1 n°122 Mars 2013 - Université de Paix asbl
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3 par Charles VAN DER VAEREN
> VIVRE ENSEMBLE
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Éditorial
La violence est de plus en plus répandue dans notre monde. Elle n’es...
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Vivre ensemble
La question des règles et de leur respect est incontournable da...
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Des fonds sectoriels peuvent être octroyés dans le but de permettre à chacun d...
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Communiquer
Quand ils arrivent à l’école, à la garderie,…, les enfants
peuvent...
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jeu de 47 cartes avec des illustrations qui
présentent des exercices spécifiqu...
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Vivre ensemble
Depuis 2012, l’Université de Paix organise des cafés philosoph...
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« a priori » en fonction de son intention, selon
une logique similaire à l’ad...
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Activités de cet hiver...
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Un entrainement intensif : 16 jours de
formation tout terrain, 2...
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Dans le cadre de son cycle de conférences, l’Université de
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s’y attendent pas. Cela les aide à porter un autre
regard sur la situati...
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La Communication
Nonviolente en Belgique –
20ième
anniversaire
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Boîte à outils
Sur une île ensoleillée et paradisiaque, Petit Po...
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Sur une île ensoleillée et paradisiaque,...
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> Faire face à la manipulation
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Ou comment dépasser nos croyances limitantes...
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AGENDA
> Conférence : La discipline… Un jeu d’enfants !
avec Brigitte Racine ...
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  1. 1. 1 n°122 Mars 2013 - Université de Paix asbl BELGIQUE - BELGÏE P.P. BUREAU DE DÉPÔT 5000 NAMUR 1 P.P. 7 583 P 401154 N° 122TRIMESTRIEL Mars-Avril-Mai2013
  2. 2. 2 n°122 Mars 2013 - Université de Paix asbl Sommaire > ÉDITORIAL 3 par Charles VAN DER VAEREN > VIVRE ENSEMBLE 4 Comment faire respecter les règles en classe ? par Julien LECOMTE > COMMUNIQUER 8 La méthode Félicitée © par Catherine DELHAISE > VIVRE ENSEMBLE 10 Cafés philo : violence et engagement par Julien LECOMTE > ACTIVITÉS DE CET HIVER… 12 > AGIR 14 Médiation et créativité par Jeannine VAN DE WEERDT > NOUVELLES 16 > BOÎTE À OUTILS 17 Fiche d’activité reproductible : Chasse au trésor d’émotions > LIBRAIRIE 18 > AGENDA 21 Les articles publiés n’engagent que leurs auteurs respectifs Publié avec le soutien de la Fédération Wallonie-Bruxelles 4 8 10 14 1712 SOMMAIRE
  3. 3. n°122 Mars 2013 - Université de Paix asbl 3 Éditorial La violence est de plus en plus répandue dans notre monde. Elle n’est pas seulement physique : elle prend aussi la forme de l’intolérance et de la haine. Songeons aux exécutions de « mécréants » par des fanatiques islamistes, aux destructions d’églises, de mosquées ou de temples hindous, aux luttes sanglantes entre clans voisins ou entre mafias, aux violences sexuelles, etc. Il s’ensuit que beaucoup de gens vivent dans un climat d’insécurité, de stress, de mal-être. Les puissances publiques et des organisations privées essaient de contenir cette violence en établissant des mesures de surveillance de plus en plus étroites ; mais celles-ci entraînent une restriction des libertés individuelles, parfois difficile à supporter. Notre temps vit un danger particulier dans le développement de motivations de plus en plus abstraites, théoriques, des actes de violence ; la source de ces motivations peut être de nature religieuse, psychique, économique ou sociale (« Je veux me venger du mal que m’a fait la société »), ce qui donne même bonne conscience à l’auteur de violences. Et pour contrer cette tendance anti-sociale, on ne peut plus guère compter sur le sens de respect de la vie, de l’intégrité physique et morale des autres personnes, même dans nos pays dits de vieille civilisation judéo-chrétienne. Toutes ces formes de violence menacent tout un chacun. Qui peut encore se dire vivre en toute sécurité ? Le devoir de combattre la violence, sous toutes ses formes, devient donc universel : ce n’est plus seulement la tâche de la puissance publique, qui est dépassée. Cela justifie plus que jamais la vocation propre de l’Université de Paix. Elle veut promouvoir une philosophie de la non-violence, apprendre à gérer les (inévitables) conflits de façon positive, constructive, pour les dépasser et créer un climat de sécurité et de paix, favorable à l’épanouissement de chaque personne. La sagesse et l’action de paix doivent être apprises dès le jeune âge. Cependant, cet apprentissage doit perdurer tout au long de la vie de chaque homme ou femme, ne fût- ce que pour combattre la tendance innée de l’être humain à la haine, au mensonge, à la jalousie, bref à la violence. Pour combattre, en particulier, les messages de violence, implicites ou explicites, qui empoisonnent constamment l’air… et les écrans. L’apprentissage de la paix ne doit pas se baser seulement sur des formations organisées, grandes et petites, notamment sur la gestion positive des conflits, sur la diffusion d’exemples d’attitude et d’action de tolérance, de respect, de solidarité. Une vraie sagesse de paix doit se concrétiser dans une démarche constante de bienveillance, surtout à l’égard de ceux et celles qui sont le plus souvent discriminés ou attaqués pour des motifs de convictions, de race, de statut social ou de sexe. Dans ce but, un apprentissage à l’esprit civique est indispensable. C’est-à-dire, une éducation -des jeunes et des moins jeunes- à leur responsabilité de citoyens à l’égard de la communauté (locale, nationale, européenne, et même mondiale) dans laquelle ils vivent : éducation au souci du bien commun, de la justice et de l’harmonie sociale. Charles Van der Vaeren, Président du Conseil académique de l’Université de Paix ÉDITORIAL
  4. 4. 4 n°122 Mars 2013 - Université de Paix asbl Vivre ensemble La question des règles et de leur respect est incontournable dans les classes difficiles. Comment gérer les transgressions ? Que faire face à un chahut, des incivilités répétées ou des actes de violence ? Pour répondre à ces questions, l’Université de Paix a proposé, les vendredis 1er et 8 mars 2013, une formation « Règles et sanctions dans les groupes d’enfants et/ou d’adolescents »(1) . Se demander que faire en cas de désobéissance dans une classe, c’est déjà prendre le problème un peu à l’envers. On pourrait se demander plutôt ce que l’on aurait pu faire pour éviter que cela n’arrive. En effet, s’il y a transgression, c’est implicitement qu’il y a une règle, un cadre. L’enseignant est le garant de cette règle qui existe pour faciliter la vie ensemble en classe. > Les règles : prévenir les transgressions Les principes basiques de l’élaboration d’une bonne règle nous semblent par conséquent primordiaux. D’abord, la règle existe : elle est connue, concrète et claire. « Nul n’est censé ignorer la loi » : il importe que la règle soit connue tant pour ceux à qui elle s’applique que pour ceux chargés de la faire appliquer. Elle est écrite pour pouvoir être consultée par tous, pour éviter la désinformation et l’arbitraire. C’est de la responsabilité de l’adulte de porter à la connaissance de l’enfant des règles qui sont de mise dans la classe. En ce qui nous concerne, nous disposons d’une charte sur de grands panneaux A3, que nous affichons dans les locaux concernés. Les mots utilisés ne peuvent pas être interprétés de différentes façons. Nous utilisons des mots simples, voire des images lorsque le langage est susceptible de faire défaut, afin de nous assurer que la règle est bien comprise (notamment lorsque les élèves ne savent pas encore bien lire ou doivent s’accommoder d’une langue qui n’est pas leur langue natale). Ensuite, la règle est juste et constante, c’est-à- dire que son application ne variera pas en fonction du jeune concerné et de l’humeur de l’adulte. Elle est également congruente, c’est-à-dire qu’elle s’applique à tous sans exception, jeune comme adulte. Sanctionner un jeune qui coupe la parole à ses camarades alors que l’adulte les coupe régulièrement n’est pas congruent. La règle est par ailleurs pertinente. La légitimité de la règle est expliquée. Elle se fonde sur des justifications objectives comme l’impératif de protection de la personne, du groupe, de l’institution ou encore celui d’efficacité dans l’accomplissement de la tâche. Les règles posent souvent problème parce que l’on ne prend pas la peine d’en expliquer la raison d’être. Un jeune qui ne comprend pas la pertinence de la règle peut alors la considérer comme persécutrice. Dans le même ordre d’idées, les règles sont évolutives, et de préférence participatives. Les règles participatives sont préférables aux règles Comment faire respecter les règles en classe ? VIVREENSEMBLE
