fidélité fait, en 1148 au mois de janvier, par Adémar de Montarnaud, filz de Ponsa, à Guillaume d'Omelas, fllz d'Ermessens, pour raison du château de Montarnaud. 456. — Fol. 151 v°. Art. 456. Autre serment de fidélité fait, en 1148 au mois de janvier, par Ramond de Maruéjol, fils de Resplandine, à Guillaume d'Omelas, fils d'Ermessende, pour raison du château de Montar- naud. 457. — Fol. 151 v Art. 457. Autre serment de fidélité fait, en 1148 au mois de janvier, par Guillaume Pierre de Montarnaud, fils de Peyronelle, à Guillaume d'Omelas, fils d'Ermessens, pour raison du château de Montarnaud. 458. — Fol. 152. Art. 458. Autre serment de fidélité fait, en 1148 au mois de janvier, par [Bertrand] Guil- laume de Montarnaud, filz d'Alasays, par ordre d'Hugues Adémar, son père, à Guillaume d'Omelas, filz d'Ermes- sens, pour raison du château de Montarnaud. 459. Fol. 132. et homage fait Art. 459. Autre serment de fidélité en 1196 au mois de nouvembre, par Guillaume Adémar, filz de Marie, à Guillaume, seigneur de Monpellier, filz de Matelz, pour raison du château de Montarnaud. 460. — Fol. 152. Art. 460. Autre serment de fidélité et hommage fait, en 1196 au mois de nouvembre, par Bertrand Adémar, filz de Marie, à Guillaume, seigneur de Monpellier, fils de Matelz, pour raison du château de Montarnaud. 461. — Fol. 152 v°. Art. 461. Autre serment de fidélité fait, en 1199 au mois de janvier, par Bertrand Guillaume de Montarnaud, fils d'Alasaïs, confessant que Guillaume, seigneur de Monpellier, fils de Matilde, a acheté de Tiborcg et de Sibillie, filles de feu Ramond Al, tout ce que le dit Ramond avoit au mandement d'Omelas, — lui faisant en outre serment de fidélité pour raison du château de Montarnaud, dont le dit Bertrand lui en avoit fait homage. 455. — Fol. 151. Art. 455. Autre serment de fidélité fait, au mois de janvier 1148, par Guillaume Adémar de 462. — Fol. 152 v°. Art. 462. Autre serment fait, en 1192 au mois de janvier, par Pons d'Agon, filz de Garcens,
  • 73. JOFFRE. — LE MÉMORIAL DES NOBLES 59 confessant que Guillaume, seigneur de Monpellier, filz de Matilde, a acheté de Tiborcg et de Sibillie, filles de Ramond At, tout ce que le dit Ramond avoit au mande- ment d'Omelas, — lui faisant le dit serment pour raison du château de Montarnaud, duquel le dit Pons d'Agon lui en avoit fait hommage. 463. — Fol. 133. Art. 463. Autre serment de fidélité fait, en 1199 au mois de janvier, par Ramond Adémar, filz de Marie, confessant que Guillaume de Monpellier, filz de Matelz, a acheté de Ticborgz et de Sibillie, filles de feu Ramond At, tout ce que le dit Ramond avoit au mandement du dit Orneras, — lui faisant le dit serment de fidélité pour le château de Montarnaud. XXV. — Saint-Paul-de-Mont-Camel. 464. — Fol. 154. Art. 464. Donation faite, en 1196 au mois de septembre, par Hugues de Giniac, filz de feu Pierre de Gignac, à Guillaume, seigneur de Monpellier, en aleud, — du mas ayant esté à Pons Bernard de Valmale, — d'autre mas ayant esté de Bernard Guiraud de Valmale, — et d'autre mas ayant esté de Pons de Ser- ralongue, — ces 3 mas estant-situés dans la parroisse de Saint-Paul-de-Mont-Camelz, consistant en terres, vignes, preds, pacages, garrigues, bois, conseils, lods, questes, usages, quarts, toltes, maisons, casaux, firmances, etc., —- moyenant 100 sous melgoirés comptés réélement. — Acte receu par Jean Laurens, notaire. 465. — Fol. 154. Art. 465. Engagement, sans date, fait par Ramond del Poget, filz de Bernard, à Guillaume, seigneur de Monpellier, de ce qu'il tient du dit seigneur de Monpellier, en la terre de Mont-Camelz, ensemble de toutes les aussèdes qu'il tient de Ramond Dalmas et de ses frères, aux Mons Camelz, — pour 200 sous melgoirés. XXVI. — Balaruc. 466. — Fol. 154v°. Art. 466. Déclaration faite, en 1129 au mois de mars, par Ramond de Saint-Maurice, à Guil- laume, seigneur de Monpellier, que l'ayeul et le père du dit de Saint-Maurice ont donné à l'ayeul et père dudit seigneur de Montpellier, [tout ce] qu'ils avoient au lieu et terroir de Balaruc, en cas ils mourraient sans enfans légitimes, ou les dits enfans aussi sans héritiers légitimes. — Et le dit Ramond de Saint-Maurice fait pareille donation au dit seigneur, en cas lui et ses enfans masles décéderaient aussy sans héritiers légitimes. 467. — Fol. 154 v°. Art. 467. Sèrement de fidélité, sans date, fait par Ramond, filz de Girbergue, à Adalmus, fille d'Agnès, pour raison du château de Balaruc. XXVn. — Agde. 468. — Fol. 155. Art. 468. Confirmation de société faite, en 1195 au mois d'avril, entre Pierre, évêque d'Agde et Bernard Ato, viscomte d'Agde, d'une part, et Guillaume, seigneur de Monpellier, d'autre, se promet- tant toute sorte de service et protection au regard de leurs personnes et biens. 469. — Fol. 155 v°. Art. 469. Conventions faites, en 1189 au mois d'avril, par lesquelles Bernard Ato, viscomte d'Agde, engage à Guillaume, seigneur de Monpellier, et Agnète, sa femme, le château de Marcillan, pour 7000 sous, — et promet lui engager, le jour de Nostre-Dame prochaine, la ville d'Agde, pour 10000 sous melgoirés, y compris les 7000 sous de l'engagement du dit château de Marcillan, — lequel château lui sera rendu pour lors. 470. — Fol. 155 v°. Art. 470. Conventions, sans date, par lesquelles Pierre, évêque d'Agde, s'oblige qu'il confirmera l'engagement de la ville d'Agde, que Bernard Ato, vicomte d'Agde, a promis faire à Guillaume, seigneur de Montpellier, à la demy mois d'aoust venant après la date de la dite promesse. 471. — Fol. 155 V. Art. 471. Engagement fait, en 1189 au mois d'aoust, par Bernard Ato, viscomte d'Agde. pour 11000 sous melgoirés, à Guillaume, seigneur de Mont- pellier, fils de la feu duchesse Matilde, et Agnète, sa
  • 74. 60 ARCHIVES DE LA VILLE DE MONTPELLIER femme, de tout ce qu'il a ou que Bernard Ato, son père, a eu dans la ville et bourg d'Agde, consistant en forte- resses, maisons, fiefs, fiévatiers, champs, vignes, jardins, preds, pacage, bois, garrigues, devois, quarts, tasques, usages sur mer et sur terre, fleuves, albergues, explèches, toltes, questes, firmances, justices civilles et criminelles, seigneuries, etc., — se retenant néanmoins les naufrages depuis Conclus à Marcillan et toutes les seigneuries et tènement du château de Marcillan et de tous les châteaux d'Agde. 472. — Fol. 156. Art. 472. Déclaration, de 1189 au mois de décembre, portant que Bernar Ato, viscomte d'Agde, déclare avoir engagé à Guillaume, seigneur de" Monpellier, et Agnète, sa femme, la ville et deppendances d'Agde, pour 11000 sous melgoirés, laquelle il lui remet- tra à sa volonté pour la tenir jusques à la restitution de la dite somme. XXVIII. — Loupian. 473. — Fol. 157 V. Art. 473. Engagement fait, en 1189, par Bernard Ato, viscomte d'Agde, pour 10000 sous melgoirés, à Guillaume, seigneur de Monpellier, et Agnète, sa femme, du château de Lopian, consistant en liefs, fiévatiers, forteresses, maisons, champs, vignes, jardins, vinages, eaux, pasturages, pacages, devois, garrigues, bois, quart, usage, albergues, explèches, péages, toltes, questes, firmances, justices, etc., — et en cas il seroit troublé en la jouissance du dit château de Lopian, le dit viscomte luy hypotèque le château de Marcillan. 474. — Fol. 157 v°. Art. 474. Autre engagement fait, en 1194, par Bernard Ato, viscomte d'Agde, en suite d'autre, [pour la somme] de 11000 sous melgoirés, à Guillaume, seigneur de Monpellier. et Agnète, sa femme, du château de Lopian, l'engageant par cest acte de plus fort pour 9000 sous melgoirés payés réélement par le dit seigneur de Monpellier, revenant en tout à 20000 sous, pour lesquelz le dit château demeure engagé audit seigneur de Monpellier. — Acte receu par Guillaume Ramond, notaire. 475. — Fol. 158. Art. 475. Donation faite, en 1190 au mois de janvier, par Bernard Ato, vicomte d'Agde, à Guillaume, seigneur de Monpellier, filz de la feu duchesse Matilde, et à Agnète, sa femme, du château de Lopian. — Acte reteneu par Guiilaume Ramond, notaire. 476. — Fol. 158. Art 476. Déclaration faite, en 1194 au mois de janvier, par Guillaume, seigneur de Mon- pellier, filz de la feu duchesse Matilde, et Agnète, sa femme, qu'ils sont tenus de, rendre dans dix ans à Bernard Aton, viscomte d'Agde, le château de Lopiau, moyenant 14000 sous melgoirés, pour lesquelz le dit château leur demeure engagé. — Acte receu par Guil- laume Ramond, notaire. 477. — Fol. 158 v°. Art. 477. Autre déclaration faite, en 1166 au mois de septembre, à Guillaumette, viscom- tesse de Nismes et d'Agde, par certains habitans de Lopian, des possessions appartenant à la seigneurie du dit Lopian, — qui sont les vignes qui estoient teneues par Bertrand de Saint-Pons au vignoble de Camiller, confronte, etc., — plus un champ au dit terroir, confronte, etc., — et deux champs situés derrière Pue- chredon. 478. — Fol. 158 v». Art. 478. Autre déclaration faite, en 1165 au mois de mars, à Guillaumette, viscomtesse d'Agde et Nismes, des possessions deppendant du château de Loupian, — sçavoir : tout le Casilar, avec ses appar- tenances, terres cultes et incultes, s'estendant comme l'eau coule jusques au chemin de Turturière, au chemin du Brune-Teira, au^ patu de Molleira de Lubissan, au fossé du champ de Guillaume de Lubissan et jusques à la fontaine ; — et pour le patu commun du dit château, le pred de Guillaume de Lubissan, le jardin de Bernard Gervais et toute la Mollarie, excepté les 2 jardins des Rigauds que l'eau de la fontaine a divisés, desquels la tasque est deue aux seigneurs du château ; — et le chemin qui passe par le jardin doit continuer' par le champ de Guillaume de Lubissan, et ce qui est depuis le chemin des Oliers, ainsin que l'eau coule vers corine
  • 75. JOFFRE. — LE MEM jusques au chemin public de Lubissan et jusques à la cime du champ de Pierre de Majan, et jusques au chemin public de Vairac, et depuis le jardin d'Estiène Pagès est deu la tasque, — et depuis le jardin de Pierre Noir, et de Pierre Jean, et depuis la taxa de Ramond Lairan, la disme est deue à Saincte-Cécile, et des autres lieux à Bernard de Cabrières; — et pareillement l'hernie des Arènes est le commun patu du dit château. XXIX. — Le Pouget.- 479. — Fol. 160. Art 479. Serment de fidélité, sans date, fait par Guillaume, fils de Guidinilde, à Guillaume, seigneur de Monpellier, fils de Béliars, pour raison du château du Poget ou du Puy (lo castel de Podio). 480. — Fol. 160. Art. 480. Autre serment de fidélité, sans date, fait par Brenguier, filz de Guidinel, à Guillaume, seigneur de Monpellier, filz de Béliars, pour raison du château du Pojet (lo castel del Pogeth). 481. — Fol. 160. Art. 481. Division, sans date, du château du Pojet, fait par Gérondes, par laquelle elle donne aux enfans qu'elle a eu de Ramond, son mary, et à ceux qu'elle a eu de son autre mari Pierre, la moitié aux enfans de chaque mari. 482. — Fol. 160. Art. 482. Serment de fidélité, sans date, fait par Guillaume, filz de Guidenel, à Guillaume, seigneur de Monpellier, fllz de Béliars, pour raison du château du Poujet. 483. — Fol. 160. Art. 483. Autre serment de fidélité, sans date, fait par Girondes, fille d'Adivène, â Guillaume, filz d'Ermenjars, pour raison du château du Poujet. 484. — Fol. 160. Art. 484. Donation à fief faite, en 1124, par Ermessens, veuve de Guillaume de Monpellier, à Bernard Bamond et à Ramond Brenguier, neveu du dit Bernard, et à Gironde, mère du dit Bernard, et à Pierre Malian, mari de la dite Gironde, de la moitié du bien ayant esté de Girondes, femme de Ramond Séguier, qui >RIAL DES NOBLES 61 est hors de la porte du château du Poujet, se réservant ....[la dite] Ermessens l'homage et service. 485. — Fol. 160 v". Art. 485. Vente faite, en 1124, par Pons Laurens et sa femme ...[du] nom d'Amelde, et par Pierre Vitalis, beau-frère du dit Pons, àHermessende, femme de Guillaume, seigneur de Montpellier, et [à] Guillaume [d'] Orneras, filz de la dite Hermessende, d'une demie-saumée de vigne au Grand Plan, moyenant 10 sous. — Acte receu par Pons Laurens, notaire. 486. — Fol. 160 v°. Art. 486. Autre vente faite, en 1129 au mois de may, par Guago Élésiar et Agnès, sa femme, à Guillaume d'Omelas, de la portion qu'il avoit au château du Poujet, et [dans] la parroisse Saint- Marcelin de Vindémian et en son terroir de Ravenzaoltra, et la quatrième partie des usages, terres cultes et incultes, vignes, preds, jardins et eaux, etc., pour le prix de 500 sous melgoirés. 487. — Fol. 160 vu . Art. 487. Engagement fait, en 11B5, par Adolnie et Pierre, son fllz, Bernard Martin et Guillaume, son frère, Bertrand Benoit, Pierre de Gardie et Dieudonné, son frère, Pierre de Rochareich et Pierre de Saint-Jean, à Guillaume Porcel, pour 350 [sous] mel- goirés, du quart que Gaguo de Peyrebruno avoit en la parroisse de Saint-Marcelin et de Saint-Pierre de Vindé- mian. 488. — Fol. 160 v°. Art. 488. Serment de fidélité fait, en 1132 au mois d'avril, par Adalaïs, veuve de Guillaume Assalit, à Guillaume, seigneur de Monpellier, filz d'Ermessende, pour raison du château du Pouget. 489. — Fol. 160 v°. Art. 489. Donation en aleu faite, en 1132 au mois d'avril, par Adalaïs, veuve de Guillaume Assaillit, à Guillaume, seigneur de Monpellier, de 3 mois qu elle a pour aleu au château du Poujet, avec tout l'autre aleu qu'elle a au terroir du dit château, — et à mesme temps le dit seigneur de Monpellier baille à fief à la dite veuve, soubs homage et service, les dits aleuds. — Acte receu par Pierre Angles. 490. — Fol. 161. Art 490. Serment de fidélité fait,
  • 76. 62 ARCHIVES DE LA VILLE DE MONTPELLIER en 1132 au mois d'avril, par Pierre Sicard, filz d'Adalaïs, à Guillaume, seigneur de Monpellier, filz d'Ermessende, pour raison des susdits trois mois du château du Poujet annuellement, énoncés en la donation précédante, art. 489. 491. — Fol. 161. Art. 491. Engagement fait, en.1173, par Gach de Peyrebrune, à Guidon, de tout ce qu'elle a au terroir du Pouget, consistant en seigneurie, tour, forteresses, maisons, usages, toltes, questes, chemins, patus, eaux, rivières, champ, vignes, quarts, tasques, preds, molières, ban, justices, etc., et ce qu'elle peut avoir en la ville et terroir de Vindémian, et [depuis la] rivière de l'Érau, et au-delà jusques à Omelas, et tout ce qu'elle a depuis Puech Latier à Gignac, — pour 2500 sous melgoirés. 492. — Fol. 161 v°. Art. 492. Donation faite, en 1175, par .... Gaucelin Ferrand, à l'esglise Nostre Darne-de- Valcrose, d'une maison (unum stare) qu'il tient du seigneur du château d'Omelas, située au château du Pouget, confronte, etc., sous l'usage d'une livre de cire au dit seigneur d'Omelas, payable à Noë. 493. — Fol. 161 v°. Art. 493. Transaction passée, en 1183 au mois de février, entre Guillaume, seigneur de Monpellier, et Adalaïsse de Cognac, veuve de Bergon- dion, frère du dit Guillaume, seigneur de Monpellier, — le dit seigneur de Monpellier demandant les châteaux de Paulian et Poujet, disant que Guidon Guérengit, son oncle, l'avoit substitué en son testament à son frère, — et ladite Adalaïs disoit que le dit Berguadion, son mari, lui avoit donné pour cause de nopces (in sponsalitium) la moitié de tout ses biens, etc., — sur quoy fut conveneu que la dite Adalaïs se départit de ses prétantions, rnoyenanl 2000 sous melgoirés et tout ce que le dit seigneur de Monpellier avoit au château de Porsan. — Acte receu par Guillaume Ramond, notaire. 494. — Fol. 162. Art. 494. Recognoissance à fief fait, en 1195 et 12 des calendes de mars, par Bertrand de Montdesdier et Bernard, son frère, héritiers par égales parts d'Adalaïs, leur mère, à Guillaume, seigneur de Monpellier, de ce qu'ilz ont au château du Poujet et dans la parroisse de Saint-Saturnin, consistant en maisons, vignes et terres cultes et incultes, fiefs, services, alber- gues, seigneuries, lods, toltes, questes; — estant à observer qu'ils tienent la tour du château du Poujet du dit seigneur de Monpellier pour 3 mois. — Acte receu par Hugues Laurens, notaire. 495. — Fol. 162. Art. 495. Serment de fidélité, sans date, fait par Bertrand de Mondesdier et Bernard, son frère, à Guillaume, seigneur de Monpellier, fils de la feu duchesse Matilde, pour raison du château du Poujet. — Acte receu par Jean Scriptor, notaire de Monpellier. 496. — Fol. 162. Art. 496. Estât de certains mas, où Guillaume, seigneur de Monpellier, a droit de seigneurie, — sçavoir dans la ville de Vindémian, le mas du Terrai, autre mas de sur l'église, le mas de Roquerixe, le mas de l'Olivier, le mas d'Ordolonèche, le mas où réside Folcran; — dans l'esglise de Saint-Jean, la moitié ; — en Piolo, quatre moitiés de terre ; — dans la ville d'Abo- nianic, le mas où réside Besendus, [et un] autre mas où réside Bertin, — et la viguerie de Vindémian. 497. _ Fol 162 v°. Art. 497. Autre estât d'autres mas où le dit Guillaume, seigneur de Monpellier, a droit de seigneurie, — sçavoir 2 mas à Camprinian, un mas à Teulet, 2 mas à la Roque, 1 mas à Dérivan, la condemine de las Saussédas de Garote, 4 moitiés de vignes depuis le Grand Plan, 4 moitiés de vignes de Pin Bernard. 498. — Fol. 162 v°. Art. 498. Vente faite, en 1124, par Bernard Ramond, filz de feu Gérondes, et Ramond Brenguier, son neveu, et Pierre Malian, à Ermessens, veuve de Guillaume, seigneur de Monpellier, et,à Guil- laume d'Omelas, son filz, de tout le bien qui a été de Géronde, femme de Ramond de Séguier, situé hors la porte du château du Poujet, pour le prix de 200 sous. — Acte receu par Pierre d'Albas. 499. — Fol. 162 v°. Art. 499. Serment de fidélité, sans date, fait par Azalaïs, fille de feu Hugues Peiron du Pouget, et Pierre Sicard, filz d'Azalaïs, à Guillaume, seigneur de Monpellier, pour raison du château du Poujet.
  • 77. JOFFRE. — LE MÉMORIAL DES NOBLES 63 500 — Fol. 162 V. Art. 500. Autre serment fait, en 1114, par Guillaume Assailit, à Guillaume, seigneur de Monpellier, pour raison du dit château du Pouget. 501. —Fol. 163. Art. 501. Autre serment, sans date, fait par Adalaïs, fille de feu Hugues Peiron, à Guillaume d'Omelas, pour raison du château du Poujet. 502. Fol. 163. Art. 502. Autre serment fait, en 1127,.... [le] 15 des calendes d'aoust, par Guillaume Assaillit, fils de Vierne, à Guillaume d'Omelas, fils d'Er- messens, pour raison du château du Poujet. XXX. — Plaissan. 503. — Fol. 163. Arl. 503. Donation, sans date, faite par Pons Ramond de Plaissan, à Guillaume d'Omelas, fils de feu Guillaume de Monpellier, des aleuds à lui appartenant dans les paroisses de Pleyssan, Nostre-Dame de Rocia ou Roca, Poujet, Tressan, Puech Lachier, au terroir de Pradines et au terroir de Caissanegues, excepté l'alleu qu'il a, à cause de sa femme, à Maruéjol, au devant du château Melgorderi. 504. — Fol. 163. Art. 504. Donation, sans date, en fief, homage et albergue de 5 chevaliers, par Guillaume d'Omelas, filz de feu Guillaume de Monpellier, à Pons Ramond de Pleyssan, de l'aleu que le dit Raimond avoit donné au dit Guillaume d'Omelas. XXXI. — Popian. 505. — Fol. 163 v°. Art. 505. Autre donation, sans date, faite par Guillaume, seigneur de Monpellier, à son filz Bernard, de l'esglise de Saint-Bauzile de Popian et de l'aleu qu'il a en la ville du dit Popian. 506. — Fol. 163 v°. Art. 506. Autre donnation en aleu faite, en 1112, par Ramond Rostan de Popian, à Guillaume, seigneur de Monpellier, du château et terroir de Popian, ensemble de l'aleu qu'il a aux parroices de Saint-Vincens et Saint-Bauzile, moyenant 250 sous mel- goirés. 507. — Fol. 163 v°. Art. 507. Autre donation en aleu faite, en 1113, le 6 des ides d'aoust, par Ayfred, Bertrand et Guiraud frères, à Guillaume, seigneur de Monpellier, du château et terroir de Popian, et de l'alleu qu'ilz ont aux parroisses de Saint-Vincens et de Saint-Bauzille, moyenant 200 sous melgoirés. 508. — Fol. 163 v°. Art. 508. Autre donation faite, en 1112, par Arnaud de Popian, à Guillaume, seigneur de Monpellier, du château de Popian, plus de l'alleu qu'il a èz parroisses de Saint-Vincens et de Saint-Bauzille, moyenant 300 sous melgoirés, — laquelle donation Bélicende, sa mère, et Adalaïsse, sa femme, confirment. 509. — Fol. 165. Art. 509. Autre donation faite, en 1113 le 6 des ides d'aoust, par Ramond Rostan de Popian, à Guillaume de Monpellier, du dit château et terroir de Popian, qui s'estend depuis le chemin public qui va de Giniac à Triucian, jusques à Omelas, moyenant 250 sous melgoirés, — laquelle donation Vésiane, femme du dit Rostan, confirme. 510. — Fol. 165. Art. 510 Serment de fidélité fait, en 1113 le 6 des ides d'aoust, par Aifred, Bertrand et Guiraud, fils d'Azalaïs, à Guillaume, fils d'Ermenjars, pour raison du château de Popian. 511. — Fol. 165. Art. 511. Autre serment de fidélité fait, en 1113 le 6 des ides d'aoust, par Ramond Rostan, fils de Trudgars, à Guillaume, filz d'Ermenjars, pour raison du château de Popian. 512. — Fol. 165. Art. 512. Autre serment de fidélité fait, en 1112, par Arnaud, fils de Bélissens, à Guillaume, fils d'Ermenjars, pour raison du château de Popian. 513. — Fol. 165 v°. Art. 513. Autre serment de fidélité fait, en 1113, par Ayfred, Bertrand et Guiraud,
  • 78. ARCHIVES DE LA VILLE DE MONTPELLIER lilz d'Azalaïs, à Guillaume, fils d'Ermenjars, pour raison du château de Popian. 514. — Fol. 165 v». Art. 51-4. Donation à fief, de 1113, le 6 des ides d'aoust, par Guillaume, seigneur de Mon- pellier, à Ayfred, Bertrand et Guiraud frères, du château de Popian, à lui donné en aleu par les dits frères, se réservant l'homage et service. 515. —Fol. 165 v». Art. 515. Donation faite en aleu, en 1113, le 6 des ides d'aoust, par Ayfred, Bertrand et Guiraud frères, à Guillaume de Monpellier, de l'aleu qu'ilz ont au château et terroir de Popian, moyenant 200 sous melgoirés. — Acte receu par Girhert. 516. — Fol. 166. Art. 516. Serment de fidélité fait, en 1114, le 6 des ides de mars, par Pons, fils de Bixende, et Ramond, son frère, à Guillaume, seigneur de Monpel- lier, fils d'Ermengarde, et à sa femme, du château de Popian. 517. — Fol. 166. Art. 517. Autre serment fait, en I l 13, le 6 des ides d'aoust, par Ramond Rostan, filz de Trudgat, à Guillaume, fils d'Ermenjars, pour raison du château de Popian. 518. — Fol. 166. Art. 518. Donation faite, le 2 des calendes d'octobre, par Guillaume, seigneur de Monpel- lier, à Arnaud de Popian et aux siens, du château de Popian, à fief, — se réservant l'homage. 519. — Fol. 166 vo. Art. 519. Donation en aleu faite, en 1112, au 2 des calendes d'octobre, par Arnaud de Popian à Guillaume de Monpellier, du château de Popian, à sçavoir de l'aleu qui lui est parvenu par succession au terroir du dit Popian ; — plus de l'aleu qu'il a aux par- roices de Saint-Vincens et de Saint-Bauzile, moyenant 300 sous melgoirés, — laquelle donation Bélissende, sa mère, et Oda, sa femme, confirment. — Acte receu par Girbert. seigneur de Monpellier, (ils d'Ermenjars, pour raison du château de Popian. 521. — Fol. 166 vo. Art. 521. Donnation faite, en 1113 le 6 des ides d'aoust, par Guillaume de Monpellier, à Bamond Bostan de Popian, du château du dit Popian, en fief, et de tout ce que le dit Bostan a donné en aleu au dit Guillaume de Monpellier, — se réservant le dit Guillaume l'homage et service. 522. — Fol. 166 v°. Art 522. Autre donation faite, en 1114 le 7 des ides de mars, par Pons de Madeires et Ramond, son frère, à Guillaume, seigneur de Monpellier, de l'aleu qu'ils ont au château de Popian, en la parroisse Saint-Vincens, sous l'homage, service et serment de fidélité, moyenant 300 sous melgoirés. 523. — Fol. 167. Art. 523. Recognoissance et décla- ration faite, en 1128 au mois de janvier, par Assaillit [de] Breissac et Alassaïs, sa femme, fille d'Hugues Pierre, ensemble leurs enfans, nommés Pierre Sicard, Pons d'Agon, Assaillit, Fredolz et Bertrand, déclarans que le propre aleu de Guillaume d'Omelas est la troisième partie du château du Poujet. hors la mote supérieure, comme il est marqué et réglé à feu Guillaume de Monpellier. père du dit Guillaume d'Omelas, — lequel aleu confronte, d'une part, le solier de Brenguier de Montoulieu ; d'autre part, les demeures (cum mansionibus) de Dieudonné Toquet, comme monte en droite ligne jusques à la susdite mote supérieure ; — au surplus les susdits déclarans remettent à Guillaume d'Omelas tout ce qui est contenu dans les susdites bornes. — Acte receu par Pierre Angeli. 524. — Fol. 167 v°. Art. 524. Autre recognoissance à fief faite, en 1191 et le 6 des calendes de juillet, par Adalaïs, fille de Peironèle de Montferrier, et Bertrand de Mondisdier, filz de la dite Adalaïs, à Guillaume de Monpellier, fils de Matilde, du château du Poujet. 520. — Fol. 166 v°. Art. 520. Serment de fidélité fait, en 1112, par Arnaud, fils de Bellissens, à Guillaume, XXXII. — Saint-Amans-de-Teulet. 525. — Fol. 167 v°. Art. 525. Donation faite, en
  • 79. JOFFRE. — LE MÉMORIAL DES NOBLES 65 à 1114, par Pierre, abbé d'Aniane, et ses religieux, à Gaucèlin de Monpellier, de l'albergue annuelle de 12 chevalliers et un valet, pour la bailie de la ville de Saint-Amans-de-Teulet. XXXin. — Gignac. 526. — Fol. 168. Art. 326. Autre donnation faite, en 1133 et le 3 des calandes de décembre, par Brenguier de Monpeirous, fllz de Garcende, à Guillaume de Mon- pellier, fîlz d'Ermessende, de ce qu'il a au château et terroir de Giniac, outre ce que Bernard d'Anduse y a, — se réservant pour son âme ce qu'il a dans la condamine et dans le jardin, et ce qu'il a depuis l'église Saint-Pierre jusqués à l'Érau ; — ensemble donne ce qu'il au château de Montpeirous et ce qu'il a à Cabrilz, le tout en aleud. — Et à mesme temps le dit Guillaume de Monpellier baille les susdites choses à fief au dit Bérenguier et à ses enfans, nommés Pierre et Pons Brenguier. 527. —Fol. 168. Art. 527. Sèrement de fidélité, sans date, fait par Hugues de Giniac, à Guillaume, seigneur de Monpellier, pour raison de ce qu'il a aquis, adjoutant que les habitans de .Montarnaut obéiront à tout ce que le dit seigneur de Monpellier leur commandera. XXXIV. — Saint-Pons-de-Mauchiens. 528. — Fol. 168 v°. Art. 528. Autre serment de fidélité, sans date, fait par Ramond, filz de Guidenelde, à Guillaume, fllz de Béliarde, pour raison du château de Sainl-Pons. 529. — Fol. 168 v°. Art. 529. Autre serment de fidélité fait, en 1144, par Pierre de Corcon, fils d'Adalaïs, à Guillaume d'Omelas, fllz d'Ermessende, pour raison du château de Saint-Pons. 530. — Fol. 168 v Art. 530. Donation faite, en 1144 au mois de septembre, par Guillaume d'Omelas, à Pierre de Cornon, à fief, de ce qu'il a au château et terroir de Saint-Pons et au terroir du Puech de Montredon, depuis le Ruisseau Tortu jusques au château de Saint- Pons; plus de ce qu'il a au mas de Campaigne; —se réservant le service. 531. — Fol. 168 vo. Art. 531. Conventions faites, en 1144 au mois de septembre, par lesquelles Guillaume d'Omelas promet à Pierre de Cornon que, quand il lui rendra le château de Saint-Pons qu'il tient de lui, il le conservera en bon estât. 532. — Fol. 169. Art. 532. Donation à fief faite, en 1199 au mois de septembre, par Guillaume, seigneur de Monpellier, fils de la feu duchesse Matilde, à Pierre de Roquefixe, de tout le castlar, puech et plaine, qui est au devant l'église de Nostre-Dame de Saint-Pons, pour y faire une forteresse à sa volonté, — se réservant l'homage. — Acte receu par Hugues Laurens, notaire. XXXV. — Clermont-l'Hérault. 533. — Fol. 170 v°. Art. 533. Donation en aleu faite, en 1160, par Pierre Ramond de Montpeyrous, Pierre Ramond, son filz, et Alamande, femme du premier et mère du second, à Guillaume, seigneur de Monpellier, fllz de Cibillie, de ce qu'ilz ont au château de Clermont et terroir d'icellui. — Et à mesme temps le dit seigneur de Monpellier le lui remet à fief, sous l'homage et serment de fidélité. — Acte receu par Pons de Circian. 534. — Fol. 170 v°. Art. 534. Donation en aleu faite, en 1163 aux nones de janvier, par Pierre Ramond de Monpeiroux et Alamande, sa femme, et Pierre Ramond, leur fils, à Guillaume, seigneur de Monpellier, fils de Cibillie, de ce qu'ilz [ont] au château et terroir de Clermont, à condition que le dit seigneur de Monpellier ne pourra leur constituer autre seigneur. — Et à mesme temps le dit seigneur de Monpellier le leur remet à fief, sous l'homage et serment de fidélité. — Acte receu par Fulco. VILLE DE MONTPELLIER. - TOME III. 9
  • 80. 60 ARCHIVES DE LA VILLE DE MONTPELLIER 535. — Fol. 171. Art. 535. Serment de fidélité fait, sans date, par Pierre Ramond, fils d'Ermessens, à Guillaume, seigneur de Monpellier, pour raison du château de Clermont. 536. — Fol. 171. Art. 536. Donation en aleu faite, en 1163 aux nonnes de janvier, par Brenguier de Vaillau- quès [et Pons de Vaillauquès], son fils et de feu Jaquète, à Guillaume, seigneur de Monpellier, de ce qu'ils ont au château et terroir de Clermont, avec pacte que le dit seigneur de Monpellier ne leur constituera pas autre seigneur. — Et à mesme temps le dit Guil- laume, seigneur de Montpellier, le leur remet à fief, sous homage et sèrement de fidélité. — Acte receu par Fulco, notaire. XXXVI. — Nébian. 537. — Fol. 173. Art. 537. Donation en aleu fait, en 1160 au mois de mars, par Pierre de Nibian à Guil- laume, seigneur de Montpellier, filz de feu Sibillie, de ce qu'il a au château et terroir de Nibian, depuis le chemin de Dorbia allant à Clermont et au-dessus vers le cers et la plage boréalle, ainsin que se termine la paroisse du dit château, depuis le dit chemin, et ce moyennant D CCC sous melgoirés. — Et à mesme temps le dit seigneur de Montpellier luy remet le tout à fief, soubs l'homage et serment de fidélité. — Acte reçeu par Fulco. 538. — Fol. 173. Art. 538. Serment de fidélité fait, en 1160 au mois de mars, par Pierre de Nébian, à Guillaume, seigneur de Monpellier, fils de Cibillie, pour raison du château de Nébian. XXXVII. — Paulhan. 539. — Fol. 174 v°. Art. 539. Engagement fait, en 1142, par Guillaume de Monpellier, à Eymeric de Clermon, pour 8500 sous melgoirés et pour 30 marcs d'argent fin, de tout ce qu'il a au château et terroir de Paulian, consistant en bastimens, fiefs, fiévatiers, terres cultes et incultes, prés, pacages, rivages, possessions, mou- lins, etc. 540. — Fol. 174 V. Art. 540. Vente faite, en 120-2 au mois de may, par Adalaïs, .... [nièce] de feu Guiraud, viguier, et Bernard Gervais, son fils, à Guillaume, seigneur de Montpellier, filz de la feu duchesse Matilde, de toute la viguerie que le dit Guiraud a eu et teneu du dit seigneur de Montpellier, au château et terroir de Paulian, dont chaque mas donnoit aus dits vendeurs annuellement un sestier orge, un repas à deux hommes en moissons, — et les deux mas de Sainct-Martin, un sestier orge et un sestier froment, sans manger, — et dans ...[les] cabmansures, une émine orge et le manger à deux hommes ; — et les vignes qui sont à la Combe Aldrasa, et celles qui sont depuis cette Combe Aldra^a jusques au pred de Jazan, lesquelles donnoient anx vendeurs le quart et oublies, donneront en vendanges la réfection à deux hommes ; — et le vinogolarier du vignoble de Planes, de l'Erme et de condricte, estoient aux vendeurs, outre le vignoble ou petite vigne Bren- gairense, et dans ces Plans les dits vendeurs avoient une terre, confronte, etc. ; — et au Puech de Labet, autre terre, confronte, etc. ;— et autre terre joignant l'olivette de Pons Bertrand, confronte, etc. — Il y a encore une désignation de plusieurs possessions faisant censive aus dits vendeurs. Faisant iceux la dite vente pour le prix de 200 sous melgoirés réélement comptés. — Acte receu par Guil- laume Ramond. XXXVffl. — Aumelas. 541. — Fol. 178. Art. 541. Serment de fidélité, sans date, fait par Adémar, fils de Chiénelz, à Guillaume, fils d'Ermenjars, pour raison du château d'Omelas. 542. — Fol. 178. Art. 542. Autre serment de fidélité,
