Les Marsoins de Leclerc

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Les Marsoins de Leclerc

  1. 1. pRESENTATION, Actions, capacités, LE VEHICULE DE COMBAT D’INFANTERIE caractéristiques du régiment : (VBCI) : Le nouveau véhicule blindé de combat d’infanterie est adaptée à Le Régiment de marche du Tchad (RMT) appartient l’engagement au sein d’une force blindée. à la 2ème Brigade Blindée, unité prestigieuse créée par Caractéristiques : le général LECLERC en 1944. Masse à vide < 18 tonnes Masse maximale en ordre de combat < 28 tonnes Il est composé de 1200 hommes et dispose d’une L x l x h : 7,80 m / 2,98 m / 2,26 m soixantaine d’engins blindés. Il est le seul régiment Equipage + groupe de combat : 2 + 9 hommes mécanisé des troupes de marine. Stationné à Meyen- Protection : heim (Haut-Rhin), ses missions se situent essentielle- Caisse aluminium à haute résistance ment hors métropole. Blindage métallique homogène rapporté (acier THD, titane), Depuis 11 ans, le RMT a participé aux opérations protection pare-éclats / NBC / incendie (compartiments mo- majeures de l’Armée de terre : ex-Yougoslavie, Ko- teur et habitacle) / anti-mines / anti-laser des optiques sovo, Bosnie, Macédoine, Tchad, Afghanistan, Côte Système de leurrage infrarouge (LIRE 30) Système d’autoprotection GALIX d’Ivoire, Liban, Sénégal et Guyane. Signature radar et thermique optimisée Parallèlement aux missions extérieures le RMT as- sure des missions intérieures de protection du terri- Mobilité : 8 roues motrices, dont 4 directrices à grand débattement toire national telles que VIGIPIRATE et Héphaïstos Moteur Diesel 550 ch. (lutte contre les feux de forêt). Boîte de vitesse automatique / vitesse 100 km/h Le régiment possède le système d’information régi- Système de braquage court par freinage unilatéral mentaire (SIR) dans le cadre de la numérisation de Autonomie ~ 750 km l’espace de bataille (NEB) et a participé à l’évalua- Armement : tion technique et opérationnelle du système FELIN Canon de 25 mm x 137 OTAN à double alimentation du fantassin du futur. Enfin, en 2011, il sera doté du Capacité d’observation, de visée et de tir au poste chef d’en- gin 300° en vision épiscopique et 360° avec lunette jour pa- VBCI, nouveau véhicule de combat d’infanterie. noramique et moyen d’observation panoramique thermique ; vision jour/nuit. Mitrailleuse coaxiale de 7,62 mm OTAN Conduite de tir intégrant télémètre laser et caméra thermique.
  2. 2. LE SYSTEME FELIN : Le FELIN (Fantassin à Equipement et Liaisons Intégrées) est un système intégré et modulaire pour le combat débarqué moderne. Insigne de la 2°Brigade Blindée Amélioration des performances : OBSERVATION (jour et nuit) / CAPACITE DE TIR / PROTECTION / MOBILITE / COMMU- NICATION / SOUTIEN / MODULARITE. Caractéristiques générales : masse du système : 24 kg pour 24 heures de combat avec sac de combat modulaire, gilet électro- nique et gilet balistique souple, arme, munitions. SIT COMDE / Plate forme Electronique PEP / Réseau Radio d’Information Felin RIF / Bandeau ostéophonique communi- cant / Sur-coque Optronique avec caméra IL (vision de nuit) / Lunettes d’armes (IL ou IR, DRI, vision déportée, écran de contrôle) / Jumelle JIM MR / Tenue de combat / Protection NBC et balistique / Tenue maîtrise des foules / KIT d’intégration vé- hicule (prévu pour le VBCI) / Sources d’alimentation énergie (batterie longue durée) Insigne du RMT crédits photo : FELIN : M. PARINGO 77
  3. 3. A mon grand-père...
