Cours 'Veille en TIC' - partie 3

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    1. PARTIE 3 ’E-Business’: Enjeux dans l’entreprise damien.jacob@ulg.ac.be Version des diapositives : janvier 2009 Ressources documentaires et glossaire : cf annexe spécifique BIBLIO3 1
    2. 3. Les enjeux micro-économiques Questions abordées : Pourquoi les TIC sont devenus des outils stratégiques dans l’entreprise ? - Qu’est-ce que l’E-Business ? - Comment l’e-Business peut-il contribuer à atteindre les objectifs de - développement d’une entreprise ? Quels doivent-être les bénéficiaires d’un projet d’e-Business ? - Quels sont les 3 nouvelles niches de création de valeur nées grâce aux TIC? - Quels sont les 4 principales sources de création de valeur ? - Expliquer la théorie de la « longue traine ». Quelles sont ces limites ? - Illustrer les 9 « e-business models » identifiés par M RAPPA - 2
    3. Qu’est-ce que l’e-Business ? 3
    4. Convergence des évolutions technologiques et organisationnelles Evolution de l’organisation humaine des sociétés Centralisée Etendue, en réseau Décentralisée Virtuelle Hiérarchique Déléguée Evolution de l’organisation des systemes d’information PC isolés Ordinateurs en réseau Mainframe Client/Server Collaborative Capacité de Centralisée Dynamique Traitement locale L’intégration des 2 types flux d’information (ceux entre département et ceux avec l’extérieur) devient possible : notion de Front-office et de back-office 4
    5. L’E-Business Tendances technologiques Tendances managéniales • Convergence • Décloisonnement + loin & - cher • Mondialisation • • Sous-traitance, flux tendus • Mobile • Information • Progiciels de gestion Utilisateurs L’ E-Business 5
    6. L’E-Business Une définition (parmi d’autres) : Processus d’intégration d’applications électroniques… … pour faciliter la communication et la gestion de l’information … entre départements et avec l’extérieur 6
    7. L’E-Business Mots clés : Intégration Applications électroniques… Communication et gestion Back office et front office 7
    8. Typologie des relations avec l’extérieur avec le client final avec les fournisseurs, sous-traitants, partenaires, commerciaux avec l’administration Source : http://www.awt.be Constituent les 3 principales catégories d’E-Business (BtoC, BtoB, AtoB) 8
    9. Actionnaires Administr@tions Soc de Banque CONCURRENTS Service Push Site Partenaires Sous-Traitant Financier Dématérialisation Producteur de des procédures Machines Sites d ’appel Web Veille d ’offre Gestion Trésorerie Concurrentielle Co-ingienerie et Intelligence C Télémaintenance Economique machines ASP Back-up Veille Site commerciaux Technologique Extranet L de Marketing crise one to one I EDI e-mailing, bandeaux, $ Marketing Bureau site promotionnel... Gestion d’Etude Supply e- Publicité Chain comm E B Maintenance DG Vente Achats Distributeur Managt erce to Marchand B to B B Fournisseurs Production N tracking DRH SAV Recherche Logistique nouveaux Back-up Fournisseurs T E-learning techniciens Télé- Tutoring Market-Place Tutoring Club Télémaintenance SVP Sites de réclamations utilisateur Télétravail S Recrutement CLIENTS Fournisseurs Source : JM YOLIN (2001) 9
    10. Exemple de site de « crise » 10
    11. Actionnaires administrations Soc de Banque CONCURRENTS Service Push Site Partenaires Sous-Traitant Financier Dématérialisation Producteur de des procédures Machines Sites d ’appel Web Veille Extranet d ’offre Gestion Trésorerie Concurrentielle Co-ingienerie et Intelligence C Télémaintenance Economique machines ASP S Back-up Veille Site commerciaux Technologique Extranet L de Marketing crise one to one ET I EDI e-mailing, bandeaux, $ Marketing Bureau site promotionnel... AN C Gestion d’Etude Supply e- Publicité R DG Chain comm E B NT RP Maintenance Vente Achats Distributeur Managt erce to I Marchand B to B B Fournisseurs Production E N tracking M DRH SAV Recherche Logistique nouveaux KM Back-up Fournisseurs T E-learning techniciens Tutoring Télé- Market-Place Tutoring Club Télémaintenance SVP Sites de réclamations utilisateur Télétravail S Recrutement CLIENTS Source : JM YOLIN (2001) Fournisseurs 11
