Usages du e-Portfolio 2.0 : Des enjeux aux perspectives

1,980 views

Published on

Cet article propose un rapide rappel des enjeux liés aux nouveaux usages du portefeuille de compétences, à l'ère du Web 2.0. Puis il propose une évolution de la définition du e-portfolio en contexte d'usage du Web 2.0 et propose d'en décrire les principales caractéristiques et usages, sur la base des publications scientifiques récentes et des dernières études de terrains.
Synthèse proposée par Philippe-Didier GAUTHIER, contact : phd.gauthier@me.com. ePortoflio : www.phd-gauthier.net
Décembre 2009.

Published in: Education
0 Comments
0 Likes
Statistics
Notes
  • Be the first to comment

  • Be the first to like this

No Downloads
Views
Total views
1,980
On SlideShare
0
From Embeds
0
Number of Embeds
12
Actions
Shares
0
Downloads
33
Comments
0
Likes
0
Embeds 0
No embeds

No notes for slide

Usages du e-Portfolio 2.0 : Des enjeux aux perspectives

  1. 1. e-Portfolio 2.0 : des enjeux aux perspectives. Un état des recherches sur les usages. Cet article propose un rapide rappel des enjeux liés aux nouveaux usages du portefeuille de compétences, à l'ère du Web 2.0. Puis il propose une évolution de la définition du e-portfolio en contexte d'usage du Web 2.0 et propose d'en décrire les principales caractéristiques et usages, sur la base des publications scientifiques récentes et des dernières études de terrains. Synthèse proposée par Philippe-Didier GAUTHIER, doctorant. Contact : phd.gauthier@me.com. ePortoflio : www.phd-gauthier.net Décembre 2009. A) Première partie : De la mondialisation aux nouvelles exigences en "capital" citoyen. Si la mondialisation (Internationalisation, transnationalisation, puis globalisation selon l'OCDE) est un mouvement multi-millénaire, il connait depuis la fin du XXème siècle une accélération fulgurante et unique dans l'histoire de l'humanité. Basé actuellement sur le capitalisme, l'anglais et la démocratie, la mondialisation génère partout dans le monde, quelques bénéfices et de graves inégalités. Parmi celle-ci, des tensions sur le marché du travail (environ 250 millions de chômeurs catégorie A, sur la planète selon le BIT), avec de nouvelles caractéristiques de FLEXIBILITE, de MOBILITE, de PRECARITE. Nous résumons brièvement les effets induits autour de trois ruptures épistémologiques qui percutent l'individu confronté à ce marché du travail :
  2. 2. 1- Les transformations du travail, soutenues par la mondialisation économique, impliquent une transformation du rapport au travail chez les individus, confrontés aux exigences d'employabilité, notamment de plus forte mobilité professionnelle et géographique. Cette exigence nécessite une prise de posture de RESPONSABILITE tournée vers l'entreprise de soi(Aubret, Layec). Elle implique pour l'individu une rupture de paradigme, vers une épistémologie du pragmatisme, en exploitant ses ressources singulières et expérientielles au service du pilotage de sa navigation professionnelle tout au long de sa vie, et en valorisant son CAPITAL COMPETENCES. 2- Les transformations de la société de la connaissance, soutenues par la mondialisation des savoirs, s'effectuent dans un paradigme de complexité (Morin) et impliquent une transformation du rapport au savoir chez les individus, confrontés à des exigences d'adaptation permanente, mettant en jeu de nouvelles compétences cognitives, liés à la réflexivité (Schön), à l'auto-formation (Carré), à l'apprenance (Carré) tout au long de la vie. Cette exigence de prise de posture de RESPONSABILITE tournée vers l'apprentissage tout au long de la vie implique pour l'individu une rupture de paradigme, dans une épistémologie du questionnement, en questionnant périodiquement, voire en permanence, sa trajectoire d'apprentissage formels, informels, non formels et au travers de la vie (Delors, Communauté Européenne, OCDE), et en valorisant son CAPITAL COGNITIF. 3- Les transformations culturelles et sociales, soutenues par la mondialisation touristique, médiatique et numérique impliquent une transformation des rapports sociaux chez les individus, notamment dans un contexte de Web 2.0, et de crises des identités (Dubar). Les individus sont désormais confrontés à une exigence biographique permanente, devenue une véritable posture d'injonction biographique (Astier) selon les nouvelles politiques de l'emploi, dans la plupart des pays de l'OCDE. L'exigence de production de soi (Gorz), de prise de posture de RESPONSABILITE BIOGRAPHIQUE, tournée vers l'auto-socialisation (Delory- Momberger), implique une rupture de paradigme, dans une épistémologie de la reliance sociale (Bol de Ball), en constituant et entretenant volontairement et
