Compte-rendu du séminaire ProspecTIC & Territoires

Loading...

Flash Player 9 (or above) is needed to view presentations.
We have detected that you do not have it on your computer. To install it, go here.

0 comments

Post a comment

    Post a comment
    Embed Video
    Edit your comment Cancel

    3 Favorites

    Compte-rendu du séminaire ProspecTIC & Territoires - Presentation Transcript

    1. ProspecTIC & Territoires prospective technologique, prospective territoriale et action publique Compte-rendu du séminaire Jeudi 19 octobre 2006, 9h30-17h, mairie de Valbonne Sophia Antipolis SOMMAIRE Introduction aux débats : Les TIC, parents pauvres de la prospective territoriale................... 2 2- Participants au séminaire............................................................................................................ 3 3- Compte-rendu des travaux.......................................................................................................... 5 Objectifs du séminaire.................................................................................................................5 3-1 Panorama de la prospective territoriale en 2006 .................................................................5 3.2- La prospective territoriale selon l'agence d'urbanisme .......................................................7 Retour d'expérience - Le cas du projet Le Havre Pointe de Caux : la gouvernance en question .......................................................................................................................................9 3-3 Le territoire et l'action publique face aux nouvelles tendances technologiques.................10 Encadré - Différentes méthodes de prospective technologique : le projet FISTERA................13 3-4 Difficiles relations entre prospective technologique et prospective territoriale.................14 3-5 Exemples de "scénarios 2026"............................................................................................15 Annexe 1 : programme du séminaire ........................................................................................... 16 Annexe 2 : Méthodologie des travaux en atelier : le jeu des scénarios...................................... 18 Annexe 3 : Présentation du programme "Villes 2.0" de la FING ............................................................. 27 Avec le soutien de Partenaire
    2. INTRODUCTION AUX DEBATS : LES TIC, PARENTS PAUVRES DE LA PROSPECTIVE TERRITORIALE Aujourd'hui, dans les exercices de prospective territoriale, la dimension TIC n'est pratiquement prise en compte que sous l'angle de la couverture du territoire par les réseaux haut débit et mobiles. Pourtant, les TIC influent de bien d'autres manières sur les dynamiques territoriales. En outre, les TIC évoluent, vite et profondément. Autrement dit, l'évolution des TIC est susceptible d'avoir un effet encore plus profond qu'aujourd'hui sur la structuration des territoires, les modes de vie et les formes de socialisation, la localisation et l'organisation des activités, les conditions de compétitivité des territoires, etc. A l'inverse, d'autres dynamiques influent sur l'évolution technologique : les chercheurs et les entreprises n'investissent pas par hasard dans tel domaine plutôt que tel autre. S'intéresser aux TIC dans la prospective territoriale ne signifie donc pas céder à un quelconque déterminisme technologique, mais enrichir la liste des variables et paramètres qui influent sur l'avenir des territoires – voire même, identifier de nouveaux domaines de R&D pertinents à soutenir. Marier prospective technologique et prospective territoriale : une nécessité En outre, la FING a produit en 2005, avec le soutien de la DIACT, une réflexion sur l'impact potentiel de la prospective technologique sur la prospective territoriale1. Dans ce contexte, la FING a organisé en région Provence Alpes Côte d'Azur la première édition d'un séminaire de travail autour de ces questions : quelles perspectives, quels défis, la prospective technologique ouvre t-elle aux territoires? Quelles ruptures envisager? Comment, pratiquement, intégrer les TIC et leurs usages dans la prospective territoriale? Le travail qui sera mené sur le thème "ProspecTIC et Territoires" est une des lignes d’action du programme Villes 2.02 de la FING (Cf annexe 3). La FING remercie tout particulièrement M. Marc Daunis, maire de Valbonne, conseiller régional, président de l'AREA pour nous avoir permis d'organiser ce séminaire dans la salle Michel Rolland, ancien maire de Valbonne. Dans son mot de bienvenue, M. Daunis a particulièrement insisté sur les temps longs et la nécessité pour les collectivités territoriales de savoir prendre en compte les enjeux technologiques. Il remarquait l'importance d'acteurs comme la Fondation internet nouvelle génération dans sa capacité à y contribuer. Nous tenons à le remercier pour l'excellence de son accueil et de celui de l'ensemble du personnel municipal. 1 "Enrichir la dimension "TIC" de la prospective territoriale" : http://www.fing.org/jsp/fiche_actualite.jsp?STNAV=&RUBNAV=&CODE=11430496451 58 2 http://www.fing.org/villes2
    3. 2- PARTICIPANTS AU SEMINAIRE Claude EUROMED Amenc Claire Telecom Valley / France Telecom R&D Behar Gino Conseil Régional Provence Alpes Côte d'Azur - Mission TIC Bontempelli Jean-Claude Téléonomia Boscher Luc Siemens Brandani Jean-Pierre Directeur de l'Incubateur Belle de Mai Brocart Pierre Communauté d'agglomération de la Riviéra Française Brossart Laure Université d'Avignon -UMR 6012 – ESPACE Casanova Communauté d'agglomération Nice Côte dAzur Lionel Chaudanson Marc Maire de Valbonne, conseiller régional, président de l'AREA Daunis Chambre régionale de commerce et d'industrie Provence Alpes Côte Joël Deflaux d’Azur Corse - Responsable des études Bruno Responsable de la commission du Pôle SCS Delepine Denis France Telecom R&D Dufresne Louis- AGAM Dupont Laurent Philippe LIPSOR Durance Olivier Comptoir des savoirs Eschapasse Conseil Régional Provence Alpes Côte d'Azur - Directeur du Thierry Fellmann Développement et de l'Economie Régionale Laurent Conseil Général Alpes Maritimes Feraud Alexandre AF Consultant Forest George Vulog Gallais Loïc Université d'Avignon -UMR 6012 – ESPACE Grasland Jallifrier- Sylvie Communauté d'agglomération Toulon Provence Méditerranée Verne Daniel FING Kaplan Laurent Telecom Valley / France Telecom R&D Londeix Christian GREDEG - DEMOS Longhi Stéphane Conseil Régional Provence Alpes Côte d'Azur - Mission TIC Martayan Philippe INRIA / Ville de Valbonne Sophia Antipolis Mussi Pierre FING Orsatelli Amel GREDEG - DEMOS Oueslati Virginie Communauté d'agglomération Moyen-Pays Provençal Paillard Alain Expert indépendant Puissochet Mickaël FING Raybaud Evelyne GREDEG-IDEFI-RODIGE Rouby Alain ESIL Samuel Catherine GREDEG-IDEFI-RODIGE Thomas
