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Rapport de conclusion de la recherche-action "Emploi" du BETA Programme (www.betaprogramme.org) menée par des étudiants du Mastère Développement Durable d'HEC dans le cadre du programme de recherche "repenser les villes dans une société post carbone" (ADEME / MEDDTL), (c) quattrolibri 2011.

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Rapport "Etude de préfiguration d'un télécentre"

  1. 1. PROGRAMME DE RECHERCHE “REPENSER LES VILLES DANS UNE SOCIETE POST CARBONE” ADEME - MEDDTL www.villepostcarbone.fr BETA Programme www.betaprogramme.org Volet Recherche-Action BETA / E : Etude de préfiguration pour un télécentre sur le territoire de Fontainebleau Projet mené par des étudiants du Mastère Développement Durable d’HEC Sous la direction de Quattrolibri Janvier – Mai 2011AuteursBerruti GiulioDuong TranHug-FouchéValentin BrunoEncadrement : Quattrolibri (Julien Dossier, Louise Hain)© quattrolibri 2011
  2. 2. Repenser les villes dans une société post carbone SommaireSynthèse du projet - Etude de préfiguration d’un télécentre ............................................................. 3Télécentres & télétravail ................................................................................................................... 5 1) Introduction au télétravail et au télécentre ............................................................................. 5 a. Définitions ........................................................................................................................... 5 b. Bénéfices envisagés ........................................................................................................... 6 c. Création de valeur pour l’organisation ................................................................................ 6 2) Situation française.................................................................................................................. 7 a. Etat des lieux ...................................................................................................................... 7 b. Les obstacles à la diffusion................................................................................................. 8 3) Benchmark international......................................................................................................... 8 Typologies développées................................................................................................................ 9 a. Typologies de sites ............................................................................................................. 9 4) Facteur 4 : un rôle à jouer pour les télécentres.................................................................... 11Méthodologie développée ............................................................................................................... 12 1) Définition de la stratégie de remplissage ............................................................................. 12 a. Caractérisation des sites potentiels .................................................................................. 12 b. Caractérisation des utilisateurs potentiels ........................................................................ 13 c. Identification d’un modèle ................................................................................................. 13 2) Modélisation de l’offre et déploiement.................................................................................. 14 a. Détermination de la configuration envisagée des sites..................................................... 14 b. Nature des services .......................................................................................................... 15 c. Financement et Business modèle ..................................................................................... 15Application au territoire de Fontainebleau ...................................................................................... 18 1) Description du projet ............................................................................................................ 18 a. Objectifs du projet ............................................................................................................. 18 b. Intérêt pour le territoire de Fontainebleau......................................................................... 18 2) Application 1 : Ville de Fontainebleau .................................................................................. 19 a. Etude des sites potentiels ................................................................................................. 19 3) Application 2 : Communauté de Communes de Pays de Seine (CCPS) ............................. 21 a. Lancement de l’étude........................................................................................................ 21 b. Etude des sites potentiels ................................................................................................. 22Recommandations & conclusions de l’étude .................................................................................. 26Documents annexes ....................................................................................................................... 28Mai 2011 BETA Programme / Recherche-Action EMPLOI (E) : étude de préfiguration pour un télécentre 2
  3. 3. Repenser les villes dans une société post carbone Synthèse du projet - Etude de préfiguration d’un télécentre - Potentiel du télétravail, une pratique en grande expansion, des références internationales réussies à prendre en exemple. - Enjeux des villes satellites, dont les emplois et l’activité économique se Contexte reportent sur leur métropole voisine, entrainant des déplacements longs et complexes pour les habitants. - Enjeux culturels et d’acceptation de cette nouvelle façon de travailler - Le projet de préfiguration d’un télécentre vise à préciser les différentes phases projet en vue de l’ouverture d’un lieu de travail Objectifs partagé, notamment à identifier les sites propices pour l’implantation et à qualifier le portefeuille de services qui seront proposés pour chacune des phases du projet. - Approfondissement des typologies, utilisations, contraintes liées aux exemples de télécentres déjà existants - Appropriation des caractéristiques et des besoins du territoire, dialogue avec les acteurs locaux - Définition des utilisateurs potentiels (grandes entreprises, startups, travailleurs individuels) à travers l’analyse d’études socio-économiques du territoire et enquêtes qualitatives - Analyse des lieux : prise en compte des caractéristiques topologiques, technologiques, socio-économiques et des contraintes d’accès, des structures existantes sur le territoire Description - Déduction de la stratégie de remplissage à utiliser : Bottom-up ou Top-down - Détermination du niveau de services à apporter (type de technologie, utilisation, services fondamentaux et accessoires) selon les typologies identifiées - Estimation de coûts liés aux options choisies - Suggestion de partenariats potentiels - Comparaison des options et recommandations - Le site « Betaprogramme » servira de plateforme de mise en place et de communication à travers des news, articles en relation avec les Communication thèmes et cahier de l’avancement des travaux - Des réunions périodiques avec les acteurs du territoire assureront l’engagement de tous - Un repas « Cuisine du coin » sur le thème des télécentres donnera lieuMai 2011 BETA Programme / Recherche-Action EMPLOI (E) : étude de préfiguration pour un télécentre 3
  4. 4. Repenser les villes dans une société post carbone à la production de vidéos, de photos valorisables sur le site internet et permettra des synergies entre projets Réunion de lancement Appropriation notion Benchmark Télétravail Janvier international et national Analyse des potentialités du Prise de contact avec territoire de Fontainebleau les acteurs Février Etude de 4 sites potentiels Réflexion SWC Mise à disposition du Mars territoire Définition d’une méthodologie Ré-exploitable Application à la CCPS Avril Travaux de restitutionMai 2011 BETA Programme / Recherche-Action EMPLOI (E) : étude de préfiguration pour un télécentre 4