    12. Autre délimitation de l’E-Business Commerce Applications E-Business électronique Business Relations d’affaires Transactions utilisant des canaux commerciales informatisés utilisant des canaux informatisés Explications du schéma précédent : http://www.definition.be/popup/demoe-learning.asp 12
    13. L’E-Business Il s’agit d’une démarche imbriquée dans le fonctionnement de l’entreprise l’e-business est le « Système nerveux » électronique de l’entreprise ≠ Site Internet classique (« carte de visite ») diffuse de l’information vers l’extérieur Communique très peu Implications internes limitées : généralement Département « vente » et/ou « communication » 13
    14. Objectifs poursuivis par un projet d’e- Business + moyens 14
    15. Objectifs de l’E-Business La mise en œuvre d’un projet d’e-business doit procurer une création de valeur pour : l’entreprise elle-même (y compris son personnel) ses clients ses partenaires Source : AWT Ainsi le client doit notamment trouver un intérêt pratique / financier à effectuer une transaction en ligne, à défaut de quoi il continuera à envoyer une commande par téléphone / fax, le fournisseur, perdant dès lors tout l’avantage de la mise en place en interne d’un projet d’e-business d’intégration électronique des commandes. 15
    16. Objectifs d’un projet d’E-Business Exemples : • Réduire les coûts des transactions • Accélérer la distribution, notamment des biens digitaux • Augmenter la qualité du service par exemple par une meilleure personnalisation (« customisation » : « sur mesure de masse ») • Améliorer la facilité et l’expérience d’achat, par exemple en jouant sur les aspects ludiques • Augmenter la transparence de l’information, en ouvrant son système d’information évolution vers le concept d’ ‘entreprise virtuelle’ • Développer le sens de la communauté, et améliorer la diffusion des connaissances et des contacts • Stimuler les ventes en liant des produits complémentaires Source : O. DEWASSEIGE (2003) 16
    17. Typologie des opportunités L’e-Business est susceptible de contribuer à atteindre les 3 objectifs traditionnels poursuivis par une entreprise : 1. Croissance du chiffre d’affaires potentiel Logique stratégique de domination du marché 2. Rentabilité accrue Logique stratégique de domination par les coûts 3. Efficacité et réactivité renforcées Logique stratégique de différenciation et/ou spécialisation 17
    18. 1e opportunité de l’E-Business 18
    19. 1e opportunité de l’E-Business 1. Croissance du chiffre d’affaires potentiel Commerce ouvert 24h / 24 Extension de l’aire de marché Nouveaux accès au marché permettant d’atteindre des clients auparavant difficilement captables Meilleure connaissance des besoins des clients Appariement (ceux qui ont aimé ceci ont aussi aimé cela) « cross-selling » (suggestion d’un autre achat en fonction de commandes passées; ex: Amazon) Stimulation des ventes en liant des produits entre eux et/ou en apportant un aspect ludique à l’achat : « up-selling » (suggestion d’options afin d’augmenter le montant du panier) 19
    20. Up-selling La chaîne hôtelière familiale www.grandesetapes.fr a développé plusieurs sites secondaires : seminaire- prestige.com, etapes-cadeaux.fr, events-in-castle (cible anglophone) Elle ne rencontre plus de problèmes de décalage horaire ou de gestion linguistique au niveau des réservations. En appliquant des méthodes d’up-selling (vente d’options telles que bouquets de fleurs, massages,…), la valeur moyenne des commandes a progressé d’environ 15% en ligne, alors que ces services ne sont pris que par 1% des clients lors de réservation par téléphone. 20
    21. Illustration: X. Maury (« Guide du Commerce électronique ») 1e opportunité de l’E-Business 21
    22. 22
    23. 1e opportunité de l’E-Business 1. Croissance du chiffre d’affaires potentiel Cet objectif est le plus souvent cité, mais pas applicable pour tous les « business » Les NTIC facilitent l’exportation Solutions : Sites Internet, commerce électronique Call Centers C.R.M. Fonctionnalités d’appariement / recommandations d’autres internautes 23
    24. Zoom sur… Call Centers (centres d’appels téléphoniques) Illustrations : W.A., Brucall 24
