Campus mag - 178 Avril 2013

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  • 1. 1n°178Avril2013FormationCommentchoisirsonMaster?Dossierspécialrecrutement.Lesvraiesraisonsdel’interventionfrançaiseauMali.Myshoesshopping.MODESOCIÉTÉDeslèvresparfaites.BEAUTÉwww.planetecampus.comCampusLe magazine des années étudiantesla nouvelle comédie qui dépote avec Eric JudorÀ LA RECHERCHE DES ORIGINES PERDUES.
  • 2. 2 3En attendant de voir le printemps vaincre sa timidité, feuil-letez votre Campus Mag et sentez le ciel qui se dégage enlaissant place au soleil, à la brise et au goût de l’été. Cemois-ci, votre magazine préféré vous dit tout, tout, absolu-ment tout, sur le pourquoi du comment de l’engagementfrançais au Mali. La France aurait-elle des intérêts écono-miques cachés ? Le suspense est total en attendant d’arriverà la page souhaitée. Vous apprendrez l’essentiel sur les dif-férents masters, vous rencontrerez un étudiant stagiaire quiaspire à être psychologue clinicien et qui a choisi l’optioncriminologie pour se donner des frissons. Si vous ne savezpas ce qu’est un chargé d’études médias, vous le saurez enallant jusqu’au bout du magazine pour lire le témoignaged’une étudiante qui a trouvé un premier emploi dans ce sec-teur. Campus Mag n’oublie pas non plus de vous donnerles 10 commandements du recrutement pour aborder cetteétape essentielle en toute sérénité. Vous voyagerez aussià Rome, ville poétique, éternelle et unique. Et beaucoupd’autres sujets vous attendent.Vous êtes prêt ?Bonnelecture !SommaireEnavril,netedécouvrepasd’unfil !20 RUE Voltaire 93100 Montreuil / Tél. 01 41 63 29 80 / redaction@campusmag.fr / Fax. 01 41 63 29 89. Direction de la publication : Johanna Naon.Secrétariat Lydia Faribault l.faribault@campusmag.fr. Ont participé à ce numéro: Kea-Michel Cathelotte, Mélissa Idbazzi, Jonathan Guez, Jonathan Petro, Ovary, Docteur Flou, Sarah Riahi,Ornella Lamberti, Françoise Krief, Marine Bépoix, Favienne Prévot, Grégoria Rubio, Emmanuelle Germain, Arno Bihet. Publicité : publicite@campusmag.fr. Pôle culture : Guillaume Courchay /g.courchay@campusmag.fr. Pôle orientation : Karelle Roussin / karelle@campusmag.fr. Pôle grande consomation : Sabrina Dubois / sabrina@campusmag.fr. Couverture © D.R. Direction Artis-tique & illustrations : www.studio-allez.com Maquette: www.studio-allez.com. Dépot légal à parution. Toute reproduction d’articles, d’annonce, publicités est formellement interdite et engage lescontrevenants à des poursuites judiciaires. La rédaction décline toute responsabilité du contenu éditorial des magazines Campus Mag, Campus Mag Culture, Campus Mag Lycée CAMPUS Magest édité par 2NK MEDIAS, S.A.R.L au capital de 90 000 euros. Gérant: Paul Naon ISSN 12677876Sommaire12 723704/05EricJudorMohamedDubois10/11livreS13/14RECRUTEMENT16Jeu–horoscope22/23MODESpecial chaussures.26/28formationLes masters.06/08Cinema–DVD12BEAutéRouge à lèvres.15ARMée17/21BONSPLANS24/25SOCIétéGuerre au Mali.29/30MonstageMonemploiVous en avez assez d’avoir des tonnes de vêtementsqui débordent de vos placards ?Vous cherchez du prêt à porter vintage à des prix abordables ?Découvrez la nouvelle application(0,79 cts d’€)sur l’Apple StoreIDressing vous permet efficacement et rapidement de les acheterou de les revendre sans aucune commission.Téléchargez vite l’application officielle iDressing sur votreiPhone/iPad/iTouch, pour vider et re-remplir votre dressing.IDressing vous permet efficacement et rapidement de les acheterou de les revendre sans aucune commission.doc.indd 2 25/05/11 17:51
  • 3. 4 5Rencontre RencontreMohamed Dubois, en salle le 1er mai 2013Mohamed Dubois est le premier long-métraged’Ernesto Oña, comment l’avez-vous rencontré etquelles sont les raisons qui vous ont poussé à travailleravec lui ?Mon ami Youssef Hajdi, mon partenaire de jeu dansle film [Mustafa, ndlr] et dans la série Platane, estvenu me voir un jour en me disant qu’on lui avaitproposé un second rôle dans Mohamed Dubois. Ilm’a fait lire le scénario que j’ai trouvé super drôleet Youssef m’a mis en contactavec Ernesto. Je l’ai rencontré,j’ai discuté avec lui pour ensavoir plus, j’ai regardé lescourts-métrages qu’il avait faitprécédemment et j’ai accroché.C’est comme ça que j’ai étéamené à travailler avec lui.Le côté jeune Français quipart à la recherche de sesorigines maghrébines, rappellebeaucoup Il était une fois dans l’Oued, où vous avezd’ailleurs joué avec Ramzy le rôle de commerçants.Pensez-vous qu’Ernesto s’est inspiré de ce film pourécrire le scénario ?Je ne pense pas. Le filmMohamed Dubois est en réalité tiré d’une histoirevraie. De ce que Ernesto m’a raconté quand je l’airencontré la première fois, c’est l’histoire quasi vraiede l’un de ses potes qui a un physique d’arabe et quia voulu savoir si c’était un pur hasard ou s’il avaitvraiment des racines qu’il ignorait. Je crois qu’effec-tivement la mère de son ami avait réellement eu uneaventure avec un maghrébin, donc le film a un fondqui s’appuie sur une réalité.Beaucoup de comédies prennent comme objet la viedans la cité, en quoi Mohamed Dubois se démarquede ces films selon vous ?Selonmoi, il y aune différencedans l’écriture et lareprésentation des per-sonnages. Les médias donnenttrop souvent à voir des jeunes issusdes cités qui parlent avec agressivité,qui portent une capuche sur la tête et quis’expriment en verlan. Je trouve que le film sort deces clichés et porte un regard tendre sur ces mecs-là.Quand on voit Youssef Hajdi ou Mhamed Arezki,par exemple, qui interprètent des personnages quisavent parler, qui sont gentils, doux, ça m’a rappelédes mecs de cité que je connais et qui sont loin desclichés de violence véhiculés par les médias. Je trouveque c’est une bande de potes très attachante, àl’image des Bronzés, mais les vrais pour le coup, carils sont vraiment bronzés !Plus jeune, vous a-t-on souventconfondu avec un Mohamed ?(Rire) Alors pas tant que ça, enrevanche, depuis que je fais le duoavec Ramzy, les gens m’appellentsouvent Ramzy. Ils doivent se direau fond que je suis arabe, alorsqu’en fait ma mère est autrichienneet mon père guadeloupéen. Parcontre, personne ne se trompe avec Ramzy, on ne l’ajamais appelé Eric bizarrement... Au bout de 15 ansde carrière, je me suis habitué, d’ailleurs dans matête, je m’appelle Ramzy.C’est finalement peut-être pour ça qu’Ernesto vous achoisi pour incarner le personnage principal...Sûrement ! Au départ, Ernesto m’a dit qu’il cherchaitun arabe pour incarner Mohamed Dubois, maislorsque Youssef m’a fait lire le scénario et que je m’ysuis intéressé, le fait que je joue un mec qu’on prendpour un arabe alors qu’il ne l’est pas, est devenu uneévidence pour lui, en plus c’est un peu ce qui m’arrivedans la vie. Donc l’histoire m’aforcément parlé tout de suite.C’est la première fois que vous jouez avec cesacteurs ?J’avais uniquement tourné avec Youssef dans Plataneet dans Halal Police d’Etat, mais pas avec lesautres.En regardant le film pourtant, on a vraimentl’impression de voir une vraie bande decopain, vous avez l’air de vous être bien écla-tés, est-ce que cette complicité est restée entrevous ?Ah ça c’est sûr qu’on s’estbien marrés entre nous !Dès le premier jour detournage, tout le mondeétait très à l’aise, il y avaitune superbe ambiance etje pense que çatransparaît beaucoup àl’écran. Nous sommes restés très bons amisaprès le film.Quelle est votre scène préférée ?Il y en a une qui m’amuse beaucoup, celle oùj’arrive dans la salle de boxe, je fais croireà Sabrina que je sais boxer et je l’assommedès notre première rencontre sans le vouloir.Je trouve ça amusant que ce premier coupde foudre se traduise par un coup de poing,l’idée d’assommer la femme que t’aime, alorsque tu veux juste l’impressionner m’a faitbeaucoup rire !Y a-t-il une scène qui vous a moins plu ?Rien ne m’a déplu, par contre j’ai été assezgêné d’embrasser une femme à l’écran, c’étaitla première fois. J’ai plus l’habitude de jouerdans des comédies avec des grosses blaguesoù l’histoire d’amour est un sujet que l’onsurvole, alors que là, embrasser Sabrina m’amis mal à l’aise, c’était particulier. Mais aufinal, la gêne est partiecar Sabrina est une par-tenaire formidable pourjouer, donc c’était cool,mais particulier pour moi.Comment se passe untournage avec l’efferves-cente Biyouna ?Elle est hilarante et à la fois très facilement ca-drable. Il n’y a aucun problème pour tourneravec elle, c’est pas le bordel. Lorsqu’elle joueses scènes, elle est très professionnelle tout enrajoutant sa touche personnelle. C’est Biyounaquoi, elle est folle et c’est génial de tourneravec elle, j’ai l’impression d’être avec Ramzyen fille. Je la connaissais déjà avant le filmcar Ramzy produit son spectacle que je suisallé voir. J’adore cette femme, humainement,elle est formidable. Ramzy et moi sommesattachés à elle, on a l’impression qu’elle nousconsidère comme ses enfants. D’ailleurs lespremières scènes tournées l’ont été avec avecelle, du coup, j’avais immédiatement l’impres-sion d’être en famille.Par Saba AgriMOHAMED DUBOIS«Les gens m’appellentsouvent Ramzy. Ils doiventse dire au fond que je suisarabe, alors qu’en fait mamère est autrichienne etmon père guadeloupéen.»«Je trouve ça amu-sant que ce premiercoup de foudre setraduise par un coupde poing»ou l’intégration à l’enversEric Judor revient sur grand écran dans le rôle d’Arnaud Dubois, un jeune homme issude la grande bourgeoisie, qui ressemble plus à un Mohamed qu’à un Arnaud. Lorsqu’ilapprend que son père a fait un test de paternité et que sa mère a eu une aventure avecSaïd, un professeur de Tennis à Djerba avant sa naissance, Arnaud quitte la mai-son familiale du Vésinet, la banque Berthier où il travaille, persuadé qu’il estarabe, et s’installe dans une cité où il devient vendeur de kebabs. Il ren-contre en boite Mustafa qui lui présente sa sœur Sabrina dont il tombeéperdument amoureux au premier regard. Pour conquérir son cœur,il sait qu’il doit taire ses origines sociales, se faire passer pourun maghrébin comme elle et se fait appeler Mohamed. Làcommence un véritable parcours semé d’embuches et dequiproquos. Rencontre avec Eric, sans Ramzy.