    4. 3- COMPTE-RENDU DES TRAVAUX Objectifs du séminaire Parmi les objectifs de ce premier séminaire autour de la prospective technologique et territoriale : • Faire converger prospective territoriale et prospective technologique : Mieux prendre en compte les facteurs technologiques parmi l'ensemble des facteurs susceptibles d'influer en profondeur sur l'avenir des territoires et sur les stratégies des acteurs ; Enrichir le dialogue entre les acteurs territoriaux et les acteurs technologiques, tant dans le champ de la R&D que dans celui des applications territoriales. • Identifier les manques en terme de sujets de recherche et/ou d'outils de mesure (Tout particulièrement dans le domaine de la prospective technologique) • Dégager des pistes de R&D à moyen et long terme • Repérer les signaux faibles sur le(s) territoire(s) et les applications possibles au- delà des technologies • Donner des clefs de lecture à l'action publique face à ces évolutions 3-1 Panorama de la prospective territoriale en 2006 Philippe Durance, LIPSOR La prospective (du moins la prospective "à la française") est une discipline fondée par Gaston Berger à la fin des années 50. Ses objectifs peuvent se résumer à éclairer le présent à la lumière des futurs possibles pour l’action. Elle est à la fois une attitude, une posture vis-à-vis de l’avenir ("l’avenir se construit, il ne se subit pas") et une activité (une démarche appliquée dans un cadre donné, entreprise ou territoire) Gaston Berger avait défini cinq composantes de l’attitude prospective3 : voir loin (Prendre en compte tous les éclairages possibles qu'ils soient humains, géographiques, etc.) voir ensemble, voir large, prendre des risques (ou ce qui revient presque au même, faire des choix), penser à l’homme. Dans l'acception française, chaque exercice de prospective nécessite de séparer deux temps : le temps de l'exploration et celui de l'action. Dans le premier cas, il s'agit d'envisager les futurs possibles ; on va rester o dans le champ des possibilités et tâcher de répondre à la question : que peut-il advenir ? Le deuxième temps est celui de la préparation de l’action (stratégie). Il s'agit o d'établir des choix possibles pour se préparer aux changements attendus et provoquer les changements souhaités : que puis-je faire ? que vais-je faire ? comment le faire ? C'est notamment en ce sens que la prospective est dite stratégique. 3 "L'attitude prospective", Gaston Berger, 1959 : http://www.prospective.fr/Bibliotheque/Attitude_prospective.htm
    5. La prospective se définit aussi par un ensemble de méthodes et outils qui ont pour objectifs de pour sortir des sentiers battus, aller au-delà des idées reçues et dépasser les schémas mentaux qui aboutissent souvent à reproduire des choses existantes. Il convient de remarquer que tout exercice de prospective se heurte à deux écueils majeurs et assez répandus : le risque dit "du marteau" ("tout est un clou" : confondre la méthode avec le sujet, appliquer à tout problème la même approche) et le rêve du clou ("Il n'y a pas de marteau" : ignorer les précédents, les règles, les méthodes applicables). Il y a donc un équilibre constant à trouver entre ces deux extrêmes. En résumé, la prospective peut se résumer à un triptyque : la prospective est une réflexion sur le futur, destinée à fonder l’action (expression d’une volonté stratégique) par l’appropriation (motivation, mobilisation des hommes). A quoi sert la prospective territoriale ? La prospective territoriale est une prospective stratégique appliquée aux territoires dans une optique d’aménagement et de développement. Elle s'est fortement développée dans les années 70 sous l’égide de la Datar (on évoquait souvent le "Scénario de l’inacceptable4" dont se sont largement inspirées les politiques publiques d'aménagement du territoire dans les années 70s), dans une optique « centralisée » En France, on a constaté un certain renouveau la prospective territoriale dans les années 2000, comme conséquence de la décentralisation, des nouvelles formes d’organisation et de gestion des territoires (pays, intercommunalités, etc.) et des nouvelles formes de schémas collectifs et de contractualisation (SCOT par exemple). Elle est un instrument privilégié pour aider à comprendre les dynamiques territoriales et faire ressortir les enjeux entre l’évolution souhaitable du territoire et les évolutions possibles de son environnement. C'est l'objectif principal. Elle est également un prétexte au développement d’une culture de l’anticipation et au débat collectif sur les enjeux du futur, pour stimuler du débat public. De fait, elle permet d'engager les acteurs locaux dans la définition de stratégies ambitieuses, volontaristes et proactives, susceptibles de faire converger le possible et le souhaitable. La prospective territoriale est devenue aujourd’hui aussi un moyen de débat public et de co-construction d’un avenir commun, un outil de gouvernance Elle est aussi un moyen de favoriser la mise en lumière de données ignorées ou négligées, ainsi que la prise de recul sur des questions souvent traitées dans l’urgence. Que produit la prospective territoriale ? Elle produit principalement des représentations du futur sous la forme de scénarios (exploratoire). Parfois, elle participe à la production de schémas dont les horizons temporels peuvent être plus courts (SCoT, PLU, etc.). Elle raconte des histoires et permet d'imaginer des souhaits pour le territoire. Limites et difficultés de la prospective territoriale L’intégration des différentes composantes de l’attitude prospective constitue le principal frein à l'exercice :. • Les tensions temporelles, notamment quand on parle de prospective technologique : la prospective territoriale travaille à des horizons de 15, 20, 30 ans, etc. alors que de telles durées représentent des siècles pour la prospective technologique (et 4 "Scénario de l'inacceptable. Une image de la France en l'an 2000", TRP, 1971 : http://www.diact.gouv.fr/datar_site/datar_prospective.nsf/$ID_Document/CLAP- 6QSGPV