  4. 4. PAUL-LOUIS AMEZTOY PASCAL PELLETIER LES MARS UINS DE LECLERC de Koufra a Kaboul 1940 - 2009 1
  5. 5. REMERCIEMENTS Je remercie l’ensemble des personnes qui ont aidé à la réalisation de cette bande dessinée : tout d’abord le Mémorial du maréchal Leclerc, en particulier monsieur Pegulu de ROVIN ; le colonel LAURENTIN , rédacteur en chef de CARAVANE© ; la mairie d’Alençon ; ZEPHYR EDITIONS© et en particulier monsieur PARINGAUX . Je remercie aussi la famille Nevot qui nous a permie de sortir et d’imprimer ce livre. Je remercie aussi ma compagne, Eva, ainsi que sa fille, Maelya, qui m’ont soutenu dans ma tâche même lorsque je ramenais mon travail à la maison. PARTENAIRES OFFICIELS PAUL-LOUIS AMEZTOY Né en 1981 à Bordeaux, il s’en- gage au Régiment de marche du Tchad en 2005. Diplômé d’une école supérieure de commerce, il occupe dès son arrivée le poste d’officier communication du régi- ment. Responsable de la cellule, il réalise avec son équipe plusieurs magazines et co-écrit un ouvrage sur la ville de Noyon. Durant sa dernière année à la tête de la cel- lule communication, il s’attachera principalement à mener à bien en tant que chef de projet et scé- nariste, la réalisation de la bande dessinée sur l’histoire du RMT. CREDITS DIRECTEUR DE LA PUBLICATION : Colonel de Henry MEDLEGE DIRECTEUR DE LA REDACTION : Lieutenant Paul-Louis AMEZTOY DESSIN ET SCENARIO : Lieutenant Paul-Louis AMEZTOY Caporal-chef Pascal PELLETIER COMITE DE REDACTION : Lieutenant colonel Phillipe GOUËSMEL Capitaine Pierre GAYRAUD PASCAL PELLETIER Major José TOCA Né en 1976 à Châteaudun, il s’en- gage au Régiment de marche du Tchad en 1999. En 2007 il est af- fecté à la cellule communication. Il contribue à la réalisation du jour- Réalisation graphique, dessin : Pascal PELLETIER nal d’information régimentaire où Lettrage : Paul-louis AMEZTOY ses connaissances en infographie Correction : Ariane de MEDLEGE et en mise en pages seront mises Loi n° 49.956 du 16 juillet 1949 sur les publications destinées à la à profit. Il crée plusieurs illustra- jeunesse. Directeur de publication . Dépôt légal : 15 juin 2010. ISSN tions du « marsouin Jerry » pour le 978-2-9537749-0-0. Impressions: LESAFRE S.A Belgique, Tél : 00 journal d’information du régiment 32 69 888 788. ©2009, 2010 Galaxie Comics Characteres, et les Editions et crée une gazette en Afghanistan du Serment INC. © 2009. Tous droits réservés. «Les Marsouins de en 2008. En 2009, après avoir ob- Leclerc» et tous les personnages de ce numéro sont la propriété de tenue son examen de photographe, Galaxie comics Characters et des Editions du Serment INC. «Les il se voit proposer la lourde tache Marsouins de Leclerc» et tous les personnages de ce numéro sont la propriété intellectuelle de leurs auteurs. Cette publication est sous de mettre en bande dessinée toute licence de Galaxie Comics INC. www.galaxiecomics.weonea.com. l’histoire du RMT.
  6. 6. Le 23 mai 1988, sur la côte bretonne. Martial Clément vIENT de mourir. sa famille assistE ...Et ainsi nous à son enterremenT. rendons hommage à Martial Clément qui nous quitte pour rejoindre le seigneur ! Nous ne l’oublierons jamais... Amen ! Allons maman ! Ne restons pas là, partons ! Tu te fais du mal. Papa ! Non mon Grand- Grand-père est parti fils, mais sache qu’il sera père, c’etait un au ciel ? toujours dans nos héros ? Hein On ne le reverra coeur ! Je vais te papa ! plus jamais ? raconter les exploits de ton grand- père afin que ces souvenirs soiENt eux aussi dans ton coeur ! Bien plus qu’un héros KURTYS ! Bien plus qu’un héros... 3
  7. 7. Un peu plus tard la fa- , mille Clément se rend maman, dans la Beauce, Dans la je peux aller au bien- maison familiale du grand- grenier ? j’aimerais sur Kurtys, père décédé. regarder les vieux mais ne albums photos de derange pas grand-pére ! tout s’il te plait ! non maman ! que de vielles choses ! tiens, les vieux livres de papi ! Son journal de bord ? wouahh !! 4
  8. 8. Tout commence pendant la deuxième guerre mondiale. l’Allemagne nazi dé- clenche les hostilités en septembre 1939 en attaquant la pologne. à ce moment-là, je m’engage dans un regiment du génie au coeur de la ligne Maginot, dans l’attente d’une éventuelle invasion allemande. A cette époque, je rêve d’action héroïque et de victoire. Désireux de com- battre, je m’engage dans le 2éme régiment étranger pour être aux cotés des britanniques, en Norvège. La campagne allemande en Norvège commence dès les premiers jours d’avril 1940. Narvik est la dernière cible stratégique pour les Allemands qui ont rapidement conquis le sud du pays. Ils arrivent à Narvik avec 10 destroyers et balayent sommairement les gardes-côtes faisant face à l’entrée du fjord. une fois amarrés au port de Narvik, Ils ont que peu de répit puisque le 10 avril, 5 destroyers britanniques font leur apparition à l’entrée du fjord et transforment le port en véritable cimetière pour bateaux. la flotte allemande parvient à les repousser, mais accuse de sérieux dégâts. 5
