2010État des rives de la rivière Châteauguay –             Villes de Mercier et Châteauguay                       Regroupe...
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REMERCIEMENTSMerci aux membres de l’ARRC (Les Amis et Riverains de la Rivière Châteauguay) et àl’ensemble de leurs ressour...
Regroupement des Associations Pour la     Protection de l’Environnement des Lacs et     des cours d’eau de l’Estrie et du ...
TABLE DES MATIÈRESRÉSUMÉ                                                                1I.     INTRODUCTION              ...
6. BONNES PRATIQUES CITOYENNES                                                        28     PARTIE II                    ...
1.2.   STABILISER ET REVÉGÉTALISER LE PLUS TÔT POSSIBLE                    1081.3.   PROTÉGER LES TAS DE TERRE EXCAVÉE    ...
LISTE DES FIGURES     Figure 1 :    Vue générale du territoire du bassin versant de la rivière Châteauguay                ...
RésuméRÉSUMÉLa rivière Châteauguay est soumise à de multiples pressions de pollution résultantmajoritairement des activité...
I. Introduction    I. INTRODUCTION         i. MISE EN CONTEXTE    Par le passé, plusieurs études ont été réalisées sur l’é...
1. Introduction   iii. ÉLÉMENTS DU RAPPORTLe présent rapport est divisé en 2 parties :La partie 1 présente d’abord un aper...
PARTIE I
Partie 1                                     1. Aperçu du bassin versant de la rivière Châteauguay1. APERÇU DU BASSIN VERS...
1. Aperçu du bassin versant de la rivière Châteauguay                                        Partie 1    Les diverses util...
Partie 1                                     1. Aperçu du bassin versant de la rivière ChâteauguaySeul le ruisseau Saucier...
1. Aperçu du bassin versant de la rivière Châteauguay                                      Partie 1     La qualité de l’ea...
Partie 1                                     1. Aperçu du bassin versant de la rivière Châteauguayde Châteauguay. C’est au...
2. Processus érosifs, sédiments et qualité de l’eau                                              Partie 1        2. PROCES...
Partie 1                                           2. Processus érosifs, sédiments et qualité de l’eau    2.3. LES SÉDIMEN...
2. Processus érosifs, sédiments et qualité de l’eau                                              Partie 1     Finalement, ...
Partie 1                                        2. Processus érosifs, sédiments et qualité de l’eau    2.5. LES IMPACTS DE...
2. Processus érosifs, sédiments et qualité de l’eau                                        Partie 1         2.6. LES MÉTHO...
Partie 1                                         2. Processus érosifs, sédiments et qualité de l’eauTABLEAU 1 :      MÉTHO...
3. Rives et bande riveraine                                                                       Partie 1     3. RIVES ET...
Partie 1                                                                  3. Rives et bande riveraineUne rive rendue artif...
3. Rives et bande riveraine                                                               Partie 1         3.1. LA RENATUR...
Partie 1                                                               3. Rives et bande riveraineFIGURE 8 : ZONES DE PLAN...
3. Rives et bande riveraine                                                                   Partie 1     Pour renaturali...
Partie 1                                                               3. Rives et bande riveraineTout peut être renatural...
3. Rives et bande riveraine                                                               Partie 1     végétaux, la planif...
Partie 1                                              4. La pollution par les installations septiques4. LA POLLUTION PAR L...
4. La pollution par les installations septiques                                                Partie 1         4.2. OUTIL...
Partie 1                                                              5. Bonnes pratiques agricoles5. BONNES PRATIQUES AGR...
6. Bonnes pratiques citoyennes                                                          Partie 1     6. BONNES PRATIQUES C...
PARTIE II
Partie II                                                   1. Méthodologie et secteurs d’inventaire1. MÉTHODOLOGIE ET SEC...
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2. État des rives et des berges                                                        Partie II     2. ÉTAT DES RIVES ET ...
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État des rives de la  Rivière Châteauguay
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  1. 1. 2010État des rives de la rivière Châteauguay – Villes de Mercier et Châteauguay Regroupement des associations pour la protection de l’environnement des lacs et des cours d’eau de l’Estrie et du haut bassin de la rivière Saint-François
  2. 2. 2010État des rives de la rivière Châteauguay – Villes de Mercier et Châteauguay Regroupement des associations pour la protection de l’environnement des lacs et des cours d’eau de l’Estrie et du haut bassin de la rivière Saint-François
  3. 3. REMERCIEMENTSMerci aux membres de l’ARRC (Les Amis et Riverains de la Rivière Châteauguay) et àl’ensemble de leurs ressources humaines. Nous tenons à remercier particulièrement Mme Marie-Klaudia Dubé, principale instigatrice et guide depuis la source de ce projet. Merci également à M.Clément Beaulieu qui a su nous accompagner grâce à ses connaissances de la rivière Châteauguay etde son milieu environnant.Équipe du RAPPEL : Jonathan Brière et Zachari Jolin, collaborateurs pour le travail de terrain etpour la compilation des données. Cybelle Boucher, Jean-François Denault, Renée Clément, etChantal Vachon de l’équipe administrative. Enfin, merci à Jean-Claude Thibault membre fondateur etmentor actif au sein du RAPPEL.SOUTIEN FINANCIER ET PARTENAIRESFond pour le Développement Régional des Ressources Naturelles du Territoire(FDRRNT) de la Vallée-du-Haut-Saint-Laurent, un programme conjoint de la Conférence régionaledes élus (CRÉ) et de la Commission Régionale sur les Ressources Naturelles et le Territoire(CRRNT) de la Vallée-du-Haut-Saint-Laurent. Merci au coordonnateur de la CRRNT, M. RégentGravel.Ville de ChâteauguayVille de MercierCentre Nautique ChâteauguayHéritage Saint-BernardRÉFÉRENCEDubois M., Martel J.-F. (2010) État des rives de la rivière Châteauguay – Villes de Mercier et Châteauguay.RAPPEL, Sherbrooke, novembre 2010.
  4. 4. Regroupement des Associations Pour la Protection de l’Environnement des Lacs et des cours d’eau de l’Estrie et du haut bassin de la rivière Saint-FrançoisÉTAT DES RIVES DE LA RIVIÈRE CHÂTEAUGUAY – Villes de Mercier et Châteauguay Préparé pour : Les Amis et Riverains de la Rivière Châteauguay par : Maïtée Dubois, M.Sc. Sciences de l’eau Chargée de projet Jean-François Martel, M.Sc. Sciences de l’eau Chargé de projet Jonathan Brière, B.Sc. Écologie Novembre 2010 108 rue Wellington Nord, 3ième étage, Sherbrooke, Québec, J1H 5B8 Tel. : 819.564.9426: Telec. : 819.564.3962 www.rappel.qc.ca
  5. 5. TABLE DES MATIÈRESRÉSUMÉ 1I. INTRODUCTION 2I. MISE EN CONTEXTE 2II. OBJECTIFS DU PROJET 2III. ÉLÉMENTS DU RAPPORT 3PARTIE I 51. APERÇU DU BASSIN VERSANT DE LA RIVIÈRE CHÂTEAUGUAY 71.1. UTILISATION DU SOL ET HYDROGRAPHIE 71.2. QUALITÉ DE L’EAU ET PRESSIONS SUR LE MILIEU AQUATIQUE 92. PROCESSUS ÉROSIFS, SÉDIMENTS ET QUALITÉ DE L’EAU 122.1. LE PHÉNOMÈNE DE L’ÉROSION 122.2. TYPES D’ÉROSION 122.3. LES SÉDIMENTS 132.4. LES FACTEURS INFLUENÇANT L’ÉROSION 132.5. LES IMPACTS DE L’ÉROSION 152.6. LES MÉTHODES DE CONTRÔLE DE L’ÉROSION 163. RIVES ET BANDE RIVERAINE 183.1. LA RENATURALISATION DES RIVES 203.1.1. CRITÈRES POUR UNE BANDE RIVERAINE EFFICACE 203.1.2. L’AMÉNAGEMENT D’UNE BANDE RIVERAINE 213.1.3. MÉTHODES POUR RECRÉER UNE BANDE RIVERAINE 213.2. LA STABILISATION DES RIVES PAR LE GÉNIE VÉGÉTAL 234. LA POLLUTION PAR LES INSTALLATIONS SEPTIQUES : DEVOIRS ETRESPONSABILITÉS 254.1. RÔLE DES CITOYENS ET DES MUNICIPALITÉS 254.2. OUTILS DE VÉRIFICATION ET DE SUIVI DES INSTALLATIONS SEPTIQUES 265. BONNES PRATIQUES AGRICOLES 27 IÉTAT DES RIVES DE LA RIVIÈRE CHÂTEAUGUAY –VILLES DE MERCIER ET CHÂTEAUGUAY
  6. 6. 6. BONNES PRATIQUES CITOYENNES 28 PARTIE II 29 1. MÉTHODOLOGIE ET SECTEURS D’INVENTAIRE DES RIVES 31 2. ÉTAT DES RIVES ET DES BERGES DE LA RIVIÈRE CHÂTEAUGUAY 34 2.1. CATÉGORIES 1 - VILLE DE MERCIER - SECTEUR SUD 34 2.2. CATÉGORIES 1 - VILLE DE MERCIER - SECTEUR NORD 38 2.3. CATÉGORIES 1 - VILLE DE CHÂTEAUGUAY - SECTEUR SUD 41 2.4. CATÉGORIES 1 - VILLE DE CHÂTEAUGUAY - SECTEUR NORD 43 2.5. CATÉGORIES 2 - VILLE DE MERCIER - SECTEUR SUD 49 2.6. CATÉGORIES 2 - VILLE DE MERCIER - SECTEUR NORD 54 2.7. CATÉGORIES 2 - VILLE DE CHÂTEAUGUAY - SECTEUR SUD 57 2.8. CATÉGORIES 2 - VILLE DE CHÂTEAUGUAY - SECTEUR NORD 60 2.9. CATÉGORIES 3 - VILLE DE MERCIER - SECTEUR SUD 64 2.10. CATÉGORIES 3 - VILLE DE MERCIER - SECTEUR NORD 71 2.11. CATÉGORIES 3 - VILLE DE CHÂTEAUGUAY - SECTEUR SUD 78 2.12. CATÉGORIES 3 - VILLE DE CHÂTEAUGUAY - SECTEUR NORD 83 3. AUTRES OBSERVATIONS EN PÉRIPHÉRIE DE LA RIVIÈRE 87 3.1. SECTEUR AGRICOLE 87 3.2. SECTEUR URBAIN 95 3.3. AUTRES CONSTATS 97 4. SOMMAIRE DES CONSTATS DE L’ÉTUDE 98 4.1. LONGUEURS ET POURCENTAGES DE RIVES AFFECTÉES 98 4.2. ÉTAT DU COUVERT VÉGÉTAL 99 4.3. ÉROSION DES BERGES 101 5. RECOMMANDATIONS ET CONCLUSION 102 6. RÉFÉRENCES 103 ANNEXE 1 : MÉTHODES DE CONTRÔLE DE L’ÉROSION 106 1. LES MÉTHODES PRÉVENTIVES ET ANTI-ÉROSIVES 107 1.1. CONSERVER LA VÉGÉTATION AU MAXIMUM 107II ÉTAT DES RIVES LA RIVIÈRE CHÂTEAUGUAY – VILLES DE MERCIER ET CHÂTEAUGUAY