  • 81. JOFFRE. — LE MÉMORIAL DES NOBLES 07 sans date, par Bertrand, lils d'Eldiars, à Guillaume, fllz d'Ernienjars, pour raison du château d'Omelas. 1543 Fol. 178. Art. 543. Autre serment de fidélité, «ans date, fait par Hugues, fils de Peironelle, à Guillaume, iilz d'Ermenjarde, pour raison du château d'Omelas. 544. — Fol. 178. Art. 544. Autre serment de fidélité, sans date, fait par Aranfres, fils d'Armeld, à Guillaume, (Hz d'Ermengarde, pour raison du château d'Omelas. 545. - Fol. 178. Art 545. Engagement, sans date, fait par Bernard Guiraud, à Guillaume, seigneur de Monpellier, du fief qu'il tenoit de lui au château d'Omelas, pour 57 sous melgoirés. 546. — Fol. 178 v°. Art. 546. Vente faite, en 1H8 le jour précédant les calandes de may, par Bernard Guiraud et Bernarde, sa femme, à Guillaume, seigneur de Monpellier, de la moitié d'un solier et sotol, situé à Omelas, appelé Guiravent ; plus de toutes les aussades qu'ils tenoient dudit seigneur de Montpellier, dans la parroisse Nostre-Dame-d'Omelas, — le tout pour le prix de 40 sous melgoirés, outre 50 sous melgoirés qu'ilz a voient dudit seigneur de Monpellier pour autre enga- gement précédent pour les dites choses. 547. — Fol. 178 v°. Art. 547. Concession et confir- mation faite, en 1121 le 4 des nones de nouvembre, par Guillaume, seigneur du château d'Omelas, à Bertrand de l'Estang, pour raison de ce qu'il possédoit au terroir d'Omelas jusques à la rivière de l'Ërau, teneu du dit seigneur d'Omelas, consistant en maisons, vignes, champs, preds, bois, hernies, cultes et incultes, soubs l'albergue annuelle de dix chevaliers. 548. — Fol. 178 v°. Art. 548 Donation faite, en 1122, par Pierre, abbé d'Aniane, avec le conseil de ses moines, à Guillaume d'Omelas, filz ..... de Guillaume de Monpellier,de labailie .. [in totum honorera] de Carcarès et de l'albergue pour la dite bailie, avec disner dans la maison de Carcarès du dit abbé, et 12 chevalliers ou 12 sous melgoirés annuellement, — lequel Carcarès est depuis Saint-Bausile jusques au terroir d'Omelas, jusques à Garciac et jusques à la rivière de l'Érau. — Acte receu par Pons Raine. 549. — Fol. 178 v°. Art. 549. Vente faite, en 1125 au mois de juillet, par Arnaud de Popian et Oda, sa femme, et Bellissende, leur fille, à Guillaume d'Omelas, du château d'Omelas, et de tout le bois où il est, appellé Liquet, lequel bois ils tiènent à fief de luy, — confronte ledit bois avec le bois qui a esté du père dudit Guillaume d"Omelas ; d'autre part, le chemin allant de Lacod à l'église de Saint-Bauzile ; d'autre part, les terres labora- tives d'Estiène de Solbors et de Géraud Brenguier, son frère, — à cause duquel bois cy-dessus vendu Guillaume de Monpellier, frère du dit Guillaume d'Omelas, et la mère du dit d'Omelas ont donné aus dits vendeurs un palafred (unum palafridum) et 10 sous melgoirés. — Acte reçeu par Guillaume de Prunet. 550. — Fol. 179. Art. 550. Contrat de mariage passé, en 1149, au mois de février, entre Adémar de Murviel et Tiburguette, fille de Guillaume d'Omelas, à laquelle est constitué en dot tout ce que le dit d'Omelas a dans la ville de Saint-Jori et dans son terroir, au mas de Cares- causes, de La Fossa, de Fan, château et terroir de Cornon-Sec, château et terroir de Maders, châteaux de Montadis et leurs terroirs, à Narbonne et Narbonés, et 1000 sous melgoirés. — Et ledit Adémar de Murviel lui donne par donnation à cause de noces (et in sponsalitium) la moitié de tous ses biens, excepté le seul château de Murviel, le réservant pour le donner aux enfans qu'il aura d'elle; plus lui donne une demeure au dit château de Murviel, et c'est soubz les conditions portées par le dit acte. 551. — Fol. 179 v°. Art. 551. Testament fait, en 1155, par Guillaume d'Omelas, par lequel il donne à sa fille Tiburgue, femme d'Adémar de Murviel, le château de Montbasens et le dot qu'il lui a donné, à sçavoir la ville de Saint-George, le château de Cornon-Sec, le château de Masernes, le château de Montadin et ce qu'il a à Narbonne [et dans le] Narbonnés ; lui ordonnant de rendre, après sa mort, le château de Montbasens à Sicard, son filz, et s'il est décédé, à Ramond Aton, son autre fils; —plus à autre Tiburgue, sa fille, veuve de
  • 82. 68 ARCHIVES DE LA VII Gaufred de Mornas, la ville de Murviel, excepté les fiefs qu'elle a laissés à Raimbaud, son fils, auquel elle payera, lorsqu'il sera chevallier, 1000 sous melgoirés en aug- mentation de son hérédité; — faisant héritier le dit Raimbald, son fils, en ses autres biens, sçavoir du château d'Omelas, avec ses appartenances, villes, mas et bailies, du château de Montarhaud, du château de Popian, du château du Poujel, du château de Saint-Pons, du château de Frontignan, du château de Villeneuve, de la .... [forteresse et] du bien de Val, du château de Pinian, — laissant à sa mère Ermessende l'usufruit du bien de Val, — réglant dans le dit testament la substi- tution de ses biens en faveur de ses enfans et de ses parens. 552. — Fol. 180. Art 552. Donnation à fief faite, en 1167, par Raimbald, fils de feu Guillaume d'Omelas, à Pierre de Saint-Martin, du quart au Mas Dieu et son terroir avec l'albergue de 2 chevalliers et 6 deniers d'oubliés ; — plus du quart au mas de La Blachière et son terroir, avec l'albergue de 2 chevalliers et 6 deniers d'oubliés ...[et] tout ce que le dit de Sainct-Marlin a dans l'appennarie qui a esté de Bernard de Madalié, et dans le Mas de Sestairanegues (de Sestairanicis), — se réservant le dit Raimbald l'hommage et l'albergue annuelle de 5 chevaliers. 553. — Fol. 180. Art. 553. Engagement fait, en 1168 au mois de mars, par Raimbald, fils de feu Guillaume d'Omelas, à Guillaume, seigneur de Monpellier, son cousin, pour 4000 sous melgoirés, du château d'Omelas. —■ Acte receu par Fulco. 554. — Fol. 180 v». Art. 554. Autre engagement fait, en 1170, par Raimbald d'Aurenque, filz de Guillaume d'Omelas, pour 10200 sous melgoirés, à Azémar de Murviel, son beau-frère, du château d'Omelas et de ce qu'il a aux châteaux de Montarnaud, Pinian, Frontignan, Sainct-Pons, Popian, Pouget, dans la ville de Sainct- Bauzile, dans celle de Saint-Amans, dans celle de Saint- Paragoire et dans celles de Pleissan, la Coste, Adillan, Bonanegues, Vindémian, La Mote, Carcarès et Valmale, et tout ce qu'il a depuis la rivière du Lés jusques à celle ,E DE MONTPELLIER de l'Ërau, excepté la forteresse de Val. — Acte receu par Fulco. 555. — Fol. 181. Art. 555. Donnation en aleu faite, en 1187, par Ramond Ato, à Guillaume, seigneur de Monpellier, fils de la feu duchesse Matilde, du château d'Omelas et de ce qu'il a aux châteaux et terroirs de Popian, Saint-Pons, Montarnaud, Pinian, Cornonsec, Montbasens, Frontignan, la forteresse de Val, et ce qu'il a au château de Villeneuve, aux villes et terroirs de Sainct-Paragoire, Adeillan, Pleissan, Boillanergues, Vindémian, Saint-Amans, Saint-Bauzile, Carcans, Poudolz, Saincte-Eulalie et en Val Redonés, Valmale, dans les villes de Sainct-Pons, Mont-Camel, Saint-Estièae de Prunet, Murviel et Saint-George, et généralement tout ce qu'il a et aura depuis la rivière de l'Érau jusques à la rivière de la Mausson, et depuis le pont de Sainct-Guillen jusques à la mer, consistant en feudataires, châteaux, villes, mas, forteresses, maisons, champs, vignes, jardins, pred, pasturages, rivages, bois, devois, quarts, usages, albergues, explèches, toltes, questes, firmances, justices, seigneuries, conseils, hermes, terres cultes et incultes, ensemble le château de Masernes avec ses appartenances. Et à mesme temps le dit Guillaume, seigneur de Monpellier, remet à fief au dit Ramond Ato tout ce que dessus, et encore le château de Paulian et tout ce qu'il a depuis la rivière de l'Ërau jusques aux Fontaines, et tout ce qu'il a au château du Pouget et ville de Vindémian. Et au surplus lui cède la forteresse de Val de Cavailf n, qu'il avoit par engagement pour 10000 sous melgoirés. Pour lesquelles susdites choses, le dit Ato et ses successeurs doivent estre fidèles au dit Guillaume de Montpellier et les lui rendre à la première réquisition, excepté seulement les châteaux d'Omelas et Popian et Cornonsec, que le dit Ato se réserve pour servir le dit Guillaume en ses guerres, etc., — avec pacte que le dit Guillaume, seigneur de Monpellier, ne pourra bailler les dits fiefs qu'aux seigneurs ou dames de Montpellier. — Acte receu par Guillaume Ramond, notaire. 556. — Fol. 181 v°. Art. 556. Serment de fidélité fait, en 1187 aux calendes de juin, par Ramond At de Murviel, à Guillaume, seigneur de Monpellier, filz de la
  • 83. JOFFRE. — LE MÉI duchesse Matilde, pour raison des châteaux de Paulian, Pouget, Montarnaud, Pinian, Montbasen, Frontignan, la forteresse de la Val, château de Masernes, et tout ce qu'il a depuis la rivière de l'Érau jusques à celle de la Mausson, et du pont de Saint-Guillen jusques à la mer. ... Acte receu par Jean Laurens, notaire. 557. — Fol. 182 v». Art. 557. Engagement fait, en 1191 au mois de juin, par Adémar de Murviel,à Guillaume, seigneur de Monpellier, fils de la feu duchesse Matilde, pour 1200 sous melgoirés, de tout ce que le dit Adémar a eu, aussi par engagement de Raimbauld de Montpellier, pour pareille somme, dans les évéchés de Bésiers, Magalone, Loudève, Agde, — consistant aux châteaux d'Omelas, Popian, Masers, Montarnaud, Sainct-Pons, Pinian, Cornonsec, Montbasens, Frontinian, forteresse de Val, villes de Sainct-Paragoire, Vindémian, Pouget, Sainct-Amans, Murviel et Sainct-George. — Acte receu par Guillaume Ramond, notaire. 558. — Fol. 183. Art. 558. Conventions faites, en 1191 au mois de juin, entre Guillaume, seigneur de Monpellier, et Azérnar de Murviel, par lesquelles le dit Âzémar promet au dit Guillaume, fils de la feu duchesse Matilde, de donner en mariage 'à Guillaume, fils du dit seigneur de Monpellier, sa ...[petite-fille] Tiburgue, fille de feu Ramond Aton, filz du dit Azémar de Murviel, et lui constituer en dot tout ce que Raimbald d'Aurengea ou son père Guillaume d'Omelas ont eu dans les évéchés de Bésiers, Loudève, Agde et Magalone, sçavoir le château d'Omelas et ses deppendances, ensemble tout ce que le dit Raimbaut ou son père ont eu aux châteaux et terroirs de Popian, Masernes, Saint-Pons, Pouget, Montarnaud, Pinian, Cornonsec, Montbasens, Frontignan, la forteresse de Val et dans les villes et terroirs de Saint-Paragoire, Vindémian, Saint-Amans, Murviel et Saint-George, sous les conditions et substitutions y énoncées. Plus donne en dot le château de Paulian. — Acte receu par Guillaume Ramond, notaire. 558 bis. — Fol. 183 v°. Art. 558 répété. Vente faite, en 1199 au mois d'aoust, par Tiburge et Sibilde, filles de feu Ramond Aton, à Guillaume, seigneur de Monpellier, DRIAL DES NOBLES 69 fils de la feu duchesse Matilde, des châteaux d'Omelas, Montarnaud, Pinian, Cornonsec, Montbasens, Frontignan, Miraval, et ce que Ramond Ato leur père avoit aux châteaux de Villeneuve, Popian, Pouget, Saint-Pons et dans les villes de Sainct-Paragoire, Vindémian, Sainct- Bauzille, Caprilles, Cardonet, Prunet et tous les mas et villes qui sont au causse d'Aumelas, et Sainct- Paulj... de Mons-Camelz, Valmale et villes de Murviel, Saint- George, Maurillan et tout ce qu'elles ont depuis Garsac jusques à la Roque Hermengarde et château de Paulian, et généralement en tout ce qui leur appartient aux évéchés de Magalone, Agde, Bésiers et Loudève, excepté seulement Masernes et Montadin et ce qui a appartenu à Adémar de Murviel dans l'évêché de Bésiers. Faisant la susdite vente pour le prix de 77400 sous melgoirés, réélement comptés. — Acte receu par Guillaume Ramond, notaire. 559. — Fol. 185. Art. 559. Recognoissance dotale faite, en 1199 au mois d'aoust, par Frotard, fllz de Pons d'Olargue, de 20000 sous melgoirés du dot de Tiburgue, sa femme, fille de feu Ramond Aton. — Acte receu par Guillaume Ramond, notaire. 560. — Fol. 185 v°. Art. 560. Conventions faites, en 1199 au mois d'aoust, par lesquelles Tiburgue, fille de feu Ramond Aton, tient quitte Guillaume, fils de la feu duchesse Matilde, de la promesse qu'il lui avoit faite de lui donner un de ses filz en mariage, parce que le mariage ne se peut pas faire à cause du parentage. 561. — Fol. 185 v°. Art. 561. Lettres des évoques de Magalone, Bésiers et Agde, de 1199 au 7 des calendes de septembre, portant mandement d'ouïr les témoins qui seront produits de la part de Guillaume, seigneur de Monpellier, sur l'aage de Tiburgue et Sibilde, filles de feu Ramond Aton. 561 bis. — Fol. 186. Art. 561 répété. Audition des tesmoins sur l'aage de Tiburgue et Sibilde. I
  • 84. 70 ARCHIVES DE LA VILLE DE MONTPELLIER XXXIX. — Tressan. 562. — Fol. 188. Art. 562. Donnation en franc aleu, au mois d'avril 1200, par Ramond de Castres, fllz de Ramond de Castres et d'Ermessens, à Guillaume, seigneur de Montpellier, fils de la feu duchesse Matilde, du château de Tressan et de la quatrième partie du château du Pouget, moyenant 2500 sous melgoirés (MMD sol. melg.), promettant le dit seigneur de Monpellier de ne transporter les dits châteaux qu'à ceux qui seront seigneurs de Monpellier, — et le dit Ramond de Castres, tenant les susdites choses du dit seigneur de Monpellier, lui en a fait hommage et serment de fidélité. — Acte receu par Hugues Laurens, notaire. Castries et Frontignan. 563. — Fol. 189. Art. 563. Concession faite, en 1159 au mois de juillet, par Gaucelin de Claret, à Guillaume de Monpellier, des droictz ayant esté à Ëléasarde Castries, au château de Castries et dans les bornes qui sont entre la rivière de Bérange et celle de Salason, entre la mer et les limites de Montlaur. — Et à mesme temps le dict Guillaume, seigneur de Monpellier, fils de Sibillie, donne et remet à fief au dit Gaucelin de Claret et ses hoirs, tout ce qu'il a au dit château de Castries et dans les susdites bornes en conséquence de la dite concession,— ensemble ce qu'il peut avoir sur le bien de Dalmas de Castries et de sa fille Hermecende, — se réservant l'homage, service et serment de fidélité. — Acte receu par Silvestre. 564. — Fol. 189 v°. Art. 564. l ettres de Ramond, duc de Narbone, comte de Tolose et Mauguio et marquis de Provence, du mois de juillet 1197, contenant déposition de quantité de tesmoins pour la preuve du précédent acte, article 563. 565. — Fol. 190. Art. 565. Serment de fidélité fait par Gaucelin de Claret, fils de Sénégons, à Guillaume, seigneur de Monpellier, pour raison du château de Castries. 566. — Fol. 190. Art. 566. Donation en accaple faite, en 1202 et le 4 des calendes de juillet, "par Gaucelin, abbé d'Aignane, avec le consantement du chapitre dos moines du dit Aniane, à Guillaume, seigneur de Mon- pellier, fils de la feu duchesse Matilde, de la moitié par indivis du pulment et usage de la mer et estang, terre et isle de Vacherie, et du bois et venaison ou autre quelconque revenu, et des conseilz, seigneuries, lods el de toutes les albergues et du distroit, firmances, justices, explèches et de tout autre droit ordinaire et extraor- dinaire, appartenant au dit monastère d'Aignane dans l'estang, mer, maneguières, usages ou services d'iceux, ou sur les chevaliers, hommes et femmes, et sur toutes les choses qu'ils liènent du dit monastère, dans toute la paroisse et dismerie de Saint-Paul de Frontignan, dans la mer et dans l'estang, conssoa, terre, isle Vachière, bois, venaison et autres lieux deppendant de la dite parroice, — et spécialement, par indivis, de la moitié de la troisième partie de tous les revenus des 4 maneguières, dont l'une est appelée derrière-maneguière de Guillaume Puga, l'autre Crosa de Baron, la troisième la maneguière des Calmens (Calmensium) et la quatrième la maneguière de Rixende, fille de feu Pierre de Saint-Ëtiène et femme de Ramond de Sentreyrargues, — et de la moitié des deux parties de la Petite Maneguière, et de la quatrième partie de Get Chatgier, — et de la moitié, par indivis, de tout le droit et usage et perception de toutes les autres qui sont appelées premières, estant des habitans de Frontignan, ainsin qu'elle appartient au dit abbé et monastère, — et, par indivis, de toute la domination et droit que le monastère d'Aniane a dans tout l'estang et rentes de l'estang, qui s'estend depuis de par derrière la maneguière (a rétro manegueriis) jusques à la fontaine de Cète, — et la moitié par indivis de toute la mer et rentes ou reveneus de la mer, qui s'estend depuis la mer de Pierre Ramond jusques aux roches de Cète, — et générallement le dit abbé donne au dit Guillaume, seigneur de Monpellier, la moitié de tout ce qu'il a et le dit monastère aus dits lieux, avec pacte que cette partie du dit seigneur de Monpellier sera indivise à tous jours avec la partie du dit abbé et monastère, et les reveneus se diviseront également entre les dits seigneurs de Monpellier et les dits donnateurs. — En considération de laquelle donnation le dit Guillaume, seigneur de
  • 85. JOFFRE. — LE MEMORIAL DES NOBLES 71 Monpellier, a délivré 4000 sous melgoirés pour accapte et baillera d'usage annuellement, à la feste de Noë, au dit abbé et monastère, 30 mnjolz ou loups, portables à la ville d'Aniane. Et de plus le dit Guillaume et ses successeurs seigneurs de Monpellier en tairont l'hommage et serment de fidélité au dit abbé et monastère, lequel bornage le dit Guillaume a fait au dit abbé.— Acte receu par Guillaume Ramond, notaire. 567. _ Fol. 191. Art. 567. Vente faite, en 1202 au mois d'août, par Ermecende, fille de feu Pons de Mauguio, et Ramond de Sainte-Croix, son époux, en aleu à Guil- laume, seigneur de Monpellier, fils de la feu duchesse Matilde, de toutes les gardies, paniers de raisins, usages, consives, conseilz, lods, dominations, flrmances, justices, explèches, toiles, questes, patus, pacages, garrigues, bois, eaux, usages d'eaux, maisons, champs, hommes, femmes, etc., au château et terroir de Frontignan, sur la terre, mer, estang et eaux. — Il faut observer que le droit sur les vignes dans toute la parroisse est un panier gardial de raisins pour chaque carterée de vigne. — Plus vend une maison ou local situé au faubourg du dit Frontignan, confronte, etc. ; — plus un jardin au terroir dudit Frontignan, confronte, etc. ; — plus 2 sous de censive sur la maison du Baron, confronte, etc. ; — ensemble 2 terres appellées Courrèges, confronte, etc. ; le tout pour le prix de 800 sous melgoirés (D ccc S. melgoirés). — Acte receu par Guillaume Ramond, notaire. FIN DU CARTULAIHE DES GUILHEMS. Aumelas, — Valoussière. 568. — Fol. 191 v°. Art. 568. Bail en emphitéose fait, en 1230, par Brenguier de 4 cases d'Omelas, baille pour Brenguier de Cernarié, baille à Monpellier pour Jacques, roy d'Aragon, à Pierre Benoit et à sa femme, soubs le conseil du château d'Omelas, à sçavoir du mas deValorcoria, situéàlaparoisse Saint-Martin de Cardonet, se réservant le septain et 6 deniers d'usage payable à la feste de la Pentecoste. Le Pouget, — Popian, — Plaissan, — Jacou, — Saint- Jean-de-Védas, — Saint-Martin-du-Vignogoul, — Juvignac, — l'Aiguelongue, — etc. 569. — Fol. 191 répété. Art. 569. Concession et restitution faite, en 1258 le 11 des calendes de mars, par Jaques, roy d'Aragon, seigneur de Monpellier, à Pierre Aldebert, chevallier, des quarts, quints, usages et lods, à lui usurpés par le lieutenant du roy Jaques, à lui appartenant en fief dans les parroisses Saint-Jean- de-Sainte-Eulalie, Sainte-Marie de Rovegia et Saint- Saturnin de Camprignan, au terroir du Pouget. 570. — Fol. 193 v". Art. 570. Recognoissance à fief faite, en 1264 et 4 des nonnes de may, par Pierre de Arras ou Auras et Brenguier Massip, damoiseaux, à Jacques,filz d'autre Jaques, roy d'Aragon et seigneur de Monpellier, de certaines possessions et censives dans la ville et terroir de Jocon, sous l'albergue annuelle de 2 chevaliers payable au carnaval, en estant requis, autrement non, — laquelle albergue est deue pour raison de 3 garrigues qu'ils ont, — dont l'une confronte pos- session qui se tient des 3 enfants de feu Bernard de Montoulieu, d'autre part avec la bosagarie labourée, d'autre part avec le puech de Redonelle, d'autre part avec le puech de la Devèse, chemin au milieu ; — la seconde confronte avec les preds de Jocon, d'autre part avec possession de Brenguier Noguier, d'autre part avec le chemin de Castries, d'autre part avec le valat public qui va des preds de Jocon à la rivière de Saleson ; — et la troisième confronte avec le ohemin d'Aubeterre, d'autre part avec possession de Guillaume de Nogaret, d'autre part avec la garrigue de Pierre de Angoste ; — déclarant que le dit Jaques, roy d'Aragon, a le droit de sang, host et cavalgade sur iceux et sur les habitans de la dite ville de Jocon, suivant la costume ; — faisant les dits recognoissans au dit Jaques filz serment de fidélité, genous à terre ; — déclarant le dit Jaques fils que les dits recognoissans peuvent mettre des banniers aux possessions qui se tiènent d'eux et les donner en emphi- téose et en passer investiture. Ensuite intervenant Pierre et Ramond de Cirigosle père et fils et Guillaume Vitalis, habitans dudit Jocon,
  • 86. 72 ARCHIVES DE LA VI lesquels font aussi serment de fidélité au dit Jaques fils, — déclarant de mesme que le dit Jaques fils et Jacques son père ont le susdit droict de sang, host et caval- cade sur les dits habitans, — et les dits recognoissans confessent que les habitans du dit Jocon ont l'usage et droict d'explèche sur les dites trois garrigues, pour les ouvrages de leurs maisons, et que, pour raison de ladite explèche, ils donnent aux dits recognoissans l'albergue de 2 chevaliers. — Acte receu par Pierre Gararic, notaire. Et en mesme temps Brenguier et Guillaume de Noga- ret, habitant de Jocon, font aussi serment de fidélité au dit Jaques fils, déclarant qu'il a sur les susdits habitans le droit de sang et de cavalcade. 571. — Fol. 194. Art. 571. Recognoissance à fief faite, en 1266 aux ides de février, par Guillaume Patavi, lilz de Pierre Bermond de Châteauneuf, chevalier et seigneur pour la quatrième partie indivise du château et terroir de Popian, — à Jaques, roy d'Aragon, Majorque et Valance, comte de Barselone et d'Urgel et seigneur de Monpellier, — de la dite quatriesme partie de Popian, près de Saint-Bauzile, et de ce qu'il a dans la ville de Pleissan, au Puech Bordel, pour raison de quoy il a fait homage et serment de fidélité ; — promettant le dit Roy de ne transférer point le dit fief à d'autres qu'aux seigneurs du dit Montpellier. — Acte receu par Michel de Malbois, notaire du dit Monpellier. 57?. — Fol. 194 v°. Art. 572. Autre recognoissance faite, en 1267 aux ides de may, par les habitans de Jocon, à Jaques, roy d'Aragon, seigneur de Monpellier, avouant que le dit roy Jaques a, dans la ville et terroir du dit Jocon, en seul la jurisdiction, mère [et] mixte impère, justice haute, moyenne et basse, et qu'ils lui font, pour raison de ce, serinent de lidélité, — réservé au Prévost de Magalone l'esglise de Jocon, et les usages qu'il a dans la dite ville et terroir. — Acte receu par Michel de Malbois, notaire de Montpellier. 573. — Fol. 194. v°. Art. 573. Autre recognoissance et serment de fidélité fait, en 1267 aux ides de may, par Pierre Dayras, damoiseau, habitant de Jocon, au dit roy Jaques, seigneur de Montpellier, avouant que le dit roy Jaques a en seul, dans la ville et terroir de Jocon, la LE DE MONTPELLIER jurisdiction, mère, mixte impère, justice haute, moyenne et basse et questes. — Acte receu par le susdit Malbos, notaire. 574. — Fol. 195. Art. 574. Recognoissance et serment de fidélité fait, en 1267 et le 6 des calandes de juillet, par plusieurs habitans de Saint-Jean-de-Védas, au dit roy Jaques d'Aragon, seigneur de Monpellier, confessant que le dit roy Jaques est seigneur de la ville et terroir de Saint-Jean-de-Védas, avec jurisdiction, mère, mixte impère, justice haute, moiène et basse et questes. — Acte receu par le susdit de Malbois, notaire. 575. — Fol. 195. Art. 575. Autre recognoissance et serment de fidélité fait, en 1267 le 3 des nones de septembre, par Guillaume Coste, habitant du dit Saint- Jean-de-Védas, au dit roy Jaques, seigneur de Monpellier, confessant que le dit roy Jaques est seigneur, avec toute sorte de justice et questes, du dit lieu de Saint-Jean- de-Védas. — Acte receu par le dit Malbois, notaire. 576. — Fol. 195 v". Art. 576. Recognoissance [à iief faite, en 1267 et 10 des calandes de septembre, par noble Guillaume de Pignan, chevalier, et Brémond, damoi- seau, son frère, conseigneurs de Pinian, et seigneurs in solidum de la ville de Saint-Martin-du-Vignogoul, — à Jaques, roy d'Aragon, seigneur de Monpellier, —qu'ils tiènentla dite ville du Vignogoul du dit roy Jaques, dont il a la seigneurie haute et criminelle,— la seigneurie el juridiction civille de toutes les causes civiles apparte- nant entièrement aux dits recognoissans, pour raison de quoy ils lui font serinent de fidélité. — Acte receu par le susdit Malbois, notaire. 577. — Fol. 197. Art. 577. Recognoissance faite,'en 1267 et le 5 des ides de septembre, par Jaques Hélias, drapier, à Jaques, roy d'Aragon et seigneur de Monpel- lier, de certaines possessions situées dans la parroisse Saint-Gervais de Juvignac, — dans laquelle il désigne et confronte toutes les possessions du dit fief, suivant la promesse qu'il en avoit faite au dit roy Jaques dans autre recognoissance, de l'année 1265 et 11 des calandes de septembre, insérée dans la présente ; Le sommaire de laquelle recognoissance de 1265 porte
  • 87. J0FFRE. — que le dit Hélias confesse tenir à fief du dit roy Jaques certaines possessions allodialles, qu'il tient à sa main, ou autres de lui, situées en la dite parroice de Juvignac et sur lesquelles il a droit de ban et y peut mettre de banniers, portant ses armes à un baston en signe de fief, — et est teneu de donner, pour raison du dit fief, 5 sous melgoirés d'usage au dit roy Jaques annuellement la leste sainct Michel; — promettant le dit Hélias de faire autre recognoissance du dit fief au dit roy Jacques, con. tenant les confrontations des susdites possessions; — acte reçu par Bertrand de Fabrègue, notaire du dit Mont- pellier ; Et la présente recognoissance est receue par Michel de Malbois, notaire. 578. — Fol. 199. Art. 578. Concession à fief, faite en 1218, par B., évêque de Magalone, seigneur et comte de Mauguio et de Montferran, à Jaques, roy d'Aragon, comte de Barselone et seigneur de Monpellier, fils de feu Marie, de 4 deniers~des dix deniers que, à raison du dit comté, le dit évêque prend sur chaque livre de la monoye de Mauguio; — plus de l'homage que le dit Seigneur de Monpellier estoit tenu de faire au Comte de Mauguio et de Montferran, pour les 3 deniers qu'il percevoit depuis longtemps sur la dite monoye ; ->- plus de la seigneurie <;l droit que le dit Comte a aux châteaux et terroirs de Pinian et Saussan ; — plus de l'homage que le dit Sei- gneur de Monpellier estoit tenu de faire au dit Comte de Mauguio et de Montferran, pour les châteaux de Fronti- gnan, Castries, Castelnou, Sentreyrargues, et pour les estrades publiques, rivages, patus; — pour toutes les- quelles choses le dit Seigneur de Montpellier donnera au dit roy Jaques, en estant requis, pour droit de ser- vice, un morabétin d'or, —- se réservant au reste le dit évêque, pour lui et ses successeurs, que toutes les sus- dites choses données à fief demeureront à tousjours insé- parablement attachées à la seigneurie de Monpellier, et en cas on les désuniroit..., le dit évêque et ses succes- seurs pourraient le recouvrer comme par droit de com- mis ; — faisant la dite concession moyennant vingt mille sols melgoirés, comptés réélement, du prix de la vente du château de Lates, que le dit roy Jaques .avoit fait à Guillaume, Pierre et Gaucelin d'Azillan frères. — Acte receu par Bernard de Porte,Jnolaire de Monpellier. 73 579. — Fol. 200. Art. 579. Bail en emphitéose fait, en 1267 aux ides de février, par Jaques, roy d'Aragon et seigneur de Monpellier, à Hérin Guillaume, d'une vigne à l'Aiguelongue, confronte Martin Dupuech, le creux de Bedosench, les enfans de feu Radulphe, doreur, — soubs une obole melgoirèse payable à saint-Michel. — Acte re- ceu par Michel de Malbois, notaire. Pignan, — Montpellier, — Montarnaud, — Montferrier, Montbazin, — Aumelas, — Popian. 580. — Fol. 200. Art. 580. Recognoissance faite, en 1267 et le 15 des calendes de juillet, par Guillaume de Pignan, chevalier, au Roy d'Aragon, seigneur de Mon- pellier, de tout ce qu'il possède au château et terroir de Pignan. — Acte receu par Michel de Malbois, notaire. 581. — Fol. 201. Art. 581. Autre recognoissance à fief faite, en 1267 et le 15 des calandes de juillet, par Bernard de Pignan, damoiseau, fils de Philipe, &&4 de feu Bernard de Pignan, au Roy d'Aragon, seigneur de Monpellier, de la moitié par indivis du château de Pinian. — Acte receu par le susdit Malbois, notaire. 582. — Fol. 201 v°. Art. 582. Autre recognoissance à fief faite, en 1267 et le 15 des calendes de juillet, par Hermengaud de Pinian, damoiseau, au Roy d'Aragon, seigneur de Monpellier, de ce que lui appartient en la seigneurie du château de Pinian.— Acte receu par le susdit de Malbois, notaire. 583. — Fol. 202. Art. 583. Autre recognoissance faite, en 1267 et le 15 des calandes de juillet, par Gauce- lin de Roquefourcade, au Roy d'Aragon, seigneur de Monpellier, de ce qu'il a au château et jurisdiction de Pinian. — Acte receu par le susdit Malboys. 584. — Fol. 202. Art. 584. Lodz passé, le 8 des ides de juillet 127 7, par Jaques, roy d'Aragon et seigneur de Monpellier, de la vente faite par feu Hugues Rebon et Bernarde, sa femme, à certains Juifs de Monpellier, d'une maison située à Monpellier, joignant la Sinagogue, — confronte la dite sinagogue le four de Guillaume Lam- bert, la maison de Durand Civade, ayant esté de Simon LE MÉMORIAL DES NOBLES VILLE DE MONTPELLIER. — TOME III. 10
  • 88. 74 ARCHIVES DE LA VILLE DE MONTPELLIER Ricard, et le chemin public, — se réservant 3 oboles d'usage. — Acte receu par Pierre Calides. 585. — Fol. 203. Art. 585. Recognoissance à fief faite, en 1276 et le 11 des calendes de mars, — par Pierre Adémar, chevallier, Pons de Vaillauquès, damoiseau ou escuyer (domicellus seu scutifer), Bertrand Dagon, Ber- nard Ramond, Bertrand Guillaume, Ramond de Montaud, Ramond de Pradines, Bertrand Adémar jeune, Bermond d'Omelas, Bernard Adémar et Guillaume du Fisc, escuyer, — à Jaques, roy d'Aragon et de Majorque, seigneur de Monpellier, r»- de ce qu'un chacun des dits recognoissans tiènent au château et terroir de Montarnaud et ailleurs, pour raison de quoy ils lui en ont fait homage. — Acte receu par Davin, notaire de Montpellier. 586. — Fol. 203. Art. 586. Autre recognoissance faite, en 1276 et 11 des calendes de mars, — par Gile de Saint-Gervais, chevalier, Guillaume Pierre,- Guillaume d'Arsas et Pierre de Saint-Just, damoiseaux de Montfer- rier, — à Jaques, roy de Majorque et seigneur de Mon- pellier, — pour ce qu'ils tiènent au lieu et terroir du dit Montferrier et ailleurs. — Acte receu par le susdit Davin, notaire. 587. — Fol. 203. Art. 587. Autre recognoissance et homage fait, en 1276 le 9 des calandes de mars, par Pierre Fredol et Pierre de Pinian, damoiseaux, à Jaques, roy de Majorque et seigneur de Monpellier, de tout ce qu'ilz tiènent de lui, en quelle part que ce soit. — Acte receu par le susdit Davin, notaire. 588. — Fol. 203 v°. Art. 588. Autre recognoissance et homage fait, en 1276 et 8 des calandes de mars, — par Pons de Vaillauquès, fils d'Armand, et Brenguier de Montarnaud, damoiseau, et Brenguier de Torves, de Pinian, damoiseau, — à Jaques, roy de Majorque et seigneur de Monpellier, — de ce qu'ilz tiènent de lui, en quelle part que ce soit. — Acte receu par le susdit Davin, notaire. 589. — Fol. 203 v°. Art. 589. Autre reconnoissance et homage fait, en 1276, le jour précédant les ides de mars, par Ramond Vassadel, damoiseau, fils d'autre Ramond, — à Jaques, roy de Majorque et seigneur de Montpellier, —du château de Montbasens. —Acte receu par le susdit Davin, notaire. 590. _ Fol. 203 v°. Art. 590. Autre recognoissance et homage fait, en 1276 et le 16 des calendes d'avril, par Ramond Gaucelin, chevalier, — à Jaques, roy de Major- que, seigneur de Monpellier, — du château d'Omelas. — Acte receu par le susdit Davin, notaire. 591. — Fol. 204. Art. 591. Autre recognoissance et homage fait, en 1276 et 16 des calandes d'avril, par Ramond Pierre de Popian, escuyer, — à Jaques, roy de Majorque, seigneur de Monpellier, — du château de Popian. — Acte receu par le susdit Davin, notaire. 592. — Fol. 204. Art. 592. Autre recognoissance et homage fait, en 1277 et 17 des calendes de juillet, par Bernard Gaillard, damoiseau de Montferrier, — à Jaques, roy de Majorque, seigneur de Monpellier, — de ce qu'il a au château du dit Montferrier. Juvignac, — Sainte-Cécile-de-Trois-Loups, — Saint- Jean-de-Védas et Béj argues,— Popian, — Plaissan, — Montferrier. 593. — Fol. 204. Art. 593. Donation faite, en 1220 le 17 des calandes d'aoust, par Bernard de Capvilar à Estiène de Capvilar, son frère, du droit qu'il a à un jardin situé au terroir du dit Capvilar, commun entre les dits 2 frères, confronte, etc. — Acte receu par Bertrand Arcolen, notaire. 594. _ Fol. 204 v°. Art. 594. Vente faite, en 1240, le jour précédant les nones de février, par Jean Capvilar, épissier, à Estienne de Capvilar, son frère, d'un champ, olivète et jardin joignant, situé à la dismerie Saincl- Gervais de Juvignac, — confronte possession dudit Estiène, chemin au millieu, jardin de Gervais de Capvillar, l'olivète dudit Estiène de Capvilar et autre possession du dit Gervais de Capvilar, — pour le prix de 9 livres melgoirés, sous l'usage au roy Jaques, seigneur de Monpellier. — Acte receu par Guillaume Jordain, notaire.
