Cours 'Veille en TIC' - partie 2

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    Cours 'Veille en TIC' - partie 2 - Presentation Transcript

    1. PLAN de la partie 2 2. Les marchés du secteur TIC 2.1. Contexte réglementaire 2.2. Les sous-secteurs Equipements TIC Infrastructures de télécommunication Services de télécommunication Applications TIC 2.3 Stratégies de maîtrise des marchés par les grands acteurs TIC « Celui qui contrôle l’information contrôle tout » Steve JOBS, CEO d’Apple 1
    2. Stratégies 2
    3. Les grandes acquisitions
    4. Contexte majeur : Convergence numérique Informatique ? Audiovisuel Télécommunication CONTENU CONTENANT Source: Charles Goldfinger, Global Electronc Finance Management (2000)
    5. ☺ La convergence numérique… « Sur Internet, on peut écouter la radio tout en payant le téléphone ». Anne ROUMANOFF 5
    6. Convergence numérique «Les chaînes de valeurs sont bouleversées, les chasses gardées des acteurs traditionnels de ces secteurs sont menacées, leurs modèles économiques sont contestés et leurs marges fondent». Le secteur devra se déterminer, à l'avenir, selon «les grands intermédiaires de l'internet, le haut débit fixe et mobile, l'omniprésence de l'image, la réorientation des flux publicitaires, la personnalisation et l'interactivité des prestations ou encore le développement du phénomène communautaire». Rapport 2006 « DIGIWORLD » de l’IDATE
    7. Plan de la partie 2.3 2.3. Stratégie de positionnement sur le marché : Les grands acteurs historiques : 1. 1. Les opérateurs gestionnaires de réseaux : Téléphonie 1. Data 2. Cablo-opérateurs 3. 2. Les groupes détenteurs de contenus audio-visuels 3. Les équipementiers 4. Les développeurs de software Les nouveaux « géants » de l’Internet 2. 3 positions stratégiques « clés » visées 3. 7
    8. 2.3.1. Les grands acteurs historiques Ils sont historiquement actifs dans une niche, avec une rente juteuse. Puis, l’avenir s’est obscurci. Maintenir le même niveau de revenu est compromis par : 1. Suppression des monopoles historiques (cas des opérateurs « voix ») 2. Compétition accrue (cas des fabricants GSM) et/ou impositions réglementaires (cas des opérateurs mobiles et des ISP) 3. Périclitement du modèle d’affaires (cas des « majors » secoués par la dématérialisation de la musique, devenue si facilement duplicable; développement de l’approche « SaaS ») : 4. Changement des habitudes des consommateurs (ex: tel. fixe mobile; achat albums singles,…) 8
    9. 2.3.1. Les grands acteurs historiques 1) Les acteurs gestionnaires de réseaux Iles étaient historiquement positionnés sur une activité unique (positionnement « Single play ») a) Opérateurs de téléphonie a) Fixe b) mobile b) « data » : accès à Internet / réseaux IP c) Câblo-opérateurs 9
    10. 2.3.1. Les acteurs historiques : cas des opérateurs de téléph. fixe Menaces pour les opérateurs de téléphonie fixe: Concurrence accrue Tassement de la demande Les recettes « voix /min » < 20% ! Ex: Tassement du marché de la téléphonie fixe 10
    11. Evolution en BE Si nous établissons une comparaison entre l’évolution des tarifs standards des communications téléphoniques (10 minutes, en heures pleines) dans notre pays entre août 1997 (avant la libéralisation) et le 1er juillet 2008 (date de la dernière hausse tarifaire), nous constatons une baisse de l’ordre de 73,3% du prix des communications nationales et de 72,5% du prix des communications internationales vers les Etats-Unis (Calcul IBPT 2008). 11
    12. Les différentes positions sur la « chaîne » du marché « voix fixe » Acteurs les mieux placés pour Opérateurs d’opérateurs 1. attaquer d’autres marchés Commercialisent aux autres opérateurs une bande passante d’un « backbone » l’accès final au client (boucle locale) Opérateurs de télécommunication 2. Commercialisent au client une connection (qu’ils possèdent ou louent) et un service standard de télécommunication Revendeurs de minutes d’appel 3. Fournisseurs d’applications 4. Commercialisent au client une application ou un service avancé Equipementiers 5. Commercialisent au client / à l’opérateur des appareils REM: Certaines sociétés ont plusieurs positions sur le marché (ex: positions 1, 2, et 4 pour Belgacom) 12
    13. Les différentes positions sur la « chaîne » du marché « voix mobile » Opérateurs 1. 3 licences réseaux ET services GSM : Proximus, Mobistar, Base Fournisseurs d’applications 2. Revendeurs : MVNO (actuellement surtout des revendeurs de 3. l’opérateur « Base ») Equipementiers 4. 13
