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Dépendance : les Français attendent d\'autres …

Dépendance : les Français attendent d\'autres
solutions que la maison de retraite médicalisée

« Les Français face à la dépendance, aujourd’hui et à l’horizon 2030 » : enquête réalisée par Harris Interactive pour Humanis du 16 au 31 mai 2011 auprès d’un échantillon représentatif de 2 000 personnes âgées de 50 à 65 ans.

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  • 1. Les Français face à la dépendance, aujourd’hui et à l’horizon 2030 Rapport rédigé par : Jean-Daniel Lévy, Directeur du Département Opinion & Corporate Marion Desreumaux, Chargée d’études au Département Opinion & Corporate Commandité par :
  • 2. Méthodologie d’enquête
    • Enquête réalisée en ligne du 16 au 31 mai 2011.
    • Echantillon de 2 000 individus issus de l’access panel Harris Interactive, représentatifs de la population française âgée de 50 à 65 ans.
    • Méthode des quotas et redressement appliquée aux variables suivantes : sexe, âge, catégorie socioprofessionnelle et région de l’interviewé(e).
    © Harris Interactive
  • 3. Sommaire Perception et expérience de la dépendance Prévention et anticipation de la dépendance Besoins, attentes et solutions de prise en charge La dépendance dans le temps : hier, aujourd’hui et demain  pp. 4 à 27  pp. 28 à 58  pp. 59 à 92  pp. 93 à 138
  • 4. Perception et expérience de la dépendance
  • 5. Les 50-65 ans estiment qu’aujourd’hui en France, on peut vivre en toute autonomie jusqu’à 79 ans en moyenne
    • En moyenne, jusqu’à quel âge pensez vous que l’on vive aujourd’hui en France en toute autonomie, c’est-à-dire sans avoir besoin d’aide pour la vie quotidienne ?
    • (question ouverte numérique, réponse spontanée)
    • Moyenne : 79 ans
    • 50-54 ans : 78,5 ans
    • 55-59 ans : 79,2 ans
    • 60-65 ans : 80,3 ans
    • CSP+ : 79,6 ans
    • CSP- : 78,7 ans
  • 6. Les 50-65 ans établissent en moyenne l’âge de la fin de l’autonomie un peu avant 80 ans
    • Les 50-65 ans estiment en moyenne qu’aujourd’hui, on peut vivre en France en toute autonomie jusqu’à l’âge de 79 ans. Pour une majorité des répondants, le basculement se fait entre 75 et 79 ans (26%) ou entre 80 et 84 ans (34%). Plus d’un quart (27%) situe même la perte de l’autonomie à 85 ans ou après. En revanche, seulement 12% des répondants estiment que la dépendance intervient avant 75 ans.
    • L’on constate que l’écart-type des réponses fournies est assez faible (6 ans environ), ce qui montre qu’ un relatif consensus existe sur l’âge auquel il devient difficile d’être autonome dans sa vie quotidienne.
    • Toutefois, dans le détail, on observe que l’âge moyen indiqué a tendance à légèrement progresser avec l’âge du répondant : de 78,5 ans chez les 50-54 ans à 80,3 ans chez les 60-65 ans en passant par 79,2 ans chez les 55-59 ans. Plus on avance soi-même en âge, plus on a ainsi tendance à repousser la perspective de la perte d’autonomie. De même, les inactifs placent l’entrée dans la dépendance plus tardivement que les actifs (80 ans contre 78,8 ans).
    • Des différences significatives apparaissent également entre d’un côté les membres des catégories supérieures (79,6 ans), les propriétaires (79,7 ans) et les personnes n’ayant jamais été confrontées à la dépendance (79,8 ans) qui placent le curseur un peu plus loin que la moyenne dans le déroulement de l’existence ; et d’un autre côté, les membres des catégories populaires (78,7 ans), les locataires (78,4 ans) et les personnes ayant déjà souffert de la dépendance ou d’une maladie invalidante (77,9 ans) – ceux-ci ayant tendance à être un peu moins optimistes que la moyenne sur l’espérance de vie en toute autonomie.
    • En revanche, on observe peu de différences en fonction de la situation familiale des répondants ou de la région d’habitation.
  • 7. Les signes de la dépendance sont à la fois physiques et psychiques Essayons maintenant de définir les critères qui reflètent le plus, pour vous, la dépendance des personnes âgées. Pour chacune des situations suivantes, pouvez-vous donner une note de 1 à 10 ? 1 signifie que selon vous, ce n’est pas du tout un signe de dépendance chez une personne âgée, 10 que cela est au contraire un signe important de dépendance. Les notes intermédiaires vous permettent de nuancer votre jugement. Moyenne 7,9 7,1 6,5 6,4 6,4 6,1 6,1
  • 8. Les signes de la dépendance sont à la fois physiques et psychiques (suite) Essayons maintenant de définir les critères qui reflètent le plus, pour vous, la dépendance des personnes âgées. Pour chacune des situations suivantes, pouvez-vous donner une note de 1 à 10 ? 1 signifie que selon vous, ce n’est pas du tout un signe de dépendance chez une personne âgée, 10 que cela est au contraire un signe important de dépendance. Les notes intermédiaires vous permettent de nuancer votre jugement. Moyenne 5,8 5,5 5,4 5 4,8 4,8
  • 9. Les signes de la dépendance selon la CSP : les actifs voient plus facilement dans ces différents comportements des signes de la dépendance que les inactifs
  • 10. Les signes de la dépendance sont avant tout physiques mais aussi psychiques
    • Parmi les signes principaux de la dépendance mis en avant par les 50-65 ans figurent avant tout des traductions physiques du grand vieillissement  : les difficultés à s’occuper de son hygiène personnelle (note de 7,9 sur 10 sur une échelle de la dépendance), le fait d’avoir des vertiges, des pertes d’équilibres ou de chuter (7,1) , avoir du mal à passer de la position assise à la position debout (6,4), éprouver des difficultés dans l’entretien de sa maison (6,4) ou se déplacer de plus en plus lentement (6,2), ne plus avoir beaucoup d’appétit, perdre du poids (5,8) ou encore demander souvent aux personnes avec qui l’on parle de répéter leurs propos (5,5), laisser tomber fréquemment des objets (5,4) et avoir du mal à lire le journal (4,8).
