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Allan kardec

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  • 1. ALLAN KARDEC (1804-1869) La doctrine des esprits se résume succinctement dans les mots suivants: «Naître, mourir, renaître encore et progresser sans cesse, telle est la loi.»
  • 2. - Avant propos -
    • Il ne faudrait surtout pas prendre la doctrine des esprits à la légère. Il ne s’agit pas d’une mode passagère et sans conséquence. Cet enseignement, reçu et codifié il y a plus de cent cinquante ans, a encore une résonnance actuelle. Bien sûr, elle n’a pas épuisée toutes les questions existentielles; elle résume notre but sur terre avec des mots que nous sommes en mesure de comprendre, sans allégorie ni métaphore. Que les choses soient claires: ou bien il y a une vie après la mort ou bien il n’y a rien; ou bien Dieu existe ou il n’existe pas; ou bien le monde a une véritable signification ou cette signification est purement psychologique;
  • 3. - Avant propos -
    • ou bien il y a des conséquences à nos actes, bonnes ou mauvaises, ou bien il n’y en a pas. Choisissez l’issue que vous préférez. Qu’il y ait une survivance de l’esprit après la mort corporelle ou qu’il n’y en ait pas, il y a une vérité incontestable: tout ce qui vit meurt. La réponse viendra naturellement. Est-ce si improbable qu’il existe des esprits qui nous environnent, nous soutiennent et nous guident dans nos moments d’incertitude? La grande majorité des esprits qui nous accompagnent sont invisibles à nos sens. Ils sont si éthérés que nous ne saisissons pas leur influence, et pourtant, ils sont là, pour la plupart bienveillants.
  • 4. - Avant propos -
    • Il faut logiquement admettre que les esprits ne restent pas là, autour de nous, à ne rien faire, à attendre qu’on vienne les rejoindre. Sinon, en quoi cette vie spirituelle consisterait-elle? Chaque esprit est responsable d’une ou de plusieurs tâches qu’il a choisi d’accomplir jusqu’à son terme: des tâches utiles à l’humanité, aux animaux, aux plantes. En somme, à la planète terre. Certains esprits veillent sur un être humain ou sur plusieurs à la fois et même sur une nation entière, on les appelle les anges-gardiens. D’autres, plus avancés, régularisent les phénomènes naturels les plus anodins, mais leurs actions sont imperceptibles à nos instruments.
  • 5. - Avant propos -
    • Leur champs d’action est déterminé par leur avancement spirituel, c’est-à-dire les acquis - connaissance, expérience et moralité - qui sont inscrits à jamais dans leur périsprit, l’enveloppe semi-matérielle qui recouvre leur «lumière», la vie intérieure intarissable qui les anime. Puisque le but de notre existence sur terre est de progresser sans cesse jusqu’à atteindre l’ultime félicité éternel - la fin du cycle des réincarnations - il est sensé de croire que ce cheminement prend plusieurs vies à accomplir. Combien de gens côtoyons-nous dans la vie de tous les jours qui se complaisent dans leur oisiveté ou d’autres qui s’investissent entièrement?
  • 6. - Avant propos -
    • Comme Dieu est juste et bon pour chacun de nous, ses enfants, nous avançons proportionnellement à nos efforts et nous stagnions proportionnellement à notre inaction. Mais l’important est que nous ne régressons jamais, telle est la loi. Dieu est également miséricordieux: il pardonne les erreurs de ses enfants comme un père aimant. Sa justice est distributive, c’est-à-dire que nous devrons revivre les tords qui ont été commis à une ou plusieurs personnes, soit dans cette vie soit dans l’autre. C’est ce qu’on appelle le karma. Voilà pourquoi il y a des êtres humains qui souffrent. Ce n’est pas que Dieu les déteste, c’est l’application de sa justice.
  • 7. - Avant propos -
    • Car Dieu n’est pas responsable des maux que nous subissons. Ce n’est pas la faute d’un quelconque démon non plus. Nous sommes responsables de nos actes, qu’on veuille l’admettre ou pas. C’est notre libre-arbitre. Soyons bien avisé: l’être suprême, qui embrasse l’univers tout entier, n’est pas un vulgaire avatar de Zeus ou de Yahvé et encore moins d’Allah ou autres divinités. Il est le seul et l’unique, il est pur amour et pure sagesse. Il ne s’amuse pas aux dépens de ses créatures. Il ne fait que te remettre ce que tu as semé, car sa justice est impartiale. Dieu n’est l’exclusivité d’aucune religion sur terre. L’important n’est pas exclusivement de croire en lui mais
  • 8. - Avant propos -
    • de bien agir en toutes circonstances. C’est la doctrine morale des esprits conforme à celle du Christ. D’ailleurs, en parlant de Jésus, il serait important de préciser sa véritable nature pour mieux le comprendre. Jésus apporta l’enseignement divin sur terre de son plein gré, alors qu’il avait franchit le cycle des réincarnations. En d’autres mots, il était un pur esprit ou un ange. Il n’était pas Dieu incarné dans la chair, puisque nous sommes tous, sans exception, habité par son étincelle de vie. Ceux qui rejettent l’enseignement de Jésus ne font peut-être pas la distinction entre l’enseignement christique et l’enseignement chrétien. L’enseignement chrétien
  • 9. - Avant propos -
    • est l’interprétation des hommes, des lettrés qui influençaient la masse. L’enseignement christique est celui du Nouveau Testament. Mais encore, les nombreuses traductions ainsi que le langage allégorique de Jésus déformèrent ses propos. En somme, l’enseignement christique peut se résumer à l’ensemble des paroles authentiques que Jésus aurait dit de son vivant mais qui furent perdues à jamais, puisque son enseignement était exclusivement oral. Étant pur esprit, le Christ comprend parfaitement les desseins de Dieu. Ayant vécu une vie exemplaire sur terre, à la mesure de son avancement, les gens de cette époque l’assimilèrent à un Dieu vivant. Jésus
  • 10. - Avant propos -
    • fut le modèle par excellence jamais réincarné sur terre à l’humanité pour lui révéler le message suivant: que nous aussi, êtres humains de toutes les couches de la société, pauvres ou riches, toute croyance confondue, nous pouvons aspirer un jour à le rejoindre dans la plus haute hiérarchie des esprits. Tel est notre cheminement spirituel, la raison même de notre existence, de notre individualité, de nos forces et de nos faiblesses, de nos talents et aspirations. En conclusion, si cette doctrine, que les esprits supérieurs nous ont légué par pure générosité et bienveillance ne vous satisfait pas. Eh bien, ignorez-la ou proposez-en une meilleure! Pour Allan Kardec,
  • 11. - Avant propos -
    • il n’en existe pas de meilleure puisqu’il la connaissait sur le bout des doigts, en maîtrisait toutes les nuances. Kardec est loin d’être le premier auteur à avoir écrit une philosophie sur Dieu. De tous les théologiens et philosophes qui se sont prononcés sur le sujet, il est celui qui a le mieux compris. Mais il n’aurait pu y parvenir sans la doctrine des esprits qui en livre les fondements. Donc, pour adhérer partiellement ou totalement à cet enseignement extra humain, il faut trois préalables: croire en l’unique divinité, croire en une vie future après la mort et croire que les esprits des hommes peuvent se communiquer à nous par l’intermédiaire de médiums.
  • 12. Les Cinq livres fondateurs du spiritisme moderne
    • - Le livre des esprits -
    • - Le livre des médiums -
    • - Le ciel et l’enfer -
    • L’Évangile selon le spiritisme –
    • - La genèse, les miracles et les prédictions -
  • 13. - Biographie -
    • «Hippolyte Léon Rivail est né à Lyon en 1804. On aurait cru que comme tous les membres de sa famille, il serait entré au barreau ou dans la magistrature. Mais il n'en fut rien. Dès sa première jeunesse, il se sentit attiré vers les sciences et la philosophie. Il fit ses premières études à Lyon, puis il compléta son bagage scolaire à Yverdun (Suisse) auprès du célèbre professeur Pestallozzi, dont il devint bientôt le collaborateur intelligent et dévoué. Il avait son diplôme de professeur et celui de docteur en médecine. Plus tard il s'installa à Paris et fonda un institut semblable à celui d'Yverdun.»
  • 14. - Biographie -
    • «Des revers de fortune l'obligèrent à un travail opiniâtre; il dut donner des leçons, tenir des comptabilités. Travailleur infatigable, il fit dès cette époque de nombreux livres d'études qui furent très remarqués. C'est en 1854 que Rivail entendit parler pour la première fois des tables tournantes. Sollicité par des amis d'assister à des séances, il ne s'y refusa pas et commença à s'y intéresser vivement. Il reçut un jour une communication d'un esprit protecteur qui lui disait entre autres l'avoir connu dans une existence précédente, alors qu'au temps des Druides, ils vivaient ensemble dans les Gaules;»
  • 15. - Biographie -
    • «il s'appelait alors Allan Kardec, et il lui promit de le seconder dans la tâche très importante qui lui était assignée. Les renseignements recueillis par Rivail au cours des séances furent réunis en un livre «Le Livre des Esprits» qu'il signa du nom d'Allan Kardec. En 1858, il créa un journal «La revue Spirite» qui est encore aujourd'hui l'organe le plus important du spiritisme en France. La tâche fut rude; en butte à toutes les calomnies, au ridicule dont on voulait le couvrir, il avança courageusement, se mit en rapport avec les spirites du monde entier, et réunissant toutes les communications reçues.»
  • 16. - Résumé des Chapitres -
    • [ 1 ] Allan Kardec distingue les diverses conceptions de l’âme humaine et précise celle du spiritisme. Enfin, il résume brièvement la doctrine spirite qui répond aux trois questions existentielles de l’être humain: qui sommes-nous? d’où venons-nous? où allons-nous?
    • [ 2 ] Allan Kardec précise que la médiumnité est à la portée de tous mais à divers degrés de perception. Le spiritisme ne garantit pas une formule infaillible pour former des médiums. Pour convertir un matérialiste pur et dur, il ne faut pas lui parler des esprits. Il faut d’abord le convaincre qu’il est lui-même un esprit à l’intérieur de son corps.
  • 17. - Résumé des Chapitres -
    • [ 3 ] Allan Kardec démystifie la doctrine chrétienne des démons et des anges. Les uns sont les esprits des hommes impurs qui refusent de s’améliorer, les autres sont les esprits des hommes purs ayant triomphé du cycle des réincarnations par leur incessante volonté de s’améliorer.
    • [ 4 ] L’enseignement moral de Jésus dans l’Évangile est universel et intemporel. Toutefois, le langage qu’il a utilisé fut interprété de diverses façons, divisant sa doctrine en plusieurs sectes, chacune prétendant détenir la vérité. Allan Kardec propose de trouver des concordances entre l’enseignement de Platon et de Jésus et de Jésus et du spiritisme.
  • 18. - Résumé des Chapitres -
    • [ 5 ] Allan Kardec rétablit la véritable notion de «miracle» et explique que la définition actuelle peut mener vers une mésinterprétation de phénomènes qui pourraient être qualifiés de «surnaturels». Dans l’histoire humaine, ce qui dérogeait aux lois de la nature était considéré comme une intervention divine. Les progrès de la science ont démontré que ces phénomènes pouvaient être expliqués par des causes d’ordre physique. Toutefois, concernant les phénomènes occultes, il y a des lois que nous ne connaissons pas encore ou sont mal expliqués. C’est l’un des mandats du spiritisme de ramener ces phénomènes occultes aux lois de la nature.
  • 19. LE LIVRE DES ESPRITS Allan Kardec vécut au XIX ième siècle, époque où le positivisme, c’est-à-dire la stricte recherche de faits observables, était de rigueur.
  • 20. - Exemples de questions posées aux esprits - # 344. À quel moment l’âme s’unit-elle au corps? «L’union commence à la conception, mais elle n’est complète qu’au moment de la naissance. Du moment de la conception, l’Esprit désigné pour habiter tel corps y tient par un lien fluidique qui va se resserrant de plus en plus jusqu’à l’instant où l’enfant voit le jour; le cri qui s’échappe alors de l’enfant annonce qu’il fait nombre parmi les vivants et les serviteurs de Dieu.»
  • 21. - Exemples de questions posées aux esprits - # 667. Pourquoi le polythéisme est-il une des croyances les plus anciennes et les plus répandues, puisqu’elle est fausse? «La pensée d’un Dieu unique ne pouvait être chez l’homme que le résultat du développement de ses idées. Incapable dans son ignorance de concevoir un être immatériel, sans forme déterminée, agissant sur la matière, il lui avait donné les attributs de la nature corporelle, c’est-à-dire une forme et une figure et dès lors, tout ce qui lui paraissait dépasser les proportions de l’intelligence vulgaire était pour lui une divinité.»