  7. 7. 1.2. STABILISER ET REVÉGÉTALISER LE PLUS TÔT POSSIBLE 1081.3. PROTÉGER LES TAS DE TERRE EXCAVÉE 1101.4. BIEN STABILISER LES VOIES D’ACCÈS LORS D’UN CHANTIER 1111.5. PROFILAGE/RABOTAGE TEMPORAIRE DES PENTES 1111.6. CANAL INTERCEPTEUR ET CANAL DISSIPATEUR 1121.7. GESTION DES EAUX DE RUISSELLEMENT 1132. LES MÉTHODES DE CONTRÔLE DES SÉDIMENTS 1152.1. BARRIÈRE À SÉDIMENTS FINS 1152.2. SEUILS DE RÉTENTION 1162.3. TRAPPE À SÉDIMENTS 1182.4. BASSIN DE SÉDIMENTATION 1192.5. LES FOSSÉS 1202.6. LES FOSSÉS FILTRANTS 1202.7. L’ENTRETIEN DES FOSSÉS – MÉTHODE DU TIERS-INFÉRIEUR 1212.8. L’AMÉNAGEMENT DES PONCEAUX 1223. SOMMAIRE DES MÉTHODES POUR CONTRER L’ÉROSION 123ANNEXE 2 : TECHNIQUES DE GÉNIE VÉGÉTAL 124ANNEXE 3 : POUVOIRS ET RECOURS DES MUNICIPALITÉS EN MATIÈRED’INSTALLATIONS SEPTIQUES 1281. POUVOIRS ET RECOURS EN MATIÈRE D’INSTALLATIONS SEPTIQUES 1291.1. POUVOIR D’INSPECTION GÉNÉRAL 1291.2. RECOURS DE LA MUNICIPALITÉ EN MATIÈRE DE NUISANCES OU D’INSALUBRITÉ 1291.2.1. RECOURS PÉNAL 1291.2.2. RECOURS CIVIL 1291.2.3. RECOURS DES CITOYENS 1302. AUTRES POUVOIRS 1302.1. VIDANGE DES INSTALLATIONS SEPTIQUES 1302.2. PROGRAMME DE RÉHABILITATION DE L’ENVIRONNEMENT 131ANNEXE 4 : PLANS D’AMÉNAGEMENT TYPES POUR LARENATURALISATION DE LA BANDE RIVERAINE 132ANNEXE 5 : NOMBRES D’ARBRES ET D’ARBUSTES NÉCESSAIRES À LAREVÉGÉTALISATION DES SECTIONS 137 IIIÉTAT DES RIVES DE LA RIVIÈRE CHÂTEAUGUAY –VILLES DE MERCIER ET CHÂTEAUGUAY
  8. 8. LISTE DES FIGURES Figure 1 : Vue générale du territoire du bassin versant de la rivière Châteauguay 7 Figure 2 : Utilisation du sol dans le bassin versant de la rivière Châteauguay 8 Figure 3 : Qualité de l’eau à l’embouchure et à la tête des bassin versants des principales rivières du Québec (IQBP7 2000- 2002) 9 Figure 4 : Qualité de l’eau de la rivière Châteauguay et de ses affluents, selon l’IQBP 10 Figure 5 : Types d’érosion engendrés par l’eau 12 Figure 6 : Pertes de sol par l’erosion pour diverses utilisations du sol (tonne de sol par acre par année) 14 Figure 7 : Largeur optimale de la bande riveraine selon diverses fonctions environnementales 19 Figure 8 : Zones de plantation des différentes strates végétales 21 Figure 9 : Disposition des végétaux en quinconce 22 Figure 10 : Cas de plantation dans une rive 23 Figure 11 : Secteurs d’inventaire de la rivière Châteauguay 33 Figure 12 : Localisation des sections - Catégorie 1 - Mercier Sud 34 Figure 13 : Localisation des sections - Catégorie 1 - Mercier nord 38 Figure 14 : Localisation des sections - Catégorie 1 - Châteauguay sud 41 Figure 15 : Localisation des sections - Catégorie 1 - Châteauguay nord 43 Figure 16 : Localisation des sections - Catégorie 2 - Mercier Sud 49 Figure 17 : Localisation des sections - Catégorie 2 - Mercier nord 54 Figure 18 : Localisation des sections - Catégorie 2 - Châteauguay sud 57 Figure 19 : Localisation des sections - Catégorie 2 - Châteauguay nord 60 Figure 20 : Localisation des sections - Catégorie 3 - Mercier Sud 64 Figure 21 : Localisation des sections - Catégorie 3 – Mercier nord 71 Figure 22 : Localisation des sections - Catégorie 3- Châteauguay sud 78 Figure 23 : Localisation des sections - Catégorie 3 - Châteauguay nord 83 Figure 24 : Points d’observations #1 à #6– Mercier sud 87 Figure 25 : Points d’observations #7 à #12 – Zone agricole 90 Figure 26 : Points d’observations #13 à #15 – zone agricole 93 Figure 27 : Points d’observations #16 à #17 – zone urbaine 95 Figure 28 : Aménagement de jardins pluviaux 114 Figure 29 : Réalisation d’un lit de plants de plançons. 125 Figure 30 : Schéma d’un lit de plants de plançons renforcés par des boudins en pied de berge. 126 Figure 31 : Aménagement mixte associant empierrement du pied de la berge et techniques végétales. 127 LISTE DES TABLEAUX Tableau 1 : Méthodes de contrôle de l’érosion et lieux d’application 17 Tableau 2 : Longueur de rive, en kilomètres, et pourcentage par catégorie d’état 98 Tableau 3 : Longueur de rive, en kilomètres, par catégorie d’état du secteur rural et urbain 98 Tableau 4 : Longueur de rive, en kilomètres, par catégorie d’état pour les villes de Châteauguay et de Mercier 99 Tableau 5 : Nombre d’arbustes nécessaires pour revégétaliser les rives des secteurs étudiés (largeur de 10 à 15 mètres) 100 Tableau 6 : Nombre d’arbres nécessaires pour revégétaliser les rives des secteurs étudiés (largeur de 10 à 15 mètres) 100 Tableau 7 : Nombre d’arbustes nécessaires pour revégétaliser les rives des secteurs étudiés (largeur optimale) 101 Tableau 8 : Nombre d’arbres nécessaires pour revégétaliser les rives des secteurs étudiés (largeur optimale) 101 Tableau 9 : Méthodes de couverture et d’engazonnement des sols à nu 108IV ÉTAT DES RIVES LA RIVIÈRE CHÂTEAUGUAY – VILLES DE MERCIER ET CHÂTEAUGUAY
  9. 9. RésuméRÉSUMÉLa rivière Châteauguay est soumise à de multiples pressions de pollution résultantmajoritairement des activités anthropiques gravitant autour de l’agriculture, de l’urbanisation etde l’industrie. Les impacts négatifs en découlant sont bien visibles au niveau de la qualité de l’eaude la rivière, la quatrième rivière la plus détériorée au Québec. La réhabilitation graduelle deson état de santé nécessite un effort global provenant de l’ensemble des intervenants de sonbassin versant qui, collectivement, disposent des forces nécessaires pour stopper sa dégradation,pour neutraliser les actes néfastes et pour agir avec la perspective de changer de pratiques oumieux, d’en adopter de nouvelles qui enclencheront le renversement du processus dedétérioration.Les menaces qui mettent en péril notre ressource Eau sont bien connues. Les solutions s’yrattachant et aptes à les enrayer à la source se définissent selon 4 axes : le contrôle des rejetspolluants, le contrôle de l’érosion et des sédiments, la gestion des eaux de ruissellement etl’intégrité du couvert végétal sur les rives. Préalablement, pour s’assurer que l’application d’unemesure corrective sera véritablement efficace, il est néanmoins fondamental que laproblématique soit adéquatement identifiée et cernée.La présente étude a donc pour but d’établir le portrait actuel de l’état des rives d’une portionde la rivière Châteauguay située sur les territoires des villes de Châteauguay et de Mercier. Plusen détails, les phénomènes érosifs ayant cours sur les berges et l’état du couvert végétal desrives ont été examinés via un inventaire sur le terrain effectué sur un tronçon d’environ 14kilomètres de la rivière, représentant un total de 27,7 kilomètres de rives. L’objectif final,émettre des recommandations, sous forme de priorités d’actions, quant aux interventions àentreprendre à court, moyen et long terme, afin de remédier aux problématiques identifiées.Globalement, les résultats obtenus démontrent que sur l’ensemble du territoire étudié seprésentent :  21 % (5,8 kilomètres) de rives jugés fortement dégradées (Catégorie 1), dont plus de la moitié se trouvent zone urbaine ;  27 % (7,6 kilomètres) de rives considérées moyennement détériorées (Catégorie 2);  52 % (14,3 kilomètres) de rives faiblement ou pas dégradées (Catégorie 3).À court terme, des efforts devront être mis de l’avant au niveau de la revégétalisation des rivesde la rivière Châteauguay. En effet, force est de constater que le couvert végétal des rives deplusieurs sections est de densité insuffisante, voir même complètement absent. Selon la Politiquede protection des rives, du littoral et des plaines inondables (PPRLPI), la rive a une largeur de 10à 15 mètres selon la pente. Afin d’obtenir une rive naturelle végétalisée sur l’ensemble de cettelargeur, il a été estimé qu’un total d’environ 45 500 arbustes et 850 arbres devront être plantés.Toutefois, cette dimension devrait être considérée comme un minimum à atteindre. Ainsi, dansl’optique d’optimiser l’efficacité de la bande riveraine et de lui redonner tous les attributs luipermettant d’assurer pleinement ses rôles, environ 74 000 arbustes et 3 800 arbres devraientêtre plantés au cours des prochaines années et ce, pour accroître la vitalité de la rivière à longterme. 1ÉTAT DES RIVES DE LA RIVIÈRE CHÂTEAUGUAY –VILLES DE MERCIER ET CHÂTEAUGUAY
  10. 10. I. Introduction I. INTRODUCTION i. MISE EN CONTEXTE Par le passé, plusieurs études ont été réalisées sur l’état de la rivière Châteauguay, notamment celles de DESSAU Inc. (1997, 1998), mais n’ont pas eu la portée nécessaire pour engendrer des actions concrètes sur le terrain. L’association Les Amis et Riverains de la Rivière Châteauguay (ARRC) a désiré corriger la situation en s’associant avec le Regroupement des Associations pour la Protection de l’Environnement des Lacs et cours d’eau de l’Estrie et du haut bassin de la rivière Saint-François (RAPPEL) afin de connaître les besoins de la population envers la rivière Châteauguay et les problèmes qu’on y rencontre. La présente étude vise à acquérir des connaissances qui permettront, dans un premier temps, de jeter un constat sur l’état global de la rivière Châteauguay et la qualité de ses berges, et dans un deuxième temps, de mobiliser les forces vives du milieu jusque dans l’action. Pour réaliser ces objectifs, il est primordial d’identifier les causes menant aux effets négatifs subis par la rivière Châteauguay dû à certains utilisateurs de son bassin versant. Par son approche participative et collaboratrice, l’ARRC vise à sensibiliser la communauté riveraine, le monde agricole, les jeunes et le public en général à l’importance de préserver l’intégrité des écosystèmes et des habitats qui composent cette rivière. De plus l’ARRC prévoit faciliter un accompagnement des propriétaires agricoles et riverains dans l’application de meilleures pratiques et la réalisation d’actions concrètes. Finalement, l’ARRC a su créer des partenariats avec plusieurs intervenants, notamment les villes de Châteauguay et de Mercier, afin d’assurer le succès à long terme du projet et ainsi redonner la rivière aux citoyens. ii. OBJECTIFS DU PROJET Le but principal du présent projet est d’identifier les sources d’érosion situées aux abords de la rivière Châteauguay dans le but de faire des recommandations d’aménagement. Plus en détails :  Identifier et caractériser les sites d’érosion présents sur les rives et les berges de la rivière Châteauguay au niveau de son parcours au sein des villes de Mercier et de Châteauguay (section d’environ 14 km sur la rivière) ;  Caractériser l’état général des rives (état de la végétation dans le premier 10 à 15 mètres) ;  Identifier les sites où se trouvent les déchets à ramasser et ceux qui présentent des signes de contamination ;  Proposer des recommandations d’aménagement et identifier la nature des correctifs à apporter selon un code de priorités des interventions de réhabilitation ou de revégétalisation des berges.2 ÉTAT DES RIVES LA RIVIÈRE CHÂTEAUGUAY – VILLES DE MERCIER ET CHÂTEAUGUAY
