Stereolux magazine-n03
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Retrouvez le programme de Stereolux pour mars et avril 2012 , les articles, la playlist, la langue sulfureuse, Back Stage et bien plus encore dans le journal Stereolu

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Stereolux magazine-n03 Document Transcript

  • 1. NUMÉRO troisMARS - AVRIL 2012
  • 2. BIM : ET bam ! Concert - B I  M festival Samedi 7 avril - salles micro & maxiAprès dix ans d’activisme électro, l’association Cinetic inaugure son premier festival. URBANSKI et Coqpornnous parlent du BIM, rendez-vous déambulatoire dans la ville dont le point d’orgue sera la journée du 7 avrilà Stereolux. / Arnaud Bénureau Que se passera-t-il pendant quatre jours ? Que va-t-il se passer le 7 avril à Stereolux ? Le festival se présente comme un parcours L’après-midi débutera avec des ateliers de présentant les différents styles de musiques Djing pour les enfants, animés par Visualise, électroniques  minimal, house, garage, break- : qui propose des cours d’initiation et de per- beat, musiques expérimentales, dubstep, etc. fectionnement au scratch et au mix. Suivra une Le BIM, c’est des rencontres, de la sueur et du kids party pour mélomanes en culotte courte. rock’n’roll ! Les soirées du jeudi et du vendredi Vidéastes, danseurs et plasticiens compléteront se dérouleront dans différentes places fortes la programmation : Kap Bambino, Manu le Malin de Nantes, en collaboration avec les acteurs aka The Driver, Dilemn Vs Vj Zéro, Oliver Hunte- de soirées indépendantes (OrBeat, Dj Bebz, mann, Idem, Philadela, Numeric Ravers... Ripoll, Infinity). Enfin, Stereolux nous ouvrira ses portes  des valeurs montantes rivaliseront : En quoi consiste la kids party ? avec des artistes reconnus, dans un univers Ce sera une bonne vieille boum, organisée pour ravesque. Prévoir une bonne paire de baskets ! les enfants de 8 à 12 ans, à ceci près qu’elleQuel bilan faites-vous des dix ans passés ? s’adressera aussi aux enfants malentendants,Quand nous avons débuté, à l’époque des free Pourquoi faire appel à d’autres assos ? grâce au soutien de l’association TAC. Celle-ciparties, nous aimions déjà l’idée d’investir des Cinetic assure la gestion du festival, mais nous développe des actions spécifiques : aménage-lieux insolites, et avions un projet délirant : pro- souhaitions solliciter les acteurs des nuits nan- ments des accès aux événements artistiques etposer, sur une plage, une sorte de multi-sons taises pour mettre en avant le tissu associatif et culturels, animation d’ateliers, stages. En outre,représentant les différents courants de l’électro. artistique local. Le BIM, c’est un travail collectif. des animateurs seront présents pour que lesDepuis, l’asso a évolué et le projet a mûri. 2012 gosses se la donnent grave sur le dancefloor !nous est donc apparu comme le bon moment Quels lieux le festival va-t-il investir ? Le Café Truc, le BPM, le Stakhanov, les salles Qu’attendez-vous de cette édition ?pour concrétiser cette idée folle. Sans la plage. Micro et Maxi de Stereolux, le Remorqueur, au Une deuxième édition en 2013 !Quel a été le déclic ? Ptits Joueurs et la Maison Café. Le B.I.M sert Au fait, « BIM » ça veut dire quoi ?Nous avions envie de retrouver l’excitation des aussi à souligner à quel point sont importants On a choisi Big Invasion of Music. Mais ça n’adébuts et passer à un autre cycle, nous lancer les cafés-concerts pour l’émergence et l’éman- pas été facile...dans un projet encore plus ambitieux. Nous vou- cipation des groupes.lons créer une rencontre autour DES musiques Infos sur www.bimfest.fr et prog. en page 13.électroniques, ô combien vastes et variées. Dark Dark Dark/ My Name is Nobody/ Faustine Seilman & the Healthy Boy.- mercredi 4 avril - salle micro T HE I R N A M E IS DARK DARK DARKPOUR EUX, IL A TENU LA BASSE puis LE VOLANT DU CAMION SUR unE TOURNÉE. LE 4 AVRIL, IL ASSURE LEUR PREMIÈRE PARTIEà STEREOLUX. ON N’A PAS TROUVÉ PLUS QUALIFIÉ QUE VINCENT DUPAS, ALIAS MY NAME IS NOBODY, POUR NOUS PARLER DESFLAMBOYANTS DARK DARK DARK. / Damien Le Berre Quand on demande à Vincent en tant que bassiste et une autre en tant que chauffeur « pendant un mois Dupas d’évoquer sa rencontre à six dans un petit camion  — ont permis à Vincent de se forger une »  avec Dark Dark Dark, les souvenirs opinion éclairée sur le groupe. « Ce sont des gens entiers, excessifs dans remontent à toute vitesse. « C’était la joie comme dans la dépression. Et ça s’entend dans leur musique. Il y le 15 novembre 2008 dans la a vraiment un truc magnétique avec ce groupe. Quand tu commences à maison à la campagne où je vivais aimer, tu aimes un maximum. Ça ne laisse de toute façon pas les gens à l’époque, commence l’homme indifférents. » du projet folk My Name Is Nobody. On avait organisé un petit concert Nobody’s friends en invitant une quarantaine de C’est donc en toute logique que Dark Dark Dark a demandé à My Namecopains à la maison. C’est Marc Trecka, le batteur de Pillars and Tongues, Is Nobody d’assurer ses premières parties françaises du printemps. Cequi a ramené les gens de Dark Dark Dark. Ils devaient juste jouer quelques qui tombe très bien puisque The Good Memories, le quatrième albummorceaux en acoustique et ça s’est transformé en un vrai concert au du Nantais, sort au mois de mars. «  disque précédent, The Mentor, Lemilieu du salon, avec contrebasse, violoncelle, accordéon, banjo... Ils ont était très arrangé. Là j’ai voulu revenir à quelque chose de plus dépouillé :bluffé tout le monde  » Et visiblement pas que les quarante happy few !  juste avec mon batteur Pierre Marolleau et les grilles d’accords les plusprésents dans le salon ce soir-là, puisque les deux albums de Dark Dark basiques possibles. Et puis j’ai invité les copains, ponctuellement, surDark (The Snow Magic et Wild Go) reçoivent un excellent accueil critique. différents morceaux. » On trouve donc une belle brochette de guests surSouvent comparée à Beirut pour ses atmosphères d’Europe de l’Est, leur cet album  des gens de chez Marvin, Papaye, The Healthy Boy, Papier :pop-folk évoque aussi The Decemberists, avec ses allers-retours entre Tigre... Sans oublier une certaine Nona Marie Invie qui n’est autre que lachevauchées lyriques et mélancolie classieuse. Trois tournées — dont une voix féminine de Dark Dark Dark. STEREOLUX MAGAZINE ~ NUMÉRO TROIS
  • 3. STEREOLUX MAGAZINE ~ NUMÉRO TROIS
  • 4. Concert - Soirée Ici d ’ailleurs vendredi 6 avril -  salle micro pl us pour l’ esp rit que pour les pieds Pour fêter ses quinze ans, le label Ici d’ailleurs s’invite à Stereolux le temps d’une soirée. L’occasion de jeter un œil dans le rétroviseur en compagnie de Stéphane Grégoire, le fondateur de la première heure. / Damien Le Berre 1995, en ce temps où l’on peut encore s’appeler Amélie Poulain sans que les gens se foutent de vous, le label associatif nancéien Sine Terra Firma signe un certain Yann Tiersen. Tiersen vend des disques et, en 1997, Sine Terra Firma change son nom pour Ici d’ailleurs. Depuis, de Rodolphe Burger à Matt Elliott, de Julien Ribot à Chapelier Fou, une petite cinquantaine d’artistes sont passés par là, pour une centaine de disques produits. « Plutôt des musiques pour l’esprit que pour les pieds. Au catalogue, on n’a ni French Touch ni grand-chose pour le dancefloor. », se marre Stéphane Grégoire, fondateur et boss du label. Avant d’accoucher d’une jolie formule : « On fait des musiques carrées qui tournent rond... » Avec quinze ans de bouteille, le regard est critique mais pas résigné. « Je trouve que les musiques révèlent la mentalité d’une société. Et là il y a un consensus mou. Heureusement, il y a toujours des gens qui ne veulent pas consommer cette fast- music qu’on entend partout.  Le menu Ici d’ailleurs s’annonce effectivement équilibré » à Stereolux : entrée avec le déjanté trublion post-folk Mein Sohn William, plat consistant avec Thomas Belhom, fromage avec Winter Family et dessert proposé par Numbers Not Names, nouveau projet hip-hop comptant dans ses rangs le producteur de Dälek. À 20h30 en salle Micro : Numbers Not Names, Mein Sohn William, Thomas Belhom, Winter Family. la LA NGUE SULFUREUSE NOT JUST A SONG repris de justesseComplet le concert de Gaspard Augé et Xavier de Rosnay ? Concert - Pony Pony Run Run Qu’à cela ne tienne… Quand on est jeune et groupie du samedi 24 avril - salle maxi pianiste, on peut tenter le coup en douce. Faire croire aux parents qu’on est chez un copain le mercredi, traîner son slim usé toute la sainte journée du côté de Stereolux Après le succès pharaonique de Hey you, les locaux de pony jusqu’au soir et tenter de se faire enfermer dans un recoin pony run run remettent le bleu de chauffe pour prouver qu’ils ne sont pas le groupe d’une seule chanson. / Sylvain Chantaldu bâtiment avant que n’ouvrent les portes pour les heureux détenteurs de ticket. C’était sans compter la présence du programmateur des lieux, qui de son flair d’épagneulbreton, a déniché les resquilleurs avant l’heure. Ils en furent L’un a fait le tour du monde, l’autre a découvert les joies de la paternité, le troi- sième a lu plein de livres en anglais. Avant d’aborder cette tournée qui passera bons pour un avertissement. La prochaine fois, c’est 100 par Stereolux le 24 avril, Gaëtan, Amaël et Antonin se sont ressourcés chacun lignes sur une page à petits carreaux. Qu’ils se rassurent, à leur manière. Il faut dire que la pression est grande à l’heure de présenter ils pourront après coup profiter de l’ambiance fiévreuse du leur deuxième album, sobrement intitulé Pony Pony  /Run Run. On ne glane concert nantais, mais sur le Net : les Justice recherchent pas comme ça une Victoire de la Musique sans générer de l’attente, voire l’auteur d’une vidéo pirate tournée dans la salle Maxi, pour provoquer de la jalousie. L’année dernière, les «  Pony  ont composé les » en faire leur teaser promo sur la tournée ! morceaux de leur nouvel opus au gré de leurs déplacements à l’Île de Ré, Berlin, Tokyo, Arles et Angers. À l’automne, c’est à Los Angeles que le trio est parti mixer le tout. Mais c’est à Nantes, au Batiskaf, que les gars ont Chœurs de rockeurs choisi de répéter leur nouveau set. De l’aveu même d’Antonin, le groupeAvant un tour de chant, rien de tel que de se chauffer un peu a clairement l’impression de « repartir de zéro » et les quelques dates ca-la voix. Mais là où certains recherchent l’intimité de la douche lées en Allemagne en ouverture de tournée ne seront pas de trop pour relaxante, du trône salvateur, de la cuisine effervescente, éprouver leur show. Le groupe a en tout cas hâte de reprendre la route. d’autres à quelques jours d’intervalle et sans le savoir, Les indices sont au vert. Même si les connexions n’atteignent évidem- ment pas les chiffres astronomiques de Hey you (plus de huit millions fouleront les mêmes marches de la cage d’escalier qui de visites), le clip de Just a song, premier extrait du nouvel album, a mène vers la scène. De Wu Lyf, à Camille, en passant par reçu un bon écho sur la Toile. Les Nantais ont su s’entourer puisque Catherine Ringer, ce sont d’étranges sons aux apparences cette réalisation est signée par Partizan, la boîte de production quigutturales qui ont hanté cet espace insolite début décembre. a tourné l’un des meilleurs clips de l’année 2010 avec Bombay du Entre le cantique liturgique et le chant grégorien, l’escalier a Barcelonais El Guincho. Quant à l’équipe qui les accompagne en fait résonner Stereolux jusqu’aux bureaux du 4e étage, dont tournée, c’est la même qu’il y a deux ans, constituée en grande on ne percevait que des voix spectrales sorties d’un film majorité de Nantais. Pour le show à Stereolux, les places sur la d’épouvante. guest-list du groupe seront chères... STEREOLUX MAGAZINE ~ NUMÉRO TROIS
  • 5. un festival,c ’ ests ’ emm ê l erFestival - Les Femmes s’en Mêlentjeudi 22 mars -salle microdepuis 1997, le festival itinérant fait la part belles auxartistes féminines. avant la halte nantaise, stéphaneamiel, le programmateur, revient sur la genèse de cetévénement devenu incontournable. / Marie Gallic Dans le café jouxtant le petit bureau d’Imperial Prod, pas loin de la place de la Bastille à Paris, où travaille Stéphane Amiel, programmateur des Femmes s’en mêlent, la tenancière se voit remettre les autocol- lants de la prochaine édition du festival. « C’est quoi cette masse bleue au milieu ? Des cheveux ? C’est moche ! Je préférais Napoléon… » La patronne fait référence à l’affiche de la dixième édition et, sans le STÉPHANE AMIEL savoir, à l’un des plus grands moments du festival : le passage d’Electrelane à La Cigale parisienne en2007. « Ça a été une fête pour tout le monde. Le groupe s’est pris uneclaque et le public était chaud comme la braise. Il y avait une exultation,un truc comme on en vit rarement. Tender Forever a bien chauffé la salleavant ; elle a vendu tout son merchandising ce soir-là. Jusqu’au dernier Kate Bush et un safari…slip ! », se réjouit Stéphane. La Bordelaise a été récompensée pour son La première édition, montée en 1997, était un événement autour de lamouillage de maillot puisqu’elle a assuré toutes les premières parties de journée de la femme. « L’idée n’est pas de moi. C’est un ami qui me l’ala tournée d’Electrelane par la suite. soumise au cours d’un safari photos en Tanzanie ! Il voulait célébrer laMais Tender n’est pas la seule à avoir tissé des liens lucratifs lors de ce création musicale au féminin le 8 mars. Je n’avais jamais bossé dansfestival propices aux rencontres. « Les Femmes s’en mêlent, ce n’est la musique, mais j’avais du temps, alors j’ai foncé. Au départ, c’étaitpas juste coller des noms les uns à côté des autres, c’est aussi ré- un peu basique, on aimait les voix de filles comme Kate Bush qui nousfléchir aux ententes potentielles : quelles artistes ont des choses à se subjuguait… » Et puis, dès la deuxième édition, le problème de payer undire et sont susceptibles d’être heureuses de partager une scène ou billet d’avion à des artistes étrangères pour une date unique s’est posé.une loge ? », confirme le programmateur qui concède toutefois qu’il y a Alors le festival est devenu itinérant. « L’itinérance est avant tout un choixaussi dû y avoir « des combinaisons désastreuses ». Mais les crêpages économique, mais c’est ce qui fait que l’événement existe encore.  »de chignon font partie des risques du métier  «  festival, c’est s’em- : Un Parce que, si LFSM ne roulent pas sur l’or, ça ne les empêche pas demêler. Tu prends plein de gens différents et tu en fais un paquet  Les ! mettre les petits plats dans les grands. «  met les moyens pour ali- OnFemmes s’en mêlent, c’est vingt-cinq groupes avec des femmes qui menter des petites jauges. On fait de l’affichage dans le métro, des pro-se mélangent, ça fait un amas de femmes  Bon, au départ, on voulait ! grammes, des compilations… Des trucs de luxe qui plombent le budgetsurtout signifier que les femmes se mêlaient du business, mais ça fait à chaque fois mais, notre but, c’est qu’il y ait du retentissement, que lesun double jeu de mots qui met en valeur la notion de lien sans laquelle filles moins connues occupent autant le terrain pendant le festival quele festival ne serait rien. » celles qui sont d’ordinaire plus soutenues par les médias… »Illustration avec stéphane amiel de la philosophie dupartage équitable qui règne au sein de la programmationdes Femmes s’en mêlent avec le plateau nantais. / M.G. le plateau nantais«  soirée sera emmenée par My Brightest La est un tel diamant que ça me permet de et restent bien en tête. Beth Jeans Houghton,Diamond qui est un peu une tête d’affiche, programmer deux découvertes derrière. c’est une nouveauté, je ne l’ai jamais vue, je l’aivu l’engouement suscité auprès des salles au Dillon et Beth Jeans Houghton & The programmée sur la foi de quelques morceauxmoment où Shara Worden a accepté notre Hooves Of Destiny brouillent les pistes. et vidéos. Là aussi, on est surpris par lainvitation. Elle fera pas moins de onze dates La première est une jeune artiste allemande signature sur Mute (label allemand de Liars,avec Les Femmes s’en mêlent cette année  ! signée sur BPitch Control, le label d’Ellen Allien. ndlr). L’album est très ambitieux, il y a un côtéC’est une artiste à part, elle se met une salle On s’attend donc à de la grosse electro alors rétro dans la voix de Beth. Ça a l’air très sage,dans la poche en deux morceaux et après, que pas du tout  Dillon, c’est des chansons ! comme ça, mais à l’époque de son premier EP,c’est l’hystérie totale. Pas moyen de la faire pop à la Kate Nash. Il y a quelques morceaux, j’avais l’impression qu’elle était tout le tempssortir de scène avant cinq rappels ! Un concert dont Thirteen Thirtyfive (en écoute sur le site nue sur scène… Elle a des tatouages partout.de MBD, c’est démentiel et Shara Worden des FSM) qui tapent tout de suite dans le mille Elle a l’air insaisissable…  http://www.lfsm.net