  • 89. JOFFRE. — LE MEMORIAL DES NOBLES 595. _ Fol. 203. Art. 595. Transaction passée, en 1242 et le9 des calandes de nouvembre, entre Jean de Capvilar et Estiène de Capvilar frères, pour raison d'un champ, olivète et jardin joignant, d'une part, et d'un champ et vigne, d'autre, situés en la parroice de Juvi- gnac — la dite transaction portant que le dit Estiène cédera au dit Jean le susdit champ et vigne, et le dit Jean cédera au dit Estiène le droit qu'il a aus dits champ, olivète et jardin joignant. — Acte receu par Bernard de Bernes, notaire. 596. - Fol. 205 v°. Art. 596. Reconnoissance et homage fait, en 1266 aux ides de décembre, par Guil- laume de Pinian, chevallier, et Ramond de Pinian, aussi chevallier, frères, à Jaques, roy d'Aragon, — du bois de la Blaquière, situé dans les appartenances de l'église de Trois-Loups, — confronte le chemin allant de Cornon à Puechabon, le chemin allant de la Pèchière au chemin de Puéchabon et jusques à la cime du puech, possession de Bernard de Murviel, et la Valcière d'Hugues de Torvés. 597. — Fol. 205 v°. Art. 597. Resaisissement fait, en 1262 et le 5 des ides de mars,,— suivant les lettres de commission de Jaques, roy d'Aragon et seigneur de Montpellier, à Jean de Sauzet, — des usages, lods et conseil, occupés par Guillaume de Roquefeuil et appar- tenant au dit de Sauset, aux dismeries du Terrai, Saint- Kstiène deBéjargues, Saint-Jean-de-Védas, Saint-Gervais de Juvignac et aux terroirs de Noals et de Rieucoulon, — pour raison desquelles le dit de Sauzet payera annuelle- ment au dit Roy, à la feste Saint Michel, l'albergue de 3 chevalliers ou 2 sous melgoirés pour chaque albergue, au chois du dit Roy. — Acte receu par Jean Davin, notaire. 598. — Fol. 206 v°. Art. 598. Reconnoissance faite, en 1266 aux ides de février, par Guillaume Patavi, filz de feu Pierre Brémond de Châleauneuf, chevalier, sei- gneur pour la quatrième partie indivise du château de Popian, — à Jaques, roy d'Aragon et seigneur de Mon- pellier, — de la dite quatrième partie du dit château de Popian et de ce qu'il a près de Sainct-Bausile, dans la 75 ville de Pleissan, Puech Bordel. — Acte receu par Michel de Malbois, notaire. 599. — Folio 207. Art. 599. Autre recognoissance à fief faite, en 1258 et 7 des ides de mars, — par Sicard, de Montferrier, Guillaume d'Arsas, pariers dudit château de Montferrier, pour eux et autres leurs conseigneurs, sçavoir Guillaume Armand, Gile de Sainct-Gervais, Ber- trand de l'Isle, Bernard de Saint-Just, fils de Pierre de Montferrier, Pons Guillame et Bernard Gaillard, — à Jaques, roy d'Aragon et seigneur de Monpellier, — de tout le château de Montferrier, ses faubourgz et distroit, avec justice haute, moyène et basse, — excepté au dit Roy la peine de mort et amputation des membres, — avec condition que les dits conseigneurs ne pourront alié- ner leur portion qu'à un d'iceux. — Acte receu par Pons Dupont, notaire. La «Catalogne», à Montpellier. 600. — Fol. 207 v°. Art. 600. Bail en emphitéose fait, en 1250 et le 18 des calandes de janvier, par le lieute- nant de Jaques, roy d'Aragon, à Bertrand de Mayrés, cabassier de Monpellier, et à Guillaumette, sa femme pour la moitié indivise, et à Géraud, masellier, pour l'au- tre moitié, d'une maison appellée Calcavenha, dans la- quelle on vend les tripes, avec les tables qui sont dans icelle et dans l'accapte de Tomas Arnaud, — confrontant la maison avec l'accapte de Tomas Arnaud, avec Pierre de Fontaynes, avec maison de Pierre de Bornac, dro- guiste, rue au millieu, d'autre part avec les maisons de feu Bernard Arfier, rue au millieu, — sous l'usage, pen- dant qu'on y vendra ces chairs, de 10 livres melgoirés, payable la moitié à Noé et l'autre moitié à Sainct-Jean- Baptiste, — et en cas le Roy voudrait qu'on changeast celte boucherie en autre part, l'usage ne seroit que 2 sous. — Acte receu par Pierre Jordan, notaire. Castries et ses environs. 601. — Fol. 208. Art. 601. Vente faite, le 16 des ca- landes d'aoust 1280, par Jean de' Somolench, exécuteur
  • 90. 7i ; ARCHIVES DE LA VILLE DE MONTPELLIER testamentaire et codicillaire de noble Jordane, veuve de feu noble Guigon de la Roche et dame du château de Cas- tries, en faveur de Pons de Saint-Just, évêque de Bé- siers, comme personne privée, — du dit château de Cas- tries, diocèse de Magalone, avec ses cours, maisons, tours et appartenances, avec toute sorte de jurisdiction, mère [et] mixte impère, justice haute et basse, villes et forteresses dépendantes du dit château, - qui sont Mai- rargues, Veirargues, Baillargues, Ro, Sussargues, Mar- sargues, — et de tout le droit que la dite Jordanie avoit dans la ville de Ferrières, dans la ville de Banières et autres villes, vilars et mas, bastis et situés au dit châ- teau ou son terroir et distroit;— ensemble du fief ou droit qu'elle avoit dans la ville de Clapiers et son terroir et distroit d'icelle et aux tènemens des dits lieux, et des feudataires, hommes et femmes, fiefs et arrière fiefs du dit château de Castries et des dits lieux, et de toute la seigneurie, prélation ou potestative que les seigneurs du dit château de Castries et des dites villes ont et ont accostumé de percevoir, et le font, des personnes au dit château, villes et lieux et leurs appartenances et deppen- dances ; — ensemble des bois, rivières et eaux, cours d'eaux, rivages, garrigues, terres cultes et incultes, her- nies, devois, pacages, pasturages, droit de ban en toutes les susdites choses, et des venaisons quelconques et du droit d'avoir aus dits lieux les dites venaisons, et des moulins et du droit de moudre dans tous les moulins si- tués sur la rivière du Lès jusques à celle du Vidourle, dans ceux dans lesquelz la dite feu Jordane et Guigo de la Roche, son fils et héritier, et les autres susdits seigneurs du château de Castries et des dites villes ont eu quelque droit et ont accostumé de le percevoir, et spécialement [le moulin] situé sur la rivière du Lès, appellé [moulin] de la Roche, — et généralement de tout ce que la dite Jordanne et les autres susdits seigneurs du dit château et des dites villes ont eu et ont accostumé de percevoir, depuis la rivière du Lès jusqu'à Lunel-Viel et dans Lunel- Viel, consistant en jurisdiction, mère [et] mixte impère, terres cultes et incultes et autres choses sus espécifiées; — le tout pour le prix et moyennant la somme de soixante-sept mille sols tournois, réélement comptée et retirée par le dit exécuteur testamentaire; — pour l'as- surance de laquelle vente, le dit exécuteur testamentaire oblige tous les biens de la dite Jordane et du dit Guigon de la Roche et espécialement le fief, biens et rentes que le dit Guigon a à Monpellier et distroit, ensemble le châ- teau de Posquières et ses appartenances. Il faut observer que le château et ville susdits et tout ce qui est cy-dessus vendu est du fief du dit Roy de Ma- jorque et se tient de lui et de ses successeurs à fief et sous sa seigneurie, hommage et sèrement de fidélité el puissance du dit château (sub dominio suo, homagio et sacramento fidelitatis, et potestativo sive potestate dicli castri) et soubs l'usage de 25 livres melgoirèses payable annuellement à la feste de Noé, en estant requis;—à laquelle vente le Lieutenant du dit Roy de Majorque a interposé son autorité et décret judiciaire, la louant et confirmant en faveur dudit de Sainct-Just, évêque, comme personne privée. — Acte receu par Jean de Favars, notaire de Monpellier. Et ensuite, sur la fin, est la prise de possession du sus- dit château de Castries et autres choses cy-dessus ven- deûes, de l'an que dessus et le 15 des calendes d'aoust, parle dit de Saint-Just, évêque, comme personne privée, d'autorité du susdit Lieutenant du Roy de Majorque ; — Acte receu par le susdit de Favars, notaire. Dans lequel contrat de vente est inséré le codicille de ladite Jordane, du6 de juillet 1279, par lequel elle approuve son dernier testament fait le jour de la feste saint Hilaire 1278, déclarant que par icellui elle a esleu sa sépulture au cimetière des Pères Prescheurs du Puy, et qu'elle a nommé pour son héritier universel Guigon, seigneur de la Roche, son filz, — ordonnant au dit Somolench, exé- cuteur de sa dernière volonté, de vendre le château de Castries pour acquiter ses légats. Plus y sont insérées.les lettres patantes dudit Jaques, roy de Majorque et seigneur de Monpellier, du 4 des no- nes de juillet 1280, contenant pouvoir au dit Sémolencli de vendre le susdit château de Castries au dit de Saint- Just, évêque de Bésiers, comme personne privée, se ré- servant son endroit. Et enfin y sont insérées autres lettres patentes du roy Jaques, du dit jour 4 des nonès de juillet 1280, portant mandement à son Lieutenant de louer et confirmer la dite vente, réservant son droit.
  • 91. JOFFRE. — LE MÉt Popian. 602. — Fol. 212 v°. Art. 602. Vente faite, en 1249 et 6 des ides d'avril, par Guillaume Pierre de Saint-Pons, chevallier, fils de feu Guillaume Pierre, — à la commu- nauté de Popian, — de certain domaine consistant en devois, bois, pacages, eaux, etc., confrontant le chemin allant de la fontaine Alandelle vers Ornes jusques au chemin qui passe par Lausière, et du dit chemin de Landier jusques à Lairole, et de Lairole jusques au Clap Boissades, et du Clap Boissades dans la vigne de Pataon et jusques à Aygueverse, et comme se sépare avec la possession de Pataon et jusques au chemin qui va de Popian à Mont-Noir et passe par les Cusieniers et... [des] Cusoniers, par le dit chemin tendant vers Puech Grossier, et du Puech Grossier, à la possession de Ramond Rostan, et comme l'on va de la dite possession de Ramond Rostan à la fontaine Alandelle; —se retenant les dits vendeurs ce qui se pourra cultiver depuis le mas de Laurançent jusques à Popian, et du dit mas en droite ligne jusques au chemin public, — sur lequel bien reteneu la dite communauté aura l'explèche lorsqu'il sera en herme ; — le tout, pour le prix de 50 sous melgoirés réélement compté, sous l'usage d'une oye auRoyd'Aragon ou à son baille au château d'Om.elas, — lequel baille, intervenant au dit contrat, a loué et confirmé la dite vente. — Acte receu par Jean, notaire du dit Omelas. 603. — Fol. 213. Art. 603. Lodz fait, le 5 des ides de nouvembre 1293, par Jaques, roy de Majorque, de l'acquisition de certain domaine, — faite par la commu- nauté de Popian de Guillaume Pierre dé' Saint Pons, chevallier, — teneu à fief auparavant par feu Guillaume Pierre, père du susdit, du susdit roy Jaque et de ses prédécesseurs, soubs l'usage d'une oye, payable annuel- lement, en estant requis, à la feste Safnt-Jean-Baptisle, — se réservant le dit usage et la 8me partie des fruicts. Abbaye de Valmagne, — Cabrials. 604. — Fol. 213 v°. Art. 604. Transaction passée, en 1249 et le 7 des ides de juillet, entre le Roy d'Aragon, )RIAL DES NOBLES 77 Majorque et seigneur de Monpellier, d'une part, et Bertrand Dauriac, abbé de Valmagne, pour le monastère, d'autre part, — contenant 1° que ce qui est comme s'estend depuis l'église de Saint-Mamet, suivant direc- tement la cime des montagnes jusques à Puechagut et dudit Puechagut jusques au Lac Rog, les eaux tombans vers Cabriles, est des appartenances de Cabrilz, lequel lieu de Cabrilz appartient au dit abbé de Valmagne, qui le tient en fief du dit Roy, seigneur d'Omelas ; — 2° que le dit Roy aura la haute justice au dit lieu et apparte- nances, et la peine de sang, et les quartiers des cerfs, pourceaux, chevreuls, sangliers ; — et dans les causes civiles et dans toutes les autres, excepté les causes criminèles qui requièrent peine de sang, l'entière juri- diction appartiendra au dit abbé ; — 3° les habitans d'Omelas auront le droit d'explèche dans les pasturages de Cabrilles, et abbreuvages pour leurs bestiaux ; — 4° le dit abbé ou monastère aura le mesme droit d'ex- plèche pour leurs bestiaux et de leurs bergers par tout le cauce d'Omelas (excepté les devois anciens), aux herbes et pasturages, eaux et bois pour l'ouvrage de leurs bergers, suivant les actes anciens ; — et si le dit monastère a des possessions hors des dites bornes au dit cauce, elles demeureront au dit monastère, et les appar- tenances de Cabrilles ne pourront s'estendre au-delà. — Acte receu par Jean Vilarel, notaire de Monpellier. 605. — Fol. 214. Art. 603. Confirmation faite par Jaques, roy d'Aragon et seigneur.de Monpellier, le 5 des calendes de may de 1250, de la division des bornes de Cabrilles et Valmagne susdits. Montbazin, — Abbaye de Saiht-Guilhem-le-Désert, — Lattes, etc. 606. — Fol. 214. Art. 606. Recognoissance et homage fait, le 4 des nonnes de may 1301, par Fise.s, sœur et héritière universelle de Ramond Vassadel, escuyer, — au Roy de Majorque, — du château de Montbasens. — Acte receu par Bertrand Réal, notaire de Monpellier. 607. —Fol. 214. Art. 607. Lodz fait, le 6 des calendes de 9bre 1286, par Jaques, roy de Majorque et seigneur de
  • 92. ARCHIVES DE LA VILLE DE MONTPELLIER Monpellier, de la vente, faite par l'Abbé et Monastère Sainct Guillen, à l'Évêque de Loudève, de ce que le dit abbé et monastère avoient au moulinar et moulins de Cerabotes, au lènement de Jusmac, — se réservant 2 deniers de censi ve, et le dit abbé et monastère donnoient auparavant une paire de gans, valant 6 deniers, — se réservant aussy la justice haute et les secondes appel- lations, et que le dit évêque recognoitra le dit fief, en estant requis. — Acte receu par Pierre de Calides, notaire. 608. — Fol. 215. Art. 608. Recognoissance à fief faite, en 1258 aux nones de mars, par Arman de Vail- lauquès, écuyer, filz de Bertrand, — à Jean, roy d'Aragon, seigneur de Monpellier, — de ce qu'il a en censives et lods, dans la ville et terroir de Monpellier, au château de Lates et Omelas, et leurs terroirs. — Acte receu par Guillaume Arnal, notaire du dit Monpellier. 609. — Fol. 215. Art. 609. Donnation faite, en 1186, au mois d'avril, par Pierre de Vabre, pré vost de Magalone, à l'église Noslre-Dame de Lates, du disme du blé que l'église de Magalone a au moulin de Guillaume, seigneur de Monpellier, qui est près de la muraille du château du dit Lates, appellé le Moulin Bas, dans lequel a 2 roues sous un mesme toit, — duquel disme estant perceu, la moitié appartiendra au dit prévost et l'autre moitié à la dite église de Lates. — Acte receu par Silvestre.
  • 93. II LE GRAND TALAMUS SOMMAIRE des actes du GRAND TALAMUS, fait par le sr JOFFRE, docteur et advocat, par ordre de noble Estiène de Pélissier, sieur de Boyrargues, ancien trésorier de France en la généralité de Mon- pellier, srs Pierre-Privat Coste, lieutenant de cava- lerie, Jean Fargeon, maître appoticaire, Daniel Pech, imprimeur, Antoine Lapimpie et François Bessière, maître cellier, consulz majours et viguiers de la ville de Monpellier, l'année présente mil six cens septante-six, — à la diligence de maître Estiène Maryé, notaire royal et greffier consulaire (1). (1) Nous avons ajouté à cet inventaire, afin de le rendre plus commode à consulter, — 1° en tête de chaque article, un numéro d'ordre, continuant la numérotation du Mémorial des Nobles, — 2^> à la suite de ce numéro, pour la plupart des articles, une rubri- que mentionnanl brièvement le personnage historique, l'institution, l'événement, la localité, le terroir, le monument, etc., auxquels se rapporte l'article. — L'absence de nom de lieu, dans les rubriques, implique qu'il s'agit de la ville de Montpellier ou d'une matière d'intérêt général. Beaucoup de ces rubriques ont été empruntées au Grand Tala- mus lui-même :. elles reproduisent, dans leurs parties essentielles, soit les titres composant la table initiale de ce cartulaire, soit les cotes dont les pièces ont été munies au moyen âge ou au XVII" siècle. Ces additions, composées en caractères typographiques spéciaux* se distingueront facilement du texte de Joffre. — La numérotation initiale des articles est en égyptiennes. — Les rubriques ajoutées par nous sont en italiques, encadrées par des crocliels; les cita- tions textuelles de la table ou des cotes du Grand Talamus sont de plus entre guillemets. — Les rubriques existant en marge de l'inventaire de'J'offre sont également en italiques; mais non enca- drées par des crochets. 610. — Mariage de Pierre, roy d'Aragon, et [de] Marie, fille de feu Guillaume, seigneur de Montpellier. — Fol. 1. Art. 1. Contrat de mariage passé, le 17 des calandes de juillet 1204, entre Pierre, roy d'Aragon, comte de Barselone, et Marie, fille de feu Guillaume, seigneur de Monpelier. La dite Marie se constituant en dot la ville de Monpel- lier, avec toutes ses appartenances et toute sa seigneurie, les châteaux de Lates,.Châteauneuf, Montferrier, Castries, Homelas, avec toute sa seigneurie, le Pouget, Montba- sens, Cornonsec, Montarnaud, Frontignan, Pignan, Po- pian, Paulian, les villes de Saint-Pargoire et Vindémian, le château d'Arlus, les villes de Treszan, Saint-George et Miraval, le château de Lopian, avec toutes leurs deppen- dances, et toutes les villes, mas, fiefs, fiévatiers et géné- ralement tous les droits ayant appartenu au dit Guil- laume, son père, lors de son déceds, — avec condition que le dit dot appartiendroit au premier nay des épous, et venant à décéder, au second, et ainsin consécutive- ment, suivant l'ordre de prime géniture, les masles pré- férés aux femèles, et enfin aux parans de la dite Marie, décédant sans enfans. Et le dit Pierre, roy d'Aragon, donne à la dite Marie, par donation à cause des noces, tout le comté de Rous- sillon, avec toutes les villes, châteaux, dominations, hommes et femmes et toutes leurs appartenances, et généralement tout ce qu'il a depuis la fontaine de Salses jusques à Cluse (ad Clusam), avec condition que, si elle lui survivoit, elle en auroit la jouissance sa vie durant, Dans les corrections qu'il a été d'ores et déjà nécessaire de faire au texte de Joffre, des points remplacent les mots supprimés et des crochets encadrent les mots restitués.
  • 94. 80 ARCHIVES DE LA VILLE DE MONTPELLIER et après son déceds, leurs communs enfans survivans, et venans à manquer, le tout appartiendrait à ses parans. Acte reçu par Hugues Laurens, notaire. 61 d.— [Pierre d'Aragon et Marie de Montpellier,— confirmation des Coutumes de Montpellier, etc.]. — Fol. 2, Art. 2. Confirmation faite, le 4 juin 1204, par Pierre, roy d'Aragon, et Marie, son épouse, en faveur des habi- tans de Monpellier, du serment des dits liabitans, ayant juré qu'ils le garderoient pendant cinq ans, à compter depuis Pasques dernières, excepté la promesse de fidé- lité qu'ils ont fait par le mesme serment à Estiène de Cervian, de laquelle promesse le dit de Cervian et Guil- laume de Montpellier, en présence du dit roy Pierre, les ont deschargés ; — confirmant de plus par exprès les bonnes Costumes des dits habitans et tout ce que sept babitans, esleus pour ce sujet pendant l'année, ont retranché ou ordonné pour l'utilité publique ; — et au surplus font donation à tous les habitans du dit Mont- pellier de l'immunité et affranchissement, en toute leur terre, tant par mer que parterre, des péages, leudes et costumes. Fait dans la maison de la Milice du Temple, située près de Montpellier. — Acte reçu par Hugues Laurens. 612 — [Pierre d'Aragon et Marie de Montpellier, — « que lolas las vilas dotais de la dicha Ilegina fosso solz la senhoria de la vila de Montpellier ».] — Fol. 2. Art. 3. Concession contenant promesse faite, aux calendes de mars 1205, par Pierre roy d'Aragon, seigneur de Mon- pellier, et pour Marie, son épouse, aux douze habitans esleus pour diriger la Communauté de Montpellier, que le château et ville de Montpellier, le château et ville de Lates, Çhâteauneuf et tous les [châteaux] et villes dotales de la dite Marie, demeureront inséparablement sous la seule et unique seigneurie de la ville de Montpellier, en sorte qu'ils ne pourront être désunis, par vente, donation ni aulre espèce d'aliénation;— voulant que, dans le serment des babitans de Monlpellicr, ceux de Laies et Çhâteauneuf soient receux ; — prométant de plus qu'ils ne bailleront point les châteaux de Montpellier, Lates et Çhâteauneuf à aucune personne d'autorité et que le reveneu ne pourra eslre engagé qu'aux hahilanls des dils lieux;— et ensuite les douze habitans esleus pour la direction de la Communauté du dit Montpellier auront pouvoir de statuer et corriger tout ce qu'ils trouveront convenable pour son utilité, et de donner les ordres pour faire clorre de murailles la dite ville de Montpellier ; - avouant que le seigneur de Monpellier n'a eu aucun pouvoir pour que les habitans de la dite ville fussent tenus à s'obliger, ni leurs biens, à d'autres pour luy. Acte reçeu par Hugues Laurens, notaire; — au pied duquel est la ratification de la dite Marie, receue par Ramond, prestre et notaire. 613. — [Pierre d'Aragon, — engagement du château de Lattes à la ville de Montpellier.} — Fol. 3. Art. 4. Enga- gement fait, aux calandes de mars 1204, par le susdit roy Pierre à la Communauté de Monpellier, du château de Lates, jurisdiction, moulins, fours, usages, firmances, port, pescheries, preds, pacages, champs, vignes, etc.— Acte receu par Hugues Laurens, notaire. 614. — Fol. 3 v°. Art. 8. Ratification du susdit engagement fuile, le 2 des ides de mars an susdit, par la susdite Marie, espouse du dit roy Pierre. — Acte receu par Ramond, prestre et notaire. 615. — Fol. 3 v°. Art. 6. Confirmation et ratification du susdit engagement fait, au mois de may 1205, par Aygline, femme de Rostan de Posquières, le dit de Posquières estant intervenu au dit engagement. — Acte receu parle susdit Hugues Laurens, notaire. 616. — [Engagement de la ville de Montpellier. — Fol. 3 v°. Art. 7. Engagement fait, le 4 des nones de juillet 12011, par le susdit roy Pierre et Marie, son épouse, pour 100.000 sols melgoirés, à la Communauté de Montpellier, des terres et autres droits dotaux de la dite Marie (voyés leur mariage cy devant, fol. 1 [art. CiOj); — confirmant le dit roy Pierre et Marie, les Bailes que les Consuls de Monpellier faironl dans la cour du dit Mon- pellier, etc., pendant le dit engagement; — le dit enga- gement n'apportant aucun changement aux convenions faites entre le dit roy Pierre et le Comte de Tolose, concernant Çhâteauneuf, château de Montferrier et château de Castries. — Acte receu par Hugues Laurens, notaire.
  • 95. JOFFRE. — LE GRAND TALAMUS Et tout de suite la dite Marie approuve, au mois de nouvembre an susdit; — acte receu par B. Delaporte. 617. — Fol. 4 v°. Art. 8. Sentancearbilralle,donnée le 6 des calandes d'octobre 1206, vuidant certains diffé- rends entre le susdit roy Pierre et les babitans de Monpellier, concernant les engagemens précédans. 618. — Fol. 6. Art. 9. Promesse faite, le 6 des calendes de novembre 1206, par le susdit roy Pierre, concernant les susdits engagemens. 619. — Fol. 6. Art. 10. Bulle du pape Innocent, confirmant la susdite sentence arbitralle de 1206 du fol. 4v°, art. 8; — donnée aux ides d'avril, année dixième de son pontificat. 620. — [Croisade contre les Albigeois.] — Fol. 6. Art. 11. Autre bulle du dit pape Innocent, portant que Sa Sainteté, en considération du zèle des habitans de Monpellier à la foy catolique et destruction des hérétiques, exhorte les troupes des Croisatsàce que il ne soit fait aucun domage aux personnes et biens des dits habitans ; — donnée le 13 des calendes de mars, année douzième de son ponti- ficat. 621. — Fol. 6 v°. Art. 12. Concession, du jour précé- dant les nones d'aoust 1207, donnée par la susdite Marie, reyne d'Aragon et dame de Monpellier, aux habitans de Monpellier, concernant les précédans engagemens et pendant iceux. 622. — [Démolition dit Château seigneurial de Montpel- lier.} — Fol. 6 v°. Art. 13. Autre concession, du 8 des ides 1207, faite par Marie, fille de feu Guillaume, seigneur de Monpellier et de l'impératrice Eudochie, contenant pouvoir aux habitants du dit Monpellier de démolir la lour du dit Monpellier, fossés et forteresses du château de la dite ville et de les applanir totalement; — adjoutant qu'à l'advenir aucun seigneur de Monpellier n'y auroit aucune tour ni forteresse. — Acte receu par Bernard Delaporte, notaire. 623. — [Premier Hôtel de Ville de Montpellier.] — 81 Fol. 6 v°. Art. 14. Vente faite, le 14 des calandes de septembre 1205, par Jean de Lates, advocat, à la commu- nauté de Montpellier, — les douze preud'hommes esleus pour diriger la dite communauté stipulans, soubs le conseil toutefois du Roy et de la Reyne, — d'une maison avec solier, sotul, entrée et issue par la porte qui regarde l'IIerberie, — la dite maison confrontant maison de Ramond Lambert, ayant esté de Pons Lambert, son père, maison de Dieudonné de Fans, maison de Pons Lambert de Tripoli et maison de Brenguier Lanbert, advocat, porche entre deux, par lequel on entre dans la dite maison, — pour le prix de 1550 sols melgoirés ; — décla- rant que, par la porte qui regarde à l'Herberie..., [d'autres maisons, qui estoient] de Ramond Lambert, et la maison semblablement de Brenguier Lambert, advocat, ont aussi l'entrée et sortie. — Acte receu par Bernard Delaporte, notaire. Au pied de laquelle vente est le lodz fait, en 1207, par le Baille de Monpellier à la dite communauté. — Acte receu par Bernard Delaporte, notaire. 624. — [Testament de Marie de Montpellier.] — Fol. 6 répété. Art. 15. Testament fait, en 1213 et 20 avril, par Marie, reyne d'Aragon et dame de Monpellier, par lequel elle institue son héritier universel Jaques, son fils et du roy d'Aragon, — et s'il meurt sans enfans, lui substitue Matilde et Peyrone, ses filles et du comte de Commenge, — et l'une d'icelles venant à décéder, l'autre succédera ; Voulant q'un autre testament, qu'elle a fait cy-devant en son pais, sorte son effet, excepté les choses qu'elle change par le présent ; Désirant estre enterrée dans la basilique de Saint- Pierre, à laquelle elle lègue 25 livres, et fait autres légats, icy obmis pour n'estre perpétuelz ; — et ensuite lègue au monastère Saint-Sauveur d'Aignane ce qu'elle a aux pescheries de Frontignan et dans ses apparte- nances, lesquelles Guillaume de Monpellier, son père, a teneu et possédé du dit monastère ; Plus, lègue le château de Miraval, avec toutes ses appartenances, au monastère de Saint-Félix-de-Moucen ; Donnant au pape Innocent la faculté d'échanger et corriger le présent testament, comme il plaira à Sa Sain- VILLE DE MONTPELLIER. — TOME III. 11
  • 96. 80 ARCHIVES DE LA VILLE DE MONTPELLIER et après son déceds, leurs communs enfans survivans, et venans à manquer, le tout appartiendrait à ses parans. Acte reçu par Hugues Laurens, notaire. 611. — [Pierre d'Aragon et Marie de Montpellier,— confirmation des Coutumes de Montpellier, etc.]. —Fol. -, Art. 2. Confirmation faite, le 4 juin 1204, par Pierre, roy d'Aragon, et Marie, son épouse, en faveur des habi- tans de Monpellier, du serment des dits babitans, ayant juré qu'ils le garderaient pendant cinq ans, à compter depuis Pasques dernières, excepté la promesse de fidé- lité qu'ils ont fait par le mesme serment à Estiène de Cervian, de laquelle promesse le dit de Cervian et Guil- laume de Montpellier, en présence du dit roy Pierre, les ont deschargés ; — confirmant de plus par exprès les bonnes Costumes des dits habitans et tout ce que sept habitans, esleus pour ce sujet pendant l'année, ont retranché ou ordonné pour l'utilité publique ; — et au surplus font donation à tous les habitans du dit Mont- pellier de l'immunité et affranchissement, en toute leur terre, tant par mer que parterre, des péages, leudes et costumes. Fait dans la maison de la Milice du Temple, située près de Montpellier. — Acte reçu par Hugues Laurens. 612 — [Pierre d'Aragon et Marie de Montpellier, — « que lotas las vilas dotais de la dicha Ilegina fosso sotz la senhoria de la vila de Montpellier »■.] — Fol. 2. Art. 3. Concession contenant promesse faite, aux calendes de mars 1201, par Pierre roy d'Aragon, seigneur de Mon- pellier, et pour Marie, son épouse, aux douze habitans esleus pour diriger la Communauté de Montpellier, que le château et ville de Montpellier, le château et ville de Lates, Çhâteauneuf et tous les [châteaux] et villes dotales de la dite Marie, demeureront inséparablement sous la seule et unique seigneurie de la ville de Montpellier, en sorte qu'ils ne pourront être désunis, par vente, donation ni autre espèce d'aliénation ; — voulant que, dans le serment des habitans de Montpellier, ceux de Laies et Çhâteauneuf soient receux ; — prométant de plus qu'ils ne bailleront point les châteaux de Montpellier, Lates et Çhâteauneuf à aucune personne d'autorité et que le reveneu ne pourra eslre engagé qu'aux habitants des dils lieux;— et ensuite les douze habitans esleus pour la direction de la Communauté du dit Montpellier auront pouvoir de statuer et corriger tout ce qu'ils trouveront convenable pour son utilité, et de donner les ordres pour faire clorre de murailles la dite ville de Montpellier ; - avouant que le seigneur de Monpellier n'a eu aucun pouvoir pour que les habitans de la dite ville fussent tenus à s'obliger, ni leurs biens, h d'autres pour luy. Acte reçeu par Hugues Laurens, notaire ; — au pied duquel est la ratification de la dite Marie, receue par Ramond, prestre et notaire. 613. — [Pierre d'Aragon, — engagement du château de Lattes à la ville de Montpellier.} — Fol. 3. Art. 4. Enga- gement fait, aux calandes de mars 1204, par le susdit roy Pierre à la Communauté de Monpellier, du château de Lates, jurisdiction, moulins, fours, usages, firmances, port, pescheries, preds, pacages, champs, vignes, etc. — Acte receu par Hugues Laurens, notaire. 614. — Fol. 3 v°. Art. 5. Ratification du susdit engagement fuile, le 2 des ides de mars an susdit, par la susdite Marie, espouse du dit roy Pierre. — Acte receu par Ramond, prestre et notaire. 615. — Fol. 3 v°. Art. 6. Confirmation et ratification du susdit engagement fait, au mois de may 1203, par Aygline, femme de Roslan de Posquières, le dit de Posquières estant intervenu au dit engagement. — Acte receu par le susdit Hugues Laurens, notaire. 616. — [Engagement de la ville de Montpellier.; — Fol. 3 v°. Art. 7. Engagement fait, le 4 des nones de juillet 1201Ï, par le susdit roy Pierre et Marie, son épouse, pour 100.000 sols melgoirés, à la Communauté de Montpellier, des terres et autres droits dotaux de la dite Marie {voyés leur mariage cy devant, fol. 1 [art. GiOj); — confirmant le dit roy Pierre et Marie, les Bailes que les Consuls de Monpellier fairont dans la cour du dit Mon- pellier, etc., pendant le dit engagement; — le dit enga- gement n'apportant aucun changement aux convenlions faites entre le dit roy Pierre et le Comte de Tolosc concernant Çhâteauneuf, château de Montferrier et château de Castries. — Acte receu par Hugues Laurens, notaire.