  • 22. - Exemples de questions posées aux esprits - «Non, jamais; mais Dieu juge l’intention. Les hommes étant ignorants pouvaient croire qu’ils faisaient un acte louable en immolant un de leurs semblables; dans ce cas, Dieu ne s’attachait qu’à la pensée et non au fait. Les hommes, en s’améliorant, devaient reconnaître leur erreur et réprouver ces sacrifices qui ne devaient pas entrer dans l’idée d’esprits éclairés […] beaucoup comprenaient déjà, par intuition, le mal qu’ils faisaient, mais ils ne l’accomplissaient pas moins pour satisfaire leurs passions.» # 670. Est-ce que les sacrifices humains, accomplis avec une intention pieuse, ont quelquefois pu être agréables à Dieu?
  • 23. - Exemples de questions posées aux esprits - # 676. Pourquoi le travail est-il imposé à l’homme? «C’est une conséquence de sa nature corporelle. C’est une expiation et en même temps un moyen de perfectionner son intelligence. […] c’est pourquoi il ne doit sa nourriture, sa sécurité et son bien-être qu’à son travail et son activité.»
  • 24. - Exemples de questions posées aux esprits - «Certainement; Dieu a fait l’homme pour vivre en société. Dieu n’a pas donné inutilement à l’homme la parole et toutes les autres facultés nécessaires à la vie de relation.» # 766. La vie sociale est-elle dans la nature? # 767. L’isolement absolu est-il contraire à la loi de la nature? «Oui, puisque les hommes cherchent la société par instinct et qu’ils doivent tous concourir au progrès en s’aidant mutuellement.» # 768. L’homme, en recherchant la société, ne fait-il qu’obéir à un sentiment personnel ou bien y a-t-il dans ce sentiment un but providentiel plus général? «L’homme doit progresser; seul, il ne le peut pas, parce qu’il n’a pas toutes les facultés; il lui faut le contact des autres hommes. Dans l’isolement, il s’abrutit et s’étiole.»
  • 25. - Le livre des esprits -
    • «Selon les uns, l'âme est le principe de la vie matérielle organique; elle n'a point d'existence propre et cesse avec la vie: c’est le matérialisme pur. Dans ce sens, et par comparaison, ils disent d'un instrument fêlé qui ne rend plus de son: qu'il n'a pas d'âme. D'après cette opinion, l'âme serait un effet et non une cause. D'autres pensent que l'âme est le principe de l'intelligence, agent universel dont chaque être absorbe une portion. Selon eux, Il n'y aurait pour tout l'univers qu'une seule âme qui distribue des étincelles entre les divers êtres intelligents pendant leur vie; après la mort,…»
  • 26. - Le livre des esprits -
    • «…chaque étincelle retourne à la source commune où elle se confond dans le tout, comme les ruisseaux et les fleuves retournent à la mer d'où ils sont sortis. Cette opinion diffère de la précédente en ce que, dans cette hypothèse, il y a en nous plus que la matière et qu'il reste quelque chose après la mort; mais c'est à peu près comme s'il ne restait rien, puisque, n'ayant plus d'individualité, nous n'aurions plus conscience de nous-mêmes. Dans cette opinion, l'âme universelle serait Dieu et chaque être une portion de la Divinité, c'est une variété du panthéisme.»
  • 27. - Le livre des esprits -
    • «Selon d'autres enfin, l'âme est un être moral, distinct, indépendant de la matière et qui conserve son individualité après la mort. Cette acception est, sans contredit, la plus générale, parce que, sous un nom ou sous un autre, l'idée de cet être qui survit au corps se trouve à l'état de croyance instinctive et indépendante de tout enseignement, chez tous les peuples, quel que soit le degré de leur civilisation. Cette doctrine, selon laquelle l'âme est la cause et non l'effet, est celle des spiritualistes. Sans discuter le mérite de ces opinions, et en ne considérant que le côté linguistique…»
  • 28. - Le livre des esprits -
    • «…de la chose, nous dirons que ces trois applications du mot âme constituent trois idées distinctes qui demanderaient chacune un terme différent. Ce mot a donc une triple acception, et chacun a raison à son point de vue, dans la définition qu'il en donne; le tort est à la langue de n'avoir qu’un mot pour trois idées. Pour éviter toute équivoque, iI faudrait restreindre l'acception du mot âme à l'une de ces trois idées; le choix est indifférent, le tout est de s'entendre, c'est une affaire de convention. Nous croyons plus logique de le prendre dans son acception la plus vulgaire; …»
  • 29. - Le livre des esprits -
    • «…c'est pourquoi nous appelons AME l'être immatériel et individuel qui réside en nous et qui survit au corps. Cet être n'existerait-il pas, et ne serait-il qu'un produit de l'imagination, qu'il faudrait encore un terme pour le désigner. A défaut d'un mot spécial pour chacun des deux autres points nous appelons: «Principe vital» le principe de la vie matérielle et organique, quelle qu'en soit la source, et qui est commun à tous les êtres vivants, depuis les plantes jusqu'à l'homme. La vie pouvant exister abstraction faite de la faculté de penser, le principe vital est une chose distincte et…»
  • 30. - Le livre des esprits -
    • «…indépendante. Le mot vitalité ne rendrait pas la même idée. Pour les uns, le principe vital est une propriété de la matière, un effet qui se produit lorsque la matière se trouve dans certaines circonstances données; selon d'autres, et c'est l'idée la plus commune, il réside dans un fluide spécial, universellement répandu et dont chaque être absorbe et s'assimile une partie pendant la vie, comme nous voyons les corps inertes absorber la lumière; ce serait alors le fluide vital, qui, selon certaines opinions, ne serait autre que le fluide électrique animalisé, désigné aussi sous les…»
  • 31. - Le livre des esprits -
    • «…noms de fluide magnétique, fluide nerveux, etc. Quoi qu'il en soit, il est un fait que l'on ne saurait contester, car c'est un résultat d'observation, c'est que les êtres organiques ont en eux une force intime qui produit le phénomène de la vie, tant que cette force existe; que la vie matérielle est commune à tous les êtres organiques, et qu'elle est indépendante de l'intelligence et de la pensée; que l'intelligence et la pensée sont les facultés propres à certaines espèces organiques; enfin que, parmi les espèces organiques douées de l'intelligence et de la pensée, il en est une…»
  • 32. - Le livre des esprits -
    • «…douée d'un sens moral spécial qui lui donne une incontestable supériorité sur les autres, c'est l'espèce humaine. […] Les êtres qui se communiquent ainsi se désignent eux-mêmes, comme nous l'avons dit, sous le nom d'Esprits ou de génies. Et comme ayant appartenu, pour quelques-uns du moins, aux hommes qui ont vécu sur la terre, ils constituent le monde spirituel, comme nous constituons pendant notre vie le monde corporel. Nous résumons ici, en peu de mots, les points les plus saillants de la doctrine qu'ils nous ont transmise, afin de répondre plus facilement à certaines…»
  • 33. - Le livre des esprits -
    • «…objections. Dieu est éternel, immuable, immatériel, unique, tout-puissant, souverainement juste et bon. Il a créé l'univers qui comprend tous les êtres animés et inanimés, matériels et immatériels. Les êtres matériels constituent le monde visible ou corporel, et les êtres immatériels le monde invisible ou spirite, c'est-à-dire des Esprits. Le monde spirite est le monde normal, primitif, éternel, préexistant et survivant à tout. Le monde corporel n'est que secondaire; il pourrait cesser d'exister, ou n'avoir jamais existé, sans altérer l'essence du monde spirite.»
  • 34. - Le livre des esprits -
    • «Les Esprits revêtent temporairement une enveloppe matérielle périssable, dont la destruction, par la mort, les rend à la liberté. Parmi les différentes espèces d'êtres corporels, Dieu a choisi l’espèce humaine pour l’incarnation des Esprits arrivés à un certain degré de développement, c'est ce qui lui donne la supériorité morale et intellectuelle sur les autres. L'âme est un Esprit incarné dont le corps n'est que l'enveloppe. Il y a dans l'homme trois choses : 1 ° le corps ou être matériel analogue aux animaux, et animé par le même principe vital; 2° l'âme ou…»
  • 35. - Le livre des esprits -
    • «…être immatériel. Esprit incarné dans le corps ; 3° le lien qui unit l'âme et le corps, principe intermédiaire entre la matière et l'Esprit. L'homme a ainsi deux natures: par son corps, il participe de la nature des animaux dont il a les instincts; par son âme il participe de la nature des Esprits. Le lien ou périsprit qui unit le corps et l'Esprit est une sorte d'enveloppe semi-matérielle. La mort est la destruction de l'enveloppe la plus grossière, l'Esprit conserve la seconde, qui constitue pour lui un corps éthéré, invisible pour nous dans l'état normal, mais qu'il peut rendre accidentellement…»
  • 36. - Le livre des esprits -
    • «…visible et même tangible, comme cela a lieu dans le phénomène des apparitions. L'Esprit n'est point ainsi un être abstrait, indéfini, que la pensée seule peut concevoir; c'est un être réel, circonscrit, qui, dans certains cas, est appréciable par les sens de la vue, de l'ouïe et du toucher. Les Esprits appartiennent à différentes classes et ne sont égaux ni en puissance, ni en intelligence, ni en savoir, ni en moralité. Ceux du premier ordre sont les Esprits supérieurs qui se distinguent des autres par leur perfection, leurs connaissances, leur rapprochement de Dieu, la pureté de leurs…»
  • 37. - Le livre des esprits -
    • «…sentiments et leur amour du bien: ce sont les anges ou purs Esprits. Les autres classes s'éloignent de plus en plus de cette perfection; ceux des rangs inférieurs sont enclins à la plupart de nos passions: la haine, l'envie, la jalousie, l'orgueil, etc.; ils se plaisent au mal. Dans le nombre, il en est qui ne sont ni très bons ni très mauvais, plus brouillons et tracassiers que méchants, la malice et les inconséquences semblent être leur partage: ce sont les Esprits follets ou légers. Les Esprits n'appartiennent pas perpétuellement au même ordre. Tous s'améliorent en passant par les…»
  • 38. - Le livre des esprits -
    • «…différents degrés de la hiérarchie spirite. Cette amélioration a lieu par l'incarnation qui est imposée aux uns comme expiation et aux autres comme mission. La vie matérielle est une épreuve qu'ils doivent subir à plusieurs reprises jusqu'à ce qu'ils aient atteint la perfection absolue; c'est une sorte d'étamine ou d'épuratoire d'où ils sortent plus ou moins purifiés. En quittant le corps, l'âme rentre dans le monde des Esprits d'où elle était sortie, pour reprendre une nouvelle existence matérielle, après un laps de temps plus ou moins long pendant lequel elle est à l'état d'Esprit errant.»
  • 39. - Le livre des esprits -
    • «L'Esprit devant passer par plusieurs incarnations, il en résulte que nous tous avons eu plusieurs existences, et que nous en aurons encore d'autres plus ou moins perfectionnées, soit sur cette terre, soit dans d'autres mondes. L'incarnation des Esprits a toujours lieu dans l'espèce humaine; ce serait une erreur de croire que l'âme ou Esprit peut s'incarner dans le corps d'un animal. Les différentes existences corporelles de l'Esprit sont toujours progressives et jamais rétrogrades; mais la rapidité du progrès dépend des efforts que nous faisons pour arriver à la perfection.»
  • 40. - Le livre des esprits -
    • «Les qualités de l'âme sont celles de l'Esprit qui est incarné en nous; ainsi l'homme de bien est l'incarnation du bon Esprit, et l'homme pervers celle d'un Esprit impur. L'âme avait son individualité avant son incarnation; elle la conserve après sa séparation du corps. A sa rentrée dans le monde des Esprits, l'âme y retrouve tous ceux qu'elle a connus sur terre, et toutes ses existences antérieures se retracent à sa mémoire avec le souvenir de tout le bien et de tout le mal qu'elle a fait. L'Esprit incarné est sous l'influence de la matière; l'homme qui surmonte cette influence par l'élévation…»
  • 41. - Le livre des esprits -
    • «…et l'épuration de son âme se rapproche des bons Esprits avec lesquels il sera un jour. Celui qui se laisse dominer par les mauvaises passions et place toutes ses joies dans la satisfaction des appétits grossiers, se rapproche des Esprits impurs en donnant la prépondérance à la nature animale. Les Esprits incarnés habitent les différents globes de l'univers. Les Esprits non incarnés ou errants n'occupent point une région déterminée et circonscrite; ils sont partout dans l'espace et à nos côtés, nous voyant et nous coudoyant sans cesse; c'est toute une population invisible…»
  • 42. - Le livre des esprits -
    • «…qui s'agite autour de nous. Les Esprits exercent sur le monde moral, et même sur le monde physique, une action incessante; ils agissent sur la matière et sur la pensée et constituent une des puissances de la nature, cause efficiente d'une foule de phénomènes jusqu'alors inexpliqués ou mal expliqués et qui ne trouvent une solution rationnelle que dans le spiritisme. Les relations des Esprits avec les hommes sont constantes. Les bons Esprits nous sollicitent au bien, nous soutiennent dans les épreuves de la vie, et nous aident à les supporter avec courage et résignation; les mauvais nous…»
  • 43. - Le livre des esprits -
    • «…sollicitent au mal: c'est pour eux une jouissance de nous voir succomber et de nous assimiler à eux. Les communications des Esprits avec les hommes sont occultes ou ostensibles. Les communications occultes ont lieu par l'influence bonne ou mauvaise qu'ils exercent sur nous à notre insu; c'est à notre jugement de discerner les bonnes et les mauvaises inspirations. Les communications ostensibles ont lieu au moyen de l'écriture, de la parole ou autres manifestations matérielles, le plus souvent par l'intermédiaire des médiums qui leur servent d'instruments.»