  • 4. 6 7MARIAGEÀL’ANGLAISEComédie britannique / Sortie le 10 AvrilQue se passe-t-il à la fin d’une comédie romantique classique, quandles deux héros que tout opposait finissent par se marier ? C’est là quecette comédie très réussie du scénariste de Borat et des producteursde Love Actually commence : si les opposés s’attirent, sont-ils, pourautant, faits pour rester ensemble ? Entre délire et tendresse, unevraie réussite d’humour british !De Dan MazerAvec Rose Byrne, Anna Faris, Rafe Spall, Simon Baker, Minnie Driver…Cinéma Cinéma&DVDLES CROODS (3D)Film d’animation américain / Sortie le 10 AvrilLes aventures aussi spectaculaires qu’hilarantes d’une familled’hommes des cavernes, obligée de fuir son environnement familierpour échapper à un cataclysme. Visuellement magnifique (la fauned’Avatar a clairement inspiré les designers), voici la nouvelle perledes créateurs de Dragons.De Chris Sanders et Kirk De MiccoAvec (voix) Kev Adams, Bérengère Krief, (VO) Nicolas Cage, RyanReynolds, Emma Stone…Le + Campus : Long-métrage co-créé par John Cleese (MontyPythons), Les Croods devait, à l’origine, être un film en animationimage par image des Studios Aardman (Chicken Run) dans le cadrede leur collaboration avec DreamWorks.L’ECUMEDESJOURSSORTIES CINÉMASORTIES DVDDrame Français / Sortie le 24 AvrilUn jeune homme idéaliste et inventif tombeamoureux d’une jeune fille pleine de vie.Mais peu après leur mariage, celle-ci tombemalade. L’œuvre surréaliste de Boris Vianavait besoin d’une folie visuelle équivalentepour être, enfin, correctement portée àl’écran… Heureusement, c’est exactement ceque Michel Gondry avait en tête. Un OVNIcinématographique dont la folie fantasmago-rique n’a d’égale que la poésie.De Michel GondryAvec Romain Duris, Audrey Tautou, GadElmaleh, Omar Sy, Aïssa Maïga, Charlotte LeBon…LESGAMINSComédie française / Sortie le 17 AvrilQuand Thomas rencontre son futur beau-père, Gilbert,il ignore qu’il va déclencher chez cet homme – enpleine crise de la cinquantaine après trente ans demariage – une irrépressible envie de refaire sa crised’adolescence. Thomas, angoissé à l’idée de devoirrenoncer à ses rêves, le suit bientôt dans ses péré-grinations. Pleine de rebondissements et peupléed’acteurs formidables qui s’amusent tout autant quenous, Les Gamins est la meilleure comédie françaisedepuis très longtemps.De Anthony MarcianoAvec Alain Chabat, Max Boublil, Mélanie Bernier, San-drine Kiberlain…Série d’heroic fantasy américaineAprès la mort du roi Robert Baratheon et d’Eddard Stark, la lutte pourla conquête du Trône de Fer s’étend. La seconde saison de cette magis-trale saga télévisuelle inspirée des livres de George R.R. Martin estencore plus réussie que la première, alliant heroic fantasy et intriguespolitiques et amoureuses. Du grand art ! Box DVD/Box BR Warner/HBO. Bonus : commentaires audio, documentaires, entretiens, etc.De David Benioff et D.B. WeissAvec Peter Dinklage, Lena Headey, Nikolaj Coster-Waldau, MichelleFairley…GAMEOFTHRONESSaison 2GRIMMetONCEUPONATIMESaisons 1 / Séries fantastiques américainesDeux séries très réussies qui détournent les contes de fées. Pour Grimm, un flic, descendant des fameuxfrères, peut détecter et doit chasser les monstres des contes, dans le Portland de nos jours. Pour Once upona time, un village du Maine renferme les personnages de contes, ignorant leur véritable identité suite à unemalédiction, jusqu’à ce qu’un enfant y emmène sa mère biologique... Action, romance et effets spéciauxpour deux séries à découvrir d’urgence. Box DVD/Box BR Universal (Grimm) & BVHE (Once upon a time).Bonus : commentaires audio, scènes coupées, nombreux documentaires, entretiens, etc.De David Greenwalt et Jim Kouf, et Edward Kitsis et Adam HorowitzAvec David Giuntoli, Silas Weir Mitchell, Jennifer Morrison, Ginnifer Goodwin, Josh Dallas...Par Jim Cathelotte
  • 5. 8 9TAKEN2Film d’acction franco-americainLe chef des mafieux d’Europe de l’Est que Brian Mills avait tués pour sauversa fille kidnappée, décide de se venger. Mais il ignore à qui il a affaire.Action, bastons, explosions… Tout ce qu’on attend de cette suite est là, pournotre plus grand plaisir. DVD/BR/Combo BR-DVD FPE. Bonus : documen-taires, scènes coupées, clip (BR : version longue du film).D’Olivier MegatonAvec Liam Neeson, Maggie Grace, Famke Janssen…TEDComédie americainePresque trente ans après qu’un vœu a donné vie à sonours en peluche, un jeune homme commence à trouver cecompagnon devenu cynique, dragueur, fumeur de joints etalcoolique, un peu encombrant. Ted est indéniablement lameilleure comédie de 2012 (avec 21 Jump Street), par lecréateur d’American Dad et des Griffin. DVD/BR Universal.Bonus : Rien sur le DVD, de qui se moque-t-on ? BR : commen-taires audio, making of, scènes coupées, bêtisier. Mais pas laversion longue disponible sur les DVD/BR américains !De Seth MacFarlaneAvec Mark Wahlberg, Mila Kunis, (voix) Joey Starr/SethMacFarlane, Joel McHale…ARGOThriller américainL’incroyable histoire vraie de six Américains qui, suite à l’invasion de l’ambassadedes Etats-Unis à Téhéran durant la révolution iranienne, doivent se faire passerpour l’équipe d’un film de science-fiction à gros budget fictif (Argo), afin de sefaire exfiltrer du pays. Oscar du meilleur film, Argo est un film à suspense haletantet au succès mérité. DVD/BR/Combo DVD-BR Warner. Bonus : documentaires(BR : version longue du film, commentaires audio et autres documentaires).De et avec Ben AffleckAvec Bryan Cranston, Alan Arkin, John Goodman…DVDCHASINGMAVERICKSComédie dramatique américaineL’histoire vraie de Jay Moriarity qui, à l’âge de 16 ans, devint une légende du surf grâce au mythiquespot de Mavericks Point. Sans égaler l’indétrônable Point Break (qui a l’avantage d’être également unfilm policier), Chasing Mavericks se hisse indéniablement dans le peloton de tête des films sur le surf,aussi spectaculaire qu’émouvant. DVD/BR FPE. Bonus : commentaires audio, documentaires (BR : scènescoupées et documentaires supplémentaires).De Michael Apted et Curtis HansonAvec Gerard Butler, Jonny Weston, Elisabeth Shue, Abigail Spencer…Le + Campus : Les acteurs ont réalisé la plupart de leurs cascades, Gerard Butler ayant même failli ylaisser la vie.
