UM2 magazine n°7 novembre 2013
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Le septième numéro propose un focus sur la formation et la recherche à l'international. Le magazine universitaire au cœur de science vous invite à une plongée au cœur de l'Université ...

Le septième numéro propose un focus sur la formation et la recherche à l'international. Le magazine universitaire au cœur de science vous invite à une plongée au cœur de l'Université Montpellier 2. Ce rendez-vous trimestriel vous permet de découvrir l'UM2 dans toute sa diversité. Entrez dans les coulisses de l'Université grâce à la rubrique "Au cœur du campus" et faites connaissance avec ceux qui font l'université dans "A l'honneur à l'UM2". Découvrez également le cœur de sciences de l'UM2 en vous plongeant dans "L'écho des labos". Ce magazine vous propose chaque trimestre un focus sur les formations, l'innovation et les relations internationales

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UM2 magazine n°7 novembre 2013 UM2 magazine n°7 novembre 2013 Document Transcript

  • DISPONIBLE EN TÉLÉCHARGEMENT SUR Le magazine universitaire au cœur de science www.univ-montp2.fr scribd.com/um2_montpellier Numéro 7 Novembre 2013 L'UM2 à la pointe de la recherche contre le paludisme Étudiant un jour... Les lycéens envahissent le campus INTERNATIONAL : l' UM2 rayonne Mieux connaître notre galaxie grâce au satellite Gaïa 1 Université Montpellier 2 SCIENCES ET TECHNIQUES N°7 - 11.2013 MONTPELLIER | LANGUEDOC-ROUSSILLON | SUD DE FRANCE
  • Sommaire 4 Dossier 16  L'épistémologie pour tous International : l'UM2 rayonne 8 Au cœur du campus 18 À l’honneur à l’UM2  3 médailles de bronze CNRS décernées à des chercheurs de l’UM2  3 chercheurs de l’UM2 nommés membres juniors de l’IUF  François Fajula, lauréat du prix de l’International Zeolite Association 2013  Joël Moreau reçoit le prix Achille Le Bel  Les étudiants de l'IUT de Nîmes doublement primés pour leur action en faveur du handicap 12 20 Innovation  Mieux connaître notre galaxie grâce au satellite Gaïa 22 Services  Des étudiants entre mer et ciel Vie des labos  L'Institut des sciences de l’évolution remonte le cours du temps  L'Université Montpellier 2 à la pointe de la recherche contre le paludisme UM2 N°7 - NOVEMBRE 2013 IMPRESSION Offset Deux Mille (France) DIRECTEUR DE LA PUBLICATION Michel Robert UNIVERSITÉ MONTPELLIER 2 Sciences et Techniques Place Eugène Bataillon 34095 Montpellier CEDEX 5 Tél. +33 (0)4 67 14 30 30 communication@univ-montp2.fr www.univ-montp2.fr RÉDACTRICE EN CHEF Aline Périault, aline.periault@univ-montp2.fr Tél. +33 (0)4 67 14 92 87 A COLLABORÉ À CE NUMÉRO Philippe Raymond CONCEPTION & MISE EN PAGE Olivier Piau, Agropolis Productions Tirage : 2.500 ex. Dépôt légal : novembre 2013 ISSN : 2259-874X Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite sans le consentement de l’auteur ou de ses représentants est illicite (art. A du Code de la Propriété Intellectuelle). 2 N°7 - 11.2013 Formation  Étudiant un jour...  De nouveaux horizons pour les étudiants de l'IUT  Le centre de loisirs fait pousser des graines de reporter 10 Science et société 23 Publications
  • Édito Une politique d'échange et d'ouverture Si le phénomène de mondialisation de nos sociétés peut parfois prêter à interrogation, celui des grandes questions scientifiques ainsi que de la transmission du savoir et des connaissances relève toutefois d’enjeux partagés à l’échelle planétaire. 1, 2, 3... taguez ! Le QR code, vous connaissez ? Ce drôle de carré permet, à partir de votre téléphone, d'accéder directement à du contenu électronique (page Internet, vidéo, contenu multimédia...) sans avoir besoin de saisir l'adresse correspondante. Muni de votre téléphone équipé d’un appareil photo et d’une application (gratuite) de lecture (QR Reader en anglais), Qrafter (iPhone), Goggles (Android), QR Code Scanner Pro (Blackberry), Bing (Windows Phone), trois étapes suffisent : 1. lancer l'application, 2. photographier le Qrcode, 3. lire le contenu.  Ces questions sont entre autres celles de la santé et de l’environnement, de l’accès à l’eau et aux ressources alimentaires, de l’énergie et de l’habitat ou encore des technologies de l’information et de la communication. Elles constituent certains des défis majeurs que les prochaines générations vont avoir à relever, dans le cadre d’un essor économique et social raisonné et maîtrisé, nécessitant dès à présent notre engagement responsable et la mise en synergie de nos actions. L’Université Montpellier 2 s’est ainsi inscrite de longue date dans une politique d'échange et d'ouverture avec différents acteurs de l’enseignement supérieur et de la recherche répartis sur l’ensemble du globe. Ces actions sont à la fois fondamentales et fondatrices, permettant un enrichissement mutuel autour de la formation des étudiants, de la création et de la diffusion de nouveaux savoirs ou technologies, de l’ouverture à d’autres cultures. Elles ont permis de mener à bien quantité d’opérations marquantes, certaines étant rapportées au travers du dossier de ce numéro d’UM2, le magazine universitaire au cœur de science. L’action à l’international dépassant cependant le cadre de notre établissement, une véritable démarche de partenariat avec les collectivités territoriales et l’État est mise en place. La récente ouverture de l’Institut Confucius de Montpellier en constitue une des dernières illustrations en date. Il permettra d’accueillir plusieurs centaines d’étudiants chinois par an à Montpellier et, en retour, de favoriser nos échanges avec ce pays tout en contribuant au rayonnement des universités montpelliéraines. La fusion entre l’Université Montpellier 1 et l’Université Montpellier 2 permettra également d’accroître cette dynamique et de renforcer l’attractivité de notre site. La nouvelle université sera en effet, par la complémentarité de ses composantes et le développement de grands pôles thématiques fédérant nos compétences, un acteur majeur dans le développement et le rayonnement de Montpellier et de la région Languedoc-Roussillon. Michel Robert, Président de l’Université Montpellier 2 - Sciences et Techniques 3 N°7 - 11.2013
  • Dossier La formation et la recherche à l'international Un dynamisme utile et pleinement revendiqué L’ ACTION INTERNATIONALE des universités est une mission essentielle de service public. Elle est un des éléments moteurs des relations étrangères sur lesquelles s’appuie notre diplomatie et participe ainsi au rayonnement de la France qui a toujours su jouer de ses atouts culturels et scientifiques pour être une nation qui compte ! Elle permet également à nos établissements d’être reconnus aussi bien à l’étranger qu’en France. Elle est utile aux étudiants qui grâce aux programmes d’échanges que nous établissons à travers le monde peuvent accéder à des formations enrichissantes qui leur facilitent souvent l’accès au monde du travail. Elle est indispensable aux enseignantschercheurs, techniciens et personnels administratifs, puisqu’elle permet aux savoirs et compétences qu’ils développent, aussi bien dans les domaines scientifiques, techniques, pédagogiques que managériaux, d’être largement diffusés. Elle permet également aux savoirs créés ailleurs dans le monde d’alimenter les nôtres. Ces échanges sont synonymes d’enrichissement, de reconnaissance et de compétences accrues… C’est ainsi 4 N°7 - 11.2013 que notre établissement s’est construit une solide réputation qu’il continue de renforcer chaque jour aux quatre coins de la planète. Cette réputation internationale rejaillit bien évidemment à l’échelle nationale. Elle est importante pour notre établissement qui, confronté aux mutations du monde, trouvera à travers ses collaborations