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  • Le Mouvement syndical international Guide du syndicaliste actifIl y a un siècle on aurait pu passer toute sa vie active sans se préoccuper de ce qui arrivaitdans les autres pays, ce n’est plus vrai car, les économies nationales sont de plus en plusinterconnectées. Des organismes internationaux qui n’existaient même pas il a dix ans,prennent des décisions qui ont un impact sur les travailleurs partout dans le monde. Lessystèmes de communication permettent à des personnes habitant aux antipodes decommuniquer aussi facilement que si elles habitaient deux villages voisins. Lesmarchandises sont expédiées d’un point à un autre puis à un autre encore, plus vite quejamais. Pendant ce temps des trillions (à savoir des milliards de milliards) de dollarsvoyagent quotidiennement d’un marché financier à l’autre autour du monde et à desvitesses toujours plus grandes. Tout le monde, du « technicien » aux États-Unis aufermier du Zimbabwe, est concerné. Dans la dernière partie du XIXe siècle les travailleurs décidèrent qu’ilsavaient besoin de se protéger des effets de l’industrialisation. Ils savaient qu’en attendantque les gouvernements et employeurs adoptent des lois sur la santé et la sécurité, uneréglementation sur le salaire minimum et d’autres protections, ils attendraient … pourtoujours. Ils ont donc créé les syndicats. Ces syndicats, pour la plupart des syndicatsnationaux, ont lutté pour des droits de négociation collective et ont fait pression pourobtenir de nouvelles législations et de nouvelles formes de représentation politique. Touten étant attaqués pour être des organisations avides, inutiles et servant leurs propresintérêts. Il arrive la même chose aujourd’hui, sauf qu’aujourd’hui la questionessentielle n’est pas l’industrialisation, mais la mondialisation. Les travailleurs luttentpour comprendre les nouveaux phénomènes les affectant et savoir (comment) y réagir.Par l’intermédiaire de leurs syndicats et fédérations nationales et ils construisent denouvelles organisations mondiales (ou en revitalisent d’anciennes), en se battant pour lesdroits internationaux du travail et en exigeant de nouvelles formes de représentationpolitique qui soient plus appropriées au XXIe siècle qu’au XIXe siècle. Tout cela enétant attaqués pour être des organisations avides, inutiles et servant leurs propres intérêts.Cela vous rappelle quelque chose ?Malheureusement toutefois, une grande partie de la discussion concernant le mode deréaction des travailleurs à la mondialisation ne dit rien à nombre de syndicalistes. Lisezcette phrase :Qu’est-ce que l’OMC et pourquoi la CISL travaille-t-elle avec les FSI pour négocierdes accords-cadres avec les EMN tout en étant concernée par les ZFE et les DSRP ? Si vous avez compris cette phrase alors cet article pourrait ne pas vous êtredestiné. Il s’adresse à des syndicalistes actifs qui recherchent un guide concis sur le
  • mouvement syndical international. Il va de soi qu’un article de cette taille ne peut couvrirtout le sujet, il peut cependant l’introduire. *** Tout commence là où les problèmes du travail les plus graves éclatenttoujours : sur le lieu de travail. L’employeur vient d’exiger une réduction des salaires carles produits de la société sont produits à meilleur marché par une autre compagnie à desmilliers de kilomètre. Ou bien une agricultrice s’entend dire que sa production est refuséecar elle en veut trop (bien qu’elle essaie de la vendre à perte, simplement pour obtenir del’argent pour les médicaments de ses enfants). Ou bien encore un travailleur meurt àcause de l’utilisation par l’usine de produits chimiques mortels.Naturellement, l’employeur ne dit pas que les travailleurs de cette usine éloignée negagnent que quelques dollars par jour. L’agricultrice n’est pas non plus informée que laraison pour laquelle sa production est jugée trop chère, est que les pays richessubventionnent leurs entreprises agricoles avec des milliards de dollars. Le travailleurdécédé n’avait jamais été informé, que la raison pour laquelle la compagnie avait étédélocalisée dans son pays, était que cela lui permettait de faire usage de produitschimiques interdits dans les pays développés.Aucun de ces problèmes – et bien d’autres similaires- ne peut être envisagé au seul plannational. Ils doivent être abordés au plan mondial par des organisations luttant en faveurdes droits fondamentaux du travail pour tous les travailleurs et par des nouvelles formesde représentation politique internationale.Syndicats et fédérations nationales Le fondement du mouvement syndical est le syndicat local ou sectionlocale. Les membres de la section locale peuvent aller eux-mêmes à la table desnégociations, cependant ils ont le plus souvent recours à l’aide du syndicat nationalauquel ils adhèrent. Ce dernier peut fournir un appui sous forme d’assistance par desnégociateurs syndicaux qualifiés, de recherche ou d’une couverture par des accordsnégociés par secteur (l’ensemble des travailleurs du textile par exemple) ou paremployeurs (toutes les filiales d’une compagnie spécifique). La section locale contribueau contrôle du syndicat national en envoyant des délégués à ses conventions et en votantavec les autres sections locales pour ses administrateurs et ses politiques. Les syndicats nationaux ont le même type de problèmes que les syndicatslocaux en ce qu’ils peuvent avoir besoin d’effectuer des recherches pour faire face à unequestion ou à un employeur particulier. Ils peuvent également avoir besoin d’aide pournégocier des accords avec des employeurs multiples à l’échelon national, afin quedifférents groupes de travailleurs ne soient pas montés les uns contre les autres. Ilspourraient encore souhaiter collaborer avec d’autres syndicats nationaux à laconfrontation de certaines questions. C’est pourquoi ils s’affilient à des centralesnationales qui sont des organisations de syndicats nationaux travaillant ensemble, ces
  • derniers contrôlent ces fédérations en envoyant des représentants aux conventions quidécident des politiques et élisent les administrateurs. On n’en reste toutefois pas là, en effet la mondialisation conduit de plus enplus les syndicats et les centrales nationales à traiter de problèmes internationaux, c’estpourquoi elles s’adressent aux organisations internationales du travail. Ce faisant lescentrales nationales s’affilient aux confédérations internationales, tandis que lessyndicats nationaux s’affilient directement aux fédérations syndicales internationalesactives dans des secteurs particuliers de l’emploi, comme la chimie, l’agriculture, lamétallurgie, l’industrie ou les services publics. La section suivante traite desconfédérations internationales, tandis que celle d’après examine les fédérationssyndicales internationales.Les Confédérations internationales C’est une histoire longue et compliquée dont voici une tentative de résumé :en 1920 en Europe (essentiellement) des syndicats à orientation chrétienne fondèrent laFédération des syndicats chrétiens. En 1945 un plus grand nombre de syndicats du mondeentier fondèrent la Fédération syndicale mondiale (FSM), laquelle se divisarapidement, du fait des tensions dues à la guerre froide, en syndicats des pays alignés surl’Union soviétique et ceux du reste du monde. L’année 1949 vit la fondation d’unenouvelle centrale nommée Confédération internationale des syndicats libres (CISL),composée de syndicats hors de la sphère d’influence de l’Union soviétique, d’où le nomde syndicats libres. Au cours des années 1950, les trois centrales, malgré leurs mauvaisesrelations, se sont efforcées d’organiser les