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En Jordanie

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  • 1. En Jordanie Irakiens et blessés de guerre: les mots pour le dire…
    • A Amman, depuis août 2006, MSF (Médecins Sans Frontières) prodigue des soins chirurgicaux à des blessés irakiens, sans discrimination ethnique ou religieuse. Une quarantaine de patients sont pris en charge , chaque mois.
  • 2. Des victimes racontent leurs histoires
    • Ahmed, 8 ans,
    • mais aussi Jassim, 33 ans,
    • et Fatima, 34 ans ont accepté de raconter leur histoire et de se laisser photographier.
  • 3.
    • Autrefois en pointe au Moyen Orient, le système de santé irakien menace aujourd'hui de s'effondrer et fait figure de victime collatérale de la guerre. Les hôpitaux, particulièrement ceux de Bagdad, sont submergés par les vagues de blessés et manquent de tout : de médicaments, de matériel chirurgical et d'électricité.
  • 4. Les blessés reçoivent des premiers soins sommaires, sont stabilisés et renvoyés chez eux où, souvent, leurs blessures se compliquent. Les médecins les plus compétents ont fui l'Irak ou ont été assassinés. Et, parmi la population, nombreux sont ceux qui ont peur d'aller à l'hôpital en raison de la présence de groupes armés ou de certains partis politico-religieux dans la zone.
  • 5.
    • Depuis août 2006, MSF prodigue des soins chirurgicaux à des blessés irakiens, sans discrimination ethnique ou religieuse. Les opérations sont réalisées à Amman, en Jordanie. MSF approvisionne également plusieurs hôpitaux irakiens en médicaments et matériel médical.
  • 6.
    • Un matin d'octobre 2006, une voiture a explosé près de la maison d'Ahmed, le blessant grièvement, ainsi que son père et son oncle. Les morts jonchaient le sol autour d'eux. Dans le chaos qui a suivi l'explosion, Ahmed a été séparé de sa famille. A l'hôpital, où la situation était là aussi chaotique, les médecins ont fait ce qu'ils pouvaient pour lui. Il a perdu son oeil et son pied gauches dans l'explosion. Son visage est très abîmé.
  • 7.
    • « J'ai couru hors de la voiture juste après l'explosion. C'est à ce moment-là que les soldats m'ont tiré dans la jambe. Ils pensaient que j'avais posé la bombe. Je me suis évanoui et réveillé cinq heures plus tard à l'hôpital. »
  • 8.
    • « A l'hôpital, nous étions dans la même pièce que lui. Mais nous ne savions pas qu'il s'agissait de mon fils. Son visage était complètement noir et sa jambe arrachée. Nous ne pouvions pas le reconnaître. Mon frère demandait aux gens dans l'hôpital de s'occuper de ce petit garçon. Nous avons passé une demi-heure dans la même chambre sans le reconnaître !
  • 9.
    • Finalement, ils l'ont placé dans une autre chambre, seul. Il a subi une opération sans personne de sa famille à ses côtés. Personne ne le connaissait. Il était juste un enfant perdu dans un hôpital. Personne ne savait qui il était, qui était sa famille, qui contacter. Nous ne l'avons retrouvé que trois jours après. »
  • 10.
    • « Je suis resté deux semaines à l'hôpital et un mois et demi à la maison. En tout, j'ai subi 37 interventions. Ils m'ont fait une greffe de peau à partir de mon estomac. J'ai aussi subi une greffe d'os, mais qui a échoué. Mal nettoyée, ma jambe s'est infectée. Elle était pleine de pus. Je suis allé dans un autre hôpital pour traiter mon infection et subir une autre opération. Mais elle a été mal faite, les deux parties de mon tibia n'étaient pas bien ressoudées et se chevauchaient. Le médecin de l'hôpital connaissait le programme de MSF à Amman. »
  • 11.
    • «   Ici mes pansements sont changés tous les jours et je suis sous antibiotiques pour éviter toute infection. Ils m'ont fait une greffe d'os à partir de mon pelvis. Dans six mois, mon fixateur sera retiré. Cela se fera à Bagdad. Je suis content de rentrer à la maison et d'être de nouveau avec ma famille. Je n'ai pas peur. Je veux juste voir ma mère. Ca va aller. »
  • 12.
    • Fatima, technicienne dans un hôpital de Bagdad, était assise dans un café-internet en août 2006 quand la pièce a explosé, la projetant à plusieurs mètres. Les assaillants avaient placé de la dynamite dans une pièce juste à côté. Cet attentat a fait 20 morts, Fatima est la seule survivante. Elle a été grièvement blessée aux bras, à la poitrine et au visage.
  • 13.
    • Le café après l'attentat.
    • « Ce jour-là, il y avait, beaucoup de monde au café-internet. Les propriétaires, deux frères, m'avaient trouvé une place. Ils ont été tués... Tout le monde a été tué. »
  • 14.
    • « Je suis restée deux mois à l'hôpital à Bagdad. Je me suis ensuite rendu en Syrie pour des soins supplémentaires. J'ai subi trois opérations. Je ne sais pas si je pourrai reprendre mon travail parce que je ne bouge pas bien ma main. »
  • 15.
    • Fatima, avant et après l'attaque.
    • « L'endroit ici est sympathique. Et je peux oublier Bagdad. Est-ce que les Nations unies peuvent me trouver un autre pays ? J'ai besoin d'un autre endroit où aller. »
  • 16.
    • Un jour de juillet 2006, Jassim venait de quitter le café-internet où il travaille à Bagdad. Il marchait sur le trottoir quand un obus de mortier a frappé le sol. Des éclats lui ont brisé les jambes et l'ont atteint au visage et à la poitrine.
  • 17.
    • « Je suis tombé dans la rue et ne pouvais plus me relever. J'avais peur d'être transporté dans un hôpital tenu par une milice, on raconte qu'ils y tuent des patients. Je me suis évanoui et un passant m'a emmené à l'hôpital. Quand je me suis réveillé, des policiers m'entouraient, m'accusant d'être impliqué dans une autre attaque qui s'était produite un peu plus tôt le même jour. Ils ont menacé de me tuer. Je leur ai dit que j'étais une victime, pas un terroriste. »
  • 18.
    • « J'ai été mal soigné à Bagdad. Mes blessures sont restées à l'air libre et sont devenues sales. J'urinais dans des bouteilles de Pepsi. La police et le personnel de l'hôpital voulaient que je demande de l'argent à mes proches pour payer mon traitement. »
  • 19.
    • « Je ne les ai pas appelés car j'avais peur qu'ils soient tués. Au bout de deux semaines, je me suis rendu dans un autre hôpital. Là, un des médecins m'a parlé du programme de MSF à Amman que j'ai rejoint en décembre 2006. Le traitement est bien mieux ici. »
  • 20. C’était: « Irakiens et blessés de guerre : les mots pour le dire… »
    • Les images et les textes ont été préparés par « M.S.F »(Médecins Sans Frontières)
    • Et présentés en diaporama par Raja Morjani en Juillet 2007.
  • 21.
    • F I N.

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