internationales un moyen idéal de s’adapter plus rapidement aux évolutions, voire aux révolutions, qu’elles soient technico-scientifiques, économiques, culturelles ou politiques. Dans ce contexte, l’Université Montpellier 2 confirme sa vitalité puisqu’elle s’affirme comme l’une des universités européennes les plus actives à l’international. Un dynamisme pleinement revendiqué, qui reflète aussi celui de Montpellier et de sa région. Cette vitalité repose sur un environnement privilégié qui profite des politiques internationales actives menées par ses partenaires universitaires, la Région Languedoc-Roussillon, la Ville de Montpellier, l’Agglomération et le Rectorat, puisqu’il est indispensable dans ce domaine d’unir nos réseaux, nos moyens financiers et humains, puis de mettre en place des actions communes. Avec plus de 2 000 étudiants étrangers dont 400 doctorants travaillant dans nos laboratoires ; avec plus de 800 de nos étudiants qui s’expatrient chaque année pour compléter leur cursus ou effectuer des stages ; avec pas moins de 20 programmes Erasmus Mundus dont plusieurs en coordination, plusieurs laboratoires internationaux, plusieurs diplômes internationaux, l’Université Montpellier 2 multiplie les échanges au-delà de l’Europe. Elle a, du fait de sa situation géographique au cœur de l’arc méditerranéen, des partenariats privilégiés avec les pays du Maghreb et du Machrek. Mais l’UM2 est aussi très présente en Europe de l’Est, en Asie du Sud-Est, en Afrique sub-saharienne et en Amérique latine.  François Henn, Vice-président délégué aux relations internationales
  • International : l’UM2 rayonne É TUDES, stages, formation, recherche, terrain : l’Université Montpellier 2 s’ancre sur l’échiquier mondial grâce à une politique internationale dynamique et volontariste. « Amplifier le rayonnement de la recherche et de l’enseignement supérieur français, c’est une des premières missions que l’État assigne aux universités », annonce François Henn, Vice-président délégué aux relations internationales. Une mission que l’Université Montpellier  2 accomplit pleinement : grâce à une politique internationale dynamique et volontaire, elle s’affirme comme l’une des universités européennes les plus actives à l’international. Une dimension désormais incontournable, tant pour les étudiants que pour les chercheurs. Un gage de réussite pour les étudiants Étudiants, l’Université Montpellier 2 vous offre le monde. Littéralement : avec 327 établissements partenaires dans 64 pays, l’UM2 propose un large panel d’échanges. Une politique de formation internationale revendiquée par l’établissement : « être une université d’accueil est essentiel mais non suffisant. Il nous faut aussi "exporter" nos savoirs et savoir-faire notamment en favorisant la mobilité de nos étudiants », explique Jean-Michel Portefaix, directeur de la direction des partenariats. « Ces échanges leurs permettent de profiter des avantages que procure l’expérience des études dans d’autres pays aux niveaux éducatif, linguistique et culturel », complète Mar Roig Ripoll, coordonnatrice du pôle relations internationales et mobilité à l’Université Montpellier 2. Si les étudiants peuvent partir individuellement en organisant seuls leur année à l’étranger, l’université leur offre également des opportunités de mobilité. Le sésame, c’est le programme d’échange. « La formule est simple : les étudiants s’inscrivent à l’UM2 et partent faire un semestre ou plus dans une uni- © Luc pin Jenne versité partenaire. Ils n’ont pas besoin de s’acquitter des frais d’inscription dans leur université d’accueil, et à l’issue de leur cursus ils reçoivent le diplôme de l’UM2 », explique Mar Roig Ripoll. C’est l’opportunité offerte par les programmes d’échanges comme Erasmus ou Crepuq qui permet de partir au Canada. « Il existe également d’autres accords d’échanges négociés par l’établissement avec les universités étrangères », précise la coordonnatrice du pôle relations internationales. Et la Rolls-Royce du programme d’échange, c’est le double diplôme. Avec ce type d’accord, les étudiants reçoivent non seulement le diplôme de l’UM2 mais également le diplôme de l’université étrangère qui les a accueillis. Et deux diplômes c’est davantage de chances de trouver un emploi, « deux sésames pour deux marchés du travail différents », souligne Mar Roig Ripoll. Ce Graal du programme d’échange n’est possible que grâce à une étroite coopération entre les établissements qui 5 N°7 - 11.2013
  • Dossier doivent présenter une adéquation et une complémentarité dans leurs cursus de formation. Une réelle stratégie internationale de formation développée par l’UM2 qui propose une dizaine d’accords de double diplôme. Augmenter l’employabilité Les étudiants qui choisissent de partir étudier à l’étranger bénéficient de différentes possibilités de financement  : bourses de la Région, bourses du ministère sur critères sociaux, bourses Erasmus financées par la Commission européenne. Ils peuvent également bénéficier d’une prise en charge à leur arrivée, notamment pour les aider à trouver un logement ou leur proposer des cours de langue. Autant de facilités qui incitent à s’internationaliser. D’autant plus que les avantages pour les étudiants globe-trotters sont de taille : bilingues et ouverts d’esprit, autant d’atouts qui valent leur pesant d’or sur le marché du travail. « Le fait d’avoir étudié à l’étranger est un vrai avantage en termes d’insertion professionnelle. Les recruteurs s’accordent à le dire : l’expérience internationale offre un plus sur le CV et davantage de chances de décrocher un premier emploi  », souligne Mar Roig Ripoll. Pour évaluer cette valeur ajoutée la Commission européenne a commandé en 2006 une étude d’impact intitulée «  plusvalue professionnelle d’une mobilité Erasmus ». Verdict : 54 % des anciens étudiants Erasmus sont d’avis que leur séjour à l’étranger les a aidés à obtenir leur premier emploi. La recherche, une activité internationale par nature Si la formation se conjugue à l’international, c’est aussi le cas de la recherche. C’est même une dimension obligatoire, « la science est par nature une activité sans frontière, souligne François Henn, les problèmes scientifiques sont universels, la recherche est internationale ». Les chercheurs s’accordent tous sur ce © UM2 6 N°7 - 11.2013 point : impensable de ne pas collaborer avec les collègues étrangers. Pour Alberto Bosio, chercheur au laboratoire d’informatique, de robotique et de microéléctronique de Montpellier (Lirmm), ces collaborations permettent d’aller chercher des compétences complémentaires. Ce dernier est impliqué dans le Laboratoire International Associé (LIA) LAFISI inauguré en mai 2013, un labo « sans murs » qui réunit les chercheurs de l’UM2 et leurs collègues italiens de Politecnico de Torino. Au total une quinzaine de chercheurs et une vingtaine d’étudiants. Objectif : potentialiser les compétences. Le laboratoire œuvre dans le domaine des systèmes intégrés matériel-logiciel et ses thèmes de recherche sont définis en étroite collaboration entre Français et Italiens. « Côté Lirmm nous apportons nos compétences pour améliorer la fiabilité des composants pour ordinateurs et systèmes embarqués, explique Alberto Bosio. Les collègues italiens travaillent © DyAmAn
