Schéma régionaldu tourisme en Bretagne                           ACTE 2 / 2012-2014FAIRE DE LA BRETAGNE UNE DESTINATION   ...
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Chantier 18 :« Les Destinations touristiques de Bretagne » cœur de l’attractivité............................................
CARTE D’IDENTITÉ DE LA BRETAGNE TOURISTIQUEPopulation : 3 175 000 habitants (INSEE 2009)Superficie : 27 209 km2 – Densité ...
I- La situation et les enjeux                                du tourisme en BretagneLe Schéma régional du tourisme et son ...
   établir une nouvelle manière de travailler ensemble pour les acteurs du tourisme breton, qui s’appuie        sur la co...
Des risques pour l’économie touristique bretonne :               Une surconcentration résidentielle sur le littoral : des...
Des fragilités :                  Un secteur économique créateur d’emplois et de richesses encore trop ignoré par les    ...
II- Une démarche concertée                           pour la préparation de                     l’Acte 2 du Schéma régiona...
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    de l’espace périphérique indigène (régional ou national),                de l’espace extérieur étranger (l’internati...
III-              Une stratégie et un plan                                         d’actions 2012-2014                    ...
III.1 - LE VISITEUR, FIL ROUGE DE L’ACTION TOURISTIQUE EN BRETAGNE :        Séduire, bien recevoir, enchanter nos visiteur...
Le visiteur : séduireCHANTIER 1 : METTRE EN PLACE UNE STRATEGIE MARKETING ET DE COMMUNICATION TOURISTIQUEPARTAGEE POUR LA ...
     Adapter l’offre touristique bretonne à ces stratégies et à ce plan marketing, sensibiliser les                      ...
Les acteurs du tourisme : professionnels, les Destinations, les filières.LES INDICATEURS DE SUIVIMesure de l’impact des ac...
Le visiteur : séduireCHANTIER 2 : DEVELOPPER LE E- ET LE M- TOURISME2 EN BRETAGNE, OUTILS D’AVENIRLES CONSTATSL’importance...
   Faire monter en puissance (former, accompagner) les acteurs du tourisme sur les trois axes                stratégiques...
LES CIBLES ET LES BÉNÉFICIAIRESL’ensemble de visiteurs potentiels de la BretagneLe groupe Bzh e-tourisme.Les prestataires ...
BIEN RECEVOIR POUR : ACCUEILLIR, FAIRE DECOUVRIR, SATISFAIRE…Bien recevoir le visiteur, c’est faire preuve vis-à-vis de lu...
Le visiteur : bien recevoirCHANTIER 3 : PRESERVER ET DEVELOPPER LE CAPITAL DES HEBERGEMENTS MARCHANDSLES CONSTATSLe déclin...
LES DÉCLINAISONS OPÉRATIONNELLESLa mise en œuvre de ce chantier repose sur l’engagement d’initiatives et de mesures complé...
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LES DÉCLINAISONS OPÉRATIONNELLES                Réaliser un état des lieux des dispositifs existants en matière de qualif...
Le visiteur : bien recevoirCHANTIER 5 : METTRE EN ŒUVRE UN CONTRAT D’OBJECTIFS EMPLOI–FORMATION POUR LES METIERSDU TOURISM...
ressources sont également mobilisés : la Chambre du Commerce et d’Industrie de Région Bretagne (C.C.I.R.), lesOrganismes p...
   Animateur pressenti : Conseil régional              Partenaires principaux : Institutions et organismes signataires e...
Le visiteur : bien recevoirCHANTIER 6 : POUR UNE NOUVELLE IMAGE DU TOURISME SOCIAL EN BRETAGNELES CONSTATSL’image spontané...
LES DÉCLINAISONS OPÉRATIONNELLES               Mise en place opérationnelle en 2012 d’une « Plateforme régionale des fina...
Le visiteur : bien recevoirCHANTIER 7 : DES TRANSPORTS PERFORMANTS POUR L’ACCES A LA BRETAGNE ET POUR SADECOUVERTE TOURIST...
LES OBJECTIFS                Consolider l’efficacité touristique des différents modes de transports de voyageurs-visiteur...
élément d’accueil et d’attractivité. Promouvoir l’initiative BreizhGo pour l’accès aux transports                 multimod...
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Le visiteur : bien recevoirCHANTIER 8 : FAIRE DE LA BRETAGNE UNE DESTINATION ATTRACTIVE DE « TOURISME DES QUATRESAISONS »L...
Schéma régional 2012 2014
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  1. 1. Schéma régionaldu tourisme en Bretagne ACTE 2 / 2012-2014FAIRE DE LA BRETAGNE UNE DESTINATION TOURISTIQUE D’EXCEPTION territoire • économie • formation • éducation • transport • environnement • culture & sport • tourisme & patrimoine • europe
  2. 2. ÉDITOLe Schéma régional du tourisme, adoptéen 2007 par le Conseil régional, a marquépour la première fois l’affirmation d’une PENNAD-STURvéritable politique en faveur du tourismeen Bretagne. Il a traduit la volonté de ses Pa oa bet votet brastres rannvroel an tou-acteurs de passer d’un « tourisme de risterezh e 2007 gant ar C’huzul-rannvro ecueillette à un tourisme de conquête » oa ar wezh kentañ ma oa embannet ur gwiret de s’appuyer sur les patrimoines et le bolitikerezh evit an touristerezh e Breizh. © E. Paindéveloppement durable. Evel-se e roe e obererien da c’houzout e felleCe schéma a proposé trois orientations clés : dezho tremen eus « un touristerezh evel male rééquilibrage territorial et saisonnier ; teu e teu d’un touristerezh lañsus » hag enla modernisation de l’offre et des services et une nouvelle em ziazeziñ war ar glad hag an diorren padus.gouvernance, soutenues par cinq ambitions : attractivité, Tri hent pennañ zo bet kinniget er brastres-se : adkempoue-compétitivité, solidarité, efficacité et accessibilité. zañ an traoù etre ar c’hornadoù-bro hag ar c’houlzadoù,La mise en œuvre du Schéma depuis 2007 a marqué une modernaat ar c’hinnig hag ar servijoù ha nevesaat ar modvéritable avancée pour le tourisme breton : la lente érosion gouarn, diwar-bouez pemp pal : dedennañ, bezañ kevezus,de sa fréquentation, accentuée par le naufrage de l’Erika, kengret, efedus ha reiñ digor d’an holl.a cessé ; le dispositif des aides régionales aux entreprises Aet eo touristerezh Breizh un tamm mat war-raok gant ara été rénové et a bénéficié à plusieurs centaines d’entre Brastres abaoe 2007 : paouezet eo digresk gorrek an niver aelles. Le Conseil régional est aujourd’hui leur premier douristed goude ma oa aet war washaat gant peñse an Erika ;soutien. Des partenariats ont été établis avec les principaux nevez-aozet eo bet ar skoaziadoù rannvroel d’an embrege-organismes régionaux du tourisme ; une nouvelle stratégie rezhioù ha meur a gantad o deus tennet gounid anezho. Arde communication Internet a été mise en place, s’appuyant C’huzul-rannvro eo o skoazeller kentañ bremañ. Kevelet ensur la marque Bretagne. L’innovation touristique auprès des deus gant aozadurioù rannvroel pennañ an touristerezh ;entreprises a été encouragée, pour l’accès aux personnes savet ez eus ur strategiezh kehentiñ nevez dre Internet,en situation de handicap et pour le développement diwar-bouez ar merk Bretagne.touristique en Bretagne intérieure, en particulier. Des Sikouret eo bet an embregerezhioù da sevel traoù nevez wargrands chantiers ont été engagés : véloroutes voies vertes, dachenn an touristerezh, dreist-holl evit degemer an dudcanaux de Bretagne, tourisme social… nammet hag evit kas an touristerezh war-raok en Argoad.Aujourd’hui cependant, la Bretagne touristique doit aller Chanterioù bras zo bet boulc’het : hentoù belo, hentoù glas,encore plus loin et beaucoup plus vite, pour affronter une kanolioù Breizh, touristerezh sokial.concurrence de plus en plus vive, mieux répondre aux Hiziv an deiz, koulskoude, e ranker kas touristerezh Breizhattentes des visiteurs qui ne cessent d’évoluer, faire face pelloc’h ha kalz buanoc’h war-raok, evit talañ ouzh ur geveze-à la crise économique et s’adapter en proposant une offre rezh brasoc’h-bras bepred, respont gwelloc’h da ezhommoùtouristique performante, et accessible à tous les publics, ar weladennerien zo cheñch-dicheñch dalc’hmat, talañ ouzhtout au long de l’année. enkadenn an armerzh ha kinnig traoù dispar diouzh ar pezhIl nous faut donc franchir ensemble une nouvelle étape. C’est a c’hortoz an douristed hag evit an holl, a-hed ar bloaz.tout le sens de l’Acte 2 du Schéma régional du tourisme. Deux Ret eo dimp ober ur bazenn ouzhpenn, asambles. Sed azeorientations majeures ont guidé la vice présidente chargée pal Eil tennad Brastres rannvroel an touristerezh. Gant daoudu tourisme et du patrimoine, Madame Maria Vadillo : hent pennañ eo bet an itron Maria Vadillo, besprezidantez• rivilégier une approche économique qui place le visiteur au p karget eus an touristerezh : cœur du projet et soutenir sur cette base, les entreprises, • plediñ da gentañ gant an tu armerzhel a laka ar weladennerien l’innovation et les métiers du tourisme, dans une véritable e-kreiz ar raktres ha diwar-se harpañ an embregerezhioù, an philosophie de développement durable pour le tourisme, nevezadur ha micherioù an touristerezh, en ur soñjal atav intégré aux activités et à la vie des territoires. e diorren padus an touristerezh, stag ouzh obererezhioù haÉtablir une nouvelle manière de travailler ensemble qui buhez ar c’hornadoù-bro.repose sur les choix partagés, sur la mutualisation des • evel un doare nevez da labourat asambles a zo diazezet smoyens et la cohérence des actions  et suppose de prendre war genasant an dibaboù, lodennadur ar peadra ha kem-en compte les grands bassins de fréquentation pour adapter poell an oberoù, hag a dalvez kement ha derc’hel kont eusl’organisation touristique et la répartition des rôles. an diazadoù touristel bras evit adkempenn an aozadurLe Conseil régional, en tant que chef de file du développement touristel ha dasparzhañ rolloù pep hini.économique s’engagera pleinement avec tous les acteurs Evel penn an diorren armerzhel emañ ar C’huzul-rannvro odu tourisme pour aborder cette nouvelle étape collective. plediñ da vat, asambles gant holl obererien an touristerezh,Par une offre de référence, et un tourisme intégré à la gant an tennad stroll nevez-se. Dre ur c’hinnig-skouer hag unvie des territoires, il nous faut faire de la Bretagne une touristerezh stag ouzh buhez ar c’hornadoù-bro e rankompdestination d’exception pour tous les visiteurs. ober eus Breizh ul lec’h eus an dibab evit an holl weladennerien. Jean-Yves Le Drian, Jean-Yves Le Drian, Président du Conseil régional de Bretagne Prezidant Kuzul-rannvro Breizh
  3. 3. Faire de la Bretagne une destination touristique d’exception PROJET DESCHÉMA RÉGIONAL DU TOURISME DE BRETAGNE - ACTE 2 – PLAN D’ACTIONS 2012-2014 -1-
  4. 4. -2-
