Formation uraff2010 : diffuser et valoriser l'information scientifique sur le web
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Le résumé du cours associé à la présentation portant le même titre. mai 2010

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Formation uraff2010 : diffuser et valoriser l'information scientifique sur le web Formation uraff2010 : diffuser et valoriser l'information scientifique sur le web Document Transcript

  • P. Helly – formation URAFF mai 2010 Valoriser et diffuser l'information scientifique sur le web Définition de la formation Saviez-vous que l'on peut utiliser des outils tels que Facebook ou Twitter pour l'enseignement et la recherche? Connaissiez-vous l'existence de blogs tenus par des chercheurs? Avez-vous songé à partager vos ressources, vos lectures et vos travaux sur une page Internet? À l'heure du développement de l'internet collaboratif, la façon de travailler des enseignants et des chercheurs est en train d'évoluer à grande vitesse. Ce module vise à mieux comprendre ces pratiques et à connaître les outils de partage et de valorisation de l'information scientifique (dans toutes les diciplines) sur le web, auprès des pairs comme du grand public. Déroulement de la formation –archives ouvertes et libre accès –blogs de recherche –veille et fils RSS –veille partagée (Delicious, Facebook, Twitter, wikis) –réseaux sociaux pour les enseignants et les chercheurs (SciLink, Pronetos, Zotero People) –Internet et identité numérique Objectifs Donner aux enseignants et aux chercheurs les clefs pour améliorer leur veille, s'intégrer dans des communautés scientifiques en ligne et sensibiliser les étudiants aux questions d'identité numérique et d'e-reputation. Introduction L'internet d'aujourd'hui permet de partager de multiples ressources sur le web, mais peu d'enseignants et de chercheurs ont le réflexe de mettre ainsi à disposition leurs travaux en cours à leurs collègues et à leurs étudiants. Pourtant, l'enseignant-chercheur qui réfléchira un peu s'apercevra qu'il y a de nombreux types de documents et de ressources qu'il peut publier sur Internet. Première partie : ce qu'un universitaire pourrait publier sur le web 1.Son CV et des informations sur son parcours professionnel et son poste actuel Des outils comme LinkedIn, Viadéo, ou MonCV.com sont généralistes et s'adressent à tous. Des réseaux sociaux pour chercheurs comme SciLink, Pronetos, sont plus spécialisés et permettent aux chercheurs d'une même discipline de se connecter entre eux. 2.Sa veille sur son métier et sa discipline a) Liens Ouvrir un compte sur Delicious ou Diigo permet de partager rapidement et facilement des liens vers des ressources en leur attribuant des mots-clefs. On peut ainsi retrouver facilement tous les liens se référant à un même mot-clef. Exercice 1 : Utiliser les mots-clefs sur Delicious pour retrouver des liens sur un même thème. b) Références bibliographiques 1
  • P. Helly – formation URAFF mai 2010 Des outils gratuits comme Zotero, CiteULike, Connotea... permettent –d'importer et d'exporter facilement sous forme texte (bibliographie) des références piochées sur internet ou dans les catalogues en ligne des bibliothèques –de faire connaître à tous les références qui nous intéressent. Certains laboratoires de recherche partagent ainsi leurs références dans un groupe en ligne sur le site de Zotero. Exercice 2 : téléchargement d'une référence dans Zotero Exercice 3 : export d'une référence bibliographique de Zotero sous forme de texte 1.Ses cours et ses supports de cours Depuis que le MIT propose gratuitement ses cours sur le web, d'autres suivent : établissements académiques (cf. universités thématiques francophones ; Cours en Ligne ; « savoirs partagés » pour l'Institut Télécom) Des sites privés comme Slideshare permettent de mettre facilement et rapidement en ligne des supports de présentation (diaporamas) et garantissent une bonne visibilité dans les moteurs de recherche. 2.Ses réflexions et commentaires sur son travail Les « carnets de recherche » sont des blogs de chercheurs qui permettent à un chercheur parfois anonyme, mais le plus souvent clairement identifié, de publier ses réflexions sur ses recherches, l'actualité de sa discipline ou l'évolution de son métier. Des plate-formes privées comme Wordpress et Blogspot permettent de créer et gérer un blog en ligne, mais plusieurs universités (cf. les fameux « carnets » de Paris Descartes, mais aussi la plate- forme de blogs de l'Université de Nancy) proposent des plate-formes spécifiques pour inciter les étudiants, les enseignants, les chercheurs et les autres membres de l'université à s'exprimer sur leur travail dans le cadre de leur établissement et non pas sur un autre support. La plate-forme « Hypothèses » est une plate-forme spécialisée pour les carnets de recherche en sciences humaines et sociales. L'hébergement sur cette plate-forme permet de garantir une qualité de contenu. 