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2SommaireIntroduction .......................................................................................................
3INTRODUCTIONLe 29 novembre 1947, lAssemblée générale des Nations Unies adopte une résolutionprévoyant la création de deux...
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11Un état palestinien souverain entrainerait probablement une présence étrangère officielleen Palestine (Imaginons la réac...
12commerciaux d’Israël. Toutefois, elles existent déjà avec certains pays mais sont tues carcritiquées par l’opinion publi...
13CONCLUSIONLa création d’un Etat palestinien entrainerait des conséquences humaines, sociales,politiques, économiques imm...
14AnnexesAnnexe 1 : Cartographie des tensions et conflits au Moyen et Proche OrientAnnexe 2 : Carte actuelle du territoire...
15Annexe 3 : La diaspora palestinienne dans le mondeAnnexe 4 : Part de l’armement dans le PIB des pays au Moyen OrientSour...
16Annexe 5 : Carte de Jérusalem selon l’accord de GenèveAnnexe 6 : Les principaux partenaires commerciaux d’IsraëlSource :...
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Ihedn 65e session comité 4 - rapport palestine

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La création d’un Etat palestinien entrainerait des conséquences humaines, sociales,
politiques, économiques immédiates et importantes sur les relations israélo-palestiniennes,
sur le Moyen-Orient et sur le reste du monde. Néanmoins, l’extrême complexité du conflit
actuel et toutes les implications qui en découlen t nous empêchent de privilégier un
scénario plutôt qu’un autre, et personne ne peut aujourd’hui préjuger des évolutions de la
région.
Il est certain que les conditions de création de l’Etat palestinien auront à elles seules un
impact considérable sur le bon déroulement de l’histoire. Le temps sera aussi un facteur
essentiel pour construire l’ensemble des conditions de sécurité culturelle.
Comme l’état pacifique actuel des relations franco-allemandes pour la jeunesse de nos
deux pays apparaissent comme naturelles et évidentes, il est possible que les jeunes juifs et
les jeunes palestiniens des générations à venir puissent concevoir aussi une paix durable.

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Ihedn 65e session comité 4 - rapport palestine

  1. 1. 65èmeséminaire « Jeunes »31 août au 5 septembre 2009ADPS - TroyesIMAGINEZ QUELLES POURRAIENT ÊTRE LESCONSEQUENCES AU MOYEN ORIENT DE LA CREATIOND’UN ÉTAT PALESTINIEN.Comité 4 : Sarah EL HAIRY, Charles GERMAIN, Jean-Baptiste GOUDEAU,Baudoin GUILLARD, David HECQUET, Fatine JABRE, Grégoire PATTE, AdrienPENERANDA, Mamie Sultaniah RAZAFINDRAIBE A., Audrey RUFFIE, SébastienWESSER.
  2. 2. 2SommaireIntroduction ........................................................................................................................... 31 Conséquences locales.................................................................................................... 41.1 A sa création, l’Etat palestinien sera confronté à des conséquences sanitaires,politiques, économiques et financières.............................................................................. 41.1.1 Les conséquences sanitaires des mouvements migratoires........................... 41.1.2 Les conséquences politiques : créer un État capable d’assurer la sécurité.... 41.2 Un nouvel Etat israelien ........................................................................................ 51.2.1 Redéfinition du rôle de l’armée israélienne .................................................. 51.2.2 Nouvelle donne politique en Israël................................................................ 61.3 Les relations bilatérales......................................................................................... 71.3.1 La question diplomatique.............................................................................. 71.3.2 S’agissant de la gestion des ressources ......................................................... 72 Conséquences régionales............................................................................................... 82.1 La nouvelle situation diplomatique au Moyen Orient........................................... 82.1.1 La normalisation des relations d’Israël avec ses voisins............................... 82.1.2 Le jeu d’influence des grandes puissances régionales : l’Iran, l’Egypte etl’Arabie Saoudite........................................................................................................... 92.2 Quel impact sur la stabilité de la région ? ........................................................... 102.2.1 Des difficultés évidentes pour le terrorisme…............................................ 