    14. Les différentes positions sur la « chaîne » du marché « data » 1. Opérateurs d’opérateurs Commercialisent aux autres opérateurs une bande passante d’un « backbone » l’accès final au client (boucle locale) 2. Internet Service Providers (ex: Free en France) 3. Fournisseurs d’applications (à installer chez le client ou disponible en ligne : ASP) 4. Equipementiers 14
    15. 2.3.1. Les gd acteurs historiques : 1) Les opérateurs télécom. / ISP Atouts spécifiques de ces acteurs : Relation doublement privilégiée avec la clientèle : - Un lien « physique » : une infrastructure capillaire, desservant chaque client (une position stratégique clé) - Un statut naturel de fournisseur d’un foyer : le client (abonné) est habitué à recevoir chaque mois leur facture (comme pour l’électricité, l’eau,…). Opportunités : - Infrastructure techniquement évoluable en full IP (transportant téléphone, Internet, TV) - Capacité d’identifier l’utilisateur, de le localiser ( profils). - Peuvent subsidier le terminal (sauf en Belgique) 15
    16. 2.3.1. Les gd acteurs historiques : 1) Les opérateurs télécom. / ISP Stratégie de domination : Approfondir cette relation doublement privilégiée avec la clientèle : Renforcer le caractère incontournable du lien « physique » et être le seul à facturer 16
    17. 2.3.1. Les gd acteurs historiques : 1) Les opérateurs télécom. / ISP Approches : tenter de faire passer sur son infrastructure des services qui étaient fournis autrement par d’autres acteurs (stratégie « multi-play »); inciter à cette substitution via du contenu exclusif; stratégie de « lock-in » : empêcher un retour en arrière en contrôlant le terminal d’accès (ex: décodeur). développer une intégration verticale tenter d’appliquer une gestion des paquets de données différenciées selon leur nature développer des services personnalisés & localisés (application de paiement, d’e-gov, d’information locale) partenariat avec équipementiers (voir plus loin) 17
    18. Offre “TV & Vidéo de Belgacom Belgacom TV activation: Access to TV Guide, On-demand and online services Service Portal & Content/ VoD Gaming Your coach Your own TV communication TV channels Bet on-line Create your Interactive VoD Play your e-health content and Services & Football favorite TV broadcast it Applications game News, 200 Channels Ladbroke Tele-medecine 10,000 information, 5,000 movies “The weakest Fitness coach personal TV e-gov, in VoD link” Tele monitoring shows messaging Belgacom TV = 191.384 abonnés en juin 2007 18
    19. 2.3.1 Stratégie des acteurs ‘historiques’: (câblo-)Opérateurs + ISP Evolution vers des stratégies « multiplay » 19
    20. ACTUALITES Voo dévoile son tarif de triple play C’est une offre de triple play dont la tarification reste temporairement modulaire qu’a annoncée vendredi Voo, l’association commerciale entre l’ALE (Liège) et Brutélé (Bruxelles et Charleroi). Les deux câblos, qui confirment leur volonté de rapidement fusionner, chasseront dès le 23 octobre sur les plates-bandes de Belgacom en ajoutant la téléphonie IP à leur offre de télé numérique et d’internet. Si l’on cumule l’abonnement à la télé, à l‘internet et le forfait de téléphonie nationale illimitée, on ne dépasse pas les 50 euros. Auxquels s’ajouteront l’achat du modem, fourni par Motorola (75 euros) et d’un décodeur compatible avec celui de la chaîne cryptée Be TV pour la réception du bouquet numérique (99 euros) ainsi que des frais d’activation (60 euros). Voo raccorde aujourd’hui 613.000 ménages wallons et bruxellois. Alain JENNOTTE DataNews – 16 oct 2006 20
    21. Des sociétés cherchant à développer une position ‘triple-play’ 21
    22. Stratégies des acteurs ‘historiques’ 22
    23. ACTUALITES : Telenet lance la première offre quadruple Dès le 4 septembre, Telenet commercialisera ses services en offre groupée sous le nom de ‘Packs Telenet’. Vous pourrez désormais surfer, téléphoner et regarder la télévision grâce à un seul pack avantageux : le Pack Budget (€ 40/mois), le Pack Standard (€ 50/mois) ou le Pack Top (€ 65/mois). En outre, Telenet est le premier fournisseur à proposer en Flandre une offre quadruple, combinant à la fois les services d’Internet, de la téléphonie fixe et mobile ainsi que d’iDTV (FlexView). En juillet, Telenet a franchi un cap important dans le développement d’une offre ‘multiple play’ avec le lancement de son produit de téléphonie mobile, baptisé Telenet Mobile. Le client peut désormais s’abonner chez Telenet pour les services Internet, la téléphonie fixe et mobile ainsi que pour la télévision. Dorénavant, Telenet est également la première société à proposer une offre quadruple. Communiqué de TELENET, Malines, le 25 août 2006 23
