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Lettre à tous les résignés et indignés                         qui veulent des solutions          ________________________...
facilement, et je veux que vous ne soyez ni dominés, ni résignés car il y a des solutions. Nesoyez pas désenchantés même s...
Oui, c’est à vous que je m’adresse, vous qui avez perdu et qui avez peur de perdre encore.Vous me l’avez dit partout où je...
La gauche a pour mission de redonner au monde l’image de sa grandeur et la preuve de sonunité. C’est ce que je veux faire ...
Aux indignés, je dis que des solutions existent qui permettront de sortir de l’indignation pourentrer dans l’action.      ...
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Seulement, les efforts ne seront acceptés que s’ils sont équitablement répartis, ce qui est loind’être le cas aujourd’hui....
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Intro et Chapitre 1 de la "Lettre à tous les résignés et indignés qui veulent des solutions "

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  1. 1. Lettre à tous les résignés et indignés qui veulent des solutions ___________________________________________________________Madame, Monsieur, Chers Compatriotes,Au moment où la voracité financière sans limite et la mauvaise gouvernance aggravent lessouffrances, ici et dans le monde, la France attend le changement à gauche. Elle nous appelle.Nous devons répondre, courageux, déterminés, audacieux.La parole vous est aujourd’hui donnée dans le cadre de ces primaires citoyennes. Eminenteresponsabilité car c’est vous qui, par votre vote, allez décider du souffle démocratique quipermettra la victoire, de 2012, et de la nouvelle espérance.Oui ou non, voulons-nous, ensemble, écrire une nouvelle page de notre histoire, vibrante etpopulaire ?Oui ou non, notre pays va-t-il s’ouvrir à toutes les forces de la créativité et renouer avec lemeilleur de son histoire ?Oui ou non, le peuple que j’ai vu tellement présent et attentif au cours de ces années va-t-ilvenir vers nous car nous aurons su lui redonner l’espoir ?Notre avenir est à portée de main. A nous de le saisir. Nous avons les talents individuels. Anous de mettre en oeuvre le talent collectif.Je veux allier une nouvelle génération d’hommes et de femmes, de toutes origines, de tous lesterritoires, aux générations politiques expérimentées.A nous d’accueillir toutes celles et tous ceux qui veulent combattre les dégâts que noussubissons et construire un autre futur.Les Français nous attendent. La force d’être nous-mêmes et celle de changer dépendront del’élan que, par votre vote, chacune et chacun d’entre vous nous donneront les 9 et 16 octobreprochains.Donnez cette force et cette légitimité pour que les talents de tous les Français se rassemblent,pour aider notre pays à se sentir mieux, beaucoup mieux.Je vous appelle toutes et tous à venir voter. Car aujourd’hui, c’est vous qui détenez les clés denotre avenir commun, et donc de celui de millions de citoyens qui attendent que ça change,parfois désespérément, sans plus y croire, résignés ou indignés.Alors, allons-y. Nous pouvons le faire. Nous devons le faire. Nous sommes les forcescitoyennes.Je vous invite à donner le meilleur de nous-mêmes pour la France.Voici le chemin que je vous propose. Il est né de trente années de vie politique – 1981-2011 –,de l’expérience de la campagne présidentielle de 2007 et, depuis, d’un travail collectif trèsimportant, de nombreux échanges internationaux, d’universités populaires participatives avecles meilleurs experts du moment, de déplacements de terrain dans toute la France et desenseignements du laboratoire régional.Non au désenchantement, il y a des solutionsJe m’adresse à vous, à tous ceux qui sont résignés et aussi à vous qui ne vous reconnaissez pasdans cet adjectif parce que vous êtes indignés. Ceux qui sont dominés se résignent 1
  2. 2. facilement, et je veux que vous ne soyez ni dominés, ni résignés car il y a des solutions. Nesoyez pas désenchantés même si, hélas, vous avez, nous avons, beaucoup de raisons de l’être.Que les résignés relèvent la tête et que les indignés ne se découragent pas et qu’ils semobilisent, se mettent en mouvement pour sortir notre pays de la très grave situation danslaquelle une droite sectaire l’a plongé par une mauvaise politique et une mauvaisegouvernance.Dès ma première campagne législative en 1988 dans les Deux-Sèvres, à la question quim’était posée de savoir pourquoi, venant d’une famille plutôt à droite, je m’étais engagée àgauche, je répondais inlassablement : « Parce que j’ai gardé intacte ma capacité d’indignation», celle qui m’a permis de ne pas rester assignée à la place que l’on pensait être la mienne !J’ai dû