Tableau de bord de l’attractivité de la France 2012

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La France est un acteur de premier rang de l’investissement …

La France est un acteur de premier rang de l’investissement
international. Plus de 20 000 sociétés étrangères y développent
aujourd’hui leurs activités, emploient près de deux millions de salariés. Elles
contribuent pour un tiers aux exportations, et sont à l’origine
de 20 % des dépenses de R&D consenties par les entreprises.
Les nouveaux investissements étrangers génèrent environ
30 000 emplois chaque année. Ce nouveau tableau de bord 2012 sur l\'attractivité de la France retient une
autre approche, en séparant l’analyse des données objectives
concernant les investissements et les déterminants des choix
de localisation de l’étude des jugements portés sur l’attractivité
française.
La comparaison entre la France et onze pays de l’OCDE (neuf
Etats-membres de l’Union européenne, les Etats-Unis et le
Japon) s’enrichit, dans cette troisième édition, de l’inclusion
de la Suède et de l’Autriche.
L’analyse des indicateurs économiques souligne l’attractivité de
notre territoire, qui bénéficie de son positionnement géographique
en Europe, de la taille du marché domestique, de la qualité de ses
infrastructures et de la qualification de la main-d’œuvre, comme
de la qualité du cadre de vie.

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  • 1. Tableau de bordde l’attractivitede la FranceMinistère de l’Economie et des FinancesDélégation interministérielle à l’aménagement du territoireet à l’attractivité régionale (DATAR)Centre d’analyse stratégique (CAS)Agence française pour les investissements internationaux (AFII)
  • 2. Tableau de bordde l’attractivitede la FranceMinistère de l’Economie et des FinancesDélégation interministérielle à l’aménagement du territoireet à l’attractivité régionale (DATAR)Centre d’analyse stratégique (CAS)Agence française pour les investissements internationaux (AFII)
  • 3. SOMMAIREIntroduction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .Chapitre 1 Les indicateurs de résultat. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . I. Les investissements directs étrangers. . . . . . . . . . . . . . . . . . . II. Internationalisation et ouverture des économies . . . . . . . . . . III. Activités stratégiques. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . IV. Les compétences étrangères. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .Chapitre 2 Les déterminants de l’attractivité. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . I. Taille et dynamisme du marché . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . II. Education et capital humain . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . III. Recherche et innovation. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . IV. Infrastructures. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . V. Environnement administratif et réglementaire . . . . . . . . . . . . VI. Environnement financier . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . VII. Coûts et fiscalité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . VIII. Qualité de vie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . IX. Croissance verte . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .Complément A Les perceptions des investisseurs étrangers . . . . . . . . . . . . .Complément B La dynamique des territoires français . . . . . . . . . . . . . . . . . .Complément C Le rôle croissant des grands émergents dans les investissements internationaux . . . . . . . . . . . . . . . .Conclusion . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
  • 4. Introduction
  • 5. Introduction La France est un acteur de premier rang de l’investissement international. Plus de 20 000 sociétés étrangères y développent aujourd’hui leurs activités, tandis que 30 000 entreprises françaises sont implantées sur des marchés étrangers. La présence des entreprises étrangères est ancienne, les premières rejoignant la France dès le milieu du dix-neuvième siècle . Cette présence s’est renforcée et diversifiée. Depuis dix ans, plus de 6 000 nouveaux investissements étrangers ont été à l’origine de 330 000 emplois en France. La crise économique n’a pas enrayé cette dynamique, puisque depuis 2008 treize entreprises étrangères choisissent la France chaque semaine, en moyenne, pour y installer ou renforcer leur activité. Si la majorité des nouveaux investissements viennent des pays de l’OCDE, les entreprises des pays émergents, chinoises et indiennes en particulier, prennent en nombre croissant le chemin de l’Europe. Dans le même temps, les investissements se multiplient dans des activités à fort contenu technologique. Plus de 320 investissements étrangers ont, ainsi, été recensés dans la R&D depuis dix ans. L’enjeu économique est élevé. En France, les entreprises étrangères emploient près de deux millions de salariés. Elles contribuent pour un tiers aux exportations, et sont à l’origine de 20 % des dépenses de R&D consenties par les entreprises. Les nouveaux investissements étrangers génèrent environ 30 000 emplois chaque année. Mais rien n’est acquis, pour au moins deux raisons. La crise des dettes souveraines, tout d’abord, a placé l’Union européenne au cœur de nombreuses interrogations, en même temps qu’elle confirmait la réactivité dont l’Europe a toujours su faire preuve. Or, l’appartenance au grand marché européen constitue, pour la France comme pour ses voisins européens, l’un des premiers facteurs d’attractivité aux yeux des investisseurs internationaux.Tableau de bord de l’attractivité de la France
  • 6. En second lieu, la crise économique a exacerbé la compétitionentre pays européens, mobilisés pour attirer les investisseursétrangers. La pérennisation des implantations d’entreprisesétrangères et la localisation en France des projets d’extensionet de modernisation sont devenues des enjeux majeurs. Lesinvestisseurs, quels que soient leur projets, comparent etmettent en concurrence les territoires.Pour les y aider, les classements internationaux et les études surl’investissement international fournissent des informations surla compétitivité et l’attractivité des économies. Mais ces analysesreposent sur des choix méthodologiques divers, retenant souventla construction d’indices composites qui mêlent des donnéeséconomiques et les perceptions de dirigeants d’entreprises.Le présent Tableau de bord de l’attractivité de la France retient uneautre approche, en séparant l’analyse des données objectivesconcernant les investissements et les déterminants des choixde localisation de l’étude des jugements portés sur l’attractivitéfrançaise.La comparaison entre la France et onze pays de l’OCDE (neufEtats-membres de l’Union européenne, les Etats-Unis et leJapon) s’enrichit, dans cette troisième édition, de l’inclusionde la Suède et de l’Autriche.L’analyse des indicateurs économiques souligne l’attractivité denotre territoire, qui bénéficie de son positionnement géographiqueen Europe, de la taille du marché domestique, de la qualité de sesinfrastructures et de la qualification de la main-d’œuvre, commede la qualité du cadre de vie.Trois compléments prolongent la réflexion. Le premier présente laperception des décideurs étrangers et souligne la reconnaissanceplus large qu’hier des atouts du site France, à la suite, notamment,des actions de communication conduites dans les dernières années.Le second, traditionnel, aborde la dimension d’aménagementdu territoire, en revenant sur la contribution économique desimplantations étrangères. Le dernier éclaire, pour la premièrefois dans ce document la place qu’occupent les entreprisesdes pays émergents dans la dynamique de l’investissementinternational. INTRODUCTION
  • 7. SYNTHESEATTRACTIVITE DE LA FRANCE : LES RESULTATS OBSERVESLes pays étudiés sont :Européens : Non européens :Synthèse des principaux indicateurs de résultats Tableau de bord de l’attractivité de la France
  • 8. Synthèse des principaux déterminants d’attractivité (indicateurs triés des plus ou moins favorables) INTRODUCTION
  • 9. Les indicateursde resultatI. LES INVESTISSEMENTS DIRECTS ETRANGERSII. INTERNATIONALISATION ET OUVERTURE DES ECONOMIESIII. ACTIVITES STRATEGIQUESIV. LES COMPETENCES ETRANGERES
