L'Équilibre... vers une identité de bonheur ! (Introduction à la Théorie du Choix de William Glasser)
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Notre corps cherche constamment son équilibre. Il est toujours en mouvement. Nos organes fonctionnent constamment pour maintenir notre corps - l'ensemble des cellules et par conséquent des tissus, ...

Notre corps cherche constamment son équilibre. Il est toujours en mouvement. Nos organes fonctionnent constamment pour maintenir notre corps - l'ensemble des cellules et par conséquent des tissus, des organes et des systèmes de l'organisme - en équilibre malgré les variations extérieures, les assauts de notre environnement. Pour sa part, William Glasser nous démontre que nous nous comportons (agir, penser, sentir et ressentir) constamment pour rétablir l’équilibre entre ce que nous désirons et ce que percevons de la réalité, pour se sentir en contrôle de sa vie, pour se sentir équilibré. Notre corps est confronté à surmonter des défis pour se maintenir en vie. De même, nous devons surmonter des échecs amoureux, des deuils, des difficultés de toutes sortes pour être heureux.

Ce livre parle du bonheur. Non pas comme un livre de recettes, mais une démonstration de notre mécanique interne du ressenti du bonheur. Il s’agit de comprendre la provenance des signaux de bien-être et de détresse pour se connaître et mieux identifier sa part de responsabilité dans sa propre quête du bonheur.

J’ai vraiment le goût de partager mon expérience de l’application de la Théorie du Choix dans ma vie. La Théorie du Choix constitue le fondement de tous les programmes offerts par The William Glasser Institute et l'AQTR . J’ai suivi une introduction à cette approche voilà une quinzaine d’années comme auditeur libre à un cours universitaire et je viens d'obtenir - février 2010 - une attestation de la Formation de base en Théorie du choix offerte par un autre organisme formateur Réalité Thérapie Pro-Action. Mon premier contact avec l'approche du psychiatre William Glasser fut une révélation pour moi. Je vous confie que ma motivation première provenait des difficultés que je vivais dans mon rôle de père. Moi, enseignant ayant du succès auprès des élèves de 12 à 17 ans, je vivais un cul-de-sac inquiétant avec mes propres adolescents. Je crois qu'ils vivaient des problématiques communes à bien des adolescents. Cependant, j'avais de la difficulté à concilier mon rôle de père, de conjoint de vie, d'enseignant et, simplement, d'être en harmonie avec moi-même devant mes trois enfants qui poussaient - entendre, qui réclamaient de plus en plus d'autonomie - plus vite que je ne pouvais m'adapter. Vous connaissez sûrement l’adage du cordonnier mal chaussé ? Eh bien, je m’y reconnaissais très bien. Soyez rassurés, pour poursuivre l’analogie, je me suis fabriqué des souliers à ma mesure e adaptés au chemin que je fréquente maintenant…

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    • Je peux vous accompagner pour des consultations privées. Il suffit de préciser votre souhait par courrieljn@gmail.com. Nous poursuivrons par courriel, téléphone ou Skype selon votre préférence. La première conversation sera sans frais et elle nous aidera à valider notre éventuelle complémentarité. Bonne lecture ! L’ÉQUILIBRE...vers une identité de bonheur ! Introduction à la Théorie du Choix de William Glasser Jacques Noël
    • En guise de mémoire En écho des victoires Pas à pas, résolument Papa dans l’instant AVANT-PROPOS Homéostasie et résilience « Le physiologiste américain Walter B. Cannon proposa le mot homéostasie pour désigner la tendance de l'organisme à rétablir l'équilibre du milieu intérieur lorsque ce dernier a été rompu. »(1) « En physique, la résilience est l’aptitude d’un corps à résister aux pressions et à reprendre sa structure initiale. En psychologie, il s’agit de la capacité à vivre, à réussir, à se développer en dépit de l’adversité. »(2) Notre corps cherche constamment son équilibre. Il est toujours en mouvement. Nos organes fonctionnent constamment pour maintenir notre corps - l'ensemble des cellules et par conséquent des tissus, des organes et des systèmes de l'organisme - en équilibre malgré les variations extérieures, les assauts de notre environnement. Pour sa part, William Glasser nous démontre que nous nous comportons (agir, penser, sentir et ressentir) constamment pour rétablir l’équilibre entre ce que nous désirons et ce que percevons de la réalité, pour se sentir en contrôle de sa vie, pour se sentir équilibré. Notre corps est confronté à surmonter des défis pour se maintenir en vie. De même, nous devons surmonter des échecs amoureux, des deuils, des difficultés de toutes sortes pour être heureux. Ce livre parle du bonheur. Non pas comme un livre de recettes, mais une démonstration de notre mécanique interne du ressenti du bonheur. Il s’agit de comprendre la provenance des signaux de bien-être et de détresse pour se connaître et mieux identifier sa part de responsabilité dans sa propre quête du bonheur.
    • PREMIÈRE PARTIE Théorie du choix DEUXIÈME PARTIE Thérapie de la réalité TROISIÈME PARTIE Lectures complémentaires PREMIÈRE PARTIE THÉORIE DU CHOIX / THÉRAPIE DE LA RÉALITÉ INTRODUCTION J’ai vraiment le goût de partager mon expérience de l’application de la Théorie du Choix dans ma vie. La Théorie du Choix constitue le fondement de tous les programmes offerts par The William Glasser Institute et l'AQTR . J’ai suivi une introduction à cette approche voilà une quinzaine d’années comme auditeur libre à un cours universitaire et je viens d'obtenir - février 2010 - une attestation de la Formation de base en Théorie du choix offerte par un autre organisme formateur Réalité Thérapie Pro-Action. Mon premier contact avec l'approche du psychiatre William Glasser fut une révélation pour moi. Je vous confie que ma motivation première provenait des difficultés que je vivais dans mon rôle de père. Moi, enseignant ayant du succès auprès des élèves de 12 à 17 ans, je vivais un cul-de-sac inquiétant avec mes propres adolescents. Je crois qu'ils vivaient des problématiques communes à bien des adolescents. Cependant, j'avais de la difficulté à concilier mon rôle de père, de conjoint de vie, d'enseignant et, simplement, d'être en harmonie avec moi-même devant mes trois enfants qui poussaient - entendre, qui réclamaient de plus en plus d'autonomie - plus vite que je ne pouvais m'adapter. Vous connaissez sûrement l’adage du cordonnier mal chaussé ? Eh bien, je m’y reconnaissais très bien. Soyez rassurés, pour poursuivre l’analogie, je me suis fabriqué des souliers à ma mesure e adaptés au chemin que je fréquente maintenant… Encore dernièrement, devant un malaise grandissant face à mon orientation professionnelle, j’ai révisé la Théorie du Choix pour comprendre mon cheminement et poser des gestes responsables pour répondre à mes besoins fondamentaux en adoptant des comportements respectueux de soi et des autres. Au sortir de cette période de déséquilibre, je suis encore émerveillé de l’efficacité de cette approche qui m’a encore guidé dans mon processus de décision comme un phare dans ma tourmente psychique.
    • Voilà, je veux me servir de mon expertise professionnelle comme enseignant pour schématiser l’approche de la Théorie du Choix dans un apprentissage le plus complet et concis possible. Je précise que, tout en étant fidèle au modèle de Glasser, je vais me permettre d'élaborer un visuel personnel de son diagramme du fonctionnement du cerveau et je vais teinter ses concepts originaux par des anecdotes tirées de mon vécu. Cette démarche étant tout à fait cohérente avec l'approche du Dr. Glasser qui invite les intervenants à créer un lien d'appartenance en manifestant une ouverture vers l'autre au sujet de son propre vécu. Ce mouvement de l'être se dissociant radicalement d'une approche psychanalytique traditionnelle. Vous êtes les seuls responsables pour établir un plan d’action répondant à vos besoins personnels. Ce qui vous mènera au cœur du processus dynamique de changement de nos comportements.
    • CHAPITRE 1 La Théorie du Choix constitue le fondement de tous les programmes offerts par The William Glasser Institute. La croyance fondamentale de l’approche veut que l’individu n’ait d’autres choix que de se comporter tout au long de sa vie. Ainsi, nous choisissons la plupart de nos comportements, lesquels sont motivés génétiquement par 5 besoins de base: la survie, l’appartenance, le pouvoir, la liberté et le plaisir. Dans les faits, le plus important besoin serait l’appartenance, car il suppose l’interdépendance entre chaque individu pour satisfaire tous nos autres besoins. FONDEMENT DE LA MOTIVATION L’image(3) qui me semble bien représenter notre motivation est celle de ce jeu de pousse-carré. Ce jeu ne se met en mouvement que par l’existence d’une case vide. Le besoin non comblé amorce le mouvement des autres pièces pour trouver l’agencement souhaité des autres carrés. Ainsi, tous nos comportements sont le fruit de notre motivation interne, ils répondent toujours à un besoin fondamental − remplir l’espace vide − représenté par une image personnelle idéale. Même un faux mouvement, par essai, en déplaçant les autres carrés est un comportement parfois douloureux qui vise à atteindre l’image idéale de ce que nous voulons ou l’agencement idéal des carrés que nous recherchons, que nous avons comme image idéale dans notre tête. DIAGRAMME DU FONCTIONNEMENT DU CERVEAU La Théorie du Choix élabore un diagramme du fonctionnement du cerveau comme système de contrôle de notre vie. On identifie quatre segments principaux : 1. notre comportement global ; 2. notre monde idéal ; 3. notre monde perçu ; 4. notre station de comparaison entre notre monde idéal et notre monde perçu. Situons ces quatre segments principaux.
    • 1. NOTRE COMPORTEMENT GLOBAL 1. Notre comportement global 2. Notre monde idéal 3. Notre monde perçu 4. Notre station de comparaison Le diagramme du fonctionnement du cerveau comme système de contrôle identifie un premier segment : notre comportement global. Notre comportement global est illustré par une automobile avec ses quatre roues ayant le comportement/action et le comportement/pensée pour les roues à l’avant et ayant le comportement/émotion et le comportement/manifestations physiologiques pour les roues à l’arrière. On parle de COMPORTEMENT GLOBAL ayant quatre composantes : agir, penser, sentir et ressentir. Ainsi, on explique que tous nos comportements sont globaux. Nous ne pensons pas d’une manière indépendante de nos actions, de nos émotions ou de nos manifestations physiologiques. Aussi, vous remarquerez que nos émotions et nos manifestations physiologiques sont illustrées par les roues arrières parce qu’il est plus facile d’avoir du pouvoir sur un comportement majoritairement de type action ou pensée (roues à l’avant) que sur un comportement majoritairement de type émotion ou manifestations physiologiques (roues à l'arrière). Je vous partage une première expérience personnelle pour appuyer cette particularité du fonctionnement de notre cerveau. Comme jeune adulte, je vivais régulièrement ce que j’appellerai des « vagues à l’âme » (comportement/émotion). Je me laissais emporter par des vagues poétiques. Celles-ci me confinaient dans un monde très personnel qui me coupait quelque peu de l’extérieur. J’avais réalisé que j’étais plus productif au
    • niveau de l’écriture lorsque je « suivais ce courant ». Par contre, il me semblait que je n’avais pas de prise pour arrêter la vague afin de répondre, par exemple, à une demande d’attention de mon enfant de six ans. Je me sentais en perte de contrôle en le blessant et je voulais changer ce trait de ma personnalité. Je voulais garder une certaine disponibilité à l’écriture, mais pas au prix de l’amour que je portais à mon enfant. Bref, comme les randonnées dans la nature faisaient partie de mon rituel d’inspiration, j’ai développé une complicité avec mon enfant par l’identification de nids d’oiseaux. En résumé, devant mon enfant qui me faisait une demande d’attention, je ne pouvais pas répondre à sa demande lorsque je vivais un vague à l’âme. Je fuyais pour ne pas avoir à le repousser. Bien entendu, il se sentait repoussé, mais mon « honneur » était sauf, car j’avais une justification mentale efficace : je n’étais pas capable de répondre à son besoin parce que j’étais pris dans mon propre tourbillon psychique. En acceptant qu’il était plus difficile de lutter contre mon vague à l’âme (comportement/émotion) que de faire une activité (comportement/action) qui me comblerait aussi, j’ai trouvé la solution. Puis, peu à peu, j’ai canalisé mes élans poétiques en harmonie avec ma relation avec mon enfant. Ici, nous parlons d'une intervention au niveau du comportement global pour rétablir son équilibre mental, pour retrouver du contrôle sur sa vie. (Je reviendrai avec des exemples personnels pour chacun des segments du diagramme du fonctionnement du cerveau selon William Glasser. Ne vous arrêtez pas trop si mes exemples ne sont pas près de votre propre vécu. Pour l’instant, je vous encourage à saisir une vue d’ensemble du fonctionnement de notre cerveau. J’aime mieux prendre le risque d’humaniser gauchement mon exposé que de ne vous refiler que de la théorie même fidèle aux énoncés originaux du Dr. Glasser.) Dès à présent, il se dégage un des principes de base qui sous-tend la théorie du Dr. Glasser. La Théorie du Choix ne s’attarde pas à expliquer ou justifier les comportements par l’influence des expériences passées. Plutôt, elle se centre sur les comportements présents de l'individu en sous-entendant que j'ai toujours le pouvoir de trouver des moyens plus efficaces - adéquats - de répondre à mes besoins fondamentaux dans le respect de soi et des autres. Dans ce sens, la Théorie du Choix me renvoie à ma responsabilisation face à mes propres comportements. Je ne suis pas la victime de mon hérédité, de mon éducation, de la société, de Dieu ou je ne sais de quoi...
    • 2. NOTRE MONDE IDÉAL (nos images idéales en relation avec nos besoins fondamentaux) 1. Notre comportement global 2. Notre monde idéal 3. Notre monde perçu 4. Notre station de comparaison Le diagramme du fonctionnement du cerveau comme système de contrôle élabore un deuxième segment : notre MONDE IDÉAL qui est relié à son monde parallèle contenant nos besoins fondamentaux. Notre monde idéal personnel est comme un album de photos de ce que nous désirons. Chaque photo personnelle que nous désirons est reliée à un besoin fondamental commun. Par exemple, pour moi, mon image personnelle « bicyclette » répond prioritairement à un besoin fondamental de plaisir tandis que pour un chinois, son image personnelle « bicyclette » peut répondre prioritairement à son besoin fondamental de pouvoir (elle lui permet de travailler, d’atteindre un but économique). Son besoin fondamental de plaisir sera manifesté par une autre image que moi et j’aurai d’autres images personnelles dans mon monde idéal pour atteindre mon besoin fondamental de pouvoir. Mon monde idéal est constitué de toutes les images mentales des représentations qui ont eu du succès dans ma vie, parce que j’ai déjà expérimenté qu’elles répondaient à un de mes besoins fondamentaux ; ces représentations deviennent très personnelles, car liées à mon vécu, et universelles dans le sens qu’elles sont reliées aux besoins fondamentaux de tous les humains. Enfin, ces images possèdent un poids affectif certain dans le sens que lorsque j’atteins l’une d’elles, je me sens plus en contrôle de ma vie, en équilibre ; je viens de réaliser, de vivre maintenant une image de mon monde idéal.
