Le magazine des années étudiantes
                                                   #147 mars 2010
www.planetecampus.com
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Sommaire
                                                                        Cinéma
                                  ...
Cinéma.                     par Ornella Lamberti                                                                          ...
Cinéma dvd.                                   par Jonathan guez et Jean-michel cathelotte                                 ...
Cinéma.                        par Ornella Lamberti                                                                       ...
musique.                           par antoine ginekis                                                                    ...
musique.               par Ornella Lamberti                                                                               ...
BOuquin.                          par Jonathan pretro                                                                     ...
Campus mag mars 2010
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  1. 1. Le magazine des années étudiantes #147 mars 2010 www.planetecampus.com atih akin Une c omédie de F Musique : Mode : Tété is back Le combat des Beauté : fashion street A vos pinceaux ! Formation : l’alternance comment ça marche / mars campus mag
  2. 2. Sommaire Cinéma 04 soul kitchen Cinéma 08 liBerté Musique 10 tété 17 Bons Plans idF Beauté 22 les nouveaux vernis Formation 10 24 les ForMations en alternance soCiété 30 haiti 31 jeux Edito Le printemps arrive à grand pas ! Fini les soirées à bouder au fin fond de sa couette, à regarder l’intégrale de grey’s anatomy, chocolat chaud entre les mains. Fini ces matins où l’on se lève dans la pénombre, avec le vent glacial qui vous martèle le visage. Désormais ce sera bière en terrasse et lunette de soleil ! Bien qu’emmitouflé dans votre écharpe vous saurez apprécier ces quelques rayons de soleil. ce n’est pas l’été certes mais tout de même, le soleil qui caresse le visage c’est agréable. Le printemps c’est un peu l’esquisse de l’été: les beaux jours qui reviennent, les arbres qui commencent à fleurir, les soirées entre potes qui se profilent, le soleil qui vous chatouille la joue quand vous vous réveillez le matin… ça vous fait rêver ? même moi je m’emporte à vous écrire ces quelques lignes en m’imaginant assoupi dans le parc du champ de mars. Que c’est beau 8 de divaguer ! sans vouloir vous miner le moral, les partiels c’est pour bientôt, sans vous parler des concours à bûcher du job d’été à trouver pour se payer des vacances, la belle-maman à aller voir... après tout l’hiver ce n’est pas si mal que ça…allez encore quelques mois et la plage, la fête et les rencontres seront à vous !! comme dis l’expression, après l’effort le réconfort ! 56 rue Gabriel Péri - 92120 Montrouge - tél. 01 55 58 13 40 - redaction@campusmag.fr - Fax. 01 55 58 13 49 directrice de la publication Johanna Naon secrétariat Lydia Faribault l.faribault@campusmag.fr ont participé à ce numéro :céline Escouteloup, Jean michel cathelotte, mélissa Idbazzi, Jonathan guez, antoine ginekis, Jonathan pretro, Françoise Krief, Ovary, Fabien cecchini, sarah riahi, marion Odot Publicité publicite@campusmag.fr Pôle culture : guillaume courchay g.courchay@campusmag.fr Pôle orientation : patrick assouline p.assouline@campusmag.fr, rémi caparros, remi@campusmag.fr Pôle grande consommation :Frédéric Hérout; Fred@campusmag.fr Maquette scOB maket@campusmag.fr impression partenaires graphique © cOraZÓN INTErNaTIONaL, gOrDON TImpEN Dépôt légal à parution. Toute reprodution d’articles, d’annonces, publicités est formellement interdite et engage les contrevenants à des poursuites judiciaires.La rédaction décline toute responsabilité du contenu éditorial des magazines campus mag, c ampus mag culture, campus mag Lycée campusmag est édité par 2NK mEDIas, s.a.r.L au capital de 90 000 euros. gérante : Johanna Naon IssN 1267-7876.
  3. 3. Cinéma. par Ornella Lamberti Cinéma ®coraz%97n international Soul Kitchen Avec Moritz Bleibtreu et Birol Unel sortie nationale : le 17 Mars fisc, plus sa compagne s’éloigne, partant vivre d’insoupçonnées d’interrogation, parfait le décor de sa surréaliste présence, dan- aventures en terre lointaine. Cerise sur le gâteau, Zinos écope sant gauchement entre de somptueuses filles lors des soirées de Soul Kitchen : d’un mal de dos. Afin de redresser sa petite entreprise, à dé- plus en plus hot du Soul Kitchen ou mangeant sereinement, in- faut de son dos, l’homme courbé en deux fait appel au chef différent à l’agitation nerveuse de rockeurs échauffés. Shayn Weiss, cuisinier caractériel et caricatural. Interprété par Birol Ünel avec un brio colérique digne d’un Jack Nicholson Une utilisation des clichés revigorante sous ecstasy pour un Shining hallucinatoire, le cuisinier, ne Ecorchés vifs, un peu tocards, souvent ridicules à l’instar de cuiSine et inconStanceS sachant s’exprimer autrement que par le lancer impromptu de couteaux, va révolutionner la cuisine du Soul Kitchen. De sympathique boui-boui, le « Soul Kitchen » devient restaurant gastronomique. Se servant des ingrédients habituels mais les Zinos qui trottine la main aux reins pendant une bonne