102.2.2 … Qui ne signifient absolument pas la fin du terrorisme dans la région.... 102.2.3 Y a t-il plus de risques de déclenchement d’un conflit ? ............................ 102.3 Conséquences économiques et financières ......................................................... 112.3.1 Mobilisation d’une solidarité financière de la Région ................................ 112.3.2 La Palestine : de nouveaux débouchés et investissements ouverts aux payslimitrophes................................................................................................................... 112.3.3 Une formalisation des relations commerciales et industrielles existantesentre Israël et certains pays arabes .............................................................................. 112.3.4 Un éventuel projet de régionalisation.......................................................... 12Conclusion........................................................................................................................... 13Annexes 14
  3. 3. 3INTRODUCTIONLe 29 novembre 1947, lAssemblée générale des Nations Unies adopte une résolutionprévoyant la création de deux états, juif et arabe, indépendants. L’année suivante, BENGOURION proclame la naissance de l’Etat d’Israël. Les autorités des pays arabes voisinsquant à eux ne reconnaissent pas la proposition de l’ONU, et considèrent les territoirespalestiniens occupés. Depuis, le Moyen Orient, largement déstabilisé par ces tensionsisraélo-palestiniennes, est le siège d’une succession quasi continue de conflits variés allantde la guerre conventionnelle (guerre des six jours), à la guerre civile (Liban) et à la guerreasymétrique (terrorisme).Depuis 1967 et la guerre des six jours, le monde arabe, hostile à Israël, semble avoirrenoncés à une attaque directe mais renforce ses soutiens à la résistancepalestinienne. Dans ce contexte, la création d’un état palestinien semble être l’objectif verslequel tendent les efforts diplomatiques de pacification du conflit israélo-palestinien,Citons, à titre d’exemple, la reconnaissance par l’ONU en 1974 du droit des Palestiniens àl’indépendance nationale ou les accords de Genève, signés en 2003 entre lancien ministreisraélien Yossi Beilin et lancien ministre palestinien Yasser Abd Rabboet qui prévoientdes conditions à la création d’un tel état.En plus des questions inhérentes à toute création d’Etat (quel territoire ? quel peuple ?quelles institutions ?), la création d’un Etat Palestinien soulève des problématiquesspécifiques liées à l’histoire de la région et des peuples juifs et palestiniens. Ainsi, unaccord sur les questions du statut de Jérusalem, du sort des colonies, du retour des réfugiésou du mur de séparation sont des préalables à la création d’un Etat Palestinien.Aussi éloigné que puisse sembler cet objectif, il est intéressant de s’interroger sur lesconséquences de la création d’un Etat palestinien comme exercice de prospective. Nousallons imaginer un tel Etat. Ce scénario aurait nécessairement des répercussions mondialesmais nous avons choisi de cadrer notre étude dans un Moyen Orient couvrant la définitionde l’INSEE (péninsule arabique jusqu’à la Syrie et l’Iran) et élargie à l’Egypte.Nous réaliserons cet objectif dans une perspective géographique en abordant lesconséquences locales puis régionales.Nous n’envisageons la création d’un état palestinien que dans le cadre de la recherched’une solution diplomatique au conflit israélo-palestinien. Les conditions d’une résolutionarmée de la souveraineté du peuple palestinien relèveraient d’une telle instabilité politiquemondiale que les conséquences seraient difficilement prévisibles et dépasseraientlargement le cadre de notre étude.L’enjeu n’est aucunement de savoir si le nouvel Etat que nous imaginons est possibleaujourd’hui ou demain, ni même de s’interroger sur les accords hypothétiques qui auraientmenés à une telle situation. Une seule certitude peut être avancée et constituera notre cadregéographique : si un Etat palestinien est constitué, la zone occupée actuellement par l’étatd’Israël et l’Autorité palestinienne sera divisée en deux, du Jourdain à la Méditerranée,Israël à l’ouest et la Palestine à l’Est. Nous ne ferons aucune considération sur la forme quepourrait prendre l’un ou l’autre de ces deux pays.Il n’est pas question dans cet essai de formuler des réponses ni des solutions à la nouvellegéopolitique que créerait un nouvel Etat palestinien au Moyen Orient. Nous nouscontenterons de soulever de nouvelles problématiques, d’identifier les nouvelles tensions,et de s’interroger sur ce que cette situation pourrait changer. Nous sommes conscients quecet essai n’est pas exhaustif. Il pose les questions et en assume les manques.
