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  • 1. La voiture de demain 2013/14 www.thecarswewanttomorrow.com Qu’attendent les Européens de la voiture de demain? © Adam Opel AG, Anne Forschner, Daimler AG, Nissan, Toyota, Volkswagen AG © Daimler AG
  • 2. 2 Sommaire 1 Intro. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3 2 Avant-propos. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4 3 Ce que nous souhaitions savoir et à partir de quelle source : la méthodologie de l‘étude. . . . . . . . . 5 4 Les attentes à propos des voitures de demain. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6 5 La mobilité en réseau de demain. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9 De nouvelles fonctions automobiles Mobilité en réseau 6 L’avenir de la propriété. . . . . . . . . . . . 14 Propriété et alternatives Facteur lié au respect de la vie privée Possession avec des cycles de développement raccourcis 7 Systèmes de déplacement autonome. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17 Propension générale à l‘utilisation Scénarii pour l‘utilisation du pilotage automatique 8 Le design des véhicules de demain. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20 Des possibilités accrues de changements . radicaux La voiture en tant qu‘espace publicitaire 9 Le coût de la voiture de demain. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23 Que coûte l‘automobilité? La valeur de la sécurité, du plaisir de conduire, etc. Coût des changements apportés à l‘infrastructure Valeur ajoutée en Europe 10 Résumé . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26 © Daimler AG
  • 3. 3 Chères lectrices, chers lecteurs, Le marché automobile européen est en pleine mutation. La situation se caractérise par le renfor- cement des exigences légales et par la recherche de concepts de conduite durables. Dans le même temps, la voiture mise en réseau ouvre de nou- velles possibilités en termes d’utilisation et invente de nouveaux modes de fonctionnement qui, jadis, étaient inimaginables. Du point de vue de l’industrie automobile, une voiture devrait mettre en exergue un élément plus que tout autre - celui de « l’orientation client ». Chez AutoScout24, nous réfléchissons aux attentes que les automobilistes placent dans leurs voitures, non seulement au cours de ces trois dernières années, mais depuis que nous menons des études approfondies pour en connaître tous les tenants et aboutissants. Nous avons collaboré avec un institut d’études de marché bien connu, Gesellschaft für Konsumforschung (GfK), pour mener à bien notre troisième étude. À l’instar de l’année dernière, nous avons demandé à 8.800 participants de sept pays européens de nous faire part de leurs attentes à propos des voitures de demain. Le calendrier que nous avons examiné différait largement de la fréquence à laquelle les construc- teurs produisent de nouveaux modèles. Afin de ne pas restreindre l’imagination des participants quant aux possibilités techniques qu’ils envisagent à l’heure actuelle, nous avons sondé leurs attentes en termes de voitures et de mobilité pour les 25 prochaines années. Cette échelle pourrait sembler énorme, mais si nous revenons un quart de siècle en arrière, certaines caractéristiques techniques d’une voiture qui, à l’époque, auraient pu relever d’un roman de science-fiction, sont cependant devenues de nos jours des éléments ordinaires de notre monde automobile (songeons par exemple au régulateur de vitesse adaptatif avec guidage radar). Le même constat pourrait s’appliquer à de nombreuses caractéristiques dont les participants ont affirmé souhaiter disposer dans les voitures de demain. En tant que principal marché automobile en ligne européen, AutoScout24 souhaite jouer un rôle dans les spécifications des exigences de la clientèle pour le développement ininterrompu de véhicules, en présentant les attentes de cette dernière en termes de voitures de demain. Les résultats de cette étude, qui sous-tendront des faits et des visions, pourront être une source d’inspiration pour tous les acteurs de ce secteur. Nous espérons que la lecture de ce rapport sera à la fois intéressante et source d’inspiration. Alberto Sanz de Lama Administrateur délégué d’AutoScout24 Intro 1
  • 4. 4 La voiture de demain est tout à la fois un défi et une opportunité. Au cours de ces dernières années, la voiture a été de plus en plus souvent considérée comme un ennemi du climat et a été stigmatisée comme l’expression d’un individualisme irres- ponsable, tout en restant, dans le même temps, un synonyme de progrès et de développement. À l’avenir, les clients de Chine, d’Inde et d’Amérique du Sud seront toujours plus nombreux à vouloir une voiture. Si l’automobile est une composante de la problématique climatique, elle doit dès lors aussi inévitablement s’intégrer dans la solution à lui donner. En Europe, un nombre croissant de villes n’auto- risent plus certaines voitures dans leurs centres. Les premiers signes de ces évolutions sont notam- ment les zones environnementales en Allemagne, la pollution atmosphérique aux fines particules en Italie et une taxe sur les embouteillages à Londres. Même si le moteur à combustion conventionnel cède progressivement la place à des solutions spéciales, il sera cependant toujours largement utilisé dans 25 ans, car les futurs automobilistes asiatiques souhaitent remiser leurs scooters. Un virage à épingle à cheveux peut être tout aussi excitant qu’une montagne russe ou une descente à ski. L’automobile doit cependant être capable de faire la part des choses. Pour de nombreux conduc- teurs, la voiture est un produit émotionnel, même si elle doit également pouvoir accomplir, dans le même temps, de nombreuses fonctions banales et quotidiennes. Tels sont les domaines conflictuels sur lesquels le département éditorial se penche au quotidien chez AutoScout24, car ils intéressent également nos lecteurs et les conducteurs européens. Nous sommes intéressés par la manière dont la voiture restera durable, dont elle évoluera au fil de ce processus, dont elle devra s’adapter, ainsi que par les attentes que les conducteurs placent dans la voiture de demain. L’étude que vous tenez en main fournit les ré- ponses à ces questions. Thomas Weiss Éditeur en chef © Anne Forschner Le Magazine AutoScout24 compte plus de deux millions de lecteurs dans toute l’Europe. L’équipe de rédaction d’AutoScout24, qui se considère comme un lien entre ses lecteurs et l’industrie au- tomobile, souhaite fournir des informations les plus précises possibles aux acheteurs. Thomas Weiss est un expert automobile chez AutoScout24 et Éditeur en chef du Magazine AutoScout24. Depuis 2001, l’équipe de rédaction d’AutoScout24 fournit à ses lecteurs des informa- tions actualisées sur le monde automobile : elle aborde les innovations sectorielles, fournit des conseils sur les voitures d’occasion et publie des essais à propos des voitures neuves et d’occasion. Avant-propos 2
  • 5. 5 GfK (Gesellschaft für Konsumforschung) a inter- rogé environ 8.800 Européens âgés de 18 à 65 ans en Allemagne, Autriche, Belgique, Espagne, France, Italie et aux Pays-Bas. Avec 4,22 millions de nouvelles immatriculations au cours du premier semestre de 2013, ces pays représentaient 68 pour cent de l’ensemble des ventes automobiles en Europe. Les réponses, fournies par 1.000 à 1.450 per- sonnes de sexe masculin et féminin par pays, ont été pondérées conformément à la population des pays sous revue, en tenant également compte de la quote-part de chaque pays dans le marché automobile. Les spécialistes des études de marché de GfK ont mené leur enquête en utilisant la technique CAWI (computer-assisted web interviews). La procédure et l’échantillon étaient identiques à ceux de l’étude précédente, ce qui a permis, pour la pre- mière fois cette année, d’identifier des tendances et des évolutions. Cette étude a été divisée en onze sujets, pour lesquels les participants devaient préciser leurs exigences générales et spécifiques à propos des « voitures qu’ils souhaitaient pour demain ». Le design, le coût et la technologie ont été abor- dés, au même titre que les carburants de substitu- tion et les changements attendus dans la mobilité individuelle. Afin de déterminer, pour des affirmations spéci- fiques, des niveaux d’accord ou de désaccord plus subtils ou plus progressifs, de nombreuses ques- tions étaient assorties de propositions de réponse sur une échelle de 1 à 5. S’il s’avérait impossible d’échelonner les réponses entre « Je suis parfai- tement d’accord » et « Je ne suis absolument pas d’accord », les personnes interrogées pouvaient choisir une ou plusieurs réponses prédéfinies. Grâce à son mode de conception, l’étude fournit des affirmations à propos des attentes prospectives de certains groupes sociaux en termes d’automo- bile et de mobilité. Ces attentes ont non seulement été compilées d’après le pays sous revue, mais aussi en fonction des critères suivants : le sexe, l’âge, la taille du lieu de résidence, les enfants de 15 ans au plus composant le ménage, la formation scolaire et le revenu net moyen personnel. © Daimler AG Ce que nous souhaitions savoir et à partir de quelle source : la méthodologie de l’étude3
