Cogeo news 22 juin 2012

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COGEO NEWS du 22 juin 2012 Spécial RIO + 20, une exclusivité SLIDESHARE

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Cogeo news 22 juin 2012

  1. 1. COGEO NEWS22/06/2012 Les News en Santé et Sécurité au Travail
  2. 2. Cogeo NewsLES NEWS DE LA SANTE ET SECURITE AU TRAVAIL éditoSPECIAL RIO + 20 – Sauvez la PlanèteSOMMAIRE1 .Panorama 4. Paroles d’expert2. Partenaires 5 .Dossier3. Enjeux 6 . AutofocusCOGEO NEWS est une publication de www.cogeo-consultants.com11 rue Albert Neveu 92140 ClamartDirecteur de Publication : Philippe PortaRCS : 530 147 941 00013
  3. 3. Cogeo News1 .PanoramaRIO + 20 : Sauvons la Planète !Le risque Environnemental : Un risque majeur pour l’HumanitéLa jeunesse se mobilise et participeaux démonstrations avec les activistes« Verts » Page 1
  4. 4. Cogeo NewsFrançois Hollande et Benoît Hamonà la Conférence des Nations Unies surle Développement DurableLe discours de François HollandeLe Président de la République et plusieurs ministres, dont BenoîtHamon étaient au Brésil en ce début de semaine pour la Conférencedes Nations Unies sur le développement durable : RIO +20Monsieur le Président,Monsieur le Secrétaire général,Madame la Présidente,Mesdames et Messieurs les chefs d’Etat et de gouvernement,Mesdames, Messieurs,Je remercie d’abord la présidente du Brésil, Dilma ROUSSEF, pourl’accueil qu’elle nous réserve ici pour cette conférence. Je salue l’actionqu’elle mène pour le Brésil, qui est une référence aujourd’hui aussi bien aunord qu’au sud en matière de développement.Mais je tenais personnellement à venir ici pour cette conférence, au nomde la France. D’abord par ce que c’est un enjeu décisif pour la planète etque la France doit être l’une des nations qui montrent l’exemple.Je voulais aussi, ici, prendre des engagements pour mon pays, tout enfavorisant autant qu’il a été possible la discussion et la négociation dans ladéclaration finale. Page 2
  5. 5. Cogeo NewsJe voulais aussi tenir un langage de vérité et de volonté. Vérité d’abordsur les résultats, tels que nous pouvons les imaginer aujourd’hui, de notreconférence.Il y a eu des avancées. J’en vois cinq : d’abord une feuille de route pour lesobjectifs du développement durable. Ensuite un renforcement de ceProgramme auquel nous tenons tant des Nations Unies pourl’environnement. Il y a eu un appel à travailler à un accord sur lapréservation des océans.Un débat s’est engagé sur l’économie verte . Et il y a eu un accent qui a étémis sur le social et sur la lutte contre la pauvreté. Ce sont des résultatsappréciables !Ils tiennent pour beaucoup à la capacité qui a été la nôtre de trouver descompromis mais aussi à la mobilisation de la société civile que je salue.Sans elle, nous n’aurions pas la prise de conscience que nous connaissonsaujourd’hui. Et la stimulation, l’incitation pour aller plus loin.Mais puisque je suis venu tenir un langage de vérité, je dois vous dire queces résultats, aussi appréciables soient-ils, sont en dessous de nosresponsabilités et de nos attentes.Je regrette d’abord que nous n’ayons pas abouti à la création d’une Agencespécialisée des Nations Unies sur l’environnement. C’est un projet auquella France est très attachée. Parce que c’est la condition du multilatéralisme,parce que c’est la meilleure façon de pouvoir mettre tous les sujets dans lamême organisation et de les traiter en même temps et dans le même lieu, etenfin parce que cette agence pourrait se situer à Nairobi, en Afrique, etl’Afrique doit avoir la confirmation de son rôle dans le monde.Je regrette également que la proposition d’instaurer des financementsinnovants, même si le communiqué final en fait mention, n’ait pas trouvéde traduction concrète. Ces financements sont indispensables. Chacunconnait ici la situation budgétaire de bon nombre de nos pays etnotamment parmi les plus développés. Et donc si nous n’ajoutons pas desfinancements aux aides qui sont aujourd’hui prévues, nous ne pourrons pasatteindre les objectifs que nous nous sommes fixés. Page 3
