LEMÉTAYER RodolpheLicence professionnelle Bibliothèques, Documentation et Archives Numériques 2009Étude des usages des pod...
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RemerciementsMes remerciements s’adressent tout d’abord à M. Dominique Maniez, directeur du serviceSENTIER, pour m’avoir a...
Page 4Table des matièresREMERCIEMENTS .......................................................................................
Page 5ANNEXE 12 : EXTRAIT DE L’INVENTAIRE DES PODCASTS DES ENSEIGNEMENTS 2008-2009 .................................. 105A...
Page 6IntroductionEn tant que service commun de l’Université Lyon 2, une des missions du service SENTIER1consiste à propos...
Page 7de quelles façons ils l’utilisent et dans quels buts. Même en ce qui concerne les enseignants, iln’est pas vraiment ...
Page 81. Le podcast, un nouvel outil pour l’enseignementsupérieur françaisSi c’est dans le domaine du divertissement que l...
Page 9environnements numériques de travail (ENT).Enfin, la Sous-direction des technologies de l’information et de la commu...
Page 102. Le système de podcasting des enseignements de l’UniversitéLumière Lyon 22.1. Historique et ambition du podcast à...
Page 11L’étudiant, grâce à ce complément de cours qu’il sait qu’il pourra consulter par la suite, estégalement supposé plu...
Page 12des coûts de fonctionnement faibles. Ainsi il ne pouvait s’agir que d’une solutionindustrialisée nécessitant peu de...
Page 13Bien que le dispositif soit opérationnel depuis plusieurs années maintenant, celui-ci esttoujours en phase d’évolut...
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Page 16Afin de se familiariser avec la procédure, les enseignants volontaires pour podcaster leursenseignements sont accom...
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Page 19dispositif le permette de nouveau, le format mp3 étant notamment très pratique pour lasynchronisation avec des appa...
Page 203. L’étude des usages : évaluer l’outil podcast de cours àLyon 23.1. Les demandes du directeur du service SENTIER :...
Page 21Enfin, un aspect possible à aborder avec les enseignants podcasteurs (qui podcastent) serad’étudier le sens qu’ils ...
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Page 23exigences du commanditaire, M. Maniez.En effet, celui-ci désirait la diffusion d’un questionnaire relativement cour...
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Page 25questionnaire n’aurait pu obtenir.3.2.2.2. Organisation, réalisation et formalisation des entretiensPour prendre co...
Page 26Les entretiens ont été enregistrés avec un iPod muni d’un micro afin de permettre un meilleurdialogue pendant l’ent...
Page 273.3. L’offre numérique des podcasts de coursAvant de s’intéresser à la façon dont les étudiants utilisent les podca...
Page 28cette éventuelle diffusion, mais avec les questions des copyrights, de la protection de lapropriété intellectuelle ...
Page 29active, en ce sens que son cours n’est pas simplement podcasté mais est conçu pour êtrepodcasté. Ainsi, il est dema...
Page 30d’enseignants ayant accès à un amphithéâtre pour faire cours est d’une cinquantaine. Le tauxde pénétration de l’out...
Page 31Même s’il ne s’agit pas d’un fait exclusivement relatif à cette année, les échecs pendant lesenregistrements ont ég...
Page 323.4. Les usages des étudiants3.4.1. Des statistiques d’utilisation récentesDes outils statistiques ont été mis en p...
Page 33Ainsi, sur 703 répondants, on peut d’ors et déjà observer que 6,5 % des répondants neconnaissent pas l’existence de...
Page 34ModalitésJen ai utilisé uneseule fois (pourtester)Jen utiliseoccasionnellement (une foispar mois)Jen utiliseréguliè...
Page 35On peut voir que la fonction de complémentation de cours représente la seconde applicationdu podcast. Selon les rép...
Page 36Modalités Utilisent lespodcastsN’utilisent pas lespodcastTotalNon réponse 0,8% 0% 0,6%Anthropologie sociologie 0,8%...
Page 37Voici quelques exemples. La relation entre la Faculté ou l’Institut d’appartenance desétudiants et le taux d’utilis...
Page 38Les raisons de la non utilisation des podcasts de cours de Lyon 2Modalités Effectifs FréquenceLes notes prises en c...
Page 39Tout d’abord, il apparaît donc que plus de la moitié des étudiants utilisant les podcasts neconnaît pas cette possi...
Page 40Ensuite, la fréquence d’utilisation des podcasts apparaît comme un facteur très significatifpour expliquer l’utilis...
Page 413.4.5.3 L’utilisation en mobilité, mythe ou réalité ?Modalités Effectifs FréquenceUtilisent le transfert sur un app...
Page 423.4.5.4. Les usages lors de l’écoute ; navigation, recherche et réécouteModalités Effectifs FréquenceLa mise sur pa...
Etude des usages des podcasts pédagogiques de l'Université Lyon 2
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  • @nicolastruchaud Bonjour,
    Ne sachant pas si c'était la simple mention de votre nom ou bien le fait d'être associé à ce travail qui vous dérangeait, je me suis résolu à vous retirer des remerciements, à mon regret.
    Je pensais initialement remplacer votre nom par votre fonction mais je craignais que cette modification ne vous suffise pas.

    Je n'ai malheureusement pas les coordonnées des autres personnes qui ont contribué à ce document, mais si parmi vos collègues certains se sentent également lésés par le fait d'y être associés, qu'ils n'hésitent pas à me contacter à l'adresse rlemetayer [a] gmail [dot] com afin que je fasse le nécessaire.
    Cordialement,
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  • Bonjour Rodolphe, je ne crois pas que tu aies jamais reçu l'autorisation de publier ce document. Dans la mesure où il contient des données et informations nominatives, tu n'as aucun droit de le publier sans consulter les gens concernés.
    Merci à minima de retirer mon nom car je ne souhaite pas qu'il apparaisse dans ce document.
    Cordialement,
    N.Truchaud
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  • Bonjour,
    J'ai eu l'occasion de lire votre document Baladodiffusion à l'université, innovation ou soumission pédagogique de l'enseignant-chercheur (déniché sur Twitter et également transmis par Yolla Polity).

    Je l'ai trouvé très intéressant, vous y soulevez avec justesse les enjeux et problématiques liés à la baladodiffusion dans un contexte universitaire, notamment certains qui m'avaient interrogés lors de mon stage à Lyon 2.

    Heureux que mon modeste mémoire de stage ait pu vous être utile dans votre réflexion.

    Cordialement,
       Reply 
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  • Joli travail, à l'occasion féliciter Yolla Polity d'avoir fait soutenir ce travail
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Etude des usages des podcasts pédagogiques de l'Université Lyon 2

  1. 1. LEMÉTAYER RodolpheLicence professionnelle Bibliothèques, Documentation et Archives Numériques 2009Étude des usages des podcastspédagogiques à l’UniversitéLumière Lyon 2.Mémoire de stage effectué au Service des Nouvelles Technologies de l’Information pourl’Enseignement et la Recherche (SENTIER) de l’Université Lumière Lyon 2Université Pierre Mendès FranceIUT 2 GrenobleDépartement information - communication
  2. 2. LEMÉTAYER RodolpheLicence professionnelle Bibliothèques, Documentation et Archives Numériques 2009Étude des usages des podcastspédagogiques à l’UniversitéLumière Lyon 2.23 mars 2009 – 12 juin 2009Mémoire de stage effectué au Service des Nouvelles Technologies de l’Information pourl’Enseignement et la Recherche (SENTIER) de l’Université Lumière Lyon 25, Avenue Pierre Mendès-France 69676 BRONResponsable de stage : M. Dominique Maniez, directeur du service SENTIERCorrespondante pédagogique : Mme Yolla Polity, maître de conférence à l’IUT2 deGrenoble, département information – communicationUniversité Pierre Mendès FranceIUT 2 GrenobleDépartement information - communication
  3. 3. RemerciementsMes remerciements s’adressent tout d’abord à M. Dominique Maniez, directeur du serviceSENTIER, pour m’avoir accueilli au sein de son service et pour m’avoir apporté son soutienet son aide.Merci à Mme Marion Bonnet pour son aide concernant l’objet de ce mémoire, le podcast.Je tenais également à remercier Mme Enâm Yousfi, Mlle Fanny Steib et M. Laurent Jeanninpour m’avoir accueilli pendant toute la durée du stage dans leur bureau.Merci notamment encore une fois à M. Laurent Jeannin pour ses conseils avisés sur lestechniques d’enquête.Merci à la division SIGMA Statistiques, Indicateurs, Gestion des Moyens, Analyses, à sadirectrice Mme Colette Tilliet et sa collaboratrice Mlle Audrey Ropars pour leurs conseils surla conception et le dépouillement d’un questionnaire.Je remercie évidemment toutes les personnes de SENTIER ayant eu un rôle dans ledéroulement de mon stage et l’élaboration de ce mémoire.Mes remerciements vont également aux enseignants et aux étudiants ayant donné de leurtemps dans le cadre de cette mission, et ce malgré une situation universitaire peu favorable.Enfin, je remercie Mme Yolla Polity, ma correspondante pédagogique, qui m’a guidé vers laconception de ce mémoire.