  • 6. 6 Le changement climatique, la crise énergétique et le vieillissement de la population sont autant de défis pour la mobilité et la voiture de demain. Dès lors, qu’attendent les Européens de leurs voitures de demain ? À l’instar de l’étude menée l’année dernière, la sécurité constitue l’une des préoccupations essentielles des Européens cette année, en dépit de la diminution du nombre d’accidents de la circulation et des blessés en Europe, ainsi que de la présence de nombreux systèmes de sécuri- té active et passive, qui sont disponibles depuis quelque temps déjà dans la gamme des voitures moyennes et compactes. 92,8 pour cent des personnes interrogées considèrent que la sécurité est importante, 73,1 pour cent affirmant même qu’elle est très importante. Une comparaison entre les pays indique que les Autrichiens sont les plus 0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100% Nr. 1, Balken, 2-spaltig 73,1 19,7 62,0 27,5 51,0 35,8 56,4 30,0 41,6 38,4 38,8 36,5 Fournisse une sécurité maximale Fournisse une mobilité efficiente Soit respectueuse de l’environnement et durable Soit avant tout pratique Procure du plaisir de conduire Fournisseunconfortmaxi- mallorsdesdéplacements Soit le reflet de mon statut social/de la manière dont je me perçois 14,0 22,7 92,8% Somme 89,5% 86,8% 86,4% 80,0% 75,3% 36,7% Tout à fait d’accord Assez d’accord Je m’attends à ce que, dans 25 ans, la voiture © Toyota Les attentes à propos des voitures de demain4
  • 7. 7 sensibles à la sécurité (97 pour cent), suivis de près par les Français (94,1 pour cent), les Belges et les Espagnols (tous deux à 93,8 pour cent). « La sécurité automobile est toujours la princi- pale exigence des participants, ce qui conforte les constructeurs dans leur volonté de conti- nuer à mettre l’accent sur ces facteurs dans les nouveaux véhicules. Ce constat concerne non seulement les systèmes de sécurité active et passive et la protection des passagers et des autres usagers de la route, mais aussi la mise au point et l’introduction des technologies dernier cri. Les préoccupations en matière de sécurité sont la raison essentielle pour laquelle l’introduction de batteries lithium-ion et de systèmes d’assistance utilisant des capteurs dans les véhicules est relativement lente. Ils doivent être fiables, ce qui renforce les obsta- cles à leur commercialisation. » Thomas Weiss,Éditeur en chef du Magazine AutoScout24 La nécessité de parvenir à une mobilité rentable arrive en deuxième position. Ce constat pourrait traduire les craintes des Européens face au renché- rissement de l’énergie et de la mobilité. Le coût de la mobilité revêt davantage d’importance en Italie et en Espagne que dans les autres pays. C’est ainsi que respectivement 92,1 pour cent et 91 pour cent des personnes interrogées dans ces pays ont indiqué qu’à l’avenir, le déplacement au moindre coût du point A au point B serait important pour eux. Dans les autres pays, ce chiffre oscillait entre 85,1 et 88,6 pour cent des personnes interrogées. L’impact de la situation économique actuelle est la principale explication de ce constat, notamment en Espagne. L’importance du coût par rapport à l’année dernière montre l’augmentation brutale de ce paramètre dans ce pays ravagé par la crise – une augmentation de 5,3 pour cent, alors que la moyenne générale n’a progressé que de 0,7 pour cent dans les autres pays. Le coût est un facteur plus important pour les femmes que pour les hommes (respectivement 91,6 et 87,2 pour cent). 86,8 pour cent des personnes interrogées ont déclaré qu’un confort maximal était prioritaire lors de leurs déplacements ; ce pourcentage était plus ou moins identique à celui de la durabilité envi- ronnementale, qui affiche 86,4 pour cent. © Adam Opel AG 11 2 3 4 55 6 7 11 3 55 2 4 6 7 11 2 4 3 6 55 7 11 4 2 3 55 6 7 11 2 4 3 55 6 7 11 2 3 4 55 6 7 11 2 2 4 55 6 7 11 2 4 3 6 5 7 Je m’attends à ce que, dans 25 ans, la voiture … – trié par priorité Europe Autriche Belgique France Allemagne Italie Pays-Bas Espagne Nr. 2, nach Priorität, 2-spaltig (persönliche Präferenz) Fournisse une sécurité maximale Fournisse une mobilité efficiente Soit respectueuse de l'environne- ment et durable Soit avant tout pratique Procure du plaisir de conduire Fournisse un confort maximal lors des déplacements Soit le reflet de mon statut social/ de la manière dont je me perçois
  • 8. 8 La protection de l’environnement touche plus par- ticulièrement les femmes : 89,1 pour cent consi- dèrent cet élément comme un facteur pertinent, alors que 83,6 pour cent des hommes interrogés l’estiment important. 80 pour cent des Européens escomptent que la voi- ture de demain sera pratique. S’agissant du plaisir au volant -un élément sur lequel les publicités automobiles souhaitent placer un accent tout par- ticulier - il est considéré comme moins important, à 75,3 pour cent, par les personnes interrogées. Les Belges apprécient tout particulièrement le plaisir de conduire (81,9 pour cent), alors que les Autrichiens sont le moins intéressés par cet aspect de l’automobile (63,2 pour cent). La différence entre les sexes n’est pas particulièrement signifi- cative pour cet élément : les femmes considèrent le plaisir de conduire comme étant tout aussi important que les hommes (74,2 pour cent vs. 76,5 pour cent). La perception selon laquelle la voiture n’a de cesse de perdre de l’importance en termes de symbole social prime, l’industrie automobile tirant également le même constat. Dans cette étude, les Européens classent la « voiture en tant que symbole de statut social » en dernier lieu, même si, globalement, ce facteur enregistre la hausse la plus soutenue par rapport à 2012 (+ 1,7 point de pourcentage). La voiture en tant que symbole de statut social et expression d’une image de soi prime davantage chez les jeunes européens que parmi les personnes interrogées plus âgées. Pour les 18-29 ans, la nécessité pour la voiture de traduire leur mode de vie est deux fois plus importante que parmi la ca- tégorie d’âge des personnes âgées de 60 à 65 ans. « Environ un tiers seulement des personnes interrogées affirme que le symbole de statut so- cial sera un facteur important pour les voitures de demain. Toutefois, à mesure de l’avènement de la mobilité électrique et des offres de niche intéressantes, la voiture remplit également une autre fonction en termes d’image – celle de la durabilité et du progrès responsable. En tant que symbole de statut social, la voiture de demain dispose toujours d’une marge supplé- mentaire de progression. En termes de comparaison internationale, il est juste d’affirmer que les Italiens accordent la plus grande importance à la voiture en tant qu’expression de leur statut social et de leur style de vie (50,8 pour cent), alors que les Autrichiens y attachent le moins d’importance (18,2 pour cent). » Thomas Weiss,Éditeur en chef du Magazine AutoScout24 0 10 20 30 40 50% 44,9 % 42,2 % 36,9 % 30,2 % 19,2 % 18 - 29 ans 30 - 39 ans 40 - 49 ans 50 - 59 ans 60 - 65 ans « Tout à fait d’accord » et « Assez d’accord » La voiture en tant qu’expression du style de vie/du statut social–par tranche d’âge Nr. 3, Balken, 1-spaltig
  • 9. 9 En raison de l’expansion phénoménale des téléphones portables compatibles Internet, les consommateurs sont désormais habitués à pouvoir accéder - où qu’ils se trouvent - à la messagerie et aux services en ligne, ainsi qu’aux réseaux sociaux. Il est dès lors pratiquement inévitable qu’ils souhaiteront également pouvoir le faire dans leur voiture. De nombreux constructeurs assimilent déjà ce paramètre, en proposant des systèmes embar- quant le World Wide Web. Toutefois, la voiture mise en réseau pourrait encore aller beaucoup plus loin, en proposant des fonc- tions et des utilisations totalement neuves. Cette évolution pourrait potentiellement modifier de fond en comble la voiture et son rôle dans l’offre en mobilité. De nouvelles fonctions automobiles Il est évident qu’à l’avenir, les voitures échange- ront en permanence des informations entre elles et avec l’infrastructure environnante. La voiture devient de plus en plus intelligente et reprend un © Audi AG 0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100% 82,1% Reconnaissance des dangers et intervention active 81,9% e-Call 77,3% Prévention intelligente des embouteillages 72,4% Communication entre voitures 67,9% Info-trafic sur le pare-brise 49,6% Fonctions de divertissement 48,9% Internet haut débit embarqué 48,0% Assistant numérique 34,7% Connexion aux réseaux sociaux 31,7% Bureau mobile « Tout à fait d’accord » et « Assez d’accord » Fonctions escomptées, triées par pertinence Nr. 4, Balken, 1 1/2-spaltig, weitere Alternative La mobilité en réseau de demain5