  11. 11. 1. Introduction iii. ÉLÉMENTS DU RAPPORTLe présent rapport est divisé en 2 parties :La partie 1 présente d’abord un aperçu général de la rivière Châteauguay, de son bassin versantet des sources de pollution qui la menace pour ensuite discuter d’une des causes majeures de ladégradation de nos cours d’eau : l’érosion. Par la suite seront abordées les solutions et outilspour circonscrire certaines sources de pollution soit le contrôle de l’érosion, l’importance dumaintien et de la restauration du couvert végétal des rives et le suivi des installations septiques.Enfin, seront détaillées les bonnes pratiques agricoles et citoyennes à adopter dans uneperspective de conservation de l’intégrité de nos ressources en eau.Or, le premier jalon à poser dans la marche vers l’action réside en l’identification précise desproblématiques. Ainsi, l’action induite par l’émergence de la solution sera véritablement efficace.La partie II du document sera donc consacrée au vif du portrait de l’état des rives de la rivièreChâteauguay, entre les villes de Mercier et de Châteauguay. Les sections caractérisées sontcatégorisées selon un ordre de problématique rencontrée tout en étant accompagnées dephotographies et de recommandations de mesures d’actions spécifiques à chacune. D’autresobservations, effectuées en périphérie de la rivière, tant dans la portion agricole que dans laportion urbaine, sont par la suite rapportées. Finalement, des recommandations évoquant lesactions à prioriser ont été élaboré en regard des problématiques soulevées ainsi que dans uneperspective de protection globale de la rivière et de son bassin versant. 3ÉTAT DES RIVES DE LA RIVIÈRE CHÂTEAUGUAY –VILLES DE MERCIER ET CHÂTEAUGUAY
  12. 12. PARTIE I
  13. 13. Partie 1 1. Aperçu du bassin versant de la rivière Châteauguay1. APERÇU DU BASSIN VERSANT DE LA RIVIÈRE CHÂTEAUGUAY 1.1. UTILISATION DU SOL ET HYDROGRAPHIELe territoire drainé par le bassin versant de la rivière Châteauguay s’étend sur 2543 km2, desÉtats-Unis vers le Québec et plus précisément à partir de l’état de New York, vers les basses-terres du Saint-Laurent. La rivière Châteauguay prend sa source dans le Upper ChateauguayLake (NY), au pied des monts Adirondacks, et finit par se déverser dans le Lac Saint-Louis, sur larive sud du fleuve Saint-Laurent. Plus de la moitié (57%) de son bassin versant se trouve enréalité en sol québécois. Lac Saint-Louis Rivière Châteauguay Monts AdirondacksFIGURE 1 : VUE GÉNÉRALE DU TERRITOIRE DU BASSIN VERSANT DE LA RIVIÈRE CHÂTEAUGUAY(Google Earth, 2010) 7ÉTAT DES RIVES DE LA RIVIÈRE CHÂTEAUGUAY –VILLES DE MERCIER ET CHÂTEAUGUAY
  14. 14. 1. Aperçu du bassin versant de la rivière Châteauguay Partie 1 Les diverses utilisations du sol prenant place sur le territoire que parcourent les eaux de la rivière définissent la nature physico-chimique des eaux de cette dernière. En d’autres mots, les activités humaines, les forêts et les milieux humides se retrouvant entre autres sur son bassin versant, donneront la véritable couleur à la rivière. La Figure 2 présente les principales catégories d’utilisation du sol retrouvées dans le bassin versant de la rivière Châteauguay ainsi que les proportions s’y rattachant (États-Unis et Québec confondus)(Simoneau, 2007). L’agriculture occupe la majeure partie des terres adjacentes à la rivière et à ses affluents, soit 60% du total du bassin versant. En considérant uniquement la portion québécoise de la rivière, l’agriculture y augmente à 72% d’occupation du sol. Dans le domaine, les données du plus récent portrait de la rivière, effectué en 2001-2004, démontraient que ce sont les cultures à grandes interlignes qui dominaient, en étant pratiquées sur 69% des terres agricoles. De plus, le cheptel animal évoluant sur le territoire et à 75% constitué de bovins, était évalué à près de 40 000 têtes (Simoneau, 2007). Utilisation du sol du bassin versant 4% 3% Agriculture Forêt 33% 60% Zones urbaines Eau /milieux humides FIGURE 2 : UTILISATION DU SOL DANS LE BASSIN VERSANT DE LA RIVIÈRE CHÂTEAUGUAY Les six principaux tributaires drainant 64% de la partie québécoise du bassin versant de la Châteauguay sont les rivières suivantes (par ordre d’importance de superficie drainée) (SCABRIC, 2007) :  des Anglais (28 %);  Trout (17 %);  Aux Outardes (9 %);  Esturgeon (4 %);  Hinchinbrooke (4 %);  des Fèves (2 %). Parmi les 45 autres affluents répertoriés qui cheminent en direction de la rivière en territoire québécois, 7 parcourent les secteurs des villes de Châteauguay et de Mercier, soit les ruisseaux :  Saucier; Barette; Grand Tronc; Rose-Dulude; Dorais; Mercier; Salaberry;8 ÉTAT DES RIVES LA RIVIÈRE CHÂTEAUGUAY – VILLES DE MERCIER ET CHÂTEAUGUAY
  15. 15. Partie 1 1. Aperçu du bassin versant de la rivière ChâteauguaySeul le ruisseau Saucier traverse Châteauguay alors que les 6 autres sillonnent la ville deMercier. 1.2. QUALITÉ DE L’EAU ET PRESSIONS SUR LE MILIEU AQUATIQUELa rivière Châteauguay se classe parmi les 5 rivières les plus détériorées au Québec de par sespiètres résultats de la qualité de ses eaux, via le calcul de l’IQBP (Indice de qualitébactériologique et physico-chimique) à son embouchure (entre 2000 et 2002, Figure 4). Lesparamètres qui semblent affecter davantage la qualité de ses eaux sont les matières ensuspension et la turbidité, puis le phosphore total et la chlorophylle a (qui donne une indicationde la biomasse algale) (MDDEP, 2010).FIGURE 3 : QUALITÉ DE L’EAU À L’EMBOUCHURE ET À LA TÊTE DES BASSIN VERSANTS DESPRINCIPALES RIVIÈRES DU QUÉBEC (IQBP7 2000-2002) 9ÉTAT DES RIVES DE LA RIVIÈRE CHÂTEAUGUAY –VILLES DE MERCIER ET CHÂTEAUGUAY
  16. 16. 1. Aperçu du bassin versant de la rivière Châteauguay Partie 1 La qualité de l’eau de la rivière Châteauguay, plutôt bonne à la frontière américaine, se dégrade graduellement tout au long de son parcours jusqu’à son embouchure dans le lac Saint-Louis. La situation se détériore particulièrement entre Ormstown et l’embouchure, au fur et à mesure que s’intensifient les productions des cultures de type grand interligne. La rivière reçoit en effet des eaux de mauvaise qualité en provenance des rivières des Anglais, des Fèves et de l’Esturgeon qui suralimentent la rivière Châteauguay en éléments nutritifs tout en y acheminant quantité de matières en suspension. FIGURE 4 : QUALITÉ DE L’EAU DE LA RIVIÈRE CHÂTEAUGUAY ET DE SES AFFLUENTS, SELON L’IQBP © Gouvernement du Québec, 2006 (Simoneau, 2007). Globalement, les résultats montrent que les sources de pollution de la rivière Châteauguay sont largement imputables aux activités agricoles et aux résidus d’origine urbaine, alors qu’on a de plus mis en évidence la présence de substances toxiques provenant des rejets industriels et des pratiques agricoles. En effet, des traces de substances toxiques ont été détectées notamment en aval de la municipalité de Huntingdon, et, dans une moindre mesure, en aval de Sainte-Martine et10 ÉTAT DES RIVES LA RIVIÈRE CHÂTEAUGUAY – VILLES DE MERCIER ET CHÂTEAUGUAY
  17. 17. Partie 1 1. Aperçu du bassin versant de la rivière Châteauguayde Châteauguay. C’est aussi le cas des eaux de la rivière de l’Esturgeon qui ont montré laprésence d’un insecticide (le DDT). Cette dernière est également affectée par des contaminantsorganiques pouvant être associés à deux sources potentielles, soit le site de déchets dangereuxmis en place suite à la contamination de l’aquifère dans le cas des lagunes de Mercier entre 1968et 1972 ou encore, à une usine du secteur chimique. D’autre part, la rivière aux Fèves semblecontenir des eaux transportant des concentrations non-négligeables de pesticides reliés à laculture du maïs. Ces derniers ont également été mesurés plus en aval, soit à l’embouchure de larivière Châteauguay (MDDEP, 2000; 2010a).Bref, les grandes pressions qui s’exercent sur la rivière et qui sont susceptibles d’en altérer laqualité des eaux sont principalement :  les eaux usées déversées par les municipalités ;  le milieu industriel, dont les secteurs sont représentés en majorité par le secteur agroalimentaire, puis par la métallurgie et la transformation des métaux, la chimie, les produits de béton et les textiles;  l’agriculture, notamment au niveau des cultures à grandes interlignes pour lesquelles on utilise souvent de fortes quantités de fertilisants et de pesticides.Par ailleurs, le dernier bilan effectué il y a quinze ans (en 1995), faisait état que 25 industriespotentiellement polluantes était installées dans le bassin versant de la rivière Châteauguay.Malheureusement, Simoneau (2007) notait également que, comme partout au Québec, la naturede la composition chimique des effluents industriels n’est que peu ou pas documentée.En ce qui a trait à la faune piscicole, 34 espèces de poissons ont été recensées au sein de larivière Châteauguay entre les environs d’Huntingdon et le lac St-Louis ainsi que dans l’un de sesaffluents, la rivière Trout. Parmi les plus intéressantes au niveau de la pêche sportive, peuventnotamment être citées l’achigan, l’anguille d’Amérique la barbotte brune, le doré jaune, le grandbrochet, le meunier noir, la perchaude et le maskinongé. Il est à noter qu’en 1993, les espècesdites intolérantes à la pollution étaient présentes à toutes les stations de la rivière Châteauguay,ce qui était un bon point (MDDEP, 2010b). Il serait néanmoins important de refaire l’exercice decapture d’ici les prochaines années, puisque 20 ans plus tard, les conditions du milieu ontprobablement changé, occasionnant assurément des effets sur les communautés aquatiquesactuelles. On pourrait ainsi mettre en lumière le sens actuel de l’évolution de la rivièreChâteauguay. Sa santé s’améliore-t-elle ou se détériore-t-elle ? 11ÉTAT DES RIVES DE LA RIVIÈRE CHÂTEAUGUAY –VILLES DE MERCIER ET CHÂTEAUGUAY