  5. 5. Repenser les villes dans une société post carbone Télécentres & télétravailLes relations entre le développement économique de certaines régions et les TIC (technologies del’information et de la communication) font ressortir plusieurs éléments :- les territoires périphériques souffrent dune pénalité structurelle causée par la faiblesse des densités et léloignement par rapport aux métropoles daffaires ;- la numérisation et la désintégration verticale des chaînes de création de valeur favorisent la multiplication des tâches réalisables à distance du donneur dordre (Malecki et Moriset, 2008) ;- compte tenu de la sophistication et de leffondrement des prix des télécommunications, la localisation de certaines activités devient sans importance (projet ANR « DISCOTEC » )Dans ce contexte, des nouveaux concepts de travail se sont développés : le télétravail en premier lieu et letélécentre ensuite. 1) Introduction au télétravail et au télécentre a. Définitions• Télétravail« Le télétravail est une forme d’organisation et/ou de réalisation du travail, utilisant les technologies del’information dans le cadre d’un contrat de travail et dans laquelle un travail, qui aurait également pu êtreréalisé dans les locaux de l’employeur, est effectué hors de ces locaux de façon régulière. » (arrêté du ministre de l’Emploi, de la Cohésion sociale et du Logement - 30 mai 2006)Le télétravail, sous sa forme salariée, décrit tout travail s’effectuant à distance, en dehors de l’entreprise, àl’aide de technologies de l’information et de la communication, et sans contrôle hiérarchique physique.Normalement à temps partiel, et depuis le domicile ou un bureau satellite.Le télétravail, sous sa forme indépendante, décrit une relation exercée à distance du client ou du donneurd’ordre, toujours via l’utilisation de technologies de l’information et de la communication, et l’impossibilitéphysique, pour ce dernier, de contrôler l’exécution du travail. (ex. consultants) (Source : Aquitaine)• TélétravailleurToute personne salariée de l’entreprise qui effectue, soit dès l’embauche, soit ultérieurement, du télétravailtel que défini ci-dessus ou dans des conditions adaptées par un accord de branche ou d’entreprise enfonction de la réalité de leur champ et précisant les catégories de salariés concernés.• Télécentre« Un télécentre est un espace hébergeant des télétravailleurs salariés ou indépendants. Ils y trouvent auminimum un bureau privatif à louer à la journée, à la semaine ou au mois ; des équipements partagés (accèsà haut débit, télécopie, imprimante, ordinateur, vidéoprojecteur) et des services permanents ouoccasionnels. Le télécentre peut être situé dans un local ayant une autre vocation comme un hôtel d’activité,une pépinière d’entreprise, un incubateur, une mairie, une école, un bureau de poste, une trésorerie, uneMai 2011 BETA Programme / Recherche-Action EMPLOI (E) : étude de préfiguration pour un télécentre 5
  6. 6. Repenser les villes dans une société post carbonemaison de services publics… Il peut utilement servir de lieu de travail permanent ou occasionnel pour destélétravailleurs habitant à proximité et dont l’entreprise est éloignée, de bureaux de passage pour destélétravailleurs nomades…, de lieux de rencontre pour les télétravailleurs indépendants exerçant à domicileet désireux de rompre leur isolement » (DIACT 2006) b. Bénéfices envisagésLes notions de télétravail et de télécentre répondent parfaitement à l’ensemble des enjeux dudéveloppement durable• Impacts environnementaux : Trajets pendulaires réduits et moins de CO2 émis• Impact économique : Création d’emplois locaux, solution alternative d’investissement en infrastructure pour apporter une solution à la demande en transport croissante : permettre à une partie importante de la population d’un territoire de travailler près de chez soi réduit les besoins d’équipements en infrastructures ferroviaires ou routières. Le télécentre peut ainsi s’inscrire dans la gamme des équipements de mobilité, au même titre qu’une ligne de métro ou de tram.• Impact social: Développement d’un réseau de PME et d’auto-entrepreneurs, baisse des coûts de transport, notamment lorsque le litre d’essence dépasse 1,50€Par ailleurs les télécentres apportent, au-delà des économies réalisées par la mutualisation des services etdes équipements, de réelles solutions pour les télétravailleurs des territoires et cela à 3 niveaux :• En limitant l’isolement (technologique, commercial et social)• En favorisant l’accès à des connexions haut débit• En contrebalançant la hausse des prix de l’immobilier c. Création de valeur pour l’organisation• Coûts d’investissement réduits Baisse des coûts d’achat/de location d’immobilier de bureau et de leur équipement, Exemple d’Amsterdam : le coût d’utilisation d’un télécentre est de 50 à 70% inférieur au coût de surfaces de bureaux• Accroissement de la productivité Outre une amélioration de la disponibilité et de la productivité des employés due à des temps de transports réduits, l’accès à l’équipement de travail standard rend le travail en télécentre plus attractif qu’au domicile des employés, La téléprésence augmente la productivité et l’efficacité d’équipes dispersées géographiquement• Meilleure qualité de vie des employés Les utilisateurs de télécentres à Amsterdam économisent en moyenne 66 min de transports. En comparaison au télétravail à domicile, un télécentre permet aux employés d’entretenir des relations sociales et professionnellesMai 2011 BETA Programme / Recherche-Action EMPLOI (E) : étude de préfiguration pour un télécentre 6
  7. 7. Repenser les villes dans une société post carbone 2) Situation française a. Etat des lieuxInitié à la fin des années 80 (Annexe 1 : Historique du télétravail en France 1) le télétravail est enexpansion en France mais ce mode de travail est bien loin d’avoir atteint son plein développement. En2010, seulement 30 télécentres ruraux étaient recensés en France et uniquement 8% de la populationpratiquait le télétravail en 2008.La France reste ainsi en retard sur ses voisins industrialisés comme nous le montre le schéma suivantreprésentant l’évolution du pourcentage de la population salariée pratiquant le télétravail plus de 8 heurespar mois entre 2000 et 2010.Le concept de télétravail reste néanmoins souhaité en France. Des expérimentations dans les domainespublic et privé ont été exigées par les Ministres François Baroin et Georges Tron qui ont confié au CGIET(Conseil Général de l’industrie, énergie et technologies) la réalisation d’une étude de cas sur ledéveloppement du télétravail dans la fonction publique, qui sera publiée prochainement.Exemples les plus célèbres de centres de co-working:- Le Comptoir Numérique basé à St-Etienne. Cet espace de co-working offre une large gamme de services afin de permettre aux salariés de travailler avec le même équipement qu’au bureau. Des animations et réunions d’information régulières pour partager ses expériences et s’entraîner à l’utilisation des nouvelles technologies sont aussi proposées aux membres- La Cantine basée à Paris. Ce lieu, entièrement conçu pour le travail collaboratif, facilite les coopérations fluides. De plus, la Cantine s’ouvre aux réseaux français et internationaux qu’ils soient des lieux de co-working, des plateformes artistiques, des lieux alternatifs, des pôles de compétitivité, des laboratoires de recherches spécialisés, des écoles ou des universités.Mai 2011 BETA Programme / Recherche-Action EMPLOI (E) : étude de préfiguration pour un télécentre 7
  8. 8. Repenser les villes dans une société post carbone b. Les obstacles à la diffusionLe faible développement des télécentres sur le territoire français est en partie expliqué par des contraintespersistantes et de différentes natures :- En premier lieu, culturelles, managériales et organisationnelles : l’utilisation du télétravail (et donc le développement des Télécentres) nécessite de passer d’une culture du contrôle, majoritaire en France jusqu’à présent, à un style directif basé sur la confiance. Cela signifie se focaliser davantage sur le rendu concret, sur les résultats attendus, plutôt que sur le comportement des salariés, ce qui passe par un contrôle de leur travail jour par jour.- Deuxièmement, le développement du télétravail amène des enjeux légaux : à ce jour, aucune loi concernant le télétravail a été rédigée, et même sa définition donne encore souvent lieu à discussions. Pourtant une proposition de loi existe, mais elle tarde à être confirmée par les institutions : en 2009, le concept de télécentre comme outil de développement durable a été mentionné dans la Loi Grenelle I, tandis qu’en Juin 2010, il était au centre d’une discussion au Sénat, qui envisageait d’introduire le télétravail dans la fonction publique. Le seul texte ayant force de loi reste l’Accord National Interprofessionnel (ANI) : ce dernier a été signé le 19/07/2005, étendu et modifié au cours de 2006 pour inclure un accord sur le secteur des télécommunications et 30 accords d’entreprises. Par ailleurs, dès qu’un contrat entreprise-salarié existe, il prévaut d’un point de vue juridique, de fait annulant tous autres effets.- Des contraintes techniques existent toujours sachant que le télétravail demande une connexion de très haut débit (le plus souvent utilisant la fibre optique). 3) Benchmark internationalLe télétravail par l’intermédiaire de télécentres est un fait bien plus développé dans de nombreux paysétrangers. Nous présentons ici des exemples de zones de travail collaboratives :• Smart Work Center, Amsterdam:Lancé à Amsterdam en Septembre 2008 par les Communes d’Amsterdam et d’Almere, CISCO, QualityCenter, H40 Investments et la Fondation “Almere Smart City”. Le but est, face à une urbanisationcroissante, de réduire les besoins en transport et d’augmenter la productivité des salariés. Ces smart workcenters proposent des services informatiques de traitement des données en “cloud” ainsi que des moyensde communication avancés, comme la téléprésence.• Spaces, Amsterdam:Entreprise privée proposant une plateforme de travail qui s’adresse aussi bien aux grandes entreprisesqu’aux travailleurs indépendants. Offre flexible, carte de membre bon marché. Ouvert 24h/24h, 7j/7• Korea: Smart Work CentersLe projet sud-coréen de Smart Work Center, très ambitieux, a pour but de décongestionner le trafic àl’intérieur de la capitale, d’augmenter la productivité de ses utilisateurs et de rendre la Corée du Sud plusécologique. Lancé cette année, ce projet a comme objectif de faire travailler 30 % des fonctionnaires – soithuit millions de personnes – dans des bureaux intelligents en dehors de Séoul, ville où se concentrera lequart de la population sud-coréenne en 2015.Deux des 50 bureaux intelligents prévus pour les fonctionnaires ouvriront en 2011, dix autres en 2012 et lereste en 2015. Dans le même temps, un plan vise à mettre en place 500 bureaux intelligents pour lesecteur privé dans la même période.Mai 2011 BETA Programme / Recherche-Action EMPLOI (E) : étude de préfiguration pour un télécentre 8
