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Table des matièresTable des matières ........................................................................................
I) IntroductionDepuis la naissance d’Internet, les comportements des utilisateurs ont profondément évoluéau cours de ces 1...
II) Résumé de la littératureL’«Entreprise 2.0» est un concept relativement récent. Prenant naissance dans le courant del’a...
En se basant sur des travaux de neurosciences, Marck Prensky explique le concept de lamalléabilité des structures du cerve...
capitalisation des informations qui transitent dans ces connexions et la transformation de cesinformations en connaissance...
Émergents qui souligne l’apparition avec le temps d’un structure globale découlant        des différentes interactions. Le...
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Le collaborateur se connecte via une plateforme émergente et sociale en ligne. Cavanzareprend et décrit les différents élé...
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2.6.1 Barrières technologiques       •   Confidentialité: Comment s’assurer que les informations confidentielles restent a...
1.7 Guide des bonnes pratiquesLa mise en place des outils issus du web 2.0 au sein de l’entrerpise nécessite des bonnespra...
collaboratifs issus du web 2.0. Il faut utiliser une approche plus efficace afin d’inciter les gensà utiliser ces outils. ...
III) Études de CasCe chapitre a pour objectif de présenter différentes études de cas afin de présenter le conceptd’Entrepr...
Le graphique suivant reflète le type de configuration utilisée au sein d’AI.             Figure 6: L’utilisation des outil...
3.2 CS Consulting Service              La deuxième étude de cas concerne une entreprise de Consultance. CS Consulting Serv...
Cette plateforme permet par exemple :   •   D’avoir des échanges rapides entre collègues via le réseau social et le micro-...
Cette société fonctionne donc à l’internationale avec des collaborateurs disséminés aux quatrecoins du globe. On comprend ...
de certains clients, d’obtenir l’avis d’experts dans certains domaines et d’apporter des       idées innovantes.   •   Les...
IV) ConclusionOn assiste depuis quelques années à l’émergence d’entreprises qui utilisent de manièreintensive des outils c...
L« Entreprise 2.0 » est un nouveau paradigme en science de gestion. Cette nouvelle sciencede gestion se penche sur l’étude...
V. BibliographiesBughin, J. and M. Chui, “The rise of the networked enterprise: Web 2.0 finds its payday”,McKinsey Quartel...
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Entreprise 2.0 serge van oudenhove ichec 2011

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Travail de fin d'études pour le certificat en gestion active du Web 2.0 - ICHEC Entreprise (2011) - (17/20)

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  1. 1. Entreprise 2.0 :Ou comment repositionner l’humain au cœur de l’entreprise TFE présenté par Serge Van Oudenhove Pour l’obtention du « Certificat d’Etudes en Gestion active du Web 2.0 » Année académique 2011 Boulevard Brand Whitlock 2 – 1150 Bruxelles 1
  2. 2. Cette page est laissée vierge intentionnellement. 2
  3. 3. "Les espèces qui survivent ne sont pas les espèces les plus fortes, ni les plus intelligentes, mais celles qui sadaptent le mieux aux changements." Charles Darwin 3
  4. 4. Table des matièresTable des matières ...................................................................................................................... 4I) Introduction ............................................................................................................................ 5II) Résumé de la littérature......................................................................................................... 6 2.1 Les Digital Natives........................................................................................................... 6 2.2 L’Intelligence Collective.................................................................................................. 7 2.3 Définition de l’Entreprise 2.0........................................................................................... 8 2.3.1 Le modèle SLATES .................................................................................................. 9 2.3.2 Le modèle FLATNESSES ...................................................................................... 10 2.4 Vision globale de l’Entreprise 2.0.................................................................................. 11 2.4.1 Les outils de l’Entreprise 2.0................................................................................... 12 2.4.2 Les natures des relations au sein de l’Entreprise 2.0............................................... 14 1.4.3 Les types d’organisation de l’Entreprise 2.0 ........................................................... 15 2.5 Les usages actuels au sein de l’Entreprise 2.0 ............................................................... 17 2.6 Les principales barrières liées à l’Entreprise 2.0............................................................ 18 2.6.2 Barrières culturelles................................................................................................. 19 1.7 Guide des bonnes pratiques............................................................................................ 20III) Études de Cas..................................................................................................................... 22 3.1 AI : Réseaux mondiaux d’agences immobilières franchisées........................................ 22 3.2 CS Consulting Service ................................................................................................... 24 3.3 XYZ International .......................................................................................................... 25IV) Conclusion ......................................................................................................................... 28V. Bibliographies ..................................................................................................................... 30 4
