Guide d'évaluation pour le cadre spécifique des zones sensibles
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  • 1. Juin 2005
  • 2. 1 TABLE DES MATIERES __________________________I PRESENTATION DES DIFFERENTS TYPES DACTIVITES DANS LES ZONES SENSIBLES... 3 I.1 SITUATION ACTUELLE D’ACTIVITES DANS LES ZONES SENSIBLES.............................................................. 3 I.2 TYPOLOGIE DES PROJETS DANS LES ZONES SENSIBLES .............................................................................. 3 I.3 CATEGORISATION DES PROJETS DANS LES ZONES SENSIBLES SELON DECRET MECIE............................... 3 I.4 PRINCIPAUX PROBLEMES ENVIRONNEMENTAUX DES PROJETS DANS LES ZONES SENSIBLES ...................... 5 I.5 PRINCIPES METHODOLOGIQUES DEVALUATION DE LA CAPACITE DE CHARGE DES ZONES SENSIBLES ....... 6II ELABORATION DES TERMES DE REFERENCE............................................................................... 7III 3 EXIGENCES POUR LES PROJETS DANS LES ZONES SENSIBLES........................................... 8 III.1 DESCRIPTION DU PROJET ....................................................................................................................... 8 III.2 DESCRIPTION DES COMPOSANTES PERTINENTES DE LENVIRONNEMENT................................................ 9 III.3 IDENTIFICATION ET EVALUATION DES PRINCIPAUX IMPACTS SUR LENVIRONNEMENT ........................ 11 III.4 IMPACTS CUMULATIFS ........................................................................................................................ 15 III.5 PARTICIPATION DU PUBLIC A LEVALUATION ENVIRONNEMENTALE .................................................... 15 III.6 MESURES DATTENUATION DES IMPACTS NEGATIFS DES PROJETS DANS LES ZONES SENSIBLES .......... 15 III.6.1 Mesures générales .................................................................................................................... 16 III.6.2 Mesures spécifiques.................................................................................................................. 16 III.7 ANALYSE DES RISQUES ET DES DANGERS ............................................................................................ 25IV PLAN DE GESTION ENVIRONNEMENTAL...................................................................................... 26ANNEXESAnnexe I : Lois - Décrets et ArrêtésAnnexe II : Note sur les outils dévaluation environnementaleAnnexe III : Références de base sur la participation du public à lévaluation environnementaleAnnexe IV : Liste non exhaustive des indicateurs de suivi dans les Zones Sensibles 1
  • 3. 2 PREAMBULE _________________________ Les Zones Sensibles pour lesquelles est élaboré le présent guide sont définies parlArrêté interministériel 4355/97 comme étant des ensembles de formations complexesconstitués par divers écosystèmes à savoir : - écosystèmes des zones humides - écosystèmes forestiers - écosystèmes marins et côtiers - écosystèmes non forestiers Dans le contexte actuel des problèmes occasionnés par laggravation de la sécheresseclimatique et celui des problèmes socio- économiques que génèrent les investissements, lesZones Sensibles représentent les principales zones cibles à prendre en compte dans touteévaluation environnementale. Conformément à la Charte de l’Environnement Malagasy (CEM), le décret MECIE etses modificatifs constituent un outil qui recommande l’évaluation d’impact Environnementalde tout investissement public ou privé. Et l’arrêté interministériel portant sur les ZonesSensibles exige que toute activité pouvant porter atteinte à leurs composantes faitimpérativement l’objet d’évaluation d’impacts. Il existe déjà actuellement un certain nombre de guides sectoriels dEIE : aquacole,route, pétrole, textiles, tourisme, forêts, mines, dautres sont en cours délaborationconformément aux directives générales dEIE. Le présent guide nest pas un guide dévaluation des impacts des activités dune filièredonnée sur les Zones Sensibles. Il sagit plutôt de directives dordre général auxquelles il fautse conformer pour toute intervention au sein de zones dites Sensibles, donc dans lesécosystèmes cités précédemment, ce qui nexclut toutefois pas la nécessité de se référer auguide sectoriel propre à chaque filière dans lévaluation des impacts environnementaux. Les promoteurs de projets sont donc invités à se conformer à toutes les exigences légales,réglementaires et administratives en vigueur pouvant concerner leurs projets, et aux normesenvironnementales applicables sur le territoire national. L’Office National de l’Environnement (ONE) par délégation du Ministère del’Environnement, des Eaux et Forets, entend revoir périodiquement ce guide afin d’enactualiser le contenu. A cet égard, les commentaires et les suggestions constructives desutilisateurs seront les bienvenues. 2
  • 4. 1 INTRODUCTION Est qualifiée de « sensible », une zone constituée par un ou plusieurs éléments de nature biologique, écologique, climatique, physico-chimique, culturelle, socio-économique…, caractérisée par une valeur spécifique et une certaine fragilité vis-à-vis des activités humaines. Les Zones Sensibles les plus couramment connues sont : les récifs coralliens, les mangroves, les îlots, les forêts tropicales, les zones sujettes à érosion, les zones arides ou semi-arides sujettes à désertifications, les zones marécageuses, les zones de conservation naturelle, les périmètres de protection des eaux potables, minérales ou souterraines, les sites paléontologiques, archéologiques, historiques ainsi que leurs périmètres de protection. Les zones abritant les espèces protégées et/ou en voie de disparition sont fusionnées avec les zones de conservation naturelle à l’intérieur desquelles elles se trouvent. Sans exclure les recommandations des guides sectoriels selon les filières à exercer, quelques directives plus appropriées aux écosystèmes méritent de considérations plus sérieuses vus que les activités dans ces zones peuvent porter atteinte à la pérennité de la conservation et/ou à la pérennisation de l’exploitation, tous les deux visant toujours l’axe du développement durable en l’occurrence la synergie qualitative et quantitative sur le trépied Economie-Social-Environnement. Le présent document constitue un guide pour le cadre global dévaluation environnementale des Zones Sensibles et qui doit comprendre les 4 parties ci-après énumérées : - Présentation des différents types de projets - Elaboration des Terme de référence (TDR) - Exigences par les projets dans les Zones Sensibles. - Plan de Gestion Environnemental (PGE) Pour l’élaboration d’une étude d’impact sur l’environnement des Zones Sensibles, d’autres considérants méritent d’être pris en compte en plus de ceux stipulés dans les guides sectoriels relatifs à la filière à laquelle appartient le projet. Entre autre, nous avons : - Décret N° 99 - 954 du 15 décembre 1999 modifié par le décret N° 2004 - 167 du 03 février 2004 relatif à la mise en compatibilité des investissements avec lenvironnement. - Loi N° 90 - 033 du 21 décembre 1990 modifié par les lois N° 97 - 012 du 06 juin 1997et N° 2004 - 015 du 19 août 2004 relative à la Charte de lenvironnement Malagasy. - Ordonnance N° 93 - 022 du 04 mai 1993 portant réglementation de la pêche et de laquaculture - Loi N° 95 - 017 du 25 août 1995 portant code du tourisme - Loi N° 98 - 026 du 20 janvier 1999 portant refonte de la charte routière - Loi N° 98 - 029 du 20 janvier 1999 portant code de leau - Loi N° 99 - 022 du 19 août 1999 portant code minier - Loi N° 99 - 021 19 août 1999 sur la politique de gestion et de contrôle de la pollution industrielle - Décret N° 96- 1293 du 30 décembre 1996 relatif à la création et à la gestion des zones dintérêt touristique - Décret N° 2000 - 170 du 15 mars 2000 fixant les conditions dapplication de la loi N° 99 - 022 portant code minier 1
  • 5. 2 - Arrêté N° 1817/ 04 du 27 septembre 2004 portant définition et délimitation des zones forestières sensibles - Arrêté interministériel N° 12032 / 2000 du 06 novembre 2000 sur la réglementation du secteur minier en matière de protection de lenvironnement - Décret N° 2003 / 464 du 15 avril 2003 portant classification des eaux de surface et rejet deffluents liquides De plus, dans l’évaluation de l’importance des impacts, il faut se référer aux normesenvironnementales en vigueur pour chaque filière et les législations en vigueur telles que lesnormes environnementales nationales, et à défaut les normes internationales appropriées ausite et au projet. Il y a également les différentes codes de conduite, les textes réglementaires,les conventions internationales ratifiées, sans oublier les visions (Vision DURBAN,Madagascar naturellement, DSRP ou MAP). 2
  • 6. 3I PRESENTATION DES DIFFERENTS TYPES DACTIVITES DANS LES ZONES SENSIBLESI.1 Situation actuelle d’activités dans les Zones Sensibles Les activités dans les Zones Sensibles n’ont pas encore été sujettes à une compilation.Néanmoins, on sait que la majorité des activités actuelles ou potentielles se tourne versl’exploitation des Zones Sensibles surtout les zones humides (marécages), les zonesforestières (mangroves), les zones non forestières (gisements) et les zones marines (pêche). Il est cependant demandé aux intéressés de se documenter à partir de guides sectorielsd’impacts Environnementaux déjà parus ou carrément se renseigner auprès du guichet unique(ONE).I.2 Typologie des projets dans les Zones Sensibles Plusieurs types de projets dinvestissement peuvent être réalisés séparément ouconjointement dans les Zones Sensibles dont : - projets sectoriels et intégrés de développement : développement rural, agriculture etaménagement hydro-agricole - projet de construction, de réhabilitation et dentretien des routes - projets touristique et hôtelier : aménagement hôtelier, aménagement récréo-touristique - projet aquacole de type industriel et semi-industriel - projet daménagement et dinfrastructures - projet dexploration de pétrole - projet dexploitation ou dextraction minière - projet dexploitation forestière - projet dimplantation de port maritime ou fluvial Cette énumération des projets nest pas exhaustive et ne prétend pas englober toutes lesactions susceptibles dêtre entreprises au niveau des Zones Sensibles. En outre, les activitésénumérées au niveau de certains types dinvestissement ne sont données quà titre indicatif etnexclu pas dautres.I.3 Catégorisation des projets dans les Zones Sensibles selon décret MECIE Conformément aux dispositions de larticle 10 de la loi n° 90.033 du 21 décembre1990 portant Charte de lenvironnement, les projets dinvestissements publics ou privés, quilssoient soumis ou non à autorisation ou à approbation dune autorité administrative, ou quilssoient susceptibles de porter atteinte à lenvironnement, doivent faire lobjet dune étudedimpact. Ces études dimpact prennent la forme soit dune EIE, soit dun PREE, selon que lesprojets relèvent des dispositions des articles 4 ou 5 du décret MECIE. Dans tous les cas, il est tenu compte de la nature technique, de lampleur desditsprojets ainsi que la sensibilité du milieu dimplantation. Selon la loi 2004 - 167, le"screening", un tri préliminaire qui consiste à ranger les différents projets dinvestissements enfonction de la nature, limportance et la caractéristique des enjeux environnementaux, est 3