  • 10. 10 nombre croissant de tâches qui, jusqu’à présent, étaient dévolues au conducteur. Mais, de toutes les possibilités découlant de ces avancées technolo- giques, quelles sont celles que les consommateurs souhaitent ? À l’instar des attentes élevées en matière de sécu- rité pour les voitures de demain, la reconnaissance des situations de danger et l’intervention active dans les situations à risque occupent une place es- sentielle. En Europe, 82,1 pour cent des personnes interrogées estiment que ces caractéristiques sont capitales. Le nombre de personnes interrogées qui reconnaissent l’importance d’une fonction d’eCall n’est que légèrement inférieure, à 81,9 pour cent. En cas d’accident dans lequel est impliqué un vé- hicule équipé de l’eCall, un appel d’urgence auto- matique sera immédiatement envoyé au service de secours le plus proche, susceptible d’être contacté dans toute l’Europe au moyen d’un seul numéro standard. Le centre de service de secours recevra automatiquement un rapport sur l’emplacement exact du véhicule et sera en mesure de s’adresser aux passagers afin d’obtenir des compléments d’information quant à la gravité de l’accident. D’après l’UE, tous les véhicules neufs devraient être équipés de cette fonction à partir de 2015. Nous avons demandé l’avis des personnes interro- gées à propos de fonctions autres que la sécurité des voitures mises en réseau et qui concernent l’assistance au conducteur et le domaine du diver- tissement et de l’information ; ces fonctions ont recueilli un taux d’approbation compris entre 77,3 et 31,7 pour cent. 77,3 pour cent souhaiteraient un système intelligent de prévention des embouteil- lages. Avec un taux de 67,9 pour cent, la nécessité d’utiliser une technologie susceptible d’afficher des informations de trafic en temps réel au moyen d’un système de visualisation « tête haute » occu- pait également les premières places de ce classe- ment. Quelques constructeurs proposent d’ores et déjà cette technologie, ce qui devrait induire une augmentation de la demande. Plus le niveau de formation est élevé, plus cette fonction est prisée. Un degré de réceptivité variable par rapport à ce type de nouvelles fonctionnalités peut être observé entre les différents pays. Les Italiens et les Espagnols étaient tout particulièrement favorables à l’ajout de fonctionnalités supplémentaires en matière d’assistance et d’information en ligne, tandis que les Hollandais se montraient les moins enthousiastes. Moins de la moitié des personnes interrogées (48,9 pour cent) souhaite - à tout moment et où qu’ils se trouvent - un accès à Internet à haut débit dans leurs voitures. Parmi ces personnes, les hommes étaient 10 pour cent plus nombreux que les femmes. L’étude montre également qu’Internet n’est plus le terrain de jeu des jeunes, mais qu’il concerne désormais toute la société. En effet, la nécessité de disposer d’un accès en ligne dans les véhicules est la plus importante dans la tranche d’âge des 40-49 ans. 0 10 20 30 40 50 60% Italie Espagne France Autriche Allemagne Belgique Pays-Bas Moyennes de 12 fonctions prédéterminées Ouverture d’esprit par rapport à de nouvelles fonctions – par pays 67,6% 67,2% 59,5% 52,1% 51,0% 50,3% 44,6% Nr. 5, Balken, 1-spaltig 77,2% 81,0% 83,6% 85,7% 84,0% 18 - 29 ans 30 - 39 ans 40 - 49 ans 50 - 59 ans 60 - 65 ans « Tout à fait d’accord » et « Assez d’accord » Pertinence des systèmes de reconnaissance des dangers et d’intervention active – par tranche d’âge 0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100% Nr. 7, Balken, 1 1/2-spaltig © Volvo Cars
  • 11. 11 L’accès aux réseaux sociaux est une fonction moins prisée, car elle occupe l’avant-dernière position sur la liste des priorités des Européens (avec 34,7 pour cent). Les personnes interrogées plus âgées ont clairement indiqué que la mise en réseau doit être spécifique et pertinente pour le renforcement de la sécurité et de l’agrément d’un déplacement en voiture. Cette évolution devrait également pouvoir favoriser la réduction du stress, synchroniser la planification d’itinéraire grâce à de nouvelles in- formations et répondre à des événements présents. La pertinence de la sécurité est également visible à cet égard, notamment dans la volonté de disposer de mécanismes de reconnaissance des dangers et de fonctions d’assistance active au conducteur. « S’agissant des évolutions dans le domaine du numérique, d’aucuns penseraient généralement que le groupe des jeunes utilisateurs y soit favorable et que le groupe des personnes plus âgées adopte un point de vue plus sceptique, voire négatif. Toutefois, notre étude brosse un tableau quelque peu différent. Les conducteurs plus âgés se rendent compte des avantages si- gnificatifs en termes de sécurité induits par les voitures mises en réseau. À l’avenir, les déve- loppements en termes de mise en réseau seront davantage axés sur le confort et la sécurité, plutôt que sur le divertissement embarqué. » Thomas Weiss,Éditeur en chef du Magazine AutoScout24 Les systèmes de divertissement avec accès Internet et grands écrans, que les constructeurs et les four- nisseurs intègrent dans leurs études, sont accueillis à bras ouverts par la moitié des Européens (49,6 pour cent). Ce score les positionne donc au centre de la liste des fonctions que les automobilistes souhaitent pour leur voiture de demain. Toutefois, quel groupe est plus intéressé par ces fonctionnali- tés ? Sans surprise, la nécessité de disposer de ces systèmes augmente à mesure de l’accroissement des revenus. Alors que 48,9 pour cent des per- sonnes interrogées ayant un revenu net compris entre 1.500 et 1.999 € sont intéressées par ce système, ce pourcentage passe à 58,6 pour cent dans la tranche des personnes gagnant plus de 3.000 €. S’agissant de la volonté de disposer d’un système de divertissement, les personnes inter- rogées semblent également prendre en compte le coût ultime de ces services, en tenant compte de leurs moyens financiers. La volonté de disposer de systèmes de divertis- sement embarqués ne concerne pas uniquement les clients des segments de classe moyenne ou supérieure. Ainsi, le nombre de parents ayant des 0 10 20 30 40 50% 45,8% 51,7% 52,5% 48,0% 42,8% 18 - 29 ans 30 - 39 ans 40 - 49 ans 50 - 59 ans 60 - 65 ans « Tout à fait d’accord » et « Assez d’accord » Intérêt pour l’accès Internet embarqué à haut débit - par tranche d’âge Nr. 6, Balken, 1-spaltig © Audi AG
  • 12. 12 53,3% À l’avenir, je n’achète plus uniquement une voiture, j’achète une solution de mobilité. Cela signifie que même si j’ai une voiture à disposition, je peux aussi me rabattre sur d’autres modes de transport. Je pourrais ainsi louer un van polyvalent pour les vacances, louer un vélo ou prendre le train. Le paiement s’effectuera au moyen de mon smartphone ou de la clé de ma voiture. 57,1% Je suis à la maison et j’ai un rendez-vous avec le médecin. Ma voiture est synchronisée avec mon calendrier et me propose l’adresse du médecin dès que je m’y installe. 65,6% Mon smartphone connaît l’emplacement de ma voiture et, en tenant compte des conditions du trafic actuelles, il peut me dire quand je dois partir pour arriver à temps à destination. 63,6% Si je dois aller quelque part, je peux planifier ce déplacement au moyen de mon smart- phone. Il me propose les meilleurs modes de transport pour atteindre ma destination ou les meilleurs modes de transport pour les différents tronçons de ce déplacement. 79,6% En cas de panne ou de problèmes techniques de ma voiture, cette dernière me propose des solutions. Elle me donne des instructions si je peux faire quelque chose moi-même. Si j’ai besoin d’un service de dépannage, elle le contacte et lui envoie les informations de diagnostic. Des ateliers appropriés me sont également proposés. 73,3% Si je suis impliqué dans un accident, la voiture compile un rapport d’assurance. Ma voiture dispose d'une « boîte noire » qui enregistre l’heure et le lieu de l’accident, la vitesse, le tracé de la route, etc. « Tout à fait d’accord » et « Assez d’accord » Acceptation de scénarii de mobilité spécifiques