par- tie du film, les personnages de Soul Kitchen sont diantrement attachants. Le comique de situation figure un des ressorts prin- cipaux du film. Tandis qu’un rigide chiropracteur affectueuse- mettant en scène (les poissons panés surgelés, une fois leur pa- ment surnommé « briseur d’os » calme les tours de reins par un nure ôtée, deviennent par exemple de délicats filets...), l’homme violent tour de corde autour des hanches, le cuisinier hurle des Soul Kitchen, dernier long métrage du cinéaste allemand Fatih se targue de savoir vendre ce qui est invendable : « la cuisine de insanités, affute ses couteaux, le regard malveillant ou, sous la Akin, est une comédie funky où l’anecdotique de la vie l’emporte l’âme ». À l’instar, ajoute-t-il, de l’amour, du sexe et de la tradi- colère, les plante dans la première porte venue. Un humour qui tion que, en ces temps de dévergondage et de surconsomma- n’est pas sans rappeler celui des films muets, de Charlie Chaplin sur les grandes considérations. Et c’est tant mieux. tion, l’on essaie de nous vendre. Restant en suspens (la « cuisine à Buster Keaton. L’autre spécificité de Soul Kitchen provient de l’âme » désigne-t-elle l’illusion de bien manger, ou est-elle de l’utilisation de clichés, clins d’œil malicieux à l’histoire du S une métaphore désignant le lieu où les âmes se croisent et se cinéma. Il y a les surnoms ridicules et les personnages à la gau- mélangent ?), la question ne sera pas développée par Fatih Akin cherie émouvante. Mais il y a aussi les scènes stéréotypées où le oul Kitchen a de quoi désarçonner ceux qui ont Soul Kitchen ou la cuisine de l’âme de manière franche, évitant ainsi la philosophie de comptoir. Le maître cuistot initie l’élève incapable à l’art de la cuisine, où les frémi devant les somptueux Head On ou De Soul Kitchen, comédie branquignole, doit sa force à la puissance cinéaste privilégie plutôt l’esquisse de personnages truculents amoureux dînent aux bougies, alors que la neige tombe, drue, l’autre côté. Le cinéaste de l’exil et de la douleur émotionnelle de ses personnages taillés dans le marbre, irréfu- et drolatiques, sur fond sérieux de gentrification des quartiers dehors...Toute une mythologie cinématographique est ainsi s’essaie à la comédie, avec une légèreté qui, on tables, sans demi-mesure. industriels allemands. invoquée, qui rappellera, selon la culture de chacun, d’autres l’espère, lui permettra de reprendre son souffle Le personnage principal, Zinos Kazantsakis, tient un restaurant moments, d’autres films aimés. avant de s’attaquer au dernier volet de sa trilogie aménagé dans un hangar paumé en pleine zone industrielle : le Surréaliste Soul Kitchen « l’amour, la mort et le diable ». Soul Kitchen représente un film « Soul Kitchen ». Dans cet immense espace aux allures arty inex- Le « Soul Kitchen », café d’artiste au potentiel inexploité, ne La musique est la nourriture de l’âme métaphore où les âmes se cherchent tout en mélangeant les in- ploitées, les honnêtes gens viennent se sustenter d’une nourri- va pas tarder à se muer en lieu de la nuit in, joyeux foutoir Traité de manière graphique, vif et surmené, ce film se distin- grédients de la vie. ture sans prétention. Plus Zinos est suivi de près par ses amis du convoquant la folie des seventies et ses orgies improvisées. La gue également par sa bande originale aussi légère et sautillante richesse de Soul Kitchen provient de ce subtil mélange entre que la caméra qui prend des libertés salvatrices (panoramiques scènes surréalistes et enlevées et incursions dans un cinéma inopportuns, ralentis romantiques, etc.). Jeu sur le mot « Soul » « Ça m’ennuyait de voir que, depuis Head On et De l’autre côté, je semblais être plus réaliste. Cette mixture appétissante louvoie ainsi entre tous les manichéismes et toutes les caricatures dont elle use à doses signifiant à la fois âme et désignant également un type de musi- que, Soul Kitchen est servi par une musique funky et soul bien abonné aux sujets sérieux. Je suis sorti exténué de ces deux tournages. homéopathiques. La galerie de personnages est ainsi jouissive, sûr, finalement très entraînante, de Kool and the Gang à Quincy de la serveuse mystérieuse, paumée et attachante, parfait ar- Jones, en passant par Syl Johnson. Soul Kitchen devait me permettre de récupérer. Avec ce projet, j’étais censé chétype de la nonchalance de la jeunesse de la nuit, au frère, faire quelques gammes et me rappeler que la vie n’est pas faite que de douleur Illias, repris de justice repris de justesse par son frère tentant de l’apprivoiser, jusqu’au promoteur véreux tentant de racheter Nous ayant habitués aux contes noirs, Fatih Akin narre avec Soul Kitchen un joli conte pour grands enfants dévoyés. et d’introspection. » (Fatih Akin) le restaurant. Un vieux matelot adorable, personnage en point / campus mag mars mars campus mag /