  4. 4. 41 CONSEQUENCES LOCALES1.1 A sa création, l’Etat palestinien sera confronté à des conséquences sanitaires,politiques, économiques et financières.1.1.1 Les conséquences sanitaires des mouvements migratoires.L’une des premières conséquences de la création d’un État palestinien sera liée aux fluxmigratoires probablement importants des réfugiés, estimés à 3,5 millions (1)principalement en Cisjordanie, en Jordanie et au Liban.Outre de multiples questions préalables à régler, dont le « Droit au retour (2)», assurerl’accueil des nouveaux arrivants dans des conditions sanitaires adéquates puis développerdes infrastructures globales (hôpitaux, écoles) dans un second temps constitueront unvéritable défi pour l’État palestinien nouvellement créé.Au-delà des aspects purement organisationnels, la question des réfugiés cristallise les peursdes deux parties : d’une part les revendications de retour des palestiniens à Tel Aviv ouHaïfa par exemple traduiraient aux yeux des Israéliens la volonté réelle sous-jacente desPalestiniens - l’élimination d’Israël - tandis que pour certains Palestiniens le Droit auRetour prévaut sur la création d’un État fragile et dépendant, tout du moins dans unpremier temps.1.1.2 Les conséquences politiques : créer un État capable d’assurer la sécurité.La viabilité d’un état palestinien dépendra de sa capacité à créer un État capable d’assurerl’ordre et la sécurité à l’intérieur comme aux frontières. Il s’agira dès lors (i) d’avoir prisen compte l’ensemble des réfugiés pour éviter toute nouvelle source de conflit et (ii) decréer une structure étatique stable, sur les plans judiciaire, législatif et exécutif. Si le retourdes réfugiés peut changer la donne politique (qui remportera leur suffrage ?), les deuxforces politiques antagonistes actuelles, Fatah et Hamas, auront une influence directenotamment sur le respect de l’accord aux frontières et la gestion des groupes armésnotamment à Gaza, zone la plus peuplée du monde, supposée croître de 150% sur dix anspour atteindre 2,4 millions d’habitants.2.1.3 Les conséquences économiques et financières.La reconstruction et la mise en place de l’état Palestinien nécessitera une importantemobilisation de fonds afin de pallier les urgences, structurer l’activité économique etintégrer l’état dans le marché économique régional. Dans ce but, des fonds en provenancedes pays arabes, de l’Union Européenne, des Etats-Unis et des principales organisationsinternationales (FMI, Banque Mondiale) devront être mobilisés, imposant également unegestion rationnalisée et régulée par des pratiques conformes aux standards internationaux.Selon la Rand Corporation, quelques 33 milliards de dollars d’investissements en capitalseront ainsi nécessaires durant les dix premières années d’indépendance de l’état. Grâce(1) UN Relief and Works Agency(2) Le Droit au retour est la revendication palestinienne qui consiste à demander la reconnaissance officielle dudroit des réfugiés à retrouver leur bien en Israël. Cette idée avait été pour la première et unique fois mentionnée par lepremier ministre Ben Gourion à Lausanne en 1949, avant d’être retirée.
  5. 5. 5aux relations nouées depuis des années avec les autres pays arabes, les dirigeantspalestiniens devraient pouvoir mobiliser une grande partie de ces fonds. Ceci, d’autant plusque les états voisins et du golfe Persique sont désireux de stabiliser la région, afin d’éviteret de limiter les effets que pourraient générer les difficultés rencontrées par le nouvel étatsur leurs populations et leurs décisions stratégiques au lendemain de sa création.Il reste ensuite à définir quelles seront les conditions fixées par les donateurs à l’obtentionde cet afflux financier. Dans quelle proportion les pays donateurs interviendront-ils sansopération de crédit ? Les fonds souverains seront-ils solliciter pour la mobilisation desfonds nécessaires ?Dans le même temps, l’état Palestinien doit créer les structures bancaires nécessaires à sonfonctionnement (banque centrale, réseau bancaire). Le dollar est, dans un premier temps, lamonnaie en circulation.L’état, avec l’aide d’experts internationaux, va devoir mettre en place toutes les structuresnécessaires au développement des entreprises existantes et de PME. Cette activité nepourra se développer qu’au rythme du développement des infrastructures indispensables àla production, telles que les réseaux électriques, réseaux d’eau, réseaux routiers etautoroutiers,…Pour assurer également un développement optimal de l’économie, l’état devra créer uncertain nombre de services publics indispensables à l’essor du pays. C’est-à-dire, au-delàdes services sanitaires, un service postal, un opérateur téléphonique ou une organisationayant pour objectif de consolider, développer et harmoniser les standards des réseaux detélécommunications…1.2 Un nouvel Etat israelienSelon le CBS, 75,5% de la population israélienne (5.593.000 personnes) sont Juifs, et20,2% (1.498.000 personnes) sont Arabes, tandis que le reste de la population est constituédes immigrés et de leurs descendants qui ne