• Save
Cours 'Veille en TIC' - partie 2
Upcoming SlideShare
Loading in...5
×
 
  • 2,780 views

2e partie du cours "veille en technologie de l'information de la communication" : stratégie de maîtrise du marché des TIC par les grands acteurs

2e partie du cours "veille en technologie de l'information de la communication" : stratégie de maîtrise du marché des TIC par les grands acteurs

Statistics

Views

Total Views
2,780
Views on SlideShare
2,641
Embed Views
139

Actions

Likes
1
Downloads
0
Comments
0

5 Embeds 139

http://mastertic.blogspot.com 104
http://www.prospectic.be 13
http://www.slideshare.net 11
http://mastertic.blogspot.be 6
http://mastertic.blogspot.fr 5

Accessibility

Upload Details

Uploaded via as Microsoft PowerPoint

Usage Rights

© All Rights Reserved

Report content

Flagged as inappropriate Flag as inappropriate
Flag as inappropriate

Select your reason for flagging this presentation as inappropriate.

Cancel
  • Full Name Full Name Comment goes here.
    Are you sure you want to
    Your message goes here
    Processing…
Post Comment
Edit your comment
  • Content: Exclusive events Sport, society, music… Series Local & international channels Self generated content Personal broadcast Community broadcast Applications Gaming Play virtually your preferred TV Game Online bet (on Sport events,…) e-health Telemedecine Telemonitoring My coach e-gov Information portal Community tools Communication service Videotelephony e-mail Voice

Cours 'Veille en TIC' - partie 2 Cours 'Veille en TIC' - partie 2 Presentation Transcript