3.Son expertise dans son champ de recherche Un chercheur peut aussi participer aux entreprises de vulgarisation du savoir sur le web et faire partager ses connaissances, en écrivant des dossiers sur des sites ou portails spécialisés, ou en collaborant à l'encyclopédie en ligne Wikipédia. 4.Son travail en cours d'achèvement ou achevé (articles validés, thèse, pre-print) Mouvement du « Libre Accès » (open access) Suite aux difficultés d'accès, à partir des années 1990, aux publications scientifiques diffusées de 2
  • P. Helly – formation URAFF mai 2010 façon classique via les revues payantes, des mathématiciens ont proposé sur le modèle des licences libres en informatique une nouvelle façon de diffuser le travail scientifique. Dépôts d' archives ouvertes Des dépôts d'archives ont été créés (le premier = ArXiv en 1991, pour les mathématiques) qui permettent de déposer un article scientifique, achevé ou en cours d'achèvement (pre-print). L'ensemble des publications de ces archives est disponible sur le web. Ainsi l'UBO propose-t-elle une archive ouverte pour ses chercheurs, qui est liée à l'archive nationale HAL : HAL-UBO, qui contient 669 documents en texte intégral en mai 2010 (ce qui est encore peu, comparé aux plus de 142 506 documents sur la version nationale à la même date). Revues en libre accès Pour conserver le modèle de relecture par les pairs des articles publiés, tout en libérant l'accès aux travaux des chercheurs, des revues en accès libre se sont créées sur le web. Le DOAJ (Directory of Open Access Journals) en recense plus de 5.000. Ces revues ont parfois un fort facteur d'impact, malgré leur complète gratuité. 5.Des informations sur d'autres services universitaires (activités d'un département, d'une bibliothèque...) Une page Facebook, un blog ou une page Twitter sont autant de media permettant à un établissement ou à un département de valoriser son activité auprès de son public. NB : les « pages » Facebook sont maintenant visibles même par les personnes ne possédant pas de compte (contrairement aux groupes). Deuxième partie : l'internet collaboratif change la façon de travailler des universitaires 1.Concept du « web 2.0 » Le concept du web 2.0 évoque en réalité le web collaboratif, qui permet à toute personne, même ignorante du langage html, de publier du contenu sur le web. Cette façon d'intervenir sur internet s'est développée d'abord avec les blogs, puis avec les réseaux sociaux (Facebook) et aujourd'hui avec le micro-blogging (Twitter). Il est devenu également facile pour tout un chacun de diffuser des photos (Flickr) et des vidéos (YouTube, Dailymotion) sur le web. Le web 2.0 correspond donc à un idéal du web plus égalitaire, où les usagers et les destinataires de l'information réagissent, donnent leurs commentaires voire co-construisent le contenu des pages web (Wikipédia). 2.Quel intérêt de publier autant sur internet? •Le partage du savoir Le partage du savoir restant un idéal universitaire, il paraît logique, au-delà des concurrences entre établissements ou entre collègues, de s'investir dans cette nouvelle façon de diffuser les connaissances rapidement, gratuitement et à tous ceux qui sont intéressés. L'information, le savoir et la culture sont ainsi considérés comme faisant partie des « biens 3
  • P. Helly – formation URAFF mai 2010 communs » : l'accès à l'internet tend à être considéré comme un droit naturel, on ne paye plus la musique ni les journaux, etc... •Expériences pédagogiques et travail collaboratif La publication facile du savoir peut être l'occasion d'expériences pédagogiques enrichissantes avec les étudiants : co-rédaction d'un article sur Wikipédia, par exemple ; discussion sur Facebook au sujet d'un sujet d'examen, etc Les outils du web 2.0 permettent de travailler à plusieurs sur un même contenu ou document : grâce aux outils tels que les wikis ou même Google Docs. •Visibilité et promotion de son activité La publication sur le web, l'ensemble du web (et non pas sur sa seule page web où l'on attend que le public vienne se renseigner) permet de gagner en visibilité et de promouvoir son activité là où les autres sont présents (Facebook, Twitter, YouTube). Exemple : publication d'une thèse sous forme électronique sur Hal-Ubo (et donc HAL) et comparaison avec les chiffres de prêt de la version papier de cette thèse... •Contrôle de ses informations Exercice 4 : activation de CloudLet et name-googling > quel réseau sémantique se dessine autour de votre nom? Aujourd'hui, être invisible sur le web, c'est souvent considéré comme mauvais signe par un recruteur. Faire régulièrement des requêtes sur son propre nom sur Google ou un autre moteur de recherche permet de vérifier où l'on en est de son identité numérique. Plus on se met en scène sur le web et mieux on peut contrôler la représentation de soi qui en dépend. Pour gagner en visibilité tout en donnant de la clarté et de l'unité à son profil en ligne, il peut être utile de conjuguer une page personnelle récapitulant les informations essentielles sur son profil professionnel, et une inscription sur divers réseaux sociaux populaires. Exemple de Jean-Marie Gilliot du département informatique à Télécom Bretagne. •Retours critiques sur travail réalisé ou en cours Les universitaires qui publient sur un blog apprécient souvent les retours et remarques qu'ils obtiennent sur leur travail par ce biais : cela leur permet d'alimenter leur réflexion et de progresser dans leur démarche. •Intégration dans des réseaux sociaux : une nouvelle sociabilité Sur le long terme, la présence active sur divers réseaux sociaux sur internet permet de se constituer un réseau de personnes-ressources que l'on pourra consulter rapidement en cas de besoin (cf. la grande réactivité de Twitter sur ce point). 3.Les difficultés de la publication sur le web •Temps de publication Le temps rapide de la publication sur le web est un avantage, mais il favorise des temps de débat très courts (recherche permanente du « buzz ») et ne correspond pas forcément au temps de la recherche, fait de lenteurs, de pauses, de distanciation. 4
  • P. Helly – formation URAFF mai 2010 •Qualité du contenu L'information proposée par le moyen des billets de blog et pis, par le micro-blogging (cf. Twitter) peut être perçue comme « légère » et fragmentée. En particulier, on notera l'importance des titres des articles ainsi publiés, qui permettent souvent à eux seuls de faire le succès d'un texte par ailleurs de médiocre qualité. •Question de l' « autorité » et des sources L'anonymat, la facilité de « copier-coller » l'information rendent délicat sur Internet le rapport avec la source de l'information et l' « auteur » (celui qui a « l'autorité » sur le contenu). Il faut prendre des habitudes de vérification des sources (qui parle? un militant, un scientifique, un pseudo- expert?) ou de recoupement de l'information (une information fausse étant en général sur Internet assez rapidement démentie) avant de la valider et de la réutiliser pour un travail scientifique. •Difficultés de la vulgarisation La publication sur le « world wide web » invite à la vulgarisation des contenus pour toucher et atteindre le grand public : mais la vulgarisation correcte d'un travail scientifique sans réduction ni caricature n'est pas forcément un exercice facile, en témoignent les controverses actuelles autour du thème du changement climatique. •Données personnelles En ouvrant des comptes sur Delicious, Facebook, Twitter, Google etc... On se dote d'outils performants et très utiles, mais on communique quantité d'informations sur soi et/ou sur son travail au monde entier, et en particulier aux groupes privés chez lesquels elles sont hébergées! Troisième partie : veiller et partager l'information via les fils RSS 1.Découverte des fils RSS Exercice 5 : découverte d'un agrégateur (Sage, extension libre et gratuite de Firefox) et abonnement à des flux 2.Utilité des fils RSS Les fils RSS permettent de s'abonner à des sites en restant anonyme (pas besoin de donner une adresse mail). On évite aussi les problèmes de spam et le logiciel lecteur des fils RSS (ou « agrégateur ») permet d'avoir une vue globale de l'ensemble des sites qu'on a l'habitude de suivre. De nombreuses personnes font leur veille sur le web essentiellement via fils RSS. Même si on ne les utilise pas personnellement, il est très important de connaître leur existence et de proposer des fils RSS sur son propre site! 3.Autres outils de lecture des fils RSS cf. Bloglines, Google reader, Netvibes etc. Ces sites proposent de s'abonner à des fils RSS via un abonnement en ligne, sans avoir besoin d'installer un logiciel de lecture de flux (agrégateur) sur son ordinateur. Ils permettent également si on le souhaite de rendre publics tout ou partie des flux auxquels on est abonnés (intérêt pour une veille partagée). Quatrième partie : Quelle protection de mes données et de mon travail? 5