    • MONDE IDÉAL (album des images personnelles désirées) SON MONDE PARALLÈLE (besoins fondamentaux humains) N.B. Vous remarquez que nos images personnelles désirées peuvent varier à l'infini. Cependant, elles répondent toutes à un ou des besoins fondamentaux circonscrits. De plus, une image désirée se rattache à plusieurs besoins fondamentaux dans un enchevêtrement intime impossible à rendre compte par un simple tableau. J’ai témoigné plus avant de l’efficacité d’un nouveau comportement/action (activité nature avec mon enfant) pour me donner plus de contrôle dans ma vie. Chaque segment du diagramme du fonctionnement du cerveau doit être (a)identifié et (b)personnalisé à notre vécu pour que nous soyons en mesure (c)d’intervenir efficacement pour acquérir plus de contrôle de notre vie. Le présent segment monde idéal m’apparaît plus difficile à identifier que le précédent segment comportement global (pensée/action/émotion/manifestations physiologiques). Comme exemple personnel, je reprends ma relation avec mon enfant, mais propulsée dix années plus tard. Au début de mon texte, je vous ai révélé que j’ai été amené à approfondir les écrits du Dr Glasser suite au constat de mes difficultés dans mon rôle de père. Une des pierres importantes qui m’a fait progresser dans la
    • construction de mon nouvel édifice intérieur est d’identifier (a/identification du segment du diagramme) que j’avais une image personnelle dans mon monde idéal très forte de « la relation père/enfant ». Comme je vivais du succès auprès des adolescents dans ma profession, je m’étais projeté, depuis le tout jeune âge de mon enfant, une relation harmonieuse avec mon enfant à l’adolescence, période réputée plus difficile au niveau relationnel. En bien, à l’adolescence de mes enfants, comme je ne vivais pas cette situation harmonieuse (b/personnalisation), je me sentais en perte de contrôle dans cette partie de ma vie. Et, comme toute perte partielle de contrôle, l’aggravation de la situation et sa persistance peuvent occasionner un sentiment de perte générale de contrôle de sa vie personnelle. Pour rétablir l’équilibre, j’ai dû faire le deuil de l’image (c/intervention) que je m’étais forgée depuis tant d’années. Ici, nous parlons d'une intervention au niveau du monde idéal pour rétablir son équilibre mental, pour retrouver du contrôle sur sa vie. J’ai vécu plus douloureusement cette intervention dans mon monde idéal, ce deuil, cette amputation d’une image idéale, que ma précédente intervention sur mon système comportemental (comportement global : un nouveau comportement/action par l’activité nature avec mon enfant).
    • 3. MONDE PERÇU (en relation avec notre système perceptuel) 1. Notre comportement global 2. Notre monde idéal 3. Notre monde perçu 4. Notre station de comparaison Le diagramme du fonctionnement du cerveau identifie un troisième segment : notre MONDE PERÇU qui est, en fait, le magasin, la mémoire de toutes nos perceptions de notre système perceptuel. Évidemment, ma prochaine illustration des lunettes est approximative pour illustrer la complexité de notre système perceptuel, car la vue ne se situe que dans la première paire de lunettes des sens et en relation avec le toucher, le goûter, l'ouïe et l'odorat (percevoir avec ses sens). La deuxième pourrait devenir un cerveau avec une paire de lunettes (percevoir avec sa tête) et la troisième, un coeur avec une autre paire de lunettes (percevoir avec son coeur). J'y travaille... En fait, nos lunettes triple vision agissent comme un filtre qui construira notre monde perçu.
    • MON SYSTÈME PERCEPTUEL MON MONDE PERÇU (ma perception du monde, de la réalité) Mon filtre sensoriel « percevoir avec ses sens » Mon filtre de la connaissance « percevoir avec sa tête » Mon filtre des valeurs « percevoir avec son cœur » - Mon environnement physique - Mon image de soi - Ma perception des autres - Ma vision de la politique, de la culture, de l'économie, etc. Dans notre monde perçu se trouvent toutes les perceptions emmagasinées depuis notre naissance (certaines recherches parlent aussi de mémoire intra-utérine). Quelque soit notre éducation ou notre environnement social, il nous en reste ce que nous en avons perçu, ce qui nous est resté « collé ». Par exemple, un parent qui a la perception que « ceux qui fument un joint de marijuana sont tous des drogués et fatalement ne feront rien de bon de leur vie », vivra un réel drame de surprendre son adolescent en train de fumer un joint de marijuana. Il peut s’en suivre une escalade dramatique entre le parent et l’adolescent. Ainsi, le parent vit une perte de contrôle de l’atteinte de son besoin d’appartenance illustré chez lui par l’image à atteindre – difficilement atteignable maintenant – de la relation harmonieuse avec son adolescent. Ici, le parent sera peut-être conseillé ou se documentera-t-il ou apprendra-t-il qu’un tel ministre respecté du gouvernement a « tiré un joint de marijuana à l’adolescence ». Cette nouvelle perception de la marijuana dédramatisera sa perception initiale et sera la clé du rétablissement de sa relation avec son adolescent. Précédemment, nous avons parlé d'une intervention au niveau du comportement global (agir, penser, sentir, ressentir) pour retrouver son équilibre intérieur - activités dans la nature avec mon enfant. Par la suite, nous
    • avons abordé une intervention au niveau de notre monde idéal (faire son deuil) pour retrouver un équilibre personnel - relation harmonieuse père/adolecent. Ici, nous parlons d'une intervention au niveau de son monde perçu pour rétablir son équilibre mental, pour retrouver du contrôle sur sa vie - joint de marijuana. Ainsi, notre sentiment de perte de contrôle d'une dimension de notre vie, de se sentir en déséquilibre, peut être relié à un comportement global inefficace (pensées, actions, sentiments, manifestations physiologiques) ou à une image idéale inatteignable dans notre réalité (monde idéal) ou à une fausse perception de la réalité (notre monde perçu). RÉSUMÉ DE TROIS SEGMENTS DU DIAGRAMME DU FONCTIONNEMENT DU CERVEAU Dans le même sens que nous devons réviser, remettre en question notre comportement global (l’exemple de mon activité dans la nature avec mon enfant) pour en vérifier son efficacité à nous rendre plus autonome, plus responsable, plus en contrôle de notre vie pour se sentir en équilibre ; il faut être prêt à réviser, remettre en question notre monde idéal (l’exemple de l’image idéale de ma relation de père avec mon adolescent) pour vérifier la pertinence d’une image idéale pour valider son efficacité à nous sentir en contrôle de notre vie. Puis, il nous reste à réviser, remettre en question notre monde perçu (comme le dernier exemple du parent qui voit son adolescent fumer un joint de marijuana) pour vérifier tour à tour la pertinence de telle ou telle perception à nous faire sentir en contrôle de notre vie. Il n’y a pas de croissance sans cette introspection ; il n’y a pas de changement sans cette remise en question de soi-même au travers de ses comportements, de son monde idéal ou de ses perceptions. Ce travail sur soi prend une bonne dose d’humilité. Ce qui m’apparaît la force de la Théorie du Choix, c’est qu’elle nous ouvre la voie pour structurer une démarche d’introspection claire ou une relation d’aide cohérente et efficace, parce qu’elle est calquée à même notre fonctionnement interne, applicable à toutes nos situations de vie.
    • 4. STATION DE COMPARAISON (MAINTENANT) 1. Notre comportement global 2. Notre monde idéal 3. Notre monde perçu 4. Notre station de comparaison Le diagramme du fonctionnement du cerveau identifie un quatrième segment qui nous alerte du déséquilibre de ne pas se sentir en contrôle de sa vie. Dans l'illustration, le signal de stress, cette urgence à agir pour rétablir son équilibre provient d’une balance qui compare constamment notre monde perçu avec notre monde idéal. Plus particulièrement, le monde perçu maintenant avec l’image idéale que je désire maintenant. Nous savons bien que l’on ne peut répondre à toutes les images de notre monde idéal ; nous acceptons de différer l’atteinte de telle ou telle image, car nous lui avons fixée un échéancier personnel. Par contre, d’autres besoins fondamentaux communs à tous signalent constamment leur existence par l’entremise d’autres images idéales personnelles que nous cherchons à atteindre maintenant. Ce lieu de comparaison permanent est appelé STATION DE COMPARAISON. Plus le déséquilibre entre mon monde perçu maintenant et mon monde idéal maintenant est accentué, plus je me sens en déséquilibre maintenant et plus je me sens mal dans ma peau maintenant et plus je sens que je perds le contrôle de ma vie maintenant. Plus je ressens un équilibre entre mon monde perçu maintenant et mon monde idéal maintenant, plus je me sens en équilibre, plus je me sens bien dans ma peau maintenant et plus je me sens en contrôle de ma vie et heureux maintenant. Je perçois ce déséquilibre entre mon image désirée maintenant et mon monde perçu maintenant comme un signal déclencheur, comme une urgence à agir. Je
    • choisis donc un comportement global, plus ou moins conscient - teinté d’une action, d’une pensée, d’une émotion et de manifestations physiologiques - et je me dirige dans le monde réel à la recherche de mon équilibre, de mon bonheur. Nous sommes généralement plus conscients d’une dimension ou l'autre de notre comportement global. Ainsi, certaines personnes développent particulièrement soit le comportement/action, le comportement/pensée, le comportement/émotion, ou le comportement/manifestation physiologique comme réponse à un déséquilibre, à la frustration causée par une image idéale ne pouvant pas être réalisée maintenant. Donc, pour poursuivre l’illustration de l’automobile, l'individu saisis le volant de son automobile et se dirige (action, pensée, émotion et manifestation physiologique) maintenant vers une direction précise pour reprendre du contrôle de sa vie, pour atteindre l’image désirée maintenant. Comme vous le constatez, la caractéristique première de notre station de comparaison est son fonctionnement au temps présent. Ici, l’analogie avec l’automobile prend tout son sens lorsque l’on parle de perte de contrôle, lorsque l’on dit que l’individu ne réussit pas à se diriger dans la direction souhaitée. Pour continuer l’exemple routier, certaines personnes conduisent à des vitesses excessives pour atteindre la destination idéale souhaitée au risque d’avoir un accident grave. Ceci dit, c'est tout de même le meilleur comportement qu'ils ont trouvé dans leur monde personnel perçu pour réaliser leurs désirs immédiats. La vision du fonctionnement du diagramme du cerveau selon Glasser nous apporte des pistes lumineuses pour trouver de nouveaux chemins du bien-être personnel. Elle nous habilite aussi pour aider une personne proche de nous en difficulté de contrôle de sa vie et elle offre des balises efficaces aux intervenants en relation d’aide. Dans la deuxième partie, je développerai la Thérapie de la réalité comme outil d’intervention basée sur la Théorie du Choix. Pour l’instant, je vais faire une synthèse de la Théorie du Choix en vous partageant une dernière expérience personnelle. Note : À cette étape-ci, vous avez trois choix pour poursuivre votre apprentissage. Un : vous suivez le courant au chapitre suivant pour une synthèse à partir d’un témoignage vécu ; Deux : vous allez au chapitre 3 pour explorer plus en profondeur le diagramme du fonctionnement du cerveau ; Trois : vous allez directement à la deuxième partie pour l’application de la Théorie du Choix par la démarche d’accompagnement de la Thérapie de la réalité. Personnellement, comme j'utilise plus souvent mon comportement/pensée dans mes apprentissages, j'ai plongé allègrement dans la schématisation de la Théorie du Choix (chapitre 3). Si vous êtes plus à l’aise dans une
    • démarche intuitive (comportement/émotion), collée au vécu, suivez le courant avec le chapitre 2. Finalement, si vous utilisez plus souvent votre comportement/action dans vos apprentissages, vous devriez être plus à l'aise d'explorer tout de suite la deuxième partie portant sur la mise en pratique par la Thérapie de la réalité. Il faut savoir que la formation de base en Théorie du Choix présente ce diagramme seulement à la dernière journée de la formation, après plusieurs jeux de rôle qui nous mettent en situation d'apprentissage par l'action. La Théorie du Choix et la Thérapie de la réalité sont deux vases communiquant. Vous pourrez revenir en arrière après avoir exploré plus concrètement l'application de la Théorie du Choix comme parent, enseignant, enseignante ou gestionnaire de personnel.
