Compte-rendu de la première réunion du groupe national d'Infolab du jeudi 11 avril.

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La Campagne Infolab a été lancée le jeudi 11 avril à l’occasion de la première rencontre du groupe de travail national, portant sur le thème « Culture de la donnée et médiations ». Acteurs …

La Campagne Infolab a été lancée le jeudi 11 avril à l’occasion de la première rencontre du groupe de travail national, portant sur le thème « Culture de la donnée et médiations ». Acteurs associatifs (Libertic, Open Street Map, collectifs citoyens Open Data Tours, Poitiers, Les Petits-Débrouillards, Décider Ensemble, La Fonderie…), membres de collectivités territoriales (Région PACA, Communauté urbaine de Bordeaux, CG Gironde, CG Hauts-de-Seine, CG Manche, Mairies de Paris et de Rennes…) et grands comptes (Alcatel Lucent, La Poste, La Caisse des dépôts, Gemalto…) étaient rassemblés pour entamer une réflexion sur la culture de la donnée et ses différentes formes de médiation. Retour sur cette journée…

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  • 1. INFOLABDévelopper une «culture de la donnée» au servicedes entreprises & des acteurs du territoire.ATELIER 1
  • 2. Groupe de travail national 11 avril 2013 - Atelier 1La Campagne Infolab a été lancée le jeudi 11 avril à l’oc-casion de la première rencontre du groupe de travail national, portantsur le thème « Culture de la donnée et médiations ». Acteurs associatifs(Libertic, Open Street Map, collectifs citoyens Open Data Tours, Poitiers,Les Petits-Débrouillards, Décider Ensemble, La Fonderie…), membres decollectivités territoriales (Région PACA, Communauté urbaine de Bor-deaux, CG Gironde, CG Hauts-de-Seine, CG Manche, Mairies de Paris etde Rennes…) et grands comptes (Alcatel Lucent, La Poste, La Caisse desdépôts, Gemalto…) étaient rassemblés pour entamer une réflexion sur laculture de la donnée et ses différentes formes de médiation. Retour surcette journée…Keywords - INFOLAB, OPENDATA, MEDIATIONS, CULTURE.06 2011INVENTONS ENSEMBLE L’INFOLAB INTRODUCTION
  • 3. Groupe de travail national 11 avril 2013 - Atelier 1I.II.III.IV.V.VI.FORGEONS UNE CULTURE DE LA DONNÉE !Par Simon CHIGNARDRENDRE POPULAIRE LE TRAVAIL DE LA DONNÉEPar Loup CELLARD, FingMETTRE LES DONNÉES EN DÉBATPar Amandine BRUGIÈRE, FingCOMMENT CONSTRUIRE UN GUIDE DES MÉDIATIONSPar Fabienne GUIBÉ, FingLA MÉDIATION, UNE NOTION FLOUE, VICTIME DE SON SUCCÈSPar Faustine BOUGRO, FingLA CULTURE DES DONNÉES EN ENTREPRISEPar Claire GALLON, LiberTICINTRODUCTIONSOMMAIRECONTACTINVENTONS ENSEMBLE L’INFOLAB SOMMAINE
  • 4. Groupe de travail national 11 avril 2013 - Atelier 1FORGEONS UNE CULTURE DE LA DONNÉE !Par Simon CHIGNARD
  • 5. Groupe de travail national 11 avril 2013 - Atelier 1INVENTONS ENSEMBLE L’INFOLAB FORGEONS UNE CULTURE DE LA DONNÉE C’est en forgeant que l’on devient forgeron ». Le proverbe auraitpu figurer en sous-titre du premier atelier national Infolab. Il traduit l’idéeque la compréhension des enjeux de la donnée passe aussi (avant tout ?)par notre capacité à mettre les mains dans le cambouis.Nous avons donc beaucoup forgé lors de cette après-midi. La donnée(notre matière première), nous l’avons manipulée, chauffée, tordue pouressayer d’en tirer quelques idées sur la culture de la donnée et sa (néces-saire) médiation.Les sujets étudiés étaient différents : les données d’entreprises, les sta-tistiques de l’emploi et de l’activité économique, les prénoms les pluspopulaires… Mais au-delà de cette apparente diversité, les questions seressemblent : Comment traduire les questions en données ? Commentaborder avec un regard critique les données disponibles ?QUELLES COMPÉTENCES REQUISES POUR LES FAIRE PARLER ?C’est en forgeant que l’on devient forgeron. Mais que devient-on enmanipulant de la donnée ? La question du rôle des médiateurs est poséeici, de même que celle de l’expertise. Les sachants d’un domaine (ceuxqui maîtrisent un sujet ou une thématique) vont-ils être supplantés parles experts de la manipulation des données ? Au moment où data-scien-tist devient un métier sexy, cette mise en pratique aura pu démontrerque la donnée n’est pas réservée aux forts en maths…Après le bruit et le chaleur de la forge, nous avons souhaité prendre un peude recul, pour ré-interroger la notion-même de médiation (le forgeron est
  • 6. Groupe de travail national 11 avril 2013 - Atelier 1INVENTONS ENSEMBLE L’INFOLAB FORGEONS UNE CULTURE DE LA DONNÉEdevenu praticien réflexif …). Qu’est-ce que ce terme veut dire ? Qui sontles acteurs et les objets de la médiation ? Sarah Labelle nous a proposé unéclairage, de la médiation culturelle à la sociologie de l’innovation, souli-gnant la diversité des objets et des processus de médiation existants etenvisageables. L’échange qui a suivi aura même permis d’imaginer un pos-sible “Musée de la donnée”, ses expositions permanentes et temporaires,ses ateliers de découverte et de co-construction. La rencontre s’est concluepar la présentation d’un premier inventaire des outils et des dispositifsd’animation et de médiation autour de la donnée. Un travail qui se pour-suivra au cours des prochains mois pour alimenter les expérimentationsterritoriales et le guide des médiations. “Practice makes perfect” disentnos voisins d’outre-manche : ce premier atelier n’est que la première étapede notre parcours Infolab, nous aurons donc l’occasion de remettre le sujetde la culture de la donnée sur la table…Simon CHIGNARD, Consultant Open Data, http://donneesouvertes.info