  4. 4. Cinéma dvd. par Jonathan guez et Jean-michel cathelotte Cinéma dvd halo leGends Animation - U.S.A./Japon - De Franck O’Connor Joseph Chou sept histoires sur l’univers de Halo, l’une des sagas de jeux l’arnacœur vidéo les plus célèbres. Des courts-métrages d’animation Mars aux styles très différents et aux résultats divers (quelques Comédie romantique française Fleur du grosses déceptions et de très bonnes surprises) qui vous réalisée par Pascal Chaumeil, désert permettront de mieux comprendre cet univers à l’incroyable avec Romain Duris, Vanessa 0 mars richesse et dont peter Jackson (la trilogie seigneur des notorious B.i.G Paradis, Julie Ferrier, François Drame historique anneaux) tenta en vain de produire un film. réalisé par George tillman jr Damiens… Réalisé par Sherry Dbl.DVD/BR Warner Home Vidéo. VOST/VF ., /9. B. ann., m. of, doc. sur avec jamal Woolard, angela Bassett alex est un séducteur hors pair. Hormann la saga, c. audio. dvd : sortie le 17 février (FPe) Il en a d’ailleurs fait son métier : faire comprendre aux Avec Liya Kebede, christopher Wallace est un jeune garçon issu des quartiers malfa- femmes délaissées qu’elles le sont. Engagé par les Sally Hawkins, més de Brooklyn, qui a choisi pour s’en sortir de dealer du crack. frères, sœurs ou amies de ces dernières, il fait tout Craig Parkinson… Obsédé par l’argent, son business prend de l’ampleur, au point pour les sauver malgré elles d’un mariage fatal. Tout L’histoire vraie et bouleversante de Waris code de la route interactiF de se faire prendre par la police à même pas 20ans. a sa sortie se passe bien jusqu’au jour où… Dirie qui, à l’âge de 13 ans, décide de fuir edition 2010 de prison, il tente d’utiliser son don pour les lyrics pour percer sa famille de nomades somaliens afin DVD Interactif gros budget, bons acteurs, sujet sympa… Tout était là dans la musique et oublier la drogue. lancée… Voici l’histoire d’un d’échapper à un mariage forcé. Le destin pour tous ceux qui sont sur le point de passer leur permis pour que l’on passe un bon moment, et c’est gagné ! destin tragique, qui raconte avec justesse comment deux stars du l’emmènera à Londres où, repérée par un de conduire, ou qui envisagent de le faire, voici l’outil indis- grâce à son scénario original, nous sommes entraînés hip-hop ont disparus . célèbre photographe, elle passera d’une pensable pour y arriver. 1200 questions, 300 leçons, 30 tests dans les aventures hilarantes d’un Don Juan du XXIème vie de clocharde à celle de top-modèle d’entraînements dans les conditions d’examen (la possibi- siècle. Enfin une bonne surprise dans le cinéma internationale. mais son secret la conduira lité de les faire par thèmes). DVD universal. VF 2.0, 4/3. Infos français ! encore plus loin. + (conduite en Europe, permis à point, trucs et astuces…), un film incroyable pour une femme accès au site coderoute.com, calcule du taux d’alcoolémie sur son portable. d’exception... mme Dirie, qui plus tard de- viendra ambassadrice de l’ONu, travaillera Precious avec acharnement pour les droits des 3 mars femmes à travers le monde en général et sky craWlers l’arMée du ciel Drame américain réalisé par en afrique en particulier. un témoignage Animation - Japon - De Mamoru Hoshii Lee Daniels, Gabourey Sidibe, bouleversant. après une paix difficilement acquise, et pour défouler les Mo’Nique, Paula Patton, Mariah masses, la guerre est devenue un jeu aérien mortel, orga- voyaGe sous les Mers 3d Carey... nisée par des complexes militaro-industriels et pratiquée documentaire precious a 16 ans et est en par des adolescents dont c’est le métier. Le réalisateur de France / u.s.a. difficulté scolaire. Enceinte de ghost In The shell nous offre une réflexion sur le besoin de de jean-jacques François Mantello son deuxième enfant, elle est renvoyée de son lycée. violence de l’Humain, où la virtuosité de l’animation (mix avec (narration) Marion cotillard Entourée de filles de son âge, elle intégrera une école de celluloïd et de synthèse) rivalise avec la profondeur des a travers le voyage d’une tortue de mer, découvrez un monde fée- alternative et apprendra peu à peu, par le biais de rique, fascinant et souvent dangereux. un magnifique documen- l’iMMortel personnages. DVD/Br-D Wildside. VOsT 5.1, VF DTs 2.0, 6/9. Doc., galeries l’écriture, à exposer ses problèmes. (Br-D : + entretien). taire produit, à l’origine, pour les salles ImaX, par des spécialistes petit film indépendant ayant ému les Etats-unis, pre- 2 mars Polar du genre, sous le parrainage de Jean-michel cousteau. cious montre une certaine réalité sociale. certainement français réalisé par dbl. dvd/Br-d Wild side video. vF dts 2.0, 16/9. le choix difficile à accepter, ce film aidera cependant beaucoup 500 jours enseMBle Richard Berry entre les versions 2d et 3d, 4 paires de lunettes, m. of, fiches, b. comédie romantique réalisée par marc Webb, avec Joseph de jeunes filles à s’en sortir et à devenir belles, fortes Avec Jean Reno, annonces. gordon-Levitt, Zooey Deschanel, clark gregg et indépendantes. comme precious. Kad Merad, Jean- Tom est un rêveur au grand cœur, qui attend de pied ferme Pierre Darroussin… son âme sœur. summer est une fille joyeuse, sympathi- L’ex-gangster charly matteï a tourné le que, mais qui n’attend rien de l’amour. Evidemment, ils dos à son ancienne vie... mais beaucoup se rencontrent, évidemment ils sortent ensemble. mais la raFle de gens du milieu, au cœur de la cité pho- je vous arrête. c’est là que tout se complique car nous 0 mars céenne, lui en veulent encore et le laissent ne sommes pas du tout dans un film classique... Histoire Film historique français réalisé pour mort dans un parking, criblé de 22 d’amour