  • Stratégies 1
  • PLAN de la partie 2 Stratégies de maîtrise des marchés par les grands acteurs TIC • Google Phone ? • Belgacom TV ? • RTBF.be ? • Internet illimité • Internet mobile • HADOPI • Nos données,... « Celui qui contrôle l’information contrôle tout » Steve JOBS, CEO d’Apple 2
  • Contexte majeur : Convergence numérique Informatique ? Télécommunication Audiovisuel CONTENANT CONTENU Source: Charles Goldfinger, Global Electronc Finance Management (2000) View slide
  • ☺ La convergence numérique… « Sur Internet, on peut écouter la radio tout en payant le téléphone ». Anne ROUMANOFF 4 View slide
  • Convergence numérique «Les chaînes de valeurs sont bouleversées, les chasses gardées des acteurs traditionnels de ces secteurs sont menacées, leurs modèles économiques sont contestés et leurs marges fondent». Le secteur devra se déterminer, à l'avenir, selon «les grands intermédiaires de l'internet, le haut débit fixe et mobile, l'omniprésence de l'image, la réorientation des flux publicitaires, la personnalisation et l'interactivité des prestations ou encore le développement du phénomène communautaire». Rapport 2006 « DIGIWORLD » de l’IDATE
  • Plan de la partie 2.3 2.3. Stratégie de positionnement sur le marché : 1. Les grands acteurs historiques : 1. Les opérateurs gestionnaires de réseaux : 1. Téléphonie 2. Data 3. Cablo-opérateurs 2. Les groupes détenteurs de contenus audio-visuels 3. Les équipementiers 4. Les développeurs de software 2. Les nouveaux « géants » de l’Internet 3. 3 positions stratégiques « clés » visées 6
  • 2.3.1. Les grands acteurs historiques 1) Les acteurs gestionnaires de réseaux Iles étaient historiquement positionnés sur une activité unique (positionnement « Single play ») a) Opérateurs de téléphonie a) Fixe b) mobile b) « data » : accès à Internet / réseaux IP c) Câblo-opérateurs 7
  • 2.3.1. Les acteurs historiques : cas des opérateurs de téléph. fixe Menaces pour les opérateurs de téléphonie fixe: Concurrence accrue Tassement de la demande Les recettes « voix /min » < 20% ! Ex: Tassement du marché de la téléphonie fixe 8
  • Evolution en BE Si nous établissons une comparaison entre l’évolution des tarifs standards des communications téléphoniques (10 minutes, en heures pleines) dans notre pays entre août 1997 (avant la libéralisation) et le 1er juillet 2008 (date de la dernière hausse tarifaire), nous constatons une baisse de l’ordre de 73,3% du prix des communications nationales et de 72,5% du prix des communications internationales vers les Etats-Unis (Calcul IBPT 2008). 9
  • Les différentes positions sur la « chaîne » du marché « voix fixe » Acteurs les mieux placés pour 1. Opérateurs d’opérateurs attaquer d’autres marchés Commercialisent aux autres opérateurs une bande passante d’un « backbone » l’accès final au client (boucle locale) 2. Opérateurs de télécommunication Commercialisent au client une connection (qu’ils possèdent ou louent) et un service standard de télécommunication 3. Revendeurs de minutes d’appel 4. Fournisseurs d’applications Commercialisent au client une application ou un service avancé 5. Equipementiers Commercialisent au client / à l’opérateur des appareils REM: Certaines sociétés ont plusieurs positions sur le marché (ex: positions 1, 2, et 4 pour Belgacom) 10
  • Les différentes positions sur la « chaîne » du marché « voix mobile » 1. Opérateurs 3 licences réseaux ET services GSM : Proximus, Mobistar, Base 2. Fournisseurs d’applications 3. Revendeurs : MVNO (actuellement surtout des revendeurs de l’opérateur « Base ») 4. Equipementiers 11
  • Les différentes positions sur la « chaîne » du marché « data » 1. Opérateurs d’opérateurs Commercialisent aux autres opérateurs une bande passante d’un « backbone » l’accès final au client (boucle locale) 2. Internet Service Providers (ex: Free en France) 3. Fournisseurs d’applications (à installer chez le client ou disponible en ligne : ASP) 4. Equipementiers 12
  • 2.3.1. Les gd acteurs historiques : 1) Les opérateurs télécom. / ISP Atouts spécifiques de ces acteurs : Relation doublement privilégiée avec la clientèle : - Un lien « physique » : une infrastructure capillaire, desservant chaque client (une position stratégique clé) - Un statut naturel de fournisseur d’un foyer : le client (abonné) est habitué à recevoir chaque mois leur facture (comme pour l’électricité, l’eau,…). Opportunités : - Infrastructure techniquement évoluable en full IP (transportant téléphone, Internet, TV) - Capacité d’identifier l’utilisateur, de le localiser ( profils). - Peuvent subsidier le terminal (sauf en Belgique) 13
