La valeur commercial du bim

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  • 1. RapportSmartMarketEntreprise partenaire premièreAssociations partenairesObtenir des résultatsen matière demodélisation desdonnées d’unbâtiment (BIM) auRoyaume-Uni,en France et enAllemagneLa valeurcommercialedu BIMen EuropeAssociations partenaires premièresétablir des personnes, des projets et des produits
  • 2. McGraw-Hill ConstructionPrésidentKeith FoxVice-président,développement de produitKathryn E. CassinoMcGraw-Hill ConstructionAlliances, recherches etméthodes analytiquesVice-président, planification globaleet développement commercialHarvey M. Bernstein, F. ASCE, LEED APDirecteur senior, rechercheet méthodes analytiquesBurleigh MortonDirecteur, partenariats et alliancesJohn GudgelDirecteur, contenu écologique etcommunications de rechercheMichele A. Russo, LEED APLa reproduction ou la distribution detoutes informations contenues auxprésentes ne peut être accordée quepar contrat ou sous la forme d’unepermission écrite accordée parMcGraw-Hill Construction.Copyright © 2010McGraw-Hill ConstructionTOUS DROITS RÉSERVÉSLa valeur commerciale duBIM en EuropeRapport SmartMarketRédacteur en chefHarvey M. Bernstein, F.ASCE, LEED APConseiller éditorial—BIMStephen A. Jones, Directeur seniorDirecteur éditorialJohn E. Gudgel, PME, MPMDirecteur artistique senior du groupeFrancesca MessinaDirecteur artistique collaborateurDonald PartykaDirecteur de la productionAlison LorenzCollaborateurs éditoriauxBruce BuckleyEnver FitchDonna Laquidara-Carr, LEED APDirecteur de projet en rechercheDana Gilmore, MRA, PRCPour de plus amples informationsconcernant ce rapport SmartMarketou tout autre rapport de lasérie, veuillez contacter :McGraw-Hill ConstructionResearch & Analytics34 Crosby Drive, Suite 201Bedford, MA 01730+1-800-591-4462MHC_Analytics@mcgraw-hill.com■ Informations sur le secteur de la conception et de la constructionRapportSmartMarketÀ propos de McGraw-HillConstructionMcGraw-Hill Construction (MHC) faitpartie des entreprises McGraw-Hill ets’efforce d’établir des liens entre despersonnes, des projets et des produitsau sein du secteur de la conceptionet de la construction, répondant auxbesoins de propriétaires, d’architectes,d’ingénieurs, d’entrepreneursgénéraux, de sous-traitants, de fabri-cants de matériaux de construction, defournisseurs, de revendeurs, de dis-tributeurs et de marchés voisins.MHC est une source fiable depuisplus d’un siècle et demeure le leader enAmérique du Nord en matière de ser-vices de construction, d’informationssur les projets et les produits, deplans et de spécifications, de nou-velles portant sur le secteur, d’étudesde marché et de tendances et prévi-sions concernant le secteur. Depuisquelques années, MHC est égalementdevenu un leader du secteur dans lesdomaines essentiels de la durabilité etde l’interopérabilité.MHC offre de nombreux outils, desapplications et des ressources sur sup-port papier, en ligne ou par le biaisd’événements qui, intégrés dans ledéroulement des opérations de nosclients, leur fournissent les informa-tions et les renseignements dont ils ontbesoin pour devenir plus productifs,plus compétitifs et avoir davantage desuccès.Soutenu par la force de Dodge,Sweets, Architectural Record,Engineering News-Record (ENR),GreenSource et de 11 publicationsrégionales, McGraw-Hill Constructiondessert plus de un million de clients ausein du secteur mondial de la construc-tion évalué à 5,6 trillions de dollars US.Pour plus d’information, veuillezconsulter www.construction.com.
  • 3. Harvey M. Bernstein, F.ASCE,LEED AP est un leader dansle secteur de l’ingénierie et dela construction depuis plus de30 ans. Il est actuellement encharge d’un groupe de rechercheet d’analyse pour MHC, qui com-prend notamment des initiativesde direction dans les domaines del’architecture durable, du BIM, del’interopérabilité et des marchésd’innovation et de construc-tion mondiale. M. Bernstein futauparavant le président et direc-teur général de la Civil Engineer-ing Research Foundation. Il estactuellement un des membres duconseil consultatif de la PrincetonUniversity Civil and Environ-mental Engineering AdvisoryCouncil ainsi qu’un professeurinvité auprès de la University ofReading’s School of ConstructionManagement and Engineering enAngleterre. M. Bernstein possèdeun M.B.A. du Loyola College, et unM.S. en ingénierie de l’universitéde Princeton ainsi qu’un B.S. eningénierie civile du New JerseyInstitute of Technology.Stephen A. Jones dirige lesinitiatives de MHC en matièrede BIM, d’interopérabilité et delivraison intégrée de projet ainsique le développement d’allianceavec des entreprises majeuresdans le domaine de la technologieet du contenu. Avant de rejoindrel’équipe de MHC, M. Jones étaitvice-président chez PrimaveraSystems, un des leaders mondiauxdans le domaine des logicielsde la gestion de projet. Avantcela, il a passé 19 ans dans despostes de création, de marketinget de gestion auprès de cabinetsd’architecture. Plus récemment, ila été un des directeurs et membredu conseil d’administration deBurt Hill, un des plus gros cabi-nets mondiaux d’architecture etd’ingénierie. M. Jones possèdeun MBA de l’université Whartonet un B.A. de l’université JohnsHopkins.John E. Gudgel est responsablede la gestion des relations deMcGraw-Hill Construction avecles associations nationales etrégionales. Il offre également unleadership éclairé sur des sujetsportant sur la technologie de laconstruction, gérant les RapportsSmartMarket de MHC sur le BIMet sur l’interopérabilité. Il possèdeplus de 17 années d’expériencedans le domaine de la gestionde projet technologique pourles secteurs de l’informatiqueet des télécommunications. M.Gudgel possède un M.S. en com-merce électronique de la GeorgeMason University ainsi qu’unM.S. en télécommunications de laUniversity of Colorado et un B.S.en ingénierie géologique de laColorado School of Mines. McGraw-Hill Construction   1  www.construction.com Rapport SmartMarketLa Modélisation des données d’unbâtiment ou Building Information Mod-eling (BIM) est l’un des aspects les plusvisibles d’un changement profond etfondamental transformant rapidement le sect-eur de la construction sur le plan mondial.Depuis des siècles, nous avons utilisé dessymboles représentés sur papier (ex. : dessinset descriptions) comme moyens principauxpour présenter et communiquer une idée dedesign à l’intention d’un client, lors d’un appeld’offres, lors d’un approvisionnement, aucours d’une fabrication, d’une construction etd’une installation. Ces abstractions ne possè-dent pas d’intelligence naturelle et exigentdonc une interprétation humaine (ex. : lire)ainsi qu’une manipulation (devis quantitatifs,annotations) afin de pouvoir leur donner unesignification et une valeur. Tous les autressecteurs majeurs faisant largement appelau capital et à la connaissance (production,finance, etc.) sont depuis longtemps passésà des environnements riches en données quipermettent une conception virtuelle et auto-matisée, une analyse, de la fabrication et dela communication. Et tous ces secteurs ontrécolté les fruits d’une meilleure productivité,d’une plus grande précision, d’un niveau dequalité supérieur et d’une plus grande sécuritédes travailleurs.L’adoption et la mise en place croissantepartout dans le monde du BIM du fait de sapuissante modélisation à base de données,de sa représentation, de son analyse et de sescapacités de simulation indiquent le débutd’une transition vers une infrastructure inté-grée d’informations numériques qui finira parrévolutionner presque toutes les facettes dusecteur de la construction.Ce Rapport SmartMarket présente lesconclusions d’une étude conduite en 2010 surla manière dont les architectes, les ingénieurset les entrepreneurs en Europe occiden-tale (dans le cadre de ce rapport, il s’agit duRoyaume-Uni, de la France et de l’Allemagne)adoptent, mettent en place et bénéficientdes avantages du BIM. Ce rapport apporteégalement des éléments de comparaison parrapport aux conclusions d’une étude analogueconduite auprès d’entreprises nord-améri-caines en 2009 et qui fut publiée comme unRapport SmartMarket de McGraw-Hill,intitulé : << The Business Value of BIM : GettingBuilding Information Modeling to the BottomLine >>. L’étude conduite en 2010 révèle à lafois des ressemblances et des différencesconcernant le BIM en Europe occidentale eten Amérique du Nord. Par exemple, même sil’adoption du BIM, c’est-à-dire le pourcentaged’entreprises indiquant une utilisation du BIM,est actuellement plus élevé en Amérique duNord qu’en Europe occidentale, le processusd’adoption a démarré plus tôt en Europe occi-dentale. Le résultat est que le niveau de miseen place, c’est-à-dire le pourcentage de projetsoù le BIM est utilisé est en général bien plusélevé qu’en Amérique du Nord.Cette conclusion sur le fait que les utilisa-teurs européens du BIM, même s’ils sont,en terme de pourcentage, moins nombreux,sont en général plus fidèles au BIM que leurshomologues en Amérique du Nord, est unexemple de l’avantage unique que ce RapportSmartMarket offre de pouvoir comparer etcontraster deux études et d’étudier la manièredont le BIM s’intègre au sein de nombreuseséconomies occidentales majeures tout enconservant des différences sur le plan local.En plus des données fournies par lesétudes, plusieurs études de cas illustrentl’étendue de l’application du BIM permet-tant de résoudre des défis commerciauxréels. Nous offrons également un exposé surl’adoption et la mise en place du BIM de la partdes leaders de notre secteur, accompagnéd’un aperçu à l’échelle mondiale.Nous tenons à remercier nos sponsorsqui ont permis à McGraw-Hill de mener cetteétude et de la rendre accessible au secteur dela construction au niveau mondial.IntroductionHarvey M. BernsteinF.ASCE, LEED APVice-présidentPlanification globale etdéveloppement commercialMcGraw-Hill ConstructionJohn E. GudgelDirecteurPartenariats et alliancesMcGraw-Hill ConstructionRapportSmartMarketLavaleurcommercialeduBIMenEuropeStephen A. JonesDirecteur seniorDéveloppement commercialMcGraw-Hill Construction
  • 4. table ofcontentsRapport SmartMarket McGraw-Hill Construction   2  www.construction.comRapportSmartMarket 4 Résumé exécutif 7 Données 7 Adoption 7 Conclusions clés et vue d’ensemble 8 Différences entre utilisateurs en Europe occidentale 8 Créer par rapport à analyser 9 Étendue de l’engagement 9 Les non-utilisateurs demeurent ouverts à l’idée d’évaluer le BIM 10 Croissance future 11 Vue d’ensemble des activités par pays : Royaume-Uni, France, Allemagne 13 Les défis à l’adoption 13 Perspective future 14 Incitations potentielles à l’adoption 17 Valeur globale du BIM 17 Vue d’ensemble 18 Différences entre utilisateurs 19 Quantifier les résultats 20 Là où les utilisateurs investissent 21 Valeur à l’horizon 24 Valeur commerciale interne du BIM 24 Vue d’ensemble 25 Avantages commerciaux 26 La valeur de l’expérience 26 Amélioration de la valeur commerciale 28 Les défis à la valeur 30 Valeur du projet du BIM 30 Vue d’ensemble 31 Valeur par phase du projet 32 Facteurs affectant la valeur 33 Récolter les avantages 34 Possibilités futurestable desMatièresLa valeur commerciale du BIM en Europe©LéonWohlhageWernikArchitekten,Berlin(àdroite);©DGLa |OrionCapitalManagementetAltareaCogedim(couvertureavant)
  • 5. McGraw-Hill Construction   3  www.construction.com Rapport SmartMarket 36 Valeur participative du BIM 36 Vue d’ensemble 36 Qui en retire le plus de valeur ? 37 Architectes 38 Ingénieurs 39 EntrepreneursÉtudes de cas 15 Trouver de l’interopérabilité et réduire les répétitions : Expansion Maximilianeum, Munich, Allemagne 22 Tirer profit du BIM pour en démontrer la valeur tout en économisant du temps et de l’argent :Aylesbury Crown Court, Aylesbury, Royaume-Uni 40 Application du BIM à des projets de toute taille : ESEAN, Nantes, France 42 Naviguer sur la route de l’adoption du BIM : University Campus Suffolk, Ipswich, Royaume-Uni 44 La valeur du BIM pour la construction commerciale : La Bongarde, Villeneuve-La-Garenne, France 46 La valeur du BIM dans un projet de construction d’envergure : Hôpital SEHA, Al AIN, Émirats Arabes UnisPerspectives : industrie et technologie 29 Jay Bhatt, vice-président senior de AEC Solutions pour AutodeskPerspective du leader éclairé 35 Mark Bew, président de l’alliance buildingSMART, Royaume-Uni 48 Glossaire 50 Méthodologie 51 RessourcesIllustrations sur cette pagede gauche à droite :La Bongarde,Centre Commercial deVilleneuve-la-Garenne;Hôpital pédiatrique ESEANde Nantes, FranceIllustration sur la couverture :La Bongarde,Centre Commercial deVilleneuve-la-Garenne©DGLa |OrionCapitalManagementetAltareaCogedim(àgauche);©BrunetSaunierArchitecture(àdroite)LavaleurcommercialeduBIMenEuropETABLEDESMATIÈRES
  • 6. Nombre d’années d’utilisation du BIMSource : McGraw-Hill Construction, 2010.1 an 2 ans 3 ans 4 ans 5 ans Plus de 5 ans Amériquedu NordEurope22 %26 %18 %10 %6 %18 %18 %14 % 14 %10 % 10 %34 %Adoption du BIM - Amérique du Nord parrapport à l’EuropeSource : McGraw-Hill Construction, 2010.28 % 49 % 36 % 2007 2009 2010Amérique duNordEuropeRapport SmartMarket McGraw-Hill Construction   4  www.construction.comqui signifie qu’ils utilisent le BIM pour au moins 30 %de leurs projets, le nombre des utilisateurs à ce niveaupourrait atteindre 75 % dans les deux années à venir.Les entrepreneurs prévoient l’augmentation la plus■■importante concernant la mise en application parmiles utilisateurs fréquents qui devraient passer de 11 %aujourd’hui à 54 % en 2012.Valeur globale du BIMTrois quarts des utilisateurs en Europe occidentale (74 %)indiquent une rentabilité sur investissement (RSI) positiveperçue concernant leur investissement global en matièrede BIM, contre 63 % des utilisateurs du BIM en Amériquedu Nord.Sur les deux marchés, ceux qui l’ont formellementmesurée rapportent une rentabilité sur investissement(RSI) plus grande que ceux qui basent leur jugement surune simple perception. En Europe occidentale, presque laAdoption du BIMEn 2010, un peu plus du tiers (36 %) des participants àcette étude provenant d’Europe occidentale indiquaientavoir adopté le BIM. Ce chiffre peut être comparé au tauxde 49 % d’adoption en Amérique du Nord (2009). Lesarchitectes en sont les principaux adoptants (47 %), suivisdes ingénieurs (38 %) et des entrepreneurs (24 %). Toute-fois cela n’est que le début de l’histoire.Parmi les utilisateurs en Europe Occidentale, 45 %se définissent comme experts ou utilisateurs avancés,ce qui est plus élevé que le résultat obtenu pour l’étudeportant sur l’Amérique du Nord en 2009, qui était de 42 %.Cependant, en termes de temps d’utilisation du BIM, lesmarchés sont différents de manière significative :Plus du tiers des utilisateurs européens du BIM (34 %)■■possèdent plus de 5 ans d’expérience d’utilisation duBIM contre 18 % en Amérique du Nord.Une autre différence frappante concernant le tauxd’adoption parmi les entrepreneurs apparaît :Contrairement à l’Amérique du Nord, où l’adoption■■du BIM s’est accrue de 50 % parmi les entrepreneurs,seuls 24 % des entrepreneurs en Europe occidentaleont adopté le BIM.Dans les conclusions portant sur l’Europe occidentale,70 % des experts en BIM indiquent être des utilisateurstrès fréquents, ce qui signifie que plus de 60 % du port-folio de projets d’un utilisateur repose sur l’applicationdu BIM. Ceci se trouve dans la lignée des experts enAmérique du Nord, dont 67 % sont des utilisateurstrès fréquents. Les différences entre les deux groupesexistent au niveau des débutants dont, en Europe Occi-dentale, 46 % consacrent déjà plus de 15 % de leur travailau BIM, alors que seulement 20 % de débutants améri-cains en font une utilisation dépassant la barre des 15 %.Les Européens de l’Ouest font preuve de beaucoupd’optimisme lorsqu’il leur est demandé quelle sera lapart de leur travail basée sur le BIM dans deux ans,tous les utilisateurs prévoyant une augmentation saine.Par exemple :Alors que près de 60 % de toutes les personnes interro-■■gées sont actuellement des utilisateurs fréquents, ceLavaleurcommercialeduBIMenEuropeGlobalement, les niveaux d’adoption du BIM sont moins élevés en Europe occidentale qu’enAmérique du Nord, mais les utilisateurs de longue date sont de fervents adeptes du BIM.Résumé exécutifConte de deux continents
  • 7. RSI perçue en Amérique du Nord par rapport àl’Europe occidentaleSource : McGraw-Hill Construction, 2010.Négative Seuil de Moins de 10 % 10–25 % 25–50 % 50–100 % Plus de 100 % rentabilitéAmériquedu NordEurope11 %17 %20 %16 %21 %11 %7 % 8 %10 %16 %14 %22 %18 %9 % McGraw-Hill Construction   5  www.construction.com Rapport SmartMarketLavaleurcommercialeduBIMenEuropeRésumé exécutif   suiteDans le cadre de cette étude,McGraw-Hill Construction aconcentré ses recherches surtrois pays représentant les plusgrands marchés de la construc-tion en Europe occidentale :la France, l’Allemagne et leRoyaume-Uni, qui tous ensem-ble représentent environ 40 %de la part de marché du secteurde la construction non résiden-tielle en Europe. C’est ainsi quel’expression « Europe occiden-tale » utilisée tout au long de cerapport fait référence à ces troispays. Les résultats des recher-ches faisant référence à l’Europeoccidentale sont l’ensemble desrésultats de ces trois pays.Lorsque cela est nécessaire,les résultats concernant unpays en particulier sont présen-tés. Même si l’adoption du BIM,sa mise en place et son expé-rience de valeur dans d’autrespays européens peuvent êtredifférents de ces résultats,nous pensons que ces résultatsreprésentent l’ensemble de l’étatdu BIM en Europe occidentaleen 2010.Dans un but de comparai-son, ce rapport fait occasionnel-lement référence aux résultatsd’une étude similaire menée enAmérique du Nord en 2009. Lesauteurs ont bien conscience dufait que les différences entreles secteurs de la constructionen Europe occidentale et enAmérique du Nord peuvent avoirdes conséquences sur les résul-tats des recherches concernantle BIM. Par exemple, la densité etl’âge des structures existantesen Europe occidentale font qu’ilexiste un plus grand pourcent-age de projets de rénovationplus petits que ceux d’Amériquedu Nord. Les résultats des étudessur les deux continents indi-quant un consensus généralsur le fait que le BIM s’appliqueplus facilement aux projets plusimportants et nouveaux, une dif-férence dans l’adoption du BIMest naturellement attendue.De la même manière, puisquel’adoption du BIM a démarréen Europe occidentale avantqu’elle ne démarre en Amériquedu Nord, le pourcentage deprojets pour lesquels un utilisa-teur applique le BIM estplus important.En outre, des différencesde réglementationsgouvernementales, les rôlesdes participants, le degréde fragmentation et, d’unemanière globale, le processusde construction lui-même, toutcela peut avoir un impact sur lamanière dont le BIM est compriset utilisé en Europe.Concentration des recherchesmoitié des utilisateurs du BIM indiquent qu’ils sont capa-bles de mesurer une RSI sur plus de 25 % de leurs projets.Il s’agit d’une comparaison favorable avec l’Amérique duNord où moins d’un tiers des entreprises indiquent ceniveau d’engagement portant sur la mesure de la RSI surle BIM.En Europe occidentale, l’engagement à mesurer laRSI et le fait que la RSI soit plus élevée sont tous les deuxliés directement au niveau d’expérience des utilisateursdu BIM.Seuls 18 % des débutants en BIM indiquent mesurer■■de manière formelle la RSI et seulement 46 % rappor-tent qu’ils perçoivent la RSI comme étant mieux quesimplement atteindre un seuil de rentabilité.58 % des experts en BIM mesurent la RSI et 80 %■■indiquent une RSI positive, avec 25 % d’entre eux indi-quant un taux de plus de 100 %.