  • 7. 4obligatoire pour orienter le type dévaluation. LONE est le seul organisme autorisé à établir età valider un "screening" sur la base du descriptif succinct du projet et de son milieudimplantation. Selon lannexe I du décret n° 99.954 du 15 décembre 1999 fixant les nouvellesdispositions relatives à la mise en compatibilité des investissements avec lenvironnement,tous aménagements, ouvrages et travaux pouvant affecter les Zones Sensibles sontobligatoirement soumises à lEIE dont le degré est variable. Parmi ces activités, on peut citer : - tout projet de construction et daménagement de routes - tout projet dépandage de produits chimiques susceptibles de par son envergure, deporter atteinte à lenvironnement et à la santé humaine - toute introduction despèces présentes à Madagascar mais non probablementprésentes dans la zone dintroduction - toute exploitation forestière plus de 500ha - tout aménagement hôtelier dune capacité dhébergement supérieur à 120 chambres - tout aménagement récréo-touristique dune surface combinée de 20ha - tout restaurant dune capacité de plus de 250 couverts - toute unité industrielle soumise à autorisation, conformément aux dispositions destextes réglementaires en vigueur de la loi n° 99-021 du 19 août 1999 relative à la politique degestion et de contrôle des pollutions industrielles. - toute exploitation ou extraction minière de type mécanisé - tout projet dexploitation de pétrole ou de gaz naturel utilisant la méthode sismique et/ ou forage. - tout projet dimplantation de port maritime ou fluvial. - tout projet délevage de type industriel ou intensif - tout prélèvement deau (eau souterraine ou de surface) de plus de 30m3 / H Le promoteur est invité à consulter le décret MECIE et ses annexes pour vérifier sidautres éléments de son projet sont assujettis à létude dimpact. D’ailleurs, l’arrêté interministériel n° 4355 / 97 portant sur les Zones Sensibles tellesqu’elles ont été définies précédemment, renforce la nécessité d’étude d’impactsenvironnementaux pour tous projets ou activités pouvant porter atteinte directement in situ,indirectement en aval comme en amont selon l’ampleur du projet mais dont le type seradéfini. Les mesures prises lors du décret n° 2004 - 167 du 03 février 2004 portant sur lesmodifications apportées au décret MECIE axées sur la régularisation de toutes installationsnécessitant d’EIE appelées Mise en conformité remettent dans la même considération lesanciennes installations concernées. D’ailleurs, les nouvelles directives dans l’évaluation d’impactsenvironnementaux des zones humides du manuel 11 proposent la nécessité d’un AuditEnvironnemental d’ampleur variée selon le cas. Aussi, pour une considération des effetscumulatifs des petites exploitations et des petits projets, un Audit est nécessaire pour uneévaluation environnementale. Bien que jugé non indispensable dans le décret MECIE, l’Auditdevient un outil d’évaluation au même titre que l’EIE classique, le PREE, la MEC dans lesZones Sensibles (Manuel 11 / Zones humides). La structure et le contenu dun documentdAudit Environnemental sont présentés en Annexe II. 4
  • 8. 5I.4 Principaux problèmes environnementaux des projets dans les Zones Sensibles La réalisation des différents projets dinvestissement dans les Zones Sensiblesengendre plusieurs problèmes environnementaux. Ces derniers sont fonction de la capacité decharge du milieu naturel et de lexistence de pratiques qui peuvent endommager ou perturberle milieu dimplantation. La liste suivante donne un aperçu des principales sources dimpacts surlenvironnement des projets observés dans les Zones Sensibles. - Le déboisement, le défrichage, le détournement des cours deau, le remblayage, …effectués lors de la phase préparatoire engendrent la perte des terrains, la perte des sols aptes àsupporter la végétation, lérosion et la déstabilisation des sols, la modification ou ladégradation de lesthétique du paysage originel. - La construction des infrastructures routières, limplantation des infrastructureshydrauliques, les travaux de génie civil pour laménagement spatial des sites provoquantlencombrement et la perte de terrains, la modification du réseau de drainage, lépuisement desressources en eau, ainsi que des dommages aux écosystèmes fragiles. - Les travaux daménagements sur le littoral entraînent lérosion côtière, y comprislérosion des plages, des dunes, et la destruction des mangroves, des coraux et récifs. - La déforestation et le défrichement accélèrent lérosion des sols et lappauvrissementdes terres en nutriments nécessaires à la régénération naturelle. Sous leffet de lérosion,laugmentation des sédiments charriés par les cours deau peut entraîner lenvasement oulensablement dautres milieux récepteurs (lacs, marais, estuaires) et des infrastructures enaval. - Lexploitation forestière est à lorigine de la réduction de la superficie couverte par lavégétation forestière. Doù la perte en habitats et en diversités biologiques animale et végétale. - La destruction de la couverture végétale augmente le ruissellement des eaux desurface sur des sols dénudés et compactés, doù modification des régimes des cours deaupouvant causer par moment des crues et inondation qui peuvent porter atteinte finalement à lasécurité des riverains. - Les industries forestières génèrent le plus souvent des risques de pollution : déchetssolides, rejet deffluents liquide et atmosphérique et qui pourraient avoir des effets néfastes surlenvironnement. - Le problème de capacité de charge du milieu et les dangers de surexploitation desressources naturelles y compris les menaces sur la biodiversité provoquent la disparition desespèces végétales rares, menacées ou en voie de disparition. - La pollution de lair par les produits émis par diverses activités est à lorigine desmaladies respiratoires irréversibles. - Linstallation des projets engendre des problèmes socio-économiques et socio-culturels, des effets sur les structures économiques locales et régionales, sur le marché delemploi et sur le style de vie des populations concernées. - Des conflits dutilisation et doccupation des sols pourraient être observés y comprisles problèmes dappropriation foncière pour linstallation des projets. - Limplantation des projets engendre la perturbation des activités culturelles et aux uset coutumes locales ou régionales, ainsi que la perturbation ou la disparition des siteshistoriques, sacrés et culturelles. 5
  • 9. 6I.5 Principes méthodologiques dévaluation de la capacité de charge des Zones Sensibles Fixer les limites de capacité en ce qui concerne le soutien des activités exercées au niveaudes Zones Sensibles suppose la participation de l’ensemble des acteurs majeurs et de lacommunauté en général. La consultation avec des acteurs compétents est une question vitaledans toutes les étapes. C’est donc un processus dynamique et cyclique. La mesure globale de la Capacité de Charge ne doit pas obligatoirement aboutir à unnombre unique (seuil unique) (ex : nombre de visiteurs pour une Zone Sensible à vocationtouristique). Même si on trouve cette limite, celle-ci nobéit pas nécessairement à des critèresobjectifs, immuables. Un plafond et un plancher de la Capacité de Charge sont sans doute plusutiles qu’une valeur fixe. La mesure de la Capacité de Charge doit fournir non seulement leniveau maximum mais aussi le niveau minimum (ex : niveau minimum de développementnécessaire au soutien des communautés locales). D’ailleurs, la Capacité de Charge peut contenir diverses limites en fonction des troiscomposantes de l’environnement (physique, biologique et humain). “La capacité de charge est loin d’être un concept scientifique ou bien une formule pour obtenir un nombre, au-delà duquel toute activité devrait cesser. Les limites éventuelles doivent se servir de guide. Elles devraient être évaluées et suivies attentivement, et complétées par d’autres normes, etc. La capacité de charge n’est donc pas fixe. Elle se développe en fonction du temps et de la croissance des activités et peut être influencée par des techniques et de contrôles de gestion” (Saveriades, 2000). Le processus pour la définition de la Capacité de Charge comprend deux parties : - Partie descriptive, qui décrit le mode de fonctionnement de l’écosystème étudié (ex :destination touristique), tout en prenant en compte les aspects physique, biologique et humaindes activités qui s’exercent sur le milieu. Dans ce contexte, il est primordial d’identifier : • Les contraintes (composantes constantes) des facteurs limitant qu’on ne peut pas gérer facilement et qui ne changent pas. Ces facteurs ne sont pas flexibles, en ce sens que l’application des approches en matière d’organisation, de planification et de gestion, ou le développement de l’infrastructure appropriée ne changent pas les seuils associés à de telles contraintes (ex : capacité de reproduction de certaines espèces de poisson dans un lac par rapport à la quantité et fréquence et temps de capture). • Les bouchons (composantes flexibles) des facteurs que les gestionnaires peuvent manipuler (ex : capacité d’une plage par rapport au nombre de lits d’hôtels) • Impacts des éléments de l’écosystème touchés par l’intensité. Le type d’impact détermine le type de capacité (biologique, physique et sociale). On doit mettre l’accent sur les impacts importants. - Partie évaluative, qui décrit le mode selon lequel une Zone Sensible doit être géréeainsi que le niveau des impacts acceptables. Cette partie du processus commence parl’identification (si celle-ci n’existe pas déjà) de la condition désirable / du type préférable desactivités. Dans ce contexte, on doit définir les buts et les objectifs de la gestion, évaluer leschamps alternatifs d’action et élaborer une stratégie pour les activités. Sur cette base, on peut 6