  • 44. - Le livre des esprits -
    • «Les Esprits se manifestent spontanément ou sur évocation. On peut évoquer tous les Esprits: ceux qui ont animé des hommes obscurs, comme ceux des personnages les plus illustres, quelle que soit l'époque à laquelle ils ont vécu; ceux de nos parents, de nos amis ou de nos ennemis, et en obtenir, par des communications écrites ou verbales, des conseils, des renseignements sur leur situation d'outre-tombe, sur leurs pensées à notre égard, ainsi que les révélations qu'il leur est permis de nous faire. Les Esprits sont attirés en raison de leur sympathie pour la nature morale du…»
  • 45. - Le livre des esprits -
    • «…milieu qui les évoque. Les Esprits supérieurs se plaisent dans les réunions sérieuses où dominent l'amour du bien et le désir sincère de s'instruire et de s'améliorer. Leur présence en écarte les Esprits inférieurs qui y trouvent au contraire un libre accès, et peuvent agir en toute liberté parmi les personnes frivoles ou guidées par la seule curiosité, et partout où se rencontrent de mauvais instincts. Loin d'en obtenir ni bons avis, ni renseignements utiles, on ne doit en attendre que des futilités, des mensonges, de mauvaises plaisanteries ou des mystifications, car ils empruntent souvent…»
  • 46. - Le livre des esprits -
    • «…des noms vénérés pour mieux induire en erreur. La distinction des bons et des mauvais Esprits est extrêmement facile; le langage des Esprits supérieurs est constamment digne, noble, empreint de la plus haute moralité, dégagé de toute basse passion; leurs conseils respirent la sagesse la plus pure, et ont toujours pour but notre amélioration et le bien de l'humanité. Celui des Esprits inférieurs, au contraire, est inconséquent, souvent trivial et même grossier; s'ils disent parfois des choses bonnes et vraies, ils en disent plus souvent de fausses et d'absurdes par malice ou…»
  • 47. - Le livre des esprits -
    • «…par ignorance; ils se jouent de la crédulité et s'amusent aux dépens de ceux qui les interrogent en flattant leur vanité, en berçant leurs désirs de fausses espérances. […] La morale des Esprits supérieurs se résume comme celle du Christ en cette maxime évangélique: «Agir envers les autres comme nous voudrions que les autres agissent envers nous-mêmes»; c'est-à-dire faire le bien et ne point faire le mal. L'homme trouve dans ce principe la règle universelle de conduite pour ses moindres actions. Ils nous enseignent que l'égoïsme, l'orgueil, la sensualité sont des…»
  • 48. - Le livre des esprits -
    • «…passions qui nous rapprochent de la nature animale en nous attachant à la matière; que l'homme qui, dès ici-bas, se détache de la matière par le mépris des futilités mondaines et l'amour du prochain, se rapproche de la nature spirituelle; que chacun de nous doit se rendre utile selon les facultés et les moyens que Dieu a mis entre ses mains pour l'éprouver; que le Fort et le Puissant doivent appui et protection au Faible, car celui qui abuse de sa force et de sa puissance pour opprimer son semblable viole la loi de Dieu. Ils enseignent enfin, que dans le monde des esprits…»
  • 49. - Le livre des esprits -
    • «…rien ne pouvant être caché, l'hypocrite sera démasqué et toutes ses turpitudes dévoilées; que la présence inévitable et de tous les instants de ceux envers lesquels nous aurons mal agi est un des châtiments qui nous sont réservés; qu'à l'état d'infériorité et de supériorité des Esprits sont attachées des peines et des jouissances qui nous sont inconnues sur la terre. Mais ils nous enseignent aussi qu'il n'est pas de fautes irrémissibles et qui ne puissent être effacées par l'expiation. L'homme en trouve le moyen dans les différentes existences qui lui permettent d'avancer, selon son désir et ses efforts, dans la voie du progrès et vers la perfection qui est son but final. Tel est le résumé de la doctrine spirite.»
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  • 50. LE LIVRE DES MÉDIUMS Hippolyte Léon Rivail n’était pas lui-même médium. Il codifia la doctrine des esprits dans son premier ouvrage: «Le Livre des Esprits» sous forme de 1066 questions - réponses et selon leur thématique. Par la suite, dans ses autres ouvrages, il développa la philosophie inhérente à la doctrine. Érudit, il s’appuya sur la méthode scientifique de son époque. S’il avait écrit ses ouvrages aujourd’hui, les nouvelles données scientifiques enrichiraient son contenu sans en altérer la forme (l’aspect moral).
  • 51. - Le livre des médiums -
    • «[…] Un désir bien naturel, chez les personnes qui s'occupent de spiritisme, c'est de pouvoir entrer elles-mêmes en communication avec les Esprits ; c'est à leur aplanir la route que cet ouvrage est destiné, en les faisant profiter du fruit de nos longues et laborieuses études, car on s'en ferait une idée très fausse si l'on pensait que, pour être expert en cette matière, il suffit de savoir poser les doigts sur une table pour la faire tourner, ou tenir un crayon pour écrire. On se tromperait également si l'on croyait trouver dans cet ouvrage une recette universelle et infaillible pour former des médiums.»
  • 52. - Le livre des médiums -
    • «Bien que chacun renferme en soi-même le germe des qualités nécessaires pour le devenir, ces qualités n'existent qu'à des degrés très différents, et leur développement tient à des causes qu'il ne dépend de personne de faire naître à volonté. Les règles de la poésie, de la peinture et de la musique ne font ni des poètes, ni des peintres, ni des musiciens de ceux qui n'en ont pas le génie : elles guident dans l'emploi des facultés naturelles. Il en est de même de notre travail ; son objet est d'indiquer les moyens de développer la faculté médianimique autant que le permettent les…»
  • 53. - Le livre des médiums -
    • «…dispositions de chacun, et surtout d'en diriger l'emploi d'une manière utile lorsque la faculté existe. Mais là n'est point le but unique que nous nous sommes proposé. […] Après avoir exposé dans le «Livre des Esprits» la partie philosophique de la science spirite, nous donnons dans cet ouvrage la partie pratique à l'usage de ceux qui veulent s'occuper des manifestations, soit par eux-mêmes, soit pour se rendre compte des phénomènes qu'ils peuvent être appelés à voir. Ils y verront les écueils qu'on peut rencontrer, et auront ainsi un moyen de les éviter. Ces deux ouvrages, …»
  • 54. - Le livre des médiums -
    • «…quoique faisant suite l'un à l'autre, sont jusqu'à un certain point indépendants l'un de l'autre ; mais à quiconque voudra s'occuper sérieusement de la chose, nous dirons de lire d'abord le «Livre des Esprits», parce qu'il contient des principes fondamentaux, sans lesquels certaines parties de celui-ci seraient peut-être difficilement comprises. […] Dans le spiritisme, la question des Esprits est secondaire et consécutive ; ce n'est pas le point de départ, et là précisément est l'erreur dans laquelle on tombe, et qui souvent fait échouer vis-à-vis de certaines personnes. Les Esprits n'étant autre…»
  • 55. - Le livre des médiums -
    • «…chose que les âmes des hommes, le véritable point de départ est donc l'existence de l'âme. Or, comment le matérialiste peut-il admettre que des êtres vivent en dehors du monde matériel, alors qu'il croit que lui-même n'est que matière ? Comment peut-il croire à des Esprits en dehors de lui, quand il ne croit pas en avoir un en lui ? En vain accumulerait-on à ses yeux les preuves les plus palpables, il les contestera toutes, parce qu'il n'admet pas le principe. Tout enseignement méthodique doit procéder du connu à l'inconnu ; pour le matérialiste, le connu c'est la matière ; partez donc de la…»
  • 56. - Le livre des médiums -
    • «…matière, et tâchez avant tout, en la lui faisant observer, de le convaincre qu'en lui il y a quelque chose qui échappe aux lois de la matière ; en un mot, avant de le rendre SPIRITE, tâchez de le rendre SPIRITUALISTE ; mais pour cela, c'est un tout autre ordre de faits, un enseignement tout spécial auquel il faut procéder par d'autres moyens ; lui parler des Esprits avant qu'il soit convaincu d'avoir une âme, c'est commencer par où il faudrait finir, car il ne peut admettre la conclusion s'il n'admet pas les prémisses. Avant donc d'entreprendre de convaincre un incrédule, …»
  • 57. - Le livre des médiums -
    • «…même par les faits, il convient de s'assurer de son opinion par rapport à l'âme, c'est-à-dire s'il croit à son existence, à sa survivance au corps, à son individualité après la mort ; si sa réponse est négative, ce serait peine perdue que de lui parler des Esprits. […] Parmi les matérialistes, il faut distinguer deux classes : dans la première nous mettrons ceux qui le sont par système ; chez eux ce n'est point le doute, c'est la négation absolue, raisonnée à leur manière ; à leurs yeux l'homme n'est qu'une machine qui va tant qu'elle est montée, qui se détraque, et dont, après la mort, il ne reste que la carcasse.»
  • 58. - Le livre des médiums -
    • «Leur nombre est heureusement fort restreint et ne constitue nulle part une école hautement avouée ; nous n'avons pas besoin d'insister sur les déplorables effets qui résulteraient pour l'ordre social de la vulgarisation d'une pareille doctrine […] Quand nous avons dit que le doute cesse chez les incrédules en présence d'une explication rationnelle, il faut en excepter les matérialistes quand même, ceux qui nient toute puissance et tout principe intelligent en dehors de la matière ; la plupart s'obstinent dans leur opinion par orgueil, et croient leur amour-propre engagé à y persister ; ils y…»
  • 59. - Le livre des médiums -
    • «…persistent envers et contre toutes preuves contraires, parce qu'ils ne veulent pas avoir le dessous. Avec ces gens-là, il n'y a rien à faire ; il ne faut même pas se laisser prendre au faux-semblant de sincérité de ceux qui disent : faites-moi voir et je croirai. Il y en a qui sont plus francs et qui disent carrément : je verrais que je ne croirais pas. La seconde classe de matérialistes, et de beaucoup la plus nombreuse, car le vrai matérialisme est un sentiment anti-naturel, comprend ceux qui le sont par indifférence, et l'on peut dire faute de mieux ; ils ne le sont pas de propos délibéré,…»
  • 60. - Le livre des médiums -
    • «…et ne demandent pas mieux que de croire, car l'incertitude est pour eux un tourment. Il y a en eux une vague aspiration vers l'avenir ; mais cet avenir leur a été présenté sous des couleurs que leur raison ne peut accepter ; de là le doute, et, comme conséquence du doute, l'incrédulité. Chez eux l'incrédulité n'est donc point un système ; aussi présentez-leur quelque chose de rationnel, et ils l'acceptent avec empressement ; ceux-là peuvent donc nous comprendre, car ils sont plus près de nous qu'ils ne le croient sans doute eux-mêmes. Avec le premier, ne parlez ni de révélation,…»
  • 61. - Le livre des médiums -
    • «…ni des anges, ni du paradis, il ne vous comprendrait pas ; mais en vous plaçant sur son terrain, prouvez-lui d'abord que les lois de la physiologie sont impuissantes pour rendre raison de tout ; le reste viendra ensuite. Il en est tout autrement quand l'incrédulité n'est pas préconçue, car alors la croyance n'est pas absolument nulle ; c'est un germe latent étouffé par de mauvaises herbes, mais qu'une étincelle peut ranimer ; c'est l'aveugle à qui on rend la vue, et qui est joyeux de revoir la lumière, c'est le naufragé à qui l'on tend une planche de salut. A côté des matérialistes…»
  • 62. - Le livre des médiums -
    • «…proprement dits, il y a une troisième classe d'incrédules qui, bien que spiritualistes, au moins de nom, n'en sont pas moins très réfractaires ; ce sont les incrédules de mauvaise volonté . Ceux-là seraient fâchés de croire, parce que cela troublerait leur quiétude dans les jouissances matérielles ; ils craignent d'y voir la condamnation de leur ambition, de leur égoïsme et des vanités humaines dont ils font leurs délices ; ils ferment les yeux pour ne pas voir et se bouchent les oreilles pour ne pas entendre. On ne peut que les plaindre. Nous ne parlerons que pour mémoire d'une…»
  • 63. - Le livre des médiums -
    • «…quatrième catégorie que nous appellerons celle des incrédules intéressés ou de mauvaise foi. Ceux-là savent très bien à quoi s'en tenir sur le spiritisme, mais ostensiblement ils le condamnent par des motifs d'intérêt personnel. D'eux, il n'y a rien à dire, comme il n'y a rien à faire avec eux. Si le matérialiste pur se trompe, il a au moins pour lui l'excuse de la bonne foi ; on peut le ramener en lui prouvant son erreur ; ici, c'est un parti-pris contre lequel tous les arguments viennent se briser ; le temps se chargera de leur ouvrir les yeux et de leur montrer, peut-être à leurs dépens, où étaient…»
  • 64. - Le livre des médiums -
    • «…leurs véritables intérêts, car ne pouvant empêcher la vérité de se répandre, ils seront entraînés par le torrent, et avec eux les intérêts qu'ils croyaient sauvegarder. […] Depuis que nous nous occupons de spiritisme, il nous serait difficile de dire le nombre des personnes qui sont venues auprès de nous, et parmi celles-ci combien nous en avons vu qui étaient restées indifférentes ou incrédules en présence des faits les plus patents, et qui n'ont été convaincues que plus tard par une explication raisonnée ; combien d'autres ont été prédisposées à la conviction…»
  • 65.
