En finir avec les idées reçues sur la gratuité des soins en Afrique

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Présentation de L Queuille lors du colloque sur les inégalités sociales de santé à Dakar.

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  • LQU, courtier en co. = …
  • Lancement en qq sorte du document… qui vous a été normalement distribué à votre arrivée.
  • La problématique de l’accès financier aux services de santé en ASS en précisant que c’est en AO que les niveaux d’utilisation des services sont parmi les plus faibles du monde avec les effets que l’on connait sur la santé des populations.
  • Les IR sur l’exonération des frais, la stratégie d’exemption du paiement des soins, etc., la GS
  • LE RHUME EST DÛ AU FROID: La rhinopharyngite (ou nasopharyngite , communément nommée rhume banal ) est une maladie infectieuse virale des voies respiratoires hautes… Contrairement à la croyance, les cimetières des éléphants , lieu où les éléphants iraient avant de mourir, n'existent pas . Ils meurent souvent vers l'âge de 60 ans du fait de problèmes de dents qui les empêchent de s'alimenter normalement. Ils se rapprochent alors des points d'eau, raison pour laquelle on y trouve souvent des carcasses, ce qui explique peut-être cette légende.
  • La demande d’une participation financière, aussi infime soit-elle, entrave l’accès aux soins des plus pauvres. Bien qu’il existe d’autres déterminants à l’utilisation (géographiques, qualité des soins, etc.), si les malades ne fréquentent pas les services de santé, c’est principalement parce qu’ils n’ont pas les moyens de payer.
  • La demande d’une participation financière, aussi infime soit-elle, entrave l’accès aux soins des plus pauvres. Bien qu’il existe d’autres déterminants à l’utilisation (géographiques, qualité des soins, etc.), si les malades ne fréquentent pas les services de santé, c’est principalement parce qu’ils n’ont pas les moyens de payer.
  • La gratuité responsabilise les populations en leur permettant d’être acteurs dans la gestion de leur santé. Elle n’entraine nullement la dévalorisation des services de santé par les populations. Au contraire, elle peut être une stratégie pour favoriser le développement de leur confiance envers les services et les agents de santé.
  • Les populations les plus avantagées (les moins pauvres, les urbains, etc.) ne captent pas les bénéfices de la gratuité des soins. Les plus défavorisés en profitent aussi largement et parfois même plus. Bien entendu, il ne faut pas demander à la seule gratuité des soins d’éliminer toutes les inégalités existantes dans les systèmes de santé.
  • La qualité des soins est un concept très complexe. Dans les cas analysés, les dimensions étudiées ne démontrent pas une détérioration de la qualité des soins du fait de la gratuité lorsque cette dernière est bien mise en œuvre. Elles montrent en revanche l’importance des mesures d’accompagnement à la mise en place de la gratuité.
  • LE RHUME EST DÛ AU FROID: La rhinopharyngite (ou nasopharyngite , communément nommée rhume banal ) est une maladie infectieuse virale des voies respiratoires hautes… Contrairement à la croyance, les cimetières des éléphants , lieu où les éléphants iraient avant de mourir, n'existent pas . Ils meurent souvent vers l'âge de 60 ans du fait de problèmes de dents qui les empêchent de s'alimenter normalement. Ils se rapprochent alors des points d'eau, raison pour laquelle on y trouve souvent des carcasses, ce qui explique peut-être cette légende.
  • Contrairement à la croyance, les cimetières des éléphants , lieu où les éléphants iraient avant de mourir, n'existent pas . Ils meurent souvent vers l'âge de 60 ans du fait de problèmes de dents qui les empêchent de s'alimenter normalement. Ils se rapprochent alors des points d'eau, raison pour laquelle on y trouve souvent des carcasses, ce qui explique peut-être cette légende.