    •  
    • Toutefois, il existe d’autres comportements désignés comme des signes plus ou moins importants de la dépendance et qui sont davantage d’ordre psychique  : avoir des difficultés à replacer des événements dans le temps (6,5), avoir du mal à se souvenir de l’endroit où on a laissé ses affaires (6,1). Notons que le fait d’avoir des colères irrationnelles, des sautes d’humeurs fréquentes signifie également un signe important de dépendance pour plus d’un tiers des répondants (39% fournissant une note égale ou supérieure à 6). Le fait de ne plus recevoir de nouvelles, de visites de ses proches obtient une note moyenne (5).
    • L’ensemble de ces signes peuvent d’ailleurs être lus sous les deux angles, tant il est parfois difficile de distinguer dans ces comportements ce qui relève du corps, de la santé physique et ce qui relève du mental, de l’envie.
    •  
    • Dans le détail des réponses, on constate que les femmes ont tendance à donner des notes supérieures à celles des hommes, tout comme les répondants les plus jeunes par rapport aux répondants plus âgés, les actifs par rapport aux inactifs, et les personnes déjà confrontées à la dépendance par rapport à celles qui n’y ont pas encore fait face, que ce soit pour elles-mêmes ou dans leur entourage.
  • 11. Un grand nombre de 50-65 ans a déjà été confronté à la dépendance, notamment celle de leurs parents Avez-vous déjà été confronté à … ? (1) Entourage : 50% Entourage : 41% Entourage : 41% Au global, 73% des répondants affirment avoir déjà été confrontés à la dépendance, dans 66% des cas à celle d’un proche et dans 15% des cas à sa propre dépendance. (1) Total supérieur à 100, les individus ayant pu donner plusieurs réponses Sous-total Oui 57% 47% 42%
  • 12. L’expérience déclarée de la dépendance selon le sexe et la CSP du répondant Les réponses aux trois items ont été agrégées afin d’obtenir un indice synthétique : il s’agit par conséquent ici de la proportion de personnes ayant été confrontées à la dépendance physique, et/ou psychique, et /ou à une maladie grave invalidante.
  • 13. Si peu des 50-65 ans interrogés ont eux-mêmes déjà connu une situation de dépendance, un grand nombre y ont été confronté à travers un proche
    • Près des trois-quarts des personnes interrogées déclarent avoir déjà été confrontées à la dépendance ou à une maladie grave invalidante (73%). La plupart ont connu la dépendance d’un proche (66%) quand 15% y ont directement été confrontés.
    • Dans le détail, 57% indiquent avoir été confrontés à la dépendance physique  : 9% pour eux-mêmes et 50% dans leur entourage (30% à travers leurs parents). 47% indiquent avoir été confrontés à une maladie grave invalidante  : 8% pour eux-mêmes et 41% dans leur entourage (24% à travers leurs parents). Enfin, 42% ont été confrontés à la dépendance psychique  : 1% seulement pour eux-mêmes, et 41% dans leur entourage (dont 21% à travers leurs parents).
    • Notons que les membres des catégories supérieures déclarent avoir davantage souffert de ces situations que les membres des catégories populaires (76% contre 67% des catégories populaires). On peut s’interroger sur ces écarts dans les réponses recueillies à travers l’enquête : traduisent-ils une réalité qui tiendrait à l’espérance de vie différente selon la catégorie sociale d’appartenance, ou davantage à une différence de perception, de désignation de la dépendance ?
    • On observe également que les femmes déclarent un peu plus que les hommes avoir déjà eu une personne dépendante dans leur entourage , ce qui peut accréditer l’hypothèse d’une perception différenciée de la dépendance des proches, tous n’ayant pas la même définition de la dépendance et ne formalisant pas de la même manière une situation qui pourrait s’y apparenter. On sait par ailleurs que les femmes occupent plus souvent que les hommes le rôle d’aidantes en cas de situation de dépendance parmi leurs proches.
  • 14. Prévention et anticipation de la dépendance
  • 15. Les moyens de prévention cités spontanément : avant tout recevoir de l’aide dans sa vie quotidienne, s’entourer et surveiller sa santé Selon vous, qu’est-il possible de mettre en œuvre pour prévenir au mieux la dépendance liée à l’âge ? (question ouverte, réponses spontanées) Total supérieur à 100, les individus ayant pu exprimer plusieurs idées Assistance à domicile, aide ménagère, équipement… Avoir des liens avec la famille, les voisins, les jeunes…. Prévention, détection, suivi médical, examens médicaux réguliers… Prendre soin de soi, sports, alimentation, loisirs Maisons médicalisées, plus de maisons de retraite de qualité, dignité Accompagnement, solidarité, conservation de l’autonomie…
  • 16. Les moyens de prévention cités spontanément : avant tout recevoir de l’aide dans sa vie quotidienne, s’entourer et surveiller sa santé (suite) Selon vous, qu’est-il possible de mettre en œuvre pour prévenir au mieux la dépendance liée à l’âge ? (question ouverte, réponses spontanées) Total supérieur à 100, les individus ayant pu exprimer plusieurs idées Liens familiaux, mesures fiscales pour les aidants… Aide publique, taxe pour financer la prise en charge, couverture par la Sécurité Sociale Souscrire une assurance, anticiper, épargner…
  • 17. Les moyens de prévention © Harris Interactive Le nuage de mots est automatiquement généré à partir de l’exhaustivité des réponses spontanées à la question ouverte: « Selon vous, qu’est-il possible de mettre en œuvre pour prévenir au mieux la dépendance liée à l’âge ? ». La taille d’un mot dans le visuel représente sa fréquence d’utilisation : le mot écrit en plus gros caractères est celui qui a été le plus utilisé par les sondés dans leurs réponses. L’emplacement d’un mot au sein du nuage n’a pas de signification particulière, pas plus que sa couleur : On le voit, les mots utilisés dans les réponses à cette question ouverte traduisent la volonté d’une prévention personnalisée, d’une aide adaptée à chaque cas individuel , et qui permette notamment de rester à domicile pour ceux qui le souhaitent.