    • CHAPITRE 2 EXEMPLE PERSONNEL SYNTHÈSE INTRODUCTION Suite à notre senti de perte de contrôle dans un aspect de notre vie, il est essentiel de réviser, de remettre en question l’efficacité de notre comportement global (pensée, action, émotion et manifestation physiologique), la pertinence des images de notre monde idéal et la justesse de notre monde perçu reliées à notre problématique pour nous maintenir en équilibre, en contrôle de notre vie. Je vais vous partager une autre situation personnelle où j’ai dû systématiquement appliquer une révision de mon comportement global, de mon monde idéal et de mon monde perçu. J’ai déjà vécu une perte de contrôle significative au niveau de ma vie professionnelle. Comme je suis à statut précaire depuis le début de ma carrière, j’ai effectué plusieurs suppléances scolaires dans différents milieux et dans différents degrés scolaires : dans le secteur public et dans le secteur privé; dans un contexte mixte et dans une école de filles; en première du secondaire (12-13 ans) jusqu’en cinquième du secondaire (16-17 ans). Ma dernière suppléance scolaire comportait une tâche pleine (100%) pour une durée de six mois. Ce remplacement tombait à point, car je venais de vivre plus de deux années hors du milieu de l’éducation pour me consacrer au développement d’une nouvelle entreprise. Comme je ne réussissais pas à en retirer un salaire suffisant, je me voyais bien effectuer ce remplacement tout en projetant de demander la moitié d'une tâche (50%) pour la prochaine année scolaire. Ce qui me permettrait de poursuivre le développement de mon entreprise. Voilà pour le contexte. STATION DE COMPARAISON Bien que j'étais confortable avec mon choix, je terminais de peine et de misère chaque journée de cette suppléance. Bien sûr, il y avait deux groupes d’élèves ayant des difficultés d’apprentissage et de comportement, mais j’en avais vu d’autres. Aussi, la tâche était lourde, car elle comportait quatre préparations de cours réparties sur quatorze groupes d’élèves. Mais, encore ici, j’en avais vu d’autres… En analysant mon passé professionnel, je ne comprenais pas
    • mon malaise grandissant. Je tournais en rond et je ne voyais pas d’issue. D’un côté, je ne me voyais pas capable de vivre ce déséquilibre, cette perte de contrôle pendant les six prochains mois et, de l’autre côté, ce travail me procurait une sécurité financière. Après une semaine de stress, j’ai analysé ma situation avec le diagramme du fonctionnement du cerveau de William Glasser. J’ai rapidement identifié que la lourdeur de la tâche (ma perception) m’empêchait de vivre des relations signifiantes avec les élèves (mon image idéale). Je n'avais pas l'énergie de m'investir dans des activités parascolaires et j'étais moins disponible aux pauses du dîner. Finalement, je me sentais en perte du sens de mon travail, en perte de contrôle d'une partie importante de ma vie. Il faut savoir que j’ai débuté ma formation comme enseignant suite à un cheminement personnel où j’ai perçu dans le vécu de la jeunesse un besoin d’être en relation avec des modèles adultes responsables face à un monde pleins de contradictions. Bref, une forte image de mon monde idéal était en crise par la perception que j’avais de ma tâche et cela créait un signal d’alarme (ma station de comparaison). COMPORTEMENT GLOBAL Comme je ne voulais pas renier mes valeurs et comme j’avais besoin de sécurité financière, j’ai imaginé un nouveau comportement. Ma stratégie était de faciliter un réseau de communication pour permettre aux élèves d’approfondir les sujets des cours et de faciliter les échanges personnels. Donc, j’ai créé une page web avec quelques anecdotes et opinions personnelles pour susciter la communication. Je désirais rejoindre mes élèves dans leur mode de communication de plus en plus virtuel. Le soir même, j’ai mis en ligne ce cadre de communication. Je venais d’ajuster mon comportement pour répondre à cette image importante pour moi de la relation prof/élève. Le lendemain, je me sentais frais et dispos à poursuivre mon travail. Ce sentiment d’avoir repris le contrôle de ma vie ne dura que quelques jours. Mauvaise digestion et maux de têtes (comportement/manifestations physiologiques) revinrent me donner le signal que d’autres choses ne fonctionnaient pas bien. Je me remis à mon auto-analyse pour mieux me comprendre. MONDE PERÇU (système de perception) Pour me donner plus de possibilités, je me suis confié à un ami et collègue de travail. (Je précise que j’ai vécu tout mon questionnement avec ma compagne de vie, mais
    • j’avais besoin de me confier à quelqu’un qui connaissait ma profession de l’intérieur). Son intervention toucha justement ma perception de ma tâche professionnelle. En effet, il me fit remarquer que le contenu et la fréquence de mes cours me permettaient de diviser mes préparations de cours sur plusieurs semaines et même sur plus d’un mois. Je me rendis compte que je me fixais une échéance serrée non nécessaire. Finalement, je me stressais moi-même. En fait, j’avais l’habitude comme enseignant de planifier une demi-année à la fois. Dans ce cas-ci, je pouvais me permettre de déroger à cette habitude. Le soir même, je ressenti un soulagement par cet ajustement de ma perception de mon monde perçu. COMPORTEMENT GLOBAL (une deuxième fois…) Vous vous doutez bien de la suite… Ce bien-être ne dura que quelques jours. Je me retrouvais dans la même situation de stress sans être capable d’en identifier la cause. Je fis à nouveau le tour de mes comportements possibles et je conclu de faire une démarche auprès du directeur de mon école pour diminuer tout de suite ma tâche comme je l’espérais (image idéale) pour la prochaine année scolaire. À mon grand soulagement, il accepta et ma tâche fut réduite de plus de 15% ; ce qui m’enlevait deux groupes d’élèves et une préparation de cours. Je me remis au travail, décidé plus que jamais de terminer mon contrat. STATION DE COMPARAISON Le même manège s’acharnait… tout tournait dans ma tête ; le petit hamster se mettait à tourner dans son manège. (Dans mon cas, la dominante de mon comportement global est le comportement/pensée. D’autres angoissent face au stress dans un comportement/émotion, d’autres s’activent dans des activités compensatrices dans un comportement/action et pour d’autres, le stress se jette dans un mal dos, digestion difficile dans un comportement/manifestation physiologique.) Décidément, je me disais que mes deux années loin du milieu de l’éducation m’avaient distancé de ma vocation première. Décidément, j’avais moins de patience envers les élèves turbulents. Je ne voulais pas leur faire vivre une relation avec un adulte qui ne sait pas gérer ce stress lié normalement au métier d’enseignant. (Je ne veux pas ouvrir trop le débat, mais je perçois tout de même une augmentation du temps accaparé à la gestion de la discipline dans notre système d’éducation actuel au détriment de l’enseignement. Dans ce sens, le nombre d’interventions disciplinaires qu’un enseignant doit faire aujourd’hui ne me semble pas normale, acceptable… Bref, c’est tout de même la responsabilité des adultes – et la mienne - d’encadrer
    • cette nouvelle réalité.) Je me remis à ma tâche d’auto-analyse. MONDE IDÉAL (image idéale/besoin fondamental) En acceptant de réviser mon monde idéal, j’y ai retrouvée une image profonde qui marquait un fossé profond avec mon monde perçu. J’ai déjà précisé que j’avais révisé dans mon monde idéal une image importante pour moi, celle de la relation signifiante prof/élève. Une autre image idéale de la même racine profonde était en déséquilibre dans ma station de comparaison : celle de ma vocation. En effet, j’avais choisi le domaine de l’enseignement moral et religieux pour articuler des propositions de réponses au questionnement des jeunes en relation avec des stratégies pédagogiques adaptées à leur culture. Si vous êtes familiers avec l’évolution récente du système d’éducation du Québec, vous savez que ces cours ont disparu du cursus du secondaire (12-17 ans). Donc, ma suppléance scolaire ne comportait pas de cours d’enseignement moral et religieux. Je donnais des cours d’éthique et culture religieuse. Je sentais que je m'éloignais du sens premier de mon appel à l’enseignement dans mon présent travail et que je ne pourrais plus vivre cet engagement personnel selon les orientations du ministère de l’Éducation du Québec. Je redis que notre monde idéal est plus difficile à réviser que notre monde perçu ou que notre comportement global. Nos images idéales ont répondu avec succès à des besoins fondamentaux dans nos expériences passées; elles sont chargées d'une énergie agréable, affective. Dans ce sens, l’abandon de ces images idéales nécessite un processus de deuil plus ou moins intense pour s’en détacher selon l’importance de l’investissement affectif comme, par exemple, le décès de sa compagne ou compagnon de vie ou le divorce. Pour retrouver mon équilibre, je devais vivre le deuil de cette image idéale qui m’avait tellement motivé et qui m’avait procuré un fort capital d’estime de soi. RÉSUMÉ DE CETTE TRANCHE DE MA VIE Dans ma situation décrite, j’avais mis sur pied un nouveau réseau de communication avec mes élèves pour compenser un déséquilibre au niveau de mon image idéale de la relation prof/élève. J’avais effectué une nouvelle planification de cours moins serrée suite à ma révision de mon monde perçu en relation avec la perception d’un collègue. Finalement, j’avais fait diminuer ma tâche de travail (de 100% à 85%) suite à la révision de mon comportement global, toujours dans le but de compenser un déséquilibre persistant. Maintenant, je comprenais que la persistance de mon déséquilibre, de mon mal-être intérieur annonçait un changement fondamental. Je devais adopter un comportement responsable face aux insuccès répétés de ma
    • démarche pour trouver un équilibre (station de comparaison) entre mon monde perçu et mon monde idéal. Cet équilibre passait nécessairement par l’abandon de l’image idéale de l’enseignement moral et religieux dans mon plan de carrière, car les plans du ministère de l’Éducation étaient arrêtés. Après cet abandon intérieur, je devais me positionner, je devais expérimenter si ma carrière d’enseignant pouvait survivre au renoncement de ma motivation première. Mon choix final (comportement global) dans cette saga personnelle fut d’abandonner ma carrière d’enseignant. Cependant, j'ai décidé de poursuivre mon appel premier auprès des jeunes par mon implication dans des projets pour la jeunesse en dehors du cadre de l’enseignement. J’ai fait le deuil de l’image idéale (carrière d’enseignant), mais je l’ai remplacée par une autre image idéale (intervenant auprès des jeunes) en créant un organisme pour aider les jeunes. Raconter cela en quelques paragraphes, cela semble peut-être facile ou rapide ? Ici, la douleur causée par le deuil de cette dernière image idéale fut multipliée, car elle répondait à de multiples besoins. Par exemple, mon travail répondait à un besoin de survie (sécurité financière). De plus, je réalisais un besoin de pouvoir me permettant d’être un agent de transformation auprès des jeunes (du moins selon ma perception). Finalement, mon travail répondait à un besoin d’appartenance, car il se situait dans un contexte de travail favorisant la poursuite d’objectifs éducatifs communs à une équipe-école. Pour compliquer les choses, je pourrais ajouter que la réalité de ma condition de vie en couple faisait que mon besoin d’appartenance était touché à nouveau, car je devais tenir compte des propres besoins de ma compagne de vie. Par exemple, son besoin de sécurité était aussi en déséquilibre par rapport à sa perception de mon choix de donner ma démission comme suppléant et, encore plus, face à sa perception de mon choix de ne plus travailler comme enseignant. STATION DE COMPARAISON (maintenant) Présentement, je vis à nouveau en équilibre dans cette dimension de mon monde perçu (carrière) et mon monde idéale (carrière). Comprenons que nous sommes toujours en déséquilibre face à au moins un besoin fondamental relié à une image idéale présente dans notre station de comparaison. En fait, nous sommes en manque perpétuel - case vide du pousse-carré. Le défi consiste à retrouver continuellement son équilibre en adoptant des comportements responsables de soi et des autres pour répondre à nos images idéales (maintenant) que compare notre station de comparaison (maintenant) avec notre monde perçu (maintenant). Donc, je redis que, présentement je me sens à nouveau généralement en équilibre, en contrôle de ma vie. Cette évaluation de
    • se sentir en équilibre (bien dans sa peau) ou en contrôle de sa vie est éminemment personnelle. Ce senti fait appel à notre perception de soi et à notre seuil de tolérance face aux signaux de stress engendrés par notre station de comparaison. Ce qui est certain, c’est que je vis présentement la conséquence de mes choix personnels; je ne peux accuser les autres, mes parents, mon éducation, Dieu ou je ne sais quoi ! Et, c’est justement l’objectif essentiel de cette approche : la responsabilisation de l’individu face à ses besoins fondamentaux dans le respect de soi et des autres. Cette responsabilisation est le fondement commun avec la Thérapie de la réalité. William Glasser a développé une démarche thérapeutique structurée où l'intervenant, l'intervenante accompagne une personne en perte de contrôle effectif dans au moins un aspect important de sa vie en se basant sur la Théorie du Choix. C'est cette approche thérapeutique que je vais développer dans la deuxième partie de ce livre.
    • CHAPITRE 3 APPROFONDISSEMENT DU DIAGRAMME EXPLICATIF En visualisant, un peu plus loin, le diagramme explicatif original du cerveau selon la Théorie du Choix, vous remarquerez que j'ai pris la liberté d'illustrer différemment les différentes composantes du diagramme de William Glasser. Un premier exercice d'approfondissement pourrait être de situer mes illustrations en relation avec le diagramme du cerveau selon Glasser. Dans un mouvement circulaire, nous avons...
    • 1. SYSTÈME PERCEPTUEL (système sensoriel, filtre de la connaissance total et filtre valuatif) Je perçois le mode réel à partir de MON SYSTÈME PERCEPTUEL : percevoir avec ses sens, percevoir avec sa tête et percevoir avec son cœur. SENS TÊTE COEUR 2. MONDE PERÇU Ces informations se rendent dans mon MONDE PERÇU : toutes mes perceptions emmagasinées depuis ma naissance. 3. PLACE DE COMPARAISON Je compare, d'un côté, ce monde perçu dans ma PLACE DE COMPARAISON avec...
    • 4. MONDE IDÉAL ...MON MONDE IDÉAL de l'autre côté. Ce monde de qualité qui est rempli d'images idéales personnelles reliées aux... 5. BESOINS FONDAMENTAUX ...BESOINS FONDAMENTAUX universels : la survie, l’appartenance, le pouvoir, la liberté et le plaisir. 6. SIGNAL DÉCLENCHEUR Un SIGNAL DÉCLENCHEUR de ma station de comparaison, signalant un déséquilibre entre les deux, active un...
    • 7. COMPORTEMENT GLOBAL ...COMPORTEMENT GLOBAL : comportement/action, comportement/pensée, comportement/sentiment et comportement/manifestations physiologiques. 8. MONDE RÉEL Je choisis de me diriger dans le MONDE RÉEL à la recherche de mon équilibre pour un meilleur contrôle de ma vie. 9. SYSTÈME PERCEPTUEL Je perçois à nouveau le monde réel par MON SYSTÈME PERCEPTUEL pour vérifier si la situation s'est améliorée, si mon monde de qualité est en voie de se réaliser.
    • Si ma perception plus ou moins douloureuse de ma situation ne s'améliore pas encore, je vais continuer à ne pas me sentir actuellement en contrôle de ma vie. Je vais me sentir en déséquilibre dans cette situation de ma vie... Advenant que cette perception douloureuse se répète dans plusieurs situations de ma vie, je vais me sentir en perte de contrôle de ma vie en général... Ou, si ma perception plus ou moins douloureuse de cette situation s'améliore, je vais sentir que je gagne actuellement du contrôle de ma vie. Je vais me sentir plus en équilibre dans cette situation de ma vie. Advenant que cette perception douloureuse s'améliore dans plusieurs situations de ma vie, je vais sentir que je gagne du contrôle de ma vie en général. Je vais me sentir mieux.
    • Ainsi, je suis toujours en mouvement. Je n'ai d'autres choix que de choisir un comportement global. Je suis en perpétuelle recherche d'équilibre, d'être bien dans ma peau, d'être heureux.
    • DIAGRAMME EXPLICATIF Maintenant, je vous encourage à situer mes illustrations dans le diagramme original de William Glasser. 1. Système sensoriel / 2. Monde perçu / 3. Station de comparaison / 4. Monde de qualité-Désirs personnels / 5. Besoins fondamentaux / 6. Signal de frustration-d'alarme / 7. Comportement global / 8. La recherche de mon équilibre / 9. Système sensoriel
    • CONCLUSION L’objectif de base est de me responsabiliser face à mes besoins fondamentaux, illustrés dans ma vie par des images personnelles à atteindre, en adoptant un comportement plus efficace dans le respect de soi et des autres pour que je me sente en contrôle de ma vie. La motivation première à tout comportement découle d'un besoin universel, d'un vide à combler, visualisé par une image personnelle idéale à atteindre. Pour reprendre l’exemple du pousse-carré, j'essaie de trouver, de déplacer une pièce pour atteindre l’agencement désiré des chiffres. J’ai un plan dans ma tête (une image idéale des chiffres ordonnés : 1, 2, 3, 4, etc.) et je manipule les chiffres du pousse-carré pour reconstituer ce plan idéal. Le carré vide représentant un besoin non comblé. Je suis à la recherche d’une pièce de mon puzzle pour combler cet espace vide. Plus mes images idéales se réalisent maintenant, plus je me sens en contrôle de ma vie maintenant. Comprenons qu’il peut s’agir de comportements que nous faisons machinalement comme se verser un verre d’eau pour combler le besoin de la soif ou il peut s’agir de comportements plus complexes comme lancer un regard insistant vers une personne qui nous attire particulièrement pour combler un besoin d’appartenance. Le principe est encore le même pour un comportement violent : je donne une claque au visage d’un adversaire pour combler un besoin de pouvoir ou de survie. Lorsque je ne trouve pas de verre d’eau, lorsque je ne suis pas capable d’entrer en relation interpersonnelle ou lorsque je ne suis pas capable de résoudre mon conflit avec un adversaire, je ne suis pas capable de combler ma case vide, de reproduire mon image idéale du verre d’eau, de l’appartenance ou de la non-violence avec mon entourage. Alors, je me sens en perte de contrôle de ma vie. Ceci dit, nous vivons tous temporairement des pertes de contrôle, des échecs dans nos efforts pour répondre à l’un ou l’autre de nos besoins fondamentaux. Par exemple, nous échappons le verre d’eau en question, la personne visée ne répond pas à notre attente ou l’adversaire nous menace avec une arme. Ces expériences nous placent en situation de stress, de déséquilibre. Donc, nous adoptons un autre comportement pour contourner l’obstacle à l’atteinte de l’image idéale toujours désirée maintenant. Imaginez un individu qui vit constamment des échecs dans ses tentatives pour combler ses propres besoins fondamentaux, qui se sent en perte de contrôle, en déséquilibre constant pour trouver des comportements efficaces pour atteindre ses images idéales reliées à ses besoins fondamentaux ! Ici, une aide professionnelle ou le support d’une personne amie/confidente ou le texte que vous lisez présentement peut compléter sa démarche personnelle de recherche d'équilibre. Dans ce
    • sens, la Thérapie de la réalité développe une approche d’accompagnement en écho de la Théorie du Choix. Les gens qui consultent un thérapeute ne se sentent pas en contrôle effectif dans au moins un aspect important de leur vie. Notre senti est le meilleur indice de l’efficacité de notre contrôle. Lorsque nous nous sentons bien, nous croyons être en voie de gagner du contrôle effectif.