  6. 6. Cogeo NewsLa France reste donc déterminée à instituer avec les Etats qui levoudront, avec les Européens, avec d’autres, une taxe sur les transactionsfinancières.Et je prends l’engagement que si cette taxe est créée, une partie de cesrevenus sera affectée au développement.Langage de vérité parce que les urgences sont là, parce que les émissionsde gaz à effet de serre n’ont cessé d’augmenter jusqu’à atteindre en 2011un record ;parce que les océans se sont acidifiés et appauvris ; parce que labiodiversité s’est effondrée ; parce que l’urbanisation progresse partout etparfois réduit à la misère des millions d’hommes et de femmes quis’entassent aux portes des grandes villes ; parce que les inégalités se sontcreusées dans les pays riches, mais aussi entre les pays développés et lesautres. Donc nous avons besoin d’un sursaut, ici à Rio nous en avons prisconscience.Mais nous avons une nouvelle frontière à franchir. Il y a d’abord deschangements à conduire pour permettre l’accès de tous à l’eau, à l’énergieet je salue le programme qui a été mené pour atteindre cet objectif, parceque nous devons assurer la sécurité alimentaire, parce que nous devonséviter que les terres arables, les terres cultivables disparaissentprogressivement ou soient achetées au détriment de l’indépendancealimentaire, parce que nous devons conduire la transition énergétique,diversifier les sources d’énergie. Voilà l’agenda qui doit être le nôtre.Par rapport à cette grande cause, prenons plusieurs engagements.D’abord, personne ne peut gagner seul contre les autres la grande bataillepour l’environnement. Ou nous la gagnons ensemble, ou nous la perdronsensemble. Page 4
  7. 7. Cogeo NewsLe second engagement, c’est de ne pas opposer le nord et le sud, non pasque nous n’ayons pas sur certains sujets des positions différentes, mais ledéveloppement durable, c’est une cause planétaire, c’est une questionvitale pour le monde entier et il n’y a pas les uns contre les autres, il y atous ensemble.Et puis le dernier engagement, c’est de considérer que dans la crise quenous traversons, il n’y a pas que la crise financière, il n’y a pas que la criseéconomique, il y a aussi la crise écologique. Et pour sortir de la crise, nousavons besoin de plus de priorités données à l’environnement et audéveloppement. Nous lutterons contre la crise avec tous les moyens de larégulation.Enfin, le développement durable n’est pas une contrainte. C’est un levier.Ce n’est pas non plus un outil de protection pour les plus favorisés contreles autres mais de promotion d’une conception de l’humanité.Voilà pourquoi, je voulais venir ici à Rio, vous donner la position de laFrance, les engagements de la France, la conception de la France. Je viensde prendre les responsabilités de mon pays. Je suis au début de monmandat. J’inscris le développement, l’environnement, la lutte contre lapauvreté comme grandes priorités de mon quinquennat.Pour un responsable public, et nous le sommes tous à des niveauxdifférents ici, il y a plusieurs façons d’être utile. Etre utile, ce n’est passimplement servir les intérêts de son pays, ce n’est pas simplement porterles préoccupations de son continent, ce n’est pas non plus défendreseulement le présent, l’urgent, l’immédiat. Etre un responsable publicutile, c’est d’être capable de parler au nom de la planète et de préparerl’avenir.Nous sommes tous conscients ici, et je ne vous apprendrai rien, que noussommes mortels mais notre dignité d’hommes et de femmes, notrecondition d’être humain, c’est de permettre à d’autres de vivre après nouset mieux que nous. Tel est le sens de ma présence ici. Page 5
  8. 8. Cogeo News CRITIQUE ET COMMENTAIRE DU DISCOURS DE FRANCOIS HOLLANDE« Qu’on ne dise pas que je n’ai rien dit de nouveau :la disposition des matières est nouvelle …J’aimerais autantqu’on me dît que je me suis servi des mots anciens »Blaise PascalFace à la dégradation générale de grande ampleur de l’Environnement et de ladestruction des ressources naturelles de la Planète, les citoyens, et les jeunes enparticulier, ne se soumettent plus. Ils n’acceptent plus l’inacceptable !C’est qu’une énorme catastrophe est survenue au Brésil :La destruction programmée de la Forêt Amazonienneet des cultures amérindiennes…Quelle société voulons nous ? Le regard d’un seul enfant me suffit…. Page 6
  9. 9. Cogeo NewsLes peuples subissent (profitent ?) des techniques nouvelles (EPR) quiheurtent de front le fonds commun de valeurs et de croyances quistructurent les vies personnelles et l’existence collective.Faut-il que je rappelle ici l’accident industriel nucléaire majeur survenu àFUKUSHIMA ?Nous refusons que la politique et que les hommespolitiques deviennent au mieux les servants de la Scienceet au pire leurs bouffons. Page 7