  4. 4. Page 4Table des matièresREMERCIEMENTS ............................................................................................................................................ 3INTRODUCTION................................................................................................................................................. 61. LE PODCAST, UN NOUVEL OUTIL POUR L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR FRANÇAIS............. 82. LE SYSTEME DE PODCASTING DES ENSEIGNEMENTS DE L’UNIVERSITE LUMIERE LYON 2 ............. 102.1. HISTORIQUE ET AMBITION DU PODCAST A LYON 2 ..................................................................................... 102.1.1. Émergence du podcast ....................................................................................................................... 102.1.2. Les objectifs et les enjeux du podcast à Lyon 2 ................................................................................. 102.1.3. Mise en place du podcast à Lyon 2 ................................................................................................... 112.2. UN SYSTEME INDUSTRIALISE, AUTOMATISE ET GENERALISE ...................................................................... 132.2.1. Des podcasts sous licence Creative Commons .................................................................................. 132.2.2. Une captation simplifiée ................................................................................................................... 142.2.3. Le workflow, un traitement totalement automatisé ............................................................................ 172.2.4. Une diffusion laissée au choix de l’enseignant .................................................................................. 193. L’ETUDE DES USAGES : EVALUER L’OUTIL PODCAST DE COURS A LYON 2 .......................... 203.1. LES DEMANDES DU DIRECTEUR DU SERVICE SENTIER : OBJECTIFS ET ENJEUX ............................................. 203.2. METHODOLOGIE ........................................................................................................................................ 223.2.1. Un questionnaire à l’attention des étudiants ..................................................................................... 223.2.1.1. Le moyen le plus adapté pour atteindre les étudiants ................................................................................... 223.2.1.2. Choix des items ........................................................................................................................................... 223.2.1.3. La diffusion en ligne du questionnaire ......................................................................................................... 233.2.2. Des entretiens individuels pour les enseignants podcasteurs et non podcasteurs ............................. 243.2.2.1. La meilleure méthode d’approche des enseignants ...................................................................................... 243.2.2.2. Organisation, réalisation et formalisation des entretiens .............................................................................. 253.3. L’OFFRE NUMERIQUE DES PODCASTS DE COURS ......................................................................................... 273.3.1. Les enseignants ; différents profils de fournisseurs de contenus ....................................................... 273.3.2. L’éventail des cours proposés en podcasts ........................................................................................ 293.4. LES USAGES DES ETUDIANTS ...................................................................................................................... 323.4.1. Des statistiques d’utilisation récentes ............................................................................................... 323.4.2. Les répondants à l’enquête : une représentativité de l’ensemble des utilisateurs ............................. 323.4.3. Les taux de connaissance de l’outil ................................................................................................... 323.4.4. Les taux d’utilisation de l’outil ......................................................................................................... 333.4.5. Des possibilités vraiment exploitées ? ............................................................................................... 383.4.5.1. Des possibilités connues ? ........................................................................................................................... 383.4.5.2. L’abonnement, possibilité appréciée ? ......................................................................................................... 393.4.5.3 L’utilisation en mobilité, mythe ou réalité ? ................................................................................................. 413.4.5.4. Les usages lors de l’écoute ; navigation, recherche et réécoute ................................................................... 425. CONCLUSION ............................................................................................................................................... 44ANNEXES .......................................................................................................................................................... 47ANNEXE 1 : FICHES PROFIL ................................................................................................................................ 47ANNEXE 2 : DEFINITION ET PRESENTATION DU PODCAST .................................................................................. 66ANNEXE 4 ANCIENNE CONVENTION JURIDIQUE ................................................................................................ 69ANNEXE 5 NOUVELLE CONVENTION JURIDIQUE ................................................................................................ 71ANNEXE 6 : QUESTIONNAIRE A L’ATTENTION DES ETUDIANTS .......................................................................... 72ANNEXE 7 STATISTIQUES DE CONSULTATION DU QUESTIONNAIRE A L’ATTENTION DES ETUDIANTS DE GOOGLEANALYTICS ...................................................................................................................................................... 78ANNEXE 8 : TRANSCRIPTIONS DES ENTRETIENS AVEC LES ENSEIGNANTS .......................................................... 79ANNEXE 9 : LISTE DES ENSEIGNEMENTS PODCASTES ........................................................................................ 97ANNEXE 10 : LISTE DES PROMOTIONS CONCERNEES PAR LES PODCASTS DES ENSEIGNEMENTS ETENSEIGNEMENTS ASSOCIES ............................................................................................................................... 99ANNEXE 11 : REPARTITION DES ETUDIANTS CONCERNES PAR LE PODCASTING PAR FACULTES ET INSTITUTS . 104
  5. 5. Page 5ANNEXE 12 : EXTRAIT DE L’INVENTAIRE DES PODCASTS DES ENSEIGNEMENTS 2008-2009 .................................. 105ANNEXE 13 : STATISTIQUES DES PODCASTS DES ENSEIGNEMENTS .................................................................. 111ANNEXE 14 : GRAPHIQUE RADAR DES RAISONS DE L’UTILISATION DES PODCASTS DE COURS ......................... 112ANNEXE 15 : GRAPHIQUE RADAR DES RAISONS DE LA NON UTILISATION DES PODCASTS DE COURS ................ 113MOTS-CLES ET RESUME SIGNALETIQUE ............................................................................................. 114
  6. 6. Page 6IntroductionEn tant que service commun de l’Université Lyon 2, une des missions du service SENTIER1consiste à proposer de nouvelles technologies éducatives au service des étudiants.Cette mission correspond à la nécessité de donner à chaque étudiant une « éducationnumérique » ainsi que des compétences désormais indispensables pour réussir son insertionprofessionnelle et sociale, mais aussi à la volonté de faciliter et d’améliorer l’apprentissage,via notamment des outils simplifiant la mise à disposition de ressources numériques ou lacommunication entre les étudiants ou bien entre les étudiants et les enseignants.C’est ainsi que des outils comme le bureau virtuel ou la plateforme de cours sont apparus àLyon 2 par exemple.Toujours dans cette optique, l’université Lyon 2, à travers le service SENTIER, fut une despremières universités françaises à utiliser le podcasting dans un usage pédagogique, avec depremières expérimentations en 2005 puis la généralisation du dispositif actuel en 2007.Le podcasting est un mode de diffusion sur Internet de fichier audio ou vidéo, et ce via unsystème d’abonnement qui permet d’automatiser la récupération de ces fichiers2.Ce système, appliqué à l’enseignement, se concrétise par l’enregistrement du cours pendantque l’enseignant le dispense puis par la diffusion de cet enregistrement aux étudiantsconcernés et parfois à un public plus large. Ce système est également utilisé à Lyon 2 pour ladiffusion de conférences ou bien pour informer sa communauté universitaire.Du point de vue pédagogique, le podcasting des cours doit permettre aux étudiants debénéficier d’un nouveau support d’apprentissage, offrant les possibilités de cette technologie ;une accessibilité facilitée aux enregistrements des cours et l’utilisation en mobilité de cesressources. Les podcasts étant en effet des fichiers audio ou vidéo, il est possible de lestransférer sur des appareils mobiles pour les consulter.Cependant, bien que le dispositif de Lyon 2 soit en place depuis plusieurs années désormais, iln’est pas possible d’affirmer avec certitude la proportion d’étudiants utilisant le dispositif, ni1Cf. annexe 1 : Fiches profil.2Cf. annexe 2 : Présentation et définition du podcast pour plus de précisions sur le fonctionnement exact et lespossibilités du podcast en général.
  7. 7. Page 7de quelles façons ils l’utilisent et dans quels buts. Même en ce qui concerne les enseignants, iln’est pas vraiment possible d’affirmer avec certitude les motivations des enseignants quipodcastent ou de ceux qui, au contraire, ne souhaitent pas participer au dispositif ainsi que lavision qu’ont les enseignants qui podcastent de ce nouvel outil mis à leur disposition et à cellede leurs étudiants.C’est dans ce contexte que le service SENTIER, représenté par son directeur M. DominiqueManiez, a demandé la réalisation d’une enquête des usages du système de podcasting desenseignements.Préalablement à la réalisation à proprement parler de cette enquête, il fallut tout d’abordanalyser le système de podcasting de Lyon 2, afin de faciliter le dialogue avec l’équipe duservice SENTIER et les utilisateurs des podcasts à Lyon 2, mais aussi afin d’optimiser lesphases suivantes de l’enquête.Ces phases en question ont consisté à créer un questionnaire à l’attention des étudiants, à lediffuser et à traiter les données obtenues, mais aussi, en parallèle, à recueillir les témoignagesd’enseignants via des entretiens individuels.Initialement, l’enquête des usages devait également proposer un questionnaire à l’attentiondes enseignants, pour recueillir des données quantitatives en plus de celles qualitativesobtenues grâce aux entretiens. Il était également prévu d’organiser des entretiens avec desétudiants pour obtenir des données qualitatives permettant de compléter les données duquestionnaire.Cependant, l’Université Lumière Lyon 2 traversa un des mouvements de grève les plus longsde ces dernières années, restreignant les actions possibles dans le cadre de l’enquête desusages.Ce mémoire présente ainsi le système de podcasting des enseignements utilisé à Lyon 2 ainsique la méthodologie de l’enquête des usages et les résultats de cette dernière.La partie relative aux résultats de l’enquête est divisée en deux parties distinctes ; l’offrenumérique tout d’abord, avec notamment la vision du podcast qu’ont les enseignants, puis lesusages que font les étudiants de cette offre numérique à leur disposition.
  8. 8. Page 81. Le podcast, un nouvel outil pour l’enseignementsupérieur françaisSi c’est dans le domaine du divertissement que le podcast est le plus actif, il intéresseégalement les universités, et notamment celles de l’enseignement supérieur français.Ainsi, outre Lyon 2, plusieurs universités françaises ont également développé un système depodcasting ; le site Internet Educnet3du ministère de l’éducation nationale et du ministère del’enseignement supérieur et de la recherche recense notamment les projets de podcast dansl’enseignement supérieur français. On compte ainsi treize projets de podcasting actuellement.Parmi les universités productrices de podcast pédagogiques, celles de Paris Descartes et deNice Sophia-Antipolis ont été intégrées à la plateforme iTunesU d’Apple, laquelle a pourvocation de diffuser des podcasts pédagogiques en ligne.Ces projets sont notamment encouragés par la politique gouvernementale ; on peut ainsiévoquer le rapport sur luniversité numérique dHenri Isaac, maître de conférences àluniversité Paris-Dauphine, remis en janvier 2008 à Valérie Pécresse, ministre del’Enseignement Supérieur et de la Recherche, portant sur le bilan des actions menées à ce jourpour léducation et sur les enjeux de la numérisation de lenseignement supérieur. Ledeuxième volet de la première des propositions d’Henri Isaac intitulée « 100% des documentspédagogiques numériques pour 100% des étudiants » propose ainsi ceci :« Les cours sont enregistrés sous format numérique lors des enseignements grâce à undispositif technique simple du type podcast. La mise à disposition dans les ENT des courssous format audio et/ou vidéo facilite le travail des étudiants en leur offrant la possibilité dereprendre le cours après la séance. Il est avéré que de nombreux étudiants primo- entrantsont des difficultés de prise de notes. Ce dispositif leur offre la possibilité de réécouter lecours. En outre la multiplication des formats de documents (lecture, écrit, audio, vidéo)couvre plus de styles cognitifs ».Ces propositions seront reprises par le plan « France Numérique 2012 » présenté le20 octobre 2008 par Eric Besson, alors secrétaire d’Etat au numérique. Ainsi, le premier pointde l’action 95 prévoit de développer les dispositifs d’enregistrement vidéo, de productionautomatisée et de mise à disposition de tous les cours en format podcast dans les3www.educnet.education.fr
  9. 9. Page 9environnements numériques de travail (ENT).Enfin, la Sous-direction des technologies de l’information et de la communication (Sdtice)pour l’éducation incite les établissements d’enseignement supérieur à « déployer le podcastpour offrir aux étudiants un outil supplémentaire d’apprentissage » dans la présentation duLivre blanc sur le podcast à l’université.Cet ouvrage a été produit par un groupe de travail, « PoD » (Pédagogie on Demand), qui a étéconstitué afin d’accompagner les établissements pour réaliser leurs projets de déploiements depodcast.On peut notamment découvrir dans ce document d’autres utilisations « pédagogiquementinnovantes » de l’outil qu’est le podcast et qui ne sont pas ou peu exploitées à Lyon 2.En effet, si l’utilisation principale du podcast dans un usage pédagogique est de transformer lecours, qui est éphémère, en un document auquel les étudiants peuvent se référer pourcompléter ou corriger leurs notes, rattraper un cours manqué, etc., d’autres applicationspeuvent cependant être imaginées pour cet outil. Parmi ces utilisations potentielles, les auteursdu Livre blanc évoquent la création et la diffusion préalables du cours grâce au podcast, afinde « passer d’un enseignement présentiel de masse en un enseignement tutoré ». Ce conceptest appliqué à la faculté de médecine de Grenoble, initialement pour réduire les inégalités etassurer à chaque étudiant les mêmes chances de réussite. Ce concept est par ailleurs censépermettre un apprentissage « actif » via l’acquisition préalable des connaissances à laquelles’ajoutent des séances d’enseignement explicatif et applicatif. Les auteurs de ce document deréférence évoquent également la mise à disposition par l’enseignant de « séquences pluscourtes traitant de points précis du cours ». Ce type de ressources pourrait en effet être utileaux étudiants.On peut également noter l’organisation d’un séminaire de travail « Production et diffusionpour objet numérique nomade dans lenseignement supérieur », les 22, 23 et 24 janvier 2007à Paris par la Sdtice, amorçant la réflexion sur différentes thématiques relatives au podcast.De même, on peut évoquer la tenue le 2 février 2009 d’une « Journée podcast »4avec lesdifférentes solutions possibles pour la mise en place d’un système de podcasting ainsi que lestémoignages de collèges d’écoles et d’universités.4Cf. le site Internet http://podcast.iuniv.org pour plus de renseignements, et notamment le programme de cettejournée. Pour visionner les interventions et accéder aux ressources relatives à cette journée, cf. le site Internethttp://mediatheque.parisdescartes.fr/
  10. 10. Page 102. Le système de podcasting des enseignements de l’UniversitéLumière Lyon 22.1. Historique et ambition du podcast à Lyon 22.1.1. Émergence du podcastLe podcast apparaît à l’université Lumière Lyon 2 en 2005. En soi, le podcast n’utilise pas denouvelles technologies révolutionnaires et l’enregistrement de cours n’est pas nouveau nonplus. En effet, certains enseignants avaient déjà été enregistrés, dans le cadre de formation àdistance par exemple.En fait, c’est l’accumulation des paramètres que sont la plus grande simplicité de réalisationet de diffusion de contenus que permet le podcast, un meilleur équipement personnel desétudiants et une évolution philosophique, qui a permis l’émergence du podcast à Lyon 2.De plus, l’existence même de SENTIER, interface entre informatique et utilisateurs, afortement contribué au fait de permettre à Lyon 2 d’être pionnière dans ce domaine.Enfin, on peut noter que le mois de blocage de l’université pendant le mouvement anti-CPE(important mouvement étudiant et lycéen au cours des mois de février, mars et avril 2006) aeu un impact dans la mise en place du projet. Il s’avère en effet que des enseignants ont eurecours au podcast pendant cette période pour mettre leurs cours à disposition des étudiants.2.1.2. Les objectifs et les enjeux du podcast à Lyon 2L’objectif principal était de créer un « service de complémentation du cours par lenumérique ». Cest-à-dire de généraliser la possibilité pour un étudiant d’accéder à descompléments audio-visuels de cours, en plus du cours présentiel.Notamment, et c’est là un point pédagogique très important, le podcast à Lyon 2 veut servir laprise de notes d’un cours auquel l’étudiant a déjà assisté. Le podcast permet ainsi decompléter les notes en revenant sur certains concepts du cours, tout en s’adaptant au rythmed’apprentissage de chacun. C’est notamment le cas pour les étudiants de première année quidoivent alors s’habituer au rythme de l’université, à son environnement conceptuel ou bienpour les étudiants étrangers, qui peuvent éprouver des difficultés à suivre des cours enfrançais.De manière plus générale, le podcast veut parer les contraintes individuelles que peuventrencontrer les étudiants. On peut ainsi considérer le podcast comme une réponse auxproblèmes de l’enseignement de masse.