  5. 5. n°122 Mars 2013 - Université de Paix asbl 5 imposées d’autorité. Nous y reviendrons, car c’est justement le fondement d’une intervention en cas de transgressions groupales : si les règles sont élaborées et réfléchies ensemble, elles sont dignes du respect de tous. La participation des enfants à l’établissement du règlement, par exemple dans le cadre de conseils de classe ou de coopération, favorise le respect de ce qui a été discuté et décidé. C’est le pari des écoles « démocratiques/institutionnelles », notamment de Jean-Luc Tilmant. Il constate d’ailleurs que des valeurs comme le respect sont des constantes communes aux élèves et aux enseignants, quel que soit leur milieu social. Enfin, toute règle doit être assortie de sanction en cas de transgression. Toute infraction entraîne réparation : il y a une conséquence à l’action de désobéissance. Ajoutons à ces principes que les règles de base doivent être peu nombreuses. Cela n’a pas de sens de submerger les élèves de nombreux interdits et règlements. Cela nuit à la connaissance des règles et à leur légitimité, leur pertinence. Il convient de les hiérarchiser : dans le cadre du vivre ensemble dans un groupe-classe, nous ne nous référons en ce qui nous concerne qu’à quatre ou cinq règles. Nous appliquons quatre règles avec les enfants : • Je lève le doigt pour demander la parole et je parle quand je reçois l’autorisation. • Si je prends mon STOP, je reste assis silencieusement (le STOP correspond au droit de ne pas faire une activité). • Je ne fais pas mal, ni avec les gestes, ni avec les mots. • Quand j’ai la parole, je parle en mon nom et je dis la vérité (les faits)(2) . > Sanctionner les transgressions individuelles La transgression individuelle demeure le cas le plus fréquent. Comme le constate Béatrice Mabilon-Bonfils(3) , ce qui est généralement ressenti ou appréhendé comme de la violence de tout un groupe n’est en fait qu’un comportement d’indiscipline individuel. Il existe une image sociale type « meute de loups » qui fait que l’on étiquette parfois négativement une classe, à tort. En cas d’infraction à la règle, l’adulte va expliquer ou rappeler la conséquence du comportement. La sanction est souvent précédée de sommations, d’avertissements. Nommer la sanction et rappeler la règle est déjà une sanction en soi, qui peut suffire dans bien des cas. S’il est en colère ou déstabilisé, il peut différer la sanction et se donner un temps de réflexion pour la trouver, éventuellement en discutant avec d’autres adultes afin de s’assurer que sa position n’est pas un abus de pouvoir, mais bien l’application d’une règle garantissant la sécurité et le respect de chacun. Quand il s’agit de sanctionner, c’est important d’être ferme, mais inutile de s’énerver. Ce doit être est un acte de justice plutôt qu’un coup de sang vengeur. Si l’adulte n’est pas submergé par ses émotions, il sanctionne immédiatement. S’il attend trop longtemps avant de sanctionner, la règle perdra de son sens, et la sanction aussi. L’absence de règle ou de sanction en cas de transgression est source de confusion et d’incertitude(4) . D’où la question de réfléchir « à froid » et si possible à l’avance à la question de la transgression. Prenons une règle comme « ne pas faire mal avec les mots (insultes) ». En cas d’infraction, il peut être demandé à un enfant d’écrire une lettre d’excuse à la personne blessée, par exemple. Toute transgression à une règle doit s’accompagner d’une sanction qui indique que la limite a été franchie. Mais si certains actes exigent une sanction immédiate, celle-ci n’est jamais une conclusion de l’action. Elle n’interdit pas d’essayer de comprendre la transgression dans ses mobiles et sa signification (comprendre ne signifie pas ni VIVREENSEMBLE
  6. 6. 6 n°122 Mars 2013 - Université de Paix asbl excuser ni tolérer). Sanctionner la transgression est une chose, en comprendre la motivation en est une autre. Il est parfois important de comprendre la nature du problème et des sentiments en jeu. Exemple : un enfant, à qui un autre cherche querelle depuis un moment, s’apprête à frapper. L’éducateur peut intervenir de deux manières : « Tu n’as pas honte de vouloir taper ton copain, ce n’est pas bien d’être fâché sur lui ». Ici, l’éducateur culpabilise le désir de frapper et juge l’émotion. « Je vois que tu es en colère, je peux comprendre qu’après ce qu’il t’a fait tu aies envie de le frapper, mais je ne t’autorise pas à le faire ». Ici, l’éducateur écoute le vécu subjectif, mais interdit l’acte. Donner si possible des sanctions réparatrices, c’est-à-dire en lien avec le comportement problématique. Faire réparation, c’est compenser les conséquences d’une erreur. Pour faire réparation, on peut donner de son temps, de son travail, de son argent. Une réparation créative dédommage la victime autant qu’elle restaure l’estime de soi du fautif : elle permet à l’enfant de prendre conscience du dommage causé et d’assumer la responsabilité du préjudice : « Tu as cassé une chaise, tu répares ». « Tu as fait mal à Paul, tu lui mets un pansement.. » Il est d’ailleurs intéressant de rendre l’enfant acteur de la réparation, notamment en lui proposant de trouver une solution lui-même, en s’assurant qu’elle convienne à la victime : « que pourrais-tu faire pour arranger les choses ? » Si l’adulte ne trouve pas au final de sanction réparatrice qui convienne, qu’il donne au moins une sanction en lien avec la nature de l’acte, proportionnelle et pertinente par rapport au fait reproché. Concrètement, à négligence pédagogique, sanction pédagogique : « tu n’as pas remis ton travail dans les délais fixés et sans motif valable, ce sera mentionné dans ton évaluation finale ». À transgression comportementale, sanction disciplinaire : « tu as fumé dans l’atelier malgré l’interdit formel, je ne puis prendre le risque de t’emmener en voyage scolaire ». Les sanctions éducatives doivent être dissuasives, décourager la récidive. En ce sens, elles doivent générer de l’inconfort ou demander un effort qui fait sens (et qui est donc expliqué). Si la sanction consiste à mettre en dehors de la classe un jeune qui la perturbe, mieux vaut s’assurer que ce n’est pas ce qu’il désire, auquel cas il ne changera sans doute pas d’attitude. À l’école, prononcer une exclusion de trois jours à l’encontre d’un élève démotivé ou en situation de décrochage scolaire est absurde. Elles impliquent donc la frustration, mais pas l’humiliation et portent sur des actes et non sur les personnes (éviter la culpabilisation et les reproches). Elles s’accompagnent d’une procédure réparatrice et sont orientées vers l’avenir (la préservation du vivre ensemble). Une sanction est reliée à une valeur (par exemple le respect), de sorte que l’enfant ne la voit pas comme un évènement isolé, mais comme un élément constitutif des relations : lorsque l’on coupe la parole à quelqu’un ou qu’on l’insulte, cela nuit aux relations ensemble. Ilestenfinpossibleégalementdeproposeraujeune de choisir la suite donner à son comportement. Il n’est pas interdit pour l’adulte de discuter, voire même de changer d’avis, mais tout en ne donnant pas l’impression au jeune que c’est lui qui décide en définitive. > Réagir face aux transgressions groupales Nous avons effleuré un point fondamental par rapport aux sanctions : elles s’appliquent à un sujet, et non à un groupe. Nous insistons : il est inutile à notre sens d’envisager des punitions collectives et des moyens de coercition spectaculaires, si ce n’est dans des cas purement exceptionnels. La plupart des infractions sont individuelles. Lorsque celles-ci sont collectives, il faut chercher VIVREENSEMBLE