    • PREMIÈRE PARTIE Théorie du choix DEUXIÈME PARTIE Thérapie de la réalité TROISIÈME PARTIE Lectures complémentaires DEUXIÈME PARTIE THÉORIE DU CHOIX / THÉRAPIE DE LA RÉALITÉ INTRODUCTION Ce qui me fascine encore dans la Thérapie de la réalité, c'est sa polyvalence d'application. Pour bien comprendre cette multiplicité, je vous réfère au site québécois Réalité Thérapie Pro-Action duquel proviennent les citations encadrées. La Réalité Thérapie est le modèle d’intervention enseigné par le Dr Glasser depuis 1965. L’approche repose maintenant sur une assise solide : la Théorie du choix et son succès est lié à la connaissance et à l’habileté de l’intervenant à se familiariser avec cette dernière. Dans le pratique, l’intervenant enseigne maintenant la Théorie du choix à son client (client ou étudiant). Puisque l’incapacité à créer et à maintenir des relations harmonieuses est à la source de la plupart des problèmes humains, l’objectif poursuivi par la Réalité Thérapie est de permettre aux individus de créer ou de recréer des liens entre-eux. Le rétablissement de rapports humains satisfaisants débute presque toujours par la mise en place de conditions propres à créer une ambiance chaleureuse par l’intervenant ou l’enseignant, conditions qui serviront à leur tour de modèles pour le client ou l’étudiant désireux d’établir ou de rétablir des relations avec les personnes de son entourage. Dans son livre Une école sans déchets(4), William Glasser développe l'application de la Thérapie de la réalité dans toutes les facettes d'un milieu éducatif. Dans ma carrière, j'ai expérimenté cette approche avec mes élèves et j'ai travaillé dans deux écoles secondaires (12-17 ans) qui avaient un système disciplinaire basé sur la Thérapie de la réalité. Bien que ces deux écoles en question n'appliquaient pas l'approche du Dr Glasser à toutes les facettes de la vie scolaire, j'ai été témoin de la grande efficacité des méthodes du Dr Glasser au niveau de la discipline en comparaison avec les méthodes disciplinaires traditionnelles. Ces dernières méthodes étant basées sur un essai de contrôle externe de l'élève au lieu de cibler la motivation interne de l'élève comme l'enseigne le Dr Glasser.
    • Concrètement, l'application de la Théorie du choix appliquée au retard d'un élève donne ceci... Le règlement stipule que l'enseignant, l'enseignante doit fermer la porte de la classe au son de la cloche. Évidemment, l'enseignant ou l'enseignante prend le temps de regarder si un élève se pointe dans son champ de vision avant de fermer la porte. Mais, lorsque la porte est fermée, l'élève sait qu'il ne sert à rien de demander d'entrer dans la classe. Il doit se diriger dans un local de transition pour toute la période. Un adulte l'accueille, signifie sa présence à l'administration et l'assigne à une retenue équivalente à la durée du cours, un soir de la semaine. Pour cette période, l'élève est autonome dans son travail. Après trois retards, l'élève a une retenue le samedi matin suivant et, après cinq retards, il fait sa retenue toute la journée du samedi. Lors de sa retenue du soir ou du samedi, il doit avoir planifié du travail scolaire. L'élève a la responsabilité de s'informer auprès de son enseignant, de son enseignante de la matière vue en classe. Ce système de discipline préserve la relation de l'élève avec son enseignant, son enseignante, car il sait très bien que c'est une directive de la direction de ne pas ouvrir la porte aux retardataires. Aussi, ce système responsabilise l'élève car, d'un côté, il a une période de travail autonome suite à son choix de retard et, d'un autre côté, il doit faire les démarches auprès de l'enseignant, de l'enseignante pour s'enquérir de la matière vue en classe pour réparer son erreur en faisant une retenue en lien avec la matière. Ainsi, la conséquence est logique avec le manquement. J'ajoute que c'est un système facilitant pour le personnel enseignant; il peut garder son énergie et se concentrer pour les trente autres élèves présents en classe. Idéalement, il faut que le rationnel sur lequel est basé ce système soit expliqué à tous. Par exemple, en début d'année scolaire, l'enseignant, l'enseignante explique que les élèves présents en classe ont le droit d'avoir toute son attention. Ce qui n'est pas le cas lorsqu'il doit négocier et administrer la cause des retards. Par expérience, j'ai déjà travaillé dans une école où, régulièrement, les dix premières minutes de mon cours étaient consacrées à gérer deux ou trois élèves en retard. Ces retards étant espacés, je devais interrompre l'introduction de mon cours à chaque fois. J'avais entendu parler de ce système avant de faire un remplacement dans cette école et j'avais de sérieux doutes. Je me disais : les élèves pourraient se donner toutes sortes de raisons pour se « payer » une période de travail autonome. Comme enseignant et comme adulte ayant supervisé certaines périodes au local de transition, je me suis vite rendu compte que l'élève ne trouvait pas sa stratégie si payante que cela. De mon côté, je pouvais même accueillir chaleureusement l'élève retardataire, car il n'était pas en faute avec moi. Comme il n'avait pu se déresponsabiliser sur « un enseignant, une enseignante insensible à sa détresse » et comme il
    • n'avait pas de raison de m'en vouloir, il restait seul avec son choix d'être en retard ; il devait en assumer les conséquences. Nous considérons que ses autres choix de l'emploi de son temps ont causé son retard au cours. Il a choisi de traîner pendant la pause; il a choisi d'aller manger à l'extérieur de l'école, etc. Évidemment, les circonstances hors de son contrôle sont prises en considération. Toujours sur la lancée de mes expériences personnelles, j'ai expérimenté la Théorie du Choix comme famille d'accueil, alternativement, avec 5 enfants de 6 à 17 ans et même avec une enfant ayant un handicap mental sévère. Puis, ce que je regrette le plus, c'est d'avoir été mis en contact avec l'oeuvre du Dr Glasser lorsque mes enfants vivaient leur adolescence. J'aurais aimé leur manifester le même amour mais d'une manière plus intelligente – entendre, adaptée aux images de leur monde de qualité différent pour chacun de mes enfants – dès leur tendre enfance. Je vais faire référence régulièrement aux sites virtuels des professionnels de la Théorie du Choix / Thérapie de la réalité et je vais illustrer cette merveilleuse approche par des applications personnelles. Pour faciliter l'apprentissage de la Thérapie de la réalité, j'illustre la démarche... Entretenir le lien d'appartenance (enfant, élève, employé) en vérifiant sa perception des faits pour connaître son monde idéal dans le but de susciter une autoévaluation de ses comportements pour favoriser l'émergence de nouveaux comportements responsables de soi et des autres.
    • Entretenir le lien d'appartenance (enfant, élève, employé)... - Comment vas-tu ? Je suis content de te voir. (Avec un non-verbal accueillant). Etc. ...en vérifiant sa perception des faits... - Qu'est-ce qui t'amène ici? Qu'est-ce qui est arrivé? Comment vois-tu cela? Etc. ...pour connaître son monde idéal... - Que désires-tu? Qu'est-ce qui est important pour toi? Etc. ...dans le but de susciter une autoévaluation de ses comportements.. - Ce que ta sa fait te rapproche-t-il de ce que tu désires? Es-tu satisfait de toi? Etc. ...pour favoriser l'émergence de nouveaux comportements responsables de soi et des autres. - Que pourrais-tu faire pour te rapprocher de ce que tu veux d'une manière plus responsable dans le respect de soi et des autres ? - Veux-tu que je t'accompagne dans la réalisation de tes objectifs de vie. Etc.
    • 1. LE LIEN (nourrir le besoin d'appartenance) Dans toutes interventions éducatives, que se soit auprès de notre enfant, d'un élève ou d'un employé, William Glasser insiste sur la première étape incontournable : créer un lien. Maintenant que la Théorie du Choix se précise pour vous, vous devinez que le besoin fondamental visé est l'appartenance. On se rappelle que... Ainsi, nous choisissons la plupart de nos comportements, lesquels sont motivés génétiquement par 5 besoins de base : la survie, l’appartenance, le pouvoir, la liberté et le plaisir. Dans les faits, le plus important besoin serait l’appartenance, car il suppose l’interdépendance entre chaque individu pour satisfaire tous nos autres besoins. Je dois me faire accepter dans le monde idéal de la personne que j'accompagne dans sa recherche d'avoir plus de contrôle dans sa vie. Concrètement, lorsqu'un parent me consulte parce qu'il ou elle perd le « contrôle » de son adolescent, je lui communique qu'il ou elle ne peut pas contrôler son enfant pas plus que moi je ne peux le ou la contrôler. Cependant, si je suis assez signifiant pour ce jeune, si je fais partie de son monde idéal, de son album d'images parce répondant à son besoin d'appartenance, il y a de fortes possibilités que ce jeune tienne compte de mes suggestions et de mes demandes. Je rassure le parent en disant que tous les parents ont une entrée privilégiée dans le monde idéal de leurs enfants. Puis, qu'il faut peut-être miser gagnant en visant le besoin d'appartenance. Plus précisément, le parent pourrait prendre une pause au niveau de ses interventions disciplinaires et manifester une attention particulière à son enfant. Ce climat de calme retrouvé apaisera les signaux d'alarme du jeune qui se voyait attaqué dans ses besoins de plaisir et de liberté. Ceci dit, cela ne veut pas dire que l'adulte capitule devant les demandes de son enfant en niant ses propres valeurs. Parlons plutôt d'une trêve salutaire pour les deux. Plus loin, nous verrons comment intervenir avec rigueur et cohérence. 2. LES FAITS (sa perception et son monde perçu) pour connaître ce qu'il veut (son monde idéal, ses désirs) Je vais me servir d'un exemple familier à bien des parents. Un adolescent veut disposer comme il entend de sa chambre. Il ne fait pas l'entretien selon vos exigences et il s'ensuit une vive discussion qui peut dégénérer selon l'état de votre relation générale avec votre adolescent. Même si la situation semble claire pour vous, prendre le temps de demander à votre adolescent sa perception des faits reliés au conflit, vous donnera
    • l'occasion de comparer votre perception du conflit et de préciser vos exigences d'une chambre en ordre (image idéale). Vérifiez donc la perception que votre adolescent a du conflit et reformulez sa perception en recherchant son accord sur votre propre formulation. Cela répondra encore à son besoin d'appartenance (être entendu, être compris). 3. MONDE IDÉAL (désirs personnels, albums d'images idéales) La prochaine étape consiste à mettre en lumière les désirs de votre enfant, son monde intérieur, ses objectifs. Si vous avez bien identifié le besoin en cause, incorporez-le dans votre formulation : « Si j'ai bien compris, tu veux avoir la liberté de disposer de ta chambre comme tu le veux ». Comme parent, vous voulez probablement que votre adolescent se responsabilise de plus en plus, donc qu'il devienne plus autonome. Les adolescents se projettent déjà dans leur monde idéal, libre de décider au sujet de leur habillement, coupe de cheveux, heure de rentrée, fréquentation, etc. Les conflits sont aussi des occasions de vérifier si vos attentes (votre monde idéal) envers votre enfant sont à jour selon la croissance vers l'autonomie de votre adolescent. Avez-vous un plan de match de la petite enfance à l'adolescence et à l'âge du jeune adulte ? Par exemple, en ce qui concerne le lavage de son linge. À quel âge portera-t-il lui-même son linge sale dans la corbeille à linge ? À quel âge fera-t-il le tri de ses vêtements au sortir de la sécheuse ? À quel âge rangera-t-il lui-même son linge propre dans ses tiroirs ? À quel âge fera-t-il lui-même son lavage ? Pourquoi ne fera-t-il pas une brassée familiale après expérience? Reconnaissez que si vous n'avez pas responsabilisé votre adolescent dès son plus jeune âge à ce sujet, vous subirez plus de réticence de sa part aujourd'hui. Il ne s'agit pas de trouver un coupable ! Simplement, que chaque personne en cause se responsabilise face à son propre rôle. Ceci dit, centrons-nous sur le conflit présent. Dans l'exploration de son monde idéal, vous pouvez faire appel à la norme sociale en ce qui concerne l'entretien de la chambre d'un adolescent dans notre société. « Est-ce que tous les adolescents décident pour eux-mêmes de l'entretien de leur chambre ? Est-ce que les autres parents ont un droit de regard sur la chambre de leur adolescent ? » Il ne s'agit pas de conformer vos exigences avec celles des autres parents mais, simplement de mettre en perspective l'image intérieure de votre jeune avec notre société pour ne pas polariser le conflit entre votre adolescent et vous seul. Cela sera aussi peut-être le temps de préciser votre vision de sa responsabilisation progressive ? À 18 ans, va-t-il être libre de l'entretien de sa chambre ? De ses heures de rentrées ? D'inviter quelqu'un à coucher dans sa chambre ou d'inviter sa blonde ou son chum à coucher ? Chaque parent à ses propres valeurs et sa manière de les négocier. C'est à vous de voir. Cependant, il faut les communiquer à votre
    • enfant pour qu'il puisse se situer, se responsabiliser vis-à-vis ses comportements. Il faut l'amener à juger de la pertinence, de la possibilité de la réalisation de son monde idéal en relation avec les comportements qu'il adopte pour atteindre ce qu'il veut. Par ricochet, de la pertinence ou non de ses comportements pour atteindre cette image de son monde idéal. En clair : est-ce que l'opposition envers vous (comportement) va l'aider à ne pas faire l'entretien de sa chambre (monde idéal) ? S'il a devant lui un parent lui démontrant de l'écoute tout en lui offrant un modèle d'adulte responsable face à son rôle de parent et, de plus, devant un parent qui est prêt à l'accompagner vers une plus grande autonomie, ouvert au dialogue, il a de fortes chances que votre adolescent admettre que son comportement ne l'aide pas et qu'il accepte un compromis. En parlant justement de compromis, il faut toujours se situer dans un continuum du poupon jusqu'au jeune adulte en ce qui a trait à votre rôle de responsabiliser votre enfant. Ceci implique, aussi, de votre part une ouverture progressive à la négociation à la mesure de sa responsabilisation. Pourquoi faire tous les repas de la semaine jusqu'à la majorité de votre enfant ? N'est-il pas souhaitable qu'il participe graduellement à cette tâche ? Je sais, je bifurque un peu, beaucoup, vers votre propre monde idéal au lieu de m'attarder à celui de votre jeune, mais notre rôle de parent ne nous appelle-t-il pas à être ce modèle d'une personne capable de remettre en question ses propres comportements ? Prenons un autre exemple pour faciliter la compréhension de votre rôle comme accompagnateur de votre enfant dans la responsabilisation de sa vie. Un jeune enfant ne veut pas manger un légume. « Je comprends que tu n'aimes pas ce légume. Papa et maman aussi n'aiment pas certains aliments. Par contre, je veux que tu fasses un effort pour goûter différentes saveurs. C'est important pour nous. Je vais enlever le légume et te demander de prendre seulement une bouchée pour cette fois-ci. » Je vous vois très bien enlever le légume au complet et je vois la satisfaction de l'enfant qui sent son besoin de pouvoir comblé et, aussi, j'imagine sa moue devant la petite portion qui revient dans son assiette. Cependant, malgré sa déception, son besoin d'appartenance envers vous aura été nourri par son sentiment d'avoir été bien compris dans son désir de ne pas manger de ce légume et cela lui facilitera la tâche de répondre à votre demande de goûter le nouvel aliment. Si l'enfant s'entête, vous pouvez même lui donner un autre choix mais, qui sera limité par votre valeur d'élargir ses horizons gustatives: « Je te donne le choix de manger ton légume directement ou de le mélanger avec tes autres aliments. Cependant, la prochaine fois tu devras y goûter directement. » Vous venez de répondre à son besoin de liberté même si son choix se situe dans les limites que vous avez établies. (J'anticipe les prochaines étapes, mais il faut poursuivre l'exemple.) Surtout, il faut que les deux parents soient conséquents la prochaine fois. Il n'y aura pas
    • de passe droit. Idéalement, que la conséquence de son entêtement à répétition aura une conséquence claire, par exemple, qu'il ne pourra manger autre chose avant d'avoir goûté à ce légume. La limite annoncée doit être maintenue; il devra manger son légume sans le mélanger. Son désir a été entendu, vous avez accepté des accommodements mais, dans la société, les parents ont le devoir et l'amour pour transmettre des valeurs auxquelles ils croient. Le drame pour l'enfant serait de ne pas sentir que vous tenez à lui en ne voulant pas le meilleur pour lui. Si cet exemple ne vous concerne pas, que ce n'est pas important pour vous que votre enfant diversifie son alimentation ou que vous vous dites qu'il y goûtera lorsqu'il sera prêt, identifiez tout de même le principe que j'essaie de mettre en lumière. 4. AUTO-ANALYSE (vérifier sa satisfaction de son comportement global en relation avec son monde idéal) L'étape de l'auto-analyse est cruciale si l'on veut envisager un changement de comportement volontaire de la part de notre enfant en l'accompagnant dans l'élaboration d'un plan de meilleurs comportements pour atteindre des buts plus réalistes. Cette étape est l'étape cruciale de la Thérapie de la réalité. Elle peut se terminer par une question qui amènera une réponse humble de sa part : « Est-ce que ton comportement (s'opposer, crier, ou bouder ses parents pour ne pas entretenir sa chambre) a fait que tu peux faire comme tu veux à la maison? Est-ce que ta crise pour ne pas manger ton légume a fait que tu peux manger ce que tu veux ? » Devant votre détermination et devant votre rôle de parent de l'amener à avoir des comportements responsables, développant son autonomie, il admettra que son comportement n'était pas approprié. De plus, il y a toujours la réflexion de la généralisation qui appuie votre position : « Quelle genre de société aurions-nous si les élèves et les employés adoptaient les mêmes comportements pour atteindre leurs objectifs d'autonomie? Un des rôles fondamentaux des parents n'est-il pas de préparer ses enfants à la vie en société ? » Je le répète : son lien d'appartenance avec vous, tout en sachant que vous êtes prêts à négocier certains ajustements jusqu'à l'âge adulte, le rassurera. Attendez, espérez, nourrissez-vous de ce moment révélateur d'un processus de croissance intérieure où il admettra que son comportement ne l'aide pas et qu'il envisagera volontairement de nouveaux comportements plus respectueux. Il aura compris qu'il n'est pas obligé de faire une crise pour négocier plus d'autonomie, car vous voulez effectivement l'accompagner dans la responsabilisation de sa vie. Il comprendra, aussi, que ses demandes doivent se négocier dans le respect de votre rôle de parent, qu'il ne peut pas obtenir toujours ce qu'il
    • veut dans son monde idéal. Il vous verra comme un allié dans l'atteinte de son monde idéal en le situant dans le contexte de la réalité de la vie en société. Après cette étape cruciale, vous pourrez lui demander quel comportement l'aidera à obtenir plus d'autonomie dans le domaine de l'entretien de sa chambre (l'adolescent) ou dans le choix de sa nourriture (l'enfant). Quel plan propose-t-il ? Il comprendra facilement que ses suggestions devront se situer à l'intérieur de vos limites personnelles. De toutes manières, n'est-ce pas notre lot à tous ? La liberté totale sans considérer les autres, nos parents, nos amis, nos enseignants, nos patrons, les policiers, etc. n'existe que dans le monde imaginaire d'une personne socialement inadaptée. L’apprentissage des concepts et modes d’intervention pratiques de la Théorie du Choix aide l’individu à amorcer le changement en lui-même et peut contribuer à aider également toute autre personne à changer leurs propres comportements. 5. Un plan (susciter, proposer de nouveaux comportements) Le plan pour l'adolescent pour ses prochaines demandes concernant l'entretien de sa chambre sera probablement qu'il fasse sa demande d'une manière respectueuse en vous proposant des options qui tiennent compte de vos exigences de parents. Cela l'amènera sur le terrain de la négociation et l'aidera à développer des habilités de la communication. En fait, il comprendra que toutes ses demandes touchant son autonomie grandissante devront passer par ce processus qui est la base même de l'harmonie de la vie en société : communiquer respectueusement ses désirs et négocier la meilleure entente possible dans le contexte de la perception de sa situation et de la perception de son vis-à-vis. Le plan pour l'enfant suit la même démarche. Ceci dit, l'adolescent qui aura vécu très tôt ce régime familial, adoptera probablement plus rapidement des comportements responsables. Pour le jeune enfant, il ne s'agit pas non plus de mettre toute votre énergie à négocier chaque pouce de terrain de son autonomie grandissante. Chaque parent a son propre rythme et ses propres valeurs. Le jeune enfant saura qu'à quatre ans, il peut obtenir de goûter à un nouveau légume progressivement, mais que cela ne veut pas dire qu'il décidera l'heure de son coucher lorsqu'il entendra une réponse négative et ferme de la part de son parent à cette nouvelle demande.