contemporaine, où l’homme se pose plus de questions que la femme, par Roselyne Bosch, avec balles. Lorsqu’il se réveille à l’hôpital, et où cette dernière compte bien profiter de sa liberté sans jamais se marier... Mélanie Laurent, Jean Reno, Gad quelque chose nous dit qu’il ne va pas en Le monde à l’envers me direz-vous ? Non, voyons, le monde d’aujourd’hui ! Elmaleh... rester là. Bonus : scènes coupées, clips, interviews, court-métrage « sid et nancy », France, 1942. plusieurs familles attention, très gros film ! une réali- Bandes annonces. jenniFer’s Body juives, après avoir été contraintes sation im-pec-cable, des acteurs aux Film d’épouvante américain de Karyn Kusama, avec megan Fox, de porter l’étoile jaune, sont petits oignons, une intrigue (tiré du livre amanda seyfried, Johnny simmons dans l’attente. Faut-il rester ? Faut-il fuir ? mais où ? éponyme, lui-même basé sur un fait réel) Jennifer, adolescente possédée par une force démoniaque, devient malheureusement, la nuit du 16 Juillet leur donnera la en béton... seuls quelques personnages la nuit tombée une dévoreuse de garçons - au sens propre. sa réponse… Trop tard. secondaires (richard Berry et Joey starr) meilleure amie découvre la vérité et tentera de l’en empêcher... a travers ce film choc brillamment interprété ne sont pas assez approfondis. On sent que comédie d’horreur originale, le film manque néanmoins cruelle- (magnifique mélanie Laurent), nous revivons le destin Berry a longuement préparé, plan par plan, ment de rythme. des milliers de déportés français, parmi lesquels plus la réalisation de son deuxième film. c’est Bonus : commentaires, scènes coupées, Bêtisier, interviews. de 4000 enfants. a voir absolument. du lourd. / campus mag mars mars campus mag /
  5. 5. Cinéma. par Ornella Lamberti Cinéma tony Gatlif, cinéaste de la liberté Roms, Gitans, Bohémiens, Gens du voyage, Nomades, Tsiganes, autant de noms tentant de faire oublier que, durant la seconde guerre mondiale, ce sont bien des citoyens français qui ont été persécutés. Alors que le débat sur l’identité nationale divise Crédit Marina Obradovic toujours, Tony Gatlif sort le 24 février Liberté, un film sensible et sans manichéisme, qui revient sur cette période occultée de l’histoire française. Pour que, par-delà les faux clivages, l’on construise une mémoire commune. Quelles formes a pris la persécution des Les Roms sont pacifiques et, pourtant, ils leurs enfants ont été humiliés pendant 70 ans. Il fallait y aller, d’une de la vie est plus «metteur» en scène que le cinéma : quand vous Tsiganes durant la Seconde Guerre Mon- sont persécutés depuis des siècles. À quoi façon claire, dire : « il y a eu ça ». Et puis, le meilleur, ce sont les Justes. revoyez votre vie, vous vous apercevez que celui qui en a fait la mise diale ? est-ce dû ? Ce sont des gens qui ont aidé cette population diabolisée, dont per- en scène est plus doué que le cinéma. C’est quand même incroyable Les autorités ont tout fait pour les sédenta- Il faut retourner aux origines, quand, venant sonne ne voulait. Ces Justes-là, c’est un trésor d’humanité. Le film qu’une vieille dame de 86 ans puisse vivre 15 jours sous les décom- riser, leur enlever leur culture, les assimiler. d’Inde et arrivant en Europe à l’époque du traite cette histoire par le côté positif de l’humain. Heureusement bres, à Haïti. C’est génial, incompréhensible. Vous écrivez ça dans un Elles les ont dotés de carnets anthropomé- Moyen-âge, ils étaient considérés comme qu’il y a cela, sinon, c’est dégueulasse. Sinon, c’est une humanité à scénario, on vous dit : « non, franchement, ce n’est pas crédible ! » La triques obligatoires, sortes de visas de 400 des sorciers, des diables, des jeteurs de sort. ne plus vivre sur la Terre. vie nous fait échec et mat tout le temps parce qu’on réfléchit, mais pages où l’on notait les départs et arrivées. Arrivés en terre « blanche », ils avaient les on réfléchit mal, on essaie d’être plus malin qu’elle. Ils étaient fichés. Puis, les Nomades ont été cheveux longs, des habits bizarres et étaient Donc c’est un film sérieux, mais pas seulement... astreints à résidence. Ils devaient rester sur noirs (la même peau qu’ont les indiens du Pas seulement car les Roms ont une façon de vivre tellement surréa- Quelle est la scène que vous avez préféré tourner ? place, mais où ? Sur les terrains, à côté de Rajasthan). On leur a collé tous les préjugés liste que ça en devient comique. La communauté tsigane a une véri- Toutes. La seule scène où j’ai eu le plus de peine, parce qu’elle me la mairie, de la gendarmerie ? C’était alors sur le dos car ils lisaient déjà les lignes de table joie de vivre. Pour continuer à vivre et à croire pendant près de faisait peur, c’est la scène des camps. J’ai essayé de ne pas être voyeur, très facile de venir réquisitionner leurs la main. Aujourd’hui encore, ils sont dia- neuf siècles en ayant connu toutes les guerres, en ayant subi toutes par respect pour ceux qui ont survécu et pour ceux qui sont décédés chevaux et de les arrêter pour les emme- bolisés. les misères, il faut aimer la vie, la fête, la fantaisie, la famille. dans ces camps. Je pense que ceux qui étaient derrière les barbe- ner dans l’un des 40 camps qui ont été lés n’auraient pas aimé être photographiés ou