  • 7. Groupe de travail national 11 avril 2013 - Atelier 1RENDRE POPULAIRE LE TRAVAIL DE LA DONNÉEPar Loup Cellard, Fing
  • 8. Groupe de travail national 11 avril 2013 - Atelier 1INVENTONS ENSEMBLE L’INFOLAB RENDRE POPULAIRE LE TRAVAIL DE LA DONNÉE Afin de mieux comprendre le contexte et les limites de l’ouvertured’un jeu de données, le thème de l’atelier proposé par Simon Chignard étaitparticulièrement bien choisi : les prénoms. Tout le monde en a un, tout lemonde sait ce que cela représente, et c’est une notion centrée sur l’hu-main et l’identité, de quoi rassurer les data-sceptiques, et de quoi fairevibrer les data-dandys.L’entrée en matière dans le sujet s’est faite grâce à plusieurs articles depresse qui mettaient en évidence les modes de médiatisation du sujet :le prénom comme bien de mode, la recherche du prénom rare, les stéréo-types éditoriaux véhiculés par la presse… Après analyse de divers corpusde données sur les prénoms (INSEE, data.gouv, fichier d’état civil… jeu dedonnées de Paris et Rennes), il est aisé de déceler les biais de ces jeux quilimitent leurs utilisations possibles.En effet, les jeux de données ne sont pas identiques entre collectivitésterritoriales, la comparaison entre territoires devient alors difficile : unenormalisation serait bénéfique, mais qui peut la porter ?QUI EST LE GARANT ?Il y a un effet boîte noire sur la constitution des jeux de données et unmanque de normes  institutionnelles qui pourrait régler ces problèmes.Il serait également  intéressant de préciser les limites de chaque jeux dedonnées (ce qu’ils ne contiennent pas). Par exemple, dans les jeux de don-nées des prénoms de l’INSEE, l’occurrence minimale (prénom rare) pour
  • 9. Groupe de travail national 11 avril 2013 - Atelier 1qu’un prénom soit inscrit est de 3 (si un prénom X a été donné que 2 foissur ce territoire il n’apparaîtra pas dans le fichier). Sur le portail de la villede Paris, elle est de 5. Pourquoi ce choix et cette différence? Qui fixe lanorme (ou à défaut une pratique commune) ?EST-CE LE RÔLE D’ETALAB ?Bien souvent, les problèmes de réutilisation de données viennent du faitque l’on ignore le contexte de production de ces mêmes données. Il nousmanque des informations autour de la constitution des jeux : les méta-données. Dans les données des prénoms d’une ville, on ne sait si la dated’inscription dans le jeu de données est la date de naissance de l’enfantou la date de son enregistrement d’état civil ? Les enfants nés autour du31 décembre sont certaines fois enregistrés sur l’année suivante, délaid’enregistrement oblige !Les différences d’orthographe, de prononciation et de genre des prénomsne sont pas prises en compte dans la constitution des jeux de données.Lorsque l’on veut analyser le prénom Justin comme indicateur social, on nesait s’il se prononce à la française ou à l’américaine, et si du coup il se ré-fère davantage à Justin (de La Borderie), prénom à connotation bourgeoise,ou à Justin (Bieber), jeune chanteur de pop américaine représentatif d’uneculture populaire transnationale. Les prénoms sont des données relative-ment simples et on s’aperçoit qu’elles posent déjà un certain nombre deproblèmes: quel degré de complexité vont avoir des jeux de données derésultats financiers ou de santé publique ?!INVENTONS ENSEMBLE L’INFOLAB RENDRE POPULAIRE LE TRAVAIL DE LA DONNÉE
  • 10. Groupe de travail national 11 avril 2013 - Atelier 1Après cette analyse critique des données, nous avons identifié les princi-paux cas de réutilisation : les jeux de données des prénoms peuvent êtreutilisés pour montrer la diversité des prénoms (relativiser l’utilisation desprénoms rares, montrer la diversité des prénoms dans le temps), révélerles modes dans l’utilisation de tel ou tel prénom (orthographe, influenced’un fait d’actualité, d’un personnage de fiction, d’une star) ou encore uti-liser le prénom comme indicateur social ou comme révélateur en périodede crise.EST-ON PLUS ORIGINAL DANS LE CHOIX DE SON PRÉNOMEN PÉRIODE DE CROISSANCE OU D’AUSTÉRITÉ ?Très pédagogique, cet atelier permet de comprendre les étapes clés del’utilisation d’un jeu de données : sa réception, l’analyse de ses potentia-lités, le défrichage à l’intérieur du jeu, les possibilités d’enrichissement etde réutilisation. Simon Chignard insiste également sur l’importance desmétadonnées dans la publication des jeux de données : il faut davantagedocumenter le contexte de production des jeux.On comprend alors les bonnes questions à se poser avant d’envisagertoute production de sens avec un jeu de données : Qu’est ce qui est réel-lement présent dans le fichier ? Comment a-t-il été constitué ? Le fichierreprésente-t-il l’ensemble du corpus à étudier ?Loup CELLARD, Assistant Chef de Projet, FingINVENTONS ENSEMBLE L’INFOLAB RENDRE POPULAIRE LE TRAVAIL DE LA DONNÉE
  • 11. Groupe de travail national 11 avril 2013 - Atelier 1PREMIERS BÉBÉS 2013Source : http://fr.slideshare.net/schignard/infolab-les-prnoms-une-donne-populairePAR LE TÉLÉGRAMME
  • 12. Groupe de travail national 11 avril 2013 - Atelier 1METTRE LES DONNÉES EN DÉBATPar Amandine BRUGIÈRE.