  5. 5. I) IntroductionDepuis la naissance d’Internet, les comportements des utilisateurs ont profondément évoluéau cours de ces 10 dernières années avec la naissance du Web 2.0. Née d’un désir desinternautes de pouvoir enfin interagir avec les contenus en ligne, cette petite révolution apermis au grand public de devenir acteur de l’information et non plus simple spectateur. Avecl’apparition de plateformes en lignes comme YouTube, Facebook, Twitter…, les individusont eu enfin la possibilité de pouvoir s’exprimer librement sans contraintes, de confronter despoints de vue, d’échanger des connaissances et des idées, de s’identifier à des communautés,de partager des expériences, de se promouvoir et le tout dans l’instantanéité. Ces outils issusdu Web 2.0, se sont d’ailleurs propagés très rapidement parmi les consommateurs.Connaissant une popularité croissante, on assiste actuellement à une migration de cestechnologies vers le monde de l’entreprise avec la promesse de créer plus de valeur. Unnouveau type d’entreprise est donc en train d’émerger : les entreprises qui utilisent de manièreintensive ces outils collaboratifs issus du Web 2.0 afin de les déployer en leur sein. En effet,ces technologies constituent un atout considérable pour l’entreprise. Premièrement, ellespermettent de mettre les collaborateurs en contact journalier et ce à un faible coût. Ellesoffrent aussi la possibilité d’encourager la participation dans les projets et le partage d’idée. Aplus grande échelle, elles permettent de renforcer la relation avec le client et d’améliorer lacommunication avec les partenaires et les fournisseurs.Le terme utilisé pour nommer ces entreprises est l’« Entreprise 2.0 ». Les entreprises quiutilisent activement ces différents outils collaboratifs possèdent un réel avantage compétitifpar rapport à leur concurrent et nombre d’entre elles sont souvent leader sur leur marchérespectif.L’objectif du présent document est de résumer la littérature actuelle autour du récent conceptd’Entreprise 2.0 et de fournir une analyse plus pratique au moyen de diverses études de cas. 5
  6. 6. II) Résumé de la littératureL’«Entreprise 2.0» est un concept relativement récent. Prenant naissance dans le courant del’année 2006, il consiste à utiliser les différents outils du Web 2.0 au sein de l’entreprise afin,entre autres d’améliorer la collaboration, de rendre la communication plus transversale et departager les connaissances de manière plus optimale. Un des objectifs du présent documentest de résumer l’ensemble de la littérature actuelle afin de donner la définition la plusrépandue et la plus explicite de cette nouvelle science de gestion qu’est l’Entreprise 2.0Avant d’analyser plus en profondeur l’Entreprise 2.0, il nous a semblé important de présenterles notions de « Digital Natives » et d’« Intelligence Collective » pour discerner clairement lesprincipaux enjeux liés à ce nouveau paradigme.2.1 Les Digital NativesLe Terme « Digital Natives » trouve son origine dans les études de Marc Prensky1 au débutdes années 2000. Appelé aussi génération Y, il représente la génération née a partir de 1980qui a grandi entourée des nouvelles technologies.Les Digital Natives2 ont mis au point des capacités cognitives radicalement différentes decelles de leurs aînés. En effet, les « Digital Natives » pensent et récoltent l’information d’uneautre façon que leurs prédécesseurs. Le cerveau humain, ayant une grande capacitéd’adaptation, change et s’auto-organise de manière constante à travers le temps en fonction dumilieu dans lequel l’individu vit. Prensky regroupe d’ailleurs certaines caractéristiques qui lesdéfinissent le mieux: Ils ont l’habitude de recevoir très rapidement l’information Ils aiment travailler en mode multitâches Ils privilégient les représentations graphiques au texte Ils préfèrent les modes d’accès un peu aléatoires tels que l’hypertexte Ils fonctionnement mieux en réseau Ils aiment les gratifications rapides Ils préfèrent le jeu au travail sérieux1 Prensky Marc, “Digital Natives, Digital Immigrants”, From On the Horizon (MCB University Press), Vol. 9,No. 5, Octobre 2001.2 Prensky Marc, “Digital Natives, Digital Immigrants Part 2: The scientific evidence behind the Digital Native’sthinking changes, and the evidence that Digital Native-style learning works”, From On the Horizon (MCBUniversity Press), Vol. 9, No. 6, Décembre 2001. 6
  7. 7. En se basant sur des travaux de neurosciences, Marck Prensky explique le concept de lamalléabilité des structures du cerveau tout au long de la vie, phénomène appeléneuroplasticité. Ces travaux montrent que les personnes subissant des types de stimulationsdifférentes finissent par penser différemment. Le cerveau des « Digitales Natives n’aurait faitque s’adapter au support de leur génération.Ceci est confirmé par une récente expérience3 menée par Betsy Sparrow, Daniel M Wegner etJenny Liu afin d’étudier la relation entre lutilisation dinternet, la mémoire et lentreposagedinformations. Celle-ci démontre que l’émergence des moteurs de recherche comme Googlea profondément modifié la façon dont notre cerveau traitait l’information. Les internautesdévelopperaient de nouveaux réflexes de mémorisation. Betsy Sparrow explique que les gensutilisent les moteurs de recherche en ligne comme une mémoire externe et affirme d’ailleurs« Depuis larrivée des moteurs de recherche, nous réorganisons notre façon de se souvenirdes choses. [...] Nous nous souvenons moins en fonction du savoir lui-même quoù nouspouvons le trouver ».Du côté des entreprises, il est dès lors très important de prendre conscience de larrivée des« Digital natives » dans le monde du travail, et ce afin de leur offrir les outils adéquats et deprofiter au maximum du formidable potentiel quils possèdent. C’est là d’ailleurs un desprincipaux enjeux de l’ « Entreprise 2.0 » qui prend en compte l’arrivée de cette nouvellegénération fortement imprégnée des nouveaux outils issus du Web 2.02.2 L’Intelligence CollectiveIntroduit par Pierre Levy, l’intelligence collective se définit 4 comme « Une intelligencepartout distribuée, sans cesse valorisée, coordonnée en temps réel qui aboutit à unemobilisation effective des compétences ». Il complète cette définition par la question qu’elleinduit. « Des groupes humains peuvent-ils être collectivement plus intelligents, plus sages,plus savants, plus imaginatifs que les personnes qui les composent ? ».Les outils actuels issus du Web 2.0 facilitent l’émergence d’une intelligence collective à partird’intelligence individuelle. En effet, la connexion individuelle entre personnes, la3 Sparrow Betsy, Liu Jenny, M. Wegner Daniel, “Google Effects on Memory: Cognitive Consequences ofHaving Information at Our Fingertips”, Sciences, Juillet 2011.4 Deschamps Christophe, “Le nouveau management de l’information”, FYP éditions, France, 2009. 7
  8. 8. capitalisation des informations qui transitent dans ces connexions et la transformation de cesinformations en connaissances accessibles à tous sont les principales conditions quipermettent de donner naissance à cette intelligence collective.Un bon exemple5 d’intelligence collective fut révélé par James Surowiecky dans son ouvrage« La sagesse des foules ». Durant une foire Agricole du Surrey en Angleterre en 1906, onpouvait gagner le poids en viande qu’un bœuf fournirait après abatage en fournissantl’estimation la plus proche de ce poids. Le scientifique Francis Galton eu alors l’idée deregrouper la liste des estimations des 800 participants afin d’en faire une moyenne. Ildécouvrit que le poids moyen estimé était de 1197 livres de viande alors que la bête en fourni1198. Cette estimation est d’ailleurs bien plus précise que le poids proposé par chacun.Le concept d’Entreprise 2.0 permet justement de rendre l’intelligence collective plus effective.En effet, les différents outils issus du Web 2.0 semble être idéaux afin de récolter et d’agrégerl’opinion issue des nombreux collaborateurs au sein de l’organisation.2.3 Définition de l’Entreprise 2.0Il est difficile de donner une définition précise à l’entreprise 2.0. Parmi les définitions lesplus répandues, celle d’Andrew McAffe, introduite en 2006 semble assez pertinente.D’après Andrew McAfee6, «L’entreprise 2.0, c’est l’utilisation de plateformes de logicielssociaux de type émergent au sein des organisations afin de contribuer à l’accomplissement deleurs objectifs »Cette définition s’appuie donc sur trois éléments clés : Les logiciels sociaux permettent aux individus de se fixer des rendez-vous, de se connecter ou de collaborer par ordinateurs interposés et de créer des communautés en ligne. Les plateformes sont des environnements numériques dans lesquels les contributions et les interactions sont rendues visibles et persistantes dans le temps.5 Deschamps Christophe, “Le nouveau management de l’information”, FYP éditions, France, 2009.6 McAfee, Andrew,"Enterprise 2.0: New Collaboration tools for your organization’s toughestchallenges”,Harvard Businees Press, Boston, Massachusetts, 2009. 8