  • 18. Exemple de verbatims
    • « Pour nous : pratiquer du sport, faire attention à son hygiène de vie, rester intégrer socialement. Pour la société : renforcer les aides à la personne sans attendre les délais actuels bien trop longs. Faire plus de prévention auprès des personnes âgées et des familles. Les médecins doivent interpeller les familles dès les premiers signes alarmants. »
    • « Vigilance, rencontre fréquente avec les personnes du 3ème âge, lien-écoute. Liaison entre la famille et le médecin, faire en sorte que la personne puisse avoir des liens extérieurs, activités clubs, sorties en fonction de son âge...tout cela dans le respect de la personne... »
    • « Plus de campagnes de prévention, comme il y a les mammographies et les analyses pour le cancer du colon après 50 ans, il faudrait faire passer des tests aux personnes de plus de 75 ans afin de traiter et d'accompagner le plus rapidement possible celles dont l'état physique ou mental se dégrade ».
    • « Une assurance incluse dans les prélèvement sécurité sociale au même titre que la maladie ou la retraite ... »
    • « Un maintien à domicile, avec des aides : aide soignante, aide ménagère, personne accompagnante qui rend des visites, courtes, mais régulières, pour faire parler, aider à marcher, faire les courses, plusieurs personnes, autre que la famille, peu de temps à la fois, mais assez nombreuses. »
    • « Maintenir relations humaines entre générations, encourager les activités physiques, culturelles entre générations, lutter contre tout début de déficience visuelle, auditive... lutter contre l'infantilisation, le tutoiement inadéquat, le rudoiement... »
    • « Le suivi médical, la sociabilité, les activités en club de 3ème âge, l'adéquation de l'équipement du foyer, la possibilité pour une personne âgée d'avoir du secours par un simple clic sur une "montre", un objet accroché à son cou etc... »
  • 19. La prévention de la dépendance liée à l’âge doit être du ressort de tous
    • Les réponses à cette question ouverte le prouvent bien : la prévention de la dépendance n’est pas perçue par les 50-65 ans comme un problème personnel, auquel ils doivent faire face seuls, mais comme un véritable enjeu de société sur lequel plusieurs acteurs peuvent agir :
    • Eux-mêmes en 1 er lieu , à travers l’adoption de gestes simples (mieux s’alimenter, exercer son corps et son esprit à conserver le plus longtemps possible leurs capacités) :
    • « Alimentation équilibrée , faire de la marche , avoir des loisirs »
    • Mais aussi leur entourage, la famille :
    • « L'implication de la famille proche »
    • « Avoir une famille unie et des enfants qui prennent soin de leurs parents (dans la mesure du possible) »
    • Et surtout l’ensemble de la société, l’Etat , à travers une meilleure prévention et une meilleure prise en charge :
    • « Créer des aides de l‘Etat, augmenter les foyers d'accueil et les rendre plus accessibles. Aider à la mise en sécurité des personnes seules. Faire des campagnes de prévention largement diffusées, rappeler aux familles leurs responsabilités, répertorier les handicaps, en parler et conseiller ; créer des emplois étudiants pour visiter les personnes âgées et veiller à ce qu'elles ne manquent de rien : traitement, eau, nourriture, salubrité »
    • « Il faudrait impulser une vrai politique de prévention au niveau national »
  • 20. Un suivi médical et une bonne hygiène de vie sont les premiers moyens de prévention adoptés… Pour chacun de ces moyens de prévention contre la dépendance, indiquez si vous le faites déjà, si vous ne le faites pas encore mais que vous pensez le faire à l’avenir, ou si vous ne l’envisagez pas.
  • 21. … avant l’adaptation et l’équipement du logement Pour chacun de ces moyens de prévention contre la dépendance, indiquez si vous le faites déjà, si vous ne le faites pas encore mais que vous pensez le faire à l’avenir, ou si vous ne l’envisagez pas.
  • 22. Eléments de lecture détaillée % « Le fait déjà » 60-65 ans : 79% / Marié(e): 73% / A déjà été dépendant: 79% Femmes : 75% / 60-65 ans : 75% / Marié(e): 71% Femmes : 73% / CSP + : 68% Femmes : 66% 60-65 ans : 71% / CSP+ : 66% / A déjà été confronté à la dépendance d’un proche : 64% Région Parisienne : 57% / Cadres : 57% / Marié(s) : 53% Femmes : 41% / Nord-Est : 39% / CSP- : 38% 60-65 ans : 38% / Inactifs : 38% / Cadres : 38% 60-65 ans : 29% / Propriétaire : 28% / Maison : 28% / En couple : 26% / A déjà été dépendant: 28% 60-65 ans : 26% / Propriétaire : 24% / CSP+ : 24% / En couple : 24% / A déjà été dépendant: 27% Habitat collectif : 21% / CSP - : 20% / A déjà été dépendant: 20% 60-65 ans : 14% / Retraités : 13% / Veuf(ve) : 20% Propriétaire : 10% / Cadres : 13% / En couple : 10%
  • 23. Pour prévenir la dépendance, les 50-65 ans prennent avant tout soin de leur santé, grâce à un suivi médical et à une bonne hygiène de vie
    • Interrogée en assisté (et non plus en spontané) sur des pratiques concrètes, une majorité des 50-65 ans déclare prévenir la dépendance en surveillant leur état de santé physique et mentale : 70% indiquent réaliser régulièrement des examens médicaux (et 20% envisagent de le faire), 69% exercent leur mémoire à travers des exercices, des jeux (et 18% envisagent de le faire), 66% font attention à avoir une alimentation équilibrée (et 23% envisagent de le faire), 63% déclarent même avoir déjà modifié leur hygiène de vie (25% étant prêts à le faire), quand 62% mentionnent également pratique une activité physique régulière (27% étant prêts à le faire). On le voit, il existe déjà chez les 50-65 ans une certaine « culture de la prévention » mise en œuvre à travers des gestes simples, des bonnes habitudes.
