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NUMÉRO troisMARS - AVRIL 2012
BIM : ET bam !                                                                                        Concert - B I  M fes...
STEREOLUX MAGAZINE ~ NUMÉRO TROIS
Concert - Soirée Ici d ’ailleurs                                                                                          ...
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Concerts, expos, conférences…                    du 28 au 31 mars             L Fabrique :Stereolux & Trempolino          ...
E LE C T R O N I K                                                        R E I C H S TAGCes dernières années, l’hégémonie...
Revolver en résidence                                                      ,                                        S TERE...
PROG                                                                                  R A Ml 2M E                         ...
Stereolux magazine-n03
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Retrouvez le programme de Stereolux pour mars et avril 2012 , les articles, la playlist, la langue sulfureuse, Back Stage et bien plus encore dans le journal Stereolu

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  1. 1. NUMÉRO troisMARS - AVRIL 2012
  2. 2. BIM : ET bam ! Concert - B I  M festival Samedi 7 avril - salles micro & maxiAprès dix ans d’activisme électro, l’association Cinetic inaugure son premier festival. URBANSKI et Coqpornnous parlent du BIM, rendez-vous déambulatoire dans la ville dont le point d’orgue sera la journée du 7 avrilà Stereolux. / Arnaud Bénureau Que se passera-t-il pendant quatre jours ? Que va-t-il se passer le 7 avril à Stereolux ? Le festival se présente comme un parcours L’après-midi débutera avec des ateliers de présentant les différents styles de musiques Djing pour les enfants, animés par Visualise, électroniques  minimal, house, garage, break- : qui propose des cours d’initiation et de per- beat, musiques expérimentales, dubstep, etc. fectionnement au scratch et au mix. Suivra une Le BIM, c’est des rencontres, de la sueur et du kids party pour mélomanes en culotte courte. rock’n’roll ! Les soirées du jeudi et du vendredi Vidéastes, danseurs et plasticiens compléteront se dérouleront dans différentes places fortes la programmation : Kap Bambino, Manu le Malin de Nantes, en collaboration avec les acteurs aka The Driver, Dilemn Vs Vj Zéro, Oliver Hunte- de soirées indépendantes (OrBeat, Dj Bebz, mann, Idem, Philadela, Numeric Ravers... Ripoll, Infinity). Enfin, Stereolux nous ouvrira ses portes  des valeurs montantes rivaliseront : En quoi consiste la kids party ? avec des artistes reconnus, dans un univers Ce sera une bonne vieille boum, organisée pour ravesque. Prévoir une bonne paire de baskets ! les enfants de 8 à 12 ans, à ceci près qu’elleQuel bilan faites-vous des dix ans passés ? s’adressera aussi aux enfants malentendants,Quand nous avons débuté, à l’époque des free Pourquoi faire appel à d’autres assos ? grâce au soutien de l’association TAC. Celle-ciparties, nous aimions déjà l’idée d’investir des Cinetic assure la gestion du festival, mais nous développe des actions spécifiques : aménage-lieux insolites, et avions un projet délirant : pro- souhaitions solliciter les acteurs des nuits nan- ments des accès aux événements artistiques etposer, sur une plage, une sorte de multi-sons taises pour mettre en avant le tissu associatif et culturels, animation d’ateliers, stages. En outre,représentant les différents courants de l’électro. artistique local. Le BIM, c’est un travail collectif. des animateurs seront présents pour que lesDepuis, l’asso a évolué et le projet a mûri. 2012 gosses se la donnent grave sur le dancefloor !nous est donc apparu comme le bon moment Quels lieux le festival va-t-il investir ? Le Café Truc, le BPM, le Stakhanov, les salles Qu’attendez-vous de cette édition ?pour concrétiser cette idée folle. Sans la plage. Micro et Maxi de Stereolux, le Remorqueur, au Une deuxième édition en 2013 !Quel a été le déclic ? Ptits Joueurs et la Maison Café. Le B.I.M sert Au fait, « BIM » ça veut dire quoi ?Nous avions envie de retrouver l’excitation des aussi à souligner à quel point sont importants On a choisi Big Invasion of Music. Mais ça n’adébuts et passer à un autre cycle, nous lancer les cafés-concerts pour l’émergence et l’éman- pas été facile...dans un projet encore plus ambitieux. Nous vou- cipation des groupes.lons créer une rencontre autour DES musiques Infos sur www.bimfest.fr et prog. en page 13.électroniques, ô combien vastes et variées. Dark Dark Dark/ My Name is Nobody/ Faustine Seilman & the Healthy Boy.- mercredi 4 avril - salle micro T HE I R N A M E IS DARK DARK DARKPOUR EUX, IL A TENU LA BASSE puis LE VOLANT DU CAMION SUR unE TOURNÉE. LE 4 AVRIL, IL ASSURE LEUR PREMIÈRE PARTIEà STEREOLUX. ON N’A PAS TROUVÉ PLUS QUALIFIÉ QUE VINCENT DUPAS, ALIAS MY NAME IS NOBODY, POUR NOUS PARLER DESFLAMBOYANTS DARK DARK DARK. / Damien Le Berre Quand on demande à Vincent en tant que bassiste et une autre en tant que chauffeur « pendant un mois Dupas d’évoquer sa rencontre à six dans un petit camion  — ont permis à Vincent de se forger une »  avec Dark Dark Dark, les souvenirs opinion éclairée sur le groupe. « Ce sont des gens entiers, excessifs dans remontent à toute vitesse. « C’était la joie comme dans la dépression. Et ça s’entend dans leur musique. Il y le 15 novembre 2008 dans la a vraiment un truc magnétique avec ce groupe. Quand tu commences à maison à la campagne où je vivais aimer, tu aimes un maximum. Ça ne laisse de toute façon pas les gens à l’époque, commence l’homme indifférents. » du projet folk My Name Is Nobody. On avait organisé un petit concert Nobody’s friends en invitant une quarantaine de C’est donc en toute logique que Dark Dark Dark a demandé à My Namecopains à la maison. C’est Marc Trecka, le batteur de Pillars and Tongues, Is Nobody d’assurer ses premières parties françaises du printemps. Cequi a ramené les gens de Dark Dark Dark. Ils devaient juste jouer quelques qui tombe très bien puisque The Good Memories, le quatrième albummorceaux en acoustique et ça s’est transformé en un vrai concert au du Nantais, sort au mois de mars. «  disque précédent, The Mentor, Lemilieu du salon, avec contrebasse, violoncelle, accordéon, banjo... Ils ont était très arrangé. Là j’ai voulu revenir à quelque chose de plus dépouillé :bluffé tout le monde  » Et visiblement pas que les quarante happy few !  