  5. 5. SCHÉMA REGIONAL DU TOURISME DE BRETAGNE ACTE 2 - PLAN D’ACTIONS 2012-2014CARTE D’IDENTITÉ DE LA BRETAGNE TOURISTIQUE.........................................................................5I- LA SITUATION ET LES ENJEUX DU TOURISME EN BRETAGNE ................................................6II- UNE DEMARCHE CONCERTEE POUR LA PREPARATION DE L’ACTE 2 DU SCHEMAREGIONAL DU TOURISME ..........................................................................................................................10III- UNE STRATEGIE ET UN PLAN D’ACTIONS 2012-2014 PARTAGES.......................................14III.1 - LE VISITEUR, FIL ROUGE DE L’ACTION TOURISTIQUE EN BRETAGNE : ...................................... 15SEDUIRE, BIEN RECEVOIR, ENCHANTER NOS VISITEURS .................................................................................15SEDUIRE POUR : FAIRE CHOISIR LA BRETAGNE, FAIRE VENIR, FAIRE REVENIR…..........................................15Chantier 1 : Mettre en place une stratégie marketing et de communication touristique partagée pour laBretagne ............................................................................................................................................................................ 16Chantier 2 : Développer le e- et le m- tourisme en Bretagne, outils d’avenir.......................................................... 19BIEN RECEVOIR POUR : ACCUEILLIR, FAIRE DECOUVRIR, SATISFAIRE… ........................................................22Chantier 3 : Préserver et développer le capital des hébergements marchands..................................................... 23Chantier 4 : Généraliser les démarches de qualité de l’offre .................................................................................... 26Chantier 5 : Mettre en œuvre un Contrat d’Objectifs Emploi–Formation pour les métiers du tourisme ............. 28Chantier 6 : Pour une nouvelle image du tourisme social en Bretagne................................................................... 31Chantier 7 : Des transports performants pour l’accès à la Bretagne et pour sa découverte touristique............. 33Chantier 8 : Faire de la Bretagne une destination attractive de « Tourisme des quatre saisons » ..................... 37ENCHANTER POUR : TISSER DES LIENS, PARLER DE LA BRETAGNE, FAIRE REVENIR… ................................39Chantier 9 : Mettre en valeur les différences de l’offre touristique bretonne........................................................... 40Chantier 10 : Inscrire le tourisme de nature comme modèle pour un tourisme durable ....................................... 43Chantier 11 : S’appuyer sur le patrimoine et les événements culturels pour enrichir l’offre touristique ............. 48Chantier 12 : Les Canaux de Bretagne, un levier majeur pour le tourisme en Bretagne intérieure .................... 52Chantier 13 : Le tourisme urbain, un atout au fort potentiel pour le tourisme breton............................................. 56Chantier 14 : Les grands itinéraires de randonnée pour la decouverte de la Bretagne ........................................ 58Chantier 15 : Le renouveau du tourisme d’entreprises, un emblème pour la Bretagne ........................................ 62III.2 - UNE NOUVELLE MANIERE DE TRAVAILLER ENSEMBLE : ............................................................ 64S’ORGANISER, INVESTIR, INNOVER POUR LE TOURISME EN BRETAGNE .........................................................64S’ORGANISER POUR : AFFRONTER LES DEFIS, MUTUALISER LES MOYENS ET GAGNER EN EFFICACITE… ...64Chantier 16 : Concevoir des politiques d’urbanisme adaptées aux enjeux du tourisme, au bénéfice deshabitants et des visiteurs ................................................................................................................................................ 65Chantier 17 : Pour une organisation de l’action publique à la hauteur des défis à relever pour le tourismebreton................................................................................................................................................................................. 68 -3-
  6. 6. Chantier 18 :« Les Destinations touristiques de Bretagne » cœur de l’attractivité................................................. 70INVESTIR POUR : S’ADAPTER, PROGRESSER ET DEVELOPPER L’ATTRACTIVITE DE LA BRETAGNE… ...........74Chantier 19 : Mieux connaître l’économie touristique régionale pour mieux s’adapter et anticiper .................... 75Chantier 20 : L’investissement touristique, un impératif pour la compétitivité de la Bretagne ............................. 77INNOVER POUR : SE DEMARQUER, CONQUERIR ET AMELIORER SES PERFORMANCES… ..............................79Chantier 21 : L’innovation, moteur de l’attractivité du tourisme en Bretagne.......................................................... 80Chantier 22 : Le Nautisme en Bretagne : une ambition européenne ....................................................................... 82IV- UNE MISE EN ŒUVRE OPERATIONNELLE ET PARTAGEE DE L’ACTE 2 DU SCHEMAREGIONAL DU TOURISME ..........................................................................................................................85V- ANNEXES ................................................................................................................................................88Synthèse de la mise en œuvre du Schéma régional du tourisme 2007-2010 (annexe 1) .................................... 89Schéma régional du tourisme de Bretagne – Acte 2 – Tableau synthétique du plan d’actions (annexe 2) ....... 90Liste des cartes incluses dans l’Acte 2 du Schéma régional du tourisme (annexe 3)........................................... 91Carte des bassins de fréquentation de l’Étude MORGOAT (annexe 4) .................................................................. 92Préparation du Schéma régional du tourisme – Acte 2 (annexe 5)......................................................................... 93Des contacts utiles (annexe 6)...................................................................................................................................... 96 -4-
  7. 7. CARTE D’IDENTITÉ DE LA BRETAGNE TOURISTIQUEPopulation : 3 175 000 habitants (INSEE 2009)Superficie : 27 209 km2 – Densité : 115 hab/km2Départements de la Bretagne administrative : 4Communes : 1270EPCI : 118 - Communautés d’agglomération et urbaine : 11 Le Patrimoine Culturel, l’activité artistique et Le Patrimoine Naturel et les Paysages les évènements 3011 édifices protégés Monuments Historiques (1ère région  Climat : température océanique douce, peu Française hors Ile de France) contrastée, bon taux d’ensoleillement moyen : 1 850 21 Villes d’Art et d’Histoire et des Villes Historiques de heures /an (équivalent à la moyenne Aquitaine et Midi- Bretagne, 22 Petites cités de caractère et 31 Communes de Pyrénées) Patrimoine Rural  2 730 km de côtes (plages, falaises, dunes, rias, 36 musées classés « Musée de France » abers…) 1 077 ensembles mégalithiques dont 357 protégés  675 km de voies d’eau navigables et 30 000 km de Monuments Historiques rivières et cours d’eau 80 phares (le tiers des phares français)  11 îles habitées sur près de 1 000 îles et îlots recensés 4 000 châteaux et manoirs, plus de 3 000 églises et (soit 70% du nombre d’îles et îlots en France chapelles métropolitaine). 75% de navires français du Patrimoine  4 500 km de sentiers de grande randonnée, pour 2 sites au Patrimoine Mondial de l’UNESCO : Vauban à 12 000 km de sentiers balisés Camaret (29) et Mont-Saint-Michel avec la Région Basse-  41 sites terrestres et 18 sites marins identifiés au Normandie. 4 nouveaux dossiers de candidatures en réseau écologique européen Natura 2000 préparation 200 000 personnes pratiquent le breton (6% de la  13 réserves naturelles, un Parc marin, un Parc naturel population) et d’autres le gallo régional et 4 projets de Parcs en cours 42 structures de développement de l’art contemporain.  669 sites classés et inscrits au titre de la nature et des 170 compagnies de théâtre et 40 compagnies de danse. paysages pour 146 600 hectares 11 lieux de spectacle vivant labellisés au plan national  73 espèces de mammifères terrestres sauvages, 10 12 pôles ressources musiques actuelles espèces de mammifères marins, 316 espèces Festivals et événements : 6 festivals bretons parmi les 20 d’oiseaux identifiés plus grands festivals musicaux français (Vieilles Charrues,  1 827 espèces de plantes à fleurs et fougères, un Festival Interceltique, Festival de Cornouaille, Festival du Conservatoire botanique de renommée internationale Bout du Monde, Transmusicales, Art Rock) (Brest)  136 villes et villages fleuris en 2010 L’activité, les femmes, les hommes et les entreprises du tourisme 4ème rang des régions les plus visitées par les Français, 1ère destination pour les séjours à la mer pour les Français 98 millions de nuitées de séjours (2011) pour 3,6 milliards d’euros de consommation touristique, environ 8% du PIB breton, dont 680 millions d’euros de chiffres d’affaires pour les hôtels et campings privés. 465 communes bénéficiant de la taxe de séjour 51 000 salariés directs à l’année (75 000 en période estivale) et 15 000 employeurs du Tourisme (5% des emplois salariés directs en Bretagne) 880 hôtels classés (dont 550 deux étoiles et 200 trois et quatre étoiles), 8 800 Gîtes de France et meublés Clévacances, 3 150 chambres d’hôtes labellisées, plus de 300 structures du tourisme social et associatif 740 campings classés 17 stations balnéaires au sein de « Sensation Bretagne » 4890 restaurants dont 300 référencés aux Guides Michelin et Gault et Millau 5 aquariums et 5 parcs animaliers : 7 dans les 10 premiers sites de visites payants en Bretagne et 10 parcs de loisirs 95 ports de plaisance (pour 33 000 places), 10 centres de thalassothérapie 40 golfs pour 47 parcours 168 offices de tourisme et syndicats d’initiatives -5-