  9. 9. Émergents qui souligne l’apparition avec le temps d’un structure globale découlant des différentes interactions. Le logiciel n’impose pas de structure en soi et comporte des mécanismes qui permettent, avec le temps, de s’auto-organiser afin de donner de la visibilité et de la structure à l’information.2.3.1 Le modèle SLATESAndrew McAffe7 introduit l’acronyme SLATES afin de donner une vision plus globale del’entreprise 2.0. Cet acronyme reprend les 6 éléments essentiels à la collaboration : « Search,Links, Authoring, Tag, Extension and Signals ». Search: Toutes les technologies qui permettent de rechercher par mots-clés dans le contenu de plateforme. Links: Les liens sont l’élément fondateur du web. Ils permettent de créer les interconnexions entres les différents contenus et individus à l’aide des liens hypertextes. Authoring : les blogs personnels et le wiki offrent la possibilité aux collaborateurs de publier facilement et en toute transparence du contenu accessible pour tous et ce à l’aide de moyens technologiques adaptés. Tags : Aussi appelé folksonomies, elles permettent de mettre un peu d’ordre dans le chaos informationnel. Le classement devient ainsi relatif et contextuel. Le modèle 2.0 étant un fort producteur d’information non structurée, il est important de donner un sens à cette information. Extensions: Il s’agit de système automatique d’évaluation et de recommandations auquel est soumis chacun des utilisateurs au sein ou à l’extérieur de l’entreprise.7 McAfee, Andrew, “Enterprise 2.0: The Dawn of Emergent Collaboration", MIT Sloan Management Review,Vol.47, No.3, Spring 2006 9
  10. 10. Signals: Il s’agit des technologies susceptibles d’alerter les collaborateurs des modifications qui se produisent dans leurs environnements comme par exemple par un système de notifications. (ex : flux RSS)Dion Hinchcliffe8 propose une transcription du modèle SLATES à la fin de l’année 2006.« Le modèle SLATES décrit l’utilisation combinée de moyens de recherche efficace del’information dans l’entreprise, de liens permettant de relier les informations entre elles pourformer un écosystème identique à celui du Web, d’outils de libre expression permettant a larédaction la diffusion de contenu, des outils de folksonomies pour laisser les utilisateurscréer eux-mêmes la structure organisationnelle de l’information, des systèmes d’évaluationsmettant en avant les contenus pertinents similaires au système de recommandation d’Amazon,et des notifications permettant aux utilisateurs d’être avertis des nouveautés ou des mises àjour de l’information, identique au flux RSS ».2.3.2 Le modèle FLATNESSESEn 2007, Dion Hinchcliffe 9 propose une définition alternative reprenant l’abréviationSLATES et prenant en compte la nature égalitaire et orienté réseau de ces plateformes. Ilintroduit l’anagramme FLATNESSES représenté par la figure suivante. Figure 1: Le modèle FLATNESSES de Dion Hinchcliffe8 Dion Hinchcliffe, “Web 2.0” definition updated and Enterprise 2.0 emerges” 05 Novembre 2007, pageconsultée le 23 juin 2011. Adresse URL :http://www.zdnet.com/blog/hinchcliffe/web-20-definition-updated-and-enterprise-20-emerges/71?tag=mantle_skin;content9 Dion Hinchcliffe, “The state of Enterprise 2.0”’, 22 octobre 2007, page consultée le 23 juin 2011. AdresseURL : http://www.zdnet.com/blog/hinchcliffe/the-state-of-enterprise-20/143 10
  11. 11. Il rajoute trois nouvelles lettres afin de prendre en compte les concepts de • Freeform : reflète le contenu qui revêt généralement une forme libre et qui s’autorégule (comme pour Wikipedia). • Network-oriented : toutes ces applications sont disponibles via des réseaux en ligne comme pour le Web 2.0. Ceux-ci permettent à l’information d’être délivrée, adressable et réutilisable par tous • Social : Ceci reflètent la capacité qu’on ces outils à générer des communautés2.4 Vision globale de l’Entreprise 2.0L’entreprise 2.0 consiste à déployer les outils collaboratifs issus de web 2.0 au sein del’entreprise afin de favoriser la collaboration et le partage d’information.Dans son blog 10 , Fredéric Cavanza présente un exemple d’architecture globale d’une« Entreprise 2.0». Dans cette architecture, le collaborateur est au centre de l’entreprise et lesinformations gravitent autour de lui via une plateforme ligne. Cette plateforme est l’épinedorsale du système de communication et de collaboration au sein et à l’extérieur del’entreprise. Figure 2: Vue Globale de l’entreprise 2.0 Sources :Cavazza Frederic, “Qu’est-ce que l’entreprise 2.0” 24 juillet 200710 Cavazza Frederic, “Qu’est-ce que l’entreprise 2.0” 24 juillet 2007, page consultée le 23 juin.Adresse URL : http://www.fredcavazza.net/2007/07/24/quest-ce-que-lentreprise-20/ 11
  12. 12. Le collaborateur se connecte via une plateforme émergente et sociale en ligne. Cavanzareprend et décrit les différents éléments de la structure que cette plateforme pourrait avoir: 1. Le tableau de bord qui est l’interface entre l’utilisateur et le regroupement de tous les outils issus du web 2.0. Les utilisateurs peuvent accéder à l’ensemble des informations, services et applications dont ils ont besoin. 2. Le profil des collaborateurs qui permet de conceptualiser et de personnaliser l’information. Ce profil sera également le point de départ de l’ensemble de l’activité sociale du collaborateur. 3. Le mécanisme d’authentification qui fournit et restreint les accès aux applications et aux informations. 4. Les filtres qui permettent de restructurer les informations. 5. Le moteur de recherche qui est l’outil fondamental pour accéder à la masse d’information.Cependant, Fredéric Cavanza insiste sur le fait qu’il ne suffit pas de déployer ces outils ausein de l’organisation pour créer un espace de collaboration. L’implémentation de ces outilsest un processus long et progressif et dépend fortement de l’adhésion de la part des différentscollaborateurs au sein de l’entreprise. En effet, il ne faut pas sous-estimer le poids deshabitudes et la résistance au changement. Cette implémentation nécessite donc du support dela part des hauts responsables qui doivent en définir les limites et les ressources et laisser auxcollaborateurs l’opportunité d’en découvrir l’utilité.2.4.1 Les outils de l’Entreprise 2.0Les outils collaboratifs qui sont déployés au sein de l’Entreprise 2.0 sont tous issus du Web2.0. Toutes ces technologies sont assez intuitives et faciles d’utilisation. Voici une brèvedescription11de ces différents outils :a) Les BlogsCe sont des moteurs de publication qui permettent aux contributeurs de publier del’information de manière simple. Le blog a en général une interface assez intuitive. Il est11 Bughin, J. and J Manyika, “How businesses are using Web 2.0: A Mc Kinsey Global Survey”, McKinseyQuartely, 2007. 12
