Comment faire son choix parmi ces différents moyens ?
1. E-Commerce : Qu’est-ce ? Commerce électronique Transactions commerciales utilisant des canaux informatisés E-Commerce via le réseau ouvert Internet En 2007: 4% du CA (BtoC: 2.5% en France, 3.4% aux USA) Vente à distance
E-Commerce : Qu’est-ce ? Source: IDC European Internet Centre
Etat de l’e-Commerce
a) Etat de l’offre ?
En France : 48 500 sites marchands
En Belgique : plus de 3 000. 80 nouveaux cybercommerçants chaque mois (chiffres diffusés par OGONE)
Etat de l’e-Commerce
Etat de l’offre ?
On vend de tout en ligne :
Des produits non dématérialisables (électronique, aménagement, loisirs, vêtements, produits alimentaires, produits personnalisés…)
Des produits dématérialisables (revues, musiques, vidéos)
Des services dématéralisables (transport, tickets de spectacle, souscriptions à des contrats, transactions financières, l’immobilier,…)
- Tickets en ligne : www.paradisio.be , www.grottes-de-han.be , www.thermesdespa.com
(REM: Accès à ces liens cliquables : www.retis.be/36-exemples.html )
Etat de l’e-Commerce
b) Y a-t-il maintenant une demande ?
Cela décolle maintenant …
Au niveau BtoC
… mais aussi BtoB !
L’e-commerce en France - 2008
Croissance de 28% entre 2007-2008, soit un total de vente en ligne de 20,1 milliards d'euros
2,23 Md € de recettes en 2008 sur Voyages-sncf.com
Montant moyen d’une transaction: 91 €
22,3 millions de Français ont déjà effectué un achat en ligne (4/10)
L’e-Commerce en Belgique - 2008
Croissance du nombre de transactions de 42 % (6.4 millions au lieu de 4.5 millions en 2007), soit 590 millions €.
Le montant moyen par transaction traitée a baissé de 10 %: de 102 euros en 2007, il est passé à 92 euros en 2008. (Statistiques diffusées par OGONE en janvier 2009)
En Wallonie : 44% des internautes ont acheté au moins un produit via Internet, ce qui correspond à 31 % de la population wallonne totale . (enquête AWT 2007)
Pourquoi s’intéresser à l’e-Commerce ?
L’e-commerce ne concerne pas uniquement des start-up ! Ni que des commerçants importants !
2. Paiement en ligne : risques de fraude
?
Oui et non :
Non , l’ acheteur est maintenant très bien protégé :
par la généralisation des techniques de sécurité :
Code de vérification au dos des cartes
Cryptage sur base de la technologie SSL
Recours généralisé à des sociétés spécialisées
par la législation sur la vente à distance et sur les cartes de crédit, s’il agit comme consommateur privé
Du côté de l’acheteur: peu de risque
S’il y a souvent une méfiance, il y a en fait peu de problèmes rencontrés. Ceux-ci sont plus liés à la crédibilité du vendeur (vendeur « amateur », escroc, site bidon : « phishing ») qu’à des déficiences sur le plan de la sécurité informatique.
Ainsi, plus de 9 plaintes sur 10 arrivant en 2004 à la FFCU (Federal Computer Crime Unit) avaient trait à des escroqueries via le système de transfert d’argent ‘Western Union’ ou à des services de tiers de confiance bidons
?
Oui , la fraude existe et le cybercommerçant n’est pas plus immunisé en ligne que dans un magasin ! Il doit s’en prémunir
Pourtant aucun gérant de magasin n’imaginerait
ne pas avoir de service de sécurité près
du sas de sortie ou d’accepter
les yeux fermés des billets de banque.
Du côté du vendeur: La fraude existe
Une fois en ligne, de nombreux cybercommerçants débutants deviennent insouciants !
Certains ne sont même pas interpellés par une commande émise à partir d’un ordinateur raccordé à Internet au Maroc, payée au moyen d’une carte de crédit enregistrée au Canada, pour une livraison d’un article de luxe à une BP en Croatie.
Ils sont par contre stupéfaits lorsque ‘Bank Card Company’ leur annonce qu’ils ne seront pas crédités pour cette opération… à moins qu’ils puissent prouver que le canadien a bien commandé cet achat !