  9. 9. Repenser les villes dans une société post carboneL’idée maîtresse est de changer la mentalité des employés, qui travaillent longtemps mais de manière peuproductive si l’on prend en compte les transports, de faire baisser le trafic routier dans Séoul notamment(considérée comme l’une des pires villes en la matière), de diminuer les émissions de CO2, qui ontaugmenté en Corée du Sud plus rapidement que dans n’importe quel autre pays de l’OCDE.La forte pénétration des smartphones dans la téléphonie grand public, qui représentent maintenant 20% dumarché des téléphones portables, est interprétée comme un signe positif pour la réussite du projet, en ceque les fonctionnaires sont désormais accoutumés à l’idée d’une mobilité professionnelle étendue. Typologies développées a. Typologies de sitesUne évolution du concept de télécentre est en fait ce que l’on définit comme Ecocentre : cela indique unespace de télétravail partagé, incluant un espace physique mais aussi des services pour aider lacollaboration et l’innovation ; l’objectif d’un tel centre sera d’impulser le développement économique, socialet environnemental du territoire. Pour cela, il s’adressera aux télétravailleurs, aux employés des entreprisesdu territoire, aux individus, et aux partenaires qui proposent des services et qui permet aux villes satellitesde garder un emploi local et de retenir des jeunes entreprises.De manière factuelle trois catégories de télécentres sont identifiées par le Cluster Green & Connected Citiessur la base des services proposés au public et des objectifs poursuivis : ère- Télécentres 1 génération : business centers de type Servcorp ou Régus, lieux modaux de type Orly International ou Salons SNCF Grands Voyageurs, bureaux satellites de grandes entreprises type IBM, Cafés Starbucks- Télécentres 2G : Smart Work Center, qui sont aussi partiellement ou potentiellement des télécentres 3G- Télécentres 3G : espaces collaboratifs, espaces de co-working type The Hub ou la Cantine, et enfin le projet Ecocentres 2.0Mai 2011 BETA Programme / Recherche-Action EMPLOI (E) : étude de préfiguration pour un télécentre 9
  10. 10. Repenser les villes dans une société post carboneMai 2011 BETA Programme / Recherche-Action EMPLOI (E) : étude de préfiguration pour un télécentre 10
  11. 11. Repenser les villes dans une société post carbone 4) Facteur 4 : un rôle à jouer pour les télécentresLes derniers rapports du GIEC rappellent qu’en l’absence d’une réduction de grande ampleur des émissionsde gaz à effet de serre anthropiques, la température moyenne de la planète augmentera au sol de 1,8 à 4°Centrainant une multiplicité de conséquences :- Environnementales : vulnérabilité de la production agricole à des événements climatiques extrêmes (famines) ; montée des eaux des océans ; avancée des déserts ; perte massive de biodiversité (risques sanitaires et écosystémiques) ; raréfaction des ressources accessibles en eau potable…- Sociales : déplacement des populations ; maladies ; plus grande vulnérabilité des populations les plus pauvres (risques de violences, d’émeutes, de guerres)- Economiques : coûts liés au réchauffement climatique et à ses conséquences ; obsolescence d’infrastructures (aéroports, autoroutes…) d’actifs industriels ou immobiliers (désertification de zones touristiques, inadaptation massive du tissu urbain de grandes agglomérations à un climat plus aride et plus chaud)…Pour maitriser l’effet de serre découlant de l’activité humaine, et maintenir une chance sur deux de limiterainsi le niveau d’élévation de la température (environ 2°C), il convient de diviser au moins par deux lesémissions globales. Etant donné la disparité des émissions par habitant suivant les continents, la France (en èmetant que pays industrialisé) s’est fixée pour objectif de réduire par 4 ces émissions d’ici la moitié du XXIsiècle.Or la problématique d’un territoire est relativement simple à comprendre :- 80% des habitants vivent dans les villes en Europe- Les territoires métropolitains ne cessent de s’élargir au profit de l’habitat rurbain sans proposer pour autant d’alternative aux flux de transports périphéries/centres urbains- Les déplacements sont la deuxième source d’émission de CO2 en France, en hausse depuis 1990- La mobilité urbaine génère 40% des émissions du transport routier- 25% des déplacements sont liés au trajet domicile-travail- les déplacements quotidiens représentent 15% du budget des ménages- Les infrastructures routières et de transports en commun arrivent à saturation (Cluster green)Le télétravail et les télécentres apportent dès lors des réponses concrètes pour une réduction des gaz à effetde serre :- Optimisation des transports : réduction du temps de déplacement et diminution du nombre d’usagers (réduisant ainsi la coûteuse tendance à doubler / quadrupler les lignes de transports collectifs)- L’optimisation des consommations électriques en heure de pointe (principale source d’émission de GES du parc électrique français) : les institutions et les entreprises partagent des locaux et mutualisent des consommables- Optimisation de la dématérialisation : développement de la visioconférence, du télétravail et partage des technologies 2.0Mai 2011 BETA Programme / Recherche-Action EMPLOI (E) : étude de préfiguration pour un télécentre 11
  12. 12. Repenser les villes dans une société post carbone Méthodologie développéeUn projet de télécentre 2.0 commence par l’identification de porteurs de projets locaux capables depromouvoir la nécessité d’un tel lieu basé sur l’ensemble des éléments présentés préalablement.La mise en place d’un télécentre 2.0 ou Smart Work Center (SWC) demande ensuite une réflexion à deuxniveaux : au niveau du remplissage et au niveau des services, chaque niveau étant interdépendant l’un del’autre.En fonction des éléments de réponse apportés en ce qui concerne le remplissage, il sera alors possible demodéliser l’offre de services de façon différente en utilisant la matrice réalisée. Figure 1 : Montée en charge d’un projet SWC 1) Définition de la stratégie de remplissageLa stratégie de remplissage d’un SWC dépend simultanément du lieu choisi et des utilisateurs. L’un oul’autre de ces éléments peut être considéré comme porte d’entrée dans la matrice définie ultérieurement. a. Caractérisation des sites potentiels• Surface disponibleLa surface moyenne d’un SmartWorkCenter est de 800 m². Ce chiffre reste fortement dépendant del’utilisation qui en sera faite mais doit néanmoins être pris en compte dans le choix du lieu en fonction de lamontée en charge définie.• Accessibilité du siteMai 2011 BETA Programme / Recherche-Action EMPLOI (E) : étude de préfiguration pour un télécentre 12
  13. 13. Repenser les villes dans une société post carboneL’accessibilité au site est un critère clé de positionnement d’un SWC. Le site doit être proche d’un nœud depassage de potentiels utilisateurs. La proximité d’une gare est donc un atout important dans le choix d’unsite de même qu’une desserte régulière en transports en commun. Une implantation en centre ville, àproximité de commerces et de zones résidentielles denses est également un atout. La présence d’une zonede stationnement en adéquation avec le nombre de personnes attendues sur le site doit être pensée,notamment au regard des distances parcourues : les équipements privilégieront le stationnement de vélos siles distances sont courtes, et devront intégrer des places privilégiées pour co-voiturage et des bornes derecharge pour véhicules électriques si les distances sont longues. La simplicité d’un SWC est primordialepour sa réussite.• Activité socioéconomiqueLa présence d’une activité économique proche est un élément à prendre en compte. Les entreprisesprésentes dans une ZA peuvent par exemple être utilisatrices des services proposés par le SWC voire de latechnologie Téléprésence si elle a été mise en place. L’utilisation intermittente des services par des riverainsest une source de création de valeur non négligeable pour la pérennité économique du site. La présenced’artisans apporte une diversification potentielle dans l’offre du SWC. b. Caractérisation des utilisateurs potentielsLes utilisateurs potentiels d’un SmartWorkCenter peuvent être répartis en plusieurs catégories :- les entreprises de taille moyenne ou grosse ;- les start-ups et les entrepreneurs individuels.Chaque type d’utilisateurs nécessite des besoins spécifiques influant sur l’organisation et la configuration dusite. Pour déterminer ces utilisateurs :- Valorisation de données socio-économiques du territoire existantes (CCI, pôle emploi, INSEE…)- Réalisation d’enquêtes qualitatives terrain (potentiel d’un site ; caractérisation d’une demande spécifique…) c. Identification d’un modèleDeux types de stratégies peuvent être établis en partant soit des utilisateurs soit du lieu.Plan A : Personnes  LieuLe cas A sera suivi si le projet est porté par unopérateur réunissant une base de clients. Ainsi,un premier groupe d’utilisateurs pourra assurerla rentabilité et le remplissage d’un premierespace, qui pourra ensuite attirer un nombre pluslarge d’utilisateurs et justifier l’ouverture d’uneannexe ou d’une extension et ainsi de suite.Chacun des modules peut ensuite prendre unefonction complémentaire par rapport aux autreset le télécentre pourra se développer surl’ensemble de ces sites (salle de réunion,cuisine, salle de conférence, open space etc.).C’est un scénario de développement organique,où l’espace doit être conçu pour être ré-aménagé.Mai 2011 BETA Programme / Recherche-Action EMPLOI (E) : étude de préfiguration pour un télécentre 13