  10. 10. Cogeo NewsCertes, les progrès de la Science ne peuvent pas être arrêtés, il estnécessaire de s’adapter aux techniques nouvelles au risque de perdre notreplace dans le concert des Nations civilisées, en revanche, je demeure trèscritique lorsque j’entends et que je lis que nous devons rester dans lepeloton de tête.. (avec la cupidité comme dopant ?)C’est un discours politique vain et dangereux, dangereux car plus personnene comprend les voltes-faces des Gouvernements en matière d’Ecologie etde Protection de l’Environnement.Vain, car la modernité doit toujours rester fondée sur l’alliance de la raisonet de l’action, en Science et en Politique.Enfin, j’affirme qu’il manque aujourd’hui deux éléments aux hommespolitiques…Premièrement, il leur manque le courage de proposer des solutionscontraires aux intérêts économiques et financiers des Lobbyes et desMultinationales – l’affaire de la Ministre de l’Ecologie BRICQ, qui a voulu tenirtête à SHELL, est éloquente à plus d’un titre….Deuxièmement, les frontières de François Hollande s’arrêtent à Font Romeuau Sud, à Gravelines au Nord, à Fessenheim à l’Est et à Flamanville à l’Ouest.Enfin, je mets au défi le groupe AREVA, ou tout autre groupe, de porteratteinte à ma liberté de parole, ce serait indigne de leur part…et qu’y a-t-ilde pire que l’indignité après les pertes d’argent provoquées par desquerelles inutiles ? Page 8
  11. 11. Cogeo NewsNos conseils, les membres de notre THINK THANK COGEO, savent que lecombat ne sera pas facile…nous le mènerons avec Agilité, Rapidité etEfficacité et nous nous engageons à ne jamais nous soumettre à l’adversité.NEVER SURRENDER sera notre devise !La devise de COGEO CONSULTANTS pour :Un monde meilleur pour nos enfants et lesenfants de nos enfants. Page 9
  12. 12. Cogeo News2. Nos PartenairesLes Chercheurs, les Enseignants et lesPhilosophes.Les Chercheurs de l’INRA à l’honneurCOGEO CONSULTANTS rend hommage aux chercheurs de l’INRAhttp://www.inra.fr/ Page 10
  13. 13. Cogeo NewsL’INRA A RIO POUR LE SOMMET DE LA TERRERio (Brésil) - 20-22 juin 2012Changement climatique, biodiversité et lu ttecontre la désertification : les agrosciences semobilisent pour le sommet de la Terre à RioDu 20 au 22 juin 2012 s’est tenue au Brésil, à RioLa Conférence des Nations Unies sur le DéveloppementDurable dite "Rio+20" ou "Rio 2012".Les gouvernements des 193 États membres des Nationsunies, les institutions internationales et des représentantsde l’ensemble des autres acteurs de la société : citoyens,organisations non gouvernementales, collectivitésterritoriales, syndicats, entreprises, scientifiques ontparticipé à ce sommetLa France est représentée par une délégation à laquelleparticipeL’ INRA Page 11
  14. 14. Cogeo NewsL’Inra, associé au Cirad et à Agreenium, y a disposé d’unstand au Pavillon Français. Il a co-organisé avec le Ciradune table ronde le 21 juin de 11 h 00 à 12 h 30 Pavillonde France (Parque dos Atletas, Barra de Tijuca).Le thème retenu est "Les agrosciences se mobilisent". Latable ronde est construite autour de trois sessionsreprenant les thèmes des conventions environnementalesissues du premier sommet de Rio en 1992 : Convention cadre sur le changement climatique (CCNUCC) Modérateur : Robert Habib (Inra) Convention sur la lutte contre la désertification (CNULD) Modérateur : Etienne Hainzelin (Cirad) Convention sur la diversité biologique (CDB) Modérateurs : Patrick Caron (Cirad) et Bernard Hubert (Inra, Agropolis International)Chaque session a comporté des interventions despartenaires du Cirad et de lInra suivies dun débat aveclauditoire.La vidéo de cette table ronde est disponible en différé surles sites dAgreenium, du Cirad et dAgropolis International. Page 12
  15. 15. Cogeo NewsPour aller plus loin : Le défi du développement durable désormais intégré dans les objectifs de l’Inra. Film : Territoires fragiles Dossier du Courrier de lenvironnement de lInra Rio + 20 : comment rechercher un développement durable ? Vidéos et documents : Agricultures et alimentations du monde en 2050 : scénarios et défis pour un développement durableLe site webwww.conference-rio2012.gouv.frpermet de suivre les évènements,les contributions, l’avancement desnégociations. Page 13
  16. 16. Cogeo News3. Les Enjeux de RIO + 20COGEO CONSULTANTS voit 3 enjeux majeurspour le futur de l’HumanitéLe changement climatique françaisENTRETIEN AVEC JEAN-PIERRE DUPUYDU BON USAGE DU CATASTROPHISMEsamedi 2 avril 2011, par Catherine HalpernParce qu’il ne suffit pas de penser les risques qui pèsent surl’environnement, Jean-Pierre Dupuy défend uncatastrophisme éclairé et rationnel. C’est là tout le paradoxe :il faut croire en l’apocalypse pour éviter qu’elle se réalise.Depuis de nombreuses années, vous réfléchissez auxdangers qui pèsent sur l’environnement. Face à l’éventualitéde la catastrophe, vous jugez que la prévention tout commele principe de précaution sont insuffisants et vous jugez nonpertinent le recours incessant fait au terme de «  risques  ».Pourquoi ? Page 14