  9. 9. Trois jours plus tard les alliés envoient cette fois 8 destroyers et , 1 cuirassé pour déloger l’expédition allemande. En infériorité, les Alle- mands reculent et sabordent leurs derniers navires dans le fjord pour sauver les marins rescapés. Ceux-ci se réfugient dans les montagnes en- neigées qui bordent Narvik, laissant la ville aux mains des alliés. oui moi c’est Martial Clément. Avant Salut camarade, moi j’étais dans la ligne Maginot et c’est Raymond. Lucien Ray- puis comme il ne ce passait pas grand ème mond du 4 régiment étran- chose la-bas, je me suis engagé au ger ! T’es nouveau ? 2ème R.E. J’avais appris qu’un corps expéditionnaire se montait, j’ai sauté sur l’occasion ! Okay les gars, on em- Le GAAC bombarda la cote et les alentours pour dé- barque tous dans les barquasses et on prend loger d’éventuelles poches de résistance allemande et position. Nous devons établir une tête de pont sur permettre aux troupes du corps expéditionnaire de dé- Narvik et attendre l’arrivée des renforts ! barquer. 6
  10. 10. Peu de temps après, alors que les allemands tentaient de reprendre la ville, les hommes de mon régiment, le 2éme régiment étranger, débarquè- rent et rentrèrent en contact avec l’ennemi. allez les gars, on y va ! a l’assaut ! Chef , prenez vos hommes et débordez par ce secteur, nous allons les prendre à revers ! Lucien ! Mon vieux, ça va ? Bouge pas, les infirmiers vont venir, ça va aller ! AARGGGHHHG Infirmier !!! 7
  11. 11. Coura- ge mon vieux ! Et puis c’est c’est bon pas fini pour toi ! caporal, on s’en occupe ! Le corps expéditionnaire tenta de repous- ser les forces de l’axe, mais en vain. L’en- nemi était supérieur en nombre et très aguerri aux conditions polaires. Les alle- mands n’allaient pas tarder à prendre le controle total du royaume de Norvège. mon dieu, ma tête me fait un mal de chien ! Ne t’inquiète pas pour ça, pense plutôt à te rétablir au plus vite ! J’espère et puis dis toi que tu que l’on ce reverra ! vas pouvoir être bien choyé J’ai pas encore dit mon par les infirmières, grand dernier mot. veinard ! Le bombardement de narvik continua, mais c’était peine perdue. Dans les états majors Britan- niques, on parlait déjà de rapatrier l’ensemble des forces qui se trouvaient sur place... 8
  12. 12. Schnell ! schnell ! Je et que crois que comptes-tu faire, c’est fini pour Martial, une fois en nous ! En tous Angleterre ? cas pour la Norvège ! Eh bien ,beaucoup parlent de partir pour l’Afrique ! L’empire pourrait conti- nuer la guerre et ne pas accepter la réd- dition de Pétain. C’est une idée inté- ressante ! Finalement, le 28 mai 1940, le corps expédition- naire quitte la Norvège. nous embarquons pour l’Angleterre où d’autres aventures nous atten- dent... Médaille de la campagne de Norvège. 9
  13. 13. Le 15 juin 1940 je débarque à Souhtampton puis m’engage Le 18 juin dans les forces française libres pour la durée de la guerre. J’ embarque à Liverpool le 29 août sur le «commandant Dubosc», pour l’Afrique équa- toriale française. Après 30 jours de traversée en bateau, je débarque à Douala avec mes camarades, le 08 octobre 1940. De là sous sommes accueillis par le com- mandant Leclerc. Le général de Gaulle avait fait le voyage avec nous. 10
  14. 14. Encore mal remis du revers essuyé à Dakar, le Général de Gaulle est vite rassuré par l’accueil que lui fait Leclerc à Douala. Suivi des Hommes de Mon- clar et de Koening, il mesure toute l’ampleur du travail accompli en passant en revue le régiment de tirailleurs camerounais et la légion du Cameroun, que Leclerc prépare déjà au combat. Le 21 octobre, le Général de gaulle pointe l’index sur la carte et, désignant l’oasis de koufra puis le Fezzan, pro- nonce ces simples mots : très bien Il mon général ! y a ça... et ça ! Vous Et bien les m’avez l’air bien gars ! Il y a de l’action en Ben je enthousiastes ! perspective ! t’avouerai qu’il était temps ! J’ai envie de me faire de l’ita- lien et surtout du Boche ! 11
  15. 15. Mais avant koufra, deux raids sont effectués. L’un sur le Tedjéré et l’autre sur Mourzouk. je participe au raid mené par le Capitaine Sarrazac. L’objectif est le poste italien situé au sud du Fezzan. Le groupe nomade du Tibesti est constitué de 48 hommes et de 63 chameaux. L’itinéraire bout de plusieurs heures de marche, est pénible et des difficultés d’approvisionnement en eau accroissent la fatigue. C’est durant la patrouille fait une halte près d’un cette opération que je retrouve mon camarade lucien Raymond. plan d’eau, pour la nuit... Halte ! pied a terre, on se place ici pour la nuit ! Raymond! salut clement, salut camarade Je suis arrivé par le dernier avion il y T’es arrivé quand ? Je a une quinzaine de jours ! t’avais raison, t’ai même pas vu débar- tu sais les infirmières etaient très quer ! mignonnes ! 12
  16. 16. Moi aussi, et puis les patrouilles à dos de chameaux, Beaucoup en profitent pour se ça me gonfle ! Vivement que l’on ai rafraîchir, laver un peu de linge J’en ai des véhicules. et remplir les gourdes. plein les pat- tes ! J’espère qu’on va trou- ver de l’action en chemin ! Tiens ! Étrange ce rassemblements de Bellah ! J’ai l’impression qu’ils complotent un mauvais coup ! la nuit tombé, je vais suivre l’un des bellah... le lendemain matin, je ren- dis compte au lieutenant Sarrazac... Mais il est en train de déserter ! J’aurais du prendre mon arme ! Bah après ...Et donc je l’ai Espérons ! tout, il a peut être peur ? vu partir ! Soyons quand même sur nos gardes Pour moi il a ! Si un autre tente de s’enfuir, vous déserté par l’abattez, compris ? peur ! 13