    24. Telenet Source: TELENET Actionnariat TELENET Rapport annuel 2007 Fin 2007, Telenet enregistrait : 873.000 clients Internet, 578.000 clients en téléphonie, 391.000 clients en télévision numérique 303.000 clients ‘Triple Play’ 24
    25. Des sociétés cherchant à développer une position ‘multiplay fixe-mobile’ 25
    26. 26
    27. SYNTHESE Stratégie des opérateurs de réseaux Evolution vers des stratégies de positionnement « multiplay sans couture » : « Double play » : Voix + données 2. ex: Internet + voix sur I.P. « Triple play » : (convergence sur un réseau IP unique, de la 3. voix + données + vidéo) Ex: Internet + voix sur I.P. + télévision et vidéo à la demande sur IP « Quadruple play » : (convergence sur réseau IP unique 4. + convergence fixe & mobile) Offre téléphonie fixe et mobile (en fonction du lieu d’appel) + Internet fixe et mobile + télévision et vidéo à la demande 27
    28. Stratégie de positionnement « multiplay » Situation en Belgique (mi-2008) Les acteurs disposant d’un réseau d’infrastructure tâchent d’ajouter une nouvelle corde à leur arc. Le plus recherché : le mobile, puis les contenus TV exclusifs de + en + d’acteurs « multiplays » « Triple play » : VOO NUMERICABLE (ex-CODITEL) « Quadruple play »: BELGACOM (mais non commercialisé en package unique !) TELENET (quadruple play possible) 28
    29. Freins possibles à cette convergence technique ? Fiabilité / Criticité ? Danger des ondes ? 29
    30. () Débats Les Stratégies « multiplay » sont-elles juste des stratégies « marketing » (élément de différenciation : vendre un ensemble de services à un prix attractif + élément de fidélisation du client) ? Certains pratiquent une convergence « marketing » sans opérer une « convergence technique » (appelé parfois aussi « multiplay universel ») = réseau IP unique « sans couture » (fixe/mobile) Est-ce un élément de croissance ? Le contenu est-il suffisamment attractif ? 30
    31. Stratégie des acteurs historiques : 2.3.1. 2) Les détenteurs de contenus audio-visuels Distinction à faire entre : - Les « majors » (plutôt gestionnaires « délégués » de contenus audio-visuels) Mal embarqués, dans un cercle vicieux destructeur ! - Les groupes médias (plutôt agrégateurs de contenus) 31
    32. Stratégie des acteurs historiques 2a) Les « majors » Source: M. CARTIER (2003) …stratégie historique de « fenêtres par canal de diffusion» fortement bousculée par la facilité de dupliquer et de diffuser du contenu vidéo via Internet 32
    33. Stratégie des acteurs historiques a) Les « majors » : Ces acteurs ont une attitude hyper-défensive, essayant de protéger aussi longtemps que possible un modèle économique passé (basé sur la rareté du support de diffusion), se rendant compte que l’économie immatérielle, disloquera à terme ce modèle Ils n’apparaissent maintenant guère en mesure de peser, sans contact direct avec la clientèle, et étant court- circuités par de nouveaux acteurs / d’autres acteurs. Espoir : à court terme: la compassion des pouvoirs publics (taxation des disques durs, réglementation sanctionnant lourdement le piratage,…); à long terme: négocier des partenariats structurels… 33
    34. 2.3.1. Stratégie des acteurs historiques b) Les groupes médias (TV) A défaut de relation contractuelle, ils ont un contact (et un feed-back) quotidien avec la clientèle atout Ils disposent de contenus valorisables (soit commandés à des maisons de production externes, soit auto-produits), mais doivent négocier, parfois durement, avec d’autres pour compléter leur package audiovisuel (ex: séries TV, retransmissions sportives) Force: compétence dans l’agrégation du contenu adéquat pour scotcher un profil défini de clients Vivent essentiellement des recettes publicitaires (liées à l’audience). Concurrence accrue (+ de chaînes depuis la TNT et satellites). 34
    35. 2.3.1. Stratégie des acteurs historiques 2. Détenteurs de contenus audiovisuels Stratégie : Négocier des exclusivités territoriales et/ou temporelles de diffusion de contenus à haute attractivité. Mais cette approche (rémanence du modèle historique d’exclusivité) se heurte à la réalité : facilité de dupliquer sans perte de qualité. nécessité d’un combat juridique, probablement d’arrière-garde (ex: pour les « catch-up TV » tiers) ou nécessité de proposer du haut de gamme (ex: HD) De plus, des autorités de contrôle peuvent parfois estimer que ces exclusivités sont excessives (ex: trop longue durée) et nuisent donc à la libre-concurrence. obligations de « must-carry » 35