  3. 3. activement en permanence son propre réseau social et professionnel, et en valorisant son CAPITAL SOCIAL. Plaçant l'individu en responsabilité personnelle face au monde, tout au long de sa vie, les effets de la mondialisation exigent de lui d'être en mesure de prouver et d'exploiter, en environnement de travail fortement concurrentiel et compétitif, son capital compétences, son capital cognitif et son capital social. Encore émergente et issue des pratiques pédagogiques un peu partout dans le monde, une réponse possible s'impose progressivement : le portfolio, nommé aussi portefeuille de compétences, ou passeport formation. B) Seconde partie : Définition et perspectives d'usage du e-portfolio 2.0 Définir le e-Portfolio 2.0 Faute d'une définition confirmée dans la littérature scientifique, nous proposons ici de définir le e-portfolio 2.0, dans la lignée du Consortium EuroPortfolio(2003) et de Cloutier et Slade (2006) comme "une collection d’informations numériques décrivant et illustrant l’apprentissage ou la carrière d’une personne, son expérience et ses réussites. Un e-portfolio est un espace privé et son propriétaire a le contrôle complet de qui y a accès, comment et quand. Le contenu des e-portfolio et les services associés peuvent être partagés avec d’autres pour : - accompagner les validations des acquis de l’expérience; - compléter ou remplacer des examens; - réfléchir sur son apprentissage ou sa carrière; - accompagner le développement professionnel continu, la planification de l’apprentissage ou la recherche de travail." En complétant avec les travaux de De Rosario, puis les nôtres, nous pouvons dire en complément que le e-Portfolio 2.0 est "un espace collectif de publication sélective, une méthode unique d’analyse des situations professionnelles et une méthode
  4. 4. générique d’apprentissage, et s'appuie sur les technologies interopérables du Web 2.0. Il est multiculturel, transnational, et utilisable tout au long de la vie". Nous complèterons en précisant qu'il est aussi un espace social de partage de ses réalisations, productions, contributions, et de valorisation de ses compétences, de présentation et de mercatique de soi au service de son projet professionnel". On trouvera de nombreux exemples d'applications diverses du Web 2.0 dans les comptes rendus récent des colloques relatif au E-portoflio (lien vers : http:// www.eife-l.org/publications/eportfolio/proceedings2?set_language=fr). On pourra approfondir sa revue bibliographique ici (300 références) (lien vers : http://refworks.scholarsportal.info/refshare?site=010271092110400000/ undefined1467029/1ePortfolio) On pourra également prendre connaissance du contexte d'appropriation des technologies du Web 2.0 par les recruteurs, les candidats en recherche d'emploi, et les annonceurs ou professionnels du marketing des ressources humaines. Cette étude (PromotionDeSoiRecrutementWeb2ClaireMarieRozel.pdf) conclue notamment au maintien de l'asymétrie des relations de pouvoir (entre recruteur et candidat) dans un processus de recrutement, en faveur des recruteurs. Un rapport de domination qui semble peu compatible avec l'usage approprié des e-portfolio 2.0. Trois "familles d'usage" du e-portfolio 2.0. A partir de la définition ci dessus, et pour synthétiser ce que nous avons identifié, soit à travers la littérature scientifique et professionnelle, soit à travers des pratiques récentes, nous proposerons ici trois familles de perspectives d'usages du e-portfolio 2.0 (non exclusives les unes des autres, mais au contraire "superposées" et complémentaires) :