  • P. Helly – formation URAFF mai 2010 1.Données personnelles : le cas de Facebook Exercice 6 : pour ceux qui ont un profil Facebook > vérifier les paramètres de confidentialité grâce à l'outil « ReclaimPrivacy.org » Noter la possibilité de créer des listes de contacts dans Facebook (« collègues » « proches » « famille ») qui n'auront pas les mêmes droits d'accès ni la même visibilité de votre profil. Par exemple, on peut interdire à tous ses contacts listés comme « collègues » l'accès à ses albums photos. 2.Travail universitaire : les archives ouvertes et les revues en libre accès Contrairement à ce que croient les chercheurs, publier un article dans une revue payante n'empêche pas de publier parallèlement au moins le pre-print de l'article, sinon sa version achevée, dans une archive ouverte, à condition que tous les auteurs de l'article soient d'accord. Le site RoMEO recense les différents acteurs de l'édition scientifique et, pour chaque éditeur, signale si la publication parallèle sur une archive ouverte est autorisée. Parfois, un embargo d'un ou deux ans est demandé. 3.Travail intellectuel et/ou artistique : la licence Creative Commons Aujourd'hui, la loi oblige de demander l'autorisation à l'auteur avant de réutiliser, pour publication sur internet, une image ou un autre contenu. Vous pouvez attribuer sur vos contenus en ligne une licence Creative Commons (il suffit de signaler sur la page web la licence que vous aurez choisie), ce qui permettra à d'autres internautes de réutiliser et de re-publier votre production sans devoir vous demander l'autorisation. Cette personne devra cependant : –vous citer –respecter les conditions que vous aurez données : interdiction de modifier le contenu, de le réutiliser dans un contexte commercial... Conclusion –« occuper » le web est important pour les universités et les universitaires, et correspond à l'idéal premier de l'internet (partage du savoir et promotion des activités d'enseignement et de recherche auprès du grand public) –un enseignant-chercheur (et son université) ont plus à gagner à publier et se « mettre en scène » sur le web qu'à ne pas le faire –cette « occupation » doit se faire non seulement en proposant un site complet et lisible mais aussi au moyen d'une « dissémination » sur les réseaux sociaux pour être présent là où sont les étudiants / le grand public –les droits de la propriété intellectuelle restent respectés tout en permettant le partage à condition de connaître les licences proposées NB : forum des usages coopératifs les 30 juin, 1er et 2 juillet à l'école Telecom Bretagne à Plouzané. Ressources complémentaires 6
  • P. Helly – formation URAFF mai 2010 Enseignement et pédagogie 2.0 2010. Apprendre 2.0 - Co-apprendre à apprendre durablement ! http://apprendre2point0.ning.com/ . Gilliot, Jean-Marie. 2010. Les ressources éducatives se développeront en réseau(x). Techniques innovantes pour l'enseignement supérieur. http://tipes.wordpress.com/2010/05/27/les-ressources-educatives-se-developperont-en- reseaux/ . Recherche et science 2.0 Ertzscheid, Olivier. 2007. La revue par les pairs expliquée à mes enfants. affordance.info. http://affordance.typepad.com/mon_weblog/2007/09/la-revue-par-le.html . Ertzscheid, Olivier. 2007. Le PRISM de la mauvaise foi : la guerre de l'édition scientifique expliquée à mes enfants. affordance.info. Affordance.info. http://affordance.typepad.com/mon_weblog/2007/08/le-prism-de-la-.html Identité numérique et protection des données personnelles Bayet, Antoine. 2010. Une majorité de Français n'a jamais tapé son nom dans un moteur de recherche. Regards sur le numérique. http://regardssurlenumerique.fr/blog/2010/5/27/une-majorite-de-francais-n-a-jamais-tape-son-nom-dans- un-moteur-de-recherche/ . Ertzscheid, Olivier. 2010. Petit guide à l'usage de ceux qui n'aiment pas Facebook. affordance.info. http://affordance.typepad.com/mon_weblog/2010/05/petit-guide-anti-facebook.html . Ogez, Emilie. 2010. Exister sur le Web : pourquoi, comment, les risques, les atouts. http://www.slideshare.net/eogez/la-gestion-didentit-numrique . Boîte à outils Helly, Perrine. 2009. Zotero : formation de formateurs. http://www.slideshare.net/phelly/zotero-formation-de- formateurs Mermet, Jean-Michel. 2010. Outils 2.0 pour chercheurs - mai 2010. http://www.slideshare.net/jmmermet/outils-20- pour-chercheurs-mai-2010 . Personnaliser votre Firefox avec des modules complémentaires. http://support.mozilla.com/fr/kb/Personnaliser+votre+Firefox+avec+des+modules+compl%C3%A9mentaires . 7