  17. 17. Puis le long périple a travers le dé- sert, reprend. Les jours s’écoulent péniblement, la fatigue, le manque d’eau se font ressentir. Mais nous gardons le moral. Le 12 janvier, en début de soi- rée, le fort est atteint. à Nous sommes l’attaque ! ouvrez le en vue du fort, dites aux hommes de se feu ! tenir prêts et en silence ! ça à l’air bien calme, avec un peu de chance on va avoir l’ef- fet de surprise ! 14
  18. 18. à ce moment là les italiens ripostent avec un feu bien nourri. Nul doute qu’ils nous attendaient ! 15
  19. 19. diable ! ça tire tous azimuts ! nos hommes tom- bent comme des mouches . tout le monde se re- plie, allez, allez ! devant la supériorité numérique de l’ennemi, on n’a pas d’autre choix que de se replier ! mais ça n’est que partie remise ! La trahison du Bellah nous a couté cher ! 16
  20. 20. Entre temps, le 31 décembre 1940, un Blen- heim effectue d’Ounienga une reconnaissance photographique sur l’oasis de koufra situé à 2200 kilomètres de fort Lamy. okay très bien ok, Mc Dughan, on arrive au Sean, on prend ces nous y voici ! c’est dessus de la position ! maudites photos et le vieux qui va être on se tire avant que content ! ça ne barde pour nous ! c’est bon pour nous ! allez on repart pour fort Lamy. 17
  21. 21. bien sûr, à fort Lamy, le colonel Leclerc ne reste pas inactif. Il veut absolument Koufra dont l’importance est reconnue depuis longtemps par les autorités françaises. Ainsi, les préparatifs vont bon train. ... Voila en bien ! ce qui concerne le déroulement rompez ! des opérations ! Y-a-t’il des questions ? Cela dit, cette fois on est Martial, mieux armés et on va j’espère que cette fois être motorisés ! on ne va pas vers un nouvel échec ! j’espère bien aussi lucien ! 18
  22. 22. Le 16 février 1941 nous faisons route vers koufra après avoir fait une halte au puits SARA. Nous sommes aux ordres du commandant DIO ; Le terrain est difficile et la température, chaude le jour, très froide la nuit, est éprouvante. Les chauf- feurs sont à peine préparés et nous peinons beaucoup . Les desensable- ments sont éreintants. Quelques chauffeurs ont participé à des convois bon dieu que entre KORO-TERO, FAYA et j’en ai ma claque de ce OUNIENGA et c’est tout. sable et de ces pierres ! Ils n’ont qu’une très faible pratique du sable. Il faut d’ailleurs une rude expérience du dé- sert pour repérer d’un seul coup d’oeil l’endroit qui sera franchi d’un coup d’accélérateur et celui tu qu’il faudra contourner serais resté chez toi s’il n’y à tout prix ou celui où avait pas eu cette guerre et tu aurais la vitesse pourra être conduit ton tracteur dans les champs ! poussée à son maximum. c’est pas mieux ! sans doute mais il n’aurait pas fait aussi chaud ! c’est quoi ce bruit ! on dirait... un Tou- avion de re- jours à te plaindre ... connaissance Italien ! 19
  23. 23. soudain, L’avion italien pique en direction de notre Chevrolet et ouvre le feu. Ce salopard va pas nous lâcher avant qu’il ait eu au moins l’un d’entre nous ! on va se diriger vers cette palmeraie ! 20
  24. 24. notre colonne cherche un refuge en attendant que l’avion ennemi quitte les lieux. Mais une partie de la saharianna nous attendait pas loin... Dès qu’ils sont sur nous vous ouvrez le feu ! Débarquez du camion, mettez vous a couvert et ouvrez le feu ! saute du et véhicule lucien, je vais les mais !!! attirer vers moi et faire diversion ! oui missié ! 21
  25. 25. la chevrolet explose sous le feu ennemi ! il est temps pour moi de sauter ! met- tons nous à couvert, ces salopards nous ont tendu une du coté italien ça canarde embuscade ! MAIS les tirailleurs du tchad contournent la position ennemie et prENNEnt les italiens à revers. Ils ouvrent le feu. On dégage, il nous ont bien eus sur ce coup la ! ce sont vraiment des durS à cuire ces français ! 22
  26. 26. j’ai la vague impression qu’on va pas tarder à les re- Ah ! voir, ces gars là ! ils sont beaux les hommes de benito ! L’intensité du feu ne faiblit pas entre les adversaires, plu- sieurs véhicules sont atteintS et brûlent mais la fougue des français vient a bout de la résistance italienne. Menacée dans plusieurs direction, la saharianna se replie. La saharianna détalE telLE UNE MEUTE de fennecS par un temps pourri ! après cette altercation, nous rembarquons à On s’est bord de nos véhicules, en direction de Koufra. bien battu chef ! Nous ça avons Ete bien plus va, tu t’es bien tenaces que les ita- débrouillé mon liens ! vieux ! Les Français ont su se montrer plus incisifs et prouvent leur capacité d’adaptation en ayant battu sur son propre terrain une unité ennemie réputée supérieure. 23
  27. 27. Le 19 février 1941, le fort dresse sa masse comme un défi. Il est de taille. protégés sous les couverts de l’oasis, NOUS NOUS installOnS pour un siège en règle. bien ! on va pouvoir se concentrer sereinement Mainte- sur notre nant les gars, c’est là que tout proie ! va se jouer, alors pas de quartier ! nous sommes prêts de notre côté ! 24
  28. 28. La bataille s’engage. Le lieutenant Cecaldi, qui ne dispose que d’un seul canon de 75 mm Schneider, commençE à bombarder le fort. LES mortiers de 81 mm sont eux aussi de la partie et leurs tirs ne cesseNT de harceler l’ennemi. FEU ! 25