filmés, même par un construits en France. Pour parler de cette Vous avez choisi de narrer cette histoire Dans l’une des scènes de Liberté, Taloche joue à la manière tsigane regard ami. Parce que quand ils sont sortis des camps, ils étaient histoire oubliée, il fallait avoir un tout pe- par le prisme des Justes. Est-ce pour éviter « Maréchal, nous voilà ! » C’est une scène à la fois drôle et cruelle. humiliés. C’est pour cela qu’ils ne parlaient pas. Excusez-moi, mais, tit peu d’humanité et de reconnaissance le misérabilisme ? Quel message avez-vous voulu faire passer ? quand vous faites vos besoins devant tout le monde, vous ressem- envers ce peuple de France. Mais comme J’en ai marre du cinéma de voyeur, du ci- Cette scène montre que les Tsiganes ne savaient pas ce qu’était la blez à un chien, vous n’avez donc pas envie de le raconter ni que l’on ils ne sont pas considérés comme des ci- néma qui se « gratte » comme on dit. Nous guerre. Pour le savoir, il fallait avoir étudié, avoir fait de la politique vous prenne en photo. Même les animaux ne font pas devant tout le toyens français, personne n’a parlé de leur sommes dans une histoire sérieuse, où 250 ou avoir lu Machiavel. Mais eux, leur vie, c’est la vie de tous les jours. monde, ils se cachent. Quand ils sont sortis de là, ils avaient honte de histoire. 000 personnes ont péri. Les survivants et Ils comprennent que si quelqu’un t’insulte, tu l’insultes en retour. leur état physique et c’est pour cela qu’un film n’a pas le droit de les Mais si une personne ne t’insulte pas, pourquoi l’insulterais-tu ? Ils filmer n’importe comment. Il doit respecter leurs souffrances. «J’en ai marre du cinéma de voyeur, du cinéma qui se ne comprenaient pas non plus le processus de la guerre, qui était celui de l’invasion. Liberté, c’est aussi une volonté de construire une mémoire collecti- « gratte » comme on dit. Nous sommes dans une histoire Dans quelle mesure vous servez-vous de votre vécu pour faire vos films ? ve, là où elle manque. Comment désirez-vous le faire, exactement ? Sans haine. Nous sommes en train de montrer le film aux rectorats, aux professeurs, aux instituteurs, un peu partout en France. sérieuse, où 250 000 personnes ont péri.» Je me sers de ce que m’a donné le hasard de la vie. Parfois, le hasard / campus mag mars mars campus mag / 9
  6. 6. musique. par antoine ginekis musique « Fais-toi plaisir et va au bout de ce truc-là ». cation dans la musique au quotidien qui est très forte. C’est vrai que sique jamaïcaine. Ça, c’est génial. Maintenant, les dreads, à la base, ça m’a fait beaucoup de bien de fréquenter des gens comme ça. Moi, c’est le signe d’une religion spirituelle avec ses interdits. Les vrais j’ai la chance de faire mon métier dans des conditions qui sont très rastas ont un régime alimentaire très restrictif par exemple – sans confortables du fait d’avoir un label, un attaché de presse… quand sel, sans crustacés notamment – et à un moment, il y avait un pro- on voyage avec des artistes indépendants, toute cette équipe n’existe blème de sens. Je veux dire, tu ne peux pas le faire à moitié. Porter pas. Ils font tout eux-mêmes et ils ont autant d’énergie pour jouer des dreads, s’il n’y a rien derrière, juste pour faire le beau gosse, ça deux heures pendant leurs concerts. Quand on voit ça, ça booste aurait été mentir à moi et aux gens. tété, retour forcément. On t’a vu récemment à la télévision dans « Tété ou Dédé » sur Ça a été comme un retour aux sources… France 5, ce fut une belle expérience ? Oui, complètement. J’avais aussi l’envie de me confronter au public J’ai adoré cette émission. Déjà la possibilité de passer pas mal de aux SourceS anglo-saxon. Quand ça fait trois albums que l’on essaye de faire de la temps avec André Manoukian qui est un puits de culture, qui est musique née dans ces pays-là, on se demande comment eux ressen- aussi plus posé que moi dans la vie. Ça vous fait grandir. La première tent ce que je fais. Puis, le fait de côtoyer des musiciens anglophones, saison se déroulait aux Etats-Unis et je n’avais pas encore fait tous c’était également très intéressant. Des très bons musiciens, il y en a ces voyages. J’avais une soif de ce pays-là et de sa culture musicale. évidemment partout. Simplement, quand on joue avec un type dont C’est ça qui m’a permis de me rendre compte que derrière chaque la musique est l’expression même de qui il est, on apprend plein de type de musique, chaque son, il y a une histoire. Puis, c’est vraiment trucs. Les anglophones ont ça en plus, cette musique fait partie de ça qui a fait le lien de cet album. Le fait d’avoir ouvert ces portes-là Après plus de trois ans d’absence, Tété revient le 22 février, leur culture, c’était celle de leur père, de leur grand-père… Ils m’ont m’a fait comprendre qu’il y avait de nombreuses choses à apprendre avec son tout nouvel album. Si le « style Tété » – toujours sobre appris plein de choses sur les accords, sur l’écriture. C’est génial. aux Etats-Unis. et virevoltant – est intact, « le premier clair de l’aube » conjugue Ces rencontres se ressentent dans ton album, c’était une obligation Cette force sociale dans la musique, c’est quelque chose que tu ne pour te renouveler ? peux trouver qu’aux Etats-Unis ? à merveille les nouvelles influences