  13. 13. disponible sur des sites internet et souvent distribué aux lecteurs et aux autres sites via desflux RSS. Les blogs sont un moyen très simple d’extraire l’information des fichiers et dese-mails et de la partager avec un très grand nombre de collaborateurs. Certains collaborateursont aussi recours à des blogs externes afin d’avoir des avis d’experts dans certains domaines.b) Les Mash-upsLes mash-ups sont des tableaux de bord personnalisés permettant d’agréger du contenuprovenant de diverses sources pour créer un nouveau service. Ceux-ci permettent auxcollaborateurs de créer leur propre mini-application au travers d’un éditeur en ligne.c) Les réseaux sociauxLes réseaux sociaux permettent de mettre en relation les différents collaborateurs au sein ou àl’extérieur de l’entreprise. Ce sont des plateformes qui permettent d’apprendre sur les talents,compétences, connaissances ou préférence d’autres membres. Ils peuvent ainsi mettre encommun leurs connaissances et leur compétence afin de monter des projets. Les profils descollaborateurs doivent être assez détaillés afin de pouvoir évaluer rapidement leurscompétences. Par ailleurs, il est intéressant pour l’entreprise d’étendre son réseau social versl’extérieur avec les clients, les fournisseurs et les partenaires.e) Les WikiCe sont des systèmes de publications collaboratives. Ils permettent à plusieurs auteurs decontribuer à un document en ligne ou à une discussion. Chaque personne au sein del’entreprise peut apporter sa contribution et l’information est toujours à jour. On peut bien sûrmodérer les contenus et il existe aussi une possibilité de gestion des droits d’accès en fonctiondu profil. Ces wiki offrent une alternative efficace au système de gestion des connaissances.f) Le micro-BloggingLe micro-blogging est un outil permettant de documenter le quotidien au sein de l’entreprise.En effet les différents collaborateurs peuvent poster des courts messages concernant leurdisponibilité ou leur projet et avoir un lien immédiat avec leur communauté professionnelle.d) Le flux RSSCe système permet aux collaborateurs de s’abonner à des flux d’informations en ligneprovenant de blogs et de réseaux sociaux. 13
  14. 14. 2.4.2 Les natures des relations au sein de l’Entreprise 2.0Une très bonne analyse de la nature des relations au sein de l’entreprise est fournie parAndrew McAfee12 dans son article « How to hit the Entreprise 2.0 Bullseye ». D’après lui, cesrelations permettent de mieux comprendre tous les enjeux qu’il y derrière a le conceptd’Entreprise 2.0 et de définir les outils les plus adaptés en fonction des types de relations entrecollaborateurs.Selon McAfee, il existe 4 différents types de relation au sein de l’entreprise. Le diagramme ci-dessous est une manière assez simple de quantifier la taille relative des différents groupesassociés un type de relation. Figure 3: The Enterprise 2.0 Bullseye Sources: Andrew McAfee, “How to hit the Enterprise 2.0 Bullseye”, 3 novembre 2007 • Les relations fortes: Ce sont les collaborateurs, qui pratiquent une activité similaire et qui se trouvent dans le même « Open Space ». En général, ce type de relation représente généralement un très petit groupe de personnes • Les relations faibles: Celles-ci sont représentées par des collaborateurs plus éloignés qui font un métier différent. • Les relations potentielles: Ce sont par exemple les collaborateurs appartenant à une filiale opérant dans un domaine d’activité différent. • Les relations nulles : Ce sont les collaborateurs dont vous ignorez l’existence.12 McAfee, Andrew, "How to Hit the Enterprise 2.0 Bullseye", Andrew McAfees Blog, November 2007. pageconsultée le 26 juin 2011.Adresse URL : http://andrewmcafee.org/2007/11/how_to_hit_the_enterprise_20_bullseye/ 14
  15. 15. Le diagramme fait clairement apparaitre que les relations potentielles et nulles représentent laplupart des relations au sein d’une entreprise. En effet, pour les relations fortes, seulementquelques collaborateurs sont concernés tandis que pour des relations nulles, il peut englober laplupart des employés d’une entreprise.La nature des relations est un élément primordial à prendre en compte lors del’implémentation d’outils issus du web 2.0 au sein de l’entreprise. Par exemple, un wiki estbeaucoup plus adapté à des relations fortes tandis qu’une blogosphère interne permet dedévelopper des relations potentielles.Le tableau suivant illustre bien les différents outils adaptés pour chaque type de relations. Table 1 : Les outils du web 2.0 pour chaque type de relations Avantages Outils Type de relation Émergence potentiels technologique Collaboration, Forte Productivité, Wiki Document Agilité Innovation, mise Réseaux Faible Information en relation Sociaux Recherche Potentiel efficace, création Blog Équipe de relation Intelligence Outils de Nulle Réponse Collective prédiction Sources: Andrew McAfee, “How to hit the Enterprise 2.0 Bullseye”, 3 novembre 20071.4.3 Les types d’organisation de l’Entreprise 2.0Dans leur article 13 , Bughin et Chui décrivent 3 types d’entreprises utilisant des outilscollaboratifs issus du Web 2.0.a) L’entreprise connectée de manière interneCe type d’entreprise utilise les outils du Web 2.0 de manière interne. En effet, ceux-cipermettent d’améliorer les interactions entre les collaborateurs, d’augmenter la vitesse d’accèsaux connaissances, de partager l’information plus facilement et de manière moins hiérarchiséeou encore d’organiser des projets de manière beaucoup plus coopérative.13 Bughin, J. and M. Chui, “The rise of the networked enterprise: Web 2.0 finds its payday”, McKinsey Quartely,2010. 15