  18. 18. 2. Processus érosifs, sédiments et qualité de l’eau Partie 1 2. PROCESSUS ÉROSIFS, SÉDIMENTS ET QUALITÉ DE L’EAU 2.1. LE PHÉNOMÈNE DE L’ÉROSION Parmi les multiples causes favorisant la dégradation de la qualité de l’eau, l’érosion, bien que fréquemment sous estimée, compte parmi l’une des plus importantes. L’érosion est un mécanisme où les particules du sol sont détachées et déplacées de leur point d’origine. Au Québec, le principal élément déclencheur de l’érosion est l’eau, bien que le vent constitue un vecteur non négligeable. À cet effet, l’eau agit à deux niveaux dans le processus d’érosion. La première action de l’eau se produit lors des précipitations sous forme de pluie. Les gouttes d’eau tombent sur le sol et déstabilisent la structure de ce dernier. Le second processus est lié au détachement et au transport des sédiments par l’eau. Les forts débits d’eau arracheront les particules de sol pour les acheminer vers le plan d’eau. Le processus érosif sera amplifié par l’augmentation de la vitesse d’écoulement ainsi que par la charge en particules des eaux de ruissellement. 2.2. TYPES D’ÉROSION Érosion par la pluie Déplacement des particules par les gouttes de pluie. Érosion en nappes Érosion par la pluie L’enlèvement uniforme de sol sans qu’il y ait des canaux de ruissellement visibles. Érosion en nappes Érosion en rigoles Enlèvement du sol avec formation de ruissellement Érosion par rigoles et ravinement concentré créant de petits canaux. Érosion en ravins (ravinement) Concentration du ruissellement dans des canaux Érosion de la berge ©USEPA, 2007 préférentiels qui se creusent. Érosion de la berge Écoulement de l’eau qui érode les berges instables. FIGURE 5 : TYPES D’ÉROSION ENGENDRÉS PAR L’EAU12 ÉTAT DES RIVES LA RIVIÈRE CHÂTEAUGUAY – VILLES DE MERCIER ET CHÂTEAUGUAY
  19. 19. Partie 1 2. Processus érosifs, sédiments et qualité de l’eau 2.3. LES SÉDIMENTSLes sédiments qui résultent des processus érosifs sont un mélange departicules de différentes grosseurs détachées de leur point d’origine,transportées, puis déposées dans un autre lieu. Lorsque transportéspar l’eau, les sédiments seront déplacés plus ou moins loin selon leurtaille. Ainsi, les graviers et sables tendront à s’arrêter près de leurpoint d’origine alors que les sédiments plus fins (argiles, matièresorganiques) demeureront davantage longtemps en suspension dansl’eau pour aller se déposer plus loin. En conséquence, il en résulterainévitablement l’envasement des plans d’eau et des ruisseaux. Aussi,de par leur nature de contaminants, les sédiments peuvent agir dedifférentes manières sur la vie aquatique, c’est-à-dire sur les plantesaquatiques, les invertébrés et les poissons. Les sédiments peuventégalement être porteurs de polluants tels que les nutriments(phosphore, azote) et les métaux traces. Ainsi, la santé globale des lacs, rivières et cours d’eauest fortement influencée par les apports en sédiments en provenance de leurs bassins versantspuisqu’ils sont à même de contribuer à la diminution de la qualité de leurs eaux et à altérer l’étatactuel de leurs écosystèmes. Particule de sol Érosion par l’eau Transport Dépôt Sédiment 2.4. LES FACTEURS INFLUENÇANT L’ÉROSIONOn considère généralement que l’érosion des sols est conditionnée par quatre principauxfacteurs soit : la topographie du bassin versant, le type de sol en place, la quantité et l’intensitédes précipitations ainsi que l’utilisation du sol.Premièrement, la pente du terrain, qui est fonction de sa topographie, influence la rapidité àlaquelle l’eau s’écoule vers les ruisseaux et le lac. Cette accélération des eaux de ruissellementaura pour effet d’arracher les particules de sol et de les entraîner sur de longues distances. Il estimportant d’ajouter que la longueur de la pente et son inclinaison influencent la vitessed’écoulement des eaux de surface et l’augmentation du potentiel érosif. Il faudra doncconsidérer de minimiser la perturbation des sols situés en pentes plus fortes.En second lieu, le type de sol aura assurément un effet sur les taux d’érosion, soit sa texture, sastructure, le contenu en matière organique, sa perméabilité et sa compaction. Plus le sol estriche en limon et en sable fin, plus il risquera de s’éroder facilement. Les sols d’argile pure nes’érodent pas aussi aisément, mais une fois atteints leur structure est fragilisée.Ensuite, la fréquence, la quantité et l’intensité des précipitations ont un effet sur le débit d’eau etl’augmentation de l’érosion des rives et des sols mis à nu. En plus d’augmenter l’érosion, lesdébits d’eau importants favorisent le transport des sédiments vers les cours d’eau. 13ÉTAT DES RIVES DE LA RIVIÈRE CHÂTEAUGUAY –VILLES DE MERCIER ET CHÂTEAUGUAY
  20. 20. 2. Processus érosifs, sédiments et qualité de l’eau Partie 1 Finalement, l’utilisation du sol influence grandement la capacité de l’eau à arracher et transporter les particules de sol. Des sols mis à nu (dont la végétation a été retranchée) sont effectivement plus vulnérables à l’érosion qu’une terre en friche ou qu’un milieu boisé. À titre d’exemple, les sites de construction, si non protégés, peuvent s’éroder à des taux environ 100 fois plus élevés que les taux d’érosion de base généralement retrouvés en milieu naturel (CSQA, 2010). En plus de retenir les particules de sol, la végétation intercepte une partie des précipitations, ce qui diminue le volume d’eau de surface total acheminé dans le réseau de drainage et dans le réseau hydrographique. Cette eau sera utilisée par la végétation ou s’évaporera. À l’opposé, les zones urbanisées où l’on retrouve beaucoup de surfaces imperméables (béton, asphalte) favorisent une augmentation du ruissellement des eaux de surface et de la vitesse d’écoulement et n’offrent aucune filtration avant l’arrivée aux cours d’eau. Enfin, les champs en culture voient, chaque année une partie de leur sol arable emportée avec l’eau. Le travail du sol, les labours et les pratiques culturales rendent le sol plus susceptible à l’érosion. Les cultures à grandes interlignes telles que la culture du maïs, de la pomme de terre, des légumes et du soya génèrent des sols particulièrement à risque vis-à-vis de l’érosion. En revanche, les sols sur lesquels sont implantés des cultures fourragères tels que blé, orge et avoine, sont davantage protégés contre l’érosion. La figure suivante présente des chiffres concernant les pertes de sol par érosion en regard des différentes utilisations du sol. Sol nu (sites de construction) t Terre en culture (grand interligne) Pâturage t ©USEPA, 2007 Forêt t t FIGURE 6 : PERTES DE SOL PAR L’EROSION POUR DIVERSES UTILISATIONS DU SOL (TONNE DE SOL PAR ACRE PAR ANNÉE)14 ÉTAT DES RIVES LA RIVIÈRE CHÂTEAUGUAY – VILLES DE MERCIER ET CHÂTEAUGUAY
  21. 21. Partie 1 2. Processus érosifs, sédiments et qualité de l’eau 2.5. LES IMPACTS DE L ’ÉROSIONLargement méconnus et trop souvent sous-estimés, les impacts néfastes de l’érosion sontpourtant multiples. Sur le plan environnemental, ce sont nos ressources en eau qui en subissentles conséquences. En effet, les apports en sédiments vers les écosystèmes aquatiquesprovoquent entre autres:  la diminution de la qualité de l’eau (augmentation des matières en suspension et diminution de la clarté);  la diminution de la qualité de la pêche, par l’altération des communautés de poissons (destruction des zones de reproduction (frayères), blocage des branchies, réchauffement de l’eau);  l’enrichissement en nutriments et l’établissement de conditions favorables à la croissance des algues et cyanobactéries;  la stimulation de la prolifération des plantes aquatiques (littoral vaseux et riche en matières organiques);  l’accumulation de contaminants toxiques;  le vieillissement prématuré des plans d’eau.Les utilisateurs des rivières et plans d’eau (riverains, pêcheurs, plaisanciers, etc.) peuventtémoigner que ces conséquences environnementales sont bel et bien réelles. Des changementsimportants au niveau des milieux aquatiques peuvent se produire à l’intérieur de quelquesdizaines d’années.L’érosion a de plus des répercussions sur le plan économique et social. Des conséquences queles villes riveraines ont tout intérêt à prendre en considération. Mentionnons notamment :  la diminution de la valeur foncière des résidences riveraines via la dégradation de la qualité de l’eau;  la diminution des retombées économiques reliées aux usages récréotouristiques  Baisse de l’achalandage des campings, des plages;  Décroissance de l’intérêt qu’offre le secteur pour la villégiature;  l’augmentation des coûts d’entretien du réseau routier  Blocage des ponceaux et du réseau d’égout pluvial;  Envasement des fossés, déchaussement des chemins;  l’augmentation des coûts du traitement de l’eau potable;  l’augmentation des risques d’inondation (colmatage des rivières);Finalement, les agriculteurs et les forestiers ne sont pas épargnés par les impacts économiquesde l’érosion. Ces derniers sont affectés entre autres par :  la perte de sol fertile dans les activités agricoles;  les particules les plus fines et les plus riches sont emportées par l’eau;  le déchaussement des chemins d’accès forestier;  le blocage des ponceaux et l’entretien des chemins. 15ÉTAT DES RIVES DE LA RIVIÈRE CHÂTEAUGUAY –VILLES DE MERCIER ET CHÂTEAUGUAY