  • 97. JOFFRE. — Et tout de suite la dite Marie approuve, au mois de nouvembre an susdit; — acte receu par B. Delaporte. 617. Fol. 4 v°. Art. 8. Sentancearbitralle,donnée le 6 des calandes d'octobre 1206, vuidant certains diffé- rends entre le susdit roy Pierre et les habitans de Monpellier, concernant les engagemens précédans. 618. — Fol. 6. Art. 9. Promesse faite, le 6 des calendes de novembre 1206, par le susdit roy Pierre, concernant les susdits engagemens. 619. — Fol. 6. Art. 10. Bulle du pape Innocent, confirmant la susdite sentence arbitralle de 1206 du fol. 4v°, art. 8; — donnée aux ides d'avril, année dixième de son pontificat. 620. — [Croisade contre les Albigeois.] — Fol. 6. Art. 11. Autre bulle du dit pape Innocent, portant que Sa Sainteté, en considération du zèle des habitans de Monpellier à la foy catolique et destruction des hérétiques, exhorte les troupes des Croisats àce que il ne soit fait aucun domage aux personnes et biens des dits habitans; — donnée le 13 des calendes de mars, année douzième de son ponti- ficat. 621. — Fol. 6 v". Art. 12. Concession, du jour précé- dant les nones d'aoust 1207, donnée par la susdite Marie, reyne d'Aragon et dame de Monpellier, aux habitans de Monpellier, concernant les précédans engagemens et pendant iceux. 622. — [Démolition du Château seigneurial de Montpel- lier.] — Fol. 6 v°. Art. 13. Autre concession, du 8 des ides 1207, faite par Marie, fille de feu Guillaume, seigneur de Monpellier et de l'impératrice Eudocbie, contenant pouvoir aux habitants du dit Monpellier de démolir la tour du dit Monpellier, fossés et forteresses du château de la dite ville et de les applanir totalement; — adjoutant qu'à l'advenir aucun seigneur de Monpellier n'y aurait aucune tour ni forteresse. — Acte receu par Bernard Delaporte, notaire. 623. — [Premier Hôtel de Ville de Montpellier.] — 81 Foi. 6 v°. Art. 14. Vente faite, le 14 des calandes de septembre 1205, par Jean de Lates, advocat, à la commu- nauté de Montpellier, — les douze preud'hommes esleus pour diriger la dite communauté stipulans, soubs le conseil toutefois du Roy et de la Reyne, — d'une maison avec solier, sotul, entrée et issue par la porte qui regarde lTIerberie, — la dite maison confrontant maison de Ramond Lambert, ayant esté de Pons Lambert, son père, maison de Dieudonné de Fans, maison de Pons Lambert de Tripoli et maison de Brenguier Lanbert, advocat, porche entre deux, par lequel on entre dans la dite maison, — pour le prix de 1550 sols melgoirés ; — décla- rant que, par la porte qui regarde à lTIerberie..., [d'autres maisons, qui estoient] de Bamond Lambert, et la maison semblablement de Brenguier Lambert, advocat, ont aussi l'entrée et sortie. — Acte receu par Bernard Delaporte, notaire. Au pied de laquelle vente est le lodz fait, en 1207, par le Baille de Monpellier à la dite communauté. — Acte receu par Bernard Delaporte, notaire. 624. — [Testament de Marie de Montpellier.} — Fol. 6 répété. Art. 15. Testament fait, en 1213 et 20 avril, par Marie, reyne d'Aragon et dame de Monpellier, par lequel elle institue son héritier universel Jaques, son fils et du roy d'Aragon, — et s'il meurt sans enfans, lui substitue Matilde et Peyrone, ses filles et du comte de Commenge, — et l'une d'icelles venant à décéder, l'autre succédera ; Voulant q'un autre testament, qu'elle a fait cy-devant en son pais, sorte son effet, excepté les choses qu'elle change par le présent ; Désirant estre enterrée dans la basilique de Saint- Pierre, à laquelle elle lègue 25 livres, et fait autres légats, icy obmis pour n'estre perpétuelz ; — et ensuite lègue au monastère Saint-Sauveur d'Aignane ce qu'elle a aux pescheries de Fronlignan et dans ses apparte- nances, lesquelles Guillaume de Monpellier, son père, a teneu et possédé du dit monastère ; Plus, lègue le château de Miraval, avec toutes ses appartenances, au monastère de Saint-Félix-de-Moucen ; Donnant au pape Innocent la faculté d'échanger et corriger le présent testament, comme il plaira à Sa Sain- LE GRAND TALAMUS VILLE DE MONTPELLIER. — TOME III. 11
  • 98. 82 ARCHIVES DE LA VIL leté, — laissant ses enfans et ses biens sous la protection et tutelle de l'Esglise romaine. Acte receu par Sicard, secrétaire de la salle impérialle. 625. — [Election des Consuls.]— Fol. 6 répété. Art. 16. La manière de l'eslection des 12 Consuls de Monpellier, conveneùe dans la maison consulaire de la dite ville, le 6 des ides de février 1210. — Acte receu par Hugues Laurens, notaire. 626. — [Monnaie de Mauguio, Bois de Valérie, etc.] — [uAcapte del Bosc de Valena ».] — Fol. 7. Art. 17. Nouvel achet ou bail en emphitéose fait, aux nones de juillet 1215, par Guillaume d'Altiniac, évêque de Maga- lone, seigneur de Mauguio et de Montferran, aux douze Consuls et communauté de Monpellier, de 2 deniers des 12 que le Comte de Mauguio doit recevoir, dans la monoye, de chaque livre melgoirèse de la monoye pré- sente, ad quatuor denarios aliadae, laquelle monoye courra toujours au comté de Mauguio etévêché de Maga- lone, au poids accostumé de 24 sols des deniers dans la livre, et de 25 sols des oboles dans la livre, et suivant là loy accoustumée, à savoir que [quatre] deniers d'argent tin font un sol de deniers et 3 deniers d'argent fin un sol de deniers d'oboles, et qu'on n'exigera rien des prud'hommes qui viendront pour y faire travailler. Plus, le dit évêque concède à la dite communauté tout le droit qu'il a au bois de Valène, avec pouvoir d'acheter, réservé le lods et usage au dit évêque, les autres bois qui sont dans le comté de Mauguio et de prendre à nouvel achet les possessions qui sont depuis la rivière du Lès jusques à celle de la Mausson, ou les acquérir par titre d'acquisition et autrement, lesquelles acquisitions le dit évêque et ses successeurs approuve- ront et luy en passeront investiture, avec réserve de l'usage et droits de lodz ; — donnant pareille faculté d'acheter les dites possessions à un chacun des habitans de Monpellier. Plus, concède à la dite communauté le droit de possé- der paisiblement à l'advenir toutes les possessions et usages qu'elle a jouy allodialement, aux environs d'une lieue de Monpellier, pendant dix ans, et de les aliéner à d'autres avec la mesme qualité d'aleu ; Déclarant au surplus le dit évêque qu'il n'entend point LE DE MONTPELLIER que, dans le comté de Mauguio, on exige de personne autres péages que les anciens ; Faisant le dit évêque la présente concession, à condi- tion que la dite communauté ne pourra aliéner à autre qu'au dit évêque les choses à elle baillées à nouvel achet par icelluy par le présent acte, — et en cas elle le fairoit, elles reviendroient de plein droit au dit évêque ; — et d'autre part si le dit évêque transférait à d'autres l'albergue réservée cy-après pour les susdites choses par luy baillées à nouvel achet, la dite communauté par le mesme droit en serait libérée et de tout le droit que le dit évêque auroit ès dites choses ; Estant à remarquer que, dans la présente concession, n'est entendeue aucune chose appertenante au droit épis- copal, sinon ce qui appartient au comté de Mauguio ou de Montferran ; Ayant receu de la dite communauté, pour ce que dessus 25000 solz melgoirés, employés pour l'acquisition du Comté de Mauguio et de Montferran ; — et outre ce la dite communauté payera annuellement, en estant requise, au dit évêque l'albergue de dix chevaliers, et ne pourra t'on l'exiger des années passées, ausquelles elle n'aura pas esté demandée ; Avouant le dit évêque qu'en considération de certain service rendu par la communauté, le pape Innocent troi- sième a inféodé et voulu que les évêques de Magalone tinssent à fief, à perpétuité, de l'Esglise romaine, le comté de Mauguio et de Monferran ; De quoy le dit évêque remercie la dite communauté et de plusieurs autres obligations qu'il luy a, dont luy et ses successeurs lui en témoigneront leur recognoissances en toutes occasions. — Acte receu par Bertrand Arcolet, notaire de Montpellier. 627. — [Bois de Valène.} — Fol. 8v°. Art. 18. Mise en possession, faite le 3 des ides de mars an susdit, par le susdit Évêque de Magalone, comte de Mauguio et de Montferran, du bois de Valène, en faveur de la Commu- nauté de Monpellier, s'estant transporté sur les lieux avec les Consulz de la dite ville. — Acte receu par Pierre de Névian, notaire du dit Montpellier. 628. — [L'église Saint-Firmin et les autres églises de Montpellier, — administration des sacrements.] — Fol. 8
  • 99. JOFFRE. — LE GIiAND TALAMUS 83 v° Art. 19. Bulle du pape Innocent, portant mande- ment, à la supplication des Consulz de Monpellier, à i'Évêquede Magalone, — attandu qu'il ne suffit pas d'ad- ministrer les sacrements dans la seule esglise de Saint- Firmin, à cause de la multitude du peuple, — de pourvoir ■i ce besoin pour le bien et le salut des âmes. — Donnée à Latran, le 3 des calendes de février, l'année 15 de son pontificat. 629. — [Église Notre-Dame-des-Tables, —administra- tion des sacrements . — Fol. 8v°. Art. 20. Concession faite, le 4 des calendes de juin 1216, par Guillaume de Altiniac, évêque de Magalone, en suite de la susdite bulle du pape Innocent III, aux habitans de Monpellier, de recevoir les sacremens dans l'esglise Nostre-Dame des- Tables, et aux prestres d'icelle, de les leur administrer. — Acte receu par Pierre Guntard, notaire de Monpellier. 630. — Fol. 9. Art. 21. Prestation de serment fait, le 5 des calendes de février 1216, par certains prestres, par devant B. de Mesoa, évêque de Magalone, en suite de la susdite concession, faite par feu G. d'Altiniac, évêque du dit Magalone. — Acte receu par Hugues Laurens', no- taire. 631. — [Châteaux de Mauguio et de Monlferrand,— Cour laïque de l'Evêque de Maguelone, — Coutumes de Montpellier, — etc.] — Fol. 9 v°. Art. 22. Transaction passée, aux nones de nouvembre 1216, entre B., évê- que de Magalone, comte de Mauguio,. d'une, part, et les Consulz de Monpellier, faisant pour la Communauté, d'autre, — contenant traité de paix entre [les dites] par- ties, avec les conventions suivantes : 1° Que l'Ëvêque promet de n'aliéner jamais le château du dit Mauguio ni celuy de Montferran, sous la peine de mille marcs d'argent fin, — et que tout ce qu'il possède, à raison du dit comté, entre la rivière du Lès et celle de l'a Mausson, parviène, en fief relevant du dit évêque, à la dite Communauté, sous l'albergue de dix chevaliers, payable annuellement en estant requis, — les autres biens appartenant à l'évêcbé de Magalone demeurant au dit évêque ; 2° Le dit évêque donne aus dits Consulz la faculté de recuillir les pertes du naufrage, en cas les habitans en fairoient.au rivage du comté de Mauguio, et de contrain- dre.ceux qui s'en seroient saisis, à les restituer mesmes aux survivans des maistres des choses perdues, quoy- qu'ils ayent demeuré un an à venir les recouvrer, en ren- dant les dépenses de la détention, — enjoignant aux officiers de justice d'y prester secours ; 3° Qu'il ne permetra point qu'on bâtisse des châteaux, aus dits comtés de Mauguio et Montferran, à deux lieues de Montpellier, — et en cas on le fairoit, il donne pou- voir aus dits Consulz de les faire démolir; 4° Que ceux qui posséderont des possessions du comté, estant convenus en justice, ne seront pas contraints, dans l'espace d'une lieue de Monpellier, par le baille de l'Évêque ou autre quelconque, ni de leur obéir hors la ville de Monpellier, sinon quand ils seront obligés de se transporter sur les possessions pour les indiquer, car alors on condescendroit en sorte que la cause se termi- neroit à Monpellier à l'amiable ou par sentence, — la costume ancienne gardée concernant les gages et autres usages de la cour de Mauguio ou de Monferrand ; 5° Le dit Évêque promet aus dits Consulz que, s'ils veulent retenir les choses qui lui parviendront des droits du comté, excepté le château de Mauguio et de Montfer- ran, il les leur baillera en accapte à l'arbitre de deux hommes, choisis chaque partie le sien, et d'un tiers, pris communément, — réservé le lods et usage au dit évêque ; 6° Que les causes, dévoleues par appel de la Cour du Seigneur de Monpellier à celle de l'Évêque, seront traitées suivant la costume de la cour du dit seigneur de Monpellier, — et dans les autres causes qui s'agiteront principalement dans sa cour de Monpellier, excepté les suivantes, commançant usque ad sacramentale, —■ autre, idlus bajulus vel aliquis curialium Monlispessulani [hono- rem] non debenl aliq[icem] emere, — autre, Bajulus Mon- lispessulani^ — autre, quicunque comparât domum vel solum forte iniedifficatum, — autre, in curia sua legiske, — autre, placila quse fiunt in curia de honoribus, laquelle l'évêque veut être receue, à la réserve des chevaliers, prestres et religieux, — autre, pelilio usum-, — autre, poslquam usura œquiparala fuerit sorti, — autre,, si quis homo, miles vel clericus vel quilibet alius e.xlraneus, — autre, si quis cessaverit soloere canonem pro domo sua, —■ autre, de bulla, — autre, slatulum est ut duodecim probi et légales viri, et finit quin sint in hoc officio, —
  • 100. 84 ARCHIVES DE LA VILLE DE MONTPELLIER autre, insuper dominus, — autre, si quis habens filios, — autre, si clamor, et finit hic respondere tenelur ; — la dite cour jugera les causes séculières suivant les dites cos- tumes, aux cas où il y aura lieu, et se comportera comme dit est. — Acte receu par Laurens, notaire. 632. — [Louis VIII, — Sauvegarde en faveur de la ville de Montpellier.}— Fol. 10 v°. Art. 23. Sauvegarde du roy Louis, donnée à Avignon au mois de juin 1226, conte- nant que Sa Majesté met sous sa protection les Consulz et Ville de Monpellier, le Consulat et droitz du Consulat, communauté et habitans de la dite ville, châteaux et lieux en deppendans, avec leurs biens, comme les autres bourgeois de Sa dite Majesté, — en leur remétant leurs costumes et péages, voulant qu'ils en soient libérés, tant leurs personnes, que leurs biens, dans tout son royaume et terres de ses amis, tant en allant, revenant, que faisant séjour. 633. — [Eglise Notre-Dame-des-Tables, —■ administra- lion des sacrements.} — Fol. 11. Art. 24. Confirmation faite, le 4 des ides de mars 1224, par Bernard, évêque de Magalone, de la concession, donnée par Guillaume, son prédécesseur, qu'on pourrait recevoir les sacremens dans l'esgiise Nostre-Dame-des-Tables de Monpellier, confirmée par le pape Honorius, en suite de la bulle du pape Innocent; — la dite confirmation receue par Sau- veur de Antonicis, notaire de Monpellier. 634. — [Commerce de Montpellier avec Gênes.]—Fol. 12. Art. 25. Traité de paix et conventions faites, le 28 aoust 1225, entre le Juge et Viguier communis Januœ, nomine communis Januœ, et les Changeurs de Montpellier, par lesquelles les dits juge et changeurs se promettent respectivement de garantir, pendant 30 ans, les habitans de leurs villes, leurs personnes et biens, tant sur mer que sur terre, dans leurs distraits, et s'engagent à d'autres privilèges touchant le commerce. 635. — [Commerce de Montpellier avec Gênes.}— Fol. 13. Art. 26. Concession faite, le 6 des calendes de décem- bre 1225, par le Baille et Consulz de Monoellier aux habitans du distrait communis Januœ, de parelz privi- lèges que dessus, concernant le commerce. — Acte receu par Pierre Dufour, notaire. 636. — [Commerce de Montpellier avec Pise.]— Fol. 14. Art. 27. Traité de paix et concession faite, le 4 des nones de septembre 1226, par les habitans de Pise aux habitans de Monpellier, sur le fait du commerce, de mesme qu'aux deux actes précédans (fol. 12 et 13) ; — le présent receu par Bonalbergue, juge et notaire du dit Pise. 637. — [Commerce de Montpellier avec Pise.] — Fol. 15. Art. 28. Autre traité de paix et concession faite, le 6 des calendes de décembre 1225 par les habitans de Monpellier à ceux de Pise, sur le fait du commerce, de niesme qu'au précédant traité. — Acte receu par Pierre Dufour, notaire de Monpellier. 638. — [Commerce de Montpellier avec Nice.] — Fol. 16. Art. 29. Autre traité de paix et concessions res- pectives, concernant le commerce, de même qu'au traité précédant, faites le 19 septembre 1225, entre les habi- tans de Nice et ceux de Monpellier.— Acte receu par Pierre Basèche, notaire. 639. — [Commerce de Montpellier avec Hyères et Mar- seille.]— Fol. 16 v°. Art. 30. Autre traité de paix et concessions sur le fait du commerce, faites le 10 des ca- lendes d'octobre 1225, entre les Seigneurs des Ayres, — faisant pour eux et pour les habitans de Marseille, — et ceux de Montpellier. — Acte receu par Rostan, notaire. 640. — [Commerce de Montpellier avec Hyères et Mar- seille.} — Fol. 17. Art. 31. Ratification du susdit traité de paix faite, le 7 des calendes d'octobre 1225, par un des dits Seigneurs des Ayres. — Acte receu par Pierre, notaire. 641. — [Commerce de Montpellier avec Toulon.] — Fol. 17. Art. 32. Autre traité de paix, du 8 des calendes d'octobre 1225, entre Gaufred de Cers, seigneur de Tolon, et les habitans de Monpellier. — Acte receu par maître Tomas, notaire.
  • 101. JOFFRE. LE GRAND TALAMUS 85 g42. — [Commerce de Montpellier avec Antibes.} — Fol. 18 Art. 33- Autre traité de paix, du 20 de septembre 1225, entre l'Évêque et le Seigneur d'Antphiley ou Ant- pbion et les habitans de Monpellier. 043 [Commerce de Frontignan et de Montpellier]. — Fol. 18. Art. 31. Promesse faite, le 12 des calendes de mars 1225, par Guillaume Ramond de Frontinian et Pierre de Fabrègues, seigneur du dit Frontignan, aux ha- bitants de Monpellier, de soustenir leurs intéretz et ceux de leurs amis. — Acte receu par Pierre Dufour, notaire. 044;— [Consuls de Mer, — creusement d'un Grau.] — Fol. 18V. Art. 35. Donation faite, le 10 des calendes de juin 1253, par Pierre, évêque de Magalone, comte de Mauguio et de Montferran, pour la moitié et par indivis, et par R. de Mauguio, faisant pour lui et pour Bertrand de Blandiac et Casdèle, épouse du dit de Blandiac, lille de feu Pons Bernard, pour l'autre moitié et par indivis, — aux Consulz de Mer de Monpellier pour eux et pour la communauté du dit Monpellier, — à sçavoir d'un lieu ou espace de terre, située au terroir du château de Mauguio, dans la forest qui est entre la mer et l'estang, pour y faire un degré (1), de la grandeur et étendue que leur sem- blera bon, par lequel les marchans et navigans pourront entrer et sortir de la mer dans l'estang et de l'estang dans la mer, avec barques et bois, sans payer aucun nou- veau péage, ni nouvelle exaction, — réservé au dit Évê- que, comte et seigneur de Mauguio et de Montferran, Prévost et esglise de Magalone, leurs péages et droitz, semblables à ceux qu'ils lèvent au degred de Magalone et autres lieux du dit estang, avec la pleine jurisdiclion ; Plus,.de partie de l'estang qui est au-devant du susdit lieu et espace, pour faire les canaux nécessaires au dit degred, — laquelle partie de l'estang s'estend depuis les lieux où sont les ramiers du ratier de Lates jusques à autre lieu appellé Ponche dé Jonc, — dans laquelle partie d'estang les dits Consulz ne pourront estre troublés, et en cas on y fairoit d'autre ramier ou autres empêche- mens, ils les pourraient faire desmolir et faire condam- ner les contrevenans au desdomagement; Plus, leur est donné autre lieu et espace, situé dans ad faciendum graduai», — traduisez : un grau]. la dite forest, proche le susdit, où les dits Consulz pourront faire bastir des maisons, tours et forteresses; Pour toutes lesquelles choses susdites données à fief, les dits Consulz seront tenus de payer, à chacune feste de Noé, quatre livres de poivre; — et quoyque les dits Consulz cessent de payer le dit usage, néanmoins le dit degred ne tombera point en commis, mais sera licite aux donateurs de faire pignorer sur les marchans, navigans, entrans et sortans par le dit degred; Et au surplus les dits Consulz de Mer seront tenus de prester serment de fidélité aus dits donateurs et leurs successeurs, de trois en trois ans, par acte public et selon leur dite portion. Et en cas le dit degred ne se fairoit pas, la dite partie d'estang retournerait aus dits donateurs, comme aupa- ravant. Acte receu par Jean Vivarel, notaire de Montpellier. 645. — [Monnaie de Mauguio.] — Fol. 19 v°. Art. 36. Promesse faite, le jour précédant les nones de février 1272, par Brenguier, évêque de Magalone, comte de Mauguio et seigneur de Montferran, — encore qu'il se soit fait autre acte, touchant la Monoye de Mauguio, entre le dit évêque et Jacques, roy d'Aragon, comme seigneur de Monpellier, — néanmoins le dit évêque promet au dit roy Jaques et aus Consulz de Monpellier qu'il faira faire la monoye de Mauguio sous la loy de 4 deniers moins une picte d'argent fin de Monpellier, et au poids de 18 sols 9 deniers le marc du dit Monpellier, dont il ne prendra que 2 deniers de chaque marc. — Acte receu par Pierre Davin, notaire à Monpellier. 646. — [Monnaie de Mauguio.] — Fol. 21. Art. 37. Ordonnance donnée, le 6 des ides de février 1272, par Jaques, roy d'Aragon et de Majorque et seigneur de Monpellier, — à la réquisition des Consulz de Monpellier, — sur ce que la monoye de Mauguio ne suffit pas aux usages des habitans du dit Monpellier, — contenant : 1° Que la monoye grosse se faira d'argent fin de Monpellier ou équivalant et que l'argent ne tiendra en marc q'un ternal et 1 denier pour adailhement, — ayant fait réflection à l'argent fin qui se peut trouver; 2° Que 60 deniers de cette monoye grosse, ou 100 et 20 oboles de la dite monoye, pèsera un marc de Mon-
  • 102. ARCHIVES DE LA VILLE DE MONTPELLIER86 pellier, — sinon que, si un marc, ou 60 deniers ou 100 et 20 oboles de la dite monoye grosse trouvés au dit marc, sont foibles de 3 jusques à 6 grains de poids, les dits deniers et oboles seront aussi bons et loyaux, et le Maistre de la Monoye réparera pour l'advenirce défaut; — de mesme, s'ils sont plus forts, etc. Mesme la monoye de Mauguio se faira comme cy-dessus est dit, ainsin que le dit roy Jaques en a conveneu avec l'Évêque de Magalone, comte de Mauguio. 647. — [Monnaie frappée à Castelnau.} — Fol. 21 v°. Art. 38. Lettres de Jaques, roy do Majorque et seigneur de Monpellier, du jour précédant les calandes de may 1273, contenant établissement des gardes de la monoye que le dit roy Jaques fait faire à Castelnou, près de Monpellier. 648. — [« Doga dicta de Babota ».] — Fol. 22. Art. 39. Vente faite, le 12 des calandes d'aoust 1224, par Bertrand de Vaillauquès, à la Communauté de Monpellier, de 28 sols melgoirès de censive, avec lods, etc., sur cer- taines possessions situées entre le portai d'Obillon et celui de la Sonerie, par dehors, depuis le fossé de Monpellier jusques à l'Aygarelle, — desquels 28 sols, Ber- nard Pulverel donne 3 sols pour un champ ; — les autres emphitéoles y sont énoncés, avec la qualité des posses- sions qu'ilz .tiènent subjètes au dit usages, sans autre désignation ; Plus, vend le droit qu'il a d'autres possessions, qui sont entre les dits portaux, depuis le susdit fossé jusques à l'Aygarelle pour le prix de 55 livres melgoirèses, comptés réélement. — Acte receu par Sauveur d'Anto- nègues, notaire. 649. — [«Terre hors le Portai d'Obilion».] — Fol. 22 v°. Art. 40. Autre vente faiLe, le 13 des calendes de mars 1221, par Guillaume Albert, à la Communauté de Montpellier, d'une terre avec maison et puits, située hors le portai d'Obillon, — confronte de deux parts chemins publics, le jardin ayant esté de Dieudonné Lobaire, le jardin qui a esté de Bernard de Pierre, — sur laquelle terre le Consulat de Monpellier a le droit de lods et l'usage de 3 sols melgoirès, — pour le prix de 29 livres melgoirèses réélement comptés. — Acte receu par Sauveur d'Antonègues, notaire. 650. — [« Jardin entre les Portes d'Obilion et de la Saitnerie».] — Fol. 22 v°. Art. 41. Autre vente faite, le 3 des calandes d'aoust 1224, par Pierre Bordin, à la Communauté de Monpellier, d'un jardin avec puilz et maisons, situé entre les portes d'Obilion et de la Sonnerie, — confrontant le fossé de Monpellier, le jardin de Raustit, herme de N[a] Regordana, — pour le prix de 70 livres melgoirès comptés réélement, — relevant le dit jardin de la directe du Consulat de Monpellier, sous l'usage de 4 sols. — Acte receu par Sauveur d'Anto- nègues. Et à mesme temps Jeanne, femme du dit Bordin, confirme la dite vente. 651. — [«.Terre hors le Portai d'Obilion».] — Fol. 23. Art. 42. Vente faite, aux nones d'avril 1224, par Jean de Saint-Antonin et Hugues Pulverel, comme exécuteurs du testament de Ramonde, veuve de Bernard Pulverel, dans lequel testament la dite Ramonde ordonne de vendre la terre bas escrite, pour payer certains légats, — à scavoir : la dite terre à la Communauté de Monpellier, située hors le portai d'Obilion, relevant de la directe des Consulz du dit Monpellier sous l'usage de 3 sols, confrontant Atbran, chemin au milieu, feu Guillaume Albert, Na Regordane et le dit Atbran ; — faisant la dite vente pour le prix de 24 livres melgoirès comptés réélement. — Acte receu par Bernard Botet, notaire. 652. — [«Pro Itudella Lunelli»/] —- Fol. 23 V". Art. 43. Conventions faites, le 14 des calendes de décembre 1251, entre Ramond Gaucelin, seigneur de Lunel, d'une part, et les Consuls de Monpellier, pour la Communauté, et les Consulz de Mer, d'autre, — contenant que le dit Gaucelin est fait citoyen du dit Monpellier et fait sembla- ble serment que les citoyens du dit Monpellier ; — plus, promet qu'il ne prendra point aucun péage ni imposition des habitans du dit Monpelllier, ni d'autres portant quoy que ce soit appartenant aus dits habitans, au lieu appelle Fossa ; Et les dits Consuls concèdent au dit Gaucelin qu'il ne sera pas teneu à aucunes tailles, questes ni autres des-
  • 103. JOFFRE. — LE GRAND TALAMUS 87 enceSi et lui donnent, sous le conseil du Roy d'Ara- o-on les maisons qui ont esté de Guillaume, changeur, qui sont près la maison de Guidon de Capporc, docteur ez droicts..— Acte receu par Ramond Dosca, notaire. — 11 est écrit en marge : pour la Budelle de Lunel. 553. [Cour du. Bayle de Montpellier.] — Fol. 24. Art. 44. Sentance rendue par la Cour de Monpellier, le jour précédant les nones de février 1227, portant que les biens des condamnés corporèlement ne sont pas adjugés au lise, mais sont laissés à la disposition du droict com- mun et aux costumes de Monpellier. — Acte receu par Guillaume Jordan, notaire de la dite cour. 654. — [Cour du Bayle de Montpellier.] — Fol. 26. Art. 43. Pattentes du roy Charles, du 12 juillet 1369, données à la supplication des Consulz de Monpellier, contenant que les biens des criminelz condamnés ne sont pas confisqués, excepté en certain cas. 655. — [Guilhem VIII, seigneur de Montpellier, vassal du Comte de Mauguio.] — Fol. 26. Art. 46. Homage fait, au mois de mars 1189, par Guillaume, seigneur de Monpellier, filz de Matilde, à Ramond, comte de Mauguio, des droicts qu'il a au château de Caslries, Çhâteauneuf, ville de Sentrairargues, château du Pojet, château de Pi- nian, et ce au temps de la transaction faite entre le dit Seigneur de Monpellier et le dit Comte de Mauguio, à Montaubérou, tenant les susdites choses du dit Comte en fief franc et honoraire ; Plus, tient du dit comte les chemins de Malevétule jus- ques à la rivière du Vidourle, et de Monpellier jusques à la rivière de l'Érau, et de la dite rivière de Vidourle à Monpellier,— et les 3 deniers melgoirès qu'il a à la mo- noye de Mauguio, sur chaque livre de la dite monoye ; Plus, les rivages et patuts de la rivière du Lez, — et le droit de prendre du bois et l'explôche, pour lui et pour tous les habitans de Monpellier, au bois de Valènp, de tous les arbres, exceptés les roures et euzes, et réservé l'ancien usage du dit bois, comme [il est contenu] aux au- tres actes concernant le dit bois, confirmés par les pré- décesseurs du dit Comte et du dit Seigneur de Monpellier; Au surplus, il rend au dit Comte l'Ayguelongue, Bou- tounet et Malestar et toutes les autres choses du dit Comte occupées par le dit Seigneur de Monpellier. Et le dit Comte loue et concède au dit Guillaume, seigneur de Monpellier, en fief franc comme dessus, ce que le dit Guillaume a aus dits châteaux de Castries, Pojet et Pignan, par la susdite transaction, — qui est ce que Guidon Guerrassat a eu au château du Pojet de Gagon de Pierre-Brun[e], et au château de Pinian, le fief que Ramond de Pinian tient du dit Seigneur de Mon- pellier ; Plus, loue au dit Seigneur de Monpellier les susdits chemins, — promettant le dit Comte qu'il ne prendra point autre péage, aux chemins de Sustantion et de l'évêché de Magalone, que l'ancien qui est de 4 deniers à Carnon (in Carnon.) et l'ancien péage du chemin de Montferran jusques à Gange et de Gange jusques à Monpellier ; Plus, loue les susdits 3 deniers de la monoye de Mau- guio et les susdits rivages, paluds (1), droict de prendre du bois et l'explèche comme dessus ; — et le dit Seigneur de Montpellier promet de ne contrefaire point la monoye de Mauguio et n'en point faire faire d'argent à Montpel- lier ni au comté de Sustantion, et... [qu'il] n'en courra point d'autre à Monpellier que celle de Mauguio. — Acte receu par G. R., notaire de Monpellier. 656. — [Grau de Narbonne, — leude ; — port de Lattes.] — Fol. 27. Art. 47. Déclaration, faite la veille de Nostre-Dame de mars- 1232, concernant la leude de Narbonne ; — que la leude est deue aux Seigneurs de Narbone, des marchandises, des Sarrasins et des Juifs et d'autres choses subjètes à la leude, au grau du dit Narbonne, et si on ne paye [pas] la leude et que ceux qui la doivent au dit grau de Narbonne, ne le font pas et s'en vont à Lates, les leudaires des dits Seigneurs de Narbone pourront la leur aller demander à Lates, et en cas de refus, les y faire contraindre par la justice de Lates ou de Monpellier. 657. — [Cens annuel payé au Saint-Siège par la Ville de Montpellier.}— Fol. 27. Art. 47 répété. Bulle du pape Grégoire, donnée le 2 des calendes de janvier, année (t) [Le Grand Talamus, fol. 20 v°, porte : patus].