juste avec mon batteur Pierre Marolleau et les grilles d’accords les plusprésents dans le salon ce soir-là, puisque les deux albums de Dark Dark basiques possibles. Et puis j’ai invité les copains, ponctuellement, surDark (The Snow Magic et Wild Go) reçoivent un excellent accueil critique. différents morceaux. » On trouve donc une belle brochette de guests surSouvent comparée à Beirut pour ses atmosphères d’Europe de l’Est, leur cet album  des gens de chez Marvin, Papaye, The Healthy Boy, Papier :pop-folk évoque aussi The Decemberists, avec ses allers-retours entre Tigre... Sans oublier une certaine Nona Marie Invie qui n’est autre que lachevauchées lyriques et mélancolie classieuse. Trois tournées — dont une voix féminine de Dark Dark Dark. STEREOLUX MAGAZINE ~ NUMÉRO TROIS
  3. 3. STEREOLUX MAGAZINE ~ NUMÉRO TROIS
  4. 4. Concert - Soirée Ici d ’ailleurs vendredi 6 avril -  salle micro pl us pour l’ esp rit que pour les pieds Pour fêter ses quinze ans, le label Ici d’ailleurs s’invite à Stereolux le temps d’une soirée. L’occasion de jeter un œil dans le rétroviseur en compagnie de Stéphane Grégoire, le fondateur de la première heure. / Damien Le Berre 1995, en ce temps où l’on peut encore s’appeler Amélie Poulain sans que les gens se foutent de vous, le label associatif nancéien Sine Terra Firma signe un certain Yann Tiersen. Tiersen vend des disques et, en 1997, Sine Terra Firma change son nom pour Ici d’ailleurs. Depuis, de Rodolphe Burger à Matt Elliott, de Julien Ribot à Chapelier Fou, une petite cinquantaine d’artistes sont passés par là, pour une centaine de disques produits. « Plutôt des musiques pour l’esprit que pour les pieds. Au catalogue, on n’a ni French Touch ni grand-chose pour le dancefloor. », se marre Stéphane Grégoire, fondateur et boss du label. Avant d’accoucher d’une jolie formule : « On fait des musiques carrées qui tournent rond... » Avec quinze ans de bouteille, le regard est critique mais pas résigné. « Je trouve que les musiques révèlent la mentalité d’une société. Et là il y a un consensus mou. Heureusement, il y a toujours des gens qui ne veulent pas consommer cette fast- music qu’on entend partout.  Le menu Ici d’ailleurs s’annonce effectivement équilibré » à Stereolux : entrée avec le déjanté trublion post-folk Mein Sohn William, plat consistant avec Thomas Belhom, fromage avec Winter Family et dessert proposé par Numbers Not Names, nouveau projet hip-hop comptant dans ses rangs le producteur de Dälek. À 20h30 en salle Micro : Numbers Not Names, Mein Sohn William, Thomas Belhom, Winter Family. la LA NGUE SULFUREUSE NOT JUST A SONG repris de justesseComplet le concert de Gaspard Augé et Xavier de Rosnay ? Concert - Pony Pony Run Run Qu’à cela ne tienne… Quand on est jeune et groupie du samedi 24 avril - salle maxi pianiste, on peut tenter le coup en douce. Faire croire aux parents qu’on est chez un copain le mercredi, traîner son slim usé toute la sainte journée du côté de Stereolux Après le succès pharaonique de Hey you, les locaux de pony jusqu’au soir et tenter de se faire enfermer dans un recoin pony run run remettent le bleu de chauffe pour prouver qu’ils ne sont pas le groupe d’une seule chanson. / Sylvain Chantaldu bâtiment avant que n’ouvrent les portes pour les heureux détenteurs de ticket. C’était sans compter la présence du programmateur des lieux, qui de son flair d’épagneulbreton, a déniché les resquilleurs avant l’heure. Ils en furent L’un a fait le tour du monde, l’autre a découvert les joies de la paternité, le troi- sième a lu plein de livres en anglais. Avant d’aborder cette tournée qui passera bons pour un avertissement. La prochaine fois, c’est 100 par Stereolux le 24 avril, Gaëtan, Amaël et Antonin se sont ressourcés chacun lignes sur une page à petits carreaux. Qu’ils se rassurent, à leur manière. Il faut dire que la pression est grande à l’heure de présenter ils pourront après coup profiter de l’ambiance fiévreuse du leur deuxième album, sobrement intitulé Pony Pony  /Run Run. On ne glane concert nantais, mais sur le Net : les Justice recherchent pas comme ça une Victoire de la Musique sans générer de l’attente, voire l’auteur d’une vidéo pirate tournée dans la salle Maxi, pour provoquer de la jalousie. L’année dernière, les «  Pony  ont composé les » en faire leur teaser promo sur la tournée ! morceaux de leur nouvel opus au gré de leurs déplacements à l’Île de Ré, Berlin, Tokyo, Arles et Angers. À l’automne, c’est à Los Angeles que le trio est parti mixer le tout. Mais c’est à Nantes, au Batiskaf, que les gars ont Chœurs de rockeurs choisi de répéter leur nouveau set. De l’aveu même d’Antonin, le groupeAvant un tour de chant, rien de tel que de se chauffer un peu a clairement l’impression de « repartir de zéro » et les quelques dates ca-la voix. Mais là où certains recherchent l’intimité de la douche lées en Allemagne en ouverture de tournée ne seront pas de trop pour relaxante, du trône salvateur, de la cuisine effervescente, éprouver leur show. Le groupe a en tout cas hâte de reprendre la route. d’autres à quelques jours d’intervalle et sans le savoir, Les indices sont au vert. Même si les connexions n’atteignent évidem- ment pas les chiffres astronomiques de Hey you (plus de huit millions fouleront les mêmes marches de la cage d’escalier