Conférence « Déploiement syndical et stratégies de mobilisation

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  • 1. SYNDICAT ET PRATIQUES SYNDICALES Atelier de préparation de l’activité « Université d’été internationale du SNAPEST – ORANIE Du 10 JUILLET au 17JUILLET 2012K. BENMOUFFOK
  • 2. LES SYNDICATS EN ALGERIE - DE NOUVELLES PRATIQUESLes réformes de 1988 ont consacré dans la Constitution et dans la loi le PLURALISME :la Société algérienne est plurielle, ses hommes et ses femmes sont différents, les idées quiles animent multiples, leurs intérêts contradictoires, leur façon de vivre multiformes, …Ils partagent ensemble un territoire et la conscience d ’une identité historique et culturellecommune et appartiennent à une entité organisée institutionnellement, l ’Etat Algérien.Les Algériens forment une NATION.Par cela même, les Algériens sont condamnés à s ’entendre entre eux, à trouver ensemble lafaçon de vivre qui leur permettra de résoudre leurs problèmes et de progresser aussirapidement que possible, économiquement, socialement, culturellement, de gagner uneplace dans le concert des nations.La Constitution a affirmé également des idées centrales : • le droit de s ’exprimer librement (liberté d ’opinion) • le droit de s ’organiser librement (liberté de représentation) • le droit d ’agir librement pour faire valoir leurs intérêts ( droit de grève et de manifestation).Cette forme de relation dans la société exclue la violence et la force au profit de laconfrontation des idées, de la conviction et du dialogue.C ’est là le fondement de la DEMOCRATIE MODERNE. 2
  • 3. DE NOUVELLES PRATIQUES SYNDICALES - suite 1Il est reconnu aux travailleurs salariés le libre choix de leur organisation et le droit deconstituer des syndicats.Le pluralisme syndical rétablit un principe démocratique de base : une organisationsyndicale ne vaut que par ses adhérents. Elle ne peut pas être instituée d ’autorité. Ellen ’existe que par la volonté de ceux qui la constituent.Cette ouverture démocratique met fin au monopole de l ’expression des salariés par l ’UGTAconçue comme un instrument au service d ’un parti unique au pouvoir.Elle réconcilie les salariés avec le besoin de s ’organiser pour exprimer leurs intérêts et agirpour leur satisfaction.Or, les intérêts des salariés ne sont pas au même moment identiques ou correspondants. Ilssont divers selon le métier, la branche d ’activité, la localité, la qualification, les conditionsd ’emploi, …Les salariés ont des besoins communs : des salaires leur permettant de couvrir leursbesoins, une protection sociale, des conditions de vie décentes.Les besoins étant en continuelle augmentation, il faut des salaires aussi en continuelleaugmentation.L ’état général de l ’économie détermine le niveau général de satisfaction des besoins et dessalaires. Si elle génère les ressources, les conditions d ’emploi et de salaires s ’améliorent. Al ’inverse, si elle stagne, les salaires stagnent. 3
  • 4. DE NOUVELLES PRATIQUES SYNDICALES - suite 2Chaque entreprise, chaque branche n ’a pas la même importance dans l économie, n ’évoluepas de manière égale au même moment. Certaines peuvent être en croissance, d ’autres enrégression.Cette situation détermine les conditions particulières.Quelle peut être la forme d ’organisation qui exprime en même temps les besoinsparticuliers et le besoin commun tout en préservant la liberté reconnue à chacun dedécider de la façon d ’agir et de faire valoir son droit ?Le rôle du syndicat est seulement et uniquement la défense des revendications sociales etprofessionnelles des salariés.Le syndicat n ’existe que parcqu ’il a un lieu d ’expression : le lieu du travail salarié,l ’entreprise, l ’établissement public.C ’est d ’abord là qu ’il se constitue et que les revendications et les formes de l ’action pourles faire aboutir vont se manifester.C ’est d ’abord dans l ’entreprise ou l ’établissement que va se déterminer le rapport desforces qui décidera de la réponse aux revendications.Comment constituer ce rapport de forces ? Voilà la question posée au syndicat. Elleconstitue l ’aspect central du travail syndical : informer les travailleurs, les organiser, lesemmener à s ’exprimer et à s ’entendre entre eux, définir les formes de l ’action et laconduire. 4