  11. 11. Page 11L’étudiant, grâce à ce complément de cours qu’il sait qu’il pourra consulter par la suite, estégalement supposé plus apte à interagir avec le cours, à poser des questions, que s’il étaitfocalisé sur sa prise de notes.De plus, le podcast permet de récupérer un cours lors d’une absence. Il offre ainsi unealternative plus complète et plus fiable que les notes du camarade ou qu’un polycopié del’enseignant. Il offre véritablement la possibilité de visionner le cours dans son ensemble,avec éventuellement les ressources multimédias exploitées par l’enseignant pendant son cours(diaporama, vidéos, images, etc.). Cette possibilité apparaît d’autant plus importante pour lesétudiants en formation continue ou les étudiants salariés, si ceux-ci ne peuvent pas assister àtous les cours.Enfin, le podcast des enseignements permet de réviser les cours en vue des partiels ou desrattrapages.L’objectif du podcast à Lyon 2 est également de permettre la diffusion de la connaissancedans d’autres optiques que celle pédagogique (via la diffusion des enseignements) ;Ainsi, cette diffusion de la connaissance concerne également la recherche, avec laproblématique de mise en valeur, de conservation, d’archivage et de mise à disposition desconférences, et notamment les Grandes Conférences de Lyon du pôle universitaire Lyonnais.Bien sûr, les conférences ont également une optique pédagogique.Le podcast est également applicable à la diffusion de l’information et de l’actualité, avecnotamment la Web TV, qui propose désormais de s’y abonner pour la recevoir sous forme depodcast. Ainsi, les usagers ne sont plus obligés de subir les lettres d’information (phénomènede spam) et ne sont plus nécessairement obligés de faire l’effort de rechercher l’information,puisqu’ils peuvent s’abonner à la dite information.De manière générale, la volonté était de proposer le podcast en tant que service numérique àpart entière sur l’Environnement Numérique de Travail de l’université (ENT).2.1.3. Mise en place du podcast à Lyon 2L’université Lyon 2 comporte certaines spécificités dont il a fallu tenir compte pour la miseen place du podcast pédagogique.Tout d’abord, l’université étant une université « de masse » (plus de 28.000 étudiants, 908enseignants et 1621 enseignants vacataires, 6 Facultés, 7 instituts, 2 départements deformation et 210 formations diplômantes), il était nécessaire de trouver une solutionéconomique, cest-à-dire avec des coûts de mise en œuvre raisonnables mais également avec
  12. 12. Page 12des coûts de fonctionnement faibles. Ainsi il ne pouvait s’agir que d’une solutionindustrialisée nécessitant peu de moyens humains pour générer ces podcasts, afin de ne pasaugmenter la charge de travail des IATOS5.De plus, il était nécessaire que les enregistrements puissent être effectués quel que soit le typede cours (TP ou cours magistral en amphithéâtre) et ce sans que les enseignants voulantpodcaster ne soient obligés d’effectuer leurs cours dans certaines salles spécifiques.Enfin, le dispositif se devait simple à utiliser pour les enseignants, lesquels ne sont pasforcément experts en informatique. De surcroît, il fallait prendre en compte les réticences deceux-ci et les convaincre de l’utilité du podcast. Ainsi l’argument principal mis en avant fut :« Soyez acteurs de vos cours plutôt que spectateur ». En effet, le podcast permet àl’enseignant de diffuser un enregistrement « officiel », contrairement aux enregistrements« pirates » qui peuvent être faits par les étudiants sans cela (étudiant qui enregistre avec sondictaphone sans demander l’autorisation par exemple). Ces enregistrements pirates peuvent deplus faire l’objet par la suite d’une diffusion « sauvage » : diffusion non contrôlée à d’autresétudiants ou à un public externe à l’université et ce sans l’autorisation de l’enseignant, pas decitation de la source, non-respect des droits d’auteur, etc.Le podcast permet ainsi pour l’enseignant un contrôle de la diffusion et répond mieux auxattentes pédagogiques des étudiants : enregistrement de meilleure qualité sonore, diaporamasynchronisé et débit de téléchargement supérieur grâce aux serveurs de l’université, qui fontque l’étudiant le préférera à une version pirate.Cet argument d’être « acteur de son cours plutôt que spectateur » a séduit certainsenseignants. De même, l’argument de simplicité du dispositif (cf. 2.2. Un systèmeindustrialisé, automatisé et généralisé) a contribué à l’adhésion des enseignants.Si le podcast émerge donc en 2005 à Lyon 2, c’est l’année universitaire 2007-2008 quimarque l’année de sa généralisation, où la majorité des amphithéâtres sont équipés dans lapériode de mai à juillet 2008, avec l’équipement du dernier amphithéâtre à la rentrée 2008.Au final, vingt amphithéâtres sont équipés, auxquels s’ajoutent treize salles permettantégalement le podcasting6. Seul l’IUT n’est pas équipé pour le podcasting, car relevant d’unegestion différente.5Ingénieurs, administratifs, techniciens, ouvriers et personnels de service.6Cf. Annexe 3 : liste des amphithéâtres et salles équipées pour le podcasting.
  13. 13. Page 13Bien que le dispositif soit opérationnel depuis plusieurs années maintenant, celui-ci esttoujours en phase d’évolution. Ainsi certains fonctionnements actuels ne relèvent pas de choixmais plutôt d’obligations techniques.Le service SENTIER a en effet fait le choix de se lancer dans la production de podcasts avecune solution peut-être pas idéale mais ayant le mérite d’être opérationnelle, et ce dans le butde développer les usages, de la part des étudiants mais aussi des enseignants, pour ensuiteadapter le dispositif de la meilleure façon compte tenu des usages.Ainsi le système évolue en continu de sa solution originelle à une solution visée, tout ens’efforçant de ne pas interrompre le service proposé.L’état de l’art qui suit, détaillant la chaîne de production des podcasts, est véritablement unarrêt sur image du système de podcasting, celui-ci étant encore amené à évoluer, notammenten ce qui concerne la diffusion des podcasts.Si le système fonctionne à 100%, on estime cependant qu’il ne répond pas totalement auxattentes des utilisateurs, notamment en termes d’ergonomie.2.2. Un système industrialisé, automatisé et généraliséÀ l’Université Lumière Lyon 2, le système de podcasting est industrialisé, automatisé etgénéralisé. Il est industrialisé, en ce sens que le dispositif nécessite peu de personnel etpermet, grâce aux outils et matériels mis en place, le fonctionnement d’un système depodcasting visant l’efficacité (capacité de podcaster « en masse », dans l’ensemble desdisciplines et pas seulement dans une niche pédagogique, et de mettre à dispositionrapidement les podcasts). Ensuite, il est automatisé, car seule l’intervention de l’enseignant(en début et en fin de cours) est nécessaire pour que le podcast du cours soit créé et mis àdisposition. L’intervention de techniciens n’est requise que pour l’installation du matériel.Enfin, il est généralisé, tous les amphithéâtres de l’université étant équipés pour permettre lepodcasting, ainsi qu’une vingtaine de salles.2.2.1. Des podcasts sous licence Creative CommonsChaque enseignement, conférence ou séminaire constitue une œuvre de l’esprit. De fait, il fauttenir compte des droits d’auteur, qui comprennent les droits moraux et les droitspatrimoniaux.Chaque enseignant doit de fait signer une convention afin de réguler les podcasts et il fautégalement obtenir la signature des conférenciers pour diffuser les conférences.
  14. 14. Page 14La première convention utilisée pour le podcast s’intitulait « Convention de cession de droitsd’une conférence »7et avait été rédigée par le service juridique de l’université. Elle seprésentait alors comme un véritable contrat entre l’intervenant et l’université, divisée enarticles, citant les textes de lois et traitant tous les points relatifs à la cession de droits(exploitation principale, exploitations secondaires, résiliation de la convention, etc.).À cause de sa complexité, cette première convention rebuta certaines personnes.Une seconde convention fut alors utilisée, intitulée « Diffusion des enregistrements(Podcast) »8. Plus claire et plus concise, elle régit les conditions de diffusion du podcast avecune licence Creative Commons.Cette dernière permet à l’utilisateur du podcast, l’université Lumière Lyon 2 donc, de lereproduire, de le distribuer et de le communiquer au public, sous certaines conditions : Respecter la paternité de l’œuvre, Ne pas en faire d’utilisation commerciale Ne pas opérer de modification.La nouvelle convention pour les podcasts présente ainsi le résumé explicatif de la licenceCreative Commons (proposé par le site creativecommons.org), qui permet aux enseignants ouconférenciers de mieux appréhender la convention, mais qui est en fait la « façade » d’uncontrat complet, du même genre que celui précédemment utilisé pour la première convention.2.2.2. Une captation simplifiéeAfin de permettre la production locale, tous les amphithéâtres sont équipés, ainsi queplusieurs salles. L’étape de captation se déroule comme suit :Du point de vue de l’enseignantL’enseignant qui va dispenser son cours commence par allumer l’ordinateur incrusté dans lachaire ou par brancher son propre ordinateur en utilisant le câble VGA et le câble Ethernet àdisposition également dans la chaire. Il va ensuite lancer le navigateur Web (Safari, InternetExplorer ou Firefox par exemple) et se connecter à une adresse donnée où il s’authentifie avecson login et son mot de passe. Il pourra alors lancer l’enregistrement en cliquant simplement7Cf. Annexe 4 Ancienne convention juridique.8Cf. Annexe 5 Nouvelle convention juridique.
  15. 15. Page 15sur un bouton et après avoir sélectionné son cours (ce que l’on appelle le code APOGEE), lasalle dans laquelle il se trouve et après avoir rentré le titre du cours. Concernant ce dernier, iln’y a pas de normes imposées, il peut ainsi simplement mettre le numéro de séance, ajouter ladate, etc. On peut même trouver des enseignements en entier où l’enseignant ne rentre pas letitre (tous les podcasts s’appellent alors « Untitled »). Cependant, une sensibilisation serapeut-être faite auprès des enseignants afin d’améliorer cela.Pendant le cours, la possibilité est offerte de mettre l’enregistrement en pause. Cela peutnotamment être utile lors de la distribution de polycopiés (afin d’empêcher un « blanc » deplusieurs minutes) ou afin que l’enseignant puisse s’exprimer plus librement. De plus, selonl’équipement de l’amphithéâtre ou de la salle, il a la possibilité d’interagir en direct sur saprésentation (diaporama), s’il en utilise une, grâce à un tableau blanc interactif ou grâce à unetablette interactive, ce qui permettra que ces ajouts, annotations, précisions, etc. soientégalement enregistrés.Le « mode caméra », cest-à-dire filmer l’enseignant, n’a pas été retenu pour les podcastsd’enseignements, mais a cependant été conservé pour les conférences. La raison principale estque ce mode nécessite la présence d’un technicien chargé d’opérer les changements decaméra (montage en direct) ainsi que bien sûr d’une caméra. De plus, dans le cadre du « coursde tous les jours », peu d’intérêt était visible ; il sembla préférable de privilégierl’enregistrement de la présentation de l’enseignant (diaporama, tableau ou tablette interactifs)plutôt que l’enseignant assis à sa chaire.Le mode uniquement sonore est disponible pour les enseignants qui n’ont pas de présentation.Dans ce cas, une image fixe est enregistrée en lieu et place de la présentation.Une fois le cours fini, l’enseignant clique simplement sur le bouton « stop » et se déconnectede l’interface.Si l’enseignant, lors d’un déplacement en dehors de l’université ou alors qu’il faisait coursdans une salle non équipée pour le podcasting, s’est enregistré grâce à un iPod couplé avec unmicro (Imic), l’interface précédemment évoquée lui propose une option d’« upload » (d’envoide fichier), qui lui permet donc de soumettre son enregistrement au dispositif. Il peutégalement utiliser cette option pour soumettre une réalisation personnelle. A noter queSENTIER propose aux enseignants de leur prêter des iPods avec micro.
