Les apports du récolement à la connaissance des collectionsDiapo 1 : rappel d’hier : les outils du récolement et leurs usa...
- la connaissance des provenances et modes d’acquisition   - la connaissance des œuvres   - la connaissance de l’histoire ...
Diapo 9 : Sorlin-Dorigny et 0A 3919Plus de 400 carreaux acquis en 1895 , certains montés, d’autres non. Récolementdans le ...
Fauvel travaille dès 1780 pour C-G et 1804 devient vice consul de la villed’Athènes : cf dép des manuscrit ses récits de v...
1790 à Palerme, il décrit la statue qu’il voit chez un collectionneur. Dufourny apar ailleurs donné d’autres oeuvres au Lo...
Diapo 18 : l’étude des momies : les questions posées : pratiques funéraires, etcontexte des échanges d’Antinoé à cause de ...
de l’évolution des institutions muséales nantaises. Nantes est en effet le castypique de ces grandes métropoles régionales...
Visions régionales par catégorie d’objets, vision nationale par envoi : cf l’étudedu contexte et des enjeux politiques d’e...
Diapo 28 : Collection Tochon. 574 n° essentiellement des vases grecs etétrusques en 1818 : échanges : reçoit des biens de ...
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23 le martyre des dix milles, vittore carpaccio-c. lauras

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  1. 1. Les apports du récolement à la connaissance des collectionsDiapo 1 : rappel d’hier : les outils du récolement et leurs usages, aujourd’hui lesapports du récolement à la connaissance des collections. Depuis un certainnombre d’années, le travail des conservateurs dans les catalogues, expositions.On va voir en quoi le récolement mené scientifiquement amène desapprofondissements de recherche et donc des connaissances sur les collections.Diapo 2 : L’activité de récolement est souvent considérée comme plutôttechnique, et a tendance à être dévalorisée dans nos milieux. Il faut bien dire quela montée en puissance du récolement décennal et la pression de l’administrationcentrale à accomplir ce devoir légal a remis depuis peu les conservateurs danscette tâche.Cf ici une partie de l’équipe en train de faire du récolement : la tâche dansl’action est plutôt concrète et systématique. Ce n’est pas le temps del’interprétation, mais du relevé d’infos (Cf ce qu’on prend in situ )Diapo 3 : La base de données que l’on a constituée pour le récol des dépôts s’estvoulu d’emblée très complète en termes d’information une trentaine de champssont renseignés.Explication des rubriques de l’onglet récolementDiapo 4 : Explication de l’onglet scientifiqueEn plus il y a un onglet photoDiapo 5 : Ces différents champs d’information sont amenés à être approfondisselon 3 axes : 1
  2. 2. - la connaissance des provenances et modes d’acquisition - la connaissance des œuvres - la connaissance de l’histoire des collections et des musées.Examinons chacune de ces catégories de connaissances.Diapo 6 : La connaissance des provenances et modes d’acquisitionPourquoi le récolement déclenche-t-il ses recherches ?Dans le cas du récolement des dépôts c’est la question des transferts de propriété(loi musées) et donc de savoir si don ou achat et ensuite si don ou dépôt. Cf lacatégorie B « recherches en cours »L’exemple d’Antinoé.2 questions : les contextes historiques et juridiques d’arrivée de ses objets enFrance et les modalités d’envoi :Cf extrait de la loi égyptienne en vigueur en 1892 et 1897 par le service desantiquités, même si loi ottomane. veut dire partage de fouilles,Lettre de mission à Gayet : subventions cf donc les missions scientifiques duMIP (cf même question par exemple pour la mission De Morgan à Suse : etSaint Pétersbourg)Diapo 7 : étude systématique des archives et création d’un outil. ExplicationconsultoDiapo 8 : numérisation et agrandissement des documents d’archivesTABLEAU EXCELL : tableau financeurs 2