  17. 17. Cogeo NewsLe péché originel du principe de précaution est d’avoir cru que ce quijustifiait l’obligation d’inventer une nouvelle maxime de prudenceétait une condition épistémique – ce que l’on sait ou ne sait pas ausujet du «  risque  » en question – et non pas l’énormité des enjeux.C’est parce que nous sommes devenus capables de produire et dedétruire, avec une puissance inouïe qui dépasse notre capacitéd’imagination et de pensée, que nous devons concevoir de nouvellesformes de prudence et de prévention. Ce n’est pas le manque desavoir qui est la situation inédite, mais l’incapacité de penser etd’imaginer les conséquences et les implications de nos actions.Lorsque le «  risque  » se réalise en catastrophe, il a toutes lesapparences de la fatalité. Un risque, cela se «  prend  ». Lescatastrophes, elles, nous tombent sur la tête comme si elles venaientdu ciel – et pourtant, nous en sommes seuls responsables.À force de crier à la catastrophe, n’émousse-t-on pas la sensibilitéaux dangers encourus ? Que peut vraiment le philosophe face auxmenaces ?Même si c’est un cas particulier, c’est la discussion philosophique dela dissuasion nucléaire qui m’a ouvert les yeux sur le problème quevous posez. Plusieurs dizaines de fois au cours de la guerre froide, ils’en est fallu de très peu que l’humanité disparaisse en vapeursradioactives. Chaque fois ou presque, un accident, c’est-à-direquelque chose que personne n’avait voulu, en était responsable. Échecde la dissuasion ? C’est tout le contraire : ce sont précisément cesincursions dans le voisinage du trou noir qui ont donné à la menaced’anéantissement mutuel son pouvoir dissuasif. C’est ce flirt répétéavec l’apocalypse qui, en un sens, nous a sauvés. Page 15
  18. 18. Cogeo NewsIl faut des accidents pour précipiter le destin catastrophique mais,contrairement au destin, un accident peut ne pas se produire. D’oùcette partie de poker contre l’aléa, qui consiste à jouer constammentavec le feu :Pas trop près, de peur que nous y périssions carbonisés ; mais pastrop loin non plus, de peur que nous oubliions le danger. C’est dans lajuste distance entre l’insouciance et le catastrophisme que se situe larationalité.Si cette leçon peut être transposée à l’écologie, c’est que là aussi lesmenaces ne semblent résulter d’aucune intention maligne. J’aiproposé de nommer ce nouveau régime du mal le mal systémique.Vous défendez un «  catastrophisme éclairé  » à la fois cohérent etrationnel. N’est-ce pas paradoxal ? Quelle forme prend-il ?Lorsque les conséquences d’une action que l’on envisaged’entreprendre sont grevées d’une très forte incertitude, que la naturede celle-ci interdit ou rend dérisoire le calcul probabiliste desconséquences, et que l’on ne puisse exclure une issue catastrophique,alors il n’est pas déraisonnable d’admettre que le jugement à portersur l’action ne puisse être que rétrospectif – c’est-à-dire qu’il doiveprendre en compte les événements postérieurs à l’action dont il étaitimpossible de prévoir, même en probabilité, la survenue au momentd’agir. Pour bien comprendre pourquoi cette position est scandaleusepour toute éthique qui se réduit à une pesée des coûts et desavantages – et le principe de précaution n’est qu’une versionsophistiquée de cette démarche –, imaginons une urne contenant desboules noires et blanches dans un rapport de deux noires pour uneblanche. On tire une boule au hasard, que l’on replace ensuite dansl’urne. Page 16
  19. 19. Cogeo NewsIl s’agit de parier sur sa couleur. Il faut évidemment parier sur noir.Soit un nouveau tirage, il faudra encore parier sur noir. Il faudratoujours parier sur noir, alors même que l’on anticipe que dans untiers des cas en moyenne on est condamné à se tromper. Supposonsqu’une boule blanche sorte et que l’on découvre donc que l’on s’esttrompé. Cette découverte a posteriori est-elle de nature à altérer lejugement que l’on porte rétrospectivement sur la rationalité du parique l’on a fait ? Non, bien sûr, on a eu raison de choisir noir, même s’ilse trouve que c’est blanc qui est sorti. Dans le domaine des paris, iln’y a pas de rétroactivité concevable de l’information devenuedisponible sur le jugement de rationalité que l’on porte sur unedécision passée faite en avenir incertain ou risqué. C’est là unelimitation du jugement probabiliste dont on ne trouve pas l’équivalentdans le cas du jugement moral. On parle de «  fortune morale  »lorsque cet effet rétroactif est présent.Si le concept de fortune morale n’a pas toujours eu bonne presse,c’est qu’il a servi à justifier les pires abominations. L’avocatd’Eichmann au procès de Jérusalem disait de son client  : «  Il a commisce type de crimes qui vous valent les plus hautes décorations si vousgagnez et vous expédient au gibet si vous perdez.  » On peutcependant raisonner ainsi  : l’humanité prise comme sujet collectif afait un choix de développement de ses capacités virtuelles qui la faittomber sous la juridiction de la fortune morale. Il se peut que sonchoix mène à de grandes catastrophes irréversibles  ; il se peut qu’elletrouve les moyens de les éviter, de les contourner ou de les dépasser.Personne ne peut dire ce qu’il en sera. Le jugement ne pourra être querétrospectif. Cependant, il est possible d’anticiper, non pas lejugement lui-même, mais le fait qu’il ne pourra être porté que sur labase de ce que l’on saura lorsque le voile de l’avenir sera levé. Page 17
  20. 20. Cogeo NewsIl est donc encore temps de faire que jamais il ne pourra être dit parnos descendants  : «  Trop tard  !  », un trop tard qui signifierait qu’ilsse trouvent dans une situation où aucune vie humaine digne de cenom n’est possible. «  Nous voici assaillis par la crainte désintéresséepour ce qu’il adviendra longtemps après nous – mieux, par le remordsanticipateur à son égard  », écrit le philosophe allemand Hans Jonas.C’est l’anticipation de la rétroactivité du jugement qui fonde et justifiecette forme de «  catastrophisme  » que j’ai nommée, par goût de laprovocation, le catastrophisme éclairé. La signature formelle en estcette boucle remarquable qui rend solidaires l’avenir et le passé.Quel peut être le corrélat politique de ce catastrophisme ? H. Jonas quia profondément marqué votre pensée était partisan d’un régime fortet autoritaire pour préserver la survie de l’humanité. Peut-on fairel’économie d’une réflexion politique sur l’environnement ?On ne le peut évidemment pas. S’il y a une solution, elle serapolitique. Les démocraties modernes sont-elles à même de prévenirles catastrophes annoncées ? Ne faudrait-il pas un tout autre régimepolitique, du type technocratie éclairée ou, pire, une formed’écofascisme, pour assurer la survie ? Les peuples démocratiques,assoupis dans le confort individualiste des sociétés de consommation,trouveront-ils les ressorts nécessaires pour se transformer en citoyensresponsables, prêts à organiser une mutation profonde de leur modede vie ? En cas de catastrophe majeure, les démocraties résisteraient-elles aux vents de la barbarie ? Ces questions sont en effetfondamentales.Je suis persuadé qu’il n’y a pas d’incompatibilité intrinsèque entre lesexigences de la survie et l’assomption pleine et entière des valeurs dela modernité démocratique, libérale, laïque, scientifique et technique. Page 18
  21. 21. Cogeo NewsCeux qui affirment le contraire le font en général pour mieuxridiculiser et écarter les préoccupations écologiques. Il me paraît hélasnon moins clair que nos démocraties actuelles, écervelées par lesmédias, gouvernées par des élites incultes en matière scientifique ettechnique, ne sont pas prêtes. Le risque d’écofascisme est bien réel.Votre discours a souvent des accents apocalyptiques. Dans votredernier ouvrage, La Marque du sacré, vous faites le lien entre le«  désenchantement du monde  » dont parlait Max Weber, autrementdit le recul des croyances religieuses, et l’incapacité à voir lacatastrophe écologique qui guette. Pourquoi  ? Seule la foi pourrait-elle sauver le monde ?Je crains que votre question repose sur un malentendu (ou un malexpliqué) au sujet du religieux. Je crois en effet que la crise présenteest apocalyptique, au sens étymologique du mot : elle nous révèlequelque chose de fondamental au sujet du monde humain. Et cedévoilement porte, comme dans les apocalypses de la Bible, sur laviolence des hommes. Des hommes et non pas de Dieu.On accuse souvent l’éthique environnementale d’être une morale etune religion. Les hommes ayant dépassé les limites sacrées que lanature, ou Dieu, leur assignait, ils seraient punis spectaculairementpour cela – à la manière dont les dieux de l’Olympe dépêchaientNémésis pour châtier leur démesure. Mais cela, c’est une histoiregrecque qui n’a rien à voir avec le judéo-christianisme. Il y a en effetdes rapports profonds entre la catastrophe écologique qui s’annonceet l’apocalypse, mais le combat écologique n’implique pas desacraliser la nature, et l’apocalypse, ce n’est pas le châtiment divin. Page 19