  16. 16. Page 16Afin de se familiariser avec la procédure, les enseignants volontaires pour podcaster leursenseignements sont accompagnés lors du premier cours (éventuellement le deuxième). Il leurest de plus possible de contacter SENTIER afin d’obtenir tous renseignementscomplémentaires ou assistance ; il peut ainsi leur être montré comment créer des réalisationspersonnelles via un enregistreur numérique, utiliser la caméra de leur ordinateur, faire duchapitrage, etc.Du point de vue techniqueAvant même de penser à permettre le podcast pour une salle ou un amphithéâtre donné, il fauttout d’abord un minimum d’équipement audiovisuel à disposition dans la salle : unvidéoprojecteur (dans les salles de 40 personnes ou moins le rétroprojecteur peut êtreremplacé par une dalle LCD 42’) et un système audio avec microphone(s).Pour permettre la captation avec Podcast Producer, il est indispensable d’investir dans dumatériel supplémentaire : au minimum un mac mini (ordinateur qui sera incrusté dans lachaire) connecté au réseau et un convertisseur VGA (modèle Canopus TwinPact100). Il estéventuellement possible d’investir dans une tablette interactive ou un tableau blanc interactif.Le surcoût nécessaire pour le podcast s’élève ainsi entre 1000 et 1500 euros. A cette somme,il faut rajouter l’entretien et le remplacement dont peut faire l’objet ce matériel.Concernant le mac mini, il est nécessaire de paramétrer dessus un « agent » déjà présent dansle système, lequel permettra la captation pour le podcast (« Podcast Server Agent »). Via cetagent on spécifie notamment le mode d’enregistrement que l’on désire. On active égalementsur le mac mini le contrôle Apple Remote Desktop qui permet de gérer le mac mini à distance(ce qui est plus pratique pour gérer à distance chaque agent de chaque mac mini du campus)et éventuellement de déclencher l’enregistrement à distance (cela peut être fait en cas deproblème technique ou afin de décharger un enseignant de cette tâche).Comme nous l’avons évoqué précédemment, l’enseignant (ou le conférencier) peut choisird’utiliser l’ordinateur mis à sa disposition (le mac mini), en branchant juste sa clé USB parexemple, ou bien d’utiliser plutôt son ordinateur personnel.Dans les deux cas, c’est le mac mini qui stocke l’enregistrement avant de l’envoyer auxserveurs de SENTIER pour être traité. Une connexion au réseau est ainsi nécessaire.A noter que l’enregistrement n’est pas envoyé au fur et à mesure de sa création aux serveurs,mais est en fait stocké sur le mac mini, puis le fichier ainsi créé est envoyé en totalité une fois
  17. 17. Page 17l’enregistrement stoppé. L’avantage de ce système est qu’il permet de parer une éventuellecoupure du réseau. Si l’enregistrement ne passait pas par un enregistrement sur le mac mini,mais était directement envoyé vers les serveurs, une coupure réseau ferait qu’une partie del’enregistrement serait perdue. Or, avec le système mis en place, si une coupure réseausurvient et que le transfert est interrompu, il sera possible de recommencer celui-ciultérieurement, le mac mini disposant d’une copie de l’enregistrement sur son disque dur.Si l’enseignant utilise le mac mini, l’enregistrement se fait directement dessus. Cependant, s’ilutilise son propre ordinateur, qu’il a connecté au câble Ethernet (afin de pouvoir lancerl’enregistrement) et au câble VGA, afin d’envoyer le signal vidéo sur le rétroprojecteur ou surla dalle LCD, il est nécessaire d’utiliser un convertisseur afin d’également envoyer ce signalvers le mac mini, qui pourra l’enregistrer en même temps que l’audio.Si l’enseignant s’est enregistré avec un iPod, le fichier est envoyé aux serveurs pourtraitement via l’interface d’upload, après renseignement des métadonnées.2.2.3. Le workflow, un traitement totalement automatiséUne fois l’enregistrement arrêté par l’enseignant, la totalité des données est donc envoyéedepuis le mac mini de la salle ou de l’amphi vers les serveurs.Un seul de ces serveurs est consacré aux podcasts. Ces données sont alors soumises par leserveur Podcast Producer pour être traitées via un workflow (un fichier XML) qui conduira àla diffusion du podcast. Le système est entièrement automatisé. Rappelons que pour qu’unpodcast soit généré, seule l’intervention de l’enseignant est nécessaire (c’est ce qui fait lecaractère automatisé du système).Contenu du workflowLa première étape du workflow est l’intégration des génériques d’ouverture et de fin(apparition et disparition du logo « Université Lumière Lyon 2 »). Pendant le génériqued’ouverture défilent en bas de l’écran certaines informations juridiques sur l’enregistrement.Ensuite, la watermark (tatouage numérique) est ajoutée. Celle-ci consiste en l’incrustation dulogo de l’université en haut à droite de l’image. Par la suite est ajouté le titre de présentation,qui apparaît juste après le générique d’ouverture. Ce « titre de présentation » reprend le titreentré par l’enseignant avant de lancer l’enregistrement, le nom de l’enseignant, la date etl’appartenance à l’université Lumière Lyon 2).
  18. 18. Page 18Ensuite, le fichier brut (format MPEG4, 640x490 pixels) est converti pour obtenir les deuxformats de diffusion : H264 (MPEG-4 AVC) 320x240 pixels pour les podcasts vidéo et mp3pour les podcasts uniquement audio. Évidemment, les enregistrements faits avec seulement uniPod équipé d’un micro ne sont diffusés qu’au format mp3.Ces formats ont été choisis de manière empirique, en tenant compte des équipements desétudiants, afin de proposer des fichiers dits « laïques », cest-à-dire qui ne sont pasexclusivement lisibles par des iPods, par exemple. Le but est que la consultation ne pose pasde problème à l’utilisateur.De plus, le format H264 a été choisi en raison de sa qualité (ratio qualité/compression) etégalement parce qu’il s’agit d’un format ouvert lisible par tout type de lecteurs (flash,QuickTime, etc.). De son coté, le mp3, bien qu’étant un format propriétaire, a été choisi carétant le plus répandu.L’étape suivante du workflow est l’archivage du fichier brut et des fichiers de diffusionrelatifs. La technologie RAID 2 est utilisée. Il s’agit d’un système comprenant plusieursdisques et un contrôle d’erreur, permettant ainsi de parer les éventuelles pertes de données.Au mois d’avril 2009, 584 Giga Octets de données étaient occupés par les podcasts, dont 404Go pour les fichiers bruts (soit plus de 600 heures d’enregistrements) et 180 Go pour lesfichiers destinés à la diffusion (versions audio et vidéo).Il faut noter que pour l’indexation, peu de métadonnées sont disponibles. Ainsi, outre cellesqui sont renseignées par l’enseignant, cest-à-dire le titre, on retrouve l’ « album » (quiregroupe généralement le nom de l’enseignant et le code APOGEE), le genre (« podcast) » etl’année. Davantage de métadonnées seront proposées lors de la prochaine interface proposéeaux enseignants, sans pour autant compliquer le processus de déclenchement.Concernant le classement des fichiers bruts et raffinés, ceux-ci sont disposés dans deuxdossiers distincts et, au sein de ces dossiers, les fichiers sont classés par année puis par jourd’enregistrement.Enfin, l’enregistrement est publié sur le blog de l’enseignement. Le flux RSS généré respecteles standards, et permet ainsi d’être récupéré par n’importe quel navigateur ou logicield’agrégation.Ce dernier aspect est en cours d’évolution. En effet, la publication via un blog, de la manièredont c’est fait actuellement, ne permet que la diffusion des podcasts au format H264 alorsqu’en temps normal les deux formats de diffusion sont proposés. Cependant il est prévu que le
  19. 19. Page 19dispositif le permette de nouveau, le format mp3 étant notamment très pratique pour lasynchronisation avec des appareils mobiles.Par ailleurs, la diffusion par l’intermédiaire du flux RSS d’un blog où sont publiés lespodcasts d’un enseignement donné est amenée à évoluer de manière générale.A noter que les podcasts ne disposent pas de chapitrage. En effet, faire du chapitragenécessiterait une post production, avec l’intervention de moyens humains, ce qui n’est pasenvisageable. Ainsi, pour se repérer dans un podcast donné, afin de parvenir à une notionprécise du cours par exemple, les étudiants doivent « naviguer au curseur », faisant ainsidéfiler le podcast rapidement. Comme la grande majorité des podcasts sont vidéo, ils peuventse repérer grâce aux diapositives du cours si l’enseignant en utilise. Ce système est jugésuffisant si l’étudiant a auparavant assisté au cours.2.2.4. Une diffusion laissée au choix de l’enseignantLorsqu’un enseignant décide de podcaster, il lui est laissé le choix de la diffusion. Ainsi, il estpossible que les podcasts de l’enseignement soient seulement accessibles en accès restreintsur le bureau virtuel ou sur la plateforme de cours.Ou bien il est également possible que les podcasts de l’enseignement soient diffusés à unpublic extra universitaire.Nous verrons, dans la partie 3.3. L’offre numérique des podcasts de cours, les choix faits parles enseignants concernant la diffusion.
  20. 20. Page 203. L’étude des usages : évaluer l’outil podcast de cours àLyon 23.1. Les demandes du directeur du service SENTIER : objectifs etenjeuxDominique Maniez, directeur du service SENTIER, souhaitait que le système de podcastingde cours de Lyon 2 soit évalué.En effet, bien que le projet ait ainsi été lancé depuis plusieurs années, et bien que des contactset discussions aient eu lieu entre les responsables du système et les acteurs de celui-ci(enseignants et étudiants), aucune enquête des usages n’avait encore été menée pour lespodcasts de cours ou les podcasts de conférences. Ce fait est cependant plutôt du fait de lagenèse du projet que par manque d’opportunité ou d’intention, selon les responsables.Une étude des usages est une opération importante à faire pour la poursuite d’un système,quel qu’il soit, car permettant de déterminer la proportion d’utilisation du système enquestion, mais aussi les usages à proprement parler qu’en font les utilisateurs ; assiste-t-on àdes usages conformes à ce que l’on attendait, ou bien peut-on détecter des usages dérivés ?De plus, la démarche de M. Maniez s’inscrit dans l’esprit de la loi dorientation relative auxlois de finances (LOLF) promulguée le premier août 2001. Cette loi demande auxgestionnaires de justifier de l’efficacité de l’utilisation des crédits qui leur ont été attribués.M. Maniez souhaitait ainsi évaluer l’efficacité du système de podcasting des cours à Lyon 2,c’est-à-dire sa « rentabilité pédagogique » compte tenu des crédits dont celui-ci fait l’objet.Concrètement, la demande de M. Maniez était de réaliser une enquête des usages en prenantcontact avec les différents utilisateurs du système de podcasting des cours, c’est-à-dire lesenseignants (les fournisseurs de contenu) et les étudiants (les consommateurs de ce contenu).L’objectif était d’obtenir des données quantitatives et qualitatives sur ces acteurs.Concernant les enseignants : l’objectif était tout d’abord de repérer quels sont ceux qui ontfait le choix de podcaster et ceux qui au contraire ont refusé cette pratique, ainsi que lesfacteurs et motivations qui font qu’un enseignant fait le choix ou non du podcasting. De plus,recueillir de la part des enseignants utilisant le podcast leur ressenti par rapport à l’outil, leurexpérience face à ce nouvel outil, ainsi que leurs attentes et besoins, pourra potentiellementpermettre l’amélioration du service.