  • 6. maxi paradise Paradise -samedi 24 mars -salle maxi Après un essai en salle micro en novembre dernier, les soirées paradise investissent la maxi et le bar le 24 mars prochain. avec la volonté affirmée de retrouver la forme « olympic » qui a fait leur notoriété. / Sylvain Chantal ¢ KenoDe l’aveu même de ses organisateurs, Dan et PF, la première Paradise « Là, il s’agit d’un vrai départ, insiste PF. Nous allons voir si la sauce prendorganisée à Stereolux le 19 novembre dernier était « trop sage, trop clean ». et si nous réussissons à nous approprier le lieu.  y a tout pour faire IlSans aller jusqu’aux extrêmes de la soirée Sweatlodge (lire La Langue quelque chose de monstrueux à Stereolux ! » En terme de com’, Dansulfureuse en page XX), il manquait un peu de cette folie qui habite les et PF éditent un fly à l’ancienne, distribué dans les bars, annoncentParadise depuis quinze ans. «  se plaignait de la chaleur qui régnait On la programmation, ce qu’ils ne faisaient pas toujours (« La star pourà L’Olympic, explique Dan. Mais on en vient à la regretter aujourd’hui  : nous, c’est le public.») et mettent l’accent sur leur site internet,plus personne ne se met à poil, il fait beaucoup plus froid à Stereolux  » !  www.paradiseprod.com, qui se veut interactif avec des photos,Problème de riche également, les 400 places étaient parties treize jours vidéos et une fonction « chat » entre amis. « Peut-être que va seavant la date. « Nous étions presque trop en famille. Les gens étaient greffer une nouvelle génération, conclut Dan. Sur la dernièrecontents de se retrouver et ils ont passé beaucoup de temps à discuter édition, on a eu plein de petits frères qui débarquaient avecà l’espace fumeur ! » Pour la prochaine édition, les deux tauliers voient les leurs aînés. La Paradise, ça dure depuis si longtemps quechoses en plus grand. Du live dans la Maxi, des DJ dans le bar avec un c’en est devenue une histoire de famille... »dance-floor au bout du hall, des performers, une déco réalisée par CrystalPalace, des lumières signées Fablight, des podiums dispersés un peu De 21h à 4h : Jazzanova, Tapesh, Alex Barck, Georgpartout pour que les gens puissent danser, un service au bar renforcé... Levin, Bertrand Dupart, Dan Bono, G.I. Disco, Jakson. Festival Solidaire du Chocolat- du 1er au 3 mars - salle maxi plein de bras, p l ein de chocolat pour sa deuxième édition, la solidaire du chocolat programme de nombreux artistes à stereolux. mais, comme son nom l’indique (et on ne parle pas du chocolat), cet événement dépasse les simples volets sportifs et musicaux. / Sylvain ChantalEn 2009, a eu lieu la première Solidaire du participants, mais également des plus petites. Stereolux, du 1er au 3 mars. Au menu  Sylvain :Chocolat, transat qui relie Nantes-Saint-Nazaire «  permet à des petites boîtes de s’associer On Beuf, Laurent De Wilde, Yaël Naim et Davidet Progreso dans l’état mexicain du Yucatan. pour réunir le ticket d’entrée fixé à 25 000 Donatien, Elisa Duni, Manu Katché, AndréInspirée du premier trajet emprunté en 1896 par euros », explique Christelle Bervas, coordinatrice Manoukian, China Moses, David Sanchez,le Belem (dont Nantes est le port d’attache), cette générale «  communication et partenariat  de » Sanseverino, Alex Tassel, The Volunteeredcourse de bateaux développe parallèlement au l’événement. Et ce qui est formidable, c’est que Slaves, Fred Wesley. «  Tous les artistesvolet sportif tout un travail axé sur un mécénat presque tous les collaborations initiées en 2009 viennent avec des cachets a minima, au rasd’un nouveau genre : chaque coureur sur la ligne perdurent. En 2012, on retrouve les mêmes des pâquerettes, confie Christelle Bervas. Lede départ est en effet accompagné d’un projet assos avec les mêmes mécènes  La Solidaire ! directeur artistique Alex Tassel, qui est Talentsassociatif solidaire soutenu par un mécène. En du Chocolat a su créer du lien. » adami, a fait fonctionner son réseau d’amis...»s’appuyant sur ces collaborations, la première Quelques noms d’associations soutenues  ?édition a ainsi permis de lever 500 000 euros de « Save the children  «  », Les toiles enchantées  », Plus d’infos sur www.lasolidaireduchocolat.comfonds solidaires des deux côtés de l’Atlantique. «Un maillot pour la vie», « Planète Enfants »... et programmation complète en page 11.De grosses entreprises, comme Système U Parallèlement à cette démarche, la Solidaireet Véolia Environnement, figurent parmi les du Chocolat organise une série de concerts à STEREOLUX MAGAZINE ~ NUMÉRO TROIS
  • 7. Concerts, expos, conférences… du 28 au 31 mars L Fabrique :Stereolux & Trempolino a cl ubbing & résistance Depuis dix ans, Berlin est vanté pour son clubbing extrême et ses lieux inimitables. Sur place, la situation est plus contrastée depuis que le milieu s’est industrialisé. Qu’est donc devenu le wonderland du clubbeur alternatif ? / Thomas Corlin Le mythe de la décadence à la berlinoise est bien réel, et il suffit de faire un petit tour en after au Berghain, club emblématique à la réputation sulfureuse, pour y goûter. Ici, la notion de fête semble s’être muée en un art visant à transformer son corps et son être au milieu d’un théâtre à la fois attirant et malsain. Aucun miroir, interdiction de prendre des photos, on est personne, on a mis son existence sur pause. Le son d’une techno souvent glaciale impose ay ©A lice Duf sa domination, quelques freaks traversent le décor, et la commu- nication semble avoir des enjeux différents, notamment lorsque les touristes ont laissé place aux habitués une fois le matin venu. On se croirait alors dans une version techno contemporaine d’un film l in de Fassbinder quelque peu vicieux. ber Sans mener nécessairement à ces extrêmes (on y trouve aussi des clubs où les gens font la fête normalement), c’est cette permissivité qui fait l’attrait des clubs de la ville, qui ne sont soumis à aucune régulation administrative et sont ainsi libres de choisir leurs heures de fermeture. Les excès inhérents à toute cette liberté (ainsi qu’à l’esprit local typiquement déviant) ont été parfaitement résumés par go le producteur anglais et résident berlinois Ewan Pearson  « N’ou- : bliez pas de rentrer chez vous  «  peut être dangereux, avoue ». Ça Gaby De Villoutreys, bookeuse française installée à Berlin, le but est d’éviter de tomber dedans. Et puis il faut aussi garder ça pré- cieux, comme un morceau qu’on aime beaucoup, et donc ne pas trop en abuser. » D’autant que l’étendue de l’offre permet de varierDésignée capitale mondiale de la musique les plaisirs. À chaque club sa personnalité, son histoire, comme le défunt Bar25, sorte de petite paillote sur les bords de Spree, ou leélectronique au début des années 2000, Berlin a Watergate, plus mainstream, mais toujours magique à ses heures.vécu le faste qui succède aux grands traumatismesde l’histoire. Passée cette euphorie, que se cache- Cet état de grâce commence lentement à se déliter de l’avis général.t-il derrière cette robe un peu cliché des nuits « Ce n’est plus comme avant, affirme Solmaz, Berlinoise travaillant dans la danse contemporaine. Les prix deviennent exorbitants parclubbing sans fin ? Entre conférences, workshop, rapport au niveau de vie d’ici. Le tourisme et les hipsters sautentprojections et concerts, Trempolino et Stereolux aux yeux, l’underground est de moins en moins underground, etproposent une semaine durant un petit tour non le clubbing souffre de tout ça.  Avec la «  » professionnalisation  du »exhaustif de cette capitale, fiévreuse, colorée, milieu vient sa standardisation. De nombreux clubs ont perdu endéfricheuse. authenticité, quand d’autres ont tout simplement fermé du fait de projets d’aménagements qui ont nécessité de raser des clubs, pro- bablement pour déplacer le clubbing du centre-ville.30 MARS Salle Micro - 20h30 Le renouveau semble se trouver dans les lieux de plus petites tailles, comme Chez Jacki, ouvert par trois Français l’année dernière, ouGrischa Lichtenberger / Robert Lippok / Oval / Emika / Bodi Bill dans des cadres plus chaleureux, comme le Wilden Renate, qui propose des salons comme à la maison. « Dix nouveaux clubs ont31 MARS ouvert en un an. Certains lieux misent plus sur la convivialité, en Salle Maxi - 21h proposant des Dj’s locaux plutôt que des gros noms, et c’est toutEchos Shrubbn !! (T-Raumschmiere et Schieres / Transforma) aussi bien », explique Gaby. Et même si nombreux sont ceux quiMiwon & telematique & u-matic / Sascha Funke / Jahcoozi / craignent que la ville perde son cachet d’ici dix ans, elle reste unNotic Nastic / Jan Driver. cas à part et possède toujours sa spontanéité d’après Solmaz, « en tout cas plus que n’importe où en Allemagne, et même en Europe ». STEREOLUX MAGAZINE ~ NUMÉRO TROIS
  • 8. E LE C T R O N I K R E I C H S TAGCes dernières années, l’hégémonie électronique berlinoise a été remise en question. Maisd’où vient-telle exactement ? Et est-elle aussi homogène qu’elle en a l’air ? / Thomas Corlin«Il est assez difficile de percer à Berlin lorsqu’on qui prendra le dessus jusqu’à se démocratiser pris les plus connus, du fait de la concurrence etne fait pas de la musique électronique. De plus, grâce et à cause des exilés Villalobos, Hawtin du niveau de vie. Sascha Funke, artiste berlinoissi on n’est pas discipliné comme les Allemands et consorts, et devenir une sorte de bande-son ayant débuté chez BPitch, explique que « cele sont, il est très difficile d’être productif là- kilométrée du clubbing local puis mondial. Vien- que l’on appelle la scène musicale berlinoisebas…» Ce sont les mots d’HTRK, trio australien dra aussi le temps de l’électro-tech froide, smart réunit beaucoup genres. Le statut de la créationplutôt noise à l’époque, qui avait habité Berlin et urbaine de BPitch, label d’Ellen Allien, pro- s’affaiblit un peu en effet, mais c’est un phé-au milieu des années 2000 avant de déménager ductrice visionnaire qui viendra incarner le cool nomène général. Comme beaucoup d’artistesà Londres pour vraiment prendre son essor. Et allemand, celui de la house intelligente de Gom- vivent à Berlin, c’est plus visible ici ».il y a du vrai là-dedans. Si la ville a été connue ma, de l’électro carnassière de Shitkatapult, etpour ses musiques extrêmes de tout bord, il surtout des plasticiens de l’électronique Raster- Tous les locaux vous le diront, Berlin ne vibres’en dégage une dominante électronique, de- Noton, pour les plus emblématiques. pas qu’au son d’une techno martiale et désin-puis la kosmische musik des hippies teutons Quid désormais de cette grande famille qui a fait carnée. Ostgut Ton (label inhouse du Ber-à la Klaus Schülze dans les 70’s, les architec- de la musique électronique une marque de fa- ghain, tout comme le Watergate a le sien) oc-tures ambiantes de Bowie/Eno jusqu’à la toute brique berlinoise et même allemande ? Hardwax cupe certes une place prédominante dans cepuissante techno qui trône sur la capitale telle la et ses labels cultes font partie de l’histoire, on domaine, grâce à ses stars Marcel DettmannFernsehturm. parle du déclin créatif de BPitch, on assiste au et Ben Klock, quelque part descendants de passage de l’électro/art-contemporain de Ras- la tradition expérimentale de Hardwax, avecApparue en pleine chute du mur, c’est une ter-Noton vers un plus grand public rendu sen- d’autres structures très pointues comme Stro-scène qui a émergé avec l’acid-house et la rave sible à de telles expérimentations. Mais surtout, boscopic Artefacts et Fachwerk qui montent enculture, comme ailleurs. Les premiers produits l’ambiance a changé. Le phénomène Berlin Cal- grade à vue d’œil. Mais on témoigne aussi surtypiquement berlinois à émerger dans cette ling de Paul Kalkbrenner a marqué la vulgarisa- place d’une recrudescence de la house, de laveine sont sortis de la matrice Hardwax, magasin tion définitive du phénomène techno berlinois. nu-disco, de l’électro-pop (Body Bill, présentsde disques lancé par les papes du genre Moritz De plus en plus de producteurs s’installent à dans le line-up à Stereolux, en sont la preuve)Von Oswald et Mark Ernestus. Il s’agissait alors Berlin et la scène sature un peu de talents - on et de toutes sortes de sous-genre d’électronica.d’une techno de l’épure, du souffle, des limites, explique qu’à Berlin les DJs voient leur cachets Mais toujours pas d’indie-pop rock, quoiqu’onet donc des bases de la minimale, un genre à la baisse quand ils jouent localement, y com- en dise ! U N E T E R R E PR O M ISE ?Berlin, Mecque des avant-gardes depuis toujours. Peut-on trouver des prédispositionsnaturelles à ce statut dans l’architecture et l’historique de la ville ? / Thomas Corlin« Il y a de la place à Berlin pour une musique qui ne cherche pas à plaire rapide (le quartier de Penzlauer Berg en est un exemple flagrant). La mairieet ne s’intéresse qu’à elle-même.  On trouve cette phrase dans Berlin » berlinoise, même si elle encourage activement la scène électronique duSampler, brillant ouvrage de Theo Lessour sur un siècle de musique dans fait des revenus conséquents du clubbing-tourisme, s’engage dans desla capitale allemande. Dans le contexte, elle s’applique à Mania D, groupe aménagements urbains qui changent la géographie musicale de la ville,d’art-punk aléatoire ayant existé quelques temps au début des années comme les controversés 02 World et MTV Center, pas très en accord80, et semble mettre le doigt sur un phénomène qui n’a eu de cesse de avec l’éthique alternative en vigueur. Le projet du pôle média Media Spreese vérifier avant et après. Berlin, ville des avant-gardes artistiques, des a nécessité de sacrifier le Bar25, qui a subi plusieurs fermetures jusqu’àextrêmes, comme s’il s’agissait d’une prédestination. disparaître pour de bon en 2011. Ces hésitations montrent néanmoins que« Berlin était pauvre et n’avait plus d’industrie, toute une vie alternative le club représentait un atout culturel et économique non négligeable mêmeloin des contraintes matérielles y existait, selon Guillaume Ollendorff, du point de vue des autorités.éditeur français à Berlin. On pouvait être musicien à plein temps sans rien Malgré ces transformations, Berlin reste très spacieuse (huit fois plus quegagner. » Pour certains, la mentalité très tolérante de la ville serait aussi Paris) et possède avant tout une esthétique froide, accidentée, une austéritéune réaction sur le long terme à la pression de l’histoire dont elle porte soviétique curieusement noble, qui en font souvent un paysage irréel, trèsencore de nombreux stigmates. La chute du mur quant à elle a déclenché en accord avec la créativité qu’elle engendre. De nombreux artistes ontpour ainsi dire toute la scène électronique  «  : elle a laissé beaucoup souvent évoqué comment l’hiver, souvent polaire, faisait basculer la villed’espaces industriels abandonnés, raconte le producteur Sascha Funke. dans une dimension lunaire, impalpable, et s’avérait très inspirante à laLes infrastructures pouvaient s’installer et réussir plus facilement, la vie production d’un disque. Comme l’explique bien Ollendorff  « Berlin était :n’était pas chère, même des artistes connus ont déménagé ici et ont fait une ville détruite pleine de ruines, en demi-reconstruction permanente, elleconnaître la ville ». ne pouvait pas, je crois, produire de musique parfaitement sûre d’elle et structurée. C’est difficile à vraiment prouver, c’est un feeling. ».Cette utopie bohème touche néanmoins ses limites depuis qu’un tropgrand nombre d’étrangers est venu s’installer à la recherche d’un idéal artyà bas prix, causant ainsi l’augmentation des loyers et une gentrification STEREOLUX MAGAZINE ~ NUMÉRO TROIS