travailleurs dans les syndicats. La Fédérationinternationale des Syndicats Chrétiens a commencé rapidement à perdre du terrain enEurope, son lieu naissance et à concentrer ses efforts d’organisation dans les pays duTiers Monde, en 1968 elle changeait son nom en Confédération mondiale du travail(CMT). La FSM et la CISL devaient ensuite se transformer en profondeur après ledébut de l’effondrement de l’Union soviétique en 1989. La première qui avait étéprincipalement active dans les pays alignés sur l’Union soviétique, a commencé à perdreénormément d’adhérents, tandis que la seconde gagnait progressivement un certainnombre de syndicats préexistants ou nouvellement créés. En novembre 2000 la CISLaffilie par exemple les trois centrales syndicales nationales de Russie à savoir laFédération des syndicats indépendants de Russie (FNPR), la Confédération panrusse duTravail (VKT) et la Confédération du Travail de Russie (KTR). Puis, au cours des années1990 la CISL affilie également nombre de syndicats d’Afrique, laquelle connaît unedémocratisation accrue après la période de mouvements d’indépendance nationale ainsique la fin de la guerre froide. Aujourd’hui la CISL est de loin la plus grande et la plus influente fédérationinternationale du travail avec 158 millions d’adhérents dans le monde, tandis que la CMTest essentiellement active en Amérique latine avec quelques concentrations d’adhérentsen Asie et en Afrique et que la FSM survit malgré d’importantes pertes d’adhérents, dont
  • les chiffres actuels sont difficilement accessibles.La Confédération internationale des syndicats libre - CISL La CISL est une organisation comprenant la plupart des grandes fédérationsnationales de syndicats du monde, elle compte 231 organisations affiliées dans 150 payset territoires sur les cinq continents, le nombre total des adhérents aux organisationsaffiliées étant de 158 millions de travailleurs et travailleuses. Le siège de la CISL est à Bruxelles, elle a par ailleurs des bureaux àGenève ; Moscou, New York, Washington, Vienne, Sarajevo, Zagreb, Vilnius, Hong-Kong, Rome et en Jordanie. Au siège de Bruxelles on compte les départements del’emploi et des normes internationales du travail, de l’égalité, des multinationales, del’organisation et du recrutement, des droits syndicaux et des campagnes, et descommunications, à cela s’ajoutent les comités ou unités sur des thèmes commel’éducation. Le président de la CISL est élu par les représentants des fédérationsnationales affiliées réunis en congrès de l’organisation, le Secrétaire général est nommépar le Conseil exécutif, il est responsable des affaires courantes de l’organisation ; leConseil exécutif désigne également parmi les fédérations affiliées, deux secrétairesgénéraux adjoints. Le Conseil exécutif comprend 100 représentants des fédérations affiliées,désignés aux congrès de l’organisation, il se réunit une fois par an. Le Comité exécutif duConseil, appelé le Comité de pilotage qui comprend 20 membres, a pour responsabilitéde diriger l’organisation entre les réunions du Comité exécutif et du Congrès. Tous les quatre ans la CISL tient son Congrès réunissant l’ensemble desreprésentants de ses organisations affiliées. Le nombre de représentants est déterminéproportionnellement au nombre d’adhérents aux organisations affiliées, les grandesfédérations ont donc plus de représentants que les petites. Les fédérations nationales ontleurs propres modes de désignation des délégués qu’elles envoient aux Congrès. Ledernier Congrès de la CISL s’est tenu à Durban en Afrique du Sud en 2000, tandis que leprochain se tiendra au Japon en décembre 2004. Tous les quatre ans la CISL organise une Conférence mondiale des femmesentre chaque congrès, la dernière édition s’est tenue en Australie en 2002. La CISL organise et dirige des campagnes sur des thèmes tels que :
  • •respect et défense des droits syndicaux et des travailleurs,•éradication du travail forcé et du travail des enfants,• promotion de l’égalité des droits des travailleuses,•environnement,•programmes d’enseignement destinés aux syndicalistes dans le monde entier,•encourager l’organisation des jeunes travailleurs. Lors de son 16ème Congrès mondial à Bruxelles en 1996, la CISL à fixé cinq priorités d’action :•emploi et normes internationales du travail,•faire face aux multinationales,•droits syndicaux•égalité, femmes, race et migrants,•organisation et recrutement syndicalLes organisations régionales de la CISL La CISL possède trois organisations régionales principales, l’AFRO pourl’Afrique, l’APRO pour l’Asie et le Pacifique et l’ORIT pour l’Amérique du Nord et duSud. Chaque organisation régionale jouit d’une indépendance considérable dans laconduite de ses affaires.AFRO L’Organisation régionale africaine de la CISL (AFRO) compte 13 millionsd’adhérents et 53 organisations affiliées dans 44 pays. Pendant les années 1990, lenombre d’adhérents a augmenté de façon spectaculaire, il a doublé entre 1993 et 1996 enpassant de trois à six millions, puis il a plus que doublé entre 1996 et 2000. Cetteaugmentation fulgurante était en grande partie due à deux facteurs : la fin de la guerrefroide qui a décidé nombre de syndicats à adhérer à la CISL et le pluralismedémocratique croissant du continent lié à la maturation des mouvements d’indépendancenationale. Le Conseil exécutif de l’AFRO est élu par les représentants desorganisations affiliées, le Comité exécutif qui est composé de membres du Conseil, du
  • Président, du Secrétaire général et de membres africains du Conseil exécutif de la CISL,dirige l’organisation entre les Congrès. Le Secrétaire général a pour responsabilitéd’assurer la gestion des affaires courantes de l’organisation. La direction de la CISL-AFRO est à Nairobi au Kenya, elle comprend septunités : droits de l’homme et droits syndicaux, politique économique et sociale,éducation, questions de genre et égalité, presse et information, finance et administration,organisation et secteur informel. L’organisation a également un responsable de lajeunesse et des comités spécialisés comme sur l’éducation.ORIT L’organisation régionale de la CISL pour l’Amérique du Nord et du Suds’appelle La Organización Regional Interamericana de Trabajadores (ORIT). Ellecomprend 33 centrales syndicales et fédérations dans 29 pays et représente 45 millions detravailleurs. Sa couverture géographique s’étend à l’Amérique latine et aux Caraïbes, auCanada et aux États-Unis. La direction de l’ORITs est à Caracas, au Venezuela, elle comprend deuxdépartements principaux, tous deux constitués d’unités. Le département activité syndicaleet formation comprend des unités pour les jeunes travailleurs, les femmes, le secteurinformel et les négociations. Le département social et économique possède des unités surle travail des enfants, la mondialisation, les droits du travail, la sécurité sociale, lesconditions de travail et d’emploi. Les représentants des organisations affiliées à l’ORIT se réunissent enCongrès tous les quatre ans en vue d’adopter leurs politiques et d’élire un Conseilexécutif y compris un président. Le Secrétaire général est chargé de la gestion desaffaires courantes de l’organisation.APRO L’organisation de la CISL pour l’Asie et le Pacifique est connue sous lesigle d’APRO. Elle compte 40 organisations affiliées et 30 millions de travailleursadhérents. Au siège de Singapour, l’APRO possède des départements ou unités desdroits de l’homme et des droits syndicaux, de la formation et des projets, de la politiquesociale et économique, des relations institutionnelles et externes, des femmes, del’information, de la jeunesse, et de l’administration et des finances.