    36. Business Models « contenus + box » IDATE – DigiWorld 2008
    37. Mobile TV : Business Models « contenus + box » IDATE – DigiWorld 2007
    38. 2.3.1. Stratégie des acteurs historiques 3) Equipementiers Environnement hyper-concurrentiel. Les équipementiers historiques ont été secoués par de nouveaux, asiatiques, produisant en masse. Pression sur les revenus : prix unitaire des terminaux en baisse chaque année Regroupements industriels Spécialisation arrêt de branches complètes d’activités 38
    39. 2.3.1. Stratégie des acteurs historiques 3) Equipementiers Mais les équipementiers n’ont pas dit leur dernier mot ! Atouts et opportunités : Ils ont une capacité d’innovation (technologique et/ou focntionnelle) et peuvent techniquement « cadenasser » un terminal. Ex: iPhone, G1 sur Androïd Ils ont une « marque » forte. Ils tentent de s’y appuyer pour établir une relation clientèle privilégiée (construction d’un sentiment d’appartenance à un club). Stratégie : Imposer leurs terminaux comme leaders sur le marché (en faisant subsidier l’achat par l’opérateur) Diversification des revenus, en tentant obtenir des revenus en ligne (ex: plate-forme ‘Ovi’) ou des commissions sur les services / applications utilisés sur leurs terminaux (ex: Apple, Nokia) 39
    40. Position stratégique aussi au niveau des terminaux Access Devices Fourniture de terminaux BOX pour services ‘multiplay’ ISP PC Position stratégique, étant donné la possibilité de cadenasser ces terminaux. Décodeur TV GSM / PDA 40
    41. Position « infrastr. + contenus + box »
    42. Exemple de partenariat terminaux – services - infrastructure Orange et Nokia ont convenu à la mi 2008 de partager pendant 3 ans leurs revenus issus de la vente de contenus et de services aux abonnés haut débit mobile de l'opérateur français. Ce contrat couvre 9 pays en Europe (dont la Belgique). Partenariat exclusif en France entre Orange et Apple (voir diapositive suivante) Les prémices : Pour mémoire, la première grande approche croisée « terminal – service », avec non pas un subventionnement mais un prêt de terminaux fut le déploiement du Minitel en France (financé par les recettes perçues sur les services « Kiosque »)42
    43. Exemple de partenariat terminaux – services - infrastructure () L’autorité française de contrôle de la concurrence a cassé fin 2008 le contrat d’exclusivité entre Apple et Orange concernant la commercialisation de l’iPhone. Est-ce une bonne nouvelle pour le consommateur ? Est-ce une bonne nouvelle pour les concurrents d’Orange? Est-ce une mauvaise nouvelle pour Orange ? Est-ce une bonne nouvelle pour Apple? 43
    44. 2.3.1. Stratégie des acteurs historiques 4) Concepteurs de logiciels Cas particulier de Micro$oft: existant avant l’ère Internet, vivant aussi d’une double rente de situation (au niveau de l’OS des PC, et de la suite bureautique). toujours très rentable, mais perturbée par le succès de l’approche « SaaS » tente progressivement de se reconvertir en « intermédiaire » majeur de l’Internet (donc financé par les annonceurs : objectif annoncé de 25%; voir ci-après). Toutefois résultats pas encore convaincants, Microsoft étant assis entre 2 chaises ! 44
    45. SYNTHESE Stratégie des acteurs historiques 1. Pour les opérateurs de réseaux : Evolution vers des stratégies de positionnement « multiplay sans couture » Services personnalisés et localisés : 2. Pour les détenteurs de contenus Négociation d’exclusivités (territoriales et/ou temporelles) de diffusion 3. Pour les équipementiers Négociation de commissions sur les applications des terminaux « phares » de leur marque 45
    46. Positions stratégiques Les 3 positions stratégiques « clés » pour tenter de maîtriser les marchés Equipementiers Opérateurs réseaux Infrastructure Groupes médias d’accès (agrégateurs Terminaux de) Contenus (Adaptation de) : Source: Charles Goldfinger, Global Electronc Finance Management (2000)
    47. Positions stratégiques Deux approches : Industrialiste Immatérielle Autoroutes de Cyberespace l'information Priorité au contenu Priorité à Anarchie l'infrastructure Logique floue Hiérarchie Non-linéarité Logique binaire Marché Linéarité Dirigisme …+ le terminal d’accès