  • 2.3.1. Les gd acteurs historiques : 1) Les opérateurs télécom. / ISP Stratégie de domination : Approfondir cette relation doublement privilégiée avec la clientèle : Renforcer le caractère incontournable du lien « physique » et être le seul à facturer Actualité février 2010 : Belgacom, bientôt actif sur le marché de l’électricité ? 14
  • 2.3.1. Les gd acteurs historiques : 1) Les opérateurs télécom. / ISP Approches : tenter de faire passer sur son infrastructure des services qui étaient fournis autrement par d’autres acteurs (stratégie « multi-play »); inciter à cette substitution via du contenu exclusif; stratégie de « lock-in » : empêcher un retour en arrière en contrôlant le terminal d’accès (ex: décodeur). développer une intégration verticale tenter d’appliquer une gestion des paquets de données différenciées selon leur nature développer des services personnalisés & localisés (application de paiement, d’e-gov, d’information locale) partenariat avec équipementiers (voir plus loin) 15
  • 2.3.1 Stratégie des acteurs ‘historiques’: (câblo-)Opérateurs + ISP Evolution vers des stratégies « multiplay » 16
  • Offre commerciale VOO « triple play » - Fin 2009 17
  • Des sociétés cherchant à développer une position ‘triple-play’ 18
  • Stratégies des acteurs ‘historiques’ 19
  • Telenet Source: TELENET Actionnariat TELENET Rapport annuel 2007 Fin 2009, Telenet enregistrait : 1.100.000 clients Internet, 741.000 clients en téléphonie fixe + 129 000 en tél. mobile, 2.341.000 clients TV, dont 1.000.000 en TV numérique 651.000 clients ‘Triple Play’ 20
  • Des sociétés cherchant à développer une position ‘multiplay fixe-mobile’ 21
  • 22
  • SYNTHESE Stratégie des opérateurs de réseaux Evolution vers des stratégies de positionnement « multiplay sans couture » : 2. « Double play » : Voix + données ex: Internet + voix sur I.P. 3. « Triple play » : (convergence sur un réseau IP unique, de la voix + données + vidéo) Ex: Internet + voix sur I.P. + télévision et vidéo à la demande sur IP 4. « Quadruple play » : (convergence sur réseau IP unique + convergence fixe & mobile) Offre téléphonie fixe et mobile (en fonction du lieu d’appel) + Internet fixe et mobile + télévision et vidéo à la demande 23
  • Stratégie de positionnement « multiplay » Situation en Belgique (début 2010) Les acteurs disposant d’un réseau d’infrastructure tâchent d’ajouter une nouvelle corde à leur arc. Le plus recherché : le mobile, puis les contenus TV exclusifs de + en + d’acteurs « multiplays » « Triple play » : TECTEO (marque « VOO ») NUMERICABLE (ex-CODITEL) « Quadruple play »: BELGACOM (mais non commercialisé en package unique avantageux !) TELENET (quadruple play possible) 24
  • Freins possibles à cette convergence technique ? Fiabilité / Criticité ? Danger des ondes ? 25
  • ( ) Débats Les Stratégies « multiplay » sont-elles juste des stratégies « marketing » (élément de différenciation : vendre un ensemble de services à un prix attractif + élément de fidélisation du client) ? Certains pratiquent une convergence « marketing » sans opérer une « convergence technique » (appelé parfois aussi « multiplay universel ») = réseau IP unique « sans couture » (fixe/mobile) Est-ce un élément de croissance ? Le contenu est-il suffisamment attractif ? 26
  • 2.3.1. Stratégie des acteurs historiques : 2) Les détenteurs de contenus audio-visuels Distinction à faire entre : - Les « majors » (plutôt gestionnaires « délégués » de contenus audio-visuels) ex: Time Warner Mal embarqués, dans un cercle vicieux destructeur ! - Les groupes médias (plutôt agrégateurs de contenus) ex: TF1 27
  • Stratégie des acteurs historiques 2a) Les « majors » Source: M. CARTIER (2003) …stratégie historique de « fenêtres par canal de diffusion» fortement bousculée par la facilité de dupliquer et de diffuser du contenu vidéo via Internet 28
  • Stratégie des acteurs historiques a) Les « majors » : Ces acteurs ont une attitude hyper-défensive, essayant de protéger aussi longtemps que possible un modèle économique passé (basé sur la rareté du support de diffusion), se rendant compte que l’économie immatérielle, disloquera à terme ce modèle Ils n’apparaissent maintenant guère en mesure de peser, sans contact direct avec la clientèle, et étant court- circuités par de nouveaux acteurs / d’autres acteurs. Espoir : à court terme: la compassion des pouvoirs publics (taxation des disques durs, réglementation sanctionnant lourdement le piratage,…); à long terme: négocier des partenariats structurels… 29