  • 13. 13 enfants de moins de 16 ans dépasse également la moyenne pour ces systèmes ; ce groupe représente en effet 58,7 pour cent, alors que les personnes interrogées sans enfant de cet âge ne constituent que 44,8 pour cent des réponses favorables. Ces systèmes de divertissement pourraient dès lors s’avérer également pertinents pour les voitures familiales classiques. Les réponses que nous avons reçues à propos des différents « scénarii ultérieurs », qui semblent concevables à l’heure actuelle, mais qui ne sont encore sous-tendus par aucune solution tech- nique, illustrent le potentiel de développement de l’électronique automobile perçu par les partici- pants. Dans ce domaine, la sécurité et l’assistance demeurent des priorités absolues - le système de diagnostic et de mise à disposition de solutions en cas de panne recueillant ainsi 79,6 pour cent des suffrages. Trois quarts des personnes interrogées apprécieraient que le véhicule soit en mesure de créer un rapport d’accident au départ d’une boîte noire et de l’envoyer automatiquement à la compa- gnie d’assurances (73,3 pour cent). Mobilité en réseau La voiture en réseau modifiera non seulement la conduite en tant que telle, mais ouvrira égale- ment de nouvelles opportunités en termes de mobilité globale de la population. Par le biais de la synchronisation avec le calendrier de votre smartphone, la voiture pourrait, par exemple, lorsque vous prenez place à bord de votre véhicule, vous suggérer d’emblée votre prochain rendez-vous médical en tant que destination de votre dépla- cement. 57,1 pour cent des personnes interrogées souhaiteraient un tel développement. Deux tiers des personnes interrogées (65,6 pour cent) sou- haiteraient un rappel par téléphone au début du déplacement, qui prendrait en compte l’endroit où la voiture est garée et la densité de trafic actuelle. Les interactions entre appareils individuels pourraient également permettre de combiner, intelligemment et individuellement, l’utilisation de la voiture, des transports en commun et de la bicyclette et de trouver ainsi la meilleure solu- tion de mobilité pour un itinéraire donné. Une application de planification des déplacements pour smartphones, qui donne à l’utilisateur des recommandations spécifiques quant au mode de transport qui serait le mieux adapté à chaque tron- çon de l’itinéraire prévu, serait souhaitée par 63,6 pour cent des personnes interrogées. La moitié des personnes interrogées (53,3 pour cent) peut envisager une approche allant encore bien au-delà et souhaite à l’avenir acheter non pas une voiture, mais une solution de mobilité. Outre leurs propres voitures, ces personnes pourraient également avoir accès à d’autres modes de transport et à d’autres véhicules répondant encore mieux à leurs besoins actuels. Par ailleurs, une facture unique serait éta- blie directement par un fournisseur de mobilité. « À l’avenir, la mobilité pourrait changer de fond en comble. Ces mutations seront non seulement acceptées par les clients, mais de plus en plus souvent sollicitées par ces derniers. Le fait de ne disposer que d’une seule option réduit vos possibilités d’utilisation. Si un scéna- rio spécifique dans lequel il pourrait être utilisé vous est proposé, il ne fait aucun doute que vous serez plus réceptif. À l’avenir, les solutions de mobilité intégrées constitueront un défi pour les constructeurs, qui devront se positionner face aux autres modes concurrents de mobilité, dont les transports en commun à courte dis- tance par exemple. Les activités commerciales seraient également affectées si la demande en mobilité n’était plus focalisée à 100 pour cent sur la voiture, mais, en fonction des besoins, sur d’autres modes de transport. » Thomas Weiss,Éditeur en chef du Magazine AutoScout24 Ce type de solution de mobilité intégrée plaît plus particulièrement aux citadins. Parmi les habitants de localités comptant plus de 100.000 habitants, 57,3 pour cent étaient convaincus par cette idée, parce qu’ils font peut-être déjà confiance au réseau local de transports en commun, complété par des solutions de mobilité mises en réseau. Par ailleurs, 47,1 pour cent des habitants de localités comptant moins de 5.000 habitants semblent conquis à l’idée d’utiliser ce type de solution. © Daimler AG
  • 14. 14 Pendant longtemps, la mobilité individuelle a été assimilée non seulement à la conduite d’une voiture, mais aussi à la possession de cette der- nière ; toutefois, les offres en partage de véhicule modifient progressivement la donne. La conduite d’une voiture et la liberté de choisir l’heure et la destination ne vont désormais plus de pair avec la détention d’une voiture. Comme nous l’avons vu au chapitre précédent, les Européens sont de toute évidence sensibles aux solutions de mobilité en réseau. Souhaiteront-ils toujours à l’avenir être propriétaires de leurs propres voitures ? Et dans l’affirmative, à quoi ressembleraient-elles ? Propriété et alternatives Il est évident que pour une écrasante majorité des Européens, être propriétaire de sa voiture demeure l’axe essentiel de toute mobilité. Pratiquement neuf personnes interrogées sur dix (87,4 pour cent) souhaitent encore à l’avenir être propriétaires de leurs propres voitures. Pratiquement deux tiers des personnes souhaitent encore une voiture qui soit en mesure d’assumer la majeure partie de leurs exigences en termes de mobilité (63,4 pour cent). Formulé différemment, le break standard de moyenne gamme, extrê- mement polyvalent, continuera probablement à attirer le même client qu’à l’heure actuelle. D’autre part, une personne interrogée sur quatre peut se faire à l’idée d’être propriétaire d’un véhicule qui ne soit pas multifonctionnel, mais qui réponde parfaitement à une exigence de mobilité particulière. Ces personnes interrogées la combi- neraient, le cas échéant, avec une formule de par- tage de véhicule (24 pour cent). Dans ce cadre, un citadin posséderait sa petite voiture électrique et opterait pour une voiture de location appropriée s’il devait déménager ou faire un long déplacement. 6,8 pour cent des personnes ont affirmé pouvoir renoncer entièrement à leur propre voiture et dépendre uniquement des systèmes de partage et de location de véhicules. Il pourrait paraître sur- prenant que les personnes interrogées plus âgées soient tout spécialement réceptives à ce scénario ; alors que 5,3 pour cent seulement des personnes âgées de 18 à 29 ans n’envisagent que le recours à des solutions de partage et de location de véhicules, les participants plus âgés sont bien plus ouverts à cette possibilité. Parmi les personnes âgées de 60 à 65 ans, plus de 1 sur 10 ont en effet affiché leur intérêt pour une telle formule (11,4 pour cent). D’autre part - et c’est moins surprenant - les citadins sont nettement plus nombreux que les © Rinspeed AG Individuelle Mobilität 5,8 % Keine Angabe 6,8 % Kein eigenes Fahrzeug, ausschließlich Carsharing/Mieten 24,0 % Ein eigenes Fahrzeug, das eine Funktion möglichst gut erfüllt plus Carsharing/Mieten 63,4 % Ein eigenes Fahrzeug, das möglichst viele Bedürfnisse zum Teil abdeckt Mobilité individuelle 5,8 % Pas de réponse 6,8 % Pas de voiture propre, uniquement partage de véhicule et location 24,0 % Véhicule propre répondant au maximum à un besoin spécifique, plus partage de véhicule et location 63,4 % Un véhicule propre répondant, dans une certaine mesure, à un maximum de besoins Nr. 14, Kreis, 1 1/2-spaltig altern. Nr. 14, Kreis, 1-spaltig L’avenir de la propriété 6
  • 15. 15 habitants des campagnes à pouvoir s’imaginer dépendre d’une offre en partage de véhicules (9,4 pour cent de la population citadine de villes de plus de 100.000 habitants, contre 4,9 pour cent dans des localités comptant moins de 5.000 habitants). La comparaison entre pays indique que les Autrichiens (13,8 pour cent) et les Néerlandais (10,9 pour cent) sont les plus réceptifs à une solu- tion qui ne prévoit pas la détention d’une voiture. Les Français sont quant à eux les plus attachés à la combinaison entre détention et location d’un véhicule (27,9 pour cent). Les Espagnols accordent le plus d’importance à la détention d’une voiture polyvalente (74,4 pour cent). Facteur lié au respect de la vie privée Être propriétaire d’une voiture n’est donc pas un concept obsolète pour les Européens de demain. Ce constat pourrait peut-être s’expliquer par leur vo- lonté de respect de leur vie privée, que 90,5 pour cent des participants considèrent comme impor- tant dans leur vie quotidienne. 69,3 pour cent des personnes interrogées indiquent qu’être proprié- taire de sa propre voiture est la meilleure façon de sauvegarder sa vie privée, car elles peuvent, par exemple, y laisser des effets personnels même si elles n’utilisent leur voiture qu’à intervalles irré- guliers. 21,2 pour cent des personnes interrogées estiment qu’un véhicule de location ou de partage protège suffisamment la vie privée. Seule une minorité considère que le respect de la vie privée n’a que peu ou pas d’importance pour la mobilité de demain (9,5 pour cent). À nouveau, une corrélation peut être établie par rapport à l’âge ; plus les personnes interrogées sont âgées, moins l’aspect respect de la vie privée joue un rôle en termes de mobilité. Parmi les jeunes de 18 à 29 ans, seuls 6,6 pour cent ont indiqué que le respect de la vie privée n’était pas, à leurs yeux, un élément important en termes de mobilité. Ce pourcentage augmente à compter de 40 ans et atteint 18,1 pour cent dans la tranche d’âge des 60-65 ans, soit pratiquement le triple des jeunes de 18 à 29 ans. Ce résultat indique également que la mobilité personnelle joue un rôle important pour les personnes plus âgées. « S’agissant de la détention d’un véhicule, l’image classique des jeunes larges d’esprit et d’une population plus âgée relativement conservatrice est erronée. La mobilité est éga- lement importante pour les personnes âgées. Toutefois, l’importance du sentiment d’intimité conféré par votre propre voiture diminue avec l’âge et le partage de véhicule devient une option intéressante. Face à une population vieillissante, les concepts de mobilité prospec- tive, dont la mobilité sur demande, revêtent une importance sans cesse croissante pour la tranche d’âge des 60-65 ans. » Thomas Weiss,Éditeur en chef du Magazine AutoScout24 9,5% S’agissant de l’avenir de la mobilité, le respect de la vie privée n’a peu ou pas d’importance pour moi. 21,2% Le respect de la vie privée est un élément essentiel pour moi, que je souhaite aussi conserver en cas de déplacement dans une voiture de location ou de partage. 69,3% Je souhaite à l’avenir être propriétaire de ma propre voiture, car cela concrétise le plus efficacement le respect de la vie privée dont j’ai besoin. Importance du respect de la vie privée Nr. 17, Overlays, 1-spaltig © Özkan Koral