    6. souvent pour les acteurs du territoire)… D'où la difficulté d'intégrer l'un dans l'autre. Mais quoiqu'il en soit, imaginer des scénarios dans 30 ans reste un exercice difficile. • Le passage de l’exploratoire au normatif, notamment dans une optique participative, pose également quelques problèmes. Imaginer des futurs possibles reste relativement aisé ; effectuer les choix est une tout autre affaire. On touche là aux questions de gouvernance et des difficultés de dialogue entre acteurs, en particulier quand on parle de "définition du souhaitable" (Qui a vocation à décider? Comment réaliser les arbitrages ?). • Enfin, la prise en compte des ruptures est difficile (le « pire » n’arrive jamais ou n’arrive qu’aux autres…). Facteurs-clés de réussite Parmi les facteurs clefs de réussite des exercices de prospective territoriale : • La prise de conscience par les acteurs locaux de la nécessité du changement à partir d’une vision à long terme • Une volonté politique forte : acceptation d’ouvrir et de partager le pouvoir • Une forte implication de l’État et de ses services déconcentrés (Préfecture, DRE, …) o articulation avec les collectivités territoriales initiatrices o relais dans la diffusion des expériences, de partage de l’information et des connaissances, de renforcement des fonctions d’observation • Associer le plus largement possible les acteurs locaux : participation, implication, appropriation • Considérer que le projet de territoire est un début et non une fin… 3.2- La prospective territoriale selon l'agence d'urbanisme Louis-Laurent Dupont, AGAM En guise d'illustration des propos de Philippe Durance, Louis Laurent Dupont, chargé des études à l'AGAM5, prend appui sur deux exemples : la réflexion du territoire autour du Havre (cf encadré) et la démarche menée par l'agglomération Marseillaise, qui débute à peine. Il existe, au niveau des agences d'urbanismes, d'autres types d'approche de prospective territoriale/planification de l'espace, moins systémique, appliquée à des objets particuliers comme les transports. Certains aspects de l'exercice de planification spatiale restent à approfondir : • le lien entre prospective territoriale et déclinaison spatiale : on manque d'options un peu fines d'aménagement • la prospective des moyens (a-t-on les moyens de sa stratégie? Comment fait-on avec peu de moyens?) • la prospective technologique reste une vraie question ; on formule des hypothèses, mais cela reste assez vague La démarche de prospective de l'agglomération marseillaise 5 http://www.agam.org
    7. L'agglomération marseillaise s'inscrit dans une grande métropole rassemblant Aix, Aubagne, Arles, ou encore Berre, d'où des questions phares de gouvernance qui se sont posées également au Havre lors la constitution du dernier SCOT. La communauté marseillaise (Marseille Provence Métropole) est confrontée à de fortes tensions, qui appellent des choix et ensuite, leur traduction opérationnelle sois la forme d'une politique d'aménagement. Parmi les caractères contextuels de l'agglomération : un territoire assez enclavé, une population plutôt pauvre, l'existence de l'opération Euromed visant notamment à développer des activités de service donc en rupture avec un milieu industriel portuaire. .. La démarche marseillaise reprend un peu les mêmes principes que celle qui s'est appliquée au Havre, mais avec une approche moins englobante et systémique. On y retrouvera des cycles de séminaires où la présence d'élus et de la société civile est prévue, ainsi qu'un travail de benchmark. Cette démarche commence actuellement, en octobre 2006. Les aspects technologiques y seront sans doute plus présents qu'au Havre, notamment sous l'impulsion des pôles de compétitivité.
    8. Retour d'expérience - Le cas du projet Le Havre Pointe de Caux6 : la gouvernance en question La réflexion prospective à 20 ans sur le territoire du Havre Pointe de Caux Estuaire a été engagée pour faire émerger une vision et une ambition globales de long terme, largement partagées, ainsi que pour fédérer les communautés du ScoT. Elle illustre les enjeux décrits par Philippe Durance: la complexité des questions de gouvernance, les tensions temporelles et les questions tenaces de représentation de chacun sur son territoire. La démarche s'est étalée sur 9 mois (juin 2004-avril 2005) et a été pilotée par une agence d'urbanisme qui s'est adjoint les services de cabinet d'études, dont Futuribles. Elle poursuivait trois principaux objectifs : • intégrer un diagnostic en dynamique du territoire et de sa position relative dans l’espace français et européen ; • assurer l’ingénierie et l’animation de séminaires de prospective conduisant à l’élaboration de scénarios ; • mettre en évidence les évolutions possibles (futurs possibles), les enjeux majeurs associés et les options stratégiques envisageables (futurs souhaitables) pour le territoire. La démarche a été jalonnée par une série de 4 séminaires rassemblant des élus, mais aussi des représentants de la société civile, avec un système d'ateliers destinée à favoriser les échanges. C'est une approche que l'on peut qualifier de systémique. 