  • 2.3.1. Stratégie des acteurs historiques b) Les groupes médias (TV) A défaut de relation contractuelle, ils ont un contact (et un feed-back) quotidien avec la clientèle atout Ils disposent de contenus valorisables (soit commandés à des maisons de production externes, soit auto-produits), mais doivent négocier, parfois durement, avec d’autres pour compléter leur package audiovisuel (ex: séries TV, retransmissions sportives) Force: compétence dans l’agrégation du contenu adéquat pour scotcher un profil défini de clients Vivent essentiellement des recettes publicitaires (liées à l’audience). Concurrence accrue (+ de chaînes depuis la TNT et satellites). 30
  • 2.3.1. Stratégie des acteurs historiques 2. Détenteurs de contenus audiovisuels Stratégie : Négocier des exclusivités territoriales et/ou temporelles de diffusion de contenus à haute attractivité. Mais cette approche (rémanence du modèle historique d’exclusivité) se heurte à la réalité : facilité de dupliquer sans perte de qualité. nécessité d’un combat juridique, probablement d’arrière-garde (ex: pour les « catch-up TV » tiers) ou nécessité de monter en gamme (ex: HD) De plus, des autorités de contrôle peuvent parfois estimer que ces exclusivités sont excessives (ex: trop longue durée) et nuisent donc à la libre-concurrence. obligations de « must-carry » 31
  • Business Models « contenus + box » IDATE – DigiWorld 2008
  • Mobile TV : Business Models « contenus + box » IDATE – DigiWorld 2007
  • 2.3.1. Stratégie des acteurs historiques 3) Equipementiers Environnement hyper-concurrentiel. Les équipementiers historiques ont été secoués par de nouveaux, asiatiques, produisant en masse. Pression sur les revenus : prix unitaire des terminaux en baisse chaque année Regroupements industriels Spécialisation arrêt de branches complètes d’activités 34
  • 2.3.1. Stratégie des acteurs historiques 3) Equipementiers Mais les équipementiers n’ont pas dit leur dernier mot ! Atouts et opportunités : Ils ont une capacité d’innovation (technologique et/ou fonctionnelle) et peuvent techniquement « cadenasser » un terminal. Ex: iPhone, G1 sur Androïd Ils ont une « marque » forte. Ils tentent de s’y appuyer pour établir une relation clientèle privilégiée (construction d’un sentiment d’appartenance à un club). Stratégie : Imposer leurs terminaux comme leaders sur le marché (en faisant subsidier l’achat par l’opérateur) Diversification des revenus, en tentant obtenir des revenus en ligne (ex: plate-forme ‘Ovi’) ou des commissions sur les services / applications utilisés sur leurs terminaux (ex: Apple, Nokia) 35
  • Position stratégique aussi au niveau des terminaux Access Devices Fourniture de terminaux BOX pour services ‘multiplay’ ISP PC Position stratégique, étant donné la possibilité de cadenasser ces terminaux. Décodeur TV GSM / PDA 36
  • Position « infrastr. + contenus + box »
  • Exemple de partenariat terminaux – services - infrastructure Orange et Nokia ont convenu à la mi 2008 de partager pendant 3 ans leurs revenus issus de la vente de contenus et de services aux abonnés haut débit mobile de l'opérateur français. Ce contrat couvre 9 pays en Europe (dont la Belgique). Partenariat exclusif en France entre Orange et Apple (voir diapositive suivante) Les prémices : Pour mémoire, la première grande approche croisée « terminal – service », avec non pas un subventionnement mais un prêt de terminaux fut le déploiement du Minitel en France (financé par les recettes perçues sur les services « Kiosque »)38
  • Exemple de partenariat terminaux – services - infrastructure ( ) L’autorité française de contrôle de la concurrence a cassé fin 2008 le contrat d’exclusivité entre Apple et Orange concernant la commercialisation de l’iPhone. Est-ce une bonne nouvelle pour le consommateur ? Est-ce une bonne nouvelle pour les concurrents d’Orange? Est-ce une mauvaise nouvelle pour Orange ? Est-ce une bonne nouvelle pour Apple? 39