  • 10. I. LES INVESTISSEMENTS DIRECTS ETRANGERSLa France s’est maintenue depuis le début de la crise économique aux premiers rangs des pays d’accueildes investissements directs étrangers. Les premières estimations de la CNUCED pour 2011 la classent auneuvième rang mondial, les Etats-Unis et la Chine étant les principaux pays d’accueil.Bénéficiant d’un fort rebond des opérations de fusions-acquisitions, les flux mondiaux d’investissementsdirects étrangers (IDE) ont augmenté de 16 % en 2011, pour atteindre 1 524 milliards de dollars. Les IDEentrants à destination de l’Union européenne ont progressé de 32 %.La reprise des flux d’IDE dans le monde observée en 2010, (53,9 Md$), devant l’Allemagne (42,4 Md$) et l’Espagnes’est confirmée en 2011, selon la CNUCED. Les flux d’IDE (29,4 Md$) notamment.ont crû de 1 290 à 1 524 milliards de dollars. Par rapport à la richesse nationale (stocks d’IDE / PIB), laLes IDE dirigés vers les pays développés (747 Md$) ont France accueille près de deux fois plus d’investissementsprogressé de 21 % (19 % vers l’Europe, et 32 % vers l’Union étrangers que l’Allemagne ou l’Italie.européenne). Ceux visant les pays émergents (684 Md$) L’ouverture de la France s’est renforcée en une décennie :ont progressé de 11 % par rapport à 2010. les stocks d’IDE représentent 35 % du PIB en 2011, contreSelon la CNUCED, les flux d’IDE entrants en France ont 29 % en 2000.augmenté de 34 % en 2011, alors qu’ils ont diminué en Les pays qui devancent la France sont généralementdirection de l’Allemagne (- 14 %) et de l’Espagne (- 28 %). des économies de petite taille, dans lesquelles uneAvec 40,9 Md$ d’IDE entrants, la France est en 2011 la part importante des IDE reçus sont liés aux activitésneuvième destination mondiale, et troisième destination transfrontalières des sociétés holding : Belgique, Irlande,européenne, derrière la Belgique (89 Md$), le Royaume-Uni Pays-Bas. Tableau de bord de l’attractivité de la France
  • 11. nels des entreprises investies revenant du secteur bancaire ; (1) Méthode balance des paiements, 05-016z, novembre 2005. Le recours à des données de firmes est nécessaire. L’analyse e la Banque de doit intégrer les données relatives aux projets d’investisse- France estime, pour 2011, à 29,5 Md€ les flux d’IDE entrants ment productif d’origine étrangère, en France, contre 23,1 Md€ en 2010. méthodologiques (1) Les données des flux d’IDE entrants en France correspondent aux estimations définitives réalisées par la Banque de France. Les flux d’IDE totaux 17,4 23,1 29,5 Capital socialPour ces raisons, l’attractivité d’une économie ne peutêtre appréhendée à partir de ces seuls flux d’IDE, dont lesmontants recouvrent des flux de nature très diverse.
  • 12. l’influence ou du contrôle, direct ou indi- rect, varie selon que l’entité de contrôle ultime est, ou non, résidente. principedirectionnel de Cf. encadré 2.1, page 32, du Rapport annuel 2009la société-mère de contrôle ultime sur les de la balance des paiements et de la position exté- La direction de rieure de la France.La France est ouverte à l’investissementétranger. Le principe de liberté est posé « les relationsfinancières entre la France et l’étranger sontlibres »Comme d’autres Etats, la France conservela possibilité d’imposer des restrictionslimitées à ce principe d’ouverture.Elle a ainsi précisé le régime relatifaux investissements sensibles dans lesarticles R.153 et suivants du code moné-taire et financier modifiés par le décretn°2012-691 du 7 mai 2012 : prestation de services de sécurité dans européens ; contrat passé avec un opérateur public ayant conclu un contrat d’étude ou de réalisation d’un bien ou d’un service Ce choix de la transparence et de la prévisibilité n’a pas été fait par tous les pays. Dans bien des cas, les dispositifs de contrôle des investissements étran- privée ; gers laissent à l’autorité publique des marges d’appréciation, génératrices d’incertitude pour l’investisseur. Tableau de bord de l’attractivité de la France
  • 13. L’attractivité d’une économie s’apprécie également au travers des investissements étrangers productifscréateurs d’emplois (nouveaux sites de production ou de services) et des extensions d’activité. Cesinvestissements physiques d’origine étrangère sont restés dynamiques depuis le début de la crise :la France compte, avec le Royaume-Uni et l’Allemagne, parmi les pays les plus attractifs pour lesinvestissements étrangers créateurs d’emploi.Dans un contexte de ralentissement de l’économie Les principales fonctions servies par les projetsmondiale et de concurrence intra-européenne renforcée, d’investissement étrangers en Europe en 2011 sont « lesla France a maintenu son attractivité : 698 décisions centres de décision » (38 %), l’« industrie manufacturière »d’implantation d’origine étrangère ont été recensées (24 %), les « services aux entreprises » (21 %) et laen 2011, contre 782 en 2010 et 639 en 2009. 85 % de ces « logistique » (7 %).investissements sont le fait d’entreprises européennes La répartition sectorielle des projets d’implantationet américaines. L’Allemagne et les Etats-Unis réalisent d’origine étrangère en France est comparable à celle38 % de ces investissements. observée en Europe.En 2011, la France a accueilli 14 % des investissements Comme en 2010, la France se place, en 2011, au premierétrangers créateurs d’emploi qui ont été recensés en rang européen pour l’accueil des investissementsEurope. étrangers dans des activités industrielles, parmi lesquelles la chimie, les métaux et travail des métaux, ainsi que l’agroalimentaire. FINLANDE 1% NORVEGE 1% SUEDE ESTONIE 2% DANEMARK 1% NORTH SEA LITUANIE IRLANDE 21% PAY AY YSBAS 5% 4% 5% GRANDE POLOGNE BRETAGNE BELG Q BELGIQUE ELG ELGIQUE LGIQUE LGI LGIQU 12% 2% 2% ALL LEMAGNE R REPUBLIQUE TCHEQUE HEQU HEQ SLOVAQ Q QUIE AUTRICHE E 2% ATLANTIC 14% SUISSE 2% HONGRIE OCEAN 3% 3% ROUMANIE FRANCE 4% ITALIE 4% BULGARIE 1% 1% 8% GRECE GRECE ECE PORT RTUGAL TUGAL L ESPAGNE 1% MEDITERRANEAN SEA MALTE
  • 14. L’Observatoire France, AFII - gine étrangère European Investment Monitor 2011, Ernst & Young productifs sont recensés : sources : Crossborder Investment Monitor, fDi MarketsII. INTERNATIONALISATION ET OUVERTURE DES ECONOMIESL’économie française est très ouverte aux capitaux étrangers. Les entreprises étrangères, qui nereprésentent qu’1 % des entreprises opérant en France, apportent une contribution substantielle àl’économie française.Près d’un salarié sur sept travaille dans une filiale de groupe étranger, et un salarié sur quatre dansl’industrie manufacturière. Cette ouverture est proche de celle observée au Royaume-Uni, mais supérieureà celle estimée en Allemagne ou en Espagne.La part qu’occupent les entreprises étrangères dans la capitalisation boursière des entreprises françaisestémoigne également de l’internationalisation de l’économie française.En 2009, les entreprises sous contrôle étranger (Foreign L’internationalisation de l’économie française se mesureAffiliates Trade Statistics – FATS – collectées par l’OCDE) également à la part que prennent les filiales étrangèresoccupent une place importante dans l’industrie dans les dépenses de R&D exécutées par les entreprisesmanufacturière des principaux pays développés. Dans sur le territoire national : 20 % en 2009 (23 % en 2003).l’Union européenne, elles ont assuré plus du quart de Si ce taux est plus faible qu’au Royaume-Uni ou enla valeur ajoutée du secteur. Allemagne, il surpasse celui observé aux Etats-UnisEn France, la contribution des filiales étrangères à (14 %) ou au Japon (5 %).l’emploi (13 % en 2009) et à la valeur ajoutée (20 % en La forte internationalisation de l’Irlande apparaît2009) souligne l’internationalisation de l’ensemble de très spécifique, liée au développement d’unel’économie. économie fondée sur l’ouverture des marchés auxCette contribution est plus marquée dans l’industrie investissements internationaux, notamment américainsmanufacturière : les filiales étrangères y assurent 25 % de et européens.l’emploi marchand, et 31 % de la valeur ajoutée (2009). Tableau de bord de l’attractivité de la France
  • 15. La forte présence des entreprises étrangères dans la de détention (+ 2,2 points) s’explique pour 1 point liécapitalisation boursière des entreprises françaises aux flux nets acheteurs des non-résidents, 0,5 point àtémoigne également de l’internationalisation de un effet de changement dans la composition du CACl’économie française. Selon la Banque de France, la part 40 et 0,7 point dû aux autres effets (principalementde la capitalisation boursière des sociétés françaises effets de valorisation).du CAC 40 détenue par les non-résidents s’élevait à La zone euro est la première origine géographique,43,3 % fin 2011, pour un montant de 334,6 milliards représentant un peu moins de la moitié de la détentiond’euros (contre 41,1 % fin 2010). La croissance du taux étrangère, suivie par les États-Unis (14,5 %).
