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Investir dans la région MEDA: Pourquoi, Comment?. Etude sur les opportunités d\'investissements dans les pays du Sud de la Méditerranée: Algérie, Autorité Palestinienne, Egypte, Israël, …

Investir dans la région MEDA: Pourquoi, Comment?. Etude sur les opportunités d\'investissements dans les pays du Sud de la Méditerranée: Algérie, Autorité Palestinienne, Egypte, Israël, Jordanie,
Liban, Libye, Maroc, Syrie, Tunisie, Turquie. Publiée par Sonia Bessamra en 2007 pour le compte d\'ANIMA.

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  • 1.                 Investir dans la région MEDA, pourquoi, comment ? Algérie / Autorité Palestinienne / Egypte / Israël /Jordanie / Liban / Libye / Maroc / Syrie / Tunisie / Turquie NOTES ET ETUDES ANIMA n°22 Janvier 2007
  • 2. Investir dans la région MEDA, pourquoi, comment ? Investir dans la région MEDA, pourquoi, comment ? Références Table des matières Cet  ouvrage  a  été  réalisé  dans  le  cadre  de  la  mission  confiée  par  la  Commission des Communautés Européennes à lʹAgence Française pour les  Evolution de la conjoncture économique dans les pays Investissements  Internationaux  (AFII),  pour  développer  un  Réseau  MEDA en 2005.................................................................... 8 Euroméditerranéen  des  Agences  de  Promotion  des  Investissements  de  la  Synthèse globale.........................................................................8 Méditerranée (« ANIMA»). Le n° d’identification du contrat est : ME8/B7‐ 4100/IB/99/0304  Une croissance appréciable........................................................... 8 ISBN : 2‐915719‐27‐6         EAN 9782915719277  Des revenus extérieurs en augmentation sensible.................... 10 La conjoncture économique en 2005 par pays ............................. 14 ©  AFII‐ANIMA  2007.  Reproduction  interdite  sans  autorisation  de  l’AFII.  Tous droits réservés  Le partenariat euro-méditerranéen et la nouvelle politique de voisinage ..................................................................... 20 Crédits Le cadre du partenariat euro-méditerranéen ............................... 20 Cet ouvrage est la deuxième édition d’un guide de synthèse réalisé avec les  contributions  de  divers  experts  mobilisés  sur  le  projet  ANIMA,  en  Bilan des accords d’association Euro-Med.................................... 25 particulier pour la rédaction des textes de base du site web du projet.  Les instruments financiers MEDA, FEMIP et les jumelages institutionnels ........................................................................... 26 Les auteurs suivants ont collaboré aux diverses éditions :  La coopération Sud-Sud............................................................. 31 En  2006,  Sonia  Bessamra  (consultante  indépendante)  a  entièrement  repris  le  contenu  de  l’ouvrage  (mise  à  jour,  révision,  correction  et  Les opportunités d’affaires dans les pays MEDA .................. 36 actualisation),  assistée  de  Bénédict  de  Saint‐Laurent  (éléments  économiques,  relecture,  mise  en  page)  et  Stéphane  Jaffrin  (mise  en  Algérie ..................................................................................... 36 ligne).  Panorama général ......................................................................... 36 L’édition  précédente  datant  de  2004  et  qui  sert  de  trame  à  l’ouvrage  Comment investir en Algérie ?.................................................... 44 était  due  à  Bénédict  de  Saint‐Laurent  (ANIMA,  coordination,  Opportunités d’affaires en Algérie ............................................. 55 synthèse, relecture, données), Stéphane Jaffrin (ANIMA, mise en ligne)  et  Christian  Apothéloz  (consultant  indépendant,  coordination),  Une success story : Orascom, objectif 2 millions d’abonnés  assistés  d’Alexandre  Arditti,  Delphine  Bréant,  Jean‐François  Eyraud,  en Algérie ....................................................................................... 71 Jean‐Louis  Marcos,  Laurent  Mauron,  Stéphanie  Paicheler,  Samar  Egypte ..................................................................................... 73 Smati, Nicolas Sridi et Jihad Yazigi (articles divers par pays ou thème);  Panorama général ......................................................................... 73 Les  textes  sur  les  pays  ont  été  relus  et  amendés  par  les  agences  de  promotion  des  investissements  des  pays  MEDA.  ANIMA  décline  toute  Comment investir en Egypte ? .................................................... 81 responsabilité sur les erreurs qui pourraient subsister.  Opportunités d’affaires en Egypte.............................................. 90 Une  success  story  :  le  Néerlandais  Heineken  brasse  cent  millions de litres de boissons maltées par an ............................ 99 3 4
  • 3. Investir dans la région MEDA, pourquoi, comment ? Investir dans la région MEDA, pourquoi, comment ? Israël ..................................................................................... 101 Panorama général ........................................................................ 272 Panorama général ........................................................................ 101 Comment investir dans les territoires palestiniens ? .............. 281 Comment investir en Israël ? ...................................................... 109 Opportunités dʹaffaires en Palestine.......................................... 291 Opportunités d’affaires en Israël ............................................... 122 Une  success  story  :  un  « mall »  à  Ramallah  attire  les  Une  success  story  :  Tel  Aviv‐Grenoble,  alliance  high  tech  investisseurs du Golfe ................................................................. 311 planétaire....................................................................................... 148 Syrie ...................................................................................... 312 Jordanie ................................................................................. 150 Panorama général ........................................................................ 312 Panorama général ........................................................................ 150 Comment investir en Syrie ?....................................................... 318 Comment investir en Jordanie ?................................................. 157 Opportunités dʹaffaires en Syrie ................................................ 326 Opportunités d’investissement en Jordanie ............................. 165 Une  success  story  :  l’espagnol  Aceites  del  Sur  croit  en  Une  success  story  :  Land  Rover  fait  un  investissement  l’huile d’olive syrienne ................................................................ 330 stratégique tout terrain…............................................................ 176 Tunisie................................................................................... 332 Liban ..................................................................................... 178 Panorama général ........................................................................ 332 Panorama général ........................................................................ 178 Comment investir en Tunisie ?................................................... 343 Comment investir au Liban ? ..................................................... 186 Opportunités d’affaires en Tunisie ............................................ 354 Opportunités d’investissement au Liban.................................. 195 Une  success  story  :  le  groupe  espagnol  Uniland  investit  Une  success  story  :  Ipsos  sonde  tout  le  Moyen‐Orient  dans les cimenteries d’Enfidha................................................... 364 depuis Beyrouth ........................................................................... 199 Turquie .................................................................................. 366 Libye ..................................................................................... 201 Panorama général ........................................................................ 366 Panorama général ........................................................................ 201 Comment investir en Turquie ?.................................................. 375 Comment investir en Libye ?...................................................... 207 Opportunités d’affaires en Turquie ........................................... 388 Opportunités d’affaires en Libye ............................................... 216 Une success story : Schneider Turquie........................................ 416 Maroc .................................................................................... 232 Panorama général ........................................................................ 232 Comment investir au Maroc ? .................................................... 238 Opportunités d’affaires au Maroc.............................................. 251 Une success story : Telefonica investit le marché marocain  des mobiles et des centres d’appels ........................................... 270 Palestine (Autorité) ................................................................. 272 5 6
  • 4. Investir dans la région MEDA, pourquoi, comment ?     Acronymes AA : Accord d’Association  Evolution de la conjoncture économique dans les pays ALE : Accord de libre‐échange  API : Agence de Promotion des Investissements  MEDA en 2005 BEI : Banque européenne d’investissement  BM : Banque mondiale   CE : Commission Européenne  CNUCED : Conférence des Nations Unies sur le Commerce et le  Développement  CSP : Document de stratégie nationale (Country Strategy Paper)  Synthèse globale EUR : Euro  Les accords d’association et de libre‐échange conclus entre les pays  FMI : Fonds monétaire international  de  la  rive  sud  et  est  de  la  Méditerranée  et  l’UE  sont  entrés  en  MENA : Région du Moyen Orient et Afrique du Nord (Middle East  vigueur  dans  tous  les  pays  à  l’exception  de  la  Syrie.  Dans  cette  and North Africa)  édition  2007,  la  Libye,  qui  dispose  actuellement  d’un  statut  MEPP : Processus de paix au Moyen‐Orient (Middle East Peace  Process)  d’observateur mais pourrait à moyen terme adhérer au partenariat  MIGA : Agence multilatérale de garantie des investissements (groupe  euro‐méditerranéen, a été incluse au sein de l’ensemble MEDA.  Banque Mondiale)  MIPO : Observatoire de l’investissement en Méditerranée  Une croissance appréciable OCDE : Organisation pour la coopération et le développement  économiques  La  population  totale  des  pays  MEDA  est  estimée  à  265  millions  ODM : Objectifs de développement du millénaire (Millenium  dʹhabitants  en  2005,  et  le  PIB  global  a  atteint  864  milliards  d’USD  Development Goals)  (avec la Libye mais hors Autorité Palestinienne). Le revenu national  OMC : Organisation Mondiale du Commerce  brut  par  habitant  exprimé  en  parité  de  pouvoir  dʹachat  (PPA.)  est  ONG : Organisation non gouvernementale  cependant très disparate, allant de 3 847 USD par habitant pour la  PIB : Produit intérieur brut  Syrie à 23 416 USD par habitant pour Israël.   PIN : Programme indicatif national  PIR : Programme indicatif régional  La  stabilité  macroéconomique  et  le  rythme  soutenu  des  réformes  PME : Petites et moyennes entreprises  économiques  ont  permis  de  relever  sensiblement  le  niveau  de  PMI : Programme de modernisation industrielle  revenu  par  tête  dʹhabitant  des  pays  MEDA.  Au‐delà  des  réformes  PNUD : Programme des Nations Unies pour le Développement  en  cours,  ces  bons  résultats  sʹexpliquent  en  grande  partie  par  RSP : Document de stratégie régionale (Regional Strategy Paper)  lʹouverture  croissante  de  la  région  et,  en  particulier,  par  son  UE : Union Européenne  intégration  économique  accrue  avec  lʹUnion  Européenne  dans  le  USD : Dollar des Etats‐Unis   ZLE : Zone de libre échange  cadre des accords dʹassociation.  7
  • 5. Investir dans la région MEDA, pourquoi, comment ? Investir dans la région MEDA, pourquoi, comment ? La  croissance  dans  les  pays  MEDA  suit,  depuis  quelques  années,  Des revenus extérieurs en augmentation sensible une courbe ascendante et la tendance s’est confirmée en 2005. Si la  Si les sorties de capital restent importantes (ordre de grandeur de 8  palme  revient  incontestablement  à  la  Turquie,  dont  le  PIB  réel  a  milliards  d’USD  par  an  pour  les  placements  à  l’étranger  en  augmenté  de  7,4%  (et  8,9%  en  2004),  tous  les  autres  pays  n’en ont  provenance  du  Maghreb  central,  venant  grossir  un  stock  de  100  pas moins enregistré une assez robuste croissance aux alentours de  milliards,  selon  l’IE‐Med,  dividendes  rapatriés  par  les  entreprises  5%,  liée  à  une  conjoncture  mondiale  favorable  ‐évolution  du  étrangères de l’ordre de 1,5 milliard d’USD pour la seule Tunisie),  marché pétrolier, reprise du secteur du tourisme, augmentation des  les capitaux entrants sont en forte augmentation. Ceci en particulier  fonds  rapatriés  par  les  travailleurs  et  afflux  d’aide  extérieure  lié  à  grâce  aux  IDE  (passés  de  moins  de  10  milliards  d’USD  pour  la  des  facteurs  politiques  (Jordanie).  En  Algérie,  la  reprise  de  région  en  2002  à  environ  30  milliards  en  2005)  et  aux  recettes  de  l’expansion  du  secteur  énergétique  s’est  répercutée  sur  la  tourisme  (qui  ont  plus  que  doublé  entre  1995  ‐12,5  milliards  croissance économique durant l’année 2005 et le taux de croissance  d’USD‐  et  2004  ‐28  milliards‐).  L’aide  au  développement  et  les  a  atteint  5,1%.  Victime  d’une  mauvaise  performance  du  secteur  transferts  des  émigrants  plafonnent  par  contre  à  leur  niveau  des  agricole et de l’augmentation de la facture pétrolière en raison de la  années 2000.  flambée  du  cours  du  baril,  le  Maroc  arrive  en  avant‐dernière  position,  avec  un  taux  de  1,8%  et  une  croissance  du  PIB  non  Figure  2.  Ordre  de  grandeur  des  principaux  revenus  extérieurs  de  la  agricole  qui  pourrait  dépasser  4,6%  et  une  baisse  de  la  valeur  région MEDA  ajoutée  du  secteur  agricole  qui  se  situerait  entre  12%  et 15% selon  en million  Investissement  Revenus du  Transferts des  Aide publique  Total *  les  chiffres  provisoires.  Enfin,  la  croissance  du  Liban  demeure  US$  direct étranger tourisme  émigrants  au  développement  volatile  (4,9%  en  2003,  6,3%  en  2004,  entre  0  et  1%  en  2005)  Année  2005  2004  2004  2004    soutenue par une consommation privée supérieure à la production  Source  CNUCED  OMT  B. Mondiale  Banque Mondiale     intérieure, alimentée par des transferts massifs de la diaspora.  Algérie  1 0 81  105  2 460  313  3 959  Egypte  5 376  4 924  3 341   1 458  11 758  Figure 1. Croissance en 2005 dans les pays MEDA  Israël  5 587  1 918  398  479  8 382  Jordanie  1 532  664  2 288  581  5 0 65  8% 7,4% Liban  2 573  1 0 27  5 723  265  9 588  6% 4,8% 5,0% 5,1% 5,2% 3,5% 3,8% 4,2% Maroc  2 933  3 152  4 221  706  11 0 12  4% 1,8% A. Palestine ‐  ‐  692  1 136  1 828  1,0% Syrie  500  1 785  855  110  3 250  2% Tunisie  782  1 536  804  328  3 450  0% Turquie  9 681  12 773  692  257  23 403  MEDA‐10  30 0 45  27 884  18 133  5 633  81 694  rie n e oc te Tu l ie sie e ie aë by ui ba ér yp an ar Sy %  37%  34%  22%  7%  100%  Isr ni rq Li Li lg M rd Eg Tu A   Jo *  Ce  total  doit  être  considéré  avec  précaution,  car  les  données  agrégées  portent  malheureusement sur des années différentes (derniers chiffres obtenus par l’équipe  ANIMA). Les recettes de privatisation sont inclues dans les IDE.  9 10
  • 6. Investir dans la région MEDA, pourquoi, comment ? Investir dans la région MEDA, pourquoi, comment ? Les pays producteurs d’hydrocarbures comme la Libye et l’Algérie,  et  la  supervision  prudentielles.  Les  agréments  ont  été  retirés  à  et  dans  une  moindre  mesure  l’Egypte  ou  la  Tunisie  (gaz),  ont  Khalifa  Bank,  à  la  Banque  commerciale  et  industrielle  d’Algérie  amélioré leurs recettes grâce à l’augmentation du prix mondial du  (BCIA)  et  à  deux  autres  banques  privées.  L’Etat  prévoit  la  cession  pétrole  qui  est  passé  de  39  USD  en  2004  à  53  USD  en  2005  de  certaines  banques  publiques  à  des  repreneurs  étrangers  (dépassant même les 70 dollars en 2006). La gestion prudente de la  stratégiques.  Le  Crédit  populaire  d’Algérie  (CPA)  et  la  Banque  de  rente  pétrolière  actuellement  en  œuvre  a  permis  de  réduire  développement  local  (BDL)  ont  bénéficié  d’un  assainissement  en  l’endettement  tout  en  maintenant  les  réserves  à  un  niveau  vue de leur privatisation.  appréciable. Parallèlement, les pays non‐producteurs de pétrole ont  Le bilan des privatisations dans la région est pour l’instant mitigé :  souffert de cette flambée du pétrole et n’ont pu pallier ce déficit que  certains  programmes  sont  au  point  mort,  tandis  que  d’autres  ont  grâce  aux  revenus  tirés  des  transferts  financiers  des  travailleurs  donné  des  résultats  positifs,  notamment  au  Maroc,  en  Jordanie  et  expatriés  (ils  ont  atteint  par  exemple  en  2005  2,978  milliards  de  en  Turquie  (importantes  opérations  dans  le  téléphone  mobile  en  dollars  au  Maroc  et  2,904  milliards  de  dollars  en  Egypte)  ou  du  2005).  Par  ailleurs,  plusieurs  pays  ont  créé  des  incitations  pour  tourisme  et  aux  investissements  venus  du  Golfe  (le  stock  de  encourager  l’initiative  privée,  faciliter  le  droit  d’établissement  aux  pétrodollars  disponible  pour  des  investissements  à  l’étranger  était  entreprises  étrangères  et  améliorer  l’accès  au  marché.  Ainsi,  en  estimé à 620 milliards d’USD par le FMI en 2006, et une partie s’est  Algérie,  l’entrée  en  vigueur  de  la  nouvelle  loi  sur  les  incontestablement portée sur la région MEDA).  hydrocarbures,  qui  vise  à  ouvrir  le  secteur  aux  investissements  La  plupart  des  pays  ont  poursuivi  les  réformes  structurelles  privés,  offre  des  perspectives  prometteuses.  De  même,  au  Maroc,  engagées  pour  améliorer  le  climat  de  l’investissement.  Plusieurs  l’amélioration  du  fonctionnement  du  marché  du  travail,  la  pays  de  la  région  ont  mis  en  œuvre  des  réformes  budgétaires  rationalisation des procédures d’investissement et la mise en œuvre  comme l’Algérie qui a amélioré sa transparence budgétaire et créé  de  réformes  judiciaires  sont  des  progrès  non  négligeables.  Par  un fonds de régulation des recettes pétrolières pour constituer des  ailleurs,  le  démantèlement  tarifaire  et  la  suppression  des  licences  réserves.  En  Jordanie,  les  mesures  budgétaires  adoptées  par  le  d’importation  sont  en  cours  dans  la  plupart  des  pays  signataires  gouvernement  pour  accroître  les  recettes  fiscales  et  juguler  les  des accords d’association.  dépenses  courantes  ont  sensiblement  amélioré  la  situation  Bien que l’état des réformes et la volonté des gouvernements de s’y  budgétaire.  Plus  récemment,  l’Egypte  a  engagé  une  profonde  tenir soient variables, les mesures adoptées jusqu’à présent ont déjà  réforme  de  la  fiscalité  et  des  douanes  et  un  programme  de  permis  d’améliorer  le  climat  de  l’investissement  dans  la  région  et  restructuration  financière  tandis  que  le  Maroc  s’est  lancé  dans  ont  suscité  des  réactions  positives  de  la  part  des  investisseurs  l’élaboration d’une stratégie visant à réduire son déficit budgétaire  privés.  De  fait,  depuis  2001,  la  région  reçoit  des  flux  croissants  de  structurel  en  coopération  avec  la  Banque  mondiale  et  le  FMI.  Le  capitaux  privés  tant  sous  la  forme  de  titres  de  dette  que  de  prises  Maroc a également commencé à restructurer ses banques publiques  de participations.   spécialisées.  Enfin,  l’Algérie  a  récemment  pris  des  mesures  pour  renforcer  les  systèmes  de  paiement  et  améliorer  la  réglementation  11 12
  • 7. Investir dans la région MEDA, pourquoi, comment ? Investir dans la région MEDA, pourquoi, comment ? Les  investissements  étrangers  dans  la  région  ont  pris  la  forme  de  profit  de  TeCom  Dig  (Dubaï)  a  généré  3,050  milliards  DT  de  fusions‐acquisitions  (Israël),  nouveaux  projets  ‐greenfield  projects  recettes (2,3 milliards d’USD), dépassant l’ensemble des recettes de  (Turquie  et  Maroc)  ou  alliances  stratégiques  et  licences  (Israël,  privatisations depuis 1987. Au Liban, les investissements étrangers  Maroc,  Jordanie).  Les  raisons  pour  lesquelles  les  grandes  ont atteint 288 millions d’USD hors investissements immobiliers et  entreprises  s’installent  sont  à  la  fois  les  débouchés  (marchés  en  la  majorité  des  IDE  est  dirigée  vers  l’immobilier  et  le  secteur  expansion,  plateforme  pour  la  réexportation,  taille  du  marché)  et  touristique  en  plein  essor.  La  Syrie  a  quant  à  elle,  enregistré  700  l’existence d’avantages comparatifs (faible coût de la main l’œuvre,  millions  de  dollars  d’IDE  en  2005  et  6,3  milliards  de  dollars  proximité géographique avec le marché européen).  d’investissements  domestiques  (contre  3,7  milliards  de  dollars  en  En  Egypte,  de  nouveaux  records  ont  été  enregistrés  en  2004‐2005  2004).  avec un flux d’investissements directs étrangers de 2,134 milliards  d’USD  et  l’année  2006  s’avère  aussi  prometteuse  avec  2,554  La conjoncture économique en 2005 par pays milliards  d’USD  déjà  déclarés  au  cours  du  premier  trimestre.  Le  Les  réformes  structurelles  menées  en  Algérie  ont  permis  le  volume des IDE vers la Turquie atteint une moyenne annuelle d’un  rétablissement  des  équilibres  macroéconomiques,  l’amélioration  milliard  de  dollars  et  enregistre  une  croissance  constante  avec  2,8  des  performances  en  termes  de  croissance  du  PIB  et  le  milliards  d’USD  en  2004  et  9,7  milliards  d’USD  en  2005  (2,6%  du  développement  d’un  secteur  privé  plus  dynamique,  entraînant  un  PNB) soit une croissance de 239%. Le nombre de sociétés à capitaux  plus grand flux entrant dʹinvestissements directs étrangers. Le taux  étrangers  a  atteint  11  685  dont  2  825  créées  en  2005  et  le  pays  de  croissance  du  PIB  est  passé  de  3%  par  an  en  2000‐02  à  près  de  pourrait  recevoir  au  minimum  11  milliards  d’USD  d’IDE  en  2006.  6%  en  2003‐04  et  5,1%  en  2005,  soutenu  essentiellement  par  Les  investissements  étrangers  en  Israël  ont  été  soutenus  par  de  l’augmentation  de  la  production  des  hydrocarbures  et  des  cours  nombreuses  prises  de  participation  et  fusions‐acquisitions.  Les  mondiaux  du  pétrole  qui  ont  permis  de  réaliser  d’appréciables  investissements étrangers ont atteint 9,66 milliards d’USD en 2005,  excédents  de  la  balance  courante  (les  recettes  des  hydrocarbures  une croissance de 67% par rapport aux 5,8 milliards enregistrées en  représentent  97%  des  recettes  d’exportation  des  biens  et  services  2004  et  les  IDE  ont  atteint  5,71  milliards  d’USD.  L’année  2006  non‐facteurs).  Les  projections  pluriannuelles  de  la  loi  de  finances  s’annonce  prometteuse  puisqu’une  importante  prise  de  pour 2005 tablent sur un taux moyen de 5,3% par an sur la période  participation  de  4  milliards  d’USD  a  déjà  été  enregistrée.  En  2005‐2009.  La  politique  budgétaire  expansionniste  orchestrée  Jordanie  également  les  investissements  étrangers  affichent  une  depuis  2001  autour  du  Plan  de  Soutien  à  la  Relance  Economique,  reprise  avec  562  millions  d’USD  en  2005  principalement  des  PSRE  (6,9  milliards  d’USD  entre  2001  et  2004),  suivi  du  Plan  investissements  en  portefeuille  et  des  investissements  dans  Complémentaire  de  Soutien  à  la  Croissance,  PCSC  (80  milliards  l’immobilier. Au Maroc et en Tunisie, les nombreuses opérations de  d’USD  étalés  sur  la  période  2005‐2009)  contribue  à  soutenir  la  privatisations  ont  dopé  les  IDE  notamment  grâce  au  secteur  des  croissance : la demande publique permet ainsi de tirer vers le haut  télécoms. Les IDE se sont établis à 3 milliards d’USD au Maroc en  la contribution à la croissance des secteurs hors hydrocarbures. La  2005. Début 2006, la vente de 35% du capital de Tunisie Telecom au  13 14
  • 8. Investir dans la région MEDA, pourquoi, comment ? Investir dans la région MEDA, pourquoi, comment ? valeur ajoutée dans les services a ainsi progressé de plus de 60% en  croissance spectaculaire du PIB de 7,7% en 2004 contre 4% en 2003,  5 ans, le BTP a, quant à lui, enregistré une croissance de 40% de sa  la  situation  économique  s’est  détériorée  en  2005  à  cause  de  valeur  ajoutée.  L’inflation  a  baissé  à  1,6%  contre  2,7  %  en  2004  en  l’augmentation  de  la  facture  d’importations  des  hydrocarbures  et  raison de la baisse des prix des produits alimentaires. Les réserves  une  baisse  inattendue  de  l’aide  internationale,  qui  a  représenté  en  devises  ont  dépassé  les  prévisions  avec  56,2  milliards  d’USD  environ  700  millions  d’USD  en  2005,  contre  1,3  milliards  en  2004.  atteints  fin  2005  (les  prévisions  tablaient  sur  55,6  milliards  d’USD  De plus les tensions dans la région ont contribué à la détérioration  soit l’équivalent de 21 mois d’importations de biens et services).   des  revenus  touristiques  et  la  réduction  sensible  de  lʹintérêt  des  En Egypte, la nouvelle équipe issue du remaniement ministériel de  investisseurs  étrangers.  Les  estimations  de  la  croissance  jordanienne pour 2006 s’établissent autour de 5 à 6%.  juillet  2004  s’est  attachée  à  faire  progresser  la  libéralisation  commerciale  et  financière  et  le  programme  de  réformes  Le  Liban  a  connu  une  croissance  soutenue  d’une  moyenne  de  6  à  économiques  et  structurelles.  Entre  2000  et  2003,  le  pays  a  7%  entre  1992  et  1997,  tirée  notamment  par  la  reconstruction  du  enregistré  un  taux  de  croissance  moyen  de  3,5%  en  raison  pays  après  15  ans  de  guerre  civile,  et  le  secteur  financier,  ce  qui  a  notamment  de  chocs  exogènes,  tels  que  les  attentats  du  11  entraîné  un  véritable  relèvement  du  PIB  pour  atteindre  environ  septembre et la guerre en Irak. Cependant, bénéficiant de la reprise  22,3  milliards  d’USD  en  2005  (+6%).  Cependant,  la  dette  publique  mondiale et de la dépréciation de la livre, la croissance ne cesse de  située à 34,5 milliards de dollars fin 2005, soit 180% du PIB ne cesse  s’améliorer  avec  4,1%  enregistrée  en  2004,  des  prévisions  de  4,8%  d’augmenter. La conférence de Paris II de 2002 a permis une forte  en  2005  et  de  5%  en  2006,  dopée  par  les  recettes  touristiques  (6,4  mobilisation de la communauté internationale pour restructurer la  milliards  d’USD  en  2004‐2005),  les  transferts  des  travailleurs  dette  libanaise.  Au  total,  le  Liban  a  ainsi  obtenu  des  financements  émigrés  (4,3  milliards  d’USD),  les  recettes  du  Canal  de  Suez  (3,3  de 10,1 milliards d’USD (32% de la dette globale).   milliards d’USD) et les exportations de pétrole (1,2 milliard d’USD).  La  levée  des  sanctions  onusiennes  qui  frappaient  la  Libye  depuis  En Israël, après une baisse de la croissance en 2001‐2003 (1,3%) du  1992  et  la  levée  de  l’embargo  a  contribué  au  redémarrage  de  à  la  forte  crise  liée  à  la  seconde  Intifada  dans  les  territoires  relations  économiques  et  financières  internationales  normales.  Les  palestiniens  et  l’éclatement  mondial  de  la  bulle  technologique  en  résultats économiques du pays ne cessent de s’améliorer grâce à la  2000,  une  reprise  sensible  s’est  amorcée  en  2004  et  2005  avec  un  remontée  de  la  production  de  pétrole,  la  reprise  des  exportations  taux  de  croissance  du  PIB  de  4,3%  et  de  5,2%  respectivement.  Les  pétrolières  et  la  hausse  du  cours  du  baril  depuis  2003.  Cette  moteurs majeurs de cette croissance ont été les exportations (+15%),  conjoncture internationale a permis la croissance du PIB de 9,1% en  la  consommation  privée,  ainsi  que  la  rapide  expansion  des  2003  à  4,6%  en  2004  et  3,5%  en  2005  et  devrait  s’établir  à  5%  en  industries  de  pointe  ‐  domaine  d’excellence  de  l’économie  2006.   israélienne ‐ et du tourisme.   Le  Maroc  a  accompli  des  avancées  significatives  en  matière  de  La  Jordanie  a  été  le  pays  le  plus  exposé  à  la  guerre  en  Irak,  qui  démocratisation  de  la  vie  publique,  d’éducation  et  de  santé,  et  de  représentait  son  principal  marché  dʹexportation.  Après  une  renforcement  des  infrastructures  de  base.  Cependant  la  croissance  15 16
  • 9. Investir dans la région MEDA, pourquoi, comment ? Investir dans la région MEDA, pourquoi, comment ? du  PIB  reste  volatile.  Après  une  croissance  de  l’économie  de  4,5%  de  2001  grâce  à  la  politique  d’assainissement  macroéconomique.  pendant la période 2001‐04, elle s’est contractée à 1,4% en 2005, en  Soutenue  par  une  demande  intérieure  dynamique,  lʹéconomie  raison  des  mauvaises  performances  agricoles,  la  faible  croissance  connaît  un  remarquable  redressement  avec  une  croissance  du  secteur  hors  agriculture,  la  lente  transformation  de  l’épargne  spectaculaire  du  PIB  de  8,9%  en  2004  et  de  7,4%  en  2005.  nationale  en  investissements  productifs  et  la  faible  compétitivité  L’amélioration  de  la  confiance  intérieure  et  internationale  des  entreprises  marocaines  dans  l’économie  mondiale  malgré  la  consécutive  à  l’ouverture  des  négociations  d’adhésion  avec  l’UE  mise en place du programme de mise à niveau des entreprises.   devrait  maintenir  cette  croissance  aux  alentours  de  6%  en  2006‐ Le  paysage  économique  syrien,  qui  dépend  largement  du  secteur  2007.   public,  est  en  train  de  changer  grâce  à  un  programme  soutenu  de  Figure  3.  Evolution  du  PIB  des  pays  MEDA  (en  milliards  d’USD,  prix  réformes  structurelles  qui  vise  à  créer  un  environnement  courants). Source WDI 2006  économique  favorisant  davantage  le  secteur  privé  sans  négliger  0 100 200 300 400 500 lʹéquilibre social. La croissance suit une courbe ascendante passant  de  1,3%  en  2002  à  3,8%  en  2005  soutenue  par  l’agriculture  et  le  A lg é rie secteur  de  la  construction  et  des  services.  Le  PIB  s’élève  à  26,2  E g yp te milliards d’USD en 2005 contre 20,3 milliards d’USD en 2002.  Isra ë l Jo rd a n ie La  Tunisie  a  opté très tôt pour le développement d’une économie  2003 de  marché  et  pour  une  intégration  progressive  dans  l’économie  L ib a n 2005 mondiale. Entre 1992 et 2004, le PIB a augmenté de 4,1% par an en  L ib ye 2007 moyenne avec 6% enregistrée en 2004. En dépit de l’intensification  M a ro c de  la  concurrence  internationale  et  de  la  flambée  des  prix  du  S yrie pétrole,  les  résultats  de  2005  sont  globalement  positifs  (4,2%  du  T u n isie PIB) et ce, en raison de l’évolution favorable des services comme le  T u rq u ie   tourisme  (6,4  millions  de  touristes  et  2,563  millions  DT  soit  12,5%    des recettes courantes), le transport aérien, les télécommunications  et  les  nouvelles  technologies.  Pour  l’année  2006,  les  autorités  tablent sur une croissance du PIB de 5,8%.  Pays  candidat  à  lʹentrée  dans  lʹUnion  Européenne  depuis  1999,  la  Turquie est officiellement en négociations pour devenir membre de  l’UE depuis le 3 octobre 2005 et est engagée dans un long processus  de  réformes  basé  sur  35  points  conformes  aux  critères  de  Copenhague. La Turquie se remet peu à peu de la crise économique  17 18