  29. 29. Comme NOUS NE disposONS que d’un seul canon de 75, il NOUS FAUT faire croire à l’ennemi que nous en avions plusieurs. Ainsi le lieutenant Cecaldi fAit bouger sans cesse le canon de place TOUT en bombardant le fort sans discontinuer. Ses obus parvIENNENT à ouvrir des brèches dans le mur d’enceinte du fort et sèment la panique chez les italiens. allez les gars, on bouge de place, vite ! oui mon lieutenant ! vu le tireur à droite du fort ? je vais me le faire ! ok lucien, un verre d’eau si tu gagnes ! Préparez un autre obus et pointez vers le coin droit du fort ! Nous sommes prêts mon lieute- nant ! FEU ! 26
  30. 30. Je doit bien avouer que ce canon de 75 nous a donné quelques sueurs froides. Ce canon comportait un récupérateur à gaz dont les joints, sous l’effet de la chaleur intense en région saharienne, perdaient leur étanchéité. Il fallait constamment le regonfler à l’aide d’une bouteille d’azote ou d’une pompe à air spéciale. Ce jour la, comme à l’habitude, nous avons regonflé le récupérateur et tout paraissait en ordre lorsque tout à coup au moment du tir, le tube recule en , arrière dans un chuintement qui nous glace. Que faire ? Nous ramenons à la main en batterie, nous éloignons les servants au maximum et le maréchal des logis Grand chef de pièce, ordonne le feu. Miracle ! Le tube recule normalement et revient à sa position initiale. Nous avons bien ri ! , Peu après on nous ordonne à lucien et à moi, d’aller faire un coup de main sur la façade nord du mur d’enceinte du fort. Il y a un petit groupe de sentinelles qui ne nous a pas vus. Nous en profitons pour lancer nos grenades ! 27
  31. 31. Le temps s’avère notre allié. Acculé psychologi- Les pourparlers vont durer ça y une plombe ! Je ne vais pas quement à la reddition, est ! ils sont «al attendre, que l’on me prépare le commandant italien dente» ! un véhicule ! cherche une sortie hono- rable. Dés le 28 février, les italiens amorcent le dialogue. La teneur des pourparlers laisse ap- paraître un adversaire au moral défaillant. Le 28 soir , Leclerc fait reprendre le bombar- dement et le 1 mars 1941 les défenseurs du fort cèdent. Le drapeau blanc est hissé et un émissaire italien entame les négociations. Devant la lenteur des négociations, Lucien ! Il le colonel brusque les choses en y a le vieux qui nous montant dans une camionnette du ok demande de l’emmener peloton porté. martial , directement au fort ! allons y ! L’arrivée du colonel Leclerc désoriente la garnison et nous embarquons avec autorité le parlementaire italien et son chef , Le capitaine Colonna. sur ordre de Leclerc, nous nous dirigeons vers le fort qui ouvre ses portes ! colona rassemble ses officiers et les lui présente. Tout le monde les mains au dessus des têtes ! Al- lez ! avanti ! 28
  32. 32. je voulais ah ah ah ! simplement discuter, ben voyons ! allez, vous n’aviez pas le avec les autres ! droit d’entrer ! En et bien, Re- tout cas vous êtes de nous allons prendre gardez ! ça nous fera sacré gaillard vous, les ça pour un compliment ! , un bon trophée ! français ! hein lucien ! C’est à ce demander comment une armée aussi mal équipée et mal habillée, ai pu nous avoir en si peu de temps ! C’est dans un dénuement presque total que nous avons osé entreprendre la libération de notre pays. Et nous sommes alors loin des rivages normands ! Le gouvernement de vichy nous désigne comme une poignée de «dissidents». S’il nous manquait un but, un symbole autour duquel fédérer nos espoirs , Le colonel Leclerc nous le donne le lendemain, de koufra, le 2 mars 1941 lors de la prise d’armes. Il prononce une courte allocution, qu’il achève ainsi : JUREZ DE NE DéPOSER LES ARMES QUE L’ORSQUE NOS COULEURS, NOS BELLES COULEURS, FLOTTERONT SUR LA CATHéDRALE DE STRASBOURG. 29
  33. 33. en février 42, raymond et moi intégrons le groupement du commandant hous. Objectif : la prise d’El Gatroum Le groupement progresse durant la journée du 28 février et atteint les abords de Gatroum en fin d’après midi. Protégés par une visibilité à peu près nulle, les véhicules s’approchent. Déveine ! à 2000 mètres du fort, ils s’ensablent. L’approche se poursuit à pied. Redoutant que nous soyons découverts dans une position aussi vulnérable, le commandant Hous décide une action rapide. avec Le lieutenant Dubut, raymond et moi surveillons Il le fort. faut absolument pénétrer a l’in- térieur du fort et ce, avec l’effet Très de surprise la plus totale ! bizarre, le fortin semble vide ! Le lieutenant Dubut, travestissant ses hommes en nomades, se dirige à leurs tête vers le bâtiment ... mon Comment ? lieutenant, je crois Non... vous n’y pensez que je viens d’avoir pas ! ? Après tout, une idée pourquoi pas. 30
  34. 34. c’est bon, on vient de passer les trois rangées de barbelés ! Comment faisons nous mon lieutenant, on clément vous monterez la rentre et on tire dans le tas ? garde à l’entrée pendant que raymond et moi nous nous occu- perons des sentinelles et du poste de garde ! non sergent ! mais ! qu’est-ce que c’est que très bien, ce bordel ! y viennent allons y ! d’où ces nomades ! diantre ! y a pas un chat ! eh ! Les mains bien que faites vous... en évidence mon commandant merde, les héros de et ne faites pas le mariol, koufra ! n’est ce pas ? et c’est peu de le dire ! 31