    • «…par le raisonnement ; combien enfin ont été persuadées sans avoir rien vu, mais uniquement parce qu'elles avaient compris. C'est donc par expérience que nous parlons, et c'est aussi pourquoi nous disons que la meilleure méthode d'enseignement spirite est de s'adresser à la raison avant de s'adresser aux yeux. C'est celle que nous suivons dans nos leçons, et nous n'avons qu'à nous en applaudir. […] L'étude préalable de la théorie a un autre avantage, c'est de montrer immédiatement la grandeur du but et la portée de cette science ; celui qui débute par voir une table tourner ou frapper est plus porté à la raillerie, parce qu'il se figure difficilement que d'une table puisse sortir une doctrine régénératrice de l'humanité.»
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  • 66. - LE CIEL ET L’ENFER - Le «Saint-Esprit», le souffle de Dieu - c’est-à-dire la vie intarrissable en chacun de nous - est symbolisé par la colombe et son plumage immaculé. Le mythe d’Adam et Ève doit être interprété métaphoriquement comme le penchant naturel de l’être humain à faire de mauvais choix et d’en subir les conséquences. Leur expulsion du jardin d’Éden interprétée comme la nécessité de la réincarnation.
  • 67. - Le ciel et l’enfer -
    • «Nous vivons, nous pensons, nous agissons, voilà qui est positif ; nous mourrons, ce n'est pas moins certain. Mais en quittant la terre, où allons-nous ? que devenons-nous ? Serons-nous mieux ou plus mal ? Serons-nous ou ne serons-nous pas ? Etre ou ne pas être, telle est l'alternative ; c'est pour toujours ou pour jamais ; c'est tout ou rien : ou nous vivrons éternellement, ou tout sera fini sans retour. Cela vaut bien la peine d'y penser. Tout homme éprouve le besoin de vivre, de jouir, d'aimer, d'être heureux. Dites à celui qui sait qu'il va mourir qu'il vivra encore, que son…»
  • 68. - Le ciel et l’enfer -
    • «…heure est retardée ; dites-lui surtout qu'il sera plus heureux qu'il n'a été, et son coeur va palpiter de joie. Mais à quoi serviraient ces aspirations de bonheur si un souffle peut les faire évanouir ? Est-il quelque chose de plus désespérant que cette pensée de la destruction absolue ? Affections saintes, intelligence, progrès, savoir laborieusement acquis, tout serait brisé, tout serait perdu ! Quelle nécessité de s'efforcer de devenir meilleur, de se contraindre pour réprimer ses passions, de se fatiguer pour meubler son esprit, si l'on n'en doit recueillir aucun fruit, avec cette pensée…»
  • 69. - Le ciel et l’enfer -
    • «…surtout que demain peut-être cela ne nous servira plus à rien ? S'il en était ainsi, le sort de l'homme serait cent fois pire que celui de la brute, car la brute vit tout entière dans le présent, dans la satisfaction de ses appétits matériels, sans aspiration vers l'avenir. Une secrète intuition dit que cela n'est pas possible. Par la croyance au néant, l'homme concentre forcément toutes ses pensées sur la vie présente ; on ne saurait, en effet, logiquement se préoccuper d'un avenir que l'on n'attend pas. Cette préoccupation exclusive du présent conduit naturellement à songer à soi avant…»
  • 70. - Le ciel et l’enfer -
    • «…tout ; c'est donc le plus puissant stimulant de l'égoïsme, et l'incrédule est conséquent avec lui-même quand il arrive à cette conclusion : Jouissons pendant que nous y sommes, jouissons le plus possible puisque après nous tout est fini ; jouissons vite, parce que nous ne savons combien cela durera ; et à cette autre, bien autrement grave pour la société : Jouissons aux dépens de n'importe qui ; chacun pour soi ; le bonheur, ici-bas, est au plus adroit. Si le respect humain en retient quelques-uns, quel frein peuvent avoir ceux qui ne craignent rien ? Ils se disent que la loi…»
  • 71. - Le ciel et l’enfer -
    • «…humaine n'atteint que les maladroits ; c'est pourquoi ils appliquent leur génie aux moyens de l'esquiver. S'il est une doctrine malsaine et antisociale, c'est assurément celle du néantisme, parce qu'elle rompt les véritables liens de la solidarité et de la fraternité, fondements des rapports sociaux. […] L'homme a instinctivement la croyance en l'avenir ; mais n'ayant jusqu'à ce jour aucune base certaine pour le définir, son imagination a enfanté les systèmes qui ont amené la diversité dans les croyances. La doctrine spirite sur l'avenir n'étant point une oeuvre d'imagination…»
  • 72. - Le ciel et l’enfer -
    • «…plus ou moins ingénieusement conçue, mais le résultat de l'observation des faits matériels qui se déroulent aujourd'hui sous nos yeux, elle ralliera, comme elle le fait déjà maintenant, les opinions divergentes ou flottantes, et amènera peu à peu, et par la force des choses, l'unité dans la croyance sur ce point, croyance qui ne sera plus basée sur une hypothèse, mais sur une certitude. L'unification, faite en ce qui concerne le sort futur des âmes, sera le premier point de rapprochement entre les différents cultes, un pas immense vers la tolérance religieuse d'abord, et plus tard vers la fusion.»
  • 73. - Le ciel et l’enfer -
    • «Le progrès, chez les Esprits, est le fruit de leur propre travail ; mais, comme ils sont libres, ils travaillent à leur avancement avec plus ou moins d'activité ou de négligence, selon leur volonté ; ils hâtent ainsi ou retardent leur progrès, et par suite leur bonheur. Tandis que les uns avancent rapidement, d'autres croupissent de longs siècles dans les rangs inférieurs. Ils sont donc les propres artisans de leur situation, heureuse ou malheureuse, selon cette parole du Christ : «A chacun selon ses oeuvres !» Tout Esprit qui reste en arrière ne peut s'en prendre qu'à lui-même, de même…»
  • 74. - Le ciel et l’enfer -
    • «…que celui qui avance en a tout le mérite ; le bonheur qu'il a conquis n'en a que plus de prix à ses yeux. Le bonheur suprême n'est le partage que des Esprits parfaits, autrement dit des purs Esprits. Ils ne l'atteignent qu'après avoir progressé en intelligence et en moralité. Le progrès intellectuel et le progrès moral marchent rarement de front ; mais ce que l'Esprit ne fait pas dans un temps, il le fait dans un autre, de sorte que les deux progrès finissent par atteindre le même niveau. C'est la raison pour laquelle on voit souvent des hommes intelligents et instruits très peu avancés moralement et réciproquement.»
  • 75. - Le ciel et l’enfer -
    • «Selon le Spiritisme, ni les anges ni les démons ne sont des êtres à part ; la création des êtres intelligents est une. Unis à des corps matériels, ils constituent l'humanité qui peuple la terre et les autres sphères habitées ; dégagés de ce corps, ils constituent le monde spirituel ou des Esprits qui peuplent les espaces. Dieu les a créés perfectibles ; il leur a donné pour but la perfection, et le bonheur qui en est la conséquence, mais il ne leur a pas donné la perfection ; il a voulu qu'ils la dussent à leur travail personnel, afin qu'ils en eussent le mérite. Depuis l'instant de leur formation, …»
  • 76. - Le ciel et l’enfer -
    • «…ils progressent soit à l'état d'incarnation, soit à l'état spirituel ; arrivés à l'apogée, ils sont purs Esprits, ou anges selon l'appellation vulgaire ; de sorte que, depuis l'embryon de l'être intelligent jusqu'à l'ange, il y a une chaîne non interrompue dont chaque chaînon marque un degré dans le progrès. Il en résulte qu'il existe des Esprits à tous les degrés d'avancement moral et intellectuel, selon qu'ils sont en haut, en bas, ou au milieu de l'échelle. Il y en a, par conséquent, à tous les degrés de savoir et d'ignorance, de bonté et de méchanceté. Dans les rangs inférieurs, il en est qui sont encore…»
  • 77. - Le ciel et l’enfer -
    • «…profondément enclins au mal, et qui s'y complaisent. On peut les appeler démons, si l'on veut, car ils sont capables de tous les méfaits attribués à ces derniers. Si le Spiritisme ne leur donne pas ce nom, c'est qu'il s'y rattache l'idée d'êtres distincts de l'humanité, d'une nature essentiellement perverse, voués au mal pour l'éternité et incapables de progresser dans le bien. Selon la doctrine de l'Eglise, les démons ont été créés bons, et sont devenus mauvais par leur désobéissance : ce sont des anges déchus ; ils ont été placés par Dieu en haut de l'échelle, et ils sont descendus.
  • 78. - Le ciel et l’enfer -
    • «Selon le Spiritisme, ce sont des Esprits imparfaits, mais qui s'amélioreront ; ils sont encore au bas de l'échelle, et ils monteront. Ceux qui, par leur insouciance, leur négligence, leur obstination et leur mauvais vouloir restent plus longtemps dans les rangs inférieurs, en portent la peine, et l'habitude du mal leur rend plus difficile d'en sortir ; mais il arrive un temps où ils se lassent de cette existence pénible et des souffrances qui en sont la conséquence ; c'est alors que, comparant leur situation à celle des bons Esprits, ils comprennent que leur intérêt est dans le bien, et ils cherchent à s'améliorer, …»
  • 79. - Le ciel et l’enfer -
    • «…mais ils le font de leur propre volonté et sans y être contraints. Ils sont soumis à la loi du progrès par leur aptitude à progresser, mais ils ne progressent point malgré eux. Dieu leur en fournit sans cesse les moyens, mais ils sont libres d'en profiter ou non. Si le progrès était obligatoire, ils n'auraient aucun mérite, et Dieu veut qu'ils aient celui de leurs oeuvres ; il n'en place aucun au premier rang par privilège, mais le premier rang est ouvert à tous, et ils n'y arrivent que par leurs efforts. Les anges les plus élevés ont conquis leur grade comme les autres en passant par la route commune.»
  • 80. - Le ciel et l’enfer -
    • «La doctrine vulgaire sur la nature des anges, des démons et des âmes humaines, n'admettant pas la loi du progrès, et voyant néanmoins des êtres à divers degrés, en a conclu qu'ils étaient le produit d'autant de créations spéciales. Elle arrive ainsi à faire de Dieu un père partial, donnant tout à quelques-uns de ses enfants, tandis qu'il impose aux autres le plus rude travail. Il n'est pas étonnant que pendant longtemps les hommes n'aient rien trouvé de choquant dans ces préférences, alors qu'ils en usaient de même à l'égard de leurs propres enfants, par les droits d'aînesse et les…»
  • 81. - Le ciel et l’enfer -
    • «…privilèges de la naissance ; pouvaient-ils croire faire plus mal que Dieu ? Mais aujourd'hui le cercle des idées s'est élargi ; ils voient plus clair ; ils ont des notions plus nettes de la justice ; ils la veulent pour eux, et s'ils ne la trouvent pas toujours sur la terre, ils espèrent au moins la trouver plus parfaite au ciel ; c'est pourquoi, toute doctrine où la justice divine ne leur apparaît pas dans sa plus grande pureté, répugne à leur raison. […] Toutes les religions ont eu, sous divers noms, des anges, c'est-à-dire des êtres supérieurs à l'humanité, intermédiaires entre Dieu et les hommes.»
