Discours rassemblement Gérard Collomb  25 mars 2012
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    Discours rassemblement Gérard Collomb  25 mars 2012 Discours rassemblement Gérard Collomb 25 mars 2012 Document Transcript

    • Chers amis,Notre pays vient de connaitre une des pires tragédies de son histoire et nous ensommes tous profondément marqués.Il y a d’abord eu le temps de la stupeur et de l’horreur, d’une formed’incrédulité.Comme tous ceux que, tout d’un coup, le destin accable, nous avons mis dutemps à admettre et à réaliser ce qui s’était passé.Il y a eu ensuite dans tout notre pays un formidable élan où les uns et les autresvoulaient marquer leur sympathie, leur compassion, et nous nous sommes toussentis parents, amis, de toutes les victimes qui en quelques jours venaient deperdre la vie.A Lyon, mardi dernier, à la grande synagogue du quai Tilsitt, l’émotion et lacolère nous étreignaient devant le drame qui s’était déroulé devant le lycée OzarHatorah de Toulouse. Un professeur de 30 ans et ses deux fils âgés de 6 ans et 3ans, la fille du directeur de l’école âgée de 8 ans, froidement abattue.Qui, parmi nous n’a pensé alors à ses enfants, à ses petits-enfants, à celles etceux que nous aimons et à qui tout d’un coup la vie pourrait être ravie par unacte de folie criminelle.Jeudi dernier, c’était à la grande mosquée que nous rendions un dernierhommage à Mohamed Legouad, 24 ans, jeune sapeur parachutiste du 17 èmerégiment de parachutiste dont la famille vit à Meyzieu, l’un des trois jeunessoldats assassinés.Et nous avions tous en tête cette question. Comment est-ce possible ? Commentun homme a-t-il pu arriver à commettre de tels actes meurtriers ? Comment unesociété comme la nôtre peut-elle engendrer un tel monstre froid, aveuglé par cequ’il disait être aux policiers du RAID, une haine de l’Etat, de l’occident, denotre armée, une haine des juifs ?Dans cette recherche du comment du pourquoi, il n’y a sans doute pas de véritéou plutôt elles ne sont que partielles.On voit bien comment encore un certain nombre de nos quartiers peuvent êtresource de violence, combien ils génèrent de parcours à la dérive inquiétante. 1
    • On voit bien quels effets terribles les conflits qui minent notre monde peuventfaire naitre dans des esprits exaltés.On voit bien comme le sentiment de l’échec d’une vie au parcours de plus enplus incohérent, peut amener à la haine de soi comme à la haine des autres.Oui cette tragédie nous accable et elle nous interpelle en même temps. Elle doitnous inciter à nous questionner pour savoir dans quelle société nous voulonsvivre.Il est encore hélas dans notre pays trop de femmes et d’hommes que lapaupérisation et la ghettoïsation coupent des autres et entrainent au repli sur soiet à l’enfermement.Il nous faut, nous, construire une société de l’échange.Il est parfois dans la façon dont nous portons nos idées politiques,philosophiques, religieuse, des mots qui blessent. On voit qu’ils finissent partuer.Et s’il est important de porter des idées fortes il faut le faire sans recourir auvocabulaire de la violence et de l’affrontement.Il se développe enfin dans notre société des courants qui ouvertement ouinsidieusement appellent, au nom d’idéaux dévoyés, à la haine, au rejet del’autre, à la guerre même contre l’autre, nous devons les bannir et éviter que lesglissements en glissement ils finissent par contaminer les esprits.Mes chers amis, on ne rendra pas la vie à Imad, Mohamed, Abel, Gabriel, Arieh,Myriam, Jonathan.On ne consolera pas leurs parents, leurs frères, leurs sœurs, leurs amis.Mais ce que nous pouvons faire c’est qu’ils ne soient pas morts en vain, que leursort funeste soit l’occasion d’un nouveau départ.Nous tous rassemblés devant cet hôtel de ville, cette maison commune, de tousles lyonnais, nous sommes divers.Divers par nos origines, divers par nos sensibilités, divers par nos convictionsreligieuses, divers par nos opinions politiques. 2
    • Mais nous partageons tous ici un certain nombre de valeurs communes qui nousfont refuser la violence meurtrière, l’obscurantisme et le fanatisme.Ces valeurs, ce sont celles de la république et de la nation française telles quel’histoire les a forgées.Non pas une nation qui se fonderait sur un prétendu droit du sang mais quirassemble tous ses enfants dans une même volonté de vivre ensemble, deconstruire l’avenir ensemble.C’est le grand historien Renan qui disait : « la nation est un plébiscite de tous lesjours ».Il voulait dire, par là, qu’elle était à bâtir chaque jour.Et bien, à nous de faire en sorte, par nos paroles, par nos actions, que tous lesenfants de la France aient envie demain de plébisciter notre nation et d’être fiersde la servir ». 3