  21. 21. Page 21Enfin, un aspect possible à aborder avec les enseignants podcasteurs (qui podcastent) serad’étudier le sens qu’ils donnent au podcast et les usages qu’ils en font. Le considèrent-ilscomme un simple enregistrement que leurs étudiants pourront écouter à nouveau après lecours (ou simplement écouter s’ils ont raté le cours), ou bien y a-t-il des enseignants quivoient dans le podcast un complément de cours, une introduction préalable au cours à mettre àdisposition avant celui-ci, ou autre ? Concrètement, est-ce que des enseignants envisagentavec le podcast des changements dans leur pédagogie tels que ceux que le Livre blanc sur lepodcast à l’université évoque (cf. 1. Le podcast, un nouvel outil pour l’enseignementsupérieur français) ?Il semblait également important de prendre contact avec les enseignants non podcasteurs afinde recueillir également leurs opinions ; pourquoi refusent-ils le podcast ?En se mettant à l’écoute de l’expérience des podcasteurs et des réticences de non podcasteurs,le service SENTIER pourra peut-être prendre des mesures visant à l’amélioration de ceservice.Concernant les étudiants : l’objectif premier était de savoir à combien s’élève le nombred’utilisateurs du service de podcasting, ne serait-ce que pour savoir si le service est utilisé etdans quelles proportions. Et si les étudiants sont utilisateurs des podcasts, est ce qu’ilsexploitent une de ces deux grandes caractéristiques qu’est l’abonnement ?La deuxième partie de l’enquête des usages des étudiants devait s’intéresser aux usages àproprement parler des étudiants : que font-ils des podcasts de leurs cours ? S’agit-il pour euxd’un moyen de compléter les notes, de rattraper un cours manqué, de réviser ? Est ce qu’ilsles écoutent-ils plusieurs fois ? En prenant des notes ?Le podcasting incluant une notion de mobilité (m-learning), on peut également se demandercomment les étudiants consultent les podcasts ; simplement sur un ordinateur, ou bien aprèsles avoir transférés sur un baladeur numérique ?À travers l’analyse des usages des étudiants, il apparaît également nécessaire, tout commepour les enseignants, de déterminer les freins que peuvent ressentir les étudiants à l’utilisationdes podcasts des cours (manque de temps pour utiliser les podcasts, plus simple d’utiliser les
  22. 22. Page 22notes du camarade, etc.), ainsi que leurs demandes et besoins.3.2. Méthodologie3.2.1. Un questionnaire à l’attention des étudiants3.2.1.1. Le moyen le plus adapté pour atteindre les étudiantsInitialement, souhaitant obtenir des données quantitatives et qualitatives sur les usages desétudiants, il avait été prévu de diffuser un questionnaire à l’attention des étudiants ainsi que detenter d’organiser des rencontres avec les étudiants. Ces entrevues auraient permis de discuterplus librement, de permettre aux étudiants de s’exprimer, ce qui n’est pas vraiment possibleavec seulement un questionnaire, où la marge de liberté accordée est restreinte.Les entretiens auraient pu permettre aux destinataires de ce service d’éventuellement évoquerdes points, des aspects du système qui nous échappent peut-être.Cependant, de par le contexte de l’université durant le stage, il n’a pas été envisageabled’organiser ces rencontres. En effet, Lyon 2, de même qu’une majorité des universitésfrançaises, a été perturbée par le mouvement de grève contre la loi LRU. Le « blocage » étanten vigueur sur les campus, les étudiants étaient absents pour la très grande majorité.Même si par la suite le mouvement s’est atténué, il nous a semblé évident que les étudiantsallaient devoir rattraper les cours et passer les examens de fin d’année en une période detemps minime. Difficile dans ce contexte de tenter une quelconque rencontre.Ces mouvements ont par ailleurs clairement perturbé l’échéancier prévu à l’origine, la part laplus importante de la mission s’étant déroulée dans le dernier mois du stage, dès la reprise descours.Le concept du questionnaire fut cependant conservé et ce questionnaire en question fut conçu,corrigé et validé pendant la grève pour être diffusé dès la reprise des cours. Il nous a sembléréaliste que si les étudiants n’avaient pas le temps de venir à notre rencontre une fois les coursrepris, ils pourraient cependant prendre quelques minutes pour répondre à un questionnaire,diffusé sur Internet de surcroît. Nous n’avons pas diffusé avant, craignant que les étudiants neconsultent pas leurs boîtes mail pendant la grève.3.2.1.2. Choix des itemsConcernant le choix des items du questionnaire, il a tout d’abord fallu tenir compte des
  23. 23. Page 23exigences du commanditaire, M. Maniez.En effet, celui-ci désirait la diffusion d’un questionnaire relativement cours, c’est-à-dire nedemandant pas plus de dix minutes pour être rempli par un étudiant. L’argument émis étaitque les étudiants seraient déjà dans une période mouvementée pour eux et répondraientdifficilement à un questionnaire long.Il fallut alors concevoir un questionnaire cherchant à atteindre l’essentiel (le taux d’utilisationde l’outil et les principaux usages qui en sont faits) et non pas à prétendre obtenir toutes lesréponses au podcast sur les raisons profondes des usages faits. Une des premières versions duquestionnaire avait été conçue pour permettre, en plus de l’étude des usages des podcasts decours de Lyon 2, de mettre en parallèle avec ceux-ci les usages faits par les étudiants despodcasts dits « ludiques » (émissions de télévision, de radios, etc.).La version finale9s’intéresse ainsi à l’essentiel ; la connaissance qu’ont les étudiants despodcasts à leur disposition, le degré d’utilisation qu’ils en font, les raisons de l’utilisation ounon de ces ressources, la façon dont ils accèdent et consultent les podcasts de cours,notamment l’exploitation qu’ils font des principales possibilités du podcast que sontl’abonnement et le mobile learning (ou les éventuelles raisons de la non exploitation de celles-ci) et enfin les usages à proprement parler lors de l’écoute d’un podcast (pause, recherche depassages, réécoute, etc.).3.2.1.3. La diffusion en ligne du questionnairePour concevoir le questionnaire, il fut décidé d’utiliser le logiciel d’enquête Modalisa10. Leservice SENTIER avait à sa disposition deux logiciels qui auraient pu remplir cette tâche,Modalisa et Sphinx, mais il s’est avéré que Modalisa correspondait mieux à nos besoins,notamment grâce à la possibilité de publication en ligne proposée et dont une des personnesde SENTIER avait déjà expérimenté l’utilisation avec succès.Pour pouvoir proposer un questionnaire en ligne avec Modalisa, il était nécessaire de disposerd’un serveur, ce qui ne pose pas de problème pour le service SENTIER. Le formulaire produitpar Modalisa a été placé sur un FTP et les réponses des étudiants, grâce à un script, ont étéstockées dans un fichier .Txt. Après récupération et encodage en UTF8 de ce fichier, il aensuite été importé dans Modalisa afin de pouvoir en traiter les réponses.9Cf. Annexe 6 : Questionnaire à l’attention des étudiants.10Cf. http://www.modalisa.com/
  24. 24. Page 24Le questionnaire était ainsi en ligne à l’adresse http://lab.univ-lyon2.fr/enquetes/podcasttandis que le fichier .Txt contenant les réponses était à l’adresse http://lab.univ-lyon2.fr/enquetes/podcast/podcast-results.txt.À l’origine nous avions pensé diffuser massivement le questionnaire à tous les étudiants deLyon 2, en diffusant le lien vers celui-ci à partir du site Web de l’université. Mais, par la suite,il nous a semblé plus pertinent de centrer l’enquête exclusivement sur les étudiants à qui sontproposés des podcasts. En effet, il semblait peu pertinent d’essayer d’atteindre les 28 000étudiants de Lyon 2 alors que nous savions pertinemment que seulement un dixième de ceux-ci avaient la possibilité d’utiliser des podcasts de leurs cours (Cf. 3.3. L’offre numérique despodcasts de cours). De plus, il y avait plus de probabilités qu’un étudiant recevant le mail sursa messagerie réponde au questionnaire qu’un étudiant qui doit auparavant consulter le siteInternet de Lyon 2 pour être informé de l’enquête.Ainsi, ces étudiants furent identifiés en fonction de leur accès aux podcasts via la plateformede cours et une liste de diffusion fut créée pour leur envoyer l’adresse du questionnaire enligne.Grâce à Google Analytics, service d’analyse de sites Web gratuit, il a été possible d’observerle nombre de visites sur la page du questionnaire. Ainsi, l’essentiel des répondants ontcomplété le questionnaire dans les premiers jours de diffusion11.3.2.2. Des entretiens individuels pour les enseignants podcasteurs etnon podcasteurs3.2.2.1. La meilleure méthode d’approche des enseignantsAvec le contexte de grève qu’a traversé l’université, il a été difficile de réussir à prendrecontact avec les enseignants podcasteurs.La situation universitaire a ainsi fait que les entretiens individuels sont apparus comme lameilleure méthode possible pour recueillir des informations auprès des enseignants. En effetle nombre d’enseignants podcastant étant réduit (19 enseignants), il nous sembla plusintéressant de procéder de cette manière afin de recueillir des données qualitatives en plus desdonnées quantitatives.L’entretien, à la différence d’un questionnaire, permet en effet de laisser une grande marged’expression à l’interlocuteur et donc de pouvoir recueillir des informations que le11Cf. Annexe 7 Statistiques de consultation du questionnaire à l’attention des étudiants de Google Analytics.
  25. 25. Page 25questionnaire n’aurait pu obtenir.3.2.2.2. Organisation, réalisation et formalisation des entretiensPour prendre contact avec les enseignants, un mail fut utilisé, présentant l’enquête et le rôledes entretiens dans celle-ci. L’enseignant pouvait alors répondre pour proposer un créneauhoraire pour l’entretien. Le lieu de rencontre, le service SENTIER ou le bureau del’enseignant, était également laissé au choix de ce dernier. Pour certains enseignants n’étantplus présents sur Lyon, l’entretien s’est fait via une conversation téléphonique.Neuf enseignants parmi les 19 podcasteurs ont ainsi pu être rencontrés, dont deux enseignantsde géographie, trois de communication, deux de psychologie et le seul enseignant podcasteurde la Faculté des langues.Initialement, le but était de pouvoir rencontrer au moins un enseignant podcasteur de chaqueFaculté ou institut, afin d’observer si la perception et l’utilisation du système de podcastingdépendait de la Faculté ou de l’Institut, des caractéristiques des cours dispensés.Ainsi, bien que tous les enseignants n’aient pas pu être rencontrés (emplois du temps tropchargés à cause de la reprise des cours après la grève ou tout simplement pas de réponse auxprises de contact), au moins un enseignant des principales Facultés où sont proposées despodcasts de cours a pu être rencontré.On trouve également des podcasts de cours en Sciences et pratiques déducation et deformation et au Service Interdisciplinaire Métiers de lÉducation et de la Formation mais pourchacun, il n’y a qu’un seul enseignant podcastant un unique cours.Concernant les enseignants non podcasteurs, malheureusement aucun n’a pu être rencontré,les prises de contact n’ayant pas eu de retours. On peut comprendre un manque de motivationpour une enquête à propos d’un outil que ces enseignants n’utilisent pas, surtout avec lecontexte de Lyon 2 durant cette période.Cependant, une enseignante de Sciences Economiques a pu être rencontrée. Non podcasteusehabituellement, elle a cependant podcasté une séance cette année pendant la grève et permetd’apporter une vision différente des enseignants pratiquant le podcasting régulièrement. Deplus, il n’y a aucun enseignant podcasteur régulier en sciences économiques, et ce témoignageapporte ainsi un avis sur le pourquoi de cette situation.Pour la préparation aux entretiens, une fiche a été conçue afin de permettre de se rappeler lesdifférents thèmes à aborder ainsi qu’éventuellement les questions essentielles. L’interactivitéet le dialogue ont été préférés à une grille de questions restreignant la liberté d’expression.