  • 9. Revolver en résidence , S TEREOLUX -RÉZOSOSSIO- CAL M E E T VOLUPTÉ Vous êtes venus chez nous, voici un florilège de vos meilleurs Leur deuxième album en boîte, Revolver se voit offrir la toute première ou pires souvenirs. résidence de l’histoire de Stereolux. Christophe, guitariste et chanteur du trio, partage son excitation au téléphone. / Marie Gallic Arnaud Bénureau / Mon meilleur souvenir : le repas de noël du vendredi 16 décembre et les fans de David Dtwice Darricarrère à la Nuit Zébrée. Mon pire souvenir : le dessert du mardi 7 décembre, y en avait plus. Théo Boyer / Le pire souvenir : Acheter dès le premier jour sa place pour Kid Koala, car on annonçait un live « exceptionnel », différent de tous les autres. On devait être allongé, dans des «  cabines spatiales  un live vidéo », tout nouveau tout beau, et une exposition des dessins de Kid Koala avant le concert. Résultat  un live basique, pas de nouveau : titre, pas d’expo, concert assis basique. Constance Choumel / Souvenir le plus stu- péfiant : le lavabo des toilettes des filles qui pendouillait le soir de la Borderline Party ! Alex Bu / La colonie de vacances, spectacle¢ Serge Leblon unique, rouste monumentale  Merci pour ! cette expérience musicale. Romain Glbt / Meilleur souvenir  Le festival : des Inrocks car très grosse prog’ avec grosse Revolver tire ses premiers coups en 2002, de tester pour la première fois ces nouveaux ambiance. Et également Selah Sue que quand Ambroise Willaume (chant, guitare) et morceaux en public. Mais la réception est j’avais déjà vue en Belgique mais l’acous- Chris Musset (guitare, chant), amis de longue bonne, même si, bien sûr, les gens dansent tique de la salle m’a ici bluffé. Pire souvenir : date, décident de gratter la guitare ensemble. plus quand ils reconnaissent le mini-tube Get La première partie de The Rapture, Planning- Ils commencent par écumer les bars pari- Around Town. Christophe, lui, dit qu’il na pas torock. Très kitsch et glauque, voire horrifiant. siens en chantant des reprises, puis sortent trop pu juger l’impact des nouveaux mor- J’ai réécouté depuis, musicalement, c’est de l’ombre en 2005 lorsqu’ils composent ceaux, il était trop « excité », même s’il a senti pourtant pas mauvais, mais j’en suis toujours leur propre répertoire. Un poster de Revolver, un public « parfois surpris ». Il faut dire que Re- aussi mal à l’aise. À écouter sans en voir une l’album des Beatles, trône sur les murs de de volver a durci le son en s’adjugeant, en plus du seule image, vraiment ! Et les prochains pires la chambre d’Ambroise ; ils décident d’adop- batteur qui les accompagnait déjà sur la tour- souvenirs vont probablement être l’attente ter ce blase. «  n’a vraiment découvert cet On née précédente, les services d’un bassiste. dans le froid. album que plus tard, avoue Christophe. C’est «  avait envie, sur ce deuxième album, de On Emilien Trtn / Le «  c’est la première fois surtout le contraste entre ce qu’évoque le faire sortir les harmonies vocales du folk reli- qu’on joue à côté d’un gros éléphant  du » mot Revolver et la douceur de notre musique gieux. On voulait montrer que les harmonies chanteur de Metronomy avec son irrésistible qui nous a plu  Octobre 2006, le violoncel- ». vocales, ce n’est pas que les Fleet Foxes ou accent anglais. liste Jérémie Arcache rejoint le barillet. Le trio Simon & Garfunkel, mais aussi Abba… » Jerome Romain / Nouveau à Nantes, je n’avait que trop bien choisi son nom de scène Et le nouveau spectacle, ils vont pouvoir le tra- viens du Havre où j’ai malheureusement as- puisqu’il commence à baser son travail sur les vailler « dans le détail », comme insiste Chris- sisté à la fermeture d’une salle de musiques harmonies vocales. tophe, pendant une semaine à Stereolux. Finis actuelles, le Cabaret Electric où j’étais béné- les clubs sombres sur les routes américaines vole. Lors de mon tout premier week-end à Travailler dans le détail où on se branche sur l’ampli et on joue « à la Nantes, j’ai assisté à l’inauguration de Ste- La sauce prend sur MySpace, le groupe est roots »  Là, Revolver va pouvoir bosser avec ! reolux. Si le Cabaret Electric restera à jamais repéré par Delabel/EMI qui les signe en sep- un ingénieur lumière, une grande première dans mon cœur, je compte bien continuer de tembre 2007. Leur premier album, Music for pour eux. «  Les seules résidences qu’on n’ait venir me consoler à Stereolux. a While sort le 1er juin 2009 et vaut à ce qu’ils jamais faites, c’était deux-trois jours chez des Aymeric Le Burel / Le concert de Selah Sue appellent eux-mêmes leur « pop de chambre » potes, sans ampli ni micro. Là, on a tout le avec la rencontre du groupe en backstage. d’être nommée deux fois aux Victoires de la matériel pour bosser un vrai spectacle. On a Mathieu Forestier / Mes trois potes qui se musique 2010 (dans les catégories «  album déjà bien répété les morceaux, donc, on va font voler leurs iphone pendant Justice ! Virer révélation » et « révélation scénique »). Mais ce aller plus loin dans leur interprétation. Et puis, les pickpockets ! sont les premières tournées, notamment aux on va pouvoir filmer car on ne se rend jamais Anne Ceryse / The good, le super concert États-Unis, fin 2010 et 2011, qui vont définiti- compte de ce que l’on dégage quand on de General Elektriks et ses rappels sans fin et vement transformer les garçons. «  a été la Ça joue… » Et marquer l’histoire... Revolver est en incandescents. The bad, l’absence de rap- découverte de tout. Ça nous a tellement trans- effet le premier groupe en résidence dans les pel et l’ambiance mollassonne au concert de formés humainement et musicalement parlant murs de Stereolux. The Rapture dont j’adore le son. qu’on a hâte d’y retourner  » Nous avons pu !  En résidence du 1er au 5 avril. En concert en Flora Bouchez / Le pire : j’ai été super déçue assister à l’un des « pré-concerts » de présen- salle Maxi le 5 avril, réservé aux titulaires par Metronomy, sans intérêt, concert court, tation du nouvel album au Point FMR parisien de cartes Stereolux. Places à retirer du lundi et pourtant j’aime ou j’aimais... Le meilleur  : qui se déroulaient à guichets fermés les 24 et au samedi, de 12h30 à 18h30, à la billetterie Justice, une tuerie, ça m’a rendu heureuse. 25 janvier. On a senti Revolver un peu ému Stereolux. Concert « public » à l’automne. J’ai les muscles qui piquent aujourd’hui ! STEREOLUX MAGAZINE ~ NUMÉRO TROIS
  • 10. PROG R A Ml 2M E vri 012 Mars > a Retrouvez toute la programmation (photos, 06 MARS 08 MARS 16 MARS vidéos, music, etc) sur : stereolux.org Le cinéma d’animation, ce n’est pas que pour les enfantsSpectacles organisés par Stereolux : avec Marie-Pierre GroudSpectacles organisés par des asso. nantaises : le film d’animation et le réel #2 14h > 16h – salle Multi 1 BRIGITTE LES VOLLEYEURSSpectacles organisés par des producteurs privés : CHANSON POP 5€ (plus d’infos : voir p. 22) REPRISE DE VOLÉE01 > 03  MARS 13 MARS Brigitte (FR) : Et vous, tu m’aimes ?, le premier opus du binôme Brigitte, cultive avec délectation et autodérision les loufoqueries vocales et autres LA SOLIdAIRE 25 ANS fourre-tout musicaux aux ambiances psyché, electro ou hip-hop. Le phénomène girly est en DU CHOCOLAT Vous êtes adhérent de Stereolux ou titulaire la Carte Stereolux, venez découvrir la nouvelle D’INROCKUPTIBLES 25 ARTISTES marche et rien ne lui résistera. Oh La La ! (FR) : Nouveau projet de Natasha (ex As RÉGATE-MUSIQUE Dragon) et Benjamin (ex The Shoes), leur pop- création des Volleyeurs. Blind test grandeur rock excentrique est à la fois  moderne et retro nature, le show de Reprise de volée, invite 80’s, drôle et dansante.  Elle révèle Natasha en à redécouvrir les tubes radiophoniques du Conférence : En 25 ans, les inRocKs sont devenu incroyable showgirl. moment dans une version pop rock des années un véritable newsmagazine, qui, à travers 80/90 et 2000. Remporterez vous la coupe en 20h •  Salle Maxi (org. O’spectacles)01 MARS retrouvant les 9 morceaux d’origine ?!!! le prisme d’une culture rock, d’une culture d’insoumission, donne un nouvel éclairage CompletAlex Tassel et David Sanchez (FR) : Alex Tassel (Pr) à l’actualité. C’est pour nous parler de cette 19h visite de Stereolux / 20h Pot /est sans doute le trompettiste français à la 20h30 Concert Les Volleyeurs – Reprise culture musicale que Jean-Daniel Beauvalletcarrière internationale la plus développée. Ce de volée. nous proposera une sélection de 25 artistes qui 18 MARSsoir, en quintet (Diego Imbert, Laurent de Wilde Gratuit sur invitation à retirer à ont marqué le magazine. En partenariat avecet Julien Charlet) il invite l’américain David l’accueil Stereolux du lundi au samedi Trempolino.Sanchez, un des saxophonistes actuels les plus entre 12h30 et 18h30. Merci de vous Intervenant : Jean-Daniel Beauvallet, rédacteurdoués et récompensé par un Grammy Award. munir d’une pièce d’identité et/ou de en chef (Les inRockuptibles) votre carte Stereolux. Cette soiréeAndré Manoukian (FR) et Elina Duni (Sui) (+guest) : vient en bonus des 3 concerts gratuits 18h30 > 20h30 / La PlaceEntouré d’un groupe de musiciens rares proposés aux Cartes Stereolux durant (Trempolino à La Fabrique) Gratuit(Stéphane Huchard, Christophe Wallemme, la validité de la carte. (org. Trempolino & Stereolux)Hervé Gourdikian), André Manoukian revientau côté de la chanteuse Elina Duni pour unemusique inventive et pleine d’émotion.tarif unique 30  (org. Musique à Bord) € 07 MARS 15 MARS BOCAGE jeune public(hors frais de location)02 MARSThe Volunteered slaves (FR) : Ce groupe né au J’emmènefestival de Jazz de Marciac et dirigé par OlivierTemime et Emmanuel Duprey n’a pas son pareil « ma maman » Bocage (FR) - Ciné concert « Nanouk l’Esquimau » (Jospeh Flaherty – USA – 1922 – 50’) :pour enflammer les salles...Song & Fred Wesley (USA) : La chanteuse Song invite à Stereolux Sur fond de grands paysages glacés du Canada, patinés par le grain de la pellicule usée, Bocage pose ses mélodies presque boréales sur la vie de MUSTANG jeune publicla légende de la soul, Fred Wesley, autour d’unconcert rythmé et unique préparé spécialement Nanouk. La vie du peuple inuit filmé par Josephpour le Festival de la Solidaire du Chocolat. La Flaherty en 1922, mis en musique par ce duorythmique et les cuivres compteront dans leurs FRENCH BUT CHIC nanto-berlinois, est un carnet de voyage illustré, « Vide ton sac »  : spectacle qui mêle théâtre et un conte plein d’humanité.rangs Laurent de Wilde, Daniel Romeo, Pierrick d’objets, mimes et projections vidéos.Pedron, Alfio Origlio,Guillaume Naturel, Eric le Séances à 10h & 15h – salle Micro 16h •  Salle Maxi (tout assis)Lann. Immanquable ! 5€ / adulte – Gratuit pour les enfants à partir de 5 ans / Tarif unique 6€tarif unique 25  (org. Musique à Bord) € (plus d’infos : voir p.22)(hors frais de location) 21 MARS03 MARSSanseverino Trio (FR) : Accompagné de deuxaccordéonistes Sanseverino, jongleur de mots Mustang (FR) : Électron libre qui sillonne au 15 MARSet valeur sûre de la nouvelle scène française, galop 50 ans de références rock en compagnierevisite l’intégralité de son répertoire. Un de Johnny Cash et de Suicide, la musique de Mustang s’amuse à aller à contre-courant,spectacle intimiste plein de swing et de fantaisie.15h - tarif unique 15€(org. Musique à Bord) électrisant la scène avec rage et nonchalance. Kid Bombardos (FR) : Avec la morgue de leurs CHARLIE WINSTON HERMAN DUNE(hors frais de location) 20 ans et l’assurance de vétérans du rock, POP-FOLK FOLK les Bordelais de Kid Bombardos assènentSylvain Beuf Quartet (FR) : Pour ouvrir la soirée, le crânement une musique désinvolte et volontiersvirtuose du saxophone ténor français ! teigneuse, aux frontières de la brit-pop et du rock indie US. Gagnants par K-O. Herman Dune (Sue / Fr) : La sortie de l’EP StrangeLaurent de WILDE Trio (FR) + guest : L’un des Charlie Winston (UK) : En 2009, le public françaispianistes phare de la scène Jazz touche à tout Cercueil (FR) : Voilà trois ans, on les avait vu surgir aura eu le coup de foudre pour cet Hobo moosic marque pour Herman Dune (signe desde génie, écrivain, accompagnateur hors pair et de terre avec un premier disque crucifix, planté magnifique. Entre folk, soul et blues, à la fois temps ? le tréma a disparu) un renouveaucompositeur d’une rare élégance... dans le thorax de l’électro pop française. Le trio lyrique et hippie, acoustique ou électrique, le artistique, leur anti-folk se colorant de tonalités lillois revient avec cet obscur mélange de pop dandy aura à cœur de poursuivre cette lune de psychédéliques et d’orchestrations pop. CommeNuit Solidaire avec Yael Naim & David Donatien (FR/ expérimentale et d’électro névrosée cousue de fil un trait d’union idéal entre Europe et USA.Isr) , Manu Katche (FR), Sanseverino (FR) et China Moses miel avec son deuxième album en main... d’or. Avec en prime une superbe création vidéo (+1er PARTIE)(USA) : Un plateau réalisé en exclusivité pour la immersive. Medi (Fr) : Le Français Medi s’affirme aujourd’huiSolidaire fera se côtoyer les deux Parrains de la en solo avec un disque de soul racé et nerveux, 20h30• Salle MicroSolidaire du Chocolat Yael Naim et Manu Katché 20h30 – Salle Micro un mélange de pop West Coast et de soul Carte 10€ / Loc. 14,60€ / Guichet 15€ Carte 9€ / Loc. 13,60€ / Guichet 14€ Motown, Ce musicien complet au parcours peupour un moment rare et généreux. commun à la classe des grands.tarif unique 30€ (org. Musique à Bord)(hors frais de location) 20h • Salle Maxi / Complet STEREOLUX MAGAZINE ~ NUMÉRO TROIS