  • Le Confédération mondiale du travail - CMTLa Confédération mondiale du travail (CMT) est une autre fédération syndicale, ellecompte 26 millions d’adhérents. Créée en premier lieu comme une confédération de syndicats chrétiens,elle s’est transformée en une organisation à orientation plus laïque. En 1968, au momentde l’adoption du nom de CMT, elle a proclamé une déclaration de principes qui stipulaitqu’elle était guidée soit par « un concept spirituel fondé sur la conviction que l’homme etl’univers ont été créé par Dieu, soit par d’autres concepts qui conduisent avec le premierà un effort commun pour la construction d’une communauté humaine unie dans laliberté, la dignité, la justice et la fraternité. » LA CMT compte 144 organisations affiliées dans 166 pays. Bien qu’elle aitdébuté en Europe, son activité n’y est plus significative, ses quelques organisationseuropéennes sont affiliées à la Confédération européenne des syndicats (CES). Elle aquelques adhérents en Afrique (gagnés lorsque les mouvements d’indépendancecommencèrent à arriver au pouvoir) et en Asie (notamment en Indonésie et auxPhilippines). Une bonne partie des ses adhérents viennent d’Amérique latine, cependantles plus grosses fédérations de syndicats d’Argentine, du Brésil, du Chili et du Mexiquesont affiliées à la CISL. La direction de la CMT est à Bruxelles, mais elle a également des bureauxà Genève, Washington, Rome, Paris et Bucarest. Le siège comporte quatre départements :droits de l’homme et normes internationales du travail, femmes et travail, information etfinance. L’organisation possède également plusieurs commissions de travail comme laCommission mondiale des travailleuses. Un conseil confédéral de 38 membres est élu par un congrès qui se tient tousles quatre ans. Le conseil élit un comité exécutif qui comprend le président, deux vice-présidents, le secrétaire général, deux secrétaires généraux-adjoints, sept vice-présidents,et six vice-présidents adjoints et le trésorier. La CMT a quatre organisations régionales : •Central Latinoamericana de Trabajadores (CLAT) a sa direction à Caracas et possède des organisations sous-régionales dans la zone Sud (CTCS), en Amérique centrale (CCT), aux Caraïbes (CTC) et dans les Andes (CSTA). Elle assure le fonctionnement de l’Université des travailleurs d’Amérique latine (UTAL) à Caracas. •La Fraternité des syndicalistes d’Asie (BATU) basée à Manille •L’Organisation Démocratique Syndicale des Travailleurs Africains (ODSTA) dont la direction est à Lomé au Togo. •L’Alliance nationale des employés fédéraux et de la poste, pour l’Amérique du Nord.
  • La CMT possède également plusieurs fédérations internationales du commerce pour : lesservices publics, l’enseignement, le transport, le travail du bois et la construction, letextile et l’habillement, l’industrie, l’agriculture, l’agroalimentaire, l’hôtellerie et letourisme, les employés et les sports professionnels. Elle a également deux organisationssectorielles : FLATEC (Federación Latinoamericana de Trabajadores de la Educación yla Cultura) et Eurofedop (Fédération européenne des employés des services publics quifait partie de la Fédérations internationale des employés des services publics de la CMT ).La Fédération syndicale mondiale -FSM La FSM a été fondée comme fédération syndicale internationale, après laseconde guerre mondiale, cependant en 1949 les syndicats des pays non-soumis àl’influence de l’Union soviétique s’en sont séparé pour former la CISL. Pourtant jusqu’en1989 la FSM était numériquement plus importante, car tous les travailleurs des payscomme l’URSS étaient automatiquement considérés membres. Aujourd’hui il est difficilede donné un chiffre précis d’adhérents pour la FSM, sur son site Web il est indiqué qu’àsa convention de l’année 2000 à New Delhi « ont participé quatre cent vingt délégués etobservateurs de 74 pays représentant 407 million d’adhérents dans le monde entier ». La direction de la FSM est à Prague, elle a des bureaux à Genève, NewDelhi, Dakar, Cuba et Damas. L’organisation a réuni un congrès en 1994 et en 2001. Un Conseil généralreprésentant toutes les organisations affiliées élit un Conseil présidentiel qui comprend lePrésident, le Secrétaire général et 20 vice-Présidents. Le secrétariat est composé duSecrétaire général et de six Secrétaires généraux adjoints.Les Fédérations syndicales internationales - FSI Très proche de la ligne de la CISL on trouve les Fédérations syndicalesinternationales qui représentent les travailleurs de secteurs particuliers de l’emploi. Ellesétaient précédemment connues sous le nom de Secrétariats professionnels internationaux(SPI), mais vers la fin des années 1990 elles ont adopté cette nouvelle dénomination enreconnaissance de leurs responsabilités croissantes pour négocier avec les entreprisesmultinationales (EMN) et représenter les droits des travailleurs face à des organismesinternationaux comme la Banque mondiale.Les FSI visent des activités telles que :•La négociation et le suivi des accords mondiaux avec les compagnies multinationales,•La mise en réseau des représentants syndicaux à l’intérieur des sociétés mondiales,•La coordination de la solidarité et du soutien des syndicats adhérents pendant lesconflits,•L’édification de syndicats dans des pays où ils sont faibles ou non-existants,•Dispenser information et compétences sur des thèmes allant de la négociation collective