  22. 22. Cogeo NewsDans l’Apocalypse de Marc (13. 1-37), un disciple de Jésus lui faitadmirer la splendeur du Temple. Jésus lui répond : «  Tu vois cesgrandes constructions  ? Il ne restera pas pierre sur pierre : tout seradétruit.  » Les disciples demandent quand cela se produira, et quelsseront les signes annonciateurs. Mais Jésus refuse de se laisserentraîner dans l’excitation apocalyptique. Il désacralise tant le Templeque l’événement de sa destruction. Tout cela n’a aucune significationdivine : «  Quand vous entendrez parler de guerres et de rumeurs deguerres, ne vous alarmez pas  : il faut que cela arrive, mais ce ne serapas encore la fin.  » La conclusion : «  Prenez garde, restez éveillés, carvous ne savez pas quand ce sera le moment.  »Ce texte admirable use du langage apocalyptique pour désacraliserl’apocalypse. C’est une ruse qui subvertit l’apocalypse de l’intérieur.Le catastrophisme éclairé n’est que la transposition de cette ruse ànotre crise présente. Croire au destin pour éviter qu’il se réalise, telleest la rationalité paradoxale que je cherche à promouvoir. Cettecroyance est tout le contraire d’une fascination car elle implique uneessentielle mise à distance.Nous trouvons dans cette autodémystification de l’apocalypse tous lesingrédients de ce que devrait être le combat écologique, fût-il, commeil doit l’être, complètement laïque. Il n’existe aucune limite que lesacré ou la nature, ou la nature sacralisée, nous imposent. Or il n’y ade liberté et d’autonomie que par et dans l’autolimitation. Nous nepourrons trouver les ressources de celle-ci que dans notre seulevolonté d’être libre. Mais garde à la tentation de l’orgueil ! Page 20
  23. 23. Cogeo NewsSi nous nous contentions de dire que l’homme est responsable detous les maux qui l’assaillent, jusques et y compris les catastrophesnaturelles, à l’instar de Jean-Jacques Rousseau après le tremblementde terre de Lisbonne, nous perdrions la dimension de transcendance,celle-là même que préserve l’apocalypse désacralisée. Afin de nousinciter à veiller, le catastrophisme éclairé, au sens où je l’entends,consiste à se projeter par la pensée dans le moment de l’après-catastrophe et, regardant en arrière en direction de notre présent, àvoir dans la catastrophe un destin – mais un destin que nous pouvionschoisir d’écarter lorsqu’il en était encore temps.Propos recueillis par Catherine HalpernJean-Pierre DupuyJean-Pierre Dupuy Polytechnicien, professeur émérite de philosophiesociale et politique à l’École polytechnique de Paris, professeur àl’université Stanford, Californie, membre de l’Académie destechnologies, directeur des recherches de la fondation Imitation.Ouvrages récents :Pour un catastrophisme éclairé. Quand l’impossible estcertain, Seuil, 2002 ; La Panique, Les Empêcheurs de penseren rond, 2003  ; Petite métaphysique des tsunamis, Seuil,2005  ; Retour de Tchernobyl. Journal d’un homme en colère,Seuil, 2006 ; La Marque du sacré, Carnets Nord, 2009 ; Dansl’œil du cyclone, Carnets Nord, 2009  ; Penser l’armenucléaire, Puf, à paraître. Page 21
  24. 24. Cogeo NewsLa lutte contre la désertificationLe Gouvernement Sud-Africain lutte contre ladésertification par la mise en place d’une politiqueintelligente de reboisementMoins de 0,5% de lAfrique du Sud est couverte par des forêtsindigènes. En raison de leur croissance lente et de la sensibilité àlexploitation forestière, ces forêts ne peuvent pas fournir la majoritédes besoins en bois du pays. Dautres arbres à croissance rapidesont plantés pour répondre à la demande de produits ligneux. Lesforêts commerciales ou des plantations couvrent 1,1% du territoirede lAfrique du Sud.LE REBOISEMENT COMMERCIAL EN AFRIQUE DU SUD* Beaucoup de pins, originaires de lhémisphère nord, ilsreprésentent 51% du boisement commercial total en Afrique du Sudet sont principalement utilisés pour le sciage, de placage et de boisà pâte.* Les arbres de gomme dAustralie constituent 38,9% du boisementcommercial et sont utilisés pour les poteaux, la pâte de bois minièredu papier, et le charbon.* Lacacia noir de Tasmanie constitue 9,5% des bois et forêts et estutilisé pour le tanin, la pâte à papier, bois de mine et du charbon.* Seulement 16% du territoire de lAfrique du Sud, principalementles régions orientales plus humides, sont climatiquement adaptéesau boisement. Page 22
