Your SlideShare is downloading. ×
"AVC" par Mathieu ZUBER, Neurologue
Upcoming SlideShare
Loading in...5
×

Thanks for flagging this SlideShare!

Oops! An error has occurred.

×
Saving this for later? Get the SlideShare app to save on your phone or tablet. Read anywhere, anytime – even offline.
Text the download link to your phone
Standard text messaging rates apply

"AVC" par Mathieu ZUBER, Neurologue

1,492

Published on

Published in: Health & Medicine
0 Comments
0 Likes
Statistics
Notes
  • Be the first to comment

  • Be the first to like this

No Downloads
Views
Total Views
1,492
On Slideshare
0
From Embeds
0
Number of Embeds
0
Actions
Shares
0
Downloads
27
Comments
0
Likes
0
Embeds 0
No embeds

Report content
Flagged as inappropriate Flag as inappropriate
Flag as inappropriate

Select your reason for flagging this presentation as inappropriate.

Cancel
No notes for slide
  • AVC : véritable problème de santé publique. Surtout après 65 ans (75%), mais possible à tout âge
  • L’infarctus cérébral est de loin l’AVC le plus fréquent, lié à l’occlusion d’une artère par un caillot (embol). Dans 1 cas sur 5, il s’agit d’une hémorragie (rupture d’une petite artère à l’intérieur du cerveau
  • Les causes des infarctus cérébraux sont multiples (+ d’une centaine). Trois d’entre elles en expliquent les 2/3: l’athérosclérose des artères intra- et surtout extra-crâniennes (30%), les cardiopathies emboligènes (20%) et la maladie des petites artères perforantes intracérébrales (20%). Notons que 20% des infarctus cérébraux environ restent inexpliqués.
  • Les signes de l’AVC dépendent directement de la région du cerveau atteinte
  • Les principaux signes sont présentés ici
  • Si on est témoin de signes d’AVC, il y a 3 réflexes à avoir Dans les campagnes « garnd public » qui sont menées chaque année, on insiste principalement sur 1 signe et l’appel au 15
  • En réalité, trop de personnes ignorent les signes de l’AVC et, de ce fait, n’ont pas la bonne réaction. Appeler le 15 (ou le 18 : Pompiers) est la seule façon de ne pas perdre de temps.
  • Lorsque les premiers signes d’AVC surviennent, il faut agir au plus vite car il s’agit d’un phénomène dynamique. La zone en souffrance (bleu) se transforme rapidement en zone détruite (rouge), avec alors des séquelles irréversibles. Il est donc extrêmement urgent d’agir, pour stopper ce mécanisme d’extension.
  • Pour ce faire, l’action la plus importante est de déboucher l’artère occluse, comme dans l’exemple présenté ici. Le traitement d’urgence s’appelle la thrombolyse. On peut l’appliquer jusqu’à 4h30 après l’apparition des premiers signes. Elle ne peut être prescrite que par un neurologue spécialisé, car il faut être sûr qu’elle est administrée dans des conditions parfaites de sécurité.
  • Il faut donc que quelqu’un qui présente des premiers signes d’AVC soit immédiatement dirigée vers un endroit spécialisé. C’est ce qu’on appelle l’UNV, unité neurovasculaire, qui concentre les spécialistes (médecins, soignants paramédicaux) qui connaissent les traitements d’urgence et les complications possibles de la maladie. Cette UNV s’inscrit dans une filière, travaillée entre professionnels, en lien avec le SAMU (15), pour qu’à chaque étape du temps soit gagné.
  • Exemple en images de cette filière dans notre hôpital
  • Depuis 2010, le Ministère de la Santé a lancé un plan national contre les AVC. Parmi les grandes mesures, la décision a été de permettre à suffisamment d’UNV de se développer en France. Actuellement environ 110. Il faut bien sûr des moyens et des professionnels formés.
  • Dans une UNV, on fait au plus vite les examens diagnostiques pour comprendre –qui commencent toujours par une imagerie cérébrale (si possible une IRM, sinon un scanner). En même temps, les traitement d’urgence sont débutés. En dehors de la thrombolyse, beaucoup de traitement sont utiles pour éviter que la zone de nécrose de l’AVC ne s’accroisse.
  • Malgré cette prise en charge, l’AVC reste une maladie redoutable, avec des séquelles. D’où l’importance d’aides multiples.
  • France AVC joue également un rôle capital d’aide et de soutien.
  • 3 ème question. Pour y répondre, il faut savoir ce qu’est un AIT et connaître les facteurs de risque vasculaire
  • L’accident vasculaire transitoire est un syndrome de menace. Il faut absolument être pris en charge très vite pour ne pas risquer l’AVC avec séquelles.
  • L’hypertension artérielle est de loin le facteur de risque le plus important d’AVC
  • Donc avec quelques messages simples, on peut éclaircir le ciel : nous pouvons tous agir.
  • Transcript