    48. Plan de la partie 2.3 2.3. Stratégie de positionnement sur le marché : Les grands acteurs historiques 1. 2. Les « géants de l’Internet » , intermédiaires 3. Positions stratégiques « clés » visées 48
    49. Les géants de l’Internet Source: DigiWorld 2007 49
    50. Les géants de l’Internet Des leaders planétaires (ex: Google, Yahoo, eBay) + leaders nationaux (ex: en Corée : Naver; en Chine : Sina, Sohu, Baidu, Alibaba) Nés au cours des années 1990 N’ont pas de rente à protéger Base de leur succès : coller au comportement des internautes audience (mass-média) recettes publicitaires (principal, voire seul modèle économique) Spécificités de l’approche : sans a priori technologique, investis en capital humain (peu immobilisés en infrastructures) agilité, en contournant les positions des acteurs historiques, en tentant d’obtenir spontanément la complicité des opposants à ceux-ci ;-) : ouverture aux développeurs, aspiration d’innovations technolog. et marketing. 50
    51. Les géants de l’Internet Source: DigiWorld 2007 51
    52. Les géants de l’Internet Ils ont porté des innovations clés sur Internet: Moteur de recherche (Google) Système de visualisation « vu du ciel », 3D, « piéton » (Google) Messagerie instantanée (MSN) Webmail, portail de contenu et d’info (Yahoo) Enchères, confiance via évaluation croisée des parties (eBay) Leur modèle économique se basant sur le « tiers- payants » (annonceurs), ils ont réussi à exploiter à leur avantage la culture du « gratuit ». Ils sont soucieux de la neutralité de traitement sur les réseaux (ex: Google qui a pris position sur des enchères de fréquences) 52
    53. Les géants de l’Internet Source: DigiWorld 2007 53
    54. 54
    55. Modèle d’affaire « pub en ligne » Selon l’IDATE (2008): Prévision d’une croissance importante (25% par an) et solide Evolution vers le « pay per act » (« click to act ») Croissance au détriment guère des grands médias (TV, radio, presse*), mais plutôt du marketing direct (encore 2/3 des investissements publicitaires / promotionnels des entreprises) Par contre, beaucoup d’appelés, peu d’élus… Nécessité d’agrégateurs d’audience, capable de monétiser celle-ci (quantité suffisante, finesse de la qualification) * Par contre la presse serait menacée par l’irruption des pureplayers Internt dans les métiers de l’édition (petites annonces, offres d’emploi, portail 55 d’h bbi )
    56. Réseaux sociaux 56
    57. Plan de la partie 2.3 2.3. Stratégie de positionnement sur le marché : Les acteurs historiques 1. 2. Les « géants de l’Internet » : Cherchent à être le point de passage incontournable pour trouver du contenu en ligne 3. Stratégie de domination 57
    58. Des stratégies spécifiques de « dot.com » (hors vente en ligne) Stratégie de domination mondiale: S’imposer son standard, en cassant les prix, investissant massivement en marketing et/ou rachetant les petits concurrents ( cf partie 4 : économie des standards et loi de Metcalfe) ! stratégie pas rentable à court-terme. Stratégie de l’imitation : Atteindre une part de marché dominante dans un pays considéré, pour pouvoir la revendre par la suite à un leader. Stratégie d’audience : Rassembler une telle audience de manière à s’imposer comme partenaire incontournable auprès des leaders sur Internet Stratégie de niche : Soit proposer un service original, soit atteindre une niche sectorielle de clientèle non encore occupée. 58
    59. Stratégies 3 points essentiels : 1. Le client final = actif central Il faut prendre position de façon stratégique pour être l’interface incontournable avec le client et pouvoir cerner son environnement / contexte (ex: localisation) « Autrefois, il y avait ce débat récurrent pour savoir si c’était le contenu qui était roi ou plutôt la distribution qui était reine; maintenant c’est le consommateur qui est roi » Bill Bailey, Walt Disney Company (2006)
    60. Positions stratégiques vers le client Les 3 positions stratégiques « clés » pour tenter de maîtriser les marchés Equipementiers Opérateurs réseaux Infrastructure Groupes médias d’accès des alliances à nouer ! (agrégateurs Terminaux de) Contenus (Adaptation de) : Source: Charles Goldfinger, Global Electronc Finance Management (2000)
    61. Partenariats noués par des « acteurs historiques » pour viser une position clé « infrastructure + contenus » 61
    62. Débat sur les conséquence de la convergence Des ‘champs de bataille’ se profilent Concentration ou prolifération Combien de réseaux Combien de terminaux ? Qui contrôle l'accès Quelle intégration verticale () Convergence technologique convergence industrielle ?