  14. 14. Repenser les villes dans une société post carbonePlan B : Lieu  PersonnesLe cas B sera suivi si le projet est initié par unpromoteur immobilier ou un propriétairefoncier. C’est le scénario « immobilier »classique, où un site est aménagé pour unusage spécifique. La phase de constructionest également une phase decommercialisation, qui a pour objectifd’atteindre un seuil de remplissage assurantl’équilibre du projet ; le remplissage« optimal » étant assuré en cours de route, augré des implantations commercialisées aprèsl’ouverture. 2) Modélisation de l’offre et déploiementLa stratégie de remplissage doit être couplée au mode de configuration envisagé pour déterminer lesservices à mettre en place au sein d’un SWC. a. Détermination de la configuration envisagée des sitesLa dynamique de remplissage et la configuration du site dépendent de la nature des entreprises et desusagers du site.Scénario 1 : tissu de TPE / start-ups, sans « locomotive » (ex. La Ruche, Paris)Ce scénario réunit des entreprises de taille homogène, peu connues, aucune d’entre elles ne pouvant jouerle rôle de « locomotive » assurant l’équilibre ou la visibilité du lieu ; ce scénario est proche d’une pépinièred’entreprises, et la gestion du lieu doit anticiper une forte rotation du site, donc un aménagement flexible despostes, une gestion souple de l’espace et un dispositif d’animation qui privilégie le « Networking », lesconférences thématiques.Scénario 2 : une « locomotive » entourée d’un tissu de petites entreprises (ex. La Cantine)Ce scénario réunit des entreprises de taille et de maturité différentes, et nécessite un aménagementdifférencié, prévoyant des salles fermées, salles de réunion pour répondre aux besoins d’une locomotive er(FING et autres entreprises du 1 étage, pour le cas de La Cantine), tout en garantissant une grandeflexibilité d’aménagement et d’usage pour les petites entreprises / professions libérales qui l’entourent.L’animation est proche du scénario 1.Scénario 3 : plusieurs « locomotives », des petites entreprises comme variable d’ajustementCe scénario est plus proche de l’immobilier d’entreprise classique ou de l’offre « Regus », où un plateau debâtiment est divisé en plusieurs secteurs affectés à des clients. L’espace résiduel est réparti entre un usagediurne pour des TPE / auto-entrepreneurs / professions libérales (probablement en mode « pied à terre »), etun usage nocturne pour des présentations, conférences, séances Networking. L’espace privilégie d’une partdes aménagements fermés et des salles de réunion et d’autre part un open space dont l’usage est moduléen fonction de la programmation. L’animation est plus directement liée à l’actualité des locomotives, mettantmoins l’accent sur la convivialité entre usagers / riverains.Mai 2011 BETA Programme / Recherche-Action EMPLOI (E) : étude de préfiguration pour un télécentre 14
  15. 15. Repenser les villes dans une société post carboneLe scénario 2 semble le plus prometteur pour un télécentre, dans la mesure où il est propice à unestimulation entre la « locomotive » et les autres résidents. b. Nature des servicesEn utilisant les variables ‘configuration’ (scénarios 1, 2 et 3) et stratégie de ‘remplissage’ (Plan A ou B) il estpossible de modéliser une matrice de mise en place des services du SmartWorkCenter lié. Cettemodélisation illustrée en annexe, se retrouve dans un fichier Excel joint à la méthodologie.Pour chaque couple Configuration/Remplissage, en fonction des clients concernés (PME ; Start-Up…) et dela phase de déploiement (α ou β), la matrice apporte les éléments concernant les offres, les aménagementset les services qui doivent être mis en place au sein d’un SWC.L’Annexe 5 est l’illustration d’une des fenêtres présentes dans le document Excel réalisé. c. Financement et Business modèleLe dimensionnement du projet dépendra fortement des services identifiés (liés aux finalités intrinsèques ducentre) et aux caractéristiques propres à chaque projet (zone à forte pression foncière ; réutilisation d’unbâtiment existant…). Cela impliquera des coûts fixes et variables spécifiques à chaque projet même si leséléments économiques présentés ci-dessous se retrouveront majoritairement : Vision coûts Vision recettes Location d’un espace immobilier ou  Location par abonnement mensuel / annuel immobilisations comptables liées à de bureaux et salles de réunion (heures, l’acquisition d’un espace  récurrent et fixe jours, mois) aux employeurs, aux travailleurs Frais de mise aux normes possible (accès indépendants et autres utilisateurs handicapés, incendie,…)  non récurrent  Location annuelle d’espaces à des sociétés Frais d’architecture et construction pour la de service pour y proposer leurs offres mise aux normes environnementales (restauration, conciergerie, crèche…) exigentes.  non récurrent  Offre de services de l’opérateur du lieu Frais de mise à niveau IT du télé-centre (vente de consommables, formations, (réseaux, équipements….)  non récurrent espace loisirs) Frais de fonctionnement (taxe, électricité,  Subventions annuelles de fonctionnement maintenance, divers,..)  récurrent des collectivités locales Rémunération des animateurs du télé-centre  Location payées à l’utilisation d’espaces pour  récurrent et fixe de l’évènementiel, soirées à thème, formations privées-publiques ( Cluster Green & Communities Cities – 2010)Mai 2011 BETA Programme / Recherche-Action EMPLOI (E) : étude de préfiguration pour un télécentre 15
  16. 16. Repenser les villes dans une société post carboneL’un des grands enjeux des SWC repose par ailleurs sur les modes de financement choisis et ainsi sur lesmodèles économiques associés : autonomie financière ou accompagnement financier par des acteurspublics locaux. Cluster GreenCette phase méthodologique de financement est primordiale dans la réalisation du SWC. Au delà des choixde types de financement qui seront laissés aux porteurs de projet, la matrice sera affinée pour intégrer lesdifférents coûts associés aux services en fonction des paramètres définis initialement.Il conviendra dans un dernier temps de se poser des questions concernant le fonctionnement du site :Cas probable :Mai 2011 BETA Programme / Recherche-Action EMPLOI (E) : étude de préfiguration pour un télécentre 16
  17. 17. Repenser les villes dans une société post carboneCas potentiel :Du choix de la stratégie de remplissage, à la décision de financement en passant par l’analyse desservices liés via la matrice, toutes les étapes doivent être prises en compte lors d’un projet deconfiguration de Télécentre nouvelle génération.La multiplicité des acteurs demande un effort sur chaque phase du projet pour définir le plusclairement possible les attentes et le résultat final espérés vis-à-vis de l’utilisation qui sera faite dulieu après sa mise en place.Mai 2011 BETA Programme / Recherche-Action EMPLOI (E) : étude de préfiguration pour un télécentre 17
  18. 18. Repenser les villes dans une société post carbone Application au territoire de Fontainebleau 1) Description du projet a. Objectifs du projetLe projet Télécentre est un projet structurant du volet Emploi, dans le cadre de la stratégie Post-carbone duterritoire de Fontainebleau. Il vise initialement à réduire l’impact du travail sur l’environnement et lesémissions de GES liées, grâce à une réduction des transports et une mutualisation des outils technologiquesentre différents acteurs d’un territoire. Le projet télécentre peut aussi apparaitre comme un outil de visibilitéet de communication vis-à-vis des efforts engagés pour un développement durable.Son objectif est multiple :• impulser le développement d’une culture favorisant le télétravail, qui aujourd’hui est manquante comme nous avons pu le voir. Cela permettrait de témoigner d’une nouvelle conception du travail dans la région, fondée sur le partage et ainsi aider la transformation souhaitée vers une meilleure balance entre vie professionnelle et vie privée.• doter le territoire d’un tiers-lieu à l’avant-garde dans le monde du travail, un centre de travail partagé de référence qui augmente l’attractivité locale des entreprises, impulse l’économie du territoire et agisse comme point de référence pour toute activité accessoire. Ce télécentre nouvelle génération pourrait servir de modèle réplicable sur d’autres sites et territoires.