Le sens spirituel de l'apocalypse - Presentation Transcript
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PARIS. -
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IXPRDlEftlE DI!. 111•• V. DONDI!Y-DUPIf..
Rue &i1llt-t.o.U., U. "9I1ani•.
DANS SON SENS SPIIIITUEL.
L'APOCALYPSE RÉVÉLÉE ET L'APOCALYPSE EXPLIQUEE
D'EMMANUEL SWf:DENBOIlG.
DU SENS SPIRITUEL DU ' INGT.QUATJUf•.ME CIIArI'rRt: nt: )IATfUlU •
P· .PII.*" I-IL' .UU;:.~ U ct LUTP DU )ilt.lF. ,UTIUJ " •
PAR J. F. E . LE BOYS DES GUA YS.
SAINT-AMAND (Cu •• ).
/01 Librairie LA NOUrELLE JÉRVSALEJ
11. chez Pont! , librair,·.
PARIS.
Ch", 1TREUTTELei WURTZ, libraires, rue de Lill<", 17.
M . HARTEL, du Mail, 3(;'
rue
18~t - Hé>
L' APOCAL YPSE
DANS SON SENS SPIIIITUEL.
INTilODUCTIOI't.
L'Apocalypse est une des bases principales de la dOclrine de la.
Nou,'clle Jérusalem. Cc!., dans ce livre, complément de la Pnrolc
Di,ine, .que relablissemenl de la Nouvelle "tglise sc IrouYe plus
pUliculièrcmenl anooncé; c'cst enfin dans cello pr~diciioD de ,'A-
pWre Jean, que les Novi-Jérusalëmites peu'ent prendre. pour
aÎIIsi dire. leurs lellres de cre'lDce. Il est donc important pour
Cil. de {aire coonallre le plus MI possible son sens inferue. Or.
CGIlrne on pourr" facilemen', par l'explication qui en sera don-
a, se convaincre que fous les événements prédi!.s dans les viogt
p"miers Chapilres se soot accomplis dans l'ordre spirituel, on
url! conduit par cela même it. admetlrc l'accomplissement aelucl
et falur des deux derniers.
Mais si, après a"oir pris connaissance de ce sens interne, on
nol IC rappeler que l'Apocalypse esl reslée jusqu'à cc jour incx-
plieablc, malgré Ioule la perspicacite des Newton ct des Dossuet,
malgré tous les tra,'aux scientifiques des Jurieu. des Fabricins
cl de!! Dupuis; alors on sera conduit à dire avec nous: Puis-
que l'intelligence humaioe la plus développée, jointe Ala science
la plos profonde. a complétement échoué. l'explication de
l'Apocalypse ne pouvait ~tre donnée que pnr un de ces moyens
extraordinaires qui. bien qu'incomprêhcnsiblcs pour celui qui
ne "col juger quc par scs sens, n'en !lont pas moins dans les
loit immuables de l'ordre. D'ailleurs, comment des livres écrits
I)ar des prophètes, c'est-à-dire, par des hommes qui, cn raison
d'a. certain mode dc pcrcerlion, nous transmeuaienl~ sous 1'(:-
L' AJ'OCAL YJ'SE.
corccgrossièrc de la lettre, le" suùlimes verites d'cn-l-l3ut,auraieot-
ils pu ~tre ouverts, même par l'homme douc du plus grand génie,
si ccl homme etH éh'l prin:: de ce mode de perception? Il fallait
t10nc nécessairement que cc fùt un prophète qui nous donnât
l'explication des Li,·res-Sainls, ct notamment de l'Apocal)'pse. le
plus inintelligible de tous. Il est du reste une autre considération
importante qui sunirait seule .pour faire ajouter f()j à la mission
de Swedenborg, c'est qu'avec ln clé qu'il Jonne. c'est-à-dire,
.. ,'cc la science des correspondances, on peut expliquer toules les
parties de la Dible Jepuis la Genèse jusqu'à l'Apocalypse, par
consequent tout cc qui a été écrit, dans uoc période de plus de
quinze cents ans, par des hommes (Jui culr'cux dilféraient J'état,
de earnelere et de ci·ilisalioo.
Nous donneruns ici sur celle science quelques. notions que nous
croyons indispcnsables.
DI! LA SCIENCt: DES CORnp.sPO~l}.NCns.
Tout 10 monde naturel correspond au monde slliritucl. c'cst-â.-
dire que toutes les productions qui cxÎsleut dans la ualurc,depuis la
plus petilcjusqu'a 1.:1. plus grande, sont autant de correspondances
de ce qui existe dans le moude spiriluel. Celle représentalion des
choses spirituelles par des choses naturelles corre:ipOOdanles ,·ient
de cc que l'interne, pour 50 rendre lisible ct apparatlrc, sc rc,·èt
des choses qui lui con'icnnent dans l'externe; car les eboscs de
la nature ne sonl que les derniers effets dans lesquels les causes
ul Ics fins sont cm'cloppees.
Ces principes de Swcdcnborgsonl ainsi développés par Êdouard
Uicher:
« 'fout dans l'univcrs que nous habitons corrcspond oéccssai-
» remcnt au monde spirituel, puisque c'cst là seulement que ré-
D side l'énergie lilalc qui donne il toul l'cxistcnco ct la forme.-
)) Le monde moral subsiste par l'Amour ct la Sagesse; le monde
» physique subsiste également par deux propriétés correspoodao-
JO les, la chaleur el la lumière. C'est ce qui fail dire dans le Jan-
» gage habituel que l'Amour ëchauLTe. ct que la Sagesse édoirc;
.. que l'Amour est un feu qui nous consume, cl que 1 Sagesse ou
...
L'APOCALYPSE,
» la Vérité qui 60 procède cst un Oambeau qui nous guide ... Cc
1) fJui correspond à un objet n'est pas dc la mûmc "alure qlle cct
» obj('-t ; il o'co 4 pas CD lui la qU'Ilîlé 1 mais seulement il il la
»qualité qui lui esi propre dans Sil sphèro d'action .... Une cor-
l' respoodance est commo une signification mystérieuse. 11 n'y a
1) pas d'ohjet saos signification; c'est celle-ci qui, bien CODoue,
JI fait CQuoatlre aussi, nOD ,'essence de l'objet. mais soo origine
»spirituelle. C'cst cu qui fait que rieu do l'aulre monde ne tombe
)1 sous le sens do nnlre œil autrement que par correspondance.
u Noa yeux ne reroi,'enC qu'une IUOlil!ro conforme à leur subs-
JI tance. Chercher la correspondance spirituolle dans "objet maté-
JI riel serail sc tromper compl~lcmenf. Celui-ci nOU8 o(fre UDe
» significalion, mai. il ne rél'èle rien de la qualiU, d'un monde qui
)10 n'csl pas le sien; c'csl ce qui fail que c~s hornmes qui cherchcnt
Il l'esprit dans la malièrc se trompent ai grossièrement. Ils veulcnt
}) palper, avec l'instrument d'un monde, cc qui ne peul être nc-
Il cessible qu'à un instrument rormé pour un aulre.,. Qu'on cber-
0) che de la chaleur dana l'amour, on n'eo Irouvera pas; mais 00
» sent très-bien l'analogie qui exi,te cnlre l'amour et le feu .•...
.. Ainsi naU pour DOU' UDe science nou"cllo ct immense dans ses
"., applications, celle des correspondance•• Par elle s'établit un IiOD
.. direct en Ire le ciel el l'homme. L'homme,parsa chule, tournant
Il ses yeux vers la tcrro~ ne Voii plus les cboses célestes. Les pre-
» miers hommes. au conlraire, occupés sans cesse du cie), etaient
• instruits do ces mystèrea par la science des correspondances. »
Swedenborg a tracé l'historique de celln science dont on n'a pins
aujourd'bui la moinùre nolion. Cependant aux sièclp,s des Très-
Anciens, c'éraÎI la connaissance par excellence, c'était la Science
Jes sciences: ellc élaÎl si universello que le~ ouvrages de celle
êpoque reculée n'ool élé ~crifs que par ùes correspondances; les
hiéroglyphes des Égyptiens et leI premières mythologies n'élaieot
pas au Ira cbose que dei correspondances, qui avaient été alférées.
Les Très-Anciens. qui étaient des borumes célesles, pensaient
par les correspondances mêmes; el les produclious naturelles du
monde, qu'ils avaient sous les yeux. leur servaient de moyens
de penler aiDsi. Ces hommes, doués d'une perception intérieure,
étaient associés aux esprits angélifJucs, ct con'ersaienl a'ec OIJX.
Ce fut Ic sicclc d·or.
L' APOCAL YPSJl.
A ces Três-Anciens succédèrent les Anciens qui pcnsércoi non
pas parles correspondances mêmes, mais seulement par la science
des correspondanccs . La conjonction du Ciel avec l'homme exista
cncore, quoiq Ile ne (Ilt plus aussi inlime. Ce (ul le siècle
d'argent.
Ensuito vinrent des hommes qui connurent, il esi vrai, Ics cor-
respondances, mais qui ne pensèrent pas par la science des cor-
respondances, parce qu'ils élllieni dans la honlé lIaturel1e, et Don
dans la bonté spiriluelle. ee fui le siècle d'ainiD.
Aprés ces Irois époques, l'homme, par la succession des géné-
rations, devint peu à IJCU exlérieur; el enfin il ne s'ouupa plus
quo de choses corporelles. C'est alors que 6e perdit entièrement la
science des corrcf'poDdances, et avec elle la connaissance du ciel
ct des choses qu'il renferme.
C'cs. dc ccUe sCÎence que toutes les idolâlries, dans les temps
anciens, ont tiré leur origine. Toules les choses du monde J atu-
rel élant des correspondances, les hommes qui vinrent après les
Très-Anciens s'élaient fait des images qui correspondaient aux
choses célestes: ils mellaienl Ioule leur Célicilé dans ces images,
qui repr~seulaient à leur pensée des choses apparlenant au ciel.
Non-seulement ils plat~ient ccs images dans leurs temples, ma is
ils les avaienl même habituellement dans leurs maisons, non pour
Jeur servir d'ohj e t d'adoration, mais pour graver dans leur mé-
moire les vérités célestes qu ' elles repr'sentaienl. De lâ vit'nt que
dans I"Egyple et parmi les nation! circonvoisines, on 'Voyait des
images de veaux, de bœufs, ct de serpents; d'enCanls, de ,-ieillards.
61 de "ierges, etc_; et celn, parce que les ,'eaux el les bœufs signi-
fient les afl'eclions el les forccs de l'homme naturel; les serpents,
la prudence et l'astuce de l'homme sensuel; les enfants, l'inno-
cence et la charité; les vieillards, la sagesse; les vierges, l'afl'ee-
lioD de la ,-érilé, et ainsi dl1 reste, Or, les descendaots de ces
hommes, quand la science des correspondances fui entièrement
effacée de leur mémoire, commencèrent à adorer, comme des
choses saintes cl comme des déités, ces images qu'ils trouvèrent
placées daos les temples, dans les maisoos et dans leur "oisio8ge;
et ils tombèrent ninsi daus les idolâtries les plus abominables.
Cette science , cependant, e~1 restee chez tluelques Orientaus:
ri •
L'APOCALYPSE.
jUlHlu'it l'Avcoemeol du Seigneur; mais chez la nalion hraélile
el luive elle s'était tellement oblitérée, qu'aucun homme do
cetle Dalion n'cn avait plus la moindre conoaissance; ct néan-
moios tous le. objets de leur culte, 'outes lus lois qui leur n,'aieot
été données par Moise, el (oui ce que renferme la Parole dont
ils furcot dépositaires, D'élaient que de pures correspondances.
Cet oubli lolal vient de ce qu'ils Hiaieui lous idolâlres de cœur,
ct Ici. par conséquent qu'Us DO voulaient l'as même !Savoir que
loulel les parties de leur culte étaient des reprl!seola1ifs d'objets
spirituels. ils croyaient que Ioules leurs cérémonies élaient sain les
paf elles-mêmes. Or, si le spirituel qu'elles reufcrmaientleur elle
été découvert, ils l'auraient non-seulement rejeté, mais même
profaoé. Cesl pour cela que celle "oie de communicalion avec le
Ciel fut si bien fermée pour eux, qu'ils oc se doulaÎent même pas
qu'il y elH une vie éteruelle. Si la Parole a été donnée a celle nntion
plutôt qu'à Ioule autre, ce n'esl pas, comme on a pu le croirc,
parcc quesa conduite l'eo rendait digoe, c'était au contraire la ua-
tion la plus abominable de la terre; mais c'esl parce que. douée
d'une I~nacilé exlréme, elle était paGeela même plus propre que
loulo Quirc à remplir les vue' de Dieu, eu cooservant sa Pa-
role sans aucune altératÎCJo.
Les cbrétiens de la primitive tglisc étaient des hommes Irop
simples pour que la science des correspondances pOl leur ~Ire dé-
couverte; elle ne leur aurail été d'aucun usage,car ils oe l'auraient
pas comprise. Apr';, cette premicre époque du Christianisme, les
léoebres s'éle,'èrent sur loul le monde chrétien, d'abord par des
hérésies séwées de lous côtés; eosuile par les délibérations el par
les décrets du concile de Nicée sur les trois personDes Divines de
Ioule éternité. De là sortit la foi acluelle de ln justification, da.ns
1a'Juelle ou ,'adresse aux trois Dieux dans leur ordre, C'cst de
celle foi que dépendent aujourd'hui loos les poiulS de la doctrinc
de l'Églisc. de même que les membres du corps dépendenl de la
tête. Comme on a employé ct contourné Ioules les expressions et
les vérités de 13 Parole, pour appuyer el consolider celle foi erro-
nee, le seos spirituel o'a pu êlre dé"oilc; car s'il elH élé dévoillo.
00 l'aurait aussi CWllloyc pour confirmer cetle err()ur . Cl l'ull
aurail par là pl'ofane la Saüllclé même de la Pal'ole,
L' Af'OCAL YPSE.
Aujourd'hui, si coUe science des corre5pODdaDCe5~ qui dODue
le sens 'pirituel. est révélée, c'elt que les Divines Vérilés de l'É-
glise Be montrent dans la lumière. On verra, dans l'explicalion
de l'Apocalypso, que c'esl dans CCii vérités qo~ consiste le seos
Ipiriluel de la Parole-XIX. j 1 a 18-et J'on verra aussi ça el là
pourquoi ce se os esl resté pendant lant de siècles SBOS être CODnu .
n ne faudrait p08 croire que 10 scos spirituel doot nOtl5 parloos
loil celui qui apparatl dans le Bens )iltéral, lorsqu'oD J'examine el
qu'on l'explique pour appuyer ou confirmer quelque dogme de
l'Église. Ce dernier sens peul ~Iro appelé le seDS liuéral et ecclé-
siaslique .Ie la Parole. Le vrai sens spirituel n'appaeatl pas dans
celui de la leUre, mais il y esl intérieurement caché, comme l'Ame
dans le corps.
00 dil dans le monde chrétien que la Parole est sainte parce
qu'ellt! vieot de Dieu; mais jusqU'à présent personne o'a su oi.
réside en Ello le Divin. ft La Parole dans le sens de la lellre, n
dit Swedenborg, ct' parall comme un écrit vulgaire, d'on slyle
élrange, n'élonl ui sublime ni brillant comme le sont cn appa-
reoce les écrit:J du siècle. De la ,'ieut que l'bomme qui adore la
nature au lieu de Dieu, ou de prCférenc:o à Dieu, peut facilement
tomber daus J'erreur au sujet de la Parole, avoir du m6pri:!l poor
clle. el dire cn lui-même, quand il la lil ~ Est-ce que ceci esl
Dh.. in? Est-ce que Dieu, donlla Sagesse est infinie. peut parler
ainsi? Où est donc la sainteté de ce Livre' et d'où vieot-clJe, si-
non d'une religiosité el de la persuasion qui en résulle't • -
Vraie lleliaion Clu'éliennc~ N° 189.-Afin donc qu'une teUe pen-
sée n'influe, ne se répande, el ne s'enracine dans les cSI,rHs; el
afin que la Parole ne soit, sous ce prélexle, rejelée comme UD
écrit méprinblo, et que cela ne délrui!>o absolument Ioule COD-
jonction du Seigneur avec l'homme, il a plu au Seigoeur de r~
véler aujourd'hui le sens spirituel de celle Parole. pour quo
l'homme sit"que sa. sainteté est cachée daos SOD intérieur, et dans
les mols qui la compo~eDt.
Des exemples vont douner quelques éclaircissements. Daos
l'Ecriture il est souvent questioll de l'Égypte, d·Assur, d'Édom,
de Moab, des fils d'Ammoo, des Philistins. de Tyr ct de Sidon,
tic Gog cl Ma~og. Celui (pli ne SJit [Jas que ces noms sigoi6cntdcs
L' APOCAL YPSE.
choIes du Ciel el de )'Êglisc peut facilemcDt tomber dans l' erreur.
et croire que la Parole offre beaucoup de réflexions sur les peuples
cl sur les Dalions, c'est-a-dire, IOUT les choses du monde 1 et fort
peu sur les choses du ciel. Mais quand il sait ce que ces peuples
ou leurs noms signifient, il revient bientôt de "erreur it la vérilé;
car alon par l'Égypte il ente nd le scientifique; par Assur, le ra-
tionnel; par Édom, le naturel; par Moab, ("adultération du bien;
par les fils d'Ammon , la falsific a tion du ,'rai; par les Philistins,)a
foi S8ns la charité; par Tyr el Sidon, les connaissances DUCS du
bien et du vrai; pnr Gog ct ~Iagog. le culle extérieur SDOS "in-
térieur; ct, en génMal, par JACOB, l'Église naturelle; p.u lsa ,EL .
l'Église spirituelle, et par JUD., l'f:glisc céleste. De môme, lors-
que celui qui n'a aucune nolion du sens spiriluel voit que dans
la Parole il est si souvent question de jardins, de bois, de forêl s
el d'arbres, comme oliviers, vignes, cèdres, peupliers el cbênes;
d'agneaux, de brebis el de venu,,"; de montagne!!, de collines el
de vallées, il ne peut croiro qu'jlaoit entendu autre chose que cc
qu'il lit; mois il n'en est plus ainsi, lonqu'il sail que par jardin ,
bois ellorêt, il egt entendu la sagesse, l'Înlelligencll el la sciencc;
p.u olivier, vigne, cèdre, peuplier ct cht'!ne , le hien et le vrai c~
lesles, spirilu e ls , ratioDnels, naturels ct sensuels; par agneau,
brebis et "cau, l'innocence. la charil~ et l'affection naturelles ;
par monlagne, col1ine el vallée, les objets 5'lPcrienrs, inférieurs
et infimes de l'Egli:sc . Alors il est porh': à penser que la. Parole De
traite absolument que du célc:8.lc. el que les expressiolls de choses
mondaines y sont sOlliement présentées comme de~ sujets qui les
renfermcnl, ou comme des vêlements qui les cou,·renl.
Avant celte Parole donnée nux Isrnélistes , il y cu avait eu une
oulre; Moïse en cite même quelques passages. - Norub. XXI.
14,15,27 il 50.-53 partie historÎ(lue s'appelait les GURRRES DE
JtnOYAlI; cl sa partie Prol)héIÎ'luc. les ENONCEs ou le LIVRE DE
JASCUAB..-lo'!:. X. ta; Il. Sam. l. t7,18. - C'est d'après celle
Parole primitive, el non d'eux-mêmes ou de le ur propre intelli-
gence, que les habitants de l'uoive,., dans les lemll§ très-ancÎcns.
ont partout reconDU un Dieu, et su quelque chose sur la vie après
la morl; Cilr l'homme csl inc3pable d'acquérir de lui-même au-
cunc idée spirituelle. En effef , dc ces deux facul1cs ~ la ,·oloolé el
L'APOCALYPSE,
l'entendement, qui COJlstituent rhommc.I'cutcoderuent est soumis
il. la "olnolé, el la volonté no l'cst pas â l'entendement; car celui-
ci enseigne seulement el montre ce qu'il faul faire d'après la vo-
JODlé. C'cst pour cela qu'on voit laot d'hommes d'unc intelligence
clovée ",'Îvre d'uoc manière oppos~e aux principes moraux qu'ils
l'ecouoaisscnl el admettent i il co scraillaul aulrement si, au lieu
de raisonner sur ces principes. ils les voulaient rëellomcot. Do-
puis la chule, la 'oloolé de "homme, qui ell son propre, D'cst
que mal i 01 c'cst de là que 10 faux est dans soo entendement.
Ainsi , de &oî-m~mc. J'hommo oc veul comprendre que ce qui est
du propro de ln voloult!; el l'il n'y a, aulro part que dans lui,
quelquo chose par quoi il puisse savoir, il uo voudra savoir que
ce qui aura rapport à lui el au monde; tout ce qni sera au-dessus
liera IJour lui daos une ob!curilé complète. Si d'anciens philoso-
phes, tels quo Platon, Aristote, Cicéron, Sénéque, onl kril. sur
Dicu ct sur l'immortalité. do l'Ame, co D'est pas de leur propro en-
tendement qu'ils ont tiré leurs principes, ib les tenaient do quel-
ques autres sages qui les avaient conous par cette Paroleprimilive.
Tous les principes do religion émanèrent douc de ce6 deux Pa-
roles; ils 150 répandirent tlana les Indes el dans leurs Ues, et pô--
nélrereut par l'Égypte el par l'Étbiopie,daos les royaumes de
l'Atrique, et par les côtes maritimes do l'Asie dans la Grèce, el
de là daus l'Italie. Mais comme la Parole D'a pu être écrite que
par des rcprt!scnlalifs, c'est-il-dire, par des choses de co mondo
qui correspondent avec les ,'cri tés el tes substances célesles. el
qui par la tes signifient, les principes religieux des Dations fu-
rent, comme nous l'avons fait voir, cbilng~ en idolàtriea. Le.
Grecs tirèrent de ces principes leurs fables el leur mylhologie,
et firent. de:! attributs divins el des essences divines, aulant de
dieux parmi lesquels ils établirenl uu dieu suprême appelé Ju-
'p iter, peul-être par abus du Dom de Jého,·ah. C'est d'après celle
ancienno Parole qu"ils eurenl coonaissance d'un Élysée. d'un dé-
luge, d'un feu sacré et des quatre âges du monde.
Allrès ces considérations généralcs sur l'hisloire de la science
des Correspondances. il nous resle à presenter quelques rcgles
L' APOCAL YPSE.
dontl&]. coollaÎssance pourra facililer J'élude ùe celte Science im-
parlante. Ce sera, pour ainsi dire, UDe introduction grammati-
cale. Nous nous coolentcrons de les énoncer; 00 eu ,'erra plus
tard de fréquenles applicalioDs.
l-.-Tous Ics mols 5001 des Correspondances; les uos 813 rap-
porlent au Dico. les aulres au Vrai. Quelques-uns cependant
sonl em)Jloyés pour di!signer en méme temps le Bien cl le Vrai.
2°. -Aucun mol n'est inutile. Un mol o'csl jamais pris pour
un autre; si un mol est ajoulé à un autre, c'cst pour c:s:primer
convenablement ce donl il s'3gil.
3-. - Daos chaque phrase se Irou'o ex.primée la conjonclioo
du bicn el du vrai.
4°. - Hien n'cxislO sans un rapport avec 80n opposé. Ainsi
chaque mol peut 6tra pris en bonne ou en mauvaise pari . SOil si-
gnifie le bien, il peul aussi signifier le mal; s'il dé~igoe le vrai t
il peut aussi désigner le faux; cela dépend des mots (lui raccom-
pagneut; car l'allribul est tel qu'est la sujet.
5"'.- Le contenant signifie la même chose que le conleOd.
6~.- Le sens spirilUel ne lient pas cowple des temps. Aiosi un
temps au prcléril peUl exprimer une chose (uluro.
7".- Les nombres désignent non pas des quaulités. mais des
qualités. Ils qua.lifient les choses auxquelles il:t sont joints t comme
les adjectifs qualifient les substantirs.
8ft
._Les mulliples et les diviseurs out la même signification
que les nombres simples qu'lis multiplient et qu'ils diviseul.
9'" , - Le sens spirituel fait abstractioll des personnes; aiosi les
Doms signifient des choses, et se changent en idées de cboses.
10".- Un homme représente sou'onl pilisieurs élals spiriluels
qui se succèdeol, el qui sont décrils par les actes successifs de sa
vie. C'est ·ainsi que dh'crscs aclions d'Abraham ont repr6scnlé
plusieurs étals spiriluels du Seigneur sur terre.
11'" . - Les choses spiriluelles élanl représenlées par les per-
sonnes el par le.s choses de ce monde, la loi générale de la l'CprtJ-
sC)ltatioll~ c'est que tout soil reporlé sur ce qui est rcpréseolê, cl
que rien ne réOét::bisse sur la personne ou sur la chose qui repré-
sente. C'est ainai que sur lerre la justice esl représenl6e par le
juge, ct ne rend pas l)our cela le juge jnsle. et que l'iniquité du
juge n'alrCrc cn rien l, saintele Ill~me de la juslice.
Hl L' APOC.~L YPSE.
t2".-La ,·t'p4lilion indiquequ'ils'ugil d'un aulreélal spirituel.
15".-00 trouve souvent deux expressions qui paraissent sy_
7fonymes. ou forAler une "~pélition : tels sonl les mols désert el
solilude. adversaire el ennemi, etc.; mais il o'y a ni synonymes, ni
répétition. L'un de ces mols appartient au bien, el. daos le sens
opposé, au mal; l'aulre 8U 'Vrai, et, dans le 5en! opposé, au faux;
ct pris cnsemble ils cODslÎlueot la conjonction du bien et du vrai
ou du mal et du raux, et ne représentent aiosi qu'une seole chose.
t4-, - On Irouve uoies d'aulres expressions qui, saDS prè-
senier de synonymie, ont cependant uo air de rldondam:e dans
1051yle, comme feu et flamme, elc. Les unes s'appliquent au bien,
01 Jes aulres au vrai. .
15".- Il Y a aussi quelques exp"cssions qui, parce qu'clles
s'appliquent il la fois 3U bien et au vrai, sont employées solitai-
rement.
t 6·. - Lei comparaisons lont aussi des correspondances, et
eHes sont coherentt's avec les choses dont il cst question.
t7... ....- On lrou'c souvent, surlout dans les Prophètes et dans
Ics Évangélistes, des interprétations de ce qui précède. Ces 111-
t.crprtUations sonl donndM daos le sens nalurel el non dans le sens
spirituel. parce que le sens oaturel esl la base, l'cnveloppo et le
fondemeot du seos spirituel; mais elles ne peuyent être inté-
rieurement comprises qu'au moyen du seos spirituel.
t S" ,-Quelquefois le seos spirituel est tel, qu'il ne parait pas
resulrer de l'explication de chaqua mot eo particulier, • moins
que les mols 00 soienl pris dans une certaine idée géncrac qui
constitue ce sens . On peut alon rappeler plus universel, pllrce
qu'il esl plus éloigné.
t9".-Lcs Di'ioes V~rité5 ayant toujours des 'tHemeots qu'on
appelle les appa1"cttCCS ou les images de la Vérité, la plupart 5001
mises à 1.1 portée de ceux qui o'clè'cnt jamais leurs regards au-
dessus d'cux, ni leun pp.Dsées au-dessus des objets qui frappent
leurs regards. Lcs apparences de .. érité'll, qui sont des ,'érites re-
vêtues, IJOUTeu( être priscs pour des verités nues; et si on les COD-
firme, cil es deviennent des fausscles. C'est de Iii que sont venues
les ht!résÎes.
20 a .-Quand il c,,! dil de Dieu qu'il se met en colère, qu'il se
L'APOCALYPSE, li
veogo, qu'il tente. qu'il punit. qu'il je Ile en enfer. CD un mOI,
qu'il fait la mal, il ya là co qu'ou appelle locution ,e/on Ics oppa.
rence'j car de tels seotimenls el de telles8ctions Boni infiniment
plu5 opposés à Dieu, qui est l'amoor même, quo l'Enfer De l'ost
au Ciel. Toutes les fois que l'on Irouve des exprcASÎoOS qui atlri-
bucol il Diou et aus:: choses di"incll des désordres qui oc sont que
J'ouvrage de l'homme elle produit de ses maux. 00 doil, d'après
le lonl spÎrÎluel, attribuer ces désordres à l'homme même. On
verra plui tard pourquoi le sens de la JeUre les allriboe à Dieu.
La conoai8S3oco de cei règles peul. à la vérill:, introduire
l'homme da os la science des correspondances; mais cette science
elle-même lui serait peu profitable, s'il ne recherchait pas la v&.
rité pour l'amour même de la vérité; car se dirigeant alors par
lui-même, il emploierait ses connaissances à confirmer. comme
~érités, certaines errenrs favorables il 80D amour dominant. Mais
l'imporlant, l'indispensable même, est de se laisser diriger par le
SeigDeur, el pour cela. il luffit de lire sa Parole par amour du
vrai el du bien, et Don par amour de la répulalioo, du gain. de
l'honneur, ni consequemment p.1r J'amour de soi; cor aimer le
vrai porce que c'esC le vrai, {aire le bien parce que c'csl le hieo,
c'esl élre dirigé ieu . Alors I·!mmme fail dans la Science des
correspondance!' éels et d'uliles progrès, et il ne tarde pas il
le convaincre que l' pénétrer plus profondémeol dans le senl
spiriluel de la Paro • il s'agit moins d'acquérir des nolions scien.
tifiqocs que de purifi~r son intérieur, cn déracinant peu à peu les
_a_a_
mauvaises passiou qui le souillent.
AVERTISSEMENT,
Comme Swedenborg. en donnant pour ainsi dire mol rar 100'
l'explication de chtlque verset do l'Apocalypse, no s'csl nulle-
men' occupé de former avec le sens spiriluel des phrases liées eD-
IT"elles, notre travail rODsister.1 principalement il faire cette liai-
son, .160 qU'OD puisse lire couramment le sens spirituel. l'lais
DOUS (lrc'enoQs qu'ou devra n~anrnoiU3 se bien go.rder de Dégli-
12 L' APOCAL y PSE,
ger le ICDS nalurel; car la Parole n'exisle dan, sa plénilude que
lorsqu'elle est revêtDc de ce seDS qui constilue sa base; el la ré-
vélation du sens spiriluel n'cst donnée que pour qll'oD fasse son
profit des vérilét divines cachées dans le sens oalurel. el DOO
pour qu'on mette de côté ce dernier scos. En effet, ai le sens DA-
rel privé du sens spirituel esl comme un corps saos .âme, le sens
spirituel privé du sens nalurel serail comme uo âme saDS corps;
or l'Ame nc peul pas plus exisler sans un corpi. soit matériel, soit
spiritueJ, quo le corps matériel ou spirituel De peul exister saDS
Ame . Ainsi, bien que le sens interne de la Parole soit maiolenant
en la possession de l'homme, c'est toujours le sens de la leure
qu'il devra lire? en l'inlerprétant loulefois suivant les lumières
qu'il puisera daos le sens spirituel. D'ailleurs que de charmes in-
connus il éprouvera. lorsqu'il sera une Cois familiarisé avec ce
langage symbolique 1 Les idées les plus elevées, les pensées les
plus profondes seront souvent ~vei1léel co lui pa.r un simple mot.
Notre langage figuré est un diminutiC bien raible du langage bi-
blique, et cependanl combien le morceau de lillèralure le plus
fécond en pensécs nous parallrail froid el euouyeux, s'il nous
éioii présenlé déDU~ de toule espèce de figures.
Nous devoDs encore pré'enir que la P , au moyen des
mt'!mes expressions, troile, dans le lens le pl oniversel. do Sei-
gnenr seul; daos un sens moin! universel ,)1e l'Église; el, dans
un sens particulier, de l'homme pds indivi ellemeol. Il résulre
de là qu'oo peUl tirp.r du sens )illéral diŒcrentcs versions, loutcs
vraies el sans aucune opposition enlr'eUes, luitant que "ou est
porlé il faire une application, ou unlversell , ou générale. ou
parlieulière.
Swedenborg De se contenle pas de dunner le sens spirituel de
chaque expression du lexte de Jean, il ci le en outre la plupart des
passages des Lincs-Sainls qui la renferment; el au moyen de
ce sens. il les explique. Nous aurions désiré donner (OU$ les pas-
sagcs confirmalifs du sens spirituel; mais il nous aurait (allu
l,our cela transcrire en cnlier le trait~ de Sweùenborg. landis quu
noire intenlion est de donner seulement un aper~u do ce bel 00-
vrnse, afin d'cngager ccux 'lui DC le connaissent pas li. 14) lire el
à le méditer.
L' &.POC&.LYP8E.
Uans l'Apocalyp:lc, il DC s'agil nullement de choses mondai-
nes, ni p.u cODséquent de:t divers changemenls 'luC de"oicot ou
devronl subir les Monarchies ou Gouvernement,terrestres, comme
on ra cru assez généralement jusqu'à ccjour. mais il s' agit de l'é-
ta.1 de l'Église daoslescieux (a) ct surla terre, et eo même temp"
du jugement dernier lb) qui se (ail toujours lorsqu'uoc Église cst
arrivée à sa fin. ou, en d'autres termes, lorsqu'il ne resle plus
co clle aucune .race de cbariM el de foi; et apré:J cc jugeme nt,
il y cst question do l'établissement d'uoc Nouvelle Église sous 10
DOru de Nou"clle J é rusalem. L'Apocalypse n'a pour but que celle
Douvelle Eglise, el c'es t l,our cela qu'ellc traite principalement
de toul ce qui concerne l'élal où 6C Irouve la première Église
CbrélicDoC avant l'établiuemenl de la NOllvelle Jérusalem.
(a.) On entend Cn général par Égllsc la réunion dc tous ccux qui ont
les mèmes principes religieux. Or, st sur terre les hommes forment. p3r
la conformité de leurs scnUments, des sociétés religieuses, :.. plu, torte
raison doh'cnt-ils en former lorsqu'Us sont dégagé!J de hl matière. Du
reste, ,'U y a unc tallse sur lerre. c'cst parce qu'il en exJslc une dans les
cieux, car lout ce qui concerne le bien et le vrai, cl par coWléquent l'}:-
S'lise, vient du ciel.
(Il) La prcml~re tgllsc chrétienne éL'ot, 3U milieu du siècle dernier,
arrh'ée ft sa On par la surabondance des maus. et des taussetés qui l'a-
vaient Inondt!e, U y eut alors Jugement dernier dans le monde 'plrUucl,
c'est-à-dIre, manlCestation d'uo nouvel inOUs. du Seigneur, pour arrèler
le désordre qui mcnaça..lt de rompre 1't!quiUbre. C'cst depuis ceUe époque
que l'ordre Il commencé à sc rétablir dans le monde des causes, pour de
là sc manlCaler peu à peu, dans notre monde des clTets. par l'élabUs.se-
ment progressi f des 'rals principes religieux.
CU A PIT R Il: PUE ~II E U.
Ccuc Révélation est faile par 10 Seigneur (c) seuil, Elle csl ro-
!:"C par ceux qui doivent élre dans sa NoU'elle Eglise, la Nou-
velle J6rusalem. et qui le reconnaissent pour Dieu du ciel el de
la terre. Le Seigneur esl aussi représenté comme Verbe ou Parole.
t . ( Extrait de la prtface de S tvedr.nborg.) - Cba.cun peul voir
qu'il n'est pas possible quo l'Apocalypse soit expliquée par un
aulre que par le Seignenr; car 1005 les mols qui )' sont contenus
conlÎeoDcot des arcanes qui ne peUyenl êlre connus sans uno 11-
lustra.lÎon spéciale, et ainsi sans une révélation . C'est pourquoi
il a plu au Seigneur de m'ou"rir la YUO de mon esprit et do m'ins-
truire . Qu'on no croie donc pas que j'y ai pris quelque chose de
moi ou ùe quelqu'ange; j'ai toul re~u du Seigneur ICUI. Le Sei-
gneur a dit aussi par l'ange à Jean : Cl Ne seeHe point le! paroles
» de ln prophi!tio de ce li,'re. D-XXII. 10: - par lil il cst eu-
lendu que ces paroles devaient être mises à dëcouvert .
(c) Le Seigneur cst pour oous le Dieu uniquc; c'est la Oidnc TrlnUé
dans toule sa plénitude. Nous ne reconnaissons lIas trois personnes en
Dicu; c'cst cclte (uneste hérésie des trois Ilcrsonnes divines qui Il été la prc-
mtllrc cause de la déviation du Christianisme. Dieu est UN et ne Ileut êlre
qU'UN; considéré comme Créateur de toutes choses, c'est Jéhovah, c'est
le Divio Amour. c'est le Père; considéré comme Rédempteur de l'hu-
ma.nité déchue, c'est Jésus-Cbrlst, c' est la Divioe S.1geue, c'esl le Fils;
cou!ildéré comme Consenalcur de tout cc qu'il " cr~é, c'cst le S:lJlctlll-
cateur. c'est la Divinc 0llération. c'cst le Saint-EsprlL Le Sefineur, en
ml mol, est pour nous le Dieu UoiqllC remonlé dcs derniers dans les pre-
miers rlvec son lIuma.nil~ dh·lnIséc.
L' APOCALYPSE,
SE~S NATUREL lŒSS SPIRITUEL.
J. Ré,'élnlioD deJés us-Chrisl~. l. Prédictions de la Sagesse
quo Dieu lui a dooD ée~ l,our Di"inü'1 , qu'clle a reçu cs de l'A-
indiquer à ses 5cnÎleurs:l les mour Di'·În. pour manifester à
choses qui doi'icot arriver au ceux qui soot dans les vérités
plus vile.. , cl qu'il asignifiécs, c n par le bien 3 les choses qui doi-
l'envoyant par 800 auge à aou ,'c nl cerlainement arriver". cl
servÎleor JcaD s. qu'ell e a révé-Iées, en les trans-
mellanl par Je ciel à ceux (lui
sonl dans le bie n réel ~.
2. Ces mols r,,'7;t1aliofl de Jésus-Christ ( d) signifient loutcs les
prédictions de la Sagesse Divio!.!; ellcs so nl nommées révélalion do
Jésus-Chris', parce qu'clics sonl failes par le Seigneur. - Par
Jtslls-CI".ist. 00 doit enh;~ndre le Seigneur quant à sa Divine liu-
manilé; et par Dieu, le Seigneur quant à sa Divinité de qui lout
procède.
3. Indiquer signifie ma nifoster . Par Servileurs on doit entendre
ceux qui sonl dans les ,"'éralés par le bien, Ces choses leur sont
manifeslèes. parce qu'ils les comprennenl cl les rcç.oiveot.
4, rar dt/voir arriv",. au plus v ilC~ on doit entendre nOD pas que
les choses prèdil es dan!' "Apocalypse doivent arriver au plus vite
el sur-Ie-cbamp, mais qu'clics arriveront ccrl a inemenl, ct que si
elles o'arri'aient pas, l'Egl ise périrait. Dans l'idée dh'ine, el par
co nséquent dans le sens spiriluel, il D'y a pas de lemps; il Y a la
présence des choses qui ont été et qui seront: ainsi au lieu du
temps, il y a l'étal ; ct comme au plu$ vile appartient au temps,
il signifie ce qui y correspond, c'est-à-dire, unc cbose certaine.
S. Pa rtout dans la Parole J'ange signifie le Ciel, et daus le sens
Suprême le Seigneur Lui-Même. Ainsi. co o'cst pas l'a ngo qui de
lui-même a parlé avec Jean ; mais c'cslle Seigne ur qui , au moyen
du Ciel, a parlé par l'ange.- Jean désigne ceux qui soot dans le
bien de la vie par la charité et sa foi, c' est-à-dire, dans le bien réel.
Or comme le bien de la vie, procédant de la chari lé el de sa Coi,
rail J'Eglisc, voilà pourquoi l'Apôlre Jean a éh~ choisi pour ré-
véler les a rcanes de l'étal de l'Ëglise.
(d) Jt::sus-Chrlst eslle Dieu manifesté dans les cxtrêmes de la Créa-
tlon ; 00 le suppose Ici, par la pensée, séparé du Dieu qui résldc dans
111 L' APOCALYPSE,
SliNS NATUIU~L. SENS SPIRITUEL.
II. QUÎ a allcsle la Parole Il. Qui onl nçu el reconnu
de Dieu cl le témoigoage de avec amour el intelligence les
Jèsus-Christ G. Ioules choses divines 'l,rilés de la Parole clla
qu'il il "uel T, Divine Humaniledu Seigocur6 •
loutes choses qu'ils 001 com-
prises 7.
6. Ce u'cst pas Jean qui auestc~ mais ce sont ceux que Jean
reprl!genle, N°5. Ceux-ci all~sU:rU. c'est-à-dire, voienl et reconnais-
senl. ret.oivcnl de loul leur cœur dans la lumière, el confessent
les vérÎlcs de la Parole, 8urloul celle ,'érilé expresse que l'Uuma-
nilé du Seigneur esl Divinc.- Par JilU ... Chru. on cnlend le Sei-
goeur quant il sa Divine lInmanilé. et par Dw le Seigneur quant
a 18 Divinité de qui loul procède; voir N6 2.-Le Seigneur êlant
la véril~ même, il est dans le ciel le Ttmoignnge de lui-même;
car dans le Ciel la "érilé at/este d'ene-même. parr.e qu'elle csl la
lomière même du Ciel, landill que daos le monde la vcrité a be-
soin d'être alleslee. Ainsi le mol alles.er s'cml,loio spirituellement
pour la ,·étilé.
7. Par toule$ chlUes qu'ü a Vrle$~ on doil enlendrc noo pas les
choses que Jean ft vues, puisqu'clles étaient seuleml~nl des "i-
sions. mais les choses que "oient ceux qui $Out signifies par Jean.
Ceux-là voient dans ces vi"ions leli arcanes sur l'ctal de l'Église.
-De plus. voir signifie comprendre. C'est ainsi. que daos le lan-
gage ordinaire. on dit qu'on voit telle chose pour dire qu'on la
comprend. L'homme a DOC vue quant à son esprit, comme il eD
a une q08Dt à SaD corps. Par son esprit. il "oit les choses spiri-
tuelle" pa.rce qu'il les "oit par la lumi~re du Ciel; el par son
corps. il "oit les choses nalurellcs, parce qu'il les ,'oit par la lu-
mière tlu monde. Les choses spirituelle. son' réellement les cho-
ses. et les cbo~cs naturelles D'en sont que les rormes.
les InUmes. C'est, en d'aulres tennes, le verbe fait cbair, la Sagesse, en
un mol, (lui nous lransmel les paroles de l'Amour. L'Amour Uh'!n oe
peul se révéler que par la Sagesse, cl en dlsanl que celte Sagesse a prls
chair. c'est dire seulement que Dieu s'cSI ruanlfeslé dans les derniers
degrés de la création, Ainsi Jésus-ChrlsL est la Sagesse DIvine; ct
comme la Sagesse cn Dieu apparUent à l'Amour J que cc sont deux
}),fUCS d'uu mèmc Lout, Il s'cnsuil que Jésus-Christ est Dieu mèmc, est
le Dieu Unique. (HJCIIETI.)
CIIAPITIIE PIIEMIEIl. t7
SENS NATUREL. SENS SPIRITUEl,.
ilL Heureux celui qui Iii, cl III. Heureux ceJui qui 000-
ceux qui ecoulent Ics parolcs nalt la doclrine de la Nouvelle
de la prophétie, el gardenl les Jéru.alem. el ceux qui font a'-
choses qui y sonl écritos·; parce lentioo. ce qu'elle renferme, et
que le lemps e" procbe 9. obtencnt les choses qui sont
par ello confiées il leur cœur Il;
parce que l'tllat de l'Église est
Ici, qu'clic De peul pas plus
longtemps e:c.isler, Di être COD-
jointe avec le Seignour 9,
8. Pr&phitt. dans le sens abslrnil,signific la DoclrÎnc do l'Èglisc
puisée dans la Parole, parce que la Parole a élé écrite pilr les
prophètes. Ici. le. parolt. th la prophiti~ signifient la Doctrine de
la Nouvelle Jérusalem, parce que l'Apocalypse traite 'péciale-
menl de celle Église. Lb-eo, c'est conoallre celle doctrine; icOUler,
c'est (aÎre alleotÎoD li. ce qu'clle renferme, et garder le. choses qui
y son, icrit6l. c·est observer le. choses qui sonl por clle confiées nu
cœur; cu tertre signifie confier AU cŒur. N·· 39. 473, 639.
9. ulnnps eU proche: par là il D'est pas signifié un temps pro-
chain; le temp., c'ese rélal, N- "" (e). Pr~hIJ signifie une npidilé
de changement d'éla'. el Don pas une mesure courie de lemps.-
n y a deux moym' ell,n'iel, par lesquels s'opère la coojonclioD avec
le Seignenr : La rtcormawance d'un ,eul DÛIu, el le repentir de la
vtIJ. Ptlais aujourd'hui, au lieu de la reconnaissance d'un seul
Dieu~ on a la reconoaissance de 'rois dieux; au lieu du repenlir
du cœur~ on a le repentir de la bouche seule; et d'après ces deux
choscs opposées ans: véritables moyens il D'y a plus aucune
conjonction. C'eslainsi que l'étal de l'ancienne Eglise est devenu
tel, qu'elle ne pourrail pas exisler plus longlemps; ct s'il ne
s'élevait pas une nouTelle Eglise qui reconno.t ces deux moyens
essenlïets, toule conjoDclion avec le Seigneur cesserait. C'esl pour
prévenir ce danger que le lemps a 61é abrégé. MAnn.? XXIV. 22.
(c) 11 n'y a point. de temps pour l':lme J Il f a des éL'lLs. J. -c. ne peul
révéler que ceux-là, ct. non pas avoir l'Intention d'apprendre sons quel
règne cela va arriver. Celui dont le royaume n'est pas de cc monde n'a
rien ~ d~mêlcr n'cc les chronologIes des royaumes de ,.. terre. Ce qui
2.
L'APOCALYPSE,
SEXS NATt.:REL. SENS SPIRITUI!:I••
IV. Jean aux sept églises lU 1V. Nous qui sommes dans
'lui ,ont dans r Asie U ; grAce lOÎl le bien réel, il. tous '',cu x du
il vous et paix 121. par Celui qui monde chrétien 10 qui sonl, par
Est. et Qui Êlait , et Qui Doit la Parole, dao a la lumière de la
V coir Il. el par les sept Espril' "éritélt ; la 5alutalion divine soil
quisool "is-a-vÎsdeSon Trône". a 'OUI''', par loSeigoeurqui csl
Jéhovab u, cl par sn Divino Vé-
riléqui règnt! dans loulleCiel l ",
ao. Jtan; ~OÎl" 88 signification, N- 5.-S~ signifie tout, oinsi
plénitude el perfec'ion. Ce nombre csl employé pour expt'imer
la sainleM, el par 0PI,osÎtion le profaoe. Les nombrcs signifienl
000 pas des quantités, maia des qualités; vo)r la règle 7. pago 9;
aiosi "pl.ÊgllI,. signifient non pas scpt Ëglises, mai. lou, ceux
qui dans le monde chrétien loot do "Eglise.
ta. Les noms de persoones et de lieux signifient des choses du
Ciel 01 de l'É.glise; r~glo 9. L'A,.. lignifie ceux qui lonl, par la
Parole, dans la lumière de la "érÎlé, pareo que touto lumière de
la ,'érilé "ienl de la Parole. d que la Parole aDcieune et ensuite
celle des Israélites ont cl6 dODnées BUl: habitants do l'A,ie.
t 2. Grdu ,oit a vou. tl pai:J:. C'est ln 'iJlutaliufl divine, comme
pa;a; 101" à vou. 6lail la salutalion du Seigneur. ses disciples.
13, C'est le Seigncur qui est dcsigné ici. car il csl dil plus bas
que JOHn cntendit une 'oix lortant de la bouche du Fils de
l'Homme ct disant: «Je SUI' l'Alpha fit fOIn/ga. le Prtmin tl /e
» Dernier. J) Or. celni qui est le premier elle deroier est Celui qui
t." qui etml. tl qui .stra, c'cst-à-dire, Jthovab; cnr ce 001 lignifie
Je su;, ct/ui gr" est; or celui qui tSI (à savoir, l'Êtrl-M4Iml) cst
aussi il élait et il ura, le pallé el le (ulur élanl en mémc Cemps le
présent pour Celui qui esl ~leroel sans lemps, el iofini 5805 espace.
t .... S'p' signifie 10UI, N" t O. Lea.apl ttpr1l' signifient tous ceux
qui sont dans le Di"in Vrai; Cl, dans uo .eos abstrait, la Divino
Vérilé elle-même. Le lr{lne signifie le Ciel. VlS-à-vÎl d.lOn trlm"
c'~st ou le Seigneur esl dno!l son divin vrai, car le Ciel esl Ciel,
non par le propre des ooges, mais par le divin du Seigneur.
cd b-iM1.l61, ce qui Nt l,roche en parlant d'uo état, c'est ce quJ est pro-
che de lui, cc qui l'int~ressc le plus immMialclDcnt. ' (ÊD. IUGJlEI.)
CHAPITRE PREMIER. 10
SBNS NATUBEI .• SENS SPIRITUF.I..•
V. El p.rJé s us~Cbrist'~, LUÎ, V. El par 58 Divine Huma-
le Témoin 6dèle tl. le Premier- nité t ", qui est elle-même le
n6 d'eolre le8 morls 17. el 10 Divin Vrai 1111, el le Divin Bieo
Prince des rois de 1.1. lerre 1•• 17, el de qui vicot toui vrai pro-
OOU:I aimant el ooos lO'anl de cédant du bien dans 1'J!:glise III.
008 péchés daDs soo lBog 1$. nous rHormon' el nous rcgé-
nbranl par son Amour ct par
sa Misf.Ticorde au moyen des
divines 'ériles qui sonl dans sa
Parole'~.
'5 . J',w-ChrW, c'c!Jt le Seigneur quant 11 sa Divino Homa-
Diri!. Voir N·· 2 et 6.
j 6. Thnoin sc dit de la véril6. yon- N6 6 .
t7 . Le premi4f"-ni, c'est la première base et le principe de )'É-
glise. CeUe première base et ce principe sont Don pas, comme 00
l'. cru, le vrai par la doctrine et par la foi, mail le "rai cn ac-
tion ct en œ uvre., lequel Hile bien de la ,'ie (f). Le Seigneur
est Lui-M~me le prnnttr-fti d'mir. 1" morls, parce que Lui-Même
aussi, quant à sa Di vi ne Humanité, est le Vrai Inême uni au Di-
vin Dien par lequel vivent tous les hommes qui co eox~mêmcs
sonl maris.
t 8 . Les roiJ signifient ceux qui 50nl dons le vrai procédant du
bicn, et abslractjvemcn l ce même vrai. La tINtI signifie l'Eglise.
Aiosi, 1. prince d~, roi. de la fft'f'fI signifie celui de qui vient 1001
l'ro.i procédant du bien dans l'Église.
19. NoUl Icw,," de no. p~ch~" c'esl nous purifier de no, maux,
et par conséqueol nous réformer el DOUS r égénérer; car la. régé-
néralieD cst le bain spirituel. Par le .ang du S"Qnt1Jr il faul co-
Icndrp., non pas la passion de la Croix, comme la plupartlc pen-
!.cnl, mais 10 Divin Vrai procédant du Seigneur. C'e!.! ce que
prOUl'enl bien des passages de la Parole. - Voir Swedenborg,
N" 19. 379. 654.
Cf) Nous rcgrelloDl de ne pou'olr cUer le beau pass.,ge que rcn-
rcrmc cc N- i 7. Ilcstreln{..'i que nous sommes par les bornes d'un ré-
!!Iumé, nous nc poovons (Ju'ln vlter le lectcur à sc reporter au Traité n,ême
de Swcdenborg.
20 L' APOCAL YI'SE.
SENS NATUREL . SKSS SPIRITUEL.
VI. El il nOUA fail rois el prê- VI. El il QOUS fail. par la
Ires - A DIEU ET A SON PERK sagesse et pu l'amour iD. êlre
A Lui la gloire Cl la force
'.11. des images de sa DivineSagcsse
dans les siècles des siècloll 'D. "1 de son Divin Amour~'. A Lui
Amcnl:i, 8culla Divine Majesté el la Di-
.... iotl Toute-Puissance élernell~
mcnt"'. C'~s, a ,·érilé~.
20 . Les roù;. dans la Parole, sigoHicDI ceux qui 5001 tIans le
vrai ou dans la sagesse par Je Seigneur, N<> 18; cllcsprl'rt,s ceux
qui sont dans l'amour par le Seigneur. Da os le sens opposé, par
rois lont entendu. ceux qui sont dans le faux. el par praru ceux
{Jui sont dans le nU11. Le Seigneur est nommé Roi d'après sa Di-
vine Sagesse. et Pré'", d'après son Di"Îo Amour.
21. Di4u et Pen daoa le aeoa apiriluel 00 désignenl poiDt deux
penoDDes : Ditu siguifie le Divin quant il la Sagcaa8; et Pere. le
Divin quant à l'Amour. Il y ft deux aUribuls danslc Seigneur, la
DivÎnc Sagesso ct Je Divin Amour, ou le Divin Vrai et le Divin
Dien. Ces deux 811ribuls sonl désignés dana l'Ancien Testament
par Dieu el par J~bovab; cl ici, par DilU cl par Pue. Or, comme
le Seigneur cDsei@:ne que Lui-même el 10 Père ,onl un; que Lui-
même est d.ms le Père, eL que 10 Père est dans Lui, Jean X. 50;
XIV . 10, 1 t, il est douc entendu non pas deux personnes par
Dieu ct 10 Père, mais le Seigneur seul. Le Divin aussi est uo cl
indivisible; c'est pourquoi, 'lu.nd il est dit ici: Ji",..ChriIl. ROUI
fait rois et pr~tre& ci Dieu tl à ,on Père, cela .ignifie qu'Hs parais-
sent dovant le Seigoour comme les images de sa Divine Sagesse
et de 50n Di,'in Amour ; c'est dans la sagesse et l'amour que con-
siate l'image do Dieu chez les hommes el chez. les anges.
22. La gloire~ dans la Parole, parlout où il esl question du Sei-
gneur, signifie la Divine Majesté, el se dit de la Divine Sagesse;
la (orC6 signifie sa Divine Toute-Puissanco, et se dit de 50n. Divin
Amour. u. siùles du siècle, aignificnt l'éternilé. C'est ce qui rit-
sulle d' un grllnd nombre de passages de la Parole.
23. Amtn signifie la ''érilé; el comme le Seigneur était la vérilé
même, c'est pour cela qu'il a employé lant de lois celte expres-
sion. C'est donc ici la Confirmation Dil'ine procédant de la ''erilc,
CHAPITRE PRIlAIIEII. 21
SBIfS NATURBL. SENS SPIRITUEL.
VII. Voici, il vient a'cc les VII. Voici, ilS8 révèlo dans
DUéeS i l ; et le verra 10llt œil:l5, le scns liltéral de la Parole, el
el ceux qui l'onl percé-, el gé- il en découvre le sens sllirituel
miroot sur Lui Ioules les Tri- -i el tous ceUI qui SOO( par a(-
bus delaterrc""', Oui; Ameo-, fection dans l'inlelligeoce do la
Di-vinc vMil61e reCODnottroot'».
el ceU:ll: qui onl dêlruil sa Parole
par Ics (ausseles le verront aus-
si*', cl alors il o'y aura pins au-
CUD bien ni oucun vrai daDs l'É-
glise '#1. Cela doit arri'er; c"cst
la ,'éTilé sa.
24..Celoi qui no sait rien du sens Întcrncoo spirituel de la Parole
ignore ce qui étai. EtDICndu par le Seigneur par cela qu'ü v~ndrail
al.'ec Influee, du cUl; car lorsque le grand-prêtre l'adjurait de diro
s'il élait le Christ, le fils de Dieu, il répondit: « Tu "as dil; je
.. le suis; el vous verrez le Fils de J']Jomme auis à la droito de la
» puissDDce, et venant SUT les nuéesdu ciel, Il MATTU., XXVI . 63,
64; n.&.RC, XIV. 6t, 62; et quand le Seigneur parlo a scs disci-
ples sur la consommation du siècle, il leur di! : Il Alors apparat-
o Ira le signe du Fils do l'Homme, et 00 le verra lui-môme venir
D sur les nuées du ciel a'ec puissance et gloire, D MATTU" XXIV .
30; MADe, XIII. 26. La nui, du cid sur laquelle le Seigneur
doit venir ne signifie rien autre chose que la Parole dans le sens
de la leUre; el la gloire, dans laquelle on le verra, ne signifie
rien aotre chose que la Parole dans le sens .spirituel. Ceux qui ne
pensent pas au-delà du sens de ln leUre peuvent difficilement
admellre cela; pour eux, une nuée e!lt UDe nuée; ils croieot par
conséquent quo le Seigneur doit apparnllre sur les nuees du ciel
à l'iDslan' du jugement dernier; mais (out cela tombe, dès qu'oo
connalt la signification de la nuée, et qu'on sait qu'ello es' le
divin vrai dans ses derniers, c'csl-il-dire, la Parole dans le sells
de la Jettre (0). Dans le monde spirituel, il apparatt des nuécs
(a) Les nuées sur lesquelles Jésus-Christ doit venir sont les nU:lgcs
dc nolrc en(cndement, CI dans le sens mysllquc, c'esl l'.t;crlLurc-sclon t"
leUre, ( El). RIW EII.)
22 L'APOCALYPSE,
comme dons le moode nalurel; mais Ics nuées dans le mondo !pi-
ritucl apparaissenl au-dessus dc§ cieux pour ceux qui sool dans
le sens d" la lellre de la Parole; cllc:I SODt plus ob!lcures ou plus
lumineuses selon "inlelligcocu de la Parole, el cn même lemps
selon la réception. La raison de cela, c'est que la lumière du ("iel y
cSlle Divin vrai, el que ICI lénèbres y sont les faussetés: de là, Ics
nuées lumineuses y sonlle Divin Vrai, el les nuées obscures, le
Divin Vrai enveloppé des faussetél confirmees par lu apparences,
lellequ'estla Parole dans la leUre chez ceux qui sonL dans les faus-
setés. Or, comme le Seigneur, après la glorification de son huma-
nilé, a été fail le Divin Vrai ou la Parole dans le!!: derniers, c'csl
pour cela qu'il a dit au grand prêlre, qu'alors on le verrait venirlur
les nuée. du, ciel; mais lonqu'il dit â ses disciplc.'l, que dans la COn-
sommation du .iède apparatlra le .ign~ du Fils de "Ilomme, et qu'on
le ven'a lui-même venir .ur le$ nut!e. du ciel tIVec pui~sant:e et glo;r~;
il annonce qu'à 1. fin de l'Église ~ quand le jugement dernier
sera proche, il apparallra dans la Parole et révélera le seos spiri-
tuel. C'est aussi ce qui arrive aujourd'hui. parce qu'. présent c'est
la fin de l'Eglise, 01 qllo le jugement dernier est achc"é (h).
25. L'œil, c'est l'inlelligence. Ainsi, tout a:i1I~ verra; signifie
que tous ceux qui sont par a(feclion dao5 l'intelligence du Divin
Vrai le recoonatlronl, car eux seuls comprennenl el reconnaissenl.
26. Les autres, à la Yi!rilé, voient 01 comprennenl, mai, ne re-
cODllaissent pas. Ils sonl désignés par cel mols: Et uux qui "ont
perd le verront; cc sonl ceux qui vivent daosles fauS5el~s. Per-
cer Jésus-Christ, c'csl détruire son Divio Vrai dans la Parole.
27. Les tribu. de la lerre signifienllel biens elles vérités de ,'É-
glise. Voir lu Cbap. VII, où il s'agit des douze tribus d'Israël.
Gimir, c'esl s'amiger de la perle do ces biens el do ces vérités_
28, Oui; Am~n.Coofirmalion diviooquecela doit arrÎ,"er, N°23.
(1..) On verra plus tard commcnt a. été fait ce jugement dernier que
toutes les communlollS croient dc'oir arrh'er fk la fio du monde maté-
riel, comme si ce monde devait ~lrc an~aDU; et cela, parce qu'eUes 001
toules pris au naturel ce qui ne doit s'entendre qu'au spirituel. C'est
flans Ic monde immatérlel que le jugement dernier a été faU, c'cst·~-dlre
quc l'ordre a été rélabll par le Seigneur dans ce monde~ lorsqne le d~
sordre qui y régnait par la surabondance des maux et des faussetés rUI
arri,'€; :.. un polnL lcl~ que l'éiluilibrc spiritucl allait être TOIUpll..
CHAPITUE PREMŒI .
SENS NAT.,8BL . SENS SPIBITUEL.
VIU. Moi, je suis l'Alpba el VIII . Je suis Celui Qui es' 10
l'Oméga,leCommeocemcnl ella Soi-Même el l'Unique depuis Ics
Fio-, dit le SEIGNEUR. Qui Es', premicrsjusqu'auxdernicr5, de
el Qui Élail, el Qui Doit Vo- Qui loul procède; par consé-
ni,ao, Qui ut Tooi-Puissaol", quent Qui est ,'Amour Mém..,
et Unique, la Sagesse Même ct
Unique. el la Vie Même Cl Uni-
que cn soi; Cl ainsi Qui par soi
I~st le Créaleu,', le Sau't'our el
l'IlIu~lraleur Même el Unique,
qui eit loul dans Ioules les cho-
ses du Ciel el de l'Eglise", dit
leSHIGN'BUR, Qui csl JtI.lOVAn 30 ,
Qui esl, yil et peut de Soi-Même,
el gouverne Ioules choses par
les premiers au moyen des der-
niers:n, 'J
29. Il serail impossible de coofirmer en peu de paroles que
toutes ces choses sool coulenues daos ces mot, : Je sui, /' A Iplw el
/'Om~ga~ le Commencement ct la Fin; car pour les confirmer de
manière à êlre clairement compris, il faudrail composer uo Iraité
complet. Voir le Trailé de la Sageue an.'1t1iqrul1JUl·lc Divin Amour
et la Divine Sagesse . Le Seigneur se nomme lui-même l'Alpha et
l'Om~ga, le Commencement et la Pin, parce que .' Alpha et .. Om~ga
se rapporlent 8. SOD Divin Amour, et le Commencement el la Fin...
à la Divine Sagesse; car dao6 chacune des choses de la Parole il
y a la conjonction de l'Amour et de la Sagesse ou du Bieu et du
Vrai. Le Seit;neur est appelé l' ..41pha cl )'Omi'ga, parce que l'UDC
de ces leUres est la première de l'alphabet grec, et l'autre la der-
nière, el que par luite elles si@:oifienl toules choses dol os l'ensem-
ble, car chaque leltre alpbabétique siguifie quelque chose dans le
monde spirituel; et comme les voyelles senoul au son, cbaque
voyelle signifie quelque chose qui a rapport à l'afl'ecl;(!o ou b.
l'amour.Voilà l'origine du langage spirituel et angélique, cl colle
de l'écriture; mais cela e51 un arcano inconnu jusqu'/t présent.
En clTel, il y a UDe langue universelle dans laqudlc s'cxrrimenl
L' APOCALYPSE.
tous les anges el lous les esprits; clJe n'a rien de commun avec
aucune des langues de Doire monde; 1001 homme 9 après la mort 9
la parle ell'colend; cllr elle est dans chaque homme par la çr~a
lion; c'cll Ilourquoi, dans I~ monde spirituel, lous peuvent se
comprendre. Celle langue dilfère de toules DOS langues naturelles
d'après 100 premier principe, qui est que cbaque leUre do cbaque
mol y désigne quelque 8ens, laol dons le langage que dans récri-
turc. Les ,'oyelles se rapportent â. l'amour, elles consonnes à la
sagesse. Celle langue el son écrilure decoulent de la pensée spi-
rituelle des aoges el des esprits.
30. Voir "cxplicalion au N- 13.
3t. Qui u' Tout-PuilMlnl. Puisque Ioules choses sonl par le Sei-
gneur, cl 001 été créées d'après les prcmien qui procèdenl de Lui,
ct qu'il n'y a rien qui ne vieDDe de là, il s'ensuil que Je Seignenr
est TOUI-l'uiuont. Qu'on suppose un principe dont loutes choses
dérivenl, Ioules choses o'appuliendront-elle .. pas à ce principe
dont clics dépendent dans l'ordre, comme les anneaux d'uuo
chatne dépendent du premier aoneau, ou comme les vais:seaux
sanguins do lout le corps dépendent du cœur, ou comme Ioules
les choses de l'univers en géuéral et en particulier dépendent do
soleil? C'est ainsi que lout dépend du Seigneur, qui est le Soleil
du mondo spirituel, par qui est toule essencc, taule vie, toote
puissance chez ceux qui sont sous ce soleil; en un mol, par le
Seigneur oous vivons, nous nous mouvons et nous sommes; ACT. ,
XVII. 28; voilà ce que c'est que la Divine Toute-Puissance. Que
le Seigneur gOl.n·crDo toules choses par les premiers au moyen
des derniers, c'est là un arcane qui n'avait pu Mé révélé jus-
qu'à présenl, mais qui a été expliqué eD plusieurs endroits de la
Doctrine tic III ftlouvelle Jtrusalcm sur le Seigneur cl sur r E criture
Su':nle, et aussi dans la Saguse angélique. sur la Divine Provi-
dence, N· 124; el sur le D':v':n Amour, N· 221. II esl noloire quo
le Divin, tHant infini, ne lombe poinl dans les idéel de la pensée
de l'homme ni de l' ange, parce que lours idéeJ sont finies, el que
le fini n'est point capable de percevoir l'iofini. Néaumoins, pour
que l'bommo pM, en quelque maDière~ percevoir l'infiui, il a
plu au Seigneur de décrire soo infinilé par les paroles de ce Ver~
scl; c"~ sl pourquoi, elles renferment tout ce que J'ange cl l'homme
pCU'cnl penser !ipirilucllcmcui cl Ililturcllcmeul sur le Di'În.
CHAPITRE l'RE~IIER. 25
SElfS NATURO•• SBNS SPIRITUE'.•
IX. Moi. Jeao, qui lU':' ct ,'0- lX. Nous qui. sommes dans
Ire (rère et votre associé 31 dan. le bien récl, qui, comme vous,
l'amic(Îoo. ct duos le loyaume. :ai8t1~DdoDsque l'A,'èncmenl du
et la palienle atlente de Jbos- Seigneur ait entièrement dis-
CORIST n; j'él4ill dans l'tle sipé les mau:x el les fausse lés
nommée Palmos:U, pour la Pa- qui 001 infesté l'Église 33; nous
role de Dum, et pour le témoi- étioDs Irés-éloignés du cul le de
goage do JIltSUS-CURIST:3, Dieu, mais daDs uno position
propre :M à recevoir et à reCOD-
nartre D,'ccamour et intelligence
les divines vérités de la Parole
cl la Divine Humanité du Sei-
gneur 15,
32. Il 0 déjà ,Hé Llit, N° 5, quo JMn représente ceux qui sont
dans le bien de la charité ou le bien réel; or, ceux qui sont d:l.ns
le bien de la cbaril6 lont aussi dans les vérités de la foi: Voila
pourquoi Jean se nomme le frèr~ ct )'lUSoc1t' de ceux à qui il écrit
daos l'Église; car fre,., signifie celui qui c:U dans le bien do la
chari',,; et lJISOCI"i, celui qui esl par suile dans les ,'erilés de la foi.
En eO'el, lacbarilO conjoint el la foi ne conjoint pas; mais si ln. foi
vient de la chari lé, la charité conjoint el ln foi assocÎe; l'une pro-
duit uoe 50rle de consanguinite; l'aulre. une sorto d'association.
33. L'oflliclion signifie l'étal de l'Église quand il n'y A plus en
elle aucun bien de la charité Di aucune vérité de la foit et qu'il
ya des maux et des fausletés: le royaume signifie "Église; eL l'ai-
Itn'. patiente tÙ JIluJ.ChrUt. l'A vénemont du Seigneur. Ces expres-
SiOD' réunies formont 10 sens donné. VOiT la règle 18 t pag. 10.
34. La révélation a été faile " Jean dans Patmo•• parce que
c'élait une fie de la Grèce, Don loin de la terre de Cao.an, eolre
l'Asie et l'Europe. Or. les de•• ignifient des nations très-éloignéc8
du culle de Dieu t mais qui doivent néanmoins co approcher,
parce qu'eUes peuvent êlre éclairées : la terre de Canann sigoifie
l'Église; l'Asie, ceux de l'.;:gliso qui soot par la Parole dans la
lumière de la vérilé, N° t t ; et l'Europe. ceux: à qui la lumière
doit parvenir.
35. Voir le N° 6 , oi. sc trouve l'explication des mêmes mol:J,
26 !.' APOCA LYl'SE,
SENS NATunF.L. SF.NS SPIRITUEL.
X. Jo devio. fm espril dans X. Nou. nOlis Irou,'Arnes
le jour du Seigneur 3G , et j'en- alor! doos nn élal spirituel,
Icudis derrière moi uoe grande produit par l'inOul Divin·, et
voix commed'uoe trompette 11, nous perçQmes d'uDe manière
manifesle le Oh'in Vrai rél'élé
du Ciel 37,
XI. Qui disait: CI Je suis l'AI- XI. Qui nous disî1il intérieu-
• pha el l'Oméga, le premier et roment : CI Je auis Celui Qui esl
1) Je Dernier - . Ce que lu vois u le Soi-Même el l'Unique de-
,. écris-le dans un Ii vro :t9, el en- " puis les premiers jusqu'aux
1) voie-le aux Eglises , qui sotllen A dcrnicn,. d e Qui lou' pro-
• Asie.wt. è. Éphèse, otàSmyroe. o cède; par conséquenl Qui est
J) el à Pergame, et à Tbyalire,
" l'Amour Iférnc el Unique. la
., et à Sardes, el à Philadelrbie, " Sagesse ~Iême el unique, el
" et à Laodicée -li.
'n.
1)
" Vie même el unique en soi;
.. Qui par .oi est le Créaleur,
• le Sauveur et l'Illustrateur
• Mémc et Unique. qui elt toul
" dans loule5 les choses du Ciel
» el de l'Êglise. enfin Jébovah
» ou le Seigneur·, Ce que vous
1'1 comprenez t confiez - le ao
• cœur 3t delousceuxdu monde
.., chrétien qui sont dans la lu-
"II mièrea de la vérité d'après la
J) Parole •• , seloo "étal spécial
• de réception de cbacon III. 1)
36. Blt"6 en 'spril, c'est ~Ire en vision; c'cst rêlat dans lequel
s"est Irou'é Jean. I..a vÎsion se (ail par I·ouverture de la vue de
l'esprit de l'homme; alors les choses qui sont da os le monde spi-
rituel sc présentent 80ssi clairement que celles qui SODt dans le
monde naturel se montrent il la vue des yeux du corps. C'es t dans
cet étal quo les disciple!' étaienl, lorsqu'ils virent le Soigneur apré:t.
sa résurrection, oll"i esl-il dit que leurs yeux furent ouverts.-
Luc. XXIV. DO. 5t.- LI jour du Seigneur signifie alors p.1f le
Seigneur l'jonux , caf alors il y a présence du Seigneur.
CHAPITIlE l'REMIEII. 27
SENS NATUREL. SErfS SPIRITUBL.
XII. El je me lourDai pour XII. El 00U5 DOUS adreuA-
voir la voix qui me parlait 's, mes 8U Seigneur pour compren-
el m'élant tourné, je ,"ii scpt dre le Divin Vrai qui nous ins-
chandeliers d'or u • pirait H, cl après quo nous DOUS
filmes ~ ·tressés è. tui. nous re-
conollmh . Nouvelle Église':!,
37 . Enl.ndr.signifie percevoir, ND 8"1.-UrI' graruhvoi.x, quand
elle est entendue du ciel, sÎp-nifie le divin vni . Celle grande "oix,
dit Ricber, c'est le Divin Vrai toonaut da os le cœur comme 111
trompette klalle à L'oreille. C'est do là que la vo~ comme- d'un,
l,.om~lI' signifie UDe perception maoÎ((!ste.
58. VOIR l'explication, l.0 29.
39. l'Oirsignifie comprendre. Ecrirt, c'c.slcoofier au cœur, N° 8.
~O . L'cxplicalÎon 8 élé donnée 9 NU 10. t t. 34,
41. Ou ,'crra, Ch, Il et Ill, que IOU5 les état:t de réceplion du
Seigoeur et de soo Èglise sont signifii!1 par ces sept noms . Toul
nom prononcé daos l'état spirituel signifie une chOie ou uo tHal.
AinAi ce que Jean a écrit n'a été em'oyé par lui à aucune f:glisc
dans ces villes, mais cela a élé dil pour leurs auges par lesquels
sout colcndus (OUS ceux qui retnivcot.
42. Jean avait entendu UJle voix derrière lui. V~rs. X; il dit
maintenant qu'il s'est lourlll pour voir la voix 9 Cl qu ' après s'ôlro
lournè il a vu sepl chandelurs. Il y a dans ces parol es un arcane
donl voici l'explication: AVilOI que l'homme sc tourno vers le
Seigneur et qu' il le recooD8iu8 pour icul Dieu du ciel el de 1...
terre. il ne peUl voir le Divin Vrai dans la Parole, pa rce que
Dieu est Uo el en personne ot cn ossen co, qu'en Lui esl la Trinile,
01 que ce Dieu esl le Seigneur, Ceux qui reconnaissent la lrioile
d es personDes portenl presque toujour. leurs regard. ven le Père,
quelquefois vers le Saint Esprit, ct rarement vcrs le Seigneur; et
s'ils porlenl leurs regards vers le Seigneur, c'esl pour penser il
SOn humanité eomme à celle d'un homme. Quand on agil ainsi, on
Ile peut en aucune maniè re t1lro êc1airf! daos la Parole; cu Je
Seigoeurcst la Parole. C'est pourquoi ceux qui oc s'adressent pas
au Seigneur seul regardent le Seigneur et sa Pa.rolo pnr derrière
cl uou cu face.-Ia t,'Oix signifie le lli,'in Vrai , N° 57.
28 L'APOCALYPSE,
SENS NATUREL. SENS SPIBITU1tL.
XIII. Et 80 milieu des sepl XIII. El dans l'inlÎmfl de la
cbandeliers qmlqu'un semblable Nouvelle Église le Seigoour
A.U FILS DB L'BOMB& U, rt!!vêlu comme VSRBEOU PA.ROLlt'" ,d'où
d'one robe longue.u, el ceint procèdent le Divio Vrai u. et le
"crs Ics mamelles d'une cein- Divin Dicn";
lure d'or";
45. Les upl charade/ie,.. sont les sept Églises. comme il CSI dit
DU Vers. XX; el par les sept Églises il esl entendu tous ceUE
qui, daos 10 monde cbrélien, sont de l'Église. N· 10; ici c'ost
la Nouvelle Église, parco que le Seigneur csl en elle comme
Verbe ou Parole; car i)ut dit qU'lIiu milieu des sept cbandelieu
Jean vil quelqu'un semblable 40 Fils de l'Lomme, el 10 Fils do
l'homme eSlleSeigocur comme Parole. L"Or est le bien .
U. Lorsque le Seigneur ,-appelle Fel. d. Dieu. il se désigne
quant à sa Divine Humanité; ellorsqu'ils-appeUe Ftl. d.l 'Homm_.
il se dêsigDc quant a la Parole. Il s'ellt représenté ici comme Pa-
role, parce qu'il s'agît de la Nouvelle Eglise qui procède de ,'in-
telligence de la Parole, C'est pour cela que Jean appelle Fill d.
l'Homm. celui qu'il "it au milieu des sept cMn<ulitr, qui repré-
senlent celle Église, N° 43 . .Au militU signifie dans l'intime. C'est
de l'intime quc les choses qui sonl aulour el 8U debors rironl Icur
essence. COcst comme la lumière et la namme, qui, placés au mi-
lieu, portent l'èclat ct la chaleur dans Ioules les péripbéries.
45. Les "~Icmcnts signifient les vt'lrilés. de là. la "obi longue
qui les reCOO"re tous signifie le vrai en général, ct quand il
s'agit du Seigneur, le Divin Vrai procédant (i).
46 . La Ceinture sigoific le lien commun qui conlienl toutes
choses en ordre el en ench a loement. L'Or signifie le bien, N· ..3.
La poitrine du Seigneur el spécialement ici ses mameUts signifient
50D Divin Aru~ur. De ,là, f:es mols réunis signilient Jo Divin pro-
cédant et conjoignant. qui est le Di,'in Dieo.
(i.) .Jean "oit ici le Seigneur avec les attributs du Verbe ou de la Parole.
Le Dh-In qui est dans le Sclgleur~ et qui procède de Lui, est, selon Jes
trois degrés, céleste, splrilucl ct nalurel; c'est sous cc triple aspect qu'il
sc présente lei et dans les deu,;. Vers. suivants. r oi.,. pour plus de d~'c
loppcments le Tnltl! tic Swedenborg.
CHAPITRE PREAIIEIl. 29
SE.NS NATUREL. SliNS SPIIUTUEL.
XIV. Et sa t~le et 8CS cb eveux XIV. El le Di'in Amour de
blancs comme de la laine blan- la Divine Sagessc dans les pre-
cbe, comme de la. neige 47. el ses miers el dans les dcrniers 47, et
yeux comme olle Oamme de la Diviue Sagesse du Divin
feu 48 . Amour u ,
XV. El ses pieds somblables XV. El le Divio BieD nalu-
li de l'airain fin comme erubrasés rel"", el le Di'in Vrai nalurel AO •
dans uno fournaise " , cl sa voi..: XVI. El il nous présentait
comme une voix do grandes Ioules les connaissances du bien
caux ~. et du vrai daos sa I)arole .:w; ct
XVI. El ayant dans 5,'1 maill il cn d~coulail, pour disperser
droile sepl cloilcs!ll; e t de sa les fausselés, unc doctrine péné-
bouche sortail unc épt':c aiguë à lranl le cœur el l'âme"; el SOD
deux lrnnchants S'l; et sa. face, Essence Di'ine apparul comme
comme le soleil qui 1uit dans sa dans sa Tou'e~Puissance 53.
force~.
47 . La Ille du Seigneur signifie le Dil'in Amour de la Divine Sa-
gesse dans les premiers; ses eh4veu:c signifienlla même chose daus
les dernier" qui sonl, quand il s'agit de la Parole, 500 scns lilléral.
La Imile, c'cst le bien dans les derniers, parce qu'elle vient des
brebis; el la nlio', lé 'rai dans los derniers~ parce qu'clle vicnt
des caux; Ics brebis signifiant le bieD~ el les eaux le vrai.
48. l..e5y.u:&s.iguifieDII'inlelligeDce~ N°25; cl~6'il5'agit du SeÎ-
gneur, la Divin~ Sagesse. La flamme de feu lignifie l'amour spiri-
luel ou la chari lé ; cl, s'il s'agit du Seignour, le Divin Amour.
49. Le, pittù du Seigneur significntlOn Divin naturel; le feu
ou la fourn.tJi.e, c'e.lle bieD;et l'airaiR fin, le bien nalurol du vrai.
50. La voi:&. c'esl le Divin vrai, N°' 37, 42. Les 1(lU,X, ce sont
les vérilés nalurelles, ou les connaissances tirées de la Parole.
51. Les t"loilllsonilesconnaissaoces du bien etdu vrai qui vien-
nent du Seigneur par sa Parole; car il les a- dan.t $4 main droile.
52. L'Épie, c'ClI la doctrine, ici la doclrine de la Parole pour
disperser Ic. fausselés; cor il csl dit qU'lUe IOf'laU d.la OOW:M du
Seigoeur, c'est-à-dire qu'elle découlait de sa Parole; elle est dite
aiguë à dwa: tranchanll, car la Parole pénélre le cœur et l'âme.
55. La face du Seigneur et le IOI.il qui luil 5ignifieol l'Essence
Divine. La force, c'esl la Toulc-Puissancc, N° 22.
~o L'APOCALYPSE,
SENS flliAITRP.L. SENS 8rIRITUEL.
XVII . El dès que je le vi!', je XVII. El dès que DOUS com-
tombai il ses pieds comme mort primes sa Divine Mlljcslè, nous
34. et il posa sa. main droite 5ur filmes allerrés de noire oéool,v"
moi M. Cil me disant:« Ne crains el alors il oous inspira sa "je di-
» poinl ~! Moi, je suis le Pre- vine M, en nous disanl iotérieu-
» mier ct le Dernier ~. rcmcnl : _ Revenez à la "ie; lIdo-
• rez-moi daos )'humilité de
» volrecœllr·. Jesuisseul infioi
• el éternel; ainsi 1 Seul Dieu ~.
54. La vio propre de J'bomme oe soolienl point la présence du
Seigneur lei qu'jl es' en soi, et m4!-me tel qu'il est daos Ics intimes
do la Porole; car 500 Divin Amour est oNoloment comme la pré-
sence du soleil que personne ue pourrait soutenir IUDS tire con-
sume, si sa chal eu .. o'était lempé..ee pa .. les atmosphères. Aussi
esl-il dit: !Viti ne peut "toir Dieu el 1:n,re. Exode, XXXIII. 20. Cest
pour cela que le Seigneu .. appanll aux angcs comme un soleil
êloigné d'cux, ainsi (lue le soleil du monde cst éloigné des hom-
mes. Néanmoins le Seigneur tempère Son Divin, co 50 voilaol,
au poinl que l'homme peu' soulonir sa présence. C'esl ainsi qu'jl
S'CSI révêlé à plusieurs dans la Parole, et qu'il esi présflo' dans
quiconque l'adore, On voii par là pourquoi JeaD, quand il vil le
Seigneur dans une telle gloire. tomba C) le. pied$ comme mort.
55. Le Seigneur posa sa main droite 101' Jean, parce que la
communicalion se {ait par le toucher des mains. Eo eŒet, la l'ie
de l'esprit. et pnr suite celle du corps, s'élend daosles bras, et
par les bras dans les mains. CcSI pour cela que le Seigneur a
louché de la Dlain lou. ceux qu'il a goéris. Ainsi, poser llJ maù,
lur Jeall~ c'esl lui inspirer sa vie Divine.
56. Ne crain' PO;71l signifie le rappel à la "ie, cl l'adoralion ins·
pirée par une humiliation extrême; car Jean. lotnbé aux pied:! du
Seigneur, avait élé lIàisi d'une sainle crainte en reprenant ses
scns; el c'est alors que le Seigneur lui dil : Ne crai1l.$ point. Quand
la vie par le Seigneur eolre A la placc de la vic propre, il sur-
vient uoe sainto crainlc jointe quelquefois il un Iremblemeot des
iOIl=rieurs de l'esprit.
57 . YCH'r l'explication, N-- 13, 29. 38.
CHAI'ITIŒ l'IIEMIEII. 3i
SElfS NATCREL, SENS SPI R lTVEL.
XVIII. • El je suis ,·i'ant:»C, XVIII.Cf El seul je suis la vic,
et j'ai été mort Y.t; cl voici, je
IJ 1) c'es l de moi scul qu'clle 'icnt
s uis vivant dans les siècles
110 » 58; el j'ai élé négligé el ma Di-
• des siècles «l, amen ru, Et j'ai JI "iDe Humanite a CIl': mécon-
p les clefs de l'cnCcr et dc la 11) Due"; mais vous voyez maÎo-
• mort &J. D JI leoanl qua la vie éternelle
D vico. de moi 8cul 80 • Cesi la
• vérilé 41. El moi seul je peulI:
~ sauver". D
58 . JebO'ah dans "Ancien Testament s'appello lui-même le
Jlù:ant. parce que c'est lui seul (lui vil; car il est ,'Amour Même
ct la Sagesse Même qui CODslilucDt la vie. Le! anges et les hommes
oc 5001 quo le5 recipienllJ de la "ie, el comme Jéhovah ou le Sei-
gneur cst seul la 'ie, il,'cnsuil qu'elle vicnt de lui seul.
59. Par CC!4. mol~j'ai été mort . on doit cntendre, Don pa!' qu'il a
élé crucifié et conséquemment qu'il csi morl, mais qu'jln tHé né-
gligé dans l'Église? el que sa Divine Humaoilé a élé mécoDDue,
cal' c'est ainsi qu·jl est morl dans les hommes. A la vérilé, son Di-
vin de toute éternilé eSI reeonnu. el ce Divin eSIJého,'ah lui-même;
mais $00 HUloanite n'esl p.1S reCOnnue pour êlre Divine, quoique
la Di"inÎlé el l'Bumanité soicnt eo lui comlUe l'Ame cl le corps,
el aÎnsi soient un t et DOU pas deux. C'esl pourquoi quand on sé-
pare la Di,,'inih': du Seigneur de sou Humanité, cn disanl que Ion
lIumanilé n'esl pas Divine, mais lemblable il rhumanité d'un
autre homme, le Seigneur est mort dans les hommes .
60 . Les &i~cle6 des & i1.cJe6 signifient l' éleroité, N° 22. Ainsi, je
,~ui& vivant (la". lu .itc/e6 de6 sUc/el lignifie que la vie éternelle
vient du Seigneur seul, N· 58.
61. Voir l'explicalion au N'. 23 .
62. Les clef. siguifienlle pouvoir d'ouvrÎr el de Cermer; m.'oir
Ics clefs de l'enfer et de la mort~ c' esl a"oir re pouvoir non pas de
jeter dans l'en Cel', mais d·ouvrir l'enCer pour en retirer I·hommc en
le régénérant, et de le Cermer eOluile; car ces paroles se trouvent
immédjatement après celles-ci : Voici~jc 8UÎJJ vivant dans /C3. &j~_
cles des siècle8~ lesquelles signifienl quo la vie élernelle vient du
Seigneur seul. No 60. Le Seigneur ne jeHe jamais qui que cc soii
dans l'cnfer, C'('sl l'homme lui-même (Jui s'y précipite.
L'APOCALYI'SE,
SENS NATUREL. S'ENS 8PIR...TUEL.
XIX. « Écris les choses que XIX . Ct Confiez au cœur les
III (Ù us VUe8 9 el celles qui sonl, 1) choses q uc vous avez COO1-
» el celles qui doivent arriver • prises, celles que vous com-
• daos la SUllc Q; D prenez, el cel lei que vous coru-
• p..cndrez à l'avenir Q;
XX. 11 Le myslère des sept XX . Il Les arcanes sur la.
ltèloiles que lu 'III vues daDs D Nou'clle Eglise céleste que
» wu main droile, cl le:! sep" » VOU8 avez comprise. cl sur la
»chandeliers d'or, 601. Les sept • NouvelloÉglisc lerrMlre cu . La
»éloiles sont les anges des sept li NouvclleÉglisedaullescieux.
Ȏglises &$; et les sepl chaude- D c'ealle Nouveau Ciel t.S; ct la.
" lien que lu as vus sont les » Nouvelle Égli.e lerreslre que
sepl Églises". II)
1) livous avez comprise, c'est la
»Nouvelle Jéru5alero~eoanl de
» MOl par le Nouveau Ciel -. 1)
63. Écrirc# c'esi confier au cœur 1 N° 8; voir#c'cstcomprcndre,39 .
64, Daosles N°'suivants 00 verro que les sept ,Jtailes signifient
l'Eglise dans le Ciel; cl leslcpl dUlntleliers# l'Église sur la lerre.
65. Il Y a dans le cie.l olle Église comme lur ln terre; car la il y
a comlue sur la lerre uoe Parole, el des doctrines (oodées sur ceHo
Parole. Les sept Atoilt:6 signifient l'Église dao. 'es cieux, parce
qu'il est dil que les 6ept éloiJe$ sont Je6 aJlf/CS del/Bept 11:g/ÜI:8# et que
par l'ange il est cntendo uno sociélé céleste; sepl signifiant loul,
NU 10, 14,43.51. c'est ici l'Egli.e culière danl les cieux, ou 10
nouveau Ciel dan. (oui soo eosemble. Ce Dou~eauCiel aét~ formé
depuis le second avéocmeot du Seigneur el le jugement dernier
qui "a accompagné, et c'est do CC ciel que descp.nd et descendra
sur la terro la Nouvelle Église ou Nouvelle Jérusalem.
66. Les sept clumdelicrs signifient la Nouvclle Église tout en-
lière UDe eD soi, mais varièe selon sa récePlion, N° 43. On peul
comparer ccs 'ariélé!·aux membres el aux organes qui lont dif-
férents daos uo corps parfait. et qui néanmoios (ont un; la per-
fection oc peul exisler que dans les vari.~t6li dislribu~e8 convena-
blement dans leur ordre. Cest de là que la Nouvelle Eglise uni-
verselle est décrite avec ses variétés par les 8Cpl É'oluel daDS les
deu~ Chapitres sui van!.'.
CHAPITIU, SECOND.
80.111"'1._.
60. r) Dau:J ce Chapilro 01 dans le sui,,"anl, il est question des
,ep' Êglises, par lesquelles lont décrits IOU 5 ceux qui, dans l'E-
glise chrétienne, oot de la religioD, el dool peul êlre formée
l' Église DOD"elle du Seigneur. C'CSI-à-dire,la Nouvelle Jérusalem.
70. Celle Douvello Église est formée de ceux qui s'adresscnt
au Seigneur seul, et qui se repentent en même temps dê leurs
ruau'sises œuvres. Par sc repenlir de ses mauvaiscs œU'res, il
est ontendu chaoger l'élat de 'a vie. 10 réformer. Ceux qui oc
remplissent pas ces deux conditions sont, il est vrai, dans l'Église,
mais il. 0 ' 001 rien de l'Église en eux.
71. Comme le Seigneur .eul est reCOUDU pour Dico du cicl et
de 1. lerre par ceux qui lonl de sn nouvelle ';:gliso dans les cieux,
et par ceux qui soul de sa Douvelle Ëglise sur la lerre~ c'est poor
cela quo daos 10 Premier Cbapilre il a éM queslion do Seiguour
seul, el que da os ce Second Chapitre el da os le Troisième, c'est
Lui seul qui parle; - •• 8, 12, t8; Ill. t . 7. t4. -Les diverses
qualifieslÎouI do Seigneur daus ces Versels lout loutes tirées du
Chapilre Premier, ou il est décrit lui-même quaul Il ses aUribuli.
72. Les sept Églises représenlant tous ceux qui peu"cnl Glre de
la Dou"ellc Église, celle d'ÉVhè&e désigne lou, ceux qui sont dan.
les "érilés plui que daos les bicot (a). quelle que soil d'ailleurs
la communion à laquelle ils apparlienoenl eXlérieuremenl.
(a) La vérité est le Cruit de l'Intelligence . mals li Caut nécessairement
qu'elle se jol,oe à J'amour pour sc conYerUr en sentimenL Sans cela,
c'est une simple récréaliOD de l'esprit Aussi est-II dit à. ces gens-là qu'iû
$e $onI. roldchu tû leur claDriU,' aussllcur est-Il recommandé de (airo
do IIon~ ŒUVrC$; sous peine de YOlr!euT chandet-iel" dti dt;.a place.
En elTel. la vérité elle-même Roll par abandonner l'homme. quand Il oe
la. pratique pas. J.-C. promet eoOo aUQl "âclO1""Îeu:z:du (ru;', dt; "urllrtJ
ch vie. L'lntelllgeDce seule n'cal pa. la "Ie, c'est l'amour qui est la vie
réelle de l'hommei celui qui cst victorieux de ses penchants, le Régénéré
d'esprit el de cœur, cstle seul qui pulsse golller de ce Crult-l~.
(") :01"" •• 1..... 1'(. . ...... w". d.. 1·,j .......r".. .. 1th<f!oI.. (to. RICHl!.R.)
3.
3/, L'APOCALYPSE,
SBNS N" Tua a ••• SBNS SpnUTI1RL.
1. 0: Ecrisà rAoge do l'Église 1. G Cou6ez co qui suit au
1) d'Éphèse U : Voici ce que dit " cœur do ceux qui aBot dana
II celui qui lient les sept éloiles » les v6rilés, plus que da os les
»dans SB main droite 111, qui Il biens n: Voici ce quo "'OU5 dit
»marche au milieu des: .cpt 1) inlérieoremonl celui qui pre-
»chandeliers d'or'" : » seule doos sa Parolo toules les
• connaissances du bien el du
D vra i n, et qui vit dans l'În-
» lime de sa Nouvelle Église ~ .
II . " Jeconoai.les œuvres'" Il.>> Je vois voire intérieur
.. et Ion travail clla patience"'. • et votre extérieur 'JtI, et volre
li 01 que lu ne peux supporler le~ • zèle et voire plllicnt:eTt'. vous
.II> méchants"', el que tu aséprou~ 1) ne pouvez supporler ce qui est
» vé ceux qui 1" discnt être des • mat 18, et vous avez examiné
» apulrel et nft le sonl pas, el a lcs choses qui daos l' Église
»que lu les a. trouvés men- D sont appelées biens et vériMs,
» leoH'fV. • cl qui n'en sont pas. et vous
D avez reconnu qu' cil es 6laieo.
v dos mAUX et des fausseté!. TIl.
73 . Écrin, c'est conlier au cœur, N" 8, 63. -L'Ange désigne
une sociétb angélique qui correspond à une p,ulie de l'Église uni-
l'eTl clle, N° 65.-La signification de l'Église (j'/!:phiu résulle éyi-
demment de ce qui est renrermé dans lea Ver!!. 2 à 7.
74. Voir N° 5t .-75. YoirN· 44. MarcMr, c'est vivre, N° i67.
76. 11 Y l pen de personnes qui sachent ce qui esl entendu par
les œuvr", qooiquo ce mot so Irouve souvent dans la Parole. Dix
hommes peuvenl (aire des œuvres qui paraissent semblables, el
cependant clics seront Ioules dissemblables. parce qu'clics pro-
céderont en chacund'oux d'une intentiondiŒérenle. Or, l'inlention
lait que lea œuvres sont bonnes ou mauvaises, car touleœuvroe&t
l'œu,'re de l'esprit, el (el est l'esprit, telle est t'œu,·re. Lesœone5
.e présenlenl devant les hommes dan. la (orme e:J.lerne, mais dc:-
'9anl les ElOges dan s la (orme interne, et devaol 10 Seigneur telles
qu'ellcs sont depuis tes ihlimes jusqu'au extrêmes. J, connm, UI
œuvre', signifie donc quo le Seigneur voit en même temps tous les
intcrieors et tous les extérieurs de l'homme.
CllAPITRE SECOND. 3b
SENS NA.TUREL. SEl'fS 8PIRlTI1EL.
III .• Et:11J ("es leou ferme, IH. c El vous avez eu de la
• et tu as eu de la palienee 80. » persévérance 80. el "ous avez
»et lu al travaillé pour mon • pris soin d'8equérir eL d'en-
• Dom, et tu DC t'cs Pil!! décou- D seigner co qui concerne la re-
» ragé al; ., ligion el sa doctrine, el vous
D n'll"cz pas disconliou6 fi t;
IV. Il Mais j'ai c:oolrc loi quo IV. Il Mais j'ai contro vous
• lu aies abaodoDnl: ta charilé IJ que 'IOUS nc considériez palle
" première". 10 bicn cn premier liCln, comme
» cela arrive au commencemenl
» de toute Église n.
71 . Ceci n'exige pas d'explication .
78. Les micllanll signifient les maux, le seDI spirituel faisant
ahstrilction des personnes.
79. Les ..4p6'''" signifient lous ceux qui enseignenl les biens
et lcs vérité. de l'Église. el dans le sena abSlrait les biens mêmes
el ICI vérités mêmes. Les ItNnleur. signifient ceux qui soot dans
les (ausselés. el ab,tral.".tivemonl les Cauuelés m~meso
800 Ccci o'exige pas dOexplicaûooo
8t. Le nom signifie cn général la qualité de cc qui esl nommé;
or, la qualilé de Dieu ou du Seigneur csl toul co par quoi il est
II0no1'é; el commo on l'honore selon la doctrine qui est dans l'É-
gliso, 50n Narra détignc ici loul ce qui CODcerDe la religion el sa
doctrine .
82. Aulanl l'homme oll dalls le bien de la vie~ Bulant il est
r~ellemenl daol le 'VJ'ai do la doctrine; mais Don viu ",,-Id. En
effel, le bien de la "ie ouvro lM intérieurs de I ~espril; alors le.
vérilés apparaillenl danl leur lumière, de sorle qu'elles aool 000-
leulemenl comprise8~ maia aimées. II eo estautremenl quaod on
place en premier lieu les points de doclrine; alors ou peul bieD
Javoir les vérilé., mais DOD lei voir intérieuremenl, oi les aimer
d'affection Ipirituelle. Toule Église, quand elle commence, mel
10 bien au-dessus du vrai; mai., à mesure qu'elle décline, elle
préfère les vérités aux bieus j et enlin, quand elle est à 14 liD,
elle regarde la Coi seule, ct Don~euleDleDt eUe sépare la I:bariCé
d'avec la foi, mais même clic l'abandonne.
3e) L' APOeAL YPSE,
SENS NA,l'URBL, SENS SPIRITUEL.
V .• Souviens-Ioi donc d'où V. 0: Réfléchissez dooc lIur '
» lu es d~chu 83, el fais péni- 10 ,'otre égarement u, repenlez-
N lence, el fais les premières » YOUS, et mellez le bien de la
D œuvres"; .inoo. je viendrai » vie au-deslusdelou'u; sinon,
» il loi vile, el j'ôterai Ion chan- .. je viendrai cerCaioemeol à
» dclier de 1& place, si tu ne 1) vous, et je vous priverai de
lit fnis point pénitence lU, 1:1 loute ilIust1'lllion à l'égard des
1:1 vérites, si vous ne "ous èles
) point repentia u .
VI .• Mais tu as ceci, que lu VI. 1:1 /tais vous avez pour
)) hais les œu,'res des NicolaHes, » "OU5, que vous agissez ainli
» lesquelles aussi,moi,je bais-. 1:1 par crointe de rendre vos œu-
• vres mériloires. de telles œu-
• vres étant détestables M.
83. Cela résuho do cc qui a élé dit ci-dessus.
84. C'est-à-dire, changer l'état de votre vie. Tout homme coo-
sidere en premier lieu los vérités do la doctrine: tant qu'il agit
ainsi, il est comme un fruit Don encore eo maturité; mais lors-
qu'il se régéncro au moyen do ces vérités, il dODne la préférence
au bien, et par là il mll.rit comme Un bon Jruil, el la semonce qui
est en lui devient de plus en plus propro à la reproduction .
85. Vit' signifie certainement, N° 4.-Lo cluJJ1d~lin, c'est l'É-
glise, N° 43, quant à l'illustration; aiosi Ot,.,. le chand,lier dtl la
plau, c'est prinr de l'iIluslfiltion à l'égard dea vérilés .
86. Il a ét6 accordé à Swedènborg do savoir par révélatioD que
les œut1rts du Nieolaile. sonl des œuvres méritoires. Ha'i'r ta: œu-
vrt", c'esl savoir par la doclrine que le bien l'emporte aur le vrai,
mais ne pas vouloir le faire dan!!li la crainte de le rendre méri-
toire, C8r il e!!lil dit: 7u al Ctt:t. Ceux qui préfèrent le vrai ou
bien nc peu.... enl faire que des œuvres méritoires. II D'en e!!lit pas
aiDai de ceux qui mellenlla charilé au-dessus de la foi: en cael.
la chari lé ne veut pas mériter 1 enr ello est dan.!' le bien el agi'
par 10 bien; c'ost par le bien qu'elle regarde le Seigneur. et eUe
,'oit par les ,'~rilés que toul bien procède de Lui Seul; cn coo-
séquence elle n le mérile en aversion. - Les œu,',CJ méri'oÎres
5001 ditwablu, car meUre le m6rite dans les œuvres, c'cst "81-
CHAPITIE SECONIl. 37
SJi.NlI NATURKL. SENS SPlllITlllil.•
VII. ft Que celui qui a des VII, Il Queceux qui compren-
D oreilles enlende ce que l'Es- .. nenlcesvérilésfaAScnlcequ'cn-
• prildil aux Eglises'" .-A celui »soigne la Parole Îl ceux qui
• qui vaincra-. je lui donnerai • seronl do la Nouvello J~rll
• à manger de l'arbre de la vie .. salem li7 .-A ceux qui se "ré-
"". qui est au milieu du Para- Il formeront cn c::omballant en
• dis do Dieu IKI. Il eux le mal cl le faux". je leur
.. donnerai en propre le bicn de
Il"amour el de la cha.ri""·', qui
l1li est iDlérieuremenl dans les ,,'é-
Il rilés de la sagesse clde la {oi llO •
tribuer le mérite, cc qui est le comble de l'injustice, pUÎsque c'cSI
le Seigneur .eul qui {ait le bien en rho{Dmc.
87. L'or,ill" signifie la perceplion ; .m"ndre, c'cst "percevoir
el obéir. car pour percevoir et obéir, il faut fairo atlenlÎoD. C.
qU6 r"pril dit Qua: Églû", c'est ce que 10 Di"io "rai de la Parolo
enseigne à tous ceux qui. dans l'Églisechrélieone, doivent former
la Nouvelle Église? c'esi-l-dirc, la Nouvello Jérusalem, N- 69.
Au.si n-cli-il pas dit à l'Églis., mais a~ Êgll,u.
88. Les paroles adressées aux sepl Églîlcs 10Dt on exposé de l'é-
'at de IOUBceux qui_ dans l'Église cbrélienne. peuvent recevoir la
doclrine do la Nou"'cllc Jérusalem, et viyro selon celle doctrine,
c'es'-la-dire,'6 réformer. Or, on ue peut sc reformer qu'en com-
ballaut en soi 10 mal el le fauI, co qui est signifié par ces molS,
ul~quit)(lincra. mot. qui IQnt répélés il. chaque tgli.e en parliculier.
89. Jlangn, c'cat s'approprier; car, de mêmo quo l'alimont na-
lurol est approprié III la vie du corp•• de même l'alimont .piriluel
est approprié à la vic de l'Ame, - L'aTbr. signi.fie l'homme; .on
(nul, c'est le bieu ou le mal do sa vie; l'arbr, d.la v", c'est 10 Sei-
gneur par qui le bien de l'amonr clio bien do la charité existent
da os l'homme, Le premiere.t leMen célesle ou l'amour pour le Sei-
gneur, et 10 second 10 bien "'pirilDcl ou l'amour enver51e prochain.
90, Le rm7itlU, c'est l'intime, N- 44; ici, intérieurement. Jlaradil
signifio sagesse el intelligence; 10 ParadiJ cù D,lU ce sont les vé-
rilés do ln sagesse cl de ln foi. Le bien esl 3U dedans du 'fDi, car
le hicn est l ' .lire de la ,'je, cf le l'rai cn cjl l'uislcr.
38 L'APOCALVPRK
SENS J'II'ATVREL. SENS SPIRITUEL.
VHI. « Êcris aussi' l'Aoge VIII. « Confiez auui ce qui
Il do l'ÊglillC des Smyrnéeos lU : • loil au cœur de ceux qui lont
» - Voici cequedillePrcmier D dans le bicn quant à la vic,
• el le Dernier r.t. qui a été morl » mais dan.s le (3UI: quanl il la
• et qui vÎI Il : • doclrine~;-Voicicequevou8
» dilintérieuremeot celui qui est
» seul Dicu"", qui 8 été neglig6
" el dont la Divine·Humanilé Il
Clù méconnue, l':lDdi!l que Seul
1)
1'1 il est la "ie el qu'clle vicotdo
1'1 Lui Seul 03 :
IX .• lu connais les œuvres IX. »Je vOÎs votre intérieur
» " . ct Ion Dmiclion,ot ton in- » el voire extérieuro.tl, et vos faus·
• D digence(cel>endanlloel riche) D solés et votro indigence spiri-
• ~~, ellc blasphème de ceux qui .. luello (cependant .OU5 r.iles
,. 8e disent JUÎfs s et ue le sont a de bounes muyres)-. cl le (aus:
• poiot M; mais qui 50nl UDO sy- .laDgagedeceuxquipréleudeot
a Dagogue de Satan ~:r. Dêtre daos 10 bien de l'amour,
." el o'y lont point-, mais qui
D 1001 dans unedoclrine(aus:5cV'l.
91. On verra, pnr le sens spirituel des Veu, 9 b. 1 t, quo toile
eslla signification de l'Égliso des Smyrnéens (b).
92. YoirN°29.-93. Yoir NN 58. 59.-94. YoirN·76.
95. L'afflieltOn se dit des (auuelés, N° 03.- L'lndigenu se dit
du manque de bieli, l'indigence spirituelle n'cst pas autre chose,
96. Le blluphhne, c'osl la faussel6 du langage. - Les Juifs,
tiranl leur nom de Juda qui repres80le 10 Seigneur quaut au Di-
yin nien du Dh'io Amour. signifient le bien de '·amour.
97. La syrw.gog'tH, 61aol un lieu où j'on enseigne, signifie la
(fI) Ceux qui sont désignés tel prennent les Wons qu"Us pratiquent
pour des biens réel!'l~ ct leurs raUl'Scté$ pour des vérités; cependant le
'bien sans le vrai u'cst pas un bien récl~ de mê me que le yral sam: le
bleu u'CSI pas un Yfal réel; le bien ct le vrai doivent être conJolots.
c..r Je bien tire sa qualité du vrai. ellc vrai Ur~ son ê tre du bieo. AJ nsl
le bien qui n~ ~u ltc du faux ne peut être qU'UD blt'll ou hypocrite on •
méritoire ou silllplcfilent naturel; mals Il peut devenir bleu réel, lors-
qu'II Qst 'h'lflé par les 'éril~s.
CIIAI'ITIIE SECOND.
SKNS N.TUR~L. SENS SPlBll' UE.L.
X .• Ne crain. rien des choses X .• Ne craignez rien des IClI-
• quolu dois snuR'riril.Voici, il • tnlioos que VOU:i aurez à sup·
» ur rivera que le diable en je liera a porler". Voici, il arrivera que
.. d'enlr. vous en prison". pour .Ie mal infestera cCl'lains biemJ
»que 'Vous soyez leDlés 400. cl .., de votre vie r,). pour que vou.
,,'VouS aurez une affiictioD de • 10 combattil.l"z too. et 'OU5 serez
It dix jour! 101; lois fidèle jus- • .inreslés lanl que VOU!!; persis-
,. qo '" la mort 4G'l, el jo to don- 1) 1l!1'C2 dans le faux 101; recevez
It Deni la couronoedo la. vie tOI. Il et reconnaissez les véritu:I jus-
.. qu'à. la fin do "OS leolalions
.. lot, ef jo vous donnerai Ja vie
• ûtcrnelle C()3.
doctrine. - Salon sÎgnifie l'onfer do ceux qui sont dans le faul(,
el par abstraction le faux; aiosi la aynagoglCtt de Salan, c'cSI um~
doctrino fausse.
98 c199. Le dtab/e lignifie le principe du mal, comme Salan
celui du faux, N· 9'7. J~t.,. mpruoli. c'csl infester. Celui qui est
iofeslù paT 10 mal est comme enchatoé; il ne peul quo penser le
mal. lors même qu'il vout le bien, Il O$t dit, ne crains rten de5
chOIe. q.u tu do'-. lou/friT, parce que 10 Seigneur délivre de I"infes-
talÎon ceux qui onl élu dans 10 bien de la vie, quoiqu'ils aient
élé daua unc fauuo doctrine.
100. Toole tenlation spirituelle elt 00 combat coire l'enfer et
10 Soigneur; l'enfer étal" loute. les fausseté! de l'homme, il les
lui reproche et le condamno; mai. le Seignenr manifeste les vé-
rilés, cloigne de l'homme les faussoté!;, et le délivre.
10l, L'affliclkm. c'eslnofeslalion par soite des faussetés, NU
:53, 95, Lujour, Inelure du temps, signifie "élat; le nombre di.z,
la pléoitude: ainsi diœ jourl t'goifienlla dorée de l'élal ju.qu'au
plein, c'cst-a-dire, laol qu'oo penisle daos le faux.
102. !t,re fid'le, c'ost recel'oir el reconD.Ure les vérités: la morl
Aignifie ici 1... fin de leor tentation. J1tr. fidtlejtuqtlà la morl, c'c,'.
dans le SCDS naturel. oe pas S'éloigner de la fidélilé jusqu'à la fin;
mais dans le seDS spirituel. c'ost recevoir ct reconnailrc les y(o-
.'ilé$. jusqu'a cc que le fa.ux aoil écart~ cl comme détruit.
t03. Ccci n'uigc pas d'csplîcation.
hO 1.' APOCALYPSE,
SENS NATUREL. SENS SP1RlTUEL.
XI. « Que celui qui a cles Xl. .. Quoceus: qui compTen-
» oreilles entende co quo l'Es- • Dent cos vérilél rassent ce
• pritdiI8uxËgliSH tOl .-Celui • qu'enseigne la Parole III ceux
D qui vaiDcra '03 ne recevra au- • qui seront de la Nouvelle lé-
o cun dommage de la seconde .. rusalem ' .... -Ceux qui se ré-
D mort 10$. .. formeronl, en comballBDI on
• eux lemal elle faux'·,neaDe •
.. eombcrool plus aux maux et
• aux fausseléa ,...
XII .• Êcris aussi à J'aogede XII ... Contin aussi co qui
• l'~gliso daos Pergame 10'7:_ »suit au cœur do ceux qui '001
• Voici ce quo dit celui qui a • dan. les œuvres seules, el nul·
• l' épée aiguë il deux Iran- a Icment dans les vérilés 107 : _
D chaols tG! : .. VOld ce que vou .. dit inlérieu-
.. rement celui dont la doclrine.
»pénétrant le cœur el l' Ame,
• disperse les faussctés ' . :
104 . V",r le N° 87. où aDDlles mêmes expressions.
105. Voir l'n:pJicalioD, N° 88.
t06. La première morl, c'est cello du corps; la "conde, c'cs.
celle de l'Ame, c'esf-à-dire. l'enfer. Aiosi. fU retRO!" ducun dom-
mag' d.la seconde mort. c'est être" l'abri de l'eofer, ou ne plus
6occomber dans la luile aux maux. elaux rau~elé8quicD dériveu. ,
t07. On verra, par le len8 Ipirituel des Vers. t;) à t 7 1 que tello
esll. signification de l'Église de Pergame (c).
108. Voir l'explicatioD , N° 52,
(c) II Y a ccUe différence enlre ceux de Smyrne ct ceux de Pcraame,
c'est que les premiers prennent les biens qu'Us pratiquent pour les biens
réels de la vic, et que les biens de ceux de Pergame sont des acdons
s.·ms entendement, des faiLS Inanimés produlls par le seul désir de méri-
ter le ciel, C'cst de l'égotsme porté dans la reIl810u.-1..1 prl~re adressée
:.. Dieu dans l'unique but de nous sau'cr, de gagner le ciel est l'~golsme,
Ayanl peur de l)erdre nolre l'le, nous conjurons le Seigneur de nous la
conserver: c'est l'hllérOl personnel le plus complet Ah 1 qu'Il est beau
de concevoir la prière comme .'énélon, qu'II est beau de demander lOllt
~ nlcu, Don pObr nOliS, mals pour lui; non pour nous concentrer en
nous-m~mes, mais pOlir aider nos (rères ! (ÉD, ruCHER. )
CHAPITRE SECOND.
SENS NATVREL. SENS SPIRITUBL.
XIII.. Je connais IC5 œuvres XIII . • Je vois "olro intérieur
• ,ft. el ou lu habiles. où est le • el voire eslérieur tOl ; vous pas-
• Irône de Salan ""';, el lu lieos • su votre vic da os les léoébres
)) mOD nom, el 10 n'85 pas nié • '.0; cependant vous ll'CZ de la
• mafoitl',m~medansccsjours '0 religion et un cul le, el VOU5
Dd'Anlipas, mOD marlyr fidèle. • reconnaissez que la Parolo est
• qui a été to~ chez VOU9, où .101 Vérité Divine tII, ml!mo
• habite Salan Il'J. »quand loute v4!rilé a élééleÎnlo
XIV •• ~ailJ fai conlre loi '* dans l'Églisc. où résident Ics
• quelque peu de chose ul : C·~., »(aussel~ 112.
» que lu co as là qui tieonent XIV. '0 Mais j'ai con Ire vous •
J) la doctrine de Dalaam qui en- '0 ce qui suit 113: C'esl que ,'ous
• seignail à Daine A meUre un »avez parmi vous des gens qui
• scandale devanl les fils d'(s- • fOol des œU'res hypocriles.
» raêl, pour qu'ils maogeosa:cot • par lesquelles ils entratneot
• des choses .acri6~es aux ido- >>l'Église à profaner la aaiotel6
» les, el se livrassent à la foroi- »,Iu culte de Dieu, et .. délruire
»calion .. &. » le cuire même u'.
t09. Voir l'explication. N· 76.
t 10. Connaure QI' quelqt,'un hahile. C'Clt sn .. oir quel il eSI, car
dans le moode spiriluel chacun habile 5cloo la quatilé de 80n af~
fcelion. Satan. c'esl le principe du faux, Pl" 91. Or, être dao, Je
faux, c'est êlre dans une obscurilé lipiriluelle. La lr()m d~ StIlan
.ignifie UDe cntière obscurité; mais ici par obscurilé ou ténèbrcs,
aD doil CDlcndre Don pas qu'ila sonl 8.bsolumenl daos les faussetés,
mais qu'ils no sool Dutleroent daos les vérités de la doctrine.
t 1 t. Le nom du Seigneur cst loul ce qui apparlient à la religion,
NA 81. Ln foi, c'est la Divinc Vérité, el non la foi morte de l'Église
d'aujourd'hui; or a Parolo élant le Di"io Vrai, IN pal m.r ma
{oi, c'est recoRnalire que la Parole est la Vérüé Divine.
t 12 . Ânlipal ell un mol do la laogue s(lirituelie ou angélique.
Mtulyr ou lcmoin, si4;oifiant confesseur de la vérilé, sigoi6e par
abstraction la vérité, N°' 6, 16 i de la se déduil la sigoi1icalion
donnée, cal' par Salan il est eolendu les faussuté" ",•• 97, t 10.
t15. Ce Ne> o'a pas besoin d'explicatÎon.
tU.. r.a doel,..,l' de Il(,lamn, c'est l'hypocrisie; ses cooseils ..
h2 L'APOCALYPSE,
SRNS NATVR6L. SliNS S .. IRITOHL.
XV.« Dem~metu en asaussi, X V. fi De méme "OU5 00 a-
li) loi, qui tiennent la doclriuo I)vez ausilii parmi 'fOUS qui fonl
D de! Nicolaïtes, cc que je » les œuvres méritoires, ce qui
III bais ua. • est m'eoJever mon mérite et
n ma justice us.
XVi. ......ais pênhence us; si- XVI. "Gardez-'ouS do toulCI
lO non, je viendrai "ilo à loi, et • ces œUl'res, et faites celles qui
,. je comballrai contre eux avec "60nt bonnes UG ; siDon. je
" l'épée de Ina houche u". D "iendrai il vous certainemenf,
D et je Jeur prouverai p .... Ma
Il Parole que ces œuvres lont
11 mauvailClI U7 .
Balae le prouvent. Le. fil.d'/,raiil signifient l'Egliac. Manger. c'est
s'approprier, N° 89; le" chou••atr1'{ü~,. c'est la sainteté; ainsi,
mang" de. cIw,~& UJcrifiiu aua: idolu, c'est profaner la saintelé. S.
livrer à la (ornlcation, C'Cin falsifier le l'rai ou détruire le colle.
Balac signifio ceux qui souillent el adullèrent le culte.
t 15. L:l: doctritu des Nù:olailes, signifie les œuvre~ méritoires,
N° 8Q. Parmi ceux qui placent tout cc qui appartient il l'Église et
au salut dans les ooones œuvres ct nullement dans les vérilôs de
la doctrine, il y co li qui fool des œuvre~ hypocrires et des œuvres
méritoires; néanmoins tous n'oo agissent pas ainsi. Toutes les
œovres ùu cuho 80nl bonnes, ou méritoires, ou hypocri'e• . C'est
pour cela qu'iI est question, daos le Verset préc6deol, de ceux qui
foot des œuvres hypocrile8~ el, da os celui-ci, dQ ceux qui (ont
des œuvreS méritoires; dans ce qui 'Va suivre il s'agira des œu-
vres bonDes.
116. FaiT, pénillllct~ c'est 80 gardor des œuvres hypocrites el
méritoiros dont il viont d'tHro question, et faire les rouvres qui
sont bounes. Ce soulles vérités do la doctrine qui enseignent cc
qu'il faut vouloir 01 pelU.er, ou aÎmer cl croire, pour que les
œuvres soient bonnes.
111. Vitt signifie certainement, NOll.t., 85. Combattre av.te l"ipI'
dt la bouclU!, c'est prouver par la doclrine de la Parole; I"ipl' esi
la doctrine; cL la buuchc du Seigneur, la Parole, N° 52; cnmlxrllre
co"trttux, c'est prouve:- (IUC leurs œuvres sont ruauvai5ei.
CHAPITRE SECONf).
SENS NATUREL. SENS SPIRITUBL.
XVII. 0. Que celni qui a dcs XVII. " Que ceux qui com-
• oreille, enleode cc que I"Es- • preuoenl ces vérités (assen' ce
• prit dit aux Églijc, liS. - A 1) qu'enseigno 13 Parole â ceux.
lf celui qui vaincra SlIt, je lui D qui seront de la Nouyolle Jé-
Il donnerai à manger de la » rusalcm nll. _ A CCliX qui 58
• manne cacbùo ISO; el je lui 1)rMarmeronl en comba.laol
.. donnerai uo cai1lou blîlDC Ut, D en eux 10 mal el le faux '.', je
• el 5ur le caillou un nouveau 1)leur dOllnerai III ngcsso par
'U,
II> nom écril que personne DO li laquelle ils s'approprieront le
» con0311, si ce n'csi celui qui Il hien do J'amour c~leslo t_; cl
» le rer,oil .:n. J)je Jeur donnerai des 'érÏlés
"qui s'accordeui et sont unies
u avec 10 bien 121, el par ces
D vérités, co bien acquerra UDe
• oou,-elle qualile 1%1, qui D'ap-
Il pllrall il nul autre qu'a celui
" qui la reçoit 123 •
tiR. Voir le N' 87.-119. Voir 10 N° 88.
120. Mang~r d. la manruo caeMe, c'est s'approprier 10 bicn de
l'amour, et se conjoindre au Seigneur, cu uoi!ls30tles "érités de la.
doclrine :lOX bonnes œuvres; c'est ce qui résulte de divers passages
de la Parole cités daos Swedenborg, ibid. CeUe manne est dite
Ca.t;M', parce qu'elle désigne une ugesse gravée dans la vie et 000
daos la mémoire, telle qu'elle est dans les anges du ciel intime.
121. Le caillou blanc, c'est la vérité confirmant le bien. La
pierre, dans toute la Parole, est le symbole de la vérité. Cbez les
anciens, les suffrages confirmatif~ étaient recueillis par des cail-
loux blancs, le blan(; étaot"allribut de la vi!rité. lorsf!ue le bieD
est confirma par les vérités, il les auire cl sc les unit, car loul
bien aime le vrai, el sc conjoint au vrai qui lui convient.
122. Le nom signifie ln qualitè de lu chose. N° 81 ; ici c'esi la
qualité du bicn. Toute qualité du hien vicnt des vt:rih~s qui lui
sont nnies. car le bien 80ns les vérités est comme le pain et les
au Ires aliments, qui nc nourrissent point sans ,"in 01 sans cao.
125. Parce qu'eUe esl inscrite dans leur vio, ct quo nul autre
ne conDalt la I]ualilé de l'amour qlle tclui qui possède l'amour.
bb L' APOCALYPSE.
SENS NATUREL. SBNS iPlRITIJRL.
XVIII. « Êcris aussi il "aogo XVIII. a Confiez aussi ce
• tle l'Église de Thyalire "':- » qui suit au cœur, el de ceux
• Voici cequeditle Fils de Dieu. » qui sonl daos). foi procédant
D ayanl sel yeux comme une » de la charité, el de ceux qui
» flamme de feu t~, el SCI pieds • soot daD~ la foi séparée de
» semblables à l'airain fin ,. : » la. charilé t . . : _ Voici ce que
• vous dit intérieurement celui
D de qui émane la Divioc Sa-
n gesse du Divin Amour IlS. el
» 10 Divin Dien nalurel 1.:
XIX. »Je connai. tell œuvres. XIX •• Je vois Yolre iOlérieur
» 127et la charité et ton minis- • el voire o'Xtérieur l:n. voire af~
0: 1ère ,:III.
el ta foi, et la pa- • feclion spiriluelte et cc qu'elle
» lience t., el les œuvres, et les » produit '..21!. volru 2êlo il acqu~
»dernière3 plus nombreuses 1) rir les vérilés et Totre patience
» que les premières ' •. D à les enseigner , ... et l'accrois-
• scmenlqu'ellesprenoenlinlè-
rieuremcnt en vous lM,
D
12.-.. On verra~ por le IIO"S spirituel des Vers. 19 à 28, que
.elle est la signification de l'Église do Thyalire. (d)
12:;. Voir N' 48 .-126. V.... N' 49.-127. Vo,r N' 76 .
128. Ln charU/ esl l'afl'eclioD spirituelle, qui n'~st Duire que
l'amour co''ers 10 procbain; le minûlër.~ c'est ce qu'clio produit.
car mlru$ireo déiigno celui qui fait des œunolS de cbarilé.
129. La foi signifie la Yérité, N° 1 t t. La patime., c'est "étude
et le travail pour acqu~rir la vtirilê ct poue "enseigner aux
aulres.
HiO. Les œuvru sont toutes les choses qui appartiennent il fa
charité cl à la (oi, car ces choses soot intérieures el qualifient les
(d) Ceux que représente ThyaUre vivent, les uns dans la Coi 5~parée
de la charité, les autres dalls la Col uoie Il la cbarlt~. Il est recommandé
~ ceux-cl de se garder de la fornication (lue commcltent les aulreS.
Toule Impudicité désigne une action spirituelle par laquclle l'homme sé-
l.are roc qui doit atre uni. Or, la chn.rilé et la rol DC doivcnt raire qu'un,
comme le hlen et le vrai, comme l'Amour ct Iii Sagesse Cil DIeu, comme
la "olont(; ct l'entendemcnt dans l'homme.
CUAPITlIIl SECOND.
saN' NATUREL. SENS 5PIRIT{JHL.
XX •• Ala.is j'ai eoulre loi XX. »IUajsrai conlre VOUS ce
• quelq ue peu de chose t:al : Cel' 11 qui lU it 1.. : C'eslquc"ousper-
• que lu perme', que 10 femme • mettez que ceux qui separent
If Jésabel 1ft, qui se dil prophé- • la foi d'.'fec la charité ln, 00
» lesso .U, ensoigne dl séduise • fRisant de la Coi seule la doc-
• mes serviteurs pour qu'ils so D Irine même de l'Église lU, eo-
• linent à la fornication lM. el D Iratncnt ceux qui sool daosle
• qu'ils mangent des cboses sa- » vrai à le falsifier W 1 el â pro-
• cri6ées aux idoles ''''. • faner la saiolelé du culte w.
XXI. D Et jo lui ai donné du xxr .• EI je leur:ai oacrt daos
» temps, afiD qu'elle (asse pé- 11 ma Parole dt!5 véri16s propre!.
If oilenco de sa fornicatioD; et " les faire rcconeer il lours f.l-
» elle 0 ' 0 pa. (ail péuilence UI. .. silicalioD'; ct ils D'y ont pas
D reuoDcé lM.
œuvres, N- 76. u. cùrnièrta pl", nombr""" fi'" I~. prtmi.rt., c'est
l'occroissement qu'eUes preoneol intérieuremenl, quand la cba- . .
rilé cal à la première place et la foi à la secoude.
t5t. C'est le scandale que donnent ceux qui .épatenl la foi
d'avec la chari lé.
t 52. La fomm~ JiMJb41 signifie la foi aépatée de la chari lé ; c' est
ce qui résulte de l'bistoire de colto rcine. Voir Swed., ibid.
t 32. PropldJuII, de même que prophèle, signifie la doclrine de
l'Église. Il est Doloire que dans l'Égiise des Réformés la FOI SBULS
a été acceplée comme unique moycn de salul.
134. Les StrvÎ/eur. signifient ceux qui SODI dans le vrai, N· 3:.
-Se livrer à la. lorniCIJJ.ion, c·es. falsifier le vrai. N° 114.
13:>. Voir 1. N' 114.
136. Fair. pmi,me. d. la {ornit:alÜ11l, c'c$1 reOODcer il! falsifier
Je 'rai, N° 13.... Il es' 6'Yident qo'ils voient dans la Parole des
cboses contraires .. leur doctrine, car il est clairement dit da os
une infinité de p.1ssaget, qu'il faut fuir le mal el faire le bien, et
que la Coi sans les œuvreS est UDe Coi morte et diabolique. D'ail-
leurs Ioule la Parole n'esl que 'adoctrine de l'amoor pour le
Seigncur el eovers le prochain, - Mallb. XXII. 37. 38 , 59 . -
Elle renCerme aussi UDe doctrine do la loi. non de la foi comme
ils l'entendent, mais de la foi qui vient de l'amour .
L'APOCAI.YPSE,
SBNS NATURHL. 6I!.lIS SPlB.ITtlEL.
XXII,. Voici, jolajettedaol XXlI~ a Voici, je les aban-
» un Iii, et ceux qui tommollenl Il donne daos ceUe doctrine, et
» la (ornitatioo avec elle, daDs »je laisse ceus. qui adoptent
• une gw-ande amic:tion tI', a'il. » leurs (ausselés eo proie à UDe
• ne (oot Iloin pénitence do .. forle io(eslalÎoo ta"s'ils Dere-
" leurs œuvres ••. » DODcent point à séparer la (oi
» d'avec la cbarité dl.
XXIII .• El je frapperai de XXUI •• Et je changerai lou-
" morl Iles fils tI.; el Ioule. les » les leun vérités en fausselés
11 ~gli~esr:oDnallronl que je luis » ut; et 'oute l'Êgliae saura quo
.. celui qui sende les reins elles »c'cst Moi Seul qui vois do.ns
• cœurs •• ; et jo dODDorai à .. chacun quel e.1 SOD vraie. quel
oJ chacun de vous selon se. œu- » est 800 bien ....; el je doonerai
• vres .11•• v à cbacun de vous selon :sa cba-
li Tité el selon sa foi W.
t37. Le 'it, c'est la doctrioe; car, de même quo le corps se
couche dons son li •• de même l'esprit se couche dans sa doctrine;
chacon le repose cl s'endorl pour aiosi dire duos celle qu'il s'ac-
quiert, soit par la Parolc. soit par sa propre intelligence. - La
formcatiotJ, voir~ · 134.-L'affliClion, c'e.t l'infestation, N° tOI.
t38. Ce N· n'e:r:ige pas d'explication.
t3!)~ l.es ~ù signifieut les vérités; celte signification vienl de co
que par gén~ration .pirituelle, il ne naU d'Butrel fils que des vé-
rités. ni d'autres filles que des biens. Frapp ... tù mon ,., fil., c'elt
donc chllnger les vèritt:s en fausseté., car c'eat ainli 'lue lei vé-
rilés périsscnt.
140. Lcs lept Égli.t. signifient loute l'Église, N° 65. SORde,- le.
,.m.t " les cœur., c'ost voir toutes les cboses que l'homme croit
el aime; ainsi c'est voir quel est 100 vrai ct quel est 100 bien. En
effel, comme ICII roinll purifient le SDOg de choses impures nom-
mées urincuse •• el comme le cœur purifie le sang de choses im-
mondes appelées grossières. de même le vrai de la foi purifie
l'homme des fausselés, et le bien de l'amour le purifie des maux.
- t41. Voir le N" 76. Les dtUtW" contiennent la cbarité el la foi;
saDB elles 10 cbaril6 et la foi soot seulement comme des images
aérienDes qui s'é'anouiucnt au,sÎlôl qu'elles onl paru.
CHAPITIIE SECOND. h7
Sl:K8 NATCIlEL. SENS SPUIITDHL.
XXIV•• Mais je ,'OUI dis~ ft XXIV .• Mais jo vous dis, il
»·OU.5 et aUI autret qui 500t • vous et àC6UX qui vivenl, soil
a da os Thyalire, quels qu'il. D daos la foi séparée de 10 cha-
• soienl, qui n'ont pas celle D rih~. soit dans la (oi unio à la
• doctrine lM, ct qui n'ont point • charilé WI, et qui n'ont point
• connu les profondeurs de 58- " conoo les intérieurs de celto
• tan, comme ils disent lU: Je » doclrine qui sout remplis de
» Do jeue pas!'ur VOU Il un aulre »fausscles. c-l qu'on appelle
., fardeau ,.... » myslères UiS: Je ne vous pres-
loi crisqucde vous garderdeceux
J) qui les coooaisscot 1".
XXV. q Cependant ce que XXV .• CepeodaDl,le peu que
" vous avez, relenez-Ie jUllqu'jt Il VOliS savez, relcnoz-Ie jusqu'à
» ce que je vienne I~. D mou second Avéoement lIaO.
XXVI. • El celui qui "aÎncra XXVI.« Et ceux qui, encorn-
• et qui gardera jusqu'a la tin a ballant eo eux.lcmal etlefaux~
• me. œu,-rea l "', je &ui.donnerai Il 110 réformeronl et resteront
Jt pouvoir sur les nations tlW7. " da os 10 charilé et par elle dans
» la Coi jusqu'à la tin de leur ViD
» ..... je Icurdonnerai lepouyoir
• de vaincre en eux les maux ü7,
i42. Cela r{:tulle do cc qui a étu dit pr«édemmcnl.
143. Salan. c'est le (aux, N° 97; tes pro{otadtuTS sonlles inlé-
rieuu rilmplis de Cnusuws de celte doetrine de la foi seule. Les
mystères de celle doctrine 61anl connus seulement des ecclcsinsti·
quesct inconnus aux Lalques, c'cslde ceux-ci qu'il est icilluestion.
14.... C'csl-à-dire. de. ecclésiastiques Ilui confirment leurs faus-
selés par des raisonnemenlslÎrés de l'hommo nalurel, cl par quel-
ques passages de la Parole qu'ils falsifient.
145 . C'esl-à-Ilire : "' lJ1H cl"aprù la Parole UOlU JaU''; lUI' la cka-
,.."I4.t la foi; el con{Of"fMz-y votre viejwq,,''' " qU'ie fONn' par mon
second ÂtlwmfJU un Nouvf4u Ci.l " une Nouvelle liu/ue,
146 , Gardw 1.. œuvr.. jUMJ.u'à la fin. c'est êlre dans la charÎ((,
et dans la Coi, el y pel'liller jusqu'à la fin de sa vie, N°' 76, t41.
t47. Lc§ natiom~onl te", hiens ou Ics maux pris IIbslracli,'emenl;
ici, cc sonl les maux. Âçotr pwt'oir. C'cllt vaincre_
L'APOCALYPSE,
SENS NATURBL. SBIfS SPIRITUEL.
X.X.VII.« Et il les gouvernera XXVII. ct' El ila lea maUrise-
Il avec uoe verga de fer"';com- • Tooi avec les vérÎlés tirées du
Il me des ,'ases d'argile elles :D seos lilléral de la Paroleelavce
» seront briaécs"'. aiosi que D leur lumière naturelle lU; il.
» moi aussi je l'ai rcç,u de mon D Beroot dissipés comme dei
D Père IH. » choses de néant". ainsi que
Il je l'ai fait par le Divio qui
Il était en moi lorsque j'étais
» dans le monde ni.
XXVlIl.a El j e lui dODnerai XXVIII. « Elje lcurdoonerai
" l'éloila du malin l"". JI l'inlelligeuce et la lagesse tM •
XXIX .• Que celui qui a des XXIX. a Que ceux qui com-
1) oreilles enlende ceque I"esprit Il preooenl ces vérilés (asseot ce
D dit aux Églises ID. Il qu'eoseigoe la Parole à ceux
"II qui seront de la Nouvelle Jé-
Il rusalem ta ,
148. La vergt ou le bA.loo signifie la puissance; el le ''''. le vrai
naturel. Le Divin Vrai est dans sa puiuaoce dans le sens lilléra'
de la Parole. poree que ce seol est la bas.e, le contenant et l'af-
fermiss:emeol du sena spirituel; et comme la puissaoce est dan.
les dernien, elle cal Duni dans la lumière naturelle de l'homme.
1-.9. Les WIIU d'argile signifient les cboses de la propre iolelli-
gence. qui toutes SODt des fausselés, et des cboaes do néanl.
ISO. RecRoÎT <ù 10ft Ptn, c'est recevoir du lli'Win qui était en
Lui; car le Scigoeura dit que le Père et Lui IOnt UN; qu'il esldaos
le P~re. et que le Père esl dans Lui, à a."oir, ('oro me ,'Ame ell
dans le corps. Lonque le Seigneur élail daos le monde, il a .ub-
jugué lei enfers et glori6è son Humanité eo comballaol par les
t!lolalions; con Ire les maux.
t5j. Les l'oïl" soolles COD naissances du bien et du vrai, N°
St. qui procurent l"inlelligence et la .agetlse. Le matin signifio
l'A,'~nemenl do Seigneur pour I"établissement de sa Nouvelle
Êgli,e, el c'est alors qu'il donne l'intelligence et la sagesse; aussi
a-t-il été di l, Vers. XXV: C'IJU' "mu (lVIS. rlt",,:-/ejUII/fA'i!. el
qW)I Mant.
152. Voir le N· 87. où sont les mêmes expressioDs.
CDAPITRE '1'ROISIÈME.
Dans co Chapitre, le Seigneur con li nue à s'adresser intérieu-
rement à ceux qui seront de sa nouvelle Égliso. la Nouvelle
J~rosaJem.
II CSI d'abord queslion de ceux qui sonl dans un culto morl.
c'est-à-dire, dans un culle Anos chnrilé ct Mns foi; tOUJ coux-là
sonl désignés paf l'Église de Sardes (a). Le t:ulte morl est celui
qui consiste à fréqucnlcr les temples, à entendre les prédications.
il participer à la Sainle Cêne~ à lire la Parole et des livres do piété,
à parler de Dicu. du Ciel, de l'enfer cl de la vie après la morl. il
pricr malin ct soir, sans pour cela désirer connallre les vérilé~
de la foi. ct saDA vouloir exercer les biens de la cbarilé, parce
qu'on est dans la croyance que le salut tjlassuré par le culte seul.
Cependant le culte sans lea vérités, ct snns une vie conforme à
ces vèrit~s. n'est qu'un signo exléricur de la charilé et de la foi,
sous lequel peuvent êlre cachés tics mau~ el des fausselés do lout
genre, s'il esl privé de la charité. el de la fœ, qui seules conslilucnt
Je vrai cuire. En effef, Silns la charité el sanil la foi, le culte est
comme ta peau ou la superficie do quelque lruit, sous laquello
csl cacbée une pulpe pourrie ct CD prolo aux vors . Or, il n'cst quo
trop certain quo Ici est aujourd'hui 10 culle qui rè:ne générale-
ment dans l'F.glise Chréticnne.
1 est ensuite question de ceux qui sont dans Jes vérité~ pro-
cédanL du bien; el, co dernier licu, de coux qui croient aherna-
tivement d'après eux-mémes ct d'après la Parole, ce qui csl pro-
faner les choses Saintes. Le. uns ,sont signifiés par l'Église de
Pblladelphie, et les autres par l'};glise do Laodicée.
(c,.) Je ne demeure p.'S :t. Sardes, dit un des Interlocuteurs, dans la
Clef du M!Jst;'re~ mals les KglIscs de mOD pilys res5CtnbleaL bieD sou-
vent li. celles de cette 'lIIe-là. 00 y suit un culte, mals Il est purement.
extérieur. cl par conséquent UJorL On croil que le salat est nssuré par
ce oullc seul. On s'y embarrasse forl peu de la 'éI1lé; on J' cst chartlable
par iut~r~l, c'est- tt-dire, en donnant pour (lue Dieu nous donne. Les
gens de cette csptce p<lSSCnl pour vivant!!; ct, en errer, comme le dit
'AlHllrc. Ils sont morts. (~;I>. nICUER).
~.
GO L' APOCALYPSE.
SENS NATUREL, SRN$ Sl'IRITUEL.
1. (( J~cris aussi il ('Ange de 1. CIl Confiez cc qui suit 3U
D l'J~glise dans Sardes t~ :Voici • cœur de ceux qui sont da liS un
» cc que dit celui qui Il 1elS sept » culle seulement es.crieur ou
»esprils de D1t,'O ct les sept III mort'~: Voici ce que vous dît
» étoiles 1» : _ Je conDais tes D inlérieurement celui dc qui
~~ œuvres lM; lu ilS le Dom d'élre • procèdent Ioules lcs vérités ct
.. "i'llnt~ ct tu cs morl U7. D Ioules les connaissances du
li bicn et du nOl l »: - Je 'ois
D voire intérieur et 'olre esté-
» rieur tM;. vous creyez et l'no
li croit quo ,,'OUI êles spiriluel-
D lement ,,·jv8nls. el vous êles
»spirituellement Dlorfs tG,.
Il, »Sois vigilant ta, el ar- Il. 1) Inslruisez-vous des vé.
1) Ccrmis. les rcsles qui s'co vont » rilés, et 'Vivez selon elles t.,
»mourir ta; cftr je n'ai pas III ranimez ainsi votre (aible
III trouvé les œu'Vre9 pleines de- »culle qui va s'éteindre ... ;
10 vant DIEU tM. III car ses intérieurs ne sont
» poinl cunjoints avec Moi !I!.
t 54. On verra. par le sens spirituel de'!: Verse!.s t " 5, quc
teUe est la signification do l'Eglise de Sarde5.
t55 . Les upt "pril' de Dieu signifient le Divin Vrai proc~danl
du Seigneur, N· 14, Les sept Iloil" sonl Ioules Ics connaissances
du bicn ct du vrai puisées dans la Parole, N° 51.
156. Voir l'explicalion, N° 76.
t57. Le nom signifie la qualité, N° 81. AinsÎ, aooir le nom
d'Itre vivant, c'est se croira ct 43tre cru "'Îvant au spirituol. La vio
spirituelle consisle dans l'intérieur du culte, ou doiveot ~Ire Ics
'Vérités puisées daos la Parole; et e'cst quand l'homme vît selon
ces vérites que la vie est dans pon colle; autrement, son culte
cst morl.
158. Veilllr, c'cst s'instruire des vMift!s, el vivre selon elle• .
En elIel, agir ainsi , c'esl ressembler il celui qui sorl d'uo pro-
fond sommeil cl reste éveillé; londis qu'êtro daos 10 colle
sans être dans les vérites, c'est ressembler il celui qui dort et
qui r!h'c .
CRAPITRI': TnOlSI~~IE.
SENS NATOUEr•• SENS 8rJRITUE'~ .
III. «Souviens-loi donc cnm- ln .• RëOéchi5.lle7. donc que
»menl tu a, reçu et enlendu " tout culle est d'obord naturel.
».at. 01 oblcrve el (.:ai. pénitcDce »el devient ensuile spirituel par
»1_; li donc lu De veilles point • une vio conforme aux vérités
» ••, je viendrai lUI' toi comme » lirées do la Parole lit; (ailes-
• un yole ur, ct tu nc sauras D y alienlioD cl vivi6e7. volro
» poinl à quelle heure je vien- D cuire morl tn; si donc "ous
,. drai sur toi lM. »n·acqu~re7. (loiot ccs 'érÎlés,
D el s i vou s n'y conformez point
" voIre vic 'U, ce qui appar-
" lieol il votro culle vous liera
1)ôlé. ct vous DO saurez point
• quand ni comment il 'Vous sera
• &16"&,
t 50. Le culle mort éloot .emblablo au cul le vivant dans la
(orme exlome, il suffil pour 1o "ivi6er de s'instruire des vérités et
d'y cooformer 18 vie; c'est là affermir le. rtlln qui ,'m twnt moun'r.
t 60. Les œuvres sigoifienlles intérieurs et les extérieurs, No 76;
elles .onl dites PLEINES DEVAKT DIEU, quand elles sonl conjointe,
avcc le Seigneur. Le vide sc dit de l'homme cn qui sont les faus-
scié. el . . maux; et le plem, de '"homme en qui saDI les vêrités
et les biens. Daos le eulle seulemenl extérieur, il y ft présence du
Seigneur el noo con jonc lion ; mais dans le culte extérieur .ivifié
par les inlernes, il y a présence el conjonction.
16l. Telle est la significalion de "ensemble de ces parole!!. Ici.
rHtWtr ,"applique au nalu~l, el entendre, signifiant percevoir, N°
87,."appliqueau spiriluel. Chacon sail que l'homme Dnlt Daturel,
e'-ell élevé pour devenir civil, moral, et ensuite spirituel; car c'est
ainsi qu"il reoaU . Chacun peut donc aussi savoir que lout cullo
dans son commencemenl. esl Dalurel, el devient spiriluel par les
vérilés tiréel de la Parole, et. par UDe vie conforme Il ces vérilés;
mais peo de penoouel pensent ÎJ. cela. On croit qu'il suffil d'avoir
un culte, el 1·00 regarde les vérités comme indilTérente,,; cepen-
daot ce sonl clics qui vÎ'ifienlle cul le. et par ,uite l'homme.
162. Oru,.,.".,., c'eft faire allcnlion il ce qui est signifié' par les
...
paroles qui précèdent; faire pIflirtnct. c'esl vivifier 1.... culle mort .
;'2 1.' AI'OCALYPSE,
SJHU NATOaBL. SBNS SPIRITUEL.
IV. CIl Tu 85 aussi dans Sardes IV •• VOUS avez aussi parmi
• quoique pou de noms la qui »VOUI quelques personne. lU
» D'onl poiDt souillé leura vêle- • qui louldaDs lesYérités,el qui
lit menl. , •• ct il. marcheroDt • D'ODI point corrompu le culle
» ,ncc Moi en ""anml' blanca, J) par les maux ni parles fausselél
:» parce qu'ils sont digue."'. » ... ; ceux-ci vivront avec Moi
IJ da os mon Royaumespirituel,
» parce qu' ils sont pa, Moi dans
D IC8 vérit~ '.'.