  • 5. DE NOUVELLES PRATIQUES SYNDICALES - suite 3Les organisations économiques et sociales modernes sont interdépendantes et agissentdans des cadres organisés et réglementés, consacrant des droits aux différentescomposantes de la société où l ’Etat garantit le respect de ces droits et arbitre les conflitsd ’intérêts.En plus des activités économiques, les société modernes comportent une activité socialeplus ou moins développée, financée par les contributions des citoyens au budget de l ’Etatqui administre le pays : éducation, santé, protection sociale, etc. Ces droits sociaux sontplus ou moins nombreux et efficaces selon le niveau des ressources qui sont affectés à leursatisfaction.L ’Etat a aussi une activité économique financée par les mêmes contributions : réalisationsd ’infrastructures (voies de communication, production d ’énergie, chantiers d ’intérêtpublic, etc.)Le droit du travail constitue la base commune à l ’ensemble des salariés et des employeurs.Il laisse une place privilégiée à la négociation entre les représentants des salariés et lesemployeurs, y compris l ’Etat employeur, les deux étant les acteurs de l ’économie et autantintéressés les uns que les autres à sa bonne santé et à son bon fonctionnement.L ’accès au droits sociaux est négocié entre les différentes catégories de la population etles pouvoirs publics, selon l ’urgence et l ’importance du besoin, de la contribution aufinancement et du degré de solidarité (donc de bonne entente) dans la société. 5
  • 6. DE NOUVELLES PRATIQUES SYNDICALES - suite 4Les salariés sont demandeurs aussi de droits sociaux. Quelle sera leur part dans lesprogrammes gouvernementaux ?L économie étant la somme des produits des entreprises sous toutes leursformes(agricoles, industrielles, commerciales, financières) et des participations au revenude l ’Etat (fiscalité, transferts sociaux) la politique économique des gouvernants selonqu ’elle privilégie ou non l ’emploi, la production, l ’accumulation du capital, va influerdirectement sur la situation des salariés (salaires et conditions de travail) et le niveau desdroits sociaux auxquels ils accéderont.Les salariés ont donc besoin d ’une représentation nationale auprès des pouvoirspublics, de se constituer en interlocuteur dans la définition des politiqueséconomiques et sociales où leurs droits et leurs intérêts sont concernés.Ils ont aussi besoin de cette représentation pour négocier avec les autrescatégories de la population leur statut dans la communauté nationale, faire valoirleurs revendications et leurs droits sociaux.De la qualité de leur représentation, dépendra leur situation professionnelle etsociale, le degré de satisfaction de leurs revendications et le niveau de leurs droitssociaux. 6
  • 7. DE NOUVELLES PRATIQUES SYNDICALES - suite 5Cette représentation, c ’est leurs SYNDICATS.Les SYNDICATS interviennent et agissent simultanément dans 4 sphères : • l ’Entreprise, l ’Etablissement • le métier, l ’activité, la profession, la qualification, la branche • les pouvoirs publics • les autres catégories de la population.Dans l ’économie de marché, l ’EMPLOI qui donne le statut de salarié, est UNMARCHE : il y a une offre et une demande.Chaque emploi va avoir UNE VALEUR selon la rareté d ’une part, l ’usage et le marchéd ’autre part.Ces paramètres : rareté, usage, marché, sont RELATIFS selon le niveau général del ’économie, son niveau technique, les profits recherchés (rente ou production, spéculationfinancière ou investissement,…), le degré de solidarité et de cohésion dans la société, lavulnérabilité à l ’extérieur, etc… 7
  • 8. DE NOUVELLES PRATIQUES SYNDICALES - suite 6Le CHOMAGE est une donnée intrinsèque du MARCHE : pour maintenir une valeur basse dutravail, il faut disposer d ’un STOCK de main d ’œuvre, c ’est à dire une DEMANDE d ’emploiqui dépasse l ’offre. C ’est de cette manière que l ’économie capitaliste entretient la pressionsur les salaires pour les faire correspondre à la maximalisation du profit.La PRODUCTIVITE est la seconde donnée intrinsèque : obtenir le plus de marchandise pour leminimum de temps de travail, par conséquent le moins de salaire et le moindre coût pour leséquipements.Toute la théorie du coût marginal qui guide l ’économie de marché et fonde la pratique del ’économie libérale, met au centre de sa démarche le profit sur la productivité du travail et ducapital.Il s ’agit pour les syndicats d ’agir pour obtenir que le coût du travail corresponde à lasatisfaction des besoins des salariés.Comment ? En réduisant la part des profits pour mieux payer les salaires et améliorer lesconditions de travail.Les centres de profit sont bien évidemment dans l ’entreprise et dans la sphère économique.C ’est donc là en premier lieu qu ’il faut regarder, comprendre et revendiquer.Mais il faudra aussi tenir compte des capacités de l ’entreprise et de l ’économie de satisfaireles revendications. 8