  • 82. - Le ciel et l’enfer -
    • «Le matérialisme, niant toute existence spirituelle en dehors de la vie organique, a naturellement rangé les anges parmi les fictions et les allégories. La croyance aux anges fait partie essentielle des dogmes de l'Eglise ; voici comment elle les définit […] Les paroles du saint concile de Latran contiennent une distinction fondamentale entre les anges et les hommes. Elles nous enseignent que les premiers sont de purs Esprits, tandis que ceux-ci sont composés d'un corps et d'une âme ; c'est-à-dire que la nature angélique se soutient par elle-même, non seulement sans mélange, mais encore…»
  • 83. - Le ciel et l’enfer -
    • «…sans association réelle possible avec la matière, quelque légère et subtile qu'on la suppose ; tandis que notre âme, également spirituelle, est associée au corps de manière à ne former avec lui qu'une seule et même personne, et que telle est essentiellement sa destination. […] Les communications de Dieu aux anges, et des anges entre eux, ne se font point, comme parmi nous, au moyen des sons articulés et des autres signes sensibles. Les pures intelligences n'ont besoin ni des yeux pour voir, ni des oreilles pour entendre ; elles n'ont point non plus l'organe de la voix pour…»
  • 84. - Le ciel et l’enfer -
    • «…manifester leurs pensées, cet intermédiaire habituel de nos entretiens ne leur est pas nécessaire ; mais elles communiquent leurs sentiments d'une manière qui leur est propre et qui est toute spirituelle. Pour être comprises, il leur suffit de le vouloir. […] Le principe général qui ressort de cette doctrine, c'est que les anges sont des êtres purement spirituels, antérieurs et supérieurs à l'humanité, créatures privilégiées vouées au bonheur suprême et éternel dès leur formation ; douées, par leur nature même, de toutes les vertus et de toutes les connaissances, sans avoir rien fait pour…»
  • 85. - Le ciel et l’enfer -
    • «…les acquérir. Ils sont au premier rang dans l'oeuvre de la création ; au dernier rang, la vie purement matérielle, et entre les deux l'humanité formée des âmes, êtres spirituels, inférieurs aux anges, unis à des corps matériels. […] Qu'il y ait des êtres doués de toutes les qualités attribuées aux anges, cela ne saurait être douteux. La révélation spirite confirme sur ce point la croyance de tous les peuples ; mais elle nous fait connaître en même temps la nature et l'origine de ces êtres. Les âmes ou Esprits sont créés simples ou ignorants, c'est-à-dire sans connaissances et sans conscience…»
  • 86. - Le ciel et l’enfer -
    • «…du bien et du mal, mais aptes à acquérir tout ce qui leur manque ; ils l'acquièrent par le travail ; le but, qui est la perfection, est le même pour tous ; ils y arrivent plus ou moins promptement, en vertu de leur libre arbitre et en raison de leurs efforts ; tous ont les mêmes degrés à parcourir, le même travail à accomplir ; Dieu ne fait la part ni plus large ni plus facile aux uns qu'aux autres, parce que tous sont ses enfants, et qu'étant juste, il n'a de préférence pour aucun. Il leur dit : «Voici la loi qui doit être votre règle de conduite ; elle seule peut vous mener au but ; tout ce qui est conforme à…»
  • 87. - Le ciel et l’enfer -
    • «…cette loi est le bien, tout ce qui y est contraire est le mal. Vous êtes libres de l'observer ou de l'enfreindre, et vous serez ainsi les arbitres de votre propre sort.» Dieu n'a donc point créé le mal ; toutes ses lois sont pour le bien ; c'est l'homme lui-même qui crée le mal en enfreignant les lois de Dieu ; s'il les observait scrupuleusement, il ne s'écarterait jamais de la bonne voie. Mais l'âme, dans les premières phases de son existence, de même que l'enfant, manque d'expérience ; c'est pourquoi elle est faillible. Dieu ne lui donne pas l'expérience, mais il lui donne les moyens…»
  • 88. - Le ciel et l’enfer -
    • «…de l'acquérir ; chaque faux pas dans la voie du mal est pour elle un retard ; elle en subit les conséquences, et apprend à ses dépens ce qu'elle doit éviter. C'est ainsi que peu à peu elle se développe, se perfectionne et avance dans la hiérarchie spirituelle, jusqu'à ce qu'elle soit arrivée à l'état de pur Esprit ou d'ange. Les anges sont donc les âmes des hommes arrivées au degré de perfection que comporte la créature, et jouissant de la plénitude de la félicité promise. Avant d'avoir atteint le degré suprême, ils jouissent d'un bonheur relatif à leur avancement, mais ce bonheur…»
  • 89. - Le ciel et l’enfer -
    • «…n'est point dans l'oisiveté ; il est dans les fonctions qu'il plaît à Dieu de leur confier, et qu'ils sont heureux de remplir, parce que ces occupations sont un moyen de progresser. L'humanité n'est point bornée à la terre ; elle occupe les innombrables mondes qui circulent dans l'espace ; elle a occupé ceux qui ont disparu, et occupera ceux qui se formeront. Dieu a créé de toute éternité et il crée sans cesse. Longtemps donc avant que la terre existât, quelque ancienneté qu'on lui suppose, il y avait eu sur d'autres mondes des Esprits incarnés qui ont parcouru les mêmes étapes…»
  • 90.
    • «…que nous, Esprits de formation plus récente, nous parcourons en ce moment, et qui sont arrivés au but avant même que nous fussions sortis des mains du Créateur. De toute éternité, il y a donc eu des anges ou purs Esprits ; mais leur existence humanitaire se perdant dans l'infini du passé, c'est pour nous comme s'ils eussent toujours été des anges. […] Ainsi se trouve réalisée la grande loi d'unité de la création ; Dieu n'a jamais été inactif ; il a toujours eu de purs Esprits éprouvés et éclairés pour la transmission de ses ordres et pour la direction de toutes les parties de l'univers, depuis le gouvernement des mondes jusqu'aux plus infimes détails.»
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  • 91. - L’ÉVANGILE SELON LE SPIRITISME - Socrate et son ange-gardien «Personne ne peut voir le royaume de Dieu s’il ne naît de nouveau.»
  • 92. - L’évangile selon le spiritisme -
    • «On peut diviser les matières contenues dans les Evangiles en cinq parties : Les actes ordinaires de la vie du Christ, les miracles, les prédictions, les paroles qui ont servi à l'établissement des dogmes de l'Eglise et l'enseignement moral. Si les quatre premières parties ont été l'objet de controverses, la dernière est demeurée inattaquable. Devant ce code divin, l'incrédulité elle-même s'incline ; c'est le terrain où tous les cultes peuvent se rencontrer, le drapeau sous lequel tous peuvent s'abriter, quelles que soient leurs croyances, car elle n'a jamais fait le sujet des disputes religieuses, toujours et partout…»
  • 93. - L’évangile selon le spiritisme -
    • «…soulevées par les questions de dogme ; en les discutant, d'ailleurs, les sectes y eussent trouvé leur propre condamnation, car la plupart se sont plus attachées à la partie mystique qu'à la partie morale, qui exige la réforme de soi-même. Pour les hommes en particulier, c'est une règle de conduite embrassant toutes les circonstances de la vie privée ou publique, le principe de tous les rapports sociaux fondés sur la plus rigoureuse justice ; c'est enfin, et par-dessus tout, la route infaillible du bonheur à venir, un coin du voile levé sur la vie future. C'est cette partie qui fait l'objet exclusif de cet ouvrage.»
  • 94. - L’évangile selon le spiritisme -
    • «[…] nous avons réuni dans cet ouvrage les articles qui peuvent constituer, à proprement parler, un code de morale universelle, sans distinction de culte ; dans les citations, nous avons conservé tout ce qui était utile au développement de la pensée, n'élaguant que les choses étrangères au sujet. Nous avons en outre scrupuleusement respecté la traduction originale de Sacy, ainsi que la division par versets. Mais, au lieu de nous attacher à un ordre chronologique impossible et sans avantage réel dans un pareil sujet, les maximes ont été groupées et classées…»
  • 95. - L’évangile selon le spiritisme -
    • «…méthodiquement selon leur nature, de manière à ce qu'elles se déduisent autant que possible les unes des autres. […] Si la doctrine spirite était une conception purement humaine, elle n'aurait pour garant que les lumières de celui qui l'aurait conçue ; or personne ici-bas ne saurait avoir la prétention fondée de posséder à lui seul la vérité absolue. Si les Esprits qui l'ont révélée se fussent manifestés à un seul homme, rien n'en garantirait l'origine, car il faudrait croire sur parole celui qui dirait avoir reçu leur enseignement. En admettant de sa part une…»
  • 96. - L’évangile selon le spiritisme -
    • «…parfaite sincérité, tout au plus pourrait-il convaincre les personnes de son entourage ; il pourrait avoir des sectaires, mais il ne parviendrait jamais à rallier tout le monde. […] Cette universalité dans l'enseignement des Esprits fait la force du Spiritisme ; là aussi est la cause de sa propagation si rapide ; tandis que la voix d'un seul homme, même avec le secours de l'imprimerie, eut mis des siècles avant de parvenir à l'oreille de tous, voilà que des milliers de voix se font entendre simultanément sur tous les points de la terre pour proclamer les mêmes principes, et les…»
  • 97. - L’évangile selon le spiritisme -
    • «…transmettre aux plus ignorants comme aux plus savants, afin que personne ne soit déshérité. C'est un avantage dont n'a joui aucune des doctrines qui ont paru jusqu'à ce jour. […] Le premier contrôle est sans contredit celui de la raison, auquel il faut soumettre, sans exception, tout ce qui vient des Esprits ; toute théorie en contradiction manifeste avec le bon sens, avec une logique rigoureuse, et avec les données positives que l'on possède, de quelque nom respectable qu'elle soit signée, doit être rejetée. Mais ce contrôle est incomplet dans beaucoup de cas, par suite de…»
  • 98. - L’évangile selon le spiritisme -
    • «…l'insuffisance des lumières de certaines personnes, et de la tendance de beaucoup à prendre leur propre jugement pour unique arbitre de la vérité. En pareil cas, que font les hommes qui n'ont pas en eux-mêmes une confiance absolue ? Ils prennent l'avis du plus grand nombre, et l'opinion de la majorité est leur guide. Ainsi doit-il en être à l'égard de l'enseignement des Esprits, qui nous en fournissent eux-mêmes les moyens. […] La seule garantie sérieuse de l'enseignement des Esprits est dans la concordance qui existe entre les révélations faites spontanément, par…»
  • 99. - L’évangile selon le spiritisme -
    • «…l'entremise d'un grand nombre de médiums étrangers les uns aux autres, et dans diverses contrées. […] De ce que Jésus a dû connaître de la secte des Esséniens, on aurait tort d'en conclure qu'il y a puisé sa doctrine, et que, s'il eût vécu dans un autre milieu, il eût professé d'autres principes. Les grandes idées n'éclatent jamais subitement ; celles qui ont pour base la vérité ont toujours des précurseurs qui en préparent partiellement les voies ; puis, quand le temps est venu, Dieu envoie un homme avec mission de résumer, coordonner et compléter ces éléments épars, et d'en former…»
  • 100. - L’évangile selon le spiritisme -
    • «…un corps ; de cette façon l'idée, n'arrivant pas brusquement, trouve, à son apparition, des esprits tout disposés à l'accepter. Ainsi en a-t-il été de l'idée chrétienne, qui a été pressentie plusieurs siècles avant Jésus et les Esséniens, et dont Socrate et Platon ont été les principaux précurseurs. Socrate, de même que Christ, n'a rien écrit, ou du moins n'a laissé aucun écrit ; comme lui, il est mort de la mort des criminels, victime du fanatisme, pour avoir attaqué les croyances reçues, et mis la vertu réelle au-dessus de l'hypocrisie et du simulacre des formes, en un mot pour avoir combattu les…»
  • 101. - L’évangile selon le spiritisme -
    • «…préjugés religieux. Comme Jésus fut accusé par les Pharisiens de corrompre le peuple par ses enseignements, lui aussi fut accusé par les Pharisiens de son temps, car il y en a eu à toutes les époques, de corrompre la jeunesse, en proclamant le dogme de l'unité de Dieu, de l'immortalité de l'âme et de la vie future. De même encore que nous ne connaissons la doctrine de Jésus que par les écrits de ses disciples, nous ne connaissons celle de Socrate que par les écrits de son disciple Platon. Nous croyons utile d'en résumer ici les points les plus saillants pour en montrer la concordance…»
  • 102. - L’évangile selon le spiritisme -
    • «…avec les principes du christianisme. A ceux qui regarderaient ce parallèle comme une profanation, et prétendraient qu'il ne peut y avoir de parité entre la doctrine d'un païen et celle du Christ, nous répondrons que la doctrine de Socrate n'était pas païenne, puisqu'elle avait pour but de combattre le paganisme ; que la doctrine de Jésus, plus complète et plus épurée que celle de Socrate, n'a rien à perdre à la comparaison ; que la grandeur de la mission divine du Christ n'en saurait être amoindrie ; que d'ailleurs c'est de l'histoire qui ne peut être étouffée.»