  7. 7. n°122 Mars 2013 - Université de Paix asbl 7 Des fonds sectoriels peuvent être octroyés dans le but de permettre à chacun de rester à jour et de trouver de nouvelles ressources pour la pratique de sa profession. L’employeur non-marchand peut y faire appel pour financer les formations demandées tant par le personnel ou qu’à la demande. > Informations auprès de l’APEF (Association Paritaire pour l’Emploi et la Formation) : 02 250 37 87 >> Vous pouvez faire subsidier des formations de l’Université de Paix ! (1) Cette formation peut être également organisée sur simple demande. Info : +32(0)81 55 41 40 (2) Cette règle est propre à la résolution de conflits : il s’agit de parler en termes de comportements observables. (3) L’invention de la violence scolaire, Erès, 2005 (4) Théo Comiernolle et al., Gérer les adolescents difficiles, De Boeck, 2000 Cet article est paru dans le n°501 des Cahiers pédagogiques Julien Lecomte, Chargé de communication à l’Université de Paix la source ailleurs que dans la sanction. En ce sens, la sanction ne perturbe pas le fonctionnement du groupe, au contraire : l’enseignant se contente d’appliquer la procédure (connue de tous à l’avance) : « tu as transgressé telle règle, tu feras ceci en conséquence ». La réparation se fait en dehors du temps de classe. Que faire alors face à des chahuts généralisés, à des désobéissances massives voire à des comportements violents émanant d’une dynamique de groupe ? Cette question rejoint ce que nous avons évoqué plus haut. Rappelons la possibilité d’une dimension participative quant à l’élaboration des règles. Les constantes du vivre ensemble sont en effet toujours les mêmes : même dans des classes « difficiles », les élèves accordent de l’importance au respect – ils désirent être respectés –, à la sécurité, etc. Plusieurs « piliers » relationnels peuvent se dessiner, se construire ensemble. En cas de transgression, l’enseignant comme garant de la règle sanctionne. S’il s’agit d’une transgression ou d’une contestation de groupe, la règle peut être rediscutée. Si la transgression est groupale, il est effectivement plus délicat de ne pas prendre un temps « démocratique » pour repenser les règles. Est-ce que telle règle a du sens pour l’enseignant lui-même ? Et pour les élèves ? Est-elle nécessaire à une bonne ambiance de classe ? N’est-elle pas superflue, ou accessoire par rapport à d’autres règles nombreuses ? A-t-elle été suffisamment définie ? Sinon, nous pouvons l’abandonner ou la retravailler. En général, aucun enfant n’estime que des règles fondamentales comme « ne pas faire mal » doivent être abandonnées. La négociation peut porter sur l’établissement des règles, qui ont d’autant plus de chances d’être respectées qu’elles ont été construites avec le jeune lui-même, et donc comprises et approuvées par lui. Cette manière de le responsabiliser l’invite à s’impliquer davantage dans l’organisation de la vie familiale, groupale ou scolaire. Si l’enseignant est confronté à une transgression groupale, il peut s’avérernécessairederedéfinirdémocratiquement les règles et d’en réexpliquer les enjeux. Attention qu’il existe des règles qui ne dépendent pas seulement du cadre fixé entre l’enseignant et ses élèves (règlement fixé par l’institution, l’école ou encore les lois, etc.). Dans ce cas, la sanction doit être institutionnelle (direction, éducateurs…). Autrement dit, pour certaines infractions, il n’est pas du ressort de l’enseignant de réhabiliter les règles : il est alors nécessaire de « passer le relai»àladirectionouàuneautreinstancepublique garante du vivre-ensemble (cf. ce que Jacques Ardoino appelle les « niveaux d’intelligibilité » du social). Quoi qu’il en soit, la logique reste la même : si le garant de la règle n’applique pas la sanction prévue, il ne fait pas exister la règle. VIVREENSEMBLE
  8. 8. 8 n°122 Mars 2013 - Université de Paix asbl Communiquer Quand ils arrivent à l’école, à la garderie,…, les enfants peuvent être fatigués, énervés, stressés… Pour les calmer, une méthode a été créée par Catherine Delhaise(1) . Elle est appliquée dans certaines classes(2) , par exemple, pour aider les élèves à mieux se concentrer, à mieux utiliser leurs capacités d’apprentissage et à mieux gérer leur stress. Ces 16 novembre et 14 décembre 2012, l’Université de Paix accueillait une vingtaine de participants, venus d’horizons divers, découvrir ce nouvel outil. La méthode Félicitée est une véritable boîte à outils. C’est une méthode d’auto équilibration ludique et vivante. Les exercices aident particulièrement à la concentration et à mieux utiliser les deux hémisphères cérébraux. > Conception de la méthode J’ai développé cette méthode grâce à deux années de travail dans plusieurs écoles francophones de Belgique, au travers d’une part de différentes expériences d’animations, du feed-back des enseignants, des observations sur les enfants et, d’autre part, de mes consultations individuelles avec les enfants La méthode est donc concrète et a été construite sur le terrain, dans les écoles. > Son but Le cerveau a besoin, pour bien fonctionner, d’une alternance entre détente et travail. Cet équilibre entre mouvement et repos, activité et détente vont permettre au cerveau de mieux intégrer les informations liées aux apprentissages. De nombreuses recherches expliquent que le cerveau a besoin du mouvement pour créer les connections nécessaires à l’apprentissage. Le mouvement aurait un effet bénéfique direct sur le système nerveux. Les exercices physiques et, en particulier les mouvements coordonnés, permettent d’augmenter le nombre de connexions neurales dans le cerveau. La méthode permet aux enfants de mieux se concentrer, de mieux lire, écrire et calculer. Elle aide aussi à améliorer la confiance en soi, l’estime de soi, la patience, le sens de l’effort , la persévérance,... Elle permet de développer une plus grande vitalité, de mieux gérer les conflits et de créer une ambiance sereine dans la classe, dans le groupe. Chez les adultes, la méthode permet de développer une plus grande vitalité, la capacité de mieux gérer le stress et les émotions, le mieux-être physique et mental, la prise de parole en public, une meilleure organisation au quotidien,… > Comment cela se pratique… Avant de commencer la classe ou après la récréation, avant de débuter par exemple un atelier « Graines de médiateurs »,... l’enseignant ou l’animateur pratiquent avec les enfants des exercices spécifiques. La méthode se développe à partir d’un La méthode Félicitée © COMMUNIQUER
  9. 9. n°122 Mars 2013 - Université de Paix asbl 9 jeu de 47 cartes avec des illustrations qui présentent des exercices spécifiques basés sur différentes techniques corporelles fondées sur le mouvement et la respiration. Plusieurs techniques y sont associées comme la psychologie corporelle intégrative, le yoga des doigts et des yeux, le do in, la sophrologie, la gymnastique douce, la visualisation créative,... C’est parti pour quelques minutes avec la méthode « Félicitée ». Il est ainsi proposé aux enfants de piocher plusieurs cartes dans le jeu. Deux d’entre elles sont obligatoires : boire de l’eau et réaliser des mouvements croisés. Les huit autres correspondent chacune à une activité précise : • une carte rose pour réveiller le corps • une carte verte, pour faire circuler les émotions et les sensations • une carte rouge pour enraciner • une carte orange pour exprimer les colères et les frustrations • une carte mauve pour permettre de mobiliser l’imaginaire • une carte bleu azur où l’on s’étire, s’assied, se détend pour ouvrir sa vision périphérique • une carte bleu marine pour se détendre • une carte dorée pour calmer Et si on prenait le temps de préparer efficacement les enfants à recevoir et à intégrer les apprentissages, de créer une ’ambiance plus agréable au sein du groupe,… COMMUNIQUER Catherine Delhaise Conceptrice de la méthode Félicitée © (1) Diplômée en gestion des ressources humaines, Catherine Delhaise est la conceptrice de la méthode Félicitée ©. Elle s’est formée à la psychologie corporelle intégrative. (2) Depuis janvier 2010, en Fédération Wallonie-Bruxelles, plus de 3000 personnes (enseignants, psychomotriciens, éducateurs, logopèdes, directeurs, psychologues, parents,... ont été formés à la méthode Félicitée ©. Plus de 800 enseignants l’utilisent régulièrement à l’école. (3) La méthode « Félicitée » est construite selon une courbe de Gauss. On débute avec des exercices dynamiques, puis d’enracinement (pour gérer colère, frustration par exemple) - pic situé au milieu de la courbe - pour revenir progressivement au calme. J’ai suivi la méthode « Félicitée » et je suis revenue enchantée pour plusieurs raisons : la première c’est de réapprendre aux enfants et aux adultes qui s’en occupent à connaître, à ressentir leur corps. Etre en contact avec son interrieur. Permettre aux enfants et aux adultes d’acquérir une force de pensée, de l’estime d’eux-mêmes, de la confiance en leurs « possibles » infinis. Une animatrice et créatrice de la méthode, qui je l’ai senti, est elle-même pratiquante et bien enracinée. Cet outil est « transportable » et pour peu qu’on y réfléchisse, elle s’adresse à tous les âges. Accoutumance assurée et agréable. Danielle S., coordinatrice ATL Je suis maman d’un petit garçon de 9 ans qui avait des gros problèmes d’écriture tant au niveau du graphisme qu’au niveau de la vitesse. Une situation qui lui posait des problèmes au niveau scolaire. Suivi par une graphothérapeute, cette dernière a compris que Cyril avait beaucoup de stress dans le bras et qu’il manquait de confiance en lui. Elle propose que je me forme à la méthode Félicitée, afin que je puisse refaire les exercices à la maison avec Cyril. Trouvant cette méthode très intéressante, je décide de suivre les 2 jours de formation pour aider mon fils. Après 3 semaines de pratique, Cyril s’est senti plus confiant, moins stressé. Les devoirs et leçons sont faits en un temps record avec beaucoup de respect. Les crayons ne volent plus... et je ne dois plus sévir ! La méthode est également très positive pour moi tant au niveau des relations familiales qu’au niveau des relations professionnelles. Marie-Noëlle, une maman Témoignages …