  • 11. 22 MARS 27 MARS 28 > 31 MARS 30 MARS LES FEMMES S’EN MÊLENT POP-FOLK ASAFDepuis quinze ans, le festival Les Femmes S’en AVIDAN Grischa Lichtenberger  : L’une des dernières recrues du label Raster Noton s’est longtempsMêlent célèbre la scène féminine indépendante. FOLK inspirée des paysages qui bordent le Rhin, avantMy Brightest Diamond (USA)  : Shara Worden d’enregistrer un album à partir des sons quientreprend la fusion de la pop, de l’électronica Berlin : Go ! l’entourent.et de la musique néo-classique. Il en ressort Désignée capitale mondiale de la musique Robert Lippok : On reconnaît ici la patteune symphonie pastorale sans grandiloquence électronique au début des années 2000, de To Rococo Rot. Son dernier albumoù sa voix en or fait des merveilles. Sa pop de Asaf Avidan (ISR) : En congé créatif de son groupe Berlin a vécu le faste qui succède aux grands « Redsuperstructure  enregistré pour garder »,chambre, à la fois sophistiquée et simple, nous Los Mojos, Asaf Avidan tourne en solo. L’occasion traumatismes de l’histoire. Passée cette la trace d’une performance A/V jouée en Italie,apporte un bouquet de sensations. splendide d’écouter une voix miraculeuse, euphorie, que se cache-t-il derrière cette robe un alterne expérimentations propices à la béatitudeBeth Jeans Houghton & The hooves of Destiny (UK) : irradiante, qui évoque immanquablement Janis peu cliché des nuits clubbing sans fin ? Entre et perles électro aussi froides que colorées.Un folk-pop délicatement psyché avec une touche Joplin et Jeff Buckley. Sa musique, aux confins conférences, workshop, projections et concerts, Oval : Markus Popp signe avec DNA un doublede glam, une voix flûtée par moments, lyrique du folk et du blues-rock, est un envoûtement ; Trempolino et Stereolux proposent une semaine recueil résumant toutes les expérimentationsà d’autres et totalement unique, cette jeune son chant, une incantation. Laissez-vous durant un petit tour non exhaustif de cette sonores de ce producteur visionnaire,auteur veut que sa musique donne l’impression toucher par la grâce. capitale, fiévreuse, colorée, défricheuse. précurseur du glitch, livrant même un disquequ’elle part en guerre. Et c’est le cas  elle se : After the Bees (Nantes) : C’est avant tout l’histoire entier en mode open source.rend au combat portée par son groupe The d’une femme, Alexandra. Une voix, une guitare... Emika : Berlin fut longtemps pour elle la ville 28 > 30 MARSHooves Of Destiny.  Un folk intimiste aux effluves sensuelles. Sous rêvée et fantasmée, avant qu’elle ne s’y installe.Dillon (BRE / ALL) : Signée sur Bpitch, cette jeune influences Fink, Lhasa ou Pj Harvey, c’est en Elle allie à des arrangements mélodiques, desBrésilienne basée à Berlin est pourtant loin de duo qu’elle joue sur scène ce folk romantique, beats froids et industriels tirant vers le dubstep,l’électro minimale. Elle crée une pop étrange, matiné d’émotions douces et exquises. pour concevoir de sombres objets sonores etsorte de folktronica aux beats effacées et aux WORKSHOP AVEC MATHIAS DELPLANQUE :Workshop 20h • Salle Maxi musique électronique, dirigé par Mathias organiques.harmonies de velours. Avec une voix enfantine, Carte 15€ / Loc. 19,60€ / Guichet 20€ Bodi Bill : Le trio a trouvé sa pierre philosophale :légèrement éraillée, ces chansons fantomatiques Delplanque. Ouvert à tout musicien initié à l’usage de logiciels d’informatique musicale. l’alliance d’une électro froide et robotique surnous enveloppent avant de nous envoûter des rythmiques pop-soul. Dans la lignée de Thedéfinitivement. Exercices d’improvisations collectives en synchro… Notwist, il reprend le flambeau de l’indietronica20h30 – Salle MicroCarte 10€ / Loc. 14,60€ / Guichet 15€ 28 MARS Tarif : 20€ Contact : Patricia Guyon / Sandrine Nogue. patricia@trempo.com / sandrine@trempo.com. et opère la transmutation des genres. 20h30 • Salle Micro Carte 9€ / Loc 13,60€ / Guichet 14€23 MARS 28 MARS 31 MARS PROJECTION BERLIN CALLING DE HANNES STÖHR (2008) : SHAKAPONK ROCK ELECTRO LE PEUPLE DE L’HERBE L’histoire d’un DJ berlinois qui court les festivals et les clubs du monde entier… Electro-dub hip-hop La Place • Trempolino – 19hShakaponk (FR) : Le phénomène Shaka Ponk gagneen puissance. Soyez prêts à une orgie sonique etvisuelle, une déferlante de décibels et d’énergie 29 MARS Echos : Shrubbn  !! (T-Raumschmiere et Schieres) & Transforma. Après dix-sept anslibératrice. CONFÉRENCE : LES MUSIQUES À BERLIN : Berlin Sampler d’existence, le duo composé de T-RaumschmierePamela Hute (FR) : Mené par une voix qui incise Le Peuple de l’Herbe (FR) : Le gang des gones vient est un livre qui retrace l’évolution de la musique et Schieres annonce un album sur Shitkatapult,ou berce, le trio parisien a créé un univers qui nous stupéfier avec sa dernière récolte, bouillon berlinoise au 20e siècle.  et une performance avec les vidéastes-plasticiensrappelle la grisaille de Placebo et les nappes de culture euphorisant, bazar sonore de mur du Son auteur jouera à l’auditoire certaines Transforma. Leur bien nommée «  Roty pop  »numériques d’Archive. son hip-hop, de dub effréné et d’ambiances jazzy oeuvres importantes dans l’histoire de la ville, se décline en une matière sonore et visuelle,20h • Salle Maxi enfumées. Soit la recette du kiff. qu’il remettra ensuite au mieux dans leur sombre et minérale. contexte historique, esthétique et bien souvent(org O’spectacles) Complet Fowatile (FR) : La plus belle promesse electro- politique. Miwon & telematique & u-matic : Les inséparables hip hop de l’année nous vient de Lyon, avec Intervenant : Théo Lessour, auteur du livre « Telematique et U-Matic, artistes vidéastes, se quatre musiciens mutants. Beats puissants, Berlin Sampler ». sont associés à Miwon pour une performance audiovisuelle faite de strates, de nappes et24 MARS voix venue d’ailleurs, et présence scénique impressionnante. La Place • Trempolino – 19h rythmes qui, au gré des variations, parcourent des univers rétro-futuristes ou minimalistes. 20h • Salle Maxi (org. O’spectacles) Loc. 23,80€ Sascha Funke : Transfuge du label Kompakt, il est l’un des lieutenants les plus doués d’Ellen Alien. 30 MARS Sa tech minimale est de celles qui remplissent et font chavirer les dancerfloors européens. Jahcoozi : Issu de l’underground, Jahcoozi est 29 > 30 MARS HYBRIDE CONSTELLATION : Avec Mathias Delplanque et un artiste de la soirée Stereolux du vendredi, (à confirmer ultérieurement). une formation cosmopolite. Savant patchwork de ragga, d’electro et de hip-hop, innervé par le flow de Sasha Perera, sa musique est frappée du Les Journées La Place • Trempolino – de 12h30 à 14h. label « Deutsche Qualität ». Notic Nastic : Symbolisant la rencontre musicale du Code Créatif 2012 Retransmission en direct sur Jet FM. (91.2) entre New York et Berlin, le duo se présente comme une «  machine à musique électroniqueBertrand Dupart : Low:Rise - Space Breaks / première édition : Pure-Data anonyme » : mélodies pop, beats qui tabassent, etNantes (FR)Jazzanova Dj Set Alex Barck : Sonar Kollektiv /Berlin (ALL) Stereolux, en collaboration avec l’artiste Bérenger Recoules, organise deux journées de 30 MARS sons sursaturées. Leur live est sauvage et très visuel : Not Static but Hexstatic ! Jan Driver : Producteur et remixeur, Jan DriverGeorg Levin Live PA : BBE / Berlin (ALL) rencontre internationale ouvertes et accessibles HORS STUDIO : RESTITUTION DU WORKSHOP AVEC MATHIAS n’est pas un novice de l’électro (on lui doit en à tous. Artistes, chercheurs et membres de la DELPLANQUE partie le succès de Siriusmo). Il produit desTapesh : Variante Music / Düsseldorf (ALL) La Place • Trempolino – 18h30 titres à ­’efficacité redoutable, parfaite fusion l communauté se retrouveront en compagnieDan Bono : Paradise / Nantes (FR) de Miller Puckette - créateur de MAX/MSP et entre Modeselektor et Boys Noize.Jakson : Bass Addict / Odyssée de Shakti / de son alternative libre et gratuite Pure-Data.  Mathias Delplanque et les musiciens qui auront 21h > 4h • Salle MaxiNantes (FR) Création sonore, visuelle, et interactivité sont au suivi le workshop présenteront le résultat de Carte 12€ / Loc 16,60€ / Guichet 18€G.I. Disco : Kalle Kuts & Daniel W. Best BBE / programme avec une série de démonstrations leurs travaux collectifs initiés et abordés durantBerlin (ALL) et d’ateliers accompagnés d’une soirée de la semaine (en bonus : projection de vidéos de En écho à la semaine consacrée à la capitale performances uniques (programme détaillé à Berlin & improvisation). allemande, Stereolux propose du 16 mars au 821h  4h • Salle Maxi >  avril, une exposition consacrée à quelques(org. Paradiseprod) venir). artistes berlinois  : installation, artsPré-vente 25€ / Guichet 30€ Salles maxi et micro – en accès libre visuels à découvrir dans le hall et dans la plateforme intermédia (programme en cours). STEREOLUX MAGAZINE ~ NUMÉRO TROIS
  • 12. 02 AVR 05 AVR 07 AVR 10 AVR DARK REVOLVER DARK POP la musique DARK populaire FOLK Concert cartes Stereolux seulement. BIM au Mali CONFÉRENCE Revolver (FR) : Le groupe s’installera à Stereolux début avril pour la création de son nouveau spectacle qui préfigurera, on le souhaite, une FESTIVAL ELECTRO collaboration plus approfondie en 2012. Les détenteurs de cartes Stereolux seront invitésDark Dark Dark (USA) : Adeptes de folk intimiste, à un concert privé à l’issue de ces répétitions,d’americana soyeuse et de musique minimaliste, La Fabrique sera le rendez-vous du troisième et avant le retour du groupe à l’automne pour un dernier acte du Big Invasion of Music Festival.les Américains de Dark Dark Dark pratiquent concert « plus officiel » et ouvert à tous.une musique de chambre qui voyage de Stereolux ouvre les portes des salles MicroMinneapolis à New York en faisant un crochet 20h00 • Salle Maxi et Maxi pour une soirée exceptionnelle. Lapar le Vieux Monde, musique faussement Gratuit sur invitation à retirer programmation, à l’image des soirées Cinetic, Connus ou non, les musiciens maliens ontsurannée, portée par une voix aux envolées à l’accueil de Stereolux du lundi est taillée pour le dancefloor. Et BIM ! écrit l’histoire d’une épopée où vision politique au samedi entre 12h30 et 18h30. et modernité musicale sont étroitement liées.irrésistibles. Merci de vous munir d’une pièce d’identité La Kids party La mise en avant de la musique traditionnelleMy Name is Nobody (FR) : La voie du Nantais Vincent et/ou de votre carte Stereolux. Cette soirée a permis l’émergence d’une fierté nationale.Dupas est celle d’une indie folk qui évoque vient en bonus des 3 concerts gratuits Parce que les tout-petits ont aussi droit à leur proposés aux Cartes Stereolux durant la boum... (programme détaillé à venir) Cette projection dans le futur et la constructionles plus grands noms du genre, et qui se validité de la carte. d’une nation nouvelle a donné naissance à l’unedéploie entre paysages américains grandioses des musiques populaires les plus fortes duet estampes intimistes. Pour lui, la musique Kap Bambino (Live electro-punk/Because Music/ Bordeaux) : Le duo bordelais balance un grunge vingtième siècle.consiste à sans cesse se réinventer – ce queconfirmera la sortie prochaine de son quatrièmealbum. 06 AVR digital définitivement punk. Impossible de ne pas sauter frénétiquement sur place lors de leurs lives surexcités. Les voilà prêts à ravager Intervenant : Florent Mazzoleni 18h30 > 20h30 • La Place – (TrempolinoFaustine Seilman & Healthy Boy (FR) : Le premier le public nantais pour notre plus grand plaisir. à La Fabrique) / Gratuit.album de Faustine Seilman et Benjamin «  The (org. Trempolino & Stereolux)Healthy Boy » Nérot, « The long life’s journey », Oliver Huntemann (DJ set minimal-techno/a été enregistré en 2010. Ils y esquissaient des Cocoon/Hambourg)  De nombreux mythes : circulent dans le grand Nord sur une technoépures folk autour d’un piano gymnopédique et d’une guitare minimaliste. De retour, ils ground zero. Oliver Huntemann fait partie de ces enfants du Septentrion qui ont contribué 18 AVRnous confirment que les duos c’est comme letandem : on va plus loin en s’essoufflant moins. SOIRÉE ICI à renforcer cette légende. Depuis près de vingt ans, cet artiste talentueux traverse le paysage D’AILLEURS20h30 • Salle Micro électronique en nous gratifiant d’une technoCarte 8€ / Loc. 12,60€ / Guichet 13€ dancefloor empreinte de musicalité electro et de NUL PART AILLEURS sound design minimal.04  AVR Numeric Ravers (Live electro-techno / Marseille) : Après le succès d’une party new-yorkaise, les Numeric Ravers, révélation des Trans 2011, armés d’ordinateurs, d’une batterie numérique et de platines, attaquent les dancefloors à grands coups d’electro puissante et groovy. jACUZZI BOYS GARAGE ROCK Attention, voici « ze » B.I.M wonder boys ! Soirée ici d’Ailleurs : Créé à Nancy en 1997, autour des premiers albums de Yann Tiersen, le label de Dilemn Live Vs Vj Zero (live electro-nubreak/ Matt Eliott, Third Eye Foundation ou Chapelier TURBO/Boys Noize Records/Toulouse) : Dilemn Fou affiche une ouverture d’esprit musical sans joue l’un des meilleurs lives electro-nubreak faille, doublée d’une vraie philosophie, basée sur du moment. Playlisté par 2 Many DJ’s ou The Bloody Beetroots, il revient avec son premier GHOSTPOET la résistance artistique et l’engagement. album «  Better Worlds  Son nouveau live ». jACUZZI Boys (USA) : Le trio américain nous vient Numbers not Names (FR/Uk/USA) : Le flow déglingué audiovisuel illustré par VJ Zero, est un réveil de Miami, la ville infestée de retraités et de des sens, une surprise permanente. bodybuildés. Ces chantres de la coolitude Thee Satisfaction et libre de Crescent Moon (Kill The Vultures), les productions d’Oktopus (Dälek), qui mélange Idem (Live dub-electro-rock/Yotanka Production/ absolue ont parfaitement assimilé le manuel HIP-HOP SLAM boucles hypnotiques, beats groovy et expérimen- Nantes) : Dub urbain ? Indus organique ? du punk-rock garage 60’s, de la power-pop et tations et deux batteurs (Jean-Michel Pirès/ Electro-noise  Heavy ambient ou encore free ? du rock bubble-gum. Leurs chansons simples, NLF3, The Married Monk et Chris Cole / rock  Idem sort son septième LP, «  ? Good side mélodiques, énergiques et inspirées procurent Manyfingers), ce projet atypique développe un of the rain », et présentera à cette occasion son de formidables moments de plaisir rock’n’roll. hip hop sombre qui trouve son équilibre entre nouveau spectacle. Ambitieux et doué en diable, The Douste-Blazys (Nantes)  Le répertoire du : groove et percussion. le groupe maîtrise plus que jamais son propos. quatuor nantais se veut éclectique. Sur une Mein Sohn William (FR/DE) : Mein Sohn William De la musique pour les yeux, des images pour base pop, ils ne se refusent pas au freakbeat, au hurle, maltraite sa guitare à grands coups les oreilles… rock’n’roll ou au garage psychédélique, puisant d’archet, triture quelques machines, dédouble The Driver Aka Manu Le Malin (DJ set electro- leurs influences dans des groupes 60’s, 70’s et sa voix trafiquée, ses rythmes et ses accords techno/Block46/Paris) : Véritable maestro de actuels (The Easybeats, 13th Floor Elevators, dans un tourbillon post-folk et noise