35 variables clefs, internes et externes ont été définies (démographie, mobilité, enseignement supérieur, gouvernance à l'échelle de l'agglomération, mais aussi à l'échelle régionale, etc.). La technologie a été évoquée, mais sans doute pas suffisamment. La deuxième étape a consisté à poser des hypothèses sur l'avenir de ces variables clef et de les discuter en groupe. La 3e étape a consisté à construire des scénarios pour croiser des hypothèses relatives au du contexte externe (concurrence internationale notamment) et les choix du territoire (comme par exemple le rééquilibrage du développement économique ou l'accent mis sur le portuaire). Autrement dit, dans un contexte donné, quelles cartes le territoire du Havre devait-il jouer? Sur cette base, il s'agissait ensuite d'effectuer des choix. C'est assurément l'une des parties les plus difficiles du processus. Un consensus s'est dégagé sur la nécessité de sortir du "tout portuaire". Dans le fond, la difficulté réside plus dans les options à mettre en œuvre pour appliquer ce scénario. Enfin, la question des moyens s'est ensuite posée (en termes matériels mais aussi en termes de gouvernance). Enseignements de "l'expérience Havraise" • La démarche a eu pour effet de modifier la représentation du territoire ; la part du port en a été un peu relativisée… • Il y a eu un débat sur les fondamentaux économiques du territoire, mais aussi sur l'émergence de préoccupations environnementales comme facteur de développement • Il faut souligner l'implication des élus qui ont joué le jeu 6 http://www.diact.gouv.fr/datar_Site/DATAR_ProspectiveInfo.nsf/7abac3c1555cb08dc125655a004fdece/65d 198784c120c9fc1257073005357b6/$FILE/Prospective-Info%20Retours%20d'exp%C3%A9riences.pdf
    9. 3-3 Le territoire et l'action publique face aux nouvelles tendances technologiques Daniel Kaplan, FING La FING a produit en 2005 un premier document librement téléchargeable destiné à "vulgariser" la prospective technologique TIC à 5-10 ans, à destination des décideurs publics et privés : ProspecTIC7. Il en ressort 6 principaux facteurs majeurs d'influence des TIC sur l'avenir des territoires : 1- L’omniprésence et la continuité des réseaux 2- L’adjonction de puces à toute sorte d’objets et l’enrichissement de leurs interactions avec leur environnement 3- L’infrastructure informationnelle et l’évolution du "web sémantique" 4- Une tendance à l’incertitude autour de la sécurité dans les TIC et les réseaux 5- L’insertion des TIC dans les pratiques économiques et sociales 6- La relation de la société au progrès technologique* 1- Omniprésence et continuité des réseaux La tendance majeure est celle de l'omniprésence, de la continuité et de l'interchangeabilité des réseaux : il y a du réseau (filaire et/ou sans-fil, chaque forme s'appuyant sur plusieurs technologies à la fois) partout, tout le temps, en toutes circonstances. Les communications circulent sans encombre de l'un à l'autre ; la mobilité n'interrompt pas les échanges et limite de moins en moins la qualité et le débit de ce qui peut être échangé. Ces réseaux sont de plus en plus banalisés, au sens où ils véhiculent indifféremment toutes sortes de contenus. De fait, les distinctions auxquelles nous sommes habitués (réseau fixe/mobile, réseaux de données/de téléphonie/de diffusion audiovisuelle) ont de moins en moins cours. Pour les personnes comme pour les objets, la connexion devient la situation normale, la déconnexion l'exception. Cependant, la qualité et le débit des réseaux continuent de s'améliorer de manière continue et ces améliorations n'atteignent pas du tout au même rythme les zones denses et solvables, et les zones rurales ou socialement défavorisées. 2- L' "internet des objets" Le concept d'"Intelligence Ambiante" telle que la définit la Commission Européenne repose sur trois changements majeurs : l’adjonction de puces à toute sorte d’objets, l’enrichissement de leurs interactions avec leur environnement et leur capacité de communiquer entre elles, voire de collaborer à plusieurs, jusqu'à constituer ensemble de véritables réseaux pour accomplir ensemble certaines tâches. Les mondes physique et numérique s'entremêlent. Tout objet, tout lieu, tout individu dispose d'une "extension numérique" et des moyens d'interagir avec les autres, localement ou à distance. Aux interfaces numériques traditionnelles s'ajoutent, d'une part, des interfaces "tangibles", physiques et d'autre part, des systèmes de "réalité augmentée" qui enrichissent la perception physique d'informations numériques. 3- Infrastructure informationnelle et "web sémantique" 7 www.fing.org/prospectic
    10. Les systèmes d'information traditionnels, ainsi que les systèmes d'"intelligence ambiante", produisent une masse sans précédent de données d'origines et de natures différentes, potentiellement exploitables par des acteurs publics et privés. Ces données sont de plus en plus riches et organisées de manière à pouvoir être comprises par d'autres systèmes que ceux par lesquels elles ont été produites. Le "web sémantique" et les technologies mobiles, entre autres, permettent d'imaginer des manières entièrement nouvelles de délivrer des services (publics ou privés) aux citoyens et consommateurs : nouveaux services composites, nouveaux intermédiaires, nouveaux points de distribution, nouvelles formes de proximité, services à domicile ou en mobilité, décloisonnement... avec, potentiellement, un impact considérable sur la localisation des services, sur les acteurs du service et les modèles économiques, ainsi que sur les lieux et les moments auxquels les individus y ont recours. 4- Sécurité dans les TIC et les réseaux Le développement des TIC et des réseaux s'accompagne d'une forte tension autour de la sécurité : • D'un côté, l'interconnexion généralisée et permanente, et le recours croissant aux TIC dans toutes les activités, accroît structurellement l'exposition aux risques informatiques des organisations comme des individus. Ces risques deviennent physiques avec le lien croissant entre la sphère numérique et la sphère physique. • De l'autre, les TIC sont de plus en plus fortement mobilisées à des fins sécuritaires, qu'il s'agisse de répondre aux menaces ci-dessus ou de sécuriser les personnes et les biens, de défendre l'ordre public, etc. Ces deux tendances contribuent toutes deux à faire émerger un débat autour de la protection de la vie privée, de la liberté d'agir, d'aller et venir ou encore d'innover, dont il est difficile de savoir à ce stade à quel point d'équilibre il mènera. 