163. l'oit' l'explication, N° 158.
t64. Il esi dit que le Seigneur vhnidra tomme un voltur, porce
quo le bien n.LerDO du culte esl CUICl'é il J'homme qui esl dans un
culle mOfl. il y a t cn eO'ol, quelque bien dans cc cul le, parce
qu'on y pense il. Dieu el à la vie cHernellc; DcaDmoiDs, sans les
vérilœ, le bien o'csl que méritoire ou hypocrite, et lei maux et 101
fauuel6a l'enlèvent, comme ferait un voleur. Cela le lail dlmsle
~onde8Dcce5livement; el, aprè.la morl, totalement; et, de même,
S3ns que l'hommo saehe quand et comment cela arrive. CCI enl~ve
ment est attribué au Seigneur, par une locutton,lÙm lnapparmcll,
t:otr Règlo 20; mais c'csl l'cntor qui le fait. L'hQmme doit veiller
el ignorer l'heure, afin qu'il penle et agisse comme par lui-même,
par conséquent dans sa Iiberle lolon sa railon, ei que 1. crainte
n'y soit pour rien. Co quo l'homme fait ~D liberlé demeure éter-
nellement; ce 'Iu'il tail par crainte na relte point.
165, 1.0 nom signifie la qualité, Na 8t. La qualité de ceo'l.dont
il est ici question, c'cst d'avoir la vie dans leur culte.
1: 66. Les W:lmnmts signifienlles vérités qui ravAtenl le bien, ou
10. fauSlctés qui re,'~(enllc mal. En elfel, l'homme esl ou son bien
OUlon mal; de là Ics vérÎt6s ou les fauSletés aont SCI vêlements. Le.
.
Anges elles Esprits apparaissent v~LOI seloo les v~rilés de leur bien,
ou seloo les faUBsctés de .Ieur mal. Ne paI,ouill.,. u, fJI1nmnll, c'est
donc êlre dan.lea vMilés, c::t DO point corrompre 10 culte par les
maux de la vie. ni par les Cauuetes qui en dérÎ'ent.
167. Harder, c'CSl vivre, N° 75; marchtravtc Dw, c'est vivre
par Dieu et aiDsi avec Dieu.~lre mullftnlnt, blana, c'esl tire dans
le5 vcrÎlés. le blanc 50 dit des vérités. parce qu'il lire 500 origiDo
r · <:lIAPITRE 'l'ROISI~~Œ.
SERS NATUREL. SENS SPIRITUEl••
V•• Celui qui 'VaiDcra ICra V. fI. Ceux qui sc réformeront
• revêtu de vêlements blaocst . , • deviendront spirituels ,." ct
»elje n'effacerai point son Dom » je leur donnerai la vie éler-
» du lil're de la vic'·, ~I je con- • oello t., et jo les rccp.vrai
D fesserai 80n nom devant mon • parmi ccux qui sont dans le
• Père et devant Bes anges l':e. D Divin Bion el dans les Divines
b Véril4!s t'7••
VI. • Que celui qui a des VI. G. Que ceux qui compren-
»oreilles entendo ce quo l'Es-- Il nent ces ,'érilès (asscot ce
• 11fil dit BUX Egli~cs 1'71. • qu'ensoigne la Parole il ceux
» qui seront do la Nou'elle J6-
"rusalem t".
do la lumière du soleil. Il est dit quïll "roront CÙJJlI l~ Royaume
'Piruuel, parce quo ce Uoyaumo est composé de ceux chez qui les
vérités ùo la sagesse prédominent . Toule dignité, dans 10 monde
spirituel, dépendanl de la coojooclioD avec le Seigoeur, 00 ap-
pelle digne, ceux qui sonl conjoints au Seigneur par les vérités.
t68. Celulqui vaincra lIignifie ('.eux qui 50 réformcront, N° 88.
ÊlrorRtlu lÙ t:IltrlUlIlI, c'est êlro dlln5 les ,·érités, ou devenir spi-
rituel par les vérités, N°ll 166, 167.
168. Le nom, c'osllA qualité, N°St. Les expressions être inscrit
dans le lino,jugé par lu livre,efTacédu livre dela Yie.sonlemployéc~
lonqo'il s'agit do l'état de la vie éternelle de quelqu'un. Ainsi,
h4' fH1in' 'ffacer lt nom du livr. de 14 t1l4, c'est donnor la vie éternello.
170. Conftuer le nom de quelqu'un, c'est reconnallro Sn qualité,
N-St, t22. Le Per,désigoo 10 Divin Bien. Dans la pm'oleÉvon-
gélique, le P~re est souvent nomm6 par le Seigneur. et parlout
ce mol signifie Jêhovah par Qui ct dans Qui il tHait, ct Qui ëtait
CQ Lui, et DO signifie jama!8 un Divin séparé do Lui. LoSeigneur
a nommé le Père, parce que, da os le SCDS spirituel, lePèro signifie
le Uien, el Di4u ,,, Pn-e le Divin Bien du Diyin Amour. Le Sei-
gneur lui-même est le Père, N° 2t. Le. angu signifient ceux qui
Bonl daos les divines vérités. Ainsi, confuter l, nom dtVanll, Pire
el cUDanl I~, a"gt', c'est recevoir parmi ceux qui sont daus le Di-
vin Bien 01 dnns 101 Divines Vérilcs qui "iennent du Seigneur.
17t. Voir le N° 87, où sont les mômes eX!)fcssions.
L'APOCALYPSE.
SESS NATVREL. SENS SPIRITUEL.
VII. Ct Écria aussi" l'ange VII .• Confiez aussi ce qui
• dol'Égli •• daos Pbiladelpbio J) .uit au cœur de cous qui sont
» n, : _ Voiei ce quo dit le • dans les vérilés procédant du
»Saint, le Véritable ''*.
celui » bicn 1" : _ Voici ce que vous
»-cqui a la chef de David, celui » dia intérieurement Celui qui
• qui ouvre et personne no »esl le Divin Vrai 11', qui seul
» ferme, el qui fC'I'mo ct per- • a la Toule-Puissance de dé-
» soone D'ouvre .... »livrer de l'on fer. et d'Înlro-
»duiro dans le ciel t1lll.
VIII • • Je cODoais les œuvres VIIl. .Je vois ,"olro intérieur
» 1'3; Toici, rai tenu devaDt loi • el votre exlérieurn~; ,"oici. je
»une porto oU'erlo ''', el per- • "ous ai introduilS moi-même
172. On verra, par 10 sens spiriluel des Vers. 8 012, Ijue lelle
est 1. signification d. l'Égli •• d. Philadelphie (6).
173 . Le Smnl 9 le Véruable, c'cst le Seigneur qU301 au nil'in
Vrai. Le SeÎgneur es' nomme'! Selinl, lorsqu'il s'agil de son Divin
Vrai, el JWle, lorsqu'il s'agit do son Divin Bien . C'est pour cela
que le Di"in qui procède de Lui, el qui CIlla Divino Vérité, csl
appelé 10 Saint Esprit; de là, les Anges spirituels sont nommés
Sainll, el les Anges célestes, JIU'''.
174, Par David. il est entendu le Seigneur quanl au Di"in Vrai.
La clef signifie la Toule-PuÎssance du Seigneur sur le ciel et sur
l'enfer, Ouvrir " p,rsonnèl nI {ININ, fermer It pn'lOnnd n'ou.,.,..,
c'cst délivrer de l'enfer el introduiro dauale ciel; par coDs~quenl,
c'est saU'cr. Voir ci-dessus. N° 62,
175 _ J'oir ~o 76.
176 . La porttlOUt:tIf'l' iignifiu l'introduction; elle csl dilc ouverte
(6) Quand le cœur est frappé forteJUent, la 'érUé sort de nOire bou-
che sans ellorL On conçoit donc que ceux de Philadelphie peuvent (lIre
dans unc vérité que le bleo a produite: c'cst 3bsoluJUent (llre dans une
loteUigencc née dans la chaleur de l'amour, 'l'out ce que dlt le SeIgneur
confirme ce sens. I.e Seigneur leur oovre une porte que personne ne peut
CermeT; n'cst·ce pM l'introduction dans le clel? Vous avez, leur dll-II, une
peUle pulss,lnce; cel3 n'exprlmc-I-11 pas clairement l'ellet de l'aruour
b.. son comble, qui, loul cuUer en Dieu, n'attribue rlcn à l'homme? plus
00 aime, plus on se détache de sol.mérnc, plus 011 se croU faible. 1 1 prt~-
..
50DlllliOll est toujours la suite de l'égolswe. (':;D, lùcnJtI'..)
<':UAPITIIE TIIOISIÈME. 55
SENS NATUREL. SENS SPIRlTUEL •
• sonne no peut la (ermer ln. • dans les vérités ''', el l'enfer
• parce que lu as lino petile .. ne peut ricn conlre vous 177;
• puiuélDce ,,., ot que tu as olr ., parce que vous lavez que par
li) 10rvO ma Parole n., el n'ai .. voua-mêmes YOU8 ne pouvez
» pas renié mon l'om'·. " rien'7Ii. el rarce que ,'OU5
" vivez seloo les pr~ccples de
• ma Parole 1", el que YOUS me
" r!Judez un véritable culle '-,
il ceux de Philadelphie, parce quïl:J 800t dans Ics vérités qui pro-
ci!dent du bico, cf que le Seigneur leur ouvre le ciel. Le Seigneur
llieul est le Dieu du ciel cl de la lerre, -lUallb., XXVIII. 18.-
Ainsi, ccux qui ne 1'.drclScnl paa direclemcnt au Seigneur ne
voienl poiolle cbemin qui mène au Ciel, el par conséquent n'cn
Iroovent pas la porle. Daos 10 monde spirituel, il y • réellement
des chemins qui conduisent au cicl. el çà et là des portes. Ceux
qui 1001 conduill vers le ciel par 10 Seigneur parcourent les cbe-
mins qui y mènent, et cnlrenl par les portes. Il en est ainsi, IJarce
quo louiei les chpses qui sont vues dolns les cioux sonl des cor-
respondances; or, les chemin:!! correspondent aux "~ritcs, cl tes
porles it l'iolroduclioD.
t77 . Le Seigneur seul ouvro 01 ferme les pori es qui introdui-
senl da nI le ciol. La porto qu'il ouvre esl perpetutlllenUml ouverle
à ceux qui lonl dans lu vrai procédanl du bien, pert,,:luellenlcnt
fermée il ceul: qui lont dans le faux procédant du mal; el,
comme c'est I~ Seigneur seul qui ouvre et qui (erme, il s'ensuil quo
l'enfer ne prévaut point conlre CCliX qui entrent pllr celle porle.
t78. Ceux qui sonl da os le 'rai procédant du bien Sllyent que
par eux-mêmeil ils n'onl aucune puiüance con Ire le ruai clic (aus,
qu'ils ne peuveol Caire le bien, ni s'inlroduiro dans le ciel, mais
que Ioule puissance est au Seigneur, et qu'uinsi ello esl en eUX
parle Seigneur; e'qu'aulant ils sont dans 10 Vrai qui ,'ient du bien,
aulant ils sont par 10 Seigneur dans une puissance qui ncauOIoius
leur parall comme propre. De là résulle la aignificôllÎOD donnée.
179. Ce N° n'exige pas d'explication.
t 80. Le Nom de JChOVolh ou clu Soigneur siguific loul cc l'ar
quoi il CSI houoré', Nf) 8., cl par CUll!!~(IUelit Je vrai culte.
L' APOCALYPS~:.
SKNS NATUREL. SENS SPIRlTUBI..
IX. c Voici, je ,'.n
douDerai
» de la syoagogue de Satan dl,
IX.« Voicl,je YOUS dounerai
Il quelques-uns do ceux qui sont
»qui S8 disent Juifs, el ne 10 »daos une doctrine faulse UlI,
Il SOU, pas, mais qui men lent 112; »qui diseol que l'Egliseeslchcz
D "oiei,jo feraiqu'il!vÎcndrool, »eux, taudi, qu'elle D'y est pas
»el adoreront à les pieds lU, ct .. tlIS, el jo ferai qu'il:! recevront
Il qu'ils sauront que Moi je t'ai » el recouna.1tronL les véritês do
Il aimo I6'l1. » la Nouvelle ÉglisC IllD , cl qu'ils
»verront que jo vous ai aimt!s
• ct admis avec moi .....
X. li Parce quo tu as gardé la X. "Parco que vous avez
Il parolo de ma palieuco la, Moi Il combaUn contre les maux, el
XI aussi, je (egarderai do l'heure »que VOUI avez alorS rejeté les
J'I de la tentation qui doit .. euir D faussetés ua. Moi je vou. met·
J) sur toulle globe pour éprou- III Irai en sG.reto, et j~ vous sau-
D ver ceux qui habitent sur la D verai au jour du jugemont
» terre lM. » dernier lM.
181. Voir la sigoificalion do la .ynogoQue, N° 91.
182. Ici par Juif' sont enltmdull ceux qui sont do l'Église,
parce que c' est chez les Juifs que l'Ëglise avait 61é instituée, Les
luifs signifient spécialement ceux qui loot dOUille bien de l'alDour,
N· 96; mais. comme c'ostpar 10 biendel"amourque l'Eglise exi.tte,
ils aigoilient aussi l'Église. III lUI le aonlplu, mm. ils mmttrll, signi-
fio que cependant il D'y 0 Dulie Eglise cbex eux.
18'3. Venir el adorer à '" pitlÙ, ciesl recevoir el reconDatire les
vérités. Ceci s'appliq- o. ccox qui sont signifiés, N° 182, par luifs.
u
Ce sonl ceux qui, ôlant dans le bien quant il la vie, sonl daos le raux
quanl il la doctrine, et non daos le faux qui vient du mal. Ccus·ll,
peuvent recevoir et reconooltro lell vérités, ,[uand ils les enlendent,
parco que le bien aime le vrai, el que le vrai d ' après le bien re-
jOlie le faux . .A. ICiJ pied" ce n'cst pas il lour:l pieds, mais il ceux du
Seigneur par qui les vérités d'après 10 bien sont eD cox.
184. Cela résulle do ce qui précède.
t 85, La parole de ma loltranu signifie le combal spiril uel oommé
lentation;. c'est ce qui esi é'ident par le§ parotes suivonles : Moi
a-u.ssi, lc jc f/ardet'a; de l'fleure de la {tulalt'on qui doit venir ; car cclui
CHAPITIIE TROISlt&lE. 57
SElfS NATUREL. SBNS 8PJRlTUEI..
XI .• Voici, je vions vile 11'7; X1.« Voicil'apprO<'bc de mOQ
»reliens ce que tu as t8II pour Avènement et de ma Nouvello
It
• que penonne nG prenne la • tglîle 187; persistez dans l'OS
Il couronne t_. D vérités et daos voire bien tt.~
D pOOl' no pas perdre la sagesse
• d'où dérive la vie éternelle tIII.
qui est teolé dans le ~oDde, no l'c•• pas après la 0001'1. La tenta-
tion est signifiée, parce quo c'est le Seigneur qui, daDs les tenta-
tionl, combat pour l'hommo par los vMités de la Parole.
186. Voir 10 Trailé sur 1. JUfJemm' Dtrnier. Ceux qui Dot subi
co jogcmeol oot éM soumis aux tentalions, et cxaminé!l quant li
leurs qualilclS. Ceux dont l'intérieur élait mauvais ont clé rejetés,
el ceux dont l'intérieur était bon ont i:lé sauvés. Or, ceux qui
ayaieot élé daos le vrai procédant du bien èlaient intérieure-
menl bons.
187. Le Seigneur dit ici : Voic1,ie viens vüe; parco que, par
les mols qui préc~deDI, il cst entendu le jugemcnl dernier. cl quo
ce jugement oat aussi appelé l'Avénemeol du Seigneur; ainsi,
dans MaUhieu, les disciples direnl à Jésus: Quel sera Id ,igne da
Ion Ârinmamu et de la con.sommation du liècld '1- XXIV. 3. - La
consommation du siècle, c'cst le dernier lelDps de l'tglise, quand
arrive le j ugemcnl dernier. Ces mêmes paroles: Voici, J"e "imll vite,
signifient aussi la Nouvelle Église, parce qu'après un jugemenl
dernier, le Seigneur reconstitue uoc Église. Cette Eglise est main-
tenant la Nouvelle Jérusalem, dans laquelle eolreront tous ceux
qui sont dans les vérités procédant du bien, et auxqut:ls ce dis-
cours est adressé.
188. Ce N° o'a pas besoin d'explication .
t89. L'homme no peol puiser la sagesse que dans le hieo, ou
moyen des vérités; car c'est par elles que le Seigneur se conjoint
à l'homme et oonjoinll'hommo à lui; aussi l'homme perd-il la sa-
gesse, quand il cesse de vh're selon les vérités. Il 5o'agil ici de la
sagesse spiriluelle, d'où découla, comme d'une source, la sagesse
nommée intelligence, el, de celle-ei, la science qui nall de l'aO'ec-
lion de savoir le vrai. La couronne signifie la sagesse, parce que la
sagesse ticolla place suprême daus l'homme, cl ainsi Iccouroonc,
üS L'APOCALYPSE,
SSN! N,TVBBL. SENS SP1RITUEI•.
XII •• Celui qui vaincra '., XII. a Ceux qui peni.leroul
• jo ferai do lui une coloooo • '., je ferai que les "brites qui
• daDa le Temple de mon Dieu • sont en cux soultennent mon
»If', ct dehors il ne sera plui J) Église dODs le ciol 191, cl
1) mis lh, 0& j'écrirai .ur lui le .. ils les CObseneronl éternelle-
.. Dom do mou Dieu'u • cl le • ment tH. cl je graverai daos
» Dom do 1. Ville do mon Dieu. • leur cœur mon Divin Vrai
.. do la Nouvelle Jérusalem lM, .1", et la Doctrino de ma nou-
» qui deuood du Ciel d'auprès • velle ËglisQ sur lerre· .... qui
Wt de mon Dieu IN. el mon DOU· »sera lollr. qu'csi le Divin Vrlll
.. veau Nom·... D nu ciel UI~. ct mou DQU' eau
»Culle '-,
XIII •• Qua celui qui a dei XIII ... Quo ceux qui com-
,. oreilles enlendo ce que l'Es- • prcilUenl ces 'érités fassent ce
1> prit dit au); Églises 11'7. • qu'enseigne la Parole à ceux
• qui seront dll la Nouvelle
• Jérusnlem 197.
100. Celo résulle évidemment de ce qui précèdo.
19l . Le Itmple signifie l'Église, elle ltmplede mon Di,u l't-
slille daos le Ciel. De lit. il cst évidenl quo la colonr~ signifie ce qui
soulient el affermit l'Église.
192. Ceci D'a pas beloin d'explication.
193. Écrt'ruur quelqu'un, lignifie gra'eron lui une chose do mo-
nicre qu'elle soit dans lui comme .ienne. lA nom fÙ mon Dieu si-
gnifie 10 Dil'in Vrai. Voir les détails daos Swedenborg.
1. 94. La Nouvelle J'rosa/tin signifie la Nouvelle Église; quand
!!Ile est appelée Ville, c'est la Iouvelle Église quanl. sa doctrine,
N° 880, Les villtl, dans ILl Parole, signifient des poinls de doclrine.
195, Mon Dieu signifiant le Divin Vrai, N· t 93, il s'çDsnit que
desundre du ciel d'a"prb de mon Vieu, quand cela est dil par le
Seigneur, ct lIU sujet do la doclrine do ln Nou'olle Église, lignifie
lire tell. qu'~!t le Dtvin Vrai au cUl.
t 9G. L. nom duS,i[Jllcur, c'cst loutee par quoi il reçoit un culle,
N° 81, Ici lotloov8lIU Qom, c'csllo nouveau cu lie qUÎ sera rendu au
Seigneur seul, car touL sera nouveau; voir Apoc, XXI. 5,
197, Voir le N0 87 , où sonlles mérues ullrCssi(lllS,
CHAPITRE 'fROISIEME.
SENS NATUREL, 88NS SPIRlTUE.L.
XIV. u Écris aussi à l'Ange XIV. «Confiez aussicequisuÎI
• del'Ëglise des Laodicéens 1808 : .. au cœur de ceux qui, croyant
• -Voici ce que dit l'Amen, le D lour· a~lourd·aprèseux-mêmes
• Témoin fidèle et vrai 'GO, 10 "01 d'après la Parole, profanent
• commencement de "ouvrage » aiosi les choses saintes I M : _
»do Dieu~, D Voici ce que vous di. jnll:ri~u
" remenl celui qui es' la Divine
D Vérité même'". la PAUOLS 200 •
t98. 00 verra, par le lens spirituel des Versels 15 à 2 •• quo
telle es' la sigoificalioD de l'Église do Laodicéo (c).
t 90. Arntn est uuc Coofirmatioo Divine procédant de la Vérilé.
N° 23. Le Tlmain Mel. "orai, lorsqu'il s'agil du Seigneur, signifie
la Divine Vérilâ qui eSL par Lui dans la Parole, NOl! fr, t6.
200. Le comtnl"um~nl tü l'ouvrag. cù DilU, signi6e la Parole.
Par la Parole, qui au comtnlftumml était 4UH Di.u,.' qui é'ail Din4,
-Jean, 1. t,-il esl entendu leDivin Vrai même de la Parole 8olé-
mosaïquo, cl de Celle qui exisle aujourd'bui. considérée non pas
daos les molS cl les lellres de. languf!'s. Illais dans son Essence
et dans aa Vic qui esl intimement dans les sens des mots ct des
leUres. Toute pensée, tout laogage el Ioule écrilure, tire sou os-
'aDCU el sa vie de celui qui pense. parle el écrit: là est l'homme
avec sa qualité; ainsi dans la Parole est Je Seigneur seul. !Jais
pour sentir el percevoir la vie divine daos la Parole. il faUI CD
la lisant être dans I"aft'cction spiriluelle du vrai; 00 éprouve alors
quelque choso qui all'ecle intimement 10 cœur el l'esprit, cl qui,
jonuaot avec la lumière dans l' cntoodemeut, rend timoig,wg~.
C'est ce qu'exprime ce passago : lA, parole. ql~ je tlO1U di, IOn'
~Ipn" el ..ont vi,. - Jean, VI. 63.
(c) L'Egllsc de Laodicée, où soul les tièdes qui ne soul nI chauds ni
froids, est la réunion de ceux qui, croynnt tour-à-lour d'nl)reS ln
Parole ct d'après cux-wéwcs, uc sont complétcrncllt ni dans la rcli-
gion ni dans le mol humalu. Quand leur esprit se plonge dans le der-
oler degré, qui est l'cxtcrue. Ils erolent par unc espèce d'habUudc; Ils
croieui. cntratnés par l'cxcmple; ils font ce que ront les nutres, ct pen-
sent par là avoIr quelque croyance; mais sltOt que du scos.uel ils
~~~::n~i~l~,ns le simple rilUollocl.• saos changer d'an(~~~, l~IJSC:~~I~)olcnl
fiO L' APOCALYPSE,
SliNS HATORBL. SBNS SPIRITUEL.
XV.« Jo connais les œuvres XV.« Je vois voire inléricur
10 o'es ni froid ni chaud
JJ . . ; • et votre extérieurID1; vou. DÎU
• teS; mieux vaudrait que tu »et reconnaissez lour-à-tour
» fusses froid 00 cbaud lOI ! »quo la Parole est Di"ino ct
• .aiote toi ; mieux vaudrail, du
• (ond du cœur, ou DÎer. ou
D rcconnallre 8a laintelé M3.
XVI. »C'est pourquoi, parce XVI . »e'esl pourquoi, parcc
)1 que lu es tièdo, et (IUO lu D'es » quo voua niez et reeoooai.sez
li ni froid l1Î chaud, il arrivera »lour-à-toursasainteté,ilenré-
o que je to vomirai de ma bou- »sulte que V008 la prolanez et
" che Mol. »quevousvousséparozdomoi»l
201. Voir IOexlllieo.lion, N- 76.
202. N'6tro ni froid. ni chaud, c'est lantôt Dier en loi-même, cl
lantlU rocoDoaltrc la I Ulinlclé do la Parole.
203. Ln raison en sora donnée dans le N· snivant.
204. E,r. vomi d. ma boudN, c'est t'Ure séparé d'avec 10 Sei-
gneur; c'esl alors n'êlro ni dan_ 10 cicl ni dans l'enfer, maia dans
un lieu séparé où lont do pures (anla isies . Il en esl ainai, paree
qu'on a mêlé 10 vrai avec 10 faux, 10 bieD avec le mal, par CODS&-
quonilolller' a vec le pro(aa0 1 au point que la séparalion est im-
possible. L'homme 08 pouvant plus alors êtro prépare) poor le
ciel ou pour l'enfer, lout ce qu'il ya on lui do vio f3.IÎonnelle se
délruil~ et il DO lui resle que les infimes de la vie, qui, séparés
des înlérieurs. SOot de puree fantaisies. - Au fnOn(Ù du Bq"".
où 80 fait la préparation pour 10 ciel ou pour l'enrer, correspond
l'eJIlomac, où les aliments le préparent pour devenir chair et sang.
ou cxcremenls el orines; leur parlie nutritive correspond au ciel.
l'autre à l' onrer; les alimenlsqui DO pou vent se séparersoot !omia.
On sail que l'eau liWd excite le yomissemenL(d).
(d) Je suis entré souvent dn.os l'J!:glbo de l.OI.odicée; J'y ni vu des
gens qui s'lmn.glnent croire; cn sorl3nt de là Us rient eL plaisantent
les premiers de cc qu'ils croyaleJ:lt avoir reçu dans leur culcndemcnl.
Leur religion est uue pratique d'habltude, que la moindre lueur de
leur froide lotclUgcncc sumt pour dissiper. Ils ont 1:1. chaleur d'unc
sorte de culte SUI)c rstlllcu~ } pendaut {Ju'Us sc mctLcut UII bandeau sur
CHAPITRE TROISIÈME. 61
SBNS NA. TUR8L. SENS SPIRITUEL.
XVII •• Parce que lu dis: le XVII •• Parce quo vous dites:
_luis riche eljc luia dan.I 'o- »Nous 84'9005 el comprenons
• pulence". of je D'ai besoin »tout ce qui oooc.erne l'Église 01
• de rien .al'; et tu ne saia p45 • lu Ciel toe,el nous Il'avous plua
• que lu es malbeureux~, et • be.oiDd'spprendre t07 ; el 'V008
»misérable et pauvre ... ct » Desavez pasqua Ioules yo'pen-
D aveugle el nu '110. D sées spirituelles sont incobé-
» renies·, et que vous~tessaD'
., vérités el sans biens", S8Dd
" iotelligcnccdu vrai cl sans vo-
» 10016 du bien 1110.
206. Les richesses el les bieos spirituels sont les connaissances
du bieD el du vrai: de Jà • • 'r, riCM" dam l'opullflCll, c'est savoir
el comprendre loul "co qui concerno l'Église ct le Ciel. Ceux qui
croiont par eux-mêmcs 9 el non par le Seigneur d'après la Parole~
croienl aossi tout savoir et tout comprendre (,).
207. Ce N° est la conséquence de ce qui procède.
208. L. tnalJvur signifia l'incohérence; ainsi. "r~ malheureu:x:,
c'05t penser Jans ancuno cohérence sut 101 ch08es de l'Êglise.
C'est co quo font ceux do Laodicée qui oienl et reconnaissent
touM-tour Dieu. la vie éternelle el la saintelé de la Parole.
209. Êlre miUrabl~ el pavW", c'est être privé des conDaiuaDcc8.
du bien et du vrai. car alors ou spirituel 00 est miliTabl,el pauwe.
210. Les aveugle. sont ceux (lui. par ignorance ou faute d'intelli-
gvnC8,loutpl'ivé8 devérilé&; ctlesftUl,ceus. qui, parcelle privation,
sont Bans bien.: car tout bien apirituel s'acquinl par le.. vérités ..
les yeux: sltOt que le bandcau tombe, adieu leur ferveur. Ils croient
h la Révélation, quand Us marchent cn procession avec les autres; tI!J
n'y croient plus, quand ils ronl les pas tous seuls dans les aUées de
leur jardin. (ÉD. niellER.)
(0) Les gcns de procession De se crolent·tts pas en Ilossesslon de tout
le culte? Descendus dans les eJ.tNlmes, et rétrécissant leur borlzon dans
les Umitcs de ce de8r~, nc croient-Ils pu toul savoir ct tout comprendre?
Us diseot qu'lia o'onl besoin de rien. Ne les entcndez-vous pas parler
eux-mOmes? Gomme Ils croient lout possédcr dans leur dcgre r~tréc11
J.-c. leur dU : Vous ne savez pas combien vous êt.cs malheureux, pau-
vres, aveugles et nus, Qui de nous n'a pas été lenté d'aborder les gens
02 L' APOCALYPSE.
SENS NATUREl.. SEMS SPlRITDEL.
XVIII .• Je le consclile d'a- XVIII .• Jo vou. aver.is d'se-
• cheler de Moi do l'or éprou,,'" • quérir de Moi, par 10 moyen
If au Ceu,pourquetu l'enrichisses » de la Parole, le bien de l'a-
• su; el des vêtements blanc~ :Di mour céleste, pour que vous
• pour que lu sois couvert SIS, ]1 deveniez sages tilt ,el les vérités
• afin que la honle de ta nudilé li réelles de la sagesse tlt, afin
» n'appara.isse point st'. 01 de .. que ce bien no soit point (lro-
• mellreUD collyrosl1r les yeu:I. • fané S13. el de guérir votre eo-
10 afin que lu ,,·oies tll. D leuderncnl, afio ,que vous
.. compreniez su.
21 t. Achttu lÙ Moi, c'est acquérir du Seigneur pttr la Parole.
L'or signifie le bien; el l'or iprouvi au (eu, 10 bien de l'amour cé-
lesle :, paT conséquonl, ,',nrichir signifie comprendre cl devenir
Bage. Lei mélllllX se rapportent, selon lour ordre, au bien el au
vrai; l'or dl!signe le bien cêlesle et spirituel, "arglRl le vrai qui
cn dérive, J'airain le bien naturel, ot le ftlr 10 vrai naturel.
212. Le, ~fflfmlJ blanu signifient le! vérilLos qui revélenl le
bien, NU 166, 167, Ici, elles rnélenl 10 bien de "amour dlesle t
"'- 21 t; par cooséqueol. ce sonl les "érilés réelles de la Sagesse.
215, Perllonne nu peul savoir ce que signifie la honu dilla nu-
dill. sinon colui qui sail quo le:l parlies gdnilales des deux sexes
correspondent à l'amour céleste qui r~gue dans Je cie' inlimc.
Or, l'homme naissant dan. des amours loul-lk-Cail opposds, s'if
n'acquiert poinl paf le Seigneur le Men de l'amour el le vrai de
la sageue signifiés da.ns les N-' 21 l, 212, il ne peut qu'appa-
raUre dans l'amour opposé qui en loi 051 profane.
21.., Les y~ signifienll'entcnderoenl, N-' 25,48, Le collyre
élaol uu remode pour les yeux, milUrBun collY"lUrlt.yilV.%. signifie
guérir l'entendement; voir, c'est comprendre. N°' 39,63 (f),
de L"lo(Ucée pour leur faire ce compliment? Sans véritable [Olclligcoce
ct saDS amour vrai, quels bieDS peuvent-ils avoir? (~;D. RIClIER.)
enQui de nous o'cst pas lenlé de leur dire cncore avec J.-c. : Achetez
d" "or lproll.VI; (lU feu, c'C!ot de l'amour vainqueur des tent."ldODS; du
vitmncnl. fJln.n c~, ce sont les 'érllés de la Sagesse; mt:IU= un eolt!fl'e
RU" vo. yl:u::r:, guérissez voire enlendcmcnL Je oc trol'> pa.o; qu'II y ait de
livre de morale flui IlUlssr. !;'cxprfmcr 11105 clairement. (p.o. RIf:nf.R.)
CIIAI'ITIE TROISIEME. 03
UNS NATUREL. SE.N~ SPIRITURL
XIX .• Tous ceux qucj'aiOlC, XIX. ft Tous ceux qui agis-
D je III réprÎmande et chA lie J) scot ainsi sont nécessairement
• ..,;. agis douc Avec zèle, el J) livrés aux tentalions, pour
" (ais pénitence '.0, ,. qu ' ils combattent conare eux-
t m~mes '1,); agis6ex donc par
.. aO'ection pour le vrai, el par
• aversion pour le faux :Jle.
xx . • Voici, je me ti eos à XX. ft Me "oici présent à cha-
• la porle, el je h e urte ~ "; si » cun dans la Parole, j'y insiste
.. quelqu'un enlend m,' ,'oix ct » pour êlre reçu en eoscign.1 nl
» ouvro la porte ~ II, j'enlrerai .. commeul je dois êlro reç u '17 ;
t chez lui, el je souperai D'CC » 5l quelqu'un croit il la Parole
»Jui, ellu.i a vec Moi 1i10 . .. cl vit selon ellc "8. je Ole coo-
., joindrai il lui, ot je le coojoin-
• drai à Moi SIO.
215. TOUl cnu:: qeuioirM soot ceux qui ront ce que prescrit le
Verset prècédenl. Par rlprnnand~r, il est entendn la lenta tion
quant aux faussetés; et par cAdliw, la lenlalion quanl a ux ma.ux.
Ceux dont il.'agit ici ne peuvent qu'é Lre livrés aux tental ions.
paree que, sans elles , leurs reniements el leur. confirmalionl
coutre 'es véritea divines nc pourraient ~Ire extirpés.
216 . .df/l' avec =U~t c'est-A-dire, ,oi.
thaud;, car le zèle ell un e
chaleur spiriluelle qui est l'aO'eclioD de l'amour. Ici, c'est l'aO'cc-
tion d~ l'amour du vrai: or, quiconque agit par cetle aO'eclÎoD ,
agil aussi par a venion pour le ra ux. Cestlà (air. pInl/ene"
2t7. La port" c'estl'admission et l'jotroduclion, N° t76.
2t8 . Enlenllre la voix du S eigneur, c'est croire ala Porole,car le
Divin ,'rai de la Parole est la voix de J éhovah, N° 50. Ouvrir {Il
t)OrlC, c'est vivre selon la Parole; car la porte est oo'erle et le Sei-
gneur cil reçu par la vie selon la. Parole,el nOD par l'audition seule.
219. Entrerchezlui,clsouperau clui, c'csi se conjoindre il lui ;,
el comme le r éciproque est nécessaire pour qu'il y ail conjonc lion,
il CSI dit ; El lui rrocc Moi. Celle significalion résulte clairemont
d e l'institulion de ln Sa inte Cène, paf laquelle s'opè re la présencc
du Seigneur eD ceux qui croient il la Parole; mai.s la conjonction
ne s'opère qu'en ceux qui vi vent selon la Porolc.
L'AI'OC,ILY1'SE,
St;KS NATUREl••
XXI. ~ A c-e'ui qui vaincra XXI.. A ceux qui ,'ivront sc-
1) je lui donnerai de S'8S-
BO, iii Ion me. préceJ»lelDO. faecor-
• seoir avec Moi 5ur mOD trôno • dorai d'éfre coojoints a,·cc
»!lU 1 comme ~Ioi j'ai vaincu el ., Moi dans 10 ciel Il' , comme
XI je suia assis avec mon Père D Moi el le Père nous sommes
l) sur l'on 'rÔDe 'H!I. » un et sommes 10 ciel".
XXII . 111 Que celui qui a de. XXII .• Que ceux qui com-
n oreilles entende cc que l'Es- » prennent ces vérités fassent cc
1» prit dit aux Églises w. J) qu'onseigne la Parole à ceux
» qui seront de la Nouvelle Jé-
» rusalem Dl.
220. Cela résulte de ce qai a été dit ci-dessus.
221. Le trl)nt: (lu Seigneur, c'cst le ciel, N° 14; ainsi, (!Ire lUAi~
a'tJlc le Seigneur .sur 801lIrûIIC.C· 051 llire cODjoi n t a vec Lu i dans le ciel.
222. La victoire clu S eigneur, c'est d'avoir vaincu l'cnfer et glo-
rifié son Humanité en l'unilsant à 18 Di.vinité, qui n'étail aulre
que Jéhovab ou le Père. par les tculations qu'il 8upporta dans
celte. Humanité, el dont la dernière fui celle do la croix, et par
l'accomplissement de tout cc quo ronferme la Pa~le. Le Irlm4
c'eslle ciel, N° 221. Ëtr, a"u (AI" 16 Pèrl lur IOn IrtnuJ, c'est s'onir
avoc le P ere; c'e"'t-à-dire, avec 500 Divin en soi. Cella union a en
pour fin quo l'homme pàt être conjoint avec le Divin qui, dans le
Soigneur, esl nommé Père; C8 qui. n'étant pa, possible Îmmédillle-
meDt,"esl devenu médialement par la Di"ine Dumanilé du Sei-
gneur, qui ulle Dh'În naturel. Dans la con jonc lion, 'borumsHnt
cc l'rai comme lui étant propre, mais il appartient au Seigneur;
car il 0'051 pal uni' l'bomme . il lui elt seulement adjoint, Il co
est a~(rement du Diyin du Père ; il D'Cl t pal adjoint, mais il c&1!
uni à l'Humanité du Seigneur, comme l'Ame l'cst au corps.
223. Voir le N0 87. où IODlles mêmes expressions.
Richer résume aiœi les Chapitres Il et Ill; • A"ant d'en ,'cnir au rédt
• des dégradations de la religion et de l'ét ...blissemenl d' une nouvelle,
• l'ApOtre donne aux ChréUcns de (oules les croya.n~es des 3vert1sse-
• mcnts plclns de sagesse; JI tait un portrait exa.ct de toutes les nuances
• pOS!lblcs de religion, IndlQu:mt pour chacunc les dcvolrs qu'on y doit
• remll!ir, ct le but Qu'clic doit atteindre . •
CHAPITRE QUATRIDIE.
Dans le Premier Cbapilre, le Seigneur t."St représenlé comDle
Verbe ou Parole, el il est décrÎt quant il ScS aliribuls; dans le
Deuxième el le Troisième, c'est le Seigneur Icul qui parle, et il
donne des conseils à tous ceux qui peuvent i:lre de tla Nouvelle
Église. MaintenDot, daM ce Chapitre, lout est disposé ct préparé
dans le Ciel pour le jugement qui doit se {aire par la Parolo el
selon les DÎ'Îocs VériléiJ qu'elle ronferme. - Le Seigneur cst
reconnu comme seul Juge.
(0) Da.ns le lDonde spirituel, où Jean '3, oous transporter, Il n'y a ni
temps ni espace: S.l pcDSée n'cst occu~e que de la religion, que de
ceux qui l'ouI reçue 1 dllTérents degrés et de diverses m:mllltCs. Les
Images qui vont être offertes!l. nos regards seront nécessairement des re·
prkcntallons de la chose religieuse sous loutes scs phases. Il y aura
conn une correspondance parfaite, une relaUon symbollclue entre les
objets vus Imll1atértellelllcnt et les choses morales. Celles-ci son l, pour
nous, des vérUés nucs; pour l'ApÔtre, cc seront nC!cessalrelUcDtl1es vé-
rlt~ prenant forme , Pour nous, enfin, ec SOnt des paroles qu'emporte le
vent; pour lui, cc sout des scènes vivantes n~allsées, lyplOées, en un
moL Eu conséqucncc, yoiclle sens des Cb3pltrcs quatrième ct cinquième:
Jean volt dans le Ciel ce que sa pen~c a perçoit, c'est-à-dire, l'Amour
Di,'in, J'ttrc cl l',f.ssencc de tout cc qui existe; Ions les biens et loulcs
les vérités l'cD'lronnenl; mals des nuages sont Interpolés entre lui et
l'homme déchu, 1. Parole Divlno, seul secours splrlluel olTerl :. l'homme
pour arriver ... Dieu, app:tralt (cl, Nul ne pent l'accommodcr à. )'intclIi-
gence humalnc, si cc n'cst le Verbe élenlcl Iw-meme se manifestant en
5.
L'APOCALYPSE,
5F.~S NATUREL. SENS SPI'RITUEL
1. Apres ccla. j e 'fis, el 'f'oici 1. Après cela, je vis claire-
une porte ollverle dans 10 Ciel menl que loul allait ê tre disposé
ti. (b) t ct la prcmibro voix, quo daoslcs Cieux pour le jugement
j'in' ais entendue comme d'une dernier'J'.U (c); cll'ÎDOUX divin,
Irornpelle parlant avec moi, di- qucj'a,,'a.is précédemment perçu
sait: CI: Monle ici ti6, et je le d'une mnnil!re maoireslc t me
disait intérieurement: « Éleva
225. Ufl~ pOrlt OUVtf'lt, quand il s'Dgit du Clet. signifie l'in-
troducliou, 10 176; ici, elle désigne aussi la manifestation, car
Jean dit: Je N, tt voici; cl comme il vil alors cc qui est rap-
parié clans ce Chapitre, c'est-a-dire, lout cc qui concerne la
disposition des cieux pour le jugement dernier que le Seigneur
de,'ail fnire .clon les dh'iocs vérités de 81) Parole, il CD résulle
que ces mollt : J~ "il , et voici 'Une porl~ ouverid dam 16 t:ù!/, signî-
fienl voir d'une manière clain el manifeSI0 tout cc qui a rapport
il cet le disposition.
chair. C'est ce Verbe manl/csté qui, lui-même, sous la Ogure de l'Agneau,
vient tout disposer pour le Jugement....... (f:d. RlCHltR.)
(11) Toutes les scènes que renferme l'ApOcal)-psc, scènes qui nous pa-
raissent si étranges, si bizarres, si lncohc!rcntes, Jean les a réellement
vues tclles qu'Il nous les décrlL EUes c!L1Jent la représentation v'vante
de celles qui de'alent nrrh'cr :. la consommaUon du siècle, c'est-à-dire,
à la fin de la première tgUse chréUcnne, non p:lS d~DS le monde na-
lurel, comme beaucoup de personnes l'ont cru, mals blen dans le monde
spirituel; car le jugement dernier ne saurait être rait aUleun que daus
Ull monde, oll tous les Intérieurs des hommes sont mis à découverL Ce
jugemcnt a reçu $Ou ex~culioD en 1757, sans que les: habltaDlS de cette
terrc S'CD fussent douté. C'est ainsi qu'II y a dix-bulL siècles, le jugement
• qu'exerça le Seigneur. en trlompbant de la puJ.ssance du mal et en Ir.
refoulant dans les eufers, passa Inaperçu de vant les préoccupaUons des
bommes de cette époque mémorable, Depuis le jugement de i 757, l'or-
dre a été rétabli dans le monde spirituel, et l'inOuence de ce moode sur
le nOtre sc fa.1l scoUr chaque jour de plus en plus, pour raire descendre
sur la terre la Nouvelle Jérusalem c~leste.
(c) Il a déjà été dit que la Parole. au moyeu des mêmes e1presstoDs,
traite, dans le scns le plus universel, du Seigneur seul; dans un scns
moins universel ou général,> de l'tgUsc ; ct, dans un sens pnrûculler, de
CHAPITRE QUATRIÈME. 67
511:"5 NATUREL. SBNS SMRITVE.L •
• monlrerai 105 choses qui doi- ton csprilt-lG, cljo lorévèlerai
D
• nnt arriver dans la luile tI1,» ce qui doit arriver avanl, pao-
•
dDOI et après le jugeme ni der-
li
D nier h1'."
226. La 'Coiz, quand elle est entendue du ciel, c'cst le Divin
Vrai influant, N·" 57, 42, 50; ainsi c'est l'influx divin. - La
voix eomm, d'une trompell~ signifie uue perception maDifeste~
N° 37. - Morll,ici signifie l'élévation de l'esprit; car, dans 10
monde spirituel, plus quelqu'un mon le haut, plus il pan'ient ft
UDe lumière plus pure qui oune par degré son enlendement,
c'est-à-dire, plus son esprit s'élè,'c. Celle voix fut entendue
commo 10 800 d'uuo .rompcUo. parce qu'il esl question de l'or-
dioalion des cieux pour le jugement dernier, ct que des vois
semblables se font enlendre dans les cieux, quand il s'y fail d.cs
convocations et des ordinations. Il sera de nouveau parlê, Cbap.
VIII, du 500 des rompclles.
227. Tel est le seos de ces paroles, car da us l'Apocalypse, il
D'est qucslÎou quu de l'etat de l'Église, cl des choses qui doivent
arriver avant, pendant el aprés Iejugement dernier.
l'homlDe pris Indh·lducllemenl. Alusl, quiconque sc lroU'c" en I:t lisant,
daDs les dlsposlUoDs nécessaires pour que le sens Interne sc présente !li
son esprU. peut y voir, ou cc qui concerne le Seigneur seul, ou cc quI a
rapport à rtgJlse eu général, ou ce qui le regarde lui-même, c'cst-à-
dire. cc qui se passe dans son Inli!rleur ; ct cela, selon qu'Il se trouvera
parlé à ratre une applicaUon ou universelle, ou générale, ou parUculll:re.
Dans les Chapitres précédcnLs, l'on a appliqué le sens spirituel à l'homOle
en parUc:uner i mals continuer :. suivre celte marche serait restreindre
le sens spirituel de l'Apocalypse :. son accepUon la moins étendue. Tant
qu'Il n'a été questIon que de conseils donnés aux .septllgllses, cetle ac-
cepUon a paru la plus convenable; mals maintenant qu'il s'agU d'expli-
quer les scènes étonnantes qui rurent successivement présentées ~ la "ue
spirituelle de Jean, et qui ralsalent passer les Intérieurs des génér3.Uol'lS
Cotures devaotlnt. sous la représenL,'lLlon de divers emblèmes, n dencnt
nécessaire de donner le sens spIrituel de ces embl~mes daus son accei,..
LIon générale, co l'appliquant, non plus à l'homme pris en Ilartlculler,
mais:t l'homme collectJl qu'on al,pelle l'':.:glisc, pour qu'on sache cc qui
.~, spirituellement arrivé Il la première Hglisc du Seigne ur, ct quelles
sont les desLluées réscrvèes à sa nouvelle Église. ta Nouvelle Jê.rullt-
OR L'AFOCAL YPSE,
SENS NATU.EL . SBNS SPIRITUEL.
U. Et aussitôt je fUll eo es- Il. Et aussillu jo fus mi. daos
prit Ha. el voici. uo Trôoe élait •• étal spirituel - . et je vis lout
dressé duns le Ciel tIO t et sur 10 disposé pouruojugemenleo (Of-
Trône Quelqu'oD était assis uo. me reprê5en'ali'.. e~.eten même
temps je vilJ le Seigneur no.
111. Et celui qui était assis III. Elle Seigneur apparais-
était semblable par l'Aspect à sait comme Sagease Divine et
uoe pierre de jaspe el de sar- Amour Divin daos le dernier
doine 221, cl 00 arc-en-ciel (d) il degré ü1 • ell. sphèredivioe qui
228 . Être en tsprit. ee5t être mis dans.·tHat spirituel paT "iD-
flux divin. Il a dejâ était dit, N° 36. quel est cel état. L'homme
alors voil les choses qui lonl dans 10 monde spirituol aussi clai-
rement qu'on ,'oil. dans I"tHal nAlurel dn corps. ceJlCj qui sool
dans le monde naturel.
229. Le Tril1Ul' signifie le Ciel, N- 14.; il signifie aussi le ju-
gement, comme on peut le voir par divers passages de la Parole.
- Mallb .• XXV. 31; Oaniel, VU. 9. 10; David, Ps. IX. 5,6,
8. Ps. CXXII. 3, 5.-lci, le Trdnlf signifie le jugement dans uoe
forme représentalive. parce que Ioules les chose. que Jean vit
étaien' des visions qui représenlaicDI ; elles 001 ère vuel comme
JeaD les décrit, mais elles étaient les formes repréa:eola'ives des
évéoements rulur•. Telles fureot ausli celles que virent les Pro-
phètes. Ces formes elles-mêmes prouvent qu'elles D'étaÏeot que
de simples représenlalioos.
2:30. Cela est évident par ce qui "8 suil"re, et pa, ICI passalea
de la Parole où il est dit que le Seigneur Cera )e jugement; par
exemple, Mallh., XXV. 32,3:5. et suiv. JeDn. V. 22, 27.
23 t. La p~rr. signifie le vrai daus le dernier degré, et 1.
=.
piwre pr'tieuu 10 vrai tirant Ion éclal du bien. 11 ya daol le
r::~~~u;:~ ~e 1~~~~:C ~:~~r~~~I~::S~e 1:U~:~ ~~ ~~o~~~~~
général.
(fI) L'arc-cn-clc. cst le s)'mbolc de la RégénéraUon humaine. Aussi
l'oil-on qu'après le déluge. c'est-à-dire, après la ruiDe d'une anclennc
BgUse. DIeu a donné à la NoU'ello ce ligoc en lémolgoillc de IOn al-
llance. . (Kd. RICHn.)
GHAPITIIE QUATRIEME. l9
SliNS NATUBEL, SBNS SPIRITUEl..
l'entour du Trône était sembla- l'enlourait semblait être une
hie par l'aspect il une émerau- émanallon de celle Sagesse ct
de Pi. de cet Amour ll3':I.
IV, El aulour du Trône il 11 IV. El lout était di5p08~ au-
avait vingl-qualrc Irôoes. el sur tour du Seigneur pour le juge-
les trônes jo "'il vingt- qualro ment, el je vis que lout cc qui
Vieillards Bui. taS, cou"'erls de concerne l'Église allait êtru ap-
précié par co jugement tl3. selon
monde spirituel deux coulcun (ondamentales de taules IC8 lIulres;
la couleur blanche et la couleur J'ouge. La couleur blanche lire
son origine de la lumière du soleil spirituel. et la couleur rougo
lire la sieone du (eu do ce luleil. lA Ja.p~. élanl blanc, .!lignifie cc
qui apparlient au vrai de la 8agesse. et la SardoùlI. étant rouge,
signifie ce qui appartieot au bien de l'amour. Si le Jaspe et la
Sardoine signifient que le Seigneur apparaissait comme Sagesse
Divine et comme Amour Divin dam le der..ur tkgri, c'est parce
que la pierre en général se rapporte" ce degré.
232. 0801 le moode Ipirilucl, il apparatt des arcs-en-ciel de
plusieurs genrcs; il en apparall do plusieurs couleurs comme sur
noire terre, el il CD apparaU aussi d'une seule couleur, lei qU'é-
lail celui-ci, car il e51 dit "mblable â l'émeraude. Celle apparencc
clait aulour du Seigueur. pui:squ'il cst di. que ('arc-en-ciel éloi.
à l'mlour du Ir6ne. La spbëro divine qui environne Je Seigneur
émane de son Divin Amour cl en même temps do sa Divine Sa-
gesse. Quand celle spbi&re est représentée dans ICI cieux, elle ap-
paratl, dans le royaume CélC5IC. rouge comme le rubis; dans le
royaume .pirituel. d'un bien d'azur comme le Japi.c-lu7-uli; el
daos le royaume nalurel, d'un vert imilanl "émeraude; parlout,
avec une splendeur el un éclat iuefl'ables.
233. Celui qui ne connatt pa. 10 sens spirituel de la Parole,
el qui ignore en même lemps les vérités réelles de l'Egliso. peul
croire que, lorsque lejngement dernier viendra, le Seigneur sera
assis lur uo trône, el qu'aulour de Lui seront aUlSi d·autres ju-
ges 8IJsis sur des I,.oes. Mais celui qui connan le sens spiriluel
de la Parole, 01 cn m~me temps les vérilélJ réelles de l"Êgliso, sait
qu'au jugement dernier, le Seigneur De s'cSI pas assis sur un
jl) L' ,POCALYPSE.
SENS NATUREL. SEMS SPIRITUEL.
V~rcmeD I~ bis ncat:u ,cf ilsavaient les vérités réelles de la Parole-,
sur leurs fêles des couronnes et 8eloo la sagesse qui procède
d'or~. de l'amour 133.
Irône, et qu'il o'y avoit pa8 d'autres juges assis aulour de Lui i
il sait qu'il n'a condamné personnc à l'enfer, mais qu'il a lail
que la Parole li. jug~ chacun, Lui étant modéraleur pour quo
Ioules choses se fissent s~lon la justice. A la vérité, le Seigneur
dit: Cf Le Père ne juge personne, mais il a donné lIu Fils tout
D pouvoir de juger; - il lui a donné le pou'Yoir de faire le ju-
• gement, parce qu'il est le Fils de l'Homme. » - JeaD, V. 22,
27. - Mais il dit ailleurs: CIl Je ne sui~ pas venu pour juger
» le monde, mais pour sauver le monde i la Parole que j'ai pro-
D Doncée, c'est ello qui le jugera au dernier jour.» -Jeao, XII.
47, 48. - Ccs deux passages, loin de se contredire, sont con-
cordaot!, quand on sait que le l"ils de l'Homme es' le Seigneur
quanl à la Parole, No 4... Ainsi, c'est la Parole qui juge, le Sei-
gneur élant modéralcur.-Les vWillarcù signifient ceux qui sont
de l'Église du Seigneur dans 10$ cieux et sur la terre? cl abslrac-
th-ernent les vèrilés elles bicn. qui y aoa' (e). -Le nombre doUZIJ
signifie lou', el se dit des véri'és et des biens du ciel e' de I"EgJi~e;
son mulliple 1>ingl-qualr8 a la même significalion : ainsi Ics vmgl.
quatre vieillard,? de même que les douze tribus d'Israël ct les douze
Apôlres, signi6ent (out ce qui apparlient à l'Église; elles 'OUagl-
quatre trim" signifient toul le jugement? car le trône signifie le
jugement, N° 229 . Par là, 00 vo •• clairement ce quî est signifié
par cos paroles du Seigoeur : Cl Jésus dit à ses disciples: Vous,
» (lui m'avez sui,-i, quand le Fils de l'Homme sera assis sur le
n TrOnc de sa gloire, vous aussi serez assis Bur douze trôncs,
• li jugl!lInl les douze Iribus d'.sraêl. J) - Mallh., XIX. 28. - 11
n'y li personne qui no soit susceptible de comprendre que ni les
Apôtres, ni les Vieillard.s, oe doivent juger, ct que d'ailleurs ils
ne le pourraieot point. '
234. Les e~lemmlA blanCl signifient les vérilés réelles de la Pa-
role, NOt 166,212.
(e) On dU de ccs biens ct de ces vérilés~ que cc sont des vieillards,
p.uce que I(.'s Juges du peuple chez les JulIs étalent ~es ,-Icillards.
(I=:d JUcnER.)
CHAPITRE QUATRIEME. 71
SENS NATCBE.L. SBNS SPIRITU8L.
V. Et du Trône sortaienl des V. Et du Seigneur provc-
k'.in, et des lonoerres et des oaicmt l'illustration, la percep-
'foi x PI; el devant le Trône sept lion el l'inslruction lM, cl de-
lampes ardenles de feu (f), qui vaol Lui élait sa NouvelleÉglise
JODI'ea sepl Esprits dc Dieu t:a7. dans le Ciel et lur la ,Ierre, qui
procède de Lui par 10D Divin
Vrai ur.
235. La eDUfOftfN signifie la sagesse, N° t89; et l'or, le bien
de l'amour, N° 211. Par conséquent, UDO couronJ'l4 "'or signifie
la sagesse procédant de ,'amour. Comme c'est de celle sagesse
que procèdcolloutes Ics ChMC5 du Ciel el de "Église, qui '001 si-
gnifiées par les 'O'Îngl-qualr. oûtil1arth. N° 2~3. c' esl pour cela
que Jean vil des couronnes lEor sur I.W". lële• •
236. Les le/air., par la Oamme qui rrappo les yeux, signilhmt
l'illuslnlioD ; el les tonnerru, par le bruit qui frappe les orcilles,
signifient la perception; et puisque les tclairs el les lonncrres
signifient l'muslration et la perrertion, les voix nlors signitionl
"instruction. Toute:! ces cboses parurent sorlir du Trône, parce
que c'est du Fils de l'Homme ou du Seigneur quant lA la Parole,
el du Seigneur par la Parole, que 'ionl1eo( toule illustration.
iOllle perceplion el Ioule instruction.
2:57. Par les "pt lamp~$ il est signifié la même chose que par
les scpt chandclicr:s d'or cl par les sept étoiles t or, por les 50[H
chandeliers il est enteodu la Nouvelle Église snr la terre, N° 43,
Église qui sera da os l'iIlustration procédant du Seigneur; cl par
les sept éloiles il est cntendu la Nouvelle Eglise dnos les cieux,
N° 65. El comme l'Êglise est Église par le Divin procédanl du
Seigneur, qui ell la Divine Vérité, ct esl oppeM le S.,int Esprit.
c'est pour cela qu'il esl dit: qui .OIU le. upt Elln·i/. d, Dieu. On
a vu , N°l t4. 155, que les sept Esprits de Dieu signifient cu Divin
Procédant .
if) Les po.rlisah5 de l·o..stroDomle sacrée dlsenL que cc sonl les sept
naJDbe:mx céleslCS, allumés en erret devant le soleil, Yolr 1:, les sept l,la~
oètes n'a p:as le sens commun; car les ,lOeleDs ne SUI.posaic nt pas le 50-
lcil hc au ceutre du systèmc planélaire. (Ëd. IUcJUm.)
ï2 L',IPOCALY1'SE,
5BMS NATUREL. SENS 8PIIUTUKL.
VI. Et dev801 le Tr6ne une VI. Il Y avait aus.i en pré-
M~r do verre semblable à du senco du Seigneur le nou"eau
crislal ZIS. "El au milieu du Trô- ciel cowpo~é de ceus qui ne
oe, et aulour du Trône, quatre connaissent que les commUDe.
Animaux al. pleins d'yeux de- vérités tirées du leDI liltéral de
v.ut et derrière". la Parole - .Et dao' le Seigneur
m~mo élait sa Porole, et autour
de Lui sa garde ou .00 sens HI-
léral", resplendissant de ta Sa-
gesse Divine qu'il renferme-.
238. Dans le monde spirituel, il apparatt des atmosphères et
aussi des eaux, comme dans notre moodo. Dans 10 ciel .uprême.
lcs atmosphèrcs sont comme étbérées; daos le second ciel, comme
aériennes, et dans le dernier comme aqueuses; ccllea-ci 1001
comme des mers qui apparai.sent aUI borne. du ciel, où sool
ccu~ qui ne connaisscnl que les communes vérilés du seol littéral
de la Parole. - Les eaux signifienl les vérités naturelles, N- 50;
par conséquent la m,r, où les eaux tombeol el se rassemblenl, si-
gnifie le Divin Vrai dans Bes limites. Ainsi, puisque par Ctlvi qui
eU auù ,ur " Tr6m, il est entendu le Seigneur, N'- 230. el que
par le~ 'ept lampes qui ~cmllt~ upl t.tprÎU d. Di.., d'DanI /. Tr" ... ,
il est entendu S8 louvelle Êglisc qui sera dans le Divin Vrai,
N° 257, il esl évident que par la mw d. owr. qui .,ail tùvanll.
Tr6ne. il est entendu l'Eglise chez coux qui lont aux limitel du
cicl.-c II m'a étédooné, Il dit Swedeoborg,o.de voir les Men qui
~ont aux limites des cieux, ct de parler à ceux qui y étaienl, e'
par conséquent de connallre par expérienco la vérité de la. chose.
Je les ai vu, comme daos une mer; mais ils m'onl dit qu'Us
étaÎeul dans une atmosphère, et non dans unc mer. » - La ".".
est comparée au crUlai, à cause de la transparence du Divin Vrai
qui I)rocèdc du Seigneur.
239. Il n'cst pas étonnant que la Parole !loll désignée par des
Animaux, quand 10 Seigneur lui-même est souvenLnommé Lion
el Anneau . Les Anirnaw: dont il s'agit ici lont ceux-là Dl~me. que
vit tZécbiel. et qu'il nomme laulOt Animaux, tantbl Cbérubins.
Ils signifient le seos littéral de la Parole, rarco qu'il~ ont ité vw
CHAPITRE QUATIIIÈ~m.
au milieu Il aUlour du Trône: ils out (,Ié vus au milieu du [r(me.
parce que l.il. était le Seigneur? el comme le Seigneur esl la Pa-
role, il. o'onl pu être vus ailleors; ils oot élé vus autour du Irc)M,
parce que le ciel angéliquo où réside aussi la Parole entourait le
Trône. Les Animaux ou Chkubi". lignifient aussi la garde de la
Parole ou son seos lilléral. Le Icns littéral de la Parole est le gor-
dien des vérilés réelles qui y 8001 intérieurement cachées <t et la
garde consiste eo ce que ce lens peul être lourné de (oulo ma-
niére. c'est-à-dire, être expliqué selon qu'il peul ôlre saisi, sans
quo pour Ce13 le sens inlerne !toil lésé et vioM; car il D' es. pas
préjudiciable que 10 sens littéral de la Parole soil compris par I"uo
ftulrement que par l'au Ire; mais co qui esi préjudiciable. c'est
que le:J vérilés divines qui y soot inh!rieuremeol caclJ(~es, soicut
penerlies ; car par là. on (ail "ioleoco à la Parole. Le sens JiUé-
rai est une garde pour empêcher que cela u'arrive ; et il exerce
celle garde chez ceux qui sont par leur religion dans les (auuclé',
el qui ne cDnfirment pas ces fausselés ; car ceux-ci uc tool point
de violence à la Parole.
2.40. Les yeu:c, quand il s'agit do I"homme, signifient l'enten-
dement, et quand il s'agit du Seigneur, ils signifient sa Divino
Sagesse. N°' 48, 125. Il en est de ml!me quand il s'agit de la Pa-
role, comme ici; car la Parole 'Vienl du Seigneur, traile du Sei-
gneur, el ainsi est le Seignenr. CC:J mols fkvaui tl dtr-riin appli-
qués à la Parole désignent la Sagesse Divine qu'cHe renferme (g) .
Cg) Les animaux vus par Jean. au moment ob tout sc prépilre pour UD
Jugement exerc~ par le Verbe. la Paro~ incarnée.. figurent cetle mCmc
l'arole dans le dernier degré. c'cst-à-dlre, dans le sens dc la leUre. La
l'arole, dans le sens llttéral. est dans les cxtrêmes; clic apparalt donc à
l'homme nat.urel, lransportt! CD "bloDS, a,,'cc tout cc qui appartient aux
extrêmes. Comme le nrmament, chargé lui aussi d'animaux, le ciel Im-
m3térlel n'otrre d3DS ses derDiers degrés que les représentations de ce
que l'homme voll sur la terre; cc ne peut pas être aulremenL Les Im-
pressions rcçues ODttOUJours le caractère des souvenirs de la ,'Ie. .. L'Être
Dldn dans son essence première est Incommunicable:" rbommc. Nul DC
peut "olr Dlcu ct v"'re, dit Motsc ... Les Chérubins, dans les au(cls np-
rés cbez les JulCs, étalent représentés ,"ollant l'Image sacrée de Jéhovah.
C'était donc l'emblème des choses qui empêchent l'homme, descendu
dans le naturel, de 'l'oir la Cace de Dlcu. Le Chérubin gardait l'arbre de
"le, parce que 1"lOmmc, ayant abusé de la counDunicaUoD élabUc entre
L' APOCALYPSE.
SBNS NATUREL. IENI SPtRJTURL .
VII. El le premier Animal . VII. Savoir : L'apparence
semblable à un Lion"; et 10 do Divin Vrai quant la la pui.-
second Animal, semblable à uo lance al; soo apparence quant
Ve.uilEt; et.)e troi.ième Animal, il l'aJl'eclioD 'M; son apparence
ayaut lalacecomme un Homme qoant à la lages.e -; et SOD ap-
MI; elle qualrième Anim~l, 5em- parence quant à l'intelligence
blahle il un Aigle qui 'Vole w.. qui réaulte des cODoaluance.-.
241. Le Lion signifie le vrai dans sa poissance, et ici le Divin
Vrai de la Parole quant à la pUÎssance; c' ell ce qui rétu"e de la
force do lion qui est plus graode que celle de lout aulre animal
do la terre.
242. Les Bêles de la terre signifient les différentes aO'eclioDI
naturelles; le Veau signifie cene de savoir. Le secood Animal qui
ressemblait il un Veau fut vu pat Jean, paree qu'jlsignifie le Di-
vin Vrai do la Parole,qui affecte les esprits, el ainsi les inslruil el
les p~Dt'!lre. Les Egyptiens qui aimaient beaucoup les science. s"é-
taient fait des veaux en signe de celle affection; mais tes ayant
ensuile adorés comQle des dieux, c'CSI pOUt cela que les veaux
eigoifieol souvent da os la Parole l'ad'ec.ion pour le faux . JI en
cs, de m~me du veau que le. Israéliles se firenl dans le déserl.
245. L'homme signifie la sagesse, parce qu'i' OIS' né pour re-
cevoir du Seigneur la 58gesle, el devenir 8nge. Par const:queo',
aulant uo homme eat sage, autant il est homme. La sagosse véri-
tablement humaine est de savoir qu'il y a uo Dieu, ce que c' est
que Dieu, et lcs choses qui sont de Dieu . C'elt la ce qu'eoseigne
le Divin Vrai de la Parole.
24... Los Aigles oot di"erses significalions : L'aigle qui oole si-
gnifie les connaissances doot .e (urme l'intelligence, parce que,
quand il vole, il conooll el voil. Les aigles 001, co cJl'el, des yeux
perr.ants pour distinguer de loin les objels, et les youx signiHeol
l'inlelligence, N° 48. Vol"" c'est percevoir 01 instruire; et daDa le
sens suprême, ou ils'agit du Seigneur, c'est prévoir et pourvoir.
lui el SOli auteur.. oc pouvait plus voir que les objeLs naturels qui l'om-
pêcb:lleol de péoélrer à la région spirituelle. La lettre des tcrtrures ,olle
la llajeslé Dlvwe comme les Chérubios. L'Image des Chérubins devait
donc s'oO"rlr louillaturellcmcb( à "AJlC')trc Je:m, b ·;lSIICCI de la l*
... arolc
IIU<:ral('. (I~ d. llIe JJH.R: )
CHAPITRE QUATRItME. 7.
SENS NATUREL. UNS SPIRITUEL.
VIII. El lcs quatre Animaux vIn . Et la Parole, par cba-
avaient par eus-mêmes chacun cune de ces apparences, avait
six ailes à l'oolour :8ll6, et au de- une puissance parliculière pour
daos elles élaieul pleioes d'yeux empêcher ses vérités intérieures
.., et ils n'avaienl poinl. de re- d'être violées 'lU, el cette puis-
pos jour et nuit, dinnl: ft Sainl, sance ,'cnait de la Sagesso Di-
» Saint, Saint eU 10 Seigneur ,-ine qui élait daos l'intérieur
»Dieu Tout-Puissant 'lin, Qui . ., et la Parole répétait conti-
» Était, et Qui Est, et Qui Doit nuellement:« Celui qui est Seul
a Venir 'M, D Dieu cl qui Seul doit être ado-
It ré M7. c'est le Seigneur"'. D
245. Les ailll signifient la puissance el aussi la. garde; car
Jes ailes dans les oiseaux 15001 il la place des bras dans l'homme;
Of, le bras esl le symbole de la puissaDce. Six, comme produit de
trois par deux, signifie lout (luant au vrai ct nu bien; car lrois
signifie (ou( quant au "rai, et deu,z toul quant au bien . 00 voit
par ce qui prècèdc quelle puissance est signifiee par les ailes do
chaque Animal: c./I.. du lion signifient la puissance de combat-
Iro contre les maux el les fausselés j "llu dlf veau, la puissance
d'affecter les esprits; ulles de l'homme, la puissance de savoir ce
quo c'est que Dieu, el les choses qui SOllt do Dieu; el cella cù
l'aigle, la puissance de conoatlre le vrai elle bieo, el. d'acquérir
ainsi l'intelligence,
246. Les aile. pleine. d'y~ signifient, comme les Animaux
pleins d'yeux, la Divine Sagesse, N·240, II est dit au dedtms, pareo
que la Divine Sagesse de la Parole est dons le sens nalurel , d'après
le scns spi.rituel el. le sens céleste qui sont cachés dons l'intérieur.
247, N 'avoirpoinl tù repotjour et nuü, dûanl, c'ost en.eignercon-
tinuellement el sans cesse, La Parole enseigna it ce que discnl Ics
Animaux : " Saint, Sm'ru, Sain' lit le Seigneur TOUl-Puiuanl ; DC'cst-
à-dire: Lo SeigDeur est le Seul Dieu, el doi' par conséquent être
Seul adoré. Voilà ce que signifie StJin, répété trois fois, car la répé-
lition triple renferme toute sainlelé dansleSeigncur seul; la Parolo
no traito que de Lui seul, el c'est en cela que cOD sil te sa ;aioteh!.
Le Seignour seul est Saint, ND t7:5, et la Diville Trinilé es' en Lui,
248, C'est le Seigneur, Voir l'explication, ND 13,
76 L'APOCALYPSE.
SBNS N'ATURBL. IBNS SPIRITUEL.
IX. lU quand les Animaux IX. Et quand la Parole allrÎ-
donnaient gloire el bonneur et buait lout vrai, tout bieo et
action de gracesà celui qui était tout culte au Seigoeur., .. Lui
a.sis lur 10 Trâue - , il Celui. qui el' .eul la vie. 01 par Qui
qui vil dons les siècles des si&-. Seul 00 obtient la vie élernelle
cles", iN,
X. Les viogt-qualro Vieil- X . Tous ceDX qui 'taieot daos
lards se proslornaient devaot 10 Ciel s"hummaienl devaot le
Celui quiélait agis lur le Trôno, Seigneur, el il. L'adoraieot
01 ils adoraient Celui qui vit commelcHul deQuion obtient
dans les siècles de. siècles»', e' la vie éternelle »., et ils reCOD-
ils jetaienl leora couronnes de- naissaient que leur Sagesse ve-
vanl le Trime. en disant »2 : (A) naÎI de Lui seul, CD disaDI JaS :
249. Les Ânimaw: lignifienl la Parole, N° 239. La gloire el
l°honnftlr, quand il s'8gil du Seigneur, signifient que tool vrai cl
toul bien Lui appartiennent el viennenl de Lui. La gloire désigne
le Divin Vrai, cl l'Mmuur le Divin Bien . L'Ge/ion th grlJtlJI, c'est
loul cu Ile. C,ltA qui '" autlwr 1. Tr6,... c'CSI le Seigneur quant
lIU jugement, N° 230. Ces mols réunis (ormentle seol donné.
2500 L'explicalioD CD a été donnée, NN 58, 60.
251. Les vingl-IJuair. l'ItJilÙJrdl soot 10UI ceux do l'Égr;se du
Seigneur, N° 233; ici, lous ceux do SOD Êgliso daosle Ciel. Les
'Vieillards, comme chefs, repréacnlenl la masse. L'humiliation
devant le Seigneur el l'ador:1Iion, qui en est la suite, sont dési-
gnées de manière qu'il est inutile d'eulnr dans d'autrel expli-
calions.
252. La t'ouron"", c'est la lagesse. N" 189, 235. Par cons6-
quent. dipos,," dtl t'o"ronne.s devant/II 7;'0,.., c'est reconnallre que
la sagesso o'cst poiot à eux, mais qu'elle leur vient du Seigneur.
(l,) La Parole enseigne l'hommc toces.5ilmment, et le CnoLlquc des
aolmaux rendant gloire à Dieu est ce qu'clle nous apprend :t. chaque page.
Vous voyez en m~mc lemps les vlngl-qU::r.lre vleUlards se prosternant dé-
poser leur couronne dC'ant Dieu, Image Crappante qui IIOUS dit que touS
les biens cl toules les vérlt~ pos.'i1bles viennent uniquement de DJcu~ et
que l'homme doit avouer qne 1:t So1gcsse et la gloire appartiennent b
Lui seul, ((.;d. RIClIJ!ft.)
CHAPITRE QUATRI~ME. 77
SENS NATUREL. SENS SPIRITUEl .•
XI .• Tu es digue, Seigneur, Xl. ft Seigneur, qui es le Di-
» de recevoir la gloire et )'b01l
4
• 'fin Vrai cl le Divin Bicn, 100
.. neor el la puissance 2a. parce » Mérite ellaJuslÎcc t'ont donné
» que l'u as créé loutes choses, • la Royaumo~. parco que
»ct que c'est par Ta ,"'olooté II) c'esl Toi qui 35 fait el formé
Il qu'elles 1I00t el qu ' elles oot " loutes le& cboses du Ciel et de
JI élé créées". D • l'Églile, èl qui lea réforme et
" les régénére par la Sagesso de
• IOn Amour 2.VI. »
263. Tu et dignl, Stt'rJ'Mur, désigno le mérile et ln justice du
Seigneur. La. gloi,.6 el l'honneur signifiellile Di"in Vrai ct le Di-
vin BioD, N° 249. R6cnoir la puwanc6 signifie qu'au Seigneur
apparlienl 10 Royaume. Tout cela réuni en un seul 8eD8 signifie
J'aveu lail par IOU5 ceux qui soot dans la Ciel que 10 Royaume
apparlienl au Seigneur par son mérite 01 sa juslioB. parce qu'a
est le Divin V rai et le Divin Dien . Volt' la Uègle t 8 .
254. Tel est 10 seos spirituel de ces parole• • En eO'el, trier,
c'cat réformer et régénérer par Je Divin Vrai ou par la Divine
Sageue; la '010,". du S.igneur c'est le Divin Bien ou le Diyin
Amour. Soit qu'on dise le Diyin Dicn el le Divin Vrai, ou la Oi-
yin Amour et la Hi yi ne Sagesse 1 c' est la même chose; car tout
bien apparlienl à l'amour, el loul yrai appartient. la sageSl8.
D'un autre cOté l'amour et le bien appartiennent à la volonté. et
la &ageMo el 10 vrai appartiennent à l'entendemont . - Toutulcs
choses du Ciel el de l'ÊgHse procèdent do Divin Amour et de la
Divine Sagesse; il Y a plus encore, le monde a tHé créé par eox;
c ·e., ce que démontre Swedenborg dans SOD IraÎl,j de 10. Saguu
Angilifuo ..... l, Dirin Amour.
CDAPITRE ClNQUIEME .
•••_"'BE.
Cest dans sa Divine Humanité quo le Seigneur fera le jua:e-
menl, parce qu'il es' la Parole même.-Cette l'érile esl reconDue
par les Anges des .roia CieulI:.
SBNI NATUREL. SENS SPIRITUEL.
1. El, dans la main droito de J. E. 1 daos la Toute-Puis-
Celui qui étaitallÎssur leTrôno. sance et dans la Toute-Scieoco
je vis uo Livre écrit co dedans du Seigneur comme Divinité
et en dehors :lM. scellé de lept dont procède son Humanilé, je
sceaux .'. vis la Parole qui seule peol BP-
pr~cier lant en général qu'co
particulier les élats do la vie
de lous ceux qui sonl daos 105
cieux cl sur la lerre »e, ~Ha15
absolument cacbés à l'aoge et
à l'homme»",
256. La droite signifie la Toute-Puissance et la Toute-Science
du Seignour, car il s'agit ici de loos ceux sur qui doit le {aire 10
jugement, 01 de la léparation des bons d'avec les méchanls. -
Celui ql'; Clil IUsillsur le TrOne, c'est le Seigneur quant à sa Divi-
nité même dont procède Ion Humanité, car il est dit? Vers . 7 ,
quo l'Agneau. qui le représente quant à sa Divine Humanité,
reçut le Livre de la drol'l e de Celui qui ~tail sur le trlJ1tc.-Le Livre
c'est la Parole; le Seigneur, comme Parole, connaU les étals de
la vie de IOU5 ceux qui aool dans les cieux el lUI' ta lerre; cal' il
o.st lui-même la Divine Vérité, et par dle-même la Divine Véritf
sait tout . Le Livre est écrit cn dedam et en delwr., c'est-à-diro
quc la Parolo apprécie lei étals de -vie tant en génbal qu'cn par-
liculier.-Le Seig ncur quant à la Divinilé de loufe éternitC, est la
PAROLIt; cor il cst écrit: Au commencement étail la Parole~ cl la
Parole tlail clu:z. Dieu, et la Parole t'ail Dieu; quant à l'Uumaoilé,
il est aussi la PAROLE; car il esl ajouté: Et. la PartJle a t lt (alie
chair. -Jean, 1. l, • .t..
257. Se,ller d "un 10&114, c'est cacher; "~IUr de "pt SCtatl.Z,
c'est cacher lotAlement, carseptsignifie loul, N· tO . JI csl ajouté:
If rang, tl à rlwmnu~. parce qu'il est d it. Vers. 3' c14: P,rlOnmne
CH,U'ITRE CINQUIE&Œ. 70 ·
SENS NATUREL. SERS SPIRITVRL.
JI. Elje vis un Ange puissaot Ir. Et je vis le Seigncur in-
s'écrier à voix graode":« Qui Ouer intimement pa, son Divin
• esl digne d'ouvrir le Li,'re et Vrai dans la pensée de tous,
»d'en rompre les sceaux BI? • pour ICI porler à se demander
- : . Qui a le pouvoir de cODnal~
• Ire louale.étalsde vic,el doju·
» ger chacun selon SOD élat twt.
111. Et personue ne pul, dans III. Et oui oc pu l, dan. les
le Ciel, ni aur la terre, ni sous Cieux supéricur:l, ni daos les
peut dan. le cicl# ni .IUT la lerre, ni 60". la lerrc# ouvrir le livre. cIe.
Telle esl la Parole pour 10Ulf cellx à qui I· ...gneau. c'est-il-dire, le
Seigneur ,ne l'ouvre pas. Comme il s'agit ici do l'examen avanlle ju-
gement dernier t ce sont les étals de vie qui SODt absolument cacbés.
258. L'Ange s'ürwnt, c'est 10 Seigneur. parce que l'Ange ne
parle ni n'enseigne par lui-même. mais par le Seigneur, cl cepen-
danl comme si c'était par lui-même. L'Ange est dit puis8llnt, parce
qu'il parle avec puissance, el ce qui esl anDoncé avec pUÎHancc
influe intimement oonll la penllte. La ':OLT gruntk signifio le Divin
Vrai dans sa force.elou55Î l'examen.parce qu'ici l'ange inlerroge,
259. Qui est digne? signifie Qui a le pouvoir 1 Ouvrir le Livre
el en rompre les sceaux, c'est connallre les étals do la vie do tous
ceux qui sont dans les cieux ct sur la lerro, 01 juger chacun selon
SOD étal. On le verra clairement par ce qui sora dit, lorsque l'A-
gDeau ouvrira lucctlS5ivemenl lea sept 8ceo.ux du Lino.
260. Ces expressions dam 1. cNl.1UJ" la 1Uf".' 'OUI/a ''''''', si-
gnifient dans les cieux sUllérieurs et infé,ieurs. Jean étant dans
l'élllt spiriluel ne put voir que lell terres du mondè daos lequel H
était; car le monde spiriluel ronfermo des lerres comme le nôtre.
Les cieux supérieurs y apparaissent sur les montagnes el 5ur les
collines, les cieux inférieors sur des terres au-deuous, et Jes der-
niers cieux comme S005 les terres; car les Cieux sool des Etendues
placées l'uoo sur l'ou Ire, et chaque Étendue eel commo une lerre
80U8 les pieds Je ceu:I: qui y sonl. L'étendue lIupNme est comme
la cime d'une montagne; 1. seconde est sous la prcmiere, mais
sc prolonge davllntage de IOU8 côtés; la Iroi.iéwe, plac~o 10U$ la
seconde, se prolonge encore plus: c'est la que .oot ceU:I: qu'on dit
SO L'APOCALYPSE.
SENS NÂTORBJ.. SBNS SPIRlTUSI..
la Cerre 'lM, ouvrir le Livre ni Cieux inférieurs •• conoaJtre
le regarder tII._, tous les étals de ,oie 1 ni juger
chacun selon SOD étal-4ft •
IV. El, moi, je pleurais beau- IV. El je resseDti. une pr~
coupdecequ'il ne s'était Irouvé fondo douleur de ce qu'il ne 5'6-
personne qui fdl digne d'ouvrir taillrouv~ personnellui pdtcon-
le Livre, et de lire, et de le re- oaHre 10 US les étals de vic, ni
garder *. juger chacun scion 10D étal".
être $()Ulla Iwrt. Les Irois Cieux apparaissent ainsi aux aogcs des
Cieux supérieurs, parce qu'ils voient les deux aulres Cieux au-
dessous d'cux. 115 dorent apparatlrc ainsi il Jean qui ~tait alors
avec ces aoges; car il lui a été dit. Chap. IV. Vers. t : Monl. id,
cl je le montrerai ce qui doit arriver dans la suite.
26t et 262. Voir co qui a été dit, N· 259 . R~ga,d#r III Livre
c'cst connaUre quel est 1'~lat de vie de chacun. L'ensemble de ces
deux N°l signifie donc que personne ne plll connaUre les étals de
vie, Di juger; c' est le Seigneur seul qui connalt l'état de chacun
depuis les intimes jusqu'aux extrémes. Il voit quel est l'homme
depuis l'onfance jusqu'à la vieillesse, quel il doit ~tre daos l'éter-
nité, et quelle sera sa place dans le mondo spirituel. Il "oit cela
il l'instant et par soi-même, parce qu'il esl le Divin Vrai ou la
Parole; mais cela est impossible à "Ange el à l'homme, pareo
qu'ils sont finis; et comme lels ils oc voient que co qui est ex-
lerne, encore D'est-ce pas par eux-mêmes. mais par le Seigneur.
263. PllUrer lnaucoup, c'esl ressenlir une profonde douleur;
Jean éprouvait cetle douleur, ()arce que tout allait périr, si un
jugement dernier ne rétablissait l'ordre. Il "oyait devant lui ('.;:-
glise arrivée à sa fin. tl!llo qu'elle est prédite par le Seigneur daos
Matlhicu, - XXIV. 21,22. - En effel, ne "oil-OO pas, dons la
plus grande partie du monde chrétien, des hommes transporter
en eux-mêmes la Diyine puissance du Seigneur, vouloir êfre
adorés comme des dieux, ct iovoquer des hommes morts. D'uo
aulre côté, DC fail-on pas de Dicu trois Dieux el d'uo Seignenr
deux Seigneurs? Ne place-t-()o pas le salul, non da os J'amende-
ment de la vic, mais dans certaines pratiques de dévotion , avcc
ln folle croyance qu'on cst ainsi jusfifie (!I sancli6é?
CHAPI1'RE CINQUIÈME.
SENS NATUREL. SENS SPIBITDEI..
V. El J'uo des Vioillards me V. EII"uoc des sociétés angé-
di!:c No pleure point-. Voici, liques, qui était plus quo toule
.Ie Lioo", qui est de la tribu aulre dans la. sagesse, me dit:
• de luda, la Raciue de David, (1 Con8ole~loi .... Voici, le Sei-
li a vaincu ... pour ouvrir 10 guour2ll$, qui D. uni dans soo
1»
li Livre, 01 eD rompre les sept »Humanité le Divin Dien au
» sceaux .', ., • Divin Vrai. a acquis. par sa
D propre puissance. la Divine
1) Sagesse". pour connallre
» tous les étals de ,-ie, cl juger
• chacun scion son clat.7 • III
264. Les Vieillards signifient cellx qui sonl dans les "éril~s do
1'}~gJise par le bieo, N° 255, par conséquent ceux qui sont plus
que (out aolre dans l'inlelligence el la sagesse; car toule intelli-
gence viont du bien au moyen des vérités, et Don d'aulre part.
L'un dt. Vieil/arch signifie une société du ciel; car l'ange, daDs la
Parole, signifie noo pas un ange, mais une sociélé cnlière; par
conséquent, il en est do même du Vieillard. Il esl dit do celle so-
ciété qu'elle est plus que loute Bulro dans la sageue, parco que
c'est ello qui enseigne à Jean la vérité développée dans le N° 266.
Or, les sociélés angéliques du ciel intime reçoivent celte vérit6
par la perception, et les antres no la connaissent quo par "illus-
tralion de l'entendement. La. perception ost une pleine confirma-
tion par l'influx du Seigneur; "illustration de l'entendement est
une vue spirituelle: "amour pour le Seigneur dOllne la première;
et l'amour en vera e prochain, la seconde.
265. Le Lion c'est le Divin VrAi de la Parole, quant à la puis-
sance, N°24t. Le Seigneur, étant ce DivinVrai, est appelé ici Lion.
266. Le Seigneur, quant au Divin Dien, csl signifié par Juda,
N° 96; et, quant au Divin Vrai, par Da,·jd. N· 174. Aiosi, ces
mols, le Lion, qui tM ch la tribu de Juda,/a ll.acine de Daoid. a "ain-
eu, signifienl quo le Seigneur a subjugué les enfers, el remis fouI
CD ordre par son Divin Rien uoi à son Divin Vrai dans SOD Huma-
nité; car sa 'icloire~ pend alti qu'il clail dans le monde, n consisté
à subjuguer les enfers, el il remettre loul en ordre dans les cieux.
267. J'ob' ci-dessus, N°~ 257, 2.;j9 .
G.
L'APOCALYPSE.
SENS NATUREL. SRNS SI'IBlnTKL.
VI. El je regardai, el au mi- VI. Et je regardai, et dans
lieu du Trône el des quolrc Ani- l'intime de loul ce qui COD-
maux d au milieu des Vieil.
t cerne le Ciel el la Parole, el
lard!, je ,'is - un AGNEAU de- dans l'intime de l'Église, je vis
boul comme tué., ayant sept 'lM le Seigneur dans BOO Huma-
('ornes ne et sept yeux 271, qui Oilé, ft peine reconnue Divino
1001 le8 sepL esprits de Dieu, par un pcliL nombre - , ayanl
CDvOyt#S par Ioule la terre m . sa Toule - Pui.sauce 27t ct sa
Toulc-Sciencc 271, d'où émane
la divine 'érilé pour sc répan-
dro parlout où il y a quelque
religion ni,
268. Âu mi/iN signifie daDA l'intime, N° 44. Lo]Tr671of, c'cst
le Ciel, N° 14. l.es qualre .Jtnimau,z signifient la Parole, N° 239,
ct IC5 vÎtlgl-quaire Jl"U.lllarfÙ rÉglise, N·· 233, 251. De 'à résulle
)0 5eos dODné.
269. Dans l'Apocalypse. l'ÂgMau signifio le Seigneur, quant
il sa Divine Humanité (a). Tut. daos le sens spirituel, s'appli-
fluO i, l'âme el non au corps; l'homme est 'ué quaol à "éme,
lorsqu'il n'y a plus en lui aucun bien de la (oi; mais lorsque
fu4 S8 dit du Seigneur, il ne peul avoir celle significa.ion, puis-
que le Seigneur es' la Vie même. et dODne il cb.cun la vie spi-
l'ituello; lui sigoifie a101'8 que le Seigoeur esl rejelé el méCODnu.
Voit' N· 59 .
(a) C'est ici l'emblème le plus import.:'mt. L'Agneau cM l'emblème du
bien de l'innoceoce; c'cst là ce qui consUtue le Ciel. Un cœur Mmpte
(omme un agneau cst la coodlHoll requise pour recevoir la vérité. C'est
l'Ionocence seule, en cfTct, qu.l écoute ct reçoll les enseignements de la
s.'lgcsse. - SI l'orgueil lient dans le cœur de l'homme la place de l'In-
nocence, Il est certain qu'U ne recevra jamais la yérilé. Trop plelo de
lu.l-même, Il est à lui-même son propre Dieu. Comment Dico trou'craU·
U accès auprès de lui? C'est uo prorond enseignement cacbé sous cet
emblème. La vérité dh'lnc, venant dans le CŒur de l'homme remplacer
les amours Impurs cl les vanités déllr:mles, ne pou'ait pas prendre un
imlre emblèmc (IUC l'agueau, Dtchu par orgueil et égotsme~ l'homme
ne pouvait re'cnir à Dieu quc par l'innocence el la simplfelté du cœur.
- l.'elUblèmc de l'Agneau n'apparUen' p:lS seulement:t la Bible; la né·
CHAPITRE CINQUIl~!IE . 83
270. La corn, signifie la puissance, parce que la (orce des bè-
les il corDes, comme bœufs, béliers, boucs, ele., rOside dans leurs
cornes; '.tsignifie (OUI, N- tO. Ainsi, les Jep' cornt" signifient
la TOUIe-Puissance.
271. Les yeu:x:, quand il s'agil du Seigneur, désignenl sa Di-
,-iDe Sagel5se, N°l 48, t 25; niosi, les ''Pt yeux signilicDIS4 Toulc-
Science.
272. Les sept esprit. th Dieu sont le Dil'in Vrai procédant do
Seigneur, N°'t4, 155. Elltx)ytr. c'cs. communiquer, répandre ;
par tOUl' la terre, c'esi partout où il y a quelque religion.
vélaUon prlmUlve l':tvalt employé. Dans l'nntlqulté~ la dJvtnUé solaire
avait l'Agneau pour aUrlbul, comme J.-C. lui-même. Les N:ulcDS ho-
norruent Apollon sous le nom de Dieu li chevelure d' u9lleau; ct
cct dpoUoo, n'élalt-U pas uu dieu berger, comme J,-C, est un Dieu pas-
teur il' - Je croyais aupnravnnt que le Seigneur étaU figuré comme un
Agneau, pour désigner qu'Il étnll la vlcllme offcrte pour l'explallou de
DOS péchés. Cette opinion, Urée du sens lIttéral de la Parolc, est mes-
quine et étroite, C'est contre les lumières de la raison. Qu'cst-ce que
C'CSt qu'un Dieu exigeant de son Fils un sacrifie sanglant pour l'exp'.Ulon
de DOS rautes? On peut, :wec ce dogme là, se sentir touellé de compas-
sJon pour la vlcUme i maJs, qu'est-ce que le cœur ct l'esprit de celui qui
ordonne une telle chose? SI, au contrnlrc, la médlnUoD est considérée
comme l'acte par lequel lil l'érHé, desceodue dilns les c:ltr~mes de la
nature, DOUS reconelUe a,'ec cct Amour que la pensée suppose comme
l':ttre unlvenet dans les premiers degrés, nous concevons que l'Agneau
réparateur, ou l'humanité prise par le Seigneur, s'annonce sous le sJID-
bole de )a seule racullé qul puisse nous réconclllcr avcc la DIvi.ollé.
Cette Dlédlation est admirable. Par ce moyen, on peut coDsJdérer J .-C,
comme DIeu; dans toute autre hypothèsc, 00 estlenté de dc,'enlr Socl-
nlen. En elfet, comment le Dieu qui (.aU germer les plnntes. qui répaod
la ,·le.dilRS les animaux, Inlt dans les corps célestes, s'cst·lllndivtduaJisé
dans la personne d'un Jolr pendant trente-trois nns? 'ous pouvez sup-
poser, au contraire, que l'tIre universel, l'Amour DiYln, peut répandre
la vie dnos toute la nature, sans empecher néanmoins la vérité, émaoée
de Lui, de s'Incarner dans l'espêce humaine (*). (Éd. IllCHER. )
(-) L'hDmme sur terre est composé de den:r. PIIrtln distlnetes, quoiqu'agissant eGmœe
ne l'alla Dt qu'un: Le .pJrhu~1 qui eGDllIlut'. li proprement p:uier, l'I!Drume. ct le " :J'urel
par Irqurl le aplrltuel Dgi. danl ce mondl'. L'bomme al)lrlluc! ('I.t UII ..u:lplent de la .. le.
car il Il'11 pas la ... Ie en propre ; Dieu 5CU1 CI la .. ie ('II ~J. Cl est I:J "ie JI}l,lne; cl c'est de
Lui, comme WUfC(', qu'clic K' r~nd dll D$ 10 u, le. rkeplDdcs qui composeut l'unh"cn.
8A L'APOC,ILYPSE,
SENS NATUREL. SENS SPIRITUEL.
VII. Et il viol, el prit le U- VII. Et il se montra comme
ne de la main droite de Culul Di,ine Humaoile. et il mani-
qui était assis sur le Trône m. (esta l'intention de Caire le ju-
gement au moyen de la Parole,
qui est lui-même, el qui émonc
de son esseDce Divine 2'D.
275. Ici, il eal bien évident que Cclui qlli e.' auiA sur le Trdllc
et l'Agneau 800t UDe scule penoone; que, par Colui qui est
assis sur le Trône, il est entendu la Divinité du Seigneur, de la-
fJucHe tout procède, ct par l'Agneau sn Dh'ÎDC Humanil~; cal" il
c~t dît, dans 10 Verset G. que Jean vil l'Agnellu debout au milieu
du Trf)tlr. 1 ct il est dit ici qU'il prille livre de III mnin lÛ! celui qui
tlait tU,;;, sw· le Trûne (il). Il CI' d'ailleurs constant, d'après l'Ê-
vaogilc~ que )e jugement doit ~tro fait par le Fils de l'bomme.
Or, le }'ils de l'homme, c'c,t 10 Seigneur quant à. 83 Divine Hu-
manite; et celle Di'Îuo Humanil6 est la l")arolo, qui est Dieu, cl
qui a été fa.ito chair.
Ceue lOUrce de b 'l'If', qui .... t Dieu rn~I!1(" nomrn6 :'1I",i Nro ou Jcho". b, est Inlinle, C'(
ne {W:ol. p:ar conséquenl, Nre con.hl';rèC' p:., nou. d'opl':" let 101_ du l'coc(lilct'. Elie. conl -
lÏlué le ,pil'UucJ de J._C., dès le mom!;'n' de .... concquioa, ct .'~t rcftluc de chalr, de
ml:mI: que l'Amr, lImplc rêCl'ptllclc tle III 'l'IC'. conslitue 10 .piriluel de 101.11 bomme, tlll
moment d" .. conœpUoa, el w revH de ehllJ1'. Ainsi, en J.-C" l'tlroe4!lail Jéhu.'ob m~fIlC',
cl *'" eor~ était l' hulDanltt qu'il II nll prl~ de 'hlje, ct qQ'U dlrio'" iwcruiblu'lenl
pol' . . leul3doo, oUilqu-=lIft celte hllll10nlte t'c.pow.lt. et dont U del'ah IDI'II., ,icloricuJ:.
Or, . 1 l'homme, qui n'est l'lrac !>impIe l'I,."cept3de dc la l'i", pClIl, par ' lI pt!11~, (aire lM-
Ir.lction du telD"" el de 1'('lilaCl', Je r1!tlorlcr aUIi ~poquo l a plut rei:Ul~ ct le I~IU
porler dnn. I~ lieu'!: IC$ (11," éioiRut'!:J : li', p;lr 1100 g~uic, et uni IOrtir de lan r::thinet, il
pl!ul gou .. rnc 1' ,fc t em(lire" fUûrqllol s·é IOllfl('r it-on que ta 1'0 nJèuu:. quolqu'" nlml)nt
..
nn COJ'tlIl m:llcrld, I.(,(·cllc Ilc'l' ~ il dl'Inbcr , n'c Ol p" «!It pour cch d.e se répandr. da.,..
toutl:: la D3lurl: 1 - L '6.11'3",,110 ItOU, _l'prend quc, pcnd,ntl Hn léjotlr lur tetTe, J.-C. ,·a·
d l'e$S8. auU'I'I."I'Il II au... l.'Tc 1 c'tlall 010... JOn hu,lIIaltile qui 0'1'311 n:cotIn a ,. Di.,lltllé. C'nt
t11"ii qu'il ilrriH~ 5OU'1;1I1 fi l'hommo de ,·allrl.~cr la parole b. lui·mtmc polir scdollnCl'd«
rorect. TI cll difficile Ile C(;lIdlk.., ccrl:&ID' pasugC!o dc: l'I!nnl!:ile," 'OD n'admet t'II J. 'c.
dt'Uil 1!:lllts, 1"111 d'KIiNlDitloD, l'o.utre de Glorlfiutlon. Il bl dan' le premk-r. quand Il
prie Ic Père. qU ll n'" il hli 8Urlbuc 10UI ce qu'il (.h, ctc. : il ctl da". le teeond, quaad Il
opère des min. .f:lcs, 'IDOIne! il cUl quIC le ~ro et. Lili nc IOnt qu'o.o, que le Père at ca Lili,
el 'lue Lui cst d3D5 le Père, Ne.
(6) Obscl'vez comme la nature vague de la 'jsion cU caractérisée;
ccl Agoeau ~gorgé est debout. el Il prend le li'n e des mains du 'frlls-
lIaot 1 Comment concevoir. si on ne suppose pas Ici les scO'...'llions de
'cxt3Sc 1 un Agneau tué el debout, cl prcn:tnt un Ih'rc, (t;d. RICIUil,)
CHAPITRE CINQUIEME.
SH",,'S :oiATUU2L. SENS SPIRITUEL.
VIII. El quand il eul pris le VIII. El quand il eut mani-
Li'J'e ",.., les quatre Animaux festé l'intention de faire le ju-
elles vingt~qualre Vieillardll se gement S7i, les Anges des Cieux
proslcroèrcul devant l'Amiflu.u supérieurs glorifièrent le Sei-
2'7~t
ayant chacun des harpes i76. gneur dans l'Humililé du cœur
et des coupes d'or I,leines d e t7~. CD confessant sa Divine
parlums !U7. qui soulles prières IlCJlOtloilé, d ' apr~s Ics v{:orilé's
des Sainls ..,e. lf1B ,cl. d'après les biens spirituels
m. qui sonl dos pensées de foÎ
el d'amour chez ceux qui onl
ces 'éri lés el ces biens ~8.
274. Ouvrir 1. LitJr~. c'e:u connuilrc les étals do 'ie cl juger
chacun selou sou èlal, 1°259; leprend.,c, c'est manifcstu l'Înlcn-
lioll de (aire le jugement dernier ct de remoUre l'ordre daus les
cieux, cl par suite sur III lerre ; ca r Ici est le but de co jugement.
275. Il est dit -IV. 6,- que JeDn vil au mili4u ., aUiour dl'
Trd-M quatre Aniruau'X . Les Chérubins ou Animaux au milieu du
TrOne aignifient 11'.1 Scigneurquanl li 1., Parolo, mois les Chérubins
ou Animaux au/our du Trbu6 si g nifient le Ciel quant il la Parole,
et ici les Cieux .upérieurs; car co qui fail les Cieux . c'est 1.') ré-
cepfion du Divin Vrai qui procède du Seigneur par la Parole.
Les .,ingt-qualre Yitrillard., oyant été "' U5 - IV. 4. - autour du
Tr6J'M, signifient aussi les Cieux supérieurs. Se prO~I~tIr devanl
l'.~gMau. c'est être dans l'humilité du cœur.
276. Los harpe! el 10us 105 ioslruments à cordes signifient les
vérités spÎrituelles, el. los instruments hi l'enl les biens spirituels.
277. Les pat'(unu signifient le culle ou la reconnaissance de la
Divine Hum anilé ["Ior leI biens spiriluels. Les coupa qui conte-
naient les parfums oDlla même ,ignificlllioo. Voir Iltg le 5 , pag. 9 .
278. Les prière. sigoifient co qui~ cbez ceux qui prient . ap-
partient" la loi el à l'amour. parce que des prières san:) foi et
!Jans charité ne sont pas des prières, mais des 60 0S vides. - Les
Saints signifient ceux qui sont daos los vérités ct da o" les biens
'piriluels, N° t75. Les par(utnl sont appelés Pri.n~ dts SailU.!,
parce que le~ odeurs d.;liciouses correspondenl aux affections du
bien el du ,,·rai.
so L'APOCALYPSE.
SENS N'ATUBEL. SBSS SPIRITUEL.
LX. Et ils cbantaient un can- lX.EI ils reconoaissaientdans
tique nou'eau Sl70. en disant: la joie de leur cœur les Dh' ines
« Tu es digne de prendre le Li- qualités du Seigoeur",g, en di-
» vrc ct d'cn ouvrir les sceaux sant: «Toi Seul peuI conoattro
»tAO, parce quo tu as été tué, Il les états de vie de tous et ju-
D ct quo tu DOUS ns rachetés il » ger chacun selon son élat lM,
» DIEU en ton sang.'. de louto D parce quo lous s'étaient sépa-
III tribu et langue, et peuple ct • rés deToi, el que tu as délivré
1) nation #J:. » de l'enfer, en les conjoignant
• à Toi, par la réception de la
• Divine Vérité .', loos ceux
• qui, dans l'Église ou dans une
III religion quelconque, sont
• dans le vrai de la doctrine el
Il dans le bien do la vio Mi.
279. Le canlirjue signifie la glorification, qui est un aveu pro-
duit par la joie du cœur; car le cbaut eX4110, et fait quo l'affection
s'élance du cœur dans le son, Dans ce canlique, 10 Seigneur est
reconnu pour seul Jugo par ces mots: Tu es digne de prendre le
ü'vrt: ct tt'en out)rir Ics sceaux; pour Rédempteur, par ceux-ci:
Parce que Ire as fIé tuA ct que lu nous a6 raclu:Us en Ion umg; pour
Sauveur, par ceux-ci : Tu nous ru fails roi$ el prflre6 à noire D;eu~
el nous rtgllcrolls sur la terre; et enfin pour Seul Dieu du Ciel et do
la terre, par ces derniers mots du Chapitre: Ils se prosternèrent et
adorh'ent Celui qui vit aux siècles deI' siècle$, II est dit que c·est un
Cantique nouveau, parceque la reconnaissance do toulesees qualités
dans le Seigneur n'avait point été faite auparavant daosl'Ëglisc.
280. L'explication a été dounée, Ne 259.
281. I.e m.ot tuer signifie succomber spirituellement, mais ici,
étant appliqué au Seigueur, il signifie que lous s'étaient séparés
de loi; car ue pas le reconnallre comme seul Dieu du Ciel et de la
terrc, c'cst se séparer du Dil'in, c'est le tocr eu soi. Le Seigneur dit
Lui-Mèrne qu'il est un avec le Père; quc le Père esl eo Lui, el qu' Il
est dans le Père; qu'on ue vient au Pùre que par Lui. Ceux done
qui, dans l'Église. ne le reconnnissent pas pour le geul Dieu, sc sê-
parent du Divin, llachete'l'I'hollimc, c'cst le déli,'rcr de l'cofcr, et
CHAPITRE CINQUII::ME. 87
par là sc l'approprier et le conjoinJrc aÎosi au Divin; le $a~g du
Seigneur, c'est 10 Divin Vrai procédan. de Lui·MéOlC: Of, c'~51 en
recevant du Seigneur le Divin Vrai que l'homme est délivré des
enfers el conjoint à Lui.-Ouiconque no eoosid6rc que la Jellre,
ne peul découvrir le vrni seos de ces paroles; car. par: Tu as il' lui,
il coteod que le Seigneur a été crucifié; el par: lu ROW a raclutis
en Ion .ang. qu ' il nous a réconciliés il 50n Père par la passion de
la croix. C'est ainsi qu'on a établi dans "Égliso celle fausse doc-
Irino: 0"" le Divin 1161'118, qu'on appelle Ptr., arejeld /oinde LW'IO~
/e gmre IUmla"n; qtUlle..5è;gmur, par lapauùJ1I de la croix, l'a ricon-
cilié av" /, Pt". el qu'ainsi ceu:z pour qui JI inlerûdtl ,onl Jauvi's.
Mais qui no voit que celle doctrine esl contre la Di,'inÎté Même,
qui, loin de rcjelcr d'elle aucun hnmme, Ics aime (OU9 ct "cul
IOU5 Ics sauver'! Es,~il rieu Ju plus 0l'pose il 1',Essence Di'ino que
de croire qu'il lui faul du saog pour se réconcilier, cl qu'aiosi la
Misericorde appDrlienl au Fils qui 8 soulTert ~a passion do la croix,
et Don â Dicu Lui-Même? El cependant,c'est en celle croyance !~ull;)
qu'on rail consister la foi qui, dit-on , peut seule juslifier! Qu'
esl donc l'homme de hon liens qui poisse penser qtU tous lu pichis
du montÙ aienl iit Iraruport'$ l1W /. S6ignftlr, ~t qu'ils soient 6th de
dU6U$ qtlicOtlqtUJ a l6ulnnmi uu. foi? Non, personne n'est conjoint
à la DivioÎlé par le sang; mais il y a conjoDctiol.l. lorsqu'on reçoit
J8 Di'iue Vérité el qu'on l'applique il sa 'ie. C' cst un preu.1.nt
l'Humaohé que le Seigne-ur nous 3 délivrés. pareo que c'élail le
seul moyen do suhj ugucr l'enfer, el de remellre lout cn ordre dans
les cieu:c ; cnr le Divio opëre »ar les premiers 8U moyen des der-
niers, et ainsi pat' soi au moyen des choses qui sont dans les dcr-
Dicrs~ c'est-à-dire, daDs l'Humanito; telle esl l'opération de la
Divine PUlssance daus le ciel el dAns le moode.-Le grand acle
de la ltédemption consiste dans la Glorification que le Sdgocur
fit de son Rumanilc. cn la rend:!nl Divine, et il l'a divinisée cn
admettant successivement en elle les tenlations dont la dernière
lui celle de la croix, par laquelle il a complété sa victoire, Ainsj:
Il a porI' It' piehls d.,OUS, signifiu qu ' il a admi!J cn Lui toull'cnfer
lorsqu'" li été Icul~, car c'cstdo 1.1 que 80rtenllou. les maux pour
assaillir J'homme; ct : II a en/ev/ l"ptchù, signitie qu'il a suhjugoê
le.:l enfers, pour que les maux nc ),ussent plus assaillir ceux qui
rt' ?oivcnl sa di,'inc ,'érÎlé a"cc foi, cl "i'eut scion cette vcritù,
88 L'APOCALYPSE,
SENS NATUIlI!:L. SENS SVI'RITOF.L.
X .• El lu nOU5 as fails rois x ... Et tu les as mis dans la
» et pn!lres iJ DoIre Dum ~, et sagesse el daDs l'amour. pour
III
If nous regnerons sur la terre D tllre des images de ta Sagesse
.tt4-~. » • Di ... io8, el des ressemblances
• do Ion Amour Di.in su; 01 ils
D seront dans 100 Royaume, Toi
» CD eux, el eux en Toi . .-us . •
XI. Et je vis, ctj'enteodis une XI. El je regarda., el j'en-
voix de boaucoup d'anges, ou- lendis les anges dea cieux Îu(é-
tour du Tronc, el des Animaux rieurs confesser cl glori6er le
etdesVieillards Ud ; cl leur Dom- Seigneur-; 01 ils étaient lous
lire elait des myriades de myria- à un haut degré dans les véri-
dcs ct des milliers demilliers iln • lés el dans les biens 11'7.
282. Par 'n"bu est signifiée l'Église, quant ù. lA religion; par
lcmgv~. la doctrino de 1',Égliso ou d·uoc religion quelconquo ;
peuple signifie ceux qui sont da os 10 vrai. do la doclrioe, et par
ahslraclioD ce l'rai .; el t~alion, ceux qui 8001 dans le bien do la
,'je, et par abslraclion ce hien.
283. Voir l'cxplicalion, Net 20, 21.
284 el 285, Lo tttTe, c'est l'Êglise du Seigneur dans les cieux
el lur la lerre. Rigner, c'est être dans 10 'Vrai el dans le bien, et
par là dans 10 puiasanco quo donne le Seigneur do résisler aux
maux cl aux faussclé5. Ainsi, r/gncr IUr la 'tn't'.,
ç'e!il. être avec
le Seigneur dans son Royaume, Lui en eux, et eux en Lui.
286. La confession et la glorification du Seigneur ont d'abord
èl6 failes par les Anges des cioux supérieurs, Vers . 8, 9, to; elles
sont failes, ici el au Vers. t2, par les Anges des cieux inférieurs,
ct signifiées par une ,:oix de b~(lUCOUP d'ange8 autour du TrtJne.
aulour désignant ici la différence du degré d'inlelligeor,e et de sa·
gesse. Si Jean vil aloTS les Animaw: cl les Vieillard., en même
lemps que beauc(mp d'Anges, c'est parce que les cionx inférieurs
n'agissent jamais Jans les cieux supérieurs, sigl1j6~8, N° 275,
par les Am'maux el les VicillarlÛ; car le Seigneur inDue immé-
diatement par lui-même dans tOU5 les cieux, et médialement par
les cieux supérieur! dans les cieux inféricurs. Voila pourquoi
Jean vil ct cnlendit d'abord le!f Animaux cl les Vieillards scul$,
puis a'Cc beaucoup d·ADge~.
CIIAPITRIl CINQUlF.~Œ. 80
SE"lI NATDuaL. SENS SPIRITUBL.
XU. Disan1 d'unu voix gran- XII. Disonl du fond du cœur:
de : • L'Agneau lué est digno • Le Seigneur, dont la. Divine
D du recevoir la pui8sance~ et les » Humanilé il été méconnue, 0
D ricbesses, 01 la sag~s5e. el » dans celle humanité la Toule-
• l'bonnour et la gloire - , clla .. Pui8sanee~ la ToUll.'-Sciencc •
» bénédiction as". » " la Divine Providence, 10 Divin
» Bien ellcDivio Vra.i-,el tout
» Dien spirituel doot il (aÎfjouir
» ceux qui 8001 daDS 100 Eglise
» au ciel ot sur la ferro ~ : »
287. Dans le sen, spirituel, les Dombres signifient des qualilés
ct non des quantités. Voir Uèglo 7. Les myrùuks s'appliquent
aux vérihhlJ, ct les millin. aux. biens. Ces nombres signifient la
qualilé du vTai el du bien ù. un baut degré, parce qu'ils sont des
multiples de dia; qui signifie beaucoup. Lorsque deux mulljplcs
d'un même nombro loot nommés ensemble, 10 plus grand so dit
du bien el 10 plus pelil du vrai. parce qu'un bicn quelconque ré-
sullo de plusieurs "érÎté:l; c 'est ainsi qu'on acte do la volonté
exigo plusieurs Actes de l'entendemcnt,
288 . On trouve souvent daos la Parole les deux exprenions
gratldlJ ooiz, et muilliud. d. voi.:D; la grandeur so réfèro au bieo, ct
la mulliltuü au vrai; ct commo co qui procede du bien vient du
cœur, dtrIJ d'unI voi3: grtmdIJ, c'esl recoDoalire du fond du cœur.
- Bir, dignlJ, c'est avoi.r divinisé son Humanité par sa propre
puissance, et lui avoir aiDsi acquis toules les divines qunlilés ici
énoncées . Quand il s'agit du Seigneur, lapuiuanc:e, c'est la Toufe-
Puissance; les ric:ht.u. sonl la Toute-Science. car elles sonl les
cODnaissances du bien et du ,·rai. N° 206; la la!J'su, c'est la Di-
viDe Providence, car la sagesse consiste, dans l'homme, à voir co
qui conduie à la vie 6lernelle; el, dans Je Seigneur, a pourvoir à.
ce qui esl nécessaire pour quo l'homme y soit conduit; "honnlJur,
c'ost 10 Divin Bicn, et la gloir8 le Divin Vrai, N' 249.
289. Par nlnidktton il est entendu tout bien spirituel, commo
l'amour et la sagesse, la cha,r ité ct la (oi, el par suite la joie et la
félicité de la vic éternelle; ct comme lous ces bieos precieux vien-
lient du Seigneur, il .!l'ensuit qu'ils sonl cn Lui-M~mc,
00 L'APOCALYPSE.
SENS NATUREL. SBNS SPIRITUEL .
XIII. El j'aDlendis Ioules ICI XIII. El j'entendis les Anges
créalures qui sonl dans le Ciel, des Cieux les pl us bas coofesser
ct SUI' la terre, et sous la lerre, el glorifier le Seigneur, en di-
ot colles qui sont dans la mol', saDi no : _ Au Seigoour de touto
cl Ioules les choses qui y soot, ), éternité, qui est aussi la Di-
disant no: • A Celui qui est a5- "vine Humanilé 1 apportien-
.. sis sur 10 Trôno et à l'Agneau, " nent IOU5 les bicns spidlucls
.. la bénédictioD, et l'hoDoeur, D donl il nous fail jouir, ct le
» et la gloire. et la force aux .. Divin Dien, cl le Di,'in Vrai,
» siècles des siècles tel. b • ct la Divine Puissanco pour
D loulo l'élernitu 181 • •
XIV. Et les qualro Animaux. XI V. Et le Seigneur comme
disaient: • Amen - .• Et les Parole dit :« C'ettla vérité tH . »
"ioGt-qualro Vieillards 50 pros- Ellou.lesAoges des cieux s'hu-
ternèrent ct adorèrent Celui qui milièreotetadorèreat Celui qui
vît aux siècles des siècles - . est ct de qui "ient la vic iJler-
nelle~.
290. C'est ici la conCession ct la glorification du Seigneur pa,
les Anges de!l cieux les plus bas. Tooie. le. crlatura lignifient
loua ceux qui 5001 réformés; car crier, c'cst rMormer ct régûné-
rer, N° 254. - Dan, l, Cul, sur la ""f fl ,ou.. la Itwr., cc .ont
les nnges des cieux supérieurs et inférieurs, N° 260, qui sonl
menlioDnés ici par lei motifs indiqués, N° 286 .-La m.,. signifio
les anges des cieux les plus bas, N° 238.-La choJu qui lO'nl da,..
la mn- ou les poissons signifient les afJ'ections 18oluellea, les plus
bassci dc l'homme naturel.
291. Celui qUJ' tU auis sur I~ Trdne, c'cst 10 Seigneur de IOule
61ernitiJ, ou le Pero; et l'Âgneau, 10 Seigneur quant à la Divino
Humanilé, ou le "'ils. Aioai, ces deux expressions désigoCDt le
Seigocur par deux de ses allribuls ; car le Père ct le Fils ue lont
qU'UD.- La btirUdiclion. c'est tout bien spirituel, N° 289, L'hon-
neur, c'cst le Divin Oien, el la gloire le Oi"Îo Vrai. N° 249. La
(orce, quaod il s'agit du Seigneur, c'est la Divine Puissance.
292. Voi,. les N" 239 el 25.
293. Voir les N°S 251, 58 ct 60.
CHAPITRE SIXIÈME.
Dans l'Eglise, par la succession des lemps, le bion périt d'a-
bord, puis 10 "fai, el enfin à la place du bieD succède le mal. cl
à la place du vrai, le faux. - Dans co Chapilre et dans 10 sui-
't'3nl, il s'agit des Élals successifs do l'Église chrûlicoDe. ou des
hommes do celte Église. quant il leur vio spirituello; car l'Apo-
calypse De s'occupe quo do l'Etal spirituel des hommes. Ici, clle
cn {ail une description générale; 0110 prend 1'J?;gliso il son co!u-
mODcemonl, et préseolo les divers elalS par lesquels ello a
plissé avant d'arriver il la fin; car, dès quo l'Église 'c fut pro-
pagée, clle commença il déerot1ro successivement jusqu'au juge-
ment dernier. ou. clio cClIsa d'cxisler dans 10 monde spirituel, ct
fol rempla.cée par la Nouvelle Église quo Ic Seigneur élablil de-
puis cetle époque. L'Apocalypse nous ofTrir3 plus lard des des-
criptions spécialcs de l'Élal de l'Église.
294. Les prédiclions sur ces ÉtaiS succcssif6 semblent se ma-
nifester ici daos un Livre par divers représentatifs; ~peDdant,
elles n'ont été ni vues ni lues après l'ouverture des auDU.% du U.
moe'; mais ellcs onl été maoifestées par le Seigneur devant les An-
ges du Ciel intime, et représentées dana les derniers cieux lelles
qu'eHes sont Îci décrites. à savoir, par des cheuau:J: iÙ coul~Y! <h"{-
{êrmleJ, par les dnw cù CIUœ qui on, lU lui, pour la Paroi, d, LMu,
par des Iremblemenl' th ttNI. et par les ''P' Ange. qui cmllÛni "P'
'rompe",•. Elles o'élaient dODC aux yeox de, Anges du d4!Jrnier
Ciel que des représentalifa qui signifiaient co qui était cntcndu
el perçu dODs le Ciel Înlime, ou n'ool point existé do telles appa-
rences. Car toules les choses, qui sont entendues, pensées el per-
çues dans le Ciel intime, se changent en de semblables représen-
tatifs, lorsqu'clics descendent par le secood Ciel dans Je Ciel Je
.,105 bas. Là, les inlelligen's pert.oivenl ces arcaDes au moyen des
corrcsllOodallccs. cl les simples sa'cut seulcmcnt que ces choses
L'APOCALYPSE,
renferment des arca.ncs. m .. is ils D6 cherchent pOiol il les pëol.'-
trer, cl n'en sont pas pour cela moins heureux. C'est D"CC les
Anges do co Ciel que so Irouvait Jean, lor8qu'il était en esprit ou
cn vision. - Do là résulto quo la Parole nous lrl1nsmel co qui Il
616 ,·u Cl entendu dans le dernier ciel; qu'ainsi clle est écrite par
de pures correspondances, el que chacun des représentatif.qu·cllc
décrit renferme d'ÎnnomlJrables cl d'ineffables arcanes de la Sa-
gesse Divine.
SElifS NATunEL. SERS SPIRITUEl..
I. El je regardai lorsque l' A- 1. Et je vis quo 10 Seigneur
gneau ouvrit un des sccaux 1l9.). avait rendu manifeste 10 pre-
01 j'entendis un des quatro A ni- mier ÉlaL do son Église"ll», et
nlaux qui disait, comme d'uno j'onlcntli:i 10 Di,'in Vrai de la
voix de tonnerre :Jo,)!; : CI: Vieoa ctParole, quant à la Puillsauoo.
"ois '11)'1. D qui diaait de l'intime du ciel29d:
CI Fais allention, el perçois l'É-
D lai de ,'je de ceU'X. qui compo-
»aaient alors l'Êgliso'lOT ••
295. L'Agneau, c'est la Saigneur, N· 269. ONun', ln lCIaU.:C du
livre, c'est connailre les ûlals d~ vic, NGII 259, 274, ou les mani-
fesler. Un des .sclfa~, ou le premier, indique qu ' il s' agit ici du
premier état do l'Église chréLÎenno. Ceux qui composaieol alors
)'- glise étaient dans les vérités qui procèdent du bien.
Ê
296. Un tùs qualre ..4nimau~, c'est hidemmeutle premier des
qua.lre; car lcs trois aulres parlent successivement et daos leur
ordre. Or, le prmu'er Animal, qui ressemblait à un lioo, signifie
le Divin Vrai de ln Parole, quant il la puissance, N° 241. - Ln
t:'oU:: de tonneN"" signifie le ciel inlime, par sui le des correspon-
dances; car, lorsquo des paroles puvieunent du ciel jusqu'à l'G-
reilJe de l'homme co état de "ision, comme était alors Jean, elles
sonl entendues comme le bruit du tonnerre: tandis que celles qui
proviennent du secood ciel produisent "eltet de, écillirs.
297. l't'ms If'
u01I.- Venir, dans le sens spirituel, signifie ap-
procher par la. vue, et ainsi raire aUonlion. C3r loute altonlion est
une "ue spirilue'ul~, - Voir, c'est comprendre, N° 39; ici, c'est
percevoir, parce Ilu'il s'agit du ciel intime.
CHAPITRE SIXIÈM.E.
SElII'3 NATUREL. SENS Sl'JMITUEL.
JI. El je vis, cl voici un Che- II. Et jo perçus leur étal, ct
'81 hlanc J?8; el celui qui élait voici: L'il1telligcncc de la Pa-
monlé dessus avait uu arelll)g, ct Tole 61ail eo cux~; ct la Paro-
il lui fui donné une couronno le, par n doctrine du vra'Î et
300, Cl il sorlit victorieux, el afin du bien, leur avait fait combat-
de vaincre 3(11. tre le faux et le mal'J09 ; el ils
reçurent 10 prix de leur viclaire
300. cl le mal ct 10 faux furent
éloignés d'eos. pour )'élornilé
,.,
Hl. El lorsqu'il ouvrit le se- III. El lorsquQ II) Seigneur
cond sceau a, j'enlendis le se- rendit manifcsle le second État
cond Animal qui disait 303 de son Église)Oit, j'entendis 10
CI Vieo5 el l'ois 3M. D Divin Vrai du la Parole, quant
à l'aO'eclion du bien, qui disait
:IOa : ct Fais attention, et per!{ois
1) l'Élal de "ic de ceux qui com-
e ponicnl alors l'.Eglise :JOj. "
298. Le cheval signifie, en général, l'inlelligenco de la Pa-
role. Le cluval bllUU: signifie l'inlolligencu du vrai. du la Parolu,
car le bl,me 50 dit des v6rilés~ N° 167.
299. Celui qui t,'
monté ,ur III cMvau.l:, lant sur 10 cheval blanc
que sur les trois autres. lignifie la Parole. Varc désigne la doc-
trine du vrai et du bien comballant 1o faux et le mal.
300. La Couronne signifie le pl'ix do la victoire .
301. Celui qui est vÎctor~ dans les combals spirituels, qui
sont les (eotalionl, est "ictorieux pour l'éternilé ; car les cnfeN
ne peuvent attaquer celui qui les a vaincus; 'oilà pourquoi il esl
ajouté, Il DPR de vaincr,. ce qui signifie pour l"éternÎlé.
302. Comme au N· 295, avec cette diaéreDce qu'il s'agit ici
du second étal de l' Église, aigni66 par le Itcond &ceQu. Ceux qui
composaient alors l'Églilo avaient perdu l'intelligence de la Pa-
role en ce qui concernait 10 bien •
. 30:>. Le ucond Animal, c'e5.. lo Divin Vraà ùo la Parole, quant
a l'affection du bien. N° 242.
30"-. Voit' N° 297.
L' APOCALYPSE,
SEKS NATUREL. SKNS SPIRITUEL.
IV. El il sortit un autro Cbe- IV. Et l"intelligencc de la
val. roux lOS; ct il fui donné à J'arole était perdue, quant au
celui qui était monté dessus bien lOs, et il s'en~uivi, quo la
d"enlever la paix de dessus la Parole fui la cause des dissen-
lerre·, poor qu'ils so tuassent lions de l'Église 108, pour falsi-
les uns les aotres *", et il lui fUi fier les vérités lOT, et elle servit
donné one grande épée iOII. ainsi il combillire le Vrai el à le
détruire - .
V. Et lonqu'il ouvrit le troi- V. Et lorsque le Seigneur
sième s(cau JOt, j'entendis le rendit manifesle le troisième
troisième Animal qui di!lait :110: État de son Egli.e - , fenlendis
«Viens et vois 3tl • Il Et jo vis, le Divin Vrai de la Parole, quant
el voici un chnal noir :&411. et à la sagesse, qui disait~'·:« Fais
celui qui était mouté dessus » attention, et perçoisJ'J!:I.Dt de
avait une balance dans sa main • vie de ceux qui composaient
Sil. » alorsI'Eglise 31t •• El je perçus
leur Elal, el ,·oici: L'intelligen-
ce de la Parole était perdue,
quant nuVrai:us,etla Paroloéva-
lunit leur bien ct leur vrai J,IJ,.
305. La couteur rouge, produite par le (cu du soleil spirituel,
signifie le bien; maia te rou:c, élant un rouge altéré, signifie la
perte du bien. Le rou.x est .omhre; rien n'ost vivant dans celle
couleur, lout en est mort; le Clutual t"OA.Z signifie dODe l'intelli-
gence do la Parole perdue, quant RU bien.
306. Bnlever III paix, c'est causer des dissonsions; ta lerr.,
c'est l'Église.
307. Tuer, c'cst tuer spirituellement, ou détruire Id spirituel
de l'homme, ce qui arrh'e en falsifianl ou en dMrui5aot les ,,·érilés.
508. L'tp~' signifie ici le faux combattant le vrai. Voir N° 52.
309. Comme au N° 295, avec ccl1c différence f1u'il s'agit ici
du Iroisiomc Étal de l'Église, siguifié par le troisi~me sceau. Ceux
qui composaient alors l'Église avaient perdu l'intelligence de la
Parole, en ce qui concernait le Vrai.
510. Le Iroù.,ï:-mc Animal, c'cst 10 Divin Vrai de la Parole,
quant il la sagesse, N° 243.
CHAPITRE SIXIÈME. 05
SENS NATUREl" SENS SPJ.RITUEL.
VI. El fcnte~dis une voix, VI. Et j'entendis le Seigneur
au milieu des qualre Animaux, daos l'in lime de la Parole qui
qui disait '1" : ft Le chénix de disait $''': c La qualité de leor
» tromenl li OD denier, ct les li) bien et de leur vrai est presque
• Irol. cbéoix d'orge il un do- » Dullo SI.5; mais il sera pourvu
» Dicr :IlS; et a J'huile et ao vin li) à ce qu'ils no profanent point
» ne porte pas dommage 3115. » 1) le bien de l'amour ni le ,'rai
» de la sagesse cachés dans l'io-
1) Icrnc de ma Parole Sid. 1)
311. Voir N° 207.
312. Le noir. opposé 80blanc, sc dit du faux, parce (lue le
blanc se dit du vrai, N° 167; c'cst aussi parce que le noir cs, dll'
à l'absence de la lumiere, et que la lumière est le vrai (a).
313. Toules les mesures et tOUA les poids signifienl, dans la
Parole, l'estimation de la cbose dont il est question. Ainsi, la
balance fÛl1f81a main, c'est J'estimation du Hai et du bien.
314. La voix au milieu des quatre Am'maux, c'est celle du Sei-
gneur, quant 8U sens interne de la Parole; car le milieu signifio
l'intime, N°' 44, 268, et les qUllll"C Animaux signifient la Pa-
role, N° 239.
315. Les mesures signifiant la qualilé de la chose mesurêo,
10 chini:z: mesuro de co.pacité désigne la qualil6 du bien ct du
l'rai de l'tglise, lignifiés par le froment et par l'orge. Il est dit
un cllbn":x de froment el Iroi. chénix d'orge, parce que le bien si-
gnifié par le rrO'lMf1I elt simple, tandis quo le l'rai signifie par
l'org, est multiple, t:oir N° 287. Le denier, la plus pelHe des
monnaies, signifie uoe valeur presque nulle.
(a) Celui qui est monlé sur les chevaux, que le cheval soit blanc.
roux, oolr ou p;le. signifie la. l'nrole, et les chevaux slgnUlentl'lntelU-
genee, chacun selon sa couleur; m~ls pour comprendre que le cavalier
désigne la Parole, quoique le cheval qu'Il monte Indique par sa coulcur
que l'lntelllHeuce est penlue qu:mt au DIen ~ ou quant au Vrai, ou de-
venue nulle .. li faut savoir que si, en sol, la Parole cslle Divin Vrai, son
entendemcnt dlipend né.'lnmotns de ,'état tic l'homme qull:lHI. L'bomme
qui n'est pas dans le bien n'y aperçoit rien du bien. ct l'homme qui
n'est pas dans le vr:li n'y volt rien du vrai; ainsi, ce n'cst pas à la l'a-
role~ mals à celui qui la JIe, qu'Il faut alrlbuer la cau:o;e de cc pbéno-
mène spirituel.
90 L'APOCALYPSE.
SENS NATUREL. SENS SPIRITUEL.
VU. Et lorsqu'il ouvrit 10 Vil. Et IONque le Seigneur
quatrième sceau 317, j'entendis cul rendu manireste le quatriè-
la voix du quatrième AnimAI me Etal do son Église SI'1., feD-
qui disait .18: 0: Viens ct vois tendis 10 Divin Vrai de la Paro-
~ 3'9. D le,quaDI nl'intelligence,qui di-
sailll'II: III Fais aUcolioD, e'per-
~ojs l'Élal de vie de ceux qui
1)
l' composaient alorsl·Égli5e3tf~.•
5i6. L'huile signifie le bien de l'amour. ct le vin le vrai de la
sagesse qui procëde de cc bien. Ce bien et ce "Tai sont dao a l'in-
lerne do la Parole; 10 Seigneur pOUf'Oil à cc qu'ils De soient
point profanés, ce qui est signifi~ par RD porte (HU dommage, mols
qui oot él6 entondus sortant du milicu. tlC$ IIUt/I,.e Animaux, ai~si.
venant du Seigneur, Or, quand 10 Seigneur dil.~ il ponnoit co
mêmo temps.
3f7. Commo au N° 295, avec coUe différence qu'il s'agit ici
du (Iualrième Élal du l'Eglise, signifié par le '1ualribne 8ccau. Il
n~y avait plus alors daosl'Égliae aucune jnt~lIigonce de la Parole.
3f8. Le fJual.rü'>me ATlima/~ c'cst le Divin Vrai de la Parole,
quant à l'Îotclligence qui r"suhe dos coullaiss:mccs, N° 2""4. (b).
319, Voir N' 297.
<.6) Les quatre Animaux, ou les Ch6rublns, parl~rcnl l'un après l'au-
tre, et dans leur ordre, parce que les cbnscs qu'Us dirent COITcspondcnt
à cc que cbacun d'enx représente. Eu erret. 10 premier Chérubin rcs-
50mblall à un Libn; ct comme le Uon slgolHe la puissance par le DlTln
Vrai, c'est Je premier Animal qui parle, lorsque le premier ttal de l'Y.-
gllse va ~trc décrit, parce que dans CCI État Il )' avait combat par le DI-
vin VrOlI. Le second Animai ressemblait au Pea.u. qui signifie le bleD de
l'Eglise; aussi })arle-t-Il. quand est décrit le second t:tal de l'Y4:llse,
parce qu'alors le bl~n a'alt dIsparu. Le troisIème Anhnal? qui a,'ah une
face d'homme ... parle quand cst décrit le troisième J!:l3.l. de l'tgllse, parce
qu'alors la perte du bien ayant entraln~ celle du Vrai, il n'y avait plus
de sagesse; Of. l'Ho1llm.~ signifie la sagesse. EnOn, le quatflème Ani-
mal, qui ressemblait à un Aigle volant ~ parle au moment ou cst Calle la
description du qu.'1lrlème Etat de l'f:gUsc, parce qu'alors le mal ayant
conduIt les hommes dans le (:lUX, Il n'y avait plus d'lolelUgencc; or.
l' .Aiglt; siguille l'intelllgcncc qui. résulte des connalss..1nccs du bleu cl du
'rai. 1"out cela est UIIC suite dcs correspondauces prises daus un sells
oppos6, cc (lui arrh'c souvent tians la l'arole.
CIIAI'ITIIE slxll·:m':. fl7
Sl.-:S S SI'lnnli!·: r..
VIII, Et jl~ ,'is, e t ,'oid nn VIII. El je pcr!,:lIs leu r é lIII.
chc".d p.:l e :;"". el celui (lui h~ I ! I ,"oici : l'iulclligcncc de 1.1. Pa-
lllllnlailu,'ai1Ilour nom la nlort. mie étuit détruite qU:lut au Dien
ell'cllfcl' le suintit 3'.:11; et il leur cl (Iuant <lU Vrai :1:.00, ct la Pa-
'Cut ,lonné le pQu,·oir de tuer sur rol e o',wail Illus. pour eux de
ln (l".llriè m c I""rlie Il e la terre 'pmlil t}. cl la damnation s'en
3n p3r l'él)éc . ct p.u la famine. il en rcsullilla des-
sUÎ'ait 1,,-', ct
cl par la mort,et I,ar les hêtes d e truction de tout bien dc l'I~g lise
1., terre 3".13 , :h:i par les fau ssc lcs (Ic la doc-
trine. par les maux.: de la , -je.
par "amour dc so i . t!1 par le~
co ncupisccuccs :hJ.
:320. La couleur pâle inJi(luc la l)ri'illion Je la " ie: ainsi II~
cheval1HUe siguilic ()l1C "inlclli g<!Ucc de la Parole é tait nlor:J cn-
ti c rlllHClI1 tlélruile: car celle intelli ge nce ayant été IJCrdoc tluant
uu bien, ["0 :305. el qlUlnl au ' rai. N° 3 t 2. le mal de la vi c c t le
faux 'lui C il d éri'c s 'cmparcrc nL d es ho mmes dc l'Ég lise. el il JI')'
Cul plu s en eux .wcune intelligence d e b P:.rol e. -Lc (Iuntri è me
Animal. (lui fit ,'o ir il Jean le chc,'al Ilàl c . tlésignaul le 'rai d e la
J)arolc 1 uani à l'inte llige nce, l't 0 244-, indiflu e qu 'i l n'y ''''.'l it plu~
,l
alors I.ucun e connaissance du hien c l du vrai puisée dans la
P'lrole. ni aucun e iUlellige ncc de ces {~nlHlissances,
:')21. Le lIom , c'eslla 'Iualité dece qui esl nomme. N"81, c'csl-
à-dire de la Paroli~. désignée par celui qui mOlllaille cheval (Nl>t 2,1 ,
noie (1). Or. COllllll e C I~ nom !!lait {l' mu)'I. el que pal' la mort 011
doit entendre la p~rtt de la ,' je sl)irituelle. il s'o n s uil que la Pn.,;.
role o" .. il perclu:1 le ur cgard ses qualités , c'esl-il·dire 'lu'il)' a"ait
c n I!UX extinction complète d e la , ' il! s piritue ll c. - l.'enfer '1w'
sIlivaù. c 'cs t la damu:llÎun qui en r(~s ult a il.
322. Tuer. c'est détruire quant nu spirilucl. N· 507. - La
fjtulIrÎème ]Jar'/ie ou le quart a la mjjm(} signifie'alloll que qUlUrc.; et
cc nombre sigl,l ilic lout qUllut au hien. tic même que IfOÙ signific
tout quant au n ai. - L:.llerre. c·cstl'Église.
322, L'$i~, c'cs lle faux comhallanllc vrai. N°308; cl co mm e il
s',agit ici de la d estruction de tout bi e n de l'Égli se. cc sont les rauîi-
sciés d e la tloc.rinc. -Ln famille signifie la pri"alion et le rejet tics
7
L'AI'OCAL' 1'5E.
Sl::lS NATlJIlEI... SENS SI·IHITljl~ I •.
IX, Etlorsquïl cul ou'o rl le IX. Et lorque le Seigucur eut
ciu(luièmc sceau 3"·1, je ,'is sous rnauifc!; lé l'étaL suhséquent de
J'Aulel les ùmes de ceux: (lui son I~glisc l'J I , je ,'is r ésc n -és
;:I'ai c nt êlè tues pour la l'arole sous le ciel ccux qui ayaicili été
d e Dieu. eL pour le Icmoigl1l.1 gc HJ.::lllrô.lités lJoU les méch;ws •
qu'ils avaient :1:15 " pour avoir "c!ClI se lon les 'C-
ril és de la l'amie. ct .1voi.' re-
cOllnu la DivÎnc-Humaoilé (lu
Seigneur h :' ,
connaissances d u bien ~I du ' rai pal' suite de s maux de la ,-je. -
Ln Y/lOl't. c'est rextinction dc la "ic spirituelle. ou la , ' ie u"turelle
:>.é paréc de la ,'je spirituelle; or, par cette sépar.llion • l'ho mme
n'aime plus (lue soi clic monde; ;Iinsi. l'am o nr de soi est dés Îgné
par la 1JWI't. - Les bél c.~ de la. terre tl ésigncnt les aU'ce lions dé rc-
g lécs produites par l' égoïsme. (Voir N° 567. )
32·.. Conuoe 'Ill NQ 295. a vec celte différence quïl s'agit ic i
d'un étal postérieurà celui qui vient d'ùtre décrit. Il sera parlë au
chal). XX, N"S 839 il 874, de ceux dont il est ici qucslÎ011 (c) .
325. L'au-tel. c 'c:.( le culte du Se ig neur fondc s ur le bie n d e l'a-
mour. SOllS l'mt/el indique la terre illré ricm'(! 0 ':1 soul g.'lrdésccux
dont il s'agit ici. - LeS d1Jle~ d e cellx qUI: a caielll ilJ luis (Jésigncnt
ceux (Il:i avaient été accahbs d ' outrages par les rn èc h;lUs . (:1 (lui
étaient susceptibles ('ëtrcséduitspar eUX,-P011Y lapurole de DiclI.
et1HJw' le timoigtUl!JO fJl ,'ils outu'erl'. signilic ) 001' a'oir 'écu scion les
'l!.ril és tic la Parole , ct ,,'oir r econnu la Divine-Humanité du Sei-
g neur. Oaos le Ci el. le témoi g na ge n'est donnc (IU'a cC UX: Ilui re-
connaissent la Di"ine-I-Iumauilé tlu Seigneur',
(c) Oc t ous les homlllcs luod.'I depuis te premi e r , ,"èIlCUl(:'lIt du Sei-
gneur. le,. UliS flll"cni C1 c"(~); nu ciel; cc~ sont CCliX qlli ~'aielll t~ t é ÎlltG'
I"ÎCllrenl c nl (,011 :; : Ics aulrcs fUI"c Ill llrêc ipil c s d a ns l'curcr; ecsollt t;cux
~t~'l: x ~lliie ;11:" Lf~~ lll~;~lli~::~'ri~il~~~,~~el:li:III'~~~~~:I~'~~I~: tl:~~ t~~~".~~:.~~ ~l~~~: :
at~
J"ex lé,"icur, uue ' ie Inoraic ct religi e use, ils s c f{lrmèn~ lIt une sOl'te d e
cicloi, il s '" c s idët"c ut jusqu' au ÎI,'gt' lll elJ t derni e r" Tds fU" c lll ccux l'Jui.
tlalls le !1){mdc. ,"écurent tIans une s aint e té c xlc,"uc. fi ans ti re d a liS
allcune sl, iulcté Înlcruc; (pli furent ill ~ l cs "ct ,;, illct!l"cS il C;!U ~t'I des lois
ci,"ilcs ct mOl';}lcs, e t n OIl il CiH ISC des loi,' di';ncs" Tels fllll'c ut ;!lIs... i
CIIAPln!!': SlXn:"'E.
S E!S S,T U ll l'.l.. SI-:NS SI·fIllTIII ~ r..
X, Et il s i:riaicnl a'ec ulle X. El ils ~ ' ccriaicll( dans 1.1
t-:'r;lUtJt! 'oi ,. 3 ~6 ,
' cn disant: douleur cie Icmr tÏmc l:>G. en di-
~I Jusqu es à quand, Seigneur. sant: .( Jusques il quand. Sc i-
"'Illi tJ.i Saint e t Veritable, ne "gncur, {lui C:i la JUsIÎcc-loèmc.
u jll:;l' r<l~ - Ill point. cl ne "'cnge- »ne feras-lu poilllic jugement.
Il ras-lu !luÎnl noire s ang sur ceux ). cl ne r e pousseras-lu point la
1) qui habit ent sur la terre 3 ~1? »violcuccdcsméchansquiuous
)) Ilcrsécul c nl 3:.a7 ?
:;2G. Ici. cricl', c'est é proll' c r une viol co le douleur dc l'lllllC .
oinsi que la s uite l'indi(JlH~ . Toute affectÎon sc lll:tIlifl~Slc par les
:0;011:0;, 'lu.1U1 il sa ((ualilc c l qUilul il sa force. C'est cc qui sc '()Ît
tIans le ruolltl c spirituel plus qlll~ !lans le nôtre.
327. E" diMml : Jusques il fjU«Iw.. StiYIlCIU'" ces paroles mar-
flu cnllcurs supplications au Seigneur, Saint tl VéI'ilab/c signi-
licullc Divin Vr~li. N° t 7 5 ; ici. c'est 1" jus lièc m~mc (lui en dé-
.. i,'c , Juger . c'est faire le jugement dernier, Venger /cI'" SlU/!!. c'est
é loign er d 'e ux la violence (l'li Icur est f':lilc, L"eux qui /UlbÎle lll,~'UI"
la terre . cc sont ccux qui Ics I,crséculcnl clics iurcslClll.
CC liX (pli CO IiIIIII'(: l1l III ,loc lrillC cl l 'è ll~cj;;lI ':: rcnl .•'1aIlS n é aurnoins y CO II -
rornlel' I,; ur ,'h:, Td~ fllronl encore CCII,: flui. élant dau" di"'c nlcs fo ue-
lio ns, tircnt des 11,'1I1:;C,I , Il) ai,.. 11011 pOUl' l e.~ u sages cll':'ln~mc~, C'cst
SUI' cn,: 'Ille ~ e lit Ic iugemen t dernier, clc'c ,'1lau iluictde ICUN! hahi -
t;llioll,~ , pla cée s sur des licux élc'(}s,'lu'il ClOt ,Iii: I.c (u'cII/icl' ci,f. itllitpsL1Je,
-XXI, 1,-Gc cic i factice élail Ici <lue IIunl le mOIlJc ell'EglL'ic s ur la
le rrc pal'mi les h0011l1Cs qui faillie bi c n. non pour le hiclI l'ln IlIi.mèlnc,
mai, parcl) 1111'il" r c .lontcut Ic~ loi:< cl 1.1 pCl'l e "l'lI a rél,ut;,tiull,do 1' ''011-
unu-. dl gain, Tant tlU' iI" rure llt ainsi Cil socièt c, lenrl!l intè riem'lI' fureu t
fermé". IIc sortc que lelu' méchanceté Ol t! Ililrais. "ait point; mais. à l'ap -
l"'oche du iugClHc nt dCI'lIicl',it:. rurent OU'crtl' , c t "Ioni lem' nlal iuterllU
sc manircioIt .. ,Unc tic, cause,l prilleil,alcII tll1i lit tolérc,' IOlll'l' liociét0t. ou
lellrl'l deux, jusqu'à c e lte è lm'lll c , c'es t CI"C P,II' Icur sainlelê,leur!/.Îneé,
,il,! ct IClu' i n s ticc cx! c rllc~ , ils sc 1rOIn'ai c n t. conjoin!" ~"'cc Ics sÎ1nllics
ti c cœ ur llu dernier c iel ct llu 111('11,1<1 iIlICrln ~' diairc . (lui n'S :lrdent s ur-
t o ul allx c xt,~rlles , !!HlI l:< ~lre POIU' c ela int érie ure m eu t méclHlII.~; c t flue
s i la :H': p'"'alÎolI cùt é h : l'ail e ~",;lIt le lelnl).' Il ,' (é, le d c rllic;' cid Cil e ùt
,'1o llll'c rl: or, c'u,;: t l'nI' cc ciel 'l'n: le ciel ""pé riclIl' I'C(WSC co.>Jl) Ill e 10111' li a
base, C 'cst .Ie ec~ s imples ,Ill CCCUI' (l'l'il c ", ic i 'I"Clolio u ; il s ;;!aÎ c llt cu
blllle ail,: o ulr ;lgC8 J e ccs h,.,. p oc l'iI C~; c t. l'our Iciol cu jll'l'Scr' cr , Ic SeÎ-
g ilCIII'! Cl'I ICII:lil r c :<c r'ès d,III.~ h. !cl're illl;; rÎl;III'c, C,II' kurs l'Cl'sè.c lll cur>l
hahit ll iClI1 le s li c ux élc'é:< , dc leUI'S cicnx facli ccs ,
1no I.:AI'OCALVPSE.