  • 10. 7définir la Capacité de Charge du milieu. Dans ce contexte, il est primordial d’identifier ce quisuit : - Buts / Objectifs - Critères d’évaluation : spécifier les niveaux acceptables du changement (impacts) L’application de la Capacité de Charge peut être assistée, guidée et suivie, à l’aided’un ensemble cohérent d’indicateurs. Lors du processus de définition de la Capacité deCharge, on peut développer une série d’indicateurs initiale qu’on peut finaliser après ladécision finale portant sur la Capacité de Charge de l’écosystème global. Le processus estdynamique et, comme on a déjà noté, étant donné que la Capacité de Charge n’est pas unconcept fixe, ceci doit être considéré en tant qu’un outil guidant la formulation et l’applicationdes politiques vers les projets visant le développement durable.II ELABORATION DES TERMES DE REFERENCE En référence à l’article 12 du décret MECIE, toute personne physique ou moraleintéressée, publique ou privée y compris le promoteur peut contribuer à fixer le cadre ducontenu et de l’étendue d’une EIE. Le même article de ce décret précise que l’élaboration determes de référence (TDR) est faite par l’ONE, conjointement avec les cellulesenvironnementales des ministères sectoriels concernés et le promoteur. A titre indicatif, le terme de référence (TDR) devrait au moins contenir les différentesparties ci après : - Considérations légales rappelant la charte de l’Environnement, le décret MECIE ettous ses modificatifs, les codes respectifs, l’arrêté interministériel sur les Zones Sensibles, etles composantes des Zones Sensibles concernées. - Brève présentation du promoteur - Contexte général des opérations - Objectif de la prestation en l’occurrence une étude d’impact environnementale(EIE) sur les activités projetées ou Programme d’Engagement Environnemental (PREE) oumise en conformité (MEC) ou un Audit. - Justification de l’intervention à partir de la perspective d’un développement durableet des considérations légales. - Résultats attendus ou prestation demandée : * étude de caractéristiques naturelles et environnement (facteurs humains et sociaux, facteurs abiotiques, caractéristiques générales des terrains, facteurs édaphiques, facteurs biotiques) * recueil de la perception de la population concernant le projet * description du projet, historique, localisation, nature des activités et les grandes phases dactivités à entreprendre (préparation - construction - exploitation) * étude et analyse des impacts positifs ou négatifs du projet sur lenvironnement, analyse et évaluation de ces impacts * présentation des alternatives et mesures datténuation * plan de gestion environnemental du projet - Profil du consultant qui, normalement devrait être constitué par une équipe pluridisciplinaire - Invitation à une proposition de méthodologie et doffres financières dans le cas où létude voudrait être confiée à une entité autre que le promoteur 7
  • 11. 8 - Une directive fixera les conditions dans lesquelles les TDR dune étude dimpact sur lenvironnement sont soumises au Ministère de lEnvironnement, des Eaux et Forêts par lONE.III 3 EXIGENCES POUR LES PROJETS DANS LES ZONES SENSIBLESIII.1 Description du projet Cette section présente les éléments requis pour présenter la description du projetenvisagé par le promoteur. Ainsi, il doit fournir une description précise du projet, lesfonctions et activités du projet qui seront en interaction avec lenvironnement humain ouphysique. Cette description est réalisée pour lensemble du projet depuis la phase préparatoirejusquà la phase de fermeture. Elle doit contenir les données suivantes : - une localisation géographique précise du projet - le type de projet - les différentes phases du projet : implantation, actualisation, opération et abandon duprojet avec un calendrier prévisionnel. - une description de la localité et de la dimension du projet - une description des ressources utilisées, des modes dexploitation ou de traitement,des productions attendues, des pollutions et nuisances engendrées par le projet, tenant comptedes normes de référence en vigueur et ce selon les différentes phases du projet. * Les ressources utilisées - les matières premières, additifs et matériaux utilisés (provenance, quantité,caractéristiques, transport, entreposage, …) - les ressources naturelles utilisées, renouvelables ou non telles que les sols ou lesressources géologiques, les eaux, les bois et les ressources biologiques, … - les ressources humaines (mode de recrutement, main dœuvre requise, nombre depersonnel, qualification, mode dapprovisionnement sur les lieux dhébergement et de travail,…) - les besoins énergétiques, les types dénergie utilisée et leur source * Les modes dexploitation et de traitement - les produits et sous-produits attendus comme objectifs du projet - les procédés dexploitation et de traitement, les équipements utilisés, ainsi que lesschémas de procédé. - les mesures dutilisation rationnelle et de conservation des ressources (réduction à lasource, amélioration de lefficacité dutilisation et application des technologies de valorisation: recyclage, compostage, …) - les modalités et les mesures de protection des sols, des eaux de surface et souterraine,de latmosphère et de la faune incluant les mesures temporaires. - les bilans de masse des principales étapes de production et dexploitation. * Les pollutions et nuisances potentielles directement causées par le projet - les émissions dans latmosphère et les odeurs - les bruits et vibrations - le déversement des polluants dans les eaux superficielles et souterraines (quantité etcaractéristiques physico-chimiques et biologiques, mode de traitement et de gestion,localisation précise de leurs points de rejet) - lintroduction ou linjection de substances dans le sol 8
  • 12. 9 - les résidus, déchets des eaux usées produits (quantité et nature, utilisation en rapportavec les activités du projet, modes de gestion et de traitement, lieux et modes délimination,raccordement à des systèmes dassainissement adéquats, …) - une description et une quantification des fonctions du projet dans son ensemble,notamment les intrants et les extrants. Une description élaborée et suffisante du projet soumis à la procédure dEIE incluratoutes informations utiles à lidentification des sources dimpacts et à la compréhension deleurs effets sur les composantes les plus pertinentes de lenvironnement susceptibles dêtreaffectées, ainsi quà lanalyse et à lévaluation des impacts du projet.III.2 Description des composantes pertinentes de lenvironnement La description élaborée et suffisante du projet permettra didentifier les diversescomposantes les plus pertinentes de lenvironnement susceptibles dêtre modifiées par laréalisation du projet. Ce paragraphe présente la liste des principales composantes delenvironnement qui doit faire lobjet dune description appropriée dans létude dimpact surlenvironnement. Puisquil sagit dun projet effectué dans les Zones Sensibles, ces dernièresdevraient être décrites dune manière suffisante et précise. Il est demandé au promoteur, dans son rapport final détude dimpact, de présentertoutes les données utiles et essentielles sur le milieu naturel (physique et biologique) et lemilieu humain (social, économique et culturel) aux fins danalyse des impacts. La description mettra laccent sur les points suivants : - les caractéristiques particulières du site et la richesse paysagère et culturelle de lazone - les atouts exceptionnels dintérêt local, régional, national ou international àsauvegarder et valoriser en particulier au niveau de la diversité biologique - lécosystème présent, la faune et la flore - la pédologie et la topographie - les modes de gestion des sols et dattribution foncière - la disponibilité en eau potable - laccès et la dépendance de la communauté aux ressources naturelles - les valeurs sociales et culturelles de la population locale - les activités traditionnelles et les comportements sociaux, locaux - les activités économiques en vigueur pratiquées par la communauté - la capacité dintégration des populations au projet Le tableau ci-après met en exergue quelques relations entre les activités typiques dunprojet réalisé dans les Zones Sensibles et les composantes du milieu. Ce tableau nest pasexhaustif et a pour but dinciter les promoteurs dans lidentification des composantes delenvironnement susceptibles dêtre affectées par un projet respectif. 9
  • 13. 10Tableau n° 1 : Principales composantes de lenvironnement susceptibles dêtre affectéespar les activités des projets réalisés dans les Zones Sensibles. Activités / sources dimpacts Récepteurs dimpactsPhase préparatoire- Occupation des terrains - Population locale, Zones Sensibles, patrimoine national, zones dintérêts scientifiques- Préparation du site : défrichement, décapage, - Population locale, sol, eau, air, faune et floreaménagement terrestres et aquatiques, végétation, valeurs culturelles, patrimoine et archéologie.Phase dinstallation et de construction- Terrassements - Population, eau, air, sol, paysage, faune et flore, végétation, activités humaines, habitat, patrimoine naturel.- Déblayage, remblayage - sols, eaux de surface, air, végétation, paysage, activités humaines, patrimoine culturel, habitats faunistiques-Constructions des infrastructures : bâtiments, - Population, eau, air, sol, faune et flore,ferme, routes, pistes, …. végétation, paysage, sédimentation, utilisation de sol, activités économiques et socio- culturelles, patrimoine culturel, emploi.- Transport et circulation des engins, de la - Population, sol, sédiments, eau, air,machinerie et des équipements ambiance sonore, végétation, circulation et sécurité routière, habitats faunistiques.Phase dexploitation- Approvisionnement en eau, énergie et vivres - eau, (qualité et quantité), air, faune, écosystèmes aquatiques, végétation, utilisation de sol, population, économie, paysage, santé humaine.- Entretien et réparation des infrastructures - Population, sol, sédiments, aie, végétation, faune, santé publique, paysage- Rejet des fumées, des eaux usées, et des - Sol, eau de surface et nappe phréatique,déchets solides. qualité de lair, sédiments, faune et flore aquatiques et terrestres, végétation, population, santé publique, paysage, zone dinfluence, écosystèmes daccueil, activités économiques et socio-culturelles. 10
  • 14. 11- Utilisation des engrais chimiques, des - Sol, eau de surface, nappe phréatique, faunepesticides, … et flore, santé publique.Phase de fermeture- Abandon ou fermeture - Sol, eau, air, population, utilisation du sol,- Réhabilitation du site santé publique, économie, paysage.III.3 Identification et évaluation des principaux impacts sur lenvironnement Lévaluation des impacts dun projet revêt une importance capitale dans létudedimpact car cest de cette évaluation quon doit faire ressortir toutes les conséquences aussibien négatives que positives du projet sur lenvironnement, cest à dire toutes les interactionsqui peuvent intervenir entre les différentes phases du projet et les différentes composantes dumilieu. Cest à partir de cette évaluation quon peut se prononcer sur la compatibilité ou nondu projet avec lenvironnement. Le tableau ci-après propose une liste dimpacts probables à envisager dans le cadredun projet réalisé dans les Zones Sensibles. En fonction des conditions dans lesquelles létudeest effectuée, il pourra être rectifié et / ou complété. Ainsi, les promoteurs sont invités àcompléter cette liste sur la base des caractéristiques propres à leur projet, puis à présenter leurévaluation de manière conforme aux exigences du décret MECIE pour la réalisation duneétude dimpact sur lenvironnement.Tableau n° 2 : Impacts probables des différentes activités sur les composantes du milieu Composantes du milieu Impacts probables MILIEU PHYSIQUE - Modification des mouvements deau - altération de la qualité deau - Modification de la piézométrie (répartition et niveau des eaux dune nappe) - Accroissement de la turbidité de leau et réduction de la pénétration de la lumière - Changement de leau et de lhydrographie du point de vue débit, quantité, direction, … - Changement de lhydrologie de surface Eau - Contamination et détérioration de la qualité de leau (eutrophisation, remontée de sels, …) - Sédimentation et dégradation du lit de la rivière - Inondation et submersion - Salinisation des zones humides - Modification du réseau hydrographique - Assèchement des sources et baisse de la nappe phréatique - Modification de la qualité et de la quantité des eaux destinées aux différents usages 11