  • 8. Amélioration de la compréhension collective de l’intention du design69 %Amélioration de la qualité générale du projet 62 %Moins de conflits pendant la construction59 %Moins de changements pendant la construction56 %Cycles d’approbation du client rapides44 %Moins de demandes d’informations (RFI)43 %Meilleur contrôle du coût/meilleure estimation43 %Avantages du BIM apportant la plusgrande valeurSource : McGraw-Hill Construction, 2010.LavaleurcommercialeduBIMenEuropeRésumé exécutif   suiteCette amélioration de la RSI basée sur le niveaud’expérience se trouve dans la lignée des conclusionsnord-américaines, même si seulement 20 % des expertsnord-américains en BIM indiquent une RSI de plus de100 %.Même si, sur les deux marchés, les architectesindiquent le niveau de RSI le plus élevé, les marchésdivergent fortement lorsqu’il s’agit des ingénieurs et desentrepreneurs.En Europe occidentale, presque 70 % des ingénieurs■■rapportent une RSI positive, alors qu’en Amérique duNord 46 % seulement d’entre eux ont fait part d’uneexpérience comparable.En Amérique du Nord, presque trois quarts des entre-■■preneurs indiquent une RSI positive, contre 40 %en Europe Occidentale indiquant une RSI tout justeau-dessus du seuil de rentabilité.Valeur commerciale interne du BIMIl existe de nombreuses façons dont les entreprisesbénéficient de manière interne de l’adoption ainsi que dela mise en place du BIM. La plupart de ces améliorationssont liées aux gains de productivité ainsi qu’à unecapacité accrue d’obtenir de nouveaux projets.Concernant les gains de productivité, les améliora-tions les plus importantes soulignées par les utilisateursdu BIM en Europe Occidentale sont :La réduction du nombre d’erreurs et d’omissions dans■■des documents de constructionLa réduction du cycle de déroulement de certaines■■activitésLa réduction du remaniement■■Valeur du projet du BIMComme le découvrent de nombreuses équipes chaquejour, le BIM fournit des moyens de plus en plus efficaces,pour l’amélioration de l’écosystème de projet à grandeéchelle et pour le perfectionnement des résultats deprojet pour toutes les parties impliquées. Dans l’étudeportant sur l’Europe occidentale, la plupart de cesprogrès sont observés dans le domaine d’une meilleurecommunication et d’une meilleure compréhension d’unprojet, ainsi que dans celui d’une amélioration globale dela qualité des projets rendue possible grâce au BIM.Le BIM n’est pas perçu comme apportant une valeurégale à chaque phase d’un projet.Rapport SmartMarket McGraw-Hill Construction   6  www.construction.com69 % des utilisateurs du BIM indiquent une forte ou■■très forte valeur du BIM pendant la phase de déve-loppement de la conception et 67 % durant la phasede conception techniqueCela contraste avec des étapes à valeur moindre■■comme la mobilisation (26 %) ou l’énoncé deconception (32 %).Valeur du participant au BIMChaque participant à un projet de constructiondéfinit son propre déroulement des opérations et sespropres demandes; si bien que chacun a une valeur deproposition différente concernant le BIM et possèdedonc une expérience différente en termes de valeurcommerciale.En Europe occidentale, les architectes considèrent que■■la valeur la plus importante se situe dans la capacité duBIM à améliorer le processus de conception. Comparéaux entreprises nord-américaines, ils trouvent moinsintéressant le potentiel de collaboration apporté par leBIM que la manière dont leurs processus immédiats ensont affectés.62 % des ingénieurs ont indiqué une valeur forte ou■■très forte du BIM lors de la phase de construction, plusencore que les entrepreneurs (52 %) et bien plus queles architectes (40 %).
  • 9. Nombre d’années d’utilisation du BIMSource : McGraw-Hill Construction, 2010.1 an 2 ans 3 ans 4 ans 5 ans Plus de 5 ans Amérique duNordEurope22 %26 %18 %10 %6 %18 %18 %14 % 14 %10 % 10 %34 %Adoption du BIM—Amérique du Nord parrapport à l’EuropeSource : McGraw-Hill Construction, 2010.28 % 49 % 36 % 2007 2009 2010Amérique du Nord Europe McGraw-Hill Construction   7  www.construction.com Rapport SmartMarketLavaleurcommercialeduBIMenEurope DonnéesConclusions clés enEurope occidentaleUn peu plus du tiers du secteur en Europe occidentale■■(36 %) a adopté le BIM.Les architectes en sont les premiers adoptants (47 %),■■suivis des ingénieurs (38 %) et des entrepreneurs(24 %), loin derrière.45 % des utilisateurs du BIM en Europe occidentale se■■considèrent comme des experts ou des utilisateursavancés.Conclusions clés par rapport àl’Amérique du NordIl est plutôt surprenant que plus d’un tiers des utilisa-■■teurs du BIM en Europe occidentale (34 %) possèdentplus de 5 ans d’expérience dans leur utilisation du BIMalors que ce chiffre n’est que de 18 % en Amérique duNord.Contrairement à ce que l’on observe en Amérique■■du Nord, où l’adoption du BIM a fait un bond parmiles entrepreneurs (50 %), le BIM n’a pas encore étélargement adopté par les entrepreneurs en Europeoccidentale (24 %).Vue d’ensemble : adoption enEurope occidentale par rapport àl’Amérique du NordL’adoption du BIM en Europe occidentale subit un déca-lage par rapport à l’Amérique du Nord. En 2010, un peuplus du tiers des personnes interrogées en Europe occi-dentale (36 %) indiquaient utiliser le BIM ou des outils liésau BIM, par rapport à presque la moitié des personnesinterrogées en Amérique du Nord (49 %) en 2009.Contrairement à ce que l’on observe en Amérique duNord, un fort pourcentage d’utilisateurs en Europe occi-dentale (34 %) utilisent le BIM depuis déjà plus de 5 ans.Donc, il semble que dans les pays analysés, le BIM a étéutilisé par un groupe d’adoptants de la première heureformant un noyau dur. Cependant, la croissance del’adoption du BIM a été relativement plate jusqu’à unepériode récente. Cela peut être comparé à ce qui se passeen Amérique du Nord, où la majeure partie de l’adoptiondu BIM (66 %) s’est produite au cours des 3 dernièresannées.Alors que les niveaux d’adoption du BIM en Europeoccidentale subissent un décalage par rapport à ceuxd’Amérique du Nord (36 % contre 49 %), le niveau decompétence dans son utilisation ne subit pas de déca-lage. 45 % des utilisateurs du BIM en Europe occidentalese considèrent comme des experts ou des utilisateursavancés contre 42 % en Amérique du Nord. Ce hautniveau de compétence est très probablement dû au grandnombre de professionnels qui utilisent le BIM depuis plusde 5 ans.Conclusions clés et vue d’ensembleadoptionDonnées :­
  • 10. Adoption du BIM et utilisationSource : McGraw-Hill Construction, 2010.Nous n’utilisons pas le BIM 54 %  63 %  77 %  64 % Nous créons (conçevons) des modèles 23 %  15 %  6 %  16 % Nous utilisons des outils BIM pouranalyser des modèles mais non pourcréer nos propres modèles 4 %  7 %  11 %  6 % Nous créons et analysons des modèles 19 %  15 %  6 %  14 % Architectes Ingénieurs Entrepreneurs TotalLavaleurcommercialeduBIMenEurope DonnéesRapport SmartMarket McGraw-Hill Construction   8  www.construction.comLes architectes détiennent le meilleur niveau■■d’adoption du BIM et de compétence en la matière.Presque la moitié des architectes (46 %) ont adopté leBIM, et 42 % des architectes créent des modèles BIMtandis que 19 % les analysent également. 48 % desarchitectes qui utilisent le BIM aujourd’hui se considè-rent comme des experts ou des utilisateurs avancés.Près de 4 ingénieurs sur 10 (37 %) utilisent le BIM. Ils■■sont devancés par les architectes mais devancentles entrepreneurs dans l’adoption du BIM, avec uneavance considérable. Il est intéressant de soulignerque ce niveau d’adoption parmi les ingénieurs enEurope occidentale est presque aussi élevé quecelui des ingénieurs en Amérique du Nord (42 %), quidans l’étude de 2009 semblaient résister à l’idée decomplètement adopter la technologie BIM.Les entrepreneurs sont le groupe de professionnels■■ayant le niveau le moins élevé d’adoption et de compé-tence en matière de BIM, avec seulement 23 % d’entreseux indiquant qu’ils utilisent le BIM et seulement unquart (26 %) indiquant qu’ils se considèrent commedes experts ou des utilisateurs avancés. L’adoptiondu BIM par les entrepreneurs est également la plusrécente : 68 % n’ayant commencé à utiliser le BIMqu’au cours des 3 dernières années.Adoption  suiteDifférences entre utilisateurs en Europe occidentaleCréer par rapport à analyserComme en Amérique du Nord, les utilisateurs du BIM enEurope occidentale créent généralement des modèlesplutôt qu’ils ne travaillent sur des modèles existants.Même si une majorité de membres d’équipe, particu-lièrement les entrepreneurs, utilisent des outils pouranalyser des modèles existants, une majorité de partici-pants créent leurs propres modèles. Dans certains cas, cepeut être dû au fait qu’un membre d’équipe est le seul àutiliser le BIM pour le projet. Dans d’autres cas, plusieursmembres d’équipe peuvent choisir de créer leurs propresmodèles, qui se concentrent sur leurs besoins spécifiquesplutôt que d’avoir à modifier ou changer un modèleexistant.Différences entre utilisateursPlus de 4 architectes sur 10 (42 %) créent des modèles■■BIM et presque la moitié de ce groupe d’utilisateurs(19 %) les analysent.Les ingénieurs ont tendance à créer leurs propres■■modèles, même si leur nombre est moins élevé quecelui des architectes (30 %).11 % des entrepreneurs utilisent des outils pour analy-■■ser des modèles existants, soit plus de deux fois lenombre d’architectes faisant la même chose (4 %).Toutefois, le nombre d’entrepreneurs créant leurspropres modèles est presque le même (12 %), certaine-ment parce qu’il n’existe pas de modèles d’autresparticipants ou que ces modèles ne sont pas parta-gés, ou bien encore parce qu’ils ne contiennent pas lesinformations dont l’entrepreneur a besoin.
  • 11. Source : McGraw-Hill Construction, 2010Attitudes par rapport au BIMparmi les non-utilisateurs■ Nous l’avons utilisémais avons décidéd’arrêter■ Nous ne l’avons pasutilisé et n’en avons pasl’intention■ Nous ne l’avons pasutilisé mais noussommes ouverts à l’idéed’en explorer sa valeurpotentielle pour nous■ Nous ne l’avons pasutilisé et pensons quecela nous apporteraquelque-chose maisnous ne l’avons pasencore évalué■ Nous ne l’avons pasutilisé mais noussommes en train del’évaluer4 %27 %37 %23 %9 % McGraw-Hill Construction   9  www.construction.com Rapport SmartMarketLavaleurcommercialeduBIMenEurope DonnéesL’utilisation du BIM sur un projet dépend directement duniveau d’expertise de l’utilisateur en la matière :Presque 70 % des experts utilisent le BIM sur plus de■■60 % des projets.46 % des débutants utilisent le BIM sur plus de 15 % de■■leurs projets. Ce chiffre est bien plus élevé que celuiconcernant les débutants en Amérique du Nord, oùseulement 20 % utilisent le BIM sur plus de 15 % deleurs projets.Parmi tous les utilisateurs en Europe occidentale,■■59 % utilisent le BIM sur plus de 30 % de leurs projets.Ce chiffre est frappant lorsqu’il est comparé à celui desutilisateurs en Amérique du Nord, où 45 % utilisentle BIM sur 30 % ou plus de leurs projets, malgré le faitque le taux d’adoption du BIM en Amérique du Nordest plus élevé. Cela indique que les utilisateurs enEurope occidentale qui ont adopté le BIM l’ont par-faitement intégré à leurs processus internes.Même si presque deux tiers des membres d’équipe deconstruction en Europe occidentale n’utilisent pas le BIMactuellement, la plupart des non-utilisateurs sont ouvertsà l’idée d’en évaluer ses possibles avantages. Seul unpetit pourcentage d’entres eux (4 %) l’ont déjà utilisé etont décidé de ne pas le refaire.Contrairement à ce que l’on constate en Amérique duNord, où 87 % des utilisateurs potentiels montrent unintérêt dans l’utilisation du BIM, en Europe occidentale, ilexiste un pourcentage bien plus élevé (27 %) d’utilisateurspotentiels qui n’ont aucune envie de l’utiliser. La raisonpermettant de comprendre ce désintérêt peut se trouverdans les différences entre les économies de la construc-tion. En Europe occidentale, il existe bien plus de petitsprojets qui impliquent la modernisation de bâtimentsanciens, et cet environnement est bien moins propice àl’utilisation du BIM.Parmi les divers groupes professionnels qui ont étéinterrogés, les entrepreneurs sont ceux qui sont le plusintrigués par le BIM, 70 % d’entres eux indiquant qu’ilspensent qu’il s’agit d’une technologie à prendre encompte. Ce chiffre peut être comparé à celui des ingé-nieurs, dont 33 % indiquent n’avoir aucune intentiond’utiliser le BIM ou l’ont utilisé et n’ont pas l’intention derecommencer.Conclusions clés concernant lesnon-utilisateurs37 % des non-utilisateurs sont ouverts à l’idée■■d’explorer la valeur potentielle du BIM.Presque un quart d’entre eux (23 %) sont déjà convain-■■cus que le BIM aura de la valeur.Seulement 9 % sont actuellement en train de l’évaluer■■mais ne l’ont pas encore essayé.Plus d’un quart (27 %) de non-utilisateurs n’ont aucune■■intention de l’utiliser et 4 % l’ont essayé et ont décidéde ne pas recommencer.Les architectes qui n’ont pas utilisé le BIM sont les■■moins susceptibles de l’évaluer, mais presque untiers d’entre eux sont ouverts à l’idée d’en explorer savaleur potentielle.Les non-utilisateurs demeurent ouvertsà l’idée d’évaluer le BIMAdoption  suiteÉtendue de l’engagement
  • 12. Source : McGraw-Hill Construction, 2010Utilisation du BIM par projets■ Moins de 15 %■ 15–30 %■ 30–60 %■ Plus de 60 % 7 %17 %18 %58 %44 %25 %16 %15 %Actuellement Dans deux ansRapport SmartMarket McGraw-Hill Construction   10  www.construction.comLavaleurcommercialeduBIMenEurope DonnéesComme cela a déjà été mentionné précédemment, plusd’un tiers de l’adoption du BIM en Europe occidentale(34 %) a eu lieu il y a plus de 5 ans. Depuis cette date,l’adoption du BIM est demeurée régulière mais plate :avec une moyenne d’à peine plus de 10 % chacune desannées suivantes. Cependant, depuis l’année passée,nous observons une certaine remontée, avec presque20 % d’adoption du BIM ayant eu lieu depuis le début del’année 2009.46 % des utilisateurs l’ont adopté ces trois dernières■■années, ce qui peut se comparer à 66 % en Amériquedu Nord.Alors que 59 % des utilisateurs emploient le BIM■■fréquemment dans leurs projets aujourd’hui (> 30 % deprojets), le nombre d’utilisateurs à ce niveau pourraitatteindre 76 % dans les deux prochaines années.Différences entre utilisateursLes débutants font preuve d’optimisme quant à■■l’expansion rapide de leur utilisation du BIM. Alorsque 54 % l’utilisent sur 15 % ou moins de projetsaujourd’hui, seulement 20 % s’attendent à l’utiliser àce niveau d’ici deux ans.Aujourd’hui, les utilisateurs experts vont continuer■■à étendre leur usage du BIM, avec le pourcentage deceux l’utilisant sur 60 % ou plus de projets, qui passerade 69 % en 2010 à 84 % en 2012.Les entrepreneurs s’attendent à la plus grande■■augmentation d’utilisation du BIM, 54 % d’entres euxindiquant qu’il sera utilisé sur plus de 30 % de leursprojets en 2012, alors que 11 % l’utilisent aujourd’hui àce niveau.Adoption  suiteCroissance future
  • 13. France38 %Allemagne36 %Royaume-Uni35 %Europeoccidentale36 %Taux d’adoption du BIMSource : McGraw-Hill Construction, 2010. Royaume-Uni France AllemagneNégative 13 %  5 %  9 % Seuil de rentabilité 16 %  13 %  24 % Moins de 10 % 12 %  17 %  16 % 10–25 % 22 %  23 %  17 % 25–50 % 17 %  17 %  19 % 50–100 % 9 %  13 %  13 % Plus de 100 % 11 %  12 %  2 % RSI perçue sur l’investissement global en BIMSource : McGraw-Hill Construction, 2010.LavaleurcommercialeduBIMenEurope DonnéesLe taux d’adoption du BIM en Europe occidentale parmi lestrois pays analysés était statistiquement le même (36 % +/-2 %).Les architectes comptaient parmi les premiers adoptantspar groupe professionnel au Royaume-Uni et en Allemagne,mais ils étaient devancés par les ingénieurs ayant adopté leBIM en France. Dans les trois pays, la catégorie profession-nelle adoptant le moins le BIM fut celle des entrepreneurs,avec moins de 30 % d’adoption dans les trois pays. Cepen-dant, le niveau d’utilisation du BIM par les entrepreneurssur des projets, dans les trois pays, devrait connaître uneremontée dans les deux prochaines années.Une autre donnée intéressante est le nombre d’adoptantsdu BIM qui se considèrent comme utilisateurs du BIMavancés ou experts. Il est de 45 % au Royaume-Uni et deplus de 50 % en Allemagne et en France.Vue d’ensemble des activités par pays McGraw-Hill Construction   11  www.construction.com Rapport SmartMarketLe taux d’adoption du BIM au Royaume-Uni parmi lesprofessionnels de la construction qui ont été interro-gés est de 35 %. Le plus fort taux d’adoption est celui desarchitectes (60 %), suivis des ingénieurs (39 %), puis desentrepreneurs (23 %).Parmi ceux qui ont adopté le BIM, 45 % se considèrentcomme des experts ou des utilisateurs avancés etseuls 23 % se considèrent comme des débutants. Cehaut niveau d’expertise en BIM correspond au fait que38 % des adoptants utilisent le BIM depuis maintenantplus de 5 ans et que 54 % des adoptants utilisent le BIMsur 30 % de projets ou plus. Donc, il n’est pas surprenantde constater que l’expérience mène l’expertise en matièred’utilisation du BIM, l’expertise conduisant elle-même àune volonté d’utiliser davantage le BIM sur des projets.Toutefois, au Royaume-Uni, les entrepreneurs n’ontpas encore complètement adopté le BIM. Seuls 23 %d’entrepreneurs ont adopté le BIM et uniquement 7 %d’entre eux l’utilisent sur 30 % ou plus de projets. Toutcomme en Amérique du Nord, les données indiquentque l’utilisation du BIM va augmenter de manière impor-tante parmi les entrepreneurs du Royaume-Uni, avecune utilisation importante (>30 % des projets) qui devraitatteindre 50 % en 2012.71 % des adoptants du Royaume-Uni perçoivent unerentabilité sur investissement positive (RSI) sur le BIM,Adoption  suiteRoyaume-Uniavec 37 % rapportant une RSI de 25 % ou plus. 13 % desadoptants du Royaume-Uni perçoivent une RSI négative, cequi est le chiffre négatif le plus élevé des trois pays analy-sés. Les utilisateurs au Royaume-Uni considèrent que la plusgrande valeur provenant du BIM est attribuable à :La réduction des conflits pendant la construction (70 %)■■L’amélioration de la compréhension collective de■■l’intention de la conception (69 %)La réduction des changements au cours de la construc-■■tion (60 %)
  • 14. LavaleurcommercialeduBIMenEurope DonnéesLa France détient le taux d’adoption du BIM le plus élevéparmi les professionnels du secteur de la construction, avec38 %, même si ce taux est à peine plus élevé que les tauxrecensés au Royaume-Uni et en Allemagne.Contrairement à ce que l’on constate au Royaume-Uniet en Allemagne, les ingénieurs (44 %) devancent un peules architectes (40 %) en matière d’adoption du BIM. Cepen-dant, les architectes français ont commencé à adopter leBIM plus tôt, avec 51 % ayant 5 ans ou plus d’expériencecontre 37 % chez les ingénieurs. Comme dans les autrespays analysés, les entrepreneurs sont à l’arrière du pelotonen matière d’adoption du BIM , avec 29 %, la moitié ayantadopté le BIM lors des deux dernières années seulement.Un très fort pourcentage d’adoptants français (72 %)Le taux d’adoption en Allemagne se situe juste entrecelui du Royaume-Uni et de la France, à 36 %. Comme auRoyaume-Uni, l’adoption du BIM est d’abord réalisée parles architectes (43 %), suivis des ingénieurs (33 %), puisdes entrepreneurs (24 %).Les utilisateurs avancés ou experts allemands (51 %)dépassent le nombre de débutants (17 %) de 3 contre 1.Cependant, une légère variante existe par rapport auxautres pays analysés : seulement 23 % des Allemandsadoptants ont commencé à utiliser le BIM il y a plus de3 ans. La majorité (51 %) a commencé à utiliser le BIMdepuis 3 ans. Cette adoption récente est le fait des entre-preneurs, qui ont réalisé 50 % de leur adoption du BIM surl’année passée.Les adoptants allemands en tant que groupe utilisentle BIM 47 % du temps sur 30 % de projets ou plus. CetteAllemagneFranceutilise le BIM sur 30 % ou plus de projets. Cette utilisationimportante est menée par les architectes, 83 % d’entreseux l’utilisant à ce niveau. Tout comme au Royaume-Uni,les entrepreneurs sont les moins susceptibles d’utiliser leBIM, avec seulement 26 % qui l’utilisent sur 30 % ou plusde projets.Les utilisateurs français du BIM sont de loin les plusoptimistes concernant la RSI qu’ils obtiennent du BIM.82 % des utilisateurs indiquent qu’ils obtiennent une RSIpositive, avec 42 % qui constatent une RSI de 25 % ouplus. Seuls 5 % indiquent obtenir une RSI négative. Lesutilisateurs français considèrent que la plus grande valeurprovenant du BIM est attribuable à :La réduction des conflits pendant la construction (76 %)■■L’amélioration de la compréhension collective de■■l’intention de la conception (71 %)Rapport SmartMarket McGraw-Hill Construction   12  www.construction.comAdoption  suiteutilisation pour des projets est menée par les architectes(77 %), suivis des ingénieurs (53 %). Une fois encore, setrouvent en fin de liste dans cette catégorie les entrepre-neurs, avec seulement 10 % utilisant le BIM sur 30 % ouplus de leurs projets. Cependant, tout comme dans lesautres pays analysés, la croissance de l’utilisation impor-tante est attendue, devant atteindre 60 % d’ici 2012.Les utilisateurs allemands du BIM possèdent la RSIperçue la plus basse d’entre les trois pays, c’est-à-dire67 %.Les utilisateurs allemands ressemblent davantage auxutilisateurs anglais en ce qui concerne la raison à laquelleils attribuent la plus grande valeur du BIM.La réduction des conflits pendant la construction (63 %)■■L’amélioration de la compréhension collective de■■l’intention de la conception (58 %) Royaume-Uni France AllemagneCycles d’approbation du client plus rapides 47 %  42 %  55 % Amélioration de la qualité générale du projet 57 %  44 %  58 % Moins de changementspendant la construction 60 %  50 %  58 % Amélioration de la compréhensioncollective de l’intention du design 69 %  71 %  58 % Moins de conflits pendant la construction 70 %  76 %  63 % Avantages apportant la plus grande valeurSource : McGraw-Hill Construction, 2010.