  35. 35. Mais au même moment, un planton sort du poste T’as qu’à pour mettre aux arrêts le soi disant nomade... croire ! T’as sûre- ment vu la vierge toi et ci c’est pas le cas... eh vous ! HALTE ! Peu de temps après, le lieutenant Dubut investit le fort, rassemble la garnison ...Tu vas italienne et la place est prise. La ruse a réussi. Le commandant Hous organise pas tarder a lui l’occupation , Mais celle-ci est de courte durée. Le 1 mars un bombardier italien, dire bonjour de que les signaux émis par le fort ne trompent pas, nous bombarde. nous incendions ma part ! le poste et nous replions à l’ouest. 32
  36. 36. Vers la fin janvier 1943, les hommes de la «FORCE L» dont je fais partie se rassemblent Le commandant poletti du groupe nomade du borkou a pas loin de Nalut à proximité des forces britanniques, pour la campagne de tunisie. nous nous réussi à dégoter, sans doute auprès des Anglais, une reposons, profitant de produits frais. boite de corned beef. Il charge son goumier personnel de préparer un rata maison avec des carottes, des navets et du piment. tenez Pouah !! chef ! vous me di- C’est immonde ! C’est quoi cette rez si c’est bon ! tambouille, goumier ! N’en met pas énor- mément, vieux ! Le piment c’est pas mon fort ! Ben Dit Ben j’ai voyons ! ça, c’est de l’huile moi fiston, t’as foutu mis cette huile spé- d’armement ! à l’avenir, de- quoi dans ton rata ! ciale pour la cuisine, mande avant de commencer à C’est immangeable ! mon commandant faire quoi que ce soit ! ? 33
  37. 37. ensuite, nous rejoignons les boches au lieu dit : kSAR RHILANE Depuis le 9 mars 1943, les avants postes de les boches Leclerc sont en alerte. arrivent et ils sont Le général Leclerc s’est nombreux ! entretenu avec Montgo- mery et l’a convaincu qu’avec l’aide de la Royal Air Force, il peut tenir face aux forces alle- mandes. «monty» donne son aval pour mettre les français en première ligne. Le 10, à l’aube, les patrouilles, malgré le vent et l’obscurité, décè- lent l’approche de blin- dés ennemis. Le capitaine savelli qui commande les patrouilles françaises, ordonne le repli. celui-ci s’effectue en bon ordre sur des po- sitions à l’écart de Ksar Rhilane. De la sorte, pour les défenseurs, les véhi- cules débouchant ne peu- vent être qu’allemands. ouais ça va cartonner ben calme ton ar- lucien ! ça va être nos deur mon vieux mar- premiers nazis ! tial ! regarde dans le ciel ! 34
  38. 38. vers 7 heures, l’ennemi est visible à 1500 mètres mais l’ordre d’ouvrir le feu n’est toujours pas donné. A 7 heures 30, 26 avions à croix noire bombardent à basse altitude, au hasard et sans rien toucher. L’ennemi est aveugle. c La position est recouverte d’un nuage de poussière soulevé par le bombar- dement. Les nerfs sont tendus. bordel de merde ! il vient quand cet ordre d’ouvrir le feu ! l’afrika korps tente de percer les lignes défensives française. x j b j j 35
  39. 39. c Enfin, l’ordre arrive, par radio : un seul mot «feu». Tous les canons, les 75 , les Hotwizter, les canons anti-chars, les canons Bofors de D.C.A tirent, leurs obus font mouche ! O b A cet instant, une trentaine d’avion de la R.A.F surgissent. Une bataille aérienne s’engage au dessus des tetes . francaises. La concentration de véhicules allemands offre une cible idéale. b b 36
  40. 40. c Leur intervention est courte, de six a huit minutes, mais lorsque les appareils se retirent, il ne reste que carcasses et désolation. De nom- c breuses fumées noires montent vers le ciel. Après une courte accalmie les allemands reviennent vers 15h 30. La progression des blindées Est à nouveau appuyée par les stukas. Il est environ 16 h quand Leclerc transmet par radio de tenir, de résister sur place. nous avons l’impression que nous allons être écrasés par cette masse de blindés et d’artillerie. lucien, x couvre moi , je okay des fritz m’occupe de ces martial ! gaillard ! fait gaffe ! x arrivent vers nous ! 9 et voila pour vous ! x x 9 37
  41. 41. Aussi soudainement que précédemment, la R. A. F Surgit et nettoie le champ de bataille. Les allemands n’insistent pas et à la nuit tombée, la bataille s’achève, les hommes . sont fourbus. L’épreuve a été surmontée psychologiquement et sur le terrain. C’est une victoire, fruit de notre ténacité et d’une étroite collaboration avec la royal air force. Du 28 avril au 5 ami 1943, le bataillon d’infante- La bataille de tunisie s’achève avec l’entrée symbolique le 10 mai d’un Ainsi se clôt la campagne de tunisie. rie de marine du pacifique épaule la force L. Des détachement motorisé de 10 véhicules à TUNIS. les véhicules des compagnies de dé- actions de détails sont engagées, qui coûtent 60 couverte et de combat défileront blessés. Ce nettoyage n’est pas inutile puisque du 6 le 20 mai au cours des fêtes de au 13 mai, 2000 prisonniers sont faits. la victoire. 38