  8. 8. I- La situation et les enjeux du tourisme en BretagneLe Schéma régional du tourisme et son plan d’actions 2007-2010 font référence, par la dynamique qu’ils ontinitiée et la vision d’avenir qu’ils ont inscrite pour le tourisme breton. La préparation de cet Acte 2 du Schéma amontré que cette dynamique reste entière et prometteuse pour lancer ce second souffle.L’essentiel des chantiers du plan d’actions 2007-2010 a été réalisé. Certaines actions restent naturellement àpoursuivre et approfondir ou doivent bénéficier d’un nouvel élan dans le cadre de l’Acte 21. Des enjeux,identifiés en 2007 comme l’innovation touristique ou la recherche prospective, représentent aujourd’hui uneimportance stratégique croissante pour renforcer la compétitivité et mieux affronter la concurrence.Depuis 2007 également, le tourisme breton connaît, du fait des grandes tendances de l’économie, desévolutions accélérées. Celles-ci modifient le regard et révèlent des changements tels que :  l’importance stratégique et croissante du tourisme de proximité, source de fidélisation de clientèles pour un tourisme à l’année, mieux intégré à la vie locale.  le développement du tourisme en Bretagne intérieure et rurale qui, sous l’impulsion d’initiatives et d’acteurs innovants, connaît de nouvelles perspectives, propose des articulations littoral-intérieur innovantes et évolue en matière de marketing, de visibilité et de structuration de l’offre.Plus largement, trois facteurs majeurs pèsent aujourd’hui, d’un poids nouveau et très prégnant sur l’économietouristique bretonne. Il est impératif de les prendre en compte sous peine d’un décrochage à court terme.Il s’agit tout d’abord du caractère très international de l’activité touristique. Les destinations les plus diversessont aujourd’hui accessibles à des tarifs de plus en plus inattendus. Ces destinations, lointaines ou plusproches, rivalisent en terme de communication, de promotion et parfois aussi de qualité de l’offre. Le grandcatalogue mondial du tourisme est cette fois bien ouvert, dans lequel la Bretagne doit trouver une place etsurtout sa place.La crise économique constitue bien sûr, le second élément marquant de l’environnement touristique actuel.Caractérisée par une incertitude assez présente, une baisse globale du pouvoir d’achat, mais aussi par uneaccentuation des écarts de revenus, elle oblige à une veille permanente du marché et à une véritable capacitéd’anticipation et d’adaptation collective.Le comportement et les attentes des visiteurs enfin, sont plus précis et plus exigeants, plus changeants aussi ;différents selon les générations et les cultures. Ils appellent une approche marketing plus ciblée, aveccependant des moyens moins abondants et qu’il est donc urgent de mutualiser. Ils nécessitent aussi unecapacité d’adaptation réelle pour le renouvellement de l’offre et la qualité de l’accueil notamment.Ce sont ces préoccupations qui ont prévalu dans la préparation concertée du Schéma régional du tourismeActe 2, de ses Chantiers. Pour mieux y répondre, deux grandes orientations ont été dégagées qui fondent etstructurent cette nouvelle étape pour le tourisme breton :  accorder toute son importance à la place du visiteur, comme garantie de l’efficacité de l’économie touristique ; 1 1. Voir tableau de synthèse de la réalisation du SRT et de son plan d’actions 2007-2010, annexe 1 -6-
  9. 9.  établir une nouvelle manière de travailler ensemble pour les acteurs du tourisme breton, qui s’appuie sur la concertation préalable, la mutualisation et la cohérence des actions.Au seuil de cette nouvelle étape, la situation du tourisme en Bretagne peut schématiquement être caractériséepar les constats suivants :Pour l’accessibilité :Les atouts de la Bretagne :  Des voies routières rapides gratuites qui l’irriguent ; un accès ferroviaire accéléré grâce à Bretagne Grande Vitesse et la Ligne Grande Vitesse, à compter de fin 2016 ; plusieurs aéroports régionaux : Brest, Rennes, Lorient, Quimper… ; sans oublier Nantes ; des liaisons transmanche avec notamment la Brittany ferries.  Une offre de dépaysement de proximité facilitée pour les habitants des grandes métropoles régionales et pour les excursionnistes bretons, habitants de souche et nouveaux habitants.  Une accessibilité numérique haut débit sur l’ensemble du territoire et un programme engagé de déploiement de la fibre optique pour l’ensemble du territoire engagé.  L’accessibilité par l’outil Internet opérationnel, un des premiers chantiers lancés par le Schéma régional du tourisme dès 2008 (tourismebretagne.com, BreizhGo.com…).Des freins :  Des limites au développement du tourisme interrégional et international : renforcer l’accessibilité aérienne internationale.  Des carences dans l’intermodalité des transports et dans l’alternative à la voiture.  La saisonnalité encore très estivale de l’organisation de l’offre touristique, et sa cherté relative.Pour l’attractivité :De formidables potentialités :  Une réelle notoriété spontanée pour la Bretagne.  La mer et le littoral toute l’année (et pas seulement la plage l’été) ; des vastes espaces de nature préservés, en cohérence avec les attentes pour le tourisme durable.  Un intérêt renouvelé pour le tourisme en Bretagne intérieure qui s’appuie sur la densité du patrimoine, les canaux, la nature et plus généralement le tourisme rural.  La personnalité culturelle affirmée de la Bretagne et de ses produits, reconnus et attractifs : des expériences uniques à vivre en Bretagne.  Une quiétude et une sécurité préservée, un a priori positif pour la qualité de la vie.  Une région au climat doux et océanique, préservée des accidents climatiques. -7-
  10. 10. Des risques pour l’économie touristique bretonne :  Une surconcentration résidentielle sur le littoral : des stations en perte de diversité des activités et aussi de diversité sociale.  Des pollutions et nuisances (algues vertes en particulier,…) provoquant une suspicion et un risque réel d’éloignement des clientèles.  Le déclin d’une offre d’hébergement ancienne, parfois obsolète, à adapter avec innovation.  Une valorisation des patrimoines insuffisamment construite en terme d’attractivité et de réponses aux attentes des clientèles.Pour la compétitivité :Des hébergements marchands et des équipements touristiques qui génèrent des tendances favorables :  Une hôtellerie indépendante en Bretagne souvent personnalisée et attractive.  Une commercialisation par Internet en cours de généralisation qui favorise la mise en marché de petites capacités d’hébergements.  Une réelle diversité de l’offre des hébergements marchands : hôtels, gîtes, chambres d’hôtes, tourisme social, auberges de jeunesse.  Un développement d’équipements de loisirs attractifs (aquariums, zoos, parcs à thèmes…)  Une gestion environnementale des équipements qui progresse au rythme des réinvestissements des entreprises.Des signaux d’alerte préoccupants :  Le déclin de l’hôtellerie familiale, l’évolution d’une partie des hébergements de plein air (vente par lots).  La marginalisation des meublés anciens commercialisés hors marché et la part grandissante de l’hébergement non marchand.  Le financement difficile des réinvestissements pour l’hébergement.  Une situation foncière appelant de nouvelles réponses pour les projets futurs.  Un hébergement insuffisant en Bretagne intérieure.Pour la solidarité :Les atouts d’un tourisme pour tous en Bretagne :  La présence des « tribus » familiales, intergénérationnelles, liées aux habitants résidents et aux nouveaux arrivants : des clientèles fidélisées, des séjours renouvelés.  Des groupes affinitaires de tous âges : randonneurs, familles, amoureux de la voile, golfeurs, amateurs de musiques bretonnes ou actuelles, tourisme de nature…  Un dispositif d’appui régional en faveur d’un tourisme social rénové et innovant.  Une gamme d’hébergements diversifiée -8-
  11. 11. Des fragilités :  Un secteur économique créateur d’emplois et de richesses encore trop ignoré par les décideurs locaux, et parfois trop peu ou pas intégré localement.  Des hébergements du tourisme social qui connaissent des difficultés (modernisation, mise aux normes…) et qui doivent faire évoluer leurs modèles économiques.Pour l’efficacité :Des opportunités pour le développement du tourisme en Bretagne :  Des bassins de proximité à toucher pour des excursions de courte ou moyenne durée.  Des créneaux porteurs pour :  La cible du tourisme de « l’entretien du capital santé et de la forme…» avec l’attrait de la mer et plus largement de la nature en Bretagne ;  L’itinérance douce et sécurisée avec des services associés : à pied ou à vélo sur le littoral comme sur l’intérieur, et pour le nautisme fluvial;  Un tourisme urbain prometteur avec notamment le réseau des villes et cités patrimoniales.Des services et des offres touristiques à faire évoluer :  Dans les transports collectifs interurbains et pour les transports alternatifs à l’échelle des agglomérations, des stations et des Destinations, en associant services et offres touristiques et hébergements marchands.  Dans l’offre de loisirs et de pratiques nautiques, en proposant une nouvelle étape pour la dynamisation des activités engagées avec succès depuis 10 ans, et pour d’autres activités à développer : canaux, vélo, cheval.  Pour l’adaptation permanente des performances numériques des entreprises touristiques.Des contraintes et des risques liés à :  Une organisation touristique qui manque de cohérence et insuffisamment adaptée aux bassins de fréquentation ; une gouvernance touristique locale hétérogène, et parfois réticente au changement.  Au décalage persistant entre la perception du tourisme par une partie des acteurs publics locaux et la réalité de la dynamique du monde économique du tourisme. -9-
  12. 12. II- Une démarche concertée pour la préparation de l’Acte 2 du Schéma régional du tourismeLA DÉMARCHELa démarche d’élaboration du Schéma régional du tourisme Acte 2 a été conduite sur la base d’uneconcertation attentive avec les acteurs et les réseaux touristiques de Bretagne. Préalablement, le Conseilrégional a évalué le schéma de 2007 au regard :  des mutations accélérées du tourisme ;  du bilan de son plan d’actions 2007-2010 (sur la base de l’évaluation du Comité de suivi du Schéma) ;  du cadre envisageable pour le plan d’actions 2012-2014 ;  des réformes en cours (normes de classement des hébergements, offices de tourisme, réforme des collectivités…)Prenant appui sur cette réflexion, le Conseil régional a souhaité s’entourer d’avis de spécialistes et associer à laconcertation les acteurs représentatifs du tourisme en Bretagne : acteurs publics (collectivités, consulaires),acteurs privés (entreprises, syndicats, investisseurs), réseaux et acteurs associatifs.Les grandes étapes de cette concertation, de mai à novembre 2011, ont donné lieu à :  12 ateliers thématiques sur les sujets d’avenir du tourisme, regroupant chacun de 30 à 50 participants, représentatifs de la diversité des acteurs touristiques, avec les contributions d’intervenants spécialisés et la remise aux participants d’un document préparatoire sur la problématique posée.  2 chantiers traités dans le cadre d’une démarche partenariale spécifique : les Canaux de Bretagne et le Contrat d’objectifs Emploi-Formation pour le tourisme.  4 rencontres avec les élus des Communes, des EPCI et des Conseils généraux bretons (50 à 80 participants par séance) en septembre 2011, proposées à l’ensemble des Collectivités et de leurs groupements de chaque département à : Plédran, Plougastel-Daoulas, Pontivy et Rennes. Ces rencontres ont permis d’échanger sur la situation du tourisme en Bretagne et dans chaque département, et sur les actions et attentes des Collectivités et sur leurs priorités pour le tourisme régional.  de très nombreux échanges spécifiques conduits par le Conseil régional avec des acteurs représentatifs du tourisme breton : les quatre Comités Départementaux du Tourisme (réunions spécifiques et réunions collégiales), des Elus en charge du tourisme et Offices de tourisme des agglomérations bretonnes ; la Chambre de Commerce et d’Industrie de Région Bretagne (Commission Tourisme et Services) ; l’Union des Métiers et de l’Industrie Hôtelière (Bretagne et départements) ; les Réseaux partenaires du Conseil régional pour le tourisme : Nautisme en - 10 -