    • Ces gestes du quotidien sont plus fréquents chez les 50-65 ans que les démarches pour adapter leur logement , que ce soit en se rapprochant géographiquement de la famille (34% l’ont déjà fait, 23% l’envisagent quand 42% s’y refusent), en réalisant des travaux d’aménagement (24% l’ont déjà fait, 38% l’envisagent mais presque autant -36%- n’y pensent pas), en équipant le domicile de domotique et de nouvelles technologies (respectivement 23%, 39% et 38%), en déménageant pour un logement plus adapté (16%, 36% et 47%) ou encore en ayant un système d’alarme et de télésurveillance (8%, 36% et 54%).
    • Notons en outre que 50% des répondants déclarent avoir déjà souscrit une assurance vie mais seulement 10% un contrat d’assurance dépendance . Enfin, près d’un tiers (31%) indiquent faire partie d’une association ou d’un club pour voir des personnes en dehors du foyer.
    • Dans le détail, on constate que plus l’âge croit, plus les répondants sont susceptibles d’avoir déjà adopté ces pratiques . Ainsi, par exemple, 75% des 60-65 ans déclarent déjà faire des jeux, des exercices pour exercer leur mémoire, alors que ce n’est le cas que de 67% des 55-59 ans et 65% des 50-54 ans.
  • 24. Pour prévenir la dépendance, les 50-65 ans prennent avant tout soin de leur santé, grâce à un suivi médical et à une bonne hygiène de vie (suite)
    •  
    • Les travaux et l’équipement du logement sont des démarches plus fréquentes chez les propriétaires que chez les locataires  : ainsi, 28% des propriétaires ont déjà fait des travaux d’équipement et 24% ont déjà équipé leur logement en nouvelles technologies contre 17% et 20% des locataires. 
    • Autre constat : les femmes adoptent davantage que les hommes les comportements ayant trait à la bonne hygiène de vie . Ainsi 73% d’entre elles estiment avoir une alimentation équilibrée contre 59% des hommes.
    •  
    • L’ensemble de ces pratiques sont également davantage le fait des CSP+ que des CSP – à l’exception de deux, plus fréquentes parmi les membres des catégories populaires, à savoir le fait d’avoir déménagé pour se rapprocher de sa famille, et le fait d’avoir déménagé pour un logement plus adapté.
    •  
    • Remarquons que les personnes en couple sont plus nombreuses à avoir adopté ces principes de prévention de la dépendance ou à envisager de le faire que les personnes seules , qui semblent moins prendre soin d’elles.
    • Enfin, les personnes qui ont déjà été confrontées à la dépendance ont en général davantage tendance à mettre en œuvre ces moyens de prévention de la dépendance que celles qui n’y ont jamais fait face.
  • 25. Besoins, attentes et solutions de prise en charge de la dépendance
  • 26. Le maintien au maximum de l’indépendance est un critère incontournable du confort et du mode de vie des personnes âgées dépendantes Parmi les critères suivants, classez par ordre d’importance les critères essentiels au confort et mode de vie des personnes dépendantes. Faites glisser en position 1 le critère qui vous semble le plus important, en position 2 celui qui vous semble le deuxième plus important, et ainsi de suite. Moyenne 2,2 3,5 3,6 3,6 4 4,1
  • 27. L’indépendance est un critère incontournable du confort et du mode de vie des personnes âgées Parmi les critères suivants, classez par ordre d’importance les critères essentiels au confort et mode de vie des personnes dépendantes. Faites glisser en position 1 le critère qui vous semble le plus important, en position 2 celui qui vous semble le deuxième plus important, et ainsi de suite. En % de 1 ère ou 2 ème position CSP - : 22% Vivant maritalement : 23% Femmes : 27% 50-54 ans : 29% A déjà été confronté à la dépendance psychique : 31% Hommes : 34% Retraités : 34% N’a jamais été confronté à une maladie invalidante : 33%
  • 28. Le maintien au maximum de l’indépendance et l’accès aux soins apparaissent comme les piliers du confort de vie des personnes âgées en perte d’autonomie
    •  
    •  
    • Invités à hiérarchiser six critères selon l’importance qu’ils revêtent selon eux dans le confort et le mode de vie des personnes âgées dépendantes, les 50-65 ans placent très largement en 1 ère position le fait de pouvoir conserver, en dépit de la perte d’autonomie, un maximum d’indépendance. Plus des deux-tiers des répondants (67%) placent ce critère en 1 ère ou en 2 ème position, et même plus d’un sur deux en première position (51%).
    • Le deuxième critère jugé le plus essentiel est l’accès rapide aux soins presque à égalité avec le fait d’être entouré, d’avoir des relations sociales , et la possibilité de pouvoir continuer à avoir des activités, des loisirs. Ces trois items sont le plus souvent positionnés en 3 ème ou en 4 ème position, près d’un tiers (29%) les plaçant néanmoins parmi les deux principaux critères nécessaires au bien vieillir. Ils traduisent certes la nécessaire prise en charge médicale, et ce dans de bonnes conditions, mais également l’importance du maintien d’une vie sociale épanouie.
    • Ces éléments apparaissent un peu plus important que le fait d’avoir accès à des services d’accompagnement dans la vie quotidienne (cet item étant placé en 1 ère ou en 2ème position par 23% des répondants) ou que le sentiment de sécurité (19%).