  • 16. III. ACTIVITES STRATEGIQUESL’implantation de centres de Recherche et Développement (R&D) et de quartiers généraux ou siègessociaux de groupes internationaux a des effets d’entraînement sur le reste de l’économie, en termes desavoir-faire et de transferts technologiques. En ce sens, ces opérations méritent d’être identifiées commestratégiques. Si ces activités ne sont pas les implantations les plus créatrices d’emploi, elles contribuentcependant à l’attractivité de notre pays.En 2011, la France, ex-æquo avec l’Allemagne, est au deuxième rang européen pour l’implantation desactivités de Recherche et Développement et de quartiers généraux, derrière le Royaume-Uni.La France compte parmi les premiers pays européens Le nombre d’implantations de quartiers généraux enpour l’accueil des projets étrangers de R&D et de quartiers France a triplé depuis 2009. Il représente 4 % de l’ensemblegénéraux. des nouveaux investissements recensés en 2011.En 2011, elle a été le 2e pays d’accueil des activités de R&D Les entreprises étrangères des secteurs des médicamentsaprès le Royaume-Uni. Accueillant 16,1 % de l’ensemble et biotechnologies appliquées, des logiciels ou prestationsdes projets étrangers de R&D recensés en Europe, la informatiques sont les principaux investisseurs dansFrance devance l’Irlande (14,4 %) l’Allemagne (13,8 %) les activités de R&D. Elles sont, en France, à l’origine duet l’Espagne (10,9 %). tiers de l’ensemble de ces activités.Le nombre des investissements étrangers dans la R&D Au cours de la dernière décennie, on assiste à une progressionen France a progressé depuis 2001, de l’ordre de 6 % en du nombre de décisions d’investissement étrangers dansmoyenne annuelle. Cette dynamique s’est accélérée les secteurs à fort contenu technologique.depuis 2007 (+ 12 % en moyenne annuelle sur la période La France est une terre d’accueil privilégiée pour2007-2011). Ces projets représentent 7 % de l’ensemble les investissements étrangers dans les secteurs desdes nouveaux investissements physiques étrangers médicaments et biotechnologies appliquées, des produitsrecensés en France en 2011. chimiques, des équipements médicaux, de conseil et d’ingénierie. Tableau de bord de l’attractivité de la France
  • 17. IV. LES COMPETENCES ETRANGERESLa capacité à former des talents venus de l’étranger traduit, autant qu’elle conditionne, le rayonnementinternational et l’attractivité d’un pays. Avec près de 250 000 étudiants étrangers inscrits dansl’enseignement supérieur, la France figure, en 2009, au 4e rang des pays de l’échantillon (5e rangmondial).Si la proportion d’étudiants étrangers venant suivre des programmes de recherche est forte, les étrangersne représentent qu’une faible proportion des ressources humaines en science et technologie.La mobilité géographique des étudiants dans le monde L’Afrique est la première région d’origine des étudiantss’est fortement renforcée : en 2009, plus de 3,7 millions étrangers inscrits dans l’enseignement supérieur end’étudiants étaient scolarisés à l’étranger, soit 77 % de France (42,9 %), devant l’Asie (22,1 %) et l’Europe (21,1 %).plus qu’en 2000. En Allemagne et au Royaume-Uni, la part des étudiantsAvec près de 250 000 étudiants accueillis, la France se européens est beaucoup plus élevée (respectivementplace au 4e rang, derrière les Etats-Unis, le Royaume-Uni 46,9 % et 32,4 %), tout comme la part des étudiantset l’Allemagne. asiatiques (respectivement 37,8 % et 49,1 %).Les étudiants étrangers représentent un peu plus de 11 % Les salariés occupant un emploi dans le secteur desde l’ensemble des étudiants inscrits dans l’enseignement sciences et technologies (RHSTO) contribuent fortementsupérieur en France en 2009, une proportion comparable au développement de l’innovation technologique.à celle de l’Allemagne (10,5 %), mais inférieure à celle En France, cet ensemble de salariés représente prèsdu Royaume-Uni (20,7 %). de 31 % de la population active en 2009. Parmi cetteLa France se distingue par la très forte proportion catégorie de salariés, la proportion d’étrangers s’élèved’étudiants étrangers venant suivre des programmes à 2,6 %. Cette proportion, plus faible que dans d’autresde recherche de haut niveau (40,9 %). pays européens, a progressé de 14 % depuis cinq ans. Tableau de bord de l’attractivité de la France
  • 18. 2Les determinantsde l’attractiviteI. TAILLE ET DYNAMISME DU MARCHEII. EDUCATION ET CAPITAL HUMAINIII. RECHERCHE ET INNOVATIONIV. INFRASTRUCTURESV. ENVIRONNEMENT ADMINISTRATIF ET REGLEMENTAIREVI. ENVIRONNEMENT FINANCIERVII. COUTS ET FISCALITEVIII. QUALITE DE VIEIX. CROISSANCE VERTE
  • 19. I. TAILLE ET DYNAMISME DU MARCHELa taille de marché du pays d’accueil (appréhendée, notamment, par le PIB nominal et le PIB par habitant),comme son dynamisme, sont des facteurs souvent déterminants dans les choix de localisation desfirmes multinationales.En 2011, avec un PIB de 2 776 milliards de dollars à prix courants, la France est le 5e marché mondialaprès les Etats-Unis, la Chine, le Japon et l’Allemagne.En termes de PIB par habitant, la France se situe en 2011 L’Europe est le plus vaste marché du monde. Son PIB està un niveau comparable à ceux de l’Allemagne ou du estimé à 17 578 milliards de dollars (Md$) courants en 2011Royaume-Uni, derrière les Etats-Unis. pour l’UE-27, contre 15 094 Md$ pour les Etats-Unis. La position géographique de la France et la taille de son marché en font une plateforme de rebond vers les marchés européens. e Tableau de bord de l’attractivité de la France
  • 20. Russie Amérique du Nord Europe de l’Est Asie Union Européenne Centrale Grande Japon Chine Afrique Corée du Nord du Sud Moyen Inde Amérique Orient Centrale Afrique Asie Centrale du Sud-Est Europe Amérique du Sud Afrique Australe Australie PIB courant (en milliards de $) PIB courant (en milliards de $) Sources: FMI, WEO, Avril 2012 3577 1493 513 17 577 4 172 613Les entreprises captent la demande étrangère via l’exportation et l’implantation à l’étranger. Leursperformances en la matière reposent sur la compétitivité des pays. Elles déterminent en partie l’attractivitédes économies.En 2011, avec 3,3 % des exportations mondiales de En 2011, les exportations de marchandises progressentmarchandises, la France se place au 6e rang mondial fortement en France (+ 14,1 %), mais à un taux inférieuret au 3e rang européen à celui de la majorité des pays étudiés.La France occupe le 5e rang mondial pour les exportationsde services
  • 21. En 2011, la France est le 4e pays pour les flux d’IDEsortants (5,3 % des flux mondiaux) Tableau de bord de l’attractivité de la France
  • 22. II. EDUCATION ET CAPITAL HUMAINLa France investit fortement dans l’éducation. Elle dispose d’une main-d’œuvre bien formée et très productive.Pour pérenniser ces atouts, la France continue d’investir dans l’enseignement supérieur et le renforcementdes compétences scientifiques de la population.Identifiés comme des domaines stratégiques pour la France, l’enseignement supérieur et la formation ontbénéficié d’une dotation de 11 milliards d’euros, dans le programme d’investissements d’avenir.la France fait partie des pays qui investissent le plusdans leur système éducatif Tous niveaux denseignement Enseignement supérieur
  • 23. L’évaluation des compétences scientifiques des élèves de Pour les activités de formation continue, la France se15 ans (enquête PISA) place la France dans une position classe dans la moyenne du panel étudié :moyenne : Les ressources humaines en science et technologieLes 25-34 ans constituent une population particulièrement (RHST)qualifiée : Tableau de bord de l’attractivité de la France