Les fraudeurs ciblent les nouveaux sites
La fraude au niveau des paiements sur les sites d’e-commerce reste toutefois limitée (elle est évaluée actuellement entre 0.6 et 2.4 % des transactions, soit un ordre de grandeur comparable au commerce traditionnel).
La législation protège assez efficacement les consommateurs. Par contre le vendeur ne sera payé que s’il peut démontrer que la contestation n’est pas fondée.
Or, les fraudeurs ciblent plus particulièrement les nouveaux (petits) sites, profitant de l’inexpérience.
Importance d’être vigilant dès le lancement de son site Internet
En France en 2006, les commandes impayées correspondent à 0,1 % du chiffre d'affaires des cybermarchands. Les domaines les plus touchés : le secteur « High-Tech », suivi par les voyages puis la téléphonie. Taux d’opérations suspectes : +/- 4%
Fraude
Source: FiaNet (2007). REM: Le panier impayé est nettement supérieur au panier moyen (+/- 100 €)
7 recommandations importantes dégagées
Comme pour la sécurité en magasin, il n’existe pas de systèmes miracles pour éliminer toute fraude.
Au terme d’une étude de la situation actuelle, l’AWT a néanmoins dégagé différents trucs et recommandations à l’attention des cybercommerçants souhaitant réduire au minimum le risque d’impayés en ligne.
Les 7 principaux ont été mis en évidence. Cette liste n’est bien évidemment non exhaustive, et est susceptible d’évoluer au cours du temps, comme c’est toujours le cas en matière de sécurité.
1) Réduire le risque de répudiation par le détenteur de la carte de crédit
Pour les transactions par cartes de crédit: Exigez du client, la communication du code de vérification (code CVV2: trois derniers chiffres figurant à l'arrière de la carte, dans le panneau de signature). Celui-ci permet de s'assurer que l'internaute dispose bien en face de lui de la carte de crédit.
Usage du protocole « 3D Secure » hautement recommandé
2) Sous-traiter les opérations techniques
Sous-traitez les opérations de recueil en ligne des données financières et l'interfaçage informatique auprès d'une société spécialisée.
Cela lève le risque de piratage informatique et exonère de la responsabilité de la fiabilité de l’opération, mais ne garantit pas que le vendeur sera payé , dans le cas notamment où l’acheteur se révèle ne pas être le titulaire de la carte
Les PSP actifs en Belgique sont : OGONE, ATOS WORLDLINE, NEOS, CLEAR2PAY, DOCDATAPAYMENTS.
En effet le métier de ces sociétés est de recueillir en ligne de façon sécurisée les données financières, pas de contrôler l’identité de l’acheteur.
3) Bien identifier le client
Récoltez les coordonnées postales et/ou téléphoniques des clients. Prudence si le client n’a communiqué comme information qu’un numéro de GSM.
Vérifier ponctuellement : Procédez à des contrôles manuels en cas d'opérations suspectes
Exemple : donner un coup de téléphone de vérification si les achats sont effectués par un nouvel acheteur d'un pays étranger via une carte de crédit émise dans un autre pays, en cas d'achat de quantités importantes, en cas de livraison à une autre adresse, sous un autre nom que celui mentionné pour la carte de crédit, etc.).
4) Ne pas valider automatiquement toutes les commandes
Un plus: souscrivez à un package optionnel "gestion et prévention des fraudes»
(des modules informatiques permettent de calculer en temps réel, pour chaque tentative de transaction, un indice de risque sur base de plusieurs critères et ainsi de n'autoriser automatiquement la transaction que lorsque le seuil de risque déterminé à l'avance par le vendeur n'est pas atteint).
Logiciels de scoring
Selon le JDN: 3 solutions bien implantées sur le marché :
FIA-NET : 700 euros de frais d'installation +0,25 à 0,70 % du CA + en option une assurance
Secuvad : 0,15 à 0,35 € / transaction
Ogone: 0,3 % du CA (réservé aux clients)
Calculent pour chaque opération, un niveau de fiabilité (scoring), basé sur l’analyse de nombreux éléments : données bancaires, coordonnées de l'acheteur, nombre de produits, adresse IP…
Le cybermarchand doit alors décider à partir de quel niveau de risque il refuse la validation de l’opération.