• créer un cluster d’entreprises et d’activités, centre d’innovation et de créativité sur le long terme. Cela implique aussi une possible synergie avec d’autres activités parallèles présentes sur le territoire, par exemple l’agriculture et l’artisanat, qui pourraient bénéficier de la relocalisation de la consommation et d’une nouvelle impulsion économique provenant du télécentre. b. Intérêt pour le territoire de FontainebleauLe projet télécentre pourrait être un vrai levier de changement pour le territoire bellifontain, en considérantquelques caractéristiques du territoire : - le temps de transport impacte négativement la région : au niveau régional, les déplacements pendulaires ont une incidence forte sur les journées des Franciliens ; en fait, 40 % de leur temps de déplacement est consacré aux trajets domicile-travail pour une durée moyenne de 32 minutes. La situation de Fontainebleau comme ville-satellite de Paris en fait un exemple parfait de cette situation, avec des durées de voyage encore plus longues en utilisant la voiture, toutes les voies d’accès à Paris étant congestionnées. Cela implique une baisse notable de la productivité des salariés, mais aussi des difficiles conditions de gestion de la vie personnelle. Enfin, la longueur et la pénibilité des trajets vécus au quotidien par les habitants du territoire est antinomique avec le positionnement « qualité de vie » de celui-ci. - L’impact des transports est aussi visible sur l’environnement : environ 7 000 personnes quittent et reviennent sur le territoire chaque jour, avec une perte conséquente d’énergie et de fortes émissions de gaz à effet de serre. En plus, en contradiction avec une baisse constante de la population, le nombre de véhicules par ménage est à la hausse, et des embouteillages dans et en-dehors de la ville sont très fréquents. Rediriger une part de ces travailleurs vers le territoire bellifontain et permettre une substitution des trajets automobiles vers des modes de transports actifs (marche, vélo) pourrait ainsi avoir des effets positifs sur son bilan carbone.Mai 2011 BETA Programme / Recherche-Action EMPLOI (E) : étude de préfiguration pour un télécentre 18
  19. 19. Repenser les villes dans une société post carboneLes habitants eux-mêmes représentent un intérêt pour le projet : dans la distribution des métiers, on notequ’un grand nombre des professionnels représentés sur le territoire sont cadres supérieurs ou exercent desprofessions libérales. Il s’agit d’une typologie bien adaptée à la nouvelle notion de télétravailleurs, une cibleattractive pour un télécentre.- l’enjeu actuel de délocalisation de l’activité : les horaires de déplacement et la perte de temps dans les transports détournent une bonne partie de la consommation locale sur la capitale, puisque les salariés reviennent trop tard pour faire leurs achats quotidiens sur le territoire de Fontainebleau. A l’inverse, un projet de relocalisation du travail pourrait bouleverser cette tendance et faire bénéficier la totalité du territoire de ces nouvelles habitudes de consommation.Finalement, le projet même d’un télécentre 1G ou 2G s’intègre par définition dans une dynamique dedéveloppement territorial, et vise à favoriser des synergies et partenariats à venir, ainsi que l’innovation dansla manière de voir le territoire lui-même, et la rationalisation et amélioration de son offre de transport.Le projet télécentre pourrait être un vrai point d’ancrage pour le territoire bellifontain, un symbole et un outilimportant pour une amélioration globale de la performance économique locale. 2) Application 1 : Ville de FontainebleauLa mission « étude de préfiguration d’un télécentre » en tant que volet E de la stratégie BETA a été lancéeau début janvier 2011, lors d’une réunion de lancement tenue au siège de CISCO à Issy-les-Moulineaux.Dans une première phase, notre but a été de s’approprier les concepts de télétravail et télécentre, depréparer une vision intégrée des exemples et difficultés d’application de ces notions au niveau tant françaisqu’international, et finalement d’analyser les différentes typologies de lieux de travail partagé.Ensuite, notre focus s’est concentré sur l’évaluation du potentiel de différents sites sur le territoire deFontainebleau, qui constitue l’étude de cas de notre mission. a. Etude des sites potentielsNous avons analysé 4 sites potentiels pouvant accueillir un télécentre sur le territoire bellifontain, et chaquemembre de notre équipe s’est dirigé vers l’étude d’un cas particulier: la gare SNCF de Fontainebleau-Avon,un espace dans le centre-ville, le campus de l’école de commerce INSEAD et un quatrième lieu à construirehors-ville, avec pour vocation de devenir un Eco-centre.• Gare SNCFLe premier lieu identifié est situé dans le périmètre de la gare même, la raison de ce choix étant sonpositionnement : la gare constitue évidemment un important nœud de passage pour les travailleurs qui,chaque matin, partent de Fontainebleau en direction de Paris ou d’autres villes ; et vice-versa. Comme dansd’autres projets de télécentre d’ailleurs, ce lieu constitue une potentialité à exploiter, pour attirer différentstypes d’utilisateurs selon leur profil :- Les bellifontains partant régulièrement pour Paris- Les travailleurs habitant hors de la ville- Tous les travailleurs du territoire nécessitant un lieu de travail partagé, avec des salles de réunion ou des nouvelles technologies- Tous les travailleurs passant occasionnellement par Fontainebleau et nécessitant un endroit temporaire pour travaillerMai 2011 BETA Programme / Recherche-Action EMPLOI (E) : étude de préfiguration pour un télécentre 19
  20. 20. Repenser les villes dans une société post carbone• Centre villeL’intérêt de situer le télécentre dans le centre-ville vient d’un double constat :- Premièrement, son positionnement géographique permet une bonne visibilité et une force d’attractivité : malgré de possibles difficultés d’accès, le fait d’être au cœur de la ville constitue un plus pour tous les habitants bellifontains et sa bonne desserte avec la gare renforce son pouvoir d’attraction.- Deuxièmement, des partenariats possibles étaient à l’étude : l’espace appartient à l’entreprise France Telecom, qui avait exprimé son intérêt pour la construction d’un tel lieu dans ses locaux, et nous avions estimé que le groupe pouvait devenir un partenaire financier et organisationnel potentiel.Ici, les utilisateurs potentiels pouvaient être identifiés sous trois grandes catégories : les salariés del’entreprise, les salariés des organisations publiques telles que l’administration communale, ou encore destravailleurs indépendants, auto-entrepreneurs ou gérants de petites entreprises locales.• Campus INSEADUne troisième possibilité étudiée fut le Campus INSEAD : le lieu a été identifié grâce aux possiblessynergies avec les autres activités de l’institution. M. Ponsonnet, représentant l’INSEAD lors d’une réunion le09/02/2011 dans ses locaux, nous a expliqué que l’INSEAD était partisane de ce type de travail partagé,mais que l’école ne pourrait pas se positionner comme porteur du projet, étant donné la présence desystèmes adaptés à la téléconférence déjà installés dans ses locaux ; ceux-ci étant utilisés à des finsd’enseignement en ligne. Pour cette raison, l’INSEAD n’envisage pas de se lancer dans d’autresexpérimentations et préfère optimiser ses équipements existants.• Tiers lieuPremière option : La quatrième typologie de lieu était une structure ad-hoc, qui devait être construite enpartant des attentes et besoins du territoire. Les deux possibilités étudiées comprenaient : soit un nouveaulieu à bâtir sur un foncier disponible, soit un lieu à réhabiliter (exemple des bâtiments de l’Armée), avec lapossibilité d’utiliser le nouvel éco-centre de Franchard, au milieu de la forêt de Fontainebleau.Deuxième option : Pendant cette période de recherche, et particulièrement après la réunion avec INSEAD,nous avons pu étudier un nouvelle piste : nous avons en effet appris l’existence d’une pépinièred’entreprises dans la Communauté de communes de Fontainebleau-Avon, dont le responsable est M.Philippe Rossignol. Nous avons pu le contacter, et avons appris son intention de rénover et d’élargir cettepépinière en 2011/2012, ce qui pouvait engendrer de nouvelles synergies avec notre projet. Cependant, desenjeux de communication et d’autres difficultés ont à nouveau bloqué rapidement nos efforts, etconjointement, cette étape de la recherche-action.• Conclusions de nos échangesEn l’absence de porteurs de projets déclarés pour les différents sites, notre équipe n’a pas pu mener l’étudedes différents sites à son terme. Nous avons pu qualifier le potentiel de chacun d’entre eux, mais n’avonspas reçu le soutien des acteurs locaux pour approfondir ces scénarios : nos interlocuteurs nous ont indiquéne pas avoir d’éléments à nous transmettre et nous ont fait comprendre que notre étude amont nes’inscrivait pas dans leur calendrier (par exemple : Orange mène une réflexion sur les télécentres à l’échellenationale, pilotée par Denis Guibard, membre actif du Cluster Green and Connected Cities – cette réflexionnationale conditionne le positionnement du site de Fontainebleau, et notre interlocuteur n’a pas pu nouslivrer d’éléments précis).On pourrait donc conclure que cette deuxième phase n’a pas apporté les résultats attendus, elle nous acependant permis d’affiner notre réflexion sur certains point-clés.En premier lieu, cela nous a amené à expérimenter personnellement la difficulté intrinsèque de lancementde projets complexes, qui mettent en jeu un grand nombre d’acteurs et d’intérêts divergents. Il apparaitdonc primordial de pouvoir s’appuyer sur des relais locaux impliqués qui ont par ailleurs une grandeconnaissance du territoire et de ces enjeux. Cela est nécessaire soit dans la phase deMai 2011 BETA Programme / Recherche-Action EMPLOI (E) : étude de préfiguration pour un télécentre 20