  • L’UM2 compte 8 laboratoires internationaux associés avec la Russie, l’Uruguay, la Suède, le Vietnam, le Canada et le Gabon. plutôt sur la partie intégration, ce qui nous permet à tous d’avoir une meilleure vue d’ensemble ». Si les chercheurs français et italiens collaborent depuis longtemps, le fait de créer un LIA leur permet de mieux formaliser leur collaboration « cette structure nous offre un cadre défini et un budget, ce qui permet de bâtir un plan d’action à long terme et inscrit notre collaboration dans la durée ». L’Université Montpellier 2 compte aujourd’hui 8 laboratoires internationaux associés avec la Russie, l’Uruguay, la Suède, le Vietnam, le Canada et le Gabon. De la matière grise à la « matière d’étude » Si les chercheurs français et étrangers échangent leur matière grise, ils échangent aussi parfois de la « matière d’étude ». C’est le cas des scientifiques de très nombreuses disciplines qui mènent une bonne partie de leurs acti- vités de recherche sur le terrain. Géologues, hydrologues, écologues, palynologues... et paléontologues, à l’instar de Pierre-Olivier Antoine, enseignantchercheur à l’Institut des sciences de l’évolution de Montpellier (Isem). Pour lui la cause est entendue : « les relations internationales en paléontologie sont tout simplement indispensables ». Pakistan, Chine, Turquie, Pérou, Bolivie, Argentine, Pierre-Olivier Antoine ne compte plus les mails de collègues du bout du monde qu’il reçoit tous les jours. « Nous sommes tous tellement spécialisés d’un groupe animal ou végétal, d’une époque ou d’une région, que nous sommes forcément sollicités par nos collègues étrangers ». Et pour le paléontologue la dimension internationale ne se limite pas à la boite mail : le travail sur le terrain est incontournable. « Nous partons à la recherche de fossiles qui peuvent nous aider à comprendre comment sont apparus les écosystèmes amazoniens et andins ». Au moins une fois par an, le chercheur va traîner ses bottes dans la boue ou dans la poussière, fouillant par exemple les affleurements rocheux le long du fleuve Amazone pour y découvrir des dents de rongeurs datant de plusieurs millions d’années. « C’est la seule façon d’accéder à notre matière de travail », souligne-t-il. Des voyages fréquents que le chercheur met également à profit pour rencontrer ses homologues étrangers. « Nous participons à des missions qui impliquent des collègues des pays du Sud, ce qui permet non seulement d’en perfectionner les cadres mais aussi d’améliorer la formation de leurs étudiants ». Pour mieux préparer la relève… internationale.  4 nouveaux programmes d’échanges pour l’UM2 Cette année l’Université Montpellier 2 propose aux étudiants 4 nouveaux programmes d’échange avec des universités partenaires :  ALYSSA avec la Tunisie  KITE avec l’Afrique, les Caraïbes, le Pacifique  EUROSA + avec l’Afrique du Sud  THELXINOE avec l’Australie et la Nouvelle-Zélande. Ces 4 nouveaux programmes d’échange s’ajoutent aux 10 projets obtenus en 2013 qui permettent de partir en Europe de l'Est, Amérique du Sud, Jordanie, Liban, Syrie, Territoires palestiniens et Inde. 7 N°7 - 11.2013
  • Au cœur du campus De nouveaux horizons pour les étudiants de l'IUT ES ÉTUDIANTS du département génie électrique de l’IUT de Montpellier bénéficient d’un parcours culturel qui leur permet de découvrir un univers parfois bien éloigné de leur quotidien. Une opération largement plébiscitée. L constat ainsi résumé par un directeur des ressources humaines : « aux entretiens de recrutement les étudiants s’avèrent d’excellents techniciens et scientifiques, mais ils manquent de curiosité et de culture générale, cette dimension qui fait la différence entre deux candidats brillants ». Ils vont au musée, à l’opéra, au théâtre. Le tout dans le cadre de leur scolarité. Des étudiants en art ? Perdu : les étudiants du DUT génie électrique. Depuis 2006, l’IUT de Montpellier propose à ces étudiants un parcours culturel qui leur ouvre de nouveaux horizons. Pour offrir aux étudiants cette précieuse ouverture culturelle, Marie Forderer décide donc de mettre en place le parcours culturel. « Nous voulions leur faire découvrir des lieux, leur permettre de rencontrer des gens, d’assister à des spectacles vivants qu’ils n’auraient a priori jamais eu l’idée de voir. C’est aussi la mission de l’université de favoriser la découverte culturelle chez ses étudiants  », souligne l’enseignante. « Nous avons créé ce parcours en 2006 », explique Marie Forderer, enseignante en communication à l’IUT. L’initiative part d’un Susciter la curiosité et l’ouverture Cette dernière leur propose dans un premier temps des sorties au musée Fabre de Montpellier. Si les étudiants sont un peu surpris au départ, ils se montrent rapidement ravis. Face à ce succès, le parcours culturel s’étoffe : désormais les étudiants ont une sortie culturelle par semestre et au musée Fabre s’ajoutent un concert de musique classique interprété par l’orchestre de Montpellier au Corum, une représentation à l’Opéra Comédie et une pièce de théâtre ou un spectacle de danse contemporaine au Domaine d’O. Les étudiants ont même le privilège de rencontrer les médiateurs culturels de ces différents lieux d’accueil avant les représentations afin de discuter du spectacle qu’ils vont voir et de mieux l’appréhender. Pièces concerts et tableaux ne font pas toujours l’unanimité mais ils suscitent des débats entre les étudiants dont c’est parfois la première visite au théâtre ou au musée. « Ces sorties culturelles doivent procurer cette curiosité, le bonheur de découvrir une nouveauté et susciter des envies de revenir », souligne Marie Forderer. Elles permettent aussi de démonter certaines idées reçues : « L’opéra ??? Mais c’est un truc de vieux » s’exclament certains en début d’année. Ceux-làmême finissent parfois par prendre des cartes d’abonnement… Pari réussi.  8 N°7 - 11.2013
  • Visite de la chèvrerie des Demoiselles, à Montoulieu (34), le 10 octobre 2012  à genoux, de gauche à droite : Emilie, Margaux, Pauline, Izia, Léa et Lisa  debout, de gauche à droite : Marie, Laïa, Guilhem, Valentine et Pablo  derrière les enfants, l'animatrice radio de Terra One : Marie Damassara Le centre de loisirs fait pousser des graines de reporter G RÂCE au centre de loisirs éducatifs de l’UM2, les enfants s’initient au métier de journaliste radio tout en s’intéressant à l’environnement et au développement durable. Ils sont incollables sur les fruits et légumes de saison, sensibilisés à l’impact du réchauffement climatique sur l’agriculture, initiés aux enjeux des OGM… et ils n’ont que 8 à 10 ans. Les enfants du centre de loisirs éducatifs du comité d’action sociale de l’UM2 ont travaillé toute l’année sur le thème de l’alimentation. «  C’est important pour nous de les sensibiliser à la problématique de l’environnement et du développement durable  » explique Pierre Vernière, le directeur du centre de loisirs. Alors quand Terra One, web radio spécialisée dans l’environnement, lui a proposé un projet d’atelier d’éducation à l’environnement par la pratique radiophonique autour du thème de l’alimentation, le directeur a été séduit. Les enfants ont visité une chèvrerie, une chocolaterie, les sources du Lez, une station d’épuration... Et ont également mis la main à la pâte. « Nous avons notamment préparé des repas avec des fruits et des légumes de saison issus de l'agriculture biologique locale » explique Audrey Ducrocq, animatrice responsable du projet au centre de loisirs. À la table des Zigotos Des activités autour de l’alimentation qui ont permis aux reporters en herbe de s’initier à la radio avec Marie Damassara, animatrice réalisatrice à Terra One. «  C’était une grande découverte pour eux, la plupart s’imaginaient que faire de la radio c’était juste parler dans un micro, confie l’animatrice. Ils se sont rendu compte que c’était en fait beaucoup de travail. » Préparation des sujets, interviews, prises de son, montage, les enfants s’initient à toutes les étapes de la production radiophonique et réalisent leur émission : « À la table des Zigotos ». Dix émissions ont été réalisées par les petits reporters et ont été diffusées sur Terra One et sur Radio Campus. Consécration de ce projet : un plateau en direct avec 3 chercheurs venus répondre aux questions des enfants sur les thèmes des OGM et de la sécurité alimentaire, de l’agriculture biologique et du réchauffement climatique. Et les petits reporters  ? «  Les enfants étaient très stressés par le direct, confie Marie Damassara, mais comme ils avaient bien préparé l’émission tout s’est bien passé ». « Ils étaient ravis, confirme Audrey Ducrocq, ils se sont beaucoup investis dans ce projet qui leur a demandé beaucoup de travail ». Et a peut-être éveillé des vocations…  9 N°7 - 11.2013