  10. 10. 10 n°122 Mars 2013 - Université de Paix asbl Vivre ensemble Depuis 2012, l’Université de Paix organise des cafés philosophiques en partenariat avec le Centre d’Action Laïque du Brabant Wallon. Jusqu’à présent, deux cafés ont eu lieu, les mardis 16 octobre 2012 et 21 janvier 2013, en soirée. Les cafés philo sont inspirés de ce que l’on pourrait appeler les « nouvelles pratiques philosophiques » : « le but est de remettre la philosophie dans l’espace public, dans l’agora », et donc de prendre distance avec l’idée réductrice d’une philosophie « académique » solitaire, austère et stérile au niveau des impacts dans « le quotidien ». Il ne s’agit pas ici de décortiquer la pensée d’un auteur, mais bien plutôt de faire émerger les contenus à partir de l’échange entre les points de vue de chacun. Contrairement à une conférence, le public est ici très actif et participe à la progression du raisonnement. La philosophie est vue ici comme une « posture », une démarche, et non un « contenu » qui se traduit aussi par une attitude d’« étonnement »: comme le dit Merleau-Ponty, « philosopher, c’est réapprendre à voir le monde »… Cet échange n’est pas non plus un débat. L’animateur, Brice Droumart(1) , précise rapidement un cadre sécurisant afin de rendre l’échange constructif et de favoriser la prise de parole : • Il s’agit de respecter les temps de parole, sans interrompre. L’animateur invite ceux qui souhaitent intervenir à simplement se signaler. • Les désaccords s’expriment par rapport aux idées, et non vis-à-vis des personnes. • Lié à ce point, il existe le droit de ne pas être d’accord, mais ce dans une démarche de respect. • Enfin, le processus se veut « constructif». L’idée est de tendre à un universel de l’ordre du questionnement. Il ne s’agit pas d’aboutir à une vérité absolue, mais bien de questionner et d’évaluer les notions et concepts. On pourrait dire qu’un café philo est en quelque sorte un espace démocratique convivial durant lequel on peut exercer son esprit critique (son « libre examen ») autour d’un verre offert aux participants. C’est donc également l’occasion de rencontrer des idées, mais aussi des personnes. On est bien également dans du « vivre ensemble »… Le café philo du mois d’octobre 2012 a traité de la violence : la violence peut-elle avoir raison ? Peut-on justifier la violence ? Pour aider chacun à exprimer son point de vue, l’animateur a distribué des citations concernant la violence aux participants. Chacun a ainsi pu exprimer des commentaires sur cette base : « je ne la comprends pas », « je ne suis pas d’accord », « cette phrase me parle »… Brice Droumart a ensuite invité les participants à approfondir ou à réagir. De questions en questions, la violence a été délimitée de commun accord comme essentiellement humaine (par et envers des sujets). Qu’entendre par le fait de la justifier par la raison ? Peut-on donner raison à une guerre ? Avec l’aide de philosophes (tels que Kant, Sartre et Delruelle) et de quelques concepts, la discussion a porté sur le sens du mot « raison » : s’agit-il d’un simple calcul, comme on dit « rationnel », ou d’une raison « pratique », qui interroge l’agir humain ? Parle-t-on de choix « rationnel » ou de choix « conscient » ? Ainsi, on a pu parcourir une pluralité de points de vue, entre des optiques « a priori » et « a posteriori » : • Le point de vue de Kant, qui juge un acte Cafés philo : violence et engagement VIVREENSEMBLE
  11. 11. n°122 Mars 2013 - Université de Paix asbl 11 « a priori » en fonction de son intention, selon une logique similaire à l’adage « ne fais pas aux autres ce que tu ne voudrais pas qu’on te fasse ». Dans cette vision des choses, la violence, le mensonge… ne sont pas justifiables. • L’utilitarisme qui juge un acte selon une logique centrée sur les conséquences en termes de douleurs et de plaisirs. Si on a le choix entre une violence et une violence moindre, la violence moindre se justifie par la raison : c’est dans ce cas le résultat d’un calcul permettant de maximiser les plaisirs et de minimiser les peines (pour le plus grand nombre, en théorie). • Dans l’entre-deux se pose la question de la responsabilité (cf. Hans Jonas) selon laquelle un acte a des conséquences (parfois à très long terme) qu’il faut essayer de prendre en compte • … Le café s’est terminé sur ces points de suspension, après des interventions synthétiques de Brice Droumart. Selon lui, il s’agit bien de faire droit à la philosophie en tant que questionnement au niveau des individus, pour que ceux-ci se fassent leur propre opinion : « je serais passé à côté de mon objectif si vous ne repartiez pas avec plus de questions que de réponses » résume bien l’optique de cette soirée. À noter que le dispositif du café philo en lui-même offre une piste de positionnement quant à la violence, en proposant un espace de négociation partagé, permettant de trouver des solutions… On pourrait faire là le parallèle avec ce que Kant imaginait – de manière visionnaire – comme étant une « Société des Nations », un espace de dialogue entre les peuples… Le café philo du mois de janvier 2013 a quant à lui abordé la question de l’engagement : jusqu’où s’engager ? Dans quels buts ? Là encore, sur base de citations et d’un texte de Sartre, le groupe s’est interrogé sur ce qu’est l’engagement : • Pour qui s’engage-t-on : pour soi et/ou pour les autres ? • Quelle est la frontière entre l’engagement et le militantisme (voire les idéologies et le sectarisme) ? Est-ce que chaque acte posé m’engage ? Est-ce que ne pas s’engager (on pense par exemple à la résistance) ne revient pas déjà à poser un acte engagé ? • L’engagement est-il d’office positif ? Quel est le lien entre le fait de s’engager et les valeurs individuelles que l’on peut avoir ? • Quel est le rapport entre l’engagement et la conscience ? Pour Sartre, la conscience, si elle n’est pas le but en soi de l’engagement, en est sans doute un moteur. Pour lui, il y a un rapport triangulaire entre la « responsabilité», la « liberté » et l’« engagement » ; c’est ce qui qualifie nos actes. Selon ce point de vue, quand je n’ai pas le choix (je ne suis pas libre), je ne suis pas vraiment « engagé » (et donc responsable). • … Le groupe a aussi relevé des différences de sensibilités entre un point de vue plus « occidental » qui associe la pensée à l’engagement et un point de vue plus « oriental » qui invite plutôt au dénuement, au fait de laisser le monde émerger en soi. La partie plus « réflexive » de ce café philosophique s’est terminée sur des pistes de prolongement du questionnement sur le rapport entre engagement et morale : si je suis libre de mes engagements, il m’appartient également de les assumer, par rapport à moi, au monde et à autrui… Quelle est dès lors l’adéquation entre mon engagement et mon système de valeurs ? Pour aborder cette question, l’animation a ensuite fait place à des témoignages plus personnels sur les raisons de nos engagements. Certains se sont engagés en politique ou dans l’associatif. D’autres, dans l’enseignement. Certains ont changé radicalement de vie et de boulot. Les participants ont pu échanger sur les raisons de s’engager « dans la vie », selon une quête de sens, qui implique la notion de cohérence / de congruence… Au plaisir de vous rencontrer lors de prochains cafés philo… VIVREENSEMBLE (1) Brice Droumart - Animateur philosophe au Centre d’Action Laïque du Brabant wallon, Licencié en philosophie Julien Lecomte, Chargé de communication à l’Université de Paix