  21. 21. Repenser les villes dans une société post carbonerecherche/déploiement, soit dans une phase de focalisation sur un modèle adapté aux besoins spécifiquesde chaque région.De plus, nous nous avons pris conscience de l’importance qu’il y avait à maintenir en tant que lieu public letélécentre/éco-centre, et non pas de le penser uniquement autour d’une entreprise ou organisation, commel’a illustré l’exemple de l’INSEAD. Même si la présence d’une grande entreprise pourrait être envisageable(notamment pour la recherche de financements ou pour des questions organisationnelles), il est importantque le nouveau lieu de travail soit vraiment « partagé » entre un grand nombre d’acteurs, pour atteindre sonobjectif de création de valeur.Finalement, cela nous a permis de focaliser notre attention sur la typologie sur laquelle baser notrerecherche méthodologique : il nous parait clair que le grand intérêt pour un territoire tel que Fontainebleauamène la création d’un espace de type « Smart Work Center ».• La théorisation de la création d’un télécentreFace aux problèmes exposés précédemment au sujet de l’application concrète de la recherche-action aucontexte local, la phase suivante de notre démarche n’a plus été concentrée sur la définition de casspécifiques mais bien sur la définition d’un site idéal représentatif des caractéristiques du territoire.Nous considérons ici que le travail de défrichage que nous avons réalisé, ainsi que la diffusion de laprésente note pourra éclairer les éventuels porteurs de projets du territoire de Fontainebleau sur les enjeux,orientations et méthodologies à suivre pour le montage de leur projet. Le but étant de mettre à disposition duterritoire et d’un potentiel porteur de projet, les outils nécessaires au lancement d’un télécentre ou unraisonnement sur lequel ancrer sa réflexion.Il s’agit de définir l’approche à suivre dans différentes situations, qui puisse être applicable non seulement aucas de Fontainebleau, mais aussi dans chaque cas similaire pour des territoires différents ; le résultat decette réflexion a été la définition de la méthodologie expliquée précédemment dans ce document. 3) Application 2 : Communauté de Communes de Pays de Seine (CCPS)Du mois de Mars au mois de mai, nous avons ensuite eu l’occasion d’appliquer nos réflexions à un casencore plus spécifique : nous avons été informés de l’intention de la Communauté de Communes de Paysde Seine (CCPS) de s’engager dans un projet de préfiguration d’un télécentre, dans l’agglomération desquatre communes à côté de la Seine, à l’Est de Fontainebleau : Bois-le-Roi, Chartrettes, Fontaine-le-Port,Samois-sur-Seine. a. Lancement de l’étudeMai 2011 BETA Programme / Recherche-Action EMPLOI (E) : étude de préfiguration pour un télécentre 21
  22. 22. Repenser les villes dans une société post carboneLa première étape réalisée a été une réunion préliminaire avec les acteurs locaux, au cours de laquelle nousavons pu échanger sur les nécessités et attentes réciproques, les méthodologies et démarches utiliséesjusqu’alors par la CCPS, qui mène un Agenda 21 et se montre très active dans la promotion des différentsaspects du développement durable sur son territoire : organisation et animation de réunions périodiquesimpliquant la communauté, organisation des évènements et un plan de développement clair, avec une fortevolonté de la part des acteurs locaux qui pourraient donner une impulsion définitive au projet. b. Etude des sites potentielsLa deuxième étape de notre rencontre avec les acteurs de la CCPS a été l’étude de trois sites potentiels : lagare SNCF/RER D de Bois-le-Roi, la Z.A. de Chartrettes et le bâtiment de la Chambre de Commerce et del’Industrie (CCI) de Seine & Marne, à Samois-sur-Seine. On partait donc ici d’une situation bien différente ducas précèdent, ou des donnés, prévisions et études avaient été menées et cela nous a permis d’avoir accèsà un cadre plus complet sur les diverses options disponibles :• Gare SNCF/RER D – Bois le Rois (Rue de Seçois) • Terrain appartenant à un propriétaire privé • Aménagement foncier déjà défini (Géoterre) pour les possibles travaux • Existence d’une connexion proche de fibre optique • Dimension du terrain : Site 2  Surface : 11.880m  Façade 153m  Profondeur 73 à 92 m 2  dont 4.000 m constructibles Accès • Accès direct en train depuis Paris : 30 minutes en train, 18 fois par jour  1696 trajets/jour en 2009Mai 2011 BETA Programme / Recherche-Action EMPLOI (E) : étude de préfiguration pour un télécentre 22
  23. 23. Repenser les villes dans une société post carbone • Ligne directe RER D • Accès en voiture : RN6, 53km de Paris ; 7km de Melun, 9 km de Fontainebleau • Parking (235 places), mais avec des problèmes de congestion, à cause de personnes venant de Chartrettes et Fontaine le Port  700/800 personnes par jour dont 70% non domiciliées à Bois le Roi • Desserte en bus non calée sur les horaires de trains ; à noter, des projets de nouvelles lignes sont à l’étude • Possibilité de construire un Hôtel d’Entreprises, en fonction de la réussite deEnvironnement l’exemple de Chartrettes et en relation avec la pépinière d’entreprises de socio- Fontainebleau-Avon économique • Forte présence de cadres travaillant dans la couronne parisienne et transitant par Bois le Roi • Forte présence des habitations et du secteur tertiaire dans la zone Points forts • Emplacement • ParkingPoints faibles • Pas d’utilisateurs identifiés• Z.A. de Chartrettes • Appartenance à la CCPS  aucun problème d’acquisition foncière Site • Taille : 7ha de réserve foncière, avec des terrains agricoles potentiellement exploitables à côté • Présence de Fibre optique depuis 2010 • Parking de l’espace naturel (Parc de Livry) à disposition • Desserte en bus irrégulière, et obligation de passer par le village  12 passages/jour (avec des arrêts à « temps perdu ») • ENS (Espace Naturel Sensible) proche ZA posant des problèmes pour la nouvelle voie d’accès, avec un projet existant depuis 3 ans pour couper via la route de Melun (RD139) Accès • La gare de Chartrettes ne compte pas de trains directs pour Paris • Autres voies de communication :  Gare de Bois le Roi à 2km  Gare Chartrettes à 1km  Gare d’Ivry sur Seine à 2,5km  Gare Fontaine le Port à 3km  35 min de Paris et 5 min de Melun et Fontainebleau/AvonEnvironnement • 35 entreprises enregistrées sur place en 2010 • Présence d’employeurs importants dans la zone : maison de retraite (50 à 80 socio- employés) ; Chaudronnerie, station d’épuration économique • Hôtel d’Entreprises : lancement Avril 2011. 600m² (6 îlots de 100m²) • Zone d’habitation proche avec fort pourcentage de cadres (selon données CCPS)Mai 2011 BETA Programme / Recherche-Action EMPLOI (E) : étude de préfiguration pour un télécentre 23
  24. 24. Repenser les villes dans une société post carbone • Diverses activités économiques peuvent favoriser un bon environnement Points forts de travail • Présence de fibre optique installée • Volonté de diversification immobilière • Accès difficile à la ZAPoints faibles • Voiries pas calibrées • Hôtel d’Entreprises déjà existant (pourrait être un point fort si bien exploité)• CCI – Samois sur Seine (à Avenue de Valvins) • Bâtiment existant à racheter, au prix estimé de 440k€ • Terrain important disponible (domaine de Bellefontaine) mais peu de foncier Site • Superficie du bâtiment : 413m² • Superficie totale : 881m² • Fibre optique manquante • Desserte régulière en transport en commun (train depuis Gare d’Avon et bus Accès réguliers) • Pas de parking  possibilités d’accord à étudier avec la CCI ou l’école ESIGETELEnvironnement socio- • La ZA de Valvins est proche, et peut donc être source de synergies à exploiter économique • Dispositif de requalification de la zone  possibilité d’obtenir 50% de Points forts subventions • Bon potentiel d’utilisation grâce à la proximité de la gare Fontainebleau/AvonPoints faibles • Absence de fibre optique • Difficultés de stationnement Conclusion de l’analyse des sites :Bien qu’en raison de contraintes temporelles nous n’avons pu aboutir à une décision concrète, le projet estsans doute porteur d’un grand intérêt et pourrait constituer une bonne application à poursuivre sur leterritoire.Au niveau des recommandations sur le choix du site, il manque des informations pour pouvoir statuerdéfinitivement ; cependant, à première vue on pourrait bien conclure que le site le plus approprié soit celuide Bois-le-Roi : cela vient de ses caractéristiques d’accessibilité exemplaires, soit en train soit en voiture outransport en commun, ce qui pourrait créer un ensemble d’utilisateurs intéressés non négligeable. Au mêmetemps, les dispositions déjà en place pour l’aménagement foncier et la superficie disponible facilitent la suiteMai 2011 BETA Programme / Recherche-Action EMPLOI (E) : étude de préfiguration pour un télécentre 24