  25. 25. Cogeo NewsDans de nombreux cas, le climat est extrêmement favorable et depins locaux rapportent au moins deux à trois fois le taux de ceux enEurope ou en Amérique du Nord, où ils sont nés parce quils nesont pas attaqués par les insectes ravageurs et les maladies desvégétaux qui affectent les arbres dans leur pays dorigine. Unesélection minutieuse a également amélioré les caractéristiques decroissance des espèces utilisées dans la foresterie commercialerésultant des rendements plus élevés de bois parhectare. Aujourdhui lAfrique du Sud exporte près de 2 millions detonnes de bois et de produits du bois.La demande croissante pour du bois de chauffage et deconstruction dans les zones rurales a entraîné une déforestationgénéralisée des forêts naturelles, les zones riveraines et descaptages deau. Pour réduire ce problème, le reboisement estobligatoire dans tout le pays pour fournir du bois de feu et despoteaux. Beaucoup de terrains boisés font usage de lacacia et degommiers et couvrent maintenant une superficie totale denviron14 000 ha en Afrique du Sud.Lincorporation darbres avec des cultures, un système connu sousle nom dagroforesterie, est une méthode pour augmenter laproduction de bois de feu qui gagne en popularité dans les pays duTiers-Monde. Les arbres plantés entre les culturesdapprovisionnement du bois, des noix, des fruits et du fourragepour le bétail. Les espèces darbres appropriées sont sélectionnéespour enrichir le sol, prévenir lérosion, la rétention deau, et lescultures bouclier contre le vent et la lumière du soleil excessivedommageable.La fourniture de bois et produits ligneux provenant de zonesboisées a empêché la surexploitation et la destruction des forêtsindigènes.Toutefois, la planification et la gestion imprudente de boisementpeut conduire à des impacts environnementaux négatifs. Page 23
  26. 26. Cogeo NewsLes arbres absorbent le dioxyde de carbone (CO2) danslatmosphère lors de la photosynthèse. Il a été suggéré que leboisement à grande échelle pourrait réussir à absorber lesémissions de CO2 générées par la combustion des combustiblesfossiles, le charbon et le pétrole. Les vastes zones de boisementnécessaire pour atteindre cela se traduirait par de nombreuximpacts environnementaux négatifs.Une meilleure approche consisterait à sattaquer à ce problème àses racines: réduire notre dépendance aux combustibles fossiles etéviter la déforestation de nos forêts naturelles. La combustion decombustibles fossiles et la déforestation représentent ensemble lamajorité des rejets de CO2 imputables à l’activité humaine.LE SAVIEZ-VOUS ?* En Afrique du Sud les forêts exotiques commerciales couvrentenviron 3,5 fois la superficie (près de 1,2 millions dhectares)couverte par les forêts indigènes (330 000 ha).* Cinquante et un pour cents des plantations commerciales setrouvent dans le premier État libre dOrange et du Transvaal, 38%dans le KwaZulu / Natal, et 11% dans les provinces du CapLes plantations forestières ont commencé en Afrique du Sud vers1888. Page 24
  27. 27. Cogeo NewsPOUR EN SAVOIR PLUSARBRES dAfrique australe. Keith Coates Palgrave. Struik, CapeTown. Cap Sud 1988FORÊTS ET DES ARBRES. F. Von Breytenbach. Imprimeur dugouvernement, Pretoria. 1974.Comment faire pousser votre propre arbre. JH Scriba. et HLGerber. Brochure 109, Direction des forêts, ministère des Affairesdes Eaux et Forêts, Pretoria. 1973.ARBRES EN MILIEU URBAIN. J. Voslos Jordaan. Brochure 108,Dept des Eaux et Forêts, Pretoria. 1973.ADRESSES UTILESDes arbres pour lAfrique. PO Box 2035, Gallo Manor,2000. Tel.011-803 9750.Direction des forêts, ministère des Affaires des Eaux etForêts. Private Bag X313, Pretoria, 0001. Tél. 012-299 9111 7.Faculté de foresterie. Université de Stellenbosch, Tél. 02231-773318 – STELLENBOSH 7600Saasveld École de foresterie. P / Bag X 6531, George,6530. Tél. 0441-711011 Page 25
  28. 28. Cogeo NewsLa préservation de la diversité biologiqueThème 2012 : Biodiversité marineLa Convention sur la diversité biologique traduit l’engagement dela communauté internationale pour la conservation de la diversitébiologique, lutilisation durable de ses éléments et le partage justeet équitable des bienfaits découlant de lexploitation des ressourcesgénétiques.Les produits et services essentiels offerts par notre planète sontfonction de la variété et de la variabilité des gènes, des espèces,des populations et des écosystèmes. En effet, les ressourcesbiologiques nous nourrissent et nous fournissent vêtements,logements, médicaments et nourritures spirituelles.La dégradation de la diversité biologique à laquelle nous assistonsactuellement est essentiellement la conséquence de lactivitéhumaine et met gravement en péril le développement humain. Page 26