  • 13. Groupe de travail national 11 avril 2013 - Atelier 1INVENTONS ENSEMBLE L’INFOLAB METTRE LES DONNÉES EN DÉBAT Dans ce 2e atelier main dans le cambouis, Vincent Mandinaudde  l’ANACT  et Hervé Paris d’AlterCarto/Cité Publique  ont présenté uneméthode originale - et éprouvée ! - de mise en discussion des donnéesarticulant des approches quantitatives et qualitatives des données. Pourbien comprendre la démarche, revenons sur les caractéristiques des ac-teurs en présence. L’ANACT (Agence Nationale pour l’Amélioration des Conditions de Travail)est un EPA sous tutelle du ministère du travail, et les organisations pa-tronales et syndicales dites représentatives siègent à son conseil d’ad-ministration. L’ANACT forme un réseau, avec 26 ARACT (AssociationsRégionales pour l’Amélioration des Conditions de Travail) implantées danschaque région de France. La vocation de ce réseau est d’aider les organisa-tions à développer des projets innovants touchant au travail, dans le cadred’un dialogue social constructif, pour améliorer à la fois la situation dessalariés et l’efficacité des entreprises.Aussi, ces dernières années, le réseau ANACT a déployé des outils de car-tographie statisitique et expérimenté une méthodologie d’enquête surles contextes de travail dans les territoires. Mobilisés et éprouvés par desacteurs territoriaux (ARACT, Comités de Bassin d’Emploi; Maison de l’Em-ploi et de la Formation Professionelle, etc.), ces outils de rapprochementcartographique de données et ces methodes d’investigation leur ont per-mis d’alimenter la reflexion, d’affiner la problématisation des contextesd’action face aux mutations du travail dans les enterprises et les terri-toires. Le travail de mediation que réalisent ces groupes d’acteurs  tablesur la mise en scène et l’analyse de données de statistiques publiques,couplées, articulées à des savoirs d’expériences, des connaissances de
  • 14. Groupe de travail national 11 avril 2013 - Atelier 1INVENTONS ENSEMBLE L’INFOLAB METTRE LES DONNÉES EN DÉBATterrain. Le positionnement - presque éthique - de l’agence est de ne paslivrer de corrélations statistiques toutes faites aux acteurs, mais de pro-poser des cadres de travail soutenant la capacité des acteurs (non expertsdes données) à formuler de corrélations délibératives, soutenues par desformes d’enquêtes collaboratives, de partage d’expériences et d’expertisecollective.Sur son chemin lyonnais, l’ANACT a croisé le bureau d’étude  Cité Pu-blique  (concepteur et développeur de l’application web de cartographiestatistique) et l’association  AlterCarto  : une association engagée dansles problématiques de débat citoyen, préoccupée par le développementde technologies démocratiques et plus spécialement de cartes réflexives.Cette rencontre a ouvert sur une collaboration fructueuse entre les orga-nismes et sur la co-élaboration d’un projet nommé ATTLAS, reprenant lasuite technologique Suite Cairo.ATTLAS se base sur la réutilisation des données publiques géoloca-lisées et propose une lecture nouvelle des contextes de travail dans lesterritoires, complémentaire aux approches sectorielles traditionnelles. Ladémarche d’investigation proposée aux partenaires, soutenue par l’uti-lisation de modules cartographiques dit « PageCarto », consiste en uneplongée dans les problématiques des territoires, étayée de données, mé-diée par des cartes, des graphiques et des commentaires. Cette démarche articule trois types de compétences :- l’expertise métier et terrain des clients ou partenaires;- l’expertise métier du réseau ANACT sur la champ problématique du tra-vail et des changements technologiques et organisationnels;- l’expertise socio-technique et cartographique d’AlterCarto. 
  • 15. Groupe de travail national 11 avril 2013 - Atelier 1ATTLASSource : http://www.anact.fr/web/services/attlasPAR ANACT
  • 16. Groupe de travail national 11 avril 2013 - Atelier 1Les intervenants définissent leur rôle comme celui d’un appui à la pro-blématisation, d’une expertise de facilitation concourant à l’encapacitationdes acteurs concernés sur les phénomènes explorés. L’objectif est non pasde résoudre les problèmes des acteurs à leur place, mais de mettre enplace un cadre d’usages facilitant le partage des expériences, la mutuali-sation des ressources pour renouveler les capacités d’agir sur les phéno-mènes.Une question que soulève cet attelage de compétences concerne la spé-cialisation thématique des experts de la donnée : peut-on jouer un rôlede datascientist pour des tiers, sans comprendre les problématiques dudomaine, les implicites du langage, les conflits d’acteurs, etc. ?LES MÉDIATIONS À LA DONNÉE DOIVENT-ELLES ÊTRESPÉCIALISÉES PAR MÉTIER ?La démarche se construit en deux temps principaux.Le back office comprend :- la problématisation du sujet : de quoi parle-t-on ? Objectif : affiner lesquestions, définir des problématiques communes ;- le choix des périmètres : discussion autour des échelles, des cartes, desreprésentations (quelle géographie des données pour parler d’un pays– sous-entité régionale)  : les frontières administratives des donnéescachent parfois le véritable étalement géographique des problématiqueséconomiques et sociales.- la définition d’une stratégie de collecte de données (trouver les donnéesdisponibles répondant à la problématique soulevée, qu’elle soit publiqueINVENTONS ENSEMBLE L’INFOLAB METTRE LES DONNÉES EN DÉBAT
  • 17. Groupe de travail national 11 avril 2013 - Atelier 1INVENTONS ENSEMBLE L’INFOLAB METTRE LES DONNÉES EN DÉBATgratuite et ouverte, ou publique et payante). - la constitution d’un cahier de données ;- le bidouillage des données pour passer des tableaux aux cartes.Cette étape est longue, chronophage et, aux dires des instigateurs eux-mêmes, la plus laborieuse. Les clients ou partenaires n’ont pas toujours letemps de réellement s’y plonger. La tentation est forte de vouloir recevoirle prêt-à-consommer, et de s’absoudre de la cuisine préalable. Pourtantcette étape une a une plus-value didactique forte : elle fonctionne commeune formation, qui permet l’acculturation des acteurs à des formes induc-tives de raisonnement, à la complexité de la représentation des phéno-mènes économiques et sociaux, au caractère construit des données qu’oncherche à représenter et mobiliser.La mise en discussion des cartes comprend :On est à ce moment-là face au produit prêt à l’usage. Mais les choses nese font pas toutes seules pour autant. La mise en discussion des cartes etdes données s’opère d’une part grâce au rôle de tiers que jouent l’ANACTet AlterCarto. D’autre part un principe prévaut pas de carte sans commen-taire. Toutes les données représentées font ainsi l’objet de discussions, decorrélations commentées, ce qu’on pourrait appeler l’hypertextualité desdonnées et des cartes. Les modules « PageCarto » offrent une fonctionde prise de notes dynamique, intégrant les commentaires aux cartes etgénérant ensuite, si besoin, de nouvelles représentations plus adéquates. RMQ : Les données utilisées sont issues de différentes sources. Le recen-sement de la population et le fichier connaissance locale de l’appareil pro-ductif de l’INSEE sont jusqu’alors les sources principales pour constituer