  • 104. ARCHIVES DE LA VILLE DE MONTPELLIER première de son pontificat, portant mandement aux habitants de Monpellier de payer la pension deue à Tesglise de Rome ; — à suite de quoy est la quitance de la dite pension, qui est de 2 marcs d'or, payable annuel- lement à la feste de Pasques, — du 15 de juin 1273. 658. — [Cens annuel payé au Saint-Siège par la Ville de Montpellier.]—Fol. 27 v°. Art. 48. Autre quictance de la susdite pension deue à l'esglise du Rome par la Communauté de Monpellier, — qui est la même que la précédante, quoyque la date ne soit que de 1073, car il y a erreur en cette date. 659. — [Lattes.] — Fol. 28. Art. 49. Concession, faite au mois d'avril 1181, par Guillaume, seigneur de Monpellier, aux habitans de Lates, de pouvoir descharger, allant et revenant par eau et par terre, et tenir durant l'esté leur de quoy hors des murs de Lates, du costé de l'estang. — Acte escrit par Fulco. 660. — [Jacques d'Aragon, — « las remissions dels crims ».,] — Fol. 28. Art. 50. Rémission faite, ley/s des calandes d'octobre 1272, par Jaques, roy d'Aragon, seigneur de Monpellier, aux habitans du dit Monpellier, des excès qu'ils ont commis contre lui. 661. — [Jacques d'Aragon, — importations de blé, etc., à Montpellier.} — Fol. 28. Art. 51. Concession donnée, aux nones de juin 1272, par Jaques, roy d'Aragon, seigneur de Monpellier, aux habitans du dit Monpellier, de pouvoir acheter et vendre, à leur volonté, leurs bleds et autres vivres, — promettant qu'il n'en défendra jamais la débile, sinon par urgente nécessité. 662. — [Fours de Montpellier.] — Fol. 29 v°. Art. 52. Compromis passé, le 5 des ides d'aoust 1232, entre les propriétaires des fours de Monpellier, d'une part, et Bernerd Marc, docteur ez droitz, ayant commancé de faire faire un autre four hors le portai du Peiron, d'autre, — les dits propriétaires disant qu'il n'estoit permis à personne de faire aucun fou.r dans la ville ni faubourgz du dit Monpellier, et qu'ils auraient seulz cète pern.ission de Guillaume, seigneur de Montpellier, filz de Matilde ; — lequel différent ilz auraient remis aux Consulz de la dite ville. A suite de quoy immédiatement est la sentance des dits Consulz, donnée le 15 des calandes d'octobre an susdit, portant que le four du dit Marc demeurerait en Testât, et que, pour survenirau besoin que la Communauté pourrait avoir d'autres fours, à cause de la multiflujde des babitans, il serait basti six fours, outre ceux des susdits propriétaires, compris cellui du dit Marc, que les Consulz achèteraient, — lesquelz six fours appartien- draient à perpétuité à la Communauté du dit Monpellier, sans qu'il fût permis à autre personne d'en faire, — se réservant néanlmoins les dits Consuls libre et entière puissance d'en faire construire d'autres, quand bon leur semblerait. — Acte receu par Bertrand Arnaud, notaire. 663. — [vLimitalio lerritorii et juridictionis Monlispes- sulani»; — église Saint-Vincent de Salvignac, — église Saint-Michel de Soriech, — croix de Pomessargues, — pont Juvénal, — aygarelle, près la Fontaine dite de Lattes, — portail d'Obilion, — portail de Saint-Gély, — le Merdanson, — moulins de Salicales et de Sauret, — la Font Pompignane, — le Salaison, — le chemin Rou- mieu ; — terroirs de Castries, Saint-Geniès-des-Mourgues, Guzargues, Teyran, Saint-Vincent-de-Barbeyrargues, Ja- cou, Prades, Saint-Clément, Montferrier, Juvignac, Gra- bels, Mûries, Vailhauquès ; Montbazin, Grémian, Cour- nonsec, Pignan,Saussan,Saint Georges d'Orques,Gigean, Fabrègues, Cournonlerral, Lavérune; — la Mausson, — le Rieucoulon, — église Notre-Dame-la Belle; — chemin de Cocon et de Maurin; — Maurin, — Lattes, — l'étang; — Frontignan, Mireval ; — Saint-Jean-de-Védas, Saint- Éfienne de-Béjargues, le Terrai; — Murviel lès-Mont- pellier; — Montpelliéret ; — étang de Mauguio, — port de Lattes, — grau;— juridiction, pêche, dépaissance, péages; — hommage du Seigneur de Montpellier à l'Évê- que de Maguelonc ; — le Crôs, l'Aiguelongue, Boutonnet, la Valette, la Valsière, Malbosc, la Paillade, etc.] FÔL 29 v". Art. 53. Transaction passée, aux nones de janvier 1272, entre Jaques, roy d'Aragon, Majorque et Valance, comte de Barselone et Urgel et seigneur de Monpellier, d'une part, — et l'évêque de Magalone, comte et seigneur de Mauguio et Montferran, et le Prévost et
  • 105. JOFFRE. — LE G Église du dit Magalone, d'autre part, — pour raison de la jurisdiction et bornes du dit Monpellier et Lattes,— portant que les limites et jurisdiction et terroirs du dit roy Jaques, seigneur du dit Monpellier et Lattes, et du dit évêque, prévost et esglise de Magalone, sont: Depuis le rivage de l'estang jusques à une borne plantée près le mas de B. Catalan, champ entre deux, — et mar- chant directement de la dite borne jusques à autre borne, plantée dans le chemin par ... [lequel] on va du dit mas à l'esglise de Saint-Vincens, à la cîme de certain champ, — et de là, marchant en droite ligne vers la dite esglise de Saint-Vincens, jusques à autre borne plantée dans le chemin soubs la dite esglise de Saint-Vincens, et ainsin on avance depuis la dite borne directement jusques à autre borne plantée à la cîme du pesquier de la dite esglise, — et de là, comme va le fossé par lequel passe l'eau aux environs de la dite esglise, jusques à la borne du chemin par lequel on va de la dite esglise Saint- Vincens à l'esglise de Saint-Michel, dans lequel lieu est plantée une borne, — et se destournant de la dite borne et montant à main droite, par une ruelle qui passe près du canal par lequel l'eau va jusques au chemin qui con- duit directement de la dite église de Saint-Michel à l'es- glise Saint-Sauveur de Pérolz, où est plantée autre borne, — de laquelle allant par le mesme chemin directement à la dite esglise de Saint-Sauveur, jusques à une borne plantée au milieu du dit chemin, en certain carrefour, sous le mas de Ramond de Rochemore, — et de là, se destournant en droite ligne, par les bornes qui sont là plantées, jusques à autre borne plantée dans le chemin public qui va au bois de Soriech, de l'Hôpital Saint-Jean, à la cîme de la vigne de Jean André, laboreur, — et de là, retournant directement par le dit chemin, comme va le dit chemin par le dit bois, et va jusques au trivié qui est au-delà du dit bois, où il y a autre borne plantée aux environs ou au bort de la vigne de Pierre de Carnas, charpentier, — et de là, revenant jusques à autre borne plantée près la croix de Soriech, à la cîme de certaine vigne, où est plantée autre borne, — et de la dite borne se destournant par le mesme chemin de la croix de So- riech à la croix de Pomassargues, où est plantée autre borne, — et de là, on descend par un droict chemin jus- ques au pont Juvénal, — et du dit pont Juvénal, par au- RAND TALAMUS 89 tre chemin droit jusques à la droicte Aygarelle noire, laquelle passe près de la fontaine de Privaynanergues, — et de là, comme la dite Aygarelle monte jusques à la rue qui va à Barcas, et par cette rue, jusques au carre- four qui est près de la maison de Guiraud Barta, laquelle se joint avec les clos des Frères Mineurs, — et de là, comme on va par la rue qui passe au-devant le verger de feu Pierre Sauveur, jusques au chemin qui est près de la douga du fossé de Monpellier, où est planté une borne, — par lequel chemin on va au portai d'Obilion, commun entre le dit roy Jaques, seigneur de Monpellier, et le dit Évêque, — et comme on va du dit portai par la rue de la Fustarié, qui passe par la Peyre et devant l'esglise de Saincte-Foy, et par la Flocarié et par l'Aiguillerie Vieille, près de la Sale du dit Évêque, et sort directement par la porte de Saint-Gile jusques à la porte du Saint-Esprit, qui est près le Merdanson,— et de là, comme on des- cend où va le ruisseau du Merdanson jusques à Salicates, ainsin que le dit Merdanson entre dans la rivière du Lès, — et de là, suivant la rivière du Lès en montant jusques aux moulins de Sauset, — et de là, par cète rue qui va directement à la Font Pompignane, et par cète rue, dans la même largeur, jusques à la rivière de Saleson,où sont plantées des bornes, — et de la dite rivière jusques à l'estrade publique ou Chemin Romieu, par lequel on va de Monpellier à Vauvert, et par la dite estrade jusques à Saint-Brès, — et de là, en se divertissant en haut, au- tant que s'estend la jurisdiction et limitation du château de Castries et territoire d'icelluy, en limitant et confron- tant avec les terroirs et distroitz de Saint-Geniès et de la paroisse d'Agusargues, de Teiran et de Saint-Vincens- de Barbairargues (et enfermant la ville de Jocon, avec ses appartenances, laquelle ville appartient au dit roy, seigneur de Monpellier et aux siens) et avec le distroit et terroir et parroisses de Brades, du Pin et de Saint-Clé- mens, — et de là, comme s'estend la jurisdiction, dis- troit et parroisse de l'esglise du château de Montferrier, Çhâteauneuf et de Juvignac, et limitant et confrontant avec la parroisse et distroit deGrabels, — et de rechef la parroisse de Mûries et de Vaillauquès ; Et tout ce qui est contenu dans les dites confrontations et limitations, à main droicte, vers Mauguio, appartient à l'Évêque et Esglise de Magalone, quant à la jurisdiction, VILLE DE MONTPELLIER. — TOME III. 12
  • 106. 90 ARCHIVES DE LA VI) mère, mixte impère; — demeurant sauve la transaction laite par feu Guion Fulcrand, cy-après énoncée, quant à la jurisdiction et faubourgs de Monpellier ; Et tout ce qui est à main gauche, vers Monpellier et (alias), appartient au dit roy Jaques, seigneur du dit Monpellier, quant à la jurisdiction, mère, mixte impère. Et de là, parcourant tout le distroit, dominations et appartenances du château de Montbasens, comme s'estend le distroit et territoire du dit château et de Gré- mian, de Cornonsec, de Pinian, de Juvignac, de Saussan et de Saint-George, en limitant et confrontant avec les territoires et distroits des châteaux de Gigean et [de] Fabrègues, Cornonterral et La Vérune, jusques à la rivière de la Mausson;— et de la dite rivière de la Mausson, par la rue publique qui va du pont de la Maus- son, appellée de la Verrière, jusques au ruisseau qui coule près l'esglise Nostre-Dame-la-Belle,appellé Rieu- colon, où est plantée une borne, — et de là, comme le dit ruisseau coule jusques au lieu qui est proche Care- fras, à sçavoir jusques à la borne plantée proche Rieu- colon, dans le chemin qui sort de.' Monpellier et va à Villeneuve, — et de là, comme le dit ruisseau coule et descend jusques à une borne plantée au bord du dit Rieucolon, près le chemin public, —• et de là se diver- tissant et en montant par un chemin droit jusques à autre borne plantée à l'extrémité du dit chemin, dans la vigne de la Dame de las Vais, proche de la pointe ou cîme du champ de Durand Gile, laboreur, — et de la dite borne, allant par certain fossé, qui est entre la dite vigne de la dite dame et la vigne du dit Durand Gile, jusques à autre borne, plantée près du chemin qui va à Maurin et proche la cîme de la dite vigne de la dite dame de la Vais et du dit Durand Gile, dans laquelle vigne de la dite dame de las Vais est un ormeau, près du dit chemin qui va à Maurin, — et de la dite borne, en allant ou traversant le dit chemin, comme il va par la dite ruelle de la dite borne jusques à autre borne, plantée à la cîme ou au bort de la vigne de Bernard d'Antiniac, cherpentier, près du chemin qui va de Cocon à Maurin, — et de la dite borne, en descendant vers Maurin, jusques à la borne plantée au coin de la vigne de Jaques de Faxac, —■ et de là, entrant par un fossé allant directe- mentjusques aux bornes plantées autrefois par Guillaume -E DE MONTPELLIER de Pave et Bernard de Murviel, prévost de Magalone, et maintenant renouvellées ; Dans lequel lieu de Maurin et dans ces limites, comme il est borné, jusques au chemin qui va de Monpellier à Villeneuve, près les moulins du susdit Prévôt, — le dit Prévost et Esglise de Magalone a la jurisdiction sur les subjets du dit Roy, seigneur de Monpellier et de Laies, — auxquelz subjets pris et détenus, au regard des crimes seulemant, la jurisdiction et la cognoissance est commune au dit Roy, seigneur de Monpellier et de Lates, et du Prévost et Esglise de Magalone, et l'ex[é]cution est faite par les officiers du Roy, seigneur de Monpellier et Lates; Mais si les hommes du Roy ou autres commettoient des excès aux environs de la maison de Maurin, — autant que l'ayre, qui est là,s'estend; — en ce cas, toute la jurisdiction en toute sorte de personnes appartiendra aussi au Prévost et Esglise de Magalone, suivant les bornes plantées au circuit de la dite maison et ayre. Et tout ce qui est à main droite, vers l'estang, en descendant par les bornes, sera à l'Evêque, Prévost et Esglise de Magalone, avec mère, mixte impère, excepté les choses cy-après réservées ; — et tout ce qui est à main gauche et des dites bornes, vers Monpellier et vers le château de Lates, sera au Roy, seigneur de Monpellier et du château de Lates, et à ses successeurs, avec toute jurisdiction, mère mixte impère, excepté les choses cy-après réservées. Et pour ce qui est de l'estang, ils ont ainsin conveneu et dit que la limitation et termination du dit estang sera gardée entre parties, ainsi que les instrumens d'achats, accaptes, donnations et autres actes le [discernent!, lesquelz seront exhibés au Lieutenant de Monpellier et à l'Archidiacre de Saint-Firmin, dans six mois, ausquelz on s'arrestera. Excepté les choses qui [sont parvenues] à l'Évêque, Prévost et Esglise de Magalone, — le château de Fron- tignan et le château de Mirevaux, avec leurs apparte- nances, — ensemble la ville de Saint-Jean-de-Védas, avec les garrigues de Noals, avec tout son terroir; — or la dite ville de Saint-Jean-de-Védas et les garrigues de Noals sont bornées, entre le Roy et l'Évêque et Prévost et Esglise de Magalone, en commançant au milieu de la rivière de la Mausson, dans le droict du chef du bort ou
  • 107. JOFFRE. — LE roche appellée de Àrtigie, au bort de laquelle rivière il y a une borne plantée, et de là vers le haut, sous le chef du dit bort appellé Artigie, comme descend et coule l'eau pluviale à la dite rivière, par le fil de la combe, qui est joignant la dite roche, du costé de l'oriant, en montant par le 111 de la dite combe jusques à la borne plantée dans le chemin qui traverse la dite combe et passe par la garrigue, en venant de là par le chemin qui passe devant le mas de Bernard Pèlerin, et de la dite borne allant par le dit chemin de la garrigue, comme les bornes sont plantées jusques au trivié qui est entre le coin de la vigne de Jean de Lause et le coin du champ de Ramond du Luc, le dit chemin venant de la garrigue entre deux, où il y a autre borne plantée, — et ainsin allant de cette borne par le chemin en haut vers le dit mas de Bernard Pèlerin jusques au droit du dit mas, il y a une borne plantée, joignant le bort de certaine condamine de Pierre de Montelz, droguiste, qui est sous le mas et au droit du coin de la vigne de Guillaume de Seignet; — et allant de la dite borne en haut, en passant par la perrière de Lauze, directement jusques à certaine borne plantée près de là, et en se divertissant de la dite borne vers le mas de Jean Raye, jusques au chemin qui passe devant le dit mas, où il y a autre borne plantée, — et ainsin allant par le dit chemin vers l'estrade publique de Monpellier au Peyron, appellé à Saint-Jean de-Védas, qui est dans l'estrade publique et générale de Monpellier qui vient de Saint-Jean et du dit Peyron, jusques à la borne plantée près de là, au chef de la vigne de Pierre de l'Hospilal de Monpellier, près du chemin qui va du Peiron à la dite ville de Saint-Jean, — et de la dite borne, en droite ligne, vers autre borne plantée au bort de la vigne de Bernard, laboreur de Monpellier, environ du chemin allant de Saint-Jean à l'hospital de Saint- Estiène de Veirargues (Veranicis) (1) — et de la dite borne, jusques à autre borne plantée au bort de la vigne de Durand Lavandier, laboreur de Monpellier, joignant la vigne qui a esté de feu Ramond Ducoin, de Monpellier, — et de là directement jusques à autre borne, plantée an bort de la vigne qui a esté de Pierre Agarel de Monpellier, au chemin allant de Saint-Jean au Terrai, (1) [Le Grand Talamus, fol. 30 v°, porte : Bejanicis.] GRAND TALAMUS 91 appellé autrement le chemin de Montelz, — et de la dite borne, jusques à autre borne plantée directement au bort du champ de Durand Figuière, de Monpellier, joignant le chemin allant de Saint-Jean-de-Védas à La Vérune, — et de la dite borne jusques à autre borne plantée au bort de la vigne de Ramond Martin, de Saint-Jean, par lequel chemin on va de Saint-Jean- de-Védas à la Verquière de Tortorel ; Et tout ce qui est contenu dans les dites limites de la dite ville de Saint-Jean et garrigues de Noals, soient terres cultes ou incultes, appartient au dit seigneur de Monpellier avec jurisdiction, mère mixte impère, — excepté que, comme l'on va de la borne susdite, plantée près le Peiron de Saint-Jean, vers la dernière borne, plan- tée au bort de la vigne de Ramond Martin, au chemin allant de la dite verquière, — revenant de. là par le chemin qui passe au dehors et environ de la dite ville du costé du Terrai, autant qu'il y est contenu, jusques aux bornes plantées vers le Terrai, comme dessus est conteneu, — le dit évêque et ses successeurs ont la jurisdiction entière, mère mixte impère, sur ceux qui y commettront des excès, excepté les hommes de la jurisdiction et distroict du Seigneur de Monpellier et de ses successeurs, la jurisdiction entière desquels, mère mixte impère, appartient au dit Seigneur de Monpellier; — excepté néamoins que, sur tous ceux de la famille de l'Évêque de Magalone, la cognoissance et punition en appartient au dit évêque, de mesme que les bans et coerlions, excepté les hommes de Saint-Jean; Laquelle ville de Saint-Jean, terroir et garrigue de Noals, avec lesjurisdictions et territoires bornés comme dit est, le dit Évêque, Prévost et Esglise de Magalone Font cédés au dit Seigneur de Monpellier et ses succes- seurs, par cette transaction ; — réservé au dit Évêque et Prévost les usages, lods, conseils et fiefs anciens, qu'ils avoient dans les terres et possessions y situées; Plus, il est excepté des. choses qui sont parveneues au dit Seigneur de Monpellier par celte transaction, la ville de Murviel et toute sa parroisse, et tout le droit de jurisdiction qu'il y avoit, soient hommes, femmes, lods, usages et autres quelconques,— à la réserve d'un muy d'orge annuel, que les habitans de Murviel et autres, suivant la teneur de l'acte, sont teneus de payer à
  • 108. 92 ARCHIVES DE LA VI Monpellier; —laquelleviUe de Murviel et susdites choses appartenant à icelles, avec jurisdiction, mère mixte impère, dans la parroice d'icelle, le dit Seigneur de Monpellier a concédé et transporté au dit Évêque et Esglise de Magalone, se retenant néamoins qu'en cas d'inféodation ou transport, le dit Seigneur de Monpellier seroit préféré et auroit droict de le recouvrer. Plus, [il est excepté] des choses parveneues au dit Seigneur de Monpellier par cette transaction, que, du portai du Sainct-Esprit, comme durent les condamines de Sainct-Denis, le dit Évêque y aura le ban, coertion des usages et les causes civiles, à cause des possessions qui en relèvent, — et toute autre jurisdiction majeure et mineure appartiendra au dit Seigneur de Monpellier. A esté conveneu que le dit Évêque, Prévost et Esglise de Magalone ne permettront point qu'il soit fait aucun port ... [ou] lieu dans lequel aucun navigeant puisse aborder pour charger ou descharger, ni aucune maison forte sur terre ou sur l'eau, sinon une seule cabane de l'hauteur de 24 pans, pour y lever l'usage ou péage accostumé, depuis la borne, limitant la jurisdiction et territoire d'iceux, plantée le long de l'estang, jusques à la porte du château de Mauguio ; — que si quelqu'un le faisoit, ils la fairoient démolir dans 40 jours, après en avoir esté requis par le Seigneur de Monpellier et de Lates; — que si, en ayant esté requis, ils ne la faisoient démolir au dit temps, le dit Seigneur de Monpellier [et] de Laies ou ses officiers la fairoient démolir, sans que le dit Évêque, Prévost et Esglise de Magalone en receussent injure; — excepté les maisons et cabanes qui y sont desjà, où se pourra vendre le poisson et le vin qui se cuillit et les dismes du dit Prévost et Esglise de Magalone seulemant; —néanmoins,le dit Seigneur de Monpellier prendra, sur le poisson qui se vendra et apportera, le droit qu'on prend, suivant la costume, à Lates ou au port de Lates, en sorte que le dit Seigneur de Monpellier et de Lates ou ses officiers tiendront des gardes au bort de l'estang, pour que personne ne charge, descharge ni vende, depuis la dite borne plantée près du mas de Bernard Catalan jusques au bort de Mauguio, sinon le poisson seulement, comme dit est, — lesquelz gardes y percevront les droitz du dit Seigneur du dit poisson et pourront contraindre au payemant les refusans, à la LLE DE MONTPELLIER réserve des gens de l'Évêque, seigneur de Mauguio, et de l'Esglise de Magalone; — excepté pourtant qu'on y pourra vendre le sel des salines de l'estang quy s'y font, le descharger et charger. Que si le Seigneur de Monpellier et de Lates veut faire un port ou habitation, depuis la dite borne jusques au lieu de Lates, sur le bort de l'estang ou dans l'estang, il sera permis à qui que ce soit d'iceux, pourveu qu'il soit d'accord avec le maislre de la propriété dans laquelle on voudra faire le dit port et habitation, — réservé au dit Évêque, Prévost et Esglise de Magalone d'y pouvoir percevoir les péages et autres choses accoustumées de percevoir dans l'estang, à raison de l'estang et du degred, et d'y contraindre les refusans, — à quoy le dit Seigneur de Monpellier et de Lates sera tenu [de] prester main forte. Plus, est convenu que le Pré vost et Esglise de Magalone percevra sa dominicature, tant aux choses que le Prévost et Esglise de Magalone tiènent qu'aux choses teneues par d'autres d'eux, dans les limites enfermant la portion du dit Seigneur de Monpellier vers Lates, tèlement que le dit Prévost et Esglise de Magalone auront ès dites choses le droit et usage de dépaître et tenir leur bes- tal ; — et si d'autres introduisoient leur bestal dans la dite dominicature ou voudroient jouir des paslurages, on les pourroit pignorer et retenir les gages, jusques qu'ils auroient pleinement satisfait, — sans portant que le dit Prévost et Esglise de Magalone y ait aucune juris- diction, — sçavoir depuis l'esglise de Saint-Michel jus- ques au chemin qui va de Lates à Mauguio, ni jusques aux bornes plantées entre l'esglise de Saint-Vincens et de Saint-Sauveur. Plus, a esté convenu que, si les criminelz fuyoient d'une jurisdiction à une autre, la cour, dans la jurisdic- tion de laquelle le délit auroit esté commis, le poursui- vroit et le prendroil (crimine flagrante), encore qu'il fût trouvé dans un lieu d'une autre jurisdiction, et alors le baille du lieu seroit tenu de le remettre au lieu où l'excès auroit esté commis, où il seroit puni, — une cour estant teneue d'ayder à une autre en ces choses et ez autres où la jurisdiction seroit troublée. Plus, a esté convenu que là où se faira un degred dans l'évêché de Magalone, le Seigneur de Monpellier et de y
  • 109. J0FFRE. — LE GRAND TA LA M US 98 Lates percevra ce qui est de costume, pour le droict d'attache, à quoy l'Évêque, Prévost et Esglise de Maga- lone et leurs officiers donneront secours, sans que pour cela le Seigneur de Monpellier [etj de Lates y acquière... aucune jurisdiclion. Plus, a esté conveneu que la transaction, faite par la médiation de l'Évêque du Puy, entre le Seigneur de Monpellier et l'Évêque de Magalone, louchant lajurisdic- tion et division d'icelle, sera observée, par les officiers des parties, dans tous les faubourgs présantement limi- tés jusques au Lès et jusques au ruisseau de Néguecats, et autant que la dile rivière s'estend ; — que si aucuns des habitans de Monpellier faisoit quelque excès au-delà du dit ruisseau de Néguecats (vel e converso), les parties ont convenu qu'on observerait les costumes qu'on a gardées jusques à présent. Plus, a esté conveneu que le dit Seigneur de Monpel- lier et l'Évêque, comte de Mauguio et Monferran, ne pourront empêcher qu'on ne lave et fasse sécher toute sorte de draps de laine, filet et autres, sans rien payer, à la rivière dn Lez et ses rivages, sans pourtant faire domage ny préjudice à personne. Plus, a esté convenu que toutes les estrades demeure- ront au mesme estât qu'elles ont esté concédées au Seigneur de Monpellier par le Comte de Mauguio, en sorte que le dit Seigneur de Monpellier ou Ëvêque ne pourront empêcher que qui que ce soit n'i passe et repasse librement et seurement, sauf les péages accous- tumés. Plus, a esté conveneu que la Cour du Seigneur de Mon- pellier peut mener, remener et sortir les criminelz con- damnés, avec trompètes, cors (et aliis modis), par le portai d'Obillon, par la rue droite qui conduit vers la fontaine de Préveirargues, sans que le dit Seigneur de Monpellier acquière pour cela aucune autre jurisdiclion. depuis le dit portai jusques à la dite fontaine, que sui- vant l'exposition faite par le dit Évêque du Puy. Plus, a esté convenu que, s'il est besoin de mettre des bornes entre les châteaux ou villes tenues par les dites parties à leurs mains ou par d'autres d'eux, cela se faira par des amis communs, dans deux ans, — et en cas de discord, sera pris un tiers. Plus, a esté convenu qu'à chaque mutation de Seigneur de Monpellier, le dit nouveau Seigneur recognoîtra tenir du dit Ëvêque de Magalone, lui estre parveneu par la présente transaction, quant à la jurisdiction mère mixte impère, la moitié de la ville du Crès, avec ses appartenances, laquelle moitié l'Évêque de Magalone avoit accostumé de tenir, — ensemble les mas de Malestar, l'Àyguelongue, Boulonet, Montmal, la Valète, Vausière, Bonières, Malbosc, Olieu, Saint-Cosme et la Paillade, avec leurs appartenances, — lesquelles choses il con- fesse avoir esté et estre du comté de Mauguio ; — et en signe de recognoissance et seigneurie seulement, veu que toute la jurisdiction maintenant et à perpétuité regarde le dit Seigneur de Monpellier, et dans les dites choses, il promet au dit Ëvêque qu'il ne les aliénera point et lui payera annuellement, en estant requis, une perdrix. Et les autres susdites choses, qui lui sont parvenues par la présente transaction, estant aux environs de Mon- pellier et Lates, doivent estre recogneues, suivant le contenu des actes passés entre le Seigneur de Monpel- lier et l'Évêque de Magalone. Plus, a esté convenu que l'Évêque, Prévost et Esglise de Magalone ne fairont aucune nouvelle recognoissance des dites choses à aucune personne ; — que s'ilz la fai- soient, le Seigneur de Monpellier seroit libre et immune du serment de fidélité et recognoissance et des autres choses ausquelles il est tenu, à cause des choses sus-, dites. Plus, a esté conveneu qu'à chacune feste de saint Jean-Baptiste, tous les officiers de la Cour royale jure- ront qu'ilz observeront toutes les transactions faites entre le Roy et Jaques, son filz, seigneur de Monpellier, d'une part, et l'Évêque de Magalone, d'autre. 11 faut sçavoir que des susdites choses les parties ont excepté les usages, lodz, conseilz, quarts, quints, sixains, septains, huitains, lîefs, albergues, boyranies et autres services ou droictz, qui n'appartiennent point à la juris- diction ou mère, mixte impère, — lesquels droits chacune des parties percevra au lieu où elle a accostumé de les percevoir, — et aura aussi la coerlion, cognois- sance et diffinition d'iceux, ou des choses qui se tiè- nent d'elle, — excepté la parroisse de Murviel, dans
  • 110. 94 ARCHIVES DE LA VILLE DE MONTPELLIER laquelle le Seigneur de Monpellier n'a autre droit que le susdit muy d'orge. Acte receu par Michel de Malbosc, notaire de Mon- pellier. 664. — [Juge et Sous-Juge de la Cour du Roi d'Aragon à Montpellier.] — Fol. 31 v°. Art. 54. Concession don- née, le G des calendes de nouvembre 1266, par Jaques, roy d'Aragon, seigneur de Monpellier, à la Communauté du dit Monpellier, portant que le Juge ou Lieutenant de juge de la Cour de Monpellier ne pourra avoir autre judicature, pendant qu'il sera juge ou lieutenant de juge de la dite cour. — Acte receu par Bartélemi de Porte. 665. — [Les Mas de Caravelles, de Matelongae et de Ves- sièrcs, tenus de l Ëvêque de Maguelone.}— Fol. 31 v°. Art. 55. Recognoissance faite, le 13 des calandes de septembre 1269, par Bernard de Caravètes, à Brenguier, évôque de Magalone, des mas de Caravètes et de Mata- male(l),avec toutes leurs appartenances, sous l'albergue, pour les dits deux mas, de 3 chevaliers, en estant requis, — n'estant pas teneu de lui faire la censive, qu'il luy faisoit auparavant à raison d'iceux; — plus, du mas de Bessières, avec ses appartenances, sous l'usage de 9 sols melgoirés ; — sur lesquelz trois mas le dit évêque a la seigneurie, lods, conseil, justices majeures et exécution de sang, et le dit Bernard de Caravètes toutes les autres justices. — Acte receu par Durand Matieu, notaire. 666. —[«Don gratuit de 100.000 sols melgoirés, fait par la Communauté de Monpellier à Jaques, roy d'Aragon»; — confirmation de privilège par le dit Jacques d'Aragon.] — Fol. 32. Art. 56. Don gratuit fait, le 19 des calan- des de septembre 1231, par la Communauté de Monpel- lier à Jaques, roy d'Aragon et de Majorque, seigneur de Monpellier, de cent mille solz melgoirés, pour l'ayder à la guerre qu'il a contre les Sarrasins, — dont le dit roy Jaques la remercie et lui confirme le privilège de l'exemp- tion de toute sorte de questes, à elle accordée par ses prédécesseurs. — Acte receu par Bernard Déporte, no- taire. (1) [Le Grand Talamus, fol. 31 v", porte : mansum de Matalonga.] 667. — [Jacques dAragon, — permission à la Ville de Montpellier d'acquérir toute sortes de possessions.] — Fol 32. Art. 57. Permission donnée, le 6 des calendes de septembre 1231, par Jaques, roy d'Aragon et de Majorque, comte de Barselone et seigneur de Monpellier, à la Com- munauté du dit Monpellier, d'aquérir, par toute sorte de manières, des possessions cultes et incultes, châteaux, villes, maisons, rentes, etc. — Acte escrit par Guillaume pour Guillaume de la Sale, notaire. 668. — [Jacques d'Aragon, — Notaires, — Justice, appels, — Commerce, etc.] — Fol. 32. Art. 58. Confir- mation faite, le 6 des calandes de septembre 1231, par Jaques, roy d'Aragon et de Majorque, comte de Barse- lone, seigneur de Monpellier, en faveur des douze Con- sulz et Communauté du dit Monpellier, des statuts sui- vans : 1° Qu'aucun ne pourra estre Notaire dans la ville du dit Monpellier, qu'il ne soit né dans la dite ville ou fau- bourgs, et qu'il n'y est demeuré dix années durant, et qu'il soit aagé de 30 ans et de bonne renommée ; 2° Qu'aucun clerc ne puisse exercer, dans Monpellier, l'office de notaire ; — que si, après l'avoir fait, il est fait notaire, qu'il en soit privé; 3° Que dans la première appellation, toute proposition de fait, preuve et production d'actes par les parties, soit accomplie dans cinq mois, — l'échéance desquelz est obtenue pour conclusion, — et dans le mois suivant le juge est tenu de prononcer sur cète cause d'appel ; 4° Que dans la seconde appellation, toute proposition de fait, preuve et production des actes par les parties, soit accomplie dans deux mois, — l'eschéance desquelz est obtenue pour conclusion, — et dans le mois suivanl le juge est tenu de prononcer sur cette cause ; 5° Que dans les petites causes n'excédant 50 sols, la première ou seconde appellation ne doit pas durer plus d'un mois, dans lequel les parties conclurront et le juge prononcera; — ce qui s'observera aussi, si la cause par appellation est déférée au Roy, seigneur de Monpellier, ce qui s'entend après que le Roy en aura eu la conois- sance. Au surplus, le dit roy Jaques concède aus dits Consulz que les Marchans de Monpellier pourront avoir d'ores en
  • 111. JOFFRE. '— LE GRAND TALAMUS avant seureté de la part des Sarrasins, pour raison de la liberté du commerce, quoyque le dit roy Jaques ait "uerré contre eux, — pourveu que les marchans ne soient pas trouvés porter à leur païs les marchandises dépen- dues. Plus, que la dite communauté pourra acquérir toute sorte de biens, terres cultes et incultes, châteaux, villes, maisons, rentes, etc. Acte écrit par Guillaume, pour Guillaume de la Sale, notaire. 669. — [Jacques d'Aragon, — étangs et plage depuis Aiguesmorles jusqu'à la montagne de Cette.}— Fol. 32 v°. Art. 39. Concession faite, le 6 des calendes de septem- bre 1231, par Jaques, roi d'Aragon et de Majorque, comte de Barselone et seigneur de Monpellier, en emphitéose ou à censive,aux douze Consulz et Communauté de Mon- pellier, des estangs, mers et corrège, qui est au milieu, avec la frontière de la mer et de l'estaug, depuis Lates jusques au mont de Cète et jusques au port d'Aygue- mortes, pour en jouir pour pescher et naviguer et aux autres usages des estangs et mers, moyenant un mora- betin de censive, payable au dit roy Jaques à chaque leste de Noé; — réservé au dit roy Jaques la leude de la pesche, qu'il a accostumé d'y prendre. — Acte écrit par Guillaume pour Guillaume de la Sale, notaire. 670. -r- [Jacques d'Aragon, — confirmation des Coutu- mes, Libertés et Privilèges de la Ville de Monpellier.] — Fol. 32 v°. Art. 60. Confirmation faite, le 10 des calan- des de septembre 1231, par Jaques, roy d'Aragon et de Majorque, comte de Barselone et seigneur de Monpellier, aux douze Consulz et Comunauté de Monpellier, des Costumes et Libertés du dit Monpellier, accordées à la dite Communauté par le père et la mère du dit Jaques,— ensemble les autres choses par eux concédées à la dite Communauté, suivant le contenu des actes sur ce passés. — Acte receu par Guillaume de la Sale, notaire. 671. — [Jacques d'Aragon, — donation à la Ville de Montpellier de cent maisons, sises à Majorque.} — Fol. 33. Art. 61. Autre confirmation faite, le 6 des calandes de septembre 1231, aux douze Consulz et Communauté de Monpellier, par Jaques, roy d'Aragon et de Majorque, 95 comte de Barselone et seigneur de Monpellier, de la do- nation par lui faite à Pierre Ducrès et Ramond Espicier, consulz de Majorque, au nom de la dite Communauté de Monpellier, des possessions qu'ils doivent avoir pour les habitans du dit Monpellier. leur ayant esté assignées par acte public, — consistant en cent maisons, situées dans la ville de Majorque, dont la situation est désignée au dit acte, et cinq alcheiras, — lesquelles possessions appar- tiendront à la dite communauté franches, pour en dispo- ser à leurs volontés, avec les preds, pacages, herbes et autres appartenances des susdites maisons. — Acte écrit par Guillaume pour Guillaume de la Sale, notaire. 672. — [Jacques d'Aragon, — confirmation de Privilèges précédemment accordés à la Ville de Montpellier.} — Fol. 33 v°. Art. 62. Concession et confirmation faite, le 0 des calandes. de septembre 1231, par Jaques, roy d'Ara- gon et de Majorque, comte de Barselone et seigneur de Monpellier, de la donation de son père de l'exemption de leude, péage, tolte et costume, nouvelle ou anciène, tant sur mer que sur terre, estang ou eau douce de la domi- nation du dit roy Jaques, des marchandises et autres choses appartenant à la Communauté de Monpellier.— Acte escrit par Guillaume pour Guillaume de la Sale, no- taire . 673. — [Jacques d'Aragon.] — Fol. 33 v°. Art. 63. Lettres, du 5 des ides de février, de Jaques, roy d'Ara- gon et Majorque, comte de Barselone et Urgel, et seigneur de Monpellier, addressées aux Consulz de Monpellier, leur asseurant qu'il envoyeroit bientost à Monpellier un habille homme, pour traiter l'affaire de l'Évêque de Magalone et réduire Testât de la dite ville de Monpellier de bien en mieux, sans qu'il soit rien innové pour raison des péages et leudes ; — et concernant le fait de Bernard de Saint-Brès, il n'entend pas qu'il soit contrevenu aux costumes du dit Monpellier. ' 674. — [Sanche de Roussillon.] — Fol. 34. Art. 64. Quitance faite, le 14 des calandes de juin 1231, par Sanche, seigneur de Roussillon, aux Consulz de Monpe- lier, de dix mille solz melgoirés, dont il reste satisfait et leur quicte toutes les prétentions qu'il pouvoit avoir contre la Communauté de Monpellier et principalemant
  • 112. 96 ARCHIVES DE LA VII sur les héritiers de feu Marc de Tornemire, à raison de la donation faite par P., roy d'Aragon, au comte Sanche, père de celluy-cy. 675. _ [Sanche de Roussillon.] — Fol. 34. Art. 63. Traité de paix du susdit Sanche, seigneur de RoussTlon, du 14 des calandes de Juill'i ! 1231, contenant promesse du dit Sanche de sousienir ëi deïFendre les hiléretz des habilans de Monpellier, allans et revenans dans sa terre. — Acte receu par M. Jean, notaire, 676. — [Jacques d'Aragon, — confirmation des Coutu- mes, Libertés et Privilèges de la Ville de Montpellier. — Fol. 35. Art. 66 Autre traité do paix accordée, le 4 des calandes d'octobre 1218, par Jaques, roy d'Aragon, comte rie Barselnnne et seigneur de Monpellier, déposant toute sorte de haine en faveur des douze Consulz et Communauté du dit Monpellier et se despartant des demandes qu'il pourroit leur faire ; — confirmant toutes les concessions, que le Roy, son père, et la Reyne, sa mère, pourraient leur avoir fait, comprises dans l'acte de la concession cou tenant promesse faite, le 4 des calendes de mars 1204, par Pierre, roy d'Aragon, et Marie, sa femme, aux douze Consulz et Communauté de Monpellier, dont le sommaire est cy devant fait arti- cle 3, —confirmant de plus autre concession du dit roy Pierre, faicte aus dits douze Consulz et Communauté, le 4 juin 1204, dont le sommaire est cy devant, arLicle 2, — exceptant néamoins le chapitre, qui parle de la franchise accordée à la communauté de Monpellier par toute la terre du dit roy Pierre, commançant par ces mots : adhuc ego prxdictus P., Dei gratia rex Aragonum, etc, ; — plus, confirmant les Costumes approuvées par leurs dits parans aus dits habilans de Monpellier; — plus, la Closture de Monpellier, faite et à faire; — plus, tout ce que les dits douze Consulz et les Bailles de la dite ville et des châteaux ont fait; — plus, les 10 sols que la dite Communaulé prend annuellement aux tables de la Pois- sonerie de Monpellier, etc. — Acte receu par Jean Gile. 677. — [Jacques d'Aragon, — Election des Consuls de Montpellier, — Notaires, etc ]— Fol. 36. Art. 67. Let- tres, du 10 des calandes de nouvembre 1239, de Jaques, .E DE MONTPELLIER roy d'Aragon, Majorque et Valance, comte de Barselone et d'Urgel et seigneur de Monpellier, contenant : 1° Rémission faite des faux sermens faits par certains habitants de Monpellier,—les restituant en leur premier estât et bonne renommée, exceptés les exilés ; 2° Que l'Évêque de Magalone ne sera pasappJlé d'ores en avant ni ne sera pas présent en l'esléction des Consul?, du dit Monpellier, ni av.tre pour lui, — ni les Consulz ne presteront le sernv ;i devant lui ; 3° Que celui qui aura exercé un office une année en lu Cour de Monpellier, ne le pourra pas exercer une autre, sinon celui de concierge; 4° Que celui qui aura eu la tonsure, ne pourra eslre notaire; —que s'il a esté créé notaire, il n'en jouira pas. Acte receu par Bertrand Arnaud, notaire. 678. — [Jacques d'Aragon, — Cour de Montpellier.] — Fol. 36 v°. Art. 68. Autres lettres, du 2 des nones de février 1237, de Jaques, roy d'Aragon et de Majorque, comte de Barselone et d'Urgel et seigneur de Monpellier, addressées aux Bailles, Consuls et Communauté de Mon- pellier, contenant qu'aucun possédant fonds dans la seigneurie du roy Jaques ne puisse faire convenir, pour raison d'iceux, qui que ce soit qu'à la Cour de Monpellier seulement 679. — [Consécration de i'égliseNotre-Dame-des-Tubles.j —- Fol. 37. Art. 69. Bulle du pape Grégoire, du 15 des calandes d'aoust, année. 4 de son pontifical, portant mandement aux Archevêques de Narbone, d'Arles et d'Ais et à leurs suffragans, de se trouver à la consécration de l'esglise majeure Nostre-Daine, construite dans la ville de Monpellier, dans laquelle le peuple se transporle de toule parts, à cause de beaucoup de miracles qui s'y font ; — pendant la huitaine de laquelle consécration, il aura indulgence. 680. — [Consécration de l'église Notre-Dame des-Tables.) — Fol. 37. Art. 70. Autre bulle du pape Grégoire, du jour et année de son pontificat que dessus, pour raison de la susdite consécration de l'esglise majeure Nostre- Dame de Monpellier. 681. — [Consécration de l'église Notre-Dame-des-l'ables.]