  • 10. Investir dans la région MEDA, pourquoi, comment ?     Le partenariat euro- méditerranéen et la nouvelle politique de voisinage Le cadre du partenariat euro-méditerranéen La déclaration de Barcelone a été adoptée le 28 novembre 1995 par  les  ministres  des  Affaires  étrangères  des  15  États  membres  de  l’Union  Européenne  et  de  12  États  du  Sud  et  de  l’Est  de  la  Méditerranée  (Algérie,  Chypre,  Égypte,  Israël,  Jordanie,  Liban,  Malte, Maroc, Territoires palestiniens, Syrie, Tunisie, Turquie). Des  accords  d’association  lient  désormais  l’Union  Européenne  avec  la  quasi‐totalité  des  pays  tiers  méditerranéens.  Chypre  et  Malte  font  partie  depuis  le  1er  Mai  2004  des  dix  nouveaux  Etats  membres  de  l’Union Européenne. La Turquie qui était liée à l’UE par une union  douanière  depuis  1995,  est  officiellement  en  négociations  d’adhésion  à  l’UE  depuis  le  3  octobre  2005.  Ces  trois  pays  sont  désormais  gérés  par  la  direction  « Elargissement  de  l’UE »  de  la  Commission Européenne.  Le Partenariat euro‐méditerranéen, enclenché par la Conférence de  Barcelone  en  novembre  1995,  substitue  aux  accords  commerciaux  bilatéraux  existant  auparavant  des  accords  d’association  qui  ont  une approche globale et multilatérale sur trois volets :  19
  • 11. Investir dans la région MEDA, pourquoi, comment ? Investir dans la région MEDA, pourquoi, comment ? la définition d’un espace commun de paix et de stabilité par le  Dans cette perspective, l’UE propose à ses voisins à l’Est et à ceux  renforcement  du  dialogue  politique  et  de  sécurité  (volet  du  Sud  de  la  Méditerranée  une  perspective  de  participation  au  politique) ;  marché  intérieur  européen,  et  de  bénéficier  ainsi  de  la  libre  la  mise  en  place  d’un  partenariat  économique  et  financier  et  circulation  des  biens,  des  services,  des  capitaux  et  des  personnes  l’instauration  progressive  d’une  zone  de  libre‐échange  d’ici  (les quatre libertés).   2010 (volet économique) ;  Le  Conseil  européen  de  juin  2004  a  approuvé  le  principe  d’une  le  rapprochement  entre  les  peuples  et  les  échanges  entre  les  adoption,  en  concertation  avec  chaque  pays  ayant  déjà  un  accord  sociétés civiles (volet social, culturel et humain).   en vigueur avec l’UE, des plans d’action visant à progresser dans la  mise en œuvre de ces accords. Sept plans d’action, d’une durée de 3  L’objectif fixé sur le plan commercial est la création d’une zone de  ans,  ont  été  adoptés  fin  2004  (5  pays  MEDA,  Israël,  Jordanie,  libre‐échange  qui  doit  être  réalisée  à  travers  les  accords  euro‐ Maroc,  Tunisie  et  Autorité  Palestinienne  et  l’Ukraine  et  la  méditerranéens et des accords de libre‐échange à conclure entre les  Moldavie)  et  des  discussions  sont  en  cours  avec  l’Egypte  et  le  pays MEDA eux‐mêmes (coopération sud‐sud). Lʹannée 2010 a été  Liban. Outils opérationnels élaborés avec les pays partenaires de la  retenue  comme  date  objectif  pour  instaurer  progressivement  cette  Méditerranée, les plans d’action identifient des priorités en matière  zone  qui  doit  couvrir  lʹessentiel  des  échanges  dans  le  respect  des  de  réforme  dans  le  domaine  politique  et  économique  et  de  la  obligations  découlant  de  lʹOrganisation  Mondiale  du  Commerce  coopération  renforcée.  Les  actuels  instruments  financiers  de  l’UE  (OMC). Ainsi, les obstacles tarifaires et non tarifaires aux échanges  (MEDA,  TACIS)  doivent  soutenir  la  mise  en  œuvre  des  plans  des  produits  manufacturés  seront  progressivement  éliminés  selon  d’actions jusque fin 2006.  des  calendriers  à  négocier  entre  les  partenaires.  Une  libéralisation  progressive  du  commerce  des  produits  agricoles  est  également  En  ce  qui  concerne  MEDA,  45  millions  d’euros  ont  été  dédiés  à  la  envisagée,  ainsi  que  pour  le  commerce  des  services,  au  sens  de  PEV pour la période 2004‐2006 : infrastructures dans le domaine de  l’article V de l’accord général sur le commerce des services (AGCS).   l’énergie  (18,5  millions  d’euros),  des  transports  (24  millions  d’euros),  de  la  coopération  transfrontalière  entre  le  Maroc  et  Anticipant  l’évolution  des  frontières  de  l’Union  Européenne  après  l’Espagne  (2  millions  d’euros)  et  entre  le  Maroc  et  Gibraltar  (0,4  l’élargissement  au  1er  mai  2004,  la  Commission  Européenne  a  millions d’euros).  initié,  le  11  mars  2003,  la  définition  d’une  nouvelle  politique  de  Un des objectifs de la PEV est de renforcer la coopération entre les  voisinage (NPV) appelée à renforcer les liens avec les pays voisins  pays dans le cadre du processus de Barcelone et de promouvoir la  de  l’UE  élargie :  elle  propose  à  ses  voisins  de  nouvelles  coopération  régionale  et  sous‐régionale.  A  partir  de  2007,  la  perspectives  d’intégration  économique  en  contrepartie  de  leurs  Commission  prévoit  la  création  d’un  unique  instrument  européen  progrès  concrets  dans  les  domaines  du  respect  des  valeurs  de  voisinage  et  de  partenariat  (IEVP)  couvrant  à  la  fois  le  soutien  communes  et  de  la  mise  en  œuvre  des  réformes  politiques,  de  lʹUE  aux  pays  de  la  PEV  et  la  coopération  transfrontalière  de  économiques et institutionnelles, notamment dans l’harmonisation  ceux‐ci avec les Etats membres. Les montants dédiés à l’IEVP ainsi  de leur législation avec l’acquis communautaire.   21 22
  • 12. Investir dans la région MEDA, pourquoi, comment ? Investir dans la région MEDA, pourquoi, comment ? que  la  répartition  entre  ses  composantes  dépendra  de  la  En  conformité  avec  les  conclusions  du  rapport  PNUD  sur  le  négociation  sur  les  prochaines  perspectives  financières  de  l’UE  développement  humain  dans  le  monde  arabe,  la  Commission  a  pour 2007‐2013.  récemment  adopté  une  communication  intitulée  ʺDonner  une  Les  autres  orientations  politiques concernent : le sommet de Doha  nouvelle impulsion aux actions de lʹUE dans le domaine des droits  et  le  commerce,  les  questions  de  justice  et  affaires  intérieures,  la  de  lʹhomme  et  de  la  démocratisation,  en  coopération  avec  les  promotion dʹune meilleure gouvernance, les droits de lʹhomme et la  partenaires  méditerranéensʺ  visant  à  maximiser  lʹefficacité  des  démocratisation  dans  la  région  MEDA,  et  les  initiatives  instruments  à  la  disposition  de  lʹUE  et  de  ses  partenaires  environnementales  convenues  au  sommet  de  Johannesburg  sur  le  méditerranéens  dans  le  domaine  des  droits  de  lʹhomme  et  de  la  développement durable.   démocratie. La communication définit des orientations de travail en  vue  de  promouvoir  les  droits  de  lʹhomme  et  les  libertés  Le  lancement  du  nouveau  round  de  lʹOMC,  lʹAgenda  de  Doha,  fondamentales en coopération avec les partenaires méditerranéens.  comporte  à  la  fois  de  nouvelles  ouvertures  du  marché  et  la  Elle  propose  dix  recommandations  concrètes  pour  améliorer  le  définition  de  règles  supplémentaires,  soutenues  par  lʹengagement  dialogue  politique  entre  lʹUE  et  ses  partenaires  méditerranéens,  de  renforcer  lʹassistance  matérielle  vis‐à‐vis  des  pays  en  ainsi  que  la  coopération  financière  de  lʹUE  sur  les  questions  de  développement  en  vue  de  renforcer  leur  capacité.  Lʹobjectif  droits  de  lʹhomme.  Le  rapport  Banque  mondiale  2003  sur  la  principal  du  nouveau  round  est  de  soutenir  lʹintégration  des  pays  gouvernance  dans  la  région  MENA  constitue  également  une  en  développement  dans  le  système  dʹéchanges  mondial  dʹune  référence  importante.  La  programmation  2005‐2006  a  largement  manière qui les aidera à combattre la pauvreté.   pris en charge ces questions primordiales à travers les programmes  Les  conclusions  du  Conseil  de  Tampere  (1999),  Santa  Maria  Da  de  management  de  lʹéconomie,  ONG  II,  Police  II  et  Proximité  Feira  (2000)  et  Séville  (2002)  ont  défini  une  politique  commune  rurale.   concernant lʹintégration des questions justice et affaires intérieures  Un  engagement  global  à  la  cause  du  développement  durable  fut  dans la politique externe de lʹUE.   réitéré  au  sommet  de  Johannesburg,  sous  forme  dʹun  programme  Le plan dʹaction adopté à Valence (2002), en plus de la déclaration  pragmatique  et  ambitieux  démontrant  lʹimportance  croissante  des  de  Barcelone,  fournit  des  orientations  supplémentaires  pour  la  questions  environnementales  dans  la  réalisation  des  objectifs  de  coopération  renforcée  dans  la  région  MEDA  et  ce,  dans  trois  développement  pour  le  millénaire  « Millenium  Development  secteurs  principaux  :  migration,  réforme  de  lʹappareil  judiciaire  et  Goals ».  Les  secteurs  clés  pour  lʹaction  de  lʹUE  sont  lʹeau  et  lutte  contre  la  criminalité.  Une  meilleure  gouvernance,  la  lʹénergie.  À  Johannesburg,  lʹUE  a  lancé  deux  partenariats,  lʹun  promotion  de  la  démocratie  et  le  respect  des  droits  de  lʹhomme  concernant  lʹeau,  lʹautre  lʹénergie.  Lʹinitiative  européenne  de  lʹeau  constituent  des  objectifs  de  base  dans  la  politique  extérieure  de  « Water  for  Life »  coordonne  les  mécanismes  de  financement  lʹUE.   existants  avec  un  accent  particulier  sur  trois  paramètres:  approvisionnement,  hygiène  et  gestion  intégrée  des  ressources.  À  lʹheure actuelle, le suivi concret concernant les pays méditerranéens  23 24
  • 13. Investir dans la région MEDA, pourquoi, comment ? Investir dans la région MEDA, pourquoi, comment ? se  déroule  dans  le  cadre  de  lʹinstrument  de  financement  existant,  En  outre,  le  processus  de  libéralisation du commerce des produits  MEDA.   agricoles  est  lui  aussi  largement  opérationnel.  Plus  de  80%  des  Pour  plus  d’informations,  se  rapporter  au  document  Partenariat  produits  agricoles  importés  des  rives  méditerranéennes  entrent  Euro‐Med,  Programme  Indicatif  Régional  2005‐2006  de  la  ainsi  dans  l’Union  Européenne  en  franchise  de  droits  de  douanes  Commission Européenne à l’adresse suivante :  ou  à  taux  préférentiels.  Réciproquement,  un  tiers  des  exportations  européennes  de  produits  agricoles  bénéficient  de  préférences  http://ec.europa.eu/comm/external_relations/euromed/rsp/meda_ni tarifaires dans les pays méditerranéens.  p05_06_fr.pdf   Cependant,  l’espace  méditerranéen  connaît  une  intégration  régionale  encore  assez  embryonnaire.  Le  commerce  intra‐régional  Bilan des accords d’association Euro-Med reste  en  dessous  des  8%  du  commerce  total  de  la  zone,  chiffre  le  L’année 2005, qui avait été déclarée « Année de la Méditerranée »,  plus faible au monde pour un ensemble économique de cette taille.  s’est  conclue  par  la  célébration  du  10ème  anniversaire  de  la  Or,  un  espace  économique  régional  plus  intégré  passe  Déclaration de Barcelone durant le sommet euro‐méditerranéen qui  nécessairement  par  la  conclusion  d’accords  de  libre‐échange  entre  s’est  tenu  à  Barcelone  les  27  et  28  novembre.  A  cette  occasion,  un  pays  sud‐méditerranéens  (relations  Sud‐Sud)  en  complément  des  programme  de  travail  à  5  ans,  qui  fait  une  large  place  à  accords  d’association  (relations  Nord‐Sud).  Si  un  certain  nombre  l’investissement étranger, au suivi des réformes et à l’innovation, a  d’accords  de  libre‐échange  Sud‐Sud  sont  récemment  entrés  en  été adopté par la Chefs d’Etat.  vigueur, à l’instar de ceux conclus entre la Turquie et la Tunisie, ou  entre la Turquie et le Maroc, leur portée est limitée (règles d’origine  Tous  les  pays  sud  et  est‐méditerranéens  peuvent  à  présent  restrictives, exclusion de l’agriculture).   bénéficier  des  accords  d’association  euro‐méditerranéens  :  de  l’Algérie à la Turquie en passant par l’Egypte, Israël, la Jordanie, le  Par ailleurs, l’Accord d’Agadir, signé entre la Tunisie, le Maroc, la  Liban,  le  Maroc,  l’Autorité  palestinienne,  la  Tunisie.  Seul  l’accord  Jordanie et l’Egypte le 25 février 2004, engage les parties à éliminer  d’association avec la Syrie paraphé en octobre 2004 n’est pas encore  lʹessentiel des droits de douane sur leurs échanges réciproques dès  entré en vigueur.  le  1er  janvier  2005  et  à intensifier leur coopération économique en  matière  de  normes  et  de  procédures  douanières.  L’accord  n’a  pas  Dix  ans  après  le  lancement  du  processus  de  Barcelone,  la  encore été ratifié par le Maroc.  libéralisation  du  commerce  des  produits  industriels  est  devenue  une  réalité  tangible :  tous  les  produits  en  provenance  des  pays  méditerranéens  ont  accès  au  marché  de  l’Union  Européenne  en  Les instruments financiers MEDA, FEMIP et les franchise  de  droits  de  douane.  Réciproquement,  les  pays  jumelages institutionnels méditerranéens  ont  mis  en  place  un  processus  de  démantèlement  Les  accords  d’association  du  Partenariat  euro‐méditerranéen  progressif  de  leurs  tarifs  douaniers  qui  s’étale  généralement  sur  prévoient  également  des  outils  de  coopération  financière  de  l’UE  une douzaine d’année.  25 26
  • 14. Investir dans la région MEDA, pourquoi, comment ? Investir dans la région MEDA, pourquoi, comment ? pour  appuyer  la  mutation  économique  dans  les  pays  partenaires  constructions  d’infrastructures  à  l’appui  du  développement  du  méditerranéens. Ils s’articulent autour de MEDA et de la FEMIP.  secteur  privé,  les  projets  privés  locaux,  les  projets  Décidé  par  le  Conseil  de  Cannes  en  juin  1995,  le  programme  environnementaux,  le  développement  des  marchés  de  capitaux.  MEDA  constitue  le  cadre  financier  principal  de  la  mise  en  œuvre  Depuis sa création en octobre 2002, la FEMIP s’est progressivement  renforcée,  sans  toutefois  devenir  une  banque  de  développement  du  Partenariat  euro‐méditerranéen.  La  Commission  Européenne,  euro‐méditerranéenne  à  part  entière  –son  capital  reste  détenu  par  en  étroite  coopération  avec  chacun  de  ses  partenaires  les  pays  européens  et  sa  capacité  d’expertise  est  surtout  tournée  méditerranéens et en tenant compte de leur diversité, élabore, selon  vers  les  infrastructures  et  les  grands  projets  publics.  Peu  de  pays  la  démarche  «bottom‐up»,  des  programmes  d’aide  à  la  transition  soutiennent  la  constitution,  pourtant  emblématique,  d’une  banque  économique,  financés  au  titre  de  MEDA.  Ils  prennent  la  forme,  euro‐méditerranéenne « intégrale » (en commençant par une filiale  entre autres, d’appui aux réformes et de développement du secteur  à participation majoritaire de la BEI) qui supposerait de libérer un  privé  (soutien  aux  PME  et  à  l’industrie,  modernisation  du  secteur  capital  important  (compte  tenu  de  l’encours  BEI  sur  la  région  financier,  aide  à  la  privatisation  et  appui  à  la  participation  du  MEDA), impliquerait une hausse des taux de prêt (baisse du rating,  secteur privé aux investissements d’infrastructure, mesures visant à  coûts  de  fonctionnement)  et  obligerait  à  la  co‐décision  avec  les  faciliter  les  échanges).  Avec  MEDA  II,  une  déconcentration  a  été  nouveaux  actionnaires.  La  BEI  et  certains  Etats  membres  tentent  préconisée  au  profit  d’une  gestion  locale  des  programmes  MEDA  cependant  d’avancer  en  consolidant  les  acquis,  en  améliorant  par  les  délégations  de  l’UE  dans  les  pays  récipiendaires.  Le  l’intégration  de  la  FEMIP  (bureaux  locaux,  comité  d’experts  montant total des fonds engagés pour la période 1995‐2006 s’élève  évoluant vers un comité de pilotage associant les pays du sud), en  à  environ  8,8  milliards  d’euros  et  ils  bénéficient  tant  aux  autorités  envisageant de nouveaux outils (système de garantie, par exemple)  étatiques  (nationales  et  locales)  qu’au  secteur  privé  et  aux  acteurs  et surtout en orientant de plus en plus les activités vers le difficile  de la société civile.  marché  des PME et de l’investissement privé. A ce titre, la FEMIP  Mise en place à la Banque européenne d’investissements (BEI) lors  accentue  ses  efforts  vers  le  secteur  productif,  non  seulement  en  de  la  conférence  euro‐méditerranéenne  de  Barcelone  le  18  octobre  ouvrant des lignes de crédit à des banques commerciales chargées  2002,  la  Facilité  euro‐méditerranéenne  d’investissement  et  de  de  financer  l’industrie,  mais  aussi  en  participant  à  des  fonds  de  partenariat, FEMIP, a financé 7,2 milliards d’euros à fin 2005 pour  capital investissement. A l’avenir, elle pourrait jouer un rôle encore  77  opérations  en  faveur  de  la  modernisation  de  l’économie,  de  plus  efficace  si  elle  pouvait  prêter  en  monnaie  locale  et  s’appuyer  l’établissement  d’un  climat  propice  à  l’investissement,  du  sur  des  équipes  permanentes  plus  étoffées  et  plus  proches  des  développement  du  secteur  privé  et  de  la  création  d’emplois  dans  clients  méditerranéens  (la  BEI  est,  de  loin,  la  banque  de  les pays bénéficiaires.  développement  dont  l’effectif  de  personnel  est  le  plus  faible  par  Confortée à l’issue de diverses conférences ministérielles Ecofin (en  rapport  aux  crédits  consentis,  et  cela  peut  poser  problème  pour  particulier,  en  juin  2006  à  Tunis),  la  FEMIP  déploie  ses  actions  de  suivre des dossiers de PME).  financement  dans  plusieurs  domaines  prioritaires  :  les  27 28
  • 15. Investir dans la région MEDA, pourquoi, comment ? Investir dans la région MEDA, pourquoi, comment ? Le  volume  de  prêts  octroyés  au  bénéfice  des  pays  partenaires  projets représentant au total 930 millions d’euros), 38 % au Proche‐ méditerranéens (MEDA) a atteint 1,8 milliards d’euros en 2003, 2,1  Orient (10 projets pour un montant total de 834 millions d’euros) et  milliards en 2004 et 2,2 milliards en 2005. Pour cette dernière année,  20 % au Maghreb (7 projets totalisant 430 millions d’euros). Enfin,  51  %  des  ressources  sont  destinés  à  l’appui  du  secteur  privé.  Près  la FEMIP a financé dans les territoires palestiniens deux opérations  de  35  %  de  ces  opérations  ont  été  menées  avec le secteur bancaire  destinées à améliorer les infrastructures électriques et à soutenir les  local,  afin  de  renforcer  sa  capacité  à  financer  des  investissements  PME.  productifs réalisés par des PME. Parallèlement, la FEMIP a appuyé  La  panoplie  diversifiée  d’instruments  de  la  FEMIP  permet  de  des  investissements  dans  des  infrastructures  de  base  relevant  des  répondre  aux  besoins  des  économies  locales.  Elle  fournit,  en  effet,  secteurs  de  l’énergie  (Égypte,  Gaza‐Cisjordanie,  Syrie),  de  des  produits  financiers  tels  que  des  prêts  à  long  terme,  capital‐ l’environnement  (Turquie,  Liban,  Maroc),  et  des  transports  et  risque  etc.,  à  des  conditions  financières  attractives.  Le  Fonds  communications  (Syrie,  Liban,  Maroc  et  Turquie).  L’année  2005  a  d’assistance  technique  de  la  FEMIP  a  signé  en  2004  sa  première  été en outre marquée par la reprise des opérations de financement  année  d’existence,  20  contrats  pour  un  total  de  13,8  millions  €  dans la bande de Gaza et en Cisjordanie, avec l’octroi de deux prêts  (dons). Enfin, le Fonds fiduciaire de la FEMIP, opérationnel depuis  pour contribuer à l’amélioration concrète des conditions de vie des  début 2005 (contributions des Etats Membres de 30 M€), a élargi la  Palestiniens grâce à la fourniture d’électricité et à la mise en place  gamme des instruments financiers de la FEMIP.   d’un fonds de garantie à l’appui des PME.   Davantage  de  moyens  seront  également  consacrés  à  l’assistance  Figure  4.  Répartition  des  prêts  FEMIP  par  pays  en  2005  (en  millions  technique pour permettre l’émergence de projets, notamment dans  d’euros)   les domaines sociaux et de réduction de la pauvreté. En outre, pour  marquer sa présence physique sur la rive sud de la Méditerranée, la  BEI a fait le choix d’implanter des bureaux de la FEMIP dans trois  Tunisie (260) Turquie (930) capitales  (Le  Caire,  Tunis  et  Rabat).  Enfin,  une  évaluation  globale  du  fonctionnement  de  la  FEMIP  a  été  réalisée  en  décembre  2006,  permettant  en  particulier  d’examiner  les  diverses  options  pour  Algérie (10) Syrie (300) l’avenir de cet instrument.   Egypte (309) Afin  d’identifier  de  nouvelles  manières  de  développer  la  Maroc (160) coopération  financière  sur  la  base  des  avantages  comparatifs  et  Palestine (55) Liban (170) d’élargir  le  champ  de  ses  opérations,  la  FEMIP  a  renforcé  sa  coopération  avec  d’autres  bailleurs  de  fonds  présents  dans  la    région en signant des accords avec les institutions européennes de  Pour  ce  qui  est  de  la  répartition  géographique  de  la  FEMIP  (cf.  financement  du  développement  (EDFI).  Cette  mesure  permettra  figure 4), 42 % des signatures concernent des projets en Turquie (6  d’amplifier  le  soutien  qu’apporte  l’UE  au  développement  29 30
  • 16. Investir dans la région MEDA, pourquoi, comment ? Investir dans la région MEDA, pourquoi, comment ? économique  des  pays  partenaires  méditerranéens,  d’éviter  le  d’Agadir,  en  tant  qu’initiative  intra‐régionale  Sud‐Sud  lancé  entre  double emploi de ressources et de maximiser l’impact des activités  le Maroc, la Tunisie, l’Égypte et la Jordanie en mai 2001 à Agadir,  des États membres de l’UE dans la région.   constitue  une  démarche  volontaire  entreprise  par  ces  quatre  Outre ses opérations de financement, la FEMIP a réalisé une étude  partenaires  en  vue  d’établir  entre  eux  une  zone  de  libre‐échange.  des marchés de la dette publique dans les pays méditerranéens (qui  L’accord  vise  dans  un  premier  temps  la  création  d’une  zone  de  a  été  publiée  en  décembre  2005)  et  a  défini  un  programme  de  libre‐échange  de  manière  progressive,  pendant  une  phase  travail  ambitieux  sur  l’accès  des  entreprises  au  crédit.  Elle  a  transitoire ne devant pas dépasser la date du 01/01/2005 à compter  également  publié  la  première  analyse  détaillée  sur  les  envois  de  de la date de son entrée en vigueur. Cet accord devra permettre de  fonds des travailleurs de pays méditerranéens émigrés en Europe.  dynamiser  les  échanges  commerciaux,  de  développer  le  tissu  Le 13 mars 2006, la FEMIP a signé un accord de partenariat avec le  industriel, soutenir l’activité économique et l’emploi, augmenter la  réseau  euro‐méditerranéen  des  instituts  économiques  (FEMISE),  productivité et améliorer le niveau de vie dans les pays signataires.  permettant  une  coopération  sur  l’analyse  macro‐économique  des  De  même  il  devra  favoriser  la  coordination  des  politiques  macro‐ pays MEDA et l’évaluation des politiques financières.  économiques  et  sectorielles,  notamment  dans  les  domaines  du  commerce  extérieur,  de  l’agriculture,  de  l’industrie,  de  la  fiscalité,  Les jumelages institutionnels des  finances,  des  services  et  de  la  douane,  en  plus  de  sa  Le  principe  des  jumelages,  mis  en  œuvre  dès  1998  dans  les  pays  contribution  à  l’harmonisation  des  législations  dans  le  domaine  PHARE  (Europe  centrale  et  orientale),  a  été  étendu  aux  économique  des  pays  signataires.  Concernant  les  dispositions  programmes  MEDA  en2004,  dans  le  cadre  des  programmes  relatives  à  la  libéralisation  du  commerce  extérieur,  les  pays  d’appui  aux  accords  d’association,  essentiellement  en  vue  de  contractants  ont  adopté  un  calendrier  prévoyant  une  exonération  réformes  des  structures  administratives  des  pays  partenaires  totale  des  produits  industriels  à  partir  du  01/01/2005.  Il  a,  par  méditerranéens. Les montants varient de 5 à 20 millions € sur trois  ailleurs,  été  convenu  de  libéraliser  le  commerce  des  produits  ans selon les pays. La gestion est déléguée localement à des unités  agricoles et agro‐industriels conformément au programme exécutif  de  gestion  de  programmes  (UGP).  La  Commission  considère  cet  de  l’accord  de  gestion  et  le  développement  des  échanges  instrument  comme  un  précurseur  de  la  politique  de  voisinage  en  commerciaux  entre  les  pays  arabes  pour  la  création  de  la  Grande  matière  de  renforcement  et  de  modernisation  des  administrations  Zone arabe de libre‐échange (GAFTA). Le secteur des services sera,  des  pays  partenaires  méditerranéens.  Le  programme  pourrait,  à  quant à lui, libéralisé conformément aux termes de l’accord général  terme, être ouvert aux opérateurs privés.   du  commerce  des  services  de  l’Organisation  Mondiale  du  Commerce  (OMC).  Les  termes  de  l’accord  stipulent  également  l’application  des  règles  d’origine  arabo‐méditerranéennes  qui  La coopération Sud-Sud devront  être  mise  en  conformité  aux  règles  d’origine  euro‐ La  signature  de  l’Accord  d’Agadir  le  25  février  2004  marque  une  méditerranéennes.  étape  dans  la  progression  de  l’intégration  Sud‐Sud.  Le  processus  31 32
  • 17. Investir dans la région MEDA, pourquoi, comment ? Investir dans la région MEDA, pourquoi, comment ? Pour  ce  qui  est  de  lʹadhésion  à  lʹaccord  dʹAgadir,  il  a  été  convenu  Figure  5.  Principaux  accords  de  libre‐échange  bilatéraux  et  régionaux  que  tout  pays  arabe  membre  de  la  Ligue  Arabe  et  de  la  Grande  entre les pays MEDA  Zone arabe de libre échange et lié par un accord dʹassociation ou de    AA  Autres  Algé‐ Egyp‐ Israël Jordanie Li‐ Maroc Sy‐ Pales Tuni‐ Tur‐ avec  ALE  rie  te  ban rie ‐tine sie  quie  libre‐échange  avec  lʹUnion  Européenne  peut  adhérer  à  lʹaccord  UE  dʹAgadir après consentement de tous les pays membres.   Algé‐ S 4/02 GAFTA           UMA     UMA    rie  V 9/05 S  S 2/89 S 2/89  L’accord  permet  de  créer  un  marché  de  plus  de  100  millions  Egyp‐ S 6/01 GAFTA       Agadir    Agadir     Agadir  S  d’habitants  dans  les  quatre  pays  concernés,  entraînerait  des  gains  te  V 6/04 V 1/05 S 2/04  S 2/04 S 2/04  12/05  USA  dʹefficience  et  rendrait  la  région  plus  attrayante  pour  les  Israël S 11/95 USA        ALE        S 94    S 3/96  investisseurs étrangers dans cette région.     V 6/00 S 12/04  V 95  V 5/97  Jorda‐ S 11/97 GAFTA   Agadir ALE      ALE      Agadir  Neg.  L’Union Européenne s’est engagée à appuyer le processus d’Agadir  nie  V  V 1/05 S 2/04 S  S 6/98 S 2/04  06  tant sur le plan financier que sur le plan technique. Le programme  05/02  USA  12/04 Agadir ALE  10/00  S 2/04 S 98  «Aide  aux  signataires  d’accords  d’association  pour  le  V 6/99  développement  du  libre‐échange  entre  eux  et  avec  l’Union  Liban S 06/02     S 9/98                    EV  V 2/99 Européenne» a été approuvé dès 2003. Ce programme, doté d’une  04/06  enveloppe  financière  de  4  millions  d’euros  et  financé  au  titre  de  Maroc S 2/96 GAFTA UMA Agadir   Agadir          Agadir  S 4/04  MEDA, vise à encourager le commerce et l’intégration Sud‐Sud, en    V 3/00 V 1/05 S2/89 S 2/04 S 2/04  S 2/04  V 1/06  USA  UMA  commençant  au  niveau  intra‐régional,  ce  qui  ne  peut  que  6/04   S 2/89  contribuer  à  améliorer  l’attractivité  des  IDE  dans  cet  espace  Syrie S 10/04 GAFTA                       V 1/05  économique.  Le  commerce  intra‐régional  est  encouragé  dans  le  Pales‐ S 2/97 GAFTA     S 94              S 7/04  cadre  de  l’accord  d’Agadir,  de  la  grande  zone  arabe  de  libre‐ tine AI V  V 1/05  EV 95   échange  (GAFTA)  et  de  l’union  douanière  du  Conseil  de    7/97  Tuni‐ S 7/95 GAFTA UMA Agadir   Agadir    Agadir       S11/0 coopération du Golfe (CCG).  sie V 3/98 V 1/05  S02/  S 02/04 S 2/04  S 2/04 4    89  ALE  UMA V7/05  Le  tableau  ci‐après  (figure  5)  récapitule  les  accords  de  commerce  S 03/98 S 2/89 signés  au  sein  de  la  région  MEDA  et  avec  leurs  principaux  Tur‐ UD      S 12/05 S 3/96 Neg.  Neg S 4/04 S  S 7/04 S 11/04    quie  S 96  V 97    V 1/06 12/  V  V 7/05  partenaires extérieurs.  V 96  04  6/05  Source : The Euromed process in the trade area, update 03/06 et mise à jour ANIMA, Déc. 2006.   Légende : AA : Accord d’association avec l’UE ; AI : Accord Intérimaire ; S : Signé ; V : En vigueur ; UD :  Union douanière ; Neg. : En négociation ; USA : accord de libre‐échange avec les Etats‐Unis  GAFTA  :  Convention  de  facilitation  et  de  développement  des  échanges  commerciaux  interarabes  du  17/02/1981. En vigueur depuis le 1er janvier 2005. Les 18 pays signataires sont l’Arabie Saoudite, Bahreïn,  l’Egypte,  les  Emirats  arabes  unis,  l’Iraq,  la  Jordanie,  le  Koweït,  le  Liban,  la  Libye,  le  Maroc,  Oman,  la  Palestine, le Qatar, la Somalie, la Syrie, et le Yémen. Le Soudan et la Tunisie sont en cours de ratification.  L’Algérie, les Comores, Djibouti et la Mauritanie n’ont pas approuvé l’accord.  33 34
  • 18. Investir dans la région MEDA, pourquoi, comment ?     Les opportunités d’affaires dans les pays MEDA Algérie Panorama général Repères Capitale  Alger  Superficie  2 382 000 km2  Population   33,9 millions d’habitants (2005)  Langues  Arabe, français, berbère.  PIB (dollars)  102 milliards (2005)  PIB per capita (dollars) 3 0 85 USD – 7 189 ppp. USD (2005)  Monnaie (2005)  Dinar algérien (DZ).  1 Euro = 87,01 DZ – 1 USD = 73,37 DZ  Religion  Musulmane (99%).  Fête nationale  5 juillet (Indépendance en 1962).  Accord  d’Association  Signé en 2002, entré en vigueur le 1er  avec l’UE  Septembre 2005.  Site web de la Délégation de l’UE :  http://www.deldza.cec.eu.int  Adhésion à l’OMC  Observateur depuis 1985. Accession en  cours de négociation.  Sources : Banque Mondiale, FMI, World Development Indicators 2006 et FMI,  Article IV Consultation 2005, Country report.  35
  • 19. Investir dans la région MEDA, pourquoi, comment ? Investir dans la région MEDA, pourquoi, comment ? Géo économie élevées  et  de  lancer  le  Programme  de  Soutien  et  de  Relance  Confinant  à  lʹEurope,  lʹAfrique  et  les  pays  arabes,  lʹAlgérie  est  le  Economique  (PSRE)  et  le  Programme  National  de  Développement  plus  vaste  des  cinq  pays  composant  le  Maghreb  (Mauritanie,  de l’Agriculture (PNDA)…  Maroc,  Algérie,  Tunisie  et  Libye),  le  deuxième  en  Afrique  et  le  Les  projections  pluriannuelles  de  la  Loi  de  finances  pour  2005  dixième  dans  le  monde.  Cette  position  géographique  stratégique  tablent sur un taux moyen de 5,3% par an sur la période 2005‐2009.  lui  offre  de  nombreux  atouts  pour  la  mise  en  valeur  de  son  Avec  un  taux  d’endettement  ramené  à  24,7%,  des  réserves  en  potentiel  dʹinvestissement,  notamment  les  investissements  devises équivalant à près de 24 mois d’importations et une position  étrangers orientés vers lʹexportation.  budgétaire  globale  toujours  excédentaire,  l’Algérie  a  finalement  Le  gouvernement  algérien  s’est  lancé  dès  le  début  des  années  90  réussi à atteindre la stabilité économique.  dans  un  processus  de  transition  dʹun  système  économique  Le PIB per capita a progressé de 1 783 USD en 2002 à 3 0 85 en 2005,  centralisé  à  une  économie  de  marché  en  menant  une  politique  de  avec une parité de pouvoir d’achat estimée à 7 189 USD en 2005, ce  réformes structurelles dans le cadre d’un programme d’ajustement  qui  s’est  traduit  par  une  amélioration  du  niveau  de  vie  des  structurel mené en collaboration avec le FMI et la BIRD et soutenu  Algériens.  La  politique  monétaire  a  contribué  à  faire  baisser  par  la  communauté  financière  internationale  et  l’Union  l’inflation  de  4%  en  2003  à  1,6%  en  2005  et  la  courbe  du  chômage  Européenne.   s’infléchit  régulièrement  (22%  prévu  pour  2004  contre  23,7%  en  Ce  programme  a  permis  le  rétablissement  des  équilibres  2003).  macroéconomiques,  l’amélioration  des  performances  en  termes  de  L’Etat  joue  un  rôle  prépondérant  dans  la  gestion  de  l’économie  croissance  du  produit  intérieur  brut  et  le  développement  d’un  même  si  son  poids  est  en  train  de  diminuer.  L’Etat  reste  secteur  privé  plus  dynamique,  entraînant  par  conséquent  un  plus  propriétaire de la plupart des terres agricoles, d’une grande partie  grand flux entrant dʹinvestissements directs étrangers (IDE).   du  parc  immobilier  et  domine  largement  l’investissement  qui  est  Ainsi, le taux de croissance du PIB est passé de 3% par an en 2000‐ concentré dans le secteur des hydrocarbures. De nombreux secteurs  02 à près de 6% en 2003‐04 et 5,1% en 2005, soutenu essentiellement  ont  été  ouverts  aux  privatisations  ces  deux  dernières  années,  par  l’augmentation  de  la  production  des  hydrocarbures  et  des  comme  les  télécommunications,  le  transport  maritime  et  aérien,  cours  mondiaux  du  pétrole  qui  ont  permis  de  réaliser  l’agriculture,  le  tourisme  et  les  mines  ainsi  que  le  secteur  de  d’appréciables  excédents  de  la  balance  courante  (les  recettes  des  l’énergie.  Près  de  400  entités  publiques  ont  été  privatisées  ou  hydrocarbures  représentent  97%  des  recettes  d’exportation  des  fermées  depuis  le  début  du  processus  de  privatisation  mais  il  en  biens  et  services  non  facteurs).  Dans  le  même  temps,  et  grâce  à  la  reste  toujours  près  de  1200 à privatiser. De 2003 à décembre 2005,  fiscalité pétrolière qui représente plus de 60% des recettes de l’Etat,  270 entreprises publiques ont été privatisées, dont 102 pour la seule  les  finances  publiques  sont  positivement  influencées  dans  la  année  2005.  Le  programme  de  privatisation  a  concerné  300  mesure où un excédent budgétaire est réalisé chaque année depuis  entreprises  publiques  durant  le  premier  semestre  2006.  De  2003  à  2000,  ce  qui  a  permis  de  s’engager  dans  des  dépenses  publiques  2005,  la  privatisation  a  rapporté  800  millions  de  dollars  au  Trésor  37 38