Sl':~" N.l· UItI:: r.• Sli.sii sr'rntTI.T:t..
XI. Elon leur {Ionna il cha- XI. Et on lèS Inil Cil commu-
cun des rohes hlanches 3'.1.8; cl nieation cl Cil conjonction n"L'C
ou· lcur llil d e sc rCl)Oser e ncore le:; auges Spil'Îtucls, pour '1II'il~
un peu de temps, JUSqU'il ce flue russeul cn sl)rcté ):a ~ ; et on Icur
leurs c:Hnpa g uons d e ~cn'i c c dit de rester dans cct êlal. jus-
et Icurs rrè res. qui d~vnilmt qu'il cc que ceux qui devaieM
i! lrc tucs comme cux. I~usselll soulTrir. comme eux. les ou-
coru] ) I ~ l é leur nomure s'J !J. tra ges dcs méchans. cussent
compldé ·lcUl' nomlJrc pour ror-
mcr IIll DOllve:IU (:icl 3·'9 .
3""28. les N:t emcns signifient les "êrilés; ct Ics vèleme,u b!(WC$.
les , 'érités réell es . N° 2t2. Tous. dans le monde s pirituel, S lHlL
'tHus scion les "êrités '1u'ils pcrçoi'cn(; ct cha cun porl e lin VtHc-
ment ,:onformc il cclui tic la société augCliquc ""cc laqu e lle il est
cOlljoi1lt : aussi. qumHI la co njuoction s'opere a'ec L1ne so(:iélé
lIugélique. p,uait-on aU Si'ilol vê lu comme ell e . C ' cst (le là. que ces
mols, on leur (/muUJ U chac",,. d es robe. ~ blmlches siguiiientieur mise
CI.!. cOllllllunÎCtllion cl Cil conjnu clion a'cc les angcs qui ét.aieul dans
les 'crilés réelles. c'cs t-it-Ilil'c avec les anges spirituels; et. par la,
il~ furenl mis il l'abri dl! l'iurcslalion dcs méchans, Les t·obes. lèS
lunitl"cs . les mant eauX' sigllili ent les vérités dalls UII sens général,
parce que ces 'è lclJcns (!Il'cloPIICllt tout le COTIH•.
5 2!>' Le Icm]ls signifie l'él,<lI. N'" 4. Lcs compagnons de service
llcsigncnl ccux qui So nt dans le 'rai. et les {l'ères ccux (lui sont
Jans le bien. N° 5 2 ; ici, C OlUllle ils sont nommés simultané ment,
ils d és ig nent ceux (lui so nt duns les ycrités paT le hien (d) .
(II) Si, IOI'~ d e rthat de r E gli .~ e Ilui est ici d~cl'it.te jugerncili ,Iernier
c!'t encore diffé ré, (Iuaïque le !)l a i ct le fau.( eU IL'l enl d é jà. d è/l: l't~ 'al
Jlr é r.l~dcnl, f~dl 1.·l1l de prngrè<c Ilu'il u'c. (istllit plu,. :'II1CUIt hi en d"nIJ
l'Égli~c , c 'clIl Jlllrce qll'UII iugcmclIl Ilcrllit:r Ile l'C fait fluC 'lua ,,,.l le
n)al est :;lrl'h'é à !wn combl e , Cl ' Iu:_nd le nonlhrc de ccux qui "ont
",~s iS!lés daull le N· 3::!5 est dc vl:n .. a llllC7. eOllloidér:lhlc pour qu'tin 1101-
' ''' ;111 Ciel p"i"... c Cil être .forlll ...·. JI finit (Ille ICII méchanlf. '11i ,,,'étaie nt
'fabri'lué d c ... Cie ux factj ce ~, soi e nl COIIII';l1uI8 p:.r le lIlal à sc précipi-
t e r Il'Cllx-nll!rn e8 d ..ml! rCllrer, car le Seigneur Il'y jette l'cl'lIOnlle; c·e.tl
l e nul lui- nlème "Illi es l ,1,,""1< J.-!!!" 1I1all' aill esprit'" qui t (J~ y Iwécipilc.
(-1 c cb Ile ;f;C r:lit (I"C Il'':111,1 l" IHa' C"" pa,.vculi ;. "(Hlllc.rnic r d c src.
CIIAPIIHE SIXIÈME. 101
SF.XS SATUlIf.J•• SENS SI'lhlTI:IU ..
XII. Eljc ,'is, lorsqu'il cut XII. Etj'cus UrH: pcrc{'pliOll,
oun-rllc seplièmc sceau 330, ct lorsqu e le Seigneur cul maoÎ -
voici: il se .it un grand trem- reste rélat suivant de son I~glisc
blement de lerre l1 '; cllcSolc;1 330, cl • oie; : il sc lil un chan-
..
de'i"l noir comme un sac de gement tolal dans n::glisc 33, ;
roil, el la Lune devint comme clloul bicn de l'amour fut adul-
du sang 33". téré. cl loul vrai de la foi fui
falsifié 33:.1,
330. Comme au lX- 295. a'Cc celle difflrcncc qu'il s'ô.gil ici
d'un él;1! plus ulterieur de rEg lise.-Ccllc sixième manifeslôllÎnn
offre aux yeux (le Jean un changcl1Icnl complet dans l 'él;ll tic l'É-
glise. Ta nt qu e cc ux qui 'l'aienl cu ~, l'extcricur une ,'ie 1II0raie
ct religieuse restèreot conjoint§ ~,,' el! le dernier ciel. Ij~~ illlt~rne~
de leur 'olonlé peT'ersc ou d e leul' amour dCTl!glê rurcnt rermés:
mais lorsque leur conjonction 3 YC C ,le dernier ciel cul cie détruite,
il:!: sc montrere nt tds qu'ils éfnÎent inléricurcmcul. cl rcjct('rclIt
leurs exlérieurs qui leur aYni c nlscT'Î Ù !'(t~ faire raussem ent passe r
pour des anges. cl à f:lire considérer lenrs hahitations comme de~
cieux.
331. Le tn:mMemnu cie lerre signifie un changemenl d'é lal clans
J'Eglise ; car la /trl't , c'('~l rË.g lise . 1' 0 285. - Oans le momi e
spirituel . quand l'état de )'Église est penerli quelque pnrl cl quïl
s'opère Ull changement . il Y a trembl em e nt de lerre; car les terres
y son l , 'Iuant à leur surfacc. sc mblaMes 11 celles dc noire monde,
!,o 269 ; mais. comme le ur originc est spirituelle, clics sont par
cela même changées selon l' éla t de l'Église chez ,ceux (lui les ba--
bilent; ct qu a nd ccl elal est r cm 'crsé , elles sont éhranlées • elles
tremhl ent. s'affaissent m ~llle et sc déplacent. C'est cc qui arri'c ;,
l'approche du jugeme nt dt~rnie r ct lorsqu'il s'opèl'c.
332. Le Soleil signifie le Bi e n de " am our qui. ,-ie Dt du Seig neur.
el, dans le S~IIS opposé. le nieu adultèré.l.a l.une dl'signe IcVr.lÎ de
la foi, ct, da.Ds le sens oppose, le Vrai ralsifié. Le Soleil d ei,';J/1 1I0'i,.,
car le hif~n adultéré cst cn soi le mal, La I.une devint comme du
sung. car le sang désig ne le divin 'Tai, cl )lar opposilion ce vrai 1'",1-
silié. - Lj!- poil signifie le plus bas du nalurel : de là le $QC cie poil.
indicluc (ltiC l'homme cl .. il lombé dan!' le sensuel.
102 L'APOCAI.'PSE.
s~ss SATUIU:L. SENS S I'Jllln! !:: •.•
XIII. El les étoiles du ciel XIII. El Ioules I c ~ t :0 11lIOli5-
lomhërcDt surla lerrc 3:n,colllmc snnccs du hiclI cl du ,T,Ii fu-
un liguier agité par Ull grand r cnl délrllilcs ,,:n l',tr Il's l'aisnll-
.. cnl jcue ses figues " crIes :n", Hcmens de l'hoUlIlIt! purement
naturel :n~.
XIV. Et le ciel sc retira XIV. El il Y cul separation
I:omme un 1i"'TC roulé 33!" et d'a,'cc le cicl cl conjonction ;t,"CC
Ioules les montagnes ct les îles l 'c nfer S35 . cl loul hi cn Ile l'a-
furent êbraolécs de leur place. mourei tout 'Tili d c la l'üi rurent
35(;. 01l10'(:53JIi,
555. Les i loi/es sont Ics connaissances du bien cl du ,'rai.
1"- 5t. 1'Qmbel' d~ ciel. c'csli!lrc dissipé.
3S·.. Dans la Pal'ole. les coml,araisolls sont aussi des corrcs-
pondanrcs. el, dans le seus stlirituel, cites so ul cohérentes avec la
chose donl il est qucslion (Voi,. Ilùg lc 16), Le PUIlter signifie le
bicn naturel de l'homme ; les fiaue$ t'e)'le,~ sonlles connaissances
que l'homme nalurel il reçues d;:ms son cnr;lDCC. cl qui ne sout
pas encorc nrri'écs à la maturité, I).j)rce (IU'il n'a fail flue les e n-
tendre elles rcce'I)ir, sa ns sc les IlPllI'opricr ; les jelel'Iursqu'il est
agiti par lUi !/faJld t'tilt, c'est les détruire (Jill' les raisollt!clllcns.
Tout homme en nais sa nt est naturel, clIICdc'icllt spirituel I]u' cn
se régé nêranl, Cc qu'il al)l,rend dans 5011 cllfnuce c~t impl'lIlt é
dans sa mémoire naturelle; mais. Iluillul il D,'once cn âge ct 'pt'il
commence à consi(lércl' rationcHement les connaissances du bien
et du ,'rili (IU' il a Imisées dans la I)orole , 011 dans les prédications.
il les soumet à sa critique. s'il sc trou'c pOl'léll vi'r e mal. Cl il
s'ohreu,'e des faussetés (lui leur sont opposées; et comUle il jouit
alors de la faculté de raisonner, il sc serI Je ces fa.us se l{~s Ilotlr
comballrc les notions qu ' il a re~:ucs dons son cnfa.ncc; alors ellcs
sont rcj clccs el remillacécs par les f;)usseh!s. C'est le '-iguicr ngilé
par un grand 'I.~nl <lui jelle ses Jigucs 'crlcs.
335. L'enrendement inl érieur Je l'homme (~sl COllllllè le ciel;
car il ptmt ëlrc élevé dans ln lumière céleste, el alors port ct JI'ec
les anges ses pensées sur Dieu. sur ramOllf. su r, l;1 foi nt Slll' la
,'ie cternellc; mai s si la "olontù n'cst C il nlt~lHc ICmps élevée dans
la l'haleur du dei. il Il','' a pit:; f~I)II.iHll c rioll 1'.~eJJe iI'CI' les 'lUges ,
CHAPITIIE SIXIJ':.IE. 10;)
SENS ,,"ATUnEL. SENS SPlnIT UE'...
XV. El les nois de ln terre ct XV. Et ccux qui. n,F celle
ant
les Magnais. elles nich es cl les sêparation. possédaient l'illlel-
Kiliarqucs 1 ct les PUÎssans. ct ligencc du 'rai ct du bien. cl
tous les cscla'cs cl IOules les les cOllnaissances qui cu d éri-
l'cr.~Qn" cs lihn:s 33 i. sc c,u:hèrcui "cnl, cll' érudition rùsull.'anl de
cux-mèmcs tJ<II1S les C3' CrnCS el la m émoil'e ou du jugement .
dans les rochers des monl:.Jgfl{!s Sans y conformel' leur 'ic 33;,
338 se pr~cipilcrcnl daus le IU.'II cl
Jans le rnu .: qui cu n~ sullc :n~: .
C'est 1':11' cett e f.1CUItÜ Je l'cltt~udemcnt CJue les mécuans donl il
s'ngit ici .. onl pu être cu association av c(: les anges du dernier
ciel; Ilwis qUilud il )' e ut sép;uation , leur ciel se 1·c /;m comme 1111
IIi>rc rouit!. c'cst-il-dire llue leur entendement intéri e ur fut clos ;
et qu'ail.lsi ils nc }HlrCul plus s'Occuilcr que tic choses infernales.
Si le ciel es t comparé il III livre, ou 1,lutùl il la membrane (lui
sennit de li,'re aux allc~iI!IIS, c'est parce (IUC le /iV signilic la Pa-
H
role. N° 25G.Or , quand ell c est roulée comOl e une membrane , clle
est comme n 'cxishlul pas, COIr ri e n tle cc qui cst cu clic n'31"Hlrait .
356. Comme les an g·c i'> hahitent dcs lieux plus ou moins élc ,'és
selon leur degré d'aulOur, les montagnes signifient le bien de J'a-
mOUT. Les Iles désignent CCliX (l'Ii sont dans la foi. cllJar abstrac-
tion le 'Tai de la foi. i;b,·mllcr· de sa place. c'csl cnlc"cr.
537. Les /lois dési g nent ceux qui sont dans le vrai, N° 20; Ics
j'agnars. ce ux qui. sont dans le bi.cn; les /lich es . CCll~ qui sont
daus les connaissances tlu vrai , !O 206; les KiliarqllCs. ceux qui
sont dans les connaissallf.~e s du hien; les l'uisslltls, ceux qui sont
ltan!!> l' érudition; le~ esclav e.~, ceux (lui out ac.:quis ccs choses p3T
les autres , a insi, par leur mémoire: les p el'SQlllieS libres , ccu x qui
les ont .,cquises par cllx-Illèn.les. ainsi , par leur jngcmcul.- Les
hommes les plus méduws peu"cnt IJossêdcr la science ct l'intel-
ligence du yrai ct du hicn et une g l'audc érudition; mais Cl~S choses
Ile sont pas m:li'cmcnt en CIIX. parce lJu'ils n'y confol"ln clJt pas
Icur· ,·ie. (:e qlli cs t dans l'Înlelligcmcc, sans ê tre cn m è mc le ll11ls
dans Iii. vic, n'cst pas dans l'holUme , mais hors Je lui, CUUlm c
d.ms uu ycslihulc.
338. I. ..'s w vt:rllcs s i g llifil~llt I(~ nlill.h~ 1.:1 ,je: elles roch er s d f:s
10·, L'AI'OCAI.'I'SE.
SI~:,,"S SATLJIUH.• SENS SI'llltT O Iô.I• .
XVI. Et ils tlis •• icnlaux mon- XVI. El il s disa ient ;1 f C UI"
1;lgncs cl:mx rochers: Il To mhez éll)lOUr du mal cl aux fau sscté.s
) 1 s ur nous ct ca t~hC7.-II()IIS dc 1... tlui en d é rÏ'cnt : Il G.lr;.nIÎssc :r.-
Il facl"! dt~ Celui qui est assis sur J) nous de )'inOux du ciel. c l
)j le Trünc. ~t de 1.. colère tic Il failes que 1I0US ne rcconnais-
» l'J s neau 33') . 1) sious plu s e n aucune manÎc rc
»h' ])i,' il1 tlu Seigneur ni sa I)i-
» ,-inc-liumanil ê H~ ) .
XVI 1. n V.uce tlue le groll.ld XVII. u Parccflll c lcjll gcmc nl
Il jour tic sa col ère est " C UU. et -,) dernier OIpprochc. cl 'l'li llc
)l qui I)eul résister Hl' ? D nous pourra it le slIJlI)()rlcr 3.'jO?
mf)nln!J"C~. les f.lussclés résuhanltlc l'amour du mal; Coll" la lûcrre
Sl~ diL tlu ,'rai, el. par opposition, du faux: clics UIUI,lafl" C5 dcsÎ-
g u enl l'amou r du bien, 1'Q :)56, cl, lmr opposition. 'amour du
filaI.
539. Les nWII/IJ!J)/CS dcsi g llcnl ici l'nOlour du mal, ct les r oc/u!n.
14!s fau ssc lcs , N° 358 . - Tombe,' Sil" CII.7; Cl les cw,;hu, c'cstlcs gn-
mnlirdc l' influx clu ciel. cc qui TIC peut :,rrÎ"er pour cux (Iu 'a ulant
flu'ils sc con lirlll c nt dans le urs m •.lUx .,1 d'lIl s le urs fau ssclés, Sè
cacher {te Il, fiu:c dc Celui '1111 ed aMI!> ~·u,.le Trim e , cl de la co/ cre Je l'A-
yllcau, c'cslnc plus connallrc cn au eulle manicrc le J)i"in du Sei-
gneur ni sa ])i· illc-Hllmanilt~ . N° 29 t" Qunncl un jugeme nt dernie r
sc fail.l es m écho ns. qui " culent pa r allre hons, souffrent tian s le
COUllUencement des lourme ns horrihli,s : mais ceux (lui sc conlir-
ment d"II.IS leur JUill I)ar leurs rau s ~ c lé s épro uv e nt des lo urlllCll îO
moins c ruel s . parce fJu'il s co uvre ut :'Iinsi leur TlHtI, t'Uldi s tlUC lèS
prem ie rs melt ent le leul" illiu. cl aloni ils IIC I,cu,' c ut supporter
l'influx di"jn, comrno on Jc voil dans le " erse t s ui'·OInl.
3·'-0, I.e gnnul j ow' tle la colere dc l'Agneau cl és igne le juge lUent
d e ."nier, et ccs· mots 'IUt pCllt r isisl er, Înditlu c nl 'Iu'il n e peul èr("(~
0
sUPI,orlé p.ar les méch ans. il ca use dc I"cxcés des IO liTOl C OS (Iu'ils
c!prou"cnl quand l'inOux di"io sc ("il sc utir; car, lors(luc It"! ju-
gemenL dCfllièr 'a s"c xécut c. le Seigneur s"approche du U1t.uIlJt~
o•
dC's ('!'prÎls 'n'cc loul Ic ciel " c l il Il")' il que ccux 'lui son l iolèri~~ ... -
relll en i bons 'lui Jlui sSen l souteni,' SOli A,·é llclIleul.
iOIlS nnllls "' 1.1 Ilall S le derni er challilrc les tli,,'crs étals de dc-
g ra daliun spirilUclic d ll Os IcsfJucl s l' Égli se é lait success ive ment
IOUlbcc: ic i. 1..-1 SCC He flui se d cvC)O III)(! aux )'1~UX clü J e an l're nd un
I.I sped tliCTèren!. En eiTe t, :lU milieu des maux ct dCii fausset és Ilui
S' Cllli cu! répandu s sut' le UlOlhl(~ chrétien, l'inllux cdcstc , qui
énlOlne colilinuel!(!lIlcnt du Seigncur, u' .. y a it pas Cl é cepe nJ.ilut
pl~r ..'erli p'-Ir luu s les r éceptacles ; il .n 'a it éh! rC~1l par Ilcs cœurs
droits c l simples . non p"s, il es t rai. dans Inule sa }lnrelé, car
nn suhit toujours plus ou moin s l' innu c nee du mil~eu da ns Ictlue!
UII "il, mai s du moins il n ' av ilÎt été a tténu é '11lc par des f;ws scl cs
'lui OC l)rcnllienl p :IS h:ul" so urce tians le lIIal de la "le. Comme il
s' agit mainlenaut tic clislin g ucr ees tl c l'ui ers, qui étaient intcricu-
reme ul hv ns, t!t ri e les sé lHlrer J'a,'ec les m echall s . po ur les pré-
sen ·cr d es terri hi es ca t.. sttl'I, hes du juge m e nl d ernier, toul, d:m s
ht r.",'lic ,lu m o nd e spiritu e l où sc passe la scè ne . devient pai sible
cmnm e dans le cœ ur d e l ' innoccuce. L' influence cé leste cst ici
(lHlled c Jll1ix ct Il'mllou r. lal.Hli ~ c .lu'il Y a UII in stant. lorsqu'il s'a-
gi ss<tit des Ol cchan s , cHe sembl ,üt è lrc to ul e d e trt) uhle e l dc confu-
sion; c' csttlu'cll e c slloujourss cl o lll e Tcce pt':lcI,~ : dOll ce ,si l'hollllH e
il Je cœ ur pur; te rribl e , s i S Oli cœ ur est corrompu. 'luo i(l"e le
SI)ig ncur d'o l' clic Cm31le soitl' a mo tlr 1Il1! II) C et la s a g esse luèmc .
C'est une différ ence . duc lIoÎquelll cl.l 1 il 1'61al Înlcri c llT de l' hollln·Je .
Ilui, dalJs les siccl es corrompus. fa it cou sitl éTcr la Di,·inilé SO IIS
ti cs a Sllects si terribles ct si impl acnbl es. tandis flu ' ell c ne cess e
jamuis d'~lrc bi c nf;li sfl nle Cl mis~·~ ritnrtli e usc .
::H.t, Il s'agit d'a lHlnl dans ce chapitre de séparer les ho us
tl'a ..'cc les m édHill s . Vc rs . t à 5. Il cst cn suÎle qu estion de cc ux
(lui doi"(~lIl I~OIJlJlosè r les c i c u ~ s upéri e urs . Vers . .'. il 8 : p~li s, t.lt ~
. t.iC u ., tlui (Ioi'iml t:o llllJOsc r le:; I:ic ux infüri c ur:; . Vers . !) il t 7.
tOt) I. 'A POCA LYPS E,
5 1·:1'iS :'ôAT u n E L SE : S S I>jllll'U EL,
1. A p rcs cela . j e ,is q uatre l, ApI"cS cel a, j e 'is tout Il'
A nges sc tcnir s ur les (Iual rc ciel s' a pproch er "e rs to ut le
;H1 g les d e la terre 3.::.0, re lcn a.u l mo nd e d es Es prit s 3(' ~, le Se i-
les qu a tre "c ut s tle la le r re, g n e ur m o dl!nlllt l'illflu .x cêl es le
p o ur flu e le 'cnt n e soufll à t ni po ur q u ' il n e se r épill.ldit pas
SUI' la terre, ni su r la me r , n i avec trop de force s ur ce ux. qui
s ur au c un a rbre 34 3. h a bit enl ces lie ux infé rie urs
5,'2, Ic i . l es q ua/re ml[jcs s ignifi en t lout le Ciel; c li cs q l/ol r e
(Ulglos d e ln I l.: l" re, lo ut le mond e dcs es pril s . qui li e nt le mili e u
e ntre le ci el c t l' enfer; ca r le ju ge m ent tl crni Cl" a élé f;IÎt se ul e lltt!lll
s ur ceux. qui é t:licnt d ,ms le m o nd e ti cs es prits; c t nul ti c ce ux (lui
ùlaie llt, so it dan s le ciel .soit dan s l' enfe r , n'y a cté so umi s. Da ns
le se ns s uprèm c. r onfle sigll ilie le Se ig n eur fl uant il sa D i ' ill e-
HUlililnit é ; e t comm e l e c iel es t ciel p a r le Se ig nen r, les an ges s Î-
g niH enl a uss i le ciel ; ici, il s s ig nifi ent to u t le ciel . pa r ce (l'l ' il s
ont é té 'US sc te na nl s u r If!s 'l wl/re a Il9I c.~ de la /erre tlui l'e l,ré -
se nle nt les (llHllre r égio ll s ,-To llli c ci e l cs l maiute nant Cil effort .
parce (Ill e. ((u a nd UII d erlli er jug e m ent d o it avo ir lil~ lI. le Sc ig li e Ul'
f.:lit <lpproc her les cie ux s uri e m o nd e d es esprit s, pu u r (lu e les ill-
téric urs t.! e CC li X qui y so nt so icllimanifes lés <I u llt oyen d c lïllJlU :C
5 ·-.5 . Les '111(I/I"C velli s désig nent l'inllux des c ie ux. : r elcni,. le.~
'Jlwt"l'e Vtll ts. c'cs t m od ér er l'inOnx , LI tcn·c t:l la me,' s ig nifie nt
ici lout cc qui es t iHHl csSO Il S des cieux : IJa r tout arbl·c, il fa ul cn-
tünllrc lo us CCLI.: qui hahit ent ccs licu x, - Cc sonll es < ;ltrc an ges
Iu
(lui r c ti c on e ntl cs qu a tr e vents. di!s-l o rs cc serait to ull e ciel •.Iui
a ur"it m od éré l ' innux.: m a is co mlll e le ciel n e S':lUr,lit .'lgir S,III S la
v ol o!) lé du Se igneur . c'es ll cSei g n ell.r lui- lllè m e qui mo J è re "Îu-
nux ; c t il le mod è re . pa rcl! (Iuïl s'''gitlllaint<: II ,lIIl de di s tiu g ue r
les bo ns d es m écban s . Cl d e les sép a rel' les lin s d ' avec les autres:
cn..r si l'infl ux eift é lé lrop fo rt . les hOll s e n c usse nt souffert, c t
les m cclt a ns e usse nt élé III"I!cipitcs a van t le le mps d tHcnniu é. 1111
ju gem ent tl el"ui c r se fail 'Iu.l n t.! les mêchan s se so1l1 HlulliJlli és
uu-dcssnu s ti cs cie u x, au pu illl (lu e les 1l1l gCS ne pc uye lll plu s,llalts
Ics cieu x . s uhsis te r d a ll s lc tTr é lal d',Hll OU l" el ti c s'. gcssc , C,II'
alnrs il n' y a 1 )lus (to m' e ux Il e suulicn II i d e rnntl c n lCJlI.
CII API Tit E S El'TIt.IE . tOI"
SJ::~ S SA TU :Un " S E NS ~H'IIlIT UEL ,
II. El j e "Îs un aulre A n g-c II. Et j e ,'is Ic Scig n eu r
lIIulilaul du côté tlu I C"(! I' du comm e Di " in Am o ur 3~q . po u-
Snl l ~ il ] r. ~,,I';lIIll c sceau dll Dieu " a nl seul di slin g u cr' cl sépare r'
'i":Il1t 1 j5; "et i l c r'i a <I'cc Ill e les hons des lII cc h a n s 345 ; CI il
; 1':llIll c ' o ix :m x lI ua lre An ges rc li n l un influx trop fOl't, q u i.
lIW lllId s il a '":lil d l! acco nl {~ Il e e n sc l't! pau tl a nl s ur les li e u x
lIu il't! il 1;1 !errl! d ;1 la m e r, in fc ri c urs. <lUI'ail l~ Ic'! prêjlllli-
c ia bl e n ux h ons CtJ lt1 Il Il! au x
101!c1 wII S,
III , Oisa n t : fi Ne Hui sez po int HI. Bi sa nt: Il I'e le r épall-
h;1 la Ic n e. n i ;1 1 m e r . IIi ;111.'
.1 )J don s pninl SUI' ies li eux iufê-
" .. rIncs 3 G . j usllU ; t cc CJU (~ Il ri e llrt; . ni s ur cc u x 'lui les ha-
Il nU lJ s U}O Il S m :II" lue les s ,~ r'i » hit l!ut 3:I G.ju S(lu ·à cc qu e IHHI S
)
~, Icu r :, fi c n oi r /! ni eu SIII' Ic tlri' II ,Ilo ns (Ii slin g u c c l sê pare dcs
" l'nUIts 34:, Il IO cch:l1I s cc u x qui snlll d;lIl S
li Ics vé rit és p rod uitt·s par l'a-
l' m O lli' du Lic lI 3'1' .
5 ,',' , L'A nye d és~ ll e ici le Scigllell l' l( ua ut au Di"ill Amour,
t;a l' il l'S i tlit 1111 A li ge mon/mi l du c(Î/c du I Cl..'c l' d u S oleil .- o r, le let,CJ'
titi Sa/til o u r O l' jc wt tl ésig-u c le D ivin A Ulo ul'; ca r le Se ig ne ur,
,I,lII s le mo mi e s piritu f' l, ap para ît il l' O ri e nt co m me Svleil. Dalls
le sens s uprèlll e, l' Ali ge sig nili o la J)i,' ill c-Humallit l~ ou Seig ne ill"
3 < . CO n1lll e il s' ng it du S~ i g ll c llr. cl q u e Ic sceau scn 'it il
.5
m a rqu er SII' le f ro nt cc ux ù o nt il sera qu es li oll, N° 3~,7 . tenir / e
SCU!1t d u Dieu "Vir a nI > c' es t co nnaih'c 10 ll S les Es prit s ct chac ull
d' c u x • ct I)O u'oir di stin g u er ct sépl1 rcr les bou s J es luéc hnn s .
3-1,6, Pô le sen s dc 1,'1 le llre, il sembl e Clu e cc so ul qllOlll'c
'l'
au gcs ()ui o nt l'c lc HU l"i nflu x ; ma is t1,lU s le sc u s s piriluel. c'est le
Se ig ne ur, 1 0 3-i,3, JAl l cn e ct la 1lle')' dcs ig n e nt lo ut cc {lui est ilU-
d esso us tIcs cie ux. c t les arbres cc u x qui haLit ent ces li e u x in fù-
ri e urs, N° 343, Ne pas u uin~, (~ ' cs t Il e pa s r épandre 1' ;lIl1u x i1 ' ·Cc.
force, ma is Je r e tenir; c.u c'es t pa r tliO'ér ell s d'(~gTés d 'jll fl u x que
Je Sc ig uc ul' d is puse, r ègle. tempè r e c Lmo dè re lo ut d .lUs le ciel ct
11.1 11 S l' enfe r . cl p nr s nit e J a ll s le mO I1 Jc,
ii ..7. L e / l'Q1It d ésign e l 'a llHlur , pal"CC qu c la fa ce . tl o ul le f l'O ui
fo rm e 111 parti e ln )l lu:, dC '/"l'. l's t l'illla ët.~ Jcs ;l n'cct io Il S de
lUS I,'APOC ALYPSE,
S ~ NS NA.T U REL. SE NS SI'IIIlTl ; EL.
IV. El j'I~ n(clldi s le lIo mhrc IV. El je perçu s la qu a lil u d e
de ccu x 'lui fure nt ruanluùs 'lotS ; ecu;.;: qui fu rc nl d islÎn g uês cl S I!-
il Y en eul cent quarante-quatre ")j,res des m éclwl.l s lq~ ; i 150 él:'ÎclIl
mill e marqués d' c nt r e Ioules les tous dans les ,'é rités qui procè-
Tribus d'l s rAëI3 ~ !). tl eut du hie n,c l de'aie nt form e r
la Nouvelle Egli se du Seig neur
3 19 .
,'homllle . Le ccn 'C:IU , où cst l'ori g ine de tout cc ll ui cOll s lihH~ b
"ie de l'homme. est sou s le fro uL Comlll c le fronl dés ig ne 1'.'l IUO Ur ,
l' amour bon chez les bo ns . l'n mo ur mauva is c hez les Ill êchan s .
marquer sm ' les /;'Qnts sig nai e di stinguer cl sé parer les uns d'ill'ce
les aulres , se lon le ur amou r . - l..es sC)'ll ilcurs de n olrc' Dieu d és i-
gnent ceux qui sout ,blls les ,'érW!s par l'amour du hi e n , No:> 3 .
348. EFltcndre, c'esl pcrcc , 'oil' , r 0 87; le nombre , c' est la qll a -
lilé, Nu tO; ccux 'JIli fll tent mar'Juis sont Ics bons qui fur ent di s-
lingués cl sél)arês des mêc ha ns. 1''' 3 ,'j·7 .
3 .HL Par le lIt1mhrc cent fjlu u'lmtc-Ij"at " e mille , on J o ÎI Clll c llLlre
lo u s ce u x qui é la Îc nl dan s les vé rirés (Jui pcocè tl c l.1t d u hi c n . El!
elfe l,.ce nombre é llt u ll e produit de Jouz e I)ar dou ze , multipli e IHlI'
mille, a la même s iHllificali o n CJu c do uz c , ll.1rcc qu'ult lI o mbfù
muhipti é prlr luÎ-mênHl cl cl.t St:il c par dix, cent o u m ill e , gll rd e
sa sig oi/i caliun primitive. O r, douze sig nifie tout , el sc dit d es " c-
ri lt.."S qui p rocèd e nt du hi en , pa rce (IU' il est le l'Tocluil d e Iroi s par
(Iual r e. el fille /,.o's signifi e lou t qu;ml an Haî, cl quatre tou t
'Iunnt ;1u hi c n , N"52 2. -La Tribu d és i g lJ~ la reli g ion (Iu;tul au hien
d,lia "ie, e t cc bien r cs ull c ,Ju mnria gc d u bi en d e l'a mou r ;:"f! C h~
'·rai de lu doctrine , ccqui co n s lilu c l ' l~ gIÎsc . Les dQu::;e J'ribu,"( ,l"h-
J"(li~l rCIJr ésc ntaÎ cnt e t si g nilî nie'l1l 1'.Êgli sc qu a nt :t cc IlHl r ia g c ,
c l dUHlu C Tribu rep rèscnhlÎt cl r; ig nilia il dans cc ma ria ge q ucl-
11'.1 Il ,·r.ü ulIÎv c r sê l du hico n u (JLlclquc hi e n tin Hai, La si g nifi-
C:I lion de chaflue Tribu n'n ètc ct u' a pu être r é ·étèc jus f{Il 'it prü·
se nt il qui (lue cc fùl, de pcurfJlIc par u no e xpli c ati o ll mal déduil e,
on nc pror.1ulU l,il SaÎul clé clui cstcil clt ée tians "unio ll cl c ces Tl"ihu s ;
car la si g nÎlic<lIÎon dilfùrc scion l' o rdre d e leur uui o n~ d c(' 1 Md,',~
n' est pas Inujou)'s le mf1 m c, 0 11 V Ol dire Cf~ 'Ju ' cll cs s ig llÎl1I.'1I1 tliln s
la s è rif~ Hil cli cs Shlll id n Ol1lm Cf!S .
10!J
SF. S s. S AT U REL. SE S S. S I'IRI TUR f.•
V.Ocl;ITribudcJuda,dou7.c V . Ce furenl: T Oli lice ux qui
mille marqués 3:;0: de la Tribu é l:ü e nt dans l'a mour pour le
ùe H.uhcn, J ou7.e mille 1I1;1['(IIII;:S Seigneur 350. dao s ln Sagesse
1:1 , ; de la Tribu J e G"d, douze (lui I)rocède de ccl amo ur 15 ', ct
mill e man(lH!S 3:':.1 : d a ns l'usa ge d e la '' ie 35''' :
350. JUtlll sig nifi e, dan s le sens suprême, le Seigneur c(llant
il l'amou r célcs lc ; Jnll s le sens spirituel, le Uoya um c cé les le du
Seig ne ur ct la Parole; d ..ms le sens n,llurel, la doct rin e .Ié l'Ég li se
cdcs le llu isée dans la P.'lro lc: ic i. il s ig oifie l'amo ur cé lc.'ile. c'csl-
;,-t.lirc l' amou r p O Ul' le Se ig ne ur, L a Tribu de Juda é l"111 nommt'.oe
la premiere, désigne cc l ,II110Ur c11~z lou s ce ux (lui se ro nl JOIns le
No un!au Ciel etJan s la Nou''cll e Eglise. car cll ees t icÎ cOlilme la
lè te. comlJJe l'uni'e rsd e n fr'lIll dan s loutcs les dtOses sig nifi ées par
les ;lulres tribu s ; ell e les ullil. les qu.1lifi e , les a nim e: lei es t l'a.-
1II0Ul' pour le Sc igll cu r. DOII::.e mille marqués signifie C e to us ce ux
lu
jlu i t·taient dans ct!l amour furent di stin gués c l séparés, N° 348.
3~ 1. llubcn s ig nifie, dans le sens st!pr ème , la l'outc·ScÎe (u:c:
dan s le se ns spirituel. la sagesse , l'int elli gence c t 1.1 science; ùanii
l e sens naturel, la v ue : ici . ,Hant nomm e "près J ud a. il désigne
la s<lgcsseq ui procede d e l',mlo ur s ig nifi e par Juda; ca r to nt amOllr
n SO li cpou se 'lui es t lu scie nce . l' int elli gence, la sOIgesse , La.
scie nce cs ll'épouse de l'amo ur natnrcl; l'intelligence, ce lte Ile l'a.-
1l1Our sili ritucl; la sagesse , cell e jl e l'am o ur céles te, Le mul h é-
hrcu Uuben signifi e vile: or, la science est la vue slliritu ellc-Il a -
turell e, l'intelli gence la vue sllirituellc, c t la sage~.sc.la yue celes te :
352. Gad signi lic . ,Ians le se ns sllpr~lIIe, ln l'tlul e-PuÎ ssan ce:
doms le sens spirituel. le bi cn de la ,'ie ou l'u sage : dans Je se ns
Iltlturcl , l' œu vre: ici, com me il "ieut après Julia cl Hultcn, il dé.
s ig ne l'usage de la 'i e . qui es t le produit de l'a rn ou r cé les te parla
sagesse . L'amour, )" SIl gesse c t l'u suge son t troi s choses c(Ihérc ntcs
c t in sépa mbl cs ; si l'un e d'clics es t mise de cô té , les d e u x aulres
péri sse nt . T ou tes les Tribus ..l'Isrtli!1 son t distinguées Cil ,{u a lre
c1;lsses" lo ul chacun e (:ontieol trois Tribus, parce qu e ces Irois ront
un seu l tou t coJu: re llt . eOlll lu e l'amour , la sagesse cll'lI.'iagc. 0 11
COlllme la charité, la roi cl l' œuvre. Gad. e n hébre u, sig nifi e foule:
HI', l'allloul' c t la sagesse produi se nt Cil foule l'usil:;e uu le fruÎI.
tt" 1,'AI'OC.L'l PS E .
!';iE/;S "'U TUIIEI. , SE"'S SI' IIiIT UE I. .
VI. Oc la Trihu tI' ASCC I', VI. T Olls l: û U.' i '1l1i ," l' 1l1
'L:li
,1') lI ze mill e mnr'lu ês 3:,} : lh~ la l.};lII S LHIIOUf d e f;,ire le hi c lI ,l e
Tl'ihu d e Ne phtali. douz e mille j'usa ;;c c n vue d c la socÎêlé :153 .
lII'Ir'lu és 3:; '. ; ù e la Trihu d c Ma - . •laIl5 la pCl'cc pli o n J e cc t usa ge
n tl ssé , flouze Inille marquê:; 355 : J~ II , cl dal.ls so n exe rc ice :;Y; :
:153 . ..hcer sig nilic. tia ns le se ns sU [l,'c rn c. l'I~l e l'llité; dun s Il!
!'CII S s pirituel , la lll!ulitnd e éternell e ; dan s le se ns naturel,l'alTec-
tivlI du hi clI c t du vrai: ici . il désig-Iw l"Hnounlc f':l ire ,les usa ges.
Cc l a lll O LIr es t Cil CC liX qui so nt dans le Uoyaumc celes le du Sei-
g ne ur , el il y es t appel.:: a mour 1I1l11ucl : il ,1 1)I)I'IIC!iC Je Illu s de 1'01-
llI o ur (Jo ur le Se ig neur; C~I' l'allloul' du Seigneur cs t d e faire des
II s,1ges po ur lou s c l pOUl' chaquc sociCiù, ct ill es f~.Iil a u 1Il0}eH d es
hOIlUl,ICS 'lui s o111 dans l'umollr po ur Lui. !1~'cC1" s ig- nili e ou hé hre u
béa tllude : cl, ~i U cid, ceux qui so1l1 dan s l'am ou r de pralilJucr li e
Icl s usages sonl plu s qu e lous les aulres clan s la h ea tÎlud c.
55,.. Nephtali sig-nifie, dan s Ic scns s uprè m c, la Propre Pui s -
sa nce de la Divin e-Humanit é du Se ig neur; dan s le sc ns sp iriluel ,
111 te nt a tion e! la 'i c toÎI'e; dalls le se ns Il;I!urcl, la rés islance
Ilu'oppo se rholflm c nalurel, ca .. SO li 1) Il III vient tI c IUll e : ici. jl dé-
sig ne la p c rcl!pliun Ile l'u sagee t J e cc qu e c'est IJU.1 l'u :wi;c , p"rce
IJI, ' il vient. llans la se rie, ap" ès Asc!.! !" Ilui s ii;llifi l.l l'am o ur tl es
lisages. ecu,:>': ((Iii. nnl YlIÎU CU dan s les tentatiun s ont aussi ';1 l'CI'-
ee pti o ll Iles U SOlgCS. C<l r les lelllaliülls ouYreut les intérieurs ti c
le ur l!sl)ril ; il s se ntc nt en e ux ce qu e c'es t qu e le hien, cl ils
'nic nt e n eux. cc que I:'es t qu e I(~ 'rai,
355. D.IUS c(~lIe serie, les troi s c hos es qui 500t coll ere nl es, au
point CJu c si l'ulIC ,l'clics IIHIIHluail. Ics d e u x au tres se raienillullcs,
son t l'amo ur m u tu el , "cnl c nJ e IlH!llt 011 1:1 IJCI'Ceptioll,et la ' uIUllle
o u ra cle . La ,oll)llie d' è lrc utilc joinl ü à l'a cte consl itu e j'cllel 011
le d el'ni er degré:. die ?st sig nifi ee pal' .1I11jWS,~i;'. parce 'PIC J,os cph ,
pè ,'c d e Man:lsse et li'EpJ.raïm, dé sig nant le spi r itud Je l'E g li se .
c'es l-jI-lJil" ~ le hien de la 'olonle ct le 'ra i dc l'e ut e lldcril cll l •
Mall assê d es ig ll c la parli e olonl;tirc et I::phr<lïm la parti e intel-
lec tuelle: [laI' su it e . j)i.llla ss6 s i;; uifi c au ss i l' ade, cal' l.l 'olul1tc
cs ll' elfol'l l'OUI' <llTi' C I' il l'a cte ; C l 1:1 o il I!sl l' e lIo l'! • là esl a uss i
l'il l'l;OIl, Illl'SII'!t' c,' c st po ss ildl' .
CIIAPITHE SEPTIE"'E, 111
,, IO"'ti ;,; , 'r u nEL. S ENS S I'IIIIT tJE !..,
VIf. Dc la Tribu ti c S iméoll, Vif . Tous ce ux Ilui ét;,i e nl
Juu zc mill e marqu és 356 ; d e la ti a ns l'alllour '!II" c l"s le proch.a ifl
Tribu d e Lé, -i. tlonz c ruill e mar- ~}x . d .1 US l' int e lli ge nce prod uil ~
qu es 357 ; de la Tribu c.l't sac:u , pn" t'afl"cdi o ll du 'Til i ::>5, . e l
lI o u ze m ill e m a rll.u es 3.J~ : dan s le bi en ch! la ",i e 3:;S :
356 , Da n s les J e ux prem ic r c,; da s sc ~ d cs tl"ihu ~ . il a cté qu es-
tioll d e CC li X tlui se rouL dan s le UO)' :lUlllC ce les te du S c ig ncur ;
dan s ce ll e-ci c l ti an s la s ui":tIlIC . il s'a g it d c ce u x (lui se rOllt da us
S UIl ll oyaum e s pirilu el : le u1' U IIl O IU ' es t )' ;:on o ur s piril1l c l , c'cs t-ù-
dirc l'amour cm 'crs le proc haill o u lit c harité . - Siméon signi fie .
tl a ll s le se ns s uprê me. la Pro , 'id c UCt!; d an s le sens s pirituel. l'a-
Ill o ur clu "roch':li n o u l" c.: haritù; ct dans le sc ns naturel, l'obé is-
sa lice c l l' ouïe : son n om es t 1111 d é ri,-ù d'ÙQ fll e,' ; or, t!c o uh!l' s ig uifit:
co m p re lldre le ''l'ai c l le " o ul o il' o u lui o be ir: le cn lllprc nd re .
qUrlncJ éco ut er csl pri s pOlir ent c ndre ; lc vo ul o ir e tlui o he i,', (111;:lIItl
éco uter es t pris I)our fa Îr e att e lltinn,
357, Levi sig nifi e , dan s le se n s s uprê me , l'Amour c t la Misé-
ri co rde ; dan s le scns s pirilud , la Cha rit é en ael e o u le hi en d e 1;1
" ie : tIan s le SC II S ualllrc l,I''' ssoc iali o n e lla Co ujo ncli () II, SOllnofll
es t d éri,-ù d ' odlufr ence, qui, d :III S I ~I Parole , d és ig n e la co njo ncti o n
Pi'" 1'<lllIO UI", Ici , LéVI: sig nifi e l'am o ul' tl U l'aO'cc linn tlu "rili. d
p:Jr c.:on s eq u c nt l'int elli g c ncc; CHr il "i cllt ,'près S ill'l é nn dli eul II!
mili eu dan s la séri e . C'cs t p a l' s uit e d e ce ll e sig llifi catinu tfll C le
sllccnlm:c fUl tl O Ull é il sa Tribu,
55 8, I :wc(l )" sig llili c , tian s le sens s up rè n w, le Oi,'i ll Hic n tlu
Vrai cl le Di"in Vrai du Bi e n ; drillS le se n s s piritu el . 1' , lInl)lI l'
~' o lljlJ g ,,1 cel es te o u du ' li'm cl du ".-ai; dan s It~ se ns Iw turc1 • la
l'CCo lllp clI se . co mm e l'indiqu e 5 011 IIOIll, Ic i. il d ésig ne le bi en de
/,1 ,' ie , car il cs t plac(: le Il'Oisi è ul c c1::ms ce tt e cla sse ; cl , d a ns cha -
((tte cla sse , le tro isiè me d()s ig ne le d erni er, qui es t produit p:lr Ic!>
li e u x pre mi ers . comm e l'clrc t pa r ses c;!Uscs, C' es t l'a m o ur
e lH"c rs le pl"Oc hain (SùH ou) q u i. par l'affecti o n du Yr,l i (l.im) ,
i
prUlluill c »i eu tIc la ,"i l.' (/ sw:m-). L'A mour ellvers le pl"och :a in es t
1..1 ca use finale; l'affec ti o n ou "Tai . la ca use c fli cicllte; ct /t: lIi l.''' jlt!
la ,'ie, l' elfe l. Ces trni s c hoscs II C font (lu'ulI , J e trH~"IC qu e la 1, ul- .
~ ;lIi o ll tin l'n'UI", Iii r t! iOpir;1ti o ll d u PUUIl IU Il etl' adÎnn ti n t~ tU"lI S ,
112 1
.:tPOC.LVPSE.
StU~S NA l 'V iti': '" ;C ENS )'l'lItiTUEI..
VIII U e IIiTrihu (leZ:lllullll1. YI Ir. Tons (:CIIX Ilui é1nÎ('1I1
flouze mill e martltlcs 35,: de ln clans la conjonction tlu hicu 1'1
Trihu de Joseph. douz e mille du vrOli 359, dans la Iloctrine ll'li
nwrélués 360; de la Tribu Je en r ésult e .&0, c l d ':IIIS )a 'ie Ilu
Benjamin, douze mille mar- 'rai ilui Ilrl)cèt1~ du hien 36 1' :.I4;~.
jlUeS 36 ,-36J.
359. Zabulon signifie. dnn s le sens Guprë-nl.!. l ' uni.,I) ,Ill JlÎ,' in
même el dc la Di'inc-Humnnilé d;m s le Seigneur: dans It~ $<cn.'1
51,irituel, le mariage tlu bien cl du 'rai claez CC liX Ilui sont dans
le ci cl ct dans l1~gli ~c: d.1ns le se ns n;HU'"HI. 1';lItlunr cOlljugal
m ê me. tci. il signifie le mariage du hi en l~llll1 "r'li • HU 1':lIlIUUl'
conjugal ..lu Sdgl)cur ct de l'}~glisc. Sun IWIII cslll;~I'i,'c tle cohahi-
la cohahifation sc dit des êllnux d01l1 Ics esprits sO/ll
tlilioll: IW ,
tnnjoinls en un, car celle conjom:tion es t la cu h'lhitatiou spiri-
Indi c,
;'60, .JoM~pll S i ::;- lIi(jI~ , dall s le sens ~uprt!lllc, le Seigneul' (JIUIIlI
IUJ Di,'iu Spirituèl: d:ms le se ns !>Iliritucl , le HoY'HlIlle sl'iritlld;
d:lll S le sens Il;Hun~ I, III fru ctifica tion cl la Illuitiplicatinn. Id, il
signifi e hl duclriue du Ili e n ct llu 'rai chez ecu;,; Ilui sont dans le
royaume spirituel du Seigneur, car il est j>IIlI:t'l L'litre Z'lbulon el
BClljanlÎn: or, la tribu placée 1;. prculi ùre dans t hl!fllW classe dé-
l'igue (ILlcl(lu'amour 'èll<lnldc la volonté; 1.1 tribu tlu milieu tM-
signc (Juchille chose th~ ~a so'lgessc(lui apl)/lrtitllll il l' e nt e ndement,
cl la Iroisiùme (lucl(lU'uslIgc résnllanl de ccl al,lUltlr ct de l'c lle
stl gesse : ain si, chaque série form e 1111 toul coml,let.
561 cL :562. Zuh111911 dési g nant r,1mour conjugal du bi e n cl
du vrai , et Joseph la JOI:Lrin c du hien ct du H,1i, Benjamill,
qui cst le troÎ sième d<:llls cet te se ri e, d esig ne la "ie du Hai 1'1'0-
cl!c1ant du hien. Il fi celle significiltion puree llu ' il es t Ic dernicr
né , et quïl il élé nl'I)cl û )Hlr so u lu) rc le /i's d" la dl'oùt: , cc qui dc-
sign e aussi le "ra i Ilrocctl.1nl du bien. - .Dan s ce J. énolllhrl!lIlcnt
des tribus J.'lsraël, jln'es t point parlé de Van, I)arce llue sn trihu
é lailla derni è re et habitait lu parli e la plus èloi g néc d ll ns la t e rr(~
IlcCauaall. Ain si, cli c n'a rien pu signifier dan s le nouvea u cie' e t
<I,111S ln Nou'ellc 1~;;li se, oiJ seront se ulem ent les I~é lcs tcs el les spi.
l'ilueb; c'est l'our c.;eln que Dan est Tcmplol cé par ,~J(lIIoii"é .
CIIAPITHE S EPTI(; ~H: . 115
S ~NS N. TU Il E: I . . S I~N S S l' I UlT UE I . .
IX . Apres celajc vi s. cl vOÎ ci IX. Apres ccla j e Ü S Ions
U(lC fo ul e nombre us e Ilu e per- l=C IIX (l'Iidc 'aÎ cnt form er l' ex-
sonne ne po uvai ICOIll pl cr:lG3 . J6, , ter n e d e ln NUIl 'c ll e Eg li se. cl
de Io ule !l;llion et d8 I vu/CA tri - tl Onl le Sei g ne ur se ul I)O u'a it
bus. el de tom peupl es c l Ile c Ollllalirc la q u:dilé 3 6 3· 3 6~ : C'l'-
totll cSlangues 3t;5, sc te nant d c - lai e nt ce ux 'lJi ;1":li c nt v l'ru
'anl IcTrùll c ct d c,'alll ,. Ag nea u d,lII s le hi e n p :l f reli g io n , ct .lans
d e foh es blanches.
:S6G, r C"I!.lu s le fa llx IJ ,U ig no ra nce lM ; il s
Cl il!! llVuienl des IJa lm es dan s eco nlni ellt le Sc igllé ur cl pr'lti-
le urs mail1 s 36:: . flu n il!nl !'ws précc l)I CS 31M) , j" I,lUl
Cil t:uuH"unÎ c3IÎ'ln c l c n CUII-
.jo ncti o n n" cc les auges tics Cieux
s upéri e urs. el il s le r econnais-
slIi ,m t a u OH» 'cn des tlî"Încs
" érit és 56;.
3(;3 r.l 3 G.-. P at' les dotl 1.C mill e marq ués de cha qu e Tribu d'I s ·
r a d on a ente ndu ceux qui Cli ll s lihwnt l'Ég li se qui pùssèll e Ics "c-
r it cs r éelles ; il s' ;l g il maint en a nt d e cc ux- (lui ont "écu d:IIIS Itl
bi e n cn sui" 'lnl leu r re li g iou d'HIS ' '' fl oell e ccpcnd a nl Jl'(:laielil
pM les 'I!ril és réell es : il s sonl dési g nt!s pa r une (oule " ombreuse .
Il cs l rlit l'lu s loin, Ve rs. 1 '., flue cc sont ce ux qui vi e nn ent de la
grande affliction , c' cst-à·dire qui ont c prou ,'c il es tent ati o ns. En
efTe t. cc ux qu i out "éc u dan !j. le hi e n. cn s ui vlIu t un e reli g ion qui
ne possè de pa s les vcrÎlcs réell es , suhi ssent jln1ls l 'IHltre vi c des
tentation s , au m o)'c n d es qu ell es les fau sse tés de le ur l'cli gion snut
diss.ipi!cs cl r empl acées IJar des " Mités r(!cll cs: ca r jJuelle tlu e soit
la reli g io n qu e ron professe . o n n't..·s t pas con d:lIIl1l é, si J'o n a
véc u d a ns le bi et) : o n Il 'est)).1 !; co up:,bl c de no pas cOlluailre les
'l!ri tcs r ce ll es. - L'Égl ise du Seig neur est intern e el e xtcro c .
Ce ux (lui sont d csi g nés "nr les d o uze Tribus COllllJosent l' Egli se
int ern e : ce nx dont il s' agit ici for mcntl'Êgli se e xte rne, ct fo n t un
seul corps n,' cc les pre mi e rs . comme lèS memhres e t la lèto rontllll
se ul hom me . Les do u : Tribus d'Isra ë l d és ig nc lIll cs Cie ux supé-
œ
ri eurs (!l au ssi l'I~o: li sc intcl'll o. ct la {Q nombrcu.~c sig nifi e Il's
uI"
Cie ux inféri eurs et l'.Eg li se extern e . - Comptcr, c'est COllna lln~
lil qU J. litl~: (:llr le nomhre siguifi.e lu qualit é. N° 10 . Le Se igu e ur
8
114 1. 'A llOCA I...' PSE.
yoilla qualité de chacun. par conséquen t cc qu'il est el ce qui lui
artÎ'c ra Jans l' élcrllllé: car 1.' vile du Seigneu r . (Iu'on apl)cllc
Toute-Science . Pré'o)'a nce ct Pro,' id c nce . est éterne ll e. C'es t
pour cela flu 'il n' y Il 'lu e lcSeign cur se ul tlui ~lIc h e ,(u cllc est ch,!7.
. chacun laqualil é du bien el du vrai, c l qui puisse disposcrchacuD
scio n sa 'Iualité.
365. Par natùm. on e nt end ccu$. fIui soul dan~ le hien tI c la vic.
N°282, cl p.u Tribu les bi ens el les vér ités de J'Église: mais comme
il s'ag it ici Ile ceux tlui ont ,'éc u dans le bi e n selon le ur reli gion.
Tribu signifi e les principes de leu r doctrine r eli gieuse qu 'Hs ou t
cru nais c t bOll s.-Peup/e signifie ceux qui sonl d.,n ~ le ,'rai de
la doctrine. 1''' 282. ct, d a ns le se ns opposé , ceux qui son l dao s le
f'IUX Je ln. Joctrine; ici. il J ésigoe ce ux (lui SOllt rl.1I1S la fau sseté
de la doctrine [lar igno rance; ca r il s'ag it de ce ux qui SOllt sauvl!s .
qn o Î(lll e . par su il e de la doclrÎl,l c d e leur r eli g ion, il s aient élé dauiJ
Ics filU sse lés, Eu c lfet, le sa lut cl'l t .1.ccordé à tou s ceux (Ini on l véc u
dans Il! hi~n. e n sc conformant mlx précep tes J e le ur r eligio n
qu'ils onl cru 'r.1.is. hi en qu ' ils oe le fus se nt .,oinl. Le fa ux: O'CS)
p:l!lÎrnpul é a ceux qui ont ainsi 'cc u: cc n'es l pa .'l leur faute, s'ils
n'olll pas co nnu la 'c rité. Co bi en tic la 'ie renfe rme cn soi "af-
fection d e sa 'oir le 'rai : t:t 10rs(I','un 'Î,w l d:lll s l'au Ire 'ie • nn
l'apprend ct 011 le reçoit; car, :lJlrc!s la morl , lOlll e fl lfec lÎ.w reste
d'lns "homme c l s urtout l'affection de savo ir le 'rai, IMren 'Jue
ce lle alTcction es t spirituell e. Alors, on pui se la 'éril~ qu'on a dé-
s irée. el c li c se g ra 'e prnfulHlément ,Ians le cœ ur. -Les h41l!Juu
dés ign ent des doctrin es religieuses ., NOl 282 .
366, St I ~n ir dtvantl. Trtlnetl decanll'Agnt au t c' cst écouter le
S~i g lleur c t faire ce gu'il prescri t, cornille agirait < :elui qui se tien-
drail d c ..'afll un Hoi . Le Trdue dés ig ne le Ciel, et l'Afluea14 le Sai-
gn e ur 'Ju a nt à Sil Di·in c -Hnmanilé. N°' 14,269,
367, E:lre ,.evt:l u dt robes blanches, c'est élrc el) communi cation
et en co njon c ti o n unc Ic:a Cie ux supérieurs . (V nir N° 3 28). Ttuir
des palm csda ,,~ les malnl, c'es t r ccoo nllilre pnr les divines vérités, c.:lr
les pa/me$ sigllilicnl les di'in es ' érilès. Chaque a rbre tlùsigne
qu elque Ch O!Hl de 1'l~;;liSt. , el les palmiers rcprégc uli~ 1I1 les cJi'inc~s
,,' é rilt~s d.'llu: le ur derni er Cia l. c'est -il-Iliri! le Di' În-Vrni du St~ns
lilll>.rai de la P/lrole.
CILJ>ITIIE SEI'Tlf;,uE. 11:;
S~N~ SPlIllTVt::r . .
X. Et ils criait!ul ;I"C C uné X. Et ils exprimaient 1.. joie
granJe "oix,,~n disant: Il Lesa- d e leur cœur. cn disant: CI ."'!
)1 lu 1 notn~ Dieu (lui est assis sur
il 1.1 Seigneur seul cst nOire Sau-
Il le Trtne et a l'Agneau :!O(j ~, li U "CUl' ] G8 . $
Xl. El lous les An:;cs toC tc- XI. Et fOIl!' CCliX des Cicu:1:
n.li é nt autour du Trone. ainsi inrérieur". lIilJ ~ i (lut.: c~ux dc .~
que les Vieillards cl les quatre Cieux supt!rieur~. êcoulaÎcul et
Animaux J (io). ct ils lo:nh crenl pralÎ4uaiellt les pré.ceple!S du
d C'.:Int le Trùne su r leurs fa ces. Seigneur J ' ~). cl ils s' h umil iercnl
ct ils allorcrcnl Dieu 3;0 , Jc'anl Lui. cl Lui rClldirellt li~s
Dc!ions Je grâces 3;0.
368. Crù,., c'cst Nrc affecté il1lêri(~urcmcnl; car. lorsque
J'!.ommc 'éprou'c une 'j'C ulfcclioD. soit de joie. soii de douleur.
ill'c xprîmc par un cri. Ici. c'cst une a(fcdion dcjoi c indiquant
la reconnaissance qui p.:l rl du cœ ur, ioJ 288. 326. Le ,alul li noire
Dieu qui l'.~j assi,g: .mr le 1""ÙIIC cl il l'AflMau signifie que le Seigneur
cst h. ~alul ml!IUC. ct par cOlI séqucolleSauveur. Celui qui est as-
'
sis sur le Trônc cl l'Agneau sont UII~ seule personne, 1'°273. Eu
h ébreu . Joschii' OIJ Jésus sigllific $'11t'-l.
369. Les J'ieillards ct Ics qua": .11timaux dêsigoenl Cil gcnéra
le .. Cieux supérieurs, parco quïh élaicnt placés le plus (.rès du
trônc: aillsi Ic~ ÂYlges désigllcnl ici tes Cieux inférieur$. Tous ceux
qui sont dans les Cieux sont appelés anges. mais ceux: qui habilent
l es Cieux sUl,èricurs, nyanll)lusd 'illlclligence el c..le sagesse, sont
désign és ici (lOIr tC.io victllanl:s ctl)ar les qua l r~ animaux, Jean "il
une ((tI'llllitê d'anges. et en In(!llIe remps vingt-qualre ,'ieillards et
quatre animaux. mnis il Ile ,'il IlaS tous ceux (lui sont dans le
Cicl, c'est-à-dire loulle Cil!!; Clar il élolÎa en vision prol)luHÎque, el
dans ulle Iclle ,-ision loutes les choses "ues ont une s ignification:
(~ 'cSl 'linsi (Iuïl ville second Ciel représe nté par vingt-quatre "ieil-
Jarlls. cl le Ciel intiml! par qualre animaux: ou chérubins. Se lenir
(wlour d .. Trime c'esl enlcndré cl pratitl'I(~ r Cè I)uo le Seigneur
co mmande. N° 31.)6.
310,lomber sur la (oee dés ig ne l'hlllflilih~, car lous les .11. tes du
:
(".I)rps correspolldent aux illfcclif)n~ ric l':m e. Adorer. c'esl n!n(lr'l~
dèS aclions de gr.1ce d Bce quo lanl dl! créature:; 001 élê S"'U'·I~("~,
1 t6 J.'APOCALYPSE.
SENS SPIIIITUf: • . ,
XII. En disanL: f' Anum 3;:1; XII. Eu dis:lIlt ! " C' C!'I:t la
1> béuédicLion, c l glnin~ el !HI- 1) vérit é 3,,; le Di"iu s pirituel 3; ...
'-' gesse el acLion1!l tic grùccs 3;,. . 1) ctlc Di"in Céleste 3;3 sont dan s
"eL honncur Cl puissanq~ cL 1) le Seign e ur cl viellnent de Lui
.) force l : l à Hotre Oi e ll JOIns les Il dans Ioule l'f:Lernitc 3; 4; c' est
"sÎcclcs dcs si ccl cs 3;'1; Amen l> ln vérité Ji :' ,»
), :,5 . Il XIII. Et un e dcs sociélés an-
XIII. Et un tics Vieillards me géliques du second Ciel, ay ant
répondit, cn nh~ disant:" Ccux perçu ml désir qui m'n,'ait Hl!
» 'lltl sont rc'ctus de robes blan- inspiré par leSeign e ur, me dit :
» dies. qui sunl - ils, ct d'où ff Ceux qui vienn ent d'~tre mis
» liOunt-ils "cnus? 1) 1) cn communicntion ct cn coo-
l) jonction avec Ics Cieux supé-
) rieurs, quel est le ur état He-
l) tucl. ct quel élalt le ur etat
» autérieuT? ))
311. Amen signifie la vérité. NU 23.28.61.
72. On nppclle Di"io Céleste loul cc qui prot; i~ tlé du Divin
Amo ur du Seigneur, ct Divin Spir'itu el touL cc (lui procèd e de sa
Divin e Sagesse. Cc Di,ill Spirituel est dési g né ici par glQire . sa-
!J e.~sc ct ac/ions de yrdus : le Di 'tI'i Il Cêlcs le cst dési g né, N° 375 . p.u
M'me,,". plâs.~ari ct cl force. Le moL bi Plédicliou. ((ui préccde. s ignifio
J'ur) cl l':lUtrt~. N° 289. LI gloire sc dit du Divin Vr.1Î ou Oi"io
Spirituel, N° 2 .l !); 1.1 sagesse s'y raplmrtc aussi : il cn es t de
mèm c de l'action de gnlces. car c'esL par le Divin Vrai tlUt~ l1nHume
est porté ô'l la raire .
3 75. Ces troi s mots sc rapportent nu Di'ÎIi Bien ou ni"in Cé-
les te . N° 5 72. Pour Iwml~ur cL {oree. Voir N°S 2 'l 9 , 22; Jlourpuis-
$(III C(:, la preu'e r ésulte tlcs passôlgcs de ln P.uole où t:o mot est
employé.
5 74. Cela cst é'id e nl tl'après cc qui li été dit prt!cédclDfIlcnt.
Les siècles d es siècles tl ési g ueut l' é ternit é , N° 22.
375. Amcu sc tr·OU'"C au comm Cllccmenl cl il la fin de ~ c Vcr-
sel. Au commen cement. il s ignifie la ,'critê ct la confirmation pro-
cédant dc la 't.~rilé; Ü la fin, il signifie la confirmation el J'<lccorJ
ullllllimc de tous les anges 4Jue c'est la vcril.é.
CHAI'ITIIE SEPTIÈME.
SENS N ,Tunt-:L. SENS Sl'IRITUEI••
Xl V. Etjelui dis: {( Seigneur. XIV, El je lui dis: (1 Le Sci-
" tu le sais. 1) Et il me dit l ;ti : Il g nour seul le sait. 1) El il me
({ Cc sont ceux qlli viennent d e fut lIit 37 3 : le Ce sont ecux qui
>. la grande affiiction 5 ". ct ils il o nt s ubi des te ntallOOS 3;i; cl
>. o ntl (n 'ê leurs robes 3,S , et il s Il pnr ces Icnlalions ils oot r,~jcl é
»o nt blan chi Ic nrs robes dan s Il les fJUS Sc l ~s de leur reli g ion
» le saug de l'A g nea u Ji 9. ,, 3::;8, e lle Seigneur Q implanté
l) cn eux les di"in es v6rÎl és 3:m.
576. Jc;'IIl CSI R.insi interrogé. parce qu ' il est ordinaire d/Jos
tout cllhc di"În qUI ~ d 'a hord l'holl1lnc ,·c uille. d és ire ct pri e. ct
(IU'alors le Seigneur rèpomh.· , informe et fasse; aulrcmonll'homme
Ile reçoit rien d e di' În. Or, comme Jean ,'il ceux qui ~ Iaient rc-
vèlus de robes hlanch es . ct qu'il désira sa'oir el demander qui
ils étai ent. et que cela fu1ll cr çu d a ns le Ciel. il fut pour celle rai-
son interrogé ct en suite informé. 00 'oit du reste qu c répondre
DO peut {las être pris ici lin us sa D I.IcceplioD onliDllirc·. puisqu'il
D'y n p<l S eu d'iolerro.gnlion, el que 1'0 0 ne répond qu 'après avoir
été interrogé. Le Seigneur suggère l'id ée de demander, ainsi, il
sait lJ'av3'II:e cequ'on lui dem<1Dd era; mai s il 'i'eut cependanl que
l'homme demando d'abord , afin que sa demand e soil comme dc
'ui, et (Iu 'cn conséqu e nce elle lui sail appropriélJ. - l1n des viel1-
larth. c'est une des sociétés du second Ciel. N" 569. - CCliX qui
SOlit re-ûtw de robes blanche.;; sonl CCLIX (lui 'ie nnent, d'êlro mis en
communication et en conjonclion u"cc les Cieux supérieurs. ]'9
3G7, - Qui sont-il!' . ct d'oie wlu-ils venu.s? signifie qut:l est leur
élat a cluel ct quel était le ur étal aotcrieur; ca. r, lorsque Ics Ilabi-
hitilli S du mondé s piriluel 'oient ou rc nl:ont rc ul quelqu'un. il'S DC
(ootlw s d e te ll es ques tions; ils rec herchent (Iu cllc cs tsaqualil ù:.hns
la pt-!L1sée elle lan gage des an ges, a u lieu de l'idée dt! I:lllèrsollllc
el un lieu. il y a l'id ée de la chose c.1 dc l'état; c'est pOUl' cclal1ue
chacun rc~~{)i t un lIom d'apres sa qualilé. - Seiglleul'. l1~ 10,.<11; si-
gnific&qu c le Seigneur seul le 53it; car c'csl toujoul'!; le Scig,eur
qui agit par l'int e rmédinire des socict és célcstes: toul ce qu.e Ics
anges ont dit :lUX hommes. ct que l'on (rou' c rapporté tJ a ns la
Parole, ils ne ,'o nl I)a s dit d'eux-mêmes ,. mais c'cs t le Seigneul'
I,ui J'a dil P,'II' It'ur iuh'rJl1{~tliaire: C'l'st pour eela que les :lnges
flui 001 ainsi parl(' ~l· sunt pn!sclI(('1' so us le nom de .Jeho'·a h.
118 L''POCAI,YI'SE.
5i":S~ N.l"UnEI . . SENS 5PlTlln' t::I ..
XV . 010 C'est pourtluoÎ il sso lll XV. » C:st pour t;d il llu'ils
• dt~ 'il llt le l"rùlw de Dieu: ct J) joui~scnl
de la prcseucr. du
lf ils Le scrvcnljour t:I nuill);u) $ " Seigneur; ~t ils "i,'roul r.ons-
Il Son Teml,lc; cl Celui qui I!s l lll n mmcni d.10S 10 ciel; t.I 10'
"assis sur le Trollc habi.lera If Seigneur insinuera sans cesse
II le bien dans Ip-urs ,'éril és 3&.
377 . L'a{fliClil)lI sig nifie rinf~sl.1lion par suite de5 fauss ch'.s, N6
101; de lille comhal s pirituel ou la tentation. -C'est npres la
"i e co rporelle que ceux dOllt il s'Agit ici furcol soumis aux lenta-
,jous dan s le monde sviriluel : il u'auraienl pu élrc tentés dAns
C'elui-ci. parce que les fnl1!1 s (~lés religjcust~sdans lesquelle ils étaient
plongés r ég natcn d o tou scô téi. ' lIs ont été soumis aux: teDlations.
parce (IU'ils é taient dalll le hip!l. et !leUlelUl'lIt dans les faus~etés
par ignorance; mais ~cux qui lioot dans les fausseté.s par le mal
ne 5001 point tenlés, parcè qu e les maux de leur vic s'opposer,lient
à cequc les 'ér ilés pu ssc ntNrc implantées en eux. II n 'y adc tenlé§
tlue cc ux qui pcu'enl ôtrc sauves,
378. Lm;er leurs rob(,. c'est e loigner Jes. faussetés au moyen
des te ntations.. Ldvtr, c'cst purifier du faux et du mlll; les robes si-
gnifient 1{~s ,·crilés. ~o 328. el IHIT opposition les (;IU)iscl és.
379 . lis (Jill blanc/ri Iwr. robe. Jall' ,,, .<lUlU de /'A!JfIe(w sig-uific
que le Scigll~ur a impl au t(~ ~n eux les diYilw~ 'érilès . Blanchir lu
'·fJh(!s. c'est dépouill er le fa ux et revrHir le H"i. La blanche",' ço r-
respond aux "éril~s, ct les Tobtsles signifient. N CI~ 167.32.8 . I .uang
del'Agntau. c'est le Di"in Vrai du Seigneur.
380. 12'I'rc dt!;oru le TTtme de Dieu. c'est êlre cn la préscnce du
Seigneur. Le senir jour el nuit. c'est Til"re cons/am ment selnn le!>
vcrilés divines; dam son ItU/ple, c'cst dans SOli l~glise au Ciel,
N° j 91 . Servi,. sc di l du vrai ; ~t,.,~,~r le Seig1U"ur, ce T1'est pas ètrc
l'fins cesse d"Ds un temple ou en prières: au Ciel. chacun rempliL
l'a fonction et ,' a pilrfois dans les temples; mais on ,'il constam-
menl sdon les "êrit(~~ • et c'esl en cela qu'on sertie Seigneur. -
]JabitC1' se dit du bien; "abilfT (l1)CC eux, c'est insinu~r S.1 US cesse
le bit~n d"ns Ic!oi 'érilés qu'ils re~.oi"cnl. C'~'st a"cc le hicn de l'n-
mourqllc le Seigneur influe dans l'aoge ct dans l'homme: cc hicil
r~t n~fn dtlm leurs "(>ril é~, c l ~;'c!> t ainsi que s'opère le Iltlriu gc
du hicn cl du "rai.
Cll.l'lTiIE SEI'TII·:.IE. 119
SF.~S NATCnR',. S&NS SPtnITIJEJ •.
XVI. J. Ils D'auront plus fairn. XVI. )1 Ils ne mallqUt~rollt
li ct ils. o'aurontplus soif:itl,; el )} plus de biens. el ils ne man-
)I~le~solcil nc tombera plu~ sur J. queront plus dcvérités ]01; cl
" .c ux. ni aucune chaleur: '"'; b il Il')' aura plus cn eux. ni COIl~
JO) cupiscco ccs Ju mul, ni désirs
Il du faux JS :.I ;
XVII. )) Parce qUI~ l'Agneau XVII. »ParccquelcScigneur
1 Qui est au milieu du Trônc les Il qui est ualls l'intime du Ciel
~ paîtra 3:'13, el It!s cnnduira aux )} Jes instruira ::IIJ, el sc les con-
1) sources vi"cs des eaux J!.q; el »joindra par les "cril~s de sa
Il Dieu essuiera Ioule larme de » Parole J:<,'1:01 illes d.;.livrcr. J~
» leurs yeux 385, J) • u Ioule anxiété ml leur procu-
lJ rant le bonheur c~II'SI~~ :ls.jo »
38 •. Les alimens solides gO rdèrent nu hi en • Cl I('~ lit.p:ides
au "rai; ainsi, ne phu fIt'QI:)' faim. c'est ne 1,1 liS tnilllqucr de bicu ,
el ,w plm avair .~OIf. c'l~sl DU pl liS manquer de Hai.
382. Le 50,,-,...1. c'est le S~igllcul' quanl <lU Divin Amour, cl, par
opposition, c'cbll'nmour ùesoi. ou Jc ma.lllui n!sulte ùes concu-
piscences: lachalcw'. c'cst le désir du faux qui l'l'suite dcce mal;
COlI' le faux est produit par le wal, comme la clHlh:ur brùlaulc par
le soleil: quond la 'olonte aime le ruai, l'entendement aime le
faux; il s'embrâse par le désir Je le confirmer. Le Ilwl coufirmé
dans l'cnlelldemcnt l'st le faux du lUal ou Ic'mal dans sa forme.
38:1. L' .... gneau. c'est le Seigneur dans sa Di,·iuc-Humanité.
r" 269; lemi/ito c'cst l'iDtime , lo·U.; le Tr611c, c'estlc Cicl,
u.
1':0 t:~ . Paitrt! sc tlilll" n'ai cL sil:;uific iuSlruirc . te Seigneur seul
l'sile PaJ"m r dc IUIIS, parce que Seul il csl Dieu . el que dans loul
le Ciel, il csll"olllmc l'ëlnlt_~ dHIIS le corps; pur loi. lout le Ciel c!'>l
eomme uu scul homm e .
3S·~. '-('];];l)tlrt'C.~l'it·l'.$deseatJ.T:dcsigncnt les verites Je la Parole.
La CtllljolJdion a,-cc le Seiglll'ur ~'oJl~rc par ('cs 'crités ~ quand
clic ... de'il~no('nl 'crÎlés de la ,ie.
385. TcI:l~ esll'dle Si~llitiCillioll • cal" il s'agit Je ceux qui oui
clc dnns les tentai ions, cl tlui ont cornbullu uneauxiélé, r"' '577;
or. quund on est déliTC dl~ ces lcntations. l'on est dall~ le bieu el
Llans le Tni, l'l l'on juuit JUtT l"onséqucnl Ju bonheur t:Clcslc.
Jusqu'ici nOliS ;,,"ons "u l'inntwn cc !l;"inc m ..~nir~ s tcr l' élal in-
rt."~ ricur do ç ~ux qui, depuis 1'C1aLli ssc lUcnt dl! l'Eglise chrêlicnnc.
n';:J)"ant pu être admis ni tians le Ciel ui 11aus l'cnfer, s'éhl icnl f... -
briquè dcs cieux ou ils croyaient r~sit.lcl" élcrncllClflenl. i'ous
voici maintcllanl arriv és ~I l'ouverture du septième sceau. c'cst-a-
dire il la manifestation du dernier État de celle ~~gli sc qui. par
suite de dégradation s succcssi,'cs. ct:lit en(jn parvenue ao comble
du M~sordre spiritucl, ou il. celte consommation du sicdc qui
lui fut I)rédito dès son commeucen;lcnl. - Math. Chap. XXIV,
A Ilarlir de co cbapitre, l'Apocalypse peut sc di,"iSI~ r cn quatre
parti c; s prill c.ipalcs. La prcmièrl! partil!, qui s'élcucl jus(lu' au sei-
7.ii~lIle chapitre inclu s i,"c llIcnl. conceruc ceux qui sout d ;)Us le
Hn"yaume spirituel. ou claus SOli opposé le noyaume satanique; cc
sont ceux qui sont ou d ... us la roi unie à la chouilc. 00 dan s la foi
seule. Ain s i, il s'agit lit du faux. c t du Tai, c'cst-à-dirc d es c hoses
d'entend e ment. La sccolldcparlie, (lui comprcl.ltI les tli x-scJllième
Cl dix-huitième chapitres, com:erllc ('" X 'lui sont dans le Ho)"a ume
cu
Céleste ou dans son"01)pos6 le loyaurne Jiaholiqu c : ce so nt cc ux
(lui so nt, ou dans le pur amour pour le Seigocur, ou Jans l'lIUlour
fic domiucr par l'amour de soi; ainsi il y cst question du mal ct
du hien, ou en d ' autres terme.!!, des chosell d'amour_ L, troi-
sième partie h-,lÎte du jugement dernier; cl la qualrième, de réta-
bli ssem ent tle 1" NouHllc -Jerusalem, 'lui est, pour ainsi dire, le
(~I)uronnclllcol Je tout ce qui précède. parce qu'clic cst la fin
pour IAlluelle tout ce qui précede 3. existé,
Ainsi, il s'ag ira, Jan!<i cl'lle première pal'Ii é , de )'ùtat de l'Eg lise
ch ~ 7, l é ~ Prolestans, car c' cs l parliculiérelUl!ut daus cell e f: g lise
qU I) le dog m e de la foi seule :l JlTli""lu. L:(~ tat de la Rc lig: ioll Ca-
Ilwliquc-Rnmaillc sp, r,l manif,'sli! tians la second e partie , car c'est
du'z elle que l''::s idc i<!)rtout l'amour Je dominer par l'amour de
6"oi, ell sc se l"'""nl de s cIJ.os(~s JivilJl's"
121
n::"fS S,.T U ItEL. SENS SPlltlTl;I::L.
1. El lorsqu'il eut ou'cr l le 1. El lorsqu e h~ S~igneur eu t
~epIH'Hl c scea u 388 , il sc fil un r e ndu Ilwuifes:lc le t1~rlli er Êlat
silence. dans le Ciel. d'Cllvir-on d e so n Eglise 35$ , I[~s Anges du
lllle demi-heure Js"J . Iloyôtfl me s pirituel furent dans
u o g rand étonnenH~ nl 389.
Il. El je 'is les sept Anges Il . E t je "'is lo ut le Ciel spiri-
(lui se tÎnl'Cllt d c'ant Dieu 3!) o, tuel prê t il éco uler c l il CXt!cutCI"
et se pt Il' nnqll: lh~5 11:': 111' furenl les ordres d u Seigne ur 3!,ro, et il
d onn ées !I!)t . fut ordoun é d 'ex amin er et tic
m e ttre il ,J éco uvcrl ce d erni er
État de l ' I~g li sc 3~.)I.
588. Comme au Nf) 295, n'cc t:eltc différe nce q o'il s'a g it ici
du d ernier élat de l'l~ g li se J indiqut! par le sep/reme .~ceau; car sept
s. ignili e cc qui es t arrive il la plénitud e, Nu 10: or l'ctat pleiu t~l;t
nussi le dCrllicr dat. Une l~g: liscest llson dcrllier êta!. quand il n'y
a plui' cu cli c de !Tai" parce qll'jlll',. Il plus de hicn : ou . cc qui est
la lIli: m cchosc. quand il n'y :.1 plu s d e fo i. IMrec qu ' il fi ',)' a Jllusde
ch.nité. Tel était l'état de l'Eg li se 3'an( Jeju gcmcllt d ernie r. Cc qui
est alors arrÎn! es t prédjt dans ce qui suit: ct ces prédi cti o ns oot
é le acco mpli es, (Ians le mondes pirilucl, ayant lejugemeot.
580. Ce ~ ilCll ce dans le Ciel dës igoe J'éton ll em e nt ql1' Û pré)IWenl
les an ges à la vu e d e ccl étal. Le silence expri.me en gé n éral la sur-
prise. La demi-heure indique qu e cel étonu ement fut grand; car le
temps d êsig ne l'élat. Dans le moude SI)iritllcl , le temps est rem-
placé par l'étal; car le temt}s d épend uniqucm e'lt dc la matil!rc,
590 . Sept signale toul, N" 1 0: les An ges , da os le se ns respectir,
significlilleCiel, N° 342; ici. c'est le Ciel spirituel. Se lem~l' devant
Dieu., c' est éco ut er 10 Seigneur et rair e cc qu'il prescrit, 1'" 566.
50 1. PLir trompen e 0.11 doit entendre lu më-me c hose lJue par
sOllncr de la trompette. c'est-il-tlire co nvoque r . :Ippeler aux di-
'e rses solenuités; ici. c'est pour e x.amine r ct m e Ure à découvert
l 'é tat Int erie ur de cc ux (lui a'aicnl 'eCU dan s la fOl seu le. comme
on 10 V c rT11 1 ;Jr loul cc (lui '3 suivre. Il s'ag-it cn génér;tI d es Ic-
'
formés . ca r le urs chefs Luther. Calvin ct Mélancht ou , dont les
doctrin es s ont so uvent c n oppo~ilion, s'accordent s ur ce point (lue
l'h omm e es l juslillê par la foi suns les œuvres de la loi .
122 L'AI'OC.l.YI'SE.
SE1"S ~"TUnEL. ImNS Il'llUTUEJ . .
IlI.Et un autre Auge viulet sc III. Et lout fut disl)()sè pour
tînt près de l'Aulel ayant un en- offrir au Seigneur un cu Ile spi-
censoir d'or l~p. ct ou lui donna rituel :>'<)", et l'on fil un nde de
beaucoup d~ pnrrums poui' qu'il propitiation, pour que, pelldant
le$ offrît avec les prières des J'CXl,JruCD. la communication
Saillis sur l'Autel tl'(IT qui est D.n!c les mau'ais esprits ne por-
de'ant le Tronc 1!)1. lât aucun préjudice aux Anges
du Royaume spirituel :9 1 •
IV. Et la fumëc des parfums, IV. Et ccl acte (ul agré<i par
D.'cclcspricrcsJcssainls,llJonta le Seigneur qui poun'ut à cc
de ln main de l'Ange dc'ant qu'il n'y cut point d'infcsta-
Dieu ~Î. lion loJl.
392. L'Aul el cl l'cl'lcensoir d'or. objets cxtüÎcurs du culle ,
désignent le culle spirituel tirant SOI) essence de l'amour céleste.
JI y a'"ait chez les enfuns d'Isratll deux Autels: l'un hors de la
Tenle. l'Autel d~ Z"holocauSle. sur lequel $e fai s aient les s.criHccs,
ct l'nutre dam l'iorérieur de la Tenlc, l'Aulel dOm" ou des parfums.
L'Autel de l'holocauste désigne le culle de l'amour céleste. etl'Ctl-
CiJlul1ir. destÎne à coDtenir tC$ parCums. ~igl)ifie le culte de l ' amour
spirituel, ;io 277; car Je contenant a la même significalÎon (lue le
contenu, Regle 5.
593. Les parfum, désignent le culte du Seigneur résullilUl de
l'amour spirituel, ~o 277 ; les pnüu. CI:! sont les biens ct lèS ,'é-
rites qui appa rtiennent il la charilt'~ l~t a la foi dans le culte, :" 278:
Les saints d ési gnent ccux qui sont du noyuume spirituel, I" 173
Ainsi, il est ques tion ici de ceux qui hahircnll c no~'aullle spÎrituel ;
ct comme les propitiations ct les expiai ions se faisaient par des
parfum!'" surtout quand il y u,'ait des dangers imminens • il s'eo
suil que ces mols: Beaucoup depaffums o(làt& avec les pr/èr" des
$ainl~ sur l'Autel d'or signifient un acte Je propitiation pour pré-
ser'Cr les Anges LIu Royaume spirituel du dangèr résultauldc
leur cOOlmunication n.... cc les mau,'ai s esprits,
394. Il résulle de ce qui ,oient J' é trc dit, Nu 393, que cet ac.:lc
de propitiation fut ngrêé, ct qu'ainsi le Seigneur Ilounut il ce que
)cs Anges du Royaume spil"itucl ne fussent point iufestês Ilar
~uilc Je la t;onilnuni~atjollilui allail être OU"crtc,
CHAP!TBE HUIT/I':/E.
Sl':~S :".Tl~ n":I., SF:r-'S SPIRITUEl . •
V. El l'Ange prit l'cnccllsuir V. El le bien spirituel fut vi-
cl le r<'mplil du feu de)' Aulel, vifu! paf"l'ulIlourcé!C'''le. et l'io-
cl le jeta sur la terrc 3,):>, et il s~ nux qui ('n résulta sc répondit
fil des (Ii: cl des lonn~rn's el sur les lent'S illrt"'ril~urcs 30;5 , et
de,.; édaÎrs el un In' mbh."lucot al)ri's qUt~ 1(1 l~nml1lUnicalion eul
de lerre 3!J6. été ouverte avec ceux (lui él(lÎcnt
dans la. foi séllaréc de 11) charité.
on entendit des r.:,isonoclOcos
sur la foi seule. d des argumcn·
tnlÎonscl des coofirmations pour
elle. el l'Iln pl~n;ul que chu
cux 1'.Hat de r"Église ICDdail â
sa ruine 19'1,
395. L'enceruolT. c'est le culte de l'amour spil'Îluei • ou le bien
5pirilUcl: e: l'Au~el de l'holocauste. It~ cul le de l'amour céleste.
ou le bi"n celeste, N° 392 : le feu, dans le sens suprême désigne
le Di,"În amour. Ainsi. remplir re" ce)lsoir du (t'II dt: l'Autel. c'est
yi"ificr le hil~u spiriluel de l'amour cel eS le. L'aruour spirilucl •
qui cst la charjl'~. lire son essence de l'amour célesle. qui est l'a.
mout pour le Scigolmr; S:IIIS cet amour. il n')' a pas de principe
"ilal dons l'élmou.' spirituel ou dons la charili!; c;tr l'l:spril et la
"je ne vienncnt que du Scignenr, C'est pour cela {lue Jans l'l!:glise
reprel'cnléllive d~s Israëlites , on ne pilU''.lÎt prendre le feu pour
l'encensoir que sur l'Autel de l'holocauste. Jet er fenCt'n.soil' ItlYlo
I~re . signifie répnndn~ l'innux sur les te rres.inférieures.
396, Les Cc/flirS. les IrmnerJ"ll,s et les caix siguifienlles éclaire-
mens. les pl~rceptioll~ el les instructions par l'influx du Cicl ,
N° 236: mais ç,'ux qui !;unl dans 1.1 foi seule ne rc,-!c,'anl du
Ciel nul éclairt"lllcllt, Dulie p"n:cption, nulle instruction, les 1.'CJix ,
les lonnerrl'~ cL les ie/airs significnt ici des raisollllcm<,ns l'ur la foi
seulc , des ,lrgllOlcnlalÎnlls l~1 des cCJllfirmatÎoD5 pour ellc. Les
fr'emblem ens detCl'J"e sig-nilicnltlcs changeruclIs d'élal de 1'~:oJise,
N° 331 : ici, c' es l la Ilcrccillioo de l'élal de l'J~glÎsc IcnJoul iJ sa
ruine. L'encensoir a rli jClt ,Sur la fun: avant qu'ou etH com-
mencé il SUllner de la Irompcllc; c'CI:lit pour ounir la COOllllUIlÎ-
"alioll Il'lI" l'iLlflu.'i ellirc ('cux dtt Ciel Cl CCliX dc .~ tetTes Îl1fcl'Îcures
12A L'.POCALVPSE.
sy.~s X.l'1'nF.1.. SH:oiS SI' UUT UtU"
VI. Et les SClll ,ugt~S , qui VI. Et 10ut le ciel se dispusa
a'a ienl Ics sc111 h'ompe lles, se il ex:amiu er, el il m eUre il décou-
pré parèrent }Iour t'II St1uncr J~ 7, ,,'crt l'étal de ",ie J e ce ux d o nt la
reli g iol.l cOll sistait dans la l'ni
se ul e 397,
VII. Ellp Premier Ange sonna 'IL Et un premÎf'f inOux ùu
de la tromp e tt e 3g-6 , ct Î) sc forma Divin Vr;l i sc fil sentir sur les-
de la g rël e CI du Ù~ U m èl6 de terres ivlï:r; e urcs 3!)i1 ; ct il y rit
san g J!)"J, et il s fure nt jetés sur apparaitre le f;;lux rés ultallt de
la Terre. ct III tr oisième pnrlic l'amour infern al qui, mèlc avec
des nrhrf's fut hrùléc'I"t> , ct Je ,'rai,le J6IruÎt J9!J ,et ee fauxs e
loute herbe ycrtc fut brOlét~ 1°'. manifesta ch.'z c cu ."': qui l'·taicul
iuléricuremeut dao s la foi seule,
cl toules les affection s cl les
pcrn~JlLinlls Ilu "ruI fun..~nL di."-
truil cs ('n c ux .'1° ", cl lout Cl~
qu'il y avait Je vivant dan s leur
foi fuL a néanti 'I[J'.
qui étai e nt tlun~ la foi s èIH.rl~ c de la cbaritl!; c'es t il partir d e celle
communi ca tion que Il!s raisollllcmcus ct I l':-ol c Olifirlllaljon ~ po ur
celte foi ont CUIUIUClu'é, cl qu'ils ont t!lé entendu s ct puçus .
397, Sonn or de la IrOmpetl e . c'est examiner ct me Ure à d écou-
v crll'élal lies hommes tI~~ l'Égli se . N° 5Ut, LI! sens s )liritu el de œ
chapitre ct d l!s, s ui"'ans jusqu'au XVI inclllsiHIUCul. In oulre
qu'il s'agit ùe ceux dont la religion cunsiste Jan~ 1. . . foi scule.
B98. L'élat ~piritllel ùes hommes-esprit ... oc peul ê tre e ~amillc
ct. mis il <.I0t'ou'(,' rl qU'élU moyen de l'influx <.lu Di,io Vra i. l~ma
nnnl du Sdgn t'ul', ct travcrS;)1I1 les Cieux pour aniv e r josqu'it
e ux . Quand le Divin Vrai découle du C iel , il est pi.lI·foi s e ntenùu
dans le monJe -spirituel comme le son d ' uue trompette. cl CCliX
qui saut nll-<.Ic~sous apcrçoi" ent comme des. an ges a'(T des I1'0m-
pelles: mais ce so nt des rc pr,;s t~ nlatioos cl des appan' lIC1'S 1l'lI1':-ol
qu'il co c .. : is lc u u-d essous des t:i e ux : c'est pOUl' cel<l qu e le SOti
de la trompett e dés igne l'influx du Divin Vra Î.- JI s'agi . ici de b
manirestatÎ o n d o l' c lat de l'É g li . chc ..."" cc u: qu i so nl inté ri e ure-
.;c
ment dan~ la ro i seule, comm e 0 11 le verra , [° 400 .
CIIAPITllE H UITIEME . 125
3D!). L'influx ,)i'i o . lorsqu'il est forl. produit , scion les récep-
1.1d,'s, des ClfclS hi en d i(férc lIs; reçu par les bo ns • .il écl a ire leur
entendement. les conjoint plus forlclllcnl .l v ec le C iel. el par s uilo
Tcjouit cl vi"jfic leur es prit; rc!:u par Ics rué chn ns , illro uhlc le ur
Cllkndcl1l c nt. Ics 561)ari! ,lu Ci e l, les l:o nj oÎnl plu s forc e m e nt avec
l't ~ llr(~r. j ette la lerreur dan s le ur eSI,ri! cll c ur do un e e nfin la m ort
s piritu elle. Lorsque le Di' in Vrai influ e rlnlls la sphl~ rc o il r é~ i
dent ce ux qui sonl dans li!S fau sse tés dérivant du mOlI , cl qui dé-
s ire nt d êtruÎl'c le Hai ct le bie n de l'Eg liSt~. il appllTalt à ceux::
'lui sont au loin comme un e pluie de grêle ~ t de {cu: de gnHc.
par s u ite Lle leurs faussclé's ; d e fe u . pa r suile de Icurs mnux;
car, aimi qlJ C Lllumi i:r(! cl ,; llUlro SC? le il , le Di"in Vrai sc change,
d~n s le s ujet qui If: n' ~~f) il, Cil rai so n d c la qu a lité d e cc s ujet. Cette
gTèle ct cc fell ne sont toulefois 'lue de~ ap pare nces , La grêle dé-
~i g n~ le faux qui détruit le bicn cl h~ vrai ; ct le {cu, l'amonr in-
fernal; c. lr le sc n ~ littéral de la l)arolc a é l u écr il CD g rnotlc
:
pa rti e tl ' al)rès les appa rences qui s( produi se nt d a ns Je monde
spir ill, el. Le m élan ge avec le sang ind ique la falsj(j cll li o u d u vrai.
,i.OO , Ln ' erre s ur laquelle lomb"'rcnlla g r ~ l c c l le fe u mOl és de
sa n g d és ig ne l'Égli se ch ez cc ux qui so nl intéri e urement d a us la
foi se ule. de mê me qu e la m er do nt il es t parl é dans le ycrsct sui-
',101 dési g ne l'Ê;.{lise ch ez ce ux qui sonl e Xleri c uremcnl dan s celle
fo i, D.lns Ioule l'Apocal y pse , lo rsq ue la le rre el la mer sool nolU-
m ecs l'un e ell'aulre , clics sign ifi en t l'Egli se enli c r e : la lt' r-re.
cc ux qui sont dans Ics intc l'll CS d e l' ~:g li sc; et la mer , ce u x qui
sout dans les externes: car l 'Egli se es t In te rn e et E .d ero e; interne
d ans CC liX qui sont int éri e urem en t appliqu és il l' etude d es l,oÎuls Je
sa d oclrine ell es ont co nfirm és cn eux par la P tlft) le, exle rn e dan s
ce ux (lui n'ont point a g i ai ns i, - La tl'o l~ic mc par/le :t la m t'! rTiC
si g llifica tio n que trois el dési g ne toul quaot a il v rai . [0 522 . I]tre
bn;/ti sig nifi e péril' , el ici pi:rir pat' le faux proced a nt d e l' lI mo ur
Înfc r n;d: les arbres, c u gu néral , désign e nt leil IlOmlO c§ qu a ul il
It~UI' S alrecti on s c l ~I leurs pe rce pti ons ,
40 ( . l:herbe verte . d a ns III 1'arole , d és ig ne les premiè res se-
m e nces Ju hi eo e t du "Ira i (I .Uls l' homm e n a lurel; el (~omrue la foi
"it p.u le hi c n cl JIar le vrtlÎ , t o ul e herbe bl'ulèe s i g nj(j,~ que lout
cc qu'il y il d e "i,-anl Jau s la fo i a p éri , C' es t cc (lui arrin', qU::lIId
12f. L'APOCALYPSE.
SF.NS NATUnF.I" . St:ss SPIRITlit-:1..
VitI. Elle Second Ange son- VIII. El l'influx du Di'in
nn de la lrompette '1"'; cl il p (1r,,! Vrili !Oc fil sentirdc UOu'cali sur
comme UIIC grande mont'lg'nc If's terres inférieure:> ',n.; cl il y
.,rdcnte de feu flui fil 1 jetée dans iii ,IPI,arll:ltrc l'amour ioft!rnal
la Mer ltoJ. cl ln. trnisil~me pn.rlie qui se manifl!sla c!hcz CCliX qui
de la mer devint du sang ~Ol. elaient exlCrieuremcnt Jans la
foi seulel uj , cl Ioule les 'crilés
communes se trou'crent falsi-
fiées ~hcz eux ~Q~.
IX. Et la troisième partie dc IX. Et Ioules Jeurs .,CTeelions
('I:S créatures, qui avaienl "ie el leurs pensées nc purent ètrc
tl.lrllii la mer; mourut !to" ella réformêcs, nirecevoirla 'ie 'Ï o;;
il n'y a aucune aCT~r.tion du bien, ni aucune perception du vrai.
402.. Vair , N° 398. 11 s'agit ici de la manift!slation de l'I~t'-'t de
l'l:::;;lisr.ch ez ceux: qui sont extérieurement dans la foi seule, COllllIIe
on l'J 'U. N° 400,
",03. La mOlllaglle'déilignc l'amour, No 336, el la m?ntagat ar-
dente' dt {I!.u. l'amour inferaal. LOI présence de c~t "mour se ma-
nifl!!! te cllez C I.~ IIX dont il s'a.git ici; Côlr la foi sl~ ul p, esi une foi S(~
par é,: Ile 1::( (:h~lrilé; el. ou il n'.r ôl l'as de chllrilc. c','sl-à-dir-c
d'amour spirituel. il Y a amour infl!rnal. 11 n'c:tisle (las d'amour
iOlerm(:lli:lirl::, !oinon dll.os les ticdes. dont il a él ~ (lue s lion. C11OIr,
III. V,'rs. 15. t6. - 1 .:1 Mu ,lé:;;ignc c' ux 'lui :;;onl extcri{~ ur~
ment dans 1,:1 foi seule, N° .00.
404 . La Iroi.~iiJ m f! pttrl;f! signifie loul 'illant au vrai. N" .0.00 ;
le sang . 1:1 falsilication du 'tIlÎ. No 399: el la tntr. 1"I~glisc chez
ce ux 'lui so1l1 extcril!uremenl dans la foi seule N' 400. Cc sonl les
communt~S 'érÎlcs qui Sunl falsifit':es en eux. parce qu'ils ne con-
naisseol poinl. comme ceux qui s()nt dans l"interne de la fni. loul
cc (Jue celle foi 'a Ile particulier; cl c'est par ce:l communes vérités
qui sool en eux qu ' ils paraissent ,dans le moode spiriluel ,comme
da liS une mer, parce que les caux signifIent les n ':rilés, ct que la
mcr eslle réct·pla.cl e commun des caux,.
-05. Par les c"c'aJu"e~ de la mu. ou les poissons, dont il est
')ucslion ici, on doil enlclldr~ les arr~clion5, el par clics les p j~ n sée s
CIIAI'ITHE IIlIlTlE.IIF.. 127
!f.~S !'fATVREJ.. SP.NS SPIIUTl:IU..
troÎsièmc p.lrlie des n.nires pt-- ct Ioules lei; connai$~nnce5 li-
ril .06, rees dc la Jlarole pour J'us ... gc
de la yic (urenl détruit es cn
X. Etlc Troisième Ange !:on- X. Et l'ÎnOu:t du Dh'in Vrai
na de la trompette ·~Qi; el il sc fil dj~ nou" c.au sentir sur les
tomha du Ciel UDC grand e étoile terres inférieurl!!> 40;; cl il y lit
ard(>nle comme un e lampe r. n '' ', :Ipparaître la propre inlclligcllcc
cl clle tomha l'ur la troi siè m e Ilrovenant de rorgu~iI 'lui nait
partie de,.; FleuHs cl sur les de l'amour În(ernnI 4ol'l. cf elle
Sources des eaux 4o~. se m:mirl~!ô 14 d,ms tooles les vl;-
rÎtès de la Pnrol c ~"9.
de ces hommes qui sont dans le s r.ommunes '~ril és, cllJui. pn'
cOIl:o;(~ queIlL tiennent plus au naturcl qu'au :opiritucl. Les pensèes
et les nffcclions d('s esprits et des 8ngl~ ~ pnr ..ti~:'I~ nl dc loin ,. dans
le monde !lpiriluel • so us des formes d'aoÎm<lux. d'oiseaux ct de
poi!lson,,; cl c'est pour cela qu'il (!st ~i souvent parlé , dans la Pa-
rnle, Iles t:r éa tures tlui "i'I ~ l)t sur la terre. Jans l'air et d,lns la
mer. - La trollième partie signifie loul, N" 400: avo ir rie. c'e~ t
pou'oir, par 1" réformution. rccc'nir 1.1 vie: ces mots 100lroi-
:;;ihJlt: par'ie milurul signiGenl que tous ceux. qui "ivenl dans cell~
foi seule oc P"u'I'nl point r Ct:c 'oir lôl vic; C:lJ" 00 est rl"formé pnr
la foi unie à la charite. ct naD par la foi seule 1 la charité étolol lit
"je de la foi.
406. LI~s nal!ln'l !'ir;nilicnl Il!s connaÎss.:mccs du bien ct du "rai
tiri'es de ln Purnl e pour l'usage Ih~ la 'ie; I·.a r Ip.s navires. Ira"cr-
sent es mers I)our transporter les cllO SCS nêcessairc s li l'homme
Ilrllurel pOlir SOli IIsu.ge, el les connaissanr.cs du bien el du vrai
!-tUII! Jcs choses qui sen'cnl il l'hollime ~pirilUo"1 pour loul son usage.
1 1 c'e~1 d'elles que rc!O;ultcnt la dw:lrilll: Je 1"J'.glisc cl la vic selon
'
r.(>lIe doctrine.!
.,-07. Voir. NI> 5 08. JI ,,'agil it:i de la ffi:Jt)ifcslalion de l'Étai de
J'Egti ~ t! , quant:1 l'utTcdiol1 el il la rét.!cllinn des ,' erilé~ de la r,t-
ru/e, chez I~I'IIX: qui pl:11:e nl 1.. religion Ilan~ 1" foi scul~.
408. 1:,:,,,'Ir.. ain :-; i (l'W la lampe , signifie ('intelligence. et ici
1:"J propre inlclligcnl." :; car 'cloile a ~tê vue ardente. clloute propre
12R I ,' APÙCI- L 'PSE .
SENS K AT U lt l-: l •• S}: NS SI'IIUTUI;: L.
XI. El le nom d e l' ê l o il ~ es t XI. Et la quali lé J e la propre
absillllw , et la Iroisiè OlC Itarti c int elli Gence es t le fau~ Înfemal.
des caux de'inl a bsi othe 410 , c l e t to ul es les 'c.rit!':s d c la P.'l rolc
les caux . parce (Iu 'cll es devin- fUl'c nt falsiJi écs ~ ' o. c t c es 'l! ri-
rent amères. fir e nt m o urir lés. pal'ce (Ju 'd l c~ fu re nt fa h;i-
bc.tluc.oup cl'hommes 4 11 , fi ées. é teig nirent chcz plu s il ~ ur ..;
la ,je sI)iriludl c {l' ' .
intelli geuce esL a rd ent cc par l'or g ueil . et l'orgueil Dalt de l'amour
iufernal tl esi g ne , N° .1 .05. pa f ln m0111agrlc ardente de (eu.
·.09 . Les fleu. ves . cc sonll es vérit és e n abo ndan ce , car les ca ux
s i:;oilieut les 'é rÎtés. N° 50 . Les sOUl'ces des cau.l: J êsi g ll cnl la
Porol e . N" 3 84 . •
,.10. Le 110 m d és ig ne l a flu alit é (l c. la c1IOSC , N° 81 ; l'etoi/c, la
pr {~I) rc inle lli gc ncf~ . N° 408 . L' absinthe s ig nili e le faux infernal
(lui donn e nai ss ancl~ a. ce ll e in h~ J1 ige n cc ct qui l ' cx t~ il c ; cell e si-
; uili cillion l ui v ie nt dc sa g rilnd e :lIne rturoc qui re nd les fi els cl
les boissons dét es tabl es. l.a trois ième partie lies eU!lx flcliinl absinthe
s ig uili e que Io ul es les vérit és d c 1.. Pa ro le fur ent falsifi ées, car la
trQisième p(1Ttic s ig nifi e tout . N° 400 ; les eau.?; " cc sont l i! S vér ilés .
N" 50, C l ici les . é rités de la Parole, parce qu"iI s' a git d e ta
foi.
/. 11. Les CUIIX qui dCl.'iclltlcrnumères , cc sout l es 't!rités ùe 1.1 Pa-
r ol e qui 001 é té fa lsili êcs , car 1'ubsilllhc l es a rendu es anl è res .
Fa/rI' " WIlI-ir beaucoup d ·ho mme.ç, c' cst é1cindre la , o s piritudl e.
ie
Le I:hrdiell ne pe ut <l" o ir la ,' ie s l,iritu ell c q lll~ p:l r les " éri-
tùs dc la Parol e , ca re 'es t co cli cs q u'cslla , 'ie: qu a nd l'homm e
b~ s comprcud c t les r cg <lrd c d ' après le s fau sse tés d e sa reli g il)lJ ,
la vic spiritu cll e s'é teint e n lui . Cela ,'icnt de CI~ qu c ·l;t Parolo
commuoiqll c a ' t ~'; le Ci cl ; c o cuu séqu cll cc, quand cli c es. t 11I ~ par
rhotllmc, les vé rit és qu'elle r ellfcrm e m o nt e l)! a u Ci el , e tl cs fau s-
set és auxqu ell es les vé rités sont adj,)inl es ou co nj oin tes Ic ud e nt
Ycrs l' enfer . c t de lit résultc un déchirement par ICq tH!1 la , 'ie dc
la l)a rol c s'é te int : cc pmldaDt cela n'a li e u q ue ch e.z CC liX qu i
co nfi r llle lill es. fau ss d ~s par la Parole: il n'c il l's t P{ dClIl ême cb ez
IS
~ C IlX qui ne les cOlltirml.!/lt p oinl.
CII.I'I'I'IIE 1II Jl n r·: .II·: . I:.!!)
SI-: i'ÔS S .TUfl E f . , SEco.:S ;; !'IIIITITI. ,
XII. El le f"Ju ;.l lri t: Hlc A ng e XII. El ("influx Jn Di"ÎII
sOnna de Ja tro mpcU e ft , ~ . c t Vnli 1'iC fil Je IHJII'Ca tl :':cn'Îr
la troisième p;II,tic du Soleil fut les Icrr ~s Înfè rÎ c uTCs t,, :r . et
/O Uf
frnpp êc •• dll si qu e la Iroisic mc loul hi('11 Je l'amour di s pnrut
parti e de la lill!!!. ct la troisième che z Ct: IIX qui placent la reli-
partie des éloil.:s: c t le ur Iroi. Kioo din ~ la roi scul~. ;:Iill~i tlllC
~ièmc pa rti e fui obsc urcie _1 ,3 . 10llt n,:.Î Je Iii roi, cllonte Î:nll-
fi e sorte 'lue I.~ jo ur fut priH~ nais silll cu du bi en ct du ,"Tai;
ùe la lumiè re dans sa Irois i{' me c l lout cela fuI cllan g6 en faux:
par li e. Cl hl. nuit parei ll eme nt du mal cl cn 1)1<11 du fnllx i' ] .
,i' ~. ( h ~ ~ orlt~ (IU'ils. fureul prin:s de
lonl T;li spirituel c lnalurel ." 1.
"·12. l'v/r [,n 3 98. Il s'agit Îc i de ln. ItI<lnifesla lÎun d e " ela l Jo
ri::; /isc, quant au f':lllx qui "icnt du mal cl quant au mal (lui , 'ient
du fall". c111~ z CC UX qui placeu l Ja religion dan s la foi sc ul e .
..1:), La Iroisicmqwrtie s ig nifi e lout , l" ..00. Le soleil d esig llc
le hien de 1',1 mOUl' ; c l J.l IUll e . le "rai de lOI roi. 1-0 332 ; les t rolles
sont ICi; cononÎ ssa nccs du hi en et du , -ra i puis ées dan s la l'arol !).
j'0 51; an: f,'oppi. C' cSI perir ou ~Ir(! d é lruil, Ln Ir'oi sièm c parli e
Ju Suleil obscurcie . c'es t le hicn cie l',amour changé c n mal cl pitr
~u ile e n fausselés. cc qui est le f.1UX. du mal: la Iroisièlll Q parti e
de la JUIIC ubsCIIl'c1e, c'c~ t le vrai de Ir! foi changt: Cil faux c l par
suite Cil mal, cc (lui est le mal ùu faux, Le l'aux du mal rés ulfc
d'une "ie cl"ns le mal IJui conduit il f.l1 s iH e r la do ctrine, landis
qu e le mal ùu fallX ri:s ultc des fau ssc tcs de la c.loctrinc ((Iii con-
dui icn t il ,-i're dan s le m a l. Ain si. ~ trc dans le fnux du m;:tI.
c'esl è trl~ dan s les fausselcs par s uite d'nne lII a. u"Hi se ,-ie, tauùis
<Iu c vivre dans le lIlal du faux.. c'es t "j y re dan s le 111.11 par suile
des fauss e tés .
',-14. La lumiêl'e dont le jow' fut priué . c'cst celle du :IOolcil. etla
lum.ière dont la mlll lia pnreillemelll pn't)ée . c'cst cclle d~ la lun e ct
des étoiles. Or, la lumi t': re en génêral sig llifie le Di"in VI'.li qui
procède de la Pal'ol e ; la lumièrc dll,~olei/. le Oi,jn Vr~i spiriluel;
cl ce lle de la lune ct d es i lOilcs . le Di"in Vr{tÏ nalUre!. Dans le sens
sp iritucl de la Parole. le Divin VraÎ est comme la lumiêrc du so-
lei l tl.1ns le joUi'; CI, dans so n seos naturel. il es t comme la lu-
9
1:10 I.'AI'OCAI.'I'SE.
51-:;' ,0; ;'AY U UEI., SI: :"OS ~I'IIIIYUF.I ..
XIII . Etjc 'is, clj'cnlcndis XIII. Et j e rc:;artlai, cl J('U-
1111 Ange 'lui 'olail au mili(~ u tendis h~ Seig neur qui predi sait
du Ciel, disant avec une grande ,)"n s loul le Cid 1'.~ lat filial de
'-oix '1'-" : (, Mallu~ur! malheur! l'Ég lise, cn disanl daoss", houl é
" malheur à ctl UX qui habittml iofinie ·tlS : l' Qu ' on gé mi ~ c
Il sur 1,1 terre. à caus(~ des au- Il prorOlldt"IO CIiI s ur cc ux: d e
" Ires sons de la trompellc des 1) l'I~glise donl les él;lls d Cl'lo-
" tmis Anges (lui doiH~nl son- Il rables ,'onl être s ucccss in~
,) n er 'I,G! D » ment manirl'~li's :," ' . »
miêre de la lun e el cles étoiles daDs Ir. nuit. Le sens ~pÎrÎluei éclaif(~
de mt:llhl Illt!diat cmcnl pnr le St'ns nltturel , comme le soleil cclairc
par la lune: ::lÏn si, I()rs'luc la Parole es t lue d.lllS le sen s naltll·ct .
Sun s ens s pirituel ëdaire mt~mr.o'!ux qui n e savent :.bsolument ricn
sur cc scus; ma.i s alors l'homme spirituel est écl.'1iré comme on
resll);)r la IU1Uièfl~ ,lu soleil, cl rhmnmc naturel comme nll l'I'!' I
par la lumi(~ re tl~~ la 'UIl(~ t'l ~l c s (~toil c s. Chacun rc~ oitl' é dairc
ment scion l'alTection spirituefle du vrai et du bien. ct en mêm e
lemps selon les vérités pllre§ par Ics'luellcs il a ou'crt son ra-
tiounel.
415. O;U1S le sens supr(~nlC-. l'Ange signifil'll e Seigne ur ,1'" ;)- ·_
H
VDh·)·, c'cst perce 'oir. cl, (luan,1 il s';ag-it clu Seiôn c ur, c' cs t pré-
dire; la (j1'(JJUlé lloi.1:" du Sci~ncur, c' cst sa bonté infinie. 1.'1 griHl-
deur sc rdéraut au bi en, N° 288.
"c. t 6, L' c xdnwalÎon mnlheur s ig nifie 'adinn d e gémir s lir l'e l.. l
misérahle de celui qui esL dans le mal: Îti. l:'~~$ t s ur " 0Ia l,l c cc ux
Joni il se ra 'lu es tiou da os les ch"pÎlres sui'ans. R épé té Imis fois,
malheur signifie un -gémissement profoorl; cal' Ir-ois di'signant un
lout ct une plénitude. la triple rcp êlilion ticnlli c u d e superl.'1lir.
La {erre si gllilil~ l'l~glisc , Nn 28.5; ceux 'lm" habùefit sur la tare su nl.
comme ou Je crra plu~ t,lI'd • ceux tlui par leur doclrine cl leur
"ie 0111 confirmé cn eux la roi séparée de la chnrilé: IC$ au{rc;.; sons
de la Irumpelte dcs lI"ois {Ui9C~ 'l,Ii doù;cnt SflJ!w:r, signlfieol'lu c leurs
eta.ls yont èlrc succcs:; i,"eUlcnl manifestes.
Le flt~sordre dans lequel l'l::.;lisc chrétienne était tomhée à I"c-
Jl(lIIUl~ rCI11'"l!SclltCt~ par l'ou'erture du septÎcme scea u. n commencé
il êtremallirc~lédau~lecharitl.crrécédenI.L.onavulesdi.cri;
cfTds que Ilroduisil l'innux divin sur ccüx dont la religion con-
sistait dan~ 'Il. foi seule. quand cct innux: sc répandit sur les Icrrc~
inférieures. c'est-à-dire sur c~s cieux fnctices qui de,'nicnt di"'Va-
railrc au grand jour du jugement dernier .. Les nu Ires éI.~ls dc
l'Êglisc des JtHormés qui vont être successi'cmenl m :tnifes!ès
sont encore plus Ot'plorables. Lorsque les hommes réduisent loul
;1 la fni morle, ib ne !)euvcot plus faire us:q;e (le leur inlclli g enc('
en cc qui cnn,-~crnc les choses spirituelles , cl ib finissent pnr lit '
plus ('foire inlt'ricurcmcnt il rien, sinon il cc qu ' ils pell 'cnl ... oir cl
lou cher . Alors il s sc confirment dans leurs erreurs, el deviennent
sen s ll el:- tians le degré le plus has. C'esl ccl é l;lllJui sr- mallires!",
ici ;IUX: )"t!U .:. Il e .JCIlIi sous Ics formes les plu s repoussantes p;u'
leur bi!Oarrt!ri c ct Icul' monstroosjtlo.
Ce challilrc sc divise en Iroi$ p:trlic:r;.
n;ms la première. il s'D~il IIp la manifestation de l'état de vic
J cteu .'I( 'lui, t..Iansl'l::g lisc des B.Mormt':s. sont appd és d(H: lcur~ l't
s age.:.. pfln·e qu'il s s c sunl (:ollrirllll:S dflllS la fo i st' Imrt:c rie l.t
chariti!, ct tL1.o~ la jus tification cl le sailli de l'homme pal' celle
fui sc ule. - V ers. t à 13.
lhns la secomlc. il es t ques ti o n dc 1.1. mallifcslalioo de l'éln!
de · Î~ d e ce ux. 'lui. d.1ns celle Ég li se , Ile sc prélt!IHlnot pa~ aussi
dod es et auss i sages que les précédcns • sont daos la foi seule, ~e
conlenlent d'un cu lte d'h':lbÎlude, cL "ivenl à lcur gré ,-Vcrs. 13
i.J 20.
D;ms ln troisi è me. il s' agit de la m ~lUireslalion de l'élill de "ie
Je ceux qui. dans celle JIlème Êglisc. font de la foi seule le prin-
('.ipe capilal de leur religion, ct qui ne sa'cllt nuire chose. sinon
que' la foi estlout cc pnr quoi l'homme csl sau,·ê.-Vcrs, 20. 21.
t3! J.'APOCALVPSE.
SE:-"S ;'I;'TUn[~L. Sr=: .... S :->VJllUVEL.
l, Le Cinquit-me Allge sonna J, El l'influx Ju Divin Vrai
de la trompetle 11'9. et je vis se fit tle nouveau senlir sur les
une ttoilc tombée clu Ciel sur tprrl'S illfcl'icurcs ~19 . cljc per-
la. terre ,ho. d la clef tin puits çus que c~t influx s'ëtait dir'igé
dt: l'abîme lui fut donnée 'j;" du Ciel spirituel sur ceux de
l'Église qui s'étaient coofirmi's
dans les m~'slcrcs de la jus lili-
cation et du salut par la foi
seule ~'l<'. el son effet sur eux
ful de les Illeltre eo conjonction
a'et~ l'l~nfl'r satanique ,bl .
419, Voi,.;O ilUS, 11 s'agit ici .le la mallifcstatÎulI du premier
des tl'ois états lamentables de l'I~glisc, indiqo ...·s à la fin du dernier
cl.wpilre,
420. J: i.',o/ü tomMe du Ciel sur la terre si~ni(jc que "influx
du Di",'in Vrai s'ét'lit tlirig:.·~ du Ciel spirituel :o.ur I~eux de l'J~glÎse
(lui s'etili"l1l confirmés dans les mystères de la justi'icatiun cl du
salut pnr la foi seule; car l'I!.'lor:Le signifie les conll.1issaoces du
'l'ni, ~O 51 • connaissilDees qui procèdent tic l'iuOux t1u Divin
Vr:li,désigllc par le son tle la trompette, Nu ,-'19; et .... Ien·c sigoi-
fin "Éti1ise clH'z eeux qui sont intérieurement dans la foi seule ,
1°400, Le sens spirituel des versets suiv:Jns jusqu'au XlJo mon-
trera qu'il s'agit spécialement ici'J~ coux qui, élant intérieurement
dans la foi sépar('o d'an'(~ la t:haritô. se croient doctes ct sages.
parce qu'ils S(~ sonl cODfirnH'~s dans les Ill)'slcres ùe la justification
el du salul par cette foi seille. Il esl dit du Ciel :tpiritul'l. l'ilT~e
qu'il s'agit ici JéS choses de foi,
421. La clcfdésigrw la puissance d'ouvrir, N° 62, cl par suite
la cornmllllic;l lioll ct la conjonction. LCPUIt:L renfcl'lnant de l'(,ilU.
signifie, Je m~me que l'(',IU , le~ vérités, ct, pou 01'I)osÎIÎoII, I('s
faussetés, RI>gle :J; l'abim.e sig-nifie l'enfer: ainsi Je pu ils de l'abîme
désigoe l'enfer s:l.tnniquc ou dominent les faussetcs. C'est n,'ec
cet curel' quo corft'spanJent les intérieurs de ceux qui se sonl con-
firmés Jans les m)'stères de la foi seule. L'influx tlu Divin Vrai
pénétranl cn eux a dù • suivant cc qui a été dit J N() 599, les con-
joindre plus fortement J,'ec cet cnrer.
CIIAI'ITHE :"ElVIf:.lE . 133
SENS ;"I·A T l:n,.: r.• SF.:"ôS SPIRITUEl...
JI. Et clic ounit I(~ poils de Il. El il le ... mil cn conjonc-
l' <1Lime . et il moola du puils tioll ,wec CI~t cofer. el les faus-
IIlIe fum ée comm e la fumé e selés rtls ultanl des concupis-
tI'une graode fournai se .:l'l'''; cl eeoces qui proviennent des
le soleil fui obscurcÎ ainsi 'lue amours mau''ais cn sortirent
l'air pnr la fum~::c ..lu puil s J ..:;,
i qu, ct la lumi è re du divin vrlli
fut changée en obscurité par
ces faussetés 1 1'::.3.
III. Et de la fumée sortircnl III. El Je ces ["llssclêsrés ul-
des sauterelles qui se t"il'andi- tèrent des [aus sclcs dans le dc-
n:ul sur la lerre 4···1, et il leur gr(: le Illu!; bas, le sens uel, qui
fut donoc un pou''oircomme le sc maoifcslèreul chez ceux: qui
pouvoif" qu 'ou i les scorpions de étaient daos les mysli::res de la
la Icne .1>5. foi seule 4':" 1, ct ils curent le
pom'oir de persuader que leurs
faussetés étaient des 'é ril~!i !i ·A~ •
..22. La significLltion du puits' de rabime 3 é té donnée, N° 421.
La f-umie. étant ici )ToduÎlc rar le (cu de "curer , dcsignc les faus-
s~t(~s qui résullenl des concupisceuccs. car Icfeu de l'e nfer signifie
l'amour du m~l; il Cil cs-t ùe O1ème dc I~ grande {Qurnaise qui r~
préscnle IC5 cODcupiscCIICCS des amours m~u"ais. - Les esprits
Înfernaux nc 500t dans aucun feu matériel; ils sonl dans un feu
spiriluel. qui est leur amour: ils ne sentent pas d'autré (cu. LI,
toul amour. quand li est c xtitc. p~rail de loin comme uo feu:
dans l'intérieur de ,. cufer comme un feu emlmisc. hors de l' enfer
comme la fumée d'une fournaise.
423. Le Soleil el fair désig nc nt ici la lumiMc du vrai; car le
soleil signifie l'amour, clla lumi è re qu'il produit signifie le divin
yrai; ainsi. par ces illois: le Solcil a t:"td obscll rc, (li'lsi qlli! l"aù·, il
faut entendre que la lumi è re du Divin vrai a (~ l é changée cn ohs-
f:urilé. La. {umée du In,its signiGc quP. ce changement a été proJuil
par les faus se tés des concupiscences.
,),24. La fumée désigne les fitu Ssc tcs (lui rés ultent des co ncupis-
cences . Na 422. Les saultrell~s signifient I.::s fall sselés d;lDS le de-
gré le plus Las. celles qui rcsultent du sensuel, el <lui f01l1 que
rhomme ne ,'oil el ncjuge que d ·... prèii ses sens cl ù';Jpl"l! S les illll-
134 1.' APOCA!. 'l'Sil.
!fUNS N,T Ll RI::l.• SE:"riS SI'IHITVt-: t.
IV. El il le ur fui di.t Ilt~ nt: IV. Mais la Ui' inc Prnvi-
point {aire de mal <III gazol1 Ile dt~ llc(~
pourvul il cc (lue It) , ..."i
du la terre, ni à ilUCUI~ vcr- ct le bien de la foi. ainsi fluC
liure, ni à aucun arhrt ~. c::ccl,lé I"aLTection cl ta pcrccl)linn de
aux hOHlmes seuls 'lui Il ' an- ce vrai et de cc LJit!ll, )l1~ IHI ~St" nt
l'aicnl poillt le sc eau de Di,eu être cnlc'('s à d 'all lrc ~ qu 'à
sur leurs frunts. ~.~(;. ccux qui oc r;crait:nl pall dans
les vèrilcs produites paT l'anJOUT
du bieu ~"'û.
sions de ses sens. La {crl'o. cc sont ceux 'fui ClJicnl dans les mys-
tères de la {oi 51:1110. N° l20. - Les sa lllt~ rdic s que , -il Jean D 'Ù-
!aienl pointcùmrnc ('Clll~~ tic nos champs qui tlc'3slcot les lH"iliri,~s
'cllcs moissolls, c:tiJicnl tles pigmées ou petils hOllllJlCS, COIU",(~ il
resultc de ICllr JCi'l·.ription'. puisqu ' il est dit qu'cllcs :,,· ~t ij ~ nl des
COlirOllll es sur 1", tt' te, df's r,)j'cs d'hommes, ues cheveux de I"c Illnlt'S,
des d e nts de liuns, des clIÎrnsses de fer, el nu-dess us J'cHes l,unI"
roi l' ange de l'ubim e . Les Anciensdonuaicnl aux ri gruéc~ 'c lIom
Je sauterelles. - Nornb. XUl, 54; Esaïe, XL. 22,
425. Le scorpùm Jés i;;üc 1.. pcrsu;ls ion du faln.: . pcrs u:l.siou
'lui cause dalls l'entendemellt dc l'homnlc Ull cugnunlisi;clUl'1I1
sem blable; celui que le scorpion pruJuit dans ses ~c.rnbrcs 101"5-
,[u'il le piqu a . Le~ scorpion. , ,le h, lcne Jcsi;;nent la PCl's u.:tsion (III
bux dans les choses de "Ég li,o,. , (~ar la lerre, c' est l'I~ ~li sc. !'° 28.: l.
Ce tte persuasi on tlu fnux. si l'on n')' I"etnt.!dic , pr oduit la mort
s piritu elle. comme la pifJl)re du scorpion cause la 11101' ( nalul'elle!,
.'2.6. La Di'iue Pro,·iJence esl siguifiéc pur 1"1 h'm' {Ul dit. I::lr
,·'est du ciel qu'il lilt d", - Ne pui,.t /i.u',.t dl~ mlllilu gtt:;Q)t (/~ hl
1er,.,., ,li li aucu>lc verdure. c 'cs l Il e pouvoir cnleve!r Ic ,·rai ni 1.:
bico de la foi, cnr le .ga:;ml uu l'herbe signilie ce Hill de la foi qui
lIail d'nbord jl;lnS l' honlllc, N° ,~O 1; cl ce qui est ce,·t sig nifi c·cc
qui est vivant J~IOS la foi, 011 cc qui procêde du bien. Nt: nuire li
(l'WU" arbre, c'est ne pOI1'·oil' enlever 1',lm~c tion ni la I,c rccillion
du ,'r;li ct du bit~II, eu r l'a,./'re signifie l'humilie jllJant il e~ lIj ~ "f-
fedion cl à celle perception, 10 lJOO, Ceux qui ,ùml pas lt: ,~c('u u
de IJie" SI'" le {l'mil sunt ceu x 'lui ne sont puinl Jans les 'àilés pro-
duÎtc:'i par l'amuur du bicm. ,u ;) ....7. Si (·CU . flui sc 50111 conlirmés
CIIAI'ITIIE IIOEUYllmE.
s.:~s ~,·ITni':l.. SE .... S SPIIUTtH::! ..
'. El il Il'ul' fut :u't:nrdê, non V. Et Ellr. pounu! if. Lt'
l/" I, ~ s lucr . mais dc )ps loor- 'Iu'il!': OP- !lUi.;,';ClIl P"'s leur pn-
1I1I~IIIt~r l'inq mois .. '~; ; ct le tour-
lC"'cr la (aeollt~ de çomprcndrc
UII~1I1 'lu'dJcs c.urserollt sera ct du 'o uloil' I.~ v.'ai ct le hien .
t,:nmmc h~ lourmen' que cause leur pl~rlllcllant seulement (l~
le scorpion. lorsqu'il pique les Icnir quelque temps Linos la
l'homme 4'~S, 61upcur ~:.t1; cl la stupeur 'lu'ils
causeront sera proJuile par le;;
persuasions qu'ils inlroduirolll
dans l'entendement ~ .• f; .
Jans les myslt-rcs Je la juslificillioll ct du Mtlut p iH la foi scule II~
1""I'cn l cnlc'cr ccllu (lfTcctÎoll cl cetLe perception du ""':li ct du
bi., ... '::H pnrcc que ces mystères ne $Ont compris IllIe par ccux
qui Je,: enseignf'nl t.:I qui les lu'èchent; il en est 1)1:11 d'autre:; qui
les F-aÎ;;Î;;senl. I.l~"'; laïques ICj enlenùent mais rll' les n~Licnllelll
l'oi n t. l.cssa ,'ôuls qui Sl~ sonl confirmés ùall s (',cs myslères peuvenl
": 1'11 l:t~Il,·aincrccllX-nH'~nll:s. Cil co sens qu'il leur a fallu Ioule 1,.1
CO lllL'nlion d e.>. leur c:-opril pOUl' le:> saisir d . HIS leur .'lJolcsceJlcc. ct
J!1)ur les rcleu'r Jans la suite. cl surlout dans cc qu'ils s'cslimcut
plus Joclcs que les autres , cn raiso n Je lïlltclligcnl"l.~ Je ccs m).~
(Crûs , Cf)lfIlOCUI JO[Je le laïque qui pOTle seulement sa pensee sur
1;) fui J'aprcs la cltarilc pourrait-il cOUlprent1n~ CC!I mystercs PU)'
la :>('lIle audition? On pf'lIt voir paT Hl qne la foi seule justifianle
est la foi dt:s pri·{rt·s d uon ecllc tics laïq1H~s . il l't:x ceplion toutc-
roi ~ (h~ ceux. qui , -i" cn l da.n s !'irHliffércllcc; cncorc t:t:S tll'rni t'rs Ile
n~licllllclll-ils dû cc~ myslèrcs que I:CS puints rchnltus .Ie It~ur do l:-
Irillt~ : La foi soule sa U'c; pe rsonne ne peut accomplir 1 loi; le ..
Christ l'a accomplit! parla Ilô.Issio ll de la unix, etc,
427 . Ne »l)uvQir les luer. l~'es t IW pntlvuir enlever ill:ctlx 'lu i
Ile sont .,:1S dans la foi de la char'ilé la fal'ulti~ Ù(~ comprendre ct
.Itl , ·.. uluir le vrai ct le bicn: ("ar l~ clh~ faculté étaut cnlcél'.
nl(l,"nli ~ l'l' t lu"~ ~piriLIH!llclllcnl. CÙlq d~s i g: nc q.tlclqllc chosc tk
,.,!U fic ';llt:UI', 1111 Il'/HpS Ile l'Cil de duréc, TOIU'IIWIII/w, c'est inlr'o-
duire la ~lul>t'lIr, pOln:c tlue c'e-;;t b cc (lUC sigllifi~ le s~Qrpi/)l!.
,', :!.S, Le lVllrm,'IIl. "'sl la stUpCUl' quc leur pcrs uClsion ùu
f.'I1" iUll'oduil J.:JII." l'l'rllenJ,·mcIlI.l'n ,.,·25,
'13ü I: APoC.l.YI'SE.
SEN S NAT U n l! l .. !!>E~5 S l'IIIH l' Er"
'le . El en ces j o urs là les VI. El dans. ce der'nier ctat
hOIllUl es chcl'cllc.ro nl ln 11101'1, de n~g· li s e. ceux: qui nc S û rH
d n~ la trou' crool point, c l ils' pas dans les 'àit i!s prod u itcs
rll·· ~ irl'ronl mourir , c l 1:1 morl par l'amuur du bicn , 'ouùrollt
s'cnfuira d'cux: ft '.l !) , que, Jans: les choses de foi ,
Icur eulcnJcment tioil fel'lll é Cl
leur '010n16 bouchcc; m a is il
sera POUI' "(I à cc qu'il o' cn snit
priS "insi 4· :'1 ,
-'11, Et le !! espêccs ti c Sall- VII. El. ce ux qui s' étai e n t
ten!ll c:; i:lo illIù~ 11l se mhlabl es il conllrlli cs dans les myslères d e
J e:; c! I<W HUX pr(! pal't!s po ur la b fo i seul e '13 0 , sc cOllsid érai ent.
o uerrc 'P ' .ct s ul'lcurs lùlesilaiclit lorsqu'ils l'aistlllnaicili • comrlu:
',,2 0. E II CC$ j ouJ's l it . C',!s t Jan." le d ernier dat de l'l::gli fc ,
quand la lI od r in c Ile la fo i .. c ule es t uni versel le m en t reçu e , Tc ...
hom mc'$ , cc so nt ('C IL .: Il u i nc SOUIlla S d :m s les veril(~s produil es
p a l' l' a m o ul' uu Lie n , jù 1~ 2 6 . Chcrch-c,' {a mort. ct disirer mou n 'r ,
c'cs t 'o ul o ir Il C f:lire a ucun u sagc de l' e n le nd e m e nt ni de la vo-
l u lIl e , Cil cc qu i co nce rn e les c1t oses d e foi ; c'es t pa r co n séquent
,-ouluir pC'rrl rc ln lurn ie r c ct la "je s pirillldl cs ; ch er cher s'appliqu e
; l'cntendcml'nt, ct de~ i)" e r s' a pplique il. Iii 'olonl l} ; 1., mort sc d it
ùe l'un c L de J'autre, Les exprcs:;ions ue painl IrolwC/" la mort . la
tllOrt s' enfuira d 'etl {C s ig" n itient fi li e le Sei g n e ur pourvo ira li t:t! q u ï 1
JI'en so it pas ':l irrsi . a lin flue la lumi è re cl la "ie spirilll cll t!s n e
soient pas éleint es ch ez l'h o m me; car celle lurni crc ct celle ...·ie
s'éteindraient ct l'h o mm e mOUlTaiL spil'itllcll"mcnl • s'il n e fa isa it
plus aUCUIl u s ag e d e $o n ent e nd em e nt ui d e sa 'oloole cn cc (lui
concerne les clro ses d e fo i ,
1,·30, Les s(w l.erelics di!si g De ut les fnus sctes qui r ésult e nt J u
seD s uei. !'O '~ 2· "'. ct co mm e Ics fau sset ès s'identifient a 'Cc ceux
':lui les ntllll e ll c nt, c'es t pOUl' ce la que le s saut èr c llcs d és ig ne nL
ccux qui. p :lr ces fa usseté s . s'dai e nt cO llfirmés dans les HI )'s t.) n.'s
de b. foi se u le, L'.': tD. t J e cc s llOlIHtJes, quant .il l' entend em ent c t il
la vo l,)Dlé . es t di!cri t , â. part i,' de cc 'Crset ju squ' a u "erse l Xl l,
p a l' les sa ul crdl es c t par le ur acco u trem e nt h iS.1rre, Tout es les
;! Il'ceti on s c t (flu les les p c n St:.,s de l' hoollu c SU/Ii J'{~pn:-sctll ""' (' s,
CIIAPITHE :EUVJEME. 137
:"'.TI : nEI. . SE:"S Sf'lJlIT 1.:1-:1 ..
comme des COurOUDl'.'; se mbla- c.QDlh a ll:lnl d'aprèsl'iotelligence
Ll cs il de l' or .i .I .• e l le urs f<l- des 't'ril és ,le la Parole ~ ] '. cl il
ces ilu;elll t~O lUllllo e ti cs faces Icul' "1~/IIblitil crrc victorieux .il" •
•l'hommes iH. cl il leur scut blail "~Ire sagcs nJ ,
Jan s le mond e spirituel. I ~a r dc ~ blI~)•• d l ':O< o isea ux. des poissons,
c t sc pl'l;:oôc nlpfli snuS "I·lIc:-o de {','S fonnes qui. leur c"rrcspolldcnl.
U •• les hêh'S. 'lui son ll es représen f:llir.. Je J' ;lIrl ~di lll.l des csprils.
appal':tÎsscnt "j,-unies cl sp mblalll ('!ô il celles d e no ire m o nde; mais
qu elqu e foi s cli cs s ubissI' nl des cI':ln gc mcn s success ifs de forules;
quelquefois. elles son t lin com pose de Illusi c urs formes a!'parl.!-
",101 il din'!"..: ;ulitl1<lIlX : so uv e nt rnème elles so nl . qUilllt a la lèh!
clau corps, cou ' " crles cl d~corées de di'·crs ornenlcns. Toul cela
dcpcnd dc ['cn:;cmhlc des affections el des pensées qu' c lics rcprê-
se nt ent. l ei . les alTcdions Cl les pensées (les hommes sensuels (lui
so nt Jan s les fau sse tés du m al , son l (l'presentees cn gc n Q ~;)'[ par
les !=ûutcrC'.lI es. e t c n particu li er par les diverses resscmblallc. ~.c;
tl cs salt.~relles cl par le urs ornemcllS. Toules ces Tcprcscnl,::djODs
correspondent aux fnu ss c tcs (lui , 'jenncnt du mnl et .1U:: persua-
sions Je l'honllTl e se nsue l. L'homme sensuel cro it T:.isooner pnr
J'entendem en t du 'r:IÎ, p ince qu'il cst p~rsu ;:Hlé que le raux est le
Ta i ~I (lue le m:.1 est le bien, Cllant qu'il resle dnns celle persua-
s ion , iln c p eu t rien voir rntiono cll e Dlenl ni intellectuellement; il
croit cependant que cc qu'il s'cst per s uade e st de la pills. haulc
rai son ct de l' e nh~ 1ll1cmcul 'e plus profond. car Je rationnel cl
l'inl eHectuc sont bouchcs chez lui. c l il Cil r és uilc qu'il est dans
lIo e foi pcrsua si"C sur les choses qu'il pense cl qu'il dit. Si IïlOmme
sCllsud r .. isonne a'·cc force ct :t" cc adr(;ssc • c'est paree qlJe sa
pensee es t si près tic sa pa rol e qu' ell e sc confond. pour .. insi Jir~,
aHe cli c. c l p;trCC Ilu'il pl., ce lout e l'intellig-cllce dans la parole
qui r cs llile d e la mémoire seul e.
431, I .e chet;(ll s ig nifi e l' inlelligcJlcc de 1" parol e , Na 208. La
!luerre d csiglH! Ifl g uer re spiritu elle qui sc fail par des ,'aÎsonne-
nl €: ns e t des <II'gumc ntalion s.
452. Les co uronnes semblables il l' ur qu'elles .1vaient sur leurs
files dùs ignc nt Ics Ul'Jrques de la vi Cloire, Ces ho mm es sensuels
so u! Jaus la pCI·SU.lSÎOIJ flu'il s ne pCU"P.ll! t'Ire , ..ùn .:u:; .
138 t ·,J>OCAI.YI'SE.
SI:': NS N ,T U IU~L. !):ESS SI'lnIlTEL .
VIJ 1. 'El dies ,,'aient Jcs VIII. Et il .. S~· croyaient lb .. :o
t; hevcux comme d e~ cheve ux d o l'alTcctinn clu Ha i i:1j • ct ils sc
rcmlllc~ 'P'.c ll c ursd c nts é t.. ien l persuadaient a'nir la puÎs,;ancc
l:omm e dcs d ents de lion ~ ,1'15. sur luult.:n .
lX, El c lics avaient dcs cui· IX. El il~ a ... ait:nt (II":'; argu-
l'asses comille .Ies cuira sst· s Ile mens qUl leur scmblllÎI'.nt De
fe r p r. , d le bruit Jo leurs ailes pouvoir être rèful és !1 elll'Ur:i>
3r..
t!rait CO llll)le UII bruil de c hariols raÎsonlH!tn Clis leur l'ar:üss"icnl
il plu s ieurs t:he'~ux qui cou- fondés s ur l'inlclligcncu COfll-
relll à r.1 g- ucrnd l ;. plt'~IC .I .. s 'cril ês doctrinale!' ti-
rées do 1" "arole. pOUf Ic:i -
qudlt:s on uoÎt cOHlbatlfù "'''cc
~rJcur .'13:' •
."·;)3. L'holIWIlI sig nifi e 10 50;;)0. ct la {ace u.e rhommc· la sageSSe.
Il s sc croy ..licnl sages; aussi sû faÎ saiè"ulpi ls il l-Ipcl e r: sat;cs, saô.IOS,
CruJil$. fluoiqu'il s fu ssenl au nombre des l:ieryes (ulles qw' n'm:aicnL
pOÙll d'huile dou ,'i !t ll,. lampe. c'CSI-:I-Jifé (l':JIUOUT el.le charité , ct
fi" lI/llI/m'c d es !"."cl/sis qu,i CUJlmdcu/. c' cst~.1.-J.irC'" qu i 1i~ent la Parole .
I·t Ile la I)!('(frmlpoÙIt eupratù/UI'.-i' l.1lth .. XV, J, 2:VII. 20,
,~:i ,'j. . Le II/U ri siguific l"intellige nce du "r~i. ct la Femme l'aO'cdinn
Ju Tai. parcc ((lJI! l'hommc uait inldlig'cl, ce , c t la f~nlln.e an'CI:-
titlil. Les cI/Cct:llx dês i;;nc ol le dernier Jegré Ju se nsucl d,UIS la
'olonlt:. - Ils 6C croient dans 'alfcdioll c.1u nai. tandis qu'il s
sont J a ns ce lte du faux: ColT' ils prcnniml le faux pour II! 'rai.
,'35 . L :s delliS d êsig ne ut le dl:rni e r J cgrê du se nsuel Jans
j'c nt end cwclI l. Le Ji{})} ,~ignific la puis s~ occ, 1' 0 24 1. - th Se
pcrsu;ld c ut nvoir la pUi~:oI. 1WCe sur tout, el ètrc iuvjociLlcs; c'est
pour ccl .. qu'il esI dit: Leu!'s dmu i laù:la comme des JculS J e lj,m,~.
4.~G, L(~ s cuÎnMSC$ dés Îj,;neni les défen ses . parce qu'clips met-
tent ln poitrine il l'a bri; ici, Ct~ sont des JHcoscs pour leurs fau:;~
scies; clics consistent dans. Jcs argumens rondcs sur leul·s illusious .
Les 'crÎtcs qu'on leur oppose ne produis e nt aucun effet, clics so ut
rcjclces var eux comme I"élu:c esL repoussée par la CUÎfiI SSC. L! ur:oi
cuirasses itaielu COlHm~ des cuir/fS,w:.i de {et , va l'ce que leurs arg-umcus
leur se lllbiaient s Î forl s (Iu'ils rlC (lOl1'.:Ü CDt êlr e rduti-s; car le (t',.
1 1' Sit clurclc sionitle la fuft:c.
13
CHAPITRE NEUVIÈME.
S E /'iS :'Ii,T U II1: I" Sr.SS SJ'IRITUf:L.
X . El dl c:ot;t"a iclltll" Sllu e u es X. El ils fC! oÎcnl usa ge des
"c ltlblal"l c.~ aux scorpions .pll • " c ril é s (ah.. ifi ccs tic la 1).1 ('()II~
cl J cs ai g uillons. ,··I.,ie nl li lc urs pour inlro . luirl! la stupeur daus
'lltl' II CS . c l le ur l'o u'oil' é tait de les aulres .1~ . Cl leurs falsÎfic:t-
nuire .111X homlll cs peu dant ci uq lio n s é tai e nt rcmpli.l~s d'usluee.
mois il!). cl leur pouvoir dail de voiler
cl tic fasciner "Cl1h!IHJcmclIl
pcotl ;lnl quelque temps "39.