  • 113. JOFFRE. — LE GRAND TALAMUS 1)7 _Fol. 37- Art. 71. Lettres de R..., évêque de Regen..., du 7 des calandes de septembre 1230, par lesquelles le dit évêque donne 40 jours d'indulgence, qui se gaignera pendant la huitaine de la consécration de la susdite esglise majeure Nostre-Dame. gg2. [Consécration de l'église Notre-Dame-des-Tables.} — Fol. 37 v°. Art. 72. Autre indulgence de 40 jours, de l'Évêque de Marseille, année susdite 1230, lors de la susdite consécration de l'esglise majeure Nostre-Dame. 683. — [Consécration de l'église Notre-Dame-des-Tables]. — Fol. 37 vu. Art. 73. Autre indulgence de 40 jours, de l'Évêque Tornacensis, année susdite, pendant l'octave de la susdite consécration de Nostre-Dame. 684. — [«La Paix de Monpellier».} — Fol. 38. Art. 74. Lettres touchant certaine paix de Monpellier, suivant le conseil de l'Évêque de Magalone et du Lieutenant du Roy d'Aragon, du 6 des nones d'octobre 1234. 685. — [Cens annuel payé au Saint-Siège par la Ville de Montpellier.] — Fol. 38. Art. 75. Quittance de la censive, deue par la Communauté de Monpellier à FEsglise de Rome ; — du mois de mars, année 10 du pontificat du pape Honorius troisième. 686. — [Église Notre-Dame-des-Tables.] — Fol. 38. Art. 76. Transcrit de la bulle du pape Grégoire, du 16 des calendes de juillet, année 10 de son pontificat, contenant indulgence de 20 jours à ceux qui visiteront l'esglise Notre-Dame-de-Tables; — le dit transcrit, de 1236. 687. — [Processions de l'église Notre-Dame-des-Ta- bles.] — Fol. '38. Art. 77. Autre transcrit de bulle pour les processions de Nostre-Dame-de-Tables de Montpel- lier, qui se font, sçavoir le dimanche des Rameaux et les 3 jours précédant la feste de l'Assension Nostre Sei- gneur; — donnée le 8 des ides du pontificat du dit pape. 688. — [« Carta de tola la Leuda de Monpeslier »] (1). (1) [L'analyse que Joffre donne de ce document contient d'assez — Fol. 38 v°. Art. 78. Carte de la Leude de Monpel- lier. — Chaque cuiratier tenant table doit 3 deniers obole ; — pour chaque douzaine de cordouan, est deub 3 deniers, excepté de Rossillon, n'estant deub que 2 deniers ; — la douzaine de toute sorte de drap de laine, de deux canes en haut [(in sursum)], doit 1 denier; — de tout drap de lin, qui vaut de 2 sols en haut, 1 denier, excepté des canabas qui sont vendus au cent, n'estant deub de chaque cent que 3 deniers ; — la pièce d'esta- mine, 1 denier; — de fillola, 1 denier; — de beffre, 1 denier; — de luria, 1 obole; — les peaux de sirogrilz, 1 denier; —le cent de sirogrilz, 1 obole; —le cent de... [leporinis], 1 denier; — la douzaine de... [multoninis], 1 denier; — le millier de bariis, 4 sols ; — les peaux de bariis ou vairs et les pelices des dites peaux, les peaux de grisié et les pelices, 4 deniers ; — les peaux... [vulpi- narum], 2 deniers ; — la douzaine d'icelles, 2 deniers ; — les peaux des chats, 2 deniers ; — la douzaine de feynes et dès martres, 3 deniers ; — les pelices de lapins et celles des lièvres, 1 denier chacune ; — le cent des aigneaux, 1 denier; — les peaux et pelices d'aigneaux, 1 obole ; — le troussel des aigneaux portés hors la ville, celui qui les a achetés donne 4 deniers ; — la douzaine des goles des martres ou feynes, 2 deniers ; — la dou- zaine de lobernes, 2 deniers ; ■— la douzaine de janctis, 2 deniers ; — le timbre de Sembelias, 6 deniers, obole ; — le camsil, 1 denier ; — la casuble, 1 denier ; — la livre de la soye d'Espagne, 1 denier; ... — lampes, 1 obole d'un sol ; — la douzaine des câpres, 1 denier ; — de chaque bœuf, vache, asne, ànesse, cheval, cavale, mulet, mule, roussin et cerf, 1 obole; — le pourceau et la truye valant 12 deniers, 1 obole ; — le Sarrasin ou Sarrasin[e], 3 sols ; — l'ausberg ou auberget, 4 deniers ; — l'espée d'Alemagne, 1 denier ; — l'espée de Peitaux, 1 obole ; — les cornes de cerf, 1 dernier ; — les cornes de bœuf, s'il estentier, [1 denier] ; - la charge des soles, s'il y en y a plus de 12, une sole ; — la saumade de fer, 2 deniers ; — la saumade des pointes, 2 deniers ; — la saumade de reilles et ayssades, 1 denier ; — la saumade degavènes, 2 deniers; — le millier des clouds de che- nombreuses erreurs : nous nous bornons à en corriger quelques- unes. Nous publierons dans notre tome IVle texte lui-même, accom- pagné d'une traduction et de notes explicatives.] VILLE DE MONTPELLIER'. — TOME III. 13
  • 114. !>8 ARCHIVES DE LA VILLE DE MONTPELLIER val, 1 denier; — la saumade d'une poêle de fer, 1 denier; — drap de soye ouvrés, 4 deniers; — tapis grands, 4 deniers ; — almucelle, 2 deniers ; — barracans, 1 denier; — le cent de cépies, 1 denier; — le fardeau de verre, 2 vaisselz ; — un lart, 1 obole ; — la saumade des anaps, 1 anap ; — la saumade des escuelles, une escuelle ; — des grasals, 1 grasal ; — le fardeau des brocs, 1 denier; — la saumade des érugues, 2 érugues; — la saumade des canes, une cane ; — la saumade des cor- des, 1 corde ; — la saumade de chanvre, 3 deniers ; — la saumade de saria, 1 saria; — le fardeau de coliers, canes, écuèles, chanvre et cordes, 1 denier ; — d'un quintal à peser, 3 deniers ; — d'un quintal de graine à peser, 3 deniers ; — celui qui vend paye seulement la leude; — celui qui porte pelis à son col, 1 denier; — la saumade de pelis, de 48 en sus, un pégasou; — d'un bœuf, vache et veau d'un an, le demi-poids; — la sau- made de vin, 1 obole ;—poisson d'escamal, d'un sol, 1 obole, ou de cent poissons, 4 ; — de cent anguiles ou veiratz, 4; — de la saumade de rayes, une, —d'estorjon ou merlan, 1 denier; — de cent arènes, 4; — de la sau- made de charbon, 1 denier; — de toute saumade de fruit, 1 soutelan; — la saumade de pots, 1 pot; — saumade de perches, i ; — la saumade de cercles, 1 ; — la sau- made d'oignons, un four; — la saumade de ravens, 1 de- nier; — la saumade de dentals, 1 denier; —la... saumade de fourches, 1... [fourche]; — la saumade de pailes, 1... [paile]; — la saumade de may, 1 obole; — la sau- made des chous et pourreaux portés de dehors, 1 obole ; — la saumade de naps, une escuelle ; — la saumade de maneguts d'aissades, une manegut ; — la saumade de rompions, 1 rompion; — la saumade de cops de bois, 1 cop; — la saumade de...[scriniis], 1 obole; —la sau- made des broches, l broche ; — la saumade de bouteil- les, 1 ; — la saumade des paniers, 1 ; — la saumade des amandes, une escuelle, et d'un sestier, 1 denier; — d'une obolate d'amarines, 1 ; — et la saumade de bois, une busche ; — estant icy obmis quantité d'autre mar- chandise, pour éviter la longueur; — en cas de besoin, on peut voir l'acte. 689. — [Léproserie de Saint-Lazare, près le pont de Castelnau.] — Fol. 39. Art. 79. Décret fait par Ramond, évêque de Magalone, Jean de Saint-Firmin, archiprestre, Guillaume, seigneur de Monpellier, et Hermessende, son ayeule, contenant les règlemens qui se doivent garder dans la maison des infirmes de Pont de Châleauneuf, qui sont : — que celui qui n'observera ce que lui aura esté ordonné, est chassé de la maison et n'y sera plus receu, — et s'il a causé du trouble à la maison et fait des dissentions fréquentes, on ne lui rendra pas l'argent qu'il y a apporté; — s'il est malade gisant au lit et veut faire testament, on ne lui permet point d'en faire qu'avec la permission de l'administrateur du lieu ; — si un lépreux ou lépreuse veut estre receu dans la maison, il doit promettre qu'il servira et obéira aux administra- teurs; — ayant esté receu et [ayant] baillé l'argent, qu'il avoit aporté aux administrateurs, il sera observé pendant 9 jours, et le dixième, ayant esté interrogé si le lieu lui plait et répondant qu'ouy, il y demeurera jusques à la mort, — et s'il n'est pas contant, on lui rendra son argent et il s'en va, — etc. 690. — [Élection des Consuls.] — Fol. 39. Art. 80. Conventions faites, aux calandes de mars 4245, entre Jaques, roy d'Aragon, Majorque et Valance, comte de Barselone et Urgel et seigneur de Monpellier, d'une part, et les Consulz de Monpellier, d'autre, — contenant que les mesmes droits accordés par les Consulz de Monpellier à l'Évêque de Magalone, sur l'eslection consulaire de la dite ville et réception du serment des électeurs et esleus, appartenant au dit roy Jaques, suivant l'acte passé, — les dits Consulz, au nombre de douze, assemblés en corps de communauté, ont conveneu et délibéré que le dit roy Jaques auroit les dits droietz sur la dite élection, suivant la forme descrite dans la concession faicte au dit évêque, — adjoutant seulement que la dite eslection se fairoit annellement, aux calendes de mars, et que le dit roy Jaques avec les dits douze Consulz, appellerait sept hommes de Monpellier, un de chaque eschèle, pour y procéder, — et que si le dit roy Jaques ne pouvoit venir à Monpellier, qu'il envoyeroit un homme de sa part, de delà Salses, pourveu qu'il ne fût pas de Mo. . pilier, ni de la jurisdiction du dit Monpellier, ni mesme son Lieutenant à Montpellier, — et si le roy Jaques, ni son envoyé, ne s'y trouvoit au dit jour et
  • 115. JOFFRE. — LE GRAND TALAMUS 99 heure de la dite eslection, les dits Consulz et les susdits sept hommes procèderoient à la dite eslection, sans attendre personne ; — et lors de la prestation du serment, les dits Consulz le presteroient au jour de l'Annonciation Nostre-Dame, entre les mains du dit roy Jaques ou de son envoyé, ou en leur absence, du Lieutenant du dit Roy à Monpellier, et en deffaut du dit lieutenant, entre les mains des Consulz anciens ; — et en cas l'Évêque de Magalone fairoit procès aus dits Consulz et Communauté pour le dit droit d'eslection, le dit roy Jaques promet à la dite Communauté de prendre sa deffence et l'en tenir quitte. — Acte receu par Pierre Dupont, notaire de Monpellier. 691. — [«Élection des Électeurs et des Consuls».] — Fol. 39 v°. Art. 81. Lettres, du 15 des calendes d'avril 1245, de Jaques, roy d'Aragon, Majorque et Valance, comte de Barselone et Urgel et seigneur de Monpellier, par lesquelles, —à l'instance des douze Consulz anciens et modernes du dit Monpellier et des Consulz des Mestiers (ministeriorum), pour raison de l'eslection consulaire de la dite ville, en laquelle le dit roy Jaques a six voix, pour le droit à luy concédé par l'Évêque de Magalone,— le dit roy Jaques ordonne que la dite eslection se fairoit, à chaque jour des calandes de mars, en la manière suivante : On assainblera les Consulz des Mestiers dans la Maison Consulaire, au dit jour des calandes de mars, et seront séparés en sept corps, ainsin qu'ils seront des eschèles, suivant le rang des mestiers, — et les dits Consulz nom- meront, de chaque eschelle, cinq hommes de probité pour électeurs, — ausquelz cinq hommes de chaque eschelle séparés en 7 corps, on baillera à un chacun de ces cinq une carte enfermée dans de la cire de mesme poids et coleur, — dans l'une desquelles cartes il y aura quelque escriture ou figure, que les dit cinq ne sçauront pas, lesquelles cartes seront semblables, — et seront bail- lées par un innocent ou par un enfant moindre de 14 ans, ou par un religieux ; — et ainsin ces sept hommes, sça- voir un de chaque eschelle, qui auront la carte escrite ou figurée, seront pris pour estre les Consulz, et les au- tres qui estoient nommés avec eux seront renvoyés. Et ensuite les Consulz avec ces sept électeurs, en pré- sence du dit roy Jaques, s'il est à Monpellier, ou s'il est absant, en présence de son envoyé, et si le dit envoyé n'i est pas, les dits Consulz et les dits sept électeurs pro- céderont à l'eslection des dits Consulz en cette façon : — les dits Consulz et les dits sept électeurs appelleront et choisiront de commune voix 60 habilans du dit Mon- pellier, gens de probité, sçavoir cinq pour chacun des dits douze Consulz, — et après avoir presté serment en- tre les mains du dit roy Jaques, ou, à son absence, de son envoyé, ou, en l'absence du dit envoyé, entre les mains de l'un des dits Consulz, — le dit roy Jaques ou son envoyé promettront et les dits Consulz et les dits sept électeurs jureront sur les saints évangilles qu'ilz choisi- ront au dit office des personnes légales et utiles à la Com- munauté, et ainsin les dits 60 esleus estant devant les Consulz et les autres sept électeurs seront mis séparé- ment en 12 corps, et sera procédé à l'eslection des dits 12 Consulz pris des dits 12 corps de la mesme façon qu'il est cy-dessus pour l'eslection des susdits 7 électeurs. L'office et administration desquelz Consulz ainsi esleus commancera à la feste de Nostre-Dame de mars, lequel jour ils presteront serment entre les mains, comme cy- dessus est, et jureront publiquement sur les saints évan- gilles qu'ilz fairont leur charge fidèlement, etc. Si, pendant l'année, il meurt quelque consul ou s'es- loigne de la ville, il en sera créé un autre à sa place et pour cest effect, on en donnera advis au dit roy Jaques, pour y être procédé comme dessus. 692. — [Sindic ou Procureur de la Ville de Montpellier.) — Fol. 40 v Art. 82. Création de Sindic ou Procureur de la Communauté de Monpellier, faite, le 4 des calandes de février 1246, par les Consulz de la dite ville. — Acte receu par Ramond Desca, notaire. 693. — Fol. 40 v°. Art. 83. Rémission faite, le jour précédant les calandes de février 1246, par Guillaume Paliot de Giniac, du droit qu'il avoit pour raison du mur- tre commis en la personne de Brenguier, son filz, dans la maison du Temple de la Milice de Monpellier, en fa- veur de la Communauté du dit Monpellier. 694. — [Charité annuelle du jour de l'Ascension.) — Fol. 41. Art. 84. Eslection — faite, le 6 des ides de may 1247, par les Consulz de Monpellier, ayant pris déli-
  • 116. ARCHIVES DE LA VILLE DE MONTPELLIER100 béralion avec leurs Conseillers, en présance du Lieute- nant pour le Roy de Majorque à Monpellier et du Baille, — des 4 procureurs de la Charité, pour distribuer en pain, comme bon leur semblerait, le jour de l'Assension Nostre-Seigneur, les légats faits à la dite Charité. 695. — [Commerce de Montpellier avec Gênes.} — Fol. 41. Art. 85. Sentance du Juge de Gênes, de 1237, por- tant que les habitans de Monpellier sont exemptz du péage des marchandises qu'ils achètent dans la ville du dit Gênes pour apporter à Monpellier ou ailleurs, et de celles qu'ilz transportent de Monpellier à la dite ville de Gênes, tant par mer que par terre. 696. — [Jacques d'Aragon et Louis IX.] — Fol. 42 V. Art. 86. Transaction passée, le 5 des ides de may 1258, entre le roy Louis, d'une part, et Jaques, roy d'Aragon, Majorque et Valance, comte de Barselone et Urgel et seigneur de Monpellier, d'autre part, — le dit roy Louis disant que Barselone, Urgel, Bisusdun, Roussillon, Empud, Céritanie, Confiant, Girone et Enson, avec leurs appartenances, sont du royaume de France et des fiefs de Sa Majesté, — et le dit Roy d'Aragon disoil qu'il avoit droit sur les pais de Carcassés, Rèdes, Lauragois, Ter- menès, Béserés, Agadés, Albigés, Rutenés, Foix, Cadur- cés, Narbonés, Minerbés, Fenoilledés, Saut, Peiretrin cade, Amillanés, Crédonés, Gévaudan, Nimesés, Tolosa- nés, Saint-Gille et leurs appartenances ; Par laquelle transaction le dit roy Louis remet tous les droictz, qui lui peuvent appartenir sur les dits comtés et villes de Barselone et Urgel et autre sus exprimés, en faveur du dit Roy d'Aragon, — et le dit Roy d'Aragon, tous les droicts qu'il peut avoir sur les dits comtés et villes de Carcassonne, Redés et autres sus espéciflés, en' faveur du dit roy Louis. Pactes accordés que, si aucuns fiefs, niouvans de la seigneurie de Fenoilledés, sont situés dans le comté de Roussillon ou de Bisuldun et des autres susdits comtés, les dits fiefs appartiendront au dit Roy d'Aragon, et s'il y a des fiefs mouvans de la seigneurie des dits comtés, situés dans la seigneurie de Fenouilledés, les dits fiefs appartiendront au dit roy Louis. 697. — [La Rudelle.) — Fol. 43 v°. Art. 87. Sen- tance rendue en la Cour du Sénéchal de Beaucaire et Nismes, le jour précédant les calandes de février 1300 entre le Scindic de la Communauté de Monpellier, d'une part, et le Procureur du Roy en la dite Cour, d'autre, — touchant l'exaction de 6 solz 8 deniers, que les offi- ciers du Roy, de Lunel, percevoient de chaque cent sestiers blé portés par les marchans, passant par la Rudelle et transporté à Monpellier; — portant ladite sentance que les dits marchans, passant au dit lieu de la Rudèle, ne payeront rien, mais seront libres et exemptz de la dite exaction. — Acte receu par Jean de Séguran. 698. — Fol. 44. Art. 88. Bulle du pape Innocent, donnée à Lion le 17 des calandes de septembre, année 8 de son pontificat, portant que sa Saincteté ordonne qu'on ne pourra convenir, pendant 5 années, les habi- tans de Monpellier ayant des affaires devant leur Évêque de Magalone, hors du diocèse ou distroit du dit Mon- pellier. 699. — [« Monastère d'Espinas, diocèse de Tolose ».] — Fol. 44. Art. 89. Lettres de l'auditeur de la Cour des causes généralles de la Chambre de Bésiers, du 6 de janvier 1251, portant renvoy au Baille de Monpellier, pour raison de certaines possessions appartenant au monastère d'Espinas, diocèse de Tolose, entre le procu- reur du dit Monpellier et. Géraud de la Valette, de Mon- pellier. 700. — Fol. 44. Art. 90. Autres lettres du cardinal Lucina, pour raison du renvoy susdit. 701. — [Jacques d'Aragon, confirmation de Privilèges.] — Fol. 44 v°. Art. 91. Confirmation, du 15 des calandes de nouvembre 1252, de Jaques, roy d'Aragon, Majorque et Valance, comte de Barselone et Urgel et seigneur de Monpellier, des Privilèges et Franchises accordées, par le dit roy Jaques et ses prédécesseurs, aux Juifs de Monpellier. — Acte receu par Pierre André, notaire. 702. — [Juifs de Montpellier, — Jacques d'Aragon.) — Fol. 44 v°. Art. 92. Lettres du roy Jaques, du 10 des calandes de nouvembre 1252, portant mandemant à son
  • 117. JOFFRE. — LE GRAND TALAMUS 101 Lieutenant, Consulz et Baille de Monpellier, à ce qu'on ne fasse aucun tort ni domage aux Juifs de Monpellier. 703. L'article 93 est un acte de néant. 704. — [Église Notre-Dame-des-Tables.] — Fol. 45. Art. 94. Bulle du pape Nicolas quatrième, donnée le 5 des ides de juin, année 4 de son pontificat, contenant indulgence d'un an et 40 jours, en faveur de ceux que, contrits et confessés, visiteront annuellement l'esglise Nostre-Dame-des-Tables de Monpellier, les festes de la Nativité, Purification, Anonciation et Assomption de la Vierge, de Saint-Michel, archange, et de Sainte-Magde- laine, pendant l'octave des dites festes et le jour de la dédicasse de la dite esglise. 705. — [Église Notre-Dame-des-Tables.] — Fol. 45. Art. 95. Autre bulle du pape Urbain V, donné à Mon- pellier, le 2 des ides de février, année 5 de son pontificat, contenant indulgence d'un an et 40 jours, pour ceux lesquelz, contrits et confessés, visiteront annuellement l'esglise Nostre-Dame-des-Tables, aux festes de la Nati- vité, Anonciation, Purification et Assomption de la Vierge, — et de 100 jours, à ceux qui visiteront la mesme église, pendant les octaves de la mesme Nativité et Assomption, — laquelle bulle n'aura point d'efficace après dix ans. 706. — [Jacques d'Aragon, — dettes.) — Fol. 45 v°. Art. 93 répété. Lettres de Jaques, roy d'Aragon, Majorque et Valance, comte de Barselone et d'Urgel et seigneur de Monpellier, sans date, portant ordre aux Consulz de Monpellier, qu'après s'estre payés des sommes que le roy Jaques leur doit, sur les rentes de Monpellier qu'il leur a vendues, de payer des dites rentes à Bamond de Sauset, bourgeois de Monpellier, certaine somme. 707. — [Jacques d'Aragon, — la Leude majeure.) — Fol. 45 v°. Art. 96. Don fait, le jour précédant les ides de décembre 1253, par Jaques, roy d'Aragon, Majorque et Valance, comte de Barselone et Urgel et seigneur de Montpellier, à Barrai, seigneur de Ban^Tde 2.000 sols melgoirés, sur la Leude majeure de Monpellier, pendant quatre ans. 708. — [Louis IX, — sauvegarde; — -port d'Aigues- mortes.] — Fol. 45 v°. Art. 97. Patantes du roy Louis, du mois de mars 1254, portant mandement au Sénéchal de Beaucaire-, pour que les habitans de Monpellier soient en seureté et leurs marchandises portées par mer et arrivées au port d'Ayguesmortes et eaux circonvoisines. 709. — [Charles I", comte d'Anjou, — sauvegarde.] — Fol. 45 v°. Art. 98. Lettres de sauvegarde données, après la Pentecoste 1255, par Charles, filz du Roy, comte d'Anjou, en faveur des habitans de Monpellier, en toutes ses terres. 710. — [Charles Ier , comte d'Anjou, — sauvegarde.] —■ Fol. 46 v°. Art. 99. Promesse faite, le jour de la veille saint Barnabé appostre 1255, par les habitans de Mon- pellier, de payer au comte Charles, fils du Roy, en con- sidération de la susdite sauvegarde, l denier pour livre des marchandises portées par les dits habitants, de delà la mer aux ports des terres du dit comte Charles. 711. — [Marchands de Marseille et de Monpellier, — port d'Aiguesmortes.) — Fol.46. Art. répété 99. Lettres du Sénéchal de Carcassone et Béziers, contenant les pa- tantes du Roy, portant que les injures, faites par les ha- bitans de Marseille à ceux de Monpellier, au port d'Ay- gues-Mortes, soient réparées ; — les dites lettres et pa- tantes, sans date. 712. — [« Mercadiers Lomba,rls », etc.] — Fol. 46. Art. 100. Patantes du roy Philipe, du mardi avant les Cen- dres 1285, addressantes aux Sénéchaux et autres officiers de justice du royaume, à ce qu'il ne soit donné aucun empêchement à ceux qui portent des .... [vivres] à Mon- pellier. 713. — [« Gens de guerre assemblés à Nismes ».] — Fol. 46. Art. 101. Autres patantes du dit roy Philipe, du dit jour et an, à ce que les habitans de Monpellier soient deschargés des despences, pour raison des gens de guerre assemblés à Nismes. 714. — [« Gens de guerre assemblés à Nismes ».] — Fol. 46 v°. Art. 102. Autres patantes du roy Philipe, don-
  • 118. 102 ARCHIVES DE LA VILLE DE MONTPELLIER nées à Paris, la veille de l'Assomption de la Vierge 1287, portant que Sa Majesté descharge et tient quites les habi- tans de Monpellier des demandes à eux faites, pour rai- sondes susdites despancesdes gens de guerre assamblés à Nismes ; — ratifiant pareille descharge à eux faite par Jaques, roy de Majorque, seigneur du dit Monpellier, on- cle du roy Philipe. 715. — [Marchands de Montpellier aux Foires de Cham- pagne.) — Fol. 46 v°. Art. 103. Autres patantes du roy Philipe, du dit jour et an, portant mandement aux mais- tres gardes foires de Champagne, de ne donner aucun trouble aux habitans de Monpellier, ni à d'autres des terres du Roy de Majorque, pour raison de leurs debtes, 716. — [MarchandsItaliens à Montpellier.) — Fol. 46 v°. Art. 104. Autres patantes du roy Philipe, du jeudi avant l'Assomption de la Vierge 1287, tendant à ce qu'on ne donne point d'empêchement aux marchans ytaliens de négocier à Monpellier, en faveur des habitans de Mon- pellier. 717. — [Jacques d'Aragon, — confirmation des Coutu- mes, Libertés et Privilèges de la ville de Montpellier.) — Fol. 47. Art. 105. Confirmation, du 4 des ides de décembre 1258, faite par Jaques, roy d'Aragon, Majorque et Va- lance, comte de Barselone et Urgel et seigneur de Mon- pellier, des Costumes, Libertés ou Loix municipales de la ville de Monpellier, — lesquelles sont alléguées au dit acte par le mot qui commance et par celui qui finit, en cette manière : — prima si quidem [dictarum] con- suetudinum seu legum municipalium incipit unus solus et finitur divili; — alia incipit, etc. 718. — [« De Bajulia ».] — Fol. 47 v°. Art. 106. Let- tres, du 4 des ides de décembre 1258, de Jaques, roy d'Aragon, Majorque et Valance, comte de Barselone et Urgel el seigneur de Monpellier, lequel, après avoir remis aux habitaus de Monpellier les injures qu'ilz lui on faites, ou à ses envoyés ou domestiques, — ordonne : 1° Que la justice sera rendue à Monpellier, sans consi- dération de personne ; 2° Qu'il eslira le Baille de la dite Cour, de la ville de Monpellier, s'il s'y trouve [lors]que l'eslection s'enfaiia, — et en son absance, il veut que, dans les quatre jours avant la feste de la Nativité saint Jean-Baptiste, son Lieu- tenant en la ville et baronie de Monpellier s'assemble avec les Consulz, dans l'esglise Nostre-Dame-du-Palais et y estant, les portes closes, le dit lieutenant, avant de procéder à la dite eslection du baille, fasse serment, de- vant les dits Consulz, qu'il nommera avec sincérité le dit baille; — et si les Consulz ne l'approuvent, il nommera d'abort quatre autres, desquelz il en sera choisi un par la pluralité des voix du Lieutenant et Consulz, et cha- cun des dit Consulz ensuite faira même serment, expri- mant la sincérité qu'il observera en donnant sa voix pour la dite nomination, et cela fait, il sera, procédé à la dite eslection;— et le Baille estant esleu prestera le serment accostumé, et à mesme temps nommera ses officiers à sa volonté, lesquelz néamoins une fois esleus, il ne pourra varier; — et lorsque quelq'un des dits offi- ciers viendra à décéder ou sera convaincu d'avoir fait quelque crime, il en supposera un -autre à sa place. — Et si quelq'un donne de l'argent pour se procurer l'office de Baille, il sera exclus avec infamie pour jamais de toute sorte d'office dans la ville de Monpellier. 3° Il veut que le Baille excerce la 'justice criminelle, suivant le deub de sa charge, et puisse remettre la cinquième partie de l'amande pécunière des condamnés, et non davantage, sans le consantement de son Lieute- nant, ni de changer la peine pécunière en autre peine. 4° Il veut qu'à l'esgard des lods, le Baille en puisse relâcher, comme il trouvera à propos, suivant la qualité des personnes et l'usage commun des autres seigneurs, — le droit néanmoins estant pour le moins de 2 sols pour livre, et n'en pourra prendre moins. 5° Il dit que par la loy municipalle ou costume estant remarqué que chaque habitant de Monpellier, pour mai- son ou local, grand ou petit, (débet salvare cupas vel leudas) doit sauver les coupes ou leudes, il y a plusieurs abus en cette loi, car, contre la véritable signification des paroles, les étrangers n'ayant point de domicilie dans la ville, vouloient, à cause de la maison ou local qu'ilz y avoient, jouir de la dite immunité, — ce qui est un préjudice évidant de son droict, — et ceux qui exi- geoient ses rentes, admettoient seulement au bénéfice de cète liberté ceux qui avoient des lieux ou des mai-
  • 119. JOFFRE — LE GRAND TALAMUS sons dans l'enceinte des murailles et dans les faubourgs, sous la seigneurie du dit roy Jaques; — que si elles relevoient d'autres seigneurs, ilz estoient exclus de la dite immunité. — Ainsi le dit roy Jaques, réprouvant l'un et l'autre abus, veut que tous les habitans de Mon- pellier, qui ont ou auront leurs maisons ou locaux dans les murs ou faubourgz, sous sa seigneurie ou d'autres, avent la dite liberté, et ce pour ce que concerne le droit qu'il a dans les leudes ou coupes; — n'entandant pour cela diminuer, augmenter ni déroger le droit de Pons de Monlaur et des autres ses vassaux, — et déclare ceux qui n'ont point de domicilie en celte Ville ou faubourgz, par cette loi municipalle ou par cette costume, sujets audildroict. 6° A suite de quoy, il est fait mention du nommé Boyer, condamné, par la justice des Consulz, à un exil perpétuel; — laquelle sentance le dit roy Jaques casse et leur fait deffence de ne faire plus de semblables actes, au préjudice de sâ jurisdiction. 7° Et pour raison de certaines oboles, exigées par les Consulz au chemin de Lates, sous prétexte d'un mande- ment supposé, il en délibérera comme il jugera à pro- pos; — enjoignant d'ailleurs aus dits Consulz de ne rien demander aux Juifs habitans à Monpellier, au préjudice de sa jurisdiction. Ayant icy obmis le restant, pour n'estre utile ni curieux. 719. — [{ferment de fidélité de la Ville de Montpellier à Jacques d'Aragon.] — Fol. 49. Art. 107. Déclaration faite, le 15 des calandes de janvier 1258, par Jaques, roy d'Aragon et Valance, comte de Barselone et Urgel et seigneur de Monpellier, que partie des Consulz et autres habitans de Monpellier lui ayant presté serment de fidé- lité, dans son palais, où presque tout le peuple de Mon- pellier estoit assemblé, tenant les mains joinctes dans celles du dit roy Jaques, — il n'entend pas que ce soit un homage ni qu'ilz soient obligés de lui en faire aucun ; — le dit serment de fidélité estant en cette forme : Je jure à vous, Jaques roy d'Aragon, Majorque et Valance, comte - de Barselone et d'Urgel et seigneur de Monpellier, que je deffendray vostre vie et vous seray tousjours fidèle, et qu'après vostre déceds, je n'auray point d'autre que vostre fils pour seigneur de Monpellier ; 103 et en cas il décèderoit sans enfans masles de légitime mariage, autre que Pierre, vostre frère et héritier de la Catalogne. 720. — [«Des Conseulx de Mer et de leur élection».] — Fol. 49 v°. Art. 108. Forme de l'eslection des quatre Consulz de Mer, faite par les douze Consulz majeurs de Monpellier. A la veille de chaque premier jour de l'an, les dits Consulz majeurs, après avoir presté serment, esliront 20 hommes propres et utiles à l'office des Consulz de Mer, desquelz seront séparés en quatre corps, pour cha- cun desquelz corps, qui sera composé de cinq, seront faites cinq cartes, dont l'une desquelles seulement sera escrite ou figurée, et seront mises dans des roulleaux de cire de mesmes poids et coulleur, et sera baillé à chacun des dits cinq, par un enfant, un roulleau, et celui qui aura le roulleau escrit, sera Consul de Mer, et ainsin sera fait des autres trois corps; — l'administralion desquelz Consulz commencera aux calandes de janvier, et ne pourra t'on faire Consul de Mer celui qui en aura esté, sinon après 4 années depuis son dernier consulat. 721. — [Commerce de Montpellier avec Marseille.] — Fol. 49 v°. Art. 109. Délibération contenant que, — pour le payement de 60.000 sols royaux, deubs pour une amende par les habitans de Monpellier à ceux de Marseille, — il sera pris certain droit sur la marchandise que les Marchans de Monpellier mettront sur mer. 722. — [Donations faites par des Mineurs.] — Fol. 49 v°. Art. 110. Statut portant qu'un moindre de 25 ans, masle ou femèle, ne pourra donner par aucun genre de contrat ses biens à quelq'un, sans le consantement de ses parens, — et faudra que le dit acte soit insinnué, et pour ce, estre obtenu décret du Baille et Juge de la Cour de Monpellier, autrement sera de nulle valeur. 723. — [Mineurs, — tutelle et curatelle.] — Fol. 50. Art. 111. Autre statut par lequel les minurs ne peuvent descharger leurs tuteurs et curateurs de leur adminis- tration, que par autorité de la cour du Roy d'Aragon, seigneur de Monpellier.