  • aux normes de santé et de sécurité,•Représenter les intérêts des travailleurs au sein de l’ONU, de ses organisations etd’autres organismes intergouvernementaux,•La formation et développement des compétences pour les employés syndicaux et lesadhérents de base,•La mise sur pied de campagnes et la promotion des campagnes des syndicats affiliés. Les syndicats membres des FSI sont également membres de fédérationsnationales affiliées à l’ICFU. Les FSI approximativement classées par ordre de grandeursont les suivantes :IE - Internationale de l’éducationFIOM - Fédération internationale des organisations de travailleurs de la métallurgieICEM - Fédération internationale des syndicats des travailleurs de la chimie, de lénergie, des mines et des industries diversesSPI - Services publics internationauxUNI - Union Network InternationalFITTHC - Fédération internationale des travailleurs du textile, de lhabillement et du cuirFITBB - Fédération internationale des travailleurs du bâtiment et du boisUITA - Union internationale des travailleurs de lalimentation, de lagriculture, de lhôtellerie - restauration, du tabac et des branches connexesITF - Fédération internationale des ouvriers du transportFIJ - Fédération internationale des journalistesIE – L’Internationale de l’éducation L’Internationale de l’éducation est une organisation syndicale mondiale dupersonnel de l’enseignement, dont les 26 millions de membres représentent tous lessecteurs de l’enseignement du niveau préscolaire au niveau universitaire. Elle comprend310 syndicats et associations nationales dans 159 pays et territoires Le siège de l’IE est à Bruxelles, elle a des bureaux régionaux en Afrique(Lomé, Togo), Asie-Pacifique (Kuala Lumpur, Malaysia et Fidji ), Amérique latine (SanJosé, Costa Rica) et Amérique du Nord et Caraïbes (St Lucie).FIOM - Fédération internationale des organisations de travailleurs de la métallurgie Fondée en 1893, la FIOM est l’une des plus ancienne organisation syndicalesectorielle, elle compte aujourd’hui plus de 25 millions de membres et 200 syndicatsaffiliés dans 100 pays.
  • Sa direction est à Genève, elle a des bureau régionaux à New Delhi,Selangor Darul Eshan (Malaysia), Santiago (Mexique), Johannesbourg et Moscou. La FIOM a été à la tête de la création des conseils d’entreprises mondiaux,qui rassemblent les syndicats regroupant les travailleurs de compagnies multinationalesparticulières, telles que General Motors, Siemens et Caterpillar. Elle a été très active dansla négociation d’accords-cadres internationaux (ACI) qui sont utilisés par elle etd’autres fédérations syndicales mondiales pour établir les règles opérationnelles descompagnies multinationales. D’autres centrales regroupant des syndicats actifs dans l’industriemétallurgique sont affiliées à la FIOM, elles comprennent la Fédération Européenne desmétallurgistes (FEM), le syndicat nordique des métallurgistes -Nordiska MetallsNOrdicet FIOM-CJ – Conseil japonais des syndicats des métallurgistes.ICEM – Fédération internationale des syndicats des travailleurs de la chimie, delénergie, et des mines L’ICEM compte 20 millions de travailleurs qui sont membres de 399syndicats dans 108 pays. Ces membres travaillent dans les secteurs de l’énergie, de lamine et de l’extraction, de la chimie et des biosciences, de la pâte à papier et du papier,du caoutchouc, du diamant et de la production de bijoux, du verre, des industries de lacéramique et du ciment et des services de l’environnement tels que l’élimination desdéchets et le recyclage. L’ICEM est également à la tête de la négociation d’accords-cadres, en2003 elle avait négocié des accords avec six multinationales. Les réseaux decommunications de l’ICEM pour les représentants des travailleurs fonctionnent danschacune de ces multinationales. Le siège de l’organisation est à Bruxelles.ISP - Internationale des services publics L’ISP unit 20 millions de travailleurs du secteur public dans plus de 600syndicats et plus de 140 pays. Elle a des adhérents dans tous les domaines du secteurpublic à l’exception de l’enseignement, y compris l’administration, les services publics,les travaux publics, la santé et les services sociaux, la police, la justice, les loisirs et lafiscalité. L’ISP se concentre sur la mise sur pied de campagnes pour ses membres,soit à long terme comme celle sur les droits des syndicats ou bien à court terme comme
  • les campagnes pour l’amélioration de parties spécifiques des conventions del’Organisation internationale du travail (OIT).UNI - Union Network International L’UNI est une fédération syndicale internationale des compétences et desservices comptant plus de 900 syndicats affiliés dans 140 pays dans le monde entier, ellereprésente plus de 15 millions d’adhérents. UNI a été constituée en janvier 2000 par la fusion des quatre fédérationsinternationales suivantes : FIET (Fédération internationale des employés et techniciens etcadres), CI (l’Internationale des communications), la Fédération Graphique internationaleet MEI (l’Internationale des médias et du spectacle). Les membres d’UNI travaillent dans de nombreux secteurs y compris lecommerce, la finance, les télécommunications, l’électricité, les services postaux,l’industrie, la technologie de l’information, le secteur graphique, les médias et les loisirs,les assurances sociales et les services de santé privés, la coiffure et les soins de beauté,les casinos, les services liés aux immeubles (nettoyage et sécurité) et le tourisme. La fédération a négocié des accords-cadres avec les quatre compagniesmultinationales suivantes : •TELEFONICA - télécommunications mondiales •CARREFOUR - commerce •OTE - télécommunications, mobile et Internet •ISS - groupe de services liés aux immeubles (nettoyage, entretien, etc.) UNI a quatre organisations régionales : UNI-Afrique, UNI-Amériques, UNI- Europe et UNI-Asie & Pacifique ; son siège est à Nyon, Suisse (près de Genève).FITTHC - Fédération internationale des travailleurs du textile, de lhabillement etdu cuir La FITTHC a 217 syndicats affiliés actifs dans 106 pays et un nombred’adhérents total dépassant 10 millions. La fédération a été pendant très longtemps particulièrement active dans lanégociation de codes de conduite, qui sont des documents négociés avec une société quimettent en valeur des principes selon lesquels celle-ci accepte de travailler. Le code deconduite avec Adidas, une multinationale de l’habillement et de la chaussure, stipule