  26. 26. Page 26Les entretiens ont été enregistrés avec un iPod muni d’un micro afin de permettre un meilleurdialogue pendant l’entrevue (prise de note limitée) et de pouvoir étudier avec rigueur lediscours de chacun des enseignants.Une fiche pour chacun des entretiens a ainsi été rédigée. Plusieurs méthodes de transcriptionsdes entretiens existent, les plus complexes allant jusqu’à symboliser la durée des silences dansla conversation, afin de tenter d’en déterminer le sens. Pour notre enquête, il nous a semblésuffisant de noter les points les plus importants du discours de l’enseignant en fonction desgrands thèmes abordés12. Par ailleurs, la plupart de ces entretiens s’étant déroulés dans lesdernières semaines du stage, la contrainte temporelle a contribué à ce choix.12Cf. Annexe 8 : Transcriptions des entretiens avec les enseignants.
  27. 27. Page 273.3. L’offre numérique des podcasts de coursAvant de s’intéresser à la façon dont les étudiants utilisent les podcasts mis à leur disposition,il apparaît comme nécessaire de tout d’abord analyser les ressources mises à disposition parles fournisseurs de contenus, c’est-à-dire les enseignants qui podcastent.3.3.1. Les enseignants ; différents profils de fournisseurs de contenusPremièrement, il est intéressant d’analyser la façon dont les enseignants considèrent lepodcast. Nous allons ainsi procéder dans cette partie à une synthèse de certaines informationsrécoltées lors des entretiens avec les enseignants. L’annexe 8 (Transcriptions des entretiensavec les enseignants) procurera davantage de précisions sur le discours de chaque enseignant.Tout d’abord, les enseignants interrogés sont unanimes sur les raisons de la non adoption dusystème de podcasting par la plupart de leurs collègues : la première d’entre elles demeure lapeur de se faire remplacer par les podcasts. Cette crainte est tellement avérée qu’elle a mêmeété utilisée comme titre accrocheur d’une des dernières études sur le podcast (Can podcastsreplace professors ?). Il faut noter que cette crainte est également partagée par un desenseignants interrogés, qui n’utilise le podcast que pour assurer la transmission de ses courspendant les périodes de grèves. Cependant, la plupart des enseignants podcastant ne se sententpas atteints par cette crainte. Tout d’abord parce que leurs cours sont actualisés tous les ans etensuite parce qu’à leur avis les podcasts ne pourront jamais remplacer l’interactivité que peutproposer un cours en présentiel.La deuxième crainte évoquée par les enseignants non podcasteurs est la désertion de leurscours au profit de l’écoute du podcast. Cependant, aucun des enseignants podcastant n’aconstaté ce phénomène.Une autre crainte que suscite le podcast est celle de sa diffusion sur Internet, en dehors ducadre des étudiants suivant l’enseignement ; le jugement est redouté, celui des collègues toutd’abord, mais pas seulement (une enseignante de sciences économiques craint par exemple lejugement d’historiens sur son cours d’histoire économique, à cause de certainessimplifications faites dans le cours) mais aussi la réappropriation du contenu. Les enseignantspodcastés sont par ailleurs divisés sur ce point. En psychologie, tous convergent vers uneidéologie de diffusion universelle de la connaissance. Des enseignants d’autres facultésaffirment que toute forme de fermeture est contraire à l’éthique d’Internet et contraire àl’éthique du savoir universitaire (qui est un savoir public). Au contraire, certains envisagent
  28. 28. Page 28cette éventuelle diffusion, mais avec les questions des copyrights, de la protection de lapropriété intellectuelle et de la rémunération. D’autres estiment que leurs cours ne sont detoute façon pas faits pour une large diffusion. La question du cadre légal pour une diffusionlarge afin de préserver la propriété intellectuelle (et ce malgré la licence Creative Commonsdéjà utilisée) est également soulevée. Le site Educnet soulève lui aussi ce point, en recensantles articles s’interrogeant sur le statut juridique du podcast.Cette question de la diffusion à un public extérieur est une de celles qui divisent le plus.Cependant, au final, tous les enseignements sont diffusés en accès restreints, via la plateformede cours, et seulement deux cours, ceux d’un enseignant de psychologie sont disponibles enaccès public à la fois sur le site de l’université et sur iTunes. Tous les autres enseignants ayantaffirmé qu’ils sont pour la diffusion universelle de leurs cours étaient pourtant en accèsrestreints (même si certains, suite à l’entretien, ont déclaré qu’ils allaient demanderl’ouverture).Tous les podcasteurs s’accordent par contre pour affirmer les atouts du podcast. L’utilisationpremière qu’ils voient à travers cet outil est la possibilité de rattrapage de cours. Plus besoinde consulter les notes incomplètes du camarade ni pour l’enseignant de préparer desdocuments « de rattrapage ». Cet aspect apparaît comme une véritable évolution pour lesétudiants salariés ou dispensés d’assiduité. La fonction de complémentation du cours estensuite évoquée, premièrement pour les étudiants étrangers (difficulté à suivre les cours enfrançais) et pour les primo entrants (qui doivent s’accoutumer au rythme de l’université).Cette fonction apparaît également importante en psychologie, car le podcast permetd’apporter une objectivité a contrario des notes à travers lesquelles peut transparaître lacharge émotionnelle provoquée par certains thèmes abordés. Le podcast permet égalementune diffusion aisée des documents audiovisuels utilisés pendant le cours.Enfin, le podcast trouve son utilité pour certains enseignants lors des grèves, afin detransmettre le cours aux étudiants. On peut cependant noter que les enseignants n’évoquentpas ou ne croient pas au potentiel de mobile learning que véhicule le podcast.Le podcast est quasi-unanimement reconnu par les enseignants interrogés comme un outil deplus au service de l’étudiant et si certains estiment que c’est un outil qui s’est déjà fait saplace dans l’enseignement supérieur, d’autres vont jusqu’à affirmer qu’ils ne pourraient pluss’en passer dans leur pédagogie. Ainsi, si la plupart des fournisseurs de contenus sont passifsen ce sens que le podcast n’est pour eux qu’une copie conforme audiovisuelle de leurenseignement, un enseignant en géographie se démarque, utilisant le podcast de manière
  29. 29. Page 29active, en ce sens que son cours n’est pas simplement podcasté mais est conçu pour êtrepodcasté. Ainsi, il est demandé aux étudiants de travailler sur les podcasts, notamment sur lesvidéos et images qui y sont diffusées. Il est par ailleurs le seul à utiliser une tablettegraphique, ce qui a pour effet d’augmenter le dynamisme de ses cours.L’aspect techniquePour quasiment tous les enseignants interrogés, la technique a posé plus ou moins problème,qu’il s’agisse de problème dus au matériel audiovisuel ou bien au dispositif de podcasting lui-même. Si quelques enseignants ont réussi toutes leurs captations, beaucoup en ont ratéplusieurs, allant jusqu’à quasiment toutes pour un enseignant de communication qui aaccumulé les problèmes dus au matériel puis à l’application de la procédure13. Il est en effetavéré que certains enseignants reconnaissent qu’il est parfois délicat d’appliquer la procédurelorsque les étudiants s’installent et posent des questions en début de cours et que l’enseignantest déjà mentalement dans son cours.L’avenir du podcast à Lyon 2 ?Quasiment tous pensent que le podcast est amené à se répandre sous sa forme actuelle, c’est-à-dire en tant que copie conforme du cours dispensé en présentiel. Concernant la productionde ressources complémentaires en cours, certains se disent intéressés, mais sous conditionsd’une reconnaissance de ce travail supplémentaire par l’université.Questionnés sur la question d’un passage d’un enseignement présentiel de masse en unenseignement tutoré, comme évoqué dans le Livre blanc et comme cela est déjà pratiqué à laFaculté de médecine de Grenoble, aucun n’envisage cette possibilité, la transmission dusavoir étant indissociable du cours en présentiel et de son interaction.3.3.2. L’éventail des cours proposés en podcastsL’Université Lyon 2 compte dix-neuf enseignants podcastant régulièrement leursenseignements, soit un nombre très limité si on considère que Lyon 2 dispose de neuf centssoixante seize enseignants (selon le site Internet de l’université), assurant ainsi le podcastingde trente-quatre enseignements14. Cependant il faut également considérer que le nombre13Cf. Annexe 8 : Transcriptions des entretiens avec les enseignants pour le détail des problèmes rencontrés parles enseignants, case « Les freins de l’outil podcast ».14Cf. Annexe 9 : Liste des enseignements podcastés.
  30. 30. Page 30d’enseignants ayant accès à un amphithéâtre pour faire cours est d’une cinquantaine. Le tauxde pénétration de l’outil auprès des enseignants ayant la possibilité de podcaster selon lesresponsables du podcast à Sentier est donc de 38 %. Concernant les enseignants ayant accèsaux « salles de cours podcast », les responsables admettent que le taux est quasi nul,notamment car le suivi de Sentier est plus difficilement réalisable.Au total, cette année plus de deux cent quarante-quatre podcasts ont été enregistrés, soit plusde trois cent quarante deux heures d’enseignements équivalent à plus de quarante trois giga-octets de fichiers vidéo. En effet, la solution en place pour le moment ne permet plus ladiffusion des podcasts au format mp3, seule demeure ainsi la version vidéo, excepté pour unenseignant de psychologie qui podcaste avec un iPod équipé d’un micro et met ainsi pour sapart des fichiers audio à disposition de ses étudiants.Au total, c’est deux mille neuf cents étudiants, dont quarante en double cursus, qui ont eu lapossibilité de bénéficier de ce service, soit un peu plus de dix pour cent des étudiants deLyon 2 répartis dans cinquante-cinq promotions différentes15.Si toutes les facultés et tous les instituts n’ont pas de professeurs qui podcastent, la grandediversité des cursus d’étudiants, avec double cursus et unités d’enseignements libres font quemême des étudiants n’appartenant pas à ces composantes sont concernés par les podcasts(ainsi on peut observer des étudiants de musique suivant le cours d’une enseignante del’Institut de psychologie).On notera dans la répartition de l’offre numérique la surreprésentation de l’Institut depsychologie, tant au niveau du nombre d’enseignants podcastant, du nombre de courspodcastés et du nombre d’étudiants concernés16, suivi très loin après par la Faculté degéographie, histoire, histoire de lart et tourisme et l’Institut de la communication. Les autrescomposantes sont très peu représentées.Concernant l’offre numérique de cette année universitaire 2008-2009, il faut égalementprendre en compte cette année la grève et les mouvements associés qui ont débuté à peine ledébut du deuxième semestre entamé. Ainsi, certains enseignements podcastés au deuxièmesemestre ont été affectés, ce qui n’a pas eu cependant trop d’impact, vingt-trois desenseignements sur les trente-quatre podcastés ayant lieu au premier semestre.15Cf. Annexe 10 : Liste des promotions concernées par les podcasts des enseignements et enseignementsassociés.16Cf. Annexe 11 : Répartition des étudiants concernés par le podcasting par Facultés et Instituts.
  31. 31. Page 31Même s’il ne s’agit pas d’un fait exclusivement relatif à cette année, les échecs pendant lesenregistrements ont également contribué à réduire l’offre numérique ainsi que sa qualité, avecdes podcasts absents ou écourtés17. On peut notamment le remarquer en consultantl’inventaire de l’offre des podcasts de cette année réalisé pour l’enquête.17Cf. Annexe 12 : Extrait de l’inventaire des podcasts des enseignements 2008-2009.
  32. 32. Page 323.4. Les usages des étudiants3.4.1. Des statistiques d’utilisation récentesDes outils statistiques ont été mis en place pour mesurer le taux d’utilisation des podcasts, etnotamment comment les usagers accèdent à ceux-ci ; abonnement, téléchargement ouvisionnage directement sur le site.Cependant, ces statistiques ont été mises en place récemment, en janvier 2009, et de fait sontencore trop récentes pour pouvoir être réellement exploitées. De plus, tous ces outilsstatistiques n’ont pas encore été appliqués sur tous les podcasts ; en effet seuls onze d’entreeux sont équipés.De plus, il faut noter que le contexte de grève a certainement faussé ces statistiques, qui necomprennent en effet, de par leur récente installation, que le deuxième semestre de l’année2008-2009. Il est cependant possible d’exploiter un minimum ces données18.3.4.2. Les répondants à l’enquête : une représentativité de l’ensembledes utilisateursAvant de commencer l’analyse des réponses au questionnaire à l’attention des étudiants, ilconvient de s’intéresser à la répartition par faculté et instituts des étudiants ayant participé àl’enquête.Sur les 2 900 étudiants destinataires du questionnaire, 706 ont répondu, soit 24,35 % derépondants. À noter cependant que trois questionnaires furent enlevés des données à analyser.Deux d’entre eux comportaient des réponses incohérentes, tandis que le troisième était undoublon (sûrement un étudiant ayant envoyé deux fois son questionnaire).Il faut également signaler que quatre étudiants n’ont pas renseigné l’intitulé de leur formation.3.4.3. Les taux de connaissance de l’outilLe premier point important dont il faut analyser les résultats est la proportion d’utilisation despodcasts de cours.Modalités Effectifs FréquenceSavent que les podcasts de cours existent à Lyon 2 657 93,5%Ne savent pas que les podcasts de cours existent à Lyon 2 46 6,5%Total 703 100%Tableau 1: Taux de connaissance générale des podcast de cours18Cf. Annexe 13 : Statistiques des podcasts des enseignements.