    • Dans le détail, on constate que le fait de pouvoir encore se sentir indépendant arrive largement en première position dans toutes les catégories de répondants. On remarque également que les loisirs sont un peu plus mis en avant par les hommes, les inactifs et les catégories supérieures, alors que l’aide quotidienne est davantage appréciée par les femmes et les 50-54 ans et le sentiment de sécurité par les catégories populaires.
  • 29. Maintien à domicile et résidence senior sont désignées comme les deux solutions répondant le mieux aux divers besoins liés à la dépendance Quelles solutions vous semblent répondre le mieux aux besoins d’une personne âgée dépendante en termes…? (1) Total supérieur à 100, les individus ayant pu donner deux réponses
  • 30. La résidence senior a bien des avantages aux yeux des répondants…
    •  
    • Au vu des critères énoncés ci-dessus, quelles solutions de prise en charge sont selon les 50-65 ans les plus susceptibles de répondre aux besoins des personnes âgées dépendantes ?
    • Pour le première critère, celui de la conservation au maximum de l’indépendance , c’est sans surprise le maintien à domicile qui est plébiscité, à hauteur de 65%, devant la résidence senior (37%).
    • En revanche, lorsqu’il est question des critères suivants, à savoir l’accès aux soins, la lutte contre la solitude, la lutte contre l’ennui ou encore l’aide dans le quotidien, c’est la résidence senior qui apparait comme la solution la plus adaptée aux besoins des personnes âgées dépendantes , avec respectivement 54%, 46%, 47% et 45%. Notons que la maison de retraite arrive en deuxième position sur le critère de l’accès aux soins. En revanche, c’est la vie en famille qui occupe cette place lorsqu’il est question de de lutte contre l’isolement (32%) ou contre l’inactivité (37%), et la vie à domicile pour ce qui concerne l’aide dans le quotidien (40%), ce qui témoigne en creux d’une vision négative des maisons de retraite d’aujourd’hui sur ces différents points.
    • Enfin, c’est le maintien à domicile qui apparaît le plus à même d’assurer le sentiment de sécurité , devant la résidence senior (52% contre 44%).
    • Dans le détail, on observe que les femmes et les 50-54 ans semblent avoir une meilleure vision des nouvelles formes de cohabitation transgénérationnelle et que les inactifs citent plus souvent les solutions d’hébergement collectif que les actifs.
  • 31. La solution désignée comme la meilleure au global : la résidence senior Et au regard de l’ensemble de ces éléments quelles solutions vous semblent répondre de manière générale le mieux aux besoins d’une personne âgée dépendante ? (1) Retraités : 53% ; Artisans et chefs d’entreprise : 57% A déjà été confronté à la dépendance psychique dans son entourage : 52% Inactifs : 40% Vivant seul(e) : 40% Locataires : 33% Ouvriers : 37% Vivant maritalement : 37% 50-54 ans : 19% Logement collectif hors HLM : 21% Actifs : 18% Inactifs : 32% Marié(e)s : 31% A déjà été confronté à la dépendance psychique dans son entourage : 32% (1) = Total supérieur à 100, les individus ayant pu donner deux réponses
  • 32. La résidence senior apparaît comme la meilleure solution au vu de l’ensemble des critères hiérarchisés précédemment
    •  
    • Invités ensuite à dresser un bilan final et à indiquer, au vu de l’ensemble de ces éléments, quelle solution leur semble la plus à même de répondre aux besoins d’une personnes âgées dépendantes , les 50-65 ans plébiscitent les résidences seniors (50%) avant même le maintien à domicile (37%) et loin devant la vie en famille (29%), la maison de retraite (28%) ou les nouvelles formes de cohabitation transgénérationnelle (16%).
    • Les résidences seniors sont mises en avant par tous les répondants, mais plus particulièrement les retraités (53%). Le maintien à domicile est davantage cité par les catégories supérieures que par les catégories populaires (39% contre 31%). La vie en famille recueille plus de suffrages auprès des personnes du Sud-Est (34%), les ouvriers (37%), et les personnes qui ont au moins 4 enfants (36%).
    • Près d’un tiers des 60-65 ans (31%) estime que la maison de retraite est la solution qui répond le mieux à l’ensemble des besoins des personnes âgées dépendantes, tout comme 30% des personnes ayant déjà été confrontées à la dépendance d’un proche. Notons enfin que les nouvelles formes de cohabitation transgénérationnelle semblent attirer un peu plus les 50-54 ans et les actifs (respectivement 19% et 18%).
  • 33. Les 50-65 ans attendent avant tout des hébergements collectifs plus accueillants, et un accompagnement personnalisé Parmi les différentes propositions suivantes, quelles sont celles qui vous semblent prioritaires aujourd’hui pour mieux prendre en charge les personnes âgées dépendantes ? (1) 60-65 ans : 54% / A déjà eu un proche dépendant : 53% 55-59 ans : 54% Divorcé(e): 37% CSP+ : 35% / A déjà eu un proche dépendant : 34% Inactifs : 32% / CSP- : 31% Vie maritale : 29% / A déjà eu un proche dépendant : 25% (1) = Total supérieur à 100, les individus ayant pu donner trois réponses
  • 34. Les 50-65 ans attendent avant tout des solutions de prise en charge collective plus accueillantes et non pas une plus forte médicalisation ou un report sur les familles
    •  
    • Lorsqu’on leur demande ce qu’il faudrait faire en priorité pour améliorer la prise en charge des personnes âgées dépendantes, les interviewés mentionnent avant tout deux choses :
    • La nécessité de rendre plus accueillantes les solutions d’hébergement collectif (51%) ;
    • Le développement d’aides non-médicalisées pour les personnes âgées afin de les amener à conserver le plus logement possibles leurs capacités physiques et mentales à travers des jeux, des exercices de stimulation (50%).