  • À l’honneur à l’UM2 3 médailles de bronze CNRS décernées à des chercheurs de l’UM2 3 chercheurs de l’UM2 nommés membres juniors de l’IUF La médaille de bronze du CNRS récompense le premier travail d'un chercheur, qui fait de lui un spécialiste prometteur dans son domaine. Cette récompense représente un encouragement du CNRS à poursuivre des recherches bien engagées et déjà fécondes. La médaille de bronze du CNRS 2012 a été décernée à trois chercheurs de l’UM2. L'Institut universitaire de France (IUF) a pour mission de favoriser le développement de la recherche de haut niveau dans les universités et de renforcer l'interdisciplinarité. Trois chercheurs de l’UM2 ont été nommés membres juniors de la campagne 2013 de l’IUF.  Nicolas Clavier, chercheur en radiochimie à l’Institut de Chimie Séparative de Marcoule (ICSM), étudie le comportement des combustibles nucléaires. Il utilise notamment les techniques de spectroscopie ou de microscopie électronique pour observer les processus qui affectent le cycle de vie des combustibles et des déchets nucléaires.  Nicolas Floquet, chercheur en modélisation moléculaire à l’Institut des Biomolécules Max Mousseron (IBMM) utilise différentes techniques de modélisation informatique pour mieux comprendre le comportement de certains de nos récepteurs cellulaires. Ses travaux sur le récepteur de la Ghréline, une hormone qui stimule l’appétit, pourront notamment contribuer à la recherche contre l’obésité et l’anorexie.  Manouk Abkarian, chercheur en matière molle et biophysique au Laboratoire Charles Coulomb (L2C), s’intéresse au comportement d’interfaces composites entre milieux liquides. Il décrypte notamment le comportement de la membrane des globules rouges et est devenu un spécialiste du mouvement de ces cellules dans la micro-circulation sanguine. Il a par exemple découvert comment les parasites responsables du paludisme s’échappent du globule rouge.  10 N°7 - 11.2013  Guillaume Maurin, chercheur à l’Institut Charles Gerhardt de Montpellier (ICGM) est responsable de l’équipe « Dynamique et adsorption dans les matériaux poreux ». Il conduit ses recherches sur la compréhension des mécanismes qui gouvernent à la fois l’adsorption et la diffusion de diverses espèces confinées dans les matériaux poreux.  Mauro Antezza, physicien au Laboratoire Charles Coulomb (L2C), explore les propriétés quantiques des systèmes élémentaires ou mésoscopiques hors équilibre thermique et les systèmes quantiques désordonnés. Il travaille avec son groupe au développement d’une nouvelle ligne de recherche sur des thématiques de pointe à la fois en physique fondamentale, comme l’intrication quantique et les manifestations macroscopiques du vide quantique, et en physique appliquée, notamment sur les dispositifs nano- et micro-électromécaniques et sur l’extraction et la gestion d’énergie dans les cellules thermophotovoltaïques.  Nicolas Nègre, chercheur au laboratoire Diversité, Génomes et Interactions Microorganismes – Insectes (DGIMI) étudie le contrôle de l’expression spatio-temporelle des gènes. Il utilise des outils génomiques pour comprendre l'impact de la variabilité génétique et épigénétique des séquences régulatrices de différentes populations de chenilles sur leur adaptation à leur environnement. Le but de ces études est de comprendre comment certaines de ces chenilles, comme la Légionnaire d'automne, Spodoptera frugiperda, sont devenues des ravageurs agricoles majeurs. 
  • François Fajula, Joël Moreau lauréat du prix de l’International reçoit le prix Achille Le Bel Zeolite Association 2013 Le directeur de l’Institut Charles Gerhardt de Montpellier (ICGM), a reçu le prix de l’International Zeolite Association (IZA) pour ses contributions dans le domaine des zéolithes et des solides poreux. Les zéolithes sont des minéraux microporeux appartenant au groupe des silicates. François Fajula a créé en 1981 un groupe de recherche travaillant sur la synthèse et la modification des zéolithes. Ce prix fait du chercheur l’ambassadeur de l’IZA dans le monde pour une durée de 3 ans.  Professeur à l’École Nationale Supérieure de Chimie de Montpellier (ENSCM), Joël Moreau s’est vu décerner le prix Achille Le Bel par la Société Chimique de France. Le chercheur a été récompensé pour ses contributions majeures dans le domaine des matériaux hybrides nano-structurés et pour son implication forte et dynamique au service de la chimie à Montpellier et en France. Il est à l’origine de plusieurs premières scientifiques et de réussites technologiques.  Les étudiants de l'IUT de Nîmes doublement primés pour leur action en faveur du handicap Les étudiants en génie civil de l'IUT de Nîmes se mobilisent pour la réalisation d'un « logement témoin » accessible. Leur formation dans le domaine du bâtiment et des travaux publics les sensibilise à la question du handicap. La loi impose de rendre accessible aux personnes en situation de handicap tous les établissements recevant du public d’ici le 1er janvier 2015. Pour mieux appréhender ces besoins spécifiques, les étudiants sont partis à la rencontre des personnes atteintes de déficiences physiques, sensorielles et cognitives, et ont réalisé un logement répondant à leurs handicaps. Un projet plébiscité aux Trophées Handi-Friends 2013 qui récompensent les actions menées autour du handicap par les établissements de l’enseignement supérieur. Les étudiants ont reçu les prix « Handi-sensibilisation » et « Coup de cœur du public ».  11 N°7 - 11.2013
  • L' Institut des sciences de l’évolution remonte le cours du temps F OSSILE après fossile, les paléontologues de l’ISEM retracent l’histoire de la biodiversité pour mieux comprendre l’arbre du vivant. Comment pouvait bien être peuplée notre planète il y a des dizaines de millions d’années ? C’est une des énigmes que s’attellent à résoudre les chercheurs de l’Institut des sciences de l’évolution de Montpellier (Isem). Depuis plus de 30 ans, le laboratoire développe des recherches qui portent sur l’origine de la biodiversité actuelle et passée et décrypte les mécanismes de son évolution. L’Institut a été fondé en 1981 par Louis Thaler, «  un paléontologue visionnaire », souligne son condisciple Pierre-Olivier Antoine, enseignant-chercheur à l'Isem. «  Dès la fin des années 70, il a compris l’intérêt de s’allier avec les disciplines connexes  ». Cette idée novatrice fait la force de cet institut qui décloisonne les sciences de l’évolution. Paléontologues, généticiens, biologistes du développement, palynologues, phylogénéticiens, chacun apporte sa pierre à l’édifice du savoir pour mieux comprendre l’arbre du vivant. 12 N°7 - 11.2013 Un laboratoire transdisciplinaire Au sein de l’équipe paléontologie, une dizaine de chercheurs et d’enseignantschercheurs mettent leur savoir et leurs compétences à disposition pour remonter le cours du temps. «  Pour mieux comprendre cet arbre du vivant, nous identifions des espèces fossiles puis nous tâchons de retracer leur histoire, leur évolution et leurs relations de parenté », précise Pierre-Olivier Antoine. Un travail qui se fait en étroite collaboration avec de nombreuses autres disciplines. Les paléontologues travaillent notamment main dans la main avec les géologues, forts de leurs outils de datation des roches. À l’inverse, grâce aux paléontologues, les géologues disposent d’informations sur les environnements anciens, ce qui permet de mieux reconstituer notre passé. « La Terre a connu beaucoup de crises au cours de son histoire, souligne le paléontologue. En étudiant les fluctuations de la biodiversité dans le passé, nous fournissons un cadre historique à l’évolution de notre planète. »