  • 24. cette dernière catégorie représente 34 % de dans beaucoup de pays ; les baisses les plus prononcéesl’emploi total en 2010. En France, comme dans l’ensemble de l’UE15, la productivité horaire est restée stable.La population de chercheurs est bien représentée : avec e En 2011, presque tous les pays de l’échantillon connaissent une augmentation de leur productivité horaire du travail.La France affiche une forte productivité du travail,Sur la période 2007-2010, la productivité horaire a chuté
  • 25. III. RECHERCHE ET INNOVATIONL’intensité et la qualité des activités de recherche et d’innovation sont déterminantes pour l’implantationd’entreprises à forte intensité technologique ou de connaissances.L’intensité en R&D de la France s’est maintenue en 2010, après avoir progressé entre 2007 et 2009.La France affiche de bonnes performances en matière d’innovations commerciales. Elle a amélioré saposition dans les domaines technologiques les plus porteurs. Depuis 2009, elle présente, ainsi, desavantages technologiques révélés dans les nanotechnologies et les biotechnologies. e En 2010, l’intensité en R&D de la France (ratio DIRD / PIB, de 2,26 %) est plus élevée que dans l’ensemble de l’UE-15 (2,06 %) Tableau de bord de l’attractivité de la France
  • 26. Les dépenses de R&D des entreprises ne représententsur la période 2002-2007ratio s’est redressé depuis 2007. Un brevet est un titre de propriété indus cibler les brevets ayant une valeur élevée constitue une protection de la propriété
  • 27. La France a amélioré sa position dans des domaines technologiques les plus porteurs. En 2009, avec37 dépôts de ce type par million d’habitants, la Francese place notamment derrière le Japon (102), la Suède(94), l’Allemagne (68) ou les Etats-Unis (45). En 2010, la France se place au premier rangdes pays de l’échantillon avec environ 2 100 marquesdéposées par million d’habitants. i Part de marché du pays i dans les demandes de brevets du domaine j ATR j = Part de marché du pays i dans les demandes de brevets tous domaines technologiques confondus i ATR j > 1 Patent Community Treaty Tableau de bord de l’attractivité de la France
  • 28. IV. INFRASTRUCTURESLe « site France » se caractérise par des infrastructures de transport de grande qualité, offrant desconnexions rapides et efficaces avec le reste du monde, en particulier l’Europe, l’Afrique et le Moyen-Orient. Ce facteur d’attractivité représente un atout parfois décisif dans la distribution géographique desactivités productives.Les entreprises implantées en France bénéficient également d’une bonne couverture du réseau haut-débit, et d’une fourniture d’électricité à des prix très compétitifs et stables.La France se caractérise par un investissement publicélevé la France dispose d’un réseau intérieur d’infrastructures de transport particulièrement dense. 2e
  • 29. L’investissement en TIC de l’ensemble de l’économie française (16 % du PIB en 2009) est inférieur e à celui des Etats-Unis (32 %) ou du Royaume-Uni (24 %).Ce réseau terrestre et maritime est complété par desinfrastructures aéroportuaires de qualité. Tableau de bord de l’attractivité de la France
  • 30. le taux de pénétration de l’internet haut-débit a fortementprogressé ces dernières années en France Paris devance largement les principales métropoles européennes.2e Pour les entreprises installées en France, les prix de Les écarts entre les pays sont plus marqués pour le l’électricité sont particulièrement attractifs. Ils sont les plus compétitifs et parmi les plus stables d’Europe, en raisonréseau haut-débit sans fil
  • 31. V. ENVIRONNEMENT ADMINISTRATIF ET REGLEMENTAIREL’environnement administratif et réglementaire en France est souvent perçu comme un point de critiquedans les enquêtes d’opinion. Au regard des critères utilisés par la Banque mondiale pour apprécierl’environnement des affaires, la France occupe une position moyenne, avec de bonnes performances entermes d’exécution des contrats et de création d’entreprises.Si les charges administratives reste jugées élevées en matière d’emploi, la France est engagée dans unedémarche systématique de simplification du cadre réglementaire.Dans le dernier classement Doing Business de la Banque les meilleures performancesmondiale, qui évalue 183 économies selon la facilité de la France sont obtenues en matière d’exécution desà y faire des affaires, la France occupe le 29e rang en contrats2011. et de création d’entreprises Tableau de bord de l’attractivité de la France
  • 32. La France reste, selon le classement de la Banque la France est unMondiale, mal classée en matière de transfert de propriété des pays où la protection de l’emploi est la plus forte.Avec près de 11 000 sites publics et 85 % des vingt servicespublics de base accessibles en ligne, les entreprises
  • 33. VI. ENVIRONNEMENT FINANCIEREn France, les financements bancaires se sont bien tenus depuis la crise financière, tant en termes demontant que de conditions d’accès, contrairement à la majorité des pays étudiés. La France reste bienplacée pour l’accès à l’emprunt, mais reste en retrait sur le capital-risque.Le dynamisme de la place financière de Paris demeure une composante essentielle de l’attractivité française. En 2009, l’investissement en capital-risque représente 0,05 % du PIB français, légèrement plus qu’au Royaume- Uni mais en retrait par rapport aux Etats-Unis et aux pays nordiques notamment. la France seclasse au 1er rang des pays de l’échantillon comme lieude domiciliation des fonds de gestion collective. Selon le GlobalCompetitiveness Report basé sur des données d’enquêtes sont tendues en période d’aversion des investisseurs pourd’opinion sur l’accès au crédit, la France se placeen bonne position, Le financement obligataire a notamment pris le relais du crédit bancaire pour ces entreprises en 2008-2009, et plus récemment, depuis la fin d’année 2011.essentiel pour la création de nouvelles entreprises dans Tableau de bord de l’attractivité de la France
  • 34. VII. COUTS ET FISCALITELe coût du travail et la fiscalité sont présentés comme des points faibles de la France dans les enquêtesd’opinion. Cependant, la France a réussi à maintenir sa compétitivité-coût depuis 2007, et a amélioréson avantage relatif en termes de coûts d’implantation des entreprises.La charge fiscale effective pesant sur les entreprises en France apparaît beaucoup plus faible que le tauxnominal de l’impôt sur les sociétés ne le laisse supposer.L’un des atouts de la France tient aux coûts d’implantation eet d’exploitation avantageux qu’elle offre aux entreprisesétrangères. La compétitivité-coût de la France, par rapport aux Etats- Unis, s’est améliorée en 2011 par rapport à 2010 ou à 2008 dans tous les secteurs d’activité, et plus particulièrement e dans la R&D
  • 35. européens qui rémunère le mieux ses salariés (environ e la France est l’un des pays peuvent peser sur l’attractivité d’une zoneTableau de bord de l’attractivité de la France
  • 36. Depuis 2009, la compétitivité-coût dans l’industrie manufacturière s’est améliorée dans la zone euro. CetteSur la période 2005-2007, la rémunération du travailpar salarié avait progressé en France à un rythme plusimportant dans l’industrie manufacturière (+4,1 % paran en moyenne) que dans l’ensemble des secteursd’activité (+ 3,5 %).