sont pas enregistrés comme juifs par leministère de l’Intérieur.Or au vu du vieillissement de sa population d’origine juive et du maintient démographiquede la minorité arabe, Israël peut être confronté à un enjeu capital quant à sa propredéfinition. Ainsi, dans le cas où un état Palestinien se crée on pourra observer unmouvement de la diaspora juive vers un état Israélien en paix mais surtout un départpotentiel des Israéliens arabes vers l’Etat de Palestine.1.2.1 Redéfinition du rôle de l’armée israélienneL’armée israélienne est l’une des plus puissante de la région, elle dispose de 2500 chars decombats, 3 sous-marins, 15 navires de guerre, d’une aviation forte composée de 710avions de combat F16 et F15 ainsi que de 180 hélicoptères de combat. L’armée estcomposée de 160 000 soldats et de 425 000 réservistes, prêt à intervenir sous 72 h. Cettearmée est aujourd’hui en guerre depuis soixante ans et, au cours des sept conflits, a étéconfrontée à la plupart de ses voisins directs. Les principes fondamentaux de stratégie quiont assis la notoriété de Tsahal sont les attaques préventives, la recherche systématique dela surprise et des batailles décisives, des combats rapides préservant l’environnementurbain israélien.La résolution du conflit avec la Palestine et la création d’un état qui implique de nouvellesfrontières, impliquent des changements stratégiques militaires importants. Il est toutd’abord utile de définir les nouveaux ennemis probables dIsraël, afin de pouvoir évoquer
  6. 6. 6les nouveaux enjeux de la stratégie militaire. Du fait de leur opposition sans faille à Israël,des groupes non-étatiques, tels le Hamas et le Hezbollah, risquent de rester à court et àmoyen terme les principaux adversaires dIsraël. Néanmoins le dossier du nucléaire iranienlaisse entrevoir un changement d’horizon stratégique. Certains considèrent la possessiond’armes atomique par Téhéran comme une menace vitale, se basant sur les déclarations dupouvoir iranien appelant à la destruction de l’Etat hébreux et émettant l’hypothèse durisque de transfert clandestin de têtes nucléaires vers des organisations terroristes tellesqu’Al Qaida.Concernant la probabilité d’un état iranien en possession de l’arme nucléaire, certainsexperts pensent que la probabilité d’un conflit nucléaire est nulle, chacun redoutant uneriposte éventuelle. D’autres, au contraire, souhaite une intervention israélienne visant àdétruire tous les sites à risque iraniens. Et ce malgré le risque important de riposte, à courtou moyen terme, et l’incertitude de pouvoir détruire tous les sites d’étude nucléaire.Israël se retrouve, depuis la création de létat palestinien, sur un territoire encore plusréduit. Leur technique de défense et d’intervention implique des attaques préventives avecoccupation des pays en conflit. Dans cette hypothèse, le premier risque majeur estl’occupation du nouvel état palestinien en cas de conflit face au Hamas, au Hezbollah, oumême à la Syrie. Dans ces conditions, et pour éviter toute reprise du conflit, Israël doitrevoir ses priorités stratégiques. Deux courants de pensées s’opposent : une techniqueportée sur la dissuasion, avec entre autre la création d’un bouclier anti-aérien, unedéclaration officielle de possession de l’arme atomique, et une armée de terre importanteprête à intervenir à tout moment. La seconde solution, serait de détruire définitivement lesmenaces de ces groupes non-étatiques, en s’engageant dans un conflit rapide et avec uneforce d intervention importante. Une solution qui relancerait sans aucun doute un conflitd’une grande importance.1.2.2 Nouvelle donne politique en IsraëlAujourd’hui, l’espace politique israélien se caractérise par l’importance du nombre departis politique. Longtemps, Israël a vu s’affronter deux grandes formations que sont leLikoud, une droite libérale conservatrice, et le Parti travailliste, parti sioniste de gauche.Or, depuis quelques années, on observe une diminution de l’influence de ces deux grandspartis et l’émergence d’un nombre important de petits partis représentant chacun despositions différentes dans la résolution de la question palestinienne. On passe d’uneextrême-droite sioniste religieuse fermement opposée à la création d’un Etat palestinien àdes partis d’extrême-gauche prônant la création d’un Etat palestinien et un Etat israélienbinationale juif et arabe. Certains partis laïcs, à l’instar de Meretz, recherchent aussi uneégalité de tous sur le territoire.Ce qui amène à tendre vers des gouvernements de coalition paralysant le système politiqueisraélien. On peut légitimement penser que la création d’un Etat palestinien pourraittransformer l’échiquier politique actuel en créant de nouveaux enjeux comme l’orientationreligieuse, les relations étrangères et la transformation de la politique de défense.Ainsi, l’évolution vers un bipartisme caractérisé par des partis forts apparaît la plusprobable. Il y aura alors une droite religieuse favorisant un repli communautaire face à unegauche ouverte désirant approfondir les liens diplomatiques avec ces nouveaux voisins.
