Street Art : de la rue à la salle de cinéma

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  • 1. Street Art : De la rue à la salle de cinéma
    Illégalité et temps. Comment la vidéo est aujourd’hui moyen de rendre visible, moyen d’expression, de création, mais surtout un support pour faire perdurer une œuvre éphémère.
  • 2. Le fait « d’exposer » illégalement ne donnerait-il pas plus de poids au message de l’artiste ?
    On peut se demander si ce n’est pas cette tension ;
    autour de la question de « la légalisation » du Street Art,
    qui est la composante majeur de cet art.
    Autrement dit, cette frontière (et ambigüité) entre légal et illégal
    constitue ce mouvement.
    Le message et/ou les actions de ces artistes - qui bravent les interdits pour s’exprimer à la vue du plus grand nombre –
    n’est-il pas plus pertinent et percutant parce qu’il est exposé de manière illégal ?
    Image extraite de « 28 millimètres » Livre réalisé par JR et Ladj LyProjet de 2006
  • 3. Plan
    Le Graffiti, de la rue au cinéma avec Banksy et Basquiat
    Le film documentaire, objet pédagogique et objet de mémoire
    III. La rue, le cinéma : scènes de création, scènes d’exposition
  • 4. Le Street Art
    • Prend place dans l’espace urbain
    • 5. 1970 : Reconnaissance dans le monde de l’Art Contemporain
    • 6. Élément qui prend place dans la vie quotidienne
    (Centaines de personnes qui traversent ces rues quotidiennement).
    • Proche du public. Visible facilement.
    • 7. Le temps : Paramètre constructif de cet art
    • 8. La vidéo/la photographie : Faire perdurer les œuvres
  • I. Le Graffiti, de la rue au cinéma avec Banksy et Basquiat
    • Le film Faites le mur de Banksy pose beaucoup de questions sur la technique de reproduction et la reproductibilité des œuvres.
    • 9. C’est aussi un questionnement sur cet art en train de se faire.
    • 10. Si longtemps désapprouvée, cette forme d’art a l’air de devenir une révolution, autant dans le savoir faire, la technique que par son aspect illégal, une nouvelle forme prisée, enviée.
    • 11. Ces films n’ont pas légalisé ou légitimé leStreet Art, mais ont participé à l’ascension de cette pratique au rang d’art.
  • Jean-Michel BASQUIAT
    22/12/1960 Brooklyn – 12/08/1988 SoHo
    • Débute avec le Graf’, à Manhattan
    se fait connaitre avec sa Samo©’ssign
    • La carrière de Basquiat se divise en trois grandes
    parties :
    - De 1980 à fin 1982, il faisait
    de la peinture sur toile, représentant
    le plus souvent des
    personnages squelettiques et des visages
    ressemblant à des masques. Ceci montrait son
    obsession de la mortalité de l'Homme.
    - De fin 1982 à 1985 présente des peintures
    sur panneaux de toutes matières et de toutes
    formes, et des tableaux individuels avec traverses
    intermédiaires visibles, une surface dense avec des
    écritures, des collages.
    -1986 et dure jusqu'à sa mort en 1988. Elle
    montre un nouveau genre de peinture figurative,
    dans un style différent avec des sources, des symboles et un
    contenu contrastant avec ses autres peintures.
    A droite Warhol, à gauche Basquiat
    Photo de Michael Halsband
    Site officiel
    http://www.jean-michel-basquiat.net/
  • 12. BANKSY
    Banksy est un artiste, connu essentiellement pour ses pochoirs en milieu urbain. Dissimulant sa véritable identité, des spéculations sont cependant faites sur le fait qu'il serait originaire des environs de Bristol et serait né en 1974.
    Il combine les techniques du graffiti, du pochoir de l‘installation pour faire passer ses messages, qui mêlent souvent politique, humour et poésie. Les pochoirs de Banksy sont des images humoristiques, parfois combinés avec des slogans. Le message est généralement antimilitariste, anticapitaliste ou antisystème. Ses personnages sont souvent des rats, des singes, des policiers, des soldats, des enfants, des personnes célèbres ou des personnes âgées.
    Œuvre de Bansky dans rue Londonienne, 2008
    Site officiel
    http://www.banksy.co.uk/
  • 13. II. Le film documentaire, objet pédagogique et objet de mémoire
    Objet documentaire et pédagogique :
    • Documente sur un patrimoine (ancien ou en devenir)
    • 14. Produit une représentation d’une réalité
    • 15. Apporte des explications, justifications, informations sur la construction du projet
    • 16. Rappel le processus de fabrication et l’histoire de l’artiste
    Outil de travail, outil de mémoire :
    • Images témoins
    • 17. Témoignages de proches, collègues, visiteurs…
    • 18. Témoins d’une histoire passée
    • 19. Outils de connaissance et appropriation d’un patrimoine
    • Le film, nous montre que le travail deBasquiat
    fut reconnu comme artdès les années 80
    (suite aussi, à sa collaboration avec Warhol).