    • C'est à vous de poser les limites de la négociation selon l'âge de l'enfant. Aussi, vous avez le droit de ne pas avoir le goût de négocier sur un sujet dans un contexte où vous n'avez pas l'esprit disponible. Cela aussi se communique en laissant la possibilité de revenir sur le sujet une autre fois... Je suis dans un centre commercial. Une petite fille court, crie et manifeste sa colère. Son papa lui dit : « Je compte jusqu'à trois, si tu ne me donnes pas la main, je te remets dans la poussette ». La petite fille poursuit sa course. Son papa l'arrête et l'installe dans la poussette. La maman ajoute : « Nous te l'avions dit. Tu peux marcher avec nous si tu tiens la main de papa ou de maman ». Et le papa de conclure : « Nous allons faire un autre essai la prochaine fois, mais c'est terminé pour aujourd'hui. ». La petite fille voulait marcher comme une grande fille. Sa demande a été acceptée, mais dans un encadrement précis : en tenant la main. Les parents veillent à sa sécurité dans cet endroit public. La conséquence a été annoncée : retourner dans la poussette. Le plan pour que la petite fille puisse atteindre son désir est qu'elle respecte la consigne la prochaine fois. Lors de la prochaine visite au centre commercial, les parents devront appliquer la même intervention. Ainsi, la petite fille se responsabilisera face à son désir de faire comme une grande fille. Ces parents viennent d'appliquer la Thérapie de la réalité. Quel bel héritage à donner à nos enfants... et à nos petits-enfants. Je suis au téléphone avec un ami. Il interrompt la conversation et je l'entends dire à son enfant: « Est-ce que tu veux vraiment briser ton jouet ? » En une question ciblant son COMPORTEMENT GLOBAL en relation avec votre perception de son MONDE IDÉAL, en lui demandant d'évaluer son geste agressif en relation avec son désir de préserver son jouet, le parent a désamorcé une crise potentielle. Imaginez un autre scénario de contrôle externe... On pourrait entendre le papa crier après son enfant en disant de ne pas briser le jouet ou en disant d'aller dans sa chambre parce que l'enfant n'est pas gentil, etc. RÉSUMÉ Prenez le temps de vous assurer que vos exigences ont été bien comprises et que vous avez bien compris la demande de votre enfant. Si je comprends bien, tu veux rentrer à la maison à minuit? Même si voulez refuser cette demande, l'enfant saura au moins qu'il a été bien compris dans son monde idéal. Vous avez communiqué votre demande. Il y a refus. Identifier jusqu'où vous êtes prêts à aller pour défendre une valeur importante pour vous. Votre « non » se situe à quelle limite du terrain de la liberté de votre enfant ?
    • Mon épouse, éducatrice spécialisée auprès de jeunes mères ayant de la difficulté avec un « enfant roi », énonce une situation fictive. Votre enfant est maintenant un adolescent. Il est au téléphone. Il veut inviter une copine à coucher. Il se tourne vers vous : « Maman, en fin de semaine, il va falloir que tu couches ailleurs, car une copine va venir coucher. Aussi, on va prendre ton lit, car le mien est trop petit ». Cette situation imaginaire permet à la mère de se mettre en contact avec une limite intérieure qu'il n'est pas question que son adolescent piétine. C'est un non catégorique qui monte en elle. Pourra-t-elle identifier quels autres comportements de son jeune enfant sont autant inadmissibles ? Lorsqu'elle dit mielleusement à son enfant de ne pas donner un coup de pied à un autre enfant, son enfant a-t-il identifié la limite à ne pas franchir, soutenue par une valeur importante pour son parent ? Vous connaissez la réponse.... Selon votre plan d'éducation de votre enfant de l'enfance à l'âge adulte, vous négociez un compromis selon l'autonomie visée selon son âge pour répondre à son besoin de pouvoir qui comble, par ricochet, son besoin d'appartenance et vous annoncez une conséquence d'un manquement à cette entente. Il ne s'agit pas de négocier d'adulte à adulte ; vous avez un droit de veto. Ceci dit, vous serez tout de même amené à formuler des demandes qui tiennent compte du monde idéal de votre enfant. Il faut que votre jeune sente que son monde idéal a été bien compris par vous et qu'il sente qu'il a fait un gain vers son autonomie jusqu'à l'âge adulte... dans les limites tracées par vous et que vous essayez d'adapter à son âge. N'est-ce pas fondamentalement ce que vous voulez ? J'ouvre une parenthèse... Je suis impatient à vous témoigner à quel point la Théorie du Choix m'a aidé à devenir plus compétent dans ma vie en couple, plus adapté à ma compagne de vie et réciproquement. Évidemment, je ne parle pas en termes d'intervenant ou dans un rôle d'autorité. Imaginez comment l'énoncé plus haut - communiquer respectueusement ses désirs et négocier la meilleure entente possible dans le contexte de la perception de sa situation (sa perception, ses désirs et ses comportements) et de celle de son vis-à-vis (sa perception, ses désirs et ses comportements) - peut être bénéfique dans la vie en couple sur la plan des tâches quotidiennes, des engagements professionnels, des responsabilités parentales, des liens avec les familles élargies et, surtout, de la vie amoureuse... À cet effet, William Glasser a développé son approche dans le livre Vivre ensemble(5).
    • Les deux premiers axiomes de la Théorie du choix sont particulièrement aidant dans la vie en couple : 1. La seule personne dont on puisse contrôler le comportement, c’est soi-même ; 2. Tout ce que nous donnons aux autres, c’est de l’information. J’y reviendrai… 6. Être cohérent et persévérer (nourrir le besoin d'appartenance) Nous avons ciblé l’appartenance en début de notre démarche par le lien affectif essentiel à créer avec votre enfant, votre client, votre élève ou votre employé. Nous terminons en rappelant que la cohérence et la persévérance dans nos interventions visent aussi à nourrir le besoin d’appartenance. En fait, nous savons que nos interventions éducatives, thérapeutiques ou en autorité ont en commun leur répétition. À chaque fois, dans un mouvement circulaire, nous vérifions si nous avons bien compris le monde idéal de la personne, si elle a bien compris notre entente précédente et si elle est satisfaite de son comportement global. Puis, tout en manifestant de l’empathie, vous appliquez la conséquence connue (cohérence) et vous offrez votre soutient (appartenance) pour établir une nouvelle entente (comportement global) qui aura de meilleures chances de réussir (persévérance). CONCLUSION La Thérapie de la réalité enseigne que les gens qui acceptent la responsabilité de leurs choix de comportements ont plus de possibilités de vivre leur vie en harmonie avec leur monde idéal, de se sentir en équilibre, de se sentir en contrôle de leur vie. Le rôle des intervenants en Thérapie de la réalité (ou parents ou enseignants ou patrons) est de maintenir une ambiance à la relation d'aide qui : 1) Aide leurs clients (ou enfants ou élèves ou employés) à éviter les excuses et à accepter leurs responsabilités ; 2) Stimule les forces psychologiques de leurs clients (ou enfants ou élèves ou employés) ; 3) Offre aux clients (ou enfants ou élèves ou employés) l'opportunité d'apprendre et d'essayer de nouveaux choix de comportements plus efficaces.
    • Onze principes qui sous-tendent la Théorie du Choix 1. La seule personne que nous pouvons contrôler est nous-même ; 2. Tout ce que nous pouvons faire c’est d’offrir de l’information aux autres ; 3. Tous les problèmes psychologiques à long terme sont causés par des problèmes relationnels ; 4. Malgré notre passé, c’est dans notre présent que nous éprouvons des problèmes relationnels ; 5. Nous sommes le produit de notre passé, mais nous ne pouvons satisfaire nos besoins que dans le présent et chercher à poursuivre cette satisfaction dans le futur ; 6. La seule façon de répondre à nos besoins est par la satisfaction de nos représentations spéciales individuelles de ces besoins universels 7. Tout ce que fait l’être humain tout au long de sa vie est de se comporter ; 8. Le comportement est global et composé de quatre composantes : l’action, la pensée, l’émotion et les manifestations physiologiques. 9. Nous avons un contrôle direct sur nos actions et nos pensées et un contrôle indirect sur nos émotions et manifestations physiologiques par la modification de nos actions et de nos pensées. 10. Tous les comportements globaux sont nommés en verbe et appelé par la composante la plus évidente. Pour l’émotion : Je déprime, j’angoisse, je m’apitoie… Pour la pensée : je pense, je jongle, je rêve… Pour l’action : j’agis, je cours, je joue… Pour les manifestations physiologiques : je migraine, j’étouffe, je rougis. 11. Chacun de nos choix de comportements constitue toujours le meilleur choix disponible qui puisse être fait à ce moment précis de notre existence.