Les ailes signifienl la pu iss an ce de cowhallre, 1 2,i 5; par c on ~
"0
séqucnt le bruit d,.~ ailcs d ésigne les raisonnerucns par lesqu e ls
il ~ co mb.1 l1 c nl. l.A.! ~ clw rWI$ s ig nifienl Ics v ê rÎtés doctriuales; Ics
dlCl:OIJ.X .I'intcll igcn ccc!c la Parol e ; el la mult/Jude d e cI~allx , celle
inl c lfig,!n cc Jan s sa pl enitude. C&uri,. u. la gurrrc . c'est combal/rc
rl v eC ard e ur.
'__ 38 . L I 'I "~WJ d és ig ne 10 scientitique dans son dernier Jcgn~
nu fonde s ur le sClIs ll c l; cU l' la queu e es tl" conlÎOU.'llion de l'épin!!
.or,l(ale. n o olm éù moe ll e epinicrc, Ilui csl dle- rnèm c ln c ~mtinua
!t o " du cc n C OlU ; or. le cer vea u . de m~~JllC (lue la lè[~~. si g nili;mt
lïn k lli ge ll éc cl 1.1 $a gc ssc. parée qu ' clics ~' résidcol dans leurs
prÎll c ;p l!S , la q lU'l l t. qui es l I) U d t: rll Îc r Jcgrè. s ignifie le scicnli-
Ilque, qui cs t le d(· rnier Jegrc de l'illlcliig-cnce et Je ln s;lgcsse ;
i,'i. c ' ~::; t le ~t: i c li l iliqu c se ns u el. Quand , par la It!lc 00 d ési g n e la
foi !' e ul l~ ju stifiant c l Sa u " ;)nl, la. qut ue si g nifie loutes I('s (:lInfir-
1Il;tli"us qu 'o n lire de ln l'il l'ole , ct par eon sél}lleDt IOilles !(' s vc-
r it ùs ti c la P a ro le ll"'~ l' o u fal s ili e . Qui co nque, par Sil pro pre
inlclli gc lIl.:e. :ulopl e lin prin c ipe de rdigiou, elle place dans la
léH~ , prc tHI J,'s co nfirm n liun s J :m s la Parole . cl les place dans la
IJlICUC; c 't:S I de ce lle llIanÎ ùrc qu'il introduit la stupeur dans les
:" .III'ciô .
..;) !) , L'aiyw 'llùlI sig nifie l'irnpO$ llll'c, l'a stuce; ellt'!s aiguillons
dam les Ifltell eS tl ês ig ncUI Il: ~ fal siti elltiolt s astucieuses Ile ln Parole.
Nw~r e , c'est voil er e l fil scin cr l'cnl cndtHn c ul au m o yen des impos-
Lures , et pa r co n séqu e nt trompe r cl sùduil'c. Cinq -"'0;:<1 sj g njli,~nr
peu dt: tc rr,p s. " 0,.27 . _ C'..:s l e n s'appuy.1Jt sur quelqu es pas-
s:tg:cs Ile la Parole qu'il::! fl g isscnl a insi : Ci)!' la P:I.. ol c esL écrite
par d's l'o l'rC!" I'O IlJ "n (~ S l[ui sonl . fJuanl ,~ la Paro le, d es "ppa-
1·.0 L'APOCALYPSE.
SESS l'IATUREJ.. SESS SPIRI'rUI::L .
Xl. El clles a" Ji(! 1I1 au-dessus XI. El ils cl'1Îent dominês
~.rellcs
pour roi l'Ange de l'a- pal' le faux de l' e nfer sal:mi-
blme: sun nom cu héhreu est (l'Il~: c'cst la 'lualil ë dcslrucliH~
"b;HlIloll.elengrt~l:ilsenomruc deccfaux qui a perdu l'Eglise
Apoll)'on -t 'l '). par rellLi è re falsifi cation Je la
(>"roll: '1'1
°,
XII. Un 11I:tlhcur ~sl }lnssé; XII. On a gémi sur ccl clat
,'oici, ùeux malheurs , ' iennclIl de l'Église; voici . on aura. cn-
encore apres .""1'. cori! à gémir sur les d e ux êtals
qui vont èlrc manifes tés !,-, ,
.
T<HII: es du vrai J cl ces apparellces cachent au dedaos d'clles Ics
,'eril(~S rt:dlcs. Si ces ,'crites uc sonl pus CODnues. on peUl tireT de
la Parole plusieurs choses qui ..J'abord paraissent concorder an~c
J'hércsie; nw.is quanù les verites réell~s sont connues dans l'E-
glis~. les apparences du "r;li sont alors mi ses a nu cl l ~s vérités
replie:; soul cD cvidence. Mais avant que ~cla u·arri,·c. l'bé rc-
tique peu t • par tlim~TeD~ passages de la Parole, voiler et fasciner
l"eultO"udcmeul. C'I par conséquent Il"OmlH~r et séduire; c:cslce quc
fOllt (:Cux qui allirrnClll que l'homme est justifié cl sauve par la
foi s(~ule.
' · 0. L'abl'mc signifie l'enfer satanique, NQ 421. I.e roi ol/.1c de
l"obil)l~ ne dùsigne pas un ange qui soit roi de l"cnfer . il signific
le faux qui y règne; car par roi on entend celui qui est dans II ~
vrai par affection pourle bien, Nu 20. et ici, dans un sensoPI)osé,
cdui Ilui est dans le faux. par concupiscence pour II.! mal. d . llar
ahstraction des personnes, ce faux lui-m~mc. Ainsi. a t;oir p U lU' Tûi
rallge de l·ahime. c'est ~tre sous la domination de l'cofcr ou sont
I(~s faussetùs du mal, ou sous la domination de l'enfer salaoÎflu e . Lc
IlOm désigne la qllnlilé. 1 0 81 ; _ A.baddou. eu hib,.eu . ct Apo/-
Iyon. en gue. sigoifienl Jestructeur. celui qui causc la pute:
c'esl la qualit! deslructi,'c de cc faux qui. par I"cnticrc fal sifi-
c:llinu de la i>arolc. a"~lit perdu l'Églisé, .
lM·l. Malheur signifie l'ô.l ction de gémir sur l'tHai Je l'E;;lise .
Nil 1 1G; aiosi, par les deux malheurs qui -viennent e-IiC()t"~ ap,·ès. on
..
doil comprendre les gémisscrncns que produira la: manifcs tatiou
des deux états SUÎ'illl S .
1 .... 1
~t:.," ... ~,T U REL. q ,::"s. SPIRIT[lf·:f. ,
XIII. Et le Sixi ~ me Angfl XIII. EL l'inl1ux du Divin
sonna de la trompette 4 ', ..1 , et Vwi se fiL sentir de nouveau
j'ent('ndis une , 'oix Iles qualre sur les terres infé ,·i en rc s 'H'-', ct
co roes de l'A"utel d' or qui est je perçus que le Seigneur or-
dcnln( Dieu, disant a u Sixième donnait au Cid spirilud Je di-
Aogequi J.,'ailln trolUpdtc 4ft3 : Tiger la puissance de l'influx.
sur t: ·u x de J'Égl ise 'Illi oecon-
sidèrent que 1:1 roi, se cont c o-
leot Ju culte huhiluc1 cl "Înrl1
scion leul" grê, (!t qu'il disaÎI·î·P:
XIV, If D~lie les quatre An- XLV. {( Quo les lieus cx:lcrnes
Il ges liés sur le grand neuve )1 leur soÎenl ùlés, pour que les
JI rl"Euphrate 4'1~, Il Il iolcrÎeurs de le llr cS I)rit sC
II mootrenl il dèt;ou'C"rt 441. Il
4 '·'i.2, Ym'r No 3ü8. Ceux doot l'I~ I.,I "a ê tre manifesté Soo t
cnti~remenl dÎ$lincts de c~ux donl ks f"usset es ont été vues sous
des formes de sa utere lles. Ceux-ci s'appliquent avec arùeur il
sonder les m ys tè res de 1" jus.tification ct do srtlut par 1" foi sflllle;
ceux, au co ntraire, ùOIII il va étre question. n~ s'occ upent nuite-
meut de ces Ul)'sIÙTes; ils ronl seulement d ' une foi seule loute
leur rclig-iou. sc contentent d'lin ClIllC J ' tahîludc. et vivent du
r es le il Icur g re.
4 ,-5, Vile ':0':-'; signifie un ordre du Seigneur: roulcl d'o-r. ou
l'nul el 011 etaie nt btl)lés les pl.lrrums, d ésig ne le Ciel spÎI'itll(!1 ,
·;XIU 277 , 502. ct l es quatre cornes de cet alliei • sa puissant·c.
:'" 270. Le sixii:me Auge qui al)(lù la Il"Ompeue indique la tlircc·
lion de l'inOux du Di"in Vr~li. N° 398. pour manifester )'él,11 de
l't g lÎ sc citez CCliX qui son t Îndilplés nu No 442.
!d,4, L'Euphrat e signi fie les iuléricurs tl e l' esprit de l'homme
nomm es rationnel s. inl criclII'srcmplis de sngessecbcz ceuxqui sont
dnns le vrili procédant du bien, cL re mpli s de roli e chez ceux qui
sont d."llls le fau x procédant du mal, Celte signifi ctltion résulte de ce
que cc f1 eu ,·c sépa rait 1., terre de Cunaau d c l'Assyrie; la Icrrc de
C.'J.llaan dcsignant I"t :g li se. ct l'As sy ri e son ri.l lionnel . le fleu"c
"
!lui leur sc n .:t it de limit es désigoait les intëricurs de l'esprit
llOmrru.!s :lussi I·:ltionnd ~, T,el 'l!lCltrc angcs Iià ,çw' Cf' flrllIJe. ce sont
1-2 '.'AI'Or.A1XI'SE.
SJ:S$ S ,Tl ' U l'l., SE :"I:S SPIUITI:I-: L.
XV, Et ou 1) c!li a les quatre XV. El 1.>.. li,'n s ,'xl"rnl'"
A ngcs H " qui éca;ml prè L pour
i ,'~ I.'l nl "It·~ . .. rnll
"il:. fll"I'nu"'!"l
I"h e u.rc, le jour. le mois Cl l'an- les Înlcriellr,. ,J" I,'ur '·.. prit .'.:, -
n':c , aliu 11 0 111er la troi sième qui (~ I .. icnt ,):Ins UII conlinud
parlie des homm!s 4 j 6, c rrorl pour prive r lous les hom-
mes de l'Égli se de la lumiàc
ct d e la vic s piritul'llt~s '. 'I(i.
XVI. Et le nombre d cs or- XVI, Ell !s f:lu ssetcs du mOlI
mecs. de CJI''''eri e était tle deux. rn'oient r eml)li les illt èri curs. d e
mJriadcs d c mpi a d c$ H , • el le ur !Sflrit d'un e rt~ ul e pro,li-
j'e nte ndi s le ur nom LN !a·if', gicuse dt' raiso nne illens SUI' 1:-
foi seult~ ,I~i , ct je perçus de
quclle oalurc ils daieolr'ii~ ,
ces intérieurs de l' e~p rit ou ces r,'lionn els qui son t enchaînés; cc,.
411:tlrc anges so nt dl~s c,. prit s Înfcrn:lux, ct UOII <les ;lO g cs . car il
est d il , N° 4 4-6, q o' il.. élUi"1I1 préls lJ our l'Iw' lu Ir oisiémt: l'llrtie (/c.(
hmmIJl'_~, - /Ji "'c,- lcs ql/aue (lug e!, c'c :H ùter Ics lien s e "'crncs jlc
l'homme pOUl' quc Ics illt G ricur ~ oe son es pril sc mont re nt à d,' -
('OU "' I' I,
".,'I.~L r.'î! ~pliC"alion vicnl d'61rc .1onnGc , N° /,,4-.'i-,
446. i:tre po:t, c'cst f:lirc d cs e n'or l... ; é/re pra {J"U)' tllr!lu, II'
J'IJ)(!" l if lUOt'S ctl'onnc'e, c'cs t è lrc co ulinu r llcl.ll ClI1 dall s l'l' 111 (' 1111'
'::1;1. C'('sl-;,dil'c Il:lns un co ntinuel e(Torl. '/'u(')', (:'l'SI ùll'r I:t 1lIllIii'l"4'
cl 1.') vi(~ ~pirilncllcs, NI) 3 07, I.tllroi.sii:lll e pur/ie de.s h QlUlll /M s ig-niti . .,.
totl~ II-' ... homm cs d c 1'1:::;li se . IX" !"OO,
~47, L cs ormà:.~ s ignifi cnt lèS bien s c l I(~ :; critl":<O , el. Ibm. UI
so n s opposé, Ics n'ln.ux ct les fnus se lés : ici. r:c f;onlle's r:lUSsc tcs
du m:aL Le clWI:fll rl,":,i ;;nont l'int elligence de la Parole, N° 2g~,
cl, (];llS un seos OppOiOÙ. celle inlelligcnœ rldrllilc. la cal"llhrir
signiIJc les Tai s onn cmc n~ foude s SHI' l'inlclli~,,nc! détruit" de' 1 ..
Pal"olc; ic i cc so nt les r a isonn e Ol e ns s or 1;1 foi seule; leur oomhr.,
1)I" t) tligi'~ lIx est indiquù P:'f d,'ux myl'l'ades de m!ln"!ld('.~: d eux S';IP-
pliqu e ou bien, e l, p:lr opposition, au mal: Il's Iny,-iadc$ s'ap-
pliquent nux vérités,;';" 2S7 , Cl. p"r o ppos ilion , aux falls~('tt-s,
,1..l 8, Eu/,'udre. c' est pel'ce 'oil'; le 'wmbre . c'es l 1.1 q Il Il li l,', dl~
la dl l ~ :' I~ , ~ '" 1 n, 25.8 , 36 ,1..
CHAI' I1'IIE :1: m:"1 f: . JE .
5 1,,' 5 N" ,.,nU:t.. SI': "'S SI'lPlTUf.I ..
XVII. El j e vi s par c: o ns'~ XVII. El j e Jccouvris p.n
tju cnl J cs c b C" lIu. cn 'Îsi un. co uscqu cnl qu e ces raÎ sn nll e-
cl ce ux Jlui e lOlÎ Cllt m.onlés des- ruen s é tai e nt Je proJuit de lï-
SIJS 4h, OIY;1II1 ,ll:s c uirasses (le Inllginalion. I!l qu e ceux 'lui
fe u c l d'I~"-lcilllh e ct J e so ufr e l es employaient ~~9 fondai e nt
',: o:
i el ';5·Ièh.!s des chü'aux le u rs ilrgulOcns s ur l'am o ur in-
Cio /ml comm e d es ti! les Je li o ns fernal • sur 10 pro pre Întelli-
i ,~I. cl de leUTS bouches sorlil du gence cl su r la coneu p-i~cc nc,~
f.~u, Je la fum ée c t du soufre p O
l, qui cn pr{)·j c nt q5u : Cl l~lIrs
plt.anl:lisi cs su r IR foi scule ICII!"
~crohlHicnt a'o Îr une g" a nd~
pui ssa n ce II:" : c l dans Icu r)!
pc ~ n sél!:; cl leurs discours o n dé-
couvrait intcri cu r cme nll' AOiolJr
de soi c l tlu mon(l e. l'orgueil d e
la pro pre intdlig'e n cc c t 1,) con-
f~ U pis cc occdu m a 1e t d u (.IU x :, 5"'"
.'I- .I."!). J'"m"/", "C'C!'I tlêcounir la qu a lit é . Les cheva ux , cc so nl k s
r;,i .!ol lHHlcnh:lI!' !'ur L"l foi sCille. r0 "'." 7 : CL'S rai snnucnl c ll s so nl UII
produit de l'illla g ination. en l' J C;III dil qu'il ' jt les chcvaux en 1'i-
~ 'I!". ':',rc (ts.~I~ $!ll" les duva l/ x, c'est e mpl oyer ces raj s onll c. lII e n ~ .
450 . Les c l4ira $"~c$, cc !'oul les ",rgulllcns dont il s s.~ ~j ~ n · ü lll.
N° ·-.36. Le fc .~ si:';llific l'nmour cé leste, el, par OIPosition. l'}l-
mour illferLlal. L'hyacinthe . tÎtalil sa co ul ~ lIr du ro ug-e du feu ct
du Man e d e la lumi è r (~ . qui rcpr!sen lcnl l'l.IOlOlirell'inlelli g·cII CC ,
sig nifi e l'illl elli ge nce procédaut tl ü l';HIlHur spi rit ud . tl t. par 0 ll-
positinn. l'intelli gc nce procédant de l'amour infc l'IHlI. c'e s l- ~I
dire la prorre inte lli gence; le soufre dcsigne la concupiscence
du mal cl du fa ux qui cn pro,·icnt .
,.5 t, Les tacs sig nifie llt les id c !cs imaginaires. et , "isiH lln.lÎr(!s
qu'ils sc s oul form ées s ur la foi se ul e . idêes qui . d ' un seul mol, ... HIlI
aprel êes ph a nlô,i sics . Les lion.~ désignent 1... puissnnce. N° ~H" f, Si.
Ic urs pll'lDl'li sics le ur sem ble nt ;I"oir un e g rande pUi. ~S 'IIIt : C. c'est
Ilarce (IU'ii s so n' sensue ls . c l Clu e d c Ids bonwlI!s cmf)loientlc~
impostures jlt:s sens Ilour pel"s u ,u"lt!r c t sc4uire,
"~ ::;2 " lh: 1l"U 1 ""~" mll"Il'.~, t··cs t-ù- di re d c leur:; pClI !OCèS cl jJe le ur s
S I': :OOS :OO ,T U IŒ I" S I'; :OO S S I'lI t IT t tôl ..
XVIII. El lu Iro is ic m c pn r tie X '1 II. Et Inul e v i e s p i rilu c l"~
de!; h omm es fut tu ée pal' ces fuI tih ~ i ul e pa r i:es Iroi s choses :
Iroi s choses: pa r le fe u. e t pll r la
p'Il' l'alll l) ur Il e! s oi c t < hllll o rHk .
par l' o r g Ul!il .I é 1;1 pr()pn ~ in-
flllU ee . cl pa r le s o u fr e qu i SO I'-
la iclll d e le urs bo u che)'; 4 53 . tel li ge nce , cl 1,;11' 1.1. cü llc upi s -
ce nCI! du Ul a l et du faux 453 ,
XIX, .Et leur pou voir ~t:1iL X IX . El il s n'a va ie n t d c Il ui5-
dall s le u r bo uc he ,5
,;
car leurs Sll l) (:(~ '1 UI ~ p a l' Im ITS di sl!o urs P i ;
qu e ues sc mbl:1bles ~ d es se rpcns car I I~ urs arg uUl e us. rond es ~ III'
,î'aient des tèt es , el clics bh:s- l'imposture d es se ll S, r,îl s i fJa it~ lt
sent avec clics ~5:i . le vra i po ur :l ppu ye r I ~ pr in c ipe
de IIlU I' t! oc tr illc, c l c'est "insi
qu'il s tro mp e nL ,t,;,
discours . L e (e" désig n e l' a m ou r d e l:i oi- rn ~ m c d du Il'l o lltl c ,
!'(I 4 5 0; la ( mnic , l'org ue il d e la p ro [ll'c inl ell ig-en ce. or ;.;-u eil qui
sort d c l'am o ur d e so i et du m on d e , co m me ln fum ec sort d u feu :
ct le sauli'c . la cO l1 c upj sc e IH; I ~ f] U m a l c l dll fa ux. X " .'~ r, O,
. .53, l~'n' e tltlJ, c' cs t p êl' ir s lû l' jlu c ll e m e nt , I: I~ /lui ilrri'e Ilu a nd
Io ul e vi e spirituell e est é h:inl c ; la f r o,sième luu,tic sig- nifi e 10 Ul,
1'"D 4 00, - LI s ig nification du leu , d e la (um ie ct du soufre 'ien t
d'~tr c d o nn ée , N° l~ 5 2,
·5""·, Le }Jou l)()ir lhms hJ bou d H:' c' es t la IHli ss:l ll ec p:lr If'u rs
d iscours s ur la foi se ul e , car l' o r n elll c nt c l l' élêg:w cc d u di sco llr. , "
un ze le feint, un e cOllllrmalion in g t: ni e tl sc Ilu fau x , s u r to ut pa l'
les appare nces du vr a i , l'nu lo r it i= , ct bi en d ' aula'cs m oye n s SC IIl-
hlahl ~s fo nt t Ollt , c l le 'nÎ n on plu s q ue la P a r ole II C fo nt ri NI ;
eu effcL, la vé ril ù II C l u il qu e d a ns ce ux qui SO llt dan s la c hnril ù
ct raI' clh· rlan s la foi; la P a l'ol t! n ' in s truit pas ICi; ;lUlres .
:
1~ 55 , Les sa ut e rell es [t'"a ie uL des ilu e tl cs s cmbl nhl es a ux scor-
pions; ici. les fJU.cw:s des chm:nux so nt scm bhlbles lIl/.C SCl"p CIIS, CC LIX
qoc représe nte nt les s.luh~r e llt:s parl e nt c t IlC I'SU:.1 d cnl d'après la
Parol e , les scienc es cl J'érudition; m:lis ce u x-ci parl ent e l per-
suad e nt se ul e ment pOl' d es arg ullI en s tirés d es apparences du vrai
et d es impos tures des se ns ; c l s 'il s parl e nt .1 'CC élég.1Occ el UDe
apparen ce d e sagesse. ils tro mpe nt, m a is non aussi dan ge l'e use-
ment tIll e les aul res , L<= serpent d és i g n ~ les chos es se ns uell es,
SE!"S ~',1·V ItEJ. . . SE~S SI'Ir..lT UEI..
XX. Et le res te d es homm cs. XX, Et le rcsl e tics homm es
(lui n e furent p tlS IlJl'~ dans ces qui so nl tlao s la foi seule. Jont
pl"i cs l:;(j. lie sc rcpco lire nl po int 101 'ie spi riluellc ne fut pa ~
des œ u' rcs tic leurs main .;o ·t i ' . Cle inl c Jans ces cupidités ,j5û.
pourcess l~r(l'aJùrc; les tl émous lie .<.;e J etour nèrcil t point des
!j $5 , ct Ics id,) lcs d'or. c l ll' a r- maux de leu r propre P; . pou r
gent. c t d'uiraill . c l d e pi erre . cess er de sc livrer à le urs con-
et de boi s Ftv. qui n e peuvcnt ni cupiscences 1 ,5S cl Il un cu lt e
'oir. lIi ent e ndre. lIi march er fondl': sur d es fa usselcs J c tout.
·1G .o gen r e y i!). di)n ~ ICf{ucl il n'y a
ni iDlclligcncC" du H:li, ni per-
eClllion du bicn, ni vic spi ri-
lu c llc 4Go .
456. Pur le -reste d c.~ h o mm c.~ , il faul c nlendre ce ux qui ne so nt
P,lS Icls que Ics précéd c n s , mai s tlui n éanmoins font (l e li) fo
se ul e le prin cipe cn pital d e le ur r el ig ion: qui ne jiu'cnl pa.~ tuù,
c'c s t-~-Jirc qui n(~ so nt p a s ~ in si In o rl !' s piriluellcllle nt: da /i s ce.f
plaies. c'es t dan s les I~upidit~s: ci-d ess us Ji'~ :; i g llt! cs, S,n'oir : l'.~mour
de so i cl du mond e . l'org u eil J e I;t p rnprc inlcll i;;cllce. ella con·
c upi sCI!lI cc du Olill c tdu fau~, i o-~ 452, 45:5.
;'·5 7. IV e 1'01,-,/ Si: n :p enl"', c' csl DO poin l sc d ét ourner tlu Innl ;
des œuvres de ll'u rs mains, c' cs l-il-di rc d e le urs prop res . enr les
maills sig uifient la pui ssan ce ; de la leurs mains J ês ign e nt la propre
pui ssa n ce , c t ain si lout cc 'lui prov ie nt du propre d e l' hom me .
l.e propre d c "homm e ne r e nferm e que le mal ct le faux:: le I)ropre
d e sa "olonte cslle nw. c t celu i d e SO li cnlcnd c meul. le faux. Il
es t dit ici qu'ils Il e se )'Cp CIIIII'CII' point, (Hlree que ceux: (lui font de
la foi seule Inut e la religion di sent Cil e ux-mêm es : a A quol se rt la
r epc l.ll a ncc. quand par b foÎ scu le n ous ohtenons la rém ission de
nos f'lutes el la sa l vil li ou? Qu e peuv e nt d OliC les œ uvres pour le
sni lit ? J e sais qu e j e su is n é ..bns le pêchè, et qllcj e s ui s p éch eur,
Si je l'owo ue c t si j e pri e qu e m es fau les Ile Ill e so ient pas împu-
lêcs , ma pélltl e ll ce u'es l-elle pa s fait e? qu e faul-il J e plu s?)) Ain si.
1'00 pe n se si peu aux IlcCl! és . qu' o n ig nore s' il e u exis !e . c i ce ll e
sécurilêl~ontlllil. par ln pl ~,isir et l'.'lllraÎt, dans un affreux préci-
piLe. ,lc ml'm (~ que p:lr un n~ol f;'or.lble un 'Il:l'irc cchnuc contre
10
t·Hl I.'.POCALYPSE.
SE:'S :.oATLlU:l. Sl·:."S SPIItITUtie
XXI. El ils Ile se repentirent X XI. Et ils ne cessen:ol point
pnilt de le urs homic id es , ni de d' ctciutlre la ,'ie s l)iritucile . ni
Il!urs e nchanlem eos, ni tle Icurs de pen 'ertir le hien , IIi tic falsi-
;mpudil'ih'~s, oi tle Icurs "ols fie r le w.aÎ. ni de priver des
!tG'. cf)nnai s sall(~(,s du "rai el du
bien 46 ,.
des rochers, lorsque le pilote clics matelots sont plongês tians le
800lmeil.
,,,58. Les d i nlt"lS sonlles concupist:cllc:es qui nai ss enl du propre ;
ilinsi , ador'c"/es dl'imon~, c'Qsl se li,'rer a ces concul,iscCDèCS.
450. Les idoles s ig nifient les fausset ês du culte; M U I'CI ' ICl>
idoles d'or . tl'm'gerlt . d '(liroin. de pierre ct de bois . c' cs t fo nder le
culle sur d es faus setcs de to ul genre. Les t'dules d'o)" dcs ign enll cs
fa ussetés s ur les choses tli"ioèS; les idoles d'ardent, Ics fau sselés
sur les choses spirituelles; les ùlolt s d 'airain, les fau ssclés SUI' Ja
c harit é ; les idules' de pict'fc , les fauss e tés sur la roi. cl les «loles d e
bois, les fau sselés sur les bonnes œu'res. Toutes ces fau ssclcs sont
chez CCliX qui ne se repentent point, c'est-à-dire qui ne fuienl
poiut les maux comme co ulr;!ires à l'ordre di'in.
460. Il cs l trop manifes le (lue les idol es n e voicut pO;!)I , n 'en-
tContlent poinl, c ille marchent point, pOUl' qu'on le dis e ici, s 'il n'y
~I'<Jit pas qudque signification. V0I1' ct ellltmdt'c . c'esl compl'l"Hlrc
le "l'ai ct percc,'oir le hicu. N°' 7.25 ,87; el marcher . c 'esi "ivre .
N° t 67. Ain s i, par ce s trois actions, il faut enlendre (11iC d;lus le
c ul le fo ndù s ur lèS f"lIssct és d és ig nées par les idoles . il n' y a ni
int elli ge nce du vrai, ni perception du bien, ni ,"ie spirituelle .
461 . N e poinl sc npcllli,' d e ses homù;ide.i, c'es l oe point é esser
ù'ét eindre 1;1 "ie spiritudle; car, commettre l'homicide . c'cs t luer
l'piritucll c lIlent. N° 307, Faire des elld.untemcrls, c'est pCf'ertir
Je hi cn, (Vol~r dans Swédenbor fj" le N° 462); faire des impudicités .
c'es l f;1!sifier le vrai, 1"0 114; cl commettre d es I)o/s , c' es t c nl c ,'cr
le s c Olillais s aul: l~s du vrai el du bie n: car ces connnaÎ ssaocès so nt
signifi ees par les r ichesses , Il's vê tem e ns , cl bcaucOuI) ,.l'aulrcs
objèl s lJlI! les yol(!lIrs Ollt coutume de dérober.
SO," ;....,jllfE.
L'Ê:;liStl Chrétienoe; afl'i~l'(, il ~a fin par UDt! suilc de dégrada...;
tion~, allait suhir le sort des Eg-lises qui l'avaient précédée, QI périr
p~r les cpou'aotaulcs catuslrophes spirituelles designées, dans les
Lines-Sainls,souS le DOat dejugemcnt dernier; les cieux factices.
danii It~sfJucls les chel"s d e celle Église eUlltinuaicnt à exercer leur
domination, ..lIl,licOI ètrc dissipés cl disparaitrc pour tüujours.
Mais un jugement dcrnif!r ne s'exécute jamais, sans qu'il y ait en
mèlllc tcmps formation .l'U!l(~ uouvelle Église; au moyen d'une
Dou,"cllc b-ispclIsalioD dc 't~ rités Ji,.. ines; el celle formalion s'o-
père d'abord dans le monde sp'iritucl • pour de la se produire plus
tard dans le monde naturel. JI s'ag" rlonc; dans ce chapitre ct
it
Jaos le sui,· .. nl, de la Olilnifcstation di/ns le monde sp-irilucl des
dogm es (ood ameutaux de la Nouvdlc i:gli~c , el des end ... que la
Doctrine, couccrlllmt le Seigneur, produit sur ceux qui sont dans
) ;1 foi se ilh:.
Ici. le Seigneur apparnit il Jean .nec les attrihuts du Dicu
uniqul!. COIlHl1 e il lui étuit apl)ul"u a u premier chapitre; il dé- "
clare qu'il csl seul le Dieu du ciel ct de la terre , cl qu'il cst Dieu
mèmc quant i.l son Humanite; par conséquent qu'il est Jéhovah
lui-même; mais ce lle verite rondamenlalc du Christianisme,
inscrite dans mille pa ssages de ID. Parole, ct 'représentée id
par IIJl1Jctit liv,.e. Il ' c s ll)<l S Susct~pliuh~ d'ètrc rcl.:_UC 1I<lr les Itéfor-
rués. tant que leurs faus se lcs ne scr:onl pas détruites. el qu 'i ls
persisteront dans leuT dogme de la justification pa .. la foi seule.
Plu sieurs d'cl)lrc eux pe uvent adulellrc In'ec plai sir que le Sci-
gnl'lIr es t le Sau,"cUi' ct le Hédempltmr; mais les fau ssetés dont
ils sout imbus les ClIlllèchcnt tic reconnaître de mêm e qu'il es t
s~ul le Di e u du ciel N Je la lerre, ct {lue son Humanité est Di -
I. ' AP O CAI.YI'SE.
SF. :'IiS N.Tlllt EJ . . SE~S _ SI'IIHTU E L .
1. Elj .~ 'is un aulJ'(~ An ge fo rt 1. El jc'is le Seign e ur cl an s
Jescc utl an t ùu Ciel il,"
('nlonré la pui :;sa ll("l~ qu 'j l s'e s l <,c'I ui sc
cl'une nu éc ; c t utl arc-en-cid ~ G ~ par s on Divin o<l lure) 0 11 sa
tltClit sur sa tê tc 4tG . ct sa facc Di"inc-lhHlI a nil c : c l SOli J>i-
ilait com lllc le Soleil 'il;; . d ses 'in s piritu el ôtait dan s so u ' in-
pi eds co nun e des 'Co lo n nes de teri e ur ':lliG , c t son Esse nce Di-
feu _Î 6S • vine m ême d:lil d <, ns: so n in lim e
'IG " ct son Di,';o nalu rel c lotil
po ur 50n Divin Je louh! êtc r-
nile ce que le corps es l pour
rùmc ,. G .s
li G;) . L' AII9c (Qrt desccndauJ d!4 Ciel . c'cs t le s ei:;oe ur dan s sa
puissa nce com me Parole . La P a r ol e cOlll m e prcmi ~ rc ori g in e d e
to utes choses eslle Divin m ê m e ; ell e lra'ersc tou s les Cie ux p o u r
<.Ir r ;·cr jnsc lu c dall~ le mnnd c oalurd : le Di,'in m ême. qui es t en
elle pn r le Seign e ur, d e"ie nl Di"iu céles te. c n p nrH o a nt da os le
Cie l intim e : dj,'in spiritu el. quand d e cc Ciel il tl escc nd tia ns le
seco nd: Di,' in cCleslc-naturcl c t spirituel-n:llu"d , quand ôU S(' -
co ud C iel il d esce nd dans le ùerllÎ e r. e l c lllin Di,in 1I ~l lurci. qu a lld
il panrie lll tlu dernier Ciel dan s ce m o nd e , Ici qu'il est tb u s le
sen s lill e..al. L" Parol e es t aiusi d o n nec aux: a n ges c t au x h OlillU es
;nec un e diff~rcnce qui varie selon le ur J"grc Je s il g esse . dïll-
IClligcnce et de sci e nce: mai s cli c es l to ujnurs 1". IlIt~ ru c, q uoi -
tlu' c ll c ditTe r c qu a llt au se ll s d a n s c hn q n c Cie. 1 t~ S I dit ici m l
aulre AII!)e , pa rce qu'il s'a g it d'u n Di vin aul!., que cd ui qui .. i~ l é
e
p reced emment d Cl;r ÎI.
!~G G, I.a flll ..:c duH.t Il ilo it cnIt>UI"/!. c'cs t le Di'in nat urel o n 1" Di-
'in~-H u m a nitè ; uu ss i la POirol c . cl a ns s on s en s nalurel, cSI-c t: ;lI
d és ig uùc p:1I' UIU~ nu ée . N° 2-'1-. L' u re-cli- Ciel , c 'c sL le Hi,; in s pi ri-
lud; et co mlllt~ ce Did n es t ,Ian s l'Interi e ur du Di , 'in Il a iuri' i •
l';trc-I'n-Cid parai! ull-dc: . s dc sa te{e, car cc qu i es L s UI,,:'ri c lII'
'm
co rn.·s poud à c: c flu Î cs t Int erieur.
4 H7. La (ace du S cig u c ur desig nc so n Esse n cc divio e m ê me .
1'0 .J5 ; c l ce ll e Essc lI l:c est d a[l ~ l'intime r e pr ése n té r ;u· le ,Soleil .
Il68. l es p icd.~ du Se ig ne u r s Î ~ lIi(j e nl ~ O ll Diin n:llul'cl , N° ~H):
101 COIUlIII!! c1é~ i ;; n c cc (lui s o uli e nl , :, ,) t!) 1 ; s e~ pi etls fu n' o t "1I ~
CILI'I1'HE Dlxltm<:.
èdTUIIEI .• SENS 5l'I1IITC1-:I .•
n.
Et il <l'ait clans sa main Il. El il manifestait la puis-
UII petit linc uu'crt " ti9. cl il S3f)CC de la Parole 'IU,1U1 il ( ~C
pos" SOIl pied droit sur la me1', p'lin! de ùoctrine: LeSeigllc"T e.'i{
dIe gillldie sur 1.' ICffC ';70 . .~1:!C1 le IJieu du Ciel el de la (cne
t:l son lI-llIlUmiU esl dieine .. 60.> . el
il monlra qu'il avaît toul ["Iou-
voir,taol sur ce ux 'Jui sont daos
les externes de l'I~glisc. que sur
C: t~ U:'l;:
qui sont dans ses internes
470.
comme d ~s I;OIOlllll'S de {en. parêc que le Divin ~laturcl ou la Divine-
JIumalli!ê Ju SCi g liclif soutient son Diyin de Ioule éternité.
comUle I.c corps soutient l"ùmc. comme le sens naturel de la Pa-
role soutient son sens spiritucld son sens dleste.
469, On il "U • N° 2_ ü • fluC le line dans la main de celui qui
à
Clail ;ISSÎS sur le trùuc s ig nifiait la Parole; ici . le pctit livre que
l'An ge a. dans sa nwin signifie aussi la Paro le, finis quant il
flu elqu e point essentiel de la dOclrine qu'cli c renferme. Cc pOÎnt de
tl()(; h'Îue es t ce lui-ci: I.e Selfj1H:llf est .'icullc Dieu du ciel ct de la terre
Cl sou 1I11mwIIléest Oivine, comm e l'indiqu e nt le sens sp irituel de cc
chapitre cl du s uivanl, ct le sens naturel des Vers. 15 à 17 du
c11 ~lpill'e XI. Il es t dit un p etit livre Quvc,'l • parcc IIue ce lte vérité
se mOlllrc clairement daus la Parole et devient é'itlcnte pour qui.
eOlHl lI.': la lit avec atttmliol.. 11 s'agit m.1illlc~oallt de cc point Ile
doctrin e, parce lIu'il es t rEssenticlllll!JJlC de la NOIJ'clle.Églisc;
car c' est sur la juste idée de Dieu que le Ciel cl l'Ég lise. dans leur
unÎ'e rsalit i.!. c tloute la r cl ig ion en général sout fOutlés, l'arec que
c 'cs t par celte idéc qu'cxiste la conjonction, el 'lue la conjonction
produit la lumière , la sagcsgl~ c t la félicité éternelle,
""·70. La m .::r et lit terre désigncl.!1 l'ensemble de l'I~glisc; 1.. mel~
ce ux. (pli sont dans ses exlernes: la terre ceux qui sont dans ses
inlcrues, N° 400. Pose,. ses piclls su,. la mer ct sur la lel'J'~, c'cst
a"oÎrtoul so us SOli pou'oir . Ilcsl dit ICJliecl droit sur la »IC,' , elle
gauche sur la telTe, parce que ce ux Ilûi sout tians les cx krncs de
l'J~glÎ sc n'oul point co nfirmé le s faussctos cu eu.:, t:Ollllue ceu .... (fui
sont llans les iolcrn('s,
150 L ' 'POf:ALYPSE,
SF.SS NATUItEI,. St:NS SPIIIITUEL,
III. Et il crin avec une grande III. Et il gcmit pl"Ofnndl~mcnl
'o is:, t~nmme un lion qui rll~il sur son Eglisc qui lui <"'Iail I:!n-
,'1:'; et lors,(u'il eut crié. sepl Itn'cc "" ; ctloJ'squll cut gt!mi.
tunn errcs firent enteuùrc leur,; la cJoclrinc de 1.. Pilrol c sur le
'oix ,l ; ~. Scignpur fut dc'oiléc d.ms tout
le ciel :0",
IV. Et quand les sept ton- IV. Et quand cette doctrine
nerres curenl fail cDlcnùre I("urs cut éll! dé'oilec dans loul le
"oi x, j"allnis écrire; ct j' entend is ciel, je désirais la manife ster;
un e voix du ciel qui me dit: cl il me fui dit par It'Se igneu r:
(1 Scclle les choses que les sept Il TiGUS Cil n!;:,(~r H·. la doc trin e
») lo"ncrr~s onl dites . ct nc les » qui 'i e ut d' ë lrc d évoil ee da os
" ceris point 4;3. Il )1 ' nUll e ciel, ct IJe Jil manifes te
» po int :.: 3 , )1
471. Le lion )'ugll quand il r ceo nnalt ses cllm.' mi s ct leurs at-
laques. ct quand il sc voÎt enle'er ses lioncea ux c l sa proi!.!, Le
Seigneur, déjà des ig n..! pJr le liOll. N° 265, es t eOlUllaré ici il cet
an imal pour ex primer la g rand e douleur c.Ju'il é prou'c, en 'O)"lllt
l,l ue son Eglise lui cst c oICY t!i! par, .1a destruction de Ioules l e~ "i!-
r ilés , Cl sur tout l'arce qu'il n'est plu s COUIIU ni adore, quoi(l"ï'
50itle Dieu uniqu e du cÎel et de la terre.
47 2. la l'a i x du Seigne ur . escclldaot tl es c ieux. dans les li e u .t:
in fér ieurs. y est entenùue comille le IQnnure : il cs l dit ici sept
IOfmcn'cs . Ilarce que le Seigneur parle c n mème te mps pal' toull c
ciel , et I).'r co n séllueol dans la 1)léo itude. qui est désignée l)ar le
no m bre sept. N° 10. Comme le I OHII, rre s i g ui lie lïll s lructin!l I! t la
e
percc l,lion du vrai, NO) 236. il d és igne Îe i la déco uverte du 'fit i
c l s a manifcs lali o n (0).
473 , Lcs voix qU ' 011t (uil entendre les sept tOJ)ner re,,, so nt les "t! -
~ilés é noncées clan s l .. uol e du NO) 1 7 2. i:cr;',·c. dan s lese lls IIJlu.rel,
..
(a) La Doctrinc SUI' le Seigne ur renfcrme les 'éritcs slIÎ"alltes : -
Toute l'Écriture- Sa inte traite du Seig ne ur , ct le Seig nc ur est la Parolc.
~ Olre que le Seigneu r a rempli toules les choses dc la 101 , c'csl dire
qu'il a remllU tout cc qui est dans la l',lrolc. - I.e SeignCl~r cst ,'CIltI
d ;IIs l e Illonde Jlour subjugu er I('s enfers J ct glorifier SOli Hum:tl1ilé; c~
la passlo'n de la c roix a élc le dernier cO llibat par IC(lliel Il a )llci l1cm clI.t
él ln cu les enfers cf Ille inc mellt glorifi é SO Il IIUII1;.lIlité. - J_ Seigne ur.
c
CIIAPITIIE DIXIl'ME. 151
sr,Ns :AT Unf.l.. 5F.SS SPUtlT Ut: L.
V. Ell'Ang-e quej';)"ais vu. V. Elle Seigneur que j'avais
sc tenant s ur la TUer el sur la reconnu. ayant tout Iwu'oÎr,
terre. leva sa maiD au Ciel, cl tant sur ceux qui. sont dans lê5
jura pnr Cdui qui vil dan s les externes de l'I~glise.quesurcenx
sÎcdes des silcles /71. (lui sont dans ses internes,affir-
ma devant les anges. cl Tendit
lèmoignilgc par ·5 0n Divin de
toule.é lc rnilc t.i·i •
c'cst confier ou mnoifeslcr à la postérité pour le soulenir; uan.
le sens sl)iriluci. c'est confier .ou manifcs lc~ au cœur pour la ré-
ception . De là , sullt ,. tl III: pas icr,7 cc que les Sf})I tonnerTes ont dit.
re
c'c~1 INlif Cil r éserve el lU! point manifester ces "éTirés avant
qu'cllcs pui ssent l'!lrc r eçues; or. cil es ne pom'aient l'ètre par
Cj~IlX qui sont dans la foi séparée de .1 charité, a cause de leur
opioi:itreté à persister Jans leurs faussetcs. Si la nOll'elle doctrine.
N° ·.72. qui a été manifcslùc el qui se HHlnifeslc em'ore. comme
lïoJique l'ouverture du ptlit livre, cl)1 été rc·!:'ue par d';wlrcs que
ccux. qui sont dans le hi en réel. el représentes par Je-àn, N° 5,
ilvant le jllgeOlcol sur ce ux qui sont d<lns la foi seule. non-seule-
m e nt cli c cùl été rejetêe pa.r ces derni ers. mnis c ncore par d'autre,"
.lIeur instigation; et si die n'eûl pasNé rcjct(~c, elte aurait clé e n-
tièrement falsifiée Cl enfin profanée, On e n ,'(!rra la prcu"t~ dans
ce c hapitre cl dans les s uiv o:lOs.
·-7·'J.. 1.' Ange sc IMaut SU" la mer et sW'la terre.• c'estle SeigneuT.
N° 470. Lct:er la main utJciel. c'es t affirmer d evanll es l'luges: jurer,
c'est rendre têmoÎgna ge ; Celui qui "Vil dans /c.s siides des sitc/ts,
c'cst le Seigneur ..bus son di,' iu .J e foule éternité. N'U 58. GO.
)lar la p:.ssion d e la croix, Il'a polnl Ôlé les p t!-c h és~ mais il ' les a portC'S.
- L'imlllltation du mé rite du Seigneur n'cst autrc chose ((ue 1;:1. rémission
des p~ch és :ll>rès la rcpentance. - I.e Sj~ igl e ur > quant 1"1. sa Oh'llIe-Hu-
manlté , est al)pelé le Fils de Die u; cl, quant à la ":rolc. Il est appelé le
"'Us dc )'HommC. - Lc Seigneur a rendu son Ilumanité dh'l.ne par le Oh'ln
'lui é tait c n lui, et c' est ainsi flu'lI a élé rail un ~I' ec le Père. - Le Sei-
gne ur c..,t Di e u même par qui ct dc 'lui 'Îelltla l'arole, - Il n'y ,1 qU' un
Dieu, ellc Seigneur est cc Dieu. -Le SI.-Esprlt est le Dh'ln procédant
du Se igneur. Cl cc DI'in cstlc Seign e ur m l!m c, - I,:l doclrlll<! de la roi ailla-
nasl enne s'accorde avec ln ,'érllé. pourvu que, par la Trlnltédcs personne .. ,
on entende la Trillllé.ùe P.C I~<;Q~IC (d':ttlrlbullon) qui esl dans le Seigneul'.
t.')2 L'APO CALYPS E.
S ES S N.l' Un J::: L . S L: NS S t>UHl' U.E L
VI. Qui a c rée 10 Ciel c li cs VI. Qui 'i' ifi ~ tous CC liX qui
choses (lui )' s u n l , c l la T e rre SO ll t d a us le Ciel, ct d ,-~ u s r ~:
ct les choscs qui y sOlll , c t I ~l g li se tant iulcru c qu'exter ne. c l
!Ic r cl les choses (lui y 50 nl ' -;::; , to ut cc qui est c n c ux 4 ? ~'o q ue
Ilu'il n'y aurait plu s ti c te mps ce tt e É::; li:; e [l' cxi stcra il()lu s ,j; G;
4 i (; ;
V II. Ma i:; q u 'u ux jours Ile la vn. Ma is que lor s ti c la m a·
, 'o ix du scpli c lll c All ge. quand nifes tati o n de son êt a ! tillai,
jl d evra SÛIl l) tJ r de la trompette qU;Hld l'influx du D i'in Vrai sc
!jij . le my stè re d e Die u sera fer a it se ntir s ur les terres ânfé-
aussi con sommé , co mme il l'a ri e Ul'es ,, ; ? to ui ce qui a élé
annon cé ~I ses sc rviteurs les l)ro- p réd it d nus la Pa rol e s ur SOli se-
ph è lcsli-;S . cond A' C lWIllCllt . ct < u i é tait
l
reslé jusclu'ul o rs cach é . serail
re vél c 4j t> .
4 7 5 . C1'ie)', c'Ils i r éfo rm e r c t régénérer, r 0~ 25'-0200; c'cs t
cl o ne a uss i 'Îv ifi cr. P ~lr Ic ciel 0 0 e nteuù le c iel o ù soull es a nges ;
cl pa r la It:rrc e t la m er. l'Eg li se : pnr la {u ,.c . ceu x qui son l dan s
ses inl erocs: Ila r la Inl'r. ce ux qu i sonl da ns ses ex teru cs . r'°.s II·OO.
470. Cc qui est dmu ItJ cù:l . dans la terre el d aus h. mer. d és ig u c tn ut
cc qui cn gén é ral cl C il pa rticulier es t e n e ux,
4·7 û. L e tcmps sign iüc l'éta l. D a ns le mo n d e s piritu el, le lêlnps
ne sc mes ul'e p as pa r j o u rs . sem a ines. m oi s c t anll . !t~s : il est re-
prés elllC pal' d es ê lats . c' est-à-dire par tl es pr o:; rcssio ns d e la vi e .
ll 'a près Icsflu cll cs 0 0 sc souvien t d e ce qui s' cs t p assé . Le jour ct
la nuit,l e matin et le so ir,l 'é té c ll'hi'crqui cons titu è nt le tcml)S,
d a ns le mO!Hl c nalu Tel, r eprése nte nt, tians le sens s pi r it uel . les
éta ls d e 1'I::gli se ; e l des (lu e ces Cl at s oc sont III us • il n ' y a plu s
d·'::;;li sc . cc qui n r r i' c qu a nd la IUlOi e rc du vra i n 'cs t Illu s CJu'obs·
curité , ct llualld I.:l chalcllr du bi ell n'est plu s ' lu e g lace , Ain sÎ,p a r
il u'y 'au ra p hlS de tcmpJ . il fa ut en ten dre (l'U:~ la premi è re Ég lisc
chréti e nn e cessera d'cxi s ter.
,.77. Ln voix d it ,septième Arl!)1: dcs igu c la manifes tation du (1er.
nier é lnl o u ti c l' é ta t Ciual d e l''~g li su , N°'" 588 , 3 0 t. Le SOli de la
trompette s ig nifiu l' inllu x du divin Tai. 1'0 39S,
~,78 , L e m !J~·ti.: rc de Dieu alilHm cé aux Pr()pItCies, c'est cc l'}lli a
CIIAPIT II E IJIXJElIL'. 1.-):;
SI-:1S N'TlinI::L. SENS SI'UUTUI·:1..
VIII. Et la 'o ix: CJlW j'a vais VIII. Et il me fulùill! c nou·
t!lItcnduc du ciel me parla cle vcau par le Seigneur :-(( E.xa-
nOllve,HI • et Ille dit: " Va. li mio(~ l' e ffet qu e Pl·uduira.
1) pre nds le petil livre ou"crl II a'anlla d es truction (·()tHpl(~IC
u qui est dall s la main d e l'An ge )) d es rausse tés. la doctf'irll~ qui
n tpJÎ sc li':lIt SUI' la mCI' et sur 1) 1 IICI! rU è Celui qui a toul pou-
:/J
Il ln te rr e 479 , 1) u ,"oir. tant s ur ce ux qui sont
1) t!i1IlS les e xlcmcs de l'J~;;lisc J
>l que sur ce ux qui sont da Os
Il ses interoes <I:~. Il
clé prédit par le Scigncul' :hws la Pamle et est resté caché jusqu'à
présent. AmiOllcer C t exle llOrtei:Langdlfser) • c'est annoncer l'A-
ie
"cueill ent du Seigneur ct son r Cg' nc. car E;vQIJ,Ij;lc sig nilie honne ,
1I0u'c ll o . Comme il s'agit ici de la rc'élalion des di'in c:o; y(:rÎtés.
ou emploi e les express ions ri ses Serl)lfCnrS les P·rOjÛœl cs . parcê que
les serviteurs sc rapportent aux vérit és . ~"5. P:II' le mystère de
D;cu sua cQnsollimé. OLl doit <:omprcndrc <piC cc qui n'a pas é lé ac- '
cO Ull'ii aupara'anl 'a t'êlrc il présenl, c'est-à-d ire qu e le n èg nc
li Il Se ig llcu r "a arri H:r; ear cela n' <1 pas Clé accompli pOT" les J u ifs.
l'uisllu 'ils Il'oul poiut ,'CCOUIIII le S eig neur; IIÎ pal' les Chrêllcns.
Jlui sq u'il s lie l'ont p o int TC:Con nu pour Di eu clu c iel ct de la terre,
'luant il son HUIl.HHlÏté. qu'il s font se mblabl e à l'HunwnÎlé
d'un .lUlre uomm e, Ainsi, ils ue s'"dresscnt point ilnmédÎalc-
Illcul;IU Scig;n(~ltl', quoiqu'iJ so it J è llo'ah lui-méOl c ,"CIIU daos le
mond e ,
l,.7'.). Cc lle "uix que J ea n cnlend de nou'eau es l celle qui lui
avail dit d c ne pas écrire, ct t.! e sce ll er <;c qu'avai en t pronon ce les
septlouncrres, Vcr s . .".; cc qui signifie que la doctrin e sUl'le Si!Î-
guellr ne serait reçue (Iu',lprès que ccux qui sc sont confirmés
dans la foi auraicut é té chassés dll monde des cS I)rils • I)arce tfU'il
)' aurait du danger , si ellc était conulle aupar3";mt, 1"0 ·".73.
C'est cc (lui est maÎntenant manifesté il Jean par l'on.lre qu ' il
J'cro ît de p"/mdre le petit livre, c'cst-il-dirc d'cxanlin e r ~'errcl que-
la doc trine Inoduirait. si on la manifes tait 'n'aut cluC les faus-
seh·'s. répandues par ccu~ qui sont d<.lus la foi se ul e . cussent été
clétruit c:-i .
L'APOCALYPSE,
Sf.~ S S ,"'- U RF.L, SENS SPlun l) ~C
IX . EL j'allai à l'An :;e en IX. Et plu sieurs. Jans 1'1::-
lui disant : « Oonn e- moi le glisc . firent. 1111 ruoll'cmclIl de
») pelillinc I,SO , li El il me dit: l'dOle. pour reco'oir ce lle (loc ...
te Prctilli-ie cl dé vore-le; cl il Irine 4So, el le Sei g neur leUl: dit:
)} Iccauscra de l'aroerlumcoans Il n ec eY e 7.~la Cl rcconuaiss.c z,-I;:I;
Il le venlre, mai s dans la hou- .. clics raussplcs donl "ous êtes
» che il S4~ra doux COJllmC du "imbus ' OU S rendront.. des;l-
Jl. InÎcl ot !!l .. » )J gréahle ce ll~ v(; rÎh:' que ~ 1~ 1I1
Il je suis le Dieu du Ciel el de
" la Icrre .el que mon Humanité
). est di,·inc;. m~is 'ous :Hlmet:-
)} Irez avec plni sir qu c jc !iuis le
JI Sau'cur ctlc ltédcmplcur t,S,.
480. Telle cst la signiGcalion de ces parol es. parce qu'il est
maDire~tc ici par J ean commt!l,t lil doctrine sur le Se ig neur. rul
TC!:,UC par plusieurs ùans l'E g IÎs,~ ; le mOuv ement d e. l'âme cllI! Z
eux pour rccc'oir ce lle doctrine résulte é videmment de e'-.~ qu'il y
eut cJ1CZ Jean impulsion ~1 aller 'cers fAll,q C , ct il lui d emanda It:
pc/Il lit;re.
J.8t, Prewlre le pe/It /icrc ct le tli col'c,:. c' est rece"oir 1.1 do&;lrilll'
sur le Seigneur Cl la rl.! co ooailrc . Cuusef de J'am er/ume dllns Je
llcnlre. c' cst ~Ire dcsagréablc par l' c lfel des ralsifie.llio)ls; car
J'amm' signilie le vrai ralsili é , NQ ,,'0, J~lJ' ç (/014X dcUI" la bouche
cnml1li! dIt miel. c'cst4!lre agrcable dans le pn~lIIit~ r În1S1:'Ul ùe la
réception, Cr.s significations. appliquées à la lIodrinc que repré-
seole le pctit lil>rc ouvert. , indiquent que ccux qui !Svnt dans les
faussetcs admellcnt avec plaisir que le Seigneur est le Sau'(!ur cl
le Héd cmptc ur. 1ll;l;S qu'il leur esl d è s ;~gl'é ahle de recollnailrc
qu'il es t seul le !lie u du ciel et d!.! la terre et que son Humanit~
est Divine: . Ll.!s faus setés . (lui rend!.!nt dés~grèable la rl~(:t:plion tle
ceUe ùoctrin e . coo sÎstellL principnlement en ee qu'on n'a pas re-
connu J'unit é. du Sci;(n c ur avec le Pe re . t e l. ~ qu ' il l'a t:epcndant
cn seignêe lui ·mêw c , c L e n cc qu ' ou n'a pa s r econnu comme Di-
vine son HumaniLé , qui cep e ndant estlc Fil,. de Dieu . - Luc, J.
35 . - C'est ùe I~ qu ' on a fOlit, pour ;:tinsi dire, de Di e u Imis
Vieux ct d'un S,,'igncur de ux Scig-ncun:, De ces f"lsificatioll !> :sont
CIIAVlna: DIXII~M.E. t.') ....
SESS XATUnlO .. SENS SI'IIlIT L; EI..
X. Elje pris le pctillivre dc X. Et ils r eçurent la doctrine.
la main de l'Ange, et je le dé- sur le Sei g neur, cl la l'cconnu-
vor:li; 1'1 il était doux dans ma l'pnt; et ils admirent ,n'cc ,)Iai-
L)nuche comme li u mil'!: el sil' qu'il etait le Sau'cur ct le
lorsque je l'eus dc'ore, il me Rédempteur; ct lorsqu'ils eu-
causa de l'amertume dans 10 Tcot reconnu la doctrine. les
ventre (IS",. fausset és clont ils étaient imhus
leur rendirent dés.1greablecelle
vérire qu'il est seul le Dieu du
Ciel ct de la terre f't qti~ son
lJum;loité est Di,'ille '1"'''.
XI. Et il me dit: (( Il faut XI. El le Seigneur dit: Il Il
1) qUI-lu prophétises de nOUVe;)u Il faut encore enseigner quds
l' sur les pct;ples, les Ili."llions • 1) SODt ceux qui sonl dans la foi
)J les langues. cl SUl' plusieurs )J seule, alln que leurs f,w ssclés
.) rois :I:H . 1) Il soient mises a d6cou'crl pour
J) qu'clics soienl détruir e s /I :-; :~ . IJ
continuellement résulh:es de nomLrcus cs rrlussetes II ui ont conduit
au dogme de la foi scule, cl cc dog me dc la roi seule a ensuite
sen; à confirmer ces faussell!s.
!.. Si. Cf'ci resultc ùe cc qui a l'tê pr('c{'demmclll dit.
1,..83. P"QphÙiser, c'est enseiguer , car par PropM/c on entend
une doctrine, iQ 8; ninsi'lJyophétiscr de ,lQlWeaU, c'cst enseigner
eJH~orc. Les 1Jf'uples dés ignent ccux. qui sonl d.11l S le Hai ou Jans
le filll": dl' la Iloclrine: les lIafiun.~. el'ux qui sont dan~ Il> hien ou
dalls le l"9al lie la "ie ; les lflJl9/lU, ('~ux qui y sont ext ~ ri c urcmcnl.
ND 282; clics rois. ceux (lui y sl.mt inléricurcmp.nl. Il e st dit plu-
.~ic ",.s ,.ois. parce qu'il "il être sl' é cialcnl~nt 41U4~stillll llc ceux qui
l''oot dans les grmulcs faus setés inlcri4~lIft,s 41u mal. Les peuples .
les nalions, Ifs lungu es ct les rois . sont IlUmnlCS ici l,our dés igner
tous CCliX 'lui sont Ids da us l'Église. Ainsi. l'f'nsl>mblf' d~ cc
Vcrsel s ig nilic qu'il raut enco re enscigner quels ~oot nu:: qui "i-
vent dans la foi :,('ule, "lin que 1r.lIrs fausseli!s s oient mis(' ~ il de-
COIl'crl cl déll'uiles. V;lfl~C qu'aul'.ulle faus seté D'cst dètruih,'. s i
elle JI'l'st -"!IIpara"lInl dc'oilée.
SO.V.U'AIlnE.
Ct! chapitre es t une conli!luation du prêcéltcnt , ellraÎte ml gè-
!lera! de la dOdrinc de la Nouvelle Ëglise t qui con siste Cil ces
Jeu~ ;lrticJcs Essentiels: t<> la reco nnaissance que IcSeigncur est
senile Dieu duciel et de la terre, ct que son Humanité cst divine;
2 0 )'oblif).1tion d e vin e scion les Pr ecepte s du Décalog ue . Ces
deux vérilès fondamentales, sans les qu elles il D'y J. point d e Cbris-
tianisme, Sont personnifièes ici, el r c présc nt êes aux yeux de J ean
COUlme deux h!moin s méconnus, outrngés . c t abandonn és par
ceux (lui sc dis c nt chr~tiens. En effet, les dcfcn scurs du do gme de
la jll slifi c;llion paf la foi sc ulo n'onl-ils pas coulirmc cn eux deu.'.:.
[aus s (~ l ùS cal)il a lès qui sout dilllnétrai e menl opp o~écs il ces Jeux
vé rités? Il s pré tcodent: t o que c'est il Dien le Pere CI non au Sei-
gne ur (IU'il ('tut s'auressc r; 2° que la vic selon les Prêceptcs du
D éc alo ~ llc c ~ l ~ C U ICIll C llt la ,ie IlHlrale cl ,·i, il e , cl non 1.1 ·ie
s jlÎritll clle.ll cs ld o llc c lI corc qu es ti o n d,~ j'élal J e- Ct'IlX qui sont
<.Ialls les internes J e la foi se ul e , e l ' o n eXilmioe d'aJJOrd ici "effet
tJu~ IWQt.l nit sur eux la manifestati o n des deux Esse lltiel s lie la
Noun;lIc Églis e . au mom e nt où cell e l~gli sc sc fo rm e Jans le "1'011-
YC'.w Ci el, Cl avant qu' clic aiL d é cOlljuintc il l'Ég;lise Jans le
lnoudc .
Les J e ux Esseotiels de la Nouvelle .Êglisc sont ctlscignÙ.s devant
cux. Dcsc ription des cITets qui sont prot1uils, - Vcrs . 3 à 6.
Jlll~S r ej cUent cnti~·'rclllel!l, les condamnent et les couvrent Je
leur mépri s . - Vcrs, 7 à 10,
M"_i s le Seign e ur vivifie ces deux veritcs fouù a m~lltales daus
le cœur de ccux qui les recoou<:.i sscnl, et illc.:s met hors des at-
teintes d es mcchaos . - Vers. t 1 c t 12.
Et tous ccux qui les avaient Tej e tées Sc précipitent da.lls toU! les
maux, cl pêrissent spirituellement. - Vers. J3 .
. Manirc:ilalioo par le NuunJu Ciel de l'Elat de lJ Nou,·dlc
:Eg li sl'. - Ver:;. 15 il HI ..
1:")7
SENS. ;.0.1'1·10-:1. ''l'::''o'S SPIUHUEf..
r. E,l'oll ml' d()III):1. une canne l, Et l'on Ill e donna la faculte
!'l'llIhlahll' il un Lùlon .1 l<5 ; ct ct Iii puis!'ilnce de connaîlre ct
J'Ange se présenta • C~ 1l disant: Ùt~ '·oir Il''at de l ' I~gli sc V::5 ; cl
« Lè'c-Ioi el mesure le TClIIplc le Seigneur nlilDifeiiLa sa pre-
)) Je Dit'Il , ('t l'.-.ulel • cl ceux. sence par ('.'" commandement:
)) Vois cl cuunais l' ùtat cie 1'1::_
)) glise dans le nouveau Ciel ~ :..; r.,
485, La cmmc dés ig n,: une PUiSS:lIH'(' raible. tcllc qu'clic est
d,'lns l'homme p~r lui-mèmc; ct le b(Ïfon. uue puissance forle.
telle qu'clic c!'<;t daus l'homme p.u le Sei g neur. Ain si, le tlon d'une
cmmc scmb/(Ible (atm OOIOIl dt!siguc ln puissan ce ùonné e par le Sei-
gneur. Il es t c ,·ide,.l. p<lr le cOl.ltcnu tle cc cll<ll)itrc. que c'cst 1....
[.:lCIII16 ct la puissance tle connaÎlre ct de 'oir l' . !tal ùe n~ g lise
(bos Je Ciel ct d,'lns le monde . LcbâtOl' desigue la pui ssance. parce
(lue le bo is. dont élaÎent fait~ les hùtons cllez les Ilnciens. si-
gnifie le hien • ct I):lrc c qW le b;Hon soutient la m ai n dr'oite par
laqu elle est sig nifi ee la puissance. C'est Je l;j que le sce ptre . qui
est UI) l,etit b ;'11011, dl~ ,· iutle !i)"mhole tic la puÎss<lnce royale.
4 86 . L'Ange , c 't~s ( !(! Sc ip-ncur • iQ~ 5 • . ;'15; CUI' un on ge ug-il
pal' le Se ig neu r, c l non pur' lui-même. Il se p resenta signifie la
pr':sen cc: du Se ig ne ur: Il d iL indiqu e un co rl"lmnndcmcnt. S e lecer .
c'es t ,·nir; tJl(!su/'et. c'cst conn aître la qualit e d e l't:tlli. Le Temp le.
c'{!st l''::gli sc , quant au "l'ai de la d oc trin c ,)O 101 ; l'Autel, c'cst
l'Eg li se . flu ~lOt jlU bi eu d" l";lI.110UI'. NU 39'2; c t cc u,~ qui y MOrCJll
Jcsi U"nel.lllï~g, lis c . 'lu<1nt au culte Ilui procède Il e celle Joctrine et
d e C~l amour. Il s'u g it ic i de ,'oir eL de cOllnallrl' l'élal cie n ::glise
dans le 11011" C all Ciel. """lIl qu'elle <lil été conjointe ü.I'J~g lis o
J<lU S le mondc: Ci' f il est dÙ il Jean d~ m eslH't1' le Temple, L'I::gli se
dan s le Illond e est d és ig née pal' le Pal'c-is !t.ws du Temple. '/IÛ IIC
do;/. pas circ mesuré, lH u'cC //".'il a it'; dOline allx gentilt- . VOl's ..2; clic
es t ens uit e décr ite par ln t/I'oIHIe ville rwmmi c Sodom e et l!.'gypfe •
Vers , ï, 8; moi s après la destruction d e la grande ,·ille. V ~ rs . ,:J,
cl1t~ dcvi e nt l'Eg lise du Seigneur, Vers, 15 ct SlIiv, Il)" a dans les
Cieux une I::glise COlllinc sur la terrc, et toutes deu:: Ile fonl qu'un,
COIlILlIC 1ïnlcl'Ile ct l'e xte rn c dan s l'homme. C es! pOUT<)lIoi Ic Sei-
g ne ur rnur"oit d'ahonll'l~g li sc tians le cid, c l c'est par t,Ile !tu'il
1.';PüC.<I.YI'SF. .
." .TUIlEL.. Sf. SS SI'lnIITEL.
Il. fi bis lai-s:-;~ de côté le Il, (1 Mais n~ l'occupe pLl:o' ae-
» l'anis qui cM lJors du Temple, 1) tucllcffil'nL de l'N;'1(. Je J'É-
)) cl ne te mes ure point 'Ifi; , )1 slise su r la terre, .~t rlt~ l'exa-
)J pdrcc qu'il a dé donne aux >J mine point 48j. pllrce 'lu'iI
)J g-entils ~ tlt ; ct ils fouleront 3. été ra"~gé p.u les maux de
l}
)l aux pieùs la Cité sainte pen- )) la vie ~ g6; cl ces maux Jispel'-
» danl quar~n'c-dcux mois 'I ~!>. )) seront toutes les vérités de la
» Joch'ine tirée de la Parole,
)J jusqu'a ce qu'il n'cn rcste
» plus aucune !lij9.
pourvoit ensuite l'Église sur la terre. Aussi esl·iI (lit que la NO'u-
-vellc·JirllSah"ffl descendil du UOIll:CUU oa d'(luprès de Diel,,-XXI.1,2,
1 87, Lp Pan;is hors du Temple désigne l'Église SUT la terre, parc~
..
qll~ cette ~:g-lisc est hors du Ciel qui cstrcpréscnté I)ar le Tcmple,
1'-' 1,.t)6, 11 Y avait dans le tCftiple de Jcrusalcm deux panlÎs qll"OIl
traversait pour nrrin'r au temple, Lt·,. étrangers ou gcntil9 etaient
aùolis Jans les parvis, mais non dans le temple, Le ranis ser-
"aot d'introduction ,lU tCllIpl (' siguitie J'Église sur a Icne qui se!"t
jl'inlr'oduclion au Ciel. - L(li~scl' dehors. c'esi nc pilS examincr
iJour I{~ moment soo élôlt. ou ne pas s'cn o-ccuper; ne pa., 'IU?S tlr~, ·.
c'est Ile pas chercher à conuailrc sa t(unliU', "() !.. 86,
488, Les geu/ils ou les nations désiglH~nl ceu:ot qui viq',nl dans
les mnux de la "ie,et parabstT<ldionles maux cux-Olèmes, 1'0 l ·i7,
,.89, La Cite sainle. c'estla sainte Jérusalem: ct la Sainh} Jé-
rusalem , c'est la Nouvelle J·:g lis ~. qui 1'," ( IlallS cs "crités d~ la
<iodrio.'; CGr la saintcU sc dit du 'l'ni, 1'0 t 73. ct la Cïté ou la , 'ie
dêsignc la doclrine, N° t9!,. ; Ain si. (ol1.!fraux picr/:4 la cili sa/roe.
c'est dispcrser les "érilés ùe 1.') doctrine. Quarante-deux mois. for-
JURnt six semaines de Illois, signifiel1t ju s (~u'a la lin, c'p"t-a-dirc
jusqu'à C~ qu'il ne rt~sl(! plus O,lIlCUIH! 'I!ritc: car six signilie IIne
chose COlOl)ldejusqu'a ln liu, la semaine d~sj;;l1c 'etal. ct la Sl'P-
licme semaine, l'état saint qui est le nouvel état dl! 1ï::g'lise quand
"~Se igneur cuire d':tn:<O ~nl1 l'egoe, EII oulrc, qum'/.IIIb!-deux signi-
lic la mflome chose que trois cl demi, parce que quarante-deux
mois fOlll Irois .lIlS cl demi, Voù' N° 505, Il cst dit 'ju.:tr<lfJ!e-deux
mois. parl.:C que le mois dcsigne l'(olat plein,
CIIAPJTln: ONzllè. lE. 150
S"NS ,,",TUREI•• SE="S SPI RITUEl ..
III. ( El je donnerai il me,; III. Il El j e rue coojoiodl'ai
JI de ux léllloÎns ~~-.o . et ils pro- II à ceux qui rcconllaîlronl 'lue
)) phéliserout durant mille deux 1) seul je suis le Dicu du Ciel cl
» cenl soixante jours ·h)', élanl )l de ln Lerre ct que Illon Huma-
Il couverts de sacs i~p. » nilé est Di"Îne. et qui vÎ-
.. Tont en oulrc scion les pré-
l) ccplCS du Décalogue ·h,CI; cl
)J ces t.leux ;lrlicle s Essentiels de
" la Nou'ell e Dot:lrinc seront
» ensei g nés ju squ ' ù la lin de la
)l ' ·iei llcEg lis..:,ctn iu sÎ jusqu'au
lJ commCDl:emcnt d(~ la Nou-
») n:,lIc '~o ' ,dilns le deuil causé par
II la non- réception du 'Tai -i~p.
l V. IJ Ce SOllt les deux oli- IV. c, Cc sou t ces deux arti-
)J 'Îers cl les deux chandeliers )) c1e ~ E~scnlicls de la Nouvelle
)l qui se lÏcnul!ut d C'ilnt le Dieu ... E:;lis(!lJ ui douncnl!'amourci
" ~Ic la lerre (1~ 3 . " lïnlclligc/lce. I)U la charité
)J cl In foi. Îk quicollqnc les ad-
)) met ct le s pratiqul~ :1".
Ji-O O. C'est la cc qu'il ruut entendre par les deua! limoin.s; Ct.l.l'
ces deux principes sOlltlesdcux<).'lidc.sEsscnliels de la Nouvelle
.EgliSt!. Le l'lll:mlEIl ESSI'N:TIL~I., porlant que le Seigneur seul csl le
Dil!u du Ciel el de la tcrTe el que son Humanit é est Divine, est dé-
sig ne dans mille endroits de la l'arole par le lémoi!Jnage; ct de lit
CC liX qui l' a,d1llt'!lIcn1 c l le reconnaissent de cœur 5001 oommés Ii-
moills.1I c n est de mème du SECO-X I) I::SSENTlIH. , qui consiste a "iHe
scion les préccptes du Déca logue, pour qu'il y ail conjouction
avec le Seisneur ; car le Décaloguc est som'enl appelé le It!moi-
9,wfJc, - Cc n' es t (lue par la vie suivant les préce ptes du Déca-
logue (IU'il peul y a"oir conjonction .nec le S~igncur, En clTet •
ces préceptes SOllt inscrits sur tleux tahles : l'uue pnur le Seigneur.
cl l'ulItre pour l'homme. La llrcluièrc déclare qu'ii n'y a qu'un
se ul Dieu. et qu'on ne doit IlilS Cil honorer plusieurs; );,t secon de
lln~scrit d~ nc pas faire le 111<.11. Or, quand l'hoUlme honore un se ul
niC:u l.'I ru;t les maux, 1" conjonction s'opère; car, aulanl j' homme
1(iO L'AP OC,T.VPSE.
5:'::' 5 "',T U REI .. SE"iS ~1'lIUT UE I ..
V, 1. El si qu e lqu'un " c ul V. } Elsi Illldqu'lI n n~ ull'-!S tI é
u leu r nuire . le fe u sortir.1 d e )1 Irl.lirc, l':'trnoul' infernal ... ·c m-
" le ur hou che. el d é'or er; Ic urs ' J p;lfcra d c lui. el il ser a d é l'o r i!
)1 enn emi s 4 :J~: c t si lluclqu'un )) pa r cCl am o ur '191 ; c t s i qu e l-
J, " I~ utJ C lll'(,:'tU S: CI' Ilu domma ge, J) IJU'UU les condamn e. il se ra
)) il faut qu'il suit .Jiu si. lué tU >. ) scmbl"blemcn l condamnù!lu':' .
sc d ~' s istc d ~ scs In:'tux ou s e rcpeot, aulant il est aCI~(' p h~ de Dieu
ct f'lil le bi en par Di e u . Mais qu'cntend-on maintenant p.u un
sc ul Dieu? Un Dieu Trine n'cst pas u n Dieu Unique, si ce Trioesc
comp ose <le troi s pl ~ r so nn e ,,,; mnis il est un Dieu Uni(lu c, s i leTrin e
es l tians la m ê me personn e . et cc Dicu Unique es t le Seigne ur.
4 9 1, Prophétiser, c'es t e ns ei g ner . 1 0 /1-85. Les m,Ile d el/X c(mL
S I.l1ltc iv urs, réduit s e n moi s cl en Oll1nécs . f.JÎsau( quarante-deux
Oix
mois e l Iro is an s cl t) c mi , si g nifient jusqu';', la fill cl jusqu' au
comm en cc IIH,: ut. c 'C' sl-iHlire ju s qu'~ la lin de ln , 'ie ili e Eg lise. e t
a insi ju sflu ' all co mm CllCClneul d e ln NOl,'cll e , Vo"" N"''' ,'i.S9, 5 05.
1 2 . Les , 'êlcru c ns sig nifient les l' c rÎt (!s , i'0 1 GG, I.e S<1C n'é -
1-9
t.:mt pa s uu ,"ê tc U! c nl , èt l'C cot/l'C)"l d'lIIt sac ind iq u e le d eu il qtW
C;lII SC la tl é 'nslali o n 0 11 1;1 no n-r éce plion tlu 'l'a i d a ns rl::g li se.
403, L' ofù;;cr, d e mè mc qlle l'huile produit e pM 1'0 0 fruil , si-
g nifi e l'i:ullour ct la c harit é : le clw 'ftdl'fier dL'signe J'éc birc lIl cJlt
d a ll s les , c ril ês . 1 0 43, c t ainsi l'inl el li ge nce ct b fo i (lui cn r é-
s ult ent. Il es t c" id e nt q ll e l' a mou r cll'inl cl,li ge nce , ou la charile ct
ln foi, cons titu e nt les d{~u x esse nliel s th~ l'Eg li se : ca l' ,' a m o llI' c t 1.1.
churit é font S i] l'ie, c t l'intelli ge nce c t la foi. sa doctrin e . Sc tcnir
c!r l'01lf /)'Clt, c' es t enlc ntl,"c ct pr;, lif(u c r cc {IU'il comlllantl c , )0366,
~ ' !) ' l-, Vou /où ' ,wire {tu rc d C II ,~ t~;'lIo irJ $. c 'cs t l'olli o ir d étruire les
Esse nti els ù e la Nouvell e t g li sc . ND2 90, Le {C c'cs t l'am our in-u.,
fernal : il e st dit qu e cc fett sor'int de la bouche d es lcmoins; c'es t ici
un e loc ution scion Ics apparen ces , comme lorsqu'il es l dit. d an s
la P'll'olc • que Il e la llou c h e d e ,J éh ol' ah sor t un fe u qui COIl SUUl e
les i.mpi es , Il dct: o,'u(L LC n clUlcmls , c·cs t-i.t-di r e qu ~ ce ux qui leur
lI
nuisent periro nl par ce l amour infe rnal.
,l 9 5, Co useJ' d it dommage, c' es t c o ndamn e r; ca l' il est dit :1115 -
~ ::t.JI, il {(ml 'J u'il ,-.oÙ l m: alns, .- o r. d"n s J., P.1fol c , arc {U f.-;, c 'es i (l l.'-
loir spiriIt H lll'rll CIII, 'III ,"Ire l.'o nd.1l1lné "
:
CII,II'ITRE o:zm.IE, 161
~l-:~S iATUnr·:I . . S&';1"5 Sl'lnl1'L!J-:L.
VI. II Ccux-ci 001 le l'ou'oir VI. f( Ceux qui les rejcllcnl
Y) de fermer le Cicl , afin 'luI[ l )C Il [le peuvent rece voir du Ciel
1/ tombe pOlnl de plui e dan s Il' ... 1) .. lI e un iuDux au sujet des 't:-
Il jours d c leur pmpllClie 4:..G, cl )) r ilCs Ju seco nd A'èn e mcnL~tlr..
Il il s o oll c pouvoi r sor les e::wx ." cl sonl po rt és a ral s iGcr Ic s 'é-
"de les changer co sa ng 49 7 , et 1> rites (l e la Parole ~:J;: • cl à sc
1> d e ft'al)ll('r 1" ferr e d e IOul e IJ pn!ci pil c r oJ ns les Olaux ct
Il (60-'"lc) de pl a ies . lou'~s les rois
l Il les f:Ju ssc lës de lo ul g-cnrc .
» qu'ils le voudrout .Î ~)~. 1 I()ul es Ics fo is ct aulant qu'ils
)
" le fo ot ~!.Ilf.
496 . La pluie fJlJi tumbe du. Cie!. c'es t Je vrai qui cst inOué du
Cicl: ni ns i. /ënllcr It~ Ciel. afin ql!'il ne tombe puilu de pluie. c'C'st o e
po u "oir recc voir ."u t un innus de s vé rit és du sl!cond A VI~ n e. Ulcot .
d es ign!! i<:Î par h·"jmH's dt: "ur prtYplu:'ic, Il es t dit qu~ CP. :<'ontl ... s
tém oi ns qui ont le pouv o ir de ferme r lc Ciel; !llOlis il faut I:nm-
prelldre . comm e nu Nn t,!) ',", que ce so nt ce ux qui rcjl ~ lIelll ces
d e ux artid(·..; Esseotiels qui s(! fe rm en t cu x-mèm cs le Ciel, CD de-
mcurant dans 1(' llrs fausseh':·s .
1 07, LI'':; j·a,,.,: l.h· ::;Î o e nt les vé rit és , N° 50; le sang s ig nifie le
.. · 'lI
vr a i de la P<lrole , ;°370. Cl. dans un se ns oppose, le Hai fal-
sifi é. Ain s i, c01l1;en/r l"s C(w:C cn smig. c'est falsifi er les H! ril és de
ln P"rolc. On d oi t , ici. comme ci-dess us, a.ppli(lllCI' la si g nifica-
tion dc rel acte. non aux deux t(~1ll0iIlS , mais à (' I~ IIX 'lui r cj eth'nt
les d e ux E .. sl~ntiel:, de la Nouvdlc Église; ca r ils nt~ peuve nt IpH!
voir c:<; f a u~s e t t!s d .. ns Ic ."lluell es il s soot plongés; el s'ils les ('on-
tiTlU~ltl P"I' b Parol e , il s falsillent scs "érités,
.l98. L:lI 0'J" f' . c'est l"I~g li sc . N° 285: Ics plaies (l ~s i g neut les
.nnnul"s dl ~ soi c t du ruond e , (0 L~[lG , ou les maux el les f<lussetés,
P:lr r.ODSCqucot. {l'appcJ' ln ' crrr de (oule sort e de plaies. c' esl dl'-
Iruir~ e ntièreme nt 1'I;:gli sc p ar d es O)ilUX cl des faussctes d e tout
gl~nrc. !la is ici. il faut eororl'. t'ommt' aux N°· précéd e nt s , inter-
'
'"'-'l'tir le sens o.llUrel puur l'1155e r nu SC1.lS s pirituel. d elltendre
que ceux qui ve u len l ("a[rper del,/aies. ("p,<.;t-à-dirc Jétruirc p.lI' les
faus se tés dérinl1ll du lIIul Ics d e ux. a rtil'.!cs Esse ulicls de 1:1 No u-
vell e .Eglise . se pl't.:cipi tcol eux-mêmes daus les maux cL J a lls les
fausseté s d e lout genre.
Il
162 J:, ~ 'I )f~, , ,y P~F.
SE~:, ." , ~"UIE I _. ~ ENS $I'IHIl'UEL,
VI. " El lOI' 54,u'il s a urnll~, VII. l> Et lors qu'il la lin de
1) achc' c leur té m o ig n.q;;e <i !)'j , )) !'J;:gli s(! il s auro nt é té CII !sc i-
" la h!lc qui Illunl e d e l' ;_h iIll C
l ), g nés 4u , Ct'IIX qui SO llt dan s
" leur fera 3 guerre, CLi cs v ~li n 1> l'inl ern c UI! la d!J/"tl'iLl~~ SIII' la
l) CT,) cl les; tU C: I'a 500, 1) foi seo le l e:,; aLIllqucl'O UL. c t I{' s
1> n-j cl Cl'o nl • I) l ies c xtÎ I' pCI'/Hlt
1) co CUX-Ul cJ m cs , cl aut ;llt qu e
), poss ibl e d.lcZ 11'$ nulrcs ':O'J ,
!',90, Achc t'el' ou I Cl'llli!lr,1' dêsi ~ nc ici la fin ùe l' Ég li se,
500 , Pü" la bèle f)ui ml}1Ilc de l'au illw , 011 J oil Cll l cnu r c &;l~UX qui
vi,(~lIt dan s les jutel' il cs de la docl.,ille SUI' la foi !'i 1'1I 11'. l'ilr cc Sflnl
t'eux qui SOl lt nlÜntCs de l'ablrlll; ct Oll t apparu co mm c d es sau te-
relle s ; Ch .'l p, lX , Vers 1 iJ 12, F(lif(~ hL f)II C'.,.C/II/.C /c'rllUill$, c'I.!S l
nllal)lI er Il.!s d eu x Mlid es E s sentiel s ; lcs V(IÎtlCJ'C el Ir!$ 111 1'1', c' es t
les rl'j ele t' c t les ex tirp e r Cil so i-m è lll c , c t :IUt ; llt qu e p o ~s i" l e ch ez
Ir:s nutre s , Ceux qui ;,'col dnll s Ics int e:rncs de t.:clle clodrin e c n
ngi sse nt ainsi, pnrce "u'il s (,1111 co nul'llI ècll c u x Jeu. fau ssetês op-
posées il ces J e ux ... rticlc s , sa'oi r : l Oqu e c'e s t il Oj"u le l' c re
qu'il faul s 'adr esser cl lion ~I LI Se ig neu r : 2° que la vil! sdo ll les
prêcc ptcs Ju D écalog ue es t un e vic II ~III Spil'i ltH.! lI c , lU a is se ul e-
m ent llIorale c ! ci vil e, Tou s ct:! ux qui. d :trI s les eClll cs . ont g l,;t 'é
pr o fnnù è m cnl ces d (I;'; lll cs d an s leu r es pri! Ill' S'Cil tll;pil rl c Jl I j a-
rnai:o;, Cela es l dù il troi s rau ses ju squ ' ici i i; 1I0 I '~{'5 , La jwemii:rc.
c 'cs t qu'il s sc sonl uni s , qU,Wl h l' es pr il, il d es s a lan s du Illondl!
s pirilud, fJ.ui sc plni sl"lI l ulli'lu elllc lll d aus les fau ssetés : cl il s Il l!
pcu 'cn t sc sepa r er d 'eux qu' c il t'(~j('lu nt ce s f.U ssclês , ce {lui Il e
p eul sc fail'c qu'cil s' a dr css a lt! au Se igne ur ct cu l 'o nll neu~'a nl il
vivre se lo lt I c~ l'rb'c pl es Ju Déc;d o;.;'uc , la secollde , c' e:, t q u 'il s
croi e ul que le s ... 11I 1 es t J Oll ll ê Cil 011 IllOlIl c n l Ih"! r la r éce pt iun ti c
la fu i. cl (1lI c l'acli o n Jc t.:cl ic roi es t cllsui le p l'ogl'esS i<"l llc ut CI )II-
linu l~e , co ns e rvée d r e ten u e. par le Sa in t-Es pr it. I~ II d e hor s J es
exer cices Je la chari lé, U IIC rui s imhu s de CI.!::' fall ~::.c l é s. l cs pech'::,..
po ur CIIX Il e son t ri l-! n au x yeux d e .ni eu • e l ils co ulin uéuL I C III'
, ' je lIIulI ' nisc, Et Contln e il s :';;J ' c nl ('ol1lirllll:!r celle J oel riu e ilHT
bea uco up de s U! lt ilil c p':II' ù es r.. ls illcutiou s ti c la Pa rol e d lH'ail l ('s
it;nuran :" , c l p,:} r .l e:' ~ np h i~u lI~ " ~h: ;111 1 I <.'s IWllllII CS in s ln lil s • il
16;)
,..ATUIlFl .. Sl'lfllTtJEL.
VIII. " El 1('lIrf; C'orps ,'('""r_ ,'III, u El C I'S ùeux ;,rticlcs
H r VIII,., Uf les pinel-" dl"' [;1 ~~r;lnrie 1> Essentiels seront toul-a-filit
Il ,'ill,- . qui l'st n()mnH:[~ spi. )) r~j c t és par la fausse Joctrine
1) rituellcmcnt ~IHlnuH~ cl L:..:yplc "de la justification par la foi
" '. ". -.: ,,'. ou uotrc Sl·i~[)(!ur a » se ule 50, , doctrine qui ren-
J) t'lé ;111~sî Cl'ucilic'" '. )1 ferme en clic la domination
l) par l'amonr de soi cl par 1'01'-
» ''';llcil J.~ h propn" inleHi-
)l gence ;JU,.'~ () J. J'où 1 ";SUltc la
1) Uélption de la, Diyinc - Hu-
II manile Ju Scigucur·'o °î.
est Jit ici que la bêlc fjuI .sorl €le ['«bill/(' vaitltru ct IW3N! les deux
Il:III/)ill,~: mais 1'("l.1 n'arrin., qu'a ccux qui "i'COl selon leur ca-
a
price ct qui >:e liwcnl leurs c(Jlcllpis~,l!llces, En effet, quand ces
derniers pensent i:lleur sa.lul, il1' aecueillenl avec joie les fausse-
tés de CI' ,; c()nfirm,th"l1rs ct emh'as '; '~lIt a"ec :lI·Jeur leur foi, cuar-
"
m~s qull...; :ion l d~~ p/Hlvoir {·tl'(~ S;UH'l:S par quelques paroles pro-
nOllc": ",;, d ' un Ion Je confiance. el S<lll':; avoir IJcsoin de f.:lire la
moindre allcnr iun ~ leur ,'ie en · U I.:: J e nieu • np lu dirigeant
qu'cu ' ue du UlOClJ C pour ::::ur propre iulclï:1. La t)"OI:,"i'I/I(~, c'est
(III'~ ecu.>.: qui onl , dùs h~!l' j ' III('- "' ~ , ilt~n éll"ê Ù;l llS les iu,,'~ricuf ,"
,II! ~('II(' roi, qu'on appr.llc 11l. ,: ~ (: t'c .. dc b jU!ilification, nr pf'n!cot
plus, une rois rcv~tll S d'lino: c hal' ~'! honorable, ni il Dil!u. ni.111
Ciel; ils ne S'O(:fllflèut flHt ~ .rl,ItX-i!/·llIi'" d .iu monde, el ne rc-
ti"IlIlt:::ullcs m~ .. li· l"l'" ,}'·l/' ul" fni q.I(~ f!()ur leur n"l,nt,lIioll. afiu
d',·'lr.~ lL()nor,· ,; ('. nmm,~ J , . ~ 11 1l1:1:n:~:; ~; l':·r.;,ct jU;;l:S di ~ n {'~ ,en r :t i,.;on
.
d(~ Irlll' .. a:~l: ~Sf' , dt· f("'(' oir J ,~j r;clll'~~l.";; l~:';lJr .. ,·~co mpcnsc.
JOt, LI '''; O)l"JJ!i d l'~ ùeu :', !<:lll0i ']s : lInl 1(',; dl'!!'; arlick':; F~sen
t;d~ t1(~ la ::"011'1,1(' :::-,li~I~, 1" ,t00. ! .( ' ~ plt!,:n.; t1t"~i ~[H~ IIlI(,5 bus-
:;oeil', .. , ('[ la l'!',,,~ la dnctriuc, ~;o t!):, '.a "ille esl apprd.·(' grande.
parce qu'dIe I"cpn', ... ente la d :iclrioe ,', ur la. jusliJicCltion par la foi
~l'td,~. dlldrill~ 'lui rl· ... J[l~ IL:;, ,, Inut le monde rl'l'ormé p<1rmi le
I·JI·I'~I";
illl'cn ('~t 1'; 1'; tI(~ IIU"III1: p;rtHi Il'''' L:ùI'lt~~,
.-lO~ L'I
50;) . .':Ut/IIIIII· liO::si;.:'ne l'amour ùe Jnilliner proccJ:lt tic
l';nllour d~ soi. l' { !/,I/iAt: l'amour ùe l'l'~nel' procéù;1I11 d e 'or;:ul~ il
de la prnpn' inklli!.. t: II~ e:: ; c'st pour l'da que la !:,r;Jnùe:: "ill e (',~t
J 64 L' ,POCALYPSE ,
SE I'iS /II'Al"unf:.I . . SENS SI'IIHTUI;; ... .
IX. "Et ceux des pOllples. IX. "E t tous (' cnx J es R~
J:I et Jes tribus. cl des langues., ) r()rm ê ~ 'lui sont flans l es maux
" ct des nnlions vcrn)nL leurs )} de b vic entendront parler de
IT corps pClllhwt trois jouni et ') ces d eux. .F.ssc nlicls, lorsfluc la
Il ,lemi 50-': cl ils [le perm cl- .) vieill e I~ g li sc sera ü sa fin ('L
,., Iront point que Il!urs corps Il que lil Nou'clle commcnt'cra
" !'Io jcn l mis dans le monument " :;O~;cl ils les r ejoUeront commo
» c lanl cOlllJnmocs "0".
nOlllmù: spil'ùuellemelll Sodome cl i:gyple. Ces Jeux amours existent
<taus l'Êgli :-.: ou il n'y 3. point un Dicu seul, ou l'on n'adore
]Joint le Seigneur, el oi! 1'00 ne "il p(linl scion les preceptes du
Decalogue; Cilr c',~st dans ces deux nm ours qu~ l'homme Il,<dl;
ils sc dc'c1oppenl en lui lorsqu'il vicnl dans l'ùgc Ile l'adoles-
cence, et ne peuvent ~Irc écartés dc lui qllc par le Sl'ignour ct
par une vic conforme il sC'.:; préceptes. ce qlli Il'arri,'C qu';:Wlilllt
qu'on s'alh'esse au ~cig-nl"'lIl' cl fjl1'i)n sc lai sse (Iiriger pnr lui .
50·:'1-. 011 dit dans ]'J::oliso qll e ce ux qui blu.:ophèmcullcSci-
gneur le crucijien/'; on dit encore flu C ce ux qui. il l' exe mple de s
Juifs. niclII qu'il !'oi( le Fils de Die", le cr1wjicnt aus s i. Or, nicr
CIue l'Humanité du Seigneur soit di"in e. c' t~s l ressembler au:":
Juifs. c'est regarder le Sei:;oeur conlm o lin homme; ct celui IJui
regarde son Humanité COl"l1mc semLlahlc ~ celle d'un tlUlr'(~
homme. Ill' peul croire que Sil Di"inile , bien qu'cllc soit .1ppclcC
le Fili> de J)itll. s n;! de Ioule ~Ierllilc ct (:ga le ~ la Divinité du
Perc. Quaud o n le lui dil ct qu'il le Iii , il l'ent end, il c ~ t vrai;
Dl"is toujours cs l-il /Iu'il 0',1 plil S ce lle foi. quand il pell se . au
s ujet du Seif;:ncul", .,,,'il cs t hOlnolc m atér iel comme un antre
homme, relenant Je scmblalJl es prûprid és de lil c hu.ir: et commc
nlors il repous se la nil'inile du Seign e ur ct oc la considere point,
c'cst comm cs'illa niait; car il nie que son IJumarlil0 soille Fils de
Dicll. COmme Ollt rait les Juifs, gui, po ur ce la, le cru cifl e r ent.
.505. 1.1';; significa1ions d .. ,> mots peuple . l1'ibu., IOTlgue, tIQ.//·on
lHtt déj.J.~C1c données plusieurs fois. J"oir j'M 5 .H), 1;.S3. Ces IllOIs
désignent ici lous ccu:": des lldnrlllcs qlli sont dan s Ics fil usscll:s
cie la Joctrine, cl de b dall s les nI;"!UX d e Ji. l'ie. Verrol/lles corpi>
J.r..~ fillloius. c'est-à-dirr, enlenùront p,lrlcr dr.") deux .1 rliclcs E,:;-
CIf,IPlnu: o~zŒ,,,E. 16 5
SE , "S 1'Al·U.R~1.. 5"; ," 5 S I'lltll" Ur-L.
X . "Et ccu.: qui halJitcllt X. "El ccux qui sonl 11<J1 :j
~ s ur la terre allront de la joi,: h l'Église oil l'i'~ II C la roi seule
";1 Icur sujct. cl ils ilUl'ool de ... l'cssenlÎro nt. il leur sujet. Ics
), l'all ég r esse 50 7; et ils s'c over- ). plaisir~ du cœ ur cilie "esprit
''l'o nl loulucllcroenl des pré- 1) 50;; cl jls s"associeront par
), SC II S:"08 • parco que ces deu x » ;I01our e l ao.jli ê 508 , parce
)) ProphCl es ont lounnenlC ceux II que ces deux E SSC Olicls ouL
li qui habilenl sur la tcrre 5~ 1.1' "dé mépri ses par cc ux qui
»sout dan s: celle E:;lisc 5~ . ).
scnlic1s. l'l'ols cl demi dcsi;:;oc la lin irUne pél"iod c cl Je commeu-
cement d'une .:JuIre: i.:i, C· ... Sl la lin de la prcmiêre Êglisc cbrê -
tieune ct le corumcncC/I.ll:nl de la ,",ouvelle Ê:;lisc. T e lle est cclll~
siguifica.tion. parce ql<' Icjour signilic l'étal j le nombre (-J'ois. cc
qui esl complet jusqu'ù la fin; ct la mail'-i. un comm~nccltlCOI. Le
nombre troisjouI"1i cl demÎ a Irt même signification <Jue I.l scm ... ioe,
donl les six jours désignent le compld jllsqll'a la ftn, clio sep-
tiCIllC, la s~inlcté; car lrois ct demi est la ulOitié de sept qui
forme la semaine, et le divisour d'un nOIllLrc a la même signifi-
cation que le nomhre luî·ml:me.
506. L',1ctioD de 1uellre da~ le monu.ment ou d 'e nsevelir signi6c
la résurrection cl la couliouatioll de la ' ie; car c'est rendre a la
lerre cc qui "ieul do la terro. c'cst dépouiller les parties terres-
tres Cl impures. Ainsi. Y/epa., être mis dan~ le 1lI01l1tmCJlt . c'est de-
meurer dans les choses terrestres cl impures, cl, dès lors,c'cst être
rejeté comme condamn~.
50ï. La lerre, c'est l'Eglise. Nil 285; ici , CC li X qlli Jw.bilclIlliur
la fenc soot ceux qui vi'cnl dans l'Église, où est la foi se ule . Avoir
de la Joie ct de l'allegrcssc, c'cst a'oÎr les plaisirs de )'affec tioll du
cœur cl Je l'esprit. La JOÙ} sc rilpporle a la 'olonl e, d' où d e rÎve
l'affection du cœur; cl J'allcgresse. iJ l'entendement, d'où dé-
riyc l'affectioo de l'cspril.
508. SenIJoyer mu/utilement du p,·éserl$. c'est s'associer par
amour et ami lié • car lcs prtJtn" produisent de tellcs liaisons.
509. Les deux Propfd!/es, ce sont les deux: TémoÎn s, ou les
Jcux articles Essentiels. TO'ur-mentc'y . c'cst mepriscr: cc mcpris
vicnt de cc que ces Jeux Essentiels de la Nouvelle Eglise sout op-
IGG L·. l'OC. L ' l'SE.
~f. ,"S .' i ,Tt.:nEL. SE.'iS S '·lttn T ~·: r. .
Xl. Et ,Jpn~s les rrois jou rs Xl. El lon'i(Ju~ l,l ,ic ill c
cl de m i. l' es prit de "ic V(!I) all t Egli se p a n 'inl il sa lin c l qu e
,l e Dieu C lll r:-t e n cux d il s sc
1 la ~ ou '~ II l! c!l ll1!lJ en~ a il sc {ù r-
tinrent delrout s ur I c u I'~ piéd s m er, ces d eu x E SSCIl l ids furent
~ "' . c t un e g-rR. llJ I.! craint e s;risi t " Î" ilii:s p iJ,1' II! Sci ;..rnc ul' cl an ... le
ccux qui les ·irclll ·-"'. CO'U I' d e CCliX qll i " s r CCU JlIIII-
,'cn l j' <-I • ct il , eu t agitatio n
d' esp rit cl t'o ll sle,,"nali o n chez
~ · (' u: (J ui Il e I !·~: re(:onrHi H' nt
poi nt .~ J',
posës il ccux J e l'l:: g-li sc Jes i~crul'!IIé:, . io.,;; . CU lllnll:: . :1 :"0 .'I·U8 . il
f.Jut interv e rti,' le sen s 1l.1l urel pO U l' P;' ::'S('I' a u :j f' ll S spiT·j l ucI .
510. Après IfUl'" JOllrs Cl del/H, 1,;'6 1 In r ... cj u l:! la , i cille "·::.rl; sl·
pan'in! il ~ il {i n, / ~ l q U(! la X,) un:ll c ç ~)L nHlt '!: ~,:a li sc {"onne !" . J"("r
le ~ o :)03, 11 s' ,-,;:; il ici Je I,;I!UX c lic .!, Ics' IUds b :'H Ic1 lc Jtgli.'!!p
comm e ll ce il pl!n étrcr, jJ;,n;c {Iu 'il cst dil main lcn aul <l U su j et d e..;
deux Tem oin s que l'e$prit de I:ù: Cll i r a ell tlIO:: , ct q ll'd,~ lie lilll' CIII
dcbOlIl SI/I' IClirs pieds , J.' csp rit dl: r;ic I;CIIQIIl d e Vic u. c'est la vie
spirituell e qui co mm elll'e;t p l!ill.~ ! r ~ r dans Il! cwur tlu pel it nombre
Je ceux qui doi'C tlL fOl'lnel' le ]ln~l n i e l ' Il oya u de la .i'o u' cll c
:Église; cal' il fiC s'agit ici que titi COlTlJ)lellc;unelll de celle f:g li sc,
ct non CUCOl'C tl e son instau rati on, comme on le ,"cr]".1 JU N° 5 J2.
Sct cJlir surlcSl}I'cds . c'est Illettre ln vie n:tturcllc cu tlccorc.l ,1" CI,;
la ,o Spil'll uc lk: ainsi, c'cst t-Irc "i"ifié par i l! S e ig n e ur. En erre!,
ie
pal' l' I;spr" de 'L'ie on Joit cnlCIHlrc l'i nt erne {le l'homm e , qui . co n-
s lu ê ré Cil lui -m ê me, ~' s t l'hOll lltl C IJ ,'lLlI rc; ca r l' cs pl'it cie 1'I.0mm e
pen se cl ' cul: or, pen s l~ r el ,'oul ai r. c'esL le s piritu el. D e m ê lu e
pa r se ter!I'" srlr se$11leds on doil cn Icad re l'ex ter n e dc l' I!olllllr e, Il ni ,
conside r e e n lui~mèll)é. e5t l'h omme nalurel: car le corps Jit cl
fait cc quc l'esprit pe nse cL ,·cu t: or, dirc cl [aire,c'est le Iléllurel.
[,11, Le mol cmi'lfe a di,'crse.$ si g oifications, scloll la chosc
qui ,1/T"Cc!C: ici ce ll e grande cl'lu"rrfe sig nifie la commoli u n rl'cs pl'Ït
et la cOllst crrlAii on que C.1usent les v ér ités di'ines; Cilr cli cs pro-
Jl1isc n cc l e lfel c h Cl les méc h alls ; il s sa lit efTr,'yes 10l":'illu'ils cn -
)end eot p.1r1~r de l'éllrer e t d~ la darnn:tlion éternelle, mai s cette
tr:ly l~u r se di :1s ipe a u ss il'",!.
CJ LI'ITIE O.'ZJJ·:.J!':. 167
i" .TU(tEI.. 51"::5 St'IIIITL'EL .
XII. El ils c lll enJil"ent une XII. Et l'un entendit le Sei-
:_'TiIlHI" vni... ou Cicl q'li leur gneur Ùi~.l11l : QlIe I:s' deux.
1 l(
Jil : .~ '!ollio. ici :i ,,,: }) cl ils -) Esse ntiels soient lrans f(: r és
Illont('rcill ail Ciel J;IIIS ull e )l da~l~ le Ciel, horsùes ath~iolcs
Illice ;.. ,:;: cllcurs CIlIH'lIli" les "des llll:chali S :'in ; ) cr ils (u-
'" in'nl ), L l'cu! Ir;u lSré r és d ;IIIS le Ciel d on s
It ~ "'I~n s IiU eral de la Paru!!' 5. 3 :
(·1 rcu.':: qui d . ùcnl dan s la foi
«cule lf'~ comprirent, el persi s -
Ii' n~nl IlCillltht)ill ~ d,ul s 1Cil'"
,.
b u ss.e ré:, SI Î .
.,i-l. I-Ir q r fl lllic /.' 0 /.(' dll ,Jd. c'es t c e lle du Seigneur. L·onJ.·c
:!ounl: :lI .. Jellx k nwi ns ,Il' Jllonll:r au Ciel s ig nilie le rdu g-c claus
Il' Ci,·l dl ' ~ dc u.. nl"[i d es E.ssentiel :, J i~ la Xo und le E~ li sc , rour
qu'i! ·, Sllit'UI hors d c~ a lte inl e') d es mêchans; ('<Ir, a la fin d'lI n< ~
J::~lisl~, 4U:Uld il n',' ;'( pl u s .le vraie foi , parce que la cll<lrilt'! esl
deiulu. I c~ ,- ê rilt',s i llt ~ l' i c l l r cs ti c la )}arol<~. que II! Sei g ne ur ma-
nifh, t<~ pour s erv ir a l 'é l,dtl issC IIl CII 1d e la :o llvdl c .E;.;lise, ser ili enl
faLili êcs par le s IlI êcu<l115, a lors q u 'ils S C en co re cOllfolldns :,' ('C_
)!ll
le pru de lwn s (lui l'estent , s i le Seigneur Ile mettait cc<: "cdlcs
sous <:01 ~au 'cg al'J e jusqu'a cc qu e tout ail cte l'cmis Co ordre
Jüll~ le mond e s pirituel,Ta nl flue cel ordre U',_ pa s dê rd.--.bli _ It.· s
I .
biens de l'alllour el les ,("r;I<',s de la doctrine n C' p c IH'e lll dr(~ ni
compris ni p~rsus Jans le monde nalurel. C'cst pour cela qu'il
s'l~c oula <lus:'.Î, lors Il e 'l:tOblÎ,;s~rnenl ùu Christianisrue , un ICOlpS
si Inu g . :!,;).Ill (loe 1:1::glis l! :lit dé ulli"l'r scllemenl elnblie t~ n Eu-
r()p(~: l.: ar lo us l,s d Tel:. qui se mani fes lent <.Ialls noire monde
lin'III IpUl' ori~in(' des cnLlses qui existent da.ns lc momie sl~Îrituci.
surlout Cil cc {lui eOllccrue les choses de l'Église.
;'1 5 , la 1WCc d,!s ig nc la 1';II·oled.aos le sells Je la letlrc .N" 2 ,~ .
;;t iL Leurs Clilte/m s , cc sont ce u x qui ont 'êcu linos la foi sê-
parc e de la charite ; wir les d e-u:r {timo·in::;, c'est comprendre les
Jeux Esse uticls, CcpclIJanl, la preuve qu'jl.<.; n'olll point reconflU
o.;cs Jeux: , '{:rilés. ct qu ' ils ont rCI'i-; Îsl é d üos Ipurs frill ss(:lés , c'cs t
qu'il 4' .'- 1 dit aus silù( ;lpn·· .. , Ve rs , i 3, 'lI'i1 SL' Iii Uli grnlld Irmn-
1,1f'llLCnl de !erre d tpl'ils p érin'lli.
lG8 L'APOCALYPSE,
SESS :-.;,l'UIIEI .• S"'~NS 51'1 nlTlJEL
Xllf. El iJ celle mèmc h eure X III. El aussitùl il se lit en
il :-;c rit Uf) :;raoJ IrrUlblcmcol cux un changement d'étal vio-
tic ferre, cl la .jÎxii·me partie lenl . (~t ('c qui Il'ur restait de
de 1", ' ille lomh :I :".J; ct les nom s Joclrinc disparut :d', ; el ils fu-
d e sept mille hommes fur e nt re nt 101..1 5 l'l'i, c:-; de la -vie spiri~
tuës O<lOS le tremblement cie IndIc pnr les nL3ILx. que ce
ter re 5 , 6; cl les autres dc"inn~nl chan g clH(·nl mallifcsta cn cux
c(frovcs, e l cloouèrent g loire au 5, '''; d ec u ." qui avaient con-
Dicu' du Ciel s'? S l~r"C 'ludquc r es.le dl' charile
furent s<li~js cl ,! cr:linlc • el rc -
Cl)nllllr~nllc SI:igncur ~,;.
XIV. Le second malheur est XIV. Ou a gém i sur ccl élat
passé; voici ,1f>. II'o isièmc 1"O.'l1- de l'I::~ lise: voici, un aurnllien-
h e ur vieut bicntôt ';. IS. lôt il gémi t: sur son ùcrllier ~1<-1I
qui va ëLre manifesté 5 ,~.
515. A cp.llc même hel.ln: . c'cs t-a-dire aussitôt. Le trembl.'IIU'lIl
de terrc ù~sigDe un changemeo t d'état, N° 331; le mUI9"and in-
ùillue qu'il fuI ,'io lcul. La di.uï:m.e partie de la /JiUe. c'cst cc qui
reslai t de ùoctrine; c.'"!r le dixii:nlf':. ainsi que dix. signifie cc 4ui
resle; ct Juv ille d~sigac la doclrÎllc. NI) 1!)4-.
516. le: Mm sigl)ifie la qualité.in 81; $cptlluJ/e. ainsi que
$tPl. signifie toul, NI) 10; ilre lui. c'est ètrc priv é de 1.1 vic spi-
rituelle. Dan$le tremblement de f(,..,'rc, c'csl-u-dire que par le chall-
"cmeul d'état, les maux qui étaient intérieurement cn eux se lH:l-
nifcslerellt.
5t7. Les autres, 4:C sou t ec u:. qui 3vnicnt consér'~ quelque
reste de charilê: del)j""eut effrayes. c'est-il-dire fureut saisis de
Cr.1inlC lorsqu'ils "ireol cc qui vCllait d'arri"el". [)oum:r flloiJ"1! au
Dieu dIHit:;l. c'es t recon ll aÎ tre le Seigneur, Mais co mme il:'> avaient
fiai pilr crainte , ils furent séptnés, pOUl' (Iu'oo cxaminàl s'ils
3"aiclIl fui h mal parce qu'il esL opposé aux loi s de Dieu, ou s'ils
l'a''aient e'it~" par quelque motif humaio.
518. Le cri malh(,'w' ('sL une la mcnt aliou sur l'dal de l'Église,
NI) 4 t G. Le '''O':5ji:lne cri mallw-w" cslla dCl'uii!rc lamentation qu.wd 1
lout est complet ct 'lue la fin arrive. C'esl cc que dêsignc le Iroi-
"~ii:mc Ilui ,1la mèOlc signific,1livlJ 'ltle II"OÙ , N" 505" J'em,'l;ùmfur,
CII.IPITHE O:ZIJ':.IIE. '60
ji'TLIlEL, SEI"S SPIRITIJEJ ..
X', El le scpli ùlll(! Allg(~ XV. Et J'innu.' du Di·i,.
sonna de la Irnlllp Ctlc-"'J; et de Vl'ai s c fil senli,' su,' les terres
grandl~s voix. :r; c firent elltendre inrericurcs puur )' opércl' les
J"ns te Ciel, dis<llll (. Les derniers chauf;eOlcns cl'élal :;' !.l ;
Il rO)' ,-lLllll!i; du Illoudc son! dc- ct '011 entendit les Anges cêlc-
» "cuus CC IP; d 1 ~ noIr !! Se ig n clI" Lrcr le S eioocur. en disant;
») ct de Sun C hrisl. cl il n:· :;ncra " Le Ciel cl l'Église sont IH.:l.iu-
), daus les sil!t:lcs des sicclc s3 H' ." ) Icnrtnl soumis, comme dès le
Il cOOlUlcncerucul, a la l>ivÎnilC
)l Ju Seigneur, ct Je plus a sa
Il Di·Îne·llumanilc, cl il l'I!gncra
1) t!leruclicOlcllt sur eux ':">0, "
c'cst JrI'i"cr aus~ilût aprcs : cel aussitôt aprcs s'applirLue il ce qui
csl rcnrerrnl~ dalls Il'S Ch;rr). XII ;iXVlI, cl ùans le Char. XX, ou il
est question dt! ,lcrni"r jugement exerce !;ur CIIX.
510. VQir]O 308.11 s';};;it ici ue la mnnircslatiol1 du der-oier
étal de l'Eglise. après sa consommation. quand commence il s'o-
pcrcr l' A,'ènement dll Seigneur ct de SOD lloyaume; (;'cSI cc f_ ,ui
Té~ultc I~'idcmment de cc versel Cl des suiv:llls. Le son de la trom-
pette du :;eplièrlH: A'1gC indique ici le second Avènement du Sei-
gneur, comnle le SOD de la trompette des six premiers Anges a,'ait
indirJl.:e les dc'()stations successives de l'Eglise, (l,'anl sa C01l5001-
nlûlÎon; car les six premiers jours de la semaine sont des jours
de tm,'ail propres il l'homme, ct le septième est le jour sa.iut ou
le jour du Seigneur.
:dt), Lc'i' grandes voix qui se {ont entendre. cc sont les cdcbra-
tiolls ch~s anges. ainsi qu'il resul!c des vers, 17 ct sui'<lus. Ces
mots, lt!s royaume,. d" monde ,onl devenus CCliX de nOf)'e Si:igllcur el
de."'n-rl Ch-isl, signifient que le Ciel ell'I~glise sont devenus le Cid
cl l'Eglise du Seigneur, COl1lnH~ ils I"a,'aient élc d i!s le commence-
ment. el qU'CD oulrc ils soot d C'enus le Ciel ct l'Ég-lisc Je sa Di-
vine-Humanité; ctr pur le Sci[}uwr il faul entendre le Di,iu ùe
Ioule élernilé, qui est JéllO'ah; el par le Chri"t. la Di"Înc-)-Iurua-
nité. qui c:H le Fils de Dieu. Les expressions il r(:guera dans les
siceles d es siècles significnt que le Seigneur règne!'t êlern~II(,lIIclIl
par S<l Ui,"illitc el par sa Di'iuc-J rUlIlallih!,
1 7 fl l :. 1 1'0r:.1 L '1':; [-:.
S!·: :-; S ~ . T C J: E L sr."s SPlll lTfï : L.
XVI. E t les yi n ;;t - ll'Jal re X VI. E 1 IOU:i{' C lI X qu i él ;tÎeu l
ïcillanL:: , qu i eta ie nl ass is su r ,b n:; le Ci~ 1 rt;CO IIlI UI'ell t q ue le
ku!"s h'ù u cs devant D ie:I , lo m - Seigne u r es t le Se u l j)iell du
lH~rc nt sur lc urs r,lC CS e t :-rùo- Ci el d d e 1.:1 terre , cl ad oré r cil i
r ùr cnt Di e u :;:.1 ', le ScÎ~ Il e urdu fn llt! du cœ u r 5:1 ',
XVII. Di sant : u i'iO!l .~ Tc X VII . Di sa nt: u S ei g- ncu r ,
1) l" e ll ll o ll ~ gnices . Se ig n e ur, ') To i (lu i ,:s Jc!lo"ah , qu i vi s
l' D il!U To u t-PLJi ss,1I1t , O IJ i t. .... " tl e T oi-:i t:!lH c . cl go u'· cr ul.!s
" <.:t Q ui E lilis, el Q u i Oo;~ Ve - " In u t,!s d ttlsC's par Ics p r e tn ie-
1) ui r :;~"l . de cc q llc lu ilS ,)cfJ ll j ~ " rcs Sil b s l il!lf" eS a u nlo ~'clI J es
" la g: raJl de pn i s ~:H Il.: e . el d e CI.! " d ('rn i" rt::s , IIOU S I l! r (!co n u ai ,, -
). 'lu e III es cn lrc: f : 111 ~ IlI lI H ô- " S OIl~ 1'1 l e g l ul·ili on s j ... . d e t· c
)l 'lll e t u as 1I1i.l ll ires l 0 :il T oule-
" P lI ÎssatH':, , ~I dt~ n' que III
II fo r m e..: 1l1111O u,·t::a u C i,d g l uO e
" n ouvell e E~liso o i! lu SC I'<JS
" 1't'CUnll U l'OU I' t l!llt IJ h: u ':' .. j .
;:)2 1. LC$ rÙ'91-:j llali"C ~ '/('il {ardli a ssis .i rtr IClin' l rûm'.L d es ig l1cll I
10 ll s r.CIlX qui SIlI1 d ans Il; Ciel s piri llld , XO 2 :-) 1. Tomb e/" SU I" l"
{ac/! et adorer. c 'es t r t.:cIJnrr.li ln.: (Jlle Je SC ig- IH! II [' e s t le Se ul Dieu
~'Iu CÎ ~ I ct cie la. terre . Cl l'auore l' d u rontl d u c n·lI!'.
5 :!~, /let/dl'': gnle,'s , c'est rCC II lln a il t'c et g lorilicr le Sei;;oc Ul' .
L' e xpl ication des mo ls s ui ,llI s ôI dê llonne! . l O t J. 2 0, 3 1- S
523 . La g l"WIIlt: 1 J!!Î.mJllée . c'csl la. D ivi n e TO Ulc-P ui ss.Hl cc; le
](2911e , c' est l' el.1bliss c m c llt du Il(l u~au Cid cl d e la. IlU UH lI t'
l~ g li se. Tanl ' lu e l' hi C I" r i:g u e sur la t ~rrc, le s o lc Îll1 e peUl .I~~ "C
lapper 50. Illli ss .1I1CC. pa rce 'l uC le froid s'o p pu se ,'1 lil T1::el!pl il)ll d e
sa chal e t! r; m a is. Il lIa n d le pt' i fi te llJ l' S S· il " ;J, II(;e. le sole i 11'. 1l 1n : (.hm:;
son d.: gne, sa 4.: 1I:l 1eur sc r ëpil nd av ec s a IU II'I icl"c , d tuu te la le r rcsc
t:ouTe dc fl e u r s , O c nlt>l1c,lanl qlle les IHe cl la n s II cso nl pas sep':II'es
d· ~I·cç les b OllS . sc mbLtldcs;lll rroid ci e rhi·cr . il s s'o ppose nt il
la r éce p ti o n d e la di;dcl 1r s piri tu e ll e du S ule il , c'es t-il -dire il ln
m a nifes la tion dc la l'Ui ~ s 'l n ce du Sc ig ueur, P UÎSS;lIl CI! qui. hil.'u
( lu'el1,~ soil toujours la 1111~ UlC , IlC peul UCilll1lJoin s se lll:lnif;'~ll:r
d ;lns Ie·s ~ujcI ~ a":lut l'' '.; SII' II(:' du nOIll!ilU Ci cl pj d e 1.:1 rl"ll -
" l' l1 ,' :::;..: 1i:-:l' , '·· I · ~ I- !I· d i l': ; ,1 11 1 le' p rinl c' m [l ..:: .~ piril' H.: J.
S E ,li S S ,T t: ltEI.. ~>I : .' S '' l'IIUTI L l .
XVIII. " Et les n"tiotls ~c XVIII. ) Et lcs m éclwos 'lui
" so nl irri lc.!cs j ) 1 • c l ta ..c olère u étaicllt Jnn s 1., foi se ul e
» est ,-enlie. cl le lemp !i cl. c ju- J),""nielll iorf:slt~ [cs U O LI S ~ ~ Î .
JI ge r Ics I1IOI· t S '; "-,, cl Je donner ct tu les ns d é trui ts , cL lu "Ol S
»)
,,1.. r('("()lIIpcns e ~l les sen'i- exe r ce r 1(' jll {!crn cn l dernier
)1
1> leurs 1f'.5 proplL Clcs , d aux. )1 S UI' CCliX qlli ll ' O llt I)lu s de
" 5<1inls ~.~G , cl i ceu:. qui ('r;li- 11' i t! sp iriluell e t; ? i , (~ I do onl'r
») g n cll t Ion Ï'ill l l i . pe1il<; 1'1 Il la I"elicilé ét e rll e ll e :) ec ux qui
)) g r'.1otl s .h ., , ct de [l c nlre cc u:. > -,0 111 (b us le !"<l i d e Iii ,I oc-
.
1) 'lui pcrJ c nt ];l terrr. :U;< . " l> Ir in e cl '1"i y c oUronll e l)l leu,-
" vic ,",·1(;, c l il t: e ll x 'lui :li m e n(
11 ;1 t"[lnn on~ ]', d::lI s q uelqu e dc~
)) g l"l tl';lIl1oUI-lju ïl s soi e nt ;:t-; :
1) d t:~ux qui d ùtruiscnl l'~:
"g li ~ e nmt sc prt::e ipi lc l" cu x-
Il II H! I!lC S tl ,H I S l' c nfer .; :..:'; . "
52l... Les tlalio ll s s ig nilif'nl CC li X qui ~1I 111 tlnn :; le 111;11 de la "ic.
N° !1·8:::;. C e u x fjuî "i "~ nld;Hl s Iii rlli s t'ul e ~o.nl da Il s el' III~iI . I",rcc
qlle Ioul e lell r rel igio n c ()nsi ..:: le ;Il"l"o i]"(; qu e ILl lui ; lC les C!JIlJOlmllc
point. pourvu qu 'il s aie ui l:! roi que le Christ a eIT;II;e la tlilmo a-
lioo de [a lo i. Lt::lIr irrifa lioH d e~ i .:.:: ue lïllfc~ l n liol1 qu'il s exen:cnl
sur ceux qui o'adm c ll en t Jloilll ('ellc loi ct 'i" co t ùans lc llÎ c lI .
comme on [e ," e rra;JU CI!;lr. XU. Vers. 17. cl plus loin.
[,25. La culère ùu ~c i ~ neur s ig nifi ,) le jugclU t: UI dNnÎl'l·. :""
3 "~, O; cite iZ itliq uc ici leur ùeslrul: lioli. Il st'm bl c au 1111·('II .. nl flu e
le Se ig n e ur dans s a cole re le pn!c ipil e dans l'enfcr', laudis que c'cst
lui-même 'l u i s'y précipite. Par lcs morts, il ralll Cllkndre seule-
m e nt c cux ,; hc z lesque ls il Il'.'· ::t auculI'" "i e s piritu l: II :.
52 G. LI r êco mpc/lSc . {:~-" I 1" f, ·licite dp- ln "ie élern('Ic. qui
prc lld SO li orig in e dan s le p[ai ~ ir el [e Ch;HIUC ùe l'amour cl tic
raITl!ctiOIl du IJÎ c n c l Ju H.li: ('nr il y Ol ùan~ c haque ;l lredioll d e
I"alll ou r uo plai s ir ct tin charme qui lui sont propres; el Ioules
les alTccliollS de I"hollltu e rcsicill en lui ,'pres la morl. Les 1'1"0-
l)Ml e.~ Jcsi g ll cn l ceux qui sonl datJ51es "érites Je la doclrille. j'{)
135: c l les sa/lits, (,.c ux fl LI i ,. i,·cn 1 sc ion ccs "érilt~s, N ° 1 7:::; .
.')'~7, l'ral",//'(' s Î ~' lIifil' ,lillll·I· .. ['.Hn: I"{tJ c n·I ~ Ji ']lzi <1;111(' .-r,lin!
1ï2 L' APOCALYI'SE .
81: 7 S N. Tt:lt EI.,
' SIL ." S SI'Jlll T VI;; I..
XIX . Et le l't'm(lle J e Dieu XIX. Etron ·il sc III<ltlifcs-
S'QUHII dan s le Ci el. I!I l'Arche I CI' I~ :' OUVC;l1l Ci~l , o il 1'011
dc son <alliancc fut vu e dtlll s so n l'cconoail Ii.l Diville -Humanité
Tcmp'(~ .h!: cl il se (il des 4.lu Sc io neur, et où l'ou vit sel o n
êclairs, cl ù es WJÎ7, c l ù es lon- Ics pr~ cc ple s du Décalogu e, d'ou
lierres, ct Uil trc ml;lcOl c ut uc 1'~ ~ill1l e ta. co njoncti o n avcc le
terrc , ct Ull e graud c ;; r ê l~~ 5 ~o. SCi t;ïl e ur :i'J9 ; ct Il)' CDI sur les
terres infericure s d cs arg urucu-
l;Jtion s , d es rai sollD c llI CDS ot
J es co urinlwlious pour 1,1 foi
scule , cl Je s c li ;Jn g cru c ns d'élat
J e l'Eg li se , c l d es fal sification s
Ju lli c n ct Ju n';:~i 5.1" .
Je nH~c onteulcl' l' o bjel airu e : il n' es t pas ~Ic 'I: ritabl c amour saliS
celte craint c : la c ra inte d e Di cu , du:z les méchao s. 1J::s l pOiul
amour, c'es t un e (l e ui' ci e l' e nfe r . Celui qui aim e le S cig ncur c.ra"lll
de [uire le lun], parCe qu'il cs t contr ... irc il. ses lois . I~ 'Wni du Sei-
g1leur es t loul CI: Pli!' qu o i il cs t h o nun" . N° 81 : pa r PC IÙS (:1 gra'ld.~
on eotend ce ux qui sonl d.:1l1s IIQ mo indre ou dans lU plus gr.IIJn
cJegrc d'am o ur pour le Seign e ur .
528. la lerre, c'esl ntglise. Ceu" qui délrui sc lltl'I.::g lisl.! sont
précipités dans l' enfer par Icur s maux , cl uon par le Seigneur. Il
y li ici unI.! loc uLion !:Oc lon Ics npp::n·cn ccs .
5 2!). l e Temple de Dlim si:;oit,c rt:::;: li se dans lceiel, i'i 0 191;
ici-, il dés igne 10 Di'iIH~·J-JuOlf.nilé du Sl!i g neur, p3rc~ rlu'il esl
dil: I.e T emple de Die!! Jall s le Ciel . L'Arche dans le 'l'elllple siguirH~
le D écalo g ue , car il n')' avait dflllS l'Arche que deux ItlLles sur
lesquell es le De calog u e c t:.!il grave, Le mot {JII1W 'I. iudique que la
Divioe-llum:lnité. ell e Déca logue , qui s ont les deux Essentiels lh·
la nouvclle J::glis c, fllreot vus Jaos le nouv eau Ciel. L'Arche est
appel ée l'Ardre a.'ldllatlcc, parce que la , 'ie selol1 le Decalogue éla-
blit la conjonction crJtr c le Sc igueur e t l'homme.
530. L1 sig nification ùes éclairs, tics VOIX , des lomWITes cl du
tremblemtnt d ~ tcn'C onl t~l c d o nn ées . N° SOU, LI aralidc !pût: Jc-
signe léS falsification : ;: d u bicn c t Ilu n 'li . j"o 30ü,
SOIJI/u~"nE.
C'est IInns ce Cbnpitrc que les deslint~es futures de la N'ou" clle
Eglise C()lInlcncent il ètre manifest cl!S aux: ) ellx de Jenn. Il a cté
question. dans les deux chapitres précédeo$, dc scs dogmes fontl.:l-
menlnux: il s·ag;t iCI de l'ceret que '('n produire sa doctrine d.1os
le monde spirih'cl, des perséclltions qu'clIc t'·prOUH, h 5.1 nais-
Sllnt~l', Je la pnrt ne ccux 'lui sont dnns Je dn~mc de laj uslillcaliofl
p.lr la foi seule, ct des soins que prend le Seigneur pour sa (:on-
scr"illioo.
Les adnr:o.airei' ùe la !,;ouvclle I:;glise sont rcprl'~l'n(és ici par
1111 /)ragoll. Cl' ~tlllt CCliX qui lisent la P.'lfolc ct prcnllcllt pari aux
choses saintes de rÉ:;lise, mai . qu; nénnrnoiliS "j"Clll intérieure-
.;
mcnt ùans les concupiscences du mal. faisant d'un seul Dieu;
trois Dicux ct tl'un sl'ul S~igncur deux Scinlleurs, séparant la
charité d'anc Iii roi, cl sc croyanljustiGés par la foi seule; car il
n·est nullement queslion ici de ccux qui nient ("existence de Dieu:
ceux-là se precipitent cux-mèrncs dans l'ablme, Inrsqu"ils passent
du moude n;lturel da Il:> le monde spirituel.
Tous ceux qui a'('aicol vccu à l'extérieur comme chrétiens, saos
cependant a'oir fait aucun C.:lS de la vie chrètienne, s'étnieot uois
extérieurement avec les Cieux. lOi1is inlérieurement avec les eD-
fers; ct comme, pnr suite de celle conjonction avec le Ciel, ils ne
pouvaient l'n ùtre séparès subitement, ils furent retentis dans le
monde des esprits. Il leur <l'ail cté permis d'y former des sociétés.
ct ùe vivre ensemble cOOJme ils avaient 'écu d.~lOS le monde na-
turel. Là, par des artiGces inconnus nans noire monde. ils a",licnl
faiL d~ brillan ... I"t'prt!scntalifs: ct, de cclIe manière, ils s'éraient
persuadé cl Ol"nicnL persuade aux. autres flu'ils étaÎcot ('.lOS le
Ciel. Cesl en raison de ces apparence!> cxterlu>s flu'ils a,licot
dnnné le nOIll Je Cieux ~l leurs sociCt ê~ , Ce sont (;e~ cieux (lui ont
de Jétruits p<lr le jugcmcut dernier. J'air Arne., X.I. 8.
1 ï'~ L'. P(JI:.I.VI'SF.
.,. I-. .... s SI'IHllll: (. ,
J, Et un ;':T.lI1J :;ignc fut, u l, El 1:lat d o 1;). ~()u, c1 h~
liant> I~ Ciel j .. :. : une Felllmc Eglise ùu St!i :; ll c ur m e fui IlIU-
etait en "clopp ee tI u Sulei 1. et nifcst~ :;:;~ ; 1;) N OIlcll c Ég li se
u,·uit la Lune SOllS ses l'ied:è J~ . Jalls les Cieux était (Ians l'a-
('1 SUI" sa T(,te une couronne de mour pour le Sei::-:neul', CI il Il')'
douze étoiles -,:Ll. ayuit pas encore conjonction
entrc elle clla Nouvelle Égl ise
qui s'étahlira sur les Cerres ::.:n .
et clle lirail sa sagesse J e Ioules
les connaissances Ju l>ieo t't du
,·r."JiS JL
532. I.e fJ)"Wlfj $i!J/lc ~.{I " cs( t;l.4 dn.lIs le ciel d cs i ~ lIe une rén', I;I-
lion su,' Ics t'"~nenlens futurs, lei c'es t la manifes lation a u:. . eux
de ,iean ù c l'etat JI.! la Xou"clle f': ~;; l i se d u Se ig ne ur, 1.1 :'"n u 'elle-
.fcrUS<1I ClU; car, comme on '·a le "uir, la F l.!lume tlunt il s'ag it
dalt';; CI' cbapitre signifi e ce ll e i:g lis c , le rn ;le flu'elle cntllll c d é-
signe ... a Jüdrine, les sU lln'rilnC'es qu't!lI e cfJl·oUYC pOUf CIfalllcr
reprt' . ..;enlcnl les t.litlicuI10.s lJue celle Joctrine t~prOIl'era pour è lrc
l'II,:UC, cl le Jr.:l!.;"oll Ilui , 'c ul Je'nrcr l' l 'IILllIl ct qui pours uit e u-
suite la l'comlc inuique J' ,H:!i,lr nC ltJl;II! Jc scs en nCUlis.
535. La Femme signill c l'affection (lu nai, jO 4·3 ·i" cl par
COIlSI~IFJelll l'É gli se. , puisque '~gli sc se form e fiar J'a ffec lioll du
'·Tai: ici. la Jo'CWlil C u ês ig ne b NO Ll"dl c ~:gli se Ju Sei g ne ur,
comnlc le montr e é,·iùcmmcnl !oul cc < lue rL'-llfcrmc ce c harill'C
compris daltS le sens spirituel, Le Solcfl si g nifianl LIII10Ilr, N"..23.
la femme appJ.rait cw.:cl0pJl(:e d" Sulu, • parce que celtel::glisc cs t
d,lns l'o'lOlour pour le Sc i 3 flt~ lIr. I.a LWlC s i;;nilic la foi c l l'iulcl-
li oe nce dans l'itolOl1IC naturel ; ici, comme elle parait sous It~$
Plà /s ùe la ft:lllmc. clic Jési~'le la !'ou"dlc Eg lisc qui Juil ex is ler
s ur les Icnes, cl qui alOl's n'etait point cncore conjointe à l'Ëgli sl.!
dall s le s c ie llx, Lors/lu'un jU g"C llll.!lIt JClïliel' sc fail , l'ordrc Sc r é-
tablit dans le mOlldc~ spirilu el , ulle 1ou"cllc ):: 3"l isc s'y {(lnnc
tJ'aIJoru. et c'est Je celle Églis e que l'influ x du Se ig neur d cst:em'
méJiatelllcnL pour etablir ull e Jou"el lc l~::.- lisi.: Jall5 le lII oJlde
naturel.
sa,
i,:) 'l,. LI C')III'()I1I/C s i;!lI ific la Sil;!·CS:'C, :'" 1 :2,j~: Ics do iles ,
(lI.II'ITHI-: 1l0UZltME. 173
~ J::''''' S :''.lT B I: L . :-E :'Ii S SI'II/ T li E I ..
JJ . Ell c e tait c ll c e Înlc. cl dl~ · II. Ell e /'c nft' flllilÎt cn dl c
criait ,"1:1111 cn Ir,l ;lil, éI snllf- lout t:c qllÎ con cc roc la vic SI)Î -
fr.1111 Jes douleurs de reufan- riludlc. d clic c prou,Ît dc
tClIlent:'} :> , g raud cs dini c ullt,:o pour pro-
duire s a u o c lr'În c ct '"incrc les
r esistilll ccS r; ~~.:; .
Ill. El un ;lutre si g ne fui ,' U 111. Et l'clat dC5 .. dvcrsain ~s
dans le Ciel ::'31;: ct "lÎ c i • crlair de la No lI' cli c t glisc IUC fui
lIu g ralld.nI'<I ;.;o nroll': ·'; ;.ayilnl J ussi milnifcs lc 5:ifl ; ct voici.
t.Ië:i i;::-ncn! Il':-' C/lnll;lis~t'IH; C~ Ju lJi c n cl du n,,,i , j" ~t: douze s Î-
glliJi c loul, ct sc dil des ve rit es 'lui pro cc J cnl Ju I"i,!u. iV 5.4.9.
;':) ;:i .-" i :.'/reencI'Ill lC. c'est renfe rmer en sni Inul cc 'lui con CC I"IIl!
lOI , ie :-o piritudle, c'e s t-~-tlil" c la Dnctrine lIou c llc; car J'enfa nt
que 1;' fcmm f' a Jans S Oli s eill si g niîie c e ll e J octriu c . Voir 1'0 5 ,} :) ,
L.'s tris qu'die pro fè re, clics douTe urs qll'cllt~ r esse nt dons l't ll/tIN-
tem en/, (l ès i;;n c lIl J (' ~ d im..,ult ès qll e la i'tlu"cll c I;::; li sc è p"ou,'c
('ahorJ pUUl" prolluire sa d Oc!I'În e ct ,".lincre Ic:-; r csislilllCCS; 1..
s uit e tic cc c hapil" c le Illoull'C J'IWC manil'rc 1!,'iliel1te.
::'36, 11 eS jI.1 t'le ic i d'uli /w f)' c sig ne , p;)rc. c q ,'i s'ag it de 111;1-
lJili!~ rcl' a u.'>s i 1' ' ;' 1 d e ('CUX qui cümuaHl'n ll t la 1'ouvcllc J;:;;'li sc ,
;11
il37, Le /) /'(/!J UIl , ': t:l1 l'ar1 ('rs:1 ire dc la Femme. doit r c prcsen-
IcI' IIIl C docirilll~ opposée il. cvll l. ! d e III Nouvell e É glise; cl les Jeux
d Uti/lll!s principaux de . t.l o(~ II"in e d es RcI"orm ûs él"nt di a melra-
I!'ltl cul o pp osés allx d e u x il l'ticl ès 'E sse ntiel s d c la NO llvelle Egli se ,
1111 tl oit Cil conclur e que k Vr a!)Ull r c pl'c sc nl c ce ux d es néfurllu.!.'i
qui cOllfinn c lll c n cu x ces d o ~ mc s . ('t q u i pilr lell!'s fôJu s setés lic-
"a s l û utl'I~;; li se " I. e /)rnl/ oll es l app clê 1'0 1/:(: . parce (lue t e lle COI1-
le ul" es t l' Clllbl èlll C du f:llI x illre mal. - I I )' 1.1 oppo sitioll manifes te
CIdre le s uo glllcs li es Hdo l'fll és c l les tieu x Esse n ti e ls (le 1.1. Nou-
ni le 1~ ;;li sc . ca l', 1° il s f01l1 ll'un s eul Djeu lroi ,, nieux c t ù'un
.
s cul Se ig neur J e u x Sci g uc ul' s. pu~squ'ils pen se nt .. ux troi s pcr-
SOIlIl CS cumm e: troi s D ie ux , Cl sé pare nt l'Jlutlli.lUit é Ju Se ig ne ur
d' ; I ' CC s a Diyinil e , E s t- il Ill l!lI1 C puss ible d e p cuse r uulrclllcnl .
ri u <J tld, pa r ICllr formule de fo i, on prie lJiCl1 le 11ère li ClHL SC du Fil,~
d 'e m:u!j(' /' l e Sa illl - h "jlr i( .' j' c st-ce pu s pri el' ])ieu le [l:'re t:OJUUU
17G r:APor.AI.'I'SE .
Sl-:;-;S ."i .TI:nEr.. SE:'ôS SPIIUT U EI..
sepl h:!cs - : l, et di .": corues '; .~) .
, c'étai c nt COllX lIcs Ih:forlll cs qui
et sur ses lèles !>cpt diadl~ m ès5 :'o. dcva stcul tOI i.lemcnt l'I~glise
par leur f;lll s~e lé s ~1i , d :lOt
dans une folie compti.' le â3tt , cl
tians une graude puissance:;3!!:
el leor folie pro·eouit d e la fal-
sÎtlcalioll ct de la profml.1tioll
des vérités de la Parole .-,!o.
un Dieu, Cl a cnllse du Fils comme un secontl. Dieu, pour llU'il y
ailcluission du Saint-Esp,·it comme nu Iroi.siemc Dieu. Quoique,
dans la pen sée. 011 fasse Je ces trois personnes un seul Dieu. la
Ji·ision cn trois Dieux n'éll reste pas moins dans l'idée, lorsqu'on
prie aillsi. Ccue nième formule f;lil aussi du Seigncu.· deux SeÎ-
gncur~: car ces mols: il cause du Fil.~. signifient Ù Ca!ISC de son Ilu-
llIf/111k qui a . UrrUI la passiol! th la cY"oi.'r. . cl nlors on pellse seule-
W
ment", j'Humallill! Ju Seio·neur cl non cn mèmt temps il sa
Divinité _ 2° 1 est incolllesl •.alde fille les nêfonnés "l'j~ttcnl les
!L'uvres tic la foi comme inulile~.J.u salul.
538. La/t if! désigne la sagc.,st>, cl, dans tlU sens opposé, ln folie:
sept signifie loul • N° 10. ct sc dil tlu profane comme du sacre.
5 "50. l.a CQJ"lIe signifie b pui ssance. N° 27n; ct (kc signifie
beaucoup. Na 101. Il c.<;1 dit que le Dragon a une grande puis-
sance, parce que le salut Je l'homme par la foi seule san s les
ŒlIHCS lie la loi. qui I!st la foi dêsignêe par le Dragon, seduit les
esprits ct les enlraluc il leur perte. En e rret, J6s que l'homme cn-
Icnt! que b lLunnatioll de la loi es t supprim~e, ct que le m érile
du Seigneur lui est imputé pnr la foi seulc dans cc llIêrile. il pe ut
sc livrer aux Yoluplês de l'esprit ct du corp .... cl Il e plus cr:liodrc
la ùamn:ltion. Voilà l'origine de b p"is,;:lIlCC s ig llifice par Il:s dix
l'l»"11es ùu Dragon. On , 'oitcbircll1cnl, parla rccc ptiuli de celle foi
dans (oullo moollc chretien rdofmé. comLicn cell e pui ssance a
èlé grande.
5 ',·0. Les Diadrmcs ou pierres precieu s es dêsi;;ncnl les Yt:!rités
de la Parole. cl spécialetJlCOI celles ùe son sens litlàal; ici, CCSOlll
ces vcrités fnlsificti; et prof,lIll'CS, parcl~ que les dio1ùi'mes .f(lllt sur
les .~ ('P' Wes du Dragoll.
CIIAPrrlE DOUZIÈlm. - 77
1
St-::"iS NATu n E I .. SE,,", S SPIRITl1l: L.
IV, El sa <IHeu c co ll'aina la 1V. Et Ic nr s f:,lsifit,llions 1~1l
Il"o isië mc p:nti c des doi les du leÙ!fCnl il J'Eglise Ioules les
Ci el , et Ics j ela sur la tcrre :'.11 : cOllnaiss.l nccs du bien cl du
ct le 1)r;l:;ol1 S'J fr è l J.. d evau t la vrai , et Ics détruisirent ~ nticrc
Femme qui ~lail cnfauter, afi n ment Si'; cl ces RHorOlcs s'cm-
d c d ê 'orer son fruit, quand prcssc rcllt au pr ès d;: a Nou- :
clic aurait enfanté 51'.1 . ,'cll e tglisc qui allait produire
une doclrÎ lIe, n lin Ù 'êlou Ifcfc etlo
doctrine ti cs qu'clle l'aurait
produite 54 :1 .
[l..l l. La IJll eue s ig nifie les ,'critès falsifil!cs Je la Parole. N °
38; les t:/oiles sou t les con uaÎ ss.1n ccs sp irituelles cl u bicn ct ùu
n-ai. N°" 5 t. "·:W : la froisieme ]>cH"lic sig'nific loul, l'0 400. Ainsi.
entra/ll o' la lr Ol'sIi:me partie d es étoiles du- CIel et h:s Jetcr sur la lerro •
c'est priv e r l'Ég li se de tout es les connaissances ùu bien et du 'rili
ct les clelruÎl'c c nlièrcrocut. Toute s les ,'critc5 doctrinales de 10.
l'~mle sont di!tl'uit es p."r ceux que dés igne le Drag-on, N° 531;
c n clr et. la 'Par ole n'(~l)s cigllc a hsolurncu1 que la conjonction d e
l'homme a' CC IcSe ig n cul' par la cha rité ct la foi, J'une cl l' a utre
nlHTlifc"r écs pa r l'h om me comIn" l'cnant d e lui- mè mc; car c'est
en l'uisant le bien ct cu eroy~ DI le vrni comme d e lui-mêm e que
lï.l olllme peul uniquement etre conjoint a'ec lc Se igneur. Or ,
ceux que r c prcseotc le Dr,laOn onl rompu ccl uuique lien .lc con -
j onction. en a nil'ru aut (lue les biens de la charité ou les bonD es
m uncs. qui proc.è.dcn t d e la ,'olonté ct Ju jugement d e 1'l1Ooome,
oc son t (l'le d es œuYfCS mor illes , ci'ilL's l'I Jlolitiques par lesquelles
lïlOlfl.lnc a une co njOli clion <1"(' ( : le IIlonde. mais n' co il aucune
il ' CC Di e u ni avcc le Ciel; et qua.nJ cc lico es t To mpu il nc Tcste
aucune yi!rilé doctrinale d e la Parole.
5:".2. La Femme d ési:; ne la Nou,'clle tgli.se . N° 533. Enfanter.
c'es l produire un e doclriot~ no uv elle, N° 555; le fruit d e la Femme.
c'est la doclrine de la Nouvelle ~~glise, ';0 '" N° 5"'3; décorcrle
rrwi. c'est i~lou(fer la doctrine; ']t/aJld clic au r ait efl{orl(è. c'cst-à-
dire dê~ qu 'die scr"i! prùtlùite, Le Dragon 'lui s'orrete daant la
Fcmm~ , cc sont Ics Hdorme s qui se disposenl à attaquer la Notl-
,·dl e Eglise .
12
178 L'APOCM.YP;W.
SRi"S NATUREL SENS SNnlTL'p-L.