  • 15. Source : McGraw-Hill Construction, 2010Importance du BIM dans 5 ans■ Pas d’importance■ Peu d’importance■ Importance moyenne■ Grande importance■ Très grande importance10 %22 %44 %18 %6 % McGraw-Hill Construction   13  www.construction.com Rapport SmartMarketLavaleurcommercialeduBIMenEurope DonnéesLa raison principale donnée par les non-utilisateurs surleur absence de mise en place du BIM est le manquede demande de la part des clients. 55 % des personnesinterrogées ont expliqué qu’il s’agissait là de la raisonprincipale, suivie par le manque de temps pour l’évaluer(49 %), puis par la question du coût trop élevé du logiciel(41 %). Les non-utilisateurs pensent également que leursclients n’utilisent pas le BIM, et 87 % pensent que leursclients utilisent le BIM sur 15 % ou moins de projets.Les non-utilisateurs en Europe occidentale ne ressen-tent pas une menace immédiate de la concurrencerésultant de leur manque d’utilisation du BIM. 81 % desnon-utilisateurs pensent que leurs concurrents utilisentle BIM sur moins de 15 % de leurs projets. Cette percep-tion est particulièrement forte chez les architectes, 82 %d’entres eux pensant que leurs concurrents utilisent leBIM sur 15 % ou moins de leurs projets, et cela malgré lefait que les architectes détiennent le niveau d’adoption leplus élevé parmi les professionnels du secteur.Adoption  suiteLes défis à l’adoptionEnviron un quart des non-utilisateurs (24 %) pensentque le BIM aura une grande importance ou une trèsgrande importance dans le secteur d’ici cinq ans. Toute-fois, davantage de non-utilisateurs (32 %) pensent enrevanche que le BIM aura une faible importance ou pasd’importance. La plupart des non-utilisateurs (44 %)pensent que le BIM aura une importance modérée dansles 5 prochaines années. Cela est en contraste avec ceque l’on observe en Amérique du Nord, où 42 % de non-utilisateurs pensent que le BIM aura une grande ou unetrès grande importance dans les 5 prochaines années.D’une façon générale, les trois groupes professionnelsprincipaux, les architectes, les ingénieurs et les entre-preneurs, pensent tous, dans des proportions presqueégales, que le BIM aura une importance modérée dansles 5 ans à venir. Parmi les autres groupes professionnelsinterrogés, qui comptaient parmi eux des propriétaires,des agences d’urbanisation et des fabricants de maté-riaux de construction, on trouve les attentes les plusgrandes concernant le BIM, 36 % d’entre eux indiquantque le BIM aura une grande ou une très grande impor-tance pour le secteur dans les 5 prochaines années. Lesarchitectes étaient les plus pessimistes, 41 % d’entre euxdéclarant que le BIM aurait une faible importance ou pasd’importance dans les cinq 5 ans à venir.Une des raisons possibles pouvant expliquer laperception négative concernant l’avenir du BIM peutreposer sur le manque de compréhension interne du BIM.Le manque de compréhension interne du BIMPerspective future(55 %) était la première raison pour laquelle les non-utilisateurs ont retardé leur adoption du BIM. Parmi lesautres raisons souvent citées, on trouve également lecoût de la mise en application du BIM (52 %), ainsi quele coût du logiciel BIM (51 %) et le fait que cela semblemoins efficace pour des projets plus petits (50 %). Donc,les doutes des non-utilisateurs portant sur le coût duBIM et les limitations perçues de sa valeur sur les petitsprojets peuvent retarder sa mise en place, particulière-ment auprès des petites agences en Europe occidentale.
  • 16. Meilleure communication entre toutes les partiespendant les phases de conception et de construction57 %Moins de temps d’élaboration; plus de temps pour la conception56 %Documents de construction plus précis54 %Capacités améliorées à établir un budget et à estimer des coûts51 %Sites de travail plus sûrs50 %Coûts de construction réduits50 %Moteurs d’adoption potentiels enEurope occidentaleSource : McGraw-Hill Construction, 2010.Rapport SmartMarket McGraw-Hill Construction   14  www.construction.comLavaleurcommercialeduBIMenEurope DonnéesMoteurs d’adoption potentielsIl existe plusieurs facteurs pouvant motiver des non-adoptants à commencer à utiliser le BIM. De la mêmemanière que les personnes utilisant le BIM aujourd’hui,les non-utilisateurs souhaitent que le BIM améliore lescommunications, la vitesse de conception, l’éliminationdes erreurs, rende les sites de construction plus sûrs etréduise les coûts.ProductivitéLes questions de productivité sont des facteursd’incitation essentiels. Tous les non-utilisateurs indiquentqu’une amélioration de la communication entre lesparties impliquées dans le processus de conception etde construction est leur avantage principal. Il n’est passurprenant de constater que les architectes apprécientla perspective de passer moins de temps à réaliser desplans et plus de temps à concevoir.PrécisionUne amélioration de la précision est également un atoutattrayant pour les non-utilisateurs. Les architectes et lesingénieurs ont tous indiqué qu’ils percevaient une valeurdans la possibilité qu’offre le BIM de créer des documentsde construction plus précis. Chaque participant indiqueque cela fait partie des avantages les plus prisés.Calendrier et budgetÉconomiser du temps et de l’argent est un objectif essen-tiel de toute équipe de construction, particulièrementparmi les entrepreneurs. Ces derniers pensent que le BIMpeut favoriser la réduction des coûts de construction etaméliorer les capacités à établir un budget et à estimer lescoûts.Sécurité sur le site de construction etconstruction économeEnfin, les non-utilisateurs pensent également que le BIMpeut au final rendre le site de construction plus sûr et leurpermettre d’augmenter les méthodes de constructionéconome.Adoption  suiteFacteurs ayant moins d’influenceMoins de 40 % des non-utilisateurs indiquent que cesavantages potentiels pourraient fortement ou très forte-ment influencer leur décision d’adopter le BIM.Modifications des paramètres de la conception (41 %)■■Amélioration des opérations, de la maintenance et de■■la gestion du site (36 %)Réduction des contentieux et réclamations en assu-■■rance (34 %)Amélioration de la capacité de fabrication numérique■■(32 %)
  • 17. LavaleurcommercialeduBIMenEuropeétudedecas McGraw-Hill Construction   15  www.construction.com Rapport SmartMarketUn des aspects les plusattirants de cette tech-nologie émergeante estla capacité de créer desdonnées cohérentes sur un projetpar le biais d’une modélisation desdonnées d’un bâtiment qui peutêtre utilisé tout au long du cycle devie du bâtiment. Entrer des infor-mations dans un modèle puis lespartager avec d’autres utilisateursélimine la redondance associée àl’obligation de réentrer des donnéeset réduit le potentiel des erreurs.Cependant, un tel objectif pour unprojet entraîne des défis importants.L’adoption du BIM et des outils liés auBIM demeure mitigée dans de nom-breux endroits en Europe, et mêmeparmi les entreprises qui utilisentla technologie, trouver des moyensd’interopérabilité des échanges dedonnées n’est pas facile.L’agence d’architecture LéonWohlhage Wernik à Berlin espèreréduire le fossé concernant leséchanges de données entre les archi-tectes et les chefs de chantiers, avecle projet d’expansion Maximilianeumà Munich, d’un montant de 14 millionsd’euros. Le projet de 4 500 mètrescarrés agrandira les locaux du parle-ment bavarois, sur le côté nord dubâtiment, ajoutant 65 bureaux, unegrande salle de conférence, troissalles de conférence plus petites, uncentre avec serveur informatique etun centre de remise en forme.La conception de l’expansion adémarré au printemps 2009 et laconstruction a commencé en mai2010. L’achèvement du projet devraitavoir lieu au printemps 2012.Réunir des informationssur la gestion du siteSiegfried Wernik, le directeur deExpansion MaximilianeumMUNICH, ALLEMAGNETrouver de l’interopérabilité etréduire les répétitionsExpansion duMaximilianeumà Munich©LéonWohlhageWernikArchitekten,Berlinsuite
  • 18. étudedecasLavaleurcommercialeduBIMenEuropeRapport SmartMarket McGraw-Hill Construction   16  www.construction.coml’agence Léon Wohlhage Wernik,indique que depuis le début du projetles gestionnaires du site ont souhaitéobtenir de l’équipe de conception lesdonnées sur la construction afin deles utiliser pour la maintenance et lagestion éventuelle du bâtiment.« Par le passé, les architectes et lesingénieurs entraient manuellementles informations concernant lagestion du site », dit-il. « Cela n’estpas efficace. Nous avons cesdonnées et nous souhaitons lescommuniquer aux chefs de chantieren un seul dossier. »L’équipe a lancé un projetpilote pour exporter les donnéesgéométriques et alphanumériquesprovenant du modèle numérique deconstruction, en utilisant la normeIFC, vers le système de logiciel dudirecteur.S’assurer d’avoir desinformations précisesOutre qu’ils permettent d’améliorerl’efficacité, Wernik indique que leséchanges seront particulièrementimportants pour s’assurer de la préci-sion des informations. « Disposer dedonnées cohérentes est très impor-tant », ajoute-t-il. « Ce qui se passeen général si vous n’avez pas de don-nées cohérentes, c’est que vous avezdes informations sur le plan qui sesituent sous le « A » et des informa-tions sur le calendrier qui se situentsous le « B », et des spécificationsqui se situent sous le « C ». C’est leproblème qui se pose lorsque lesdonnées proviennent de d’originesdifférentes. »Entrepreneur manquantMême si les données concernantle BIM seront partagées entre lesconcepteurs et les utilisateursfinaux, l’entrepreneur du projetMaximilianeum n’utilise pas le BIM.Wernik indique que même si degrandes entreprises allemandes,telles que Hochtief, ont adopté leBIM, la plupart des entreprisesn’ont pas commencé à utiliser cettetechnologie.« De nombreux entrepreneursn’ont aucune idée de ce qu’est leBIM », précise-t-il. « C’est un constatétrange en Allemagne. De grandesentreprises l’utilisent mais ceci n’estpas encore largement connu. »Récolter les avantagesdu BIMWernik indique que son entrepriserécolte de nombreux avantages del’utilisation du BIM. Les concepteursutilisent la modélisation pourcréer de nombreuses itérationsdes conceptions, en y ajoutantà chaque fois des informationssupplémentaires qui pourront êtreutilisées plus tard. La capacité àcalculer régulièrement les quantitésaide également l’entreprise àmaintenir ses estimations de coûts.Même si Wernik reconnaît lesavantages du BIM, il n’y pense pasen terme de valeur, car dans de nom-breux cas, la technologie a apportédes capacités supplémentaires queles architectes de l’agence ne possé-daient pas précédemment.« Qu’il s’agisse du calcul desdonnées de portes, des fenêtres oudes espaces pour les analyses dedurabilité ou pour d’autres donnéesde planification importantes,effectuer des analyses en temps réeln’est possible que si vous travaillezavec le modèle de constructionvirtuelle », dit-il. « La question desavoir si nous économisons dutemps ou de l’argent en utilisant leBIM ne se pose pas vraiment ;sans le BIM, nous n’aurions mêmepas essayé. » nExpansion MaximilianeumMUNICH, ALLEMAGNE« La question de savoir si nous économisonsdu temps ou de l’argent en utilisant leBIM ne se pose pas vraiment; sans le BIM,nous n’aurions même pas essayé. »— Siegfried Wernik, directeur, Léon Wohlhage WernikExpansion duMaximilianeumà Munich©LéonWohlhageWernikArchitekten,Berlinsuite
  • 19. McGraw-Hill Construction   17  www.construction.com Rapport SmartMarketLavaleurcommercialeduBIMenEurope DonnéesConclusions clés en EuropeoccidentaleTrois quarts des utilisateurs du BIM (74 %) font part■■d’une RSI positive perçue.82 % des utilisateurs du BIM qui mesurent de manière■■formelle la RSI observent des rentabilités positives.Conclusions clés par rapportAmérique du NordDavantage d’utilisateurs du BIM en Europe occidentale■■font part d’une RSI positive par rapport à leurs homo-logues en Amérique du Nord; un différentiel de 11 %.46 % des utilisateurs du BIM en Europe occidentale■■qui mesurent de manière formelle la RSI observentdes rentabilités de 25 % ou plus sur leurs investisse-ments par rapport à 32 % des utilisateurs en Amériquedu Nord.Vue d’ensemble : la proposition devaleur du BIM en Europe occidentaleet en Amérique du NordLes utilisateurs d’Europe occidentale sont en général pluspositifs s’agissant de la proposition de valeur du BIM parrapport à leurs homologues nord-américains.Presque trois quarts des utilisateurs du BIM d’Europeoccidentale (74 %) font part d’une rentabilité sur inves-tissement (RSI) positive perçue par rapport à ce qu’ilsdépensent globalement sur le BIM. De cette statistique,38 % considèrent qu’ils reçoivent 25 % ou plus de RSI.Seuls 10 % des utilisateurs considèrent recevoir une RSInégative. Cela peut être comparé avec l’Amérique duNord où deux tiers (63 %) des utilisateurs indiquent uneRSI positive et 26 % d’entre eux estiment recevoir une RSIde 25 % ou plus.Comme en Amérique du Nord, les utilisateurs enEurope occidentale qui mesurent de manière formelle laRSI du BIM rapportent des rentabilités plus importantesque ceux qui se contentent d’estimer leurs rentabilités.82 % des utilisateurs d’Europe Occidentale quimesurent la RSI indiquent recevoir une RSI positive,avec près de la moitié (46 %) d’entre eux indiquant qu’ilsconstatent une RSI de 25 % ou plus.Avec de l’expérience, les utilisateurs y trouvent uneplus grande valeur, et en Europe occidentale, ils sontdavantage experts :49 % des utilisateurs en Europe occidentale se consi-■■dèrent comme des utilisateurs avancés ou des experts.92 % des utilisateurs experts constatent une RSI posi-■■tive avec le BIM comparés à 46 % des débutants.58 % des experts mesurent de manière formelle une■■RSI positive de 25 % ou plus sur leurs projets parrapport à seulement 18 % de débutants.Vue d’ensemblevaleur globale du BIMDonnées :­RSI perçue en Amérique du Nord par rapport àl’Europe occidentaleSource : McGraw-Hill Construction, 2010.Négative rentabilité 10 % 10–25 % 25–50 % 50–100 % Plus de 100 %Amériquedu NordEurope11 %17 %20 %16 %21 %11 %7 % 8 %10 %16 %14 %22 %18 %9 %Mesurer la RSI en Amérique du Nord parrapport à l’Europe occidentaleSource : McGraw-Hill Construction, 2010.14 %7 %Négative rentabilité 10 % 10–25 % 25–50 % 50–100 % Plus de 100 %Amériquedu NordEurope14 % 15 %13 %10 % 9 %11 %12 %24 %25 %22 %13 %11 %Moins deSeuil de Moins deSeuil de
  • 20. Négative 5 %  11 %  20 %  14 %  10 %  13 %  20 %  20 %  21 %  16 %  11 %  13 %  26 %  19 %  14 % 10–25 % 23 %  23 %  26 %  12 %  22 % 25–50 % 19 %  24 %  4 %  18 %  18 % 50–100 % 14 %  7 %  2 %  12 %  11 %  15 %  2 %  2 %  4 %  9 % RSI perçue sur l’investissement global en BIMSource : McGraw-Hill Construction, 2010.Architecte Ingénieur Entrepreneur Autre TotalRapport SmartMarket McGraw-Hill Construction   18  www.construction.comLavaleurcommercialeduBIMenEurope DonnéesDifférences entre utilisateursValeur globale du BIM  suiteLes ArchitectesLes architectes, en Europe occidentale, sont les profes-sionnels qui constatent la plus importante RSI, avec huitd’entre eux sur dix (82 %) indiquant des résultats positifs.En tant que concepteurs, ils appartiennent à la catégorie deprofessionnels qui perçoit le plus d’avantages insaisissablestels que l’amélioration de la coordination des dessins et desdocuments. Cette RSI est bien plus élevée que celle qui estperçue par les architectes en Amérique du Nord (58 %).Les IngénieursPrès de 70 % des ingénieurs en Europe occidentale inter-rogés constatent une RSI positive dans leur utilisationdu BIM. Ce chiffre est bien plus élevé qu’en Amérique duNord, où seulement 46 % des ingénieurs constatent uneRSI positive et, de manière étonnante, 32 % d’entre euxune RSI négative.Les EntrepreneursLes entrepreneurs d’Europe occidentale sont ceux quiconstatent la moins forte RSI de leur utilisation du BIMavec 40 % d’entre eux indiquant une RSI négative ou auniveau du seuil de rentabilité. Cela est complètement dif-férent de ce qui est constaté en Amérique du Nord, où lesentrepreneurs reconnaissent aujourd’hui des avantagesparticuliers palpables d’économie grâce à la détectiond’interférence. Des attitudes identiques existaient vis-à-vis de la RSI du BIM parmi les entrepreneurs en Amériquedu Nord lorsqu’ils ont été interrogés pour la première foisen 2007. Cela suggère que, dans les deux années à venir,les entrepreneurs en Europe Occidentale pourront aussiconstater une augmentation significative de la RSI et de lavaleur globale qu’ils gagneront en utilisant le BIM.Négative 30 %  8 %  3 %  0 % 10 %  24 %  22 %  10 %  8 %  16 %  15 %  17 %  12 %  12 %  14 % 10–25 % 15 %  28 %  22 %  18 %  22 % 25–50 % 6 %  11 %  30 %  22 %  18 % 50–100 % 7 %  8 %  14 %  16 %  11 %  3 %  6 %  9 %  24 %  9 % Débutant Moyen Avancé Expert TotalRSI perçue par niveau d’expérience – Europe occidentaleSource : McGraw-Hill Construction, 2010.Seuil derentabilitéMoins de10 %Plus de100 %Seuil derentabilitéMoins de10 %Plus de100 %
  • 21. Aucun 32 %  26 %  43 %  22 %  33 %  35 %  25–50 % 17 %  33 %  15 % 50–75 % 10 %  3 %  0 % 75–100 % 19 %  5 %  7 % Architecte Ingénieur EntrepreneurPourcentage de projets BIM pour lesquels la RSIest mesurée (par type d’utilisateur)Source : McGraw-Hill Construction, 2010.Aucun 42 %  41 %  27 %  23 %  34 %  39 %  26 %  22 %  18 %  26 % 25–50 % 10 %  20 %  22 %  24 %  19 % 50–75 % 1 %  7 %  10 %  14 %  8 % 75–100 % 8 %  6 %  19 %  21 %  13 % Débutant Moyen Avancé Expert TotalPourcentage de projets BIM pour lesquels la RSIest mesurée (par niveau d’expérience)Source : McGraw-Hill Construction, 2010. McGraw-Hill Construction   19  www.construction.com Rapport SmartMarketLavaleurcommercialeduBIMenEurope DonnéesAfin de mieux comprendre la valeur du BIM, denombreux utilisateurs ont entrepris de mesurer formel-lement la RSI comme faisant partie de leur processusinterne. Être en mesure de traquer la RSI sur des projetsBIM peut devenir difficile. Les utilisateurs ont souventbesoin de réunir une grande quantité de données prov-enant de diverses sources et possèdent une collectionsuffisante de données portant sur des projets similairesqui peuvent être utilisées comme éléments de comparai-son. Alors que des outils de mesure spécifiques ausecteur sont développés, la capacité à traquer la RSI pour-rait s’améliorer dans les années à venir.Niveau de mesureDeux tiers (66 %) des utilisateurs du BIM mesurent demanière formelle la RSI sur le BIM. Un cinquième des utilisa-teurs (21 %) la mesurent sur une majorité de projets BIM.ExpertisePlus l’utilisateur possède d’expertise en matière de BIM,plus il est possible que celui-ci mesure la RSI des projets.Seuls 23 % des experts ne mesurent pas la RSI desValeur globale du BIM  suiteQuantifier les résultatsprojets, avec 21 % la mesurant sur 75 % ou plus de leursprojets. Cela peut être comparé aux débutants, dont 42 %ne mesurent pas formellement la RSI sur les projets.Par type d’utilisateurLes ingénieurs sont les plus susceptibles de mesurerla RSI, avec 74 % d’entres eux qui le font sur au moinscertains de leurs projets. Il s’agit d’un contraste frappantavec l’Amérique du Nord, où les ingénieurs sont les uti-lisateurs les moins susceptibles de mesurer la RSI. EnEurope occidentale, les entrepreneurs sont les moinssusceptibles de mesurer la RSI (57 %).PerspectivesDe nombreux utilisateurs qui ne traquent pas formelle-ment la RSI sont ouverts à l’idée de le faire à l’avenir. Plusde 60 % indiquent qu’ils le feront certainement à l’avenir(32 %) ou n’ont pas décidé s’ils le feront (29 %). Parmi lesnombreux groupes interrogés, les entrepreneurs sontde loin les plus susceptibles de mesurer la RSI du BIM àl’avenir, avec 75 % indiquant qu’ils le feront certainementdans les prochaines années.Moins de25 %Moins de25 %
  • 22. Développement de procédures de collaboration BIM internes44 %Logiciel BIM42 %Logiciel nouveau / amélioré40 %Vendre ses capacités BIM34 %Formation BIM34 %Logiciel sur mesure / solutions d’interopérabilité33 %Développement de processus de collaboration avec parties externes32 %Développement de bibliothèques en 3D sur mesure31 %Priorités actuelles d’investissement dans le BIMSource : McGraw-Hill Construction, 2010.Rapport SmartMarket McGraw-Hill Construction   20  www.construction.comLavaleurcommercialeduBIMenEurope DonnéesDévelopper une connaissance et une expérience portantsur le BIM exige des investissements sur un nombreétendu de produits et de processus. Ces domainesd’investissement évoluent avec le temps, alors quecertains d’entre eux deviennent moins primordiaux,d’autres permettront d’approfondir la compétence del’utilisateur du BIM.Domaines d’investissement du BIMDéveloppement de procédures decollaboration BIM internesPour les utilisateurs d’Europe occidentale, il s’agit de lapriorité la plus importante. 44 % des personnes inter-rogées ont indiqué que c’est justement là-dessus qu’ilsconcentrent leurs investissements BIM et cet aspect étaittout aussi important pour les architectes (43 %), les ingé-nieurs (43 %) et les entrepreneurs (43 %). Il s’agit d’unedes priorités les plus importantes parmi les utilisateursles plus expérimentés (59 %), mais de moindre impor-tance parmi les débutants (34 %).LOGICIEL BIMLe logiciel est l’instrument qui dynamise le Building Infor-mation Modeling (BIM). 42 % de toutes les personnesinterrogées indiquent qu’il s’agit actuellement de ladeuxième priorité d’investissement, particulièrementparmi les experts (55 %) et les utilisateurs avancés (53 %).MATERIEL INFORMATIQUE NOUVEAU/AMELIOREDans la lignée des investissements informatiques, lesoutils informatiques nouveaux/améliorés sont actuelle-ment une priorité des agences utilisant le BIM. 40 % despersonnes interrogées indiquent qu’il s’agit là d’unepriorité d’investissement.Vendre ses capacités BIMVendre ses capacités BIM était une des prioritésd’investissement en Amérique du Nord (43 %), maismoins en Europe Occidentale (34 %). Toutefois, cela a plusd’importance pour les experts (45 %) et les utilisateursavancés (45 %), qui souhaitent très certainement ainsiprouver les capacités de leur agence en matière de BIMafin de trouver de nouveaux clients et de nouveaux projets.Là où les utilisateurs investissentValeur globale du BIM  suiteFORMATION BIMLa formation est un investissement essentiel, enparticulier pour les nouveaux utilisateurs. Certains desutilisateurs les plus récents en Europe occidentale sontdes entrepreneurs qui considèrent que la formation BIMest une de leurs plus grandes priorités (41 %).