  • 37. La pression fiscale sur le travail est élevée en France.Le système fiscal français se distingue par le poids descotisations sociales représente une part les recettes tirées de l’IS ne représentent qu’une faible part du PIB en France Tableau de bord de l’attractivité de la France
  • 38. un taux d’imposition des bénéficesd’environ 22 % en 2010.Depuis la réforme du crédit d’impôt recherche (CIR) en2008, la France est devenue le pays offrant le traitementfiscal de la R&D le plus avantageux pour les entreprises. re ayant des activités de R&D localisées en re
  • 39. VIII. QUALITE DE VIELa contribution des pouvoirs publics à la fourniture de services collectifs et individuels (éducation, santé,logement, transports, culture, etc.) participe de manière directe à la qualité de vie des ménages. Lerapport entre secteur public et secteur privé dans la prestation de services individuels est très variabled’un pays à l’autre. Le système public de la France permet d’accéder à des services gratuits et de qualité,notamment en matière d’éducation et de santé.Le classement international de la qualité de la vie proposé dépenses de protection sociale – couvrant l’invalidité, lespar « International Living » positionne la France au 2e rang familles/enfants, le logement, les exclusions sociales, lamondial. Cet indice repose sur des variables relatives au vieillesse, la maladie et les soins de santé, les prestations de protection sociale, les indemnités chômage – confirme l’importance des cibles et mesures spécifiques mises en place en France. Elle estmoindre en France qu’en Allemagne, au Royaume-Uniou aux Etats-Unis. L’analyse des Tableau de bord de l’attractivité de la France
  • 40. portants pour concevoir et évaluer lesun rapport présentant des pistes visantLe rapport établit une distinction entre Comment va la vie ? Mesurer le bien-être de individus et leurs capacités devraient peuvent se retrouver avec des résultats Tableau de bord de l’attractivité de la France
  • 41. IX. CROISSANCE VERTEDans un contexte de demande énergétique croissante et de mobilisation pour la préservation del’environnement, la capacité des pays à se positionner dans les secteurs de l’énergie et des énergiesrenouvelables apparaît comme un élément de leurs compétitivité et attractivité.L’accélération de la croissance mondiale s’est accompagnée d’une forte progression de la demandede produits énergétiques, qui a contribué à une hausse du prix des matières premières et à uneaugmentation des émissions de gaz à effet de serre. En 2008, l’UE s’est engagée à réduire ses émissionsde gaz à effet de serre d’au moins 20 % d’ici 2020, à limiter la consommation d’énergie de 20 % grâceà un rendement énergétique amélioré, et à porter à 20 % la part des sources d’énergies renouvelablesdans la consommation finale d’énergie de l’UE. la biomasse (66,1 %) et l’hydroélectricité (18 %)Dans l’UE-27, les énergies renouvelables fournissentprès de 9 % de la consommation d’énergie primaire en2010 (objectif de 20 % pour 2020).
  • 42. La France est, en 2010, le deuxième producteur européen La production d’électricité d’origine renouvelable estd’énergie primaire tirée des énergies renouvelables portée en France par l’énergie hydraulique (82 % duLes niveaux d’émission de CO2 par unité de PIB des l’énergieLa très faible intensité carbone de la France est en éolienne est la seconde source d’énergie renouvelable pour la production électrique en France Tableau de bord de l’attractivité de la France
  • 43. La biomasse représente un peu plus de 5 % de laproduction d’électricité renouvelable en France en2010. e
  • 44. Les perceptions desinvestisseurs etrangers
  • 45. LES PERCEPTIONS DES INVESTISSEURS ETRANGERSDe nombreuses enquêtes portant sur la compétitivité du site France plébiscitent la qualité desinfrastructures de communication et de transport, celle de la formation, ainsi que la qualification dessalariés, le tissu industriel et le cadre de vie. Les investisseurs étrangers sont également sensibles auxefforts des pouvoirs publics pour valoriser l’attractivité économique de la France.Plus de la moitié des dirigeants d’entreprises étrangères interrogés (Sondage TNS-Sofres d’octobre 2011)considèrent la France comme une destination attractive en Europe.Selon le Baromètre de l’Attractivité de l’Europe 2012 publié La confiance accordée au site France est confirmée par lespar Ernst & Young, 33 % des décideurs étrangers interrogés perspectives de développement, 49 % des investisseursconsidèrent que l’Europe occidentale est la région la plus étrangers interrogés prévoyant de renforcer la présenceattractive dans le monde. de leur entreprise en France.Dans un sondage TNS-Sofres d’octobre 2011, 66 % desinvestisseurs étrangers jugent le site France attractif(contre 53 % en 2009). 4% 24% 30% 42% Tableau de bord de l’attractivité de la France
  • 46. Interrogés sur les critères d’attractivité de la France, les Dans le même temps, 58 % des interviewés estimaientdirigeants d’entreprises implantées en France soulignent que le coût du travail est un handicap du site-France.en premier lieu (plus de 80 % d’entre eux) les infrastructures L’appréciation relative à la fiscalité des entreprises s’estde transport et logistique, la taille du marché intérieur améliorée : 62 % des personnes interrogées considèrentet les infrastructures de communication. que la France est attractive sur ce point en 2011, contreIls mettent ensuite l’accent sur la stabilité économique 52 % en 2010, et seulement 24 % en 2009.(79 %) de la France, le tissu industriel (78 %). Une large Le Baromètre AmCham-Bain de 2011 souligne que lamajorité considèrent la formation et la qualification de qualité de vie, la situation géographique, la qualité desla main-d’œuvre comme des points forts de la France infrastructures, la priorité donnée à l’innovation et à la(76 %). R&D et la qualification de la main-d’œuvre conditionnentDe même, l’environnement des affaires est tenu pour prioritairement les décisions des investisseurs américainsune variable clef par 76 % des personnes interrogées en France. Viennent ensuite, dans l’ordre, la politique(contre 69 % en 2010). énergétique, la disponibilité de la main-d’œuvre et laEnfin, la qualité des activités d’innovation et de R & D est solidité du système bancaire.soulignée par 74 % des dirigeants d’entreprises étrangères 70 % des dirigeants d’entreprises américaines interrogésinterrogés (au même niveau qu’en 2010, contre 52 % en plébiscitent le crédit d’impôt recherche, considéré comme2009). une incitation forte à investir.