  42. 42. ouais au CLément ben moi revoir l’afrique, peut- je n’y tiens pas ! être y reviendrons nous fait trop chaud un jour mon vieux ici ! raymond! De SEPTEMBRE à Février, la vie se déroule selon un calendrier qui s’arrête le 13 février 1944. Ce jour là, les 5 mois d’efforts sont couronnés de succès et la DIVISION BLINDEE est admise comme unité combattante. Elle participe au débarquement que les forces alliés préparent. à la fin du mois d’avril et au début du mois de mai, par échelons, la D. B. Passe en Angleterre. nous embarquons à Mers el Kebir le 28 avril 1944. Ben voyons, je ha ...Ce qui m’inté- suis prêt à parier qu’une fois ha ha ! t’as sûrement resse avant tout, c’est d’arri- en Angleterre tu vas te plaindre raison martial ! en ver tout de suite pour pouvoir du temps pourri qu’il fait là tout cas;;; repartir... En Françe ! Chez bas ! nous ! Trois convois se succèdent, respectivement aux or- dres du colonel De Langlade, du Colonel Dio et du colonel Malaguti. La phase de transfert s’achève défi- nitivement le 30 mai. C’est une longue phase d’attente car il s’agit de deux mois de mouvements maritimes en- tre Rabat ou Oran et Swansea au pays de galle suivis de trajets à terre jusqu’a Hull dans le Yorkshire au nord de l’Angleterre. 39
  43. 43. mon oui, ben vieux, si tu savais comme j’ai envie ça ce ne sera possible que si de m’enfiler une bonne bière ! j’en nous pouvons sortir ! et per- rêve depuis koufra ! et une bien sonnellement, j’ai bien envie fraîche ! d’autre chose ! oh oh oh ! je vois de quoi tu veux parler l’ami ! Alors les voila ces fameux « Marsouins» ! Parait que ce sont de rudes sol- Nous dats ! sommes ar- rivés ! Quel accueil ! Le soir, nos deux camarades sont de sortie dans un Alors village anglais proche de leur cantonnement. Regarde les beaux militaires ! On n’a donc celle qui vient ! pas envie de passer du bon plutôt pas mal ! temps au lieu de s’enivrer de bière !? T’echauffe Ben quoi pas soldat ! C’est sûrement pas ton ! Ils sont nouveaux et fran- T’es pas bel uniforme qui l’attire celle là , çais ! Je pouvais bien tenter HA HA du genre bavard Mais plutôt ta solde ! quand même ! HA HA HA ! HA HA HA ! toi ! Hein mon mi- gnon ! Viens donc par ici, va ! T’es au-des- sus de leurs moyens ! 40
  44. 44. nous ENTREtenons notre FORME PHYSIQUE, et faisons DES EXERCICES DE TIR EN PLEINE CAMPAGNE, LE TOUT INSPECTé PAR LES AMERICAINS. à c’est je ne sais pas la fin du mois de juin, une manoeuvre est organisée contre une divi- bien joli ces ma- mais moi aussi je m’impatiente, sion blindé polonaise dont le cantonnement est proche. noeuvres mais c’est d’autant plus que les américains quand qu’on part se ont débarqué chez nous y à battre ? trois semaines ! a partir du 21 juillet commencent les mouvements de départ vers les côtes de la Les marsouins du R. M. T. Reçoivent leurs half-tracks, véhicules manche. La division doit embarquer à Southampton pour accomplir la mission ainsi définie de transport et de combat tous terrains. nous peaufinons nos par le général Leclerc : matériels et inscrivons les emblèmes de la 2° D. B. sur nos blindés. «Libérer le sol national, en acceptant s’il le faut le sacrifice suprême, tel est notre premier but. Restaurer la grandeur de la françe, tel sera le second» Alors que nous embarquons dans nos véhicules, deux officiers américains discutent. Bon alors, tout ce passe bien Oui impec- pour les soldats cable, ils connaissent à Français ?! fond nos matériels. Ils ont apris en si peu de temps ! C’est remarquable ! Ils n’ont rien formulé ? Aucune demande ? je sais pas moi, des ou- tils quelconques ou autre chose d’’utile ! eh bien capitaine, tout ce qu’ils demandent, c’est du boche ! ils veulent du boche et tout de suite ! du boche ! rien que ça !? 41
  45. 45. LA bAtAILLE dE fRANcE Fouler la terre de françe constitue un événement à part entière qui exalte et stimule le moral des sol- dats engagés dans les forces françaises libres. La li- bération du territoire national constitue NOTRE raison d’être dans cette guerre. Individuellement et collectivement, NOUS VIVONS la traversée de la manche avec émotion et laissONS éclater NOTRE joie lorsque la côte est en vue, devant UTAH BEACH, à l’est du cotentin. Bien que le dé- barquement de la deuxième division blindée soit une opération militaire entourée du plus grand secret et qu’il n’y ait pas de cérémonie, NOUS SOMMES sur le point d’accomplir le geste fatidique : Toucher le sol français ! En revanche, le débarquement s’avère pé- Pour NOUS tous, débarquer en françe métropolitaine signifie nible par sa lenteur. Les trois bataillons entrer dans l’action. débarqueront sur une période qui s’étend du 1 au 5 août tan- dis que le ciel se C’est couvre au fur bon martial, vas y et à me- doucement ! C’est sure. ça ! 42
  46. 46. EH lucien, Exact ! J’es- t’’as de la famille dans père que j’aurai l’occasion de le coin je crois ? dire bonjour à mes vieux ! Allez, allez, on se dépêche, on va pas moisir ici ! Il y a du fritz qui nous attend plus à l’est ! Reçu mon lieutenant ! Je crois bien qu’ils nous attendent à paris en sirotant leur maudit schnaps ! je pense bien ! moi mes parents habitent en zone libre, je les verrai à la fin de la guerre ! Les différents groupements tactiques sont dirigés peu à peu vers leurs bivouacs respectifs entre la Haye-du-puits et Lessay, notamment autour du village de Vesly, où le P C. Du general reste . jusqu’au 6 août. De sainte-mère l’église à la Haye-du-puits, le pays est dévasté. Les villages sont réduits à l’état de décombres. Des cadavres de bovins jonchent les prairies. Des carcasses de véhicules américains ou allemands temoignent de la dureté des combats. 43