  • 9. DE NOUVELLES PRATIQUES SYNDICALES - suite 7L ’employeur et l ’Etat ne céderont une part des profits que dans la mesure où ils continuentde gagner.C ’est le domaine de la NEGOCIATION.L ’Etat a la responsabilité de mettre en place les cadres de celle-ci et d ’arbitrer lesdésaccords.La négociation implique des PARTIES : les employeurs aussi doivent être organisés, leurssyndicats doivent aussi être représentatifs, l ’employeur public doit être autonome dugouvernement et les pouvoirs publics garants du respect des accords et, en leur absence, dela stricte neutralité dans le rapport des forces de la confrontation des intérêts. Le parti-pris des pouvoirs publics expose aux dangers de la révolte et de la rébellion, à laremise en cause des équilibres de la société, aux crises sociales et économiques, àl ’affrontement politique.Ces menaces sont d ’autant plus graves et dangereuses pour les salariés dans deséconomies fragiles et vulnérables, retardataires ou en phase de développement.C ’est aussi la responsabilité des syndicats de toujours ramener le débat à lasituation des salariés, de leurs conditions de vie et de travail, de leurs besoinsmatériels et moraux. 9
  • 10. DE NOUVELLES PRATIQUES SYNDICALES - suite 8 LE PLURALISME SYNDICALIl faut d ’abord rétablir une vérité : le syndicat est par nature pluriel, fondé sur la différenceentre salariés. Dans une entreprise, un établissement, on trouve des catégories de métiers,de qualifications, de sexes, d ’origines, souvent de races, etc.A plus forte raison dans l ’ensemble du monde du travail.Ce qui unit les salariés, c ’est leur condition par rapport à l ’employeur : ils travaillent tousdans un seul objectif, la rentabilité de l ’entreprise, l ’établissement et le profit del ’employeur.Le syndicat va organiser la SOLIDARITE entre les salariés pour une ENTRAIDE MUTUELLEdans la revendication à un travail mieux payé, des conditions de travail meilleures.Cette solidarité n ’exclue pas l ’organisation séparée de chaque catégorie, de la façon laplus convenable pour ses objectifs propres.Le syndicat va rechercher les formes les plus EFFICACES d ’organisation des salariés,celles qui permettront de constituer une vraie force de proposition et d ’action et, enpremier lieu, obtenir l ’adhésion des salariés à son programme et à ses initiatives.Cette adhésion n ’est pas dans une carte, non ! Mais dans l ’accord des salariés à mandaterle syndicat pour exprimer les revendications et agir pour leur satisfaction.Le syndicat est le terrain premier de l ’exercice de la démocratie pour les salariés. 10
  • 11. DE NOUVELLES PRATIQUES SYNDICALES - suite 9La pratique syndicale en Algérie a été marquée par le MONOPOLE attribué par le pouvoirpolitique à l ’UGTA pour représenter les salariés et s ’exprimer en leur nom.Elle a exercé un HEGEMONISME sur les salariés, lui donnant une place prépondérante dansles rapports avec les pouvoirs publics qui ont transformé l ’organisation en administration dela relation sociale avec les salariés pour le compte des gouvernants.L ’UGTA élabore les revendications à travers son appareil, les soumet aux autorités et lesnégocie au nom des salariés sans leur adhésion. Elle s ’explique ensuite sur les accordsconvenus qui sont à prendre tels quels, sans recours ni contestation.L ’UGTA n ’agit pas par sa représentativité mais par le statut de partenaire social octroyé parles pouvoirs publics.Le mode d ’organisation de l ’UGTA est calqué sur l ’organisation administrative du pays,partant de l ’idée de la correspondance à chaque circonscription d ’autorité de l ’Etat d ’ unestructure de représentation : commune, daïra, wilaya.La représentation professionnelle est faite par filière recoupant l ’organisationgouvernementale administrative et socio-économique. (fédérations et syndicatsd ’entreprises).Le grand absent dans cette organisation est le secteur privé dont les salariés ne sont niorganisés, ni représentés, bien que son effectif soit estimé à plus de la moitié de la populationsalariée. 11
  • 12. DE NOUVELLES PRATIQUES SYNDICALES - suite 10Plusieurs nouvelles organisations syndicales se sont constituées les 10 dernières années,dans les secteurs de la fonction publique et industriel public, de dimension nationale ousectorielle, mais uniquement professionnelle.Certaines d ’entre elles ont obtenu une reconnaissance de fait en s ’imposant commeinterlocuteur des pouvoirs publics au terme d ’actions revendicatives d ’envergureappuyées par leurs adhérents et la majorité des salariés concernés (CNES,CLA, CNAPEST,SNAPAP, Praticiens de la Santé ).Même s ’il n ’est pas soutenu par les pouvoirs publics, pour des raisons multiples, lepluralisme syndical est en mouvement. Il acquiert une audience progressive au fur et àmesure que se précisent les difficultés sociales dans les milieux du travail.Le développement de syndicats indépendants dans la fonction publique n ’est pas fortuit :les fortes restrictions budgétaires ont écrasé les rémunérations et touché en premier lieules catégories moyennes qui constituent la masse des salariés de ce secteur. Elles ont aussidurement aggravé les conditions de travail et la défaillance du service public (éducation,santé, administration).Ces syndicats sont nés en réaction à l ’hégémonisme du syndicat « officiel » considéréacquis à la politique sociale régressive des pouvoirs publics, à l ’autoritarisme manifestépar ses dirigeants à l ’égard des salariés, au poids des revendications et à la surdité desgouvernants aux problèmes posés. 12