  • 47. Pour les investissements internationaux en R&D, Selon le sondage TNS Sofres d’octobre 2011, le dispositifl’attractivité de la France repose en premier lieu sur la français en faveur de la recherche est largement considéréproximité des marchés (77 % des dirigeants d’entreprises comme favorable à l’implantation d’activités dans ceétrangères citent ce facteur). La qualité du personnel de domaine : 88 % des dirigeants d’entreprises étrangèresR&D, les collaborations avec les laboratoires publics de interrogés soulignent le rôle positif du crédit d’impôtrecherche et la proximité des clusters sont également recherche, et 94 % celui des pôles de compétitivité.plébiscités par environ 70 % des dirigeants interrogés. Au total, 82 % des chefs d’entreprises interrogés par laLa France est reconnue comme un pays actif en matière TNS Sofres tirent un bilan positif de leur investissementde réformes visant à moderniser son économie (jugement en France, soit un peu moins qu’en 2010 (85 %), maispartagé par 62 % des investisseurs interrogés lors du davantage qu’en 2009 (77 %).sondage TNS-Sofres). Dans un contexte économique difficile, l’attractivité deSelon le Baromètre AmCham-Bain 2011, les investisseurs la France est en hausse : 56 % des dirigeants interrogésaméricains implantés en France saluent l’impact positif en 2011 estiment l’attractivité de la France bonne oudu crédit d’impôt recherche (70 %), et des pôles de excellente, contre 46 % seulement en 2010.compétitivité (60 %). Tableau de bord de l’attractivité de la France
  • 48. la dynamique desterritoires Français
  • 49. LA DYNAMIQUE DES TERRITOIRES FRANÇAISLes territoires français ont subi, dans les deux dernières décennies, de profondes mutations, par les effets conjuguésde nombreux facteurs, au premier rang desquels le phénomène de mondialisation, l’intégration européenne,le développement des nouvelles technologies de l’information et de la communication.Ces territoires fonctionnent désormais en réseau,au sein desquels les coopérations en matière économique,scientifique,technologique, culturelle et touristique se sont multipliées. Ces territoires cherchent à accroitre leur attractivité, àaméliorer leur compétitivité et à s’insérer dans le contexte actuel d’une économie ouverte et mondialisée.1- A partir de ce constat, les politiques nationales 2- Les politiques de « clusters » (pôles de compétitivitéd’attractivité visent à faire en sorte que les territoires et grappes d’entreprises) stimulent et soutiennentpuissent concentrer un niveau suffisamment important les initiatives émanant des acteurs économiques etd’activités, de recherches, d’entreprises et de services académiques présents sur un territoire.pour être performants. Les pôles de compétitivité sont, sur un territoire donné,Ce modèle de concentration ou de polarisation est l’association d’entreprises, de centres de recherche etessentiel pour bénéficier d’une dynamique d’innovation d’organismes de formation, engagés dans une démarcheet de croissance. partenariale (stratégie commune de développement).Ce modèle concerne, au premier chef, les métropoles qui Cette démarche permet de dégager des synergies autourirriguent le territoire national. Les métropoles françaises de projets innovants conduits en commun en directionsont d’ores et déjà caractérisées par la présence de d’un (ou de) marché(s) donné(s).fonctions supérieures et de groupes nationaux et Par cette mise en réseau des acteurs de l’innovation, lesinternationaux, qui favorisent la concentration de pôles se fixent comme objectifs :services à haute valeur ajoutée et tissent des liens avec de développer la compétitivité de l’économie françaised’autres territoires, grâce notamment à l’implantation en accroissant l’effort d’innovation ;d’établissements secondaires. de conforter sur des territoires des activités,Le renforcement du potentiel d’attractivité et de principalement industrielles, à fort contenucompétitivité des grandes métropoles est, pour la politique technologique ou de création ;d’aménagement du territoire, une priorité nationale. d’accroître l’attractivité de la France, grâce à uneAinsi, les métropoles sont appelées à contribuer à la fois visibilité internationale renforcée ;à la croissance nationale, grâce à l’excellence de leursfonctions et à la cohésion nationale, ainsi qu’au travers de favoriser la croissance et l’emploi.du développement économique qu’elles sont susceptibles Les grappes d’entreprises constituent d’autres formes dede diffuser dans les territoires. « clusters », principalement constitués de TPE et PME.Les politiques d’attractivité du territoire facilitent, par Elles apportent des services concrets aux entreprises, enailleurs, la mise en relation des hommes et des entreprises. particulier pour les aider à développer leur compétitivitéIl s’agit d’un deuxième modèle, complémentaire du et à se positionner sur de nouveaux marchés, notammentprécédent, celui de la connexion. Il concerne tout par le recours à l’innovation sous toutes ses formes.particulièrement la politique des transports, celle L’ancrage territorial de ces grappes d’entreprises renforcedes « clusters », pôles de compétitivité et grappes les dynamiques engagées par les collectivités territorialesd’entreprises. en faveur de ce type de « clusters ».Le développement des pôles de compétitivité, des grappes Cette politique permet de prendre en compte des secteursd’entreprises, des pôles de recherche et d’enseignement d’activités qui ne sont pas intégrés dans des pôles desupérieur et l’émergence de campus au rayonnement compétitivité ou qui ne disposent pas de la masse critiqueinternational constituent le nouveau paradigme en pour constituer, à ce stade, un pôle de compétitivité.matière d’attractivité et de compétitivité. 3- Le développement des infrastructures est une desCes politiques nationales, en favorisant et en accélérant dimensions essentielles de la politique d’attractivité.la connexion des potentiels économiques, scientifiques Ce développement se poursuit, tant au niveau deset technologiques français, renforcent la visibilité des transports que du numérique.territoires à l’échelle européenne et mondiale. Tableau de bord de l’attractivité de la France
  • 50. Les connexions à grande vitesse, autoroutières et ferroviaires, La même approche concerne les liaisons à très hautsont l’un des facteurs de l’aménagement du territoire les débit. Ces infrastructures matérielles et immatériellesplus performants en France. Elles créent des liens entre constituent un élément essentiel d’attractivité pour lesParis, les métropoles, les villes moyennes, mais également territoires français.entre ces villes, dans un réseau maillé européen. Désormais, ces liaisons doivent embrasser tous lesLes perspectives de développement sont importantes : champs de la grande vitesse. L’enjeu est de développer leles lignes ferroviaires à grande vitesse sont appelées à se potentiel de compétitivité des entreprises et de l’économiedévelopper, et l’Ouest français doit se doter d’un nouvel française, en facilitant et en accélérant la circulationaéroport international. des personnes, des informations, des capitaux et des marchandises. Maud (Matériaux et applications pour une utilisation durable) Aquimer Industries du commerce BOULOGNESURMER Nutrition Santé Longévité UP-TEX (Textiles techniques) ARQUES LILLE i-Trans Team2 VALENCIENNES LOOS EN GOHELLE