    25. + opportunités de ‘niches’, spécifiques aux TIC L’e-business fait naître des opportunités de ‘niches’, directement liées à Internet : 1. Commercialisation d’un bien dématérialisable grâce aux TIC (ex: articles journalistiques, bases de données, musiques et vidéos) 2. Commercialisation de l’audience (ciblée / qualifiée) d’un site Internet : espaces et liens publicitaires, mais aussi données personnelles laissées par les visiteurs (ex: Portail Skynet.be,… ou Google… ou Facebook) 3. Commercialisation de la « longue traîne » ( ) 25
    26. ‘Long Tail’ (longue traîne) En substance, la théorie est la suivante : la règle des 20/80 est obsolète, 20% des produits ne représentent plus 80% du C.A. Du moins pour certains qui sont plus malins que d’autres, à l’image d’Amazon ou de Rhapsody qui réalisent plus de la moitié de leur C.A. sur des produits qui sont au fond de leur catalogue. Les boutiques en ligne ne sont pas soumises aux même contraintes de stockage que les distributeurs physiques et donc elles peuvent proposer un choix beaucoup plus vaste. Elles vont exploiter un fond de catalogue qu’elles sont les seules à pouvoir proposer, et ainsi obtenir un avantage concurrentiel. Source : http://www.fredcavazza.net 26
    27. ‘Long Tail’ (longue traîne) Classiquement : 20% des produits apportent 80% du CA et souvent 100% des bénéfices. Mais les 80% apportent la variété et attirent le client. Avec Internet, possibilité de proposer plus de produits, de les mettre en valeur aussi bien, de garder une marge bénéficiaire semblable Aussi la longue traîne (90% des produits) peut atteindre 25% du C.A et contribuer à 33% des bénéfices (car le client est prêt à payer plus pour les produits de niche) Stratégie de Amazon (4 millions de références), Hammocks.com (hamacs), Croquet.com, Google, MyYahoo, Netflicks, ITunes,… de se positionner comme agrégateurs de la «longue traîne». 27
    28. Google et la longue traîne Environ 1500 milliards de pages accessibles Environ 150 milliards de page accédées par mois ( + 16 Md pour la filiale Youtube) grâce à 2 millions de serveurs 1 million d’annonceurs en 2007 (estimation de 1.5 millions d’annonceurs début 2009) Environ 16 Milliards de revenus en 2007 (pour 11 .5 Md de dépenses): +/- 25% de marge ! Coût moyen par clic en 2008: 1.31 $ Revenu moyen par annonceur de l’ordre de … 1500 $ / an (!) 28
    29. ‘Long Tail’ (longue traîne) Controverse par rapport à cette « théorie » : Un article d’un professeur de la Harvard Business School explique que cette théorie ne se vérifie pas dans les faits. Ainsi, sur les sites de musique et de vidéo, le plus gros des ventes se fait toujours sur quelques références Lire http://www.e-consultancy.com/news- blog/365922/introducing-the-new-long-tail--now- longer-and-flatter.html (juillet 2008) 29
    30. ‘Long Tail’ (longue traîne) Controverse par rapport à cette « théorie » : Une étude menée en 2008 par Will Page, économiste à la MCPS-PRS Alliance (organisation de collecte de droits d'auteurs à but non lucratif), suggère que les marchés de niche ne sont pas les mines d'or inexploitées que l'on croyait. Selon cet économiste, le succès repose encore, pour les ventes en ligne, sur quelques best-sellers. Marché en ligne des singles : 80 % du chiffre d'affaires est généré par environ 52 000 titres. Vente d'albums: sur les 1,23 million d'albums disponibles, seuls 173 000 ont été achetés. 85 % n'ont donc pas vendu une seule copie de toute l'année.µ JDN 23/12/08 30
    31. 2e opportunité de l’E-Business 1. R éduc 2. A tion de 2. Rentabilité accrue s ug m enta coûts prod t Catalogue unique uctiv ion ité Eviter double encodage (faire encoder le client) Dématérialisation de documents (commande, factures,…) Eviter perte de temps (ex: établissement de devis, de lettres de rappel, transferts bancaires,…) Diminution du coût des communications (libéralisation du secteur des télécom., usage de nlles technologies) Pour les achats : Mise en concurrence des fournisseurs ( réduction des coûts d’acquisition, de transaction et de commissionnement des intermédiaires) Optimalisation entrepôts, Réduction des stocks – Evolution d’un processus de fabrication séquentiel vers un processus séquentiel (‘entreprise virtuelle’) Suppression d’intermédiaires (distributeurs,…) Productivité des cadres avec techno. mobiles 31