  3. 3. Diapo 9 : Sorlin-Dorigny et 0A 3919Plus de 400 carreaux acquis en 1895 , certains montés, d’autres non. Récolementdans le cadre du chantier des Arts de l’Islam car les carreaux avaient été montéssur des panneaux. En même temps motivé par une demande de restitution d’unpanneau par les Turcs : türbe de Sélim 2. Du coup enquête de moded’acquisition, sur le contexte de sortie du territoire. Pour le panneau de Sélim II,les turcs prétendent que c’est un vol car copie fait dans une manufacture d’Ile deFranceDiapo 10 : Enquête sur Sorlin Dorigny : nationalité dans l’empire ottoman ?Donateur et vendeur au Louvre dès 1877 et jusqu’au début du 20e. Doncrecherche concerne finalement les contextes d’œuvres AO, AGER et byzantins.son rôle : mission officielle de la part du ministère des cultes de l’empireottoman après les dommages faites notamment par la guerre de Crimée. A accèsofficiel aux monuments. Essayons de comprendre l’activité de collectionneursmarchand de Sorlin –Dorigny : l’enjeu n’est pas toujours d’avoir des réponsesprécises mais de comprendre un enjeu.Cf ici ses détail sur l’envoi du panneau de Sainte Sophie :Des intermédiaires en France : Schlumberger, son banquier…Lieux d’archives : académie, nantes, arts déco, Istanbul (archives ottomanes, etles Vakfe ankara).Diapo 11 : Acropole : beaucoup de fragments d’origine différente : une questionde rissque de restitution provoque un récolement. Cf les différentes pièces ;Diapo 12 : tentative de reconstituer la provenance de chaque œuvre : provmultiples : choiseul gouffier : voyage en grèce et ambassadeur à Constantinoplede 1784 à 1791. 3
  4. 4. Fauvel travaille dès 1780 pour C-G et 1804 devient vice consul de la villed’Athènes : cf dép des manuscrit ses récits de voyagesLes ergastines : acquis par fauvel pour choiseul gouffier en 1784 puis saisierévol en 1798 : MR 825Cavalier rampin : tête trouvée sur l’acropole en 1877 et légué par GeorgesRampin en 1896 ; le reste moulage d’originaux au musée de l’acropoleDiapo 13 : les œuvres , la connaissance sur les œuvres passent d’un part par uneredécouverte d’œuvres et d’autre part par l’étude approfondis d’œuvresDiapo 14 :La première forme de résultats scientifiques est la découverte fortuite qui parnature ne se programme pas et qui constitue parfois de vrais progrès dans laconnaissance des collections. Je pourrais en citer de multiplesJ’en évoquerai deux exemples ici. Le premier s’inscrit dans le cas le pluslogique dans le récolement : la découverte d’une oeuvre disparue. Ainsi en2004 une sculpture en marbre représentant une Minerve casquée, appartenant aumusée du Louvre, a été redécouverte rue d’Ulm au Centre National de laDocumentation Pédagogique. Cette sculpture avait été déposée au Ministère dela Défense en 1945, puis transférée au Ministère de l’Education nationale au 110rue de Grenelle, avant d’être déplacée à l’Institut National de RecherchesPédagogiques, rue d’Ulm à Paris. Le récolement effectué en 1999 qui avaitreconstitué cet historique de localisation n’a malheureusement pas permis deretrouver cette statue rue d’Ulm. Reprenant ce dossier des « non-vus lors durécolement» en 2004, je constatais que cette oeuvre avait une histoire importantedans les acquisitions du Louvre. Elle provenait en effet de la collectionDufourny. Ce dernier avait été nommé commissaire de la République Françaiseauprès du roi de Naples de 1787 à 1794 et dans son journal de voyage le 24 mai 4
  5. 5. 