5- Insertion des TIC dans les pratiques économiques et sociales La société, en France comme ailleurs, s'est approprié les TIC à un rythme extrêmement rapide. Les TIC se banalisent dans la vie professionnelle comme dans la vie privée ou les relations sociales. On peut a minima prévoir que : • L'arrivée à maturité de générations nées avec le numérique fera de ces technologies des outils normaux et quotidiens, plutôt qu'un sujet d'interrogations générales ; les débats sur les TIC se spécialiseront par secteur, par usage, etc. • Néanmoins, la poursuite d'un mouvement rapide d'innovation reproduira sous d'autres formes des fractures, des écarts générationnels, des transformations dans les pratiques sociales et les circuits économiques ; • Une part importante, voire (comme aujourd'hui) dominante de l''innovation dans les services et les usages proviendra, non pas des grands acteurs du secteur, mais des utilisateurs eux-mêmes ainsi que de toutes petites entreprises ; • L'appropriation sociale des TIC continuera de s'organiser avant tout autour de l'échange et des relations sociales, avec une reconfiguration constante des canaux de communication, des réseaux relationnels, des formes et des modes d'expression... ; • La tension autour de la propriété intellectuelle ne s'apaisera pas.
    11. 6- Relation de la société au progrès technologique A mesure que les technologies numériques deviennent omniprésentes et "descendent" dans les objets, les espaces et les corps, on peut s'attendre à voir émerger des risques nouveaux et un débat public sur l'éthique de l'innovation, la protection des libertés et des individualités, voire l'application du principe de précaution à l'innovation numérique. Le tour que prendra ce débat peut avoir des conséquences importantes dans plusieurs domaines tels que le degré de développement des technologies de surveillance, le contrôle de l'immigration, les investissements en R&D et leur localisation dans des régions du monde plus ou moins sensibilisées aux enjeux éthiques.
    12. Encadré - Différentes méthodes de prospective technologique : le projet FISTERA8 Présentation d'Alain Puissochet FISTERA (Foresight on Information Society Technologies in the European Research Area) est un exercice collectif de prospective pour la société de l'information, financé par la Commission européenne dans le contexte de l'Espace européen de la recherche. L'objectif du projet FISTERA consistait à faire un point des exercices de prospective technologique en Europe et dans le monde. Au passage, il s'agissait également d'entraîner les "nouveaux entrants" à s'y lancer. En filigrane, l'idée de FISTERA était de favoriser l'émergence d'une "prospective européenne". En effet, la prospective est assez traditionnellement un exercice national). Une des focales de l'étude présentée par Alain Puissochet, qui porte sur la période 2002-2005, consistait à analyser l'existant, tant dans ses méthodes que ses résultats et leur évolution. L'exercice se limitait à la base aux TIC, mais au vu de la grande diversité des pays représentés et donc de la diversité des découpages, les études se sont également penchées sur les aspects sociétaux et géographiques dans le contexte de la "société de l'information".Faits marquants de ces études : • Contrairement à la prospective "à la française" que décrivait Philippe Durance (Voir 3-1), dans la plupart des cas, la prospective n'est pas exercée dans un but d'action, mais plutôt de mettre en avant des conclusions, des points chauds, etc. à disposition des industriels, chercheurs et grand public. • Il y a 10-15 ans, la prospective consistait en des échanges entre scientifiques pour produire des études purement techniques ; depuis, on a été obligés d'introduire les sciences humaines (sociologie, etc.). Même quand on parle de technologie, il faut introduire la focale sociétale. • Dans les systèmes d'évaluation des projets de recherche, de plus en plus, on réalise des évaluations ex-ante plutôt qu'ex-post. Ce que l'on cherche à mesurer ce ne sont pas les résultats scientifiques, mais leurs impacts. Donc on est obligé de prendre en compte le contexte. Et celui-ci est de plus en plus à considérer au niveau le plus local. Principales tendances observées en lien avec les territoires : • La plupart des pays du monde manquent de compétences pour appréhender les différentes facettes de la prospective • La difficulté du transfert technologique de la recherche vers l'industrie n'est pas un phénomène franco-français ; beaucoup de pays s'y heurtent • La pénurie de ressources naturelles est une constante dans tout exercice ; le vieillissement des populations également • Les TIC en tant que telles perdent de l'importances par rapport aux domaines périphériques comme les biotechnologies. Les NBIC (convergence entre nanotechnologies, biotechnologies, informatique et sciences cognitives) constituent le cadre de référence le plus commun pour l'avenir • Les pratiques d'"'enternainment" et leurs différentes facettes sont de plus en plus mentionnées dans les études de prospective ("Second Life" est-il un jeu ?) 8 http://fistera.jrc.es/