  12. 12. 12 n°122 Mars 2013 - Université de Paix asbl Activités de cet hiver... ACTIVITÉS... Le mercredi 15 janvier 2013, l’émission Sans Chichis a consacré son dossier au harcèlement, plus spécifiquement avec les jeunes, à l’école notamment. Alexandre Castanheira, formateur à l’Université de Paix, était l’invité de cette émission. Aux cotés de Joëlle et d’Adrien, il a présenté plusieurs conseils et pistes pour tenter de comprendre et de faire face aux phénomènes de harcèlement, dont sont victimes 8 à 15 % des jeunes. Il s’agit de pistes pour les victimes, les parents (des victimes, mais aussi du harceleur, qui n’a peut-être pas conscience des conséquences potentiellement dramatiques de ses actes), les enseignants, les directeurs… pour agir et limiter l’ampleur des impacts négatifs du harcèlement. Vous pouvez revoir la séquence vidéo sur le site de la RTBF/SansChichis : Sans Chichis - Que faire en cas de harcèlement ? Retrouvez Alexandre Castanheira lors de la conférence: Le harcèlement à l’école: comprendre, identifier, agir, mardi 28 mai 2013 à 19h30 à l’Université de Paix. Pour la 2ième fois, la bourse d’échanges WinWin a pris ses quartiers à Namur. Ce 22 novembre 2012, associations et entreprises se sont données rendez-vous, dans les bâtiments du SPW - CAP NORD (anciennement le MET), pour conclure de nouveaux partenariats. Durant 2 heures, nous avons été invités à un speed dealing permettant à chacun de trouver ce qui lui faut et d’offrir ce qu’il peut. Troquer du matériel informatique contre une pièce de théâtre ? Des pots de peinture contre une location de salle ? Tout est possible ! C’est le principe de WinWin qui offre l’occasion aux entreprises d’apporter leur aide aux associations -dont l’Université de Paix- et aux associations de démontrer leur talent... Cette année, l’Université de Paix a troqué plusieurs journées de formation contre des travaux de rénovation à effectuer au 2ième étage du bâtiment. Ceux-ci ont été réalisés par Brillo, une association d’insertion socioprofessionnelle de Auvelais. Harcèlement à l’école dans Sans Chichis 2ième bourse win-win ©E.MartinGodfroid
  13. 13. n°122 Mars 2013 - Université de Paix asbl 13 ACTIVITÉS... Un entrainement intensif : 16 jours de formation tout terrain, 2 jours de training, de nombreuses missions d’application dans les troupes, 12 rapports, des communications décryptées en faits vus et entendus, 14 entretiens, une dizaine de réunion d’état major, une rencontre au sommet, une collaboration internationale à toute épreuve… Mais de quoi parle-t-on à l’Université de Paix ? Oui, nous évoquons bien l’une des actions de terrain au Grand-Duché de Luxembourg : le premier Certificat en gestion positive des conflits avec les jeunes (5-17 ans), qui s’est déroulé du 20 janvier 2012 au 25 janvier 2013, au SCRIPT-IFC (Institut de Formation Continue du Ministère de l’éducation nationale). Cependant loin, d’être une finalité en soit, la remise du Certificat de ce 25 janvier en présence de : • Monsieur Camille Peping, Chef de division et de coordination au SCRIPT-IFC • Madame Atoussa Djalilvand, Secrétaire générale de l’Université de Paix • Madame Bénédicte de Gruben, Coordinatrice du Certificat marque, réellement, le début d’une mission pour les 16 participants : le développement des compétences sociales et de gestion positive de conflits au sein de leurs entités : écoles, Maison Relais, unités scouts, ateliers,… Chacun cette année aura compris : « tant qu’il y aura de la vie, il y aura des conflits ». C’est uniquement notre manière de gérer le conflit qui fera de lui un élément destructeur ou constructif, pour soi et pour le groupe. Le challenge est lancé : retourner sur son lieu de travail et changer sa manière de réagir face aux différends ; modifier sa manière de voir et de communiquer avec le jeune ; arriver à faire comprendre à nos collègues que l’adage « Mieux s’entendre pour mieux apprendre » démine les freins face au programme scolaire et stoppe la peur du regard de l’autre. Bonne continuation aux 16 participants qui poursuivent leur parcours du « coo-paix-sant ». Ils ont décidé de se rencontrer régulièrement pour collaborer et se soutenir ; encouragés par une mesure officielle de reconnaissance des groupes de réflexion et d’action, en termes d’heures de formation obligatoire validées. De belles victoires personnelles et officielles auront marqués le début de l’année, nous donnant le courage de recommencer dès septembre 2013, sous un autre nom de code ! Nom de code « CJ Lux B2-d-17 »
  14. 14. 14 n°122 Mars 2013 - Université de Paix asbl AGIR Agir Dans le cadre de son cycle de conférences, l’Université de Paix propose, le mardi 26 mars 2013, une rencontre avec Silvia Casanovas Danès(1) . Notre invitée propose de revisiter la médiation sous l’angle de la créativité. Comment redynamiser nos échanges, par le jeu, l’objet, l’image,… ? Comment aller au-delà des blocages ? SilviaCasanovasDanèss’estforméedansplusieurs disciplines : psychologie, pédagogie, éducatrice spécialisée, logopédie, thérapeute familiale et médiation (en 1995). C’est en tant que médiatrice qu’elle se présente ce mardi 26 mars en précisant que la synthèse de ces différentes formation se retrouve dans la médiation. C’est dans ce travail qu’elle se sent le mieux. La médiation lui a permis de composer une nouvelle palette d’activités qui faisait le lien entre ses multiples expériences, sous différents angles de la communication. Durant sa carrière, elle a accumulé de nombreux documents et objets à son domicile (outils, œuvres d’artistes, souvenirs,…). Son entourage lui répétait souvent qu’elle devrait en faire un centre de documentation. En 2004, elle a eu la possibilité de disposer de 3 pièces dans le quartier moderniste de Barcelone, « le quartier d’or ». Ce fut pour elle l’occasion de réaliser son rêve. Elle aménage un « Espace médiation » pour sa clientèle privée, réserve une pièce pour classer ses archives en un « Centre de documentation » qui est en même temps un lieu de création et de diffusion d’outils pour la résolution de conflits ; les documents rassemblés reprennent les thèmes comme : communication, estime de soi, arts, écoute active, émotions, métaphores,… Et, dans la dernière pièce, elle organise son « Laboratoire d’idées ». Il s’agit d’un lieu d’exposition d’objets divers où l’on joue, où l’on joue avec les mots, les images, les idées, les symboles,… un lieu de créativité où l’on développe de nouvelles manières de faire et de dire. Silvia, comment t’est venue l’idée de travailler la créativité en médiation ? J’ai eu un accident lors d’un tournoi de volley. Une fracture mal soignée de l’os scaphoïde a fortement réduit l’usage de ma main droite. De ce fait, j’ai été obligée d’utiliser davantage ma main gauche et par la même occasion, cela a favorisé un éveil de mon cerveau droit, centre de la créativité. Cet accident a provoqué un handicap, mais aussi une nouvelle façon de voir les choses. Maintenant j’ose être plus créative dans ma profession de médiatrice ; j’évalue le ressenti et puis je me lance. Il faut dire que je vois de la médiation partout, en rue, sur une affiche, une pancarte,… C’est un plaisir quotidien ! Dans quel cadre utilises-tu ces outils ? J’exploite énormément la créativité dans le cadre de mon travail de médiation dans les écoles. Je l’utilise aussi dans ma pratique privée, où la créativité vient toujours à point lors de médiations familiales ou dans un conflit social. Concrètement, comment utilises-tu ces outils ? J’utilise mes objets à tout moment de la médiation, quand une image ou une idée me vient. Si cela ne perturbe pas le cours de la médiation, je me lève et vais chercher dans ma galerie l’objet évoquant la situation. Parfois l’objet se trouve à portée de main, dans ma salle de médiation. Par exemple, j’ai commandé à un artiste une porte en bois avec un loquet. Elle peut symboliser le stade de la communication dans lequel se trouent les médiés. Parfois les personnes qui viennent voudraient définitivement fermer cette porte, clore leur communication en faisant de bons accords, clôturer les comptes. D’autres voudraient la laisser entrouverte pour faire place à une nouvelle façon de parler. J’aime cette image que je reprends souvent car cela parle fort aux médiés. Qu’apporte la créativité à la médiation ? Quels sont les avantages et les inconvénients ? Je vois surtout des avantages à la créativité en médiation. Quand j’apporte une image, un objet, une métaphore, les gens sont surpris. Cela les touche quelque part en eux, là où ils ne Médiation & créativité