    63. Deux modèles théoriques de compétition Compétition verticale Compétition horizontale Infrastructure Infrastructure Infrastructure Infrastructure Gestion réseau Gestion réseau Gestion Gestion réseau réseau Vente Vente Vente Vente Terminaux Terminaux Terminaux Terminaux Service clientèle Service clientèle Service Service clientèle clientèle
    64. Deux futuribles différents 1) Compétition sur base 2) Compétition sur base d’une intégration verticale d’une intégration horizontale Opérateurs Opérateur Infrastructure Infrastructure alternatifs Historique, Paires cuivre Câble TV Multiplay, proposant Infrastructure FO proposant une offre Infrastructure Infrastructure une offre téléphonie + GSM WIMAX groupée et Internet + contrôlant le Télévision terminal HD LAPTOP / Appareils spécifique + mobile PDA GSM Package n°1 Package n°2 de contenus de contenus Ou un mix de ces 2 …
    65. () Débats Le secteur s’oriente vers une logique d’intégration verticale « contenu » et « contenant » ( convergence) ? … ou vers une logique de spécialisation où des acteurs se concurrenceront au niveau de la fourniture de contenus multimédias (‘convergés’ : sons, vidéos), à côté d’acteurs se concurrençant au niveau des réseaux d’accès (via la paire de cuivre, le câble, la fibre optique, le GSM, le WIMAX, le Satellite,…) ? 65
    66. Quelle place pour les européens ? Compétition sur base Et autre compétition sur base d’une intégration verticale d’une intégration mixte MICROSOFT GOOGLE Infrastructure Infrastructure (?) Paires cuivre Câble TV YAHOO Avec : (?) Infrastructure FO … Offres téléphonie IP, Infrastructure Infrastructure vidéo & WIMAX GSM WebTV, Webservices& Appareils LAPTOP / logiciels. GSM PDA Package n°1 Package n°2 Packages de contenus de contenus de contenus + montée en puissance Risque de « Pay to play » : payer d’acteurs choinois, pour que les ISP / indiens, coréens Google,…diffusent le contenu
    67. Stratégies 3 points essentiels : 1. Le client final = actif central 2. Être en phase avec le modèle d’affaires en vogue : Développement du « gratuit » Pertinence de se déplacer vers les sources de revenus publicitaires MICROSOFT avec sa stratégie « 25% »
    68. « assembleur – agrégateur » OU « porte d’accès » unique Selon Eric BROUSSEAU (2007), on observe une rencontre entre 2 modèles d’assembleurs, historiquement aux antipodes, maintenant concurrents : Ceux construits à partir de la valorisation des contenus (modèle traditionnel des médias, « boosté » par Google »), qui valorisent leur audience avant tout en construisant des bases de données marketing. La concurrence les conduit à agréger / assembler de plus en plus de fonctions pour se différencier. Ceux ayant organisé leur modèle d’affaires autour d’une offre de services dont ils contrôlent l’accès (ex: les ISP). Ils assemblent de multiples modalités d’accès pour offrir un accès « sans couture ». Plusieurs scénarii se dessinent. Soit ces 2 modèles convergent vers une offre mixte de services de base gratuits et de services à valeur ajoutée payants. Soit les 2 évolueront vers la différenciation, notamment en termes de qualité. La frontière entre gratuit et payant sera vraisemblablement de plus en plus floue.