  • 2.3.1. Stratégie des acteurs historiques 4) Concepteurs de logiciels Cas particulier de Micro$oft: existant avant l’ère Internet, vivant aussi d’une double rente de situation (au niveau de l’OS des PC, et de la suite bureautique). toujours très rentable, mais perturbée par le succès de l’approche « SaaS » tente progressivement de se reconvertir en « intermédiaire » majeur de l’Internet (donc financé par les annonceurs : objectif annoncé de 25%; voir ci-après). Toutefois résultats pas encore convaincants, Microsoft étant assis entre 2 chaises ! 40
  • SYNTHESE Les grands acteurs historiques étaient souvent historiquement dans une niche, avec une rente juteuse. Puis, l’avenir s’est obscurci. Maintenir le même niveau de revenu est compromis par : 1. Suppression des monopoles historiques (cas des opérateurs « voix ») 2. Compétition accrue (cas des fabricants GSM) et/ou impositions réglementaires (cas des opérateurs mobiles et des ISP) 3. Périclitement du modèle d’affaires (cas des « majors » secoués par la dématérialisation de la musique, devenue si facilement duplicable; développement de l’approche « SaaS ») : 4. Changement des habitudes des consommateurs (ex: tel. fixe mobile; achat albums singles,…) 41
  • SYNTHESE Stratégie des acteurs historiques 1. Pour les opérateurs de réseaux : Evolution vers des stratégies de positionnement « multiplay sans couture » Services personnalisés et localisés : 2. Pour les détenteurs de contenus Négociation d’exclusivités (territoriales et/ou temporelles) de diffusion 3. Pour les équipementiers Négociation de commissions sur les applications des terminaux « phares » de leur marque 42
  • Positions stratégiques Les 3 positions stratégiques « clés » pour tenter de maîtriser les marchés Equipementiers Opérateurs réseaux Enjeu du « Always on » Infrastructure Groupes médias d’accès Enjeu de l’OS Enjeu des plates-formes (agrégateurs Terminaux de) Contenus Enjeu des données perso. (Adaptation de) : Source: Charles Goldfinger, Global Electronc Finance Management (2000)
  • Projets FFTx dans le monde (2008) 44
  • Convergence des réseaux Evolutions possibles vers les ‘unified Communications’ (UC), avec des fonctions évoluées dépendant du contexte (disponibilité de l’utilisateur, usage,…) « always-on » (« en ligne, sans couture ») 45
  • Convergence des terminaux (?) 2 types de terminaux, liés aux usages et aux lieux : Au foyer: tablette tactile et/ou l’écran plat mural couplé à une télécommande ‘2.0’ / Dans la poche : un « couteau suisse » : Téléphone GSM&VoIP + appareil photo + GPS + accès à Internet + lecteur multimédia + puce NFC pour paiement +… 46
  • L’ordinateur du futur L’ordinateur du futur serait très simplifié : Il ne serait doté que d’un navigateur Web ! ;-) Par contre il embarquerait plusieurs solutions d’accès à Internet: prise Ethernet + WIFI / WiMax + carte SIM pour accès 3G /4G + ? Aucun programme . Ceux-ci seraient accessibles en mode SaaS, en ligne, gratuitement (…tant que la bulle autour de la pub en ligne n’a pas explosée…) Même la suite « MS Office » serait gratuite, mais, pour éviter des messages publicitaires à la fin de chaque document, il faudra s’abonner… Aucun stockage de fichiers: tous seraient dans les « nuages » ?! 47
  • Positions stratégiques Deux approches : Industrialiste Immatérielle Autoroutes de Cyberespace l'information Priorité au contenu Priorité à Anarchie l'infrastructure Logique floue Hiérarchie Non-linéarité Logique binaire Marché Linéarité Dirigisme …+ le terminal d’accès
  • Plan de la partie 2.3 2.3. Stratégie de positionnement sur le marché : 1. Les grands acteurs historiques 2. Les « géants de l’Internet »: Google, Yahoo,… 3. Positions stratégiques « clés » visées 49
  • Les géants de l’Internet Source: DigiWorld 2007 50
  • Les géants de l’Internet Des leaders planétaires (ex: Google, Yahoo, eBay) + leaders nationaux (ex: en Corée : Naver; en Chine : Sina, Sohu, Baidu, Alibaba) Nés au cours des années 1990 N’ont pas de rente à protéger Base de leur succès : coller au comportement des internautes audience (mass-média) recettes publicitaires (principal, voire seul modèle économique) Spécificités de l’approche : sans a priori technologique, investis en capital humain (peu immobilisés en infrastructures) agilité, en contournant les positions des acteurs historiques, en tentant d’obtenir spontanément la complicité des opposants à ceux-ci ;-) : ouverture aux développeurs, aspiration d’innovations technolog. et marketing. 51
  • Les géants de l’Internet Source: DigiWorld 2007 52