  • 15. 12 - Modification du régime thermique des eaux due aux effluents des infrastructures industrielles - Modification de lécoulement des eaux de surface et souterraine - Pollution et contamination des nappes des eaux de surface et des sources dalimentation en eau potable - Modification des courants côtiers et renforcement de lérosion des plages - Déstabilisation du sol remué sur une grande surface - Eboulements par passage de gros engins de construction et de véhicules lourds - Perturbations des roches sous-jacentes - Erosion et alluvionnement des zones de bas fonds et des plans deau - Contamination du sol avec les engrais chimiques, les huiles de vidanges ou Sol carburants - Salinisation du sol - Dégradation des sols et perte en ressources minières - Modification de la nature du sol ou des sédiments - Modification du profil pédologique - Accélération du ruissellement - Compactages des sols au niveau des déviations - Pollution du sol due aux débris rocheux - Réduction de la qualité de lair et rejets atmosphériques toxiques associés aux procédés des usines de transformation de la Air matière ligneuse - Altération de la qualité de lair par la fumée, la poussière, les odeurs et les émissions de gaz nocifsMILIEU BIOLOGIQUE - Dégradation de lécosystème et des diversités biologiques - Perturbation de la chaîne trophique - Risque de perturbation du microclimat - Changement de lhabitat originel par extension des jacinthes deau et autres plantes Ecosystèmes - Modification du paysage - Diminution des espaces naturels - Changement climatique - Modification possible des écosystèmes naturels et leurs équilibres - Diminution de la productivité des 12
  • 16. 13 écosystèmes terrestres et aquatiques - Assèchement des zones humides entraînant la perte de la biodiversité - Modification du processus biologique, écologique ou physiologique - Perturbation des fonctions écologiques des milieux marins et côtiers par suite de surexploitation dorganismes vivants ou perturbations liées aux activités touristiques et récréatives - Accroissement des défrichements, de la destruction dhabitats et risques dérosion favorisés par louverture de pistes dans la forêt. - Déforestation pour lagriculture sur brûlis - Pertes en ressources forestières et difficulté dapprovisionnement pour les riverains - Extinction des espèces indigènes et prolifération des espèces exotiques - Compétition avec les plantes indigènes - Changement de la végétation - Défrichement, destruction de la couverture végétale et perte de la végétation Flore - Diminution de la flore originelle - Modification de la composition des communautés végétales - Diminution de la biodiversité floristique - Disparition despèces végétales endémiques, rares ou menacées dextinction - Réduction de la capacité de survie et de régénération des espèces - Pertes de superficies végétales - Changement de comportement des animaux par la présence humaine et par nourrissage - Extinction des espèces indigènes et prolifération des espèces exotiques - Diminution de la faune originelle - Risque de perturbation ou de perte de faune protégée - Perturbations de la faune et leur va et vientFaune par les routes et les chemins de fer - Disparition despèces animales endémiques rares ou menacées dextinction - Diminution de la faune terrestre, aquatique marine dans les sites naturels ou les parcs nationaux par suite de dérangement ou perturbation - Augmentation des prélèvements despèces fauniques liés à une accessibilité accrue à des nouveaux territoires pour la population locale 13
  • 17. 14 et les touristes - Diminution de la biodiversité faunistique et dégradation du patrimoine génétique MILIEU HUMAIN - Modification ou perturbation des activités économiques de la base de la région - Perte didentité des locaux et changement de mode de vie - Risques de conflits entre les différentes communautés - Déséquilibre démographique par afflux de la population Social - Migrations volontaires et involontaires - Modification des circuits commerciaux - Pollution du milieu des riverains - Altération de la santé humaine - Création de niche à vecteurs de maladie - Risque de prolifération de vecteurs de maladies - Risques de recrudescence de maladies endémiques et épidémiques - Changement des activités de base de léconomie - Changements doccupation et perte de travail - Augmentation de linégalité de revenu - Perte sur les ressources en bois ou autres ressources naturelles - Modernisation du système de lagriculture - Augmentation des pressions exercées sur lesSystème de production et économie Zones Sensibles - Retombées économiques - Modification de la structure sociale du travail - Modification des échanges commerciaux - Modification de la disponibilité des biens et services - Diminution de la valeur touristique - Atteinte à la jouissance des biens communs - Modification des coutumes, des traditions et du style de vie - Altération et effets sur la qualité des paysages et les points dinterêt visuel des Culture zones perturbées par les exploitations touristique, forestière, … - Altération et destruction des sites traditionnels, culturels, religieux ou archéologiques. 14
  • 18. 15III.4 Impacts cumulatifs Une évaluation environnementale doit examiner les impacts cumulatifs dun projet,cest à dire les impacts que sa réalisation est susceptible de causer à lenvironnement quandelle est combinée avec l’existence d’autres ouvrages ou de la réalisation d’autres projets ouactivités. Etant donné que les effets cumulatifs tiennent compte des changements dus àdautres projets antérieurs, au projet proposé et à de futurs projets possibles, la naturedynamique des besoins des écosystèmes doit être considérée. Comme ces besoins peuventêtre difficiles à déterminer dans des emplacements qui ont déjà fait antérieurement l’objet dedéveloppement, des sites témoins non altérés peuvent être utilisés pour en obtenir uneapproximation.III.5 Participation du public à lévaluation environnementale Selon larticle 2, section I de larrêté n° 6830 / 2001 du 28 juin 2001 fixant lesmodalités et les procédures de participation du public à lévaluation environnementale, cettedernière peut être définie comme étant l’association des divers dossiers d’EIE y relatifs danslévaluation environnementale. Elle se fait soit par consultation sur place des documents, soitpar enquête publique, soit par audience publique et comporte une phase dinformation et unephase de consultation durant laquelle il est procédé au recueil des avis du public. Lesréférences de base sont présentées en Annexe III.III.6 Mesures datténuation des impacts négatifs des projets dans les Zones Sensibles Comme le but final de toute procédure environnementale est de préserverlenvironnement et les ressources naturelles pour un développement durable, létude dimpactdoit faire état de mesures datténuation et de correction des effets négatifs du projet. Les mesures datténuation ou de correction se définissent comme lensemble desmoyens envisagés qui affaiblissent ou qui annulent les effets négatifs des activités du projetde telle sorte que le milieu et les ressources puissent sen accommoder sans grands dommages.Chaque effet négatif, tout au moins le plus important devra trouver un ou plusieurs palliatifsde façon à permettre aux investisseurs de choisir le plus efficace et le moins onéreux. Cesmesures datténuation permettent de considérer les contraintes des Zones Sensibles de tellesorte que lon puisse les mettre en valeur et les exploiter de façon durable. Elles cherchent àminimiser les impacts négatifs et à maximiser les retombées positives du projet. Les mesures peuvent être générales ou spécifiques. Les mesures générales seront destinées à atténuer les effets négatifs dun projet prisdans son ensemble. Les mesures spécifiques viseront latténuation des impacts sur unecomposante de lenvironnement particulier. Les mesures générales et spécifiques doivent lecas échéant être intégrées au cahier des charges du projet et fait partie du plan de gestionenvironnemental. Ces mesures sont appliquées dans laire immédiate des zones perturbées ou dans lessecteurs qui subiront directement les effets de changements induits par les travaux. * 15
  • 19. 16III.6.1 Mesures générales Une liste non exhaustive des mesures générales est donnée ci-après. Ce sont desmesures indicatives que le promoteur est invité à les adopter et à les compléter selon laspécificité de son projet. - Une attention particulière devra être portée sur le respect des us et coutumes en vuedune meilleure insertion du projet - Préserver les atouts exceptionnels dintérêt local - Préserver les éléments importants du milieu biologique - Valoriser les compétences locales - Respecter règlements vis à vis des zones ou aires réglementées - Mettre en place un mécanisme de concertation avec les populations locales pourfavoriser linsertion sociale et culturelle harmonieuse du projet - Réduire au minimum la durée des travaux dans les zones en question - Favoriser les actions ou activités générant des retombées économiques pour lapopulation locale - Préciser les mesures prises et les dispositions respectées pour mieux intégrer lunitédans lenvironnement global - A la fin des travaux, réhabiliter et nettoyer le siteIII.6.2 Mesures spécifiques Le tableau ci-dessous présente une liste des mesures spécifiques qui pourraient guiderle promoteur à traiter les problèmes de latténuation des impacts de divers projets. Ce sont desmesures que le promoteur est invité à considérer et à adopter à la spécificité de son projet.Tableau n° 3 : Liste indicative des mesures datténuation des impacts négatifs pour desprojets réalisés dans les Zones Sensibles Milieu récepteur Impacts Mesures datténuation MILIEU PHYSIQUE - Contamination et - Contrôler leutrophisation, la détérioration de la qualité de salinisation, et les plantes leau (eutrophisation, aquatiques remontée de sels, …) - Former les gestionnaires des réseaux dirrigation et de drainage - Utiliser rationnellement engrais et pesticides - Suivre létat sanitaire de la population vis à vis des Eau maladies liées à leau - Mettre en place des dispositifs de traitement et de recyclage des eaux usées - Etablir des procédures demploi et dentreposage des produits chimiques, de combustibles, de carburants, 16
