Améliorez le bilan environnemental avec les protéagineux
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Améliorez le bilan environnemental avec les protéagineux Presentation Transcript

  • 1. Les bénéfices environnementaux des protéagineux dans les rotations de grandes cultures Benoit Carrouée, UNIP
  • 2. Environnement : des enjeux croissants
    • Réduire les impacts environnementaux des systèmes de cultures =
    • Une exigence sociale de plus en plus forte, qui se traduit par :
      • des mesures contraignantes (ex. pièges à nitrate, bandes enherbées, éco-conditionalité…)
      • ou des mesures incitatives (ex. mesures rotationnelles)
      • ou une valorisation économique (ex : marché carbone)
    • Une condition : la durabilité économique des systèmes
  • 3. Une complexité à maîtriser
    • L’analyse environnementale implique de prendre en compte plusieurs paramètres indépendants , sans unité de mesure commune
      • 8 paramètres dans les « Analyses de cycle de vie » standard :
      • Energie fossile ( épuisement des réserves de pétrole, charbon, gaz, uranium…)
      • Gaz à effet de serre (réchauffement climatique par CO2, N2O, CH4…  protocole de Kyoto)
      • Formation d’ozone (pollution atmosphérique via NO, NO2…  oxydation des cellules vivantes)
      • Eutrophisation (enrichissement par nitrates+phosphates  asphyxie des sols et de l’eau)
      • Acidification (acidification des sols et de l’eau via NH3…  protocole de Göteborg)
      • Exotoxité terrestre (impacts sur la faune et la flore du sol)
      • Ecotoxité aquatique (impacts sur la faune et la flore des rivières et des mers)
      • Toxicité humaine (impacts sur la santé humaine)
    • + implique de prendre en compte les effets à long terme (ex : gaz à effet de serre = 100 ans minimum)
  • 4. La méthode des « Analyses de cycle de vie » (ACV)
    • Principe : prendre en compte les coûts en amont (comme en économie ! )
    • ex : impacts de la fabrication et du transport des engrais
    • Avantages (par rapport aux indicateurs agro-environnementaux) :
    • - une méthode quantitative
    • - des références internationales (normes Iso 14 000)
    • - utilisée dans le secteur industriel
    • - permet d’identifier les points sensibles et de quantifier les marges de progrès
    • Difficulté :
    • - nécessite de lourdes bases de données quantitatives sur toutes les étapes amont
    • Limite :
    • - manque de références et de normalisation sur des paramètres spécifiquement adaptés à l’agriculture : fertilité de sols, biodiversité…
  • 5. Sachsen-Anhalt (Allemagne de l‘Est) R1 : 60 % blé, 20 % colza, 20 % orge R2 : 40 % blé, 20 % colza, 20 % pois , 20 % orge Barrois- Bourgogne (France) R1 : 50 % blé, 25 % colza, 25 % orge R2 : 40 % blé, 20 % colza, 20 % pois , 20 % orge Canton de Vaud (Suisse) Castille-Leon (Espagne) Résultats d’ACV réalisées dans le cadre du programme européen GL-Pro (Université de Zurich, méthode SALCA,) 4 régions étudiées : comparaison de rotations avec et sans légumineuses Dont deux en régions à dominante de Colza-Blé-Orge
  • 6. Introduction de 20 % de pois dans des systèmes à base de colza-blé-orge Des résultats favorables sur les 8 paramètres Impacts de la rotation 2 (avec 20 % de pois) en % des impacts de la rotation 1 (assolement local sans pois)
  • 7. Focus sur l’exemple du Barrois Même marge brute = durabilité économique Peu de différences selon le choix de l’unité fonctionnelle : marge brute, énergie brute ou protéines / ha Moyennes observées 2001-2006 (Sources : Centre de gestion de l'Aube - enquêtes parcellaires) Conduite des cultures : moyennes pondérées des pratiques observées
  • 8. Focus sur l’exemple du Barrois Consommation d’énergie fossile : l’engrais azoté représente la moitié de la consommation des cultures non fixatrices d’azote - 11.2 GJ # -270 kg éq pétrole
  • 9. Focus sur l’exemple du Barrois Gaz à effet de serre : une réduction très sensible avec le pois - 53 %
  • 10. Gaz à effet de serre : principalement dus aux émissions de N2O au champ et à la fabrication d’engrais azoté
    • Rappels :
    • N2O = 300 fois le pouvoir réchauffant du CO2 : impact majeur en grandes cultures
    • Normes IPCC (International pannel on climatic change = GIEC) depuis 2006 : émissions de N2O au champ = 1 % de l’azote minéral apporté et 0 % de l’azote fixé + 1.25 % de l’azote des résidus de culture
    0.5 ? 0 0 Pois 0.5 ? 0.9 (variable suivant le type de sol) 0.8 (variable suivant le type d’engrais) Culture fertilisée 200 kg N/ha (ex Blé/blé) N2O issu de la minéralisation des résidus de culture Volatilisation de N2O au champ issu de l’engrais et de la fixation Fabrication, transport et manutention de l’engrais azoté (CO2 + N2O + CH4) Emission de gaz à effet de serre équivalent CO2 en t / ha
  • 11. Valoriser l’atout « Gaz à effet de serre » des légumineuses ?
    • « Marché carbone » et quotas d’émissions liés au protocole de Kyoto : seules les grandes installations industrielles sont concernées
      • Prix de la t de CO2 en 2008 sur le marché à terme : 23 € / t en mai 2007
    • L’agriculture pourra valoriser des réductions d’émissions à partir de 2008 au travers de «  projets domestiques  »
      • financés par la Caisse des dépôts (prix de la t de CO2 non encore fixé)
      • méthodologie approuvée par la mission interministérielle des gaz à effet de serre
      • autour d’un «  porteur de projet  » capable de rassembler plus de 10 000 t de réductions en 5 ans
      • 2 types de projets déjà éligibles : méthanisation et combustion biomasse pour chauffage et co-génération
  • 12. Ecotoxicité terrestre : un effet principalement liée au choix des produits phytosanitaires (Focus sur l’exemple du Barrois) permet de cibler ceux qui « pèsent lourd » Méthode EDIP
  • 13. Conclusions des ACV
    • Quatre paramètres très corrélés à la quantité d’engrais azotés
    • = un atout commun à toutes les légumineuses,
    • très marqué dans les systèmes intensifs européens :
    • (ordre de grandeur de l’effet pour 1 t de N minéral)
    • Énergie fossile (# 1,2 t fuel / t N)
    • Gaz à effet de serre ( # 8 t CO2-éq / t N)
    • Acidification des sols et de l’eau
    • Formation d’ozone
  • 14. Conclusion suite
    • 2) Eutrophisation des sols et de l’eau :
    • = pas d’effet des protéagineux (effets négatifs # effets positifs)
    • paramètres lié à la gestion des engrais (interculture, date, doses…)
    • 3) Toxicité humaine, aquatique et terrestre :
    • effets bénéfiques marqués du pois dans les 2 cas étudiés
    • -> paramètres surtout liés au choix des produits phytosanitaires
    • = non spécifique des légumineuses
    • Les effets probables à long terme liés à la diversification des assolements (réduction des herbicides et fongicides), non pris en compte dans cette étude, sont un atout supplémentaire, commun à toutes les cultures contribuant à l’équilibre des rotations