  16. 16. b) L’entreprise connectée de manière externe Certaines entreprises utilisent ces outils collaboratifs vers l’extérieur afin d’améliorer leur communication avec les clients, les fournisseurs et les partenaires. Cette philosophie permet donc d’améliorer la relation avec ces différents acteurs et offre un moyen de communication spontanée et abordable vers l’extérieur. Ceci améliore donc le marketing, la gestion de la relation client et les relations avec les partenaires. c) L’entreprise connectée de manière globale Ces entreprises qui sont considérés comme l’élite en matière d’Entreprise 2.0 retirent énormément d’avantages des outils issus du web 2.0. En effet, elles utilisent ces outils de manière globale, cest-à-dire aussi bien au niveau interne qu’au niveau externe. La figure suivante illustre bien les différentes possibilités d’utilisation des différents outils issus du web 2.0 au sein de l’entrerpise connecté de manière globale Figure 4: Les différentes possibilités d’utilisations des outils collaboratifs au sein de l’entreprise 2.0 Génération de Contenu Création Collective de contenu Crowdsourcing Collaboration Externe Permet au employés de collaborer, Faire appel à des experts en Faire intervenir des parties de communiquer, de gérer leurs interne et en externe afin de externes afin de développer des connaissances, de partager les résoudre des problèmes produits, fournir des feedback et bonnes pratiques et de coordonner d’aider la clientèle leurs activités • Collaboration de masse/ • Communication de masse • Collaboration de masse/ communication de masse communication de masse , metadonnées , metadonnées Développement de Communauté Développement de communauté à grand échelle Marketing Participatif Création de grande communautés permettant de trouver Développer des communautés autour de la marque et des experts facilement répandre rapidement des messages marketing • Collaboration de masse/ communication de masse • Communication de masse , metadonnées, graphique social , graphique social Aide à la décision Captation d’information de marchés Agréger les opinions au sein et à l’extérieur de l’entreprise afin d’avoir du support pour la prise de décision stratégique et la génération d’idée. • Estimation collective Interne Qui Participe ? ExterneEmployés, consultants Clients, Fournisseurs, Partenaires Source: Chui M, Miller A. and Roger P. Roberts, “Six ways to make Web 2.0 work” McKinsey Quartely, 2009 16
  17. 17. Les collaborateurs peuvent utiliser ces différents outils afin par exemple de générer ducontenu, de se créer un réseau de relation et d’avoir un outil d’aide à la prise de décision et ceaussi bien de manière interne qu’externe.D’après cette étude de McKinsey, les entreprises qui utilisent activement les différents outilscollaboratifs issus du web 2.0 possèdent un réel avantage compétitif par rapport à leurconcurrent. En effet, ces technologies rendent l’organisation plus flexible et permettentd’utiliser ces ressources de manière optimale pour ainsi créer des produits et des services avecplus de valeur ajoutée. Les entreprises connectées globalement sont généralement leaders surleur marché. En effet, il y existerait une corrélation entre part de marché et organisation baséesur un haut niveau de collaboration.2.5 Les usages actuels au sein de l’Entreprise 2.0Aux niveaux des usages des technologies issues du Web 2.0 au sein de lentreprise, la figure 5provenant d’un sondage de McKinsey14 nous donne une idée précise de l’utilisation des cesdifférents outils. Ce sondage réalisé en 2008 sur un échantillon de 1446 entreprises fournit lesrésultats suivant : Figure 5: Les usages des technologies issues du Web 2.0 au sein de lentreprise (2008) Source: “Building the Web 2.0 Enterprise: McKinsey Global Survey Result” McKinsey Quartely.14 Bughin, J, Manyika J. and A Miller, “Building the Web 2.0 Enterprise: McKinsey Global Survey Result”McKinsey Quartely, 2007. 17
  18. 18. Il est intéressant de constater que les entreprises utilisent ces technologies plus généralementdans une optique interne qu’externe. Au niveau interne, les objectifs principaux del’utilisation des ces technologies sont la gestion des connaissances (83% des répondants),l’augmentation de la collaboration au sein de l’entreprise (78%) ainsi que l’amélioration de laculture d’entreprise (74%).Au niveau externe, les objectifs sont doubles. D’une part, ces outils permettent decommuniquer plus facilement avec le client afin d’améliorer la qualité du service (73%),d’acquérir de nouveaux clients (71%) ou encore faire participer les clients dans ledéveloppement de nouveaux produits (principe de cocréation). D’autre part, ils permettentaussi une interaction avec les fournisseurs et les partenaires afin d’avoir une meilleureintégration (62%), se constituer un réseau d’experts (57%) et diminuer les coûts d’achats.Par ailleurs, cet article souligne le fait que l’implémentation des outils issus du Web 2.0 ausein de l’entreprise implique une mutation profonde. Ces entreprises ne font pasqu’implémenter une nouvelle technologie, elles doivent faire face à une gestion duchangement et réforme complète de leur organisation.2.6 Les principales barrières liées à l’Entreprise 2.0L’implémentation des outils collaboratifs issus du web 2.0 au sein de l’entreprise est unprocessus long et progressif. En effet, celle-ci nécessite une forte adhésion des collaborateurset un support élevé de hauts responsables. Il ne faut pas sous-estimer le poids des habitudes etla résistance au changement qu’ont certains collaborateurs face à la mise en place denouveaux outils au sein de l’entreprise.Un article15 assez pertinent du Blog « Enterprise Web 2.0 », regroupe les principales barrièresexistantes face à l’implémentation de ces nouveaux outils collaboratifs au sein de l’entreprise.Il distingue deux types de barrières qui freinent les responsables quand à l’implémentation deces outils. D’une part, les barrières technologiques qui sont découlent de la sécurité liéesl’utilisation de ces nouvelles technologies de l’information et d’autres part les barrièresculturelles essentiellement liés au comportement des individus face aux changementsqu’engendre l’utilisation de ces nouveaux outils de communication.15 Enterprise Web 2.0, “Top 10 Management Fears about enterprise web 2.0“, page consultée le 16 juin 2011.Adresse URL : http://www.enterpriseweb2.com/?p=10 18
  19. 19. 2.6.1 Barrières technologiques • Confidentialité: Comment s’assurer que les informations confidentielles restent au sein de l’entreprise et ne sortent pas vers l’extérieur ? • Connectivité: Comment contrôler et limiter les accès aux différents niveaux d’informations et de base de données ? • Intégrité: Comment protéger l’intégrité des informations ? • Catégorisation: Comment être sûr que l’information soit taguée de manière optimale ? • Formation: Quel type de formation les employés doivent suivre afin d’utiliser correctement ces technologies ?En effet, avec le développement d’internet, de plus en plus d’entreprises ouvrent leur systèmed’information vers l’extérieur avec leurs partenaires et fournisseurs. Il est donc essentiel deprotéger l’information et de maîtriser le contrôle d’accès et les droits des utilisateurs au seindu système d’information. De plus, l’utilisation croissante de l’internet mobile imposed’élargir la sécurité informatique hors de la structure de l’entreprise. On comprend dès lorspourquoi la sécurité informatique représente un des défis majeurs rencontré parl’Entreprise 2.0.2.6.2 Barrières culturelles • Contrôle: Comment contrôler le système afin d’être certain de ce que les individus disent et partagent reflète la politique de l’entreprise ? • Juridique: Quels sont les dangers légaux en sauvegardant et partageant tellement de données librement supervisées ? • Productivité: Comment distinguer l’apport productif de ces technologies ? • Gestion: Comment gérer la réunion et la dissémination de tellement d’information non structurées ? • ROI16: Comment puis-je quantifier mon retour sur investissement ?Cette liste, non exhaustive, met en avant les difficultés rencontrées lors de l’implémentationde ces nouveaux outils au sein d’une entreprise. Le chapitre suivant relate une certaine bonnepratique afin d’assurer cette mutation de la manière la plus souple possible.16 Return On Investment: rentabilité économique 19