  5. 5. 1 - Le e-portfolio 2.0 envisagé comme "processus et support du développement personnel et professionnel", au service du développement du capital compétences (agir efficacement), du capital cognitif (apprendre en permanence dans la complexité) et du capital social(s'auto-socialiser) de l'individu au travail. Cette perspective peut être illustrée par les accompagnements d'étudiants, de stagiaires de la formation continue et de doctorants réalisés à Nantes et à Angers (France). Une recherche publiée en 2008 confirme l'intérêt des activités réflexive menée dans un cadre du portfolio numérique (lien vers : http://ripes.revues.org/ index109.html). En 2009, une autre recherche menée à l'Université de Montpellier démontre l'intérêt du processus et de l'artéfact "portfolio" pour la construction du projet professionnel, pour des étudiants en informatique. Plus largement, cet autre article présente une étude de l'été 2007 sur les attentes des directeurs des ressources humaines et des recruteurs à l'égard des e-portfolio (Eportfolio2008EportfolioRHRecrutement.pdf), ce qui guide largement les usages sociaux, la structure et les caractéristiques ergonomiques des e-portfolio. Voici des exemples de e-portfolio 2.0 organisés dans cette perspective : - Olivier Guyon (lien vers : http://olivierguyon.netau.net/index.html) - Cedric Garnier (lien vers : https://nte.gemtech.fr/campus/course/view.php?id=211 se connecter comme INVITE) - Gisela Bonnaud (lien vers : http://bonnaudgisela.efoliomn.com/ - Philippe-Didier Gauthier : (lien vers : http://www.phd-gauthier.net) - A l'Université Laval : lien vers : https://www.spla.ulaval.ca/webfolio/Accueil/ tabid/39/Default.aspx ) - Voir aussi les articles sur la mise en oeuvre des e-portfolio en enseignement supérieur (lien vers : http://www.eife-l.org%2Fpublications%2Feportfolio %2Fproceedings2%2Fque06%2F2B_gauthier_UCO.doc&ei=HvjqSpXwJs2NjAf4hISl DQ&usg=AFQjCNET9iKl19_61LvBj9hFiTbHxDe7MA&sig2=Q-foRT3hnwfAMiLXx- yQxQ) et l'article d'Annie Jézégou et Philippe GAUTHIER sur les motifs de publication de son e-portfolio chez les étudiants (lien vers : http://www.ritpu.org/ (volume 6, à paraître).
  6. 6. 2 - le e-portfolio 2.0 envisagé comme "carnet de santé professionnelle tout au long de la vie", combinant l'approche capitaliste (mémoire de l'action réalisée), l'approche formative (réflexivité en formation), l'approche existentielle (biographisation et (re)construction identitaire). Avec Josette Layec (2006), nous pouvons poser ici l'hypothèse selon laquelle l'usage du e-portfolio 2.0 joue un rôle significatif dans la construction identitaire. Cet article fait le point sur les nombreuses recherches (EPortfolio2008UsagesPortfolioReflexifEnQuestion.pdf). Par exemple : - Madeline Diaz (lien vers : http://madline-art.net/site/Accueil.html) - Jean-Pierre Boutinet : (lien vers : http://www.jeanpierreboutinet.fr) - Christian Colin (lien vers : http://www.emn.fr/x-info/colin/Accueil.html) - Voir aussi l'article de Mario Asselin (Lien vers : http://carnets.opossum.ca/mario/ archives/ePortfolio_CRIM.pdf) qui situe bien les apports du Web 2.0 dans cette perspective d'usage du portfolio, ou encore le numéro spécial de la revue canadienne de l'Apprentissage et de la technologie (lien vers : http://www.cjlt.ca/index.php/ cjlt/issue/view/66). 3- Le e-portfolio 2.0 envisagé comme "passeport compétences", au service direct de l'employabilité, comme l'évoquait Jacques Barrot, Ministre, aux entretiens de Condorcet, en 1996, année européenne de la formation tout au long de la vie. Souvent marqué par les politiques publiques vers le soutien à l'employabilité, il combine une approche d'auto-reconnaissance des compétentes (Bataille) et de renforcement du sentiment de compétences (Bandura) avec une approche par la reconnaissance sociale des compétences (co-évaluation intersubjective des compétences, reconnaissance par les pairs), et avec une approche de la valorisation des compétences (démarche située de mercatique de soi en fonction d'un projet professionnel). Cet article fait le point sur la question des usages du portfolio dans une perspective de soutien à l'employabilité et propose une première approche de l'identité professionnelle numérique (Eportfolio2008EmployabiliteEportfolioIdentite.pdf).