    • Warhol et Basquiat se complètent; artistes
    distincts, chacun avec un style qui leur est propre.
    • Style dit « nerveux, violent, original, énergique et
    dynamique ». Son art était spontané, enfantin tout en étant très sérieux.
    • Le Street Art traité comme mouvement artistique contemporain, reconnu.
    • 20. Film qui s’ouvre sur une interview de l’artisteTout au long du documentaire on le voit peindre, échanger, poser, rencontrer. On a des témoignages de proches, on nous parle de ces craintes : être incompris.Son admiration et affection pour Warhol. Les dégâts que sa mort vont causer…
    BASQUIAT, The Radiant Child
    Film documentaire de Tamra Davis, 2009
  • 21.
    • En haut, graffiti signé Samo
    « As an end to the 9to5 »
    « Invent to college »
    « Not 2-Nite Honey »
    • A droite, ouvre de Basquiat et Warhol« GE », une collaboration de 1986
    Les lettres GE (Generous Electric) peintes par Warhol et le mot ALERT inscrit pat Basquiat, il ajoute des visages qui lui son propre et donnent une humanité à l’oeuvre.
    Cela faisait 26 ans que Warhol n’avait pas repris ces pinceaux – poussé par Basquiat il va se remettre au dessin et à la peinture.
  • 22. Le film documentaire pourrait être comparé au film d’art« Le Mystère Picasso ».Ces deux documentaires, par le biais d’images d’époqueinforment le spectateur. Ils montrent des techniques
    d’utilisation. La pellicule, le son permettent de capturer un instant et de le faire durer dans le temps. En effet, ces images peuvent être visionnées à plusieurs reprises.
    • Images documentaires, images d’archives
    • 23. Témoignages des artistes – de leurs proches
    • 24. Montrer les techniques qu’ils utilisent
    • 25. Films orchestrés de manière esthétique. Ils sont montés, interviews, témoignages s’entrecoupent d’images d’époque. Idée qu’ils suivent un scénario,
    et une chronologie (celle de l’artiste).
    Le Mystère Picasso,
    film d’Henri-Georges Clouzot, 1955
  • 26. Exemple avec « Le Mystère Picasso » :
    Lorsque l’artiste travail au fusain/pinceaux les images sont en noirs et blancs. La bande son est pauvre (bruitage du studio).
    Lorsqu’il peint les couleurs apparaissent, le bruitage de fond laisse place à une symphonie.
    Clouzot et Picasso :
    Henri-Georges Clouzot, sort en 1956 « Le Mystère Picasso », film témoin du géni créatif de Picasso.
    Les deux amis, après avoir reçu des feutres à encres spéciaux
    (qui avaient l’étrange capacité de traverser le papier sans baver) on décidé ensemble, de faire ce long métrage.Film témoin, puisque les œuvres furent détruites. Ces images sont donc un moyen de les garder et les rendre visibles à nouveau.
  • 27. III. La rue, le cinéma : scènes de création, scènes d’exposition
    • La rue : espace où sont premièrement exposé les œuvres. Œuvres souvent illégales et toujours éphémères qui sont de nouveau exposées avec le film, perdurent.
    Le support change, mais pas le sujet de l’œuvre.
    • Le public, par les images, le son, le texte, comprend que cette œuvre, même s’ils l’a voient sur écran et non directement dans la rue, est œuvre. Elle est immortalisée, figée.Ce support retranscrit le message qui s’inscrivait dans le temps à ce moment.Il avait connotation qui lui était propre à cet instant, celui où l’œuvre fut édifiée.
    • 28. L’œuvre une fois finie est constituée avec la rue, la rue fait parti de son espace decréation. Elle existe en temps que telle, parce qu’elle est dans la rue.
  • JR
    • Dit être un « colleur d’affiches »
    • 29. La photographie fait partie du processus
    de création de l’œuvre
    • La rue est la plus grande galerie d’art au
    monde
    • La perception du message dépend aussi
    du lieu où le projet est exposé
    Extrait du livre « 28 Millimètres »
    Anonymat :
    • Ces premiers projets en France étaient faits de manière illégale.
    • 30. Il donne un nom (rend visibles des visages) à des personnes de l’ombre, des
    Populations en marge avec la société. Parler de lui pourrait détourner le spectateur de
    son travail.
    Notion du temps :
    • Projets illégaux : temps restreint (pour poser les affiches…)
    • 31. Œuvres éphémères, exposées au temps, intempéries, susceptibles d’être effacées
    par la main de l’homme (agents d’entretiens chargés de nettoyer, passant qui prend unmorceau de l’affiche…).
    Site officiel
    http://www.jr-art.net/
  • 32. Sélection de 28 portraits, clichés convertis en affiche par JR.
    Portraits de jeunes de la Cité et du Quartier
    voisin de La Forestière (Clichy-sous-Bois, 93).