Transcript

  • 1. GRATUITÉ DES SOINS EN AFRIQUESUBSAHARIENNE :EN FINIR AVEC CERTAINES IDÉESREÇUESQueuille L. & V. RiddeColloque francophone international sur les inégalitéssociales de santé en AfriqueDakar, Sénégal (21-23 mai 2013)
  • 2. PLANIntroductionLa gratuité des soins et…1)la participation financière2)la valorisation des services/intrants3)l’équité d’accès aux soins4)la qualité des servicesConclusion
  • 3. INTRODUCTION
  • 4. Idées reçues (définition)Idées largement véhiculées(dominantes) mais qui nereposent sur aucunepreuve scientifique.Mythe.
  • 5. Objectif de la présentationMontrer, preuves à l’appui, combiencertaines perceptions à l’égard du principede gratuité des soins (et non de sa mise enœuvre, de politiques, etc.) sont des idéesreçues.
  • 6. RÉSULTATS
  • 7. IDÉE REÇUEIL FAUT DEMANDER UNEPARTICIPATION FINANCIÈREAUSSI INFIME SOIT-ELLE.FAUX
  • 8. Source : Haddad, S., V. Ridde, Y. Bekele et L. Queuille. Plus les coûts sont subventionnés, plus les femmes du Burkina Fasoaccouchent dans les centres de santé. Note d’information, 2011. UdeM/CRCHUM/HELP/ECHO : Montréal. p. 4.Evolution du nb d’accouchements dans les centres de santé des 4districts sanitaires de la région du Sahel au Burkina Faso (2004 – 2009)
  • 9. Evolution du nb d’accouchements dans les centres de santé des 4districts sanitaires de la région du Sahel au Burkina Faso (2004 – 2011)Source : Haddad, S., V. Ridde, Zombre D.
  • 10. IDÉE REÇUELES SOINS GRATUITSDÉRESPONSABILISENT LAPOPULATION ET NE SONTPAS VALORISÉS.FAUX
  • 11. Taux d’utilisation des bénéficiaires de produits gratuits et de ceuxqui ont payé (effet du paiement sur l’usage)Source : http://factsreports.revues.org/1301.
  • 12. IDÉE REÇUELA GRATUITÉ DES SOINS NEPROFITE PAS À CEUX QUI ENONT LE PLUS BESOIN.FAUX
  • 13. % de la population parmi les + pauvres et les + riches ayantconsulté à la suite d’un épisode de maladie en Ouganda entre 1999et 2006Source : Uganda national Household surveys 1999/2000, 2002/2003, 2005/2006, adapté de Nabyonga Orem, J., F. Mugisha, C.Kirunga, J. Macq, and B. Criel, Abolition of user fees: the Uganda paradox. Health Policy and Planning, 2011. 26 Suppl 2: p. ii41-51.
  • 14. IDÉE REÇUEQUAND LES SOINS SONTGRATUITS, LA QUALITÉ ESTMAUVAISE.FAUX
  • 15. Comparaison avant vs après et avec vs sans gratuité desprescriptions médicales pour les enfants au Burkina FasoSource : Atchessi N., V. Ridde, and S. Haddad, Combining user fees exemption with training and supervision helps to maintain thequality of drug prescriptions in Burkina Faso. Health Policy & Planning, 2012. In press.IndicateurNormeOMS /NormenationaleOrdonnancesenfants 0-4 ans(n=9.710)Ordonnancesenfants 5-10 ans(n=3.349)AvantGratuitéAprèsGratuitéAvantGratuitéAprèsGratuitéUtilisation desantibiotiques (%) < 50% 54% 53% 61% 71%Utilisation desinjections (%) < 17% 7% 8% 10% 10%Nombre moyen demédicaments < 2 2,26 2,19 2,3 2,2
  • 16. Conclusion
  • 17. Contrairement à la croyance, lescimetières des éléphants, lieu oùles éléphants iraient avant demourir, nexistent pas. Ils meurentsouvent vers lâge de 60 ans du faitde problèmes de dents qui lesempêchent de salimenternormalement. Ils se rapprochentalors des points deau, raison pourlaquelle on y trouve souvent descarcasses, ce qui explique peut-êtrecette légende.
  • 18. Méfions-nous des idées reçues (vs preuvesscientifiques).Ce n’est pas contre le principe de la gratuitédes soins (GS) qu’il faut lutter mais pour sonapplication efficace.La GS, une option stratégique à prendre enconsidération dans certains contextes sur lechemin à tracer vers la CMU.