qui de visites), le clip de Just a song, premier extrait du nouvel album, a mène vers la scène. De Wu Lyf, à Camille, en passant par reçu un bon écho sur la Toile. Les Nantais ont su s’entourer puisque Catherine Ringer, ce sont d’étranges sons aux apparences cette réalisation est signée par Partizan, la boîte de production quigutturales qui ont hanté cet espace insolite début décembre. a tourné l’un des meilleurs clips de l’année 2010 avec Bombay du Entre le cantique liturgique et le chant grégorien, l’escalier a Barcelonais El Guincho. Quant à l’équipe qui les accompagne en fait résonner Stereolux jusqu’aux bureaux du 4e étage, dont tournée, c’est la même qu’il y a deux ans, constituée en grande on ne percevait que des voix spectrales sorties d’un film majorité de Nantais. Pour le show à Stereolux, les places sur la d’épouvante. guest-list du groupe seront chères... STEREOLUX MAGAZINE ~ NUMÉRO TROIS
  5. 5. un festival,c ’ ests ’ emm ê l erFestival - Les Femmes s’en Mêlentjeudi 22 mars -salle microdepuis 1997, le festival itinérant fait la part belles auxartistes féminines. avant la halte nantaise, stéphaneamiel, le programmateur, revient sur la genèse de cetévénement devenu incontournable. / Marie Gallic Dans le café jouxtant le petit bureau d’Imperial Prod, pas loin de la place de la Bastille à Paris, où travaille Stéphane Amiel, programmateur des Femmes s’en mêlent, la tenancière se voit remettre les autocol- lants de la prochaine édition du festival. « C’est quoi cette masse bleue au milieu ? Des cheveux ? C’est moche ! Je préférais Napoléon… » La patronne fait référence à l’affiche de la dixième édition et, sans le STÉPHANE AMIEL savoir, à l’un des plus grands moments du festival : le passage d’Electrelane à La Cigale parisienne en2007. « Ça a été une fête pour tout le monde. Le groupe s’est pris uneclaque et le public était chaud comme la braise. Il y avait une exultation,un truc comme on en vit rarement. Tender Forever a bien chauffé la salleavant ; elle a vendu tout son merchandising ce soir-là. Jusqu’au dernier Kate Bush et un safari…slip ! », se réjouit Stéphane. La Bordelaise a été récompensée pour son La première édition, montée en 1997, était un événement autour de lamouillage de maillot puisqu’elle a assuré toutes les premières parties de journée de la femme. « L’idée n’est pas de moi. C’est un ami qui me l’ala tournée d’Electrelane par la suite. soumise au cours d’un safari photos en Tanzanie ! Il voulait célébrer laMais Tender n’est pas la seule à avoir tissé des liens lucratifs lors de ce création musicale au féminin le 8 mars. Je n’avais jamais bossé dansfestival propices aux rencontres. « Les Femmes s’en mêlent, ce n’est la musique, mais j’avais du temps, alors j’ai foncé. Au départ, c’étaitpas juste coller des noms les uns à côté des autres, c’est aussi ré- un peu basique, on aimait les voix de filles comme Kate Bush qui nousfléchir aux ententes potentielles : quelles artistes ont des choses à se subjuguait… » Et puis, dès la deuxième édition, le problème de payer undire et sont susceptibles d’être heureuses de partager une scène ou billet d’avion à des artistes étrangères pour une date unique s’est posé.une loge ? », confirme le programmateur qui concède toutefois qu’il y a Alors le festival est devenu itinérant. « L’itinérance est avant tout un choixaussi dû y avoir « des combinaisons désastreuses ». Mais les crêpages économique, mais c’est ce qui fait que l’événement existe encore.  »de chignon font partie des risques du métier  «  festival, c’est s’em- : Un Parce que, si LFSM ne roulent pas sur l’or, ça ne les empêche pas demêler. Tu prends plein de gens différents et tu en fais un paquet  Les ! mettre les petits plats dans les grands. «  met les moyens pour ali- OnFemmes s’en mêlent, c’est vingt-cinq groupes avec des femmes qui menter des petites jauges. On fait de l’affichage dans le métro, des pro-se mélangent, ça fait un amas de femmes  Bon, au départ, on voulait ! grammes, des compilations… Des trucs de luxe qui plombent le budgetsurtout signifier que les femmes se mêlaient du business, mais ça fait à chaque fois mais, notre but, c’est qu’il y ait du retentissement, que lesun double jeu de mots qui met en valeur la notion de lien sans laquelle filles moins connues occupent autant le terrain pendant le festival quele festival ne serait rien. » celles qui sont d’ordinaire plus soutenues par les médias… »Illustration avec stéphane amiel de la philosophie dupartage équitable qui règne au sein de la programmationdes Femmes s’en mêlent avec le plateau nantais. / M.G. le plateau nantais«  soirée sera emmenée par My Brightest La est un tel diamant que ça me permet de et restent bien en tête. Beth Jeans Houghton,Diamond qui est un peu une tête d’affiche, programmer deux découvertes derrière. c’est une nouveauté, je ne l’ai jamais vue, je l’aivu l’engouement suscité auprès des salles au Dillon et Beth Jeans Houghton & The programmée sur la foi de quelques morceauxmoment où Shara Worden a accepté notre Hooves Of Destiny brouillent les pistes. et vidéos. Là aussi, on est surpris par lainvitation. Elle fera pas moins de onze dates La première est une jeune artiste allemande signature sur Mute (label allemand de Liars,avec Les Femmes s’en mêlent cette année  ! signée sur BPitch Control, le label d’Ellen Allien. ndlr). L’album est très ambitieux, il y a un côtéC’est une artiste à part, elle se met une salle On s’attend donc à de la grosse electro alors rétro dans la voix de Beth. Ça a l’air très sage,dans la poche en deux morceaux et après, que pas du tout  Dillon, c’est des chansons ! comme ça, mais à l’époque de son premier EP,c’est l’hystérie totale. Pas moyen de la faire pop à la Kate Nash. Il y a quelques morceaux, j’avais l’impression qu’elle était tout le tempssortir de scène avant cinq rappels ! Un concert dont Thirteen Thirtyfive (en écoute sur le site nue sur scène… Elle a des tatouages partout.de MBD, c’est démentiel et Shara Worden des FSM) qui tapent tout de suite dans le mille Elle a l’air insaisissable…  http://www.lfsm.net