5) Prudence avec les transactions de l’étranger
Redoublez de prudence lors de transactions vers l'étranger.
Bloquez celles provenant de pays à risques ou établies à partir d'adresses IP anonymes.
En BtoB, vérifier la validité du numéro de TVA intra-communautaire du client
http://ip-lookup.net/
6) Se réserver des preuves de la livraison
Quand cela s'y prête, faites livrer la marchandise au domicile du client par une société de transport qui demandera au destinataire de signer un accusé de réception;
Ou optez pour une livraison via un réseau de point d’enlèvement
7) Rassurer le client et crédibiliser votre service en ligne
Communiquez soigneusement concernant les modalités de paiement et de remboursement ainsi que sur les dispositions prises pour garantir la sécurité des transactions en ligne.
Ne vous contentez pas de l'obligation minimale d'information imposée par la législation belge.
Un plus: Appuyez-vous sur un label de confiance, tel celui de l'association "BeCommerce"
Pertinence des chartes de confiance
7) Rassurer le client et crédibiliser votre service en ligne
7) Ne pas imposer un seul moyen de paiement
Proposez plusieurs moyens de paiement afin d'inciter le plus large public possible à acheter en ligne sur votre site;
Ceci n’empêche pas de moduler les frais de transactions et/ou de livraison en fonction du moyen de paiement choisi par le client, de manière à inciter le client à opter pour le moyen de paiement qui vous coûte le moins cher et le plus sûr.
Un plus pour réduire l’abandon de « panier » : Proposez un incitant commercial lors de la première commande.
3. Les différents moyens de paiement
En ligne
Carte de crédit
Code éphémère
Bouton de paiement bancaire
Carte de débit
Comptes virtuels
Transferts via GSM
En différé
A la livraison
Virement bancaire
La carte de crédit
Avantages
Simplicité
Universalité
Paiement différé
Inconvénients
Public restreint aux majeurs
Usurpation (de moins en moins) aisée
Coût des commissions (acquéreur + PSP)
Montant des transactions plafonnées
Caractéristiques: Code à 16 caractères + nom + date + (code contrôle) + (code identification)
Le code éphémère
Avantages
Simplicité
Très large public
Anonymat bancaire
Très adapté aux petits montants et à la fourniture de biens dématérialisés
Le commerçant est sûr d’être payé
Inconvénients
Moins universel que la carte de crédit
Nécessité pour le client d’acquérir ces codes
Caractéristiques:
Soit n° de carte de crédit virtuelle
Soit code à usage unique / carte à gratter
Ex: Allopass, Ticketsurf
Variante : Communication surfacturée
Avantage supplémentaire
Rapidité de mise en place pour le commerçant
Inconvénients
Commissions significatives
Couverture nationale
Modularité du prix limité
Mauvaise image, car abus
Caractéristiques:
Appel vers un numéro du type 0905 ou SMS Premium pour obtenir le code d’activation
Les boutons de paiements bancaires
Avantages
Facilité
Transfert immédiat sur le compte du vendeur
Très fiable. Pas de répudiation possible
Faible coût
Inconvénients
Nécessité pour le client d’être client « webbanking » de ces banques
Solution nationale
Contestations difficile à gérer
Caractéristiques:
Emission d’un virement pré-rempli via l’interface de web-banking de la banque du client
Ex: CBC / KBC Online, Dexia Netbanking, ING Home’Pay
http//www.immoweb.be
Le bouton « Bancontact »
Avantages
Carte très répandue
Pas de plafond mensuel
Transfert immédiat sur le compte du vendeur
Très fiable. Pas de répudiation possible
Faible coût
Adapté aussi au BtoB
Inconvénients
Nécessité pour le client d’être client « webbanking » de sa banque
Solution nationale
Contestations difficile à gérer
Caractéristiques:
Emission d’un virement pré-rempli via l’interface de web-banking de la banque du client, sur base du numéro de la carte de débit
Coût de la transaction : 60 € d’activation + 1 à 1.5% de commission
Paiements par e-mail / comptes de tiers / porte-feuilles virtuels
Avantages
Universalité et simplicité
Adapté au micro-paiement
CF « Carte de crédit » si un lien est établi avec celle-ci
Inconvénients
Pas de contrôle d’identité systématique du détenteur
CF « Carte de crédit » si un lien est établi avec celle-ci
Commissions significatives
Caractéristiques:
Transfert d’argent en communiquant un numéro virtuel (ex: adresse e-mail) et un mot de passe
Ex: Paypal, Google Checkout,…
Variante : Paiements à crédit
Avantage supplémentaire
Facilite les achats impulsifs…
Inconvénients
Commissions significatives
Caractéristiques:
ouverture d’une ligne de crédit
Ex: 1euro.com (filiale de Cofidis),…
Transfert financier via GSM
Avantages
Large clientèle
Moins coûteux que communications surtaxées
Faible risque
Inconvénients
Solution nationale pour l’instant
Méconnu
Activation / alimentation préalable du client
Caractéristiques:
Envoi d’un code par GSM pour valider un virement / transfert entre portefeuilles virtuels
Ex: m-Banxafe et Pingping
Encore limité…, mais fortes perspectives à moyen terme
M-Commerce
Systèmes de paiements en différé
Le paiement en ligne n’est pas incontournable !