  47. 47. Le 12 août, la deuxième compagnie du 1/RMT arrive en vue d’Alen- çon. La résistance allemande se manifeste. Après plusieurs ten- tatives, c’est le lendemain matin très tôt que la ville est prise. en effet le general Leclerc s’apperçoit que les ponts de la ville sont intacts. L’occasion est trop belle. Les ordres ne tardent pas. Mais à ce moment là, deux feld-gen- darmes montaient la garde ... fonce lucien, fonce ! on doit prendre cette bon dieu de ville le plus rapidement possible ! Je Ah, fais ce que Hans, guck mal da je peux, mon sind FranzÖsen, vieux ! Et fais scnell !* gaffe qu’il n’y ait pas du fritz dans le sec- teur, hein ? 9 *ach ! hans, regardent moi za, ze zont des franzais ! schnell 44
  48. 48. sûrs d’eux, les deux soldats enfourchent ... mais les ayant vus, je les attends à une intersection. leur becanne et foncent droit en direction de mon half-track ... 9 bouffe toi ca ! et voila, je crois mon vieux que nous avons liberés alencon ! c oui, grâce à la bonne intui- tion du general ! à 5 H 30 , La ville est occupée par les français. Les ponts bénéficient d’une protection particulière. DIO et ses sous-groupements assurent le nettoyage de la ville dans la matinée. 45
  49. 49. le contact avec la population est chaleureux. Aux cris de vive la françe ! Vive de gaulle !, Les habitants brandissent de petits drapeaux tri- colores et offrent aux soldats les spécialités régionales, tout par- ticulièrement les alcools, dont la dégustation jalonnera toutes les étapes victorieuses de la campagne de françe. Mais la route qui mène vers paris est proche et dans l’esprit des hommes, la libé- les combats vont continuer pour nous. nous trouverons sur notre chemin ration de strasbourg passe par paris. Depuis le milieu du mois d’août, le general plusieurs unités de panzer et d’hommes de la Wehrmacht. Plusieurs seront Leclerc tente de se voir accorder par le commandement américain la mission pour fais prisonniers. Beaucoup de matériels ennemis seront détruits. Dans les laquelle la deuxième D. B. A été prévue dans l’esprit de DE GAULLE puis d’Eisenhower rangs français il y aura aussi plusieurs blessés et tués. au début de l’année 1944 : S’emparer de Paris. 46
  50. 50. Or, le 15 août, à son P C. De Fleuré, le general Leclerc apprend par le general Haislip qu’une partie du XV Corps américain fait mouvement vers la seine en aval de paris. . Une tactique d’encerclement semble s’amorcer pour déborder la ville par le nord et le sud et la cueillir comme un fruit mur. Seulement, à cette date, des grèves sont déclenchées. Le 19, c’est une véritable insurrection lançée par les forces françaises de l’intérieur et une partie de la résistance. C’est pourquoi dans l’esprit de Leclerc, il faut venir à leur secours le plus rapidement possible. Au sud de la Croix-de-Berny, à quelques kilomètres de paris... dronne ! qu’est-ce que vous foutez là nom de dieu ! dronne ! Mon ge- pourquoi revient- neral, j’exécute l’ordre il par ici celui là ! que j’ai reçu : Me rabattre sur l’axe, au point où nous sommes ! Filez droit sur paris, entrez dans paris ! Coûte que coûte ! Écoutez dronne, il ne faut jamais exécuter les ordres idiots ! 47
  51. 51. tout de suite mon general mais je n’ai que deux sections d’infanterie, il me faudrait des moyens ! prenez ce que vous trouverez, faites vite ! Si je comprends bien mon general, j’évite les résistances, je ne m’occupe pas de ce que je laisse derrière moi ! C’est cela, droit sur paris ! Passez par où vous voudrez, il faut entrer. Vous leurs direz que la Division toute entière sera demain matin dans paris ! Inutile de préciser l’objectif. L’objectif n’est pas militaire. Dans l’esprit du gene- ral, c’est clair, c’est évident, l’objectif est psychologique. Il s’agit de remonter le moral de la résistance et de la population soulevée. 9 48
  52. 52. le vendredi 25 août, nous entrons dans paris, nous aurons à faire face à quelques poches de résistances ça me allemandes. Les nazis n’ont pas encore compris que tout parait bizarre, les etait fini pour eux. rues semblent désertes ! fais gaffe alors ! ça sent le fritz à plein nez ! achtung ! va voilà un blindé ennemi z’avoir pourquoi qui viens droit zur nous l’ober-lieutnant ! préparez vous ! z’obztine à vouloir schnell ! encore ze battre alors que les alLIés encercle paris ! pauvre fous c Merde ! Une batterie anti char droit devant nous ! Prépare toi a faire feu ! arthung, fire ! c entre temps, notre half-trak pénétrait aussi dans paris. 49
  53. 53. Mais notre avancée est arrêtée car les F .I. ont repéré un panzer .F dépêche «panthère» au bout de la route qui mène à l’hôtel de ville. toi clément, avant que ce tank ne nous apperçoive ! eh les gars, progressez à pied et prenez un bazooka, il y a un panzer au bout de cette rue ! En effet le panzer avance au pas et vérifie s’il n’y a pas de sol- planque dats français dans les parages. toi là ! Le « Panthère» stoppe. Il active sa tourelle pour effectuer un tour d’horizon. Bordel C’est de dieu ! Il nous bon je suis prêt, a repéré ! Prépare je l’ai dans ma toi à tirer mon ligne de mirE ! vieux ! 50

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