  • 103. - L’évangile selon le spiritisme -
    • «L'homme est arrivé à un point où la lumière sort d'elle-même de dessous le boisseau ; il est mûr pour la regarder en face ; tant pis pour ceux qui n'osent ouvrir les yeux. Le temps est venu d'envisager les choses largement et d'en haut, et non plus au point de vue mesquin et rétréci des intérêts de sectes et de castes. Ces citations prouveront en outre que, si Socrate et Platon ont pressenti l'idée chrétienne, on trouve également dans leur doctrine les principes fondamentaux du Spiritisme.
    • 1-L'homme est une âme incarnée. Avant son incarnation, elle existait unie aux types…»
  • 104. - L’évangile selon le spiritisme -
    • «…primordiaux, aux idées du vrai, du bien et du beau ; elle s'en sépare en s'incarnant, et, se rappelant son passé, elle est plus ou moins tourmentée par le désir d'y revenir.
    • On ne peut énoncer plus clairement la distinction et l'indépendance du principe intelligent et du principe matériel ; c'est en outre la doctrine de la préexistence de l'âme ; de la vague intuition qu'elle conserve d'un autre monde auquel elle aspire, de sa survivance au corps, de sa sortie du monde spirituel pour s'incarner, et de sa rentrée dans ce même monde après la mort ; c'est enfin le germe de la doctrine des Anges déchus.»
  • 105. - L’évangile selon le spiritisme -
    • «2-L'âme s'égare et se trouble quand elle se sert du corps pour considérer quelque objet ; elle a des vertiges comme si elle était ivre, parce qu'elle s'attache à des choses qui sont, de leur nature, sujettes à des changements ; au lieu que, lorsqu'elle contemple sa propre essence, elle se porte vers ce qui est pur, éternel, immortel, et, étant de même nature, elle y demeure attachée aussi longtemps qu'elle le peut ; alors ses égarements cessent, car elle est unie à ce qui est immuable, et cet état de l'âme est ce qu'on appelle sagesse.
    • Ainsi l'homme qui considère les choses d'en bas, terre à terre, au point de vue matériel, se fait…»
  • 106. - L’évangile selon le spiritisme -
    • «…illusion ; pour les apprécier avec justesse, il faut les voir d'en haut, c'est-à-dire du point de vue spirituel. Le vrai sage doit donc en quelque sorte isoler l'âme du corps, pour voir avec les yeux de l'esprit. C'est ce qu'enseigne le Spiritisme.
    • 3-Tant que nous aurons notre corps et que l'âme se trouvera plongée dans cette corruption, jamais nous ne posséderons l'objet de nos désirs : la vérité. En effet, le corps nous suscite mille obstacles par la nécessité où nous sommes d'en prendre soin ; de plus, il nous remplit de désirs, d'appétits, de craintes, de mille chimères et de mille sottises, de manière qu'avec lui il est impossible…»
  • 107. - L’évangile selon le spiritisme -
    • «…d'être sage un instant. Mais, s'il est possible de rien connaître purement pendant que l'âme est unie au corps, il faut de deux choses l'une, ou que l'on ne connaisse jamais la vérité, ou qu'on la connaisse après la mort. Affranchis de la folie du corps, nous converserons alors, il y a lieu de l'espérer, avec des hommes également libres, et nous connaîtrons par nous-mêmes l'essence des choses. C'est pourquoi les véritables philosophes s'exercent à mourir, et la mort ne leur parait nullement redoutable.
    • C'est là le principe des facultés de l'âme obscurcies par l'intermédiaire des organes corporels, et de l'expansion de ces facultés après la mort.»
  • 108. - L’évangile selon le spiritisme -
    • «Mais il ne s'agit ici que des âmes d'élite, déjà épurées ; il n'en est pas de même des âmes impures.
    • 4-L'âme impure, en cet état, est appesantie et entraînée de nouveau vers le monde visible par l'horreur de ce qui est invisible et immatériel ; elle erre alors, dit-on, autour des monuments et des tombeaux, auprès desquels on a vu parfois des fantômes ténébreux, comme doivent être les images des âmes qui ont quitté le corps sans être entièrement pures, et qui retiennent quelque chose de la forme matérielle, ce qui fait que l'oeil peut les apercevoir. Ce ne sont pas les âmes…»
  • 109. - L’évangile selon le spiritisme -
    • «…des bons, mais des méchants, qui sont forcées d'errer dans ces lieux, où elles portent la peine de leur première vie, et où elles continuent d'errer jusqu'à ce que les appétits inhérents à la forme matérielle qu'elles se sont donnée les ramènent dans un corps ; et alors elles reprennent sans doute les mêmes moeurs qui, pendant leur première vie, étaient l'objet de leurs prédilections.
    • Non-seulement le principe de la réincarnation est ici clairement exprimé, mais l'état des âmes qui sont encore sous l'empire de la matière, est décrit tel que le Spiritisme le montre dans les évocations. Il y a plus, c'est qu'il est dit que la réincarnation…»
  • 110. - L’évangile selon le spiritisme -
    • «…dans un corps matériel est une conséquence de l'impureté de l'âme, tandis que les âmes purifiées en sont affranchies. Le Spiritisme ne dit pas autre chose ; seulement il ajoute que l'âme qui a pris de bonnes résolutions dans l'erraticité, et qui a des connaissances acquises, apporte en renaissant moins de défauts, plus de vertus, et plus d'idées intuitives qu'elle n'en avait dans sa précédente existence ; et qu'ainsi chaque existence marque pour elle un progrès intellectuel et moral.
    • 5-Après notre mort, le génie (daïmon, démon) qui nous avait été assigné pendant notre vie nous mène dans un lieu où se réunissent tous…»
  • 111. - L’évangile selon le spiritisme -
    • «…ceux qui doivent être conduits dans le Hadès pour y être jugés. Les âmes, après avoir séjourné dans le Hadès le temps nécessaire, sont ramenées à cette vie dans de nombreuses et longues périodes.
    • C'est la doctrine des Anges gardiens ou Esprits protecteurs, et des réincarnations successives après des intervalles plus ou moins longs d'erraticité.
    • 6-Les démons remplissent l'intervalle qui sépare le ciel de la terre ; ils sont le lien qui unit le Grand Tout avec lui-même. La divinité n'entrant jamais en communication directe avec l'homme, c'est par l'intermédiaire des démons que les dieux commercent et s'entretiennent avec lui, soit…»
  • 112. - L’évangile selon le spiritisme -
    • «…pendant la veille, soit pendant le sommeil.
    • Le mot daïmon, dont on a fait démon, n'était pas pris en mauvaise part dans l'antiquité comme chez les modernes ; il ne se disait point exclusivement des êtres malfaisants, mais de tous les Esprits en général, parmi lesquels on distinguait les Esprits supérieurs appelés les dieux, et les Esprits moins élevés, ou démons proprement dits, qui communiquaient directement avec les hommes. Le Spiritisme dit aussi que les Esprits peuplent l'espace ; que Dieu ne se communique aux hommes que par l'intermédiaire des purs Esprits chargés de transmettre ses volontés ; que les Esprits se…»
  • 113. - L’évangile selon le spiritisme -
    • «…communiquent à eux pendant la veille et pendant le sommeil. Au mot démon substituez le mot Esprit, et vous aurez la doctrine spirite ; mettez le mot ange, et vous aurez la doctrine chrétienne.
    • 7-La préoccupation constante du philosophe (tel que le comprenaient Socrate et Platon) est de prendre le plus grand soin de l'âme, moins pour cette vie, qui n'est qu'un instant, qu'en vue de l'éternité. Si l'âme est immortelle, n'est-il pas sage de vivre en vue de l'éternité ?
    • Le christianisme et le Spiritisme enseignent la même chose.
  • 114. - L’évangile selon le spiritisme -
    • «8-Si l'âme est immatérielle, elle doit se rendre, après cette vie, dans un monde également invisible et immatériel, de même que le corps, en se décomposant, retourne à la matière. Seulement il importe de bien distinguer l'âme pure, vraiment immatérielle, qui se nourrit, comme Dieu, de science et de pensées, de l'âme plus ou moins entachée d'impuretés matérielles qui l'empêchent de s'élever vers le divin, et la retiennent dans les lieux de son séjour terrestre.
    • Socrate et Platon, comme on le voit, comprenaient parfaitement les différents degrés de dématérialisation de l'âme ; ils insistent sur la…
  • 115. - L’évangile selon le spiritisme -
    • «…différence de situation qui résulte pour elles de leur plus ou moins de pureté. Ce qu'ils disaient par intuition, le Spiritisme le prouve par les nombreux exemples qu'il met sous nos yeux.
    • 9-Si la mort était la dissolution de l'homme tout entier, ce serait un grand gain pour les méchants, après leur mort, d'être délivrés en même temps de leur corps, de leur âme et de leurs vices. Celui qui a orné son âme, non d'une parure étrangère, mais de celle qui lui est propre, celui-là seul pourra attendre tranquillement l'heure de son départ pour l'autre monde.
    • En d'autres termes, c'est dire que le matérialisme, …»
  • 116. - L’évangile selon le spiritisme -
    • «…qui proclame le néant après la mort, serait l'annulation de toute responsabilité morale ultérieure, et par conséquent un excitant au mal ; que le méchant a tout à gagner au néant ; que l'homme qui s'est dépouillé de ses vices et s'est enrichi de vertus peut seul attendre tranquillement le réveil dans l'autre vie. Le spiritisme nous montre, par les exemples qu'il met journellement sous nos yeux, combien est pénible pour le méchant le passage d'une vie à l'autre, et l'entrée dans la vie future.
    • 10-Le corps conserve les vestiges bien marqués des soins qu'on a pris de lui ou des accidents qu'il…»
  • 117. - L’évangile selon le spiritisme -
    • «…a éprouvés ; il en est de même de l'âme ; quand elle est dépouillée du corps, elle porte les traces évidentes de son caractère, de ses affections et les empreintes que chacun des actes de sa vie y a laissées. Ainsi le plus grand malheur qui puisse arriver à l'homme, c'est d'aller dans l'autre monde avec une âme chargée de crimes. Tu vois, Calliclès, que ni toi, ni Polus, ni Gorgias, vous ne sauriez prouver qu'on doive mener une autre vie qui nous sera utile quand nous serons là-bas. De tant d'opinions diverses, la seule qui demeure inébranlable, c'est qu'il vaut mieux recevoir que commettre une injustice, et qu'avant…»
  • 118. - L’évangile selon le spiritisme -
    • «…toutes choses on doit s'appliquer, non à paraître homme de bien, mais à l'être.
    • Ici on retrouve cet autre point capital, confirmé aujourd'hui par l'expérience, que l'âme non épurée conserve les idées, les tendances, le caractère et les passions qu'elle avait sur la terre. Cette maxime : Il vaut mieux recevoir que commettre une injustice, n'est-elle pas toute chrétienne ? C'est la même pensée que Jésus exprime par cette figure : «Si quelqu'un vous frappe sur une joue, tendez-lui encore l'autre.»
    • 11-De deux choses l'une : ou la mort est une destruction absolue, ou elle est le passage…»
  • 119. - L’évangile selon le spiritisme -
    • «…d'une âme dans un autre lieu. Si tout doit s'éteindre, la mort sera comme une de ces rares nuits que nous passons sans rêve et sans aucune conscience de nous-mêmes. Mais si la mort n'est qu'un changement de séjour, le passage dans un lieu où les morts doivent se réunir, quel bonheur d'y rencontrer ceux qu'on a connus ! Mon plus grand plaisir serait d'examiner de près les habitants de ce séjour et d'y distinguer, comme ici, ceux qui sont sages de ceux qui croient l'être et ne le sont pas. Mais il est temps de nous quitter, moi pour mourir, vous pour vivre.
