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Agriculture en milieu soninké: Témérunka (yaféra)
 

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    Agriculture en milieu soninké: Témérunka (yaféra) Agriculture en milieu soninké: Témérunka (yaféra) Presentation Transcript

    • L’AGRICULTURE EN MILIEUSONINKÉ: CAS DE LAFAMILLE TÉMÉRUNKA ÀYAFÉRAPrésentation généraleSituation actuellePerspectives
    • INTRODUCTION Le but de l’agriculture est de subvenir aux besoins des habitants de la maison(ka). Unité de production=Unité de consommation L’agriculture a subit de multiples changements durant les années à cause de la sécheresse et de l’émigration qui constitue une perte significative de la main d’œuvre. On remarque alors une évolution dans la production mais aussi dans la consommation des produits.
    • PLANI. Saison de pluies et saison sècheII. Organisation du travail agricolea. Hommesb. Femmesc. Etapes du travail agricoleIII. Produits cultivésIV. Situation actuelle et impact sur la consommation
    • SAISONS Saison de Pluies (XAAXO) Les sous KANDAARA JUXA KAWULE saisons Mai/Début Septembre- Calendrier Juillet-Août Juillet Début novembre Températures très élevées et Période Période desCaractéristiques périodes de maximum des récoltes de préparations des pluies cultures de pluie champs. Débroussaillage
    • SAISONS Saison sècheLes sous MULE KINEYEsaisons Fin Novembre- Fin Février-Calendrier Début Février Début Mai Période chaude, Fin des récoltes de organisation desCaractéristiques pluie et début des activités de pêche et cultures de décrue de chasse
    • ORGANISATION DU TRAVAIL AGRICOLE(1)a) Hommeso Tous les hommes de la maison(mariés ou célibataires), adolescents et jeunes enfants travaillent dans les champs sous l’autorité du chef de la maison(ka gummé). Le matin est réservé au Té khoré familial et l’après-midi chacun peut aller travailler sur son champ individuel ou les champs de « follakhé »(enfants d’un même père)o Les récoltes provenant du Té khoré seront stockées et serviront ensuite à l’alimentation familiale. Le ka gummé donne à la femme la portion à cuisiner pour son tour. Les hommes célibataires peuvent être amenés à ajouter à la réserve de la maison une partie de leur propre récolte ce qui constitue une participation.
    •  A Témérunka, chaque père de la maison(Amara Yassi, Demba Yassi ect…) fournissait la quantité de nourriture pour la famille pendant certains jours de la semaine et pendant la période de pluie, tous le monde va travailler dans le champ de cette personne le nombre de jours qu’il fournit la nourriture. Ex: si un homme donne les denrées alimentaires le lundi-mardi et mercredi, pendant la saison des pluies, tous le monde travaillera dans son champ ces jours là. Chaque enfant dès l’âge de 7 ans pouvait avoir sa parcelle qu’il cultivait lui-même et il donnait les récoltes à sa mère. Ce système a disparu avec l’émigration et on a regroupé les parcelles en une parcelle familiale(té khoré) où tout le monde travaille pendant la saison des pluies. Le système de prise en charge de la nourriture familiale pendant certains jours de la semaine a disparu.
    • ORGANISATION DU TRAVAIL AGRICOLE(2)b) Femmeso Chaque femme mariée possède une parcelle individuelle qu’elle cultive avec ses filles célibataires. Celles-ci ont également leur propre parcelle sur laquelle elles travaillent après 14h. On se regroupe d’abord dans celle de l’ainée puis de la suivante etc..o Chaque femme mariée et fille célibataire dispose librement de sa récolte. Celle-ci se constitue essentiellement d’arachide et de riz pluvial.o Lorsque c’est son tour de cuisiner, une femme mariée peut prendre de ce qu’elle récolte et de sa cueillette pour l’ajouter à ce que lui donne le ka gummé afin de préparer des plats variés. C’est ce qu’on appelle une « yakharé nsiré »(bonne femme).