  20. 20. 1.7 Guide des bonnes pratiquesLa mise en place des outils issus du web 2.0 au sein de l’entrerpise nécessite des bonnespratiques afin d’assurer son développement. Une récente étude de McKinsey17 énumère lesfacteurs clés garantissant le succès de l’Entreprise 2.01) La transformation d’une culture émergente du bas nécessite aussi bien l’implication deshauts responsables que celles des collaborateurs :Les projets web 2.0 sont souvent comparés à des expériences populaires où les dirigeantspensent parfois que ces technologies vont s’implémenter de manière autonome et sans leurintervention. Ils n’ont pas totalement tort car ces outils collaboratifs trouvent leur essence àtravers une utilisation provenant du bas (bottom-up) ce qui les différencie énormément desanciennes technologies de l’information comme par exemple avec les ERP18. Cependant, unecollaboration réussie passe aussi par une implication des dirigeants jouant alors le rôle demodèle.2) Le meilleur usage provient des utilisateurs mais nécessite un support afin de les déployerà grande échelle :On assiste souvent à une déviation concernant l’utilisation primaire des outils issus du web2.0. Les applications qui fonctionnent le mieux et créent le plus de valeurs n’étant pasnécessairement destinées à cette utilisation.3) Ce qui se trouve dans le « workflow » est ce qui est utilisé quotidiennement.Les outils collaboratifs ont de plus grandes chances de succès lorsqu’ils sont incorporés dansles habitudes quotidiennes de travail des collaborateurs. En effet, l’implémentation de cesnouveaux outils n’implique pas nécessairement le décommissionement des technologiesutilisées auparavant.4) Développer un système d’incitants adéquat liés a l’utilisation de ses technologiesLes anciennes technologies de l’information pouvaient être implémentées avec un systèmed’incitants tels que les bonus et l’évaluation. Cependant, le constat est différent pour les outils17 Bughin, J, Chui M. and A Miller, “How companies are benefiting from web 2.0: McKinsey Global SurveyResult” McKinsey Quartely, 2009.18 Enterprise resources planning 20
  21. 21. collaboratifs issus du web 2.0. Il faut utiliser une approche plus efficace afin d’inciter les gensà utiliser ces outils. Citons par exemple le fait de récompenser l’enthousiasme, de soutenir laréputation des participants au sein des communautés correspondantes et de reconnaître laqualité et l’efficacité des contributions.5) La solution adéquate provient des utilisateurs adéquauxPour implémenter ces nouveaux outils, il faut bien sûr cibler les utilisateurs qui peuvent créerde la masse critique pour la collaboration et qui peuvent ajouter de la valeur.6) Trouver un équilibre entre le contrôle hiérarchique et l’autorégulation des risquesUne des raisons d’échec de l’implémentation de ces outils collaboratifs au sein de l’entrepriseest le manque de confort ou même la peur des hauts responsables vis à vis de ces technologies.En général, les manques de contrôle autour de cette auto-organisation et le pouvoir decontestation sont les principales contraintes. Les entreprises rencontrent beaucoup dedifficultés à trouver l’équilibre entre liberté et contrôle. Les responsable attentifs doiventcollaborer avec les départements juridiques, les ressources humaines, et le départementinformatique afin d’imposer des principes d’utilisation raisonnable (comme par exemple,interdire des éditions anonymes). Les outils collaboratifs doivent donc inclure des fonctionsd’audit. Enfin, les entreprises reconnaissent qu’une implémentation réussie passe par undialogue authentique avec les utilisateurs.La principale différence avec les anciennes technologies de l’information19 est la nécessited’avoir un niveau élevé de participation afin que ces outils puissent être efficaces. En effet, lestechnologies issues du Web 2.0 sont interactives et nécessitent une production et une éditionde nouvelle information et contenu par les utilisateurs. Cependant, bien que ces nouvellestechnologies soient disruptives et représentent souvent un défi pour l’organisation et lastructure de l’entreprise, elles sont néanmoins bien moins complexes à implémenter.19 ERP, SCM, CRM: Enterprise Resource Planning, Supply Chain Management, Customer RelationshipManagement 21
  22. 22. III) Études de CasCe chapitre a pour objectif de présenter différentes études de cas afin de présenter le conceptd’Entreprise 2.0 sous un angle plus pratique. Ces études de cas concernent des entreprises quiutilisent les outils collaboratifs issus du Web 2.0 avec des objectifs bien distincts.Le premier cas étudié concerne un réseau mondial d’agences immobilières franchisée quiutilise les outils issus du Web 2.0 de manière interne et ce afin de partager rapidementl’information entre collaborateurs et d’augmenter la vitesse d’accès aux connaissances. Laseconde reflète l’utilisation interne et externe d’une petite entreprise de consultance qui utiliseces nouveaux outils afin de rester en contact permanent avec les différents consultants souventen déplacement. Enfin, pour terminer, la troisième étude de cas concerne une entrepriseinternationale d’import export qui utilise pleinement ces outils collaboratifs afin d’améliorerla communication en interne et de renforcer la relation avec ses différents clients etfournisseurs.Certaines de ces études sont fictives et ne sont pas réellement implémentées. Dans d’autrescas, elles se rapprochent de la réalité. Par ailleurs, dans un souci de confidentialité, lesdifférents noms utilisés seront fictifs afin de ne pas dévoiler la stratégie 2.0 de ces différentesentreprises.3.1 AI : Réseaux mondiaux d’agences immobilières franchiséesFondée il y plus de 30 ans en Allemagne, AI est une société immobilière de premier planspécialisée dans le vente et la location de propriétés immobilières. Son réseau étendumondialement20 est un atout considérable aussi bien pour ses franchisés que pour ses clients.L’objectif d’AI est d’apporter une réponse rationnelle a tout investissement immobilierattractif.L’utilisation d’outils issus du Web 2.0 via une plateforme socia1e émergente en ligne est unatout considérable pour les réseaux de franchisés d’AI. Ces interconnexions entre lesfranchisés permet à tout un chacun d’avoir accès à l’ensemble des données relatives aux biensimmobiliers et aux clients et de suivre l’évolution des différentes activités au sein d’AI.20 AI est présent dans plus de 35 pays 22