acoustique la galette, Manu Le Malin accumule les mixes New York Dolls, Black Lips, Supergrass...). LeGhostpoet (UK) : MC et producteur anglais très et mélodique. Un rejeton bâtard du dadaïsme et dans les plus grands clubs et les plus grosses top du beat.en vogue des deux côtés de la Manche, Obaro de la no-wave débranchée. raves. Loin de ses habituels sets de techno 20h30 • Salle MicroEjimwe aka Ghostpoet délivre un hip-hop mini- hardcore, The Driver, son projet electro, s’il Carte gratuit ou 7€ / Loc. 11,60€ /maliste mâtiné d’electro et de dubstep. Son flow Winter Family (Isr/Fr) : Composé de Ruth Rosenthal, Israélienne, et Xavier Klaine, Français, le duo semble plus sage, n’en reste pas moins intense, Guichet 12€flegmatique et somnambulique, traversé des vif et extrême ! Un véritable symbole du combatfulgurances poétiques d’un storyteller hors pair, mêle psalmodies de poèmes ou de contes, batte- rie, drones et accords folk sur divers claviers. Ils de la scène techno.conte le spleen postmoderne et la déshérence Philadela (DJ Set 3 platines electro-dubstep-urbaine. jouent une musique incantatoire et hallucinée  : entre Funeral Doom et litanies religieuses, une bassline/Turntablism/Nantes) : Né de laThee Satisfaction (USA) : Ce duo féminin se forme à expérience sombre et introspective. rencontre entre Visualize, Rudval et Reset,Seattle, partageant une passion commune pour Philadela se nourrit de tracks massifs et séduitSun Ra, Ella, Billie Hollidays ou Stevie Wonder. Thomas Belhom (FR) : Après Amor Belhom duo, Thomas poursuit sa route en collaborant à tout- les tympans tout en cherchant des perles sonoresDes influences qu’elles tordent pour en tirer surboostées. La fusion de leurs styles et de leursl’essence d’un hip hop soul, lo-fi et jazzy, un va (Calexico, Tindersticks, David Grubbs, Noël Akchoté...) au-delà des étiquettes (folk, jazz, techniques de scratch chauffe les dancefloors àslam-rap arty et queer. Signé sur Sub Pop, leur blanc à chacune de leurs prestations.premier album sort en ce début d’année 2012. blues, post-rock). Il présente son quatrième album (avril 2012) en solo, prouvant qu’en 22h00 > 5h00 • Salle Micro & Salle20h30 • Salle Micro plus d’être un excellent percussionniste, il est Maxi (org. Cinetic)Carte gratuit ou 8€ / capable d’émouvoir avec sa voix, sa guitare et Demandeur d’emploi (sur présentationLoc. 12,60€ / Guichet 13€ d’un justificatif récent) 17€ / Loc. ses mélodies. 18€ / Sur Place 20€ 20h30 • Salle Micro Carte 8€ ( 1 place achetée = 1 place offerte / Loc. 12,60€ / Guichet 13€ STEREOLUX MAGAZINE ~ NUMÉRO TROIS
  • 13. 19 AVR 23 AVR 26 AVR 28 AVR HIGH J’EMMÈNE «MA MAMAN» DAMAGE À STEREOLUX OF MONTREAL DUB NNEKA SOUL-RAGGA jeune public POP PSYCHEUne soirée événement avec les nouveaux live « Shrubbery »  : installation vidéo, ambiante etde High Tone et Brain Damage et la réunion psychédélique à ressentir et à explorer.des deux projets (High Damage), dans une Séances à 10h / 10h45 / 15hdisposition scénique et visuelle inédite. Salle Micro – 5€ / adulte Of Montreal (USA) : Collectif d’électrons libres Nneka (NIG) : La musique de Nneka, comme sa Gratuit pour les enfants et touche-à-tout agrégés autour de la têteLive #1 : Brain Damage Dub Sessions (FR) (plus d’infos : voir p.22)Résolument plus «roots», jouée dans la salle, la personnalité d’écorchée vive, tiraillée par sa chercheuse Kevin Barnes, les surexcités denouvelle formule live BDDS est radicalement double nationalité allemande et nigérienne, est Of Montreal se présentent en hérauts d’une semblable aux tourmentes qu’elle évoque  un: 26 AVRconsacrée à une certaine vision du Sound funky-disco-pop scintillante qui sans cesse seSystem. Après s’être tant éloigné du modèle dub flow hip-hop heurté, modulé par une soul suave réinvente, prétexte à tous les délires scéniques.anglo-jamaïcain, Brain Damage en propose donc mêlée d’afrobeat. Nneka est déjà loin quand on Un déferlement salutaire.sa propre version en 2011... la croit quelque part ; toujours en quête. NZCA/Lines (GB) : Après Metronomy en 2011, (+1e PARTIE) NZCA/Lines se place comme l’outsider deLive #2 : High Damage (FR) l’électro-pop 2012.  Autant influencé par les 80’s 20h • Salle Maxi IZIAHigh Tone invite Brain Damage pour un que par les artistes r’n’b, il reprend le flambeaucroisement entre l’énergie d’un groupe et la Carte 17€ / Loc. 21,60€ / Guichet 22€ d’une pop électronique post-adolescente aurigueur d’un live-machine, à grand renfort de romantisme synthétique.créations lumières et vidéos. Ce live réunira ROCK Kishi Bashi (USA) : Violoniste et chanteur-leaderMartin dans la salle, alors que les musiciensd’High Tone viendront tour à tour sur scène,pour former l’alchimie High Damage. 24  AVR du groupe de synth-pop new-yorkais Jupiter One, son show solo est basé sur un violon, des boucles vocales et du beat boxing, pas très loinLive # 3 : High Tone (FR) d’un Andrew Bird ou Owen Pallett.Depuis 1997, High Tone est enraciné dans des Izia (FR) : C’est avec le désir d’avancer qu’Izia 20h • Salle Maxicultures urbaines et cosmopolites. Toujours a abordé l’enregistrement de son deuxième Carte 15€ / Loc. 19,60€ / Guichet 20€dansant et doté d’un groove implacable, son opus, «  much trouble  La voix est toujours So ».dub s’inspire des musiques électroniques nerveuse et racée, les arrangements se sont étoffés et la musicalité affermie. Et sur scène,actuelles tout en gardant un appétit féroce pourdes compositions narratives qui explosent surscène. Entre nostalgie assumée et ouverture sur PONY PONY RUN RUN c’est un feu ardent. Rock it, babe ! 20h • Salle Maxi 29 AVRl’avenir, High Tone impose un dub moderne en ELECTRO POP (org. O’spectacles) / Completconstante évolution.20h • Salle MaxiCarte 13€ / Loc. 17,60€ / Guichet 18€ 27 AVR20 AVR Pony Pony Run Run (FR) : Ils vont vite, les Pony Pony Run Run  après un premier album et : le tubesque «  you  qui les ont propulsés Hey » au firmament de l’electro-pop, ils reviennent STUCK IN THE SOUND ROCK gonflés à bloc avec leur deuxième opus en SOIRÉE SOULSHINE SOUL-RAGGA-AFRO forme d’ode moderniste et débridée aux années .10. Disons-le tout net  nous avons plus que jamais besoin des PPRR. : Bienvenue dans le monde magique de Mami Chan, chanteuse de mélodies douces et (+1 PARTIE) e poétiques, jouées ici sur quelques perles du Stuck in The Sound (Fr) : Après dix années film d’animation pour les petits bouts : des 20h • Salle Maxi d’existence et une toute nouvelle troisième bonhommes faits de laine, un petit loir qui Carte 19€ / Loc. 23,60€ / Guichet 24€ galette, les Parisiens de Stuck in the sound s’aventurent à suivre des traces dans la nuit et poursuivent leur trajectoire ascendante, sous un chiot tout fou. le patronage de leurs prestigieux aînés Pixies 16h • Salle MicroNé en 2009, ce collectif de musiciens mixe et Nirvana. Avec une furieuse tendance à jouer 25  AVR Ciné-concert à partir de 18 moisdes membres de Walko et de La Jam. De fil en avec les potards à bloc. Tarif unique 6€aiguille, Nyko et Bi.Ba ont rejoint naturellement (gratuit pour les moins de 2 ans)le clan. Aujourd’hui, Soulshine est composé de The Pack AD (Can) : Le duo canadien est une sortesix groupes et dispose d’un local résidentiel à de version féminine et âpre des White Stripes ouTrempolino. C’est tout naturellement chez leurs des Kills : une batteuse imperturbable et une chanteuse-guitariste impitoyable mélangentvoisins de Stereolux qu’ils ont souhaité organi-ser leur deuxième événement...www.myspace.com/soulshinenantes garage-punk rugueux et blues-rock tribal. Un garage-rock jubilatoire ! 03 MAIwww.facebook.com/pages/soulshine-nantes 20h30 • Salle Micro  Carte 10€ / Loc. 14,60€ / Guichet 15€NYKO  (Nantes) : Guitariste-chanteur, il a un styleénergique, empreint de blues de soul-funk et DJANGO DJANGOd’afrobeat... Entre un Morphine à la sauce soul/funk et un Ben Harper en mode afrobeat...WALKO feat. KIALA (Nantes) : Fondé en 2005, Walko POP PSYCHE 27 AVR zone libre CINÉ-CONCERTs’inspire largement de l’œuvre de Fela. Il a sus’approprier les codes musicaux de l’Afrobeattout en intégrant d’autres styles tels que la soul,le funk, le jazz et la musique africaine. CINÉ : BLUES BROTHERsBI.BA : Le groupe Bi.Ba (Bingy Band), créé à Ma-dagascar en 2000, mixe roots jamaïcain 70’s, Django Django (UK) : L’éclectisme et l’expérimenta- THE EXCItMENTS Zone Libre revisite « 2001, L’odyssée de l’espace »mélodies de l’Océan Indien et sonorités issues tion constituent le modus operandi du quatuor R&B SOULdu « rock and blues ». (Stanley Kubrick, 1968). écossais, qui signe un premier album éponyme Sur l’un des plus grands chefs d’œuvre deLA JAM (Nantes) : Depuis 1995, La Jam évolue dans de pop-folk-electro aux accents psychés. Excen- science fiction, remonté pour la circonstance enun univers musical métissé : reggae, ragga, hip trique et ludique, leur musique est un pied de une version de 1h13, Zone Libre (Serge Teyssot-hop, rock fusion... en français, en créole et en nez aux conventions pop. The Blues Brothers (John Landis – 1980) : Gay, Marc Sens, Cyril Bilbeaud) pose son rockanglais. Afrique, Asie, Europe et Caraïbes, tout My Best Fiend (USA) : diffusion du film culte suivie du concert de The expérimental, tranchant, déterminé. Un défise croise et se mélange . Nouvelle signature du label Warp, le quintet new- Excitments (Esp) : Né de la rencontre entre  Koko- audacieux pour le trio qui excelle dans cet art etORGANIC SOUL (Nantes) : Trio nu-afrobeat, Organic yorkais sortira son premier album en Mars : « In Jean David (chanteuse) et une belle brochette auquel nous irons à coup sûr les yeux… grandsSoul mélange à la fois le live et le mix, la tradi- Ghostlike Fading  Dans la lignée de Grizzly ». de musiciens du milieu soul de Barcelone, ouverts.tion de l’afrobeat et la modernité des machines... Bear, MGMT ou d’un Jesus & Mary Chain le groupe mélange rythm’n’blues et soul 20h • Salle Maxi – Ciné-concertMALTED MILK (Nantes) : Pour vivre l’exercice du plus pop, les cinq garçons composent une pop- authentiques. Sur scène, ils se donnent sans Carte 9€ / Loc. 13,60€ / Guichet 15€groove, Malted Milk se la joue bluesy et assume rock mélancolique et mélodique, une musique compter, développant un groove brut magnifiésa filiation avec les pères de la Soul music (Al enchantée et psychédélique, au lyrisme choral par Koko au physique de Tina Turner époqueGreen, James Brown...). et inspiré. Ike, et à la voix d’Etta James ou d’Aretha. Une 20h30 • Salle Micro bombe !20h30 > 4h • Salle MicroEntrée 10€ (org. asso. Soulshine) Carte 9€ / Loc. 13,60€ / Guichet 14€ 21h • Les Nefs / GRATUIT STEREOLUX MAGAZINE ~ NUMÉRO TROIS
  • 14. PLAYLIST de STEREOLUX c h è res b.fleischmann For M / Mikro_Kosmos – Two Concerts Avec ce double album, b. fait encore la démonstration de son étonnante créativité. é es Deux longues pièces pour un voyage de 80 minutes  l’un en : donn hommage au regretté Mark Linkous (Sparklehorse) sur fond de lap steel, guitares, violons, songeurs et plaintifs ; l’autre sur un thème entêtant que l’on qualifierait d’abstract electronica mélodique, fidèle à ce que l’on connaît de l’Autrichien, notamment sous le nom de Duo 505. Enregistré en condition live, il s’en dégage une ambiance cinématographique, qui illustre son sens de la «  elancholie  titre déjà M » posé sur un précédent album. Sounds of Handsake, sa sous-division curieuse de Morr Music, ne s’y est pas trompé. www.bfleischmann.com Scratch massive Nuit de rêveL’ouverture des données, appelée «  opendata  se met », Leur dernier album est d’autant plus surprenant qu’il inspireen place progressivement dans toute la france. Mais une nostalgie des années 80 tout en nous offrant desc’est nantes qui est pionnière en matière culturelle. Et chansons pop qui nous habitent des heures durant. Enrichi parstereolux/La fabrique joue un rôle important dans son la participation de Jimmy Sommerville, Chloé, Koudlam, ou encore Daniel Agust, Nuit de Rêvedéveloppement. / Sylvain Chantal est un songe désespérément enivrant. www.myspace.com/scratchmassivegroup SølystCe n’est pas dans le Larousse que l’on d’agrégateur de données évènemen- bureau btrouvera une définition du mot « open- tielles ouvertes. Le constat est en effet Premier album solo du batteur dedata  le terme étant trop récent, mais », que les acteurs culturels qui organisent Kreidler, Sølyst est l’œuvre desur Wikipedia : «  Opendata est une phi- des événements passent du temps à les Thomas Klein, qui a enregistré et mixé comme on entreprendraitlosophie visant à rendre certaines don- faire connaître sur les différents agendas une retraite spirituelle, coupénées accessibles à tous et s’affranchir du territoire et que, de l’autre côté, les du monde. Part belle est laisséedes restrictions imposées par les licences médias ou fournisseurs de services ayant aux rythmiques obsessionnelles d’une batterie métronomique, aux mélodies ténues et auxpayantes parfois mises en place par les besoin de ces informations consacrent ambiances dark. L’apprentissage remarquable depersonnes publiques ou autres formes également du temps à récolter ces don- ce langage auprès de grands noms du genre (Can,de contrôle qui en limitent notamment nées souvent hétérogènes. Les acteurs Neu  , Guru Guru) et la maîtrise de cet afrobeat ! urbain lui valent l’étiquette de tribal dubl’exploitation et la reproduction.  Voilà... » travaillent donc en ce moment à la réa- krautrock, qu’il défend sur scène aux côtés deC’est vrai qu’on comprend mieux  Plus ! lisation d’une plate-forme qui permettra TG Mauss aux claviers.sérieusement, une loi sur le droit d’ac- d’agréger ces données. www.bureau-b.com/solyst.phpcès à l’information oblige désormais les «Avec cette simplification en amont puiscollectivités à mettre certaines données en aval, tous les acteurs auront à y ga-brutes à disposition, y compris à des fins gner, explique Claire Gallon, cofonda- maïa vidal God Is My Bikecommerciales. Sont ensuite inventés, trice de Libertic. Les services qui vont separ d’autres acteurs, des services que monter seront simplifiés et apporteront Vagabonde céleste, la jeune Maïa (qui cumule des originesles structures qui disposent de données une réelle valeur ajoutée. Après, chacun française, espagnole, allemanden’auraient eu ni les moyens ni le temps continuera à traiter l’information de ma- et japonaise!) a vécu à New- York, Barcelone, Montréal etde générer. On n’est qu’au début de l’ère nière différente. » Le premier prototype Paris, se forgeant ainsi unopendata et la réutilisation de données d’agrégateur devrait être prêt dans les style et une personnalité à part. Après desest encore un peu empirique, mais il sera, semaines à venir. reprises version pop douce des morceaux punk de Rancid (sous le nom de Your Kid Sister), elledans un futur très proche, possible de Par ailleurs, toujours dans ce domaine de sort son premier album sous le parrainage detrouver une place de parking, de savoir l’opendata, la Ville de Nantes et Nantes Marc Ribot (qui co-signe certains titres). Onà quelle heure arrive un tramway, où se Métropole lancent actuellement un appel y trouve des mélodies fragiles, une pop-folk enchanteresse qui rappelle parfois Beirut outrouve le pharmacien ou le dentiste de à projets spécifiquement liés à la création Comelade. www.maiavidal.comgarde grâce à ces nouveaux services. artistique qui devrait s’achever lors de laPour ce qui concerne le domaine cultu- prochaine édition du festival Scopitone.rel, Nantes est la première ville à avoir Entre trois et cinq projets seront retenus duchess saysréfléchi à l’exploitation des données. Une sur dossier et accompagnés pendant In A Fung Day It  !réunion sur le sujet, initiée notamment par deux mois par Stereolux. Le jury sera La duchesse en questionStereolux, a eu lieu en novembre dernier constitué de professionnels, d’artistes et s’appelle Annie-Claude,pour réfléchir à la traduction concrète de de collectivités. psychopathe en chef qui gémit, crie, éructe, miaulel’opendata dans le secteur culturel. Pour * Créée en décembre 2009, cette associa- ou accessoirement chante,donner suite à cette rencontre, Libertic, tion existait avant même que l’opendata entourée d’un trio masculin quiassociation nantaise pionnière dans le n’arrive en France en 2011. Leur blog était joue vite, fort et bien. Le quatuor québécois le premier en France à publier sur le sujet. maltraite un post-punk noise qui subit lesdomaine*, et Stereolux convient tous les assauts d’une électro 90’s hystérique, le toutgestionnaires d’agendas, les créateurs Plus d’informations : lié par une rythmique élastique et massive. Deset diffuseurs d’informations évènemen- décharges électriques qui éprouvent l’auditeur, lucile.colombain@stereolux.org mais c’est si terrifiant et jouissif à la fois,tielles à participer à un projet collaboratif http://libertic.wordpress.com qu’un brin sado-maso, on se laisse piétiner de bonheur. www.myspace.com/duchesssays STEREOLUX MAGAZINE ~ NUMÉRO TROIS