  • 18. Groupe de travail national 11 avril 2013 - Atelier 1les jeux de données réutilisées. Des données provenant de la DARES, dePôle Emploi, ou encore de la CNAM-TS ont pu être mobilisées. Les donnéessont à la fois remises à disposition sous format tabloïde facilitant le trai-tement machine et représentées sous formes de métadonnées cartogra-phiques. Les cartes, les supports et les textes de commentaires sont souslicence GNU GPL. CULTURE DE LA DONNÉE OU MÉDIATION ?La démarche mise en oeuvre participe à développer une culture de la don-née auprès des acteurs impliqués. C’est un des constats qui ressortaitde cet atelier. « Développer une culture de la donnée au service des entre-prises et des territoires consiste bien à relancer un processus de médiation,à reconfigurer la relation entre producteurs et réutilisateurs et renouvelerles usages » reconnaissait Vincent Mandinaud. Médiation et culture dela donnée pourraient bien être indissociables… « Jusqu’à présent les spé-cialistes de la donnée (statisticiens, acteurs publics, etc.) ont privatisé lesmédiations  : la production, la collecte et l’analyse des données ne pas-saient que par eux. L’enjeu de l’Open Data aujourd’hui est donc autant unenjeu d’acculturation à la donnée par un plus grand nombre, qu’un enjeu dedésappropriation par ceux qui, jusqu’à présent, avait la main mise dessus »,concluaient les intervenants.UNE MÉTHODE POSSIBLE POUR DES INFOLABS CITOYENS ?...INVENTONS ENSEMBLE L’INFOLAB METTRE LES DONNÉES EN DÉBAT
  • 19. Groupe de travail national 11 avril 2013 - Atelier 1Cette approche de co-élaboration et de discussion des diagnostics terri-toriaux avec les acteurs concernés faisait, pour notre petite équipe Info-lab, largement écho aux scénarios – fictifs – développés avec l’associa-tion Décider Ensemble, dans le cadre du rapport « Ouvertures des donnéespubliques et participation » en 2012. Dans chacun des 3 scénarios (CNDP /Plan Climat Energie / Aménagement urbain) en effet, un dispositif de typeInfolab s’avérait nécessaire : pour réunir, partager et mettre en discussionles données. Le dispositif fonctionnait autour d’une réunion de compé-tences techniques et de traducteur/formateur/médiateur.Est-ce que la méthodologie développée par l’ANACT, Cité Publique et Al-terCarto pourrait fonctionner dans le cadre d’une concertation publique ?L’acculturation des acteurs (qu’ils soit professionnels ou citoyens) à lamanipulation de données est-elle possible sur un temps court ? Sur touttype de population ? Ou faudrait-il imaginer qu’un panel d’acteurs, choisiau hasard, participe à un processus long à l’instar des jurés d’assises ? Enla matière, tout reste à expérimenter… !A noter qu’à Lyon, toujours,  la municipalité forme déjà les chargés de mis-sions de développement local à des modes de concertation appuyés parla même technologie, et selon une approche méthodologique similaire,pour entredéfinir, avec les comités de quartier, les zones prioritaires dansle cadre des Contrats Urbains de Cohésion Sociale ; et pour mettre en placeun observatoire de la santé préfigurant le futur contrat local de santéentre la Ville et l’ARS.Pour en savoir plus sur ces initiatives : sven.grillet@mairie-lyon.frAmandine BRUGIÈRE, Chargée de missions, FingINVENTONS ENSEMBLE L’INFOLAB METTRE LES DONNÉES EN DÉBAT
  • 20. Groupe de travail national 11 avril 2013 - Atelier 1COMMENT CONSTRUIRE UN GUIDE DES MÉDIATIONSQuels outils/méthodes/animations autour des données existe-t-il déjà ?Par Fabienne GUIBÉ
  • 21. Groupe de travail national 11 avril 2013 - Atelier 1 La dernière présentation de la journée, menée par Amandine Bru-gière (FING), portait sur l’analyse de la veille qu’a initiée, depuis 2 mois,l’équipe INFOLAB (voir sur Diigo le fil de veille, ainsi qu’ici le tableau par-tagé où sont référencés plus d’une centaine de dispositifs de médiation,qu’ils soient formats d’animation, outils, méthodes…L’objectif n’étant pasde capter l’exhaustivité mais la diversité des exemples).Il s’agissait de livrer une première photographie de ce qui est directementaccessible sur le web : Si on cherche aujourd’hui à exploiter des données,quelles soient ouvertes, fermées, personnelles ou publiques, quels sontles outils, les méthodes, les formats d’animation documentés et acces-sibles sur le web ?QU’EST-CE QUI SE TROUVE À PORTÉE DE MAIN ?Cette analyse de la veille s’est structurée autour :- du type de médiation développée. Est-ce que l’on est face à des outils,des méthodologies, des formats d’animation, des services, des ressourcesdocumentaires, des serious game, des plateformes…?        - du type d’actions possibles. Qu’est-ce que cela permet de faire ? Sensibi-liser, explorer, imaginer, partager, analyser…?Les catégories qui ont été retenues ici ne sont pas des catégories stabili-sées. Le but de la présentation de ce work-in-progress était de faire réagirles participants. Ainsi n’hésitez pas à compléter le tableau, à le commen-ter, à partager les ressources identifiées, à nous contacter pour en discu-ter. Ce travail s’enrichira au fil des rencontres, grâce à vos contributions.INVENTONS ENSEMBLE L’INFOLAB COMMENT CONSTRUIRE UN GUIDE DE MÉDIATION
  • 22. Groupe de travail national 11 avril 2013 - Atelier 1INVENTONS ENSEMBLE L’INFOLAB COMMENT CONSTRUIRE UN GUIDE DE MÉDIATIONSENSIBILISERLa sensibilisation aux enjeux de la donnée reste, visiblement, un domaineà investir : peu d’exemples émergent, relativement aux autres catégoriesd’actions.Ceux trouvés montraient cependant une grande diversité de formes. Celaallait des ateliers rennais de sensibilisation des enfants à la manipula-tion et la représentation de données, au serious game sur les données ou-vertes du budget de l’Etat, ou encore l’enquête Orange-lab-OWNI-FING «Où habitez-vous vraiment ? », sorte de quizz – à base de données ouvertes- testant les connaissances territoriales des habitants. Les plateformesOpenstreetmap ou OpenfoodFacts (dé)montrant facilement la force ducrowdsourcing ( la production collaborative de données).Un exemple particulièrement pédagogique – mais s’adressant tout demême à un public d’initiés – est la School of Data de l’association OKFN.C’est une des seules initiatives proposant des ressources documentaireset méthodologiques.On le voit, ces formes de médiation développent chacune des pédagogiestrès différentes, face à la complexité des données. Elles n’hésitent pas àinvestir le ludique et s’adressent à tout type de public.