V. Et clic enfanta un enfant V. Et clic produi sit un~ doc-
m;:ll,~ ~'i;, qui doit raire p.:lÎ1rc trine 5· 3 . qui doit cODv:tincro
1
I(lules les nalions avec unc'cq;ù pa!' les l:I"Îlés tirées du sens
de fcr 5" '1; l't son Gis fut cnlc'c litt(:ral de la Parole. el cn même
"crs Dieu cl vers son Trùn~ :"-•.';, temps p:1I' les rationoels l)fOcé-
J J ul de la lumicrc I.lalurellc,
tous CCliX qui sont d:lns le cuire
mort rèsull.101 de la foi seule,
d qui yculent êlre con·... illi~ll~
5~,i; cl celle do ct rin e fui mise
So u s la protection ilu Seigneur
cl so us la garde d es anges 545,
5 ~·3. L' Ellrunt m(dc (lés igôl" le Hai qui cst conçu dans l'homm e
spirituel cl (lui nail ,laus l' homme naturel; C.'lr , P.JI' gùnéralioDS
cl nQiSS31lC(!S, ou JOlI cnlcnJw', dans la Parole, Il';; g-énér"IÎons
ct les uaissan ccs spiriludles qui Ioules CH gé ll ê nd sc r.Jpporl.cnl
n u bicn c l:II Hùi, el qui S (H~II ' uniq llc proùuil du lllill'i~lg e spi-
ritu el du S Cig'OClIl' :w.cc son Eglise: les (ils r e prf,:O:;c'nfcnl le vrni .
et les filles le hi cn. Or, la F cmmtJ (lui a tnf'aJllé dés igllnnt 1.'1 Nou-
velle Eglise, ,",0 ;')3;:) .. il est ùvitlcut que l'cn{flrlt mate signiûe ici
ln ùocll'iHe de cetlo E g lise . C' es t celle (lui es1 r e nrcrmée Jans lcs
traites SUiV<lllS : D ocln'lIe cile.~l c d t', la. ,Yoll!: ell,'-J'·I'II ,~(.I('m - Doc-
In'ne sur le SCÎyllc ur - DoclrùlO litU' r 1:;crùllre-Sal'ntc - Doc/n'Ile de
l'ie,
54.!,., Faire paî/re , c'esl inslruire, N° 583; ici. c'cst ('ofi'ainac
ceux qui veul e nt èlrc convaincus. Les JJatlons des i;;nen1 {~I~UX qui
sont dnlls le nul de la 'ie , N° 4,83; el ici. ceu.x ,{ui sonl Jans I~
c ulle mort <Jui n' suite de la foi seule. parcc qu'il s'ngÎt d'eux cl
<tu'il~ !'oot dnns le mal dc la vic. La t~e'l'(je de fer désigne l:t puis-
sanec du wili qui cOt1~istc Ibns le S('IlS lilli!ral de la Pnrolc e·1 dans
les raliollocls procédallt de la lumière nalurelle, N° 148.
545. L'enlèvem elll d e l'enfaTît l:crs V/eu cf. 'ven son Trône signilic
que la doctrine fulillisc sous la prot ection du Seii;llClll' cl sous la
garùe des ;Jnges: CDr il s·.:.gil ici J e mdtre la doctrine de la Iou-
"clic f: ~li ~c il l'alJri des aflaques de Cl'UX que rl'jlfcsculc le Dra-
gon. Le frOlle signific le ciel a ngéliquc. !"Q t ."., :!21,
J '
CHAPITHE noVZIÈ,uE. 17~
SI':NS NATUItEL SE"'~ SJ.'JRITUl L .
VI. Et la Femme s'enruit VI. Et la Nouvelle l;::;lis(' se
.1.111 5 Il! dcscrt 5 ~G. ou dl(~ il un rCfugic d'allortl nu milieu d'un
lie u pré paré par Dieu. afin petit oombre 546 • où clic doit
qu'on l'y nourrisse. pendant l'ester dnlls l'état ùont le Sei-
milll! deux cent soixante jours gneur l'a pourvue, nGn qu'clle
5P. s'y ûccroissc cn pénétraot par-
mi un plus grand Hombre.
jusqu'à cc qu' cli c sc manifeste
pleinem e nt 5·b.
SHi. I. e d isert signifie une ';";;/i,sc d é ' ilS fl;C, ou dan s ';)flue"",
toul es les ycriks Je la Parole so nt f.:dsifi écs, 'clle que fui l'Eglise
ch ez les Juifs nu temps du Seigneur. Le désert signifie aussi l'état
.les Gentils, chez qui 1" Parole n'existe pas; il dt:o signe encore
"étal de tcntiltion. t1nns IcquclrtlOlHllIC sc Irollve comme pr ivé de
vérités. Ici 1 S'CII!"Ù- ait flt""at, c'cs t sc rdugi cr dl C1; un pelit
nombre; cal' ccs mol s sont suivi s d e ceux-cÎ : où elle a 'UlIliu'prri-
parc par Dieu, cie .• qui Sif;"Diticol qu'ellc doit Cl'oilrc.
5 ·17 . Le lieu sig:nific l'cial, parce que daos Ic monde spirituel,
les CSp:l ccs. les lieux el les di'l il UCCS lircnt leur origine de l'élat
Ù(~);l ,'ie. te lieu pr/paYI:' pa.· D/CIl, c'est l'Clat dont le Se igneur ra
pourvue; "homme prépare. le Seigneur pourvoit, NOlt1'rir. c'cst
donncr de l'accroissement; ct ici. c'csl ll{:oclrcr chc7. un plus
gr<lotllJombrc, Pcndallt mille Jeux cent SOixante jrJW·s. c'est jlls-
qu';} la fin de la vieille (':glise el ainsi jUStlu'au commencement do
la Noun~lc, 1'" 40'. c'est-a-dire jusqu'à cc qu'clle sc Olallireste
pleinom e nt. Il est de ln Divine Pro vid e nce du Seig oe ur llue l'È-
g lisc soit d' a bord au milieu d'uo pclit nombre et pé uè lre succcs-
si ,,·cmcl.lt dans un plus grand, parce que Ics YCrÎtès lie peu'cnt
t!l.re r eç ues .l'iln! que les fau ss elés Je l'Église qui finit aient el6
rejetées ; autrement, les 'crÎtcs reçues et Împlalll ées ne re s tent
point ct so nt chassées par les esprits que dési g ne le dragon. C'est
ainsi qu e 'J~gli sc chrétiellDe. aprcs que le Seigneur eut quille le
montle. s 'acc rut si lcnlement qu 'c lle ne par'iol qu'après un
si~cle à uo e pl eine maoifcstalion. 11 y a aussi UDe .luire ca.u se .
c' es t qu ' il raut que le uOI1 ... (~au Ciel soit d'abord formé J parce
'lu'il doit Cire un anc l'É.gli sc sur les terres .
(
ISO L·AI'OCALYrs~.
S.TJ:llEf .• S.PIIUTI:r.r..
11. Et il y cut Ull combat VII. 1::1 il J j'.111 lin cnmktl
dans le Ciel -; :lichcl ci ses spirituel du C .x i.:onlrc le 'Titi
.ItI
'lO g es comhaltireot contre le ct du "rai cf)nll'l ~ le faux: ceux.
])r;lg oll, et le DragoD combattit qui av a ient conürUlé cn eux le s
am/ri: eux a"cc scs UIIgcS ~·i S . deux f !'S COlicis d e la ~r ounlll1
Eb'lisc combatlircllt COllin' ceux
que r~prés('nle le Dril;';ou, ct
rcci proCjuclUcut J .;::).
"JI J. El cCLix-ci ne fUTellt VJ 1. El ceux-ci s uœo mbc rcllt
pas les plus forls. cl leur pl:lcC dans la lulle. ct IIC ll'oun::rcnt
lie sc Irom"a plus dans le Ciel plus Je place qui cou"int ù l'c-
549. lai de le ur "ie ·j . i ~ .
;,; 48. I.e combat dans le Gel, c'cst le combal spirituel. c'cli !-à-
dire du faux conlre le n .. i ct uu nai cOlltre le [,HlX. Ulle fois
que le Cid est forool' p:u'lc:<; an ges . il ne peut y :n-oir tic combal;
11lais il s'agit ici deces cieu:: rihri(lu ês par les csprÎIs tll ~ la vi.'ill ..~
t g li .;c, c ieu:: qui furent détruits lors du jug"IUI~ot dt'rni('l'. Par
Af idlCl il ue faut pas enteodre un archange, non plus (Ille p:lr Ga-
briel ou p.,r R;)ph:lël, ces nOInS tl(:signent des fOll clions d ""I ); le
d eI. Ln fouctioo nommêe JlicllCl app'Hli(!u! Ü ce u x qui confirlHl!nl,
p:IT la P:.lrole. que 10 Seiglleur esl le seul Di e u du ciel c t <le la
terre:; 'lue Dieu Ic Père ct le Sc:gncur sont un comme J'<lmc ct le
corps; qu'il faul viHe selon le Décalogue ct qu'al ors lol roi c lla
ch .1I'itê sont dolOS l'homme. Les JhcllCls sont ..JOII C ': t~U:: qui onl
surlout cOl)firrn~ eo eux les deux E scscilticls de la :'nuvl'ilc Egli se.
5'd). On a 'U le Dragon tians le ciel. Vers, 3; il Y livre uu
combat olvec ses anges. Vers. 7 ; ici 1'00 Jit que leur place fi e M
trow:a Jl!U'~ dmu le Cù:l. ct plus loio, Vcrs. 9, il est appdé serpent,
11i;tbh: . satan. On pourrait s' étonner qu e cc Dr ... ,gou ait ru t'l lro au
c ic l et y a'oir une place. puis'lue la pla cc d'un di ... bl e ne peul
t!lrc qu ' cn ênfcl'. Voici l'cxlllicniion : par J)ra ;;(HI. on n'entend
pn s ce ux qlJi ont ni é. Dieu et le Sei g neur, rejelé la Pllrole ct rué-
),risc l'E gli se H sa doclrine; ccux qui ont conformé leur ' it~ à de
tels princ ipes S l~ préc ipitent dans l'enfer aU $s ilùt ôlprès 1.1 lOori. r.L
n'apparaissent j~JJ)nis dans le cicl; :i plus rorle rai son Il 'y o",-il.~
pDltli de plat:e. M.:lis par le Dragoo el ses .tII cC5 on Jo;1 l'lil oodrc
CIIAI'ITHE DOUZIf:ME. 181
n: s s ! ..Tu n l': 1..• S ENS S I'fRI'T L1 ln._
lX . 1:: 1 il flll préc ipil é. cc IX. El il s furent pri~ eirilés,
g r . nd Dra gon, cc Se rp ent an- ce ux: q ue Te pr~s cnlc le Dragon,
cien , appel é ~iable ct Salan 550 . ces c ires sensuels inlêri c lITC-
tJui séduit tout le globe 5;J ,. il Ol en t m écha 11 5 c l fourbes. 5;Jo ,
fui precipilé sur la lerre . cl ses qui pCf'crti sscnt lout ce qui np-
a nges furent precipilés 3 "C C l ui p .:l rl Îcut il. l'É g lisc 55 l , il s furent
55:;1 prêc ipil és dans le monde des
esprits av ec leurs maux: cl le urs
fau ssc lés ::;5w,
ce ux qui rcc onoJÎ ssc nt Di eu ct le Scig:ncur, qui Jiscnlquc la Pa-
rol e ès t sa iule e l qui IÎC flll c ll1 il J'J!;glise ct il sa doctrine. mais de
LoudlC se ulement e l UOII de c œllr, d~daignaDL de confo rm çT Jj'ur
,'i e il cel> croyances. Ceux- ci so nt iUléricurcmcll1 des dialtlcs, bien
qu'ils IJuisseol npparailrc à l'extérieur cornille des ao gl':"; la re-
connaissance de Dieu cl du Se igll cllr, ainsi que 101 Icctun~ cl la
prt:dicalioll de la Pa r ol e , les nnÎl c ujoinls t~:il e ri c ur C m e Dt au
:o
ci el, cl une vi c enti è re ment opposee aux précl!ple s dtl Se ig neur.
les a"ail conjoints inl éri eureml!nl il l' cnfer: mais lorsqu'il fut re-
conllu par le jugement d ernier qu ' ils n'e lai ent pas duos des arrcc-
tioll s t:él cs lcs, ils furent précipités. Depui s cc jugement le Seign e ur
a pourvu a ce qu'il n'y eùl dans la suite Je conj.>ociion a'('.c le
ciel CJue pour celu i qui vivrnit conformémen t aux vérilés lIe la
Paro.le . Ou pellt 'oir OlniolcnOlut poufiluo Î leur place ne (ul plus
Iro ll1,Je'e d a ll.5 le Ciel .
550. Ceux que r e pr ei'Oe nt e le Dra gon sont nommés diable .. et
JUtons , parce quïl.. . not (;orrolOl)u les " éril és ùe la Pamle. en vivant
pOlir e ux ct pour le mond e . c l pa rce qu'ils ont appliqué le sens
liHérill d e la ll arole pour confirm e r une telle vie. Ils soot nommés
~'e lï)(!1ts, parce (IU'il s sont . l us ù a llgl~ n~ lIx que les 'lulres , C;l(' ils
p
pou '1lÎ cnt culra lner llans leur pa rti les es prits d'une bonlé simple
qui é t:Ji cnt dan s le d c roÎ cr ciel, cn sc senant surtout du sens lit-
léral Je la Parole el en le corrompant.
551. ~'àluil'c , c'es t pervertir; le globt. c'cs tl'.Êgli sc , Nu 28; . 1
552. ta ta re cl éi:i ig ne ici Il~ monde d es csprits. inl crmédi rlil'o
entre le ciel c t l' enfer . Quand on cst précipité du cid. on tOlllbc
,1':JbOl'd sur ul.le <l es (erres de ce monde. Tous ceux qui sout dans
IS2 L'APOCAJ.YPSE,
8 P. SS NATunEL, SE~S SI>JHIlTI:1.,
X, Etfentcndis dans le Ciel X, Et j'eulentlis les anges
unr. grande "oix qui Jis:lit : 'Jlal_lif,~sler 11~lIr
joic cn disant:
t( Maiulcnant est établi le salut If ;lainlcll;)lIllc Seigneur règne
Il ct la force. cl le règne de J) seul dans le Ciel Id dans l'É-
II uulre Dir:u. cl la puissance » glisc, el CCLIX (l'Ji croiclIll~n
1) de son Christ !i5l, parce que )1 lui sont sauves ':153 ; car CI!IIX
» j'acCllS<lleurclenosfrères,'llli » qui f;'oppo saieut à la docirilll)
» les accusailjouret nuil devaot » de 13 Noun!lIc-JCI'IISalcllI, c n
JI Doire Dicu. a étê precipité J) di~culanl sans cesse sur 1., Pa-
» 5~ j, l) role.ollt~léchass e sducicl ~!i L
Xl. Il Et ceux-ci l'ont vaincu XL), El Cf'UX qui ;H]oWl!aienl
" par le sang dc l'Agneau. et Il celle ùoclriuc sont ~orlis "ic-
Il par la pllro!c de Icur tcmoi- )) lori eux par le ùivill 'Tai de la
}) gl1l1 g 0 555 ; et ils n'ont point J) Parole cl par la rcculIlI;lis-
» <limé leur :~ me sallcc des Jeux Essentiels d(l
jusll'ùl la 1)
loi mortj5G. la Nounllc E;;li sc 555 ; cl ils
Il
ne sc so1l1 point prdéres;1lI
li
J) Sei g neur 5 :'>(;.
Je monde des esprits communiquent immédi.:llement anl: tes
hommes de la terru; de lù le pou'oir qu'eul [..; nrai:)ou ~UI' Itulr!.:
Icrn:l .
555. La !]rande voix dans le Ciel. c'cs t la joic dcs .1I1 gCS. comme
la suite l'iu(liquo. Le salHt tl la force sont ctaMi$ . (!'cs l-:t ,dirc ((u'tm
e st ~f1.u"é pnr b divine pui ssa nce du Se ig neur . Ces mols, l e R egJle
de ', Ifllre n ll'II et la pu issance de son Chrijl. sig nifieDt que le Sei g neur
selll rcg ne dans le Ciel el dans )')~g'li sc.
5;:)4. Le s frèn$ oés i:;rnent ceux qui sont Jans la doctl'j:w J e la
Nouvclle-Jcfusalcm ct J:HlS b l'je selon celle doctrine; les ltCC Il-
sel'. c'est s'O]lrt) s l~r il l',clk t1oclf"Îne ,l'arg uer Je faux ct 1;) bl:Îll)c r:
c'c st cc (lUI' font sans cesse ceux: que dcsigoe le JJnl gon: aussi cst-il
dil ql~c le Dra g on les accusaitjouf CI mût devant Dieu.
:-);,5, Lo sang de l'Aglleau-. c't'St Ic divin vrai de la Parol e .
NI> ;)79. el non pas la pa ss iou de la croix. scion le dogme d c lOI
,'ieillc Ê g: lis1!. Le /(:IlW;glUIVe indÎI)1I4' la reconnaissaD ce des deu .:
J~ss(! nlicls oc la Nom'cllc 1~:;; lise • :';0/;.90.
:i5G . L '<h lh' (k s Î~nc ici le l'wprc de 1.1 , ' ie de I"J!(lIIlWl". l'C'.
CIIAI'ITRF. DOI;ZII·:~Il;. 18:;
SI:: :"Ii S l'iA1TIlEL. SI'.N S S"'lltll'l!EL.
XII. (( C'est pourquoi. ré- X([. C'est pourquoi, réjQui:;-
Il jouissez-vou s , Ciüux, et 'ous » scz-vous de ce nouvel étal,
)1 (lui y babitc7. ?> J ~ • .M'nlheur â livous Chrt~ tiens qui ètes dans
l, t.:OIlS, habilans de la lerre c t li le bien !J j 7 . Malheur il vous
» de la mer .ll;)reC que le diable » qui ~le!lÙaDS les internes de la
,) es t desceodu 'CI'S "ous avee J) doctrine sur la roi seule. cl à
1) une graude colère 558, s'lchant )J YOUS qui ~Ics dons ses cx-
Il lJu'il a peu Je temps 559. )l )) tcrnes, parce que ' ceux que
Il représente le D .. ~g:on • auÎooés
li de haine conlre la Nouvelle
» t3lisc. unt clé pn~ôpilc::' daus
1)Je monde des ~SpTîtS où ils
»sc trouYent en conjonction
) n,-ec vous 558 . sao haot LÎcn
» qu'ils n'y resteront pas loug-
)J temps 559. »
propre que chncon npporle cn DllÎssant cl qui consiste b. s'(lÎmer
et à aimer te monde rûr·J~$SUS Ioules choses. Ainsi. Ile pa:) aimer
SOr~ dme jllsqtlà la mort, c'est no pas s'aimer cl ne pas aimer le
lHonde plus (JlIC le Seigneur ct les choses qu i lui élppartÎcunent;
c' esl dOliC aimel' IcScigncur par-dessus Ioules cbost's clic proch;JÎU
comme soi-mèmc. Aimcr le Seigneur, c'est aimer il remplir Ses
préccplcS .
557. les Cieux d~ 5 igOl! 1I1 hl Ciel composë des Chrélicns qui re-
connais scnt le Scigneul' p OUl' se ul Dieu du Ciel el de la lerri.'; se
"iJQw'r indique son nou'el étal , pleill de joie; Cl CctlX qui!J lwbitmt
~igniG c ll ccux qui sonl J ans Il; bien, 1"0 380.
558. Les habüons d és ig nent ici ceux qui sont dans la docfriuc
dû la roi se ul e ; la l erre, t eux qui sont dans les internes de cetlo
doctriu e. cl la mer ce ux qui son t clalls ses cx((~rncs . N° ...70. La
ynmde t'oUre , c'est la haiue contre ln Nou,'clle Êglise. car celle
col cre es t cOJll n~ la femme. DCscclld rc vers ces ha{JlI«llS, ("cst dcs-
coudre ,"crs I:C UX qui lIaLilcotlc monde des esprits, 1<1552: ct
comme cc mnlldo est cn conjonction avec la terre, c'es t aussi ùcs-
ccndnl " c rs Ics homm es de la terre qui Icur resscmblent.
550, La .l.i.liue du Dfil gO U csl ù'autant plus active qu'il sait.
18~ L' APOCALYPSE:.
$F. ~S N' Al' urU:I •• SE NS S I'IRlTUE I ..
X III . El lorsllu o III Dra goll XIII . Et lorsqu e ccux qu e
"it qu ' il e ta it prccil)Îttl sur la rcprcsc nl c le 1)r,q; o ll 'il'l~nt
1(:l'ro. il pours uivit 1:, F(~ rumc qu'il s cl,li cnt dl.lll s ie mOIHl ~ d e s
(loi a,'a it enfa nté un fils 51io . (~ ~ pl' i t s.
c l (: 11 co nj o nctioll .:::n'cc
les h Ollllll es de la terre. ils s' ef-
fo rd :rcnl J'iofes tef la !'Iou"J' lIe
Ê gli sc ' lui a vait produit sa d C lc-
trin e 5G",
XIV .F.I dc tl ::..l il es ù'ut) g r:lod XI V. Ma is lïnlelli g c ul~ t~ et ln
... ig: lc fu rc nl J Ollnc cs il la fe mm e. circo n s pec tion fUl'cnl donul:cs .
pour S' clI'ol er da ns le dése rt, 1" No u"c ll c E g li sc. pour sc main-
co so n li eu !,G r. ou cll e sc )',.il Icnir/lu lilili e u d'un pe lit lIoluhrc
nou rri e un tem ps e l des terops diJO S so n t·'llJt ':>(j I, Il clldatll I ~
CI 10 m o itié tl ' u n temp s . hor s quel il se r ' lit pourvu ~ s,"! ewi s-
de la fu~ c du serp ent 56., . s;Ul ce jus qll'à sa pleine maoi-
fe sta t io n, il 1' ~lbri de lil ruse Je s
sédu cte urs 5(h ,
qu e l a N OtJ'Cl! e Ég·li se ' ·,1 ê tre ê ta Lli c sur 1.. terre , cl que lui ct
les sie ns yo ot It tr e j e tés J . 1U S l' e nfer suiv a nll cs prêJiclious fûitcs .
cha p. XXI ct ch;)p. XX, 1, 2 , 10,
[,60. Le DrafJon 111·ù 1ll/t c sU)' la U~l'r e > cc !'ool ceux qu ' il rt~Jlr~
·
sent e précipit es ùu ciel tl a os le mondo des esprits c l Cil cOlljnn c: -
lion /l'l e c le !) homme s de la terre, Na. f> 52 , 5 58. Pou.,.suic rc IrJ
•
F emm e qui a cI/fan/cl 1U~ fi l:; . c' cs t s' c n·orce r d'infes ter tl NOl·dl c
E;lisc qui 8. produit ~ a df'lclrin e, !, U~ fi.'l-2 , r, ,'l3 .
56 t. Les ailes d,·~ si g n e ot la pUi S5/l0 Ce e t la gnrde, 1" 2 !~5 ;
l'aigle . c'e~l ln vue iUldlc c lll c llc; l' a(·.lio li de :u!e,' d è si g- n(! la.
p e rs picac it é c l ln c ir co o spQ:c lion; a" d(sc rt CIl so n lieu. c' est a u mi-
li e u d ' un pelit nU !lIb re . daDs l' é l.:'t1 où (!lI e é ta it, N Q 5 /f.6. 5 .~7.
S
5 G2 . NCYUlTil' . c'e s t poun,o ir il sa croissan ce ,l'''' 5 ·~7; lm lemps.
d,'s temps ct la moitié d 'lin lcmp.ç. formant tro Îs ct d emÎ. signifient la
m è mc cJlose quP. les Irois jours ct de mi dlJ 1"0 505 , cl qu e les
mille deu x (:enl so i~ tlnl e j o urs 01.1 tm is :0 5 ct demi du N" 5-1-7,
c'cs l~il.dir e ju s 4u · à la (in de la vieill e É g-li se c l j us qu ' au Cfl llllll è ll-
ce ment d e la Nou"ell e ; .'.lin s i -Îu : < qu 'ü cc (IU'cll c :; . ~ m"1DÎfe ~ t c Jll è i-
n cfficut. La fac e désign e la ru se . cl le serpent . h':; scducl c urs .
CIIAI'ITIIE BOUZI MIE .
S E ~S l'i,"lTltEI .. SI,: l'i S Sl'lltI T IJ F.L
X'. Et le ser pe nt j c ta d e sa xv. El C'l':'i ~{, !llI clc nrl'i (irenl
g u e ul e après la F i 'I1.lJII C d e J' cau co ntre la iou,l'ilc .::;; Ii se dcs
commc Ull fl c ln'e, nlin ' Iu' c ll c r.i sO nn Cmcll s fo ndes s ur <l e
fùl cll;.doulie pnl' le: nC' lI ve :,63. nombreuses ra u s s c li~ s . alin
qll'pll e fù( étouffée sous le oom -
bre d es fau sse tés !'i{i3 .
XVI . Et '" Il'T're secourut la XVI. Mais les vérites puis,~('s
F(,IIlIlIP,..t la kl'I'c ouyrit sa Il;.I1 S i.1 P o'l l'o lc vinrent cn aiJc
l)o ll t;. h ~. ct cn ;; lollit le fleu'e ~I la :'()u H ll c É g li se. cl ces
qu e le Drago ,; avait jde dl:! sa vl:ril ~s fur enl 1',IIÎ u nndlemcnt
g u e ule :' (; j . cornrri",,~ par ses nW lTlbn~ s,
ct d d J'ui s ircnt k s II fll nb rc u:::; r ...
fau ssc lês sur Icsqu c> II C' l) 'H<l i ~ nt
fOlld ës les raÎ so nlll'm c us d e ec U):
lJue r c près enl c le Dra go n W,l.
5 G3. l e ser-p r'll ! est le Dr.q!on sé(luclcur,1" ;');)0, cll a F emm e la
r'ÙIU'CI! C 1::g lisc.~" ;):)J. Le /11'1/1,' (' !:iignific les. "érilés Cil alJ olldaol'"n,
C!I . l'ar oppositi on . de lIomLrellses faussetés, i " .j·on. Lo gueule
s ignifi e les r aisoulI l'.IIlClJs, Ainsi, j ctcr dc sa yueule l'eau commc tm
f1clH·c . c ...~s ( (a irc des r,IÎson1lC11lCnS fonùés sur d e no mhre us es
fau ssetés . Les r:l isonllClllcns JI~ ce u .: que rep rése nte le ])ragon
sont lous appuyés sur tic .. illusions et o cs appMc nccs, ct, lors-
(Ju'il s sont conli!"n(:'s, ils appDrai sscul a l' exlCr i,mr co mme des
, 'c l'il cs , mai s intt~ ricuI"l'rocnl ils 1·t' lIfL'r llCnl de nomù reu ses faus-
sc iés .
5 6 4-, L..l t t ITf! . c' es t l' Eglise quan t à 1.1 doct rin e . j"O 285 ;
'
ici. ou il es t qll e~ tion de r.IÎ so nncOlcu ,; fondés sur les f;Ju ..... I ~ t ês .
clI c d cs ig ne les vi!rilcs p"i s'::cs d a n s la P<l role. Ow;n'r la bouche.
c'es t nllirer les 't: rili!s , c 'es t les compn:,udrc rationnell emc nt ;
CHI' la NO U' c ll ~ Eg lise r t.'j e ll c le Jug rue 'lui prescrit J' cnd l<.l in e r
le T"li so llU Clllent so us l'obéissan ce ùe ln foi; ct, il la plal'I:
Jc cc .lo g lIH!, c li c a Jm el flu e II~ "rai doit ëtre 'U l'our circ n lfu-
pri s : nI', le Tni Il e pe ut è lrc "u '1U ( ~ r:l.ti o nn cll '!III C' ul. Le fll 'llI'c
q ue l e J.),-oy rJ/t j l"/ I /! d e $(1 fill eule. ce sont les f J iso nn c ru eos fn nd (:s
s ur t1e nomhreuse,; fau ssf'lês. 1° 5 03; l'cn glowir, c'es t le r êd ui r e
au neJnt.
186 I:AI'OC.I.VPSE.
SE:'S N,TlaUU .• SE:'S SI'IRnTEL.
XVII. Et It~ Dragon rut irrite XVII. Elt:~lIx querepréscfltc
contre la Fl'mme. el S',!O alla le DmgoD furenl coOaromés de
faÎre la guerre aux rcslc~ II(~ sa honte cL de fureur contre la
semence. qui ohsen'cnl les Nou'elle Egli se, ct ili'> s'l~n alli~
commùDdemcns d e Dieu. cL qui fent lJ!taqucr par Icurs faux:
ont le témoigna ge de Jésus- raisonncnwns ccux qui (~om
Christ 5ti5. men cent il rcce"oir LI l'ou'clle
Doctrine sur le ~eÎgllcur ct sur
le Déc.:tloguc 565.
XVJlI. Et je me lins sur le XVIII. EL je fus mis dans un
sahle ùe la ruer 5G1 , état spirituel-oaturel pour voir
ct Jecri,'c ce qui allait sc pas-
ser 5GG.
5G5. L'lI'YI!a/ion dlJ. V,.aaon con Cre la Femme désigne une haine
cliOallllht'.e ct une 'cogc."loce furieuse contre la Nou'clle Eglise.
Fa/rc la guerro . c'cst prrl'oqucr ct combattre par des raisllIlne-
mens fonués sur <les fausser.!s, 1'('1500. P.:tr les res/es de la scmelln:
cle la Femme. qui obsen:tntles cOl1lmalldl'nl eJJ$ de Dieu t'I qui Dili le (,:-
f1/OIfPlUfjC dc Jisus-Cl"..ù,/. il f,lul Clll c ll.lre les novices ou el'UX qui
cotnmcnct'nt il fl'C'c'o;r les d,~ux Essentiels de la Nouvelle )::glisc.
c.·csl-a-dir~ la Doc.trine sur le Sei g neur cl so r le DecLiJoguc,
5GG. Le ~(lMe Je la mer dl'si g ne l'élat spi,'i luel-naturcl, pnrce
que la mer signiG,~ l' c;..: ler ne de ·E~li sc. Jean '1'ait d'ahord ('It',
porle en esprit d;,),,:; le ciel ou il vil le O,'ari0n J sou comLat <l'ce
Michel, cie.; mai s Ic Drn f;on n)i1 l1l di! pn!cîpité, el 1..1 ';"1011
devant continuer SUf lui • .I c,)n es t trnnsporlc Cil psprit dans t1,~s
régions inferiellres pOUf quïl 'oie cl d éc ri,'c plusieurs .:luln',,,
choses relatives DU Ol'ag'oll, choses 'lU' il n'aurait pas pu voir du
ciel; cûr du ciel l''ln ge n e pcut porle r scs l'cgards sur les choses
qui sont .:lu-d essous, maÎs s'i! dc sirc les ,'uir, il lui est permis de
dcsce udrc. Dans le monde spirituel le li eu corrO!spolld il l'ctal , ct
persulllle oc peut ~h'c autre pari que Iii 0(1 est j 'é l,11 cie sa vie.
c.mJtrlc Jeau sc Il'o u,'c maiJlt~nanl sllr le mblc de la mer, il cu
rl'sulte qu'il fut mis d"ns J'(:(i.ll spirituel-naturel.
SOIlI.PlArRE.
J ean rey re nt dé. comm e 00 vient d e le ,'oir. Iransporté en es-
prit dans les rcgion s infêrie urcs nux Ci e ux,. c·cst ....-<.Iire ay ant l'!!i!
mis dan s un c ta l s pi r itu el -naturel. IcI qu'cs t celui d es habil.1u~
Je ces r cg io n s . po ur)' voir cl d('a ire Cl! 'lui all;)Ît s'y p'lsse r. ce
chapitrc n ' cs t pnr CO ll sl' fJu c nt qu'ullc cu ntiouatioll du s ujet qui
},récctlc ; c l 1.1 visiou con tinue sur cC qui COllccruc la .Ioc trinc ct
la foi ùu Dr.1 g orl. .
Les cs prits qui ont cté sê cl u il s par Je Dragon, ou qui professent
b dOdrine impie ,]u'il dès ig o e, sont représcntés ici allx }CUX de
l'apôlrc sous l'cmblèmc d e J e u x m o nstres, nynnl d es allributs'
diffl'r c ns pour marquer la différe nce d es deux corps qui cons-
tituent l'1::glisc . cl po ur d étermin e r l'dat spirituel dc chacun
d'ux .
La b{! leq ll i s '(~ l ù 'C' Je 101 ru~r esl l"cmbl ê m c de la foi des lalques
dan s l'Eg li se dQS Uê f"orrllcs. Celle foi est ca ra cté ri sé e par les di -
"crs allribul s qu i Su nl donn és il lu bel e. Ses s e l)l tète!>, ses di .....
corn es o r uces cie dix di, ul c ll,es, ello nom d e Ill aS l)llIj llll) in sl:riL sur
ses tè tes ; sa resse mblan ce { cc le I l·~f1 panJ . ses (li ed s cornme ccu.x:
""
d'un ours c t s a g u eul e co mlU e ce ll e d ' un li o ll ; la force qu'cllc rc-
ç.oi! (lu Dra ~ Oll c l les d i'c rs 1I0 U'oi n> qui lui sont accordés; Sol
bl ess u r e ct sa g u cri so u ; c nl in l'a d n li ra lio o 14u'ollc prot.luit cll'a-
doratio n qu' o n lui r en d . 50 ul a ul a nt (h~ tra ib carackris liques de
la nature d e ce lt e foi ct des orret! pc micieux qu'clll.1 a proJuÎt sc bez
les 1~lï(llles d e Iï::g li sc d es Héfo rm ês .
La fui tlu cle rg e d e cc li I.! 1~:3 I iso es t pr':sc nt é'c sous l' e mbl c mo
d'IHW IH~ l c qui s · t':Ien~ J e la I c l"r e . P arl !":!r cum UlO le Dragon, a nÎ-
mer l"ima ge d e la pre mi è re hèle et la fai re l) a rl er , f orce r il pre ndre
lin c.J l"il clc.'! ,·c S UI' 1" rn u in d roitc o u s ur le front , ct défendre 0 ' ;)-
ch e ler C!I d e " e ndre S,lUS lI,' oir le c .. rnd ~ rc. le noUl ou le nombre
Jc La bt: lc . Icl s so nt Ics prin cipaux allributs Je c~lIe foi chez les
ct:c! és i,1st ifl UC'S .
188 L'APOCALYPSE.
SU",S ~.l"IIEL. Sl:: Ss SI'IIiIT UEI,. •
r. El je ,o Ilwnlcr de la Mcr
is l. El j e 'is quelle él;lil la foi
une Dl'Ie ::iG . ~)'anl sep t tètes
; du·z les ;,hlu CS ti c l'I~glisc des
:}LS, ct dix cornp·s :'! i!) ; e t sur scs Ht~rormés 56, ; il s cl.1Îcnl dans
co rn es .1'1' ';' di(}d ~'~lll es ;;;0 , c l sur une folie compldc 568 c l d'lll s
lies 1~l cs un nom tic LJ.1Sphè- ulle gra nde pui ss ance 569 ; c t
me 5-; ,. leur puissallce était de fal s ifie r
beaucoup de , 'erilés de la lla_
role ~ïO. cl le llr foli .} était d(~
nil'r la Divine - Hlllll ;tIIili' tlu
Sci;:!l1cur, cl lie lirer leur dut:-
Irin~ de leul' propre illld li-
genec 57'.
567 . 1)[11' cette béle que JC311 l.vit mOlll er de la IW'!". il f;III' j ' I I -
tenùre ln. foi (lu Dro1gon. ~)O lr !,o 557 J telle qu' c li c es t chez 'l 'S
laïques ùe l'I~glisc des Héfonllés; car la mer dl'si g nc I" c xl e r-nc ue
1'1;:glisc , ella lerre son inler'ne,]"o :'00; aussi, parla hUes'lfl cc,"'t
de la Ir'rre, VCI"!!i , li, enleud-on celle foi du Dragon ehez " 's m t' III-
bres du ch' rge. Eu en"cl, les !nùlu,'s f;fllli dalls les c x:leru cs t.h~ Iii
dOdrinc ue l'I~glise, cl les mcmurps Ùl] clergé SOllt d a ns ses in-
ternes . Ils sonl r eprésC lllés polI' dcs b(~I(''';, pouce que, clans la P a-
raI e , la he'l e dcs ig Uè l'hoOHnt~ qU3111 11 ses .. n" "clioIiS.
;:)68. Vui,. la s iguiGealiou d,'s s(!pl It~ t cs du Drn go n. N° o)~8_
560. l'o-ir la s ignifiealiù D dcs dix. corn es du Dr:l go n • N° 5:;)9,
570. La corne ~jgui(ie la puissance, r-.; ° 539; le n o mbre di:c .
beaucoup, cl le di({dhl ll~, les n"'rilés d e la l' .. role fal si tiées, ~o 5 " , -,0
Le Drngon 3nlil sep' ùiadèmes, cl celle bèle en a lhx, Cl"" qui iu-
diqu~ ici la falsilit.:ation ùe bcn uco up de vérités, talldis qlle lit.
c'elaï! la falsificillÎOII de Ioules les véril ês . Les laïqu es pourraieot
aussi les falsiflcr toutes. car ceux qui SOIlI tians la foi Iles fat;SSclés
s alit couin' les ,"ér ités , mais ils ne lc font pa~; ils De les fa ls ifil'o t
11ue lorsqu'il s les "oicnt dans la Pôrole,
;')71. Les sept- têtes tlésigl.leDt une folie complete, 1 0 5 3 8. C'est
un blasphème d e nier la Diville-lJumanilé du Seigneur: car c'est
allt'f' co ntre la l'ni l'C'l'ue daos loulle monde chréti en; c'I ~:-; f ôlllSS Î
un Ufl sjlMm e de lin~ I'-'la dOClrirJc. oon de J:1 Parole, mai s d e la
propre intelligence , ctlr c'esl paf la Parole qu'cl:islc l'Ê;;li sc . cl
189
SI': NS N.U"I'nr.r .• S EN~ ~l'trtl'flH:t.
II. Et la B~',!t~ flue je ,is dilit 1 J. El ccUc foi Jes la'i ques t:l.1it
sC lllhlahlc~ il lin léopard ~ ;~ el une hérés ie d cs lr'ucli,'c de l'E-
cl s~s pieds Cfa/Clll comme les glise :'1" , c t ils S ';IPIHI~'aienl s ur
l!/·ed.~ d ' un o urs '~ï3, cl sa g ueule de nombre uses fau sse tés lircC5
comme la gueule d'un lion !;i, i; du sens lill érul de la Parolc! , lu
el le Dragon lui oonna sa rOl'Ce, mais non com pri s :i . : ; ct leurs
1)1 so n Irôuc ct un gr<lnd pou- fanx ri.aisonoelil c lI s scmlil:licot
,'o ir 5; :"; , .avoir 1.1. PU ÎS»,UlCO llu TIli ',;4 :
cl CCliX flue r ep r ésen te le Dr,,-
g:OIl o1.1ÎIII"CliI p ar ce lle hércsie
l'aulorilé. le gou vern e ment et
la dominilli o n ;'j::> .
l ":;gli sc est lelle qu'cst cn ellc l'îu{clli g-en cc de la r.1role. Or. la
doctrine de la justification pnr la foi seule n'e st p:'I S une Joctrine
Tcsu ltan( de la Parole: clic cst tirée d'UflC seul e phras(~ de Paul
<lUX Uomains. TI[. 27. mal entendue.
:,72. Le léopard, IJi~le f~roce qui déchire les animaux paisi-
LI(!s. dùs ig' ne lu e III~résie destructive de l'I::;:;:li so ; ses t~'lches noires
c t hlau che s . don! les uues rcprês cnrel1l le f.:luX ct les aulres le
'·l'ai. indiquell! l'nfrection de falsifi e r le nai de la Parole.
575. Les pieds Jésign ent le naturel, 011 le sells littéral de la
Parole, sur lequel celte hérésic s' ''ppuie ct semble nwn:hcr. L'OUf.!
désig ne ceux qui lisent la Parole saos la comprelld l'e,
57!". La gueule d és i;;lIc le raisonnement fooùG sur les fau sse tés
d e la doctriue; car la tete dont la gueule fait pa rtie s iglli6c la
folie, No,) 57 t. Le lùm signifie la puissance du vrLli. No 265 • ct
ici, 101 l'esse mblan ce de celle puissance.
57 5. L-c Dragon relu'éscnle ccux qui out co ofirm e co cux celle
h ér ês ie : la {OI'ct:. le treine ct Je fJrand pOII l;oi,. qu ' il donna il la L l} le
ll êsigneut l'autorÎté , le gO U'Cl'DClllcnt et la domioMion f'}u'ils oh-
tinre nt p a r cc tle hêresie sur les laïques qui parlcnt, non d'apl'(:~:3
e li X- lucili es , mai s tl'après ceux qui I,·s inslrui sc ll!. En efTct. quaod
l es bïqu ès sont aIBelle s a crniJ'l~ qllf~ l' c llterulcllIcOl doit ê trc mis
so us l'ohéiss':IIlCC de 1.1 foi: que la foi est Cé qu'on nt~ comprend
p,)s; ct (lue cc 'lui est compris de s choses spirituelles ne constitue
(lu'Une foi inlellectuelle 11011 justilîcati,'c, :dors les memhres du
190 L'APOC.I.YPSE.
S ENS ~ ,T U IH~ L. SE~·." SI'IIUT O" ' .
III. Et je ,ois une tic scs tète); III. El jo ,js les laïqu es
comme blessée à mort ~iü: et sa. rcconnailre que le principal
blessure a mort fui guèrit: 57:: ; dogme, celui Je I.:ljuslifi ca lion
ct toule la terre fui cu admira- par la foi scule. n'était pas con-
tion dcrricrc la bêle 5; 8. forme il Iii Parol.~ (lui prescrit
si souve nt les œu'rcs ,;;6; cl l'o n
)' rcnu!dia par ce do g me flue
nul ne pe ut par soi f .. ire unc
bonne œUT(' ni r t;.l1Iplir 1; loi.
cl qu'oll Ile pculô[rc sauvé (lu e
p;'!!" la foi Jans la justice ct le
ltlt!l'ilc du ChrÎ s l ~i ;; ct alors
Inule l'l::gli sc r eç ut ce lle foi aHC
joip c l CH fit sa doctrine '::';,s.
clerge oùlÎcnncnl la puissance. l.J. cll cralion cl une sorte d'ado-
ration, C'lI raison ùes cho se s di,'inc::; (lu'on croit qu'il s sa"(~nt ct
qu'on d és ir e tirer de leur houclte.
57G. V ile dt's Ides, c'cst le dOfrm~~ principal et fondam e nlal de
toute leur dOdrine, c..'lr les sept Wc~ dêsignenl la folie qui rés nlrc
de l'~~ nscrnule dc leurs f.ll1ssclt.: s ; or, tnutes les L:usseles de leur
ùoctrine s ur le salut ù ê pcndcnl du seul flo g- mc de la juslific,llion
de I"hommc par la foi seule sans les fCU'rCS de la loi. Ces illoi s,
comme blessù~ il. mort, signifient que cc do g me u'élilil l'ilS conforme
à la Parole qui presc.:rit tant de fois les hounes œunes; c;:II'lnut ce
qui. dans la doctrine de l'Ég lisc. n'cst pas co nformc à la Parole,
n'cst pas sain, mnis est attaqué d'uoe olal.ldio mortelle,
577. On s .. il 'lue les cbefs des Rdormes ont guiri celle bless ure.
ou ont relncdie à lïncoll"enicnt sign .. lé. V' ,57G , cn enscign,'H1l
que nul ne peul par soi·mêmc faire une honuc œuvre, ni remplir
1.. loi; cl qu'cu conséquence il a étc pour'u un autre moyen de
salut par la foi dans la justice ct le Inerile du Christ qui a souf-
fert pour l'homme. et a ailJsi enlc'c 1.. cond"mnalion de la loi.
5 78, l'oule la terre, c'cst ici Ioule "Ëglisi~ dcs HCConncs. 1'"
285. i:tl"{! cn admiralùm derrière la uèlc, c'est recC"oir ce lle foi
QVec joie et en faire sa ùoctrinc, car derri~rc elle sigllifie la suinc
ct lui obéir.
Cll iI'ITIF. TREIZŒMF.. 101
SI·:NS NAT lI UEL SE~::J SPIRIT UEL.
IV. El J'on .1dora It~ Dragon IV. Fot l'on n'(;oIH.1111 comme
~llIi ,n·ail dUlln é le pou vo ir il la ,' é.rit c sainlr. le dogme de 1"
IJè tc 5;-9 ct 1'00 adora la hè le ju s ll('ic;~lion pnr la foi se uh~.
580, cn lli ~;1Il1 : Qui c~ 1 sc mbl,,- (lui ~l' ait o ht e nu la dOOlinalinll
)) hi c ~I la b,'~ lc? qui peut com- !;'9 . c l l'ou r cco lluul pour , 'c rilé
,) haUre eoo lre (~lI e 68. f li soiute le do g me 'lue nul oc p~ul
(:lire par soi.lnême un e bonne
œuvre ni r emplir la loi 58 0 , cn
JÎsaut : " Est-il une doctrin o
,) supêrieurc a cell e-ci? qui
» pourrait I"allaqu cr 58. ? '1
V. 1':/ il lui fut dODne une V. El il fuilionn é aux: parli-
~Jouchc Ilui di ~a il de b randes S;US de celle dûctrine de l"élo-
c hoses c l d es bla5phcm es SS~. c t cnlioo pour cnsci:;oer le mal et
il lui (nilionne le pouvoir tl' ''lg ir h~ faux 58') . ct il Ic ur fut donné
)lclltlanl quuralltc-dcux mni s le pou' oirJc ,' exe rcèr JU SqU"l1i
!.:Jl moment J e la pl eine maoifcs-
lai ion de J" ;'ou'ollo Êg:lis<,. 553,
570. Adorer. c'e st r ccnnnailrc co mm e "él'ilé saiole de" Eglise :
Il! DrllfJ01I, c' cs llc dog m e (le la jtl sti(icatioo p:lr la foi seu le SolOS
Ics œunes de la loi, XIl 5:'i7; dOline/" le />o"l:o;r il la b~/c. c'es t
r endre cc dogme dOl'rtÎnau l par sa rcceplioll chez les IDïqucs,
N Ol il75.
580. lei, adorrria hé/ /; , c'est re.conoaltre pour "èrilcs saintes
fluC nul I)C pcul par soi -m ême f;,irc uoe hoono œu"re, ni ac(:om·
plir la loi; mais ces de ux verites . a ...·aol cté (alsifices comme
plusie ur s aulres, on en a conclu fill e l e~ œuvres de la loi clc'aicDt
ê tre éloignées lie la foi. connue n'élant point sal'iliques.
- :')8 1. Ces paroles, QltI 1)c1l1 être semMublc il laMI e? expriment
l'opinion de l'excellen ce de leur doctrine sur Ioul e nuire. Quiptul
comballre contre clic? c'esl-lt-dirc (lui pourrail l'altnquer; car
e lle a élé eonGl'lnéc avec ulle grande adresse cl défeo due olne
Ilcauco up do sut.lililc par les nrgum ons ti cs chefs,
582. L..) bouche désigne le di scours , N° :·54, ct ici l'Cloculion;
d,,'c de fJmndcs d/o$es ef dt.$ bla.plièmes. c'esl cnse ig-Der le mal clic
faux; Ci ., Je mol fJI'wul s'emp loie pOlir le bi c n, cl por opposition.
192 ' :A PO CALYPSE.
Sf:~S NATVnEI" SEN S S l'llilT IJE l . .
VI. ]~ t clic ouvrit 5 : 1 h Oll c lt o VI. El il s pronon cè renl d es
en hla s ph è m cs contre Di e u. di scours (lui sOlll aut a nt ll L!
pOlir hlas phémer son N OIn 58/1, scnndal cs cQulre la Divinit e
cl SOli Tab ernad c . e t ce ux qui m ê me du Se ig ne ur , p Olll' f .. ls i-
habitent d a ns le Ciel 5S':; . ller la Parole en ce qui co nce rn e
sa Di'in c-lIumanilé 5:'Q , e l sun
f :g: li se céleste J c li c Cicl 53':; .
pour le mal; ct le bloiiphi'meùésignc le faux, Celle Loul:he en seig n e
l e mal, parce qu'I~lle éca rl e du s alull ..,!;. œu'rcs de 1... loi, qui sun(
celles qu'on doit fair e ; or, celui qui agit ainsi es t dan s JI~S m aux
spirituels.
583. Le pO/n' o':" d'agir s ig nifie le pouvoir tl e dire de S I'and es
choses et des hlasphèmes , c 'cs t-a-tlift~ d' e ns eig ner Ic fLlu:: c l d e
faire le mal, d unt il Yii~llt 41'1! tn~ parlé. No:> [,82 . Quarallfe-deu,'};
f1l0Is . formant trois HilS i~ t d e mi. ont la mC·me sig nili cation qu e Il'Ois
a. ns et lI cmi; ainsi. ces Illots p C '1I1allllJIWr(flll c~de" x 1II0;.s s ignili e llt
jusqu'a la pleine manifeslation d e la iou velc 1~:;lise . Voir 16~
489. "'.91, 505 , 547.
r,84 . OUl)r,,' /(' bouche en bla.~phàIl.CH . c' e!'> 1 pro non ce r J es-di s-
cours q ui r e llfCl"IlIc n1 des f;wss c tes : C;lr les bI(l sp"èlll e.~ Ilés Î:; IICIiI
dcs f ... ls iJicatioll s tic la Parol e : icÎ , il s s ig nifient c lJ core d es di~
cours scnudalcl.lx . ca .. il es t dil au ss itôt après. cOIlI r c D,cn p o ur
blaspMmer son f W Ill: or, Dieu s ig nifi e la Di' ÎnÎlê même du iSc i-
{;nCUr,èr s un 110 111 t1 t':s i g n e lo ul cc P ~It' lluoi le Seig ncu!' cs(honor c.
No 8 t, c'cst<t-Jire loul cc (lu i CQ ll ce l"ne sa Di'luc-flul)1;)uité .
585. Le ':."abcftlacle d ésign e presquc la même ch ose 'lue le
temple; il sig nili c . dan s le se ns s uprêmc. la J)i·in e-Humallité, .
c t. dan s le se ns r es pec tif, le Ciel ct l'I~g1î se . iO~ 19 1. 529: m.li s .
Jans ce JCl'uicr se ns . il dé s ig lle ('J;:g li st! célestc, qui est J~I) S Ij~
bien de l'amour, et le templ ~ dc sig llc l'I~ gli sc s pirilu ell e . qui es t
dOJDs le Tai de la sagesse. Il Cil cs t ain si. parcc qu e la trc S-'1I1-
c ic lln c Eg·lise . 'lui e tait <:c1 es le. e ~ c r~'a it son c ulte dans dc s labc r-
n:lc!c » . el 'lu e l'Jtg li s f} an c ic nlw. (lui él:lil spiritupll (~ . l' è x e r1~:lit
d:H) S d es tClupl es , Les t:IL ernaclcs Clai e nt clIlI s lruils cu Lo is . ct lè S
temples eo picnc:.; or, le b ois dési ~ lI e le hi en • e t 1 Ili erre . le .1
vrai. Ccux qUI habitent dans le Ciel signifient le Ci el.
ClIAPITIIE TIIEIZIJ':lIE.
s~ss N.TUREI •• SPIRITUEL
'11. El il lui fut d o nné dc VII. El illcur fui permis d'al-
fa.ire la guerre eonlTe les sa inls. taqu er les dÎ'Încs ,'érirés de la
elde lesyaincrc 5S6 ; cl il lui fut P arole . cl dc les fou ler a ux
donné pou'oir sur IOule .ribu • pieds 5sa; cl il leur fut perm is
cl loUCe laugue, cl toule nalioll tic tlominer sur lout cc qui :lJl-
!J 117. partient à l'Eglise . (aulsur cc
qui concel'Ile sa doctrine 'lue
sur cc qui concerno sa ,-je 5~,;.
VIII. El clic fui adorée par VIII. El ils Jircntreeonuailre
tous les hahilaos de la (erre. celte hérésie pour "cri lé sa.illic
dont les nolUs n 'ûlaitml pas ceri Is par lous ceux dc leu r Eglise (lui
daus le Lino de ' je de l'Agneau Il'a,'aient pas de ,'éri lahlc foi
58a . tué dès la fondation du dans le Seigneur 585 , d o nt la Di-
"illc-Humanité a étc m éconnue
dès la formation de l'Église 5e~ .
586. FOIh la !)ul:rre. (!'e~l attaquer. N° 500; Ics Sll/ruS, cc
sont les .di"ÎDCS ,'ériles, 1°173: ainsi. 1,,'atm:I't les sain/,"_ c'est
{aire cn sorle 'lue ces 'Mités n'aient aucune force. c'est par
consequent les fouler aux )lieds. Ils ont 'aineu, parœ (lue les
laïques oc ,'oienl pas les subtilités qu'on décore du nom do myslc·
res, el q u'on 'oile adroitement par des apparences el des illusions.
587, Le I)Ouvoi,.. c'cstla domination. N° 575; la tribu. c'est
l'Ëglise , N° :549; la /any"e. sa doctrine. ella nation. là vie scion
la d oclrine. N° 282.
588 . l'uus les habilaus de la terre. cc sonllous ceux de l'I~glisc
des R éformés. N° 558 , AdOl'er, c'est recounailre pour 'érilé sain le
d e l'É glise, fo 579; les noms fl1,i fle lonl pus tcr"'s dan61e /.ivre de
vie de l' A!}JiMU désignent ceux qui ne croient point ilU Seigneur;
car le nOIn signifie la qualité , 1'0 8t ; clic /.ivI·ede v ie eslla Parole
du Seig neur el toule doctrine {uodée sor elle. 10 ·.6 9 ; or. Ioule
doctrine (ondée sur la Parole porle il croire au Seigneur. c'cst-à-
dire à a'o~r la confiance que loi scnlsnu,' e: muis on De peut avoir
celle confiance qU ' Dutaot qu'on "il dans le bien.
589. L'A!}IIf!'al4 t14ë . c'est 1.. Divine·Humanité du Seigneur nOIl
reconnue. {t0a 50 , 269; dts/a fondation du monde. c'est dès J'cta-
blisscmcnt de l'Eglise 1 le motl~c ctanl pris pour J3. lerre.
IH.. L'APOCALYPSE.
~r;"'5 lCTlHU':r.. SE~5 SI'IRITt,;E.L.
IX, Si quelqu'un a des orcil· IX . Si lJuclqu'un veut avoir
les, qu'il entende ~o. de ln sngessc.lJu'il fassc allco-
lion il cc qui précède 5~....
X, Si 'Iuelqu'u n a mené en X. Si. I,ar celle h é rcsie. qucl-
cn plh'ilé, il s'cn ira en caplivilé qu'un a. détourné les aulres du
!lu' ; si quelqu'un a tué :n'cc l'é- bien cl du "rai. il sc ra enlra'no
pt!c. il faut qu'il so;llué par l'é· dans l'ablmc par ses propres
pée 59·~ . Ici est la Ilalicncc el la fausseté s cl ses proprcs lUaux
fui des sainls 503 • !">!) '; si quell)U'Un a dét ruit l'âme
(l'un autre Ilar les faussetés. il
(au( (lue la sienne soit dclruite
par les (aussetés 5!.p. C'est pnr
les teolationll. que fool subir les
partis.m s tic cellc doctrine.que
l'hoUllUe de la Nouyelle ~~glisc
est é prou't~ quant à sa ,o cl ie
quaut à sa foi 591 •
590. AtJolr de! oreilles el enttnd,·c. c'est pcrcc'oir et ohéir, c'est
aussi fair e atlenlion. N° 87, ct par conséquent désirer o'oir
de la sagesse. 11 s'agit ici de faire alieDlion il cc qui précède. car
ilulrclnent on n e saurait a,'oir tic la sagesse.
59 t, Alener cn capliuité. c'est persuader cl oUirer à soi pOlir
(aire consentir cl adhérer ft celle hérésie dé~ignée par le dragon
el la hèle; c'est llar cons<!quent détourner de croire le nai cl de l'
,-i"re dans le hien. La captivite spiritueHe consiste ft être séduit. et
ainsi il être détourné des "èrilés et des biens. ct à être en lralné
dans les faussetés ct dan$ Ic~ nwux. S'en aller en captivité. c'cst
être entralné dans l'abilllc par ses propres faussetés c t ses propres
r.nnux.
592, Tuer etétre tué par l'ipie, c'est detruÎrc ct èlredélruÎI par
le faux; car l' ipie disperse aussi hien le ,'rlii que le faux. N° 52.
503. La pallet/ce. c'est i(·j la patience dans les tentations. et
alors l'épre u,'e de l'homme quant il sa ,'ie el quant a sn foi; aussi
est-il dit: Ici eSllapatience et la roi. Les .. uiuu. ce sonlles di"ineiJ
vérités. l'ta 586. ou l'homme de la N'ou,'cllc Église qui est dans
ccs 'é riléli.
c.lIAPITlIE TIF.lzHmE.
SE:-i:!. ;<r(ATUnl-:I •• SF.:'S SPI U lTU EI~ .
XI. Et je ,'is UllC autre Bête XI. EL je 'is quelle était la
monter de ln (crre !i<J.1: cl ellc ro~ çhez les ecclesi:lstiquc9 lin
:n'ail ,teux cornes semhlables h n~glisc des Itéformùs 59~; ils
l'Agneau. d clic parlnit ("omme raisonnaient cl RrgullIcnl'lienl
I~ dragon 595 • avec puissnncccn s' npllll)"<IUlsIIT
la Parnlc. mais ils falsifiaient
Ioules les 't!rÎlés qu'ils en li-
raient 5!)5 .
Xli, Et cHe exerce Ioule la XII. Et ils donnent. par ICUTIJ
puissance de la JU'cmicrc b~le conlirmnlions. (>IU5 de forc(~ aux
de,'au' lui 596; cl clic f.lit que la dogmes désignes par le dragon
(erre et ses h.lbilalls adorent la cl déjà reçus par les laïtprcs 5<;6:
prelUÎcrc hèle. dont la blessure cl ils él .... hlisscnt que 1'I::gliscdoi t
ù mort .n'ait ctc guérie 59:', rccollnaÏtrc pour ,'érÎtés saintes
ces do{p.ncs {IU'ils croient n' Oil'
rcnùuscolifOTlllcsilln Parole s!)j.
50,•. Par la bite que Jenn cil moul er de la (etTe . il faul entcndrc
la f,Ji du Dragon. voir N° 53'7. telle qu'clic est chc7. les ccclësias-
tiq,ue~ de r~gl~sc. ~cs nMorlDés: car la (erre d~sig~le l' Înlcrn c .de
J'Église, vou" N° .;)67. Chacune ,les phrases qlll SUI'cUI, compriS!!
dans son sens spirilucl • Nia qllalificalion de faux: prophNc Ilu'on
Jonnc à ccltc bèlc(Apoc" XVI. 15; XIX. 20; XX. 10) prou'c-
rouL encorc qu'il s'agit ici du clergé.
595. Ln corne signific la puissance, N° 559; ici. c'cslla puis-
sance ùans l"docutiou. renseignement clics ecrits, cl pnr cnnsé-
quen' dans e raÎsonnemcnt et l'argumentation. parce tille IC!l
ccd~sinstiqucs s'appuient Sur la Parole. cc qlJi est signifié IHlr ces
mols: umblcwltsarAgn~au; car 1''''''gl1''OIl. c'cst le Scigncurquanl il
sa BÎ,'ine.l1omanilé ct aussi quant à sa Parole; mais comme il est
ajoolé que la bêle parlail comme/e dl·ogora. il s'ell suit qu'ils fal-
si'i.1icllt toutes les ,'Mités qu'ils liralcnt de ln Parole.
596. La siguification de ces mols résulte de cc qui 3 tHé dit .1U
sujeL du pou'oir donné l'nf le dragon à. la première bêle. N°1575.
579; et comme cetle dcuxiëmc héle exerce cc pouvoir dennt le
d,r;lgon, cela indique que le clergé dODne plus de force aux: dogmes
cu les conlin.nàul.
L'.POCALYI'SE ,
SE1'f5 [OO,'TUREJ.. SEKS SI'IRITUEI..
XIII. El elle fail de grands XIH. Et ils aUeslcol que ces
signes 5!)8 , jUS(IU'Ù fa ire môme fausscl~s qu'ils enseignent sont
descendre du feu du c iel sur la des ,'ér ilcs 5!}8. jusqu'ù affirm er
terre, à la ,'uc des hommes ~9, même qu'clics sont des vérités
célestcs Ilui peu'ent seules sau-
ver t'Cux. flui les rcçoi'cllt 59').
XIV. Et clic sédlJitll~s ha hi- XIV. Et ils induisent les
(aus de la terre il ca use des IIOJUOlCS do l'Êg lise dan s 1'C1'-
sig ucs (I U' il lui a été dODUé de rcur. en raisou d es a ll es tatiolls
fa Îrc de'ant la bête 600, disant qu'ils ont donuées en fa'cur de
aux. habilaus J e la lerre J e faire la foi des la'iqu es fJOQ , disant aux
UOc ima ge à la bêle qui a,'ail hOIHo)esdc l'Ég liscd'avoir pour
r eçu une hl ess ure par l'épée , doctrine que la foi seule esll'u-
Cl (lui 'i'aî1 6'H. ni'lu e moyen d,: salut. puisque
cc dogm c qui n'avait pas paru
co nforme il la Parole. sc trouvc
d'acco rd a,'cc elle Go i .
5fl7, On a vu. 1'0", 577 à 582, quels soul Ics do.gm es par les-
quels ou est panenu il fair e croire que celui de la justification par
la foi seule é lait conforme à la Parole ; c'est cc (lue signifie i,ci
adorcr la première bêle dom la blessure li mOI', acaù lié guirie.
598. Autre fois, la ,'érité élait allesléc par dcs s;glles .. mais les
sigues ell es miracles ayant cessé, il n'c n reste pas moins leur si-
gnifica lion qui es t le témoignage do la ,'érilé, Id , rai,.~ de grarld$
s~gn« . c'est altestcr que les faussetés sont des véri tcs, car die!;
sem Lleu l tell cs quand dlcs ont cté confirmées. Alors, on nc ..'oit
]11U5 les ,'crilés, I)arce que la confirmation du faux cs i la négation
ou "rai; quand le 'rai est nié, il pert! sa )lImiere, ct plus le fau:(
hrille IJar la lumière d e la co ufirmati oll, (lui n'cst qu'uu feu f'Jllet,
plus la lumière du vrai de,'ient obscure.
5!)!). Les anciens, l'0urnflirm er qu'une chose était uaie • cm·
pl oy aient ordinairement cette ex pression: CI Que le feu puisse des·
IIcundrc du ciel ell'aU.csler! Il cnr les plus grands prodi ges n ..'aient
élé faÎls par le fou descelldu du ciel. Ce J'eu signifie don c l' an"i rm él -
lion que le "rai est le ''.l'ai • c l. dans Il~ sel.ls opposé, com JJl e ic i,
qll e le faux esl le H ui , cl (Ju'ainsi il satac ce ux Ijui le reçoil·en l.
CI/A PITRE TRElZII"ME. ln
~IiNS NATUREl •• SE1"S SI'IRIHJlU . •
XV.Etilluiestaccordédedon- XV .El illcur est permis d u
li er )'esprità l'image de la bête. confirmer celle doctrÎne p:lf 1.'1
.1'.io que mê me l'image de la Parole. alin qu'cli c soit cnsf,lÎ-
bête parle &» . cl de faire que goée comme ,' j,,' ifiéc par elle 60",
ceux flui n'adorent poinlla hêle ct de prononce r 13 damnatio n
soient lués 603. con Ire ccux qui ne ta reconnai s-
se nt pa s pOlir la doctrin e sainl~
dc "f:glisc lbJ ,
600. Siduire les habitans de la terre, c'esl ÎI.HJIl Îre les hommes .le-
l'I~gli se dans l'erreur , N° 578; Ics si!}ncs. cc sonlles atlcs tatiolls.
No 598; la bJ;te qui {t.il les signes . c'cst la foi du dragon chez les
membres tI u clergé. N° 594; ct la bile deva nt laquelle les signes son t
(Ulis. c'est)" foi clu dra gon chez les laïqucs. N° 567.
60t. L'image de la hé'" désigne la doctrine dc l' Ëgli se dcs Hé-
formés, caf la doctrin e es t la représcntati on de l'Eglise. La bêlcqln"
avait rep' une bless ure par l' épée . et qui vivait. c'est la jus tifi ca ti on
poJ. r la roi seule qui. n'ayant pas paru conrorm e ft la Parole . rut
mise ll'accord aycc clic. comme il Il é tê dit, NO$ 576 et s ui'.
G02. L'image de ln bête. c'cst cettc doctrin e . N° (,0 1; lui donner
l'esprit . c'est la coulirmer par la Parol e ; Cilr aucune doctrÎne de
l'Église ne pelll lircr sou esprit ni sa "ie d'a ulre part: afin qlHll'i-
mage cie la btJte parle. c'cst-à-dire, alin qu'ell e soil ense ig née co mme
"Ï,j{jée par la Parole. Le Se igneur ilyanl prononcé la Parol c,la vic
cst dans Ioul es les expressions qui la composent; cli o Seigneur l'a
llrononcée de letle manière que chacun de ses mols communiqu e
a'cc le Ciel cl par le Cicla''cc Lui-M ême: c' cs t par le scns spi-
ritu el que celle communication s'opère. Vo;" Jean. VI. 63.
G05 . .IMorer. c'cst reconnaHrc co mme 'éritésaÎnlc d e l'Égli se ,
j'to 570; l'image de la bile. c'est celte doctrine; ti re Wc . c'est périr
spirituellement ou être cond:tmné , N° ..55; ici. {aife qu'ils SOiC'li
lués. c'est prononcer la damnatinn contre ceux qui Il e reconnai sse nt
p.IS la doctrine de la justification p:)r la foi seule; 'oil~l cc qu e font
les docteurs du clerge qui. dans les écoles c l les acudémies, Si~
sonl ilubusùes mystëres tic la justification, el principaleme nt CCliX
(lui. Cil rai so n de ces 1Il)'stcrcs, sc so1l1 infatues (l e leur él'uditi on ;
il s damuent quicollCjuc ne peuse pa s comme e ux.
I: AI'O C.I..'I'SE.
5 1:::l'I: S :"i .Tt:IUt l .. • S I:::~ S Sl'JUlT liJ:: I . •
XVI . Et ell e fait flu e lous . XVI. El il s font 'lU I.! , qu ell es
pclib el g rands. ri clICS cl ro1U- t'lue soient la conditi o n , l' érudi-
' ·r cs. lihres et escla'cs 6(,." re- tion cll'inl d li gc ncc lle:-; hurnnw s
ço i'cnl d'clic un cnraclcrc sur de leur Égliso üo_, lou s sonl fur ..
Jeur main droit e cl sur le ur ces , .'IIin (l' ê lre rc(~onnu s pOlir
front au:;; c hrùtÎ cns refo rm é" , dc la r ccc-
, 'nir lI ·CC foi C I a mour 60 5 ;
XVII. El qu o pcr:-;oIllU! ne XVII. 1~ 1 qu' il n'cst permi s il
JU!ut acheter ou ''endre , s'il n'a JH~ rsonnD d' acquérir des cou-
Ic CLlradcrc ou Je IIOIU de la uai~ sa nc es ou tl' e nseign er Il'a-
bê le , ou Je lIombru de son nom près la 'Parol e , s'il ne rccounnlt
Ij vû cellc doc trin e , ou quclqu'.aulN
dog mo(lui lui soil cunform e , o u ~
qui ne lui soil pas opposé 6oG.
604. Les petris et les yrands dési g nent ici ceux l'lui SOllt dan s
un degré plus o u luoin s g rand d e ..lignite ou .le coutlition: les ri-
,,;hes c li cs plm t res. ec u:: q ui sont tlans un dcgre plus o u m oi ns
g rand do co no a issnn ces sc icutififlu CS ou d·Crut.litio n. 1'° 2 06; II ~s
libres ct les clclaves. co ux (lui so ut dans un tl eg ré Ill115 o u Inolus
g ra ml tl e conn aissances inte ll ec t ue ll cs ou J'inte lligl! lI ce , N° 537.
605. Le caractèr e d és ig ue ici la reconnai ssance qu'o o es t c!II'I.:--
ticu réform é . Ln main droit e sigllilic loul cc qui appartient a la
puissancc intell ectuclle d e l'homme ou à sa fui; car la ma"l dè-
sig ne la puissance, l'i 0 4 5 7 , Le front signilie tout cc qui app'lrlient
il la Iluissancc l'olontaire d e l'homme ou il sun amour. ca r le (ront
d ésigne l'amour. N° 5 ,-7.
GOG. A chdt )". c' es t acqu érir d es connaissances: vendre . c 'est
e nse ig ner; a vo;r le C ctere d" lu bite, c ' cst r cconnailrc cell e (I oc-
W'Q
trill e. OU a vu;r SOll nom . c' cst con ua tire sa qu a lité , car le no m dé -
sig ne la qu a lité . N° 81 ; mai s , comm e il cs t dit : OU, C ~ S I rccc"'oir
(!'Icll'l'Il! d og me co nfurmn il ce ll e doclrine. OU avoir le ,:omb,·c de
.wu n om, c 'es t encore qucl'lu'alltrc dj lgmc (lui ne lui soil p."I~ o p-
pose, car le nomhre dési g ne la fJualit é de 13 chose. N° 448. Ccl.,
cs t dil ain s i, parce qu e la d octrine du dra gon c l de sa bête offre
des différcn ces dans l e~ tli't:fs royaumes OÛ so nt les Héforru cs ,
mai s to utefoÎ s eJJ e csl partout la m è mc Iju:lnt a u principe fOlllla-
lII e nlal 'lue la FJ/jl/ stlfie et $mll·C Sa ris /N, O'ut.'r rs d t: la lu,'.
CHAI'ITIŒ TIIEIZlf;~IE . 199
SE~S NATUIU: I.. SENS SPIIlITlH ·:L.
XVIII. IcÎ cst la sagcsso fio7 . XVIII. C'est au sage de .... oir
Quecelui qui a de l'inlcllîgclDco cl de comprclH1rc quelle est la
colII"te le nombre de la bNctiuS; dOclrinc des UCfurmés Go7. Que
car c'est le nombre Je l'homme celui qui est dans "éclairement
6u!) • et SOli nOln bre ~$1 shi: cent connaisse la qualil~ des conlir-
loixa,ntc-six ti • o. Inations de celte dQclrinc par Ic~
clerge 60S; car c'est la qualité
de leur I~glisc 6o~, el cciII! 'I"a-
lile c'est que lout le nni tIc la
Parolc.{Jui a rapport au bien, sc
trouve falsifie (;.0.
607. Le mut it:i dcsigne cc clui a élé dit dans cc chapitre sur la
btlc qui mOllie de Id turc. ou s ur la doclrir.e d la foi du clergé sur
Dieu cl sur le salut, !,o 504: car il s'agit Je celle h èle tians ce
"ersel; cl comme il appartient nu sage do "oir cl de comprendre
(lucllc est celle doctrine cl celle foi. il est dit; Ici est la sages.~e.
608. Avoir de lïnulli9t:ncc . c'est êlro dans J'éclaircment par le
Seigneur; compler. C'cf>tconnallro; le tlombre. c'cst ici la flualité
cluant au 'T'ai; et, comme (out ,'roi de la doctrin e I,rocècle lie la
Parole, c'est la fJualilc des cOlilirllliltions rcsullant dc ln Parole.
609. L'!;omme signilie la sagesse, N° 243; ct. dans un SCIH
opposé. la folio; ici. c'oslla folio qui résulte de la faussc inlelli-
gencc c..Ie 1•• Parole ct qui cOllslÏlue leur Eglise.
610. Le nombre c..Iêsigllc la qualité de la chose . 1°606; SIX cent
soixanle-si.x signilie loullevrai c..Iu bien; etcomme ccl ,. s'applique
â la Parole, c'cst tout 1o "rBi de la Paro"~, qui a rapport au bieu ;
mais ici. c'cst cc vrai falsifie, parce quc c'cst le nombre de la béle.
LI significalion de CI:) nombrc ,·jeul de cc (lue six. dont il est COIII-
pose, est égal à trois multiplié par deux; or, '1'0/$ signifie tout
quant au ",rai. el d~ux toul qunnl nu bien: il cn rèsulte Clue six
signifie toul quant au "rai et quant au bien . Ici, la siguilicalioll
de six. ou la falsification du vrai, cst portée il son complément
par la. Iriplication de cc nombre, car 666 èst composé dc 6 cen-
laines, fi dü:nÎnes cl 6 unités, cl l'on sait qu'un nombre wlIlli.l,lié
1":11' 100 ct par 10, garde sa signification, 1'D ;:;..!).
80.'' ''.''' IRE.
Il est qucstioo, tIans les premiers ,'ersels tIe ':e eh<l(lilre, du
Nounall Ciel chr(:(i c n : ce Cicl es t formé, dao s sou princille, d e
lou s les Chréti e ns qui, depui s le pre mi er A 'cncment du Seigneur,
sc sool ."ldressés a Lui seul, cl ont ,"écu scion les préceptes que ren-
ferme sa Paro le, en fuyant les IllaUX cornille opposés aux lois di-
"Înes . C'est r:lr l"influx qui procède de ccNo llveau Ciel 'lue la Iou -
" clic-Jéru salem dCSCCIHl sur les lerres . Lcs Cieux 'Iui u'"iènl é lé
formés :1'anl (Ille le Seigucur ,"iul dans le mond e so nt au-dess us
dc cc Ciel, ct communiquent a'"cc lui Ilar inOux; on les Domme
Cieux anciens; tous ce ux (lui les habitent recon naissen t aussi le
Seigneur pour le Seul Dieu du Ciel ct dc la terr e.
Les ,"c rscts 4 ct 5 n Olis fonl connaître quel s Ollt été ce ux ."Ies
CllTéliens qui ont formé le commencement du Nou'eau Ciel.
Lc Se ig ne ur annonce ens uite so n secont! A'cuemenl c lla NOII-
, 'c llc-.Jéru sa lem il tous ce ux qui sont drlns le bicu par rcl.i gioo cl
.Jans le 'rai par doctrine. Vcrs. G, 7 c t 13.
Mais comme les dogmes du Catholidsme-Holllain cL du 1'roles-
lauti sme o ffrent. par leu!"s fau ssetés ct par les maux fluÎ cn ré -
sultent, de grands ohs tacl es il l' êtahlisscm cul du Nouveau Ciel,
le Se ig neu r anllonced'abord quc Ics dogmes tin Calholicisme-Ro-
main so nt dispersés , Vers . 8; c l il exhorte ensuite il rC'jcl cr b. doc-
trillé de la justification par la foi se ule, qui r ègne dans l'Égli sc
actuelle des Héformés. Vers. !) il 12. JI n'cs t ici (1lIcSlion du Calho-
licisme-R olll a in que pa r incident. parce que les Calholi(llies-Uo-
m<lillS son t .' ppelés, comme les l'rot cs lalls. il constituer le 1ou"cau
Ciel, 1;OÎ"1o 6 3 1: mai s l'elal du Calholicisme-Homaiu ne SCfa
pleioelncut manireste qu e dans I~s cha pitres 17 ct 18.
Lt lin du chapitre: r en rerm e plusieurs manircslalions ; il s'ag it
d 'nlJonl de l'I~glisc universelle. puis de l'l~g lise chrétienne. l' ullc
ct I"autrc arri"ccs il leur lin par une enlicre dC"Jstation des ' "C-
rites di"ines.
CHAPITRE QUATORZlt~lF.. 2Q1
SENS S.TI1REI.• SliNS iPlRITUl::L.
1. El je regardai. et je ,'is J. El je regardai. el je lis le
l'Agneau debout sur la Mon- Seigneur dans sn Di'iDc-lIu-
tagne de Sion. cl éll'CC Lui les maDité. nu milieu du NOIn'cau
ccnt quaraole-qualre mille 6l :1. Ciel composé de IOU8 ceux qui.
qui ln'aient le Nom de sou Pere ayant vécu dans les vérités pro-
êcril sur leurs frools 613. cédant du hi en 61:1. reconn3i~
saient al'CC amour ct avec foi
sa Divinité et sa Divine-Humn-
nifé 613.
L'Agneau. c'esllc Seigneur quant il sa Di'ine-Humanité • N°
269. L. montagne signifie J'amour, N" 53G. clla "ille de Siou.
..
placée au-dessus de Jérusalem. signifie ~'Eglise (Iuant à l'.'lmour
céleste; de là la marI/dune d. Sûm désigne l'J~glise cêleste ou le
Ciel, car l'É g li:ic dans le Ciel fait un 3'ec l'I~glise sur la (crre. Le
Ciel dont il s'agît ici eslle Ciel composé des Chrétiens qui, depuis
le premier Avènement. se sont adressés au Seigneur seul, et ont
vécu selon les prcceples de sa Parole, en fuyant IQi m::lUx comme
péchés contre Dieu. Cest là ce Cîel nou,'eau d'où la sainte Jéru-
salem. c'est·à-dire la Nom'clle J~glisc descendra sur les (erres.
Apoc .• XXI. 1, 2. Les Cieux composés de ceux qui onl ,'écu a,'ant
le premicr avènement reconnaissent aussi le Seigneur poor seul
Dicu du Ciel cl de la terre; on les nomme Cieux anciens: ils sont
au-dessus du Dou,'cau Ciel cl communiquent n'cc lui par influx .
Par le~ cmt quararlle-qualre mille. on doit entendre lous ceux qui
sont dans les ~érités procêdanl du bicn. N° 549 . Dans le chapitre
VII • ils élalcut sculement marqués sur le fronl, c'est-à-dire dis-
tinGués des aulrcs et séparés; ici, ils sont réunis pour former le
Nom'eau Ciel.
61'3. U flona du Père désigne le Scigneur. aussi hicn qUDol à
53 Di"inilé même de qui loul proci!de que quanl à sa Di'ine-Hu-
maDih"; ("Dr 10 Pèru et le Fils ne font qu'une soule personne comme
l' lime et le corps. Ce nom est icri, sur leufI (ronts parce que le Pere
signifie au ssi le Divin Bico .Iu Du.,in 30l0ur; c'est ce Dicn que le
Seigneur nomme Père dans )'É'angile. L'inscription dèsignc la rlr
connaissance, elle rronl l'anlour. N" 605. ct par suile l'inlelli-
gence ou 'a roi.
a
202 L'APOCALYPSE,
SENS NAl.'URF.L. 6ENS IPIRlTUEJ __
Il, El j'entendis une 'oix du Il, El j'entendis le Seigneur
Ciel scmblable au bruit des parler par le Nouveau Ciel con-
grosses caux 6.4, et au . bruit formémcnt à scs divines ,-érités
d'un grand lonnerrc D , 5 ; ctj'cn- 6.~, el il son divin amour 6 •5 ; et
tendis la voix des joueurs de j'entendis. dans les cieux infe-
]larpe (Jui touchaicnt leurs rieurs, les anges spiritucJgcoO-
harl)cs G,û. fesser le Seigneur dans l'allé-
gresse de leur cœur 6 16_
Ill. Et ils chantaient comme III. El ils reconnaissaient ses
un cantique nou'cau dc'ant le di'incs qualités devant Lui-mè-
Trône eL de'antle~ qualre Ani- meetdc'anlles Angcs des cieux
maux et les Vieillards G'j ; cl supérieurs!;'";; el parmi lesChré-
personuc ne pUl apprendre le liens nul ne put recounallre ce!'>
cantique, sinon ces cent qua- qualités. sinon eeux qui, ayant
rante-quatre nlille GI8 glu avait'nl vécu dans les ,'érilés prol'!edant
elri rachetés de la terre 61:.1, du bien 611'. a'aient pu èlre ré--
générés par Lui 6'9,
ca.., La 1.'013: du Ciel. c'eslle Seigneur parlant par le Ciel; car,
quand uuc'oix est entendue du Ciel. elle vient du Seigneur. Ici,
le Seigneur parle par le nou'eau Ciel ellre.lien_ Les groue6 eau.z
soulles divines 'érités. car les eaU3: signifient les 'crites. No 50_
Û 15. Le lvnnerrd signifie l'instruction. N° 472; el ce flui est
grana sc rapporta au bien, Na 582; or. comme il s'agit ici du Sci-
gnc-ur, le grand I01UUI-re désigne l'instruction pnr son divin amour,
(HG. Les harpes signiJiant les 'érités spirituelles, 1'0 276, les
ioueurs de harp8 désignent les anges spirituels , Ce sont lcs angcs
des cieux infl!ricurs , parce que la voix du Seigneur par Ics cieux
supéricurs fuI e ~e ndue comme le bruit des grosses caux el d'un
grand (onnerre, L'action de toucher les harpe$ indique la. célébra-
tion du Seigneur dans l'allégres!ie du cœur.
617. Chanur tm cantique nouveau, c'est reeonnatLrc les divines
(Iualilés du Seigneur, Na 279. De!;anlle 1'r(m~. c'est de"ant le Sei-
goeur, car il est le seul qui soit assis sur le trône; devant le~ qtUJ/re
Animawz; et les Vieil/aJ'tU. c'est devant les anges des Cieux supé-
rieurs. N° 360. Le DIol comme montre (lue celle cclébration est
faite da fiS It.~ nou"Ci:lU Ciel chretien. '-'Ù le Seigneur ('51 reconnu,
CHAP/TIIE QUATO/IZ/f:ME. 20:5
SENS NATunt:J,. SENS 5PlUITUF.L.
I'. Ce .ont ("eux qui ne se IV. Ce sont ceux. qui n'ont
sont point souilles a'ec les fem- pas corrompu le vrai de l'É-
mes. cac ils sont Vierges &Jo; gUSD par le faux, car ils ont
t."C sont ceux qui sUl'ent l'A- aimé les yérilés par affection
gneau, partout 0'. il va 6'.11 • co spirituelle 6"0; cc sonl ceux
SODt ceux qui ont été rachelé:l qui sc lIont conjoints au Sei-
d'coire les hommes tin. afin gneur par une ,-io conrorme â
d'tin des pri!mlces il Dieu et à ses préceptes G:,.. ; co sonl ceux
l'Agneau 6,,3. qui ont pu ôlre régénérés dans
le monde Gu • afin de former le
commencement du nou'(~au
Ciel du Scigneur6~3. ,
comme dans Ics Cieux anciens _ pour Dieu du Ciel et de la (crre.
Cc cantique paraI! donc cumme nouveau, quoiqu'il ne le soit pas.
618. Apprendre. c'est pcrcc'oir illh:rieuTcment ou comprendre.
par conséquent rt.~onnallrc; apprendre autrement, c'est apllrendrc
et ne pas apprendre. car 00 De retieut pas. Les cent quaranle.rJ"atrc
mille désignent ceux: qui ont vécu dans les ,·t!rilés prucédant ùu
blen 1 N° 6t 2. Nul aulre chrélicD neptd opp,.endre cecanlique. c'est-
à·ùire reconDatirc les '1ualile~ divincs du Scigneur, parcc qu'on sc
pénètre, des l'cnfance, du faux dogme des Iroi:ipersonnesdislinclcs.
6t 9. I~s rachetés de la terre sont ceux qui out été régimérés dans
le monde, ct par conséquent rachetés )lar le Seigncnr; ct comme
tous les hommes peuvent i'Hre régt'mérés el aiDsi rachetés 1 s'ils le
,'culeol. cl que I)CU d'cutre eux le ,·culent. les rac1u:lé. sont ceux
qui Otat pu ètre régénérés.
620. & .ouiller Qt:ec les {.mma ou se livrer à la rornicalion.
c'est falsifier la Parole NM1 :;4.. Vierge signifie aO'eclÎon Liu ,'rai;
~/re J"ergll. c' esl aimer le "rai par affection spirituelle.
(,.21. Le sens spirilucl résuhe clairement des poiroles du Sei-
gneur dans Jean. - X. 4, 5, 25; XIV. 20 à 25.
622.1"oirleN°619.
623. Par prémices. on enlend ce qui na.lt et ce qui est reeueilli
le premicr. c'cst par consèquent ici le commencement du pou,'eau
Ciel chrélien dont il est question. Diet4 cl l'Agneau désigneullc Sei.
gneuf quanl à sa Di'inilé même cl 'Juanl à sa Di,·inc-I-Iumanitt.'.
20 ·~ L'APOCALYPSE.
iE~S NATUREL. liENS SPIRITUEL.
V. El il ne s'est point frotn't! V. El ils se sont déloarot!.!I
de fraude dans leur boucbe6~. de penser et de persuader le
car ils I100t sans fache devant le (aux ll'tee intention 6"4 ; car ils
Trône de Dicu Gs5 • sont daos les vérités qui proce-
dent du bien ru le Seigncu,.&.. 5 .
VI. El je vis un aulre Ange VI. El unc nouvelle mani-
qui volait au milieu du Ciel, festation s'étant faile, j'entendis
ayant l'Évangile éternel pour le Seigneur annoncer 500 Avc-
Ëval1g~liser ceux (lui habile"1 Dement cl la Nouycllc-.Jérusa-
sur la (erre 6~6, et toule nation. a
lem lous ceux de l'Église G:.aG
e' Ioule Tribu J ct toUle langue J qui sonl dans le bien par reli-
ct tou~ peuple G~'j. gion, cl dans le l'TOi par doc-
trine 6 ..' .
62·.. l.a bOIlCM signifie le discours. ct p:lr suite la pcrsu:ui·OD.
N° 445; ln p-aude indique le dessein de Iromper el de séduire. cl
par consé(luent l'intention de penser el de persua.der le faux.
625_ Les taches désignenlles raussetés. el pnrticuli~remeDlles
faussetés qui ,-ieunenl du mal; ainsi. tIre .anl tache, c'est ne pas
être dans le8 faussetés. par conséquent c'~st l!lre d:lns les ,'érirés.
Ces vérilés SOlit celles qui règnent dans le ciel ou qui procèdent
clu bicD par le Seigneur. car il est dit: i[, SOUI salis fache dtr:anlle
Irûne (Û Dieu. Voir, ~o 14.
626. L'ange, dans le sens suprême, signifie le Seigneur, NO. 5,
415; l'expression un aulre anue iudique qu'il se fail quelque chose
dc nou,'cau; c'cst une nouvelle manifestation qui ,'opère aux
yeux dc Jcan. Yoler au. milieu du ciel signifie prédire, N° 415 :
avoir l'Évangile tilcrnel, c'cstannooeer r A"èncmcot clu Seigneur ct
son Uègne. N° 478; les habiMIlS de la terre signifient les hommcs
cie l'l~glise auxquels sc fera celte annonce. C'l..,t aussi annoncer
quc la Nouvelle Église va desccndre du ciel, car l'A,'ènemenl du
Seigllcur comprend dcux: choscs : le jugement dernier, el a.près cc
jugemcnl, la fôrmalion d'une Nouvelle Église .
627. La nation désigne ceux qui sont dans les hiens. N° 483;
la. tribu signifie l'Église <[uant à la religion, N° 5..U; la lanylle, la
doclrÎue . N° 282; cl le peuple. ceux qui sonl dau!I lcs ,'ériles, 1'0
-.83. Ainsi. c'esl annoncer le nl!goe du Seigncur a lu us ceux qui
-
CIIAPITRH QUATORZŒillE. 205
SENS NA. TURP.I.. SENS SPIBITVEJ.•
VII. Disant avec unc graude VII. Leur disant dans sa
voix : Ct Craignez Dieu 6:.18, et boulé infinie: « Aimez-moi en
»Lui donnez gloire, car l'heure » fuynnt le mal G..s. confessez
»de sou jugement est venue6 <l9; JJque Ioules les vérités de ln "a-
JI et adorez Celui qui a Caitle JJl'ole "icnocnt de Moi, car lout
) Ciel et la Terre ct la Mer et Ilhomme sera jugé selon CCli
/II les sources des eaux GJo . » » "éTilés 6~9; cl recoDnaissez
» comme seul Dieu Celui Ilar
D qui existent le Ciel cl l'I~glise
» cl ce qui leur <1ppnrl!cnI G30 • l)
sont daos le bien par religion et dalls le ,'rai par doctrine J car ca
sonl ceux-là seuls 'lui reçoivent ln bonne nounlle.
628. La grande VOt:'; du Seigneur. c'csl sn honté infinie, N° "'1 5.
Craindre Dit... c'est s'abstenir de Caire le mal, parce que le mal est
opposé à J'ordre divin. N° 527. CeUe exborlation cst adressCc
maiotenant à ceux qui sonl de la Nouycllc Église sur les lerres.
parce que le commencemeot de la rcformalioD est de "ivre scloo
les pTéccplcs du Décalogue, où 500t indiqués les maux qu'il né
faut pas faire . Celui qui (ait le mal De craint pas Dieu, mais ce-
lui qui s'co absticul, en le (uyant parce qu'il est conlre Dieu.
crainl cl aimc cn mc!mc lomps le Seignour.-leau, XIV. 20 à 2.,1-.
620. Reudre gloire" Dit:". c'cst recouoaHre ct confesser que
Ioules les vérités vieunent du Seigneur; ct comme Ioules les vé-
rité:!/. qui constituent l'Èglise procëdcnt de la Parole. il faul cn-
tendre ici les "érités de la Parole. L'Mure du jugement est tenut'o
c'csl·à-dire que loul homme va êlre jugé; elle mol car, qui lie les
deux membres de phrase, iodique qu'ilscrajugé selon ces vérités.
630. Adorer. c'cst recoDnaflrc. N° 579, el quand il s'agit du
Seigneur. c'oslle reconnallre pour seul Dieudu ciel cl de la Icrro
et lui rendre uo colle, Faire 1. ciel, la terre. la mer et les st>urces
d~. tml.:ll'. dans le sens uaturel • c' cst créer toules choses; mais.
dans le sens spirilucl. c'cst Cormer le ciel angélique ct l'Église el
tout cc qui leur npparlient: car 1 dans le sens spirituel, le Ciel si-
gnifie le Ciel angélique: la IerTt', l'Église inlcrnc; la mer, l'Église
externe. clics ,ourc('$ d~8 edUX (oules les vérités qui servent à l'É.
glise pour sa doclrine el pour sa ,'ie,
206 l.' A POCAl.VPSE,
SKNS NATUREl.. Sli~S SPlnlTUI~I .•
VIII. El un autre Ange sui- VIII. RI une aulre l1laDifcs-
,"it, disant: «EUe est tombée, talion s'élant faile • le Seigneur
»elle est tombée Babylone, dit:" 11 est disl)crsê le Catbo-
1) celle grande ,ille 6l • , parce »licisme.Romain,îlestdispersé
» Ilu'clle a fait hoire à Ioules :D<luant à ses dogmes el quant à
)J les nalions du "in de la co- »ses points de (loctrine G3 •• 11.1rce
)J Icre de sa prostitutiou 61 ... » »que, par ses profanations de la
) Parolc ct SC$ adultcntions du
»bien ct du 'rai de l'Église. il
» a séduit IOU5 ceux qu'il li pu
»souDlctlre a sa domination
»63:.. "
63t. Cet autre ange indique une autre manifestalion operée par
le Seigneur. N° 626; l'expression ~,içi, signifie que cetle manifes-
tation se fit selon l'ordre, Il semble d'abord qu'il soit contraire il
rordre de parler de Rah)"lone, représentatif (lu ctltbolicÎsmc-ro-
main. dans un seul verset au milieu de chapilres qui concernent
specialemenlle Dragon ou l'Église des Réformes; mais comme il
,oient d'être question du Nou'eau Ciel chrétien, à la. formalion
duquel les Catholiques-Romains sont appolés de 'Dème que les lté-
formés,et comme les dogmes des uns et des autres olTrent do grands:
obstacles à celle formation, on recollnail do suite qu'il est danzi
l'ordre qu'après l'annonce du Regne du Seigneur el de la Nouvelle
l!:glisc. il soit prononcé ici une condamnation contre la Dabel.
quoiqu'il nc tloh'e être ~pécialcDlent queslion d'cUe que tians les
chal)itres 17 et 1 S.-Babylone la g,'ande ville. c'est le Clltholicisme-
nomain (Iuant à ses dogmes et à ses points"" de doctrine. lfJ~e ville
tombée. c'est une doclrine di5perséc. N° t 04.
632. Le vin. c'est le ,.rai procédant du hien. et. dans le seos
opposé. c'cst le faux proœdant du mal, N° 316. La prrutiltdion
signifie la fals.ificalion du "rai de la Parole. 10 t 54; et la colère de
la p,.ostitution désigne la profanation cl l'adultération. Boire de te
1Jin. c'est s'approprier le faux j en faire boire. c'est l'inculquer .1ux.
aulrcs et por consi:-quent les séduire: les nations sont ceux que le
Catholicismc-llomain a pu soumellrc à son poo"oir pal' ses séduc-
tiolls.
CHAPITRE QUATORZII':~IE . 201
SENS NATURHL. SENS SPIRITUt:I••
IX. Et un (roi~icrue Ange Jes IX . Et une nou"cllc mani-
suivit. disant avec une grande feslalion s' élanl cncore faile, le
,'oix (.33 : « Si quelqu'uu adore Seigneur di1 6J3 : Il Si quelqu'un
»Ia bille cl son image, el reç.oit »reconnalt la doctrine de lajus-
» Je c8f3c1ère lur Ion fronl el »Iificnlionpar la fl)i !{culecommc
D ct sur sa main r.l~. nvérilé saillie de l'Église. el s'il
»Ia rc!;oil avec aIDour cl a"cc
»foi (;:Jt.,
633. Le ,rm.ièm, An!!' qui le sllÎvri indique qu'une Oou'clle
manifestation (ul cncore faile pnr le Seigneur, N° 626; CH, quand
un ange prononce la Parole, comme ici, cc n'cst pas de lui-méme.
mais c'cst par le Seigneur qu'il agi!. Dire avec une arande 1.'OIX.
c'esl proDoncercc flui suit SUI' la damnation dc ceux flui. pal' Icul'
"je el leur doctrinc. pcrsé'èrcnt dans la foi séparée d'n'cc la
charilé. parce qu'ils rorment un obstacle ft l'élablissemcnl de la
Nou'clle ~:gli8e dont il a ,Hé qUl.!slioD. Vcrs. 6. 7,
634. Adorer la bile, c'est reconnallre flu e la foi est l'unique
moyen de salul, N° 580: adorer $OU image . c'est reconnallre et re-
cc'oir celle doclrine. l'- 603, Receroir son caraclen ,sur le fi'ont et
sur /4 mam. c'e~( la recevoir avec amour cl avec foi. Na 605. Il Y
a trois degrés de réception de celle doclrine: le premier, C'~SI de la
reconnailre; le second • .le la confirmer en soi, ct le Iroisième. de
,'j"re selon elle. On la reeonnnil pnr la pensée. on la confirme en
soi par l'enlendement. et l'on ,' il selon elle par ta volonté. Il yen
a qui sont dans le premierdegre. sans cependant être dans les deux.
autres: il y en a qui sonl dans le premier cl dans le second. sans
élre dans le IroÎsiemc; mais ceux qui sont dans Je Iroi~jème sont
aussi dao!l.les deux premiers: car. vine selon celle doclrine. c'est
la recouoaUre ell. confirmer cn soi. Ce sonl ces derniers qui la
reçoivent avec amour et a"ec foi; leur .ort est décrit dans les
"ers. tO el t t. Vivre selon aile docln'lUl. c'est n'avoir aucun égard
soit au bien. SQit au mal, CD fail de aalut, parce que la foi seule
suffil pour S80'er. Si ceux qui hitent le mal seulement par rap-
port aux luis ch'îles et morales, cl non par rapport aux lois di-
,'ines. font de honnes œuvres, ils agissent pour l'amour d'eu:'(-
mtlmcs et non pour l'amour du Seigneur.
1108 ';APOCALYPSE.
SENS N.TURl-:L. SIUfS srlRITVt:I••
X. ft Lui aussi boira du viII X. tt Lui aussi s'appro priera
Il de la col cre de Dieu, mêlé au » le faux el le mal joints. aux
»·in pur tians la coul,e de sa » 'erités du sens liUéral de ma
» furcur6:'>.'i; el il sera tourmenté »Parole qu'il aura falsifiées
» dans le feu ct le soufre. cn » 63~; cl il sera tourmenté l'ar
»présence des saints Anges ct )} l'amour de soi et du monde et.
»en présence de l'Agneau. .u par lescupitlilés de celamour,
)} cn raison de ce qu'il aura dé-
» truit en lui le Divin Vrai elle
» Di'in Bicn.
XI. «( Et la fumée de leur XI. u El l' orgueil do leur
»tourment s' élc'era dans les »propre iutulligence qui sort
» siccles des siëcles 6J(j j et il n'y » de cct amour fera leur lour-
» aUTa aucun repos, ni jour ni .u meut conlinueI6 S<;; et il y aura
» nuit, Ilour ceux qui auront D perpétuite de peines pourcc ux.
» adon: la bèle et son image, »qui auront reconnu celte doc-
.u ni l'OUT quiconque aura re~u " trine corome 'I!rité sa inte, cl
»Ie c;tracl~rc de son nom 637." "auronl 'écu scion cite 637.
655. lIuirc_ c'cst s'appropricr: le I:;n, c'cstle faux qui proci~de
du mal. N° 516; la colère signifie le mal; elle est attribuée à Dieu.
mais c'est une loculion sclou les apparences . .f/etcI· al4 v",pur. c' est
joindre aux vériles de la Parole; la CQUpt!(tui conlienll e vin d~signc
Je sens lilléral de la Parole, qui renferme les vérités tanl nature lles
que spirituelles; et la fureur. s'appliquant au faux, indique que
ces 'érités ont i!lé falsifiées.
656. Le {eu signifie l'amour de soi el du monde, ct Ic sourn. les
cupidilé:i qui cn résultent, N°452. Les aPiges désignent les divines
vérités,N° 170; ils sont nommés saints. parce 'lue le mot sainl s'ap-
plique au vrai; l'Agneau. t~' estle Scigneur quant il sa nÎl"ioe-llu-
manité cL aussi quant au di' in bicn de la Parole, N° 505; en 1nIT
presence. c'est en raÎson de la destruction qu'il e n aura faite. La.
f"mie. c'cst l'orguail de la propre intelligence 'lui sort de l'amour
de soi, N° 452; s'ile'Cer (lall6 lel,ièeles du siècles. c' est persister
continuellement.
637. Le jour ct la "uJi désignent les élats de la 'ie .. N° 476;
ainsi, ,,'acoir aucun repos "ijQUr ni nuit _ c'est étre dans uuélal per-
"
.
,.
CHAPITRJ! QUATORZIEME. 209
SENS NATUREL. SEXS SPIRITUEL.
XJJ, Ici est la Plllicncc des XII. C'est par les tcntalions
_ainls: ici sont ceux qui gardent que donne celle doctrine que
les commandemens de Dicu et l'homme de ln Nuuvelle tglise
la foi de Jésus 638. esl. examiné sur sa "ie; c'est
d'après les préceptes du Déca-
logue cl d'après sn fOl dans 10
Seigneur que ccl examen cst
fait GJs.
XIH. Et j'cntendis une voix XIII. El j'entendis le Sei-
du Ciel qui me dil : ft Écris: gneur qui me dit: « Contie au
p lleureux l~, morls damt le Sei- »cœur de ma Noul'clle Église
D 9'~!lr qui JMuyent dès à prisenl »celle prédiction : lA fêlicilé
ri 6J9! _ Oui. dill'esprit. alin » iltrnelle tAI " ce'u; qui lubWenl
li qu'ils sc reposent de leurs » du Itrllationl il cause de leur foi
- li tra,'aux ~o; c.ar leurs œu,'res » en l1loi el d" l,ur 1lie ,elon me_
» suh'enl a,'ec eux 6 :; 1. 1) pT/cepu. 63 0 . - Cest, comme
~ la Parole l'enseigne. afin
»qu'ilsjouissentde la paÎx dans
»Ie Seigneur G.i o ; car leur
» amour et leur foi constituent
lt leur l'ie spirituelle 64'. 1)
péluel de peines après la mort. Adorer la bèle el son image ~ et rece-
voir le came/ere de .fon "am. c'cst recel'oir celle doctrine pour vé-
rité laiule et "i'Ore scion elle, 110 63,..
638. ll"" tst la patience dts $ainu. VOÎr N° 595, Garder les t'om~
mandemens. c'es' "ivre selon Ics préceptes courenus sommairement
dans le Décillogue; la {oi de J/$II,$. c'cstla foi dans le SeÎgncur.
639. La "OIX tnlendue d.u cul indique une prétliclioD faÎle par le
Seigneur sur l'étal de ceux qui seront de sa Nou,'elle Église. Ë:c)·iJ'e.
c'est confier au cœur celle prédiction, N'" 8, 473, Les JUJureux sont
ceux qui onL la félicité éternelle, parce que ceulo:-Ià seuls sont heu-
reux. us mort.s dam le Seigneur désignent ceux qui t en subissant
des tentations. réforment leur vic première et deviennent comme
morls devanlle monde; c'est à cux qu'est promise la félicité cler-
nelle après la morl. Il s'agit ici des tentations qui concernent la
loi da,., Iii Seigneur et la VIe «Ion Sel prlceplts, ainsi que l'indique
11'>
210 L'APOCALVPSE,
SF.NS NA TUn EL. SEISS SPIRITUEl••
XIV . Et je regardai et je 'is XIV. Ensuite je rega.rdai, ct
UDc nuce' blanche. cl sur la je vis se manifester l'inlerÎcnr
Illléequclqu'un assis semblable dn sens liH~ral de la Parole, et
<tu Fil~ de l'homme "".J, ayant le Seigneur apparallre dans son
snr sa tête une couronne d'or, intime 6,.,"", cu' jronDé de la Di-
el dans sa main une faux. tran- vine Sagesse qui procc: dc de 5011
chanle 6.13. Divio Amour. cl dans toute la
puissance de sou Di,'in Vrai 64:;.
le "ersel précùdent; et ceux qui sont daus celte foi ct clans cette
"Vic subissent des tentations spirituelles. pour chasser d'auprès
d'eux. les mauvais esprits qui font un avec leurs concupiscences.
640. Ce (lue dÎl l'esprit. c'cst cc que le ni,'in Vrai cie la Parolo
enseigne, N° 87. ~i: reposer de scslravaux. c' èsl jouir de la.Paix dans
)e Seigneur; car il s'agit ici des travaux de l'aine. ct l'âme se re-
pose lorsqu'elle esl mÎse à l'abri des infeslalionsdu mal cl du faux.
6..1. Les ex.ternes de l'homme qui par'lissent de'ant le monde
tirent leur essence. leur âme el leur "ie des internes qui paraissent
seulement devant le Seigneur ct les anges . Les externes elles iu·
teroes réunis sonlles œuvres:d'ou il suÎt que l'externe est IcI qu'est
l'iolerne.el qu'ainsi ces Illo's./(rurj: œuvrcuu.ivnu avec eux,signifient
que l'amour cl la foi qu'ils onl eus cOllslituenlleur vic spirituelle.
642. La mue, c'est la Parole dans son sens lilleral, N° !l4; et
la nuée blanche , c'est la Parole tcllc (lu'clle est inléricmrcmenl dans
cc sens. car le blaFic s'llPplique aux ,"'érilés mÎ!iCS en lumii!re. Le
Fi1& de fJwmme, c'est le Seigneur quant à la Parole: aussi est-il
dit que celui qui élail assis sur la nille blanche re$$crnhlaÎl au Fils dt
l"homme. C' est ulle erreur de croÎre que leSeigneur ap("Iaralira dans
les nuées du Ciel pour faire le jugement. ainsi que la leltre de la
)larolc sem hIe "annoncer : c'est dans le sens liltêral de la Parol~
qu'il de'ait apparaHre au jugement dernier; ct comme ce jugc-
ment ellt fail, ,·oilil pourquoi le Scigneur cst apparu dans sa Pa-
role. en ré'élan(qu'il y a un sens sl.iriluci dans chaque mot du
sens liUùrnl; !lue dans ce sens il Ile s'lIgit que de Lui Seul.cl qu'il
est Lui-même le Seul Di e u du Ciel et de la lerre.
64-5. La courQnne d·or signifie la sagesse procédanl de l'amour.
N° 235; mais comme il s'agit jci du Seigueur, c' cslla Di,'ine Sa-
CHAPITRE QUATORZIEllE. 211
SESS NATUREl.. SESS SPIRITUEL.
XV. El un aulre Auge sortit XV. ElloullcCiciangéliquc
du Temple 6"~. c n -cri . ml :l'CC s'offrit il mcs yeux (;-l~. en ad res-
UDC grande ,'uix: à Celui qui sant celle supplication au Sci-
cHail assis sur la nuée; Cl JeUe gllcur: « 1Iels fin à l'I~glisc uoÎ-
,. la (aux et moissoune. car "verselle Cl sél)(fC les bons
.. J'heure de moissonner est 1) d'3'ec les ruechans. car c'cst
» "cnue pour toi. parce que la 1) à présent que l'Eglise est ar-
Y! moisson do la. lerre est mlirc Il ri'ée à sa fin. parce qu'elle
» GiS, .. » est dans son dernier élal G~$."
XVI. El Celui qui élail .1Ssis XVI. Elle Seigneur mil fin à
sur la nuée j elo su raux sur la l'Église uni'crsell e . ct il n'y
lerre, clla lerre (ul moissonnée cut plus de Vrai Di"irl tians
Gif', c~lIc Église f>4(;,
gesse procédant de son ni'in Amour, La main désigne la puissance,
N° 457, La rat~ désigne le Di,'in Vrai de la Parole. parce (l'w 1..
moiuml qui sc (ail par la faux désigne l'élal de l'Ég lise <Iuant li ce
vrai. et ici. son dernier état; de la. moiSJonner. c'est meUre lin ft
l'élat de l'Ëg lise el séparer les hons d'avec les méchans; cl comme
ces opérations sc fonl par le Di'in Vrai. clics sont signifiées par
la {auz et surloul par la faux Ir-a»clwllu.
644. L'AllO'" c'cst ici toul le Ciel angélique, car il est dit qu'il
sortir du temple: or,le tlmpledésigllc (oulle Ciel quant à l'Egli:;c,
NOl' 1 {) t. 529, car il y a dans les Cieux une l::glisc comme sur la
lerre,
645. Cn'er d'unevoù: (orle li celui qui es' aui.ssl.r la nme. c'est sup-
plier le Seigneur, Le Ciel angélique s'appuie sur l'Église terres tre,
comme unc maisoD sur ses foodemens; c'est pourquoi, quand l'É-
glise est détruile sur la terre. les anges s'aflligeut cl supplient le
Seigneur de metlre fin il ce lle EglisccL d'en susciler une nouvelle,
JIJel' la (alu. c'csl meUre fin à l'.Égl:se; ici. il s'agit de l'Église sur
toule la lerre, 'I.'oir N° 650, Moissonner. c'est séparer les bous d'a'ee
Jes méchans; la mo;uou d~signe l'état de l'Eglise quant au Di ... În
Vrai. parce quc le froment cl ic pain qu 'on en tire désignent le
bien de l'';;glîse qu'on acquiert pnr les ,crilés. La moisson 1m4ye.
c'cslle dernier état de l'Itglise,
6..6. Le sens spirituel resullc clairemcnt des significations
donnces dans les nUHlcros qui pl~cèdclIl.
212 L'APOCALYPSE,
5RNS NATVRHL. SENS SPIRITUF.L.
XVII. El un nuire Ange sorlil XVII. Jo:tlcsCieux du Royau-
du Temple qui e$t dans le Ciel, me spirituel m'apparurent.
ayant aussi lui-même uno Caux ayant aussi cn euX les dh'ines
Iran(~h3nte G~,. vérités de la Parole 6~1 .
XVIII. EluIl3111rcAnge sor- XVIII.Elles Cieux du Royau-
tit de l'Autel, ayant pou'oir sur me céleste m'apparurent cn-
le ccu ('.1 6 ; cl il cria, CD poussant sui le. ayant en eux le Divin
un grand cri • â celui qui <l'ait Bien de rAmour 6~8; et ils sup-
la faux Iranchantc, disant: plièrent le. Seigneur d'agir par
« J eUe la faux Iranchanlc cl les vérités spirituel1es. disont :
» "cndange les grappes de la «Mets finà l'Eglise chrétieooe,
» vigne de la terre. car ses rai- D cl sépare les bons d'avec les
l) sins sont Im)rs 6'19. 1) J)méchans,carelle est par'enue
J) à son dernier étal 649.
647 , L'Ange qui sort dt. temple désigne toul le Ciel angélique.
N° 644; mais comme il est dit qu'un autre Ange ~orlil du temple
qui est dam le Ciel. ct que dan! le versel suÎ'anl il est dit eocore
(lo'tm all/re Ange sortit de l'autel. toot le Ciel angélique sc trouve
représenté par ces deux anges. savoir: le Royaume spirituel par
l'Ange qui sort dl4 lemple, et le Royaume céleste par l'Ana' qui lor'
(le faultl ; car l'aluel désigne le cul le de l'amour céleste. N° 392.
On ,'oil de plus que l'Ange qui sort du /e'lnpltJ est armé d'une faux
tranchante, cmblcme du Di,'in Vrai; et que l'..tngt qui.art ۆl'au-
,el a pou'oir sur le [Cil, symbole du Di,'in Bien de l'Amour.
648, Cel al4/)'e Ange désigne les Cieux du Royaume céleste.
N° 647. où régne le Dh·in Dien de ,'Amour; il est dil que ccl Ange
ar;aille pouvoir sur le [eu. parce que les Anges gardent en eux cel
amour.
640. Pousser un grand cn', c'est supplier le Seigneur. N° 645;
ct comme ce cri csl adressé à celui qui a la [m.x trancMnt. , c'est
supplier le Seigneur d'agir par les 'érilés spirituelles. N° 647.
Jeter la [au3; lraflc/tante cll:endanger le. grappes de la vigne dl/a Itrre,
c'e~l meUre 6n il l'Église chrélienne cl sépurer les bons d'a,'cc les
ruéchnn!i; la ma/un'lé des ·raisins de la ·r;igne indique le dernier état
de celte Église, comme la maturité de la moisson indiquaille der-
nicr état de l'É{;"lisc ~l1r Ic glob e ; ctlr 1.1 mot$$on sc dil de l'i~;lisv
CHAPITRE QUAl·ORZIF:~fF.. 213
'ENS N.TURF.I •• SENS SPIlIITUt:I.•
XIX. Et l'Ange jela sa faux XIX. Elle Seigneur mit fin il
sur la tt'lrre, el 'elulaugea la l'Église chrélienue. cl il u'y cut
vigne de la lerre 6!i o ; el il jela
plus de Vrai Divin dans celle
les gro1p(les sur le grand pres- Églisc li50 ; el il procéda à J'exa-
loir de ln colëre ùe nieu (5 •. men des reunes de ceux qui la
constituaient rk',.
en général. et la vigne. de l'Église en I)arliculicr. La "CigJ14. c'est
l'Êglise oü est le Di,'in Vrai de la Parolc.cl où. par elle le Seigneur
est connu: car le t'in signifie le "'rai inlérieur (lui Ilrocèdc du Soi-
gneuT; il s'agit donc ici de l'Êglise cbrclicuno. Les Cieux. ou les
Auges qui les habilenl. ne fout rieu par eux-mêmes; mais il:'>
agissent pllr le Seigneur. car ils nc sonl que dcs rccÎ(licDS dc l'a-
mour dilo'in el de la sagesse dh·Înc. C'csll'Angc sorlant dc l'aulel
qui dil il l'Ange sorlant tlu temple deitter:la {aux cl cIe I:endanger~
parce que le premier représenle les Cieux ùu Uoyaumc celeste qui
sonl dans les biens de l'amour, clle second les Cieux du Uoyaumc
spiriluel qui sout daDs les ,"'Mites de la sagesse. Or, le bien de l'a~
mour n'opère rien de lui-mème, mais il agil par le , 'rai de la sa-
gesse; elle ,'rai de la sngessu n'ol)t!rc ricu Don plus de lui-même,
mais il agit par le bien de l'amour, Les expressions précédcnles
indiquent donc l'opération du Seigneur sur l'Église cùrtHicDDe au
moyen du di'io bien de son Amour par le divin "rai de sa l)arolc.
650. Le seus spirituel d.e ce N° rl!sulle évidemment de ce qui
vient d'êlre dia, N(I 649.
65 t. Les grapp~$ signifient les œuvres, parce que les grappes
lont Je fruit de la "igue, cl que les fruits dcsigncot les wm'res. Le
pr~ssoir signifie l'examen. parce qu'il seri il exprimer le m01Î1 des
raisins el l'huile des olives. et que c'est par cc moiU ct ceHe huile
qu'on juge de la qualité des raisins et des oli,'es; or, la vigne dé-
signant l'Église chrélienoe et ses grappea tell œuvres, il en résulle
que jelw dan& le prtuoir, c'est examiner les œu'res chez les
hommes de l'Église chntiennc; mais comme il y en a qui 001 sé-
paré la loi d'nuc la charité ci l'ont fail salviftque. et comme de
ceUe foi il oe proc~dc que ,le mauvaises œuvres. ,'oila pourquoi
il est dil, dans le sens naturel, le grand pressoir d" la coli:rt! titi
Dieu , car la colère signifie le mal. Voir N(I 635,
/.'Al'OCALYPSE,
SE:"iS X."lIlJlt F. 1.• SI':!iS SI'IRITUEI..•
XX . El le pressoir fut foulé XX. Et l'examen fui {ail pnr
hors d~ la ville G:'"J.; cl du pres- Ic~ divines vérités. opposées il
soir il sorlit du sang jus(lu'aux II~ur dOclrinc sur III fni seulc 6:;",:
freins dcschc"aux ô53. par mille d (le l'examen il résull .... qu'ils
six ccnts stades 65..'1 . <I,,-aicnt {ait "iolcllcc il la Pnrolc
jusqu'au point de ne pou'oir
plus être dirigés par les vérités
653. par suite des faussetés qui
procèd~nt du mal 654.
552. FlII~ler le preuoir. c'est faire l'examen; Ics grappe. qui y
sont {oulées. ce sonlles ŒU'rcs mau'aises (lui résullcnt de la doc-
trine dc la foi de l'Ëg1isc. Ici, la ville est celle qui esl apptlie spiri-
lUellemCtl1 Sodome et Ê'yypte. char. XI. 8; c'est 1,1 doctrine de la
foi séparée d'a,-cc la cbaritë, doctrine qui règne dans l'Église
des ltéformés. NI» 50t, 502; mais comme tout exnrnen de la
ùoctrine dc l'Eglise se fait par le Divin Vrai de la Parole, el que
cc Divin Vrai n'est point dans celte doctrine, mais bon d'eUe, il
e~t dit que 1~ pr~uoir fUI fallU hors d~ la 1)ill~.
655. Le sang signifie la "iolcnce faite à la Parole. N° 327 ô
elle pressoir indique l'examen, N° 651; ainsi ces mols, d"pre&-
soir' il sortit du sang. signifient que de l'examen il résulta qu'ils
.waient fait ,-iolence il la Parole. Lc~ (reins des cJ,evllu.x signifient
Ics ,'érités de la Parole par lesquelles l'entendement est conduit,
car le cheval désigne l'intelligence de la Parole. N° 298. Jllsq,iaux
freins des chevaux. c'est-a-dire jusqu'a l'entrée de la boucha où
sont insérês les freins; ct comme c'csl par la bouche que Je cheval
est abreuvé ct nourri. il en rl!sulte que c'cst jusqu'au point de
ne pouvoir plus être dirigé par Ics dÎ' Înes ,'érités.
65·'.. Les .~/ades. de mème (lue les cLcmins qu'ils mesurent,
désignent les "érités, N° 1 76: ct. dans le sens opposé, les fausse-
tés. 1600 signifie la m~mc·chosequc"': carc'cstle produit de '6,
quarré de 4, par 1000. la multiplication par 1000 DC change:mt
]laS la signification (lu nombre, mais l'élc'ant. Or. 4. signifie tout
quant au bicn, 1"°322; el, dans lu sens opposé, tout (puant au
mal. De là, t GOO stades signifienllcs faussetêcs qui procèdent du
mal.
C~U.PIITRE QITIIMIl':IIÈNIIE.
SO _ _AIIIIJ.",
Le Seigneur ayant mis lin à l'Eglise chrélicnncdans les Cieux.
comme on ,'ient de le voir dans le Chapilre précédent. il "il être
question. dans cc Chapitre ct dans le suivant. de meUre complè-
tement il décoll'crl l'IHal de ceux qui composaient celle Église im-
médiatement ;1'anl 10 jugement dernier . On il 'U parailrc. dans
les Chapitres 8 el !). sept Anges :l)'aul sept trompettes; elle son
de chaque trompelle. ou l'inOux tlU'il représentait. a successive-
ment manifesté les dinrs étals de ,oie des hommes. de l'Eglise. Ici.
nous ,'oyons encore sept Anges se présenter aux regards spirihlels
tic Jean; mais on leur donne sept coupes qui Tcnfcrmentles sept
dernières plaies. C'est pour c(fectuer la dévastalion el la consom-
malion de l'Eglise; car le jugement dernier ne peul sc {aire sur
les hommes de J'Église a~.. aDI qu'ils aieui cie complctement dé-
l'nslés . La dth'asfalioll et la consommation sc fonl, da us le monde
6piriluel, de la mo1rlicrc sui'anle: ceux qui sont ùans les fausseles
quant li la doclrine. ct de là dans Ics maux quant il la ,'ie • sont
dépouillés de lous les biens cl dc loulos les n':rilés qu'ils possé-
daient seulement dMls leur homme nalurel. cl por lesquels ils
s'étaient rnit passer pour chrétiens. Quand ils sont dépouilles , ils
n'ont plus aucune communicalioll avec le Ciel, et ils se Irouyenl
cn conjonction avec l'enfer; alors, ils sout classés en sociétés,
dans le monde des esprits, selon les yariétés de leurs cOllcupis-
cences; puis. ces sociétés sonl plus tard précipitées dans l'abîme.
Le dépouillement des biens cl des l'érilés sc fail par l'inOux qui
"ient du Ciel.
Dans lesVersels t, 5, G, 7. S. tout esl prëparé pour déyoiler co
dernier étal des hOlllmes Ile 1'I::glisc , cl pour faire apparailrc les
maux elles faussetés daus lesquels ils élaieut plonges. Les Versels
2.3,4, concernent ceux qui. aJaut rejelé la foi seule, .,,'aient "écu
dnlls la foi de 1< charité.
2lG L'APOCALYPSE,
SENS N.TunEJ•• SESS SrlRll'OIU••
1. Et je vis dan! le Ciel lin I. Et je ,'is se manifester l'é-
autre signe. grand cl lJIlmirahle laIde ceux qui cornpos • .1icntI'É-
656 : sepl Anges ayant les sept glisc immédiatement :wanl le
dernières plaÎes 65;. car c'es t jugement dernier 651;: c'est alor:>
par clles que la colère de Dieu que le Seigneur met générale-
."csl consommée 658. ment il dt!cou'crl le mal ct le
faux pancnus ft leur dernier
degré ()j7, car c'est ainsi que se
{;lit chez les méchans la déva5-
talioll du hien cl du ,-rai (.58.
656. Le sigllo 't'''
dam le Cùl désigne une rC"êI~lion sur les é,'é-
ncmens futurs, NOl! 552, 536; ici. c'est la manifeslalion au:"( yeux
de Jean de l'état de CCliX qui cOOlposaienl l'(o:glise des Reformés
immédiatement D,'nulle jugement dernier; car, après que les sept
Anges auront vcrlliC leurs coupes. il ne sera plus question des Ré-
formés qu'au moruent où se fera le jugement dernier. Comme il
s'agit, dans ce Chapitre cl dans 10 suh'anl. de meUre à décou·ert
les maux cl les fausselés do l'Eglise, il est dit que cc signe est
grand el adtniraMe. parce (Ille 1.'1 grandeur se rapporle aux aR'ec-
1ion5 bonues ou mauvaises. ct l'adm';'Qlion aux pensées vraies ou
fausses.
657. Les Ange.s désignent le Ciel. el, dans le sens suprêmo. Jo
Seigneur: car le Ciel n'cst pas Ciel parlc propre des anges; ill'cst
par le Seigneur. Les plui~s signi6cntles maux et I~s faussetés; Ic:oJ
dtrnil:r~s plaies. ce sont les milu'S, cl les raussetés parvenus il leur
dernÎer degré: sep' signifie loul. N° :590, 11 s'agit donc id de
meUre généralement à Jt!cou'ert le mal ct le faux parvenus à
leur dernier degré .
658, La coMu de Diel., c'est le mal dans les hommes. N° 635.
la cotUomnaation~ c'est Ii dc'oslation de l'Église quant au bien et
quant au ,'rai qu'elle possédait eXléricuremcll1. Toute Église dê-
c-rolt ~ par le laps du temps, en s'cloiguanl Ju bien de l'amour et
du 'rai de la foi. jusqu'a, cc qu'il nc lui reste plus rien de l'un
ni de l'autrc. cc qui a lieu pa.r les accroisserncns successifs cl pro-
gressifs du mal ct du fùux; 01', le jugcment dernier. ne peul se
faire que lorsqlc l' ..':glisc est 1'1lIierClUcni pri'ce du bi('fI ct du 'fai
CHAPITRE QUlNZIKIIE. ltl7
n. Et je Tis comme une Mcr Il. Elje 'igaux extremilcs du
de verre mêlée de (eu 6~: et monde spirituel ceux qui avaient
ceux qui avaient eu la 'icloirc sui ..,j un cu Ile saDS '1",e dans le
sur 1. héle, el 5ur son image. bien 659: et ceux qui av"ieol re-
et sur son caraclère. ct sur le jeté la foi. scule el sa doctrine.
Dombre de son oulU 660. se te- qui De l'a ..'aicol pas reconnue el
uaient près de celle mer. ayant qui D'avaicol pas falsifié ln Pa-
les harpes de Dieu 661. role 660, se leoaieol près de ces
extrémités. ayant eu eux la foi.
de la charilê tiG ••
qu'elle possède extérieurement, cl c' csl la la dé'iastatiun dont il
,'agit dans ce Chapitre el dans le suil'anl.
659. La mn" de verre. N° 238, désignait le nOU'cau Ciel corn·
posé de chrélicns qui ne coonaissaient que les communes 'érités
tirées du sens lilléral de la Parole; ceux qui sont dans les 't!rÎtés
communes paraisseul de loio comme dans une ruer. 1'0 404. parce
qu'il. sont aux exlr~mÎlés du Ciel. lJ:tis ici la mer de ~err, cslla
derniùre lim.ite du monde spirituel. où a'iÜenl été réunis ceux; qui.
ayanl eu une religion el par conséquent un culle. n'lIvoicnl pas
été daot le bien de la vie; c'esl pour cela qu'il csl dît comme UDe
mer de verre, el que celle mer {ut vue par Jean tn4/ie (/, fel'. Ici,lo
feu esl l'amour du Olal el par consequent le mal de la ,-ie; COlI'.
parlout ou o'est point le bien, là est le ruaI. Ceux qui ont un culle
sans être dans le bien de la vie son' bommes quant il la (ace, et la
plupart aussi quant à la 'ie ci'ile cl morale. mais Don quant nia
,'ie spirituelle qui fail cependant que l'bomme est homme.
660. La hllf. c'est la roi. du dragon chez les laïques. Chap.
XI 11 ,Ven, t à t t; son image. c'est la doctrino de celle {oi. N° ô02:
soo caraclire. c'est la reconnaissance de celle foi, N° 605: et 10
nombre tù IOn nom. c'est la ralsilicalion do III Parole. 1'0 G10.
661. Puisque la mer de ~lI!'rr, désigne ln. réunion de ceux qui
Dot une religion et un culle saDS élre daus le bien de la 'ie, N° 659.
ceux qui le lnlaierû prll deeeUI mn'désignent ceux (lui, ayant une
religioD ut un culte. élnieot dans le hien de la vie; car il esl dit
qu'ils ont Cil la 'icloire 5ur la bêle et sur son image. [.cs luJt'Pt$
signifient Jc.5 vllrité:5 spiriluellcl1. N° 276; el ces 'crité~ sout pru-
duiles par la foi qui procède de la charilé.
218 L'APOCALYPSE.
SF.SS NATUREl•• SRSS SPlftITUEL.
Ill. Et ib, cba.nlaient le can- Ill. Et ils reconnaissaient
tique de lItloise • scnilcur de qu'il (aul "ivre scion les pré-
Dieu. et Je canlique de r A- cep les da Décalogue el croire
gIlCilU(i(h, dis3.nl: ct Tes œU'TOS que l'llumanilc du Seigneur est
» sont grandes cl admirables. ù divine G6:a. disant: cc Tous les
» Seigneur Dieu Toul-Puissant » hi CDS du Ciel cl de l'Église
» titi3! les voies sool j listes cl ,'é- »procèdent de Ion Amour. Ô
» rilables. Ù 10i des saints 664! Seigneur, qui cs le Divin Bien
)1
» lUl!rnc 663! loutes les vériles
» du Ciel aide l'Église procêdenl
» de la Sagesse. 6 Toi qui cs le
l) Divin Vrai '-'ême 66.i!
662. Chanier lin canliqu~ tlOUVeau. c'c~t recoDDalirc daos la
joie tlu cœur les di"incs qualités du Seigneur. N° 279; mais ici
ce n'cst pas un cantique Ilou,'eau • c'est/e canlique de Moïse. ur-
viteur de Dieu. elle canliquede fAynea". Or, par Moise, 00 entend
loutc la loi écrite dans son Pentateuque. ct. dans un sens moins
étendu. la loi du Décalogue. Celte loi est appelée le cantique de
Moïse, servlÎeur de D,eu. parce qu'clic sert à l'homme pour
diriger !ion ,-ie .. car servir le Sei!lne"r. c'cst vivre selon sa P:lTole •
N° 380, Le cantique de fAgJJear,. c'cst la reconnaissance de la
Di'inité de l'Humanité du Seigneur. car l"Agnea" signifie 10
Seigneur quant il sa Di,'ine-Humanité. N°" 269, 2!,. .595.
665. Les œtlL'res du Seigneur désigncnt lout ce qui n élé crêé
par lui. cl en général lous les bicns et Ioules Ics vérités du Ciel el de
l'Église; la grandeu,. se rapporte 3U bien el l'admiration au nai :
ici, il s'agit seulement des biens qui procèdeut de l'amour.
parce que les ,'érités qui procèdent de la sagesse sont désignées
dans le No suivant par les uoiesjtutes et véritable•. Seigneur signifie
le Dh-În Dien, et Die" le Divin Vrai; Tqut-PtII$.,arn iodique que
le Seigneur tire loul de Lui-Même. Par ces mots. Seigneur Ditt4
TOUl-P"iuQnl. il ne s'agit ici que du Di"În nien Même. parce que
Je Divin Vrai l'dème est désigné dans le N° sui"aol par Roi d.es
saillis. Parfout existe la conjonction du bien ct du "rai,
6G4. Les cl)/'es, œ sont les vérilés du Ciel el de l'Église. (lui
conduisent au Lien, Nf) t 7(1, [cs expressions RD; el saint se (lisent
CHAPITJIE QUINZIÈME. 210
'EXil l'(.TUREL. SKNS SPIRITUEL.
lV. ) 0 Seigneur! qui neTc IV. » 0 Seigneur 1 qui ne
,. craindra, el qui oc glorifiera Ill"ailllcru. el ne l"honercra
» Ion Nom 665? car lu es le Seul » 6' ~5? car Toi Seul donnes l'l!-
b Sainl 6G6 : aussi loulcs les Da- » claircmenl 666 : aussi lous ceux
Il lions "Îcodrool el T'adoreront » qui sonl dans le bien de la ,'ie
li) 66,. parce que les jugcmeo& » Tc reconnaltront pour le Seul
Il Dol été manifc!;Lés 665, » » Dieu 66,.
par<:e que les 'érilé~
» de la Parole. maintenant dé-
» ,'oilées. l'allesto"1 pleinement
»668, ))
V. El après cela je regardai. V. El apTes cela je regardai,
cl je "is le Templ e du Taher- cl je vis le sens intime de la Pa-
nacle du Témoignage S'ou"TÎr role sc r(h'ûler dans l'inlêricur
dans le Ciel ~. du Ciel chrélien 6 6 0.
du ..'rai J NO. 20 J t 73; el. oppliquées au Scigucur, cil es signifient
le Dh'in Vrai Même.
665. Craindre Dieu. c'est )'aimer, N° 527; glonficr son nom.
c'est l'honorer; car le Nom du Seigneur signifie lout ce par quoi
il est honoré, N° SJ.
666. Soi"l. lorsqu'il s'agit du Seigneur. signifie le Divin
Vrai. N° J73; or, comme le Di ..-in Vrai éclaire spiriluellement.
dire que le Seigneur t$l le $lul Saint, c'esl dire qu'il donne seul
1'l.'Clairement.
667. Les nation$ désignent ceu~ qui sont dans le bien de la
vie. N° 485. Ymir el adorer le Seigneur, c'est rcconnattre le Sei-
gneur pour seul Dieu. car il n'y a qu'uu Dieu en qui est la Tri-
nilé , et le Seigneur esl ce Dicu.
668. Lesjugmunu signifient les divines vérités scion lesquelles
l'homme doit "' ivre, d'après lesquelles sn l]unlilé est reconnue,
et selon lesquelles il sera jugé, Ces dh'lncs ..'éritès sonl dnn:5 la
Parole; et. comme la Parole est maintenant d~Y(~ilée. clics al-
leslenl pleinemeut 'lue le Seigneur est le seul Dieu du Ciel cl de
]30 terre.
669. Le Temple signifie la DÎ'inc-I1umanilé du Seigneur.
1:°529, et par conséqueut la Parole; le Tabernacle a. la mC:mc si-
gnification , maÎs dans un degré plus Întime; le Temple du Tubt'1'-
220 L'APOCALYPSE,
SE!'C5 ru,TVIlEL SENS SPIRITUEL.
VI. Et les sept Anges ayant VI. El le Seigneur. voulant.
les sept. plaies sorlircnl du Tem- mellreàdécouvert louslcs mau~
ple 6;0. v~lus d'un lin net et elloutes les fausseté!: de l'Kglisc.
éclatant. et ceints vers la poi- ioOua par la Parole 6jo. au
trine de ceintures d'orGjl, moyen des vérités de son seni
spirituel et des biens qui les
contiennent Gi ' ,
VII. EL l'uo des qua Ire Ani- VII. El le sens naturel de la
maux donna aux sept Anges Parole fut employé par le Sei-
sept coupes d'or 67~, pleines de gneur pour manifester ces biens
la col cre du Dieu (lui vil dans el ces 'crilés 6i~. qui devaient
les siècles des siècles 6-;3, meUre cutièrcment à dècou"crl
les maux ct Ics faussctès 613,
nacle du Timoignage désigne donc la Parole dans sou sens intime.
L'uUI:tr(w'e de C~ Ttmple signifie la révélation de cc sens iuliuH!.
670. Les sept Anges désignent le Seigneur; el les sepl p1m~$.
lous les maux et loutes les faussetés qu'on "a meUre il découvert;
N° 657; sOTlir du 1èmple, c'cst influer par la Parole, N° 66Y.
671. Le lin nel ~l relata1l1 désigne les vérités du sens spirituel
de la Parole; cnr le lin signifie le Hai; ce qui est ntl • la réalilé.
et ce qui esl iclatanl • la lumière du Ciel: or, les: vérités du sens.
spirituel sont des vérites reellcs qui resplendissent de la Jumierc
du Ciel. Les ceiuturu d"or sigoi6ent les biens communs qui con-
liennenl toules choses daos leur ordre et leur ensemble, N° 46 :
ici. ce sont les biens spiriluels: ces biens contienneolles vériles
du scns spiriluel, car les ceinlures d'or sont aulour des vètemeos
de lin (lui représentent ces ,'érilés.
672. Les qualre Animaux désignent le sens lilléral ou nalurel
de la Parole. N° 239; il cu est de même ici de l'un des '1ulur_
Âm;naux. Le bien et le yrai ne pem'ent ioOuer quand ils sont
nus, parcQ qu'il:. DC sont pas rc!;us; mais, lorsqu'ils sont cn-
vcloppé:i dans le sens liltéral do la Parole. il pCln"enl inOuer.
parce qu'ils sont rc!;us; de plus, le Seigneur opère toujours de
l'intime par le dernier ou dans la plénitude. Les '_pl coupe, onl la
méme signification que les sept plaic!i. parcc qu'clics en sont le
conlenanl. IJoir Uè:llc 5; mais, les plaies ay.1ot flour but de mellre
CHAPITRE QU/NZIEME. ~21
SENS NAT't'Rv.r•• SENS SPIRITUEL. .
VIII. EllcTemplc Cul rempli VIII. El le Di"În Vrai (le la
de fumée par la gloire de Dieu Parole fut dans loulc sa puis-
el par sa force 674; ct personne sance par l'intelligence du sens
ne put enlrcr dans le Temple, spirituel ct du sens céleslc 6;i;
jusqu'à ce (lue les scpf plaies cl au dchon de cc Cid 00 ne
des sepl Anges Cussent consom- put soutenir l'celai de cc Di,·in.
mêes 615 • 8'anl que l'Eglise f!)( complète-
ment dé'astée (;7;;.
à découvert les maux el les (aussel~s. cc qui DC peut s'effectuer
que paT l'influx du bicn cl du 'rai, les COUptS désignent ici le:!
biens el les ,'éritt'!s.
675. C'cst par une locution scion les apparences qu'il esl parlé
ici de la colèr~ d~ Ditu. Voir Regle 20 . La colère dt: Dieu. c'est 10
mal dans les hommes, N° 658. Les fausselésellcs maux ne peu'cot
Nre décou'erts que par les ,-érÏlés el les biens; car le vrai el le
hicn sont dans la lumière du Ciel. landis que le faux ct le mal
sonl dans les lénêbres dc "enfer; or, ricn n'ell découvert daosles
ténèbres. mais tont est décou'crt par la lumière.
67 .... Le Temple c'est la Parole. No 669. ct par conséquent son
Divin Vrai; la frUlIÙ c'est ce Di,-in dans le dernier degré ou dans
le sens naturel, car Je feu d'où sort la fumée signifie l'amour:
C'cst3D!!si dans le sens Daturel, qui contient les deux autres seus,
que la Parole esl dans 50 puissance. La gloire dl Dieu~ c'est la
puissance que donne l'intelligence du sens spirituel. el la for"
de Ditu. celle que donne l'intelligence du sens céleste: car la
!Jloire s'npplique il la Dh'ine Sagesse d'ou déri"cnl les vérités
spirilucl1e!; ct la {arce. nu Divin Amour tl'où diriventlcs véritês
célestes.
675. Entrer dans le Temple. c'est supporter l'éclat de ce Diviu
Vni , N° 67.t.; personne ne put y mirer. c'est-il-dire qu'au dehors
de ce Ci~i on ne put en soutenir l'éclat: jusqu'il ct que les sept plain
de. sept A.ngt. fuuenl comommlt•• c'cst-o.-dire, jusqu'à. ce que
l'I~:glise (tU complêtememt dêvastée; car la consommation. c'cilla
d~,·a..lalion de l'Église J N- 658.
On a dit, dans le sommaire dn Chapitre préct~dcnt, que le dé-
pouillemcnt des biens et des ,'erités se faisait chc7.1es ltommes de
J'Église par l'influx {lui ,-ient du Ciel; c'est par les ,-érités cl par
Ics biens réels que J'influx agit. et son action produit un Ici effet
ehez les méchans qu'il:-; ne pCUl'cnt le soutenir: leurs souO'ranccs
sont horribles. et peuvenl être comparécs il celles qu'~prou"erail
un serpent qu'on jellerait au feu, ou qu'on lancerait au milieu
d'une fourmillière. Ils rejettent, en conséquence, loio d'eux les
biens ct les véritcs; ils les condamnent même, parce que Ioule
sphère du hien ct du ,-rai leur filit éprouver cnmme uo Jourmcnt
infernal; alors ils se précipitent dans leurs maux. ils se Illongent
dans leurs faussetés. cl ils sont séparés d'avec ceux qui aiment
le bien et le 'rai. C'est la ce qui est décrit dans cc Chapitre par
"".set" le. coupe. qui cOJuenaimlles dernièrc. plaù!•. Ce même influx.
qui prive les méchans du peu de bicn et de , 'rai qu'ils avaient
consenés eXlérieuremenl, dt'!pouille les hons des maux. el des faus-
setés qu'ils n'a"aicnl pas encore entièrement chass6s; c'cst cc que
le Seigneur enseigne lui-même dans ces paroles qui concernent la
dévastation: 0: Ole1.-lui son talent ct dOnllC1.·1e il cdui qui a dix
» ':tIens; car on donnera il c~lui qui a. pour qu'il ail davan-
» 'age; mais.iJ. celui qui n'a pas, on lui ütera même cc qu'il a . »
-l'tfatth,. XXV . 28, 29; Luc. XJX . 2..,25,26. Voir CD outre
Mallh., XIII. 12; Marc, IV. 25.
Ainsi. le sommaire de ce Chapitre peut se rt!duire il ces mots:
Le Seigneur influe par l'intime de sa Parole pour dé"asler com-
piétement, .lans le monde spirituel, "Église des Réformés; ou.
en d'autres termes, il influe sur ceux qui élaienl alors dans la
foi seule, cl qui ,-j,raient scion celle foi, pour leur ôter les ,'é-
rilés ellcs biens qu'ils possedaient extérieurement, ct pour meUre
à décou,·crl leurs maux cl leurs fausselés .
CHAPITRE SEIZIEME. 223
SENS NATUREL. SKSS Sl'InITIlF..r..
J. El [entendis une grande 1. El je perçus l'Innux Di'in
"oix qui venait du Temple, di- qui êmanail de l'intime de la I)a.
sant aux sept Anges: (1 Allez ct rol e, ct le Seigncur dil: (1 Que
» "orscz sur la Terre les coupes » l'inllux du hien cl du ,-raÎ soil
Il de la colère de Dicu G'jl'. D » r êpandu surl'Églised4::sUCfor.
l) més pour)' meUre li dé4::01l'Crl
n les maux cl les fausselés Ü?';.»
Il. El le Premier s'cn alla Ir. F.t le Seigneur répandit
ct "crsa sa coupe sur la Tcrre l'innuxsurceux qui élaieottlans
6n; el un ulcére malin cl dan- les internes tic l'Églisc G clics ;7;
gereux 6;8 fra ppa Ics homm cs maux ct les fauss4::lé~ Înl erncs.
qui 4'aienl le caractère de la des lructifsdc tout hicn cl de tout
hèle, ct qui adoraient sou image vrai 678 , sc manifestèrent chez
6;9. ceux qui "ivaienl dans la foi
seule, el qui admettaient sa doc-
trine (;-;9.
676. Le Temple. c'est l'intime de la. Parole, N° 669; la
grande tloÎ$ qui MU du TnnpllJ , C'Cllt l'inOux di'in qui émane de
l'intÎme de la Parole; les sept A,lges représentent le Seigneur,
N° 657 . l'erur le.s coupes sur la Te,."e. c'est répandre l'iuOux du
hi en et du vrai sur l'Égli3e des IléCorOlés ; car la lerre siguiJic
l'Église , ~o 285.
677. La 1~rre désigne ici l'Église interne, ou ceux qui sont
dans les internes de l'Église, Voit' N°S 400, 470. Cc sont ceux qui
s'a.ttachent avec I:êle à la doctrine de la jus lificalion par la foi seu le
et qui prétendent en connaître les intérÎcurs; mais ces iDt é rieur~
nc sont que des confirmations dc cct unique poiol que la foi seu le
justifie sans les œuvres dc la loi. Ce so nt principalement les doc·
leurs et les pasteurs de ceHe Église.
678. L'ulcère tna/in . c'est le mal qui a sa source dans la ,'ie, cl
le faux qui dérive de ce mal; dangereu:z: siguiHe destructif. Il est
imllOssiblo, CD alTel. que le mal ne détruise pLIS le bien et que le
faux ne détrui se pas le vraÎ.
679. Avoir le caractère de la béte. c'cst reconnaÎtre la foi seule.
la confirmer cn soi et ,"ivre scion elle; ct adorer lïuwge dn la bi,e.
c'csl ndwcHrc la doctrinc du la foi seule. N°S 602 , ü34, 6::>7.
SENS NATUREl•• SRNS IPlaITtf8L.
III. El le Sccond Angc '"ersa. III, El le Seigneur répandit
sa. coupe dans la Mer 6&; cl il l'inOux sureeux qui ëlaienldalls
~e 61 du sang comme ClIlui d'un les cxternes de l'Eglise 680; cl il
morl, clloutc âme "iyaolc mou· sc manifesta en eux un faux in-
rul dans la Mer 68,. fernal, cl lotltes les vérités de
la l'arole furent détruiles chez
eux 58,.
IV. Et le Troisieme Ange IV. Et le Seigneur rêpaudit
,'orsa sa COU Ile dans les Fleuves l'influx pour mellre il découvert
et dans les Sources des caux 683, leul' intelligence des ,'érÎlés de
ct il se fit du saog CotS". la Parole G~l. ct il fui reconnu
que toute. les ,'érilé8 Dl'aicDI étô
falsi6ées par eux Gai.
680. La ,JIu dcsigne t'Église externe ou ceux qui sonl dansle!l
~xlcrncs de l'Église ~ !tas 400, 470. Ce sonl co général Ics laï-
ques.
681. Le Sang signifie 10 Di,'in Vrai. N° ~39: et. daDsle ten5
opposé, le dh'in ,'rai falsifié; mais le MJlJg comtnlt cel".
d'un morc
signifio le faux infernal; car J la mort signifiaDI)'exlÎDctioD de la
,'ie spirituelle J N° 52', Cil qui ~$I mort désigne ce qui est iulerna!.