  • 15. Concert - Asaf Avidan - mardi 27 mars - salle maxiAvec sa crête d’Iroquois et sa voixhaut perchée, souvent comparée « c et a l bumà celle de Janis Joplin, le rockeurisraélien Asaf Avidan (d)étonne. q uestionneÉchange sans frontières avec le plus l e sensgros vendeur d’albums indépendant del’histoire de la musique en Israël. / Marie Gallic de m a v ie »Votre groupe The Mojos étant dissous, quelle formation assurera profondément non-religieux et cet album n’a rien à voir avec lale concert à Stereolux ? religion… Il questionne simplement le fait que je sois ici et le sens deJe suis séparé des Mojos depuis quelques mois. Je reviens donc à la ma vie s’il y en a un. J’ai vécu vingt-sept ans à Jérusalem, je ne voisformule acoustique de mes débuts. Cette tournée française sera très plus sa spiritualité. De nos jours, les querelles quotidiennes que l’ondifférente des shows avec les Mojos. Ce sera juste moi, ma guitare, nous prête sont de l’ordre du fantasme. À mes yeux, la seule vraiemon harmonica et mon piano dans un souci de livrer mes chansons le question qui ait un sens plane bien au dessus des frontières de classe,plus directement et le plus honnêtement possible. de sexe, de race ou de religion… Elle concerne le fait que nous soyons tous mortels et la recherche d’un sens à cette vie, quelque part. JeOù avez-vous appris à chanter avec cette voix étonnante ? crois que c’est ce que j’essaie de trouver dans mes chansons.Je suis un musicien autodidacte. Je chante de la façon qui sonne justeà mes oreilles. Je dois faire pas mal de « fausses notes », mais j’essaie Le poids de l’Histoire en moins, Tel-Aviv a un côté « musée vivant de lade coller au plus près de la vérité des sentiments que j’exprime. Ça ne pop musique européenne et américaine ». Jimmy Hendrix est dans lam’intéresse pas d’apprendre à chanter correctement. rue, les Stooges chez le vendeur de cocktails de fruits, le hip hop le plus pointu dans les clubs… Mais quid de la musique locale ?Vos albums sont souvent basés sur des concepts. Ne seriez-vous pas un C’est vrai que la bonne musique internationale est diffusée un peupeu kamikaze ? partout, mais les radios et télés grand public sont tout aussi navrantesC’est probable mais je ne pense pas au concept au moment d’écrire. que partout dans le monde. La scène indépendante est cependantParfois, une histoire se raconte mieux par fragments, alors j’ai besoin très florissante. À Tel-Aviv, il y a pas mal d’endroits où voir les rockeursde différentes pièces pouvant s’assembler pour dérouler le scénario. alternatifs israéliens en action, mais c’est malheureusement très durNéanmoins, chaque chanson est une histoire à elle seule… Mais pour ces artistes de pénétrer le mainstream.l’accumulation de chansons donne une autre dimension à l’ensemble.Pour aller plus loin, je pense que si tu prends tous les albums d’un Vous êtes pourtant la preuve que l’on peut côtoyer le mainstreamartiste et que tu les mets en relation, tu ouvres encore une nouvelle tout en restant indépendant*. Est-ce une position que vous défendezvoie à l’interprétation de son travail. mordicus ? Il a toujours été clair que personne n’interfèrerait jamais dans mon art.Le concept derrière Poor Boy / Lucky Man, vendu sous deux pochettes Du moment que cette partie du contrat est respectée, je n’ai aucunedifférentes, est particulièrement atypique. Qui sont le « pauvre garçon » opposition idéologique à signer sur une major. Le fait est que ceset « l’homme chanceux » ? Et qui vend le mieux ? gros labels ont perdu de leur pouvoir ; leurs fonds et leur influenceTous les personnages de l’album sont des autoportraits. Certains diminuent. Donc, même si c’est plaisant de m’imaginer assis à fairesont évidents comme le garçon avec un trou à la place du cœur de la musique pendant qu’un autre fait le reste du travail pour moi, çaou le bambin que sa mère allaite avec du ciment jusqu’à ce qu’il se n’est pas près d’arriver. Mais, voyons le bon côté, il y a désormais pleinchange en « homme de briques »… Certains sont plus subtils, comme de moyens pour distribuer sa musique directement aux fans et je n’aila comparaison à David de l’Ancien Testament… Mais tous émergent pas peur du dur labeur !des réflexions d’un homme qui n’arrive plus à rien ressentir mais faitson autocritique. C’est drôle, Lucky man vend deux fois plus que Poor *Asaf, qui a joué avec Bob Dylan, Robert Plant, Ben Harper et Lou Reed, a une chanson au générique du film L’Arbre avec Charlotte Gainsbourg, mais sesBoy. disques continuent à sortir sur son propre label, Telmavar Records.Une référence à David, un quatrième album, Through The Gale, enforme de voyage au Royaume des Dieux… La religion tient-elle uneplace importante dans votre vie ?Le personnage fictif dans Gale est à la recherche de l’immortalité,plus que ça, il cherche des réponses à sa propre mortalité. Je suis STEREOLUX MAGAZINE ~ NUMÉRO TROIS
  • 16. Depuis deux ans, des élèves du Collège Aristide-Briand réalisent, au sein de ce magazine, un cahier spécial intitulé « Backstage ». Cette année, c’est la classe de 6e A qui s’y colle... Marco & GuenSOCIAuz do L” “AIMER ÊTRE DANS LEMarco et Guendouz sont «agents de sécurité» à Stereolux.Un terme qu’ils préfèrent franchement à celui de «videurs».Depuis quand faites-vous ce métier ? Quels sont vos horaires de travail ?Guendouz : Cela fait 20 ans. J’ai G : On travaille généralement le soir.démarré après Les Allumées 1992. De 19h jusqu’à 6 h du matin.Marco : Moi aussi, juste après. Du coup, quand dormez-vous ?Qu’est-ce que tu aimes dans ton métier  ? Ce soir par exemple. On n’a pas deG : La relation avec les personnes spectacles. Mais on travaille aussi deM : Pareil. jour car quand on arrive sur site, ilG : Vous pouvez vous rapprocher de faut le mettre en place.nous. N’ayez pas peur. On ne tape quela nuit ! Vous avez fait d’autres métiers dans votre vie ?Si tu devais recommander ce métier, G : Oui, j’ai été et je le suisque dirais-tu ? toujours d’ailleurs grutier enG : Je dirais qu’il faut aimer être parallèle du métier d’agent de sécu.dans le social. M : Moi j’ai été paysagiste. Y a-til souvent des problèmes ? Oui, il y en a, mais on arrive à lesAvez-vous un uniforme ? Quel effet ça vous fait de revenir détecter. On tourne beaucoup. OnG : Oui, c’est obligatoire. dans une classe ? se mêle au public. On les règle enM : Comme on fait de l’événementiel, G : Ça rajeunit. On a beaucoup de dialoguantil faut des affaires assez adaptées nostalgie.pour ces soirées, du style veste et Regardez-vous « Texas rangers  ? »grand blouson. Cela dépend aussi de la Etiez-vous des petits caïds sur la Non.saison. cour de récré ?G : Et on a des talkie-walkie. Pour ne pas vous mentir, oui. On Et petit, vous regardiez Chuck Norris ? faisait partie des caïds à l’époque. M : Pourquoi vous dites ça ? ChuckAvez-vous une matraque ? On n’était pas très sérieux, on Norris ça vous fait penser aux agentsG : Non, c’est interdit. De même que faisait partie d’une petite bande de de sécurité ?les bombes lacrymogènes… turbulents. Il n’est pas méchant Chuck. G : Il règle pas mal de choses avecMarco, en tant que patron, passes-tu Pratiquez-vous un sport de combat ? son chapeau. Si on pouvait régler tousplus de temps sur le terrain ou dans Non, faire un sport de combat, ça ne les problèmes avec un chapeau, ceton bureau ? suffit pas dans notre métier. Il faut serait pas mal.M : C’est vrai que maintenant je suis surtout savoir dialoguer.un peu moins sur le terrain. Connaissez-vous des techniques pourAimez-vous le terme «  ideur  ? v » sortir des gens d’une salle sans leurG : Non, pas du tout. Je préfère celui faire mal ?d’agent d’accueil. Oui, ça s’appelle les clefs de bras.M : Ou plutôt celui d’agent de On fait ça pour qu’il n’y ait passécurité. d’échanges de coup, pas d’altercation. En janvier, la plateforme intermedia par minute. Des couleurs sont accueillait l’installation «ripwire». Ré- projetées sur ces fils: jaune, bleu, blanc et rouge... cit d’une expérience (sur)prenante. Cette œuvre donne envie d’être touchée, mais on ne peut pas  ! Un jour, deux étudiants, Jean- Parfois les fils vibrent... On Michel Albert et Ashley Fure, se entend des bruits de tonnerre, rencontrent. L’un est spécialisé ça crisse. Les bruits, dans le son et l’autre dans parfois explosifs, sont très la vidéo. Ils décident de monter impressionnants et peuvent même le projet «Tripwire». Tripwire, faire peur  Ça fait parfois mal ! ce sont des fils qui vibrent et aux oreilles. Les fils ne bougent tournent sur une petite plate- pas toujours en même temps, forme en faisant des ventres ou ils vont à une vitesse plus ou des nœuds. On compte 24 cordes, moins performante. L’œuvre va représentant les 24 heures d’une parcourir le monde entier. journée. Les cordes tournent en Charline, Noémie, Ruby, Léopold. même temps, au rythme du son et de la vidéo, à près de 8000 tours
  • 17. FLÈCHES DU PARTHE Le 13 janvier, Anne Rainer a présenté les Flèches du Parthe à Stereolux. Backstage a rencontré la chorégraphe de la Compagnie “ J’aime composer de la danse ” Blanche. une expression utilisée dans la exemple, c’est un spectacle qui se littérature. J’ai trouvé leur raconte d’une certaine façon. Avec rapprochement intéressant. Les du son, de la danse, des images. Parthes étaient des guerriers C’est un mélange de plusieurs cavaliers qui se défendaient avec supports. Des interprètes sont sur des arcs et des flèches. Ils étaient scène et dansent et puis des images assez rusés. Quand ils sentaient sont parfois projetées au sol sur que leur ennemi allait gagner, un tapis ou sur les murs. ils faisaient semblant de battre en retraite. En même temps, ils Vous voyagez beaucoup  ? chargeaient leurs arcs et, au Pas encore avec ce spectacle, mais dernier moment, ils se retournaient on espère. J’ai voyagé avec d’autres et tiraient leur flèches. C’était une compagnies, essentiellement en technique super efficace pour gagner. Europe... Angleterre, Allemagne, C’est devenu une expression  on est : Belgique, Hollande, Espagne, Suisse, en train de discuter, à un moment Ukraine. Et bien sûr en France, dans donné on fait comme si on partait, d’autres régions. et au dernier moment on se retourne et on lance une petite phrase Quel(s) genre(s) de musique piquante. Ça allait bien avec le écoutez-vous ? Aimez-vous les interviews  ? projet. J’écoute plein de styles différents, Oui, car j’aime bien parler, mais c’est par période. En ce échanger avec les personnes. Mais Qui travaille sur le spectacle ? moment, je suis plutôt musique ça dépend aussi des questions. Il y a un danseur avec qui j’ai classique. Parfois, j’écoute du collaboré plusieurs fois dans flamenco, de la musique électro, du Quelles danses pratiquez-vous lors d’autres spectacles, une danseuse jazz, c’est varié. J’ai un petit de vos spectacles  ? que j’ai rencontrée dans un garçon alors j’écoute aussi des Ça s’appelle de la danse stage, un comédien que j’ai connu chansons pour enfant pour chanter contemporaine. C’est une danse où par l’intermédiaire d’amis. Le avec lui... on invente tous nos mouvements en réalisateur de cinéma, je l’ai fonction de ce qu’on a envie de dire rencontré quand je cherchais Que préférez-vous parmi tout ce à dans nos spectacles. quelqu’un pour monter un scénario quoi vous vous adonnez dans votre que j’avais écrit. J’ai toqué art ? D’où vous est venue l’idée du nom à sa porte. Ce sont un peu les Entre les deux, mon cœur balance ! « Flèches du Parthe » ? circonstances de la vie... Globalement, j’aime tout ce que Il me semble qu’il y avait une je fais au niveau de mon travail. histoire de flèche, de meurtre, Comment fonctionnent vos J’aime bien écrire, composer de la quelque chose comme ça... Et spectacles ? danse. J’enseigne aussi le yoga. puis, la flèche du Parthe, c’est Si je prends Flèches du Parthe par Léopold, Dalva, Héloïse, Emma, Théo Arrivée en retard à cause de la neige, l’ancienne chanteuse de Zap Mama nous a quand même accordés quelques minutes d’entretien. Avant qu’on retourne en cours d’anglais... Votre pays d’origine vous manque-t-il  ? Êtes-vous heureuse que votre album Tribu J’ai quitté le Cameroun à l’âge de se soit vendu à 300  00 exemplaires 0 13 ans. J’ai suivi mes parents qui dans le monde  : Oui, très heureuse. ? s’installaient à Paris. Aujourd’hui, j’y ça veut dire que le monde est une belle retourne souvent. À la fois pour revoir ouverture. C’est une preuve qu’on ma famille et pour faire mon métier. n’a pas besoin de parler les langues d’Afrique pour comprendre l’esprit. Comment avez-vous rencontré Marie Daulne, fondatrice du groupe Zap Mama Que faites-vous de votre temps libre  : ? dans lequel vous avez joué  : Des amis ? Je l’utilise avec mes enfants. J’essaie de Marie et de moi-même nous disaient : de leur apprendre des choses, notamment ce serait bien si vous vous rencontriez, les langues, parce que j’en parle on est sûr que vous pourriez bien vous plusieurs. Je suis très attachée à la entendre. Vous ne vous ressemblez pas famille. physiquement, mais par les choses que LOSALLY NYOLLE” vous aimez. Nos amis ont beaucoup Quelle chanson de votre répertoire insisté pour qu’on se rencontre, et ça préférez-vous ? : Celle qui fait le plus a mis presque six mois. plaisir à mes fans, je ne la préfère pas, mais j’aime voir le bonheur que ça“JE SUIS TRÈS FAMI Pourquoi avez-vous arrêté de chanter pour Zap Mama  : Le groupe a eu besoin ? leur procure. Il s’agit de Tam-Tam dans mon premier album. C’est une chanson en d’évoluer. Nous avions l’impression langue Éton qui parle de l’espoir. d’avoir chanté beaucoup de choses... Salomé, Georges, Chine, Oskar, Tess. Où avez-vous commencé à chanter  : Au ? Cameroun je crois. Je ne chantais pas, j’écoutais mes cousins chanter.