du natif de Dakar. Marqué En fait, ça faisait très longtemps que je voulais faire ça, mais j’avais Attention, je n’ai jamais voulu dire que c’était pour la qualité des par ses multiples voyages sur les terres mères de la soul et de un peu peur. Le fait d’avoir la chance de faire de la musique depuis musiciens. Il y a de très talentueux artistes en France aussi. Seule- ® Jason Quigley vingt ans, d’être dans un label, de garder ce label, c’est une grosse ment là, toutes les musiques dont il est question sont nées là-bas. la folk, Tété signe un retour plein de vie, de joie et de sincérité chance mais c’est aussi la sécurité. J’avais envie de sortir de cette Il y a une manière de faire les choses quand elles sont ancrées dans sur la scène française. zone de confort. Aussi, c’est mon 4e album, le dernier avec mon la- bel. On sait que c’est un métier qui est en train de mourir à petit feu. le culturel. Pour prendre un exemple, c’est un peu comme le vin pour les Français, il y a un savoir-faire qui n’existe nulle part ailleurs, Du coup, c’était peut-être mon dernier album créé avec le confort même dans les autres pays vignerons. Aux Etats-Unis, c’est la musi- qu’apporte une grande structure, avec de gros moyens pour bosser. que. Ça n’en fait pas forcément des musiciens plus doués qu’ailleurs, Tété, comment ça va ? Quelle est l’ambiance avant la sortie de ce Justement, quelle a été cette genèse ? Je me suis dit « fais-toi plaisir et va au bout de ce truc-là. » mais, pour apprendre, c’est là qu’il faut aller. 4e album ? Le dernier album est sorti en octobre 2006 et à l’époque, on a mis C’est toujours la même pression. J’ai eu la chance de faire de la mu- en place un petit système qui consistait à tourner avec des artistes Tu as rasé tes dread-locks, pourquoi ce changement de coiffure ? sique mon métier. Ce n’est pas donné à tout le monde donc c’est un anglo-saxons, en France. Comme ça, on pourrait faire l’inverse C’est plus qu’un simple changement de style. Ça marque la fin d’un sentiment mêlé. Il y a forcément du trac, on se demande comment plus tard. C’est donc comme ça que je me suis retrouvé à tourner cycle et le début d’un autre. Je pense aussi que la culture rasta a été ça va se passer. A côté de ça, je suis très excité à l’idée de retourner à l’étranger, en Australie et aux Etats-Unis. Au contact de ces mu- pas mal dévoyée ces dernières années pour le meilleur et pour le sur la route pour le faire entendre. Surtout que « le premier clair de siciens, dont John Butler et Jeff Lang, je me suis vraiment pris une pire. C’est-à-dire que la vulgarisation de cette culture a permis au le premier clair de l’aube l’aube » c’est un album dont la genèse a été intense. claque car ce sont des guitaristes phénoménaux. Ils ont une impli- plus grand nombre d’y avoir accès par le rayonnement de la mu- Jive Epic / Sony Music 0 / campus mag mars mars campus mag /
  7. 7. musique. par Ornella Lamberti musique This is Amy Amy Macdonald est enfant prodige, nul doute n’est permis. Car quand on apprend la guitare en autodidacte et que l’on compose à quinze ans le morceau au succès mondial « This is the Life », il Macdonald’s Life est d’usage de dire que l’on est précoce. Mais la jeune chanteuse est-elle pour autant hors du commun ? De son propre aveu, non. u n après-midi maussade d’hiver, nous rencontrons Amy cinéma, au restaurant, de regarder la télévision. Je n’aime pas vrai- Macdonald avenue de Wagram, à l’occasion de la pro- ment danser. Je ne suis définitivement pas une fille qui aime faire motion de son dernier album Don’t Tell Me That It’s la fête. J’aime passer le plus de temps possible à dormir. » On com- Over. Avec, en tête, l’interrogation suivante nous tarau- prend que la jeune fille, qui n’a même pas l’heur de visiter les villes dant : « à quoi diable ressemble la vie d’une jeune fille célèbre ? » qu’elle parcourt pour ses concerts ni de s’abandonner à l’écoute du dernier disque acheté (Faith Dangerfield), aspire au repos et Amy Macdonald n’aime pas la célébrité au farniente. Mais quid des vacances ? « En vacances, je me repose Amy Macdonald n’a certainement pas la grosse tête. Tête qui, au deux jours puis je m’ennuie. J’irais certainement à New York, ce se- demeurant, ne provoque guère d’émoi : « J’ai de la chance car je rait les vacances parfaites pour moi. J’y suis allée sept ou huit fois et n’ai jamais voulu vivre en étant célèbre. Les gens, d’ailleurs, ne me je ne m’en lasse jamais, c’est ma ville préférée. Je ferais la touriste reconnaissent pas dans la rue. » Quand on l’interroge sur les rai- parfaite : faire du shopping, manger... » sons hypothétiques d’une telle indifférence, la jeune femme in- voque une platitude anatomique au-delà du raisonnable : « J’ai La légende Amy Macdonald l’air très normale ! Je pourrais vous ressembler, on est toutes les deux Mais pour nous, elle restera la (très) jeune chanteuse qui a écrit châtains... Je ressemble à n’importe qui, c’est pour cela que les gens ne une chanson sarcastique sur l’adoration que sa sœur voue à l’ac- me reconnaissent pas. On ne reconnaît que les très grandes stars. Ou teur Ewan McGregor. Jusqu’à ce que, impitoyable, Amy Macdo- alors, il faut avoir une grosse choucroute comme Amy Winehouse qui nald anéantisse également cette légende, démentant