I ..'dme vivmlle qui meurt signifie le ,'rai de la. loi ou les ,'éritès de la
Ilnrole qui s'éleignenl; car. quand il s'D:gil de l'JlOmwc. l'dm,
désigne sa ,"je spiriluelte ou la viede 500 entendement; et comme
l'entendement existe par les v~rité9 cl quo les l'érités appar-
tiennent il la foi, l'dmll désigne le ,"rai de ID: foi .
683. Les {Ieut·ts désignent les véril~s co abondance. ct la IOUrte
dt. ,aux, le Seigneur ou la Parole. N° 409. Ainsi. vn'ser la coup'
dmu lts flttu:t. el dan$lts Slmt'ct$ dts taux, c'est r~pandre l'influx
pour meUre à décou"'ert quelle est. chez les lléformé5 , l'intelli-
gence des ,'érités de la Parole.
684. Le SarlU désigne le Divin Vrai falsifié. N° 68 t. Toule la
Parole traitant de la vic &elon les préceptes qu'elle conlieot J et
du Seigneur wmme élaot Jchovnh cl le seul Dieu, ceux flui sont
dans la foi seule falsifieulloutcs ses. ,'érilés, car il ne pensent ja-
mais à la vic selon Ics préceptes que contient la Parole, et DO
s'adrc55col pOÎnt IU Seigneur.
CHAPITRE SEIZI€ME. 225
SBNS SATUIlEL. SENS SI,.RITUEL.
V. El j'entendis .'Ange des V. El j'anlendis les Cieux du
eaux qui disait (,85 :' « Tu cs Royaume spirituel qui disaient
• josle. Seigneur. liant Celui G65: .Celaust arrivé par un bien•
.. qui EsI, cl qui Fut. et leSainl. • fail de la Dil,inc Providence.
» parce que tu as cxercé ces ju- » Seigneur, Toi qui es le Divin
" gemens &'6. »VraidclaParole.parce qu'au-
)1 trcmenl Ics divines ,'érités
• CUIIsent été profanées 6 S6.
VI. » Car ils: out r4pandu le VI. » Car ils onl pcncrli
b sang dcs Sninl! ct des Pro- » Ioules JClI vérilês doclrÎnalc:i
» phèles 68 j ; el lu leur 85 doo- }) lirécsdc la Pal'olc 68;; cl lu as
l) né du sang il boire. pllrc~ » permis qu'ils rCOlplisscnllcur
.. qu'ils cu sonl dignes 688. » Il "ie de ccs falsifications, parce
)) qu'ils ont confirmé CD eux ta
0) dogme de la foi seule 683 ••
685. JI esi question ici de l'Âng~ dt, eaux. cl, dans le Vers. 7,
d'un aUlre Ange du OOll de l'aUlt!l; ces deux anges représentent tout
le Ciel; le premier t le Royaume spirilucl, les taux désignant Ics
,'érilés; et le second. le Royaume Céleste. Voir les N°~ 647,648.
686. Ces mols ! qui e'l. el 'Illi fui. elle sainl . désignent le Divin
Vrai de la Parole: le Seigneur esl considéré ici commcParolc. parco
qu'il $'ilgil de l'infelligence de la Parole chez ceux qui sonl do l'E-
glise. TI, ujuue. parct que tu as ~xerd u$jugemem. c·cs(·à-dirc, la
Divine Pro"idcDcc a permis qu'il en flH ainsi pour é'iler la profa-
nalioo, En effet. la Pro'idcncc permet que ceux qui sonl dans la foi
seule falsifient les "érilés de la Parole; car. comme ils sunl dans
les maux, parce qu'ils ue les Cuicnl point comme péchés el qu'ils
nc s'adressent poinl immédialement au Seigneur, s'ils rece'aient
les vérités r/elles de la Parole. ils les mèlerai~nl n,'cc les maux de
leur vic, cl ils cn pfofalleraientla sainteté.
687. Ripantlre le sano. c'cst falsifier les ,'MiMs, N° 684. cl par
conséquent,lcs pencrlir. Lcs Sainl' signifienllcs dh'ines 'érités,
N° 586; el Ics ProphèlfS~ les poinls de doctrine lirés de la Parole,
N" 155.
688. Boire l, gano~ c'est non-seulement fal&ifier les "érÎ(és de la
Parole, mois: c'est encore remplir sa -ie de ces falsifications; car
15
226 L'APOCALYPSE.
SENS NATDREJ.• SENS SPlnITUaL.
VIL El j'en entcndisun autre YII. Etfcnhmdis les Cieux du
du Ctité de rAulcl, qui disait: Royaume céleste qui disaient:
u Oui. Seigneur. Dicu Toul- « Oui, Seigneur, qui cs le Dilin
l) Puissanl. les jugcrocns SOJU li Dien de la Parole, ce qui leur
D ,'éritahles et justes ~.D » est arrivé est un bienfaiL de fa
XI Di,'iDe Providence 68 9 .
)J
VIII, El le Quatrième Ange VIIl . El le Seigneur répandit
"cna sa coupe sur le Soleil (~; l'influx pOUT mettre à dceou'crt
et il lui fut donné de hrt}lcT Ics leur amour 6g.o; et cct influx
hommes par le fcu 6~1. excita l'amour de soi dans les
hommes de celte Egliso GtJI.
celui qui boit s'approl)rie sa boisson et s'en remplît. Parce qu'ils
en ~onl digne,. c'est-à-dire, parce qu'ils ont confirmé en eux le
dogme de la (oi seule, en ,'ivant conformément il ce dogme.
689. L'autre Ange du t,tJU dt: rAutel représente les Cieux da
Royaume céleste. Voù' N°- 648, ll85. Le Divin Dien et le Divin
Vrai de la Parole faisanl un, il cu résullc que les paroles de l'aoge
des eaux. el celles de l'ange de l'autel ont la même signification,
aveccelte seule différenco que l'un a parléd'opràs levrai,ctl'autre,
d'après le bien; ut que le second, en employant des paroles qui
nppartiennent à la dosse du bien. avait confirmé cc que 10 pre-
mier avait dit cn se servanl d'expression§ qui appartiennent nia
c1as~c du ,'mi, Cnr partoul, dans la Parole. il Y a mll.riage du
hien cl du ,'rai: el des mols qui semblent ditTérens renferment
néanmoins les mémes choses.
690. J'l'TUr la coupe SUT le Soin?, c'esl répandre l'influx pour
metlre leur amour il découverl; car le Soleil signifie le Divin
Amour du Seigneur, el, par opposition, l'amour de soi-même,
N° 582.
69 t. Le feu. c"cst I"amour infernal. N° 494. Br-iller ln Aommt'.f
par le feu. c"cst exciler l'amour de soi chez Jes hommes de celte
Église; car l'influx du N° 690 procédait du tli'io amour du Sei-
gneur; cl cet inntl~, en pénétrant chel: ceux qui sont dans le mal.
excilo cn cux Ioules les concupiscences tle I"amour de soi; or.
J'amour de soi esl infernal. cl son plaisir cODsÎsle en dïnndmbra-
bics concupi~cenccs tlo maux.
CHAPITRE SEIZIf:UE. 227
SBn NATCRY.L . SENS SPIRITUEL.
IX. Et les hommes furent IX; Et ils fureot embrAsés de
brillés par UDe grande cbaleur; la eODcurisceocc de cet amour.
OC ils blaspbf!mércnt le Nom de ct ils Dièrent la Divinité de
Dieu, qui a la puistance sur cel J'Humanité du Seigneur, qui.
plaies 69'1; el ils ne sc repe nti- peul seul éculer le mal et Jo
ronl point pour lui donner faux 6~)'l ; el il:J persist~ren' il no
gloire~ . pas reconnallre Sl!5 divioèS qua..
lilé~ 693 .
X. Et le Cinquième Ange X. Et le Seigneur répandit
"ersa sa coupe sur le Trône de l'influx pour meUre leur foi il
la DeHe G91; et son royaume de- décou''crl ~i; et il D'opparut en
vinl léuébreux &05: el ils mor- eux que des faussetés 69 j : cl ils
daieo' Jeur langue de douleur ne pouvaient suppoNer 'es vé-
fi96. ri,és~.
692. h'lre br"Nlipar une grande chal.ur. c'ea' ô're embrAsé de la
COIlcupÎscence de l'amour de aoi, N° 691. Blalphlmn- le Nom tU
Di,." c'est nicr ou no pas recoDD.llro la Divinité de l'Humanité
du Seigneur, N- 571,584 . ..4voer I~JWU'00ir IUrcu plaia,c'est éca ....
ter le m.1 elle faux par '-;oOux du LieD de I"amour el du l'rai de
Ja foi.
693. N. ptU u rtlpmlir. c'est petsisler dan.sle mal, ce qui em-
pêcbe de donn~r gloire à Dieu. c'est-à-dire de reconD.llre les di-
l'Încs qualih'!s du Seigneur.
69 .... Yer.!1t" la COltpe .. ur le Ir()nI de la Idle. c'est répandre l'in-
Rux pour meUre leur foi â. découvert; car le tr6ne ch la bile. c"est
où domine la foi seule, le tr6ne désignant la domination, et la
bile. la foi seule, N° 594.
695. lA roya~ fÙ la b41e dt1;inl titlibreux, c'est-à-dire qu'il
n'apparut en eux quo des faussetés . Les faussetés de leur foi ne
leur paraillSent pas âtre des faussetés; quand ils les ont confirmées,
elles leur semblent des vérités; il!l sc croient dans la lumière,
maiscetle lumière est fausse,elcorrespond àla lumièredela vue des
hihoux,pour qui les ténèbres sont lumière et la lumière estténèLrcs.
696. Mord1"e la lanfll". C'Clt De pas ,"ou loir entendre les vérités;
car la langue désigne l'a,'cu du ,'rai, parce qu'clic sert à la peoste
pour l'exprimer. La douleur n'iodique pas ici UDe douleur causée
228 L·APOC.-I.LVPSE.
·SENS MATURE!.. SIU" IPIRITDIU.•
XI. El il. blasllbémèreol le XI. Et ils Dièrent que 10 Sei-
Dieu du Ciel. à cause de leurs gneur (Ill soul le Dieu du Ciel
doul~urs et de leun ulcèrcsli9i: et do la terre. à cause dM répu-
et ils ne se repentirent point do gnaDces produites par leuH
. eurs œuvres tigS .
1 f"ulSelé! el leun maux inté-
rieurs 6gj; et ils persislcreot
daos leur foi. el daosla vie du
mal (".)s .
XII. El le Sixième Ange XII. ~l le Seigneur répandit
versa S8 coupe sur le grand l'iol1ux pour meUre il décou-
neuve de l'euphraCc fig): el son vert leurs raifôonnemons inlé-
eau fut dcsséchée. pour prepa- riours sur la justification par la
rcr le chemin des rois qui doi- foi seule 69') ; el lea f3ussolés do
1Jenl venir du Ic'"er du soleil 7GO • leurs raisonncmens furenl re-
pou5sées par ceux qui. éla.nl
daos les vérité. procédant du
bion. de,'aient 1311'0 introduits
dans la Nou'cUe Jo'.:glise '00.
par los faussetM. car ellM ne lour en caUlent aucuue; c'est une
douleur provenaot des vérilés . parce qu'il:t oc les supporlent ra•.
691. BlasplumUIT le Dieu dul:t.l. c'esl nieron ne pas rcconnnllre
le Seigneur (l0ur Seul Dieu du Ciel el de la terre, N" 57', 582.
Les douleur. sont celles qu' 00 resseul pour J'CCOonallrc celte l'érilé.
N° 600; ainsi, ce sout les répugnances procédant des faussetés
intérieùres.; car ce qui l"épugne est douloureux . Les uleara d6di-
gnent les maux intérieurs, N° 678.
698. N~ lHU S~ repenûr. c'est persister dans le mal, N° 69S; les
auV'TU. ce soul les faussetés dc la foi et les maux de la vic, 1'°64 t .
699 .. Le granà fleuve û"Euphrall signifie les raisooneOleDs inlt"~
rieur•• N° 4.-.4; ce sont ccux par losquols les lt6formés confirment
CD cux ln justifica tion par lu. foi "Seule.
700. L'MU désigne les vérités. N" 50; cl, daosle sens opposé,
les faQuetés; l'eaudeulchie signifie que lej faussetés de CCI raÎso",",
nemens intérieurs ont olé répoo58éell. Les Roû désignent ccux qui
lonl dans les vérités procédant du bien. N0 485; 10 lfi'" du I01I1i1
00.. te a'Iaria. c:csl le commco" emeul tic la NOD·eltc. Kboiise formée
c
CH.PI1'Rt: Sa.:lzIE~m.
$ IUII(~ NATUREL. SHNS SPIJUTVEL.
XIII. El je vis sor,ir de la XII[. Eljc porçus que çle la
bouche du dragon, el de la théologie fondée sur les dogmes
bouche de la bèle. et de la de 1 trÎnilé de personnes el do
..
bouche ùu faux propbète "';01, la Coi soule. admis Jlar les Laï-
froi=s esprits immondes. sembla .. ques eiloCIergé7o',il '10 lortai(
hJes il des grenouilles ;0'4. que des cUflidilés do falsifier
complèlcmcnt le v,ai par dt;
faux raisonncmcos 7°~.
par le Seigneur. N° J 5t: prl pcrrc)' le chemin. c'es t prép.1rcr pour
introduire. Il s'agit ici de ln consommation 011 do la"n du l'l~glisc
d'aujourd' hui, el de la foudolioll 00 du commellcement de la Nou-
velle tgli.so. Ceux de l'Eglise actuclle, qui sont dans la foi s8ule~
50nt dé:sig nés par le dragon. par la hète. cl par le faux prophète
doot il va è lro question j et leurs dcbals a ..·cc ceux qui seroul de la
Nouvelle Église SODt indiqués. par la ft!uniou des rois de la lerre
pour le combat, N° 70... Ceux qui seront de la Nouvelle Égliso. et
conlre lesquels on combattn, sont désignes parcoul: pour lesquels
l' lau d. l'ellphrale ftd d~uichtc. afi1l qlU1 /0 chemin (dl prlparl ara
nn", du Il'Ver du soleil. Ceci rCllforme quoique choso de semblable À
l'Înlrodllclion des I~raëlilcs dans III lerre do Canaan, avec cello dif6
férence quo pour ceux-ci. c'cslle Jourdain qui li. ûlù cJeaséctJ,é, tan-
dis que pour ceux de la Nouvelle Égliso. c'es.t J'Euphralo. en efTet.
00 coDibat ici par des raisouncmens intérieurs que ropré8f:olo le
n~u"' e d'Euphrahs; el il faut que cesraiaonDemens!Jl)ienldesséchés,
C'e6I-à-dire repoussés. a'Yonl qUI: l'introduction ait lieu. Cest
aussi pour cela que les rai!oooemens iOléricu" des Itéformés oot
été dé,"oiles par Swédenborg, car 5'ils D'Utaient pas d~voilés.
l'J.oromo 1 qui JlO les c:oooattraÎl pas, pourrait facilemt!nt è,re su-
duit ~ quolqu' inlcJligent qu'il fill.
701. La boueM du dragon . c' cst la théologie Condée sur les
dogmes de la trÎnité do personnes et de la Coi scule, car te dragon
représenleces dogmea, N° 557. La /HI' et lefou:r; propMI, sigDifienl~
l'une lei Laiques, el l'au Ire le Clergé: car la héte qui s'élève de ht
terre cst nommée ici faux propbèle, Voir Not! 567, 594.
702. Le. upril. munondes désignent ici, coruQlO Jes démons du
"No 458, Jes concupiscences ou les cupidites de fal,jfjcr le ,"rai; car
230 L'APOCALYPSE.
SBNS NATUREL. SE'U SPIRITUEL.
XIV. Cal' ce sont les &prits XIV. Car co 50nt ces cupidi-
des démoDs 703, qui font des si. lés ioferoale9 ;oJ qui les pous-
gnes pour s-en aBer vers les rois sent à aHesfer quo leun faus-
de la terre et de loul 10 globo. setés sont des vérités. pour
afin de les assembler pour I~ encourager Ions ceux de celle
eombat dece grand jour du Dieu Égliso qui sont dans les m~mes
Tout-Puissllot ';"o~. faussetés. afm do lcs r~uDir
pour alla'l Iler Ics vérités de la
Nouvelle Église ,;oL
XV. ft Voici, je viens comme XV . • Voici. mon second
» un voleur. Heureux celui qui »Av~nement s'accomplit. La
» veilleetgardeses"êtemells';"O~, » fêlicilé ~terDelle est il ceux
'" qui vivent conformément
" aux l'érilés de ma Parole.
»el qui persistenl dans ces
u vërÎlcs ~(),). pour DC p85 êlre
il est dil N° 703, que cc sont le, upril. tk. dimons; troù indique
J
Jo complet, N° 505. Les grenouillts signifient Ics raisoDuemeus
lirés des fausselés. par suile de leur coassement, de leurs désirs
.rdeus el de leur habitalion dans les marais infects.
703. U$ upriJ. del.tlimons. ce sont les cupidilës infernales dont
il ,'ienl d'être pulé. N- "102.
704, Faire da J'I'gnu. c'est altesler que leora fausselés sonl des
'Vérité:!. 1'0 598. Les roi. désignent ceux qui sont dans le vrai pro--
cédant du bien, N°700; et ici, par opposition, ceux qui sonl dans
Je faux proeëdanl du mal; la lerre. N° 285, elle globe. N0 551,
signifient l'Église. Sffl allel' pour le. a&Umbltr au combal. c'eslles
encourager il 50 réunir pour alloquer les "érités, N° 500; c'est
pour attaquer les vêrilés dc 1.1 Nouvelle Ëglisc, car il est dit: lB
tOmbal dB cc grand jour du DieN TO'lIl-PUUMUN: or, ce grondjour
désigne l'A,'êncmcnt du Seigncur clin Nouvelle Église.
705. La umm du Seigneur tomme un vol.mr désigne 900 A,·~
nement,el alors, le ciel pour ceux qui 001 bien vécu et l'eufer pour
ceux qui oot mal' vêcu 1 Voir·No 164. La comparaison de l'Avène-
menl du Seigneur et du jugement dernier avec un voleur vicnl do
ce qu'il semble que le Seigneur enlèvo les ""CODnai:ssances du bicu
CHAPITRE SEIZIEAIE. 23
SBNS NATUREL. SENS SPIRITUEL.
» afin qu'il ne marche pa. DU ~ avec ceux qui sont privés
• et qu'on ne voie pas sa honle »du vrai, et pour que les
»706• » li) maux innés cn èux o'appa-
li) raissenl pas ';05, D
XVI. Et il les assembla dans XVI. El ceux que repré-
un lieu appelé cn hébreu Arma- senle le dragon excitèrent les
geddon j07. leurs .à. comballre les vérités
par les faussetés que leur 5Ug-
géraill' aruour de ladominalion
el do la supri:matie j07,
el du ,-rai el dé,'nsle l'Église. comme un ,'oleur enlève les richesses
el dévaste la maison; clle vicnt aussi de ce que l'Église est alors
dans la Duit cl dans les Moèbres. c'est-à-dire. dans los faus!lclés
qui déri,'cnt du mal, cl qu'un "olcur agit de même pendant la
nuil el dans l'obscurité. - On appelle heurev'% celui qui a la vic
les "'eftunl
.t.
~lernelle. N° 639. Veiller. c'cst vivre conformément aux vérih!s.
N0 t58; conunH~r v~'emm .. , c'est persister dons Ics vérités, car
signifient les vùrités, N° 45. Ceux qui sonl dans Ics
,'érilés 60nt a"crti! d'y persister. pour qu'ils ne succombent pas
dans le combat doot il s'agit dans le Vers. tG.
706. Les vétemens désignant les "érilés, N° 45. marcMr nu,
c'est "ine sans vérités: afin qu"on m voi, pal 14 hont" c'est-ô-dire,
afin que J'amour infernal D'apparaisse pas; car la hoote de la DU-
dilu désigne l'amour profané, N° 213 . Ceci est adressé il ceux
qui seront de la Nou"clle Église. pour qu'ils s'instruisent des
"érÏlés el qu'ils y persislenl; car. sans clics. les maux qui 50nl
Dés avec eux, c' ellt-à-dire, les maux infernaux. ne sont poiot
écartés.
701. Cest le dragon qui cuumbla. car il est dit, Chap. XII •
Vers t 7 , que l, dragon s'en alla faire la guerre. ÂuembltJr dan.
un lieu. c'est cxciter à. combaHre les vérités par les faussetés; le
lieu signifie l'état; ainsi, il s'agit ici, non de l'issue du corobal,
mois de son état di!signé par AnnageddotJ. Tous les noms de lieux,.
dans la Parole, ont une significalion qui concerne les choses et
les étais: Ârmag,dd6,. désigoe l"amour de la domination ct de la
suprématie, et l'~tat oil conduil cet.amour.
L'AI'QC,LVI'SF..
SENS NATUREl•• SftJrf& SPIRITusr••
XVII. El 10 Septième Ang. XVII. El 10 Seigneur répllo-
versa sa coupe dans" A ir 7 05 : dit l'influx pour meUre CD
ct il sortit du Temple du Cid même lcmp~ à découvert loul ce
unc grande. ,'ui", venant du qui élait en eux :08; cl il ma-
Trime. qui dit: (1 C'eu est Cait nifesta par l'inlime de sa l'a-
li 'jQCJ . . . Tole que le jugement dernier
cl.:.it imminent. en disant:
« Toul cst consommé j09. J)
708. L'air signilie la pensée. parce que la respiration. qui sc
fait au mo)'cn de l'air, correspond il III pensée (pli appartient à
l'entendement. de mêmo que les mou,-crnens du cœur correspon-
dent à l'a(l'eclion qui apparlienl ù la volonté. On voit clairement
que la respiration des poumons correspond à la pensée, cn remar-
quant que l'o['éralion de l'une et de "autre esl simullanée et una-
nime; en elTel. la respiration dQ l'homme est en raÎson de sa
pen8~e; si l'homme pense avec force. il respire fortcment; si !la
pensee est facile. sa respiration l'cst aussi; si sa pensée esl intenso
ct plus intérieure, sa respiralion est peu-il-peu suspendue et même
enlevee. Ainsi. l'homme "arÎe l'état dt~ S3 respiration d'unc ma-
nière conforme il chaque élat de sa pensée. Il en est ainsi. parce
qu'il y a dans l'homme deuli: "'ies: la vie dc l'enlendement et la
,'ie de la "olooté. Tout ce qui appartie~t au corps correspond â
ccs deux. "ies de l'esprit; la "ie de _a respiration correspond a la
vÎe de l'entendcment cl par conséquent de la pen'éo. el la 'Îe des
mOll'Cmens du cœnr correspond à la vic de la 'oloolé cl par con-
aéqueDt de l'amour. - La dernière coupe a ité versie dan. fair.
parce que tout cc qui apparlicnt i.t l'homme sc termine dllos sa
pensée; car tel e~l l'homme quant à sa vic spiriludlc. morale
cl civile ou quant il. son amour. Id il est quant il 5tl pens~e ou
quant il sa foi. Il s'agit donc ici de mettre il découvert cn même
lemps tout ce qui était dans les hommes de l'I~ljse des Réformés.
709. La 9"ondevoix, c'eslla manifestation faite par le Seigneur;
le Temple du Ciel, c'est l'intime de la Parole, N0 669. Celle Voi31
qui .mrt du 1hlne indique que le juge me ni dernieresi imminent,car
le tr6'it signifie le jugement, N° 229; aussi. celle "oix dit·ellc :
Cm ef,( {aù, c'est-à-dire, 'oul csl consommé 'Juant il celle Eglise.
CHAPITRE SEIZI&IE. 233
SI!!iS l"A""UIlHL. SENS SPJRITOHL.
XVIII. Et il se fil des 'oix • XVIII. El 00 entendit des
des &Iairs el ùcs lonnc-rres. ,II): foisonoemcDs, des argumenta_
el il se fi' un grand tremble- tioos cl des confirmations pour
ment do terre. un ~i grand la foi seule ,.0; cl il s'opéra
(remblement de terre qu'il n'y d3ns l'l!:gliso un grand change.·
en DI jamais eu de pareil. de- mcnld'clat. Ull si grand change-
puis que les hommes ont été ment d'étal qu'il n'yull a jamais
faits sur la (crre i I I . eu de pareil t (Icpuis r~lablisse·
ment de l'Égliso ,If.
XIX. Et la grilndc Ville fut XIX. Et leur doctrine sor la
di'Îsce elltrois parlics,ct les ,'il- foi seule fut cnlièrcmcnt dê-
les des nalions tomherent ',~ ; truite, cl il cn fui de mémc des
et Dieu se souvint Ile la grande doctrines hérétiques (lui cn
Babylone pour lui dODO el' la étaient dérivées JI" ; cl le Sei-
coupe du "in de la fureur de sn gneur sc disposa .il agir sur 10
colère i 13 , CalhoHdslIlc-Romnin pour met-
(ro la decouvcrt les faussetc:I
horriblcs qui ré:mllent de ses
maux; ,13.
710. LI signification des VOl~. des ic/airs ct des IQnnerre,s il élu
donnée. 1"0. 596, 550.
7f t. l~s tr6mb/nnens da terre désignent les cbangentens d'é-
lal de l'Ëglisc. N° 33t ; dep..m fJU4 lu homme,s ottt. ili (ai" rur /a
'ITre, c'est-à-dire, depuis l'établissement de I"Église; car la ,,,.re.
c'est l'Église. Ici, ce tremblement de terre plus grand que tOU5
les procedens montre que. dans ce chaogement d'étal, toul co qui
appartenait à l'Êglise a éprou,'u des secousses, des ébranlemcns.
des boulel'encmcns et des séparations d'B"CC le Ciel.
7f2. La orande t'11Ie. c'cst celle qui est appelee Sodome el
Kgyple: elle dêsigne la doctrine de la justification par la foi seule,
NOl! 50 t , 502. De la , les vill,. (ks nallOtU: di!sigucnt los doctrioes
hér6tiques ou les oombreuscs herésies qui cn sont derivées. Èt-re
dimu. c'~st 11Ire détruit; lrm. lignifie tout ou enlieremcnl, No400;
tomber.. c'esl aussi êtrc délruil.
7.3. JJabylonc. considérêe comme ,'illc, ainsi qu'elle l'csi ici.
désigne le CalholicisUic-Howaiu 'Junnl il ses dogmes ct il ses
L'APOCALYPSE,
.Errs Il.oTORl1L. SENS SPIRITUEL.
XX. El loutes les ites s'en- XX. El fout vrai de la foi
fuirent. el le9 mODlagnes ne Cu· Cul dissipé. et tout bien de l'a-
reot plus trouvées' '4. mour fut enlevé 7'~.
XXI. Et une grande grêle, XXI. Elle! faussotés alraces
comme du poids d'un talent t qui détruisent le vrai elle bien,
descendit du Ciel sur les hom- 80 répandirent parmi les hom-
mes 7 15 ; et les hommes blas- mes '15;: el les hommes nièrent
phémèrent Dieu. à causo de la les vérités. li cause de leurs
plaie de la grêle. parce que faussclés, parce que c<,,s fa us-
celle plaie étaiL fort graDde 716 • 5etes étaient des plus atro-
ces,.6.
poinls de doctrine, N· 6 :3 1. Le vin, c'est le (aux procédanl du
mal, N° 632. la colèrlld. Dieu. c"est le mal dans les hommes,
N° 673. Ainsi. lui donnw la coupe du t'in de la f14reur de la colira
d" Dieu. c'est mettre à dùcou'crllcs borribles faussel~s qui ré-
sulteot de ses maux.
714. Les i/u désignent le vrai de ln Coi, otles montagnu. le bien
de l'amour, N° 356.
715. La gril. désigne le (aux détruisant le vrai el le bien, N°
'399; ct comme il est dit: Ullt' g,.ande .f/ri/e. il s'agit d'atroces faus-
setés. Il cst ajouté : du poicU d'un lalenl. parce (jue lB talent élait
la plus forte somme d'argent et d'or, etque l'argent et l'or signi-
fient le vrai el le bien, cl, dans un sens opposé, le (aux ello
mal, N° 21 •. Dans le monde spirituel, lorsqu' on raisonne d'a-
près les faussetés contre les vérités de la Parole, il semble parCois
qu'il tombe de la grtle; cl parce que cela apparalt dans ,'at-
mosphère au-dessus de la Mte et comme venaot du det, voilà
pourquoi il est dit ici, d ' après cette apparence, qu'une Iclle grêle
descendil du Cre/.
716. Blasphimer Dirru. c'ast nior ou ne pas reconoallre quo le
Seigneur es. IO-Scul Dieu du Ciel et de ln Terre, N° 607 j c'est
aussi ni~r Ics vérites de la Parole. La plm'e de la grMe. c'est l'a-
Irocilé do leurs fausselés, N° 7t5. CC~ fausselés les empéchaieut
do recouDaJlre les Yérilcs , parce que la cODürmalion du {au:.: es'
la: oégalioD du vrai.
CIUPBTBE DIX"SEPTIÈNIE.
L'étal (Je rtglise chez les Réformés ayant été déerit dans les
Cbapitres précèdens. il va être question. dans celui-ci ct dans le
suivant, de l'étal du Catholicisme-Romain dans sa dcrnit!re période.
Le commencement de ce Chapitre nous mon Ire le Catholicisme-
Romain falsifiant la Parole, cl par conséquent pcncrlissanl toules
les vérités de rËglise. Vers. 1 il 7.
II est parM de la réception et de l'intelligence de la Parole chez
ceux qui son' enlicrcmcDI soumis il IadominatioD romaine, Vers.
S à 11;
Ensuite. chez ceux qui. sans s'être séparés du Catholicisme-
Romain. ne sonl pas autant sous le joug du l'ape. tels que sont,
dit SWédenborg, ceux de la noble Nation fraD~i5e. Vers. 12 à 14,
Puis, chez lous ceux qui. quoique sous la dominalion papale,
oarent des différences dans quelques dogmes et claus cerlaines
pratiques. Vers. 15:
Et enfin cbez les Protestons qui ont brisé entièrcmcnllc joug du
Pape. Vers . 16. 17.
La fin du Chapitre nous présente le Catholicisme-Romain exer-
çant néanmoins sa domination sur toute l'Église par les doctrines
pernicieuses que les 8ulresChrétions ont puisées chez lui.
Avant de présenter celte partie importante du grand drame
apocalyptique. nous donnerons ici un extrait du prologue que
Swedenborg a placé cn tête du 17e Chap. de )'Apocalyp.eexpliquée.
ouvrage posthume. en 4-vol. in-4-,qui n'a pas encore cté traduit
eo frao{.ais.
_Comme,dans ccChapitreet dons le suivant. il s'agit de la Baby.
Ionie. je dirai. avant d'co donner l'explication. ce qu'on doit co-
lendre en général et eo particulier par la Babylooie , ce qu'elle a
été dans son commencement, ct co qu'clle cst, par la sui le , gra-
duellement devenue.
1) Par la Dabytonie ou par Babel, on enlcnd ceux qui, au
236 L'APOCALYPSE.
moyeu des choses sainles de l'Eglise, aspirent il étendre leur 110U·
,"'oir sur Ioule la tCTrc. et cela. par la ùomination sur les âme!.
des hommes. en s'allribuant la puissance de sauver tous ceux
flu'ils "culent, cl qui eofin cherchent et s'approprient même la do-
mination sur le ciel et sur l'cnfer. Pour allciodre ce but. ils de-
louroenllou(e la puissance du Seigneur el se l·allribucD~. comme
si clic leur in'ait été donnée par Lui-même. Chez de lels hommes,
l'Église n'cst (las, dans le cornmcncemeot.cequ·clle devient pmr la
suile du temps; ces hommes, dans le commencement, sont cOlOmo
dans un zèle pour le Seigneur, pOlir la Parole, pour l'amour el la
loi, ct surtout pour le salut des Ames; mais, dans ce zèle,csl cachô
un reu de domination qui, par le progrès du tcml's, ceinte scion
'lue le pouyolr s'accro": cl il mesure qu'il prend de l'activité,
les choses saintes de l'Église deviennent des moyens, et la d()oo
mina lion de'ient elle-mêmc la fin. Quand la domination de-
,'ient ainsi le but, les cllOSCS saintes de rl~glise sont employées
par eux pour allciudre ce but, ct alors, non-seulement ils s'arro-
gent le pou'oir sur les Ames. mais ils s'approprient m~me toute la
Di,-ine puissance du Seigneur; et quand ils agissent ainsi ,ils perve ....
tissenltoutlcbien etloutlc vraide l'Église; par consêfluent, ils pro-
fanenlla sainlcMde l'Église. Voilà en quoi consisle la nabylooie.
» II m'a été prou'é par expérienco qu'il cn était ainsi; je vis t
daus le monde spirituel, des t'Hrcs semblables qui ambitionnaient
un pareil pou'oir.Comme ils savaient que loulo puissance appa .....
tient au Seigneur Seul, ils se couvraient d'une apparence de
zèle pour lui-même, pour Je Ciel el pour l'ltglile. ct se don-
naient beaucoup de peine pour rendre un cu Ile au Seigneur Seul
el pour obscner religicusemenl les preceptes de la Parole; ils
prcnnienl même des disposilions pour fnire régner en toutes choses
la pureté ella droiture. Cependant. il me (ul accordé de rcconnaflre
que dans cc zèle S~ cachait un .ardent dcsir de dominer sur tous
los au Ires • dans la persuasion oil ils étaient que Ioules Ja!ll dispo-
sitions qu'iliJ nvnicnl prises seraient acceptées par III Seigneur.
Mais. aussitôt qu'ils 56 furent emparés de la domination, on vic
leur IJul se révéler par degré; ils nc "oulaicot pas que ce {Ill Je
Seigneur qui comruandlH , ils voulaient commander cox-mêmea.
l'al' conséquenl,ils ,'oulaienl, non pas servir le Seigneur, mais que
CHAPITRE D1X-SEPTIE~Œ. 237
le Seigneur les servit; ils ,'indignaient quand il ne leur était pas
petmis de tout disposer à leur gré. comme des dieux. Je m'a-
perçus en outro qu'ils avaient peu d'cstime pour le Seigneur et
qu'ils 10 méprisaient même, s'il ne leur donnait pas le pouvoir de
faire lout il leur caprice, et s'il no consentait pas à Ioules leurs
fanloisies. Je m'aperçus encore qu'ils auraient "oulu,sous quelque
prélexle, trn.Dsférer en eux la Di"Îne puissance, mais ils n'osaient,
car ils craignaient d'élre , par là, précipités dans l'enfer. C'est
ainsi qu'on me montra comment la Bab,ylonie commence, cl com-
meol clle se termine. Il m'a été oocoro donné de conclure do là
que quand, cbez eux. la domination de,'ient la fin. el quo los
choses saiules de l'Eglise dc"ieuneut des moyens, le cul le de Dieu
se change sous difTé·rcu s prélexles en culte des hommes. de sorle
que, dans le fait, ils se font dieux eux-ml:mes, el que le Seigneur
o'osl Dieu que pour la forme.
JI Maintenant, comme la domination llaf les choses saintes de
l'Église sur les â mes des hommc~, sur le Ciel cl :!.ur le Seignour
lui-m~me. cst une profanation intérieure. il s'en suit qu ' elle esl
infernale . En el'l'et, les diables. qui sont dans l'enfer, n'unt pas de
désir plus grand que celui de domine r sur le Ciel el sur le Sei-
gneur lui-même. ct ils emploient dilTérens moy eus pour obtenir
celte dominalion ; mais, pendant qu'ils font des eITorts pour y par-
,'eDir. ils sont engloutis par l'cnfer, Puisque, dans le monde,
ceux. qui dépo:!.sèd.,nlle Seigneur de son trône. pour se placer eux.·
mêmes dessus. sont intérieurement de semblables diables, il est
évident que I·Eglise. par ln suile des temps. est dth'8stêo pal eux
quant à tous ses biens cl quant à loutes sc:!. l'erités; c'~l ai~si
qu'elle arrive à sa fin. 11 résUlt6 a ussi d e leur manière d·~lre.
dans 10 monde spirituel. que ce 90ut des diables: en eO'el. ceux
qui ont exercé. dons le monde. la Di,' ine puissance du Seigneur.
parlent apres le ur 0l0r1 avec saiolelù du Seigneur; ils lui rendent
nn cu ILe 3"CC la plus grande d6'Oliou extérieure; ma is, lorsque
Jeun intérieurs sout eX8wioès. car ils peuvent, dans 10 monde
spirituel. être dévoilés ct inspectés, on peut voir qu e ces inlérieufl.
sonl profanes et remplis do ruses diaboliques; il de'ient l'V lil
manifeste que lai;aiotetc de leurs extérieurs leur sena,i lde moyens
pour arri"cr il Icnr fin, qui élait la domination.
238 L'APOCALYPSE.
Il DCA esprit:J ayant agilé cotre eux la question de savoir si
quelque diable de I·cnfer Durait pu agir d~ la sorte, aussitôt)'un
des plus mal1'8Îs cn fut tiré, el il lui rut dit qu'il obtiendrait une
grande domination, ,'il parvenait à adorer le Seigneur, Îl recon-
natlre 58 divinité égale à celle du Père. et â. remplir en même
temps les devoirs du culte. A peine celui-ci eut-il entendu parler
d'une grande domination, qu'il disposa sur le champ ses intérieurs
à la fourberie el ses extérieurs â la sainteté; et il adora le Seigneur
avec plu.!I do ,'éuéralion que beaucoup d'anges. , ' emportant avec
ardeur conlfo lous ceux qui ne l'adoraient pas; mais dès qu'il vit
qu'on ne lui donnait pas la domination. il s'exaspéra contre le
Seigneur 1lême; et non-soulement il nia sa Divinilé cl celle do
Père, DHli!l il vomit même des injures conlre l'uue et l'autre, car
c'élaÎl un Alhée.
~ Telle est aujourd'hui la Babylonie : on 10 voil bien claire-
menl; car, sous Je prêlexte des clefs données à Pierre, les chefs
du Catholicisme-Romnin ont traosféré en cux -Ioule la divine
puissance du Seigneur; il~ onl pri"é le peuple de ln vérité di-
"iDe en lui enlevant ln Porole: il=l ont accordé aux édits du
Pape une sainteté égale.il la Sainteté do la Parole et même plus
grande. ainsi que cela résullo do leurs actes; ils l'occupent peu.
d·enscigoer la crainte et lu culle de Dieu, mais ils enseignent la
crainte ct le cullo d'cux·mêmes, ct, daos leur propre intérêt, le
culte des Saints . Il résulle de là que. dans sa fin. la Babylouie cst
une Église depouryuo et privée do tout bien de "amonrpourDico.
fie loul bien de J'amour envers le procbain, et par conséquent, de
toot ,·rai. Ain~Î, co D'OS' plus ODe Églisc, c'cst une pure idolâtrie;
c'est. à peu de chose près, le Genlilisrne des anciens qui adoraient
Baal, Aslarolh, Déelzeltuh et plusieurs autres divinités, bien qu'ils
cussen! de.!l 'cm pies. des {.lIes déterminées, des autels, des sacri-
lices, des parfums, des libations, etc. , comme dans l'Église Juive •
• Ces dé'ails sur la 8abylonie dans son commcocomenf,cl sur ce
qu'eHe devient dans sa fin, ont été rapportés ici , pour qu'on sllt
d.'ou vient que, da os la Parole, 'aoM' Bahel csi élevée jusqu'au
Ciel, et taotôt précipiféejusque dans l'enfer. ainsi qu 'on peot le
Toir dan. les descriptions ct les représentations qu'en foot les
Prophètes et surtout Daniel. Il
CIIAPlmE D1X-SEPTI&lE. 239
SENS NATUREL. SENS SPIRITUEl..
J. Et l'un des &ept Anges qui 1. El le Seigneur. qui était
itl'ili col les sept coupes vint cl prêt à répandre J'inOux du bien
me parla i lS, medisant : .Vicos, el du vrai, 'int et me parla ' III.
D je te montrerai le jugement rue dÎsant : .. Viens. j e te r6vè-
»de la grande Prostituée qui D Icrai l'éla"fi031 du Catholicil.
»est assise sur la multitude • me-RomaÎo qui. s'appuie sur
• des eaux i 19, D le di"in "rai de la Parole qu'il
.. il prorané i 19.
li. » A"CC laquelle les Rois Il . » Chez lequel les vérités
JJde la terre sc sont prostitués » de l' EGlise onl été adultérées
el qui a cuivré du ""in do
.. j'lO, »7 0l0 • ct qui. par cetle adultu-
» sa pros.jlulion les habilao5 de D ration. il jeté dans la supers-
» la terre ';::1,. » li tilion et dans de folles croyan.
»ces ceux qui le professent
» ,':li' . •
718. L'un dt, lepl Ârlgs. 9""' ataie1tt I~, &'1'1 coupe. repr6seolo le
Seigneur prêL à répandre de nouveau l'inOux du hi"n ot du vrai,
pour meUre il dl!couverl les maux el les fau!J!IeMs, It'°672 : le
Seigneur parle de l'in lime du Ciel poor révéler il Jean l'étal du
Catbolicisme-Romain. Yow N° 7t 9.
719. Montrw. c'est révi!ler; la grande prOllilui•• c'est la femme
qui cst assise 5ur la hèle de couleur d'écarlate, N° 723. c'est la
grande Babylone, N° 729 : cette prostituée représente donc le Ca-
tholicismc-Romain. N° 651 : .100 jugeuunl . c'cst rélat D". il 60
trou,'e quand il arrive à sa fin. La mull'lude lÙ' eall.1; signi6e les
vl!rÎlés divines. N° 614; et ici leur profa nation. parce que la
proslituée est anise dessus. En eact. les chefs du Ca tholicisme-
Romain se soot servi du divin ,'rai de la Parole pourobtcnir 10 do-
mination sur "Église et sur le Ciel, et pour s'attribuer le divin
pouvoir du Seigneur; ct c'est eo cela que consisle la profanation.
JI est cerlaio qu'ils onl confirmé leurs dogmes par la Parole; mais
qu'on lise ces dogmes, qu'ou les médite, cl l'on verra quo tout ce
qu'ils ont liré de la Parole a étl! appliqué par eux, poor p3n'enir
il la domination sur les Ames des hommes, et pour s'acquérir la
puissance, l'autorilé ct la majeslé dilÎne.
120. LC5 rois d, la terre cc sonlles "érités de l'Égliae, N° 704.;
1
240 L' APOCA LVPSE.
SENS lU.TUREL. n:ru SPIRITUEL.
III. Et il me transporta cn III . Et il mcmit daosuD étal
esprit dans le désert 7Cj .... ; el je spirituel con,'coable pour voir
"is une Femme assise sur UDe uno religion. où il ne resle rien
~to de couleur d'écarlate, de co qui constitue I"Église ';'U •
pleine de Doms de blasphi:me cl je "is le Catholicisme-Romain
7.... 3• qui .!n'ail sept 1t1les cl dix appuyé sur ta Parole. entière-
cornes i~. ment profanée ;~s. dont il 8'nit
perdu lolalcmentl'intelligence.
et de laquelle la pUÎssDoceétaÎI
grande ,"',L
ici, ces ,'érÎlcs ont été aduhérécs, parco qu'il est dit quo IfS ro,# d.
la leTTe u son, prcnlilut"
721. Enivrtr du t?'in lÙ la prostitution. c'est. au moyen de l'a-
dultération des "érirés. jeter dans la superstilion cl dans de follcs
croyances: car le t:-iil de la pro,tilulion. c'cs tl 'adulléralion de la
P:lrole. N° 632. cl tnivrer, c'est jeter dans la folie à l'égard dclt
choses spirituelles. Les habitan, de la lerre sonl ceux qui vÎ'cnt
dans l'Eglise. N° 507: el ici, ceux qui "'i'en t danllie Co.lbolicisme·
Romain. Le C:llbolicisme-Romain De constitue pas une Église,
c'est seulement une religion: ceux qui le proressent De s'adres-
sent pas au Seigneur. ne lisen t pas la Parole ct invoquent les
morls; or. "Eglise esl Eglise par le Seigneur el par la Parole; c'
elle est d'aulant plus parfaite. qu'clle a plus do connaissance du
Seigneur et plus d'inlelligencc de la Parole.
722. Èlre traruporti en espril. C'c5t être mis dans un état spiri-
tuel cnn'enablc à la circonstance: (la,u III di'ef'l. c'est là où l'E-
glise est dévastée, N° 546 , là où il ne reste absolument rien do
ce qui la constitue.
723. La femme signifie l'aŒeclion du ,'rai,N'° 43,": el, dan!!! un
seos opposé, l·affcclion du fnux : ici, clic dèsigne le Catholicisme-
Romain'. flui est dans l'alTeclion du faux. D 'a illeu rs, celle femme
porlait écril sur son (ronl : La grande llaby/ontJ, N° 729, et Ba-
bylone désigne le Catholicisme-Itomain, N° 631 , La B i le signifie
la Parole; et la coul6Ur d"carlaM. son di"in "rai céleste: il peut
}ulr:lHre étrange cl même choquant qu e la Parole soil représentée
par une bêle ; vm'r à cc sujel ce qui Il élé dil an N° 259. La bêle
CHAPITRE DIX-SEPTIE~IE
SE~S NATURF.L. SE,SS SPIRITüEL.
JV. Et la Femme élail re- IV. Et le Catholicisme-Ho-
,~tue de pourpre el d'écnr- main était, à l'extérieur, entouré
Jate ~,~ Jet porée d'oret de pierres du bien eldu vrai célestes Tl:. Jet
précieuses 7W ct de perles ,·n • du bien ct du vrai spirituels ~'J';
ayant dans Sn main un 'ase et des connaissances qui s'y flJJI-
plein des oboroinntions et de porlent M, ayant fondé 58 Pllis-
pleine de 1JOm" de blaspëhme, c'cst la Parole entièrement profanée;
car blaspl.émer c'cst nier ln Dh'inc-Humanité du Seigocur. N0
571, cl adultérer ln Parole; ainsi, c'est pro(aner.Yoir, N"7J9, en
quoi consiste ln profanation. La femme fut vue as/n'u sur la bête
de couleur d'écarlate, porce quele Catholicisme-Romain fonde SB
force et Sil dignilé sur la Pllrole qu'il ft profanée.
724. La uJle signifie la sagcsse, el, par Opl)osition. la (olit),
Na 538, c'cst-à-dire la perte de l'intelligence: 6eplsignific lout.
N° 10. Les d'; x cornes désignent unc gronde pui~so.nce, Nu 539.
)"oirrexplicntion que l'Ange donne de!J sept Utes, Vers. 9 cliO.
72,). Ln pOUJ'pre désigne le dh'in hien céleste, et l'écarlate le
di'in 'foi céle~te, LXo 72:1; en ÜI'C ,létue, c'est avoir ces biens
autour de soi, ou ù J'cxltSricur, au moyen de la Parole; carin bête
sur laquelle la femmc était ftSsise signifie la Parole, N° 723, II eSl
noloire que ces biens sont outollr du Catholicisme-Romain comme
un 'VèteDlcnt; car ~es chefs adorent la Parole, non il l'intérieur,
mais seulement à J'extérieur, parce qu'clic traite du pouvoir du
Seigneur l'ur le Ciel et sur "Eglisc, pouyoir qu'ils ont transporté
en eux, etl)8r(~c qu'cllc pnrlc des clefs données à Pierre . de qui
ils se disent les successeurs. Leur grandeur, leur dignilé ct leur
puissnnce étont fondées sur ces deux points, c'est par nécessité
qu'ils reconna issent ln sainteté de 13. Parole; touterois la Parole
n'est pOlir cu:( que comme le vêlement de pourpre et d'écarlate
sur la prostiluée.
726. L 'DI' désigne le bien, NQ 21 t; el la pitrt'c précieule, le
vrai, N" 231, Il s'ogit ici du bien et du vrai spirituels; parce que
la pourpre ct l'écarlate ont désigné le bien et le vrai célestes.
727. Les perles signifient IC!J connais:wnccs du bien ct du
16
1,''PUCAI,'PSE,
SI': :.-:t S.fUREL. SESSSI'IRI1·UltL.
lïmpure~ de S8 prostitution ~ ·ts.
sance sur la lIointeté de la Po-
rDic qu'il avait profanée, et sur
le bien et le vrai qu'il avait
adullérés ''',
V. Et sur IOn front était écrit V. Et son amour était caché
le Nom. ~1y.lAre. 1. gronde no- dans son intérieur; c'était une
bylone, mère des prostitutions et ardeur de dominer sur l'Eglise
des abominations de la terre 1~? ct le Ciel, eL aimJi sur tout ce qui
nppartienL 8U Seigneur et li "E-
glise, ardeur qui fut la source
de ses adultérations du bien et
du vrai, et de ses profanations
des cboses saintes de rEglise 7"m •
• roi. tant célestes que spirituels, qui procèdent de ln Paro 1e.
728. La main signifie la puissance, N° 457. Le V(J.It' désigne
la même chose que le vin qu"il contient, Voir règlo 5; et le "in de
Babylone, c'est le faux qui procède du mal, N° 6:J2; de plus, l'm'
délignelc bien,et,dans le sens opposé, le mal, N° 726, Ce vase
était plein d~. abomi- atio"4 de la prosl;lllûma, c'est-à-dire que
u
c'était par et} rOIl"- que la sainlcté de 'a Parole avait été "ro-
Canée; car ('abomination !lignifie la profanation. L'impurettf de
la pro&tüulion désigne la corruption du bien ct du vrai de III
Parole.
729. Le Non, ticri, sur le (ront, c'est la qualité: imprimée i, l'a-
mour; cor le nOIl' signifie ln qualité, N° t6';); et le (rull', "amour,
N- 605. Le My81~re. c'cst ce qui est caché dans l'intérieur. La
graruk Baby/ont! est le Cntholicisme-Ilomain, N" 631; les pr08li-
Im10ns sont les adultérations du bien et du vrai de la Parole,
N° 72.1 ; les ahomillah'olls sont les profanations des choses sain les,
N° 728; el la lerre est l'Eglise, N" 285. Ainsi la mère l.Ù.s P"o-
.h·tulioQIlf et des abol1linal;OJu désigne l'orÎgine ou la source de ces
adultérations cl de ces proranntÎon!i. La qualité de 1'8mour secret
des cheC:s du Catholicisme-RomaÎn consiste dans une onleur de do-
miner sur "Eglise ct le Ciel, ct ainsi sur tout ce qui opparticnt au
Seigneur et à 10 l"arole, 115 veulent dominer sur l'Eglise. eur ils
CHAPITRE DlX-SEPTIEME. 243
SENS NATUREJ•• SF.N'S SPIRITUEL.
VI. Et je vis la Femme eni- VI. Et je vis le Catholicisme-
vrée du sang des Saints ct du Romnin livré aux idées les plus ex-
sang des témoins de Jé:iUS l"lo ; el travogantcs , paf la violation des
je fus saisi. CD la voyant, d'un vérité!l divines. el paf la Don-re-
grand étonnement 'JI. connaissance que rHumanité du
Seigneur est Divine 'lu; et je (us
daDs une grande surprise en le
voyant dans cèt état m.
se sont arrogé le droit sur les Ames des homme 8 et sur tout ce quI
lient au culte: ils veulent domÎner sur le Ciel; caf ils se sont
donné le pouvoÎr de her ct de délier. ct ainsi d" ouvrir ct de fermer
le Ciel: ils vcnlentdominer sur tout ce qui appll rlient au Seigneur;
car, par le vÎcariat~ ils s'Ilttribuent tout cc qu i est au Seigneur:
ils veulent dominer sur tout co qui appllrLicn t à la Parole; cur ils se
sont exclusivement r{:scrvé :Jan interprétation •
730. La Femme, c'est le Catholicisme-Romain, N° 723; l'n
mivré, c'est être dao!!o la Colie à l'égard des cboses spirituelles,
N° 721. Le sang signifie la fulsifiCll: lÎon du vni, N- 687, et ici la
violation des divines vérités, désignées (,or les Salll Il, N" 586. Les
IImO'i,." de J'sus désignent celte vérité qlle l'Humanité du Sei-
gneur est Divine. N" 490; le sang de ces témoins signifie la viola-
tion ou la non-reconno.is~anc.e de cette importao te yérité , Il est
évident que le:J chefs du Catholicisme-Romain on t violé cette vérité ;
cn effet, eo faisant du Pape le vicaire du Seigneu r , ils ont trans-
féré cn lui la puissance dll Seigneur ct en même Lemps le culte et
l'adoration : olors, pour qu'oo Ile pùt pas dire 'lu 'ils Il'étaient ar-
rogé la puissance divine, ils ont séparé la Divinité du Seigne Ul" de
son Humani té , en soutenant qu'ils ue s'attribuaient que III puis-
sance humaine du Seigneur, comme !:Ii la puissauce divine ne con-
sislait pas principalement dans le pouvoir de sauver le genr e hu-
main. pouvoir dont ils sc ~ont néanmoins emparés.
731. L' é tonnement dont Jean fut saisi en voyant cette fe mme,
vient de ce qu'il ne pouvait pliS d'abord comprendre quOi) y etat une
aussi grande diff'é rence enlre son intérieur et son extérieur; aussi
l'Ange lui ditwil nussitôt : Je te dirai le mysùre d" la {"""nu el rU
2U L'APOCALYPSE,
VII. t:t l'Ange me dit: VII. Elle Seigneur me dit:
« l.lourquoÎ es-tu étonné '! Je te « Pourquoi es-tu :5uf),ris '/ Je le
» dirai le m)'stère -de lu Femme » dévoilerai ce qu'il)' ft de cnché
» el de la RNe pllr laquelle clIc » dons l'intérieur du Catholicis-
)' est portée. qui [l sept tôLes ct J) mc-Romain, el comment il
)J dix cornes 1~·I. )1 8' nppuie sur la Pnrolc, dont il
»n perdu totalement Jïnlelli-
» genee et doot 13 puissance est
)) grande m.
VIII.» Ln n~te que .lu os "uc VIII. D l..~ l:tarolc • il l'orÎ-
JJ ~tBil cl n'(!$t 11n5 ~"l ; et ellc doit )tgine de celte religion, étaÎt
» monler de J'abtme, els'en aller » reçue ct lue par le peuple, ct
la bite qui la porle. Qui ne s'étonnerait de même aujourd'hui. en
vO)'Dnt qu'une religion si sainle eL si majestueuse à l'cdérieur est
cepcndant ~i prorane cl si obominoblc ?
.732. L'cxplicat.ion 0 été donnée dans le~ N" 723 # 72l.
729 .
733. La. Bêle, c'est la Parole, N- 723; tilla étail. c'c!tt-à-dirù
que dans I"origine de cette religion, elle était reçue ct lue par le
peuple; elLen·c.st pa3, c'est-A-dire que plr la imite clic ne rnt plus
ni reçtie ni lue. L'histaire confirme ces significations; ell cffcl,
dons le commencement du C.otholicisme-lomain, 011 reconnuissnit
la Parole l'OUT Divine, OD enseignait d'oprès ellc , ct 011 la lisait
de'nnt le peuple; mais, plu!:! lard, lorsque la. domillllLion romoinc
se rut étcndue sur l'Eglise ct sur le Ciel. bien que la Porolc rùt
encore reconnue pour Di'inc, on n'enseigna plus d'après elle comme
nuporo'ont; on en interdit ln lecture au peuple; au Heu de la doc-
trine qui venait. d'die, on donna comme divine une doctrine éma-
née du Pope seul; on fit cODsisler le culte divin dans des Messes
illinlelligiblcs au vulgaire, et on alla jusqu'à rendre une adoration
au Papc et il des hommes morts. qu'on Domme saints, tandis
qll'QUpnrll"8nt on n'odorait que le Seigneur. lloirsur ce sujet CC(luÎ
aété dit au .smnmaire de cc chapitre.
ClIAl'lTHE IIX-SErTlI~:'1E :H5
~F.SS NATUREL. g ..:"s SI'IRITUE(..
~ ft 10 destruction W : cl les hn- n clic n'cst plus ni rCt:ue ni hm
» bihms de la lerre. dont IC!I » , ;jJ ; ct clle Il élé pOUl" ln ror-
» noms ne ,(Ollt pos ,écrits dous » me reconnue divine parle Con-
n le Livre devic dès la rondation n sistoire romain, et en réalité
n du monde. s'êtonncronl en » ellc Il ' en 0 pas moins. èM re-
l. vO~'ont que 10 Bête qui était, l' jetée 7J : cl tous ceu:.: de cette
Il el nlest pos. cependant cst~': '. » religion qui. depuis son élo-
l' blissement . ont cu pour hut
)1 de dominer sur le Ciel ct sur
)1 ln Teno. seront surpris, en rc-
U COllllllÎssnnt'quc 10 Parole, qui,
J' dons l'origine. était rc~ uc el
1) lue pnr le penple. et qui n'est
')') plus ni rCç'ltC ni lue, a ccpco-
). dont encore ln puissance 7;1.:••
734. L'aMme désigne ici te C.onsistoire papal: ce Consistoire
esl uu abîme, cor tout ce qui s'y décide concerne sa domination
sur l'Eglise cl sur le Ciel; la Bi le qui mo"te de l'abl'me • c'est la
Parole, qui, pour la ronne, y est reconnue divine, la Bêle qui s'en.
va li ladeslruction, c'est la Parole, 'lui, en réalité. est rejetée .
1; histoire atteste qu'il (1 été quelquefois délibéré. dans ces Con-
sistoires. sur ln réception et la lecture de ln Parole par le peuple,
ct que )a proposition a toujours été rejetée. Si les Con~i~toires
reconnaissent la Parole comme divine. c'cst parce qu'elle parle de
Marie, des ApMres. des clefs données ù Pierre, c'est parce qu 'clic
renferme la relation historiq11c de la. Passion ct quelques passages
qu'ils interprètent en faveur de lenr domination; mais ils ne la
rejettent pU5 moins, en défendaDt au peuple de la lire; et cela,
parce que les rréceptcs qu'clle renferme ne s'accordent pns n,'cc les
édils ct les bulles du Pape.
735. La ' erre si~nifie l'Eglise, N'" 285, et ici, la religion ro-
moine ; car le Catholicisme-Homoin ne conslitue pas une Eglise:
pour qu'il) oit Eglise. il faut que le Seigneur soit adoré et que sn
Parole soit lue. Voir N- 721 . Ceux dont les noms fIe $ont pas
ùriu dm... k LivriJ (ù "i~, ce sont ceux qui ne croient pas 8U Sei..
246 L'APOCALYPSE.
SP.NS NATUREL. .!I ESS SPIBITUBL.
IX. «En voici le sens plein IX. «Void, pour ceux qni
~ de sagcue 1;16 : Les sept l~te5 XI sont intérieurement sages,
» sont sept montagnes sur Ics- )1 l'interprétation de ce que tu
» quelles Ja Femme est assise; ce » 85 vu ~~ : La perte totale de
» sont aussi sept rois '731 ; ») l'intelligence de la Parole dans
»Ie Catholicisme-romain vient
XI de ce qu'il li. profané les divins
XI biens de la Parole; ene vient
» aussi de ce qu'il a profané de
» mêmelesdivinesvéritlls137;
gneur, N· 588 : c'est ne pas croire 8U SeÎgneur, que de lui en-
leger sa puisllnce divine sur le Ciel et sur III terre, pour la tramt-
Cérer dans un Vicairê et dans les Substituts de ce vicaire. Dès la
fonda.lion du. trWt'UÙ" c' est dès l'établissement de celle religion,
N° 589. La Bile qui était. el n'ut pllS, et cepcmlalll tst. c'cst la
Parole. qui a cependant encore la puissancc. quoiqu'elle soit ainsi
rejetée, Nu 733; elle existe toujours, parce qu'clle est divine. ct
que le Seigneur est en clic.
736. En voici le uns, c'est·l-dire, voici "intelligence et l'in-
terprétntion de cc qui fut VII; plein de sages~e. c'est-Il-dire pour
ceux qui sont intérieurement sages, L: inlerprétation fut faite par
r Ange dons le sens nalurel, ct non dons le sens spirituel; car tout
ce quïl ditda.ns les versets 9, 10 et t l, ct dans d'autres endroits
de ce Chapitre jusqu'à la fin, ne peut ètrc compris que par ccux
qui sont dons le ~ens spirituel par le Seigneur: ceUe interpréta-
tion est ainsi faite, porce que le sens natuJ'el est la base, le conte-
nant et le soutien des sens spirituel et céleste, JI en est de même
des interprétations quc l'on reurontre don~ d'autres cndroils de la
Parole, comme dans les Prophètes, et dOlls plusieurs passages. des
Evangélistes j enes sont données dans le sens naturel. et ne peu-
vent ~tre intérieurement comprises que par l'intelligence du sens
spirituel qu'clles renfermeot.
737. Les sept Utes désignent la perte totale de l'intelligence
de ln Parole, N° 724, Les monlll!Jnes signifient lelJ biens de J'a-
mour. N- 7 j 4, et les roù, le! yérÎtés de la sagesse, N- t 8 j sep'
signifie tout. el J'emploie pour la sainteté, N° tOi ici. tout est pro-
CHilPITIE pIX-SEI'TII'ME.
SF.X~ ~ATCREL. SKSS SPIR1TUl::[.•
X, " Cinq sont tombés, et un X. " TOlites ces v6rilé~ onl
lt seul reste; l'oulre n'cst pas en- » été détruites pDr lui. excepté
lt corn ,'cnu; et quand il sera » celle-ci: Au Seigneur a f Ié
l'> 'CI111, il faut qu'il demcure » domufe lou'a puissa,uc dan# If.
" peu 1J.8 . » Ciel et sur la l 'erre ; ct. CCIV
) outre : L' Human'U du Sei-
), gm:rw cd Divine : ceUe der-
» nière O'C!lt pas encore venue
» en 'lueslion. el quand ellc y
» sera ve nue, cHe ne dcme u~crq
» pas chez lui 'n.
(an~. J'laree qu'il s'agit de laftm1Jle. qui représenlc le Cotholici~me
Romain. Cc Il' est néanmoins qu'O'C(: I terips que ce~ biens ct CC!!
,c
"érit es oui clé prorané~ por les chefs. du Catholicisme-Bornain; car,
dans le ('ommcm:cmenl de celle rcli@; Îon, ils rcgardoi~nt ta P a ro~6
comme sainlc. C'est pOf mpport à cc premier étal. dons leque l il!f
furcnt, que l.tfci{C1·, qui s,ig nifie la même choso quc na~ I lo "c, il é,q
appelé fi.l$ de rAut'orc , ct c'cst li cawsc du dernicr f tat qu'il 0. ~Id
prédllité en enri}r, - Esaïe,XIV.
738, Lcs nombres dé!.lignenl lil qualité des cho$elS auxquelles ils.
sont joinl." i ils sont comme des ndjcctirsjointsà des ~ubs tonlifs,. ou
c omme dc~ Rtlrihuls joints il des sujets. I.e nombre cir~q sig nifie tout
cc 'lui resle: ici, c'cS,t lonl cc qui rcsle det> di"Încs vérités désignées
par les "OlS; oinsi, ('c sonlloutesles vérités davines, CJ ccpl é ICli deux
qui sont indiquées 8w:>ilùt 81,rès par ces m o t~ : 1111 se(, l ,'e6,18 , e ~
l'aulre n' es' pas cnclu'e c euu. Toutes ces vérité)/. out été dé lfl lÎlc$ j
car, cn pnrhm t de ces cinq rois, il est dÎl qll 'ils &"nl lombés , C.o
.·wd roi qui r"sl~. c'cst cette ' ~ r i t é qn'A u St:IGlnwa A. lin!, DOJ'll"S in~
TOUTE l'UISSAlC l.: IJASS I,. E CIE L "'T SU'R LA T E R R Y. : celtc ,"é rité n'o
pas été détruitc IUU Ics. chefs dc celte religion, pa rce q ~ 'autrcmcnl
ils. n'auraient pu s'arroger la domination sur loulC$ 1 chOies de 08
l'Eglise ct sur le Ciel. L'a u tre roi 'lui n'cd J>fU ( n'or. l'enu , ,e
flui, quand, f"l St'T(I venu, doit demeurer peu , c' cs, ce lte vérité :
L·Hv.I .. :HT~ uv S IHGSp.c n I::ST DI' I:'IiF., l:cttc ,'érilé réell e n'cst
pus encore "CIInC en qllc ~ li o n, m(l Îs lorsqu' clic )' s~ ra ,'cnue. clle
ne demeorera Ims chez eu'!;; C'ClOt par un effet de " J)i'in~ Prp-
U8 L'APOCALVPSE.
SENS NATUREL. SENS SI'IAITUF.L.
XI. » El la Bête, qui était et XI. » Et la Parole. qui d'a-
» n'cst pas, est elle-môme la ) bord Il'oit été reçue ct lue. et
) Huitième f'lumtagne; elle est Il n'est plus ni rcçue ni lue, est
» des Sept roù. el s'en va il la » elle-même le Di"in nien; clle
)) destruction'~. )) est le Di'in "rni. et elle est
» enlevée au peuple pour qu'il
Il ne s'aperr:oi'c pnsqu'clle li été
» proranée nr..
XII. » Etle~diJ:cornesque ln XII. Il Et celle puissance de
»asvucssontdixRois, qui n'ont " la Parole,' que tu as reconnue.
)1 pas encore reçu le Royaume Il existe chez ceux qui ne se sont
Il'·°, mais qui retoil'cnt ln puis- » pos encore en ti(~remcnt séporés
» sance pendant une heure avec » de Rome 71." mais qui. Dccor-
vidence qu'clic ne doit pü8 demeurer chez eux, Cal' ils la pro'<llIc-
roient# Voir N° 686. Si celte divine vcrilé u'est pas ,'en ne en ques-
tion, c'est que ces chefs s'ctnnt conféré il cux-ml'mes toule la puis-
sance du Seigneur, ils n'auraient pos pu reconnnilre son lIuma-
nité comme Divine, saDs qu'on leur eût reproché d'avoir I,or lit
transféré en eux la puissance dh'ine, etd'a'oir fait du Pape un Dien
et de ses ministres des dieux.
739. La Dite qui elait t:l n'est pliS , c'est ln Parole, ,,"oir
N° 733. Elle cst elle-même la lIuitième mmJlagru~ , c'est-il-dire
qu'elle est le Divin Bien Même; car les sept montagnes désignent
les divin~ biens de la Parole, N° 737; et le nombre 'luit désigne
aussi le bien. Elle est des sept rois, c'est-ii-dire qu'cHe est le
Divin Vrai Même, les "ois désignant les lIi,'ines "érités, N" 737,
Comme tous les biens de ln Parole ont été profnnés dans le Catho-
licisme-Romain, Ia.ndis que toules ses vérités n'ont pos été adul-
térées, Y01'r N° 738, voilà pourquoi on Ile dit pas que la Bêle est
elle-même une des Sept montagne!', comme il est dit qu'cllc est
un des Sept rois, S'en aller àla dtst.)'uctioYl, c'est être rejeté, ,'oir
N° 734. La Porole est rejetéc en cc' sens qu'cl1e est enle"'éc au
peuple, pour qu'il ne s'opcrt.oivc pas qu'clic a été proranée.
740, Les dùx; cornes signifient 10 puis!!unce, N° 72.t.. Les ,·OÙ
qui n'ol" pas encore reçu le royaume, désignent ccux qui De sont
CHAPITRE DIX-SEPTIÈME 249
SENS NATUREL. SENS SPIRITUEL.
~ la Dèle, Comme Rois )J dont de la puissance à ln Pa-
) role, en reçoivent d'elle aussi
J) quelque peu. comme sïls
)l étaient dons !!ocs vérités ~i l.
XI1I. » Ceux-ci ont un mt~mc XIII. JI Ccu:t-ci sont d'un
Il dessein, et ils donneront leur Il accord unanime, et ils recon-
pas sous le joug dn Pope, mais qui néanmoins nc se sont po~ .cncore
séparés enti~remcnt du Catholicisme-Romain. Il s'agit principale-
ment, ici ct dans les deux "'ersets suivons. de l'Êglise gallicane,
dont les d~b8tS avec la religion romaine prouvent qu'clle n'étnit
pos sous le joug du Pope. Celte Eglise n'est pas encore séparée
de la religion romaine, poree qu'clle est unie à clle par les externes
ou par le formel, quoiqu'clle ne le soit pos de m6mc par les in-
Lcrnes ou por l'essentiel: cette union extcrne vicnt de l'empÎre
que le Pa pc exerce encore sur le clergé français, qui se conforme
aux décrets et aux stotuts du Vaticnn, Il résulte même de là que
plusieurs cedésiastiques sont aussi dans les internes du Catholicis-
mc-Romain, et c'est pour cela qlt'il n'y a pos encore cu sépara-
tion d'a"ce Rome.
71.1, Reeel}oir le pouvoir ucee la Bêle, c'est avoir de la puis.
sance avec ln Parole; ainsi, c'cslaccorderde la puissance ft ln Pa-
role, ct en recevoir d'clic i une heure signifie un peu, quelque peu.
Comme des -ro;', c'est-à-dire, comme s'ils étaient dans les vérités
di,'ines, les rois désignant ces vérités, N- 737 , - Ceux dont il
C!Iot ici question re(.oivent quelque peu de puissonce par la Parole,
parce qu'ils reconnaissent qu'clle 0 été divinement inspirée, et
que, (lDr conséquent, c'est par elle que l'Êglise est Eglise; ncon-
moÎn~ ils n'y puisent pas encore les divines vérités, pas mème ces
vérités générales, que Dien seul doit être adoré. et qu'oucun
homme ne doit l!lre adoré comme lin Dieu. S'lis étaient dons ces
vérités, ils rejeteraienlle prélendu pOOl'oir des ciers; car c'est un
acte divin d'ounir et de fenner le Ciel, et cet acle n'e!!.t pas cn ID
puissance d'un homme. C'est par un effet de ID Divine Providence
du Seigneur qu Ils ne tirent pas de la Porole les principes doctri-
naux de la roi et de la vie, parce qu'étant encore unis avec Rome
uo L'APOCALYPSE.
SE!li:S NATUlEL. SENS s ylBnUEL.
Il puissance et leur pouvoir à Ja '1 noHrODI que l'nutorit~ ct la
)1 n~te 1t'~. IJ domination sur l'Eglise 81l-
J) parlicnncnt uniquement à la
J) Parole al.
XIV. JI Ils combattront XlV. )1 II!; hésiteront à rc-
» contre rAgneau, mois rA- 1) connaître la Diyine-Humanité
J) gneon les "'oincrn. porce Il du Seigneur. mais le Seigneur
JI qu'il est le Seigneur des JI les convoincu, Ilarte qu,lest.
» seigneurs ~ et le n oi de.. JI dans sa Oiyiuc-ll umonité. le
" rois , 1:; ; el ceux qui SI' I'O"t JI seul Dieu du t:icl ot de la
II D'CC Lui scrcmL les oppc- » Tcrre~ u ; et ceu: qui s'adrcs-
por les externes ou le formel. ils mélangeraient ]e vn,i e llc funx,
ct que de cc mélange naîtrait une lutte intérieure qui jctcraÎl cn
1!UX le trouhle clin confusion.
742, A VIJù'tm m ê.m e d enâti, c'est èlrc d'un com mun occord
pOlir rcconnnitre : domur la p"ùsrl7lccel le prnwa1r iJ.la IUle, c'cst
nœordcr 01. la Parole l'autorité ct ln domination sm l'Eglise: il est
dit ici !Our rEgl i~e , parce qu'il)' 8 rcconnais~ancc dc 13 Pnrolc,
CCliX dont il s'na ît dlms Ict! vars. 12,1;J e l 14 rcconnnÎssent, il
csl noi, le Pape fomme dlcr tic r Êglisc ~ mais en ('C sens qIC ce
n' cst pas pOl' lui-mèmc qu'" exerce rUlItorité cL la dominalion,
mois que C'Cl'lt IUlr D ien nu moyen de la P arole i en conséquence.
ils Illi refusent le droit d'interpréter 1... Parole :selon !Ion carricc.
7·1.3. L'Agneau désigne le Seif:;ncnr (Iunnt ft sa. n,vine-Huma-
nité, N° 260. CftmbltUre COllt,.,~ fAgucnu. c'est I H~:; i ter à recon-
naître la Di'iue-lIlllnonilé du Scif!!lcur; le S eigneur ICH t'(â~Hwa ,
C' csl- ù-dirc les convnincro pOl' ln Pliroic : 11"l"C& (l" " il C.'il le 5,ieignelu'
de/{ RCt'9m:tl1'1C el le 110'; d es )·0;.... c'csl-ù.)irc, IH,rC',e qll'il elll, dans
sa Dh'ine lIumanilé, le seul niCIl du Ciel el de ln Terre; c'c~L de
fa dornillalion sur luus les biens du Ciel cl de l'E~li~c qu'il est °1'-
pelé le .icifJ1MI'" des .~ei9,ullrs, et c'esl dc son rèr.-ne sur tOliles
Ics "érilés du Ciel el de "Eglise qu'il est 1I1'pelé Je Ro; (lt:J( ,-où,
N"· ti63, Ht)..·, Dieu le Père ct le Seigneur sont lin • comme l'llmc
ct le corps sout 1111; c 'est par celle ' érit~ et pilr 1)lus ieurs nnlres
quc l'A s ncnu les vniqcrn. Co nimcllt r ers.isler ,i nic r qlJt: J é hova h,
CHAPITRE mX-SEPTIEME. 251
RD8 l'I'ATORBL. SENS SPIBITU'EL.
lé., lei élus dies 6dèles m. " »seront à Lui Sevi "icJ)dront
" dans les Cieux, tant ceux qui
)) seront dans les cxterne8 de
» rÊglise, que ceux qui scront
)l dans ses internes et dans ses
1) intimes m .
XV. Elit me dit: If Lcseaux XV. El il me dit: Il Le~ vé-
J) que tu as vues. et sur lesquel~es » rités que tu as reconnues
}) la Prostituée est assise, lont les » comme oyant été proranées,
» peuples et les troupes, et Jes Il et SUf lesquelles le Catholicis-
.J nations ct les langues m. ~I me-Romain s'est appuyé, sont
Il reçues dan~ di vers degrés de
Il profanation, par tous ceux
" qui. q,uoique sous la domina-
)) lion papale. offrent des diffé-
JI rences dans Icur doctrinc,lcur
" discipline. leur religion. ou
)) leur conression m.
le Père. qui est le Créateur de J'univers, ait pu descendre cl pren-
dre l'J-Iunlonité. lorsq u'on admet qU'lin Fils de tonle éternité.
égal au Père, et de même Créateur de I"univcrs, il lm le roire;
n'est-ce pas 10 même chose '!
744 . Être avec l'Agneau, c'est s'adresser 3 U Seigneur. Les
appelés désignent ceul qui sont dans les externes de l'Eglise; les
élus, ceux qui sont dans ses internes; et les fidèles. ccux qui sont
dons ses intimes ; car l'Êglisc du Seigneur est distinguée comme le
Ciel en trois degrés . Paf appeUs , on doit. il est vrui. entendre
tOU!f les hommes, mais le$ appeUs qui SOlit avec le Seigneur dési-
gnent ceux qui étant dans les externes constituent le premier Ciel.
I)ar élwf. on ne d oit pas comprendre qu'il)' oit quel<lues hommes
choisis por prédestination; les tlus désignent ceu x qu i élant dons
les internes constituent le second Ciel. Ilor fidèles, il raut entendre
ceux qui étant dans les intimes constituent le troisième Ciel 011 le
Ciel intime.
745. Les eaux sur lesquellu la Prostituée es' assise sont les
vf rilé. de la Parole 'lue 1. Ûltllolici.me-R0'l'ain a profanées , el
252 L'APOCALYPSE.
SENS NATUREL, :SI-:NS S PIft 1TOt •••
XVI. JJ Et les dix cornes que XVI. I( Et cette puissancc de
)J tu as vues surla Bétcsonlceux » ln PorDic, que tu os reconnue.
li qui hl'lïront la Prostituée 1".66. et 1) existe chez les Prolestans. qui
» la rendront désolée et nue Tn , . Il rejeteront loin d'eux: le jong
JI et mangeront ses chairs et la n du Catholicisme-Ilomain 11<0.
u brl'Ieront dans le feu l'i$. n se dépouilleront de ses faus-
Y) setés et de ses man l' 11 , dé-
» truiront en eux tout cc qui
» lui est I,rorre, et le proscri-
» ront comme infàmc us.
XVII. JI Pllrcc que Dieu leur XVII. » Parce que le St~i
Il ;).mis au cœur d'exécntcr son )l goeur leur n inspiré d'agir
sur lesquelles il s'est nppu)·é. N° 710, Les peuple,.;; et les troupes,
ct. les nations cl les laflgue,~ désignent ceux qui. quoique ~ous la
domination papale. offrent des différences, soit dans leur doctrine
ou dalls leur discipline, soit dans leur religion, ou d3.ns leur con-
fession. En effet, dans une acception abstrait.::, les peuples signi~
fient la doctrine, No. 483; les troul)e,~, ID- discipline; les naûous.
le bien ou le mnlde la vie, N° 483. ou la religion qui consistednns ce
bien ou dans ce mol j etles langues, l'avcuexlérieur ou 10 confession.
N° 1'83, On snit que le Catholicisme-Romain offre dons son scin ces
différences, car il n'est pas pratiqué de la même monière dans lous
les Etats; et d'après cela, les 'érités de ln Parole 50 trouvent r~,ucs
pur ceu': dont il est ici question dans dÎnrs degrés de prornnnlioo.
746, Les dix cornes signlfient la puissance, N°740. Ici, comme
au 'crs. 12, il s'agit de ceux qui se sont éloignés du Catholi-
cisme-Romain : mais ici la séparation est complète, tandis que là
il n'y avait qu'un sim pic éloignement. Haïr la Prostituée, c'est
rejeter loin de soi le joug du Catholicisme-Romain . Il s'agit donc
ici des Protestans ou Héformés j cc qui suit le prouve encore.
747. La désolation s'applique aux vérités cl aux faussetés, ~t
la nudité, nux biens et aux maux. Ainsi, t'endre la P,'ostiluéc dé-
solée el tme, c'est se dépouiller de ses faussetés et de ses mau.'t; car
c'est en soi-même qu'on ln rend désolée ct nue,
748. La chair désigne le propre de chacun; manger lu chal'"
CHAPITRE D1X-SEPTIEME 253
SP.NS NATUREL. SENS SI'IRITUEr••
n dessein, el d'ovoir un même » oinsi~ ct d'être unanimcssurce
II dessein. et de donner son » point. el de rendre il so Parole
)1 Royoume à ln Bèlc a 9,jusqu'à » le pouvoir qu'n"oit usurpé le
» cc que les paroles de Dieu fus- » Palle 11:.> J jusqu'ù ce que tout
:» SClll consommées 7r.o , » cc qui n't'ait été prédit sur eux
» fût accomll. i 7~O.
XVIII. » Et 1. Femme qu" XVIII. » Et le Catholicisme-
:» tu 8S vue est la grande Ville » Romain. dont lu viens de rc-
» qui règne sur les Rois de la » COIlDotlre l'état, est l'abomi-
," terre;:",)1 » nable doctrine qui D élel, du l
) sa domination sur toute" les
» 'érilés de l'Église 7 ',1. )1
de la Pros'Ùtl ée, c'cst détruire cn soi-m~mc lout cc qui cs lU opre
nu Calholicismc-Uomuin : la bnUer da'n s le (eu., c'est le proscrire
comme infâme; cnr d'odorer un homme à la place duSeigncur, c'est
un cuhe infùme,
7 .'!) , Exéclller le dCl8ci,.. de Dier,. c'est agir conformément li
ce qui ,'ient d't:tre dit; avoir lm même dessein, c'est Nre d'un
accord unanime pour agir ainsi; et donner son ROYF.lUme à la lJéle,
c'e~t rendre il la Porolc du Seigneur le pou'oir qu'avait usurl)é le
Pape. Dieu leur fi mù au cœln', c'est-à-dire que cela n été pro-
videnliel.
750, JIlI/fu'il ce que les paroles de Dieu (ussent consommée/t,
c'est-a-dire jusqu'à t:c que tout cc qui a été prédit sur les Pro-
tes (ans r,it accompli; cor consomme,' c' est Dccom plir ; ctlcs pm·ole,..
de Dieu sont lc~ chot<cs I,rédiles dans Ill. Parole, J_es l.lrotestans
devaient rendre il 10 Parole l'autorité que le Pape D'DÎt usurpée;
c'est, à la vérité, ce qu'ils ont roit; mais au lieu de fonder l'Èglise
sur ln Parole , ilii ont ~Iabli Icnr doctrine sur cct unique passage
de Poul, que l'homme esl justifié par la roi seule SaliS les œUV1'CS
de la loi, - Rom . III. 2ï. - possage qu'ils ont tout-à-rnit mal
entendu; aussi o-t-il prédit, comme on ra déjà 'U, que leur
Êglise serait dévastée; c'cst cc qui est encore indiqué icÎ.
7,=>1, Lu femme, c'est le Catholicisme-Romaill; la grQJldc ville,
c'est son abominahle doctrine; car ln ville désigne la doctrine,
NI> 19,i-, llég,.,er. c'cst étendre sa domination; Ics Rois signifient
254 L'APOCALYPSE.
les ,·érités. N° 739, et la terre l'Église, N° 285 . Ce verset est
la conclusion de ce qui vient d'être dit. non-seulement sur les Ca-
tholiq ues -Roma ins, mais auss i Sllr la nation fran çaise et sur les
Protestan!; car le Catholicisme-Romain exerce !iD. domination
même sur les ProtestnDs. en ce sens qu'ils ont conservé quelques-
uns de ses dogmes. E n clTcl, ils s'adressent à Dieu le Père et non
ou Seigneur: ils ne re connlli~ent pas l' Humanité du Seigneur pour
di"Îne; ils croient que III l'Ilssion de la croix e:U une expiation.
une propitiation et une satisfaction auprès de Dieu le Père. Ils ont
aussi quelques idées des Co.lholiques-Romains sur le baptême et. sur
le péché orisinel.
CHAPITRE DIX-HUlTlÈIUE •
•1 est annoncé dons le commencement de ce chapitre. <{ue le Ca-
tholicisme-Romoin est disper!ié. et qu'il '"a périr, parce qu'il {I
adultéré ct prorané les verllés de la Porole, ct par conséquent
celles de rr~glisc. Vers. 1 il 8.
Vives douleurs dont seront intérieurement saisis, ft la vue de
la destruction du CutholicÎsrne-RomaÎo, tousceuxquÎ le professent:
d'obord, les Supérieurs dans J'ordre lüérafchique. vers. 9, 10;
puis les In fér ieurs dans le mème ordre, Vers . 11 il t6; et en-
fin les laïq ues , Vers. 17 li 19.
Joie qu'éprouvent les Anges des Cieux. ~t les hommes de 1'Ê-
glise. qui sont duns le bien elle vrfti de la Parole, Vers. 20.
Destruction du Catholicisme-Romain dans le monde spirituel.
Ve .... 21 il 2'>.
Cest dans le monde ~piritllel. où tout homme arrive apr~s ln
mort, que le Catholicisme-Rollloin LI éM complètement détruit. De-
puis le jugement dernier, tous ceux de celle terre qu i appar-
tiennent à cetle religio n, ct qui out exercé leur domination sur
les Ames des hommes par omour de commander, nc forment plus,
comme pr4kédemment, des Cieux factices dans le monde des es-
prits, qui est intermédiaire entre le Ciel et l'enfer; iI~ n' )' restent
plus cn permanence ; mais dès qu'ils y arrivent, ils. en sont chas-
sés, et ils :sont jctes dans Ics. enfers q ui conviennent aux (au ssclés
et DUX maux do nt ils ont formé leur vic dans le monde. C'cst p3f
suite de lu destruction de tcscicux radices par le jugement dernier,
elde r imposs ibilité 'obsoluede leur reconstruction, que nous vo)'on!f,.
depuis 1757 . le Cathol icisme-nomain dans un état de décadence
progTcssh'c sur celte terre : il cherche Cil vain li. reprendre ln posi-
lion dont il jouissa itauparnnnt; cnr, c'est par l'intermédiaire du
mOI de deg esprits que l'innux nous arr,,'e, ct la puissancc que le
Catholicisme-Romain aVilît usurpée dans ce monde est enti~remenl
délruite.
256 L'APOCALYPSE.
SENS NATUREL. St:xS SPIRITUF.I.•
t. Et nprès celo je ·is H'l un 1. Et Dpt"ès cela je vis 1:':: le
Ange ,Iescendant du Ciel. ayant Seigneur influer du Ciel al-CC
une grande puissance ; ct la Terre une grande force; ct l'Église fut
fuI éclairée de S8 gloire , :.3 . dans la lumière céleste par son
Divin Vrai m.
752. Ces mots. aprè., cc/a je vis. indiquent qu'il :l'agit ici
d'une nouvelle manifeslation. - Swédcnborg montre dans cc nu-
méro que lc:t. chef:! du Catholicisme-Romain n'ont pu tirer leurs
déte~lablcs dogmes que de l'enfer; puis il ajoute: l( Quoi de plus
détestable que de di"iser le corps et le sang du Seigneur. ou le
poin elle vin. dons la Sainte Cène, manifestement contre l'insti-
tution du Sacrement, duns le but de célébrer des messes dont ils
tirent du profit '1 Quoi de plus détestable que de rendre un culte à
1 des hommes morls, de s'ogenouiller devant leurs statues, de baiser
leurs os elles resles de Icurs cndn'rcs 'l N'est-cl: pas détourner les
peuples du culle dÎ'in en leur suggérant un culte profane; et cela
encore par omour pour le snin? Quoi de plus détestable que d'é-
(oblir le culle divÎn. le dimanche et les jours de fêle, duns des
Messes inintelligibles, en plnc.:anl en elles loute la !iaÎntelé '? N' csl-
ce pas retenir les hommes dans l'ignorance cl dans une foi 8'e ugle,
olin de dominer sur eux cL de s'enrichir? Quoi de plus: détestable
que de lransllOrter en soi tout cequi appartient nu l)ollvoÎr divin du Sei-
gneur? N'cst-ce pas retirer leSeigncurde dessus son lrûne, pour s'y
asseoir? Quoi de plu:> détestable enfin que d'Ôter au peuple ln Parole.
quieslleDi'in Vrai Mt:me, Ilour 10 remplaccrpar des edits cl desdog.
mcs Jnns lesquels il n'y 11 pas le moindre Vrai réel de la Parole?))
7;)3. L'Ange de,""ctmdanl d" Ciel, c'cst le Seigneur qui influe
du ciel, N° 258; lu gt'arlde 1Jtu'nlmcc indique la grande rorce de
l'innux, La Tcne éclaù'ü lie hl gloire de l'Ange, c'est l'Ëglise
qui. au moyen du Divin Vrai. se trou'C dans. la lumière céleste;
cor la Tene dé"ioigne l'Église. j" 28[,. et 10 ylo1're le divin vrai.
N° 22·'1-. Le divin noi l)rQcédant du Seigneur est la lumière
céleste qui éclaire les Anges ct qui fait leur sagesse, C'est par
lïnflux du divin 'roi que ceux qui vivf':nt dons les fausseté:;! sont
séparés d'ovec ceux qui vÎvent dans les vérités; car c'est la lu-
roi~rc du vrai qui fait poruitre les faussetés telles qu'eUes sont.
CHAPITRE DlX-HUITIEME. 257
SF.:"S s., Tl: ft u .. SESS SPIRITDBL.
II. Et il s'écrin ll'ec force II. Et il fitconn8hrele~efTcb
d'unegrande ,'oix. disant: (( Elle de 58 Divine Puissance. disant:
» est tombée, elle est tomhée la ,( Il est dispersé. il est dispersé
» grande B:tb~ lone ~ s" ; cl ellc est » le Catholicisme-Romain m ;
1} devenue la dcmcu fe des dé- » cl ceux qui le raisaient sen'ir
» mons ~ ~", ct lu prison de tout » à Ic ur domination n'ont plu9
...
l'esprit immonde, cl ln prisoD )) en eux que les concupiscences
»de lout oiseau immonde cl » de profaner les 'érités 1~ . et.
» toutes leurs aclions sont di-
) rigées vers le mal. et tous
)' leurs desseins sont le résultat
II de raussetés inrernales m.
755. S'écrier avec {OI'ce d'une grande coix. c'est. lonqu'il
s'agit du Seigncur, manifester l'opération de la puissonce divine:
la graude Babylolle, c'c!<t le Calholicisme-Romain. Voir N° 631.
Cette destruction de ln Babylone est décrite dans le Traité sur 10
JVGIDIt-:~'" Ilt:R~II'.RJ ::e. 53·à 64, On y "oit que ceux de cette re-
ligion qui, pur amour pour eux-mêmes, ont dominé sur les choses
saintes du Ciel et de l' Êglise J et qui ont vécu en idolâtres. ont
étc détruits et précipites dilllS l'enfer; J!l0is que ceux de cette
même religion qui ont ,'écu selon les préceptes du Décaloglle J en
fuyont les maux comme péchés, et qui ont en même temps porté
leurs regards ,'crs Ic Seigneur. ont été snm-és.
756. Les demons signifient les concupiscences qui naissent du
propre, N° .:>8, c'cst-n·dire du mnl et du faux, Ce sont ici les
concupiscences de profaner les ,-érités pour obtenir la domination
sur le Ciel ct sur l' Eglisc. Deveni,. la. deme"re de.! démon.!.
c'est n'n,'oir plus en soi que le désir immodéré de profaner (Clio
vérités,
757, L'e,(p,.i, désigne tout ce qui appartient à l'nffection et A
la ,'olonté. ct por conséquent ù. l'oclion ; l'oiseau. signifie tout ce
qui apporlienl ù la pensée cl u r entendement. et, pur con~équent.
au dessein, Ainsi, del)tni ,.la p,-json dt: loul espl'- t immorHle. c'est
i
diriger toutes ses oetions 'ers le mnl ; ct deveni,. la p,'i,~on de tout
oùeau - mmoude et_odieux. c'est appu)'er tous ses de5!cins sur des
i
faussetéll infernales.
17
L'APOCA!..YPSE.
SENS SATUREl.. St::~S SPIRITUEL.
lit. ') Car loutes les nati()n~ III. )1 Car tous ccux qui le
» ont bu du 'in de la l'olère de " proressent ont i~té jetés dans
» ~a prostitution. cl Ic!l. rois de n la slll,crstitil'u et dans de
}J ln tcrre sc sont prostitués 8"CC n rolles croyallees I)ar ses dog-
fi ellc 7 ~, S ; cl les TTlHrchand~ de II mes, el Il~S 'érÎtés de l'tglise
.. In tcrre se sont enrichi:; de 1'3- )1 Olt él~ adlLlll~ récs par lui "''' ;
.. bondanœ de ses délice~ n •. ). cl ses dtcrs. tllnl supérieurs
JJ (lu'Înrôrieufs, se sont servis de
l' œs dogmes et de ces adulté-
" rations pour ocquérir la do-
)J mination sur les âmes, cl se
" procurer (les jiplissances (!or-
" l)Ordlcs ct naturelle~ ; :..9.
758. Voir les cxplit:aliolls donnél!s an,; N<>~ 720, 721. où sc
trouvent des expressions semblables. I.e j''''l que les nminus ont blt.
(:C sont les dogmes qlle les chefs du Catholicisme-Homain out CII-
~eignés; 011 a "li, N° 753, comhien quelques-uns de ces dogmes
sont détestables; Cil 'oici deux qui Ile le !iont l'tlS moins: - '0 lis
enseignent que les œlln~s qui sont failes conformément ù leur doc-
trine sont mériloi rcs, transportant ainsi le mérite ct la justice du
Sei ~ ncur dans les (l} UTCS, cl. pur l;i, dl.lns ccux qui lcs font. tan-
dis ct~l)e nd ll nt Illle lout Ct~ qui est bien el Tai 'ient du Seigneur, ct
resle ln prollriélé du S e ig neur dans ccux qui en sont les récil)icns,
En elld , Lonl ec (l'Ii vient du S(~i~ncllr est di'in 1 cl ne I)Ctlt ja-
lnH.is dc'cnir le propre de l'homme' ('c di"În (leut l.:lrc cbez
,'homme. mais il n'estjamnis dans son propre, (lili n'est que mal .
Ainsi quiconque s'ottribue cc divin comme propre le sollille ct le
prnfnlle. - 2" Ils enseignent que la justificalion est une sanctifica-
tion réelle, ct que leurs sainls sont :uints en cux-mème~. landi~
qu'il n'!' u que le Sei;!:ncur seul qui soill:iuint, - 'lloc. X'. 4,
75n, Var les m(~rclaantl,.. de Bah)'lone. on ne I,cul entendre que
les chefs ta nt supérieurs 'lu'inférieurs liu Calholicisrnc_llomain.
scloll la hiérarchie l~cclésiilstiqIlC; CUI" dans le 'crs . 23 il est dit
qu'ils sonlles magnaIs de la terre, S'enrichir de l'abondance df:
6(8 dél1 'ces , c'cst sc servir des dogmes el dc la Parole adultérée
pour acquérir la domination sur les âmes dcs hommes ct s'emparer
CHAPITRE DJX-HmTŒ~1E. 2a9
UUI, HATeaEL. SF.NS SPIRITUEL.
IV. Et j'entendis une autre IV. Et j'enlcndis le Seigneur
foix du Ciel disant: « Mes peu- Coire cette exhortation: Il VOUlt
• ple5, sortez de Babylone . de II qui-l!lcs dans les vérités. et
,. peur que vous ne deveniez par- » par clles dons le bien de la
a tieipanl de ses I)échés, ct que 1) vie, tenez-yous cn sarde con-
» VOUII ne receviez de ses ploi" 'GO.
.. » trc 10 Catholicisme-Romain.
,. de Ileur que vous no tombiez,
J) quont ft vos Ames. da us 869
)} nbominnt,i ons. el que vous De
» soyez détruits comme lui ~oo.
paf ce moyen de leurs biens temporels. afin de se I)rocurer des
jouissances corporelles cl outurelles:. On snit. du reste quelles im-
meD5CJ richesses le cI,}rgé romain ouit acquises par Je trafic des
choses saintes. Chacun peut ,,'oir que. sans la Héforme qui D. réprims
la domination du l)apc. ils se seroieol emparés des possessions cl
des richesses de toule l'Europe, qu'ils seraient alors. devenus les
leuls mailres. el que tous les ouires hommes auraient été e~Javes.
Leur opulence ne leur ,,(mait-eUe pUtio des siècleg où il~ pouvaieut
excommunierei détrône r les rois, lorsqu'ils ne leurobéissaientl)Bs't
Mais pour quel but étaiell t réservés lant de revenUlJ et de trésors,
sinon pour sc procurc:r des jouissances corporelles et naturelles,
Dourrir leur orgueil el aS:iUrer fi jamais leur domination? - CO"..
fJUrcer, c'est acquérir des richesses spirituelles. c'est-à-dire. les
connaissances du bicn el du Hai, et, dans un scns opposé, celles
du mal et du raux j par cellc~i gagner le monde, par celles-là ga-
gner le Ciel.
760. Cette aut,.e voix du Ciel indique une exhortation faiw l'ar
le Seigneur. Mu peuple, désignent tous cCU.'l qui lI'adressent au
Seigneur, c'est-à-dire, qui sont doulJ lell vérités, ci par clics dans
le bien de la vie. Sortir de Babylo,~e, c'est se lenir cn garde con-
lre les dogmes du Catholicisme-Romoin. ;;"'e pttrticiparu de lU
péehi., c'cst tombcr, quant à l'tilDe, dang ICS abom inations . car
le' péché' sont ainsi désignés, - Ch. XVll , vonJ. 4. l(ecclmir
tÙ .e' plaie., c'est être détruit comme lui. les plaies !iignilinnt les
maux ct les faussetés. N- 65'l, el. par conséquent. la destruction
qui r.ulta da ces mQUX ct de ce& faussetés.
260 L''I'OCALVPSI·:.
SE~S NATUREL, SESS SPIRITUY.L.
V. )) Cor ses p~ché!J se sont V.)} Car scsmOulctses fou!(-
l) étendus jusqu 'a u Ciel, ct Dieu )J) selés ont même infesté les
• s' est souvenu de ses injus ti- )) Anges du Ciel, mais je les ai
)t ces 1GI. ) présenés de sa 'Îoltm ce ~ t: 1 •
VI. )) Rendez-lui comme ellc VI. l' Ses sectateurs, après
)) vous (l rendu; donnez-lui nu ») ln mOTt , sc puniront cux- mè-
» double selon ses œuvres; dans .) mes ; les maux ct les f:m s-
l) la coupe où elle 0 mêlé , m~ » selés pnr lesquels lis ont séduit
JI lez-lui le double 7 .. .
'"1 )) cl perdu les nulres. retourne-
'1 ronl SUT eux, en m~me quon-
» lité el cn m~me nature 1 1> 1.
76'. L~s péché~ de Babylone se sont étendus jusqu'au Cid.
c'est-il-dire que les maux el le~ faussetés du C3tholicisme-llomnin
ont même infesté les Anges du Ciel; Die,~ s'est SOUlÎcnu de ses ";',-
jwtices, c'est-li-dire que le Seigneur les a prése rvés de sa ,·iolencc.
Ces signiftcotions résultent de cc que lout dans Ics Cic-ux est bien
et vrai, ct que tout dans les Enrers esl mal cl raux ; 8ussi les
eieux et les enrers sont-ils entièrement sépnrés, el dans une situa-
tion inverse, comme des nntipodes. Il suit de là que le mal ct le
faux ne devraient pas s'étendre jusqu'au Cid, cepclldant quand
les maux et les raussetés se sont multipliées au-delà de!ldegrl:!ld'op-
position, parconséqnent au-delà de lu juste mesure ,lcsCieux en so nt
inrestés; et, alors. il leur est rHit violence si le Seigneurne les dércnd
au moyen d'un innux plus rort : qua.nd ce désordre est il son com-
bic, le Seigneur rait le jugement dernier el délivre ainsi les Cieux.
762. Par reml're à Babylom: comme elle a rendu, on doit en-
tendre que les ~ectateurs du Calboliei8me-Romnin se puniront
eux.-m~mes après III mort; par lui donner al' dOllble $e1o/j $i!31 œu-
"nI, que les maux par Ic:squel ils ont séduit ct perdu les l'Iutres
retomberont sur eux en même quantité et en mt"!me nature, et por
mile,'le double dan$ la coupe où elle a mJli, qu 'il en sera de même
des raussel~s; car le double signifie beaucoup :;olon la quantité ct
la. qualité, les Œluwes dt: Babylone signifient les maux, parce
qu'cllclI sont mauvaises, et la coupe ou le Vlt, désignent les fUlIs-
setés, N° 635. Ce ne sont pas ceux qu'ils ont séduits et perdus
qui Jeur rendront ce qu'ils méritent, ils sc le rendront eux-mêmes,
CHAPITRE DIX-HUITIÈME. 261
SESS N'ATUR E L. SENS SP1N ITDEL.
'11, » Autant elle s·cslglori- VII. fi :utnntils se sont enar-
» fiée elle-m~ mc cl plongée dans ), gucillÎs de leur domination et
l' les délices, aulont donnez-lui )1 donné de jouissances 1I01urel-
» de tourrnens et d'oOliction l~l • » les, oulant, après ln mort, ils
.J -parce qu'elle dit en son cœur: » éprouverool de douleurs inter-
» Je suis ossise en reine et ne suis n ncs porle méllriset la pauvreté
»point "cuve, et je oe vcrrai ). qui les accableront 763 . parce
., point de dcuipO l, Il qu'ilsdiscntavccuncconfionce
.) orgueilleuse: Nous dominons.
) nous nous soutenons por nous-
j) m~mes. et notre domination
» point de fin r lO l.
O".Of.3
porce que tout mal porte 8'ec lui sn peine. C'cst ainsi qu'il est
SOlivent dit , dans la Parole. que Dieu rendra mal pour mal , et quo
58 colère lombera sur les mécbons pour les perdre. tondis que ce
soulles maux mêmes que les méchons ont rails qui exercent cette
vengeancc; cor c'est là la loi du talion, qui tire son origine de ceUe
loi di,'inc : Fa.is flUX autre.! ce que h, ceux qu'i" te faS.!cut. Cette
loi est dans le Ciel la loi de l'amour mutuel; ct c'est por elle que
l'opposé uistc dans l'enfer, en ce qu'il nrrivc à chacun ce qu'il a
fait la autrui, san~ que pour cela le Cicl uercc de rel)résoilles con-
(rc J'cnfer ; CM c'e!ot: par opposition il cette loi de ,'ie daus le Ciel
que cette Ileine du (ulion est comme gra'ée dons le mol.
763 . Se alorifiC)' ,coi-mimc, c"est s'enorgueillir de S8 domina-,
tion : se "Io"ger dans lcs délice.!. c'cst se donner des jouissances
coqlorellcs clnulurclles. N° 759. Le tourment désigne 10 douleur
interne cR"!t~e flur le mépris qui résulte de ln perle de ln domina-
tion; et l'affliction signific la douleur interne cnusée por la 11au-
'rcté et la misère, C'est cn un tel tourment que se change, oprès
10 morl, chez les Bab}'loniens, le plaisir de dominer ou moyen dcl'll
choses sai lites ; cl c'est en une telle ofl1iclion que sc chonge Jo
charme de se IiHcr a1lx délices de l'opulence; car les plaisirs et ICI1
chorme!t qui proeèdent de l'amour ront la ·ie de cllocun; cl c'est
pour cele qu'ils de'iennent tourment cl "miction quand ils sont.
choogés en leun) opposés.
764 . J)ir ~ ".(I"A Aon cœw', c'c~t Nr~dans IIlIc.'onfh'lOc;t! orgucil-
262 L'APOCALYPSE,
SEl'f9 NATUREL. SENS SP.tITll'EL.
VIII. » C'est pourquoi en VIII. »C'est pourquoi. au
)) un même jour ,'iendronl ses » jour du jugement, les peines
)J ploie~. SUIJOI" 10 mort cl le » des m811:( qu'ils ont f8i~s re-
II deuil et ln famine ~t;~ et ellc
; l) lourneront sur eux, savoir: la
) sem consumûc par le fen. u vic infernale, la douleur io-
1) paree que le Seigneur Dien 1> terne causée paT la perle de
1) qui ln juge est puissant : ,;0; , II leur domination , el la priva-
" tion de toute intenigence du
JO ,'rai n;:.; et ils m'aUTont en
n haine Moi ct mon I?glise. parce
J'qu'ils verront que je règne
Ilseul dans le Ciel et sur la
1)terre, el que nul homme ne
» peut rien pur luÎ_même lll4 •
leuse 811 sujet de ln domination. f.:lre a,uù~ l!'ll '·I!i~. c"esl domi-
lIeT ; tle p06 ,]"'e 'Vl!'lfVC, c'est se soutenir par soi-même. car Irre
v~uvt, c'est être privé de mari ou de déren~eur. Nepoifll tloi.,.dt
dellil, c'c!'!:t n'ètrc jamais privé de celte domination.
765. En un même jou r, c'est-à-dire au jour du jugement; le!t
plaie6 ~ont le!C peinelS des lIl:0ux qu'ils ont fnit!'/. dans 10 monde. et
qui retourneront snr e l1't. La mort est ln vic infernale; le deuil e!t
ln douleur causée par ln perte de leur domination, N- 76"- ; la (a-
mine est 10 privation de toute intelligence du vrai. Na 323.
L'hommcjuuit. il est vrai, tnnt quïl vit dans le monde. de la ra-
tionalité, ou de la faculté de comprendre le vrai. et cette faculté
reste en l11i après 10 mort; néonmoin:s ecu x qui par amour de lIoi
et par orgUt~il de la propre intelligence sc :sont remplis, dans le
monde, des fausselésde cette religion, ne veulent pas comprendre
le 'rai oprès la mort: or. ne 1'8s vouloir, c'cst comme ne pas pou-
voir: ils se remplis!'!:cnt continuellement de faussetés par le désir
qu'ils ont de dominer . ct ils restent élernellement daos le faux .
706. Le {eu, c' est l'alllour inrernal, ol1l'nmourdesoi, N"494;
ce fcu eslln haine, cnr t0115 ccux qui sont dans l'amour d'eux-
mêmes brùlent de haine ct de vengeance contre ceux qui leur rI-
sistent. Tels sont ceux de la Babylone. lorsque après 'eur mort
on refuse de les honorer et de 'cs adorer comme saints; aUMi. d~lJ
263
SENS "N.Tvn":L. SENS SPIRI"rUEI••
IX. » Et les Rois de la terre IX. J, Et les supérieurs dan!l
)) qui se sonl prostitués. ct qui ), l'ordre hiérarchique qui ~nt
» Ollt vécu dons les délices avec n ralsifié et adlllh~ré ICl! vérités
}I elle . ln 1,leureront cLae lamen- Il de la Parole. el qui pur C~
)) lcront. sur clic. quand ils "cr- » mo)"clI ont juui Je 10 domi-
)) ront la rllméc de son cmhra- " Ilot ion ct de l'opul ence. ~e
» seme"t ;'-;;, 7ti;i . ~) tonl SOi8i~ intérieurement de
1) douleur, lorsqu'ils verront sa
IJ condamnation ""', ~t.1I .
qu'ils cnlclldcnl dire que. dOIl~ le Ciel, le Seigneur est l'Ieul ho-
o non~ ct adorl ct 'lue c'est IIne profanation d'honorer 1111 homme
à sa pince, ils n'oul plus que de ln haine pOlir Lui. - Pa,.ce Ilut!
le S eigneu r Diw '1tlt laj"gt' I:.~t puÎsslIfd. c'est-à-dire puree tfu'ils
verront nlors que le Seigne lit règne seul dnns h! (:id cl Sur 10
terre. ct l(Ul~ nul homme ne lu!ul rien pUI" lui-même. Telle est la
sif.{nificalion de ces mols; car It~ Seigneur ne juge qui ~ltle cc soit
pour l'cnrer, cc SOllt les méchalJs < sc jugent cllx-m~mes : en
lui
cfTet, lorsqu'ils scntent lïnnucncc dû la sphêre nngéliqllf~ qui cn-
(onrele Seigneur, il~ s'enfuient cl sc pnkipitenl duns l'Cllrer,
767. Lns Ill/il désignent ceux qui sont duns les f;llIssclé~ l,rfJ-
cédant du mal, N° 70·l; cl iei les supérieurs du Calhulicismc.Jo -
main dans l'ordre hiérarchique. Se fH"o,d it"er', c'est ralsifier el adul-
térer les 'éritc!I de la Parole, Nu 6a2 ; dure dans tex déli cel ,
c'est jouir de ln domination ct de l'opulence, Nu 7::;0 . l'leur,.,'
Babylo"e d !tc 1(l.,~Jjl e r .~"r elle, c'est être saisi intcricllrcrnclIl de
doulenr; p l etu'f' )' d é~ i g ne la doul eur ennsée par la perle de III do-
mination , et.fC lam ett lc" ,œllc qui es t causée JlHr III l,cr te dc l'O,IU-
lenee. Lo ,-,wule de .mu " mlrrtl$cment, c'est la condamnution de
Dob)"lonc cn rni!'lon de ses frUlsselés ct Je ses mou.,-.
768, Comme les cheri> du Catholicisme-Romuin ont étahli IcUJ'
domination cn fa lsifi ant et ~n adultérant les vérités de ln Parole .
ct principaleme nt cell e qui conrcrnc le pou,'oir de li er et de dé lier,
-MoUh .• XVI. 15 il 20. - Swédcnborg montre, dans le ~ G ïG 8.
que ceUe divine véri té a été prOrilllCC par cm:, et que, loin de trans-
meUre à Pierre IITI pouvoir 'lui ne pellt app:lrtcnir qu'à 10 Divi-
nité, le Sl~jf!nCl.lr ni' lui 11 pos m~m c dminP l'ombre de I~e rom·oir .
264 L'APOCALYPSE.
SEYS l'C'ATURF.I.• SENS SPIB .... UF.I ••
x. ), Sc tennnt ou 10În, dons X. )) Hcplacés momcnlané-
Il la crainte de son tourment, 1 ment dans leurs externes IlaT
)J il!:! diront: Malhenr! mal- JI la crainte des peines inrerna-
)J heur! Babylone, cette grande ), les. ils diront: Hélas! hétas!
)) ville, cette ville puissante! ~) Cotholicisme - Romain, doc-
» comment ton jugement est-il )1 trine si anntagcusc, doctrine
» venu en une heure ~ti9 , HO? ) si pnissnnte! comment os-tu
}) pu être si subitement et si.
l) complètement détruit '6:.'1 , ~1"?
769. S~ tenù"lIu loin d.aTU la crai"te de .JO), tOllTtntmt. c 'est ~tre
momentanément repincé dans les externes par la crainte des peines
inrernales ; car le lourment désigne ces peines, et sc tenir au loin
signifie èlre dans les externes. Cette dernière signification ,'ient de
cc que I"homme est danl' lui-m~mc Inrsquïl est dans ses internes;
car c'est en eux que réside son omour. ct. paf conséquent sa 'ie :
aussi ses internes sont-ils désignés dans la Parole IHU' ce qui est
rroche, tandis que ses externes, comme a~'ant été éloignés de ses
interne!!, t'ioont désignés por ce 'Il/à e,1l U!J. lo;n, I.e méchant, lorsqu'il
est dans !iiCS e:.:ternct/;, n'est ·plus lui-même; non-seulement il parle
ct agit, mais encore il Ilense et "cut (out nulrement; car alors sa
pell!'oée ct sa "olonté sont de montrer qu'il est homme ci,'il, moral
ct même !lpirilucl; el cela, pour ne pas ~Irc aUeint par les Ileinc9
de la loi, ou pour ne lms perdre sa réputation, ct pnr ~mÎlc l'hon-
neur el le I,rofit qu'il en relire. Ce qui prouve qu'alors il est loin
de lui·même, c'est que s'il rentre doses e:.:lernes dans ses internes,
cc qui arrive lorsquïl est seul, il I,cnsc ct ,·cnllout autrement, et
même il porle Bussi tout autrement, lorsqu'il est ovec des hommelil
semblnhles Ù. Ini. On peut voir par Iii que .lie teuù· ait 10i11 signifie,
dons le sens spirituel. ~tre dans ses externes. La principale cause
qui fait sortir l'homme de ses internes pour se placer dans ses ex-
ternes, c'est ln crainte: quand ÎI ,·oit Plmir l'ies coml)lices ou ceux
qui lui ressemble.nt, la crainte ferme ses internes, et il "Îent dans
ses externes. et y reste tant que la peine est présente à son esprit;
mais néanmoins SOli in te rue n' est pas pour cela corrigé, il demeure
tel qu ïl était Auparavant: aussi dès que la crainte de la peine est
dissipée, il rentre dans le~ maux qui ~olll dan!j: 50n intérieur et qui
CHAPITRE DIX-HUITIÈME. 265
SENS NATUREl•. !'F.NS SPIRITUF.I••
XI. )} Et les marchands de ln Xl. )) El Ics inférieuT:J dans
JI terre plenreront ct gémiront JJ l'ordre hiérarchique. qui sc
)1 SIIT elle, de ce que personne '/ sont enrichis por le mo)'cn des
)1 n'achète plus leUTS mafchan- JI choses suintes. seront saisis
J) dises 771. »illtéricurcment de douleur à
" couse de SD. destruction. parce
Il qu'ils ne pem'ent plu! retirer
» auclln honneur ni aucun pro-
)1 fit de leurs choses. suilltc~.
)1 dont la profanation est rccoo-
n nue"'.
constituent sa vie. - L'exclamation malheur! désigne j'oction de
gémir. sur un état miséroble. N - 4-J 6. Babylone, c"est le Clllholi-
cisme-Homain. la ville c'est 58 doctrine . N° 6:3 t ; son jugenunt .
c'est 58 destruction complète; en une hellre iodique que 10 des-
truction a été s.ubite,
770, Celte relif:.ion est appelée 10 cille puisJonu, parce qll'clle
s'étail puissnmment rortifiée, lIon-seulemenl par III mul'ilude de::J
nalions e l des peuples qui la rcconnais~oienl, mnis encore por mille
antres moyens; pur c:temple, par une quantÎté de monastères et
des armées de moines; pllr des richesses immenses; por le tribunnl
de l'InquisiLion , et de plus par des menaces et la terreur, surtout
au sujet. du Purgat~ire, où, sui,'unl elle, chacun de,'oil ,'cnÎr; Ilor
l'extinction de ln lumière évangélique, en défendant de lire ln
Parole; paf ses messes et di,'erses cérémonies edernes; par le culte
de, morts, et enfin par lin appareil pompeux et "(Iri,; dans les ex-
ternes du culte.
77 t, Les roù de la l el're désignent Ics supérieurs duos l'ordre
hiérarchique, No> 7G7. les lJuu'chands tle la tel're SOllt les inrérieurs
dans cel ordre, c'est-à-dire ceux qui exercent le ministère e l li-
rent profil des choses saintes, Plelln:I' et (Jém ·ir , c'est è(rc saisi
intérieurement de douleur, N- 767. P I!I'$onne u'ac/utc plu.~ leurs
marchamli$es, c'est-il-dire qu'ils ne peuvent plus retirer ni hon-
neur ni profit de leurs choses snintes, pnrce qu'il cst reconnu que
ces choses saintes çnt été pr<ianées par etn:.
266 L'APOCALYPSE.
SENS NATUREL. SEl'fS SPIRITUEL.
XJt. Il Marchandises d'or et XII. Ces choses saintes
)1
» d'argent, cl de pierres pi"~ )1 profanées. dont ils oc peu-
» deuses. et de perles ~TJ, et de H "cnt phi, tiret ni honneur Iii
» fin lin et de pourpre, et rie )) profit. i'lOnt les biens et 1e.1I!:
• !'oie et d·écarlate m, et tonte II ,,'érités de l'ordre spiriluel"· .
l
)) espèce de boi~ odoriférant, et 1) les biens ct le9 vérités de l'or-
)J toute e~pèce de vase d"ivoi- 1) drc céleste'7:I. et les biens ct
" l"e n~, et toute espèce de fUse » les vérités de l'ordre 1I0tU-
») de bois précieux, cl d'oiraÎri. Il rel m, et les biens et les vI!-
'Il et de fer 1 et de morbre m • Ha. l) rités de J'ordre scientifique
» 77 ~ . 71<1.
772. Les marchandùl!s. cc sont les choses sHintes qu'ils onl
profanées, el dont il~ ne peuvent plus tirer profit. N- 77t. L'or,
rargf'mt et la p1'erre prtfcitmsl! d~signcnt les biens et les vériés spi-
rituelles, N°· 21 t. 726; ICli perl#!& significtd le~ connaissances de
ces biens ct de ces vérités, N° 727.
773. I.e fin lil1. la pourpre, la tmie ct l'écarlate désignellt eh
général les biens et les v~rités de l'ordre céleste, savoir: le finlin,
le 'rai réel par le bien; la pourprt!, le hien celeste, Ni> 725; 10
80ie, le bien et le vrai célestes, le bien por sa douceur et le vrai
par son éclat; et l'iear/ale, le 'rai céleste, N° 725. Si Ics biens
et Ics vérités spirituels ont été nommés ovant les biens ct les vé-
riLés céle!'ltes, c'est paree que plusieurs de ceux qui sont de Jo Bo-
bylone peuvent être spirituels, pourvu qu'ils Iliènt dom~ leur cœur
pour ln Parole la Y~nération que de bouche ils. professent pour
elle', lnndis quïls ne peuvent devenir célestes, parce qu ' ils s'a-
dressent, non au Seigneur. mois il! des hommes viYO.n~ cL ft des bom-
mes morts auxquels ils rendent un culte.
77ft.. Le bois signifie le bien comme lu. pier.Te signifie le VTlIi ;
ici, c'est le bien naturel, parce que le boi8 n'cst rHIS ulle matière
de prix comme Ics objets précédemment nommés. L1t:O;re signi-
fie le vrai naturel. en raison de sa bloncheur ct du poli qUI' peut
recc'oir. Il est dit vase d'ivoire. pour signifier que cc noi nalurel
est le conlenant du bien nolurel, désigné par le bois otlonflram,
cor le VQ8e signifie le contenant.
77fi,776. Les VlU~. signifienllet: contenaD;'!. N" 774; ici ce
!onl les scientifiquc~ en ce qui concerne Ics chosel:i de l'Église. car
CHAPITRE DIt-utJJTrnME. 267
SENS NATOR'F.L. SB",! SP'''lToBt••
XIII. » Et du cinnamome et XI11. Il Et le culte qni est
n des pnrfl1ms. et des esscnCCJj " fondé ~l1r les hiens et le, vé-
» et de l'encens m. et du vin et )) rilés de l'ordre spirituel m , et
Il de l'huile, et de 11'11 neUT de fa- » celui qui est foudé SUT les biens
» rine. cl du blé 71 11 ,71(1. et des » clics vérités de l'ordre céleste
) hèle,", de r.harge et de3 bre- )) n I> 1 71ll . ct celui qui est Condé
les scientiliques Mlnt l~s contenDns du bien el du l'Toi: ils sont en
tres-grande veriété, ct ils ont pour réceptacle la mémoire. Le vale
d~ hoi.. pr'cieuœ: désigne le IIcientifique qui procède du bicn ct du
l'Tai rationnels; cal' le bot, dégÎsnc le hien • N° 774, el ce qui est
préci~,x s'emploie pour le ,'mi. Le vasll' d'aira1 signifie le scien-
'n,
tifique qui procède du hier. nnturel, parce que I"airain désigne ce
hien) N° -'-9. Le 1}Q.se tI" (er signifie le scientifique qui procède du
vrai Daturel, car le fer dé~isne ce ,·ni. Le VQ$e de ma'r bre 8igtli~
fie le scientifique qui proct.de de l'apporence du bien ct du vrni .
777 . Dans le verset préeédent , 11 li êté question de tout cc qui
Dilpartient li la doctrine; dans celui--ci, il s'ogit de tont ce qui con~
cerne le culte. Le culte vient après 1. doctrine, poree que SR qua-
lité dépend des biens ct des vérités de la doctrine; car sans la doc-
trin e , qui renferme les internes, Id culte. qui n'est qu'un acte
externe, est snfll'lC!J5ence et sans "ie. Tout cc qui appartient DU culle
doit donc, com me. toùt cé qui appartient à 10 doclrine, sc rapporter
IIUX biens et DU:!. "~rit é s 7 qui, selon le degré de hm r ordre, sont
célestcs, spiritnels ct nnturels. Ici, cômme ftU ven. 12. les spiri~
tuels sont nommés URnt les célestes. - On indique ici le cinna-
m ont~. les p ar{ums , lell cuences etl 'enctnl , porce q u'on s'cn ser-
vait IJonr composer le par rum de l'outel. qui désignait le culte du
Seigneur selon les biens ct les véritéll5pirituels, N"· 277; 392. Le
cinnamome tient ici lu place de tous les aromale::.
778-779. Le vin sign ifie le ",ai procédant du bien de l'amour,
et l'hut"le, cc bien. N° 316. LB fl elJT de fariIU signifie le vrai cé~
Icsle. et le f,.omen t le bicn céleste. Ces quatre choscsdésignentlcs
vérités et les biens célestes du culte. parce qu'clles entraient dons la
composition des libations et des gâteaux qui étaient otTerts avec les
sacrifices .!lUr l'autel.
268 L'APOCALYPSE.
SENS NATUREl•• SENS SPIRITUEl"
libis ' !II). ct des che'oux et de5 » sur les biens et les vérités de
)Jchariots. et des corps ct des » l'ordre naturel ; " 0, ct l'intelli-
» Ames d'hommes 181. )1 Sence de ln Porole, ct la doc-
)) trine qui Cil résulte, cl le,
II biens el les vérités de son sens
» littéral ;;lI.
XIV. )) Et les fruils du désir XIV, )) El les béatitudes et
» de ton âme se sont éloignés de 1) rélicités célestes, que les sec..
)} toi; ct toutes les choses g~8S » tateurs croyoieot obtenir SC
» ses et splendide~ ~c .,;ont éloi- ) sont changées en larme!' ct
lignées de toi, et tu ne les trou- )1 en nrOiclion; et tout le bon-
» ,'eros plus ~..,. » heur ct le raste dont ils pen-
). soient jouir se sont changés
») en malheur et en misère, etcet
.: état durera éternellement 711': ,
780. Les bll~4 dt. charge et le~ brcbi$ siglifient les sacriCices
(:lits par immolation, et ces sacrifices (ormaient l'externe du culte,
c·csl -il-dire le culte noturel.
78 t. Les chet'aux sip:nificnt l'intc'lIigence de la Parole. ct les
chariol$. In doctrine qui cn rémlte. N° ,'"37. Les COl'p4 el le.
dm!'!s d""ommes signifient les biens et les vérités du sens lilléral de
ln Parole. poree qu'ils désignent la m~mc cho$c quc le corps ct le
sang dons lu Sainle Cène; nu lieu du song. il' est dit ici l'âme,
porce que l'lime signifie égnlemcntlc vrai. N° 68t.
782, I.e.' rn/ils d.u désù' de lOIl dm". cc sont le~ béatÎtudes et
les fclicités externes que les seclateurs du Catholicisme-Bolllain
croient oblenir quand ils arrivent dons le monde des esprÎh; cu
fruits SI: sont éIQi!]"', de toi, c'est-li-dire. sc sont changés co ce
qui Icnr cst opposé. en larmes ct en amiclioll. I~es chose." grassu
se r"Pllorlcnt ou bicn, et désignent ici le bonheur; 10 splendeur ré-
~l1llnlll de la lumière. les cltoilelf splendides SC rapportent lIU "fui,
ct désignent ici ce qui brille, ou le faste: ces chosei sc sont aussi
i!QfY1lees. c·est·iI-dire changées en leur opposé, le malbeur et la
misi!rc. Nr, leI plus t'ell'mmer, c'est rester éternellement dan. ce
nouvel état.
CHAPITRE DIX-HUITIÈME. 269
SENS NATUREl•• SESS SPIB1TUI~L.
XV. » l ..es marchands de ces XV. ») Tons eeu,; qui onl rait
» choses. qui sont dc'enus ri- » un trafic de di'crses dispenses
» chcs avec elle, se tiendront )1 el de promesses de joies cé-
" loin. à couse de la crointe de )) lestes seront .momentanément
» ~on tourment, pleurant cl gé- J) Teplncés duns leurs edcrncs
» rhissnnt 1~J. ' ~ I. )) par: la crainte des peines in-
H rcrnules i l'lors ils se lamente-
n l'ont 7lIJ . :8 1,
783. Les marclj(Jnds de ces cltOus, c'est-à-dire des fruits du
"(lisi,. de frime et des choses grasses el splclulides, désignent ceu~
qui ont fait un trllfic de di,'crses dispenses. ct de promesses de
joies célestes. Ici, il raut erltendre (OUS ccux de J'ordre ecclésiasti-
que, lant les supérieun que les inférieurs, qui out f.. il un lei trafic ;
cnr les supérieurs sont appelés marchands dans le vcrs. 23, et les
inférieurs ont été aussi désignés por cc motan vers. t 1. ln signin.
catioll de ceS expressions, .le lenh' loin à cause de la craùuc de &tm
lOI"'nl 6I1t, a élu donnée nu NI> 769.
7S·.. Swédenborg foil ici unc énumération des di"crses dispe'nsc!f
et indulgences donlle Ir,,(i(: a été autorisé Ilor le Vntican; il mon~
tre aussi comment le Clergé s'était enrichi par des promesses ou~
laïques de lellr procurer les joies célestes ou de les délivrer du
Purgatoire. «. Quant au Purgatoire, dit-il J je puis assurer que
c·est lino pure inventÎon de 10 8abylone pour s'emllorer des ri-
chcs!les mondaines. J'orfirme qu'il n'y n poillt et qu'il ne peul y
8'oir de Purgatoire . Tout homme, après sa mort, vient d'abord
dans le MOI'ldc des Esprits, qui lienl le milieu entre le Ciel ct l'En-
rer ; el H" chocun est préparé ou pour le Ciel ou pOUl" l'Enfer,
~elon sa ~ie dans le monde noturel. Dans cc Monde des Esprits. il
n'y ft de tourment pour qui que ce soit: le méchant n'e~t tour-
menté que dons l'Enfer, lorsqu'il y enlre • nprè!l :!on préparation,
Il y 8 dons ce lIonde d'innombrables sociétés: on y éllrouve des
plai8in semblable,. Ît ccux de la terre, parce qu'on y est en conjonc-
tion avec les hommes de III terre, qui tient aussi le milieu enlre le
Ciel et l'Enfer. La préparation qu'on y !>ubit consistc il se dé-
pouiller successivement de ses externes ct à meUre à décou'crt ses
internes. jusqu" ce que l'~our dominant se soit enliëremeDl ré-
L'Al'9i4LvPSfi·
SEKS Dr.TUllEL. SENS all11UTlDEL.
XVI. ») Et disnnt : Malheur! XVI. » Et diront , lIél •• !
» malheur! celte grande ville, ~ hélas 1 ce Ç:atholiclsme-Ro-
a» rc'ètuc de fin lin. el de pour- » main. cotouré il r esté rieur
» pre et d"écarlate. et cou'erto n du bicn et du vrai célestes,
).) d'or. el de pieues précieuses u ct du hien et du vrai spiri-
)) çt de perles! comment lant )) Luels, et des connais5nnc..e... qui
u de richesses oni-elles été ~é )1 cn déri'cnt! comment une si
)) truites en lIne beure 1>1:' '1 )) grande magnificence. source
» de tous 110$ gaÎns. l-t-eUe pn
j) être si subitement el si com-
u pletem~nl détruite "~ 'l
XVII. l~ Et tous los pilotes, eL XYII. 1) Et tous les laïques.
» tous ceux qui sonl sur des na- }) tant ceux du rang le plul
u vires, et les matclo~s. et lous ») élevé que les fonctionnaires
lit CCUI: qui trnfiquenl sur mer, JI d'un ordre inférieur ct 10 peu-
» sc tiorent loin 7W . J) pie, qui aont dévoués à cette
Il religion, qui la reoonnaiuenL
., de cœur et la chérissent. fll-
., cent momentanément replacé!'
JI dons leuBcxlernes 111G .
vêlé. Alors l'homme sc montre tel qu'il esl jet scion que son amour
dominant est boo ou mauvais. il 50rt du Monde des Esprib pour
aller , dan$lc Ciel ou don!$ l'Enfer. il la place qui lUI com·ient. jj
785. Le sens ~pirilu e l de cc verset résulte des explications qui
ont été données dans les N ~ ' 725, 7~6. 727 ct 769 .
786. Ou verset 9 au 'erset 16, il a été question du cler gé , qui.
en s'attribunntlc pou'oir dh'in, s'était emparé des richesses du
monde; mnÎntennnt il s'agit dcs laïques qui reconnaÎ$Scnt de cœur
et chérissent celle religion. Par '011.1 les pilolel. il (aut entendre
ceus qui sont du mng le plus él~vo, tcl~ que les empereurs. les
rois, les princes; pur Mus ceux '/141 SOlit sur eus naDit'es, tous ceux
qui exercent des -fonctions élevées ou inférieures; pnr les malelols.
le peuple; et por tOUI ceua! qui trafiquMt sur mer, tous ccux, en
général, qui's,ont dévoués il cetle religio n . qui la recoonnilSsenL de
cœur ct la cbérisscnt. LC!J naD1res signifient les Rlilrchond ises spi-
ritnç.llWl:. qui, so01 les C9QJ}.~8SilJlCçs ~I, bien et du vrai, N° 406:
l:HAPITRE IllX-HUITII~ME. 271
SENS ~ATUIlHL. SENS Sl'IRI'rUEL.
xynl. ,. Rl voyant la rumée XVIII. Il Et en VO)' lInt sa
JI de son embrasement. ils 8'6- Il condamnation. ils gémirent.
}) crièrent. disant: Quelle ville " disant : Quelle doctrÎne cc-
Il (ut semblable à celte grande J) pcndont fut jamais compara-
:Pl "'ille ~'H 1 I) bIc Il celle du Catholicisme-
/) ROlllain 7 ~ 1 !
XIX. 1) EL ils mirent de ln XIX. Et ils rurent remplis
)1
)) ronssiùre s,ur leurs tètes. el .) q l'intérieur ct il "extérieur
n il~ cri~fcllt en plcurant e~ en JI de douleur el d'affiiction, di-
)' Aémissanl. disant : ~[albeur! ») sant: HélôllS! hélas ,~~ 1 Cette
n mnlh e llr ~>~ ! CeUegrandevilie. Il doctrine iodulgente paf la-
JI dans laquelle tous celn qui ) quelle tOU:!o CCLIX qui avaient
,) araient dc!S navires SlIr mer J) de!! richesses mondnines ct
ici cc sont des marchandises naturelles en échange desquelles ceux
dont il s'agit croyaient recevoir des marcluu,disc!i JO.pirituene~ . Il
est question ici de la mu, parce qu'elle signifie l'externe de rË-
glise, N° 566, et que le COlholicisme-lomoin est purement ex-
terne . Ce venet cCI,endaot ne s'appllque qu'à ceux de cetle reli-
gion qui la reconnaissent de cœur et la chérÎssent; ceux qui la
proresscnt sans avoir connaissance de scs impostures ct de se~ pié-
ges, d qui ronl le bien avec sincérité et portenllcurs regards vers
le Seig:neur, ceu~-Iù. après leur mort,sont instruits dans le Monde
des Esprits; ils re~"oivcnt les vérités, rejettent l'adoration du Pape
et r invocation des Saints, et reconnaisscnt. le Seigneur pour seul
Dieu du t.:.iel ct. de la terre. - St: tenir loin. Voir N" 769. •
7 87 . La "" mée de .fût, embrasement, c'est so condumnaLion,
N" 7 67. L'esclamat.ion des laï1ucs li ln vue de cette condamna-
tion ,oient de ce qu'âls ont. cru le ur religion supérieure à toute
autre. On sail. que le clergé, pour maintcoir celte cfO)"once . ne
cesse de proclamer que le Catholicisme-Romltin est l'Eglise-M ère .
788. AlcUre de la pouuière S U I' J'a tèu, 1~ ' es L ~lre saisi inté-
rieurement. de douleur et d·uffiiclion . Crit:r en pleurw4l el en ge-
fl&ù.~arll. c'est être saisi extérieurement de douleur et d'amictioll;
slewrer indique l'amiclion de râme, eL gémir, celle du cœur. J Jlal-
~"r! '""IM,!r! Vo(r ~. 76!}.
272 L'APOCALYPSE.
SES$. SATURRL. SESS SPIRITUF.r•.
)J sont enrichis de son opu-
SC '1 temporelles pOlltoient. , cn
» Icncc! comment onl-ils été " échange. rece'oir des riches-
)) déLruÎts en une heure ,tI, '! /) ses spirituelles ct éternellcs!
), comment ces: riche~!ie!.l onl-
n clics pu Nre si subilcmenl et.
n :;i compl~tement délruÎlcs :1I9 ?
XX. ), Ciel! réjouis-toi CI XX . .,. Anges dC$ t:icm:. ct
» cnu se d'cli c , et "ous aussi, ») vou~, hommes de l'Eglise qui
» snints ApMres et Prophètc~! Il ~tes.IJ8r1a Parole,dans!e bie n
" enr Dieu 0. exercé votre juge- )j et dons le vraÎ, soyez trans-
» ment sur ellc , 00 , I) portés de joie. car ceux qui
" étaient dans le mal et dans le
J) fUllx de celle religion ont élé
)1 rejctcs 1'.'.
789. CeUe a"arlde ville , c'est la doctrine du Catholicisme-
Romain, Nol 760. At:loi,' clcs navirt$.Hlr tuer, c'est posséder des
richesses naturelles ou mondaines, N° 786. Sem'iclair de l'opu-
lence de Babylone, c'est croire qu' cn échange de ces richcs."es mon-
doil'cs ct temporelles on peul rcccl"oir les riches)J:cs spirituelles et
éL e rnelle~, ou les bénédictions et le" rélicilé~ après la mort. E'I une
Jwu'e, c'est-il-dire subitement, Nu 769,
790. Par Cù l on entend les Anges des Cieux; ct par ApÔlrl"
ct Proph èle" les hommes de l'Èglise qUÎ sont, par Jo })arole, dans
le bien et dans le 'roi, N~· 79. 8, Les Apôtres et le. I~rophètes
sont appclé~ Saillts 1 parce qu'ils désignent, lOr abstraction, les
vJrilés ct les biens dl! la Parole, qui cn soi sont sainh, comme ap-
portenant au ' Seigneur. N° 586. Il est d'ailleurs facile d~ voir qu'il
ne peut pus être question ic i des Apôtres et des Prophètes donl îI
est rait mention dans III Parole, car ils étaient en fort petÎt nom-
hre, cl n'étaient pas plus recommandables que beBucoup d'Butres
hommes. Exercer ,lit' elle le jUgemelli du Ciel, de. Apôlrl'8 el du
Prophètes,c'cst rejeter loin des Anges du Ciel et. des hommes de
l'Eglise tous ceux qui sont dans le mal et dons le faux de cctle re-
ligion i cc sont ceux-là seulement qui sont rcjelé:-l. car îI D'en est
pas de même des autres, ainsi qu'on l'a "u au N" 786, - Ici, les
Anges ne manifestent 'pas encore leur joie, il leur est seulement
CHAPITRE mX-HUITIÈME. 273
SESS: NATUREL. SENS SPIRITUEl••
XXI. Et un Ange fort prit XXI. El le Seigneur Înnll8
ulle pierre grande: comme une fortement du Ciel sur les fnuiI-
meule, et la jeta d8n~ la mer. selés confirmées par "adultéra-
en disant: If Ains" sera préci-
j tion du vrai de la Parole. ct il
li) pilée o,'CC impétuosité Daby- IC!l refoula dans "cnCer, cn di-
1) IODe, cette gronde ville, eton [l;unt : ft Ainsi va être enLièrc-
)J ne la retrouvera plus 11,11 • )) ment rem'crsé le Calholicis·
JJ me-Romain avec su doctrine.
" et il ne se rchh'crn plus l 'j J.
ditdc se réjouir; c'~st dan!llc chapitre snÎ-nnt, du verset 1 au ,'cr-
~et 9, qu'ils sc livreront aux transports de ln joie la plus ' -' ..'e, et
qu'ils rendront grâce an Seigneur d'a,voir éloigné d'cux tous ceux
qui sont dans les mnux ct dans le, faussetés de celle religion. Du
reste. la joie des Anges ne vient pas de cc que les Babyloniens out
été précipités dans l'enfer; le malheur d' autrui ne saurait être un
plaisir pour eux; leur joie vicnt de cc que les Babyloniens faisant
obstacle, par leur présence dans le Monde des Esprits, ù ln forma-
lion du Nouveau Ciel et de la Nouvelle Êglise, leur expulsion de
ce monde va maintenant accélérer cette formation.
791. L'action de I"A"ge désigne l'infiux du Seigneur Ilrocé-
dant du ;Ciel , N" 258. Cornille l'Ange cst al>pelé fort. il ~'8git
d'un inllux puissant. lA pùrt'e grande comme une m" ule désigne
les faussetés confirmées por I"odultérntion du vrai de la Parole; eu
effet, la pierre désigne le Hoi , et la meule signifie ln recherche,
l'cnmen et ln confirmation du ..-roi qni procède de la Porole; mois
comme il est queslion de Babylone, ces :J.igniGcations doivent ètre
prises dans un sens opposé. Jet"r la pier"e dans la m er, c'cst re-
fouler ces fouSosetés dons l'enfer. DcrbylOtJe, celleg)'an(le ville, c'est
le Catholicisme-Romain avec sn doctrine , N· 631. Être précipili
4l:ec impétuosité, c' est être entièrement renversé. On ne la retrou-
vera pit,., c'est-A-dire qu"il ne se relèvera plus. - Depuis le ju-
gement dernier raÎt en .757, il n'est plus accordé ù ceux de cette
religion qui liont dans le mol d dtlns le raux, de rester, après leur
mort, dans le Monde des E sprits el de s'y rubriquer, comme II U-
parn".!lDt, des cieux racticc.~; mais aussitôt qu'ils )' arrh·ent. il!!. Y
sont relégués au milîcu de sociétés qui sont en conjonction avec le~
18
274 L'APOCALYPSE.
SElfS NATUREL. SENS SPIRITURr• •
XXII. J) Etlavoi:c dcsjoueurs XXII. » Et il n'y nuro. plus
J) de barpe, ct des musiciens, et Il porrni ses sectateurs aucune
»des joueurs de Ol~te. et des )J offect.ion du bicn ct du vrai
:. trompeUes, ne aera. plus enten- ., spirituels. ni oueune affection
» due nu milieu de toi l t1'l ; el nul Il du bicn cl du vroÎ célestes 79"1.
" .rtisan, de quelque métier cl l'on ne trouvera pins en
J.
Jt que ce soit. ne s'y trouvera eux aucune intelligence ni
J,
» plus~!»; et. le bruit de la meule )) oueune pensée du HllÎ sriri-
» n'y sera plus entend .. 11)1. l) tucl : :1) ; et ils ne s'occuperont
li plu~ de la recherche, ni de
b l'examen. ni de la confirmn-
» lion de ce vrai ; (1 1 .
enfers, el peu après ils! sont etlJ:-méme~sllccessivcmcot précipités.
792. La voi.:z: ou le son signilie )' utfeclÎon • cnr le son corrcs-
pond à l'affection: les insLrumell11 ô cordes correspondent aux nffec-
tions spirituelles, el les instrnmen$ ft vent aux aiTcctions céle:stcs.
Ainsi. la voi.x de.joll~lu·, de haJ'Pe t!t (/~~ fnlU; cÎe". désignc les
affections du bien et du vrai spirituels, ct la v oix de, jQuew" de
{Mu~, des trornpelû. désigne le~ ntfeetions du hien ct du vrni cé-
Ieltes. Ccuc voix tU' .era plu. euuwlllc fiau. Babyloue, c'cst-à-
dire qu'il n'y aura. plus de sembloblcs afTcf;tiolis I,ormi ccux qui
admettent la doctrine du Catholicisme-Borna in , el qui y conror-
ment leur vie. Les affections edcrne!l duns lesquelles il$ sont,
lorsqu'ils entendent des messcs. ou qu'ils rl!1lI.lis.... enl d"outres ac-
t.~ de dé"Olioo qui Il"ont pas la Parole pour bosc, nc ~ont que des
a{fectioll~ purt!:ment naturelles, sensuelles ct corporelles; ct comme
il n'y a rien d' interne en elles. il n"cst pas étonnanl que, dons ra~
vtmglement oit ils sont. ils 50 portent 8U culte des hommes vivans
et de. hommes morts .
793, L'arlisan signifie celui qui CIIl dunll l'intelligenco et dons
la pensée du...vrai spirituel, et, par absLraction, celle int.elligence ct
celte pensée. Nul artisan ne.y lrouvera plu., c'est~à-dire qu'on
ne trou vern plus en eux d'intelligence ni de pensée du vroi spiri-
tuel. Il est ajouté. de quelqueméli8" quc ce .soil, pour indiqllcrque
1. privation de cc vrai sera tOlale,
794, 795. Le bruil de la mmJe aignifie 1. rechorche. l'examen
CHAPITRE D1X-HUlTI~ME.
8El'fS HATURF:L. SRNS SPIIlIT11EL.
XXIII. l) Et ln lumière de III XXIII. ») El il n'l'aura plos
" lampe ne luira plus en toi 7,;00:;,» en eux d'éclairement par le
" el la 't'oix du fiancé et de ln »Seigneur. ni par conséquent
» fiancée ne sera plus entendue » de perception du vrai spi ri-
>1 en toi ~1I7, 7)/1 ; parce que les " tneI7~, ct J'on ne trOUl'era
Il mAgnah dc la terre étaient les " plus en eox la conjonction du
~ marchands 'l'il'J, perce que tou- » hien el du vrai dllns laquelle
Il tes les nations ont été !IIéduite~» consiste l'Êglise 1il1 , '!1'8, parce
J) par tes enchante mens ..;o.). » que leurs chefs onl fait un
» trafic des choses sainles l'.rj •
et la con'irmolion du vrai spirituel, Voir NB 791. Ainsi, il n"y aurn
plus en tmx de recherche, ni d'examen. ni de confirmation du vrai
apiritnel; et cela. pareo que les faussetés reçues et eonfirm~e5 en
eux s'y opposeront.
796. La lumiA,·tJ de la latnpl! signifie l'éclairement qui vient du
Seigneur, et lIor conséquent la l,crCcl,tion du vni spirituel; car
par lumière on cntr.nd la lumière du (:icl, dans laquelle sont les
anges, el aussi les hommes, qUAnt n l'entendement. t:eUe lumière.
dans son essence, est ln J)i'inc SogCS!lC qui procède du Seigneur
comme soleil du Monde spiriluel; cl c'est JlBr ceUe lumière que
s'opùrcllt loat éclilirerncnt et Ioule perception du vrai "'piritncl. On
n'obtient <cet éclairemenl et celte perception qu'en aimant les vé-
rités di·incs spirituellement. c'est-il-dire. parce qu'clles 1I00t des
vérilé~. Les seclalen" du Catholicisme-Homain n'aimant aucune
lumière spirituelle, n(~ I,cm.'tml "voir ni écloirement ni perception
du vrui spirituel.
797 cl 798, Dans le senslluprème, le fim,c~ signifie le Seigneur,
et la fianctit: rEgli~c : l'union du liancé et de la fiancée dé~igne
la conjonction du bien et du vrai. qui eODstitllc J'Êglise en l'homme.
Or, comme cetle union céleste sc Cnit dans l'homme per la récep-
tion du Divin Dien du Seigneur dens les Divines V~rités de la Pa-
role. il est évident qu'il ne peut y avoir aucune conjonction du bieo
et du vrai che,; ceu'!: qllÎ vivent selon la doctrine du C.tholiei~m~
Romain.