    32. 2e opportunité de l’E-Business 2. Rentabilité accrue Solutions : Supply Chain Management (SCM) E-Procurement XML, ERP (progiciel de gestion composé de plusieurs modules partageant une base de données unique) LCR (Least Cost Routing) Téléphonie sur I.P. 32
    33. 2e opportunité de l’E-Business 2. Rentabilité accrue Autres solutions : Visioconférence – Chez Boeing, 3 réunions sur 4 se déroulent virtuellement. Outils collaboratifs – Caterpillar a enregistré un gain de productivité de 20% en généralisant ce type d’outil. 33
    34. Productivité dans l’entreprise 34
    35. Zoom sur… S.C.M. (Supply Chain Management) …ou optimalisation de la gestion de la chaîne logistique, de façon intégrée (= dans son ensemble, et non plus segment par segment) Coordination des flux de matière, d’information et les flux financiers. Anticipation et partage d’informations logistiques Organisation en flux tendus réduction du volume des stocks et moindre immobilisation dans l’entreprise. Exemple: projet « Sup@irworld » d’Airbus http://epme.afnet.fr/medias/businesscases/competitivite_des_filieres_industrielles/lb8_relation-fournisseurs-aero.pdf 35
    36. Zoom sur… S.C.M. (Supply Chain Management) 3 grands types de logistique à intégrer : La logistique des approvisionnements. 1. La logistique interne à la production des biens / 2. services La logistique de distribution (+ logistique de soutien : 3. logistique des retours, logistique du recyclage) 36
    37. 3e opportunité de l’E-Business 3. Efficacité et réactivité renforcées Client plus vite servi (voire immédiatement dans le cas des biens immatériels) : processus continu de fabrication Meilleure connaissance de la clientèle (traçabilité des besoins, analyse du comportement) anticipation des besoins en fonction des préférences et du comportement d’autres clients « cross-selling » et « up-selling » Personnalisation de la relation clientèle (‘marketing 1to1’ automatisé diminution sensible du risque d’invendus [ex: Dell, Caterpillar]), e m n’ e e d io ss mais aussi du produit; fidélisation. ur sat a i m Contribue à donner une image dynamique su sto es = Cu Réactivité : Technologies mobiles (ex: le commercial peut calculer un rm ‘ devis chez le client), Tableaux de bord instantanés des ERP (ex: évolution des stocks, du C.A., des marges; situation non-paiements; prévisions,…) prendre les bonnes décisions au bon moment REM : Ce 3e objectif poursuit aussi, in-fine, le 1e objectif (augmentation du chiffre d’affaires) et/ou le 2e objectif. 37
    38. 3e opportunité de l’E-Business 3. Efficacité et réactivité renforcées Solutions : Messagerie électronique messagerie unifiée GSM, PDA (réactivité plus grande) Intranet, ERP, CRM, Extranet Visioconférence Outils de ‘Collaborative Filtering’ Outils de ‘dynamic pricing’ permettant d’adopter le « Yield Management » (augmente aussi la rentabilité) 38
    39. Zoom sur… C.R.M. (Customer Relationship Management) …ou gestion des ‘relations clients’ (approche one-to-one): Intégration des informations ‘marketing’, ‘vente’ et ‘après-vente’ : meilleure connaissance des besoins et attentes de la clientèle ou des prospects, fidélisation, achats croisés. 39
    40. Zoom sur… C.R.M. (Customer Relationship Management) Objectifs: Cibler les clients et leur offrir un service individualisé (approche 1to1) Etablir avec eux une relation à long terme Court-circuiter les intermédiaires « Marketing relationnel » 4 Phases : Identifier Segmenter Affiner Personnaliser l’offre 40
    41. Zoom sur… Extranet (‘Extended intranet’; voir lexique) (partie de) site web à accès restreint (avec login/PW): Aux clients / prospects déjà identifiés (courant en BtoB) Aux fournisseurs, sous-traitants (ex: traducteurs, graphistes,…) Aux revendeurs, distributeurs,… Exemples d’utilisation: Fournir des données complémentaires aux personnes identifiées (ex: fiches techniques; état des stocks; le prix des articles du catalogue, éventuellement personnalisé, en tenant compte des ristournes accordées; suivi des commandes), Etablir avec eux une relation à long terme Permettre aux sous-traitant d’encoder / traiter des données hébergées par une application interne de gestion (ERP,…) 41
    42. Résultats perçus de l’E-Business Enquête « eBusiness W@tch » 2006 42