  • 6. 10 11HokuseiKatsushika/NaokiUrasawaSuivez le quotidien de l’énigmatique MasterKeaton qui parcourt les quatre coins du mondeau gré de ses emplois et de ses vacances.Diplômé d’Oxford, Taichi Hiraga Keaton esttour à tour enquêteur, archéologue, profes-seur, négociateur ou spécialiste en explosifs,mais c’est avant tout un homme doué d’unsens logique et d’un esprit de déduction horsdu commun. Inspecteur réputé de la Lloyd’s,célèbre compagnie d’assurance londonienne,Master Keaton déploie ses nombreuses com-pétences pour démêler les divers mystères quicroisent sa route.Chez Kana, 15 euros.Chez Ki-oon, 7.65 euros.Chez Ki-oon, 7,65 euros.King’s GameNobuaki Kanazawa / Hitori RendaNobuaki est réveillé en pleine nuit par un étrange message quimet deux de ses camarades de lycée au défi de s’embrasser.À en croire le mystérieux expéditeur du mail, la classe entièreparticipe à un « King’s Game », un « Jeu du Roi » auquel elle nepeut se soustraire. Jour après jour, à minuit pile, un nouveau défis’affiche sur le téléphone portable des lycéens, qui finissent pardécouvrir la cruelle vérité : ils ont 24 heures pour exécuter lesordres du Roi, et la sanction en cas de désobéissance est la mort.Suicides ou meurtres ? Puissance occulte ou criminel de chair etde sang ? La mort s’abat inéluctablement sur ses jeunes victimes,où qu’elles se trouvent et quoi qu’elles tentent pour s’échapper. Lecouperet se rapproche dangereusement de nos héros… Parvien-dront-ils à démasquer le Roi avant qu’il ne soit trop tard ?chroniquesb.DMasterKeatonvJinbe EvolutionHiroshi FukudaApprenti samouraï, Jinbe intègre la prestigieuse agenceshôgunale chargée de débarrasser la villed’Edo des insectes qui commencent à l’infester. Des insectesd’un genre nouveau : titanesques,agressifs et meurtriers ! Mais heureusement pour le jeuneguerrier, les impressionnants pouvoirsde ses nouveaux coéquipiers vont lui permettre de dévelop-per les siens... s’il ne se fait pas tueravant !Chez Delcourt, 6,99 euros.LivresPar Jonathan PretroBerceau de la civilisation occiden-tale, Rome est d’une beauté aussiriche que son histoire. Au fil dessiècles elle a su préserver sonpatrimoine sans céder aux avancesde la modernité. Si la capitale dumonde (caput mundi, comme on lasurnommait autrefois) peut se visiterun guide à la main pour ne pasmanquer les lieux incontournablesqui ont construit sa réputation,elle dévoile aussi subtilement sescharmes au visiteur rêveur qui selaisse guider par sa sensibilité augrès des couleurs qui interpellent leregard, des saveurs qui titillent lepalet et dessonoritéschan-tantes quicaressentles oreilles.Commen-cez par vous en mettre plein lavue en vous rendant au Vaticanpour découvrir la célèbre basiliqueSaint-Pierre qui abrite les tombeauxde tous les papes ainsi que ladouloureuse Pietà de Michel-Ange.Si vous avez la chance de rester unesemaine entière à Rome, n’hésitezpas réservez une journée entièrepour faire le tour des richesses duplus petit état du monde. Visitez lesrichissimes musées du Vatican et neratez surtout pas l’impressionnanteChapelle Sixtine avec les célèbresfresques réalisées par Michel-Ange.Promenez-vous dans les somptueuxjardins du Vatican pour y prendreune dose d’air frais et de verdure, àl’abri du tumulte de la ville. Ensuite,on vous propose un saut dansl’Antiquité avec le Colisée, lesforums impériaux, le marché deTrajan, sans oublier le Palatin.Prenez bien sûr le temps de vousarrêter dans un café pour boire unbon cappuccino puis, filez dansle cœur historique de la ville pourvous émerveiller au Panthéon, lancervotre pièce dans la fontaine de Trevisans oublier de faire un vœux, etbattre le pavé entre la Piazza delPopolo, la Piazza Navona, le cam-po dei Fiori et autres lieux fameuxde la ville aux sept Collines.Et si Rome offre assez de monu-ments pour passer de l’Antiquitéa la Renaissance, la ville n’enlaisse pas moins une place à l’artcontemporainqui s’exposeau MACRoinstallé dansles anciennesusines debière Peroni,et au MAXXI (musée national desarts du XXIème siècle).Le soir venu, allez prendre la tempé-rature des nuits romaines en allantfaire chauffer le dancefloor du Goa,une boite branchouille et insolite audécor industrialo-orientalisant oùla musique électro est la véritablereligion. Pour rencontrer les étudiantsromains, rendez-vous dans lesboites de nuit associatives dans lequartier San Lorenzo par exemple.Les fashionistas hype iront faire leurshopping sur la place d’Espagne,tandis que les bourses plus modestestrouveront leur compte sur la viaAppia Nuova.Vous l’aurez compris, Romesuperpose les couleurs et lesépoques sans jamais lasser lesvisiteurs en quête d’histoires etd’émerveillement.Rome est d’une beautéaussi riche que sonhistoire. Que bella Roma !Les bons plansduRoutard.Hostel Beautiful: via NapoleoneIII, 35 (2e étage, ascenseur).06-44-65-890. l hostelworld.com lSelon saison, 15-35 €/pers en dortoir4-6 lits. Relativement bien située,cette petite AJ privée offre l’essentiel :des dortoirs très corrects, une petitecuisine, un salon commun avec TV etpas de couvre-feu. À noter que leuradresse sœur (via Milazzo, 8 ;06-44-70-39-27) est un peu mieux(dortoirs avec salle d’eau privée !)mais plus chère. Une bonne option.La Pollarola : 4 piazza Pollarola,24-25. 06-68-80-16-54. Tlj sf dim.Antipasti et primi env 6-9 €, secondi9-15 €. Une institution du quartier àdeux pas du sympathique marché ducampo dei Fiori. Cadre élégant, clair,avec murs en brique et de bouteilles,agrémenté de quelques photos ennoir et blanc. Jolies tables de bois,verres à vin très classes... La cuisineest restée fidèle à sa réputation avecun bon antipasto rustico, les cannel-lonis à la viande, tomate et mozza-rella, et la tagliata con pomodorini erughetta, des lamelles de bœuf avecdes tomates et de la roquette, une spé-cialité romaine. Service efficace sansêtre bousculé.Enoteca Ferrazza : via dei Volsci,59. 06-49-05-06. Tlj sf dim 18h-2h. Plats 9-14 € ; verres de vin 5-9€ ;aperitivo env 8 € (18h30-21h30).Dans le quartier San Lorenzo, cechaleureux bar à vins mélangedesign moderne un peu industrielet vieilles voûtes en brique, sous unéclairage habilement tamisé. Trèsbien garni, leur redoutable aperitivoest un passage obligé lors d’une viréeentre amis ! On a aussi beaucoupapprécié les vins italiens de la sélec-tion, les assiettes de charcuterie et defromage, les salades, sans oublier lesbons desserts. Arriver tôt le week-endcar souvent bondé.L’éternité figée dans la pierre. Voici ce qu’offre Rome, la ville aux multiplessurnoms et aux mille facettes. Si vous rêvez d’intégrer un décor fellinien, devous imprégner d’histoire romaine ou des fastes de la Renaissance, ou toutsimplement de vivre la dolce Vita, il n’y a qu’une destination : Rome. Vous êtesprêt ? Andiamo !guide pratique: 9.90 euros
  • 7. 12 13RecrutementTesforcesetfaiblessesréelles,turecenserasAvant de pouvoir se vendre, il est nécessaire de bien se connaître. Inutilede faire une psychothérapie. Un bilan de ses forces et faiblesses sera amplement suf-fisant. Et ce bilan, qui recensera l’ensemble des qualités utiles (le sens du contact oule dynamisme que tous les candidats se vantent de posséder) et des défauts nuisibles(mais pas trop… comme le perfectionnisme) au poste, devra être lucide et pertinent.Il listera l’ensemble des compétences directement exploitables dans l’entreprise. Tuexcelles dans la confection de macramés, de crocodiles en perles ou de mèmes deBeyoncé ? Cool. Mais ton futur employeur n’en a probablement rien à cirer.Tonprojetprofessionnel,tudéfinirasAvant de se lancer dans la quête d’un emploi, il est essentiel de cibler ses recherches en fonc-tion de son projet professionnel. Comment ? En se posant quelques questions de base : Quelsecteur ? Quel lieu ? Quel poste ? Quelles missions ? Quelles responsabilités ? Quel salaire ?Quelles opportunités d’évolution ? Car (c’est un sombre philosophe romain du nom de Sénèquequi le prétend) : « Il n’y a pas de vent favorable à qui ne connaît pas son port ». Traduction libre : « Onne trouve que ce que l’on cherche ». Mais n’aie pas les yeux plus gros que le ventre au moment dedéfinir ton projet professionnel. Car ce n’est pas avec ton BEP Galette-saucisse que tu pourras prétendreà la construction d’Airbus A380.142TONFUTUREMPLOIPATIEMMENTTUPROSPECTERAS« Tout vient à point à qui sait attendre ».Si tu choisis de suivre le précepte du poèteClément Marot (précurseur de la Pléiade etmembre de la cour de François Ier, ClémentMarot naquit en 1496 aux alentours deCahors… Fin de la parenthèse historique)en restant les bras croisés devant ton PC,les décroisant seulement pour prier pour qu’un recru-teur tombe miraculeusement sur ton profil Viadeo ou,mieux, sur tes mèmes de Beyoncé, tu ne risques pasde trouver un emploi. Pour y arriver, tu devras nonseulement répondre aux annonces parues sur la Toile,mais aussi et surtout faire marcher ton réseau. Carle marché « caché » de l’emploi  recouvre plus de75% des postes. Et tu connais la chanson… Pasde réseau ? Pas de boulot ! Pas de pistons ? Pasde biftons !3TonCVettalettredemotivation,tusoignerasPas le temps de faire un cours surle curriculum vitae et la lettre demotivation ici. Et, de toute façon, untel cours ne conduirait qu’à formaterdes productions tristement artificielles.Pour réussir ton CV, que tu calibre-ras en fonction du poste ciblé, tudevras appliquer la fameuse loi des « 4 C » : lacréativité (limitée au choix d’une couleur flashy,d’une typo sexy ou d’une photo funky), la clarté,la cohérence (le 1er prix du concours de pâteà sel que tu as remporté en maternelle n’a rienà faire dans ton CV) et la concision. Et pourréussir ta lettre de motivation, tu respecteras lastructure « Vous, Je, Nous », en commençantpar l’employeur (et non par le banal et abomi-nable : « Actuellement étudiant(e) »), en poursui-vant par toi, ta vie, ton œuvre, et en concluantpar votre prochaine rencontre.les10commandementspourobteniretréussirunentretiend’embauchePar Honorine ReussardPar Sarah RiahiL’un des indispensables du make-up reste le rouge à lèvres. Pourtant, très peude filles osent et savent comment le porter. Voici donc nos petits conseils.Commentbienportersonrougeà lèvres ?Trucsdegrand-mère :1. ysl 29,90 euros2. dior 30,50 euros3. givenchy 29 euros4. Yves rocher 6,90 euros5. Aqua rouge 23,90 euros6. Fred farugia 15 euros7. Estee lauder 25,50 euros8. Contour lévres Yves rocher 5,50 euros9. Fard creme bobby brown 28,5 eurosPour des lèvrespulpeuses:Appliquez sur les lèvresune cuillerée d’huiled’olive mélangée à dupiment. Ça pique un peumais c’est efficace ! Pour des lèvresdouces:Exfoliez légèrement voslèvres avec des morceauxde sucre blanc pour en-lever les petites peauxmortes. Puis, appliquezune couche de beurredoux sur vos lèvres et lais-sez agir pendant 10 à 15minutes. Enfin, essuyez lebeurre avec un mouchoiret mettez une couche debaume hydratant, typeLabello.Pour une bouche sexy,il faut d’abord com-mencer par définir lecontour des lèvres àl’aide d’un crayon dela même teinte. Lazone de remplissagetracée, vous pouvez,toujours à l’aide d’uncrayon à lèvres, ha-cher l’intérieur  pouroptimiser la tenue durouge à lèvres. Lorsqueles lèvres sont biencolorées, vous pouvezcommencer à appli-quer la couleur.1 2 3 4 567 8 9Beauté