    • Ces deux points sont largement les plus cités, bien que d’autres solutions proposées recueillent le vote d’un quart à un tiers des répondants : le développement d’outils techniques et technologiques pour renforcer l’autonomie (36%), l’intégration plus poussée des personnes âgées dans la vie de leur commune (32%), la professionnalisation des intervenants du secteur (31%), le renforcement de la médicalisation de la vieillesse (28%) ou encore le fait de favoriser l’implication des familles (23%). Seuls 17% mentionnent la nécessité de faciliter l’accès à l’information à travers un interlocuteur unique.
    • On le voit, les attentes sont avant tout humaines et ne traduisent pas le souhait de voir une société où les personnes âgées seraient surmédicalisées et suréquipées, ni celui d’une société où les personnes âgées seraient à la seule charge des familles.
    • Notons que la hiérarchie de ces attentes est assez partagée par toutes les catégories de répondants. A peine note-t-on que les plus âgés et les inactifs citent un peu plus le caractère accueillant des solutions de prise en charge collective alors que les plus jeunes et les actifs insistent davantage sur le maintien des capacités physiques et mentales.
    • Ceux qui ont déjà été confrontés à la dépendance d’une proche citent un peu plus que la moyenne la professionnalisation des intervenants (34% contre 31% en moyenne) et la favorisation de l’implication des familles (25% contre 23%).
  • 35. La dépendance dans le temps : hier, aujourd’hui et demain
  • 36. Un « mieux vieillir » par rapport à la génération précédente lié aux modes de communication, à l’adaptation du logement, à la santé et aux loisirs Pour chacun des éléments suivants, estimez-vous que votre génération va connaître dans sa manière de vieillir une meilleure situation, une moins bonne situation, ou ni une meilleure ni une moins bonne situation que la génération de vos parents ?
  • 37. Les 60-65 ans se sentent plus que la moyenne « mieux lotis » que leurs parents sur ces différents aspects Pour chacun des éléments suivants, estimez-vous que votre génération va connaître dans sa manière de vieillir une meilleure situation, une moins bonne situation, ou ni une meilleure ni une moins bonne situation que la génération de vos parents ? En % de «  une meilleure situation  »
  • 38. Les avantages et inconvénients par rapport à la génération antérieure
    •  
    • En termes de perspectives, comment les 50-65 ans d’aujourd’hui s’imaginent-ils vieillir par rapport à leurs parents ? De quoi bénéficient-ils de plus que leurs parents ? Au contraire, de quoi vont-ils davantage souffrir ?
    • Les répondants estiment que plusieurs éléments vont leur permettre de vieillir dans de meilleurs conditions que leurs parents : les modes de communication (79%), les logements mieux adaptés (60%), la santé, les progrès de la médecine (56%) ou encore les loisirs, plus accessibles aujourd’hui aux personnes âgées (52%).
    • En revanche, ils considèrent que par rapport à leurs propres parents, ils vont connaître une moins bonne situation en ce qui concerne l’aide de la famille et de l’entourage (44% contre 17% une meilleure situation et 38% ni meilleure ni moins bonne), mais aussi en ce qui concerne la vie professionnelle (54%) et les revenus (68%). Ces derniers chiffres montrent la forte inquiétude des 50-65 ans sur le prolongement de l’activité professionnelle et sur le niveau de vie des seniors. Cette inquiétude est particulièrement élevée chez les 50-54 ans (61% et 74% « moins bonne situation) et les actifs (58% et 72%).
    • Notons que l’adaptation des lieux de vie est surtout jugée positivement par les personnes résidant en maison (63%) et les propriétaires (63%).
    • On constate également que les membres des catégories supérieures sont en général plus optimistes que ceux des catégories populaires, sauf sur l’aide de la famille, de l’entourage (14% « meilleure situation » contre 21% pour les CSP-).
  • 39. Les 50-65 ans estiment qu’en 2030 en France, on pourra vivre en toute autonomie jusqu’à 83 ans en moyenne
    • Selon vous en 2030, jusqu’à quel âge pensez vous que l’on pourra vivre en France en toute autonomie, c’est-à-dire sans avoir besoin d’aide pour la vie quotidienne ?
    • (question ouverte numérique, réponse spontanée)
    •  
    • Moyenne :
    • 83 ans
    • 50-54 ans : 82,1 ans
    • 55-59 ans : 83,1 dans
    • 60-65 ans : 84,5 ans
    • CSP+ : 83,6 ans
    • CSP- : 82,5 ans
  • 40. Graphique comparatif aujourd’hui / 2030 : prévision d’un gain d’espérance de vie autonome de 4 ans sur 20 ans
    • En moyenne, jusqu’à quel âge pensez vous que l’on vive aujourd’hui en France en toute autonomie, c’est-à-dire sans avoir besoin d’aide pour la vie quotidienne ? / Selon vous en 2030, jusqu’à quel âge pensez vous que l’on pourra vivre en France en toute autonomie, c’est-à-dire sans avoir besoin d’aide pour la vie quotidienne ? 
    Moyenne : 2011 : 79 ans 2030 : 83 ans
  • 41. L’estimation d’un gain d’espérance de vie autonome de 4 ans en moyenne d’ici 2030
    •  
    • Invités à se projeter en 2030, lorsqu’ils auront entre 69 et 84 ans, les interviewés estiment en moyenne que l’on pourra vivre en France en tout autonomie jusqu’à 83 ans, soit 4 ans de plus que la moyenne estimée pour aujourd’hui . Ainsi, 27% placent le curseur entre 80 et 84 ans (contre 34% actuellement), 26% entre 85 et 89 ans (contre 19% actuellement) et près d’un quart (24%) au delà de 90 ans (contre seulement 8% actuellement). On le voit, ces chiffres, qui traduisent l’espérance d’un gain de vie autonome de 4 ans sur une période d’à peine vingt ans, sont le reflet d’une certaine confiance dans l’avenir dans ce domaine.