  7. 7. 71.3 Les relations bilatérales1.3.1 La question diplomatiqueChacun des deux acteurs verrait la légitimité de sa souveraineté confortée, tant aux yeux deson voisin direct que des autres membres de la communauté internationale. Ceciconstituerait un terreau favorable à un rapprochement des deux «frères ennemis».Par ailleurs, le droit international pourrait prendre en compte les nouvelles relations entreles deux peuples, ces dernières n’évoluant plus dans une configuration asymétrique, maisentre deux Etats souverains. Un tel encadrement offrirait de nouveaux outils pour l’Etatpalestinien qui pourrait y trouver le moyen de se faire entendre sur des questions ayant uncaractère supra national.Cependant, nous pouvons légitimement nous interroger sur la bonne entente espérée de cesdeux Etats dans l’hypothèse où le Hamas prendrait la tête du pays. D’après le Général dedivision israélien, Jacob Amidror, Israël n’y verrait pas un motif de conflit. Ceci peutnotamment s‘expliquer par la diminution supposée des intentions belliqueuses de la part duHamas, au regard de l’existence et la reconnaissance de l’Etat palestinien.Toutefois, il est à noter que l’effet inverse serait également possible. Le Hamas pourraittrès bien durcir ses positions vis-à-vis de son voisin juif en raison de sa « victoire »,constituée par la création de la Palestine, qui légitimerait la « résistance » et le terrorisme.Mais une telle ligne de conduite entacherait la position du nouvel Etat palestinien sur lascène internationale alors que ce dernier aura besoin de faire preuve d’intégration pourétablir de nouvelles relations interétatiques.1.3.2 S’agissant de la gestion des ressourcesPlusieurs questions sont préoccupantes et le resteront après à la création de l’Etatpalestinien. En effet, ces problématiques réclameront un effort de collaboration entre lenouvel Etat palestinien et son voisin israélien.Nous nous attarderons sur l’enjeu vital de l’eau car le conflit israélo-palestinien pourraitrésumer l’ensemble des paradigmes de cette question : une ressource commune maisinsuffisante et préemptée, une dégradation de sa qualité, des usages sectoriels concurrents,un conflit d’appropriation et une coopération en devenir.Nous sommes face à une surconsommation criante de la part d’Israël qui trouve sonexplication à deux niveaux : d’une part, l’Etat juif, cherchant à fuir une dépendance vis-à-vis de ses voisins, développe une agriculture vivrière intensive qui favorise uneconsommation excessive de l’or bleu : la logique d’une telle politique étantl’autosuffisance. D’autre part, la population israélienne ne cessant de croître tout enadoptant un style de vie occidental, conduit à une consommation trop importante au regarddes principales ressources en eau israéliennes disponibles.L’eau, comme toutes les ressources naturelles, est vue par Israël comme constitutive de larichesse d’un Etat et son partage avec un tiers est un jeu à somme nulle : si l’un gagne,l’autre perd. Les Israéliens ne semblent pas tenir compte des besoins des Palestiniens et lesPalestiniens n’ont pas les moyens de se faire écouter. Ce défaut pourra être résolu dansl’hypothèse où la Palestine deviendrait un Etat souverain et indépendant : le dialogue seraitrelancé d’autant plus que l’eau apparaît plus souvent comme un motif de rapprochementque comme un motif de discorde.
  8. 8. 82 CONSEQUENCES REGIONALES2.1 La nouvelle situation diplomatique au Moyen Orient2.1.1 La normalisation des relations d’Israël avec ses voisinsIsraël voit, au lendemain de la création de l’Etat palestinien, la voie ouverte à des contactsapprofondis avec ses voisins et la poursuite de la normalisation de ses relations.L’Egypte se voit renforcée par la création du nouvel état qui justifie sa politique derapprochement avec Israël par Anouar el Sadate. Ce succès calme la rue égyptienne etréduit l’influence des Frères Musulmans. La Jordanie, qui a signé un accord de paix avecIsraël en 1994, est aussi bénéficiaire de la création du nouvel état. Cela la soulage, enpartie, du problème des réfugiés qui pèse sur sa stabilité.Dans le golfe Persique, les pays qui ont désiré un accord de Paix au sein du Conseil deCoopération du Golfe se voient enfin libres de développer leurs relations économiquesavec Israël. En Arabie Saoudite et aux Emirats Arabes Unis, cette création calme lespopulations. Une normalisation des relations avec l’Etat hébreu serait même envisageable.On imagine alors aisément l’impact que pourrait avoir une reconnaissance diplomatiquebilatérale entre l’Arabie Saoudite et Israël, deux états gardiens de lieux cultuels majeurs.En revanche, la Syrie voit sa position régionale affaiblie et va subir plusieurs conséquencesde la création de l’état palestinien. Un mouvement migratoire des réfugiés intervient etnombreux sont ceux qui rentrent au pays. Pour sa diplomatie, la Syrie aura plus de mal ànégocier avec l’Etat hébreu ses propres différents territoriaux. Le pays du Cèdre, qui abritebeaucoup de réfugiés, voit aussi repartir plusieurs dizaines de milliers d’entre eux descamps.Hostile à Israël, le Qatar risque de subir des pressions pour « rentrer dans le rang », tant dela part des pays arabes qui auront établis des relations commerciales avec Israël, que de lapart des Etats-Unis. Les relations avec l’Iran constituent le défi le plus important pour ladiplomatie israélienne. En 2009, la réélection de M. Ahmadinejad ainsi que la volontéiranienne de se doter de l’arme nucléaire inquiètent les autorités israéliennes. Néanmoins,si le Président iranien occupe l’espace médiatique, le seul à décider de l’engagementmilitaire du pays demeure l’Ayatollah Khamenei. Le nouvel état prive le Président de l’unde ses thèmes favoris contre Israël. L’Iran osera-t-il faire volte-face à long terme afin dedévelopper des relations économiques avec Israël, et ainsi d’assoir sa position dans larégion ? Le pays commerce déjà indirectement avec les Etats-Unis, malgré ses déclarationsofficielles.Les chancelleries du Moyen-Orient vont devoir réinventer leurs relations. La Turquievaloriserait sa place dans la région car ses bonnes relations avec Israël vont prendre unenouvelle dimension. On assistera à une facilitation des relations économiques entre lesdifférents acteurs, qui pourrait encourager la création d’un espace économique régionald’échanges de type Mercosur. Cette situation crée aussi des gagnants et des perdants selonun équilibre encore difficile à déterminer (réactions des acteurs, interactions des autrespuissances présentes dans la région et organisations régionales telles que la Ligue Arabe,les Etats-Unis ou l’Union Européenne). Enfin, la « culture de la haine » entre les uns et lesautres ne disparaîtra pas immédiatement. Pour créer les liens nécessaires, les échangeséconomiques, universitaires et artistiques devront avoir fait preuve de leur efficacité et deleur solidité.