    • Selon Socrate, les hommes qui ont vécu sur la…»
  • 120. - L’évangile selon le spiritisme -
    • «…terre se retrouvent après la mort, et se reconnaissent. Le Spiritisme nous les montre continuant les rapports qu'ils ont eus, de telle sorte que la mort n'est ni une interruption, ni une cessation de la vie, mais une transformation, sans solution de continuité. Socrate et Platon auraient connu les enseignements que le Christ donna cinq cents ans plus tard, et ceux que donnent maintenant les Esprits, qu'ils n'auraient pas parlé autrement. En cela il n'est rien qui doive surprendre, si l'on considère que les grandes vérités sont éternelles, et que les Esprits avancés ont dû les connaître avant de venir sur la terre, …»
  • 121. - L’évangile selon le spiritisme -
    • «…où ils les ont apportées ; que Socrate, Platon et les grands philosophes de leur temps ont pu être, plus tard, du nombre de ceux qui ont secondé Christ dans sa divine mission, et qu'ils ont été choisis précisément parce qu'ils étaient plus que d'autres à même de comprendre ses sublimes enseignements ; qu'ils peuvent enfin faire aujourd'hui partie de la pléiade des Esprits chargés de venir enseigner aux hommes les mêmes vérités.
    • 12-Il ne faut jamais rendre injustice pour injustice, ni faire de mal à personne, quelque tort qu'on nous ait fait. Peu de personnes, cependant, admettront ce principe, et les gens qui sont divisés…»
  • 122. - L’évangile selon le spiritisme -
    • «…là-dessus ne doivent que se mépriser les uns les autres.
    • N'est-ce pas là le principe de la charité qui nous enseigne de ne point rendre le mal pour le mal, et de pardonner à nos ennemis ?
    • 13-C'est aux fruits qu'on reconnaît l'arbre. Il faut qualifier chaque action selon ce qu'elle produit : l'appeler mauvaise quand il en provient du mal, bonne quand il en naît du bien.
    • Cette maxime : «C'est aux fruits qu'on reconnaît l'arbre,» se trouve textuellement répétée plusieurs fois dans l'Evangile.»
  • 123. - L’évangile selon le spiritisme -
    • «14-La richesse est un grand danger. Tout homme qui aime la richesse n'aime ni lui ni ce qui est à lui, mais une chose qui lui est encore plus étrangère que ce qui est à lui.
    • 15-Les plus belles prières et les plus beaux sacrifices plaisent moins à la Divinité qu'une âme vertueuse qui s'efforce de lui ressembler. Ce serait une chose grave que les dieux eussent plus d'égards à nos offrandes qu'à notre âme ; par ce moyen, les plus coupables pourraient se les rendre propices. Mais non, il n'y a de vraiment justes et sages que ceux qui, par leurs paroles et par leurs actes, s'acquittent de ce qu'ils doivent aux dieux et aux hommes.»
  • 124. - L’évangile selon le spiritisme -
    • «16-J'appelle homme vicieux cet amant vulgaire qui aime le corps plutôt que l'âme. L'amour est partout dans la nature qui nous invite à exercer notre intelligence ; on le retrouve jusque dans le mouvement des astres. C'est l'amour qui orne la nature de ses riches tapis ; il se pare et fixe sa demeure là où il trouve des fleurs et des parfums. C'est encore l'amour qui donne la paix aux hommes, le calme à la mer, le silence aux vents et le sommeil à la douleur.
    • L'amour, qui doit unir les hommes par un lien fraternel, est une conséquence de cette théorie de Platon sur l'amour universel comme loi de nature.»
  • 125. - L’évangile selon le spiritisme -
    • «Socrate ayant dit que «l'amour n'est ni un dieu ni un mortel, mais un grand démon,» c'est-à-dire un grand Esprit présidant à l'amour universel, cette parole lui fut surtout imputée à crime.
    • 17-La vertu ne peut pas s'enseigner ; elle vient par un don de Dieu à ceux qui la possèdent.
    • C'est à peu près la doctrine chrétienne sur la grâce ; mais si la vertu est un don de Dieu, c'est une faveur, et l'on peut demander pourquoi elle n'est pas accordée à tout le monde ; d'un autre côté, si c'est un don, elle est sans mérite pour celui qui la possède. Le Spiritisme est plus explicite ; il dit que celui qui possède la vertu l'a acquise par…»
  • 126. - L’évangile selon le spiritisme -
    • «…ses efforts dans ses existences successives en se dépouillant peu à peu de ses imperfections. La grâce est la force dont Dieu favorise tout homme de bonne volonté pour se dépouiller du mal et pour faire le bien.
    • 18-Il est une disposition naturelle à chacun de nous, c'est de s'apercevoir bien moins de nos défauts que de ceux d'autrui.
    • L'Evangile dit : «Vous voyez la paille dans l'oeil de votre voisin, et vous ne voyez pas la poutre qui est dans le vôtre.»
    • 19-Si les médecins échouent dans la plupart des maladies, c'est qu'ils traitent le corps sans l'âme, …»
  • 127. - L’évangile selon le spiritisme -
    • «…et que, le tout n'étant pas en bon état, il est impossible que la partie se porte bien.
    • Le Spiritisme donne la clef des rapports qui existent entre l'âme et le corps, et prouve qu'il y a réaction incessante de l'un sur l'autre. Il ouvre ainsi une nouvelle voie à la science ; en lui montrant la véritable cause de certaines affections, il lui donne les moyens de les combattre. Quand elle tiendra compte de l'action de l'élément spirituel dans l'économie, elle échouera moins souvent.
    • 20-Tous les hommes, à commencer depuis l'enfance, font beaucoup plus de mal que de bien.»
  • 128. - L’évangile selon le spiritisme -
    • «Cette parole de Socrate touche à la grave question de la prédominance du mal sur la terre, question insoluble sans la connaissance de la pluralité des mondes et de la destination de la terre, où n'habite qu'une très petite fraction de l'humanité.
    • 21-Il y a de la sagesse à ne pas croire savoir ce que tu ne sais pas.
    • Ceci va à l'adresse des gens qui critiquent ce dont souvent ils ne savent pas le premier mot. Platon complète cette pensée de Socrate en disant : «Essayons de les rendre d'abord, si c'est possible, plus honnêtes en paroles ; sinon, ne nous soucions pas d'eux, et ne cherchons que la vérité.»
  • 129.
    • «Tâchons de nous instruire, mais ne nous injurions pas.» C'est ainsi que doivent agir les spirites à l'égard de leurs contradicteurs de bonne ou de mauvaise foi. Platon revivrait aujourd'hui, qu'il trouverait les choses à peu près comme de son temps, et pourrait tenir le même langage ; Socrate aussi trouverait des gens pour se moquer de sa croyance aux Esprits, et le traiter de fou, ainsi que son disciple Platon. C'est pour avoir professé ces principes que Socrate fut d'abord tourné en ridicule, puis accusé d'impiété, et condamné à boire la ciguë ; tant il est vrai que les grandes vérités nouvelles, soulevant contre elles les intérêts et les préjugés qu'elles froissent, ne peuvent s'établir sans lutte et sans faire des martyrs.»
    _
  • 130. - LA GENÈSE, LES MIRACLES ET LES PRÉDICTIONS - «L’œil de Dieu» est un phénomène astronomique esthétiquement fascinant car il donne l’impression d’observer la forme d’un œil gigantesque. Ce qui pourrait être, en apparence, un miracle aux yeux du profane est en réalité une manifestation naturelle.
  • 131. - La Genèse, les miracles et les prédictions -
    • «1.-Dans son acception étymologique, le mot miracle (de mirari, admirer) signifie : admirable, chose extraordinaire, surprenante. L'Académie définit ce mot : Un acte de la puissance divine contraire aux lois connues de la nature. Dans son acception usuelle, ce mot a perdu, comme tant d'autres, sa signification primitive. De générale qu'elle était, elle s'est restreinte à un ordre particulier de faits. Dans la pensée des masses, un miracle implique l'idée d'un fait extra-naturel ; dans le sens théologique, c'est une dérogation aux lois de la nature, par laquelle Dieu manifeste sa…»
  • 132. - La Genèse, les miracles et les prédictions -
    • «…puissance. Telle est en effet son acception vulgaire, devenue le sens propre, et ce n'est que par comparaison et par métaphore qu'on l'applique aux circonstances ordinaires de la vie. Un des caractères du miracle proprement dit, c'est d'être inexplicable, par cela même qu'il s'accomplit en dehors des lois naturelles ; et c'est tellement là l'idée qu'on y attache, que si un fait miraculeux vient à trouver son explication, on dit que ce n'est plus un miracle, quelque surprenant qu'il soit. Ce qui fait, pour l'Eglise, le mérite des miracles, c'est précisément leur origine surnaturelle, et…»
  • 133. - La Genèse, les miracles et les prédictions -
    • «…l'impossibilité de les expliquer ; elle est si bien fixée sur ce point que toute assimilation des miracles aux phénomènes de la nature est taxée d'hérésie, d'attentat contre la foi ; qu'elle a excommunié et même brûlé des gens pour n'avoir pas voulu croire à certains miracles. Un autre caractère du miracle, c'est d'être insolite, isolé et exceptionnel ; du moment qu'un phénomène se reproduit, soit spontanément, soit par un acte de la volonté, c'est qu'il est soumis à une loi, et dès lors, que cette loi soit connue ou non, ce ne peut être un miracle.
    • 2.-La science fait tous les jours des miracles…»
  • 134. - La Genèse, les miracles et les prédictions -
    • «…aux yeux des ignorants. Qu'un homme réellement mort soit rappelé à la vie par une intervention divine, c'est là un véritable miracle, parce que c'est un fait contraire aux lois de la nature. Mais si cet homme n'a que les apparences de la mort, s'il y a encore en lui un reste de vitalité latente, et que la science, ou une action magnétique, parvienne à le ranimer, pour les gens éclairés c'est un phénomène naturel, mais aux yeux du vulgaire ignorant, le fait passera pour miraculeux. Qu'au milieu de certaines campagnes un physicien lance un cerf-volant électrique et fasse tomber…»
  • 135. - La Genèse, les miracles et les prédictions -
    • «…la foudre sur un arbre, ce nouveau Prométhée sera certainement regardé comme armé d'une puissance diabolique ; mais Josué arrêtant le mouvement du soleil, ou plutôt de la terre, en admettant le fait, voilà le véritable miracle, car il n'existe aucun magnétiseur doué d'une assez grande puissance pour opérer un tel prodige. Les siècles d'ignorance ont été féconds en miracles, parce que tout ce dont la cause était inconnue passait pour surnaturel. A mesure que la science a révélé de nouvelles lois, le cercle du merveilleux s'est restreint ; mais comme elle n'avait pas…»
  • 136. - La Genèse, les miracles et les prédictions -
    • «…exploré tout le champ de la nature, il restait encore une assez large part au merveilleux.
    • 3.-Le merveilleux, expulsé du domaine de la matérialité par la science, s'est retranché dans celui de la spiritualité, qui a été son dernier refuge. Le Spiritisme, en démontrant que l'élément spirituel est une des forces vives de la nature, force incessamment agissante concurremment avec la force matérielle, fait rentrer les phénomènes qui en ressortent dans le cercle des effets naturels, parce que, comme les autres, ils sont soumis à des lois. Si le merveilleux est expulsé de la spiritualité, …»
  • 137. - La Genèse, les miracles et les prédictions -
    • «…il n'a plus de raison d'être, et c'est alors seulement qu'on pourra dire que le temps des miracles est passé. Le Spiritisme vient donc, à son tour, faire ce que chaque science a fait à son avènement : révéler de nouvelles lois, et expliquer, par conséquent, les phénomènes qui sont du ressort de ces lois. Ces phénomènes, il est vrai, se rattachent à l'existence des Esprits et à leur intervention dans le monde matériel ; or c'est là, dit-on, qu'est le surnaturel. Mais alors il faudrait prouver que les Esprits et leurs manifestations sont contraires aux lois de la nature ; …»
  • 138. - La Genèse, les miracles et les prédictions -
    • «…que ce n'est pas et ne peut être là une de ces lois. L'Esprit n'est autre que l'âme qui survit au corps ; c'est l'être principal puisqu'il ne meurt pas, tandis que le corps n'est qu'un accessoire qui se détruit. Son existence est donc tout aussi naturelle après que pendant l'incarnation ; elle est soumise aux lois qui régissent le principe spirituel, comme le corps est soumis à celles qui régissent le principe matériel ; mais comme ces deux principes ont une affinité nécessaire, qu'ils réagissent incessamment l'un sur l'autre, que de leur action simultanée résultent le mouvement et l'harmonie de l'ensemble, …»
  • 139. - La Genèse, les miracles et les prédictions -
    • «…il s'ensuit que la spiritualité et la matérialité sont les deux parties d'un même tout, aussi naturelles l'une que l'autre, et que la première n'est pas une exception, une anomalie dans l'ordre des choses.