    • Comme pour l’estimation actuelle, on constate que l’âge moyen a tendance à augmenter avec l’âge du répondant  : de 82,1 ans chez les 50-54 ans à 84,5 ans chez les 60-65 ans (qui atteindrait pratiquement cet âge d’ici 2030) en passant par 83,1 ans chez les 55-59 ans.
    • De même, l’âge moyen est plus élevé parmi les propriétaires que chez les locataires (83,5 ans contre 82,4 ans), parmi les inactifs que chez les actifs (84,1 ans contre 82,5 ans), parmi les catégories supérieures que chez les catégories populaires (83,6 ans contre 82,5 ans) et parmi les personnes n’ayant jamais été confrontées à la maladie que chez celle ayant déjà été concernées personnellement (83,8 ans contre 82,2 ans).
  • 42. La projection en 2030, le souhaitable : une prise en charge publique plutôt qu’une assurance privée Passons maintenant à un exercice d’imagination. Imaginez vous, quelques rides sont apparues sur votre visage, vous avez de plus en plus de mal à vous déplacer sur de longues distances. Les premiers signes de dépendance apparaissent. Vous êtes en 2030 et vous commencez à songer à prendre des dispositions contre la dépendance. Pour chacune des situations suivantes, indiquez d’une part si elle est selon vous souhaitable ou pas souhaitable….
  • 43. La projection en 2030, le possible : un impact significatif des nouvelles technologies et un effort des collectivités locales … , et d’autre part si elle est selon vous réalisable ou pas réalisable. 
  • 44. Graphique récapitulatif : le souhaitable et le possible coïncident plutôt dans l’esprit des 50-65 ans, avec toutefois un décalage sur la pris en charge par la Sécurité Sociale
    • Passons maintenant à un exercice d’imagination. Imaginez vous, quelques rides sont apparues sur votre visage, vous avez de plus en plus de mal à vous déplacer sur de longues distances. Les premiers signes de dépendance apparaissent. Vous êtes en 2030 et vous commencez à songer à prendre des dispositions contre la dépendance. Pour chacune des situations suivantes, indiquez d’une part si elle est selon vous souhaitable ou pas souhaitable, et d’autre part si elle est selon vous réalisable ou pas réalisable. 
  • 45. Le souhaitable et le possible en 2030
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    • Si les 50-65 ans espèrent à l’orée 2030 avoir gagné quelques années de vie en toute autonomie, comment imaginent-ils l’avenir ? Quelles solutions jugent-ils possibles ? Cela correspond-il à leur idée du souhaitable ? Premier constat, les 50-65 ans ne dressent pas un tableau noir de l’avenir , l’écart entre le souhaitable et le réalisable n’apparaissant pas comme infranchissable.
    • Tout d’abord, près de 8 répondants sur 10 (79%) considèrent qu’il est probable qu’à l’avenir, « les nouvelles technologies [les] aident à rester autonome à [leur] domicile » et presque autant (75%) le jugent souhaitable.
    • 77% souhaitent également que « [leur] complémentaire Santé ait évolué et [les] aide dans le cadre de [leurs] dépenses liées à la dépendance » , tout comme la même proportion désire que «  les collectivités locales aient développé des services d’accompagnement des personnes âgées dépendantes en partenariat avec des associations » (77%) ou encore que « l’Etat ait pris des dispositions afin de couvrir les dépenses liées à la dépendance dans le cadre de la Sécurité Sociale » (76%) . Toutefois, la proportion de personnes estimant ces différentes hypothèses réalisables est un peu plus faible, particulièrement lorsqu’il est question de la prise en charge de la dépendance comme la 5 ème branche de la Sécurité Sociale : ainsi, 72% estiment réalisable que les collectivités locales et les associations développent l’accompagnement des personnes âgées, 65% pensent que leur complémentaire Santé va effectivement évoluer pour les aider à prendre en charge les dépenses liées à la dépendance mais seuls 58% croient au rôle de l’Etat et la prise en charge du 5 ème risque par la Sécurité Sociale (soit 18 points de moins que pour le souhait). C’est sur ce point que le plus important décalage existe.
    • Concernant les résidences seniors , qui, nous l’avons vu, apparaissent aux yeux des 50-65 ans comme la solution de prise en charge la plus adaptée aux besoins des personnes âgées dépendantes, on observe une adéquation entre l’offre envisagée et la demande. Ainsi, 71% jugent leur développement souhaitable et 69% possible. Même constat en ce qui concerne la prise en charge au sein du cercle familial  : 62% se projettent en 2030 en comptant d’abord sur eux-mêmes et sur leurs proches, à la fois en termes de souhait et de potentialité.
  • 46. Le souhaitable et le possible en 2030 (suite)
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    • Enfin, 61% jugent souhaitable la solution suivante : « Vous bénéficierez d’une assurance souscrite lors de votre vie professionnelle » mais seul un répondant sur deux estime cela réalisable.
    • Dernier point qui n’apparaît ni comme souhaitable, ni comme réalisable pour une majorité des 50-65 ans : la souscription à une assurance privée (respectivement 42% et 44%).
    • On le voit, à travers ces réponses, les 50-65 ans dessinent dans l’idéal une société de demain où la prise en charge des personnes âgées dépendantes se feraient soit à domicile avec l’aide des collectivités et des associations, et grâce à un recours accru aux nouvelles technologies, soit au sein de résidences seniors, le financement étant pris en charge par l’Etat, et non par les assurances privées. Toutefois, ils ont conscience qu’entre le souhaitable et le possible, des écarts pourront exister et qu’il faudra également pouvoir compter sur son cercle proche pour faire face à la dépendance.
    •  
    • Dans le détail, on constate que les femmes, les habitants du Nord-Est, les propriétaires, les actifs et plus particulièrement les employés se montrent en général plus optimistes que la moyenne quant à la dimension réaliste de ces différentes orientations.