    • AJOUTS POUR LE WEB... Des ajouts pour quelqu'un qui privilégie l'apprentissage comportement/pensée dans une approche plus rationnelle... 1. Compte rendu du livre : WILLIAM GLASSER, États d'esprit - La puissance des perceptions, Éditions Le Jour, Montréal, 1982. par François Leduc Santé mentale au Québec, vol. 8, n° 1, 1983, p. 148-153 « Dès le début de l'ouvrage, le Docteur Glasser nous informe qu'il a adapté sa théorie à partir des travaux du psychologue William T. Powers sur le fonctionnement du cerveau humain. L'approche de W.T. Powers étant peu connue, il m'est apparu utile de la présenter à grands traits avant d'aborder à proprement parler l'adaptation que le Docteur Glasser en a faite. Éléments de la théorie de William T. Powers Dans un article récent, William T. Powers (1980) décrit les caractéristiques de son approche systémique de la conscience. Une approche systémique consiste en la construction d'un modèle grâce à des diagrammes, comportant des blocs interreliés de façon telle qu'ils puissent bien expliquer les phénomènes étudiés avec ce modèle. Ces blocs représentent des entités ou des sous-systèmes qui ont chacun des propriétés individuelles. Appliquées au comportement humain, ces entités doivent être reliées entre elles de façons telles que cela puisse rendre compte de leurs interactions et de l'influence de l'environnement tant intérieur qu'extérieur sur le comportement de l'être humain. L'apport de W,T. Powers fut de présenter en 1973 un système dont les entités représentées par les diagrammes ont été choisies soigneusement, non seulement pour se comporter comme il convient quand elles sont placées ensemble (comme les rouages d'un mécanisme), mais aussi pour leur conformité tant avec les indications anatomiques du système nerveux, les modèles physiques de l'organisme et de son environnement, et l'expérience subjective qu'avec la logique mathématique élémentaire. Il postule l'existence dans le cerveau d'unités fonctionnelles (hypothétiques) qui entrent en interaction les unes avec les autres et avec l'environnement pour maintenir l'organisme dans un état d'équilibre physiologique et psychologique. Pour expliquer leur dynamisme, il utilise un concept issu de la cybernétique, celui du système de contrôle par feedback négatif. Pour comprendre ce type de contrôle, prenons l'exemple d'un thermostat servant à régler la température d'une pièce. Un niveau de référence est situé dans l'appareil et tout écart enregistré dans la
    • température ambiante provoque la mise en marche du système afin de réduire cet écart et d'amener la température perçue au niveau défini de référence. Selon cette approche, nous aurions en nous un très grand nombre de schèmes de référence. Ceux-ci sont acquis tant par notre héritage génétique et ontologique que par notre éducation, notre culture et notre expérience subjective quotidienne. Notre équilibre serait donc atteint grâce à notre capacité (quelquefois très raffinée) de reconnaître, même «inconsciemment», l'écart entre notre scheme de référence et une perception issue de notre expérience. Lorsque nous constatons un écart, c'est notre comportement, entendu ici dans son sens large, que nous mettons en branle de façon sélective afin de contrôler les perceptions qui nous viennent. Nous cherchons ainsi à modifier nos perceptions pour qu'elles s'ajustent et correspondent à nos modèles (points de référence) mentaux. Ces modèles sont personnels à chacun de nous et ils sont notre représentation des constantes qui constituent notre perception de l'univers et de nous-mêmes, y compris notre moi. (…) Ces niveaux de perception ne sont pas arbitraires et ils correspondent à des fonctions spécifiques de parties ou de structures de notre système nerveux. Ce système inclut les connaissances scientifiques tant sur les réflexes spinaux que les noyaux sensoriels, le cervelet, le «vieux cerveau», le thalamus et le système limbique et les aires du cortex cérébral, qu'elles soient spécifiques ou de nature associative. Nous référons le lecteur à l'ouvrage de Powers (1980) pour les correspondances anatomiques des stations de comparaison.» 2. Document de travail de la Maison d’Enfants d’Avenches, située en Suisse, portant sur leur approche nommée Approche de la réalité. SOURCE : http://www.meav.ch/documents/documents-enfants-ados/approche_educative.pdf
    • AJOUTS POUR LE WEB... Des ajouts pour quelqu'un qui privilégie l'apprentissage comportement/action dans une approche plus concrète... Ici, dans le contexte d'une classe d'élèves au secondaire (12-17 ans). 1. Une série de 9 vidéos réalisées dans la classe de Bob Cantin, enseignant au secondaire, CS des Affluents. http://www2.cslaval.qc.ca/star/spip.php?page=recherche&lang=fr&recherche=Bob_Cantin ___________________________________________________________ Ici, dans le contexte plus général du rôle du personnel enseignant. 2. Une réflexion approprié sur l'importance du rôle du personnel enseignant de Clermont Barnabé. « L'efficacité des écoles, la qualité de la vie au travail, la recherche de l’excellence et la qualité totale ont plusieurs points en commun. Quels que soient les termes utilisés, on retrouve presque toujours les mêmes propositions. Il faut reconnaître l école comme l'unité principale du système scolaire, traiter les enseignants comme des professionnels de l'éducation, leur accorder plus de participation à la prise de décision, créer un environnement plus favorable à l'apprentissage et plus satisfaisant pour les enseignants. Pour ma part, j'ai opté pour la qualité de la vie au travail parce que je la trouve plus englobante, moins réductionniste que les autres approches. Je demeure convaincu que l'amélioration de la qualité de la vie au travail des enseignants pourrait conduire à l'atteinte de l'efficacité organisationnelle.» ___________________________________________________________ Ici, dans le contexte d'un centre d'accueil pour jeunes. 3. La Thérapie de la réalité bénéficie maintenant de certaines études sur le terrain de la pratique. En voici une du Centre jeunesse de Québec-Institut universitaire (CJQ-IU) Équipe L’Impact R.T. Les impacts de la Thérapie de la réalité et de la théorie du choix dans quatre foyers de groupe du Centre jeunesse de Québec-Institut universitaire qui utilisent cette approche depuis cinq ans Sylvie Bilodeau, éducatrice au foyer de groupe Du Parc et les équipes des foyers de groupe Du Parc, Pie XI, Pelican et St-Louis. p. 39 Conclusion « À la lumière de cette recherche, nous sommes maintenant davantage en mesure de comprendre pourquoi l’utilisation de l’approche de la Thérapie de la réalité fonctionne si bien dans des équipes qui l’adoptent et l’utilisent régulièrement. Elle est gage de succès, entre autres à cause des résultats suivants : – Le climat organisationnel dans les équipes est plus satisfaisant, les gens adhèrent et utilisent l’approche. Ils
    • sont fiers du travail accompli. – Il y a moins de contentions à faire pour les intervenants et à subir pour les enfants. – L’ambiance est plus agréable pour tous et l’encadrement beaucoup moins cœrcitif. – L’approche, qui prône un encadrement bienveillant et de préserver l’estime de soi en tout temps, contribue à augmenter le bien-être des enfants en souffrance qui doivent être hébergés dans nos services. Ainsi, les attitudes dures et les « jeux de pouvoir » qui pouvaient être utilisés autrefois cèdent la place à l’enseignement, l’accompagnement et les apprentissages. Les parents et les enfants témoignent qu’ils ont de meilleures relations avec les autres et sont engagés plus positivement suite à leur passage dans nos services. Les besoins des jeunes et de leurs parents concordent avec les services que nous leur offrons et ils apprécient notre façon d’intervenir et les résultats obtenus. L’approche fait appel à l’intelligence, à l’autocontrôle, aux habiletés de l’intervenant et à son expertise. Du simple exécutant qui utilise « son gros bon sens », l’intervenant devient un clinicien en contrôle de ses processus. De jeune en difficulté, l’enfant devient un jeune avec des capacités. Cette recherche aura donc permis de témoigner de façon concrète des résultats obtenus avec l’utilisation de l’approche de la Thérapie de la réalité et de la Théorie du choix. Elle a également servi à articuler davantage notre pratique en nous incitant à mieux la décrire et à se rapprocher du monde de la recherche. Si cette recherche peut maintenant servir à démontrer à nos collègues et collaborateurs, la pertinence d’utiliser la Thérapie de la réalité dans l’ensemble de nos services, ils semble qu’elle se révèlera être un des meilleurs investissements fait pour les enfants présents et à venir qui passeront par nos foyers. » ___________________________________________________________ Ici, dans le contexte d'un centre d'accueil pour jeunes. 4. Finalement, une présentation Power Point du cours EDU 5671 de la Faculté de l'éducation de l'Université d'Ottawa par le Professeur André Samson Ph. D,.c.o. Le site original : www.choixdecarriere.com/ppt/5671/EDU5671-(semaine11).ppt ) EDU5671-(semaine11) ___________________________________________________________ Ici, dans le contexte d'un centre de traitement des dépendances. 5. Le Rucher L'approche « RÉALITÉ THÉRAPIE » La « réalité thérapie » est une approche basée sur le « ici et maintenant ». Elle est aussi appelée « théorie du
    • choix et du contrôle » puisque l'individu est en recherche constante d'équilibre entre ses cinq besoins, le plaisir, la survie, le pouvoir, l'appartenance et la liberté. Tel son nom en témoigne, cette approche est basée sur la réalité de l'individu. Dès lors, l'intervention est toujours en fonction de ce que veut et recherche l'individu, ce qui est important pour lui, en lien avec son monde qu'il a défini comme « idéal ». Il est donc important que le résident évalue le réalisme de ce « monde idéal » et qu'il corrige sa vision de lui-même en identifiant ses valeurs, ses croyances, ses connaissances, ses expériences, ses besoins, ses idées, ses émotions et ses comportements … EN BREF, La « thérapie réalité » amènera le résident à : Clarifier son monde idéal (idéal de vie), à satisfaire ses besoins de façon responsable et autonome sans participer à sa propre destruction. Développer un nouveau mode de vie plus harmonieux sans avoir recours à la consommation. Avoir une vision plus juste de soi et de la réalité. Choisir une nouvelle orientation à sa vie. Choisir de nouveaux défis plus positifs lui permettant d'aller de l'avant. AJOUTS POUR LE WEB... Des ajouts pour quelqu'un qui privilégie l'apprentissage comportement/émotion dans une approche plus près d'un témoignage de vie... Je proposerai un blogue qui se développera selon les interventions des internautes... À suivre...
    • PREMIÈRE PARTIE Théorie du choix DEUXIÈME PARTIE Thérapie de la réalité TROISIÈME PARTIE Lectures complémentaires TROISIÈME PARTIE LECTURES COMPLÉMENTAIRES Je vais personnaliser encore l'apprentissage de la Théorie du choix / Thérapie de la réalité. Je vous propose des lectures qui me semblent contribuer à notre révision de notre monde idéal (album d'images de qualité), de nos perceptions (monde perçu) ou de nos comportements (actions, pensées, émotions et manifestations physiologiques). J'ai pensé choisir un livre au moins pour chacun des segments du diagramme du fonctionnement du cerveau selon William Glasser. NOTRE MONDE IDÉAL (mon album d’images de qualité) Judith Viorst Sans contredit, le premier livre qui me vient à l'esprit est Les renoncements nécessaires6de Judith Viorst. Ce livre me semble faciliter les nombreux deuils que nous devons tous vivre. L'auteur nous parle de la nécessité d'accepter les pertes inévitables à toute vie humaine pour accéder à une vie féconde. Comme accompagnateur en Thérapie de la réalité, je suis toujours sur le qui-vive pour déceler dans le discours de mon interlocuteur une référence avec un des segments principaux du diagramme du fonctionnement du cerveau. Comme les images que nous avons placées dans notre monde idéal ont déjà comblé des besoins dans nos expériences passées, nous nous y attachons fermement. De mon point de vue, le MONDE IDÉAL de l'individu est le domaine le plus délicat à intervenir. Il est beaucoup plus aisé de questionner l'autre sur son COMPORTEMENT GLOBAL ou de l'informer de perceptions différentes (STSTÈME PERCEPTUEL) que la sienne pour influencer son MONDE PERÇU. Rappelons-nous que nous n'avons pas de contrôle sur l'autre. Encore moins sur son MONDE IDÉAL. Je ne peux que lui donner de nouvelles informations qui, reliées à son lien d'appartenance avec moi, auront plus de chances d'influencer son MONDE IDÉAL. Reconnaître que tous les humains passent par une succession de pertes et que ces passages annoncent une croissance nécessaire vers la maturité humaine, nous aide à diminuer progressivement notre attachement à une image de notre monde idéal qui peut devenir pathologique, qui nous distance du monde réel et fait que nous adoptons des comportements irresponsables. Sans entrer dans les détails, à ce moment-ci, pensons à la perte
    • d'un emploi, à un divorce, à la perte d'une faculté physique, la mort d'un proche, etc. Judith Viorst conclut son livre ainsi : « Voici ce que j'ai appris : tout au long de notre vie, nous quittons, nous sommes quittés et nous renonçons à une grande part de ce que nous aimons. La perte est le prix de la vie. C'est aussi la source de presque tous nos progrès et nos gains : - en quittant l'unicité mère-enfant, nous devenons un être conscient, unique et séparé, donc autonome. en acceptant l'interdit et l'impossible, nous devenons un être moral, adulte et libre, donc responsable. - en renonçant à nos folles espérances, nous devenons un être capable de connexions amoureuses, donc relié aux autres. - en étant confrontés aux pertes nombreuses qu'amènent la mort et le temps, nous devenons un être capable de prendre le deuil et de s'adapter, donc conscient. Nous ne pouvons comprendre notre histoire en termes de continuité ou de changement. Il faut voir l'un et l'autre. On ne peut devenir un être séparé, responsable, relié aux autres, conscient, sans passer par des moments de renoncement, de deuil, de lâcher-prise. »(7) Jean Monbourquette Je pense que les propos de Judith Viorst préparent le terrain à la démarche concrète de Jean Monbourquette de faire son deuil. Si l'individu en deuil intègre la pensée de Judith Viorst, son comportement/pensée aura plus de force face à un comportement/émotion de détresse. Rappelons-nous que nous avons plus de contrôle sur nos roues avant (comportement/pensée et comportement/action) que sur nos roues arrières (comportement/émotion et comportement/manifestation physiologique). La première auteure nous convainc de l'équilibre naturel de la vie qui se déroule dans une succession de pertes ; le deuxième auteur nous donne des moyens concrets, une démarche de croissance par étape pour vivre ces deuils personnels. Ainsi, le comportement/action de faire une démarche sur le deuil avec l'approche de Jean Monbourquette devient plus accessible. Une maison offrant de tels services a même été crée : la Maison Monbourquette. « Le deuil ne se limite pas à la perte d’une personne aimée. Lors de remue-ménage majeurs, il s’impose à toute personne qui s’est investie dans un emploi qu’elle aime bien, dans l’affection d’un animal de compagnie ou dans des choses précieuses à ses yeux. Cela prend tout son sens quand il y a, par
    • exemple: la perte d’un emploi que l’on a occupé durant plusieurs années, la perte d’une activité sportive à cause d’un accident, l’abandon de son pays par un immigrant, la mort d’un chien fidèle ou la disparition d’un objet précieux qui a acquis de l’importance pour soi. J’ai déjà traité des clients qui avaient perdu un chien, leur seul compagnon de jeu, une maison familiale, un bijou de famille qui symbolisait la lignée des ancêtres, etc. Le propre de l’être humain est de valoriser ses activités comme le travail et le sport, ses animaux de compagnie ainsi que d’autres objets qui ont pour soi des valeurs sentimentales. On attribue à tous ces êtres perdus des significations personnelles comme si on les avait incorporés à soi-même. »(8) En résumé, des auteurs nous aident à revisiter notre MONDE IDÉAL. L'important est de tenter cette aventure, de juger nous-mêmes de la pertinence, de l'efficacité de nos images personnelles à nous maintenir en équilibre, à nous sentir en contrôle de notre vie. Étape nécessaire qui nous permettra de les mettre en perspective, en balance avec notre monde perçu. Plus notre image secrète sera éloignée de la perception de notre vécu (de la possibilité de vivre ce désir dans notre existence maintenant), plus grand sera notre douleur à vivre et notre deuil à surmonter. Un deuil, un certain lâcher-prise peut être salutaire dans notre recherche d'équilibre. SYSTÈME PERCEPTUEL / MON MONDE PERÇU Scott Peck Le livre de Scott Peck, Le chemin le moins fréquenté(9), m'a aidé à réviser mon MONDE PERÇU. Dans mon autre livrel - livre électronique - Témoignage personnel... sur le chemin le moins fréquenté, je précise l'événement qui a suscité cette lecture : « La vie est difficile. Le livre de Scott Peck, Le chemin le moins fréquenté, commence par cette petite phrase. À l’été 89, j’avais besoin de lire, d’assimiler cette vérité. Faisant partie du club des nombreux employés précaires de notre société, je me retrouvais encore sans contrat de travail à la fin de cette année scolaire. » J'identifie clairement cette époque de ma vie où j'avais « acheté » de ma culture Nord-Américaine - je pense même de ma culture plus générale de la société de surconsommation - que la vie devait nécessairement être
    • facile. Cette fausse perception imprégnée dans mon monde perçu générait un mal disproportionné. Oui, j'avais perdu mon emploi. Oui, étant père de trois enfants en bas âge, je vivais un déséquilibre compréhensible. Mais, il fallait me questionner, me demander pourquoi j'étais paralysé et désorienté. Comprenons qu'une autre personne, dans la cinquantaine, en perte d'emploi devra plutôt réviser les images de son MONDE IDÉAL si cet emploi avait une valeur très importante parce qu'il a répondu pendant de nombreuses années à ses besoins de sécurité, de pouvoir, d'appartenance et de liberté. Pour cette personne, le processus du deuil sera ardu. Dans mon cas, même dans la trentaine, j'avais l'expérience de plusieurs emplois successifs. Je m'inquiétais moins pour mon besoin de sécurité (trouver un autre emploi) ou pour mon besoin de pouvoir (me sentir compétent pour trouver un autre emploi). Aujourd'hui, ayant en tête la Théorie du Choix, je comprends pourquoi le livre de Scott Peck m'a aidé à cette étape précise de ma vie. (Quatrième de couverture) « La vie est difficile. C'est par cette affirmation que Scott Peck, psychiatre mondialement connu et respecté, commence son livre. Si nous souffrons autant, le problème n'est pas lié à la difficulté de la vie mais au fait que nous croyons qu'elle devrait être facile. Cette attitude, en partie due à notre éducation et aux idées fausses que la société transmet, entraîne dépression, maladies, échecs et névroses. Scott Peck nous invite à ne plus fuir ce qui fait mal en utilisant des subterfuges ou des excuses. A travers les récits de ses patients et des exemples issus de sa propre vie, il nous enseigne ce que personne ne nous a jamais appris : des leçons fondamentales pour grandir, aimer, s'engager et être plus fort. Le chemin le moins fréquenté vous permettra de faire des pas de géants dans votre vie en vous offrant des clés d'évolution psychologique et spirituelle.» En résumé, des auteurs nous donnent des informations différentes de celles diffusées par la culture ambiante. Selon nos valeurs, nos filtres personnels, nous les acceptons dans notre MONDE PERÇU, ce qui modifie notre perception du monde. Si cette nouvelle perception nous aide à retrouver la paix (l'équilibre), nous nous comporterons pour les actualiser dans notre vie. C'est le même processus - j'ai le goût de dire combat - que des parents, conscients que notre culture de surconsommation déresponsabilise l'individu, vivent en offrant à leurs enfants des valeurs de solidarité humaine ou de respect de l'environnement.