  13. 13. Bretagne, la Fédération Régionale des Offices de Tourisme et Syndicats d’Initiative, la Fédération Régionale des Pays d’Accueil Touristiques et Sensation Bretagne notamment.Deux instances ont régulièrement suivi la préparation et l’avancement de ces travaux :  Le Comité de pilotage, qui a succédé au Comité de suivi du Schéma et du plan d’actions 2007-2010, composé d’organismes régionaux du tourisme et regroupant une quarantaine de membres (composition en annexe), s’est réuni à 4 reprises, de mars à novembre 2011, pour préparer, suivre et formaliser les propositions d’orientations pour l’Acte 2 du Schéma régional du tourisme de Bretagne.  Les élus du Conseil régional, membres du conseil d’administration du Comité Régional du Tourisme, se sont réunis à 5 reprises, les Conseillers régionaux référents de Pays ont également analysé les propositions pour cette nouvelle étape du Schéma régional du tourisme.L’APPROCHE STRATÉGIQUE ET LA PLACE DU VISITEUR ; UNE NOUVELLE MANIÈRE DETRAVAILLER ENSEMBLELe Comité de pilotage a défini l’ambition que devrait porter l’Acte 2 du Schéma régional du tourisme, ens’appuyant notamment sur le bilan 2007-2010. Il a proposé pour réaliser cette ambition d’«affirmer la Bretagnecomme une destination touristique leader et durable » et identifié trois enjeux :  affirmer le rôle structurant de l’économie touristique pour la Bretagne,  renforcer l’attractivité touristique bretonne, par les éléments de son identité et la compétitivité de son offre,  rendre lisible et plus performante l’action des partenaires de l’économie touristique.Cette ambition et ces enjeux ont constitué le socle des échanges pour l’expression des participants et lescontributions des intervenants et des experts. Au terme de la consultation, 22 chantiers à mettre en œuvrecollectivement, ont émergé. Ce sont soit des travaux structurants à conduire plutôt sur le court terme ; soit destravaux relevant davantage d’une démarche de fond inscrite dans le moyen ou le long terme. Certains de cestravaux s’inscrivent dans le développement ou l’approfondissement des chantiers figurant au plan d’actions2007-2010.Les grands sujets étant ainsi posés, le Conseil régional a tenu, à ce stade de sa démarche, à vérifier lacohérence de ces propositions au regard du destinataire final de l’action touristique : le visiteur dont dépend toutdéveloppement touristique.L’attractivité de l’offre touristique se mesure en effet au succès des prestations proposées auprès de visiteursqui sont très divers et très courtisés, et qu’il s’agit de convaincre et de faire venir et revenir en Bretagne. Cesuccès repose sur un impératif essentiel : garantir des séjours touristiques qui correspondent à leurs désirs et àleurs attentes. La fidélisation des visiteurs et leur capacité à recommander la Bretagne sont également à lasource du maintien, de la reconquête et de la conquête des clientèles touristiques. Pour ces raisons, le Conseilrégional propose de faire du visiteur, un véritable fil rouge de l’Acte 2 du schéma régional du tourisme.Il est également clairement apparu que pour faire face aux fortes évolutions touristiques précitées, les acteursdu tourisme breton devaient développer leurs capacités d’adaptation et faire résolument évoluer leur manièrede travailler ensemble. Cette évolution passe par l’établissement d’une concertation active pour les choix - 11 -
  14. 14. stratégiques dans les domaines du marketing et de la communication notamment ; par une indispensablemutualisation des moyens pour atteindre un véritable seuil d’efficacité et aussi par une meilleure cohérencepour la mise en œuvre des actions à tous les niveaux, dans un véritable objectif de développement durablepour le tourisme.Encart : Extraits de l’intervention de M. Jean-Didier Urbain. Assises régionales du tourisme. St-Brieuc.29 novembre 2011Un touriste, mais qu’est-ce qu’un touriste ?Un homme en vacances qu’un préjugé répandu croit, à tort, simple et constant dans ses envies ; on parlecouramment de « simple touriste », tant au sens d’être irresponsable ou inutile que de sot ou de niais parceque sa seule raison d’être là l’est pour le plaisir. Comme si on ne pouvait associer à ce voyageur unecomplexité et du coup, outre une utilité, une intelligence sophistiquée liée à ses usages, c’est-à-dire à desprojets différents, des désirs variés, des envies précises, des besoins changeants et des demandes multipleset contrastées.Par exemple, l’emploi même des termes « visiteurs » ou « touristes » peut laisser à penser que visiter etcirculer seraient les traits de caractère aussi communs qu’évidents des vacanciers. Or ce n’est pas le cas.Il y a le touriste stricto sensu (circulation, itinérance..), le villégiateur (transplantation, séjour), le résidentsecondaire (nomadisme, le chez-soi).Ces trois comportements sont portés par des projets d’expérience ou de vie différents et il apparaît essentield’en tenir compte au niveau du développement local et régional. Chacun attend de l’hôte des réponsesadaptées tant à son désir qu’à son statut spécifiques. Ledit « touriste » n’en est pas forcément un (car il ne faitpas toujours un tour) pas plus que le dit « visiteur » ne visite à tout coup. Il faut se méfier des mots, qui sontsouvent de mauvais conseillers. Il s’agit, pour le comprendre, de ne pas prêter au « touriste » des intentionsqu’il n’a pas, plus, ou pas encore. Avant toute prescription, le voir « tel qu’il est » est un impératif.L’ignorance de l’hôte renvoie tout autant au manque de savoir de l’hôte sur le visiteur qu’au manque de savoirdu visiteur sur l’hôte.Le dit « touriste » peut venir aussi bien pour découvrir le monde et ses habitants que s’en retirer ou s’ensoustraire. Le goût du repli sur soi, les siens et les semblables est fort en ce moment, à rebours du désir dedécouverte et de rencontre de l’autre. D’où ces désirs clairs et puissants de villégiature et de résidencesecondaire et le succès d’événements affinitaires, d’esprit communautaire, comme les festivals…Ainsi faut-il relativiser le désir de l’Autre. Ce « touriste » aspire bien davantage en priorité à unapprofondissement de sa relation aux siens et à soi avant de se tourner vers des inconnus à connaître, puisvers des étrangers à découvrir.Le tourisme peut être considéré comme une forme contemporaine de cette très vieille tradition qu’estl’hospitalité ou l’art d’accueillir l’autre : le parent, l’ami, le proche ou le familier mais aussi l’inconnu, l’étranger, leclient, le voisin, le passant… : une relation de rencontre, de contact et d’échange entre un hôte et un visiteurse découvrant l’un l’autre.La valorisation d’un espace touristique ne se réduit plus à celle d’une destination (son pittoresque, son climat,son arrière-pays), ni même à celle de ses services (accueil, animation, équipement) ; elle s’étend au-delà àune ambiance, une atmosphère, un univers, voire une « histoire à vivre ».Pourquoi tenir compte de la diversité des échelles concernant les lieux de provenance des vacanciers, quirelèvent tout à la fois :  de l’espace intérieur immédiat (local), - 12 -
  15. 15.  de l’espace périphérique indigène (régional ou national),  de l’espace extérieur étranger (l’international) ?Parce que la demande, aussi bien que la durée du séjour, l’attente ou la curiosité varie en fonction de ces« proximités »…Ce qui est nouveau, à l’aune de la mondialisation, c’est qu’il n’est pas de destination et de servicesprofessionnels (d’accueil, de transport, d’accompagnement ou animation…) qui puissent prétendre aujourd’huiéchapper à la prise en considération (la mesure et l’analyse) de cette diversité des origines du visiteur et deleurs conséquences sur la demande.Aujourd’hui, dans le cadre d’un tourisme mondialisé, d’une mobilité de loisir intégrée à la consommationcourante, en internaute surinformé ou vacancier aguerri par diverses expériences vécues ou transmises, letouriste, reflet des peurs et des rêves de la société, nous rappelle que c’est lui qui fait le tourisme – ses modes,ses désirs, ses concepts et ses territoires – et non l’inverse. - 13 -
  16. 16. III- Une stratégie et un plan d’actions 2012-2014 partagésL’Acte 2 du Schéma régional du tourisme met donc résolument le visiteur, qu’il soit proche ou lointain, au cœurdu projet. Le tourisme est bien en effet une activité de services, aujourd’hui et plus encore demain, qui vised’abord à répondre aux attentes du visiteur à la fois :  acteur à qui s’adressent une offre touristique, des prestations et des produits (il faut donc ne pas se tromper dans ses propositions, faire mieux et se distinguer de la concurrence, ne pas décevoir).  acteur dont dépend la réussite économique du tourisme, à l’échelle des entreprises comme à celle des territoires,  acteur complexe et changeant dont les besoins et l’expérience influent inévitablement sur la construction de l’offre, son organisation, le succès de sa mise en marché et l’équilibre de la relation entre le visiteur et l’habitant.Pour ces motifs, le Schéma, fondé sur les valeurs du développement durable, est construit sur deux grandesorientations qui sont chacune mises en œuvre autour de trois axes :Orientation 1 : Le visiteur, fil rouge de l’action touristique :  trois axes : Séduire, bien recevoir, enchanter nos visiteurs.Orientation 2 : Une nouvelle manière de travailler ensemble :  trois axes : S’organiser, investir, innover pour le tourisme.Il se décline dans un plan d’actions qui recouvre 22 chantiers. - 14 -
  17. 17. III.1 - LE VISITEUR, FIL ROUGE DE L’ACTION TOURISTIQUE EN BRETAGNE : Séduire, bien recevoir, enchanter nos visiteursSEDUIRE POUR : FAIRE CHOISIR LA BRETAGNE, FAIRE VENIR, FAIRE REVENIR…Séduire des vacanciers, des villégiateurs ou des touristes très courtisés, sollicités par des destinationstouristiques de plus en plus nombreuses, toutes en véritable compétition dans un contexte économiquedifficile ; des consommateurs exigeants qui s’informent sur Internet au-delà des sites institutionnels depromotion, avec Facebook, Tripadvisor… qui comparent et qu’il s’agit de convaincre. Séduire enfin desvisiteurs qui ont des désirs, des centres d’intérêt, des pratiques touristiques qu’il est essentiel de connaître pourles attirer en Bretagne.Pour faire choisir la Bretagne : entraîner la décision et le choix pour des séjours touristiques bretons, au-delàde la première curiosité et du simple intérêt.Les clients potentiels concernés par ces choix sont les bretons eux-mêmes qui ne connaissent pas tout de laBretagne ; les arrivants, nouveaux habitants de la Bretagne, curieux de découvrir leur espace de vie ; lesurbains des métropoles régionales et françaises, actifs, jeunes, désireux d’un « break », d’espace et de nature,les seniors actifs ; les étrangers sensibles à l’identité culturelle bretonne, les fans de nautisme ou de musique…Pour faire venir : mettre en place et rendre la Bretagne accessible, dans tous les sens du terme : distances etmoyens de transport, coûts et budget, chaleur de l’accueil, expériences à vivre…. Proposer une offre bretonneadaptée aux attentes et un choix de destinations en Bretagne qui réponde aux désirs, aux besoins devacances, aux envies de découvertes et d’expériences nouvelles.Pour faire revenir ces vacanciers venus dans leur enfance, ces « tribus » souhaitant se retrouver en famille enBretagne et sensibles à son image, ces urbains en quête d’un ailleurs à la fois proche et dépaysant. - 15 -