1790 à Palerme, il décrit la statue qu’il voit chez un collectionneur. Dufourny apar ailleurs donné d’autres oeuvres au Louvre. Cette provenance importantehistoriquement encourageait à reprendre la recherche. Ainsi, la Minerve futredécouverte, grâce à la mémoire transmise par le dernier concierge de la rued’Ulm, derrière une cloison dans le couloir où elle fut installée lors de sonarrivée là-bas.Diapo 15 : Une autre forme de redécouverte d’oeuvres grâce au récolement estla réattribution de pièces dont on avait perdu la provenance avec le temps.C’est ainsi qu’en 1999, lors du récolement des dépôts au musée d’Amiens, unesérie de portraits en médaillons sculptés ont pu être identifiés. Ils avaient ététransportés dans cette ville en 1875 à l’occasion d’envois d’Antiques. Il s’agit enfait d’une série provenant de l’ancien château de Gaillon en Normandie. Cessculptures avaient été achetées par Alexandre Lenoir en 1802. Une partie deces pièces arrive au Louvre après la fermeture de son musée en 1815. En 1869,les œuvres sont constatées présentes sur un inventaire du Louvre. Après leurarrivée à Amiens, elles sont publiées en 1899 et 1911 comme des profils sansprécision alors de leur historique.Diapo 16 : lécythe à décor marin dauphin et poisson. Le Louvre en connaissait4 dans ses réserves, par ailleurs un 5e était connu au musée de Tarquinia enItalie. Le récol en a identifié 3 : Paris 1, Varzy et Douais. Récemment DifryWilliams BM en a identifié un dans ses réserves et attribué à un peintre athénienparti travaillé en Etrurie, peintre Eyre. Ainsi maintenant une série de 9 connus.Diapo 17 : l’étude archéologique et scientifique sur Antinoé : l’étatfragmentaire : l’étude doit mener à la publication pour valorisation et sauvetageet la grande quantité permet de vrais bilans sur des séries 5
  6. 6. Diapo 18 : l’étude des momies : les questions posées : pratiques funéraires, etcontexte des échanges d’Antinoé à cause de tissus sassanidesL’équipe, la management du projet : réunions de cadrage, organisation pratique,les résultatsDiapo 19 : l’étude des coiffes avec une spécialisteDiapo 20 : l’étude des chaussures en cuirMais aussi étude des colorants dans les tissus et C14 : étude du motif des feuillesd’acanthe pour lien entre style et chronologie.Diapo 21 : un dernier aspect relevant de l’histoire générale des collections etdes musées , revêt plusieurs aspectsDiapo 22 : l’histoire du mouvement des collections : cf l’exemple de Lyon :reconstitution de la complexité de la circulation des objets : se fonde sur des docd’archives et le récolement d’objets dont le mouvement s’est fait sans docofficielle.Muséum : 1772 ; Musée Guimet : 1879 (puis à paris en 1889), puis EdouardHerriot négocie le retour de 3000 doubles de Paris à Lyon .d’où musée Guimetde LyonDiapo 23 : œuvres antiques et des arts de l’Islam déposées par le Louvre etl’Etat à Nantes entre 1863 et 1952. Exemple de politique de dépôts en lienavec projet de villeune recherche archivistique et documentaire a en effet été menée pourcomprendre précisément la succession des envois, leurs destinations dans lesmusées de la ville et les contextes de circulation ensuite de ces collections au gré 6
  7. 7. de l’évolution des institutions muséales nantaises. Nantes est en effet le castypique de ces grandes métropoles régionales qui ont bénéficié dès 1801, dans lecadre du décret Chaptal, d’envois conséquents de tableaux. La présence de laville dans la liste des bénéficiaires en 1863 d’un envoi Campana de plus d’unecentaine d’œuvres antiques confirme cette attention de l’Etat à l’encouragementdu développement des collections muséales de la ville dès le 19e siècle. Cettedynamique se poursuit dans le premier quart du 20e siècle. Le tout début dusiècle est ainsi marqué par l’arrivée de nombreuses collections (1901 pour un lotde tissus coptes, 1905 pour des faïences d’art islamique, et 1908 pour un nouvelenvoi de tissus coptes). Ceci s’explique, selon les archives conservées, par lecontexte de création de l’Ecole régionale des Beaux-arts en 1904. Son directeurde l’époque, Emmanuel Fougerat, témoigne d’une volonté de constituer unecollection d’œuvres pouvant permettre l’enseignement des arts industriels. LeMinistère de l’Instruction publique y répond. Une deuxième époque est propiceaux dépôts antiques entre 1922 et 1924. Celle-ci correspond à la créationofficielle du Musée des arts décoratifs dans le château des Ducs de Bretagne. Ils’agit alors de dépôts provenant du Louvre, et proposés directement par