  9. 9. 92.1.2 Le jeu d’influence des grandes puissances régionales : l’Iran, l’Egypte et l’ArabieSaouditeL’issue au conflit de basse intensité entre Israël et Palestine que représentent la créationd’un Etat palestinien et ses conséquences, est l’enjeu de luttes d’influences entre troisgrandes puissances régionales au Moyen Orient : l’Iran, l’Egypte et l’Arabie Saoudite. Cestrois pays nourrissent des relations diplomatiques complexes caractérisées par des lignesstratégiques parfois similaires mais souvent antagonistes au cours de l’histoire.L’Egypte et l’Arabie Saoudite sont membres fondateurs de la Ligue des pays arabes en1945, et entretiennent depuis la victoire d’Israël en 1973 une relation pacifique avec cedernier, même si celle-ci subit les aléas de la situation en Palestine. Malgré les humiliationssubies par la population palestinienne et l’émoi que cela suscite au sein de leur proprepays, leur volonté est de trouver une solution apaisée à la problématique israélo-palestinienne. Ce d’autant plus qu’ils ont des liens forts avec les Etats-Unis, qui sont unpartenaire économique stratégique pour les Saoudiens (pétrole), et apportent unesubvention annuelle conséquente (2 Milliard de $) à l’Egypte. La situation de l’Iran depuisla Révolution de 1979 et l’instauration d’une République islamique est plus délicate à gérerpour le régime au pouvoir. A sa rivalité traditionnelle avec les régimes arabes sunnitescomme l’Egypte et l’Arabie Saoudite s’ajoute l’hostilité à son égard de la part de l’allianceisraélo-américaine. L’Iran agit donc dans la région par l’intermédiaire d’acteurs intra-étatiques opposés à Israël, qu’elle finance et appuie sur le plan logistique, les plus connusétant le Hamas et le djihad islamique à Gaza, et le Hezbollah dans le Sud-Liban. Lacréation de l’Etat palestinien consacre une victoire dans la stratégie d’apaisementpoursuivie par l’Egypte et l’Arabie Saoudite, ainsi que leurs alliés de la Ligue des paysarabes, le Qatar, Bahreïn, Koweït et Oman. Pour ces états, une diplomatie d’alliance avecles Etats-Unis et Israël permet d’assurer leur sécurité en stabilisant la région, et ouvre lavoie à un développement économique soutenu, favorisés par les échanges avec Israël. Ils’agit en revanche d’un risque diplomatique important pour le régime iranien, qui ne peutplus autant instrumentaliser le conflit israélo-palestinien pour accroître sa popularité dansla rue arabe et s’en faire le porte-parole contre les Etats-Unis. Mais ce risque est compensépar le paradigme religieux qui prédomine actuellement au Moyen Orient, et qui aconsidérablement renforcé ces dernières années l’influence iranienne. Ce paradigmereligieux a peu a peu remplacé le paradigme panarabe qui a prévalu jusqu’à la fin du 20èmesiècle et qui marginalisait l’Iran, le pays ayant déjà perdu beaucoup de son prestige auprèsdes populations arabes après la guerre Iran-Irak.La création de l’Etat palestinien est ainsi l’occasion d’une nouvelle étape dans la lutte quelivre l’Iran à l’Arabie Saoudite pour redevenir l’acteur central de la région. Ces deux Etatsont cependant tout intérêt à abandonner leurs tensions pour opérer un rapprochementbénéfique aux deux parties. La Syrie jouerait dans ce cadre un rôle d’intermédiaireimportant. Alliée géostratégique de l’Iran, elle garde en même temps des liensdiplomatiques avec les autres puissances de la Ligue des pays arabes, et l’UnionEuropéenne (notamment la France). Dans cette optique, l’Iran a également par ailleurs lapossibilité de profiter de la main tendue du nouveau président américain pour normaliserses rapports diplomatiques avec les Etats-Unis, tout en obtenant des garanties sur sa propresécurité. Dans tous les cas, les pressions américaines sont suffisamment fortes au MoyenOrient pour que tout rapprochement diplomatique entre l’Iran et ses voisins passe dans lemême temps par un réchauffement de ses relations avec les Etats-Unis. Dans ce contexte,l’Egypte est plutôt en position d’outsider, elle qui entretient des rapports privilégiés avec lapopulation palestinienne.