  18. 18. Le visiteur : séduireCHANTIER 1 : METTRE EN PLACE UNE STRATEGIE MARKETING ET DE COMMUNICATION TOURISTIQUEPARTAGEE POUR LA BRETAGNELES CONSTATSLa Bretagne ne dispose pas aujourd’hui d’une stratégie marketing véritablement partagée entre ses principauxacteurs et filières touristiques, dans une vision d’intérêt touristique régional. Ce constat est préjudiciable car il nepermet pas d’identifier, ni de toucher des clientèles et des marchés stratégiques indispensables à sondéveloppement, ceci d’autant plus que ces clientèles sont sollicitées par une concurrence accrue.Cette situation au regard des enjeux et de l’ambition touristique de la Bretagne reste pénalisante, malgré desinitiatives positives mais isolées, manquant de cohérence entre elles et ne permettant pas d’atteindre le seuild’efficacité souhaité :  Une stratégie marketing, élaborée par le Comité régional du tourisme en 2009 et qui constitue une étape importante (dans une stratégie qui privilégie l’Internet, met l’offre bretonne en vitrine et repose sur une démarche affinitaire et la mobilisation de « fans de Bretagne »).  De nombreuses démarches marketing menées indépendamment par des acteurs divers : Conseils généraux (Comité départementaux du tourisme), Agglomérations (Offices de tourisme), stations, territoires, groupements et réseaux…Les fortes demandes exprimées par les entreprises et les acteurs du tourisme plaident pour une synergie desforces et des moyens, afin de proposer une stratégie marketing véritablement concertée et déclinée dans samise en œuvre.Deux constats majeurs se sont aussi exprimés en matière de communication touristique :  L’unanimité sur la force d’évocation et le rôle moteur du mot « Bretagne » pour les français et pour les étrangers, en terme de « capital image » touristique et d’attractivité spontanée : une bannière commune évidente pour la communication, tout particulièrement pour les entreprises touristiques.  La nécessité de franchir un cap pour la communication touristique bretonne, en termes d’ambition, de lisibilité et de moyens ; d’articulation avec la stratégie marketing ; la nécessité aussi de mieux agir ensemble et de mutualiser impérativement ces moyens dans ce but.LES OBJECTIFS  Fédérer les grands opérateurs touristiques bretons autour de priorités partagées et des rôles identifiés en terme de recherche de marchés, de clientèles cibles et de priorités (fidélisation, clientèles de proximité et internationales et nouvelles clientèles notamment...).  Accroître ainsi la cohérence et l’efficacité du marketing touristique pour la Bretagne au bénéfice de l’économie : augmenter les flux et les consommations touristiques.  Renforcer les synergies et accroître l’efficacité des budgets dédiés au marketing par les différents opérateurs. Améliorer la force de frappe du marketing touristique breton, réaliser des économies d’échelle. - 16 -
  19. 19.  Adapter l’offre touristique bretonne à ces stratégies et à ce plan marketing, sensibiliser les entreprises et les prescripteurs à ceux-ci.  Etablir en concertation et en s’appuyant sur des moyens mutualisés et/ou mis en complémentarité un plan de communication à trois ans en cohérence et déclinant la stratégie marketing. Proposer dans ce cadre : les grandes priorités, les outils principaux et le rôle privilégié des grands opérateurs : CRT, CDT, Agglomérations, Destinations et filières notamment.  Poursuivre la démarche engagée avec la marque Bretagne comme une marque ombrelle au bénéfice de toutes les entreprises et Destinations touristiques de Bretagne. Articuler les complémentarités entre la marque Bretagne avec les marques départementales existantes.LA DEMARCHELe Conseil régional agit pour faciliter la constitution d’un groupe de travail partenarial spécialisé et permanentpour le marketing touristique, associant des acteurs et des représentants des filières du tourisme en Bretagne,engagés en matière de marketing.LES DECLINAISONS OPERATIONNELLES  Créer un groupe partenarial et permanent « d’experts-praticiens » du marketing touristique, issu d’entreprises et d’organismes touristiques bretons et chargé de proposer les constituants d’une stratégie et d’un plan marketing ainsi que d’une communication touristique adaptée.  Accompagner les réflexions et travaux de ce groupe permanent avec l’assistance d’un Cabinet d’expertise en marketing touristique. Evaluer les actions marketing du Comité régional du tourisme et des grands opérateurs.  Diffuser la stratégie et le plan marketing auprès de l’ensemble des acteurs du tourisme breton. Faciliter son appropriation.  Construire et mettre en œuvre en partenariat un plan de communication-promotion touristique régional partagé, mutualisé, articulé avec la stratégie marketing et la déclinant.  Mener des campagnes d’image Bretagne concertées et innovantes, mutualisées et ciblées, pour conforter l’attractivité de la Bretagne en France et sur les marchés étrangers prioritaires internationaux en lien avec la stratégie marketing.  Mobiliser des prescripteurs naturels de la Bretagne («fans de Bretagne »…) dans les actions de réassurance, ou de séduction, voire d’information et d’accueil. Capitaliser sur les événements porteurs des valeurs de la marque.  Mettre en œuvre des opérations de promotion touristique en lien avec le Conseil culturel de Bretagne et l’association Bretagne Culture Diversité se basant sur la singularité culturelle bretonne à partir des éléments de la Matière Bretagne.LES CIBLES ET LES BENEFICIAIRESLes clientèles à fidéliser, faire venir et revenir. - 17 -
  20. 20. Les acteurs du tourisme : professionnels, les Destinations, les filières.LES INDICATEURS DE SUIVIMesure de l’impact des actions marketing et de communication touristique liées.Nombre et qualité d’actions marketing et de communication partagées engagées.Nombre de partenaires et moyens engagés dans les actions partagées.Mesure et évolution de la notoriété de la Bretagne.LES OPERATEURS :  Animateurs pressentis : Comité régional du tourisme (CRT) – Groupe permanent « d’experts-praticiens ».  Partenaires principaux : Entreprises touristiques, Filières et activités liées, Comités Départementaux du Tourisme (CDT), Destinations, Agglomérations (Offices de tourisme), Stations, Chambre de Commerce et d’Industrie de Région Bretagne (CCIR)… - 18 -
  21. 21. Le visiteur : séduireCHANTIER 2 : DEVELOPPER LE E- ET LE M- TOURISME2 EN BRETAGNE, OUTILS D’AVENIRLES CONSTATSL’importance indéniable et grandissante d’Internet et des supports mobiles d’informations, s’impose dans toutesles étapes du parcours du visiteur : en tant qu’outils d’information, de séduction, de préparation et d’aide à ladécision ou d’accompagnement instantané pour les services et la visite. Les actions de communication par leweb sont également les plus rentables en terme de rapport coût/contact.Le e-tourime apparaît également comme une manière efficace de pouvoir rivaliser avec les grandesdestinations européennes, en misant sur un affichage fort de la destination Bretagne, sur la complémentaritédes Destinations infrarégionales, sur la qualité de l’offre et sur l’investissement des acteurs du tourisme bretondans les réseaux sociaux.Ce défi à relever (malgré la prise de conscience par tous des enjeux d’Internet, les initiatives du Comité régionaldu tourisme et l’ampleur des investissements récents sur le web), se définit en termes d’attractivité des sitesweb, de rapidité d’accès et d’animation des outils de réservation et de vente, partant du constat d’une trèsgrande disparité des acteurs.Une stratégie régionale cohérente pour les acteurs bretons du Net est fortement attendue. Chacun avanceencore trop individuellement.Pour être en conformité avec les évolutions très rapides des pratiques et des outils du web, les trois axesstratégiques qui conditionnent le e-tourime sont :  l’attrait différenciant du site (rapidité d’accès, contenus fiables, actualisés, confort d’usage, visibilité sur la toile…),  la présence sécurisée sur les réseaux sociaux,  l’accès à l’information et à des applications efficaces en situation de mobilité.L’enjeu et la crédibilité des organismes touristiques pour le web résident dans leur capacité à synthétiser uneinformation pertinente, accessible, fiable, réactive et à la diffuser au plus grand nombre.Conformément aux indications du plan d’actions 2007-2010 du Schéma régional du tourisme, un travailimportant a été engagé par les acteurs institutionnels et privés, en matière de développement des technologiesde l’information et de la communication. Dans ce domaine aussi évolutif que stratégique, l’adaptation, lavisibilité et la cohérence des dispositifs sont déterminantes.L’Acte 2 du Schéma régional du tourisme s’attache à ces grands objectifs dans sa volonté de développer le eet m tourisme en Bretagne.LES OBJECTIFS  Positionner la Bretagne de façon conséquente sur le web. Réaffirmer les rôles et la place du web régional dans l’information touristique en fonction des besoins, notamment pour atteindre les cibles déterminées dans le plan marketing partagé.2 Définition m-tourisme : « concerne les applications des technologies de l’information, utilisables non seulement sur des ordinateurs,mais aussi sur une variété de terminaux mobiles, venant ainsi compléter le chaînon manquant du processus : l’information pendant levoyage (le e-tourisme permettant déjà les transactions et l’information, avant et après le voyage). Prospective du m-tourisme – Etudeprospective (Pôle interministériel de prospective et d’anticipation des mutations économiques - PIPAME) ». - 19 -