    13. 3-4 Difficiles relations entre prospective technologique et prospective territoriale Discussion Une des difficultés de la prise en compte de la synergie entre les deux dynamiques de prospective (territoriale et technologique donc) est liée à la confrontation des horizons temporels. En effet, pour permettre de projeter des tendances ou d’envisager des ruptures, la prospective territoriale travaille communément avec un horizon temporel de l’ordre de 20 à 25 ans (2030). Cet horizon dépasse largement celui qu’il semblerait raisonnable d’utiliser avec des objectifs similaires pour un exercice équivalent en matière de TIC. • Un exemple de l’importance de relier prospective technologique et prospective territoriale : le cas de la mobilité. La mobilité des personnes représente une des dynamiques fondamentales d’un territoire donné, qu’il soit international, national ou local ; elle représente également un enjeu primordial pour les territoires, que ce soit en matière de politique publique (intégration, mobilité sociale, etc.) qu’en termes d’économie. Quelques économistes ont mis en lumière ces dernières années l’importance pour un territoire de l’économie dite « présentielle », basée sur la captation des dépenses des personnes présentes sur le territoire à un moment donné, et qui se mesure en termes de revenus et non plus de PIB. Il s’agit principalement des revenus issus des retraités, des touristes, des déplacements induits par le travail (dissociation lieu de vie/lieu de travail), etc. Le développement de cette économie va devenir un enjeu de poids pour bon nombre de territoire. Le croisement d’une variable « Accès aux réseaux », par exemple, avec la mobilité des personnes, et donc le développement d’une économie présentielle, pourrait mettre en lumière de types d’évolution possibles : soit partir du principe que la faculté d’ubiquité rendue possible par un accès o simple et omniprésent (sans fil) favorise la mobilité ; soit partir du principe que ce même accès, par le développement du travail à o domicile, conduit à une réduction de la dissociation entre lieu de vie et lieu de travail, réduisant ainsi un type de mobilité, au détriment de l’économie présentielle. • On raisonne souvent du point de vue d'un territoire ; or, les technologues qui ont des choses à essayer, à montrer, etc. ont besoin de le faire quelque part!!! D'où la nécessité pour chacun de sortir de ses propres représentations et de dialoguer avec les territoires.
    14. 3-5 Exemples de "scénarios 2026" Scénario 2026 « Communauté des migrants » Le vieillissement de la population entraîne à la fois une vague de fond de résidences alternées au Maroc pendant les saisons automne/hiver/printemps et un besoin accru de main d’œuvre pour accompagner le quatrième âge. Il existe donc une double migration : - du sud vers le nord pour le travail - du nord vers le sud pour le loisir. De nouveaux services liés à la personne se développent pour proposer des applications innovantes avec télémédecine, téléservices intégrés pendant la période de résidence au Maroc. Certaines collectivités territoriales, comme la ville de Lyon, ont choisi de délocaliser leurs résidences pour personnes âgées. Dans ces conditions, le scénario pose la question de l’ici et de l’ailleurs. Comment exercer ses droits alors que l’on est plus présent. Le droit de vote reste-t-il lié à la condition de la domiciliation ou évolue-t-il ? Car l’universalité est rendue possible par les technologies. Un conflit se noue lors d’un conseil municipal auquel assistent les résidents de la maison de retraite de la ville de Lyon installée quelque part au Maroc. 10 novembre 2026 Une communauté de 600 personnes part de Lyon Satolas dans le tout nouvel Airbus A 380 mis en service quelques mois plus tôt. Direction l’aéroport de Casablanca avec comme destination finale Essaouira, l’ancienne Mogador, pour la résidence communale en temps partagé. Arrivés sur place, les résidents se retrouvent dans leur environnement numérique habituel. Quelques jours après leur arrivée, le maire de Lyon les invite à préparer le Conseil municipal auxquels ils participent à distance, toujours avec assiduité. Les moyens budgétaires limités posent la question de l’allocation des ressources au travers d’un budget participatif. A cette occasion, la question du renouvellement de la climatisation de leur résidence se pose. Il est vrai que les lyonnais actifs qui ne connaissent pas la résidence ont jugé la dépense peu urgente et l’ont relégué à un autre conseil municipal provoquant l’indignation de l’ensemble des résidents. L’opposition marquée entre les deux groupes se cristallise sur le coût des nombreux services dont est dotée la résidence (télémédecine, télésurveillance, télécommunication, téléenseignement, etc.) jugé prohibitif par la population restée à Lyon Les résidents lyonnais qui passent désormais plus de la moitié de l’année au Maroc menacent de ne plus payer leurs impôts à Lyon. En réponse, les lyonnais considèrent dans leur immense majorité que la délocalisation de la vie locale ne devrait plus être acceptée ; seule la résidence devrait permettre la participation à la vie locale. D’ailleurs, dans l’exercice de son mandat national, le Maire ne pointe-t-il pas régulièrement l’ardente obligation d’ouvrir la vie locale aux migrants non européens installés à Lyon parfois depuis plusieurs décennies ? Une déchirure numérique intervient au moment précis où le Maire décide de rompre avec sa communauté extérieure proposant à un groupe privé de racheter la résidence et de remettre en cause la possibilité de participation à distance au Conseil municipal.
    15. ANNEXE 1 : PROGRAMME DU SEMINAIRE Matinée : "Renouveler nos perspectives" • 9h00 : Accueil des participants • 9h30 : présentation des enjeux de la journée Mission TIC et mission aménagement du territoire de la Région Provence Alpes Côte d'Azur et/ou un élu du Conseil Régional • 10h : état de la prospective territoriale Sur quoi porte la prospective territoriale ? A quoi s'intéresse-t-elle ? Que produit-elle ? Quels messages généraux s'en dégagent-ils aujourd'hui ? Philippe Durance, Lipsor (Laboratoire d'Investigation en Prospective Stratégique et Organisation) Louis-Laurent Dupont, AGAM – La démarche de prospective sur le territoire Le Havre Pointe de Caux Pause (< 15 mn) • 11h : état de la prospective technologique et implications territoriales Quels paradigmes nouveaux émergent-ils de la prospective technologique à 10-20 ans ? Quelles incidences peut-on en attendre sur les territoires ? Daniel Kaplan, FING Alain Puissochet, expert indépendant • 12h : Discussion : Chercher les ruptures En quoi la prospective technologique apporte-t-elle des surprises pour les territoires ? Qu'est-ce qui peut changer de manière radicale ? A quels scénarios nouveaux pourrait- on penser ? Dans quels domaines peut-on penser que l'impact et le rôle des technologies peuvent être les plus importants ? 12h45- Déjeuner en commun