  •  De minuscules dents d'à peine 1 millimètre carré  Canaanimys illustrera bientôt les timbres péruviens © Maeva Orliac, 2011 © DyAmAn Un saut dans le temps de 9 millions d’années Une reconstitution laborieuse qui a fait un pas de géant récemment grâce aux travaux de l’équipe de Pierre-Olivier Antoine. Entre 2008 et 2011, les scientifiques partent à la recherche de fossiles susceptibles de les aider à comprendre comment sont apparus les écosystèmes amazoniens et andins. En traînant leurs bottes dans la boue et dans la poussière au bord du fleuve Amazone pour tamiser des kilos de sable, ils finissent par tomber non pas sur un os, mais sur des dents. De minuscules dents d’à peine 1 millimètre carré mais qui constituent une découverte majeure pour les paléontologues et les biologistes. En effet, ces dernières appartiennent à une espèce de petit ron- geur, cousin éteint de nos cochons d’Inde actuels. Les chercheurs ont évalué son âge  : 41 millions d’années. Surprenant quand on sait que jusqu’à présent les plus vieux rongeurs connus sur le continent sud-américain dataient d’environ 32 millions d’années. Encore plus surprenant quand les paléontologues constatent que ces rongeurs ressemblaient étonnamment à leurs cousins africains. « Nous avons trouvé le groupe de transition entre certains rongeurs africains et ceux d’Amérique du Sud », se réjouit Pierre-Olivier Antoine. Reste une question en suspens : comment ces petits rongeurs sont-ils passés d’Afrique en Amérique du Sud ? « À l’époque ces deux continents n’était séparés que de 800 à 1000 kilomètres, explique le chercheur. Il est probable que les rongeurs soient passés de l’un à l’autre sur un radeau naturel poussé par les courants océaniques ». En modélisant les courants de l’époque les chercheurs évaluent que le trajet leur aurait pris entre une et trois semaines. Cette hypothèse avait déjà été pressentie par le paléontologue montpelliérain René Lavocat dans les années 1970, mais avait toujours été l’objet de controverses. Cette confirmation soulève aujourd’hui une autre question : et si les ancêtres des primates sud-américains avaient pris le même « bateau » ? Bottes aux pieds et tamis à la main, les paléontologues ne cessent de fouiller pour trouver les fossiles qui pourraient répondre à cette question. En attendant, leur petit rongeur baptisé Canaanimys fait déjà partie de l’histoire de l’Amérique du Sud et sera bientôt immortalisé sur une série de timbres péruviens. Dépoussiérer la paléontologie Il est loin le cliché du vieux paléontologue rompu à un travail ennuyeux. « Il faut que les gens prennent conscience de l’aspect vivant de cette discipline », souligne Pierre-Olivier Antoine. Et pour dépoussiérer cette image, les chercheurs comptent sur l’importance de la formation. Le laboratoire est fortement impliqué dans l’enseignement des licences et masters de biologie, géologie et écologie. « On veut montrer aux étudiants qu’il est encore possible d’être paléontologue », souligne Pierre-Olivier Antoine. La relève se prépare, pour trouver d’autres fossiles et mettre au jour les espèces disparues qui permettront de reconstituer l’histoire de notre planète.  © DyAmAn 13 N°7 - 11.2013
  • a gestion ressources Vie des labos L'Université Montpellier 2 à la pointe de la recherche contre le paludisme L 660 000. C’est le nombre de morts provoquées par le paludisme chaque année. En majorité des enfants en bas âge. La plupart vivent en Afrique, où chaque minute un enfant meurt du paludisme. Et les médecins manquent de traitements. « Le médicament le plus efficace reste la quinine, utilisée depuis les années 1930 », explique Catherine Braun-Breton, chercheuse au laboratoire «  Dynamique des interactions membranaires normales et pathologiques  ». Avec ses collègues de l’équipe « Biogenèse membranaire et interactions avec la cellule hôte chez Plasmodium et Toxoplasma », elle dissèque le fonctionnement du parasite responsable du paludisme, pour espérer mettre au point de nouveaux traitements contre ce fléau. Un parasite tueur Le paludisme est provoqué par un parasite appelé Plasmodium qui est transmis par un moustique, l’anophèle. «  Il existe plusieurs types de Plasmodium mais la plupart des cas graves sont dus à Plasmodium falciparum  », précise Catherine Braun-Breton. Si l’on est piqué par un moustique porteur du Plasmodium, le parasite rentre dans l’organisme puis se dirige tout d’abord vers le foie où il va se multiplier jusqu’à 30  000 fois. Pendant cette période qui dure environ 8 jours, la personne infectée ne présente aucun symptôme. Ensuite les Plasmodiums sont libérés dans la circulation sanguine où ils pénètrent dans les globules rouges. Nil Rahola © IRD/MIVEGEC ES CHERCHEURS du laboratoire « Dynamique des interactions membranaires normales et pathologiques » explorent différentes voies pour lutter contre le parasite responsable du paludisme. 14 N°7 - 11.2013
  • C’est lors de cette phase que les premiers symptômes de la maladie commencent à se manifester : fièvre, maux de tête, frissons et vomissements. En l’absence de traitement l’infection peut évoluer rapidement et entraîner la mort. Pour mettre au point de nouveaux traitements, les chercheurs montpelliérains sont présents sur les principales étapes de cette phase sanguine. «  Si on empêche le parasite d’infecter les globules rouges, alors les personnes qui sont infectées par le plasmodium ne développeront pas de symptôme  », poursuit Catherine Braun-Breton. Pour bloquer la maladie, les chercheurs agissent lors de trois moments-clés de l’infection. Premier temps : l’entrée du plasmodium dans le globule rouge. Deuxième temps : la multiplication du parasite à l’intérieur de la cellule sanguine. Troisième temps : la sortie du globule rouge. Bloquer l’entrée du parasite Pour empêcher le Plasmodium de rentrer dans les globules rouges, les chercheurs étudient en détail les mécanismes liés à l’invasion de la cellule hôte. L’équipe de Maryse Lebrun a réussi à caractériser un complexe de protéines qui permet à l’agent responsable du paludisme d’infecter les cellules. « Ils ont découvert un mécanisme très original car le parasite fournit à la fois le récepteur qu’il insère dans la membrane de la cellule hôte et le ligand, molécule qui se lie sur sa cible, qu’il expose à sa surface  », explique Catherine Braun-Breton. Un peu comme si Plasmodium amenait à la fois la clé et la serrure correspondante pour être sûr d’ouvrir la porte. Prochaine étape : concevoir une molécule capable d’empêcher la formation de ce complexe protéique pour bloquer l’invasion du Plasmodium. Inhiber la multiplication Une fois qu’il est entré dans le globule rouge, le parasite se multiplie. Il doit alors fabriquer de nouvelles membranes constituées de phospholipides spécifiques. Pour bloquer cette phase, l’équipe d’Henri Vial cherche à inhiber la synthèse de ces phospholipides. « C’est l’application la plus avancée à ce jour », précise Catherine Braun-Breton. Les scientifiques ont identifié une molécule, l’albitiazolium, qui fait déjà l’objet d’essais cliniques. Elle est pour l’instant testée sur de jeunes enfants souffrant de paludisme et pourrait donner lieu à la production d’un médicament. Empêcher le Plasmodium