résister. «Gardez-la, cette capacité d’indignation, m’avait dit un jour FrançoisMitterrand. C’est elle qui donne la force d’avancer et de servir la France et les Français quandle confort de l’inaction gagne si facilement. »C’est ce qui a permis que je prenne ma vie en main pour décider de ce que je voulais en faire.Je voudrais qu’il soit donné à chacun de prendre sa vie en main. Ne pas subir, ne plus subir.Il me paraît évident que la plus grande injustice, aujourd’hui, se situe entre ceux qui subissentleur vie (un travail qui ne paie pas suffisamment, un chômage qui menace, un logement quel’on ne peut pas quitter, une école pour ses enfants que l’on ne peut pas choisir…)et ceux qui ont les moyens de leur liberté. Et qui sont de moins en moins nombreux. Quelleliberté pour les quinze millions de personnes qui bouclent leurs fins de mois à cinquanteeuros près ? Quelle liberté pour les catégories moyennes déclassées qui voient les espoirs depromotion de leurs enfants amoindris pour ne pas dire bouchés ?La réponse, ce n’est plus l’assistanat, c’est la responsabilité individuelle, le pouvoir deconduire sa vie, de faire ses propres choix, donc de répondre de ses actes. Pour que cettepossibilité ne reste pas le privilège de quelques-uns – ceux qui ont la sécurité financière, ceuxqui ont les relations –, mais devienne le droit effectif de tous, même de ceux qui ont unaccident de parcours, il faut lier solidement la responsabilité personnelle et les solidaritéscollectives. Il faut des filets de sécurité qui permettent de garder ou de reprendre le contrôlede sa vie.La responsabilité sans la solidarité, c’est la société du chacun pour soi, c’est la loi du plus fort,du plus riche ; c’est cette idéologie qui veut que les pauvres soient coupables de leurpauvreté, et qui se désintéresse des conditions qui permettent à chacun d’être vraimentresponsable de lui-même. Et la solidarité sans la responsabilité, c’est l’assistanat, c’est-à-direune façon d’aider qui ne permet pas de maîtriser le cours de sa vie mais, au contraire, introduitla dépendance et la passivité. Il faut arrimer solidement l’une à l’autre, la responsabilitéindividuelle et la solidarité équitable qui sont aujourd’hui très affaiblies voire détruites.C’est le sens que revêt à mes yeux le beau combat républicain qui doit rendre aux Français, en2012, tout simplement le droit à l’espérance d’une vie meilleure.A vous, résignés et indignés qui êtes inquiets et même angoissés, souvent pour vous ettoujours pour vos enfants.A vous, résignés et indignés, révoltés par trop d’injustices, par trop d’inégalités qui secreusent chaque jour davantage entre les gagnants et les perdants – de plus en plus nombreux– du système actuel.A vous qui n’en pouvez plus.A vous qui pouvez un peu ou beaucoup, mais qui vous sentez bridés dans une Francedésenchantée où l’on ne sait plus de quoi demain sera fait.A vous qui ne reconnaissez plus la France telle que vous l’aimiez.A vous qui ne croyez plus à l’efficacité de l’action politique au point de croire que le pays estdéfinitivement vaincu par un pouvoir assujetti à la globalisation financière, qui appelle unemoralisation et les règles d’un ordre international juste, toujours promis et jamais réalisé. 2
  3. 3. Oui, c’est à vous que je m’adresse, vous qui avez perdu et qui avez peur de perdre encore.Vous me l’avez dit partout où je suis allée depuis quatre ans, dans de nombreux départementsde France, lors de ces multiples déplacements, rencontres, dialogues à travers tout le pays :« On nous a tout pris. »« On nous a pris nos retraites. »« On nous a pris notre dignité au travail. »« On nous a pris la sécurité. »« On nous a pris notre système de santé, et même notre école. Et ces inégalités criantes, lacorruption, la montée des violences, tout cela n’est plus possible. Ce n’est pas nous. »Eh bien, moi je veux vous rendre tout cela. C’est la raison de mon engagement pour vous etavec vous. Je veux une France qui protège et qui avance.Il faudra construire notre avenir commun et rendre à chacun l’espoir afin que, pour nosenfants, demain soit meilleur qu’aujourd’hui et que l’ascenseur social redémarre pour tousceux qui font des efforts, qui veulent travailler, qui veulent créer, qui veulent entreprendre,mais qui sont arrêtés par tant de barrières.Pour que la situation de nos enfants soit égale ou meilleure que la nôtre tout simplement.C’est ce que l’on appelle le progrès social. Et l’Etat-providence est celui qui permet la prisede responsabilité individuelle.C’est le vrai sens de notre histoire, histoire que je veux écrire avec vous.Qui ne voit pas que notre Etat-providence a été tellement démoli que les acquis de laRésistance devront être reconstruits ?Je pense en