    • 1. Vendredi 25 mai 2012
    • 2. Qu’est-ce qu’un AVC ? Que faire en urgence ?Comment prévenir les risques d’AVC ? Pr Mathieu Zuber Service de Neurologie et NeuroVasculaire Groupe Hospitalier Paris Saint-Joseph
    • 3. AVCou « attaque cérébrale »Brutalement …Une région du cerveaune fonctionneplus correctement
    • 4. AVC : un problème qui nous concerne tous Environ 130 000 nouveaux cas/an en France  1 AVC toutes les 4 minutes … Responsable de 60 000 décès « Le tiercé perdant de l’AVC »  1ère cause de handicap physique acquis  2ème cause de démence  3ème cause de mortalité 70 à 80% des personnes rentrent chez eux  Mais présence d’un handicap dans 1 cas sur 2 Coût majeur pour la société
    • 5. AVC : 2 grands types AVC ischémique ou Infarctus cérébral 80% AVC hémorragique ou 20% Hémorragie cérébrale
    • 6. Infarctus cérébral :de nombreuses causes possibles • Petites artères intracérébrales (20%) 1. Artères intracrâniennes Origine 1. Artères cervicales du thrombus carotides, vertébrales (30%) 1. Aorte (Crosse aorte) • Cœur (20%) + le sang : problèmes de coagulation
    • 7. AVC : des manifestations variées Nombreux vaisseauxRégions spécialisées
    • 8. AVC : des manifestations variéesTroubles d’un hémicorps : Faiblesse dun côté : bras, jambe, figure, ou ensemble  hémiplégie Engourdissement (fourmillements) dun côtéTroubles visuels : Cécité brutale dun œil  cécité monoculaire Disparition de la moitié du champ visuel  hémianopsie homonymeTroubles du langage Difficulté à articuler Difficulté à trouver ses mots, inversion de syllabes, troubles de la compréhension  aphasie
    • 9. Que faire en urgence ?
    • 10. Si des symptômes d’AVC surviennent... Coucher la personne Ne pas alimenter / Ne pas faire boire Appeler le 15
    • 11. Réaction initiale des patients victimes d’AVC en France 4% 2% 2% appel du g énéralis te 28% 8% 28% S OS médéc in 20% pompiers 17% s amu 19% res te à domic ile 8%19% c ons ulte aux urg enc es 4% c ons ulte le g énéralis te 2% 20% inc onnu 2% 17% 42% ne connaissaient aucun signe d’alerte d’un AVC Derex et al. Stroke 2002
    • 12. AVC :Pourquoi faut-il aller très vite ?
    • 13. Objectif :déboucher l’artère le plus vite possible 90mn après d’une hémiplégie gauche …Thrombolyse intraveineuse avant 4h30 :  artère à nouveau circulante  récupération rapide
    • 14. AVC Filière précise  temps gagnéAVC le 15 Imagerie cérébrale IRM (scanner) Unité Neuro-Vasculaire (lits dédiés à la prise en charge des AVC) - Thrombolyse - Autres traitements d’urgence - Examens pour détecter la cause Sortie - Domicile - Rééducation / soins de suite médicalisés
    • 15. UNV de l’Hôpital Saint-Joseph Service d’Urgences Accueil Service de Radiologie IRM ou Scanner Unité de Soins Intensifs Neurovasculaire UNV après les soins intensifs • poursuivre traitements et examens • rééduquer • organiser la sortieSortie
    • 16. CHUCHPSPH Privé lucratifHôpitalarméesPlan ministériel AVC 2010 – 2014 : 140 UNV prévues
    • 17. Unités Neuro-Vasculaires Prise en charge à la fois diagnostique et thérapeutique  Examens complémentaires appropriés :  Imagerie cérébrale en urgence : IRM ++ Scanner  Examens artériels (dopplers, …) et cardiaques (ECG, échographies,…) Traitements d’urgence :  Thrombolyse  Traitements fluidifiants du sang (aspirine, anticoagulants)  Equilibration de la tension artérielle  Lutte contre la fièvre, l’hyperglycémie, les fausses routes, l’encombrement bronchique, les mauvais positionnements, les phlébites, etc…  Mise en place dés ce stade aigu d’une rééducation (kinésithérapeute, orthophoniste)
    • 18. Vivre après un AVC Beaucoup de conséquences Séquelles :  Motrices  Cognitives (langage, mémoire,…)  Douloureuses Et encore …  Dépression  Désinsertion sociale Nombreuses aides nécessaires  Domicile  médecins (neurologues, rééducateurs)  A l’extérieur  kinésithérapeute, orthophoniste  Reprise au travail  ergothérapeute, neuropsychologue  assistante sociale  …
    • 19. Association de malades www.franceavc.com • Informer • Soutenir • Aider • Conseiller
    • 20. Comment prévenir les risques d’AVC ? Connaître l’AIT Connaître les facteurs de risque
    • 21. AIT : Accident Ischémique Transitoire Les mêmes symptômes que l’AVC mais régressent rapidement (en général < 1 h) Véritable « syndrome de menace »  annonce de l’AVC 1 AVC sur 4 a présenté ces symptômes dans les 2 jours précédents Donc ne pas attendre !  la régression est trompeuse  prise en charge médicale en urgence
    • 22. AVC : la prévention Contrôler les facteurs de risque• Hypertension artérielle Autres Arrêt du tabac Traiter le diabète « Mauvais cholestérol » (LDL) bas Alcool ≤ 2-3 verres/j Activité physique: 30-60 mn ≥ 3 x/semaine DEPISTAGE Tension artérielle < 140 / 95 mmHg à faire 1 fois par an après 45 ans
    • 23. • Se souvenir des signes d’alerte • Se souvenir de l’urgence : Appeler le 15• Se souvenir de quelques mesures de prévention simple

    ×