  • 47. La solution idéale de prise en charge de la dépendance : une vie quotidienne facilitée pour rester au domicile Pour finir, décrivez quelle serait pour vous la solution idéale de prise en charge de la dépendance ? Total supérieur à 100, les individus ayant pu exprimer plusieurs idées Maintien à domicile avec aide pour le ménage, les repas, les soins … Résidences seniors, villages seniors, maisons d’accueil, respect… Prise en charge par l’Etat, la Sécurité Sociale, services spécialisées Avoir des visites, des activités intergénérationnelles, des groupes de paroles
  • 48. La solution idéale de prise en charge de la dépendance : une vie quotidienne facilitée pour rester au domicile (suite) Pour finir, décrivez quelle serait pour vous la solution idéale de prise en charge de la dépendance ? Total supérieur à 100, les individus ayant pu exprimer plusieurs idées
  • 49. La solution idéale de prise en charge de la dépendance © Harris Interactive Le nuage de mots est automatiquement généré à partir de l’exhaustivité des réponses spontanées à la question ouverte : « Pour finir, décrivez quelle serait pour vous la solution idéale de prise en charge de la dépendance ? ». La taille d’un mot dans le visuel représente sa fréquence d’utilisation : le mot écrit en plus gros caractères est celui qui a été le plus utilisé par les sondés dans leurs réponses. L’emplacement d’un mot au sein du nuage n’a pas de signification particulière, pas plus que sa couleur.
  • 50. Exemple de verbatims
    • « Maintien à domicile, avec un domicile adapté et à proximité des proches, relié à un système de téléalarme en cas d'urgence, visite quotidienne d'une aide au ménage et aux besoins quotidiens. Si défaut de proximité avec un proche, tous ces paramètres dans le cadre d'une résidence médicalisée régulièrement contrôlée pour le sérieux et la rigueur dans le respect de la personne âgée. »
    • « J'ai un exemple de réalisation dans une petite commune dont un membre de ma famille est maire où une résidence a été faite pour les personnes âgées à faibles revenus en petites maisons au cœur du village et à proximité de l'école ainsi que quelques familles avec enfants intégrées à cette structure. Dans le même esprit j'ai entendu parler des résidences pour personnes âgées où sont également logés des étudiants. Donc l'idéal c'est de ne pas cloisonner chaque génération, nous sommes une société, donc fait pour vivre ensemble tout en étant aidés ».
    • «  Que la prise en charge soit immédiate, que l'on ne soit pas obligé d'attendre plus de 3 mois pour avoir seulement une aide au ménage et à la toilette »
    • « Rester au domicile, avec de nouvelles technologies, et des aides à la personne, sans hypothéquer l'héritage que je souhaite laisser à mes enfants »
    • « Une aide pour la famille, une aide morale parce qu'il est très dur de s'occuper de ses parents lorsqu'ils sont affaiblis et que leur volonté est restée la même, seul le physique ne suit plus, je pense qu'il faut une petite formation à la famille pour aider la personne âgée à garder son indépendance, qu'elle soit physique comme morale, que l'on dit si le moral est bon tout va ! »
    • « La solution idéale serait la prise en charge par l’Etat avec augmentation des cotisations et non le privé ».
    • « Pour moi personnellement, la prise en charge idéale est le maintien à domicile, ou un hébergement en structure si nécessaire mais avec du personnel qualifié et suffisant, beaucoup plus professionnalisé et humain  ».
  • 51. Un avenir à domicile ou dans des résidences seniors attractives
    • Invités au final à décrire la solution idéale selon eux de prise en charge de la dépendance, les répondants indiquent surtout vouloir voir se développer des solutions pour faciliter le maintien à domicile, que ce soit en termes de moyens techniques et technologiques, de moyens humains ou de moyens financiers.
    • « Maintenir l'indépendance de la personne âgée tout en lui assurant des aides diverses lui permettant de continuer à vivre dans son cadre habituel »
    • «  Maintien a domicile avec aides ménagères, médicales et financières »
    • Toutefois, à un certain niveau de dépendance, certains jugent indispensables les établissements spécialisés et plusieurs indiquent donc que la solution idéale prendrait les traits d’un lieu de résidence adapté, professionnalisé et ouvert sur la société :
    • « Personnel qualifié, professionnel, fiable (pas de vol...). Résidences senior ouvertes, accueillantes, médicalisées (premier niveau : soins quotidiens), services de restauration, activités à la carte »
    • Notons l’importance, une nouvelle fois soulignée, des contacts, que ce soit avec la famille ou plus largement avec le voisinage et avec les autres membres de la société :
    • « Branche dépendance de la sécurité sociale ans oublier de maintenir ou recréer des relations sociales trans- générationnelles »
  • 52. Conclusion
    • Cette enquête a permis de mettre en avant les attentes des 50-65 ans, futures personnes âgées dépendantes de demain, sur la prise en charge de la perte d’autonomie liée à l’âge et d’esquisser un tableau de la solution idéale à l’horizon 2030.
    • Dans ce tableau, les enquêtés peuvent rester vivre à leur domicile ou rejoindre des résidences seniors accueillantes. Bien que ne pouvant plus être autonomes pour toutes les démarches de la vie quotidienne, ils ont néanmoins le sentiment de conserver au maximum leur indépendance, grâce à la fois aux progrès de la médecine et à une prévention accrue, à des lieux de vie adaptés ayant intégré toutes les possibilités offertes par les nouvelles technologies, et à un accompagnement personnalisé dont l’objectif est de leur permettre de maintenir le plus longtemps possible leurs capacités physiques et mentales. Intégrés dans une société prônant les liens intergénérationnels, ils sont entourés d’un personnel de qualité, alliant professionnalisme et respect, mais également de leur entourage ; les seniors comme leurs proches étant soutenus aussi bien par l’Etat que par les collectivités locales ou les associations.