  • 23. Niveau de valeur commerciale du BIM—Par groupe de personnes interrogéesSource : McGraw-Hill Construction, 2010.Nous ne bénéficions d’aucunevaleur d’importance du BIM 4 %  5 %  4 % Nous ne faisons que bénéficiersuperficiellement de tout ce que leBIM a encore à nous offrir 31 %  41 %  61 % Nous bénéficions d’une valeurimportante du BIM mais nous pensonspouvoir en bénéficier encore plus 55 %  52 %  35 % Nous bénéficions au maximum du BIM 10 %  2 %  0 %Architecte Ingénieur EntrepreneurNiveau de valeur commerciale du BIM—Total et par niveau d’expérienceSource : McGraw-Hill Construction, 2010.Nous ne bénéficions d’aucunevaleur d’importance du BIM 11 %  3 %  2 %  0 %  4 % Nous ne faisons que bénéficiersuperficiellement de tout ce que leBIM a encore à nous offrir 76 %  52 %  18 %  10 %  40 % Nous bénéficions d’une valeurimportante du BIM mais nouspensons pouvoir en bénéficierencore plus 13 %  42 %  75 %  66 %  50 % Nous bénéficions au maximum du BIM 0 %  3 %  5 %  24 %  6 %  McGraw-Hill Construction   21  www.construction.com Rapport SmartMarketLavaleurcommercialeduBIMenEurope DonnéesUne très grande majorité (90 %) des utilisateurs du BIM enEurope occidentale considèrent que le BIM est porteur devaleur, mais que le potentiel entier de ses avantages n’apas encore été atteint. Aux deux « extrémités », très peudéclarent tout recevoir du BIM ou n’en rien recevoir, soit6 % et 4 %, respectivement. La plupart des utilisateursrestants sont partagés de manière assez égale, entre ceuxindiquant qu’ils reçoivent une grande valeur du BIM maispensent qu’il y a encore plus à en tirer (50 %) et ceux quipensent qu’ils ne font que bénéficier superficiellement detout ce que le BIM a encore à leur offrir (40 %).L’expérience joue énormément quant à la prise encompte de la valeur du BIM. Quatre-vingt-dix pour cent(90 %) des experts pensent qu’ils parviennent à retirertout ce qu’il leur faut du BIM, ou qu’ils en retirent unegrande valeur, contre seulement 13 % de débutants.Différences entre utilisateursUne majorité d’architectes (55 %) et d’ingénieurs■■(52 %) pensent retirer une grande valeur du BIM maisqu’il est encore possible d’en recevoir davantageencore.96 % des entrepreneurs retirent une certaine valeur■■du BIM, mais la majorité d’entre eux ne font qu’enbénéficier superficiellement (61 %).Valeur globale du BIM  suiteValeur à l’horizonDébutant Moyen Avancé Expert Total
  • 24. LavaleurcommercialeduBIMenEuropeétudedecasRapport SmartMarket McGraw-Hill Construction   22  www.construction.comAvant même que lepremier coup de pellene soit donné pourla construction dutribunal d’Aylesbury, au Royaume-Uni, l’équipe de conception avaitdéjà conclu au fait que le BIM avaitapporté les preuves de sa valeurau cours du projet s’élevant à unmontant de 35 millions de livressterling. Les concepteurs ont trouvéde nombreux moyens de tirer profitde la technologie afin d’économiserdu temps et de l’argent tout enaméliorant la communication établieentre les membres de l’équipe et leservice du tribunal de Sa Majesté.Le projet de 5 200 mètres carrés,qui fut conçu par les bureaux lon-doniens de HOK avec Turner &Townsend et AECOM, comprendquatre tribunaux sur un même site,ainsi qu’un bâtiment d’administrationpublique, des salles de consultationet des salles réservées aux témoins,des salles judiciaires et de maintienen détention, et des espaces exté-rieurs sécurisés.Démarrage du BIMlors de la phase deconception détailléeMême si l’équipe prévoyait d’utiliserle BIM pour le projet, le modèle n’apas été crée jusqu’à la phase de con-ception détaillée. Femi Oresanya,vice-président de HOK et directeurdu projet, indique que l’équipe choisitde commencer avec des designs con-ceptuels à l’aide de logiciels 3D debase pendant la phase conceptuelle,avant d’engager du temps et des res-sources à la création d’un modèleBIM complet.« [Le BIM] nous oblige à prendredes décisions bien plus tôt au coursdu processus et personne ne sou-haite passer trop de temps à hésiter aumoment de la phase conceptuelle »,déclare-t-il. « Personne ne souhaiteengager des ressources pour unmodèle BIM correct jusqu’à ce quel’on reçoive un certain engagementde la part du client… »Une fois que le modèle a com-mencé à prendre forme, la valeur estvite apparue évidente au client commeoutil de communication, indique DavidLight, spécialiste BIM chez HOK.« De nombreux clients necomprennent pas complètement unmonde en 2D, déclare-t-il. Lorsqu’ilsle voient en 3D, leur vision s’éclaire.Cela aide à vendre la conceptionet cela devient donc un outil demarketing important ».Attention sur les coûtset le calendrierComme il s’agissait d’un projetpublic, une attention particulière futportée aux coûts. Oresanya indiquequ’en ayant des quantités détailléesdans le modèle, l’équipe a pu, avecefficacité, suivre les coûts en tempsréel et tenir le client informé de ques-tions de budget.Le modèle a aussi aidé à deschangements essentiels, effectuéssur la conception, rapidement. Uneétude topographique en 3D, qui nefut commandée qu’après l’achatdu site, révéla des problèmes denappe phréatique, et la nécessitéd’excavation supplémentaire. Leschangements allaient augmenterles coûts et l’équipe a eu besoin deredessiner le plan afin de répondreaux exigences de la fin de l’annéefinancière.« Le temps jouait contre nous »,indique Light. « Sur un projet sans[BIM], cela aurait pris deux moispour concevoir ce plan, mais ici nousavons été en mesure de le faire endeux semaines. Toutes les informa-tions dont nous avions besoin pour lenouveau plan se trouvaient déjà dansle modèle. C’est là que le BIMdémontre sa valeur réelle ».Tirer profit du BIM pour en démontrer la valeurtout en économisant du temps et de l’argentAylesbury Crown CourtAylesbury, Royaume-UniAylesbury Crown Court : plan du site©HOK|Turner&Townsend|AECOMSUITE
  • 25. étudedecasLavaleurcommercialeduBIMenEuropeAylesbury Crown CourtAylesbury, Royaume-UniMontrer la valeur aupropriétaireOresanya indique que le niveau dedétail trouvé dans le modèle futparticulièrement important pour lavalidation de certains aspects auprèsdu client.« Nous avons dû suivre un guidede normes de conception de tribu-naux, qui fournit des aspects indi-catifs pour tous les espaces et,puisqu’il s’agit d’argent public, il fautpasser beaucoup de temps à validerces aspects », dit-il. « Nous avonsété en mesure de faire cela très vite,même quotidiennement. »L’équipe fut capable de connecterle modèle à une base de donnéesexterne de spécifications de pièceafin de contrôler les exigences dedonnées sur les pièces et de créerdes fiches de données de pièce.Favoriser la durabilitéLe modèle HOK fut aussi utile auxarchitectes pour préparer inces-samment une analyse énergétiquedu bâtiment cherchant à obte-nir une classification « excellente »de BREEAM (programme de clas-sification volontaire de bâtimentécologique au Royaume-Uni), pourses caractéristiques de durabilité.« Cela nous donne une vued’ensemble et générale de la dura-bilité du projet et cela nous permetdonc d’avoir cette conversation avecles ingénieurs », déclare Oresanya.« Nous pouvons mieux nous impli-quer dans ces discussions, parAylesbury Crown Court : l’entrée principale située au nord-est du siteexemple sur la façon dont le bâtimentest orienté sur le site. »Aider l’entrepreneurdans le processus desoumissionÀ la demande du propriétaire, lemodèle fut aussi partagé avec lesentrepreneurs pour aider dans leprocessus de soumission. Un entre-preneur utilisa le modèle pour uneprésentation structurée au clientet utilisa les données pour montrerune construction en 4D (calendrier).Oresanya déclare qu’il pense que lemodèle BIM sera très utile au coursde l’achèvement du projet, dans lamesure où les données sont utiliséespar l’entrepreneur pour les modèlesde construction. n©HOK|Turner&Townsend|AECOMSUITE McGraw-Hill Construction   23  www.construction.com Rapport SmartMarket
  • 26. Importance relative des avantages internesSource : McGraw-Hill Construction, 2010. N’a pas répondu Aucun/Bas Moyen Fort/Très fortRéduction du nombre des erreurs et omissionsdans les documents de construction 2 %  13 %  24 %  61 % La réduction du cycle de déroulementde certaines activités 4 %  16 %  28 %  52 % Réduction du remaniement 7 %  18 %  25 %  50 % Offre de nouveaux services 4 %  18 %  31 %  47 % Le marketing de nouveaux projetsauprès de nouveaux clients 3 %  26 %  25 %  46 % Réduction de l’ensemble de la durée du projet 2 %  24 %  33 %  41 % Maintien d’une activité commercialecontinue auprès d’anciens clients 3 %  28 %  32 %  37 % Augmentation des bénéfices 4 %  26 %  33 %  37 % Apprentissage amélioré personnel le plusjeune sur la manière d’assembler les bâtiments 7 %  26 %  32 %  35 % Réduction du coût de construction 4 %  36 %  30 %  30 % Meilleurs résultats d’ensemble desprojets de construction 0 % 36 %  37 %  27 % Moins de réclamations/de contentieux 13 %  38 %  26 %  23 % Recrutement et maintien du personnel 10 %  34 %  36 %  20 % Rapport SmartMarket McGraw-Hill Construction   24  www.construction.comLavaleurcommercialeduBIMenEurope DonnéesConclusions clés en EuropeoccidentaleUne réduction du nombre d’erreurs et d’omissions■■dans les documents de construction est présentéecomme étant la valeur commerciale la plus importantedu BIM.Une meilleure communication entre plusieurs parties■■et une meilleure compréhension en 3D est perçuecomme très importante pour l’amélioration de la RSIdu BIM.Conclusions clés pour l’ Europeoccidentale et pour l’Amérique du NordPlus de la moitié des utilisateurs du BIM en Europe■■occidentale (52 %) considèrent le cycle de temps réduitdu déroulement de certaines activités comme étantun avantage essentiel, contre seulement 31 % enAmérique du Nord.Contrairement à ce que l’on observe en Amérique du■■Nord, où les entrepreneurs voient l’utilisation du BIMcomme apportant un fort avantage à leurs pratiques(56 %), une portion bien plus petite des entrepreneursen Europe occidentale (35 %) le perçoivent comme unfort avantage.Vue d’ensemble : avantages internesen Europe occidentale par rapport àen Amérique du NordDe la même façon que les utilisateurs nord-américains,les utilisateurs en Europe occidentale cherchent à obtenirune réelle valeur commerciale pour leurs investissementsdans la technologie du BIM. Les avantages du BIM sontprincipalement observés sous la forme d’une augmen-tation de l’efficacité et des gains de productivité par uneréduction du nombre d’erreurs et d’omissions, une réduc-tion des remaniements et une réduction des cycles detemps de déroulement du travail.Cependant, les avantages commerciaux internes nesurviennent pas immédiatement. Seule l’expériencepermet aux utilisateurs de commencer à voir commentle BIM peut offrir une valeur considérable à leursentreprises.Les experts sont 2 à 3 fois plus susceptibles que les■■débutants de constater de grands avantages internes.Vue d’ensemblevaleur commercialeinterne du BIMDonnées :­
  • 27. McGraw-Hill Construction   25  www.construction.com Rapport SmartMarketLavaleurcommercialeduBIMenEurope DonnéesConclusions clés : avantagescommerciaux les mieux classésMoins d’erreurs et d’omissions dans les documents de■■constructionCycle de temps réduit du déroulement spécifique des■■travauxMoins de remaniement■■Avantages commerciauxles mieux classésMoins d’erreurs et d’omissions dans lesdocuments de constructionLa conception virtuelle et la construction à l’aide duBIM permettent d’identifier les problèmes plus tôt lorsdu processus de construction. Grâce aux échanges demodèles et de données interopérables, les membres del’équipe sont plus en mesure de s’assurer que les infor-mations sont complètes et exactes. Une majorité de tousles utilisateurs (61 %) considèrent cela comme un avan-tage indéniable. Les utilisateurs ayant plus d’expérienceen reconnaissent la valeur plus que les autres utilisateurs.Cycle de temps réduit du déroulementspécifique des travauxLe BIM aide de manière importante à réduire le tempsd’un cycle en facilitant une meilleure communicationet une meilleure gestion des temps de livraison. Unemajorité d’architectes (56 %) considèrent la réduction ducycle de temps du déroulement spécifique des travauxcomme apportant un avantage certain à leur travail.Plus le niveau d’expertise augmente, plus le niveaud’avantages commerciaux internes augmente.Réduire le remaniementRégler les problèmes précocement signifie moins deproblèmes concernant les plans et du coup moins decomplications sur le lieu de construction. De nombreuxentrepreneurs (52 %) considèrent le potentiel du BIM deréduction des remaniements comme un avantage impor-tant. Il s’agit de l’avantage le plus souvent réalisé partous les groupes. Il est également l’avantage cité le plussouvent en deuxième position par les utilisateurs experts(71 %), comparé à un nombre plus faible de débutantsayant le même avis (50 %).Valeur commerciale interne du BIM  suiteAvantages commerciauxOffrir de nouveaux servicesLe BIM est une manière de proposer des offres nouvelleset technologiquement avancées pour une entreprisearrivée à maturité. De nombreux utilisateurs (47 %)indiquent qu’ajouter le BIM à leur lot d’offres apporte degros avantages à leur travail.Proposer de nouvelles offresà de nouveaux clientsLe BIM ouvre des portes pour les entreprises deconception et de construction dans le cadre bâti.46 % des utilisateurs adoptants en Europe occidentaleindiquent qu’il s’agit d’un avantage clé. Alors quedavantage de clients exigent désormais le BIM, lesmembres d’équipe doivent se former au BIM pourpouvoir répondre à cette exigence. D’un autre côté,les entreprises peuvent aussi introduire la technologieauprès de nouveaux clients qui n’exigent pas le BIM etpeuvent ainsi l’utiliser comme un outil de marketingafin d’avoir une longueur d’avance pour acquérir descontrats. Cela est particulièrement vrai des utilisateursexpérimentés qui mettent en avant cet atout.Avantages commerciaux enEurope occidentaleAlors que les utilisateurs nord-américains sont impa-tients de tirer parti du bruit fait autour du BIM et voientle marketing et la promotion des services liés au BIMcomme un avantage essentiel, les utilisateurs en Europeoccidentale voient cet avantage comme moins impor-tant que certains autres avantages essentiels. Cela peuts’expliquer par le fait que le BIM est encore un proces-sus émergeant en Amérique du Nord, alors qu’en Europeoccidentale un fort pourcentage d’utilisateurs du BIMl’utilisent depuis déjà plus de 5 ans.Les questions de productivité telles que la réductiondu nombre des erreurs et omissions dans les docu-ments de construction, la réduction du cycle de tempsdans certains déroulements de travaux et la réduction duremaniement sont classées plus haut que les avantagesdirectement liés aux économies de temps et à la réduc-tion des coûts. De la même manière qu’en Amériquedu Nord, cela reflète le fait que les utilisateurs de tousniveaux, en Europe occidentale, perçoivent le BIMcomme pouvant les aider à travailler plus efficacement,alors que les économies de coûts sont plus susceptiblesd’être réalisées par des utilisateurs expérimentés.