  15. 15. n°122 Mars 2013 - Université de Paix asbl 15 AGIR s’y attendent pas. Cela les aide à porter un autre regard sur la situation, parfois un changement de sens. Quand les personnes sont en conflit, elles ont déjà essayé de résoudre le problème seules avant de venir en médiation ; cela n’a pas marché, alors elles attendent quelque chose de différent. La médiation aide à faire place à la communication; la créativité contribue à se dire ce qu’on n’ose pas se dire. Elle est fondamentale quand la communication est figée. Victor Hugo a dit : « Les mots manquent aux émotions. » Peux-tu nous raconter une ou deux expériences qui t’ont marquées et où, justement, l’utilisation de la créativité a contribué au changement ? Je me souviens d’un conflit entre deux frères, au sujet de leur héritage. J’ai ressenti un gros frein dans leurs difficultés à communiquer. Je me suis représentée leur situation comme deux chevaliers se faisant face et armés jusqu’aux dents. J’avais deux petits chevaliers miniatures avec armure, épée et hache accrochée au dos. Je leur raconte mon ressenti et leur montre mes deux petits chevaliers. Je remets à l’un des frères le chevalier rouge et à l’autre le bleu. Nous poursuivons le dialogue pendant que le premier manipule l’objet reçu et, sans s’en rendre compte, en retire l’épée et la hache. Soudain, il s’en aperçoit et dit « Oh, je me suis désarmé !… ». Je m’adresse au second en lui demandant « Et vous ?… Voulez-vous aussi vous désarmer ? ». Il réfléchit et me répond « Non, pas pour l’instant. » À la fin de la séance, le premier demande : « Faut- il remettre les armes au chevalier ? » et je lui réponds : « Comme vous voulez. ». Il est parti en laissant les armes sur la table. À la séance suivante, le second frère a pris le chevalier bleu et l’a désarmé. Il avait pris le temps de cogiter l’idée des armes et s’est senti prêt à passer à autre chose, à baisser symboliquement les armes et à entamer une nouvelle relation avec son frère une relation de communication. As-tu des liens avec d’autres intervenants ? J’enseigne la médiation aux professeurs d’école primaire et secondaire et aux étudiants en master de médiation à différentes universités de Barcelone. Dans un premier temps, la visite de la Galeria fait partie de la formation. Ils y passent quatre heures pour découvrir, toucher et connaître les différents outils et savoir comment l’on travaille au Laboratoire d’idées. Souvent je reçois la demande d’enseignants qui viennent avec un problème à gérer dans leur classe ; nous y réfléchissons ensemble, cherchons des idées et construisons un nouvel outil. Un exemple est cette photo de Chema Madoz. En français, on parle souvent du « Tu qui tue ». Dans mon laboratoire d’idées, j’ai une photo illustrant cette citation. Nous l’utilisons pour parler des faux reproches, de la culpabilisation de l’autre. Pour aborder la colère, je me sers parfois symboliquement de petits gants de boxe… » Comment s’établissent les contacts avec d’autres partenaires ? Je ne fais pas de publicité pour la Galeria. C’est le bouche à oreille qui fonctionne. Je ne me fais pas payer pour cette aide de recherche. J’utilise là ce qu’on appelle « la banque du temps » ; c’est un échange de service : l’apport d’un nouvel outil, une prestation de service,… Cela devient une sorte de bourse d’idées. Sans rien demander, je me rends compte que souvent, quand les personnes rendent le matériel emprunté à la Galeria, ils apportent des idées et proposent du nouveau matériel qui enrichit la Galeria. Connais-tu d’autres personnes qui fonctionnent de cette façon ? Non, pas dans le domaine de la médiation. La Galeria est plutôt atypique. Je collabore d’ailleurs souvent avec des artistes : designer, photographe, illustratrice,… à qui je demande de réaliser des objets que j’ai imaginé. C’est ce voyage au cœur de la médiation que Silvia veut partager avec nous, lors de cette conférence, le mardi 26 mars 2013. Lucie Fanello, Caroline Jennes et Jeannine van de Weerdt, Cellule « Médiation et Créativité » du CRM (1) Silvia Casanovas Danès – Directrice de la Galeria de Mediacio de Barcelone Membre du réseau de l’Université de Paix Roger de Liúria 108 - 2°1a Esq. - 08037 Barcelona (Espagne) - mail : scasanovas@telefonica.net Cet article est paru dans le CRM-Info n°2011/4 septembre-octobre (Centre de recherche sur la médiation)
  16. 16. 16 n°122 Mars 2013 - Université de Paix asbl La Communication Nonviolente en Belgique – 20ième anniversaire Le 7 mai 1993, au château de Vierset, Marshall Rosenberg donnait la première formation en Communication Nonviolente en Belgique. (Vous retrouverez, dans le prochain numéro du trimestriel de l’Université de Paix, la trajectoire de ce parcours.) Pour fêter cet anniversaire, l’Association de Communication NonViolente de Belgique Francophone (ACNV-BF asbl) propose à chacun(e) de vivre le processus de la CNV, lors de la journée festive organisée le mercredi 1ier mai 2013, de 10h00 à 17h30 à Louvain-la-Neuve, aux auditoires Socrate. Au programme entre autres… * Des témoignages de pionniers de la CNV en Belgique et de son développement durant ces 20 années (avec notamment Anne Bourrit, Jean- François Lecocq, Thomas d’Ansembourg, Anne van Stappen,…). On y parlera aussi de l’impact de la CNV dans les milieux où elle est diffusée : écoles, entreprises, associations, hôpitaux, familles, police,… * Des ateliers en CNV pour tous les âges, selon la créativité et l’imagination des animateurs : le changement social, la médiation, l’éducation, la relation dans le couple, les enfants, l’entreprise, les groupes de pratique, le partage d’expériences, la relation à la nourriture, la culpabilité, les pistes de danse CNV,… > Plus de détails : www. nvc-europe.org Bourses de formation L’Université de Paix offre, durant l’exercice 2012-2013, la réalisation de trois formations de 3 jours (hormis les frais de déplacement) pour un groupe constitué de 12 à 16 personnes, situé en Fédération Wallonie-Bruxelles. Sélection sur base d’un dossier à transmettre pour le 31 mars 2013. Renseignement : Université de Paix 081 55 41 40 - info@universitedepaix.be Mille mercis L’Université de Paix remercie toutes celles et tous ceux qui lui accordent l’aide précieuse de leur générosité. Pour essaimer davantage ses pratiques en prévention et en gestion non-violente des conflits auprès des jeunes, l’Université de Paix a besoin d’argent. Notre souhait est de pouvoir proposer année après année l’accès à nos activités et services aux personnes les moins favorisées. Avec vos dons, cotisations et adhésions à notre périodique trimestriel, vous aidez concrètement l’Université de Paix à financer des bourses de formation, à mettre à disposition des outils pédagogiques d’information et de formation. Parce qu’on peut agir et faire la différence… Faites un don au BE97 5230 8017 7649 Encore merci à tous d’être au rendez-vous ! Programme d’activités 2013-2014 Les propositions d’activités de l’Université de Paix pour l’année culturelle 2013-2014 seront détaillées dans l’édition spéciale du trimestriel n°123 à paraître en juin 2013. Pour recevoir cette brochure : 081 55 41 40 info@universitedepaix.be L’Université de Paix passe au QR Code L’Université de Paix passe à la génération d’identification de son site web via un code QR. En le scannant à partir de votre gsm et ce, grâce à l’une des applications Flashcode, vous pourrez accéder très rapidement à toute l’actualité de l’Université de Paix. Code d’accès du site web : L’Université de Paix dans votre boîte à messages… Vous souhaitez être régulièrement informé(e) de nos activités, publications, projets,… Dans ce cas, inscrivez-vous à l’enews sur notre site web www.universitedepaix.be et recevez gratuitement chaque mois notre lettre d’information ! NOUVELLES e ee , ss éé Nouvelles