  22. 22.  Faire monter en puissance (former, accompagner) les acteurs du tourisme sur les trois axes stratégiques (qualité des sites web, réseaux sociaux et mobilité) de façon articulée et non dispersée, autour d’une stratégie web partagée (liens réciproques, partage des contenus, renvois vers une offre élargie, concertation dans l’achat de mots clés…). Créer un maillage breton au centre duquel www.tourismebretagne.com constitue le site portail régional, élargisseur et pourvoyeur d’audience.  Faciliter et rendre plus lisible par le web, l’offre touristique mise en marché par les professionnels. Développer ainsi la vente en ligne pour les entreprises touristiques.  Promouvoir la démarche « www.tourismebretagne.com », vitrine de qualité pour le tourisme breton, illustration de la diversité de la destination Bretagne. La concevoir comme réponse aux attentes des visiteurs cibles en respectant des exigences d’image, d’information et d’engagement de fiabilité.LA DÉMARCHELe conseil régional agit en favorisant l’action partenariale pour le e-tourisme et l’action du Comité régional dutourisme pour :  L’efficacité et l’animation de www.tourismebretagne.com, avec tous les acteurs du tourisme breton.  La pertinence et l’adaptation permanente de la démarche des sites affinitaires.  L’action des animateurs numériques du territoire, comme relais de la stratégie web bretonne.  L’animation d’un comité de pilotage du SITB.  La montée en gamme des sites web des acteurs touristiques en soutenant la démarche liée à la marque Bretagne et à la formation des acteurs touristiques.Le Conseil régional s’associe au Comité régional du tourisme et aux acteurs touristiques pour l’animation dela stratégie web pour les Destinations de Bretagne.LES DÉCLINAISONS OPÉRATIONNELLES  Création d’un lieu d’échange permanent pour la stratégie touristique bretonne pour le e- tourisme entre les principaux acteurs du web en Bretagne, dans des objectifs de synergie et de cohérence. Mise en place d’un véritable partage des informations et actions web (achat de mots clés…), pour les acteurs du tourisme en Bretagne (plateforme collective ou autre formule).  Optimiser le site de www.tourismebretagne.com animé par le Comité régional du tourisme : animation des contenus, site mobile, outils d’agrégation facilitant la réservation en ligne, utilisation de widgets, « fans de Bretagne ».  Apporter un appui à la formation du réseau agents numériques du territoire pour l’accompagnement des professionnels avec l’objectif de consolider la stratégie e- et m- tourisme en Bretagne. Favoriser la formation des personnels des OT comme conseillers en séjours numériques sur le web et les réseaux sociaux.  Sensibiliser largement les acteurs du tourisme à la stratégie web (opérations de démonstration, séminaires…). - 20 -
  23. 23. LES CIBLES ET LES BÉNÉFICIAIRESL’ensemble de visiteurs potentiels de la BretagneLe groupe Bzh e-tourisme.Les prestataires touristiques. Les réseaux professionnels et associatifs régionaux.Les Destinations de Bretagne.LES INDICATEURS DE SUIVIMesure quantitative et qualitative du nombre de visites sur le site « tourismebretagne.com ». Indicateur debase : liens entrants et sortants de www.tourismebretagne.com vers les acteurs.Position-référencement naturel des sites de destination touristiques bretons sur des mots clés comme« vacances », « séjours », à des dates clés de l’année (2012 étant l’année de référence potentielle).Diffusion et qualité des informations contenues dans le SITB et nombre d’adhérents.LES OPERATEURS :  Animateurs pressentis : CRT, réseau des animateurs numériques (FRPAT…).  Partenaires principaux : CDT, Agglomérations (O.T.), Entreprises, CCIR, Pays, Stations… - 21 -
  24. 24. BIEN RECEVOIR POUR : ACCUEILLIR, FAIRE DECOUVRIR, SATISFAIRE…Bien recevoir le visiteur, c’est faire preuve vis-à-vis de lui tout au long de son séjour touristique du sens del’hospitalité affirmé par les bretons. C’est créer ou favoriser une relation mutuelle respectueuse entre celui quireçoit et celui qui est reçu, et aussi entre l’habitant et le touriste.Pour accueillir : être en premier lieu à l’écoute des besoins et des désirs des visiteurs ; respecter leursdifférences et leur montrer les nôtres ; être curieux de les connaître et d’échanger avec eux.Pour faire découvrir, car bien recevoir c’est aussi partager et faire découvrir au visiteur la Bretagne, les sites,les patrimoines, pour qu’il apprécie la Bretagne ou pour qu’il en devienne lui aussi un amoureux.Pour satisfaire : contenter le visiteur au-delà de la « satisfaction client » standardisée et attendue par lui en tantque consommateur touristique ; le surprendre par la qualité de loffre quil a reçue et la prestation dont il abénéficié. - 22 -
  25. 25. Le visiteur : bien recevoirCHANTIER 3 : PRESERVER ET DEVELOPPER LE CAPITAL DES HEBERGEMENTS MARCHANDSLES CONSTATSLe déclin, voire la disparition, de nombreux hébergements marchands est un constat et aussi un signal d’alertetrès fort, exprimé par les élus locaux et par les entreprises touristiques. Cette situation touche l’hôtelleriefamiliale en premier lieu, les équipements du tourisme pour tous, les meublés, les gîtes ruraux, leshébergements de plein air. Ce constat porte à considérer que la plupart des catégories d’hébergementmarchand sont concernées par ce déclin. Il est extrêmement préoccupant pour le tourisme breton : l’économietouristique repose en effet, pour beaucoup, sur l’hébergement marchand qui conditionne les capacités deséjour et est générateur de retombées directes et indirectes et d’emploi.Aujourd’hui, 63 % de l’hébergement des visiteurs français en Bretagne est non marchand (dont 47 % chez lesparents et amis, et 16 % en résidence secondaire). Ces hébergements bien que non marchands contribuentcependant par l’accueil de visiteurs, à l’économie touristique régionale.LES OBJECTIFSPour répondre à cette situation, il importe de :  proposer des initiatives et des dispositifs adaptés pour préserver et renouveler les hébergements touristiques marchands, tout particulièrement pour l’hôtellerie familiale, l’hébergement de plein air et les structures du tourisme pour tous.  conforter le nombre de lits marchands sur le littoral et à l’intérieur, favoriser les hébergements innovants dans toutes les Destinations touristiques de Bretagne.  mobiliser les collectivités territoriales et les entreprises touristiques pour encourager la transmission et/ou la création de structures d’hébergement marchand.  poursuivre l’accompagnement et le soutien du Conseil régional aux entreprises touristiques pour leur modernisation et leur adaptation aux nouvelles exigences et normes de classement.  étudier l’évolution de l’usage touristique des résidences secondaires (et parfois principales : échanges, etc…)LA DÉMARCHELe Conseil régional agit en proposant aux organismes touristiques ainsi qu’aux collectivités et aux stationsconcernées, une réflexion concertée sur cette situation et les moyens de la corriger. Il soutient les démarchesexpérimentales sur ce thème et maintient et adapte, à la hauteur de ses moyens, ses dispositifs d’aides enfaveur des hébergements touristiques, ainsi que ceux destinés à faciliter leur transmission.Le Conseil régional s’associe avec les organismes touristiques et les collectivités pour agir en partenariat afinde maintenir le capital d’hébergements marchands en Bretagne. - 23 -
  26. 26. LES DÉCLINAISONS OPÉRATIONNELLESLa mise en œuvre de ce chantier repose sur l’engagement d’initiatives et de mesures complémentaires :  mise en place d’un groupe de réflexion et de proposition, s’appuyant sur l’analyse de situations types de perte d’hébergements marchands, tant sur le littoral qu’en Bretagne intérieure et rurale.  promotion des dispositifs d’urbanisme existants pour le maintien des hébergements marchands, et encouragement à la création d’environnements urbains favorables à l’implantation d’hébergements marchands : zones d’activité hôtelière (ZAH) dans les P.L.U ; mise en place de dispositifs opérationnels (actions foncières, opérations d’aménagements…).  suivi des dispositifs expérimentaux et innovants en matière de création ou de maintien d’hébergements touristiques et échanges d’expériences.  maintien des aides et adaptation des dispositifs régionaux en faveur de la création et du maintien des hébergements marchands : Diagnostic-expertise : Contrat d’Entreprise Touristique en Bretagne, adaptation d’ORATEL en lien avec la Chambre de Commerce et d’Industrie de Région Bretagne (à la mesure des moyens régionaux).  généralisation des dispositifs de qualification des hébergements, comme outils de pérennisation.  appui à la mise en marché des hébergements (e-marketing, communication, offres produits…).  étude à titre expérimental de l’évolution en hébergements marchands temporaires d’un certain nombre de résidences secondaires, de même que l’accroissement probable de l’usage des résidences secondaires du fait de l’amélioration des moyens de transports (B.G.V.).LES CIBLES ET LES BÉNÉFICIAIRESLes porteurs de projet, entreprises en phase de repositionnement ou de développement, s’inscrivant dans cettepolitique régionale.LES INDICATEURS DE SUIVIEvolution du nombre d’hébergements touristiques marchands classés ou labellisés, par échelle de territoires :Destinations, Conseils généraux, Stations touristiques, Conseil régional.LES OPERATEURS :  Animateurs pressentis : Sensation Bretagne (Stations littorales) – Région – Départements  Partenaires principaux : Conseil régional, Conseils généraux, CDT, Stations, Opérateurs d’aménagement, Pays, Territoires… - 24 -
  27. 27. - 25 -
  28. 28. Le visiteur : bien recevoirCHANTIER 4 : GENERALISER LES DEMARCHES DE QUALITE DE L’OFFRELES CONSTATSLa mise en œuvre des démarches de qualité constitue un impératif de gestion de l’offre, pour s’adapter enpermanence aux évolutions du marché, pour garantir aux visiteurs la crédibilité de la destination Bretagne etaccroître son attractivité.Elles représentent une démarche de progrès pour les professionnels et les entreprises, qui se traduit par deslabellisations nationales et/ou européennes comme Qualité Tourisme ou les écolabels.Les professionnels et les organismes du tourisme souhaitent une généralisation des démarches de qualification del’offre, dans des objectifs de sécurisation, de conquête de marchés et d’accroissement général de l’attractivitétouristique. Cette évolution souligne également l’intérêt pour que l’attribution de la marque « Bretagne » en matièrede tourisme traduise aussi une reconnaissance de qualité des prestations.LES OBJECTIFS  Renforcer la crédibilité, l’attractivité de l’offre touristique bretonne et son ancrage dans les valeurs du développement durable, par une généralisation de la mise en œuvre de démarches de qualité et de labellisation.  Dépasser le registre uniquement déclaratif en matière d’offre touristique par la qualification formalisée des prestations.  Favoriser le développement des labels environnementaux pour la qualification de l’offre et mieux prendre en compte les dimensions environnementales dans la qualification de l’offre. Poursuivre la politique d’adaptation de l’accessibilité.  Encourager une certification de l’offre qui englobe l’ensemble des trois volets : certification qualité- environnement-tourisme handicap.  Faire évoluer la marque « Bretagne » pour le tourisme, par delà l’outil de communication des prestations en reconnaissance de qualité.  Prendre en compte les nouvelles manières de reconnaître, de populariser et d’évaluer les prestations touristiques (sites Internet comparatifs…).LA DÉMARCHELe Conseil régional agit en lien avec l’ensemble des réseaux touristiques pour encourager la généralisation desdémarches de qualité et de labellisation pour les prestataires touristiques. En partenariat avec BretagneDéveloppement Innovation et le Comité régional du tourisme, il propose une adaptation de la marque « Bretagne »,en liant son attribution aux démarches de qualité des prestations.Le Conseil régional s’associe aux réseaux des acteurs du tourisme et filières pour promouvoir les démarches dequalité. - 26 -