  6. 6. maxi paradise Paradise -samedi 24 mars -salle maxi Après un essai en salle micro en novembre dernier, les soirées paradise investissent la maxi et le bar le 24 mars prochain. avec la volonté affirmée de retrouver la forme « olympic » qui a fait leur notoriété. / Sylvain Chantal ¢ KenoDe l’aveu même de ses organisateurs, Dan et PF, la première Paradise « Là, il s’agit d’un vrai départ, insiste PF. Nous allons voir si la sauce prendorganisée à Stereolux le 19 novembre dernier était « trop sage, trop clean ». et si nous réussissons à nous approprier le lieu.  y a tout pour faire IlSans aller jusqu’aux extrêmes de la soirée Sweatlodge (lire La Langue quelque chose de monstrueux à Stereolux ! » En terme de com’, Dansulfureuse en page XX), il manquait un peu de cette folie qui habite les et PF éditent un fly à l’ancienne, distribué dans les bars, annoncentParadise depuis quinze ans. «  se plaignait de la chaleur qui régnait On la programmation, ce qu’ils ne faisaient pas toujours (« La star pourà L’Olympic, explique Dan. Mais on en vient à la regretter aujourd’hui  : nous, c’est le public.») et mettent l’accent sur leur site internet,plus personne ne se met à poil, il fait beaucoup plus froid à Stereolux  » !  www.paradiseprod.com, qui se veut interactif avec des photos,Problème de riche également, les 400 places étaient parties treize jours vidéos et une fonction « chat » entre amis. « Peut-être que va seavant la date. « Nous étions presque trop en famille. Les gens étaient greffer une nouvelle génération, conclut Dan. Sur la dernièrecontents de se retrouver et ils ont passé beaucoup de temps à discuter édition, on a eu plein de petits frères qui débarquaient avecà l’espace fumeur ! » Pour la prochaine édition, les deux tauliers voient les leurs aînés. La Paradise, ça dure depuis si longtemps quechoses en plus grand. Du live dans la Maxi, des DJ dans le bar avec un c’en est devenue une histoire de famille... »dance-floor au bout du hall, des performers, une déco réalisée par CrystalPalace, des lumières signées Fablight, des podiums dispersés un peu De 21h à 4h : Jazzanova, Tapesh, Alex Barck, Georgpartout pour que les gens puissent danser, un service au bar renforcé... Levin, Bertrand Dupart, Dan Bono, G.I. Disco, Jakson. Festival Solidaire du Chocolat- du 1er au 3 mars - salle maxi plein de bras, p l ein de chocolat pour sa deuxième édition, la solidaire du chocolat programme de nombreux artistes à stereolux. mais, comme son nom l’indique (et on ne parle pas du chocolat), cet événement dépasse les simples volets sportifs et musicaux. / Sylvain ChantalEn 2009, a eu lieu la première Solidaire du participants, mais également des plus petites. Stereolux, du 1er au 3 mars. Au menu  Sylvain :Chocolat, transat qui relie Nantes-Saint-Nazaire «  permet à des petites boîtes de s’associer On Beuf, Laurent De Wilde, Yaël Naim et Davidet Progreso dans l’état mexicain du Yucatan. pour réunir le ticket d’entrée fixé à 25 000 Donatien, Elisa Duni, Manu Katché, AndréInspirée du premier trajet emprunté en 1896 par euros », explique Christelle Bervas, coordinatrice Manoukian, China Moses, David Sanchez,le Belem (dont Nantes est le port d’attache), cette générale «  communication et partenariat  de » Sanseverino, Alex Tassel, The Volunteeredcourse de bateaux développe parallèlement au l’événement. Et ce qui est formidable, c’est que Slaves, Fred Wesley. «  Tous les artistesvolet sportif tout un travail axé sur un mécénat presque tous les collaborations initiées en 2009 viennent avec des cachets a minima, au rasd’un nouveau genre : chaque coureur sur la ligne perdurent. En 2012, on retrouve les mêmes des pâquerettes, confie Christelle Bervas. Lede départ est en effet accompagné d’un projet assos avec les mêmes mécènes  La Solidaire ! directeur artistique Alex Tassel, qui est Talentsassociatif solidaire soutenu par un mécène. En du Chocolat a su créer du lien. » adami, a fait fonctionner son réseau d’amis...»s’appuyant sur ces collaborations, la première Quelques noms d’associations soutenues  ?édition a ainsi permis de lever 500 000 euros de « Save the children  «  », Les toiles enchantées  », Plus d’infos sur www.lasolidaireduchocolat.comfonds solidaires des deux côtés de l’Atlantique. «Un maillot pour la vie», « Planète Enfants »... et programmation complète en page 11.De grosses entreprises, comme Système U Parallèlement à cette démarche, la Solidaireet Véolia Environnement, figurent parmi les du Chocolat organise une série de concerts à STEREOLUX MAGAZINE ~ NUMÉRO TROIS
  7. 7. Concerts, expos, conférences… du 28 au 31 mars L Fabrique :Stereolux & Trempolino a cl ubbing & résistance Depuis dix ans, Berlin est vanté pour son clubbing extrême et ses lieux inimitables. Sur place, la situation est plus contrastée depuis que le milieu s’est industrialisé. Qu’est donc devenu le wonderland du clubbeur alternatif ? / Thomas Corlin Le mythe de la décadence à la berlinoise est bien réel, et il suffit de faire un petit tour en after au Berghain, club emblématique à la réputation sulfureuse, pour y goûter. Ici, la notion de fête semble s’être muée en un art visant à transformer son corps et son être au milieu d’un théâtre à la fois attirant et malsain. Aucun miroir, interdiction de prendre des photos, on est personne, on a mis son existence sur pause. Le son d’une techno souvent glaciale impose ay ©A lice Duf sa domination, quelques freaks traversent le décor, et la commu- nication semble avoir des enjeux différents, notamment lorsque les touristes ont laissé place aux habitués une fois le matin venu. On se croirait alors dans une version techno contemporaine d’un film l in de Fassbinder quelque peu vicieux. ber