particulier à la Sécurité sociale, aux retraites, à la santé, à la dignité au travail, à laliberté des médias qu’il faudra rendre indépendants du pouvoir de l’argent, comme leproclamait le Conseil national de la Résistance.Pourquoi la droite qui nous gouverne a-t-elle oublié les leçons de l’après-guerre et laconception désintéressée de la politique qu’avait le général de Gaulle, auquel elle se réfère enignorant sa pensée. « Il faut compenser les ferments de divisions sous peine de danger mortel»disait-il, ou encore : « Il faut viser haut et se tenir droit. » On en est loin.Ce n’est pas parce que la droite qui nous gouverne a abandonné cette référence que la gauchedoit rougir d’être fidèle à sa mission en reprenant le drapeau « de cet acte d’énergie, de cetacte de foi qui conditionne la résurrection de la France ». « La France est malade, il faut quela guérison soit à son oeuvre », écrivait encore le général de Gaulle. Jamais ces mots, écritsdans une autre période n’ont été aussi criants de vérité. Eh bien, puisqu’une partie de la droiteaffairiste les a laissé tomber, n’hésitons pas à les porter. Et un jour prochain, tous lesrépublicains humanistes convergeront vers la gauche unie et les écologistes pour accomplir lechangement.J’ai bien entendu, et vous aussi. Souvenez-vous de cette phrase : « Désormais, quand il y aune grève en France plus personne ne s’en aperçoit », déclamait avec arrogance l’actuelprésident de la République. J’ai donc bien entendu et vous aussi, le mépris à l’égard de tousceux qui sont obstinément descendus dans la rue pour défendre les acquis sociaux et la valeurtravail, sa juste reconnaissance par les salaires et par des retraites qui permettent de vivre etpas seulement de survivre. Et les luttes sociales des ouvriers qui se battent contre lesdélocalisations financières, et les parents d’élèves qui se mobilisent pour maintenir les écolesde leurs enfants. Que les combats de ces indignés se transforment, en 2012, en énergiepositive pour remettre en mouvement notre pays et inventer l’avenir ! La France a besoin devous, indignés et résignés, pour se transformer.La gauche a pour mission de défendre la Sécurité sociale, l’œuvre de ceux qui, en regroupanttoutes leurs forces en mars 1944, ont permis à la France de retrouver son équilibre moral etsocial dans le programme du Conseil national de la Résistance magnifiquement intitulé « Lesjours heureux ». C’est ce que je veux faire avec vous. 3
  4. 4. La gauche a pour mission de redonner au monde l’image de sa grandeur et la preuve de sonunité. C’est ce que je veux faire avec vous.Pour toutes ces raisons, je propose aux Français de construire un ordre social juste, appuyé surla force citoyenne de chacun d’entre vous, de chacun d’entre nous.Je m’y suis préparée et j’y suis prête.J’ai l’expérience des grandeurs et de la dureté d’une campagne présidentielle, de ce momentmajeur de la vie politique du pays.L’élan populaire de 2007 exige de moi un devoir de fidélité. Tout en restant à l’écoute desFrançais pour agir juste, j’ai gagné en force, en détermination, en solidité. Je suis le pilier surlequel les Français pourront s’appuyer dans la période difficile que nous traversons.Les rudesses et même les chocs qu’il faut savoir endurer, je les ai vécus sans copier lesméthodes qui dégradent le débat politique.Jamais je n’ai manqué à ce devoir de dignité, de tenue et d’exemplarité, que les citoyens sonten droit d’attendre.J’ai beaucoup réfléchi à ce qui nous a manqué alors pour l’emporter et à la part d’erreurs quim’incombe.Oui, j’ai compris aussi mes erreurs, et je n’ai plus à m’appesantir sur celles des autres. J’aiappris que je n’ai pas toujours su me faire comprendre parce que, faute de temps, je donnaisl’impression d’improviser. Depuis, j’ai approfondi et même expérimenté des solutions.J’ai compris que le rassemblement des socialistes devait se construire, qu’il n’était pasautomatique comme je l’imaginais dans le feu de mon action difficile tournée vers notreadversaire commun. On gagne ensemble ou on perd ensemble. Et celle qui gagne doit prendrele temps de tendre une main amicale à tous les autres. Les Français le veulent, ce changement,et l’exigent, cette unité. Rien ne doit étouffer un débat d’idées et de propositions de hautetenue qui leur donnera la liberté de choisir dans le cadre des primaires citoyennes.L’union est un combat, je ne l’oublierai pas.J’ai fait l’erreur aussi de subir, sans riposter, des procès en incompétence de la part depersonnes qui n’avaient pas le dixième de mon expérience, de mon honnêteté et de monefficacité, ni de celles des équipes qui m’entourent. C’est fini, je ne me laisserai plus nidénigrer, ni mépriser, ni rabaisser.Je voudrais dire aussi, aux