  • 16. 16 Possession avec des cycles de développe- ment raccourcis Ce phénomène est déjà bien connu dans le secteur des appareils de communication mobiles ; le télé- phone mobile, qui était toujours la technologie la plus moderne – et de loin - l’été dernier, n’est plus réellement une nouveauté cette année. S’agissant plus particulièrement de l’électronique embar- quée - qui joue un rôle sans cesse plus important pour les voitures mises en réseau - les cycles de développement raccourcissent constamment et les intervalles entre les lancements de nouveautés se rapprochent de ceux des smartphones. Mais comment l’industrie automobile pourrait-elle gérer cette évolution au profit des consommateurs ? Il est manifeste que plus de la moitié des Euro- péens interrogés (à concurrence de 58,7 pour cent) pense que le raccourcissement des cycles de développement dans le domaine électronique devrait être pris en compte. Pratiquement 40 pour cent des personnes interrogées (39,9 pour cent) ont affirmé vouloir conserver leurs propres véhicules pour une période comprise entre cinq et dix ans. Durant ce laps de temps, elles escomptent cependant le remplacement et la mise à niveau de composants électroniques. Environ un cinquième préfère garder leur voiture durant une période comprise entre deux et trois années, afin de pouvoir bénéficier des nouvelles technologies et de disposer d’un véhicule « d’un tenant » (18,8 pour cent). La possibilité de concrétiser cette ambition a des implications financières ; c’est pourquoi le scénario du remplacement rapide d’un véhicule fait le plus d’adeptes parmi le groupe de personnes dont le revenu mensuel net excède 3.000 €. Toutefois, un peu plus d’un tiers des personnes interrogées (soit 36,4 pour cent) s’attend à ce que l’industrie automobile continue à concevoir des véhicules grâce auxquels elles pourront rouler pen- dant cinq à dix ans sans devoir changer de compo- sants – en dépit du raccourcissement des cycles de développement des composants numériques. « La pression à l’innovation résultant des évolutions dans les domaines de l’électronique, de la communication et - last but not least - des réglementations environnementales a un impact direct sur le cycle de mise au point dans l’industrie automobile. Ces évolutions ont des conséquences immédiates sur le marché auto- mobile dans son ensemble. Après l’immobilier, l’achat d’une voiture est le deuxième poste d’investissement des ménages ; la voiture à acheter doit donc être suffisamment durable. Le raccourcissement des cycles d’innovation pourra plus que probablement être mis en œuvre dans les véhicules électroniques, par le biais de technologies d’alimentation (sur batte- rie) modulaires, sans devoir acheter une voiture neuve - ce qui constitue un avantage notable pour la mobilité électrique. Il doit cependant être possible d’actualiser les systèmes de com- munication dans les voitures conventionnelles en fonction des besoins, notamment si des fonctionnalités de conduite (semi-)autonomes venaient à se généraliser. » Thomas Weiss,Éditeur en chef du Magazine AutoScout24 Attente en matière de cycles de développement 36,4 % Période de possession prolongée sans mise à niveau 18,8 % Période de possession plus courte 4,9 %Pas de véhicule propre 39,9 % Période de possession prolongée avec mises à niveau régulières
  • 17. 17 À la fin de l’été 2013, le premier déplacement à longue distance au moyen d’une fonction de pilotage automatique s’est déroulé en présence de journalistes. Parcourant le même itinéraire que celui emprunté par Bertha Benz lors du premier déplacement automobile terrestre en 1888, une Classe S de Mercedes-Benz a sillonné, de manière autonome et sûre, les routes des villes et des cam- pagnes. Cette voiture était équipée d’une bonne douzaine de caméras et de capteurs, qui vérifiaient l’intensité du trafic et synchronisaient les images vidéo avec les cartes numériques, et lui permet- taient ainsi d’accélérer et de freiner sans aucune intervention du conducteur. La mise en produc- tion de série de ce type de véhicule expérimental nécessite d’apporter des réponses à des questions autres que purement techniques. En effet, la base légale en matière de responsabilité fait notamment encore défaut. Toutefois, la conduite autonome passe du monde de la science-fiction au domaine des possibilités technologiques. Les consommateurs semblent éga- lement s’en rendre compte. Par rapport à l’année dernière, nous observons que cette question fait l’objet d’opinions plus tranchées. Il se pourrait qu’ils se soient documentés à ce propos ou qu’ils aient eux-mêmes essayé les systèmes actuellement disponibles (notamment les dispositifs de franchis- sement de ligne et de contrôle des distances), qui leur ont donné une idée du fonctionnement et de la fiabilité de ce type de technologie. Propension générale à l’utilisation 35,7 pour cent des personnes interrogées ont affirmé qu’elles pourraient envisager l’utilisation du pilote automatique dans certaines situations et 28,5 pour cent, qu’elles l’activeraient en perma- nence. 64,2 pour cent des répondants utiliseraient donc le pilotage automatique, à tout le moins de manière occasionnelle. Le degré de méfiance à propos des systèmes de pilotage automatique continue à se manifester, voire s’est renforcé par rapport à l’année dernière. En effet, dans l’étude de l’année dernière, 34,4 pour cent des personnes étaient généralement contre l’utilisation du pilo- tage automatique, ce pourcentage étant passé à 35,7 pour cent dans l’étude sous revue. Les comparaisons entre pays indiquent que les Autrichiens et les Espagnols sont tout particuliè- rement réceptifs à cette idée ; 76,2 pour cent des Autrichiens utiliseraient en permanence (ou à tout le moins partiellement) la fonction de pilotage au- tomatique, ce pourcentage étant de 74,2 pour cent en Espagne. Il en va différemment de la France, où seulement 53 pour cent des Français sou- haitent l’utiliser ; le reste rechigne à abandonner la conduite active et renâcle généralement à faire une confiance aveugle aux systèmes automatiques. Le nombre important de personnes refusant la fonction de pilotage automatique en Europe montre aux constructeurs automobiles la nécessité de mieux informer les consommateurs à propos des possibilités d’utilisation et de fonctionnement des véhicules équipés de systèmes de conduite autonome – car les consommateurs sont bien plus réceptifs à la conduite autonome lorsque des scé- narii d’utilisation spécifiques sont illustrés. © Audi AG Systèmes de déplacement autonome7
  • 18. 18 Scénarii pour l’utilisation du pilotage automatique Si vous présentez aux personnes interrogées diffé- rents scénarii et situations d’utilisation du pilotage automatique, leur propension à l’utiliser augmen- tera de manière significative. Ces affirmations traduisent également les facteurs qui sont généra- lement importants pour les personnes interrogées lorsqu’il s’agit de décrire les voitures de demain. 88,2 pour cent des personnes interrogées active- raient toujours ou, à tout le moins, occasionnel- lement, le pilotage automatique si son utilisation permettait d’améliorer la sécurité au volant. Les situations de maladie, de fatigue ou d’anxiété pourraient également être autant de bonnes raisons pour se fier aux fonctions automatiques. 52,5 pour cent des personnes interrogées utilise- raient toujours le système dans de telles circons- tances et 34,8 pour cent, occasionnellement. L’élimination potentielle des facteurs de risque et de stress semble dès lors être une raison pour laquelle de nombreuses personnes confieraient la conduite à une fonction de pilotage automatique. S’agissant des fonctions de démarrage et d’arrêt, ainsi que d’assistance aux embouteillages sur les autoroutes, 44,2 pour cent des personnes active- raient toujours cette technologie, contre 39,1 pour cent qui l’activeraient occasionnellement. En cas de conduite dans une ville inconnue, 38,5 pour cent des personnes interrogées se 0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100% Économie de carburant/ d’énergie Amélioration de la sécurité au volant Indisposé, fatigué, nerveux, etc. Diminution des charges d’assurance Ville ou site à l’étranger Embouteillages et marche/ arrêt Embouteillages sur l’autoroute Magnifique route avec de superbes paysages Conduite plus libre sur l’autoroute Déplacement professionnel Shopping, etc. en ville Lecture ou travail Toujours Parfois Jamais Scénarii pour l’utilisation du pilotage automatique 47,3% 41,8% 10,9% 47,9% 40,3% 11,8% 52,5% 34,8% 12,7% 42,6% 43,0% 14,4% 38,5% 44,9% 16,6% 44,2% 39,1% 16,7% 41,7% 39,8% 18,6% 30,5% 49,2% 20,3% 29,8% 46,0% 24,2% 21,6% 48,9% 29,5% 22,6% 47,7% 29,7% 23,6% 34,9% 41,6% Nr. 13, Balken, 2-spaltig