  • comment la compagnie, ses filiales et sous-traitants se conduiront par rapport aux normesde l’emploi, à la santé et la sécurité, à l’environnement et à la participation de lacommunauté.Les questions traitées dans la partie sur les normes de l’emploi comprennent le travailforcé, le travail des enfants, la discrimination, les salaires et indemnités, le temps detravail, les pratiques disciplinaires, la liberté syndicale et la négociation collective. Descodes de conduites ont été négociés avec des compagnies comme Bata, Benetton, Fruit ofthe Loom, The Gap, Levis Strauss, Nike, Walmat et Reebok. Cependant contrairementaux accords-cadres, les codes de conduite ressemblent plus à des orientations selonlesquelles la compagnie accepte de travailler. Un grand nombre de codes de conduitessont rédigés par les compagnies elles-mêmes.FITBB - Fédération internationale des travailleurs du bâtiment et du bois La FITBB a plus de 10 millions d’adhérents et 287 syndicats dans 124 paysdans le monde entier. Ces adhérents travaillent dans les industries du bâtiment, desmatériaux de construction, du bois, de la sylviculture et industries connexes. Les Comités professionnels sectoriels traitent des domaines d’intérêtspécifique des syndicats affiliés à l’organisation tels que le bâtiment, le bois et lasylviculture, et la santé et la sécurité au travail. Il existe également des comités pour lesrégions de l’Asie et du Pacifique, de l’Afrique, de l’Amérique latine et des Caraïbes, et del’Europe. Le Comité international des femmes dispense des conseils sur les politiques, lamise en oeuvre et les mesures pratiques pour promouvoir une participation effective desfemmes et les programmes d’action positive. Le siège de la Fédération est à Genève.UITA - Union internationale des travailleurs de lalimentation, de lagriculture, delhôtellerie-restauration, du tabac et des branches connexes L’UITA est composée de 336 syndicats dans 120 pays représentantensemble plus de 12 millions de travailleurs.Cette fédération représente des syndicats dans : •l’agriculture et les plantations •la préparation et la fabrication d’aliments et de boissons •l’hôtellerie, la restauration et leurs services •la transformation du tabac à tous les stades Les compagnies qu’elle suit et avec lesquelles elle négocie comprennent desmultinationales telles que Coca-Cola, Del Monte, Nestlé, Pepsi Cola, Sodexho etUnilever.
  • L’UITA a été particulièrement active dans la négociation d’accords-cadres,à ce jour elle en a négocié avec :•Accor (un des groupes mondiaux les plus importants de l’hôtellerie et du tourisme)•Danone (produits laitiers, eau en bouteille, biscuits et autres produits)•Chiquita(le plus gros employeur de travailleurs syndiqués du secteur bananier enAmérique latine)•Fonterra, Nouvelle-Zélande, (la quatrième compagnie mondiale de produits laitiers). La fédération a des bureaux à Nairobi, Sydney, Bridgetown, Montevideo(Uruguay), Tokyo et Moscou. Son siège est à Genève ( ?)ITF - Fédération internationale du transport L’ITF est une fédération de 621 syndicats du transport dans 137 pays, ellereprésente environ cinq millions d’adhérents dans les secteurs suivants : transportferroviaire, routier et de passagers, maritime et fluvial ; les ports, la pêche, le tourisme etl’aviation civile. Les récentes campagnes internationales de l’ITF, comportent des actions àl’échelon mondial des cheminots pour la sécurité, des travailleurs de l’aviation contre “larage de l’air ”, des travailleurs du transport routier contre les heures excessives de travailet des travailleurs luttant contre la violation des syndicats dans les ports. La campagne laplus ancienne et la plus connue est celle contre la navigation sous pavillon decomplaisance (un bateau battant pavillon de complaisance porte un pavillon autre quecelui du pays du propriétaire). Le siège de l’organisation, qui compte neuf bureaux régionaux, est àLondres.FIJ - Fédération internationale des journalistes La FIJ est une fédération de syndicats de journalistes qui a environ 500.000adhérents dans 100 pays. La fédération s’occupe des questions telles que les droits d’auteur, lasécurité des journalistes, la liberté de la presse, les droits de l’homme et les droits desjournalistes travaillant pour des sociétés mondiales. Elle fait également des campagnespour l’établissement de normes internationales dans les sociétés à l’échelon national, surles codes de conduite internationaux, les conventions et les droits des syndicats. La politique de l’IFJ est décidée par son Congrès qui se réuni tous les troisans, entre chaque Congrès le travail est mené par le Secrétariat sous la direction d’unComité exécutif. Le dernier congrès s’est tenu à Séoul du 11 au 15 juin 2001. L’organisation a son siège à Bruxelles et des bureaux régionaux à Dakar,Sydney, et Caracas.