  33. 33. Page 33Ainsi, sur 703 répondants, on peut d’ors et déjà observer que 6,5 % des répondants neconnaissent pas l’existence des podcasts de cours en général à l’université, contre 93,5 %.Sur les 657 étudiants sachant que Lyon 2 propose des podcasts de cours, 25 d’entre eux nesavent pas qu’eux aussi ont des podcasts à leur disposition. La liste des étudiants ciblés apourtant été vérifiée pour que seuls sont potentiellement utilisateurs du service soient invités àrépondre au questionnaire.Modalités Effectifs FréquenceSavent que des podcasts de leurs cours sont à leur disposition 632 96,5%Ne savent pas que des podcasts de leurs cours sont à leurdisposition)25 3,5%Total 657 100%Tableau 2: Taux des connaissances des cours podcastés à leur dispositionAu final, il reste donc 632 répondants au questionnaire sur 703 qui savent que des podcasts deleurs cours sont à leur disposition. Soit quasiment 90 % (89,9%) des répondants.3.4.4. Les taux d’utilisation de l’outilModalités Effectifs FréquenceUtilisent des podcasts 504 79,7%N’en utilisent pas 128 20,3%Total 632 100%Tableau 3: Taux dutilisation du podcast par les étudiants informés du dispositifOn peut observer sur ce tableau que presque 80% des étudiants informés du dispositifl’utilisent. Parmi les étudiants « utilisateurs », on observe cependant qu’une partie d’entre euxa utilisé le dispositif seulement une fois, à des fins de test.Modalités Effectifs FréquenceJen ai utilisé une seule fois (pour tester) 80 15,9%Jen utilise occasionnellement (une fois par mois) 224 44,4%Jen utilise régulièrement (plus dune fois par mois) 146 29,0%Jen utilise fréquemment (plus dune fois par semaine). 54 10,7%Total 504 100%Tableau 4: Fréquence dutilisation des utilisateurs de podcasts de cours.En quelque sorte, on pourrait ainsi affirmer que l’on peut compter 424 étudiants « utilisateursactifs » du système de podcasting de cours sur les 632 informés du dispositif, soit 76,08%.Cependant, en croisant la satisfaction des podcasts avec la fréquence d’utilisation, il apparaîtque les étudiants affirmant avoir juste testé l’outil trouvent pour 73,4% d’entre eux que lespodcasts de cours leur sont utiles.
  34. 34. Page 34ModalitésJen ai utilisé uneseule fois (pourtester)Jen utiliseoccasionnellement (une foispar mois)Jen utiliserégulièrement(plus dune foispar mois)Jen utilisefréquemment(plus dune foispar semaine).TotalTrouvent que lespodcasts sontutiles73,4% 92,8% 100,0% 100,0% 92,6%Ne trouvent pasque les podcastssoient utiles26,6% 7,2% 0% 0% 7,4%Total 100,0% 100,0% 100,0% 100,0% 100,0%Tableau 5: Tri croisé Utilité des podcasts de cours / Fréquence dutilisation (sur la base des étudiants ayantrépondu utiliser les podcasts)Tableau : % Colonnes. Khi2=43,8 ddl=3 p=0,001 (Val. théoriques < 5 = 1)Cela est compréhensible lorsque l’on étudie les raisons qui motivent les étudiants à utiliser lespodcasts de cours ;Modalités Effectifs FréquenceNon-réponse 1Compléter et/ou structurer les notes 277 55,0%Revoir un passage du cours non compris 236 46,8%Rattraper un cours manqué 426 84,5%Réécouter le cours 155 30,8%Réviser 161 31,9%Autre(s) (Dans ce cas, veuillez préciser dans la question suivante) 19 3,8%Total / interrogés 504Tableau 6: Finalités des podcast, sur la base des étudiants ayant répondu les utiliser19.Il apparaît ainsi que la première raison d’utilisation des podcasts est de rattraper un coursmanqué. Les étudiants ayant répondu avoir seulement testé cet outil mais le trouvant utiles’expliquent ainsi. Le podcast a ainsi une fonction de « roue de secours » comme l’exprimentcertains enseignants interrogés. De plus, il s’avère dans les réponses libres que le podcastpermet à certains étudiants d’aménager leur emploi du temps, éventuellement en ratantvolontairement un cours pour le rattraper ensuite à l’aide du podcast ; il permet notammentd’après les témoignages de concilier études (notamment les « double cursus ») et travail. Larépartition géographique des sites de Lyon 2 est également évoquée pour justifier de rater uncours puis d’utiliser le podcast : le site de Bron étant loin, certains étudiants préfèrent ne pasfaire le trajet pour juste une heure et demie de cours.Le podcast permet également d’être plus serein en cas d’absence : fini le déchiffrage desnotes du camarade qui n’a peut-être pas pris correctement le cours.19Cf. Annexe 14 : Graphique radar des raisons de l’utilisation des podcasts de cours pour une meilleure vision deces chiffres.
  35. 35. Page 35On peut voir que la fonction de complémentation de cours représente la seconde applicationdu podcast. Selon les réponses libres, outre la possibilité de revenir sur des passages malcompris ou trop denses pour la prise de notes, le podcast permet également à certains dedélaisser un peu leurs notes pour se concentrer sur le discours et l’argumentation del’enseignant. Le podcast permet ensuite de compléter la prise de notes. Beaucoup d’étudiantsreconnaissent que le podcast permet d’être moins stressé et focalisé sur la prise de notes.Il est notamment loué pour les étudiants qui se disent « auditifs » et pour sa valeur d’archivedu cours, qui permet de réécouter celui-ci même des semaines ou des mois après.Enfin, l’utilisation de podcasts de l’année dernière dans le cadre de grève revientrégulièrement, ce qui est facilement compréhensible à la vue du contexte de Lyon 2.L’utilisation des podcast, relative à certains facteurs ?En effectuant quelques tris croisés, nous pourrons déterminer si l’utilisation du podcast estrelative au niveau d’études, au type de formation (continue ou initiale), à la Faculté oul’Institut d’appartenance, au niveau informatiqueModalitésUtilisent lespodcastN’utilisent pas lespodcastsTotal1ERE ANNEE 6,8% 14,8% 8,4%2EME ANNEE 30,8% 32,0% 31,1%3EME ANNEE 34,2% 26,6% 32,6%M1 27,8% 25,0% 27,2%Autres 0,4% 1,6% 0,6%Total 100,0% 100,0% 100,0%Tableau 7: Tri croisé Niveau détudes / Utilisation des podcasts (sur la base des étudiants sachant quilspeuvent disposer du service).Tableau : % Colonnes. Khi2=10,5 ddl=4 p=0,032 (Val. théoriques < 5 = 2)En mettant en relation le taux d’utilisation par niveau et la répartition des répondants parmiles différents niveaux d’études, il apparaît que niveau n’influe pas sur le taux d’utilisation despodcasts.
  36. 36. Page 36Modalités Utilisent lespodcastsN’utilisent pas lespodcastTotalNon réponse 0,8% 0% 0,6%Anthropologie sociologie 0,8% 3,1% 1,3%Géographie, histoire, histoire de lart,tourisme11,3% 15,6% 12,2%Psychologie 77,6% 44,5% 70,9%Lettres, sciences du langage et arts 0,8% 0,6%Langues 2,2% 6,3% 3,0%Musique 0% 0% 0%Sciences économiques et gestion 0,2% 0,8% 0,3%Droit science politique 0,4% 2,3% 0,8%Communication 5,8% 24,2% 9,5%Sciences et pratiques déducation et deformation0,2% 3,1% 0,8%Total 100,0% 100,0% 100,0%Tableau 8: Tri croisé utilisation des podcasts de cours / Facultés ou Instituts dappartenance des étudiants(sur la base des étudiants sachant quils peuvent disposer du service).Tableau : % Colonnes. Khi2=68,7 ddl=20 p=0,001 (Val. théoriques < 5 = 25)Il apparaît, à la vue du tableau et du Khi220(qui est ici très significatif) qu’il semble existerune relation statistique entre la Faculté ou l’Institut d’appartenance des étudiants et le tauxd’utilisation des podcasts de cours. Ainsi, un étudiant de psychologie aura plutôt tendance àutiliser ce service, contrairement à un étudiant de communication.De multiples raisons peuvent expliquer cette relation entre les deux variables. Tout d’abord,en psychologie une grande partie de l’équipe pédagogique utilise et encourage le podcasting.Ensuite, d’après les témoignages des enseignants, la densité et la potentielle chargeémotionnelle qui peut transparaître dans les notes peuvent davantage inciter à se reporter parla suite aux podcasts. Autre exemple, la philosophie de M. Ferrant (enseignant de psychologiepodcastant quatre enseignements), et qu’il tente donc d’inculquer à ses étudiants, est d’écouteren cours, de minimiser la prise de notes pour mieux assimiler et s’approprier le cours. Puisensuite à « recracher » le cours chez soi et éventuellement recourir aux podcasts.En communication, seulement trois enseignants podcastent. La mise en avant de l’outil estdonc minimisée par rapport à la psychologie. De plus, M. Semprini qui devait podcasterquatre cours a rencontré beaucoup de problèmes avec l’enregistrement, notamment d’arrêtsinopportuns de l’enregistrement. Ces podcasts tronqués peuvent éventuellement être unfacteur de non-utilisation.20Le Khi2 est un indicateur permet d’évaluer le degré de contingence entre les réponses à deux questions. Plusle Khi2 est proche de zéro et plus on peut déduire qu’il existence une relation statistique entre les deuxvariables.
  37. 37. Page 37Voici quelques exemples. La relation entre la Faculté ou l’Institut d’appartenance desétudiants et le taux d’utilisation des podcasts de cours existe donc bien et les hypothèsesémises ne sont que le début d’une piste qui pourrait expliquer cette contingence. Il faudraitalors effectuer de multiples tris croisés pour expliquer les tendances relatives à chaque Facultéou Institut, à mettre ensuite en parallèle avec les témoignages des enseignants.Ensuite, aucun étudiant Erasmus n’ayant répondu au questionnaire, il n’est pas possible devérifier l’existence d’une relation entre le facteur « Erasmus » et l’utilisation des podcasts.Cela pourra éventuellement faire l’objet d’une extension de cette étude.Il est cependant possible de vérifier la relation formation initiale - formation continue etutilisation ;Modalités Utilisent les podcasts N’utilisent pas les podcasts TotalEn formation initiale 56,9% 60,2% 57,5%En formation continue 43,1% 39,8% 42,5%Total 100,0% 100,0% 100,0%Tableau 9 : Tri croisé utilisation des podcasts de cours / type de formation (sur la base des étudiants ayantconnaissance du service à leur disposition)Tableau : % Colonnes. Khi2=0,298 ddl=1 p=0,592 (Peu significatif)La relation avec le type de formation n’est donc pas vérifiée.Modalités Utilisent les podcasts N’utilisent pas les podcasts TotalNon-réponse 0,8% 0% ,6%Expert 5,4% 3,9% 5,1%Bon utilisateur 78,6% 76,6% 78,2%Débutant 15,3% 19,5% 16,1%Je nai jamais utiliséun ordinateur0% 0% 0%Total 100,0% 100,0% 100,0%Tableau 10: Tri croisé utilisation des podcasts de cours / niveau informatique (sur la base des étudiants ayantconnaissance du service à leur disposition)Tableau : % Colonnes. Khi2=1,65 ddl=8 p=0,989 (Val. théoriques < 5 = 9)Enfin, le niveau informatique ne semble pas être un atout ou un frein à l’utilisation despodcasts.