  • 23. Groupe de travail national 11 avril 2013 - Atelier 1OPEN FOOD FACTSSource : http://www.openfoodfacts.orgPAR STÉPHANE GIGANDET
  • 24. Groupe de travail national 11 avril 2013 - Atelier 1IMAGINER ET PRODUIRE DES USAGESAvoir des données à disposition est nécessaire mais pas suffisant. Encorefaut-il avoir des idées de (ré)utilisation des données, et souvent faut-ilmême stimuler les réutilisateurs potentiels.Dans ce champ-là, les exemples trouvés relèvent essentiellement de l’ani-mation : Concours ou appel à projet, hackathon, dataconnexion, Data-apéro ou Data-Tuesday. On est dans le champ de l’incitation, de la stimu-lation, de la recherche de sérendipité, ou de l’innovation ouverte.Quatre caractéristiques communes apparaissent :- Ces formats d’animation s’adressent à des publics relativement avertis :Innovateurs, start-upeurs, designers, développeurs…             - Ce sont majoritairement des exercices collectifs : la créativité découle-t-elle du croisement de regard ?- Ils sont d’une durée relative.- Ils s’adaptent à des données ouvertes comme « propriétaires ».          A noter toutefois un outil de sérendipité : Creadata, développé par Bas-tien Kerspern proposant des idées de mash-up aléatoires entre les jeux dedonnées mis à disposition par la ville de Nantes. INVENTONS ENSEMBLE L’INFOLAB COMMENT CONSTRUIRE UN GUIDE DE MÉDIATION
  • 25. Groupe de travail national 11 avril 2013 - Atelier 1CREADATASource : http://www.creadata.frPAR BASTIEN KERSPERN
  • 26. Groupe de travail national 11 avril 2013 - Atelier 1CUISINERUne fois que les données et les idées sont là, s’ouvre alors un champ d’ac-tions relativement techniques : Récupérer les données (EasyOpenData) lesstocker, les nettoyer (Open Refine, DataWrangler), les anonymiser (normeISO de pseudonymisation), les croiser (DataLift), etc. Ce champ-là foi-sonne d’outils destinés à des publics très spécialistes.Beaucoup d’entre eux émergent du champ des données personnelles : ducôté du VRM Vendor Relationship Manager (My Personal Vault), du quan-tified self – la mesure de soi (BodyMedia), ou des pratiques de développe-ment durable (Green Button Data), pour ne citer que ces exemples-là. Larelation aux données peut même être médiée par des objets (Withings). INVENTONS ENSEMBLE L’INFOLAB COMMENT CONSTRUIRE UN GUIDE DE MÉDIATION
  • 27. Groupe de travail national 11 avril 2013 - Atelier 1GREEN BUTTONSource : http://www.greenbuttondata.orgPAR WHITE HOUSE
  • 28. Groupe de travail national 11 avril 2013 - Atelier 1PARTAGERQuant on cherche à partager des données brutes, ou à communiquer surleur analyse, plusieurs solutions s’offrent à nous : La plus connue d’entreelle est la datavisualisation. Énormément de solutions techniques existenten la matière : Voir la très riche boîte à outils d’ExpoViz (made in La Fonde-rie). Ces dataviz vont du graphique / diagramme classiques (Google ImageChart) à des représentations plus sophistiquées (Treemap, graphe du web,cartographie). Tous ces outils nécessitent un haut niveau de compétencestechniques.D’autres outils permettent de partager des données avec des tiers, enmaîtrisant, autant que possible, les termes de l’échange. Là encore lechamp des données personnelles est riche (Mine!Project, Personal.com).Dans le champ des données de santé, on trouve des plateformes de par-tage collectif de données (Curetogether, Asthmapolis).INVENTONS ENSEMBLE L’INFOLAB COMMENT CONSTRUIRE UN GUIDE DE MÉDIATION
  • 29. Groupe de travail national 11 avril 2013 - Atelier 1INVENTONS ENSEMBLE L’INFOLAB COMMENT CONSTRUIRE UN GUIDE DE MÉDIATIONGOOGLE IMAGE CHARTSource : http://www.imagecharteditor.appspot.comPAR GOOGLE
  • 30. Groupe de travail national 11 avril 2013 - Atelier 1ANALYSERDans le champ de l’analyse des données, ce qu’on identifie comme outils(Precog, Continuuity, StatMix, Coheris Liberty, Google Prediction API), pla-teformes de services (DataPublica, Qunb, Captain Dash) offrent la possibi-lité de construire des modèles décisionnels, voire des modèles prédictifs,via des interfaces finales, des tableaux de bord. La complexité des opéra-tions sous-jacentes liées au traitement des données n’est pas explicitée: Comment s’opèrent les corrélations entre jeux de données, quels sontles considérations, les choix qui prévalent aux datavisualisations, aux ta-bleaux de bord ? Comment se font les modélisations, les simulations ? Oùse trouve la part de décision humaine dans les process ? Les pondérationsdépendent-elles essentiellement des profils techniques ?A l’opposé, dans le champ des sciences humaines, émergent des métho-dologies – et outils – permettant de mettre les données en débat : la mé-thode développée par l’ANACT/AlterCarto autour de la plateforme ATTLASmontrait comment les acteurs pouvaient monter en compétences et opé-rer leur propre corrélation de données. La méthode de cartographie descontroverses, développée par Bruno Latour, va aussi dans ce sens. Faceà des phénomènes sociaux (scientifiques, techniques) non stabilisés, lescartographies des controverses mettent en visibilité différents points devue qui s’opposent, afin de favoriser l’objectivité dans les prises de déci-sion qui peuvent découler.INVENTONS ENSEMBLE L’INFOLAB COMMENT CONSTRUIRE UN GUIDE DE MÉDIATION
  • 31. Groupe de travail national 11 avril 2013 - Atelier 1CAPTAIN DASHSource : http://www.captaindash.comPAR GILLES BABINET & BRUNO WALTHER
  • 32. Groupe de travail national 11 avril 2013 - Atelier 1ET MAINTENANT, QUE FAISONS-NOUS ?Ce travail de recensement et d’analyse des formes de médiation existantes(qu’elles soient humaines, sous forme d’outils et de méthodologies, deressources documentaires ou de services…) ne fait que commencer. Il sepoursuivra jusqu’à la rentrée 2013.Livrer ce premier niveau de lecture était instructif rien qu’au regard :de la nature des ressources disponibles : plus outils que ressources docu-mentaires ou méthodologiques ou ludiques ; du niveau requis de compé-tences pour leur utilisation : du geek au développeur professionnel, majo-ritairement.  Les données sont encore largement affaire de spécialistes… On le savait.Quasiment tout reste à faire en matière de démocratisation des donnéeset à tout niveau : sensibilisation, information, formation, accompagne-ment, services.Heureusement, la campagne Infolab ne fait que commencer !Fabienne GUIBÉ, Chef de projet, Fing.INVENTONS ENSEMBLE L’INFOLAB COMMENT CONSTRUIRE UN GUIDE DE MÉDIATION
  • 33. Groupe de travail national 11 avril 2013 - Atelier 1MÉDIATION : UNE NOTION FLOUE VICTIME DE SON SUCCÈSPar Faustine BOUGRO