milliers, aux dizaines de milliers de militants, hommes et femmesde tous âges et de toutes conditions, qui pleuraient le soir de la défaite, que lorsqu’il m’ontvue les saluer, souriante, sur le toit de la Rue de Solferino, noire de monde, et qu’ils ont criélonguement, très longuement, « Merci, Ségolène », que ce sourire signifiait « Appuyez-voussur moi, je suis là, je ne vous abandonnerai pas. » Ce sourire était ma cuirasse, celle de moncourage et de ma persévérance, contre vents et marée.Je sais désormais que c’est dans les moments difficiles que l’on doit faire preuve de la plusgrande force morale. C’est le peuple français tout entier qui devra se projeter dans cettegrande force morale, telle est ma conviction.« La victoire, disait François Mitterrand, vous ne la rencontrerez que si vous la forcez. C’estune affaire de volonté, de continuité et de clarté d’esprit dans la fidélité aux engagements. Lachance, c’est vous qui la forgerez de vos mains. » C’est cette chance que la France doit saisirde toutes ses forces en 2012 et chacun d’entre nous doit la forger de ses mains et avec sonintelligence.Indignés et résignés, vous pensez que vous n’en êtes pas capables, ou que c’est trop tard pourstopper ce déclin inadmissible et se relever. Moi, je vous dis que vous en êtes capables et quece n’est pas trop tard. Nous allons le faire.Aux résignés, j’affirme que je fais tout pour être leur voix, « la voix des sans-voix », commeils l’ont vu et entendu. 4
  5. 5. Aux indignés, je dis que des solutions existent qui permettront de sortir de l’indignation pourentrer dans l’action. 1/ Un projet pour la France : des solutions pour une vie meilleureAnimée par la morale de l’action, sans sectarisme, pour un socialisme qui marche et quiobtient des résultats, je souhaite que nous agissions ensemble. J’entends trop souvent direqu’il n’y a plus rien à faire, que l’on n’aurait plus qu’à subir, à se replier sur soi, à se méfierdu voisin ou à le jalouser ; et que, pour lutter contre la dette et les déficits, il seraitindispensable d’augmenter les impôts ou de casser les services publics.Moi, je vous assure que l’on peut agir efficacement et rapidement, que nous avons des margesde manœuvre pour changer concrètement la vie quotidienne dès 2012 et que l’on peut luttercontre la dette et les déficits sans faire payer toujours les mêmes.J’ai souvent parlé de ce que nous faisons dans la région que je préside, trop diront certains.D’autres me font observer que la région ce n’est pas la nation. Moi, je tiens bon car c’estl’honnêteté de la politique par la preuve. Une chose est sûre : si l’on ne prouve pas que, là oùl’on a des responsabilités, on est capable de transformer hardiment (et ardemment), alors c’estune évidence que l’inertie l’emportera. Et l’inertie, c’est le plus grand danger pour lesFrançais, mais aussi pour le monde.Quelle plus belle preuve que de pouvoir rendre des comptes sur la façon dont on a exercé sesresponsabilités politiques, que d’en faire le bilan et la démonstration de l’efficacité, de lavolonté de s’engager sur un nouveau modèle de croissance économique, écologique et sociale.Oui, c’est la politique par la preuve, celle qui garantit vraiment que je serai la présidente dessolutions. Je pourrais prendre de nombreux exemples de mes actions ministérielles, concrèteset efficaces. Je m’en tiendrai ici aux exemples récents de mises en pratique, difficiles maisefficaces, de ce pouvoir d’impulsion et de cette volonté de transformation qui sera demaincelle de l’Etat, en rassemblant les forces vives, entreprises, associations, élus de toutestendances, organisations de salariés et de professions libérales, autour de plusieurs objectifsclairs.Voici donc quelques exemples, crédibles et reconnus du laboratoire régional :Premier exemple : nous tenons le cap de la conversion écologique de l’économie par lacroissance verte. La région Poitou-Charentes est devenue la première région écologiqued’Europe avec un plan sur l’énergie solaire et les énergies renouvelables unique dans sonampleur, cité comme référence lors du sommet de Copenhague. Cette mutation nécessaire,loin d’être une contrainte, est une chance de développer de nouvelles filières industrielles, decréer de nouvelles richesses, de nouveaux emplois.Demain en 2012, conformément à cet effort couronné de succès, je veux faire de la France lapremière puissance industrielle écologique d’Europe, rattraper notre retard, reconquérir lesemplois industriels, faire que nous soyons le pays le plus en avance sur les mutationsénergétiques, les économies d’énergie, les énergies renouvelables, l’éco-construction, lapréparation de l’après-pétrole et la sortie de la dépendance au nucléaire qui appellent lacréation de nombreuses activités.Nous y mettrons tous les moyens nécessaires car c’est de là que viendra la nouvelle croissanceet, par conséquent, la lutte contre la dette, le déficit public et le chômage. 5