799. Pllr les ft/agnats dt: la ltrre il falltentendre les supérieur!.
dans J'Ordre ecclésiastique, tels quecardinnllx. primat."" évêques;
276 I;,POCALYPSE.
SRNS NATORBL. SENS SPIRITUEL •
." parce que tous les hommes de
» bien ont été jetés dans l'ido-
» Mlrie paf leurs criminels ar-
» li6ccs lSOO •
XXIV. » Et en elle Il été XXIV. J) Et c'est paf le Ca-
)) trouvé le sang des Prophètes l) tholicisme-Romaln que toutes
)1 et des Snints. el de tous ccu:,,: »Ies vérités doclrÎn(llcs de la
» qui ont~ tut!.s sur ln terre 101 .b )) Parole ont été perverties, et
» que l'unll'crs chrétien a. été
» précipité dans le mal et dans
)) le raux ' OI. »
ils sont nommés marchands il causo du trafic qu'ils ront des choses
saintes de l'EgJise, N·· 771 , 783. Mais comme l'exemple de!>
chefs est suivi par les inférieurs, voilà pourquoi il est dit ici (lue
les Babyloniens ont été privés de tout ce qui a été spécifié dans le
Tersel précédent. et dans le commencement de celui-ci, parce que
les mafPUJt.s de la Urre ~la"etl' mQI"chancü, c'est-A-dire parce que
les chefs faisaienl le trolie des choses saintes. TouteCois, il ne s'o-
git Îci ni de leurs rcvenus nonneJ", ni du cO!JUcl ; mais le trafic dont
il est question consiste dons les goins qu'ils Cont par les diverse!'
dispenses qu'ils Recordent en vertu ,du pouvoir des clef... , pHr les
concessions de privHéges, por les dons gratuits, et par différch8
autres moyens.
800. Les ,uuùm.. signifient ceux qui sont deUil le bien de la. vÎe.
N" 483, 667; 'CTe ,éduit par des enchatalanen ... c'ellt èlt'c jeté
dans l'idolAtrie par de criminels artifices.
80 L Le &an9 de .. Prop/liu& e' du Saint .. a 'U tI'olwi dans Da-
byloru:. c'cst-à-dire que c'cst pnr le Catholicisme-Romain que lei
vérités doctrinales de 1. Parole ont été pervertics, Voir N° 687.
Le &ang de tous cel~ qui out été lué6 &ur la telTe a élé lrouvi eu
elle, c'cst-A-dire quc c'est par lui que rUniven chrétien, désigné
par 'OUI uux qui som ,fur la terre. a été prooipilé dans le mal et
dam le foux; car Itre .ué, c'est pérÎr spirituellement. N° 307.
CUAPITiiE DIX-NEU'I J.E&IE.
Nous O'ons vu dans le sommaire du huitième Chapitre que
rApocnlypsc pom'nit, il pllrtir de ce chapitre. se di'Îscr en quatre
porties principales: jo Etatde l'Eglise chez le~ HMorrné~j 2· État
de ln Religion (:athùlique-Romninc; 3° Jllgemcnt dernier i -lB Éta-
blissement de ln Nouvelle-Jérusalem. Leg di'crg élols du Protes-
tantisme et du Catholicisme-Romain nyont été manirestés dans les
chapitres précéden~. nous arrivons aux manirestations qui concer-
nent Je Jugement dernier et l'établissement de ln Nouvelle Eglise
du Seigneur; celles qui ont rapport au Jugeynent dernier soot ren-
fermées daM ce Chapitre et dans le suivant, quoiqu'il y soit aussi
question de la Nouvelle Ëglise; mais il est plus spécialement
traité de la Nouvelle-Jérusalem dans les deux derniers chapitres.
C.e di:t-neuvi~mc Chapitre commence par une glorificntion du
Seigneur: les Anges des Cieux inférieurs lui rendent des actions
de graces de ce qu'il le~ a délivrés du Catholicisme-Romain, en
dissipant, dnns le monde spirituel. ces cieux factices qui int.crcep-
taient leur lumière et troublaient leur félicité. _. Vers. t A 4.
Le Seigneur se présente comme le seul Dieu du Ciel et de la
terre, et les Anges des trois Cieu:t manifestent unanimement leur
joie de cc que la conjonction du Seigneur 'bvec sa Nouvelle Eglise
va maintenant s'opérer avec plénitude. - Ven. 6 à to.
Mauife'station de l'Avènement du Seigneur par la révélation du
sens spirituel de la Parole: intelligence de 00 sens accordé A1. Non-
oelle Eglise. - Vers. Il à t6.
Appel général à tous ceux qui portent leurs pensées vers le Ciel
d'entrer dans la Nouvelle Eglise. - Ven. t7. 18.
Ceus qui sont da.ns 18. foi "épurée d'uee ln charité résistent à cet
appel, et sc disposent à combaure les divines vérités de la Parole.
- Vers:. 19.
Mais ils sont elpul~s et condamnés:. - Vers. 20,21.
278 L'APOCALYPSE.
SJ,;NS NATUREL. S":l'iS SltIBITUEL.
1. Après cela. j'entendis 1. Après celte expulsion des
comme la "oix d'une foule nom~ Babyloniens, j'entendis les An-
brcu:lcdnns le Ciel, qui disait: ~e !'l des C.ieux inférieurs qui
il. Alleluia lSOa ! Le Salut ct la disaient (( Célébrons le Sei-
»Gloire, cl J'Honneur. et la .) gneur .....J ! Nous sommes main·
» Puissance sont au Seigneur .. tenant sauvés. caf nous pou-
») notre Dieu IWH. J') yons maintenant recevoir 10
» Divin Vrai et le Divin Bien
» qui procèdent de sn Toute-
» Puissancc~' .
803 . ..4prè.s cela, c'est-à-dire après "expulsion des Babyloniens,
dont il ft élé question dans le Ch811ilre précédent, et àcollscdc coUe
expulsioD. La foule nombreU6e dan.s le Ciel désigne les Anges des
Cieux inrél"jeun, caf il est dit. N° 808. que les vingt-quatre Vieil-
lards ct les quatre Animaux,por Icsqudson doitentendre les Anges
des Cieux supérieurs, adorèrent Cclu; qu, est assis ~mr le Ir4)ne , en
disant oussi Al1elt,ù,. La V01'X qui tli&ail Allelu1°(" c'est la célébra-
tion du Seigneur par les Anges des Cieux inférieurs; car Alle/uia,
en langue hébraïque. signifie louez Dieu i oÎnsÎ c'éloit une voix
d'actions de grê.c~ et de célébretions du Seigneur, procédant dela
joie du cœur.
804. Ces mots. le ,alui el' au Seigneur '1lO're Diel'. signifient
que le Seigneur est le ,alut mèmc. cl par conséquent le Sauveur,
N° 368. La gloire désigno le DiYln Vrai. cl l'h01U1t!"r le Divin
Bien, N° 249; la pui.l8ance, quand il s'agit du SI:lÎgneuf. c'est 8a
Toute-Puissance. L'expression Seigneur sc rapporte au Divin
Bicn, et l'expression Dieu, au Divin VraÎ ° Dons 10 !le os de la
leUre, les mots salut, gloire, honmur. pU1°~,aIlCt. sont pris sépa-
rément i mais dans le sens spirituel, ils se lient cnlro cux {Jour ror·
mer un sens contillu; c' es.t cc qui arri'e sou,"ent dous ln Parole, ,
car on y rencontre des séries de noms propres d'hommes. de peuples
el de villes 'qui n offriraient aucune signification spirituelle 1 sil
n'en était pas ainsi ° - L'inllux du Seisueur parvenait dirficilcment
dans les Cieux inférieurs D"aot l'expulsion des Babyloniens, qni
produisaient l'effel de ces nuages noirs qui, dons notre monde,
pusent eotre le soleil et les hommes; car de même que la lumière
CHAPITRK DlX-NEUVIÈME_ 1'79
8":OOS ,,",TUREL. SENS SPIR ITUBI •.
Il. ,) Parce quc scs jugc Olcns II. 1) Po rce qu'il juge d' oprès
» sOlll Yéritabl~s c l justes. llarce )1 les lois d l! sn Divine SDgC~8
J, qu'il il jugé la grande Prosti- )) el de son Di,'in Amour. porco
» tuée , qui Il co rromlUl la lerre » qu'il a condamné 10 Cotholi-
·. et qu' il H cisme-RolDoin • qui n détruit
J, par !1ft Ilroslitulion I>'J -
)J Il vengé le SOfI;::: de !'oCS sen i- )' l'i~gIÎz;c par se" adultérations
» leurs qll: elle (wai l n!paJtdu de n de ln Paroleeo" ,etparce qu'ill'a
))5o.mDin~,» n puni en roison de la violence que
" les Babyloniens avaient faite
}l aux Ilmes de sel! adorolcurs SoG .»
du soleil cst illtcrccl-'téc el affaiblie Ilal' J'interposition de ces nun-
ges, de m~m e lu lumière du soleil spÎrÎluel. qui est le Seigneur,
es t interceptée cl affaiblie par les nCfrcuses rausse Lés de.! 8abylo-
nie mL C'est absolume nt la m~me chose . uvee ln seule différence
que lu premi~re interposition est nnturelle ct que l'autre esl apir~
luclle ; aussi, duns le m onde 811iriLuei. les rnussetes paraissent-elles
comme des IlUoges obscurs et somhres, selon la qua lité de ces rau....
setés. C'est aussi la raison pour laquelle cc fI'est qu'après le jug~
ment dernier que le sens s(lirituel de la Parole a été révélé.
805, Les jugtmleJls signifie nt Ics divines vé rités, N° 668: véri-
table !le rapporle au Oivin ,Vrai ou la la Divine Sagesse, e ~ iU6'.
au lli,'in Bien OUlHl Divin Amour, N° t 73. La gramu pro#;'ué.,
c'c: Jllo grande .llab)'lolle ou le Ca tholicisme-Romain, N- 719; la
!
le'Tc. c'est rr':glisc, Nu 285; corrompre par la pro,''''u'Îon, c'est
détruire par les ad ullérations de la l:larole , N°721.
806. Le sa ng désigne le Divin V rni. N" 684; ainsi. ripandr~ 1 •
.Jang, c'est raire violence ou l)ivin du Seigneur. et ici. c'e. t raire
violence à ses adorateurs dé~ignés pnr le motscrvileur, . Les cher.
du Catholicisme-Romoin ont ra it violence aux !lUles dCi adorateurs
du Seigncur, eu cc se ilS qu'ils on llransféré en eux-mômes le eulte
divin . cl défendu la lecture de ID P a role. II est dit que le Sei-
g neur a t.·enqé le sana de ses serviûtun, comme si lc Seigncur pou-
vait ~Im dirigé Ilor un scntÎmentde vengcance ; c'cst ici IInc locu-
lion selon le .. np l);l rCnCes, 'oir Hj'gle 20: cc so nl, 8U con lr l)i re, Ic~
mécbumJ qui ne rcspirc lii qlw vengeance conlre Lui.lorsqu ·lIu jour
du jugement dernier, ils sont sé l'll ré:s de~ bons ct pr~cipil és dans
280 L'APOCALYPSE.
SENS NATt:R.EL. SBl'OS SPIRITUEL.
Il I. Et ils dirent une seconde III. Et ils manifestèrent de
rois: f( Alleluia! et 58 fumée n01l'cau leur joie cn disant :
'n montera dou:! les siècles des Cl Célébrons le Seigneur, caf
» siècles llOJ • » )J leurs profanations ont été con-
n damnées pour l'éternité""'.).'
IV. Et les vingt-quotre Vieil- IV. Et les Anges des Cioux
lards ct les qUlltrc Animnux sc snpérieurs adorèrent le Seigneur
prosternèrent I~t, IIdorercut Dieu comme Dieu du Ciel cl comme
qui élDil assis sur le Ir~nc. en juge de l'uniycrs. en disant:
disant: '1 Amen, Alleluin Iioi.<! » {( t:'cst la ,·érité. célébrons le
) Seigneur 808 ! »
l"(lIIfcr. Ainsi. cn eutendant prononcer sn sentence. un mnlrai-
leur s'emporte contre ID. loi ct ne respire que vengeance contre le
juge; mais la loi est lmpassible. etlc juge n'est animé d'sucun sen-
timent de vengeance.
807 , Dire mu' 8econtle (où: Allell,ia 7 c'est manifester de nou-
veau la joie d'être d61ivré des Bllb)'lonicns: cette répétition ,'ient
aussi de la crainte qu'avaient eue les Anges des Cieux inférÎeurs
d'être encore tourmentés par cux. Alle/m'a, c'est lacélébrnlion du
Seigneur. N° 803. La {lUnie désigne Ics faussetés qui résultent
dc,,« concupiscences; car. dans le monde spirituel, les faussetés pro-
cédant du mal paraissent comme la fumée produite pnr Je feu 7
N° 422. On a vu, N° 767, que la fumée de I"embrasement 'de
Babylone d~signe IUl condomnation en raison de ~ faussetés ct de
ses maux, pnr conséquent en raison de ses profanations, Jlonle,'a.
c'est un futur pour un présent; le scns spirituel ne tient pas compte
des temps, voir Règle -6, Danslcs siècles <Us siùle3. c' est-à-dire.
pour l'éternité.
808. Le6 tJingl-qllolre l'ieillar(/& el les qual- e Animaux dési-
r
gnent les Anges des Cieux supérieurs, N° 369; se pro.,omer el
adorer. c'esl,S"bumiIÎer, et par l'humiliation adorer, N- 370. Celui
qui est as4Î& lurle trd-ne, c'cst le Seigneur comme Dieu du Ciel el
comme juge de l'univers, car le trône signifie le Ciel, N· 22. j il
désigne aussi le jugement, et Îd plus porlÎculièrement. puisqu'il
s'agit du jugement de ln Babel. Celui qui e,' wr le trt1ne est ici
appelé Dieu, tandis qu'il est nommé oilleurs Agneau; il faut en-
CHAPITRÈ DIX-NEUVIÈME. 281
SENS NATt'REf• . SF.NS srIRIl'UEI••
V. Et une "oix sortit du V. Pui~ le Seigneur influa
Trime. dis:,mt: « Louez nolre sur tont le Ciel. en disant:
» Dieu. 'OU!i tou~ qui lIes ses «Adorez-Moi comme le scul
» serviteurs ct qui Le erni- Il Dieu du Ciel. VOliS lous qui
)J gncz "00. tant les petits que les '1' êtes dllns le vrni de la roi et
).1 grands MIO. )1 »dans le bien de l'amour sro •
>1 quel que soit ,'otre degré de
» sagesse et d'amOllr!IO; »
VI. El j'entendis comme ln VI. Et j'entendis les Anges
voix d'une foule nombreuse. du dernier Ciel, ct les Anges du
ct COlllme la. voix des grosses second Ciel. ct les Anges du
eaux. ct comme la voix de Ciel sllJlrOrnc. manifester IIne
violens tonnerres, disant: (( Allt~ joie unanime, en di~llnt : «( Cé-
)1 luia 1 parcc que le Seigneur »Iébrons le Seigneur! Ilo.rce
tendre pur Di"eu le Divin même du ~eigneur qu'on appelle Père,
et par Agneau son Humanité Divine qu'on Domme Fils, N·· :lG9.
291. Amen !Cignifie ln vérité. N" 23 . . 28. 61. 371, 375; c'cst
rassentiment donné à la célébration des Anges des Cieux inférieurs"
AlIelm"a, c'e!;:t la célébration du Seigneur. N° 803"
809" La voix qll'i est SOJ"l1"e du Tr6nc. c"cst l'innux du Seigneur
sur tout le Cie l. Le Seigneur étant au-dessus des Cieux et appo.-
raissnnt aux Anges comme Soleil, il ne leur parle pas de là, mais
il inl1ue. et sun inOux est reçu dans le Ciel et proclamé hallte-
ment i ainsi cette vo:x ft été entendue por Jenn ct par Ic:oL Anges.
Louer Dieu, c'est adorer le Sci~nellr commc ':.:"1 Dieu du Ciel;
Le serdr, c'est ètre dans les ,"érités de III foi, N"- 3, 380; et Le
craimlre, c"est être dans Ic bien de l'omour, N° 628" - Cc ver-
set ne se rapporle pas, comme les précédcns. à la condamnation
de n.hylonc . il sc raHache à ce qui va être dit sur rétablisse-
ment de ln Nouvelle Ëglise"
810" Par ces mots. taul leI petit. qUI! les gt"mu1s, on entend
CCliX qui !lont dans un moindre 011 d8ns un plus gr~nd degré d"a-
Olour. N° 527; ct comme ici ce~ mots s"aprliquent aussi à CCliX
qui servent. c"est-à-dire~ à eeu" qui sont dons le:! vérités de la foi
ou daos la sase:sse, ils désignent aussi les divers degrés de Il8sesse"
2811 L'APOCALYPSE.
SBNS NATUREL. SE:fS SPIBITUEL.
}) Dieu Tou .... Puissnnt règne· lI • lJ que le Seigneur Seul ri:gnc ~ JI .
VII. " Réjouissons-nous et VII. Il Soyons dans la joio
» soyons transporté!! de joio. ct » de l'Arne el du cœur. el glo-
» rendons-Lui gloire de ce que » riflons le Seigneur de cc quo
» les noces de "Agneuu sonl "c- }) SOli moriage 8'ccl'Eglise 8'0-
• nues b L, ) , et de ce que son ») père, dès ce moment, avec
» Êpouse s'est poréc 8 1=" . ») Illénitudc .WoI, el de ce que CCUI:
811. Une {oule nombrer,,,e signifie les Anges du dernier Ciel.
N° 803. Les grosses callx désignent les Ange~ du second Ciel, ct
Ics t)iolen.s IOnllt:r-res ccu:[ du Ciel suprême j car les eu.ux s'cm-
ploit~nt pour le 'rai. cl Ic~ Imm erre~ pour le hic n. No' 6t4~ HIS .
La voix s'étant fail entendre donslt!s trois Cieux, indique ici une
joie unanime , Alltluia, c'est ln célébration du Seigneur. N" 808 .
Le Seigneur nicIl 1oul-Pm'/JJum l . c'est le Seigneur scul ; car il est
apl)elé le TOUl-Plli~ilald, Apoc, 1. 8, IV, 8,
812 . Se rtfjou1'r el 'Un ll'an8fHJrlé de joie, c'est Nre dans la
joie de l'Ame ct du cœur; ln joio de rame ou de l'entcndemt!ulest
produite par les vérités; de 13 foi; la joie du cœur ou dc Il' minuté
est produite par Ics biens de l'amour, Rendre gloire iJ Ditll., c'est
reconnaître le!!! Divincs tt'lUlités du Seignellr, N" f,93; cl, por con-
séquent; c'est le glorifier; de ce lJl~ e ltlJ noces d e l'AYTitfl" $ont
'Venue$. c'est-il-dire, de ce qu~. dès ce moment, s'opèrc avec pM-
nitude le moriage du Seigneur avec son (·:glise. C' C5t cn raison de
celle signification qu'on s'est sen·j de l'e:cpres!lion l' A9nf'au. qui
désigne le Seigneur quant à la Ujyine- Humonilé , N"· 2GH, 2U l_
E.. effet. le mariage du Seigneur nvec l'Eglise s'0!l~re .:n'cc pléni-
tude, qunnd l'Humanité du Seigneur est reconnue Biville; cor 118r
Id J'on reconnait que Dieu le Père et le Seigneur "ont un comme
l'ème el le corps, nlors on ne s'adresse plus nu Père il CUIt.!§C du
Fils; mois OIÎ s'ad resse au Seigneur L.."i-m~me. et. par Lui il Dieu
le Père, puisque Dieu le Père e.it dons le Seigneur comme rllmc
est dans le corlls_ Avant que celle Humanité ,oit reconnue Oj'iflc,
il y a, il la vérité . mariage du SeigncurllYcc l'É;:;lise. mais seulc-
ment en ceux qui s'adressent au Seigneur. et qui pClll'icnt il SQ
Divinité. nns se demander si BOO Humanité esl ()~'inc 011 non 1
CHAPITRE DIX-NEUVIÈME.
SENS l't'ATlJ'B..BL. SENS SPIRITUEL.
» 'fUi doivent. composer la Nou-
J) velle-Jérusolem sont roainlc-
,. nnnt préparés ponr y Ch-
l' lrcr ' 13 ,
VlII. )) Et il lui 8. elé donné VIII . »EI il leur n été donné
J) de se ,,~.ir de ün lin net et » d'être instruits paf la Parolo
:. éclatant au; car le fin lin, ce J) dans les vérités réelles et pu-
)) 6on,.les justices des Saints B I~.» » res &Ii ; car ces vérités·introdui-
J)sent dans le bien de III vic ceux:
» qui sont de I·Eg Jjs e"~. },
comme en agissent les simples de foi et de cœur, mnis rarement
les saVODS et les érudits. De plus. on ne peut pas accorder trois
m nris à une scule épouse, ni trois Ames à un scul corps; l'i donc on ne
reconpait un seul Dieu, da ilS lequel est ln Trinité. et que le Sei-
gneur'cst ce Dieu, le mariage n'cst pas pos!'Iible. - Ce mariage
ne pOllnit pn! s'opérer pleinement avant qu'on cilt fuit dans le
monde spirituel une séparation des Babyloniens. aillsÎ que des
PhilislÎns ou Draconiens; et c"e-st parce que celte séparation ft été
fuite qu'il est dit ici, que le mariage du Seigneur avec l'Eglise s'o-
père. ik6 ce mmmml. a'cc plénitude.
813, L'Epouse, c'est la Nouvelle Êgli$8 du Seigneur , c'est-o-
dire, 'a Nouvelle-.Jérusalem, - Apoc. XXI. 2, g, tO, - E1l6
&'~., parI/!. c·t..ost-à-dire que ceux qui doÎTen' composer ceUe Nou..
,'elle Êglise sont moiDtenant pr~po.rés pour y entrer.
81.. Il a élé donni à l'Épou6e . c'eat-à-dire, à ceux qui IIC-
roul de I~ Nou ,'clie-Jéru8B.lem. d. $1 t>/,.ir de lin fin, n~' et icla-
lant, c'est-à-dire . d'être instruits par la Parole dans les vérités
réelles; car les 'ètemens blancs, et spécialement le fin lin , signi-
fient ces vérités, N·· 212 , 773. Ntt désigne ce qui eil exempt de
mal, et pur ce qui est exempt de faux, Dalls le Ciel, plus les Anges
sont dans les vérités et dan» la vie selon ces vérités, et plui leurs
vètcmcns paraissent d'une éblouiSMnteblancheur, parcequ'ill sont
dans ulle lumiùrc bien plus éclatnnte.
8 t 5. Le fin Iii. signifie les vérités réelles qui viennent du Sei-
gneur par la Purolo, 1''' 8 t ,i ; les itUlice& signifient les biens de
la. vie cbez ceux qui sont daD8 ces vérîtél ; car ce qui e'ti'"" sc dit
284 L'APOCALYPSE.
SBNS NATUREL , SENS SPIIUTUF.L.
IX. Et il me dit : " Êcri~ : IX. Alors un Ange~ envo)'é
~I Iletl-rrox ceux qui ont tU du Ciel, me dit: « Confie au
l) app~U, au louper dt, nocu » cœur de la Nouvellc-Ëglise
» d~ "Agneau .16 !» Et il dit: » ceUe prédiction: La (i liciU
)) Ces paroles véritables soot de )) ittrmlle es. à ceux qui, sur
)) Dieu Il', " J) terre. se conjoindront ml- Sei-
Il y' em' par le vrai et le bien. de
u
}I celle Êglüe 1116! » El il ajou-
la: « Cette prédiction vient
)} du Seigneur qui est la "érilé
» même $" • ."
du divin bien , N" 173 . LC!l Saints désignent les divines vérités,
NOl 586 t ct par conséquent ceux qui sont dans ces 'érités, C'C5t-l-
dire ceux qui sont de rEglise du Seigneur. Dnu, le scns IIl1turcl,
on appelle jwle quiconque vil scion les lois civile, et morales j
mois. dons le se 115' spirituel) le iwle est celui qui vit selon les
lois divines; or Ics lois di,ines sont les vérités procédant de la
Parole.
816. Il est évident qu'il s'agit ici d'un Ange qui parle.à Jean;
cor dnns le 'erset suin nt on voit que Jcan sc jette il ses pieds pour
l'adorer , et que rAnge s'y oppose. Ce que Jenn avait entendu au-
paravant venait du Ciel même et de plu~ieurs Anges qui porlaient
ensemble par l'inOux du SeigDeur ~ comme on le voit par les vcrs. 5,
6 ct 7. ou l'on emploie le pluriel, tandis qu'au verset 10 on l'le
sert du singulier; il s'ogit donc ici d'un seul Ange envoy6 du Ciel
pour parler à Jean, Quand des Anges oot la permission de conver-
ser avec un homme , ils ne)ui parlent pas du Ciel, mais la "oix qui
est entendue vient du Seigneur pnr le Ciel j ils envoient un Ange
de leur soci~té auprès de cet homme, et "cntretien se rait l'U cet
cOl/oyé, qui est olors soumis à la volonté générale de la société. et
nommé CD conséquence 8uJ~1 ; tel est celui qui converse maintenant
avec Jean. Sa mission consiste à annoncer sur les terres que lout le
Ciel reconnott le Seigneur geuifour Dieu. qu'on ne doit adorer que
Lui seul, et que la Nouvelle ~lise doit être établie l'or Lui sur
les terres, comme elle a été établie dans les Cieux; car l'Égli5e est
d'abord formée dans Ics Cieul par le Seigneur, et ensuite sur les
CHAPITRE DIX-NEUVIÈME. 285
SENS NATUBHL. SBIfS SPIlUTUEL.
X. Et je me jetai A ses pieds X. Et je me prosternoi pour
pour l'adorer; et il me dit: J'adorer. ayant cru qu'il était le
cc Garde-toi de le (aire; je suis Seigneur; mais il me dit: CI. Les
,. tOD compagnon de serYÎce, ct » Anges ne doivent être nÎ odo-
.) celui de tes frères qui ont. le » rés Di invoqués J car il n'y a
)) témoignage de Jésus. Adore .. pas de divin en eux; mais ils
») Dieu SUl; car le témoignage de n sonlassociés J comme des rrèrcs
lJ Jésus est. l'esprit de prophé- • à des rrères, à ceux qui tecon-
li tie l UI, » ), naissent le Seigneur comme
» Dieu du Ciel et dola terre dans
» Sa Di,'inc-Humanité. et qui
)l vivent selon les préceptes du
» Décalogue. Adore le Seigneur
)) seul m; car ces deux véritéii
lerres par le!!. Cieux. - ECT1're, c'cst confier au cœur ceUe pré-
diction. N° 639. Les h4ureu:e soot ceux qui ont la vie éter-
nelle, N° 639; le ,ouper de l'Agneau signifie le morÎage ou ln con-
jonction du Seignéur avec 58 Nouvelle Êglise, N° 812 ; l're appelt,
c'est recevoir la nouyelle doctrine; tous sont IJppelé~. il est vrai, •
mais ceus qui ne reçoi'Yent pas ceUe doctrine rejettent la vocation,
li est dit le 4oupe,', parce que les 50uper~ se ront le soir. ct quo
c"est au dernier ét.at de l'Eglise, désigné par le .oir. que J'oppelsc
rait; et quand les appelé. arrivent, c' est le malin de ln NouvelJe-
ÉGlise, N° 151. L"Êglise Judaïque était arrivée à son soÎr quand
le Seigneur alla à Jérusalem pour y subir 50. passion, et c"est ponr
cela qu'il soupa avec ses di:h:iples et institua l'Euchari!ltic. qui
de là est appelée le Souper Sacré ou la Sainte-Cène. C' est aUilsÎ
par cette Cène qu'il y a conjonction du Seigneur avec l'homme.
ou 'noce. si l'homme, après s'ôtre repenti. s'odresse dire<:lement au
Seigneur; autrement. il y 8 présence du Seigneur, mais non con-
jonction.
817 , Ce numéro n'exige pas d'cxplication.
818. Ces paroles, je tut')' jetai a I t l pied, pour l'adbrer, el il
m4!' dit; Garda-loi de le faire. mont.rent que Jean avait cru que
l'Ange qui lui parlait. était le Seigneur, ct signifient que les Anges
ne doivent être ni adoréll, ni invoqués. Celles-ci~i' mi6 ton ~
286 L'APOCALYPSE.
sni ft'ATUBEL. 88MB 8Pl1l1TUWt..
H l'Ont les points rondamentaux
» de la doctrine de son E.glis~"v. 'II
XI. Et je vis le Ciel ouvert, XI. Ensuite je vis Ile manifes-
et 't'oici un Cheval blanc no;, et ter ,'Av~hement du Seigneur;
Celui qui est monté dessus. 8'ap- et voici, le sens spirituel de ln
pelle le 6dèle et le v6ritable; cl Parole fut révélé ~.., ; et ce fut le
il juge et combat selon la jus- Seigneur qui le févélo.. Lni qui
tice 1ô'J:1. est le Divin Bien mème et le
Divin Vroi même, et qui, porce
bien et cc vrai, fnit. le jugement
et sépare les bons d'8'iCC les mé-
chani!- ~~I.
gnon d~ S~rvtr:6 el r:elui de t,s frères. "ignificnt qu'il n'y a pns de
divin dons l'Ange, mais qu'il est associé ù l'homme comme un rrère
a: un frère. Avoir le lirn01'gnage th J6SU&. c'est 6tre d8n1~ IC!I deux
Essentiels de la NoU'ello Eglile, c'est.-li-dire reconnaître le Sei-
gneur comme Dieu du Ciel et de la terre dons Sa Divine-Humanité,
et .ivre selon le!J précepte" du Déc8logue, N° .90. Tous les Ange!l
ont été primitivement hommes sur les terres. et nucun d'eux n'u élé
créé imm~diatement Ange; ainsi il~ ne sont pus supérieurs aux
hommes; mais ils sont semblable!!! li eux, et commc eux servitcurs
du Seigneur: ils ne surpnssent les hommes en sagesse que r.arec
qu'ils sont dons l'état spirituel, et pnr suite dan" la lumière du (;iel.
Plus l'Ange excelle en sagesse, plus il reconllllll qu'il est, non tUl-
deuus de l'homme, mais semblable à lui; aussi )' 8-t.·il "eulement.
association des Anges avec les hommes, et non conjonction; c'cst
avec le Seigneur seul qu'il peut y avoir conjonction.
819. Le Umoign.aye de Jbu. désigne les deux vérités énoncées.
N· 818; il est!' e8prll Je prophélie, c'est-à-dire qu'il constitue tout
ce qui appartient à 10 l'arole et A ln doctrine qui en rélmlte.
820. Le Cier ouve,., iruJiquc ici la mttllifes(8tion de l'Avène-
ment du Seigneur; comme lu suite le Ilrom·e. Le Che-r:al b1allc
signifie l'intelligencc intérieure de la Parole~ N" 298; et, par coo-
~queDt, son seus spirituel. C' est là l'Avènement du Seigneur. parce
qu'il apparatt daÎrement par ce 8eos qne le Seigneur est ln Parole;
que la Parole traite do Lui seul; qu'il est le Dieu du Ciel et de la
CIMPITRE DIX-NEUVIÈME. 287
SRNS NATU.HL. SENS SPIRITUBL.
XU. Et scs yeux titaienl Xil. Et de Lui émanaient
comme unc nomme de feu Itn. ct ln Di"ine Sagesse du Divin
sursn Tt!lcéltuientplusieursdin- Amour ~~l'J J cl les di'incs vé-
dèmcs bU j il nvoit un nom écrit rit.és 6~.I ; le ~e1l5 interne de sa
terrc. ct que 10 Nouvelle Êglisc c'iisle (lur Lui scul. Quiconque
ne pense pas Bu-delà du sens de la lettre, croit que le Seigflcuf,
nu jugement dernier, pnratlrn dans les nuées du Ciel,nccompagné
d'Anges, et 8nnone~ par le son des trompellcs: mais on n vu, N°24,
que le Seigneur ne devait venir que dans la Parole, en révélant so n
~cns s"iriluci. par lequel il dC"ient mllnifcsle qu'il cst 13. Parol e,
c'est-il-dire, le [)ivin Vroi même, qu' il est le Dieu uoique en qui
réside ln Trinité, ct ainsi le seul [)icu du Ciel ct de la terre, et
que de plus il est venu dans le monde Ilonr glorifier son Humanité,
c'est-Il-dire, pour la rendre ~ivine , CeUe Humanité, qu'il rendit
Divine, était l'ilumanité Naturelle: el il 0 '0. pu la rendre Divine
qu'en prentlnt , dan~ le monde noturel , rHumanité dan:'!; une Vierge,
Humanité il laquelle il Il alors uni la I)i'i nité qui était li Lui de
loule êternité. Celle nni,nI a été faile por Ics tenlations Ildmises
da ni l'HumaniiO qu'il ovait pris-c, cl en même lemps par l'accom-
plissement de lout cc que renferme la Porol e, nOrl seulement dans
Je .llens naturel. mois cncore dans les sens spirituel et céleste.
821, Ctllui 'lui ~M ,.ur le cheval blan c désigne le Seigneur.
quant il la Parole; c'est cc qui rélOulie du vers. 13. Oil Il est appelé
la Parole de Diel.. , Quand il !"ogit du Seigneur. le fidèl e dé!1ligne
le nivin nien; le 1.'>éritable, Ic ~ivin Vrlli, N- 805, ct la justice,
l'un el l'aulre. Ainsi juger nlo.. la justice, c'cst faire le jugement
selon le Divin Bien et le Divin Vrai; car c'est la l"larnltl même qui
juge, N- 2 3 3. Combmtreltelonlajwlicl:, c'cstsé'),lrer Ic! bons d'üvec
les méchans, car le Seigneur ne combat contre qui que ce soit.
82~. Voir le N° ·'8, oil sont les mômes eXI)rcss.ions.
823. Les diadème& désignent les di"ines "érités de la Parole
danlJ lion liens littûral, N" 540, car cc sens brille en dehors pnr
l'éclat. intérieurdu sens !lpiritucl et. du sens céleste qu'il rcnferm(),
ainsi que le diftd~mc brille par la lumÎi!re. Plusieun diadèrnes {Il-
r.,,' "u.. sur la Ultl de Celui qui était sur le cho'.3I, parce que
288 L'APOCALYPSE.
SP.NS N.TUDRr•• SHNS SPIRITUEL.
que personne ne connait que Parole était tcl, que personne
Lui-ml!f!lp' ''l l. ne le voit que L.ui-même et
ceux auxquels il le revèle n ,.
XIII. Et il était revètu d une
9
X.III. Et son extérieur por-
rohe leinte de sang; et son Nom tait les mnrques de la violence
est appel ~ La l'}orole de Dieu m. qu'on lui avait faite; et cet
extérieur est le sen'S littérol de
la Parole:m .
X IV. El les ormées qtâ sont XIV. Et les Anges qui sont
dans le Ciel Le sui"aient sur dans le Nouveau Ciel chrétien,
des chevaux blancs J n~lues de se conjoignaient à lui par l'in~
fin lin blanc et ne t S:lIl . telligence du sens interne, éltlllt
les ,'érités di'Îne!t de la Porole tirent leur uistence du Seigneur;
c'est ce qui est indiqué ici pOf ces mols ,uf.r sa 'lite.
824. Le nom. c'est la qualité, N° 165; ici, c'est la qualité de
la Parole quant à son sens interne. Ces mots, un nom écrit, signi-
fient que celle qllolité de la. Pa.role existe aussi bien pour les hom~
mes snr Ics terres que pour les Anges dans les Cieux. Personne "e
corlnait ce " om que Lui·mt:'m~, c'est-O.-dire, personne ne voit cc
n
sen!> interne que le Seigneur et ceux auxquels il le ré,'èle,
825. Le tlélem.eul signifie le vrai rcv~llInt le bien. N°· 166,
2 t 2: ici, c' est le scn'S naturel de la Parole, cor ce s-ens est un v~.
tement qui cou're son sens spirituel ct l'on sens céleste. L.e sang
désignant le Divin Vrni du Seigneur dans 13 Parole. N° 379, ré-
ptmd,.e le sa))g, c'est (nire 'iolencc il. la Divinité du Seigneur et ù
la Porolc, N° 6$3. Ici laPaI'o le de Dieu, c'est la Parole dans le
sens de la leUre; cor c'cst au sens littéral de la Parole, et non li
son sens spirituel qu'il a été fait violence, pui~que ce sens spirituel
u'était pa~ connu ; ruaÎ~ s'il elh été connu J il lui aurait aussi été
fait violence. C·cst pour éviter une telle profanation que ce sens
n'a pas été révélé 8"lInt que le jugement dernier eût été (ait, et que
la Nouvelle f:glise cllt commencé ft être instituée: aujourd'bui, i.1
n'cst ré"él~qu'li ceux qui sont par leSeigneurdans les divines vérités.
826 . LC!4 UI"Inée" signifient les biens et les vérités, N- 4.5.7, ct
aussi ccux qui sont dons les biens et dans les vérités; ici, /e"
CHAPITRE DIX-NEUVIÈME. 287
sos NATUREL. SEN'~ SPIRITUEl. ,
XII. Et ses yeux élai~,,~ XII. Et de Lui émanaient
commo Unf! nomme de reu ' Zl. cl ln DiviDc Sagc... se du Di"in
sur sa Tête étaient plusieurs din- Amour~'rj, et les di'ines ,6-
dèmes 6'H ; il IInit un nom écrit tités ~~jl ; le sens interne de sn
terre, et que la Nouvelle l~glise existe }lot Lui !Jeul. Quiconque
ne penlle I)as au-delà du sens de la leUre, croit que le Seignenr,
au jugement dernier, pnrailra dans les nuées du Ciel, accornrao-né
d'Angos, et annoncé pnr le son des trompeUes; mois on li. vu. N<>24,
que le Seigneur ne devait venir que don!! la PlIfOlc, en révélant son
sens spirituel. par lequel il dt'wieol manifeste qu'il e:d la Parole,
c'est-à-dire, le Divin Vrai même, qu'il est le Dien unique en qui
ré:!Oide la Trinité, et ainsi le seul Dieu du Ciel ct de la lèrre, et
que de 1.lu5 il est venu danM le monde pour glorifier son Humanité,
c'est·à-dire, pOlir 'A rendre Divine, Celte Ilumanité, qu'il rcudit
Divine, était "Humanité Naturelle: et il n'a pu la rendre Divinc
qu'en prenant, dans le monde naturel, l'Humanité dans une Vierge.
lJumauité à laquellu il a alorll uni la Divinité qui était à Lui de
loule cternité, Celte uni,)11 a été (aile par les tentations admises
dans l'IIumanité qu'il avait prise, el en m~me temps pM raccom-
plissement d~ lout cc que renferme la Parole, lion seulement dans
le sens "aturel, mnis encore dans les sens spirituel et céleste,
82 t. Celui '1'41' t.fl .uo· le j;lteval blanc désigne le Seigneur,
quant à la l'llroltl ; c'e~l cc qui résulte du vcrs. 13, ou il est nppelé
la l'arole de Dieu., Quand il s'agit du Seigneur, le fidldl! déiligne
le Di"ill Ilien; le ..,irilable. le ni,'in Vrai, N° 805 , ct la i -Iufice,
l'uo et l'autre, Ain~i jug~r 6e/ou la justice, c'est foire le jugement
scion le Di"i" Bien et le Divin Vrai; car c' est la Parole mémequi
juge. N° 233. CombaUrtr selon la j u6tice, c'est separer les bons d' jJ,'cc
les méchans, car le Seigneur ne combat contre qui que cc soil.
82~, "oir le l'i o ..8. où sont les mèmes expressions,
823. Leie diadèmes désignent les divines vérités de la Parole
dllns Ion 8en!l littéral, N° 5.0. car cc sens brille en dehors par
l'éclat intéricurdu sens "piritucl et du sens céleste qu'il renferme,
ainsi que le diadème brille par la lumière, Plusieurs diadèm.es r"-
r~' Du.. ,rur la 1118 de eelui qui était sur Je chev~l. parce que
288 L'APOCALYPSE.
SRNS :U,TVR).:L. SE~S SPIRITUEL .
que per!'onnc ne COnI18Î-t que Parole était tel, que personne
Lui-méf!1l~ ~'1I. ne le ,'oit que Lui-même ct
ceux auxquels il le révèle S'H .
XIII. Et il était revêtu d'une XIII. Et son ext,érieur por-
robe teinte de sang. el son Nom lait les marques de ln violence
est appelé La Porolc de Dieu lO'U . qu'on lui nnit raile; el cet
extérieur est te sens IlUéral de
la Parolc m .
X1V. El les armées 'lui ,Jonl XIV. Et les Anges qui sont
dans le Ciel Le suivoicnt sur dans le Nouveau Ciel chrétien.
des chevAux blancs , n~lucs de sc conjoignaient à lui por ('in·
lin lin blanc cl nct t"ffl . telligence du sens interne, étllnt
les vérités divines de ln Parole tireut I~nr existence du Seigneur;
c' cst ce qui est indiqué ici plllr ces mots "ur sa tele.
824. Le nom, c'e5lla qualité. t'i" t65; ici, c'est la qualité de
ln Parole quant 0. son liens interne. Ces mob.unnorn ti~ri" signi-
fient que cette qualité d~ la Parole existe aussl bien pour les hom-
mes snr les terres que pour le!'! Anges dans les Cieux, Personne ne
connaN ce nom que Lui-mi/me, c·est-o.-dire, pcnonne ne voit cc
llCns interne que le Seigneur ct ceux ll.uxquels il le révèle.
825. Le u tllemttU signifie le vrai revMant le bien. N'" 166.
2 i 2; ici, c'est le sens naturel de la Parole. cor ce !Jens est un 'ê-
tement qui couvre son sens spirituel et son sens céleste. Le .ang
désignant le Divin Vrai du Seigneur dans la Parole. N" 379, ré-
ptwdl't le sang, c'est faire violence 8 la Divinité du Se~neur el à
lu Parole. N° 6r,3.lci laPamle de Dieu, c'est la P:ltole dons le
sens de la lettre) car c'cst nu sens littéral de la Parole, el non li
son liens spirituel quïl a été fnit violence, puisque ce seos :spirituel
n'était pos connu; mailS s'il ellt été connu, il lui aurait aussi été
fait violcnce, C'cst pour .!'iter une telle profnnation que cc sens
n'n pos été révélé n'onl que le jugement dernier eût été fail, cl que
ln Nouvelle tr;lise etH commencé à ~lre instituée: aujourd'bui, il
n'cst révéléqu 'ù ceux qui soot par leSeigncurdans Icsdi'ineil vérités.
826. Les armées signifient les biens et Ics vérilés. N- 447, ct
8UI:si ceux qui sonl dans les biens et dans les vérités; ici, leI
CHAPITRE DIX-NEUVIÈME. 289
SENS NATUREL. SENS SPIRITUEL.
ainsi dOlls Ics vérités pures ct
récllcs 6'lti •
XV . Et de sn bouche sortait XV. Et de so Porolc éma-
une épée trancha.nte~·:z7, pour cn nait une doctrine pénétrante b:.l.1,
frapper les nations; ct Lui- ,Jour disperser les faussetés chez
méme les. pattra n'ec unc 'erge ceux qui sont dans un culle
de fer:to ; el Lui-même foule le mort; ct LuÎ-mème log eon-
prclSoir du vin de ln fureur ct 'minera par les vérités tirées du
de ln colère du Dieu T ollt-Puis- sens de ln IcUre, et par les m-
sant ~'19. tionnels procédant de ln lumière
nntnrelle S"JIi; ct Lui-mÔme com-
bal seul les maux. ct supporte
seul la violence qu' on lui fait
comme étaut ln PnroJo&'2P.
arméeN dmu le Ciel désignent le Nouveau Ciel chrétien dont il R
déjà été rorlé, Suivre le SClguetn-, c'est sc conjoindre il lui,
N° G21; les chCVatlX M,meN signifient l'intelligence de la Parole,
N° 820. Le fit} Un blmw et net dont les armées sont vêlues désigne
les n~rilés pures et réelles qui procèdent du Seigneur par la Porole.
JI est dit aussi de 10 Nouvelle-Êglisc, l'crs. S de cc Chapitre,
qu'clic étaÎt vêtue de fin lin Ilet el éclata-nt, Ici il s'agit du Nou-
venu {;iel Chrétien par le mo)'en duquel le Seigneur établira 50
Nouvelle ~glise sur la terre,
827. l .... explicalion de ces poroles a été donnéc~ N° 52.
828. l'oir le NI> 544, où sont les mêmes e~pressions.
829. Le du de la (nrem'ct de la colèt'e de Dieu signifie 101'ro-
fllDation et l'adultération des biens et des vérités de ln Parole, cl
par conséquent leli maux ct les faussetés de l'Eglise, N""' 632~ 635,
Jlouler le prenair de ce vin, c'est résister à ces maux ct d ces faus-
setés, les combaUre ct les condamner, et par conséquent délincl'
les Anges dans les Cieux, et les hommes sur ln terre, de l'inresta-
t.ion qu' Îlil leur font souffrir, En effet, le Seigneur est venu dans
le monde pour subjuguer les enfers, qui Il'étaient alors tellement
Dccrus, qu'ils commen~.a.ient. à infester les Anges. ct il les subju-
gua pur les combots qu'il leur Jiynt, c'cst-b.-dirc po.r ICII tentalions j
t9
299 L'APOCALYPSE.
SENS NATUR.EI•• SEP'S SPI1UTliEL.
XIX. Et je vis 10 Mtc, cl les XIX. Ensuite je vis eeu!: qui
Tois de la terre et lenrs armées étaient inléricurcmcnt méchons,
Dssemblées pour (aire lu gnerre el dans lOi foi seule, se réunir à
à Celui qui. élait monté sur le Jelln chers ct rassembler tOIlS
Chevol el à son Arm~c .U. leurs odhérens pour comhattre
les div,nes vérités du Seigneur
duns 58 PaTole, et pour Înfester
ceu:< qui étaient de ~a Nouvelle-
Êglisc 8U.
xx. Et J. bête rut pri,e et XX. Mois ils furent lous pris.
a,ee elle le faux prophète, qui tant les Iniques que le Clergé.
avait foit devant ellc des signes. qui ovoÎt attesté com~e vrois les.
paT lesquels il oVDit séduit ceux fnux principes por lesquels il
qui ovoient reçu le caractère de D,"nit entralné le peuple il rccc-
leur de celte lumière; c'est pourquoi, si l'cntcmlcrncnt n'cst pas
dons la lumière du Ciel pnr 1" Porolc, ln volonté oc peul être dans
Jo choleur céleste. Ainsi l' IImour cl lu charit.é ne peuvcnt être ror~
mé~ '1110 par les vérité:s procéJout de III Parolc, et l'homme ne pellt
ètre rérormé que par clics; Illois il ne surfit pns de pincer ccs vérités
dOM l'entendement, i.1 raut qu'uil )' conforme sn vic j alors clics
entrent dons la volonté et dC'lenncnl des biens.
833. Ln bête signifie ceux qlli. sont dons ln religion sur ln foi
seule, N° 56'1; ici cc sonl ceux CJni sont intérieurement méchans.
Les roù de III te)')'e désignent ceux qui sont dans les faussetés de
l'Êglisc. N° 70·; ct ici, ceux qui sont plus CJue les autres dons les
raussetés de celte religion, ct par conséquent ses chefs. l.eurs 07'-
mt'e. .ignifient lous ccux d'entre eux qui sont pareillement dans
les raussetés. N° 447. Faire la f/ucrrc, c'cst attaquer les vérités de
la Parole, N° 500 ; à celui qui était sur 18 cheval, c'est-A-dire
au Seigneur quant à ln Pnrole. N° 82 t . Ce n'est pns qu "ils [luisscnt
combattre contre le Seigneur lui-même, mais ils combattent contre
scs divines vérités qu i sont dans ln Parole; or. combattre ces ,·é·-
rilés, c'est combattre le Seigneur. ImÎsqu'il est la Pnrole; son a·r -
mü désigne ceux qui sont dans ses dil'ÎnciJ vérités, ct I)(U coosé-
quent ceux qui sont de sa Nouvellc-(~IÎse.
CHAPITRE DIX-NEUVIÈME. 293
SENS: SATUREr.. SENS SPIRITUEL.
'a bNc cl adoré son imogo Ut ; 'Ol' ln doctrine de ln foi soule et
ils furent lous deux jetés "ifs dons èt y conformer sn vic 134; ct
l'étang de feu ardent de sou- ils furent précipités, tels qu'ils:
rrc 1!3). étoien'. dans les enfers où
règnent Ics amours du faux et
les cupidités du mol l!3~.
XXI. Et le reste fut tué pn, XXI. El ceux des RMormés
"épée sortant de la bouche de 'lui, por diverses hérésies, n'o-
Celui qni (!loit monté sur le CliC· vnicnt pas fui les maux comme
'nl <i l6 ; ct tous les oiseaux fu- p6chés. périrent jugés por la Po·
83-1-. Ici la be'to est celle qui est montée de III mer, - XIII. t
li f 0 .- - • el qui désigne les laïques chcz les Réformés. Le {aux
.. prophète, c'est ln bête de la terre, - XIII. t 1 à 18, - qui dé-
signe le clerge; car il est dit ici du {allx prophète, qu'il avait fait
des ûgnes lJa,'lesqlwls il avait 8édui' ceux qui availml reçu le ca-
"actère de la bête et adoré son i·mage ; or, c'csl précisément ce qu'a-
vail fait ln bête de ln terre . Le clergé et les S8vailS qui se sont
confirmés dans la foi seule, ct qui ont séduit le peuple, sont dési-
gnés par le [aux prophète, parce que par prophète on entend ccux
qui cilseigncnf ot I,rôchent le vrai, et, pnr opposition, ceux qui en-
seigncnt ct prêchcnt le :foux en pervertissant le "rai de ID Porole.
Faire des sigrrcs, c'est allcster que le faux C!l le 'rai. N" '104.
Recevoir le cat'aclè"(1 de la bête el adorer son i'nage. c'est recevoir
la doctrine de la foi seule el y conformer sa vic, N° 6'19.
835. Ètre je'é vi(. c'est être précillité tcl qu'on est. L'itang th
[eu. at'denl de sou(re, c'cst l'enfer où règnent les amours du fanx
et les cupidites du mal; l'étaug signifie le faux en abondance; ,le
(eu. c'est l'amour infernal, Nn 404, el ici l'omour du (ouJ:; le
$ouft"e. c'cst la cupidité du mal, N° 452. -~ ___
836. Le "este, ce sont ceux des RMormés qui, par diverses"h!-' .
résies, n'ont pas vécu scion le! préceptes du Décalogne qu'ils con-
,i. .' , . .. ....
1 . . . . . . ~.
naissaient, ct n'ont pos, par conséquent, rui les maux comme pé-
chés, En effet, ne pas rnÎr les maux comme péchés. c'est lltre dans
les maux de tout genre; car ces maux sont en rhomme dès sa
naissance, ainsi depuis l'enfaDcc iusqu'à lu (in de la vic, ct ils S'8e-
1194 L'APOCALYPSE·.
SBN8 NATUREL. SHN8 Sl'lRITUBL.
mol rassDsiés de Icnrs choir!' t·:;~.
role du Seigneur S36 ; ct leg gé-
nies infernaux rurent comme ali-
men lés por les l".oncupÎ!'ccnces
de leurs m{lux U 1.
croissent choque jour . sïh. ne sont écnrlés par un repentir actuel.
-- 1~'lrc tué, (·'cst périr quonl ft l't.me. 'L'épée sortant de la bouche
du Seigtlet~r. C>cst la doctrine, tirée de la Parole, comhDttnnt con-
Ire les faussetés, N° 52. JI s'agit ici des nMormés, et non de la
Bohylonc, porce que les réformés lisent 1 Parole ct reconnoi:asent
..
f,ue ses vérités sont divines, tandis qtlCCCUl de 10 Babylone. quoiquo
rccOliliaiSl"OIl1 la PorDic, ne la lisent ptt!', c l meltellt on-dessus
(
d'clle Ir.s.décrcts du Po pc ; ainsi ililc saurait, sur cc point,)' avoir
de leur part aucun combat; uéollmoim: ils sont jugés par la Porolc~
cl d'olJrès les décrels du 1)<11)0 Cil lonl que ces docrets !l'necordent
aVI;C la Parole.
837, Les oiseaux signifient les fnus !lelé~ qui I,rocèdcnt de l'on-
fer, N° 757; ct, ici, ils désignent les génies inrernaux qui sont
dons ces faussetés, Les cllm'r,'f, ici, signifient les maux des concu-
pi~ccllr:es. c'est-O.-dire le propre de l'homme, N°74.8; s'en ralsa-
s ier, c'est pour ainsi dire ~e nourrÎr de ces maux elles attirer Il soi
nvec délire!!, C'est ce que font ces génies infernaux, qui sont dans
de sf'mblnhlc!'I concupiscences du mal.
R:8 , Que cltacun ~ c tic,m€ donc cn garde, ajoute Swédenborg.
œ
.
conlre l'hérésie (ltfC l'homm e ul, J'ltSlifié lJa" l .oi , an6 les œuvre"
de la loi t èHr celui qui cst dnns cettc héré!i c , et ne s'en -ret,rëp;S-
entiè,'ellJcnl ovnnl que la fin de ln "'ie approche, est associé ...t,rès
la mort, avcc les génics ÎnfcruBllx. Cc sont ln II~s boucs donc 1
Seigneur a dit: I( RClirc7.-'oIiS de moi . maudits, (et allez) dnns 1
~'r~ » feu élcrnel préJlnré pOlir 'i..l,)ialJlc et ,tour 8e8 Anges. JI -
t. t. M.h."~i:ll1 t ~a Ic"};crgllcllr ne dit I,a:s de ces boucs qu'ils
~ail de maU"'Ol l'CS œllnC!1., mnis il dit qu'ils Il'onl I)OS fail de
1bormcs œm're ._; Îh~ n'cn onl ,JUs fail, parce (Iuïh. ~c l'ont dit (~n
eux-mêmes : «Je ne puis, IHU moi-m6mc. faire le bien; la loi ne
me condamne l)oÎnl; le saug du Christ me (mrifie eL me déline;
ln passion de la croix ft effacé la (ache du péché; le mérite du C-hri.L
m'csl imputé por la foi; je suis réconcilié In'CC le Père, je tiuis eu
'f W,.,.·, 'w-, '" '6 ,"1
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CIIAPITRE PI- i'Œ UVIÈME.
grâce ; je s lli ~ rcgn rd é comme snn fils , ct il consid ère fins IIcc1u!S
comm e dcs il fi rm i l é~ qu'il remet s ur-le-cham p à ca use fic l'i on Fil.,, ;
ains i il justi fie par III foi !'ioule; c l ~ i ce ll!.:: fo i n' é l:1 it "u ni qu c
moy en de ~ nlllt , Il.,1 mort el ne l'0 urrait être ~ 1)1I,·é. P Ollf tlll cl ie
aulre lin le Fils oc D ie u nurni l- il l'i Ounc rt le suppli ce dl! ln cro;: cl
rempli 1 loi, si cc n' etH été l'our ~ c clHlrgcr de lu C
0 HlldnmnnLio ll
de nos Irons.grcss ions'! ~ Voill' cc qu'ils disent, (~ n y Iùotll unl bil' II
d 'autres rnÎsonncmc lIs . P a,r cO llséqu tml. il s ne fonl pus le hi ~ l, qui
est bicn cn soi; car, de Icnr roi scul e, qui n'es t qu'une fpi ~q rnll-
nnÎsisnces, unc foi hisloriql!c en elle-môme , une jicÎc!lC'C SHH!P-
ment. ne procèdc auclIl1 bien, car c'est une foi mort e , d a n ~ l u qu elh~
lme , L.u roi ne peut ~ tr c Yi,,' ifi éf~ Il ul; tpJn ptl
ne vie nt pas la ,,' je ou l' I
l'!lomlne s'U drC1'5C immédi qtcmcnt nu S ci~n e llr , el rl)il les lIIi lI l
comm e pa f lui-nu' me, Jloree qu'il s: sont d es péchps ; <ll orll le hi t~ n
(lue l'homme rllit, co mm e POf Iui- mt'! me , es t rail IU le Seigneur,
lf
pnr conséquent c' c~ l Cil soi 1 bi cn"
0
296 L' APOCALYPSE,
CIlAPITiRE 'ill'lGTiÈME.
SORRAIBB.
C'est dans cc Chapitre que sc trouve décrite la consommation
du jugement dernier. Ce jugement ne fut pas fait sur tous ccux qui
étuienl passés du monde lIoturel dons le monde spirituel depuis le
temps où le Seigneur prit l'humanité el (il un jugement dernier
sur 1'(;:glÎse Judaïque, ou, en d'outres temps, depuis ln fondation
de l'Église Chrélienncjusqu'cn l'nnnée 1757. Pendant ceUe longue
période, un grand nomUre d'hommes avaient été successivement
jugés: ceux qui étuient intérieurement cl extérieurement ooos
avnient été élèVé!J nu Cid. cl ccux qui étaient intérieurement cl
extérieurement méchons avaient été précipités dons l'cnfer : ni les
uns ni les nutres Ile furent retirés .le leurs demeures éternelles,
Mais ce jugement dernier de la première Eglise Chrétienne rut. fail
S~lr ceux qui, étant intérieurement méchans, IH'aient "écu exté-
rieurement comme chrétiens, cl auxquels il il'uit été permis, pour
un temps, de sc faire des hnhitntiolls (ixcs qll'ils avaient appelées
Cieu.t. Il rut fait aussi sur ceux qui, bien qu'illtérieurement bons,
'
ovaienl été extérieurement dans des muux et dans des fausseté~ :
en6n il ful foit encore Sl1" tOIiS ceux qui. nouvellement sor lis de cc
monde, étaient à cette époque dans le monde des esprib,
La scène se trouve transportée daus le monde des Esprits, 11 5'11-
sil d'abord de l'éloignement momentané de ceux qui sont dé:signés
por le Dragon, vers. 1, 2,3,
Alors ceux que le Seigneur Il,'ait placés dous la terre inférieure,
pour les soustraire aux persécutions des Draconiens, sout élevés au
Ciel, ,'crs: 4, 5,6.
'Jugement sur ceux qui a,'aient "écu sur terre dans un culte
externe séparé du culte interne, ,'crs, 7,8, 9.
Damnation du Dragon, vers, 10.
Jugement uni,'crscl. Tou!! les Cieux: factices disparaissent D"CC
leurs terres. Chncllu est jug~ d'.,près la vic intérieure qu'il a euc
sur ln terrc. l'crs. 11 à 15,
CHAPITHE VINGTIÈME. 297
SES'S NATUREL. SENS SPIRITUEL.
1. Et je vis descendre du Ciel 1. Et je 'is le Seigneur influer
un Ange 8)'D!,t ln clef de 1'0- du Ciel sur les lieux inrérieurs,
bîme et uoe grande chaloe ILIa usont de son Divin Pouvoir d'ou-
main'·, vrir ct de fermer l'E(1[er. ct de
lier et de délier '60.
n. Et il saisît le Dragon . le Il. Et il y rnssembla ceux: que
Scrpcnt Ancien. qui est le Diable représente le Dragoll, ces Nte!
et Satan ""; ct il le lio pour mille sensuels flui sont intérieurement
ons ll~. méchons el Courbes iii'; cl il les
sépara. pour quelque temps.
d 'n"ec les nutres habilnns du
monde des esprits m;
8.t.O. 1.' Âng~. c'cst le Seignenr, N° 465, il s'ogit ici de son in-
Oux sur les lieux: inférieurs, pnrcc qu'il est dit que l'Ange desund
dll ciel. Avoir la clef de l'aMme, c'cst avoir le pouvoir divin d'ou-
'rit ct de fermer l'Enfer, N-· 62, t74; avoir IUle grande chal'ne â
la main, c'est ovoir le pouvoir divin de lier et de délier.
84t. Voir. N" 537. quels sont ceux que le D"flyon représente.
Ccux qui ne s'adressent point immédiatement ou Seigneur ne pou_
vant I)enscr par la lumière spirituelle, qui est la lumière du Ciel,
pen~ent por la lumière noturelle. qui cst sé,ulrée de 10 lumière
spirituelle, ce qui est penser scnsuellement; c'cst de là qu'ils sont
appelés le Se"pent AnC1'en, porce que le Serpenl désigne ceux qui
pensent sensuellement et non spirituellement. No- 455. 550; ccux
qui ne fuient point les maux comme péchés, restent dans leurs
péchés; c'est de là que le d"ogon est appelé diable, parce que le
diable dé~igne ceux qui sont dons les maux qUllnt 8. 10 vie; ceux-là
sont aussi dons les ranssctés quant à la doctrine. et c'cst de là que
le dragon est oppeM Salan, purce que Salan désigne ceux qui sont
dans ces faussetés, N- 97. Saisir 1. Dragon, c'est rassembler et
retenir ceux que le dragon représente.
842. Le dragon, nprès avoir été saisi, esl lié, c'est·à-dire que
ceux; qu'il représente, après ovoir été rassemblés dons le monde des
esprits,où la scène se trouve maintenant transportée, ont été séparés
d'avcc ceux qui habitaient alors ce monde. J/ille ans signifient peu
de temps ou quelque temps. et nOD pu une durée de mille '8.DIJ. En
1198 L'APOCALYPSE.
SKNS NATUREL. S'ENS SPIB ITUBL .
III . Et il le jeta dons l'ab îme , III. El il Ics repousso vers
e l l'y e nrerma, ct scclln l'aMure l'cnfer , cl lenr cnlon Ioule com-
l ur Ini, afin qu'il ne séduisit Illu 5 munientioo avec le monde des
les notions j-U, jusqu'à ce qlle If"" c!"l'rits,"llGu qu 'i ls Il ï ns piro!losent
mille nos ru ssent occomplis; c t rien de ICIII" hérésie il coux qui
après cela, il fUlltqu'il soit dêli é avai en t é té danll 1 bien de la
0
po ur un peu de temps lIii . ' i C t. I!I . jusqu'au temps nécessaire
I)our que ceux-ci (lllssent être
élevés. an Ciel ; et nprès celn, il
fRl1 t qu e ces Draco niens soient re-
mis po lir un peu de temps en com-
munica tio n :n'cc ICl!! autrc!j. "I1 .
voyant duns l'Apoco lyp!lc taol de nombrcs qui ne llc tl'cnt sif!; nificr
que des choses, on aurait. bicn dù ètre e n g nrd e contre Ics conjec-
lures des Kilinsles ou Millé naires . et ne pos se Ih'rer à le urs vnincs
illusions sur le dernier état de l'Eglise .
843. I.e drnf!:on (lIL jeU dan s taMme, c'cs i-il-dire que ecut qu' il
rep ré.senle furent repoussés vers l'Enfer: il y {1d en{ermé t!L rabim e
(ut scûlé sur lui. c' es l-à-dire que toute communk ll tion a'cc ceux qu i
étaient dan ~ le monde des c1'Iprih& le llr rllt entiè reme nt enlevée . Si (',eux
que le dragon représente ont été privés pour un lcmps de tOille commu-
nicotion avec le monde de!! es.prits , c'étoit Jl onr qu'ils II C sécJuis islScnt
pas ceux qui nnientété placés parle S oigneur dnns la terre iuféricurc
(Voir page 98, note c ) , ct dont il '0 ètre V" rlé dllns les Ye n , .1-. 5ct6,
lonque ceux- ci passera ient de celle lerre dons le momie deM espri ts
pour ê tre é levé~ au Ciel. Aussi est-il dit, afill qu'iln esêtlui&it plus les
natùm., c'est-à-dire, afin qu'ils n'ÎnlSpÎrnsscnt ric u de leur hérésie li
cc ux qui D'oient été dans le bien de la vic ; cm les natio,;s si g nifient
eellX qui sont dons le bien de la vie, N" 483 . Ce lo s'es t fuit aiflsi,
Ilorce que dans le monde des c ~ prits, qui IÎent le milie u entre le t:icl
ct l'Enfe r, il y 0: co mmunication des méchons 8" ec le s bons; là, les
hons sont prépurés l'our le Cie l, et les méchons pou r l'Enfer ; les
bons y sonl éprOlJ'éit VOf un e sorte d' associa tion 8vec les méchons,
cl sont cuminés Ilaf là sur leurs qua lités ct sur leur consla nce.
844-. Ju.qu· à ce que leI "mïle aUI (us.ttm l accOtllplù . c'csl·à--dirc,
jl!sqq'aq tCI1WS nécessaire pour qu' ils pu ssent t:trc élt: vés au Ciel:
CHAPITRE VINGTltME.
S'RN! NATURE'• • S RNS SPIRITUEL.
IV,- F.t je ,'is des trÔnes ; et 1' . Fuis je 'Îs tout di.spO!ld
d~$ persom,t's s'assirent dessus. pour un jugement. et les Vérités
('f le jugement leur fut donné !!:': de la Parole furent miscs en
cl j e 'V ;s les dmes de ceux qui é"'id cnce, el c'est d'oprès elles
naient été frtlllpés de la hnchc qu' on est ju g~ 8~') ; etjc vis élever
)lOllr le témoigno gc de J éSU5 ct 0 11 Ciel ceux qui ovoient é té per-
pour 10 P llrole de Oieu 11ft; , ~~ ~ , el sécutés pour D"oif admis la Di-
qui n'Dvalent pas ador{! 10 b~le. 'ine-Humanit é du Seigneur et
ni son image , et n' n" oient pos ,"'écu se lon Ics vérit és de 10 Po-
rc(u . 00 co roetère sur leur front role s,,,. lm . et qui n'8vaient pas
mille atu , c'cs t qu elque temllS, N" 8 42. Et après ce la, il {(litt fJu 'il
.fOil di lié POtt,. un peu dt' t cm}J8, c'est- à-dire que ces Drneol1iens se-
ront ensuit e remi s po ur lin peu de temps en communication avec
les outres hobit ans du mond e des esprits.
845. Les trVnl'.~ rc préoscntent le jug ement, N- 229; les per-
sonnes qui parurent., DUX )'elx de Jean, ,s'asseoir sur ce. trdn.e., si-
gn,fient la mÎ se cn ~vid e o ce des 'V6rités de la Perolc, d'nprès les-
quelles tou,," les homme!' sont jugés , Voir N- 233; c'est cc qui sc
trouve indiqué ici l'nr ces: mol s : J!I. le iugement leur fut dtmtu.
C' cfot . Ior" , t"omm c on le l'oit par le N" 5uivant, quece u~ qui avaÎent
été pI ncés 1'8r le Se ig neur sur III lerre inférieure en rurent retirés
pour élre élevés D (:icl. Celle terre inrérieure est au-dessous du
U
mond e des esprits cl un lell lm-dessus des Enrers; on y e5t tenu
en strelé por une communi cotion nv ec le Ciel et une conjonction
nvec le S ciç.nenr . Il )' 0 plusieurs lieu:!. de semblable résidence;
ccux qui y !il onl vi,'enl entre eux dans une douce gatt6; ils ado-
rentle Seig neur ct ne j!:(lvenl rien de ce qui se pnsse d8ns l'Enrer.
Lors du jugement de rnier, ils Iiont t5levés les uns après Ics outres
IlO r le ~ e i ~ n c llr dons le Ciel, e t à l'instant qu'ils lont oiusi élevés,
CCliX que représente le dr lI gon sont êloig nés. Il rn' n souvent été
accordé , ajout e ~ w é rl e nbo rgJ de 'Oir commenl ils onl été élevés
au Cie l et o5!1ociés: Avec· les Anges: c'est ln ce qu'il raul entendre
quond , da ns III P ll rolc, il esl dit que les sé pulcres -rurent ouvert s e l
que Ics morts ressuscitèrent.
8 ·1.6 eL8·7" Les Ü'Jl e S de c tlUX qui avait"t l U {t"appi&de lah4che
300 L'APOCALYPSE.
SENS NATUIlEL . SHNS SPUlITUEL.
ni sur leur main MI, ctqui avaient reconnu comme vérité sainte la
"écu et régné mille ans a'cc le doctrine de la justification par lu
Christ 8 t~. foi seule, el ne rayaient reçue ni
avec omour. ni avec foi an, ct qui
déjà. pendont quelque temps 1
avaient été, quO,nt il leurs inté-
rieurs. conjoints ou Seigneur ct
8ssoci~savcc IcsAng es duCiel ~I!.I.
V. Et les autres morts ne rc- V. Moisccux qui omient aussi
,'inrent poiut à la vic, jusqu'il cc été persécutés, cl dont ln qualité
rplC Ics mille ans (ussent accom- n'avait pas été c:uminée, ne ru-
désignent ceux qui o'aicntété accablés d'outrages par les mécbans,
cl qui étaient susceptibles d'être séduits por eux: Voir le N° 325,
où il est dit qu'il.! auaÎerll ilé illé:l; ici, ils sont dits frappéll de la
hache, parce qu'ils ont été persécutés por ceux. qui sont dans les
faussetés procédant de ln (}fOpre intelligence et qui sont néanmoins,
quont aux externes, dans le culte di'in; en effet, la I,ache signifie
le faux procédant de la propre intelligence. On a vu N°· 325 t 329.
que le Seigneur avait placé sur la terre inrérieure les esprits dont
il s'ogit ici. afin de les mettre à l'abri de la séduction, jusqu'à cc
que les méchans eussent été rejetés pOl' le jugement dcrnier. Pour
le témoignage de Jéslls el pour la Parole de Dieu.• c'cst-à-dirc, pour
a'oir admÎs ln Divine-Humanité du Seigneur cl avoir vécu selon
les vérités de la Porole. Voir N- 325.
848. Voir l'explication des mêmes paroles, N° 63·-..
849. Vitwe avec le Chrilil. c'cstêtre en conjonction a'cc le Sei-
gneur, parce que c'est dnns celte conjonction que wnsiste la 'éri-
tohle vie. R égner avec le Chrùl, c'est éLrc dons son RO)'3.ume.
N° 284, Au Cicl. chacun rcmplit dons sa société les devoÎrs de
Stl fonction.., wmme dans I~ monde, mnii' sous les ilUSpÎceS du
S(~igneur; c'est là r~gncr o ..'cc Lui. A ln Yérit~. chacun agit comme
l'nI' soi-même; maÎs. comme on considère Ics usages 8'ant
(out, on agit pOl' le Seigneur, de qui procède tout usage. Ainsi
,·égllc,· avec le Ch)'isl, c'cst être cn association nec les Anges.
Mille ans, c·est quelque temps. N" 842. Cclte conjonction et
300 L'APOCALYPSE.
SENS NATUllBL. SENS SPIRITUEL.
nisur leur main II~., etqui avaient reconnu comme vérité sainte ln
vécu ct régné mille ans avec le doctrine de la justification par la
ChrÎst u!J. roi seule, et ne l'avaient reçue ni
nYCcomour, ni avec foi &1f1 ,et qui
déjà. pendont quelque temps,
avaient été, quant à leurs inté-
rieurs, conjoints ou Seigneur ct
associés avec les Angcsdu Ciel N 1~••
V. Et les outres morts ne rc- V. Mais ceux qui avaient aussi
"inrent point èa ln vic, jusqu'à ce été pcrsécuté~. ct dont la qualité
(PiC les mille nns fussent o.ccom- n'avoit pas été examinée, IIC ru-
dlSsigncDt ceux qui avnielltété accablés d'outFoges par les méchans,
ct qui étoient susceptibles d'ètre séduits paf eux: Voir le N° 325,
où il est dit qu'il$ avaien~ été ~u ds; ici, ils sont dits frappéll de la
hache, parce quïls ont été persécuLés par ceux <lui sont dans les
raussetés procédant de la prQpro intelligence et qui sont néanmoins,
quant aux externes, dans le culte divin; en elTet. la Iloclle signifie
le raux procédant de ln propre intelligence. On n vu N"· 325 il 320,
que le Seigneur avait placé 8ur ln terre inférieure les esprits dont
il s'agit iei, afin de les meLtre A l'abri de la séducLion, jusqu'A ce
que les méchena eussent été rejetés par le jugement dernier. Pour
le témoignage dt JiJlu.. et pour la Parole de Dieu. c'est-à-dire. pour
8':'oir admis la Divioe-Humanité. du Seigneut' et avoir vécu selon
les vérités de la Porole. Voir N· 325.
8..8. Voir l'expliention des mêmes paroles, N° 63.i-.
8:1-9. Vivre avec le Chri8t , c'est Nre en conjonction Bvec le Sei-
gneur, pnrce que c·c..~t dons cette conjonction que consislc ln véri.
table lie. R égner avec le Chri8l, c'est t:trc dans son Roynume~
N° 284. Au Ciel. chacun remplit dans sn société les devoirs de
sa ronction, comme dans le monde, mais sous les auspices du
SO'lgneur; c' est là régner ovec Lui. A ln vérité, chacun agit comme
par soi-môme; mais, comme on considère les usages avant
tout, OD agit por le Seigneur, de qui procède tout u58ge. Ainsi
1'(j yrle,' avec le Christ, c'est être en association avec les Angea.
Mille alfll, c'est quelque temps ~ N° 842. Cette conjonction et
CHAPITRE VINGTIJ'l:ME. 301
SENS NATURÉL. SJ!:NS SPIRITUEL.
plis ".0 : C'cIlIA ID première Ré- fcnt pas élevés ou Ciel jusqu'à
~lIrrection lU I. cc qu'ils eussent été remis en
communÏl:o.tion avec lcs Draco-
ohms pour ~t.re éprouvés'~:
C' est en reconnaissant la Divine-
Humonité du Seigneur et en vi-
vant selon SC!f pr6ceptc!I qu'on
obtient le solut m.
VI. Heurcux et Saint celui VI. Ln rélicité él~rnelle et
ceUe association D'existaient jusque alors que quant à leurs intérieurs.
850. Le$ Gull'es morls désignent ceux qui ont aussi été rejetéti
par les Draconiens pour avoir adoré le Seigneur ct avoir vécu selon
les vérités de sa Parole, mais qui n'ont pos encore été éprouvés ni
exominés qUAnt i leur qualité. Il c!St souvent parlé, dans la Parole,
de ccux qui sont 'nm'ls; on ne doit pas entendre )lor là qu'ils sont
morts, mll'Il unc lelle cxpres~ion signifie qu'ils sont rejetés por ceux
qui sont dons Ic.!!. monx ct dons les faussetés, Il est dit qu·il.... ne re-
vit.nul fHJinl Ù la vie . c' est-il-dire. qu'il~ ne furent point élevé!'J AU
Ciel comme CCII" dont il "ient d'être parlé; illsqu'ù ce que lcs mille
ans (ulSent accompl-is, c'est-O.-dire, jusqu'à cequ'ils cussent été re-
mis cn communiculion D"CC Ics Draconiens, pour être éprouvés; Voir
ce qui est dit il 10 fin du N° 8·.4. Plusieurs outres ont aussi été 118U-
,'é!l plll~ tard, niOl~i qu'il résulte des Vers. 12 et 15 de cc chapitre.
S;:) 1. La "ésu1")'ulion, c'cst le salut el la vÎe éternellej le mol
p,·tmiè,.e indique la résurrection même ou le principal de la résur-
rection, pnr conséquent le salut même et la vÎe éternelle même, el
non pas une première résurrectÎonj car il n'yen li. qu'une seule, cl
il ne sou rait y en noir une seconde: aussi, dans ln Porole, n'est-il
nulle autre part question dlune seconde résurrection. Ceux qui !jont
une fois conjoint~ nu Scigneur, lui sont conjoints pour l'éternité el
sont don~ le Ciel. (:e!i mots, C'/Mt là la p,·tnnière ,'d.st,.,-,'ecl1·on, !jÎ-
gnifient que c'e~t en reconnaissllnlln Divine-Humanité du Seigneur
ct cn vivont selon ses préceptes qu'oll oblÎent le 8111ut, porce qu'il"
forment comme .une conclusioll de tout ce qui vient d'ètre dit dons
cc verset cl dans le précédent.
SOit L'APOCALYPSE.
saNS NATURE.L. SENS SPlaITOEL.
qui a port'" lu première résurrec- l'éclairement dans les divines vé-
tion i .H ; la secondo mort n' a rilés sont il ccux qui viennent
point. de pouvoir sur eux. us , d'être élevés nu Ciel tI ~'l; ils
m.i~ illt lieront p~lre» de Dieu n' ont plus à redouter la damna-
et du Christ. "~ ct ils régneront lÎon 8~ , mais ils seront mainte-
avec Lui mille ans lIlu . nus dall3 le bien de t'8mou r et
dans les vérités de la sagesse IIH.
et ils se ront avec le Seigneur.
taudis que ccux qui n'ont lUlS en-
core é té éprouvés resteront dans
le monde des esprits pour quel-
que temps o:.~ .
852 . Ileurellx . c'est celui qui jouit de la félicité éternelle.
Nq 639; Saüll. c'est celui qui reçoit l'éclai.rcme nt dnn~ leli divines
vérilés par 10. conjonction avec le Seigneur. car te Seigneur est le
!leul Saiot, ct lui seul donne "éclairement, Nu UfiU, Avoir parI.
à la pt'eu,iAre résu",·ecl.ion,. c'est 6Lre élevé tians le Ciel et. obt.enir
ainsi le sol ut., N ° 851,
853 . La seconde 'nort n'cst autre chose que la mort spirit.uelle,
c'est-il-dire, la. mort de l'ùmc, ou 111 dtlmnalion ; car la premiè re
morlcstlu mort naturelle, c'est-à-dire la murt du corps, ou le dé-
cès, Voilà pourquol, dans l'.pocnlY(Jsc, lu première mort n'cst
nommée nulle port, tandis qu'il y est llllrlé ue la secondc mort,
chop. II. 11; XX. 14; XXI. 8. Celui qui Ile fait 113S attention li
cela peut rllcilement croire qu' il y Il deux morts spirituellcs, porce
quïl est dit la seconde mort; mai.s il n'y cu a qu'une désignée iCÎ
pOl' cette !Seconde mort, comme il n'y a qu'une résurrection,
quoiqu'ou venet précédent il soit parlé d'une p,'emiàe 1'tlsun'eclion"
Voir N" 851.
85.1. . Les prétJ·cs dcsiguent ceux qui sont dans l'amour por le
Seigneur, N"20, ou dun~ le bien de l'uluour; il ost ajouté: et dans
111$ v érittfs de la sagesse, (Jarcc que Chrisl. sigrùlic le &igncur
quant IlU ~ivin vrai.
855, 1léfJ"e,' avec le (;h,.i~t, c'e~l êlJ.'C da liS le royaume du Sci-
grltmr, N° M ; mille ans, c'cst pendant '-(udque lem(l~, N° 8 ·1.2)
49
c'csL-ù.-dirc •. Laudis que ceux qui [l'out pas encore été éllrouvés
CHAPITHE VINGTIEME. 303
BF.~S :fATDRBL. SE=tS 8PI8ITURr~.
VII. Et qunnd les millc ans VII. El après que ccu!: qui
eurent été 8CCOffillli.s. Sulan rut étaient dans la terre inférieure
délié de 8U prison IIM: . curent été élevés au Ciel, el que
le Nouveau t:Îel ch rëtÎcn eut été
oinsi ougmenté ~ le~ I}roconiens
furent remis en communicatÎon
avec ceux: du monde des es-
prÎts 1iJ<l .
VIII. Et il l'Orlirll pour sé- "111. Et ils ellr8'n~rcntdaQs
duire Ics nations qui sone aux leur parti tous CCliX qui avaient
quatre ongles de 10 terre. (;o.g vécu sur terre dons un culte ex-
ct Magog. nHn de les ossemhl er terne sél,aré de l'inlerne, afin de
pour la guerre ~':':I > ~:.> ; leur nom· les exciter il combnllre contre
bre C4t tomme le soble de 10 ICR vérités IW , Sl!I ; et ln mulLitudû
mer 8CIO . do l~ CU: qlli furent excités par
eull. était. innombrahlc IWO .
rc~lcront duns le monde des cSllrils I)our llllclqltC temps. Voir
N° 8f,O.
856. Quand 'les mille /lIU; curel1t dU act:omplù, c'est-à-dire,
après 'lue CCliX qui jll:Hluè alors a'aicnl été garJés da us la terre in-
férieure eurent été é lc'é Mp3r le Seigneur dan s le ciel; cor illillll
entendre par mille ans l'espace de te mps nécessaire pOlir celle
tron!j:lalion, 1 " S.,· .. Il Il'esl pas dit, à la 'érilé, que cc sont ceux
"
qui (urent ëlevés tic ln terru inférie ure , mai s néollmoins cela est
é"idcnt ,)8r le Chtlil. VI , vcrs . 9 à t t, m'I il:! furent vus SOliS l'au-
tel. c'est-a-dire ùan'!' In terrc infé rieure. Voir ~" " .;j':!5, 11 n'cst pas
dit non plus que pur eux le IIQU'CUU t: icl fut nugmenté, c'cst ce-
''I!Iudant évidc ntpor l'enseDllJlc du Cll<lp. XIV, où il s·agi.t du IIOU-
vca" Ciel chrétien. Ces mols 'sa Ill" (ltt délié de 8a p"Îson signitient
que œu'I. qui se sont confirm és dans III foi seule, quant ù la doc-
trille, fUfCl alors remis en communi cation o'cc le monùe des es-
I,rils, N "· 8·'2., SU,.; car par Satan. 011 entend spéciolcmcnL ccux
qui ont été dans lel!. faussetés de la foi, N" 8 4·t.
S58, 8.59. ,~e(l,,,ù'f!. c'est entra'i ller t·LHl~ son parli ; Ics nation .. ,
ee sonl tant les. bons tlue les méchlllls, Nv 4 83 ; ic i, ce sout ceux
qui désignent Gog vi Afayog. l:' cs.-ù'-dirc ceux qui SOllt dans le culte
SM L'APOCALYPSE.
SRNS NATURBI.. SENS SPIRITUEL.
IX. Et ils montèrent sur ln JX. Et ils méprisèrent (oules
lorgeur de la terre, cl eo"iroo- les vérités de l'Eglise. et s'efl'or-
nèrent le camp des Snints et la cèrent de détruire tout ce qui
~iIlc chérie Id l. 16~; ct un fou concerne 10. Nouvelle-Jérusalem
envoy'! par Dieu descendit du ct 58 doctrine dlesle 1161. 116'1;
Ciel ct les consuma ~. mais l'amour infernal se mani-
festu en eu:oc: el les fit périr 1IG3.
exlcrne naturel séparé du culte interne spirituel. Le. quatre angles
de la 't,Ore signifient tout le monde des esprits, N° 342. Le. ( U -
umblerpour la guerre, c'cst exciter ceux qui désignent les nat;on.f
contre ceux qui ovaient reconnu le Divine-Humanité du Seigneur
et vécu selon 50 Parole. ct por conséquent les exciter à combattre
contre les v6rités. N° 833.
860. Leur nombre est comparé nu sable de ln mer, parce que
la mer signifie rexterne de rf~lisc, N° 400; ct parce que le .able
ne scrt .è OUCDn usage dans ln mer, si cc n' cst ù en former le fond.
86t et 862. itlonler sur, c'cst s'élever au-dessus, el par consé-
quent mépriser; la largeur de la terre, c'cst le vrai de 1:(~lise,
cor il y a dons le monde spirituel les quntre régions; l'orient ct
l'occident en font la longueur, le midi et le septentrion la largeur;
ct comme rorient et l'occident sont habités por ceux qui sont dons
le bien de l'omour, clic midi cl le septenlrion porceux qui sont dans
le vrai de la sagesse; la longluur signifie le bien, et fn largeur le
vrai. En"ironner le camp de6 Saint.., c'est s'cfforccr de détruire
tout cc qui appartienl il la Nouvelle-Jérusalem, tant &Cs vérités que
ses biens, cor le cQJnp. de méme que les nrmées, signifie toutes les
vérités et tons les biens de l'Eglise, N° 447, 826. Ln cille, c'est 10
doctrine, N° t 94; elle est appelée chirie, parce que ceUe doctrine
traite du Seigneur et de la vie, cor c'est la doctrine céleste de 10
NouYelle-J~rns8Iem.
863. I.e feu~ c'est l'amour infernal, N° 494. Il est dit que ce
feu fut enuoyi par Dieu et qu'illk6cendü du Ciel i c' est là une lo-
cution selon Ics apparences; le Seigneur inRua par son omour, et
son inRux, en pénétrant chez ceux dont il s'agit ici. lit opparn'tre
l'amour infernal qui était en eUJ:. Le feu descend,', (lu Ciel, dans
les temps anciens, quand toules les choses qui appartiennent III l'Ê-
CHAPITRE VINGTIÈME. 305
~ESS NATURHr•• SENS SPIDITUEL.
X. Et le Diable, qui les sé- X. Et les Draconiens, qua les
duisait, fut jeté dans l'étang de excitaient. furent précipités dons
feu et de soufre, 011 sonl la bèle les Enfers où règnent les amours
et le l'aux prophè te; et ils seront du faux el les ct1pidil~s du ma.l,
tourmentés jour ct nuit dans les ct où D'aient déjà été précipités
siècles des siècles W I. les autres Draconiens tant igno-
rons que savans; ct ils seront inté-
rieureme nt infestés sans re lâche
pendant J'éternité Mi l.
XI. Et je vi!4 un tr~nc blanc o XL Alors j e 'is le Seigneur
ct grand. ct Quelqu'un assis des- fuire le jugement IIni,'crscl sur
sus, devant la face duquel la tous ces simulacres de C ieux
glise étaient représentées devant les yeux des hommcs; c'cst-ù-
dire, quand les Eglises étaient rel)résentali,'cs; mais, depuis que
les représentatifs ont (;es5é, les mOrnes expressions dont on sc servait
anciennement ont encore été Clnlilo)"ées, et elles ont conservé 18
mOrne signification. ConJJ:umer, c'est faire périr.
864. Le Diable désigne les Draconiens (lui sont dans les maux
quant li ln vic, et par suite dans les faussetés quant li 10 doclrine .
N° 8·'i-l. L'élanu de feu et dc SQu(t"f! signifie les enfers où règnent
les amours du faux et les cupidités du mal, N° 835. La bille et le
(aux prophi:te désignent ceux qui sont dans la foi seule et dans ln
'Vic et la dor,trine scion cette roi, Lanl les ignorons que les soyanSj
les ignorons sont. re présentés pat' 10 btltc, ct les SD.''nOl~ , par Ic {aux
prophète, N" 834. Être lourmenltfjour et n'" il. c 'cstl!trc intérieu-
rement infesté sons t'elllchcj daFis les siècles dcs sit1cles, c'est-il-dire
pendonl "éternité. Et comme il est dil qu"ils ou, éléjelés dmlsl'tf-
tang de feu et de soufrc , et que ceL étang désignc le lieu où sont
les amours du raul: elles cupidités du mol , ce sont ces amours cl
les cupidités qui les inrestèrent intérieurement. En effet, dans
l'Enfer, chocun est tourmenté par son nmour ct pnr les concupis-
cences qui en procèdent; cor cet amour et ces concupiscences y
font 10 vic de chacun, el celle "ie csllourmenléc; aussi exisle-L-il
dons l'Enfer des degrés de tourmens scIon les degrés de l'amour
du mal et de l'amour du faux.
20
306 L'APOCALYPSE,
SHXS NATUnRJ• . SENS SPIRITUEL,
Terre cL le Ciel s' enfuirent. ct habités pnr ccn!: qui feignaient,
Icul" place Ile (uL (lIns Irouvl5c I ll" dans Icnrs externes, d'Nre chré-
tiens, quoiqu'ils f"stolenl des dia-
bles duns leurs internes; ct ces
(:iclIx ct leur~ terres fureot en-
tièrement détruits. et il n'cn
resta plus aucune trace tIG-, .
865 . Il s;'a~il ici du jugement unÎ'ersel. DellUls le temps où le
Sj;igllclIr ,'int dUII~ le momie, cl fil lui-rn~mc cn personne un ju-
~cmcnl dernier. il fut permis 1) CCII:C: qui étaient dOlls le bien cÎvil
el moral, !!.nn8 Otro dons tnwun hicn spirituel, ct qui para.issaient
extérieurement chrélien8 . quoi4uc intérieurement ils fussent des
dil.lhlc~. de IlclUcllrcr Illus IOllg-Lemps que les sntres dani le monde
tics c~pril§, qlli lienl Il! milieu entre le Ciel ct I"Enrer; cl enfin il
Icur rut occordô de ,,')' rnire dc~ hubitotions r.'(e~, ct de s.'y former
ItllSsi, por uLlHlJ de~ corre",vontionce!J et pur f"nloi!l.ic5, des c!ipèces
rie cicux dont le nombre ,,'occrut Foucccssivcrncnl. Mais, ql1and ces
cieux sc furent multipliés nu point dïntercepter ln lumière et ln
,:hnlcur sl,iritltcllefl Ollire les. Ci eux su périellrs ct le~ homrn~s .!lur
la LcrIO,! , le SeignlJur fil nlors le jugement dernier cl dissipu ces
l'iCII' imu~illuirc",. Les externes 8U moyen dC:'it.fud.!l ceux qui les
hahilaicnt fc.i!.(,noicn l tI'ètm d,réIÎcn~ leur (urent ôtés, et 'cnrs. in-
krncli ,oc 1 1H,';ircluère nl 01 gruud jour; nlou ils rurent vu .. tels qu'j)1I
ù laièllt en CIIX,lOèmcIi, cL CCliX qui êtoi.enl intérieliremenL dcs
diahles ~e préc:illitèflJ llt duits les Enfers, dmCUlI sclun lc!!: maus: de
MI ,ie. Cclu urrivlI 011 l'otlné,, 17ij7 . - Lc trône, c'cst le juge-
ment, N" 2:.!9j ici , c 'c:--tlcju gerncu t ulliver:!Sclj cclui qui est assis
lJur Je trô"e, c'est le Seigneur. N" 808. Le lrône pa rut bhmc. 'HIrel!
'lue Ic jugement a été rait selon le:. divines vériLéll, car le blanc sc
lhl J.c~ vérilé:t, N° 167. L-c ln1,.., parut g"and, parce (lue le juge-
mcnt ft été !,:,il scion le divin bicn, CGr lil grandeur sc rn"llOrte 8U
hicn. N° 663. Devant la (ace duquel la J'erre et le Ciel $ ' en{uirmt,
c.:sl-il~dirc que l'ur le jugement ceS cieux imoginaires ont étc dis-
si lU::!! lIvec leurs terres, le monde !lpirilllcl renrermant, conlme le
IlIlImie naturel, des terre:;, mais d'origine spirituelle, comme tout
cc 'lui le com pose . lù Icu ,. place ne {al plus Ir()l4v él:, c·est-o.-dire
CHAPITRE VINGTIÈME. ' 307
s ..... NATOREL. SliNS SPIRITUB L.
XIL Rt je .. jsles. morts, pe- XII. Et je vis réunis dlJvant
devant Dieu t
.
tits et grands. ,e teoant debout le Seigneur pour êlre jugé:ot tous
ceux. qui étaient dj)lI ~ le monde
j et le!!. IÎvrc$ fu-
l'Cnt ouvert$; et on ouvrit un des E~prÎb . quelles que fu~ltcnt
autre livre qui est 16 '''ur~ de lour conJition et leur fJuolité ll<i6 ;
,ie i1i7; el les morU fureut jugé, et Ic.s iutérieurs des méchants
selon leurs œuvres d' oprès ce furent mis ô découvert, et J'in-
qui .Uait écrit dons les livres ....~ . térieur dC:I bons fut manffcillO 7.
ct ils furent lou, jugéll d'après ln
vie Înterne que chacun d'cux
Dvoit ene sur lu terre !il•., •
qu'il ne J'Mt. plu~ aueune trace de cell deux ni de Icurl'l lorrc!I .
866. Les "'or'. désignent ici tous CCliX qu i ont lluillé la terre
cl qui sout do os le monde des ESI)rit:. : petits t'J' {/J"tJ"dJf. c·est-à ...
dire de touto condilion ct tic toute qUBlil~. :<> üo.t.. Se '(mir tk"anc
Dieu, c'cslêtre réuni pour 'ejugement. - 'fOUiS les hommes 'icn-
nent d'abord dans le monde d~ c8prits, tH ils y demcurent, 'es UliS
seulemenl un mOlS ou une o.nm.4!. d 'uutrcs depuis dixjusqu'ù trcille
uns iceux ouxquel!!. il avoil clé accorai': d'y former dC!6 cieux y ont
demeuré qut:lqUC!i siècles; mais uujourd'hui 011 n'y rC!ite l'OIS DU-
delà de "ingt aos . l..ù • il r n tlc!i 3uciulé!6 cumme dOlls Ics cie u..: et
dons Jeoi cufcr:t, Voir N-18,j.. 7U •. C'c~t !iUf ccux qui éLDicnl dans cc '
monùe que le jugmncnt dernier a été rait. ct nun lIur cCluquiu"l.IÎQnt
été précédemment ou éleves au Ciel ou 1H'i~cipiL é s dnn:t l'Enfer.
867. Les lilu'u désignent Ic~ intérieurs du men 101 de ceux qu i
sont méchan" ct. le liure de Vic. les intérieur,,, du menlal do ecu 1
qui sonl bous . Cc:t inLérieur.:t sout appelé)! liures, parce que dun.:t
Jo mental inlérieur de chaque homme cst écrit tout cc que, don."! le
monde naturel, il Il pen5~, ré:solu, prononcé et fait par volonté 011
amour, et ùe là pOl' enreuderncnt. ou foi. Tout ~111 est ill~cl'it dUI1l'l
8a vie avec tanL de régulllrité qu'il n'y m • .lRt.{uo Ilb,mlurn~nt l'hm, ct
elL monifesté avec évidence, lorsque la hunillm et la chalour IIlliri-
hlelles inOnenl.du Ciel. Lu lumière ~(1iriLliello d6oo11vru Ic~ pOfl~~e~.
el III chaleur spirituelle les alfecliollii, ot l'un~ et l'oulr~ mllniros-
lent les iatent.ion, et le~ ellort.s.
868. I.A!I marLI' • ce sont ceux qui éLo.Îcul alors dUlliJ 10 monde
308 L'APOCALYPSE.
SENS NATUREL. SF.NS SPIRITta:L.
Xlll, Et 10 Mer donna ceux XIII. Etcn pré!cnce du Sci-
qui étaùmt morts en elle t<i:J; ct gncur étaient aussi ceux de l'É-
la Mort ct l'Enfer donnèrent glisc qui avaient été hommes
ceux qui Ilaie»' morts en eux :>~U; externes ct nnturcJ~ ~"'J . et ceux
et ils rurent jugés chacun selon qui étaient impies dans le cœur.
ses œuvres ln. quoique paraissant l'a l'extérieur
hommes de l'Eglise tm, ; et ils fu-
des Esprits. N" 86G. f..,'tre juge selon ses fElfe)"eS d'après ce qui est
écrit dans le& livres, c'cst être jugé d"après la vic interne qu'on a
eue gUflerTe. N°s 76,641,867.
869. La. me-" désigne l'externe de l'Église. N° 470, et cet ex-
,
terne est naturel. Les mort, sont ceux qui avaient quitté la terre,
comme aux N-- 866 , 868; le.~ morls que la me,- a dO'nnés dési-
gnent les hommes externes ct nalurels de l'Eglise. porce que le
jugement De s'e~l foit que sur ceux qui ont été dons quelque culle;
cor ceux qui ont méprisé les choses saintes de l'I~:glise, et nié Dicu~
10 Parole et ln "ie nprès ln mort, oot été jugés OlIlSlüt()t après leur
mort; mais' Ic jugement s'cst fail snI' ceux qui ont élé homme" ex-
ternes ct naturels, ct qui onl déclaré de bouche qu'il y n un Dieu,
un Ciel, un Enfer ct une Pm'ole. Plusieurs de ceux que la tnl!r donna
furent 50.u"és; car il n'cst pas Jit qu'ils furent lous jetés , comme
la JIo,-t et l'Hnfer. dons l'ctang de fcu; mllis il est dit seulement,
l'ers. 15, que celui qui ne fut pDS lrou'c écrit dans le l , inc de Vie
rut je lé dons cet étang. Ceux d'enl re en:t qui ont élé sauvés sont
nussi désisnés por ces expressions du ,'crs, 5 : I.es autres 'm orls tIC
revinrent point à la cie jw;q"'ù cc fJlle les mille ans {lissent ac-
complis.
870. Lu Jlort désigne ceux qui intél'ieurement Cil soi sont dia -
bics, ct l'Etire j ' , ecu li: qui intérieurement en soi sont satans; par
conséquent, cc sont tous ceux qui étaient impies dans le cœur. quoi-
que paraissant il l'extérieur hommes de l'I~glisc, En effet. la MOl,t
ctl'Enfer ne peuvent être jetés dans l'étang.de (eu. qui est l'Enfer.
'oir vers. 14; mais ces impie~, qui sont. quant il leurs intérieurs,
ln mort et l'cnfe,', c'est-ù-dire, dinbles ct sawns, pcu,,'cnt yétrc
jetés, Tous ccux.-Ià, qu'ils soient laïques ou ecclésiastiques, sont
jugés, porce que chez eux les externes doivent t:tre sépo.ré:J des in-
CHAPITRE VINGTIÈME. 309
SENS NATUREL. SENS SPIRITUEL.
rent tous jugés d'après la vic
intérieure qucchocun d'cux nvnit
cuc snr la terre ~ 1I .
XIV. Et la Mort et l'Enfer XIV. Et ces impies dons le
rurcnLjclésdansJ'étungdcrcu ll:1'l: cœur furent précipités dans les
c'cst la seconde mOl't t;u. ~nrcrs 01'1 règnent les amours du
foux el les CUllidités du mal tn :
c'est là pOlir eux la damnation
m~mc ti 7 :1.
XV. Et qlliconque ne rut pus XV. Et tous ceux de )'Eglise
(rOln'é écritdall!i le Linc dc Vic, qui n'avaient pas vécu selon les
fut jcté dans l'élang de fcu 8 H. préceptes de la Parole . ni cru
ou Seigneur. furent condam-
nés b: l .
ternes, eL parce qu'ils ont su et professé ce qui apportientàl'Église.
871. Voir l'explication, N° 868.
872. La .illot,t et l'Enfe,.. cc sont les impies dans le cœur.
N° 870; l'étang de feu. c'est l'Eorer où r~sncnl Ics amours du
fou x et les cupidités du mal. Il y a iei une loeution suivant le 'on-
gage ongélique, dun!' lequel, ou licu de 'a personne, on nomme 10
chose qui cst dans 10 personne et qui constitue 10 personne; car on
,'oit bien que rEtire.,. Ile pcnl 'lns ~tre jeté dnns l'Enrer,
873, La seconde morl, c'est 10 damnation même, N° 853.
87.1.. Le Livre de Vic signifie la Parole, N° 256; n",re pas
lI'OllUé ëcrit daru ce liv re, c'est u'o,'oir l'os ,'é~u selon les préceptes
de la Porolc, el n'avoir IJUS cru ou Seigneur, ' ;'trcjelé dans lëlang
de [eu., c' est èlre prt:cipité dans l'Enfer 011 Nrc condamné.
810 L'APOCALYPSE,
CIIAPI1'iŒ '1INGT-UNIÈIUE.
C'est donll le monde des ElOprits. comme on rD vu dans le ch~
Ilitre prél"édent. que s'cst rnit le jugement dernier, el que les simu-
locres de cieux rllhriqué~ Jlur les hypocrites furent entièrement
détruits, ainsi que leurs terres. Tout ce qui rni!"oilobstacle à ,'éla-
blis~ement du nOl'cnu règne du Seigneur nl'ont été aimlÎ dissipé.
les nOIl'ollcl1 mu.nirclltnliolls qui vont, dons le monde spirituel, se
I,roduire ft lu vue de Jeun. n'ollront plus. duns leurs emblèmes.
rion de hideux ni d'efTro)'oble.
L'Apôtre ,'oit d'obord sc monifc!'.tcr de"ont lui le nom'cnu Ciel
chrrlien avec .. o nouvelle terre; c'clllie Ciel dont il 8 déjà été parlé
dans le Chopitre XIV. ct dom. lequel n!lloicnl d'être reç.us ceux
qui ",'nicnt été provisoirement pincés dlln~ la terre inférieure. Puis
il voit. sous l'emblème d'une ,'ille, ln nouvelle r~glilc du Seigneur.
10 Nouvelle-Jérusalem. qui doit s'établir iur ln terre par l"influx
que le Seigneur y répondra ou moyen de 80n nouvenu Ciel. -
Vera. t. i .
Celte nonne Nou'ellc elt annonc,ée por IcScigneur.-Ven. 3, 4.
Moili, pour que ceux. qui 6toicnl dons le monde dos Esprits nu
moment que toutes le", monifCl~tnlions 8t1ocat)'ptiques se f.i5aient
devont Jean, ct ceux qui de,'oient)' ,'cnir. à partir de ce moment.
juItqu'ou jugement dernier. se tiennent en garde contre les cieux
racliccs que les Boh)'loniens ct le~ Draconiens devoient J fabriquer.
le Seigneur annonce que tout sera nOIl"C8U dans le Ciel et dons
J'Êglise qu ' il rormera après le jugement dernier; que tou5ceuxqui.
jusqu'à _ jugement, vilincront en eux les maux en surmontonlles
fC
lenl.alions des Bahyloniens ct d(:s Draconiens. 'iendront alors dans
son NouvclIu Ciel ~ et qlle tous les autres seront précipités da.ns
l'Enrer. - Vers. 5 Ù 8.
Le reste de ce Chapitre renrerme IIne description de la nou-
velle f:glisc du Seigneur. III NOlivelle-.Iérl1~lIlcm , en cc qui con-
cerne son intelligence de ln Parole, ~n tloclrinc ct toulC1l5es qualités.
CHAPrrnE VINGT-UNIÈME. 311
StN~ NA'rUIlHL. ~t::o;s :'l'IKTrUHI•.
1. EL je ,'is 1111 uonmau Ciel 1. Et je ,' is le IIIHI clin Ci,·)
cl urw nou,'(!lIc T c rre ',.... . IID I" 'C c hrétien cl sn IIQu'l'lIe T('rrc '" •
que le (;icl Im~t'éll c llt ct ln Tt!rrC'! porTe tplC les cieux fill'Iices c t
préd:dcnlc etaieut (lossés ".1 ; 01 Icurt' Terres /l''oicllt é té d~:_·
la Mer Il'éluit phu l' ;". 'ruils RH ; cl Icurs lilllilc~ hnhi-
técII (Ior CCliX (I"i étaient dons
un culte oxlcrnc {I'oicnl ô]1I1'~i
d i~p8rll ~' K .
870. Il n(3 s'ogit ,JUS ici d'nn Ciel naturel. visible a ux ycux Ju
corps, ni d'uno Terre IIDturelle hnhit(ic pOf dos hommes.; mois, vltr
lm wmvcat' Ciel cl mie u(mvelle l'en·t!. il fout eotendr ~ 1111 ('ic l "pi-
rituel et III terre de cc ciel où hnhitent les Anges; de même t"IIIC •
dans le 'cr~cl Jl.lli,'ont. por la Jt!nlSal ~m. la ville 5iaùJ/e . que Jeo n
"il descendre d~ Dieu por le Ciel . 011 doit entendn,;~ non IUll! "iUc
qui descend du Ciel, ma is une (':glise; cor rE~lis e !!our la krn.: dt! i'.-
cend du Seigneur pur le Ciel. parce que les An~e!l du Ciel ct I,'s
hommes de ln terre ronl un dnns tont ce qui concerne r l'-1;.lise. Us
.0 sont donc lourdemcllt·trompé~ , ceu x qlli, d'après el! verset. unl
bâti un s~' slèmc dogmatique sur la destruction du mllnde ct !Our 1I1U;
nouvelle création de Ioules choses, - Cc nOuYenn Ciel e~t crdlli
dont il 8 é lé queslion dans le Sommaire du Chail, XIV; il e~t 81)-
pelé Ciel ch rétien. ponr le distinglle r des cieux an c iens qui sont
au-dess us de lui; çur les eieux sont comme des ételll'lilcs phl{'éc!ol
les unes au-dessu~ des autres. Chaque ciel est divisé I,or l'le sem -
blables étenduel/. . scion tes troÎs degrés. en ciel intime 011 Iroi:<icme,
cn ciel moyen on ~econd • et cu ciel infime ou premier, J)ons cc
nouveau ciel chrétien, qui prése nte la même di,'ision, sonllou!I ccux'
qui, depuÎs ln {ondnlion de l'Eglise chretienne, ont adorê le SL,i-
socur et vécli sclun SC!! l'réccJltcs . oin~i que tons CCliX qui sont morts
avOllt l'dge de la rotionalité .
877. Cc Ciel et celle l'er','c SOl1t ceux dont on n p8r1é.~oR65.
878. La Aler' !Oi~nifie l'externe du Ciel el de l'r~glisc, dan s le-
quel t~lllieni {'l'IIX flili A'nicnl p('nsé nalnrcll('nH:nl f~1 In;s Pf'U spi-
rilu ellcnll' ul s ur Il's "hOSt,! !! de ;'Egli:;c, Voir N"~ 238 • .'f.04, (i;)~.
Cc ciel exle rne rut aussi détruit nprès quc ceux qui Dvaient élc
lrou"~s cuit!! dnn:; le Linc de Vic curent élé SRlnC!! Ilut le Seigneur
312 L'APOCALYPSE,
SENS N.TVREL. SENS SPIRITUEL.
Il. Et moi .Jcan, je 'is la Il. Et moi, Jenn. je vis 10
Ville Sainte. In Nouvelle-Jéru- Nouvelle-Êglise. 10 Nouvclle-
salem descendant de Dieu pur le Jérusalem. sc formonl sur ln
C.iel ~o -lIo8O . parée comme une Fian- terre por un inOux qui émanait
cée qui s'cst ornée pour son du Seigneur pur le nouveau
"Muri 8$ 1. Ciel S7!)_N'.O . cl sc conjoignant (lDr
ln Porolc avec le Seigneur 1IiI ••
DU moment du jugement dernier. Ceux-ci n'ovaient pu Nre sauvés
plus tôt, parce que le Dragon et sc~ deux ~tes dominont dons le
monde des Espriu cl brûlant de séduire Lous les esprits, il y Durait
cu du danger it les réunir auparavant dans quelque ciel. Som'cnt.
ct en dernier lieu. - Chap. XIX, 20; XX, tO. - il li été parlé
de la séparation des bons d'avec les Draconiens, de la condamna-
tion de ces derniers, et enfin de leur chule dons l'Enfer; Imis il a
~té dit que ln mer donna ccux qui étoient morts en elle, - XX.
13, - par où l'on n entendu la coO'ocation des hommes externes
ct naturels de l'Eglise pour le jugement, N" 869. C'est alors que
ceux d'entre eux qui se sont trou'és inscrits dons le livre de vie
ont été séparés d'avec les outres ct sauvés.
879 et 880. Jean se nomme ici en disant: jJfoi Jean. porce
qu'il désigne, comme Apôtre, Je bien de l'nmour pour le Seigneur,
ct por suite le bien de la ,'ie j aussi rut-il oimé plus (lue les nulres
Apôtres, ct reposll-t~il pendant ln Cène sur le sein du Seigneur,
L'Ëglise dont il s'agit ici est de même préf~rée à toutes ceHes qui
l'ont précédée, Elle est nommée Jt!rllsultm~, P,lfCC que Jénllmlern
signifie l'Êglisc quant nu cu Ile ; clic est appelée villt!, parce que
v1'Ue signifie doctrine, N" 19·'.; clle est dite sctlnt6, à enuse d,u Sei-
gneur qui seul est ""lÙlt, ct parce quc saint signifie les divines vé-
rités, Na. 586. uH6, et que Sll doctrine les renferme, Elle est ap-
pelée nouvelle, porce que Celui qui est assis sur le trbne 0 dit:
)l'oùi. je {aù toule.Ii clw,Jes NOUV ..:I.U:S. 'CI'S 5, Elle est dite des-
I:cndanl de Dieu par le Ciel, )larCe qu'clic sc rorme par un inl1ux
qui émane du Seigneur par le nouveRU Ciel. N° 87G; cor c'cst au
moyen du Ciel que le Seigneur forme l'Eglise sur III tcrre, pour
que le {:icl et r tglise fasscnt un ct soient en association,
881. Jean vit d'abord l'Église comme tlnoville, ct cn:Htite
CHAPITRE VINGT-UNltME. 313
SENS NATURBL. S'BSS SPIRITVP.L:
III. Et j'entendis du Ciel une Ill. El j'entendis le Seigneur
grande VOil J disant! f( Voici le annoncer D'CC o.mour la Bonne
» Tnbcmoele de Dieu n"ce les Nouvelle. cn disant: "Je vois
), hommes I S7) cl il habitera avec » maintenont être prése nt avec
)) eux, et il:) seront scs penples, » les hommes dans ma Divine-
» c l Lui-même sera avec eu~ » Humanité 1182; et Je serai en
)) leur Dieu '13. " conjonction avec eux, ct ils
» seront en Moi. et je serai Moi-
n même en eux 8'0.))
comme lino vie"ge fiallctJe ; il 10. vît comme ville, d'une manièro
représentative. et comme vierge fiancée, spirituellement; ainsi
d'après une double idée, absolument ilia manièro des Anges; car
lorsque les Anges voient. entendent ou lisent. dans la l'arole, le
mot ville, ils perçoi"cnt dans l"idée de leur pensée inréricurc une
ville. et dans l'idée de leur pensée supérieure une Église quant it
10 doctrine; et. s'ils le désirent cL le demandent au Seigneur ~ ils
la voient commc une vierge dont. la bcauté et le vêtement corres-
pondent. ~ la qunlité de l'r~:glj5e. - Parée, c'est-è.-dire habillée;
or. c'est seulement par la Porole que l'Êg lise est habillée l,our ses
fiontllilles. et ensuite pour sa conjonction ou son mariage avec le
Seigneur. Le Mari délligne ici le Seigneur; cor, aux vers. 9 et 10.
Jérusalem est appelée la Fiancée épotue cù l'ÂgfUau.
882. Ln grande t'loix qui lKJr1e du Cittl, c'est. dans le sen!' cé-
le"te, le Seigneur qui parle avec amour pour annoncer la Bonne
Nouvelle; enr il n'y a que le Seigneur qui parle du Ciel, puisque le
Ciel n'exi~te que par le divin du Seigneur dont les Anges sont les
récipiens. Une 9"ande V01',x, c'est un discours prononcé par amour,
la gt'am/eur sc rapportant la l'omour. N° 663. Voici le Tabernacle
do Dieu. at'(!C lu 'IOmflU& , c'est-à-dire. voici le Seigneur présent
dons S8 divine Humanité, car le Tabernacle, dans le sens suprême,
désigne 10 Divine- Humanité du Seigneur, N° 585.
81;3. lIabi/er avec eu.:!!, c'est se eonjoindre avec eux. lb 8e"01lt
6e8 peuple8. el Lui-même SlJra avec eu.:!! 14JUr DitlU. c'est-li-direqu'ils
seront dons le Seigneur. ct que le Seigneur sera en eux; car la
conjonction ne sc roit pa.s autrement. En prenant l'Humanité ct en
opéront l'union de celte humanité avec le Divio qui était eD Lui
314 L'APOCALYPSE.
SENS N'ATUR..U• • SENS SPIB.ITUBL.
lV. El Dieu essuyera Ionie IV _ Et je les délivrerai de
lorme de leurs yeux' . cl la morl Ioule douleur d'esprit,et la dam-
ne sem plus; il n'y lIlIrn pin!' ni nation ne sera plu!t il redouter;
deuil, ni cri. ni tro'sil. l'O ree "on n'aura. Jllus à craindre ni
que ce qui était oup8T8't"tmt est les m8UX. ni les raussetés de
passé Ut _SIS . , 'enrer, "' les tentations qui cn
r~su Itent. parce que les Draco-
niens qui causaient ces tour-
mens ont été dUlSS~S U1 . tM,
d~s 88 naÎssnncc ct qui est nommé le Père. le Seigneur ft cu pour
lin sa conjonction avec les hommes. (~ette conjonction s'opère paf
les 'érilés de la Porole cl por une l-ie conrormc Ù ces ... ériMs.
88L. et 88[,. nieu e.u uyera toule lartne clelell,.s yeux , c'cst-à-
dire que le Seigneur les délivrera de loute donlenr d'esprit; cor
c'est la douleur de l'c§pl'it qui fait rérondrc des Inrmes. Plu6 de
mort> c'est-A-dire plus de da mnation, N" I)j3; ct ici, pins ù e
craintc de damnation; pl't4& cie d euil, c'est-A-dire, plus de crainte
des maux de I~enfer . Le d~utl 0 diverses significotioll!'l, scion ln chose
dont il ellt queslion ; celle qu'il II ici vient de ce qu'il n été ques-
tion aUlla~a'ant de la crainte de la damnation. et qu'il s'agit 0l)rès
de celle de. fau.sclés infernales et des tentai ions. Le cri, c'est 10
crainte des feu&.et~s do l'enfer; dans ln Parole. le cri s' emploie
pour toute affection du cœur qui se manireste. Le Irat'uil signifie
l'inrestation du mnl et du faux, N° 6 .'o,ou les lenationtt. Parce que
ce· qui ttaü auparal'ant ed pa8sé , c'est-ù-dire porce que les Draco-
niens qui leur callsaient ces tourmens ont été cbo!!sés; car voilà ce
qui existnilllUpara'Dnt ct cc qui n'cxistent plus. -- Comme daus le
monde des- Es.prits. où tout homme ... ient d'abord après 10 mort t
il Y ft des associations de mÔme que dDn~ le montlc natllrel, il n'é-
tait pas possiblc. ovant l~ jU{l:ement dernier , d'cmpêcher ceu~ qui
6taienlci'il~ et moraux dans leurH externes, mai~ méchnnsdans leurs
interne., de se mNer et de converser m'cc ceux: qui étaient, comme
eux. civil8 et moraux dans leurs externes. mais bons dons lellrs
internes. Et comme il y a dans les méchaus un désir cor.liouel
de séduire. il en rcsnltoÎl que les bons étaient en buUe ù divcn
scnfc~ d'infcstations. Mai!J ccux qui. par suite de (:Cs infezllaLions,
CHAPITRE VINGT-UNIÈME. 8t5
SBNS NATUIIBI. . AlI'He SPIBIT1J1I;L.
V, Et Celui 'lu; étuit ossis V. Et le Seigneur. parrRnt
lur le Trône, dit·, « Voici . je du Jugement dernier qu'il 'VenDit
li' faia toutet!. choses nouvelles. JI
de faire devant moi sous une
El il me dit: If Ecris. parce que forme rep,~senI8Iive. mo dit:
n CCii paroles sont véritaLles et cc Yoici. après ce jugement.
)) certaines 6$ci ." )1 tout sera nouveau dans 10 Ciel
), ct dllos l'r~glise que je form(.'-
). rai.)J Et il ajouta: Cf Confie
" dès l) présen 1 cette bonne nou-
vellc 1 10 postéril~. pour qu ' on
)1
" y ajoute foi. comme étant nt-
JI testée por Moi-rnl:me I!I(I , )J
éfaient venus ou Iloint de crnindre 10 damnation. les maux et les
foussetés de renrer, ct de fortes tentations, ovoient été retirli.", par
le Seigneur de la société de ce", mt.'Chftnl et pincé. daolt nn lieu situé
au .. dcs80U~ de ln terre du monde des fuprita~J et appelé terre Înr6-
ricurc, 01" il Y n oussi dei sociétés . C'e•• là qu'ils avaient été mis
en slircté jUl'qu'ou jugement dernier, et c'e.t alorl quïls furent
élevés por le Seigneur dons le ciel, où ils n'ont plua rien de sem-
blable il redouter.
886. Les pnroles du Seigneur don!lo ce "eraet. et dans les sui-
'lins, jusqu'au R- inclusivement, sont 8dres~ée5 à ceux qui ét.ient
ou qui de'oient venir dans le monde de" ESpTitl. depuis la fonda-
tion de l'Eglise chretienne jusqu'au jugement dernier. qui ft été
rait. dans le monde spirituel, en j 757 . Pour IC!6 prémuniT contre
le. séductions de ceux (Ille désigne Babylone et do ceux quo repré-
scntc Je Bragon, le Seigneur Ics pré'icnt, por ces versets, quo les.
ciellx illu"oire~ fuhrÎqué~ par Ics Babyloniens ct par les Droco-
niena doÎ'ent pérÎr avec leurs terrel!., ct que lui-mêmo formcro
alors un Nouveau "iel et une Nouvelle Torre Ililirituelle, où seront
admis ccux 'I"i ne 8C seront paA lais~ séduire. A partir du juge-
ment dernier, CCliX qui 'vont dans 10 monde des Esprits nc peuvont
plus y Ôlrc sédnib, pllr1; C que IC8 8abylonieD!I et les Draconiens
ont été sépares et c.hassé,. - Celui qui ul assis ..ur /, 'rdne, c'est
Je Seigneur. N<> 808; le 1rdne, c'cst le jugement. €ln rorme rCI)ré-
sentative, N° 229, Par ces parolu : J'oiei, j. (ai. f.OUlC$ ch(U.e,~
316 L' APOCAL YPSE.
SENS NATUREL. SENS SI'IRITUJ::L.
VI. Et il me dit : «C"est VI. Et il me dit encore :
» CaitMtT.Jesuisl'Alphactl'Omé. ( C' est une V érilé Divine 0'. Je
» ga, le Commencement et ln )) suis le seul Dieu du Ciel et de
" Fin '*' . A celui qui Qum soif " la Terre; tout dans l"univen
» je donneroi gratuitement de ln » 0. été fnit par Moi. est gou-
» source d'cau vive SIS!,), b 'erné por ma Divine Provi-
») dence. et s'exécute selon ses
" lois S&i . A quiconque désirera
» la ,'érité por quelque usage
JI spirituel. je lui donnerai par
» mn Parole tOllt cc qui coo-
») vicndrn li cet lIsage_ IB!',
nouvelle$. le Seigneur annonce qu'il fera un jugomcnt dernier. ct
qu'alon il Cormero. un Nom'cou Ciel et une Nom'cllc Êglise. où
tout sern nouvenu, respectivement li ce qui existait do liS les cieux
faeliCes et dous les Êglises adultérées des Babrloniens ct de~ Dra-
coniens. Le Seigneur sc sert une seconde rois du mot il dit, pour
montrer ln cerlitude de ce qu'il annonce . .iù,"is. c'est-à-dire, con-
He dès à présent cette bonne nouvelle il la po!ltérilé ; pm'ce que ces
pm"oles sont vb-ilables et cerlaù,es. c"est-à-dire, pour qu'on ajoule
roi à celle bonne nouvelle. comme (Hant attestée par le Seigneur
Lui-même,
887. Il dit est répété une troisième rois pour augmenter encore
la certiLude de ce qui est onnonc6. L'expression C'Cllt (ait montre
ou~si que cela arrivera certainement, et que c'est une vérité divine;
CIlI' devoi r faire ou avoù' {ail, c"est la même chose, lorsqu'il s'agit
du Seigneur.
888. Voir les ND. 29 et 38. II est évident que tout ce qui n été
foit ct créé por le Seigneur est gouverné par sa Divine Providence.
889. La source d'eau vi ve, c'est la Porole. No 384, AV01'r
&oi{, c' est désirer· por quelque usogo spirituel. On 0 la soi{ ou le
désir de connottre les vérités qui procèdent de la Parole, soit par
un usage naturel. soit pnr un usage spirituel: par un usoge
naturel. qunnd on a pour but l'érudition. afin d'ohtenir re-
nommée" honneur. profit; ainsi, quand on n pour but soi-même
et le monde: par un usogc spirituel. quand on n pour but d'être
CHAPITRE VINGT-UNIftME. 317
SEKS NATunEI •. SENS SPIB.ITUEL.
VII.») Celui qui "Dînera, pos- VII. ') Tous ce~:I qUÎ. d"ici A
)) sédera tOlites ChOSe.i en héri- )1 mon second A vèncmcnt, yoin-
») lage ; et je seroi son DIeu, et 1) crout en eux les maux, en
u il sera mon fils ~!lo. }) surmontant les tcntatÎons des
»nohyloniens et des Droco-
)1 nicos. viendront daDs le Nou-
» veau Ciel J ct là ils vivront en
)1 Moi J et je vivrai en eux IIW.
flll. » Moi!' poUT les cnÎIl- VIII. 1> Mais )lour ccux "qui
Il lif", el les incrédules. , el les .) n'ollTont ni la foi ni la charité,
" abominables W I J ct les homi- » et qui seront ainsi dans les
)1 cidcs et le5 enchanteurs, ct les » maux de tout genre 191 ; ct.
utile au prochain por amour du prochain, et de pourvoir aux Ames
deil nutres et ù Jo sienne propre; oÎnsi quand on a pour but le Sei-
g neur. le proc hain ct 10 snlut. Dons cc dernier cas, on puise ù la
80UTce cfeau 'V ive, c'est-O.-dire que, par lo."Porolc, 10 Seisneur
donne e "rai qui convient ù. cet usoge. MoÎs, dons le premier cas,
on ne reçoit point le vroi; on lit dOlls 10 Porole, et l'on n'y voit pos leiJ
"érilés doct rinales, ou , si on l es voit, on los change en faussetés .
8UO. Ici v ai"c,'~ , e'est ,'u inero en soi-m~me les moux, en sur-
monlullilcs te ntAtions des Babyloniens ct des Draconiens. Posséder
loults choses tm ',dn'lage, c'est vcnir dans le nou,'cnu Ciel. Je serai
60n Diel.. cl il sera mon fil" c'est-à-dire qu'ils vivront dons le Sei-
gneur. ct que 10 Seigneur 'ino en eux, N" 882 . Il s'ogit toujours
ici de cem: qui ont été dons le monde des Esprits ovont le second
A vènement du Seigneur.
sni. Les crainttls dés ignent ceux qui ne sont dans oucune roi,
comme on peut le voir pur ces paroles du Seigneur an cher de ln
Synagogue: tf Ne croin:i point~ crois seulement.» - Luc , VIII.
49, 50. - Les "'iCI'IUldes désignent ceux qui ne sont dans oucune
chal'ité cU'ers le prochain, cor ceux-là n'ont point de sincérité,
sont plei ns de rraud es et par conséquent incrédules . Les abomina-
bles ~ isnifi en t ceux qui sont dnns les maux de tout genre, car les
abowùwûons désig nent en général, dons la Parole, les maux qui
sont dénommé~ dons les !lix der:-oÎcrs préccptes du Décnlogue .
318 L'APOCALYPSE.
SBl'lI!' IU.TUBBL. SKK95PIBn"UBL.
MI idolâtres, et tous les men- » pour ceux qui nc feront aucun
u leurs WJ, leur part sera daus JI cas des pré ceptes du Déca-
)) r élang nrdent de feu et de » logne. el DC Cuiront comme
,) soufre Il:>l ; ce qui cst '"oulre » l,écl,ûs aucun des mali s. qui y
)) mort 1I~4.)) /) sont dénommés. ctqui vivront
)) oinsi dons ces maux alrl . les
» enfers où sont les a mours du
n faux et les cupidités du mal
» seront leur partage 8:.3 ; ce qui
» C:!It la damnation même "'U.»)
IX. Ell7 UD des sepl Anges. LX. Et le Seigneur. qui éloi!
qui ovnient lcs sept coupes plei- peM it répulldre 1ïnHux. du bien
Iles des sept dernières plaies. ct du vrni. vint ù moi. ct il me
vioL à. moi, et il me parla J cn parla. eu disllut: cc Viens, je le
disant! Cf Viens. je le mon lre- )) réY~leroi l'état de ma Nou-
892. On- peut voir dans lu. Doc'rine de vic 1)0",' la Nouv elle-
J~rwtJlem. N'" 62 à 91. cc qu'on doit entendre, dall~ les trois
sens. naturel. spiritue l et célellte, IUlr I~s quatre pré ceptes du LM-
calo@:ue qui concernent les /wmicùle,'i . les fu,-",icateu1'.'i. tell v oleurs
ct les men'eur.s . LC:l 'Voltur.s ne sont pas nommtb ici. mais il es t
parlé des enchanleur.s ct des idoltUres. qui se trouvent alls:ii corn-
I)ril!. dans le précepte: 1'u ne c.Uroberas poin'_ Les enclamdC!f,r6
délignent ceux qui recherchent ' les vérités pour lC:l flllsiHcr • aHn
de confirmer par elles les faussetés et les maux, comme font ecus.
qui s'emparent de celle vérité, que personne ne pel" ·J'ail'c le bien
par soi-même. et qui pnr là conlirment la roi seule; car c'est iii
une eiJpèce de vol spirituel. Les idolâtre" sout ceux qui élablisliCllt
un culte, non pu.r la Pu.role. pOl' conséquent , non l)al' le Seignetlr.
mai. par leur propre inlelligence, ou ceux qui sont dans un id
culte. comme Oltl foit ceux qui, sur un seul pO!l!luge de Puul faus-
sement interprété, et non !lur aucune (Iarole du Seigneur. ont ra-
briqué uoe doc:trine générille de l'Eglil'le; œ qui est encore une
espèce de vol spirituel.
893. Voir, Nil 830'). l'explictltiou des mêmes pu.roJc.s.
894. L'eIplicaLiou do!! mém~ paroJes il été ùonnée N° 873 .
CHAPITRE VINGT-UNIÈME. 319
.uNS l'fATVIU!L. • SR1f9 8PIaITURL.
n rai la Fiancée, épouse de l'A- ~I velle-Eglise . qui sera par 10
»gn6ll1l~. n .) Porole en conjonction avec
» ~Joi 6 9':' . ) )
X, Et il me trl1nlJporln en X. Et il me mit. dans un état
esprit ~ur une gronde et haute spirituel corn'cnable pour voir
montagne j et il me montra la une EglbJe fondée :Ulr l'amour
grande Ville. la sainte JérusD- pur ct sur le vrni réel ; el il ma-
lem. descendent de Dieu pnr le Iifcstn devunt moi l'étal de su
Ciel lVll • NoU/cllc Êglise, la NoU'cllc-
.Jérusalem, se foroumt pnr l'in-
flux qui émanait de Lui por le
Nouveoll Cie1 1i:')'.1 .
XI. Ello llvnil ln gloiro de XI. Elle possédait lïnlcllÎ-
Dien; ot SB lumière étail sem- genee dl la Parole; et 10 Divin
blable à une pierre trèM -"ré- vrai dans le seM de la lettre res-
cieusc, tellc qu'une pierre de plendi~!loil chez cllo de l'éclot
ja'pe. transparente comme du du divin vrai dans le senli spi-
erislol lilil. ritut:!ll U H.
895. Le _cnll spirituel de ce veuet resullo des explications qui
ont été données dans les N°· 718. 719 ct 98 J .
896. h'tre ,r(J"s/mr'8tJlI t'prit, c'cst ~(rc mis duns un étut spi-
rituel conytmob'e il fA circonstance, N° 722. l.a grande el hallt.
flum'aglle désigne lu Nouvcll6 ~gliso rOlldét:!l sur r amonr pllr et
llllr le "rai réel. car la gl'a"dtmr :!le rapporte ou bien de l'umour •
el la hau/eur ou 'rai de la liagessc, .110",,.e,.. c'est manifester; la
gran," ViII". la suÎlue Jé,·tua[e"., descendunl de Die u par'ie Ci.el.
c'est la Nouvelle EgIÎ$c. sc formont Jlar l'iIlJlm: qui émane du
Seigneur Ilar le Nouveau Ciol, Voir N " l3ïU; clic fut vuc comme
une ville. arin d'être décrite quant ù toutc!' ses qualités, et cette
description consiste dans JOli détails qui sout donnés sur SD muroiUo.
sur Iles portes, Iiour sell (uodcmcns et 3ur ses dinuses mesures.
897. La glo'ire de Dieu, c'est la Purole dun!!l sa lumière divine;
ainsi J aIJoir la gwil'tJ de Dieu. c'est p(),~i!.édojr lïntelligenco de 10
Parole. La pierro p,·é,·ieU8e désÎgne les n~ rill;s de la Parole J et
spécialemont. cellei de "on Seuil litléml, N"'a.O; et lu pil!l're de jUKpe
si8nific 10 divin vroi do lu l'orole doua le sons de la leUre J N° 23t ,
320 L' APOCALYPSE.
~ENS NA TU1 E1.. SENS SpnUTUELI
XII. Elle ovnit une grande XII. Elle puisait sa doclrine
elhnule ll1uraillc 8... ~ , ayant douze dans le sen~ liuérol de la Pa-
portes ' !l'J, ct douze Anges aux role :I.!,Ia • oyont. pour introduire
portes, sur lesquelles étnient in- J'homme dans son sein. 10lilcs
scrit!!. des noms qui sont les uom$ tes connaissances du vrai ct du
dell douze Tribus des fils d'Is- hien tlI9 • el trouvont. dons ces
rnël !«J$ . connolssonccs,lcldivincs vérités
el les divins biens du Ciel, qui
~ont aussi les divines vérités cl
les di... ins biens de l'Église IIQO .
Ici ce divin vrai dc'ient resplendissant de l'éclat du divin "tai dons
le sens spirituel, el c'est pour cela qu'il cst parlé d'une l)Îerrc de
jaspe 'ran,sparenkl comme du crùtal. Ainsi ce veNet décrit l'intel-
ligence de 10 Porole chez ceux qui sont dans la doctrine de 10.
NoU'clle-Jérusalem, ct qui ,'ivent selon ceUe doctrine. Chez eux.
Jo Porolc est comme resplendissante. lorsqu'elle est lue; elle brille
par r éclat de son sens spirituel. parce que ce sens est dans la lu-
mière du ciel qui procède du Seigneur comme soleil spirituel. Cette
lumiêre, dans son essence, est lc Diyiu vrai de la Divine sagesse.
8!l9, Ln ({ronde ville, la sainte Jérunlem • signifiant la Nou-
velle ~:glise du Seigneur quant il la doctrine. SD. mut'aille désigne
10 Parole dans le sens liUérnl d'où la doctrine est tirée; car le
sens de la lettre garde le sens spirituel qui y est intérieurement
caché, comme une muroille garde une ville et ses habitans. Celle
muraille est dite g1'ande el luJule. parce qu'elle désigne la Parole
quant ou divin bien et. quant ou divin vrai; car la grandeur " em-
ploie pour le bicn, ct ln hnuleur, ),our le vrai. N° 896.
809. Douze signifie tout, N° 349; les porle& désignent ici les
connoissonces du vrai et du bien fuisées dans la Parole. porce
que l'homme est introduit dans r Eglise par ces connaissances. Oc
là "4moit la coutllmo pour les juges de rendre leurs jugemens aux
porle.de. yillë•. -DellI. XXJ.18i120; XXII. 15.
900. Dans le scng suprême les AflgU désignent le Seigneur;
dons un sens général, le Ciel; ct dans un sens particulier, les 'é-
ri lés ct les biens du t:ielj les DOI4-ze Ange& désignent donc ici toules
IC5 vérités et. tous les biens du Ciel. la Douze Iribu6 des fils
CIJAPITRE VINGT-UNIE~IE. 321
SENS l''ATURKL. SBSS SrlftITUBL .
XIII. A l'Orient trois portes, X III. Ces connaissances in-
au Septentrion trois porles. ou troductrices étaient pour ceux
Midi trois portes, à l'Occident qui sont daDs un degré plus ou
Irois porles 001. moins élevé d'offeclion pour le
bien, ou dons un degré plus ou
moins élevé d'offection pour le
vroi 001.
XIV. 1,':. In muraille de la XIV. El le sens littéral de ln
Ville avnit douze fondemens tIO'; • l'orole renrermait tous ses points
et sur eux tla;e"t les Doms des de doctrine w::, et tous se r81'-
cr Israë'l signifient toutes les vt!rilés et tous les biens de l'I!:gliso.
No> 349; les noms désignent leurs qualités. N° 81. S"r le& porles,
c'es.t-à-dire dans les connaissances du vroi et du bien, porce que.
doos la Parole, sur signifie d~dan8; cor ce qui est soprt:me dans
l'ordre successif devient intime dons l'ordr. simultané; c'est pour-
quoi le troisième Ciel est 0plelé Ciel suprême aussi bicn que Ciel
intime, Quand le spirituel, veDant du Ciel por le Seigneur, e!l:t
dans ces connlli!lSonees, elles flont appelées vérités ct non pas con-
naissances. mais si le spirituel n'est pas en elles, elles ne sont plus
que des scientifiques.
90 t . Les porte, sont les connaissances du bien et du vrai. Ilor
lesquelles sc fnit l'introduction dans la Nouvelle-Ëglise, N- 899.
L'Orienl signifie l'amour et l'atTection du bien dans un degré su-
l)érieur, ct l' Occlcknt. l'amour et l'affection du bien dons lin degré
inférieur; le Mid. signifie la sagesse et l'affection du vrai dons nn
degré supérieur, ct le StJptetllrion. la sagesse et l'affection du vrui
dons un degré inférieur . Ces quatre régions sODI déterminées, dans
le monde tlpirilue), par J'Orient. où est Je Seigneur comme soleil
spirituel. et elles sont respectivement habitées por ceux qui sont
dans un degré plus ou moins élevé d'offection pour 10 hien, ou
dans un degré plus ou moins élevé d'affection pour le vrai. II y
avnit 'roi. portes il choque régi.on, parce que trois signifie
lout. N° 4-00.
902, La muraille de la 'Ville, c'est la Porole donS le sens de
la leUre. Les fotldemenl signifient les points de doctrine; par con-
21
322 L'APOCALYPSE.
SBN!II NATURF.L. SENS SPIRITUEL .
douze AlJOtre9 de l'Agneau [o(t.1 . portaient ou~ deu:t principes
essentiels qui concernent le Sei-
gneur cl ln vic sclou ses pré-
ceptes :!Ill .
XV. Et celui qui me parlait X V. Et le Seigneur donnoit
8ynit IIIH~ Ctlnne d'or pour me· il CCliX qui étaient dan.s le bien
~urcr la Ville, ct ses (Jortes et sa de l'omour 10 fnculté de com-
muraille '.... , prendre la doctrine do sn Nou-
velle-Eglise. el se.~ vérités in-
troductrices. et le sens liUén.1
de la Parole d'où sa doctrine est
tirée 001.
séqucnt les douze (ond.enuns sont tout cc qui appartient à la doc-
trine. L'Êglisc C!lt fondée sur la doctrine qui enseigne comment
on doit croire et comment on doit vine. et la doctrine ne doit se
pui§cr que dan8 la Pllrole ct dons son sens liltéral.
903. Les dou:. A pôtre.! signifient toul cc qui appartient la l'E-
glise. N'" 233; ici, c'ost loul ce qui 3PI)ortienl Il la doctrine. cnf
les nom.! dell douze Apûlru étaient sur les fondemetl6 , Ces noms
signifient toute 10 qualité de l'Eglise, ct cette qualité se rapporte
au'!: deux princillc:i cs:;;entÎcl~ de la doctrine. su voir = au SeigneuT
ct à 10. vic selon se! préceptes. T Ollt cc qui Ilppartient à ln docfrine
de la Nouvelle-Jérusalem se rapporte il. ccs deux princ ipes. parce
que ces principe:!. 80nt les Iloint5 généraux dont tous les IIoTLÎcles
particuliers dépendent, et le! poinls c:iscntiels dont tous les orticlclf
formels procèdent; ainsi. il~ sbot comme l'Ame el la ,.. ie de tout
ce qui appartient li la doctrine. Ces deux principes ne peuvent l!trc
séporé:i l'lin de l'outre, CHr "j on les séparait, ce serait comme sé-
parer le Seigne ur d'avec l'homme, et l'homme d'ln'cc le Seigneur,
et alors il n'y a plus Êglise.
904, Celui qtÛ parlait, c'est le Seigneur. La canne désigne lu
Imi~:innco ou la faculté. N° 485: )'0 1' est le bien de l'amour .
N° 211. Me6ir"e,', c'est connnttm ln qualité d'une chose. N- 486;
ainsi. c'est comluendrc ct slnoÎr. Ln ville, c'est l'Eglise quant la
la doclrine. Nt> 870; les pOl'tes sont les co nnuÎl'jsi1nr...es o u "érités
inlrod,uctrÎct..-s. N .... 899. 901; ct la nllu'uille cs:lle ,s,cns littéral cl
CHAPITRE VINGT-UNIÈME. 323
SI~NS !'f'ATITR K L. SENS 8PlnITUEL.
XVI. Et ln Ville est on formé XV. Or. III Nouvelle Église
quadrangulai re 110 ', . el sa lon- avnit cu elle la justice 1lO ) , et le
gueur cst de mt:mc que S8 lar- bien c t le vrai ne faisaient qu' u li
geur t»Il : el il mesura avec ln chez clle, comme l'esse nce et ln
caoue ln Ville , qu'il trouva de forme iIOO : ct le Seigneur maoi-
douze mille stad es; sn long ueur festa. devont moi la qualité de
et sa Inrge ur c tsa hauteur étnicnl ce lte Êglise quant. sa doctrine,
égales 1)117 • lJOlI • quiconte nnit l' e n~e mblcdc!'l biens
la Pnrolc d'où ln doctrine Cg t tirée, N- 898. De ('ensemhle de ceg
significations résulte le Sens donné; mais on Il'aper('.oi t ce sen~ •
dans ln leUre. que lor5f.lu'oo snit que tout ce qui est dit .!!Iur Jéru-
salem comme ville désigne des choses qui concernent r Eglise.
905" L a YiUe pand qt4lUlrangtdaü"e ~ parce que le quadrangle
ou le CAlrre signifie ce qui est juste. tandis qne le triangle signifie
ce qui est droit; ces !Jignificotions toutefois !Jont pour le dernier
degré, qui est le noturel. l.e quodrangle ou le carré sign ifie ce qui
Clt juste, pftrœqu'il J' 0 quat.re côt.é!J, et que les quatre côtés regar-
dent les quatre régions; or . regarder d "uno maniêre semblable le,,"
quotrcré:;ion!l. c'est regarder toutes choses scion 'a justice.
906, ' -,0 I01l[Jueur signifie le bien, c t 10 largc"rle vrni, No 861.
Ces mols. ,fa longueur est de nu1me que ,Ja lal"geul", signifient que
Je bien c t le vrai dan!J celle Eglise font un comme l'essence et ln
forme ; car le vrai e~t la forme du bie n . le bien est l'essellce du
uui, ct l'c-sscncc ct III forme fout un.
907" Aleslu"er a"ec lu. rarme. c'cd connaltrc Jo qunlité d'une
chose, N° nO·i-j et comme l' a nge mesura d evont .Ienn. c'est ma-
ni(ester celte qualllé dcvont lui pour qUII ID connnisse, La "illl! •
c" est ln Nou'felle Eglige quont à lu docl ri,ne . N° 879. Les doU~6
milltJ $ladca signifient l'en semble des biens ct des vérité. de cette
Êgli:ce; car tiOl4;e mille désig ne. comme douze. tous les biens et
toutes les vé rités. N° 3...-9 ; ct les "ades désignent, comme les
mesureM. In qualité. . N (' a13. 11 est dit que la longueur, la lar-
geur et la hauuur tUait,,' égales, pour raire entendre que 100 t ce
qui npl'Nlrticnt It cetle f'~lise IJrocède du bien de r amour; tar la
l~r signifie le bien. et la largeur le vr.i, NA 906; et la
324 L'APOCALYPSE.
S~NS N'ATUUEL. SRN9 SPIRITUF..L.
ct des vérité!!!, tout ce qui lui 01-'-
pllrlennit procédait du bien de
l'amour W?, OO~ .
hauMw' désigne cn même temps le bien el le vl'ai et tout degré.
908. Tout ce qui appart.ient ou Ciel et ù t'Église proc~dc du
bien de l'amour, qui lui-même proc"'de du Seigneur. C 'est là uue
vérité qu'on ne peut voir. ni por conséquent savoir . si clic n'cst
démontrée; cor le hicn n'entre pas, comme le uni. dans la pensée
de J'homme. Le vrai est VII dons la pensée. perce qu' il vient de lu.
lumière du Ciel; mois le bien venanl de la chaleur du Ciel est
seulement senti; et il est rare que l' homme. lorsqu'il réOéchit sur
cc qu'il pense. porte son attention sur ce qu'il sent; il 10 porte
sur cc qn'il voit. Cela vient de ce que c' esl li la pensée el non à
l'affecLÏon que les savons onl tout attribué. et de ce qne c'est ù la
foi cl non li l'amour que r Êglise Il tout attribué, tandis que cepen-
dant le nai qu'on nomme aujourd'hui dans l'Êglise vrai de la foi,
ou (oi, est seolement ln forme du bien qui appartient li r amour.
Or, comme l'homme nc voit pas le bien dans sa penséc, car le
bicn u 'cst senti que sous différentes espèces de plaisirs. et comme
l'homme porle son attention sur ce qu'il voit do liS sa pensée. ct non
sur cc qu'il sent, c'est pour cela qu'il appelle bien toul ce qu'il
sent n,'ec plaisir; et il sent ovec ploisir le mol, parce qu'il est né
dons le mal. el que le œilt vient de l'amour de soi et de l'omo ur du
monde. Voilà pourquoi r on ignore que le bien de l'omourconstituc
lout ce qui appartient nu Ciel ct A l'Eglise ~ que ce bien n'cst
dnns l'homme que par le Seigneur, et qu'il oe péoètre paf lïnOux
du Seigneur que chez celui qui (uit lcs maux avec leurs plaisirs
comme péchés. C'est lA ce qu'il fnut entendre par les paroles du
Seignenr. quand il dit que la Loi et les Prophètes dépendent de.
ces deux commandemens : (( Tu aitnerfU Dieu par-de88U$ toults
cll()$e8, et le prochain comms toi-tnén~. » - l'dotth. XXII. 37 la
40. - II est certain qu'il ne peut exister dons l'homme une par-
celle de vrai" qui soit en lui-m~mc vrai, qu'autant que cc vrai
vient du bien de l'amour par le Seigneur, ni par conséquent une
parcelle de foi. qui soit en elle-même Coi. c'est-à-dire vive # salyi-
6que et opirituelle, qu'autant que ce Ile roi vienl de J. charité qui
CHAPITRE VINGT-UNIÈME. 325
SEN:;' '('.TUn~(•. SENS SPIRITUEL.