  25. 25. Repenser les villes dans une société post carbonede travaux, et la présence de connexion à fibre optique permet le développement des technologiesinformatiques nécessaires.En l’état actuel, la meilleure alternative reste la ZA de Chartrettes. Le site de Samois-sur-Seine manque eneffet de fibre optique et de parking et différentes variables sont à considérer notamment la propriété et le prixdu terrain et une superficie avec peu de flexibilité pour la construction. Chartrettes pourrait constituer unexemple intéressant, étant donné la présence d’autres activités économiques et surtout d’un hôteld’entreprise qui vient de se créer dans la ZA, donnant lieu à des possibles synergies.Pour la suite des travaux, plusieurs grandes étapes seront nécessaires :1. Mobilisation de la population autour du thème « télécentre » : cela a pour objectif de sonder et de stimuler l’intérêt de la population pour le projet, et passe par l’organisation d’évènements et discussions, et l’identification d’acteurs qui pourraient être porteurs du projet. Le site de Samois pourrait alors servir de salle de réunion et de lieu d’animation pour cette phase, en vue d’un aménagement sur les sites de Bois-Le-Roi ou de Chartrettes (plan A : scénario d’implantation en plusieurs modules, d’abord sur un petit site, puis sur un site plus important, une fois que la base d’utilisateurs est consolidée).2. Identification et approche des usagers potentiels : à travers des questionnaires à la population, enquêtes terrain dans les gares, réunions citoyennes (en lien avec celles organisées pour l’Agenda 21), récolte de donnés auprès de la Chambre de Commerce et de l’Industrie.3. Modélisation de l’offre : trouver la bonne dimension du projet, en adaptant les services au contexte local. Les différentes typologies identifiées dans notre analyse pourraient aider la réflexion autour de ce thème, et favoriser l’émergence du modèle le plus apte à utiliser. Ensuite, un coût précis devra être associé au projet.4. Recherche de partenaires publics ou privés : pour aider le financement du projet, des partenaires sont à trouver. Des organismes publics pourraient donner des subventions (Etat, région, département ou UE), mais les entreprises acteurs du territoire doivent également être interpellées.Mai 2011 BETA Programme / Recherche-Action EMPLOI (E) : étude de préfiguration pour un télécentre 25
  26. 26. Repenser les villes dans une société post carbone Recommandations & conclusions de l’étudeCe projet s’inscrit dans une réflexion plus ample (le programme BETA, notamment), visant à construire laville post-carbone, la ville de demain. En ce sens, il ne faut pas oublier l’importance des synergies entre lesdifférents projets, étapes et acteurs, pour arriver à des résultats globaux intégrant l’ensemble desdimensions. La construction d’un SmartWorkCenter, ou d’un simple espace de travail partagé satisfaisantles nécessités de l’emploi local, peut également signifier du changement dans l’âme même de la ville : loind’être seulement un lieu de travail, le télécentre doit être conçu pour accueillir des évènements, desdiscussions, avec l’objectif final de guider la démarche post-carbone.La création d’un télécentre peut constituer un vrai point d’intérêt pour le développement d’une stratégiepost-carbone dans un territoire : pour cela, le lieu de travail doit devenir un vrai Centre pour la ville, hôted’une forte communication sur la démarche post-carbone, liant des acteurs et des travailleurs d’originedifférente. Il créé ainsi un lieu avec un objectif dépassant la seule « journée de travail » mais qui sepositionne au contraire comme une source d’activités interconnectées sur le territoire.Cela signifie que des liens importants peuvent être crées avec les projets B, T, A : le télécentre pourraitdevenir hôte d’une série des repas Cuisine du Coin, un point de départ pour découvrir les traditionsartisanales locales, ou encore un lieu d’application d’une filière bois crée sur le territoire. En particulier :- Le télécentre pourrait être construit (dans le cas où la construction est nécessaire) avec desressources locales, par exemple en utilisant une filière d’exploitation du bois, dans le cas de Fontainebleau.Il pourrait être aussi aménagé en favorisant l’emploi des personnes et l’utilisation de matériels et activitésartisanales du territoire.- Pour être une vraie solution « post-carbone », le volet transport devra aussi être pris en comptedans le développement du télécentre : il faudra développer une manière efficace d’utilisation de transports(navettes, covoiturage etc..) pour les travailleurs qui s’y rendent tout en le positionnant de manièrestratégique sur le territoire.- Le télécentre pourrait devenir un point d’ancrage où les produits locaux seront proposés etdéveloppés : les repas Cuisine du Coin y trouveraient leur place, des marchés ou foires des produits locaux(et biologiques) pourraient y être proposé, des activité liées aux produits locaux pourraient être mises àdisposition des employés.Des pas importants sont et seront faits pour le développement du télétravail et des centres de travail partagésur le territoire français, mais certaines étapes seront nécessaires pour attendre ce résultat :• Comme nous l’avons à plusieurs reprises précisé, le développement de partenariats est d’importancefondamentale dans cette démarche. Le télécentre doit être un centre de développement commun pourplusieurs parties du territoire, et doit bénéficier pour cela du savoir-faire et du soutien de tous : en premierlieu, des institutions, des mairies, des élus, des instituts de formation, des institutions financières ; maisaussi des entreprises agissant sur le territoire, qui impactent en premier lieu la situation de l’emploi et lesconditions de travail d’un territoire. La prise de contact avec des organisations de référence pour letélétravail (cf. Annexe 1) aura un effet bénéfique dans le dimensionnement des projets grâce à l’expertise etles solutions déjà avancées.• A considérer également : le dégagement des subventions à tous niveaux : local, national oueuropéen. En particulier, on note que l’Etat se montre intéressé par l’enjeu télécentres et nouveaux espacesde travail partagés : en Octobre 2010, la Ministre Nathalie Kosciusko-Morizet a annoncé une dépense de4,25 milliards € débloqués par l’Etat pour l’économie numérique, projets de télécentres inclus. D’autre part,des subventions peuvent être obtenues auprès des régions, du Conseil Général, et de l’Etat (via desorganismes tels que la DATAR – Délégation interministérielle à l’aménagement du territoire et à l’attractivitéMai 2011 BETA Programme / Recherche-Action EMPLOI (E) : étude de préfiguration pour un télécentre 26
  27. 27. Repenser les villes dans une société post carbonerégionale) et l’Union Européenne (notamment via le FEDER – Fonds Européen de DéveloppementRégional).• Il est aussi évident que le développement des télécentres nécessite aussi le dépassement desblocages résiduels culturels, technologiques et légaux qui les caractérisent jusqu’à présent. Cela ne serapossible seulement qu’à travers une importante communication et mobilisation de la population, notammentà l’échelle locale.• La communication autour du projet est également importante, pour assurer sa visibilité etl’engagement continu de tous ; notamment par une communication informelle, qui permet de cibler tous lespublics à l’échelle d’un territoire, mais aussi par l’utilisation des nouvelles technologies. Dans notre cas, nousnous sommes servis d’une plateforme collaborative internet nommée « Betaprogramme » , ou toutes lesinformations, articles et nouveautés sur les quatre projets BETA et sur tous les sujets en lien à ceux-ci sontmis à disposition. L’utilisation de supports tels que photos, vidéos et réseaux sociaux pourrait aussi aider àdiffuser le message et le rendre accessible à tous.• Finalement, il est évident que le développement de télécentres, structures fortement liées au territoireoù elles sont situées, passe par une identification des acteurs influents du territoire et leur fédération vers unobjectif commun ; il est donc fondamental, au moment du lancement d’un tel projet, de bien connaitre leterritoire et ses enjeux, et d’être assuré d’avoir identifié les personnes clefs pour aider le projet dans sadifficile phase de démarrage.Mai 2011 BETA Programme / Recherche-Action EMPLOI (E) : étude de préfiguration pour un télécentre 27
  28. 28. Repenser les villes dans une société post carbone Documents annexes Annexe 1 – Historique du télétravail en FranceMai 2011 BETA Programme / Recherche-Action EMPLOI (E) : étude de préfiguration pour un télécentre 28
  29. 29. Repenser les villes dans une société post carbone Annexe 2 – Organisations référentesAutres espaces de coworking ou télécentres qui peuvent servir de références :- La Cantine http://lacantine.org/- La Ruche http://www.la-ruche.net/- « Spaces » en Amsterdam http://www.officespaces.nl/- Le réseau Green Vallée (en construction en Val-de-Marne) http://greenvallee.net/- Le SmartWorkCenter de Amsterdam http://www.amsterdambrightcity.nl/zuidas/en/community- Le SWC de Seoul http://www.songdo.com/- Cluster Green http://www.greenandconnectedcities.eu/- Actipole 21 http://www.actipole21.org/- http://www.neo-nomade.com/ est une base de données de référence en France, avec plus de 400 télécentres cernés.Mai 2011 BETA Programme / Recherche-Action EMPLOI (E) : étude de préfiguration pour un télécentre 29
  30. 30. Repenser les villes dans une société post carbone Annexe 3 – Contacts• Référents sur le territoire- Didier Drouin, conseiller municipal de Fontainebleau, élu référent pour les télécentres• Contacts locaux • Jean-Luc Torche, Directeur des relations avec les collectivités locales du 77, d’Orange • Eric Ponsonnet et Benjamin Warr, Professeurs de INSEAD • Florent Pipino, Chargé de mission Pôle Sud du Comité Départemental du Tourisme de S&M • Manuel De Arriba, Responsable du Pôle Emploi de Fontainebleau-Avon • Philippe Rossignol, Responsable de la Pépinière d’entreprise de Fontainebleau • Christian Ollivry et Sonia Touati, Responsables du réseau Actipole 21 • Nicole Delporte, Sonia Dufaut et Daniel Taccon, Représentants de la Communauté de Communes de Pays de Seine • Didier Truglas, créateur de l’Hotel d’Entreprises de Chartrettes • Laurence Poulingue, de la CCI de S&M • Sonia Dutartre, de S&M Développement • Marie-Madeleine Pattier, présidente de l’UDAF 77, et Christine de Belsunce, Directrice Générale, Autres contacts interessants pour la poursuite de la mission :• Pascal Barrielle, secrétaire général de Marne la Vallée numérique (06.42.96.15.63, Pascal.barrielle@mlvnumerique.org , Pascal.barrielle@free.fr , www.mlvnumerique.org ),• Bertrand Capparoy, conseiller général de Provins.Mai 2011 BETA Programme / Recherche-Action EMPLOI (E) : étude de préfiguration pour un télécentre 30