    • BESOINS FONDAMENTAUX (L'APPARTENANCE) Dans le monde de l'éducation et particulièrement au Québec, le socio-constructivisme est un des piliers des nouvelles pratiques pédagogiques. «Le socio-constructivisme met l’accent sur le rôle de l’autre dans la construction des savoirs. Vygotski souligne qu’il existe des processus intrapersonnels et interpersonnels: la modification et régulation des représentations se fait en interagissant avec les autres. La culture (dans le sens anthropologique du terme) est le filtre socio-cognitif qui permet de donner du sens à la réalité. Les méthodes basés sur le socio-constructivisme privilégient le travail coopératif, la collaboration, la co- construction des savoirs, pratiques censées générer aussi plus de motivation et de valorisation de soi.» http://www.elearning-concepts.com/terminologie_constructivisme_socioconstructivisme.htm Ainsi, nous choisissons la plupart de nos comportements, lesquels sont motivés génétiquement par 5 besoins de base : la survie, l’appartenance, le pouvoir, la liberté et le plaisir. Dans les faits, le plus important besoin serait l’appartenance, car il suppose l’interdépendance entre chaque individu pour satisfaire tous nos autres besoins. Il est intéressant de constater que la prédominance de l'appartenance, telle qu'identifié dans la Théorie du choix, est aussi reconnue par le socio-onstructivisme dans la construction des savoirs. Les enseignants de ma génération connaissent très bien la taxonomie de Bloom. «La taxonomie organise l'information de façon hiérarchique, de la simple restitution de faits jusqu'à la manipulation complexe des concepts, qui est souvent mise en œuvre par les facultés cognitives dites supérieures.» Ce système interne du fonctionnement cognitif isole le sujet de son environnement humain. En complément, le diagramme du fonctionnement du cerveau selon Glasser teinte toute connaissance d'une appréciation subjective (vert = sentiments neutres, jaune = sentiments neutres et rouge = sentiments douloureux) filtrée par la culture ambiante, elle-même liée au besoin d'appartenance. La pédagogie traditionnelle oubliant ainsi qu'il est fondamental pour l'enseignant de créer un lien significatif avec l'élève s'il vise des objectifs cognitifs supérieurs. Dans la Théorie du choix, l'enseignant devient l'accompagnateur avec son propre besoin d'appartenance et l'élève devient l'apprenant avec son propre mécanisme interne d'apprentissage.
    • MON COMPORTEMENT GLOBAL (comportement/action, comportement/pensée, comportement/émotion, comportement/manifestations physiologiques) Avant de préciser des lectures pertinentes au comportement global tel qu’identifié par Glasser, je veux m'attarder aux particularités de chacune de nos quatre roues, des quatre facettes de notre être en mouvement. Vous serez d'accord avec moi pour dire que nous connaissons tous des personnes qui carburent dans l'action (comportement/action), d'autres qui vivent beaucoup dans leur tête (comportement/pensée), d'autres qui sont à fleur de peau (comportement/émotion) et, enfin, d'autres qui habitent énormément leur corps (comportement/manifestations physiologiques). Visualisez une automobile qui possède une roue disproportionnée et vous comprendrez qu'il est aussi nécessaire de se questionner sur nos comportements dans ses différentes dimensions. Rappelons-nous que tous nos comportements sont à la fois action/pensée/émotion/manifestation physiologique. Cependant, exercez-vous à identifier une situation où vous vous êtes comportés exagérément dans une dimension de votre comportement. Roue comportement/pensée Je vous raconte une expérience pour illustrer mon propos. Mon fils avait 18 mois. Il marchait encore avec hésitation. Sa mère et moi avions mangé une entrée de biscottes et fromage dans le salon et nous nous étions installés à la table. Notre fils venait nous rejoindre avec un verre à vin vide, oublié dans le salon. Nous nous sommes retournés dans un même mouvement vers lui ; il était situé à la même distance de sa mère et de moi. Nous étions conscients du danger en le voyant tituber ainsi avec un verre fragile. Je me souviens clairement d'avoir pensé au risque s'il tombait avec ce verre. Je me disais qu'un verre à vin peut éclater en fracassant le haut et laisser le pied menaçant. En bien ! Mon fils est tombé en lâchant le verre à vin, le verre s'est fracassé par le haut et le pied est resté droit, menaçant... Le visage de mon fils a roulé à quelques centimètres de ce pied de verre sans subir d'égratignures. J'ai pris mon fils dans mes bras pour le consoler tout en restant songeur sur le déroulement de la scène. J'avais pressenti le danger, ce comportement/pensée avait monopolisé mon attention. Plus encore, je me souviens d'avoir retardé mon geste de secours en me disant que sa mère pouvait aussi intervenir étant à distance égale tout comme moi. Ma roue comportement/pensée venait encore de grossir au détriment de ma roue comportement/action. Je vais me rappeler de cet événement toute ma vie. Pour moi, ce fut un élément déclencheur pour rétablir un peu l'équilibre lorsque je suis en situation d'urgence. C'est à moi d'agir
    • selon le danger et non pas perdre du temps précieux à vérifier si je suis la personne désignée pour porter secours. Plus profondément, comme jeune père de famille cherchant à trouver son équilibre dans ce nouveau rôle tout en expérimentant un nouveau partage des tâches avec sa mère, l'éclair de pensée (comportement/pensée) essayant de statuer sur celui ou celle qui devrait avoir la « tâche » d'intervenir dans cette situation d'urgence a retardé mon intervention (comportement/action). En fait, je suis convaincu que le détour fait par ma réflexion, que le temps consacré à réfléchir m'a empêché de saisir mon enfant avant qu'il ne roule en direction du pied de verre menaçant. Depuis cet événement, j'ai eu à réagir aussi rapidement dans d'autres situations d'urgence et je peux vous dire que ma roue de mon comportement/pensée a pris une place moindre, puis que ma roue comportement/action a repris une proportion significative. Pensez-vous que j'exagère la capacité du cerveau à faire autant de détour en une fraction de seconde ? Si vous n'êtes pas convaincus, je vous encourage à vous mettre à jour au sujet de la recherche sur le fonctionnement de nos 100 milliards de neurones(10). Le même principe s'applique lors de situation extrême. Par exemple, dans le cas de la tuerie de Polytechnique(11), je crois qu'une culture ambiante (comportement/pensée) du comportement masculin a influencé le fait que des hommes sont sortis en laissant des femmes seules devant une menace extrême (comportement/émotion). Comme je fais partie de la même culture, je dois admettre douloureusement qu'il est logiquement probable que j'aurais suivi le même comportement/action. Dans ce scénario, j'aurais figé par ma roue de la pensée (culture masculine) et, par la suite, j'aurais été envahi par la roue de l'émotion (peur). La roue de l'action suivant sans conviction les autres roues - je ne parle même pas de l'effet démobilisateur de la roue des manifestations physiologiques (battements de coeurs accélérés, estomac noué, etc.) Ceci dit, étant confus devant notre réaction masculine, je me suis donné comme mandat de changer cette racine comportementale qui me cause un grand malaise. Présentement, je travaille comme intervenant dans une école secondaire et je peux vous assurer qu'il ne se passe pas une semaine sans que je sois aux aguets, prêt à intervenir dans une situation semblable. Est-ce que je vais être à la hauteur de ma volonté d'agir sur mon comportement en situation de crise ? Je ne sais pas. Ce que je sais, c'est que je fais tout ce qui est à ma portée, maintenant, pour influencer ce comportement passif qui me causerait un déséquilibre difficile à surmonter. Ainsi, je me prépare mentalement à mettre ma roue de l'action en premier pour désamorcer l'effet paralysant de mes autres roues.
    • Roue comportement/action Je poursuis l'exemple d'une situation extrême pour situer le rôle de la roue comportement/action. Nous n'avons pas de peine à imaginer qu'un homme qui aurait suivi un entraînement militaire ou policier aurait probablement réagi contre l'agresseur. Ce genre d'entraînement inculte justement de ne pas trop hésiter avant de poser un geste urgent et de ne pas se laisser emporter par ses émotions. Pensons simplement à l'attitude développée par des ambulanciers sur les lieux d'un grave accident. Eux-mêmes témoignent qu'ils ont appris à geler leurs émotions, de ne pas penser à leurs propres enfants devant un enfant blessé ou mort. Ceci, afin d'être plus efficace dans leurs interventions de secours. La roue comportement/action doit être la dimension prédominante dans ces situations d'urgence pour une plus grande adaptation à la situation réelle. Bien entendu vous comprenez, aussi, qu'il y a un prix à payer à exploiter exagérément une des roues de nos comportements. Pour être capable de retrouver son équilibre psychique, les intervenants de première ligne ont besoin de temps de repos (comportement/manifestation physiologique), de ventilation (comportement/émotion) après le drame et une douce oreille pour entendre leur discours intérieur (comportement /pensée) qui a volontairement été censuré pour donner la priorité à la situation d'urgence. Moins tragiquement, pensons aussi à des gens de notre entourage qui sont toujours occupés, membres de plusieurs comités scolaires, sociaux, communautaires, etc. Eux aussi - peut-être nous aussi - ont besoin de prendre un temps d'arrêt salutaire pour faire le point pour se poser des questions comme : est-ce que mon train d'activités me permet d'être en relation affective avec mes proches (comportement/émotion) ? Est-ce que je ne surchauffe pas trop la machine : stress, digestion, coeur, etc. ? (comportement/manifestations physiologiques) Est-ce que je prends le temps de réfléchir sur le sens de mes engagements, mes valeurs ? (comportement/pensée) Roue comportement/émotion C'est la roue qui a été la plus difficile à identifier dans mon apprentissage de la Théorie du Choix / Thérapie de la réalité. Maintenant, je comprends pourquoi c'est aussi la plus difficile à faire identifier par une personne dans l'exploration de son propre comportement global. Chacun de nous vit des situations où nous n'avons pas le goût, l'énergie de faire un effort pour soi-même ou pour rendre service. Cependant, certaines personnes choisissent systématiquement la procrastination en justifiant leur inactivité par un « J'ai pas le goût ». D'autres répondent négativement à toute demande d'aide de
    • la même manière. Je pense que dans l’accompagnement d’une personne dépressive, c’est la plus grande résistance. Il n’y a que la pratique de la roue/action et de la roue/pensée qui peut développer chez cette personne un plus grand contentement du contrôle de sa vie. Je peux aussi invoquer tous les malentendus au sujet de l'amour érotique et de l'amour comme engagement envers l'autre. Combien de personnes ont de la difficulté à vivre le passage du tomber en amour au monter en amour... Selon certains auteurs, l'attirance érotique est un piège efficace de l'espèce humaine pour assurer sa survie. Je dirais, un piège pour les autres roues de l’amour ! Suis-je obligé de changer de partenaire régulièrement pour vivre l’excitation sexuelle des premiers ébats ? Qu’en est-il de mes sentiments envers l’autre ? Est-elle une personne à part entière ou est-ce que je la réduis au simple écho de mon orgasme ? Quel est le sens de l’amour dans ma vie ? Y a-t-il un mystère de l’amour qui nous pousse au développement de notre plein potentiel ? Ces dernières questions alimentent ma roue/pensée pour me donner plus de pouvoir sur ma roue/émotion. Roue comportement / manifestations physiologiques Je suis dans un centre commercial à grandes surfaces. Je me dirige vers un magasin à rayon situé à une des extrémités de ce centre. Je connais bien ce centre commercial. Je passe devant la place centrale de laquelle s'étendent plusieurs ailes de multiples commerces, un peu en forme d'étoile. Je marche pendant plusieurs minutes et je m'arrête net. Je ne reconnais pas un des commerces à ma droite. Par contre, je connais bien ce commerce, mais il est situé dans l'aile opposée. En un clin d'oeil, je réalise que mon plan mental de ma situation géographique comme individu est inversé par rapport à ma situation réelle que je découvre à l'instant. Au même moment, je ressens un vertige aussi réel que si j'avais les deux pieds sur une poutre suspendue entre deux édifices en hauteur. Je visualise quasiment un mécanisme d'orientation ancré dans ma tête faisant un tour complet pour ajuster ma position comme dans un logiciel graphique en 3D nous montrant le changement en perspective réelle. Dans cette expérience, que j'appelle un vertige virtuel, rarement une pensée consciente a-t- elle eu une telle influence directe sur une manifestation physiologique personnelle. Avez-vous déjà imaginé comment la pensée peut avoir une influence directe sur un mal de tête ? Un mal de ventre ? Une douleur au dos ? Ici, j'ouvre sans aller plus loin la porte du domaine des maladies psychosomatiques...