  • 18. Atelier 3D « Sim City »les jeudis du 1er mars au 5 avrilS ket c h u p :la mayonnaise prendArchitecte, Florence Beaurepaire anime un atelier d’initiation à la 3D. Durant les vacances scolairesde février, elle s’adressait aux enfants de 9 à 12 ans. En mars, elle le fera pour un public adulte auquatrième étage de stereolux. / Sylvain Chantal On ne sait pas si ce sera aussi drôle lorsque débutants, nous confie-t-elle après le cours. Ce Florence Beaurepaire dirigera des adultes, logiciel est en effet devenu un outil indispensable mais les réactions des enfants que l’architecte par lequel passent les architectes professionnels coachait durant les vacances de février étaient pour l’élaboration de leurs projets. C’est d’ailleurs plutôt cocasses. Lors de la première matinée de impressionnant de voir avec quelle facilité les cet atelier d’initiation à la 3D, l’intervenante a en enfants se l’approprient. ça m’en bouche un coin ! » effet commencé par faire cogiter les enfants sur Quant aux termes spécifiques à cette application, ce qu’ils construiraient à la place du bâtiment de elle ne les modifie pas au prétexte que son public Stereolux si celui-ci n’existait pas. Et la liste des ! est jeune ; ça « extrude » à tout-va durant l’atelier  propositions ne manquait pas de piquant  un : Pour clore la semaine, Florence Beaurepaire donne hôpital psychiatrique «  parce que ça peut toujours à ses élèves des notions d’échelle en leur faisant servir », une piscine « sans eau », un casino de réaliser un modèle en carton de ce qu’ils ont conçu type « Las Vegas », une déchetterie, un terrain de sur ordinateur. Tous les jeudis, du 1er mars au 5 foot... Florence Beaurepaire les a ensuite incité à avril, la Nantaise exilée provisoirement à Bruxelles chercher des « références » sur la Toile, c’est-à-dire modifiera quelque peu sa manière d’agir avec des images en rapport avec leurs idées, puis les ceux qui se sont inscrits à l’atelier. «  sera la Ce a initiés à l’utilisation de «  Google Sketch Up  un », première fois que je travaillerai avec des adultes. software téléchargeable gratuitement qui permet Je n’utiliserai pas le même sujet avec eux.  Petite » de dessiner des plans. « C’est marrant d’apprendre précision  vous pouvez appeler Stereolux pour : ce logiciel à des enfants ou à des adultes vous inscrire. Ce n’est pas encore complet ! Atelier « des cinés la vie » moteur !Dans « action culturelle », il y a « action » ! comme au cinéma où ce top départ signale le début d’unehistoire, huit jeunes sous protection judiciaire sont conviés à l’atelier « Des cinés la vie », Moyen poureux de redevenir acteurs de leur vie... / Valérie MarionDes chemins de vie, il y en a plein. Et le cinéma le sait bien, tant il profite un art suffisamment diffusé et inventif pour que chacun puisse apporterdes circonstances pour nous ouvrir les yeux sur des mondes inconnus. ses connaissances en la matière. De Stallone à Klaus Kinski, il n’y a qu’unC’est donc un juste retour si celui-ci offre des perspectives à des jeunes pas ! La valorisation de ses connaissances participe donc à un processusen difficulté, par le biais de la connaissance et de l’expérimentation. Ainsi, de reconstruction et de résinsertion de l’individu. Ce projet favorise égale-Makiz’art et le Service territorial éducatif d’insertion (STEI) de Bouguenais ment l’échange, la discussion argumentée et le débat entre jeunes spec-proposent, en coproduction avec Stereolux, à huit jeunes âgés de 14 à tateurs et encadrants expérimentés. Ainsi responsabilisés et valorisés, ces18 ans de participer à un atelier cinéma où le vécu est source d’inspi- jeunes écrivent, réalisent et montent une œuvre de cinéma collective enration et la production vidéo un moyen de développer la confiance en dépassant leurs a priori pour se mettre aux services de l’autre, à la foissoi. Cet atelier commence par le visionnage de quatorze courts-métrages techniquement et intellectuellement. Ils passent au mode actif, constructifsélectionnés sur le thème de la métamorphose. Les jeunes votent ensuite et appréhendent l’art d’une manière non distanciée où leur culture estpour leur film préféré qui sera d’ailleurs peut-être primé en avril, lors d’une source de richesse. Une véritable opportunité qui permet d’arpenter l’ave-journée spéciale à la Cinémathèque française. Cette étape franchie, les nir avec curiosité, bien dans ses baskets, bien dans sa tête !participants passent à l’action en réalisant leur propre production filmique.Acteur, caméraman, monteur, ingé son, il y en a pour tous les goûts et l’ai- « Des cinés la vie » est le début d’une histoire qui s’installe dans la duréeguillage précieux d’un réalisateur (Vincent Pouplard) et d’une comédienne puisque Stereolux développe également d’autres ateliers en direction de(Sandrine Touverey) ne sera pas de trop pour que chacun trouve sa place. publics spécifiques comme pour les centres de réfugiés ou les hôpitaux.Les objectifs de cette opération sont multiples. Tout d’abord, le cinéma est Affaire à suivre sur www.stereolux.org STEREOLUX MAGAZINE ~ NUMÉRO TROIS
  • 19. Concert - Brain Damage Dub Sessions / High Damage / High Tone - jeudi 19 avril - salle maxi B RAIN TONE ? EUH NON, PARDON, ON VOULAIT DIRE « HIGH DAMAGE ». SOIT LA RENCONTRE ENTRE DEUX FIGURES BIEN CONNUES DE LA SCèNE DUB FRANÇAISE : LES LYONNAIS DE HIGH TONE ET LE STÉPHANOIS BRAIN DAMAGE. CE DERNIER nous présente ce projet bicéphale. / Damien Le Berre Il y avait déjà eu Kaltone Trois temps, trois mouvements. (avec Kaly Live Dub), Wang- High Damage accouchera au printemps d’un album, sur le label histo- tone (avec Wang Leï) et rique Jarring Effects. Mais l’heure est pour l’instant à la scène, avec un Zentone (avec Zenzile). La dispositif un peu particulier. « Les gens de High Tone m’ont sollicité en collision entre High Tone et ayant déjà en tête l’idée de ce live en trois parties distinctes. J’ai pro- Brain Damage aurait donc posé pour ma part de donner une forme un peu insolite à l’ensemble : ne¢ Antonin Chaplain pu s’appeler Brain Tone ; pas partager la scène avec eux, mais m’installer en salle, au beau milieu ce sera finalement High Da- du public, explique Martin. J’assure l’ouverture avec Brain Damage Dub mage. «  genre de projet Ce Sessions. Puis les gens d’High Tone arrivent sur scène, alors que je reste est réellement très enrichis- en place, pour la rencontre live High Damage. Enfin, je quitte mon poste, sant, il permet de progresser artistiquement et techniquement, mais aussi laissant High Tone effectuer leur concert et clôturer la soirée. » Une créa- humainement, confie Martin Nathan, unique maître à bord du vaisseau tion hybride au milieu de laquelle les fans des deux formations devraient Brain Damage depuis le départ du bassiste. Cette « confrontation » m’ap- toutefois retrouver leurs petits. «  pense que ceux qui connaissent les Je porte en particulier une vision différente de mes travaux, de par l’image deux groupes nous reconnaîtront parfois là où on nous attendait. Mais que m’en renvoie High Tone tout au long de la collaboration.  Et aussi » nous nous sommes également permis de sortir un peu des clous sur un moyen de ne pas se répéter, après douze ans d’activisme au sein certains morceaux… » Avec encore et toujours ce petit goût d’inconnu de la scène dub  «  ? J’ai tout simplement le sentiment d’avoir encore des qui fait le charme d’une session live. « Je sais d’expérience que rien n’est choses à exprimer via la musique, même après toutes ces années. En ce jamais gagné d’avance, que ça ne dépend pas forcément du nombre moment, avec le projet Brain Damage Dub Sessions, je reviens vers des de spectateurs, ni d’une surabondance de moyens techniques. Pas de choses plus tournées vers le dub comme il a commencé à se faire en recette miracle, ce serait trop facile et ça se saurait ! » Angleterre dans les années 90.» Ciné-concert - 2001, L’Odyssée - Zone Libre jeudi 3 mai - salle maxi E ZONE LIBR B IEN OCCUPÉ Après avoir revisité Nosferatu et Le Cabinet du Dr Caligari et en attendant la création autour de Dr Jekyll and Mr Hyde pour la Cité de la Musique, le trio free rock Zone Libre s’attaque à un autre film monstre du cinéma : 2001, L’Odyssée de l’espace. / Arnaud Bénureau Zone Libre est occupé par Serge Teyssot-Gay, Marc Sens et Cyril Les garçons sont si libres qu’ils se sont même permis de demander au Bilbeaud. En quelques années et quelques uppercuts assénés par les réalisateur Pierre Vinour, pour lequel ils avaient composé la bande originale rappeurs Casey, Hamé et B.James, le trio est devenu un refuge pour de Magma, de couper dans le trip mystique de Kubrick. « On cherchait les amateurs de free rock. Comment cette liberté pouvait-elle alors se un film qui ne dépasse pas une heure et quart. Au-delà, pour nous, ce frotter sans s’abîmer au carcan imposé par le ciné-concert ? « On travaille n’est pas évident d’improviser. C’est clair qu’il y a une trahison. De son beaucoup sur l’improvisation, explique Cyril Bilbeaud, le batteur. Et dans vivant, Kubrick n’aurait jamais autorisé ça. » Malgré ce travail de sape, un le cadre des ciné-concerts, c’est plus facile, car plus cadré. Le plaisir, on des défis de Zone Libre sera, lorsqu’ils se seront mis au travail, de faire le trouve autrement. On est au service de ce qui se passe sur l’écran.  » abstraction d’un score inscrit au fer rouge dans l’inconscient collectif. « On Arrivé presque par hasard sur ce terrain-là, Zone Libre se surprend à n’a pas voulu revoir le film pour ne pas se laisser influencer par les thèmes. rencontrer autant de succès : « Jamais on n’aurait pensé qu’il y aurait un tel Même si inconsciemment, on le sera certainement.  Certainement pas » engouement. Mais pour nous, ça reste des concerts ». Peut-être. Mais ces très grave, car voir 2001 amputé et revisité par Zone Libre s’annonce derniers ne sont forcément pas comme les autres. Encore plus lorsqu’on comme une expérience à la frontière du réel. Pas sûr que finalement, s’attaque au film ultime ou presque : 2001, L’Odyssée de l’espace. Kubrick aurait renié ce regard posé sur son œuvre. STEREOLUX MAGAZINE ~ NUMÉRO TROIS
  • 20. Le Laboratoire Arts & Technologies + Stereolux Entreprises, cercle non restreint  + Vernissages d’expos, concerts, danse et vidéo, spectacles multimédia, soirée intimistes dans le salon privé ou «  grand-messe  en salle Maxi, » « U ne s y nergie e x a lta nte » déjeuners en présence d’artistes... Stereolux propose une gamme de formules souples et adaptables qui séduira vos collaborateurs, clients ou prospects. Rejoignez le club, vivez des expériences originales, profitez d’événements innovants en plein cœur du Quartier de La Création ! Plus d’infos : www.stereolux.org Lieu de résidences et d’expérimentations anita.besnier@stereolux.org transdisciplinaires, Le Laboratoire Arts & Technologies constitue un point de départ vers de nouvelles aventures artistiques. Complément Résidences d’info avec Lucille Colombain et Cédric Huchet de stereolux. / Laurent Diouf Arts & Technologies Ce laboratoire est-il un « art-lab » ?Après avoir travaillé sur des développe une interface innovante Stereolux et le Laboratoire Arts & Technologies ont beaucoup de similitudesmodules de création sonore pour sur le motion capture, afin de gérer avec les art-lab (dans le sens d’incubation, fabrication, expérimentation,les téléphones portables lors de et retranscrire parfaitement et en ressources…), mais tentent peut-être plus de flexibilité, plus de possibilité dansla dernière édition de Scopitone, temps réel, le mouvement humain les schémas de construction des projets, dont certains montages et certainesBérenger Recoules est venu sur des avatars. Plus d’infos formes restent à inventer. Ainsi les entrées pourront être à dominante artistiqueen résidence de recherche sur en mars, lors de sa prochaine ou à dominante technique pure, à caractère participatif ou non, faire appel à desl’enregistrement binaural (procédé résidence, et résultat final début technologies et ressources libres ou sous licence, dériver sur des applicationsutilisant les propriétés de l’audition 2013. commerciales et industrielles ou pas, développer une action pédagogique,humaine en vue d’une restitution — travailler sur les ressources, faire appel à un département R&D (recherche etstéréophonique optimale) et sur Desaxismundi, artiste nantais développement) ou privilégier une démarche « fait à la maison »…l’interaction neuronale (interaction et disciple du logiciel VVVV,générée par une analyse de poursuit un travail sur le mapping Quels types de projets accueillez vous ?l’activité du cerveau). On retrouvera 3D et le mapping augmenté. Nous accueillons en résidence soit des projets qui relèvent du domaine deBérenger lors du rendez-vous Une performance générative et la création artistique numérique avec vocation d’aboutir à une œuvre finieconsacré à Pure Data, fin mars. immersive en préparation avec le (installation, performance, net-art, etc), soit des projets dits de «  recherche-— designer sonore allemand Skyence création » qui peuvent, à un moment ou un autre, expérimenter une technologieLaurent La Torpille a mené de devrait donner une vie digitale ou de nouveaux usages d’une technologie, soit