Sans mener nécessairement à ces extrêmes (on y trouve aussi des clubs où les gens font la fête normalement), c’est cette permissivité qui fait l’attrait des clubs de la ville, qui ne sont soumis à aucune régulation administrative et sont ainsi libres de choisir leurs heures de fermeture. Les excès inhérents à toute cette liberté (ainsi qu’à l’esprit local typiquement déviant) ont été parfaitement résumés par go le producteur anglais et résident berlinois Ewan Pearson  « N’ou- : bliez pas de rentrer chez vous  «  peut être dangereux, avoue ». Ça Gaby De Villoutreys, bookeuse française installée à Berlin, le but est d’éviter de tomber dedans. Et puis il faut aussi garder ça pré- cieux, comme un morceau qu’on aime beaucoup, et donc ne pas trop en abuser. » D’autant que l’étendue de l’offre permet de varierDésignée capitale mondiale de la musique les plaisirs. À chaque club sa personnalité, son histoire, comme le défunt Bar25, sorte de petite paillote sur les bords de Spree, ou leélectronique au début des années 2000, Berlin a Watergate, plus mainstream, mais toujours magique à ses heures.vécu le faste qui succède aux grands traumatismesde l’histoire. Passée cette euphorie, que se cache- Cet état de grâce commence lentement à se déliter de l’avis général.t-il derrière cette robe un peu cliché des nuits « Ce n’est plus comme avant, affirme Solmaz, Berlinoise travaillant dans la danse contemporaine. Les prix deviennent exorbitants parclubbing sans fin ? Entre conférences, workshop, rapport au niveau de vie d’ici. Le tourisme et les hipsters sautentprojections et concerts, Trempolino et Stereolux aux yeux, l’underground est de moins en moins underground, etproposent une semaine durant un petit tour non le clubbing souffre de tout ça.  Avec la «  » professionnalisation  du »exhaustif de cette capitale, fiévreuse, colorée, milieu vient sa standardisation. De nombreux clubs ont perdu endéfricheuse. authenticité, quand d’autres ont tout simplement fermé du fait de projets d’aménagements qui ont nécessité de raser des clubs, pro- bablement pour déplacer le clubbing du centre-ville.30 MARS Salle Micro - 20h30 Le renouveau semble se trouver dans les lieux de plus petites tailles, comme Chez Jacki, ouvert par trois Français l’année dernière, ouGrischa Lichtenberger / Robert Lippok / Oval / Emika / Bodi Bill dans des cadres plus chaleureux, comme le Wilden Renate, qui propose des salons comme à la maison. « Dix nouveaux clubs ont31 MARS ouvert en un an. Certains lieux misent plus sur la convivialité, en Salle Maxi - 21h proposant des Dj’s locaux plutôt que des gros noms, et c’est toutEchos Shrubbn !! (T-Raumschmiere et Schieres / Transforma) aussi bien », explique Gaby. Et même si nombreux sont ceux quiMiwon & telematique & u-matic / Sascha Funke / Jahcoozi / craignent que la ville perde son cachet d’ici dix ans, elle reste unNotic Nastic / Jan Driver. cas à part et possède toujours sa spontanéité d’après Solmaz, « en tout cas plus que n’importe où en Allemagne, et même en Europe ». STEREOLUX MAGAZINE ~ NUMÉRO TROIS
  8. 8. E LE C T R O N I K R E I C H S TAGCes dernières années, l’hégémonie électronique berlinoise a été remise en question. Maisd’où vient-telle exactement ? Et est-elle aussi homogène qu’elle en a l’air ? / Thomas Corlin«Il est assez difficile de percer à Berlin lorsqu’on qui prendra le dessus jusqu’à se démocratiser pris les plus connus, du fait de la concurrence etne fait pas de la musique électronique. De plus, grâce et à cause des exilés Villalobos, Hawtin du niveau de vie. Sascha Funke, artiste berlinoissi on n’est pas discipliné comme les Allemands et consorts, et devenir une sorte de bande-son ayant débuté chez BPitch, explique que « cele sont, il est très difficile d’être productif là- kilométrée du clubbing local puis mondial. Vien- que l’on appelle la scène musicale berlinoisebas…» Ce sont les mots d’HTRK, trio australien dra aussi le temps de l’électro-tech froide, smart réunit beaucoup genres. Le statut de la créationplutôt noise à l’époque, qui avait habité Berlin et urbaine de BPitch, label d’Ellen Allien, pro- s’affaiblit un peu en effet, mais c’est un phé-au milieu des années 2000 avant de déménager ductrice visionnaire qui viendra incarner le cool nomène général. Comme beaucoup d’artistesà Londres pour vraiment prendre son essor. Et allemand, celui de la house intelligente de Gom- vivent à Berlin, c’est plus visible ici ».il y a du vrai là-dedans. Si la ville a été connue ma, de l’électro carnassière de Shitkatapult, etpour ses musiques extrêmes de tout bord, il surtout des plasticiens de l’électronique Raster- Tous les locaux vous le diront, Berlin ne vibres’en dégage une dominante électronique, de- Noton, pour les plus emblématiques. pas qu’au son d’une techno martiale et désin-puis la kosmische musik des hippies teutons Quid désormais de cette grande famille qui a fait carnée. Ostgut Ton (label inhouse du Ber-à la Klaus Schülze dans les 70’s, les architec- de la musique électronique une marque de fa- ghain, tout comme le Watergate a le sien) oc-tures ambiantes de Bowie/Eno jusqu’à la toute brique berlinoise et même allemande ? Hardwax cupe certes une place prédominante dans cepuissante techno qui trône sur la capitale telle la et ses labels cultes font partie de l’histoire, on domaine, grâce à ses stars Marcel DettmannFernsehturm. parle du déclin créatif de BPitch, on assiste au et Ben Klock, quelque part descendants de passage de l’électro/art-contemporain de Ras- la tradition expérimentale de Hardwax, avecApparue en pleine chute du mur, c’est une ter-Noton vers un plus grand public rendu sen- d’autres structures très pointues comme Stro-scène qui a émergé avec l’acid-house et la rave sible à de telles expérimentations. Mais surtout, boscopic Artefacts et Fachwerk qui montent enculture, comme ailleurs. Les premiers produits l’ambiance a changé. Le phénomène