  • 28. Rapport SmartMarket McGraw-Hill Construction   26  www.construction.comLavaleurcommercialeduBIMenEurope DonnéesEn Europe occidentale, comme c’est le cas en Amériquedu Nord, les avantages commerciaux internes augmen-tent alors que les utilisateurs du BIM gagnent enexpérience. Il existe un clivage important entre les utili-sateurs débutants et les utilisateurs experts dans lamanière dont ils perçoivent la valeur que le BIM apporteà leur propre travail. Parmi un grand nombre d’avantagespossibles, les experts sont deux à trois fois plus suscep-tibles que les débutants d’indiquer des niveaux de valeurhauts ou très hauts. Il s’agit d’une progression naturellemais spectaculaire. À mesure que les utilisateurs selancent dans la pratique du BIM, ils effectuent des inves-tissements dans les logiciels, le matériel informatique, laformation ainsi que dans d’autres coûts initiaux. Toute-fois, dans le même temps, il est possible qu’ils fassentpreuve de moins de productivité avec la technologie,jusqu’à ce qu’ils la maîtrisent. Une fois que les utilisateursont compris comment utiliser la technologie à leur avan-tage, ils peuvent commencer à accumuler ces avantages.Comparaison des opinions d’experts et de débutantsconcernant les aspects apportant une valeur grande outrès grande :Le BIM réduit le nombre des erreurs et les omis-■■sions dans les documents de construction – 80 % desexperts contre 44 % des débutants.Le BIM réduit le remaniement – 71 % des experts■■contre 33 % des débutants.Le BIM aide à réduire le cycle de temps de déroulement■■de travaux spécifiques – 71 % des experts contre 34 %des débutants.Le BIM aide à offrir de nouveaux services – 62 % des■■experts contre 40 % des débutants.Le BIM aide à faire de nouvelles offres à de nouveaux■■clients – 51 % des experts contre 32 % des débutants.Le BIM augmente les bénéfices – 49 % des experts■■contre 28 % des débutants.Valeur commerciale interne du BIM  suiteLa valeur de l’expérienceRaisons les plus citées pourl’amélioration de la RSI :Meilleure communication entre les parties et meilleure■■compréhension d’une visualisation en 3DAmélioration des résultats du processus du projet■■Réduction du cycle de temps pour les activités du■■projet et la livraisonAmélioration de la valeur commercialeDe la même manière qu’en Amérique du Nord, la plupartdes utilisateurs en Europe occidentale observent uneRSI positive tout en indiquant qu’il existe encore desprogrès à réaliser. Les utilisateurs signalent les diffé-rentes manières sur lesquelles ils pourraient constaterune meilleure rentabilité sur le BIM, allant d’avantagesmoins palpables, telle une communication améliorée,à plus d’économies définies, telles que la réduction dunombre de demandes d’informations (RFI), l’améliorationdes temps de livraison de projet et la prévention d’erreurscoûteuses.Les manières les plus citéesd’améliorer la valeurMEILLEURE COMMUNICATION ENTRE LESPARTIES ET MEILLEURE COMPRÉHENSIOND’UNE VISUALISATION EN 3DEn partageant des informations par le biais du BIM,l’équipe peut communiquer d’une bien meilleure manièreses actions et ses idées. Trois quarts (75 %) des utilisa-teurs indiquent que cela est très important, toutes partiesconfondues, à l’exception des ingénieurs qui placentcette amélioration au premier rang.Amélioration de la valeur commercialesuite
  • 29. McGraw-Hill Construction   27  www.construction.com Rapport SmartMarketLavaleurcommercialeduBIMenEurope Données Valeur commerciale interne du BIMAmélioration de la valeur commerciale  suiteAMÉLIORATIONS DES RÉSULTATS DESPROCESSUS DU PROJET, COMME LARÉDUCTION DU NOMBRE DE RFI ET DEPROBLÈMES DE COORDINATION SUR LE SITEEn reconnaissant des problèmes avant qu’ilsn’apparaissent sur le site, les utilisateurs peuvent éviterdes erreurs coûteuses. La majorité des utilisateurs (71 %)voient cela comme un point très important, les ingénieursle classant en haut de leur liste.RÉDUCTION DU CYCLE DE TEMPS POUR LESACTIVITÉS DE PROJET ET DE LIVRAISONLe BIM aide à réduire considérablement les temps delivraison de projet pendant la phase de conception etla phase de construction. Presque 7 utilisateurs sur 10(69 %) voient cela comme un secteur très importantd’amélioration.PRODUCTIVITÉ DU PERSONNEL AMÉLIORÉEUn des moyens les plus cités parmi ceux qui peuventpermettre aux utilisateurs du BIM d’être plus productifsest de partager sans heurts des données avec d’autresutilisateurs, ce qui élimine le besoin de réentrer lesdonnées. De nombreux utilisateurs (68 %) voient celacomme un domaine important d’amélioration.AUGMENTATION DE LA PRÉFABRICATIONLorsque le BIM est utilisé pour coordonner les dessinsd’atelier et éliminer les conflits avant qu’ils ne survi-ennent sur le terrain, les utilisateurs peuvent utiliser lapréfabrication avec plus de confiance. La majorité desentrepreneurs (69 %) indiquent que davantage de préfa-brication issue de modèles améliorera leurs rentabilités.■ Très fort/Fort  ■ Aucun/BasMeilleure communication entre plusieurs parties et meilleurecompréhension de la visualisation en 3D75 %4 %Amélioration des résultats des processus du projet, comme la réductiondu nombre de RFI et de problèmes de coordination dur le site71 %7 %Réduction du cycle de temps pour activités de projet et livraison69 %7 %Amélioration de la productivité du personnel68 %8 %Augmentation de la préfabrication66 %6 %Amélioration de la sécurité sur les lieux de travail59 %3 %Impact positif sur le marketing58 %14 %Coût plus bas du projet53 %16 %Approbation des plans et permis plus rapidement49 %19 %Impact positif sur la durabilité47 %17 %Impact positif sur le recrutement et la rétention du personnel33 %28 %Importance relative des avantages du BIMpour améliorer la RSISource : McGraw-Hill Construction, 2010
  • 30. Rapport SmartMarket McGraw-Hill Construction   28  www.construction.comLavaleurcommercialeduBIMenEurope DonnéesAmélioration de l’interopérabilité entre les applications logicielles76 %Davantage de contenu spécifique du fabricant sur produit bâtiment en 3D70 %Amélioration de la fonctionnalité du logiciel BIM70 %Davantage de propriétaires demandant le BIM65 %Davantage de produits livrables BIM clairement définis entre les parties63 %Davantage d’agences externes avec des capacités BIM63 %Davantage de personnels internes avec des capacités BIM62 %Réduction du coût du logiciel BIM60 %Davantage d’utilisation de contrats pour soutenir BIM et collaboration58 %Volonté des autorités ayant compétence d’accepter des modèles55 %Davantage de personnels au niveau d’entrée avec des capacités BIM54 %Davantage de données objectives démontrantla valeur commerciale du BIM51 %Davantage de formation disponible en BIM51 %Intégration des données BIM sur des appareils mobiles/applications43 %Davantage de services de modélisation extériorisés disponibles41 %Meilleures façons d’améliorer la valeur du BIMSource : McGraw-Hill Construction, 2010.Valeur commerciale interne du BIM  suiteLes défis à la valeurLa plupart des utilisateurs en Europe occidentaleconstatent une valeur provenant de leur utilisation duBIM mais voient également certains facteurs commelimitant leur capacité à obtenir de meilleurs résultats.L’interopérabilité entre les applications logicielles etl’amélioration de la fonctionnalité du logiciel BIM sontdes domaines qui ont besoin d’être pris en compte afind’améliorer la valeur commerciale du BIM. La capacitéà obtenir davantage de données du fabricant de maté-riaux de construction est aussi perçue comme uneamélioration nécessaire. Ces préoccupations ne sont pasuniquement celles des débutants. Des utilisateurs de tousniveaux indiquent que ces questions doivent être prisesen compte afin de pouvoir obtenir les avantages espérés.Domaines les plus cités pouraméliorationAMÉLIORATION DE L’INTEROPÉRABILITÉENTRE LES APPLICATIONS LOGICIELLESLe manque d’interopérabilité limite le potentiel du BIM,particulièrement dans un environnement où existe unéchange des données entre plusieurs membres d’uneéquipe. Au fur et à mesure que le BIM a été développéet que de nouveaux outils ont été présentés, l’interopé-rabilité est devenue de plus en plus importante. Mêmesi des efforts pour créer des normes sont en cours, desproblèmes demeurent. Une grande majorité d’utilisateursdu BIM (76 %) déclarent qu’il existe un besoin importantd’améliorer l’interopérabilité. Ce besoin est exprimé parune majorité d’utilisateurs, à tous les niveaux d’expérience.DAVANTAGE DE DÉTAILS SPÉCIFIQUESDU FABRICANT DE MATÉRIAUX DECONSTRUCTION EN 3DIntégrer davantage de détails sur les données des maté-riaux de construction par le fabricant dans le modèleBIM permet aux utilisateurs de mieux transmettre desidées de conception lors des étapes initiales du projet,de réaliser des analyses énergétiques plus précises etd’obtenir des estimations de coût plus précocement. Lamajorité des utilisateurs (70 %) voient cela comme undomaine d’amélioration important, les architectes le clas-sant comme la chose la plus importante.AMÉLIORATION DE LA FONCTIONNALITÉDU LOGICIEL BIMLa fonctionnalité est une épreuve typique à laquelle ontà faire face les technologies émergeantes. Alors queles entreprises informatiques développent les outils duBIM et que les utilisateurs les mettent en pratique, denouvelles demandes émergent. Les utilisateurs cherch-ent de nouveaux moyens de tirer profit des avantages duBIM. 7 utilisateurs sur 10 (70 %) déclarent qu’une fonction-nalité améliorée renforcerait fortement la valeur.
  • 31. LavaleurcommercialeduBIMenEurope McGraw-Hill Construction   29  www.construction.com Rapport SmartMarketEntretien :­La proposition de valeur du BIMest-elle perçue différemmenten Europe occidentale et enAmérique du Nord ?BHATT : C’est à peu près la mêmechose entre les deux marchés, mais ilexiste des différences intéressantes.En Europe, les agences de concep-tion produisent elles-mêmes lesdessins d’atelier, alors qu’aux États-Unis, ils sont préparés par des finis-seurs. Donc, la productivité des plansautour du BIM est bien pus impor-tante en Europe qu’aux États-Unis.De plus, les contraintes juridiquesen matière de construction sontmoins coûteuses en Europe qu’auxÉtats-Unis, donc la proposition devaleur du BIM pour le partage et lacollaboration devient même encoreplus importante, puisque la démar-cation entre les deux domaines n’estpas aussi strictement définie [entre laconception et la construction].Un grand mouvement, qui est toutà fait pertinent entre les deux, et pourlequel le BIM est réellement la seuleréponse, est l’analyse durable. [LeBIM a] les informations nécessairespour être en mesure d’effectuer letype d’analyses énergétiques, en car-bone et en solaire que les architectes,les ingénieurs, les entrepreneurs etau final les propriétaires réclament.Comment les différencesont-elles un effet surl’innovation BIM ?BHATT : Même si les rôles et lesresponsabilités sont différentsentre l’Europe et les États-Unis, lespays européens sont très diversindustrie et technologieperspectivesÀ titre de vice-président senior de AEC Solutions pour Autodesk, un leadermondial de la conception en 2D et 3D, en logiciels d’ingénierie et de divertissement,Jay Bhatt est responsable au nom d’Autodesk de la livraison de technologieaux acteurs du secteur de la construction et des infrastructures partout dansle monde. Autodesk AEC Solutions aide les clients à créer et à étendre desinformations de conception numérique au cours du processus de construction.Entretien avec Jay Bhattconcernant les normes et les exi-gences. Le BIM est suffisammentflexible pour s’y adapter, ce qui faitque l’innovation a lieu partout.Certaines des innovations lesplus intéressantes ont lieu au seinde l’écosystème des programma-teurs informatiques tiers du point devue technologique, là où des appli-cations sont créées autour du BIMpour répondre à des besoins locaux.Par exemple, RIB, qui est une grandeentreprise européenne de logiciels,s’est concentrée sur l’application duBIM à la construction, particulière-ment sur la gestion des coûts. Donc,nous avons créé avec eux un déroule-ment des travaux sans entrave, de laconception à la construction, com-prenant des simulations en 4D et 5Ddu coût des éléments du processusde construction.Y a-t-il des entreprises en Europeoccidentale faisant des chosesparticulières sur des projets etque vous considérez comme desentreprises de pointe ?BHATT : Le Scott Wilson Group, uneagence de consulting en ingénieriearchitecturale intégrée implantée auRoyaume-Uni, a trouvé comment lesinformations créées dans le modèleBIM peuvent être mises en œuvreplus efficacement dans la gestion desbiens par le cycle de vie, que ce soitun bâtiment ou une infrastructure.Un autre exemple est celui deMax Bogl, un entrepreneur alle-mand très à la pointe du progrès,qui a développé un processus dechaîne numérique en utilisant le BIMpour optimiser trois déroulementsde travaux essentiels : l’acceptationdes informations au niveau de la fa-brication, la production d’élémentspréfabriqués et l’édification sur site.L’entreprise réduit les risques asso-ciés au projet et assure la livraisondes projets dans les délais et d’unefaçon économique. Elle a égalementétendu le modèle BIM pour surveilleret contrôler les informations pour lagestion de biens après-coup.Constatez-vous que le BIM estbien intégré aux programmesd’études ?BHATT : Aussi bien en Amériquedu Nord qu’en Europe, nousdéveloppons activement de solidesrelations avec les meilleures écolespour créer des programmes d’étudesspécifiques au BIM et soutenir lesactivités des étudiants. Certainesdes meilleures écoles techniquesen Europe, telles que RWTH AachenUniversity en Allemagne, utilisent leBIM pour la conception, l’ingénierieet la construction.Constatez-vous un thème communmondialement autour du BIM ?BHATT : C’est le « I » dans BIM.Lorsque je parle avec des gens quimettent vraiment en application leBIM, la même idée revient partout :la raison pour laquelle le BIM est uti-lisé, c’est pour créer une base de don-nées d’information qui représente laconception et permet l’organisationnumérique. Il doit aussi y avoir uneproposition en matière de valeur trèsclaire du BIM pour le propriétaire. n
  • 32. Amélioration de la compréhension collective de l’intention du design69 %Amélioration de la qualité générale du projet 62 %Moins de conflits pendant la construction59 %Moins de changements pendant la construction56 %Cycles d’approbation du client rapides44 %Meilleur contrôle du coût/meilleure estimation43 %Moins de demandes d’informations (RFI)43 %Avantages du BIM apportantla plus grande valeurSource : McGraw-Hill Construction, 2010.Rapport SmartMarket McGraw-Hill Construction   30  www.construction.comLavaleurcommercialeduBIMenEurope DonnéesConclusions clés en EuropeoccidentaleLes phases qui obtiennent le plus de valeur du BIM■■pendant un projet :• Développement de la conception• Conception techniqueLes avantages qui rapportent le plus de rentabilité :■■• Amélioration de la compréhension collective del’intention du design• Amélioration de la qualité générale du projetFacteurs ayant le plus d’impact sur le succès du BIM■■sur les projets :• Interopérabilité des logiciels utilisés par les membresde l’équipe• Complexité du projetConclusions clés par rapport àl’Amérique du NordLes utilisateurs en Europe occidentale et en Amérique■■du Nord sont d’accord sur le fait que l’interopérabilitédes logiciels utilisés par les membres de l’équipeest un facteur important pour déterminer la valeurgénérale du BIM du projet.La réduction des conflits pendant la construction■■apporte le plus de valeur en Amérique du Nord mais aune moindre importance en Europe occidentale.Vue d’ensemble : acquérir dela valeur collectivementLa plupart des utilisateurs reconnaissent que ce n’estpas simplement les membres individuels d’une équipede construction ou les agences qui tirent un avantagede l’utilisation du BIM. De fait, la plupart des utilisateursreconnaissent que l’utilisation collective du BIM sur desprojets peut apporter de meilleurs résultats.Par le biais du partage de modèles et par la mise enplace de nouvelles approches de collaboration portantsur la conception et la construction, les équipes deconstruction redéfinissent les rôles traditionnels etle déroulement des travaux et trouvent de meilleursmoyens, plus rapides, de communiquer des idées, deréduire les erreurs et d’améliorer la productivité.Les utilisateurs reconnaissent que le fait de pouvoircompter sur des membres d’équipe possédant desconnaissances en matière de BIM et d’être capables departager des informations sur les modèles, sans entrave,peut améliorer de manière significative l’ensembledu projet.Presque deux tiers (61 %) des utilisateurs reconnais-■■sent que l’interopérabilité entre les applicationslogicielles utilisés par les membres de l’équipe a unimpact considérable sur la valeur gagnée au cours duprojet.57 % des utilisateurs indiquent que le nombre de■■personnes ayant des connaissances en matière de BIMsur un projet est très important quant au succès duprojet.La taille et la complexité du projet jouent aussi un rôle■■dans la perception qu’ont les utilisateurs de la valeurdu BIM. Le BIM semble particulièrement avantageuxpour des projets grands et complexes.Vue d’ensemblevaleur du projetdu BIMDonnées :­
  • 33. Évaluation30 %Descriptif de la conception32 %Conception initiale53 %Développement de la conception69 %Conception technique67 %Information sur la production51 %Documentation de soumission50 %Action de soumission30 %Mobilisation26 %Construction47 %Après achèvement pratique29 %Valeur perçue du BIM — Par phase du projetSource : McGraw-Hill Construction, 2010. McGraw-Hill Construction   31  www.construction.com Rapport SmartMarketLavaleurcommercialeduBIMenEurope DonnéesLes utilisateurs du BIM en Europe occidentale peuventrécolter des avantages tout au long du projet, mais ilsconstatent une plus grande valeur lors de certainesphases en particulier. Les utilisateurs observent laplus grande valeur quand les plans conceptuels sontcomplètement développés et que la construction avance.Les phases de développement dela conception et de la conceptiontechnique69 % des utilisateurs constatent la plus grande valeurpendant la phase de développement de la conception,mais presque autant (67 %) constatent également unegrande valeur ou une très grande valeur au moment de laphase de conception technique. Les capacités de concep-tion du BIM comptent parmi ses aspects les plus évidentset les plus rapidement compris, particulièrement dès quedes modèles plus détaillés sont créés.Phase de conception initialeLes utilisateurs européens du BIM constatent égalementune grande valeur ou une très grande valeur lors de laphase de conception, lorsque le BIM permet à l’équipede travailler avec le client et les personnes concernéesen interne et en externe pour définir les paramètres duprojet.Phases d’information sur la productionet de documentation de soumissionLa moitié des personnes interrogées ont déclaré que leBIM fournissait une valeur importante pendant les phasesd’information sur la production et de documentation desoumission, lorsque le BIM aide à organiser les donnéeset à améliorer la communication entre les architectes etl’équipe de construction.Phase de constructionLe BIM peut permettre d’économiser du temps et del’argent pendant la phase de construction. Par exemple,il peut réduire le nombre de conflits du système et doncpermettre de mieux contrôler le budget et le calendrier duprojet.Différences entre utilisateursLes architectes, en particulier, constatent la plus■■grande valeur pendant la phase de développement dela conception (83 %) et la phase technique (70 %), maisconstatent aussi la valeur la plus grande pendant laphase de conception initiale (62 %).62 % des ingénieurs constatent une grande valeur■■pendant la phase de construction et la moitiéconstatent également une grande valeur lors de laphase de documentation de la soumission.Plus de la moitié des entrepreneurs constatent une■■grande valeur pendant la phase de constructionlorsque la majorité des coûts sont engendrés et queles occasions d’économiser du temps et de l’argentapparaissent.Valeur du projet du BIM  suiteValeur par phase du projet
  • 34. Impact des facteurs du projet surla valeur du BIMInteropérabilité entre les logiciels utilisés par les membres de l’équipe61 %Complexité du projet60 %Nombre de professionnels de la conception coutumiers du BIM sur le projet57 %Taille du projet46 %Nombre d’entreprises de construction coutumières du BIM sur le projet45 %Nombre d’entreprises de construction coutumières du BIM sur le projet45 %Calendrier du projet42 %Expérience passée de travail avec d’autres entreprises sur le projet40 %Transformateurs coutumiers du BIM sur le projet38 %Budget du projet35 %Formulaire de contrat soutenant le BIM et/ou une collaboration33 %Partage du site des membres d’équipe provenant de plusieurs entreprises31 %Client coutumier du BIM30 %Site du projet19 %Source : McGraw-Hill Construction, 2010.Rapport SmartMarket McGraw-Hill Construction   32  www.construction.comLavaleurcommercialeduBIMenEurope DonnéesUn des facteurs clés affectant la capacité des utilisa-teurs à percevoir la valeur sur les projets est la possibilitéde partager des informations entre les membres d’uneéquipe. De nombreux utilisateurs du BIM travaillant enéquipe ont déjà constaté que le manque d’interopérabilitéentre les applications logicielles peut limiter l’équipe dansson succès.La valeur du BIM se constate particulièrement lors deprojets grands et complexes. La plupart des utilisateursconsidèrent que plus un projet est complexe, plus grandesera la valeur du BIM.Les utilisateurs reconnaissent également qu’avoir aucours du projet dans leur équipe d’architectes des profes-sionnels de la conception maîtrisant le BIM est essentielau succès du projet.Facteurs les mieux classésINTEROPÉRABILITÉ ENTRE LES APPLICATIONSLOGICIELLES UTILISÉES PAR LES MEMBRESD’ÉQUIPELa possibilité d’échanger des données entre les différentsmembres de l’équipe est classée comme l’avantageprincipal de l’utilisation du BIM. L’interopérabilité est laclé pour permettre à ces échanges d’être libres d’entrave.61 % de tous les utilisateurs reconnaissent qu’il s’agit d’unfacteur très important. L’interopérabilité des applicationslogicielles est particulièrement importante pour lesutilisateurs experts (71 %).COMPLEXITÉ DU PROJET60 % des utilisateurs perçoivent la complexité du projetcomme ayant un impact majeur sur la valeur du BIM.Le niveau de compétence a également un impact sur cepoint de vue, avec seulement 49 % des débutants, contre67 % des experts le classant comme important ou trèsimportant.PROFESSIONNELS DE LA CONCEPTIONMAÎTRISANT LE BIM SUR LE PROJETDavantage de modélisation pendant la conceptionaméliore le processus de chacun. 57 % de tous les utilisa-teurs indiquent que ce facteur est très important pour lesuccès d’un projet.NOMBRE D’ENTREPRISES MAÎTRISANTLE BIM SUR LE PROJETMême si d’autres facteurs ont été mieux classés, 45 %de tous les utilisateurs pensent que la participation auxprojets d’un plus grand nombre d’entreprises maîtrisantValeur du projet du BIM  suiteFacteurs affectant la valeurle BIM a une grande ou une très grande importance. Les entre-preneurs (63 %) et les experts (55 %) ont perçu cela comme unfacteur important par rapport à la participation d’autres typesd’entreprises.