  22. 22. 2. Processus érosifs, sédiments et qualité de l’eau Partie 1 2.6. LES MÉTHODES DE CONTRÔLE DE L’ÉROSION Puisque la qualité des lacs et des cours d’eau est intimement reliée à la manière dont on agit sur le territoire drainé par ceux-ci (bassins versants), l’on se doit d’agir afin de minimiser la disponibilité des particules se dirigeant plus en aval. Ainsi, on pourrait visualiser la gestion de l’érosion comme une série de mesures qui visent à contrôler les différentes étapes que franchit une particule de sol soumise aux processus érosifs, ce, à partir de son lieu d’origine (contrôle de l’érosion) et de manière à limiter son déplacement vers les plans d’eau une fois délogée (contrôle des sédiments). Dans les pages qui suivent seront discutées dans un premier temps, les mesures préventives et anti-érosives. Il s’agit de techniques simples qui limitent l’érosion à la source. Ensuite, seront détaillées les mesures de contrôle du transport des sédiments qui nécessitent, pour certaines, davantage de temps et d’argent. Enfin, puisque le réseau de chemins et de fossés fait partie intégrante du réseau hydrographique, seront expliquées la manière d’entretenir les fossés dans les règles de l’art ainsi que la manière d’aménager les ponceaux, le tout, dans la perspective de minimiser l’érosion. Il convient de mentionner ici que dans certains cas, tels que dans des fortes pentes, là où des problématiques majeures d’érosion sont présentes ou lorsque des techniques de stabilisation par génie végétal s’appliquent, il sera nécessaire de consulter un spécialiste en matière de gestion de l’érosion. Ce dernier vous guidera dans le choix de la méthode la plus appropriée au site, puis dans la façon de la mettre en place correctement. Le tableau 1 présente les différentes méthodes de contrôle de l’érosion ainsi que les lieux où ces dernières sont le plus susceptibles d’être appliquées. Davantage de détails sur les méthodes sont présentés à l’Annexe 1.16 ÉTAT DES RIVES LA RIVIÈRE CHÂTEAUGUAY – VILLES DE MERCIER ET CHÂTEAUGUAY
  23. 23. Partie 1 2. Processus érosifs, sédiments et qualité de l’eauTABLEAU 1 : MÉTHODES DE CONTRÔLE DE L’ÉROSION ET LIEUX D’APPLICATION Méthodes préventives et anti-érosives Lieu dapplication Conserver la végétation Partout Protéger les tas de terre excavée Partout Stabiliser les voies daccès Partout Stabiliser et revégétaliser le plus tôt possible Partout Canal intercepteur Chantier, avant une pente Canal dissipateur Chantier, dans une pente Gestion des eaux de ruissellement Partout Méthodes de contrôle des sédiments Lieu dapplication Barrière à sédiments Chantier Bande végétale filtrante Talus, rive, chantier Trappe à sédiments Chantier, fossé Bassin de sédimentation Fossé Digue de rétention (berme) Fossé avec pente Fossé filtrant Fossé Méthodes daménagement et dentretien Lieu dapplication Technique du tiers-inférieur Fossé Aménagement dun ponceau Ponceau 17ÉTAT DES RIVES DE LA RIVIÈRE CHÂTEAUGUAY –VILLES DE MERCIER ET CHÂTEAUGUAY
  24. 24. 3. Rives et bande riveraine Partie 1 3. RIVES ET BANDE RIVERAINE Selon la Politique de la protection des rives, du littoral et de la plaine inondable du gouvernement du Québec (PPRLPI), la rive est légalement définie comme la partie du milieu terrestre attenant à un lac ou à un cours deau. La rive assure la transition entre le milieu aquatique et le milieu strictement terrestre. Elle implique le maintien dune bande de protection de 10 ou 15 mètres de largeur sur le périmètre des lacs et cours deau. La rive est mesurée en partant de la ligne des hautes eaux vers lintérieur des terres (MEF, 2002). Selon cette politique, la largeur de la rive à protéger le long de tous les cours d’eau correspond horizontalement à 10 mètres minimum, si la pente est inférieure à 30% avec un talus de moins de 5 mètres, et, 15 mètres minimum, si la pente est supérieure à 30% incluant un talus de plus de 5 mètres. Cette largeur de protection n’est toutefois pas applicable en milieu agricole où la l’intégrité de la bande riveraine doit être maintenue sur une largeur de 3 mètres seulement. À cet effet, la PPRLPI stipule que la culture du sol à des fins dexploitation agricole est permise conditionnellement à la conservation d’une bande minimale de végétation de 3 mètres dont la largeur est mesurée à partir de la ligne des hautes eaux; de plus, sil y a présence d’un talus et que le haut de celui-ci se situe à une distance inférieure à 3 mètres à partir de la ligne des hautes eaux, la largeur de la bande de végétation à conserver doit inclure un minimum dun mètre sur le haut du talus. Cette politique indique donc un cadre normatif minimal pour le milieu agricole. Elle nexclut cependant pas la possibilité pour les différentes autorités gouvernementales et municipales concernées, dans le cadre de leurs compétences respectives, dadopter des mesures de protection supplémentaires pour répondre à des situations particulières. C’est notamment le cas de la MRC de Nicolet-Yamaska qui a instauré en ce sens un règlement de protection des principaux affluents parcourant son territoire. En effet, cette dernière a édicté que la bande de protection riveraine imposée soit de 10 mètres, et en milieu urbain, et en milieu agricole. Plusieurs municipalités québécoises ont par ailleurs émis des règlements portant sur la renaturalisation obligatoire de la bande riveraine le long des lacs, rivières et cours d’eau sur une largeur définie allant généralement de 5 à 10 mètres, soit en prohibant tout contrôle de la végétation dans cette zone (coupe de gazon ou d’arbres) et allant jusqu’à donner le devoir au riverain de reboiser une rive dénaturée à l’aide d’espèces végétales indigènes. Ainsi, le couvert végétal de la rive revêt une grande importance dans la préservation de la qualité des eaux. Par sa présence, la bande riveraine joue plusieurs rôles essentiels que le RAPPEL a historiquement désignés comme étant les 4F, soit :  Freiner les sédiments en ralentissant les eaux de ruissellement et en prévenant l’érosion;  Filtrer les polluants en absorbant les nutriments prévenant ainsi la prolifération des végétaux aquatiques;  RaFraîchir l’eau en fournissant de l’ombre ;  Favoriser la faune et la flore en fournissant un milieu corridor propice à leur nutrition et à leur reproduction.18 ÉTAT DES RIVES LA RIVIÈRE CHÂTEAUGUAY – VILLES DE MERCIER ET CHÂTEAUGUAY
  25. 25. Partie 1 3. Rives et bande riveraineUne rive rendue artificielle par la coupe du gazon, par la coupe d’arbres ou par toute autreintervention humaine peut difficilement remplir ces rôles et renforce de plus les processusérosifs. D’autre part, l’absence de végétation entraîne souvent l’érosion des rives car le réseauracinaire des végétaux n’y étant pas pour maintenir le sol en place, la berge s’en trouvedavantage fragile et instable.Enfin, il va sans dire que plus la largeur de la bande riveraine est importante, plus grande est sonefficacité dans le maintien de la qualité de l’eau. La figure suivante présente les largeurs optimalesde la bande riveraine en regard des divers rôles environnementaux qui lui sont attribuée. Schultz et al., 2000FIGURE 7 : LARGEUR OPTIMALE DE LA BANDE RIVERAINE SELON DIVERSES FONCTIONSENVIRONNEMENTALES 19ÉTAT DES RIVES DE LA RIVIÈRE CHÂTEAUGUAY –VILLES DE MERCIER ET CHÂTEAUGUAY
  26. 26. 3. Rives et bande riveraine Partie 1 3.1. LA RENATURALISATION DES RIVES Les habitudes urbaines et les modèles culturels d’aménagement ont tôt fait de perturber toute cette beauté millénaire qui nous a tant séduits et attirés sur ses bords. Ainsi, malheureusement, la plupart des humains ne se contentent pas de faire leur nid en s’insérant respectueusement dans cet environnement si convoité. Il leur faut transformer un peu, mais parfois beaucoup pour satisfaire leur besoin de confort en reproduisant des modèles inspirés de l’aménagement urbain. Par conséquent, l’intégrité de la végétation des rives s’en est trouvée affectée sous le prétexte d’avoir une vue imprenable sur l’eau. 3.1.1. CRITÈRES POUR UNE BANDE RIVERAINE EFFICACE Une bande riveraine efficace doit être la plus large possible et comporter les trois strates de végétation : les arbres, les arbustes et les herbacées. De plus, les espèces sélectionnées doivent être indigènes, cest-à-dire que ce sont des végétaux que l’on peut retrouver de manière naturelle dans la région. Ce point est important puisque les végétaux indigènes sont adaptés aux conditions climatiques et ne nécessiteront pas de soins particuliers pour croître. Il est à noter qu’aucun engrais, compost ou poudre d’os ne devrait être ajouté au sol. Plus en détails : Les arbres :  À planter sur le replat et le haut de talus d’une rive (dans les pentes faibles) ;  Planter à une distance de 4 à 5 mètres les uns par rapport aux autres;  Leurs racines profondes filtrent l’eau d’écoulements souterrains qui se déversent au plan d’eau;  Leur grand déploiement et dimension créent de l’ombrage Les arbustes :  À planter en bas de talus et sur le replat;  Planter à une distance de 0,5 à 1 mètre pour les petits arbustes et pour stabiliser efficacement ou à 2 à 3 mètres d’intervalle pour les plus grands arbustes;  Leur système racinaire diffus stabilise les pentes;  À planter en grand nombre. Les herbacées et graminées :  À planter sur le bas du talus et le replat, plus près des résidences pour mieux apprécier leurs couleurs.  Leurs racines fibreuses et peu profondes assimilent les nutriments et retiennent les sédiments.20 ÉTAT DES RIVES LA RIVIÈRE CHÂTEAUGUAY – VILLES DE MERCIER ET CHÂTEAUGUAY