  38. 38. Page 38Les raisons de la non utilisation des podcasts de cours de Lyon 2Modalités Effectifs FréquenceLes notes prises en cours et les polycopiés des enseignants mesuffisent63 51,2%Je ne ressens pas le besoin dutiliser les podcasts 49 39,8%Je nai pas le temps dutiliser des podcasts 41 33,3%Je ne sais pas comment les utiliser 33 26,8%Je ne sais pas où les trouver 27 22,0%Autre(s) raison(s) (dans ce cas, veuillez préciser dans la questionsuivante)24 19,5%Je naime pas le concept de podcast 20 16,3%Je nen ai pas besoin pour rattraper un cours 13 10,6%Total / répondants 123Tableau 11: Raisons de la non utilisation des podcasts de cours (sur la base des étudiants ayant déclarés nepas utiliser de podcasts de cours)21.En plus des raisons présentes dans ce tableau, les réponses libres des étudiants nous apportentd’autres éléments permettant d’expliquer la non utilisation des podcasts par des étudiantsétant informés de ce service.Ainsi, de nombreux étudiants ne savent pas comment accéder aux podcasts qui leurs sontrelatifs ou alors ne peuvent pas y accéder. Ce fait est confirmé par les enseignants, que lesétudiants vont voir lorsqu’ils n’arrivent pas à accéder aux enregistrements, mais aussi par lahotline étudiante. Si celle-ci reçoit peu d’appels relatifs aux podcasts, la plupart concernecependant l’accès aux podcasts.Ensuite, certains étudiants se plaignent de la qualité des podcasts, notamment des images troppetites pour permettre de visionner correctement certains documents présentés par lesenseignants.Enfin, une plainte revient fréquemment, celle des « podcasts qui ne marchent pas ». Cesplaintes étant émises dans les questions ouvertes du questionnaire, les étudiants n’ontcependant pas jugés utiles de développer plus avant les causes motivant ces propos.3.4.5. Des possibilités vraiment exploitées ?3.4.5.1. Des possibilités connues ?Modalités Effectifs FréquenceConnaissent la possibilité d’abonnement 240 47,6%Ne connaissent pas la possibilité d’abonnement 264 52,4%Total 504 100%Tableau 12: Taux de connaissance de la possibilité dabonnement (sur la base des étudiants utilisant lespodcasts de cours)2121 Cf. Annexe 15 : Graphique radar des raisons de la non utilisation des podcasts de cours pour une meilleurevision de ces chiffres.
  39. 39. Page 39Tout d’abord, il apparaît donc que plus de la moitié des étudiants utilisant les podcasts neconnaît pas cette possibilité.Après avoir effectué un tri croisé avec le niveau informatique des étudiants, même s’ilapparaît que les « bons utilisateurs et experts» ont davantage tendance à l’utiliser, il n’est paspossible d’affirmer avec certitude que ce facteur influe sur cette connaissance.De plus, 82 étudiants sur les 504 qui utilisent les podcasts ne connaissent pas la possibilité demobile learning, de transfert sur un appareil mobile que le podcast permet, soit 16,3% d’entreeux.3.4.5.2. L’abonnement, possibilité appréciée ?Modalités Effectifs FréquenceUtilisent l’abonnement 111 46,3%N’utilisent pas l’abonnement 129 53,8%Total 240 100%Tableau 13 : Taux dutilisation de labonnement (sur la base des étudiants utilisant les podcasts etconnaissant cette possibilité).Il apparaît ainsi que parmi les étudiants qui connaissent cette possibilité du podcast, il y a uneproportion relativement équilibrée d’utilisateurs et de non-utilisateurs.Modalités Effectifs FréquenceTrouvent l’abonnement facile 76 67,3%Trouvent l’abonnement complexe 37 32,7%Total 113 100%Tableau 14: Appréciation de la difficulté de la procédure dabonnement (sur la base des étudiants utilisantcette possibilité).Le premier facteur qui pourrait expliquer la non utilisation de l’abonnement peut être le faitque même parmi les étudiants qui utilisent ce mode d’accès, un tiers trouve la procédurecomplexe.ModalitésJen ai utiliséune seule fois(pour tester)Jen utiliseoccasionnellement (une foispar mois)Jen utiliserégulièrement(plus dunefois par mois)Jen utilisefréquemment(plus dune foispar semaine).TotalUtilisentl’abonnement26,5% 38,1% 57,5% 63,9% 46,3%N’utilisent pasl’abonnement73,5% 61,9% 42,5% 36,1% 53,8%Total 100,0% 100,0% 100,0% 100,0% 100,0%Tableau 15: Tri croisé utilisation abonnement / fréquence dutilisation des podcasts de cours (sur la base desétudiants utilisant les podcasts de cours).Tableau : % Colonnes. Khi2=16,2 ddl=3 p=0,001 (Très significatif)
  40. 40. Page 40Ensuite, la fréquence d’utilisation des podcasts apparaît comme un facteur très significatifpour expliquer l’utilisation de l’abonnement. Ainsi, il apparaît que plus un étudiant utilisefréquemment les podcasts et plus il est enclin à recourir à l’abonnement.Une étude parue en 200822avance également d’autres possibles raisons pour expliquer lefaible nombre d’étudiants utilisant l’abonnement ; tout d’abord, une méconnaissance despossibilités des flux RSS en général, ensuite le fait que les étudiants savent quand unenouvelle ressource va être disponible (puisqu’ils ont assisté au cours ou savent l’avoirmanqué). De fait, une des utilités du flux RSS, qui est de prévenir l’usager lors de lapublication d’un nouveau contenu, perd de son essence.L’abonnement ne conserve alors que son caractère d’automatisation. C’est alors que s’ajoutela troisième hypothèse de cette étude, qui est que les étudiants ont conservé une attitude« Web 1.0 », c’est-à-dire l’habitude d’aller vers le contenu et non l’inverse.Modalités Effectifs FréquenceJe télécharge manuellement juste les podcasts qui mintéressent 107 70,4%Je consulte directement les podcasts (en streaming) 53 34,9%Je télécharge manuellement tous les podcasts 18 11,8%Un camarade me donne les podcasts de cours 9 5,9%Autres (Dans ce cas veuillez préciser dans la question suivante) 2 1,3%Total / répondants 152Tableau 16 : Moyen daccès aux podcasts pour les étudiants nutilisant pas labonnement.Le streaming apparaît relativement utilisé car, si on s’en réfère aux réponses libres desétudiants, il a le mérite de ne pas nécessiter des temps de téléchargement parfois longs,notamment pour la vidéo. La consultation directe des podcasts peut également être en partieexpliquée par l’utilisation des salles libre service de l’université ou la fréquentation de cyber-espace par les étudiants n’ayant pas accès à Internet de chez eux.Il faut noter que dans les réponses libres des confusions semblent apparaître entre abonnementet téléchargement ; ainsi, il est difficile de clarifier les usages des étudiants sur la façon dontils accèdent aux podcasts. Une chose demeure également dans les réponses libres, mais aussidans les témoignages des enseignants, c’est que de nombreux étudiants n’arrivent pas àaccéder aux podcasts, par quelque moyen que ce soit, faisant d’eux des non utilisateursd’office.L’abonnement n’est finalement pas aussi exploité que l’on aurait pu le croire, moins de lamoitié des étudiants utilisant des podcasts de cours y ayant recours.22Mark J.W.Lee, Charlynn Miller, Leon Newnham – Podcasting syndication services and university students :Why don’t they subscribe ?
  41. 41. Page 413.4.5.3 L’utilisation en mobilité, mythe ou réalité ?Modalités Effectifs FréquenceUtilisent le transfert sur un appareil mobile 116 23,1%N’utilisent pas le transfert sur un appareil mobile 387 76,9%Total 503 100%Tableau 17 : Taux dutilisation de la possibilité de transfert sur un appareil mobile (sur la base des étudiantsutilisant des podcasts de cours).La possibilité de mobile learning des podcasts est encore moins exploitée, seulement 23,1%des utilisateurs de podcasts ayant répondu l’utiliser.Modalités Effectifs FréquenceJe naime pas consulter les podcasts sur un appareil mobile 155 43,7%Je ne sais pas lutiliser 96 27,0%Je nai pas dappareil mobile permettant cette possibilité detransfert94 26,5%Je ne connais pas cette possibilité 81 22,8%Autres (Dans ce cas, merci de préciser dans la questionsuivante)32 9,0%Total / répondants 355Tableau 18 : Raisons de la non utilisation de possibilité de mobile learning des podcasts de cours (sur la basedes étudiants utilisant des podcasts de cours mais sans mobile learning).Sur les 387 utilisateurs de podcasts de cours, on peut constater que 43,7% déclarent « ne pasaimer consulter les podcasts sur un appareil mobile ». Les réponses nous apportent unéclaircissement ; certains étudiants préfèrent ainsi le confort de visualisation sur leurordinateur. De plus, si certains affirment trouver utile la possibilité d’écouter les podcastspendant le ménage ou dans les transports (par exemple), d’autres ressentent le besoin de seconcentrer sur le contenu du podcast pour l’assimiler ou tout simplement pour compléter leursnotes. L’étude « La baladodiffusion en éducation : mythes et réalités des usages dans uneculture mobile » confirme l’idée de cette nécessité pour beaucoup d’étudiants d’être installéspour écouter un podcast de cours. En effet, à la différence d’un podcast de divertissement,l’étude affirme que l’étudiant a besoin de se trouver dans un espace balisé, en ce sens qu’ilcorrespond au processus d’apprentissage.Ainsi, seulement seize étudiants sur les cinq cent quatre utilisant les podcasts déclarent quec’est avec des appareils mobiles qu’ils utilisent le plus souvent les enregistrements, tandis quela quasi-totalité utilise leur ordinateur comme support principal.
  42. 42. Page 423.4.5.4. Les usages lors de l’écoute ; navigation, recherche et réécouteModalités Effectifs FréquenceLa mise sur pause 477 95,6%Le retour en arrière 420 84,2%Lavance rapide. 186 37,3%Total / répondants 499Tableau 19 : Fonctions utilisées pendant la consultation (sur la base des étudiants utilisant des podcasts decours).Tout d’abord, on peut observer que la mise sur pause et le retour en arrière sont exploités parla grande majorité des étudiants. Concernant « l’avance rapide », on peut craindre uneconfusion de la part des étudiants. En effet, on peut supposer que nombreux sont ceux quil’ont perçu comme « faire défiler le son ou l’image rapidement » alors que le but ici était desavoir si les étudiants « sautaient » des passages entiers du podcast pour accéder uniquementaux informations voulues.Modalités Effectifs FréquenceFacile 171 34,5%Difficile 324 65,5%Total 495 100%Tableau 20: Appréciation de la difficulté à retrouver un passage précis dans un podcast.On peut ici constater un nombre important d’étudiants trouvant difficile de retrouver unpassage précis dans un podcast. Sachant que des podcasts audio et vidéo sont proposés auxétudiants, on peut supposer que la recherche peut-être facilitée lors de l’utilisation d’unpodcast vidéo, grâce au diaporama, au vidéos utilisés par l’enseignant pendant son cours (etencore, tous les enseignants n’en utilisent pas). Cependant la seule solution envisageableserait la mise en place d’un chapitrage. Cependant, cela est très difficilement envisageableavec le système de podcasting de cours à Lyon 2, de par ses aspects généralisé, automatisé etindustrialisé. En effet, cela nécessiterait alors des moyens humains conséquents.Modalités Effectifs FréquenceUne seule fois 307 61,2%Deux fois 151 30,1%Entre trois fois et cinqfois41 8,2%Plus de cinq fois. 3 0,6%Total 502 100%Tableau 21 : Nombre découtes en moyenne pour un podcast utile à létudiant (sur la base des étudiantsutilisateurs de podcasts de cours).Il est intéressant de voir que certains étudiants, même s’ils sont minoritaires, écouteront lecours plusieurs fois. On peut alors supposer que pour eux le podcast prend une valeur dedocument à part entière, d’archive.

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