• Share
  • Email
  • Embed
  • Like
  • Save
  • Private Content
Equilibre  Alimentaire  A S 13 10 09
 

Equilibre Alimentaire A S 13 10 09

on

  • 2,312 views

 

Statistics

Views

Total Views
2,312
Views on SlideShare
2,187
Embed Views
125

Actions

Likes
0
Downloads
44
Comments
0

5 Embeds 125

http://www.fmcsartheloir.com 113
http://www.assocfmc-raymondteyrouz.over-blog.com 5
http://www.slideshare.net 3
http://assocfmc-raymondteyrouz.over-blog.com 2
http://www.google.fr 2

Accessibility

Upload Details

Uploaded via as Microsoft PowerPoint

Usage Rights

© All Rights Reserved

Report content

Flagged as inappropriate Flag as inappropriate
Flag as inappropriate

Select your reason for flagging this presentation as inappropriate.

Cancel
  • Full Name Full Name Comment goes here.
    Are you sure you want to
    Your message goes here
    Processing…
Post Comment
Edit your comment
  • Trois grands pôles caractérisent les dépenses énergétiques de l’organisme : - le métabolisme de repos qui représente environ 60 % de la dépense énergétique du sujet normal, - la thermogenèse post-prandiale, c’est-à-dire la dépense énergétique induite par la consommation et l’utilisation des aliments, qui représente globalement 10 % , - l’activité physique qui, chez un sujet sédentaire, représente environ 30 % de la dépense énergétique totale. L’activité physique est le seul pôle de dépense énergétique ajustable.
  • L’obésité est une pathologie multifactorielle, complexe, impliquant de multiples déterminants : génétiques, neurophysiologiques, biochimiques aussi bien qu’environnementaux, culturels et psychosociaux.
  • Le comportement alimentaire comporte trois grandes phases autour du repas. Lors de la période pré-ingestive, la sensation de faim s’accroît jusqu’à ce que l’appétit devienne suffisant pour initier le repas. Le rassasiement correspond au signal ressenti par le sujet permettant de mettre fin à l’ingestion alimentaire. Le signal de rassasiement est lié à la réplétion gastrique et à des signaux neuro-humoraux induits par l’ingestion alimentaire. Au cours de la phase post-ingestive, le sujet est en état de satiété. Les troubles du comportement alimentaire peuvent concerner toutes ces différentes phases.
  • Les modifications de notre style de vie, l’industrialisation, l’urbanisation et les progrès techniques ont largement contribué à diminuer les dépenses énergétiques liées à l’activité physique d’une part, à la thermogenèse d’autre part.
  • Les objectifs pondéraux seront modérés, inscrits dans la durée, mais aussi adaptés à chacun en fonction du risque et de la demande. Ils devront être discutés avec le patient, parfois négociés, avec souvent la nécessité de faire la part de ce qui est : - poids souhaité, - poids de référence, - poids souhaitable, - objectif raisonnable.

Equilibre  Alimentaire  A S 13 10 09 Equilibre Alimentaire A S 13 10 09 Presentation Transcript