    43. Stratégies « e-Business » de création de valeur 43
    44. Les 3 opportunités non spécifiques Pour mémoire : 1. Croissance du chiffre d’affaires potentiel Logique stratégique de domination du marché 2. Rentabilité accrue Logique stratégique de domination par les coûts 3. Efficacité et réactivité renforcées Logique stratégique de différenciation et/ou spécialisation, visant à plus long terme la domination du marché 44
    45. ‘Innovations stratégiques’ liées aux TIC + Opportunités de ‘niches’ spécifiques aux TIC : 1. Commercialisation d’un bien dématérialisable grâce aux TIC 2. Commercialisation de l’audience (ciblée / qualifiée) d’un site Internet 3. Commercialisation de la « longue traîne » 45
    46. 3.4. Stratégies e-business Par rapport à l’objectif « croissance du CA. » : 4 sources principales de « Business models » pour entrer / maintenir sa position sur le marché : Source : AMIT R et ZOTT C (2001) 46
    47. Stratégie e-business et création de valeur Sources principales de « Business models » : Nature du • Nouveauté produit Innovation ex: eBay, Skype Fournisseurs Nature du de produit marché • ex: positionnement Business BtoB BtoC, model Entreprise vente location Innovation Ex: Dell de process 1. Efficience (ex: possibilité de suivre en ligne sa commande, nouveau canal de Clients distribution : SAAS…; nouveau modèle économique, tel le « freemium ») 2. Complémentarité : offres conjointes, configurateurs de produits personnalisés,… 3. ‘Lock-in’: stratégie de fidélisation, voire de rétention Sources : PICHAULT F. (ULg – 2005) et AMIT R et ZOTT C (2001), puis adapt. DJ (2007) 47
    48. Les différentes manières de rentabiliser un site Internet ? 48
    49. Typologie des ‘Website Models’ Autre classification des différents modèles (plutôt adaptée aux projets de sites Internet), proposée par Pr. RAPPA, sur base de 9 grandes catégories, pouvant être affinées en sous-catégories : 1) Publicité revenu publicitaire / d’affiliation 2) Infomédiaire prestation de services …ou une 3) Communautaire combinaison 4) Affiliation revenu d’affiliation de plusieurs 5) Intermédiation modèles 6) Marchand 7) Producteur marge commerciale brute 8) Abonnement 9) A l’usage •Source: Cours « Managing the digital enterprise » de M. RAPPA, Professor of Technology Management at North Carolina State University. http://digitalenterprise.org 49
    50. Business Model n°1 1) Publicité (Advertising) Objectif: attirer le maximum de visiteurs, autant que possible en concordance avec les cibles des annonceurs, grâce à des informations gratuites Financement : type ‘revenu publicitaire’ (recette / affichage ou / clic) ou ‘d’affiliation (recette / relation établie): vente d’espaces publicitaires, de mots-clés. Parfois aussi prestation de service : vente de bases de données qualifiées. Défi : se démarquer, les annonceurs se concentrant généralement sur les médias présentant le maximum d’opportunités de contact avec le public ciblé. BtoC (exemple: les portails des ISP, resto.be, craigslist.com, yahoo.fr, Doxmania.com, …) 50
    51. Business Model n°1 Illustration de revenus publicitaires : BtoC : 2 à 5 euros par mille pages affichées (Cost pro mille, CPM en abrégé) BtoB : 15 à 24 € CPM selon la spécialisation de la niche. Site d’information : pour couvrir les frais d’une équipe de +/- 50 rédacteurs professionnels, 7 à 8 millions de visiteurs uniques / mois sembleraient nécessaires. Un réseau social : de l’ordre de 0,20 € CPM jusqu’à 40 € par commande 51
    52. Business Model n°2 2) Infomédiaire Objectif: récolter des informations personnelles précises sur les surfeurs (centres d’intérêt,…) Financement : du type ‘prestation de services BtoB’: vente ou location de bases de données permettant un marketing ciblé Défi : établir une relation win-win dans laquelle le surfeur retire un avantage en contrepartie des informations qu’il donne et de l’accord qu’il donne à recevoir des promotions de tiers. BtoC (exemple: enquêtes de insites.be, jamesmail.be, justforyou.be, doubleclick.com) « Syndication » de contenus de grande qualité mais qui seraient peu consultés sur un site isolé 52