  29. 29. LES DÉCLINAISONS OPÉRATIONNELLES  Réaliser un état des lieux des dispositifs existants en matière de qualification et de labels. Optimiser les moyens pour le développement des démarches de qualité et des labels, en partenariat avec les réseaux de conseils touristiques : Chambre du Commerce et d’Industrie de région Bretagne, Comités départementaux du tourisme, Pays, Offices de tourisme…  Identifier les priorités en matière de qualification touristique au sein des Destinations.  Constituer un référentiel qualitatif pour l’attribution de la marque « Bretagne » au titre du tourisme.  Mettre en place d’un dispositif partenarial pour la réalisation de cette action de qualification.LES CIBLES ET LES BÉNÉFICIAIRESLes entreprises et prestataires touristiques.LES INDICATEURS DE SUIVINombre d’entreprises engagées dans des démarches de qualité et de labellisation.Mesure de l’impact de la fréquentation pour celles-ci.Nombre d’entreprises labellisées par la marque « Bretagne ».LES OPÉRATEURS :  Animateurs pressentis : CDT(s) – CCIR – CRT.  Partenaires principaux : Conseil régional, Etat, Réseaux et groupements d’hébergeurs et d’activités, B.D.I., Agglomérations (O.T.), FROTSI, FRPAT… - 27 -
  30. 30. Le visiteur : bien recevoirCHANTIER 5 : METTRE EN ŒUVRE UN CONTRAT D’OBJECTIFS EMPLOI–FORMATION POUR LES METIERSDU TOURISMELES CONSTATSLa concurrence très vive entre les destinations touristiques, les profondes mutations des pratiques des clientèles, lesévolutions technologiques nécessitent, pour répondre à l’ambition touristique bretonne, une professionnalisationaccrue dans les métiers du tourisme.Les emplois salariés dans le tourisme sont pour une large part très saisonniers et peu qualifiés. Les métiers sontinsuffisamment reconnus. Nombre de personnels change rapidement de branche ou de région d’implantation avecdes déperditions de savoir faire pour les entreprises bretonnes.La formation est l’outil indispensable pour acquérir les compétences que nécessitent aujourd’hui les métiers dutourisme. Les acteurs publics et privés soulignent à cet égard le lien étroit entre emploi et formation, et le rôle de laformation pour la qualification, la sécurisation des parcours des actifs, l’évolution professionnelle des femmes et deshommes, et la compétitivité des entreprises.Au titre du plan d’actions 2007-2010, la formation pour les métiers du tourisme a donné lieu à des initiativespertinentes mais encore trop isolées. Cela traduit le manque d’une véritable plateforme d’échange et de mise encohérence des actions et des priorités, sur cet important sujet.Le Contrat d’objectifs Emploi-Formation mis en place pour les métiers du tourisme, apparaît comme un outilprivilégié pour concevoir et conduire une démarche de formation adaptée aux enjeux.LES OBJECTIFS  Mettre en place un véritable dispositif partenarial à l’échelle de la Bretagne pour l’action de formation en faveur des activités et des métiers du tourisme.  Développer la gestion des ressources humaines et des compétences professionnelles au sein des entreprises touristiques de Bretagne : enjeu stratégique pour l’économie touristique et la croissance de ses emplois.  Engager avec les partenaires de la formation et du tourisme, un Contrat d’objectifs Emploi- Formation spécifique aux entreprises, aux salariés et aux futurs salariés du tourisme.LA DÉMARCHELe Conseil régional agit, en s’engageant avec ses partenaires pour la mise en œuvre et l’animation de ce Contratd’Objectifs Emploi-Formation.Le Conseil régional contribue à la mise en œuvre du Contrat d’Objectifs Emploi-Formation en mobilisant sesServices et ses moyens financiers dédiés figurant au Contrat, pour l’animation et la réalisation de celui-ci.Le Conseil régional s’associe pour la préparation et la mise en œuvre de ce dispositif par essence partenarial enpremier lieu avec l’Etat, le Pôle Emploi, le Rectorat, et avec les représentants des employeurs du tourisme : laCommission régionale paritaire Emploi-Formation de l’Industrie hôtelière de Bretagne (collèges employeurs etsalariés), l’Union Bretonne de l’Hôtellerie de Plein Air (U.B.H.P.A.), l’Union nationale des Associations du tourisme(U.N.A.T.), la Fédération Régionale des Offices de Tourisme et Syndicats d’Initiatives (F.R.O.T.S.I.)) et lesorganisations syndicales de salariés suivantes : CGT, CFDT, CFTC, signataires du Contrat. Des partenaires - 28 -
  31. 31. ressources sont également mobilisés : la Chambre du Commerce et d’Industrie de Région Bretagne (C.C.I.R.), lesOrganismes paritaires collecteurs agréés (O.P.C.A.), le Centre National de la Fonction Publique Territoriale(C.N.F.P.T.), la Fédération régionale des Pays d’Accueil Touristique (F.R.P.A.T.), le Comité régional du tourisme deBretagne et les Comités départementaux du tourisme des Conseils généraux, notamment.LES DÉCLINAISONS OPÉRATIONNELLESLe Contrat d’objectifs Emploi-Formation pour le tourisme s’est fixé, dans une première étape de trois ans, quatreorientations stratégiques qui sont ou seront déclinées en actions opérationnelles.Les orientations stratégiques et les actions opérationnelles :  Réaliser un état des lieux emploi/formation du tourisme en Bretagne.  Accompagner et anticiper les évolutions du tourisme en matière de gestion des ressources humaines et de management, à partir de territoires expérimentaux.  Sécuriser les parcours de formation et les trajectoires professionnelles dans le tourisme, à partir de territoires pilotes en :  développant l’accès à la formation des actifs (salariés ou non salariés), en particulier dans les TPE,  développant une alternance de qualité.  Accroître la lisibilité et l’attractivité du tourisme et de ses métiers, en particulier auprès :  des lycéens, en lien avec le Rectorat,  des étudiants, en lien avec les Universités.  Sécuriser les parcours de formation et les trajectoires professionnelles des métiers du tourisme en particulier par :  la mise en place d’un C.D.I. Emploi-Formation expérimental pour l’hôtellerie de plein air.  Porter une attention toute particulière à la question de la qualité de l’emploi pour les salariés permanents du tourisme et les saisonniers par :  le développement des groupements d’employeurs,  la mobilisation des différents partenaires en faveur de l’amélioration des conditions de travail (salaires, organisation de travail, santé, dialogue social, etc.) en s’appuyant sur la charte de partenariat pour l’emploi de qualité,  le recensement des bonnes pratiques en matière d’amélioration des conditions de travail dans les métiers du tourisme et les valoriser.LES INDICATEURS DE SUIVIIndicateurs d’évolution et suivi spécifique à chaque action opérationnelle sous la responsabilité du pilote de l’action etdu Comité d’orientation du Contrat.LES OPÉRATEURS : - 29 -
  32. 32.  Animateur pressenti : Conseil régional  Partenaires principaux : Institutions et organismes signataires et ressources du Contrat d’objectif emploi formation, dont le Conseil régional et l’Etat.Le Contrat d’Objectifs Emploi-Formation pour le tourisme est consultable sur le site web de Région Bretagne(www.bretagne.fr) - 30 -
  33. 33. Le visiteur : bien recevoirCHANTIER 6 : POUR UNE NOUVELLE IMAGE DU TOURISME SOCIAL EN BRETAGNELES CONSTATSL’image spontanée de la Bretagne est celle d’une destination touristique ouverte et accessible à toutes les clientèleset particulièrement aux clientèles familiales, quel que soit leur pouvoir d’achat.Avec près de 400 établissements (centres de séjour, villages vacances, auberges de jeunesse…) répartis surl’ensemble du territoire breton, le tourisme « pour tous » joue un rôle important dans l’économie touristique régionale(emplois, économie locale…), au côté des offres de moyenne et de haut de gamme, que le Conseil régionalencourage et accompagne par ailleurs au titre de ses dispositifs d’intervention.Cependant, ce tourisme social connaît aujourd’hui des difficultés liées à sa nécessaire adaptation à l’évolution desattentes des clientèles, à l’importance de ses chantiers d’investissements, et à l’indispensable évolution de sonmodèle économique.Ces constats ont amené le Conseil régional à conduire, au titre du plan d’actions 2007-2010, un travail d’analyseapprofondi de 140 structures du tourisme à vocation sociale en Bretagne, afin de bâtir en connaissance de cause etdans un cadre partenarial, un projet pour un tourisme social renouvelé en Bretagne.Ce projet et son dispositif sont aujourd’hui établis et mis en œuvre pour un secteur majeur de l’économie et del’image touristiques de la Bretagne.LES OBJECTIFSLe tourisme social par la mixité de ses publics est porteur de valeurs et d’humanisme qui confortent l’attractivitétouristique de la Bretagne. Il est essentiel de pérenniser ses capacités d’accueil et ses activités, et de l’aider à trouverun nouveau modèle économique. Quatre objectifs majeurs guident dans ces buts, le projet régional et partenarialpour le tourisme social en Bretagne :  Affirmer l’engagement d’une nouvelle étape pour le tourisme social en Bretagne et mettre en place les nouvelles conditions de son développement et de son rayonnement.  Consolider les dispositifs existants et proposer des outils nouveaux pour accompagner les acteurs du tourisme social (stratégie, investissement, formation, communication…).  Affirmer la place du tourisme social dans l’offre touristique bretonne, son rôle comme acteur majeur du tourisme et son ancrage dans les valeurs du tourisme durable.  Poursuivre les actions et les investissements pour l’accessibilité aux pratiques touristiques pour les publics en situation de handicap.LA DÉMARCHELe Conseil régional agit en accompagnant, dans un cadre partenarial, le tourisme social : aides à l’animation de ladémarche, au conseil et à l’ingénierie ainsi qu’aux investissements ; Présidence de la « Plateformed’accompagnement du tourisme pour tous ».Le Conseil régional s’associe avec ses partenaires de la « Plateforme bretonne d’accompagnement du tourismepour tous », et particulièrement avec l’UNAT. - 31 -