  • Bases physiologiques Des mécanismes de développement de l’obésité à l’équilibre alimentaire 13 OCTOBRE 2009 Docteur Agnès Sallé Département Endocrinologie-Diabétologie-Nutrition CHU ANGERS
    • Phase dynamique ascendante : Bilan énergétique positif (constitution et aggravation de l’obésité, récidive après amaigrissement)
    • Phase statique d’équilibre : le poids se stabilise
    • Phase dynamique descendante : Bilan énergétique négatif (rarement spontanée)
    Les phases de l’histoire du poids
  • Métabolisme de repos Thermogenèse post-prandiale Activité physique Dépense énergétique (%) Bilan d’énergie Différence entre les entrées d’énergie (alimentaires et intermittentes) et les dépenses énergétiques (permanentes et variables) 0 10 20 30 40 50 60
  • Masse grasse stockée Entrées Sorties Régulation Energétique stable + - L G P AP TPP MR L : lipides ; G : glucides ; P : protéines AP : activité physique ; TPP : thermogenèse postprandiale ; MR : métabolisme de repos Bilan d’énergie Gain de poids fait pour 2/3 de masse grasse et pour 1/3 de masse maigre
  • Un bilan positif quotidien de quelques dizaines de kcalories peut théoriquement suffire pour constituer une obésité importante en 5 à 10 ans Apports - Dépenses = + 49 kcal par jour une prise de 2 kg en 1 an
    • 49 kcal correspondent à :
    • 6 grammes de beurre (1 cuillère à café rase) !
    • 10 grammes de pain au chocolat !
    • 10 minutes de marche rapide pour un sujet de poids normal !
  • Bilan des substrats énergétiques
          • A l’état d’équilibre, composition corporelle reste stable :
      • La composition du mélange glucides/lipides ingéré (quotient alimentaire) doit refléter celle du mélange glucides/lipides oxydé (quotient respiratoire).
          • Métabolisme des glucides :
      • Capacités de stockage des glucides complexes (glycogène) faibles (0,5 kg)
      • excès de glucides oxydé quand réserves de glycogène optimales
      • non stocké sous forme de triglycérides dans le tissu adipeux
          • Métabolisme des lipides :
      • faible capacité d’oxydation des lipides ingérés
      • capacités de stockage sans limite , faible coût énergétique
    A apport énergétique constant une alimentation riche en graisse favorise l’inflation du tissu adipeux
  • Le tissu adipeux
          • C’est son inflation qui constitue l’obésité .
          • On observe lors de la phase dynamique ascendante :
          • - hypertrophie des adipocytes (augmentation de taille réversible )
          • - hyperplasie (augmentation de leur nombre, irréversible )
  • Facteurs étiopathogéniques participant au déséquilibre alimentaire
  • Déterminants du déséquilibre alimentaire :
    • « Génétiques »
    • Environnementaux
    • Culturels et psycho-sociaux
  • 1. Les facteurs génétiques
          • Dans la majorité des cas les facteurs génétiques ne font que déterminer la prédisposition des individus à prendre du poids et à devenir obèses dans un environnement donné : interaction génotype/environnement
  • 2. Les facteurs environnementaux
    • Abondance alimentaire
    • Déstructuration des rythmes alimentaires
    • Augmentation de la densité calorique des aliments - aliments riches en graisses - aliments glucido-lipidiques
    • Boissons alcoolisées ou sucrées
    APPETIT > FAIM 1. Caractéristiques
  • 2.Comportement alimentaire normal Comportement pré-ingestif Comportement ingestif Comportement post-ingestif Repas Sensation de faim Rassasiement Appétit Satiété
  • - HYPERPHAGIE - ATTIRANCE POUR LE GRAS ET LE SUCRE - SOUS ESTIMATION INVOLONTAIRE DES CONSOMMATIONS Certains mécanismes en cause dans la régulation de la prise alimentaire commencent à être connus. 3. Le sujet obèse a un comportement alimentaire inadapté POURQUOI ?
  • Prédisposition génétique Comportement Prise alimentaire Environnement Social Facteurs hormonaux Environnement physique Quantités ingérées (10-70%) Choix sources énergétiques (perception du goût) (appétence pour le gras) Adipogénèse ACQUIS OU IMPOSE
  • Détermination génétique de l’appétence pour le gras
    • En fonction du polymorphisme de certains gènes :
        •  sensibilité des récepteurs oraux aux graisses
    •  de la quantité de graisse ingérée
    Le goût qui influence la sélection des aliments est en parti régulé par des déterminants génétiques Détermination génétique de l’appétit