  29. 29. Cogeo NewsLe 20 décembre 2000, lAssemblée générale a proclamé le 22 maiJournée internationale de la diversité biologique (résolution 55/201)pour commémorer l’adoption de la Convention sur la diversitébiologique le 22 mai 1992 lors de la Conférence de Nairobi.Auparavant, la journée était célébrée le 29 décembre (résolution49/119 du 19 décembre 1994).« Malgré son importance, la biodiversitémarine, à laquelle cette édition de la Journéeinternationale est consacrée, a étémalmenée par l’homme. Les stocksmondiaux de poissons sont fortementsurexploités. De nombreuses espèces ontété réduites à une fraction de leur populationd’origine. »M. Ban Ki-Moon, Secrétaire général delONUJournée internationale de la diversitébiologique, 22 mai 2012 Page 27
  30. 30. Cogeo News4. Paroles d’expertJean-Vincent Placé – Sénateur et n° 2du parti Ecologique EELVJEAN-VINCENT PLACE ACCUSE LE"LOBBYING" DETRE A LORIGINE DE"LEVICTION" DE NICOLE BRICQ DUMINISTERE DE LECOLOGIEJean-Vincent Placé a critiqué, vendredi22 juin, le remplacement de Nicole Bricqau ministère de lécologie par DelphineBatho Page 28
  31. 31. Cogeo NewsEn estimant que cétait "une éviction" et "un drôle demessage" envoyé aux écologistes. Interrogé surEurope 1, le sénateur écologiste sest interrogé sur lesens "du signal envoyé par rapport à léviction deMme Bricq qui avait très bien démarré".Il a fait valoir que lancienne sénatrice PS, nommée jeudisoir au commerce extérieur, défendait "les positions desécologistes, sur les gaz de schiste "notamment,et "particulièrement la question des forages au largede la Guyane" sur laquelle "il y avait un lobbyingextrêmement fort". "Je voudrais connaître lestenants et les aboutissements" de ce remplacement, apoursuivi le sénateur en souhaitant que le premier ministre,Jean-Marc Ayrault, "puisse donner des explications surle sujet". Sagissant "du seul portefeuille qui achangé", il a estimé que cétait "un bémol" auremaniement intervenu jeudi, et un "drôle de messageenvoyé" aux écologistes. "On sait que M me Bricqconnaît très, très bien les dossiers économiques etécologiques (...), je suis surpris", a-t-il dit encore, ensoulignant que ses commentaires ne remettaient nullementen question les compétences de Mme Batho. Page 29
  32. 32. Cogeo News Fonctions Président du groupe Écologiste au Sénat En fonction depuis le 11 janvier 2012Prédécesseur groupe créé Sénateur de lEssonne er En fonction depuis le 1 octobre 2011Élection 25 septembre 2011 e 2 vice-président de la région Île-de-France, chargé des transports et des mobilités 26 mars 2010 – 10 janvier 2012Successeur Pierre Serne BiographieDate de naissance 12 mars 1968 (44 ans)Lieu de naissance Séoul (Corée du Sud)Nationalité française PRG (avant 2001)Parti politique Les Verts (2001-2010) EELV (depuis 2010)Profession Directeur de centre de formation Page 30
  33. 33. Cogeo News5 .Dossier culturel et écologiqueKathrine Kressman Taylor raconte dans le« Journal de l’année du désastre », la cruedévastatrice de l’Arno à Florence en 1966Paru aux USA, sous le titre de original de « Diary of Florence inFlood » raconte l’effroyable inondation survenu le 3 novembre 1966.Le 4 novembre 1966, presque tout a sombré dans l’Arno , sur lePonte Vecchio « les échoppes des joaillers sont des carcassesnoircies que le courant a traversées de part en part, emportant toutsur son passage »Dans l’église de Santa Croce, le grand « Crucifix » de Cimabue, l’unedes oeuvres les plus remarquables du passage de l’art byzantin à laRenaissance a subi des dommages qui semblent irrémédiables. Page 31
  34. 34. Cogeo NewsA la Galerie des « Offices », les magnifiques « Portes du Paradis »de Ghiberti sont presque totalement détruites.5 millions de livres anciens ont étédétruits à la Bibliothèque Nationale et5.000 familles pauvres se sontretrouvées sans abri. Page 32
  35. 35. Cogeo News6 . AutofocusCogeo-ConsultantsUn acteur sur qui compter !Santé et Sécurité au Travailwww.cogeo-consultants.com Page 33
  36. 36. Cogeo Newswww.cogeo-consultants.comSanté et Sécurité au Travail, Risques Psychosociaux,Protection de l’Environnement,Responsabilité Sociétale des Entreprises.Publication de Veilles Stratégiques et de NewslettersMultilingues(Français, Anglais US, Allemand, Néerlandais, Espagnol,Portugais)http://www.scoop.it/t/seguranca-e-higiene-do-trabalho Page 34
  37. 37. Cogeo News Page 35

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