  • 8. 14 15Al’heureetbiensapé(e),tutepointerasLe titre du commandementparle de lui-même, non ?L’heure, c’est l’heure. Etle style… Tu l’as ou tune l’as pas, Coco ! Unconseil : n’opte ni pour leduo tailleur-escarpins (saufsi tu postuleschez Chanelou Loubou-tin), ni pour letrio sarouel-dreadlocks-sandales(sauf si tu postules chezGreenpeace-il faut sauverles dauphins).Tonstress,habilement,tudissimulerasLa main qui colle, la voix qui tremble, l’estomac qui senoue... Tous ces symptômes du stress sont le plus souventimperceptibles. Ou pas. Quand tu rencontreras le DRH outon futur employeur, tu devras lui tendre ta main moite enbredouillant un pathétique : « B…bon…bonjour » avant derefouler une remontée acide. Comment paraître crédible etsûr(e) de soi dans de telles conditions ? En prétextant unemaladie orpheline entraînant sudation excessive, bafouillements, renvoiset brûlures d’estomac ? Non. Mais en relativisant tes joues roses, tesauréoles et tes tremblements. Comme les médecins qui voient défilerdes centaines de corps nus toute la sainte journée, les recruteurs sonthabitués à voir des jeunes diplômés stressés.TONINTÉGRATIONTUANTICIPERAS.Tonentretiend’embauche,tupré-parerasA chacun sa méthode pour se sentir prêt avant un entretien :certains bûchent des heures pour apprendre un speech parcœur pendant que d’autres s’agenouillent pour implorer leSeigneur. Mais, selon une enquête de de l’Iflop, aucune deces deux méthodes n’a encore fait ses preuves. Le mieux restedonc d’adapter son discours (simple et direct) à la nature duposte et à la culture de l’entreprise. Et d’anticiper la fameuseinjonction « Présentez-vous » (encore plus gênante que le« Déshabillez-vous » du docteur). Pour cela, tu prépareras une courtebio, dans laquelle tu mettras l’accent sur ton parcours scolaire, tes expé-riences les plus marquantes, tes compétences et ta vision de l’avenir.Tamotivation,subtilement,tumontrerasLa motivation est le Graal du recruteur. C’est pourquoi tudois non seulement être motivé(e), mais surtout paraîtremotivé(e). Oui, mais comment ? En souriant (sans tedécrocher la mâchoire pour autant) et en vantant les mé-rites de l’entreprise (innovante, inspirante, rayonnante,même si c’est une minuscule TPE perdue au fin fond de la Creuse).N’en fais pas trop ! Car les recruteurs n’aiment pas les baratineursqui usent et abusent des compliments, caresses et autres léchouilles.671098En consultant lesdétails du poste(les missions, lestatut, mais aussi lesalaire), en para-phant le contrat detravail, en visitant leslocaux de l’entre-prise, etc. Chosesqui n’arriveront passi tu as suivi à lalettre le commande-ment n°5.Recrutement ArméeMargaux, 24 ans« Avant même le commissa-riat des armées, c’était l’idéede l’armée qui m’attiraitpour les valeurs de travail,d’honneur, d’exemplarité,de patriotisme, auxquellesje m’identifie. J’ai découvertle commissariat dans lesarmées lors de la présenta-tion des différents métiersdurant la JAPD. Le côtésoutien m’intéressait plusque l’aspect militaire com-battant, et faire des achats, m’occuper des ressourceshumaines, de la coordination, correspondaient plusà ma personnalité. Après le Bac, j’ai employé montemps à préparer les Instituts d’Etudes Politiques(IEP) avec le CNED, mais j’ai échoué, ce qui m’aamenée à faire un BTS Commerce Internationalpour étudier dans une Ecole Supérieure de Com-merce, toujours dans l’optique d’intégrer le commis-sariat dans les armées, car c’est l’une des voies quipermet d’y accéder. Je suis aujourd’hui étudiante àReims Management School en dernière année et jeprépare le concours sur titres pour être commissairespécialisé dans les achats. J’ai une attirance particu-lière pour l’environnement de la marine. Ce domaineme plaît car on s’occupe de l’approvisionnementen matériel, de la comptabilité et de la gestion dubudget, des ressources humaines, etc. Il y a aussi unepartie dédiée aux relations publiques, à la communi-cation avec les politiques, la palette de fonctions estdonc très large et ne laisse pas de place à l’ennui. »Antoine, 23 ans« Dès le lycée, j’ai com-mencé à envisager unecarrière dans l’armée.Après le Bac, j’ai faitune prépa Sciences Poen même temps quema première annéede licence d’histoire àl’Institut Catholique deParis, avant d’intégrerl’IEP de Grenoble enpremière année. Je suisactuellement en Master2 Carrières Publiquesqui me prépare à passer différents concours dontcelui sur épreuves de commissaire dans les arméesqui m’intéresse beaucoup. Si je réussis, j’espèreintégrer la marine et devenir administrateur pourm’occuper du bon fonctionnement du bateau,gérer l’équipage et toute la coordination néces-saire.Je ne fais pas de préparation spécifique pourréussir les épreuves puisque mon Master mefournit les connaissances nécessaires pour réussirles concours de catégories A et A + d’administra-teur, et que les épreuves sont similaires. Ce quime plaît, ce sont les possibilités d’évolution et dedécouverte d’autres corps de l’armée durant macarrière, puisque le commissariat est interarméeset ne cantonne donc pas à un secteur et auxmêmes tâches. »L’administration autrement :à la découverte d’unmétier d’officier dans les arméesNous avons interrogédeux candidatsaux concours 2013 :Lorsque l’on pense à l’armée, l’image du soldat combattantsur le terrain apparaît souvent au prime abord. Pourtant, denombreux postes relevant du soutien existent, comme celui decommissaire des armées.Administrateur et militaire, appartenant à un corps interarmées,le commissaire est un officier qui assure des fonctions de sou-tien au profit des forces opérationnelles et de l’ensemble desorganismes du ministère de la défense.Le recrutement(par voie de concours ou contractuel) estouvert à partir de bac+3 et s’adresseprincipalement aux diplômés issus d’institutsd’études politiques, d’écoles de commerceou ayant suivi un cursus en droit, gestion ouéconomie.Pour devenir officier de carrière,il faut réussir l’un des concours externes(sur épreuves ou sur titres). Les lauréatsdoivent ensuite réaliser une formationde deux ans à l’Ecole des Commissairesdes Armées, à Salon-de-Provence, avantde pouvoir occuper leur premier posted’officier. D’étudiants, les candidats admisdeviendront ainsi jeunes officiers...5Tonfuturboss,intelligemment,tuespionnerasAvant de postuler, pour adapter ton curriculum vitae, nourrir ta lettre de motivation et préparer l’entre-tien d’embauche (que tu décrocheras si tu suis les quatre premiers commandements), tu devras récolterun maximum d’informations sur ton futur secteur, ta future boîte, ton futur poste et ton futur boss. Pourcela, tu le traqueras sur LinkedIn, Viadeo et tous les réseaux sociaux, tu imprimeras puis punaiserasl’ensemble de ses photos, tu dénicheras son adresse personnelle et tu l’observeras nuit et jour avec unepaire de jumelles.Par Saba Agri
  • 9. 16 17VOIR, SORTIR, ÉCOUTER EN ÎLE DE FRANCEBonsplansIDFConcert gratuit Your Happy End, DJ SetSkoob Le Roi et Leyan à L’internationalDivers artistes se succèderontpour le plus grand bonheurdes mélomanes à L’inter-national. Parmi eux, YourHappy End offre une Popmélangeant les styles et puisant chez Portishead, Broken Bells, Menomena, Alt-J et El-P entre autres. Pour apprécierDJ Set Skoob Le Roi et Leyan, il faut être prêt à tout entendre, entre des sons reggae, Hip-Hop, électro et un spec-tacle de claquettes, on vous le dit, il faut s’attendre à tout.L’international5/7, rue Moret, 75011 Paris / Gratuit / Samedi 20 avril à 18h / Info et réservation au 01.42.64.58.22.Horoscope&JeuDes sons électro de qualité, survitami-nés et entraînants rythmeront la soiréeen compagnie du DJ Dirty Trax. Pourencore plus d’ambiance, Axelle Rochet GFP viendront en guest et mettrontaussi les mains à la table de mixagepour une grande diversité de sons, il yen aura pour tous les amateurs d’électroet jusqu’au bout de la nuit. La soirée setiendra à l’OPA, une salle dédiée à laprésentation d’artistes de qualité.OPA / 9, rue Biscornet, 75012 ParisVendredi 26 avril de minuit à 6hGratuitConcertgratuitDirtyTrax à l’OPA BastilleSoiréeMineNightInParis,leGaladesMinesdeParisUn millier d’étudiants sont attendus pour ce premier Gala organisé par les Mines. Costumes et robes de soirée danseront surdes beats frénétiques des DJ montants de la scène électro française : Wekeed, Cherokee, BeatauCue. Les DJ du Ministry ofSound animeront aussi la soirée tour à tour. On trouvera un carré VIP, des tables de casino avec roulettes et blackjack, uneentrée «Festival de Cannes», avec tapis rouge et stand de photographes professionnels (tenu par SoonNight). Pour ceux qui sou-haitent commencer la fête plus tôt, un cocktail est prévu dans les locaux historiques de l’école à côté du jardin du Luxembourgentre 21h et 23h. Au programme : dégustation de petits fours, bières, vins et cocktails, ainsi qu’un concert de musique classiqueet jazz, et une photo pour figer sur papier glacé un beau moment. La soirée sera classe et rythmée pour partager une ambiancede fête dans un cadre original.Cocktail à 21h à l’école des Mines / Soirée de 23h50 à 5h au Bataclan / 50 bd Voltaire, 75011 Paris20 € en prévente sur BuyPacker / Facebook : MineNightInParis10 places à gagner avant le Gala, sur le site http://gala.mines-paris.euCANCER Dans votre vie person-nelle, vous aurez aussi envie d’apporterdu changement : soit que vous décidiezde donner un nouveau sens à une rela-tion, soit qu’au contraire, vous décidiezd’y mettre un terme.Bélier :LION La richesse peut venir ànous, mais c’est à nous d’aller versla sagesse ! Ecoutez les histoires devos collègues, de vos voisins ou devos commerçants... Prenez le tempsde leur poser des questions et d’ap-prendre à mieux les connaître...TAUREAU Parfois, vouslaissez la pression monter jusqu’audernier degré précédant l’explo-sion... Aujourd’hui, c’est sûr, vousêtes une vraie cocotte-minute !capricorne Pour quelques-uns, cette journée pourrait être marquéepar une rencontre surprenante et eni-vrante. Mais si vous vous laissez aller,vous risquez d’aller au-devant de sacréescomplications ! Célibataire, votre charmefera des ravages. Vous ne risquez pas desouffrir de la solitude : un essaim d’amou-reux se pressera autour de vous ; à vousde choisir !VIERGE Aujourd’hui, vous vousdéciderez peut-être à franchir ce pas.Les collègues dont vous avez gagnél’amitié vous seront d’une aide pré-cieuse. N’hésitez pas à les solliciter.Chacun son tour, après tout !poisson Vous avez ten-dance à partager les lauriers de lagloire avec les autres, mais c’estparfois à vos dépens... A force devouloir séduire tout le monde, vousfinissez par oublier de défendrevos intérêts et de demander, parexemple, une augmentation ou unepromotion à titre personnel. GÉMEAUX Tandis que sur leplan sentimental, vous rencontrerezde nouveaux visages et les invitationsafflueront de toute part. Balance Vous découvrirezen chacun de vos interlocuteurs desrichesses que vous ne soupçonniez pasjusqu’alors. Soyez humble et à l’écoutede votre prochain !SCORPION C’est une bonnejournée qui s’annonce. Sur le plan pro-fessionnel, vous aurez une foultitudede bonnes idées, vous nouerez descontacts intéressants et vous récolterezdes informations précieuses pour votreavenir.SAGITTAIRE vous poursui-vrez brillamment sur votre lancéeet mettrez la personne aimée à vospieds. Votre charme vous permettrade distancer tous vos rivaux.La richesse peut venir à nous, maisc’estànousd’allerverslasagesse!Ecoutez les histoires de vos collè-gues, de vos voisins ou de vos com-merçants... Prenez le temps de leurposer des questions et d’apprendre àmieux les connaître...Horoscope&Jeumots flechésVERSEAU Tous les beaux dis-cours et les jolies philosophies sur la façonde procéder pour accomplir une tâche neremplaceront pas les heures de travailnécessaires pour traverser cette journée ! 