    • En fonction du polymorphisme de certains gènes :
        •  quantités ingérés quotidiennement
  • Perturbations hormonales
    • Défaut de perception du signal de satiété post prandiale chez les obèses
          •  Augmentation de la taille et de la fréquence des repas
    Rôle de la leptine, GLP1, CCK ?
    • Alimentation riche en graisse augmente la sensation de faim
          •  Augmentation de la taille et de la fréquence des repas
    Rôle de la leptine repas hyperlipidiques diminuent taux circulants de leptine
  • GLP-1, CCK Adipocyte Hypothalamus Leptine Ghréline Anorexigènes Orexigènes
  • Tissu adipeux blanc LEPTINE Prise alimentaire Neuropeptides NPY Mécanisme d’action de la leptine Hypothalamus LepR
  • Leptine et obésité Tissu adipeux blanc LEPTINE Prise alimentaire Neuropeptides Hypothalamus LepR Obésité Régime gras NPY
  • 4. Anomalies du comportement alimentaire 1. Grignotage
    • Répétition
    • Absence de faim ou d’envie
    • Petite quantité d’aliments
    2. Hyper réactivité aux stimuli alimentaires
    • Réactivité particulière aux stimuli alimentaires
    • Peut conduire à des prises alimentaires excessives
    • Parfois secondaire à des comportements de restriction
    3. l’envie ou le besoin urgent de manger : craving
    • Urgence de manger
    • Sans faim
    • Suivi ou non de consommation d’aliments : « on craque » ou « on ne craque pas »
    • Fréquemment orienté vers un aliment déterminé.
  • 4. Accès boulimique
    • Consommation de grandes quantités d’aliments
      • Sans faim
      • Rapidement (avec gloutonnerie)
      • Avec perte de contrôle
      • Conscience du caractère anormal de ce comportement
      • Source d’angoisse, sentiment de culpabilité
      • Isolement
    • Stratégies de contrôle du poids dans la"Bulimia nervosa »:
    • vomissements, jeûne, sport intense…
  • 5. Prises alimentaires nocturnes « night eating syndrome »
    • Sur un mode compulsif ou boulimique
    • Le sujet se réveille et se lève pour manger
    • Apport énergétique > 25% de l’apport quotidien pris après le dîner
    • Plus fréquent dans les obésités morbides
    • Parfois en relation avec les troubles du sommeil
  • 6. Les comportements de restriction
    • Intention délibérée de limiter la prise alimentaire
    • Très variables - règles diététiques très strictes auto-imposées - répétition de courtes périodes de jeûne - alternance d'attitudes inappropriées (excès, restriction...)
    • Interrompus par des épisodes de désinhibition compulsions, accès boulimiques...
    • Conséquences : culpabilité, dépression
  • 3. La sédentarité % de la moyenne A % patient obèse Apport énergétique (MJ/j) Apport lipidique (g/j) B % patient obèse Voiture/foyer TV (h/semaine) B A d'après Prentice (1995) BMJ 1995;311:437-439 (12 August) 200 100 0 1950 1960 1970 1980 1990 200 100 0 1950 1960 1970 1980 1990
  •  de l’activité musculaire  des dépenses de thermorégulation
    • Mode de vie
    • Urbanisation
    • Progrès techniques
  • 4. Facteurs culturels et psycho-sociaux
    • Facteurs socio-économiques :
          • Dans les pays développés , obésité plus fréquente :
            • Classes sociales défavorisées
            • Femmes
            • Pas de rôle direct de la profession
          • Dans les pays en voie de développement , obésité plus fréquente :
            • Classes sociales aisées
    • En France rôle de la taille de l’agglomération :
          • Obésité maximale dans les communes de moins de 2000 habitants
    • Rôle du revenu mensuel du foyer :
          • Décroissance de la prévalence avec l’augmentation des revenus
  • Prise en charge Conduire le patient a avoir une alimentation équilibrée en quantité et en qualité
    • Prescription diététique
      • - Doit s’inscrire dans la durée
      • Réduction de 25 % des apports énergétiques antérieurs
      • Information, éducation , responsabilisation du patient
      • Objectif : sortir du cercle vicieux restriction majeure-hyperphagie conmpensatrice
      • Éviter les interdits,
      • Tenir compte des goûts (négocier)
      • Au moins 3 repas par jour
      • Insister sur la répartition des nutriments
      • Insister sur le fait qu’après une phase de perte de poids la stabilisation pondérale s’installe à un niveau bien supérieur aux souhaits du patient (= succès)