  17. 17. n°122 Mars 2013 - Université de Paix asbl 17 BOÎTEÀOUTILS Boîte à outils Sur une île ensoleillée et paradisiaque, Petit Poilu accompagné de Coconut, une petite pirate au caractère bien trempé et de Pisse-Vinaigre, son perroquet jaloux, se lancent dans une chasse au trésor trépidante. Que l’aventure commence ! Objectifs • Comprendre la raison d’être d’une émotion. • Apprendre aux enfants à exprimer leurs émotions par des mots. • Apprendre à les reconnaître, à les nommer et à les décoder chez les autres. • S’initier et enrichir son vocabulaire des émotions. • Apprendre aux enfants à gérer leurs émotions d’une manière constructive. • Faire preuve de créativité. • Prendre conscience qu’une même situation peut susciter des émotions semblables ou différentes. Public • Enfants de 3 ans et plus • De 1 à 20 participants Matériel • Livre « Petit Poilu, Le trésor de Coconut » Déroulement • Raconter aux enfants (ou faire raconter par les enfants), l’histoire muette de cette BD. • Leur demander de reconnaître les émotions par les expressions de visage, par des réactions physiques, par la posture du corps : « À ton avis, que ressent Petit Poilu ? » ; « Que vois-tu sur son visage qui te fait penser qu’il a peur ? » ; « Quels gestes fait Pisse-Vinaigre et que signifient-ils d’après toi ? » ;… • Parler du ressenti des personnages de cette histoire et discuter des causes possibles de l’émotion : « D’après toi, pourquoi Petit Poilu ressent-il cela ? » ; « Qu’est-ce qui énerve Coconut ? » ; « Que s’est- il passé pour que le Petit Poilu pleure ? » ;... • Rechercher des moyens qui permettent d’évacuer leurs tensions : « Comment Petit Poilu pourrait-il se calmer ? » ; « Qu’est-ce qui pourrait aider Pisse-Vinaigre à se sentir mieux ? » ; « Peux-tu montrer avec ton corps comment tu ferais pour gérer tes émotions ? » ;… • Encourager les enfants à raconter une situation, une anecdote, une histoire semblable à celle du scénario de ce Petit Poilu. Cela reflète souvent des émotions que l’enfant a lui-même ressenties et face auxquelles il a trouvé ses propres solutions. L’animateur peut aussi proposer ses propres idées et solutions pour réguler les tensions émotionnelles dans telle situation. Pistes de réflexion • Est-ce que c’est important de (re)connaître les émotions ? • Quand je suis joyeux/triste/ peureux/fâché, je… • Ce qui rend l’enfant joyeux/triste/ peureux/fâché, c’est quand… www.universitedepaix.be Des outils pour prévenir et gérer les conflits de manière positive sont à votre disposition dans la rubrique « Ressources ». Chasse au trésor d’émotions ©UniversitédePaix
  18. 18. 18 n°122 Mars 2013 - Université de Paix asbl > Petit-Poilu - Le trésor de Coconut Sur une île ensoleillée et paradisiaque, Petit Poilu accompagné de Coconut, une petite pirate au caractère bien trempé et de Pisse- Vinaigre, son perroquet jaloux, se lancent dans une chasse au trésor trépidante. Que l’aventure commence ! Éd. Dupuis - Album cartonné - 32 pages en couleurs. Auteurs: Pierre Bailly et Céline Fraipont Prix : 9,50 euros (port non compris) > J’ai tout essayé ! Opposition, pleurs et crises de rage : traverser sans dommage la période de 1 à 5 ans de Isabelle Filliozat Entre 1 et 5 ans, l’enfant semble adorer pousser ses parents à bout… Pour éviter l’escalade ou la démission, l’auteure dissipe des malentendus fréquents en décodant la capacité de l’enfant à comprendre ce qu’on lui demande. Par exemple, mieux vaut lui indiquer ce qu’il peut faire, et non ce qu’il ne peut pas faire : une consigne positive est plus facile à intégrer que la négation. Les explications sont simples et claires, étayées par les découvertes de la neurophysiologie et illustrées par des mises en situation d’Anouk Dubois. Éd. JC Lattès – 175 pages Prix : 19,60 euros (port non compris) > L’attachement, un départ pour la vie de Yvon Gauthier, Gilles Fortin et Gloria Jeliu Ce livre montre de façon concrète comment fut élaborée la théorie de l’attachement. Il traite ensuite de sujets actuels qui sont en lien avec l’attachement : garderie, garde partagée, famille recomposée,... Ce livre ne dit pas quoi faire et quoi ne pas faire. Cependant, il permettra de mieux comprendre comment les enfants perçoivent la vie et perçoivent les adultes qui prennent soin d’eux. Éd. Sainte-Justine – 144 pages Prix : 12 euros (port non compris) Un livre vous plaît ? D’un clic, commandez-le en ligne dans la rubrique « Librairie » www.universitedepaix.be LIBRAIRIE NewNewNew
  19. 19. n°122 Mars 2013 - Université de Paix asbl 19  Bon de commande > À (photo)copier et à renvoyer à Université de Paix asbl - 4, Bd du Nord - 5000 NAMUR - info@universitedepaix.be > À faxer au +32(0)81/23 18 82 > À commander directement sur www.universitedepaix.be Nom : ..................................................................................................................................... Prénom : ................................................................................................................................ Je suis  membre adhérent de l’Université de Paix  Adresse de facturation  Adresse de livraison Adresse privée :...................................................................................................................... Code postal : .........................................................Localité : .................................................. Tél. privé : .............................................................GSM : ...................................................... Email : ....................................................................................................................................  Adresse de facturation  Adresse de livraison Institution :.............................................................................................................................. Adresse professionnelle : ....................................................................................................... Tél. bureau : ..........................................................GSM : ....................................................... Fax bureau :..........................................................Email : ...................................................... Merci de compléter clairement ce bon de commande. C’est à partir de ces informations que nous vous envoyons les outils pédagogiques. Titre de l’ouvrage Prix unitaire Quantité commandée Prix total en euros Frais d’expédition : • 3 euros pour un envoi unique de 1 livre • 6,50 euros pour un envoi unique d’un guide pratique « Graines de médiateurs II » • 10 euros pour l’envoi d’une boîte de jeu « Belfedar » • Montant évolutif pour toute commande supérieure • Pour l’étranger, nous demander une facture Proforma. Total de la commande Frais d’expédition Total Les prix indiqués sont valables jusqu’au 30 juin 2013 COMMANDE
  20. 20. 20 n°122 Mars 2013 - Université de Paix asbl INSCRIPTION Fiche individuelle d’inscription aux activités > À (photo)copier et à renvoyer à Université de Paix asbl - 4, Bd du Nord - 5000 Namur - info@universitedepaix.be > À faxer au +32(0)81 23 18 82 > À compléter directement sur www.universitedepaix.be Nom : ....................................................................................................................................... Prénom : .................................................................................................................................. Adresse privée : ....................................................................................................................... Code Postal : .................................................... Localité : ....................................................... Tél. privé : ........................................................ GSM: ............................................................ E-mail : ............................................................. Activité professionnelle : ......................................................................................................... Institution :................................................................................................................................ Adresse professionnelle : ........................................................................................................ Tél. bureau : ......................................................GSM : ............................................................ Fax bureau :......................................................Email : ........................................................... Merci de compléter clairement cette fiche. C’est à partir de ces informations que nous vous envoyons la confirmation de votre inscription et autres renseignements pratiques. Je m’inscris à la/aux formation(s) suivante(s) : Intitulé et dates de la formation Référence ………………………………………………………………………………… ……………… ………………………………………………………………………………… ……………… ………………………………………………………………………………… ……………… ………………………………………………………………………………… ……………… ………………………………………………………………………………… ……………… Je m’inscris à la/aux conférence(s) suivante(s) : Intitulé et date de la conférence Référence ………………………………………………………………………………… ……………… ………………………………………………………………………………… ……………… Je suis  membre adhérent de l’Université de Paix Le paiement des frais de participation de ……………….. euros sera versé sur le compte BE73 0010 4197 0360 (BIC GEBABEBB) de l’Université de Paix en mentionnant en communication la référence de la (les) formation(s) et/ou de la (les) conférence(s) ainsi que le nom du participant. Si vous résidez en France, le paiement des frais de participation de ………………… euros sera versé sur le compte FR76 3000 3030 8500 0372 9136 231 de l’Université de Paix en mentionnant en communication la référence de la (les) formation(s) et/ou de la (les) conférence(s) ainsi que le nom du participant. Ce paiement est effectué par :  le (la) participant(e)  qui désire une facture  l’institution  qui désire une facture S’inscrire à une formation, c’est… s’engager à y participer. Un désistement, c’est une place qui se libère pour une personne inscrite en liste d’attente. L’Université de Paix se réserve le droit d’annuler une formation par manque d’inscriptions. Date : Signature : 