  • 10. 18 19VOIR, SORTIR, ÉCOUTER EN ÎLE DE FRANCEBonsplansIDFLAFINDUMONDEESTPOURDIMANCHEUn spectacle écrit et interprété par François Morel« Il y sera question de l’âge et du temps qui passe, etaussi de la recherche du bonheur », comme nous lepromet l’auteur-interprète, l’artiste aux multiples talentsqu’est François Morel qui va, une fois de plus, nousémouvoir, nous émerveiller, nous faire rire aussi. Cespectacle est mis en scène par Benjamin Guillard.La Pépinière Théâtre / 7, rue Louis Le Grand, Paris2ème / Loc. : 01 42 61 44 16DonGiovanniauThéâtredesChamps-ElyséesCe « dramma giocoso » de Mozart sur un livret deLorenzo da Ponte, et d’après l’œuvre de Molière, s’offreune nouvelle production, dans une mise en scène deStéphane Braunschweig, et sous la direction musicale deJérémie Rhorer. Le mythe de Don Juan, libertin cyniquequi sera tout au long de l’œuvre poursuivi et châtié pourses tromperies et mensonges, est magnifiquement misen musique par Mozart qui en a fait un chef-d’œuvreabsolu. A voir et à revoir !Du 25 avril au 5 mai / Théâtre des Champs-ElyséesLoc. : 01 49 52 50 50LePremierPièce d’Israel Horovitz, Mise en scène de Léa Marie-Saint Germain« Au sol, une ligne blanche. Derrière cette ligne,un homme commence à faire la queue. Très vite,un autre le rejoint. Puis arrive une femme. Surgit untroisième homme, puis un quatrième, le mari de lafemme. Pourquoi font-ils la queue ? Peu importe !Très vite, la compétition s’installe à qui prendra laplace de tête, la tension monte, et tous les coupssont permis pour être le Premier ». Ainsi résumée,la pièce, qui fut créée au Théâtre de Poche en avril1973, commence sur le ton de la comédie pour seterminer inéluctablement sur une note tragique avec,comme thèmes, la performance poussée à l’extrême,la soif d’être le premier et la rage de gagner, àtout prix. Une œuvre perspicace et toujours aussimoderne sur la nature humaine.Jusqu’au 11 mai / Théâtre de Poche Montparnasse75, bd de Montparnasse, Paris 6èmeLoc. : 01 45 44 50 21L’AnneauduNibelungàBastille« Le Ring », la fameuse tétralogie en un prologue ettrois journées de Wagner, présenté cette année àBastille (avec, en début d’année, « L’Or du Rhin »et « La Walkyrie ») se poursuit avec « Siegfried »jusqu’au 15 avril, pour finir avec « Le Crépusculedes Dieux » en juin. Ce récit d’aventure inspirédes légendes nordiques et sublimé par la musiquede Wagner (qui a aussi écrit le livret) nous trans-porte en plein romantisme allemand. Un voyageinitiatique où se côtoient dieux et anges, dragons,ondines, géants, héros libérateurs, etc. Un événe-ment à voir absolument : le cycle complet n’avaitpas été présenté à Bastille depuis 1957 !Direction musicale : Philippe Jordan, mise en scène :Günter KrämerSiegfried : jusqu’au 15 avrilLe Crépuscule des Dieux : du 21 mai au 16 juinPour une immersion totale, le cycle complet seraprésenté à nouveau sur quatre journées, les 18,19, 23 et 26 juin, dans le cadre du Festival « LeRing »./ Opéra Bastille / www.operadeparis.fr4 échalotes / 4 oeufs / 3 tranches de jambon / 8 cuillères à soupede crème fraîche épaisseINGRÉDIENTS pour 4 personnes:PRÉPARATION:RecettedePâques :Oeufscocotteaux échalotesFaire revenir les échalotes dans un peu de beurre à feu doux. Couper lestranches de jambon en dés. Répartir les échalotes au fond de 4 rame-quins, puis ajouter les dés de jambon, ainsi que 2 cuillères à soupe decrème fraîche et finir avec un œuf. Saler et poivrer. Mettre au four jusqu’àce que les blancs blanchissent.VOIR, SORTIR, ÉCOUTER EN ÎLE DE FRANCEBonsplansIDFTemps de préparation : 10 minutes / Temps de cuisson : 10 minutesNotreplaylistRiahana«Stay»Thelumineers«Ho Hey»BrunoMars«When i was your man»Macklemore&RyanLewis«Thrift Shop»Kavinsky«Roadgame»InfinityInk«Infinity»DaftPunk«One more time»MaiLan«Easy»ViendezviendezvouséclateràlaSunnyWeekdeLaDREAM!La Sunny Week c’est plus de 500 étudiants attendusaux bords de la Costa Brava à Lloret de Mar.Un seul objectif, des vacances de rêve ! Cette année,La Dream a vu les choses en grand avec 9universités qui participent à l’événement Caliente del’année.Il y en a pour tous les goûts : faire la fête, du shop-ping, visiter, La Dream a vu les choses en grand enprivatisant 2 Hôtels 3*** pour une ambiance 100%étudiante! Piscine, Hammam, Jacuzzi, Sauna, toutce dont vous rêvez. 100 % open food, en pensioncomplète avec buffet à volonté pour tous matin, midi& soir.Une semaine tout compris pour seulement 330 euros(299 pour les adhérents du réseau Dream) avectransport Aller / Retour en Bus, hébergement en Hôtel3***, accès illimité aux salle de jeu, spa, hammam,jacuzzis & piscine, pension complète : buffet à volontématin, midi & soir et un accès à la plage & au centre-ville en moins de 2 minutes. Le DiscoPass permet derentrer facilement en boite de nuit durant trois soirées et en accès VIP pourseulement 30 euros (6 nuits pour 50 euros). Les couples auront droit à leurchambre double pour 15 euros supplémentaires par personne et pour lasemaine, de quoi profiter jusqu’au bout de la fête en amoureux. La SunnyWeek, c’est aussi des excursions dans la ville de la culture et de la teuf, Bar-celone, à 72 km ! Pourquoi se priver ? La Dream vous emmène à moindrefrais passer vos journées ou vos nuits sur Barcelone (excursion Barcelone x1:15€, excursion Barcelone x2: 25€, Barcelone By Night: 20€.Pour découvrir tous les détails et gagner le voyage, rendez-vous sur leFacebook de La Dream.Du 25 avril au 4 mai, 7 jours et 6 nuits de pure folie !Renseignements au 06 64 97 81 66 ou au 06 22 72 47 24
  • 11. 20 21VOIR, SORTIR, ÉCOUTER EN ÎLE DE FRANCEPSYCHOBonsplansIDFBonsplansIDFA partir du 19 avril, le Musée d’Art moderne (MAM) de la Ville deParis et le CENTQUATRE ouvrent leurs portes au virtuose du dessinet icône du Pop Art, Keith Haring, dont les œuvres subversives,symboliques, voire mystiques, rayonnent aux quatre coins du Globe.Vous connaissez sûrement ses loups, ses cœurs, ses arbres colossauxet ses petits bonshommes tantôt blancs tantôt multicolores qui, sem-blables comme des ombres, s’embrassent, se mordent, s’enlacent,se tordent, s’entassent dans des paysages chimériques hantés par lavie, l’amour, la maladie, la mort et l’enfer.Génie de la ligne, directe et épurée, le pop artiste et activiste KeithHaring s’expose au MAM de Paris qui, avec le CENTQUATRE,lui consacre une rétrospective majeure, rassemblant plus de 250œuvres, dont une quinzaine de grands formats : « The politicalline ». Car le dessin du créateur américain, en plus d’être unique,renferme une dimension politique. Ses « subway drawings » réalisésdans le métro, ses fresques murales données aux badauds, sespeintures, ses dessins et ses sculptures illustrent ses obsessions et sesprotestations : contre le racisme, l’injustice, la violence, l’Apartheiden Afrique du Sud, la menace nucléaire, la destruction de l’environ-nement, l’homophobie et l’épidémie du sida (qui cause sa mort en1990). Le MAM de Paris, comme le CENTQUATRE qui exposerales créations monumentales de Keith Haring, parmi lesquelles LesDix Commandements (1985), veut d’abord éclairer la dimensionpolitique d’une œuvre qui, reproduite et standardisée, accoucherarapidement de milliers de produits dérivés.Jusqu’au 18 août 2013 au Musée d’Art moderne de Paris11 rue du Président Wilson, Paris 6èmeEt au CENTQUATRE, 5 rue Curial, Paris, 19èmeTarif : 5 et 5.50 eurosRetrouvez Ovary sur son blog www.ovary.fr"Je sais, je suis ungenie.Je suismerveilleuse."JE SUIS MAGIQUELundi, j’ai perdu ma bague.Et comme je suis une superstitieuse de merde,je me suis demandé qui allait mourir dans monentourage, et puisque ça ne se fait pas pourvous, je me suis alors demandé quelle pute demauvaise nouvelle allait me tomber dessus. Forcément une pute de nouvelle, tu vois. Quej’allais chialer, tout ça.Peut-être qu’on allait me découvrir une maladieincurable, que mes projets d’édition allaienttirer leur révérence ou peut-être que j’allaisperdre un pied histoire de ne plus jamais allerguincher.Ou que d’horribles écailles allaient me pousserau niveau du cul, parce que je t’ai pas raconté,mais j’ai quand même mangé de la nour-riture àpoisson paraccident,et ça, ça techange unefemme.J’airetournétout monapparte-ment àhuit heuresdu matin.Je voulais faire Ctrl F, mais Crtl F ça marchepas dans ta vraie vie. J’ai secoué ma couette,retrouvé du fric, déplacé des meubles, arrachéle parquet, découpé les rideaux, accusé le pois-son rouge de l’avoir avalée, puis désespérée,je suis partie travailler en me faisant le film demon week-end, histoire d’attraper des indicesque je n’ai jamais attrapés. J’avais envie defrapper dans le métro, de brandir ma main etd’accuser les gens. Ma bague salaupiaud demerde, elle est où, hein, elle est où.J’étais d’humeur irritable. Tu vas bien, nonj’ai perdu ma bague, tu déjeunes où, non j’aiperdu ma bague, tu fais quoi ce soir, ta gueule,je te dis que j’ai perdu ma bague.C’est un être cher ma bague, que j’entamaisune phase de