  • 19. 19 fieraient toujours à la fonction de pilotage auto- matique, 44,9 pour cent ne le faisant qu’occasion- nellement. Il est généralement admis que le style de conduite individuel d’un individu a des effets considérables sur la consommation de carburant de sa voiture. En conservant ce constat à l’esprit, nombreux sont ceux qui considèrent que l’utilisation du pilo- tage automatique permettrait d’économiser du carburant et donc de l’argent. 47,3 pour cent des Européens conduiraient toujours en mode automa- tique et 41,8 pour cent le feraient occasionnelle- ment pour cette raison. La perspective de béné- ficier d’une remise de la compagnie d’assurances semble également jouer un rôle. Dans l’éventualité où il en serait ainsi, 42,6 pour cent des personnes interrogées seraient toujours incitées à renoncer à conduire elles-mêmes et 43 pour cent seraient motivées à le faire occasionnellement. Enfin, la possibilité d’améliorer la qualité d’un déplacement grâce à l’utilisation de la conduite autonome est également clairement perceptible. 79,7 pour cent des personnes interrogées seraient enclines à utiliser une fonction de pilotage auto- matique afin de ne pas devoir se concentrer sur la route et sur les autres usagers lorsqu’ils em- prunteraient une route panoramique et pourraient contempler de magnifiques paysages. 30,5 pour cent le feraient toujours et 49,2 pour cent le feraient de temps à autre. L’Allemagne est le seul pays de cette enquête à n’imposer aucune limitation de vitesse générale sur les autoroutes. Cette particularité se retrouve manifestement dans l’attitude à l’égard d’une fonction d’autopilotage. Sur une autoroute ou- verte, 31,3 pour cent des Allemands ne passeraient jamais à la fonction de pilotage automatique ; dans le reste de l’Europe, seuls 20 à 25 pour cent le refuseraient catégoriquement. Les conducteurs plus âgés constituent un groupe cible intéressant pour les systèmes de conduite autonome. Ils y sont tous particulièrement récep- tifs après avoir pris connaissance de divers scénarii dans lesquels le pilotage automatique pourrait être utilisé. Cela concerne notamment, mais pas exclusivement, la question de la sécurité. De même, la propension à utiliser la technologie en cas d’embouteillage ou de déplacement dans des villes inconnues par exemple, augmentait constam- ment avec l’âge des participants. Cette techno- logie pourrait induire des avantages significatifs en termes de mobilité pour le groupe cible des personnes plus âgées et, dès lors, leur être particulièrement bénéfique. « La communication à propos des avantages de la conduite autonome constituera à l’avenir un défi majeur pour les constructeurs automobi- les. De nombreux conducteurs craignent d’être subordonnés à la technologie embarquée et appréhendent les risques y afférents en matière de liberté individuelle. Toutefois, les nouveaux systèmes seront de toute évidence assortis d’avantages indéniables en termes de sécurité et de confort, notamment durant les longs dé- placements. Disposer de sa propre voiture pou- rrait dès lors constituer une concurrence réelle pour le transport ferroviaire. L’acceptation ac- crue des systèmes de conduite autonome parmi les conducteurs plus âgés pourrait dès lors être, dans une société sans cesse vieillissante, une opportunité pour le secteur. La quote-part de l’erreur humaine (distraction, erreur de juge- ment ou temps de réaction réduits) en tant que source de danger et cause d’accidents pourrait, dans un futur proche, ainsi diminuer. » Thomas Weiss,Éditeur en chef du Magazine AutoScout24
  • 20. 20 Si vous demandez aux designers la manière dont le design d’un véhicule influence les décisions d’achat des clients, la plupart vous répondra, sans l’ombre d’une hésitation, que ce facteur représente au minimum 50 pour cent. L’aspect extérieur d’un véhicule crée une identité et communique des émotions. Pour le moins, cette apparence est le re- flet de l’esprit du temps, le Zeitgeist. L’étude sous revue indique que, pour les Européens, le design de la voiture de demain est moins important que son utilisation, conformément au principe « la forme suit la fonction ». Des possibilités accrues de changements radicaux Pour les deux tiers des participants (62,5 pour cent), la rentabilité était le facteur essentiel sous-tendant le design de véhicules. Le respect de l’environnement occupe également une position de choix - 60,2 pour cent des personnes interrogées estimant que le design vient après la technologie de conduite. Alors que les changements d’aspect extérieur sont nécessaires pour faciliter l’utilisation optimale des nouvelles technologies de conduite, ils procurent également une liberté de design aux constructeurs. Un design inhabituel, au regard de nos perspectives actuelles - susceptible même d’aller jusqu’à prévoir des renfoncements alvéolés sur la carrosserie du véhicule, identiques à ceux d’une balle de golf - recueillerait l’assentiment de la majorité des personnes interrogées (58,6 pour cent), s’il était dicté par des considérations environnementales. Sachant que le monde automobile est à l’heure actuelle en plein bouleversement, les consomma- teurs s’attendent également à des changements radicaux en termes de design. Nous n’avons observé aucun autre facteur relatif au domaine du design où le taux d’approbation avait augmenté de manière aussi phénoménale. Le taux d’appro- bation face aux changements radicaux de design a ainsi bondi de 8,1 pour cent, à 42,2 pour cent, par rapport à l’enquête menée l’année dernière. Deux Européens sur cinq acceptent dès lors que la voiture de demain rompe complètement avec l’image traditionnelle d’un habitacle positionné au centre, d’un capot moteur à l’avant, d’une grille de radiateur et de quatre roues. Les citadins sont tout particulièrement réceptifs à ce concept. 46,1 pour cent pensent également que les sonorités de la voiture de demain devraient être distinctes et devraient rompre sur le plan acoustique avec les moteurs à combustion classiques. 51,8 pour cent pourraient s’enthousiasmer pour une « carrosserie dynamique, polyvalente ou malléable. » © Nissan Jusqu’à 4.999 habitants 36,5% De 5.000 à 19.999 habitants 43,4% De 20.000 à 99.999 habitants 42,4% 100.000 habitants et plus 44,9% « Tout à fait d’accord » et « Assez d’accord » L’aspect extérieur de la voiture de demain pourrait être fondamentalement différent –enfonctiondelatailledelacommunauté 0 10 20 30 40 50% Nr. 16, Balken, 1-spaltig Le design des véhicules de demain 8
  • 21. 21 34,2% Je pourrais envisager de conduire une voiture dont l’extérieur serait composé d’un écran géant qui me permettrait d’afficher une nuit étoilée, un champ de fleurs, un message, etc. 42,2% L’aspect extérieur de la voiture du futur pourrait être fondamentalement différent ; elle pourrait ressembler à un cube ou à une balle, rouler sur trois roues, etc. 42,3% Si j’étais rémunéré, je pourrais envisager de conduire une voiture dont l’extérieur serait composé d'un écran géant affichant des encarts publicitaires, par exemple pour un restaurant chinois du quartier ou pour un nouveau film. 46,1% La voiture de l’avenir devrait émettre des sonorités autres que celles d'un moteur à combustion interne actuel. « Tout à fait d’accord » et « Assez d’accord » 58,6% J’accepterais une apparence inhabituelle (par exemple une forme alvéolée comme une balle de golf) pour autant que le véhi- cule soit plus respectueux de l’environnement. 60,2% Le design de la voiture devrait être accessoire par rapport à la technologie de conduite. 51,8% Les constructeurs automobiles devraient adopter de nouvelles approches en termes d’aspect extérieur des véhicules, par exemple une enveloppe extérieure qui soit dynamique, mutable ou douce. 62,1% Je suis ouvert à l’utilisation de matériaux non conventionnels dans les habitacles, comme le néoprène, le liège ou le verre. Souhaits et idées en termes de design 62,5% Le design futur devrait être basé sur la rentabilité. Seules les choses importantes en termes fonctionnels devraient être incluses. J’accepte les surfaces et les instruments en plastique. « L’électromobilité facilite l’avènement d’un nou- veau design. Les clients donnent ainsi les coudées plus franches aux équipes créatives des construc- teurs. Une voiture durable doit également avoir l’air durable ; les premières voitures électriques dotées d’un design totalement singulier sont d’ores et déjà disponibles et des constructeurs tels que Tesla et BMW ont pris les devants en la matière, même s’ils sont toujours incapables de rompre totalement avec l’aspect traditionnel d’une voiture. Toutefois, avec le développement ininterrompu de niches dans le marché de la mo- bilité, des solutions de plus en plus audacieuses devraient pouvoir être croisées sur nos routes. » Thomas Weiss,Éditeur en chef du Magazine AutoScout24