  • Organisations régionales Outre les confédérations internationales comme la CISL et les fédérationssyndicales internationales (FSI), le mouvement syndical possède également desorganisations qui travaillent dans des régions internationales spécifiques commel’Europe, l’Afrique ou l’Asie et le Pacifique. Ces organisations comprennent :La Confédération européenne des syndicats - CES La CES a été fondée en 1973 faire contrepoids aux forces économiquesissues de l’intégration européenne en un Marché commun. Elle a récemment crûsubstantiellement grâce aux nouveaux adhérents d’Europe centrale et orientale, aussi laCES compte-elle aujourd’hui 77 fédérations nationales de 35 pays européens au total,ainsi que 11 fédérations européennes de l’industrie, le nombre total de ses adhérentss’élève à 60 millions. Nombre de ses syndicats nationaux sont également affiliés à laCISL ou la CMT, tandis que d’autres structures syndicales comme Eurocadres (LeConseil des Cadres européens), et la Fédération Européenne des Retraités et desPersonnes Âgées (FERPA) fonctionnent sous les auspices de la CES. De plus, cettedernière coordonne l’activité de 38 Conseils Syndicaux Interrégionaux (CSI) lesquelsorganisent la coopération syndicale entre pays voisins. La CES a mis en place trois instituts spécialisés qui sont gérésindépendamment par leurs propres comités de gestion, ce sont : L’Institut syndical européen (ISE) qui est le centre d’étude et de recherchede la CES spécialisé dans la l’économie sociale et les relations professionnelles, L’Académie syndicale européenne (ASE) qui dispense la formationsyndicale et l’enseignement sur le travail aux adhérents de la CES. Le Bureau Technique Syndical (BTS) qui est chargé des questions commela sécurité, l’hygiène et la protection de la santé au travail. Le Secrétaire général de la CES dirige l’organisation et en est le porte-parole, tandis que son président préside les organes de direction.Organisation de lunité syndicale africaine - OUSA L’OUSA a été fondée en 1973 pour coordonner les activités des syndicats
  • africains à mesure que progressait l’intégration économique du continent, elle a étéconstituée sous les auspices de l’Organisation de l’unité africaine (connue sousl’appellation Union africaine), organisation créée par les gouvernements du continent.Toutefois, les deux principales confédérations syndicales qui se sont alliées pourconstituer l’OUSA divergeaient sur l’opportunité de permettre aux membres d’adhérerégalement à des confédérations internationales comme la CISL ou la CMT. En 1986l’OUSA a connu une division entre différents pays soutenant des partis opposés, puis estintervenue une réconciliation qui fait qu’aujourd’hui de nombreuses fédérations d’OUSAsont également affiliées à la CISL ou à la CMT. L’OUSA compte aujourd’hui 73 membres dans 50 pays, ses organisationsrégionales sont les suivantes : l’Organisation des syndicats de l’Afrique de l’Ouest(OSAO), Le Conseil de coordination des syndicats d’Afrique australe (SATUCC) etl’Organisation des Syndicats du Maghreb arabe (OSMA). Elle possède aussi une séried’organisations spécialisées pour chaque secteur industriel. L’OUSA a son siège au Ghana.Conseil des syndicats du Pacifique Sud et de l’Océanie - SPOCTU SPOCTU est l’organisation regroupant les centrales syndicales de la régiondu Pacifique Sud couvrant les 14 pays suivants : Australie, Iles Cook , Fiji, Polynésiefrançaise, Kiribati, Nouvelle Calédonie, Nouvelle Zélande, Papua Nouvelle Guinée, IlesSolomon, Tonga, Tuvalu, Vanuatu, Wallis et Futana et Samoa occidentales SPOCTU a été fondé en 1990 par la CISL, jusqu’en 1998 l’organisationavait son bureau principal à Brisbane en Australie, mais en 2002 le coordinateur régionalde l’Internationale des services publics (ISP) a été désigné pour gérer l’activité del’organisation depuis Wellington en Nouvelle Zélande.Autres organisations Il existe beaucoup d’autres organisations qui travaillent au sein dumouvement syndical international ou qui y sont associées, certaines sont desorganisations syndicales avec un passé commun, comme le Conseil syndical duCommonwealth (CTUC) qui compte 30 millions d’adhérents dans le monde. D’autres sont liées à des organismes internationaux particuliers, il y a parexemple la Commission syndicale consultative (CSC) de l’OCDE – l’Organisation decoopération et de développement économique. L’OCDE est un groupe de 30 pays les plusavancés économiquement du monde. Les membres de la CSC comprennent 56fédérations syndicales nationales qui ensemble représentent quelque 70 millions detravailleurs. Les fédérations nationales financent les activités de la CSC, décident despriorités et des politiques et élisent les administrateurs.
  • Le Réseau syndical Asie-Pacifique (APLN) est une organisation semblable,elle a été fondée par la CISL en 1995 pour donner une voix aux syndicats dans lesactivités de l’APEC – une organisation pour le commerce et la libéralisation del’investissement et pour la coopération économique, qui rassemble les pays autour dubassin du Pacifique, allant de Singapour aux États-Unis. Il existe aussi des fondations qui ont été créées par des fédérationssyndicales nationales ou des gouvernements pour travailler avec les syndicats à l’écheloninternational, notamment dans les pays en développement ou émergeants et leursmarchés. La Friedrich-Ebert-Stiftung (FES) est par exemple, une fondation allemandequi se consacre à encourager la formation politique et sociale, à faciliter l’accès àl’enseignement universitaire, et à contribuer à la coopération internationale. Un de cesbuts consiste à consolider les syndicats libres. Environ 50 pour cent de son budget de€ 110 millions sont dépensés à l’international. FES a 70 bureaux dans le monde entier. La Fondation internationale du travail au Japon (JILAF) travaille égalementpour aider les syndicats dans le monde, elle a été fondée par la Confédération japonaisedes syndicats (RENGO) en 1989, en tant qu’organisation visant à promouvoir l’échangeet la coopération au sein du mouvement syndical. Ce qu’elle réalise en offrant despossibilités de formation aux syndicalistes au Japon, en soutenant les activités deformation et de développement social dans les pays en développement, en contribuantfinancièrement aux déplacements à l’étranger de jeunes syndicalistes pour s’y former, eten menant des recherches sur les questions du travail. L’AFL-CIO, la fédération syndicale des États-Unis, a créé en 1997 le Centreaméricain pour la solidarité syndicale internationale. Le Centre de solidarité aide lestravailleurs partout dans le monde qui essaient de mettre en place des syndicatsdémocratiques et indépendants, il le fait en dispensant formation et enseignement,recherche, appui juridique, assistance à l’organisation, et d’autres ressources. Lesprogrammes d’enseignement du Centre comportent de la formation sur les droitsélémentaires de l’homme et du travailleur, les compétences syndicales, la défense desdroits, la sécurité et la santé au travail, les connaissances de base en économie etl’instruction civique et de l’électeur. Ses programmes sont conçus pour les travailleurs,les syndicats et les organisations communautaires des sociétés en développement,notamment celles qui encouragent la démocratie dans leur pays. Le Centre de solidaritétravaille dans 60 pays grâce à un réseau de 26 bureaux sur le terrain. Il existe d’autres fédérations syndicales ayant des fondations internationalesou des programmes de soutien aux syndicats dans le monde entier, parmi elles le Conseildanois des syndicats de LO/FTF pour le développement de la coopérationinternationale ; la Fédération nationale suédoise LO qui travaille à travers ses centres desolidarité à savoir le Secrétariat pour le développement des syndicats de LO-TCO et leCentre international Olof Palme.