  • 20. 17 et dhuile afin de limiter les risques de pollution - Mettre en place des installations délimination, de traitement ou de recyclage des déchets - Prévoir des mesures appropriées en cas de contamination accidentelle.- Changement de lhydrologie - Elaborer un plan directeurde surface et perturbation du plurisectorielrégime hydrographique - Sassurer de minimiser les nuisances dans les zones de retenue de barrages - Valoriser les zones de marnage - Etudier les effets de déboisement de la cuvette - Modifier les travaux daménagements : irrigation, drainage - Régulariser les cours des rivières - Eliminer les sources de perturbation du réseau - Lutter contre érosion - Etablir un plan global de la gestion de leau - Prévoir les travaux en milieu aquatique en dehors des périodes de crues ou de fortes pluies- Réduction de la disponibilité - Inventaire des ressources enen eau eau et prise en compte des besoins en eau potable (accès au point deau et approvisionnement) -Identification, matérialisation, aménagement et gestion des points deau - Appuyer la création dassociation à usages de leau - Création de points deau permanents et / ou temporaires à nouvrir, par rotation, quen période de soudure- Altération de la fertilité des - Restauration du sol parsols restitution des éléments fertilisants ou par lapport 17
  • 21. 18 dintrants dont la gestion doitSol être sérieusement contrôlée. - Erosion du sol - Maintenir létat boisé autant que possible - Mettre en place avant les pluies et le plus tôt possible une couverture végétale sur un sol décapé - Implanter des procédés de terrassement à la conservation des sols - Réhabilitation des espaces déboisés ou dégradés avec des espèces à croissance rapide et / ou fixatrices du sol - Restauration des sols perturbés en procédant à des ensemencements ou à des plantations dans les délais les plus courts Sol - Planification des prélèvements de matériaux de construction (sables, graviers, roches, …) dans le milieu et utilisation de matériels adaptés aux contraintes locales (sol, relief, climat, …) - Salinisation des sols - Maîtriser les besoins en eau à réserver pour le lessivage des sels - Prévoir toutes les mesures favorisant léconomie deau dirrigation - Pollution des sols - Choix et utilisation déquipements de produits chimiques peu polluants - Gérer de manière adéquate les produits usés - Altération de la qualité de - Utiliser des procédés et lair techniques qui minimisent les rejets atmosphériques - Mettre en place des dispositifs anti-pollution et anti-bruit - Maintenir les véhicules deAir transport, les appareils électroménagers, les engins et 18
  • 22. 19 la machinerie en bon état de fonctionnement afin de minimiser les émissions gazeuses et les bruits - Limiter les activités à certaines heures de la journée pour ne pas déranger la population. - Prévoir les itinéraires de transport par des engins lourds à lécart des centres de population ou dhabitation. - Utiliser des catalyseurs pour contrôler les émissions de gaz nocifs. Air - Perturbation des conditions - Aménagement despaces microclimatiques verts et de couloirs de verdure avec des espèces adaptées au site (pour éviter le réchauffement de lenvironnement immédiat et la modification de la circulation dair) - dimension et disposition adéquates des bâtiments pour ne pas entraver les systèmes de vents locaux et la circulation de lair.MILIEU BIOLOGIQUE - Modification des - Inventorier et répertorier à écosystèmes naturels et de un stade précoce de la leurs équilibres préparation du projet les principaux biotopes et espèces associées existantes, afin de proposer des mesures permettant déviter les interventions dommageables sur le milieu biologique - Identification et protection particulières des milieux représentatifs et des sites Ecosystèmes vulnérables (zones humides, récifs coralliens, …) - Diminution ou disparition de - Création de conservatoires la biodiversité des espèces végétales ou animales menacées - Augmentation de la biodiversité par le 19
  • 23. 20 remplacement des individus exploités - Diminution des espaces - Eviter les projets naturels dévastateurs - Prévoir des zones tampons - Prévoir reboisement des zones dénudées - Surseoir à la réalisation du projet - Dégradation des paysages - Restaurer complètement le paysage au moins aux abords immédiats des infrastructures - Réaménager les zones de dépôts - Destruction des zones - Installer des dispositifs de humides et marécageuses mesure des dangers et desEcosystèmes dispositifs de protection en amont de la zone - diminuer les apports solides par des reforestations ou des mesures de défense et restauration des sols (DRS) - Prolifération des espèces - Etudier les avantages dune exotiques introduction despèces - Mettre en place un programme de recherche avant lintroduction - Dégradation de lécosystème - Conservation in-situ des et des diversités biologiques ressources génétiques - Diminution de la - Analyse de lintérêt biodiversité floristique économique du déboisement en prenant compte les ressources phytogénétiques menacées - Considérer et utiliser diverses méthodes de récolte selon lessence forestière, la nature des sols et les types de Flore communautés végétales présentes - Identifier, localiser et préserver les habitats despèces rares et menacées dextinction - Contrôler ou interdire le 20
  • 24. 21 prélèvements des ressources biologiques selon les critères dexploitation ou de prises existantes, et les conditions de responsabilité pouvant être assumées conjointement par les pouvoirs publics et linitiateur du projet dans le site. - Destruction ou modification - Planifier les modalités des de la végétation défrichements - Eloigner les équipements de la végétation - Ne jamais creuser de tranchée à moins d1m dun arbre - Eviter le déboisement et la destruction de la végétation riveraine - Définir les aires de coupe afin de réduire le déboisement - Restaurer la végétation après la fin des travaux - Mieux gérer les ressources forestières en recherchant, dans une optique de développement durable, la meilleure adéquation possible entre les ressources et les besoinsFlore - Réduction de la capacité de - Utiliser les pratiques les survie et de régénération des moins destructrices espèces - Adopter des pratiques de coupe permettant la régénération naturelle des forêts exploitées en laissant un nombre suffisant darbres semenciers - Pertes de superficies - Conception de la plantation végétales en fonction des caractéristiques topographiques, pédologiques et écologiques du site - Prévoir une régénération de la végétation - Rationaliser les exploitations - Planifier ou stopper les 21
  • 25. 22 défrichements - Etablir une aire à préserver - Augmenter la superficie et le potentiel forestier pour que la forêt puisse mieux remplir sur le long terme ses fonctions économique, écologique et sociale - Diminution de la faune - Prévoir des sites de originelle conservation - Surveiller les prélèvements illicites - Procéder à une enquête biologique avant lopération - disparition despèces - Appliquer les directives animales endémiques, rares préconisées par lUICN ou menacées dextinction - Risque de perturbation ou de - Transplanter éventuellement perte de faune protégée - Prévoir les élevages ex-situ - Interdire introduction faune exotique ou procéder à une enquête biologique avant lopération - Extinction de la faune - Conservation in-situ des indigène ressources génétiques - Supprimer toutes sources deFaune menaces - Eliminer la faune exotique dangereuse - Prévoir élevage ex-situ en vue dune réintroduction - Mettre au point des moyens de contrôle efficace pour juguler la chasse et le braconnage - Baisse de la biodiversité - Contrôler ou interdire le prélèvements des ressources biologiques selon les critères dexploitation et les conditions de responsabilité pouvant être assumées conjointement par les pouvoirs publics et linitiateur du projet - Identifier, localiser et préserver les habitats despèces rares et menacées 22
  • 26. 23 dextinction - Elaborer un calendrier des activités touristiques qui tient compte des utilisations du territoire par la faune - Diminution de la - Tenir à jour inventaire et biodiversité faunistique et documentation des résultats dégradation du patrimoine de recherches effectuées sur génétique les espèces présentes dans la région - Protéger les espèces rares ou en danger dun prélèvement abusif lié à louverture du territoire ou à un confinement des populations - Envisager avec les autorités compétentes une législation locale spécifique ou des mesures particulières sur les espèces rares ou menacées présentes sur le siteMILIEU HUMAIN - Afflux de déséquilibre - Evaluation de lévolution du démographique par afflux de flux de migrants potentiels population face à lattrait exercé par les actions du projet et définition de zone daccueil - Mettre en place une structure de gestion au sein de la collectivité - Perte didentité des locaux et - Ménagement et respect des changements de mode de vie modes de vie et traditions de la population - Sensibilisation des touristes - Possibilités des conflits - Mettre en place une Social entre les différentes organisation de coordination communautés - Sensibiliser les principaux antagonistes - Création des niches à - Installer des moyens de lutte vecteurs de maladies contre les vecteurs - Améliorer les conditions sanitaires et suivi-sanitaire - Risques de prolifération des - Evaluer les vecteurs de vecteurs de maladies transmission des maladies et les éviter ou les traiter 23
  • 27. 24 - Eduquer sur les maladies contagieuses - Accroissement de - Respecter les normes de lutilisation des agrochimies lOMS - Extension des épidémies, maladies endémiques - Toxicité résiduelle des agrochimies - Modifications des activités - Garder les activités économiques de base traditionnelles respectueuses de la nature - Sensibiliser lopinion sur toutes nouveautés - Modification de léconomie - Favoriser la promotion de traditionnelle par une produits locaux et régionaux économie de marché - Faire participer la population concernée au processus de planification et de mise en œuvre des activités touristiques - Fournir des compensations à la population locale touchée par les impacts négatifsSystèmes de production et (expropriations)économie - Pressions sur les zones - Prise en compte des plans agricoles et les autres daménagement et de gestion ressources naturelles existante - Mise en place de systèmes dexploitation et de production adaptés aux conditions locales - Amélioration des systèmes dexploitations techniques et culturales anti-érosives - Diminution de la valeur - Prévoir des installations touristique soucieuses de la valeur esthétique du site - Sauvegarder laspect naturel du site - Interdire les activités qui menacent les qualités du site - Modification des coutumes - Analyse complète des et traditions traditions culturelles - Implication des communautés locales dans le processus de planification et Culture de réalisation du projet 24