  27. 27. Partie 1 3. Rives et bande riveraineFIGURE 8 : ZONES DE PLANTATION DES DIFFÉRENTES STRATES VÉGÉTALES 3.1.2. L’AMÉNAGEMENT D’UNE BANDE RIVERAINELa renaturalisation de la bande riveraine le long de tous les cours d’eau, qu’ils soient àécoulement permanent ou intermittent, est essentielle pour préserver la santé du réseauhydrographique dans sa globalité au niveau écosystémique et pour pouvoir profiter encorelongtemps d’une eau de qualité.L’aménagement de la rive par le biais de plantations nécessite néanmoins une phase de sélectiondes végétaux afin que la finalité soit un succès à long terme. Il est à mentionner ici que le siteinternet de la FIHOQ (Fédération interdisciplinaire de l’horticulture ornementale du Québec)est la meilleure source d’information au niveau des espèces végétales indigènes bien adaptéesaux plantations en rive. Ce site imagé permet de trouver des idées tant au niveau des arbres quedes arbustes, des vivaces, des graminées, des plantes grimpantes et des fougères en permettantdes recherches par des critères tels que la hauteur, l’humidité et l’ensoleillement requis,l’efficacité en stabilisation, etc. [En ligne : http://www.fihoq.qc.ca/html/recherche.php] 3.1.3. MÉTHODES POUR RECRÉER UNE BANDE RIVERAINEPour recréer la bande riveraine, deux options s’offrent : 1) Cesser la tonte de la pelouse et de laisser la nature faire son œuvre. La végétation indigène s’implantera peu à peu dans les années suivantes; 2) Accélérer le processus en faisant des plantations. 21ÉTAT DES RIVES DE LA RIVIÈRE CHÂTEAUGUAY –VILLES DE MERCIER ET CHÂTEAUGUAY
  28. 28. 3. Rives et bande riveraine Partie 1 Pour renaturaliser étape par étape et accroître les chances de réussite de la plantation de la bande riveraine, il suffit de :  Déterminer d’abord si des zones de la rive ou de la berge présentent des signes d’érosion ou sont à risque (pentes fortes, action des glaces, des vents) : o Dans les cas d’érosion ou de pentes fortes, des techniques de stabilisation telles que le génie végétal peuvent être davantage appropriées qu’une simple plantation. En cas de doute, l’avis d’un spécialiste est recommandé.  Faire un croquis du terrain et y localiser : la maison, le patio, le jardin, la fosse septique, l’accès à l’eau (d’une largeur maximale de 5 mètres);  Déterminer où débute la rive (ligne des hautes eaux) ;  Déterminer les caractéristiques et l’humidité du sol;  Identifier les zones de soleil et d’ombre;  Déterminer les zones où l’arrêt de tonte serait envisageable et y laisser la nature suivre son cours;  Identifier les zones où des plantations seraient requises;  Choisir des espèces végétales indigènes qui conviennent aux caractéristiques du terrain;  Planter en disposant les végétaux en quinconce (en W);  Disposer un peu de paillis autour des plants. FIGURE 9 : DISPOSITION DES VÉGÉTAUX EN QUINCONCE22 ÉTAT DES RIVES LA RIVIÈRE CHÂTEAUGUAY – VILLES DE MERCIER ET CHÂTEAUGUAY
  29. 29. Partie 1 3. Rives et bande riveraineTout peut être renaturalisé : un enrochement (A), une rive exposée aux vagues (B), un muret(C), une pelouse (D). A) B) C) D)FIGURE 10 : CAS DE PLANTATION DANS UNE RIVE 3.2. LA STABILISATION DES RIVES PAR LE GÉNIE VÉGÉTALLes méthodes issues du génie végétal s’appliquent à de nombreuses situations et permettent lerétablissement végétal des pentes abruptes ou des sites fortement érodés. Ces techniques serévèlent comme des alternatives solides en regard des méthodes mécaniques traditionnelles destabilisation des rives. La fonction première du génie végétal est en effet de stabiliser une zoneriveraine soumise à une érosion sévère tout en comportant également plusieurs avantagesautant pour la durée de vie et l’adaptabilité des aménagements (aux mouvements du sol,courants et vagues), que pour l’écologie qu’elles favorisent grandement. La végétation riverainejoue un rôle essentiel sur le freinage du courant lorsque les écoulements de crue rencontrentles berges. Les vitesses ainsi diminuées dans les zones d’écoulement fluvial, on amenuise donc lesrisques d’érosion et de dommages plus en aval (Adam et al., 2008).La possibilité d’utiliser le génie végétal devrait être évaluée en premier ressort dans le cadre dela restauration des portions de berges plus sérieusement affectées de la rivière. En effet, lestechniques mécaniques habituelles donnent lieu à des ouvrages dont le sol a été remanié etstérilisé favorisant ainsi l’implantation d’espèces invasives ou rudérales indésirables.« Indéniablement, en ne permettant pas le retour d’un couvert végétal diversifié composéd’essences indigènes adaptées, les ouvrages classiques de génie civil participent au netappauvrissement biologique du milieu et relèvent, d’un point de vue strictementmorphodynamique, des travaux de chenalisation. » (Adam et al., 2008). Néanmoins, réitéronsque, considérant la diversité des techniques issues du génie végétal ainsi que la variété des 23ÉTAT DES RIVES DE LA RIVIÈRE CHÂTEAUGUAY –VILLES DE MERCIER ET CHÂTEAUGUAY
  30. 30. 3. Rives et bande riveraine Partie 1 végétaux, la planification des travaux ainsi que leur exécution doivent être faits avec l’aide d’un spécialiste. Parmi les techniques typiquement végétales on peut citer entre autres l’utilisation de fagots, de fascines d’hélophytes, de fascines de saules, de matelas de branches et de lits de plançons. Bien sûr, selon les conditions et contraintes des sites d’interventions, l’association de différentes techniques végétales devient fort profitable. Par ailleurs, les techniques mixtes unissant le génie civil au génie végétal permettent de redresser des situations particulières telles qu’une forte artificialisation antérieure du milieu, ou encore, des zones où l’écoulement des eaux est rapide engendrant ainsi de fortes pressions d’arrachement sur la berge. L’Annexe 2 présente différents schémas de stabilisation illustrant l’utilisation de quelques techniques du génie végétal.24 ÉTAT DES RIVES LA RIVIÈRE CHÂTEAUGUAY – VILLES DE MERCIER ET CHÂTEAUGUAY
  31. 31. Partie 1 4. La pollution par les installations septiques4. LA POLLUTION PAR LES INSTALLATIONS SEPTIQUES : DEVOIRS ET RESPONSABILITÉSLe phosphore provient de multiples sources telles que les activités domestiques, agricoles etindustrielles tout en incluant, le traitement des eaux usées. En effet, il est maintenant reconnudans le monde scientifique que les installations septiques génèrent des apports en phosphorenon-négligeables vers les milieux aquatiques, et ce, d’autant plus si elles sont déficientes ou nonconformes aux normes. Les dispositifs d’évacuation et de traitement des eaux usées ont unimpact sur l’environnement selon les caractéristiques des sols et du site d’emplacement, lescaractéristiques des équipements installés, leur âge, leur emplacement par rapport au plan d’eauou au cours d’eau, le respect des normes qui étaient en vigueur au moment de leur installationet la mise en application des recommandations relatives à leur utilisation et à leur entretien. Ledegré d’ampleur des impacts sur l’environnement variera en fonction de la performance desinstallations et il convient donc de se préoccuper de l’état de celles-ci. 4.1. RÔLE DES CITOYENS ET DES MUNICIPALITÉSHistoriquement, les systèmes prenant en charge le traitement des eaux usées provenant desrésidences isolées ont été conçus dans l’optique d’effectuer un traitement bactérien des eaux,ce, essentiellement afin de protéger la santé publique. Depuis les années 70, les eaux uséestraitées de façon inadéquate et déversées dans les plans d’eau sont considérées comme unesource de pollution qui met à risque l’intégrité des écosystèmes aquatiques. Ces dernièrespeuvent également être à l’origine de contaminations bactériennes des eaux souterraines ou despuits. Les riverains ont donc une responsabilité de premier ordre quant au fait de s’assurer queleur installation septique ne pollue pas ou qu’elle ne constitue pas une nuisance pourl’environnement.Par ailleurs, depuis le 12 août 1981, les municipalités sont responsables d’exécuter et de faireexécuter le Règlement sur l’évacuation et le traitement des eaux usées des résidences isolées(Q-2, r.8). À cet effet, les municipalités doivent statuer sur les demandes de permis soumises etdélivrer le permis requis en vertu de l’article 4 du Règlement lorsqu’un projet prévoit undispositif de traitement et d’évacuation des eaux usées conforme au Règlement. Unemunicipalité ne peut donc délivrer le permis de construction si le dispositif prévu n’est pasconforme au Q-2, r.8.De plus, étant responsables de l’application du Q-2, r.8 les municipalités doivent par conséquentprendre les moyens qui s’imposent pour faire cesser les nuisances ou les causes d’insalubritéconformément à l’article 3 du Règlement et à la Loi sur les compétences municipales.L’Annexe 2 présente les pouvoirs et recours des municipalités en matière d’installationsseptiques notamment au niveau de l’inspection et des mises en demeure, selon le MAMROT. Enligne :[http://www.mamrot.gouv.qc.ca/publications/muni_expr/2007/MX2007_No4_role_pouvoirs_fosses_septiques.asp] 25ÉTAT DES RIVES DE LA RIVIÈRE CHÂTEAUGUAY –VILLES DE MERCIER ET CHÂTEAUGUAY