  • 20. Investir dans la région MEDA, pourquoi, comment ? Investir dans la région MEDA, pourquoi, comment ? public,  permis  un  investissement  de  1  milliard  de  dollars,  et  créé  développement  des  infrastructures  (22  milliards  de  dollars),  le  7 000  nouveaux  emplois.  Le  gouvernement  a  annoncé  récemment  soutien  au  développement  économique  (4  milliards  de  dollars),  le  que  la  quasi‐totalité  des  entreprises  publiques,  à  lʹexception  de  développement  et  la  modernisation  du  service  public  (3  milliards  quelques‐unes  comme  la  Sonatrach  (société  pétrolière)  et  la  de  dollars)  et  le  développement  des  nouvelles  technologies  de  Sonelgaz  (société  dʹélectricité),  sont  éligibles  à  la  privatisation.  De  communication  (près  d’1  milliard  de  dollars).  L’approche  plus, les réformes économiques et institutionnelles entreprises dans  sectorielle  de  ce  programme  donne  la  priorité  aux  grands  projets  divers secteurs témoignent de la ferme détermination des autorités  d’infrastructures  dans  les  transports,  les  travaux  publics  et  le  à  intégrer  l’Algérie  à  l’économie  mondiale.  Dans  cette  optique,  le  logement.  gouvernement s’est fixé comme objectifs :  La  position  extérieure  de  l’Algérie  ne  cesse  de  se  renforcer.  l’intensification des réformes structurelles ;  L’excédent  de  la  balance  commerciale  a  atteint  25,64  milliards  de  la  poursuite  des  efforts  de  libéralisation  du  commerce  dollars  en  2005,  (+  86%  par  rapport  à  2004),  qui  s’explique  extérieur ;  essentiellement par l’importante hausse des exportations (43,4%). Il  en  résulte  un  taux  de  couverture  des  importations  par  les  le désengagement de l’Etat de la production active pour attirer  exportations de 226% en 2005 contre 175% pour l’année 2004.  l’investissement privé ;  Les  importations  algériennes  se  sont  élevées  à  20,35  milliards  de  la promotion du transfert du savoir‐faire ;  dollars en 2005 composées essentiellement de biens d’équipements  l’amélioration des perspectives de croissance ;  (42,30% du total) plus particulièrement les équipements nécessaires  aux transports de personnes et de marchandises, à la téléphonie et  la  diversification  du  tissu  productif  et  l’attraction  des  aux  industries  de  pompes.  Les  importations  alimentaires  investissements hors hydrocarbures.   représentent  17,62%  du  total  avec  un  volume  de  3,6  milliards  de  Un  programme  de  dépenses  d’équipement  a  été  lancé  en  2001  dollars  composées  pour  près  de  la  moitié  de  céréales,  semoules  et  appelé Plan Spécial de Relance économique (PSRE) d’un budget de  farines.   7 milliards de dollars représentant 8,5% du PIB de 2004 et couvrant  Les  exportations  des  hydrocarbures  représentent  l’essentiel  des  la période 2001‐2004. Ce plan a permis à court terme de soutenir la  ventes à l’étranger avec 98 % du volume global en 2005. La hausse  croissance.  Il  a  été  ensuite  complété  par  le  programme  des cours mondiaux du prix de pétrole a permis d’enregistrer une  complémentaire de soutien à la croissance (PCSC) et le programme  augmentation de 44 % des recettes par rapport à la même période  complémentaire  pour  les  wilayas  du  Sud  et  pour  celles  des  hauts  2004.  Les  exportations  hors  hydrocarbures  demeurent  marginales  plateaux,  doté  d’un  budget  de  100  milliards  de  dollars  (8.000  avec 1,97% du volume global des exportations.   milliards DA) sur 5 ans (2004‐2009).   L’UE  est  le  principal  partenaire  de  l’Algérie,  suivie  par  les  Etats  Le PCSC s’articule autour de cinq grandes priorités : l’amélioration  Unis.  Les  importations  en  provenance  de  l’UE  ont  atteint  11,26  des conditions de vie de la population (25 milliards de dollars), le  milliards de dollars en 2005, la France étant le premier fournisseur  39 40
  • 21. Investir dans la région MEDA, pourquoi, comment ? Investir dans la région MEDA, pourquoi, comment ? avec  une  part  de  marché  de  22%,  suivie  par  l’Italie  (7,5%)  et  Risque Pays l’Allemagne (6,2%) tandis que les exportations vers l’UE ont atteint  Les  principales  agences  d’assurance‐crédit  et  de  notation  25,6 milliards de dollars, l’Italie étant le premier client (16%) suivie  internationales  (Coface,  Hermès,  Sace,  ECDG,  CEFCE,  Eximbank)  par l’Espagne (11%) et la France (10%).  ont  révisé  à  la  baisse  l’évaluation  du  risque  Algérie,  ces  deux  Malgré le remboursement anticipé de la dette, l’excédent global de  dernières années. Le pays est passé de la 5ème à la 4ème place sur  la  balance  des  paiements  est  passé  de  7,6  milliards  d’USD  à  9,6  l’échelle  du  risque  pour  l’assurance‐crédit  des  agences  faisant  milliards  d’USD  en  2005.  Les  réserves  totales  en  devises  partie  de  l’OCDE.  La  Compagnie  française  d’assurance‐crédit  à  représentaient  43  milliards  d’USD  en  2004,  l’équivalent  de  29,3  l’exportation  (Coface)  a  reclassé  en  janvier  2006  sa  notation  du  mois d’importation FOB et ont dépassé les prévisions en 2005 avec  risque  court  terme  sur  l’Algérie  de  B  à  A4.  Cette  appréciation  du  56,2  milliards  d’USD  (les  prévisions  tablaient  sur  55,6  milliards  risque  pays  vient  confirmer  et  renforcer  la  tendance  à  d’USD  soit  l’équivalent  de  21  mois  d’importations  de  biens  et  l’amélioration  du  climat  général  des  affaires  sur  le  territoire  services).  algérien.   L’investissement  direct  étranger  (IDE)  dans  le  secteur  des  Cette  amélioration  constitue  un  nouveau  signe  d’encouragement  hydrocarbures  est  passé  de  671  millions  de  dollars  en  1999  à  2,3  pour  l’investissement  étranger  dans  un  contexte  de  stabilité  milliards  d’USD  en  2003,  soit  10%  des  flux  des  IDE  des  pays  politique  et  de  conjoncture  économique  extrêmement  favorable.  africains hors Afrique du Sud, selon les données citées par la revue  D’autre  part,  les  réformes  entreprises  par  les  pouvoirs  publics  en  Energie et Mines éditée par le ministère de l’Energie et des Mines.  matière d’ouverture commerciale et de réglementation contribuent  Un montant cumulé d’investissements de 8,6 milliards d’USD a été  largement  à  renforcer  les  perspectives  économiques.  Lors  de  ses  investi, durant la période 1999/2003, par des sociétés étrangères en  Consultations  2005  au  titre  de  l’Article  IV,  le  Fond  Monétaire  association  avec  Sonatrach  et  ses  filiales  dans  les  domaines  de  International a revu à la hausse ses projections macroéconomiques  l’exploration  et  du  développement  des  gisements  existants,  ajoute  pour  les  cinq  années  à  venir,  conséquence  d’un  cours  du  baril  de  la revue dans son deuxième numéro paru récemment.  pétrole  en  augmentation  mais  aussi  des  efforts  réels  déployés  en  termes de réformes structurelles.  La  conjoncture  économique  actuelle  constitue  donc  une  opportunité  pour  les  pouvoirs  publics  pour  accélérer  le  processus  Défis de  relance  de  la  croissance  par  le  financement  de  projets  de  La  relance  de  la  croissance  est  pour  l’essentiel  financée  par  la  développement et la mise en œuvre de réformes économiques. Elle  ressource pétrolière ce qui constitue un modèle de développement  est  un  signe  d’encouragement  pour  les  entreprises  étrangères  à  particulièrement  vulnérable  à  long  terme.  Avec  48%  de  la  valeur  investir  durablement,  par  des  implantations  directes,  des  ajoutée, le secteur des hydrocarbures constitue la principale source  partenariats équilibrés avec un secteur privé en pleine mutation ou  de devises de l’économie (95% des recettes d’exportation).  des  entreprises  publiques  restructurées  dans  le  cadre  du  programme de privatisation.  41 42
  • 22. Investir dans la région MEDA, pourquoi, comment ? Investir dans la région MEDA, pourquoi, comment ? La structure encore mono‐exportatrice de l’économie et la faiblesse  Les  grandes  villes  du  pays  n’ont  pas  été  récemment  le  théâtre  structurelle des exportations hors hydrocarbures touche la question  dʹattentats  majeurs.  De  fait,  la  situation  sécuritaire  nʹest  plus  de  la  compétitivité  externe  de  l’économie  à  l’heure  de  l’entrée  en  actuellement  un  obstacle  aux  déplacements  dʹaffaires  en  vigueur  de  l’Accord  d’association  avec  l’Union  Européenne  et  les  Algérie.  négociations en vue de l’adhésion à l’OMC.  Maîtrise  de  la  dette  publique  extérieure  dont  le  niveau  est  Le taux élevé de chômage (plus de 20%) est un facteur de tensions  passé  de  20,3  milliards  d’USD  en  2000  à  15,5  milliards  d’USD  sociales  et  constitue  une  contrainte  forte  sur  lʹéconomie.  Il  touche  en février 2006. Le service de la dette a été ramené de 22,6% en  essentiellement les jeunes (45%).   2002 à 12,1% en 2005. L’Algérie vient en outre d’annoncer son  L’agriculture est entravée par de multiples contraintes notamment  intention  de  rembourser  la  totalité  de  sa  dette  publique  avant  les limites de la superficie agricole, les rendements insuffisants et la  échéance auprès de ses créanciers du Club de Paris et du Club  forte dépendance aux aléas climatiques.   de Londres.  Points forts Comment investir en Algérie ? Les atouts majeurs et les avantages comparatifs de l’Algérie sont :   L’ouverture  de  l’économie  algérienne  a  rapidement  progressé  au  Proximité  géographique  des  marchés  potentiels.  Confinant  à  cours  des  dernières  années  vers  une  transition  à  l’économie  de  lʹEurope,  lʹAfrique  et  les  pays  arabes,  lʹAlgérie  bénéficie  dʹune  marché.   position  géographique  stratégique  pour  la  mise  en  valeur  de  L’Algérie  s’est  dotée  d’un  Code  des  investissements  réformé  par  son  potentiel  dʹinvestissement,  notamment  les  investissements  l’Ordonnance n°01‐03 du 20/08/2001 relative au développement de  étrangers orientés vers lʹexportation.  l’investissement.  Il  fixe  le  régime  applicable  aux  investissements  Taille de son marché intérieur (33 millions de consommateurs).  nationaux  et  étrangers  réalisés  dans  les  activités  économiques  de  production  de  biens  et  de  services  ainsi  que  dans  le  cadre  de  Richesses  naturelles  importantes  (pétrole,  gaz).  D’autres  l’attribution de concessions ou de licence.   ressources  minérales,  non  négligeables,  restent  peu  exploitées,  notamment les phosphates.  Cette ordonnance reconnaît le principe de la liberté d’investir dans  toutes  les  activités  à  l’exception  de  celles  régies  par  une  Abondance  des  ressources  humaines  et  flexibilité  du  marché  réglementation  spéciale  (hydrocarbures,  création  dʹinstitutions  du  travail.  Le  nombre  important  d’universités,  de  grandes  financières ou compagnies dʹassurance). De même, à l’exception du  écoles  et  de  centres  de  formation  professionnelle,  permet  le  secteur  des  hydrocarbures,  il  n’y  a  pas  de  restrictions  quant  au  recrutement de personnels de qualité.  pourcentage  du  capital  pouvant  être  détenu  par  un  investisseur  Situation sécuritaire : Le Président BOUTEFLIKA lutte contre le  étranger.   terrorisme qui a gangrené lʹAlgérie depuis 1994. Cette action a  permis  dʹaméliorer  considérablement  la  situation  sécuritaire.  43 44
  • 23. Investir dans la région MEDA, pourquoi, comment ? Investir dans la région MEDA, pourquoi, comment ? Par  ailleurs,  tous  les  secteurs  d’activités  économiques  publiques  TVA sur les biens et services, exemption du droit de mutation sur  sont  ouverts  à  la  privatisation.  La  loi  prévoit  un  cadre  législatif  les biens immobiliers concernés par le projet …).   adéquat tendant à harmoniser les règles, à réaffirmer les exigences  La  législation  algérienne  prévoit  différents  régimes  de  faveur.  Le  de transparence et la régularité des opérations de privatisation sous  régime  général  octroie  des  avantages  standardisés  essentiellement  le contrôle du Conseil des participations de l’État (CPE).  liés  au  montage  du  projet,  et  les  régimes  particuliers  visent  à  Elle  offre  en  outre  de  nombreux  avantages  aux  investisseurs  et  a  favoriser  certains  investissements  selon  leur  nature,  intérêt  ou  permis de mettre place les instruments nécessaires à une politique  localisation.  Les  différentes  facilités  peuvent  s’étaler  sur  trois  ans  de  promotion  des  investissements  tel  que  le  Conseil  national  de  dans  le  cadre  du  régime  général  et  sur  un  maximum  de  dix  ans  l’investissement  présidé  par  le  Chef  du  Gouvernement,  l’Agence  pour le régime dérogatoire.  nationale  de  développement  de  l’investissement  (ANDI),  et  le  Il existe 5 zones franches en Algérie et les investissements réalisés  Fonds d’appui à l’investissement géré par cette agence. L’ANDI est  dans  ces  zones  sont  exonérés  de  tous  les  impôts,  taxes  et  tout  donc  chargée  de  l’accompagnement  des  investisseurs,  de  la  prélèvement à caractère fiscal et douanier à lʹexception des droits et  facilitation des procédures pratiques et de l’octroi des exonérations  taxes relatifs aux véhicules de tourisme non nécessaires à la gestion  fiscales  et  parafiscales.  Elle  a  mis  en  place  des  guichets  uniques  courante et des cotisations au régime de sécurité sociale.  dans  chaque  région  du  pays  afin  de  simplifier  les  procédures  et  formalités  de  constitution  des  sociétés  et  de  réalisation  de  projet.  La  loi  accorde  également  des  garanties  essentielles  en  ce  qui  Une  structure  centrale  chargée  des  investissements  étrangers a été  concerne le traitement de l’investissement telles que :   créée au sein de la Direction Générale de l’Agence.   Respect  des  normes  internationales  largement  reconnues  en  Toute création, extension, réhabilitation ou restructuration réalisées  matière  de  traitement  des  investissements  étrangers  :  par  une  personne  morale  dans  des  activités  économiques  de  traitement national et clause de la nation la plus favorisée.  production  de  biens  et  services,  à  lʹexclusion  du  commerce,  sont  Transfert des fonds : L’ordonnance de 2001 prévoit la garantie  susceptibles  dʹouvrir  droit  aux  avantages  prévus  par  le  Code  des  de transfert du capital investi et des revenus qui en découlent.  investissements.  Le  régime  s’applique  sans  discrimination  aussi  Elle ne vise cependant que les investissements réalisés à partir  bien aux résidents quʹaux non‐résidents.   d’apports en capital au moyen de devises convertibles.  Les  avantages  accordés  comprennent  un  volet  fiscal  et  parafiscal  Nationalisation  et  expropriation  :  La  Constitution  du  8  accordant  des  baisses  importantes  voire  des  exonérations  sur  décembre  1996 prévoit que «l’expropriation ne peut intervenir  certaines  charges  des  entreprises  (application  du  taux  réduit  en  que  dans  le  cadre  de  la  loi  et  donne  lieu  à  une  indemnité  matière de droits de douane pour les équipements importés dans le  préalable,  juste  et  équitable».  La  Constitution  garantit  aussi  la  cadre  de  la  réalisation  de  l’investissement,  exonération  de  l’impôt  propriété  privée,  ainsi  que  la  liberté  de  commerce  et  sur le bénéfice annuel, de l’impôt sur le revenu global, franchise de  d’industrie.  45 46
  • 24. Investir dans la région MEDA, pourquoi, comment ? Investir dans la région MEDA, pourquoi, comment ? Règlement des différends : L’Algérie a adhéré à la plupart des  internationale NSH à huit chiffres et comporte quatre taux de droits  conventions  internationales  multilatérales  relatives  aux  litiges  de  douane  :  0%,  5%,  15%  et  30%  selon  le  degré  de  transformation  entre  État  et  investisseur  en  matière  dʹinvestissement,  en  des  produits  importés.  Le  taux  de  5%  est  applicable  pour  les  particulier la Convention pour la reconnaissance de l’exécution  matières premières et pour les équipements, le taux moyen de 15%  des  sentences  arbitrales  étrangères  de  1958,  la  Convention  de  pour les produits semi‐finis et intermédiaires et le taux le plus élevé  1965  pour  le  règlement  des  différends  relatifs  aux  de  30%  pour  les  produits  de  consommation  finale.  Des  investissements  entre  États  et  ressortissants  d’autres  États,  la  exonérations  de  droits  de  douane  sont  également  prévues  dans  Convention  pour  la  création  de  l’Agence  multilatérale  de  certains secteurs et pour les équipements concernant les nouveaux  garantie des investissements (MIGA). De plus, la quasi‐totalité  investissements.  Les  redevances  douanières  ont  été  supprimées.  des  conventions  bilatérales  conclues  par  l’Algérie  prévoient  le  Toutefois,  il  existe  toujours  un  droit  additionnel  provisoire  (DAP)  recours  au  Centre  international  pour  le  règlement  des  de 12% appliqué pour protéger les biens produits localement mais  différends  relatifs  aux  investissements  (CIRDI)  ou  à  un  qui devait être éliminé le 1er janvier 2006.  arbitrage  ad  hoc  organisé  selon  le  modèle  de  la  Commission  Pour  ce  qui  concerne  la  fiscalité  des  entreprises,  les  sociétés  des  Nations  Unies  pour  le  droit  commercial  international  commerciales sont soumises à divers impôts et taxes : lʹimpôt sur le  (CNUDCI)  pour  le  règlement  des  différends  en  matière  bénéfice  des  sociétés  (IBS),  la  taxe  sur  la  valeur  ajoutée  (TVA),  la  d’investissements entre lʹÉtat algérien et les entreprises privées.  taxe  sur  lʹactivité  professionnelle  (TAP),  la  taxe  foncière  et  la  taxe  Enfin, 27 accords bilatéraux de protection et de promotion des  dʹassainissement.  Pour  les  entreprises  étrangères  implantées  en  investissements et 12 accords sur la non double imposition ont  Algérie, la loi retient la définition fiscale de sociétés disposant dʹun  été conclus.   établissement stable.  Lʹinvestisseur  souhaitant  investir  en  Algérie  peut  soit  avoir  un  Le  taux  normal  de  lʹIBS  est  fixé  à  30%  sauf  en  cas  de  bureau  de  liaison  soit  opter  pour  la  création  d’une  entreprise  en  réinvestissement  où  un  taux  plus  avantageux  de  15%  sʹapplique.  créant une entité juridique de droit commercial algérien, s’associer  Les revenus des créances, dépôts et cautionnement sont imposés au  à un algérien résident (personne physique ou morale) en créant une  taux de 10% ; un taux de 20% est appliqué pour les revenus perçus  Société  d’Economie  Mixte  (S.E.M.)  ou  prendre  des  participations  dans  le cadre de contrats de management et un taux de 30% pour  dans le capital d’une entreprise déjà existante.   les  bons  de  caisse  anonymes.  Quant  aux  sociétés  pétrolières,  elles  La  forme  juridique  de  la  société  à  créer  peut  être  la  société  par  sont soumises à un impôt sur les bénéfices de 38%.  actions  (SPA),  la  société  à  responsabilité  limitée  (SARL),  la  société  unipersonnelle  à  responsabilité  limitée  (EURL),  la  société  en  nom  L’Agence Nationale pour le Développement de l'Investissement (ANDI) collectif (SNC), les sociétés de participation, etc.   La  promulgation  d’un  nouveau  dispositif  d’encouragement  et  de  Depuis le 1er janvier 2002, la réforme globale du tarif douanier est  promotion  des  investissements  par  l’Ordonnance  n°  01‐03  du  20  entrée  en  vigueur.  Il  est  élaboré  selon  la  nomenclature  août  2001  relative  au  développement  de  lʹinvestissement  a  été  47 48
  • 25. Investir dans la région MEDA, pourquoi, comment ? Investir dans la région MEDA, pourquoi, comment ? accompagnée  par  la  création  de  l’ANDI,  Agence  Nationale  de  projets  et  de  fournisseurs,  la  production  de  matériels  de  Développement de l’Investissement.   promotion.  L’ANDI a pour principale mission le développement et le suivi des  Site web : http://www.andi.dz/soutien/soutien.htm  investissements  nationaux  et  étrangers.  Elle  vise  à  faciliter  l’accomplissement  des  formalités  administratives  relatives  au  Finance & banques en Algérie lancement  des  projets  de  création  d’entreprise  grâce  à  un  guichet  L’organisation  bancaire  et  financière  de  l’Algérie  est  en  pleine  unique décentralisé, au niveau de chaque wilaya et regroupant les  mutation et les réformes entamées au début des années 1990 avec la  représentants  locaux  de  lʹagence  et  les  organismes  et  promulgation de la loi sur la monnaie et le crédit sont toujours en  administrations concernés par lʹinvestissement.  cours.  Cependant,  la  stabilisation  du  cadre  macro‐économique  et  L’ANDI est également habilitée à octroyer les exonérations fiscales  des  équilibres  financiers  facilite  la  mise  en  œuvre  effective  de  ces  et parafiscales prévues par l’ordonnance 01‐03 du 20 août 2001.  réformes.  La  loi  de  1990  a  permis  l’ouverture  du  secteur  bancaire  aux  capitaux  privés  nationaux  et  étrangers.  Ainsi,  sur  les  22  Les autres missions de l’ANDI sont :   banques  universelles  agréées  à  fin  2003,  12  sont  à  capitaux  La définition des actions visant à mettre en valeur les avantages  totalement ou majoritairement étrangers. Plusieurs autres banques  comparatifs et concurrentiels de lʹéconomie algérienne ;   en  particulier  françaises,  belges  et  espagnoles  ont  installé  des  bureaux  de  représentation  dans  la  perspective  de  sʹimplanter  La  proposition  au  gouvernement  de  toutes  mesures  légales  et  ultérieurement.  Outre  la  banque  universelle,  la  loi  permet  de  économiques  utiles  pour  améliorer  lʹinvestissement  et  réduire  constituer  des  établissements  financiers  sous  forme  de  banques  les formalités dʹengagement des projets ;   dʹaffaires ou de sociétés de leasing.   La  promotion  et  l’administration  des  divers  mécanismes  Le système bancaire algérien est cependant caractérisé par un faible  d’incitations à l’investissement.  taux  de  bancarisation  avec  seulement  une  agence  pour  30  000  La gestion et le développement du réseau des guichets uniques  habitants  et  une  faible  couverture  de  la  demande  de  services  régionaux  chargés  de  faciliter  pour  les  entreprises  l’accès  aux  bancaires  (notamment  en  matière  dʹingénierie,  de  conseil,  de  programmes d’incitation en fournissant une gamme de services  gestion de patrimoine.). II existe donc dʹénormes opportunités dans  de soutien en un lieu unique, par exemple pour les impôts, les  ce secteur sous forme de banques universelles de détail, de sociétés  douanes,  les  procédures  de  création  et  d’inscription  de leasing, de capital risque...  d’entreprises au registre du commerce.  Par ailleurs, l’Etat a effectué un effort important en assainissant la  La  promotion  de  l’Algérie  comme  destination  pour  les  dette des banques publiques et en les recapitalisant, l’objectif étant  investissements  directs  étrangers  à  travers  l’organisation  de  de  moderniser  leur  fonctionnement  et  le  hisser  aux  normes  séminaires  et  de  réunions,  la  gestion  de  bases  de  données  de  internationales,  afin  de  faciliter  les  opérations  de  privatisation  ou  d’ouverture  du  capital.  Les  agréments  ont  été  retirés  à  Khalifa  49 50
  • 26. Investir dans la région MEDA, pourquoi, comment ? Investir dans la région MEDA, pourquoi, comment ? Bank, à la Banque commerciale et industrielle d’Algérie (BCIA) et à  liberté  d’ouverture  d’un  ou  plusieurs  comptes  en  devises,  qui  ne  deux autres banques privées. L’Etat prévoit la cession de certaines  peuvent fonctionner qu’en relation avec l’activité de leur détenteur.  banques  publiques  à  des  repreneurs  étrangers  stratégiques.  Le  Enfin,  les  investisseurs  étrangers  ont  la  possibilité  dʹinvestir  en  Crédit  populaire  d’Algérie  (CPA),  la  Banque  de  développement  portefeuille.   local  (BDL)  ont  bénéficié  d’un  assainissement  en  vue  de  leur  privatisation.  Le marché financier est embryonnaire. Entrée en fonctionnement en  1999,  la  Bourse  dʹAlger  avait  cessé  ses  activités  en  2004  en  raison  La  modernisation  du  système  de  paiement  et  des  systèmes  notamment  du  nombre  insignifiant  dʹentreprises  qui  y  étaient  d’information  et  comptable  est  en  cours.  Elle  devrait  contribuer  à  cotées  avec  seulement  trois  sociétés  publiques  (hôtel  El  Aurassi,  améliorer  sensiblement  la  qualité  et  les  délais  de  transmission  des  Eriad‐Setif, Saidal) et les obligations de Sonatrach. Certains experts  données  et  à  faciliter  davantage  la  supervision  bancaire  par  la  pensent  que  la  bourse  d’Alger  ne  pourrait  être  suffisamment  Banque  centrale  d’Algérie.  L’accès  au  crédit  reste  toutefois  limité.  attractive  que  si  elle  compte  au  moins  une  vingtaine  d’entreprises  La modicité du capital des banques privées limite leur capacité de  admises  à  la  cote  et  donc  un  flux  de  titres  pouvant  garantir  des  crédit en raison de l’application des normes prudentielles. Même si  volumes de transactions acceptables.   cette  situation  risque  rapidement  d’évoluer,  les  autorités  algériennes  veulent  amener  les  banques  à  augmenter  leurs  Le  marché  obligataire  a  connu  un  certain  dynamisme  grâce  aux  capitaux.  Des  institutions  privées  spécialisées  font  leur  apparition  émissions  de  la  Société  de  refinancement  hypothécaire  (SRH),  la  sur  le  marché  monétaire  telle  que  l’Arab  Leasing  Corporate  (à  Sonelgaz,  Air  Algérie  et  la  Sonatrach.  Il  atteint  actuellement  100  capitaux  algériens,  public  et  privé,  saoudiens  et  une  participation  milliards  de  dinars.  Les  obligations  ne  sont  pas  cotées.  De  de la SFI).  nouveaux  instruments  financiers  ont  été  introduits.  Le  capital  risque a été jusque là absent du paysage financier algérien mais un  Le secteur des assurances est également ouvert aux capitaux privés  projet  de  loi  s’y  rapportant  a  été  adopté  en  octobre  2005.  Une  sans  distinction  dʹorigine.  Ainsi,  depuis  la  promulgation  de  agence de garantie des PME ainsi qu’un Fonds de garantie pour les  lʹordonnance  95‐07  du  25/01/95  relative  aux  assurances,  sept  PME  ont  été  mis  en  place  et  des  projets  de  textes  concernant  sociétés privées dʹassurance se sont créées, parmi elles deux sont à  l’affacturage sont en préparation.  capitaux étrangers. Il sʹagit également dʹun secteur très prometteur  pour  lʹinvestissement  privé  dans  la  mesure  où  le  marché  des  Le  ministre  des  Participations  et  de  la  Promotion  des  services dʹassurance est encore loin dʹêtre saturé.  Investissements  a  annoncé  début  2006  que  le  processus  de  privatisation  des  entreprises  allait  sʹaccélérer  pour  atteindre  au  Quant à la réglementation des changes, elle consacre le principe de  moins 500 entreprises à la fin de lʹannée sur les 1 0 55 éligibles à la  la  liberté  de  mouvement  des  capitaux  pour  financer  une  activité  privatisation.  Par  ailleurs,  pour  redynamiser  le  marché  financier,  économique,  ainsi  que  le  rapatriement  des  fruits  des  l’Etat  a  décidé  d’introduire  une  partie  du  capital  des  grandes  investissements.  La  convertibilité  du  dinar  pour  les  opérations  entreprises économiques (GPE) partiellement privatisées en bourse.  courantes  est  depuis  quelques  années  acquise,  tout  comme  la  Au nombre total de 145, une liste de 55 GPE a déjà été sélectionnée  51 52
  • 27. Investir dans la région MEDA, pourquoi, comment ? Investir dans la région MEDA, pourquoi, comment ? pour  les  préparer  à  la  privatisation  qui  doit  se  faire  par  lots  Algérie  Télécom  dont  le  chiffre  d’affaires  2005  a  atteint  130  dʹentreprises.   milliards  de  DA  (environ  1,885  milliards  d’USD)  a  défini  de  nouveaux  objectifs  afin  d’atteindre  d’ici  2008  une  capacité  de  près  Télécom & Internet en Algérie de sept millions de lignes fixes, de 3 millions d’abonnés à l’ADSL et  Le  Gouvernement  a  mis  en  œuvre  en  2000,  un  calendrier  de  de  6  millions  d’abonnés  au  téléphone  mobile  et  projette  d’investir  réformes se fixant pour objectif d’introduire la concurrence dans ce  environ 2,5 milliards de dollars d’ici 2010.  secteur  et  mettre  au  standard  international  son  secteur  public  de  Avec  un  parc  de  téléphones  fixes  de  l’ordre  de  deux  millions  de  télécommunications tant en ce qui concerne la qualité et la diversité  lignes,  dont  plus  de  70%  d’abonnements  pour les administrations,  de l’offre que l’amélioration du service universel. Ce calendrier de  les commerces, les services et les entreprises, le taux de connexion  réformes  très  avancé  a  permis  la  vente  de  plusieurs  licences  de  des ménages reste très bas (moins de 30%).  téléphonie  mobile,  VSAT,  GMPCS  et  fixe  et  devrait  aboutir  à  l’ouverture  du  capital  d’Algérie  Telecom  et  de ses filiales en 2006.  Lʹéquipementier  français  Alcatel  a  signé  un  contrat  cadre  pour  le  Pour  atteindre  cet  objectif,  le  gouvernement  a  redéfini  déploiement  du  réseau  GSM  avec  l’opérateur  Orascom  qui  l’environnement  institutionnel  et  réglementaire  en  déléguant  au  représente  plus  de  50%  des  infrastructures,  le  reste  des  Ministère  de  la  Poste  et  des  Nouvelles  Technologies  de  équipements  étant  fourni  par  l’Allemand  Siemens.  Ericsson  l’Information et de la Communication la conduite de ce calendrier  possède  une  part  majoritaire  dans  les  infrastructures  du  réseau  de  réformes.  C’est  ainsi  qu’ont  été  créés  entre  2001  et  2003,  Mobilis  GSM.  Les  équipementiers  chinois  comme  Huewey  et  ZTE  l’Autorité  de  Régulation  de  la  Poste  et  des  Télécommunications  ;  sont  très  actifs  et  sont  présents  essentiellement  sur  la  téléphonie  Algérie  Telecom,  opérateur  national  de  téléphonie  fixe  ;  Algérie  filaire, les PABX des administrations et dans la téléphonie mobile et  Telecom  Mobile  devenue  Mobilis  ;  et  Algérie  Poste,  l’opérateur  fixe. Wanadoo a également signé un contrat d’assistance technique  postal.   avec l’EEPAD, premier fournisseur d’accès Internet privé.   Cette réforme a permis la création, dès 2001, du premier opérateur  L’Internet,  opérationnel  depuis  1997,  connaît  ces  dernières  années  privé  de  télécommunications  mobile,  Orascom  Telecom  Algérie  une  extension  remarquable  avec  l’agrément  d’une  quinzaine  sous  la  marque  Djezzy  (5  millions  d’abonnés)  et  du  second  d’Internet Service Providers (ISP) pour près de 700 000 internautes.   opérateur  privé  fin  août  2004,  Wataniya  Telecom  Algérie  sous  la  Opportunités  de  marché  :  La  nouvelle  licence  de  téléphonie  fixe  marque  Nedjma  (500  000  abonnés).  Deux  licences  VSAT  ont  vendue  65  millions  de  dollars  en  2005  au  consortium  Orascom  également été attribuées courant 2004 à Djezzy et à un consortium  Telecom  Holding  et  Telecom  Egypt  constitue  une  opportunité  composé  du  monégasque  Divona  Telecom  et  de  l’algérien  Kpoint  intéressante  pour  les  équipementiers.  Ce  nouvel  opérateur  fixe  com. Enfin, une licence de téléphonie fixe a également été attribuée  investira  1  milliard  de  dollars  sur  dix  ans.  Plusieurs  petits  en  avril  2005  à  Orascom  Telecom  Holding  en  partenariat  avec  opérateurs  alternatifs  qui  lancent  leur  service  de  publiphonie  Telecom Egypt.   constituent une opportunité tant dans le domaine des équipements  que  des  services.  Enfin,  tous  les  services  associés  à  valeur  ajoutée  53 54