  • 22. 22 sorte leurs propres images ou messages. En règle générale, les hommes étaient plus récep- tifs que les femmes face à ces nouveaux principes de design et les citadins étaient plus enthousiastes que les habitants des campagnes. Les femmes sont toutefois plus sensibles aux considérations environnementales : 60,3 pour cent des femmes ont approuvé les changements radicaux (tels que les carrosseries alvéolées) en contrepartie d’une mobilité plus respectueuse de l’environnement. Cette possibilité avait été favorablement accueillie par 56,9 pour cent des hommes. La voiture en tant qu’espace publicitaire Avec la Fun Vii, Toyota a présenté une voiture concept dont la carrosserie est entièrement compo- sée d’un écran LED, ce qui permet de réduire les coûts liés à son utilisation grâce à l’affichage de publicités localisées (par exemple, pour le fleuriste du coin ou le complexe cinématographique tout proche). Les Européens témoignent à nouveau de leurs préoccupations en termes de coûts : 42,3 pour cent des personnes interrogées pourraient en effet s’imaginer à bord d’un véhicule de ce type en échange d’une compensation financière. Les participants plus jeunes étaient tout particulière- ment enclins à le faire : en effet, 45,9 pour cent des 18-29 ans étaient conquis par cette idée. Ce pourcentage diminue avec l’âge des participants, tombant à 27 pour cent dans la catégorie d’âge des 60-65 ans. Un tiers seulement des personnes (34,2 pour cent) a avalisé l’idée d’afficher de la © Toyota
  • 23. 23 La nécessité de parvenir à une mobilité abordable et la prise en compte des coûts y afférents consti- tuent une constante de toute cette enquête. Mais quels montants les personnes interrogées sont-elles disposées à acquitter pour garantir leur mobilité ? Que coûte l’automobilité ? Au cours de la décennie écoulée, les coûts de la mobilité en général, et ceux liés à la mobilité automobile en particulier, ont considérablement augmenté. Toutefois, les coûts automobiles pour- raient changer durablement avec l’expansion des modes de conduite alternatifs. En effet, le coût ac- tuel d’une voiture électrique est supérieur au coût d’un véhicule à moteur à combustion, alors que les coûts énergétiques par kilomètre sont, à tout le moins de nos jours, nettement inférieurs. De nos jours, les transports en commun consti- © Volkswagen AG 0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100% 10,7%8,3% 37,9% 26,2% 16,9% Sécurité des passagers 10,5% 9,9% 42,0% 25,0% 12,5% Sécurité des piétons 11,4% 11,1% 42,2% 24,2% 11,1% Respect de l’environnement 11,2% 12,8% 57,4% 14,2% 4,5% Finition de qualité supérieure 10,4%10,8% 56,3% 17,3% 5,3% Amélioration du confort de déplacement 14,8% 15,8% 52,7% 13,4%3,3%Nombreuses fonctionnalités de divertissement et d’information 12,4% 12,6% 58,6%11,7% 4,7% Amélioration du plaisir au volant Volonté de payer davantage ou de payer moins pour certains aspects 13,1% 13,6% 39,3% 24,9% 9,1%Réduction des intervalles d’entretien et de la propension aux pannes Plus de 10 % en moins 10 % maximum en moins Comme par le passé 10 % maximum en plus Plus de 10 % en plus Nr. 24, Balken, 2-spaltig Le coût de la voiture de demain 9
  • 24. 24 tuent la première alternative à la voiture. Pour 37 pour cent des Européens interrogés, le prix d’un déplacement en voiture devrait à l’avenir être in- férieur à un déplacement en train. 20,9 pour cent accepteraient le même coût qu’un voyage en train, alors que 15,4 pour cent seraient prêts à payer légèrement plus pour un ticket de train. 6,9 pour cent des personnes interrogées ont affirmé qu’elles se déplaceraient toujours en voiture, alors que 2,4 pour cent souhaiteraient à l’avenir abandonner la voiture – indépendamment des comparaisons en termes de coûts entre les différents modes de transport. C’est essentiellement aux Pays-Bas (10,4 pour cent), en Belgique (10,3 pour cent), en Allemagne (9,7 pour cent) et en Autriche (9,2 pour cent) que l’on retrouve les personnes qui n’abandonneraient jamais leur voiture, même si cela leur coûtait plus cher. Le plus grand nombre de personnes interro- gées prêtes à payer davantage pour un déplace- ment en voiture que pour un déplacement en train est recensé en Autriche et en Belgique (à concur- rence de respectivement 25,5 et 18,2 pour cent). La valeur de la sécurité, du plaisir de conduire, etc. Indépendamment des considérations en termes d’achat, de leasing ou de location d’une voiture, nous souhaitions connaître les caractéristiques et fonctions de la voiture de demain pour lesquelles les personnes interrogées dépenseraient davan- tage, moins ou le même montant qu’aujourd’hui. 43,1 pour cent seraient prêts à investir davantage à l’avenir dans la sécurité des passagers, tandis que 37,5 pour cent dépenseraient davantage en termes de sécurité des autres usagers et 42 pour cent estiment que les coûts actuels sont appro- priés. Un nombre pratiquement égal d’Européens (42,2 pour cent) souhaitent dépenser à l’avenir le même montant qu’à l’heure actuelle pour assurer leur mobilité respectueuse de l’environnement. 35,3 pour cent investiraient davantage à l’avenir et 22,5 pour cent investiraient moins. En échange d’une diminution des frais d’entre- tien et d’une propension réduite aux réparations, 34 pour cent des personnes interrogées seraient disposées à payer davantage, contre 39,3 pour cent et 26,7 pour cent qui paieraient respectivement le même montant ou un montant inférieur. Le confort des déplacements (56,3 pour cent), la qualité de l’assemblage (57,4 pour cent) et le plaisir au volant (58,6 pour cent) sont autant d’éléments de la voiture de demain dont les personnes interrogées se sont le plus fréquemment déclarées être satisfaites en termes de montants actuellement dépensés. Les personnes interrogées étaient aussi moins enclines à délier les cordons de la bourse pour des systèmes de divertissement et d’information, réduisant alors d’autant la marge de manœuvre des constructeurs en la matière. Seules 16,7 pour cent des personnes interrogées envisa- geraient de dépenser davantage pour cet aspect de leur voiture, alors que pratiquement un tiers dépen- seraient moins qu’elles ne le font à l’heure actuelle (30,6 pour cent) et qu’un peu plus de la moitié (52,7 pour cent) dépenserait autant qu’aujourd’hui. Coût des changements apportés à l’infrastructure L’infrastructure est une condition préalable sine qua non pour garantir le bon fonctionnement du transport routier. Il en va de même pour les modes de déplacement alternatifs. Leur développement passe en effet par des investissements dans l’in- frastructure. Les réseaux électriques devront en effet être réaménagés et renforcés, tandis qu’un réseau dense de stations de charge devra être mis sur pied afin de pouvoir alimenter les voitures électriques. Mais comment ces frais devraient-ils être pris en charge ? Les Européens affichent des divergences d’opinion à ce propos. La proposition selon laquelle ces frais devraient être couverts par la société, c’est-à-dire financés par l’impôt, recueille le plus de suffrages. 34,8 pour cent étaient en faveur de cette solution, soit 1,1 pour cent de moins que lors de notre enquête de 2012. C’est principalement en Italie (43 pour cent) et en Espagne (40,3 pour cent) que la création des conditions préalables en termes d’infrastructure pour les modes de déplacement Qui devrait supporter les coûts de l’infrastructure nécessaire à la mise en place des modes de déplacement alternatifs ? 7,1% Personne, je suis contre les modes de déplacement alternatifs 14,7% Les fournisseurs d’énergie, qui répercuteront les coûts aux clients 20,7% Les personnes n’utilisant pas les modes de déplacement alternatifs 22,7% Les personnes utilisant les modes de déplacement alternatifs  34,8% Les contribuables/la société Nr. 23, Overlays, 1-spaltig