  • 34. Groupe de travail national 11 avril 2013 - Atelier 1INVENTONS ENSEMBLE L’INFOLAB COMMENT CONSTRUIRE UN GUIDE DE MÉDIATION Après ces temps d’exploration, Sarah Labelle (maître de confé-rence en SIC, Paris 13) a mis en lumière une nouvelle entrée dans l’éco-système de la donnée, celle de la médiation, notion floue victime de sonsuccès. Cette ouverture s’est révélée être l’objet d’enjeux, qui détermine-ront l’évolution d’une culture de la donnée face aux transformations quirythment notre société.La donnée dite brute transforme sa valeur dès lors qu’elle est rendue intel-ligible et visualisée. Aussi, toute mise en forme de données, visant à favo-riser la compréhension, construit une médiation, et c’est justement parceque le pouvoir de l’image semble plus immédiat que celui d’un corpus detexte, que cette médiation doit être réfléchie. Effectivement, la réutilisa-tion de données brutes en vue d’un traitement intelligent, engage néces-sairement des objectifs différents de ceux qui ont présidé à la collecte.En cela, toute forme ou processus de médiation reflète la place que l’onsouhaite donner à l’objet médié dans son environnement. De fait, la notionde médiation nous incite à réfléchir, à travers nos conceptions du statutdes données dans la société, aux formes et processus que nous souhai-tons mettre en place. Ce dernier champ a ainsi su éveiller notre attentionquant aux problématiques soulevées qui esquissent de futurs champsd’action pour l’Infolab.Le premier repère constitutif de cet écosystème est la position humainerelative à l’utilisation des différents dispositifs et aux répercussions de cesderniers sur l’appropriation et la production de sens. Le deuxième repèresignificatif est le scénario d’usage engageant la participation, à savoir lecontexte au sein duquel la médiation est pratiquée.Aussi, réfléchir sur les modalités de participation comme un processus so-
  • 35. Groupe de travail national 11 avril 2013 - Atelier 1cio-technique, nous a amené à observer de quelle manière les dispositifsde médiation façonnaient notre sensibilité, notre participation et quelsmodèles de pensée ils suggéraient. Les dispositifs de médiation, présen-tés par Amandine Brugière (Fing), peuvent être abordés comme diffé-rentes techniques et outils pour créer la rencontre. L’usage était selon lesdispositifs plus ou moins encadré et donc plus ou moins spontané. Jusqu’àquel point peut-il fournir des cadres pour limiter les abus ? Quelles margesde liberté la médiation confèrent-elles aux citoyens ?N’OUVRENT-ELLES PAS DE NOUVELLES CONFIGURATIONSENTRE LES ACTEURS ?Á ce niveau, plutôt que de réfléchir la médiation comme un procédé linéaireallant du savoir à l’objet, on la conçoit comme une économie d’interac-tions au sein de laquelle les participants s’enrichissent mutuellement. Lesdispositifs de médiation se doivent alors de conceptualiser une structuredynamique, malléable et participative composant un modèle réceptif auxusages et aux imaginaires de différents individus et engageant ainsi unenouvelle forme de dialogue, qui s’enrichira au travers d’interactions négo-ciées. Il s’agit bien de produire de l’intérêt général tout en préservant lesspécificités individuelles. Penser la médiation, c’est également prôner uneutilisation plus située, une gestion plus contextuelle des problématiques,avec ce qu’elle implique dans la circulation d’information du médiateurvers son public et inversement.Si l’on évoque beaucoup la pédagogie envers les citoyens dans les procé-dures de participation, il apparaît que pour réussir cette combinaison, lesINVENTONS ENSEMBLE L’INFOLAB COMMENT CONSTRUIRE UN GUIDE DE MÉDIATION
  • 36. Groupe de travail national 11 avril 2013 - Atelier 1acteur publics et privés doivent eux-même être détenteurs d’une éduca-tion à la représentation, à l’analyse visuelle, à la synthèse graphique pourque ces dispositifs hybrides soient pleinement préhensibles. De surcroit,la participation doit être déclenchée et motivée, pour découvrir toute sapuissance. C’est pourquoi accorder la représentation de la donnée et laparticipation nécessite un cahier des charges éclairé et un travail attentifde l’expérience utilisateur.L’idée d’une plateforme muséale de la donnée, comme un territoire à ex-plorer, au travers duquel chacun pourra bâtir sa place, développant sonchamps des possibles, a été introduite par Sarah Labelle  : « Commentpourrait-on mettre en avant des données stabilisées?  ». Elle nous l’ex-plique : « cette plate-forme permettrait d’offrir des expositions temporairessur des sujets thématiques ; une collection fixe, ce que l’on pourrait consi-dérer comme un cadrage général pour entrée dans la culture de la donnée ;des ateliers de manipulation réclamant les mains dans le cambouis ; desvisites guidés d’entrepôt de la donnée ; et surtout un espace collaboratif deco-construction autour de projets mobilisant la donnée ».Faustine BOUGRO, Designer, FingINVENTONS ENSEMBLE L’INFOLAB COMMENT CONSTRUIRE UN GUIDE DE MÉDIATION
  • 37. Groupe de travail national 11 avril 2013 - Atelier 1OCCUPY WALL STREETSource : http://www.clickklack.netPAR DARWIN YAMAMOTO
  • 38. Groupe de travail national 11 avril 2013 - Atelier 1LA CULTURE DES DONNÉES EN ENTREPRISEPar Claire GALLON
  • 39. Groupe de travail national 11 avril 2013 - Atelier 1INVENTONS ENSEMBLE L’INFOLAB LA CULTURE DES DONNÉES EN ENTREPRISE La gestion des données en entreprise ne concerne plus unique-ment les acteurs du web et les grands comptes. Toutes les entreprisescréent des données numériques : données financières, données sur laclientèle, données de localisation ou de production… Et ces données fontde plus en plus partie des valeurs commerciales.Aujourd’hui, les entreprises et notamment les petites entreprises quin’ont pas encore développé de valorisation de leurs données doivent ap-prendre à développer une culture de traitement en interne afin d’identifieret profiter de la valeur qui se cache notamment derrière :- Les données de présentation générale de l’entreprise : localisation, réfé-rencement, finances...- La collecte de données sur les clients- Les données sur les offres, produits, services- Les données de qualité, satisfaction, et relation client- Les données décisionnelles, prévision, prédiction, analyse- Les données de temporalité dans l’entreprise : agendas, congés, saison-nalité- Les données d’impact social et environnemental, RSE- Les données des Ressources HumainesL’objet de l’atelier « Données des Entreprises » organisé durant la premièrerencontre Infolab et animé par Charles Nepote (FING) était de proposerdes thèmes et exercices autour de l’intégration d’une culture de donnéesen entreprise en questionnant la qualification et normalisation des don-nées en interne ainsi qu’en illustrant les échanges de cas concrets.