    69. Stratégies 3 points essentiels : 1. Le client final = actif central 2. Être en phase avec le modèle d’affaires en vogue : Développement du « gratuit » 3. Maintenir sa position stratégique, sans devoir être contraint de négocier un partage : avec d’autres (syndicats de) grands acteurs Ex: ISP, maisons de disque, journalistes,… avec les autorités publiques
    70. Risque d’étouffement de la compétition 3 Débats importants au niveau de la régulation du marché: L’opérateur de réseau peut-il interdire / restreindre la diffusion de certains types de contenus / des contenus venant de certaines sociétés ? 2 points de vue en opposition Obligation ou non de « NetNeutrality » défendue par certains acteurs (ex: Google – YouTube ) ? Le détenteur de droits sur du contenu peut-il convenir avec un opérateur d’une exclusivité de diffusion (ex: programmes TV retransmis via Orange) Obligation ou non de « Must Carry » ? Faut-il imposer une séparation fonctionnelle entre gestionnaire de réseau et fournisseur de service « open access » ? En pratique, frontière floue entre les 2 activités Perte de synergie + freins à l’innovation et à l’investissement 70
    71. NetNeutrality Derrière ce principe, se cache des enjeux très importants : Des acteurs de l’Internet (Dailomotion,…) profitent probablement d’une situation (recettes publicitaires) sans devoir supporter une juste proportion des frais de gestion du réseau. Si le surcoût marginal était jusqu’à présent faible (l’ADSL se base sur un réseau largement amorti), il n’en sera plus le cas avec le déploiement du FTTH, nécessitant des investissements importants des opérateurs. N’y aurait-il dès lors pas un déséquilibre économique fondamental, de sorte qu’une Autorité doive imposer aux acteurs de colmater ces fuites ? – REM: déséquilibre aussi vis-à-vis des auteurs (artistes, journalistes,…), non / peu rémunérés par ces acteurs) D’un autre côté, les gestionnaires de réseaux ne tenteraient-ils d’avoir une mainmise sur le contenu, en décidant lequel bénéficiera d’une qualité de service supérieure ? 71
    72. Net neutrality Quels sont les enjeux des négociation autour des accords d’interconnexion (peering) ? 72
    73. Encadrement public Encadrement et interventions des acteurs publics : Niveau européen : Commission Européenne DG Concurrence DG Société de l’information Protection du consommateur (ex: durée de conservation des données personnelles) Niveau fédéral Gouvernement : Secrétaire d'État aux Entreprises publiques, Ministre de l'Economie, Ministre de la protection du consommateur, Ministre de l’Intégration sociale IBPT Niveau des Communautés CSA Niveau régional Gouvernement : Ministre de l’Economie, Ministre de l’Aménagement du territoire, Ministre de la Recherche ayant dans ses attributions les télécom. 73
    74. ( ) Positions à décortiquer Lancement fin 2007 après Apple de l’iPhone, commercialisé via un contrat d’exclusivité avec AT&T Rumeurs, début 2008, de lancement d’un Yahoo Phone et d’un G-Phone (avec intégration de GoogleMaps et GMail), qui se sont révélées fausses. Mais mise au point de l’OS pour Smartphone « Androïd », initié par Google, mis à disposition en Open Source. Partenariat Nokia Orange Tentative de Google de constituer un réseau « parallèle » (intérêt pour des fréquences, des réseaux métropolitains, participation à un câble transpacifique, …) 74
    75. ( ) Débats Enjeux autour de : GoogleMaps Tomtom GoogleChrome GoogleDocuments Androïd 75
    76. Google : Maître du monde ? Google : LE monopole Internet En l’espace de 10 ans, Google a su s’imposer comme un réflexe incontestable de la recherche sur Internet en France. Il en est de même dans bon nombre des pays européens et reste l’acteur très largement dominant dans le monde entier. Il est certes moins présent dans le monde asiatique (en chine notamment…), mais il conserve le monopole de la recherche d’information sur le web. Google est un peu au Web ce que Microsoft est pour le monde du logiciel : un passage « obligatoire ». Google : LE « navigateur » Internet Dans une étude récente, on apprend que la première réponse qui vient à la question « Quel est votre navigateur Web », les personnes répondent “Google” en premier et non pas “Internet Explorer” (ou encore “Firefox”). Evidemment c’est un problème de vocabulaire informatique non intégré mais cette réponse montre bien le réflexe Google. Aujourd’hui, Google représente la destination de choix pour tout internaute qui souhaite trouver une information quel quelle soit (informations culturelles, information techniques, information commerciales, information touristiques,…). En aggrégeant l’ensemble des requêtes du moteur Google est capable de savoir en temps réels, ce que les gens recherchent sur le web, ce qu’ils veulent savoir, ce qu’ils veulent acheter, ce qu’ils veulent manger… 76