  • 25. 25 alternatifs était considérée comme une responsabi- lité sociale. 22,7 pour cent se positionnent en faveur d’un financement par les générateurs de ces coûts, soit une hausse de 1,9 pour cent par rapport à l’année dernière. Ces personnes souhaiteraient que les utilisateurs des modes de déplacement alternatifs supportent eux-mêmes les coûts liés à l’aménage- ment des infrastructures nécessaires. Les Belges (29,4 pour cent) sont tout particulièrement en faveur de cette solution. D’autre part, 20,7 pour cent des Européens souhaitent une sorte d’impôt d’éducation ou de pénalité, qui sanctionne le refus d’utiliser les voitures électriques - les personnes refusant d’opter pour les voitures électriques ou hybrides devant acquitter les coûts de l’infrastruc- ture (+ 1,1 pour cent). Cette idée a trouvé un écho favorable notamment chez les Autrichiens (33,3 pour cent). 14,7 pour cent des Européens interro- gés sont d’avis que les investissements devraient être supportés par les fournisseurs d’énergie et les constructeurs de voitures électriques et ensuite répercutés aux consommateurs. Valeur ajoutée en Europe La présence des constructeurs chinois et indiens s’affirme de plus en plus lors des salons automo- biles internationaux. Encore raillés il y a quelques années seulement, les choses semblent cependant évoluer et ce changement pourrait s’accélérer à mesure du renforcement des transferts de produc- tion et de technologie à destination de ces pays. En outre, ces pays émergents devront eux aussi faire face aux défis qui touchent de plus en plus souvent l’Europe - notamment en termes de mo- bilité urbaine. Ils pourraient même se positionner comme les innovateurs de demain et ainsi accélé- rer le basculement ultérieur de la valeur ajoutée de l’Europe vers ces régions. Pratiquement la moitié des personnes interrogées a déclaré accorder énormément d’importance au caractère novateur et moderne de la voiture de de- main, indépendamment de son lieu de fabrication (48,6 pour cent). Ces personnes achèteraient dès lors une voiture produite dans ces pays émergents. Toutefois, l’autre moitié des Européens interrogés estime qu’il est capital que leur voiture soit pro- duite dans leur propre pays ou, à tout le moins, en Europe (51,4 pour cent). Ils considèrent les autres facteurs comme étant accessoires. De même, dans les pays ne disposant pas d’un secteur de production automobile propre (dont l’Autriche et la Belgique), un pourcentage élevé des personnes interrogées a fait part de son sou- hait de conduire à l’avenir une voiture construite en Europe. Les Français ont fait preuve d’une grande fidélité pour leur production locale, 63,4 pour cent d’entre eux préférant les marques françaises ou européennes ; ce pourcentage est de 52,5 pour cent en Allemagne et de 50,5 pour cent en Espagne. « L’avis des propriétaires de voitures en Europe est unanime : la voiture ne devrait pas être plus onéreuse qu’elle ne l’est aujourd’hui. Toute- fois, en termes de sécurité, d’environnement et de diminution des intervalles d’entretien, les clients seraient de toute évidence prêts à débourser davantage. Les constructeurs doivent par ailleurs démontrer leur volonté d’inves- tir et reconnaître que le renforcement de la pression à l’innovation est une opportunité. Ce faisant, ils se rapprocheront d’une production automobile de plus en plus mondialisée, étant donné que les défis rencontrés en Europe seront identiques à ceux des marchés émergents (no- tamment la congestion des zones urbaines ou des mégapoles). Les acheteurs sont conscients que les voitures les plus sophistiquées verront de moins en moins souvent le jour dans le Vieux monde, mais de plus en plus souvent dans les pays où est acheté l’essentiel de la production automobile. Pour un acheteur sur deux, peu im- porte le pays où sa nouvelle voiture est produi- te ; seule l’innovation et la modernité comptent à ses yeux. » Thomas Weiss,Éditeur en chef du Magazine AutoScout24 63,4% 56,6% 55,4% 52,5% 50,5% France Autriche Belgique Allemagne Espagne 42,0% 31,2% Italie Pays-Bas Intérêt pour la production locale des véhicules – par pays 0 10 20 30 40 50 60% Nr. 22, Balken, 1-spaltig
  • 26. 26 En dépit de toutes les hypothèses contraires, les Européens considèrent que la voiture restera à l’avenir un élément essentiel de leur mode de vie. Les personnes interrogées en Allemagne, Autriche, Belgique, Espagne, France, Italie et aux Pays-Bas accordent beaucoup d’importance à la voiture lors- qu’il s’agit d’organiser leurs activités quotidiennes et de garantir leur mobilité personnelle. Plus d’un tiers des personnes dans ces pays considère même la mobilité automobile comme un droit fondamen- tal (38,2 pour cent). De plus en plus souvent, l’utilisation d’une voiture est cependant dissociée de sa détention. Environ un quart des personnes pourrait envisager l’utilisa- tion d’offres de location à des fins spécifiques. Dans le même temps, la voiture en tant que moyen d’expression d’un statut social a légèrement gagné en importance. D’aucuns pensent que les jeunes accordent généra- lement plus de valeur à d’autres symboles de statut social (la dernière génération d’un smartphone par exemple) qu’à la voiture. Toutefois, par rapport aux personnes interrogées plus âgées, ils accordent davantage d’importance à la voiture en tant que reflet d’eux-mêmes. Ce pourcentage a même augmenté par rapport à l’année dernière. Il reste cependant à examiner, au cours de la prochaine enquête, l’acception précise que ce groupe donne à cette notion de « statut ». Ce terme pourrait par exemple inclure l’expression d’un point de vue post-matérialiste, en choisissant délibérément de se déplacer au volant d’une voiture qui est tout particulièrement bon marché ou respectueuse de l’environnement. Les attentes des citoyens quant aux véhicules de demain sont essentiellement dictées par des préoccupations de sécurité. Des facteurs tels que le respect de l’environnement, le confort, le coût et le plaisir au volant viennent après les considérations en matière de sécurité. Par rapport aux résultats de l’étude de l’année dernière, il est évident que les demandes en termes de mobilité sont en hausse constante. Dans le même temps, l’ouverture d’esprit face aux nouvelles technologies (telles que le pilotage automatique) varie en fonction de la situation propre à chacune des personnes interro- gées ; toutefois, une majorité d’entre elles pourrait envisager le recours à ces technologies en fonction des divers scénarii d’utilisation éventuelle. C’est ainsi par exemple que la possibilité d’utiliser le pi- lotage automatique pour économiser de l’énergie (et donc de l’argent) et pour augmenter la sécurité semble convaincre les personnes interrogées. L’enquête montre également clairement que la mise à disposition d’une connexion Internet em- barquée à haut débit n’intéresse pas uniquement les jeunes ; ce besoin est en effet plus clairement © BMW AG La mobilité procurée par la voiture sera-t-elle un droit fondamental à l’avenir ? 48,5% La mobilité est un droit fondamental, mais pas au moyen de la voiture 6,6% La mobilité procurée par la voiture serait un luxe à l’avenir 6,8% Je ne sais pas Nr. 20, Kreis, 1 1/2-spaltig 38,2% La mobilité procurée par la voiture est un droit fondamental Résumé 10
  • 27. 27 affirmé par la catégorie d’âge des 50-59 ans que par les jeunes de 18 à 29 ans. Ce constat ne s’applique du reste pas uniquement à l’automo- bile ; l’opposition entre, d’une part, jeunes férus de technologie et, d’autre part, personnes (plus) âgées réfractaires à la technologie n’est tout sim- plement pas conforme à la réalité. Il est exact que les attentes en matière d’utilisation des technologies diffèrent, mais pour le groupe des personnes plus âgées, les nouvelles technologies en matière d’automobilité en réseau et de conduite autonome débouchent sur de nouvelles possibilités et sur une liberté en termes de mobilité. Le secteur automobile doit se concentrer davantage sur ce groupe cible. Ce constat s’applique également au développement de produits et à la communication en matière d’innovation. Force est par conséquent de constater que l’atti- tude positive des Européens face à la voiture reste inchangée. Ce résultat induit des attentes élevées en matière de futurs développements techniques. Les implications négatives résultant du modèle de transport actuel (centre-ville engorgé, limitation de vitesse et embouteillage sur les autoroutes) ne semblent pas saper la confiance dans les futurs avantages de l’automobile. Pratiquement 90 pour cent des personnes interrogées s’attendent à ce que la voiture de demain ait un impact positif sur leur qualité de vie ; le secteur automobile et le personnel politique devraient dès lors traduire ce constat en recommandations d’action. Globalement négative 89,9% 10,1% Globalement positive Globalement négative Évaluation générale: Influence générale des voitures de demain sur la qualité de vie 0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100% altern. Nr. 27, Balken, 1 1/2-spaltig
  • 28. AutoScout24 France 88 ter, avenue du Général Leclerc 92100 Boulogne-Billancourt presse@autoscout24.fr www.autoscout24.fr