    Site du projet
    http://www.28millimetres.com/
    28 Millimètres, le livre - Réalisé par JR et Ladj LyPréface Vincent Cassel, Edition Alternative (Gallimard) 2006
  • 33. Affiche deJR
    Titre de la performance : Women Are Heroes
    Concept : Après avoir exposé de gigantesques portraits d'Israéliens et de Palestiniens de part et d'autre du mur de sécurité séparant les deux peuples, le photographe JR a couvert, en 2008, murs, escaliers, ponts, trains d'immenses clichés de femmes opprimées au Brésil, au Kenya, au Cambodge et en Inde.
  • 34. Réalisé par JR
    En salle le 12 janvier 2011
  • 35. Reconnaissance qui se fera en grande partie avec le projet Women are Heroes
    • 12 Janvier 2011 sortait sur grands écrans le making off de 85 minutes du projet
    Women are Heroesrentrasse les 3 années de travail de l’artiste et son équipe.
    • Un livre « Women are Heroes » de J.R et Marco Berrebi, aux éditions Alternatives
    sortait en 2011. Vecteur et témoins du projet. Immortalise les affiches.
    • Le cinéma est capable de ‘’rendre la force du gigantisme de ces images’’, répond J.R
    quant on lui demande pourquoi avoir choisi le cinéma pour exposer son travail.
    Bande son :
    • Les paroles, les bruitages sont témoins des moments vécus
    • 36. Renforce le côté artistique, les idées et messages de J.R.
    • 37. Elle est composée d’un collectif d’artistes comme Jean Gab, Outlines, Patrice (qui pour s’imprégner du film à accompagné JR au Kenya) et Massive Attack. Robert Del Naja (3D), du groupe Massive Attack à composé diverses séquences de musique pour le film, et J.R lui à proposé des images aux regards de femmes (extraites du film) pour la scénographie des dernières tournées de Massive Attack.
  • Otobre 2010 : JR est le plus jeune artiste à avoir remporté le prix TED (Technology, Entertainment and Desing) créé en 2006, soit 100 000 dollars afin de réaliser « un vœux pour changer le monde »
    “I wish for you to stand up for whatyou care about by participating in a global art project, and togetherwe’llturn the world… INSIDE OUT.“ JR
    “Je vous souhaite de défendre ce qui est important pour vous en participant à un
    projet d’art global, et ensemble, nous retournerons le monde… à l’envers.” JR
  • 38. JR en 2011 : Un nouveau projet participatif
    « Inside Out est un projet artistique participatif à grande échelle qui transforme les
    messages sur l’identité personnelle des gens en une œuvre artistique.
    En utilisant des portraits photos en noir et blanc, chacun peut faire découvrir,
    révéler et faire partager les histoires tues et les images de gens à travers le monde.
    Les photographies numériques mises en ligne sur le site Insideout, seront imprimées en format affiche et renvoyées aux participants de ce projet pour qu’ils les collent et les exposent dans leur propre communauté.
    Tout le monde peut participer, que vous soyez seul ou en groupe ; les affiches peuvent être
    collées n’importe où, d’une image isolée à la fenêtre de votre bureau jusqu’au mur rempli de
    portraits d’un bâtiment abandonné ou d’un stade.
    Ces expositions seront documentées, archivées et consultables en ligne.
    Je vous souhaite de défendre ce qui est important pour vous en participant à un projet d’art
    global, et ensemble, nous retournerons le monde…Inside out. »
  • 39. Conclusion
    Notion de temps directement liée à l’illégalité et à ce mouvement d’art contemporain.
    Si en bravant les interdits ces artistes n’ont pas de limites d’espace ils sont celles du temps.
    La vidéo documentaire est ici un support.
    Support qui permet de conserver les œuvres, et les rend visibles autrement :
    en effet elles ne sont plus exposées de la même manière, on ne les regardes pas de la même façon.
    Vidéo, support qui retrace la construction de l’œuvre, permet au spectateurd’entrer dans les coulisses, le studio de l’artiste : l’envers du décor.
  • 40. BIBLIOGRAPHIE :
    • Michel Rush, Les nouveaux médias dans l’art, édition Thomes et Hudson, 2000
    • 41. Fabrice Bousteau, « Entretien avec JR », dans Beaux Arts Magazine, octobre 2009
    • 42. 28 Millimètres, Women are Heroes by JR, Éditions Alternatives, 2009
     
    FILMOGRAPHIE :
    • Le Mystère Picasso, film documentaire d’Henri-Georges Clouzot, 1955
    • 43. Jean-Michel Basquiat : The Radian Child, film documentaire de Tamra Davis, 2009
    • 44. Basquiat, comédie dramatiqueréalisé par Julian Schnabel, 1996
    • 45. Womenare Heroes, film documentaire de JR, 2011
    • 46. Faites le Mur !, film documentaire réalisé par Bansky, 2010 Son titre original est Exit Through the Gift Shop
    WEBOGRAPHIE :
    • http://www.delicious.com/streetart49