de sortir de la cellule Une fois que le Plasmodium s’est multiplié dans le globule rouge, il le détruit, ce qui libère de nouveaux parasites dans le sang et propage l’infection. «  Si on empêche le Plasmodium de sortir de la cellule sanguine, on bloque la progres- sion de la maladie », explique Catherine Braun-Breton, responsable de cet axe de recherche qui vise à mieux comprendre la dynamique de dispersion du parasite. Une voie à l’interface entre la biologie et la physique. Une collaboration avec le biophysicien Manouk Abkarian a en effet permis de découvrir récemment la manière par laquelle les plasmodiums s’échappent du globule rouge. Une recherche en perpétuel renouvellement Si ces voies de recherche finiront peutêtre par donner lieu à des traitements, le travail n’est jamais terminé pour les chercheurs. « Le parasite développe des résistances entre 2 et 10 ans après l’introduction d’un nouveau médicament  », explique Catherine Braun-Breton. Les médecins utilisent donc des multitraitements à base de plusieurs molécules combinées pour diminuer la probabilité de résistance. Et les chercheurs doivent être en perpétuel renouvellement pour mettre au point de nouvelles thérapies et garder une longueur d’avance sur le parasite.   Anopheles gambiae femelle en plein repas de sang  Sortie de Plasmodium du globule rouge 1 et 2 : sortie du premier parasite 3 et 4 : début d'enroulement de la membrane du globule rouge 5 et 6 : flambage de la membrane du globule rouge, les parasites sont poussés hors de la cellule. 15 N°7 - 11.2013
  • Science et société épistémologie pour tous L' C OMMENT les connaissances scientifiques sont-elles constituées ? Pour encourager les étudiants et les chercheurs à se pencher sur cette question fondamentale dans une université scientifique, l’UM2 propose de nombreuses actions autour de l’épistémologie. Pour étudier les sciences, il faut aussi étudier la connaissance scientifique elle-même. C’est l’objet d’une discipline un peu particulière  : l’épistémologie. Considérée au départ comme faisant partie de la philosophie, l’épistémologie a pour objectif l'étude critique des postulats, conclusions et méthodes de la science, considérée du point de vue de son évolution, afin d'en déterminer l'origine logique, la valeur et la portée scientifique et philosophique. L’épistémologie se situe à l’intersection de différentes disciplines. Si elle s’intéresse à la production, la nature et l’organisation des connaissances, elle se penche également sur la dimension sociale de l’activité scientifique  : elle s’intéresse ainsi aux contextes institutionnels et culturels dans lesquels la recherche se développe. 16 N°7 - 11.2013 Mais pourquoi faire l’étude de la science  ? La question peut se poser. Pour nombre de gens, le discours scientifique est en effet de l’ordre de l’évidence. Pourquoi dans ce cas le remettre en question en le soumettant à une démarche critique ? « Parce que ce visage de certitude et d’objectivité absolues qu’offre la science notamment dans les manuels scolaires est illusoire. Les principes sur lesquels reposent les théories, les méthodes d’investigation et d’expérimentation ne sont pas toujours fondés, pas plus que les conclusions tirées d’une enquête scientifique : ils méritent donc examen », répond Muriel Guedj, vice-présidente déléguée à la culture et au patrimoine scientifiques. Source de créativité et d’innovation Mais à quoi sert concrètement l’épistémologie ? « Elle permet une réflexion sur la nature de la science, sur sa démarche et ses présupposés ce qui offre un outil critique mais plus encore un outil d’investigation, source de créativité et d’innovation », répond la vice-présidente. L’épistémologie a ainsi contribué à jeter une lumière nouvelle sur l’activité scientifique : ses conditions de production, la logique des découvertes, son histoire, ses débats internes, ses méandres, et surtout les enjeux qui lui sont attachés. « Un aspect plus que jamais d’actualité dans nos sociétés contemporaines avec des questions liées à l’environnement, au climat, aux énergies nouvelles, aux ressources naturelles, aux biotechnologies, à l’alimentation. Ces questions de société concernent chacun d’entre nous, que l’on soit scientifique ou non. » Si l’épistémologie est considérée comme une discipline d'essence philosophique, elle trouve toute sa place au sein d’une université scientifique. Enseigner l’épistémologie et l’histoire des sciences et des techniques permet à des étudiants parfois rebutés par la technicité de leur étude de situer les connaissances qu’ils doivent acquérir dans l’ensemble du savoir et dans l’histoire. « C’est prendre conscience de la vivacité de l’activité scientifique et réaliser que la science n’est pas figée et qu’elle se construit, qu’elle nécessite des tâtonnements, des essais, des erreurs mais aussi de l’imagination, de la créativité, de l’esprit critique et de la rigueur », explique Muriel Guedj. Pour cette dernière, l’épistémologie joue également le rôle d’un agitateur d’idées. Son enseignement évite aux étudiants de
  • ier tpell ult Mon ha .I.U. que Fla B oll. : thè et c Photo rod. Rep ciences © S BU succomber à la tentation de considérer le discours scientifique comme le fondement de toute norme. Une vision qui offre un certain confort intellectuel, mais qui fige la science dans une caricature peu attractive. « Enseigner l’épistémologie c’est donner accès aux étudiants à la dimension d’aventure intellectuelle que comporte la pensée scientifique ainsi qu’aux enjeux humains et sociétaux qui leur sont associés  », détaille Muriel Guedj. Montpellier 2 organise depuis 2011 une Journée d’épistémologie. Objectif : présenter l’épistémologie à un large public et vulgariser ses approches. «  Il s’agit également de faire connaître les travaux de recherche du domaine et de favoriser l’émergence de projets innovants prenant en compte les aspects épistémologiques tant dans leur dimension recherche que dans leur dimension enseignement  », précise la vice-présidente déléguée à la culture et au patrimoine scientifiques. Agiter les idées L’université participe également aux séminaires interuniversitaires « Histoire et Philosophie des Sciences » qui proposent chaque mois des conférences et des débats permettant de questionner les enjeux philosophiques des re- Pour permettre à ses étudiants mais aussi aux enseignants, chercheurs et personnels de l’établissement de contribuer à cet "agitateur d'idées", l’Université cherches accomplies dans les équipes et les laboratoires des universités mais aussi dans la communauté scientifique internationale. L’UM2 participe enfin aux débats « Sciences et société » organisés dès la rentrée 2013 et ouverts au public qui se sont déroulés pour commencer dans le cadre de la Fête de la science du 9 au 13 octobre 2013.  ... www.epistemologie.univ-montp2.fr ... http://ens.math.univ-montp2.fr ... www.fetedelascience.fr 17 N°7 - 11.2013