  • 28. Investir dans la région MEDA, pourquoi, comment ? Investir dans la région MEDA, pourquoi, comment ? représentent  à  court/moyen  terme  un  marché  très  important  (Call  prévision  de  l’application  d’un  vaste  programme  de  privatisation.  Center, Voix sur IP –VOIP‐, SMS Gateway, diffusion et contenu).   Ce  programme  et  le  dispositif  de  mise  en  œuvre  ont  pour  objet  Lʹindustrie  électronique  a  enregistré  une  croissance  rapide  ces  d’accompagner  le  processus  de  libéralisation  de  l’économie  qui,  à  dernières  années  de  5  à  10%  par  an.  Selon  le  Ministère  de  l’horizon  2010,  devrait  se  traduire  par  l’application  des  règles  l’industrie,  le  chiffre  d’affaires  du  secteur  de  l’électricité  et  de  multilatérales  régissant  le  commerce  dans  le  cadre  de  l’OMC  et  l’électronique  a  atteint  en  2001  environ  33  milliards  de  dollars.  l’instauration  d’une  zone  de  libre‐échange  avec  l’Union  L’Algérie offre dans ce cadre un régime fiscal très favorable et des  Européenne.  coûts  énergétiques  faibles,  ce  qui  constitue  des  avantages  certains  Par  ailleurs,  le  partenariat  entre  les  entreprises  algériennes  et  pour  les  investisseurs.  Bien  que  la  structure  de  l’industrie  étrangères est en fort développement. De nombreuses opportunités  électronique  dépende  encore  des  entreprises  publiques  (60%  de  la  de partenariat se présentent. Le Ministère de lʹIndustrie sʹefforce de  production), les sociétés privées BYA Electronics et Maghreb Vision  lister  les  projets  proposés  au  partenariat  et  assure  leur  large  se  sont  imposées  sur  le  marché  interne.  Ces  entreprises  jouent  un  diffusion.  rôle  important  de  substitution  des  importations,  fabriquant  des  La  reprise  du  processus  de  privatisation  totale  ou  partielle  des  produits  électroniques  sous  licence  d’entreprises  transnationales  entreprises nationales ainsi que les projets de conversion de la dette  pour le marché local.  extérieure  de  l’Algérie  en  investissement  restent  parmi  les  plus  attractifs pour les opérateurs étrangers.  Opportunités d’affaires en Algérie Les  négociations  pour  l’accession  à  l’OMC  ont  atteint  un  stade  Après  des  années  de  relatif  marasme  économique,  l’Algérie  est  avancé.  Les  efforts  de  modernisation  du  cadre  législatif  selon  les  aujourd’hui confrontée à un défi important : diversifier davantage  règles  de  l’OMC  se  poursuivent  avec  la  révision  du  Code  de  son économie pour échapper aux fluctuations du marché pétrolier  commerce  et  la  promulgation  de  la  nouvelle  législation  sur  le  international et aux aléas des productions agricoles.  commerce  international,  les  zones  de  libre‐échange,  la  protection  Ce  défi  est  exprimé  à  travers  les  programmes  de  relance  de  la  des droits de propriété intellectuelle et la concurrence.   croissance  mis  en  place  depuis  quelques  années.  Des  axes  Les  besoins  de  l’Algérie  en  investissement  national  et  en  prioritaires  ont  été  tracés  et  les  autorités  algériennes  ont  mis  en  investissement direct étranger (IDE) sont estimés à 570 milliards de  place  des  outils  pour  encourager  et  faciliter  l’investissement  dans  dinars  cumulés  à  l’horizon  2010.  C’est  ce  qu’indique  une  étude  les  secteurs  stratégiques.  Différents  fonds  de  soutien  à  portant  sur  l’évolution  des  filières  industrielles  et  leur  l’investissement ont été institués.   développement. Selon certains économistes, l’Algérie pourrait dans  LʹAlgérie  a  mis  en  place  un  programme  de  développement  de  la  le cas d’une amélioration du climat de l’investissement, attirer entre  compétitivité  industrielle  qui  consiste  en  la  conduite  d’une  3,6 à 4,3 milliards d’euros d’IDE par an.  nouvelle  démarche  d’accompagnement  du  secteur  productif  en  55 56
  • 29. Investir dans la région MEDA, pourquoi, comment ? Investir dans la région MEDA, pourquoi, comment ? Le  ministre  des  Participations  et  de  la  Promotion  des  produits  laitiers,  la  conserverie,  ainsi  que  les  corps  gras,  les  eaux  Investissements  a  annoncé  début  2006  que  le  processus  de  minérales  et  le  raffinage  du  sucre.  Cependant,  des  insuffisances  privatisation  des  entreprises  allait  sʹaccélérer  pour  atteindre  au  existent  toujours  dans  les  domaines  de  la  transformation,  de  la  moins 500 entreprises à la fin de lʹannée sur les 1 0 55 éligibles à la  conservation, de la valorisation et de la vente, des domaines où une  privatisation.  Par  ailleurs,  pour  redynamiser  le  marché  financier,  expérience  internationale  et  un  transfert  technologique  sont  l’Etat  a  décidé  d’introduire  une  partie  du  capital  des  grandes  primordiaux.   entreprises économiques (GPE) partiellement privatisées en bourse.  Avec  1  250  km  de  côtes  méditerranéennes,  l’Algérie  redécouvre  Au nombre total de 145, une liste de 55 GPE a déjà été sélectionnée  l’importance  d’un  potentiel  halieutique  longtemps  sous‐estimé.  pour  les  préparer  à  la  privatisation  qui  doit  se  faire  par  lots  Depuis  2003,  plusieurs  protocoles  d’accord  de  pêche,  de  dʹentreprises. La liste de ces entreprises est disponible à :  conservation  et  d’équipements  portuaires  ont  été  signés  entre  Site web : http://www.mppi.dz/Annuaire/index.asp  opérateurs  économiques  algériens  et  entreprises  étrangères.  Ainsi,  un projet de ferme aquacole d’élevage de loups et de daurades a été  Agriculture, pêche et agroalimentaire lancé pour un investissement de 8 millions d’euros et est piloté par  Les  potentialités  économiques  du  secteur  sont  significatives  et  la  l’Office  national  de  développement  pour  l’aquaculture  avec  le  facture d’importation agricole atteint chaque année l’équivalent de  soutien  de  l’Organisation  arabe  pour  l’investissement  et  le  3  milliards  de  dollars.  Pendant  les  années  d’économie  centralisée,  développement  agricole  (OAIDA).  La  banque  privée  « Union  l’Algérie  avait  donné  la  priorité  à  son  industrie  lourde,  en  Bank » a créé une filiale spécialisée, Union Pêche, pour développer  négligeant la valeur stratégique de l’agriculture. Un changement de  la pêche industrielle.   politique  s’est  produit  avec  le  lancement  en  juillet  2000  du  Le secteur de la pêche en Algérie recèle un potentiel très important  Programme  national  de  développement  agricole  (PNDA).  Ce  et  les  besoins  nécessaires  au  développement  de  la  filière,  tant  en  programme  a  pour  but  de  diminuer  la  facture  d’importations  et  amont qu’en aval, sont considérables. Il existe un excellent potentiel  d’assurer en même temps la sécurité alimentaire en diversifiant les  pour  les  chalutiers,  les  équipements  embarqués  (électronique  de  productions  des  exploitations  agricoles  comme  la  céréaliculture,  navigation), les filets et autres matériels nécessaires à la pêche. De  l’arboriculture, l’oléiculture, la viticulture, les cultures maraîchères  même,  il  existe  des  besoins  en  assistance  technique,  formation,  et  et la filière animale.   évaluation  des  ressources  halieutiques.  De  nombreux  débouchés  La question de la détention de la terre par des opérateurs étrangers  existent  pour  l’industrie  de  transformation  notamment  pour  les  constitue  cependant  un  handicap  de  nature  à  freiner  conserveries, la transformation des produits de la mer et tout ce qui  l’investissement agricole aussi bien qu’industriel mais ce problème  concerne la chaîne du froid.  doit être traité incessamment.  L’industrie  agroalimentaire  est  l’un  des  principaux  moteurs  du  retour  à  la  croissance,  principalement  dans  la  filière  céréales,  des  57 58
  • 30. Investir dans la région MEDA, pourquoi, comment ? Investir dans la région MEDA, pourquoi, comment ? Secteur de l’eau maîtrise d’ouvrage. Parmi les projets inscrits à l’ordre du jour par le  L’Algérie  souffre  d’un  déficit  chronique  aggravé  par  des  aléas  gouvernement algérien, on peut citer :   climatiques persistants et la forte croissance de la population dans  La  finalisation  du  complexe  de  Béni‐Haroun  qui  devrait  les  grands  centres  urbains.  Dans  le  cadre  du  plan  de  relance  comprendre  des  travaux  de  génie  civil  (barrages  réservoirs,  économique,  le  gouvernement  algérien  a  relancé  l’investissement  conduites) et des équipements hydroélectriques ;   public  pour  la  gestion  intégrée  des  ressources  en  eau  et  devrait  Le  projet  d’alimentation  de  la  ville  d’Alger  par  le  barrage  de  continuer à consacrer dans les 10 prochaines années d’importantes  Taksebt qui comporte un important volet « conduites, stations  ressources  budgétaires  à  ce  secteur.  De  nombreuses  opportunités  de traitement et de pompage » pour réaliser le transfert vers la  ont  été  identifiées  dans  les  différents  segments  de  ce  marché  capitale. Ce projet d’environ 500 millions d’euros a été attribué  (infrastructures,  traitement,  assainissement,  distribution,  études.).  au  groupement  franco‐canadien  SNC  Lavalin‐Ondéo  Actuellement, les principaux projets en cours de réalisation sont :   Degrémont Services ;  Le  complexe  hydraulique  de  Béni‐Haroun  dans  le  Le projet MAO, pour l’alimentation des villes de Mostaganem,  Constantinois, qui compte plusieurs barrages, la deuxième plus  Arzew  et  Oran  qui  comprend  la  réalisation  de  barrages,  de  grande  station  de  pompage  en  Afrique,  ainsi  que  plusieurs  conduites, de stations de pompage et de traitement ;   stations de traitement, est en phase de construction. Fin 2001, le  groupe  ALSTOM  a  été  désigné  adjudicataire  du  projet  de  Le  projet  d’alimentation  en  eau  potable  du  couloir  CHLEF,  pompage (150 millions d’euros) ;  TENES, EL GUELTA ;   Le  barrage  de  Kourdate  Acerdoune  dont  la  réalisation  a  été  La  réhabilitation  des  réseaux  de  distribution  des  villes  confiée à la société RAZEL (env. 110 millions d’euros) ;   d’Annaba, Constantine et Jijel ;   L’usine  de  déminéralisation  des  eaux  saumâtres  de  Brédéah,  La  réalisation  d’unités  de  dessalement  d’eau  de  mer,  pour  réalisé par la société Ondéo‐Degrémont ;   l’alimentation  du  terminal  pétrolier  d’Arzew,  des  villes  d’Alger, d’Oran et de Skikda. Les principaux projets lancés à ce  La  réhabilitation  des  réseaux  d’assainissement  des  villes  jour se situent à Arzew et à Skikda et doivent être couplés à des  d’Alger et Oran confié à la SAUR pour Oran et à la SEM pour  centrales électriques.   Alger (il ne s’agit pour l’instant que d’une partie du réseau de  la capitale).  Bâtiment et construction Les  bailleurs  de  fonds  multilatéraux  font  également  du  secteur  de  Le déficit en logement dépasse, selon les estimations des autorités,  l’eau  une  priorité  avec  un  budget  de  4  milliards  d’investissement  le million et la demande ne cesse de croître à cause de la pression  prévu pour les quinze prochaines années. La plupart des chantiers  démographique toujours élevée. Il faudrait arriver à la construction  seront  accompagnés  d’études  et  de  contrats  d’assistance  à  la  d’au  moins  150  000  logements  par  an  pendant  dix  ans  pour  répondre à la demande actuelle et pourvoir à celle à venir. Grâce au  59 60
  • 31. Investir dans la région MEDA, pourquoi, comment ? Investir dans la région MEDA, pourquoi, comment ? Plan  de  soutien  à  la  relance  économique,  les  autorités  algériennes  débouché  sur  des  chantiers  d’envergure.  La  ville  d’Alger  a  été  ont  lancé  une  politique  de  construction  en  offrant  des  formules  dotée  de  sept  nouvelles  trémies.  L’entreprise  française  RAZEL  a  variées.  Toute  la  filière  construction  est  sollicitée  dans  ce  secteur,  réalisé  trois  trémies  (pour  près  de  50  millions  d’euros).  des  architectes,  promoteurs  et  entreprises  de  construction  SOLETANCHE‐BACHY,  en  groupement  avec  l’entreprise  jusqu’aux fournisseurs de matériaux et aux équipementiers.  algérienne HYDROTECHNIQUE construit une trémie associée à un  parking  souterrain  de  300  places  au  carrefour  Chevalley.  Les  Travaux publics, transports et infrastructures chantiers  futurs  concernent  la  radiale  d’Oued  Ouchaïah,  la  Routes et autoroutes, chemins de fer, ports et aéroports : d’énormes  pénétrante  des  Annasser,  l’échangeur  Oulmane  Khélifa  et  la  chantiers de construction et de rénovation s’ouvrent en Algérie. Le  réalisation  de  4  trémies  réparties  dans  différents  axes  routiers  PSRE  a  consacré  de  gros  moyens  (2  milliards  €  environ  pour  les  sensibles  de  la  capitale  :  quartiers  du  Ruisseau,  Châteauneuf,  infrastructures  routières,  portuaires  et  aéroportuaires)  pour  Hydra, Bir Mourad Raïs.  remettre  à  niveau  l’ensemble  des  infrastructures  de  transport  qui  Les  infrastructures  aéroportuaires  nationales  comprennent  53  ont  souffert  pendant  les  dix  années  de  terrorisme.  Ainsi,  le  projet  plates‐formes  dont  12  aérodromes  de  classe  internationale,  8  de  de  métro  d’Alger,  lancé  il  y  a  plus de 20 ans, devrait être accéléré  classe  nationale,  et  14  de  classe  régionale.  Actuellement,  les  pour une mise en service de la ligne 1 dans les années à venir.  capacités demeurent largement sous utilisées, et les grands projets  Le réseau routier bitumé (100 000 km) demeure insuffisant compte  concernent  surtout  l’extension  des  aéroports,  notamment  celui  tenu  des  impératifs  de  développement  et  de  progrès  du  pays.  Les  d’Alger  (qui  a  été  confié  à  l’entreprise  chinoise  CSCEC),  routes  revêtues  représentent  72%  du  réseau  national,  un  quart  du  l’équipement  de  navigation  aérienne  et  les  aérogares.  Les  réseau  routier  actuel  est  en  mauvais  état  et  se  dégrade.  Le  réseau  perspectives  de  développement  à  moyen  terme  sont  axées  sur  le  routier  algérien  compte  également  3  350  ouvrages  d’art  dont  la  renforcement des pistes aéroportuaires et annexes, la réalisation de  moitié  doit  être  réhabilitée.  Quant  au  réseau  autoroutier,  il  est  projets  (pistes  revêtues)  pour  le  désenclavement  des  zones  des  embryonnaire avec seulement quelques centaines de kilomètres.   hauts  plateaux  et  du  sud  et  la  réalisation  des  deuxièmes  pistes  d’aérodromes  d’Oran  et  de  Hassi  Messaoud.  Enfin,  un  aéroport  Le  projet  d’autoroute  Est‐Ouest  trans‐maghrébine  d’une  longueur  international a été construit dans la région de Chlef.   de  1  216  km  lancé  en  1987  qui  vise  à  relier  Tlemcen  à  Annaba  et  s’inscrit dans le projet d’Autoroute de l’Unité Maghrébine (7000 km  Concernant  le  secteur  portuaire  et  maritime,  les  infrastructures  de  Nouakchott  à  Tripoli),  est  le  plus  important  d’une  série  de  portuaires  se  composent  de  11  ports,  dont  9  polyvalents,  et  3  grands travaux à finir ou à réaliser dans les prochaines années. Par  spécialisés  dans  les  hydrocarbures  (Arzew,  Skikda  et  Bethioua).  ailleurs,  une  nouvelle  rocade  sud  pour  la  capitale  devrait  être  Dans  leur  ensemble,  les  capacités  portuaires  demeurent  sous‐ lancée en 2005.   utilisées.  Les  perspectives  de  développement  sont  nombreuses  et  visent  essentiellement  :  la  maintenance  du  patrimoine  existant  Pour  ce  qui  concerne  les  grands  aménagements  urbains,  (dragage  des  ports  de  Béjaia,  Alger,  Arzew,  Annaba  et  Ténès),  la  l’amélioration  du  plan  de  circulation  de  la  capitale  a  également  61 62
  • 32. Investir dans la région MEDA, pourquoi, comment ? Investir dans la région MEDA, pourquoi, comment ? modernisation  et  l’adaptation  des  infrastructures  aux  modes  de  compagnie  nationale  algérienne  SONATRACH  dispose  du  transport par conteneurs (extension et adaptation des terminaux au  monopole  dans  le  domaine  des  hydrocarbures.  Toutefois,  port  d’Oran,  Ténes,  Arzew  et  Skikda)  et  la  création  de  capacités  SONATRACH  a  la  possibilité  de  s’associer  avec  des  sociétés  portuaires  nouvelles  dans  la  région  centre,  orientées  étrangères  dans  le  cadre  de  contrats  ou  de  joint‐venture  pour  la  essentiellement vers le traitement du trafic conteneurs.   conduite  de  ses  activités  «  upstream  »  et  «  downstream  ».  Le  marché  des  équipements  et  du  matériel  de  travaux  publics  est  Lʹinvestissement dans ce secteur est en fort développement.  également  un  marché  très  dynamique.  Malgré  une  offre  locale  Deux  gazoducs  relient  le  Sahara  à  lʹEurope,  en  traversant  la  ancienne  (Entreprise  Nationale  des  Matériels  de  travaux  publics,  Méditerranée,  entre  la  Tunisie  et  lʹItalie  pour  lʹun,  le  Maroc  et  SNVI) et protégée par des droits de douanes assez élevés, le recours  lʹEspagne pour lʹautre. Le réseau de transport de SONATRACH est  à  l’importation  est  massif.  Le  principal  fournisseur  d’équipements  évalué  à  un  peu  plus  de  13  000  km,  répartis  en  14  oléoducs  et  11  et matériels de BTP est la France suivie de l’Allemagne et des Etats‐ gazoducs  totalisant  respectivement  5  773  km  et  7  419  km.  La  Unis.  capacité de transport du réseau canalisations de SONATRACH au  Nord de lʹAfrique est de l’ordre de 101,32 milliards de m3 de gaz,  Hydrocarbures de 12,52 millions de tonnes de GPL et de 79,44 millions de tonnes  Ce  secteur,  névralgique  pour  l’économie  algérienne,  s’ouvre  de  de brut et de condensât.  plus en plus à la concurrence.   Electricité Avec un volume initial de 16 milliards de mètres cubes équivalent‐ pétrole  découvert  depuis  1948,  date  de  la  première  découverte  La  réglementation  régissant  le  domaine  de  l’électricité  et  la  commerciale à Oued Guétérini au sud de lʹAlgérie, lʹAlgérie occupe  distribution du gaz a été remodelée par une loi de 2002 et toutes les  le troisième rang parmi les pays producteurs de pétrole en Afrique  activités  (production  et  distribution)  ont  été  ouvertes  à  la  et  le  douzième  rang  dans  le  monde.  Sur  les  réserves  initiales  en  concurrence. Seul le transport d’électricité reste un monopole d’état  place  prouvées  dʹenviron  dix  milliards  de  mètres  cubes  géré  par  la  Sonelgaz.  La  loi  a  donc  permis  de  lancer  les  premiers  dʹhydrocarbures  liquides,  seuls  25%  dʹentre  elles  sont  considérées  projets  de  producteurs  indépendants  d’électricité  (IPP)  comme  en  récupérables avec les procédés dʹexploitation actuels. La moitié de  témoigne  la  création  de  l’Algerian  Energy  Company  à  50/50  ces  réserves  de  pétrole  récupérables  a  déjà  été  produite.  Environ  Sonatrach  ‐  Sonelgaz.  Cette  filiale  gère  des  projets  dʹunités  de  400  autres  millions  de  mètres  cubes  de  pétrole  sont  aujourdʹhui  production dʹénergie et de dessalement dʹeau de mer en les ouvrant  considérés comme des réserves probables.   à  des  investisseurs  privés  internationaux.  Avec  ses  trois  premiers  projets elle a déjà créé trois sociétés :  Une  politique  ambitieuse  de  développement  dans  le  domaine  des  hydrocarbures  a  contribué  à  la  création  d’une  base  économique  La  société  Kahrama,  dont  lʹaméricain  Black  &  Veatch  détient  solide.  Une  importante  industrie  pétrochimique,  chimique  et  80%  du  capital,  et  qui  doit  réaliser  une  usine  combinée  de  plastique  a  été  mise  en  place.  Cette  industrie  est  étatique.  La  63 64
  • 33. Investir dans la région MEDA, pourquoi, comment ? Investir dans la région MEDA, pourquoi, comment ? production  dʹélectricité  et  de  dessalement  dʹeau  de  mer  à  Centrale à cycle combiné de Terga 600 MW en 2010 ;  Arzew ;  Centrale de M’Sila (turbines à gaz) 200 MW en 2010.  La  société  SKS  dans  laquelle  le  canadien  SNC  Lavalin  a  pris  une  option  de  20%  dans  le  capital  en  vue  de  réaliser  une  Secteur minier centrale électrique à Skikda qui devait être terminée en 2006;  L’Algérie possède un très grand potentiel, qui reste très largement  La  société  HWD  détenue  à  70%  par  lʹaméricain  Ionics  pour  sous  exploité.  Son  sous‐sol  recèle  une  très  grande  variété  de  construire  une  unité  de  dessalement  dʹeau  de  mer  à  Alger  minéraux  tels  que  les  phosphates,  le  minerai  de  fer,  le  zinc,  également prévue pour fin 2006.  l’uranium,  l’or,  le  tungstène,  les  diamants  et  les  pierres  précieuses…  Au  total,  plus  d’une  trentaine  de  substances  AEC  recherche  par  ailleurs  des  partenaires  pour  monter  de  exploitables ont été recensées.   nombreux  autres  projets.  Parmi  ceux‐ci,  une  centrale  électrique  à  Hadjret En Nouss et quatre autres unités de dessalement dʹeau de  LʹAlgérie  a  adopté  une  nouvelle  loi  minière,  loi  01‐10  du  3  juillet  mer à Skikda, Cap Djinet et Tipaza.  2001  qui  encourage  lʹinvestissement  privé.  La  loi  sʹapplique  aux  activités dʹinfrastructure géologique, de recherche et dʹexploitation  Malgré  l’interconnexion  de  l’ensemble  des  centrales  du  Nord  du  des  substances  minérales  ou  fossiles  et  prévoit  un  régime  fiscal  pays (alimentées à 95% au gaz) le taux actuel de réserve de capacité  particulier pour les entreprises minières.   est  de  10%  seulement,  ce  qui  est  largement  insuffisant  pour  répondre  aux  besoins  nationaux.  L’opérateur  électrique  national  A  la  suite  dʹun  appel  dʹoffres,  la  majorité  des  actions  de  la  société  Sonelgaz (récemment passée à un statut de société par actions) s’est  nationale de lʹor (ENOR) a été reprise par une société australienne,  fixé comme objectif d’atteindre un taux de réserve de l’ordre de 15  Gold  Field  of  Algeria.  Grâce  à  un  accord  conclu  en  octobre  2002,  à  20%.  Pour  faire  face  à  l’augmentation  de  la  demande  électrique  des  projets  dʹexploration  et  dʹexploitation  aurifère  seront  prévue  de  7%  par  an  sur  la  période  2002‐2011,  la  mise  en  prochainement  lancés.  En  contrepartie,  lʹentreprise  australienne  exploitation  d’une  dizaine  de  centrales  électriques  d’ici  2010  est  devrait  procéder  à  des  transferts  de  technologie  et  de  savoir‐faire  ainsi  prévue.  Dans  cette  perspective,  Sonelgaz  a  élaboré  un  plan  au profit de son nouveau partenaire ENOR.  d’investissements de l’ordre de 12,2 milliards d’USD, avec une part  213  permis  et  onze  régions  d’ex‐plombagine  ont  été  attribués  au  de 5,4 milliards d’USD pour la production de l’électricité (centrales  secteur privé depuis 2001. La relance de l’activité minière ouvre des  thermiques  au  gaz),  le  reste  étant  consacré  au  transport  et  à  la  débouchés aux fournisseurs d’équipements internationaux dans les  distribution.  domaines  du  forage,  du  transport,  de  la  manutention,  des  pelles  Les principales centrales électriques à réaliser avant 2010 sont :  mécaniques, des pompes, des groupes électrogènes…  Centrale  à  cycle  combiné  de  Koudiet  Edraouch  2x600  MW  en  Santé et produits pharmaceutiques 2008‐2009 ;  Le  système  de  santé  algérien  souffre  encore  de  multiples  Centrale de Tiaret (turbines à gaz) 100 MW en 2009 ;  dysfonctionnements  et  de  manque  de  moyens  financiers  et  doit  65 66
  • 34. Investir dans la région MEDA, pourquoi, comment ? Investir dans la région MEDA, pourquoi, comment ? s’adapter  aux  différentes  transitions  (sanitaires,  épidémiologiques,  qualité  et  une  économie  de  devises  et,  à  plus  long  terme,  la  démographiques et économiques) que connaît le pays. Les besoins  possibilité d’exporter une partie de la production nationale.   sanitaires  de  la  population  algérienne  sont  très  importants.  La  Malgré  certaines  contraintes  réglementaires,  le  marché  production nationale étant insuffisante pour répondre aux besoins  pharmaceutique  algérien  reste  attractif  pour  les  laboratoires  de  la  population,  l’Algérie  est  un  grand  importateur  de  étrangers  compte  tenu  de  sa  population  importante,  d’une  forte  médicaments.  Le  marché  du  médicament  est  estimé  à  plus  de  700  consommation  de  médicaments  par  habitant,  d’une  baisse  millions  d’euros  par  an,  dont  80%  est  assuré  par  l’importation,  progressive  des  droits  de  douane,  de  mesures  d’incitation  aux  deuxième poste derrière les automobiles.   investisseurs étrangers etc.   Les difficultés du système de santé public ont conduit à l’ouverture  ces  dernières  années  du  secteur  au  privé.  Les  rénovations  et  les  Tourisme constructions d’établissements publics, aussi bien que les créations  La  politique  d’aménagement  en  Algérie  a  délimité  174  zones  de cliniques privées, cabinets et centres de radiologie se multiplient  d’expansion  touristique  réparties  sur  tout  le  territoire  national  qui  en  Algérie.  En  2002,  on  recensait  102  cliniques  privées,  125  donnent  aux  investisseurs  nationaux  et  étrangers  la  possibilité  de  cliniques  en  cours  de  construction  et  45  projets  à  l’étude.  La  réaliser leurs projets dans des zones urbaines ou rurales, balnéaires,  nouvelle carte sanitaire du ministère de la santé prévoit notamment  montagnardes ou sahariennes.   trois  hôpitaux  privés  de  250  à  500  lits  pour  le  traitement  des  L’Algérie  dispose  d’un  potentiel  touristique  important  mais  pathologies lourdes.   inexploité, dont :  Malgré les différentes mesures prises par le gouvernement algérien  La taille du pays (près de 2,5 millions km2) ;  (obligation  de  production, suspension de produits à l’importation,  etc.), le niveau de production pharmaceutique local reste faible et le  La situation géographique ;  nombre de producteurs limité (34 en 2003). De plus, la production  Un littoral de 1200 km sur la côte méditerranéenne ;  s’articule  autour  de  produits  à  faible  valeur  technologique.  Un  important  réseau  d’infrastructures  aéroportuaires  et  Cependant,  la  production  locale  devrait  connaître  une  forte  routières ;  croissance en raison du nombre de projets d’investissement privés  en cours de création.   Un désert qui représente près de 80% du territoire.  Les principaux laboratoires internationaux sont présents en Algérie  Mais ces potentialités encore inexploitées, à l’exception du Sud du  et  le  pays  aimerait  développer  une  industrie  pharmaceutique  pays,  souffrent  d’un  déficit  en  terme  de  capacités  d’accueil,  de  nationale  performante  grâce  aux  partenariats  et  à  la  fabrication  structures  hôtelières  et  de  restauration  de  qualité  ainsi  que  d’un  sous  licence.  L’association  avec  des  laboratoires  étrangers  manque de qualification du personnel du secteur.  permettrait,  en  effet,  un  apport  de  savoir‐faire,  des  garanties  de  Pour ce qui concerne les infrastructures hôtelières, le pays dispose  de  92  000  lits  dont  36  000  relèvent du secteur public. Le déficit en  67 68
  • 35. Investir dans la région MEDA, pourquoi, comment ? Investir dans la région MEDA, pourquoi, comment ? termes  de  capacités  d’accueil  pour  une  clientèle  internationale  Starwood pour la construction d’un hôtel « Westin » à Alger.  d’affaires,  de  congressistes  et  de  touristes  est  important  y  compris  Accor en partenariat avec le groupe Mehri, pour la construction  dans  les  grandes  villes  algériennes.  Quant  aux  investissements  de 36 hôtels.  touristiques  internationaux,  ils  sont,  à  ce  jour,  le  fait  du  groupe  Accor qui dispose d’un hôtel « Sofitel » et d’un « Mercure » à Alger  Marriott  pour  la  construction  d’un  hôtel  près  du  Sheraton  et du groupe américain « Starwood » avec deux hôtels « Sheraton »  d’Alger.  (Alger et Oran).  Groupe  Eddar‐Sidar,  pour  la  réalisation  de  complexes  Les stratégies de développement et les opportunités d’affaires d’ici  touristiques, à Alger et Boumerdès, pour un montant global de  2013 sont de :  300 millions d’USD et une capacité d’accueil de 25 000 lits.  Attirer  plus  de  3  millions  de  touristes  dont  près  de  2  millions  Groupe  Al  Hamed  avec  un  projet  touristique  de  90  millions  d’étrangers  (1,234  millions  touristes  enregistrés  en  2004  dont  d’USD sur le littoral algérois.  369.000 étrangers.) ;  A noter qu’une loi sur le développement du tourisme accordant des  Investir plus de 232 milliards DA ;  exonérations fiscales sur 10 ans a été récemment promulguée.   Augmenter les capacités d’accueil de 92 000 lits à 187 000 lits ;  La  normalisation  de  l’Algérie  sur  la  scène  internationale,  l’amélioration des conditions sécuritaires et l’embellie économique  Créer près de 230 000 emplois.  que  connaît  actuellement  le  pays  devrait  favoriser  le  Le  Ministère  du  Tourisme  a  lancé  en  2004,  une  stratégie  de  développement d’investissements nationaux et internationaux dans  développement  durable  du  secteur  du  tourisme  à  l’horizon  2013  le  secteur  touristique  à  moyen  et  long  terme.  L’essor  du  tourisme  avec  pour  objectifs  la  valorisation  des  potentiels  naturels  et  dans  le  sud  du  pays,  le  retour  de  compagnies  aériennes  culturels,  l’amélioration  de  la  qualité des prestations et de l’image  internationales  (Air  France,  Aigle  Azur,  British  Airways,  Alitalia,  touristique  de  l’Algérie,  la  réhabilitation  des  établissements  Lufthansa  ou  encore  Qatar  Airways),  l’ouverture  d’un  nouvel  hôteliers  et  touristiques.  Dans  le  cadre  de  la  réhabilitation  des  aéroport  international  à  Alger  en  2006  et  les  projets  structures  publiques,  le  gouvernement  a  par  ailleurs  lancé  des  d’investissements  annoncés  par  les  grandes  chaînes  hôtelières  procédures  de  privatisation  des  hôtels  appartenant  à  la  Société  de  augurent un décollage prochain de cette activité en Algérie.  Gestion des Participations de l’Etat (SGP) Tourisme et Hôtellerie «  GESTOUR  ».  La  liste  des  structures  hôtelières  privatisables  est  Liens utiles disponible  sur  le  site  du  Ministère  de  la  Participation  et  de  la  Gouvernement algérien  Promotion de l’Investissement (www.mdppi.dz).  http://www.cg.gov.dz/  Plusieurs  groupes  internationaux  ont  également  affiché  leur  Ministère des Finances  intention d’investir dans ce secteur comme :  http://www.finance‐algeria.org/  69 70
  • 36. Investir dans la région MEDA, pourquoi, comment ? Investir dans la région MEDA, pourquoi, comment ? Banque d’Algérie  Le  15  février  2002,  Orascom  Algérie  a  lancé  officiellement  ses  http://www.bank‐of‐algeria.dz/  activités sous la marque Djezzy GSM et affiché comme priorité de  Direction générale des douanes  couvrir 95% des agglomérations de plus de 2000 habitants avant fin  2005. Les 48 chefs‐lieux de wilayas, dont les plus éloignés, Tindouf  http://www.douanes.gov.dz/  et  Tamanrasset,  ont  été  couverts  fin  2003.  A  la  même  date,  le  Direction générale des impôts  nombre  dʹabonnés  sʹélève  à  1,25  millions  dont  85%  en  prépayés.  http://www.impots‐dz.org/  L’objectif 2004 de la société est d’atteindre 2 millions d’abonnés.   Ministère de l’Energie et des Mines  Cette réussite d’un acteur privé sur la scène économique algérienne  http://www.mem‐algeria.org/  ne  s’est  cependant  pas  déroulée  sans  anicroches.  Depuis  Ministère de l’Agriculture et du développement rural  l’ouverture  du  marché,  une  sévère  guerre  des  prix  met  aux  prises  http://www.minagri‐algeria.org/  Orascom  et  Algérie  Télécom (AT), l’opérateur historique. L’ARTP,  Ministère  de  la  Participation  et  de  la  Promotion  de  l’Autorité  nationale  de  régulation  de  la  poste  et  des  l’Investissement  télécommunications,  tente  d’arbitrer  ce  différend  alors  qu’elle  http://www.mppi.dz  s’apprête à accorder, courant 2004, trois licences de téléphonie fixe  et  interurbaine  au  moment  où  AT  connaît  une  saturation  de  son  réseau et nʹarrive plus à satisfaire la demande à travers le territoire  Une success story : Orascom, objectif 2 millions national. L’ouverture du secteur est effective depuis 2005.   d’abonnés en Algérie La société Egyptienne Orascom Télécom (OTH) a remporté en 2001  la  deuxième  licence  de  téléphonie  mobile  en  Algérie  pour  un  montant  de  737  millions  de  dollars.  Orascom  Telecom  Algérie  (OTA),  compte  trois  actionnaires  principaux  :  Orascom  Telecom  Holding SAE (OTH) 53,6%, Oratel International Inc. 43% et Cevital  3,4%.  La  Holding  OTH  appartient  au  groupe  égyptien  Orascom,  propriété de la famille Sawiris et emploie environ 20 000 personnes  en Egypte dans le BTP, lʹhôtellerie, les cimenteries et les télécoms et  s’affirme  comme  le  plus  important  opérateur  GSM  en  Afrique,  au  Moyen‐Orient  et  le  sous‐continent  indien.  Elle  co‐exploite,  aux  côtés de France Télécom (Orange), MobiNil en Egypte. Cevital est,  pour  sa  part,  le  premier  groupe  agro‐industriel  dʹAlgérie  (250  millions de dollars de CA).  71 72