  • 120. 104 ARCHIVES DE LA VILLE DE MONTPELLIER 724. — [Mineurs, — contrais avec des Juifs.] — Fol. 30. Art. 112. Autre statut contenant qu'aucun Juif ne pourra contracter avec un chrestien mineur de 25 ans, même avec le consantement des principaux parens du dit chrestien, 725. — [Tarif des Notaires, — Sociétés commerciales, — Boulangers, — etc.] — Fol. 50. Art. 113. Autres statulz de Jaques, roy d'Aragon, Majorque et Valance, comte de Barselone et Urgel et seigneur de Monpellier, après avoir conféré avec les Consulz et autres prud'hommes de Monpellier. 1° Les Notaires de Monpellier prendront, pour chacun des actes d'obligation, quictance, recognoissance, pro- curation et autres semblables, 4 deniers ; ■— de donation, tulelle et curatelle, 18 deniers ; — de actoria, 12 deniers ; — de louage de maison, de collocation d'apprentif, de transaction sur la fin d'une société, de cession de droits, des accaptes simples, des descharges de.... [tutelles] et curatelles et semblables, 8 deniers. Mais si les Notaires, pour recevoir les actes, sont obli- gés d'aller hors de chés eux, on les satisfaira de bonne foy. De la note des compromis, chaque partie donnera 4 deniers, et d'un contrat, on en faira la taxe. — De... [chaque] testament, vente, transaction, inventaire, es- change, contrat dotal, si les Notaires ne peuvent conve- nir avec les parties, le Baille les taxera, mais on ne pourra pas taxer un testament plus de 50 sols. Des instrumens qui se fairont par un notaire des notes d'un autre notaire défunt, il ne s'en payera que ce qu'on auroit payé au notaire défunt, — et en cas de discord, le Baille le taxera, dont le notaire qui tirera le dit ins- trument des nottes, aura 4 deniers de chacun, et le copiste, 2. Les parties seront tenues de payer le notaire, dans 15 jours, et le notaire sera obligé de mettre leurs nottes dans son livre de nottes, dans 4 jours. Le notaire sera obligé de mettre dans la note tous les chapitres dont il aura esté prié, et ne sera point tenu d'escrire les notes des clauses des testamens et des inventaires dans les livres des nottes, s'il ne veut. 2° Que celui qui a receu d'un autre de l'argent ou mar- chandise ou autre chose en société, pour porter en voyage, par mer ou par terre, — après le dit voyage, à la réquisition de son compagnon en société, il doit ren- dre compte du lucre fait, sans retardement, et s'il reffuse, la Cour de Monpellier l'y contraindra, toute formalité obmise. 3° Les Bolangers fairont légalement le pain de vente; — s'ils le font plus petit, ils perdront, pour la première fois, celui qui se sera trouvé petit, et pour la seconde fois, il leur sera deffendu de travailler de trois mois à Monpellier, et pour la troisième de trois ans, — et le pain trouvé petit sera distribué aux pauvres, 4» On ne faira point, dans Monpellier ni faubourgz, de biscalins, sinon aux estages hautz des maisons, sur le fenestrage. 5° On ne faira point, dans Monpellier ou faubourgz, aucun portique ou pont sur les rues, d'une muraille à l'autre. 6° Aucun estranger ne vendra, à Monpellier, pain, toiles, poivres, marchandises ou autres choses consistant en poids, nombre et mesure, en détail, sinon par pièces entières, ou à l'esgard du poids, d'un quart de quintal en bas. 7° Que personne ne vendra à Monpellier le vin en gros, afin que les cabaretiers le vendent en détal, ac de die vel de nocte ludus perditionis tacxillorum in taberna aliqua, etiam publiée meretrices. 726. — [«Cartadels Bescalmes ».]— Fol. 50 v°. Art. 114. Lettres de Jaques, roy d'Aragon, du 3 des ides de juillet 1263, pour raison des biscalins, dont est faite mention au précédant statut, portant les dites lettres qu'on pourra faire les dits biscalins, pourveu qu'ilz soient hauts, au-dessus de la rue, de 3 canes pour le moins. 727. — [Prêt de 100.000 sous melgoriens à Jacques d'Aragon.] — Fol. 50 v°. Art. 115. Autres lettres du dit Jaques, roy d'Aragon et Valance, comte de Barselone et Urgel et seigneur de Monpellier, du 4 des nones de mars 1250, portant que le prest, fait par les habitans de Monpellier au roy Jaques, de 100.000 sols melgoirés, ne fait aUGun préjudice aux Libertés et Costumes de Monpellier. — Acte escrit par Pierre André, notaire. i
  • 121. JOFFRE. — LE 728. [Commune Clôture, — les Douze Pans.] — Fol. SI. Art. 116. Révocation faicte, le 10 des calandes de décembre 1266, par le Roy de Majorque, du bail qu'il avoit fait de certain espace de terre en emphitéose à certains habitans de Monpellier, à la descente de la dogue qui va de la porte vieille du Peyrou à l'hospital Saint- Jaques' et à l'esglise de Saint-Cosme, parce que cela incomodoit les 12 pans, qui sont au-devant la dogue, appartenant aux Ouvriers de la Commune Closture ; — et ensuite est l'acte portant que tout fut remis au premier estât. 729. — [Guilhem VIII, — Lattes, — commerce.] — Fol. 51 v°. Art. 117. Concession faite, au mois d'avril 1181, par Guillaume, seigneur de Monpellier, à ceux qui habiteront hors les murs de Lates, du costé de l'eslang, allans et revenans par eau et par terre, d'y pouvoir descharger, y passer l'esté et y mettre leur de quoj', à leur volonté. 730. —■ [Jacques d'Aragon, — Lattes, — commerce.] —■ Fol. 51 v°. Art. 118. Autre concession, des calandes d'aoust 1229, faite par Jaques, roy d'Aragon, comte de Barselone et seigneur de Monpellier, à Estiène Catelan, de bastir au sol qui est hors le portai de Lombard de la Peirade de Lates, où sont 3 cordes de terre, — confron- tant le creus du Lès de la Peirade, chemin public au millieu, le fossé de la ville de Lates, possession de Pierre Fournier et de Bernard Dubosc, sentier au millieu, et possesion de Pierre du Palais, — lequel sol appartient au dit Catalan. — Acte receu par Pierre de Saint-Melion. 731. — [Propriétés de la Ville de Gênes à Montpellier.] -Fol. 51 v°. Art. 119. Confirmation faite, le 6 des calandes de mars 1250, par Jaques, roy d'Aragon, Majorque et Valance, comte de Barselone et d'Urgel, à Guillaume del Trau et à Pierre Tomas, de la prise de possession du dit del Trau, d'autorité du Baille de la Cour de Monpellier, d'une maison ayant esté à la communauté de Gênes, située à Monpellier, près de l'esglise Nostre- Dame-de-Tables, et d'autre maison dépendant de la susdite, pour 1.000 sols melgoirés au dit del Trau et 188 livres melgoirés au dit Tomas, pour des choses à RAND TALAMUS J()5 eux enlevées par la communauté de Gennes.— Acte receu par Guillaume Delaroque, notaire. 732. — [Commerce de Montpellier avec Gênes.] — Fol. 52. Art. 120. Traicté et accord, du 5 de mars 1252, fait entre les habitans de Monpellier et ceux de la ville de Gênes, avec promesse respective de se donner assis- tance et protection à leurs personnes et biens, tant par mer que par terre, dans toute l'estendeue de leurs terres. — Acte receu par G. Cassagnus, notaire. 733. —■ [Commerce de Montpellier avec Gênes.] — Fol. 53. Art. 121. Confirmation faite, en 1230, par Jaques, roy d'Aragon et de Majorque, comte de Barselone et seigneur de Monpellier, du traité de paix et conven- tions faites entre le grand'père du dit roy Jaques et la ville et communauté de Gennes, se promettant respec- tivement office et service en tout ce qui les regardera dans leurs terres. 734. — [Agrandissement de la Rue de l'Anelarié.]— Fol. 54. Art. 122. Concession faite, le 8 des calandes de- septembre 1269, par Jaques, roy d'Aragon, Majorque et Valance, comte de Barselone et Urgel, seigneur de Mon- pellier, à ceux qui ont des possessions au voisinage de l'Anelarié à Monpellier, d'acheter, préférablement à tous autres, la maison des enfans de Guillaume Prince, située au coin de la dite Anelarié, avec pouvoir de la démolir, s'ils veulent, pour agrandir la dite rue, qui est estroile et obscure ; — avec mandement au Baille de la Cour de Monpellier de leur en passer investiture. 735. — [Grau de Maguelone, — « sentence del passaige du bois par l'eslan».] — Fol. 54 V. Art. 123. Sentance rendue, le 4 des ides de mars 1266, par le Juge de l'Évê- que de Magalone, comte de Mauguio et seigneur de Mont- ferran, contenant que l'Évêque de Magalone ne doit pren- dre le sixain ou péage du bois cimenté ou scié, ni du bois de la rivière, ni du bois qu'on porte dans les caupous ni dans les barques, ou du caupou et barque, par le grau de Magalone; — estant tenus de payer l'attache, suivant qu'il est de costume des autres marchandises portées dans les caupols et dans les barques; — ordonnant, suivant la forme à lui concédée, que le seigneur Ëvêque VILLE DE MONTPELLIER. — TOME III. 14
  • 122. 104 ARCHIVES DE LA VILLE DE MONTPELLIER 724. — [Mineurs, — contrais avec des Juifs.] — Fol. 50. Art. 112. Autre statut contenant qu'aucun Juif ne pourra contracter avec un chrestien mineur de 25 ans, même avec le consantement des principaux parens du dit chrestien, 725. — [Tarif des Notaires, — Sociétés commerciales,— Boulangers, — etc.] — Fol. 50. Art. 113. Autres statulz de Jaques, roy d'Aragon, Majorque et Valance, comte de Barselone et Urgel et seigneur de Monpellier, après avoir conféré avec les Consulz et autres prud'hommes de Monpellier. 1° Les Notaires de Monpellier prendront, pour chacun des actes d'obligation, quictance, recognoissance, pro- curation et autres semblables, 4 deniers ; ■— de donation, tulelle et curatelle, 18 deniers ; — de actoria, 12 deniers ; — de louage de maison, de collocation d'apprentif, de transaction sur la fin d'une société, de cession de droits, des accaptes simples, des descharges de.... [tutelles] et curatelles et semblables, 8 deniers. Mais si les Notaires, pour recevoir les actes, sont obli- gés d'aller hors de chés eux, on les satisfaira de bonne foy. De la note des compromis, chaque partie donnera -4 deniers, et d'un contrat, on en faira la taxe. — De... [chaque] testament, vente, transaction, inventaire, es- change, contrat dotal, si les Notaires ne peuvent conve- nir avec les parties, le Baille les taxera, mais on ne pourra pas taxer un testament plus de 50 sols. Des instrumens qui se fairont par un notaire des notes d'un autre notaire défunt, il ne s'en payera que ce qu'on auroit payé au notaire défunt, — et en cas de discord, le Baille le taxera, dont le notaire qui tirera le dit ins- trument des nottes, aura 4 deniers de chacun, et le copiste, 2. Les parties seront tenues de payer le notaire, dans 15 jours, et le notaire sera obligé de mettre leurs nottes dans son livre de nottes, dans 4 jours. Le notaire sera obligé de mettre dans la note tous les chapitres dont il aura esté prié, et ne sera point tenu d'escrire les notes des clauses des testamens et des inventaires dans les livres des nottes, s'il ne veut. 2° Que celui qui a receu d'un autre de l'argent ou mar- chandise ou autre chose en société, pour porter en voyage, par mer ou par terre, — après le dit voyage, à la réquisition de son compagnon en société, il doit ren- dre compte du lucre fait, sans retardement, et s'il reffuse, la Cour de Monpellier l'y contraindra, toute formalité obmise. 3° Les Bolangers fairont légalement le pain de vente; — s'ils le font plus petit, ils perdront, pour la première fois, celui qui se sera trouvé petit, et pour la seconde fois, il leur sera deffendu de travailler de trois mois à Monpellier, et pour la troisième de trois ans, — et le pain trouvé petit sera distribué aux pauvres. 4° On ne faira point, dans Monpellier ni faubourgz, de biscalins, sinon aux estages hautz des maisons, sur le fenestrage. 5° On ne faira point, dans Monpellier ou faubourgz, aucun portique ou pont sur les rues, d'une muraille à l'autre. 6° Aucun estranger ne vendra, à Monpellier, pain, toiles, poivres, marchandises ou autres choses consistant en poids, nombre et mesure, en détail, sinon par pièces entières, ou à l'esgard du poids, d'un quart de quintal en bas. 7° Que personne ne vendra à Monpellier le vin en gros, afin que les cabaretiers le vendent en détal, ac de die vel de nocte ludus perditionis tacxillorum in taberna aliqua, etiam publiée meretrices. 726. — [«Cartadels Bescalmes ».]— Fol. 50 v°. Art. 114. Lettres de Jaques, roy d'Aragon, du 3 des ides de juillet 1263, pour raison des biscalins, dont est faite mention au précédant statut, portant les dites lettres qu'on pourra faire les dits biscalins, pourveu qu'ilz soient hauts, au-dessus de la rue, de 3 canes pour le moins. 727. — [Prêt de 100.000 sous melgoriens à Jacques d'Aragon.] — Fol. 50 v°. Art. 115. Autres lettres du dit Jaques, roy d'Aragon et Valance, comte de Barselone et Urgel et seigneur de Monpellier, du 4 des nones de mars 1250, portant que le prest, fait par les habitans de Monpellier au roy Jaques, de 100.000 sols melgoirés, ne fait aUGun préjudice aux Libertés et Costumes de Monpellier. — Acte escrit par Pierre André, notaire.
  • 123. JOFFRE. — LE 728. [Commune Clôture, — les Douze Pans.] — Fol. 51- Art. Révocation faicte, le 10 des calandes de décembre 1266, par le Roy de Majorque, du bail qu'il avoit fait de certain espace de terre en emphitéose à certains babitans de Monpellier, à la descente de la dogue qui va de la porte vieille du Peyrou à l'hospital Saint- Jaques' et à l'esglise de Saint-Cosme, parce que cela incomodoit les 12 pans, qui sont au-devant la dogue, appartenant aux Ouvriers de la Commune Closture ; — et ensuite est l'acte portant que tout fut remis au premier estât. 729. — [Guilhem VIII, — Lattes, — commerce.] — Fol. 51 v°. Art. 117. Concession faite, au mois d'avril 1181, par Guillaume, seigneur de Monpellier, à ceux qui habiteront hors les murs de Lates, du costé de l'estang, allans et revenans par eau et par terre, d'y pouvoir descharger, y passer l'esté et y mettre leur de quoy, à leur volonté. 730. — [Jacques d'Aragon, — Lattes, — commerce,] — Fol. 51 v°. Art. 118. Autre concession, des calandes d'aoust 1229, faite par Jaques, roy d'Aragon, comte de Barselone et seigneur de Monpellier, à Éstiène Catelan, de bastir au sol qui est hors le portai de Lombard de la Peirade de- Lates, où sont 3 cordes de terre, — confron- tant le creus du Lès de la Peirade, chemin public au millieu, le fossé de la ville de Lates, possession de Pierre Fournier et de Bernard Dubosc, sentier au millieu, et possesion de Pierre du Palais, — lequel sol appartient audit Catalan. — Acte receu par Pierre de Saint-Melion. 731. — [Propriétés de la Ville de Gênes à Montpellier.] -Fol. 51 v°. Art. 119. Confirmation faite, le 6 des calandes de mars 1250, par Jaques, roy d'Aragon, Majorque et Valance, comte de Barselone et d'Urgel, à Guillaume del Trau et à Pierre Tomas, de la prise de possession du dit del Trau, d'autorité du Baille de la Cour de Monpellier, d'une maison ayant esté à la communauté de Gênes, située à Monpellier, près de l'esglise Nostre- Dame-de-Tables, et d'autre maison dépendant de la susdite, pour 1.000 sols melgoirés au dit del Trau et 188 livres melgoirés au dit Tomas, pour des choses à RAND TALAMUS J()5 eux enlevées par la communauté de Gennes.— Acte receu par Guillaume Delaroque, notaire. 732. — [Commerce de Montpellier avec Gênes.] — Fol. 52. Art. 120. Traicté et accord, du 5 de mars 1252, fait entre les habitans de Monpellier et ceux de la ville de Gênes, avec promesse respective de se donner assis- tance et protection à leurs personnes et biens, tant par mer que par terre, dans toute l'estendeue de leurs terres. — Acte receu par G. Cassagnus, notaire. 733. — [Commerce de Montpellier avec Gênes.] — Fol. 53. Art. 121. Confirmation faite, en 1230, par Jaques, roy d'Aragon et de Majorque, comte de Barselone et seigneur de Monpellier, du traité de paix et conven- tions faites entre le grand'père du dit roy Jaques et la ville et communauté de Gennes, se promettant respec- tivement office et service en tout ce qui les regardera dans leurs terres. 734. — [Agrandissement de la Rue de l'Anelarié.}— Fol. 54. Art. 122. Concession faite, le 8 des calandes de- septembre 1269, par Jaques, roy d'Aragon, Majorque et Valance, comte de Barselone et Urgel, seigneur de Mon- pellier, à ceux qui ont des possessions au voisinage de l'Anelarié à Monpellier, d'acheter, préférablement à tous autres, la maison des enfans de Guillaume Prince, située au coin de la dite Anelarié, avec pouvoir de la démolir, s'ils veulent, pour agrandir la dite rue, qui est estroite et obscure ; — avec mandement au Baille de la Cour de Monpellier de leur en passer investiture. 735. — [Grau de Maguelone, —■ « sentence del passaige du bois par l'estan».] — Fol. 54 v°. Art. 123. Sentance rendue, le 4 des ides de mars 1266, par le Juge de l'Évê- que de Magalone, comte de Mauguio et seigneur de Mont- ferran, contenant que l'Évêque de Magalone ne doit pren- dre le sixain ou péage du bois cimenté ou scié, ni du bois de la rivière, ni du bois qu'on porte dans les caupous ni dans les barques, ou du caupou et barque, par le grau de Magalone; — estant tenus de payer l'attache, suivant qu'il est de costume des autres marchandises portées dans les caupols et dans les barques ; — ordonnant, suivant la forme à lui concédée, que le seigneur Ëvêque VILLE DE MONTPELLIER. — TOME III. 14
  • 124. 106 ARCHIVES DE LA VILLE DE MONTPELLIER ou ses péagers ne prendront point à l'advenir le sixain du bois (fustœ) entrant par le degred ou grau, que de la manière sus espécifiée ; — et de peur que les maistres des radeaux, en faisant les carras, ne les puissent mettre au sol des radeaux ou faisant carras, est ordonné que les dits maistres des radeaux fassent les carras du meil- leur bois et de mesme qu'il sera fait à la rivière du Rosne et de l'Aude, et s'il faloit destruire le radel ou carras et les faire par martels, ils ne payeraient point, pro solo, que comme on payera pour tout le radel ou carras qui sera fait au Rosne ou à l'Aude. — Acte receu par B. Bar- niers. 736. — [Péage du Grau de Carnon.) — Fol. 55. Art. 124. Lettres de Brenguier, évêque de Magalone, du 14 des calandes de juin 1267, portant mandement au Viguier de Mauguiel de faire observer la santence rendue par son Juge, pour raison du péage du grau de Cornon, apparte- nant au dit Évêque. 737. — [Montpellier sous la sauvegarde du Saint-Siège.] — Fol. 55. Art. 125. Bulle du pape Clément, donnée aux nones de may, année 3 de son pontificat, par laquelle Sa Saincteté confirme autre bulle du pape Innocent III, contenant sauvegarde accordée parle dit [pape] en faveur des habitans de Monpellier, les mettant soubs la protec- tion du Saint-Siège, auquel les dits habitans payent deux inarcs d'or à chaque feste de Pasques. 738. — [« Lit des Morts pour les pauvres ».] — Fol. 55. Art. 126. Autre bulle du pape Clément, donnée le 3 des calandes de may, année 3 de son pontificat, ordonnant à l'Évêque de Magalone d'obliger les biens tenans de feu Lucian, de Monpellier, de fournir un lit de mortz, pour porter les corps des pauvres à la sépulture, suivant l'in- tention du dit Lucien, contenu dans son testament. 739. — [Ordres religieux.} — Fol. 55. Art. 127. Au- tre bulle du pape Clément, donnée le 5 des calandes de majr, année 3 de son pontificat, addressée aux abbés, abbesses, prieurs, gardiens des Prescheurs, Mineurs et autres ordres des religieux de la ville et faubourgz de Monpellier, de [ne] donner pas l'habit à aucuns impu- bères, masles ou femèles, qui ne le désirent et leurs tuturs. 740. — [Glaneurs.] — Fol 55 v°. Art. 128. Autre bulle du pape Clément, du 6 des nones de mars, année 3 de son pontificat, à ce qu'on n'exige point le disme du blé amassé par les pauvres glaniers. 741. — [Construction du, Pont Juvénal.] — Fol. 55 v°. Art. 129. Autre bulle du pape Clément, donnant indulgence de 40 jours à ceux qui, repantans et confessés, donneront quelque chose pour la bastisse sumptueus du pont Juvénal. 742. — Fol. 55 v°. Art. 130. Bail en emphitéose fait, le. 16 des calandes de septembre 1216, par Bernard de Mésoa, évêque de Magalone, à G. Denis, fils de Denis Rebollon, d'un local ou creis, situé entre la maison du dit Denis et la muraille de la ville de Monpellier, à la réserve d'un chemin public d'une cane et demie entre le dit local et la dite muraille, — le dit local confrontant la maison du dit Denis, la dite muraille, chemin au milieu, la maison de R. Laudat, chemin au milieu, et autre maison du dit Denis, — soubs l'usage de 1 denier. — Acte receu par P. Géraud, notaire. 743. — Fol. 55 v°. Art. 131. Bulle du pape Clément, des nones de may, année 3 de son pontificat, concernant certaine interdiction. 744. — [Charles I d'Anjou, roi de Sicile. — Commerce de Montpellier avec la Sicile.] — Fol. 56. Art. 132. Lettres de Charles, roy de Cicile, données aux nones de may, année deuxième de son règne, par lesquelles il promet aux habitans de Monpellier toute assurance pour leurs personnes et biéns, dans tout son royaume, tant par mer que par terre. 745. — [Commerce de Montpellier avec Venise, etc.] — Fol. 56. Art. 133. Lettres du Duc de Venise, Dalmatie, seigneur de la quatrième partie et demie de l'Empire romain, du 15 de may 1267, par lesquelles Son Altesse promet seurté aux habitans de Monpellier dans ses terres.