LE HAVRE Industries et Novalog Agro-ressources Mov’eo Materalia (Matériaux innovants (Transactions ROUEN et produits intelligents) électroniques sécurisées) TES CAEN LAON Images et réseaux METZ LANNION Filière équine Finance innovation MONDEVILLE Hydreos Pôle mer Bretagne Cap Digital Paris Région Alsace Energivie Systematic NANCY BREST Medicen Paris Région Logiciels libres Alsace Biovalley Valorial Cosmetic Valley Advancity (laliment de demain) Astech (Aéronautique/espace) Fibres STRASBOURG CHARTRES EPINAL RENNES PARIS iDforCAR Végépolys Elastopole ANGERS Dream Véhicule du futur EMC2 Vitagora Atlantic Biothérapies ORLEANS (Goût et nutrition) MONTBELIARD NANTES TOURS DIJON Microtechniques S2E2 BESANÇON (Sciences et systèmes Pôle nucléaire Bourgogne de lénergie électrique) CHALONSURSAÔNE Plastipolis Imaginove OYONNAX Lyon Urban Truck&Bus 2015 Céréales vallée Techtera Arve-Industries (Décolletage) CLERMONTFERRAND (Textiles techniques) ANNECY (1) Elopsys Lyonbiopôle (Micro-ondes) Minalogic (Nanotechnologies et logiciel embarqué) Axelera Pôle Européen de la Céramique LYON Tenerrdis (Énergies renouvelables) LIMOGES GRENOBLE Xylofutur Viameca Route des lasers (Mécanique générale) SAINTÉTIENNE BORDEAUX Pôle européen dinnovation fruits et légumes Solutions AVIGNON Communicantes (2) Sécurisées Trimatec Capenergies Aerospace Valley PONTSAINTESPRIT STPAULLEZDURANCE SOPHIA ANTIPOLISROUSSET Cancer-Bio-Santé Q limed Agrimip Innovation Risques Pass (Parfums, arômes, EAU AIXENPROVENCE senteurs, saveurs) Avenia (Agroalimentaire) MONTPELLIER TOULOUSE GRASSE PAU DERBI Optitec Pôle mer PACA (Développement des énergies (Optique, photonique) TOULON renouvelables bâtiment-industrie) PERPIGNAN Eurobiomed (Pathologies émergentes et maladies orphelines) Pégase (Aéronautique/espace) MARSEILLE Légende Pôles mondiaux (1) (2) Autres pôles Santé tropicale Technologies Qualitropic (Lyonbiopôle) écoefficientes (Agronutrition en milieu tropical) (Capenergies) Pôles multirégionaux SAINTDENIS DE LA REUNION Volet thématique adossé GUYANE à un pôle existant GUADELOUPE
  • 51. Ministère de lespace rural et de laménagement du territoireTableau de bord de l’attractivité de la France
  • 52. L’IRRIGATION DES TERRITOIRES PAR L’IMPLANTATION ETRANGERE EN FRANCE12,5% des salariés de l’ensemble de l’économie marchande (toutes activités hors administrations ou liéesà la Défense) travaillent en France dans des entreprises à capitaux majoritairement étrangers. Ces groupesétrangers sont particulièrement présents au nord d’une diagonale allant du nord-est de la Bretagne à lapointe sud-est de la France, sans toutefois être absents des autres bassins d’emploi (cf carte).Cette géographie des stocks d’implantation étrangère suit Les activités de services, particulièrement importantes dansen fait en grande partie la géographie traditionnelle des la moitié sud du pays, demeurent à ce jour moins ouvertesindustries en France. aux investissements étrangers. Mais cette ouverture neC’est une conséquence du fait que l’ouverture aux capitaux cesse de progresser. Les flux d’investissements étrangersétrangers a, dans le passé, commencé dans l’industrie. recensés annuellement par l’AFII ou la Banque de France ont une forte composante de services.Aujourd’hui, c’est plus d’un tiers de l’effectif salariédu secteur de l’industrie, soit environ un million de Cette extension de l’investissement étranger devraitpersonnes, qui est employé dans les filiales industrielles contribuer à améliorer la couverture du territoire,de groupes étrangers. comme le montre la répartition plus homogène des établissements sous contrôle de groupes internationaux,Ces filiales de groupes étrangers contribuent à hauteur qui sont majoritairement sous contrôle français etde 40 % au chiffre d’affaires et à la valeur ajoutée de affichent une forte composante en activités de servicesl’industrie française. (carte de gauche).
  • 53. Le role croissantdes grands emergentsdans les investissementsinternationaux
  • 54. LE ROLE CROISSANT DES BRICS DANS LES INVESTISSEMENTS INTERNATIONAUXLes grands émergents que sont les BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) deviennent desacteurs majeurs de l’économie mondiale. Emblématique de la montée en puissance de ces économies,la Chine est devenue en 2010 la seconde économie mondiale en termes de PIB, devançant le Japon, quioccupait la deuxième place derrière les Etats-Unis depuis 1968. La Chine devenait le premier exportateurmondial de biens un an plus tard.Les pays émergents tiennent une place croissante dans les flux d’investissements. Si l’internationalisationdes entreprises des économies émergentes est un phénomène plutôt récent, elle a pris rapidement del’ampleur : la Chine apparaît dans les 15 premiers investisseurs dans le monde. Quant à la Russie età l’Inde, leurs investissements à l’étranger ont connu une croissance supérieure à 100 % depuis unedécennie. Les entreprises des pays émergents sont chaque année plus nombreuses à entrer dans lacompétition globale. Certaines sont devenues des « leaders » mondiaux dans leur secteur.Les grands émergents représentent 41,8 % de la population Ces pays ne constituent pas un groupe homogène. Ilsmondiale, 27 % du PIB mondial (17,5 % en 2000) et 19,4 % se distinguent, en particulier, par leur niveau de vie : endes exportations mondiales en 2010 (10,6 % en 2000). termes de PIB par habitant en parité de pouvoir d’achat,La plupart de ces pays ont connu une croissance la Russie arrive largement en tête, devant le Brésil, lavigoureuse en 2011 : les plus fortes progressions sont Chine et l’Inde.enregistrées par la Chine (+ 9,2 %) et l’Inde (+ 7,2 %),suivies par la Russie (+ 4,3 %), l’Afrique du Sud (+ 3,1 %)et le Brésil (+ 2,7 %). Tableau de bord de l’attractivité de la France
  • 55. Les grands émergents sont devenus des émetteurs d’investissements internationaux. Ils sont à l’originede 13,3 % des flux d’IDE mondiaux en 2011, contre 0,6 % en 2000. La Chine (y.c. Hong-Kong) est, avec149 milliards de dollars, le deuxième pays investisseur dans le monde, derrière les Etats-Unis.Les entreprises des grands émergents réalisent 7 % des investissements créateurs d’emploi recensésdans le monde en 2011. Les entreprises chinoises et indiennes sont à l’origine des trois quarts desinvestissements créateurs d’emploi réalisés par les BRICS.Selon les chiffres de la CNUCED, les grands émergents Durant la crise économique récente, la Chine s’est(BRICS) représentent près de 10 % du stock d’IDE sortants distinguée par une forte progression des flux d’IDE,en 2011, contre 6,4 % en 2005. (hausse de 46 % en moyenne annuelle de 2007 à 2010).La part des émergents dans les flux d’IDE mondiaux a En 2011, la progression de ces flux s’est ralentie, autourtriplé entre 2000 et 2011, pour représenter 26 % du total. de 4 %.Au sein de ce groupe, la part des BRICS a progressé pour Les flux d’IDE en provenance de Russie ont connu en 2011représenter 13,3 % des flux mondiaux, contre 6,6 % en une hausse de 30 % par rapport à l’année précédente.2005 et 0,6 % en 2000. En revanche, l’Afrique du Sud et le Brésil ont connu, enLa Chine est le principal acteur avec des sorties d’IDE 2011, un repli important, en enregistrant des flux sortantss’élevant à 147 milliards de dollars, suivie de la Russie d’IDE négatifs (-0,6 milliard de dollars, et -1 milliards deavec 67,3 milliards de dollars. dollars, respectivement).