    77. Google : Maître du monde ? Google : LA destination des WebMarketeurs De ce fait, Google est devenu le passage obligatoire pour tout webmarketeur qui se respecte. Google met à disposition de ses annonceurs des espaces de visibilités commerciales exceptionnels. En effet, Google est capable via son programme Google Adwords de vous permettre de rendre visible vos offres à tous vos prospects et clients potentiels au moment même ou ceux-ci recherchent de l’information relatives à ce que vous proposez. C’est tout simplement une révolution dans la manière de faire du marketing. Le plus drôle dans tout ça, il faut savoir que c’est Yahoo (Overture) qui a inventé le modèle de Google : acheter des espaces publicitaires relatifs à des mots clés entrés dans le moteur de recherche. Depuis, Google a énormément développé le produit et malgré les tentatives de nouvelles plateformes basées sur le même modèle, aucun programme n’arrive aujourd’hui à la cheville de ce que Google propose à ses clients. Yahoo et Microsoft s’y sont cassés les dents à gros coups de millions de dollars. 77
    78. Google : Maître du monde ? Google : LA Banque des Webmasteurs Mais « big G » ne s’arrête pas là, avec son produit Adsense, il monétise également des millions de pages webs. En effet tout webmasteur ayant un ou plusieurs sites web peut postuler pour entrer dans la régie de Google. Une fois accepté dans le programme, Google met à disposition des webmasteurs des codes qu’ils insèrent dans leurs sites afin que ceux ci puissent diffuser de la publicité « ciblée » de manière automatique et dans différents formats. Google fait une analyse sémantique du contenu de la page dans laquelle il va diffuser une annonce pour trouver des correspondances de mots clés avec les annonceurs qui utilisent Google Adwords. Malgré des limitations, le système marche plutôt bien et permet à des milliers (millions ?) de webmasteurs dans le monde de générer des revenus qui peuvent parfois représenter la source principale de revenu de l’entreprise qui les gère. Google met ici en relation les webmarketeurs et les éditeurs de contenus de manière automatique et il prélève sa part au passage. D’ailleurs, il est impossible de savoir la part réelle que prend Google par rapport à ce que les annonceurs payent. Google est totalement opaque sur ce point… 78
    79. Google : Maître du monde ? Google : LE Big Brother Mais Google ne s’arrête pas là, il est bien plus gourmand. Il fiche les moindres fait et gestes des internautes qui passent par ses infrastructures. Je n’ose pas imaginer toutes les informations qu’ils savent sur tout le monde. Avec Gmail, il archive tous nos messages privés, tous nos centres d’intérêts deviennent alors transparent pour lui et ses Robots statistiques. Vous ne vous en rendez peut être pas compte mais Google vend d’une certaine manière vos informations personnelles à l’ensemble des annonceurs de Google Adwords. Regardez un peu les publicités qu’ils affichent dans la barre latérale droite de votre gmail et vous serez bleuffé par la finesse du ciblage que l’on peut faire à l’aide de votre base d’emails privés. Et ce n’est pas tout, Google sait où vous allez (Google Maps), l’information que vous consommez (Google Reader, Google News), les achats que vous faîtes (Google Checkout), les sites que vous visitez (Google Toolbar), les documents qui se trouvent sur votre disque dur (Google Desktop)… Bref, Google en sait beaucoup plus que vous ne le croyez ! Il pourrait bien même en savoir sur vous que vous n’en savez vous même (en tout cas de manière consciente)… A quand un service d’analyse psychologique à partir des data Google ? Encore je ne vous parle pas de son infiltration dans le monde du mobile avec Google Android et son Gphone, là il saura vraiment tout (où vous êtes, qui vous appelez et qui vous appelle)… Propos tenus par J-François RUIZ sur son blog (30/12/2008) http://www.webdeux.info/google-est-le-maitre-du-monde 79
    80. ( ) Débats Et Microsoft ?! 80
    81. Monopole Google Microsoft Microsoft : 90% pour Windows en parts de marché financières sur les systèmes d'exploitation de PC Google: > 65% dans l'utilisation des moteurs, > 70% de la publicité sur les moteurs de recherche et 42% de toute la publicité en ligne américaine 81
    82. ( ) Stratégies des acteurs nationaux Stratégie de 5 acteurs belges et des pouvoirs publics: BELGACOM TELENET MOBISTAR TELE2-KPN RTBF Rôle des pouvoirs publics CF discussion en classe 82
    83. Attention au mimétisme qui peut amener à adopter des stratégies non judicieuses à terme 83

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