  • L’Organisation internationale du Travail - OIT L’OIT ne fait pas partie du mouvement syndical international, mais offre unforum capital au sein duquel les syndicats peuvent lutter pour protéger les droitssyndicaux dans le monde entier. Elle est l’organisation spécialisée des Nations Unies quidéclare légalement les droits syndicaux de base que les pays doivent respecter. La CISLfait campagne pour que l’OIT soit reconnue comme « un pilier fondamental del’économie sociale mondiale ». Le mandat de l’OIT s’étend à la question plus ample du travail dans lemonde, d’où la présence du mot « travail » dans son appellation. Elle s’occupe desquestions telles que la protection des droits et principes fondamentaux au travail, lacréation de conditions d’emplois décentes, l’amélioration des protections sociales commeles régimes de retraite et le renforcement du dialogue entre les « partenaires sociaux »,-gouvernements, associations d’employeurs et syndicats. L’Organisation est atypique parmi les organismes internationaux, car elledonne un rôle substantiel aux syndicats dans la détermination de ses politiques etopérations. Toutes les fédérations syndicales internationales et la plupart des fédérationssyndicales nationales du monde sont représentées, d’une manière ou d’une autre, dans lefonctionnement de l’OIT. L’OIT comporte 174 États membres, son mode de fonctionnement est« tripartite », ce qui signifie que les trois partenaires sociaux partagent le contrôle del’organisation, lequel est exercé lors de la Conférence internationale du Travail del’Organisation qui se tient chaque mois de juin à Genève. La Conférence est l’organe dedécision suprême de l’Organisation, chaque pays y envoie 4 délégués (et parfois dessuppléants) dont deux du gouvernement, un des employeurs et un des syndicats. Lesdélégués des employeurs et des syndicats peuvent s’exprimer et voter indépendammentde leur gouvernement et le font souvent. Entre les Conférences l’OIT est dirigée par son Conseil d’administration,lequel est composé de 28 membres des gouvernements, 14 délégués des employeurs et 14représentants des syndicats. Agissant comme une sorte de comité exécutif, le Conseild’administration qui se réunit trois fois par an, prend des décisions sur les actionsd’exécution des politiques de l’OIT, prépare un projet de programme et de budget àsoumettre à la Conférence pour adoption, et élit le Directeur général de l’Organisation.Les représentants des travailleurs au Conseil d’administration sont élus par la Conventionsur une liste présentée par la CISL, la CMT et l’OUSA. Les délégués des syndicats à la Convention forment ensemble le Groupedes travailleurs, lequel leur sert de forum pour débattre des politiques de l’OIT,présenter la position des syndicats à la Conférence et guider le travail de l’Organisationayant trait aux syndicats. Le Groupe élit un président dans ses rangs et choisit unsecrétaire qui représente le Groupe des travailleurs entre les réunions de la Conférence etdu Conseil d’administration et communique avec le secrétariat de l’Organisation.
  • Ce secrétariat se nomme le Bureau international du Travail. (ce qui estquelquefois source de confusions car son sigle en anglais –ILO- est le même que celui del’Organisation). Le secrétariat comprend les administrateurs élus et un personnel de 2500personnes qui travaillent au siège de l’Organisation à Genève et dans plus de 40 bureauxdécentralisés dans le monde. Il est dirigé par un Directeur général élu pour une périodede quatre ans renouvelable. Le Bureau des activités pour les travailleurs du BIT est organisé au seinde la section Dialogue social du Secrétariat, il travaille principalement sous l’acronymefrançais –ACTRAV- et est responsable de la coordination de toutes les activités del’OIT en rapport avec les organisations de travailleurs. Il vise principalement à : •Développer et consolider des organisations syndicales représentatives, démocratiques et indépendantes, •Renforcer la capacité des organisations syndicales à participer aux prises décisions politiques, économiques et sociales, et aux négociations, •encourager une participation active des syndicats dans les activités de l’OIT. Le Bureau est dirigé par un directeur et possède un personnel cadre de 37 personnes (18 à Genève et 19 dans les bureaux régionaux de l’OIT) auquel s’ajoute le personnel de soutien. La branche formation d’ACTRAV est le Programme d’activités pour lestravailleurs du Centre international de formation de L’OIT à Turin. Ce Programmedispense des cours résidentiels d’un mois, des formations à distance par communicationinformatique et organise des ateliers dans différentes régions, presque exclusivementpour les organisations travaillant dans les pays/marchés en développement et lespays/marchés émergeants. Le “travail décent” étant son principe fondamental de fonctionnement, l’OITs’implique dans la recherche sur les questions de l’emploi, le contrôle des conditions detravail, la création de stratégies de l’emploi, le développement des compétences, lareconstruction des économies, l’amélioration des conditions des femmes, ledéveloppement des systèmes de protection sociale, la promotion du dialogue entrepartenaires sociaux et d’autres encore. Cependant son activité d’origine et la plus essentielle est de définir et veillerà l’application des normes internationales du travail (NIT) qui prennent la forme deconventions et de recommandations. Les conventions sont des traités internationauxsoumis à la ratification des États membres. Une fois ratifiées, elles sont intégrées àl’ordre juridique de chaque pays et entraînent des obligations impératives. Lesrecommandations sont des instruments sans effet obligatoire – traitant souvent desmêmes sujets- qui définissent des orientations pour les actions et politiques nationales.Recommandations et conventions visent un impact concret sur les conditions et pratiquesde travail dans chaque pays du monde.