  • 37. Investir dans la région MEDA, pourquoi, comment ? Investir dans la région MEDA, pourquoi, comment ? Egypte Géo-économie Grâce au Canal de Suez, « la ligne vitale » qui relie la Mer Rouge et  Panorama général la  mer  Méditerranée,  l’Égypte  joue  un  rôle  stratégique  dans  la  région depuis plus d’un siècle. Du fait de sa population importante,  Repères de son influence sur les pays arabes, de sa position géographique,  Capitale  Le Caire  l’Egypte est en outre un pays médiateur au Proche‐Orient.   Superficie  1 0 02 000 km2  Engagée dans un ambitieux programme de réformes économiques  Population  78,887 millions habitants (juillet 2006)  et  structurelles  depuis  1991,  l’Egypte  est  actuellement  dans  une  Langues parlées  Arabe  (langue  officielle),  anglais,  phase  importante  de  transition  d’une  économie  centralisée  à  français.  l’économie  de  marché.  Après  le  remaniement  ministériel  de  juillet  PIB (USD)  109 milliards (2005‐06)  2004,  la  nouvelle  équipe  s’est  attachée  à  faire  progresser  la  PIB per capita (USD)  1 381 ; 4 200 en ppp. (2005‐06)  libéralisation  commerciale  et  financière  et  le  programme  de  Religion  Majorité  de  musulmans,  minorité  de  réformes économiques et structurelles.   chrétiens coptes.  Entre  2000  et  2003,  l’Egypte  a  enregistré  un  taux  de  croissance  Fêtes nationales  25 avril (libération du Sinaï)  moyen  de  3,5%  en  raison  notamment  de  chocs  exogènes,  tels  que  18 juin (jour de l’évacuation)  les  attentats  du  11  septembre  et  la  guerre  en  Irak.  Cependant,  23 juillet (révolution de 1952)  bénéficiant de la reprise mondiale et de la dépréciation de la livre,  6 octobre (jour des Forces Armées)  la  croissance  ne  cesse  de  s’améliorer  avec  4,1%  en  2004,  et  des  Monnaie  Livre Egyptienne (LE)  prévisions de 4,8% en 2005 et de 5% en 2006 (d’après le FMI), dopée  1 euro = 696.85 LE ‐ 1USD = 577.72 LE  également  par  une  forte  croissance  de  la  demande  dans  le  secteur  Accord  d’association  Signé le 25/06/2001 ; en vigueur depuis le  du  tourisme  et  une  reprise  de  l’investissement.  Les  principales  avec l’UE  1/06/2004.  rentes  de  l’Egypte  proviennent  des  recettes  du  tourisme  (6,4  Site web de la Délégation de l’UE :  milliards  d’USD  en  2004‐2005),  des  transferts  des  travailleurs  http://www.eu‐delegation.org.eg/  émigrés  (4,3  milliards  d’USD),  des  recettes  du  Canal  de  Suez  (3,3  Adhésion à l’OMC   Statut de membre depuis 1995.  milliards  d’USD)  et  des  exportations  de  pétrole  (1,2  milliards  Sources :  FMI,  Article  IV  2005,  Country  Report  n°5/177  et  World  d’USD).  Development Indicators 2006. A noter que l’année fiscale commence le 1er  Le secteur agricole est l’un des principaux secteurs économiques de  juillet.  l’économie  Egyptienne,  il  emploie  plus  de  30%  de  la  population  active et contribue à hauteur de 14,7% au PIB,   73 74
  • 38. Investir dans la région MEDA, pourquoi, comment ? Investir dans la région MEDA, pourquoi, comment ? Les secteurs du pétrole et du gaz représentent environ 9% du PIB et  exportations  est  en  augmentation  depuis  la  dépréciation  de  la  un  tiers  des  exportations  de  marchandises.  Ils  sont  très  attractifs  monnaie  nationale  en  2003‐04  et  est  estimé  à  près  de  30%  du  PIB  pour  les  investisseurs  étrangers  et  des  découvertes  régulières  pour les deux années à venir. Les principaux produits dʹexportation  continuent d’alimenter les réserves et la production de gaz naturel  sont  les  combustibles,  les  produits  manufacturés  et  les  produits  de l’Égypte. Le pays tente de développer sa capacité d’exportation  agricoles,  essentiellement  le  coton.  La  part  des  textiles  dans  les  de  gaz  naturel  par  la  réalisation  de  projets  de  construction  de  exportations  de  marchandises  a  baissé  progressivement  de  16,6%  gazoducs.  L’Égypte  pourrait  ainsi  devenir  le  sixième  exportateur  en  1995  à  4,5%  en  2003.  L’Égypte  importe  la  majorité  de  ses  biens  mondial  en  2007.  Le  secteur  industriel  représente  20%  du  PIB  et  de  consommation  et  biens  d’équipement  et  14%  des  importations  emploie 14% de la population active. Il englobe une grande variété  proviennent  des  zones  franches  égyptiennes.  L’Union  Européenne  de  branches  dʹactivité,  les  plus  importantes  étant  la  métallurgie  et  est son principal fournisseur (40% des échanges globaux) suivie par  les produits métallurgiques, lʹagroalimentaire, lʹindustrie chimique  les  USA  (14%  des  échanges).  Les  principales  importations  de  l’UE  et le textile. Le secteur de la construction et du BTP a enregistré un  de produits égyptiens sont lʹénergie (42%), les textiles et les articles  boom  grâce  à  la  forte  demande  régionale  de  reconstruction  des  dʹhabillement  (16%),  les  produits  agricoles  (10%)  et  les  produits  pays du Golfe Persique et de la dévaluation de la livre égyptienne.  chimiques  (6%).  Quant  aux  échanges  avec  les  pays  arabes,  ils  Lʹun  des  objectifs  essentiels  du  gouvernement  est  dʹaccroître  la  augmentent sensiblement (10 à 13% du total).   compétitivité des entreprises privées du secteur manufacturier. Il a  Les  accords  préférentiels  revêtent  de  plus  en  plus  dʹimportance  lancé  à  cette  fin  un  programme  de  modernisation  industrielle  afin  dans les relations commerciales de lʹÉgypte. L’Accord d’association  dʹaider  les  entreprises  à  se  développer,  de  renforcer  les  capacités  avec l’Union Européenne dans le cadre du processus de Barcelone,  des  associations  professionnelles  et  du  Ministère  de  lʹindustrie  et  signé  en  juin  2001,  est  entré  en  vigueur  le  1er  juin  2004.  Il  prévoit  dʹaméliorer  le  cadre  institutionnel.  Le  budget  total  de  ce  l’établissement  à  terme  d’une  zone  de  libre‐échange.  Dans  une  programme  est  de  430  millions  d’euros,  dont  250  millions  première  phase,  cet  accord  offre  aux  exportateurs  égyptiens  un  proviennent de lʹUE.   libre  accès  au  marché  européen  pour  les  biens  industriels  et  pour  Le  secteur  des  services  contribue  à  près  de  la  moitié  du  PIB  les  biens  agricoles  qui  n’entrent  pas  en  concurrence  avec  la  égyptien;  le  Canal  de  Suez  et  le  tourisme  en  sont  les  principales  production  européenne.  En  contrepartie,  l’Égypte  doit  supprimer  composantes.  Ils  constituent  une  source  importante  de  devises  progressivement les tarifs appliqués aux quatre catégories de biens  extérieures et le moteur de la croissance. Malgré l’insécurité dans la  suivantes  :  les  importations  de  matières  premières  et  région, le nombre de touristes a dépassé les 6 millions en 2004 et les  d’équipements  industriels  seront  totalement  libéralisées  en  2007,  recettes ont atteint 4,6 milliards d’USD.  celles  de  produits  semi‐finis  en  2010,  celles  de  biens  de  Le  commerce  extérieur  joue  un  rôle  important  dans  lʹéconomie  consommation finale en 2013, et celles d’automobiles en 2016.   égyptienne, les exportations de marchandises et de services ont été  Par ailleurs, un accord de libre échange a été signé entre l’Egypte et  le  moteur  de  la  reprise  économique  actuelle.  Le  taux  des  les  USA,  le  Trade  and  Investment  Framework  Agreement  (TIFA)  75 76
  • 39. Investir dans la région MEDA, pourquoi, comment ? Investir dans la région MEDA, pourquoi, comment ? permettant l’entrée en franchise de taxes et droits de douane et sans  banques par leur maison mère, l’ouverture du capital des banques  quotas  de  certains  produits  notamment  textiles  aux  USA.  Sous  mixtes  aux  investisseurs  privés  et  la  privatisation  en  2006  de  la  lʹégide des États‐Unis, lʹÉgypte et Israël ont conclu le 14 décembre  « Bank  of  Alexandria »,  l’une  des  quatre  grandes  banques  2004  un  protocole  commercial  établissant  des  zones  industrielles  publiques  qui  dominent  le  marché  (vendue  pour  2  milliards  US$  qualifiées  « QIZ »  en  Égypte. Les produits provenant de ces zones  par  la  Banque  Sao  Paolo  en  Octobre).  En  outre,  un  projet  de  sont  admis  en  franchise  de  droits  de  douane  et  sans  quotas  sur  le  restructuration  des  dettes  des  entreprises  publiques  envers  les  marché  américain  à  condition  quʹau  moins  35%  de  leurs  banques  est  en  cours.  Dans  le  secteur  des  assurances,  le  plan  composants soient le fruit dʹune coopération entre Israël et lʹÉgypte  prévoit  d’augmenter  la  participation  du  privé  notamment  par  la  et que 11,7% des intrants proviennent d’Israël. En février 2005, 397  privatisation  de  l’une  des  quatre  compagnies  d’assurance  sociétés étaient en activité dans les QIZ, dont 300 dans le secteur du  publiques.  D’autres  mesures  sont  en  cours  pour  développer  le  textile et de l’habillement. Par ailleurs, l’Égypte a rejoint en 1998 les  crédit  immobilier,  élargir  le  marché  des  capitaux  et  renforcer  la  22 membres de la Ligue arabe au sein de la grande zone arabe de  réglementation et la supervision des marchés financiers.  libre  échange  (GAFTA).  LʹÉgypte  a  signé  le  25  février  2004  un  Par  ailleurs,  une  baisse  substantielle  des  droits  de  douane  a  été  accord  de  libre‐échange  avec  la  Jordanie,  le  Maroc  et  la  Tunisie,  appliquée pour se conformer aux règles de l’OMC, faisant passer le  l’Accord  dʹAgadir,  qui  engage  les  parties  à  éliminer  lʹessentiel des  taux moyen de DD de 14,6% à 9,1%. La plupart des autres taxes sur  droits  de  douane  sur  leurs  échanges  réciproques  dès  le  1er  janvier  les  exportations  et  les  importations  ont  été  supprimées  et  les  2005  et  à  intensifier  leur  coopération  économique  en  matière  de  formalités  douanières  ont  été  simplifiées.  De  même,  plusieurs  lois  normes et de procédures douanières. L’Égypte fait également partie  fiscales de 2005 ont réaménagé l’impôt sur le revenu des personnes  du  COMESA  (Common  Market  for  Eastern  and  Southern  Africa)  physiques (passé de 32% à 20%) et diminué l’impôt sur les sociétés  depuis  1998.  Enfin,  l’Egypte  a  signé  un  accord  de  libre  échange  de 42% à 20%. De plus le pays a mis en œuvre des procédures de  avec la Turquie en décembre 2005.   collecte automatique de l’impôt.   En septembre 2003, le Premier ministre Ahmed Nazif a présenté un  A noter enfin que l’Egypte a adopté en 2003 un régime de taux de  programme  économique  qui  a  pour  objectifs  dʹassurer  la  stabilité  change flottants déterminés par le marché avec l’instauration d’un  macro‐économique,  de  créer  un  climat  favorable  aux  affaires,  marché de changes interbancaire, entraînant la quasi‐disparition du  dʹattirer  des  investissements  étrangers  directs  et  de  développer  le  marché  parallèle.  Tant  de  mesures  qui,  ajoutées  à  la  taille  du  marché des capitaux afin de promouvoir une croissance fondée sur  marché intérieur égyptien, contribuent aujourd’hui à faire du pays  lʹexportation  et  la  participation  du  secteur  privé.  Ce  programme  une  destination  très  regardée  par  les  investisseurs  étrangers  du  comprend  la  reprise  des  privatisations  (entre  juillet  2004  et  avril  monde entier.  2005,  22  entreprises  ont  été  privatisées  engendrant  des  recettes  de  3,3 milliards LE, env. 1,45 milliards EUR) et la relance des réformes  structurelles  jusqu’ici  différées,  notamment  celle  du  secteur  bancaire.  La  réforme  bancaire  prévoit  l’absorption  de  six  petites  77 78
  • 40. Investir dans la région MEDA, pourquoi, comment ? Investir dans la région MEDA, pourquoi, comment ? Défis De  nouvelles  réserves  de  gaz  naturel  ont  été  découvertes  Malgré  les  importantes  réformes  entreprises,  les  défis  pour  récemment en Méditerranée. Le pétrole étant plutôt en déclin, cette  construire  un  secteur  privé  dynamique  restent  considérables.  La  ressource  pourrait  devenir  le  « moteur »  du  secteur  des  croissance  économique  enregistrée  ces  dernières  années  n’est  pas  hydrocarbures  dans  les  dix  ans  à  venir.  Dès  2003,  l’Égypte  a  suffisante  pour  faire  baisser  le  taux  de  chômage  estimé  à  10%  et  commencé à exporter son gaz vers la Jordanie à travers un gazoduc  absorber les nouveaux demandeurs dʹemploi (500 000 à 700 000 par  sous‐marin reliant Taba au port jordanien d’Aqaba.   an).  Le  déficit  budgétaire  continue  d’afficher  des  montants  élevés,  Au  cours  des  dix  dernières  années,  les  entrées  annuelles  la  dette  publique  atteignait  98,7%  du  PIB  en  2003‐04  et  29,7  d’investissements  directs  étrangers  représentaient  un  milliard  de  milliards d’USD à fin septembre 2005.  dollars,  soit  1%  du  PIB.  Cependant,  après  une  baisse  sensible  des  Le niveau de la dette interne est une contrainte pour une économie  investissements  pendant  la  période  de  crise,  de  nouveaux  records  à forts besoins en infrastructures.  ont  été  enregistrés  en  2004‐2005  avec  un  flux  entrant  de  3,06  milliards d’USD et 4,632 en 2005‐2006 (d’après les statistiques de la  Le  taux  dʹinvestissement  demeure  faible  au  regard  des  besoins  de  banque centrale égyptienne). Les IDE sont présents directement ou  développement du pays.   à travers des joint‐ventures dans le secteur pétrolier, l’industrie du  Le  secteur  du  tourisme,  dont  les  recettes  sont  fondamentales  pour  ciment,  de  la  pharmacie,  la  construction  automobile  mais  la  balance  courante  et  pour  lʹactivité  économique,  est  exposé  à  la  également  le  tourisme  (contrats  de  gestion)  et  les  menace du terrorisme.  télécommunications.  L’attractivité  du  pays  s’est  améliorée  grâce  aux  lois  encourageant  les  investissements  étrangers,  la  possibilité  Points forts de rapatriements des capitaux, les incitations fiscales, la promotion  L’Egypte dispose d’une main d’œuvre abondante et à faible coût.  des  exportations,  la  création  de  zones franches  économiques  spéciales et la protection de la propriété intellectuelle.  Elle bénéficie de ressources en devises diversifiées : canal de Suez,  tourisme, transferts privés, exportations de pétrole et de gaz.  Après  le  secteur  de  la  banque,  des  privatisations  sont  encore  au  programme  dans  les  secteurs  des  télécommunications,  dans  le  Le  niveau  des  réserves  en  devises  est  confortable  et  lʹendettement  textile  et  la  chimie.  Les  besoins  en  infrastructures  sont  encore  très  extérieur reste modéré.  importants  et  il  existe  des  niches  encore  inexploitées  dans  le  Son  positionnement  comme  médiateur  régional  lui  assure  le  tourisme, les médias ou la production audiovisuelle, l’Egypte étant  soutien politique et financier des pays occidentaux.  un  pôle  arabe  majeur  tant  dans  le  cinéma  que  pour  la  production  Le  pays  a  repris  depuis  juillet  2004  un  programme  de  réformes  musicale ou littéraire.   structurelles  pour  assainir  les  conditions  de  la  croissance  économique.  79 80
  • 41. Investir dans la région MEDA, pourquoi, comment ? Investir dans la région MEDA, pourquoi, comment ? Comment investir en Egypte ? quartiers urbains ou dans des régions isolées et jusquʹà 20 ans pour  Lʹinvestissement est régi par les lois 162‐2000, 13‐2002 et 13‐2004, et  les  investissements  réalisés  en  dehors  de  lʹancienne  Vallée.  En  la loi sur les zones économiques spéciales (83‐2002). Il nʹy a pas de  outre, les droits de douane sur les biens dʹéquipement importés par  loi  visant  expressément  lʹinvestissement  étranger.  Les  étrangers  des  entreprises  enregistrées  en  vertu  de  cette  loi  sont  plafonnés  à  peuvent  investir  soit  dans  le  cadre  de  la  Loi  sur  les  sociétés,  soit  5%.  De  plus,  les  investisseurs  peuvent  importer  et  exporter  des  dans  celui  de  la  Loi  sur  les  garanties  et  incitations  à  intrants  et  des  produits finis sans être obligés de faire appel à des  lʹinvestissement,  selon  les  avantages  quʹils  souhaitent  obtenir  et  le  agents locaux ni dʹobtenir une licence.  domaine d’investissement. La Loi sur les sociétés prévoit plusieurs  Afin  dʹattirer  des  investissements  étrangers,  lʹÉgypte  a  développé  incitations à lʹinvestissement, notamment des exonérations dʹimpôt  de  nombreuses  zones  franches.  Les  investisseurs  dans  les  7  zones  pouvant aller jusquʹà 50% du revenu tiré dʹactions cotées en bourse.  franches  publiques  et  les  39  zones  privées  sont  exemptés  des  La  Loi  sur  les  garanties  et  incitations  à  lʹinvestissement  de 1997  formalités  douanières  à  lʹimportation  et  à  lʹexportation.  Ils  sont  autorise  lʹinvestissement  dans  le  cadre  de  co‐entreprises,  de  aussi  exonérés  des  droits  de  douane,  de  lʹimpôt  général  sur  les  sociétés  anonymes  et  de  sociétés  de  personnes  et  régit  les  ventes  et  de  tous  autres  droits  et  impositions  pour  la  durée  de  ʺinvestissements  intérieursʺ,  pour  lʹessentiel  les  projets  chaque projet. Enfin, le contrôle des changes a été aboli depuis 1991  dʹinvestissement  ordinaire  et  les  projets  dʹinvestissement  dans  les  et la livre égyptienne peut être échangée librement.  zones franches qui sont considérées comme ne faisant pas partie de  Par ailleurs, l’Égypte a adopté une loi sur la propriété intellectuelle  lʹéconomie nationale.   et  une  nouvelle  législation  pour  lutter  contre  le  blanchiment  des  La Loi sur les garanties et incitations à lʹinvestissement ne vise que  capitaux.  Une  nouvelle  législation  sur  la  concurrence  et  les investissements (nationaux ou étrangers) dans certains secteurs  lʹinterdiction  des  pratiques  monopolistiques  est  également  en  ou  branches  dʹactivité  tels  que  le  transport  aérien  et  services  vigueur.  LʹEgypte  a  signé  plus  de  50  accords  bilatéraux  de  connexes ;  le  crédit‐bail ;  l’hôtellerie,  l’organisation  de  voyages  protection  de  lʹinvestissement  avec  de  nombreux  pays,  et  touristiques et le transport de touristes ; les industries extractives et  notamment  avec  la  plupart  des  Etats  membres  de  lʹUnion  manufacturières ;  les  infrastructures  (eau  de  boisson,  Européenne et les Etats‐Unis.  assainissement,  électricité,  routes  et  services  de  communication) ;  Le  droit  égyptien  des  sociétés  privées  est  régi  par  la  loi  sur  les  les transports maritimes internationaux ; la production de logiciels  sociétés  n°  159‐1981  et  son  décret  dʹapplication  n°  96‐82  ainsi  que  et de systèmes informatiques… Les incitations prévues par cette loi  par  la  loi  sur  lʹinvestissement  n°  8‐97  et  son  décret  d’application  sont notamment des moratoires dʹimpôt sur les bénéfices et dʹimpôt  n°1247‐2004. Les formes juridiques les plus utilisées sont la SA et la  sur  les  revenus  des  dividendes  perçus  par  des  personnes  SARL.  Certaines  sociétés  sont  soumises  à  des  lois  spécifiques  physiques.  Le  moratoire  dʹimpôt  dure  5  ans  pour  tous  les  types  comme les sociétés d’assurance, les banques, les sociétés publiques  dʹinvestissement  en  général,  jusquʹà  10  ans  pour  les  entreprises  et  les  sociétés  de  crédit‐bail  (leasing).  La  loi  n°  8‐97  ne  sʹapplique  établies  dans  de  nouvelles  zones  industrielles,  dans  de  nouveaux  quʹaux sociétés créées pour exercer une dʹactivité dʹinvestissement.  81 82
  • 42. Investir dans la région MEDA, pourquoi, comment ? Investir dans la région MEDA, pourquoi, comment ? La  loi  permet  également  aux  sociétés  étrangères  de  créer  des  campagne  internationale  de  promotion  et  de  communication  avec  bureaux  de  représentation  ou  de  communication,  des  bureaux  l’aide de l’agence de communication Fleishman‐Hillard.  techniques,  scientifiques  ou  autres ;  cependant,  ces  bureaux  ne  Le GAFI joue un rôle essentiel dans les transferts de technologie et  peuvent exercer une activité commerciale sauf s’ils passent par un  dans la promotion active des exportations égyptiennes vers le reste  agent local de nationalité égyptienne.  du monde.  The General Authority for Free Zones and Investment (GAFI) Site web : http://www.gafi.gov.eg/  Lʹinvestissement  en  général,  y  compris  dans  les  zones  franches,  Finance & banques en Egypte quʹil  soit  national  ou  étranger,  est  géré  par  l’Agence  de  lʹinvestissement  étranger  et  des  zones  franches  (GAFI),  qui  sʹest  Le  système  bancaire  égyptien  est  en  cours  de  restructuration  afin  progressivement  transformée  en  agence  de  promotion  et  de  de le rendre plus solide, plus dynamique et plus concurrentiel.   facilitation de lʹinvestissement. La loi 13‐2004, portant modification  Une nouvelle loi bancaire (loi n°88‐2003 du 15 juin 2003) est venue  de  la  loi  8‐1997,  vise  à  faciliter  lʹétablissement  de  nouvelles  unifier  toute  la  réglementation  bancaire  égyptienne.  Elle  a  été  entreprises  en  faisant  du  GAFI  un  guichet  unique  pour  les  édictée conformément aux normes prudentielles internationales des  investisseurs.  Cette  loi  habilite  également  la  GAFI  à  accorder  des  accords  de  Bâle  II  et  contribue  au  renforcement  du  système  licences temporaires pour le lancement dʹun projet et à agir pour le  bancaire égyptien en améliorant les ratios prudentiels et les règles  compte des investisseurs et des organismes officiels tout au long de  de bonne gestion. Le capital de démarrage doit être dʹau moins 500  la vie dʹun projet dʹinvestissement.   millions  de  livres  égyptiennes  et  le  ratio  de  fonds  propres  de  10%  Le GAFI a établi un guichet unique qui inclut des représentants des  minimum. Pour les succursales de banques étrangères, le minimum  diverses  agences  gouvernementales  en  charge  des  formalités  de fonds propres exigé est de 50 millions d’USD ou lʹéquivalent en  administratives  liées  aux  investissements  étrangers.  Les  nouvelles  devises convertibles.   sociétés peuvent ainsi être créées en 72 heures.  Toutes  ces  mesures  visent  à  consolider  le  système  par  des  Le  GAFI  agit  en  tant  que point focal national pour les organismes  restructurations,  des  liquidations  et  des  fusions  dans  un  secteur  internationaux,  la  communauté  des  affaires  et  les  pôles  du  sur‐bancarisé  qui  compte  une  cinquantaine  d’institutions  commerce  international,  en  disséminant  lʹinformation  et  financières  très  peu  performantes.  Parallèlement,  un  plan  de  lʹinvestissement  à  travers  son  centre  modernisé  d’information.  Il  restructuration  du  passif  (prêts  non  recouvrables)  et  de  organise  des  séminaires  aux  niveaux  national  et  international  sur  recapitalisation  des  banques  est  en  cours  avec  l’aide  financière  et  ces questions.   technique  des  bailleurs  de  fonds  internationaux.  Autre  mesure  récente  de  modernisation :  le  libre  flottement  de  la  monnaie  Agissant  en  coopération  avec  le  Ministère  des  Investissements,  le  nationale, la livre égyptienne face au dollar.   GAFI  a  établi  une  cartographie  nationale  des  investissements  à  promouvoir  pour  chaque  région  et  a  lancé en septembre 2005 une  83 84
  • 43. Investir dans la région MEDA, pourquoi, comment ? Investir dans la région MEDA, pourquoi, comment ? La  quasi‐totalité  des  banques  en  Egypte  relève  de  la  Banque  La  loi  sur  lʹassurance  n°  10‐1981,  modifiée  par  la  loi  n°  156‐1998  Centrale  d’Egypte  (BCE) qui est chargée de la politique monétaire  autorise  les  investisseurs  étrangers  à  détenir  jusquʹà  100%  du  et  de  change,  de  la  surveillance  du  secteur  bancaire  et  délivre  les  capital  dʹune  compagnie  dʹassurance  égyptienne  ou  à  avoir  un  licences.  Le  réseau  bancaire  du  pays  est  relativement  dense  et  bureau de représentation. Toutefois, ces bureaux de représentation  compte  actuellement  53  banques  :  27  banques  commerciales  (dont  ne  peuvent  pas  vendre  des  polices  d’assurance.  Le  montant  trois  appartiennent  à  lʹÉtat)  avec  1 375 succursales,  23 banques  minimum  du  capital  requis  pour  établir  une  compagnie  dʹaffaires  (dont  12 succursales  de  banques  étrangères)  et  trois  dʹassurance est de 30 millions de livres égyptiennes.  banques spécialisées.   La Bourse du Caire et dʹAlexandrie (CASE) est la principale bourse  Avant la privatisation de la banque d’Alexandrie, le secteur public  égyptienne.  Après  l’assainissement  du  secteur,  seulement  744  demeurait dominant avec 60% du marché répartis entre la banque  sociétés étaient cotées en 2005, contre 1 110 en 2001, avec cependant  Misr,  la  National  Bank  of  Egypt  (NBE),  la  banque  du  Caire  et  la  une  capitalisation  boursière  plus  importante  de  235  milliards  de  banque d’Alexandrie.  livres  égyptiennes  (contre  11,3  milliards  de  LE  en  2001).  Cela  en  Les  banques  étrangères  peuvent  ouvrir  des  bureaux  de  raison  de  mouvements  majeurs  opérés  en  2005  comme  les  représentation  en  Égypte  dont  l’activité  est  limitée  à  lʹanalyse  du  privatisations  du  secteur  bancaire,  l’émission  en  Bourse  des  parts  marché  et  des  possibilités  dʹinvestissement.  Actuellement,  26  publiques  de  quelques  sociétés  mixtes,  à  l’exemple  de  Sidpec  bureaux  de  représentation  de  banques  étrangères  opèrent  en  (pétrochimie) et d’Amoc, l’ouverture de 20% du capital de Telecom  Égypte.  Egypt  et  la  nouvelle  émission  de  la  société  pétrolière  MIDOR  qui  ont  été  le  véritable  moteur  de  la  hausse  de  l’indice  Case  30  Les  filiales  de  banques  étrangères  sont  principalement  arabes  et  (regroupant  les  30  actions  les  plus  actives).  La  participation  européennes  comme  BARCLAYS,  HSBC,  Crédit  Lyonnais,  BNP  et  étrangère est passée de 16% en 2001 à 27,5% en 2004 et 30% en 2005  Société Générale ; Natexis‐Banques Populaires dispose d’un bureau  (source : rapport annuel 2005 de CASE).  de représentation.   Le  gouvernement  a  pris  diverses  mesures  pour  aligner  la  En novembre 2004, il y avait en Égypte 21 compagnies dʹassurance,  réglementation  du  marché  des  capitaux  aux  normes  614  caisses  de  retraite  privées,  trois  fonds  de  prévoyance  dʹÉtat  et  internationales.  Les  sociétés  cotées  sont  tenues  dʹappliquer  les  cinq  pools  dʹassurance.  Le  gouvernement  a  vendu  à  des  normes internationales de comptabilité et dʹinformation financière.  investisseurs  étrangers  des  participations  majoritaires  dans  deux  Les règles dʹadmission à la cote et de radiation ont été durcies pour  compagnies  dʹassurance.  Quatre  compagnies  (trois  compagnies  éliminer  les  sociétés  peu  fiables.  Un  nouveau  système  de  négoce  dʹassurance  directe  et  la  seule  compagnie  de  réassurance)  dont  la  électronique a été mis en place et le système de compensation et de  part  de  marché  dépasse  les  70%,  appartiennent  à  lʹÉtat.  Le  règlement a été modernisé. Enfin, la Bourse égyptienne a adhéré à  gouvernement  prévoit  de  les  privatiser  au  milieu  de  2006,  après  l’Union  des  Bourses  internationales  et  a  signé  un  accord  en  évaluation (terminée) et restructuration.   décembre 2005 avec l’Index Dow Jones afin de créer le Dow Jones  85 86
  • 44. Investir dans la région MEDA, pourquoi, comment ? Investir dans la région MEDA, pourquoi, comment ? CASE  Egypt  Titans  Index,  un  index  blue‐chip  couvrant  les  plus  que soit le moyen technologique utilisé, jusqu’au 31/12/2005, date à  grandes compagnies en Egypte. Cet index devait être lancé en 2006.  laquelle  les  services  de  base  ont  été  totalement  libéralisés  conformément  aux  engagements  de  lʹEgypte  dans  le  cadre  du  Télécom & Internet en Egypte GATS.  Le  secteur  égyptien  des  technologies  de  lʹinformation  et  des  Telecom  Egypt  a  entrepris  une  filialisation  de  ses  différentes  communications (TIC) a connu une croissance très rapide au cours  activités au sein de sociétés spécifiques dont les principales sont :   des cinq dernières années : multiplication par deux du nombre de  lignes  fixes  qui  atteignent  aujourdʹhui  10,4  millions  pour  un  taux  Telecom Egypt Data, filiale Internet de TE.  de  pénétration  supérieur  à  13%  ;  multiplication par 15 du nombre  TE IT / Masreya est la filiale en charge du support informatique  dʹabonnés à la téléphonie mobile assortie dʹune télédensité de 10% ;  des  activités  de  lʹopérateur  national  (mise  en  œuvre  des  multiplication  par  10  du  nombre  dʹutilisateurs  Internet  désormais  progiciels  de  gestion  de  relation  clientèle  (CRM)  et  de  au nombre de 5 millions, soit un taux de pénétration de lʹordre de  facturation et d’un call center « XCEED CONTACT CENTER ».  6%.  Les  infrastructures  de  télécommunications  ont  quant  à  elles  Centra  Technologies  assemble  des  PC  notamment  ceux  bénéficié  dʹinvestissements  importants  (entre  800  et  1  200  millions  distribués  dans  le  cadre  du  programme  ʺun  ordinateur  pour  d’USD par an entre 2000 et 2004).  tousʺ.  Ces  résultats  sont  le  fruit  de  la  politique  de  libéralisation  et  Watanya détient 51% de l’opérateur mobile Vodafone Egypt.  d’ouverture  de  ce  secteur  fondé  sur  un  partenariat  public‐privé  autour  de  l’ʺinitiative  pour  la  société  de  lʹinformation  en  Egypteʺ  Par  ailleurs,  l’Egypte  s’est  lancée  dans  une  politique  d’expansion  (Egypt  Information  Society  Initiative).  Ce  projet  intégré  aspire  à  régionale, Telecom Egypt et Orascom Telecom ayant acquis en 2005  développer  une  industrie  locale  des  TIC  et  assurer  une  meilleure  la deuxième licence de téléphonie fixe algérienne pour 65 millions  pénétration  des  TIC  grâce  à  des  initiatives  originales  (Internet  d’USD  pour  15  ans,  et  son  dirigeant  Naguib  Sawiris  ayant  été  à  gratuit,  ordinateurs  à  bas  coût  et  offerts  à  crédit,  centres  l’origine de la création du Holding Weather, qui détient la majorité  technologiques communautaires…) et un développement autour de  d’Orascom  et  s’est  octroyé  le  rachat  de  l’opérateur  mobile  italien  quatre  thèmes :  e‐connaissance  (formation,  éducation,  héritage  Wind  fin  2005,  en  partenariat  avec  le  fond  IPE  et  Wilbur  Ross.  culturel, contenu), e‐santé, e‐business et e‐gouvernement.  Enfin,  20%  du  capital  de  TE  a  été  ouvert  au  public  en  décembre  2005.  Une  loi  de  régulation  des  télécommunications  a  été  promulguée  (loi n°10‐2003 du 4/02/2003) et une Autorité nationale de régulation  Plus  de  14  millions  d’Égyptiens  sont  actuellement  abonnés  auprès  des télécommunications a été créée (ANRT) à cet effet.   d’un  des  deux  fournisseurs  de  téléphonie  cellulaire,  TE‐Vodafone  et  ECMS‐MobiNil,  contre  4,3  millions  fin  2002.  Une  troisième  Telecom  Egypt  est  l’opérateur  historique  national  et  bénéficie  de  licence  de  téléphonie  mobile  a  été  annulée  faute  de  preneur  mais  droits  exclusifs  pour  la  fourniture  de  services  de  transmission  un  autre  appel  dʹoffres  devait  intervenir  avant  fin  2006.  Le  transfrontalière  en  provenance  ou  à  destination  de  lʹEgypte,  quel  régulateur  a  dʹores  et  déjà  annoncé  quʹil  s’agira  dʹune  licence  3G  87 88