    16. Après-midi : "Revoir nos perspectives" • 14h : « ateliers 2026 » (durée approximative : 1h30) Chaque atelier croise un domaine d'action territoriale, une ou plusieurs tendances technologiques, une situation d'usage… à l'horizon 2026, pour raconter une histoire. [Voir en page suivante les modalités de déroulement des ateliers] Pause (< 15 mn) • 15h45 : partage et discussion des histoires Dégager les lignes de force, les questions-clés, les incertitudes, les ruptures possibles… • 16h30 : conclusions opérationnelles De quoi a-t-on besoin pour penser autrement l'avenir des territoires ? Peut-on repérer des initiatives, des signaux faibles intéressants dans la région ? Comment les acteurs territoriaux et les acteurs des TIC peuvent-ils mieux travailler ensemble ? Y a-t-il de nouveaux axes de R&D à encourager ?... 17h : fin du séminaire
    17. ANNEXE 2 : METHODOLOGIE DES TRAVAUX EN ATELIER : LE JEU DES SCENARIOS Objectif Au travers de la production d'"histoires du futur" (en 2016), identifier des manières dont la prise en compte des technologies ouvre des pistes nouvelles à la prospective territoriale, et donc à l'action de la part des territoires. Les groupes Environ 7 participants par groupe. Doivent être prédéterminés à partir de la liste des inscrits (réajuster dans la matinée en fonction des présents), pour obtenir de la diversité : • Répartir les intervenants entre les groupes • Un équilibre techniciens / territoriaux, académiques / acteurs, si possibles hommes / femmes La mission : Nous sommes en 2016. A partir des éléments contenus dans les cartes, racontez : • Une scène • Ou bien une journée • Ou bien un déroulement de 2006 à 2016, avec une ou deux étapes intermédiaires Le déroulement • On distribue une carte "Contexte" différente par groupe • Chaque groupe se dote d'un rapporteur • Chaque groupe dispose de toutes les autres cartes, réparties en 4 tas • Chaque participant tire une carte à son tour : 1 carte dans le tas "orientation" o 2 cartes dans le tas "thème" o 2 cartes dans le tas "technologies" o 1 carte dans le tas "tendances lourdes" o (s'il y a plus de cartes à tirer que de participants, certains participants tirent deux fois) • On étale toutes les cartes • Echauffement (30 mn) : Les participants se répartissent par sous-groupes de 2 personnes o Ils choisissent 3 cartes de 3 catégories différentes, et décrivent rapidement o (10 mn) une situation que le croisement des 3 leur évoque Les sous-groupes partagent ensuite leurs travaux. Ils identifient des points o communs, des surprises, des contradictions
    18. Une histoire du futur : en partant de la carte "contexte", les participants décrivent une scène ou une journée de 2016, ou encore une histoire de 2006 à 2016 Ils peuvent capitaliser sur les situations décrites dans la phase précédente o Ou sinon, enrichir leur histoire en ajoutant successivement une carte, puis o une autre, puis une autre... • Préparer la restitution : Donner un nom à l'histoire o Répéter l'histoire o La restitution et la discussion • Chaque groupe dispose de 5 mn pour raconter son histoire • La discussion porte sur : Ce qui nous surprend dans les histoires o Ce qui paraît commun aux histoires o Ce qui paraît contradictoire ou paradoxal o Ce qui semble changer de majeur entre aujourd'hui et 2016 o Ce que l'intervention active des technologies apporte à la vision de l'avenir o Ce que cela ouvre comme perspectives ou défis aux territoires o
    19. Contexte (1 carte) Usage : la carte centrale, celle qui définit autour de qui ou de quoi se construit l'histoire. Choisie au hasard. Contexte Contexte Tom, 30 ans, La famille au travail... Martin... Contexte Contexte La commune périurbaine La PME de La Treille... Toutatout SARL... Contexte Contexte Jeanne, La communauté élue locale... des migrants de......
    20. Thème (choisi dans les missions territoriales - 2 cartes) Usage : thèmes à aborder, au travers de leurs traductions dans le contexte de l'histoire. Carte choisir au hasard. Thème Thème Aménagement du territoire Cohésion sociale Urbanisme Aide sociale Thème Thème Débat public, Culture, loisirs, citoyenneté, gouvernance sport Thème Thème Développement Education, économique formation Thème Thème Gestion des risques Mobilité, et des crises transports
    21. Thème Thème Sécurité Habitat collectif
    22. Technologies (2 cartes) Usage : 2 ensembles de technologies sur lesquels se fondent certaines des transformations ou décisions racontées dans l'histoire. Cartes tirées au hasard. Technologies Technologies Réseaux "Intelligence ambiante", omniprésents informatique omniprésente Technologies Technologies "Infrastructure informa- Identité, sécurité : tionnelle" : données et RFID, biométrie, services partagés, géolocalisation, traces, indexés, interopérables télésurveillance... Technologies Technologies Outils de création Intelligence personnelle, de mise en artificielle, robotique réseau, de coopération
    23. Technologies Technologies Nano- et bio- Réalité virtuelle, technologies réalité augmentée
    24. Orientation générale (1 carte) Usage : définit l'esprit général de l'histoire et le rôle particulier qu'y joue la technologie. Une carte tirée au hasard. Orientation Orientation La technologie contribue La technologie transforme de manière décisive à en profondeur le contexte répondre aux problèmes Orientation Orientation La technologie est La technologie intervient expérimentée mais échoue là où on ne l'attendait et/ou se voit violemment pas, et pas là où on refusée l'attendait
    25. Tendances lourdes (1 carte) Usage : un élément de contrainte à prendre en compte dans l'histoire. Tendance lourde Tendance lourde Mondialisation Energie et migrations chère Tendance lourde Tendance lourde Premières manifestations Vieillissement de la du changement climatique population Tendance lourde Tendance lourde Fractures sociales Urbanisation continue, locales et mondiales mais extensive