    • CONCLUSION Nous avons encore moins d'emprise sur notre comportement/manifestations physiologiques que sur toutes les autres composantes de notre comportement global. Essayez de faire battre la charade à votre coeur à l'instant même ! Cependant, nous avons plus de pouvoir sur notre comportement/action qui lui aura une incidence sur notre comportement/manifestations physiologiques. Faites-en l'expérience en montant en vitesse un grand escalier ! Le résultat sera probant. Dans le même, nous avons moins d'emprise sur notre comportement/émotion que sur notre comportement/pensée. Essayez d'être triste à l'instant même ! Cependant, nous avons plus de pouvoir sur notre comportement/pensée qui lui aura une incidence sur notre comportement/émotion. Faites un exercice de mémoire pour vous rappeler un souvenir angoissant. Peut-être que le rappel d'un tel événement récent aura un début d'influence sur une émotion triste ? Finalement, je n'ai pas encore proposé d'auteurs appuyant le comportement global... Sauf, mes réflexions personnelles. À cette étape-ci, même si la Théorie du Choix / Thérapie de la réalité est bien campée, nous en sommes à ma perception de son application dans ma vision du monde. Tellement de liens restent à développer dans chacune de nos vies. Pour s'enrichir mutuellement de nos perceptions en vue d'avoir une vue plus juste du monde réel, je vous propose de nous partager vos réflexions au sujet de la Théorie du Choix / Thérapie de la réalité. Jacques Noël Cyberauteur courrieljn@gmail.com
    • 1.http://agora.qc.ca/Documents/Claude_Bernard-- Le_normal_et_le_pathologique_selon_Claude_Bernard_par_Jacques_Dufresne 2. http://www.webdlambert.com/dossier-resilience.html 3. Cette image me vient de Françoise Dolto. 4. GLASSER, William, édition française de The Quality School : Managing Students without Coercion, New York, Haroer and Row (1989) 5. GLASSER, William, Vivre ensemble [trad. de l'américain par Jean-Pierre Laporte] - Glasser, William, 1925- - 1996 6. Les renoncements nécessaires (« Necessary Losses », 1986), 1988, éditions Robert Laffont, Paris, ISBN 978- 2-266-10085-4 7. www.relation-aide.com/dos_description.php?id=21&cat=5 8. www.maisonmonbourquette.com 9. PECK, Scott, Le chemin le moins fréquenté, Ed. J'ai lu, 10. Les connexions par synapses, ne sont pas fixes, elles se font et se défont sans arrêt. On estime à 1O puissance 14 (10 suivi de 14 zéro) le niveau moyen de liaisons synaptiques chez un adulte. Aucun modèle mathématique ne permet aujourd'hui de rendre compte d'une telle complexité. (www.cerveaudroit.ouvaton.org/article.php3?id_article=8) 11. Drame de Polytechnique : http://fr.wikipedia.org/wiki/Tuerie_de_l'%C3%89cole_polytechnique_de_Montr %C3%A9al 12. DOLTO, Françoise, L'Evangile au risque de la psychanalyse T.2. Ed. Points Essais, 1982 13. HÉTU, Jean-Luc, Quelle foi? (Une rencontre entre l’évangile et la psychologie)
    • Traduction de Reality Therapy A New Approach to Psychiatry ©Harper et Row, 1965 Né en 1925, le Dr. William Glasser s'est spécialisé en psychiatrie, après avoir fait des études de chimie, psychologie et médecine. Il exerce actuellement(NDLR : édition de 1965), à Los Angeles et collabore au programme de réhabilitation des adolescents délinquants de la California Youth Authority. Il est également psychiatre à l'école de filles de Venture. Il y a deux besoins essentiels : aimer et être aimé, s'estimer soi-même et être estimé d'autrui. Le Dr. Glasser a découvert progressivement que l'incapacité de satisfaire ces deux besoins entraînait nécessairement une inadaptation de la personne. La « Reality Therapy », très différente des méthodes psychanalytiques classiques, nouvelle approche thérapeutique par le réel, répond à ces problèmes. Par un lien personnel intense, un affrontement de la réalité et le rejet du comportement irresponsable, elle replace le « malade » dans le réel et dans la vie. Les psychothérapeutes, les éducateurs et tous ceux qui s'intéressent à la croissance et à la santé de l'être humain liront ce livre, souvent avec étonnement, toujours avec intérêt. Résumé de lecture http://www.psycho-ressources.com/bibli/glasser.html Glasser, W. (1971). La thérapie par le réel, la "reality therapy", Paris: Édition française EPI, collection Hommes et Groupes. Par Alain Rioux, Psychologue Québec, Canada.
    • Éd. Logiques 1999 ISBN 2-89381-382- 8 Quand on éprouve des difficultés psychologiques, on croit parfois qu'il faut remonter dans son passé et scruter son inconscient. Mais William Glasser propose une approche tout à fait différentes : la thérapie de la réalité. Pour lui, on n'est pas malheureux parce qu'on a eu une enfance difficile. On est malheureux parce qu'on arrive pas à satisfaire ses besoins psychologiques essentiels et à tenir compte de ceux des autres. William Glasser explique ici ce qu'est la thérapie de la réalité et comment on peut la mettre en pratique. Avec cette approche, les thérapeutes, psychiatres, psychologues, travailleurs sociaux, éducateurs, enseignants, conseillers, parents, aideront la personne en difficulté à : Voir sa réalité personnelle et interpersonnelle telle qu'elle est ; Arrêter de se donner des excuses et cesser d'accuser les autres ; Développer son intégrité ; Touver des façons efficaces de satisfaire ses besoins ; S'épanouir en surmontant les obstacles qu'elle rencontre. Dans un langage accessible à tous, Glasser démontre comment il a obtenu plus rapidement des changements en utilisant cette approche. A l'aide de cas vécus en consultation privée et avec des jeunes délinquants, des élèves difficiles, des toxicomanes et des patients psychiatriques, il donne les clés de cette thérapie novatrice. LA THÉORIE   Les concepts fondamentaux de la thérapie de la réalité  Les différences entre la thérapie de la réalité et la thérapie traditionnelle LA PRATIQUE  La thérapie des adolescentes délinquantes graves  Le traitement des patients psychotiques en milieu hospitaliers  La thérapie de la réalité en pratique privée  L'application de la thérapie de la réalité à l'école publique : l'hygiène mentale.
    • Éd. Logiques 1999 ISBN 2-89381-586-3 Vivre sa vie tout en étant en harmonie avec les autres est un objectif que nous voulons tous atteindre. Comment convaincre les autres sans les contrôler ? La psychologie du choix propose une approche efficace pour réussir ses relations humaines. Le Dr Glasser applique la psychologie du choix depuis plus de vingt ans. À l'aide de cette méthode, il obtient des résultats constructifs autant avec des parents, des couples, des enseignants, des dirigeants d'entreprise qu'avec des délinquants ou des étudiants démotivés. Dans La liberté de choisir, grâce à des explications claires, vous comprendrez qu'il n'est pas nécessaire de retourner dans votre passé pour changer votre comportement actuel. Vous découvrirez comment : Connaître vos besoins psychologiques essentiels ; Informer clairement les autres de vos besoins avant de faire vos choix ; Laisser les autres prendre leurs responsabilités, y compris les enfants et les adolescents ; Concilier vos désirs avec ceux des personnes qui vous sont chères. En appliquant la psychologie du choix, vous vous sentirez plus libre, vous vous adapterez plus facilement aux changements et vous développerez une aptitude à être heureux. Première partie : La théorie Chapitre 1 : Une nouvelle psychologie Chapitre 2 : Les besoins fondamentaux et les sentiments  L'instinct de survie  L’amour, les relations sexuelles amoureuses et l’appartenance  Le pouvoir  La liberté  Le plaisir  Nos besoins fondamentaux et les relations avec les autres Chapitre 3 : Notre monde de qualité Chapitre 4 : Le comportement global  Réprimer sa colère  Appeler au secours  Éviter
    • Chapitre 5 : La compatibilité, la personnalité et l’intensité de nos besoins  Le cercle de résolution des problèmes  Le sociopathe  Le désoeuvré Chapitre 6 : Les conflits et la thérapie de la réalité Chapitre 7 : La créativité  La maladie psychosomatique face d'ombre de la créativité Deuxième partie : La pratique Chapitre 8 : L’amour et la vie de couple  La violence conjugale  La thérapie de la réalité appliquée au couple Chapitre 9 : La confiance et la famille  La psychologie du choix, la famille et l'éducation des enfants  La psychologie du choix et l'éducation des enfants  L'intervention auprès des enfants maltraités ou des adultes qui ont été maltraités dans leur enfance Chapitre 10 : Le bourrage de crâne, l’éducation et les écoles qualité  Le bourrage de crâne  Le calcul opposé aux mathématiques : le bourrage de crâne dans ce qu'il a de pire  La résolution des problèmes avec ou sans l'aide des mathématiques  Les décrocheurs potentiels  Les élèves en difficulté d'apprentissage  Une école à transformer  La discipline à l'école  Une école qualité  La réussite et les examens dans une école qualité  La compétence ou les tests d'aptitude  Les critères qui régissent une école qualité Chapitre 11 : La psychologie du choix en milieu de travail  La direction autoritaire
    •  La direction leader  L'obstruction  Le dédommagement des travailleurs  Des évaluations annuelles de performances aux cercles de résolution de problèmes Troisième partie : l’application Chapitre 12 : La communication qualité  L'histoire d'une vision  Les premiers pas  Les groupes de lecture : la phase éducative  Le phase d'implantation Chapitre 13 : Recouvrer sa liberté  Les dix principes de la psychologie du choix ISBN 2-89461-063-7 GLASSER, William. La théorie du choix,Chenelière/McGraw-Hill, 1997, 281 p.
    • ISBN 2-89381-313-5 Pour atteindre la qualité à l'école, il est essentiel d'éliminer toute forme de blâme, de critique et de contrainte. William Glasser révèle que l'encadrement coercitif traditionnel est la source des problèmes en éducation. Puis il montre comment on peut remplacer un système fondé sur le contrôle par un système fondé sur la coopération entre élèves et enseignants. Dans L'ÉCOLE QUALITÉ, William Glasser explique comment : Cesser de pousser dans le dos des élèves ; Enseigner d'une façon qui satisfait leurs besoins véritables ; Améliorer les comportements en s'appuyant sur la fierté personnelle ; Encadrer le leadership et l'influence plutôt que la contrainte ; Créer dans l'école un climat amical ; Implanter une approche orientée sur la qualité ; Instaurer l'apprentissage coopératif ; Intéresser les jeunes à la gestion de l'école. William Glasser démontre qu'on peut convaincre les élèves de travailler fort si l'on met l'accent sur la qualité, la fierté et le choix. On peut obtenir de grands résultats avec les jeunes : cela dépend de ce qu'on demande et de la façon dont on le demande. Glasser, William. L'école qualité : enseigner sans contraindre PARIS : Les Editions logiques, 1996. 365 p.. ISBN 2-89381-313-5  La seule solution à notre problème scolaire  Le plus dur métier : être un enseignant efficace  Nous avons besoin de leaders, du ministre au professeur  La théorie du contrôle et la motivation  Le monde de la qualité  Une question de comportement : le travail de qualité fait du bien  Le travail scolaire de qualité  L'évaluation et autres éléments de base d'une école qualité  Créer un milieu de travail amical  Comment traiter les problèmes de discipline  L'implantation de l'école qualité  Petite définition des termes employés en éducation  Créer une organisation qualité  Qu'est-ce qu'une école qualité ? Quelques réflexions supplémentaires sur la discipline sans coercition  Quelques réflexions supplémentaires sur l'auto-évaluation  Comment présenter la qualité aux élèves  Faire le lien entre son travail et sa satisfaction personnelle  Encore l'auto-évaluation  Eviter les absurdités dans une école qualité  Le programme d'études de l'école qualité
    •  L'évaluation dans une école qualité  Le tutorat dans une école qualité  Le travail à la maison  Savoir comment se vit une relation  Le fardeau du professeur : endurer la critique et se sentir rejeté  Le conseilling en classe ou dans d'autres situations de groupe  Que faire avec les élèves très difficiles  Comment créer des écoles qualité avec les adolescents.
    • ISBN 2-89381-587-1 La moitié des jeunes réussissent à l'école sans travailler suffisamment pour faire fructifier pleinement leurs talents et leurs aptitudes. Ils poursuivent leurs études, mais ils deviennent en quelque sorte des décrocheurs. De leur comportement émerge un constat : le système de récompense et de punition appliqué par les parents et les enseignants jusqu'à maintenant a échoué. Dans Choisir d'apprendre, William Glasser affirme qu'un jeune travaille à l'école uniquement s'il en retire une satisfaction. Il explique comment les parents et les enseignants peuvent amener les jeunes à aimer apprendre tout en comblant leurs besoins psychologiques essentiels. Il démontre l'importance pour les jeunes de l'apprentissage en équipe. À l'aide de cette approche, les jeunes adoptent de nouvelles attitudes envers leurs responsabilités et leur développement. Apprendre devient stimulant, et ils travaillent avec enthousiasme. Les parents et les enseignants éprouveront une plus grande satisfaction à jouer leur rôle d'éducateur. Glasser William, M. D.Choisir d'apprendre : la psychologie du choix en classe Montréal : Logiques, 1998. 160 p.  Une nouvelle approche pour amener davantage d'élèves à travailler en classe  La motivation vient de l'intérieur  Les besoins humains fondamentaux  L'apprentissage commence dans la tête de l'élève  Les problèmes de discipline et le comportement global  L'apprentissage en équipe  L'enseignant, un leader moderne  Les équipes d'apprentissage en action  Par où commencer ?
    • ISBN 2-89381-383-6 Pour appliquer l'amélioration continue de la qualité initiée par W. Edwards Deming, un nouveau style de direction est nécessaire. Pour y arriver, le leader devra développer le sens de la responsabilité et motiver ses collaborateurs à produire de la qualité par choix et par fierté. Dans Contrôler ou influencer, William Glasser décrit sa théorie du choix. En termes simples et directs, il explique comment cette approche peut devenir un outil pratique pour tout dirigeant ou responsable d'équipe qui désire devenir un leader qualité: responsabiliser ses collaborateurs ; influencer par son expérience et non par son pouvoir; amener ses employés à donner le meilleur d'eux-mêmes. William Glasser et ses consultants ont appliqué cette approche avec succès sur tous les continents, tant dans les entreprises privées que dans les organisations publiques. Les dirigeants leaders qu'ils ont formés constatent que cultiver la qualité de vie au travail est la condition essentielle pour l'obtention d'un travail de qualité. GLASSER, William. Contrôler ou influencer : Le leader qualité, Canada, Les éditions Logiques, 1997, 131 p.  La qualité, clé de la prospérité  LES RELATIONS HUMAINES AU TRAVAIL ET LEURS EDDETS SUR LA QUALITE  Pourquoi j'ai écrit ce livre  La " direction leader ", une réforme profonde et indispensable  Les cinq conditions de la qualité et la direction leader  Les relations humaines   LA THÉORIE DU CHOIX, OUTIL ESSENTIEL POUR AMELIORER LA QUALITE  La théorie du choix  Tout comportement résulte d'un choix  Le monde de qualité  Les fondements réels de notre comportement et les raisons de notre créativité  Le dirigeant leader, un conseiller  La qualité est l'atout face à la concurrence  La critique  La supervision sans contrainte  Régler les problèmes en agissante comme conseiller
    • ISBN 2-89381-351-8 Rencontrer un partenaire vraiment compatible, est-ce possible? De quelle manière peut-on reconnaître l'homme ou la femme qui nous convienne? Mais surtout, comment faire en sorte que sa relation de couple soit vraiment satisfaisante? Dans Vivre ensemble, William Glasser fournit des outils pour trouver un partenaire compatible. On y apprend à mieux se connaître... et à mieux connaître son partenaire. Grâce à des exemples concrets, on pourra : Découvrir les besoins particuliers de son partenaire; Équilibrer ses besoins d'amour et de liberté, de pouvoir et de plaisir; Comprendre l'impact de la sexualité dans sa personnalité et dans celle de son partenaire; Découvrir ce qui apporte le plus de satisfaction à l'un et à l'autre; Connaître les types de personnalité incompatibles avec la vie de couple; Décider ce que l'on peut changer pour améliorer sa relation. Dans Vivre ensemble, le Dr Glasser emploie le ton de la confidence. Tout en exposant sa théorie, il raconte comment il a réussi son premier, mariage (quarante- six ans!) et comment il a choisi sa deuxième femme, une fois veuf ! Grâce à Vivre Ensemble, il est possible de choisir le bon partenaire et de vivre une vie de couple enfin harmonieuse. ISBN 2-89381-385-2 Souvent on veut changer mais on n'en a pas la force ! La force psychologique, ça se développe. Tout comme on choisit la plupart de ses malheurs, on peut choisir de devenir plus fort. Vous nous dites : « Je vais pratiquer un sport, méditer, faire des exercices, du yoga, marcher », mais ces bonnes résolutions ne durent pas. Cependant, si vous vous adonnez à une activité assez longtemps et avec une attitude constructive, vous ne pourrez plus vous en passer ! Comment parvenir à ce stade où vous serez accroché à votre drogue positive ? Le Dr William Glasser a rencontré des gens qui pratiquent des activités qui font du bien au corps et à l'esprit, et vous révèle ici leurs secrets. Dans Les Drogues positives, vous trouverez de nombreuses réponses à vos questions : Comment choisir une activité qui deviendra « votre drogue » ? A quoi penser pendant que vous vous adonnez à cette activité ? Que ressentez-vous lorsque vous atteignez l'état de « drogue positive » ? Combien de temps par jour devez-vous y consacrer ? Dans combien de temps serez-vous « accroché »? Si vous pouvez devenir dépendant de substances et d'habitudes nocives, vous pouvez aussi devenir accro de drogues positives. En pratiquant ces activités, vous développerez de nouvelles forces : vos dépendances positives vous aideront alors à vous débarrasser de vos dépendances négatives.