deuil, du moins programméepour le lendemain matin, car j’avais pourmission le soir venu de retourner l’appartementune seconde fois, histoire de me donner denouvelles chances de tomber sur mon bijouchéri que sans lui, je perds ma vie, mesespoirs, ma libido et mon écriture. Finalement, iI ne m’est arrivé que des gentillesputes de bonnes nouvelles cette journée-là, queje me suis demandé en fait si fallait vraimentque je retrouve cette bague, parce qu’ellen’était peut-être pas si clémente madamebonnes ondes, de son petit nom. Mais canoncomme elle est, et canons comme sont les amisqui me l’ont offert, je me suis tout de même sen-tie prête à tout pour la retrouver, quitte à mettremes deux doigts dans l’antre du poiscaille afinde lui faire gerber sa vieille façon de déroberdes objets précieux à la maîtresse de maison.Quel tocard ce poisson.Le soir, je suis rentrée, j’ai pris de magnésium,paraît que ça aide à réfléchir, un verre de jusde pam-plemousseet j’aiattaqué.J’ai pasattaquélongtempsparce quele magné-sium ou lepample-mousseont eudes effets plutôt immédiats que j’ai retrouvé desuite ma bague dans ma botte .Botte que jene portais pas cette journée-là. Sinon, j’auraispeut-être été chatouillée tu vois.J’ai retrouvé ma bague dans ma botte non pasen enfilant ma botte, puisque je te rappelleque je ne comptais pas sortir, j’étais en fouilleintense. Non, j’ai retrouvé ma bague en medisant : et si elle était dans ma botte ? Que j’ai retourné mes deux bottes et qu’elle esttombée.Je sais, je suis un génie.Je suis merveilleuse.Et que si je perds mes bottes, je sais qu’ellesseront dans ma bague.Voilà, sache-le, si un jour tu perds ta bague,ton mec, ton slip, ton portable, ton job, cherchebien dans ta botte.Et si t’as pas de botte, viens à la maison. Ceque tu cherches est sûrement dans mespompes. Je t’en prie.GuyDebordexportesarévolutionàlaBnF« NE TRAVAILLEZ JAMAIS ! ». Tels sont lesmots avec lesquels Guy Debord, chef defile des « situs » et auteur de La Société duspectacle, macula en 1953 l’un des mursde la Capitale, perdu au fond de la rue deSeine. Et celui qui ne travailla jamais, qui nedescendit jamais dans les mines de char-bons mais qui descendit des litrons d’alcool,exporte sa révolution – lettriste, situationniste,marxiste – au temple de la culture patrimo-niale, la Bibliothèque nationale de France(BnF), jusqu’au 13 juillet 2013.L’exposition « Guy Debord. Un art dela guerre » propose aux visiteurs de (re)découvrir, au travers de centaines de photos,manuscrits, tracts, revues, l’œuvre magistraleet fondamentale du chantre de la contestationet chancre de la consommation. A la foispoète, artiste, cinéaste, essayiste, directeur derevue et marxiste, Guy Debord a voulu utiliserle papier, la pellicule, le pavé comme desarmes pour mitrailler la société du spectacle,ses charniers maquillés, ses consommateursaliénés, ses citoyens qui, remplis de pain,s’endorment devant les jeux télé. Au berceaude l’Internationale lettriste (1952-1957), puisde l’Internationale situationniste (1957-1972),deux mouvements politico-artistiques prônantle bouleversement de la vie et le dépassementde l’art, et désireux d’en finir avec la dictature de la marchandise, Debord a voulu dénoncer les mécanismespervers de notre société et in fine « changer le monde »… Ce dont veut rendre compte la BnF en exposant,chronologiquement, les travaux individuels et collectifs de l’auteur de La Société du spectacle (1967) et de sescamarades.Jusqu’au 13 juillet 2013 à la BnF / Site François Mitterrand – Quai François-Mauriac, Paris 6ème / Tarif : 5 eurosKeithHarings’exposeauMuséed’ArtmodernedeParisPar Ovary
  • 12. 22 23My shoesshopping  !7C’est le printemps, on respire, on laisse lesbottes à la maison ! Place aux pieds nus etaux sandales aux imprimés fleuris. Voici lasélection Campus Mag pour ce printemps2013 !2PAR SARAH RIAHIMaxitalons !Comment trouverchaussure à son pied  ?1. Maje 295 euros2. Zara 79,95 euros3. New Look 29,90 euros4. Zara 89,90 euros5. Jonak 99 euros6. Mellow Yellow 139 eurosMode Mode47. Asos 58,43 euros8. New Look 17 euros9. Anniel 118 euros10. Asos 32 euros11. Top Shop 34 euros101115 63 Version plates...98Boutique 58m58 rue Montmartre Paris 2eDes créateurs peu connus mais prometteursStock Jonak44 Bd Sebastopol , Paris 3eModa45 rue Saint-Placide, Paris 6eStock André31 avenue des Gobelins Paris 13eStock Repetto24, rue de Châteaudun Paris 9eStock Jourdan23 rue François 1er, Paris 8e
  • 13. 24 25Plusieurs éléments ont conduit à une intervention militaire fran-çaise au Mali. D’abord, les groupes djihadistes qui tenaient lenord du pays s’étaient lancés dans la conquête du sud et réussis-saient à mettre sous leur joug plusieurs villages jusqu’à gagnerprogressivement du terrain. Sans intervention militaire corséedes forces internationales, dont françaises, la ville de Sévaréoù se trouve un aéroport international aurait pu tomber entreles mains des groupuscules armés qui n’auraient eu aucun malensuite à foncer sur Bamako, point de non-retour. Le contrôle decet aéroport par l’armée française a donc permis de faire recu-ler les djihadistes vers le nord et de détricoter leurs conquêtes.Dans le cas contraire, l’expansion de ces défenseurs d’un islamrigoriste aurait pu avoir des conséquences dévastatrices pour larégion, impactant également la sécurité internationale.Ensuite, Dioncounda Traoré, président par intérim de la Répu-blique malienne, a demandé personnellement à François Hol-lande une aide militaire pour arrêter l’avancée endiablée desextrémistes. Enfin, l’opération Serval a été préalablement légi-timée par la résolution 2085 du Conseil de Sécurité de l’ONUqui a estimé que la situation du pays constituait « une menacepour la paix et la sécurité internationales ».Guerre au Mali :quels sont lesintérêts de la France ?Depuis le 11 janvier 2013, l’armée française intervient aux côtés de l’armée malienne pourfaire reculer, voire éradiquer les islamistes qui sèment la terreur dans le pays. Qu’est-ce quia pu pousser François Hollande à engager les troupes dans un conflit qui ne concerne pasdirectement la France ? Si certains dénoncent le retour de la Françafrique et de ses actions néo-coloniales (souvent teintées de magouilles), qui considère ses anciennes colonies comme chassegardée, d’autres évoquent une intervention motivée par la préservation de ses intérêts écono-miques menacés dans la région.QuestiondesociétéAu premier plan : lutter contrele terrorisme internationalDes intérêtséconomiquesd’unemoindreimportanceau Mali« La France, elle n’a aucunintérêt au Mali, elle ne défendaucun intérêt économique auMali, elle est au service de lapaix », avait déclaré FrançoisHollande lors de ses vœux àla presse en janvier dernier. Etpour cause, le Mali lui-mêmene représente pas directe-ment un enjeu de taille pourles intérêts économiques del’hexagone. La France n’estpas un investisseur d’enver-gure au Mali, elle occupe la111ème place, d’après lesinformations du ministère desAffaires étrangères en 2010.Si les ressources minières sontnombreuses dans le pays (or,fer, bauxite, marbre, phos-phate, uranium et pétrole), elles ne sont pas toutes exploitables ou durables. Les ressources pétro-lières par exemple, chevauchent à la fois le nord du Mali, la Mauritanie et l’Algérie et n’ont jamaisété exploitées du côté malien. L’or semble en revanche être son point fort, car le pays est le troisièmeproducteur d’or en Afrique, suivant de près l’Afrique du Sud et le Ghana, mais il est exploité prin-cipalement par des entreprises anglo-saxonnes. Il est donc manifeste que le Mali ne représente pasle même intérêt en matière d’énergie que la Libye en matière de pétrole, lorsque Nicolas Sarkozy aenvoyé des troupes françaises pour aider les insurgés à faire tomber le colonel Kadhafi.Proteger le Mali pour ne pas déstabiliser le SahelDepuis la découverte de richesses énergétiques comme le pétrole dans le Sahel, la région susciteune grande convoitise des pays alentour, mais également de groupes internationaux. Avec lesmenaces djihadistes qui planent sur le Mali situé en plein cœur de cette région, protéger le paysrevient à lutter contre la prise de pouvoir des groupes armés qui cherchent à étendre leur influenceégalement hors des frontières maliennes. Le Sahel n’est plus un simple territoire aride depuis quedu pétrole en est extrait par le Tchad depuis 2003. En 2006, la Mauritanie, suivie du Niger en2007, a commencé à exploiter les ressources du sol pour produire elle aussi de l’or noir. Au-delàde cette ressource, la région regorge de richesses comme le fer et le cuivre en Mauritanie, lezircon et l’ilménite au Sénégal, le zinc au Burkina Faso, etc. De véritables mines, au sens propredu terme, qui représentent des contrats juteux. L’intervention de l’armée française peut être inter-prétée comme une tentative de réaffirmer son prestige et son influence dans une zone qui attire denombreux pays comme ceux du Golf, le Canada ou encore