  • 45. Investir dans la région MEDA, pourquoi, comment ? Investir dans la région MEDA, pourquoi, comment ? dont  la  mise  en  service  interviendrait  à  la  fin  de  la  période  services,  le  Smart  Village  compte  attirer  ces  investisseurs  en  dʹexclusivité accordée aux deux opérateurs actuels, fin 2007.  mettant en avant les compétences de la main d’œuvre égyptienne et  Il  existe  de  nombreux  cybercafés,  notamment  au  Caire.  Le  pays  son coût relativement bas. Une pépinière d’entreprise, permettra de  compte  près  de  160  fournisseurs  d’accès  à  Internet.  A  noter  que  développer  les  projets  TIC  directement  sur  le  site  grâce  à  l’Égypte  possède  le  tarif  le  plus  faible  du  Moyen‐Orient  mais  l’incubateur,  IDEAVELOPERS  (www.ideavelopers.com)  et  un  seulement  3%  de  la  population  possédait  un  ordinateur  en  2004,  fonds fiduciaire de développement des technologies, le Technology  cependant,  le  secteur  de  l’informatique  affiche  un  taux  de  Development  Fund  (http://www.techdevfund.com).  Au  delà  des  croissance  moyen  de  15  à  20%  par  an.  Le  développement  des  entreprises du secteur des TIC, le Smart Village va prochainement  infrastructures  de  télécommunications  fixes  et  mobiles  offre  de  accueillir  au  cœur  d’un  pôle  financier,  la  Bourse  du  Caire,  des  nombreuses  opportunités,  que  ce  soit  en  termes  dʹéquipements  banques  et  des  institutions  financières.  Plusieurs  ministères  ont  dʹinfrastructures ou dʹéquipements pour entreprises et particuliers.  également  choisi  de  s’y  installer  comme  le  Ministère  des  La  production  locale  dʹéquipements  est  assurée  par  deux  sociétés  télécommunications  et  des  technologies  de  l’information,  le  NTC et EGTI, filiale de Siemens et Telecom Egypt, qui assemblent  Ministère du commerce extérieur et le Ministère du tourisme.  simplement  quelques  produits  sous  licence  (équipements  pour  Alcatel, Microsoft, Vodaphone, Telecom Egypt, Motorola sont déjà  centraux, PABX, terminaux...). La fabrication de câbles en cuivre est  installées  sur  le  site  et  plusieurs  autres  sont  en  négociation.  Les  aujourdʹhui  assurée  par  des  sociétés  locales  et  le  pays  compte  entreprises  étrangères  s’installant  au Smart Village bénéficient des  désormais  un  fabricant  de  câble  à  fibre  optique.  Cependant,  cette  dispositions de la loi n° 8 sur l’investissement notamment de 10 ans  production  ne  peut  satisfaire  la  demande  locale  qui  repose  à  plus  d’exemption fiscale et du rapatriement des bénéfices sans contrôle.  de 80% sur les importations.  Plusieurs  entreprises  étrangères  se  partagent  le  marché  égyptien  Opportunités d’affaires en Egypte des  infrastructures  de  téléphonie  fixe  et  mobile  :  Alcatel,  Siemens,  Depuis  le  lancement  du  programme  de  privatisations  en  1991,  le  Lucent,  Ericsson,  Nortel  Networks,  Motorola,  Nokia,  Nec...  Les  gouvernement a cédé 196 entreprises sur les 314 privatisables. Afin  entreprises chinoises sont également présentes notamment Huaweï  de  relancer  le  processus,  le  nouveau  Ministère  de  lʹInvestissement  et ZTE.   et  des  Entreprises  Publiques  a  annoncé  une  première  série  A  noter,  par  ailleurs  que  l’Egypte  a  lancé  le  technopole  « Smart  dʹentreprises  et  dʹactifs  à  privatiser  dans  le  cadre  de  son  Village » fer de lance du développement technologique en Egypte.  programme  de  privatisations  2004‐2007.  Il  sʹagit  dʹentreprises  des  Les secteurs cibles de ce projet sont les domaines des technologies  secteurs suivants : filature et tissage du coton, commerce, industries  dans  lesquels  l’Egypte  est  en  mesure  d’être  leader  :  le  métallurgiques,  industries  chimiques,  industries  alimentaires,  développement de l’industrie informatique en termes de formation,  logement, tourisme et cinémas, transport maritime et fluvial, et dix  logiciels  et  recherche  en  TIC  mais  aussi  centres  d’appels,  comme  autres entreprises œuvrant dans divers secteurs.  ceux  d’XCEED  et  RAYA,  installés  sur  le  site.  Outre  ses  nombreux  89 90
  • 46. Investir dans la région MEDA, pourquoi, comment ? Investir dans la région MEDA, pourquoi, comment ? Par  sa  position  stratégique  au  Moyen‐Orient  et  les  nombreuses  consommateur  de  projets  d’infrastructures.  En  amont,  les  besoins  incitations qu’elle offre notamment pour les activités dans les zones  en  matière  de  consulting,  d’études  et  de  modélisation  sont  franches  et  les  zones  spéciales  prioritaires,  l’Égypte  est  utilisée  importants ; durant les phases de réalisation, les professionnels du  comme une plateforme de réexportation vers le Moyen‐Orient et le  BTP  sont  très  sollicités  ainsi  que  les  acteurs  capables  de  gérer  les  Maghreb  et  l’ensemble  des  pays  africains.  Pour  les  exportateurs  équipements et de fournir des prestations à valeur ajoutée.  intéressés  par  le  marché  égyptien,  les  principales  opportunités  résident  dans  les  équipements,  machines  et  services  pour  les  Transport secteurs  de  l’environnement;  les  télécommunications  et  nouvelles  Dans  le  cadre  d’une  nouvelle  politique  globale  des  transports,  de  technologies  de  l’information ;  les  produits  pharmaceutiques et  nombreux projets d’envergure sont à l’ordre du jour. Parmi les axes  équipements  médicaux  ;  les  équipements  pour  l’exploration  principaux de cette politique, l’aviation civile est le secteur le plus  pétrolière ;  l’hôtellerie  et  restauration ;  l’agro‐industrie,  les  prometteur  pour  les  entreprises  étrangères,  le  gouvernement  machines  agricoles,  l’industrie  plastique,  l’architecture  et  la  voulant  faire  du  Caire  le  nouveau  «  hub  »  du  Proche  et  Moyen‐ construction,  le  packaging,  le  franchising,  la  distribution,  les  Orient.  La  réalisation  du  nouvel  aéroport  régional  systèmes  d’énergie  électrique,  les  matériaux  de  construction ;  les  d’Alexandrie/Borg  El  Arab,  la  rénovation  et  le  développement  de  composants  et  pièces  de  rechange  automobiles…Par  ailleurs,  l’ensemble  des  plateformes  aéroportuaires  du  pays  ou  encore  la  lʹÉgypte  souhaite  accroître  ses  exportations  de  produits  non  modernisation et l’introduction en bourse de 20% de la compagnie  traditionnels  et  promouvoir  lʹinvestissement  étranger  dans  de  nationale  Egyptair  et  de  ses  filiales  début  2006  sont  les  projets  les  nouvelles  branches  dʹactivité  comme  la  fabrication  de  meubles,  la  plus importants.   transformation  du  cuir,  lʹindustrie  chimique,  la  verrerie,  la  L’aggravation  des  conditions  de  circulation  dans  la  capitale  a  papeterie et la construction navale.   également conduit les autorités à relancer le projet de la 3ème ligne  Construction et BTP de  métro  du  Caire,  mis  en  sommeil  en  raison  de  son  coût,  le  démarrage prévisionnel des travaux étant fixé au 1er octobre 2006.  La politique des grands travaux continue d’être l’une des priorités  Souvent  alliées  au  groupe  Orascom,  les  entreprises  françaises  des  autorités,  ce  qui  offre  de  nombreuses  opportunités  dans  des  (Alstom, Systra etc.) se sont taillé la part du lion pour la réalisation  domaines  très  divers  comme  l’ensemble  des  activités  liées  à  la  de  cinq  lots  (signalisation,  génie  civil,  électromécanique,  voies  réalisation  de  grands  travaux  d’infrastructures  (projet  du  delta  ferrées et matériel roulant) auxquels sʹajoutent deux autres marchés  Tochka, nouveau canal dans la région du Sinaï, projets de nouvelles  relatifs à lʹanalyse des offres et à la supervision du projet. Dans le  villes)  et  l’ensemble  des  activités  du  secteur  énergétique :  même  temps,  des  délégations  de  services  publics  sont  désormais  constructions  de  centrales  électriques,  développement  de  la  filière  accordées  à  des  opérateurs  privés  pour  l’exploitation  de  lignes  de  gaz  (augmentation  des  réserves,  usines  de  production  de  gaz  bus.   naturel  liquéfié),  parallèlement  à  la  filière  pétrolière.  Compte  tenu  de la taille du pays et de ses besoins, l’Égypte est et restera un fort  91 92
  • 47. Investir dans la région MEDA, pourquoi, comment ? Investir dans la région MEDA, pourquoi, comment ? Face  aux  besoins  importants  en  financement  des  infrastructures  Sud du pays. Près de 50 multinationales sont en activité en Egypte  portuaires,  les  pouvoirs  publics  recourent  de  plus  en  plus  aux  et  investissent  plus  de  2  milliards  d’USD/an  (dont  Apache,  British  formules  de  partenariat  public‐privé.  De  même,  dans  le  domaine  Gas,  BP‐Amoco,  Deminex,  TotalFina‐Elf,  ENI‐Agip,  Exxon‐Mobil,  ferroviaire,  la  privatisation  du  département  chargé  de  valoriser  le  Marathon,  Norsk  Hydro,  Novus,  Repsol,  Royal  Dutch  Shell,  patrimoine  foncier  des  chemins  de  fer  égyptiens  atteste  de  la  Samsung,  Texaco  …).  Des  appels  d’offre  ont  été  lancés  depuis  volonté  des  autorités  d’améliorer  la  performance  des  services  début 2006 pour la concession de 20 nouveaux blocs d’exploration  publics de transports.   de gaz et de pétrole.  Hydrocarbures Le premier tronçon du gazoduc arabe a été inauguré en juillet 2003;  il transporte le gaz naturel égyptien à travers les 245 kilomètres de  Les  secteurs  du  pétrole  et  du  gaz  représentent  8%  du  PIB  et  40%  la  péninsule  du  Sinaï  puis  parcourt  15  kilomètres  sous  la  mer  des  exportations  égyptiennes.  Des  découvertes  régulières  jusquʹau port dʹAqaba (Jordanie) en mer Rouge. En janvier 2004, les  continuent  d’alimenter  les  réserves  en  gaz  naturel  de  l’Égypte  ;  gouvernements égyptien, jordanien, libanais et syrien ont signé un  c’est  donc  un  secteur  en  pleine  croissance.  La  production  a  accord  pour  la  construction  dʹun  deuxième  tronçon  de  393  augmenté  de  75%  sur  les  cinq  dernières  années  et  atteignait  3,3  kilomètres  reliant  Aqaba  à  la  centrale  électrique  de  Rihab,  à  milliards  de pieds cubes par jour à la fin de l’année 2003‐04, alors  proximité  de  la  frontière  entre  la  Jordanie  et  la  Syrie.  Le  gazoduc  que  les  réserves  prouvées  s’élevaient  à  62  000  milliards  de  pieds  sera  ensuite  prolongé  jusquʹau  port  syrien  de  Banias  où  il  sera  cubes  et  ont  été  multipliées  par  trois  en  dix  ans.  Deux  usines  de  raccordé  au  gazoduc  syro‐libanais  en  construction  et  à  la  centrale  production  de  GNL  (gaz  naturel  liquéfié)  ont  été  créées  afin  de  électrique de Zahrani au Liban.  permettre  l’exportation  du  gaz  naturel  égyptien.  En  revanche,  la  production de pétrole est en baisse. De plus de 920 000 barils/jour  L’Egypte dispose de deux artères stratégiques pour le transport des  en 1995, elle est passée à moins de 620 000 barils/jour en 2004. Les  hydrocarbures : l’oléoduc du Sumed et le Canal de Suez.  réserves prouvées en pétrole sont stables depuis 2001 en raison de  LʹEtat  égyptien  est  lʹunique  acteur  du  secteur  du  raffinage  avec  9  nouvelles découvertes, à un peu moins de 3 milliards de barils.  raffineries en activité. A la suite du lancement de la production de  Ce  secteur  est  placé  sous  la  tutelle  du  Ministère  du  pétrole  et  MIDOR  (Middle  East  Oil  Refinery)  en  2001,  la  capacité  totale  de  plusieurs  institutions  publiques :  l’Egyptian  General  Petroleum  transformation  des  raffineries  égyptiennes  a  atteint  727.000  b/j.  La  Corporation (EGPC) chargée de la gestion de l’industrie pétrolière,  construction dʹune nouvelle raffinerie dans la région dʹAin Sukhna  de  l’exploration  à  la  commercialisation  des  produits  finis ;  devait  démarrer  en  2006  et  devrait  traiter  130  000  barils  par  jour.  l’Egyptian  Natural  Gas  Holding  Company  (EGAS),  chargée  du  Par ailleurs, lʹautorité portuaire de la Mer Rouge a signé un contrat  secteur  du  gaz  ;  l’Egyptian  Petrochemicals  Holding  Company  avec  des  investisseurs  privés  pour  la  construction  dʹune  nouvelle  (ECHEM) chargée de l’industrie pétrochimique et Ganoub El Wadi  raffinerie  qui  doit  permettre  la  production  de  80  000  tonnes  Petroleum  Holding  Company,  qui  a  pour  mission  la  promotion  et  dʹessence organique.   la  gestion  des  procédures  d’appel  d’offres  sur  les  concessions  du  93 94
  • 48. Investir dans la région MEDA, pourquoi, comment ? Investir dans la région MEDA, pourquoi, comment ? Electricité Santé et produits pharmaceutiques Tout  le  territoire  égyptien  a  été  électrifié  au  cours  de  la  dernière  Le secteur médical égyptien présente une grande complexité, avec  décennie  et  la  quasi‐totalité  de  la  population  est  raccordée  au  de multiples acteurs publics et privés. Le budget de lʹÉtat consacré  réseau.  La  puissance  installée  était  de  18,1  GW  en  2004  et  les  à la santé reste largement insuffisant pour assurer le maintien et le  centrales  thermiques  représentent  environ  86%  de  la  puissance  renouvellement  du  réseau  de  soins  gratuits.  A  l’exception  de  installée,  le  reste  provient  de  centrales  hydroélectriques,  en  quelques  grands  hôpitaux,  lʹensemble  du  système  médical  souffre  particulier du barrage dʹAssouan. Pour suivre lʹaugmentation de la  dʹun niveau dʹéquipement et dʹune qualité de soins souvent faibles.  demande,  il  est  prévu  de  construire  des  centrales  dʹune  puissance  Pour  pallier  ce  problème,  une  réforme  globale  du  secteur  a  été  installée  totale  de  13,4  GW  dʹici  à  2012,  qui  seront  pour  lʹessentiel  lancée  par  le  gouvernement,  consistant  en  la  mise  en  œuvre  du  des centrales thermiques.   ʺFamily  Health  Modelʺ  (modèle  familial  de  la  santé),  qui  se  Le réseau électrique égyptien est raccordé à ceux de la Jordanie, de  compose  de  mesures  destinées  à  améliorer  la  qualité  et  la  la  Libye  et  de  la  Syrie  (par  lʹintermédiaire  de  la  Jordanie).  Il  est  couverture  par  un  ensemble  complet  de  soins  de  santé  de  base.  prévu  de  construire  une  ligne  jusquʹau  Congo,  qui  permettrait  à  Lʹapproche  du  gouvernement  est  soutenue  par  plusieurs  bailleurs  lʹÉgypte  dʹutiliser  les  excédents  de  capacité  du  complexe  de fonds (UE, Banque mondiale, BAD et USAID), et a été adoptée  hydroélectrique dʹInga. La politique de lʹélectricité est définie par le  dans plusieurs gouvernorats pilotes.   Ministère  de  lʹélectricité  et  de  lʹénergie.  La  société  dʹÉtat  Egyptian  Les  objectifs  du  Plan  quinquennal  2002‐2007  étaient  les  suivants  :  Electrical  Holding  Company  (EEHC)  est  responsable  de  la  construction de nouveaux hôpitaux et amélioration des services de  production,  du  transport  et  de  la  distribution.  En  outre,  elle  est  soins  situés  dans  les  zones  rurales  ;  augmentation  du  personnel  propriétaire  et  exploitant  du  réseau  électrique.  Tandis  que  le  soignant  ;  fourniture  dʹéquipements  plus  sophistiqués  pour  les  transport,  la  distribution  et  la  gestion  du  réseau  restent  un  dispensaires  ;  accroissement  du  budget  pour  la  recherche  alloué  monopole  de  lʹEEHC,  la  production  dʹélectricité  a  été  libéralisée.  aux  universités  et  centres  de  recherches  scientifiques ;  promotion  Depuis  la  promulgation  de  la  loi  n°  100‐1996,  les  investisseurs  de lʹinvestissement privé dans toutes les institutions de soins.  privés  sont  autorisés  à  construire  des  centrales  dans  le  cadre  de  Avec  plus  de  72  millions  dʹhabitants,  lʹEgypte  est  le  premier  contrats  de  construction‐exploitation‐transfert  (BOT).  consommateur  et  producteur  de  médicaments  du  Moyen‐Orient.  Lʹinvestissement  privé  dans  la  production  dʹélectricité  a  beaucoup  Son industrie pharmaceutique est considérée comme lʹune des plus  augmenté  depuis  lʹadoption de cette loi, passant de 120 millions à  anciennes  industries  stratégiques  du  pays.  En  2004,  L’Egypte  a  5 0 30 millions de livres égyptiennes. La part des centrales privées  exporté  pour  environ  43  millions  d’USD  de  produits  dans le total de la puissance installée était dʹun peu moins de 8% en  pharmaceutiques. LʹEgypte a la capacité de fabriquer la plupart des  2003.   médicaments  dont  elle  a  besoin,  excepté  les  produits  à  très  haute  technologie. Plus de 6 000 références sont enregistrées et 93% de la  demande est couverte par les quelque 74 sociétés pharmaceutiques  95 96
  • 49. Investir dans la région MEDA, pourquoi, comment ? Investir dans la région MEDA, pourquoi, comment ? locales.  Le  gouvernement  veut  parvenir  à  une  autosuffisance  récréatifs ;  le  savoir‐faire  en  muséologie,  en  sons  et  lumières,  en  pharmaceutique,  notamment  pour  les  génériques  les  plus  thalassothérapie,  en  gestion  immobilière  des  programmes  de  consommés.  Le  marché  égyptien  offre  donc  dʹimportantes  tourisme résidentiel, etc.  potentialités  pour  les  entreprises  pharmaceutiques  étrangères  De  nombreuses  facilités  sont  accordées  aux  investisseurs  notamment pour la production locale.  notamment l’exemption d’impôts pendant 5 ans, l’exonération des  Tourisme droits  de  douanes  sur  les  produits  et  biens  nécessaires  aux  nouveaux  projets  touristiques.  De  plus,  les  terrains  sont  concédés  Comme  pour  les  autres  pays  méditerranéens,  le  secteur  du  sur la base de 1 USD par m² avec lʹobligation officielle de construire  tourisme est primordial pour lʹéconomie égyptienne. Il représente,  dans un délai de 2 ans.  avec  ses  services  annexes,  11%  de  son  PIB,  assure  en  moyenne  un  quart de ses revenus en devises étrangères et emploie 2,2 millions  Agriculture, pêche et agroalimentaire de  personnes,  soit  12,6%  de  la  population  active.  Les  arrivées  de  L’Égypte  est  un  grand  producteur  et  consommateur  de  produits  touristes  en  2004  se  sont  chiffrées  à  6 millions,  contre  3,9 millions  agricoles, ce qui en fait à la fois un exportateur (essentiellement les  en 1997. Ce chiffre devrait être de 8 millions en 2005. L’objectif du  oranges,  les  pommes  de  terre  et  les  oignons)  mais  aussi  un  gouvernement est d’atteindre 18 millions de touristes d’ici dix ans,  importateur  net  de  produits  agricoles  (plus  de  3  milliards  d’USD  d’aménager plus de 500 km de côtes, de construire et de réhabiliter  ces dernières années). Cette forte dépendance, notamment pour les  plusieurs  aéroports  et  d’augmenter  la  capacité  hôtelière  (150  000  principales  denrées  de  base,  est  un  problème  majeur  pour  le  chambres en 2004).   gouvernement  égyptien,  qui  cherche  d’une  part  à  assurer  De  nombreux  projets  de  villages  de  vacances  et  de  complexes  l’autosuffisance  alimentaire  pour  ses  produits  de  base  et  d’autre  hôteliers  sont  à  lʹétude  ou  en  construction,  notamment  au  sud  du  part,  à  augmenter  son  potentiel  d’exportation.  Ici  aussi,  les  nouvel  aéroport  de  Marsa  Alam.  Un  accord  de  coopération  a  été  producteurs  locaux  ont  des  besoins  qui  concernent  tant  les  biens  signé, en septembre 2004, par le Ministre du tourisme et TUI pour  d’équipements et la chaîne du froid que les services et produits en  développer la côte méditerranéenne. Evalué à 500 millions de LE, il  aval de la production : emballage, packaging, marketing. Quant au  prévoit  la  construction  de  neuf  hôtels  «quatre  étoiles»,  soit  4  300  marché du machinisme agricole, il était estimé à 5 milliards LE (650  chambres d’ici cinq ans.   millions d’euros) en 2003 et est en croissance régulière.  Les  opportunités  d’investissement  pour  les  entreprises  étrangères  S’agissant  de  la  pêche,  la  production  égyptienne  (pêche  et  résident  notamment  dans  l’amélioration  des  infrastructures  aquaculture) atteint 800 000 tonnes et représente un montant de 1,5  touristiques  (dessalement  de  lʹeau  de  mer,  traitement  de  lʹeau,  milliards d’USD, soit environ 1,7% du PIB. Ce secteur emploie 100  assainissement, installations électriques et des télécommunications  000  pêcheurs  (avec  licence)  et  100  000  personnes  en  aquaculture.  ainsi  que  les  transports)  ;  le  consulting  pour  les  études  de  Bien  que  la  production  ait  été  multipliée  par  deux  en  dix  ans,  faisabilité ;  la  gestion  hôtelière  ;  les  équipements  sportifs  et  l’Egypte  ne  couvre  toujours  pas  ses  besoins,  les  importations  97 98
  • 50. Investir dans la région MEDA, pourquoi, comment ? Investir dans la région MEDA, pourquoi, comment ? représentant  un  quart  des  volumes  commercialisés.  Le  Al Ahram Beverage, créé en 1897 et privatisé en 1997, emploie près  gouvernement  est  de  plus  en  plus  sensible  au  rôle  essentiel  que  de 4 000 personnes et réalise un chiffre d’affaires de 105 millions de  peuvent jouer la pêche et les activités connexes dans lʹéconomie du  dollars.  C’est  le  leader  du  marché  avec  une  production  430  000  pays.  Ses  principaux  objectifs  sont  de  porter  la  prise  annuelle  à  1  hectolitres  de  bières  (marques  Al‐Ahram’s  Stella  et  Al  Gouna’s  500  000  tonnes  dʹici  à  2017,  de  promouvoir  lʹexportation  des  Sakkara) et 620 000 hectolitres de boissons maltées non alcoolisées.  produits  de  la  pêche,  de  développer  lʹélevage  de  poissons  dʹeau  Le groupe détient également des positions fortes sur le marché du  douce  et  de  moderniser  et  dʹagrandir  la  flotte  de  pêche  au  large  vin (85%), sur des boissons distillées et sur certains soft drinks.  dans la zone économique nationale et dans les eaux internationales.  Pour  le  groupe  néerlandais,  cette  nouvelle  acquisition  vient  Depuis  le  1er  janvier  2004,  l’Egypte  est  à  nouveau  autorisée  à  compléter  son  développement  dans  le  monde  arabe  (implantation  exporter du poisson vers l’Union Européenne, mais les produits de  au  Liban,  avec  la  brasserie  Almaza,  et  au  Maroc)  et  marque  un  l’aquaculture et les crustacés restent interdits. L’accès à ce nouveau  retour  en  Égypte  quarante  ans  après  s’être  retirée  du  pays.  Le  marché crée nouvelles opportunités.  « géant  vert »  acquiert  de  nouveau  une  place  de  leader  sur  le  Liens utiles principal  marché  arabo‐musulman  et  souhaite  notamment  développer  la  marque  Fayrouz  (bière  non  alcoolisée)  en  direction  Ministère  des  communications  et  des  technologies  de  des autres pays de la région et d’Afrique.  l’information : www.mcit.gov.eg  Heineken  compte  aussi  sur  cette  acquisition  pour  substituer  ses  Autorité  nationale  de  régulation  des  télécommunications :  propres  marques  à  celles  produites  localement  par  ABC  pour  le  www.tra.gov.eg  compte  de  Calsberg  ou  Lowenbrau.  Objectif :  alimenter  les  zones  Telecom Egypt : www.telecomegypt.com.eg  touristiques du pays et le consommateur occidental.  Pour  ABC  qui  conserve  son  nom,  ses  marques  et  ses  dirigeants,  Une success story : le Néerlandais Heineken brasse l’arrivée  du  groupe  international  permet  de  donner  de  nouveaux  cent millions de litres de boissons maltées par an moyens  commerciaux  alors  même  que  le  marché  se  développe  C’est  la  plus  grosse  opération  de  fusion‐acquisition  de  l’histoire  fortement,  mais  que  les  sources  de  financement  se  tarissent,  en  financière  moderne  de  l’Égypte.  En  septembre  2002,  le  groupe  raison  notamment  de  la  mauvaise  image  du  secteur  des  alcools  néerlandais  Heineken  annonce  qu’il  vient  d’obtenir  l’accord  des  dans un pays musulman.  autorités  de  marché  égyptiennes  pour  lancer  une  OPA  sur  100%  des  actions  du  brasseur  national  Al  Ahram  Beverage  Company  (ABC).  L’offre  qui  valorise  ABC  à  287  millions  de  dollars,  sera  un  succès.  99 100
  • 51. Investir dans la région MEDA, pourquoi, comment ? Investir dans la région MEDA, pourquoi, comment ? Israël milliards  de  NIS),  soit  158  milliards  d’USD  en  parité  de  pouvoir  d’achat (gross domestic product based on purchasing‐power‐parity  (PPP)  valuation  of  country  GDP  selon  les  statistiques  du  World  Panorama général Economic Outlook Database du FMI).   Repères En  mai  2006,  la  Fédération  des  Chambres  de  Commerce  Capitale  Jérusalem  israéliennes  (FICC)  a  publié  une  étude  mesurant  le  chemin  réalisé  Superficie  21 0 60 km2  entre 1970 et 2005 par l’économie de l’état hébreu. Les résultats sont  Population  7 0 02 600 habitants (2006)  impressionnants  :  la  production  industrielle  est  passée  de  74  Langues parlées  Hébreu, arabe, anglais, français, russe.  milliards  de  NIS  (13  milliards  d’euros)  à  400  milliards  de  NIS  (71  PIB (dollars)  123 milliards (2005)  milliards d’euros), la population active est passée de 960 000 à 2,5  PIB per capita    18 266 USD, 23 416 USD ppp. (2005)  millions  de  personnes  et  les  exportations  sont  passées  de  18,6  milliards  de  NIS  (3,3  milliards  d’euros)  à  167,5  milliards  de  NIS  Religions  Juifs  (5,33  millions),  musulmans,  (29,7 milliards d’euros). Le président de la fédération, Uriel Lynn, a  chrétiens.  déclaré que l’économie israélienne est l’une des plus stables et des  Fête nationale  5 mai (indépendance en 1948)  plus dynamique du monde.   Monnaie  Shekel (NIS)  1 Euro = 4,59 NIS – 1 USD = 5,66 NIS  Du  fait  du  caractère  hautement  qualifié  et  dynamique  de  sa  main  Accord  d’association  Signé  le  20/10/1995  en  vigueur  depuis  le  dʹœuvre, Israël dispose d’un appareil productif performant, rendu  avec l’UE  1er/06/2000.  plus compétitif encore ces dernières années par la dépréciation du  Site web de la Délégation de l’UE :  shekel  et  l’ajustement  à  la  baisse  des  salaires.  Outre  quelques  http://www.eu‐del.org.il/  secteurs  traditionnels  forts  comme  la  chimie,  la  plasturgie  ou  le  Adhésion à l’OMC   Statut de membre depuis 1995.  diamant  (Israël  est  le  n°1  mondial du diamant poli avec plus de 1  200  sociétés)  depuis  plus  de  10  ans,  une  partie  importante  de  son  Sources :  Rapport  Annuel  2005,  Banque  Centrale  Israël  (Bank  Of  Israel) ;  FMI :  tissu industriel s’est progressivement réorientée vers le secteur des  Conclusions Article IV pour 2005, Country Report n°06/120, Mars 2006 et World  Development Indicators 2006 ; Central Bureau of Statistics (CBS).  hautes  technologies  dans  les  domaines  suivants:  aéronautique,  électronique  civile  et  de  défense,  composants  électroniques,  Géo-économie télécommunications  et  logiciels  informatiques,  et  plus  récemment,  En  moins  d’une  vingtaine  dʹannées,  lʹéconomie  israélienne  sʹest  biotechnologies  ;  plusieurs  entreprises  israéliennes  ou  israélo‐ progressivement transformée dʹune économie de pays émergent en  américaines,  ont  ainsi,  en  quelques  années,  réussi  à  se  positionner  celle  dʹun  pays  avancé  et  ce,  en  dépit  de  tensions  géopolitiques  au  meilleur  niveau  international,  sur  certaines  niches  de  ces  récurrentes.  Israël  est  aujourdʹhui  une  puissance  économique  marchés  (comme  la  sécurité  informatique,  drones,  réseaux  de  régionale  avec  un  PIB  de  123,5  milliards  de  dollars  en  2005  (554  101 102
  • 52. Investir dans la région MEDA, pourquoi, comment ? Investir dans la région MEDA, pourquoi, comment ? télécommunications,  médicaments  génériques,  instrumentation  Le  secteur  manufacturier  contribue  pour  14%  au  PIB  et  emploie  médicale...).   16%  de  la  population  active.  Le  secteur  manufacturier  est  de  plus  Plusieurs  multinationales  de  hautes  technologies  ont  créé  des  en  plus  axé  sur  la  production  de  produits  à  forte  intensité  centres importants de R&D en Israël. Le niveau de recherche et de  technologique.  développement civil par rapport au PIB est l’un des plus élevés du  Le commerce extérieur représente près de 90% du PIB. Pendant les  monde,  à  4,5%.  L’économie  israélienne  est  de  plus  relativement  deux dernières décennies, les exportations de marchandises ont été  libéralisée  et  très  ouverte  (privatisations  et  déréglementations  multipliées  par  cinq,  les  exportations  industrielles  par  sept,  et  les  entamées dans de nombreux domaines, nombreux accords de libre‐ exportations de biens d’équipement, de machines et d’électronique  échange,  absence  de  contrôle  des  changes  et  cadre  libéral  pour  par  dix.  Israël  est  classé  au  8ème  rang  mondial  pour  les  l’investissement  étranger,...).  Enfin,  Israël  dispose  d’une  exportations  per  capita  et  est  un  leader  mondial  pour  les  infrastructure bancaire solide.  exportations  de  certains  produits  comme  les  fertilisants  ou  les  Après une baisse de la croissance en 2001‐2003 (1,3%) due à la forte  diamants polis.  crise  liée  à  la  seconde  Intifada  dans  les  territoires  palestiniens  et  Les exportations de marchandises ont atteint près de 38,6 milliards  l’éclatement mondial de la bulle technologique en 2000, une reprise  d’USD  (25,5  milliards  hors  diamants)  et  les  importations  44,9  sensible  s’est  amorcée  en  2004  et  2005  avec  un  taux  de  croissance  milliards d’USD en 2005 (35 milliards d’USD hors diamants).  du PIB de 4,3% et de 5,2% respectivement. Les moteurs majeurs de  La composition du secteur commercial israélien illustre le caractère  cette  forte  croissance  ont  été  les  exportations  (+15%),  notamment  industrialisé  de  lʹéconomie :  Israël  exporte  principalement  des  vers  l’Asie  et  les  Etats‐Unis,  la  consommation  privée,  ainsi  que  la  produits  manufacturés,  en  particulier  des  produits  de  haute  rapide  expansion  des  industries  de  pointe  et  du  tourisme.  Ce  technologie (11,7 milliards d’USD pour les exportations de produits  nouveau cycle vertueux de croissance a profité de la dynamique de  de  haute  technologie  et  6,9  milliards  d’USD  pour  les  exports  de  forte attractivité des investissements étrangers.   produits de moyenne technologie selon la classification du bureau  Le  secteur  des  services  est  le  moteur  de  la  croissance  israélienne,  des  statistiques  israélien,  CBS)  et  importe  à  plus  de  80%  des  représentant  77%  du  PIB  en  2004,  tandis  que  ses  effectifs  matières premières (9,6 milliards en diamants bruts et 6,7 milliards  représentaient  76%  de  lʹemploi  total.  Cette  évolution  est  due  d’USD  en  pétrole)  ainsi  que  des  biens  dʹéquipement  (6,2  milliards  essentiellement  à  une  série  de  réformes  et  au  désengagement  de  d’USD).   lʹÉtat  de  certaines  activités.  De  1986  à  mai  2005,  près  de  90  Les  Etats‐Unis  sont  la  principale  destination  des  exportations  entreprises  ont  été  privatisées  en  particulier  la  compagnie  israéliennes  avec  16,8  milliards  en  2005,  suivis  par  lʹUnion  aérienne El  Al,  la  compagnie  maritime  Zim  Israel  Navigation  Européenne avec 10,7 milliards d’USD (Belgique, R‐U, Allemagne,  Company, l’opérateur de télécommunication Bezeq, lʹIsrael Electric  Pays‐bas).  Pour  ce  qui  est  des  importations,  les  pays  de  lʹUE  Corporation (IEC)…  constituent  la  principale  source  dʹimportations  avec  des  achats  de  103 104