  • 35. McGraw-Hill Construction   33  www.construction.com Rapport SmartMarketLavaleurcommercialeduBIMenEurope DonnéesIl existe un consensus général entre les utilisateurs duBIM sur les avantages apportant le plus de valeur à unprojet.Amélioration de la compréhensioncollective de l’intention du designToutes les personnes interrogées ont déclaré qu’ils’agissait de l’avantage du BIM le plus importantcontribuant à la valeur d’un projet. Grâce à la capacitédu BIM de permettre une visualisation en 3D et à sa basede données riche en informations, plus de deux tiersdes utilisateurs (69 %) indiquent qu’une compréhensioncollective de l’intention du design apporte une grandevaleur. La plupart des entrepreneurs (78 %) et desarchitectes (76 %) sont de cet avis et la classent parmi lesvaleurs les plus importantes, probablement parce qu’ilspeuvent utiliser des modèles pour mieux comprendre etsurveiller des idées porteuses au cours du cycle de vied’un projet.Amélioration générale de laqualité du projetLes utilisateurs pensent que la valeur du BIM peut êtreconstatée sur des projets finis. La plupart des utilisateursdu BIM (62 %) pensent que les avantages cumulés aucours du développement d’un projet contribuent à unrésultat final de grande valeur pour le propriétaire. Lesarchitectes (65 %) sont les plus susceptibles d’adhérer àce constat.Valeur du projet du BIM  suiteRécolter les avantagesRéduction des conflits pendantla constructionLes conflits sur le terrain sont coûteux, ayant un effet à lafois sur le budget et sur le calendrier. 59 % des personnesinterrogées reconnaissent que réduire les conflitsapporte ce qu’il y a de plus important à un projet, lesentrepreneurs en étant particulièrement convaincus(70 %). Les ingénieurs considèrent également cetavantage comme étant le plus important sur un projet.Réduction des changementspendant la constructionLorsque le BIM réduit les conflits, cela évite deschangements coûteux à l’équipe sur le terrain. Tous lesutilisateurs indiquent cela comme un des avantagesprincipaux, y compris une majorité d’entrepreneurs(74 %) et d’ingénieurs (56 %).Des avantages à valeur limitéePeu de personnes interrogées déclarent que ce qui suitapporte de la valeur :Amélioration de la sécurité sur le site (24 %)■■Approbation réglementaire plus rapide (25 %)■■
  • 36. Projets mieux conçus66 %Plus grande satisfaction professionnelle avec résultats du projet62 %De meilleurs bâtiments/de meilleures infrastructures61 %Préfabrication de parties plus grandes, plus complexes du projet60 %Moins de risques et meilleure prévision des résultats59 %Productivité individuelle du participant56 %Amélioration des cycles d’évaluation et d’approbation55 %Amélioration de la gestion des opérations, de l’entretien et du site53 %Calendriers de livraison plus rapides45 %Rentabilité des entreprises participantes45 %Moins de réclamations, contentieux et conflits42 %Recrutement et rétention de bons professionnels de l’industrie38 %Procédés et sites de construction plus sûrs38 %Coûts de construction moins élevés37 %Valeur perçue du BIM - Dans cinq ansSource : McGraw-Hill Construction, 2010.Rapport SmartMarket McGraw-Hill Construction   34  www.construction.comLavaleurcommercialeduBIMenEurope DonnéesAu cours des cinq prochaines années, les utilisateurs enEurope occidentale pensent qu’ils seront en mesure dedéverrouiller encore davantage le potentiel du BIM et d’enrecevoir encore plus d’avantages qu’ils n’en reçoiventdéjà aujourd’hui. Parmi les avantages futurs clés, nousrecensons les suivants :Des projets mieux conçusDeux tiers des utilisateurs (66 %) pensent que le BIMse traduira par des projets mieux conçus. Cetteperception est particulièrement répandue parmi lesarchitectes (70 %).Une plus grande satisfactionprofessionnelle avec de meilleursrésultats pour les projetsLa prévisibilité et l’amélioration des performances sontimportantes pour permettre à une entreprise de se sentirbien quant à son travail sur un projet. 62 % considèrentque cet avantage aura une grande valeur dans l’avenir.Les utilisateurs avancés (66 %) et experts (69 %) voientcela comme un avantage essentiel futur.De meilleurs bâtiments/de meilleuresinfrastructuresDe nombreux utilisateurs (61 %) pensent également quele BIM offrira à terme de meilleurs résultats en matièrede bâtiments et d’infrastructures. Ce sentiment estparticulièrement fort chez les architectes (62 %).Préfabrication de parties d’un projetplus grandes et plus complexes60 % des utilisateurs indiquent que la préfabricationapportera une grande valeur aux projets dans lesannées à venir. Deux tiers des entrepreneurs (67 %) laconsidèrent comme un très grand avantage.Moins de risques et meilleureprévision des résultatsAu fur et à mesure que davantage d’utilisateurspartageront des informations par le biais desmodèles dans l’avenir, la capacité à réduire les risquesaugmentera. 59 % des utilisateurs estiment que cela auraune grande valeur d’ici cinq ans, les entrepreneurs étant75 % à exprimer cet avis.Possibilités futuresValeur du projet du BIM  suiteAmélioration du cycle d’évaluationet d’approbation et amélioration del’exploitation, de l’entretien et de lagestion des sitesPlus de 50 % des utilisateurs pensent que le BIM peutavoir un impact sur les améliorations citées ci-dessus.Les entrepreneurs sont particulièrement nombreux à êtreacquis à cette idée.
  • 37. LavaleurcommercialeduBIMenEuropeleader éclairécontinued McGraw-Hill Construction   35  www.construction.com Rapport SmartMarketEntretien :­Améliorer l’interopérabilitéest un point central de la mis-sion de buildingSMART. Est-cequ’améliorer la façon dont dif-férentes applications logicielleséchangent des données est la cléde l’augmentation de la rentabil-ité sur investissement des utilisa-teurs du BIM ?BEW : La technologie n’est pas leproblème principal. Si nous pouvonsclairement expliquer ce que [l’équipepluridisciplinaire] souhaite échanger,et comment l’échange doit avoir lieu,il y existe des entreprises qui peuventrédiger le code informatique pourque nous le fassions. Ce que nousn’avons pas fait, c’est d’être clairsavec les spécialistes en technologiequant au processus. Si vous regar-dez comment se faisaient les chosesau temps où seul le papier était utili-sé, lorsque vous aviez terminé unplan, vous le remettiez à l’architecteen chef, qui apposait sa signature aubas du plan. Ensuite, on en faisait 10copies et chacune était signée. Toutcela relevait de processus que noustenions pour acquis. Et ils ont tousété perdus. Une fois que nous avonscommencé à nous envoyer les unsaux autres des emails, toute cette dis-cipline a disparu. Si nous comptonsfaire cela avec les outils BIM, nousavons besoin de redéfinir ces proces-sus afin que tout soit vraiment lim-pide. Cela touche chaque participantau secteur. Lorsque nous en seronslà, nous aurons repris le contrôle. Ilne s’agit pas d’une question de tech-nologie. Si nous pouvons le définir,ils peuvent le construire.Mark Bew, directeur des systèmes commerciaux du groupe chez ScottWilson, à Londres, a été nommé président de buildingSMART Royaume-Uni en novembre 2009. Avec une attention portée sur l’amélioration del’interopérabilité dans le secteur de la construction, Bew dirige les efforts debuildingSMART pour répondre aux questions de processus et de technologiequi limitent les relations de collaboration au sein d’équipes pluridisciplinaires.Mark BewPrésident, buildingSMART Alliance Royaume-UniComment les barrières entreles diverses disciplines condi-tionnent-elles l’échange libred’informations sur un projet ?BEW : C’est une chose d’aspirerensemble à collaborer et coordon-ner. C’est lorsque vous essayez demettre en place ces processus entant que norme, sans la protectiond’un contrat, du droit de propriétéet du copyright que vous tombezsur un manque de compréhensionet de confiance. Si je vous donne lemodèle, en suis-je responsable ?Ai-je envie de vous le donner ? Est-ceque je comprends pourquoi je vousle donne ou pourquoi je ne vous ledonne pas ? Il s’agit d’un débat quin’est pas encore affiné. Plus nous enparlons et cherchons le moyen dele rendre constructif, plus le débats’améliore, mais nous en sommesencore aux premiers pas. Dans lepassé, lorsque vous ne faisiez quepasser des informations de plan, cequi se trouvait sur un papier, avecune signature au bas, était clair.Maintenant, c’est un peu moins tan-gible, lorsque vous faites passer desensembles de données. Avec toutesles données en pièce jointe ainsi quetoutes les données provenant descalculs effectués à partir des ensem-bles de données, il est très difficile desavoir ce qui est réellement échangé.Cependant, une fois que les chosesseront affinées et que nousdeviendrons meilleurs dans cedomaine, le reste suivra.En tant que clients, les proprié-taires ne peuvent-ils pas jouerun rôle important dans la pro-motion de l’amélioration del’interopérabilité comme unmoyen d’améliorer la valeurgénérale du BIM ?BEW : Un des domaines que nousétudions actuellement est l’utilisationde données interopérables dans leprocessus de soumission gouverne-mentale et la gestion de biens, et lamanière dont nous pouvons amé-liorer ce processus. Nous étudionscomment le gouvernement peut entirer de meilleurs biens en terme demeilleure valeur, comment les coûtssur la durée du cycle de vie du projetpeuvent être meilleurs et commentl’empreinte carbonique peut êtreaméliorée par le biais de l’utilisationde données interopérables. Cela n’apas à être des données tirées du BIM,il peut s’agir de données qui réussis-sent à communiquer entres elles etqui sont réutilisées pendant la duréedu cycle de vie du projet. Si le gou-vernement peut prouver au marchéqu’il est capable d’obtenir des biensaméliorés en utilisant des donnéesinteropérables, il y aura répercussionsur le marché public. n« Si le gouvernement peut prouver au marchéqu’il est capable d’obtenir des biens améliorésen utilisant des données interopérables, il yaura répercussion sur le marché public. »
  • 38. Architectes71 %Ingénieurs des structures53 %Ingénieurs services en bâtiment43 %Clients/propriétaires42 %Chefs de chantier/Entrepreneurs généraux35 %Ingénieurs MEP34 %Ingénieurs civils32 %Transformateurs31 %Métreurs-vérificateurs31 %Entrepreneurs spécialisés28 %Fabricants/Distributeurs de produits de construction15 %Participants au projet qui semblent recevoirla plus grande valeurSource : McGraw-Hill Construction, 2010.Rapport SmartMarket McGraw-Hill Construction   36  www.construction.comLavaleurcommercialeduBIMenEurope DonnéesConclusions clésTous les participants pensent qu’une plus grande■■interopérabilité est très importante pour permettre auBIM de fournir de la valeur à un projet.Les architectes font preuve d’habitudes d’adoption■■affinées et rapportent une forte RSI, mais avec uneattention sur le déroulement de leur travail pour lesavantages du BIM.LesingénieursapprécientsurtoutlacapacitéduBIMà■■augmenterleurproductivitélorsdelaphasedeconstruction.Les entrepreneurs apprécient surtout la capacité du■■BIM à soutenir la collaboration avec les architectes.Valeur participative généraleChaque participant à un projet de construction possèdeson propre déroulement des travaux et demandes. C’estdonc aussi la raison pour laquelle chaque participantpossède une proposition de valeur du BIM différente.De plus, les outils du BIM sont encore en développementet répondent à des disciplines différentes, donc lapossibilité d’acquérir de la valeur varie d’une disciplineà l’autre et continue à augmenter. Un des domainesdont tous les participants s’accordent à reconnaîtrel’importance cruciale sur leur capacité à tirer profit duBIM est l’interopérabilité entre les logiciels utilisés par lesmembres d’une équipe.Vue d’ensemblevaleurparticipativeduBIMDonnées :Qui en retirele plus de valeur ?Les architectesLes architectes possèdent la plus grande expérience enmatière de BIM et sont perçus par tous les autres partici-pants comme les plus grands bénéficiaires du BIM. Cetteperception est particulièrement importante parmi lesarchitectes eux-mêmes, dont 80 % indiquent que lesarchitectes en tant que représentants d’une disciplineprofessionnelle atteignent un haut niveau de valeur.Les ingénieursLe seul groupe dans lequel une faible majoritésélectionne leur propre profession comme étant les béné-ficiaires principaux du BIM est celui des ingénieurs, dont66 % indiquent que les ingénieurs des structures fontpart d’un niveau élevé de valeur du BIM. Plus de la moitié desarchitectes et des entrepreneurs interrogés estiment aussi queles ingénieurs des structures obtiennent la plus grande valeurdu BIM. Pour le moment, il existe de meilleurs outils du BIMpour la conception des structures que pour d’autres disciplinesd’ingénierie telles que l’ingénierie électrique.Les entrepreneursLes entrepreneurs sont actuellement perçus comme obtenantune valeur bien moins élevée du BIM que les autres parti-cipants. Au sein de leur propre groupe, les entrepreneurseux-mêmes sont moins de 50 % à reconnaître une grandevaleur au BIM, spécifiquement pour les chefs de chantier/lesentrepreneurs généraux ou les entrepreneurs spécialisés. Lesarchitectes, en particulier, ne constatent pas une grande valeuren matière de BIM pour les entrepreneurs.