    26. ANNEXE 3 : PRESENTATION DU PROGRAMME "VILLES 2.0" DE LA FING Les "Programmes d'action" de la Fing Les "programmes d'action" de la FING se focalisent sur des enjeux stratégiques de l'avenir, multisectoriels, multitechnologiques et en même temps immédiatement intelligibles. L'objectif est de fédérer les énergies, les expériences, les connaissances, pour stimuler l'action et proposer des pistes radicalement nouvelles : Identifier les enjeux, les opportunités, les défis o Synthétiser et rendre accessible l'état des connaissances o Faire venir de France et d'ailleurs projets, idées, expériences, bonnes pratiques o et visions, en mobilisant l'intelligence collective des réseaux Rendre visibles, soutenir et labelliser des projets innovants ou exploratoires, à o fort potentiel Créer un effet de levier avec les institutions publiques, les collectivités locales, o les fondations, les investisseurs privés... Produire en synthèse des pistes d'action innovantes pour les acteurs publics et o privés. Les programmes d'action se structurent autour d'objectifs mesurables et d'échéances précises. Ils ont une dimension internationale et leurs principales productions sont bilingues. Ils sont menés de manière partenariale, de manière à favoriser l'appropriation de leurs résultats et à maximiser leur effet de levier. Leurs résultats, comme toute la production de la Fing, sont publics et fortement médiatisés. Le programme "Villes 2.0" Le programme "Villes 2.0" a pour vocation : D'améliorer et partager la compréhension de la manière dont les technologies o numériques, les services et les usages qui se développent à partir d'elles, contribuent à la transformation des villes et de l'expérience urbaine ; D'explorer le rôle croissant des TIC dans la réponse aux enjeux stratégiques o des acteurs de la ville ; D'identifier les pistes d'innovation les plus prometteuses dans les technologies o et les services numériques en lien avec la ville ; De jouer un rôle d'accélérateur pour des projets, des start-ups, des initiatives o collectives mobilisant les TIC au service de la transformation des villes, des services urbains, de l'expérience de la ville ; De contribuer à la définition des stratégies d'innovation des acteurs des TIC, en o améliorant leur appréhension des problématiques de la ville et en renforçant leurs liens avec les acteurs de la ville ; D'améliorer la manière dont les dynamiques propres aux technologies et à o leurs usages sont prises en compte dans les stratégies et la prospective urbaines, et plus généralement dans les débats sur l'avenir des villes.. Le programme "Villes 2.0" est lancé sur une période de 18 mois (2006-2007). Il fait suite au projet "Mobilités.net", mené en commun par la FING et la RATP en 2003-2004.
    27. Pour qui, avec qui ? Le programme s'adresse : Aux acteurs de la ville : élus, fonctionnaires territoriaux, urbanistes, architectes, o promoteurs, acteurs sociaux, transporteurs, gestionnaires d'infrastructures, fournisseurs de services urbains, commerçants, intermédiaires financiers ; Aux acteurs des TIC "fixes" ou "mobiles" : constructeurs, éditeurs de logiciels, o opérateurs, fournisseurs d'accès, fournisseurs de services et de contenus, agrégateurs, sociétés de services... Aux experts, consultants, prospectivistes, intéressés par le lien entre TIC et ville ; o Aux chercheurs en sciences et techniques d'une part, sciences humaines d'autre part o (économie, management, sociologie, anthropologie, géographie, communication...) ; Aux associations, communautés et groupes informels actifs dans ces domaines ; o Aux innovateurs et créateurs individuels, porteurs d'idées neuves et de projets hors o normes 5 thématiques centrales Le programme d'action "Villes 2.0" s'organise autour d'une méthodologie précise, qui vise en permanence à marier deux objectifs a priori contradictoires : Se fonder sur les réalités urbaines, les acteurs, les connaissances acquises, pour o envisager l'avenir de manière réaliste et concrète ; S'ouvrir aux idées neuves, aux propositions en rupture, aux visions décalées, pour o se préparer au changement et en tirer parti. Acteurs et enjeux Thèmes centraux 1- "Réaliser la « ville durable »" Comment la "ville durable" est- Stratégies urbaines : elle aussi celle du plaisir et de la Qu'est-ce qui fait que la ville création ? Comment produire les décide elle-même de se décisions collectives nécessaires transformer ? ? 2- "La fabrique des services Acteurs de la ville : urbains" Comment leur activité se Comment la ville devient-elle déploie-t-elle, évolue-t-elle, une plate-forme d'innovation et s’agence-t-elle avec celle de partenariats, pour des d'autres acteurs ? services de plus en plus personnalisés ? 3- "Espaces-temps publics" Gestion de la ville : Comment le territoire urbain Comment ce territoire s'étend-il aussi dans le virtuel, fonctionne-t-il d'une quelles conséquences pour les manière raisonnablement acteurs de la ville ? régulière, sûre et efficace ? 4- "Mes prises sur la ville" Comment agencer tous les Vie urbaine : canaux de relation avec le Comment les citadins et les citadin, tout en préservant sa vie visiteurs de la ville y vivent- privée ? ils leur vie, y réalisent-ils 5- "La carte est le territoire" leurs projets ? Comment la carte, numérique, active et partagée, devient-elle un outil de gestion temps réel, de simulation et d'action directe sur le territoire ?

    + tmarcoutmarcou, 3 years ago

    custom

    1728 views, 3 favs, 0 embeds more stats

    More info about this document

    © All Rights Reserved

    Go to text version

    • Total Views 1728
      • 1728 on SlideShare
      • 0 from embeds
    • Comments 0
    • Favorites 3
    • Downloads 0
    Most viewed embeds

    more

    All embeds

    less

    Flagged as inappropriate Flag as inappropriate
    Flag as inappropriate

    Select your reason for flagging this presentation as inappropriate. If needed, use the feedback form to let us know more details.

    Cancel
    File a copyright complaint
    Having problems? Go to our helpdesk?

    Categories