    • 4.-Pendant son incarnation, l'Esprit agit sur la matière par l'intermédiaire de son corps fluidique ou périsprit ; il en est de même en dehors de l'incarnation. Il fait, comme Esprit et dans la mesure de ses capacités, ce qu'il faisait comme homme ; seulement, comme il n'a plus son corps charnel pour instrument, il se sert, lorsque cela est nécessaire, des organes matériels d'un incarné…»
  • 140. - La Genèse, les miracles et les prédictions -
    • «…qui devient ce qu'on appelle médium. Il fait comme celui qui, ne pouvant écrire lui-même, emprunte la main d'un secrétaire ; ou qui, ne sachant pas une langue, se sert d'un interprète. Un secrétaire, un interprète sont les médiums d'un incarné, comme le médium est le secrétaire ou l'interprète d'un Esprit.
    • 5.-Le milieu dans lequel agissent les Esprits, et les moyens d'exécution, n'étant plus les mêmes que dans l'état d'incarnation, les effets sont différents. Ces effets ne paraissent surnaturels que parce qu'ils sont produits à l'aide d'agents…»
  • 141. - La Genèse, les miracles et les prédictions -
    • «qui ne sont pas ceux dont nous nous servons ; mais dès l'instant que ces agents sont dans la nature, et que les faits de manifestations s'accomplissent en vertu de certaines lois, il n'y a rien de surnaturel ni de merveilleux. Avant de connaître les propriétés de l'électricité, les phénomènes électriques passaient pour des prodiges aux yeux de certaines gens ; dès que la cause fut connue, le merveilleux disparut. Il en est de même des phénomènes spirites, qui ne sortent pas plus de l'ordre des lois naturelles que les phénomènes électriques, acoustiques, lumineux et autres, qui ont été…»
  • 142. - La Genèse, les miracles et les prédictions -
    • «…la source d'une foule de croyances superstitieuses.
    • 6.-Pourtant, dira-t-on, vous admettez qu'un Esprit peut enlever une table et la maintenir dans l'espace sans point d'appui ; n'est-ce pas une dérogation à la loi de gravité ? - Oui, à la loi connue ; mais connaît-on toutes les lois ? Avant qu'on eût expérimenté la force ascensionnelle de certains gaz, qui eût dit qu'une lourde machine portant plusieurs hommes peut triompher de la force d'attraction ? Aux yeux du vulgaire, cela ne devait-il pas paraître merveilleux, diabolique ? Celui qui eût proposé, il y a un siècle, de transmettre…»
  • 143. - La Genèse, les miracles et les prédictions -
    • «…une dépêche à cinq cents lieues, et d'en recevoir la réponse en quelques minutes, aurait passé pour un fou ; s'il l'eût fait, on aurait cru qu'il avait le diable à ses ordres, car alors le diable seul était capable d'aller aussi vite ; cependant aujourd'hui la chose est non seulement reconnue possible, mais elle paraît toute naturelle. Pourquoi donc un fluide inconnu n'aurait-il pas la propriété, dans des circonstances données, de contrebalancer l'effet de la pesanteur, comme l'hydrogène contrebalance le poids du ballon ? C'est, en effet, ce qui a lieu dans le cas dont il s'agit.»
  • 144. - La Genèse, les miracles et les prédictions -
    • «Les phénomènes spirites, étant dans la nature, se sont produits dans tous les temps ; mais précisément parce que leur étude ne pouvait se faire par les moyens matériels dont dispose la science vulgaire, ils sont restés plus longtemps que d'autres dans le domaine du surnaturel, d'où le Spiritisme les fait sortir aujourd'hui. Le surnaturel, basé sur des apparences inexpliquées, laisse un libre cours à l'imagination, qui, errant dans l'inconnu, enfante alors les croyances superstitieuses. Une explication rationnelle fondée sur les lois de la nature, ramenant l'homme…»
  • 145. - La Genèse, les miracles et les prédictions -
    • «…sur le terrain de la réalité, pose un point d'arrêt aux écarts de l'imagination, et détruit les superstitions. Loin d'étendre le domaine du surnaturel, le Spiritisme le restreint jusque dans ses dernières limites et lui ôte son dernier refuge. S'il fait croire à la possibilité de certains faits, il empêche de croire à beaucoup d'autres, parce qu'il démontre, dans le cercle de la spiritualité, comme la science dans le cercle de la matérialité, ce qui est possible et ce qui ne l'est pas. Toutefois, comme il n'a pas la prétention d'avoir le dernier mot sur toutes choses, même sur celles qui sont de sa compétence, …»
  • 146. - La Genèse, les miracles et les prédictions -
    • «…il ne se pose point en régulateur absolu du possible, et fait la part des connaissances que réserve l'avenir.
    • 7.-Les phénomènes spirites consistent dans les différents modes de manifestation de l'âme ou Esprit, soit pendant l'incarnation, soit à l'état d'erraticité. C'est par ses manifestations que l'âme révèle son existence, sa survivance et son individualité ; on la juge par ses effets ; la cause étant naturelle, l'effet l'est également. Ce sont ces effets qui font l'objet spécial des recherches et de l'étude du Spiritisme, afin d'arriver à la…»
  • 147. - La Genèse, les miracles et les prédictions -
    • «…connaissance aussi complète que possible de la nature et des attributs de l'âme, ainsi que des lois qui régissent le principe spirituel.
    • 8.-Pour ceux qui dénient l'existence du principe spirituel indépendant, et par suite celle de l'âme individuelle et survivante, toute la nature est dans la matière tangible ; tous les phénomènes qui se rattachent à la spiritualité sont, à leurs yeux, surnaturels, et par conséquent chimériques ; n'admettant pas la cause, ils ne peuvent admettre l'effet ; et lorsque les effets sont patents, ils les attribuent à l'imagination, à l'illusion, à…»
  • 148. - La Genèse, les miracles et les prédictions -
    • «…l'hallucination, et refusent de les approfondir ; de là, chez eux, une opinion préconçue qui les rend impropres à juger sainement du Spiritisme, parce qu'ils partent du principe de la négation de tout ce qui n'est pas matériel.
    • 9.-De ce que le Spiritisme admet les effets qui sont la conséquence de l'existence de l'âme, il ne s'ensuit pas qu'il accepte tous les effets qualifiés de merveilleux, et qu'il entende les justifier et les accréditer ; qu'il se fasse le champion de tous les rêveurs, de toutes les utopies, de toutes les excentricités systématiques, de toutes…»
  • 149. - La Genèse, les miracles et les prédictions -
    • «…les légendes miraculeuses ; il faudrait bien peu le connaître pour penser ainsi. Ses adversaires croient lui opposer un argument sans réplique, quand, après avoir fait d'érudites recherches sur les convulsionnaires de Saint-Médard, les camisards des Cévennes ou les religieuses de Loudun, ils sont arrivés à y découvrir des faits patents de supercherie que personne ne conteste ; mais ces histoires sont-elles l'évangile du Spiritisme ? Ses partisans ont-ils nié que le charlatanisme ait exploité certains faits à son profit ; que l'imagination en ait créé ; que le fanatisme en ait exagéré…»
  • 150. - La Genèse, les miracles et les prédictions -
    • «beaucoup ? Il n'est pas plus solidaire des extravagances qu'on peut commettre en son nom, que la vraie science ne l'est des abus de l'ignorance, ni la vraie religion des excès du fanatisme. Beaucoup de critiques ne jugent le Spiritisme que sur les contes de fées et les légendes populaires qui en sont les fictions ; autant vaudrait juger l'histoire sur les romans historiques ou les tragédies.
    • 10.-Les phénomènes spirites sont le plus souvent spontanés, et se produisent sans aucune idée préconçue chez les personnes qui y songent…»
  • 151. - La Genèse, les miracles et les prédictions -
    • «…le moins ; dans certaines circonstances, il en est qui peuvent être provoqués par les agents désignés sous le nom de médiums ; dans le premier cas, le médium est inconscient de ce qui se produit par son intermédiaire ; dans le second, il agit en connaissance de cause : de là la distinction des médiums conscients et des médiums inconscients. Ces derniers sont les plus nombreux et se trouvent souvent parmi les incrédules les plus obstinés, qui font ainsi du Spiritisme sans le savoir et sans le vouloir. Les phénomènes spontanés ont, par cela même, une importance capitale, …»
  • 152. - La Genèse, les miracles et les prédictions -
    • «…car on ne peut suspecter la bonne foi de ceux qui les obtiennent. Il en est ici comme du somnambulisme, qui, chez certains individus, est naturel et involontaire, et chez d'autres, provoqué par l'action magnétique. Mais que ces phénomènes soient ou non le résultat d'un acte de la volonté, la cause première est exactement la même et ne s'écarte en rien des lois naturelles. Les médiums ne produisent donc absolument rien de surnaturel ; par conséquent, ils ne font aucun miracle ; les guérisons instantanées elles-mêmes ne sont pas plus miraculeuses que les autres effets,…»
  • 153. - La Genèse, les miracles et les prédictions -
    • «…car elles sont dues à l'action d'un agent fluidique faisant l'office d'agent thérapeutique, dont les propriétés ne sont pas moins naturelles pour avoir été inconnues jusqu'à ce jour. L'épithète de thaumaturges, donnée à certains médiums par la critique ignorante des principes du Spiritisme, est donc tout à fait impropre. La qualification de miracles donnée, par comparaison, à ces sortes de phénomènes, ne peut qu'induire en erreur sur leur véritable caractère.
    • 11.-L'intervention d'intelligences occultes dans les phénomènes spirites ne rend pas ceux-ci plus…»
  • 154. - La Genèse, les miracles et les prédictions -
    • «…miraculeux que tous les autres phénomènes qui sont dus à des agents invisibles, parce que ces êtres occultes qui peuplent les espaces sont une des puissances de la nature, puissance dont l'action est incessante sur le monde matériel, aussi bien que sur le monde moral. Le Spiritisme, en nous éclairant sur cette puissance, nous donne la clef d'une foule de choses inexpliquées, et inexplicables par tout autre moyen, et qui ont pu, dans des temps reculés, passer pour des prodiges ; il révèle, de même que le magnétisme, une loi, sinon inconnue, du moins mal comprise ; …»
  • 155. - La Genèse, les miracles et les prédictions -
    • «…ou, pour mieux dire, on connaissait les effets, car ils se sont produits de tout temps, mais on ne connaissait pas la loi, et c'est l'ignorance de cette loi qui a engendré la superstition. Cette loi connue, le merveilleux disparaît et les phénomènes rentrent dans l'ordre des choses naturelles. Voilà pourquoi les Spirites ne font pas plus de miracles en faisant tourner une table ou écrire les trépassés, que le médecin en faisant revivre un moribond, ou le physicien en faisant tomber la foudre. Celui qui prétendrait, à l'aide de cette science, faire des miracles, serait ou un ignorant de la chose, …»
  • 156. - La Genèse, les miracles et les prédictions -
    • «…ou un faiseur de dupes.
    • 12.-Puisque le Spiritisme répudie toute prétention aux choses miraculeuses, en dehors de lui y a-t-il des miracles dans l'acception usuelle du mot ? Disons d'abord que parmi les faits réputés miraculeux qui se sont passés avant l'avènement du Spiritisme, et qui se passent encore de nos jours, la plupart, sinon tous, trouvent leur explication dans les lois nouvelles qu'il est venu révéler ; ces faits rentrent donc, quoique sous un autre nom, dans l'ordre des phénomènes spirites, et comme tels n'ont rien de surnaturel.»
  • 157. - La Genèse, les miracles et les prédictions -
    • «Il est bien entendu qu'il ne s'agit ici que des faits authentiques, et non de ceux qui, sous le nom de miracles, sont le produit d'une indigne jonglerie en vue d'exploiter la crédulité ; non plus que de certains faits légendaires qui peuvent avoir eu, dans l'origine, un fond de vérité, mais que la superstition a amplifiés jusqu'à l'absurde. C'est sur ces faits que le Spiritisme vient jeter la lumière, en donnant les moyens de faire la part de l'erreur et de la vérité. […] Il n'appartient pas à l'homme de préjuger les actes de la Divinité et de les subordonner à la faiblesse de son entendement.»
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  • 158. - FIN? - Pierre Baribeau (2010) « Les incrédules riront de ces choses et les traiteront de chimères ; mais, quoi qu'ils disent, ils n'échapperont pas à la loi commune ; ils tomberont à leur tour comme les autres, et alors qu'adviendra-t-il d'eux ? Ils disent : Rien ! mais ils vivront en dépit d'eux-mêmes, et seront, un jour, forcés d'ouvrir les yeux. » _