la Chine dont la demande en matièrespremières est très forte.Protéger le Mali pour préserver l’uraniumstratégique du NigerSi les intérêts économiques auMali ne sont pas importants,on ne peut en dire autantconcernant le Niger où setrouvent d’importantes res-sources en uranium qui ontamené le groupe français Are-va, spécialisé dans le secteur dunucléaire, à s’installer dans lepays. L’industrie y est présentedepuis quarante ans et extraitaujourd’hui plus du tiers de saproduction des deux mines enactivité qui lui permettent defournir plus du tiers des cen-trales nucléaires EDF. Il s’agitbien là d’une zone stratégiquepour les intérêts économiquesde la France. Une progression des djihadistes pourrait mettre en péril la sécurité de la région et fairetombercemétaltrèsdangereuxentrelesmainsdesextrémistestentésd’entirerprofitenalimentantle programme nucléaire des régimes dangereux et hostiles à la France ou à ses alliés. « Une déstabi-lisation du Mali, et du nord-Mali, impacte ou peut donc impacter les sources en approvisionnementen uranium de la France dans la région », a expliqué Areva. Les risques sont bien présents d’autantplus que le Niger a connu des conflits dus aux rebelles touaregs. Mais ceux-ci utilisent pour l’instantle Mali comme terrain de chasse, car le Niger a choisi de miser sur une politique d’intégration quia permis à Brigi Faffini, un Touareg de 59 ans (anciennement sous-préfet, ministre, vice-présidentde l’Assemblée nationale et maire) d’accéder au poste de Premier ministre.S’il est question de sécurité internationale – éviter que la région sahélienne ne se transforme en campd’entraînement djihadiste à l’image de l’Afghanistan –, l’engagement militaire de la France au Malin’est pas désintéressé. En déclarant que la France ne défend aucun intérêt économique dans le pays, leprésident François Hollande aurait dû être plus précis. Les intérêts français se trouvent surtout au Niger,mais pour continuer à exploiter son uranium tranquillement, il faut éviter une extension des foyers dji-hadistes dans les pays alentour, la paix étant la condition sine qua non à un business lucratif...Par Saba Agri
  • 14. 26 27comment choisir son master ?FormationLemaster:un diplôme universitaireet un sésame professionnelDepuis la réforme LMD (Licence Master Doctorat) – un ensemble de mesures ambitieuses esquisséesen 2002 afin d’harmoniser les formations universitaires à l’échelle européenne –, le master constituele diplôme phare de niveau bac + 5 dans l’enseignement supérieur. Accessible aux bourses les moinsremplies, mais extrêmement sélectif, il dote les jeunes diplômés d’armes d’insertion massive : uneexcellente culture G., un esprit d’analyse et de synthèse, une formation alliant théorie et pratique,etc. Oui, mais voilà, le master universitaire s’incarne dans une multitude d’universités, de filières etde spécialités, de telle sorte qu’il n’est pas facile de savoir où l’on met les pieds. Pas de panique !Campus vous éclaire dans l’obscur dédale des masters universitaires, des sciences aux arts en pas-sant par les lettres, les langues et les technologies.Master : un diplôme, un label,un gradeAvant de pénétrer les arcanes administratives etjuridiques du master, il est essentiel d’en cerner lescontours qui, clairs en apparence, peuvent sem-bler flous aux profanes ou aux presbytes. Car si levocable « master » qualifie un diplôme national deniveau bac + 5, obtenu sur les bancs de la fac etreconnu aux quatre coins de l’Europe, il correspondaussi et surtout à l’un des quatre grades définis parl’Education nationale : le baccalauréat, la licence(bac + 3), le master (bac + 5) et le doctorat (bac +8). Accessible aux licenciés, il se déroule sur quatresemestres, soit deux années (M1 et M2), et sanc-tionne une formation universitaire sur 120 heures decrédits européens.Le master est l’un des rares diplômes de niveau bac+ 5 qui jouit de la garantie de l’Etat, avec les di-plômes d’écoles d’ingénieurs, d’Ecoles Supérieuresde Commerce (ESC) et d’Instituts d’Etudes Politiques(IEP). C’est pourquoi ce label confère aux formationsqui le délivrent comme aux étudiants qui l’obtiennentune certaine aura. Mé-fiez-vous des contrefa-çons ! Les « mastères »,les « Masters of » etautres « Master of Bu-siness Administration »(MBA) ne font l’objetd’aucune accrédita-tion par l’Educationnationale et ne per-mettent donc pas defaire valoir une équi-valence en France ouen Europe.Master professionnel versusmaster recherche : une limitefloueEntre master professionnel et master recherche votrecœur balance ? Vous vous sentez l’âme d’un cher-cheur qui, mû par la passion, est capable de pondreun bouquin plus épais que lui sur les « compressionsosmotiques intenses chez la levure saccharomycecerevisia » ou n’importe quel autre sujet exotiquevoire inaccessible au commun des mortels ? Vousvous sentez prêts à rempiler pour quatre ou cinq ansd’études ? Optez pour l’un des 1 300 masters re-cherche (ex-DEA) recensés en France. Vous en avezmarre de l’école, de ses codes éculés, de ses bancsmutilés et de ses profs sclérosés qui vous rebattentles oreilles depuis des dizaines d’années avec leursthéories vaseuses et leurs bibliographies poussié-reuses ? Vous vous sentez prêts à entrer dans la vieactive ? Postulez à l’un des 2 500 masters profession-nels (ex-DESS).Restons sérieux deux minutes... En principe, le mas-ter professionnel fabrique bel et bien des jeunesdiplômés « prêts à l’emploi », quand le master re-cherche forme lui des futurs docteurs et aspirantschercheurs. Mais en réalité, la distinction entre lesdeux formations est bien moins marquée et sanscesse remise en question. Aujourd’hui, nombre demasters recherche introduisent des unités profes-sionnelles dans leur programme et, inversement, laplupart des masters professionnels proposent desmodules de recherche. Par ailleurs, la porosité de lafrontière entre les deux formations permet aux étu-diants dans le doute de se réorienter entre le master1 et le master 2. C’est pourquoi certaines universitésont choisi d’abolir « l’apartheid » entre les deux cur-sus en créant des masters « métissés ».Par Honorine Reussard
  • 15. 28 29Postuler en master :comment se frayer un chemin en 3èmecycle ?Si l’entrée en première année de master (M1) est un principe de droit, accessible à l’ensemble desdiplômés détenteurs d’une licence adaptée au master visé, de plus en plus de formations, dont lescapacités d’accueil sont limitées et les candidatures reçues quasi-illimitées, dressent des barrièresà l’entrée. Il ne faut pas se le cacher, la sélection opérée entre le M1 et le M2, même si elle varieselon les filières et les universités, est réelle. Ainsi, le taux de recrutement à l’entrée des meilleursmasters se situe entre 7,5% et 15% (2011). Pourquoi ? Parce que le nombre de places disponibles estrestreint (les salles de classes remplacent les amphis capables d’accueillir sur leurs bancs plusieurscentaines de paires de fesses d’étudiants), le niveau espéré plus élevé et les compétences attenduesplus pointues.Suivez le précepte du philosophe du 92, Booba : gardez la pêche ! Car si vousappliquez ces quelques conseils de bon sens, vous aurez la chance d’entrer dans le master de vosrêves. Construisez-vous un projet professionnel solide et cohérent que viendront illustrer votre curriculumvitae et votre lettre de motivation, puis assurez-vous qu’il corresponde au master en question. Un masterdont vous devez connaître les cours, les professeurs et les objectifs par cœur. Pour cela, rendez-vousaux journées portes ouvertes de l’école, visitez ses locaux, rencontrez ses anciens élèves et feuilletezses brochures. Enfin, remplissez avec soin le dossier d’admission (et n’oubliez aucun papier), entraînez-vous pour les tests d’admission, préparez votre entretienoral en choisissant une tenue correcte mais décontractée,en détaillant votre parcours (unique) et vos motivations(réelles) et en suivant l’actualité du secteur concerné. Sivous pensez ne jamais y arriver, alors, faites comme LaFouine, restez en chien.Mon stage pour...devenir psychologue clinicien,spécialisé en criminologieErwan, jeune Breton, aspirant psy, bientôt le quart desiècle, s’est assis les bancs de la fac juste après l’ob-tention de son bac L, pour étudier la psychologie. Une« usine à chômeurs » pour certains, une passion pourlui. Aujourd’hui, Erwan veut devenir psychologueclinicien, spécialisé en psycho-criminologie et victi-mologie. Pour réaliser son rêve, il devra valider sonmaster 1 en Psychopathologie clinique, boucler sonmémoire sur la responsabilisation des délinquants etpoursuivre son stage au sein de l’association La Sau-vegarde 56. Une expérience sur laquelle il revientpour Campus Mag…La compréhension de l’esprit humain,comme les théories de Freud et Lacan,dont j’ai découvert les subtilités à l’université, mepassionnaient depuis un moment.Mais c’est la rencontre de personnes en souffrancequi m’a vraiment donné l’envie