  • 40. Groupe de travail national 11 avril 2013 - Atelier 1LES PROBLÈMES DE STANDARDISATION DES DONNÉESAfin d’initier les participants à la question de qualification des données,la liste des inscrits à l’atelier Infolab extraite du logiciel de la Fing a étéprésentée et soumise aux commentaires. Les participants étaient invitésà exprimer leurs retours et étonnements sur cette liste qui détaille lesnoms, prénoms, adresse email, coordonnées, et ville des inscrits.Les premiers étonnements relèvent le caractère hétéroclite des rensei-gnements fournis dans la base de données et ce malgré la collecte via unformulaire-type unique.Parmi les problèmes de standardisation identifiés :Les problèmes de casse : des noms tantôt en majuscules et tantôt enminuscules.Ce qui questionne la clarté de la présentation en cas de publication.Les problèmes de champs : des adresses email renseignées dans lechamps des noms de famille.On ne connaît donc pas l’identité de la personne qui participera. Il y a desadresses email personnelles renseignées au lieu des adresses profession-nelles, on ne sait donc pas si la personne participe à titre personnel ou s’iln’existe pas de mail d’entreprise.Les problèmes de doublons : un inscrit renseigné à deux reprises.INVENTONS ENSEMBLE L’INFOLAB LA CULTURE DES DONNÉES EN ENTREPRISE
  • 41. Groupe de travail national 11 avril 2013 - Atelier 1Ces doublons peuvent biaiser le nombre de participants inscrits, à moinsque l’auteur n’ait effectué une inscription pour une tierce personne donton ne connaît pas l’identité.Les problèmes d’exhaustivité : certains champs ne sont pas renseignés(organisation par exemple).Il manque des noms d’organisations et le champs « ville d’origine » a ra-rement été renseigné. Il n’est d’ailleurs pas précisé s’il s’agit de la villed’origine du participant, de la ville d’implantation de l’organisation, sonsiège social ? Ces manquements limitent les bénéfices d’usage de la listed’inscription.Les problèmes d’identifiants : une même structure renseignée avec sonnom ou son acronyme.A défaut d’identifiant unique, les opérations de tri des participants parorganisation ou d’identification du nombre d’organisations présentesse révèlent erronés. On pourrait comptabiliser plusieurs fois une mêmestructure sans même relever la possibilité du doublon car il peut y avoirconfusion sur l’identité de l’organisation. Rennes Métropole désigne l’or-ganisation plutôt que la ville. Si ALVLF est le nom d’usage pour Alcatel-Lucent, peu de personnes les connaissent cependant sous cet acronyme.Il y a de véritables enjeux autour des identifiants et une position de pou-voir pour leurs détenteurs qui peuvent faire disparaître une identité ou larecouper. Si l’adresse e-mail d’un participant pourrait constituer un identi-fiant unique interne, elle pose également problème en cas de changementINVENTONS ENSEMBLE L’INFOLAB LA CULTURE DES DONNÉES EN ENTREPRISE
  • 42. Groupe de travail national 11 avril 2013 - Atelier 1de fournisseur d’accès.Les problèmes de droits : l’usage des données doit être défini dans unpérimètre pré-établi.La collecte de données personnelles tombe sous la loi Informatique et Li-bertés et impose de déposer une déclaration d’usage rendant la base inex-ploitable dans des cas d’utilisations non-identifiés au préalable. Commentfaire quand on ne sait pas systématiquement quels usages peuvent suivre? Et quid de la différenciation de l’adresse professionnelle et personnelle ?DES DÉMARCHES DE QUALIFICATION DES DONNÉESAvoir une liste qualifiée de participants à un événement est pourtant pri-mordial. Si quelqu’un n’est pas dans la liste d’un événement alors qu’ilessaye d’y entrer après s’être inscrit, cela démontre un certain amateu-risme et impacte la relation client.Différentes procédures permettent pourtant d’optimiser et mieux quali-fier une base. Il serait ainsi possible de rajouter une case de reconnaissancedes emails pour automatiser le renseignements des champs et éviter auxparticipants de remplir à nouveau le formulaire. Séparer les champs nomset prénoms permet de clarifier l’identité. La casse peut être normaliséeautomatiquement. Des infobulles ou informations complémentaires deschamps permettraient de mieux préciser les attentes de remplissage. Ilest enfin possible de proposer une reconnaissance des structures par listeINVENTONS ENSEMBLE L’INFOLAB LA CULTURE DES DONNÉES EN ENTREPRISE
  • 43. Groupe de travail national 11 avril 2013 - Atelier 1existante pour s’assurer d’une dénomination unique des organisations, oucréer un champs « nom d’usage » en plus du nom de l’organisation. Onpeut encore rendre obligatoire le renseignement de tous les champs pouréviter les absences de renseignements. Ces procédures requièrent d’orga-niser une réflexion sur la qualification des données.On peut également permettre aux participants de modifier leurs donnéesa posteriori, à l’image du projet Mesinfos. Dans un tableur, on peut dédou-blonner ou ajuster la casse automatique voire utiliser des outils plus puis-sants comme OpenRefine. Des outils de CMS existent aussi pour nettoyerles bases. S’ils nécessitent un investissement, ils permettent d’avoir unebase toujours à jour et qualifiée en normalisant et utilisant les nomen-clatures d’usage. Il existe des sociétés spécialisées dans la correction defichiers (casse, doublons, conversion, etc.), tel Datalgo.Si la normalisation est essentielle à l’exploitation des données, la culturede traitement qu’elle implique n’est pas équitablement répartie. LorsqueTom Tom demande des données du territoire Aquitaine qu’il ne réutilisefinalement pas car elles ne sont pas assez bien organisées, on constateque la qualité des données est asymétrique et que la faible qualificationreprésente une perte de valeur. Si des outils existent pour améliorer lesdonnées, tout ne se résoudra pas par les outils qui suivent les pratiques,les usages et la normalisation. Au W3C, il faut au moins deux ans pourvalider une norme tandis que les données qui intègrent une composantesociale évoluent bien plus rapidement.INVENTONS ENSEMBLE L’INFOLAB LA CULTURE DES DONNÉES EN ENTREPRISE