  • Formation Étudiant un jour... L ES LYCÉENS envahissent le campus : à l’Université Montpellier 2 ça n’étonne plus personne. Organisée par le centre Cassiopée en partenariat avec le Rectorat de Montpellier et les lycées de la région, l’opération « Lycéens à l’université » connaît un succès croissant. « Une demi-journée dans la vie d'un étudiant à l'université, quelle découverte  !  » dit l’un. « Intéressant… mais je ne me sens pas encore prêt » confie l’autre. Ils ouvrent de grands yeux sur l’immensité du campus, s’étonnent des relations enseignantsétudiants. S’avouent quelquefois largués par le niveau d’un TD. Ils  ? Ce sont les élèves de 1ère et de Terminale scientifiques de la région. Le temps d’une journée ou d’une demi-journée, ils sont venus à l’UM2 goûter à l’expérience universitaire : s’essayer à des bancs qu’ils vont peutêtre venir user dans un avenir proche. Ou au contraire, décider en connaissance de cause que la fac, finalement, ce n’est pas pour eux… « Continuum lycée-université » En 2012-2013, ils étaient 2 565, venus de 31 établissements de la région, à bénéficier de cette escapade hors les murs du lycée. Des classes venues découvrir l’UM2 avec leurs enseignants et par petits groupes de 4 ou 5. Suivre «  en immersion  » des cours magistraux, des TD ou des TP de niveaux L1 à Master. Et rencontrer des étudiants, ainsi que des enseignants de l’UM2 « particulièrement réceptifs : c’est grâce à leur implication que l’opération est possible  » souligne Jean Burger, chargé de liaison université-lycée au centre Cassiopée de l’UM2. 18 N°7 - 11.2013 Une opération qui « s’inscrit dans la mise en œuvre du Parcours de Découverte des Métiers et des Formations (PDMF) et dans l’orientation active des lycéens », explique Jean Burger. L’idée ? Favoriser très tôt l’orientation, tout en limitant les ruptures entre le lycée et l’université. C’est d’ailleurs l’esprit de la loi sur l'enseignement supérieur et la recherche adoptée le 22 juillet dernier, qui veut favoriser la réussite étudiante en instituant un « continuum lycée-université ». Une petite révolution née d’une nouvelle réalité sociale : « l’arrivée à l’université de nouveaux publics mal préparés à la réalité universitaire, bacs technologiques ou professionnels par exemple. Mais aussi une forte demande de poursuite d’études longues, dans un contexte de crise où le diplôme peut apparaître comme une assurance contre la précarité » explique Olivier Brunel, directeur du service d'information et d'orientation à l’Académie de Montpellier. Changer l’image de l’université Une académie pionnière, où les consignes du ministère ne sont venues que «  renforcer une logique déjà amorcée depuis longtemps  », explique Florence Godard, inspectrice pédagogique régionale. Dès la rentrée 2006, un dispositif se met en
  • place entre l’Université Montpellier 2 et les collèges de la région. L’initiative s’organise au départ autour d’une discipline centrale : les sciences de la vie et de la terre (SVT). «  L’un de nos principaux objectifs à l’époque était de changer l’image de la fac, qui n’était pas bonne chez les lycéens » résume Patrice Fabre, professeur de SVT au Lycée Jean Monnet, l’un des promoteurs de l’aventure. Deux types d’opérations sont d’emblée mises en place à l’université : des visites pour les lycéens, mais aussi des stages organisés pour les enseignants de lycée, histoire de « rafraîchir l’image que l’on a gardée de ses années d’étudiants ». Et ça marche. Si les enseignants de lycée sont de plus en plus nombreux à se joindre à l’opération, c’est qu’elle porte ses fruits. Les lycéens découvrent un univers nouveau, différent de ce qu’ils projetaient. Un monde aux règles parfois éloignées de celles du lycée. « Ils se rendent compte que la poursuite des études, ça demande de la motivation et de l’organisation, sous peine d’être débordé ». enseignants, avec qui on peut aller discuter librement. Mais surtout, la palette de toutes ces filières proposées à l’UM2, comme autant d’horizons nouveaux. «  En matérialisant le chemin à parcourir vers ces futurs, on crée une dynamique du possible, poursuit Patrice Fabre. L’opportunité pour que des vocations se reconnaissent, pour qu’un rêve trouve sa forme ».  Car la grande découverte, c’est l’autonomie. Il y en a d’autres : l’accessibilité des L'opération connaît un succès croissant depuis sa création. 2 565 2 274 Terminale Première 1 307 1 314 554 189 113 76 2006-2007 Pas d’opération 2007-2008 2008-2009 2009-2010 2010-2011 2011-2012 2012-2013  Évolution du nombre de lycéens accueillis à l'UM2 19 N°7 - 11.2013
  • Innovation Mieux connaître notre galaxie grâce au L ES CHERCHEURS du Laboratoire Univers et Particules de Montpellier (LUPM) participent à la mission Gaïa qui va recenser plus d’un milliard d’étoiles pour établir une carte de la Voie lactée et retracer les origines de notre galaxie. C’est LA mission d’astronomie la plus importante du 21e siècle. Le satellite européen Gaïa lancé en orbite à l’automne 2013 va recenser un milliard d’étoiles pour dresser une carte en 3D de notre galaxie. Mission phare de l’Agence spatiale européenne, Gaïa promet un pas de géant dans la connaissance de l’origine et de l’évolution de notre Voie lactée. «  La dernière mission de ce type remonte aux années 1990 avec le satellite Hipparcos qui avait recensé 100 000 étoiles  », explique l’astronome Gérard Jasniewicz du LUPM. Aujourd’hui la cartographie passe à la vitesse supérieure avec ce nouveau satellite «  chasseur d’étoiles  » qui va en scruter 10 000 fois plus pour recenser au total un centième des étoiles qui composent notre galaxie. Deux tonnes de technologie de pointe Fruit d’une technologie de pointe et d’une dizaine d’années de travail, le satellite sera lancé fin novembre par une fusée Soyouz depuis la base spatiale de Kou20 N°7 - 11.2013 satellite Gaïa rou en Guyane. Destination le point de Lagrange L2, une zone particulièrement stable située à 1,5 millions de kilomètres de la Terre, soit 5 fois la distance de la Terre à la Lune. Après un voyage de plusieurs semaines, le satellite se positionnera sur cette orbite où il va rester pendant 5 ans et déployer ses outils d’observation et de mesure pour dresser un portrait-robot de notre galaxie. Ce télescope spatial d’une précision diabolique permettrait de voir très nettement un cheveu situé à 700 kilomètres de distance. Mais à quoi va servir cette mission d’envergure ? « Elle a trois composantes principales : l’astrométrie, la photométrie et la spectrométrie  », détaille Gérard Jasniewicz. C'est-à-dire ? La mission astrométrie mesurera la position et la distance des étoiles. La mission photométrie permettra quant à elle de mesurer avec précision la lumière émise par les étoiles. Enfin pour les étoiles les plus brillantes, 200 à 300 millions d’entre elles, le satellite va obtenir leur spectre lumineux pour déterminer leur composition chimique, c’est la mission spectrométrie. Reconstituer l’histoire de la galaxie Et Gaïa ne va pas se contenter d’observer les étoiles : le satellite va aussi partir en quête des exoplanètes qui sont hors de notre système solaire, chasser les astéroïdes, traquer les quasars et détecter les supernovas. Durant 5 années, Gaïa va donc enregistrer la position, la luminosité et la nature de chaque objet céleste qui entrera dans son champ de vision. « Ces données permettront aux astronomes de calculer la distance, la vitesse et la direction du mouvement de chacun des objets célestes, de déterminer les variations dans leur luminosité et de savoir si ces objets ont des compagnons proches  », s’enthousiasme Gérard Jasniewicz. Objectif : permettre aux astronomes de construire la carte en trois dimensions la plus précise à ce jour des objets célestes composant notre Voie lactée. Et reconstituer son histoire pas à pas. En cartographiant les mouvements des objets célestes, les scientifiques pourront en effet remonter le temps et retracer l’histoire de la Voie lactée jusqu’à ses origines. Tester la théorie de la relativité générale La précision inégalée de Gaïa permettra également de tester la théorie de la relativité générale d’Einstein en mesurant des effets gravitationnels qui paraissent habituellement négligeables. « En effet, quand la lumière passe à côté du soleil ou d’une planète dans notre système solaire, elle est légèrement déviée par le champ gravitationnel de cet objet », explique Gérard Jasniewicz. Le satellite va détecter cette déviation et donner lieu aux mesures les plus précises pour valider cette théorie.