  • 28. 25 - Altération ou destruction des - Procéder à lidentification sites traditionnels, culturels des sites reconnus potentiels ou archéologiques - Compléter les données dinventaire par des relevés cartographiques et topographiques - Collaborer avec les autorités et les populations concernées pour leur surveillance, leur préservation ou leur mise en valeur - Perte didentité et - Préserver les tabous changement de mode de vie contribuant à sauvegarder la nature - Sensibiliser la population - Modification du parcellaire, - Clarification des statuts du foncier et conflits fonciers et des droits potentiels coutumiers ou traditionnels - Prise en compte des systèmes des droits traditionnels et processus de décision concernant les ressources naturellesIII.7 Analyse des risques et des dangers Selon la spécificité des projets, particulièrement pour les projets industriels etdinfrastructures lourdes, leur réalisation pourrait comporter des risques importants daccidentstechnologiques et dautres dangers pour lenvironnement ou la santé publique. Dans ce cas,une analyse des risques et des dangers doit être faite. Létude doit identifier les dangers associés au projet et en ressortir les possibilitésdaccidents technologiques majeurs pouvant mettre en péril la sécurité publique ou porteatteinte à lenvironnement. Si les informations recueillies lors de lidentification des dangersdu projet sont suffisantes pour démontrer que le projet nest pas susceptible dengendrer desaccidents technologiques majeurs, le promoteur doit les utiliser pour établir les mesures desécurité pertinentes à appliquer dans le cadre dun plan durgence. Sinon, létude doit se basersur la revue des accidents passés survenus dans le cadre de projet similaires afin den estimerles conséquences, les fréquences et les risques. Lanalyse des risques et dangers doit permettre de circonscrire les zones de dangers etde connaître les composantes menacées en cas daccidents. Létude doit décrire les mesures desécurité qui seront prises sur le site de projet et le plan de mise en œuvre. 25
  • 29. 26IV PLAN DE GESTION ENVIRONNEMENTAL Le plan de gestion environnemental du projet comportant la surveillance et le suivi dessites affectés par le projet est une opération caractérisée par sa durée et par sa périodicité. Ceplan de gestion environnemental, conformément au chapitre 1, article 2 du décret MECIEconstitue le cahier de charge environnemental du projet. Pour les Zones Sensibles, il doit comprendre : - les structures de suivi, de contrôle et dentretien à mettre en place - les actions à entreprendre - les outils et méthodes de suivi environnemental - les indicateurs dimpact pour suivre lévolution de certaines composantes du milieuaffectées par la réalisation du projet. Les indicateurs sont des indices choisis pour déceler les réactions biologiques,physiques ou chimiques quantifiables à un stress particulier, précédant éventuellementlapparition deffets défavorables sur les Zones Sensibles.Ces indicateurs sont indispensables pour : - mieux rendre compte de lévolution des éléments de la biodiversité - constituer des bases scientifiques fiables pour la prise des décisions - évaluation de la politique de la conservation et des approches adoptées Afin que les indicateurs soient comparables avec ceux utilisés par la communautéscientifique internationale, le système "PSR" (Pressure-State-Response), fréquemmentemployé dans les programmes de surveillance consiste à subdiviser les indicateurs en troisgrands types : - les indicateurs détat qui renseignent sur la situation dun élément biodiversitairedonné, tel est lexemple de la "densité dune espèce"; - les indicateurs de pression qui rendent compte de la pression naturelle (sécheresse,ravageurs…) ou anthropique (surpêche, pollution, etc.) exercées par les activités humaines surla biodiversité, telles que la quantité de métaux lourds dans un égout industriel dune usine; - et les indicateurs de réponse qui rendent compte des efforts consentis pour répondre àune problématique donnée (exemple de crédits alloués au reboisement). Une liste non exhaustive de ces indicateurs est présentée en annexe IV et lespromoteurs sont invités à se conformer aux guides spécifiques pour chaque écosystèmeconcerné et aux guides sectoriels par filière. Pour la réalisation effective de ces programmes de surveillance et de suivi, létat deréférence noté état zéro devrait être caractérisé par des valeurs de paramètres mesurés avanttoute réalisation du projet. Les méthodes classiques de suivi prévoient des mesures et desanalyses (deau, de sol, …), des inventaires (faune, flore, …), dutilisation des bio-indicateurs(plantes, animaux, …) nécessitant lélaboration dune gamme dindicateurs et dutilisationdindicateurs socio-économiques. La délimitation des responsabilités pour le contrôle et suivi technique se fera daprèsune convention collective entre les parties prenantes. Les méthodes de suivi sont conçuesselon le niveau de capacités des structures et seront élaborées à partir des indicateursidentifiés. Ce suivi environnemental sera basé sur lapproche participative pour sapérennisation. Ainsi, un plan de gestion sert principalement à : - vérifier si les impacts prévus ont été confirmés - surveiller les indicateurs 26
  • 30. 27 - vérifier si les normes sont respectées - confirmer et / ou infirmer lefficacité des mesures datténuation préconisées et aubesoin de les rectifier - suivre les changements des composantes affectéesLe promoteur adresse le rapport périodique de lexécution du plan de gestion environnementaldu projet à lONE avec ampliation au Ministère de lEnvironnement, des Eaux et Forêts etautres ministères sectoriels concernés, au Chef de Région et au Maire de la communedimplantation du projet. Dans le cadre des projets réalisés dans les Zones Sensibles, le programme de suivi doiten particulier mettre laccent sur le contrôle et lévolution temporelle du milieu environnant. Selon leur nature respective, les points suivants sont notamment à considérer : - la qualité de lair et lambiance sonore - la qualité des eaux de surface et souterraine - lefficacité des traitements des eaux usées et autres effluents liquides - lefficacité des traitements et dépôts des déchets solides, et les risques decontamination du milieu - les mesures durgence en cas daccidents et déversements des produits dangereux ettoxiques - lévolution des phénomènes dérosion et de sédimentation due à la construction desinfrastructures comme routes, ports, hôtels, … - leffet à moyen terme et à long terme sur la biodiversité et lutilisation des ressourcesde la biodiversité à des fins de subsistance ou autres par la population locale. - les effets attendus dans les Zones Sensibles - limpact dactivités récréatives comme laccès aux lieux sacrés, la plongée sous-marine, la pêche, … - les effets sur léconomie (retombées et emplois), les sociétés locale et régionale - les indicateurs sur les pressions anthropiques sur les ressources naturelles - la réalisation dun audit de létat de lenvironnement en terme de qualité et de labiodiversité - la réalisation régulière dun audit sanitaire - loccurrence de conflits doccupation des sols - lapplication et ladéquation des mesures compensatoires - la réhabilitation du site après la fermeture du projet Le terme de "lenvironnement" pris au sens large de "biens communs" impose que lesuivi de l’application du cahier de charge Environnemental, plus précisément du Plan deGestion Environnemental, doit être du ressort sinon de l’obligation de tous citoyens,coordonné par les communes, unité de base primaire, les Régions, et toutes les Cellulesenvironnementales des ministères sectoriels et / ou de leur Délégation régionale. Le tout serasous la supervision de l’ONE, délégué du Ministère de lEnvironnement, des Eaux et Forêts auguichet unique, premier responsable. Aussi, nous suggérons que le cahier de charge du moins la partie Plan de GestionEnvironnemental soit connue de tous les publics cibles et donc consultable auprès de l’ONE.Ce nouveau dispositif témoigne l’importance de la soumission de tous projets en zonessensibles à un Audit ou à une large Information - Education - Communications pour faireconnaître les tâches des impliqués (Commune, Région, Cellule Environnementale,Délégation régionale.) Une formation en cascade est donc nécessaire sinon indispensable. 27
  • 31. 28ANNEXES 28
  • 32. ANNEXE I : LOIS, DECRETS, ARRETESLoi N° 90-033 du 21 décembre 1990 modifié par les lois N° 97-012 du 06 juin 1997 et N°2004-015 du 19 août 2004 relative à la Charte de lEnvironnement MalagasyLoi N° 99-022 et décret N° 2000-170 du 30 août 1999 et 20 février 2000 portant codeminierLoi N° 98-029 du 20 janvier 1999 portant code de leauLoi N° 2001-05 du 26 juillet 2001 et 07 août 2002 portant code de gestion des airesprotégées.Loi N° 95-017 du 25 août 1995 portant code du tourismeLoi N° 98-026 du 20 juin 1999 portant refonte de la charte routièreOrdonnance N°93-022 du 04 mai 1993 portant réglementation de la pêche et delaquaculture.Décret N° 99-954 du 15 décembre 1999 modifié par le Décret N° 2004-167 du 03 février2004 relatif à la mise en compatibilité des investissements avec lenvironnementDécret N° 2003-464 du 15 avril 2003 portant classification des eaux de surface et rejetdeffluents liquidesDécret N° 96-1293 du 30 décembre 1996 relatif à la création et à la gestion des zonesdintérêt touristiqueArrêté interministériel N° 4355/97 du 13 mai 1997 portant définition et délimitation deszones sensiblesArrêté N° 6830/2001 du 28 juin 2001 fixant les modalités et les procédures de participationdu public à lévaluation environnementaleArrêté N° 18177/04 du 27 septembre 2004 portant définition et délimitation des zonesforestières sensiblesCode minier 2005