Berlin Cal- grade à vue d’œil. Mais on témoigne aussi surtypiquement berlinois à émerger dans cette ling de Paul Kalkbrenner a marqué la vulgarisa- place d’une recrudescence de la house, de laveine sont sortis de la matrice Hardwax, magasin tion définitive du phénomène techno berlinois. nu-disco, de l’électro-pop (Body Bill, présentsde disques lancé par les papes du genre Moritz De plus en plus de producteurs s’installent à dans le line-up à Stereolux, en sont la preuve)Von Oswald et Mark Ernestus. Il s’agissait alors Berlin et la scène sature un peu de talents - on et de toutes sortes de sous-genre d’électronica.d’une techno de l’épure, du souffle, des limites, explique qu’à Berlin les DJs voient leur cachets Mais toujours pas d’indie-pop rock, quoiqu’onet donc des bases de la minimale, un genre à la baisse quand ils jouent localement, y com- en dise ! U N E T E R R E PR O M ISE ?Berlin, Mecque des avant-gardes depuis toujours. Peut-on trouver des prédispositionsnaturelles à ce statut dans l’architecture et l’historique de la ville ? / Thomas Corlin« Il y a de la place à Berlin pour une musique qui ne cherche pas à plaire rapide (le quartier de Penzlauer Berg en est un exemple flagrant). La mairieet ne s’intéresse qu’à elle-même.  On trouve cette phrase dans Berlin » berlinoise, même si elle encourage activement la scène électronique duSampler, brillant ouvrage de Theo Lessour sur un siècle de musique dans fait des revenus conséquents du clubbing-tourisme, s’engage dans desla capitale allemande. Dans le contexte, elle s’applique à Mania D, groupe aménagements urbains qui changent la géographie musicale de la ville,d’art-punk aléatoire ayant existé quelques temps au début des années comme les controversés 02 World et MTV Center, pas très en accord80, et semble mettre le doigt sur un phénomène qui n’a eu de cesse de avec l’éthique alternative en vigueur. Le projet du pôle média Media Spreese vérifier avant et après. Berlin, ville des avant-gardes artistiques, des a nécessité de sacrifier le Bar25, qui a subi plusieurs fermetures jusqu’àextrêmes, comme s’il s’agissait d’une prédestination. disparaître pour de bon en 2011. Ces hésitations montrent néanmoins que« Berlin était pauvre et n’avait plus d’industrie, toute une vie alternative le club représentait un atout culturel et économique non négligeable mêmeloin des contraintes matérielles y existait, selon Guillaume Ollendorff, du point de vue des autorités.éditeur français à Berlin. On pouvait être musicien à plein temps sans rien Malgré ces transformations, Berlin reste très spacieuse (huit fois plus quegagner. » Pour certains, la mentalité très tolérante de la ville serait aussi Paris) et possède avant tout une esthétique froide, accidentée, une austéritéune réaction sur le long terme à la pression de l’histoire dont elle porte soviétique curieusement noble, qui en font souvent un paysage irréel, trèsencore de nombreux stigmates. La chute du mur quant à elle a déclenché en accord avec la créativité qu’elle engendre. De nombreux artistes ontpour ainsi dire toute la scène électronique  «  : elle a laissé beaucoup souvent évoqué comment l’hiver, souvent polaire, faisait basculer la villed’espaces industriels abandonnés, raconte le producteur Sascha Funke. dans une dimension lunaire, impalpable, et s’avérait très inspirante à laLes infrastructures pouvaient s’installer et réussir plus facilement, la vie production d’un disque. Comme l’explique bien Ollendorff  « Berlin était :n’était pas chère, même des artistes connus ont déménagé ici et ont fait une ville détruite pleine de ruines, en demi-reconstruction permanente, elleconnaître la ville ». ne pouvait pas, je crois, produire de musique parfaitement sûre d’elle et structurée. C’est difficile à vraiment prouver, c’est un feeling. ».Cette utopie bohème touche néanmoins ses limites depuis qu’un tropgrand nombre d’étrangers est venu s’installer à la recherche d’un idéal artyà bas prix, causant ainsi l’augmentation des loyers et une gentrification STEREOLUX MAGAZINE ~ NUMÉRO TROIS
  9. 9. Revolver en résidence , S TEREOLUX -RÉZOSOSSIO- CAL M E E T VOLUPTÉ Vous êtes venus chez nous, voici un florilège de vos meilleurs Leur deuxième album en boîte, Revolver se voit offrir la toute première ou pires souvenirs. résidence de l’histoire de Stereolux. Christophe, guitariste et chanteur du trio, partage son excitation au téléphone. / Marie Gallic Arnaud Bénureau / Mon meilleur souvenir : le repas de noël du vendredi 16 décembre et les fans de David Dtwice Darricarrère à la Nuit Zébrée. Mon pire souvenir : le dessert du mardi 7 décembre, y en avait plus. Théo Boyer / Le pire souvenir : Acheter dès le premier jour sa place pour Kid Koala, car on annonçait un live « exceptionnel », différent de tous les autres. On devait être allongé, dans des «  cabines spatiales  un live vidéo », tout nouveau tout beau, et une exposition des dessins de Kid Koala avant le concert. Résultat  un live basique, pas de nouveau : titre, pas d’expo, concert assis basique. Constance Choumel / Souvenir le plus stu- péfiant : le lavabo des toilettes des filles qui pendouillait le soir de la Borderline Party ! Alex Bu / La colonie de vacances, spectacle¢ Serge Leblon unique, rouste monumentale  Merci pour ! cette expérience musicale. Romain Glbt / Meilleur souvenir  Le festival : des Inrocks car très grosse prog’ avec grosse Revolver tire ses premiers coups en 2002, de tester pour la première fois ces nouveaux ambiance. Et également Selah Sue que quand Ambroise Willaume (chant, guitare) et morceaux en public. Mais la réception est j’avais déjà vue en Belgique mais l’acous- Chris Musset (guitare, chant), amis de longue bonne, même si, bien sûr, les gens dansent tique de la salle m’a ici bluffé. Pire souvenir : date, décident de gratter la guitare ensemble. plus quand ils reconnaissent le mini-tube Get La première