  10. 10. 102.2 Quel impact sur la stabilité de la région ?2.2.1 Des difficultés évidentes pour le terrorisme…Avec l’apparition d’un état palestinien une des grandes causes du terrorisme local ettransnational disparaitrait. Cela aurait pour principale conséquence des difficultés dans lerecrutement pour les groupes terroristes, une disparition probable de certains groupesterroristes modérés se retrouvant sans objectif (la création d’un état palestinien), ainsiqu’un tarissement de certaines sources de financement.Le terrorisme transnational serait plus touché que le terrorisme local. Les états arabes,jusqu’alors tolérants sur le franchissement de leurs frontières par des terroristes,deviendraient plus intransigeants, désireux de stabilité dans leur propre pays etrenforceraient la lutte contre des groupes terroristes qui, faute de cause extérieure,resteraient sur place. Le principal mouvement ainsi mis à mal dans la région pourrait êtreAl Qaeda.2.2.2 … Qui ne signifient absolument pas la fin du terrorisme dans la régionLa création d’un état palestinien sera probablement perçue comme une victoire pour lamajorité des mouvements terroristes de la région et fournira une légitimité accrue pour leurcause, démontrant que la voie terroriste peut gagner. On peut supposer cela étant donnéque le retrait unilatéral de la bande de Gaza par les Israéliens avaient déjà été interprétécomme une victoire par les islamistes. Un état palestinien le serait d’autant plus. Pour lesmouvements terroristes palestiniens dont l’objectif reste la destruction d’Israël, cela nechangera rien. En ce qui concerne le Hezbollah, l’ennemi restera le même étant donnéqu’Israël sera toujours l’ennemi du sud alors que le Hezbollah prétend défendre le Liban.Aussi, les mouvements terroristes indépendantistes, principalement kurdes, trouverontdans cette création un nouveau prétexte à réclamer un état. Pourquoi les quelques millionsde palestiniens pourraient-ils obtenir un petit état de quelques kilomètres carrés alorsqu’eux le réclament pour un peuple de 26 millions de personnes ?N’oublions pas aussi que pour certains groupes terroristes transnationaux, la création del’Etat palestinien n’est qu’une cause parmi d’autres (lutte contre la présence américaine enIrak et en Afghanistan,…) et après d’autres (échec de la création d’un état tchétchène,…)et que la tendance takfiriste du terrorisme transnational laisse entendre qu’il continuera àopérer au Moyen Orient pour viser les gouvernements de la région.2.2.3 Y a t-il plus de risques de déclenchement d’un conflit ?L’existence d’un état palestinien créerait un ennemi désigné et responsable pour Israël. Sila Palestine noue des relations diplomatiques voire des accords militaires avec d’autresétats de la région, un risque d’embrasement est possible.Pour les pays arabes, il sera plus légitime de lancer une guerre contre Israël prétextant ladéfense de la souveraineté de l’état palestinien - même si cela reste improbable.Par exemple, la conséquence d’un tir de roquette sur Zderot par un islamiste palestinienpourrait cette fois-ci être plus incertaine et rencontrer une hostilité plus grande de la partdes autres états du Moyen Orient.L’augmentation de la possibilité de frappe préemptive dans un pays suspecté d’hostilité(souvenons nous d’Osirak ou d’un site syrien en 2007) croîtrait autant que l’incertitudestratégique pour Tsahal. Les villes ou les zones stratégiques (Tel Aviv, Dimona) seraientencore plus menacées et les tensions accentuées.
  11. 11. 11Un état palestinien souverain entrainerait probablement une présence étrangère officielleen Palestine (Imaginons la réaction israélienne en cas de présence de « conseillersculturels iraniens » –branche Al Qods des Pasdarans- et un armement de la Palestine,notamment en armes sensibles type missiles SRBM/ MRBM) conduisant à la possibilitéd’un conflit.Le grand perdant de la création d’un état palestinien serait probablement l’Iran. Ce seraitun échec pour la stratégie de déstabilisation de la zone (notamment par Al Qods et leVEVAK, très présents dans le secteur, comme la Jordanie). La résolution du conflitisraélo-palestinien lève les obstacles pour une entente stratégique entre Israël et une partiedes pays arabes qui serait ainsi possible concernant le dossier iranien. En effet, la craintede l’acquisition d’une arme nucléaire par l’Iran est un point commun entre les pays arabes,Israël et les pays occidentaux. A titre d’exemple, on peut simplement noter l’état dubouclier antimissile dans la région, l’Arabie saoudite et Israël étant actuellement équipésdu même système antimissile Patriot Pack 3.2.3 Conséquences économiques et financières2.3.1 Mobilisation d’une solidarité financière de la RégionFaute de ressources financières internes suffisantes à court terme, le plan de reconstructionde l’Etat palestinien qui requiert un lourd budget doit être financé par des coalitions dont laLigue Arabe fera partie intégrante. Cette dernière a toujours manifesté son soutienfinancier à la Palestine tel que l’octroi de 1,5 milliard de dollars en janvier 2009 pour lareconstruction de