Solutions :
Paiement contre livraison (à domicile / points relais)
Simultanéité paiement livraison
Commission importante
Nécessité pour l’acheteur d’être présent lors de la livraison
Paiement par virement bancaire
Non immédiateté
Paiement a posteriori, à la réception de la facture
Confiance !
En BtoB
REM: A prendre en considération, car la réglementation actuelle interdit que le paiement soit exigé du consommateur avant la fin du délai de renonciation (s’il s’applique)
4. Comment choisir parmi les différents moyens de paiement Quelques critères
Critères
Profil et origine de la clientèle :
Jeune ?
Technophile ?
internationale ?
Notoriété du cybercommerçant et stratégie
Lancement d’une nouvelle activité ? Test (ex: Paypal) ?
Activité hybride ?
Nombre de transactions estimées par mois et évolution attendue
Solutions avec faibles coûts d’installation
Valeur minimal et moyenne du panier et marge relative
Facilité d’intégration de la solution dans le site et avec le back-office
Nature du produit / service proposé
Communications surfactuées = coût unitaire fixe et service immédiat
Produits à risques
http//www.aquarelle.be
Pour en savoir plus :
Acteurs privés dans ce secteur :
1) Les principaux acquéreurs actifs en Belgique:
http://www.atosworldline.be La société ATOS WORLDWIDE a repris en 2007 les activités de Bank Card Company et de Banksys.
http://www.europabank.be
2) Les principaux « PSP » (Payment Service Providers : société assurant, comme intermédiaire entre le client et le vendeur, la bonne fin des transactions électroniques en ligne ) en Belgique :
http://www.ogone.be
http://www.clear2pay.com
http://www.neossolution.com
http://www.banksys.be
http://www.docdatapayments.com
Pour en savoir plus :
Autorités publiques :
Federal Computer Crime Unit, Rue du Noyer 211, 1000 Bruxelles Tél : +32 (0)2 743 74 50 [email_address]
Pour porter plainte en ligne: http://www.ecops.be
Service Public Fédéral Economie, PME, Classes moyenne et Energie Tél : +32 (0)2 277 54 85 [email_address]
Ressources documentaires :
Loi du 11 mars 2003 : http://economie.fgov.be/information_society/e-commerce/legislation/regulation/law_e_commerce_001.pdf
Code déontologique de « Becommerce » : http://www.becommerce.be
Guide des titulaires de sites Internet : http://economie.fgov.be/information_society/enterprises/designers_internetguide/designers_internetguide_fr.pdf
Dossier « paiement » de l’AWT http://www.awt.be
Pour en savoir plus :
Commerce électronique : Comment crée la confiance
de Magda Fusaro (Auteur), Claude-Yves Charron (Auteur), Yves Théorêt (Auteur)
194 pages
Editeur : Isabelle Quentin éditeur (16 septembre 2007)
Collection : Les communicateurs
ISBN-10: 2922417271
ISBN-13: 978-2922417272
Pour en savoir plus :
Facture, monnaie et paiement électroniques. Aspects juridiques
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