  6. 6. Deuxième exemple : la région Poitou-Charentes est la seule collectivité publique en France àêtre entrée dans le capital d’une entreprise industrielle stratégique, Mia Electric, à hauteur de30 %, pour accompagner la mutation écologique de l’entreprise Heuliez, sauver les emplois etproduire une voiture électrique. De trente emplois l’entreprise est passée à trois cents à la finde cette année. Donc, ça marche.Et demain, conformément à cet effort couronné de succès, toutes les régions seront autoriséesà défendre leurs industries, et l’Etat n’hésitera plus à entrer dans le capital des banques qu’ilrenfloue et des entreprises stratégiques qu’il soutient, au lieu de laisser partir ses industries.Troisième exemple : nous avons mis en place de nouveaux outils financiers de proximité,préfigurant la banque publique d’investissement prévue dans le projet des socialistes sur maproposition, pour soutenir les PME, les artisans, les commerçants qui sont, aujourd’hui, bridéspar manque de crédits. Je leur demanderai, en contrepartie de cette aide, de prendre des jeunesen alternance, et des seniors en tutorat, car c’est ce réseau d’entrepreneurs qui est le pluscréateur d’emplois.Quatrième exemple : nous sommes la première région pour la création de nouvellesentreprises dans le domaine de l’économie sociale et solidaire, et nous proposonssystématiquement, chaque fois qu’une entreprise est en difficulté ou risque de délocaliser, unsoutien aux salariés pour qu’ils examinent un projet de reprise en coopérative. Et celafonctionne, même si c’est parfois difficile. Je pense à ces ouvrières du textile, ChizéConfection et Couture Venise verte, qui ont repris leur entreprise à quelques-unes et qui,aujourd’hui, ont réussi, et manquent même de main-d’œuvre qualifiée !Cet engagement social-écologique – qui implique une autre vision de l’économie – autour deprojets forts a été réalisé depuis 2004 sans augmenter les impôts : afin de défendre le pouvoird’achat des habitants en optimisant la dépense publique, car tout euro dépensé doit être uneuro utile. Je ne veux pas que « socialisme » rime avec « plus d’impôts ». La preuve qu’il estpossible de faire autrement, en dépensant mieux sans dépenser plus. Tout cela a été accompligrâce au travail d’une majorité régionale unie mais aussi à l’opposition qui soutient souventmes initiatives, et surtout grâce aux forces vives du territoire, en particulier le tissu des PME,industrielles, commerciales, artisanales, ainsi qu’aux réseaux associatifs, organisations desalariés et élus de terrain.Cinquième exemple : le Pacte pour l’emploi des jeunes expérimenté en région deviendrademain une grande cause nationale, afin que tout le pays se mobilise pour en finir avec cefléau de l’inactivité des jeunes, principal souci pour les parents et les grands-parents quisavent que l’oisiveté ne mène à rien de bon.Je veux que tous les jeunes aient une bonne raison de se lever le matin, soit pour un emploi,soit pour un apprentissage, soit pour une formation en alternance, soit pour un service civique,soit pour un engagement première chance1.Chacun aura compris que si la puissance de l’Etat, au lieu de l’inertie actuelle, vient aidertoutes les initiatives locales, alors nous gagnerons ce combat crucial contre le chômage etl’inactivité des jeunes. Toutes les régions de France sont engagées dans ce combat. Avec moi,elles auront en plus le soutien de l’Etat et la dynamique nationale. Et les énergies s’ajouterontau lieu de se soustraire.Mais nous savons que la situation budgétaire et financière de la France est très difficile. Desefforts seront à fournir. Tous ceux qui vous disent que tout va bien pour être réélus vousmentent. 6
  7. 7. Seulement, les efforts ne seront acceptés que s’ils sont équitablement répartis, ce qui est loind’être le cas aujourd’hui.C’est la condition impérative de la reconquête d’une cohésion sociale gravement dégradée etsans laquelle il n’y a pas de relèvement possible.Je veux donc vous apporter la garantie d’une action équitable.Oui, je veux être une présidente équitable pour construire avec tous les Français un nouvelordre social juste. C’est pourquoi vous, les résignés, les indignés, vous pouvez vous mobiliserpour que ça change, et vous pouvez croire à nouveau en un avenir meilleur. C’est parce quenous serons équitables que nous serons efficaces. Je tiendrai fermement ce cap, cette boussolede l’équité.Est-ce équitable que les grandes entreprises du CAC 40 paient moins de 8 % d’impôts etparfois pas d’impôts du tout comme