des projets collaboratifs quifront plusieurs projets : installation et spectaculaire à cet outil de croisent les mondes de l’art et la culture, de la recherche et/ou de l’entreprise,immersive et interactive pour les synthèse visuelle dans un objectif de R&D, soit encore des projets en phase de recherche/2-3 ans, recherches et tests sur la — expérimentation en vue d’une création d’entreprise ou du développement destéréoscopie, recherche artistique Tracking people nouveaux produits associant innovation et art/culture. Parallèlement, Nantespour le dispositif Naexus en lien Stereolux soutient les équipes Métropole et la Ville de Nantes organisent un appel à créations artistiques Openavec l’école d’architecture (ENSA- de Bakasable (Nicolas Cloarec et Data en partenariat avec Stereolux (lire en page 9).Nantes). Prochain rendez-vous à Heidi Ghernetti) et Trois Bâtonsl’ENSA pour découvrir une étape (Vincent Coudrin) : dans la salle De quels moyens logistiques disposez-vous ?de son travail. Micro et le bar sont expérimentés En plus des locaux, Stereolux dispose d’un parc matériel alloué aux salles— des dispositifs technologiques de spectacles (vidéoprojection HD, son, lumière, etc), mais aussi à l’espaceOlivier Ratsi (en compagnie de de géolocalisation en intérieur. Ils recherche/création, au quatrième étage, d’ordinateurs performants, logiciels,Julien Guinard, Anthony Gouvrillon, visent la création d’une nouvelle station de montage son et vidéo, vidéoprojecteurs, enceintes, caméscopes…Thomas Vaquié) a poursuivi sa société Fireflies qui proposera Le bâtiment donne accès à une connexion Internet très haut débit (fibre optique).démarche de création débutée à des structures culturelles ouau Théâtre de l’Agora (Evry) sur événementielles des services Quel retour sur vos activités offrez-vous vers l’extérieur ?son installation Les Chemins innovants d’interaction avec leur Des rencontres à orientation professionnelle  tables-rondes, conférences, :dans la Matrice Rouge. Cette public. workshops, ateliers créatifs… Ces rencontres réunissent passionnés, artistes,sculpture lumineuse a fait l’objet L’accompagnement de Stereolux chercheurs, professionnels ou étudiants autour des thématiques du laboratoire.d’un travail sur le design sonore consiste en la mise à disposition Il faut comprendre que cette synergie n’est pas que provoquée. Elle est aussiet visuel. Exposition prévue à la d’espace, le soutien technique pour naturelle que nécessaire, révélatrice, exaltante. Cette approche provient du faitpremière édition de la biennale d’art des phases d’expérimentation en que les artistes, de plus en plus, techniciens, chercheurs, développeurs, peuventnumérique de Montréal, puis à situation (concerts avec public dans éprouver les techniques et les usages, les bouleverser, les faire progresser, lesStereolux. ces espaces)... Une fois les pistes inventer, les anéantir… Parallèlement à ces actions, Stereolux loue une partie de— techniques validées, le bâtiment ses locaux à des acteurs du territoire qui travaillent dans le champ du numériqueDans le cadre de la prochaine pourra être partiellement équipé (en priorité à des associations, start-up et autres structures à économie limitée).création de la Compagnie et des applications artistiques etSuperamas, Pierre Gufflet culturelles développées. Lucile Colombain est en charge des projets arts-recherche-entreprise et Cédric Huchet programmateur arts numériques et festival Scopitone STEREOLUX MAGAZINE ~ NUMÉRO TROIS
  • 21. AT E L I E R S & co…Stereolux propose à un large Les ateliers de création Pendant Scopitone, les vacances ou autour « J’emmène ma «maman» à Stereolux » Vivez une expérience «  made in Stereolux  avec »public (enfants, adultes et d’événements particuliers, l’atelier de création votre bout de chou. Ce rendez-vous propose invite à créer à l’aide de professionnels, musiciens, aux tout-petits (2/3 ans) de découvrir une fois parseniors) un panel d’ateliers plasticiens, infographistes ou web designers. Les mois une programmation éclectique autour du sonde création et de pratique. De participants s’emparent du processus de création pour réaliser avec des outils numériques leur propre et de l’image  ciné-concert, spectacle interactif, : installation ludiques et numériques.l’apprentissage de l’animation en œuvre. Jeudi 15 mars :passant par le machinima. Atelier Machinima avec Isabelle Arvers (curatrice indépendante art et jeux vidéo)—Les ateliers de pratiqueDe la manipulation d’outils de création numériqueà la stimulation de la créativité, ces ateliers sontun temps pour approfondir une technique et lamanipulation des outils.Cycle Atelier de films « Vide ton sac  est un spectacle qui mêle théâtre »d’animations / vidéos : Revenir à l’écriture par le biais des jeux vidéo. d’objets, mimes et projections vidéos.« (auto)portrait-paysage-souvenir » Laure-Églantine Lefèvre campe un personnage mi- Les machinimas sont des films réalisés à partir femme mi-enfant qui évolue en blanc dans un décoravec Marie-Pierre Groud de jeux vidéos. Ils visent à détourner un objet de blanc, habité par des objets et des sacs en papier(réalisatrice de films d’animations) consommation de masse et de divertissement blanc sur lesquels s’animent les projections vidéo en un outil de production de films et en un moyen de Ludovic Burczykowski. Il s’agit de faire le récit d’expression. Ces ateliers participent à l’éducation d’une journée, du jardin à la chambre à coucher, aux médias par l’appréhension des principes de en passant par la cuisine et la salle de bain. Le narration et le développement d’un esprit critique quotidien prend des tours enfantins, et parfois même autour des jeux vidéo. magiques. Chaque scène s’ouvre avec les pages http://www.isabellearvers.com d’un livre original et se referme avec un objet réalisé > Public : 12 adolescents de 13/16 ans. spécialement pour le spectacle. > Date : du lundi 16 au vendredi 20 avril Séances à 10h et 15h – Salle Micro. de 10h à 12h30 et de 14h à 17h. > Sur inscription : 5 € par adulte. > Sur inscription : 50 € (pour la semaine). Jeudi 26 avril : Le cinéma d’animation, ce n’est pas que pour les enfants avec Marie-Pierre GroudÀ partir de photos d’archives, de photos de famille/devacances et d’une palette graphique, vous êtes invitésà créer un (auto)-portrait réel ou fictif :> pour que la photographie s’anime et raconte...> pour que la ligne dessinée s’ajoute aux imageset devienne un paysage...Techniques utilisées :Logiciel de montage vidéo et logiciel de dessin/ «  Shrubbery  est une installation vidéo, ambiante »retouche d’images Ce rendez-vous s’adresse à tous ceux qui pensent et psychédélique. Ce «  petit jardinet» (Shrubbery) que cinéma d’animation rime avec enfantillage  ! aux motifs floraux, lumineux, sonores et mouvants,> Public : 15 personnes débutantes ou non. Au travers de séances de visionnage, les participants entraînent le spectateur-acteur dans une rêverie,> Dates : du jeudi 26 avril au jeudi 7 juin sont invités à analyser, découvrir les différentes dont l’esthétique tiendrait autant du clubbing que(6 séances) de 18h45 à 20h45 facettes du cinéma d’animation et discuter de ce des tapisseries désuètes de nos grand-mères.> Sur inscription : 25 € pour la totalité du cycle. qu’ils ont vu. Réalisée par Danny Steve lors de sa résidence au lieu unique en 2010, en collaboration avec Downtown A.C. Jeudi 8 mars : le film d’animation et le réel #2. pour le son et Réflexion Graphic pour la programmation. L’animation au service du documentaire. Journaux Séances à 10h, 10h45 et 15h – Salle Micro. intimes et chroniques du quotidien. > Sur inscription : 5 € par adulte. Jeudi 10 mai : Films d’animations et cinéma. Comment le film d’animation s’amuse et détourne les codes et les mythes du Septième Art. Infos et inscription : melanie.legrand@stereolux.org De 14h à 16h – Salle Multi #1 sonia.navarro@stereolux.org > Sur inscription : 5 € par adulte et par séance. STEREOLUX MAGAZINE ~ NUMÉRO TROIS
  • 22. INFOS Le projet Stereolux est soutenu par : P R AT I Q U E S Label Scène de Musiques ActuellesBILLETTERIE > Point de vente de la carte :Internet : Plus simple et plus rapide, achetez et imprimez En vente uniquement à Stereolux, 4 Bd Léon-Bureau -vos billets chez vous ! Nantes – Merci de vous munir d’une photo d’identité et deRendez-vous sur www.stereolux.org vos éventuels justificatifs.Accueil billetterie Stereolux : du lundi au samedi de > Points de vente billets au tarif réduit :12h30 à 18h30, 4 Bd Léon-Bureau – 44200 Nantes. Billetterie Stereolux, Melomane, Offices de Tourisme, Les concerts Stereolux reçoivent l’aide de :Tél.: 02 40 43 20 43 - Pas de réservation téléphonique, Librairie Forum Privat, O’CD Nantes et sur stereolux.org,merci de votre compréhension. sur présentation de votre carte.Magasins à Nantes : Plus de renseignements sur www.stereolux.orgMelomane, 2 quai de Turenne – Nantes, du lundi ausamedi de 11h à 19h30. Offices de Tourisme, LibrairieForum Privat, O’CD Nantes. WEST COAST MUSIC CLUBPartout ailleurs : Ticketnet : magasins Virgin Megastore, Le West Coast Music Club ce sont 9 salles de concerts :E.Leclerc, Auchan, Fnac, Carrefour, Magasins  Géant, U, Stereolux, Le Vip, L’Antipode, Le Pannonica, Le Fuzz’yon,La Poste, Réseau Bimédia (Tabac Presse). L’Echo Nova, Le Chabada, Le 6PAR4 et L’Ubu. Stereolux est membre des réseaux :Au guichet : Le soir des spectacles, dans la limite des En achetant une carte dans l’une de ces salles, profitezplaces disponibles. aussi du tarif réduit* dans toutes les autres, ainsi que de nombreux concerts gratuits : têtes d’affiche etSavoir si un concert est complet : wwww.stereolux.org découvertes, rock, chanson, pop, electro, hop-hop, jazz,Pour toute information relative à la billetterie métal, world…(points de vente, tarifs…) : billetterie@stereolux.org *Ces cartes donnent aussi accès au tarif réduit dans plus de 50 autres salles en France. www.la-fedurok.orgCARTE STEREOLUX Concerts gratuits proposés :Plein d’avantages à prix réduit ! 13 avril : Papanosh // 20h30 - Pannonica.La carte Stereolux, ce sont des réductions sur l’ensemble 18 avril : Jaccuzi Boys + The Douste-Blazys //des concerts et spectacles produits par l’association, 20h30-Salle Micro.trois concerts gratuits durant la validité de votre carte(mentionnés dans notre magazine et sur www.stereolux. PLAN D’ACCèSorg par ce picto : ), trois concerts 1 place achetée = Stereolux reçoit le soutien de :1 place offerte (mentionnés dans notre magazine et surwww.stereolux.org par ce picto  : ), des réductions auPannonica, VIP, Chabada, Ubu, Fuzz’Yon, 6PAR4…et dans toutes les salles Fédurok.La carte Stereolux est valable 1 an, de date à date.Plus d’infos sur www.stereolux.org Stereolux reçoit le mécénat de : 1> Tarifs : 2 3-Gratuite pour les Pass Culture & Sport 2011 - 2012en échange du chèque spectacle.-9€ pour les demandeurs d’emploi.(sur présentation d’un justificatif de moins de 3 mois)-14,50€ pour les étudiants à partir de 16 ans.(sur présentation d’un justificatif) Stereolux est un projet de l’association-18€ pour les salariés et tous les autres. Songo accueilli à la Fabrique-Laboratoire(s) La Fabrique-Laboratoire(s) Artistique(s) : Artistique(s)-29€ La «  carte DUO  destinée à deux personnes »domiciliées à la même adresse (personnes mariées, 4-6 bd Léon-Bureau 4200 Nantes 1 Stereolux / Apo 33pacsées, concubins, frères et sœurs, colocataires...). 2 TrempolinoUn justificatif de domicile sera demandé aux 2 personnes 3   le Jardin de Mireet ils devront avoir la même adresse.-32  pour les familles. Vous pouvez bénéficier de la €carte famille dans les conditions suivantes : BAR / BRASSERIE :1 adulte + enfants de 6 à moins de 16 ans Ouvert du lundi au samedi de 10 à 18h30.2 adultes + enfants de 6 à moins de 16 ans Pour réserver : 02.53.46.32.00Offre limitée à deux adultes et six enfants maximum. ATTENTION ! Attention à vos affaires. De nombreux lieux culturels sont Stereolux remercie ses partenaires médias : actuellement les victimes des pick-pockets.Direction : Éric Boistard, Davy Demaline Directeur de publication : Éric Boistard.Administration & comptabilité : Véronique Bernardeau, Caroline Coste, Comité de rédaction : Éric Boistard, Marieke Rabouin, Jean-Michel Dupas,Céline Imari Cédric Huchet, Mélanie Legrand, Laurent Mareschal, Sylvain Chantal.Pôle Musique : Jean-Michel Dupas, Pauline Schopphoven Rédacteurs : Marie Gallic, Arnaud Bénureau, Laurent Diouf, Damien Le Berre,Pôle Arts Numériques : Cédric Huchet, Yeliz Ozen, Lucile Colombain Valérie Marion, Thomas Corlin.Action culturelle : Mélanie Legrand, Sonia Navarro Mise en page : Gregg Bréhin.Exploitation et technique : Christophe Godtschalck, Nicolas Chataigner, Impression : Imprimerie Allais / Tirage : 20 000 exemplaires.Floriane Réthore, Maël Pinard, Simon BitotCommunication / commercialisation / partenariats : Marieke Rabouin, Songo à La Fabrique - 4, boulevard Léon-Bureau- 44 200 Nantes.Anita Besnier, Rémi Bascour, Vincent Loret, Sophie Crouzet Tél. : 02 51 80 60 80 - info@stereolux.orgBar / restaurant : Olivier Padiou, Sébastien Dugast, Ludo Dutertre, Gino,Sarah Jardy, Renaud Chambre, Mélanie Main, Gwen Pommier, Boris Vilallobos,Christelle Huby, Olivia Blanchard. STEREOLUX MAGAZINE ~ NUMÉRO TROIS