  21. 21. n°122 Mars 2013 - Université de Paix asbl 21 AGENDA Agenda > Faire face à la manipulation avec Gilles Fossion & Christelle Lacour - Formateurs UP Découvrir les stratégies propres à la manipulation et leurs enjeux. Repérer les indicateurs verbaux et non verbaux de la manipulation. Pratiquer des techniques de contre-manipulation. Dates : Jeudi 21, vendredi 22 & samedi 23 mars 2013 Lieu : Université de Paix Prix, syllabus compris : 240 euros (Membre adhérent UP : 210 euros) - Référence : 3315 Si votre participation est prise en charge par une organisation : 300 euros > Conférence : Médiation & créativité avec Silvia Casanovas Danès (Espagne) – Directrice de la Galeria de Mediacio, Membre de l’administration de l’Association de professionnels de médiation en Catalogne, Médiatrice familiale et scolaire Silvia Casanovas nous propose de « revisiter » la médiation sous l’angle de la créativité. Elle nous fera visiter virtuellement sa Galeria de Mediacio, un espace de création et de diffusion d’outils pour la résolution de conflits. Un endroit où l’on joue avec les idées, les métaphores, les objets, les images, les symboles,… Un lieu de créativité où l’on développe de nouvelles manières de faire et de dire… Date : Mardi 26 mars 2013, 19h30 Lieu : Université de Paix Prix : 7 euros (Prix étudiant, chômeur : 5 euros) Les réservations et préventes se font par virement bancaire au compte de l’Université de Paix BE73 0010 4197 0360 en mentionnant la référence de la conférence « 3316 » + votre nom + nombre de places > Clefs pour l’adolescence Formation en partenariat avec les Lions Club avec Mélanie Paridaens – Licenciée en sciences de l’éducation et en psychologie Clefspourl’Adolescenceestnonseulementunprogrammededéveloppement personnel et social des adolescents mais aussi un programme de prévention des comportements à risques des jeunes de 11 à 14 ans. Dates : Jeudi 10 & vendredi 11 avril 2013 Lieu : Université de Paix Prix, repas de midi compris : 125 euros Référence : 3331 Mars 2013 Avril 2013 New 3-12 ans
  22. 22. 22 n°122 Mars 2013 - Université de Paix asbl AGENDA > Changeons de lunettes ! Ou comment dépasser nos croyances limitantes ? avec Alexandre Castanheira & Julie Duelz – Formateurs UP Identifier quelques-unes de ses croyances. En comprendre le processus de création. Transformer ces croyances pour qu’elles deviennent non limitantes. Dates : Lundi 15 & jeudi 25 avril 2013 Lieu : Université de Paix Prix, syllabus compris : 160 euros (Membre adhérent UP : 140 euros) - Référence : 3317 Si votre participation est prise en charge par une organisation : 200 euros > Développer l’estime de soi avec Nathalie Ballade & Julie Duelz - Formatrices UP Mieux se connaître. Prendre conscience de ses ressources et de ses points d’amélioration. Identifier ses émotions et les besoins sous-jacents. Pouvoir clarifier ses valeurs et adapter ses comportements par rapport à celles-ci. Mettre en place des actions pour atteindre ses objectifs. Dates : Mardis 16, 23, 30 avril & 14 mai 2013 Durée : 4 matinées de 9h30 à 12h30 Lieu : Université de Paix Prix, syllabus compris : 160 euros (Membre adhérent UP : 140 euros) - Référence : 3318 Si votre participation est prise en charge par une organisation : 200 euros > Comment gérer les conflits avec les jeunes ? avec Gilles Fossion & Christelle Lacour - Formateurs UP Après avoir pris conscience des conditions et des limites de la médiation, les participants utiliseront la technique de l’ASIREP, permettant de négocier avec le jeune ou d’intervenir comme tiers dans un conflit entre jeunes : • Accueil : mettre en place un cadre sécurisant pour débuter la médiation. • Stop (se calmer) : expérimenter des techniques de gestion corporelle des émotions. • Identifier le problème : transformer un jugement en message clair (faits qui posent problème et émotions). • Rechercher, Evaluer les solutions et Planifier l’action concrètement. Dates : Jeudi 18 & vendredi 19 avril et jeudi 16 & vendredi 17 mai 2013 Lieu : Université de Paix Prix, syllabus compris : 320 euros (Membre adhérent UP : 280 euros) - Référence : 3319 Si votre participation est prise en charge par une organisation : 400 euros > Gestion des relations critiques en classe (incivilité, conflit, violence,…) Niveau initiation - référence IFC : 320071202/8396 Formation en partenariat avec l’IFC (Institut de la Formation en Cours de Carrière) avec Gilles Fossion & Almudena Vaquerizo Gilsanz - Formateurs UP Deux jours pour découvrir les attitudes possibles en tant que tiers intervenant dans un conflit. S’exercer à la technique du SIREP (médiation). Dates : Lundis 22 & 29 avril 2013 Lieu : Université de Paix - Bd du Nord, 4 - 5000 Namur Formation gratuite pour les membres du personnel de l’enseignement secondaire Inscription : Institut de la Formation en Cours de Carrière - 081 83 03 10 3-12 ans
  23. 23. n°122 Mars 2013 - Université de Paix asbl 23 AGENDA > Conférence : La discipline… Un jeu d’enfants ! avec Brigitte Racine (Canada) - Infirmière, Psychothérapeute, Auteure du livre « La discipline, un jeu d’enfants» Venez découvrir la MÉTHODE ÉDUCOEUR et pratiquer une discipline positive auprès d’enfants et d’adolescents grâce à des moyens simples, efficaces et éprouvés par des milliers de parents et d’éducateurs. • En avez-vous assez de répéter, menacer ou élever la voix sans obtenir de collaboration ? • L’avenir de vos enfants est-il une préoccupation ? Quels sont les moyens afin d’arriver à… • Obtenir leur collaboration… • Leur apprendre à réparer les torts au lieu de punir… • Les accompagner à devenir autonomes et responsables… • Instaurer une discipline qui favorise le développement de l’estime de soi : le plus grand facteur de protection contre les conduites à risque à l’adolescence (abandon scolaire, abus de drogues, suicide,…) Date : Mardi 30 avril 2013, 19h30 Lieu : Université de Paix Prix : 10 euros (Prix étudiant, chômeur : 7 euros) Les réservations et préventes se font par virement bancaire au compte de l’Université de Paix BE73 0010 4197 0360 en mentionnant la référence de la conférence « 3320 » + votre nom + nombre de places > Parler et se parler, écouter et s’écouter : développer des compétences langagières à l’école maternelle L’abc du langage verbal et non-verbal à l’école maternelle Formationenpartenariatavecl’IFC(InstitutdelaFormationenCoursdeCarrière)-RéférenceIFC:210011202/8284 avec Mélanie Paridaens – Licenciée en sciences de l’éducation et en psychologie Cette formation abordera les bases et les enjeux de la communication verbale et non-verbale, ainsi que des techniques indispensables au soutien de l’acquisition et de la maîtrise des compétences langagières chez les jeunes enfants. Les participants apprendront à mieux repérer et à s’adapter aux attitudes non-verbales des enfants, à faciliter la communication afin d’être plus à l’écoute mais aussi afin d’être mieux entendu. Dates : Mardi 21 & mercredi 22 mai 2013 Lieu : Université de Paix - Bd du Nord, 4 - 5000 Namur Formation gratuite pour les membres du personnel de l’enseignement fondamental au cycle 2,5-5 Inscription : Institut de la Formation en Cours de Carrière - 081 83 03 10 > Conférence : Le harcèlement à l’école : comprendre, identifier, agir avec Alexandre Castanheira – Formateur UP Aujourd’hui de nombreuses enquêtes à travers le monde affichent pourtant un pourcentage de victimes de harcèlement à l’école allant de 6 à 15% des enfants et des adolescents. Que faire ? Comment appréhender ce phénomène ? Comment l’identifier ? Comment agir ? Comment le prévenir ? Date : Mardi 28 mai 2013, 19h30 Lieu : Université de Paix Prix : 7 euros (Prix étudiant, chômeur : 5 euros) Les réservations et préventes se font par virement bancaire au compte de l’Université de Paix BE73 0010 4197 0360 en mentionnant la référence de la conférence « 3324 » + votre nom + nombre de places Mai 2013 NewNew
  24. 24. 24 n°122 Mars 2013 - Université de Paix asbl www.universitedepaix.be Boulevard du Nord, 4 • 5000 Namur • Belgique Tél + 32(0)81 55 41 40 • Fax + 32(0)81 23 18 82 info@universitedepaix.be • N° national : 4161339-58 Éd.responsable:AtoussaDjalilvand-BdduNord,4-5000Namur N° 122TRIMESTRIEL Mars-Avril-Mai2013

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