partie de The Rapture, Planning- Ils commencent par écumer les bars pari- Around Town. Christophe, lui, dit qu’il na pas torock. Très kitsch et glauque, voire horrifiant. siens en chantant des reprises, puis sortent trop pu juger l’impact des nouveaux mor- J’ai réécouté depuis, musicalement, c’est de l’ombre en 2005 lorsqu’ils composent ceaux, il était trop « excité », même s’il a senti pourtant pas mauvais, mais j’en suis toujours leur propre répertoire. Un poster de Revolver, un public « parfois surpris ». Il faut dire que Re- aussi mal à l’aise. À écouter sans en voir une l’album des Beatles, trône sur les murs de de volver a durci le son en s’adjugeant, en plus du seule image, vraiment ! Et les prochains pires la chambre d’Ambroise ; ils décident d’adop- batteur qui les accompagnait déjà sur la tour- souvenirs vont probablement être l’attente ter ce blase. «  n’a vraiment découvert cet On née précédente, les services d’un bassiste. dans le froid. album que plus tard, avoue Christophe. C’est «  avait envie, sur ce deuxième album, de On Emilien Trtn / Le «  c’est la première fois surtout le contraste entre ce qu’évoque le faire sortir les harmonies vocales du folk reli- qu’on joue à côté d’un gros éléphant  du » mot Revolver et la douceur de notre musique gieux. On voulait montrer que les harmonies chanteur de Metronomy avec son irrésistible qui nous a plu  Octobre 2006, le violoncel- ». vocales, ce n’est pas que les Fleet Foxes ou accent anglais. liste Jérémie Arcache rejoint le barillet. Le trio Simon & Garfunkel, mais aussi Abba… » Jerome Romain / Nouveau à Nantes, je n’avait que trop bien choisi son nom de scène Et le nouveau spectacle, ils vont pouvoir le tra- viens du Havre où j’ai malheureusement as- puisqu’il commence à baser son travail sur les vailler « dans le détail », comme insiste Chris- sisté à la fermeture d’une salle de musiques harmonies vocales. tophe, pendant une semaine à Stereolux. Finis actuelles, le Cabaret Electric où j’étais béné- les clubs sombres sur les routes américaines vole. Lors de mon tout premier week-end à Travailler dans le détail où on se branche sur l’ampli et on joue « à la Nantes, j’ai assisté à l’inauguration de Ste- La sauce prend sur MySpace, le groupe est roots »  Là, Revolver va pouvoir bosser avec ! reolux. Si le Cabaret Electric restera à jamais repéré par Delabel/EMI qui les signe en sep- un ingénieur lumière, une grande première dans mon cœur, je compte bien continuer de tembre 2007. Leur premier album, Music for pour eux. «  Les seules résidences qu’on n’ait venir me consoler à Stereolux. a While sort le 1er juin 2009 et vaut à ce qu’ils jamais faites, c’était deux-trois jours chez des Aymeric Le Burel / Le concert de Selah Sue appellent eux-mêmes leur « pop de chambre » potes, sans ampli ni micro. Là, on a tout le avec la rencontre du groupe en backstage. d’être nommée deux fois aux Victoires de la matériel pour bosser un vrai spectacle. On a Mathieu Forestier / Mes trois potes qui se musique 2010 (dans les catégories «  album déjà bien répété les morceaux, donc, on va font voler leurs iphone pendant Justice ! Virer révélation » et « révélation scénique »). Mais ce aller plus loin dans leur interprétation. Et puis, les pickpockets ! sont les premières tournées, notamment aux on va pouvoir filmer car on ne se rend jamais Anne Ceryse / The good, le super concert États-Unis, fin 2010 et 2011, qui vont définiti- compte de ce que l’on dégage quand on de General Elektriks et ses rappels sans fin et vement transformer les garçons. «  a été la Ça joue… » Et marquer l’histoire... Revolver est en incandescents. The bad, l’absence de rap- découverte de tout. Ça nous a tellement trans- effet le premier groupe en résidence dans les pel et l’ambiance mollassonne au concert de formés humainement et musicalement parlant murs de Stereolux. The Rapture dont j’adore le son. qu’on a hâte d’y retourner  » Nous avons pu !  En résidence du 1er au 5 avril. En concert en Flora Bouchez / Le pire : j’ai été super déçue assister à l’un des « pré-concerts » de présen- salle Maxi le 5 avril, réservé aux titulaires par Metronomy, sans intérêt, concert court, tation du nouvel album au Point FMR parisien de cartes Stereolux. Places à retirer du lundi et pourtant j’aime ou j’aimais... Le meilleur  : qui se déroulaient à guichets fermés les 24 et au samedi, de 12h30 à 18h30, à la billetterie Justice, une tuerie, ça m’a rendu heureuse. 25 janvier. On a senti Revolver un peu ému Stereolux. Concert « public » à l’automne. J’ai les muscles qui piquent aujourd’hui ! STEREOLUX MAGAZINE ~ NUMÉRO TROIS
  10. 10. PROG R A Ml 2M E vri 012 Mars > a Retrouvez toute la programmation (photos, 06 MARS 08 MARS 16 MARS vidéos, music, etc) sur : stereolux.org Le cinéma d’animation, ce n’est pas que pour les enfantsSpectacles organisés par Stereolux : avec Marie-Pierre GroudSpectacles organisés par des asso. nantaises : le film d’animation et le réel #2 14h > 16h – salle Multi 1 BRIGITTE LES VOLLEYEURSSpectacles organisés par des producteurs privés : CHANSON POP 5€ (plus d’infos : voir p. 22) REPRISE DE VOLÉE01 > 03  MARS 13 MARS Brigitte (FR) : Et vous, tu m’aimes ?, le premier opus du binôme Brigitte, cultive avec délectation et autodérision les loufoqueries vocales et autres LA SOLIdAIRE 25 ANS fourre-tout musicaux aux ambiances psyché, electro ou hip-hop. Le phénomène girly est en DU CHOCOLAT Vous êtes adhérent de Stereolux ou titulaire la Carte Stereolux, venez découvrir la nouvelle D’INROCKUPTIBLES 25 ARTISTES marche et rien ne lui résistera. Oh La La ! (FR) : Nouveau projet de Natasha (ex As RÉGATE-MUSIQUE Dragon) et Benjamin (ex The Shoes), leur pop- création des Volleyeurs. Blind test grandeur rock excentrique est à la fois  moderne et retro nature, le show de Reprise de volée, invite 80’s, drôle et dansante.  