  • 44. Groupe de travail national 11 avril 2013 - Atelier 1VERS UNE CULTURE DES DONNÉESLa question de normalisation est complexe et différente selon la typolo-gie des données : géographiques, personnelles, textuelles, etc. Elle diffèreégalement dans le temps : les enseignants ont longtemps appris à ne pasmettre d’accent sur les majuscules car il n’y en avait pas sur les machinesà écrire. Comment proposer des solutions à la normalisation et suivre leurévolution ? Faut-il former les employés ?Il semble a priori difficile de faire en sorte que le problème du réutilisateurde la base (qui a besoin d’une base spécifiquement qualifiée) devienne leproblème du producteur de la base surtout quand celle-ci répond déjà àses besoins. Pourtant au sein des structures, de même jeux de donnéessont maintenus par plusieurs services pour différents usages. Que ces dif-férents secteurs réalisent la nécessité de la normalisation est hautementpertinent.La normalisation fait penser à la grammaire, qui est faite pour communi-quer avec les autres. On a appris à écrire son nom avec une majuscule, cesrègles sont culturelles. Bien souvent, on ne respecte pas les standards caron ne sait pas à quoi ils servent et ce qu’ils facilitent. Expliquer la raisonde chaque collecte des données peut être un premier pas. Il serait possibled’imaginer des formations à la standardisation et des animations propo-sant de créer un jeu où l’on amplifie les erreurs pour rendre l’enjeu de lanormalisation compréhensible.INVENTONS ENSEMBLE L’INFOLAB LA CULTURE DES DONNÉES EN ENTREPRISE
  • 45. Groupe de travail national 11 avril 2013 - Atelier 1LA MAITRISE DE SES DONNÉES, COMME DE SON IMAGE DE MARQUELes participant de l’atelier Infolab ont été invités à étudier la différence deréférencement en ligne de plusieurs organisations. En utilisant le moteurde recherche de Google, ils ont questionné les différences de présenta-tion des structures suite aux requêtes FING, Alcatel Lucent, Gemalto ouOrange.Pour la FING il y a uniquement la présentation du site et de ses rubriques.Pour Alcatel on retrouve un plan d’accès et un lien vers l’article de Wikipe-dia. Pour Gemalto, les coordonnées sont également indiquées tandis quela requête pour Orange nous indique les trois agences les plus proches.On constate que le niveau d’information et la trouvabilité d’une organi-sation peut montrer de grandes disparités. Or la qualité des résultatsdépend largement des informations et données de l’organisation trou-vées sur internet : données fournies par l’entreprise mais aussi donnéesissues d’autres personnes. L’exemple ci-dessus illustre la dépendance àun moteur de recherche. Comment avoir de meilleures données pour unmeilleur référencement ? Le projet Google Knowledge Graph vise à relierdes informations entre elles grâce à des relations comme sur DBpedia.Compléter ses données dans Dbpedia ou d’autres sources, devient doncune forme d’enjeu marketing. Suivre les démarches de schema.org Bing,Yahoo, Google, qui ont des impacts en terme de référencement des sitesweb devient indispensable.Le quasi monopole de Google sur la recherche en ligne impose de suivreINVENTONS ENSEMBLE L’INFOLAB LA CULTURE DES DONNÉES EN ENTREPRISE
  • 46. Groupe de travail national 11 avril 2013 - Atelier 1de près ses méthodes de référencement et ses stratégies afin d’assurersa propre visibilité en ligne. En Aquitaine, un château a été déclassé deslistes de référencement car il lui manquait des points de notoriété web,bien que ces indicateurs soient différents selon le lieu de requête.S’agissant de présentation générale de l’entreprise, les données des si-gnatures des emails sont aussi une manière de se présenter et de pré-senter son organisation. Certains utilisent des fichiers Vcard (.vcf) qui sontde véritables fichiers de données. D’autres se contentent d’une signaturerédigée dans le corps et automatiquement ajoutée à chaque email. Cessignatures dans le corps des emails peuvent être automatiquement ana-lysées, extraites et transformées en données, par des services commeWritethatname qui peuvent enrichir automatiquement les données d’unCRM. Demain il pourait être capable de publier de l’information en lignecomme les organigrammes des entreprises.Ce rapide tour d’horizon de la qualification des données en entreprises dé-montre que l’appropriation d’une culture de données en interne est d’au-tant plus nécessaire au sein du secteur privé. L’exploitation de ces don-nées pour mieux gérer, optimiser et valoriser ses ressources représente unavantage concurrentiel non-négligeable dans une situation économiquetendue. Comment standardiser ses données ? Comment former et implé-menter des méthodes de normalisation ? Autant de questions que lesInfolabs se proposent d’explorer.Claire GALLON, LiberTICINVENTONS ENSEMBLE L’INFOLAB LA CULTURE DES DONNÉES EN ENTREPRISE
  • 47. Groupe de travail national 11 avril 2013 - Atelier 1Amandine BRUGIÈRE, Chargée de mission, FINGEmail : abrugiere@fing.orgFaustine BOUGRO, Designer, FINGEmail : fbougro@fing.orgFabienne GUIBÉ, Chef de projet, FINGEmail : fguibe@fing.orgLoup CELLARD, Assistant Chef de Projet, FINGEmail : lcellard@fing.orgCharles NEPOTE, Directeur de programme d’action, FINGEmail : cnepote@fing.orgVincent MANDINAUD, Chef de projet ATTLASEmail : v.mandinaud@anact.frHervé PARIS, Chef de projet AlterCarto/Cité PubliqueEmail : cite.publique@wanadoo.frSarah LABELLE, Maître de conférence en SIC, Paris 13Email : sarah.labelle@sic.univ-paris13.frSimon CHIGNARD, Consultant Open DataEmail : simonchignard@me.comClaire GALLON, Co-fondatrice et administratrice, LiberTICEmail : claire.gallon@gmail.comPour plus d’informations : http://www.reseaufing.orgINVENTONS ENSEMBLE L’INFOLAB CONTACT
  • 48. INVENTONS ENSEMBLE L’INFOLAB LES PARTENAIRESLES PARTENAIRES DE LA CAMPAGNE INFOLAB
  • 49. Groupe de travail national 11 avril 2013 - Atelier 1