XVII. Et il mesurA sa mu- XVII. Et il me montra sn
ruille, ql4.ïllroulia de ccnLquil- qualité. en cc qu'clle reconnaît
fnnle-quatre coud~es IIO~ . mesure que le sens littéral de sn Parole
de r Homme, qui est celle de renferme tontes les vérités ct
l'Ange :110, tous les biens 001 . qualité par la-
quelle l"~gli!!e ne rait qu'un ovec
le Ciel {JIU,
XVIlI. El ln structuTc de 8a XVIII. Et touLe la Parole
muraille était de jaspe il " , et la dans le scn!i de 10 lettre rcsillen ..
Ville ilait d'un or pur semblable dissait chez elle de l'éclat du
à un verre pur 9'2 . divin vrai dans le sens spiri-
tuel UII, el dans tout l'intérieur
procède du Seigneur. Le bien de l'nmour constituant tout cc qui
opportient nu Ciel ct à l'I!:glisc, tout le Ciel ct toute rEglise sont
disposés par le Seigneur scIon les affections de l'amour, ct toute
pensée séparée d'avec ces affections n'cntre pour rien dons cetLe
disposition j enr la pensée est la forme de l'affection , comme le lan-
gage est la forme du son.
909. 6fe8Ut·er . c'egt manifester la qualité. N° 907; III mu-
raille, c'est.re sens liHéral de 10 Porolc, No.> 898. Le nombre cent
qua.ranle-quatre sÎgnifie, comme douze dont il est le carré, tou-
tes les vérités el tous les biens; et les coudü. désignent, comme
les mesures. la qualité, Voit' N- 907.
910 . Ln U1esu-r6, c'cslla qualité. N° 907 . Ici. l'/wmmesignilie
rEgi:re formée par les hommes, el rAnge. le Ciel formé par Ics
Anges; oinsi. lu nlelurc de l'Iwmme, qu'Î tat celle de l'ange, c'est
la qualité pUI' IllquclJC l'Êglise ne fait qu'un uvee le Ciel. L'homme
désigne l'intelligence et la sagcsse qui procèdent de 1ft Parole,
N° 243,et qui forment l'Êglisednu~ l'homme: ninsi quand I"IWtume
esl pris pour la généralité des hommes. il désigne l'Église. C'est
de là que les Prophètes ont été a ppelés fils de l'homMe. el que
le Seigneur lui-même s'cst nommé fils de l'homme. Le fils de
l'homme cst le 't'oi de l'Eglise procédant de la Parole, ct quand
il s'agit du Seigneur, c'est ln -Parole clle-mème d'où résulte
l'tglise.
9 '1 •. Ln muraf:Uc , c'est la Parole dans le sens de lu leUre •
326 L'APOCALYPSE.
SI!:N8 NATURHL. 8E%(5 SrtnITUEL.
de celte Église était le hien de
J' omolll' éclAiré pItT le vrai de ln
sllsesse'''~ .
XIX. Et les fondomens dela XIX. Et lous les points dc
mur8ill~ de ln Ville élaientornés doctrine de ln NouYelle-J~rusa
db toutes 6cwte6 d~ )lierres pré- lem. tirés du sens littéral de 10
cieuses lUi. Parole. nppnraÎssnienl dans la
lumière selon 10 réccptioo que
chacun en raisoit v... .
Nol 898; sa structure est tout ce qui lui appartient. Leja.spe. c'e!t
le dÎ,'in vrai du sens littéral resplendissant de l'éclot du di"În vrni
tlDns le 'sens spirituel. N° 897. Le divin vfni dons le sens liUéral
est dans la lumière nnturelle. ct le divin vrai dan!" le sens spirituel
est dons ln lumière spirituelle: ainsi, quand l'homme lit la Porole,
si ln lumière spÎrituelle influc donM la lumière naturelle J il est
éclairé cl il y ,'oit Ics ,'érités; cor les obje. s de IfI lumièrc spiri-
luclle sont des vérités , l'lus l'homme est éclaire por l'innux de la
lumière spirituelle. plus il voit. dans ln leUre. • l'enchotncmcnt des
vérÎtés ct pOl' conséqucnt leur rorme • et plus aussi son rationnel
s'ouvre intérieurement: cor le rationnel est le réeept.a.cle même de
la lumière du Ciel.
912, Ln Ville ou Jérusolcm, c'csllo Nonvellc.Êglise quont il
tout son intérieur. cor ln ville est considérée ici Cil ded a ns de so
murollle. L' or dé~jgne le bien de l'omour • N° 901.: l'm' pw' sem-
blable il du. verre pur J c'est le bien de l'omonr éclairé pOl' le vroi
d~ ln ugessc; ce 'rai est désigné 1'0.1' Je ve,.,·eo pur J porce que (Jans
le Ciel il parott comme ulle lumière. Or,comme il ne peut y avoir
un bien de l'umour isolé on obslrait dCIl 'é rités de ID sagesse, ct
que cc bien, (lour exister J doit rece,'oir une rorme par ces ,'érités.
il cst dit que lu lJilie était d'o1' pu)" semblable à du 'Ccrr.:: pur. L~
hien de l'amour SBns le!J ,'érités de lu suge5se n'a oucune qualité,
parce qu'il n'a aucune rorme; sa forme 'ient des 'érités qui in-
nuent du Seignëûr • scIon leur ordre et leur connexion. conjointe-
ment avec cc bien.
9 t "'. Les dmlz c {ondcmclis signifient tout cc qui IlppnrtÎcnt Ù
la doctrÎlle. 1:0 9{)2. La muraille. 1; ' est la P81'0le d;HIS le sens
CHil'ITRE VINGT-UNIÈME. 3117
SENS NATUREL. SRNS sPin ITV FoL.
Le PTcmier fondement était Le premier de ces poinls con-
un jaspe; le second. un s8phir. cernnil)' amour pourle Seigneur;
le troisième, une chalcédoine; le lesccond. IR sagesse qui procèdo
quatrième, une émeraude; de celamou.·; le troisième,I'usa-
ge de 10 yic;lcqulltrième.rnmour
de (nire Ichien de l'usage cn vue
de ln société;
XX. Le cinquième. un 881'- XX. Le cinquième. la per-
donix; le sixième. une sardoine; ception de ccl usage; le si'lièmc.
le septième. une chrysolithe; le l'exercice de cct usage; le sep-
huitième, un héT)'I; le nClI'ièrnc, lième, l'amour envers le pro-
llne topaze; le dixième. une chain; le huitième, lïntelligence
liU~rnl. No 898 ; la Ville, c'est la Nouvellc-Eslise. La pie)'r, pré-
cieuse désigne les vérités du sens littéral resplendissant de l'éclot
des vérités du sens spirituel. N° 897 , Or. comme ces vérités reli-
pJendisscnt selon la réccl,tion. il cn résulte que le", fondGm"" om;.
de toutes .sorle.s de pierres precieuse.s signifient que ces vérités doc-
trinales npparo.issent dans la lumière selon 'a réceplion que chacun
en fait, Il y a dans chaque homm_ lIne pensée extérieure et UDe
pensée intérieure; celle-ci, appelée perception. est don", la lumiàrc
du Ciel; et la pensée extérieure est dans 10 lumière du monde.
01'. dans chnque homme. J'entendement peut Ôlre éle'é jusque
dOlls ln lumière du Ciel. si l'homme a un vif désir de voir le vrai.
pour"u que cc désir procède de l'amour et de 1ft 80goSS0. CeUe
lumière qui éclaire le mentel de l'homme vient du Seigneur seul
par le Ciel; ct comme ceux qui seront de 10 Nouvelle-Jérusolem
s'odresseronl directement DU Seigneur, cette lumière ÎnOuern cn
CHX scion l'ordre, c'e!Ot-à-dirc, par l'omour de la 'olonté dans ln
perception de l'entendement. Mois ceu'î. qui ont confirmé en eux
le dogme que l'entendement ne ,loit Ticn voit: dans les objets Lhéo-
logiques. mais qu'il rnut croire aveuglément CC que rl~glise ell~ei·
gne, ccu':-Ià ne peu'ent voir ouenne v6rité dnns. ln lumière, cor ils
ont ohslrlU'~ Cil cu: lu 'o'oie de ln lumière. TeJ~ sont lcs LOlholi(llIe!:l
romains; tels sont aussi les rérormés qui ont cOll5cn'é cc dogme de
la religion romaine.
328 L'APOCALYPSE.
SENS NATUIEL. SBN'S SPIRITUEL.
chrysoprase; le onzième, une produite par l'affection du ,'ca.i.i
hyacinthe; le douzième, une le nem'ième. le bien de la 'ie;
améthyste ~u. le dixième. la conjonction du
bien ct du "cui; le onzième, ln
doctrine qui cn résulte; le dou-
zi~me, la 'ie scion le vrai qui
procède du bien Ih:,.
XXI. Et les douze portes XXI. Et toutes: elt connais-
élaient douze perles : chacnne sances qui introduisaient dons
des: portes était d'unc seule r gglise étaient celles du bien et
perle 1111) ; et ln place de la "ille du vrni; ct toules ces connai:s-
915. Ces doun pi~rre8 pricieu $el ont ici ln m~me signifiCAtion
que les douze tribus d'Israël, Chap. VII. vers [) 1 8, el chacune
d'clics désigne, daus le même ordre. In même chose que chaque
tribu, VO'i.,' Noa 350 il 361, Ces points de doctrÎno apparaissent
daus ln lumière ~ selon leur réception. chez ceux qui s'adressent
immédiatement nu Seigneur . ct qui vivent selon les préceptes du
Décalogue ~ en fuyont les maux comme p~chés; car ceux-là seuls
sont dans la. doctrine d e J'omour pour Dieu et de l'amour em'ersle
prochoin, qui sont les denx fondemens de ln religion. ]1 y a cn
général deux couleurs qui Lrillent dans les p"iel'l'es p~'éâeust:s, le
rouge et le blanc; les autres, comme le ,'ert . le jnunc , l'ozur, elc,.
sont composées de ces deux couteurs Ilar te moyen du noir. Le
t'ouge désigne le bien de l'amour. parce qu'" tire son origine du
feu du soleil; ct le blanc. le vrai de ln soges§c, pnrce qu'il tire son
origine de ln lumière qui proc~de du feu de ce soleil; mais le noù'
tire son origine do leur ombre, qui es t l'ignorance.
916, Les douze portes sont toute! les connaissances qui intro-
duisent dans l'Église, N° 899; les douze perles signifient toutcs
les connaissance!J du bien e t dn vroi , N" 727. Chacune de8 portes
était d'une seule perle, parce que loules les cOl'lIlaÎssnnces du bien
et du vrai sont contenues dans une seule, qui cst la connaÎssance
du Seigneur, Quoique form~e de plusieurs. celle connaissance est
universelle et renferme tout cc qui appartient il Ill. doctrine . et IlOr
t:onséquent tout cc qui appartient à J'Eglise; c'c!ôl de celte con-
CHAPITRE VINGT -UNIÈME. 329
SB~9 NATUR.EL . SRNS SPJlllTUEL.
étail d'un or pur comme un sonees étaient conlenues dans
yerre transparent 917. une seule. III connaissance du
Seigneur 9 1G ; cl dans toute la
doctrine de la Nouvellc~Egli§c
étoit le bien de l'amour éclairé
par le vrai de la sagesse !lIJ.
XXII. Et je n'y vis point de XXII. Et je n'y vis nulle
Temple, parce que le Seigneur part l'externe séparé d'avec l'in-
Dieu Tout~Puis50nt et l'Agneau terne. parce que le Seigneur
en sont le T cmple l'IS. dans sn Di,-ine -Humanité est le
seul Duqucl on rend un cultc. et
qu'on adore 9 111.
XXIII. El 1. Ville n'a p.' XXIII. Et le. homme. de
besoin du soloil ni de la cette Eglise n'etaient IIi dans
lune pour être éclairée J car la l'amour de soi. ni dons ln pro-
gloire de Dieu luil en clio. ct pre intelligence, qui dérivent de
naigsance que tout ce qui appartient au culle lire sa ,oie et son tilDe.
La connaissance du Seigneur réunit. toutes Ics connaissances du
bien et du vrai. porce qu'cHc est le point do co nncxion de tout.e~
les vérités: spirituelles.
9 f7. L e!!! paroles de ce No> sont les mêmes que celles du N° 9 t 2.
vers_ 18. avec celle dilférencc qu'ici. nu lieu de la ville. il est
-dit : la 1dace de la vi1l6; or. la place d e la ville signifie les
vérités de la doctrine. N" 501 .
918. Par ces expressions. J e n'y";' pO'ùll de temple J on ne
doit p8sentendre qu'il n 'l' ouro point de temple dans la Nom-elle-
Jérusa lem; ces mots signilicnt que nnlle part l'externe n'y sera
séparé de l'interne; cor le temple désigne l'Eglise quant au c ulte,
N° 191 ; et signifie. dans le sens suprême. le Seigneur quant à
58 Divine-Humanité. N" 529. Or, comme c'est le Seigneur dans
50 Divine~Humllnité qui doit être le seul objet. du culte. il est dit
de suite: Cm' le Seigneur Dieu J'oul-Puissan' el l'AgneUll- lm sOtll
le l"mnple . Le Seigrutd' Die-u Toul-PuÙ.lanl. c'est le Seigneur de
toute étcrnite qui est Jého'u'h lui-m~me ; l'Agn eau, c'cst su Di-
yine-liumanité.
330 L' APOCALYPSE.
SENS J!i'ATU'RF.L. SRNS SP1RITUEL.
)' Agneau est SOli flambeau 91D Jo lumière naturelle. co rie divin
nnÎ de la Parole les éclairait J
c t ils é taient ainsi por le Sei-
g ne ur duns la lumière spiri-
tu e e D it> .
XXIV. Et les nalions qui XXIV. El fous ceux qui sont
sont sau'écs m archeront dons sn dans le bien de la vie. et qui
lumière vw .ct les rois de la Icrre croient au Sci f.olcur. y 'Îvront
apporteront chez e.lle lenr gloire scion Jeli dil'ines 'érit~~ qu'ils
el leur honneur 9'~ I. ,"orront intérieurement cn cus
919. Ici, le soleil désigne J'amour naturci s.cparé de l'amour
"piritnel ; c'est l'omour de soi. La lune l'Iigllitlc l'intelligellce nntu-
relie s 6poréc de lïnlelligence slliritudlc; c' est lu prollrc intelli-
gence. Cct amour et celte intelligence, 'lui déri'cnt d,: la scille
lumière naturelle, étont exclus de ln Nouvelle-Eglise, il est dit
que la ville n·a.pas besoin du .Iwlc" '1Ii de la/ull c po!U' l1ü'e éclairée.
11
Lu gloire d" Dieu, c'est le divin 'fui de la l'orole , i'0 2 .!L l' A-
gneau. c'est le Seigneur; il est le flamlu:au de la ville, parce que
ceux: de 10 Nouvelle-Eglise sont par Lui dans ln lumiërc sl,i,·ituelie.
920. tes nations désignent ceux qui sont dans le bi cn de la 'ie,
N" !..83 ) ct qni croi.ent nu Seigncur ; cor il est llil ici les t,alions
qui sont, sa?mùs. ~farcher. c'cst vine, N ' lG7 ; ln lum ière, c'c&l
ln pe rception des vérités spirituellc!S par réclilircmcni qui vient d.·
S e ig neur, N " 796; ainsi, 1lw)'cllcr dans Ja IUJll ière. c'cst vinc
selon les di'Încs vcrilés. cl mir intérie ure ment en soi·même ces
vérités, comme J'œil voit les objets. En effet, Ics objets dc 10 vue
spirituelle ~ qui est la 'ue de l'ent endemenl Îllléricur • sont les 'é-
ril.é~ $pirituellcs; et ceux qui sont dons cc t entendement voient cc!!.
vérilt!s, comme les l'eux l'oient ICI!! ohjcl!t lIlIlurcls. Ceux qni sont
11ans le hien célcs.te por le S eigne ur ont tontes les di'Înes vérités
inscrites dons leUl' vic; c'cst pour cela qu'ils 'marchen, daull la 11,-
mih·e. c'cst-ù-dit-c qu'ils 'j,'ent d a ns la justice, scion ces vérités,
c t (IU'il s Ics voient oussi Cil eux-mémcl$ intérieurement, comme l'œil
voit les objets.
92 t. LC/j ,·ois dc la tene désignent ceux qui sont dans les vé-
CHAPITRE VINGT-UNIÈME. 331
SENS NATUIKL. SBNS SPIBlTUHL.
comme l'œil voit les objeb 9'M ;
et lous ceux qui sont dans les:
,-érités de la sagesse par Je bie n
spirituel. y rccô nnoÎlronl le Sei-
gneur seul, cn IUÎ attribuant
tout le Hai ct to'ul le bien <lui
sonl en eux g~ 1 •
XX'. Et scs portes ne seront XXV. El l'on y recevra per-
point fermées de jour J car il n'y pétuellement ceux qui seront
aura roi nt là de nuit~" J et on do"I' les: vérités procéddot du
appo rtcra chez ellc la gloire et bien de J'amour. C3f il n')' ail ra
J'honneur des notions (
m. point là de fnusscl~s de ln (oÎ(rr..l;
rité5 de la SDgCSSC. N° 20 j ici. il eslnjouté pa" le bien sp1"ril/lel,
porce qu'il l'lant d'é're question des1ialion6, qui désignent ceux qui
iont dnns: le bicn de l'omonr céleste. N° 920. Apporle",Ja gloù-eel
60Pl honneur ~ c'cst reconna1trc le Sdgnellr seul. en lui oUrihuonl
tout le "rai et tout le bien qu'on sent être en soi; c:nf 10 gloù'c sc
roppot'te au 'Vroi, et r hon1l4wr ou bicn . Voir N.... 249, 62D.
022. Le. portss 'tu! .seront point (el'mées de jour, c'cst-à-dire
que ceUCI qui voudront antrcr y :leront admis perpétuellement; de
jour, c'est perpétuellement, car ln lumière y sera toujourz>.
N" 9'9, 11 n'y aura point lia uui' d.a.ns la l't'ou'Cûltl-Jé""II$alena.
c'est-A-dire qu'il n'y ouro poinllà de fBm;seté~ de la roi; cor lu
lumière aisnifie le 'Vrai qui "rocède du bien de l'amour; d'ot. il
résuhe qucta tlui•• qui cst l'opposé de la lumi~re, signifie ce qui
ne procède pas de cc bien, c'cst-il-dire. le foux de la roi. Il n')' a
que ceux qui sont dan!!! les ,'érilés procédant du Licn de 1'~motJr qui
peuvent enlrer dons lu lumière de la Notll'cllc-JérusnlcOl i !;'Î J'nu-
tres y entrent. ils ne sont point rc~, us ; et alors. ou ils sc retirent
de leur plcin gré parce qll' ils ne peuvent supporter celle lumière,
ou ils sont rCDvo)'é8
923. On a vu. N ~ ~)21. que ces mots allportc·,· la gloù'c el
l'IWn1UU1' daml la JThul) ~ lle-Jb'lI .wl e m 1 signifient reconoaitrc le
Seigneur en lui attribuant lout Je 'foi ct tout le bien qu'on sent
6tre CD soi; ici. c' cd la mé me tIoisnifica.tioo, avec celte différencc,
332 L'APOCALYPSE.
SENS NATUllEL. SENS Sl'TR1TtJF:r~.
et CCliX qui y seront rccus, y
reconnaltroDt le Seigneur seul.
cn lui attribuant tout le vrni de
l'Église et tout le bien de la re-
ligion IY.IJ.
XXVI. Et il n' entrera en elle XXVI. Et I"on n'y admettra
ricn d'immonde. ni personne nucun de ceux qui adullèreut les
qui commelle l'abominntion et biens ct falsifient les v~rilé:J de
10 mensonge !J'.H; on n'y recevra la Parole, ct qui se liHent pnr
que ceux qui sont écrias dans le confirmation oux maux ct 8UX
Livre de vie de )' Agneau :m. faussetés 1'11; on n'y recevra que
que là il s'agissait de eeux qui SlHt dans les vérités de la so.gessc
el qui Mont représcntés pa:r Ics rois de la terre. tandis qu'ici il est
question de ceux que désignent les tUllio7J& > c'est-il-dire. de ceUI
qui sont dans le bien de la vic et qui croient au Seigneur, N" 920;
cnr il c!St dit la gloire et l'honneur des na"'·Otl.f. Il s'agit en oulre
ici de ceux dont on vient de parlcr. N" 922, c'est-o.-dire, de ceux
qui :'IOnt dans les vérités procédant du bien de l'amour. JI est dit
le vrai de l'Eglise et le bùn de la Religion, parce que autre cho~e
cst l'Êglîse et autre chose est la Religion. L'Eglise est nomméc
Eglise d'après la doctrine. et ln Religion est nommée Religion
d'oprès la vie selon la doctrine, c'est ainsi que l'Eglise ef la Reli-
gion sont distinctes; meis néanmoins là où la doctrine Il' c!'t pas
accompagnée de la vic selon la doctrine. il n'y 8 pas plus Eglise
que Religion. parce que la doctrine et la vie selon la doctrine doi-
ycnt raire absolument un, comme le vrai ct le bien. comme la roi
et la charité, comme ln sagesse et l'amour. comme rentendement
et 10 volonté; donc, là oÙ est la doctrine et où n'cst pas la vie, il
n'l'a point Eglise.
924. Ne pa4- cnlrl'!", c'est ne pas. être reeu, Cc qui est immonde
signifie la prostitution spirituelle. c'est-O.-dire l'adultération dC:lI
biens ct la rQlsificnlion des vérités de la Parole; coLte prostitl1tion
est l'imlmrelé même, parce que 10 Parole, qui est la p'lrcté même.
est ain!:li souillée par le mal et le roux, Commettre l'abomùUJlio"
et le menlonge, c'est sC livrer aux maux et auX faussetés. Les abo-
CHAPITRE VINGT-UNIDrn. 333
SENS NATUR~L. SENS SPIRITUEL.
ceux qui croient an Seigneur eo
vivant scion ses préceptes lm.
inations signifient les maux de tout genre. et surtout unI qui
nt nommés dons le Décnlogue. Le men.stmge signifie les faussetés
1 lout genre j ici ce sont les faussetés du mal. qui sont cn clles-
èmes des maux; eUes confirment por conséquent le mol ct sont
les-mêmes confinnées. Le mensonge spirituel n' est outre chosc_
le le Caux de la doctrine.
925. Le sens spirituel résulte de l'explication du N° 874.
L'APOCALYPSE.
(;HAPITRE 'IINGT-DEUXIÈME.
L'on Il vu dan!l le chapitre précédent une description de 18
Non,elle-Jérusalem. de cette Nouvclle-Eglise du Seigneur, cou-
ronllc de toutes les Eglises précédentes, qui D'ont été qu'un ache-
minement pour J'cle'fer l'homme d" sa chute, et 10 conduire par
degré Ù.!'Ill complète réintégration dans les lois d e J'ordro. Le com-
mencement de cc chapitre conlient la suite de III dcscril)tion de
celte Eglise. c n ce qui concerne son intelligence des divines vérités
de 10 Porole, - Vers . t ft 5.
Le Seigneur déclare que loutes le!'! ~cèncs apocalypliques que
J eu n es t chargé de tran smettre à 10 postérité. onl éLé monireslécs
por Lui> cL que 10 significolioll de toules les prédictions qu'clics
renrerrn clIL sera ré'éJéc lUI monde lor~ql1e lu pre mière Eglise
Chrétienne aura été dévastée et seru ainsi panenue à sa fin. -
Vers. 6 à 10.
Annonce de l'Avènement du Seigneur et de S8 conjonction avec
tous ceu;x qui croient en lui ct qu, vivent scion ses préceptes. _
Vers. 7 il 11.
Declaration formelle du Seigneur il tous ceux qui connaîtront la
doctrine de su Nom'clle-Eglise. que s'ils y ojoutent ou en retran-
chent quelque chose. ()our détruire ces. deux l)oÎnts essentiels. sa-
voir: La rcco lliluissa nce qu'il cstle 8cul Dieu du Ciel et de la terre,
el ln foi cn Lui, ils périront par les maux e t les raussetés que dé-
signent les plnies dé cri tc~ dans l'A()oCD lypsc. et ne pourronl ni
Nrc rCf;.us .:tons la Nouvelle-JérusAlem, ni Ilortager le sorl de ceu:lC
qui sont duns son Ho)'anffic. - Vers. 18. H).
Cette rûvélation apocalyptique est terminée par les fiançailles ou
lu conjonction du Seigneur U't..'C su Nouvelle-Eglise, la Nouvelle-
Jéru salem. bUl co nstant de tous les efforts de r Amour Divin et de
la Sagesse Uivinc dopuis la chule déplorable de l'homm c. - Vers.
17,20, 21.
CtiAPITRE VINGT-DEUXIÈME. 335
SBNS NATUREL. SENS SPIRITUP.L.
1. El il me mootro un neuve 1. Et le Seigneur me ré,,"éla
pur d'COli vive. brillont comme UII grnnd nombre de vérité~ di-
le cristal. sorlant du trône de vÎOC!f de SB Pnrolc. qui resplen-
Dieu et de l' Agneau ~ ~, di!fsnicnt de l'éclot de son sens:
!lpiriluel. ct qui. par le Ciel.
émanaient de Jui-mème comme
Di,'inc-Ilumanitê :/3'1.
932. Montrer. c'est révélcr, N" 7 t 9. Les fleuvc& dê!fignent des
vérité. en nbondonce. No> 4.09; ici le fleuve désigne un grand
nombre de vérités divines de 10 Parole; car lell eaux signifient les
Yérités, N" 50. et les eaux vi"es. le! vérité! divines qui' procèdent
du Seigneur pnr la Parole. Ce neuve brillant comme le crizrlu.l. cc
sont ccs divines vérités qui resillendiggcni de "éclat du sens spiri-
tuel de ln Parole. N° 897. Cc neuve qui ru t vu sor'anl du trône
(/t1Dj~u el d.I'AguealJ, signifie que c"C!lt per le Cicl que ces vé-
rilés émolltllcnl du Seigneur comme lJivine-J-Iumollité;cor le lrl1ne.
c'c!tt le Ciel.N" 221; Dieu, C'Ciit le Seigneur quant au Divin
même de qui tout procc.de. et l' Âyneau. le Seigneur quant il ln
Diyine-1Iumnnité . N" 9 t 8. Le fl lJlI'V-tJ à' tau vi1)~ dé,igne spéciale-
ment ici IC8 nombreuses véritétt divines qlli 0pl-'sraissel1t dans )' A-
pocalypse, maintcnanl que cette rrol)hélie cst révélée por le 80i-
gncur;c'cstceqnicsté'ident par les vers. 6.7,9,10, 1''',16A
19 de ce Chol)ilrc • oil il s'ogit du Livre de celte prophétie, ct où
l'on voit qu'il ~allt observer les 'érilés qui )' sont écrites. vérités
qui n'ont pu è.trc observées Dvant d'avoir été manircSlée~ par ln ré-
.élation du iléUS spirituel, parce qu'ouporavRnt on ne les compre-
nait pas, 1.' Apocalypse est une Parole sembliJhle il ln Parole pro-
phétique de l'Aneien-Testament ; et maintenant on peut voir , dans
celte prophélie. quels sont les. maux et les rausselés de l'Eglis:e
qu'il raut ruir et 8voir en aversion, et quels sont Ics biens ct le!!:
"érités de l'Eglise qnïl fout pratiquer. surtont en ce qui concerne
le Seigneur et 10 vie éternelle 'IU'OIl obtient par Lui. Ces biens et
ces vérités sont, il est vrai, cnsei!:;n és dans les Prophètes. m8is
non d'une m:mière aussi manifeste que dans les Evangélistes et
dans: l'Apocalypse. Ces divines. vérités concernent le Seigneur cl
luonucot surtout qu'il est le seul Dieu du Ciel et de la ter1'C.
336 L' APOCA L YI'SE.
SRNS NATUREL . SENS SPtnITURT•.
II. Au milieu :de sa pince et Il. Dans l'intime de ces
du lIeuve d'ici cl de là élaill'ar- nomhl'cuscs vérités de 1.- doc-
bre de vie, portant douze fruits trine étoit le Seigneur. faisant
!Ill , 93 1, rendQ;nt chaque mois pronuer de son amour tous les
son fruit:w ; et les feuilleiJ. de biens que l'homme faiten appa-
l'arbre ilaient pour la guérison rence comme de lui_méme 9Jl • !<li .
des nations !l36 . et produisant ces biens en raison
de l'état du vrai chez l'homme
[):i~; et les vérités ntioDnelics
933 et 934. Le milieu, c'est "intime. N° 44; lep/au signifie
les vérités de la doctrine, N° 917; ct le fl~«1J8. un grand nombre
de vérités, N° 932. O"ici et de là? c'cst à droite et à gauche : à
droite signifie le vrai dans la clarté, et à gauche, le vrai dans l'obs-
curité; car, dans le Ciel, le midi qui désigne le vrai dans la clarté,
est à droile; et le septentrion, qui désigne Je vrai dans l'obscu..:....
nlé. est à gauche. L'arbre d8 1>le. c'est le Seigneur quant au
divin omour, NI> 89. Les (rultS, ce sont le.iJhiens de rnmour ct de
la t~harilé qu'on nomme bonne. œuvres, et qui sont faits. par
l'homme en apparence comme de lui-même; dou~e signifie tout,
N" 349. Il est dit, d6-nJ1 l'ùUÙn4 des vérit~5 de la doctrine, parce
que dans les choses spirituelles tout existe por l'intime et procède
de l'intime. C'est ainsi que du soleil, pincé I1U centre de l'univers,
procedent 10 chaleur et la lumière, qui se propogent sur toutes les
circon férences.
935. Les mois signifient l'état de l'homme quant ou vrai; car
pnrles mois il faut entendre des période, lUlioirclJ, et la lune signilie
le vrai de la foi. N- 332,413. Refldre le fru.ù . c'est produire
les bienIJ de l'amour etde la charité, N- 933. Quoique J'homme
fasse ces biens comm(": de lui-même, c'est 10 Seigneur qui les
produit :essentiellement en .l' homme , selon l'êtat :du vraÎ qui est
, cn lui.
936. Les fet4illes de l'arbre , ce sont les vérités rationnelles.
l.es flQt'Îlm$ désignent ce ux. qui sont dans les maux. et par ce..
maux dans les rnussclés , N° 483; elles sont prises ici en mauvaise
part~ car il s'agit de leur g1.it·t:,on. Or. ceux qui sont dans les
mauJ. el duos les faussetés ne peuvent être guéris pU' III Parole,
CHAPITRE VINGT-DEUXIEME. 337
SENS NATUREl•• SR~S SPIRITUEL.
uccordécs pur le Seigneur étaient
pour porter ceux qui sont dans le
mal ct dons le foux II penser
sainement ct ù. vivre décern-
ment fI3G •
HI. Et. il n'y aura plus là au- III. Et dans ln Nouvelle-Jé-
cun nnnthème; et le trône de rusalem, personne ne sero sé-
Dieu et de ' Agneau sera en elle, paré d'avec le Seigneur; et le
et ses serviteurs Le scrviront~m. Seigneur y régnera seul dans sa
Divine-Humanité. et ceux qui
sont dans le vrni pOl' le bien J
vivront cn conjonction ovec
Lui 9~ .
parce qu'ils no ln lisent pas; mois, sïi;-jouissent d'un hon juge-
mr.nl. ils pCllYent ~tre guéris pOl' les vérités rationnelles. puree
qu'ils sont portés pOl' elles à pen~er sainement et à vivre décem-
ment. C:cs vérités rationnelles sont celles qui reçoivent le plus vile
les vérités spi ri tuelles; cnr le rationnel de l'hommo est le premier
réceptacle du ,'rai spirituel.
937. L'analh.ime signifie (out mal e t tout fnux qui détournent
et séparent du Seigneur; et comme le mol ct. le foux ne peuvent
être que dans leur récipient, qui est l'homme, ces mots: il n'y aura
plus là allcun aPwthJme , signifient que dans la Nom'elle-Jérusulem
personne ne sera séparé d'avec le Seigneur. Le t,."ne de Dieu el de
l'AgJleau. se'n , en clic, c'est.-à-dire que le Seigneur y régnera seul
dans sn Divine-Humanité, Voir No 932; ici, le l)' ône désigne le
rO)'8uOe, ellc rO)"lumc du Seigneur est partout où il est scull'objet
du culte. Les -'eruüeurs désignent ceux qui sont dllns les vérités
por le bien, N° 3 ; serv"ir le Seigneu.r. c'est vi're constamment
selon les vérités, N° :lSO; ici, c'cst "ivre cn conjonction avec Lui.
- La conjonction n,'cc le Seigneur rait le Ciel, et clle s'opère lors-
qu'à 10 reconnaissance du Seigneur comme seul Dieu du Ciel e tde
ln terrc, on joint 10 ,'ie selon ses préceptes. Celui qui ignore ces
"érités peut dire ~ Qu'est-ce que la conjoncti.on, ct comment peut-
elle s'opérer par cette reconnaissance et pnr cette "ie? Puisque
Dieu est- miséricordieux ct tout-puissant, chacun ne peut~il pos être
22
338 L'APOCALYPSE.
~BHS NATuaKL, SBN" SPI_'TU.L.
1V. El ils: verront sa Face, ct IV. El. il:!; :$C tourneront vers
sou Nom sera Bur Icurli rronb Lui. cl Il !so Lourncrn vers eux: •
parce qu'ils seront conjoints ovec
LUl por omour tllI . Ill·' .
~nu' é por sn scule miséricorde. cl cst - il besoin d'outre moyen de
salUl que la fo seule? On ne parlerait pOii aÎn!li. si l'on savoil que
dans le monde lilliritucl la présence ré!;ulte de la conn.isI8oce. et
quo ln conjonction ré.suho de l'oWcction. Gor, là.. l~ cspaceii ne
sont qllo des apparences scion la similitude des affections el des
l)cnséc~. Aussi. lonqu'on connait quelqu'un. soit de répntation.
ioit pur des fapporti qu'on 8: CliS avec lui, il sumt que "idée de Sil
connoi~ance a'offre t la ,tensée, pour qu'ou!ôsitôt il sc prt5scnle.
fM-il en uI111urcncc il mille lieues. Airnc-t-on une Ilcrsoune, on est
avec elle dnns ln mOrue société; l'aime-t-on intimement. on habite
la même malson. Cct état. qui existe pour tous dans tout le monde
spirituel, tire SOR origine de C6 que )Jour chacun le Seigneu r est
pré!!lcntselon la roi. ct conjoint scion l'amour. La foi ct. par suite
la présence du Seigneur ,,'ucquiùrent Jlnr lu connaissance des vMi-
tés de la Parole j ma;g ramour et par suite la conjonction 110 s'ob-
tiennent que par la vÎe selon se~ pl"éccptej. Le Seigneur aime tous
les hommes et vcut se l:.onjoindrc à eux j mais, tant que l'hommo
resle dans le plaisir du mal. il ne peut )' avoir conjonction. Or. le
plaisir du mal ne peut être écarl~ "lu'aulant que l'homme s'es-a-
mine lui-ml~mc, l).Oul.' cOlilluitre :;.cs I18.U". pour le!i avouer dClant
le Seigneur. ct pour avoirla vololll6 de s' cn abstenir et de !J"amender,
Il rnut qu'cn cela l'homme agisse commo par lui-même ~ parce
qu'il ne sent pus que le Seigneur opère en lui; et cela lui a été ~c
cordé, parce que la conjoncüon ~ pour clister véritablement ~ doit
ôtre réciproque de J'homme avec le Seignour, ct du Seigneur uvee
l'homme, Tout cela doit. !!l'opérer du nt cette lie, car l'homme reate
pour l'éteruilé lei qu'il u été clans le monde quant à !Jon csprit,
o.vcc Ju seule différence que son étaL devient plu:-I parfait s"ila bien
vécu, parce qu'nlors il n'est [las enveloppé d'nn C0'l'S maLéricl ô mai li
il "lt homme spirituel dans un corps spiriluel.
H38 el 939" Personne ne peut. Salli cesser de vivre, voir la face
du Seigneur leUc qu"ellc est dans sou, Oivin Aluu"r e& daos: N. D i-
CILPITlŒ VINGT.DEUXIÈME. 339
SHN'~ N"ATURP.L. SENS SPIRITueL.
V. El il Il'y tlura poinllù de V .Et il n'y llll.rn Iloin t là
nuit. cl ils n'auront pll}i besoin de faussetés de la roi, clIcs
de lamlc. ni Je la lumière du 50· homm es n'y soront ni Jans la
loil, parce que le Seigneur Dicu propre intelli g ence. ni dans la
les éclaire "":' ; cl ils régileront gloire produite par l'orgneil. dé-
vine Sagesso; car le Seigneur est le Soleil du Ciel cl de lout le
monde spirituel; ainsi, vOÎr 10 racc du Seigneur telle qu'ello Ost c n
soi,co serail comme si l'ou entrait dau:;. le imleil • 1l8f le l'Cil ductuel
on lerait il "Înstalle. consumé. Le Seignour cependant:ic manifeste
quelquefois hors de SOIl soleil, mais olors il se voilo et .e montre
à la yue eu sc servontde l'intermédiaire d'un Ange. comme jll'a-
vait fBit ùauslc monde, lor~qu'il se prJscnta dcunt Abraluun, l u..
gal'. Loth. t,;éd6on. Josué. et devant plusicurs autres. Voi,'la (ace
de Dieu et de l·Ag,~a .... cc D'est donc pas "oirla race du Seigneur.
c'est yvi .. Ics vérités qui ~nt dans la Parole. et par ces vérité~
connaitre et reconnllÎtre le Seigneur. car ces vérités élant la lu-
mièro qui procède de Lui comme Soleil et qui éclaire les Anges.
ellclS soot commc des miroirs dans Icsquel:l sa (ace est vue. La Nom,
du :;eÎyuc14r. c'cst le Seigneur lui-lD~me, car le nom désigne III
quulilé, -,"0 tH, Le {rOld, c'est l'amour, N" 605. Le Seigneur re-
gnrde au front tous ceux qui lui sont conjoillb par IllUOUi", el oin:si
illcs tourne vers Lui, Dans 10 Ciel. le~ An.ges nc tourneot leur
fac~ tlue ,'crs le Soigneur ct vers 'e Soleil, ct cela a lieu. quelle
quo so'l la conversion de leurs COqHo : c'cst de là qu'il est dit com-
mun~ment (IU'il:; out suns cesse Uieu devant leurs yeux.
9 ·; '0. Il n'y auralJoùu 1« de nuie, c'est.ù-direque dons la Nou-
vclle-Jérusalem il n')' aura point de lilusl:Ictés de 10 roi. No> 022,"
Les molS. " Ill n "aurun.t paoli be~o" IJ, de lampe ni de la Il,.miJre lll'
Solei.l, onlln mêmu signification que ceux du N° !.H 9; ici. nu lieu
de la lune, il est dit la lampe, ct BU lieu Ju soleil, la lumière du
.soleil j mais la lampe dé:;igne, comme lu l ...n6, la propre intelli-
gence qui dérive de la lumière naturelle. et la lum,ill"a du soleil
désigne lu. gloiro prOlluite par l'orgueil et di!rivant aussi de ln lu-
mière naturelle. Pt,rCIJ q,,.1J le SeiglllJur Dùm les éclaù"e. c'est-n-
dico .. pareo 'lu'ils rtWOiytmtdu Soignour la lumièro spirituelle.
340 L: APOCALYPSE.
SIU(S NATURRJ.. SENS SPIRITUEL .
dun5- les siècles des sièc1es t I.
H rivant toutes deux de la lumière
nnturelle, parce qu'ils recevront
du Seigneur ln Lumière spiri-
tuclle QIO j ct ils seront éternel-
lement en conjonction avec Lui
11 11
VI . Et il me dit : {( Ces po- VI. El il me dit : «JI faut
n roles sont certnines et v6rita- )) qu'on ajoute foi il ces l'rédic-
)J ble!l ~u ; ct le Seigneur Dieu )} tions comme étant oUestées
n des sninls Prophète.~ a envoy~ » pat' Moi-mllme ù""'; ct j'a.i, dans
» son Ange pour mont.rer à ses » ma Parole de rune et de l'ou-
l) serviteurs cc qui doit nrriver » tre 811i8Dce.~révélé por le Ciel
n bientôt 943 • » à ceux qui sont dans Je 'Toi
... por le hien ce qui doit arriver
» certainement tH3 .
941. RégtUr. c'estMre en conjonction avec le Seigneur, No:>' 284,
849. Dan4les siècles des .Iièclu. c'est-il-dire éterneHement.
9.1.2. L'explication n été donnée. N'" 886.
943. Le Seigwm,. D-itm (les 6tlÙdS Pt'Ophètes, signifie le Sei-
gneur de qui procède lu Parole de rune et de l'autre alliance. En
effet, les P"opJuiI66 désignent ln doctrine de l'Eglise, puisée dons ln
Parole. N' S; ct, dons un flens étendu. lu Parole m~me; par con-
séquent. la Parole de l'une ct de l'autre alliance. Envoye,. :tnn.
o'nge.. c'est ré véler pur le Ciel. r Ange désignant ici le Ciel, N " 91 O.
Les se)'l)'ileI4T6 ce sont CCliX qui sont do.nsle vrai par It'bie n, N'" 3.
937. lhenlôt signifie certaioement, N" 4 . -C'est par le Ciel que
le Seigneur Q parM avec Jean, c'est aussi par te Ciel qu'il 0. porlé
aux Prophètes, ct qu'il porle à ccux avec lesquels il s'entretient;
cor le Ciel angélique dons tout son ensemble est comme un seul
Homme dont le Seigneur' est l'âme et 10 vie; aussi tout ce que le
Seigneur Jtit, il le dit por le Ciel, de même que tout ce que l'Ame
de l'homme prononce 1 elle le prononce por son corps. C'est un
mystère dont voici l'explication: Le Seigneur parle por le Ciel J
mois les anges qui y sont ne parlent pos pour celo; ils ne suent
même pas ee que le Seigneur prononce, à l'exception touterois de
ceux qui 8oDllliors cbez l'homme, et par lesquels le Seigneur parle
CHAPITRE VINGT-DEUXIÈME.
SENS NATUREL. SENS SPIRITUF.I••
)J VII. Et ,'oici. je ,·ieus bicn- "II.
)J Et "oici, mon A"ènc-
)) Mt; hcureux cdui qni gorde menL est certain; la rélicité
)J
» le!.' porolcs de lu prophétic de C!:It ponr ccu~ qui
») ctcrncllc
» ce Livre IHI. » ) mellent en prnliquc les pré-
l) ceptes renrcrmés dans ces pré-
») dictions que tu vas écrircl/ II .)
ouvertement du Ciel, comme lorsqu'il n parlé à Jenn ct il quelques
Prophètes. Il y n un inOux du Seigneur por le Ciel, com.me il y n
un Înnllx de l'âme par le corps; Je corps, il est vrai, parle et agit;
il sent m~me quelque chose de l'innux. néanmoins il JI'agit nul-
lement de lui-même. mais il cst mis en aelion. Les onges du Ciel
ct les esprits qui sont au-dessous des cieux ne savent rico de cc
qui concerne l'homme avec lequel ils sont en association, ct l'homme
ne sait rien non plus de ce qui les concerne; car l'état des esprits
et des anges est spirituel, ct celui des hommes est naturel, ct ces
deux états n'ont d'association entre eux que par Icscorrc!>llondanccs.
Or, l'associnlion par correspondances fnit bien que les esprits et
l'homme sont ensemble dans les affections, filais elle ne fait pas
qu'ils soient ensemble dons les pcnsées; et c'cst ponr cclll que
l'homme ne sait rien de cc qui concerne les esprits a,'cc lesquels il
est quant our. affections, et que les esprits ne so"ent ricn de cc qui
concerne l'homme. En effet, ce qui o'c!.'t que dnns l'affection, sons
être cn m~me tcml'8 dons la pensée, .n'cst. pos connu. raute de
pouvoir 0I'1laruhre ou être '.. n, caf c'est la pensée qui éclaire. Le
Seigneur seul connait les pensées des hommes,
944, Veut,· bitmlûl signifie la certitude de l'Avènement du Sei-
gneuf , non en personne. mais dans la Parole , dan~ laquelle il ap-
paratt maintenant Il tous ceux qui sont de la NOIn'cllc-Eglise, Voit,
N- 24, G..~, 820. BienMI, c'est certainemcnt, N " 943. Heureux,
c'est celui qui jouit de la félicité éternelle. N " 85'2.. Gardel', c'est
meUre CD pratique; lc9 parole.Of, ce sont les vérités 011 Icg préceptes;
la PrQphélic de ce Lit/re. c'cstla doct.rine renfermée dans Ics pré-
dictions que Jeon a été chargé d'écrire. - Il est facile de ·oir qu'il
s'ngiL ici de gnrder on de meUre en prntique Ics 'érités qui sont
manifestées dans ce line maintenanl expliqué, ct non d'obscn"cr
les paroles de cette prophétie; cor dans l'Apocalypse non cxpli-
342 L"AJ'OCALYPSE"
SENS !'fATUJlRL. S8l'f8 SPIRITUEL.
VIII . Et moi . J ean. j'ni V11 cl VIII. Et moi, Jean, j'oi ,'U
entendu ces choses: clnprès les c t e ntendu ces choses. ct pre-
D,'oir ente ndues cl ,"UCS, je m e nnnt l'our le Seignenr lui-m~m c
j e tni aux I,ieds de r Ange qui me "Ange qui m'n'mit é té envoyé
les montrait J pour "ndorer I.O~ :' .
pour me tenir dans 1'~llll spiri-
t ue l • ct pour me montrer seu-
l ement cc que le Seigneur rno-
nirc!Jtait. je me prosternai pour
l'adorer liU.
quée. il Y 8 peu de choses qui puissent être obsen'écs. Pcul..on •
par exemple, mettre en protiquc cc qui est dit nu sujet des chevaux
qui sorte nt du Lino. Chap. VI; des douze tribus, eh. VII. des
lIept BnSCH. sonllant de! sepl trompettes . ch. VItI, IX; du livre dé-
voré par .J eo n • ch. X; des deux lémoi ns , ch. XI ; de la femme et
du d nlgon. ch. XII ;dCli deux b~t.e~, ch. XIII , XIV; des sc pt anges
a)ant les. ~ep t )llnies , ch, XV, XVI; de la femm e 8ss i~c sur la
b~te d' écar late. c t de ln llab)'lonc. ch. XVII, X'llt; du cheyal
blanc c t du srBndbonqucl. cil. XIX ; du jugcme nt dernier, ch. XX ;
et de 10 l'ouycllc-J érusa lem comme ville, ch. XXI?
945 . Il est é'idenl que Jeftn crut que ronge qui lui parlait
éla it le Seigneur lui-m ême; COI' il es l dit qu'il se j e ta li 5es pieds
pour l'adorer, Il est de ml!me é vident que ce t onge fut elJvoy~ par
le Seigncur vcn Jean, cal' il cst dit, ,'crs. 16 : I l AJo1' Jé8Wl. j'a. ;
'nvOIJé mon a1lye pour VotiS aUeller ce. cha.es dan. les Ëglille$ , ))
L'an sc fut envoyé ,'en Jcnn pour qu'il fût tenu dans l'étnt spirituel,
et po ur qu'il l' t l. , dans cet élot. ce que l'onge devait lui montrer;
co r lout cc que .Iean vil, il le vit pnr les )"cux de l' esprit. et non
p a l' les yeux du co rps. Il dit llli-m~me. ehu(l, I. 10 ; JX, t7;
X'I1. 3; XXL tO. qu'il était c n csprit el en visictn. L ' homme
ne peut 'co ir dans cet é tat , ni y ê tre leou, que par des anges qui
sont plncü&. f1rl:s de lni ct qui insinuent lenr état spirituel dans l e~
intérieUr!; de so u mental. C'C5t ain!>i quc l'hommc est élevé da us la
lumi è re du Ciel; cl a lo rs il 'oit, do ns celte lumiè re, les choses
(l'Ii l'o nt du ns le Ciel " ct nOIl celle- qui sont d,HIS le monde. E7.l!-
..
ch icl , nUllid. Zuc huri c ct d' au tres P rophè tes. Ollt é té quelquefo is
duns UII scmblablo état; mais quand ils prononçnicut lu ]>orolc, ils
CHAPITRE VINGT-DlmXJÈME.
SIl.KS NATllR.IJL. SBNS 'l'nUTUlU••
IX . Et il me dît: «Garde- IX . Et Il me dit: (~~ on-
,. loi de l e (Qire; car je s tlil'! Ion u Ses ne doi,,'cnt être ni adorés
)l compagnon de service. et cdui ~, nÎ invoqué~. car il n'y li llOint
)t de kos frères les ):lrophèlc!!o l ct '» de divin en eux. mais il:t sont
u deceux qui gardent les paroles '1 associés comme des frère~ 0,
)) de ee Livrc : adore Dieu V Ui .)) )) des frères avec CClU: qui !Ont
)) dans la doctrine de 10 NOIl-
y, ,'clle-.Jér-usalcm,ct quimctlcn t
» en pro tique Jell précepte. qui
)) t6 500t maintenant ré"é lés :
., adore avec eUI le Seigneur
l i seul :HG."
X. Et il me dit: (t Ne scelle X. Et il me dît: (tt:c~ pré-
)1 poinl les paroles de la prophé- " dictions que tu vas écrire se-
n lie de cc Livre; porce que le ." ront d,hoiléc, , 11srce < Iu'il est
» temps Cil proche 10141. )) nt~CC$S.ire qu'cllcs le soient il
• la fin de l'Ëglise, llour que
.. quelques-uns soient sauvés U l7 •
n'étaient point dans cet élat, ils étaient &Jon dans 10 cor~ ct non
cn esprit; cl c·cst de .Jéhovob lui-m~me. c'ellt-o-cJirc, du Seigneur,
quïls rcçcvaient pHr lludition ln Porole qu'il!!; ont écrite . t.:es deu"
étals des Provhètes doivent être ClI:llctement distingués; olll!j.:!Ii tell
Prophètc!' les dist.inguent-il, cux-m~mcs a.vec beaucoup de ,oin ' ;
car. quand ils ont écrilla Parole par Jéhovoh, jls didCllt que J é ho-
"(lh a parlé avec eux, el le [Ilus sounmt ils emploient CCII locutions:
Jêhovah a dit; Pa"ole de Jéhovah. Ma.is. quand ils ont été dans
l'autre état. ils disent qu'ils ont été en esprit ou cn villioo.
94G. CC~ paroles de ronge out presque la même Sigllificutioll
que celles du Chal'. XIX, ,'cn. tO. Y01·'r N<> 818 . .Mais ici, ou lieu
de T,. (r~re. qui al.tlil témoignuge de JétJt••• il e~t dit: 'J'el r,·è,.es
il'
le8 Prophètes ceux qui yat'dt'l" l es parole. de ce Livre. Teil (rè-
,.es le. Propllètes signifient ceux qui sont dontt la doctrine de la
NOIl'cllc-.Jéruiinloln, Croux 'lU; yard6lH le."1,(U·olcs de cc livre Ijolll
ceux qui mellent en l,catique les Imke plcK de celle doclrinc moin-
tenanl ru"(~ lé5. N" 944,
947. 1~6 p"rlJle,~ lie la prophé'it: de ce livre, cc sont les vérité>
L'APOCALYPSE,
S'ENS NATUREL. SF.lCS SPI1UTOEL.
Xl. )j Que l'injuste devienne XI . » Alors 00 enlèvera les
) encore injuste. et que cclu.Î » biens à ceux qui seront dans
Il qui est souillé se souille en- J) le mal, et les vérités à ceux
H core; et que le juste se jusli- )1 qui seront dans le fnux.; et
») fie encore, et que le !Kint sc » l'on enlèvera les maux: à ecus:.
" sanctifie encore Il '11. ») qui seront dans le bicn. ct
)) les faussetés à ceux qui seront
» dnns le vra i O ~~.
renfermées dans les prédictions que Jean Q été chargé d'écrire.
N° 944. Ordonner de ne le$ point sceller. c'est dédorer qu'clles
8C1'Ont dévoilées ~ car sceller signifie fermer. ct par cOD!léqucnt ne
point scel!er J c· est ouvrir. Pal'ce qll.e le lem.pRes' p,.oche. c'est-à-dire.
pnrccqu'il.cst nécessaire qu'elles soient déyoilées à la fin de l'€gli:sc,
pour que quelques-uns soient sauvés. YoÎ)' N° 9. 11 est evidcnt
qu'on ne doit pos entendre un temps prochain, cor l'Apocalypse 8
été écrite dons le premier siècle. et l'Avènement du Seigneur indiqué
ici par le lemps est proche n'o cu lieu que dix-sel)t siècles 8Vrès.
948. Le juste signifie le bien N° 173. et pOl' suite celui qui est
don~ le bicn; por opposition l'ù~iuste désigne celui qui est dons le
~al. Le soutll' ou "';mnwnd., signifie ln cupidité de ralsifier le
vrai J N" 702, ct par suite cclui qui est dans le roux . Le saiPlt si-
gnifie le vrai J Na 173. ct 'Par suite celui qui est dans les vérités,
Ainsi l'injus le qlli devient encore inju,'e, c'est le méchant qui se
précipite encore plus dans le mol; le .ou1"'U (lui $11 .souille enco,·e.
c'cst l'homme fam::· qui se plonge encore plu8 dans le foux: ~ ct, par
opposition, le ;"llSle qu.i $eilUlti~e encore. c'est l'homme bon qui
dc,'ient encore meilleur; ct. le .saine qui .se 6anc,i~e encore. c'est.
l'homme vrai qui Dîme encore plus ln vérité. Mais ces expressions
signifient aussi quO on enlèvera les biens 'ceux qui scroDtdllDS le mol.
Ics vérités Accux qui seront dons le raux. les maux à ceux qui !eront
dans le bien, ct les faussetés à ceuxqui seront dans le vrai ,parce que
plus les bien;-sont ôtôs à celui quiest dans le mal, plus il se précipite
dans les maux. et plus les ,'érités sont Otées à celui qui est dans le
faux, plus il sc plonse dan!' lelJ faussetés. et réciproqucment. C'est
cc ftui arrive 1 tous les hommes après 10. mort, et c'est aiosi que
les méchons sont prépnrés pour l'enrer et les bons pour le Ciel; (",ar·
CHAPITRE VINGT-DEUXIÈME. 3~5
SENS NATUaJl:J•• SENS SPlnITUltf..
XII. » Et voici. je viens bien- XII. )) Et voici. mon A"'è-
» tôt. et mn récompense est avec » ncment est certain. ct je su,,,
.. l'doi. rendont à chacun scion ») Moi-m~mc le Ciel et la félidté
» que scra son œuvre 91~. » de ln vic éternelle pour chaque
» homme. selon qu'il est con-
y) joint avec Moi pO,r la foi el par
), une vic CORrOnne Il mcs pré-
) ceptes 9i1••
XlII. II) Je !luis J'Alpha et XIII. »Je suis le Seul Dien
si le méchant porlait en enfer dc~ ... érité~ et des bicn:'l, ct si le bon
portait nu Ciel des faussetés et des maux. le Ciel ct l'enfer sc con-
fondraient. Toutefois. il ne s'agit ici que de ceux qui sont inté-
rieurement méchons ou intérieurement bons. La mème chose est
aussi signifiée paf ces paroles: c( On donnera à celui qui ft. pour
" quïl ail en obondance; mais pour celui qui n'ft pas. on lui ôtera
» même ce qu'il a, ), MaUh. XliI. 12. - C'esl ce qui a été (nit
en génénl lors du jugement dernier; cnr un jugement dernier ne
peut être roit ovant ce dépouillement, parce que lOllt que Ics mé-
chons retiennent le peu de biens el de vérités qu'ils ont. ils sont,
quont oux externe:'!, conjoints n,·cc les anges du dernier Ciel,
94-9, Venir bienldl signifie que l'Avènement du Seigneur c~t
certain. N° 9·l4, La rüompenA"e , c'est le Ciel et la rélicitô éter-
nelle, 'No 526 ; ene signifie aussi le Seigneur lui-même, cor cette
récompen.te e~t 18 béntitude intérieure qu'on nomme poix. d'où
résulte la joie externe; et ces deux choses viennent uniquement du
Seigneur j or, ce qui ,'ient du Seigneur est oussi lui-même; car il
u'émone rien de Lui. qui ne soit l,ui-même, puisqu'il est tout
présent chez choque homme selon ln conjonction, RcndaJl~ il. chacun
selon que .tel"a son œuv--I"e J c'est-à·dirc que le Cicl ct ln rélicité
éternelle seronl pour chaque homme, scion qu'il se sera conjoint
avec le Seigneur par 10 roi cn lui et par nne 'ie conrorme aux pré-
ce-pics de Sil Parole. Ce n'cst que par les œuvrcs • qui rcnrermellt
en elles-mêmes la charité et la roi, N" j 4- t, que l'homme peut ar-
rj.,-cr ù la conjonction avec Ic Seigneur; el celle conjonction s'opère
par la foi en Lui J el par une vie conrorme à scs préceptes.
L'APOCALYPSE,
SKNS NATVREL. SENS SPIRlTUItL.
)) l'Oméga. 1 e Commencement ») dll Ciel ct de la terre; tout
»et la Fin. 10 Premier et le i'I dans runi'crs 0. été foil por
~, Dernier lil-O, » Moi. est gouverné par ma
» Di,·ine }lrotidcDce, et s'exil-
» cnte scion ses lois o~...
XIV, » lIeureux ceux qui XIV. »La félicité éternelle
» ronl ses comma ndemens • afin II cst il ceu~ qui 'ivent scion m es
Il d'avoir droit ù. l'Arhre de vie, Il préceptes. da liS le seul but de
») ct d'entrer l,al' les portee dans JI se conjoindre par amour avec
)) la Ville ~'~I. 1) Moi, ct d' entrer dons mo Nou-
)) velle f~slise par les connais-
Il sonees sur lUoi " ."01 •
XV. I l Mais au-dehors ..~rOJ'l' X". " Maia hors de la Nou-
)1 les chicns et Ics enchanteurs. )) vclle-Jêrusalem l'cront lous
)IJ ct les impudiq ucs. et les bo- J) ceux qui ne feront aucun cas
H micidc!J, et lC!I i doldtrcs, et • des Ilréccples du Décalogue,
Il quiconque aime et rail le men- )) ct Dt! fuiront comme ~chés
» songe 1I~ :l. » aucun de!> mllUX qui J sont
,. dénommé:t, el qui vivront ainsi
» dans cci" maux 0:,1.
950. L'explication ft été donnée. Nu 888.
. 951. Les heureux &ODt ceux qui jouissent de la f~lieité éter-
nelle. N° 944-. Pratiquer le .. comm.and~nlefl' du, Seignem" ; c: cst
"ivre selon 8e5 préceptes; afin d'avoir d,"où ù ra"bre de uie, c'est.-
ù·dirc, dans le but de se conjoindre par amour avec le Seigneur;
Car l'm"bre de vie lignifie le Seigncur par leqllcllc bien de l'amour
existe dans l'homme, N" 89; ct It droit à Ct' arbre. c'est le pou-
voir que le Seigneur donne à ceux qui sont conjoints avee lui;
alor~ ils ont lout pouvoir; car ils peuvent tout ce qu'il:. "culent;
mni~ ils ,"culent ct ne demondcut que cc qui cst pour l'usage. En-
trer dmu la-1);/Ie 1)ar 1~8 porlclI, c'cst ôtre d811~ la Nou"elle-Eglise
par les cOTlllai!isanccs sur le Seigneur; cor ln dUc, c'e~lla Nou-
vclle-Eglisc; clics pot"leS !!onllcs connaissances. du bien cl du "'roi,
N ~' SH9 J ct prineipalcmeut ici les cOlluoi~!l8t1CC:l sur le Seigneur.
952 , ...h, d,e/wrs (le la ville, c'est-il-dire hors de 10 NOllvelle-
Jérusalem. Voir pour le rCl'itc de cc verset les eXI,Ii.liolis du
CHAPITRE VINGT-DEUXIÈME. 3..7
SENS NATURBL, SB!'f'8 WPtD.JTUltL.
XVI. )) Moi. Jé:ms, j'ni co- XVI. H Moi. le Seigneur.
)1 'voyé mon Ange pour vous )J j'atteste devant l'univcnchré-
» attester ces cho~lC~ da. s les
o JI lien que c'est Moi-même qui
)) J~gli!!ei'l '~l. Je suis 10 HacÎne ~ ai manifesté CC!! prédictions ct
» ct le Rejeton de D8vid~ l'E- JI qui les dé'oile mointenanl ll:~.
») toile brillante et du matin ~ ~ •. ~ C'est Moi qui 8ui8 venn dans
JI le moude. ct qui ai été alors
» la lumière du monde; cl je
)1 viendrai. avec une nou,'cllc
), lumière qui brillera den,"l mil
J' Nouvelle Eglise, ln Sointe
» Jérusalem ~~1.
N' 892, qui renferme de~ expression!!. semblables. avec celle dilfL'-
rence cepe odont qu'ici on sc 5crl du mol chiws;mais on entend pOl"
là cr-ux qui sont dons Ics concupiscences dont il cst question dons IC$
neuvième et dixième préceptes du n~calogue.l.e8 chten$ désignent
cn général ceux qui ",'adonnent AUX concupiscences de tout genre;
et. eH particulier. ceux qui sont dons lef! voluptés purement cor-
porclJcs. et !Surtout ceux qui rincent toutes Jeun jouissances dans
Ics plnii'liu de ln table.
95a. Le Seif:neur, ici. se nomme Lui-même Jésu •• pour qu'on
sache dl.lrtS l"urlÎyers chrétien, que le Seigneur lui-m~me, qui 0
été dons le monde. 0 mnnifetité le~ chowes décrites dan~ ce livre
ain;;, que celles maintenAnt dévoilées . Il cwt dit que le Seigneur
a ftu;oyé 60n. Anal! pour aU~.'~r. mais rAnge a olte5té. non de
lui-m~mc, mais par le Seigneur. "'oir J'explication du N " 945;
cela est du reste évident par (',es mots du ver!'l. 20 : Celui qui at-
lesle dit: 0.,(. je V;CfU m'mldt. L'atte,dation ou le témoignage.
quand il !'l'ogit du Seigneur, C'CMt ln vérité même, puisque ln vérité
nlteslc d'clle-mllme. et que le Seigneur cd ln vérit.é. ~ <> 6, AUe.s-
t er ce,<; d'QACS dafl8 les Hf/lises, c'est le~ HUmillCI' devant l'lIni'c rs
rlmHicn. p:lrcc que c' est 1;: que gonl Ics Eglises dont il est ici
qllc ~ tion.
!l5 i.. J,a n tci ne elle ,·,Jelou de nm)id désignent le Seigneur né
d ..lme le monde, clains; le Scigncurdons sa Bi'Înc-lIl1rnallil u. L'e-
toile b,.t'l/arHe ct du mal". Iloigoiric que le Seigncur il élé 1Ilur~ la
348 L'APOCALYPSE,
SENS KATU'B.EL. SENS SPIR ITUEL.
XVII. )J Et l'esprit et la 60n- XVII. ~ Le Ciel et l'Êglise
»cée disent: Viens f)."~; et que » me disent ~ Viens, Seigneùr ,
» celui qui écouto dise: Viens; II nous te d~siron8 v:.~. Que celui
Il ct que C(llui qui a Hoir. viennc; II qni Il quelque connaissance de
)1 cl que celui qui veut de l'cnu Il mon Avènement dise aussi :
» vh'c, en ret·oive gratuite- » Viens, Seigneur, je t'cn 8111"-
»ment O~. )) plie; que celui qui désire IC:i
JI "érité!J me prie de vcnir (l'Vct
Il ln lumière j et celui qui veut
'1 por omo ur se Ics approprier
» les recevra snns nucun travoil
Il de sa part 9~ .
XVIII. Il C~U je proteste D. XVUI. J) Caf je proteste ..
lumière du monde , et qu'il doit venir avec une nouvelle lumière
qui brillera devllnt so. Nouvelle-Eglise, la sointe Jérusalem: il est
appelé l'éloile bt'illanlt:. en raison de la lumière qu'il a opportée
dans le monde; cal' riloile signifie la lumière qui émane du Sei-
gncur • el qui, dans son essence. est sagesse et intelligence: il est
appelé l'étoile du malin. en raison de la lumière qui brillera de'ont
sa Nou'cllc-Eglise, car le nuuin désigne r A v~Dcment du Seigneur,
et alors la NouveUc.Eglise) N" 151.
955. L'e,'prit signifie le Ciel, percc qu'i.l désigne ici les esprits
ungéliques qui composent le Nou'eau Ciel. La fiancée signifie l'~
glise, oon celle qui est daDA les foussetés de la. roi., mais 'Êglir.e
composée de ceux qui sont dans les vérités de la foi; car ceux-ci
désirent la lumière, et par conséquent l'Avènement du Seigneur.
Dire ou Seigneur. vicI"" , c' est manifester ce désir,
956. Que celui qui écoute di.Je : viens. c' est-a-dire que celui
qui n quelque connaissance de l'A"'ènemeut du Seigneur. doit le
prier de venir ; cor dcouler, c'est faire attention, el par là ocqué-
-
rir qu elque connoÎssance, Qlle celui qui. a soi(. vienne, c'e!it-à-dire
tr"C ce lui qui désire les vérités doit prier le SeigncllI' de venir a,'cc
ln lumière; cor avo1'r soi(, c'est désirer les vérités, Qlle celui qui
qui l l Cld de l'eau vive, en reçoivt gratuilement. c'est-à-dire que
celui qui vcut par alDour connallre el s'opproprier les vérités, les
CHAPITRE VINGT-DEUXIÈME. 349
-SENS NATUREL. SE!'CS SPI1ITUltL.
)1 quiconque écoute Ics porolc!I » quiconque lit et connait les
)) de ln prophétie de ce Livre ~ ») vérités de la doctrine que jo
» quo si quelqu'un y "joute. )) vico!f de révéler, que s'il y
» Dieu ujoutcrn sur lui le~ pluie!J » ajoute quelque chose pour dé-
>, écrites dllns cc Livre !ln. » truire ccs deux points cssen-
Il liols • lu reconooissonc.c que
" je sui!t le scu 1 Dieu cl ln foi
)1 en Moi, il ne pourra que périr
» por les faussetés et les maux
» que désignent IC8 ploies décri-
») tes daD~ ces prédiction:!5 »n.
recevra sans aucun tro'oil qui lui soit personnel. En effet, vou loi,.
c'est aimer; cnr cc que l'homme veut de tout son cœur, ill'oime, el
ce qu'il aime, il le veut de tout son cœur; "eau vi'C~ signifie IC8 vérités,
N° 932; gratuitemellt. c'est sons le trn'oÎI de l'homme,
957 , Les parole$ de la prophétie de ce livn' , CC sont les véritél"
doctrinales renfermées dans les pr6dictions que Jean a été chargé
d'écrire. N" 944., ct qui sont maintenont révélées }laI' le Seigneur;
les écouter. c'est les lire et les connoltre, Ajouter à ces paroles.
c'est ajouter quelque chose qui détruise les vérités cssentiellc~. Les
plaics décri'tes dmls ce livre, cc sont les faussetés ct les maux qui
ont été décrits dnns ces prédictions, Chap. XV et XVI. - II Y n
dnns cc livI'C prol)hétique deux points essentiels auxquels toutes les
Dutres vérités se rapportent: le premier. c'cst. qu'on ne dOÎt pas
reconnattre d'outre Bien que le Seigneur; et le secood. qu'on ne
doit pas recounllltrc d'outre foi que I~ foi nu Seigneur. Celui qui
coonalt ces deux vérités. et qui néanmoinl!l )' ajoute quelque chosc
dons l'intcntion de les détruire. ne peut ètre que dons les faussetés
ct les maux el périr pOl' eux; parce qu'on oc peut obteuir le hien
que par le Seigneur seul. el le nui que par III foi en Lui. Voilà
ce que signi6e ce 'cn~et; chacun peut yoir • pnr son propre juge-
ment. qu'il ne peul pllS être question de rrapper de pluies ceux qui
ajoutent quelque chose aux puroles de l'Apocalypse; CUI' on Il pu
y foire (Iuolque nddition, soit innocemment. soit pour une bonne
(iu, floit por ignorance, puisque ce lino u été jusqu'à présent pour
uinsi dire fermé.
3~O J:APOCALYPSE.
SBlfS JfA'1'V.BL. saNS ."'ftITOB".
XIX. >1 Et si quelqu'un âte XIX. • Et que ,'il eo re-
»de" pllroles du Li~rc de cette » traltche quelque chose pour
» prophétie . Dieu Ôl{lf( lill part ) détruire ces deux lloints essen.
Il du Li~rc de 'ie el dc lu Ville )) licll!. il ne pourra goùLcr ni
)) Silintu 1 cL (h~ LG qui ctiL écri.l ») ~'al)l)roprier aucullo des véri-
u tIans cc Livre ~~!I . V ~~ .. » tés de la Parole. ni pal' wn-
u séquen! être reçu dans Jo
" Nouvelle-Jérusalem. ni par-
JI toger le 80ft de ceu_~ qui sont
'1 don, mon ROl'Burne ùJ.3. 1.O~:I • •
s
xx. Celui qui nLtCite ces XX. Celui qui donne celte
chose!!., dit : fi Oui, je vicll!i attestation confirme ainsi la
»bientât. Ameu. n - Il Oui, Bonne-NQuvelle. de son marillgc
)1 ~icns, Scigneur Jé5uS ~'!» avec "J?glise ; /« Ûl,ll. je viens.
» comme Fiancé ct Epoux., dons
.) la Divine-Humanité que j'ui
JI priso daos le monde et q oc
»foi glorifiée. » - L'Eglise
rôpond : 1( Oui. viens. Sei-
JI sneur! comme Fiaucée ct
" Epouse. je te désire :.I...o ! ..
958 ct fla9. Lo~ observations sur 10 verset précédent s'uppli -
qucnt il celui-ci; car là. il est queslÏon de ceux qui UjOUlèDl. ct ici
de ceux: qui ùlenL,dans l'intention de détruire le:; deux: vérités eS~en
'l
tielle,,_ Eire priud ,le sa part dl' liure de tlio, c'est ne pouvoir goû-
ter ni s'apvroV1'icr aucune vérité de Parole; car le livre de tl1.,
c'est la Parole, N" 874. El're privé cU.sa pat" de la - ille .aima,
v
c'cst nc IlaS être reçlldaus la Nouvclle-Jérusolem, désignée ici par
ln ville scûnle. Eire privé de ce qui e.U écrie d4ns cc liv1'C, c'est
ne fins partager le sort de ccux qui sont dons le Royaume du Sei-
gueur; car Lout ce qui est écrit dans cc livre concerne le nouveau
Ciel et la Nouvelle-Eglise. qui on~ pour but de constituer le
Royaume du Seigneur.
960 . Celui q"i atteste ces cJLOSe•• c'est le Seigneur, N" 953.
Ce qu'il d-il est lu confirmation de la Ronne-Nouvelle de son Avè-
Dement et de SQU mariage spirituel avec l'Eglise; car il porle
CHAPITRE VINGT -DEUXIÈME. 351
en fiancé et en époux, cl l'Église rêpond cn fiancée et
CD épouse. En effet. ces paroles du Seigneur : Olli. je viens
bierltôl. Amen; et la ré ponse de l'Eglise : Oui, vùm& , S û-
g"euT J és us, sont les e xpressions des fiDn~l)ille s pour le lIllriage
spirituel. On Il , ' U ci-dessus que 10 Nouvelle-Eglise est appelée
Fiancée c l Epouse, ct le Seigne llT • SOli F1'ancé Cl 5011 Epoux. -
XIX. 7.9. XXI. 2.9. X-XII. t7. - Le Seigneur ,"'ient dans 10
Divine-Humanité qu'il n prise dons le mond e ct (lu'il fi gloriHéc •
cor il lit nomme .Tt!.ws , N" 953; il dit qu'il esl la J~acinc et le Ile-
jeton. de David , N ' 954; ct rEglise dit ici: 0,,·; , vien.Ii, Seigneur
Jé$us.
XXI. LA GR..CP. UF: NOTRI-: S,.;IGNKUlt Jt:SUS-CIIRIST SOIT AVE C
VOUS TOUS: AllEN.
t' IN DF. 1.',I'OC.l.YrSE DM'(g SON SF.:SS SPIRITUEl ..
352
•
• •
Convaincus de rirnmcnRC avantage que l'humanité retirera de
1;1 Science des correspondances, dont la restauration est un des grands
hicnrnils du second A,'ènement t ct désirant pro'oquer sur celte
Science des sciences l'examen des sayons cl de tout homme qui ré-
l'ère ln Purole Di"ine, des disciples cl." ln NO",'elle-J~rus8Iem ont,
dl:ln~ divers écrits, soumis il "allention publique des propositiolls
Irès-imlJOrtantes dont nous nIIons donner ici. les principales.
1 L'explication des mots et des choses pnr 'S"'édcnborg c~t con-
0
stanle el in'ftrinble.
2" La définition d'un mol dans un des !ivres de ln Parole e:tl ap-
plicable, non seulement chaque rois que cc mot se retrouve duusle
même livre, mais encore toutes les (ois qu'il sc présente dons un
des outres linos.
3" Si l'on s'en tÎent à ce, définitions, tous les passages composé:!
t1es m~mC5 mols, de quelque mllni~rc qu'il!t soient arrongés. de-
yiennent explicables.
4" Toul passage ainsi expliqué produit une idée ou un scns
distinct, pur ct céleste; tous les chol}itfe~ se trouyent liés ensemble.
5" Aucune idée. nucun sens ainsi obtenu, Il'e~t jnmnis en con-
tradi ction 3'eC un autre; on trouye. nu contraire. dans l'ensem-
ble ulle connexion. un flll'porl. uno harmonie uoiment ndmiroble:!l.
6 0 li )' a toujours liuison et harmonie dons les idées d'après le
sens interne, lors même quc cette liaison et cette harmonie n'exis-
tent pas dans le lieDS littéral.
:15:~
7 " Si le sens liUél·ol présente des digressions, dC$ ineoliérences.
des futilités. des obscllrité~ , tous ces défaut!1 sont complètement
~8r'é5 por le sens ndopté, dû manière qu'il résulte du toul un
ounoge simple. harmonieux e l bien ordonné.
Notre but principal, en publiont cet ounoge, a été de donner
une prcU"c manifeste de ln vérité de ccs propositions. d'obord ell
cc qui concerne la ré,"élolion de l' Apôtre Jcon. de manière que
tout lecleur de bonne foi puisse se convaincre par lui-môme que
le livre le plu,", obscur, le l,lus incohérent,le plu,", rempli de digres:-
~ions, offre dons son sens interne J au moyen de la s.cience d c~
correspondances, une belle clorté, une liaison 800 tenue entre ses
porties et l'harmonie la plus complète; ct que cc line, rcsté jusqu'à
présent incompréhensible J renferme toute l'histoire spirÎlllellc de
)'Êglise chrétienne, deplli~ 80n établissement jusqu' il sa fin"
Malgré l'o.dmiralÎon que tout homme doit éprouver, en lisant
ceUe révélation Clue le Seigneur a accordée au monde pnr le minis-
tère de son serviteur Swédenborg, nous pensons que ce qui ofTr(~
le plus do charmes nu disciple de ln NOIl,"clle-Jérllsa.lem, cc n'cs.t
pos de pouvoir nu mOIcn d'une clef simple ouvrir ce livre qui n
fa.it divaguer les plus grands génies; cc n'cst pas de pouvoir le
traduire mot Il mo t dans le langage I1suel, au moyen d'un (liclion-
noire. de nu~me qu'on lroduit un ouvra ge écrit dons une IUllgllt:
étr~ngère ; cc fI'est pos non plus de lire dans ce lino I"hi:-;(oire !lpi-
rituelle de la vieille Eglise; mois c'est de reconnaître que toute ln
doctrine de ln Nou"cllc I!:glisc est contenue dons cette vision de .lenn;
c"est de trouver les hases de 10 "roie théologie ct de lu Hoie morale
re ofermées sous l'écorce grossière de scènes incohérentes et bizorres~
c'cst enfin de I"cncontrer à. chaque pas les plus heau:c préeel)tes pour
se diriger dans la voie dc '(1 réformolion ct de ID régénération.
Nos: sept proposilions sc trouvont prouvées, Cil cc qui concerne
"Apocalypse, por le fait seul de S8 publication dans son sens slliri-
lucl J il nous resterait à démontrer qu'clics sont vraies aussi pour
toutes les autres parlie~ de ln Parole .
Il sera d'llborù facile à nos lecteurs de s'ossurcr . por la traduc-
lion du premier volume des Arcanes Célu'es, que Swédcnborg a
ouvert 3'CC ln mOrne etef Ic!.l deux livres de la Parole qui diffèrent
le pins en m!son dC:i tcmlS auxquels ils ont été écrits, c'est-li-dire,
23
354
ln Genèse ct l'A[localypsc. Ils: verront par celte traducLÎon que les
vingt règles. ponr ainsi dire grammaticales, qnc nous avons don-
nées dans l'Jntmdtwlio'", de cct ouvrage. s'nppliqueo t aussÎ bien
aux prcll1icr:i chapitres de ln Genôsc qu'à "Apocalypse. et que ~
sauf les modifications qui résultent de ces règles. l'e"'l1 licntion des
mols ct des choses Teste constante el invariable.
Nous devons néanmoins njouler ici que quelques personnes ont
reproché t Swédenborg de n'uvoir pas toujours donné des preuves
évidentes de ses coTre~pOndllllces ! Comme cc rCpfQC he l)outrait étrû
renouvelé. nous répondrons que ces personnes prou'a ienl claire-
ment IlaT h Cfu'ellcs nc connnis..,aienl l)as les (Jrcmicrs principes de
lu Nouvelle Doctrine. pui~qll'ellcs ne savaient pas ml.?:me faite la
différence lIu spirituel ct du naturcl. Demander à Swédcnborg qu'il
rende rnüon d'une manière naturelle de toutes ses correspondances:.
c'est demander cc qui est absolument impossible, Il mit été plus
logique de se plaindre de ce que nos langues conventionnelles sc
sont écartées du longl'lge spirituel. Cc langnge est. Cil effct. aussi
supérieur 1 nos longnes de convention, que le spirituel est au-dessus
du naturel, el il les domine de même que le !Opirilucl domine le
naturel. Swédeoborg nous dnnonce que, duns le sens sl,irituel, tel
motsigllifie tclle chose; il en donne le s rftisons~ ct il tire ces rai-
sauli soit du mode de constitution du monde spiritucl uvee Icqnel il
étnit pt'esque continuellement en communÎcation , SI)it du modo do
constitution de notre monde '. s'il li souvent recours it cc dernier
genre de pTeU'e~. c'est parce que nQ!!. longues, tout en s'écartant
de 10 science des corrcsllondance~, l'ont sou'ent cQn!.er'ée IlOtU
bn~e • en raison de cc que le langage des hommes des temps très-
anciens l:tait confonne ù celte science~ et aussi porce que lïnOucnœ
du spirituel agit continuellement sur le naturel, même à l'insu de
l'homme, MaÎs, il ln rigucur , Swédenborg aurait pu se dispenser
d~n.JlI)U)"er ses allégntions dc pretn'es; nc lui aurait-il ras surlî de
nOlIs dire: Voici une d er que je presente; si 'ou:'! POU·C1. nvec clic
ou'rir toutes les parties du Livre-Suint. ,,·uus dc,'rcz nécessaire-
ment en conclure que c'est kt véritable clef ùe la Bible. Or, il est
hien évident que cette clef il complètement ou,·crt l'Al'oculYI1sej ct
I"on pcul sc convainj;re, si l'on "·cul lire Cn entier les An:atlcs CJ-
lesles~ qu'cllc ouvre do 10 mêmc manière les ùeux llI'emicrs linos
S5;;
de Moïse ,la Genèse ct J'Exode; mais ou'rc-l-cllc toules les autres:
pnrLies du Livre-Saint'! C'est ce que nous O'OIIS maintenant /)
prou'cr.
Il fandlïlit certes écrire plu!> de ccot volumes si 1' 011 voulait tra-
duire el expliquer. Je ln m~rnc monière que l'Apocalypse, (ouLes'
les nutres parties des Ecritures; aussi notre intention n'cst-cllc pas
d'entreprendre un Lei lravaill)our arriver Ù 10 preuve dont il s'agit.
Mais il nOLIs semble que nous satisferons sur cc point ('esprit le
plus exigeant, si. prenant les pnrties les plu!!! iocohérenles cl les
plus inintelligibl es de ln Parole. nous montrons qu'avec la clef de
Swédenborg • son sens interne présente un ensemble simple. har-
monieux:. bien ordonné. et tout-il-fait conforme aux. doctrines que
rcnrerme le !'Ions interne de ln Genèse, de l'Exode et de "Apo-
calypse.
Le XXI V<> chapitre de ~tattbicll est celui que nous prendrons;
il renferme 18 prédictiondu Seigncur sur la consommation do siècle,
et se trouve avoir ainsi. ct por sn rorme et par sn subst.o.ncc. le
plu!! de rapport avec l' Apoculyp~. Le lecteur aura par con~qllen'
de fréqucrni moyens de s·8.11SUrCr quo l'eXplication des mols em-
ployés par Mauhieu et par Jean est toujour!l constante et invariable.
SllUr toutefois, comme nons l'oyons déjà dit, les modifications ré-
sultant des règles posée!! dansl·ft~lrod'Uclion, pa~es 8 à t 1.
Pour faciliU!r cct examcn • 110 us continuerons la série de numôros.
ct toures les fois qu'il se présentera un mot qui .ilurn été employé
dans l' Apocal)'ll!'c. flOUS aurons soin d'indique.. le N ° dans lequel sa
sigoificuÜon est donnée.
Toutes nos eXI)licutionl' seront lirée-s des ouvrngc!S de Swédcn_
bors: ct principalement d es Arcanes Célesle.~. No' 3853 à 3356;
5486;' il489; 3650 à SUai>; 3751 ù 3756; 3897 il 3901 ; 4056
il 4060; 4229" 4231 ; 4332 ." 4335, el 4422 à 4424.
356 MATTIllEU .
SENS SPIRITUEL
Dt: L.
PR~DICl'ION DU SEIGNEUR SOR LA CONSOI1UTlON DV SIIlCLE.
y ,TTUIEU _ CHAPITRE XXIV.
Cc Chapitre renferme DUSS' ~ comme l'Apocalyp.t) "histoire
spirituelle de l'Eglise chr6ticnllc. mois avec moins de détails. Le
Seignour y décrit les divers étals de perversion dans lesquels l'I~lisc
qu'il ronrlait devoit tomber. ovunt qu'elle pontllt il 50. fin et qu'clic
fl'll remplacée par une Nou·p.lle r':glisc.
Les ho~nme8 de l'Eglise commencent pnr 110 plus ~avoir ce que
c'cst que le bien, ni cc que c'est que le vrai, ct les faussetés n8i~
sent de leurs discussions; vcrs. 4. II 7.
Ils méprisent ensuite le bien et le vrai ct Ics prennent en avers.ion;
Diors lu foi duns le Seigneur expire selon le degré d'oxlinction de
la charité; vers. 8 à t,l-.
L'Églilic esl déntStéc quant ou bicn ct quont nl vrai; vers. 15
1 18. Cet état de vO$tation est désigné SOUli le nom tI'aborni't,ation
t7e la désolation. vers. '15.
Profonation du bien el du vrnÎ, vers. 19 à 22.
Mais le 'mi de 10 foi ct le hi en de la charité devant encore restel'
chez quelques hommes qui sont nommés élus. ceux-ci sont pré-
venns de se tCIIÎr Ilrudcmmcnl sur Icurs gardes; cl, à cel elfet,
"élot de .10 foi de l'Êglise est décrit, '·crs. 23 t 28; puis ,'éhll de
sn charité est décrit, vcrs. 29 ct 30.
A"ènemenl du Seigneur; rejet rie la vieille ~glisc el commen-
cement dc la Nouvelle Église; vers. 30 li 35.
Etnt de l'Êglise au moment du jugement dernier; ver!!. 36 à .1.2.
CHAPITHE VINGT-QUATHEME. 357
SRNS NATUREL . SENS SPIRITI:EL.
1. El Jés us é lunt sorti du 1. Et le Seigncùr snel l;""
Temple, s'en alloit 001, et ses quel sernitl'étnt final de"r~glise
disciple!! "Înrenl pour lui foire qu'il rondait. gémissait sur
considérer les bdlimclls du Tcm- elle t." 1 ; ct ses disciples. repré-
pic ~" . sentnnt lous ceux. qui seraient
dons le Licn ct dons le vrni •
vinrent lui témoigner leur ad-
miration pOliT 10 doclTinc de
l'Êglise .,..;-;r.
Il. Et Jésus leur dit: Il Vous Il. Et le Seigneur leur dit:
" voyez fout cela? En Vérité. je f( Vous admirez tOlltes les beotl-
)1 vous dis qu'il ne restera ici Il tés de celte doctrine? Mois je
Il pierre SUI' pierre qui ne soi.t Il vous aUeste qu'il ne restera
1) renversée 9(l3. Il » pott lIne seule de ses vérités
Il qui ne soit détruite 003 .)1
961. Le Temple signifie l'Église~ No t9t. Il s'agît ici ~ comme
le proU'c tout le contenu du Chapitre, non de l'Eglise judoïque ~
mais de l'Eglise chrétienne que le Seigneur étoit vellu fonder.
Sort il, du. temple ct $'cn aller, c'est se retirer de J'gglise ctl'aban-
donner, Cette aclion du Seigneur était représentative de ce qui
dc,'oit arrÎ'er : non pns que le Seigneur dût en ogir ainsi a'ec
"Église, mais cette Eglise. comme celles qui l'avaient précédée.
devoit sc retirer dc~ lui et l'nbnndonncr ; c'est donc nne représeDta-
tion selon les npparences. et elle indique ici que le Seigneur pens8.Ît
la l'état final de cette Êglise et en gémissait.
962, Les di.'iciples ou npMres signifient tout cc qui aPI,.rtient
à l'Eglise. N°· 79, 123, et repré:ientent 1 dons le cours de ce Cha-
pitre, tous ceux de l'Eglise chrétienne qui seront dons le bien ct
dnns le 'roi. Le temple ~ c'est l'Êglisc . N° 961, Le temple étant
construit en (lierres. ct 10 pitn-re ~igni(jont le vrlli. N" 338, les
bâtinlt'ns du temple désignentlc~ vérités doct.rinales ou lu doctrine
de rEglise.
963. Voù' tout cela. 011 ces b!l.timcns, c'cst admirer les beaulés
dc celte doctrine. Ln plCrl'C signifiant ln "érité ~ N° OU2. dire qu'il
ne restera pas pierre sur pien'c qui ne soit "cnvcrsée, c'est dire
qu'il n'y nurn pas une seule dcs vérités dc la doctrine qui De soil
358 MATTHIEU.
S'ÉNS NATUREL. SENS SPIJtlTUEL~
III. Et lorsqu'il sc fut assis IJI. El lorsq u'i l leur col
sur 10 montogne des Oliviers, montré que son omour le portait
ses disc iples vinrent il Lui cn Ù. lel!- inst ruire. ses disciples
particulier, en disDDt 9!r~ : u DÎs- l'inte rrogèrent ilUI' ce sujet cn
nous quand ces choses arrive- disont IHI I : « Dis-nous comment
ront, et quel 8sra le signe de ces vérités seront détruit es. c t
Lon AY~DCment et de la consom- quelle sera ln monifcslotion de
molion du siècle 965.» ton A vèllcmcnt ct de 10 fin de
.'Eglisc Ol:ll.u
détruite . cc qui est orrivé, car clics onl toutes é té ralsifiées, ndul-
tl:récs , profanées. el par conséquent détruites,
964. La montagfle ~isni{je le bien de l'amour. N° a36 ~ et
l' ol'Ïv1er. l'omour el ln dlOrit é. N <> 4·93 ; l'action de 4'Q.lJSeot,
(M~lgne l'instruction. cor le Seigneur s'asseyoit toujours pour
instruire ses disciples. l)ar con sé'luc nt, ,s·a.ueoir 6ur la m.o n iaUne
de.'J 01-ivù r6 • c'était de la part du Seigneur montrer que son amour
le portail à donner des esplicalion!l , ses disciples. Venir (, lui t'ft
par'ticulier. c 'cs tl'intcrroger sur le sujet dont il vcnoit d'N rc Im-
bliquement question; cor on 'oit souve nt. dan s la Parole. le Sei-
gneur prendre ses disciples cn pa rticulier pour le ur expliquer cc
qu'il venait de dire en public.
965. Le 8igne désigne la manifestation. N ° 532 i ln con..rom.-
tnQlion, c'est la dév8station qu ont nu bien clau vrui. No> 658; 10
41"ècle, quand il s'ogit du Seig neur . c'est l'ét ernité. N° 22 j e t
quand il s'agit de l'Eglise. c'est sa durée jusqu'ù sa nn. L n
C0fl4otl'Imalion du siècle signifie donc seulement le dernier temps
ou la fin de l'Eglise . Ccux qui De voient pos au-delà du sens de la
lettre croient que la eOl.lsommntion du siècle. no mm ée aussi juge-
ment derni er est la fin du mond e . JI8 croi e nt que le Ciel périra
avec ce th;·1erre; qu 'a lors les morts ressu scit eront., el (IU'ils habi-
teront dans un nouvea u Ciel ct slIr une no uve ll e te rre . Mois ceux
qui ont quelque connaÎssance du sens interne peuvent " o ir que hl
Paroi e. pllr un nouve au Ciel ct 1)8r ulle nouvelle terre . désigne
une no uve lle E§lîse qUÎ succède à l'Ilucienne qui es t tombée . c t
que le Ciel désigne l'interne ct ln lerre r e xte rne de ce tte nouvcUe
CHAPITlŒ VINGT-QUATRIÈME. 359
SF.'SS NATUREL. SENS Sl'IBITU'E'.L.
IV. Etl ésus répond.out . leur IV. Et le Seigneur répon-
dit: « Pre ne'! sorde que pcr- dant, dit: ClQue ceux qui seront
lwnnc ne vous séduise 00';. da liS le bien el dans le vroi pren-
nent garde de ne pas Ure induits
en erreur 006 .
V.)l Car plusieurs ,.. iendront V. ») CnT plusieurs s'cmpan.-
en mon Nom. disanL : If Je suis ront d e tout eo qui concerne la
le ehrÎst.» Et. ils séduiront religion. en di!l.Oflt : ( Notre
benucoup de gens 1161. doctri,ne est la vérité m~mc. n
Et ils induiroD.l beaucoup de
personnes en errenr 961.
Eglise. Le dernier temps de l'Eglise précédente et le premier temps
de l'E glisc nou''Cllc sont 8JlT'clé~ cOt'lllotnmal1on du $iitcle el Âvè-
flm'ltnt du Seigtletl'r; cnr alors le Seigneur sc retire de l'Eglise
8 Deieune et "ient 'Crs ID Nouvdlt.!. Les disciples connu['cnl pOl' ln
Purole, que quond le .Jiède .croit cotlsotnmt.' le Seigneur viendrait
de nouvenu; et ils comprirent lOr lù que le Seigneur viendrait une
seconde rois dans le monde; ils ne lOvaient pos encore que le Sei-
gneur ~tail venu autanl dc fois que l'Eglisc a"'oit été dévastée, lion
pas en personne, il est 'Tlli. comme lorsqu'il prit l'Humanité por
Nali"'ité et qUI' 'n rendit Di,,·Îne. mais soil par des apparitions
munifestes, comme lorsf~u"il sc montra à Abraham en Mornré. à
Ai oïse dans le IllljJO:son. ou peuple d'Jsroël sur le mont Sinaï. Ii
Josué lorsqu'il entra dons ln terre de Channan, soit, par de:'1l appa-
ritions non aussi manifestes . comme por les inspirotions au mo)'en
des quelles il donno ln Parole, et enfin par ln Parole; car le Sei-
gneur est llréscnt dans la Parole , puisllue tout cc qu'elle renferme
'Vient de Lui ct traile de Lui.
966. En porlant il ses disciples le Seigneur s'adresse à Lous
ceux de l'Eglise J el spécialement, dans cc Chapitre ~ à tous ceux
qui scront dans le llien ct dans le nel: "oir Na 962. Sé.duire, c'est
induire en errenr J N° 600.
967. Le "mu iignifie ln qunlilc d e cc qui cst nommé. N° 81 ;
et le ]""Mn du Sf1'!I'Ii'Ur ~ignific tout ce par quoi le Seigneur est
Ilo'Ulré. Ain!;i. 'c e ~/i,' ln" NOth du SeifJ'Ilcu)' J c'est ~' emrarel' de.
lout cc qui (one('rnc la religion, Clu·isl. c'est le Sci~ncllr quaul
360 MATTHIEU.
SENS NATUREL. SENS SPIR.ITUEL.
VI. u VOUS entendrez aussi des vr. » Il y aurn.aussi des con-
guerres el des bruits de guerre: testations et des débats au sujet
voyez à ne pas être troublés; cor des vérités; qu'on se garde d'a·
il faut que toules ceil choses ar- bnndonner la foi; cor il faut que
rivent. mais cC n'cst pas encore toutes cc~ calamités nrrivent.
la fin:)o;l!.. mais il y cn aUTO CUCOTe de plus
grandes !kil.
VII. » Car une nalion s'élè- VII. " Cul' le mal combattra
vera contre unc nntion, ct un avec le mol, et le raux avec le
royaume contre un royaume; et foux; et l'on sera privé des con~
il }' auro des famines, des pestes naissances du bien cl du vrai, ct
ct des lremblemens de terre Cil r état de r Eglise se trouvera
divers lieux 00'. changé 000,
nu Divin Vrai, N" 854; dire Je suis le Chri6l. c'est donc proclamer
que la doctrine qu'on pré~ente est la vérité même, Sédui.re , c'e!St
induire en erreur. N° 965.
968, Les guerres et les bnu'ls de gllerre désignent des contes-
tations et des débats au ~ujet des vérités. cnr ce sont là des guerres
dans le sens ~pÎritucl. N° 548. Eire troublé, c'est nbandonner ln
foi, car les erainli{" sigoi6ent CC~l[ qui ne Mnt dans aucune roi.
N° 891. Ce n'est peu encore la {-il. c'est-A-dire qu'il y Quro en-
core de plus graodel!! calamités.
969. Le!! nah'07lS dêsignent ceux qui sont dons le bien ou dons
le mal de ln vic. N° 483; el, daos uu 'Itns abstrait. le bien ou Ic
mol, il est évident qu'ici natron signifie le mol, Les rois désignent
ceux qui sont dons, le vrai. N° 20; et, dons un sens opposé, ceux
qui sont dons 1('. ral1X; par collséqucnt le royaume signifie le vrai;
et, dans le sens oppo!ié, le rau:, - Lo famine signifie 10 privation
ct le rejet des connaissances du bien el du vrai, N" 323; ct ln
Iles te. la v.astalion du bien el du nui, Le tremblMnefû d.e lerrfJ
dél!!igne un changement d'état dans l'Egllse. N° 331. - C'est là le
premier étnt de pervenion de l'Eglise. L'Église tombe dans cel
élllt lorsqu'on commence à ne pIns savoir cc que c'est que le bien.
ni cc que c'est que le vrnÎ, et qu'il s'élève il ce sujet des contes-
totions d'ou naissent les faussetés, On voit qu'il en a été aiDai dan!!
CHAPITRE VINGT-QUATRIÈME . 361
SESS NATUREL. SKNS S'Pll1TU'EL.
VIII.» Mnis toutes ces choses VIII. Il Mois cc ne sefa que
'le sen)Ul q1(~ le commencement le commencement de ln pcner-
des douleurs 1'70. sion de l'Eglise !UO ,
IX. » Alors ils vous livreront IX. » Alors touws les choses
pour (Ure tourmentés. et ils vous qui concernent le bicn el le ..-roi
tueront $11 ; et vous serez haïs de de la roi seront d'abord per-
tou.esles nations à cause de mon 'crlies 1 ensuite niée s !nI. el clics
Nom ~N. seront prises en aversion par
lous ceux qui seront dons le m81~
porccqu' elles ,'iennenldeMoi lm.
l'Êglise depuis un grand nombre de siècles ~ en ce que les dh,ision!J
de l' Êglise, dame la chrétienté. ont commencé A s'élever 8U sujet
des diverses opinions sur le hien el sur le vrai: ln perversion de
l'Êglise remonte donc à des temps très-éloigllés. Il est dit: trcm-
blcmens de lerre t"n d1·1J8r.l 1i~lI-x. pour indiquer qllc c'est un chan-
gement d'étatparliel. ou le premier changement d'étal de 1·~lise.
970. Les douleur .. désignent l'état de perversion de l'1~glisc,
car l'Eglise e!lt dans la douleur quand ses biens et ses vérit6s sont
pervertis. Les versets suivan~ jusqu'nu t.t.- concernent le second
état de perversion de l'Êglise.
97 f. 1/8 vous livreron' pour 't,." tourmenté•• el il.t vou. llUron';
ce sont les Apôtres qui. d'après le sens de ln lettre, seront lonr-
me ntéiJ ct tués. ; or, les Ap6lres désignent tout ce qui appnrtienl à
l'Église. N° 962; et. por conséquent, toutes les choses qui con-
cernent le bien et le vroi de la foÎ. Cela est d'outent plus évident
qu'il est question, dans ce Chapitre. non de la prédication des
Apôtres. mais de la consommation du siècle. Quond il s 'agit des
choses de "Êglise, tourmenter. c'est pervertir; ct 'uer. c'cst mé-
connaUre ou nier, N° 269.
H72. lIait·, c'cst prendre en aversion. cor l'aversion est de ln
haine. Les nalions signifient ceux qui sont dons le mal. N- 483;
à caU.fe de mon Nom. c'est-a-dire. à. cause de la qualité du Sei-
.gneur, N° 81. ou parce que ces choses viennent de Lui, car le
Nom du Seigneur désigne 8ussi tout ce par quoi il est honoré.
N" t 80, et po.r conséquent tout ce qui appartient 1 SOD Êglîse. ou
tout cc qui vient de Lui.
362 MATTlllEU.
S'ENS N ATUn.E L. S E NS SPl llITUHr• •
X . » El alo rs plu sieurs se X. )) Et alors plus ieurs tom-
scandalisero nt c t se trahiront lesberont dans le foux ou sujet de
uns les outres ct sc haïronlles mon Humanité . e t il y aura
un ~ les Dulres :.1 13 . cnlre eux des inimitiés pa r suite
des combats du faux contre le
'rui c l du mal contre le bie n 0 73 .
X]. ) Et plusieurs faux pro- Xl . )) Et plusieurs doctrines
ph è tes 8' élèveront e t séduiront fau sses ~c produiront J ct il cn
beau coup de geos 1l ~4. lIattm de n o mbre u sc~ hé résies·)H.
XII. » Et parce que l'ini- XII. ., Et porce que les faus-
quit é sera multipliée. la eharité sciés de III foi sc scront multi-
de plusieurs se refroidira 11 7;•• pliées .la charité s 'éte indra dans
les cœn rs :r. ~ .
XIJJ. » Mais celui qui :mTa XIIJ. Il Mais ceux qui ne
Ilcrsévéré jusqu'à lu fin sera succomberon t. point a ux tenta-
sauvé9'J8. lions seront l:I8uvés ln.; .
973, S e sc anda liser. c'est tomber dans le foux 0 11 suje t de
l'Uumanité du S e igneur; car il est ~ouv e nt dit. d nn:i 1 P orolc ,
0
qlle ce lte Hum a nité d o it être un e pi erre d 'ncllol'pcm cnl e l un
scoml ole, S e tr a hit· lu un.' le,,; auI1'I'S d és ig ne l'inimiti é réllultnnt
des combats du roux contre le "ra i. c l sc Jwi:r I Cll uns les (lu/res •
l'inimitié résultant des comhats du mol contre le bie n.
974, Prophète sig nifie la d oc trine de t'Êgli ~e l'uisée dans la
P a role. N° 8 ; les (mu; pro}lhèl cs désig nent. por ('.on sé'luc nt des
doctrioes fau slics . C es fOIl"" pro11h è tc s qui , éduù'otlt bea ucoup de
gens , ce sont ces falls ~e s doctrines qui. por dé riHltions , donneront
naissance il de no mbreuses hérési es.
07 5 . l/in ù/ uité 'lui se mu ltiplie dé si g ne les fuusse tés de la roi
qui s'accroissent; la r.ll œrilé de pllu 1'clws qui .'1e n {roidi t. c' est la
chnrité qui s'ëleint dans les cœ urs. La foi ct ln chnri~é m a rchent
d 'un pa " égal: où il n')' 3. pM de fo i , illl' y a pu s de cha rité; ct
o ù il Il ' ya pas de cha rité, il n'y a PDg de roi; mois c'es t ln charité
qui rP.Ço it la roi. et quand il n'y ft pOl-! de < nrit6. li y Il rejet de la.
:h
ro i; de là l'origin e de I.out faux ct de tout tnol ,
9 7ü. C c verset n'exige pas d'explication .
CHAPITRE VINGT-QUATRrE~m. 363
SP.NS NATURl>L. SF.NS SPIRtTURL.
XIV • .., Et rcet E"tmgile du XIV. )) Et ces vérités que
ROl8nrnc sera prêché dons toule j'annonce seront d'abord con-
la terre habitée J en témoignogc nlles dltns Ioule la chrétienté ~
it toutcs les nations i et alors ce pour que ceux qui seront dans
sera la fin tn'. le mal cl dans le raux ne pré-
textent pas qu'ils les ignorent;
cl alors viendra la fin de l'E-
glise !lH.
977. Cet Évangile du Royll1lf)l~ signifie ces vérités que le Sei-
gneur Dnnonce; cor tvoflgéliscr, c'est nnnon('cr. NQ 47R; cl le
royatcme signifie le "l'Ri, N" 969. PrlJcher t c'est raire connattre i
Ioule la 1CN't! habüt!e, c'est toute la chrétienté; cal' la terre signifie
l'Êglise. N" 285, et pur suite ln rt5gic:m où est rEglise. En Umoi-
g"Dgt, c'e5t pour quO onsD('he et qu'on ne prétexte pU!5 qu'oll ignore:
les nation" désignent CCliX qui sont dan!! le mal, N" 969. el, por
suife, dans le fOllx. Lorsqu'on esl dons le mal et dans le faux J on
nc tl8it plus ce que c'est que le vrai, ni ce que c'est que le bicn;
on crOt. que le raus est le vrai et que le mal esl le bicn. et Téci-
IJToqucmt!nt. Quand l'Eglise est dons cet ~tat J c'est 810TS que sa
fin Q1'J'Ît:t'.-- C'est là le second élntde perversÎon de .. EgIÎse; nlors
on méprisc le bien et le vroi; on Ics a même en aversÎon. et c'est
oinsi que la foi dans le Seigneur expire selon le degré d'elltinction
de ln chorité. Dons cet état de l'Eglise. il oc semble pas aux yeux
de SCII membres qu'ils méprisent toutes les choses qui conceruent
le bien et le vrai. ni qu'ils oicnt dc r aversion pour clles; il leur
$cmL'e cncore moins qu'ils aient de l'inimitié cootre elles et contre
le Seigneur lui-m~mc; cor ils fréquentent les temples. écoutent
Ic~ l,rédicotions; ils s'y tiennent dan!S un certain étnl de sainteté.
se rendent à la ~oiDte Cène. ct porfois parlent ensemble de ces
choscs D"CC décence. aussi bien les méc.hons que les bons: ils vi-
vent mèmc en Ire eux dons une charité ci,'ile ou ln'ec amitié. de
sorle qu'oux ycux des hommes, il n'apparail pos qu'ils aicntllucun
mé[l1'is ni aucune o'ersion pour les biens et les 'érités de la foi.
ni qu'il Il aient de l'inimitié conlrc ellcs cl contre le Seigneur. Mais
toutes ccs clloses ne sont que des formes externes I)or lesquelles ils
:w séduiseut Ics umi ICJ:i oulres; leurs formes intcrue~ sont tout-à-
3M ~IATTIlIEU.
SENS NATUREL. SRNS SPIRITUEL.
X V. » Quand donc vous ver- X V. ~) Quand donc on ob-
rez l'abominotion de 10 désola- servera que 10 destruction du
tionl (prédite dons le Prophète bien el du vrai dons l'intérieur
Daniel ) , établie dans le lieu dc~ hommes (ce qui constitue
~int; que celui qui lit fasse 0.1- ln vastalÎon prédile dons les Pro-
tention 9 ' 11 . phètes) • auro remplacé l'étal
d'amour el de Coi; que ceux
qui seront dans le bien ct dans
le vrai y fossent attenlÎon !)7I!!.
fnit différentes ct en complète opposition nec Ics externes. Ce sont
ces formes internes qui sont décrites dans les versets précédens; el
elles sont telles qu'on les représente.
978. 11 s'ngit maintenant du troisième état de l'Eglise: c'cst
l'état de vilstntion quant au bien et on vrai; il est appelé dans
l'Ecriture. J'abomination (Ù la d'801als'Otl. - Quand l'omour pour
le Seigneur et la charité cm'crs le prochain n'existent plus dans
l'Église, ou plutôt. dans la région où est la Parolo; quand. en
conséquence. la roi dans le Seigneur et ln foi du bien et du 'rui
n'existent plus dans les pensées du cœur, bien qu'elles soient dans
J.a doctrine que profère 10 bouche, nlor~ c' est 10 dèsolation; et le
rejet du bien et du vrai constitue son abonn·nation. Ainsi. voir
l'abomination de la tUsolation. c'est observer quïJ y a ' dans l'În-
térieur des hommes destruction du bien ct du vrai. - Prédite
dans le p,.~hète Danitl, c'cst la prédiction de cet état par les
Prophètes. Quand quelque Prophète est désigné dans la Porolc
paf son nom. c'est la Parole prophétique elle-m~me qu'il fout
entendre, et non pas le Prophète nommé, car les noms D'entrent
pos dons le Ciel. Cependant, le nom d'un Proph~te ne signifie pas
la même chose que celui d'un outre Prophète; le nom de Daniel,
por exempJe, !iignifie toute ln partie prophétique qui concerne
l'A"èncrnent du Seigneur et l'état de l'Eglise; ct ici, son dernier
état. Il est souvent question, dans les Prophètes, de la valltntionj
ct dons le sens de la lettre, pnr celte vastotion, on entend la dé-
vnstuliOil de l'Église .Judaïque ct Israélite; mois. dans le sens
interne, il s'agit de 10 vastation en général, ct por conséquent i,1
s'agit aussi de la vnstation de l'Eglise actuelle. - L'abomi"ation
CHAPITRE VINGT-QUATRlt~lE. 36.5
SENS NA.TURE .... SENS SPllUTllBL.
XVI. l i Alo'rs que ccu!: qui XVI. »Alors que ceux de
seronC dans ln Judée s'enfuient l'Eglise qui seront dans le bien
dans les montagnes 010. de l'amour ne considèrent que
r nmour dans le Seigneur cl la
charité envers le prochain m(l.
de la désolation établie daus le lùru ,a1'nt • c'cst la destruction du
bien eL du vrai remplaçant. dans l'intérieur des hommes. J'état
d'amour et de foi . Le lieu sa1'nt. c'est coL état d'amour et de foi;
car le lieu signifie l'état, N° 5..7; et la sa,nteté de cct état, c'cst
le bien qui vient de J'omour et le 'rai qui vient de la foi, parce
que le Seisnenr source de ce bien et de ce vrai, est le véritllblc
j
Sain'. N° 173. - Que cdu,; qui lit (as.e attention; lù'e. c'est
connott.re la doctrine, N" 8 : ces paroles sont adressées à ecu:!: de
l'Eglise. et surtout li ceux qui seront dons le bien el don~ le vroi.
C'cst de ceux-ci qu'il sera question dans Ics versets suivan!J.
979. Les J1,if&, el por conséquent la Judée. tirant leur nom de
J1,da, qui représente le SeigneuT quant ou Divin Bien du Divin
Amour. signifient ceux qui sont dans le bien de l'amour; ils signi-
fient aussi "Eglise, parce que c'est dans la Judée que l'Eglise
ovait été instituée: voir Nu 06. 182. Les monlag~s signifient
les biens de l'amour. N° 336; ct par conséquent l'amour dDn~ le
Seigneur ct 'n chnrité en'ers le prochain. - D'après le sens de ln
letlre, il s'agirait de Cuir dans les montagnes lorsque Jérusalem
serait assiégée. comme elle le fnt par les Romains, enr il est dit dong
J,Ile: (( Quand 'OU9 venez J érusalem en'jronnée por les armées.
» sochez que la désolation est proche; alors q1U~ ceux qui sm'ont
)1 dan.~ la Judée s'lIn{uÙ1I' sm' Ies montagnes, et que ceux qui sc-
» root au milieu d'clic en sorlent, e t que ceux· qui seront dons leli
,. régions d'slentour fI'Y entrent point,» - XXI. 20,21, - Ainsi.
c'est bien Jérusalem qu'il Caut entendre ici dans le sens de la leUre;
mais, dans le sens interne, c'est l' EglilSc du Seigneur; cnr tout
ce quc la Val'ole rapporte, cn général ct en particulier. sur le
peuple JuiC et Israélite, est représentatif du Royaume du Seigneur
dans les cieux et de ~n Jo)'aume sur les terres, c·e~t·ù-dire. de
l'Eglise. Il CD résuUe que par Jérusalem, dans le sen!'!. interllt:, il
ne raut pus entendre Jéru$ILlcm, ni pnr J"dée, la Judée, 11 en IL
306 MATTHIEU.
SENS NATURF.L. SB..'"fS SP1B1TUEL.
XVII. Que celui qui .sera
J) XVII. » Que ceux qui seront
sur le loit de la maison ne dcs- ùans le bien de la charité ne
,;cndc pliS pourcffil)Q['t.er QUCll)l1C s'cn détournent pas pour s'oc-
chose de sa lTlüison ~l. cuper des ... oints de doctrine de
lu I"oi 1<&1,
été ainsi. pour que les choses célestes ct spirituelles du noynumc
du Seigneur pussent être représentées; et ICli ()rédicLions ont cu
leur accomplissement daus le nnturel, pOUf que ces choses fussent
représentées. C'est ainsi que la Parole 8 pu être écrite de manière
li ~lrc cn même temps en fo.PIJorL avec la CRl,ocité de l'homme qui
ln lirait et avec l'intelligence des Anges- qui sont chez l'homme.
Telle fut Bussi la cause ['our laquelle le Seigneur employait le m~me
langage, car s'il eût l"::Irl6 aulrement, il ne sc ~erail l'ilS mis en
m~me temps à la portée de l'entendement de ceux qui lisent, su r-
tout de CCliX qui l'écoulaient. etA la [lortée de l'intellect des Anges;
ainsi ses paroles n'auraient élû ni ret·ues por l'homme. ni com-
prises l)or les Anges.
f)~O. ,~c toit de la maùon signifie un état slIpérieur de l'homme;
pnr conséquent son état <ltlllnt uu bien. Ce qui est au·- ckssous dlt
toit signifie UII ctat inrérieur de l'homme; lliir consé1uen , rélut
quont uu nai, Dons rélat supérieur. on ellt dans le hi!.!" de ln cha-
rité; dans l'état inférieur. on s'occupe des points Je doctrine de
la foi. - Quand l'homme se régénère, il recherche le vrai co vue
du biclI, ca.r il)" a cn lui l'afTection du vrai pour arriver au bien;
mais uprèll qu'il a Olé régénéré, il agit d'après le Hai et d'lJil.lrès le
hicn, Lorsqu'il est I)an'cnu à ccl état, il ne doil pas !Je reporter il
l'état précédent; <:ar s'il agissait ainsi, il raisonnerait par le vrai
nu sujet du bien dans lequel il e.st, et il pervertirait ainsi son état.
En elTct, tout raisonnem ent cesse et doit cesser, quand l'homme
est dans l'"état de vouloir le vrai d lu bien. car alors il pense et agil
d'après la 'olonLé, pnr conséquent, d'opr6s la conscÎence. et nOD
d'après Pcntcndcmellt, comme précédemment. S'il recommençait
de nou'cnu, il tomberait dans des tentations dlJiuS lesquelles il
succomberait. Voila cc qu'il faut entendre par les Iluroles de cc
venet.
CHAPiTRE VINGT-QUATRLÈ~m. 367
SBNS N~TuaEL. .sENS SPIRITU KI.• •
XVIII. )1 Et, que cel ui qui XVIII. )J Et llUC ccux· qui
~e,.a dans un cham)) ne reto urne seront dans l'lllTcction du nai
(loiot c n arriere pour prendre Ile s'cn détournent point pour
son vêtemellt 1ilI1 . s'occure r dn ,'rai doctrinal 1'61.
XIX . JI M a i~ mnlheur ù celles XIX. 1) Mais il r aura 1111
qui tôCrontcDccÎ nlcs.ouqui allai- grand danger pour ccux qui sc -
lerool en ces jours-là ~WJ. I"Ollt imlUl~ du hi en dc l'amollI"
011 dn bicn de l'iunoccncc. lors -
que l'Eglise sera dans. cct t! lnt'J··~.
981 . L e cham,p signifie le bi en du Hui 011 l'affection du ,'rai;
le vt!lellltmi désig ne cc ffui recouvre le bie n , N" 166. c'es t-il-dire.
le vrai . doc.trinal ; ClU ' le vrai se rt pour ainsi dire (le v~t c m cnt au
bien . Ccux qui sonL d a ns l'aWcction du nai vi'cn t conformément
ft ce 'ra i . et ne doivent 1'09 non pills rétrog rader cn négligeant la
pratique de ln ,'je pour ne s'occuper que de lu doctrin e, Chacun
I)e ut mir d'oil/euro!' que les paroles de ce "ers e t do i'c nt renrcnner
des choses bion plus profondes que celles qui résullc nt du sens de
la Ic Ure; co r c'ca!. le Seig neur 11Ii-m~mc qui u prononcé ces pu-
roles. Dnn s le sein de l'Eglise, le!!! hommes sc divi sent en trois
classes, selon qll'il~ sont . ou dnms l'umour pour Ic Seigneur. 011
dans lu chorité e nvers le prochain. ou dous J'affection du vrai, Ceux
de la l't'cmiùl'c classe sont "péc iale mcllt désignés dans le venet 1 (j;
ce ux de ln scco llde cl asse . dllll ~ Je verset t"7; et ccux de ln troisiè me,
tlons cc verset; 10 Seigneur les prévient Ics lins c t le" tmtres de cc
qu'lis auront ft rai,'c , ,
982. Le quatrième ~tllt de l'Eglise est dth:rit dan s Ics v e rs c t ~ 1n
0. 22. Ccl é tat est celui de la [lrofonllliofl du bien cl du vrai. -
L'c:'(prcs~ion malheur est une formule pOlir indique r le dll.n gcr de
la d omnatioJl. Nu -i" 'IO. È'lre enceinte. c'cs t re nferm er en so i tout
ce qui concerne la. vie siliritue lie. N " 5::15 ; Îci. por cc lles qui se-
rOld enceÎJlfes, on doit entendre ceux qui seront imbus du bien de
l'omour; celle. qui alla,"leront s ig uifient ceux qui seront imbu s du
bien de l'inoocencc. Cllr les e nfans il 10 mamelle représc lltcnllïn-
noecll cc. En celljours-là. c'cst-à-dire ~ lorsque n~glisc sera Juos
ccl état. ; car le jour • de m~me que le lCnlliS doul iJ C:il une pa rlic.
désigoe Ulal. N' ~76.
368 MATTHIEU.
SF.X~ N.TURF.J" 8RNS SPI'RITOEL.
,,---x,. ») Mais priez CJue 'Otre XX. n Mais: qu'ils prient (lliC
fuite n'orrive point en hiver, ni leur éloignement de ces biens
cn llU jOlu' de Snbbolh nJ. n·nrrive point quand ils les au-
ront en aversion l'Dr suite de
l'anIour de !mi. ni quond ils se-
ronl li l'extérieur dans un état
de soinlelé et à l'intérieur dans
r amour de soi et du monde P$3.
XXI. )) Cor il y nura nlon XXI." Cor alors l'état de per...
une grande affliction, telle qu'il version de l'Eglise sera, 118r la
n'yen n I)oiot eu depuis le com- profanation des bicn!' et des: ....é-
mencement. du monde jusqu'à rités intérieurs. porté li un tel
présent. cl qu'il n'y cn aura degré qu'il n'yen a point eu de
l)o;nt n i , semblable dans l'Eglise précé-
dente, et qu'il n'yen aura plus
dons 10 suile III~.
983, La fU'ite désigne ici l'action de se relirer précipitamment
des biens de l'amour ct de l'innocence dont on ,'ient de parler. En,
hivtJ' signifie lorsqu'on est dons un étot de trop grand froid, c'est-
à-djre, lorsque l'omour de Imi produit de l'aversion pour ces biens,
Le Sabbath représentant l'amour céleste, en 1ffi jour de Sabbath,
c'est lorsqu'on est dons lin étot de trop gronde chaleur. c'est-à-dire.
lorsqu'on est dDns une gronde sain.clé extérieure. et qu'intérÎeu-
rement il y ft o.monr de soi et du monde.
98,,'-, L'affliction signifie l'état de l'Êglise privée du bien de ln
charÎté et des vérités de ln foi. Nu 33 j ici, la grande affliction
d~signe le plus haut degré de perversion ct de vastation de l'Eglise
quant au bien et nu vrai) c'est-l1i-dirc, 10 profanation; car la pro-
fanation de ce qui cst saint produit une mort éternelle. La profa-
nation est beol1coup plus dangereuse que tous les autres états du
mnl , pOIree que ce sont les biens et les vérités intérieurs qui sont
profané.'i. Ces biens el ces "érités n'ovaicntpos été connus de 1'~lise
Judaïque ;i18 avaient été fermés po or elle; mais comme ils ont
été ouverts et connus dans l'Eglise chrétienne. ct qu'ils ont été
profanés. voilà pourquoi il est dit qu'il y aura alor6 tint: grande
affliction, telle qu'il n'yen a poinl M4- clepuj, " comm~emenl du
CHAPITRE VINGT-QUATIUf.:~IE. 369
8KNS KATunBL. :iEN8 Sl"IRI'l'U8.L.
XXII. »El si ces jours n~ XXII . ») Et si ccl état n'était
laient abrégés. aucune chair ne abrégé, oucun homme ne pour--
aerait sauvée; mais à CDlIse des raât Otrc sauvé; mais pour pré-
élui. ces jours seront abrégés SIS:' . server ceux qui seront dAns lu
vie du bien ct du vrai. cct état
sera abrégé iiI) .
XXIII. Il Alors si quelqu'un XXII1. nAlof'S si l'on ditonx
vous dit: (f Voici, le t:hrÎ.t ed hommes de l'Eglise: (f "oici •
H ici. '1 ou (f JI el' là.)) Ne le }) 10 Divine Vérité est dans celle
croyez point MI>. )) doctrine-ci; » ou : u Elle est
)) dons celte doctrine•• '." Qu'ils
ne le croient point 916.
XXIV. ») Car de faux Christs XXIV. JI Car il sc produira
monde."n est ojouté : et lellt! qu'il n'y m aura point, parce que ln
Nouvelle Eglise sero présenée de la profanation.
985. L.c jou,' Bignifie I·état. N'" 476. 982; la clam'J' signifie
le propre de l'homme, et par conséquent l'homme . Les élus dési-
gnent ceux qui sont dans les internes de l'Eglise, No> 744 . el por
conséquent ceux qui SOllt dans la vic du bicn ct du vroi. Cet élut
o été abrégé, en éloignnnties hommes de l'Eglise des biens et des
vérités intérieurs, ct en les reportant vers. les biens el les vériléf;
extérieu~,
986 . Les verse!;. 23 Il 28 trDitent de l'état de l'Eglise, leI fln'il
est oton quont à ln doctrine en générol. principolement chc:t ccux
qui sont à l'extérieur dons la sainteté du culle et à l'intérieur dan~
10 profanation, c'est-à-dire, chez ceux qui de bouche reconnaissent
le Seigneur avec une sainte vénération, mai. qui de cœur n'adorent
qu'cux-mêmes et le monde. de sorte que le culle du Seigneu.· leur
sert de moyen pour acquérir des honneurs et des richesses. I)lus
ceux-là reconnaissent le Seigneur. In vie céleste et la Coi, ct plus
il, sont dans la profano.tion. - Chris' signifie le Seigneur quant
au Divin Vrai, NoM 854, 967; par conséquent quant à la Parole
et o..la doctrÎne qui en est tirée. Il e~t évident que les·do('.trÎncs dont
il s'agit ici sont des doctrines Cousscs. pnisque le Seigneur exhorte
à Sc mctt.ro en garde contre elles.
24
370 MATTHLEU.
SBN8 NATUREL. SF.NS SPIRITUEL.
otde rAUX Prophètcs~'élèveront. do rausses d()ctrÎuc:J et d cs doc-
et ils donneront de grands signes: teuni pour IC3 en ..eigoer. et
et des prodiges, onu de séduire ceux-ci les confirmeront por des
les ~Ius même. s' il était possi- apparences e:dernes el trompeu-
ble J'tl? ses. afin d'illduire cn erreur
même ceux qui seront dans la
vie du bien et du vrai, sïls n'cn
étaient prés:erv~s 911 .
987. Les versets qui suivent, de méme que ClCllX qui précèdent.
nepo.raislenlp88. dllns le~enR de la lettre, avoir de liaison entre
eux; mais néo.nmoins. dan!l le sens interne. ils sont placés dans un
très-bel ordre. el cet ordre pa.rnll llUlisitOl que )'on sait cc qu'on
doit entondre pa.r les {allX Chrùls, par lcs .iglle& et les prodigu •
par le dl6ert et les liet4x ""lù'ü de la maison. par r .4uènement
du Fil. tU fhornme. et enfin par le cadavre et le!J ai(Jle•. Sile
Seigneur s'cst exprimé ainsi, c'était pour que la Parole n6 fû t pas
comprise, afin d'empêcher par là qu'elle ne fùt profanée; car d8n~
un état de vostation comme celui où était alors l'Eglise Judaïque.
si la Parole e6.t été comprise, elle aurait été profanée. Aussi c,ke
pour cela qne le Seignenr parlait por parftho)es. comme il le dé-
clare lui-même. - MaUh. XIII. 13, .4..• 15; Marc, IV. t J. J2 ;
Luc, VIII. 10. -Lu Parole. en efrct. ne peut (las être profanée
pur ceux qui Ile conuais!lcnt point ses internes, mais clle peut rêlre
par ceux qui les coonais~cnt; et plus pnr ceux qui se jugent savans
que par ceux qui sc croient ignorons. Si les intérieurs de 10 l'arole
sont maintenant ouverh. ajoute Swédenborg. c'est parce qu'au-
jourd'hui l'Eglise est tellement dévastée, c'cst-à-dirc • sons foi ct
nus amour) que, bien que l'on sache ct que l'on comprenne. ce-
pendant on ne reconnaît point ct l'on croit cncore moins. Il faut
excepter touterois ceux qu'on appelle éJU8; c'est le petit nombre dc
ceux qui sont duns la vic du bien et du 'fai. Ceux.-Ià peuvent être
inKlruits, et c'estpormi eux que lu Nou'cllc Eglise doit être établie;
mois oil sont-ils' le Seigneur le snit. Il y en aura peu parmi les
membres de l'Eglise a.ctuelle; les nouvelles Egliscs ont élé précé-
demment établies parmi les gentils. - Les faux Christs sont les
doctrines tirées de ln Parole fnlsifiéo, N" 086; ct letlfau.v proph~'.$.
CHAPITRE VINGT-QUATflItME. 371
8HN5 NATUREL. SKN9 SPIlUTURL.
XXV .•, Voici, je vou~ l 'ai XXV. » Voici, que les hom-
p.-.ldil .... mes de l'Eglise se tiennent cn
garde avee prudence l'I II ,
XXVI. "~Si donc on you!ldît: XXVI. )) Si donc ceux qni
" Voici. ·il est dans le dés·crt. » aurool dévasté l'Egli~e leur di-
Ne sortez point: /( Void, il esl sent: t( Voici. la Divine Vérité
») dans les lieux re tirés de 1. » est dans DOS intcrprélaLÎons
1) maison.)I Ne leero)'ez point~"' . )) de la Parole.» Qu'ils no J' y
cherchent point: «-Voici. le
» Divin Bien cst dans )' exéeu-
» tion des préceptes que nOU8
»aVODS établis.,. Qu'ils ne le
croient point "9.
le clergé ellcs soyans. Nil 824, qui enseignent de faWlscs doctrines.
Donrur de granch siglle# el du prodiges, c'est attester que les
faussetés sont des vérités, N· 598 ; et ici. c'ost confirmer cc:! faus-
ses doctrines pu des DI'porences externes et trompeuses. Séduire.
c'est induire en cncur; les tlltu désignent ceux qui sont dans ln vic
du bien et du naÎ, N° 985; .il "ai' pouible, c'e!!lt-à-dire, !!Ii le
Seigneur ne les préservait. - Ceux qui enseignent le faux sont
!lurtout ceux qui ont pour fiu la prééo;t.inence et les richesses 1000-
dnines;C8r lorsqu'on a pour fin l'omour de soi ct l'amour du Tnondl~.
on ne pent penser qu' flI tirer parti dell vérités de la Parole, el dè3
101"5 on les pervertit. Ce sont I~ Ics faux Christs cl les fallx pro-
phète •.
- 988. Ces paroles, étant adressées aux Apôlres, concernent
tons ceux d~ l'Egli~e qui sont dans la vie du bien ct du vrai. ct
renferment une exhortation à la prudence; cor, parmi les fuux pro-
phète.'4 • sont ceux qui paroissent en habils de brebis. mais qui au -
dedans sont des loup~ ravi:lsnns. - Matth. VII. t 5.
989. Ledcf.f4rtsigni6e une Eglise dans laquelle toutes les vérités
de l'Eglise SODt faillifiécs. N" 546; mais la Pllrole renfermant cn
soi des choses innombrobles. ct le désert étanl un mot d' une ample
signification. puisqu'on nomme désert tout cc qui est inculte ct
inhabité. il en résulte que toute la Parole est aussi appelée d4~m'l,
lonque, pnr suite dos interprétations arbitraires qu'on ell a (aitos.
372 MATTHIEU.
SJ,tNS NATUnBL. SEIC9 SPIR.ITUEL.
XXVII. )) Cor comme up XXVII. » Car comme la lu-
éclnir sort de J'Orient ct appo.- mière céleste que produit le bien
roJtjusqu'à J'Occident, de mèmo de la charité el de la foi. dispa-
sera aussi l'Avènement du Fils caU aussitôt que ce b,ien cesse
de I·hommc ~ . d'exister, de même disparattra
aUlSi )0 culte interne dp Sei-
gneurl9O.
clio no sert plus de règle pour la doctritJe, cac alon clle cJll comme
un dJ8tfrl. Les-lier,a: reu'rt!sdiJ la mai.on, étant un désert intérieur,
signifie}'lt les institutions humnines qui. s'éloignant de!C préceptes
ct des institutions de la Parole. roptque ln Porole de'ient aussi un
disert. On sail,en effet. que ceux qui ont remplacé tes institutions
de la Porole paf des institution)' humaines, dans le but d'obtenir
la dominotion. abrogent. la Parole au point même de ne pas en
o
permettre la lectnre. On nit aussi que ceux qui considèrent la Pa-
role comme sainte, et qui la répa.ndenl dOoDS le peuple, lui donnent
uue intcrpré14lion d'~s lCJlr docLrine. d'où résulte que tout ce
qui dans la Parole n'esl pas conforme à le~lr doctrinedevienlun
désert. Lorsqu'oo place le salut dans la foi sculo sans les œ uvres
de la charité, ne rend-on pOil comme "!I tlé~.r' tout ce que le Sei.-
gneur n répété lanl de Cois lIur l'omour et. sur la charité '1
990. L'éclair désigne "éclairement qui vient. du Seigneur,
N° 236, ou 10 lumière céleste. Cel éclair qui $or' de l'Oritml, c'cst
10 lumi~re céleste que produillc bien de la charité et de ta roi, dé-
signé par "OrtOent; cor l'Orienl signifie romouret l'affection du bien
dans un degré supérieur, N° 901 . L'IcIairapparailjU4q,,,'à roc-
C1°denl, ou, ce qui c8llo même chose, disparatllorsqu'il est parvenu
il l'Occident. c'est-à-dire que celte lumièr.c céleste disporalt lorsque
l'affection du bien ccsse d'exister; car l' Occidenl signifie celtea(fcc-
tion duns le degré inférieur. N<> 901; et ici, l'absence de cette
offection, puisque, orrivé à I·Occident. l'éclair dillparoil. Le Fil$
de l'homrn~, c'cstlc Seigneur quanl à la Parole, N° 44; SOD Avè-
nement. dans le sens porticulier, c'est sa présence chez chaque
homme, cc qui orrivc toules les fois que l'homme porte ses 'pensées
sur le~ choscs sointes; c·est.donc le culte interne du Seigneur. Or,
dans cet état de l'Église, dont il est question ici, ceculle'disp:ral,~
CHAPITRE VINGT -QUATHlE~IE. 373
SENS NATUREL . 8E!'(S ~PIR1TUF.r,.
XXVUf. ), Car parlout 011 XXVIII. )l Car partout Oll
aura élé le cndane , là s'assem- rf:glise auro clé privée de lu
bleront aussi les oigles 99 1. vic de charité ct de roi, li. le!>
maux el Ics rnus:ictés seront aussi
confirmés pllr des rnisonnc-
mens 9 :>1.
XX1X. ») Mais oussitôt après XXIX. »~lnis aussiMt àprès
l'amict ion de cc~ jours-In, le so- cet état de vaslation de l' €glisc
leil sera obscurci, ct ln lune ne quant BU vrai, l'amour pour le
donnera point sa lumière, et les Seigneur sern éteint, cl ln cha-
étoiles tomberont du Ciel. et les rité envers le produ; in sera dis-
l
puissonccsdcscieuxseronlébran- sipée, et les connaissan ces du
lées ut'l . • bien et du vrai périront, el les
fondcmens tic rtglise seront ren-
versés""',
avec fa rapidité de l'éclair, poree que le bien de Jo charité ct de 10
foi 8 cessé d'exister.
991. Lorsque l'Eglise est pri'ée du bicn. et- por ::mite d~ vrai
de ln roi, ou lorsqu'clic B été dévastée, on dit qu'clic est morte;
cnr c'est du bien et du vrai (IU'elie tire sn ·ie. Oo.ns un tel état.
on 'a compare la un caduv-re, ou ù un corps mort. Le~ aigl~1f dési-
gnent les con(laissnnce~ dont sc forme l"intelligence, Nu 24·; ici.
ils signifient les raisonncmen!l produits par une iJ'!telligence corr'om-
pue, afin de confirmer les maux et les fnussctés; car J~s aigles sont
pris dans leur mauvnise acception, 1 . 1
992. 11 s'ogit, dans les venels '29 à 3t de l'é18t du bien de la
eharité et de r amour' dons la vieille Eglise. et en même temps du
commencement de hi No~velle-Êglisc. On voit suffisamment quo
les choses renfermées dans ces versels n'8rriv~ronl pus
sc ion le sc~s
de la lettre, ct qu'il y eSt question de la consommation ae 1'E;glisc,
ou .de 58 vastation quant à la' charité cl ù la foi' , et nu!'emcnt de .la
fin du monde . . N'est-il pas dit d'ailleurlJ, vers," 40 èt 4t , que de
deux qui lieront dans un champ. l'IIlI sem pris ell' liutre Ididé ;lqllc
de dcu:'C qui moudront ù un mOl4h·n. l'une sera pr'ise . et l'aulre
laiuée? La consommation du sièdc~ ou le jugement d~mier, est le
dernier temps d'une Eglise; et I"Êglisc esi ·iI son dernier temps)
MATTHIEU.
SENS NATU'BEL . SBNS SPIRITUEL.
XXX. )1 Et olon le signe du X XX. .. El alon la révéla-
Fils de l'homme appnrnitrn dans tÎon du Divin Vrai sera accor-
le Cicl 9''':J . et alors toutes les tri- dée ~.I car Blors il D'y aura plu.
bus de fn terrc gémiront 119'; et aucun bieD ni aucune vérité daDs
ellcs verront le Fils de l'homme l'Église W ' ; e t l'on verra le Di-
,'cnir dans Ics nuées du Ciel avec vin V rai appnrllttre dans le sens
! ::;UiSS8uce cl beaucoup de gloire liUéral de la Parole par la ma-
::festation de "on sena spirituel
XXXI. )l Et il enverra ses XXX,. » Et l'influx du Divin
Anp:cs avec lIne trompette et une .Dien ct do Divin V rai se répa~
quond il D')' 8 plus en elle ni c.harité. ni foi. - L'affliction de eu
j011rs-là, c'eat l'état de vostolion de l'Eglise quant au Yl'ai de la
doctrine, étot dont il 'ient d'être paTlé; cor lejotlr désigne l'élat,
N° 982 j et l'afpùl1'on, ln Voslation, N° 984. L.e 601.11 signifie le
bien de l'omOlIT, ou l'affiour l)Our le Seigneur; le lun•• le vrai de
la foi. ou ln charité envers le prochain ~ ct les ~loil", les connais-
SODces du bien et du 'rai j ,'oir N° 413, LCSP'''1',u ance. dt. eieu:.:,
cc sont les [ondomens de l'Êgli!ie; cor l' Eglise sur les terres cst le
fondement du Ciel; en effct , J'inllux du hicn et du 'rai, venaDt du
Seigneur par les cieux dans les biens et duns les vérit6s qoi sont
chez l'homme, se termine dans le dernier dogré . Quand done
J'homme de l'Eglise est dans un tcl é14 de lcrvcnlou qu'il D'ad-
met pins l'inOux du bien et du 'Tai, alors il est dit que los pui.-
satlet&' des c1ew;r; &onl ébronlü&, C'est pour c,c la que le Seigneur
ponrvoit toujours à ce qu'il re~tc quelque chose de, l'Eglise, et' ce
qu'une nouvelle Eglise soit établie, quand la vieille périt.
993. Le 61'gfle désigne une révélalion. N° 532; le F116 tù
l'homme, c'est le Seigneur quant À 10. Parole, Nt>- 44. 990, et par
conséquent,." quant au Divin Vrai; ainsi, le sigm du Fiu (Ù
l'homme qui apparaflra dau. le Ciel, c'est la révélalion du Divin
.s
Vrai qui est accordée aux hommes pnr l'inlcrmédillire du Ciel.
994. Les mémes e~prcssion!j sont employées dans l'Apocalypse,
Chap. l, vers. 7. Voir le N° 27.
890. Voir l'explication de ces paroles daDs le N° 24-.
CHAPITRE VINGT-QUATRlE~m. 375
SBNS !(ATURF.L. SENS SPIRITUEL.
grande voix; el ils rassembleronl dra; el il pénétrera chez tOU8
ses élus des quatre vents, depuis ceux qui serontdons la 'Îedu hicn
une extrémité des cicu~ jusqu't et du vraÎ. quel que soit leur
leur alltTfJ exlrémilé Qe./l . élut de bien et de vrai, tant ceux
qui seront dans les externes que
ceur. qui seront dans les intcr-
nes9'JI1•
.
XXXlI. » Mais apprenez une XXXJI. )). Mais c'est par le
parabole tirée du liguier: qutlnd bien nnturel qu'une Eglise est
ses bronches de ... iClIncnt déjl d'abord lonnéc : quand l'nffcc-
tendres et qu'il pOlisse dc~ feuil- lion de ce bien commence 1 se
IClI, 'OIIS conlluisscz que l'élé est manifester. ct que par suite Ics
proche tt.'l. vérités se produisent, l'amour
spirituel et céleste ne tarde pos
li se dé'elopper!l97.
996. JI s'ngit cl ans ce verset du commencement de ln Nou-
velle-Eglise . L'évong(:lÎslltion, qui est désignée ici par ln lrOOl-
pelle el pDr 10 graflrle vO'i x, se fait. non pas pal" des Anges visible.,
comme il semble résulter dn texte de la lettre, mais por l'influx do
10 sninlelé du bien el de la sllinlcté du nai, inOux qui vient du
Seigneur par l'intermédiaire des Anges: aussi les Anges signifient·
ils ce qui vicnt du Seigneur. Les Éïu, désignent ceux qui sont
dans la vic du bien et du noi, N- 744, 985. Les Ange" rUS$tnl-
blenmt le. è hu du (IUaln vC1l-ls. c'est-à-dire que l·ionl1 .... péné-
trera chez tous cellx qui sont désignés por les élu.s. quel que soit
leur état de bjen ct. de vrai, les quatre 'Venu signifient tous les
états du bien el du 'roi, depuü une exI,-émité des Ciell$ jusqu'iJ
umr aulre.cxII'l!miU. c'cst.--à-dire, lnut ceux qui seront daus les
externes que ceux qui seron'- ùans les internes.
997. II est impossible il celui qui ne connaU pas le sens interne
de la Parole. de savoir cc que renferme la eomparaümn de l'Avè-
nement du Seigneur avec le figuier, ses lrranches et ses feuilles;
mais les ohjets de (;ompurason élant de même significatirs, on peut
voir por leur tIoignific.ation ce qui esl renrermé do.ns wtle compa-
raison. Parlou1 où le figuier est nommé dans la Parole. il signifie
le bien nalurel; J"01'r Nù 334; ses bra}lche.!l .signifient l'nflec.tion
376 M.TTHIEU.
S~NS NATUREL. SENS SPJ'RITUKL.
XXXIII, »I.)e même vous XXX 1II. • Quand donc on
aussi. qU8ud vous Verrez. toutes verra toutes ces choses s'accom-
ces choses, sachez quOil est pro- plir. qu'on sache que la Vieille
che li III porte WII • Eglise cst rejetée et 'lue ln Nou-
velle Eglise s'étahlit!J:olI •
XXXIV. ) Je vous dis en XXXlV. II J'atleste que la
Yérité que cette génération ne rnccjuivc ne sem point extirpée,
passera point que toutes ces cho- comme le seront les Butres roees,
ses n'arriventW-;. 8'nnt que toutes ces choses arri-
vent~.I'''.
de cc bien, ct ses feuillt!,J, les vérités. N° 936. Celle parabole
signifie donc que ce qui poralt tl'CiLord, lorsqu'une ~Iise est créée
pnr le Seigneur, c'est le bien naturel, c'est-à-dire, le bien dans sa
rorme externe tl'CC son affection et ses vérités. Il ne faut pOlO con-
fondre ce bien nalurclllvcc celui que J'homme tient de ses parens;
on entend ici por bien naturel un bien qui est spirituel quant à son
origine. Personne ne noltdaO!I ce bien. mais te Seigneur l'introduit
dlln~ l'homme ,IlU moyen des connaissances du bien el du vrai.
L'élé étant 10. saison 011 le soleil est dalls sa foree. signifie l'amour
spirituel et céleste.
998. TOUtt!5 ce5 choses, c'cst-à-dire, tout cc qui esl signi6é par
Ics paroles des versels 29 à 32. Les elt:pressions. 8aCM: que Il Fila
de l'hom-m..c est proch~ il la p~r'e. signifienl qu'o.lon il y 8 consom-
mation du siècle on jllgement dernier. et Avènement du Seigneur.
c'est-à-dire que 10 Vicille EgliiJe est rejetée et que '0 Nouvelle
Eglise ~·établit. Ce qui est dit ici en général de l'Eglise s'opplique
cn purticulier il chaque homme chez lequel ces choses se manifes-
tellt; cor lout homme quise régéuCrc est une nouvelle· Eglise.
999. Cellc gt!YI~"atùm, c'est la race juive. Voici pour quclll
motifs celte ~nce n ' 0. pas été e:<tirpée • comme toules celles qui
existaient. 1.~r9que le Seigneur p~ononço ces paroles : CI Les enfans
d'Israël, chez lesquels l'Eglise représcntatÎl'e fut établie, étaient
entièrement sensuels et corporels ; aus~i le!' intérieurs de la Parole
qui leur n'Voit été confiée restèrent-ils fer1lJ.és pour eux. car, s'ils
Ics cusseut connus. Isles auraient proranés, La tribu de Juda é.ait
encore plus 'tue les autres plongée dans le sensuel et dans 'e cor-
CHAPITRE VINGT -QUA THIl'~IE. 377
SENS NATU:RKL. SEN:; SPIRITUlH•.
XXXV. » Le Ciel ct la Terre XXx.v. Les internes el le~
)1
p8sseront ~maÎs mes parole.!!: ne externes de la première Egli:olc
passeront point '-. chrétienne périront. mais mo
Porole ile périra point 1000 .
XXXVI. )) Mois 'pour ce qui XXX VI. Mois pour cc qui
}J
est de ce jour et de ceUe heure. est en particulier de cct étal. de
penroDne ne le sait, lion pas l'Eglise, el du moment oi. ces
même les Anges des cieux. si- choses arriveront, ~rsonnc sur
non mon Père 8eu1 1001 • la terre ni dons le Ciel ne le sait,
sinon Moi seul qui suis le Sei-
gneur'fOl.
porel, mais aussi c'étoit elle qui tenait le plus 8U culte extérÎeur de
ses pères. et qui Bvait surtout la plus grande vénération pour la
l)orole de r Ancien Testament, vé.nération qu'elle a toujours con-
servée. Or, comme le Seigneur savait que Ics Chrétiens rejetteraient
presque la Parole de "Ancien Testament •. et qu'ils souilleraient
ses internes de leur profanation. il voulut, comme il l'atteste ici.
que celte race rô.t conservée jusqu'à l'établiss
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