  • Depuis sa création en 1919, l’OIT a adopté plus de 180 conventions et 190recommandations. Le Conseil d’administration de l’OIT a identifié huit conventionsfaisant partie des droits fondamentaux des être humains, lesquelles sont applicables quelque soit le niveau de développement du pays. Lorsque la CISL et d’autres organisationssyndicales font référence aux droits fondamentaux du travail dans le monde ils seréfèrent aux huit conventions fondamentales ou (centrales) qui, classées par thèmesprincipaux, sont les suivantes :Liberté syndicale Convention (no 87) sur la liberté syndicale et la protection du droit syndical, 1948 Convention (no 98) sur le droit dorganisation et de négociation collective, 1949Abolition du travail forcé Convention (no 29) sur le travail forcé, 1930 Convention (no 105) sur labolition du travail forcé, 1957Egalité Convention (no 111) concernant la discrimination (emploi et profession), 1958 Convention (no 100) sur légalité de rémunération, 1951Élimination du travail des enfants Convention (no 138) sur lâge minimum, 1973 Convention (no 182) sur les pires formes de travail des enfants, 1999 On considère que ces huit conventions sont la base sur laquelle lesconditions de travail des gens dans la monde peuvent être améliorées, toutefois ellesn’ont pas été ratifiées par tous les membres de l’OIT (ce qui les rendraient juridiquementobligatoires). Les États-Unis n’en ont par exemple ratifié que deux (n°105 et n°182), laChine n’a par exemple pas ratifié les conventions sur le travail forcé et la libertésyndicale, il y a également les pays qui ont ratifié les conventions mais n’ont pasl’intention de les appliquer en pratique. Par exemple le Myanmar (Burma) qui a la tristenotoriété d’utiliser le travail forcé et de supprimer les syndicats indépendants, a adoptéles conventions sur le travail forcé et la liberté syndicale. L’OIT contrôle constamment l’application des normes. Chaque pays estainsi tenu de présenter des rapports périodiques sur les mesures qu’il a prises pourappliquer en droit et en pratique, chaque convention adoptée. Ces rapports sont vérifiéspar la Commission d’experts pour l’application des conventions et recommandationsqui soumet un rapport annuel à la Conférence international du Travail. Les organisationsd’employeurs et les syndicats peuvent également entamer des poursuites (appelées« représentations ») à l’encontre d’État membres pour non-respect d’une conventionqu’ils ont ratifiée.
  • Il existe également une procédure spéciale en rapport direct avec la libertésyndicale, en effet les organisations syndicales peuvent se plaindre qu’un État membre nepermet pas la liberté syndicale même si cet État n’a pas ratifié les conventionscorrespondantes. Cela est possible, car en devenant membre de l’OIT, un État doitrespecter le principe de liberté syndicale établi dans la Constitution de l’Organisation.Deux commissions de l’OIT sont chargées de suivre les questions de liberté syndicale : lapremière est la Commission d’investigation et de conciliation qui requiert l’accord dugouvernement concerné et la seconde est la Commission de la liberté syndicale, unorgane tripartite nommé par le Conseil d’administration de l’OIT. Cette dernière a étésaisie de plus de 2200 cas, couvrant un large éventail de questions comprenant :l’arrestation et la disparition de syndicalistes, les législations contraires aux principes dela liberté syndicale et l’interférence dans les activités des syndicats.Vers la fin des années 1990 l’OIT a redoublé d’efforts pour faire reconnaître par lesorganisations internationales et les pays, que la mondialisation et la libéralisation ducommerce avaient des effets graves et néfastes sur les travailleurs. Elle a amplifié sesactivités visant à consolider son soutien en faveur de normes du travailinternationalement reconnues, tout particulièrement en 1998 où l’OIT a adopté laDéclaration relative aux principes et droits fondamentaux au travail qui a renouvelél’engagement des États de l’Organisation à respecter, encourager et mettre en pratique lesprincipes qui sous-tendent les droits fondamentaux au travail dans quatre catégories : •la liberté syndicale et la négociation collective •l’élimination du travail forcé •l’abolition du travail des enfants •l’élimination de la discrimination en matière d’emploi et de profession La Déclaration a souligné le fait que les États membres de l’OIT ontl’obligation de respecter les principes fondamentaux liés aux droits au travail, qu’ils aientratifié ou pas les conventions correspondantes. L’OIT a ensuite publié un Suivi de la Déclaration dont le but était desoutenir ses objectifs de deux façons : en premier lieu était mis en place une vérificationannuelle des pays n’ayant pas ratifié une ou plus des quatre catégories liées aux droitsfondamentaux. En second lieu, était lancé une série de rapports annuels décrivant lasituation relative aux quatre catégories dans tous les pays. Au fur et à mesure qu’augmente l’allure et les effets de la mondialisation,l’OIT devient une organisation encore plus importante, par laquelle le mouvementsyndical peut affirmer ses revendications en faveur des droits fondamentaux, tout eninsistant sur l’établissement d’un lien entre le développement économique et le progrèssocial.Le Mouvement syndical international
  • Ces dernières années on a beaucoup parlé du déclin du mouvement syndical,les chiffres sont en effet à la baisse, cependant la raison n’en est pas uniquement ladésindustrialisation des pays économiquement avancés, dans leur transformation en« pays électronique ». Une bonne partie du déclin peut être attribué aux attaquesconstantes et brutales menées par les reaganiens et les thatcheriens, aidés par des médiasserviles et leurs alliés tels que le Fonds Monétaire international (FMI), lesquelsprofitent des puissants changements économiques causés par la mondialisation pourrefaire l’économie mondiale à leur guise (c’est à dire sans ces fichus syndicats). Unepartie du phénomène peut être attribué à la progression d’organisations non-gouvernementales (ONG) non-élues, qui on repris certaines questions dont seuls lemouvement syndical et ses partis politiques alliés s’occupaient. Il faut également le dire,les organisations syndicales ont leur part de responsabilité, certaines sont tombées dansl’autosatisfaction et ont oublié les besoins essentiels comme le contact avec les adhérentset la formation syndicale.Cependant, malgré tout cela, le mouvement syndical demeure un fervent et puissantphénomène social et économique, il regroupe quelque 200 millions d’adhérents dans lemonde, ses organisations varient d’organismes internationaux se confrontant à desinstitutions mondiales non-démocratiques, à des comités des délégués syndicauxdiscutant des revendications sur le lieu de travail au niveau local. L’existence desociétés économiquement, technologiquement et socialement avancées ayant égalementdes taux de syndicalisation dépassant les 90 pour cent, comme les pays nordiques,prouvent que le lien établi entre désindustrialisation et déclin syndical est erroné.L’inutilité des syndicats dans les pays économiquement avancés est démentie chaque foisqu’une grande entreprise fait faillite et renvoie les employés avec une faibleindemnisation et pas de retraite. De plus la nécessité pour les syndicats de combattre lesplus mauvais effets de l’industrialisation n’a jamais été plus d’actualité, carl’industrialisation s’est transférée aux pays en développement, où l’écrasante majorité del’humanité vit et essaie de trouver un travail décent. Les mouvements syndicaux nationaux ont forcé les gouvernements et lesentreprises à accepter une dimension sociale aux économies capitalistes nationales, il sepourrait bien que ce soit le mouvement syndical international et ses alliés qui les forcent àaccepter une dimension sociale à l’économie mondialisée.Marc BélangerProgramme d’activités pour les Travailleurs (ACTRAV)Centre international de formation de l’OIT -TurinGP-EDUCMANUALS-Tr materialGuide to Labour MovementGuide to Labour Movement_French.doc