  • 33. iiANNEXE II : NOTE SUR LES OUTILS DEVALUATIONENVIRONNEMENTALE Conformément aux dispositions de larticle 4 de la loi n° 99.954 du 15 décembre 1999relatif à la Mise en Compatibilité des Investissements avec lEnvironnement (MECIE) et sesmodificatifs, toutes implantations ou modifications daménagements, ouvrages et travauxsitués dans les Zones Sensibles prévus par lArrêté n° 4355/97 du 13 mai 1997 portantdésignation des Zones Sensibles, sont soumis à lEtude dimpact environnemental (EIE). Maisselon le cas, certaines de ces activités caractérisées par de moindre ampleur ou par dautrescritères spécifiques sont soumis à un Programme dengagement environnemental (PREE) danslannexe II du même décret. Aussi, les mesures prises lors du décret n° 2004 - 167 du 03février 2004 portant sur les modifications apportées au décret MECIE axées sur larégularisation de toutes installations nécessitant dEIE appelées Mise en conformité (MEC)remettent dans la même considération les anciennes installations concernées. Compte tenu des petites exploitations exercées au niveau des zones Sensibles et pour uneconsidération des effets cumulatifs de ces activités, lAUDIT devient un outil dévaluation aumême titre que lEIE classique, la PREE et la MEC dans lesdites zones. Le contenu et lastructure dun document dAUDIT sont présentés ci-après : AUDIT ENVIRONNEMENTALCONTEXTE ET JUSTIFICATIONS DE LA DEMARCHE Un AUDIT, pour être justifié, doit obtenir ladhésion préliminaire des dirigeants. Cettepartie exposera brièvement les tenants et aboutissants de létude.DESCRIPTION ET ANALYSE DE LA SITUATION ACTUELLE Description du projetCette description inclura, à titre non limitatif :- les composantes du projet et ses infrastructures techniques- les ressources (notamment humaines et matérielles)- les modes d’exploitation et de traitement- les pollutions et nuisances potentielles directement causées par le projetDescription de lenvironnementLa description de lEnvironnement comprend au moins :- la délimitation de la zone détude- la description des composantes du milieu récepteur (air, eau, sol, populations humaines,espèces biologiques) les plus pertinentes (préciser les statuts particuliers de certaines espècesquand cela existe)Analyse des impactsCette partie concerne :- lidentification des impacts actuels et de leurs sources- lévaluation de l’importance des impacts- la description des enjeux- les mesures de correction ii
  • 34. iiiAnalyse des risques et des dangersVu que les travaux se font sur des données réelles, lanalyse des risques et des dangers estlimitée aux volets suivants :- analyse des risques daccident : description des accidents passés et de leurs bilans, description des accidents susceptibles de se passer, et autres ;- mesures de sécurité ;- plan durgence.Pour la maîtrise des risques alimentaires, il est recommandé de mettre a profit la disponibilitéd’outils comme le "Hazard Analysis and Critical Control Points" (HACCP).Programme dactions- Programme de surveillance- Programme de suivi- Programme damélioration des performances iii
  • 35. ivANNEXE III : REFERENCES DE BASE SUR LA PARTICIPATION DUPUBLIC A LEVALUATION ENVIRONNEMENTALE 1) La Charte de lEnvironnement, Loi n° 90.033 du 21 décembre 1990 La Charte et ses modificatifs, en son article 4, consacre le principe du droit à linformation du public à lévaluation environnementale. La protection et le respect de lenvironnement sont dintérêt général. Il est du devoir de chacun de veiller à la sauvegarde du cadre dans lequel il vit. A cet effet, toute personne physique ou morale doit être en mesure dêtre informée sur les décisions susceptibles dexercer quelques influences sur lenvironnement et ce directement ou par lintermédiaire de groupements ou dassociations. Elle a également la faculté de participer à des décisions. 2) Le décret MECIE n° 99.954 du 15 décembre 1999 Le décret relatif à la Mise en Compatibilité des Investissements avec lEnvironnement (MECIE) instaure la participation du public dans ses articles 15 à 21 (nouveau) comme une étape essentielle dans le processus dévaluation environnementale. 3) LArrêté n° 6830/2001 du 28 juin 2001 LArrêté fixe les modalités et les procédures de participation du public à lévaluation environnementale dont les principes fondamentaux sont : - lassociation du public à lévaluation environnementale des dossiers dEIE permet de disposer des éléments nécessaires à la prise de décision ; - la mise en application du droit du public concerné par le projet à linformation, de sa faculté à participer à des décisions. iv
  • 36. vANNEXE IV : LISTE NON EXHAUSTIVE DES INDICATEURS DE SUIVI DANS LES ZONES SENSIBLESECOSYSTEMES FORESTIERSINDICATEURS Indicateurs d’état Indicateurs de pression Indicateurs de réponseIndicateurs - Variation du QIS (Indice de Qualité -Variation de lérosion hydrique -Variation du nombre despèces et dephysiques Inhérente au sol) -Variation de lérosion éolienne variétés animales et végétales - Variation de la quantité de sol perdu -Variation de la superficie des sols appartenant à lécosystème forestier - Variation du bilan hydrique forestiers dégradés qui sont conservées -Variation du niveau de la nappe -Variation de la nature et de la qualité phréatique des structures désignées pour la -Variation de la qualité des eaux conservation des germoplasmes et desIndicateurs - Variation de la superficie de la forêt - Variation, par formation forestière, ressources phytogénétiquesbiologiques - Variation de la superficie de chaque essence du nombre et de la densité despèces -Variation du nombre de taxa présents par rapport à la superficie totale de la forêt ayant un intérêt socio-économique dans des structure de conservation - Variation de la structure, par classes dâge, - Variation, par formation forestière, ex-situ (jardins botaniques, parcs de la forêt marocaine et de ses différentes de la quantité prélevée par espèce zoologiques, etc.) sujets à des plans essences dintérêt socio-économique de réhabilitation /restauration. - Variation de la richesse spécifique totale -Variation par formation du nombre -Variation de la superficie des forêts (Flore et Faune) de la forêt des espèces animales et végétales protégées et de leurs pourcentages - Variation de la richesse spécifique dans menacées par rapport à la surface forestière chacune des formations forestières nationales totale. et le pourcentage de chacune de ces listes par - Mesures prises pour la conservation rapport à la liste forestière nationale de la quantité et la qualité des sols et - Variation de la densité de lessence des eaux. principale dans chacune des forêts - Variation du pourcentage - Variation du nombre, par essence forestière, dutilisation des énergies autres que le des espèces endémiques et leurs densités. bois. - Variation des superficies destinées à la - Variation de la superficie des terres conservation des ressources génétiques reboisées par an pour remplacer le forestières autochtones bois de feu et dindustrie utilisé. v
  • 37. viIndicateurs socio- -Variation de la contribution au produit -Variation du bénéfice net - Variation des superficies réhabilitéeséconomiques intérieur brut du secteur forestier -Lutilisation de la forêt pour les et reconstituées des zones forestières -Variation de la superficie destinée pour la biens et les services non dégradées. production de bois commerciaux - Degré de lengagement de létat dans -Variation du nombre despèces et de la -Variation du nombre de des programmes dintroduction des densité des populations dintérêt personnes/familles bénéficiant énergies de substitution économique effectivement des - Lexistence, promulgation, et -Variation des bénéfices tirés des ressources droits dusage ou dont léconomie révision par les pouvoirs publics de forestières au profit des populations sappuie largement sur la forêt lois / textes dapplication sur la riveraines. -Variation des superficies forestièresgestion du domaine forestier. -Variation du nombre demplois généré par le utilisées à des fins de culture par - Variation des dépenses consacrées à secteur forestier rapport à la surface de la formation la surveillance, à laménagement, -Variation de limportance de lindustrie en forestière concernée. au développement et à la mise en rapport avec les ressources forestières valeur du domaine forestierIndicateurs de - Variation du pourcentage et du taux de -Variation du pourcentage de la - Variation du budget annuel consacréproductivité régénération des essences forestières et des superficie forestière avec un sol à la recherche sur la biodiversité dans peuplements reboisés dégradé le domaine forestier - Variation de la biomasse par essence -Variation du nombre et de la densité - Participation de l’Etat aux forestière et par classe dâge. des ravageurs conventions relatives au domaine - Variation de la densité du tapis végétal -Variation, par essence, du nombre forestier (indice foliaire) et de lampleur des maladies - Variation du taux de recouvrement du sol (exprimée en %) -Variation de la fréquence annuelle des incendies et des superficies forestières brûlées -Variation de la charge pastorale par formations forestières -Variation, par formation, de la superficie anthropisée. vi
  • 38. viiECOSYSTEMES NON FORESTIERSINDICATEURS Indicateurs d’état Indicateurs de pression Indicateurs de réponseIndicateurs - Evolution des paramètres climatiques -Variation du taux dérosion éolienne - Evolution des superficies aménagéesphysiques - Evolution de l Indice de Qualité - Taux densablement exprimé par les dans le cadre de la lutte contre Inhérente au sol. surfaces couvertes par les sables lensablement. - Variation de la superficie des terres annuellement - Evolution des quantités deau de arables - Evolution du niveau piezométrique ruissellement régularisé - Variation de loccupation du sol. des nappes phréatiques - Evolution des superficies traitées - Variation de la richesse spécifique non - Qualité des eaux des nappes dans le cadre de la conservation des domestiquée de lécosystème agricole et de phréatiques eaux et des sols labondance relative - Variation du taux dérosion éolienne - Evolution des surfaces boisées / - Variation de la liste des espèces - Evolution du niveau piezométriques reboisées endémiques dans les nappes phréatiques - Evolution du nombre de projets et - Variation du nombre de variétés cultivées - Variation de la quantité de nitrates et dactions incitatifs générateurs de et de races animales. des autres sels dans leau et le sol revenus - Variation du bilan hydrique du sol suite à lutilisation excessive des - Variation de la quantité utilisée de - Variation de la quantité deau engrais. fumiers par unité de surface et des emmagasinée dans des barrages - Variation de la quantité de pesticides superficies des terres cultivées - Variation de la qualité des eaux. utilisée par unité de surface et amendées avec des fumiers. - Variation des données climatiques. surface des terres traitées par les - Variation du nombre et de la qualité - Variation de la QIS (Qualité Inhérente au pesticides des structures désignées pour la Sol) conservation des ressources phytogénétiques - Variation de la superficie des terres agricoles aménagées par rapport au potentiel des terres agricoles menacées vii