  • 125. JOFFRE. — LE GRAND TALAMUS 107 746. — [Minorettes de Montpellier.] — Fol. 56. Art. 134. Bulle du pape Clémens, du 3 des calandes de may, année 3 de son pontificat, contenant indulgence de 40 jours à tous pénitens et confès, qui visiteront fesglise du monastère Saint-Damien de Monpellier, de l'ordre de Sainte-Claire, pendant l'octave de la feste du dit sainct. 747. — Fol. 36 v°. Art. 135. Autre bulle du dit pape Clémens, du 5 des ides de janvier, année première de son pontificat, portant que ceux qui sont hors de ï'évêché de Magalone, pourront évoquer leurs procès à un juge compétant, en vertu des lettres apostoliques, concernant les biens qu'ils ont dans le dit diocèse. 748. — [Lits des Morts.} — Fol. 56 v°. Art. 136. Autre bulle du pape Innocent, du 5 des ides de janvier, année première de son pontificat, contenant que Jean Lucian et Dieudonné de Fans, habitants de Monpellier, auront deux lits de morts, pour apporter gratis les corps des défunts à la sépulture. 749. — [« La compra de la Plasa del Peiro devan lo Palais del liei ».] — Fol. 56 v°. Art. 137. Vente faite, le 3 des nones de juillet 1254, par Jaques, roy d'Aragon, Majorque et Valance, comte.de Barselone et Urgel et seigneurde Monpellier, à plusieurs habitans du dit Mon- pellier, delà place du Peiron, qui est au-devant du palais et des tables du Roy, dans laquelle personne ne pourra bastir, mais demeurera tousjours place, — laquelle place et rue confrontent avec le portai, par lequel on entre à la place fermée qui est devant le palais du Roy, avec les tables du dit Roy, qui sont au Peiron et sont joignantes avec la dite esglise du château, avec la rue publique venant des maisons de G. Brenguier, lapidaire ou mas- son, et Brenguier Rey, avec la maison et tables qui sont au-devant la maison de B. de Marsillan, cordonier, avec la rue publique venant de l'Orgerie au palais royal, avec maison de Pierre Marqués, courdonier, avec la rue qui vient des maisons de Peregrin de Castanet et de B. Boissier, maison de R. de Planes, avec les tables des quatre pans de la longueur d'une cane seulement, qui sont aussy du dit R. de Planes, par le devant de la dite maison, lequel devant de maison et tables regardent la dite esglise du château, et de deux partz avec la place qui a esté baillée en emphitéose par le Lieutenant du dit Roy à Arnaud Pierre, R. Castlon, G. Boniol et Nicolas Damiliau, courdonier, d'autre part avec maison de G. Durand, Pierre de Mûries et de leurs femmes, et avec le banc de cette maison, qui est joignant la dite maison du costé d'icelle, depuis le dit banc jusques au portai par lequel on entre à la dite place fermée qui est devant la maison du palais royal, — dans laquelle place personne ne pourra mettre aucune chose qui l'occupe ; — faisant la dite vente pour le prix de dix livres melgoirèses, comptées réélement. — Acte receu par G. Ar., notaire de Monpellier. 750. — [Jacques d'Aragon vdeuanP.de Téric 3000 s. ».] — Fol 57 V. Art. 138. Obligation consantie, le 7 des calandes de février 1262, par Jaques, roy d'Aragon, Ma- jorque et Valance, comte de Barselone et Urgel et sei- gneur de Monpellier, à Pierre de Téric, bourgeois de Monpellier de 3.000 sols melgoirèses, pour les services rendus au dit roy Jaques par le dit Téric, et principale- ment en la députation vers le Prince d'Antioche, — lui assignant le payement de la dite somme sur le revenu du poids du fer et leude de Monpellier, qu'il pourra retirer après que.les Consulz de Monpellier auroient aussi tiré du dit reveneu leur payement de 100.000 sols, qu'ils ont presté au dit roy Jaques, lequel payement leur avoit esté assigné sur le dit revenu. 751. —ISagle. — Fol. 57 v°. Art. 139. Lettres de Jaques, roy d'Aragon, seigneur de Monpellier, du 6 des calandes de nouvembre 1268, contenant promesse faite par le dit roy Jaques aux Consulz et Communauté de Montpellier, qu'aucun Baille de sa Cour de Monpellier ne pourroit excercer deux fois le dit office, que 4 ans ne soient passés depuis la première fois. 752. — [Juge et Sous-Juge.} — Fol. 57 v°. Art. 140. Autres lettres du dit roy Jaques, du 6 des calandes de nouvembre 1268, contenant concession aux Consulz et Communauté de Monpellier, qu'aucun juge ni lieutenant de juge de la Cour de Monpellier ne pourra excercer autre judicature, pendant qu'il excercera celle de la dite Cour. 753. — Fol. 57 v°. Art. 141. Concession du dit roy
  • 126. 108 ARCHIVES DE LA. VILLE DE MONTPELLIER Jaques, seigneur de Monpellier, du 6 des calandes de nouvembre 1268, en faveur de la Communauté de Mon- pellier, portant qu'aucun ne pourra bastir à Monpellier au préjudice de personne. 75,4.— [Guilhem VIII, — murailles de Montpellier.} — Fol. 58. Art. 142. Conventions faites, au mois d'octo- bre 1196, entre Guillaume, seigneur de Monpellier, fiJz de la duchesse Matilde, et les Administrateurs du dit Monpellier, pour raison de la Closture de la Ville, — pro- mettant le dit Guillaume de se trouver aux assemblées, qui se fairoient pour raison des despences nécessaires au dit ouvrage; — les dits administrateurs n'estant te- nus en aucune manière envers le dit Guillaume et à sa Cour, au regard des domages qui pourroient estre faits à cause du dit travail, ne de lui rendre compte de leur gestion touchant cette closture. — Acte receu par Guil- laume Ramond, notaire. 755. — [Pierre d'Aragon, — murailles de Montpellier.] — Fol. 58. Art. 143. Autres conventions faites, le 2 des nones de nouvembre 1204, entre Pierre, roy d'Aragon, comte de Barselone et seigneur de Monpellier, et Marie, sa femme, fille et héritière de Guillaume, seigneur du dit Monpellier, fllz de la duchesse Matildé, d'une part, et les Administrateurs de la Closture de Montpellier, — par les- quelles le dit roy Pierre promet, pour raison de la dite closture, les mesmes choses contenues aux précédantes conventions de l'article 142. — A.cte receu par Ramond Delaporte, notaire. 756. — [Consulat.] — Fol. 58 v°. Art. 144. Confir- mation faite, par le pape Grégoire, le 11 des calendes de mars, année deuxième de son pontificat, de la charge de Consul de la Ville de Monpellier, en faveur des Consulz et Communauté. 757. — [Guilhem VIII, — murailles de Montpellier.] — Fol. 59. Art. 145. Mesmes conventions que devant art. 142. 758.— Orgerie.— [« La Urgaria vielha »] ; — [«de Piano Ordearie».]— Fol. 59. Art. 146. Concession faite, au mois d'avril 1168, par Guillaume, seigneur de Monpel- lier, à la Communauté du dit Monpellier, de l'espace ou plan (c'est le Plan de l'Orgerie) qui s'estend et confronte depuis les ouvroirs des orgeries et tables du dit Guil- laume, lesquelles tables avec les dits...[ouvroirs] se tiènent, jusques à la table qui a esté de Ramond Buages, — ensuite le dit plan confronte avec les tables du dit Guillaume, qui sont joignant la maison qui [a] esté d'Estiène Adalguier, d'autre part avec maison de Guillaume Atbran et maison de Pierre Lambert, fils de feu Lambert de la Paillade, et avec maison de Trici- mond, et d'autre part avec maison de Brenguier Samuel, et d'autre part avec maison de Pierre Vinfran, — aux fins que le dit plan demeure à perpétuité en cest estât, sans que personne y puisse faire aucun bastiment. 759. — [Notaires.] — Fol. 59 v°. Art. 147. Conces- sion de Jaques, roy d'Aragon, Majorque et Valance, comte de Barselone et Urgel et 'seigneur de Monpellier, sans date, par laquelle il promet aux Consulz de Mon- pellier qu'il ne sera point fait de Notaire à Monpellier. que conformément aux costumes de la dite Ville. 760. — [.< Péage de la Rudelle ».] — Fol. 59 v°. Art. 148. Transcrit, fait par le Sénéchal de Beaucaire et Nismes, le jour de la feste Saint-Bartélemi, appostre, 1250, de cinq patantes de la reyne Blanche, addressantes au Sénéchal ; — la première contenant mandement fait par la dite Reyne au dit Sénéchal de lui faire sçavoir la teneur de l'enqueste, qui a esté faite par lui, sans y appeller les habitans de Monpellier, comme il avoit pro- mis, pour raison du péage, prétendu par le Seigneurde Lunel à la fosse qui est près du port d'Aygues Mortes (c'est la Rudèle); 761. — Fol.59v°. Art. 149. Les deuxièmes patantes de la susdite reyne Blanche contiènent assignation au dit Seigneur de Lunel par devant Sa Majesté, avec inhi- bitions de n'exiger point le dit péage des habitans de Monpellier, que la susdite enqueste ne soit jugée; 762. — Fol. 59 v°. Art. 150. Les troisièmes patentes de la susdite reyne Blanche, contenant qu'on ne donne point d'empêchemenl à ceux qui portent des vivres à
  • 127. JOFFRE. — LE GRAND TALAMUS 109 Monpellier de la terre du Roy, fllz de la dite reyne Blanche ; 753. _ Fol. 59 v°. Art. 151. Les quatriesmes patan- tes de la susdite reyne Blanche, portant que le Sénéchal de Beaucaire ne fasse pas arresler les habitans de Mon- pellier ni leurs biens, pour délit ou debte d'un autre, sinon que les Consulz du dit Monpellier ayent manqué de faire justice ou que les habitans soient cautions, débiteurs principaux ou coupables de crime ; 764. — Fol. 59 V. Art. 152. Les cinquiesmes paten- tes de la susdite reyne Blanche portent qu'il ne soit permis à aucun navigant, arrivé.au port d'Aygues-Mortes, d'y faire domage à personne. 765. — Fol. 60. Art. 153. Concession de Jaques, roy d'Aragon, Majorque et Valance, comte de Barselone et Urgel et seigneur de Monpellier, du 3 des nones de juin 1272, portant qu'il promet aux Consulz de Monpel- lier de ne faire citer aucun habitant de la dite Ville, hors d'icelle, sinon en certains cas exprimés en la dite concession. 766. — [Fontaines publiques, — adduction à Montpel- lier des eaux de la Lironde.] — Fol. 60. Art. 154. Autre concession donnée, au dit jour et an que dessus, par le susdit roy Jaques aux Consulz et habitans de Monpellier, de prendre l'eau de la fontaine de la Lironde et la con- duire à Monpellier, en payant le domage causé aux pro- priétaires des terres, dans lesquelles la dite eau passeroit le long de sa conduite. 767. — [Jacques d'Aragon, — importations de blé, etc., à Montpellier.] — Fol. 60. Art. 155. Autre concession donnée par le susdit roy Jaques, seigneur de Monpellier, aux nones de juin 1272, aux Consuls et habitans de Monpellier, qu'il ne faira point faire de deffence que le blé et autres vivres ne se vendent dans toute la jurisdic- tion de sa terre ou ne se transportent par mer et par terre. . j c 768. — Fol. 60. Art. 156.- Rémission faite par le susdit roy Jaques, le 3 des nones de juin 1272, en faveur des officiers de sa Cour de Monpellier, pour avoir con- damné à estre pendu et fait exécuter Guillaume Ramond de Bonnevent, en cas ils seroient recherchés touchant le procédé de celte condamnation, estant, selon le bruit, accusés à tort d'injustice. 769. — Fol. 60. Art. 157. Lettre de créance, ne contenant rien à remarquer. 770. — [Nimes, — Marchands de diverses villes d'Italie. — « Conventiones Nemausi».— «Carta dels Lombartz ».] — Fol.60v°. Art. 158. Sauvegarde du roy Philippe, du mois de février 1277, en faveur des marchans Toscans et Lombards, venans négotier à" Nismes, les exemptant des impositions exprimées dans la dite sauvegarde, en payant néamoins, pour les possessions... [qu'ils] y pour- raient acquérir, redevances et services accostumées, et droitz de leurs marchandises, conformément à ce qui se paye à Monpellier, sçavoir de chaque livre, etc. — Ces droitz sont icy obmis, pour ne point faire de ce sommaire un gros volume. — H y a des règlemens pour les dits marchans, touchant leurs privilèges et l'exercice de la justice à leur égard. 771. — [«Carta dels Lombartz >>.] — Fol. 61. Art. 159. Approbation et ratification, faite par les susdits Toscans et Lombards, du conteneu en la.susdite sauvegarde, à eux concédée par le roy Philipe. 772. — [Nimes, ■— Marchands Italiens et Marchands de Montpellier.} — Fol. 62. Art. 160. Lettres du roy Phi- lipe... [du 9e jour des calendes] de nouvembre 1288, addressantes au Sénéchal de Beaucaire, portant qu'après que les marchans Lombartz seront arrivés à Nismes avec leurs marchandises, les marchans de Monpellier y pourront venir, s'ils veulent et y négocier, comme le reste des marchans du royaume. 773. — [Marchands Italiens à Montpellier.] — Fol. 62. Art. 161. Patantes du roy Pbilipe, du 3 aoust 1321, portant mandement d'enjoindre aux marchans Italiens qui demeurent à Monpellier, qui ne sont point du nombre dé ceux qui ont eu privilège des prédécesseurs du dit roy
  • 128. HO ARCHIVES DE LA VI] Philippe d'y habiter, de vuider dans 40 jours, et à ceux qui ont ce privilège, de l'exhiber. 774. — [Nimes, — Aiguesmortes, — commerce.] — Fol. 62. Art. 162. Autres patentes du roy Philipe, jdu 8 de nouvembre 1329, portant que les marchans négo- tians à Nismes fassent apporter au dit Nismes les mar- chandises qu'ilz ont dessein de mettre au port d'Aygues- Mortes. 775. — [Nimes, — Marchands Italiens.} — Fol. 62 v°. Art. 163. Patentes du roy Charles, du 28 de juillet 1322, portant que les marchans Italiens vuideroient Monpellier. 776. — [Nimes, — Marchands Italiens.] — Fol. 62 v°. Art. 164. Patantes du roy Philipe, du premier de juillet 1333, concernant les marchans Italiens, — conte- nant mesme mandement conteneu aux patantes du dit roy Philipe, de 1321, raportées cy-devant, art. 161. 777. — [Pirates.] — Fol. 62 v°. Art. 165. Lettres du roy Philipe, du 16 de nouvembre 1333, addressante au Parlement et Sénéchal de Tolose, Sénéchaux de Carcas- sone et Beaucaire et autres officiers de justice, aux fins d'informer contre les voleurs et pirates et autres méchans, les poursuivre, et faute de s'en pouvoir saisir, saisir leurs biens et les mettre sous la main de Sa Majesté. 778. — [Pirates.] — Fol. 63. Art. 166. Lettres exécuttoires des susdites, du dit jour et an. 779. — [«Droit de Marque ou de Représailles».] — Fol. 63. Art. 167. Autres patantes du roy Philipe, du 23 de nouvembre 1333, portant mandement à ce qu'il soit prohibé aux marchans de faire certaines marques, appelées salvatoires (salvatarise), aux fins d'empêcher l'exécution des représailles. 780. —[« Iloslal situai en la Peyssonaria ».]— Fol. 63 v°. Art. 168. Acte de rétention par droict de prélation, du 7 des ides de janvier 1272, par lequel Jaques, roy d'Aragon, comme seigneur de Monpellier, retient à soy une possession vendue par Brenguier Lambert à Guillaume Flori, marchant de Monpellier, ,E DE MONTPELLIER relevant de la directe du dit roy Jaques, située au devant de la Poissonerie, confrontant maisons de Guillaume Dupuitz, maison du dit Brenguier Imbert et le chemin public. 781. — [« Hostal situât en la Peyssonaria».} — Fol. 63 v°. Art. 169. Bail en emphitéose fait, le 7 des ides de janvier 1272, par le susdit roy Jaques à Bernard Catalan, docteur ez droitz de Monpellier, de la susdite possession, confrontée au précédant article, — se réser- vant la directe, lods et usage accostumé. 782. — [vCarta de la Peyssonaria».] — Fol. 64. Art. 170, Concession faite, le jour précédant les nones de sep- tembre 1212, par les Consulz et Communauté de Mon- pellier, à Pierre de Valfère vieux, Pierre de Valfère, lilz de Jeanne, et à Vital et Pierre de Cers, poissoniers, sous le conseil du Seigneur de Monpellier, d'un local où le poisson se vend, pour des tables, ouvroirs et autres édifices, — confrontant possession de Ramond de Cahors, rue de l'Herberie au milieu, les tables des pistoresses, possession d'Hugues de Rodes, les ouvroirs d'Hugues Corrigier, possessions de Jaques Lombard et la Bouche- rie, certaines tables au milieu,— l'eau pluviale desquel- les ne doivent pas couler ni estre receues dans la dite Poissonerie, mais il faut que le couvert de la posses- sion d'Hugues Corregier, duquel les eaux pluviales des- cendent au dit local, doit estre basti en telle façon que toutes les eaux de cette possession tombent en d'autres partz, et non pas au dit local de Poissonerie, dans la muraille de laquelle possession le couvert de la Poisso- nerie doit pancher (débet caricare) ; — plus, le couvert de la Poissonerie a un caricum au biscalin de Jaques Lombart, soubz les fenestres, en sorte que les poutres puissent estre fichées et clouées au dit biscalin soub/. les fenestres, et dans ces poutres le couvert de la Pois- sonerie sera sousteneu, — et du costé de la Boucherie, on doit faire une sortie par laquelle on entrera et sor- tira de la Poissonerie, — et les tables, avec les sièges qui seront après icelles, doivent avoir seulement de pro- fondeur neuf pans ; — et entre les tables qui seront deçà et delà, doit demeurer une rue de deux canes, libre et sans aucun empêchement ; — et dans la dite Poissonerie doivent être faites seize tables, d'une cane de front et
  • 129. JOFFRE. — LE GRAND TALAMUS 111 neuf pans de profondeur, comme dit est; — et ce moyénant le prix de 52 livres 10 sols melgoirés, compté réélement, et 35 livres melgoirés d'usage, payable à chaque feste de Noé aus dits Consulz; — dans laquelle Poissonerie se peuvent vendre les poissons fraix, et non les salés; — le dit poisson salé, tant gros que menu, se pouvant vendre aux autres lieux de Monpellier; — la- quelle vente le Baille de Monpellier a louée. — Acte receu par Adémar, notaire. 783, _ [Poissonnerie.] —Fol. 6-1. Art. 171. Lettres du Juge de Monpellier, des nones de mars 1313, donnant pouvoir de mettre le susdit bail en emphitéose de la Poissonerie en forme publique. 784. — [Pierre d'Aragon, — Coutumes de Montpellier, _ e ic.]— Fol. 64 v°. Art. 172. Confirmation faite, au mois de juin 1204, par Pierre, roy d'Aragon, comte de Barselone et seigneur de Monpellier, et Marie, fille de Guillaume de Monpellier, son épouse, en faveur des habitans du dit Monpellier, du serment de certains qui ont juré qu'ils observeront le conteneu en icelui pendant cinq années à commancer à Pasques dernières, excepté la promesse de fidélité qu'ilz ont faite enicelluià Estiène de Cervian, de laquelle le dit de Cervian et Guillaume de Monpellier les tiènent quittes; —■ confirmant de plus, le dit roy Pierre et sa femme, les bonnes Costumes du dit Monpellier, avec promesse de les garder, de mesme que tout ce qui sera trouvé à propos d'y adjouter ou d'en retrancher, pendant un ah, par les sept Preud'hom- mes à ce choisis ; — voulant que les habitans de Monpel- lier jurent qu'ilz observeront les dites costumes. — Acte receu par Laurens, notaire. Les Coutumes de Montpellier. 785. — Fol. 65. Art. 173. Les COSTUMES ET LIBERTÉS DE MONI'ELHER sont — qu'il n'y doit avoir q'un seul Seigneur, — lequel fait son Baille, dans la dite Ville, des plus sages des habitans d'icelle, en ayant conféré avec des persones de probité de la dite Ville, lequel baille ne doit répondre à persone, mais seulement doit rendre compte à celuy que le Seigneur de Monpellier ordonera, — et les autres Bailles de Laies et de Château- neuf doivent obéir à ses ordres et subir son examen *s"ur le droict; — plus, le dit Seigneur de Monpellier establit dans sa Cour, avec le baille, les autres Officiers de justice, qui sont des gens de probité, habitans de la dite Ville, ausquelz il ordonne de s'attacher jour.nèlement à sa Cour, leurs affaires délaissées, promettant publiquement avec serment sur les saints évangiles qu'ilz ne prendront aucuns présens de personne dans l'exercice de leur charge et qu'ilz conserveront le droict d'un chacun, sans distinction de personne, — ce que le dit Seigneur confirme, — et [il] tient dans le Conseil et jugemens et dans sa Cour des hommes de grande réputation, qui ayment la justice et la clémence et ne s'escartent jamais, par promesses, don, amitié ou inimitié, du sentier de la raison. — Après quoy est la forme du serment du baille. Il faut observer : 1. Juifs. — 1° Que le Seigneur de Monpellier ne fait point aucun Juif baille dans aucune de ses terres. 2. Légistes. Avocats. Juge. — 2° Que dans sa Cour, les légistes ne soustiènent que leurs causes et sont légistes l'un contre l'autre, n'y ayant point d'advocats, si les parties n'en désirent, — et dans les Conseils, le Seigneur de Monpellier a des docteurs en droit, quand il veut, mais dans les causes, il a tousjours un juge. 3° Il punit les faucetés. 4. Usuriers. — 4° Les usuriers ne sont pas admis en témoinage. 5. Authorité du Seigneur de Montpellier. — 5° Si les différens ne sont portés au Seigneur de Monpellier ou à sa Cour, l'un ni l'autre n'interpose pas son autorité. 6. Les habitans peuvent vendre leurs fonds sans le conseil du Seigneur. — 6° Les habitans dé Monpellier peuvent vendre leurs fonds, prendre le prix et s'en aller où ils voudront, — et le Seigneur de Monpellier doit louer les ventes des possessions sur lesquelles il a droit de lods, sauf son conseil. 7. Dot des filles; —père mort intestat; — fille morte intestat; — intestats sans être mariés, sans enfans; —;
  • 130. 112 ARCHIVES DE LA VI tester de ses droits et de ceux de la mère. — 7° Le père mariant sa fille, la dote, et après, la fille ne peut rien demander des biens paternelz, sinon à ceux ausquelz le père les a laissés. — Que si le père, ayant un fils et une fille, meurt intestat, sans leur avoir rien donné ni les avoir mariés, ses biens leur appartiènent par égales partz. — Si une fille, mariée et dotée par son père, décède intestat et sans héritier^ ses biens appartiènent à ses frères survivans, le père estant mort. — Si un fils ou fille mouroit sans estre mariée, sans tester ou sans enfans, le bien de .l'un appartiendrait à l'autre ou à ses enfans; —si tous deux mouroient sans tester et sans enfans, leurs biens appartiendroient aux filles mariées ou à leurs héritiers. — Toute personne peut faire testa- ment de son droit. — Il doit estre fait de mesme des biens de la mère. 8. Cautions. — 8° Les héritiers ou fils des cautions ne sont pas teneus de la caution, après la mort de celui qui a cautioné, sinon que le procès ait esté contesté avec celui qui a cautioné ou qu'il ait esté fait demande à la Cour de la chose dont il a esté cautioné. 9. Droit de conseil aie Seigneur. — 9° Celui qui achète une maison ou sol à Monpellier, doit pour conseil la cinquième partie au Seigneur, qui est (comme le dit article l'explique) que si le vendeur a eu 100 sols du prix, l'acheteur doit donner au Seigneur 25 sols, — mais on relâche de beaucoup. 10. Engagemens. — 10° Des engagemens, le Seigneur a de 100 sols 0 sols, pour conseil, — mais celui qui a supposé un immeuble, doit conseil. 11. Clameurs. — 11° Si, pour de l'argent ou chose mobile, il se fait une clameur à la Cour, le débiteur convaincu ou condamné doit payer toute la debte au créancier, et de plus, pour la justice, doit à la Cour presque la quatrième partie, —■ ainsi, si le créancier demande 60 sols, il doit à la justice 20 sols, mais on en relâche, — et celui auquel a esté payé une somme, ne doit rien à la Cour. Que si quelqu'un fait demande à la Cour de son débiteur, sans avoir plus tôt demandé au débiteur, n'ayant pas teneu au débiteur que le créancier ne fût satisfait, — il ne sera pas contraint à payer la justice. — LE DE MONTPELLIER De mesme, si quelq'un présente à un créancier ce qu'il lui doit, si le créancier est cause qu'il ne le receoit pas et qu'ensuite il se fasse une clameur, il ne doit pas estre fait de cela aucune justice. 12. Placels. — Gages. — 12" Les placels (placita), qui se présenteront à la Cour pour raison des biens, la Cour les ouït et les termine (diffinit) à ses dépens, etpërsonne ne prend rien de cela du deffendeur ni du demandeur, — ni personne qui plaidera de quelque chose, ne donnera point de gages, sinon que ce fût un chevalier (nisi fuerit miles). 13. Iniques interdictions. — 13° Les iniques interdic- tions du pain, vin, foin, etc., sont tout à fait excluses de Monpellier (iniqua interdicta panis et vini et faeni et omnium rerum a Montepessulano omnino excluduntur), et il est licite à tous d'y profiter et à qui que ce soit d'y exercer son office légalement sans interdiction. 14. Vol. Larcin. — 14° Si une chose desrobée hors de Monpellier est trouvée à Monpellier et est prise parla Cour, si la chose desrobée n'est pas d'aucun habitant de Monpellier, la troisième partie en appartient au Seigneur, et l'estranger qui fait voir qu'elle est, siène, en a les deux partz, — et s'il le fait voir avant que la Cour en ait la connoissance, il recouvre le tout. Mais dans les larcins qui se font à Monpellier et aux habitans du dit Monpellier, jusques à ce qu'on a satisfait au larcin et à l'injure, le Seigneur ou ses officiers ne prènent rien, mais ils punis- sent les larrons. 15. Vol. Larcin. — 15° Si quelq'un de bonne foy achète publiquement quelque chose desrobée d'un voleur ou d'un autre à qui elle n'appartient pas, si le véritable maistre de la chose se trouve, l'acheteur ayantjuré qu'il ignoroit qu'elle feut desrobée et ne sçachant qui la lui a vendeue, le maistre de la chose restituera à l'acheteur ce qu'il en a payé et reprendra la chose. 16. Adultère. — 16° Si un homme marié ou une femme mariée [est] prise commettant adultère, — ou si la Cour leur a interdit de demeurer seuls ensemble dans la maison, à cause de la mauvaise réputation, s'ils y con- treviènent, — seront fouétés tous nuds par la Ville, la femme allant devant.
  • 131. JOFFRE. — LE GRAND TALAMUS 113 17. Injures. — 17° On ne fait pas conte à la Cour de toute sorte d'injures et contumélies, sinon de « traître », « voleur prouvé », « parjure », « sorcière », « putain », e (C- • — si on appelle un chrestien de la race des Sar- rasins ou Juif, « Sarrasin » ou « Juif », — toutes ces injures, qui équipolent les bastemens et concussions, sont jugées par la Cour, selon la qualité et dignité des personnes, — et sera baillé conformément à l'injure et à la persone, mais la Cour pourra relâcher. — Et si une personne vile dit ces injures à un honeste homme, si elle n'a du bien, elle sera punie corporèlement. 18. Homicides, meurtres et autres crimes méritant peine du sang. — 18° Les homicides et autres crimes méritant la peine du sang seront punis à l'arbitre et jugement du seigneur et sçavans. 19. Fardeaux, trossels. — 19° Les trossels ni fardeaux, qui ne se vendent pas à Monpellier, ne donent ni ne font point aucun usage, neque teloneum. 20-21. Tesmoins. — 20° Un bon témoin ez meubles est creu jusques à 100 sols. — 21° Deux bons témoins sont creus de toute sorte de fait. 22. Vase d'argent. — 22° Il n'y aura point à Monpellier de vases d'argent qui ne soient fins. 23. Boutiques. Poissonnerie. — 23° Les boutiques qui sont en divers endroitz de Monpellier, fréquentées et usitées, y demeureront à la réserve de la Poissonerie, qui se doit changer une fois et non souvent, sans préju- dice à ceux ausquelz les maisons et tables de poissonerie appartiènent. 24. Injures.—^A0 Le Seigneur de Monpellier, ni autre de sa part, ne doit point, dans la ville de Monpellier, prester aucun secours à ceux qui auront fait injure ou domage notable à quelque habitant de Monpellier. — Et un homme, à qui on auroit fait injure, estant venu à Monpellier, a la faculté de se venger de sa propre auto- rité, et celui qui a fait l'injure n'est pas teneu ni au Seigneur ni à sa Cour, et seulement l'offencé ou ses hères doit porter plainte, s'il n'y a point eu de vangence, au Seigneur ou à la Cour et déclarer le malfaiteur, en présence de tesmoins ou par acte public, afin que la chose ne puisse estre révoquée en doute. — Et si un pèlerin vient pour prier Dieu à la porte de l'esglise Nostre-Dame, il peut demeurer à la ville en seurté deux jours et deux nuitz, et s'en aller le troisième, mais s'il faisoit quelque injure à quelque habitant, on ne luidon- neroit aucune asseurance. 25. Dépôt. — 25° Si un étranger dépose ou preste de l'argent à quelq'un, ou baille son bien en société à quelq'un, ou bien lui-mesme tient boutique ouverte ou exerce quelque office, toutes choses doivent estre asseurées en paix et en guerre, — ou si quelq'un met son fils ou autre à mestier, ils seront sauves et leurs biens, en paix et en guerre. 26. Séjour à Monpellier, résidence. — 26° Toute sorte de gens, en paix et en guerre, peuvent en asseurance, avec leurs biens, venir à Monpellier, y demeurer et s'en aller avec leurs biens, sinon qu'ilz y ...[aient] fait quelque crime. — Mais si les habitans de Monpellier avoient souffert injure dans un lieu, où la justice ni la raison ne leur auroit esté faite, la Cour doit ordonner aux malfaiteurs de s'en aller, avec leur bien, de la Ville, — et après leur départ, il seroit permis aux offencés de les pignorer, au lieu où il n'auroient point eu de justice ou dans celui où le malfaiteur auroit forfait. 27. Dettes des étrangers. —27° Si un estranger estoit débiteur d'un habitant de Monpellier, s'il ne satisfaisoit, clameur ayant esté exposée à la Cour, il seroit permis au créancier de le constraindre en sa personne et pigno- rer en ses biens, de laquelle contrainte ou pignoralion, le créancier ne seroit pas teneu d'aucune chose au Sei- gneur ou à la Cour ; — mais pour les clercs, on ne les peut contraindre en leurs personnes, mais en leurs biens, sauf le droit et jurisdiction de l'Évôque de Magalone sur les clercs et biens de son évêché. 28. Crimes. — 28° Si les habitans du comté de Mauguio contractent ou font quelque crime à Monpellier, ils y doi- vent répondre, s'ils y sont trouvés, — et ainsi doivent faire les habitans de Monpellier, soubz la jurisdiction du Comte de Mauguio; — et si quelq'un contracte ou fait quelque crime hors la ville, celui qui l'a fait doit suivre la Cour de la chose ; —mais s'il trouve desni de justice, alors celuy qui aura souffert le domage pourra pignorer ; VILLE DE MONTPELLIER. — TOME III. 15
  • 132. 114 ARCHIVES DE LA VIL — après proclamation faite comme cy dessus est dit, ou le pourra contraindre en justice. 29. Fuite des débiteurs. — 29° Si quelque débiteur, ha- bitant ou estranger, s'enfuit de Monpellier, le créancier peut le faire mettre en prisonjusquesàce qu'il ait satis- fait; — et s'il a pris la fuite, le Seigneur ne le peut con- traindre de revenir, sans la volonté du créancier, ni le Seigneur ne peut pas lui donner asseurance qui leur doive préjudicier. 30. Débiteurs livrés aux créanciers ou non. — 30° Les débiteurs ne payant point, ilz doivent estre livrés à leurs créanciers chrétiens, à condition de ne les sortir de cette ville, et les créanciers ne sont teneus à leur rien fournir, sinon à ceux qui n'ont pas de quoy vivre, — ausquelz on doit donner la réfection, à l'arbitre de la Cour; — néan-. moins si par un cas fortuit ils ne peuvent payer, la Cour doit ordonner à sçavoir s'ilz doivent estre délivrés aux créanciers. 31. Débiteurs ayant du bien, solvables. — 31° Si les dé- biteurs ont du bien et ne payent pas de bonne foy ce qui a esté jugé, dans deux mois, on les y doit contraindre d'autorité de la Cour, par distraction de leurs biens, et le prix doit être baillé aux créanciers, sauf les privilèges des actions accordées par la loy, et personne n'est teneu à l'éviction des choses distraites, sinon le débiteur et son héritier. 32. Bâlimens et fenêtres aux Murailles. — 32° Si quel- q'un a un fardeau dans la muraille (onus) du costé d'en bas, il peut librement bastir au haut de la muraille et obscurcir les lumières d'icelle, pourveu qu'il rende au prorata les dépences de la partie haute de la muraille ; — et personne ne peut faire des fenestres à la muraille sous les tuiles, et s'il y en... a de faites, elles seront fermées, sinon qu'il y ait pacte au contraire.. 33. Caution de la femme. — 33° Si une femme a cau- tioné pour quelq'un, elle est tenue aux cas permis par les lois, car l'intercession de la femme, selon les lois, vaut, lorsqu'elle s'oblige par l'ignorance du créancier, par la science, par le bail de la chose, par la renoncia- tion, par la rémission de l'ypothèque du gage (secundo... [post] biennium, cautioné cbram tribus testibus in ins- trumentum prœmissa confessione, libertate, dote, et si LE DE MONTPELLIER excerceat officium et gratia illius intercédât, vel voluu- tate mariti, efficaciter obligatur). 34. Meubles. Immeubles. — 34° Aux meubles, quoyque la déception excède la moitié du juste prix, la vente n'est pas coupée, — mais aux immeubles, s'il y a déception outre la moitié, elle est coupée ou le juste prix est sup- pléé. 35. Gage. — 35° Si le gage a esté obligé, on n'est pas contraint de le recouvrer, sinon qu'il fût convenu, quoy- que le gage soit de moindre valeur que la debte, ni pour une autre debte, il ne peut être reteneu ; mais après trois ans le créancier peut, par autorité de la Cour, distraire l'immeuble et se payer, sinon que le débiteur vouleust payer, ou sinon qu'il y eust pacte au contraire, et pour l'éviction de la chose distraite, le débiteur et l'héritier sont tenus et non autre, mais l'année écheue, le créan- cier peut distraire le gage meuble, sinon que le débiteur paye. 36. Acquéreur le plus asseuré. — 36° Celui qui est pre- mier en acquisition, gage ou retour, ayant le lods du Seigneur auquel il appartient, est le plus fort, sauf les privilèges des actions accordées par la loy. 37. Dettes. — 37° Si quelq'un a confessé estre débiteur, le créancier présant ou son procureur, il doit exprimer la cause ou non, et vaut mesme hors jugement; — et pour la procuration, s'il y a doute, on est creu au ser- ment précis de l'agent ou procureur, sans témoins; — et le mesme est gardé en toutes choses, dans toutes les confessions faites hors jugement, excepté en matière de crime. 38. Appeaux, appellations. — 38° On peut appeller d'une sentance, dans un temps légitime, au Seigneur ou à celui qui est institué de lui, lequel doit s'informer, avec un jurisconsulte qui n'aye pas donné conseil à aucune des parties ou n'ayt pas esté présent au jugement, et avec le dit jurisconsulte, doit ouïr et déterminer la cause; — que s'il n'a pas aucun jurisconsulte, il peut appeller des juges estrangers, et à ses propres despens, avec le moins de fraix qu'il pourra, il doit déterminer la cause, et si l'appellant obtient un jugement en sa faveur, il ne payera point aucuns dépens, mais le condamné payera, et la Cour ne peut pas les exiger qu'en fin de cause.
  • 133. JOFFRF, — LE GRAND TALAMUS 115 39. Griefs, lésion. — 39° Si pendant procès une des parties a dit qu'elle est grevée, lésée ou son droit dimi- nué, elle peut s'en pleindre au Seigneur, et le dit Sei- gneur doit le faire ouyr devant un autre juge, sans délai et sans dépens, et terminer la cause. 40. Conseil frauduleux. — 40° Si quelq'un du distroit de Monpellier a donné un mauvais conseil au Seigneur, qui ait causé du domage à un autre, ce conseiller est teneu de réparer le domage et de plus, est mis à la mercy du Seigneur, lequel ne le doit pas tenir secret, mais est teneu de manifester le domaige, le mauvais conseil et le conseiller. 41. Juifs. — 41° Tous les privilèges donnés aux Juifs ou aux Crétiens contre raison, sont nulz et doivent estre cassés. 42. Coupes, leudes ou péages, lods, chanoines, leudes, Cisteaux. — 42° Chaque habitant de Monpellier, pour maison ou pour local sien, petit ou grand, doit sauver les leudes et coupes (débet salvare lesdas etcupas), et le Baille de Monpellier doit louer cette maison ou local, sauf son conseil, si le Seigneur y à lods; — mais chaque chanoine de Magalone, ayant maison à Monpellier valant 10 sols, sauve les coupes et leudes, — et tous les moines de l'ordre de.. Cisteaux ou leurs hommes, ayant maison ou non, sauvent les coupes et leudes, dans la domination de Monpellier. 43. Canon ou censive. — 43° Si quelq'un a cessé de payer le canon pour la maison ou pour quelqu'autre possession r