  • 39. RSI perçue architectesSource : McGraw-Hill Construction, 2010.19 %23 %13 %19 %14 %7 %5 %5 %13 %11 %23 %19 %14 % 15 %Négative 10 % 10–25 % 25–50 % 50–100 % 100 %Amériquedu NordEuropeLavaleurcommercialeduBIMenEurope Données McGraw-Hill Construction   37  www.construction.com Rapport SmartMarketLes architectes en Europe occidentale estiment que laplus grande valeur du BIM réside dans sa capacité àaméliorer leur processus de conception. Comparés auxagences américaines, ils sont moins intéressés par lepotentiel de collaboration offert par le BIM que par lamanière dont il influe sur leurs processus immédiats.Cependant, en tant qu’utilisateurs plus expérimentés(77 % des agences ont utilisé le BIM au cours des 3dernières années ou plus), les architectes, en Europeoccidentale, font part d’une plus grande RSI perçueque d’autres participants ou que leurs homologues enAmérique du Nord. 48 % des architectes interrogésconstatent une RSI perçue de 25 % ou plus, contreseulement 26 % des architectes en Amérique du Nord.Impact visuel et communicationPour les architectes, l’impact visuel du BIM est essentielpour améliorer leurs affaires. La modélisation en 3D estla plus fréquemment citée comme le moyen par lequel leBIM améliore leurs entreprises d’une manière générale,mais elle est également souvent citée par les architectescomme le moyen leur permettant d’économiser du tempset de l’argent. Ce résultat est confirmé par la conclusionque, pour plus des trois quarts des architectes (76 %), lacapacité du BIM à améliorer la compréhension collectivede l’intention du design est un élément essentiel quiajoute de la valeur à un projet, allant de pair avec sacapacité à réduire les conflits pendant la construction(53 %). Ces deux éléments sont les résultats directs desoutils de visualisation du BIM, et ils contribuent, sansaucun doute, à expliquer pourquoi 61 % des architectes,bien plus que n’importe quelle autre catégorie departicipants, constatent que le plus grand engagement duclient est une valeur importante qu’ils obtiennent du BIM.Un meilleur processus de conceptionLes architectes soulignent également la valeur duBIM dans l’amélioration du processus de conception.L’avantage commercial interne le plus fréquemment citépar les architectes est la réduction du nombre d’erreurs etd’omissions dans les documents de construction, ce quiest souligné par 65 % d’entres eux. 49 % des architectesconsidèrent aussi la réduction des remaniements commeun avantage majeur.Les architectes établissent un lien direct entre unmeilleur processus de conception et leur résultat. Ilssont nombreux à remarquer un processus de concep-tion plus simple / plus rapide et la possibilité de faireValeur participative du BIM  suiteArchitectesdes changements rendue plus facile, ce qui est un lemoyen le plus important grâce auquel le BIM leur permetd’économiser du temps et de l’argent.FonctionnalitéEn tant qu’utilisateurs expérimentés du BIM, lesarchitectes considèrent l’amélioration de la fonctionnalitécomme un des facteurs les plus importants leurpermettant d’augmenter leur capacité à atteindredes avantages commerciaux du BIM dans l’avenir. Enparticulier, trois quarts d’entre eux souhaiteraient voir :Une amélioration de l’interopérabilité entre les■■applications des logiciels — 76 %Une amélioration de la fonctionnalité du logiciel■■BIM — 72 %Utilisateurs expérimentés du BIMÀ première vue, étant donné la forte perception de la RSIdont ils témoignent, les architectes interrogés semblentremarquablement pragmatiques sur la façon dont le BIMaffecte le processus de conception et sa fonctionnalitéen général. Toutefois, cela peut être dû au fait que,contrairement aux personnes interrogées en Amériquedu Nord, les agences ont utilisé le BIM depuis un longmoment sur un marché relativement stable. Donc, denombreuses pratiques et attentes autour du BIM sontplus ancrées, ce qui conduit à moins de questionnementsur la recherche d’autres participants avec des capacitésBIM et à davantage d’attention sur le déroulementimmédiat et direct des travaux.Seuil derentabilitéMoins de Plus de
  • 40. RSI perçue ingénieursSource : McGraw-Hill Construction, 2010.Négative 10 % 10–25 % 25–50 % 50–100 % 100 %Amériquedu NordEurope32 %22 % 22 %11 %20 %13 %LavaleurcommercialeduBIMenEurope DonnéesRapport SmartMarket McGraw-Hill Construction   38  www.construction.comTout comme les architectes en Europe occidentale, lesingénieurs ont également constaté une bien plus grandeRSI perçue qu’en Amérique du Nord, avec plus d’un tiersdes ingénieurs en Europe (34 %) s’attendant à une RSIde 25 % ou plus, contre seulement 12 % en Amériquedu Nord. Il ne fait pas de doute que davantage d’annéesd’expérience ainsi que des niveaux plus élevés rapportésd’expertise en BIM contribuent à ce différentiel.Une plus grande efficacitéen phase de construction62 % des ingénieurs ont constaté que la plus grandevaleur du BIM réside dans la phase de construction, bienplus encore que les entrepreneurs (52 %) et beaucoupplus que les architectes (40 %).De fait, les trois avantages du BIM cités par les ingé-nieurs et qui apportent le plus de valeur à un projet, sonttous liés à la construction :Réduction des conflits pendant la construction■■Réduction des changements pendant la construction■■Réduction du nombre de demandes d’informations■■Chacun de ces avantages augmente l’efficacité et réduitle coût total. Cela correspond à la conclusion que, pourles ingénieurs, un des moyens les plus essentiels grâceauquel le BIM permet d’économiser du temps et del’argent est d’augmenter la productivité et l’efficacité.De plus, la moitié des ingénieurs interrogés ont indiquéque le coût moins élevé d’un projet était important pourl’ensemble de la valeur qu’ils obtenaient du BIM.La valeur du BIM grâce à l’augmentation de la produc-tivité et à la réduction du coût du projet a été égalementplus fortement perçue par les ingénieurs en Europe occi-dentale que par ceux d’Amérique du Nord. Les ingénieurseuropéens constatent une bien plus grande valeur dansles catégories suivantes :Augmentation des bénéfices■■Réduction de la durée d’ensemble du projet■■Réduction du remaniement■■MarketingBien plus que dans n’importe quelle autre discipline, lesingénieurs qui ont adopté le BIM le perçoivent commetrès important pour s’assurer de leur position sur lemarché, 69 % des ingénieurs interrogés indiquant quel’impact positif sur le marketing est une valeur importantequ’ils obtiennent du BIM. Parmi les avantages commer-ciaux internes mesurés, faire la promotion de nouvellesaffaires à des clients et offrir de nouveaux services ontaussi été considérés comme importants pour une largemajorité d’ingénieurs (54 %). Un pourcentage encore plusgrand d’ingénieurs indiquent que le BIM leur donne uneavance compétitive par rapport aux architectes et auxentrepreneurs.Coût de l’adoption du BIMLes ingénieurs considèrent le coût comme une ques-tion essentielle ayant un impact sur leur adoption duBIM. 61 % indiquent que réduire le coût du logiciel BIMserait essentiel pour augmenter leur capacité à obtenirde meilleurs avantages commerciaux du BIM. Parmi lesingénieurs qui ne sont pas des utilisateurs du BIM,30 % pensent que baisser le coût du BIM serait un facteurimportant dans l’augmentation du nombre d’adoptants.Influence du propriétaire/du clientUn autre facteur qui est plus important pour les ingé-nieurs que pour les autres participants, pour encouragerl’adoption du BIM, est l’influence du client. Les ingé-nieurs sont les plus nombreux, en terme de pourcentage,à considérer que l’augmentation du nombre de proprié-taires qui demandent le BIM est importante pourl’augmentation des avantages commerciaux qu’ils tirentdu BIM. De plus, les exigences des clients ont une influ-ence significative sur les ingénieurs qui n’ont pas encoreadopté le BIM.IngénieursValeur participative du BIM  suite11 %6 %2 %4 %23 %25 %7 %2 %Seuil derentabilitéMoins de Plus de
  • 41. RSI perçue entrepreneursSource : McGraw-Hill Construction, 2010.Négative 10 % 10–25 % 25–50 % 50–100 % 100 %Amériquedu NordEurope13 %16 % 17 %27 %11 %8 %10 %2 % 2 %4 %26 %26 %20 %20 %LavaleurcommercialeduBIMenEurope Données McGraw-Hill Construction   39  www.construction.com Rapport SmartMarketComparés aux autres participants du secteur, les entre-preneurs en Europe occidentale ressentent la plus faibleRSI de l’utilisation du BIM. 40 % s’attendent à atteindrele seuil de rentabilité ou à perdre sur leur adoption duBIM, alors que 8 % seulement ressentent une RSI de25 % ou plus. On remarque un contraste frappant avecles données relatives aux entrepreneurs en Amérique duNord, où 29 % ressentent une RSI de 25 % ou plus et unpourcentage égal (29 %) d’entre eux s’attendent à attein-dre un seuil de rentabilité ou à perdre sur le BIM.L’expérience peut être un facteur dans la catégorie dela rentabilité la plus faible ressentie. Contrairement auxarchitectes et aux ingénieurs, presque la moitié des entre-preneurs interrogés (46 %) utilisent le BIM depuis un anou moins. Cette étude et celle menée en Amérique duNord démontrent l’existence d’une corrélation directeentre l’expérience du BIM et la RSI ressentie. Toutefois,un pourcentage élevé d’entrepreneurs accordent de lavaleur à des avantages variés fournis par le BIM comparéà celui des principaux autres participants, ce qui suggèreun potentiel pour une croissance future forte.CollaborationBien plus que tous les autres participants en Europeoccidentale, les entrepreneurs utilisant le BIM accordentune grande valeur à la collaboration. Environ 20 % deplus d’entrepreneurs que d’architectes ou d’ingénieursindiquent que le nombre d’entreprises ayant une connais-sance du BIM est un facteur important pour ressentir lavaleur du BIM sur un projet. Une des quatre catégoriessélectionnées par le plus grand nombre d’entrepreneurscomme ayant une importance pour améliorer leur RSIest une meilleure communication entre les diversesparties.Deplus,presquelamoitiédesentrepreneurs(48%)indiquent que les contrats qui soutiennent le BIM et lacollaboration contribuent à leur capacité à ressentir unevaleur provenant du BIM.Les entrepreneurs accordent aussi de la valeur à lacapacité du BIM à améliorer la compréhension collec-tive de l’intention du design, ce facteur étant reconnupar le plus grand nombre d’entrepreneurs (78 %) commeun avantage du BIM qui apporte le plus de valeur à unprojet. D’ailleurs, un pourcentage un peu plus élevéd’entrepreneurs, comparé à celui des architectes, a sélec-tionné ce facteur, ce qui démontre la forte valeur queles entrepreneurs accordent à la collaboration lors duprocessus de conception.Calendrier, budget et contrôle du coûtLa plupart des autres aspects du BIM les plus reconnuspar les entrepreneurs se rapportent directement à deséléments clés dans le déroulement de leur travail. Dans ledomaine de la construction, le calendrier et le contrôle ducoût sont strictement liés, et cela se ressent aussi dans lesréponses des entrepreneurs.Presque la moitié (48 %) des entrepreneurs ont sélec-tionné le calendrier 4D comme contribuant à une fortevaleur du BIM. La moitié des entrepreneurs considèrentque la réduction dans son ensemble du calendrier duprojet est une valeur importante du BIM. 61 % pensentqu’un meilleur contrôle du coût/une meilleure prévisi-bilité est importante. Parmi les autres points cités quiaméliorent le déroulement du travail des entrepreneurset qui mènent à des coûts moindres, on retrouve la réduc-tion des changements (74 %) et la réduction des conflits(70 %) pendant la construction. Pour chacune de ces caté-gories, un nombre un peu plus élevé d’entrepreneursque d’architectes ou d’ingénieurs les considèrent commeapportant une forte valeur par le biais du BIM.Comparaison avec l’Amérique du NordLes entrepreneurs d’Europe occidentale sont aussi plushabitués aux avantages du BIM en matière de calen-drier et de budget que leurs homologues en Amériquedu Nord. Un bien plus grand pourcentage d’entre euxobservent une augmentation des bénéfices et un cyclede temps réduit du déroulement de certains travauxcomme des contributions essentielles à la valeur internedu BIM. Cependant, ils considèrent le BIM sous l’angle dutravail existant plus que les entrepreneurs en Amériquedu Nord, qui attendent davantage du BIM de sa capacité àoffrir de nouveaux services.Valeur participative du BIM  suiteEntrepreneursSeuil derentabilitéMoins de Plus de
  • 42. LavaleurcommercialeduBIMenEuropeétudedecasRapport SmartMarket McGraw-Hill Construction   40  www.construction.comHôpital pédiatriqueESEAN de Nantes, FranceDe nombreux adoptantsdu BIM se sont initiale-ment concentrés surl’application de la techno-logie aux projets de grande taille etcomplexes. Toutefois, ces attitudessont en train d’évoluer. L’agenced’architecture Brunet-Saunier, basé àParis, et dont la spécialité est la con-struction d’hôpitaux, a tout d’abordvu dans le BIM un moyen d’améliorerson processus de conception pourles projets de grande taille, dontbeaucoup peuvent atteindre jusqu’à70 000 mètres carrés. Cependant,Jacques Lévy-Bencheton, archi-tecte et directeur informatique ausein de l’agence, indique que leBIM est aujourd’hui largement uti-lisé par l’ensemble de l’agenced’architecture.« Nous constatons désormais dela valeur [du BIM] pour toutes sortesde projets », dit-il. « Nous avons com-mencé avec de grands projets mais le[BIM] est désormais devenu plus uneméthode qu’un outil pour nous. Main-tenant, la plupart des projets, de toutetaille, démarrent avec le [BIM]. »L’agence a utilisé le BIM pour con-cevoir le projet récemment terminéde 6 700 mètres carrés de l’hôpitalpédiatrique ESEAN de Nantes, enFrance. Le projet, d’un montant de 10millions d’euros, qui est conçu pouraccueillir environ 90 patients, com-prend un rez-de-chaussée accueil-lant des patients en ambulatoire et unétage accueillant des patients séjour-nant à l’hôpital, avec des chambres etdes espaces publics.Favoriser la flexibilitéde la conceptionComme pour la plupart de ses projetsdans le domaine hospitalier, Brunet-Saunier a utilisé un concept deESEANNantes, FranceApplication du BIM à des projets de toute taille©Brunet-SaunierArchitectessuite
  • 43. étudedecasLavaleurcommercialeduBIMenEurope McGraw-Hill Construction   41  www.construction.com Rapport SmartMarketdesign unique connu sous le nom de« Monospace ». Ce concept est utili-sé pour obtenir le maximum de flexi-bilité de conception lors de toutes lesphases de design et de construction,ce qui permet aux architectes de ra-pidement et facilement déplacer lelieu de services hospitaliers entiers,si nécessaire.« Le concept de Monospace est liéà la capacité du BIM d’être rapide etflexible », déclare Lévy-Bencheton.« Sans le BIM, nous ne pourrionspas faire cela. » Lors de la concep-tion détaillée, la surface du projetfut réduite de 10 %, ce qui força lesarchitectes à complètement redes-siner l’établissement. Toutefois, ceprocessus fut très largement accé-léré grâce à l’utilisation du BIM, qui apermis une mise à jour en temps réeldes données du modèle. L’équipe apu également mieux communiqueravec le propriétaire à propos de ceschangements effectués.Un élément esthétique essen-tiel du design et une caractéristiquedurable du bâtiment sont les pan-neaux de murs-rideaux accrochésavec des pièces en bois.« Le BIM a permis [aux architectes]utile au propriétaire dans la mesureoù le projet avait fait l’objet desoumissions auprès d’entrepreneurspour sa construction.Une meilleurecommunicationDans l’ensemble, ajoute Lévy-Bencheton, avoir un modèle BIMcomme seule source de donnéesd’un projet permet aux architectesd’être non seulement plus effi-caces, mais aussi plus sûrs que lesinformations utilisées sont exactes.L’équipe a obtenu toutes les donnéesdu modèle pour pouvoir communi-quer avec des agences d’ingénierieexternes, s’assurant ainsi que chaquemembre de l’équipe recevrait desdocuments précis.« Généralement, la synthèse du bâti-ment est effectuée à la fin de la phasede conception », ajoute-t-il. « Cepen-dant, nous savons dès le départ quetout est correct puisqu’il s’agit d’unmodèle unique ; le résultat est qu’ily aura moins de problèmes lorsquenous travaillerons avec les ingénieursen charge du calcul des structures,les ingénieurs MEP et les autres per-sonnes impliquées dans le projet. » nle maximum de flexibilité pourpouvoir étudier différentes versionsde la même façade et décider quelleétait la meilleure solution », indiqueLévy-Bencheton.Récolter les avantages :minimiser le personnelconcerné par le projet etaméliorer le processusde soumission desentrepreneursLe BIM a également permis à Brunet-Saunier de minimiser le nombre demembres du personnel concerné parle projet. Lévy-Bencheton indiquequ’une fois que la construction acommencé, un seul chef de chantierétait nécessaire. Aucun autre membredu personnel ne fut nécessaire.« Sur des projets traditionnels avecle CAD, nous aurions eu besoin detrois ou quatre personnes pour unprojet comme celui-ci », dit-il. « Avecle BIM, nous sommes en mesured’avancer avec seulement unepersonne concernée. »Les quantités étaientrégulièrement calculées pour aiderà surveiller les budgets, et Lévy-Bencheton indique que cela fut trèsESEANNANTES, FRANCEHôpital pédiatrique ESEAN de Nantes, France : vues architecturales en 3D©Brunet-SaunierArchitectessuite
  • 44. Rapport SmartMarket McGraw-Hill Construction   42  www.construction.comLavaleurcommercialeduBIMenEuropeétudedecasUniversity Campus SuffolkIPSWICH, Royaume-UniNaviguer sur la route de l’adoption du BIMAvec de plus en plus declients qui demandent leBIM, le secteur du designet de la constructionrépond rapidement mais l’adoptiondu BIM n’est pas sans poser de défis.À Cambridge, l’un des bureaux duRoyaume-Uni de RMJM, a utiliséson travail concernant UniversityCampus Suffolk à Ipswich, auRoyaume-Uni, comme une occasionde gagner en efficacité en matière deBIM. Avec l’agrandissement récentdu campus, le client demanda lesmodèles BIM de ses projets pourpouvoir les utiliser ultérieurementavec la direction de l’établissement.RMJM a tout d’abord essayéd’utiliser le BIM pour le projet de 20millions de livres sterling du projetde bâtiment Waterfront de UniversityCampus Suffolk. Le projet, de 10 500mètres carrés, incorpore une séried’espaces internes complexes,notamment un centre de ressourceséducatives, un centre multiservicede soutien et de renseignementspour les étudiants, ainsi que desespaces d’enseignement formelet non formel. Au moment de laphase de soumission, le projet futclassé comme « excellent » selon lesystème de classification BREEAM(programme de classificationde construction écologique duRoyaume-Uni).La conception démarra en 2006et la construction en avril 2007.Le projet fut achevé dans le tempset en respectant le budget enSeptembre 2008.Questions initialesMême si le projet comportait denombreuses complexités quiauraient pu bénéficier du BIM,l’étendue du projet était intimidantepour une première incursion aveccet outil technologique, indiqueEirini Tsianaka, architecte seniorchez RMJM.« Nos ordinateurs n’arrivaient pasà maîtriser la technologie », dit-elle.« Le modèle s’écroula et nous noussommes rendu compte que nous nepourrions pas être dans les temps sinous continuions. »Tsianaka indique qu’au lieu decela, l’agence décida de concevoirle projet en 2D et d’attendre aprèsl’achèvement du projet pour créerun modèle BIM de l’établissementconforme à l’exécution. Cemodèle comprend des géométriesarchitecturales qui peuvent êtreutilisées pour des tâches de gestionde base de l’établissement, puisqueRMJM n’a pas été en mesure decréer un modèle après achèvementcomplètement coordonné et détaillé.L’équipe tira les leçons du projetdu Waterfront et passa à la phase 2du bâtiment académique. Même siun modèle BIM était aussi exigé aumoment de l’achèvement, RMJMa choisi de trouver des moyensd’utiliser le BIM tout au long duprojet.« Il n’y a pas d’avantage à faire unmodèle conforme à l’exécution », dit-elle. « La beauté dans l’utilisation dumodèle 3D est de pouvoir l’utiliserpour des choses comme la coordi-nation et la construction des plans.Nous attendions plus du modèle. »RessourcescomplémentairesAfin que l’équipe soit au niveaudans son utilisation du BIM, il afallu s’assurer de disposer decertaines ressources dès le départ.Tsianaka indique que RMJM a étéobligé d’améliorer son matériel infor-matique et de former son personnelet son personnel technique.La phase 2 du projet de 45 millionsde livres sterling comporte un bâti-ment académique de six étages quisera relié par un pont piétonnier auxlogements étudiants voisins.©Avecl’aimableautorisationdeRMJMsuiteModèles architecturaux pour lepremier module de la phase 2 deUniversity Campus Suffolk crééspar RMJM avec le logiciel BIM.