  • A © ES Un rôle clé pour le LUPM Et si Gaïa s’avère une mission réussie, c’est en partie grâce à la collaboration des chercheurs de l’Université Montpellier  2. En particulier Gérard Jasniewicz et Claude Zurbach du LUPM participent très activement à ce projet depuis des nombreuses années. Et ils interviennent sur une pièce maîtresse : le « point zéro ». «  C’est la calibration du spectromètre, explique Gérard Jasniewicz. Cet étalonnage est indispensable pour obtenir des mesures fiables et exploitables ». Une sacrée responsabilité pour les montpelliérains car la réussite de la mission spectrométrie repose sur cet étalonnage qui permettra d’avoir des mesures justes et homogènes. Les chercheurs du LUPM et une dizaine d’étudiants ayant travaillé sur ce projet ont également créé une base de données d’étoiles standard qui servira de référence. Les premiers résultats de la mission Gaïa sont attendus dans 2 à 4 ans. «  Mais il faut compter une bonne dizaine d’années pour réaliser le traitement des données et obtenir les résultats définitifs », précise Gérard Jasniewicz. Des résultats attendus avec impatience par toute la communauté des astronomes et astrophysiciens.  Montpellier, capitale de l’astronomie 2013 est une année phare pour Montpellier qui s’est transformée l’espace d’une semaine en place forte de l’astronomie et de l’astrophysique française. Les grands chercheurs de ces domaines se sont réunis en juin 2013 à l’occasion de la semaine de l’astrophysique organisée sous l’égide de la Société française d’astronomie et d’astrophysique (SF2A). Une belle occasion de faire le point sur les grands enjeux de la recherche en astronomie. 21 N°7 - 11.2013
  • Services Des étudiants entre mer et ciel E 17 JUIN, les cellules handicap de l’UM1 et de l’UM2 organisaient une sortie voile légère pour les étudiants des deux universités. Récit d’une échappée belle. L dans un environnement nouveau qu’ils apprennent à maîtriser, c’est leur donner les clefs d’une autonomie nouvelle, dit-il. Très souvent, on se découvre des ressources insoupçonnées. » Sensations garanties à Port Camargue, avec un zéphyr à 20 nœuds : c’est la capitainerie qui le dit. Pourtant, « même pas peur » résume Mia, qui n’avait jamais mis les pieds sur un voilier. « Quand même, ça secoue », précise Mikaël, lui aussi étudiant en chimie à l’UM2. « Oui mais c’est cool ! » conclut Mia… Aux manettes du zodiaque, Hugo assure la sécurité. VHF en main, il surfe sur la houle d’un bateau à l’autre, vérifie que tout va bien, prêt à remorquer les voiliers jusqu’au port proche si le vent forcit. Activité physique adaptée Deux fois par an, les services handicap de l'UM1 (cellule Handiversité) et de l'UM2 (SAEPH, Service d'Accompagnement des Étudiants et des Personnels) organisent une sortie voile. Objectif : proposer une activité physique adaptée aux étudiants P. Raymond © UM2 Moniteur avec Brevet d’État, Hugo s’occupe toute l’année de personnes en situation de handicap. Pour lui, la voile est bien plus qu’un divertissement. «  Sortir les gens de leur milieu habituel, les placer Avant de mettre le cap au large, Guilhem, de l’association « Voile pour tous », avait donné les consignes de base, montré les procédures, mis tout le monde à contribution pour préparer les petits voiliers encore amarrés à quai. «  Une main à la manœuvre, une main à la vie : c’est la règle » expliquait-il à une bande fascinée par le jargon maritime et vite gagnée par son enthousiasme de flibustier. 22 22 N° 11 201 N°7 - 11.2013 N°7 11.2013 qui bénéficient d’un accompagnement. « Tout au long de l’année, nous mettons tout en œuvre pour leur permettre d’acquérir leur autonomie » explique Isabelle Pecquenard, du SAEPH. « Sur un bateau, les équipes se forment, chacun trouve sa place. C’est important de permettre à ces étudiants, qui sont suivis par nos services mais ne se connaissent pas forcément, de créer des liens d’amitié et de solidarité. » Objectif atteint pour Mathieu, étudiant à l’UM1 : « voir dans un autre cadre les étudiants, mais aussi les équipes qui nous aident au quotidien, c’est super, ça crée des liens. Pour moi le système d’accompagnement est bien moins lourd que pour d’autres. Mais l’aide aux examens ou à la prise de cours par exemple, c’est vital pour la réussite de mes études. C’est une des raisons pour lesquelles je suis venu à Montpellier : l’une des seules villes en France où ce type de services est aussi développé ». 
  • Publications Publications Une piste prometteuse dans la lutte contre le Sida La protéine ASP pourrait permettre au VIH-1, l'agent responsable du Sida, de se multiplier efficacement chez son hôte en induisant l'autophagie dans les cellules qu'il infecte. C'est ce qu’a montré une équipe de chercheurs du Centre d'études d'agents pathogènes et biotechnologies pour la santé (CPBS, CNRS/UM1 et UM2), en collaboration avec des chercheurs canadiens. …Detection of the HIV-1 minus-strand-encoded antisense protein and its association with autophagy, Cynthia Torresilla, Émilie Larocque, Sébastien Landry, Marilène Halin, Yan Coulombe, Jean-Yves Masson, Jean-Michel Mesnard, Benoit Barbeau, Journal of Virology, May 2013 La biodiversité de Méditerranée menacée ? Enjeu majeur de préservation de la biodiversité, la mer Méditerranée compte plus d’une centaine d’aires marines protégées (AMP). Afin d’évaluer l’efficacité de ce réseau d’AMP, des chercheurs de l’IRD, du CNRS, de l’Université Montpellier 2, d’Aix-Marseille Université, de Mercator Océan et de l’Université du Québec ont pour la première fois quantifié un élément déterminant : le degré de connectivité entre ces aires. À partir de modèles biophysiques de dispersion larvaire et en étudiant le cas du mérou brun (Epinephelus marginatus), espèce emblématique locale, ils ont démontré que les aires protégées sont faiblement connectées entre elles, ce qui isole et donc fragilise les espèces marines. …Low connectivity between Mediterranean marine protected areas: a biophysical modeling approach for the dusty grouper Epinephelus marginatus, Andrello M., Mouillot D., Beuvier J., Albouy C., Thuiller W., Manel S., Plos One, July 8, 2013 Des oiseaux marins retrouvent leur chemin grâce à leur odorat Les puffins cendrés, oiseaux de mer, passent la majeure partie de leur vie à voyager au travers des océans. Pourtant chaque année ils retournent sur la même île pour se reproduire. Comment ? Une équipe de chercheurs (CNRS-CEFE/Université de Pise/Université d’Açores/ Max Planck Institute) a résolu ce mystère : c’est grâce à leur odorat. Ces travaux valident la théorie de l’orientation olfactive chez les oiseaux. …Oceanic navigation in Cory’s shearwaters: evidence for a crucial role of olfactory cues for homing after displacement, Anna Gagliardo, Joël Bried, Paolo Lambardi, Paolo Luschi, Martin Wikelski and Francesco Bonadonna, Journal of experimental biology, 1rst august 2013 23 N°7 - 11.2013
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