  31. 31. Repenser les villes dans une société post carbone Annexe 4- Documents de référence • Télétravail / Télécentres1. Rapport final – Etude stratégique sur le Télétravail en Aquitaine – septembre 2008 – Conseil Régional d’Aquitaine http://numerique.aquitaine.fr/IMG/pdf/RAPPORT_FINAL_Teletravail_en_Aquitaine_2008.pdf2. Carbon Disclosure Project « The Telepresence Revolution » - 2010 – VERDANTIX http://www.att.com/Common/about_us/files/pdf/Telepresence/CDP_Telepresence_Report_Final.pdf3. Télécentres et mobilités numériques – Octobre 2010 – COFHUAT http://cofhuat.org/fr/telecharger/Cofhuat25complet.pdf4. Du télétravail au travail mobile : Un enjeu de la modernisation de l’économie francaise – 2007 – La documentation Francaise http://lesrapports.ladocumentationfrancaise.fr/BRP/064000819/0000.pdf5. Cisco Telepresence Trends : Future Benefits Outlook – sept 2006 – SAGE Research http://www.cisco.com/en/US/prod/collateral/ps7060/ps8329/ps8330/ps7073/prod_white_paper0900aecd 8054f897.pdf6. Développement du Télétravail dans la société numérique de demain – Novembre 2009 – Centre d’analyse Stratégique http://www.strategie.gouv.fr/IMG/pdf/Rapport_CAS_Teletravail_26XI2009.pdf • Benchmark international1. National Telephone Cooperative Assosiation (NTCA). (2000) Initial Lessons Learned about Private Sector Participation in Telecentre Development: A Guide for Policy Makers in Developing Appropriate Regulatory Frameworks. http://www.ocdc.coop/Sector/Telecommunications/ntcaworldbank.pdf2. Mahmood. K. (2005) Multipurpose community telecenters for rural development in Pakistan. The Electronic Library 23 (2): 204-220. http://www.reocities.com/khalidmahmood/mcts.pdf3. PANTLEG Mission to India. (1999) Success Stories of Rural ICTs in a Developing Country. http://idl- bnc.idrc.ca/dspace/bitstream/10625/35581/1/127462.pdf4. ECFA, Japan et al. (2006) Preliminary Study on WLL-Type Telecenter development in Papua New Guinea. http://www.ecfa.or.jp/japanese/act-pf_jka/H17/renkei/renkei_PNG_Eng.pdf5. Johnson, Kelby (2003) Telecenters and the Gender Dimension: An Examination of how Engendered Telecenters are Diffused in Africa. Georgetown University. http://www.schoolnetafrica.org/fileadmin/resources/KelbyJohnson.pdf6. Salman Ansari Technology Consultants (SATC). (2006) Telecenters and Community Resource and Information Centers in Pakistan. Final Report October 17. http://www.ifossf.org/files/Telecenters%20in%20Pakistan%20Volume%201.pdf7. Fuchs, R. (1998) “Little Engines that Did” – Case histories from the global telecenter movement. IDRC Study/Acacia Initiative. http://idl-bnc.idrc.ca/dspace/bitstream/10625/12989/1/108350.pdf8. Proenza, Bastidas-Buch & Motero. (2001) Telecenters for Socioeconomic and Rural Development in Latin America and the Caribbean. http://www.oecd.org/dac/ictcd/docs/matrixdocs/IDB_paper1.pdf9. Obeid, N. (2006) Community Telecenters in Some Countries of the ESCWA Region. http://css.escwa.org.lb/ictd/17-19DEC08/bg2.pdf10. Gomez, R & Hunt, P. (1999) Telecentre Evaluation: A Global Perspective. Pan Global Networking – International Development Reseach Centre (IDRE) http://www.idrc.ca/uploads/user- S/10244248430Farhills.pdf11. FIHAUT. (2010) Telecenters and Digital Mobility. Le Courrier del la Cofhaut 25. http://cofhuat.org/fr/telecharger/Cofhuat25Ang.pdf12. Datta, R. (n/a) Rural BPO trough Telecenters. Consulting contract No. 104119 of IDCR. http://api.ning.com/files/TqIwe2HEyqZ8q9itBQSKPm3BKwPiL9TjwKsEMvqatAXjboODfr1LgMRYUxQ1K bDzpu7npdhagJNL7nv5I9mPF41v8Xrxo-v7/DrishteeBPOResearch.pdf13. Bank Duna & World Bank. (2005) Information and Communication Technologies for Rural Development vol. 2: An Evaluation of Telecenters in Indonesia. Report No. 33503-ID. http://unpan1.un.org/intradoc/groups/public/documents/un-dpadm/unpan043078.pdf14. Telecentre.org. (2005) Evaluation Report: Telecentre Leader’s Forum (TLF) at the World Summit on the Informatin Society (WSIS). November 15-18, Tunis. http://www.idrc.ca/uploads/user- S/11428886631Evaluation_Report_TLF.pdf15. Madon, S. (2007) Telecentres and Development: A social space approach. London School of Economics and Political Science. http://is2.lse.ac.uk/wp/pdf/wp164.pdfMai 2011 BETA Programme / Recherche-Action EMPLOI (E) : étude de préfiguration pour un télécentre 31
  32. 32. Repenser les villes dans une société post carbone16. Wellenius, B. (2003) Sustainable Telecenters: A guide for government policy. The World Bank Group: Private Sector and Infrastructure Network. Note 251. http://rru.worldbank.org/Documents/PublicPolicyJournal/251Welle-121302.pdf17. Latchen, C. & Walker, D. (2001) Perspectives on Distance Education – Telecenters: Case Studies. The Commonwealth of Learning, Vancouver. http://www.col.org/SiteCollectionDocuments/prelims.pdf18. Rogers, E. & Shukla, P. (n/a) The Role of Telecenter in Development Communication and the Digital Divide. WSIS Papers. http://wsispapers.choike.org/role_telecenters-development.pdf19. Murray, B., Murray, C. & Brooks, S. (n/a) Training Telecentre Managers, Staff and Users. http://www.col.org/SiteCollectionDocuments/chapter%2018.pdf20. Oestmann, S. & Dymond, A. (n/a) Telecenters: Experiences, Lessons and Trends. http://www.col.org/SiteCollectionDocuments/chapter%2001.pdf21. Latchen, C. & Walker, D. (2001) Perspectives on Distance Education – Telecenters: Case Studies and key issues. The Commonwealth of Learning, Vancouver. http://telecentres.isoc.am/references/book1/Telecentres_complete.pdf22. Groeneveld, S. & Hacké, A. (2008) Comparative Study of Public e-service centres in Europe. The European Commission. http://www.epractice.eu/files/media/media2109.pdf23. Ragaswamy, N. (2008) Tekecenters and Internet Cafés: The Case of ICTs in Small Businesses. Asian Journal of Communication 18 (4): 365-378. http://research.microsoft.com/en- us/um/people/cutrell/Rangaswamy-TelecentersAndInternet_cafes.pdf24. Rajalekshmi, K. (2008) E-Governance Services Through Telecenters: The Role of Human Intermediary and Issues of Trust. London School of Economics and Political Science. http://itidjournal.org/itid/article/viewFile/242/11225. Boston Consulting Group (BCG). (n/a) SMART 2020: Enabling the low carbon economy in the information age. Global Sustainability Initiative. http://www.smart2020.org/_assets/files/06_Smart2020UnitedStatesReportAddendumSummary.pdf26. Kim, J. et al. (2008) Connected and Sustainable Mobility. White Paper. Connected Urban Development. http://www.connectedurbandevelopment.org/pdf/toolkit/CUD%20Mobility_WP_0919FINAL.pdf27. Wilson, P., Johnson, K. & Buller, W. (2008) Aging well in a Connected World: Smarter Care, Smarter Participation. CISCO Internet Business Solutions Group. http://s3.amazonaws.com/connected_republic/attachments/9/Aging_Well_POV_REV1130.pdf28. Malmodin, J., Lundén, D. & Lovehagen, N. Methodology for Life Cycle Based Assessments of the CO2 Reduction Potential of ICT Services. Ericsson Web Pblication. http://www.ericsson.com/res/thecompany/docs/corporate-responsibility/2010/smart_work_issst_2010.pdf29. Goldsteen, N. (2003) IT at Work: Information Technologies and Remote Working in the United States: A literature review. SRI International. http://www.sri.com/policy/csted/reports/sandt/it/Remote_Work_Main_Rpt.pdf30. Advanced Management Sevices Inc. (n/a) Preparing the Remote Worker Learning Track. http://www.amsconsulting.com/PDFCourseDescriptions/AMS241-PreparingTheRemoteWorker.pdf31. Internet Home Alliance. U.S. (n/a) Mobile & Remote Worker Study: Industry Summary. http://www.pocolabs.com/our_work/case_studies/iha/mobile_worker_pilot/docs/Mobile_Worker_Needs_I ndustry_Summary.pdf32. Leimvach, M. & Eidson, C. Top Ten Tips for Remote Work Teams. Wilson Learning Corporation. http://asp.wilsonlearning.com/materials/article_Virtual%20Teams0110.pdf33. Epps, E. & Close, B. (2007) A Study of Co-worker Awareness in Remote Collaboration over a Shared Application. CHI 2007, April 28 – May 3, 2007, San Jose, California, USA. http://www.clearchain.com/blog/images//2008/11/P2363-epps-3.pdf34. Salvioni, C. & Taddeo, A. (n/a) Remote Cooperation on Project-centred Learning: a Working Implemented Solution in Academia. ALARI Publications. http://www.alari.ch/~antonio/sites/default/files/COOPER_at_cs_USI.pdf35. Jlassi, M. & Niel, X. (2009) E-administration, télétravail, logiciels libres : quelques usages de l’internet dans les entreprises. INSEE Premiere No. 1228. http://www.insee.fr/fr/ffc/ipweb/ip1228/ip1228.pdf36. Frost & Sullivan. (2007) Telepresence for the Enterprise: Key Verticals and Lines of Business. www.ivci.com/.../telepresence-for-the-enterprise-key-verticals-and-lines-of- business.pdf37. Chadwick Martin Bailey. (n/a) Cisco TelePresence Trends: Future Benefits Outlook. Stage Research. http://www.cisco.com/en/US/prod/collateral/ps7060/ps8329/ps8330/ps7073/prod_white_paper0900aecd 8054f897.pdfMai 2011 BETA Programme / Recherche-Action EMPLOI (E) : étude de préfiguration pour un télécentre 32

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