de m’investir dansle champ de la psychopathologie clinique. Unevoie que j’ai empruntée dès la licence en choisis-sant l’option criminologie et victimologie, deuxmots barbares que l’on peut appréhender auprisme des défaillances du lien social.L’intérêt d’une telle formation, qui durecinq ans pour les rares chanceux au parcours sansembûche, c’est qu’elle donne la chance aux psysen herbe d’enchaîner les expériences profession-nelles à partir du master 1. S’ils sont capables dese débrouiller seuls pour dénicher un stage. C’estheureusement mon cas. Dans ce cadre, j’ai pudécouvrir trois milieux fascinants : le Centre de Res-sources autour des Auteurs de Violences Sexuelles(CRAVS), le service de médecine légale du CHU deRennes qui m’a permis de « vivre » une autopsie, etle service de défense sociale d’une clinique bruxel-loise qui accueille les criminels atteints de troublespsychiatriques.Et, enfin, La Sauvegarde 56, une associationd’action sociale qui travaille en lien avec le par-quet de Lorient, et dans laquelle j’exerce commepsy contractuel depuis bientôt trois mois. Toutes cesexpériences, diverses et variées, malheureusementmal payées mais extrêmement riches, m’ont confor-té dans l’envie de devenir un jour psychologue cli-nicien. Elles m’ont permis d’humaniser les criminelsqu’on qualifie hâtivement de « monstres » et de meconfronter aux souffrances des victimes. Mais ausside revenir sur mon histoire personnelle, de m’ouvriraux autres et de mûrir au contact de professionnelspassionnés.Une de ces expériences m’a bouleversé : la visitede la prison de Forest en Belgique. Je me souviensencore de chaque détail : les contrôles, les portesblindées, les barreaux… C’est un monde à partpour les visiteurs ; et un cauchemar pour les déte-nus, qui vivent entassés dans de minuscules cellulescrasseuses. Cette expérience m’a finale-ment permis de questionner l’utilitéréelle des prisons. Comme quoi, un stagepeut faire naître des réflexions, voire des vocationspolitiques.Pour en revenir à celui que je réalise au sein de LaSauvegarde 56, ma mission consiste à faire pas-ser de brefs entretiens aux prévenus afin de fairele point sur leur situation sociale, familiale et pro-fessionnelle, mais aussi de proposer des solutionsau magistrat pour aménager leur peine de prison.D’ici quelques mois, je pourrais endosser le rôlede médiateur lors de visites pour parents divorcésou réaliser des suivis socio-judiciaires avec les per-sonnes incarcérées.De belles perspectives d’avenir ! Mais qui prennentrarement la forme de contrats à temps plein. Fautede moyens, nombre de psys, souvent mal payés,enchaînent les mi-temps. Alors, oui, j’ai un rêve :devenir l’un des huit profilers qui exercent au seindu Groupe d’Analyse Comportementale (le GAC,qui dépend de la gendarmerie nationale) et qui sontappelés sur d’obscures scènes de crime. Je peuxtoujours rêver… Pour joindre les deux bouts, et enattendant de devenir le nouveau Sam Waters, je faisde la mise en rayon chez Carrefour.Insertion professionnelle :l’université,une « usine à chômeurs » ?Il est temps de faire taire les Cassandre qui prétendentque l’université, inadaptée aux réalités du marché, estune fabrique de « Pôle-employés ». Certes, les diplô-més d’un master universitaire ont des taux d’emploiplus faibles que leurs camarades d’écoles d’ingénieursou d’école de commerce (65% en moyenne pour lespremiers contre, respectivement, 78% et 76% pour lesautres, selon l’enquête d’insertion 2010 de l’APEC).Mais ce taux varie du tout au tout selon les forma-tions, et le master reste, pour certaines professions,le sésame d’une bonne insertion. Restons honnêtes :les masters de sciences humaines et sociales commeles masters de lettres peinent à trouver une place ausein de l’entreprise et pâtissent aujourd’hui d’un relatifdéclassement, visible au niveau du contrat de travail,du statut et du salaire.Par Honorine ReussardFormation Formationcomment choisir son master ? comment choisir son master ?
  • 16. 30 31Depuis l’obtention (avec men-tion s’il vous plaît) de mon bacES jusqu’au master professionnelMédias et Publics de l’Institut Fran-çais de Presse, que je validerai (jecroise les doigts) dans quelquesmois, mon parcours universitaireme semble plutôt cohérent. C’estcelui de l’Info-com-type, que cer-tains médisants rebaptisent cyni-quement « Nympho-conne » : unDUT Info-com option Communica-tion, puis une licence Info-com et,enfin, un master 1… (roulementsde tambour) : Info-com ! Au coursde mes études, j’ai eu la chancede vivre des expériences profes-sionnelles aussi passionnantesqu’enrichissantes et de trouverainsi ma vocation : travailler nonpas sur les plateaux, mais dansles coulisses de la télévision.C’est en 2009, au sein du ser-vice Communication de la chaîne« catho » KTO, que j’ai découvertce milieu fascinant. Puis, de lacom’, je suis passée à la prod’.En 2011, je suis entrée chez JimProd., une minuscule boîte deproduction spécialisée dans lecasting d’émissions de télé-réalité,dans laquelle j’ai remis les piedsen 2012. Le job de casteur m’atout de suite plu : rencontrer despersonnes parfois extravagantes,voire embarrassantes, mais tou-jours émouvantes, chasser descandidats potentiels dans les ruesde Paris, mais surtout construirele premier maillon de la chaînede production... Car c’est dansle casting d’une émission,qui plus est de télé-réalité,que se niche la clé de sonsuccès.Même si Les Anges, Koh Lan-ta, The Voice et bien d’autresémissions de real-TV fi-gurent, avec les Oréo et lesKnacki, parmi mes péchésmignons, j’ai décidé d’aban-donner Jim Productions pourMarathon, une boîte deprod’ spécialisée dans lesdessins animés dans laquelle jesuis entrée via mon réseau (pasun piston, mais un réseau quej’ai acquis à la sueur de monfront) comme apprentie chargéed’études. Si, au début, j’étais an-xieuse à l’idée de décrypter desaudiences et de réaliser d’épaisdossiers sur les programmes télé,mon responsable m’a immédiate-ment rassurée en prenant le tempsde me faire visiter les locaux, deme présenter aux employés de laboîte et de me former aux diversoutils. C’est un ange ! Pas commeNabila, hein.Au cours d’une réunion entre« marathoniens » et clients amé-ricains, j’ai pu assister à unescène cocasse. Alors que monresponsable exposait (avec cra-vate et Power Point) les résultatsd’une étude sur un nouveau pro-gramme, utilisant pour étayer saprésentation l’habituel jargonde la télévision, l’un des Améri-cains a levé la main pour poserune question : « Qu’entendez-vouspar «ménagère de moins de50 ans» ? Pourquoi les hommesne sont-ils pas intégrés dans lesindicateurs d’audience ? » Querépondre ? Que la France est unpays de machos où bobonne faitles courses quand monsieur traîneau bistrot ?Plus sérieusement, ce premieremploi dans les études médiasne m’a pas seulement permis dequestionner la pertinence de la« ménagère de moins de 50 ans »,il m’a surtout confortée dans mavolonté de travailler dans lesétudes médias et pourquoi pas,plus tard, dans la programma-tion. Car la télévision, capable dumeilleur comme du pire, reste mapassion.Mon premier emploi commechargée d’études médiasFormationMordue du bocal, Laura, 22 ans et toutes ses dents, fait ses pre-miers pas dans l’univers (plus impitoyable que Dallas) de la télé-vision en travaillant dans le casting d’émissions de real-TV. C’esten suivant le master Médias et Publics de l’Institut Français dePresse (IFP) que l’étudiante francilienne se découvre une passionpour les études médias et ose candidater au poste d’appren-tie chargée d’études chez Marathon Médias, une boîte de pro-duction spécialisée dans les dessins animés. Pour Campus Mag,Laura revient sur son parcours universitaire et professionnel.Par Honorine Reussardcomment choisir son master ?©ajkkafe-Fotolia.com*Remise ou prime reprise ou participation à la formation 7 heures pour l’achat d’un Skycruiser 125cm3 standard ou ABS neuf 2013, offre non cumulable, valable chez les concessionnaires MBK participants. Offre formationréservéeauxtitulairesd’unpermisBdeplusde2ans.Voirconditionschezlesconcessionnairesparticipants.**Reprisedevotreancienvéhiculeparvotreconcessionnaireparticipantàl’opération,auxconditionsd’étatetdekilométragestandardsselonlescritèresdéfinisparlacôtepubliéeparl’OfficielduCycledelamotoetduQuad.Cemontantpeutvarierenfonctiondel’étatetdukilométragedevotrevéhicule,montantexactdelareprisedéterminéparvotreconcessionnaireMBKparticipant.Valablesdu1eravrilau31mai2013.***Prixpublicmaximumconseilléau1ermars2013Documentsetphotosnoncontractuels2 bonnes raisonsdarrêter de courir !voir conditions en concessionEt en plus,financez votre achatjusquau 31/05 chez MBK !Gamme Skycruiserà partir de 4299€TTC***...à vous de choisir !300€7 heuresde formationPrime reprise**pour lachat dun Skycruiser 125 cm32013du 1eravril au 31 mai 2013davantages clientsTTC*STANDARDouSTANDARDou7 heuresde formationPrime repriseouwww.mbk.fr
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