lesconservateurs du musée du Louvre (Edmond Pottier en 1922 pour la céramiqueantique et Charles Boreux pour l’Egypte). A partir de la Deuxième guerremondiale, ces collections ont connu de nombreuses vicissitudes (mises en caisse,changements de locaux dans le château et hors du château). Aujourd’hui, alorsque la quasi-totalité est conservée au musée départemental Dobrée, une étudeprécise de traçabilité historique de ces œuvres a pu être réalisée lors durécolement.Diapo 24 : vision territoriale des collections nationalesTravail fait dans le cadre du bilan de récolement ici pour les antiques, en coursaussi pour les modernes par sophie Kervran 7
  8. 8. Visions régionales par catégorie d’objets, vision nationale par envoi : cf l’étudedu contexte et des enjeux politiques d’envoi de 1875 : contexte enseignement etarts industriels dans la jeune république, pourquoi choix de ville,etc…compréhension historique et vision d’avenirDiapo 25 à 27 : étude de collections et de collectionneurs. Exemple d’uneExemple d’Arapides et de la redécouverte de sa collection par le récolement.d’entre eux est celui des reconstitutions historiques de collections. Unexemple évocateur dans ce domaine est la connaissance que nous avonsaujourd’hui d’une collection d’antiques d’un donateur du Louvre du nomd’Arapidès. Le fameux catalogue des donateurs du Louvre paru en 1992 donnaitpeu d’informations sur ce collectionneur. Directeur de l’Eastern TelegraphyCompany, domicilié à Rhodes, il a donné et vendu une grande partie de sacollection au Louvre au début du 20e siècle. En 1992, on identifiait 5 oeuvres dece collectionneur. La base Jupiter des collections du département des Antiquitésgrecques, étrusques et romaines en recense 90. Et le récolement des dépôts ad’ors-et-déjà permis de reconstituer sur une dizaine d’années une liste d’environ130 pièces sur les 200 en dépôt. Cette identification a été rendue possible par laconnaissance progressive des divers documents d’archives que nous avonsréunis. Dans ce cas, nous avions à notre disposition d’abord les cahiersd’Edmond Pottier, responsable à la fin du 19e siècle et au début du 20e dudépartement des Antiquités orientales et de la céramique antique, qui consignatrès scrupuleusement les listes d’envois d’antiques qu’il effectua dansdifférentes villes. Les numéros signalés nous renvoient ainsi aux différentsinventaires, dont l’Inventaire des Antiquités Méditerranéennes qui signale enface du numéro 1009 l’achat en 1902 de 310 oeuvres de la collection Arapidès.Par ailleurs, d’anciennes photographies de cette collection faites au moment deson arrivée au Louvre portaient des numéros manuscrits 8
  9. 9. Diapo 28 : Collection Tochon. 574 n° essentiellement des vases grecs etétrusques en 1818 : échanges : reçoit des biens de la Couronne conservés dansles magasins du musée : bustes de la famille Bonaparte et table de porcelaine.Cède aussi les cuivres des gravures de sa collection. 67 vases en dépôt en 1875.identifiés essentiellement grâce aux étiquettes LL (Louis 18) et NDiapo 29 : types de publication, au-delà du catalogue raisonné, nouvelle formeDiapo 30 : autre forme de diffusion : filmDiapo 31 : Conclusion : je pense que ce type de recherches est une recherched’avenir, pour 3 raisons : le récolement prend de plus en plus de place dans lavie du musée et pour réinvestir les conservateurs, il ne faut pas en faire qu’untravail comptable. Par ailleurs, contexte économique fait que les musées vontpeut-être diminuer l’événementiel pour revenir aux activités liées auxcollections permanentes et enfin les musées sont à un moment de leur histoire oùils ont besoin de faire le point sur leur histoire, l’histoire de leur collection (cfles restitutions et les contextes de circulation d’ouvre : politique de dépôts veutdire connaître le statut des œuvres et ce qu’on a et quelle a été la politique dedépôts). 9

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