  • 53. Investir dans la région MEDA, pourquoi, comment ? Investir dans la région MEDA, pourquoi, comment ? 16,8 milliards d’USD en 2005 (Belgique, Allemagne, Pays‐Bas, R‐U)  monétaire  rigoureuse  visant  à  préserver  la  stabilité  macro‐ suivis les États‐Unis (9,7 milliards d’USD).  économique.   Le  gouvernement  est  résolu  à  approfondir  les  réformes  Israël  est  depuis  longtemps  un  ferme  partisan  du  système  structurelles, dont les principales composantes sont la privatisation  commercial  multilatéral  et  a  signé  de  nombreux  accords  de  libre‐ dʹentreprises opérant dans des secteurs clés tels que le raffinage de  échange. Cette stratégie est dictée par le fait que son économie est  pétrole,  la  banque  et  lʹarmement  et  la  restructuration  des  secteurs  très  tributaire  du  commerce  extérieur  et  jouit  dʹavantages  de  lʹélectricité  et  de  lʹeau.  Les  autorités  israéliennes  ont  également  comparatifs dans de nombreux domaines. La mise en œuvre de ces  réactivé le processus de privatisations en 2004‐2005 avec la cession  différents accords se traduit par un régime très ouvert à l’exception  des  participations  de  l’Etat  dans  le  secteur  bancaire  (Hapaolim,  de  lʹagriculture  qui  est  relativement  protégée.  Israël  a  conclu  des  Leumi),  la  compagnie  aérienne  nationale  EL  AL  et  lʹopérateur  accords  de  libre‐échange  avec  ses  principaux  partenaires  national  de  télécommunications  Bezeq  à  Apax  Partners  Funds,  commerciaux,  les  États‐Unis  et  lʹUnion  Européenne,  les  pays  de  Saban  Capital  Group  et  Arkin  Communications.  Un  ambitieux  lʹAssociation  européenne  de  libre‐échange  (AELE),  le  Canada,  la  programme  de  développement  dʹinfrastructures  (transports,  Turquie, le Mexique, la Bulgarie et la Roumanie. En outre, Israël a  énergie,  dessalement  d’eau  de  mer,  environnement...)  recourant  conclu  des  initiatives  commerciales  régionales,  comme  les  ʺzones  aux  BOT  est  en  cours,  il  correspond  à  une  dizaine  de  milliards  industrielles  qualifiéesʺ  visant  à  resserrer  les  liens  de  coopération  d’euros  d’investissements  répartis  sur  4  à  5  ans.  Enfin,  afin  de  économique et commerciale avec la Jordanie et lʹÉgypte.   développer  le  marché  des  capitaux,  le  gouvernement  a  introduit  Israël  a  conclu  des  accords  de  protection  des  investissements avec  une  nouvelle  réforme  bancaire,  la  réforme  Bachar,  qui  interdit  30 pays et des traités de non double imposition avec 40 pays. Il est  notamment aux principales banques israéliennes de détenir plus de  membre  de  lʹAgence  multilatérale  de  garantie  des  investissements  5%  du  capital  des  fonds  communs  de  placement  et  de  fonds  de  (MIGA),  a  adhéré  à  la  Déclaration  de  lʹOCDE  sur  lʹinvestissement  pensions  et  de  céder  leurs  actifs  correspondants  dans  les  trois  à  international et les entreprises multinationales en septembre 2002 et  quatre ans afin de mettre fin à la concentration bancaire des grands  a  le  statut  dʹobservateur  au  Comité  de  lʹinvestissement  de  lʹOCDE  groupes bancaires et dynamiser les marchés des capitaux.  ainsi  quʹaux  comités  de  l’industrie  et  celui  de  la  politique  A moyen terme, sous réserve que la sécurité continue à sʹaméliorer  scientifique  et  technologique  et  devrait  en  devenir  un  membre  et  que  la  conjoncture  mondiale  reste  favorable,  lʹéconomie  permanent.   israélienne devrait rester très dynamique, le gouvernement tablant  Par ailleurs, Israël a conclu des accords bilatéraux en R&D avec 13  sur un taux de croissance du PIB de 4% par an et une croissance des  pays  dont  la  France,  l’Allemagne,  l’Italie,  l’Inde  et  la  Chine,  et  est  exportations de 5% par an comptant sur son « capital intellectuel » :  associée  au  6ème  PCRD  de  l’UE.  Dans  ce  cadre,  des  fonds  la  qualité  de  son  capital  humain,  le  niveau  dʹinstruction  et  de  d’investissements bilatéraux ont été créés avec les USA, le Canada,  formation de sa main‐dʹœuvre, son savoir‐faire technologique, et sa  Singapour,  R‐U,  la  province  de  l’Ontario  et  l’Etat  de  Victoria  en  solide  infrastructure  institutionnelle  et  une  politique  budgétaire  et  Australie.  105 106
  • 54. Investir dans la région MEDA, pourquoi, comment ? Investir dans la région MEDA, pourquoi, comment ? Les  investissements  étrangers  ont  atteint  9,66  milliards  d’USD  en  garantie  des  Etats‐Unis  sur  une  partie  du  programme  dʹemprunts  2005,  une  croissance  de  67%  par  rapport  aux  5,8  milliards  public.  enregistrées  en  2004.  Les  investisseurs  étrangers  ont  contribué  à  La  main  d’œuvre  qualifiée  israélienne,  amplifiée  par  une  vague  l’évolution  de  la  Bourse  de  Tel  Aviv  (TASE),  avec  plus  de  2  dʹimmigration  massive  au  début  des  années  90,  est  devenue  un  milliards de NIS d’investissements enregistrés en 2005.  atout  de  très  grande  valeur.  Le  pourcentage  de  scientifiques  et  de  Risque pays doctorats  en  Israël  dans  la  main‐d’œuvre  globale  est  particulièrement  haut,  avec  un  taux  de  concentration  En  termes  de  risque  pays  « les  perspectives  économiques  restent  d’ingénieurs/scientifiques  de  140  pour  10  000  habitants  (contre  85  solides”  (conclusions  de  Standard  and  Poorʹs  Rating  Service  pour  000  aux  USA  et  60  000  en  Allemagne)  et  un  taux  de  R&D  civile  2006  qui  vient  de  donner  une  notation  ʺA‐ʺ  pour  la  dette  estimé à 4,5% du PIB. Israël est un des leaders mondiaux dans les  souveraine à court terme). Moodyʹs a donné la note A2.   domaines  de  lʹéquipement  médical,  des  télécommunications,  du  Défis logiciel, de l’optique et des biotechnologies.   La vague dʹimmigration survenue depuis 1990 sʹest traduite par un  En dehors de la Silicon Valley, c’est en Israël que l’on trouve la plus  net  accroissement  de  la  population  active  israélienne  (2,7  millions  forte  concentration  de  sociétés  high‐tech  au  monde  avec  4  000  de  personnes  en  moyenne  contre  1,9  million  en  1992).  Cependant  entreprises et Israël est devenu le troisième pays du capital risque  malgré  la  politique  de  transferts  sociaux,  le  taux  de  chômage  n’a  au  monde  (8  milliards  d’USD  à  la  Silicon  Valley,  2,4  milliards  au  cessé  d’augmenter  atteignant  10,4%  en  moyenne  annuelle  (9%  en  MIT‐Massachussetts,  1,5  milliards  d’USD  pour  Israël,  1  milliard  2005).  La  pauvreté  d’une  certaine  frange  de  la  population  est  d’USD pour Grande‐ Bretagne, 600 millions d’USD pour la France).  également le souci permanent du gouvernement.  A la pointe de la technologie dans les domaines de l’aéronautique,  La  situation  de  conflit  avec  lʹAutorité  palestinienne  pèse  sur  le  des  médicaments  génériques,  des  télécommunications  et  des  budget et lʹactivité économique.   biotechnologies,  plusieurs  entreprises  israéliennes  ou  israélo‐ américaines  ont  ainsi,  en  quelques  années,  réussi  à  se  positionner  Points forts au niveau mondial sur des niches de marché à forte valeur ajoutée  Lʹéconomie  est  diversifiée  et  ouverte.  Le  développement  des  comme  la  sécurité  informatique  et  des  réseaux,  les  drones,  les  industries  de  technologie  avancée  est  le  moteur  de  la  croissance,  réseaux  de  télécommunications,  les  équipements  médicaux,  les  qui dépend toutefois du marché américain qui est cyclique comme  médicaments génériques...   en  témoigne  les  répercussions  de  l’éclatement  de  la  bulle  Internet  De plus en plus d’entreprises israéliennes sont cotées au Nasdaq et  en 2000.   dans les bourses européennes. Le secteur conserve un réel potentiel  Israël est assuré du soutien politique et financier des Etats‐Unis et  de développement.   de  la  diaspora.  Le  risque  de  défaut  de  lʹEtat  est  atténué  par  la  107 108
  • 55. Investir dans la région MEDA, pourquoi, comment ? Investir dans la région MEDA, pourquoi, comment ? Beaucoup  de  multinationales  ont  investi  en  Israël  pour  y  restriction visant le rapatriement des bénéfices ou des capitaux. Les  développer  leurs  départements  de  R&D  et  leurs  usines.  Motorola  résidents  comme  les  non‐résidents  peuvent  acheter  tout  titre  (Freescale),  Intel  (installée  depuis  1974,  5  400  employés,  4  centres  négocié  à  la  bourse  israélienne  et  part  de  fonds  communs  de  de développement et 2 usines, un CA de 1,4 milliards de dollars en  placement.  2005, premier centre pour le design des microprocesseurs après les  Israël  encourage  lʹinvestissement,  tant  national  quʹétranger,  en  USA), Microsoft, IBM, Vishay, Tower Semiconductor, Siemens, HP,  offrant  un  large  éventail  dʹincitations  et  dʹavantages.  Les  SAP, Oracle, Unilever, GE et bien d’autres sont implantés en Israël  entreprises  à  capitaux  étrangers  bénéficient  dʹavantages  et continuent d’y investir massivement.   supplémentaires.  Les  aides  financières  relèvent  de  la  loi  de  1959  (Investment  Law),  Comment investir en Israël ? qui vise à favoriser le développement de l’industrie et du tourisme.  La  volonté  d’Israël  de  créer  un  environnement  favorable  à  Les aides (exonérations, prêts garantis, etc.) dépendent d’abord de  l’investissement  étranger  se  traduit  par  un  important  dispositif  la  localisation  de  l’implantation.  Israël  est  divisé  en  trois  zones  législatif d’incitations sous forme d’aides financières et fiscales.   (Zone  A :  Galilée,  Vallée  du  Jourdain,  Néguev,  Jérusalem ;  Zones  De  manière générale, le régime de lʹinvestissement est libéral et la  B :  basse  Galilée  et  nord  du  Néguev ;  Zone  C :  le  reste  du  pays).  plupart  des  activités  sont  ouvertes  aux  investisseurs  privés  Elles  varient  aussi  avec  l’importance  de  l’investissement  ou  du  nationaux  et  étrangers.  Les  principales  activités  réservées  sont  degré de participation étrangère.  certains  services  postaux  et  télégraphiques.  Il  y  a  en  outre  des  Pour  plus  d’informations  sur  les  avantages  accordés,  se  référer  au  restrictions  sur  les  services  de  télécommunications  internationales  site  d’Invest  in  Israel  (www.investinisrael.gov.il),  rubrique  par ligne fixe (plafonnement des participations étrangères à 74%) et  Investment incentives.  des  télécommunications  sans  fil  (plafonnement  à  80%).  Dans  le  Les exonérations fiscales concernent le régime dérogatoire au droit  secteur  du  tourisme,  seules  les  sociétés  de  droit  israélien  peuvent  commun  fixé  dans  la  loi  sur  les  sociétés (révisée en 1983). Le taux  être propriétaires dʹhôtels, dʹagences de voyages et voyagistes et le  de  taxation  de  36%  passe  de  10  à  25%  si  les  entreprises  sont  métier de guide touristique est réservé aux résidents et nationaux.  détenues  en  partie  ou  en  totalité  par  des  capitaux  étrangers.  Les  En outre, les agences de voyages sont tenues dʹemployer au moins  sociétés  agréées  dans  le  cadre  de  la  loi  de  1959  sont  imposées  à  un agent de voyages détenteur dʹune licence israélienne.   hauteur de 25% pour les entreprises détenues par des investisseurs  Les entreprises à capitaux étrangers sont autorisées à acheter ou à  nationaux  et  il  est  compris  entre  10  et  20%  dans  le  cas  des  louer des terres sur autorisation.   entreprises  à  capitaux  étrangers,  en  fonction  du  pourcentage  de  Lʹinvestissement  en  Israël  nʹest  soumis  ni  à  autorisation  ni  à  participation  étrangère;  le  taux  ordinaire  étant  de  34%.  Cet  enregistrement,  sauf  dans  le  cas  des  investisseurs  étrangers  qui  abattement est accordé pour une période de 7 ans.   souhaitent  bénéficier  de  certains  avantages.  Il  nʹy  a  aucune  109 110
  • 56. Investir dans la région MEDA, pourquoi, comment ? Investir dans la région MEDA, pourquoi, comment ? L’amendement 147 du code général des impôts, voté en juillet 2005  (85%  des  dépenses  prises  en  charge  avec  un  plafond  de  150  000  est  venu  compléter  la  réforme  fiscale  de  l’année  2002.  Les  dollars  par  an  durant  deux  ans).  D’autres  organismes  peuvent  dispositions votées aboutissent notamment à une modernisation du  prendre  ensuite  le  relais  au‐delà  de  la  période  d’incubation,  à  système  fiscal  et  à  un  allègement  de  l’imposition  des  revenus, des  l’instar  des  fonds  de  capital‐risque.  À  noter  que  les  autorités  placements financiers (y compris ceux effectués à l’étranger) et des  facilitent  dans  ce  domaine  les  entrées  de  capitaux  puisque  les  plus‐values. Le taux de l’impôt sur les sociétés va progressivement  investissements étrangers dans les fonds israéliens sont défiscalisés.   diminuer et devrait atteindre 25% à partir de 2010 (31% en 2006) et  Pour  promouvoir  lʹinvestissement  et  le  développement  régional  la TVA est passée à 16,5% depuis septembre 2005 (au lieu de 17%).  dans  sa  province  la  plus  méridionale,  le  gouvernement  israélien  a  Pour  gérer  les  projets  d’investissements  directs  étrangers,  Israël  créé  une  zone  franche  et  un  port  franc  à  Eilat.  Les  entreprises  qui  dispose  de  deux  guichets.  D’un  côté  l’Investment  Authority  qui  exercent  leurs  activités  dans  ce  port  ont  droit  à  de  nombreuses  dépend  du  Ministère  des  Finances  apporte  une  aide  aux  incitations  notamment  l’exonération  de  tout  impôt  sur  le  revenu  investisseurs  dans  l’accompagnement  du  projet  d’implantation  pendant  sept  ans  et  par  la  suite  imposition  au  taux  maximal  de  notamment. De l’autre l’organisme Invest in Israel, qui dépend du  30%.  Une  législation  sur  les  zones  industrielles  dʹexportation  est  Ministère  de  l’Industrie,  du  Commerce  et  du  Travail,  est  l’organe  également en vigueur, les entreprises exerçant dans ces zones sont  qui labellise et approuve les projets et qui accorde les aides.   exonérées  de  tout  impôt  indirect  pendant  20  ans,  et  les  intrants  La  Loi  n°  5744  de  1984  sur  lʹencouragement  de  la  recherche‐ quʹelles  importent  sont  exonérés  de  droit  dʹimportation  et  ne  sont  développement  industrielle  prévoit  que  les  entreprises  de  tous  les  pas  soumis  à  la  plupart  des  prescriptions  en  matière  de  licences,  secteurs  peuvent  bénéficier  de  subventions  équivalant  au  que leur production soit destinée au marché intérieur ou au marché  maximum  à  50%  du  coût  de  la  recherche  industrielle  à  condition  dʹexportation. Aucune zone de ce type nʹexiste à lʹheure actuelle.  que celle‐ci vise à découvrir de nouvelles connaissances en vue du  Un autre dispositif permet aux investisseurs étrangers de bénéficier  développement  ou  de  lʹamélioration  substantielle  de  nouveaux  d’aides :  l’encouragement  aux  exportations.  Le  Ministère  de  produits  ou  procédés.  Dans  le  cadre  dʹun  programme  additionnel  l’Industrie et du Commerce dispose notamment d’un fonds dédié à  institué  en  août  2001,  les  gros  investisseurs  peuvent  bénéficier  du  l’aide aux exportateurs. Il s’adresse aux PME qui engagent un plan  soutien à la R&D à concurrence de 50% du coût de leurs projets de  marketing de conquête des marchés extérieurs.   recherche.   Enfin,  Israël  dispose  d’une  politique  très  développée  d’aide  à  la  Israël a su innover en menant très tôt une politique dynamique en  création  d’entreprises  et  au  soutien  des  PME.  Ainsi,  l’investisseur  matière  d’incubateurs.  Un  programme  a  été  lancé  en  1991  pour  étranger  peut  bénéficier  de  l’ensemble  des  services  mis  en  place  créer  un  réseau  de  pépinières  d’entreprise  qui  a  participé  à  la  notamment  le  réseau  des  26  centres  Mati  qui  sont  des  guichets de  réussite  technologique  actuelle  du  pays.  Le  dispositif  prévoit  que  services  aux  entreprises  et  le  MATIMOP,  principal  centre  de  l’État  finance  la  totalité  de  l’administration  de  la  pépinière  et  renseignements  sur  la  technologie  israélienne  à  l’intention  des  fournit l’essentiel du budget dans la phase d’amorçage des projets  entreprises  en  quête  d’un  partenaire  étranger.  23  incubateurs  111 112
  • 57. Investir dans la région MEDA, pourquoi, comment ? Investir dans la région MEDA, pourquoi, comment ? technologiques  israéliens  ont  été  également  créés  afin  d’aider  les  du  Commerce  et  du  Travail  (MOITAL)  un  organisme  appelé  jeunes  entrepreneurs  à  développer  des  idées  novatrices,  « Invest  in  Israël »  (autrefois  Centre  de  promotion  des  actuellement  200  projets  y  sont  développés  et  1  000  entreprises  investissements)  chargé  dʹaccueillir  les  étrangers  qui  souhaitent  « jeunes pousses » y ont été lancées. L’aide financière accordée par  investir dans le pays. Ses fonctions sont les suivantes :   l’État peut atteindre 300 000 dollars sur une période de deux ans et  organiser  des  voyages  dʹaffaires  en  Israël  pour  des  finance 85% du budget approuvé.   représentants  dʹentreprises  étrangères  qui  recherchent  des  Il  existe  13  programmes  de  coopération  internationale  pour  des  partenaires  locaux  stratégiques  ou  des  possibilités  projets de recherche impliquant à la fois des sociétés israéliennes et  dʹinvestissement ;  des  sociétés  étrangères  (tels  que  BIRD  Israël‐USA;  CIIRDF  Israël‐ fournir  aux  représentants  dʹentreprises  étrangères  une  Canada ;  SIIRD  Israël‐Singapour ;  BRITECH  Israël‐Grande  documentation  préalable  répondant  à  leurs  demandes,  avec  Bretagne ;  KORIL  Israël‐Corée ;  VISTECH  Israël‐Victoria  en  notamment  une  liste  préliminaire  dʹentreprises  et  de  Australie).  Israël  est  également  associé  aux  projets  européens  technologies  israéliennes  qui  pourraient  les  intéresser,  et  leur  depuis  1994,  a  participé  aux  4ème  et  5ème  PCRD  et  a  signé  un  offrir un service personnalisé durant leur séjour dans le pays ;  nouvel accord d’association avec l’Union Européenne pour le 6ème  et  PCRD,  en  y  allouant  192  millions  d’euros.  Enfin,  Israël  a  signé  un  accord de coopération avec les États‐Unis consistant notamment en  offrir aux investisseurs étrangers un large éventail de services,  un  financement  de  projets  communs  de  recherche  via  la  BIRD  tels  quʹorganisation  de  réunions  avec  les  parties  intéressées,  (Israel US binational Research and Development).  fournir  des  renseignements  détaillés  sur  différents  coûts  de  production,  évaluer  les  implantations  et  régler  les  problèmes  A noter que depuis juillet 2003, Israël a levé sa prohibition générale  techniques ou administratifs avec les collectivités locales.  frappant les importations originaires des pays membres de lʹOMC  nʹayant pas de relations diplomatiques avec Israël ou prohibant les  Site web : www.investinisrael.gov.il  importations originaires dʹIsraël à savoir le Bahreïn, le Bangladesh,  Des  informations  détaillées  sont  disponibles  dans  la  base  de  le  Brunei,  Cuba,  lʹIndonésie,  le  Koweït,  la  Malaisie,  le  Maroc,  le  données  d’entreprises  et  d’informations  économiques,  Business  Pakistan,  le  Tchad,  la  Tunisie  et  les  Émirats  arabes  unis.  Les  Data  Israël,  membre  du  groupe  Coface  à  l’adresse  web :  autorités  espèrent  que  cette  mesure  unilatérale  deviendra  www.bdi.co.il  réciproque.  En  revanche,  les  prohibitions  à  lʹimportation  demeurent en place pour lʹIran, le Liban et la Syrie.  Finance & banques en Israël Le  système  bancaire  israélien  présente  une  configuration  très  Le Centre de Promotion des Investissements en Israël : Invest in proche de celle des pays développés d’Europe ou d’Amérique, avec  Israël un  secteur  bancaire  public  et  privé  relativement  solide,  ainsi  que  Afin  de  faciliter  et  de  promouvoir  lʹinvestissement  étranger  en  Israël,  le  gouvernement  a  créé  au  sein  du  Ministère  de  l’Industrie  113 114
  • 58. Investir dans la région MEDA, pourquoi, comment ? Investir dans la région MEDA, pourquoi, comment ? des  autorités  de  régulation  financières  et  monétaires  1997, pour éviter les risques liés à la formation de conglomérats et  indépendantes.   dynamiser  le  marché  des  capitaux,  les  banques  ne  peuvent  plus  À  la  fin  de  2005,  34  établissements  bancaires  opéraient  en  Israël  détenir  plus  de  20%  d’une  entreprise  non  financière.  La  réforme  comprenant  18  banques  commerciales,  six  banques  hypothécaires,  Bachar  votée  en  septembre  2005,  fixe  de  nouvelles  règles  pour  cinq institutions financières, une banque dʹaffaires, deux sociétés de  mettre  fin  au  duopole  des  banques  Hapoalim  et  Leumi  et  leur  services conjoints et trois banques étrangères.   imposer un désengagement des sociétés d’assurance et autres fonds  de prévoyance et offrir aux entreprises des sources de financements  Cinq  grands  groupes  bancaires ‐  Hapaolim,  Bank  Leumi,  Bank  autres que les banques.  Discount,  Bank  Mizrahi  et  Beinleumi  (First  International  Bank  of  Israel)  ‐  contrôlent  94%  du  marché.  Le  revenu  net  de  ces  cinq  Toutes  les  banques  doivent  respecter  le  ratio  minimum  de  fonds  banques est estimé à 6,7 milliards de shekels (1,2 milliards d’euros)  propres  de  9%  conformément  aux  normes  internationales  édictées  en hausse de 30% par rapport à 2004.  par le Comité de Bâle II sur le contrôle bancaire.   Conformément  aux  engagements  quʹil  a  pris  dans  le  cadre  de  La libéralisation du marché des changes a été consolidée et depuis  lʹAGCS, le droit d’établissement dans le secteur bancaire est libre et  2003, toutes les transactions en monnaie étrangère entre particuliers  il  nʹy  a  pas  de  restrictions  pour  la  création  dʹétablissements  et entreprises résidents et non‐résidents sont autorisées.  bancaires  de  droit  israélien,  l’acquisition  par  des  non‐résidents  Les  investisseurs  institutionnels  et  autres  services  financiers  sont  d’une banque israélienne ou lʹouverture de succursales de banques  assez  développés.  Les  fonds  de  prévoyance  sont  la  catégorie  étrangères.  Néanmoins,  en  pratique,  la  présence  de  banques  dʹétablissements  financiers  la  plus  importante  après  celle  des  étrangères  en  Israël  reste  faible,  limitée  à  des  bureaux  de  banques. En août 2005, il en existait 627 qui avaient un actif total de  représentation,  et  seules  City  Bank,  HSBC,  Standard  Chartered  227 milliards de NIS. La plupart de ces fonds sont gérés par les cinq  Bank et depuis début 2006, BNP‐Paribas, disposent de filiales.   grands  groupes  bancaires.  La  réforme  Bachar  de  2005,  visant  à  La  privatisation  et  les  mouvements  de  fusion  ont  été  un  autre  restructurer  les  services  financiers,  oblige  les  banques  à  se  défaire  aspect  majeur  de  la  réforme  du  système  bancaire.  LʹÉtat  a  vendu  progressivement  de  leurs  participations  dans  des  sociétés  de  presque toutes ses actions de la banque Hapoalim Ltd et une partie  gestion de fonds de prévoyance.   de ses actions dʹIsraël Discount Bank Ltd. LʹÉtat ne détient plus que  Les  fonds  de  pension  sont  la  troisième  catégorie  dʹinvestisseurs  28,3%  du  capital  de  la  banque  Leumi  Ltd.  En  janvier  2005,  les  institutionnels, avec 183,4 milliards de NIS dʹactifs en août 2005. Le  Banques  Mizrahi  et  Tefahot  ont  fusionné  devenant  les  banques  système  de  retraite  israélien  se  compose  des  ʺanciensʺ  fonds  de  leaders en Israël dans les domaines du prêt hypothécaire.  pension,  des  ʺnouveauxʺ  fonds  de  pension  (opérationnels  depuis  Outre  la  privatisation  des  participations  de  l’État,  plusieurs  janvier  1995)  et  des  fonds  de  pension  généraux  (approuvés  en  réformes  ont  été  menées  au  cours  des  années  90  pour  amener  le  2000).  A  fin  2005,  il  y  avait  au  total  860  fonds  communs  de  système  bancaire  au  niveau  des  standards  internationaux.  Depuis  placement gérés par 41 sociétés spécialisées. Leur actif total était de  133 milliards de NIS.   115 116
  • 59. Investir dans la région MEDA, pourquoi, comment ? Investir dans la région MEDA, pourquoi, comment ? Enfin,  le  marché  financier  bénéficie  d’une  Bourse  moderne  à  Tel  participation étrangère est passée à 2,1 milliards de dollars en 2005,  Aviv  (TASE)  qui  fêtait  ses  70  ans  en  2005  et  d’une  multitude  soit 11% du marché (source rapport annuel 2005 de TASE).  d’acteurs  financiers  spécialisés  à  l’instar  d’un  marché  mature  du  A  noter  que  les  résidents  étrangers  bénéficient  d’une  exonération  capital‐risque  grâce  notamment  au  programme  Yozma  lancé  en  sur  les  plus‐values  de  valeurs  mobilières  cotées  en  bourse  et  à  1996  et  composé  de  10  fonds  d’investissements  d’environ  20  compter  de  l’année  2005,  une  disposition  transitoire  prévoit  millions  de  dollars  et  qui  a  servi  d’amorce  à  l’industrie  du  capital  l’exonération des plus‐values sur valeurs mobilières non cotées en  risque. Israël est le 2ème pays derrière les USA pour l’importance du  bourse  pour  les  valeurs  mobilières  acquises  par  des  résidents  capital  risque  avec  8,7  milliards  d’USD  levés  les  dix  dernières  étrangers depuis juillet 2005 jusqu’à la fin de l’année 2008.  années, 1,3 milliards d’USD d’investissements en 2005 (437 millions  de USD pour le premier trimestre 2006), les investisseurs étrangers  Télécom & Internet en Israël les plus actifs étant Intel Capital, JP Morgan, JAFCO, Accel Partners  Le marché des télécommunications a progressé de 7% par an entre  et  Shamrock.  Attirés  par  le  dynamisme  israélien,  les  plus  grands  1998  et  2004  atteignant  un  chiffre  dʹaffaires  total  dʹenviron  5,7  fonds  de  capital  investissements  américains  et  européens  ont  milliards  de  dollars.  Israël  a  continué  de  mener  sa  politique  de  d’ailleurs  ouvert  des  branches  israéliennes,  comme  Sequoia,  dérèglementation du secteur en 2005 notamment par la cession de  Benchmark,  Accel,  Walden,  Advent,  Apax,  Alta‐Berkeley,  et  sa  participation  dans  la  société  nationale  Bezeq  en  2005  (le  Partech.  consortium  constitué  de  l’investisseur  américano‐israélien  Haim  Les  indices  les  plus  performants  sont  le  TA  25,  le  TA  100  Saban,  du  fonds  d’investissements  britannique  Apax  et  de  (représentant  respectivement  les  25  et  les  100  plus  importantes  l’investisseur israélien Moshé Arkin, a payé 972 millions de dollars  capitalisations  boursières)  et  le  Tel  Tech  pour  les  valeurs  pour 30% de Bezeq, valorisant ainsi l’entreprise à 3,24 milliards de  technologiques.  La  bourse  israélienne  a  marqué  plusieurs  records  dollars), a mis en place un régime permettant la concurrence entre  au  cours  de  l’année  2005  et  reste  l’un  des  marchés  émergents  les  plusieurs opérateurs et a ouvert à la concurrence lʹoctroi de licences  moins  volatils.  La  bourse  traite  environ  900 valeurs  (actions,  bons  dʹexploitants  de  commutateurs  locaux  pour  les  infrastructures,  la  de  souscription et obligations convertibles). Le marché des titres à  transmission  et  les  services  de  transfert  de  données  et  de  revenu  fixe  est  constitué  pour  lʹessentiel  dʹobligations  du  Trésor.  téléphonie.   Des  options  sur  indice  et  des  contrats  à  terme  y  sont  également  L’ouverture du secteur à la concurrence a facilité le développement  négociés.  d’une  grande  variété  de  services,  ainsi  qu’une  baisse  substantielle  Le  montant  des  transactions  s’élève  en  moyenne  par  jour  à  un  des  prix,  rendant  les  technologies  les  plus  modernes,  comme  milliard de shekels (environ 180 millions d’euros), soit le double de  l’Internet  haut  débit,  le  Wi‐Fi  ou  la  télévision  multi‐chaînes,  l’année 2000. En 2005, le nombre de sociétés cotées est de 584 et la  accessibles au plus grand nombre.  capitalisation boursière (actions uniquement) de 122,6 milliards de  Pour la téléphonie domestique fixe, il y a actuellement 3 millions de  dollars.  Les  indices  boursiers  ont  augmenté  de  20%.  La  lignes fixes en service. Depuis la fin du monopole de Bezeq dans le  117 118
  • 60. Investir dans la région MEDA, pourquoi, comment ? Investir dans la région MEDA, pourquoi, comment ? domaine  de  la  téléphonie  fixe,  Hot  Telecom  est  devenu  le  2ème  place  parmi  les  20  pays  les  plus  connectés  à  Internet,  avec  643  opérateur.  Actuellement  les  fournisseurs  d’accès  Internet  (FAI)  serveurs  connectés  au  réseau  Internet  pour  10  000  habitants  Netvison et Internet Gold Lines, testent des services de téléphonie  devançant le Royaume Uni, la France ou l’Allemagne.   s’appuyant  sur  le  protocole  VoIP.  Fin  2005,  l’opérateur  de  30  mois  seulement  après  son  lancement,  l’Internet  haut  débit  téléphonie  cellulaire  Golden  Lines  Communications  Services  a  (ADSL) enregistrait à la fin 2004 un taux de pénétration de 15% de  obtenu  une  licence  lui  permettant  de  fournir  des  services  sur  le  la  population  (soit  environ  40%  des  ménages).  A  fin  2005,  l’ADSL  marché du fixe. De son coté Cellcom s’est vu attribuer une licence  comptait  près  de  1,22  millions  d’abonnés,  soit  un  taux  de  pilote VoBB (Voice over Broad Band).  pénétration  de  65%  et  une  croissance  de  25%.  A  noter  que  seul  Pour  la  téléphonie  internationale,  trois  opérateurs  concurrencent  Bezeq  offre  l’ADSL,  les  autres  opérateurs  proposant  un  support  Bezeq  International  :  Barak  (partenariat  entre  les  sociétés  modem  câble.  L’Internet  sans  fil  commence  également  à  se  israéliennes  Calcom  et  Matav  et  étrangères  Sprint,  Deutsche  développer, plus de 150 points de connexion Wi‐Fi sont recensés à  Telekom,  et  France  Telecom)  ;  Golden  Lines  (les  sociétés  travers le pays.   israéliennes  Aurec  et  Globscom  et  l’italienne  Telecom  Italia)  ;  Israël  figure  par  ailleurs,  parmi  les  30  pays  les  mieux  équipés  au  Internet  Gold  lines  (Eurocom  Communications),  depuis  juin  2004.  monde  en  termes  de  matériel  informatique,  avec  un  taux  NetVision  (fournisseur  de  services  Internet)  et  Xfone  d’équipement comparable aux pays européens : environ 24% de sa  Communication  (société  anglo‐israélienne)  ont  également  pénétré  population  possède  un  ordinateur  contre  35%  en  France,  23%  en  le marché des communications internationales en 2004.   Italie et 19,5% en Espagne. C’est un marché en forte croissance avec  Quatre  opérateurs  se  partagent  le  réseau  cellulaire  numérique :  +  16,4%  en  volume  enregistrée  au  cours  de  lʹannée  2004,  écoulant  Cellcom  (BellSouth,  Safra  Group,  Discount  Investment  Corp.)  qui  plus  de  612  000  unités  pour  un  montant  supérieur  à  1  milliard  de  compte  environ  2,25  millions  d’abonnés  ;  Partner‐Orange  dollars  par  trimestre.  Le  marché  des  applications  dʹentreprises  est  (Hutchinson, Elron Industries, Eurocom, Matav et Polar) avec près  quant  à  lui,  estimé  à  52,14  millions  de  dollars  tandis  que  les  de  2  millions  d’abonnés  ;  Pelephone  (appartenant  à  Bezeq)  avec  investissements  dans  les  services  IT  devraient  atteindre  497  environ  1,95  millions  d’abonnés  ;  et  MIRS  (Motorola  Israël)  avec  millions de dollars en 2006.  250 000 abonnés. Il y a environ 6,5 millions de téléphones mobiles  Plusieurs opérateurs se partagent le marché de la télévision multi‐ en  service,  soit  un  taux  de  pénétration  supérieur  à 97%. Le chiffre  chaînes : YES, (Bezeq), Eurocom, Polarcom, Gilat et Lidan‐Kardan.  dʹaffaires total de la téléphonie mobile était dʹenviron 3,1 milliards  Le bouquet satellitaire numérique compte au début de l’année 2004  de dollars en 2004.  près  de  415  000  abonnés  (30%  des  foyers).  Hot  Telecom  (Golden  On  recense  environ  60  fournisseurs  d’accès  à  Internet,  dont  les  Channels,  Tevel  et  Matav)  a  progressivement  basculé  ses  abonnés  principaux  sont  Netvision,  Internet  Gold,  Bezeq  International  et  sur  les  systèmes  numériques,  à  travers  les  réseaux  câblés.  Le  taux  Barak  Online,  Bezeq  Zahav,  Hot  Telecom,  et  Golden  Lines  de  pénétration  de  la  télévision  numérique  par  le  câble  est  de  plus  totalisant  3,6  millions  d’abonnés  en  2005.  Depuis  2003,  Israël  se  de  55%.  Fin  2003,  77%  des  foyers  israéliens  (1,4  million)  sont  119 120