  • 56. Les investissements productifs des entreprises des grands Les investissements des grands émergents se localisentémergents ont progressé de 10 % (12 % vers l’Europe) en sur l’ensemble du territoire françaismais sont fortementmoyenne annuelle depuis 2003. concentrés dans la région Ile-de-France (50 % deL’Europe accueille plus du quart des investissements l’ensemble des projets).étrangers des BRICS. La Chine joue à cet égard un rôle Parmi les grands émergents, les deux premiers investisseursmoteur : dirigeant près de la moitié des investissements en France sont la Chine et l’Inde, respectivement à l’originevers l’Europe, elle a accru le nombre des implantations de 59 % et de 26 % du total des projets en provenance desde 22 % depuis 2003 (+ 12 % pour les BRICS). BRICS sur la période 2001-2011.En 2011, les grands émergents ont réalisé en Europe 5 % La Chine est, en 2011, le dixième pays investisseur ende leurs investissements créateurs d’emplois. Destination France. Les entreprises chinoises privilégient les créationschoisie par 12 % des investissements destinés à l’Europe, (71 %). Les investissements concernent principalementla France y est le troisième pays d’accueil, derrière le les activités de centres de décision (41 %) et les activitésRoyaume-Uni et l’Allemagne (Obervatoire Europe, AFII). de production (24 %).Les grands émergents sont, en 2011, à l’origine de 6 % En 2011, l’Inde est le treizième investisseur étranger en France,de l’ensemble des investissements étrangers créateurs par le nombre de projets d’investissement créateurs d’emploi.d’emploi en France, contre 1 % en 2001. La moitié est réalisée par des entreprises appartenant au secteur des technologies de l’information et de la communication (TIC). En 2011, les entreprises indiennes privilégient les créations, qui représentent plus de 83 % des projets. (1) L’investissement présenté dans cette étude recouvre des données du Rhodium Groupe intégrant à la fois des projets de création ainsi que des transactions de fusion-acquisitions en Europe. Le concept retenu est donc plus large que les seuls investissements étrangers créateurs d’emploi en France comptabilisés dans l’Observatoire et le Bilan France. Tableau de bord de l’attractivité de la France
  • 57. Le nombre d’investissements russes en France se La France est la première destination des projets brésiliensmaintient en 2011 (cinq nouveaux projets créateurs en Europe.d’emploi). Le secteur du tourisme et de la restauration Selon le sondage TNS-Sofres relatif à l’attractivité du siteaccueille la plupart des investissements russes en France France (octobre 2011), 66 % des dirigeants d’entreprisesdepuis 2009. étrangères jugeaient la France attractive pour lesLa présence des entreprises sud-africaines en France investissements étrangers. L’attractivité perçue par less’est enrichie de deux nouveaux investissements depuis investisseurs chinois et indiens était supérieure (87 %,2009. et 94 %, respectivement). Forbes Forbes (1) « Forbes Global 2 000 » classe les 2 000 plus grandes entreprises mondiales, selon quatre critères : le revenu, le résultat d’exploitation, l’actif comptable et la capitalisation boursière de la firme.
  • 58. CONCLUSIONLes flux d’investissements directs étrangers se sont fortementcontractés dans le monde après le déclenchement de la crisefinancière en 2008. Dans un contexte incertain, l’attractivitéde la France a fort bien résisté. Les deux meilleurs résultatsenregistrés depuis dix ans l’ont, en effet, été en 2010 et en 2011,années pendant lesquelles 782 et 698 entreprises étrangères,respectivement, ont décidé d’investir en France dans desactivités créatrices d’emploi.L’une des raisons tient au fait que l’attractivité française reposesur des facteurs structurels solides, jugés rassurants en périodede crise. La profondeur et la position centrale du marché français,que servent des infrastructures de qualité, une main d’œuvrequalifiée et productive et une tradition d’excellence industrielleconfortent un « mix d’attractivité » complet et diversifié.Mais la dynamique de l’investissement international s’inscritdans le temps. L’investisseur international, qui choisit un paysd’implantation pour un projet de moyen ou de long terme,évalue le potentiel de croissance du marché, lié notammentà la démographie, apprécie la capacité du pays d’accueil àpréparer l’avenir et valorise la stabilité et la prévisibilité del’environnement législatif et réglementaire.Stabilité ne signifie pas immobilisme : l’attractivité dépendde la réactivité des Etats et de la résilience des économies enpériode de crise, ainsi que des réformes engagées pour soutenirla compétitivité et la croissance, qu’elles soient conduites auxéchelons européen ou national.Dans le même temps, les investisseurs étrangers restentdemandeurs d’une simplification des règles et des procéduresadministratives et attentifs au fonctionnement du marché dutravail. Ils s’attendent, par ailleurs, à voir leur situation priseen compte au travers de mesures facilitant leur installationpuis le développement de leur entreprise en France.Les politiques d’attractivité conduites aux plans national etrégional visent à inscrire la présence des entreprises étrangèresdans la durée. Près de la moitié des nouveaux investissementsétrangers enregistrés en 2011 ont concerné des extensionsd’implantations existantes : autant de marques de confiancerenouvelée dans le site France, et d’illustrations du dynamismeet de l’attractivité de ses territoires.
  • 59. Ce document a été produit avec le concours des services de :La direction générale du Trésor (DG Trésor)La délégation interministérielle à l’aménagement du territoire et à l’attractivitérégionale (DATAR).Le Centre d’analyse stratégique (CAS)L’Agence française pour les investissements internationaux (AFII)
  • 60. Ministère de lespace rural et de laménagement du territoireMinistère de l’Economie Délégation interministérielle Centre d’analyse stratégique (CAS) Agence française pour leset des Finances à l’aménagement du territoire 18 rue de Martignac investissements internationaux (AFII)Direction générale du trésor et à l’attractivité régionale (DATAR) 75700 Paris cedex 07 77 boulevard Saint-Jacques139 rue de Bercy 8 rue de Penthièvre Tél. 01 42 75 60 00 75 680 Paris cedex 1475572 Paris cedex 12 75800 Paris cedex 08 www.strategie.gouv.fr Tél. 01 44 87 17 17Tél. 01 40 04 04 04 Tél. 01 40 65 12 34 www.investinfrance.orgwww.minefe.gouv.fr www.datar.gouv.fr