c’est le cas du groupe Total, en augmentant le salaire despatrons de 25 %, tandis que les PME, les artisans, les commerçants sont imposés à plus de30%, alors même qu’ils ont créé 80 % des emplois au cours des dernières années ? Je proposede changer cela par une réforme juste de la fiscalité des entreprises. Et je mettrai en place unGrenelle des PME et un « Small Business Act » à la française.Est-ce équitable que le 1 % des Français les plus fortunés reçoivent 15 milliards de cadeauxfiscaux tous les ans depuis dix ans ? Les socialistes proposent de changer cela par une réformejuste du système fiscal. Dès 2012, je m’engage à ce que soient lancés les états généraux de lafiscalité pour que chaque Français puisse adhérer au bien-fondé de la réforme qui se conclurapar un référendum.Est-ce équitable que les niches fiscales qui profitent essentiellement aux grandes fortunescoûtent plus de 65 milliards d’euros par an et que la droite s’en prenne aux revenus moyens etencourage ainsi sans vergogne l’assistanat des plus riches ?Est-ce équitable que 10 % des Français les plus fortunés possèdent plus de 60 % dupatrimoine immobilier ? Et qu’il soit de moins en moins facile pour les revenus moyensd’accéder à la propriété ? Je propose de changer cela en permettant à chaque familled’accéder plus facilement à la propriété de son logement.Est-ce équitable que les jeunes délinquants sortent de prison plus délinquants que lorsqu’ils ysont entrés, en raison de l’état catastrophique des prisons ? Je mettrai en place l’encadrementmilitaire des délinquants, afin de donner aux jeunes sans repères un métier, une autorité, uneinstruction civique, en un mot la reconquête de l’estime d’eux-mêmes pour repartir sur lebon chemin.Est-ce équitable que certaines peines ne soient pas accomplies par les voyous et cela sous lesyeux des policiers qui les ont arrêtés et de la justice qui les a jugés ? Je veux une politique desécurité et de justice efficace et qui aura les moyens de fonctionner.Est-ce équitable que certaines zones du pays soient devenus des zones de non-droit où lapolice ne va plus parce que les caïds y font la loi ? Je propose que les maires aient les moyensde donner à tous leurs habitants, en s’appuyant sur des services de l’Etat qui fonctionnentbien, le droit fondamental à la sécurité.Est-ce équitable que les petits paysans éleveurs aient tant de mal à vivre de leur travail alorsque les prix augmentent pour les consommateurs ? Je propose des circuits courts pour que lajuste rémunération du travail agricole permette de maintenir des campagnes vivantes.Est-ce équitable que l’immigration clandestine soit le plus souvent le fait de trafiquants peuscrupuleux qui espèrent ainsi une baisse des salaires ? Je propose une politique del’immigration, humaine mais ferme, car la crise économique ne nous permet absolumentpas d’ouvrir les frontières, mais nous impose un devoir de co-développement et de transfert detechnologie. 7
  8. 8. Est-ce équitable que les prix flambent et que les salaires stagnent ? Je propose le blocage descinquante produits de première nécessité et le blocage du prix de l’énergie pour maintenir lepouvoir d’achat des Français.Est-ce équitable que les revenus du travail soient plus imposés que les revenus du capital ? Laréforme fiscale changera cela.Est-ce équitable que les salaires et les retraites des femmes soient rabotés comme ils le sontactuellement ? Le principe d’égalité devra prévaloir.Est-ce équitable que les banques qui ont été renflouées par l’Etat n’aient aucun compte àrendre sur les tarifications bancaires et l’endettement angoissant des ménages qui en résulte ?Je propose que la réforme bancaire soit la première action du nouveau gouvernement.Est-ce équitable qu’un compte excédentaire en début de mois ne soit pas rémunéré et qu’enfin de mois, pour le moindre découvert, des pénalités et des crédits revolving plongent desfamilles et les retraités dans la précarité ? Je propose que des règles bancaires protègent lesusagers.Est-ce équitable que les bas salaires soient aussi bas qu’ils sont à peine supérieurs aux minimasociaux ? Je propose une conférence salariale qui s’attachera à une plus juste répartition desrésultats des entreprises qui marchent.Est-ce équitable que l’égalité des chances à l’école recule ? Je veux changer cela, en faisant del’Education, encore l’Education, toujours l’Education, la grande priorité du nouveau pacterépublicain.La liste est longue de ces injustices qui s’aggravent, et je pourrais la prolonger, alors que dessolutions existent et que les Français peuvent reprendre confiance dans l’action publique.Ce souci d’équité, d’ordre social juste, est d’autant plus impératif que, comme vient de lerendre public la