  • 61. Investir dans la région MEDA, pourquoi, comment ? Investir dans la région MEDA, pourquoi, comment ? abonnés  à  un  service  de  télévision  à  canaux  multiples.  Le  taux  de  Tadiran  (membre  du  groupe  Elisra)  est  également  un  leader  pénétration de la télévision numérique est de 70%, satellite et câble  mondial dans le domaine de la fabrication et du développement de  confondus.  systèmes de communication sans fil.  L’éventail de services offerts sur Internet s’est fortement développé  Spacecomm  Satellite  Communications  (IAI,  Eurocom,  General  Sat  grâce  à  la  libéralisation  du  secteur  notamment  dans  le  secteur  Serco, Mer Serv Group), entreprise leader au niveau national, gère  bancaire  et  gouvernemental.  Ainsi,  le  gouvernement  israélien  a  les  satellites  Amos‐1  et  2  et  très  prochainement  Amos‐3  (construit  autorisé  l’utilisation  des  signatures  numériques  dans  le  processus  par  Israël  Aircraft  Industries).  Gilat  Satellites  Networks  (209,4  d’identification  et  dans  les  transactions  monétaires.  Les  impôts  ou  millions  d’USD  de  CA  en  2005)  est  le  premier  fournisseur  de  amendes peuvent par exemple être payées en ligne.  produits  et  services  pour  les  réseaux  de  communications  De nombreuses applications technologiques innovantes ont permis  satellitaires  et  a  récemment  conclut  un  partenariat  avec  le  leader  à Israël de s’assurer une renommée mondiale dans le domaine des  mondial SES Global.  technologies de l’information. On compte notamment parmi celles‐ ci  la  téléphonie  via  Internet  (VoIP),  le  commerce  électronique,  la  Opportunités d’affaires en Israël gestion  des  connaissances  (knowledge  management)  la  Le  pays  dispose  de  nombreux  avantages  comparatifs  dans  des  vidéoconférence et la sécurité des réseaux.   activités variées  notamment  dans  les  secteurs  de  la  haute  Les  industries  israéliennes  excellent  dans  de  nombreux  domaines,  technologie,  l’aéronautique,  l’électronique  civile  et  militaire,  les  notamment  dans  les  communications  par  satellite  ou  la  sécurité  composants  électroniques  et  nanotechnologies,  les  informatique  et  l’équipement  de  réseaux,  avec  plus  de  50  sociétés  télécommunications,  l’informatique,  la  sécurité  et  les  opérant dans ce seul secteur générant un chiffre d’affaires estimé à  biotechnologies,  l’instrumentation  médicale...  et  des  avantages  plus de 600 millions d’USD.   comparatifs  absolus  dans  certains  secteurs  de  pointe  comme  la  sécurité  sur  Internet  (par  exemple  l’encryptage  de  données  en  Checkpoint  par  exemple  est  l’un  des  leaders  mondiaux  dans  le  ligne),  production  d’outils  optiques  à  usage  militaire,  techniques  domaine  des  produits  et  solutions  de  sécurité  des  réseaux  (597  d’administration de certains médicaments, etc.  millions d’USD de chiffre d’affaires en 2005). D’autres entreprises,  comme Aladdin, Comsec ou WhiteCell sont en forte croissance.   Le  magazine  de  référence  en  technologie,  Red  Herring  a  publié  la  version  2006  de  sa  liste  « Top  100  European  Firms »  des  plus  ECI  Telecom  (630  millions  d’USD  de  CA  en  2005),  est  une  grandes sociétés technologiques. Israël arrive en 2ème position avec  entreprise leader dans l’équipement de réseau optique, large bande  16  entreprises  après  le  Royaume‐Uni  (28  entreprises)  et  ex  aequo  et VoIP, présente dans plus de 150 pays et rivalise avec les leaders  avec la France (contre 20 en 2005), parmi lesquelles 2 opèrent dans  mondiaux comme Nortel.   le secteur des biotechnologies.  121 122
  • 62. Investir dans la région MEDA, pourquoi, comment ? Investir dans la région MEDA, pourquoi, comment ? Les  opportunités  d’investissement  et  de  partenariat  pour  les  raffineries de pétrole situées à Ashdod et Haifa) ; la privatisation de  entreprises  étrangères  se  situent  dans  les  secteurs  les  plus  la Banque Leumi (9,99% des participations de l’Etat ont été cédées  dynamiques  de  l’économie  israélienne  ainsi  que  dans  des  niches  début 2006 au fonds américains Cerberus Capital Management LP  moins développées mais à fort potentiel de croissance.   et  Gabriel  Capital  Management  pour  2,474  milliards  de  NIS)  ;  la  Dans  l’informatique,  cela  va  des  logiciels  de  CRM  (gestion  de  la  division dʹIMI et la fusion de certaines de ses composantes avec la  relation  client)  appliqués  aux  télécoms,  au  traitement  du  signal  société  RAFAEL  (Armament  Development  Authority  Ltd.) tout en  numérique,  en  passant  par  les  technologies  de  la  vidéo,  la  exécutant  la  deuxième  partie  du  plan  de  privatisation ;  compression  de  la  parole,  l’encodage,  la  sécurisation  des  données  lʹachèvement des réformes concernant le secteur électrique ; la mise  numériques, les algorithmes de reconnaissance vocale, etc. Dans le  en œuvre de réformes dans le secteur de lʹimmobilier, y compris les  secteur  des  semi‐conducteurs,  les  entreprises  étrangères  peuvent  processus  de  planification  et  de  construction  ;  la  création  dʹune  trouver  des  complémentarités  technologiques  avec  des  sociétés  régie  des  eaux  ainsi  que  de  compagnies  de  distribution  dʹeau  et  israéliennes de domaines comme la conception des mémoires flash  dʹassainissement.   ou les puces sécurisées.  Les  fusions  acquisitions  continuent  de  générer  des  flux  important  Le  partenariat  est  également  recherché  dans  le  domaine  des  d’IDE, comme en témoigne l’achat début 2006 par Warren Buffet de  biotechnologies  et  de  l’instrumentation  médicale,  des  technologies  80%  de  l’entreprise  israélienne  Iscar  pour  4  milliards  d’USD,  l’un  associées, à savoir au niveau des croisements entre les technologies  des  investissements  étrangers  les  plus  importants  jamais  réalisés  propres  au  secteur  des  biotechnologies  et  les  technologies  issues  dans  l’état  hébreu  après  celui  du  géant  américain  des  micro‐ d’autres domaines. Cela peut être le cas notamment au niveau des  processeurs  Intel,  et  « l’un  des  gages  de  confiance  les  plus  nanotechnologies,  de  l’informatique,  de  la  numérisation  d’image  importants  qu’ait  jamais  reçu  l’Etat  Hébreu ».  Iscar  basée  dans  le  ou de manière plus générale de l’instrumentation.  parc  industriel  de  Tefen  en  Galilée,  est  aujourd’hui  la  seconde  entreprise  mondiale  de  machinerie  métallique,  présente  dans  55  Le  marché  israélien  offre  également  des  débouchés,  liés  en  partie  pays  et  employant  près  de  5  000  personnes  dans  le  monde,  dont  aux  spécificités  géographiques  et  climatiques  du  pays,  dans  les  2 000 en Israël. Son chiffre d’affaires est estimé à 1 milliard d’USD  secteurs  de  l’agriculture  et  de  l’agroalimentaire,  de  et sa croissance annuelle de 15%.  l’environnement  et  des  transports.  Le  pays  est  engagé  dans  la  réalisation d’un programme à long terme de modernisation de ses  Enfin,  Israël  a  une  longue  tradition  historique  dans  l’industrie  du  infrastructures  routières,  de  ses  centrales  de  production  et  de  diamant  et  est  le  n°1  mondial  du  diamant  poli  avec  plus  de  1  200  distribution d’électricité, de ses installations de traitement de l’eau  compagnies  installées  à  Ramat  Gan  et  produit  les  deux  tiers  des  et de ses réseaux de télécommunications.   diamants  de  qualité  du  monde  et  a  la  plus  grosse  bourse  du  diamant.  Israël  semble  attirer  toujours  plus  d’entreprises  dans  ce  Par  ailleurs,  le  gouvernement  israélien  compte  poursuivre  sa  secteur.  En  effet,  l’amendement  147  de  la  loi  de  l’impôt  sur  le  politique  de  privatisation  pendant  les  années  2005‐2006  :  les  revenu  des  sociétés  qui  stipule  qu’une  entreprise  étrangère  qui  se  réformes  portent  principalement  sur  la  privatisation  de  Bazan  (les  123 124
  • 63. Investir dans la région MEDA, pourquoi, comment ? Investir dans la région MEDA, pourquoi, comment ? relocalise  en  Israël  ne  paiera  pas  d’impôt  sur  ses  activités  à  2005 s’établissent à 4,15 milliards de dollars, soit une croissance de 6%  l’étranger,  entraîne  un  intérêt  croissant  des  fabricants  de  diamant  en  un  an.  Un  engouement  qui  s’explique  d’abord  par  une  forte  étrangers.  croissance  des  exportations  aux  Etats‐Unis  et  en  Europe.  15%  des  logiciels mondiaux sont réalisés en Israël. Windows NT et XP ont été  Informatique, électronique et NTIC en  partie  élaborés  par  Microsoft  Israël.  Microsoft  et  Cisco  ont  ouvert  leur  SEUL  centre  de  Recherche  &  Développement  en  dehors  du  sol  L’excellence de l’industrie informatique, des télécommunications et  américain en Israël. Le laboratoire de R&D de Sun est responsable de  des  technologies  de  l’information  israélienne  dans  de  nombreux  la  partie  sécurité  des  solutions  Java.  Israël  dispose  de  plus  de  35  000  domaines est l’un des principaux atouts du pays, qui recèle encore  programmeurs  spécialisés  qui  ont  fait  la  réputation  de  CheckPoint,  un fort potentiel. Voici quelques exemples :  Aladdin, Magic, Crystal, Mercury etc. Les éditeurs locaux se sont aussi  fait  une  spécialité  dans  les  relations  inter‐entreprises  à  l’image  de  Israël  est  actif  sur  certains  secteurs  clés  comme  les  technologies  sans  Amdocs  (personnalisation  et  système  de  paiement  en  ligne),  Magic  fils  (Wi‐Fi  et  réseaux  WiMax),  la  sécurité  (FireWall  par  Check  Point),  Software  (solutions  d’intégrations,  gestion  des  processus  métiers),  les puces électroniques (Intel). Israël se démarque également dans les  Nice Systems (communications interactives) ou Cimatron (CAO/PAO).  secteurs de l’imagerie médicale, les cellules souches, l’aéronautique et  Au total, le marché du logiciel emploie plus de 15 000 personnes dans  la  nanotechnologie.  Parmi  les  niches  et  technologies  du  futur  qui  le pays.   présente  un  fort  potentiel  en  Israël,  on  peut  citer  les  pilules  caméra  pour  remplacer  la  fibroscopie,  les  messageries  instantanées  sur  Les  composants  électroniques  constituent  un  enjeu  économique  et  Internet, les clés USB etc.  stratégique  essentiel  pour  lʹindustrie  électronique  en  Israël.  En  2004,  Israël  a  produit  près  de  2,3  milliards  d’USD  de  composants  Motorola  Israël  a  largement  participé  à  l’élaboration  des  premiers  électroniques (5% du marché mondial), dont 98% ont été exportés. Les  téléphones  cellulaires  et  sa  nouvelle  génération  de  processeurs  technologies du Pentium M, de la plateforme Centrino et du Pentium  MSC8101  a  été  développée  en  Israël.  Soixante  pour  cent  des  MMX  ont  été  intégralement  conçus  et  développées  en  Israël.  Intel,  téléphones  cellulaires  comportent  une  puce  conçue  par  DSP  Israël.  leader  mondial  du  secteur  des  microprocesseurs  est  installé  depuis  Israël  dispose  du  seul  réseau  cellulaire  alternatif  et  encrypté  déployé  1974  en  Israël  et  possède  quatre  centres  de  développement  à  Haïfa,  par l’armée. Gilat Satellites fournit ses services de télécommunications  Yakum, Jérusalem et Petah Tiqva, ainsi que deux usines de production  satellitaires  à  la  Poste  américaine  sur  plus  de  26,000  sites.  La  à  Jérusalem  et  à  Kiryat  Gat.  Une  deuxième  usine  est  actuellement  en  technologie  des  boîtes  téléphoniques  vocales  a  été  développée  en  construction pour un coût d’investissement de 3,5 milliards de NIS et  Israël,  Comverse  en  est  toujours  un  des  leaders  mondiaux.  La  sera  opérationnelle  en  2008.  Les  revenus  de  Intel  Israël  Group  ont  messagerie  instantanée  de  type  MSN  Messenger,  AOL,  Yahoo  atteint  1  168  millions  d’USD  en  2004  (Dun  &  Bradstreet  Israël).  Messenger a été développée en Israël par Mirabilis. Deutsche Telecom  Orbotech  dispose  de  60%  de  part  de  marché  mondiale  des  vient  de  signer  un  accord  afin  de  créer  un  laboratoire  de  R&D,  équipements  de  contrôle  de  circuits  imprimés  mondiaux.  Dans  le  Deutsche Telecom Laboratories, à l’Université de Ben‐Gurion de Beʹer  domaine  des  processeurs  de  traitement  du  signal  digital,  la  société  Sheva.  La  société  s’est  engagée  à  investir  plus  de  12,1  milliards  sur  américaine Freescale Semiconductors dispose d’un centre de design à  deux ans dans l’institut de recherche.  Hertzliya.  Dans  le  domaine  des  mémoires,  M‐systems  est  L’activité  d’édition  de  logiciel  (software)  est  florissante.  Selon  incontestablement l’acteur majeur en Israël. Cette société propose des  l’association des éditeurs israéliens, les ventes du secteur pour l’année  125 126
  • 64. Investir dans la région MEDA, pourquoi, comment ? Investir dans la région MEDA, pourquoi, comment ? disques durs en mémoire flash, pouvant être intégrés soit dans une clé  mis  en  place  par  le  gouvernement  israélien  (les  incubateurs  USB,  soit  dans  les  téléphones  portables  et  les  assistants  personnels.  technologiques, les différents programmes de support de l’Office of  Elle  vient  de  lancer  la  technologie  «  4‐bit  flash  »  (stockage  de  4  bits  the  Chief  Scientist,  les  programmes  internationaux  tel  EUREKA,  d’informations sur une seule cellule de mémoire flash soit 2 fois mieux  etc.),  ont  contribué  à  l’implantation  des  plus  grandes  que ce qui se fait à l’heure actuelle).  multinationales  et  de  nombreuses  sociétés  leaders  mondiaux  dans  Les  sociétés  fabless  (sans  unité  de  production)  se  spécialisent  dans  le  ce domaine.  design  du  cœur  des  microprocesseurs  qui  sont  ensuite  vendus  principalement  à  des  fabricants  de  circuits  intégrés  sous  la  forme  de  Le secteur des nouvelles technologies a entraîné l’émergence d’une  licences  de  technologie.  Actuellement,  une  quarantaine  de  sociétés  forte  activité  de  capital‐développement,  qui  représente  également  fabless se situent en Israël plaçant le pays en troisième position après  pour  les  investisseurs  étrangers  de  réelles  opportunités.  Les  les  États‐Unis  et  Taiwan.  Concernant  les  fonderies,  la  société  autorités  continuent  d’ailleurs  de  soutenir  la  venue  américaine  Tower  Semiconductor  possède  une  filiale  dans  le  nord  d’investissements  étrangers  dans  les  fonds  israéliens  de  capital‐ d’Israël  disposant  de  deux  usines  ainsi  que  Vishay  Intertechnology,  risque  en  proposant  une  défiscalisation  des  participations  située à Yokneam. Vishay prévoit de repositionner toute sa production  étrangères.  La  croissance  du  capital  investissement  est  également  en Israël.  favorisée  par  l’existence  d’une  place  financière  dynamique,  la  L’un  des  principaux  points  forts  de  l’industrie  israélienne  des  semi‐ Bourse de Tel Aviv.   conducteurs  réside  dans  ses  laboratoires  de  recherche  en  micro‐ électronique.  Le  centre  de  recherche  submicronique  Braun  à  l’Institut  Sciences de la vie Weizmann  des  Sciences  est  équipé  de  tout  le  matériel  nécessaire  au  design, à la fabrication et à l’étude de micro‐composants électroniques.  Le  secteur  des  sciences  de  la  vie  a  connu  un  développement  L’Institut  du  Technion  a  récemment  mis  en  place  un  centre  ultra  considérable  en  Israël  grâce  à  un  environnement  économique,  perfectionné  de  nanoélectronique,  The  Russel  Berrie  Nanotechnology  technologique et académique favorable. En effet, Israël présente un  Institute.  Une  cinquantaine  de  groupes  de  recherche  se  focalise  des  plus  forts  taux  au  monde  d’investissement  en  recherche  et  actuellement  dans  le  domaine  des  nanotechnologies.  L’université  développement civils, 2,9% du PNB 2004 selon l’OCDE. Une partie  Hébraïque de Jérusalem et l’université de Tel‐Aviv mènent également  de cette somme est utilisée par les deux instituts académiques, cinq  de  nombreuses  recherches  dans  ce  domaine.  Cinq  universités  universités  et  de  nombreux  instituts  de  recherche  locaux.  La  force  chinoises ont signé des accords d’échange avec le Technion, la Chine,  des israéliens dans ce secteur repose dans l’innovation, l’ouverture  comme d’autres pays, comptent beaucoup sur Israël pour l’acquisition  à  l’international  et  un  efficace  transfert  de  technologies  entre  les  des  technologies  de  pointe,  en  particulier  dans  le  domaine  militaire.  Enfin, Israël a acquis une expertise particulièrement développée dans  différents acteurs.  les domaines de la métrologie et de l’inspection. Applied Materials est  Ce  secteur  couvre  principalement  l’instrumentation  médicale,  la  le leader des équipementiers.   pharmacologie  et  les  biotechnologies  qui  incluent  notamment  la  Les  centres  de  recherches  académiques  du  pays,  les  sources  de  thérapeutique,  le  diagnostic,  la  bio‐informatique  et  le  bio‐ financement  (notamment  le  capital‐risque)  et  les  dispositifs  d’aide  agroalimentaire.  127 128
  • 65. Investir dans la région MEDA, pourquoi, comment ? Investir dans la région MEDA, pourquoi, comment ? Le secteur des sciences de la vie compte 700 sociétés et emploie 27  le  chiffre  d’affaires  de  l’industrie  israélienne  s’élève  à  2,5%  de  ce  000 personnes. Selon une étude de Price Waterhouse Coopers, près  total situant Israël parmi les douze premiers acteurs mondiaux aux  de  49  millions  d’USD  ont  été  investis  dans  des  startups  de  ce  côtés  des  USA,  du  Canada,  de  l’Australie,  de  l’Allemagne,  de  la  secteur en 2005 (31 millions in 2004). Les exportations ont atteint 3,3  France.  Ses  200  entreprises  de  biotechnologies  sont  engagées  dans  milliards  d’USD  en  2005  principalement  vers  les  USA  (63%),  une  large  gamme  d’activités  allant  de  l’ingénierie  génétique  à  la  l’Europe  (27%)  et  le  Moyen  Orient  et  l’Asie.  Le  président  de  bio‐informatique,  du  développement  des  substances  l’Institut  Israélien  des  Exportations  et  de  la  Coopération  thérapeutiques  aux  produits  expérimentaux  basés  sur  les  cellules  Internationale, a annoncé récemment que les exportations du pays  souches.   dans  le  secteur  des  sciences  de  la  vie  (instrumentation  médicale,  Dans  l’industrie  pharmaceutique,  74  laboratoires  sont  biotechnologies,  pharmacie)  pourraient  doubler  d’ici  2010,  opérationnels parmi lesquels, TEVA Pharmaceutical Industries, est  atteignant ainsi 6,5 milliards d’USD.  un  leader  mondial  des  médicaments  génériques  et  produit  la  Le marché des équipements industriels et médicaux représente un  Copaxone  pour  lutter  contre  la  sclérose  en  plaque.  Son  CA  2004  chiffre d’affaires de 3,5 milliards d’USD, dont la moitié est réalisée  était  de  4,8 milliards d’USD dont 4,5 réalisés à l’export, se plaçant  par  les  sociétés  Lumenis,  Given  Imaging,  Healthcare  Techno  et  comme  la  première  industrie  israélienne  devant  Oil  Refineries,  Philips  Medical  Systems.  Le  secteur  de  lʹéquipement  industriel,  Israël  Electric  Corporation  et  Elco  holdings.  En  achetant  son  évalué  en  2004  à  2,4  milliards  d’USD,  dont  98% à lʹexportation, se  concurrent américain Ivax en 2005, Teva espère réaliser dès 2006 un  concentre  autour  des  sociétés  Elron  Electronic  Industries,  Elisra  chiffre  d’affaires  de  7  milliards  de  dollars.  La  société compte ainsi  group  et  HP  Israel.  Le  marché  de  lʹéquipement médical est estimé  jouer  un  rôle  de  tout  premier  plan  sur  un  marché  mondial  estimé  en  2004  à  près  de  1,1  milliards  d’USD,  dont  95%  est  destiné  à  entre  60  et  100  milliards  de  dollars  sur  lequel  elle  sera  en  lʹexportation.  Les  sociétés  israéliennes  Lumenis,  Given  Imaging,  compétition  avec  le  groupe  suisse  Novartis  et  surtout  avec  des  (rachetée  par  Elron  Electronic)  et  Healthcare  Technologies,  ainsi  producteurs asiatiques.  que la multinationale Philips Medical Systems, réalisent près de la  Derrière  Teva,  se  profilent  plus  de  60  entreprises  parmi  lesquelles  moitié  du  CA  du  secteur.  Une  trentaine  de  PME  et  start‐up  se  une  nouvelle  génération  de  sociétés  prometteuses  telles  que  D‐ partageant le reste du marché. Les exportations du secteur ont crû  Pharm, Taro, Proneuron, Bio‐Technology General, Keryx, Pharmos  de  35%  rien  qu’en  2005  pour  atteindre  $3,3  milliards.  A  titre  ou Compugen, spécialisées notamment dans le domaine du cancer,  d’indication,  le  montant  des  exportations  (hors  diamant)  pour  des  maladies  neurologiques  ou  de  la  bio‐informatique.  Hazera  l’année s’était établi à $25,5 milliards.   Genetics,  reprise  par  le  groupe  français  Vilmorin,  est  un  acteur  Le  secteur  des  biotechnologies  est  devenu  l’un  des  domaines  essentiel parmi les sociétés israéliennes d’agrobiologie.  d’excellence  nationale,  avec  plus  de  130  sociétés,  dont  une  Un  parc  biotechnologique  a  été  créé  sur  le  campus  de  l’hôpital  quinzaine  cotée  en  Bourse.  Par  rapport  au  marché  mondial  des  universitaire  Hadassah  à  Jérusalem,  qui  servira  d’incubateur  pour  biotechnologies, estimé à une valeur de 35 à 50 milliards de dollars,  des start‐up et fournira un espace de laboratoires pour environ 25  129 130
  • 66. Investir dans la région MEDA, pourquoi, comment ? Investir dans la région MEDA, pourquoi, comment ? compagnies  (prévu  pour  2007).  Une  organisation  ILSI  (Israeli  Life  En  matière  de  R&D,  Israël  s’est  doté  dʹinstitutions  performantes  Science Industry) a été créée récemment et est dédiée aux sciences  comme  lʹOffice  of  the  Chief  Scientist  (OCS),  soutenant  les  start‐up  de  la  vie  avec  pour  objectif  de  promouvoir  les  entreprises  du secteur, notamment à travers le programme dʹincubateurs ou au  israéliennes  de  ce  domaine.  Par  ailleurs,  parmi  les  25  incubateurs  sein  des  laboratoires  de  recherches  académiques  comme  le  technologiques  créés  par  le  gouvernement,  5  sont  consacrés  Technion  de  Haïfa  et  l’Institut  Weizman.  Le  pays  excelle  dans  le  exclusivement  au  domaine  des  sciences  de  la  vie.  Enfin,  un  domaine  de  la  maintenance  et  de  la  modification  dʹavions  et  a  consortium  bio  pharmaceutique  Pharma  Logica  a  été  créé  en  2002  acquis  un  savoir‐faire  en  matière  de  systèmes  dʹavionique  et  et  a  pour  objectif  d’établir  une  coopération  entre  l’industrie  dʹoptronique,  déjà  sollicité  dans  les  grands  programmes  pharmaceutique et les centres de recherche des universités.  aéronautiques  européens  ou  américains,  comme  les  projets  Les  opportunités  de  partenariat  et  de  coopération  sont  donc  européens Gala (5e PCRD) et Galileo (6ème PCRD) ou récemment  nombreuses.  Dans  une  industrie  mondiale  en  manque  pour  le  développement  et  la  commercialisation  dʹun  système  de  d’innovation, Israël est une source de nouvelles technologies et de  défense  civil  contre  les  missiles  air‐sol,  en  collaboration  avec  les  ressources  humaines  d’excellente  qualité.  Les  prix  Nobel  qui  ont  Etats‐Unis.   récompensé  en  2004  les  Professeurs  Ciechanover  et  Hershko  du  Bénéficiant de 21% du budget de lʹEtat (soit 7 fois plus que dans les  Technion  prouvent  l’intérêt  majeur  de  leurs  découvertes.  De  leur  autres pays de lʹOCDE), le secteur de la défense représente un pôle  côté,  les  sociétés  européennes  sont  des  relais  indispensables  aux  stratégique et économique de tout premier ordre. Ainsi, Israël a su  entreprises israéliennes dans leur accès aux marchés finaux. Que ce  se doter de structures puissantes et renommées internationalement  soit  pour  leur  savoir‐faire  en  développement  de  médicaments,  en  dans  le  secteur  de  lʹélectronique  de  défense.  Ce  marché  qui  a  essais  cliniques,  ou  simplement  pour  leur  infrastructure  de  vente  longtemps  été  un  monopole  étatique,  est  aujourdʹhui  largement  dans  les  marchés  stratégiques,  les  européens  sont  des  partenaires  ouvert au secteur privé. Lʹexcellence du secteur de défense israélien  indispensables pour les israéliens.  lui  a  permis  de  pénétrer  les  marchés  porteurs  dʹAsie  orientale,  dʹAmérique Latine, d’Inde et de Turquie.   Industries de la défense et de l’aéronautique Deux entreprises gouvernementales se partagent le marché :   Développée  à  l’origine  à  des  fins  militaires,  lʹaéronautique  est  devenue  l’un  des  fleurons  de  lʹindustrie  israélienne.  Bien  que  Israël Aircraft Industries (IAI) dont les activités principales sont  concentrée  autour  de  grands  groupes  gouvernementaux,  lʹoffre  divisées en trois catégories : la vente dʹavions dʹaffaires (Astra  israélienne  sʹappuie  également  sur  une  pépinière  dʹentreprises  du  et Westwind), de matériels électroniques (Elta Electronics) et la  secteur  des  hautes  technologies,  principalement  issues  de  sous‐traitance  (principalement  conversion  d’avions  lʹinformatique  et  de  lʹélectronique.  En  2003,  le  secteur  de  commerciaux)  qui  représente  lʹessentiel  des  revenus  tirés  de  lʹaéronautique a représenté 3,75 milliards d’USD, soit 3,5% du PIB  lʹexportation,  soit  près  de  80%  du  CA  global.  Elle  est  la  israélien.   deuxième  plus  grande  entreprise  du  pays  derrière  la  compagnie  électrique  nationale  (I.E.C),  et  occupe  la  33e  place  131 132
  • 67. Investir dans la région MEDA, pourquoi, comment ? Investir dans la région MEDA, pourquoi, comment ? dans son secteur au niveau mondial. Les ventes de la société se  noter  que  peu  dʹentreprises  ont  orienté  leur  production  dans  les  sont établies à 2,34 milliards d’USD en 2005 qui a reçu plus 3,4  domaines  de  la  motorisation  et  des  structures,  la  grande  majorité  milliards  d’USD  de  commandes  civiles  et  militaires,  créant  est  spécialisée  en  électronique  et  en  informatique.  Avec  12  000  ainsi  un  backlog  de  plus  de  6,3  milliards  d’USD  à  fin  2005,  se  employés,  ces  sociétés  participent  à  lʹactivité  dʹautres  secteurs  de  situant  ainsi  parmi  les  12  plus  grands  constructeurs  lʹactivité  industrielle  israélienne,  notamment  celui  des  hautes  aéronautiques  mondiaux  pour  IAI.  IAI  est  actuellement  le  technologies.  deuxième  producteur  mondial  de  drones  après  les  USA  et  à  égalité  avec  la  France.  IAI  et  EADS  ont  développé  des  Energie partenariats  forts.  IAI  bénéficie  d’atouts  reconnus  dans  le  La  consommation  d’énergie  particulièrement  d’électricité  connaît  secteur  de  la  surveillance  du  territoire  (Homeland  Security),  une croissance rapide.   notamment  dans  l’électro‐optique,  le  traitement  de  Possédant  peu  de  pétrole,  Israël  importe  la  quasi‐totalité  de  ses  l’information  et  les  radars.  Des  partenariats  sont  en  cours  de  besoins  pétroliers  (6,8  milliards  d’USD  en  2005  et  4,5  milliards  développement avec EADS et CS (ex Compagnie des Signaux).  d’USD  en  2004)  d’Egypte,  de  la  Mer  du  Nord,  de  l’Afrique  de  IAI  renforce  sa  coopération  avec  les  missiliers  européens,  l’Ouest  et  du  Mexique  et  depuis  quelques  années  de  Russie.  notamment  MBDA,  joint‐venture  de  EADS,  BAE  Systems  et  L’exploration  pétrolière  en  Israël  n’a  pas  été  couronnée  de  succès,  FinMeccanica.  pourtant,  la  Commission  Pétrolière  Israélienne  a  estimé  que  le  La  deuxième  société,  Rafael,  filiale  à  100%  du  Ministère  de  la  sous‐sol  israélien  devrait  contenir  5  milliards  de  barils.  Israël  Oil  Défense,  est  lʹautre  acteur  majeur  de  lʹindustrie  de  la  défense  Refineries (ORL) exploite les deux raffineries existantes à Haifa et à  israélienne,  spécialisée  dans  la  conception  et  la  fabrication  de  Ashdod.   missiles.  Ses  activités  sont  également  orientées  vers  la  Au  début  des  années  2000,  le  gouvernement  israélien  a  décidé  de  fabrication d’armes et la conception de véhicules blindés et ses  privilégier  le  gaz  naturel  pour  l’approvisionnement  en  électricité.  ventes  destinées  au  marché  local  (Défense).  Des  pourparlers  En  2003,  l’Etat  a  créé  la  Natural  Gas  Authority  (NGA)  et  la  quant  à  un  démantèlement  progressif  et  à  une  restructuration  compagnie  de  transport  Israel  National  Gas  Lines  (INGL),  du  groupe  sont  en  cours  depuis  de  nombreuses  années  et  dépendants  du  Ministère  des  Infrastructures,  afin  de  définir  les  pourraient  ainsi  donner  naissance  à  des  partenariats  avec  le  moyens  d’instaurer  un  plan  jugé  d’intérêt  national,  le  gaz  naturel  secteur privé.   devant représenter à terme 60% de la production totale d’électricité.  Enfin,  les  grands  groupes  de  lʹaéronautique  sʹappuient  sur  une  La demande annuelle est de 1,6 milliards de m3 pour l’électricité et  pépinière dʹentreprises, métallurgiques, mécaniques, électroniques,  l’industrie  et  les  prévisions  effectuées  par  la  NGA  pour  les  20  et sur de nombreux bureaux dʹétudes. Les plus connues sont Taas,  années  à  venir  sont  de  11  milliards  de  m3.  Les  deux  principaux  Elbit,  Tadiran,  Elisra,  El‐Op  (leader  dans  le  développement  des  utilisateurs  sont  Israel  Electric  Corporation  (IEC)  et  Oil  Refineries  systèmes optroniques en Israël), Tat, Carmel Forge, Cyclon. Il est à  133 134
  • 68. Investir dans la région MEDA, pourquoi, comment ? Investir dans la région MEDA, pourquoi, comment ? Ltd (Bazan). Les ressources actuelles s’avèrent insuffisantes pour y  d’offres  concernant  les  réseaux  de  distribution  seront  toutefois  répondre.   principalement destinés aux sociétés locales.  Le  consortium  Yam  Thetis  est  le  fournisseur  principal  en  gaz  Israël  est  devenu  un  acteur  majeur  dans  les  énergies  alternatives.  naturel  d’IEC  pour  une  durée  de  11  ans,  à  partir  du  1er  janvier  La  société  israélienne  Solel,  basée  à  Beit  Shemesh  («la  maison  du  2004. Oil Refineries et Yam Thetis ont également signé un accord en  soleil»),  est  le  leader  mondial  pour  la  production  d’électricité  2004  portant  sur  l’approvisionnement  par  Yam  Thetis  en  gaz  propre  issue  de  l’énergie  solaire.  Créée  en  1992  dans  le  désert  du  naturel  au  départ  d’Ashquelon  vers  la  raffinerie  d’Ashdod.  Cet  Neguev,  Solel  possède  des  centrales  électriques  à  four  solaire  en  accord signé pour une durée de 10 ans pourrait être reconduit selon  Israël et 9 en Californie (désert du Mojave). SOLEL a déposé début  le développement de la raffinerie d’Ashdod.   2006,  un  dossier  auprès  de  l’Autorité  Israélienne  d’Electricité  afin  Un  accord  historique  a  été  signé  en  juillet  2005  pour  l’exportation  de  devenir  le  1er  fournisseur  d’électricité  privé  en  Israël.  La  de gaz égyptien vers Israël. Un consortium israélo‐égyptien Eastern  centrale  solaire  permet  actuellement  de  fournir  150  MW,  une  Mediterranean  Gas  (EMG)  importera  du  gaz  égyptien  sur  20  ans,  puissance suffisante pour alimenter 300 000 résidents. Solel planifie  une  partie  de  ce  gaz  devant  être  vendue  en  Israël,  et  une  partie  également  de  construire  un  four  solaire  d’une  puissance  de  500  éventuellement réexportée vers l’Europe et la Turquie. Par ailleurs,  MW  en  Israël,  une  centrale  solaire  dans  le  Nevada  et  un  champ  EMG  et  IEC  ont  conclu  un  contrat  pour  la  fourniture  de  1,7  solaire  de  35  MW  au  Rajasthan  en  Inde  et  a  remporté  début  2006,  milliards  de  m3/an  sur  15  ans.  C’est  EMG  qui  est  chargé  de  la  un  contrat  de  24  millions  d’USD  avec  l’Espagnol  Cobra  construction  du  pipeline  partant  de  El  Arish  (Sinaï)  jusqu’à  Instalaciones  y  Servicios  S.A.  pour  la  fourniture  de  récepteurs  Ashkelon.  solaires. L’Espagne est en effet en train de se construire sa première  centrale électrique basée sur la technologie thermo‐solaire.  De  même,  un  vaste  plan  d’alimentation  en  gaz  naturel  pour  pourvoir  à  un  déficit  qui  devrait  atteindre  50  milliards  de  m3  en  Une  autre  société,  MST,  a  proposé  au  gouvernement  israélien  de  2025  a  été  lancé,  l’Etat  est  à  la  recherche  de  fournisseurs  et  construire 16 centrales d’1 GWh chacune sur une période de 20 ans  exploitants  supplémentaires  aux  deux  compagnies  existantes  Yam  (à comparer avec la production actuelle de 10 GWh). Ceci pourrait  Thetis  et  EMG.  La  compagnie  de  transport  Israël  National  Gas  permettre  de  diriger  la  production  vers  le  « tout  solaire »  d’ici  30  Lines  (INGL)  détient  un  monopole  pour  le  transport,  et  ce,  au  ans, période à laquelle les énergies fossiles devraient commencer à  moins  jusqu’à  2007,  date  à  laquelle  INGL  devrait  être  privatisée.  se réduire. Le plan de MST est simple : construire des centrales sur  Concernant  le  futur  réseau  de  distribution,  la  NGA  accordera  des  un  nouveau  modèle  de  cellules  photovoltaïques  concentrées  et  licences régionales, à ce jour au nombre de cinq, et ce uniquement  associées  à  des  sortes  de  loupes.  Chaque  année,  une  nouvelle  sur  la  partie  infrastructures.  Les  licences  seront  accordées  en  B.O.  centrale est construite grâce aux bénéfices tirés de l’exploitation des  (Build,  Operate)  sur  le  principe  de  basse  pression.  Les  réseaux  de  précédentes.  transport étant déjà prêts sur la partie Sud (Ashdod‐ Ashkelon), la  licence  devrait  être  accordée  fin  2005‐début  2006.  Les  appels  135 136
  • 69. Investir dans la région MEDA, pourquoi, comment ? Investir dans la région MEDA, pourquoi, comment ? Transport 1er  projet  :  réseau  multimodal  entre  le  Moyen  Orient  et  Le  Ministère  des  transports  (MOT)  a  lancé  un  plan  national  l’Europe à partir du port de Haïfa ; construction d’une double  directeur  d’infrastructures  de  transport  interurbain  et  suburbain,  ligne  liant  Haïfa  à  Irbid  (Jordanie)  et  passant  par  l’Autorité  soucieux  de  l’environnement  et  des  exigences  sécuritaires  palestinienne: « Jenin extension ».   renforcées.  Du  côté  du  fret,  la  priorité  est  donnée  aux  transports  2ème  projet  :  réseau&#