  23. 23. Le graphique suivant reflète le type de configuration utilisée au sein d’AI. Figure 6: L’utilisation des outils issus du Web 2.0 au sein du réseau mondial d’AI AI AI B1 C1 AI AI AI Siège AI Siège Siège Siège C5 C2 B5 Pays B B2 Pays C Pays C Pays B AI AI AI AI C4 B4 B3 C3 Plateforme Sociale Emergente Réseau Social Réseau Social Wiki Wiki AI Blog Interne Blog Interne AI D1 E1 AI AI AI AI Siège Siège E5 Siège Siège D5 D2 E2 Pays D Pays D Pays E Pays E AI AI AI AI D4 D3 E4 E3 AI Agence Franchisée Flux de communicationToutes les informations sont ainsi accessibles à l’ensemble du personnel et sont endéveloppement perpétuel. Cette plateforme est composée de trois outils issus du Web 2.0 : • Un réseau social qui permet de mettre en contact les différents collaborateurs et ce afin d’échanger leur point de vue sur certains marchés immobiliers et sur leurs clients. • Un wiki fortement axé sur les différents marchés et sur leur contrainte juridique. Cet outil permet donc de répondre rapidement à un client désireux d’investir à l’étranger sans avoir nécessairement les connaissances préalables. • Une blogosphère interne qui permet aux différents franchisés de partager leur expérience dans le développement de leurs affaires et de leurs marchés respectifs.Cette plateforme accessible à tous les collaborateurs permet de superviser l’ensemble desactivités de ventes et de locations au sein d’AI. Cette plateforme sociale émergente permetdonc à AI de profiter des avantages de la mondialisation et des nouvelles technologies afin dese positionner en tant que leader sur son marché. 23
  24. 24. 3.2 CS Consulting Service La deuxième étude de cas concerne une entreprise de Consultance. CS Consulting Services est une petite entreprise offrant des services de consultance en finance, gestion de projet et gestion des systèmes d’informations. Fondée en 2009, elle compte actuellement 40 consultants externes et 6 personnes qui s’occupent du support (ressources humaines, développement managers et personnel administratif). Cette société a donc une équipe assez réduite, peu de personnel administratif et ces collaborateurs sont en constant déplacement. La figure suivante montre l’architecture actuelle de CS consulting en matière d’utilisation des outils collaboratifs issus du Web 2.0 Figure 7: L’utilisation des outils issus du Web 2.0 au sein de CS consulting Services CS Consulting Services Demandeurs D’emploi Belgique Activités de support Manager, RH, Administratif Linkedin Entreprises Wiki Wiki PlateformeConsultants Réseau Social Réseau Social Sociale Micro-Blogging Micro-Blogging Emergente Blog Interne Blog Interne Consultants Création d’interconnections entre consultants La base de cette architecture est constituée d’une plateforme sociale émergente en ligne sur laquelle vient se greffer un certain nombre de modules comme des réseaux sociaux internes, des wikis, des blogs ou encore des outils de micro-blogging. 24
  25. 25. Cette plateforme permet par exemple : • D’avoir des échanges rapides entre collègues via le réseau social et le micro-blogging. • De partager les expériences des différentes missions via la blogosphère interne • D’échanger des documents et de partager des réflexions autour de missions et de clients via les réseaux sociaux, les blogs et le Micro-Blogging. • Planifier et créer des comptes-rendu de réunion • De partager les connaissances de chaque collaborateur via un WikiLe tout fonctionnant via un système de notification qui permet à chaque collaborateur derester informé en temps réel.Chez SC Consulting Services, la communication vers l’extérieur se fait via Linkedin. En effetce réseau social professionnel permet de : • Rentrer en contact avec de potentiels futurs collaborateurs • D’améliorer son image de marque et de gérer la relation clientOn constate dès lors le potentiel offert par les outils issus du Web 2.0 pour ce typed’entreprise où la plupart des collaborateurs se trouvent en dehors de l’entreprise. Cetteconfiguration permet en effet de créer un espace convivial de communication et decollaboration.3.3 XYZ InternationalXYZ international S.A. est une PME belge implantée en Belgique, au Mexique (XYZ M) viaune filiale et au Brésil (XYZ B) via une joint venture. Spécialisée en Import/Export, saprincipale mission est d’apporter à ses clients locaux des matières premières, des équipementset des services pour le secteur industriel et automobile.Le siège social situé à Louvain-la-Neuve est responsable des achats, du packaging et de lalogistique. XYZ est aussi responsable de la gestion administrative, de la gestion desressources humaines et de la comptabilité. La filiale XYZ M, situé au Mexique, s’occupe dela prospection de la clientèle, de la gestion de la relation client et de la recherche de nouvellesopportunités de développement pour XYZ. La joint venture, implémentée au Brésil, distribuedes équipements pour l’industrie brésilienne. 25
  26. 26. Cette société fonctionne donc à l’internationale avec des collaborateurs disséminés aux quatrecoins du globe. On comprend dés lors l’intérêt rencontré par les outils issus de Web 2.0 et ceafin d’améliorer la communication, le partage de connaissances entre les différentscollaborateurs et d’optimiser les différents processus entre ces différentes entités.Voici un exemple de configuration qui utilise les outils issus du web 2.0 aussi bien en internequ’en externe. Cette architecture semble optimale pour répondre aux besoins quotidiens deXYZ SA. Figure 8: L’utilisation des outils issus du Web 2.0 au sein de XYZ international Intranet 2.0 XYZ Wiki Wiki Outil de partage des connaissances Siège Social Sharepoint Sharepoint Réseau Réseau Logiciel Logiciel Outil de communication transversal Social Social Compta Compta entre collaborateurs / partenaires Interne Interne Plateforme Database BDC.B Sociale Réseau Réseau ERP ERP Outil de communication transversal Database Emergente Social Social RH B to B Gestion de la relation fournisseur B to B Réseau Réseau Outil de communication transversal Social Social Wiki B to C Gestion de la relation client Wiki B to C Process Réseau Réseau Fournisseurs Marketing Social Social Sharepoint Réseau Sharepoint Fournisseurs Interne Interne Réseau Social Social B to B B to B Flux d’informations cryptées (VPN) Flux de communication XYZ M Réseau Réseau Réseau Réseau XYZ B Flux d’informations Social Social Social Social Joint Venture / Brésil Filiales / Mexique Interne Interne Interne Interne RH Plateforme Sociale ERP ERP Plateforme Sociale Site Internet Réseau Réseau Réseau Réseau Social Social Social Social B to C B to C B to C B to C Clients ClientsL’interface entre ces outils collaboratifs se fera via une plateforme sociale émergente en lignequi permet aux utilisateurs de se connecter de manière rapide et simple à ce nouvel espace decollaboration. A cette plateforme vient se greffer différents outils issus du web 2.0 comme : • Les réseaux sociaux internes permettent de rendre la communication plus transversale au sein de XYZ international. En effet, ceux-ci permettent de donner les bonnes informations aux bonnes personnes. Les interactions seront plus ciblées afin d’améliorer la communication interne entre les différents collaborateurs. De plus ceux- ci permettent aux collaborateurs d’échanger et de comparer leur expérience vis-à-vis 26