avec force fait qu’on la reconnaît immédiatement. » Avoir la grosse tête au sens l’histoire, montée de toutes pièces. Quand on s’étonne de ce que littéral du terme, donc. l’anecdote est galvaudée sur les sites officiels qui relatent sa biogra- phie, la jeune fille nous met gentiment en garde : « Je serais vous, je Amy Macdonald n’aime pas les choses compliquées ne croirais pas tout ce qu’on me dit, que ce soit sur un site officiel ou Le temps bohème des Woodstock engagés et des artistes tourmen- non ! J’ai déjà demandé à changer mais personne ne m’écoute. » tés est officiellement révolu. « Je suis inspirée par mes amis, ma Qui eut cru que ce serait une jeune fille d’une vingtaine d’années famille, mon entourage. Je n’ai pas vraiment de sujet en particulier, qui anéantirait aimablement nos illusions ? Et pourtant, voici je suis vraiment inspirée par la vie de tous les jours. Si un de mes « l’humble vérité ». amis dit quelque chose de drôle et que je me dis « wouah, ça fe- rait une chanson sympa », je l’écris. Quand je suis inspirée, je prends ma guitare et je compose. C’est un processus aussi simple que cela, je n’aime pas les choses compliquées ! » Et puisque de choses pas compliquées, il est question… a curious thing Amy Macdonald aime la britpop et la cheesy music... Mercury / Universal Music « Ça a commencé avec Travis. Puis j’ai découvert des groupes comme Oasis, Ocean Colour Scene, toute la britpop comme on l’appelle. Mon a s ProPose s caMPus vou sique du Mois premier concert fut un concert de Michael Jackson. Bruce Springs- Playlist Muisir de vos teen, The Beach Boys, la Cheesy Pop… », énumère-t-elle. Ehontée Pour le P: a l et après nous avoir avoué son attirance pour la cheesy pop, Amy reilles Macdonald confessera même que « This is the Life » rentre dans la catégorie des chansons de filles. o 8. radio rod – Battant real 1. Mister h – Inn a modja edit - Of mont 9. Gronlandic rcus – massive g - Death In ... et Les dents de la mer 2. Paradise ci 10. scorpio ri sin Les orientations cinématographiques de la belle ont de quoi dé- attack Vegas contenancer. Son film préféré ? Les dents de la mer, « avec les gros e – sade ostwriter 3. soldier of lov 11. rjd2 – gh requins », illustre-t-elle. Qu’y a-t-il derrière ces grands yeux bleus ? chael sparro 4. can you feel it – mi 12. Beni featuring sam Désastres apocalyptiques et autres réjouissances hollywoodiennes. « Independance Day, Avatar… », continue-t-elle, concentrée, in- Jackson – maximus t ter dark – zarus-momen « Je suis assez contente d’être ennuyeuse et normale. » sensible aux marques de perplexité que nous tentons de réprimer. 5. Morning af Timbalan d soshy ne 13. damian la 14. Glass cand y - Etheric urs feat. irFa Amy Macdonald aime manger, regarder la télévision et dormir 6. Baby i’m yo Device’ s cŒurs) kbot ( 2 pETIT DR « Quand je rentre à la maison, j’essaie de voir mes amis, d’aller au – Brea ay d – sunny sund 7. lisa li-lun 2 / campus mag mars mars campus mag / 3
  8. 8. BOuquin. par Jonathan pretro . par anne Boyer vOYaGe BARCELONE : QUE jaMes Bond les oriGines: ristorante Paradiso ! silverFin de natsume ono, chez kana, VIVA LA NOCHE! de charlie higson et kevin 8,50 euros Walker, chez casterman, 16 une jeune femme part à la euros recherche d’un père qu’elle Nous connaissons tous n’a jamais connu. Tout en ses aventures, cascades, masquant sa réelle identité, sauvetages, coups de poing et elle parvient à se faire em- capitale historique de la catalogne, l’orgueilleuse Barcelone ne ressemble pas aux autres coups de cœur, mais baucher dans le restaurant autres cités espagnoles. a la fois européenne et catalane, entre mer et montagnes, qui connaît réellement la vie où celui-ci travaille et se de James Bond ? Higson et lie d’amitié avec ce dernier, cosmopolite, ouverte et généreuse, d’une richesse artistique et culturelle Walker se sont essayés à ainsi que l’ensemble du passionnante, Barcelone respire un air de vacances perpétuelles. retracer les premiers pas du personnel. Le plus en plus B plus fameux agent secret de prolifique Natsume Ono nous la littérature et du cinéma a mis sur pattes une fable où arcelone, paradis des promeneurs, se découvre Avec votre fidèle Guide du Routard en main, partez réunis. Le récit est convain- connaissance de soi et besoin avant tout à pieds. Laissez-vous guider par vos ensuite sur les traces d’Antonio Gaudi, cet architecte cant et l’intrigue palpitante. d’affiliation sont au cœur des pas au hasard de ruelles tortueuses, dans le la- de génie qui laissa en héritage à Barcelone ses célèbres (d)ébats. Divertissant. byrinthe des rues pavées du quartier gothique maisons, colorées et biscornues, enchanteresses et in- où l’on se perd avec délice. Vous prendrez ainsi le pouls classables, à visiter en ville ou admirer dans l’inoublia- de cette cité entre tradition et modernité. Cette ville ble parc Güell. Antonio Gaudi, c’est aussi le penseur de trépidante est aussi le symbole de la fête et des jeunes, l’incroyable Sagrada Familia, église unique en son genre melting-pot grouillant de culture, où les musées et les et joyau architectural de la ville, que l’artiste ne verra ja- e varGinha galeries côtoient les échoppes, les bars à tapas, et les boî- mais achevée. Après cette découverte culturelle