    53. Business Model n°3 3) Affiliation / Commissionnement Objectif: recommander des produits / services commercialisés par des tiers Financement : du type ‘affiliation’ (commission fixe, à la relation établie, et/ou variable, au montant des commandes + éventuel « pas-de-porte » virtuel) . Eventuellement aussi ‘prestation de services BtoB’ (ex: location de plateformes de vente) Défi : acquérir une renommée par rapport à une thématique intéressant les vendeurs, et inciter le surfeur à cliquer sur les hyperliens / images vers les sites des cybercommerçants BtoC / BtoB (ex: comparateurs de prix, plateformes d’Amazon ou Pixmania,…) 53
    54. Business Model n°4 4) Communautaire Objectif: fédérer une communauté virtuelle de surfeur partageant le même centre d’intérêt Financement : revenus publicitaires et/ou revenus d’affiliation et/ou prestations de services BtoB et/ou marge commerciale brute (vente d’offres ciblées, et/ou abonnement). Défi : devenir « la place » incontournable pour la communauté ciblée. BtoC essentiellement (ex: marmiton.org, rendez-vous.be, les sites de réseaux sociaux tels Facebook, flickr,…) 54
    55. Business Model n°5 5) Intermédiation (Brokerage) Objectif: faciliter les transactions en rassemblant des acheteurs et des vendeurs potentiels Financement : revenu d’affiliation + revenus publicitaires (pour les grandes places BtoC) + éventuellement prestation de services BtoB Défi : convaincre une masse critique d’acheteurs et de vendeurs en BtoB, en BtoC et en CtoC (exemple: eBay.be, Immoweb.be, places de marché telles bobex.be, comparateurs de prix…) 55
    56. Business Model n°6 6) Marchand – Distributeur (‘retailer’) Objectif: vendre des services ou biens Financement : marge commerciale brute (tenir compte de la marge « avant », mais aussi de la marge « arrière »: bonus ou ristourne après un volume déterminé de vente, « fee » pour avoir mis en évidence un produit dans les linéaires virtuels,…) Défi : inciter le surfeur à commander en ligne BtoC / BtoB Marchands « pure players » - exclusivement virtuels (ex: Amazon) Marchands « click and mortal » - mixtes (ex: Fnac) Marchands par correspondance (ex: Laredoute) Marchands de biens dématérialisés (ex: iTunes) 56
    57. Business Model n°7 7) Producteur Objectif: augmenter les marges en raccourcissant la chaîne de distribution (pas / moins d’intermédiaires), mais aussi pouvoir présenter à sa guise toute sa gamme dans l’univers de la marque / proposer des produits sur mesure / des offres croisées / fidéliser en direct Financement : marge (différence entre la vente et le coût de fabrication) Défi : acquérir la compétence « vente au détail», ne pas se mettre à dos les intermédiaires (ex: franchisés), qui pourraient réagir notamment par un boycott (ex: Levi’s, Nlle Frontières…) BtoC / BtoB (ex: dell.com, nike.com, concepteurs de logiciels informatiques, producteurs de vin, fabricants de vêtements,…) 57
    58. Nouveaux positionnements des acteurs commerciaux Ex: Itunes Ex: DELL Ex: Gift, Kiala beerexport.com Source : H. PIGNEUR + O. DE WASSEIGE 58
    59. Business Models n°8 & 9 8 et 9) Abonnement / à l’usage Objectif: fédérer une communauté virtuelle de surfeur partageant le même centre d’intérêt Financement : marge commerciale (revenus sous la forme d’un abonnement ou d’un coût à la page vue. Défi : rassembler du contenu présentant une valeur ajoutée telle que le surfeur est prêt à payer pour en prendre connaissance. BtoC et BtoB (ex: lecho.be, insites.be livejournal.com, avocaligne.be) •Source: Cours « Managing the digital enterprise » de M. RAPPA, Professor of Technology Management at North Carolina State University. http://digitalenterprise.org 59
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    61. Typologie des ‘Website Models’ Distinction : Modèle relationnel modèle transactionnel 1) Publicité (relationnel) 2) Infomédiaire (relationnel) 3) Affiliation (relationel) 4) Communautaire (relationnel + transactionnel) 5) Intermédiation (relationnel + transactionnel) 6) Marchand (transactionnel) 7) Producteur (transactionnel) 8) Abonnement (transactionnel) 9) A l’usage (transactionnel) 61
    62. Les différentes manières de rentabiliser un site Internet ‘Web 2.0’ ? 62