Cour des comptes, le déficit français est deux fois plus élevé que celui del’Allemagne, et supérieur à celui de l’Italie où la croissance est pourtant moindre.Le pouvoir actuel nous répondra : c’est la crise. Or celle-ci n’explique que 40 % du déficit.C’est dire à quel point les politiques de relance économique, de soutien aux entreprises, d’uneFrance forte de ses talents, de sa créativité, sont d’une extrême urgence, face à la coupableinertie de cette équipe au pouvoir à bout de souffle et qui nous gouverne si mal.A quel point aussi le nouvel horizon de la croissance verte et de l’excellenceenvironnementale, de l’investissement dans l’enseignement supérieur et la recherche, doitnous permettre de repartir de l’avant, en nous appuyant sur la réforme des financementsbancaires.A quel point aussi ce n’est pas le moment de faire reculer l’école, de baisser l’exigence deformation des enseignants et de renvoyer vers Pôle Emploi le recrutement de ceux qui ont lalourde charge de construire l’égalité des chances pour nos enfants.On nous dit que l’éducation coûte cher ? Mais laissez-moi vous répondre que bien plus élevéest le coût de l’ignorance, de la délinquance, de la violence, du chômage, de l’angoisse desparents et de la perte du sens de l’effort et des principes de l’éducation civique.Il faudra aussi d’ailleurs répondre à la crise morale par l’exemplarité du comportement desélus qui sont là pour servir et pas pour se servir, en ayant toujours à l’esprit que la meilleureéducation se fait par l’exemple et que l’autorité n’est légitime que lorsqu’elle s’impose lesmêmes droits et les mêmes devoirs qu’à ceux qui sont censés obéir aux règles. L’Etatexemplaire et l’Etat impartial seront réalisés.C’est cela la République du respect que j’ai toujours défendue et que je continuerai dedéfendre car c’est elle qui permettra de gagner le combat contre toutes les formes d’injusticeet de violence.« La France est-elle finie ? » se demande Jean-Pierre Chevènement, avec inquiétude, dans unlivre tonique qui s’indigne des errements actuels. Je pense, avec lui, que la France ne doit pasêtre effacée de l’histoire. Or, c’est ce qui nous menace. 8
  9. 9. L’actuel président de la République décide de retirer nos soldats d’Afghanistan parce que lesAméricains le font ? Mais c’est la France, ne croyez-vous pas, qui aurait dû être la première àle faire.Le ministre des Affaires étrangères déclare qu’il va agir pour un Etat palestinien, parce queles Américains le font ? Mais c’est la France qui aurait dû être la première à le préconiser etqui devrait agir en ce sens. Nous aurons une politique étrangère digne de notre traditiondiplomatique à l’opposé de celle qui a conduit à l’adoubement de Bachar al- Assad,honteusement invité dans les tribunes du 14 Juillet.L’Europe est à reconstruire, avec un idéal et des outils économiques communs, elle doitprotéger nos salariés contre les produits venus d’ailleurs qui ne respectent pas les mêmesnormes sociales et environnementales, et se fixer comme horizon la création des « Etats-Unisd’Europe ».En 2012, la France va se relever, trouver en elle l’énergie vitale de réagir avec les forcescitoyennes qui vont nous animer. Voilà ce que je vous propose. Indignés et résignés, mettez-vous en mouvement, rejoignez les forces citoyennes.Je ne m’adresse pas seulement aux socialistes et à la gauche mais à tous ceux qui veulent queça change, à ceux qui se sont laissé piéger par des promesses fallacieuses. Tout était possible,disait-il…Oui, on a vu pendant quatre ans, que tout était possible, même le pire.La France d’aujourd’hui, beaucoup de Français ne s’y reconnaissent plus, et si vous êtesindignés et résignés c’est parce que vous voulez transmettre à vos enfants et à vos petits-enfants une autre France. Et pour être utile à la construction d’une France que nous seronsfiers de remettre aux générations qui viennent, nous devrons apporter des solutions.Il en résulte les solutions prioritaires et immédiates suivantes :1. Faire de la France un pays d’entrepreneursLa priorité, c’est la relance de l’activité économique et le soutien aux PME et auxentrepreneurs.— Création d’une Banque publique d’investissement pour les PME ;— Participation des régions au capital des PME stratégiques ;— Grenelle des PME (« Small Business Act ») pour donner aux PME tous les potentiels dedéveloppement ;— Développement de l’économie sociale et solidaire.Et pour le pouvoir d’achat, immédiatement :— Réforme des tarifications bancaires abusives ;— Pacte de confiance pour l’emploi des jeunes, grande cause nationale ;— Blocage des prix de l’énergie et de cinquante produits de première nécessité.2. Faire de la France la première puissance écologique d’EuropeC’est notre nouvelle frontière, indiscutablement.— Déblocage de la filière solaire et photovoltaïque grâce à la création dans les régions desociétés d’économie mixte ;— Encouragement massif aux économies d’énergie, l’éco-construction et les énergiesrenouvelables ;— Consultation populaire sur la mutation énergétique et les conditions de la réduction de ladépendance, au pétrole et au nucléaire ;— La France, première puissance de l’agriculture durable ;— Création de filières d’excellence dans les éco-industries. 9