  32. 32. 4. La pollution par les installations septiques Partie 1 4.2. OUTILS DE VÉRIFICATION ET DE SUIVI DES INSTALLATIONS SEPTIQUES La caractérisation des installations septiques sur un territoire peut s’avérer un travail ardu, d’une part pour avoir un inventaire complet des systèmes et d’autre part, pour mettre en lumière d’éventuel troubles au niveau du fonctionnement de ceux-ci et qui pourraient avoir des répercussions sur l’environnement. Une procédure permettant de classifier les dispositifs de traitement des eaux usées des résidences isolées en fonction de leur degré d’impact sur l’environnement a été élaborée par le ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs (MDDEP). Principalement, cette classification se base sur l’emplacement du dispositif par rapport au plan d’eau et sur la nature du terrain récepteur. Le Guide de réalisation d’un relevé sanitaire des dispositifs d’évacuation et de traitement des eaux usées des résidences isolées situées en bordure des lacs et cours d’eau détaille les données nécessaires à acquérir pour assurer une évaluation efficace des systèmes, puis pour en déterminer le potentiel de contamination vers le réseau hydrographique. [En ligne : http://www.mddep.gouv.qc.ca/eau/eco_aqua/cyanobacteries/guide_releve.pdf] Puisque l’application du Règlement est confiée aux municipalités, celles-ci devraient, en plus de délivrer les permis, s’assurer que les dispositifs de traitement soient conformes au Q-2, r.8 en effectuant, entre autres, le suivi des conditions d’exploitation exigées par celui-ci. Or, ce suivi peut s’avérer difficilement réalisable par les municipalités qui ne disposent pas d’outils informatiques appropriés. C’est la raison pour laquelle le ministère du Développement durable, de lEnvironnement et des Parcs (MDDEP) a rendu disponible, sur son site Web, la base de données SOITEAU (Suivi des ouvrages individuels de traitement des eaux usées), qui peut être téléchargée gratuitement par les municipalités. Cette base de données permet de gérer électroniquement les données relatives aux résidences isolées pour faciliter les interventions de suivi. [En ligne : http://www.mddep.gouv.qc.ca/eau/eaux-usees/fiche-soiteau.pdf]26 ÉTAT DES RIVES LA RIVIÈRE CHÂTEAUGUAY – VILLES DE MERCIER ET CHÂTEAUGUAY
  33. 33. Partie 1 5. Bonnes pratiques agricoles5. BONNES PRATIQUES AGRICOLESLa qualité de l’eau et la gestion des sols en milieu agricole sont intimement reliés. D’une part, enlimitant au maximum l’érosion des sols, l’agriculteur conservera son sol fertile chez lui, ce quiaura un effet direct sur la réduction de la pollution des eaux de surface ruisselant sur ses terres.Le travail minimal du sol, le travail sans labour (semis direct) et la culture sur billons sont parmiles techniques utilisées pour conserver au mieux les sols. On prône également l’intégration deplantes couvertures qui permettront de maintenir l’intégrité du sol et de limiter la perted’éléments fertilisants sur les terres exemptes de cultures en croissance. La rotation descultures est aussi une pratique de base pour prévenir l’érosion, améliorer la fertilité du sol etréduire l’utilisation des pesticides. L’accès des animaux aux cours d’eau doit également êtrelimité par l’installation de clôtures et d’abreuvoirs. Le système de drainage des terres estimportant à examiner en vue d’y créer des voies d’eaux enherbées et d’y installer des systèmesd’avaloirs qui réduiront les sédiments transportés plus en aval.La gestion intelligente des fertilisants permettra de répondre aux besoins des cultures demanière optimale tout en évitant que des surplus ne soient entraînés vers les cours d’eau. Enfin,la réduction de l’usage des pesticides par alternance avec d’autres moyens de lutte est préconisé(MAPAQ, 2005; 2010).Le gouvernement du Québec est d’ailleurs allé de l’avant en favorisant l’accès à ces mesures auxagriculteurs en compensant financièrement les travaux reliés, par exemple, à l’installationd’ouvrages de stockage des fumiers et d’abreuvoirs, à l’établissement d’une bande riveraine, etc.Aussi, des plans d’accompagnement agroenvironnemental de même que des diagnostics fermepar ferme sont d’autres ressources disponibles effectuées en partenariat avec les clubs-conseilsen agroenvironnement. Dans les faits, le programme Prime-Vert du MAPAQ peut financer jusqu’à90% de toute action d’un entrepreneur agricole visant la réduction de la pollution diffuse etl’amélioration de la qualité de l’eau.Dans le même ordre d’idées, mentionnons que la rivière Esturgeon (à 80% agricole), dontl’embouchure se trouve à Ste-Martine, est actuellement le siège de la réalisation d’un projetdémarré en 2007 et qui cible des changements de pratiques culturales en milieu agricole ayantdes effets profitables sur la réduction de la pollution diffuse de l’eau. On cible entre autres lesproblèmes d’érosion, notamment par la stabilisation des berges, la restauration des bandesriveraines et l’aménagement de haies brise-vents. On mise également sur l’apprentissage etl’adoption de meilleures pratiques agricoles en regard de la protection des eaux de surface.De telles initiatives et projets sont absolument indispensables pour la santé de la rivièreChâteauguay. Il est donc fondamental que ce genre d’actions s’étende à l’ensemble de sesprincipaux affluents. Le soutien financier et technique étant disponible, il s’agit simplementd’amorcer les démarches pour en bénéficier. 27ÉTAT DES RIVES DE LA RIVIÈRE CHÂTEAUGUAY –VILLES DE MERCIER ET CHÂTEAUGUAY
  34. 34. 6. Bonnes pratiques citoyennes Partie 1 6. BONNES PRATIQUES CITOYENNES Dans un contexte de bassin versant, l’usage de fertilisants et de pesticides pour obtenir une pelouse plus verte que verte ou une plate-bande des plus fleuries mérite un questionnement de fond sur les besoins réels du citoyen urbain face à ses impacts sur son environnement naturel. Des municipalités ont, en ce sens, pris conscience des répercussions de telles pratiques et ont adopté des règlements abolissant l’utilisation à des fins esthétiques de ces substances nocives pour les milieux aquatiques. Or, chaque citoyen est responsable de chacun de ses gestes au quotidien. Plusieurs actions doivent donc être entreprises non seulement par les riverains, mais également par les autres citoyens sur l’ensemble du bassin versant, telles que :  Rapporter les atteintes à l’environnement aux responsables municipaux et aux gestionnaires;  Recouvrir de végétation les structures artificielles;  Utiliser des produits sans phosphate et biodégradables;  Conserver la bande riveraine intacte et revégétaliser au besoin (10-15 mètres de la rive de toute rivière ou ruisseau);  Entretenir les plates-bandes et pelouses sans pesticides ni fertilisants;  Entretenir son installation septique;  Conserver au maximum la végétation naturelle.28 ÉTAT DES RIVES LA RIVIÈRE CHÂTEAUGUAY – VILLES DE MERCIER ET CHÂTEAUGUAY
  35. 35. PARTIE II
  36. 36. Partie II 1. Méthodologie et secteurs d’inventaire1. MÉTHODOLOGIE ET SECTEURS D’INVENTAIRE DES RIVESL’étude des berges de la rivière Châteauguay a été réalisée entre le 12 et le 15 juillet 2010inclusivement. L’inventaire s’est limité à la portion de rivière sillonnant le territoire des villes deChâteauguay et de Mercier, soit un parcours d’environ 14 kilomètres. Des observations visuellesde l’état des berges de la rivière, via une embarcation, ont permis de délimiter des sections derives aux caractéristiques homogènes. Les principaux éléments utilisés pour caractériser lessections ont été :  Densité, type et largeur du couvert végétal ;  Pente et hauteur du talus ;  Présence d’un ouvrage de protection (muret, enrochement, digue, ...) ;  Présence et type d’érosion ;  Utilisation du sol.La délimitation des sections a été effectuée sur le terrain à l’aide d’un GPS Garmin 60 Cx. Deplus, des photographies de chaque section caractérisée ont été prises.Afin de simplifier la terminologie utilisée pour la localisation des sections, les termes « Rivedroite (D) » et « Rive gauche (G) » ont été utilisés dans le présent rapport. Il est à noter queceux-ci sont déterminés en regardant dans le sens de l’écoulement de la rivière (vers l’aval), soiten direction du lac St-Louis (vers le nord).L’analyse et la comparaison des données obtenues a permis d’attribuer une catégorie à chacunedes sections homogènes identifiées. Cette cote traduit la préséance des différentes sectionssous divers critères d’intégrité des sols, de couvert végétal et des besoins d’ingérences selon lacapacité de résistance ou de résilience du milieu.Une échelle numérale trichotomique subdivise les sections en trois types de niveaux deproblématiques soit une catégorie 1, qui expose une prépondérance dans la réfection, à lacatégorie 3 qui décrit un milieu stable et dont les interventions, si nécessaire selon cas, ne sontpas jugées prioritaires.Plus en détails, un code de priorité à trois paliers a été utilisé afin de hiérarchiser les pointsinventoriés, soit :  Catégorie 1 : désigne les sections moyennement à fortement dégradées (présence d’érosion et/ou insuffisance marquée de végétation) où des mesures correctives doivent être entreprises dans les meilleurs délais et/ou nécessitent une intervention et un suivi immédiat;  Catégorie 2 : associée aux sites faiblement à moyennement dégradés (peu d’érosion et/ou insuffisance de végétation) où des aménagements ou actions spécifiques sont recommandées à court ou moyen terme ;  Catégorie 3 : désigne les sections aucunement ou faiblement dégradées (léger manque de végétation) où des interventions, si nécessaire selon cas, sont souhaitables à moyen ou long terme. 31ÉTAT DES RIVES DE LA RIVIÈRE CHÂTEAUGUAY –VILLES DE MERCIER ET CHÂTEAUGUAY