  34. 34. LES DÉCLINAISONS OPÉRATIONNELLES  Mise en place opérationnelle en 2012 d’une « Plateforme régionale des financeurs » destinée de manière permanente à optimiser et mutualiser les moyens en faveur du tourisme social (études, travaux). Cette Plateforme regroupe notamment : le Conseil régional de Bretagne, la Caisse des Dépôts et Consignations, l’ ANCV, Atout France, l’UNAT et l’Etat. La plateforme, en regroupant les financeurs potentiels et les compétences, facilite pour les porteurs de projet et les gestionnaires des établissements, la préparation, l’instruction et le financement des projets d’investissement du tourisme social.  Accompagnement permanent pour l’évolution des modes de gestion et modèles économiques des structures du tourisme social par le dispositif de « Démarche de progrès » et le suivi des projets des établissements.  Veille sur l’évolution économique et sociale du secteur du tourisme social.LES PARTENAIRESLes partenaires du Conseil régional pour ce chantier sont précités, soulignant le rôle particulier de fédération etd’animation de l’UNAT.LES INDICATEURS DE SUIVINombre d’établissements concernés par la démarche de progrès et engageant des projets de modernisation.Nombre de projets traités par la plateforme régionale des financeurs.Evolution de la fréquentation des hébergements du tourisme pour tous.Mise en place d’indicateurs spécifiques au sein de la Plateforme bretonne du tourisme pour tousLES OPÉRATEURS :  Animateurs pressentis : Conseil régional - UNAT  Partenaires principaux : Institutions et organismes membres de la plateforme « Tourisme pour tous », CRT, CDT, Pays... - 32 -
  35. 35. Le visiteur : bien recevoirCHANTIER 7 : DES TRANSPORTS PERFORMANTS POUR L’ACCES A LA BRETAGNE ET POUR SADECOUVERTE TOURISTIQUELES CONSTATSL’observation des pratiques touristiques et les contributions préparatoires témoignent des évolutions considérablesdes modes de transport dans le domaine du tourisme.Les déplacements des visiteurs, de leur domicile jusqu’au lieu de séjour, et les conditions de leur mobilité sur le lieude séjour impliquent des moyens d’accès et de transport qui doivent être faciles, rapides, interconnectés etcompétitifs sur le plan tarifaire.Les principaux constats pour les transports touristiques en Bretagne sont les suivants :  L’atout majeur que constitue son réseau de routes à deux fois deux voies entièrement gratuit.  Un réseau ferroviaire très fréquenté, bien adapté aux accès vers la Bretagne littorale ; un réseau TER et un réseau d’autocars régionaux qui s’efforcent de préserver les liaisons Nord-Sud de la Bretagne.  Une perspective essentielle à l’horizon 2017, avec la réalisation de la Ligne à Grande Vitesse Bretagne – Pays de la Loire, complétée par Bretagne à Grande Vitesse qui va considérablement réduire les temps de trajet vers la Bretagne depuis Paris, qui de ce fait aura un impact très sensible sur l’attractivité et la fréquentation et qu’il est nécessaire d’anticiper.  Un accès maritime historique et stratégique pour la Bretagne, s’appuyant sur Saint-Malo et Roscoff et notamment l’activité de la Brittany Ferries, partenaire du tourisme breton pour les clientèles britanniques ; mais aussi, pour les principaux ports bretons, un essor récent de l’activité de croisière.  Un accès aérien, enjeu touristique majeur pour les marchés étrangers, intéressant : Brest, Rennes, Lorient, Dinard et Nantes.  Dans ces évolutions, les gares ferroviaires, les gares maritimes et les aéroports deviennent, pour répondre à la demande, de véritables plateformes de services aux visiteurs (en particulier sous forme de plateformes multimodales pour les liaisons entre les transports collectifs routiers, urbains et les locations notamment). Ces nouvelles articulations permettent de garantir l’accessibilité et de renforcer l’attractivité de l’offre touristique régionale.Dans ces constats, la saturation en matière de circulation automobile (ponctuelle ou plus régulière) apparaît trèspréoccupante pour la fréquentation de certaines stations ou Destinations de Bretagne. Les modes de transportalternatifs, les circulations douces deviennent dans le même temps des critères déterminants pour l’attractivité desstations.Le plan d’actions 2007-2010 a identifié l’enjeu des transports pour le tourisme en Bretagne. Des réalisations trèsnovatrices ont été conduites au titre de ces actions, parmi lesquelles figure notamment le dispositif BreizhGo pouraccéder aux itinéraires des transports publics. L’Acte 2 du Schéma vient en souligner la grande importance pour ledéveloppement touristique régional et insiste sur la nécessité d’un partenariat renouvelé entre les acteurs dutourisme et des transports. - 33 -
  36. 36. LES OBJECTIFS  Consolider l’efficacité touristique des différents modes de transports de voyageurs-visiteurs en Bretagne, en développant les échanges et les partenariats entre les instances du tourisme et les compagnies, en lien avec les Autorités Organisatrices de Transport concernées. Dans ces objectifs, conforter particulièrement les liaisons aériennes et maritimes vers la Bretagne.  Encourager et développer la prise en compte par les moyens de transports collectifs des besoins touristiques. Etablir une collaboration renforcée entre les acteurs du tourisme et des transports, mieux prendre en compte les flux touristiques dans la politique des transports. Anticiper au mieux les besoins saisonniers et créer des offres spécifiquement adaptées au tourisme. Rechercher l’accessibilité pour l’ensemble des Destinations touristiques de Bretagne.  Prendre en compte la question des transports alternatifs à la voiture dans la mise en tourisme des stations et des Destinations, en privilégiant l’innovation et la convivialité, dans une optique de bénéfice partagé pour les habitants et les visiteurs.  Rechercher une approche renouvelée en matière d’articulation des transports et du tourisme, dans la conception et la mise en œuvre du Schéma régional multimodal des déplacements et des transports (Conseil régional), des Plans départementaux des transports (Conseils généraux) et des Plans de déplacements urbains (Agglomérations, Villes).  Rechercher aux échelles régionale, départementales et des Destinations, la meilleure efficacité environnementale pour ces transports, en faire l’un des enjeux de l’esprit du tourisme en Bretagne. Valoriser et favoriser l’usage du train et les partenariats en ce sens, systématiser la recherche d’intermodalité des transports.LA DÉMARCHELe Conseil régional agit dans un cadre partenarial pour favoriser, à la mesure de ses compétences, la mise enœuvre de ces objectifs en matière de transports. Au titre de ses missions, il est attentif à la meilleure prise en comptedes besoins de l’activité touristique dans les orientations du Schéma régional multimodal des déplacements et destransports.Il soutient les initiatives innovantes et expérimentales en matière de transports pour des bénéfices partagés pour leshabitants et les visiteurs, tels le site Internet BreizhGo.Le Conseil régional favorise la réflexion pour l’anticipation des effets prévisibles sur l’activité touristique de l’entrée enactivité, à l’horizon 2017 de la Ligne à Grande Vitesse Bretagne – Pays de la Loire et du projet Bretagne à GrandeVitesse.Le Conseil régional s’associe avec les collectivités compétentes et intéressées en matière de transportstouristiques : Conseils généraux, Agglomérations, EPCI, villes et stations, et avec les organismes, les entreprises etgroupements d’entreprises touristiques.LES DÉCLINAISONS OPÉRATIONNELLES  Organiser des échanges réguliers entre opérateurs de transports et acteurs majeurs du tourisme afin de faciliter l’accès et la découverte touristique de la Bretagne.  Diffuser et améliorer la connaissance chez les prestataires et les entreprises touristiques des différentes possibilités de transports publics, pour circuler et découvrir la Bretagne ; en faire un - 34 -
  37. 37. élément d’accueil et d’attractivité. Promouvoir l’initiative BreizhGo pour l’accès aux transports multimodaux et aux itinéraires en Bretagne.  Identifier et diffuser l’innovation en matière de transports en Bretagne à l’échelle des destinations, villes, stations… S’informer des innovations mises en œuvre dans les grandes destinations : innovations techniques, modèle économique, bénéfices partagés habitants-visiteurs.  Encourager et soutenir les expérimentations (innovations techniques, partenariats des collectivités…) de modes de transport alternatifs dans les destinations, villes, stations… ainsi que les initiatives en faveur des circulations douces sur les lieux de séjour touristique. Promouvoir le co- voiturage, y compris en matière de déplacements touristiques.LES CIBLES ET LES BÉNÉFICIAIRESLes entreprises, les emplois et les destinations touristiques de Bretagne.L’économie touristique régionale dans son ensemble.LES INDICATEURS DE SUIVIMesure de partenariats effectifs entre les organismes touristiques et les compagnies de transports.Nombre de lignes et d’offres vers la Bretagne en matière de transports aériens et maritimes.Mesure des initiatives touristiques anticipant et préparant l’entrée en service de la ligne ferroviaire du projet B.G.V.Mesure des initiatives en matière de transports alternatifs à l’échelle des stations, destinations.Mesure des initiatives en matière de circulations douces alternatives.LES OPÉRATEURS :  Animateur pressenti : Conseil régional  Partenaires principaux : Opérateurs de transports, Conseils généraux, Agglomérations, Stations, CRT, CCI, Pays, Territoires... - 35 -
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  39. 39. Le visiteur : bien recevoirCHANTIER 8 : FAIRE DE LA BRETAGNE UNE DESTINATION ATTRACTIVE DE « TOURISME DES QUATRESAISONS »LES CONSTATSHistoriquement fixée sur les mois de juillet et d’août de la saison estivale, l’activité touristique bretonne voit lesrythmes des séjours se modifier avec les changements des pratiques touristiques : raccourcissement de la saisonestivale, développement des courts séjours au printemps et au début de l’automne, frémissement de l’activité lorsdes vacances scolaires d’automne et de Noël, et croissance de l’activité lors des grands événements. Ainsi, il arrivede plus en plus fréquemment que les chiffres d’affaires de certaines entreprises soient égaux voire meilleurs auprintemps qu’au début de l’été.Un tourisme trop saisonnier rend difficile l’amortissement des investissements qui sont cependant incontournablespour maintenir l’attractivité et la compétitivité de l’offre, comme la consolidation et la qualification des emploissalariés.Les grands événements culturels et sportifs organisés en Bretagne en dehors de l’été, la part croissante desclientèles de proximité dans l’activité touristique, l’entrée en service proche du projet ferroviaire BGV, qui varapprocher toute la Bretagne des grands bassins émetteurs, constituent autant de facteurs qui concourent dès àprésent au développement d’un tourisme sur l’année.L’évolution vers ce tourisme plus équilibré dans le temps représente ainsi une chance et un défi essentiels pourl’avenir du tourisme en Bretagne, en termes :  de perspective d’amortissement des investissements touristiques,  de source d’emplois non délocalisables et qualifiés,  de consolidation des chiffres d 

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