    63. Web x.0 ? « Web 2.0 » ? Parmi les multiples définitions en circulation, relevons : Concept désignant à la fois des nouvelles technologies (ou un agrégat de technologies existantes, tel ‘Ajax’) et des nouvelles fonctionnalités qui, depuis 2004-2005, ont rendu l’Internet plus « participatif », voire « collaboratif », en permettant notamment une personnalisation très poussée des sites. 63
    64. Skyrock : une société Internet ? Skyrock, qui possède le premier site de blogs européen, gagnera cette année plus d'argent avec ses activités internet qu'avec la radio, pour la première fois en 21 ans d'existence, a déclaré mardi son fondateur Pierre Bellanger. Lors d'un entretien accordé à Reuters, il a précisé que le site internet de Skyrock (www.skyrock.com) dégagerait en 2007 un chiffre d'affaires \"bien supérieur\" aux 15 millions d'euros prévus pour la radio elle-même. \"Cette année, nous sommes devenus une société internet. Maintenant, nous disons que nous faisons aussi de la radio\", a-t-il dit. Pierre Bellanger, qui détient 30% de Skyrock, a refusé de commenter des informations de presse selon lesquelles il compterait céder l'activité de blogs, valorisée à 300 millions d'euros, et utiliser le produit de cette vente pour racheter la totalité de Skyrock. Axa Private Equity, filiale d'Axa, contrôle actuellement Skyrock avec 70% du capital. Le site de Skyrock - dont les recherches et les liens sponsorisés sont gérés par Yahoo! en France - revendique 20,2 millions d'utilisateurs enregistrés, parmi lesquels 12,4 millions de blogs actifs. Agence REUTERS Paris – Déc 2007 64
    65. Modèles d’affaires du « Web 2.0 » 4 formes de monétisation, souvent combinées : La publicité [cf modèles relationnels de la typologie « Rappa »] 1. Affichage 1. « Matching » passif (ex:Google). Frein: fraude au clic 2. Intermédiation active : valorisation de contenus 3. Ex: Influence, W2Media Insertion de marques dans des réseaux / mondes virtuels (« Social Media 4. Marketing »). Le « Freemium » (contraction des mots Free et Premium [type 2. n°8] : Ex: Linkedin, Skype La place de marché (avec prélèvement sur les transactions). 3. [type n°5] Ex: eBay, Zlio, systèmes d’affiliation. Le troc (économie du partage), le don et le bénévolat. 4. [type n°4] Ex: AgoraVox, Wikipedia; Fondation Mozilla • Jean-Samuel Beuscart, Christophe Dacheux et Kevin Melilet – InternetActu -07/03/2008 http://www.internetactu.net/2008/03/07/les-modeles-d’affaires-du-web-20/ 65 • Hubert Guillaud, La gratuité est-elle l’avenir de l’Economie, InternetActu -10/03/2008
    66. Modèles d’affaires du « Web 2.0 » Lire : No free lunch sur le Web 2.0 : Ce que cache la gratuité apparente des réseaux sociaux numériques Regards Economiques – UCL – mai 2008 http://regards.ires.ucl.ac.be/Archives/RE059.pdf Le marché de la publicité en ligne proche d’une bulle ? Risque de retour de manivelle en le prônant comme principal modèle d’affaires (aux USA l’expression « get eyeballs » est employée : scotcher les globes oculaires derrière l’écran pour créer le marché publicitaire; à l’image de la pub TV : « vendre du temps de disponibilité du cerveau ») Ex: menace pour la rentabilité de Facebook : ne sera-t-il pas contraint de faire payer les gros utilisateurs (> 200 amis) afin, de couvrir ses coûts ? (voir http://www.e24.fr/chroniques/tectoniquedesclics/article16472.ece) 66
    67. Et un modèle rarement avoué… Être repris par une autre société ! Objectif: être tellement incontournable sur une niche pour devenir la cible d’une offre d’achat d’une société plus importante. Financement : revente de la société / promotion de services annexes (conseils, formations,…). Défi : être dans une niche prometteuse et être réellement incontournable ! Beaucoup de candidats, très très peu d’élus… Ex: YouTube, Skype,… 67
    68. Opportunités de création d’activités TIC Essai (…iconoclaste) de typologie Les chercheurs d’or Entreprises exploitant l’Internet pour développer leurs activités (dot.com et click & mortal). Les fabricants de pelles et de pioches » Entreprises créant les outils permettant d’exploiter les potentialités des TIC (ex: les sociétés créant des logiciels de conception de boutiques en ligne, les moteurs de recherche, les sociétés fabriquant des serveurs, CD-ROM,…). Généralement, ces chercheurs d’or ne constituent qu’une part marginale du CA de ces sociétés (ex: les dot.com représentent moins de 5% du C.A. de CISCO) Les maréchaux-ferrants Entreprises de service Internet (FAI, hébergeurs, shopbots, Ogone,…) Shérifs, Saloon et banquiers: Entreprises n’utilisant pas nécessairement Internet, mais créées à partir des nouveaux besoins qu’il génère (ex: Logisticiens, bureaux d’avocats, cabinets de consultance, revues spécialisées, organisateurs de salons) Source : J-M. YOLIN (2005) 68