  37. 37. 1. Méthodologie et secteurs d’inventaire Partie II Les sites identifiés lors de l’inventaire ont été cartographiés à l’aide du logiciel ArcGIS version 9.2. L’ensemble des cartes ont été projetées en utilisant le système géographique de référence NAD 1983 avec une projection MTM fuseau 8. Les données des fichiers numériques matriciels licenciés du secteur proviennent du gouvernement du Québec. Afin de faciliter la présentation des résultats d’inventaire, le territoire étudié a été sous-divisé en quatre secteurs, soit :  Ville de Mercier - secteur sud;  Ville de Mercier - secteur nord;  Ville de Châteauguay - secteur sud;  Ville de Châteauguay - secteur nord; La localisation de ces différents secteurs d’inventaire est présentée à la figure 11. Il est important de noter que les secteurs « ville de Mercier - secteur sud » et « ville de Mercier - secteur nord » incluent également une partie du territoire de la ville de Châteauguay. En effet, au sud du pont des Bourdon, la rivière Châteauguay fait office de limite administrative séparant les villes de Châteauguay et Mercier. La rive « droite » de ces deux secteurs fait donc partie intégrante du territoire de la ville de Mercier alors que la rive « gauche » est incluse dans le territoire de la ville de Châteauguay. D’autre part, les secteurs « ville de Châteauguay - secteur sud » et « ville de Châteauguay - secteur nord » font entièrement partie du territoire de la ville de Châteauguay. De ce fait, le secteur étudié se retrouve donc inclus à 75 % sur le territoire de la ville de Châteauguay et à 25 % sur le territoire de la ville de Mercier. Une autre particularité importante à mentionner ici est le changement drastique dans l’utilisation du sol qui s’effectue au centre du tronçon de rivière étudiée. En effet, les 2 secteurs « ville de Mercier » nord et sud, localisés au sud du pont des Bourdon, sont en zone rurale (agricole et villégiature-résidentielle), alors que les secteurs « ville de Châteauguay », situés au nord du pont des Bourdon, sont essentiellement en zone urbaine. En plus de l’étude des rives de la rivière, un regard sommaire a été porté sur le bassin versant de la rivière Châteauguay, les 16 et 17 septembre 2010. Encore ici, les observations se sont limitées aux territoires des villes de Mercier et de Châteauguay. Des constats ponctuels ont été effectués en parcourant le réseau routier adjacent à la rivière, en traversant quelques affluents, cours d’eau et chantiers de construction et ce, en milieu agricole et en milieu urbain.32 ÉTAT DES RIVES LA RIVIÈRE CHÂTEAUGUAY – VILLES DE MERCIER ET CHÂTEAUGUAY
  38. 38. Partie II 1. Méthodologie et secteurs d’inventaire Ville de Châteauguay Section nord Ville de Châteauguay Section sud Ville de Mercier Section nord Ville Ville de Mercier Section sudFIGURE 11 : SECTEURS D’INVENTAIRE DE LA RIVIÈRE CHÂTEAUGUAY 33ÉTAT DES RIVES DE LA RIVIÈRE CHÂTEAUGUAY –VILLES DE MERCIER ET CHÂTEAUGUAY
  39. 39. 2. État des rives et des berges Partie II 2. ÉTAT DES RIVES ET DES BERGES DE LA RIVIÈRE CHÂTEAUGUAY Les sections suivantes rapportent les descriptions des sections de rives caractérisées tout en détaillant les recommandations spécifiques qui leur sont associées. Les sections désignées de catégorie 1 sont tout d’abord présentées pour enchainer avec les catégories 2 et 3 respectivement. Pour chaque catégorie, on présente les 4 grands secteurs étudiés de la rivière en débutant par l’amont et en cheminant vers l’aval. 2.1. CATÉGORIES 1 - VILLE DE MERCIER - SECTEUR SUD FIGURE 12 : LOCALISATION DES SECTIONS - CATÉGORIE 1 - MERCIER SUD34 ÉTAT DES RIVES DE LA RIVIÈRE CHÂTEAUGUAY – VILLES DE MERCIER ET CHÂTEAUGUAY
  40. 40. Partie II 2. État des rives et des berges G-8 G-11SectionDescription Talus d’environ 3 mètres, en pente forte, composé d’herbacées diverses La bande riveraine est composée presqu’uniquement d’herbacées sur une tandis que le replat est engazonné sur son entièreté. La berge montre des largeur inférieure à 3 mètres. signes d’affaissement notoires. Le replat et le haut de la pente devraient être végétalisés avec les différentes Revégétaliser la rive sur une largeur minimale de 10 mètres à l’aide d’arbres etRec. strates végétales alors que la berge devrait être stabilisée à l’aide d’une d’arbustes. plantation dense d’arbustes. Voir Plan d’aménagement à l’Annexe 4. G-12 G-14Section Une partie de la section est bien boisée tandis que la seconde présente un La berge présente un talus abrupt recouvert d’herbacées. Le haut du talusDescription talus instable et faiblement végétalisé. Une section d’environ dix mètres n’est que partiellement végétalisé et du sol à nu est visible. Bien que quelques entièrement gazonnée s’ouvre sur la rivière. Terrain de pente forte s’étendant arbres soient présents sur la rive, le gazon domine largement. Finalement, des sur plus de quinze mètres avec quelques dalles de béton disparates en bordure tas de résidus végétaux sont entreposés sur la rive. de la rivière. Reprofiler légèrement et stabiliser le bas de la berge à l’aide d’une plantation Stabiliser le talus en ensemençant les parties à nu et en y plantant desRec. dense d’arbustes et d’un ensemencement. Revégétaliser sur au moins dix arbustes. mètres tout en réduisant l’ouverture sur la rivière à un maximum de 5 mètres. 35 ÉTAT DES RIVES DE LA RIVIÈRE CHÂTEAUGUAY - VILLES DE MERCIER ET DE CHÂTEAUGUAY
  41. 41. Partie II 2. État des rives et des berges G-17 G-18Section Terrain en pente abrupte dont le haut du talus est partiellement recouvert de Talus d’une hauteur moyenne d’environ six mètres et de pente forte suivi d’unDescription gazon. Le talus de la berge est constitué d’herbacées sur environ trois mètres chemin sur le replat et d’un deuxième talus de six mètres grimpant jusqu’au de largeur. On retrouve un chemin sur un replat situé au milieu de la pente, champ. La strate herbacée s’étend sur tout le talus hormis une portion (sentier). La berge est rocailleuse. arbustive restreinte. Reboiser densément le talus de la berge à l’aide d’arbustes. Arrêter la tonte du Revégétaliser toute la pente avec différentes espèces de la strate arbustive, etRec. gazon dans le haut du talus et reboiser avec des arbres. Voir Plan ce, des deux bords du chemin. d’aménagement à l’Annexe 4. G-28 G-29SectionDescription Terrain privé constitué d’un talus de pente forte, constante, entièrement Terrain privé constitué d’un talus de pente forte, constante, entièrement gazonné ou parsemé d’herbacées. gazonné ou parsemé d’herbacées. Cesser tout type de contrôle de la végétation, et ce, sur une distance minimale Cesser tout type de contrôle de la végétation, et ce, sur une distance minimaleRec. de 15 mètres. Revégétaliser en priorisant l’utilisation d’arbustes et planter de de 15 mètres. Revégétaliser en priorisant l’utilisation d’arbustes. manière serrée au bas de la berge. Voir Plan d’aménagement à l’Annexe 4. 36 ÉTAT DES RIVES DE LA RIVIÈRE CHÂTEAUGUAY - VILLES DE MERCIER ET DE CHÂTEAUGUAY
  42. 42. Partie II 2. État des rives et des berges G-32 D-5Section La talus de la rive a une hauteur supérieure à 7 mètres et présente un fort Talus de trois mètres de haut recouvert d’herbacées, suivi d’un replat où l’onDescription couvert herbacé diversifié. On remarque cependant une pente très forte retrouve quelques arbres puis d’une pente entièrement gazonnée. Érosion susceptible à l’érosion ainsi que quelques glissements de terrain dans le bas du talus sur une hauteur d’environ quarante centimètres sur toute antérieurement survenus. Les arbustes et les arbres sont très peu présents la longueur de la berge. dans le talus. Plantation récente de plusieurs arbres sur le replat. Stabiliser le pied de la berge à l’aide de boudins de fascines solidement ancrés. Procéder à une plantation massive d’arbustes, notamment dans les zone oùRec. Revégétaliser en choisissant des espèces végétales arbustives. des signes de décrochement sont présents ainsi que dans le bas du talus. D-13 D-15Section Talus en pente faible recouvert de gazon sur son entièreté hormis quelquesDescription endroits complètement dénudés. Des zones de sol à nu sont clairement La berge et la rive ne sont recouvertes que d’herbacées de faible hauteur. visibles étant donné la faible densité du couvert herbacé. On retrouve toutefois quelques arbres sur le haut du talus. Une revégétalisation adéquate sur l’ensemble de la berge est à prioriser ainsi Revégétaliser l’ensemble de la rive sur une profondeur minimale de 10 mètresRec. qu’une réduction de l’ouverture du terrain sur la rivière à un maximum de 5 à l’aide d’arbustes et d’arbres. mètres. 37 ÉTAT DES RIVES DE LA RIVIÈRE CHÂTEAUGUAY - VILLES DE MERCIER ET DE CHÂTEAUGUAY
  43. 43. 2. État des rives et des berges Partie II 2.2. CATÉGORIES 1 - VILLE DE MERCIER - SECTEUR NORD FIGURE 13 : LOCALISATION DES SECTIONS - CATÉGORIE 1 - MERCIER NORD38 ÉTAT DES RIVES DE LA RIVIÈRE CHÂTEAUGUAY – VILLES DE MERCIER ET CHÂTEAUGUAY

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