  • 13. DE NOUVELLES PRATIQUES SYNDICALES - suite 11On constate aussi que ces organisations nouvelles n ’ont exprimé, justifié et négocié que lesrevendications des salariés.Elles ont pleinement joué leur rôle : en élaborant les revendications avec lestravailleurs, en décidant avec leur accord les actions à mener et en négociant sousleur contrôle.Elles n ’ont pas dépassé la mission confiée.Leurs actions ont été un succès.Elles n ’ont pas combattu l ’UGTA, elles l ’ont concurrencée.Doit-on être satisfaits de ce qu ’elles on fait ou le dénoncer ?Au bout du compte, les gagnants sont bien les salariés.Le pluralisme syndical est un besoin et une nécessité dans les conditions del ’Algérie : • l ’économie de marché est caractérisée par une instabilité permanente du travail. A chaque situation devra correspondre la forme d ’action appropriée, • la mutation de l ’économie vers le libéralisme sera progressive et s ’accompagnera de tensions et de turbulences, 13
  • 14. DE NOUVELLES PRATIQUES SYNDICALES - suite 11 • les revendications catégorielles prennent le pas sur les revendications générales, • le champ de la syndicalisation est totalement ouvert, • il est urgent de faire reconnaître et appliquer le minimum de droit du travail pour restaurer la confiance des salariés dans l ’Etat, • il faut adapter la représentation des salariés aux conceptions du partenariat social de partie des employeurs, • l ’UGTA, héritière d ’une tradition vieillie, de conceptions et de méthodes dépassées doit prendre le temps de la réflexion pour une véritable refondation.L ’essentiel pour les années à venir, n ’est-il pas de favoriser le climat pour unvéritable dialogue social entre salariés et employeurs, dépassant les parti-pris et lesà priori pour trouver les voies de la stabilisation de la crise et son dépassement dansun effort convergent des acteurs de la vie économique ?C ’est dans cet effort que se réalisera l ’UNITE D ’ACTION des défenseurs desintérêts des salariés pour leur assurer des conditions décentes de vie et de travail,les faire bénéficier REELLEMENT de leur part de la richesse de la nation.En taisant les querelles de pouvoir sur le monde du travail, le plus souventparcequ ’il leur ouvre la porte aux privilèges, les dirigeants des syndicats quelsqu ’ils soient , œuvreront à FEDERER les organisations au lieu de les éclater. 14
  • 15. DE NOUVELLES PRATIQUES SYNDICALES - suite 12 Syndicats et AdministrationDans le système libéral, l ’Etat, en exerçant la fonction de puissance publiqueassume 3 missions principales : • la défense nationale • l ’ordre public • la régulation de la relation entre les membres et les collectivités de la communauté nationale à travers des mécanismes divers.Ces missions sont organisées à travers une gouvernement et une administrationplacée sous son autorité.Le gouvernement a la charge de mettre en œuvre les lois adoptées par lesparlementaires et de contrôler leurs application. Il promulgue aussi lesrèglements nécessaires à leur application.L ’Administration fait appliquer les lois et les règlements.Ces misions sont codifiées dans la Constitution. 15
  • 16. DE NOUVELLES PRATIQUES SYNDICALES - suite 13La Constitution fixe également les droits fondamentaux des citoyens - libertésindividuelles et collectives, égalité de traitement de la loi, etc… - et, selon le payset les conditions qui y prévalent, inscrit ou non tout ou partie des droits sociauxgarantis : instruction, protection de la santé, accès au logement, etc…L ’Etat, à travers ses institutions et par le moyen de l ’Administration, garantit cesdroits et organise avec les représentants de la société, les manières de leurréalisation.Le fondement de l ’action de l ’Etat républicain est d ’assurer et maintenir lacohésion de la société par la reconnaisse et le respect des droits des individus etdes communautés d ’individus.Il est en même temps l ’expression de la majorité et le garant du respect de laminorité.C ’est ce qu ’on appelle l ’Etat de droit.L ’Administration est l ’instrument de l ’exercice du droit par l ’Etat. 16
  • 17. DE NOUVELLES PRATIQUES SYNDICALES - suite 13Les personnels de l ’Administration tiennent une place particulière dans le mondedu travail :d ’eux dépend le respect des droits des citoyensà travers eux c ’est l ’Etat que voient les citoyens.Ils ont une double obligation : servir l ’Etat et veiller aux droits du citoyen. 17