  10. 10. 3. L’Education, encore l’Education, toujours l’EducationEt cela va de pair avec la formation, l’Enseignement supérieur, l’innovation : c’est le leviermajeur d’une véritable sortie de crise.— Soutien scolaire gratuit et personnalisé donné par les étudiants ;— Lutte contre toutes les violences scolaires ;— Formation des enseignants et deuxième adulte dans les classes chaque fois que nécessaire.4. Faire des banlieues une partie de la solutionElles ne doivent plus être un problème mais une partie essentielle de la solution.— Internats scolaires de proximité, sections sport-étude, culture-étude dans tous les collèges ;— Micro-crédits pour la création d’activité ;— Chantiers de jeunes dans la réhabilitation des quartiers.5. Des solutions efficaces pour la sécuritéL’encadrement militaire éducatif des jeunes délinquants sera réalisé immédiatement.Je serai efficace car je ne ferai pas de la sécurité un enjeu politicien.6. Une action européenne offensiveLa France mettra immédiatement sur la table de l’Europe les règles de moralisation dusystème financier.— Agence publique de notation ;— Réforme du système bancaire pour interdire la spéculation sur la dette des Etats ;— Rendre immédiatement publique la liste des banques et organismes qui ont spéculé sur ladette des Etats ;— Réglementation pour mettre les banques au service du financement de la relanceéconomique européenne (croissance verte notamment). C’est la finance qui doit être auservice de l’économie et de l’emploi, non l’inverse.Les fondamentaux d’une politique alternativeElle repose sur 3 piliers :1. Une police judiciaire de quartierIl faut une nouvelle doctrine d’emploi et une nouvelle stratégie territoriale pour les forces del’ordre, avec le déploiement d’une véritable police judiciaire de quartier.C’est le premier changement à opérer : celui de la présence de la police sur le territoire et deses modes d’interventions. Contre l’économie souterraine et les zones de non-droit, il fautdéployer, partout où cela est nécessaire, une véritable police judiciaire de quartier, présente auquotidien, disposant du panel des différents services et, en priorité, des moyens derenseignements et d’investigation judiciaire permettant de mener les enquêtes à même decasser l’organisation des trafics qui mettent les quartiers en coupe réglée.Nous proposons donc un dispositif bien différent, bien plus important que celui dusaupoudrage des UTEQ ou des patrouilleurs.Nous proposons très concrètement de redéployer plusieurs milliers de policiers sur lesterritoires d’insécurité prioritaires.Dans chaque commune où ce dispositif de police judiciaire de quartier sera mis en place, nousproposons également de généraliser des groupes opérationnels chargés des violences urbaineset des phénomènes de bandes, avec tous les partenaires concernés, afin d’inscrire le travail dela police dans une stratégie territoriale globale. 10
  11. 11. 2. La sanction précoce avec l’encadrement militaire des mineurs délinquantsDeuxième changement : contre l’impunité, il faut un système de sanction précoce, permettantde sanctionner les primo-délinquants de façon ferme, solide, avec un suivi intensif et deréelles prises en charge alternatives à la prison, pour qu’ils ne récidivent pas.3. La prévention précoce avec les cellules de veille éducativeTroisième changement : contre les violences juvéniles, nous proposons une grande politiquede prévention précoce, en s’inspirant de ce que fait, dans ce domaine, le Canada.Absentéisme, décrochage scolaire, enfants à la dérive et incontrôlables, parents désemparés,crispation des jeunes garçons sur leur identité masculine, absence de repères : voilà lesfacteurs clés qui favorisent l’entrée dans une culture de la rue et de la violence. Il fautpermettre aux enseignants, lorsqu’ils constatent ces situations, de se tourner vers une équipepluridisciplinaire de professionnels (assistante sociale, pédopsychiatre, éducateur) qui va alorsprendre en charge le jeune, chercher à comprendre ce qui se passe dans sa famille, proposer etmettre en oeuvre une mesure de tutorat senior (permettant à des retraités de prendre en chargele suivi de certains enfants). 11

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