  • 45. étudedecas McGraw-Hill Construction   43  www.construction.com Rapport SmartMarketLavaleurcommercialeduBIMenEuropeUniversity Campus SuffolkIPSWICH, Royaume-UniPour des raisons budgétaires,le propriétaire a partagé en trois« modules » les 15 000 mètres carrésde la phase 2, chaque module com-portant une date de livraison diffé-rente. RMJM a utilisé le BIM sur lestrois modules jusqu’à RIVA étape D[propositions détaillées], afin que leprojet entier puisse être utilisé pourles approbations de planification.Le premier module de 4 000mètres carrés comportera unespace d’exposition, un centre desyndicat étudiant, plusieurs espacesd’enseignement et d’espacesadministratifs, des espaces deressources éducatives, des cafés etun restaurant et des laboratoires. Leprojet démarra en 2009 et s’achèveraen octobre 2010.Tsianaka indique que l’agencen’a pas utilisé le BIM pour les con-ceptions initiales, dans la mesureoù un nombre important de détailsn’était pas nécessaire. À la suite deRIVA étape D, l’équipe développaun modèle BIM complet. Tsianakaindique que l’avantage initial récoltégrâce au modèle fut une améliorationde la visualisation, ce qui a permisà l’équipe d’obtenir facilement dif-férentes vues à partager au sein del’équipe et avec le client.Partage des informationsL’équipe de conception a aussi étéen mesure de partager certainesdes informations afin de faciliter lacoordination. L’ingénieur des struc-tures a fourni un modèle BIM qui aété importé au sein du modèle archi-tectural pour une coordination com-plète. Tsianaka indique que l’équipea été en mesure de répertorier tousles conflits possibles. Les concep-teurs MEP ont travaillé en 3D, maispas au moyen du BIM, et Tsianakaexplique que des informations onteu besoin d’être réentrées dans lemodèle de l’architecte dans un soucide coordination.Même si l’équipe de conception aobtenu du succès lors de ses utilisa-tions collaboratives du BIM, l’équipede construction n’a pas utilisé le BIM,donc les plans de construction ontété fournis en 2D.Tsianaka indique que l’équipe afait face à un défi du fait des coûtssupplémentaires et de la formationde son personnel à l’utilisation duBIM, mais que les avantages tels quel’amélioration de la visualisation, ladétection des conflits et la réductionquantitative des données à réentreront été précieux.Utilisation futureEnsetournantversl’avenir,Tsianakaexplique que l’équipe peut tirer partides leçons acquises pour rationa-liser le processus, comme savoirquel est le niveau de détails requiset quand. Cependant, certains défisdemeureront. Dans la mesure où leBIM se situe encore au début de sacourbe d’adoption, Tsianaka indiqueque le nombre d’architectes qui lemaîtrisent est encore limité. Depuisque l’agence utilise le BIM, certainsdes architectes qui y ont été forméssont partis et d’autres architectes ounouveaux employés doivent y êtreformés pour les remplacer.Tsianaka indique que la demandedu client est la raison principalepour laquelle l’agence est passée auBIM et que ce facteur demeure uneincitation commerciale importante.Concernant le premier module dela phase 2, le client a payé un tarifsupplémentaire pour que le projetsoit modélisé en utilisant le BIM.Toutefois, un changement au seinde la direction du projet a eu lieuet il n’est donc pas certain qu’unmodèle BIM sera exigé par le clientdans l’avenir.« Nous n’aurions probablementpas utilisé [le BIM] si le client nel’avait pas exigé », dit-elle. « Nous nesavons pas si le client continuera àle réclamer, mais ce fut une bonnechose que nous soyons passés par ceprocessus, car nous nous attendonsà ce que d’autres clients exigent desmodèles en 3D l’avenir. » n©Avecl’aimableautorisationdeRMJMsuiteVue du modèlemodule 1 phase 2
  • 46. Rapport SmartMarket McGraw-Hill Construction   44  www.construction.comLavaleurcommercialeduBIMenEuropeétudedecasLa BongardeVILLENEUVE-LA-GARENNE, FRANCELa valeur du BIM pour la construction commercialeAlors que le BIM a rapide-ment été accepté lors deplusieurs projets insti-tutionnels en Europe,les promoteurs commerciaux com-mencent aussi à en découvrir lesavantages. Pour le projet La Bongardede 250 000 mètres carrés d’un mon-tant de 140 millions d’euros, qui estun centre commercial en construc-tion à Villeneuve-la-Garenne enFrance, les architectes utilisent le BIMpour pouvoir rapidement et préci-sément effectuer des changementsde conception pour les participantspotentiels au projet et aider le pro-priétaire à surveiller les coûts.Maintenir les objectifsde constructioncommercialeMarie-Laure Langlois, directrice deprojet et directrice du BIM auprès del’agence d’architecture parisienneDGLa, précise que beaucoup desavantages du BIM s’accordent bienavec les demandes des promoteurscommerciaux. En plus de savoirque les données sont cohérenteset précises, les promoteurs doiventaussi être en mesure de pouvoirrapidement et avec cohérence suivreles quantités dans un modèle.« Bien évidemment, lorsqu’unpropriétaire décide de monter unprojet [commercial], il veut être sûrqu’il obtiendra un bon rendementdu capital investi », dit-elle. « Il basetous ses calculs sur l’estimation dece que chaque mètre carré peut luirapporter. »Permettre desmodifications deconception plus rapidesLa Bongarde comprendra 86 000mètres carrés d’espace commercialet un parking sur trois niveaux comp-tant 3 000 places. Le projet compor-tera un hypermarché ainsi que 150magasins et restaurants. Langloisexplique que dans un grand centrecommercial comme celui de LaBongarde, l’espace intérieur peutêtre très dynamique, dans la mesureoù les bailleurs louent les espaces etexigent des changements.« Nous pouvons assister à desmodifications quotidiennes sur cegenre de projets, car le propriétaireloue des espaces intérieurs à desmagasins », dit-elle. « Le propriétairepeut demander que nous changionsles tailles ou que nous déplacions lescloisons intérieures pour un bailleur.Cela peut être réalisé rapidementavec le BIM. »Langlois précise d’ailleurs qu’enmoyenne, les modifications peuventêtre effectuées à l’aide du BIM enmoitié moins de temps qu’avec unprocessus traditionnel.Accélération des permisMême si le projet est désormaismodélisé grâce au BIM, il a au départété conçu avec un logiciel 3D de baselorsque le travail a démarré en 2003.Alors que le projet s’orientait versl’obtention des permis en 2006, il aété développé grâce à un modèleBIM. Langlois indique que préparerles rendus pour les permis estaccéléré par le BIM, dans la mesureoù le processus avance rapidementet facilement.Minimiser les besoinsen personnelL’agence a été en mesure d’assignerun minimum de personnel surle projet une fois que le BIM aLa Bongarde, Centre Commercial de Villeneuve-la-Garenne©DGLa |OrionCapitalManagementetAltareaCogedimsuite
  • 47. étudedecas McGraw-Hill Construction   45  www.construction.com Rapport SmartMarketLavaleurcommercialeduBIMenEuropeLa BongardeVILLENEUVE-LA-GARENNE, FRANCEété utilisé. Un architecte s’estvu confier les phases initialesde développement du modèle.Aujourd’hui, six personnes travaillentsur le projet dans la mesure où lesespaces intérieurs des bailleurssont créés. La construction devraitdémarrer pendant la première moitiéde l’année 2011 pour s’achever audernier trimestre de l’année 2013.« Le fait que moins de personneltravaille sur un grand projet commecelui-ci montre l’efficacité duprocessus », indique Langlois.« Nous faisons travailler moins degens sur le projet, par conséquentnous constatons un meilleurrendement du capital investi.De plus, le processus du BIM estplus rapide, ce qui est bien pour lepropriétaire. Il s’agit d’un avantagepour les deux [l’agence d’architectureet le propriétaire]. »Amélioration dumarketing et de lacommunicationLes architectes créent aussi régu-lièrement des rendus à partir dumodèle BIM pour aider le proprié-taire à promouvoir son établisse-ment auprès de clients potentiels.« [Le BIM] est important enmatière de communication pourle projet, car les concepteurssont en mesure de produire desperspectives, comme des petitesvues intérieures du projet, ce quipermet de montrer l’échelle duprojet aux propriétaires et auxclients », dit-elle. « En général, cespersonnes, qui sont principalementdes financiers, ne sont pas capablesde comprendre l’espace qui leurest présenté sur un document platen 2D. Cela est bien mieux pour lavisualisation. »Répondre à lacomplexitéMême si d’autres membres del’équipe de conception n’ont pasutilisé le BIM, Langlois indique qu’ilsen ont quand même bénéficié grâceaux données et aux plans visuelscréés avec le logiciel.« Les volumes de ces bâtimentssont particulièrement complexes »,dit-elle. « Pour que des profession-nels comme les ingénieurs des struc-tures et les évaluateurs de coûtscomprennent la complexité de lagéométrie, nous avons été obligés decréer 15 sections dans chaque partiedu bâtiment. Nous avons pu lescréer rapidement et facilement avec[le BIM]. Nous n’aurions jamais puessayer cela auparavant. Cela auraitnécessité beaucoup trop de travailmanuel, ce qui aurait pris beaucouptrop de temps. » nLa Bongarde, Centre Commercial de Villeneuve-la-Garenne©DGLa |OrionCapitalManagementetAltareaCogedimsuite
  • 48. Rapport SmartMarket McGraw-Hill Construction   46  www.construction.comLavaleurcommercialeduBIMenEuropeétudedecasHôpital SEHAAL AIN, ÉMIRATS ARABES UNISLa valeur du BIM dans un projet deconstruction d’envergureDe nombreux utilisateursdu processus de modé-lisation des donnéesd’un bâtiment (BIM) serendent compte de son potentielpour les projets d’envergure. Étantdonné la quantité de données pou-vant être ajoutées à un modèle, leBIM représente une possibilité pro-metteuse de créer un systèmecentralisé de communication et decollaboration à l’égard des multiplescomposants d’un projet de bâtiment.Faust Consult, une filiale de lasociété munichoise OBERMEYERPlanen + Beraten, s’est servie duBIM pour concevoir le nouvel hôpi-tal SEHA d’Al Ain, aux Émirats arabesunis, s’élevant à 825 millions de dol-lars. Le mégaprojet d’une superficiede 133 500 m2 et de 688 lits héber-gera diverses unités : chirurgicale,médecine familiale, réadaptation etsoins intensifs, ainsi que des instal-lations spécialisées : traumatologie,orthopédie et médecine sportive.Rassembler de grandeséquipes diversifiéesOBERMEYER a commencé à utiliserle BIM en 2005 lorsqu’elle a modéliséun bâtiment existant à Munich. Sapremière utilisation du BIM pour unnouvel édifice a eu lieu en 2007. Pourle projet d’Al Ain, la société a concluque le BIM était un moyen idéal derassembler son équipe de 50 archi-tectes et de 100 ingénieurs répartistant en Allemagne qu’à Abu Dhabi.Dr. Rudolf Juli, chef du service detechnologie de l’information chezOBERMEYER, a affirmé qu’en raisonde la taille de l’équipe, le BIM consti-tuait un moyen essentiel de stockeret d’échanger des informations.Représentation visuelle de l’hôpital SEHA à Al Ain, Émirats arabes unisAvecl’aimableautorisationdeOBERMEYERPlanen+BeratenSUITE
  • 49. étudedecas McGraw-Hill Construction   47  www.construction.com Rapport SmartMarketLavaleurcommercialeduBIMenEuropeHôpital SEHAAL AIN, ÉMIRATS ARABES UNIS« Seul le BIM pouvait permettre à50 architectes de travailler ensemblesur ce projet » dit-il.Itérations du designLe BIM a donc été utilisé pour con-cevoir et analyser de multiples ité-rations du design. Dr. Juli affirmeque cela a permis de gagner dutemps puisque les données étaientautomatiquement recalculées par lelogiciel et n’avaient pas à être saisiesde nouveau au fur et à mesure desmodifications.Bien que la saisie initiale des don-nées dans le modèle puisse s’avérerfastidieuse, Dr. Juli affirme quel’effort en valait la peine.« On gagne du temps parce qu’onpossède de meilleures informations,beaucoup plus structurées, énonce-t-il. On ne s’attarde pas à rechercherdes informations. Elles sont dans lemodèle. »Calcul des quantitésDr. Juli affirme que l’équipe a ajoutédes niveaux de détails importantsau modèle, permettant d’obtenir desquantités complètes et précises pourle projet.« S’agissant d’un hôpital, la listedes portes est très importante, dit-il. Chacune peut avoir jusqu’à 40attributs différents. Sans cela [le BIM]il serait impossible de les détermineradéquatement. »Défis logicielsLe projet présentait néanmoinsses défis. OBERMEYER obtenaitdes avantages au sein de sa propreéquipe, mais l’échange des informa-tions avec les consultants externess’avérait difficile. Le Dr. Juli affirmequ’OBERMEYER peut utiliser lesoutils MEP et de design structureldans son progiciel pour exécuter desquantités limitées de coordinationparce qu’il n’est pas entièrement con-figuré pour ses besoins.Bien que la société puisse utiliserd’autres progiciels tiers pour l’aider àcoordonner son propre modèle avecceux créés par des ingénieurs utili-sant des plateformes logicielles dif-férentes, cette situation n’est pasidéale.« Nous ne voulons pas travaillerdans un environnement en externe,affirme-t-il. Dans ce cas, il nous fau-drait retracer notre modèle et corri-ger les problèmes. Nous préféronsune solution à l’interne. Il s’agit denotre opinion pour l’instant, mais sielle s’avère irréalisable, nous pour-rions devoir changer d’avis. »OBERMEYER a néanmoins réussià obtenir une certaine mesured’interface entre son modèle et unprogramme tiers qui aide à calculerles quantités et les calendriers appli-cables aux documents d’appelsd’offre.Études de viabilitéSe tournant vers l’avenir, Dr. Juli ent-revoit de grandes possibilités pourle BIM dans le cadre des analysesénergétiques et des études de viabi-lité. Dans le cas du projet hospitalierd’Al Ain, l’équipe a utilisé son modèlepour analyser la circulation d’air etmener des études séismiques. Pourd’autres projets, la société a utiliséun logiciel tiers pour interfacer avecson modèle BIM pour des étudesde viabilité.« Pour ce qui est de l’avenir, je suisconvaincu que le modèle constituerala meilleure base pour effectuer desanalyses [énergétiques] » dit-il.Expansion del’utilisation du modèle àd’autres co-équipiersBien qu’OBERMEYER ait connudu succès dans le cadre de sonutilisation du BIM au sein de sapropre équipe, Dr. Juli affirme quel’expérience est limitée au niveau del’échange des modèles avec d’autresmembres de l’équipe de construc-tion. Tôt ou tard, on s’attend à éten-dre l’environnement collaboratif duBIM à d’autres entreprises.« Pour l’instant, il n’y a pas deproblème parce que c’est notremodèle, il nous appartient, dit-il.Mais les choses se compliquent sideux ou quatre sociétés l’utilisent.En Allemagne, on discute beaucouppour savoir qui est propriétaire dumodèle, qui doit l’entretenir et dansquelle mesure. Nous devons d’abordrépondre à ces questions. » nSUITE« Seul le BIM pouvait permettre à 50 architectesde travailler ensemble sur ce projet. »—Dr. Rudolf Juli, chef du service de technologie de l’information chez OBERMEYER
  • 50. Rapport SmartMarket McGraw-Hill Construction   48  www.construction.comAnalyse du cycle de vie [du projet] :Un cycle de vie fait référence à la durée de vie d’unprojet, depuis la planification initiale jusqu’à ladémolition du bâtiment et au recyclage des matériaux.La consommation d’énergie et les coûts d’entretien d’unprojet sont des aspects importants du coût du cyclede vie.Budget de construction :Le propriétaire du projet ou le client détermine en généralle budget de la construction. La fonction de l’équipe duprojet est de rendre un projet terminé au propriétaire, quimaximisera la valeur du projet en respectant le budget.Building Information Model (Modélisation des donnéesd’un bâtiment) (BIM) :Le BIM est une représentation numérique descaractéristiques physiques et fonctionnelles d’unétablissement. Ainsi, il sert de ressource partagéed’informations sur l’établissement et constitue une basefiable pour les décisions à prendre au cours de la durée devie du projet. Le BIM fait aussi plus largement référenceà la création et à l’utilisation des modèles numériques etaux processus de collaboration liés entre les entreprisespour tirer profit de la valeur des modèles.Calendrier du projet :La chronologie des événements liés à la planificationet à la construction d’un projet. Un calendrier peutaussi répondre aux ressources nécessaires pourl’accomplissement de tâches ainsi que pour la prise encharge de l’interdépendance des tâches.Collaboration :La collaboration signifie travailler ensemble de manièrecoopérative, en tant qu’équipe. Elle repose sur leprincipe que tous les individus qui collaborent ont lesmêmes objectifs quant au travail à effectuer. Une réellecollaboration exige que tous les membres de l’équipepossèdent la même compréhension de ces objectifs afinque leurs efforts puissent être complémentaires et sesoutenir les uns les autres.Construction économe :La traduction et l’adaptation de principes économes defabrication et les pratiques de conception de bout enbout et de processus de construction. La constructionéconome s’intéresse à la poursuite pluridisciplinaired’améliorations simultanées et continues dans tous lesdomaines de l’environnement construit et naturel : laconception, la construction, la mise en marche, l’entretien,la récupération et le recyclage. Cette approche tente degérer et d’améliorer les processus de construction pourun coût minimal et une valeur maximale en tenant comptedes besoins du client.Devis quantitatif :Le devis quantitatif d’un projet est la liste des matériauxrequis pour la construction d’un projet spécifique.Le modèle BIM est un moyen très efficace de créer unetelle liste, puisque la liste se met à jour automatiquementgrâce aux changements effectués sur le modèle.Cette information deviendra la base de l’estimationdu coût d’un projet.Équipe du projet :Tous les individus directement impliqués (au-delàd’une participation occasionnelle ou exceptionnelle)dans la planification et la réalisation du processus deconstruction.LavaleurcommercialeduBIMenEuropeDéfinitions des termes utilisésGlossaire :­
  • 51. Interopérabilité :La capacité de modèles riches en données à partager desdonnées essentielles, soit par le biais de l’importation,soit par le biais de l’exportation.Livraison intégrée du projet :La livraison d’un projet de construction conformémentà un contrat qui fait référence à un processus intégré deconception et qui précise les responsabilités juridiquesainsi que les risques supportés par tous les membres del’équipe d’un projet.Modèle 4D :Terme utilisé pour décrire le lien entre un calendrieret un modèle.Modèle 5D :Terme utilisé pour décrire le lien entre l’estimation du coûtet un modèle.Modélisation paramétrique en 3D :Les éléments du modèle n’ont pas seulement lesaspects visuels du bâtiment qu’ils représentent maiségalement les caractéristiques des matières solides qu’ilsreprésentent.Préfabrication :La pratique de l’assemblage des éléments composantune structure dans une usine ou sur un autre site de fabri-cation et le transport de l’assemblage complet ou partieljusqu’au site de construction là où la structure doit sesituer. La préfabrication par modèle décrit l’utilisationd’un modèle BIM pour permettre la préfabrication etl’assemblage des éléments composant un bâtiment, endehors du site de construction et sur le site.Processus intégré de conception :Participation active à tous les stades de la conceptionpour toutes les disciplines concernées par la conception,la construction et, de temps en temps, le fonction-nement du bâtiment. Une équipe de conception intégréecomprend en général un représentant du propriétaire,un architecte, des ingénieurs mécaniciens, électriciens,des ingénieurs des structures et un chef de chantier et/ou un entrepreneur général. Elle peut aussi compren-dre les futurs occupants du bâtiment, les gérants del’établissement et le personnel d’entretien, les sous-traitants pour les métiers principaux et les fabricantsde matériaux de construction.Projet de construction :Ce terme fait référence à la planification, à la prépara-tion et à la construction d’un bâtiment ou d’une autrestructure.Risque :La possibilité d’accident, de dommage ou de perte.Le risque est une considération importante pour lesprojets de construction. Au final, le propriétaire du projetassumera en général la majorité des risques liés au projet.Cependant, il demeure dans l’intérêt des membres del’équipe du projet de réduire le risque au minimum.Site :Ce terme fait en général référence au site physique deconstruction lors d’une discussion sur des sujets deconstruction.Valeur d’ingénierie :Une analyse conduite tardivement pendant le processusde conception ou pendant la construction et qui a pourobjectif de réduire le coût de la construction.Visualisation :La création d’une image claire de quelque chosese trouvant dans l’esprit. Un modèle 3D est unereprésentation symbolique d’un objet qui est conçueafin d’aider à la visualisation de cet objet.Définitions des termes utiliséssuite McGraw-Hill Construction   49  www.construction.com Rapport SmartMarketLavaleurcommercialeduBIMenEuropeGlossaire suite
  • 52. Rapport SmartMarket McGraw-Hill Construction   50  www.construction.comMcGraw-Hill Construction a menél’étude de 2010 Valeur commercialedu BIM en Europe pour évaluer leniveau d’adoption du BIM au sein dusecteur de la construction en France,en Allemagne et au Royaume-Uni etpour mesurer la perception de valeurressentie par les agences en mettanten place le BIM.L’étude figurant dans ce rapport futeffectuée par le biais d’une enquêteInternet auprès des professionnelsdu secteur entre le 27 mai et le 13août 2010. L’enquête a recensé 948réponses complètes. La catégorie« total » affichée tout au long durapport compte 404 architectes(43 %), 162 ingénieurs (17 %),194 entrepreneurs (20 %) et 188autres participants représentantle secteur (20 %), parmi lesquellesdes propriétaires, des urbanistes,des fabricants de matériauxde construction, des agencesgouvernementales, des agencesintégrées et des sociétés de conseilsvariées. Un total de 313 réponses futrecensé en France, 177 en Allemagneet 458 au Royaume-Uni.L’utilisation d’un échantillonpour représenter une populationréelle repose sur la base solide desstatistiques. La taille de l’échantillonet la technique utilisées dans cetteétude sont conformes aux normesde recherche acceptées par lesecteur, et produisent des résultatsextrêmement fiables et une marged’erreur faible.La taille totale de l’échantillon(948) utilisé dans cette étude aété étalonnée pour un intervallede confiance de 95 %, avec unemarge d’erreur de +/-3 %. Pourchacun des groupes de personnesd’Europe occidentale interrogées,les architectes, les ingénieurs etLavaleurcommercialeduBIMenEuropeValeur du BIM dans le rapport d’étude appliquée à l’EuropeMéthodologie :­Chef de chantier28 %Métreur-vérificateur 17 %Entrepreneur général15 %Entrepreneur électrique4 %Entrepreneur civil/site/géotechnicien3 %Entrepreneur/transformateur béton3 %Entrepreneur mécanique/tôle/plomberie2 %Autre rôle de l’entrepreneur28 %Profil entrepreneurSource : McGraw-Hill Construction, 2010.Ingénieur des structures33 %Ingénieur civil, environnemental, géotechnicien28 %Autre pratique d’ingénierie22 %Ingénieur services en bâtiment 17 %Profil ingénieurSource : McGraw-Hill Construction, 2010.Source : McGraw-Hill Construction, 2010Profil de la personneinterrogée■ Architectes■ Ingénieurs■ Entrepreneurs■ Autre43 %20 %20 %17 %les entrepreneurs, l’intervalle deconfiance est aussi de 95 %. La marged’erreur pour les architectes est de+/-5 %, pour les ingénieurs de +/-8 %et pour les entrepreneurs de +/-7 %.Pour les trois pays, l’intervallede confiance est de 95 %, avec unemarge d’erreur de +/-6 % en France,+/-7 % en Allemagne et +/-5 % auRoyaume-Uni. n
  • 53. RessourcesOrganismes, sites Internet et publications pouvant fournir de précieuxrenseignements sur la modélisation des données d’un bâtiment (BIM) en Europe.REMERCIEMENTS :Les auteurs tiennent à remercier nos partenaires associatifs pourleur aide dans la traduction et la distribution de l’étude en Europe.Nous tenons particulièrement à remercier : Frank Faraday, FIEC;Adrian Malleson et Richard Waterhouse, RIBA Enterprises; AdrianJoyce, ACE-CAE; Robert Amor et Robert Owens, CIB; MarkusBalkow, BINGK; Robert Jost, BAK; Saleem Akram, CIOB; MartinPowell, ISE; Alan Cripps, RICS; Isabelle Moreau, CNOA; MichaelHall, ACE; Jan Stuck, BAYIKA; et Deke Smith, buildingSMARTAlliance North America.Nous remercions Mark Bew de Scott Wilson Group et Jay Bhattd’Autodesk pour avoir partagé avec nous leur expertise, ainsi que,pour leurs contributions, toutes les personnes interrogées parnos auteurs. Nous souhaitons remercier les personnes qui nousont permis d’identifier les études de cas, notamment David Light,Lee Miller et Paul Duggleby de HOK, Marianne Sims de Graphisoftet Alex Kunz de Gehry Technologies. Nous aimerions aussiremercier Roger Flanagan et Carol Jewell de University of Readingpour leurs explications sur les différences entre les marchés de laconstruction européen et nord-américain.Enfin, nous sommes reconnaissants à l’équipe d’Autodesk auxÉtats-Unis, en Allemagne, en France et au Royaume-Unis pourleurs contributions, leur soutien et leurs conseils tout au long dece projet.Associations européennesArchitects Council of Europe : www.ace-cae.orgAssociation for Consultancy andEngineering : www.acenet.co.ukBayerische Ingenieurekammer Bau : www.bayika.deBundesarchitektenkammer : www.bak.deBundesingenieurkammer : www.bingk.deConseil International du Bâtiment : www.cibworld.nlConseil National de l’Ordre des Architectes :www.architectes.org/accueils/cnoaEuropean Construction IndustryFederation : www.fiec.orgInstitution of Structural Engineers : www.istructe.orgRoyal Institution of Chartered Surveyors : www.rics.orgThe Chartered Institute of Building : www.ciob.org.ukMcGraw Hill ConstructionSite internet principal : construction.comRecherche & Analytiques :construction.com/market_researchGreenSource : greensourcemag.comArchitectural Record : archrecord.comEngineering News-Record : enr.comSweets : sweets.comSite internet BIM : bim.construction.comEntreprise partenaire premièreAutodeskwww.autodesk.com/bimAssociation partenaire premièrebuildingSmart Alliancewww.buildingsmartalliance.orgAssociation partenaire premièreNational Institute ofBuilding Scienceswww.nibs.org
  • 54. ■ Informations sur le secteur de la conception et de la construction$189McGraw-Hill Construction SmartMarket Reports™Tenez-vous informé des dernières tendances du secteur.Pour davantage d’informations sur ces rapports et sur d’autres sujets, veuillez visiterwww.construction.com ⁄market_researchwww.construction.comRapportSmartMarketSmartMarketReportSustainableConstructionWasteManagementCreating Value inthe Built EnvironmentProduced withsupport from