  27. 27. de certains clients, d’obtenir l’avis d’experts dans certains domaines et d’apporter des idées innovantes. • Les réseaux sociaux externes permettent une ouverture vers l’extérieur avec les clients finaux, fournisseurs et partenaires. Tous commentaires, réactions ou propositions externes permettent de mûrir, d’affiner la proposition de valeur et d’acquérir de nouveaux clients et fournisseurs. • Un Wiki qui permet de partager les connaissances tacites des différents collaborateurs et ce du point de vue de processus interne, des connaissances des différents marchés et des fournisseurs. • Un Sharepoint qui offre la possibilité aux collaborateurs d’avoir un espace de travail collaboratif et ce afin de gérer les différents projets au sein de l’entreprise.Lorsqu’une entreprise travaille à l’internationale, la distance et les différentes cultures entreles collaborateurs implique une cohésion forte au sein de cette entreprise. On comprend dèslors les avantages qu’offrent ces nouveaux outils de collaboration et de communication.Cependant, il ne faut pas oublier que l’implémentation de ce type d’outils au sein del’entreprise implique une mutation profonde et une réforme complète de son organisation. Cesentreprises ne font pas qu’utiliser de nouvelles technologies, elles doivent faire face à unegestion efficace du changement face aux poids des habitudes des différents collaborateurs. 27
  28. 28. IV) ConclusionOn assiste depuis quelques années à l’émergence d’entreprises qui utilisent de manièreintensive des outils collaboratifs issus du Web 2.0. Avec larrivée des « Digital natives »dans le monde du travail, les entreprises doivent constamment s’adapter afin de leur offrir lesoutils adéquats et de profiter au maximum du formidable potentiel quils possèdent.L’utilisation de plateformes sociales émergentes en ligne repositionne l’humain au cœur del’entreprise. En effet, dans l’Entreprise 2.0, le collaborateur est au centre de l’entreprise etles informations gravitent autour de lui via une plateforme en ligne. Cette plateforme est enquelque-sorte l’épine dorsale du système de communication et de collaboration au sein et àl’extérieur de l’entreprise.Les différents cas étudiés présentent de manière pratique l’utilisation des outils collaboratifstels que des réseaux sociaux, Wiki, Blog, micro-blog et autres au sein de l’entreprise. Cesentreprises utilisent ces outils de manière interne pour mettre les différents collaborateurs encontact permanent offrant ainsi la possibilité d’encourager la participation dans les projets etle partage d’idée. A plus grande échelle, elles permettent de renforcer la relation avec le clientet d’améliorer la communication avec les partenaires et les fournisseurs. Il est très importantde choisir l’outil le plus adapté au type de relation entre les collaborateurs dans del’Entreprise 2.0.Les entreprises qui utilisent activement ces différents outils collaboratifs possèdent un réelavantage compétitif par rapport à leur concurrent et nombre d’entre elles sont souvent leadersur leur marché respectif. En effet, il y existerait une corrélation entre part de marché etorganisation basée sur un haut niveau de collaboration.Bien que ces nouvelles technologies soient disruptives et représentent souvent un enjeumajeur pour l’organisation, leur implémentation dépend fortement de l’adhésion de la part desdifférents collaborateurs au sein de l’entreprise. En effet, il ne faut pas sous-estimer le poidsdes habitudes et la résistance au changement. Il est donc nécessaire de fournir du support de lapart des hauts responsables qui doivent en définir les limites et les ressources et laisser auxcollaborateurs l’opportunité d’en découvrir l’utilité. 28
  29. 29. L« Entreprise 2.0 » est un nouveau paradigme en science de gestion. Cette nouvelle sciencede gestion se penche sur l’étude des outils collaboratifs issus du Web 2.0 au sein del’entreprise afin d’optimiser l’utilisation de ses ressources et créer de la valeur. Cette sciencepeut d’ailleurs se décliner en plusieurs disciplines telles que le management 2.0, les RH 2.0, leProject management 2.0... 29
  30. 30. V. BibliographiesBughin, J. and M. Chui, “The rise of the networked enterprise: Web 2.0 finds its payday”,McKinsey Quartely, 2010.Bughin, J, Chui M. and A Miller, “How companies are benefiting from web 2.0: McKinseyGlobal Survey Result” McKinsey Quartely, 2009.Bughin, J. and J Manyika, “How businesses are using Web 2.0: A Mc Kinsey Global Survey”,McKinsey Quartely, 2007.Bughin, J, Manyika J. and A Miller, “Building the Web 2.0 Enterprise: McKinsey GlobalSurvey Result” McKinsey Quartely, 2007.Cavazza Frederic, “Qu’est-ce que l’entreprise 2.0” 24 juillet 2007, page consultée le 23juin2011. Adresse URL : http://www.fredcavazza.net/2007/07/24/quest-ce-que-lentreprise-20/Chui M, Miller A. and Roger P. Roberts, “Six ways to make Web 2.0 work” McKinseyQuartely, 2009Deschamps Christophe, “Le nouveau management de l’information”, FYP éditions, France,2009.Dion Hinchcliffe, “Web 2.0 definition updated and Enterprise 2.0 emerges” 05 Novembre2007, page consultée le 23 juin 2011.Adresse URL :http://www.zdnet.com/blog/hinchcliffe/web-20-definition-updated-and-enterprise-20-emerges/71?tag=mantle_skin;contentDion Hinchcliffe, “The state of Enterprise 2.0”’, 22 octobre 2007, page consultée le 23 juin2011.Adresse URL : http://www.zdnet.com/blog/hinchcliffe/the-state-of-enterprise-20/143Enterprise Web 2.0, “Top 10 Management Fears about enterprise web 2.0“, page consultée le16 juin 2011. Adresse URL : http://www.enterpriseweb2.com/?p=10 30
  31. 31. McAfee, Andrew, "Enterprise 2.0: New Collaboration tools for your organization’s toughestchallenges", Harvard Business Press, Boston, Massachusetts, 2009.McAfee “How Web 2.0 is changing the way we work: An interview with MIT’s AndrewMcAfee” McKinsey Quartely, 2009McAfee, Andrew, "How to Hit the Enterprise 2.0 Bullseye", Andrew McAfees Blog,November 2007. page consultée le 26 juin 2011Adresse URL : http://andrewmcafee.org/2007/11/how_to_hit_the_enterprise_20_bullseye/McAfee, Andrew, "Enterprise 2.0: The Dawn of Emergent Collaboration", MIT SloanManagement Review, Vol.47, No.3, Spring 2006.O’Reilly Tim, “What is Web 2.0: Design Patterns and Business Models for the NextGeneration of Software”, Communication & Strategies, n° 65, 1st quarter 2007, p17.Prensky Marc, “Digital Natives, Digital Immigrants”, from On the Horizon (MCB UniversityPress), Vol. 9, No. 5, Octobre 2001.Prensky Marc, “Digital Natives, Digital Immigrants Part 2: The scientific evidence behind theDigital Native’s thinking changes, and the evidence that Digital Native-style learning works”,From On the Horizon (MCB University Press), Vol. 9, No. 6, Décembre 2001.Shah Rawn, “Social Networking for Business: Choosing the Right Tools and Resources to Fitour Needs”, Wharton School Publishing, USA, 2010.Sparrow Betsy, Liu Jenny, M. Wegner Daniel, “Google Effects on Memory: CognitiveConsequences of Having Information at Our Fingertips”, Sciences, Juillet 2011. 31

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