    69. Freins et obstacles à prendre en compte 69
    70. Attitude par rapport à l’E-Business Dans des sociétés existantes, différentes positions sont prises par le management face au changement potentiel lié aux perspectives de l’e-business : Favorable à la mise en place d’un projet d’e-business, seul ou en association avec des partenaires (au moins un des 3 objectifs cités dans le chapitre précédent correspond à la stratégie actuelle de l’entreprise) : – Attitude volontariste : Innover (proposer une nouveauté via un nouveau canal) / Expérimenter Disposer d’un canal de distribution complémentaire Améliorer l’approvisionnement / l’efficience de la société – Démarche forcée : Imposée par un fournisseur / grand client En réaction à la concurrence En réaction face au risque d’être court-circuité (désintermédiation) Défavorable : – Attitude d’indifférence ou de passivité – Attitude de résistance, l’e-business présentant (à long terme ou provisoirement) une menace (ex: les « Majors » du secteur audio-visuel) 70
    71. l’E-Business : plus facile à dire qu’à faire… Pour l’entreprise qui se décide à lancer un projet, l’e-business peut être, en théorie, un levier important pour faire évoluer sa stratégie. Mais, en pratique, des désillusions peuvent survenir, en raison notamment : Méconnaissance des outils TIC, en particulier de la manière d’en tirer profit dans sa société ; Implantation au petit bonheur la chance ; Rythme d’adoption toujours plus lent que prévu : résistance au changement, difficulté d’ abattre les frontières entre départements,.. 71
    72. Illustration: X. Maury (« Guide du Commerce électronique ») Plus facile à dire qu’à faire 72
    73. Plus facile à dire qu’à faire Les principaux défis d’un projet d’e-business ne sont pas l’acquisition des nouvelles technologies ou même la capitalisation, mais le facteur humain. [CARTIER M. (2003)] Importance de savoir gérer le capital humain ( veiller à ce que le personnel trouve un intérêt au projet d’e-business afin de mieux accepter le changement) 73
    74. Implications d’un projet E-Business Quels types d’implication ? 1. Implications technologiques évidentes (processus facilité par les technologies standardisées liées à l’Internet (ex : Réseaux IP, HTML, XML...). vulnérabilité par rapport à l’énergie et aux TIC 2. Implications organisationnelles essentielles (ne surtout pas minimaliser !) Processus généralement progressif (intégration par étapes des différents flux d’informations internes et externes). 74
    75. Courbe d’adoption de l’E-Business 75
    76. Conséquences indirectes sur la RH Nouvelles méthodes de travail : Moins de hiérarchie Obligation de résultats > obligation de moyen Télétravail (pas forcément à domicile) Travail en équipe et organisation ‘en projet’ (ex: autour d’un avion) multi-entreprises (‘entreprise virtuelle’) – Ex: conception de l’avion F7X par Dassault par plusieurs entreprises sur une même maquette numérique. – Parfois même organisation du travail en 3 équipes réparties en Asie, Europe, Amérique. modification de la sociologie dans l’entreprise. Changement des relations avec les sous-traitants 76
    77. Plus facile à dire qu’à faire 77
    78. Conséquences indirectes sur la RH Changement du métier des commerciaux : ils ne sont plus chargés d’écouler les stocks, mais d’écouter le client et d’apporter une réponse à ses besoins Certains pronostiquent à terme la disparition (de certains aspects) du métier de comptable Les réseaux du savoir font trembler les « pyramides du pouvoir », avec lesquelles elles sont fondamentalement incompatibles M. René Trégouët, ex-Sénateur français 78
    79. Quelques exemples de projets « e-Business » 79

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