Elle révèle Natasha en à redécouvrir les tubes radiophoniques du Conférence : En 25 ans, les inRocKs sont devenu incroyable showgirl. moment dans une version pop rock des années un véritable newsmagazine, qui, à travers 80/90 et 2000. Remporterez vous la coupe en 20h •  Salle Maxi (org. O’spectacles)01 MARS retrouvant les 9 morceaux d’origine ?!!! le prisme d’une culture rock, d’une culture d’insoumission, donne un nouvel éclairage CompletAlex Tassel et David Sanchez (FR) : Alex Tassel (Pr) à l’actualité. C’est pour nous parler de cette 19h visite de Stereolux / 20h Pot /est sans doute le trompettiste français à la 20h30 Concert Les Volleyeurs – Reprise culture musicale que Jean-Daniel Beauvalletcarrière internationale la plus développée. Ce de volée. nous proposera une sélection de 25 artistes qui 18 MARSsoir, en quintet (Diego Imbert, Laurent de Wilde Gratuit sur invitation à retirer à ont marqué le magazine. En partenariat avecet Julien Charlet) il invite l’américain David l’accueil Stereolux du lundi au samedi Trempolino.Sanchez, un des saxophonistes actuels les plus entre 12h30 et 18h30. Merci de vous Intervenant : Jean-Daniel Beauvallet, rédacteurdoués et récompensé par un Grammy Award. munir d’une pièce d’identité et/ou de en chef (Les inRockuptibles) votre carte Stereolux. Cette soiréeAndré Manoukian (FR) et Elina Duni (Sui) (+guest) : vient en bonus des 3 concerts gratuits 18h30 > 20h30 / La PlaceEntouré d’un groupe de musiciens rares proposés aux Cartes Stereolux durant (Trempolino à La Fabrique) Gratuit(Stéphane Huchard, Christophe Wallemme, la validité de la carte. (org. Trempolino & Stereolux)Hervé Gourdikian), André Manoukian revientau côté de la chanteuse Elina Duni pour unemusique inventive et pleine d’émotion.tarif unique 30  (org. Musique à Bord) € 07 MARS 15 MARS BOCAGE jeune public(hors frais de location)02 MARSThe Volunteered slaves (FR) : Ce groupe né au J’emmènefestival de Jazz de Marciac et dirigé par OlivierTemime et Emmanuel Duprey n’a pas son pareil « ma maman » Bocage (FR) - Ciné concert « Nanouk l’Esquimau » (Jospeh Flaherty – USA – 1922 – 50’) :pour enflammer les salles...Song & Fred Wesley (USA) : La chanteuse Song invite à Stereolux Sur fond de grands paysages glacés du Canada, patinés par le grain de la pellicule usée, Bocage pose ses mélodies presque boréales sur la vie de MUSTANG jeune publicla légende de la soul, Fred Wesley, autour d’unconcert rythmé et unique préparé spécialement Nanouk. La vie du peuple inuit filmé par Josephpour le Festival de la Solidaire du Chocolat. La Flaherty en 1922, mis en musique par ce duorythmique et les cuivres compteront dans leurs FRENCH BUT CHIC nanto-berlinois, est un carnet de voyage illustré, « Vide ton sac »  : spectacle qui mêle théâtre et un conte plein d’humanité.rangs Laurent de Wilde, Daniel Romeo, Pierrick d’objets, mimes et projections vidéos.Pedron, Alfio Origlio,Guillaume Naturel, Eric le Séances à 10h & 15h – salle Micro 16h •  Salle Maxi (tout assis)Lann. Immanquable ! 5€ / adulte – Gratuit pour les enfants à partir de 5 ans / Tarif unique 6€tarif unique 25  (org. Musique à Bord) € (plus d’infos : voir p.22)(hors frais de location) 21 MARS03 MARSSanseverino Trio (FR) : Accompagné de deuxaccordéonistes Sanseverino, jongleur de mots Mustang (FR) : Électron libre qui sillonne au 15 MARSet valeur sûre de la nouvelle scène française, galop 50 ans de références rock en compagnierevisite l’intégralité de son répertoire. Un de Johnny Cash et de Suicide, la musique de Mustang s’amuse à aller à contre-courant,spectacle intimiste plein de swing et de fantaisie.15h - tarif unique 15€(org. Musique à Bord) électrisant la scène avec rage et nonchalance. Kid Bombardos (FR) : Avec la morgue de leurs CHARLIE WINSTON HERMAN DUNE(hors frais de location) 20 ans et l’assurance de vétérans du rock, POP-FOLK FOLK les Bordelais de Kid Bombardos assènentSylvain Beuf Quartet (FR) : Pour ouvrir la soirée, le crânement une musique désinvolte et volontiersvirtuose du saxophone ténor français ! teigneuse, aux frontières de la brit-pop et du rock indie US. Gagnants par K-O. Herman Dune (Sue / Fr) : La sortie de l’EP StrangeLaurent de WILDE Trio (FR) + guest : L’un des Charlie Winston (UK) : En 2009, le public françaispianistes phare de la scène Jazz touche à tout Cercueil (FR) : Voilà trois ans, on les avait vu surgir aura eu le coup de foudre pour cet Hobo moosic marque pour Herman Dune (signe desde génie, écrivain, accompagnateur hors pair et de terre avec un premier disque crucifix, planté magnifique. Entre folk, soul et blues, à la fois temps ? le tréma a disparu) un renouveaucompositeur d’une rare élégance... dans le thorax de l’électro pop française. Le trio lyrique et hippie, acoustique ou électrique, le artistique, leur anti-folk se colorant de tonalités lillois revient avec cet obscur mélange de pop dandy aura à cœur de poursuivre cette lune de psychédéliques et d’orchestrations pop. CommeNuit Solidaire avec Yael Naim & David Donatien (FR/ expérimentale et d’électro névrosée cousue de fil un trait d’union idéal entre Europe et USA.Isr) , Manu Katche (FR), Sanseverino (FR) et China Moses miel avec son deuxième album en main... d’or. Avec en prime une superbe création vidéo (+1er PARTIE)(USA) : Un plateau réalisé en exclusivité pour la immersive. Medi (Fr) : Le Français Medi s’affirme aujourd’huiSolidaire fera se côtoyer les deux Parrains de la en solo avec un disque de soul racé et nerveux, 20h30• Salle MicroSolidaire du Chocolat Yael Naim et Manu Katché 20h30 – Salle Micro un mélange de pop West Coast et de soul Carte 10€ / Loc. 14,60€ / Guichet 15€ Carte 9€ / Loc. 13,60€ / Guichet 14€ Motown, Ce musicien complet au parcours peupour un moment rare et généreux. commun à la classe des grands.tarif unique 30€ (org. Musique à Bord)(hors frais de location) 20h • Salle Maxi / Complet STEREOLUX MAGAZINE ~ NUMÉRO TROIS

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