  • Les géants de l’Internet Ils ont porté des innovations clés sur Internet: Moteur de recherche (Google) Système de visualisation « vu du ciel », 3D, « piéton » (Google) Messagerie instantanée (MSN) Webmail, portail de contenu et d’info (Yahoo) Enchères, confiance via évaluation croisée des parties (eBay) Leur modèle économique se basant sur le « tiers- payants » (annonceurs), ils ont réussi à exploiter à leur avantage la culture du « gratuit ». Ils sont soucieux de la neutralité de traitement sur les réseaux (ex: Google qui a pris position sur des enchères de fréquences) 53
  • Les géants de l’Internet Source: DigiWorld 2007 54
  • 55
  • Modèle d’affaire « pub en ligne » Selon l’IDATE (2008): Prévision d’une croissance importante (25% par an) et solide Evolution vers le « pay per act » (« click to act ») Croissance au détriment guère des grands médias (TV, radio, presse*), mais plutôt du marketing direct (encore 2/3 des investissements publicitaires / promotionnels des entreprises) Par contre, beaucoup d’appelés, peu d’élus… Nécessité d’agrégateurs d’audience, capable de monétiser celle-ci (quantité suffisante, finesse de la qualification) * Par contre la presse serait menacée par l’irruption des pureplayers Internt dans les métiers de l’édition (petites annonces, offres d’emploi, portail 56 d’h bbi )
  • Réseaux sociaux 57
  • Plan de la partie 2.3 2.3. Stratégie de positionnement sur le marché : 1. Les acteurs historiques 2. Les « géants de l’Internet » : Cherchent à être le point de passage incontournable pour trouver du contenu en ligne 3. Stratégie de domination 58
  • Des stratégies spécifiques de « dot.com » (hors vente en ligne) Stratégie de domination mondiale: S’imposer son standard, en cassant les prix, investissant massivement en marketing et/ou rachetant les petits concurrents ( cf partie 4 : économie des standards et loi de Metcalfe) ! stratégie pas rentable à court-terme. Stratégie de l’imitation : Atteindre une part de marché dominante dans un pays considéré, pour pouvoir la revendre par la suite à un leader. Stratégie d’audience : Rassembler une telle audience de manière à s’imposer comme partenaire incontournable auprès des leaders sur Internet Stratégie de niche : Soit proposer un service original, soit atteindre une niche sectorielle de clientèle non encore occupée. 59
  • Stratégies 3 points essentiels : 1. Le client final = actif central Il faut prendre position de façon stratégique pour être l’interface incontournable avec le client, capter des données personnelles stratégiques d'un point de vue marketing, et pouvoir cerner son environnement / contexte (ex: localisation) enjeux stratégiques autour de l’Internet mobile « Autrefois, il y avait ce débat récurrent pour savoir si c’était le contenu qui était roi ou plutôt la distribution qui était reine; maintenant c’est le consommateur qui est roi »
  • Positions stratégiques vers le client Les 3 positions stratégiques « clés » pour tenter de maîtriser les marchés Equipementiers Opérateurs réseaux Infrastructure Groupes médias d’accès des alliances à nouer ! (agrégateurs Terminaux de) Contenus (Adaptation de) : Source: Charles Goldfinger, Global Electronc Finance Management (2000)
  • Partenariats noués par des « acteurs historiques » pour viser une position clé « infrastructure + contenus » 62
  • Débat sur les conséquence de la convergence Des ‘champs de bataille’ se profilent Concentration ou prolifération Combien de réseaux Combien de terminaux Qui contrôle l'accès Quelle intégration verticale ? ( ) Convergence technologique convergence industrielle ?
  • Deux modèles théoriques de compétition Compétition verticale Compétition horizontale Infrastructure Infrastructure Infrastructure Infrastructure Gestion réseau Gestion réseau Gestion Gestion réseau réseau Vente Vente Vente Vente Terminaux Terminaux Terminaux Terminaux Service clientèle Service clientèle Service Service clientèle clientèle
  • Deux futuribles différents 1) Compétition sur base 2) Compétition sur base d’une intégration verticale d’une intégration horizontale Opérateur Opérateurs Infrastructure Infrastructure Historique, alternatifs Paires cuivre Câble TV Multiplay, proposant Infrastructure FO une offre proposant téléphonie + une offre Infrastructure Infrastructure Internet + groupée et GSM WIMAX Télévision contrôlant le HD terminal Appareils LAPTOP / + mobile spécifique GSM PDA Package n°1 Package n°2 de contenus de contenus Ou un mix de ces 2 …