    • ORGANISATION DU TRAVAIL AGRICOLE(3)c) Etapes -préparation des champs : défrichage et désherbage -semis(tiffindé) : dès les premières pluies avec labour -entretien des cultures : -sarclage consiste à désherber le sol en raclant en superficie -binage : aérer le sol en superficie autour des plantes cultivées(meilleure pénétration de l’eau) à 2 semaines et un mois après semis -récolte
    • PRODUITS CULTIVES(1)1. Cultures de la saisons des pluies: Mil (ille) : Cest la culture par excellence. Il ne sagit presque uniquement que du gros mil. Il en existe plusieurs variétés. Maïs (maka): deux variétés, le bytane, aux épis courts, aux grains petits et rouges, qui se récolte à la mi- septembre, 40 à 50 jours après les semailles; le salaba, aux épis longs, aux grains gros et blancs et qui arrive à maturité en 90 jours. Arachide (tiga): sa culture est très développée. Riz (maro): il est peu cultivé. Gombo
    • PRODUITS CULTIVES(2)2. Cultures de décrue « Folloni » Ces terres situées au bord du fleuve sont très convoitées et appartiennent à quelques familles du village. Maïs, Sorgho (parfois) Patate douce(fata) Haricots(molle) Divers légumes (Aubergines, Tomates, potiron (malinjéyé), ….)3. Cultures irriguées « Marounténi »: Très développées dans les années 80. Ces cultures ont étaient abandonnées à Yaféra suite à la faillite de la SAED (Organisme de l’état qui supporté ces cultures en fournissant les moyens d’irrigations, les semences et les engrais). Mais depuis l’année dernière ces cultures on repris sous l’impulsion d’un nouvel investisseur. Riz , Mais, Gombo, Divers légumes (Salade,Choux, Tomates, carottes etc..).
    • ELEVAGE L’élevage fait également partie intégrante des activités chez les soninkés en parallèle avec l’agriculture. Les enclos sont situés près des parcelles et pendant la saison sèche, les animaux vont se nourrir sur les herbes qui poussent dans le champs. Les animaux sont également utilisés pour protéger les parcelles. On élève des bovins (vaches, boeufs) , caprins (toute variété de chèvre), ovins (moutons) pour leur chairs et leur lait, mais aussi des volailles, des ânes et chevaux pour les travaux et la tractation. Dailleurs, après les récoltes des champs de mils, les enclos restent gardés car les cannes et feuilles du mil et du mais constituent un fourrage réservé au troupeau de la famille. Pareil pour les feuilles d’arachide et de patate appelées (merkhé) sont aussi réservées aux moutons et chèvres de la famille.
    • SITUATION ACTUELLE Les cultures féminines d’arachide et de riz ont beaucoup régressé à cause de la sécheresse et de la participation croissante des femmes à la culture du mil et du maïs, liée à l’émigration masculine. Pour les mêmes raisons, les champs individuels des hommes occupent moins de place que par le passé, le chef de famille concentrant plutôt la force de travail disponible sur les grands champs . Nul doute que lémigration des actifs masculins provoque à terme une pénurie de la force de travail mais en même temps elle entraîne des revenus migratoires non négligeables. Ces revenus permettent de pallier au déficit alimentaire dû à une mauvaise maîtrise de l’eau ce qui provoque des récoltes insuffisantes pour nourrir les habitants du Ka. On adopte alors un nouveau mode de consommation non plus basé uniquement sur le mil et le maïs mais sur des produits importés achetés grâce à l’épargne migratoire.
    • IMPACT SUR LA CONSOMMATION(1) Tant que le modèle traditionnel, fondé sur la production domestique céréalière, était retenu, le mil et le maïs constituaient la base de lalimentation familiale. Les produits consommés relevaient dune activité productive familiale ou dactivités annexes (cueillette, pêche et chasse) et servaient à la préparation de plats traditionnels tels que le sombi, le Futo le matin, le-Takhayé, le Démbatéré le midi, ou encore le Déré, le soir. -Produits de base: mil, maïs, riz traditionnel -Produit secondaires: viande, poisson, arachideo Le déficit vivrier local aura pour conséquence principale, le recours à dautres produits de consommation alimentaire, grâce à la mobilisation dune épargne migratoire. Les produits nouveaux importés (riz,huile, sucre, pain ) auront tendance à encourager lémergence dun nouveau modèle de
    • IMPACT SUR LA CONSOMMATION(2) consommation caractérisé par la juxtaposition entre plats traditionnels et plats nouveaux tels que le riz au poisson , le café au lait, etc . Ainsi, dun modèle de consommation mil-maïs, on passe à un régime alimentaire basé fondamentalement sur le mil et le riz avec une forte prépondérance de la consommation du riz au poisson. -Produits de base: riz, semoule, pain -Produits secondaires: huile, sucre, café, lait Nestlé ou Gloria, théo Les migrants du Ka envoie les revenus au Ka gummé qui effectue le dépenses nécessaires à la consommation alimentaire. Il remet chaque jour à la femme une somme d’argent pour préparer les repas de la journée et les quantités de mil, maïs et arachide nécessaires auxquelles elle peut rajouter des produits de sa propre récolte ou cueillette.
    • CONCLUSIONLes mouvements migratoires actuels constituentun fait dominant dans la vie socio-économiquedes SONINKE. En effet, la persistance du déficit alimentaire faitde lémigration un moyen de survie pour lespopulations favorisant en même temps lachat debiens produits à lextérieur, pour remédier auxinsuffisances de la production locale, conséquencede plusieurs années consécutives de déficit depluies.
    • QUESTIONS-DISCUSSIONo A vous de prendre la parole…