Gaza. L’implication financière de la Ligue Arabe sera conséquente àcourt, à moyen et même à long terme.2.3.2 La Palestine : de nouveaux débouchés et investissements ouverts aux payslimitrophesLa reconstruction d’un nouveau pays nécessite la mise en place d’un cadre fondamental entermes d’infrastructures. Les investissements concerneraient surtout les logements, lesroutes, les hôpitaux, les écoles…. Il s’agit d’un vaste marché, que les entreprisespalestiniennes qui fonctionnent actuellement à 10% de leur capacité ne seront pas encorecapables d’assurer seules.Par ailleurs, les investissements concernent aussi la mise en place et le développement desréseaux d’institutions financières spécialisées. Ils concernent l’édification d’un réseaubancaire et micro-financier solide et accessible aussi bien à la population qu’aux opérateurséconomiques. Ainsi, des efforts d’investissements seront à entreprendre sur le systèmefinancier. De par les disponibilités en liquidités de leurs fonds souverains, les pays dugolfe Persique et certains pays de la Ligue Arabe pourraient y trouver une opportunitéd’investissement à moyen et à court terme.Enfin, 80% de la population de Gaza dépend des aides humanitaires. A moyen terme, lepeuple palestinien doit faire face à ses propres besoins et devra s’approvisionner sur lemarché conventionnel. C’est un nouveau marché et son approvisionnement constitue uneopportunité d’exportation pour les producteurs des pays limitrophes.2.3.3 Une formalisation des relations commerciales et industrielles existantes entre Israëlet certains pays arabesLes relations commerciales et industrielles entre Israël et les autres pays arabes restentencore marginales, aucun pays arabes ne figure dans la liste des dix premiers partenaires
  12. 12. 12commerciaux d’Israël. Toutefois, elles existent déjà avec certains pays mais sont tues carcritiquées par l’opinion publique arabophone. Elles concernent notamment le gaz et letextile. La Jordanie arrive en première place avec un volume global de 58,3 millions dedollars, puis l’Egypte (34 millions de dollars) et le Liban (19,5 millions de dollars).La création d’un Etat Palestinien atténuera les réticences de la population des Etats arabeset permettra d’augmenter le volume des échanges commerciaux et industriels. Par ailleurs,cette normalisation des relations économiques peut s’élargir à d’autres pays musulmanstels que ceux du golfe Persique.2.3.4 Un éventuel projet de régionalisationDans le cadre de la globalisation, on peut envisager que le nouvel Etat palestinien, pourassurer sa pérennité, doive rentrer dans la compétition mondiale. Pour cette raison il estpossible d’envisager une intensification des échanges.Si on part du principe qu’Israël est trop différent (culturellement, politiquement,…) despays de la région, il poursuivrait logiquement sa politique isolationniste à l’égard duMoyen Orient.Cependant, l’Etat palestinien, étant encore un pays en construction, ne peut pas envisagerson développement comme Israël. D’où l’idée d’un protectionnisme éducateur autorisé parl’OMC pour l’Etat palestinien. A long terme, une initiative d’ouverture des marchésnationaux aux voisins est envisageable pour faire face à la globalisation des marchés.L’intégration d’Israël dans ce processus de régionalisation est conditionnée par la réussitede la mise en place d’une politique de détente. Ceci atténuant les risques d’investissement.La réussite de la création d’un Etat Palestinien doit contribuer à la redynamisationéconomique de la région.
  13. 13. 13CONCLUSIONLa création d’un Etat palestinien entrainerait des conséquences humaines, sociales,politiques, économiques immédiates et importantes sur les relations israélo-palestiniennes,sur le Moyen-Orient et sur le reste du monde. Néanmoins, l’extrême complexité du conflitactuel et toutes les implications qui en découlen t nous empêchent de privilégier unscénario plutôt qu’un autre, et personne ne peut aujourd’hui préjuger des évolutions de larégion.Il est certain que les conditions de création de l’Etat palestinien auront à elles seules unimpact considérable sur le bon déroulement de l’histoire. Le temps sera aussi un facteuressentiel pour construire l’ensemble des conditions de sécurité culturelle.Comme l’état pacifique actuel des relations franco-allemandes pour la jeunesse de nosdeux pays apparaissent comme naturelles et évidentes, il est possible que les jeunes juifs etles jeunes palestiniens des générations à venir puissent concevoir aussi une paix durable.
  14. 14. 14AnnexesAnnexe 1 : Cartographie des tensions et conflits au Moyen et Proche OrientAnnexe 2 : Carte actuelle du territoire palestinien
  15. 15. 15Annexe 3 : La diaspora palestinienne dans le mondeAnnexe 4 : Part de l’armement dans le PIB des pays au Moyen OrientSource : Questions Internationales n°19 06/2006 – La Documentation Française
  16. 16. 16Annexe 5 : Carte de Jérusalem selon l’accord de GenèveAnnexe 6 : Les principaux partenaires commerciaux d’IsraëlSource : Questions Internationales n°28 12/2007 – La Documentation Française

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