insolite, ir ovni, l’aFFa tes de nuit branchées. Vos pas vous mèneront sur l’in- grimpez dans le téléphérique et allez faire un tour du ma, côté de Montjuïc, cette colline qui abrite les plus beaux musées de la ger, chez anka contournable Rambla, avenue la plus mythique de Barcelone reliant de Philippe au ville, et en particulier le musée Miro. Ancien centre des Jeux Olympi- ros la place de Catalogne au port, où vous pourrez acheter de tout, du 12,90 eu -être ques de 1992, vous pourrez aussi y voir le musée et le stade olympi- terme n’a peut coq au lapin nain, en passant par des souris et des oiseaux... et où ufologie ? ce n pour que. Pour les shoppeuses infatigables, sachez que Barcelone ne vous de significatio il est indispensable de se promener au moins une fois le soir, après pas vraiment vous. décevra pas! Outre les grandes enseignes espagnoles, comme Zara ou atiques d’entre le dîner, pour goûter l’atmosphère toute catalane de cette artère qui les plus pragm objets volants le Prive d’hollyWood Mango, où vous trouverez votre bonheur à prix réduit par rapport à de des bat au rythme du flamenco et des spectacles en tous genres. C’est ici pourtant, l’étu ue la France, vous pourrez aussi découvrir des magasins qui n’existent ne cesse chaq que les musiciens, acrobates et statues vivantes redoublent d’ingé- non identifiés L’af- de François rivière, josé-louis Bocquet et Philippe pas encore à Paris, comme Stradivarius, un équivalent de HM ou des adeptes. niosité et d’originalité pour attirer l’oeil et les applaudissements des année de faire Berthet, chez dupuis, 19 euros revie nt sur un fait promeneurs. Vous aimerez aller flâner au marché de la Boqueria, où l’incontournable Top Shop, symbole de la mode anglaise, qui s’est ins- faire Varginha ville Il était une fois un détective qui rôdait ici ou là, non loin tallé dans la capitale catalane, alors profitez-en! Barcelone est une ville coué la petite se mêlent mille odeurs et foisonnent mille couleurs, entre fruits exo- divers qui a se m en janvier des luxueuses villas des personnalités du tout Hol- chère au coeur des cinéastes, qui en font le lieu de toutes les passions brésilienn e du même no lywood. À peine le temps d’allumer une cigarette qu’un tiques, jambons serrano, légumes, patisseries, fruits de mer et autres illeurs (Vicky Cristina Barcelona de Woody Allen) ou le rendez-vous des êtres venus d’a oie ou non, merveilles culinaires à déguster et admirer sans modération! 1996, où des … Que l’on y cr nouveau meurtre vient d’être commis. chapeau sur la jeunes fêtards européens (L’auberge espagnole de Cédric Klapisch). s sur la Terre d’un. se seraient posé ss ionnera plus tête et revolver en main, Hyppolyte Finn rentre alors en dédain et en pa Car Barcelone ne dort jamais tout à fait... Le soir, partez à l’assaut des l’œuv re se lit sans scène… après avoir été publié dans spirou entre 1983 et Les bons pLans du RoutaRd innombrables bars à tapas qui vous allèchent de leurs devantures co- 1990, les trois polars du privé d’Hollywood sont réédités lorées. Après avoir dégusté ces spécialités culinaires, prenez la direc- où dormir ? en une œuvre unique. Ça va saigner sur la colline de la Pension Mari Luz : calle Palau4, 08002. Tel : 93-317-34-63. Metro : Jaime1. tion de la Barceloneta, la célèbre plage de Barcelone, où vous pourrez cité des anges… Derrière l’hôtel de ville, dans le Barri Gotic. Selon saison 15-24€/pers en passer de bars en bars, dans une ambiance follement estivale, le long dortoirs 3/6 lits, doubles 38-60€ avec lavabo. Wifi. Une pension qui propose des palmiers et sur des rythmes endiablés. des chambres assez petites mais agréables avec AC. Loue aussi des appar- Il ne vous reste plus qu’à sauter dans un avion et vous lancer à corps tements calle Unio dans 2 immeubles au dessus du théâtre Liceu. où manger ? perdu dans ce tourbillon de sensations. Que viva Barcelona! Los Toreros : calle d’En Xucia 3-5. Tel : 93-318-23-25. M. : Liceu. Tlj dès juGe Bao, toMe 1 : juGe Bao et le Phoenix de jade 17h pour le bar, 20h30 pour le resto. Tapas 2-6€. CB refusées. A deux de Patrick Marty et chongrui nie, chez Fei, 7,50 euros pas de la rambla, un resto authentique où les jeunes côtoient les gens de Incorruptible devant l’éternel, le Juge Bao pourrait bien être un ancêtre (très éloigné !) du passage. service cool. où boire un verre ? grand Eliot Ness. Tout comme son homologue américain, le magistrat chinois avait pour seul Margarita Blue : calle Josep Anselm Clavé 6. Tel : 93-412-54-89. M : maître mot : justice. Il voguait de village en village dans une chine médiévale très corrompue, Drassanes. Dans le bas de la vieille ville à une encablure du port. Tlj où étrangement les innocents payaient pour les autres. Téméraire et non moins respecté, le 12h/2h. Vaste bar à l’ambiance latino. Déco chaleureuse et théatrale avec Juge Bao est chargé de faire le ménage… Les historiettes nous emballent et les dessins nous un immense comptoir et plein de miroirs de couleurs. De temps à autre, Guide du routard guide de conversation régalent. spectacles divers sur la petite scène du fond. Musique avec DJ. Barcelone 2010 : espagnol : 9.90 euros 6.90 euros www.routard.com / campus mag mars mars campus mag /

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