  • 39. viiiIndicateurs - Evolution de lindice de végétation - Evolution du taux de prélèvement de - Variation de la superficie concernéebiologiques - Evolution de la surface occupée par la bois de feu par les populations par les opérations de lutte intégrée. végétation/à la surface totale du pays locales - Variation des superficies concernées - Evolution de la surface occupée par la - Evolution du taux des prélèvements par les projets damélioration végétation par rapport à la superficie des de certaines espèces animales et pastorale. zones non forestières. végétales. - Evolution du nombre des campagnes - Evolutions de la richesse spécifique et - Evolution de la charge animale par engagées en matières de santé des abondances relatives (floristique et catégorie de bétail et par grandes animale au profit des races locales. faunistique) zones de parcours. - Evolution des superficies concernées - Evolution des effectifs despèces de -Variation du nombre total de la liste par des programmes de lutte contre mammifères, de reptiles, doiseaux des espèces menacées. lérosion des sols terrestres et de certains invertébrés dintérêt - Variation du nombre et des densités - Evolution des investissements écologique majeur. des espèces sauvages menacées publiques ou privés, consacrés au - Variation de la superficie des terres - Variation du nombre de races développement des races locales arables animales et variétés locales menacées menacées et des cultivars - Variation de loccupation du sol. - Variation du nombre des races et - Evolution des investissements dans - Variation de la richesse spécifique non variétés introduites utilisées aux dépens la recherche-développement et dans domestiquée de lécosystème de races locales linformation sur lagro-système agricole et de labondance relative - Variation du nombre et des densités - Variation de la liste des espèces des ravageurs/maladies et lampleur de endémiques leurs dégâts sur les variétés et races - Variation du nombre de variétés cultivées locales. et de races animales. - Taux de réduction des rendements dus - Variation du nombre de variétés et de à lextension des espèces envahissantes. races introduites et améliorées génétiquement - Variation du nombre et des densités des espèces sauvages apparentées aux espèces cultivées - Variation des superficies occupées par les variétés locales viii
  • 40. ixIndicateurs socio- - Evolution de la superficie utilisée pour - Variation des quantités de produitséconomiques lagriculture et lélevage. ligneux extraits du milieu par habitant - Evolution de la part des revenus tirés de - Variation du nombre et densité et lexploitation des ressources dhabitants par km2 vivant de naturelles dans le revenu des ménages lagriculture/élevage dans ces zones. - Nombre et densités des espèces dintérêt - Variation du bénéfice net du secteur socio-économiques. agricole - Variation de la contribution du secteur - Variation du nombre de agricole au Produit Intérieur Brut national personnes/familles dont léconomie ou - Variation des effectifs par catégories de la subsistance sappui sur lagriculture / bétail élevage - Variation de la production animale / - Evolution du degré dimplication du végétale par région et pourcentage par secteur privé dans le secteur agricole rapport aux besoins du pays. - Variation du nombre demplois généré par le secteur agricole. - Variation du nombre des espèces améliorées. - Variation du nombre doccasions de loisirs offertes aux populations et aux touristesIndicateurs de - Evolution de lindice de végétation - Evolution de la surcharge animaleproductivité - Variation de la richesse spécifique et de - Evolution des pertes des superficies la densité des espèces ligneuses des terres productives par lérosion, - Variation du taux de fertilité du sol lensablement ou lurbanisation - Variation de la richesse spécifique, des - Evolution du nombre despèces densités et des organismes vivants dans le ravageuses et de lampleur des maladies sol - Variation des effectifs du cheptel - Variation des rendements annuels des pâturant dans les agro-systèmes variétés et races locales ix
  • 41. xECOSYSTEMES DES ZONES HUMIDESINDICATEURS Indicateurs d’état Indicateurs de pression Indicateurs de réponseIndicateurs - Variation de la salinité - Teneur en métaux lourds (eau, sédiments - Nombre et surface totale desphysiques - Variation de la température de leau et organismes) zones humides effectivement - Variation de la teneur en chlorophylle a - Teneur en azote et en phosphore (eau, protégées par rapport à la surface - Variation de la granulométrie et de la sédiments) totale de ces milieux qualité du sédiment - Qualité bactériologique (eau, sédiments, - Nombre et abondance des - Variation de létendue de la zone humide organisme) espèces menacées effectivement - Variation de la durée de la mise en eau - Nombre et débit des effluents se protégées par une quelconque - Niveau piézometrique des nappes déversant dans les zones humides réglementation phréatiques - Variation du taux des prélèvements deau - Mesures prises pour la - Matière en suspension - Variation du taux de sédimentation conservation de la qualité et de la - Précipitations atmosphériques quantité des eaux et des sédimentsIndicateurs - Variation de la richesse spécifique - Variation de la superficie anthropisée - Superficie des zones humidesbiologiques - Variation de la structure des peuplements par rapport à celles restées naturelles. restaurées - Variation du nombre despèces - Variation de la liste des espèces utilisées - Nombre des espèces aquatiques autochtones et endémiques et lévolution de leurs abondances réhabilitées - Etendue des aires de répartition des - Variation du nombre et des densités des - Statut international des zones espèces espèces menacées, vulnérables, en voie de humides malgaches disparition, disparues, endémiques, etc. - Participation aux conventions - Variation de la liste des espèces relatives aux zones humides introduites dans les zones humides - Dépenses consacrées à laIndicateurs socio- - Variation du nombre demplois généré - Variation du rythme annuel dextraction conception et à la mise en œuvreéconomiques par les zones humides des produits des zones humides de plans daménagement des zones - Variation de la liste et des densités des relativement au volume jugé durable. humides populations de diverses espèces - Variation du bénéfice net - dépenses consacrées à la exploitées - Utilisation des biens et services non recherche-développement dans les commerciaux des zones humides zones humides - dépenses consacrées à la x
  • 42. xiIndicateurs de - Variation de la richesse spécifique et - Variation des superficies drainée des sensibilisation/éducationproductivité densités des oiseaux zones humides - Investissements en matière de - Variation de la richesse spécifique et - Variation du taux de croissance développement écotouristique dans densités des amphibiens démographique des populations riveraines et autour des zones humides - Richesse spécifique et densités des des zones riveraines poissons - Variation du nombre de touristes/an et - Variation de la biomasse du par site (ou par unité de surface) phytoplancton - Variation du nombre de tête de cheptel - Variation de la biomasse, par unité de utilisant ces zones humides pour le surface et par site, de la végétation pâturage ou pour labreuvement terrestre. - Variation des surfaces de terres agricoles - Variation de la biomasse par unité de adjacentes surface et par site des principales espèces - Variation de la fragmentation et de la pilotes perte de lhabitat - Variation du nombre de barques/pêcheurs, ramasseurs exploitant le site xi
  • 43. xiiECOSYSTEMES MARINS ET COTIERSINDICATEURS Indicateurs d’état Indicateurs de pression Indicateurs de réponseIndicateurs - Variation de la salinité - Quantité du sable extrait/site/an - Nombre despèces menacéesphysiques - Variation de la température de leau - Quantité dazote et de phosphore effectivement protégées/nombre total - Variation de la teneur en chlorophylle a - Qualité bactériologique de la zone des espèces menacées - Variation de la granulométrie et de la littorale (eaux, sédiments et - Nombre et superficie de zones qualité du sédiment organismes) marines effectivement protégées - Variation de létendue de la zone humide - Concentration des métaux lourds (eau, - Diversification des produits - Variation de la durée de la mise en eau sédiments et organismes) valorisés de la pêche - Niveau piézometrique des nappes - Contaminants organiques - Valorisation des espèces et des phréatiques (hydrocarbures, phénols, pesticides et espaces peu ou pas utilisés ou utilisés - Matière en suspension détergents) de façon inadéquate - Qualité et la quantité des Déchets des - Taux de consommation des Activités de Soin (DSA) produits de la pêche par habitant/an - Programmes et budgets relatifs à laIndicateurs - Variation de la Richesse spécifique des - Quantité des ressources halieutiques réhabilitation/ restauration de labiologiques peuplements extraites par espèce et par an biodiversité marine - Variation de la Structure des peuplements - Nombre despèces introduites et - Valorisation de certains milieux - Stocks des différentes espèces exploitées nuisibles fermés pour lélevage et leur structure par âge - Nombre de bateaux / embarcations / - Mesures pour limiter limpact des - Superficie des sites et la production ramasseurs rejets domestiques et industriels sur aquacole - Nombre et densités des espèces lenvironnement marin et ses milieux - Nombre despèces endémiques menacées et vulnérables connexes - Taux de dégradation des habitats - Mesures pour diminuer la pression disponibles de pêche sur les ressources halieutiques xii
  • 44. xiiiIndicateurs socio- - Contribution du secteur des pêches - Rythme annuel dextraction des - Mesures pour limiter les pratiqueséconomiques maritimes au PIB national produits halieutiques relativement au illicites en matière dutilisation de - Superficie destinée à la production volume jugé durable divers éléments de la biodiversité halieutique - Bénéfice net marine - Liste et densités relatives des espèces - Nombre despèces menacées - Mesures pour renforcer le contrôle ayant un intérêt socio-économique - Utilisation des biens et services non des circuits informels de - Nombre demplois généré par le secteur commerciaux de la mer commercialisation des produits de la des pêches maritimes - Nombre de pêcheurs/familles vivant pêche, aussi bien en mer quen terre - Diversité de lindustrie halieutique locale du secteur des pêches maritimes et de - Budgets consacrés à la recherche- laquaculture développement dans le domaine de la biodiversité marine y compris celui de laquaculture (ayant un rôle socio-Indicateurs de - Evolution de lindice de végétation - Evolution de la surcharge animale économique)productivité - variation de la richesse spécifique et de la - Evolution des pertes des superficies - Budgets consacrés à la densité des espèces ligneuses des terres de parcours sensibilisation/éducation/écotourisme - variation du taux de fertilité du sol. - Diminution des surfaces des terres - Mesures durgence en matière de productives par lérosion, protection de la biodiversité marine lensablement ou lurbanisation - Evolution du nombre despèces ravageuses et de lampleur des maladies xiii