  • ( ) Débats Le secteur s’oriente vers une logique d’intégration verticale « contenu » et « contenant » ( convergence) ? … ou vers une logique de spécialisation où des acteurs se concurrenceront au niveau de la fourniture de contenus multimédias (‘convergés’ : sons, vidéos), à côté d’acteurs se concurrençant au niveau des réseaux d’accès (via la paire de cuivre, le câble, la fibre optique, le GSM, le WIMAX, le Satellite,…) ? 66
  • Quelle place pour les européens ? Compétition sur base Et autre compétition sur base d’une intégration verticale d’une intégration mixte GOOGLE MICROSOFT Infrastructure Infrastructure (?) Paires cuivre Câble TV Avec : YAHOO (?) Infrastructure FO Offres … téléphonie IP, Infrastructure Infrastructure vidéo & GSM WIMAX WebTV, Webservices& logiciels. Appareils LAPTOP / GSM PDA Package n°1 Package n°2 Packages de contenus de contenus de contenus + montée en puissance Risque de « Pay to play » : payer d’acteurs choinois, pour que les ISP / indiens, coréens Google,…diffusent le contenu
  • Stratégies 3 points essentiels : 1. Le client final = actif central 2. Être en phase avec le modèle d’affaires en vogue : Développement du « gratuit » Pertinence de se déplacer vers les sources de revenus publicitaires MICROSOFT avec sa stratégie « 25% »
  • « assembleur – agrégateur » OU « porte d’accès » unique Selon Eric BROUSSEAU (2007), on observe une rencontre entre 2 modèles d’assembleurs, historiquement aux antipodes, maintenant concurrents : Ceux construits à partir de la valorisation des contenus (modèle traditionnel des médias, « boosté » par Google »), qui valorisent leur audience avant tout en construisant des bases de données marketing. La concurrence les conduit à agréger / assembler de plus en plus de fonctions pour se différencier. Ceux ayant organisé leur modèle d’affaires autour d’une offre de services dont ils contrôlent l’accès (ex: les ISP). Ils assemblent de multiples modalités d’accès pour offrir un accès « sans couture ». Plusieurs scénarii se dessinent. Soit ces 2 modèles convergent vers une offre mixte de services de base gratuits et de services à valeur ajoutée payants. Soit les 2 évolueront vers la différenciation, notamment en termes de qualité. La frontière entre gratuit et payant sera vraisemblablement de plus en plus floue.
  • Stratégies 3 points essentiels : 1. Le client final = actif central 2. Être en phase avec le modèle d’affaires en vogue : Développement du « gratuit » 3. Maintenir sa position stratégique, sans devoir être contraint de négocier un partage : avec d’autres (syndicats de) grands acteurs Ex: ISP, maisons de disque, journalistes,… avec les autorités publiques
  • Risque d’étouffement de la compétition 3 Débats importants au niveau de la régulation du marché: L’opérateur de réseau peut-il interdire / restreindre la diffusion de certains types de contenus / des contenus venant de certaines sociétés ? 2 points de vue en opposition Obligation ou non de « NetNeutrality » défendue par certains acteurs (ex: Google – YouTube ) ? Le détenteur de droits sur du contenu peut-il convenir avec un opérateur d’une exclusivité de diffusion (ex: programmes TV retransmis via Orange) Obligation ou non de « Must Carry » ? Faut-il imposer une séparation fonctionnelle entre gestionnaire de réseau et fournisseur de service « open access » ? En pratique, frontière floue entre les 2 activités Perte de synergie + freins à l’innovation et à l’investissement 71
  • NetNeutrality Derrière ce principe, se cache des enjeux très importants : Des acteurs de l’Internet (Dailomotion,…) profitent probablement d’une situation (recettes publicitaires) sans devoir supporter une juste proportion des frais de gestion du réseau. Si le surcoût marginal était jusqu’à présent faible (l’ADSL se base sur un réseau largement amorti), il n’en sera plus le cas avec le déploiement du FTTH, nécessitant des investissements importants des opérateurs. N’y aurait-il dès lors pas un déséquilibre économique fondamental, de sorte qu’une Autorité doive imposer aux acteurs de colmater ces fuites ? – REM: déséquilibre aussi vis-à-vis des auteurs (artistes, journalistes,…), non / peu rémunérés par ces acteurs) D’un autre côté, les gestionnaires de réseaux ne tenteraient-ils d’avoir une mainmise sur le contenu, en décidant lequel bénéficiera d’une qualité de service supérieure ? 72