  7. 7. De nombreux dispositifs publics, d'envergure internationale, nationale ou régionale ont été mis en place, par exemple : - Europass (lien vers : http://europass.cedefop.europa.eu/) - Le passeport formation (lien vers : http://www.passeportformation.eu/) - Lorfolio : (lien vers : http://www.lorraine.eu/jahia/Jahia/pid/627) - CareerWales : (lien vers : https://www.careerswales.com/) - le portfolio de Stephen Nahoum : lien vers http://www.1gars1firme.com/ accueil.html - Le célèbre CV interactif de Stéphane Guillot, assimilable à un portfolio (lien vers : http://www.stephaneguillot.com/index_fr.htm) Ces trois perspectives d'usage des e-portoflio 2.0 : - processus et support de développement personnel et professionnel - carnet de santé professionnelle - passeport compétences sont la plupart du temps superposées et entrecroisées dans la pratique de mise en oeuvre et constituent plutôt "des regards croisés" sur le même objet. C) Troisième Partie : 15 caractéristiques du e- Portfolio 2.0 et quelques exemples d'usages associés Nous proposons ici 15 caractéristiques parmi les plus marquantes des usages du e- portfolio 2.0, selon une approche d'abord techno-centrée évoluant vers des caractéristiques plus anthropo-centrées.
  8. 8. 1. Trois caractéristiques techniques : Ubiquité, Pervasivité, Reliance numérique. L'ubiquité est la possibilité pour l'individu d'être représenté ici et ailleurs en même temps. Comme le montre le widget en bas de la page d'accueil du portfolio de Gisela (lien vers : http://bonnaudgisela.efoliomn.com/) , celui ci est visible depuis tous les endroits du monde 24h/24, 7jours/7, 365 jours/an. La pervasivité est la possibilité pour les systèmes techniques communiquant de se mettre à jour, de synchroniser ou même d'anticiper des comportements. Que fait mardi prochain votre collaborateur ? Voici son planning synchronisé sur son iphone et en ligne, pour ses collaborateurs, et sa page d'actualités professionnelles partagées (lien vers : http://www.netvibes.com/phdgauthier) et automatiquement mise à jour grâce aux fils RSS. Cette page montre également les effets de la reliance numérique : la possibilité, grâce à des outils d'interopérabilité, de relier des applications numériques entre elle. Ces trois caractéristiques en confèrent une quatrième : l’immédiateté. 2. Trois caractéristiques ergonomiques : Pragmatisme, Utilisabilité, Conformité légale 5 à 10 minutes : c'est le temps maximum qu'un professionnel des Ressources Humaines, consacrera à la lecture en ligne d'un e-Portfolio. De ce fait, sa structuration et son utilisabilité sont essentielles quoique non normées (sauf dans le cas d'Europass). Les caractéristiques attendues en terme d'usage et d'interface Homme-Machine (IHM) sont décrites dans les annexes de cette étude (lien vers : Eportfolio2008EportfolioRHRecrutement.pdf). Rappelons que toute publication sur Internet doit respecter l'ensemble des droits d'auteurs, de reproduction, de citation, de publication, d'exploitation, d'utilisation de l'image d'autres personnes et ne doit en rien nuire à autrui. 3. Trois caractéristiques sociales : Sociabilité, "Partageabilité", Reliance sociale Un e-portfolio 2.0 favorise, dans le fond comme dans la forme, la reconnaissance sociale des compétences, c'est à dire la mise en lien de l'efficacité démontrée dans des actions données avec la reconnaissance perçue, reçue par ses pairs, managers,
  9. 9. clients, et autres observateurs de la situation de travail, et intersubjectivement régulée. Voici un bel exemple dans la formulation des compétences reconnue par ses pairs, par Clothilde (lien vers : http://e-portfolioclotilderh.hautetfort.com/mes- realisations/). La sociabilité au sein du e-portfolio se mesure notamment à travers les signes implicites et explicites de reconnaissance des compétences par les pairs. On pourrait citer dans la même logique, le CV 2.0 d'Olivier Zara (lien vers http:// www.olivier-zara.com/ ), fondé sur la reconnaissance sociale et professionnelle par les pairs (rubrique "Recommandations"). Sur la page d'accueil de ce même site, vous noterez la zone vidéo qui permet à l'auteur de présenter une conférence, ou sur le portfolio d'Olivier Guyon, le widget Slideshare lui permettant de partager ses communications scientifiques (lien vers : http://olivierguyon.netau.net/publications.html). La partageabilité des ressources personnelles produites est l'un des atouts les plus considérables du e-portfolio 2.0, rendant visible et accessible les contributions, la valeur ajoutée de l'activité. S'y ajoute la reliance sociale (définie par le sociologue Bol de Ball comme mise en lien active de soi avec l'autre ou avec des groupes sociaux), qui s'appuie de plus en plus sur des plate-formes de réseaux sociaux (comme Viadeo ou LinkedIn, par exemple sur la page d'accueil du portfolio d'Olivier Guyon (lien vers : http:// olivierguyon.netau.net/) 4. Trois caractéristiques Individuelles : Identité, Extimité, Authenticité Action de "Personal Branding", de mercatique de soi ou simplement de présentation de soi, le e-portfolio 2.0 projette dans des espaces sociaux sur Internet une représentation médiatisée de soi qui n'est pas sans relation avec son identité professionnelle. Si la nature de ce lien est mal connu et fait l'objet de recherches, il est dors et déjà connu que les marqueurs (ou indicateurs) de cette identité sont : la photo de soi en situation de travail, l'expression courte du métier exercé, ou du projet professionnel, et ses nom et prénom. L'ensemble du e-portfolio 2.0 est également marqué par son extimité qui selon Miller est un processus imbriquant ce que l'auteur du portfolio considère comme étant du domaine privé ou pouvant être public. Un phénomène largement étudié par les sociologues du projet SOCIOGEEK (lien vers : http://sociogeek.admin-mag.com/) dont voici les premiers résultats (lien vers : http://sociogeek.admin-mag.com/ resultat/Echantillon.html ).L'exposition de soi sur Internet à travers un e-portfolio
  10. 10. à caractère professionnel n'est pas sans mettre à l'épreuve les limites de sa propre intimité, ni interroger son authenticité. Il est aujourd'hui observé dans les pratiques d'accompagnement que l'épreuve réflexive que représente l'élaboration du e-portfolio ne supporte pas le manque de sincérité ou d'authenticité. 5. Trois caractéristiques philosophiques : Citoyenneté, Responsabilité, Singularité Au delà d'être un support au développement personnel et professionnel, un carnet de santé professionnelle et un passeport d'employabilité, le e-portfolio 2.0 expose et partage la valeur ajoutée professionnelle, sociétale, ainsi que les contributions personnelles avec les communautés sociales auxquels le titulaire participe. Il reflète pour partie les engagements sociaux et sociétaux et les activités humanitaires, associatives, citoyennes dans lesquels le titulaire du portfolio s'est engagé (s'il les rend publiques) et leur intérêt. En ce sens, alors que l'on reproche au CV son effet de standardisation (mise à plat en 2 dimensions) des profils, le e-portfolio 2.0 reflète la singularité, le caractère unique et met en relief, en trois dimensions cette posture singulière de la personne au regard de l'universel (ou au moins du monde). Voici un exemple de portfolio, qui si l'on prend le temps de l'explorer, révèle bien la singularité de son titulaire (lien vers : http://zene.elte.hu/~jakab.agnes/index.php? doc=ACCUEIL) En conclusion provisoire : Au moment où ses lignes sont écrites, presque de l'humanité dispose d'un accès à Internet et au potentiel du Web 2.0. Au regard des recherches mondiales et des usages du portfolio 2.0 observés les plus récents, nous pouvons proposer au "citoyen de cette humanité" d'envisager le portefeuille de compétences à la fois comme un processus et un produit qui se transforment mutuellement. La clé de cette transformation reste la démarche réflexive, voire auto-réflexive sur ses compétences et le partage de la valeur sociale, professionnelle et citoyenne des contributions du titulaire du e-portfolio 2.0. Cette transformation s'inscrirait dans un mouvement permanent de reconstruction identitaire du titulaire du e-Portfolio
  11. 11. 2.0 au sein de communautés professionnelles ou sociales, désormais elles-mêmes mondialisées. Dans une perspective individuelle et sociétale responsable et durable, le e-portfolio 2.0 n'est-t'il pas devenu la partie visible et partagée du CARNET DE SANTE PROFESSIONNELLE de chaque citoyen, pour valoriser, gérer, partager TOUT AU LONG DE SA VIE ses contributions à la construction du monde et de l'humanité ? En savoir plus : Le n° spécial e-portfolio de la revue canadienne des apprentissages et des technologies (RCAT) : http://www.cjlt.ca/index.php/cjlt/issue/view/66 L'ouvrage de référence : Layec, J. (2006). Le portfolio réflexif. Paris: L'Harmattan. Le site du consortium Europortfolio : http://www.europortfolio.org/ Les actes des colloques e-portfolio dans le monde depuis 2003 : http://www.eife- l.org/publications/eportfolio/proceedings2/?searchterm=proceedings La page de référence d'Educnet : http://www.educnet.education.fr/dossier/ archives/portfolionumerique/@@document_whole2 La page de téléchargement des articles en pdf mentionnés dans cet article : http:// www.slideshare.net/pgauthier/documents

×